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Mise en oeuvre des
projets financés par
le FIDA dans les sept
pays du hub régional
Afrique de l’Ouest
Rapport préparé par :
Benoît Thierry - Représentant du bureau sous-régional FIDA
Gabriel Neyra - Rédacteur FIDA et teamleader de l’atelier
Nana Sylla - Infographiste FIDA
Crédit photo couverture : © IFAD/Guillaume Bassinet
Ce rapport est disponible pour usage public sur : https://sites.google.com/view/fidafrique-ifadafrica/project-management/atelier-r%C3%A9gional-2020?authuser=1
© 2020 Fonds International de Développement Agricole
Troisième atelier
d’appui à la mise
en oeuvre des
projets financés
par le FIDA dans
les sept pays du
Hub régional
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La gestion des connaissances au FIDA et dans les projets : aperçu
La gestion des connaissances au FIDA et dans les projets : aperçu
Résumé
exécutif
© IFAD/Barbara Gravelli
Résumé exécutif
Après deux ans d’existence, le Bureau sous régional du FIDA pour l’Afrique de
l’Ouest (basé à Dakar, également appelé « Hub Afrique de l’Ouest »), a organisé
du 16 au 20 novembre 2020 son troisième atelier régional pour l’amélioration des
performances et le partage d’expériences des projets financés par le Fonds dans
la zone Afrique de l’Ouest qui couvre le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, la
Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de
la mise en œuvre des prérogatives du Bureau sous régional, dont le rôle est de
coordonner les activités de prêts et desubventions dans les pays précités, tout en
renforçant les synergies sous – régionales.
Après le premier atelier,organisé à Dakar en 2018 et le second,organisé à Conakry
en 2019, cette troisième édition de 2020 s’est déroulée en ligne, afin de s’adapter
aux restrictions de déplacement imposées suite à la pandémie de COVID-19.Ce fut
l’opportunité d’inviter davantage de participants que pour les précédentes éditions.
Ainsi près de 150 inscrits ont participé à cet évènement virtuel, à raison de 120
à 130 participants connectés quotidiennement contre 70 participants à Dakar en
2018 et 80 à Conakry en 2019.
L’atelier de 2020 s’est déroulé sur cinq matinées consécutives, organisées chacune
autour d’un thème spécifique.Ainsi le jour 1 constituait une introduction et faisait
le bilan de l’année écoulée ; le jour 2 était consacré à une prospective sur le futur
de l’agriculture dans la région ; le jour 3 était dédié à la gestion des savoirs, avec
la présentation d’expériences mises en œuvre dans le cadre des projets ; le jour
4 se penchait sur la question de l’augmentation de l’impact des interventions que
nous finançons ; et enfin le jour 5 était consacré à la clôture de l’atelier, avec la
présentation de plans de travail et budget annuel (PTBA) élaborés par les équipes
des projets.
Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
Cette journée de démarrage et de bilan annuel a commencé par l’intervention de
Madame Triki Thouraya, Directrice de la division Production durable, Marchés et
Institutions (PMI) du FIDA. Elle a souhaité la bienvenue aux participants en insistant
sur les efforts consentis par tous cette année pour s’adapter au contexte de la
pandémie. Ces efforts ont permis aux activités des projets de continuer à être
menées dans l’ensemble, malgré les restrictions de déplacement.
La pandémie du COVID 19 provoque une augmentation de la vulnérabilité de la
population,enparticulierlapopulationrurale.Letravaildesacteursdudéveloppement
va donc être important pour rétablir ce qui a été perdu. L’intervention de la
directrice a également porté sur la 12ème reconstitution du FIDA et l’importance
pour les pays membres d’augmenter leur contribution afin de permettre au FIDA
d’avoir les ressources suffisantes pour l’atteinte des objectifs de développement
durable.
À la suite de Madame Thouraya, le Directeur du Hub Afrique de l’Ouest, M. Benoit
Thierry a rappelé les objectifs de l’atelier : revue de portefeuille, plan d’action des
projets, partage d’expériences, prospective sur le futur de l’agriculture en Afrique
de l’Ouest. Il a encouragé les participants à redoubler d’efforts pour contribuer
à la relance de l’activité économique mise à mal par la crise du COVID 19. Il a
également annoncé, pour s’en féliciter, que le Bureau avait été récompensé par un
Award du FIDA pour son travail en tant que « facilitateur du changement ».
Pour sa part, la directrice pays pour la Gambie et la Guinée, Mme Haoua Sienta a
appelé les participants à développer des partenariats entre projets de différents
pays et a invité à rendre hommage aux victimes du COVID 19, notamment M.
Mamadou Gassama, Coordonnateur de NEMA en Gambie, décédé le 20 août 2020.
Quant au Directeur pays pour le Cap-Vert, la Guinée et la Mauritanie, M. Gianluca
Capaldo, il s’est félicité de l’esprit d’équipe que le personnel du Hub a pu maintenir
malgré la distance imposée par la pandémie. Il a aussi insisté sur l’importance de la
planification pour anticiper les crises et salué les efforts réalisés ces deux dernières
années dans le partage de connaissances au sein du Hub.
© IFAD/Barbara Gravelli
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Bilan et perspectives économiques pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre
Ces dernières années ont vu les allocations du FIDA augmenter dans la région. La
pandémie du COVID 19 a fortement réduit les prévisions de croissance pour 2020.
Cette situation vient s’ajouter aux nombreux autres facteurs qui contribuaient
à la fragilité de la région (changement climatique, inégalités, corruption, etc.). Les
financements nationaux connaissent une diminution et cette tendance conduit à
favoriser davantage les partenariats. La 12ème reconstitution des ressources du
FIDA est en cours et permet d’espérer une augmentation des financements. La
crise actuelle représente une opportunité pour les petits agriculteurs en Afrique
de l’Ouest de répondre à la demande des populations urbaines qui cherchent une
alimentation plus nutritive et diversifiée.
Réalisations du Hub Afrique de l’Ouest en 2020 et perspectives 2021
Une douzaine de projets sont actuellement mis en œuvre au sein des 7 pays que
coordonne le Hub Sous Régional. En terme de budget, les nouveaux projets sont
beaucoup plus dotés que par le passé, les enveloppes allouées ayant pratiquement
doublé dans tous les pays.Pour accompagner les opérations de mise en œuvre sur le
terrain,l’équipe du FIDA a été substantiellement renforcée à 25 personnes réparties
entre la division des opérations,la division finance,la division environnement,climat
et genre, la communication, et l’administration. Un comité de gestion des savoirs
a été créé au sein de l’équipe et fait le lien avec les projets. La plateforme We
Connect Farmers a été lancée pour les agriculteurs et répertorie des données, des
formations, des applications digitales dans le domaine de l’agriculture et l’élevage.
En terme d’activités, les projets ont déboursé en 2020 40 millions de dollars. Les
prévisions pour 2021 sont du même ordre. Les défis du futur de l’agriculture nous
imposent d’améliorer constamment l’efficience de nos investissements, afin d’en
augmenter l’impact et améliorer les conditions de vie de davantage de personnes.
Performance des trois Hubs de la divisionAfrique de l’Ouest et du Centre
(WCA) du FIDA
Le HubAfrique de l’Ouest fait partie de la divisionWCA qui comprend deux autres
hubs que sont le hub Afrique Central, basé à Yaoundé et le hub Afrique Côtière,
basé àAbidjan.26 indicateurs de performance permettent de suivre l’activité de ces
hubs. Pour le hub de l’Afrique de l’Ouest, les domaines de bonne performance sont
: la gestion des risques dans le portefeuille ; la rapidité des démarrages de projet,
mesurée par le temps mis pour effectuer le premier décaissement.Les points faibles
sont le ciblage et les décaissements, ces derniers demeurant très concentrés à la
fin de l’année.
Jour 2 : prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
La sous-région Ouest-Africaine est caractérisée par des tendances majeures : la
croissance démographique rapide, la part importante des jeunes dans la population,
l’urbanisation, l’insécurité alimentaire chronique ainsi que les menaces liées à la
variabilité du climat et à la dégradation des sols. Les politiques publiques et les
interventions de développement doivent appréhender ces tendances pour répondre
au mieux aux besoins futurs de la région en termes de développement rural.
Les experts invités pour l’occasion d’un panel ont donné leur vision du
futur de l’agriculture dans la région ouest africaine. On a souligné l’importance de
ne pas se focaliser uniquement sur l’agriculture, mais de considérer les systèmes
alimentaires dans leur ensemble,en intégrant les préoccupations environnementales,
la malnutrition, etc. Le petit producteur a été identifié comme l’acteur clé dans la
transformation de ces systèmes. Il a été également souligné l’importance d’investir
dans la formation des jeunes et des femmes en mobilisant les technologies
numériques mais également d’investir sur le capital social pour accroître le rôle
des OP dans les décisions politiques. On retient aussi l’importance d’améliorer la
productivité et de tenir compte des risques dans la production,en mettant en place
des politiques pour les gérer. Cela revient à investir sur la recherche pour avoir
des politiques basées sur l’évidence. Enfin, l’amélioration de la transformation des
produits locaux est nécessaire, afin de répondre à l’attente des consommateurs. La
finance climatique a été identifiée comme une bonne opportunité pour financer ces
changements.
Les études prospectives sur le futur de l’agriculture à l’horizon 2063,
préparées et présentées par le Bureau Sous Régional du FIDA, ont mis l’accent sur
les besoins des pays en produits animaux et agricoles pour nourrir leur population
dans les années à venir. Les études ont présenté les montants qu’il sera nécessaire
d’investir pour répondre à ces besoins.
Jour 3 : retour d’expériences
Depuis sa création en 2018, le Hub Afrique de l’Ouest souhaite donner à la gestion
des connaissances une place importante au sein des projets et du Bureau Sous
régional. Il s’agit d’un aspect primordial des interventions, qui permet de prendre le
recul nécessaire pour comprendre l’impact des innovations mises en place à tous les
niveaux,afin d’apprendre et partager les meilleures pratiques à plus large échelle.La
Résumé exécutif
8
9
gestion des savoirs est nécessaire tout au long de la vie du projet,de son démarrage,
à la clôture en passant par la mise en œuvre.Le Hub s’est engagé à accompagner les
projets dans la mise en œuvre de leur stratégie de gestion des savoirs,mais également
de leur plan d’action de gestion des savoirs. Ces outils s’articulent autour de trois
points que sont la production de savoirs, l’utilisation de savoirs, et la construction
d’un environnement favorisant le partage de connaissance. L’accompagnement des
projets dans la gestion des savoirs se fait notamment à travers le comité de gestion
des savoirs du Hub, créé en 2019. Au niveau global, le FIDA bénéficie également
de l’appui du département de la stratégie et des connaissances pour tout ce qui
concerne la gestion des savoirs.
Le recensement des lacunes en terme gestion des connaissances a été
réalisé pour la division Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA et présenté lors
de l’atelier. Ce travail fait apparaître trois domaines pour lesquels les connaissances
sont nombreuses. Il s’agit de l’efficacité de la vulgarisation agricole et de la
fourniture d’intrants agricoles sur l’augmentation de la productivité ; l’efficacité
des petits systèmes d’irrigation pour augmenter la productivité ; et l’efficacité du
renforcement des réseaux financiers dans l’amélioration de l’inclusion financière. À
l’inverse,les trois domaines dans lesquels nos connaissances demeurent faibles sont
l’efficacité des interventions sur la résilience climatique ;l’efficacité de certains types
d’interventions que nous finançons sur l’augmentation de la productivité et enfin
nous avons peu de preuves de l’efficacité de l’éducation financière sur l’amélioration
de l’inclusion financière.
Partage des expériences des projets
Deux sessions ont été consacrées au partage d’expériences issues des projets. La
première session était consacrée au partage de bonnes pratiques concernant la
gestion des connaissances. Les présentations réalisées sont les suivantes :
• FIER (Mali) : présentation de plusieurs bonnes pratiques concernant le ciblage et
le suivi-évaluation.
• PAFA-E (Sénégal) : la plateformeYEGLE, qui permet aux agriculteurs de recevoir
des informations climatiques et sur le prix des marchés.
• YOUTHTOOLS (Mali) : développement des outils pour l’engagement des jeunes
dans l’agriculture et l’industrie agroalimentaire.
• NEMA (Gambie) :AgriculturalValue Chain Interaction Platform (AVIP) / Plateforme
d’interaction dans les chaines de valeurs agricoles.
• INCLUSIF (Mali) : présentation d’une étude de cas d’un bénéficiaire ayant été
appuyé dans le cadre du projet
• POSER (Cap-Vert) : le Système d’Information Géographique (SIG)
Dans une deuxième session, ce sont des innovations de façon générale qui ont été
présentées par les équipes des projets :
• PRODEFI (Mauritanie) : le déploiement des initiatives 4P (Partenariat Public –
Privé – Producteurs)
• AGRIFARM (Guinée) : la méthode améliorée d’étuvage du riz
• PADAER 2 (Sénégal) :la stratégie de sensibilisation adoptée pendant le COVID-19
• INCLUSIF (Mali) : présentation de deux études de cas de bénéficiaires ayant été
appuyés par le projet
• YOUTHTOOLS (Mali) : initiative « bye-bye COVID »
La table ronde de la troisième journée a réuni des panélistes issus du secteur
privé pour discuter d’innovations réalisées au sein de leurs entreprises et mises
en œuvre au bénéfice de petits agriculteurs. Les intervenants ont présenté les
éléments nécessaires à la réussite d’un transfert d’innovation en milieu réel. Nous
pouvons retenir que toute innovation part du constat d’un problème quotidien
que l’on va essayer de résoudre. Il faut analyser les besoins des acteurs afin de leur
offrir des solutions adaptées.Wizall Money propose de faciliter la sécurisation des
transactions grâce à la digitalisation. Cette sécurisation entraine un gain de temps
pour les agriculteurs qui n’ont plus besoin de se déplacer pour récupérer le produit
de leur vente.L’organisation de filières courtes par le ClubTiossane permet d’éviter
les pertes post récolte et de générer plus de gains. L’application digitale FieldSIM,
accompagnée par Orange, fournit l’information dont a besoin chaque acteur en
fonction de la place qu’il occupe dans la filière cacao. Elle a été développée en
considérant le facteur humain. Enfin l’entreprise Géomatica se sert de drones et
d’images satellite pour offrir des conseils spécialisés aux agriculteurs.
Le Hub Afrique de l’Ouest du FIDA a lancé la plateforme We Connect Farmers
en début 2020. Comme son nom l’indique, elle a pour objectif de connecter les
producteurs et les paysans entre eux. La plateforme est accessible via l’adresse
www.weconnectfarmers.com.
Résumé exécutif
Jour 4 : augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
Le FIDA investit chaque année des millions de Dollars US dans les activités
économiques des familles rurales les plus pauvres, sur tous les continents. Une
priorité élevée est accordée aux résultats et impacts que ces investissements
apportent. En ce sens, nous nous efforçons constamment de renforcer l’impact
de nos actions, dans un contexte où l’aide publique au développement est limitée.
Malgré la pandémie du COVID-19 qui a restreint les mouvements pendant une
bonne partie de l’année, les équipes des projets ont fait preuve d’inventivité pour
maintenir la continuité de leurs services auprès des populations rurales. Parmi les
solutions mises en œuvre figurent entre autres l’utilisation des médias sociaux
et des radios pour la diffusion d’informations et le ciblage des bénéficiaires, la
numérisation des services financiers, le travail à distance ou encore la collaboration
avec des organisations implantées sur le terrain.
Le partenariat du FIDA avec les organisations de producteurs constitue un
aspect important de la mise en œuvre des programmes. Les représentants de
ces organisations en Afrique de l’Ouest ont présenté plusieurs exemples de
concrétisation de ce partenariat.Au Sénégal, le Conseil National de Coordination
des Ruraux et le FIDA ont signé une convention pour coopérer dans le domaine du
suivi des exploitations familiales, de l’autonomisation des organisations paysannes,
l’échange d’expériences positives, la production et la diffusion de notes politiques
basées sur des évidences scientifiques. En 2020, la CNOP Mali a contribué à la
formulation du programme d’options stratégiques (COSOP) du FIDA au Mali pour
la période 2020 – 2024.Toujours en 2020, les organisations paysannes régionales
APESS,RBM et ROPPA ont participé à la formulation du programme régional SD3C
porté par le G5 Sahel au Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger,Tchad et Sénégal.Au
Bénin, dans le cadre du programme PADAAM financé par le FIDA, la Coopérative
de Distribution d’Intrants et de Commercialisation des Produits Agricoles met en
œuvre un mécanisme de fonds levier permettant d’accompagner les agriculteurs
dans leur approvisionnement en intrants agricoles et la commercialisation de leurs
produits. Au Togo, la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes, dans
le cadre de son mandat pour le contrôle citoyen des projets FIDA a donné des
recommandations qui ont permis de maintenir la construction d’infrastructures
dont la réalisation devait être annulée suite à la revue à mi-parcours du projet
PARSAT.
Pour la dernière partie de cette journée consacrée à l’amélioration de l’impact
des projets, des directeurs pays du FIDA sont intervenus pour présenter certaines
particularités de leur travail dans d’autres régions du monde. Par exemple, l’Inde
est marquée par une administration très forte. Le FIDA n’y a pas le même poids
qu’en Afrique de l’Ouest car l’Inde dispose de ressources très importantes pour
financer son secteur agricole. La valeur ajoutée du FIDA est surtout au niveau
des connaissances. La décentralisation est aussi très développée dans ce pays. Les
conseils villageois ont un pouvoir conséquent. Cela permet de confier l’exécution
des activités à des organisations communautaires.Aux Philippines,le FIDA intervient
en appuyant des entreprises privées afin qu’elles puissent stimuler les filières dans
lesquelles elles sont intégrées. En Zambie, deux projets à problème ont évolué
jusqu’à figurer parmi les meilleurs projets du FIDA. Cela a été rendu possible grâce
à une meilleure communication entre les équipes de mise en œuvre et le ministère
de tutelle, sous l’impulsion du directeur pays du FIDA.
Jour 5 : Clôture de l’atelier
Après la présentation par les équipes projet de leur plan de travail et budget annuel,
l’atelier a été conclu par les interventions finales des directeurs pays, du directeur
du Hub et de la directrice de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, madame
Nadine Gbossa. Ils ont fait le bilan des 5 journées et ont félicité les participants et
les organisateurs qui ont permis que cet atelier soit une réussite. Ils ont appelé à
poursuivre, durant le reste de l’année, les échanges initiés pendant la semaine de
l’atelier,et à cultiver cet esprit de partage de connaissances.Ils ont appelé également
au renforcement de nos systèmes d’évaluations pour nous permettre de mesurer
avec plus de précision l’impact de nos investissements. Ceci aidera à identifier les
activités les plus efficientes pour la réduction de la pauvreté rurale.
L’accompagnement des projets dans la gestion des savoirs se fait notamment à
travers le comité de gestion des savoirs du Hub, créé en 2019. Au niveau global,
le FIDA bénéficie également de l’appui du département de la stratégie et des
connaissances pour tout ce qui concerne la gestion des savoirs.
Résumé exécutif
10
© IFAD/Barbara Gravelli
Présentation
de l’agenda
12
© IFAD
Présentation
13
©IFAD/Susan Beccio
© IFAD/Barbara Gravelli
Présentation
Présentation
14
s Paysannes
l’Atelier 2020
© IFAD/Barbara Gravelli
© IFAD
7
Jour 1
Introduction et
bilan de l’année 2020
© IFAD/Barbara Gravelli
Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
16
L’atelier a été ouvert par Madame TrikiThouraya, Directrice de la division Production durable, Marchés et Institutions (PMI) du FIDA.
Ouverture officielle
A
Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
“ Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à tous les participants à ce troisième atelier régional, qui a la particularité d’être
le premier organisé virtuellement. Je remercie également les collègues sur le terrain, dans les sept pays que couvre le bureau
est organisé à un moment où l’humanité connait une des crises les plus importantes de son histoire moderne, due à la pandémie
du COVID 19. Malgré cette situation qui a limité la capacité de mise en œuvre sur le terrain, les équipes des projets et du FIDA
semaine de rencontre virtuelle est l’occasion de célébrer tout le travail réalisé et les résultats qui ont pu être atteints grâce à ces
efforts. L’atelier est également une opportunité pour apprendre les uns des autres en échangeant et en partageant les meilleures
une fois que cette crise sera terminée, nous l’espérons le plus rapidement possible. Nous aurons l’occasion de parler d’innovation
et d’expériences pilotes qui ont réussi et qu’on devrait chercher à mettre maintenant à une échelle beaucoup plus importante. ”
“ Le FIDA travaille depuis maintenant 40 ans à promouvoir la productivité de l’agriculture
familiale,à faire en sorte que les familles rurales soient plus résilientes et prospèresenAfrique
sont déployés par le Fonds dont le modèle consiste à procéder à des cycles de reconstitution
d’une durée de trois ans.Nous sommes actuellement au cycle FIDA 11 qui se terminera en
2021. Nous préparons déjà le cycle FIDA 12 sous le leadership de notre management, et
en particulier le président du FIDA, Monsieur Gilbert Houngbo originaire de la sous-région.
Les discussions avec les pays membres autour de cette reconstitution sont bien avancées.
Nous devons également dès cette année redoubler d’efforts pour réaliser les objectifs
de développement durable dont l’échéance arrive dans seulement 10 ans. Il faut pour
cela déployer beaucoup plus de ressources. C’est l’un des messages principaux que nous
avons essayé de partager avec les pays membres : il est important de pourvoir FIDA 12
particulier ceux de la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre où nous avons l’ambition
de doubler notre impact. Nous encourageons donc les pays de la région à augmenter
leur contribution. Cette reconstitution s’accompagne également d’un effort de notre
organisation, déjà initié pendant FIDA 11, pour plus d’agilité et de proximité avec nos
et mieux conceptualiser ensemble des politiques et des projets plus impactant notamment
pour les jeunes, les femmes et les familles démunies. Cet effort se concrétise en particulier
par le processus de décentralisation qui a commencé et qui va s’accélérer. Je conclurai
avec un dicton de mon pays la Tunisie qui dit : « celui qui veut de belles choses doit se
ne pas avoir honte de partager nos erreurs car on apprend parfois plus des erreurs que
des réussites. Je souhaite à tous et à toutes une bonne semaine d’échanges. Je compte sur
des discussions constructives sur nos résultats. ”
A la suite de Mme Thouraya, le directeur du bureau régional M.Thierry a pris la parole pour cette ouverture Après s’être présenté aux participants, il a fait le
points sur les activités du FIDA au niveau de la sous-région et a présenté l’agenda de l’atelier.
“ Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à tous les participants à ce troisième atelier régional,qui a la particularité d’être le premier organisé virtuellement.
Je remercie également les collègues sur le terrain,dans les sept pays que couvre le bureau régional Afrique de l’Ouest pour leur engagement et leur persévérance au
cours de cette année très difficile. En effet, cet atelier est organisé à un moment où l’humanité connaît une des crises les plus importantes de son histoire moderne,
due à la pandémie du COVID 19. Malgré cette situation qui a limité la capacité de mise en œuvre sur le terrain, les équipes des projets et du FIDA ont continué
à travailler pour mettre en œuvre les activités prévues au bénéfice des populations rurales les plus pauvres. Cette semaine de rencontre virtuelle est l’occasion de
célébrer tout le travail réalisé et les résultats qui ont pu être atteints grâce à ces efforts. L’atelier est également une opportunité pour apprendre les uns des autres
en échangeant et en partageant les meilleures pratiques, les succès, mais aussi apprendre de nos erreurs et essayer de voir ensemble comment nous pouvons faire
face aux défis qui nous attendent. Car le COVID 19 a également amplifié les défis que nous connaissions déjà. Nous devrons aider à rebâtir une fois que cette crise
sera terminée, nous l’espérons le plus rapidement possible. Nous aurons l’occasion de parler d’innovation et d’expériences pilotes qui ont réussi et qu’on devrait
chercher à mettre maintenant à une échelle beaucoup plus importante.
Le FIDA travaille depuis maintenant 40 ans à promouvoir la productivité de l’agriculture familiale, à faire en sorte que les familles rurales soient plus résilientes et
prospères en Afrique et plus particulièrement dans la sous-région. Ce travail se fait grâce aux financements qui sont déployés par le Fonds dont le modèle consiste
à procéder à des cycles de reconstitution d’une durée de trois ans. Nous sommes actuellement au cycle FIDA 11 qui se terminera en 2021. Nous préparons
déjà le cycle FIDA 12 sous le leadership de notre management, et en particulier le président du FIDA, Monsieur Gilbert Houngbo, originaire de la sous-région. Les
discussions avec les pays membres autour de cette reconstitution sont bien avancées.
Nous devons également dès cette année redoubler d’efforts pour réaliser les objectifs de développement durable dont l’échéance arrive dans seulement 10 ans.
Il faut pour cela déployer beaucoup plus de ressources. C’est l’un des messages principaux que nous avons essayé de partager avec les pays membres : il est
important de pourvoir FIDA 12 de plus de ressources afin de donner plus de financements aux pays que nous servons, en particulier ceux de la région d’Afrique
de l’Ouest et du Centre où nous avons l’ambition de doubler notre impact. Nous encourageons donc les pays de la région à augmenter leur contribution. Cette
reconstitution s’accompagne également d’un effort de notre organisation, déjà initié pendant FIDA 11, pour plus d’agilité et de proximité avec nos partenaires, afin
d’améliorer continuellement le service que nous rendons, mieux discuter et mieux conceptualiser ensemble des politiques et des projets plus impactant notamment
pour les jeunes,les femmes et les familles démunies.Cet effort se concrétise en particulier par le processus de décentralisation qui a commencé et qui va s’accélérer.
Je conclurai avec un dicton de mon pays laTunisie qui dit : « celui qui veut de belles choses doit se réveiller au milieu de la nuit ». Ce qui signifie que nous devons
continuer à travailler dur et ne pas avoir honte de partager nos erreurs car on apprend parfois plus des erreurs que des réussites. Je souhaite à tous et à toutes
une bonne semaine d’échanges.Je compte sur tous les participants pour donner toute l’énergie possible afin que nous ayons ensemble des discussions constructives
sur nos résultats. ”
A la suite de MmeThouraya, le directeur du bureau régional M.Thierry a pris la parole pour cette ouverture officielle.Après s’être présenté aux participants, il a fait le point
sur les activités du FIDA au niveau de la sous-région et a présenté l’agenda de l’atelier.
Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
“ Nous organisons cet atelier pour la troisième année consécutive. Il s’agit désormais d’un rendez-vous annuel pendant lequel
nous sommes heureux de nous retrouver ensemble, équipes des projets et du FIDA, pour faire la revue des projets. Notre Hub
régional coordonne les activités du FIDA dans sept pays que sont le Cap Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali,
la Mauritanie et le Sénégal. Nous cherchons à donner de plus en plus d’unités aux programmes qui sont mis en œuvre dans
ces sept pays. Il y a dans chaque pays entre deux et quatre projets en cours, pour une douzaine de projets au total. Certains
se terminent, d’autres démarrent. Ce sont ces 12 projets que vous représentez aujourd’hui. Cet atelier en virtuel nous donne
l’occasion d’être d’avantage de participants que les années précédentes lors desquelles nous étions limités en nombre à cause
des coûts. En général seuls les coordinateurs, les responsables suivi évaluation et les responsables financiers pouvaient prendre
part à l’événement. Aujourd’hui nous pouvons avoir l’ensemble des équipes projets, y compris les antennes régionales des
programmes et c’est une très bonne chose.
Comme pour les éditions précédentes de l’atelier,nous ferons une revue de portefeuille durant laquelle nous verrons l’avancement
des activités du FIDA dans nos pays. Les projets vont également présenter la mise en œuvre de leurs plans d’action 2020 : qu’est ce qui a pu être fait pendant
l’année écoulée et qu’est-ce qui se fera pour l’année 2021. Ensuite nous continuerons avec des discussions sur la gestion des savoirs.Vous aurez l’occasion de
présenter des produits que vous avez élaborés,car le développement est fondamentalement basé sur l’échanges des connaissances et des innovations.Nous devons
faire en sorte que ce qui a réussi dans un pays puisse être partagé avec les autres. Nous parlerons du futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest.Vous savez que
ce sujet est d’une importance cruciale. L’Afrique est le seul continent dans le monde dont la population est en phase de doubler durant les 30 prochaines années.
Comment faire en sorte que le FIDA et les projets appuient les gouvernements et les paysans afin de produire suffisamment de nourriture pour ces populations
nouvelles, et répondre aux besoins en infrastructures, en éducation, etc. ? Le FIDA est toujours à la recherche de nouvelles méthodes de travail.
La 12ème
reconstitution du Fonds va être extraordinaire et originale dans le sens où tous les pays membres participent (177). On s’oriente aussi de plus en plus
vers une ouverture aux marchés internationaux car le FIDA pourra emprunter sur les places financières. Cela devrait apporter beaucoup plus de ressources pour
l’avenir et nous espérons ainsi faire augmenter les projets en Afrique comme nous l’avons fait depuis les cinq dernières années. Enfin cette année nous avons tous
beaucoup souffert de la pandémie du COVID. Paix à ceux qui en ont été victimes. Il a fallu s’adapter et je pense que globalement nous y sommes parvenus.Vous
continuez les activités sur le terrain, ce qui est le meilleur signe de votre vitalité. Nous devons désormais travailler à la relance de l’économie. Une baisse de 2 ou
3 % de la croissance économique en Afrique constitue un choc énorme. Des croissances agricoles annuelles à 2 % permettent à peine de couvrir l’augmentation
démographique. Pour que les populations s’enrichissent et notamment que les jeunes s’en sortent, la croissance doit être à 7 ou 8 %. J’aimerais donc que dans nos
discussions, nous mettions l’accent sur l’impact que vous avez, le nombre de bénéficiaires que vous suivez et combien d’entre eux arrivent à s’enrichir et améliorer
leurs conditions de vie.
Pour finir, le Hub continue de se développer. Nous sommes maintenant à peu près 25 personnes.Vous allez tous les rencontrer pendant ces trois jours. Nous
sommes très fier d’avoir eu le trophée cette année lors de la remise des Awards à Rome dans la catégorie « Facilitateur du Changement ». Notre Hub est reconnu
comme étant un des très bons hubs du FIDA parmi les 15 qui existent dans le monde. Je remercie enfin l’équipe des facilitateurs que vous allez voir au cours des
sessions d’atelier. Je vous encourage vraiment à participer au maximum aux échanges, de manière à ce que cet atelier soit comme ceux des années précédentes
comme si nous étions tous ensemble dans la même salle. Merci à tous et bon travail pour renforcer l’impact de vos projets. ”
17
M. BenoitThierry, Représentant du bureau régional Afrique de l’Ouest, directeur pays Sénégal, FIDA
Monsieur Gianluca Capaldo, chargé
du Cap-Vert, de la Guinée Bissau et de
la Mauritanie a insisté sur la nécessité de
garder l’esprit d’équipe et d’améliorer les
connexions qui nous permettent de garder
le contact malgré les conditions de travail à
distance imposées par cette pandémie. Il a
également signalé l’importance encore plus
grande aujourd’hui de réaliser une bonne
planification de l’année à venir notamment
des activités sur le terrain. La planification
permet d’être mieux préparés en cas de
perturbations comme la pandémie.
Il a rappelé tous les efforts fournis depuis
deux ans par les équipes de projets et l’équipe
du hub régional du FIDA dans la mise en place
du système de partage des connaissances.
Ces efforts ont permis de partager les cas de succès avec le FIDA et les autres partenaires
internationaux. Ces expériences peuvent servir au développement durable dans d’autres pays.
Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
18
Madame Haoua Sienta, en
charge de la Gambie et de la Guinée
a signalé l’opportunité de cet
atelier pour échanger et engager
des collaborations entre projets de
différents pays.
Elle est revenu également sur la
crise du COVID 19 pour rendre
hommage aux victimes, notamment
à Monsieur Mamadou Gassama,
coordonnateur du projet NEMA
qui a succombé à la maladie en
2020. Une minute de silence a été
observée à cette occasion.
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Chaque année pendant cet atelier régional, les équipes travaillent ensemble pour
renouveler les plans d’actions par pays et pour le hub.
Ces plans sont selon 5 objectifs :
Amélioration des programmes pays ;
Amélioration des designs de projets ;
Amélioration de l’appui à la mise en œuvre des projets ;
Amélioration de la visibilité et gestion des savoirs ;
Renforcement et développement des partenariats.
Déboursements 2020
Les déboursements pour l’année 2020 sont à peu près de 40 millions de dollars au
total pour les7 pays,c e qui est un peu plus faible que les prévisions faitese n début
d’année. Compte tenu de la pandémied uC OVID 19, c’est toutefois un résultat
acceptable. Les dépenses pour l’année prochaine seront sans doute à peu près au
même niveau.
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2. Mauritanie
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1. L’avenir de l’agriculture au CapVert
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Jour 3 : Retour d’expériences
Merci à nos quatre panélistes. En résumé de cette discussion nous
pouvons retenir que toute innovation part du constat d’un problème
quotidien que rencontrent les acteurs,et que l’on va essayer de résoudre.
Une fois que le constat du problème est fait, il faut analyser les besoins
des acteurs afin de leur offrir des solutions adaptées. Le digital n’est que
l’outil qui permet de faciliter la mise en place de solutions.Nous avons vu
avec madame Cissé qu’une solution peut résoudre plusieurs problèmes,
comme par exemple la sécurisation des transactions et le gain de temps
pour les agriculteurs,qui n’ont plus besoin de se déplacer pour récupérer
le produit de leur vente. Monsieur Ba nous a expliqué que la solution
mise en place au niveau du Club Tiossane permet d’éviter les pertes
post récolte et de générer plus de gains. Monsieur Roussel, à travers
l’innovation FieldSIM qu’il nous a présenté, a rappelé l’importance du
facteur humain dans toute innovation. Enfin, Monsieur Touré a montré
l’utilité de se servir des drones et des satellites pour offrir des conseils
spécialisés aux agriculteurs.
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Jour 3 : Retour d’expériences
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Jour 3 : Retour d’expériences
Dans la partie « je veux utiliser une application »,vous avez accès à un large répertoire
d’applications digitales dans le domaine de l’agriculture et qui fonctionnent sur les
Smartphones. Nous avons identifié près de 600 applications potentiellement utiles
pour les personnes qui interviennent dans le domaine de l’agriculture. Nous avons
ensuite éliminé celles qui ne sont pas actives. Les utilisateurs peuvent noter les
applications en utilisant les étoiles jaunes. Les applications sont classé en fonction
de leur position dans les différentes étapes des chaînes de valeur : pré-production,
production, récolte, transformation et marketing.
La plateforme intègre le système Google translate,ce qui lui permet d’être disponible
dans 108 langues.
Cette plateforme est prête et doit maintenant être diffusée et nous recherchons
des partenaires pour être les points focaux et appuyer cette diffusion dans
chacun des pays du hub. Nous profitons donc de cette rencontre pour inviter les
participants qui souhaitent devenir des points focaux dans leur pays à se manifester.
Une bonne façon de commencer à faire la promotion de la plateforme est d’aller
vous-même l’utiliser, chercher par exemple des applications, et partager sur votre
Facebook ou votre Twitter celles qui vous paraissent intéressantes. Vous pouvez
également proposer des applications qui existent dans vos pays, afin qu’elles soient
répertoriées dans la plateforme.
Jour 4
Augmenter notr
impact auprès d
béné ciaires
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e
e
s
Introduction aux travaux de la quatrième journée
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
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A
Cette quatrième journée était dédiée à l’impact que nos interventions de
développement ont sur le terrain auprès de nos clients, les agriculteurs et les
éleveurs. Le FIDA mobilise chaque année des millions de Dollars US pour investir
dans les activités économiques des familles rurales les plus pauvres, sur tous les
continents. Le FIDA, les gouvernements et nos partenaires accordent une priorité
élevée aux résultats et impact que ces investissements apportent. En ce sens, nous
nous efforçons constamment de renforcer l’impact de nos actions,dans un contexte
ou l’aide publique au développement est limitée.
Cette journée a été organisée en trois principaux moments. La première partie
a consisté en une session en sous-groupe, durant laquelle les participants étaient
invités à donner le du nombre de personnes bénéficiaires de leur projet et discuter
des solutions envisageables pour augmenter ce nombre,en considérant notamment
le contexte actuel de pandémie du COVID 19. La seconde partie de la journée
était consacrée à la présentation de différentes expériences de partenariat entre le
FIDA et les Organisations Paysannes (OP) en Afrique de l’Ouest. Les partenariats
représentent un aspect primordial pour le renforcement de l’impact des
investissements, particulièrement lorsqu’il s’agit des organisations paysannes, qui
représentent les agriculteurs et les éleveurs que nous appuyons.La dernière session
de la journée était consacrée à un partage d’expériences de trois directeurs pays
du FIDA, travaillant dans des pays en dehors de l’Afrique de l’Ouest. Encore une
fois, l’échange d’informations et de bonnes pratiques est primordial pour favoriser
l’amélioration continue dans une optique de toujours renforcer l’impact de nos
interventions.
La journée a d’abord commencé par un quizz composé de deux questions,auxquelles
les participants ont répondu en direct. Les graphiques ci-dessous indiquent les
réponses données en pourcentage.
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
141
Après que les participants ont répondu au quizz, une courte discussion a été
entamée en plénière afin d’évaluer plus précisément le nombre de bénéficiaires des
interventions financé par le FIDA dans les 7 pays du hub,en additionnant le nombre
donné par chaque projet.
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Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
142
Après le quizz, les participants ont donné une estimation du nombre d’agriculteurs
pour chacun des pays couverts par le hub afin d’obtenir le nombre total que
constitue cette population.
Comment augmenter l’impact et le nombre de bénéficiaire par projet ?
B
Six groupes de travail ont été constitués en sélectionnant les participants selon
la fonction qu’ils occupent au sein des projets. Il y avait ainsi un groupe de
coordonnateurs,un groupe composé des responsables de passation de marché,des
comptables et des responsables administratifs et financiers,deux groupes composés
des responsables techniques, un groupe composé des responsables suivi-évaluation
et un groupe composé des responsables de la communication et de la gestion
des connaissances. Dans chaque groupe, un facilitateur menait la discussion et un
rapporteur prenait des notes.
La discussion était organisée autour des trois questions suivantes :
1.	 Combien de bénéficiaires touchez-vous approximativement dans votre projet ?
2.	 Quelles difficultés anticipez-vous dans un environnement (post-)COVID pour toucher
efficacement encore plus de bénéficiaires ?
3.	 Qu’allez-vous mettre en place concrètement au niveau de votre fonction afin de
surmonter ces difficultés ?
4.	 Quel type de support pourrait vous être utile pour réaliser cela et qui serait le plus à
même de vous le fournir ?
(à
(à
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Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
143
La synthèse des discussions est reportée dans les tableaux ci-dessous.
Le
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
144
appels de groupe sur WhatssAp.
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
145
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
146
10 000 jeunes
Pour 2021 la cible est de 15 000 ménages.
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
147
suite à
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
148
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“ Je suis ravi de participer à cette session, qui permet de partager l’avis du ROPPA sur le processus de partenariat entre le FIDA
et les organisations paysannes. Le démarrage de ce partenariat s’est fait entre les années 2005 et 2006. De façon symbolique,
les organisations de paysans que nous sommes prenons l’année 2006 comme référence.C’est l’année d’organisation du premier
forum paysan,qui a acté l’ouverture d’un espace de dialogue au niveau mondial sur les questions prioritaires des acteurs les plus
vulnérables que nous représentons. Parler de partenariat implique deux choses pour nous. La première, c’est de savoir s’écouter,
et c’est ce que permet l’espace du forum paysan. La deuxième, c’est d’agir ensemble, de corriger ensemble. Ce processus de
partenariat a donné des résultats très importants du point de vue des organisations paysannes au niveau mondial. Il a permis
d’aider à clarifier le ciblage des plus petits producteurs dans les domaines de la pêche,de l’élevage,des forêts,et de l’agriculture.
Il a permis la construction de programmes d’appui à ces acteurs, qui se sont organisés dans différentes régions du monde. C’est
dans ce sens qu’en Afrique la dynamique du mouvement paysan a vu naitre le PAFO qui est une organisation panafricaine
des organisations paysannes. Ce partenariat a également permis d’initier le PAOPA (Programme d’Appui aux Organisations
Paysannes), qui visait le renforcement des capacités institutionnelles des organisations paysannes.Aujourd’hui, le PAFO bénéficie
d’un second programme dans la continuité du PAOPA, le programme FO4ACP qui tout comme le PAOPA est financé par
l’Union Européenne avec une gestion déléguée au FIDA. La participation des OP dans l’élaboration de l’ensemble des COSOP
(Programme d’options stratégique pour le pays) dans nos pays est désormais effective.Nous avons pu maintenir le dialogue entre
les OP et les bureaux du FIDA dans les pays.Au FIDA nous sommes écouté à tous les niveaux.Mais cela ne signifie pas que nous
avons tout gagné. Parce que le combat est ardu. Ce partenariat nous aide également à dialoguer avec nos gouvernements, nous facilite les négociations. Il nous a également amené
à participer à la construction du fond ABC actuellement à l’étape de mise en œuvre. Le plus important, du point de vue du ROPPA c’est que nous sommes désormais impliqués
dans l’élaboration des politiques publiques. Sachez que vous avez les remerciements et l’encouragement du conseil d’association du ROPPA. Nous renouvelons notre engagement à
maintenir notre partenariat avec le FIDA pour la construction de nos organisations paysannes. ”
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
149
Le partenariat entre le FIDA et les Organisations Paysannes
C
1. Introduction de la session
Cette session de l’atelier avait pour objectif de faire le point sur un aspect important de la mise en œuvre des programmes financés par le FIDA : le partenariat avec les
organisations de producteurs. Ce partenariat a débuté par une convention en 2005, puis le forum paysan a été lancé en février 2006. Ce forum se tient tous les deux ans
en marge du conseil des gouverneurs du FIDA. Cet événement permet au FIDA et aux OP de faire le point sur leur partenariat, sur les solutions viables et durables pour
mieux répondre aux défis de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
En 2020 le septième forum a été organisé à Rome, juste avant le début des restrictions liées à la pandémie. Dans la logique de son processus de décentralisation en cours, le
FIDA a organisé un premier forum paysan en dehors de Rome, à Nouakchott en 2018. Durant ce forum, les représentants des organisations paysannes, des projets financés
par le FIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre, le personnel du FIDA et des gouvernements ont discuté de la nécessité d’un partenariat plus précis et plus fonctionnel
dans le cadre de l’élaboration des stratégies du FIDA dans les pays et de la formulation des projets. Il a été décidé que des partenariats seraient noués non seulement entre
les OP et le siège du FIDA à Rome, mais aussi avec les bureaux régionaux du FIDA qui adoptent une fonction de plus en plus importante dans la mise en œuvre de projets.
Mot d’introduction de M. Nadjirou Sall, secrétaire général du ROPPA (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest)
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
150
2. Convention CNCR-FIDA « Œil du paysan » : quel contenu, quelles
avancées, quelles perspectives
La présentation a été réalisée
par M.El HadjiThierno Cissé,
coordonnateur du Conseil
National de Concertation des
Ruraux (CNCR) du Sénégal.
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Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
151
3. Partenariat FIDA-CNOP Mali :expérience de formulation du COSOP
en 2020
La présentation a été
faite par M. Soumana
Kanta, coordinateur de
la Coordination Nationale
de Organisation Paysannes
(CNOP) du Mali.
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Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
152
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
153
4. Implication des réseaux d’OP régionales dans la formulation du projet
G5Sahel/SD3C : expérience du RBM
Cette présentation a
été faite par M. Blamah
Jalloh, coordonnateur
du Réseau Billital
Maroobe (RBM).
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
154
5. Délégation de gestion du Fonds levier PADAAM/Bénin à la CoopDICPA
: modalités et avantages
Cette présentation a été
faite par Lionel Guezodje,
président de la Coopérative
de Distribution d’Intrants et de
Commercialisation des Produits
Agricoles (Coop DICPA) au
Bénin.
Le fonds levier mis en œuvre dans le cadre du PADAAM a été confié à la CoopDICPA.
Il s’agit d’un mécanisme permettant d’accompagner les producteurs dans leur
approvisionnement en intrants agricoles et dans la commercialisation de leurs
produits. Les filières riz, maïs et manioc sont concernées par l’appui. Le PADAAM
met des fonds à la disposition à la CoopDICPA qui entre en relation avec tous
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Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
155
les acteurs qui fournissent des intrants (semences, engrais, désherbants, etc.). Les
organisations accompagnant les agriculteurs dans le domaine du conseil agricole
et qui ont signé au préalable une convention avec le PADAAM transmettent à la
CoopDICPA les besoins des producteurs pour la campagne à venir. La CoopDICPA
négocie ces intrants auprès des fournisseurs afin de les mettre à la disposition des
agriculteurs.
Lors de la conception de ce mécanisme, beaucoup de réflexions ont concerné la
pérennisation du fonds. Celui-ci doit se renouveler par les remboursements des
usagers et il convient de s’assurer qu’il ne s’érode pas. La pérennisation est basée
sur la commercialisation.
Ainsi au moment du paiement, le résultat net est partagé en trois : 50% retourne
vers le partenaire et ses bénéficiaires directs afin de les motiver à rester dans le
dispositif, 30% va abonder le fonds levier pour garantir sa durabilité et 20 % seront
reversés à la CoopDICPA pour assurer la gestion et garantir aussi son intérêt en
tant que privé à participer à ce dispositif.
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Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
156
6. Contrôle citoyen du PADAT par le cadre de concertation OP/OSC
sur le secteur agricole auTogo : contenu, modalités résultats et impacts.
La dernière présentation
a été faite par M. Arthur
Zogan, secrétaire exécutif
de la Coordination Togolaise
des Organisations Paysannes
(CTOP).
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Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
157
La conclusion de cette session a été d’encourager le développement et le
renforcement des partenariats entre les projets du FIDA et les organisations
de producteurs. Ces partenariats ont des bénéfices certains sur les aspects
économiques, stratégiques, politiques, comme l’a montré par exemple l’expérience
du contrôle citoyen. Plus il y aura d’interactions entre les projets financés par le
FIDA et les organisations paysannes mieux ce sera. Ceci pour plusieurs raisons.
Tout d’abord parce que les organisations paysannes assurent le maximum de
durabilité aux activités mise en œuvre, dans le sens où elles préexistent aux projets
et continuent d’exister après eux.
Deuxièmement parce que les organisations paysannes représentent des millions de
paysans,ce qui peut beaucoup aider à la mise à l’échelle des activités du FIDA.Nous
voulons nous inspirer d’activités réussies comme celles qui ont été exposées tout
à l’heure.
7. Conclusion
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Alessandro Marini
directeur pays pour les Philippines
et le Myanmar
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
158
Pour la dernière session de
cette quatrième journée,
trois directeurs pays du FIDA
basés en dehors de l’Afrique
de l’Ouest ont partagé leur
expérience en répondant à
quelques questions sur le
travail du FIDA dans leur pays.
Les échanges ont été
animés par Mme Adriane
Del Torto, chargée de
programme au sein du hub
Afrique de l’Ouest du FIDA.
Rencontre avec les directeurs du FIDA hors Afrique de l’Ouest
D
Les membres de ce panel sont :
Rasha Omar
directrice pays pour l’Inde,
le Bangladesh et les Maldives
Ambrosio Barros
directeur pays pour le Malawi
et la Zambie
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
159
Rasha Omar,avant d’être affectée en Inde,tu étais directrice pays
pour la République Démocratique du Congo. Pourrais-tu nous
raconter ta transition de l’Afrique vers l’Asie ? Quelles différences
as-tu observé concernant le travail avec les organisations de
producteurs,les bénéficiaires,le gouvernement et les partenaires
? Il s’agit là d’une question pertinente puisque l’Inde est un
énorme pays, avec un taux de croissance économique parmi les
plus élevés au monde et qui s’inscrit dans le top 5 des économies
mondiales.
Merci à l’équipe du hub Afrique de l’ouest de nous avoir invités. J’ai assisté à la session
précédente sur le partenariat entre le FIDA, les projets et les organisation paysannes. J’ai
trouvé ces expériences très intéressantes et je pense que c’est une dynamique dont nous
pourrions nous inspirer dans un programme comme celui de l’Inde ou du Bangladesh.
En effet ici nous n’avons pas la même interaction avec les organisations paysannes et
ceci pour différentes raisons. En passant de la République Démocratique du Congo à
l’Inde, ce qui m’a le plus frappé, c’est la force de ses institutions et également la rigidité
de sa bureaucratie. En plus de ceci, l’Inde est un pays qui dispose d’énormes ressources
budgétaires et pour qui un bailleur comme le FIDA est vraiment minuscule en termes
d’assistance et de coopération financière. Ce qui m’a également frappé en Inde, c’est le
niveau de décentralisation que le pays a atteint.Les états provinciaux et même les conseils
villageois disposent d’un pouvoir conséquent. Ceci permet d’avoir une mise en œuvre
très décentralisée des projets financés par le FIDA. Les organisations communautaires
participent directement à l’exécution des projets. Comme le FIDA est relativement petit
en Inde, notre valeur ajoutée vis-à-vis du gouvernement est véritablement au niveau des
connaissances, des innovations et du savoir-faire que nous pouvons apporter.
C’est un gouvernement extrêmement exigeant vis-à-vis du FIDA en termes d’expertise,
d’innovation,mais également en termes de pro activité dans la gestion de projet.En effet,le
gouvernement a beaucoup de programmes nationaux en cours ils attendent qu’un bailleur
comme le FIDA permette d’atteindre les résultats (réduction de la pauvreté, résilience des
ménages) plus vite et avec une plus grande qualité.Ainsi notre programme a dû passer par
différentes évolutions pour répondre à cette demande.
La clé de voûte du programme, c’est l’autonomisation des femmes rurales. Une des
expérience du FIDA ici m’a fasciné. Depuis deux décennies le programme travaille avec
les groupes d’épargne et de crédit. Quelques projets pilotes au début des années 90
se sont transformés avec l’appui du FIDA et d’autres partenaires en un mouvement
national qui englobe aujourd’hui une grande majorité des ménages ruraux. Les femmes
ont grandement bénéficié de ces groupe d’épargne et de crédit qui ont eu un bon
impact en termes d’autonomisation, d’amélioration du statut économique et social et
de la participation des femmes dans les exercices politiques. Le caractère décentralisé
du pouvoir politique et l’autonomisation des femmes offrent beaucoup d’opportunités
d’intégrer les gouvernements locaux. Les groupes d’épargne de crédit se sont fédérés en
une organisations communautaires qui ont atteint un certain degré d’autonomie financière
grâce aux services économiques qu’elles fournissent à leurs membres. Ces organisations
interviennent dans l’accès aux finances, dans l’appui à la commercialisation, dans la mise
en place de systèmes de location de machines agricoles,etc.Ces fédérations d’équipement,
d’épargne et de crédit sont aujourd’hui la fondation des organisations paysannes dans le
pays.
© IFAD
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
160
Allessandro Marini, tu as passé une partie de ta carrière en
Afrique et depuis deux ans tu te retrouves aux Philippines.
C’est un pays qui a fait d’énormes efforts dans la réduction de la
pauvreté. Il est considéré aujourd’hui comme un pays à revenus
« moyens supérieurs ». Pourrais-tu partager l’expérience que tu
as dans ce pays avec le secteur privé. Parle nous également des
défis que vous avez relevés et des leçons que nous pouvons tirer
pour l’Afrique de l’Ouest des projets financés par le FIDA aux
Philippines.
Les Philippines sont d’une certaine façon très semblable à ce que Rasha Omar a décrit
précédemment pour l’Inde. Il s’agit d’un pays avec une forte croissance économique, de
l’ordre de 6 à 8 % durant les dix dernières années. La pauvreté a considérablement
diminué. En revanche les inégalités ont augmenté, notamment entre les zones urbaines
et rurales. Le pays dispose aussi de ressources budgétaires énormes et n’a pas beaucoup
intérêt à emprunter au FIDA puisque les taux d’intérêt sont plus élevés que pour les pays
pauvres. Un autre élément à considérer, c’est que la part de l’agriculture dans l’économie
est relativement faible aux Philippines et elle décroît chaque année.
Le FIDA se focalise sur ce que l’on appelle un modèle de croissance inclusif. Nous voulons
montrer au gouvernement que l’agriculture est un secteur très important pour la croissance
économique et qui doit permettre de résoudre les problèmes d’inégalités croissantes.
En passant de l’Afrique aux Philippines, j’ai été frappé par l’existence d’une série de
partenaires privés, micros, petites et moyennes entreprises jusqu’aux multinationales, qui
investissent dans l’agriculture en milieu rural et avec qui le FIDA peut travailler.L’agriculture
aux Philippines, bien plus qu’en Afrique, est un secteur d’investissement privé. Le secteur
public joue un rôle de facilitateur, mais l’investissement est surtout privé.
Le FIDA a financé un projet dans lequel quatre filières porteuses ont été identifiées :
le cacao, le café, les fruits et les noix et la gomme arabique. La première étape a été
d’identifier des entreprises d’ancrage (Anchor Firms).Cela peut être une grande entreprise
ou un cluster de moyennes ou de petites entreprises qui va servir de point d’entrée pour
notre projet.Autour de cette entreprise ou cluster, on élabore un plan d’investissement qui
comprend des fonds publics pour construire les infrastructures et renforcer les capacités
des paysans et de leurs organisations.
D’un autre côté cet investissement public va servir de levier pour stimuler les institutions
financières et les entreprises privées à investir dans la filière. Le gouvernement philippin
n’hésite pas à utiliser des prêts du FIDA pour appuyer et financer des entreprises privées,
Ambrosio Barros, comme les précédents intervenants de ce
panel,tu as travaillé pour le FIDA enAfrique de l’Ouest.Tu as aussi
travaillé dans plusieurs départements du FIDA. Tu as donc une
très bonne connaissance de l’organisation.Tu es maintenant en
Afrique Australe, une région qui diffère beaucoup de l’Afrique de
l’Ouest mais qui partage toutefois certains défis avec elle,surtout
en ce qui concerne la bonne exécution des projets. Malgré ces
difficultés nous devons te féliciter d’avoir dans ton portefeuille
deux projets qui figurent parmi les dix meilleurs projets du
FIDA. Comment avez-vous fait ? Pourrais-tu nous raconter cette
évolution de ton portefeuille et nous conseiller pour qui nous
puissions reproduire ce succès en Afrique de l’Ouest ?
Je dirais dans un premier temps qu’un portefeuille peut être composé à la fois de projets très
performants et de projets à problèmes. C’était le cas du portefeuille de la Zambie lorsque
je l’ai repris. Plusieurs facteurs contribuent à rendre un projet performant, parmi lesquels
nous pouvons inclure une équipe de coordination de projet compétente, qui maîtrise les
processus de mise en œuvre aux niveaux national et du FIDA.Il faut aussi un excellent suivi
de la mise en œuvre de la part du ministère de tutelle.Le projet doit être bien formulé,avec
des activités et des résultats à atteindre clairement définis et qui donnent une marge de
manœuvre à l’équipe de projet pour faire face aux réalités de terrain.
Enfin, il faut un suivi continu et rapproché de la part du FIDA qui doit proposer de façon
régulière des ateliers de formation en passation de marché, en gestion financière et dans
toute autre expertise importante pour la bonne mise en œuvre des projets. Quand un
projet commence à avoir des difficultés il faut alors lui donner les moyens nécessaires pour
qu’il devienne performant.
Au Malawi le ministère de tutelle,l’équipe de projet et l’équipe du FIDA ont pu améliorer la
situation d’un projet qui devenait critique.Dès l’entrée en vigueur du projet,le ministère de
tutelle,dont c’était la première expérience avec le FIDA,avait tendance à « micro-manager
» la mise en œuvre du projet. L’équipe de projet, pourtant compétente et familière des
processus du FIDA, ne disposait d’aucune autonomie. Par exemple, pour toute dépense
égale ou supérieure à 5000 US$, l’équipe devait consulter le ministère de tutelle pour
obtenir le paiement. Six mois après l’entrée en vigueur du projet, la mise en œuvre avait
connu de forts délais à cause de ces processus très bureaucratique. Il y avait beaucoup
de frustration au niveau de l’équipe du projet, et même un manque de confiance qui se
développait entre le ministère de tutelle et l’équipe de projet.Ayant échangé avec les deux
si cela peut permettre de jouer un rôle entrainant dans une filière.
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
161
parties, j’ai organisé une mission de soutien technique au cours de laquelle j’ai rappelé à
tout le monde le rôle de chaque partie. D’un côté il y a les orientations stratégiques et la
validation du PTBA et du plan de passation de marchés, qui reviennent au ministère de
tutelle. De l’autre il y a la gestion quotidienne du projet, qui revient à l’équipe du projet.
Nous avons conclu qu’avec un suivi rapproché du FIDA, les seuils de dépenses pouvaient
être relevés. L’équipe du projet peut désormais dépenser jusqu’à 50 000 dollars sans
demander l’autorisation du ministère de tutelle.
En fonction de la performance du projet, ce seuil de dépense pourra être revu à la baisse
ou à la hausse. Je peux conclure qu’il est important dans ce cas précis, de rappeler que
l’équipe du projet ne jouit pas d’une indépendance vis-à-vis de son ministère de tutelle
mais d’une autonomie à géométrie variable en fonction de la bonne utilisation des fonds.
Pourrais-tu développer un peu s’il te plaît ? Je pense en effet que
tu décris un défi que nous avons tous à relever. Comment faire
pour autonomiser davantage les équipe de mise en œuvre des
projets ? Comment as-tu convaincu le gouvernement de lâcher
prise dans ce cas précis que tu décris ?
C’est un échange qui se veut continu entre l’équipe du FIDA et l’équipe de projet d’une part
et le ministère de tutelle d’autre part. J’ai eu de nombreuses réunions avec les preneurs
de décision au niveau du ministère de tutelle pour leur expliquer quels étaient les dangers
du micro management. Il faut y aller et prendre des exemples très concrets comme des
dossiers en détaillant les étapes par lesquelles le projet est passé et leur montrer les délais
très longs dans la prise de décision.Il faut leur faire prendre conscience qu’ils n’ont pas que
ça à faire, qu’ils ne sont pas gestionnaires du projet en tant que tel. En gros leur rappeler
quel est leur rôle,l’importance du comité de pilotage qui est la cadre au sein duquel ils ont
l’opportunité de donner l’orientation du projet. J’ai aussi conseillé à l’équipe du projet de
tenir de façon régulière des réunions de coordination avec le ministère de tutelle pour que
ce dernier sache ce qu’il se passe au niveau du projet. Pour résumer, il s’agit de créer un
climat de confiance entre toutes les parties. J’ai aussi créé des canaux de communication
direct par WhatsApp pour échanger avec le ministre de tutelle et le coordonnateur de
projet. Il ne faut pas hésiter à prendre le téléphone quand il y a une situation de blocage
à régler rapidement
© IFAD/Barbara Gravelli
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
162
Merci beaucoupAmbrosio et merci à tous les intervenants.Avant de conclure,nous
allons prendre quelques questions de l’auditoire.
Question de Mamadou Traoré du Mali (INCLUSIF) à Ambrosio
Barros
Il est vrai que les Ministères de tutelle ne sont pas responsables
de la mise en œuvre au quotidien mais ils ont une responsabilité
tout de même dans le suivi. Comment faire lorsqu’ils n’ont pas
suffisamment de moyens pour assurer ce suivi.Y a-t-il un appui
institutionnel prévu dans le budget des projets ?
Je suis entièrement d’accord avec vous.Généralement l’appui institutionnel est prévu dès la
formulation du projet.Il y a une ligne dans le budget qui est dévolue à l’appui institutionnel
que ce soit pour l’achat de matériel informatique, pour financer les déplacements ou
pour des formations. Généralement quand le FIDA organise des formations techniques,
par exemple sur l’adaptation au changement climatique ou la passation de marchés, le
ministère de tutelle est invité à participer. C’est important car à la fin du projet, tout ce
qui a été réalisé doit revenir à la tutelle. Elle doit donc être en mesure de fournir l’appui
nécessaire pour que les activités puissent continuer.
Question de BenoitThierry (FIDA)
Est-ce qu’en Inde et aux philippines les projets ont des sites
internet ou des plateformes Facebook sur lesquels nous pourrions
interagir depuis l’Afrique de l’Ouest ?
Rasha Omar : Merci pour cette question. Il y a beaucoup d’attente au niveau de notre
management et de nos pays hôtes pour que ce type d’échanges aient lieu.Actuellement les
projets utilisent la plateforme Facebook IFADAsia pour poster leurs réalisations. Chaque
projet a un site web. Nous pourrons vous transmettre les adresses. Nous organisons au
moins une fois par mois un échange d’expérience sur une bonne pratique mise en œuvre
par un projet. On pourrait étendre l’invitation aussi aux pays d’Afrique. Nous sommes
actuellement en discussion avec la division de l’Afrique de l’Est et du Sud pour échanger
des bonnes pratiques concernant les approches transformatives pour le genre. En effet,
il y a des expériences réussies en Inde à ce sujet et nous prévoyons donc d’organiser un
échange.
© IFAD/Guillaume Bassinet
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
133
Photo à remplacer
Jour 5
Clôture de l’atelier
© IFAD/Guillaume Bassinet
Jour 5 : Clôture de l’atelier
164
Introduction
A
La cinquième et dernière journée de cet atelier régional a été consacrée dans un
premier temps à la présentation des PTBA qui n’avaient pas été présentés lors du
jour 2 de l’atelier. Ensuite, les participants ont été invité à répondre à l’enquête
de satisfaction portant sur l’ensemble de l’atelier. Enfin la dernière session fut
consacrée à la clôture de l’atelier.
Quizz
En ouverture de la matinée, les participants ont concouru à travers un quizz de
10 questions portant sur les différentes interventions de la semaine. Les réponses
devaient être écrites dans la boite de dialogue de Zoom.Le gagnant était le premier
à donner la bonne réponse. Les questions, réponses et le nom des gagnants sont
reportés dans le tableau ci-dessous.
© IFAD/Barbara Gravelli
165
Jour 5 : Clôture de l’atelier
Présentation des PTBA des projets
B 1. Quelques aspects financiers relatifs aux PTBA
Nous entamons cette partie du rapport par une présentation de certains aspects
financiers relatifs aux PTBA. Cette présentation a été réalisée durant la deuxième
journée de l’atelier, par Mme Oumou Wane Touré, consultante financière pour
le FIDA. Elle a rappelé quelques notions indispensables pour réaliser un PTBA
conforme.
Tout d’abord, les PTBA doivent indiquer les deux taux suivant :
- Le taux de réalisation financière : les réalisations financières représentent les
coûts des travaux, services, biens, fournitures, etc. réceptionnés dans l’année, qu’ils
soient facturés ou non facturés, payés ou non encore payés, selon la comptabilité
d’engagement.
- Le taux de décaissement : il s’agit des décaissements du projet par rapport
au PTBA, c’est-à-dire tous les paiements qui ont été effectués par le projet dans
l’année, y compris les avances.
Il faut donc retenir que les avances ne correspondent pas à des réalisations mais
seulement à des décaissements. Lorsqu’elles sont justifiées, elles deviennent
également des réalisations financières. Si on adopte cette bonne pratique de
comptabilisation,le taux de réalisation financière est plus en cohérence avec le taux
de réalisation physique fourni par le système de suivi-évaluation.
Le taux de réalisation financière et le taux de décaissement sont donnés en lecture
directe dans les états produits par le logiciel de gestion financière. Aucun calcul
n’est nécessaire.
Une nouvelle méthode de budgétisation doit être appliquée pour la préparation du
PTBA. Nous pouvons la résumer en trois étapes successives :
1.	 Identification des activités par composante et sous-composantes après défini-
tion des objectifs et résultats à atteindre.
2.	 Déroulement du plan de passation de marché (PPM), avec les estimations
financières totales pour chaque marché ou contrat à passer.
3.	 Budgétisation dans le PTBA de l’année pour uniquement la part des marchés
qui sera réalisée dans l’année.
Exemple : Un marché de 100 000 USD va figurer sur le PPM 2021 car la passation
aura lieu en 2021. Cependant le déroulement du PPM indique une signature en
juillet 2021 et une réception partielle de 50% des travaux avant le 31 décembre
2021.Ainsi, seul le montant de 50% de 100 000 USD, soit 50 000 USD, sera porté
Les projets participant à l’atelier ont chacun présenté leur Plan deTravail et Budget
Annuel pour l’année 2021. Un accent particulier a été mis sur les activités liées à la
gestion des savoirs.A la suite de l’atelier, les échanges concernant ces activités se
sont poursuivis entre les équipes de projet et le comité de gestion des savoirs du
hub.Ces discussions ont abouti au plan de communication et de gestion des savoirs
des projets, disponible en annexe de ce rapport.
© IFAD/Guillaume Bassinet
Jour 5 : Clôture de l’atelier
166
au PTBA 2021. Cette façon de procéder permet d’atteindre des taux d’exécution
plus élevés et parfois même de plus de 100%, ce qui sera jugé performant si toutes
les conditions d’approbation sont réunies.
2.	 AGRIFARM (Guinée) :Projet visant l’agriculture familiale,la résilience
et les marchés en Haute et Moyenne Guinée
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
3.	 INCLUSIF (Mali) : Projet de Financement INCLUSIF des Filières
Agricoles au Mali
Les activités du projet INCLUSIF dont articulées autour de trois composantes :
- Composante A : développement des services financiers ruraux ;
- Composante B : investissements productifs dans les filières ;
- Composante C : coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs.
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
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© IFAD
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
4.	 FIER (Mali) :Projet de formation professionnelle,insertion et appui à
l’entrepreneuriat des jeunes ruraux
Les activités du projet INCLUSIF dont articulées autour de trois composantes :
- Composante A : développement des services financiers ruraux ;
- Composante B : investissements productifs dans les filières ;
- Composante C : coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs.
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
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5.	 PADAER 2 (Sénégal) : Programme d’appui au développement
agricole et à l’entreprenariat rural – phase 2
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
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6.	 NEMA - National Agricultural Land and Water Management
Development Project / ROOTS - Resilience of Organizations for
Transformative Smallholder Agriculture (Gambie)
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
7.	 PIEJR (Mali) : Projet d’Insertion Économique des Jeunes Ruraux dans
les chaines de valeur avicole et piscicole au Mali
Le PIEJR, financé par le GAFSP est mis en œuvre autour de trois composantes :
- Composante 1 : ciblage et renforcement du dispositif de l’offre de formation ;
- Composante 2 : appui aux initiatives des jeunes ruraux et partenariat avec le
secteur privé ;
- Composante 3 : pilotage, mise en œuvre, suivi et capitalisation.
Jour 5 : Clôture de l’atelier
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
8.	 PRODEFI (Mauritanie) : Projet de Développement de Filières
Inclusives
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
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9.	 AGRIJEUNES (Sénégal) : Projet d’Appui à l’Insertion des Jeunes
Ruraux Agri-Preneurs
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10.	PAFAE (Sénégal) : Projet d’Appui aux Filières Agricoles – Extension
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11.	FARM-TRAC (Régional) :Family farming,Regional Markets and cross
borderTrade Corridors in the Sahel
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Jour 5 : Clôture de l’atelier
Résultats de l’enquête de satisfaction
C
Une fois la présentation des PTBA terminée et avant de procéder à la clôture
de l’atelier, les participants ont répondu, en direct depuis la plateforme ZOOM, à
une enquête visant à évaluer leur satisfaction de l’atelier. Le graphique ci-dessous
présente les résultats.
© IFAD
Jour 5 : Clôture de l’atelier
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Haoua Sienta, directrice pays du FIDA pour la Gambie et la Guinée
“Nous voici au terme des travaux de ce troisième atelier régional du hub Afrique de l’Ouest. Après cinq jours d’échanges, de partage et de
concertation, nous voyons une fois encore l’intérêt de cet atelier. Je pense que s’il n’existait pas il faudrait l’inventer. Nous avons réuni les équipes
des projets, les délégués des organisations paysannes, les collègues du FIDA de Rome et du hub et bien sûr les consultants facilitateurs et les
traducteurs.Grand merci à vous tous.Le thème principal de l’atelier était le futur de l’agriculture.Mais pendant la semaine nous avons également
discuté d’autres sujets tels que les Plans deTravail et Budget Annuel, la revue des portefeuilles pays, la gestion des savoirs mais aussi et surtout,
nous avons échangé en sous-groupe sur les leçons apprises et les bonnes pratiques. Je vous exhorte vivement à mettre ces connaissances en
pratique, à cultiver le partage de l’information et à traduire les leçons apprises en plans d’actions à court, moyen et long terme. Les matériels et
recommandations produits pendant cet atelier feront l’objet d’un rapport qui sera partagé avec toute l’équipe. Enfin, en espérant que la situation
COVID sera sous contrôle, nous vous invitons tous à Banjul en 2021 pour la 4ème édition de l’atelier du hub.”
Gianluca Capaldo, directeur pays du FIDA pour le Cap-Vert, la Guinée Bissau et la Mauritanie
“ Je voudrais commencer par nous féliciter tous pour les capacités d’adaptation dont nous avons fait preuve ces derniers mois. Si on compare
cette semaine à la situation d’il y a 6 mois, on peut voir les progrès qui ont été fait dans le domaine du travail à distance. Nous sommes devenus
des professionnels des logiciels de visioconférence. La gestion de l’application pendant les sessions, la discipline durant les échanges, tout cela a
été mené avec brio. Félicitations à tous et en particulier à l’équipe FIDA qui a fait un très gros effort, car organiser un atelier de cette envergure
dans ces conditions n’a pas été facile. Cette opportunité d’échanger durant cet atelier est devenu une tradition annuelle. C’est une occasion de
créer des contacts nouveaux et de renforcer ceux qui existent. Gardons en tête que cela ne s’arrête pas à cette semaine mais que cela doit être
une base pour construire des relations durables et poursuivre les échanges pendant toute l’année non seulement entre équipe projet et directeur
pays mais aussi avec le reste des membres du hub et avec les collègues des projets qui sont dans d’autres pays.”
183
Jour 5 : Clôture de l’atelier
Mots de la fin :conclusions de l’atelier
D
Jean-Pascal Kaboré, directeur pays du FIDA pour le Bénin, le Mali et le Togo
“ C’est un plaisir pour moi de rejoindre l’atelier aujourd’hui.J’aurai vraiment aimé participer aux autres journées mais d’autres obligation m’en ont
empêché. C’est vraiment formidable d’avoir cet atelier qui nous donne la possibilité de nous rencontrer, d’échanger, de partager nos expériences
et d’apprendre de celles des autres malgré la pandémie. J’ai appris par les collègues que les échanges étaient riches. Merci à tous ceux qui ont
contribué à la réussite de cet évènement. Haoua nous a donné rendez-vous à Banjul pour le prochain atelier. Nous allons dès à présent nous y
préparer. ”
Jour 5 : Clôture de l’atelier
184
BenoitThierry, directeur du bureau régional du. FIDApour l’Afrique de l’Ouest
“ Nous arrivons à l’achèvement d’un excellent atelier. Je ne vous cache pas que nous étions un peu stressé en le préparant,
parce que c’était la première fois que nous le feront en distanciel.Il s’agissait de notre troisième rendez-vous de la sorte et nous
sommes très heureux de nous retrouver comme ça une fois par an. C’est un évènement bien organisé, pendant une semaine
durant laquelle nous pouvons vraiment aller au-delà des discussions internes afin d’échanger entre les équipes des projets,du
FIDA,les partenaires du gouvernement et les intervenants extérieurs qui ont pu participer.Comme pour les autres années,nous
retranscrirons tous les échanges de l’atelier dans un rapport.Par ailleurs,nous avons déjà mis l’essentiel des présentations sur
le site internet au fur et à mesure des jours(https://sites.google.com/view/fidafrique-ifadafrica/project-management/atelier-
r%C3%A9gional-2020). 120 participants ont assisté quotidiennement à l’atelier en moyenne. Nous sommes montés jusqu’à
140 lors de certaines sessions. L’atelier a été l’occasion de réaliser une revue annuelle de portefeuille pour chacun des pays.
C’est une bonne façon d’avoir une vision globale de tout ce que fait le FIDA dans un pays et pas seulement sur un projet.
Nous avons aussi vu l’état d’avancement de chacun des 12 projets en cours et leur PTBA pour 2021.Vous avez pu travailler
en groupe sur ces PTBA et les améliorer. Le FIDA attend maintenant de la part de chaque projet la présentation officielle
de son PTBA pour non objection d’ici mi-décembre. L’approbation au plus tôt du PTBA permet un démarrage serein des
activités en janvier. Nous avons eu également de très beaux échanges sur la gestion des savoirs et le partage d’expériences.
Je remercie au passage toute l’équipe du hub qui travaille dans ce domaine.Votre travail nous permet de mieux documenter
les succès des projets et de davantage communiquer afin de faire en sorte que les expériences soient mieux connues. C’est
très important pour le FIDA, dans son rôle de pilote, de montrer aux gouvernements partenaires que nous mettons en œuvre
de belles activités avec un fort impact. Les panels que nous avons eus sur les innovations ont permis de faire intervenir des
gens de milieux très divers, que ce soit sur les chaînes de valeur des produits frais, les paiements électroniques, la géomatique
ou encore les applications numériques pour mieux coordonner les intervenants aux sein des chaines de valeur. Enfin nous
avons eu cette journée sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest.La question clé est toujours de savoir comment on va
pouvoir doubler voire tripler la production agricole d’ici à 2050, afin de suivre le doublement de la population. Nous avions abordé brièvement cette question l’an dernier, sur l’ensemble
de la région. Cette année, vous avez pu y réfléchir pour chacun de vos pays grâce aux études de cas qui ont présenté les chiffres du futur de l’agriculture. Nous espérons que les projets
FIDA vont contribuer à répondre à ces besoin d’augmentation de la production. C’est vraiment un enjeu très important pour tous les gouvernements de la zone. Nous devons parvenir
non seulement à nourrir la population mais aussi à produire au-delà des besoins, afin d’exporter vers d’autres pays. Ce qui suppose une diversification agricole, de l’intensification, de la
modernisation au sein des filières,etc.Vous avez bien suivi ces discussions sur le futur de l’agriculture et j’espère que chaque projet va prendre ces éléments en compte dans son PTBA.En
effet, en filigrane de cette réflexion il y a le besoin d’augmenter l’impact de nos projets, non seulement en prévision du doublement de la population d’ici 2050, qui nécessite de doubler
la production alimentaire, mais également parce que nous ne touchons actuellement qu’un pourcent des paysans de nos 7 pays. Comment faire en sorte d’augmenter ce chiffre ? Nous
devons d’abord savoir exactement les coûts des projets par bénéficiaire. Si les activités de type social, comme celles que nous avons mené pendant le COVID ne sont pas des activités qui
coûtent cher, on peut toucher des centaines de milliers de personnes. Si ce sont des activités de crédit ou d’appui aux entreprises, cela coûte plus cher par bénéficiaire donc on touche
moins de monde, mais une entreprise crée beaucoup d’emplois ce qui nous permet de compter des bénéficiaires directs et des bénéficiaires indirects. Ces questions auront certainement
une place importante lors de l’atelier de l’année prochaine.Tous vos systèmes de suivi-évaluation doivent travailler à l’amélioration du suivi des bénéficiaires directs et indirects.Vous devez
réfléchir à des méthodes pour toucher davantage de monde là où c’est possible, dans tous les pays où les agriculteurs sont nombreux. Pour terminer cette conclusion, nous étions très
heureux d’avoir la participation à cet atelier des représentants des organisations paysannes. Le partenariat avec les OP est un engagement du FIDA et nous avons pu voir les expériences
de ce partenariat dans différents projets. Merci à tous pour votre participation active malgré la distance. L’usage de la technologie et des écrans nous a quand même permis de bien
d’échanger dans les sous-groupes, grâce à l’appui de nos animateurs. À l’année prochaine.”
185
Jour 5 : Clôture de l’atelier
Nadine Gbossa, directrice de
la division Afrique de l’Ouest et
Centrale du FIDA
“ C’est un plaisir pour moi de
prendre la parole à la clôture de
ce troisième atelier sous régional
du hub Afrique de l’Ouest. Avec
les défis logistiques auxquels
notre monde fait face en ce
moment, personne ne pensait
qu’il serait possible d’organiser cet
atelier. C’est vraiment un grand
défi logistique d’avoir pu réunir
aujourd’hui les représentants
techniques des départements
ministériels, les équipes des projets,
les représentants des OP, les
partenaires de mise en œuvre, les
directeurs FIDA pour les pays, les
équipes-pays du FIDA,les facilitateurs.Ainsi,c’est en moyenne 120 participants qui se sont
connectés chaque jour, du Cabo Verde, de la Gambie, de la Guinée Bissau, de la Guinée,
du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Cela montre la pertinence de cette rencontre. Et
je peux vous assurer que cette expérience au niveau du hub va servir à toute la division
pour améliorer le partage des connaissances au niveau de tous les pays et les projets de
la région Afrique de l’Ouest et Centrale. Benoît nous rappelle de façon permanente que
le partage des connaissances est essentiel. Il l’est pour mettre ce que nous avons appris
à la disposition de tous, parce que nous avons le défi aujourd’hui d’augmenter notre
performance de manière continue pour le bénéfice des populations que nous ciblons.
Nous nous sommes engagés à supprimer la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Nous
savons la situation dans laquelle les populations de notre sous-région sont. Nous avons
une obligation d’augmenter l’impact de l’appui que nous leur apportons. La gestion des
connaissances et le partage ne sont pas un luxe dans ce contexte.Vous avez eu l’occasion
de discuter des PTBA, de l’impact du COVID qui nous demande de nous adapter, des
innovations technologiques, du futur de l’agriculture. Ce sont des sujets clés qui nous
permettent de nous adapter à un contexte difficile qui a changé dramatiquement et dans
lequel nous sommes plus que jamais guidés par une obligation d’impact. Je remercie, tous
les participants d’avoir consacré cinq jours à capitaliser, à échanger et à nous permettre à
tous d’être mieux équipés pour faire face aux défis qui sont les nôtres. ”
© IFAD/Barbara Gravelli
Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires
133
Photo à remplacer
Annexes
©IFAD/Olivier Asselin
187
Annexes
1.	 Plan d’action pour la gestion des savoirs 2021
Annexes
188
189
Annexes
Annexes
190
191
Annexes
Annexes
192
193
Annexes
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Rapport Atelier HUB FIDA Afrique de l'Ouest - Novembre 2020

  • 1. Mise en oeuvre des projets financés par le FIDA dans les sept pays du hub régional Afrique de l’Ouest
  • 2. Rapport préparé par : Benoît Thierry - Représentant du bureau sous-régional FIDA Gabriel Neyra - Rédacteur FIDA et teamleader de l’atelier Nana Sylla - Infographiste FIDA Crédit photo couverture : © IFAD/Guillaume Bassinet Ce rapport est disponible pour usage public sur : https://sites.google.com/view/fidafrique-ifadafrica/project-management/atelier-r%C3%A9gional-2020?authuser=1 © 2020 Fonds International de Développement Agricole
  • 3. Troisième atelier d’appui à la mise en oeuvre des projets financés par le FIDA dans les sept pays du Hub régional
  • 5. 6 11 12 12 15 16 19 41 50 57 58 59 66 87 88 100 130 137 139 140 142 149 158 163 164 165 181 183 186 La gestion des connaissances au FIDA et dans les projets : aperçu La gestion des connaissances au FIDA et dans les projets : aperçu
  • 7. Résumé exécutif Après deux ans d’existence, le Bureau sous régional du FIDA pour l’Afrique de l’Ouest (basé à Dakar, également appelé « Hub Afrique de l’Ouest »), a organisé du 16 au 20 novembre 2020 son troisième atelier régional pour l’amélioration des performances et le partage d’expériences des projets financés par le Fonds dans la zone Afrique de l’Ouest qui couvre le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Cet atelier s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des prérogatives du Bureau sous régional, dont le rôle est de coordonner les activités de prêts et desubventions dans les pays précités, tout en renforçant les synergies sous – régionales. Après le premier atelier,organisé à Dakar en 2018 et le second,organisé à Conakry en 2019, cette troisième édition de 2020 s’est déroulée en ligne, afin de s’adapter aux restrictions de déplacement imposées suite à la pandémie de COVID-19.Ce fut l’opportunité d’inviter davantage de participants que pour les précédentes éditions. Ainsi près de 150 inscrits ont participé à cet évènement virtuel, à raison de 120 à 130 participants connectés quotidiennement contre 70 participants à Dakar en 2018 et 80 à Conakry en 2019. L’atelier de 2020 s’est déroulé sur cinq matinées consécutives, organisées chacune autour d’un thème spécifique.Ainsi le jour 1 constituait une introduction et faisait le bilan de l’année écoulée ; le jour 2 était consacré à une prospective sur le futur de l’agriculture dans la région ; le jour 3 était dédié à la gestion des savoirs, avec la présentation d’expériences mises en œuvre dans le cadre des projets ; le jour 4 se penchait sur la question de l’augmentation de l’impact des interventions que nous finançons ; et enfin le jour 5 était consacré à la clôture de l’atelier, avec la présentation de plans de travail et budget annuel (PTBA) élaborés par les équipes des projets. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 Cette journée de démarrage et de bilan annuel a commencé par l’intervention de Madame Triki Thouraya, Directrice de la division Production durable, Marchés et Institutions (PMI) du FIDA. Elle a souhaité la bienvenue aux participants en insistant sur les efforts consentis par tous cette année pour s’adapter au contexte de la pandémie. Ces efforts ont permis aux activités des projets de continuer à être menées dans l’ensemble, malgré les restrictions de déplacement. La pandémie du COVID 19 provoque une augmentation de la vulnérabilité de la population,enparticulierlapopulationrurale.Letravaildesacteursdudéveloppement va donc être important pour rétablir ce qui a été perdu. L’intervention de la directrice a également porté sur la 12ème reconstitution du FIDA et l’importance pour les pays membres d’augmenter leur contribution afin de permettre au FIDA d’avoir les ressources suffisantes pour l’atteinte des objectifs de développement durable. À la suite de Madame Thouraya, le Directeur du Hub Afrique de l’Ouest, M. Benoit Thierry a rappelé les objectifs de l’atelier : revue de portefeuille, plan d’action des projets, partage d’expériences, prospective sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest. Il a encouragé les participants à redoubler d’efforts pour contribuer à la relance de l’activité économique mise à mal par la crise du COVID 19. Il a également annoncé, pour s’en féliciter, que le Bureau avait été récompensé par un Award du FIDA pour son travail en tant que « facilitateur du changement ». Pour sa part, la directrice pays pour la Gambie et la Guinée, Mme Haoua Sienta a appelé les participants à développer des partenariats entre projets de différents pays et a invité à rendre hommage aux victimes du COVID 19, notamment M. Mamadou Gassama, Coordonnateur de NEMA en Gambie, décédé le 20 août 2020. Quant au Directeur pays pour le Cap-Vert, la Guinée et la Mauritanie, M. Gianluca Capaldo, il s’est félicité de l’esprit d’équipe que le personnel du Hub a pu maintenir malgré la distance imposée par la pandémie. Il a aussi insisté sur l’importance de la planification pour anticiper les crises et salué les efforts réalisés ces deux dernières années dans le partage de connaissances au sein du Hub. © IFAD/Barbara Gravelli 7
  • 8. Bilan et perspectives économiques pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre Ces dernières années ont vu les allocations du FIDA augmenter dans la région. La pandémie du COVID 19 a fortement réduit les prévisions de croissance pour 2020. Cette situation vient s’ajouter aux nombreux autres facteurs qui contribuaient à la fragilité de la région (changement climatique, inégalités, corruption, etc.). Les financements nationaux connaissent une diminution et cette tendance conduit à favoriser davantage les partenariats. La 12ème reconstitution des ressources du FIDA est en cours et permet d’espérer une augmentation des financements. La crise actuelle représente une opportunité pour les petits agriculteurs en Afrique de l’Ouest de répondre à la demande des populations urbaines qui cherchent une alimentation plus nutritive et diversifiée. Réalisations du Hub Afrique de l’Ouest en 2020 et perspectives 2021 Une douzaine de projets sont actuellement mis en œuvre au sein des 7 pays que coordonne le Hub Sous Régional. En terme de budget, les nouveaux projets sont beaucoup plus dotés que par le passé, les enveloppes allouées ayant pratiquement doublé dans tous les pays.Pour accompagner les opérations de mise en œuvre sur le terrain,l’équipe du FIDA a été substantiellement renforcée à 25 personnes réparties entre la division des opérations,la division finance,la division environnement,climat et genre, la communication, et l’administration. Un comité de gestion des savoirs a été créé au sein de l’équipe et fait le lien avec les projets. La plateforme We Connect Farmers a été lancée pour les agriculteurs et répertorie des données, des formations, des applications digitales dans le domaine de l’agriculture et l’élevage. En terme d’activités, les projets ont déboursé en 2020 40 millions de dollars. Les prévisions pour 2021 sont du même ordre. Les défis du futur de l’agriculture nous imposent d’améliorer constamment l’efficience de nos investissements, afin d’en augmenter l’impact et améliorer les conditions de vie de davantage de personnes. Performance des trois Hubs de la divisionAfrique de l’Ouest et du Centre (WCA) du FIDA Le HubAfrique de l’Ouest fait partie de la divisionWCA qui comprend deux autres hubs que sont le hub Afrique Central, basé à Yaoundé et le hub Afrique Côtière, basé àAbidjan.26 indicateurs de performance permettent de suivre l’activité de ces hubs. Pour le hub de l’Afrique de l’Ouest, les domaines de bonne performance sont : la gestion des risques dans le portefeuille ; la rapidité des démarrages de projet, mesurée par le temps mis pour effectuer le premier décaissement.Les points faibles sont le ciblage et les décaissements, ces derniers demeurant très concentrés à la fin de l’année. Jour 2 : prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest La sous-région Ouest-Africaine est caractérisée par des tendances majeures : la croissance démographique rapide, la part importante des jeunes dans la population, l’urbanisation, l’insécurité alimentaire chronique ainsi que les menaces liées à la variabilité du climat et à la dégradation des sols. Les politiques publiques et les interventions de développement doivent appréhender ces tendances pour répondre au mieux aux besoins futurs de la région en termes de développement rural. Les experts invités pour l’occasion d’un panel ont donné leur vision du futur de l’agriculture dans la région ouest africaine. On a souligné l’importance de ne pas se focaliser uniquement sur l’agriculture, mais de considérer les systèmes alimentaires dans leur ensemble,en intégrant les préoccupations environnementales, la malnutrition, etc. Le petit producteur a été identifié comme l’acteur clé dans la transformation de ces systèmes. Il a été également souligné l’importance d’investir dans la formation des jeunes et des femmes en mobilisant les technologies numériques mais également d’investir sur le capital social pour accroître le rôle des OP dans les décisions politiques. On retient aussi l’importance d’améliorer la productivité et de tenir compte des risques dans la production,en mettant en place des politiques pour les gérer. Cela revient à investir sur la recherche pour avoir des politiques basées sur l’évidence. Enfin, l’amélioration de la transformation des produits locaux est nécessaire, afin de répondre à l’attente des consommateurs. La finance climatique a été identifiée comme une bonne opportunité pour financer ces changements. Les études prospectives sur le futur de l’agriculture à l’horizon 2063, préparées et présentées par le Bureau Sous Régional du FIDA, ont mis l’accent sur les besoins des pays en produits animaux et agricoles pour nourrir leur population dans les années à venir. Les études ont présenté les montants qu’il sera nécessaire d’investir pour répondre à ces besoins. Jour 3 : retour d’expériences Depuis sa création en 2018, le Hub Afrique de l’Ouest souhaite donner à la gestion des connaissances une place importante au sein des projets et du Bureau Sous régional. Il s’agit d’un aspect primordial des interventions, qui permet de prendre le recul nécessaire pour comprendre l’impact des innovations mises en place à tous les niveaux,afin d’apprendre et partager les meilleures pratiques à plus large échelle.La Résumé exécutif 8
  • 9. 9 gestion des savoirs est nécessaire tout au long de la vie du projet,de son démarrage, à la clôture en passant par la mise en œuvre.Le Hub s’est engagé à accompagner les projets dans la mise en œuvre de leur stratégie de gestion des savoirs,mais également de leur plan d’action de gestion des savoirs. Ces outils s’articulent autour de trois points que sont la production de savoirs, l’utilisation de savoirs, et la construction d’un environnement favorisant le partage de connaissance. L’accompagnement des projets dans la gestion des savoirs se fait notamment à travers le comité de gestion des savoirs du Hub, créé en 2019. Au niveau global, le FIDA bénéficie également de l’appui du département de la stratégie et des connaissances pour tout ce qui concerne la gestion des savoirs. Le recensement des lacunes en terme gestion des connaissances a été réalisé pour la division Afrique de l’Ouest et du Centre du FIDA et présenté lors de l’atelier. Ce travail fait apparaître trois domaines pour lesquels les connaissances sont nombreuses. Il s’agit de l’efficacité de la vulgarisation agricole et de la fourniture d’intrants agricoles sur l’augmentation de la productivité ; l’efficacité des petits systèmes d’irrigation pour augmenter la productivité ; et l’efficacité du renforcement des réseaux financiers dans l’amélioration de l’inclusion financière. À l’inverse,les trois domaines dans lesquels nos connaissances demeurent faibles sont l’efficacité des interventions sur la résilience climatique ;l’efficacité de certains types d’interventions que nous finançons sur l’augmentation de la productivité et enfin nous avons peu de preuves de l’efficacité de l’éducation financière sur l’amélioration de l’inclusion financière. Partage des expériences des projets Deux sessions ont été consacrées au partage d’expériences issues des projets. La première session était consacrée au partage de bonnes pratiques concernant la gestion des connaissances. Les présentations réalisées sont les suivantes : • FIER (Mali) : présentation de plusieurs bonnes pratiques concernant le ciblage et le suivi-évaluation. • PAFA-E (Sénégal) : la plateformeYEGLE, qui permet aux agriculteurs de recevoir des informations climatiques et sur le prix des marchés. • YOUTHTOOLS (Mali) : développement des outils pour l’engagement des jeunes dans l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. • NEMA (Gambie) :AgriculturalValue Chain Interaction Platform (AVIP) / Plateforme d’interaction dans les chaines de valeurs agricoles. • INCLUSIF (Mali) : présentation d’une étude de cas d’un bénéficiaire ayant été appuyé dans le cadre du projet • POSER (Cap-Vert) : le Système d’Information Géographique (SIG) Dans une deuxième session, ce sont des innovations de façon générale qui ont été présentées par les équipes des projets : • PRODEFI (Mauritanie) : le déploiement des initiatives 4P (Partenariat Public – Privé – Producteurs) • AGRIFARM (Guinée) : la méthode améliorée d’étuvage du riz • PADAER 2 (Sénégal) :la stratégie de sensibilisation adoptée pendant le COVID-19 • INCLUSIF (Mali) : présentation de deux études de cas de bénéficiaires ayant été appuyés par le projet • YOUTHTOOLS (Mali) : initiative « bye-bye COVID » La table ronde de la troisième journée a réuni des panélistes issus du secteur privé pour discuter d’innovations réalisées au sein de leurs entreprises et mises en œuvre au bénéfice de petits agriculteurs. Les intervenants ont présenté les éléments nécessaires à la réussite d’un transfert d’innovation en milieu réel. Nous pouvons retenir que toute innovation part du constat d’un problème quotidien que l’on va essayer de résoudre. Il faut analyser les besoins des acteurs afin de leur offrir des solutions adaptées.Wizall Money propose de faciliter la sécurisation des transactions grâce à la digitalisation. Cette sécurisation entraine un gain de temps pour les agriculteurs qui n’ont plus besoin de se déplacer pour récupérer le produit de leur vente.L’organisation de filières courtes par le ClubTiossane permet d’éviter les pertes post récolte et de générer plus de gains. L’application digitale FieldSIM, accompagnée par Orange, fournit l’information dont a besoin chaque acteur en fonction de la place qu’il occupe dans la filière cacao. Elle a été développée en considérant le facteur humain. Enfin l’entreprise Géomatica se sert de drones et d’images satellite pour offrir des conseils spécialisés aux agriculteurs. Le Hub Afrique de l’Ouest du FIDA a lancé la plateforme We Connect Farmers en début 2020. Comme son nom l’indique, elle a pour objectif de connecter les producteurs et les paysans entre eux. La plateforme est accessible via l’adresse www.weconnectfarmers.com. Résumé exécutif
  • 10. Jour 4 : augmenter notre impact auprès des bénéficiaires Le FIDA investit chaque année des millions de Dollars US dans les activités économiques des familles rurales les plus pauvres, sur tous les continents. Une priorité élevée est accordée aux résultats et impacts que ces investissements apportent. En ce sens, nous nous efforçons constamment de renforcer l’impact de nos actions, dans un contexte où l’aide publique au développement est limitée. Malgré la pandémie du COVID-19 qui a restreint les mouvements pendant une bonne partie de l’année, les équipes des projets ont fait preuve d’inventivité pour maintenir la continuité de leurs services auprès des populations rurales. Parmi les solutions mises en œuvre figurent entre autres l’utilisation des médias sociaux et des radios pour la diffusion d’informations et le ciblage des bénéficiaires, la numérisation des services financiers, le travail à distance ou encore la collaboration avec des organisations implantées sur le terrain. Le partenariat du FIDA avec les organisations de producteurs constitue un aspect important de la mise en œuvre des programmes. Les représentants de ces organisations en Afrique de l’Ouest ont présenté plusieurs exemples de concrétisation de ce partenariat.Au Sénégal, le Conseil National de Coordination des Ruraux et le FIDA ont signé une convention pour coopérer dans le domaine du suivi des exploitations familiales, de l’autonomisation des organisations paysannes, l’échange d’expériences positives, la production et la diffusion de notes politiques basées sur des évidences scientifiques. En 2020, la CNOP Mali a contribué à la formulation du programme d’options stratégiques (COSOP) du FIDA au Mali pour la période 2020 – 2024.Toujours en 2020, les organisations paysannes régionales APESS,RBM et ROPPA ont participé à la formulation du programme régional SD3C porté par le G5 Sahel au Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger,Tchad et Sénégal.Au Bénin, dans le cadre du programme PADAAM financé par le FIDA, la Coopérative de Distribution d’Intrants et de Commercialisation des Produits Agricoles met en œuvre un mécanisme de fonds levier permettant d’accompagner les agriculteurs dans leur approvisionnement en intrants agricoles et la commercialisation de leurs produits. Au Togo, la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes, dans le cadre de son mandat pour le contrôle citoyen des projets FIDA a donné des recommandations qui ont permis de maintenir la construction d’infrastructures dont la réalisation devait être annulée suite à la revue à mi-parcours du projet PARSAT. Pour la dernière partie de cette journée consacrée à l’amélioration de l’impact des projets, des directeurs pays du FIDA sont intervenus pour présenter certaines particularités de leur travail dans d’autres régions du monde. Par exemple, l’Inde est marquée par une administration très forte. Le FIDA n’y a pas le même poids qu’en Afrique de l’Ouest car l’Inde dispose de ressources très importantes pour financer son secteur agricole. La valeur ajoutée du FIDA est surtout au niveau des connaissances. La décentralisation est aussi très développée dans ce pays. Les conseils villageois ont un pouvoir conséquent. Cela permet de confier l’exécution des activités à des organisations communautaires.Aux Philippines,le FIDA intervient en appuyant des entreprises privées afin qu’elles puissent stimuler les filières dans lesquelles elles sont intégrées. En Zambie, deux projets à problème ont évolué jusqu’à figurer parmi les meilleurs projets du FIDA. Cela a été rendu possible grâce à une meilleure communication entre les équipes de mise en œuvre et le ministère de tutelle, sous l’impulsion du directeur pays du FIDA. Jour 5 : Clôture de l’atelier Après la présentation par les équipes projet de leur plan de travail et budget annuel, l’atelier a été conclu par les interventions finales des directeurs pays, du directeur du Hub et de la directrice de la division Afrique de l’Ouest et du Centre, madame Nadine Gbossa. Ils ont fait le bilan des 5 journées et ont félicité les participants et les organisateurs qui ont permis que cet atelier soit une réussite. Ils ont appelé à poursuivre, durant le reste de l’année, les échanges initiés pendant la semaine de l’atelier,et à cultiver cet esprit de partage de connaissances.Ils ont appelé également au renforcement de nos systèmes d’évaluations pour nous permettre de mesurer avec plus de précision l’impact de nos investissements. Ceci aidera à identifier les activités les plus efficientes pour la réduction de la pauvreté rurale. L’accompagnement des projets dans la gestion des savoirs se fait notamment à travers le comité de gestion des savoirs du Hub, créé en 2019. Au niveau global, le FIDA bénéficie également de l’appui du département de la stratégie et des connaissances pour tout ce qui concerne la gestion des savoirs. Résumé exécutif 10
  • 13. 13 ©IFAD/Susan Beccio © IFAD/Barbara Gravelli Présentation
  • 14. Présentation 14 s Paysannes l’Atelier 2020 © IFAD/Barbara Gravelli © IFAD
  • 15. 7 Jour 1 Introduction et bilan de l’année 2020 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 16. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 16 L’atelier a été ouvert par Madame TrikiThouraya, Directrice de la division Production durable, Marchés et Institutions (PMI) du FIDA. Ouverture officielle A Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 “ Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à tous les participants à ce troisième atelier régional, qui a la particularité d’être le premier organisé virtuellement. Je remercie également les collègues sur le terrain, dans les sept pays que couvre le bureau est organisé à un moment où l’humanité connait une des crises les plus importantes de son histoire moderne, due à la pandémie du COVID 19. Malgré cette situation qui a limité la capacité de mise en œuvre sur le terrain, les équipes des projets et du FIDA semaine de rencontre virtuelle est l’occasion de célébrer tout le travail réalisé et les résultats qui ont pu être atteints grâce à ces efforts. L’atelier est également une opportunité pour apprendre les uns des autres en échangeant et en partageant les meilleures une fois que cette crise sera terminée, nous l’espérons le plus rapidement possible. Nous aurons l’occasion de parler d’innovation et d’expériences pilotes qui ont réussi et qu’on devrait chercher à mettre maintenant à une échelle beaucoup plus importante. ” “ Le FIDA travaille depuis maintenant 40 ans à promouvoir la productivité de l’agriculture familiale,à faire en sorte que les familles rurales soient plus résilientes et prospèresenAfrique sont déployés par le Fonds dont le modèle consiste à procéder à des cycles de reconstitution d’une durée de trois ans.Nous sommes actuellement au cycle FIDA 11 qui se terminera en 2021. Nous préparons déjà le cycle FIDA 12 sous le leadership de notre management, et en particulier le président du FIDA, Monsieur Gilbert Houngbo originaire de la sous-région. Les discussions avec les pays membres autour de cette reconstitution sont bien avancées. Nous devons également dès cette année redoubler d’efforts pour réaliser les objectifs de développement durable dont l’échéance arrive dans seulement 10 ans. Il faut pour cela déployer beaucoup plus de ressources. C’est l’un des messages principaux que nous avons essayé de partager avec les pays membres : il est important de pourvoir FIDA 12 particulier ceux de la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre où nous avons l’ambition de doubler notre impact. Nous encourageons donc les pays de la région à augmenter leur contribution. Cette reconstitution s’accompagne également d’un effort de notre organisation, déjà initié pendant FIDA 11, pour plus d’agilité et de proximité avec nos et mieux conceptualiser ensemble des politiques et des projets plus impactant notamment pour les jeunes, les femmes et les familles démunies. Cet effort se concrétise en particulier par le processus de décentralisation qui a commencé et qui va s’accélérer. Je conclurai avec un dicton de mon pays la Tunisie qui dit : « celui qui veut de belles choses doit se ne pas avoir honte de partager nos erreurs car on apprend parfois plus des erreurs que des réussites. Je souhaite à tous et à toutes une bonne semaine d’échanges. Je compte sur des discussions constructives sur nos résultats. ” A la suite de Mme Thouraya, le directeur du bureau régional M.Thierry a pris la parole pour cette ouverture Après s’être présenté aux participants, il a fait le points sur les activités du FIDA au niveau de la sous-région et a présenté l’agenda de l’atelier. “ Je voudrais tout d’abord souhaiter la bienvenue à tous les participants à ce troisième atelier régional,qui a la particularité d’être le premier organisé virtuellement. Je remercie également les collègues sur le terrain,dans les sept pays que couvre le bureau régional Afrique de l’Ouest pour leur engagement et leur persévérance au cours de cette année très difficile. En effet, cet atelier est organisé à un moment où l’humanité connaît une des crises les plus importantes de son histoire moderne, due à la pandémie du COVID 19. Malgré cette situation qui a limité la capacité de mise en œuvre sur le terrain, les équipes des projets et du FIDA ont continué à travailler pour mettre en œuvre les activités prévues au bénéfice des populations rurales les plus pauvres. Cette semaine de rencontre virtuelle est l’occasion de célébrer tout le travail réalisé et les résultats qui ont pu être atteints grâce à ces efforts. L’atelier est également une opportunité pour apprendre les uns des autres en échangeant et en partageant les meilleures pratiques, les succès, mais aussi apprendre de nos erreurs et essayer de voir ensemble comment nous pouvons faire face aux défis qui nous attendent. Car le COVID 19 a également amplifié les défis que nous connaissions déjà. Nous devrons aider à rebâtir une fois que cette crise sera terminée, nous l’espérons le plus rapidement possible. Nous aurons l’occasion de parler d’innovation et d’expériences pilotes qui ont réussi et qu’on devrait chercher à mettre maintenant à une échelle beaucoup plus importante. Le FIDA travaille depuis maintenant 40 ans à promouvoir la productivité de l’agriculture familiale, à faire en sorte que les familles rurales soient plus résilientes et prospères en Afrique et plus particulièrement dans la sous-région. Ce travail se fait grâce aux financements qui sont déployés par le Fonds dont le modèle consiste à procéder à des cycles de reconstitution d’une durée de trois ans. Nous sommes actuellement au cycle FIDA 11 qui se terminera en 2021. Nous préparons déjà le cycle FIDA 12 sous le leadership de notre management, et en particulier le président du FIDA, Monsieur Gilbert Houngbo, originaire de la sous-région. Les discussions avec les pays membres autour de cette reconstitution sont bien avancées. Nous devons également dès cette année redoubler d’efforts pour réaliser les objectifs de développement durable dont l’échéance arrive dans seulement 10 ans. Il faut pour cela déployer beaucoup plus de ressources. C’est l’un des messages principaux que nous avons essayé de partager avec les pays membres : il est important de pourvoir FIDA 12 de plus de ressources afin de donner plus de financements aux pays que nous servons, en particulier ceux de la région d’Afrique de l’Ouest et du Centre où nous avons l’ambition de doubler notre impact. Nous encourageons donc les pays de la région à augmenter leur contribution. Cette reconstitution s’accompagne également d’un effort de notre organisation, déjà initié pendant FIDA 11, pour plus d’agilité et de proximité avec nos partenaires, afin d’améliorer continuellement le service que nous rendons, mieux discuter et mieux conceptualiser ensemble des politiques et des projets plus impactant notamment pour les jeunes,les femmes et les familles démunies.Cet effort se concrétise en particulier par le processus de décentralisation qui a commencé et qui va s’accélérer. Je conclurai avec un dicton de mon pays laTunisie qui dit : « celui qui veut de belles choses doit se réveiller au milieu de la nuit ». Ce qui signifie que nous devons continuer à travailler dur et ne pas avoir honte de partager nos erreurs car on apprend parfois plus des erreurs que des réussites. Je souhaite à tous et à toutes une bonne semaine d’échanges.Je compte sur tous les participants pour donner toute l’énergie possible afin que nous ayons ensemble des discussions constructives sur nos résultats. ” A la suite de MmeThouraya, le directeur du bureau régional M.Thierry a pris la parole pour cette ouverture officielle.Après s’être présenté aux participants, il a fait le point sur les activités du FIDA au niveau de la sous-région et a présenté l’agenda de l’atelier.
  • 17. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 “ Nous organisons cet atelier pour la troisième année consécutive. Il s’agit désormais d’un rendez-vous annuel pendant lequel nous sommes heureux de nous retrouver ensemble, équipes des projets et du FIDA, pour faire la revue des projets. Notre Hub régional coordonne les activités du FIDA dans sept pays que sont le Cap Vert, la Gambie, la Guinée, la Guinée Bissau, le Mali, la Mauritanie et le Sénégal. Nous cherchons à donner de plus en plus d’unités aux programmes qui sont mis en œuvre dans ces sept pays. Il y a dans chaque pays entre deux et quatre projets en cours, pour une douzaine de projets au total. Certains se terminent, d’autres démarrent. Ce sont ces 12 projets que vous représentez aujourd’hui. Cet atelier en virtuel nous donne l’occasion d’être d’avantage de participants que les années précédentes lors desquelles nous étions limités en nombre à cause des coûts. En général seuls les coordinateurs, les responsables suivi évaluation et les responsables financiers pouvaient prendre part à l’événement. Aujourd’hui nous pouvons avoir l’ensemble des équipes projets, y compris les antennes régionales des programmes et c’est une très bonne chose. Comme pour les éditions précédentes de l’atelier,nous ferons une revue de portefeuille durant laquelle nous verrons l’avancement des activités du FIDA dans nos pays. Les projets vont également présenter la mise en œuvre de leurs plans d’action 2020 : qu’est ce qui a pu être fait pendant l’année écoulée et qu’est-ce qui se fera pour l’année 2021. Ensuite nous continuerons avec des discussions sur la gestion des savoirs.Vous aurez l’occasion de présenter des produits que vous avez élaborés,car le développement est fondamentalement basé sur l’échanges des connaissances et des innovations.Nous devons faire en sorte que ce qui a réussi dans un pays puisse être partagé avec les autres. Nous parlerons du futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest.Vous savez que ce sujet est d’une importance cruciale. L’Afrique est le seul continent dans le monde dont la population est en phase de doubler durant les 30 prochaines années. Comment faire en sorte que le FIDA et les projets appuient les gouvernements et les paysans afin de produire suffisamment de nourriture pour ces populations nouvelles, et répondre aux besoins en infrastructures, en éducation, etc. ? Le FIDA est toujours à la recherche de nouvelles méthodes de travail. La 12ème reconstitution du Fonds va être extraordinaire et originale dans le sens où tous les pays membres participent (177). On s’oriente aussi de plus en plus vers une ouverture aux marchés internationaux car le FIDA pourra emprunter sur les places financières. Cela devrait apporter beaucoup plus de ressources pour l’avenir et nous espérons ainsi faire augmenter les projets en Afrique comme nous l’avons fait depuis les cinq dernières années. Enfin cette année nous avons tous beaucoup souffert de la pandémie du COVID. Paix à ceux qui en ont été victimes. Il a fallu s’adapter et je pense que globalement nous y sommes parvenus.Vous continuez les activités sur le terrain, ce qui est le meilleur signe de votre vitalité. Nous devons désormais travailler à la relance de l’économie. Une baisse de 2 ou 3 % de la croissance économique en Afrique constitue un choc énorme. Des croissances agricoles annuelles à 2 % permettent à peine de couvrir l’augmentation démographique. Pour que les populations s’enrichissent et notamment que les jeunes s’en sortent, la croissance doit être à 7 ou 8 %. J’aimerais donc que dans nos discussions, nous mettions l’accent sur l’impact que vous avez, le nombre de bénéficiaires que vous suivez et combien d’entre eux arrivent à s’enrichir et améliorer leurs conditions de vie. Pour finir, le Hub continue de se développer. Nous sommes maintenant à peu près 25 personnes.Vous allez tous les rencontrer pendant ces trois jours. Nous sommes très fier d’avoir eu le trophée cette année lors de la remise des Awards à Rome dans la catégorie « Facilitateur du Changement ». Notre Hub est reconnu comme étant un des très bons hubs du FIDA parmi les 15 qui existent dans le monde. Je remercie enfin l’équipe des facilitateurs que vous allez voir au cours des sessions d’atelier. Je vous encourage vraiment à participer au maximum aux échanges, de manière à ce que cet atelier soit comme ceux des années précédentes comme si nous étions tous ensemble dans la même salle. Merci à tous et bon travail pour renforcer l’impact de vos projets. ” 17 M. BenoitThierry, Représentant du bureau régional Afrique de l’Ouest, directeur pays Sénégal, FIDA
  • 18. Monsieur Gianluca Capaldo, chargé du Cap-Vert, de la Guinée Bissau et de la Mauritanie a insisté sur la nécessité de garder l’esprit d’équipe et d’améliorer les connexions qui nous permettent de garder le contact malgré les conditions de travail à distance imposées par cette pandémie. Il a également signalé l’importance encore plus grande aujourd’hui de réaliser une bonne planification de l’année à venir notamment des activités sur le terrain. La planification permet d’être mieux préparés en cas de perturbations comme la pandémie. Il a rappelé tous les efforts fournis depuis deux ans par les équipes de projets et l’équipe du hub régional du FIDA dans la mise en place du système de partage des connaissances. Ces efforts ont permis de partager les cas de succès avec le FIDA et les autres partenaires internationaux. Ces expériences peuvent servir au développement durable dans d’autres pays. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 18 Madame Haoua Sienta, en charge de la Gambie et de la Guinée a signalé l’opportunité de cet atelier pour échanger et engager des collaborations entre projets de différents pays. Elle est revenu également sur la crise du COVID 19 pour rendre hommage aux victimes, notamment à Monsieur Mamadou Gassama, coordonnateur du projet NEMA qui a succombé à la maladie en 2020. Une minute de silence a été observée à cette occasion. © IFAD © IFAD/Barbara Gravelli
  • 19. 19 Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
  • 20. 20 Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
  • 21. 21 Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
  • 22. 22 Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 © IFAD/ Nilza Utali
  • 23. 23 Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 24. 24 Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 Chaque année pendant cet atelier régional, les équipes travaillent ensemble pour renouveler les plans d’actions par pays et pour le hub. Ces plans sont selon 5 objectifs : Amélioration des programmes pays ; Amélioration des designs de projets ; Amélioration de l’appui à la mise en œuvre des projets ; Amélioration de la visibilité et gestion des savoirs ; Renforcement et développement des partenariats. Déboursements 2020 Les déboursements pour l’année 2020 sont à peu près de 40 millions de dollars au total pour les7 pays,c e qui est un peu plus faible que les prévisions faitese n début d’année. Compte tenu de la pandémied uC OVID 19, c’est toutefois un résultat acceptable. Les dépenses pour l’année prochaine seront sans doute à peu près au même niveau. © IFAD
  • 25. 25 Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020
  • 26. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 26 108
  • 27. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 29 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 28. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 28 © IFAD/Amadou Keita
  • 29. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 7
  • 30. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 30 © IFAD/Nilza Utali
  • 31. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 31 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 32. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 32 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 33. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 33 © IFAD
  • 34. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 34
  • 35. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 35
  • 36. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 36
  • 37. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 37
  • 38. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 38
  • 39. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 39
  • 40. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 40 © IFAD
  • 41. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 41
  • 42. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 42
  • 43. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 43
  • 44. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 44 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 45. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 45 © IFAD
  • 46. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 46
  • 47. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 47 2. Mauritanie © IFAD/Barbara Gravelli
  • 48. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 48 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 49. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 49 3. Gambie © IFAD/Amadou Keita
  • 50. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 50
  • 51. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 51 ©IFAD/Guillaume Bassinet
  • 52. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 52 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 53. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 53
  • 54. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 54 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 55. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 55 5. Cap-Vert © IFAD/Barbara Gravelli
  • 56. Jour 1 : Introduction et bilan de l’année 2020 56 © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 57. Jour 2 Prospection sur le future de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Barbara Gravelli © IFAD/Barbara Gravelli futur de l’agriculture
  • 58. Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest 58
  • 59. Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest 59 © IFAD/Barbara Gravelli
  • 60. 60 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 61. 61 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
  • 62. 62 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest ©IFAD/Guillaume Bassinet
  • 63. 63 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 64. 64 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 65. 65 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Amadou Keita
  • 66. 66 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 67. 67 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest 1. L’avenir de l’agriculture au CapVert © IFAD
  • 68. 68 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/ Jin Chung Kim © IFAD/R. Ramasomanana
  • 69. 69 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
  • 70. 70 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 71. 71 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 72. 72 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Barbara Gravelli
  • 73. 73 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Barbara Gravelli
  • 74. 74 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
  • 75. 75 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 76. 76 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 77. 77 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
  • 78. 78 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Barbara Gravelli
  • 79. 79 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Amadou Keita
  • 80. 80 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 81. 81 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Brabara Gravelli
  • 82. 82 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 83. 83 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
  • 84. 84 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest
  • 85. 85 Jour 2 : Prospection sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest © IFAD
  • 87. Jour 3 Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 88. 88 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 90. 90 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Nilza Utali
  • 91. 91 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 92. 92 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 93. 93 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/ Nana Kofi Acquah
  • 94. 94 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 95. 95 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 96. 96 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 97. 97 Jour 3 : Retour d’expériences sur © IFAD
  • 98. 98 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 99. 99 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 100. 100 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 101. 101 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 102. 102 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 103. 103 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 104. 104 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 105. 105 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 106. 106 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 107. 107 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 108. 108 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 109. 109 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 110. 110 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 111. 111 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 112. 112 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 113. 113 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 114. 114 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 115. 115 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 116. 116 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 117. 117 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 118. 118 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 119. 119 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 120. 120 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 121. 121 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 122. 122 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 123. 123 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 124. 124 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 125. 125 Jour 3 : Retour d’expériences
  • 126. 126 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 127. 127 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 128. 128 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD © IFAD/Barbara Gravelli
  • 129. 129 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 130. 7 Jour 3 : Retour d’expériences 130 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 131. 7 Jour 3 : Retour d’expériences 131 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Amamadou Keita
  • 132. 132 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD
  • 133. 133 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Edward Echwalu
  • 134. 134 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Amadou Keita
  • 135. 135 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Barbara Gravelli
  • 136. 136 Jour 3 : Retour d’expériences Merci à nos quatre panélistes. En résumé de cette discussion nous pouvons retenir que toute innovation part du constat d’un problème quotidien que rencontrent les acteurs,et que l’on va essayer de résoudre. Une fois que le constat du problème est fait, il faut analyser les besoins des acteurs afin de leur offrir des solutions adaptées. Le digital n’est que l’outil qui permet de faciliter la mise en place de solutions.Nous avons vu avec madame Cissé qu’une solution peut résoudre plusieurs problèmes, comme par exemple la sécurisation des transactions et le gain de temps pour les agriculteurs,qui n’ont plus besoin de se déplacer pour récupérer le produit de leur vente. Monsieur Ba nous a expliqué que la solution mise en place au niveau du Club Tiossane permet d’éviter les pertes post récolte et de générer plus de gains. Monsieur Roussel, à travers l’innovation FieldSIM qu’il nous a présenté, a rappelé l’importance du facteur humain dans toute innovation. Enfin, Monsieur Touré a montré l’utilité de se servir des drones et des satellites pour offrir des conseils spécialisés aux agriculteurs. © IFAD/Barbara Gravelli
  • 137. 137 Jour 3 : Retour d’expériences © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 138. 138 Jour 3 : Retour d’expériences Dans la partie « je veux utiliser une application »,vous avez accès à un large répertoire d’applications digitales dans le domaine de l’agriculture et qui fonctionnent sur les Smartphones. Nous avons identifié près de 600 applications potentiellement utiles pour les personnes qui interviennent dans le domaine de l’agriculture. Nous avons ensuite éliminé celles qui ne sont pas actives. Les utilisateurs peuvent noter les applications en utilisant les étoiles jaunes. Les applications sont classé en fonction de leur position dans les différentes étapes des chaînes de valeur : pré-production, production, récolte, transformation et marketing. La plateforme intègre le système Google translate,ce qui lui permet d’être disponible dans 108 langues. Cette plateforme est prête et doit maintenant être diffusée et nous recherchons des partenaires pour être les points focaux et appuyer cette diffusion dans chacun des pays du hub. Nous profitons donc de cette rencontre pour inviter les participants qui souhaitent devenir des points focaux dans leur pays à se manifester. Une bonne façon de commencer à faire la promotion de la plateforme est d’aller vous-même l’utiliser, chercher par exemple des applications, et partager sur votre Facebook ou votre Twitter celles qui vous paraissent intéressantes. Vous pouvez également proposer des applications qui existent dans vos pays, afin qu’elles soient répertoriées dans la plateforme.
  • 139. Jour 4 Augmenter notr impact auprès d béné ciaires 7 © IFAD e e s
  • 140. Introduction aux travaux de la quatrième journée Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 140 A Cette quatrième journée était dédiée à l’impact que nos interventions de développement ont sur le terrain auprès de nos clients, les agriculteurs et les éleveurs. Le FIDA mobilise chaque année des millions de Dollars US pour investir dans les activités économiques des familles rurales les plus pauvres, sur tous les continents. Le FIDA, les gouvernements et nos partenaires accordent une priorité élevée aux résultats et impact que ces investissements apportent. En ce sens, nous nous efforçons constamment de renforcer l’impact de nos actions,dans un contexte ou l’aide publique au développement est limitée. Cette journée a été organisée en trois principaux moments. La première partie a consisté en une session en sous-groupe, durant laquelle les participants étaient invités à donner le du nombre de personnes bénéficiaires de leur projet et discuter des solutions envisageables pour augmenter ce nombre,en considérant notamment le contexte actuel de pandémie du COVID 19. La seconde partie de la journée était consacrée à la présentation de différentes expériences de partenariat entre le FIDA et les Organisations Paysannes (OP) en Afrique de l’Ouest. Les partenariats représentent un aspect primordial pour le renforcement de l’impact des investissements, particulièrement lorsqu’il s’agit des organisations paysannes, qui représentent les agriculteurs et les éleveurs que nous appuyons.La dernière session de la journée était consacrée à un partage d’expériences de trois directeurs pays du FIDA, travaillant dans des pays en dehors de l’Afrique de l’Ouest. Encore une fois, l’échange d’informations et de bonnes pratiques est primordial pour favoriser l’amélioration continue dans une optique de toujours renforcer l’impact de nos interventions. La journée a d’abord commencé par un quizz composé de deux questions,auxquelles les participants ont répondu en direct. Les graphiques ci-dessous indiquent les réponses données en pourcentage.
  • 141. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 141 Après que les participants ont répondu au quizz, une courte discussion a été entamée en plénière afin d’évaluer plus précisément le nombre de bénéficiaires des interventions financé par le FIDA dans les 7 pays du hub,en additionnant le nombre donné par chaque projet. © IFAD © IFAD/Barbara Gravelli
  • 142. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 142 Après le quizz, les participants ont donné une estimation du nombre d’agriculteurs pour chacun des pays couverts par le hub afin d’obtenir le nombre total que constitue cette population. Comment augmenter l’impact et le nombre de bénéficiaire par projet ? B Six groupes de travail ont été constitués en sélectionnant les participants selon la fonction qu’ils occupent au sein des projets. Il y avait ainsi un groupe de coordonnateurs,un groupe composé des responsables de passation de marché,des comptables et des responsables administratifs et financiers,deux groupes composés des responsables techniques, un groupe composé des responsables suivi-évaluation et un groupe composé des responsables de la communication et de la gestion des connaissances. Dans chaque groupe, un facilitateur menait la discussion et un rapporteur prenait des notes. La discussion était organisée autour des trois questions suivantes : 1. Combien de bénéficiaires touchez-vous approximativement dans votre projet ? 2. Quelles difficultés anticipez-vous dans un environnement (post-)COVID pour toucher efficacement encore plus de bénéficiaires ? 3. Qu’allez-vous mettre en place concrètement au niveau de votre fonction afin de surmonter ces difficultés ? 4. Quel type de support pourrait vous être utile pour réaliser cela et qui serait le plus à même de vous le fournir ? (à (à © IFAD/Barbara Gravelli
  • 143. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 143 La synthèse des discussions est reportée dans les tableaux ci-dessous. Le
  • 144. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 144 appels de groupe sur WhatssAp.
  • 145. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 145
  • 146. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 146 10 000 jeunes Pour 2021 la cible est de 15 000 ménages.
  • 147. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 147 suite à
  • 148. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 148 © IFAD
  • 149. “ Je suis ravi de participer à cette session, qui permet de partager l’avis du ROPPA sur le processus de partenariat entre le FIDA et les organisations paysannes. Le démarrage de ce partenariat s’est fait entre les années 2005 et 2006. De façon symbolique, les organisations de paysans que nous sommes prenons l’année 2006 comme référence.C’est l’année d’organisation du premier forum paysan,qui a acté l’ouverture d’un espace de dialogue au niveau mondial sur les questions prioritaires des acteurs les plus vulnérables que nous représentons. Parler de partenariat implique deux choses pour nous. La première, c’est de savoir s’écouter, et c’est ce que permet l’espace du forum paysan. La deuxième, c’est d’agir ensemble, de corriger ensemble. Ce processus de partenariat a donné des résultats très importants du point de vue des organisations paysannes au niveau mondial. Il a permis d’aider à clarifier le ciblage des plus petits producteurs dans les domaines de la pêche,de l’élevage,des forêts,et de l’agriculture. Il a permis la construction de programmes d’appui à ces acteurs, qui se sont organisés dans différentes régions du monde. C’est dans ce sens qu’en Afrique la dynamique du mouvement paysan a vu naitre le PAFO qui est une organisation panafricaine des organisations paysannes. Ce partenariat a également permis d’initier le PAOPA (Programme d’Appui aux Organisations Paysannes), qui visait le renforcement des capacités institutionnelles des organisations paysannes.Aujourd’hui, le PAFO bénéficie d’un second programme dans la continuité du PAOPA, le programme FO4ACP qui tout comme le PAOPA est financé par l’Union Européenne avec une gestion déléguée au FIDA. La participation des OP dans l’élaboration de l’ensemble des COSOP (Programme d’options stratégique pour le pays) dans nos pays est désormais effective.Nous avons pu maintenir le dialogue entre les OP et les bureaux du FIDA dans les pays.Au FIDA nous sommes écouté à tous les niveaux.Mais cela ne signifie pas que nous avons tout gagné. Parce que le combat est ardu. Ce partenariat nous aide également à dialoguer avec nos gouvernements, nous facilite les négociations. Il nous a également amené à participer à la construction du fond ABC actuellement à l’étape de mise en œuvre. Le plus important, du point de vue du ROPPA c’est que nous sommes désormais impliqués dans l’élaboration des politiques publiques. Sachez que vous avez les remerciements et l’encouragement du conseil d’association du ROPPA. Nous renouvelons notre engagement à maintenir notre partenariat avec le FIDA pour la construction de nos organisations paysannes. ” Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 149 Le partenariat entre le FIDA et les Organisations Paysannes C 1. Introduction de la session Cette session de l’atelier avait pour objectif de faire le point sur un aspect important de la mise en œuvre des programmes financés par le FIDA : le partenariat avec les organisations de producteurs. Ce partenariat a débuté par une convention en 2005, puis le forum paysan a été lancé en février 2006. Ce forum se tient tous les deux ans en marge du conseil des gouverneurs du FIDA. Cet événement permet au FIDA et aux OP de faire le point sur leur partenariat, sur les solutions viables et durables pour mieux répondre aux défis de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. En 2020 le septième forum a été organisé à Rome, juste avant le début des restrictions liées à la pandémie. Dans la logique de son processus de décentralisation en cours, le FIDA a organisé un premier forum paysan en dehors de Rome, à Nouakchott en 2018. Durant ce forum, les représentants des organisations paysannes, des projets financés par le FIDA en Afrique de l’Ouest et du Centre, le personnel du FIDA et des gouvernements ont discuté de la nécessité d’un partenariat plus précis et plus fonctionnel dans le cadre de l’élaboration des stratégies du FIDA dans les pays et de la formulation des projets. Il a été décidé que des partenariats seraient noués non seulement entre les OP et le siège du FIDA à Rome, mais aussi avec les bureaux régionaux du FIDA qui adoptent une fonction de plus en plus importante dans la mise en œuvre de projets. Mot d’introduction de M. Nadjirou Sall, secrétaire général du ROPPA (Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest)
  • 150. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 150 2. Convention CNCR-FIDA « Œil du paysan » : quel contenu, quelles avancées, quelles perspectives La présentation a été réalisée par M.El HadjiThierno Cissé, coordonnateur du Conseil National de Concertation des Ruraux (CNCR) du Sénégal. © IFAD
  • 151. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 151 3. Partenariat FIDA-CNOP Mali :expérience de formulation du COSOP en 2020 La présentation a été faite par M. Soumana Kanta, coordinateur de la Coordination Nationale de Organisation Paysannes (CNOP) du Mali. © IFAD/Barbara Gravelli
  • 152. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 152
  • 153. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 153 4. Implication des réseaux d’OP régionales dans la formulation du projet G5Sahel/SD3C : expérience du RBM Cette présentation a été faite par M. Blamah Jalloh, coordonnateur du Réseau Billital Maroobe (RBM).
  • 154. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 154 5. Délégation de gestion du Fonds levier PADAAM/Bénin à la CoopDICPA : modalités et avantages Cette présentation a été faite par Lionel Guezodje, président de la Coopérative de Distribution d’Intrants et de Commercialisation des Produits Agricoles (Coop DICPA) au Bénin. Le fonds levier mis en œuvre dans le cadre du PADAAM a été confié à la CoopDICPA. Il s’agit d’un mécanisme permettant d’accompagner les producteurs dans leur approvisionnement en intrants agricoles et dans la commercialisation de leurs produits. Les filières riz, maïs et manioc sont concernées par l’appui. Le PADAAM met des fonds à la disposition à la CoopDICPA qui entre en relation avec tous © IFAD/Barbara Gravelli
  • 155. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 155 les acteurs qui fournissent des intrants (semences, engrais, désherbants, etc.). Les organisations accompagnant les agriculteurs dans le domaine du conseil agricole et qui ont signé au préalable une convention avec le PADAAM transmettent à la CoopDICPA les besoins des producteurs pour la campagne à venir. La CoopDICPA négocie ces intrants auprès des fournisseurs afin de les mettre à la disposition des agriculteurs. Lors de la conception de ce mécanisme, beaucoup de réflexions ont concerné la pérennisation du fonds. Celui-ci doit se renouveler par les remboursements des usagers et il convient de s’assurer qu’il ne s’érode pas. La pérennisation est basée sur la commercialisation. Ainsi au moment du paiement, le résultat net est partagé en trois : 50% retourne vers le partenaire et ses bénéficiaires directs afin de les motiver à rester dans le dispositif, 30% va abonder le fonds levier pour garantir sa durabilité et 20 % seront reversés à la CoopDICPA pour assurer la gestion et garantir aussi son intérêt en tant que privé à participer à ce dispositif. © IFAD/Barbara Gravelli
  • 156. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 156 6. Contrôle citoyen du PADAT par le cadre de concertation OP/OSC sur le secteur agricole auTogo : contenu, modalités résultats et impacts. La dernière présentation a été faite par M. Arthur Zogan, secrétaire exécutif de la Coordination Togolaise des Organisations Paysannes (CTOP). © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 157. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 157 La conclusion de cette session a été d’encourager le développement et le renforcement des partenariats entre les projets du FIDA et les organisations de producteurs. Ces partenariats ont des bénéfices certains sur les aspects économiques, stratégiques, politiques, comme l’a montré par exemple l’expérience du contrôle citoyen. Plus il y aura d’interactions entre les projets financés par le FIDA et les organisations paysannes mieux ce sera. Ceci pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce que les organisations paysannes assurent le maximum de durabilité aux activités mise en œuvre, dans le sens où elles préexistent aux projets et continuent d’exister après eux. Deuxièmement parce que les organisations paysannes représentent des millions de paysans,ce qui peut beaucoup aider à la mise à l’échelle des activités du FIDA.Nous voulons nous inspirer d’activités réussies comme celles qui ont été exposées tout à l’heure. 7. Conclusion © IFAD/Barbara Gravelli
  • 158. Alessandro Marini directeur pays pour les Philippines et le Myanmar Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 158 Pour la dernière session de cette quatrième journée, trois directeurs pays du FIDA basés en dehors de l’Afrique de l’Ouest ont partagé leur expérience en répondant à quelques questions sur le travail du FIDA dans leur pays. Les échanges ont été animés par Mme Adriane Del Torto, chargée de programme au sein du hub Afrique de l’Ouest du FIDA. Rencontre avec les directeurs du FIDA hors Afrique de l’Ouest D Les membres de ce panel sont : Rasha Omar directrice pays pour l’Inde, le Bangladesh et les Maldives Ambrosio Barros directeur pays pour le Malawi et la Zambie
  • 159. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 159 Rasha Omar,avant d’être affectée en Inde,tu étais directrice pays pour la République Démocratique du Congo. Pourrais-tu nous raconter ta transition de l’Afrique vers l’Asie ? Quelles différences as-tu observé concernant le travail avec les organisations de producteurs,les bénéficiaires,le gouvernement et les partenaires ? Il s’agit là d’une question pertinente puisque l’Inde est un énorme pays, avec un taux de croissance économique parmi les plus élevés au monde et qui s’inscrit dans le top 5 des économies mondiales. Merci à l’équipe du hub Afrique de l’ouest de nous avoir invités. J’ai assisté à la session précédente sur le partenariat entre le FIDA, les projets et les organisation paysannes. J’ai trouvé ces expériences très intéressantes et je pense que c’est une dynamique dont nous pourrions nous inspirer dans un programme comme celui de l’Inde ou du Bangladesh. En effet ici nous n’avons pas la même interaction avec les organisations paysannes et ceci pour différentes raisons. En passant de la République Démocratique du Congo à l’Inde, ce qui m’a le plus frappé, c’est la force de ses institutions et également la rigidité de sa bureaucratie. En plus de ceci, l’Inde est un pays qui dispose d’énormes ressources budgétaires et pour qui un bailleur comme le FIDA est vraiment minuscule en termes d’assistance et de coopération financière. Ce qui m’a également frappé en Inde, c’est le niveau de décentralisation que le pays a atteint.Les états provinciaux et même les conseils villageois disposent d’un pouvoir conséquent. Ceci permet d’avoir une mise en œuvre très décentralisée des projets financés par le FIDA. Les organisations communautaires participent directement à l’exécution des projets. Comme le FIDA est relativement petit en Inde, notre valeur ajoutée vis-à-vis du gouvernement est véritablement au niveau des connaissances, des innovations et du savoir-faire que nous pouvons apporter. C’est un gouvernement extrêmement exigeant vis-à-vis du FIDA en termes d’expertise, d’innovation,mais également en termes de pro activité dans la gestion de projet.En effet,le gouvernement a beaucoup de programmes nationaux en cours ils attendent qu’un bailleur comme le FIDA permette d’atteindre les résultats (réduction de la pauvreté, résilience des ménages) plus vite et avec une plus grande qualité.Ainsi notre programme a dû passer par différentes évolutions pour répondre à cette demande. La clé de voûte du programme, c’est l’autonomisation des femmes rurales. Une des expérience du FIDA ici m’a fasciné. Depuis deux décennies le programme travaille avec les groupes d’épargne et de crédit. Quelques projets pilotes au début des années 90 se sont transformés avec l’appui du FIDA et d’autres partenaires en un mouvement national qui englobe aujourd’hui une grande majorité des ménages ruraux. Les femmes ont grandement bénéficié de ces groupe d’épargne et de crédit qui ont eu un bon impact en termes d’autonomisation, d’amélioration du statut économique et social et de la participation des femmes dans les exercices politiques. Le caractère décentralisé du pouvoir politique et l’autonomisation des femmes offrent beaucoup d’opportunités d’intégrer les gouvernements locaux. Les groupes d’épargne de crédit se sont fédérés en une organisations communautaires qui ont atteint un certain degré d’autonomie financière grâce aux services économiques qu’elles fournissent à leurs membres. Ces organisations interviennent dans l’accès aux finances, dans l’appui à la commercialisation, dans la mise en place de systèmes de location de machines agricoles,etc.Ces fédérations d’équipement, d’épargne et de crédit sont aujourd’hui la fondation des organisations paysannes dans le pays. © IFAD
  • 160. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 160 Allessandro Marini, tu as passé une partie de ta carrière en Afrique et depuis deux ans tu te retrouves aux Philippines. C’est un pays qui a fait d’énormes efforts dans la réduction de la pauvreté. Il est considéré aujourd’hui comme un pays à revenus « moyens supérieurs ». Pourrais-tu partager l’expérience que tu as dans ce pays avec le secteur privé. Parle nous également des défis que vous avez relevés et des leçons que nous pouvons tirer pour l’Afrique de l’Ouest des projets financés par le FIDA aux Philippines. Les Philippines sont d’une certaine façon très semblable à ce que Rasha Omar a décrit précédemment pour l’Inde. Il s’agit d’un pays avec une forte croissance économique, de l’ordre de 6 à 8 % durant les dix dernières années. La pauvreté a considérablement diminué. En revanche les inégalités ont augmenté, notamment entre les zones urbaines et rurales. Le pays dispose aussi de ressources budgétaires énormes et n’a pas beaucoup intérêt à emprunter au FIDA puisque les taux d’intérêt sont plus élevés que pour les pays pauvres. Un autre élément à considérer, c’est que la part de l’agriculture dans l’économie est relativement faible aux Philippines et elle décroît chaque année. Le FIDA se focalise sur ce que l’on appelle un modèle de croissance inclusif. Nous voulons montrer au gouvernement que l’agriculture est un secteur très important pour la croissance économique et qui doit permettre de résoudre les problèmes d’inégalités croissantes. En passant de l’Afrique aux Philippines, j’ai été frappé par l’existence d’une série de partenaires privés, micros, petites et moyennes entreprises jusqu’aux multinationales, qui investissent dans l’agriculture en milieu rural et avec qui le FIDA peut travailler.L’agriculture aux Philippines, bien plus qu’en Afrique, est un secteur d’investissement privé. Le secteur public joue un rôle de facilitateur, mais l’investissement est surtout privé. Le FIDA a financé un projet dans lequel quatre filières porteuses ont été identifiées : le cacao, le café, les fruits et les noix et la gomme arabique. La première étape a été d’identifier des entreprises d’ancrage (Anchor Firms).Cela peut être une grande entreprise ou un cluster de moyennes ou de petites entreprises qui va servir de point d’entrée pour notre projet.Autour de cette entreprise ou cluster, on élabore un plan d’investissement qui comprend des fonds publics pour construire les infrastructures et renforcer les capacités des paysans et de leurs organisations. D’un autre côté cet investissement public va servir de levier pour stimuler les institutions financières et les entreprises privées à investir dans la filière. Le gouvernement philippin n’hésite pas à utiliser des prêts du FIDA pour appuyer et financer des entreprises privées, Ambrosio Barros, comme les précédents intervenants de ce panel,tu as travaillé pour le FIDA enAfrique de l’Ouest.Tu as aussi travaillé dans plusieurs départements du FIDA. Tu as donc une très bonne connaissance de l’organisation.Tu es maintenant en Afrique Australe, une région qui diffère beaucoup de l’Afrique de l’Ouest mais qui partage toutefois certains défis avec elle,surtout en ce qui concerne la bonne exécution des projets. Malgré ces difficultés nous devons te féliciter d’avoir dans ton portefeuille deux projets qui figurent parmi les dix meilleurs projets du FIDA. Comment avez-vous fait ? Pourrais-tu nous raconter cette évolution de ton portefeuille et nous conseiller pour qui nous puissions reproduire ce succès en Afrique de l’Ouest ? Je dirais dans un premier temps qu’un portefeuille peut être composé à la fois de projets très performants et de projets à problèmes. C’était le cas du portefeuille de la Zambie lorsque je l’ai repris. Plusieurs facteurs contribuent à rendre un projet performant, parmi lesquels nous pouvons inclure une équipe de coordination de projet compétente, qui maîtrise les processus de mise en œuvre aux niveaux national et du FIDA.Il faut aussi un excellent suivi de la mise en œuvre de la part du ministère de tutelle.Le projet doit être bien formulé,avec des activités et des résultats à atteindre clairement définis et qui donnent une marge de manœuvre à l’équipe de projet pour faire face aux réalités de terrain. Enfin, il faut un suivi continu et rapproché de la part du FIDA qui doit proposer de façon régulière des ateliers de formation en passation de marché, en gestion financière et dans toute autre expertise importante pour la bonne mise en œuvre des projets. Quand un projet commence à avoir des difficultés il faut alors lui donner les moyens nécessaires pour qu’il devienne performant. Au Malawi le ministère de tutelle,l’équipe de projet et l’équipe du FIDA ont pu améliorer la situation d’un projet qui devenait critique.Dès l’entrée en vigueur du projet,le ministère de tutelle,dont c’était la première expérience avec le FIDA,avait tendance à « micro-manager » la mise en œuvre du projet. L’équipe de projet, pourtant compétente et familière des processus du FIDA, ne disposait d’aucune autonomie. Par exemple, pour toute dépense égale ou supérieure à 5000 US$, l’équipe devait consulter le ministère de tutelle pour obtenir le paiement. Six mois après l’entrée en vigueur du projet, la mise en œuvre avait connu de forts délais à cause de ces processus très bureaucratique. Il y avait beaucoup de frustration au niveau de l’équipe du projet, et même un manque de confiance qui se développait entre le ministère de tutelle et l’équipe de projet.Ayant échangé avec les deux si cela peut permettre de jouer un rôle entrainant dans une filière.
  • 161. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 161 parties, j’ai organisé une mission de soutien technique au cours de laquelle j’ai rappelé à tout le monde le rôle de chaque partie. D’un côté il y a les orientations stratégiques et la validation du PTBA et du plan de passation de marchés, qui reviennent au ministère de tutelle. De l’autre il y a la gestion quotidienne du projet, qui revient à l’équipe du projet. Nous avons conclu qu’avec un suivi rapproché du FIDA, les seuils de dépenses pouvaient être relevés. L’équipe du projet peut désormais dépenser jusqu’à 50 000 dollars sans demander l’autorisation du ministère de tutelle. En fonction de la performance du projet, ce seuil de dépense pourra être revu à la baisse ou à la hausse. Je peux conclure qu’il est important dans ce cas précis, de rappeler que l’équipe du projet ne jouit pas d’une indépendance vis-à-vis de son ministère de tutelle mais d’une autonomie à géométrie variable en fonction de la bonne utilisation des fonds. Pourrais-tu développer un peu s’il te plaît ? Je pense en effet que tu décris un défi que nous avons tous à relever. Comment faire pour autonomiser davantage les équipe de mise en œuvre des projets ? Comment as-tu convaincu le gouvernement de lâcher prise dans ce cas précis que tu décris ? C’est un échange qui se veut continu entre l’équipe du FIDA et l’équipe de projet d’une part et le ministère de tutelle d’autre part. J’ai eu de nombreuses réunions avec les preneurs de décision au niveau du ministère de tutelle pour leur expliquer quels étaient les dangers du micro management. Il faut y aller et prendre des exemples très concrets comme des dossiers en détaillant les étapes par lesquelles le projet est passé et leur montrer les délais très longs dans la prise de décision.Il faut leur faire prendre conscience qu’ils n’ont pas que ça à faire, qu’ils ne sont pas gestionnaires du projet en tant que tel. En gros leur rappeler quel est leur rôle,l’importance du comité de pilotage qui est la cadre au sein duquel ils ont l’opportunité de donner l’orientation du projet. J’ai aussi conseillé à l’équipe du projet de tenir de façon régulière des réunions de coordination avec le ministère de tutelle pour que ce dernier sache ce qu’il se passe au niveau du projet. Pour résumer, il s’agit de créer un climat de confiance entre toutes les parties. J’ai aussi créé des canaux de communication direct par WhatsApp pour échanger avec le ministre de tutelle et le coordonnateur de projet. Il ne faut pas hésiter à prendre le téléphone quand il y a une situation de blocage à régler rapidement © IFAD/Barbara Gravelli
  • 162. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 162 Merci beaucoupAmbrosio et merci à tous les intervenants.Avant de conclure,nous allons prendre quelques questions de l’auditoire. Question de Mamadou Traoré du Mali (INCLUSIF) à Ambrosio Barros Il est vrai que les Ministères de tutelle ne sont pas responsables de la mise en œuvre au quotidien mais ils ont une responsabilité tout de même dans le suivi. Comment faire lorsqu’ils n’ont pas suffisamment de moyens pour assurer ce suivi.Y a-t-il un appui institutionnel prévu dans le budget des projets ? Je suis entièrement d’accord avec vous.Généralement l’appui institutionnel est prévu dès la formulation du projet.Il y a une ligne dans le budget qui est dévolue à l’appui institutionnel que ce soit pour l’achat de matériel informatique, pour financer les déplacements ou pour des formations. Généralement quand le FIDA organise des formations techniques, par exemple sur l’adaptation au changement climatique ou la passation de marchés, le ministère de tutelle est invité à participer. C’est important car à la fin du projet, tout ce qui a été réalisé doit revenir à la tutelle. Elle doit donc être en mesure de fournir l’appui nécessaire pour que les activités puissent continuer. Question de BenoitThierry (FIDA) Est-ce qu’en Inde et aux philippines les projets ont des sites internet ou des plateformes Facebook sur lesquels nous pourrions interagir depuis l’Afrique de l’Ouest ? Rasha Omar : Merci pour cette question. Il y a beaucoup d’attente au niveau de notre management et de nos pays hôtes pour que ce type d’échanges aient lieu.Actuellement les projets utilisent la plateforme Facebook IFADAsia pour poster leurs réalisations. Chaque projet a un site web. Nous pourrons vous transmettre les adresses. Nous organisons au moins une fois par mois un échange d’expérience sur une bonne pratique mise en œuvre par un projet. On pourrait étendre l’invitation aussi aux pays d’Afrique. Nous sommes actuellement en discussion avec la division de l’Afrique de l’Est et du Sud pour échanger des bonnes pratiques concernant les approches transformatives pour le genre. En effet, il y a des expériences réussies en Inde à ce sujet et nous prévoyons donc d’organiser un échange. © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 163. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 133 Photo à remplacer Jour 5 Clôture de l’atelier © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 164. Jour 5 : Clôture de l’atelier 164 Introduction A La cinquième et dernière journée de cet atelier régional a été consacrée dans un premier temps à la présentation des PTBA qui n’avaient pas été présentés lors du jour 2 de l’atelier. Ensuite, les participants ont été invité à répondre à l’enquête de satisfaction portant sur l’ensemble de l’atelier. Enfin la dernière session fut consacrée à la clôture de l’atelier. Quizz En ouverture de la matinée, les participants ont concouru à travers un quizz de 10 questions portant sur les différentes interventions de la semaine. Les réponses devaient être écrites dans la boite de dialogue de Zoom.Le gagnant était le premier à donner la bonne réponse. Les questions, réponses et le nom des gagnants sont reportés dans le tableau ci-dessous. © IFAD/Barbara Gravelli
  • 165. 165 Jour 5 : Clôture de l’atelier Présentation des PTBA des projets B 1. Quelques aspects financiers relatifs aux PTBA Nous entamons cette partie du rapport par une présentation de certains aspects financiers relatifs aux PTBA. Cette présentation a été réalisée durant la deuxième journée de l’atelier, par Mme Oumou Wane Touré, consultante financière pour le FIDA. Elle a rappelé quelques notions indispensables pour réaliser un PTBA conforme. Tout d’abord, les PTBA doivent indiquer les deux taux suivant : - Le taux de réalisation financière : les réalisations financières représentent les coûts des travaux, services, biens, fournitures, etc. réceptionnés dans l’année, qu’ils soient facturés ou non facturés, payés ou non encore payés, selon la comptabilité d’engagement. - Le taux de décaissement : il s’agit des décaissements du projet par rapport au PTBA, c’est-à-dire tous les paiements qui ont été effectués par le projet dans l’année, y compris les avances. Il faut donc retenir que les avances ne correspondent pas à des réalisations mais seulement à des décaissements. Lorsqu’elles sont justifiées, elles deviennent également des réalisations financières. Si on adopte cette bonne pratique de comptabilisation,le taux de réalisation financière est plus en cohérence avec le taux de réalisation physique fourni par le système de suivi-évaluation. Le taux de réalisation financière et le taux de décaissement sont donnés en lecture directe dans les états produits par le logiciel de gestion financière. Aucun calcul n’est nécessaire. Une nouvelle méthode de budgétisation doit être appliquée pour la préparation du PTBA. Nous pouvons la résumer en trois étapes successives : 1. Identification des activités par composante et sous-composantes après défini- tion des objectifs et résultats à atteindre. 2. Déroulement du plan de passation de marché (PPM), avec les estimations financières totales pour chaque marché ou contrat à passer. 3. Budgétisation dans le PTBA de l’année pour uniquement la part des marchés qui sera réalisée dans l’année. Exemple : Un marché de 100 000 USD va figurer sur le PPM 2021 car la passation aura lieu en 2021. Cependant le déroulement du PPM indique une signature en juillet 2021 et une réception partielle de 50% des travaux avant le 31 décembre 2021.Ainsi, seul le montant de 50% de 100 000 USD, soit 50 000 USD, sera porté Les projets participant à l’atelier ont chacun présenté leur Plan deTravail et Budget Annuel pour l’année 2021. Un accent particulier a été mis sur les activités liées à la gestion des savoirs.A la suite de l’atelier, les échanges concernant ces activités se sont poursuivis entre les équipes de projet et le comité de gestion des savoirs du hub.Ces discussions ont abouti au plan de communication et de gestion des savoirs des projets, disponible en annexe de ce rapport. © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 166. Jour 5 : Clôture de l’atelier 166 au PTBA 2021. Cette façon de procéder permet d’atteindre des taux d’exécution plus élevés et parfois même de plus de 100%, ce qui sera jugé performant si toutes les conditions d’approbation sont réunies. 2. AGRIFARM (Guinée) :Projet visant l’agriculture familiale,la résilience et les marchés en Haute et Moyenne Guinée © IFAD
  • 167. 167 Jour 5 : Clôture de l’atelier 3. INCLUSIF (Mali) : Projet de Financement INCLUSIF des Filières Agricoles au Mali Les activités du projet INCLUSIF dont articulées autour de trois composantes : - Composante A : développement des services financiers ruraux ; - Composante B : investissements productifs dans les filières ; - Composante C : coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs. © IFAD
  • 168. Jour 5 : Clôture de l’atelier 168 © IFAD © IFAD
  • 169. 169 Jour 5 : Clôture de l’atelier 4. FIER (Mali) :Projet de formation professionnelle,insertion et appui à l’entrepreneuriat des jeunes ruraux Les activités du projet INCLUSIF dont articulées autour de trois composantes : - Composante A : développement des services financiers ruraux ; - Composante B : investissements productifs dans les filières ; - Composante C : coordination, suivi-évaluation et gestion des savoirs. © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 170. Jour 5 : Clôture de l’atelier 170 5. PADAER 2 (Sénégal) : Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural – phase 2
  • 171. 171 Jour 5 : Clôture de l’atelier © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 172. Jour 5 : Clôture de l’atelier 172 6. NEMA - National Agricultural Land and Water Management Development Project / ROOTS - Resilience of Organizations for Transformative Smallholder Agriculture (Gambie) © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 173. 173 Jour 5 : Clôture de l’atelier 7. PIEJR (Mali) : Projet d’Insertion Économique des Jeunes Ruraux dans les chaines de valeur avicole et piscicole au Mali Le PIEJR, financé par le GAFSP est mis en œuvre autour de trois composantes : - Composante 1 : ciblage et renforcement du dispositif de l’offre de formation ; - Composante 2 : appui aux initiatives des jeunes ruraux et partenariat avec le secteur privé ; - Composante 3 : pilotage, mise en œuvre, suivi et capitalisation.
  • 174. Jour 5 : Clôture de l’atelier 174 © IFAD
  • 175. 175 Jour 5 : Clôture de l’atelier 8. PRODEFI (Mauritanie) : Projet de Développement de Filières Inclusives © IFAD/Guillaume Bassinet
  • 176. Jour 5 : Clôture de l’atelier 176 9. AGRIJEUNES (Sénégal) : Projet d’Appui à l’Insertion des Jeunes Ruraux Agri-Preneurs
  • 177. 177 Jour 5 : Clôture de l’atelier © IFAD
  • 178. Jour 5 : Clôture de l’atelier 178 10. PAFAE (Sénégal) : Projet d’Appui aux Filières Agricoles – Extension © IFAD/Barbara Gravelli
  • 179. 179 Jour 5 : Clôture de l’atelier 11. FARM-TRAC (Régional) :Family farming,Regional Markets and cross borderTrade Corridors in the Sahel
  • 180. Jour 5 : Clôture de l’atelier 180 © IFAD/Barbara Gravelli © IFAD/Barbara Gravelli
  • 181. 181 Jour 5 : Clôture de l’atelier Résultats de l’enquête de satisfaction C Une fois la présentation des PTBA terminée et avant de procéder à la clôture de l’atelier, les participants ont répondu, en direct depuis la plateforme ZOOM, à une enquête visant à évaluer leur satisfaction de l’atelier. Le graphique ci-dessous présente les résultats. © IFAD
  • 182. Jour 5 : Clôture de l’atelier 182
  • 183. Haoua Sienta, directrice pays du FIDA pour la Gambie et la Guinée “Nous voici au terme des travaux de ce troisième atelier régional du hub Afrique de l’Ouest. Après cinq jours d’échanges, de partage et de concertation, nous voyons une fois encore l’intérêt de cet atelier. Je pense que s’il n’existait pas il faudrait l’inventer. Nous avons réuni les équipes des projets, les délégués des organisations paysannes, les collègues du FIDA de Rome et du hub et bien sûr les consultants facilitateurs et les traducteurs.Grand merci à vous tous.Le thème principal de l’atelier était le futur de l’agriculture.Mais pendant la semaine nous avons également discuté d’autres sujets tels que les Plans deTravail et Budget Annuel, la revue des portefeuilles pays, la gestion des savoirs mais aussi et surtout, nous avons échangé en sous-groupe sur les leçons apprises et les bonnes pratiques. Je vous exhorte vivement à mettre ces connaissances en pratique, à cultiver le partage de l’information et à traduire les leçons apprises en plans d’actions à court, moyen et long terme. Les matériels et recommandations produits pendant cet atelier feront l’objet d’un rapport qui sera partagé avec toute l’équipe. Enfin, en espérant que la situation COVID sera sous contrôle, nous vous invitons tous à Banjul en 2021 pour la 4ème édition de l’atelier du hub.” Gianluca Capaldo, directeur pays du FIDA pour le Cap-Vert, la Guinée Bissau et la Mauritanie “ Je voudrais commencer par nous féliciter tous pour les capacités d’adaptation dont nous avons fait preuve ces derniers mois. Si on compare cette semaine à la situation d’il y a 6 mois, on peut voir les progrès qui ont été fait dans le domaine du travail à distance. Nous sommes devenus des professionnels des logiciels de visioconférence. La gestion de l’application pendant les sessions, la discipline durant les échanges, tout cela a été mené avec brio. Félicitations à tous et en particulier à l’équipe FIDA qui a fait un très gros effort, car organiser un atelier de cette envergure dans ces conditions n’a pas été facile. Cette opportunité d’échanger durant cet atelier est devenu une tradition annuelle. C’est une occasion de créer des contacts nouveaux et de renforcer ceux qui existent. Gardons en tête que cela ne s’arrête pas à cette semaine mais que cela doit être une base pour construire des relations durables et poursuivre les échanges pendant toute l’année non seulement entre équipe projet et directeur pays mais aussi avec le reste des membres du hub et avec les collègues des projets qui sont dans d’autres pays.” 183 Jour 5 : Clôture de l’atelier Mots de la fin :conclusions de l’atelier D Jean-Pascal Kaboré, directeur pays du FIDA pour le Bénin, le Mali et le Togo “ C’est un plaisir pour moi de rejoindre l’atelier aujourd’hui.J’aurai vraiment aimé participer aux autres journées mais d’autres obligation m’en ont empêché. C’est vraiment formidable d’avoir cet atelier qui nous donne la possibilité de nous rencontrer, d’échanger, de partager nos expériences et d’apprendre de celles des autres malgré la pandémie. J’ai appris par les collègues que les échanges étaient riches. Merci à tous ceux qui ont contribué à la réussite de cet évènement. Haoua nous a donné rendez-vous à Banjul pour le prochain atelier. Nous allons dès à présent nous y préparer. ”
  • 184. Jour 5 : Clôture de l’atelier 184 BenoitThierry, directeur du bureau régional du. FIDApour l’Afrique de l’Ouest “ Nous arrivons à l’achèvement d’un excellent atelier. Je ne vous cache pas que nous étions un peu stressé en le préparant, parce que c’était la première fois que nous le feront en distanciel.Il s’agissait de notre troisième rendez-vous de la sorte et nous sommes très heureux de nous retrouver comme ça une fois par an. C’est un évènement bien organisé, pendant une semaine durant laquelle nous pouvons vraiment aller au-delà des discussions internes afin d’échanger entre les équipes des projets,du FIDA,les partenaires du gouvernement et les intervenants extérieurs qui ont pu participer.Comme pour les autres années,nous retranscrirons tous les échanges de l’atelier dans un rapport.Par ailleurs,nous avons déjà mis l’essentiel des présentations sur le site internet au fur et à mesure des jours(https://sites.google.com/view/fidafrique-ifadafrica/project-management/atelier- r%C3%A9gional-2020). 120 participants ont assisté quotidiennement à l’atelier en moyenne. Nous sommes montés jusqu’à 140 lors de certaines sessions. L’atelier a été l’occasion de réaliser une revue annuelle de portefeuille pour chacun des pays. C’est une bonne façon d’avoir une vision globale de tout ce que fait le FIDA dans un pays et pas seulement sur un projet. Nous avons aussi vu l’état d’avancement de chacun des 12 projets en cours et leur PTBA pour 2021.Vous avez pu travailler en groupe sur ces PTBA et les améliorer. Le FIDA attend maintenant de la part de chaque projet la présentation officielle de son PTBA pour non objection d’ici mi-décembre. L’approbation au plus tôt du PTBA permet un démarrage serein des activités en janvier. Nous avons eu également de très beaux échanges sur la gestion des savoirs et le partage d’expériences. Je remercie au passage toute l’équipe du hub qui travaille dans ce domaine.Votre travail nous permet de mieux documenter les succès des projets et de davantage communiquer afin de faire en sorte que les expériences soient mieux connues. C’est très important pour le FIDA, dans son rôle de pilote, de montrer aux gouvernements partenaires que nous mettons en œuvre de belles activités avec un fort impact. Les panels que nous avons eus sur les innovations ont permis de faire intervenir des gens de milieux très divers, que ce soit sur les chaînes de valeur des produits frais, les paiements électroniques, la géomatique ou encore les applications numériques pour mieux coordonner les intervenants aux sein des chaines de valeur. Enfin nous avons eu cette journée sur le futur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest.La question clé est toujours de savoir comment on va pouvoir doubler voire tripler la production agricole d’ici à 2050, afin de suivre le doublement de la population. Nous avions abordé brièvement cette question l’an dernier, sur l’ensemble de la région. Cette année, vous avez pu y réfléchir pour chacun de vos pays grâce aux études de cas qui ont présenté les chiffres du futur de l’agriculture. Nous espérons que les projets FIDA vont contribuer à répondre à ces besoin d’augmentation de la production. C’est vraiment un enjeu très important pour tous les gouvernements de la zone. Nous devons parvenir non seulement à nourrir la population mais aussi à produire au-delà des besoins, afin d’exporter vers d’autres pays. Ce qui suppose une diversification agricole, de l’intensification, de la modernisation au sein des filières,etc.Vous avez bien suivi ces discussions sur le futur de l’agriculture et j’espère que chaque projet va prendre ces éléments en compte dans son PTBA.En effet, en filigrane de cette réflexion il y a le besoin d’augmenter l’impact de nos projets, non seulement en prévision du doublement de la population d’ici 2050, qui nécessite de doubler la production alimentaire, mais également parce que nous ne touchons actuellement qu’un pourcent des paysans de nos 7 pays. Comment faire en sorte d’augmenter ce chiffre ? Nous devons d’abord savoir exactement les coûts des projets par bénéficiaire. Si les activités de type social, comme celles que nous avons mené pendant le COVID ne sont pas des activités qui coûtent cher, on peut toucher des centaines de milliers de personnes. Si ce sont des activités de crédit ou d’appui aux entreprises, cela coûte plus cher par bénéficiaire donc on touche moins de monde, mais une entreprise crée beaucoup d’emplois ce qui nous permet de compter des bénéficiaires directs et des bénéficiaires indirects. Ces questions auront certainement une place importante lors de l’atelier de l’année prochaine.Tous vos systèmes de suivi-évaluation doivent travailler à l’amélioration du suivi des bénéficiaires directs et indirects.Vous devez réfléchir à des méthodes pour toucher davantage de monde là où c’est possible, dans tous les pays où les agriculteurs sont nombreux. Pour terminer cette conclusion, nous étions très heureux d’avoir la participation à cet atelier des représentants des organisations paysannes. Le partenariat avec les OP est un engagement du FIDA et nous avons pu voir les expériences de ce partenariat dans différents projets. Merci à tous pour votre participation active malgré la distance. L’usage de la technologie et des écrans nous a quand même permis de bien d’échanger dans les sous-groupes, grâce à l’appui de nos animateurs. À l’année prochaine.”
  • 185. 185 Jour 5 : Clôture de l’atelier Nadine Gbossa, directrice de la division Afrique de l’Ouest et Centrale du FIDA “ C’est un plaisir pour moi de prendre la parole à la clôture de ce troisième atelier sous régional du hub Afrique de l’Ouest. Avec les défis logistiques auxquels notre monde fait face en ce moment, personne ne pensait qu’il serait possible d’organiser cet atelier. C’est vraiment un grand défi logistique d’avoir pu réunir aujourd’hui les représentants techniques des départements ministériels, les équipes des projets, les représentants des OP, les partenaires de mise en œuvre, les directeurs FIDA pour les pays, les équipes-pays du FIDA,les facilitateurs.Ainsi,c’est en moyenne 120 participants qui se sont connectés chaque jour, du Cabo Verde, de la Gambie, de la Guinée Bissau, de la Guinée, du Mali, de la Mauritanie et du Sénégal. Cela montre la pertinence de cette rencontre. Et je peux vous assurer que cette expérience au niveau du hub va servir à toute la division pour améliorer le partage des connaissances au niveau de tous les pays et les projets de la région Afrique de l’Ouest et Centrale. Benoît nous rappelle de façon permanente que le partage des connaissances est essentiel. Il l’est pour mettre ce que nous avons appris à la disposition de tous, parce que nous avons le défi aujourd’hui d’augmenter notre performance de manière continue pour le bénéfice des populations que nous ciblons. Nous nous sommes engagés à supprimer la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Nous savons la situation dans laquelle les populations de notre sous-région sont. Nous avons une obligation d’augmenter l’impact de l’appui que nous leur apportons. La gestion des connaissances et le partage ne sont pas un luxe dans ce contexte.Vous avez eu l’occasion de discuter des PTBA, de l’impact du COVID qui nous demande de nous adapter, des innovations technologiques, du futur de l’agriculture. Ce sont des sujets clés qui nous permettent de nous adapter à un contexte difficile qui a changé dramatiquement et dans lequel nous sommes plus que jamais guidés par une obligation d’impact. Je remercie, tous les participants d’avoir consacré cinq jours à capitaliser, à échanger et à nous permettre à tous d’être mieux équipés pour faire face aux défis qui sont les nôtres. ” © IFAD/Barbara Gravelli
  • 186. Jour 4 : Augmenter notre impact auprès des bénéficiaires 133 Photo à remplacer Annexes ©IFAD/Olivier Asselin
  • 187. 187 Annexes 1. Plan d’action pour la gestion des savoirs 2021