ÉVALUATION DE LA
 SANTÉ MENTALE


  Document réalisé par
       Michel Perrier
 Collège de Maisonneuve,
      automne 2012
      Reproduction interdite
Condition physique et mentale d'une
              personne *
Cette activité constitue l'assise de l'exercice infirmier.
Elle est essentielle à la détermination des problèmes de
santé et des besoins de la personne, y compris ceux qui
requièrent un suivi clinique dans le plan thérapeutique
infirmier (PTI). La plupart des interventions de l'infirmière
découlent de cette évaluation. En effet, évaluer signifie
poser un jugement clinique sur la condition physique et
mentale d'une personne et en communiquer les
conclusions. Le jugement clinique peut mener à
exécuter des interventions complexes, voire à initier des
mesures diagnostiques et thérapeutiques et à ajuster
des médicaments et autres substances selon une
ordonnance.
* http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-reservees/evaluer-la-condition-physique-
et-mentale
L’examen mental *
L'énoncé de l'activité signifie que l'évaluation
porte sur l'ensemble de la situation de santé du
client, c'est-à-dire son état de santé physique et
mentale. Cela inclut les facteurs de son
environnement physique, social, culturel et
spirituel qui ont une incidence sur sa situation de
santé. L'évaluation de la condition de santé
mentale comprend, notamment, les paramètres
liés aux aspects cognitifs, perceptifs, émotifs et
relationnels de la personne (Leclerc, 2002)
* http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-reservees/evaluer-la-condition-
physique-et-mentale
Normalité et anormalité

   La norme repose en médecine somatique sur des tests
    et des examens précis qui permettent de préciser l’écart
    par rapport à une moyenne.
   La norme en psychiatrie repose sur des données
    culturelles, géographiques, temporelles etc. La norme
    n’est que la convention d’un groupe social en un lieu
    donné, à un moment donné.
   L’homme oscille entre la normalité et le pathologique, il
    s’agit d’un continuum variant selon le moment et les
    circonstances de la vie.
Principales classifications

   Troubles psychotiques
   Troubles de l’humeur
   Troubles anxieux
   Troubles de la personnalité
   Troubles de l’adaptation
   Troubles somatoformes
   Troubles dissociatifs
   Troubles factices
   Troubles sexuels et troubles de l’identité sexuelle
   Trouble de l’alimentation
   Démences et troubles cognitifs
   Troubles lié à une substance
Construction du diagnostic

   Axe 1 : Trouble mental

   Axe 2 : Trouble de la personnalité

   Axe 3 : Troubles physiques

   Axe 4 : Problèmes psychosociaux

   Axe 5 : Échelle du fonctionnement    (EGF)
Examen mental

   L’examen mental se déroule parallèlement à l’entrevue, la description
    détaillée des signes et symptômes permet l’établissement d’un
    diagnostic médical par le psychiatre. On apporte alors une attention
    particulière aux comportements, à l’humeur ainsi qu’à la pensée du
    client au cours de la maladie actuelle.

   L’examen mental constitue un processus d’analyse, une décomposition
    d’un tout en ses diverses parties. L’infirmière en psychiatrie doit être en
    mesure d’observer le comportement verbal et non verbal de son client
    ainsi que de pouvoir vérifier l’exactitude de ses perceptions. Elle doit
    rapporter les faits de façon claire, précise et correspondant à la réalité
    vécue et exprimée par le client.
Signe et symptôme

   Les symptômes sont des problèmes perçus et signalés
    par le patient. Il s’agit de plaintes subjectives qui
    appartiennent à l’histoire du patient.

   Les signes sont des manifestations objectives
    découvertes par le médecin au cours d’un examen
    mental.
Examen mental
Comportement
Apparence       Hygiène         Négligée / soignée/exagéré
générale        générale
                Handicap        Amaigri, fatigué,
                Tenue           Négligée / soignée
                vestimentaire
                Démarche        Ébrieuse, lente, traînante, ataxique,
                /posture        figé, nonchalante,
Niveau          Exagéré         Hyperactivité psychomotrice, Akathisie,
d’activité                      agitation
psychomotrice
                Diminué         Ralentissement moteur, bradykinésie,
                                catatonie
                Divers          Compulsion, rituel divers, tics, bizarrerie,
                                stéréotypie, catalepsie,
                                Mimétisme, maniérisme, répétition
                                Impulsivité, violence, ambivalence
Comportement
Langage     Quantité et qualité Voix, intonation, logorrhée, verbosité, écholalie,
verbal                          cris, richesse du vocabulaire,
                                Pression du discours, logorrhée, monologue
                                Mutisme, dysarthrie, salade de mots, glossolalie,

Langage    Signaux              Regard, expression faciale, pleurs, rire,
non verbal                      dramatique, malaise, menaçante, contact visuel
                                Mimique, gestuelle, blocage de la pensée,
                                bégaiement,, débit, dysarthrie, Aphasie
Coopératio Fiabilité            Adéquate, , méfiance, opposition passive,
n                               négativisme

Disposition Confiance de        Estime de soi, pessimiste, autodépréciation, fier
générale    base
Attitude                        Optimiste, préoccupé, dégagé, méprisante,
                                authenticité
Humeur : Condition affective constante


Affect : Degré d’expressivité d’une personne qui
traduit l’état émotionnel
Continuum de l’humeur

    Dépressive > Normale          >
             Maniaque

La sensation de dépression est
tout à fait normale. Nous vivons
    tous de la tristesse et des
moments de dépression au cours
             de la vie.

   Les variation de l’humeur sont
       normales. L’intensité des
    variations et l’aspect quantitatif
      devient un indice important
Différentes sortes d’affect




Syntone
Inadéquate
Labile
Exalté
Déprimé
Émoussé
Plat
Humeur et affect
Affect  Dépressive Tristesse       Irritabilité, colère, apathie, honte,
/Humeur                            souffrance morale, morosité, désespoir,
                                   pleurs, chagrin, dysphorie, perte
                                   d’intérêts, découragement
                     Atténuée      Émoussée, plat, perplexité, spleen
         Expansive   Euphorique    Exubérance, exaltation
                     Concordance   Inappropriée , labile, théâtralisme,
                                   discordant
         Euthymique Positive       Syntone, joie, plaisir, espoir
         Anxiété     Intensité     Légère, modérée, sévère, panique
                     Pathologique Psychotique, morcelant, panique
                                  homosexuelle, angoisse de séparation
                                  Phobie, évitement, préoccupation,
                     Normale       Peur adéquate, inquiétude, désarroi,
                                   détresse,
Cours ou forme de la pensée
   Le cours de la pensée (ou déroulement de la
    pensée) rassemble et organise les idées,
    selon un certain déroulement. Le cours de la
    pensée peut être logique et cohérent, ou
    complètement illogique, voire
    incompréhensible. Le patient peut exprimer
    une multitude d'idées ou avoir un discours très
    pauvre.
Associations incohérentes des idées

   On parle d’une pensée incohérente quand une partie du
    discours ne respecte pas la logique usuelle aisément
    compréhensible par l’auditeur.
   Formes d’incohérence : Pensée tangentielle et
    circonstanciée, associations relâchées, coq à l’âne,fuite
    des idées, néologisme, persévération
Pensée (cours de la pensée)
Rythme       Accéléré   Rapide, tachypsychie
             Diminué    Lente, ralenti, bradypsychie,




Trouble de   Processu Cohérence et incohérence
logique      s
                      Associations lâches, coq-à-l’âne
                      Circonstancié
                      Tangentielle


                        Blocage de la pensée
                        Fuite des idées, néologisme
Pensée (fond de la pensée)
Forme         Concrète        Pensée magique
              Abstraite       Autisme, fantaisiste, énigmatique,
                              hermétique, pauvre


Contenu                       Préoccupations excessives, culpabilité,
(fond de la                   triade dépressive, mythomanie,
pensée)                       mensonge pathologique, peur phobique
                              (agoraphobie, claustrophobie phobie
                              sociale etc)
              Délire          Systématisé/ non-systématisé
                              Expansif : grandiose, puissance,
                              mégalomanie
                              Rétractif : persécution, indignité, jalousie
              Type            Vol, écho, référence, divulgation,
              Schneidériens   contrôle, diffusion
              Idéation        Autocritique partielle (insight)
              délirante
Pensée (fond de la pensée)
Contenu       Les obsessions
(fond de la   Les compulsions
pensée)       Les phobies; spécifiques, sociales,
              agoraphobie
              symptômes hypochondriaques;
              comportements anti-sociaux spécifiques.
              Les intentions, idées récurrentes de
              suicide ou d'homicide
Obsession et compulsion
   Une obsession est un symptôme se traduisant par
    une idée ou un sentiment qui s'impose à la
    conscience du sujet qui le ressent comme
    contraignant et absurde, mais ne parvient pas à le
    chasser malgré ses efforts pour cela.
   Compulsions : rites conjuratoires, pensées
    magiques, actes que le sujet sait absurdes mais
    qu'il doit accomplir pour soulager son anxiété. Ce
    sont souvent des exacerbations d'actes normaux
    (par exemple, des lavages longs et très
    fréquemment renouvelés, vérifier constamment
    que la porte est bien fermée).
Le délire
   Le délire est une erreur de la logique
    de la pensée ou du raisonnement. Il
    se définit comme une conviction
    absolue, erronée et irréductible par
    la logique et l’évidence des faits.

   Le délire est également non-
    conformes aux croyances du
    groupe.

   Délire systématisé et non
    systématisé

   Délire expansif et rétractif
Le délire et le contenu de la pensée

              On s’intéresse au fond de la pensée,
               c’est à dire aux thèmes qui reviennent
               dans le discours du client.
              Les délires de type Schneidérien se
               voient surtout dans la schizophrénie.
              Formes : Contrôle de la pensée, vol de
               la pensée, divulgation et écho de la
               pensée, délire de référence
Types définis selon le thème
délirant dominant
•   Érotomaniaque: le thème est qu'une personne, habituellement d'un niveau
    plus élevé, est amoureuse du sujet.
•   Mégalomaniaque: le thème est une idée exagérée de sa propre valeur, de
    son pouvoir, de ses connaissances, de son identité ou d'une relation
    exceptionnelle avec une divinité ou une personne célèbre.
•   Jalousie: le thème est que le partenaire sexuel du sujet lui est infidèle.
•   Persécution: le thème est que l'on se conduit d'une façon malveillante
    envers le sujet (ou envers une personne qui lui est proche). Ce type est le
    plus courant.
•   Somatique: le thème est que la personne est atteinte d'une imperfection
    physique ou d'une affection médicale générale. Il peut être difficile de
    distinguer ce type de trouble délirant avec l'hypocondrie et la peur d'une
    dysmorphie corporelle. Ce qui les distingue est l'intensité de la croyance.
    Dans le trouble délirant, la personne ne peut admettre la possibilité que la
    maladie redoutée ne soit pas présente ou qu'elle a une vision faussée de
    son aspect physique.
•   Mixte et non spécifié: lorsqu'aucun thème délirant ne prédomine et lorsque
    le thème ne peut être clairement identifié ou ne correspond à aucun des
    types spécifiés.
Trouble de la perception
                     et les hallucinations

   Touche l’un des 5 sens.
   Selon les sens en cause, on
    parlera d’hallucinations auditives,
    visuelles, olfactives, gustatives et
    tactiles.
   Les hallucinations auditives sont
    les plus fréquentes et consistent
    en une ou plus voix qui
    commentent ses comportements
    ou qui parlent de lui en
    permanence.
   Les voix mandatoires : Ordres
    que reçoit le client
Pensée et troubles de la
           perception

Hallucinatio Perception      Visuelles
n                            Auditifs
                             Olfactifs
                             Gustatives
                             Tactiles
            Interprétation   Illusion
            Dépersonnalisati Détachement et étrangeté
            on
            Déréalisation    Sensation d’étrangeté
Hallucinations auditives
Fonctions cognitives

Sensorium       Clair          Éveillé

                Somnolence     Vigilance
                Obnubilation   Lucidité diminuée
                Stupeur        Altération importante
                Coma           Aucune réaction
Attention                      Difficulté de concentration, difficulté à
                               maintenir son attention, vigilance,
Fonctions cognitives

Orientation      Orientation   Temps / espace / personne
Mémoire          Encodage      Immédiate, récente,
                               ancienne
                 Altérations   Hypermnésie, paramnésie
                 diverses
                               Dysmnésie, amnésie
Jugement         Pratique      Administrer ses biens
                               Insight, autocritique
Mémoire
   Mémoire lointaine (on demande au patient des
    renseignements sur son enfance que l'on pourra
    vérifier par ailleurs);
   Mémoire du passé récent ou mémoire
    intermédiaire (on demande au patient des
    évènements importants survenus au cours des
    derniers mois);
   Mémoire récente (on peut évaluer la mémoire
    récente en demandant au patient si son appétit
    est bon et ce qu'il a mangé le matin au petit
    déjeuner ou au dîner la veille au soir);
   Mémoire immédiate (on demande au patient de
    répéter un nombre à 6 chiffres dans un sens et
    dans l'autre).
Mini mentale
Les stratégies pour augmenter la résistance au
                     stress

   Hygiène de vie
   Relaxation
   Sens de l’humour
   Soutien social
   Sentiment de compétence personnelle
   Contrôle de nos comportements
   Maîtrise de nos pensées irrationnelles
   Affirmation de soi
   Capacité à résoudre ses problèmes
   Bonne gestion du temps
   http://www.douglas.qc.ca/news/1046
   http://www.douglas.qc.ca/page/repertoire-
    outils-cliniques
   http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-
    reservees/evaluer-la-condition-physique-et-
    mentale
   http://www.la.refer.org/psychiatrie_4.5/Cours/e
    xamenMental.htm

éValuation sm

  • 1.
    ÉVALUATION DE LA SANTÉ MENTALE Document réalisé par Michel Perrier Collège de Maisonneuve, automne 2012 Reproduction interdite
  • 2.
    Condition physique etmentale d'une personne * Cette activité constitue l'assise de l'exercice infirmier. Elle est essentielle à la détermination des problèmes de santé et des besoins de la personne, y compris ceux qui requièrent un suivi clinique dans le plan thérapeutique infirmier (PTI). La plupart des interventions de l'infirmière découlent de cette évaluation. En effet, évaluer signifie poser un jugement clinique sur la condition physique et mentale d'une personne et en communiquer les conclusions. Le jugement clinique peut mener à exécuter des interventions complexes, voire à initier des mesures diagnostiques et thérapeutiques et à ajuster des médicaments et autres substances selon une ordonnance. * http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-reservees/evaluer-la-condition-physique- et-mentale
  • 3.
    L’examen mental * L'énoncéde l'activité signifie que l'évaluation porte sur l'ensemble de la situation de santé du client, c'est-à-dire son état de santé physique et mentale. Cela inclut les facteurs de son environnement physique, social, culturel et spirituel qui ont une incidence sur sa situation de santé. L'évaluation de la condition de santé mentale comprend, notamment, les paramètres liés aux aspects cognitifs, perceptifs, émotifs et relationnels de la personne (Leclerc, 2002) * http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite-reservees/evaluer-la-condition- physique-et-mentale
  • 4.
    Normalité et anormalité  La norme repose en médecine somatique sur des tests et des examens précis qui permettent de préciser l’écart par rapport à une moyenne.  La norme en psychiatrie repose sur des données culturelles, géographiques, temporelles etc. La norme n’est que la convention d’un groupe social en un lieu donné, à un moment donné.  L’homme oscille entre la normalité et le pathologique, il s’agit d’un continuum variant selon le moment et les circonstances de la vie.
  • 5.
    Principales classifications  Troubles psychotiques  Troubles de l’humeur  Troubles anxieux  Troubles de la personnalité  Troubles de l’adaptation  Troubles somatoformes  Troubles dissociatifs  Troubles factices  Troubles sexuels et troubles de l’identité sexuelle  Trouble de l’alimentation  Démences et troubles cognitifs  Troubles lié à une substance
  • 6.
    Construction du diagnostic  Axe 1 : Trouble mental  Axe 2 : Trouble de la personnalité  Axe 3 : Troubles physiques  Axe 4 : Problèmes psychosociaux  Axe 5 : Échelle du fonctionnement (EGF)
  • 7.
    Examen mental  L’examen mental se déroule parallèlement à l’entrevue, la description détaillée des signes et symptômes permet l’établissement d’un diagnostic médical par le psychiatre. On apporte alors une attention particulière aux comportements, à l’humeur ainsi qu’à la pensée du client au cours de la maladie actuelle.  L’examen mental constitue un processus d’analyse, une décomposition d’un tout en ses diverses parties. L’infirmière en psychiatrie doit être en mesure d’observer le comportement verbal et non verbal de son client ainsi que de pouvoir vérifier l’exactitude de ses perceptions. Elle doit rapporter les faits de façon claire, précise et correspondant à la réalité vécue et exprimée par le client.
  • 8.
    Signe et symptôme  Les symptômes sont des problèmes perçus et signalés par le patient. Il s’agit de plaintes subjectives qui appartiennent à l’histoire du patient.  Les signes sont des manifestations objectives découvertes par le médecin au cours d’un examen mental.
  • 9.
  • 10.
    Comportement Apparence Hygiène Négligée / soignée/exagéré générale générale Handicap Amaigri, fatigué, Tenue Négligée / soignée vestimentaire Démarche Ébrieuse, lente, traînante, ataxique, /posture figé, nonchalante, Niveau Exagéré Hyperactivité psychomotrice, Akathisie, d’activité agitation psychomotrice Diminué Ralentissement moteur, bradykinésie, catatonie Divers Compulsion, rituel divers, tics, bizarrerie, stéréotypie, catalepsie, Mimétisme, maniérisme, répétition Impulsivité, violence, ambivalence
  • 11.
    Comportement Langage Quantité et qualité Voix, intonation, logorrhée, verbosité, écholalie, verbal cris, richesse du vocabulaire, Pression du discours, logorrhée, monologue Mutisme, dysarthrie, salade de mots, glossolalie, Langage Signaux Regard, expression faciale, pleurs, rire, non verbal dramatique, malaise, menaçante, contact visuel Mimique, gestuelle, blocage de la pensée, bégaiement,, débit, dysarthrie, Aphasie Coopératio Fiabilité Adéquate, , méfiance, opposition passive, n négativisme Disposition Confiance de Estime de soi, pessimiste, autodépréciation, fier générale base Attitude Optimiste, préoccupé, dégagé, méprisante, authenticité
  • 12.
    Humeur : Conditionaffective constante Affect : Degré d’expressivité d’une personne qui traduit l’état émotionnel
  • 13.
    Continuum de l’humeur Dépressive > Normale > Maniaque La sensation de dépression est tout à fait normale. Nous vivons tous de la tristesse et des moments de dépression au cours de la vie.  Les variation de l’humeur sont normales. L’intensité des variations et l’aspect quantitatif devient un indice important
  • 14.
  • 15.
    Humeur et affect Affect Dépressive Tristesse Irritabilité, colère, apathie, honte, /Humeur souffrance morale, morosité, désespoir, pleurs, chagrin, dysphorie, perte d’intérêts, découragement Atténuée Émoussée, plat, perplexité, spleen Expansive Euphorique Exubérance, exaltation Concordance Inappropriée , labile, théâtralisme, discordant Euthymique Positive Syntone, joie, plaisir, espoir Anxiété Intensité Légère, modérée, sévère, panique Pathologique Psychotique, morcelant, panique homosexuelle, angoisse de séparation Phobie, évitement, préoccupation, Normale Peur adéquate, inquiétude, désarroi, détresse,
  • 16.
    Cours ou formede la pensée  Le cours de la pensée (ou déroulement de la pensée) rassemble et organise les idées, selon un certain déroulement. Le cours de la pensée peut être logique et cohérent, ou complètement illogique, voire incompréhensible. Le patient peut exprimer une multitude d'idées ou avoir un discours très pauvre.
  • 17.
    Associations incohérentes desidées  On parle d’une pensée incohérente quand une partie du discours ne respecte pas la logique usuelle aisément compréhensible par l’auditeur.  Formes d’incohérence : Pensée tangentielle et circonstanciée, associations relâchées, coq à l’âne,fuite des idées, néologisme, persévération
  • 18.
    Pensée (cours dela pensée) Rythme Accéléré Rapide, tachypsychie Diminué Lente, ralenti, bradypsychie, Trouble de Processu Cohérence et incohérence logique s Associations lâches, coq-à-l’âne Circonstancié Tangentielle Blocage de la pensée Fuite des idées, néologisme
  • 19.
    Pensée (fond dela pensée) Forme Concrète Pensée magique Abstraite Autisme, fantaisiste, énigmatique, hermétique, pauvre Contenu Préoccupations excessives, culpabilité, (fond de la triade dépressive, mythomanie, pensée) mensonge pathologique, peur phobique (agoraphobie, claustrophobie phobie sociale etc) Délire Systématisé/ non-systématisé Expansif : grandiose, puissance, mégalomanie Rétractif : persécution, indignité, jalousie Type Vol, écho, référence, divulgation, Schneidériens contrôle, diffusion Idéation Autocritique partielle (insight) délirante
  • 20.
    Pensée (fond dela pensée) Contenu Les obsessions (fond de la Les compulsions pensée) Les phobies; spécifiques, sociales, agoraphobie symptômes hypochondriaques; comportements anti-sociaux spécifiques. Les intentions, idées récurrentes de suicide ou d'homicide
  • 21.
    Obsession et compulsion  Une obsession est un symptôme se traduisant par une idée ou un sentiment qui s'impose à la conscience du sujet qui le ressent comme contraignant et absurde, mais ne parvient pas à le chasser malgré ses efforts pour cela.  Compulsions : rites conjuratoires, pensées magiques, actes que le sujet sait absurdes mais qu'il doit accomplir pour soulager son anxiété. Ce sont souvent des exacerbations d'actes normaux (par exemple, des lavages longs et très fréquemment renouvelés, vérifier constamment que la porte est bien fermée).
  • 22.
    Le délire  Le délire est une erreur de la logique de la pensée ou du raisonnement. Il se définit comme une conviction absolue, erronée et irréductible par la logique et l’évidence des faits.  Le délire est également non- conformes aux croyances du groupe.  Délire systématisé et non systématisé  Délire expansif et rétractif
  • 23.
    Le délire etle contenu de la pensée  On s’intéresse au fond de la pensée, c’est à dire aux thèmes qui reviennent dans le discours du client.  Les délires de type Schneidérien se voient surtout dans la schizophrénie.  Formes : Contrôle de la pensée, vol de la pensée, divulgation et écho de la pensée, délire de référence
  • 24.
    Types définis selonle thème délirant dominant • Érotomaniaque: le thème est qu'une personne, habituellement d'un niveau plus élevé, est amoureuse du sujet. • Mégalomaniaque: le thème est une idée exagérée de sa propre valeur, de son pouvoir, de ses connaissances, de son identité ou d'une relation exceptionnelle avec une divinité ou une personne célèbre. • Jalousie: le thème est que le partenaire sexuel du sujet lui est infidèle. • Persécution: le thème est que l'on se conduit d'une façon malveillante envers le sujet (ou envers une personne qui lui est proche). Ce type est le plus courant. • Somatique: le thème est que la personne est atteinte d'une imperfection physique ou d'une affection médicale générale. Il peut être difficile de distinguer ce type de trouble délirant avec l'hypocondrie et la peur d'une dysmorphie corporelle. Ce qui les distingue est l'intensité de la croyance. Dans le trouble délirant, la personne ne peut admettre la possibilité que la maladie redoutée ne soit pas présente ou qu'elle a une vision faussée de son aspect physique. • Mixte et non spécifié: lorsqu'aucun thème délirant ne prédomine et lorsque le thème ne peut être clairement identifié ou ne correspond à aucun des types spécifiés.
  • 25.
    Trouble de laperception et les hallucinations  Touche l’un des 5 sens.  Selon les sens en cause, on parlera d’hallucinations auditives, visuelles, olfactives, gustatives et tactiles.  Les hallucinations auditives sont les plus fréquentes et consistent en une ou plus voix qui commentent ses comportements ou qui parlent de lui en permanence.  Les voix mandatoires : Ordres que reçoit le client
  • 26.
    Pensée et troublesde la perception Hallucinatio Perception Visuelles n Auditifs Olfactifs Gustatives Tactiles Interprétation Illusion Dépersonnalisati Détachement et étrangeté on Déréalisation Sensation d’étrangeté
  • 27.
  • 28.
    Fonctions cognitives Sensorium Clair Éveillé Somnolence Vigilance Obnubilation Lucidité diminuée Stupeur Altération importante Coma Aucune réaction Attention Difficulté de concentration, difficulté à maintenir son attention, vigilance,
  • 29.
    Fonctions cognitives Orientation Orientation Temps / espace / personne Mémoire Encodage Immédiate, récente, ancienne Altérations Hypermnésie, paramnésie diverses Dysmnésie, amnésie Jugement Pratique Administrer ses biens Insight, autocritique
  • 30.
    Mémoire  Mémoire lointaine (on demande au patient des renseignements sur son enfance que l'on pourra vérifier par ailleurs);  Mémoire du passé récent ou mémoire intermédiaire (on demande au patient des évènements importants survenus au cours des derniers mois);  Mémoire récente (on peut évaluer la mémoire récente en demandant au patient si son appétit est bon et ce qu'il a mangé le matin au petit déjeuner ou au dîner la veille au soir);  Mémoire immédiate (on demande au patient de répéter un nombre à 6 chiffres dans un sens et dans l'autre).
  • 31.
  • 32.
    Les stratégies pouraugmenter la résistance au stress  Hygiène de vie  Relaxation  Sens de l’humour  Soutien social  Sentiment de compétence personnelle  Contrôle de nos comportements  Maîtrise de nos pensées irrationnelles  Affirmation de soi  Capacité à résoudre ses problèmes  Bonne gestion du temps
  • 33.
    http://www.douglas.qc.ca/news/1046  http://www.douglas.qc.ca/page/repertoire- outils-cliniques  http://www.oiiq.org/pratique-infirmiere/activite- reservees/evaluer-la-condition-physique-et- mentale  http://www.la.refer.org/psychiatrie_4.5/Cours/e xamenMental.htm

Notes de l'éditeur

  • #11 Ataxique : consiste en un manque de coordination fine des mouvements volontairesL'akathisie est un symptôme qui se définit par l'impossibilité de s'asseoir ou de rester dans la position assise. Catalepsie :'attitude qui s'en dégage est celle d'une statue ou d'un mime conservant une position figée en pleine action. Ce symptôme psychiatrique se retrouve dans des maladies telle la schizophrénie, l'hystérie, ou dans certains états hypnotiques. La catalepsie peut également résulter d'affections neurologiques (Parkinson, épilepsie)1Stéréotypie : Automatismes apparaissant au cours de certaines maladies touchant le système nerveux et consistant en une exagération ou une répétition continuelle des mêmes mots (écholalie), des mêmes gestes (échopraxie), et parfois de tics.
  • #12 Écholalie : Une écholalie est une tendance spontanée à répéter systématiquement tout ou une partie des phrases, habituellement de l'interlocuteur, en guise de réponse verbale.Une logorrhée (de logo-, la « parole » et de -rrhée, tiré du grecrheî, « couler ») est un flux de paroles.glossolalie,suite de syllabes incompréhensibles mais revêtant l'aspect d'une langue véritableLa dysarthrie (du grecdys-, préfixe qui exprime l'idée de mal ou de manque + grec -arthron, jointure) est un trouble de l'articulation de la parole, d'origine centrale (c'est le système nerveux qui est lésé).Aphasie : Il est question d'aphasie lorsqu'un individu a perdu totalement ou partiellement la capacité de communiquer par le langage
  • #19 La tachypsychie (du grectachy = rapide et psyche = âme) est un symptôme psychopathologique caractérisé par une accélération anormale du rythme de la pensée créant un état de surexcitation. Le symptôme opposé est appelé bradypsychie.
  • #20 La pensée abstraite est la capacité du patient d'utiliser des concepts. Par exemple, on demande au patient d'expliquer les similitudes entre une pêche et une poire, ou entre la vérité et la beauté.triade dépressive : perte estime de soi, désespoir, autodévalorisationLa mégalomanie consiste en la surestimation de ses capacités, elle se traduit par un désir immodéré de puissanceSystématique : cohérence interne
  • #21 Ablutophobie - Peur de se baigner. Cette phobie est plus une peur de la noyade qu'une peur de l'eau. Acarophobie - Peur des parasites de la peau, des acariens3. Acérophobie - Peur de ce qui a un goût sur (acide). Achluophobie - Peur de l'obscurité et du noir. Achmophobie / Aichmophobie - Peur des aiguilles et des objets pointus (ciseaux, couteaux, seringues par exemple). Acrophobie - Peur des hauteurs ; s'accompagne souvent de vertiges. Aérophobie - Peur de l'air et du vent4. Aérodromphobie - Peur de l'avion, des voyages en avion5. Agoraphobie - Peur des espaces libres ou des lieux publics. Algophobie - Peur de la douleur. Anginophobie - Peur de l’étouffement, notamment par des angines de poitrine. Anthropophobie - Peur des gens ou d'être en leur compagnie, une forme de phobie sociale6. Anuptaphobie - Peur du célibat7. Apéirophobie - Peur de l'infini. Aphenphosmophobie - Peur d'être touché. Apopathodiaphulatophobie - Peur d'être constipé ou de la constipation en elle-même8. Astraphobie - Peur du tonnerre. Aquaphobie - Peur de l'eau9. Automysophobie - Peur d'être sale, de sentir mauvais10Autophobie - Peur de la solitude11. Aviophobie - Peur de prendre l'avion12. Bacillophobie - Peur des bacilles, des bactéries13,14. Basophobie - Peur de marcher. Bélénophobie - Peur des aiguilles (cf. achmophobie). Borbophobie - Peur des gargouillements. Cancérophobie - Peur du cancer15.
  • #30 L'hypermnésie (du grec huper, avec excès, et mnesis, mémoire), appelée également exaltation de la mémoire, désigne en médecine une condition psychologique caractérisée par une mémoire exceptionnelle due à une suractivité du cerveauParamnésie est la sensation d'avoir déjà été témoin ou d'avoir déjà vécu une situation présente, accompagné d'une sensation d'irréalité, d'étrangeté.La dysmnésie est un trouble de la mémoire consistant dans l'évocation difficile ou incomplète des souvenirs.L’amnésie (du grecἈμνησία) est une perte partielle ou totale de la mémoireMémoire récente ancienne :