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  1. 1. MBA Spécialisé Marketing Commerce sur Internet MCI PART TIME 2010/2011 THÈSE PROFESSIONNELLE Sébastien JEHLENL’ENSEIGNEMENT / APPRENTISSAGE DES LANGUES ÉTRANGÈRES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RÉSEAUX SOCIAUX
  2. 2. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENL’ENSEIGNEMENT /APPRENTISSAGE DESLANGUES ÉTRANGERESA L’HEURE DU WEB 2.0ET DES RÉSEAUXSOCIAUXSébastien JEHLENMCI Part-Time 2010 | 2011THÈSEPROFESSIONNELLEJANVIER 2012
  3. 3. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN remerciements M Giedo CUSTERS, pour ses conseils formateurs Professeur Agrégé de Français Langue Étrangère (F.L.E.) et Chef de Projet à l’Université Catholique de Louvain, Belgique Christophe JAEGLIN, pour son expertise E Professeur Agrégé d’allemand, Formateur T.I.C.E. Carmen VERA PEREZ, pour son éclairage avisé sur les T.I.C.E. Docteur en Philologie française, Professeur Agrégé de Français Langue Étrangère (F.L.E.) Arnaud PORTANELLI, pour son expérience R Co-fondateur et Directeur Marketing de Lingueo et PolyglotParty Guillaume de MENTHON, pour ses réponses éclairantes Directeur Général de goFluent France Stéphanie DUPUIS, pour sa passion C Professeur d’anglais au collège Matisse, ISSY-LES-MOULINEAUX Marie HOCHET, pour son aide précieuse Commerciale chez Learnship Diane PEDRO, pour son suivi de tous les jours et son sourire I Assistante pédagogique à l’Institut Léonard de Vinci Mathilde HOFFMANN, pour sa disponibilité Assistante pédagogique à l’Institut Léonard de Vinci Gabriel, pour son soutien précieux Dominique, pour ses conseils et son soutien indéfectible
  4. 4. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN TABLE DES MATIÈRESRÉSUMÉ……………………………………………………………………………………..P. 1INTRODUCTION…………………………………………………………………………....P. 2SYNTHÈSE DES RECOMMANDATIONS……………………………………………….P. 4PART APPLICATIVE - PARTIE 1……………………………………………………….. P. 5I. Panorama de l’e-formation, le médium digital de la connaissance……………P. 6 A. La formation digitale s’impose peu à peu………………………………………………………P. 6 1. L’e-learning, apprendre et enseigner grâce aux outils numériques……………………………………………P. 6 2. Les T.I.C.E., l’école du XXIème siècle………………………………………………………………………………. …P. 9 3. La formation ouverte d’hier à aujourd’hui…………………………………………………………………………..P. 10 B. Les « vieilles » et les « nouvelles » technologies…………………………………………….P. 13 1. La radio et la télévision scolaires, le savoir au service des masses………………………………………......P. 14 2. L’informatique, nouvel environnement pédagogique…………………………………………………….………P. 14 3. Le magnétoscope et la V.H.S., l’image à l’infini…………………………..........................................................P. 15 4. Le multimédia où la conjonction de vecteurs pour une pédagogie dynamique…………………………….P. 15 5. Internet, la connaissance n’a plus de frontière ni de limite dans le temps…………………………………..P. 16 C. La pédagogie en trois dimensions : l’éducation nationale, la formation continue, l’apprentissage autonome………………………………………………………………………...P. 17 1. La formation initiale, l’école de Jules Ferry et Napoléon…………………………………………………….....P. 17 2. La formation continue ou comment démultiplier ses compétences………………………………………….P. 18 3. L’apprentissage autonome : apprendre tout au long de son existence………………………………….......P. 19 D. État des lieux des T.I.C.E. en milieu scolaire : un usage contrasté………………………P. 20 1. Une distorsion notable entre les moyens et les usages………………………………………………………...P. 20 2. Les Espaces Numériques de Travail, la systémique des ressources………………………………………..P. 28 E. L’e-formation est désormais bien installée dans l’enseignement extrascolaire………P. 28 F. L’enseignement des langues a très vite succombé aux sirènes du Web……………….P. 33 1. Les leaders n’occupent pas une position dominante sur le marché………………………………………...P. 33
  5. 5. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN 2. Une nébuleuse d’acteurs de l’e-formation linguistique…………………………………………………………P. 38 G. Les théories de l’apprentissage, quelles méthodes pour bien apprendre ?……………P. 39 1. Le connectivisme : une synthèse salutaire des grandes théories ?.…………………………………………P. 39 2. L’apprentissage linguistique, en théorie ça donne quoi ?...........................................................................P. 43II. Le Web 2.0 ou l’interaction partout, tout le temps………………………………P. 45 A. Définition et tour d’horizon du Web de deuxième génération…….…..............................P. 45 B. La force de frappe des réseaux sociaux et de l’intelligence collective…….…...............P. 48 C. Le social learning en phase de lancement………………………………..............................P. 50 D. Do you speak Web 2.0 ?.........................................................................................................P. 51 1. L’expression et la compréhension orales……………………………..............................................................P. 51 2. L’expression et la compréhension écrites………………………………………………………………………...P. 53 E. Sur le Web, les outils linguistiques performants ne manquent pas……………………...P. 63 1. Les outils généralistes made in Web 2.0…………………………………………………………………………..P. 65 2. Les outils spécifiques à la pédagogie linguistique………………………………………….............................P. 67III. L’efficacité comme problématique centrale de l’e-formation………………...P. 69SOLUTIONS PROPOSÉES - PARTIE 2………………………………........................P. 70 1. Quelle peut être et doit être la place du formateur pour une e-formation efficiente ?..............................P. 71 Parmi les professeurs, deux populations s’opposent……………………………………………………..P. 71 L’apprenant ne doit pas se sentir seul face à son programme de formation………………………....P. 72 Qui dit formateur en langue(s) dit échanges linguistiques…………………………………………….....P. 73 2. Comment conserver l’implication et la constance de l’apprenant et éviter l’isolement ?........................P. 76 La motivation, la clé de voûte de l’e-apprentissage………………………………………………………..P. 76 Qui dit stimulation dit échanges fructueux…………………………………………………………………..P. 77 Les échanges fructueux sont-ils possibles via les réseaux sociaux ?...............................................P. 77 3. Comment gérer les échanges différés pour la maîtrise du « vertige asynchrone » ?...............................P. 78 L’approche asynchrone génère de l’autonomie…………………………................................................P. 78 Mais l’autonomie n’est pas une condition sine qua non dans la réussite d’une e-formation……....P. 78
  6. 6. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN 4. Comment sélectionner ses outils pour une pédagogie dynamique ?........................................................P. 79 En entreprise, il faut capitaliser sur les échanges entre salariés………………………………………..P. 79 A l’école, il est nécessaire d’effectuer la synthèse du ludique et de l’éducatif…………………….....P. 80 En autonomie, il est primordial de multiplier les interactions sociales..............................................P. 81 5. Comment éviter l’appauvrissement des contenus du, entre autres, à une offre pléthorique ?...............P. 82 6. Comment appréhender le social learning mais aussi le flux apprenant/apprenant ?.........………….…...P. 83 Le feedback, clé de voûte de l’apprentissage d’une langue………………………………………….......P. 83 Qui dit social learning dit toutes les nationalités, tous les profils, tous les niveaux………….……..P. 84RECOMMANDATIONS DETAILLÉES – PARTIE 3…………………………………..P. 85CRITIQUE ET QUESTIONNEMENT – PARTIE 4…………………………………..…P. 99 1. L’avenir de l’e-formation sociale pourrait passer par le social rich learning………………………………..P. 102 2. L’e-learning va muter pour devenir le we-learning…………………………………….....................................P. 102 3. L’e-learning linguistique sera une expérience grâce à la réalité augmentée………...................................P. 103CONCLUSION……………………………………………………………………………..P. 107SOURCES………………………………………………………………………………….P. 109GLOSSAIRE………………………………………………………………………………..P. 114ANNEXES………………………………………………………………………………......P. 118 Interviews……………………………………………………………………………………………………….….P. 119 Enquête Profetic……………………………………………………………….……………………………….....P. 127 Quiz……………………………………………………………………………………………………………….....P. 138 Pour aller plus loin………………………………………………………………………………………………..P. 139
  7. 7. résumé / abstract / resumen / riassunto ECette étude, dont le sujet est l’enseignement/apprentissage des langues à l’heure du Web 2.0 et desréseaux sociaux, se propose de vous conduire dans l’écosystème de l’e-formation linguistique, à l’école, Nen entreprise et en autonomie pour mieux cerner les enjeux et problématiques en termes d’efficacitémais aussi préconiser des axes d’optimisation. L’approche ludo-éducative, l’alternance des contextes, laplace de l’oral et de l’écrit, le social language learning, le m-learning, entre autres, sont des leviers quenous mettons en exergue. Outre ce panorama domestique de l’e-apprentissage des langues, nous nousinterrogeons sur des points de développement, comme par exemple, le social rich learning. Cetteréflexion est également l’opportunité de démontrer l’aspect majeur des langues secondes qui mettent enrelief des cultures, des liens humains à une époque où les médias sociaux vont révolutionner leséchanges et le partage pour une société collaborative au modèle économique largement ouvert sur le Rmonde.Mots-clés : langues, Internet, Web 2.0, e-formation, social learning, m-learning, efficacitéThis study, which subject is the Web 2.0 and social media’s contributions to the e-language learning,focuses on the e-learning ecosystem for foreign languages at school, in the professional field and athome. It is an opportunity to highlight challenges and issues in terms of efficiency and to makerecommendations for the purpose of optimisation. Edutainment, context alternation, oral and writingdimensions, social language learning, m-learning are some of the levers that I would recommend.Beyond this national panorama, some prospective paths can be drawn as, for example, the social richlearning. This study also demonstrates the major dimension of foreign languages in terms of culture andhuman bonds at a time social media are about to revolutionise our civilisation through increasedworldwide exchanges and collaborative sharing.Key words: languages, Internet, Web 2.0, e-learning, social learning, m-learning, efficiency ÉEste estudio, cuyo sujeto es el aprendizaje de idiomas con la Web 2.0 y las redes sociales, enfoca en el Secosistema del e-learning en escuela, en empresa y en autonomía para delimitar los desafíos y lasproblemáticas en términos de eficacia y también recomendar ejes de optimización. El enfoque ludo-educativo, la alternancia de los contextos, la utilización del oral y del escrito, el social language learning,el m-learning son, entre otros, unos puntos clave que ponemos de manifiesto. Más allá de estepanorama nacional del aprendizaje digital de los idiomas, nos interrogamos en cuanto a lasoportunidades de desarrollo como, por ejemplo, el social rich learning. Esta reflexión es también laocasión de demostrar el aspecto mayor de los idiomas que resaltan con las culturas, los enlaceshumanos en un periodo en el que las redes sociales van a revolucionar los intercambios y el compartir Uen una sociedad de colaboración con un sistema económico muy abierto al mundo.Palabras claves: idiomas, Internet, Web 2.0, e-learning, social learning, m-learning, eficaciaQuesto studio, il quale soggetto è l’insegnamento/apprendimento delle lingue straniere nell’epoca delWeb 2.0 e dei social networks, si focalizza sull’ecosistema dell’e-learning linguistico a scuola, in aziendaed da casa per capire meglio le sfide e le problematiche in termini di efficacia e per proporre metodi diottimizzazione. L’edutainment, l’alternanza dei contesti, l’utilizzazione dell’orale e dello scritto, il sociallanguage learning, l’m-learning, tra gli altri, sono alcuni degli strumentisu cui proponiamo di far leva. Al dila di questo panorama nazionale dell’insegnamento/apprendimento delle lingue straniere, ciinterroghiamo su punti da sviluppare come, ad esempio, il social rich learning. Questo studio si proponeinoltre di dimostrare l’aspetto prevalente delle lingue in termini di valorizzazione di culture e legamiinterpersonali in un’epoca in cui social networks stanno per rivoluzionare gli scambi e la condivisione invista di una società il cui modello sia largamente aperto sul mondo. MParole chiavi: lingue, Internet, Web 2.0, e-learning, social learning, m-learning, efficacia É 1
  8. 8. IEN INTRODUCTION NQUE VAIS-JE TAPPRENDRE ? R OJe parle italien aux femmes,français aux hommes etallemand à mon chevalCharles QUINT 2
  9. 9. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENMaîtriser une ou plusieurs langue(s) étrangère(s) est devenu un critère distinctif. A commencerpar l’entreprise où il y a ceux qui parlent anglais, ceux qui font du mieux qu’ils peuvent et ceuxqui ne le parlent pas. Nous avons tous entendu des connaissances se lamenter de leur faibleniveau en langues – quand nous ne faisons pas partie nous-mêmes des « laissés pour comptelinguistiques » - et désespérant de pouvoir combler leurs lacunes héritées d’un enseignementscolaire perçu, au choix, comme inadapté, peu probant voire dramatique. Il est donc naturelque les langues aient toujours été des disciplines plébiscitées dans la formation à distance.Combien de salariés français réclament une formation linguistique lors de leur entretien annuelavec l’espoir d’enfin pouvoir maîtriser la langue ciblée à moyen terme ? L’arrivée d’Internet, entre autres source universelle de la connaissance, et de sa batterie d’outils variés a amplifié ce désir d’apprendre ou perfectionner sa maîtrise d’une ou plusieurs langues secondes. Mais, la résistance, volontaire ou inconsciente, aux nouvelles technologies, la pluralité des outils, des supports, des approches pédagogiques peuvent en décourager plus d’un. C’est d’autant plus le cas pour les apprenants autonomes qui ne sont ni des scolaires ni immergés dans une formation professionnelle. Pourtant, apprendre une langue étrangère n’a jamais été aussi facilité. Le Web 2.0,via sa dimension participative et collaborative, bouscule les usages et revitalise l’enseignementlinguistique.A l’école, en entreprise ou en autonomie, apprendre une langue seconde n’est plus lecheminement long et coûteux, tout autant émotionnellement que matériellement, d’antan. Maiscela vaut si les indicateurs établis sont clairs et réalistes, les leviers actionnés source demotivation, et les outils employés adéquats et engageants. Dans ce rapport, nous dresseronsun panorama national de l’e-formation linguistique, en 2012, que ce soit en milieu scolaire,professionnel ou privé, avant de cerner la problématique de l’enseignement/apprentissage deslangues à l’heure du Web 2.0 et des réseaux sociaux, pour y répondre avec lesrecommandations et solutions que nous estimons probantes, puis nous nous interrogerons demanière plus prospective sur les futurs axes de développement de l’e-formation linguistique.Via ce travail, nous ouvrirons une fenêtre sur les nouvelles technologies dans le vaste domainede la formation tout en nous glissant dans la peau d’un apprenant lambda projeté dansl’écosystème digital bouillonnant et mutant. Cette étude, nous l’espérons, sera égalementl’opportunité de transmettre notre passion pour les cultures étrangères mais aussi Internet, unerévolution pour l’Humanité.Suivez-nous dans les arcanes de la formation linguistique numérique et de ses thématiques,passionnantes et d’actualité, telles qu’entre autres le devenir du professeur, les échangessynchrones et asynchrones, le social language learning, le mobile learning ou encore leconnectivisme. Levons hic et nunc1 le voile sur l’enseignement/apprentissage des languesétrangères à l’heure du Web 2.0 et des réseaux sociaux.1 Locution latine. « Ici et sans délai » 3
  10. 10. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN synthèse des recommandations R E1 Désigner au moins un référent pour le guidage du parcours pédagogique Le facteur humain ne peut être exclu de l’e-formation linguistique2 Privilégier un apprentissage ludo-éducatif pour une motivation maximale La pédagogie 2.0 doit savoir provoquer l’engagement et optimiser la motivation des apprenants C3 Diversifier les contextes pour alterner les registres de langue et les situations La langue parlée est différente de la langue écrite. L’anglais professionnel n’est pas l’anglais des pubs londoniens4 Rythmer la motivation par la correction, la gratification et l’évaluation Corriger, orienter, apporter du feedback qualitatif mais aussi savoir récompenser sont des O points essentiels de la pédagogie5 Combiner l’oral à l’écrit tout au long du parcours pédagogique Parler une langue, c’est aussi savoir l’écrire et la lire6 Multiplier les échanges et le partage Les interactions collaboratives sont les passerelles du rich learning7 Encourager l’apprentissage par affinités Apprendre main dans la main avec ceux qui partagent nos intérêts, nos passions est un tremplin pédagogique S8 Favoriser le recours au social language learning Savoir tisser des liens avec ses alter-égos digitaux pour apprendre ensemble, c’est optimiser ses connaissances9 Exploiter la complémentarité du m-learning Utiliser son mobile ou sa tablette entretient la valuable knowledge10 Permettre un continuum dans l’apprentissage délivré La motivation et l’autonomie acquise durant le parcours pédagogique doivent être entretenues au-delà de la classe Découvrez le contenu exhaustif de ces recommandations dès la page 85. 4
  11. 11. PL’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN PART APPLICATIVE A R PANORAMA DU SUJET T I E Je ne puis apprendre à parler à qui ne s’efforce pas de parler 1 Confucius 5
  12. 12. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENCe sujet s’inscrit pleinement dans le vaste domaine de la formation des individus avec, pourfers de lance, la pédagogie linguistique et les vecteurs numériques. Ce rapport limitera sonpérimètre au marché français afin de brosser le plus exhaustivement possible un portrait de lasituation domestique. En préambule, il est important de poser une dichotomie notable : enentreprise et dans la sphère privée, on parlera d’e-learning ; lorsqu’il s’agira des instancesscolaires françaises, c’est l’expression T.I.C.E. (Technologies de l’Information et de laCommunication appliquées à l’Enseignement) qui sera retenue.A. La formation digitale s’impose à peu à peu1. L’e-learning, apprendre et enseigner grâce aux outils numériquesL’e-learning propose l’exploitation des technologies de l’information et de la communicationpour un enrichissement des apprentissages via l’accès à distance à des ressources et servicesmais aussi par la collaboration et l’échange (Source : Educsol, e-formation et e-learning). EnFrance, l’e-learning, est le terme retenu pour les formations digitales dispensées dans le cadrede la formation continue ou souscrites en autonomie par les particuliers.En parallèle de l’instruction brick and mortar, l’e-learning affiche une forte progression cesdernières années de par les gains de temps, économique et d’intelligence que ce systèmeinduit. sDans une perspective économique, l’e-learning a généré un chiffre d’affaires de 144 millionsd’euros et a bénéficié d’une croissance annuelle de 25%, en 2010, soit une hausse de 66% parrapport à 2008, année lors de laquelle un décollage a été constaté. 6
  13. 13. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENEn septembre 2010, le cabinet spécialisé Féfaur a publié les résultats de son étude « L’offreprofessionnelle e-learning en France ». Celle-ci met en relief la segmentation du marché, àsavoir :>Les contenus sur-mesure, soit 44% du marché>Les contenus sur étagère pour 26%>Les learning management systems (L.M.S.) pour 21%>Les outils et services d’auteurs avec 4%>Le serious gaming avec 3%>Les autres types de modules pour 2%Les contenus sur-mesure sont basés sur le cahier des charges et les pré-requis desentreprises pour une analyse des besoins et objectifs poursuivis avec pour finalité la créationde modules pédagogiques adaptés.Les contenus sur étagère sont, a contrario, des modules standard proposés par l’offreur.Les learning management systems sont des systèmes logiciels mettant à disposition desenseignants un contrôle des accès, la gestion des cours et des outils de communication dansle cadre d’une démarche collaborative et work in progress. Sur le plan technique, on peut lesrapprocher des C.M.S. (Content Management Systems).Les outils d’auteurs sont des logiciels open source qui peuvent être personnalisés.Les serious games conjuguent le ludique au technologique pour livrer un contenu pédagogiquebasé sur un environnement de type jeu vidéo et, ainsi, permettre une démarche ludoéducativeplus impliquante (simulation de cas réels, 3D, …). Source : Rapport « L’e-transformation de la formation », Institut Léonard de Vinci, juin 2011 Le marché de l’e-learning en France en bref - 2010 C.A. généré : 144M. € +25% par rapport à 2009 65% des grandes entreprises ont déjà recours à l’e-learning 44% des salariés ont déjà bénéficié d’une formation faisant appel à l’e-learning 7
  14. 14. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENAfin de mieux appréhender la pénétration de l’e-learning dans le vaste domaine de laformation, le diagnostique stratégique suivant dresse un portrait succinct de ce jeune marchéen devenir :L’e-learning, vocable désormais bien connu des masses, se démocratise peu à peu puisqueles français, que ce soit dans le cadre d’une démarche professionnelle ou privée, sont de plusen plus nombreux à se renseigner sur les possibilités offertes par l’e-learning. Cependant, « e-learning » étant un terme générique pour l’enseignement en ligne, ils lui préfèrent desrecherches plus précises sur la base de leurs besoins spécifiques, comme en attestent lesindex de Google Tendance des Recherches. Du côté du search L’occurrence « e- learning » tend à voir sa volumétrie se réduire ces dernières années puisque les utilisateurs lui préfèrent des recherches moins larges telles que « e- learning anglais ». 8
  15. 15. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENLorsque l’e-learning est associé aux cours classiques en face à face et que, de fait, leprésentiel et le distantiel sont conjoints, on parle de blended learning, « blended » signifiant« mélange ». Il s’agit donc d’un enseignement mixte combinant, par exemple, des cours partéléphone à des cours en salle et par Internet. La démocratisation des smartphones voitaujourd’hui l’essor du m-learning ou mobile learning pour un accès à des contenuspédagogiques en toute mobilité.2. Les T.I.C.E., l’école du XXIème siècle L’acronyme T.I.C.E. désigne et regroupe toutes les techniques utilisées principalement pour la création, la diffusion et le traitement d’informations pédagogiques. Avec l’essor de la société de l’information, au cours du vingtième siècle, l’usage des télécommunications, de l’informatique puis d’internet a tendu à largement se développer pour la formation des individus que ce soit en milieu scolaire ou dans le cadre d’une formation autonome ou continue. Les principales techniques usitées sont l’informatique, la microélectronique, les télécommunications et réseaux, le multimédia, les logiciels et tous les médias électroniques. Les applications des T.I.C.E. consistent en la production, le traitement, le stockage, la classification et l’échange de contenus numériques pour l’enseignement et l’apprentissage d’une discipline.Les T.I.C.E. sont communément regroupées sous trois grands pôles applicatifs qui tendentparfois à se chevaucher, à savoir : 9
  16. 16. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN1 | Le pôle audiovisuel, à savoir le traitement de l’image et du son.2 | Le pôle informatique : l’ordinateur devient un outil intellectuel puisque la connaissance n’estplus uniquement transmise mais également inductive via les diverses expériences vécues parles apprenants au contact de la machine. Le professeur cohabite désormais avec celle-ci.3 | Le pôle des télécommunications qui regroupe la télédiffusion, à savoir la télécommunicationunilatérale vers un grand nombre de destinataires disposant du matériel de réception adéquat(radiodiffusion, vidéographie, etc.), la télématique qui est la symbiose des télécommunicationset de l’informatique (le Minitel en étant l’exemple le plus probant) et les télécommunications quisont l’ensemble des moyens de communication à distance (téléphone, fax, télévision, …).Ces trois pôles sont amenés à se chevaucher car ils forment le multimédia qui, on le verrapostérieurement, a pris son essor à l’issue des années 80 pour un enseignement multicanal.En 2011, les T.I.C.E. font partie intégrante du paysage scolaire. Professeurs et élèvesapprennent ensemble à multiplier les activités numériques pour une pédagogie plusdynamique. D’autant que les élèves doivent désormais obtenir le Brevet Informatique etInternet (B2i). Créé en 2000, le B2i établit les compétences informatiques que les élèvesdoivent maîtriser à l’issue du collège. Reçu sous la forme d’une attestation, le B2i estnécessaire à l’obtention du brevet des collèges.La création du B2i prouve l’importance accordée par l’Éducation Nationale à l’usage tout autantautonome que collectif des technologies de l’information et de la communication. Cependant,les disparités sont nombreuses et la situation française, au sein des pays de l’O.C.D.E., estsujette à plusieurs interrogations comme nous allons le voir dans ce rapport.L’e-learning et les T.I.C.E. ont pour creuset l’enseignement ouvert, ou à distance, dont lesgrandes étapes historiques sont mises en exergue dans le chapitre suivant.3. La formation ouverte d’hier à aujourd’hui 10
  17. 17. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN1849/1919 | L’enseignement par correspondance prend son envol1860 Deuxième partie du dix-huitième siècle : les cours par correspondance se développent grâce à l’essor de l’imprimerie et des services postaux, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni puis en France (1877, Cours HATTEMER).1920/1945 | Les prémices du multimédia, déjà…1920/1930 Développement du cinéma et enregistrement et diffusion de cours de langues sur disques 78 Tours.1936 Essor de la radio scolaire.1939 Création du Centre National du Télé-enseignement (C.N.T.E.) suite à l’exode des populations du Nord et de l’Est vers la zone libre. Le C.N.T.E. deviendra en 1986 le C.N.E.D. (Centre National d’Enseignement à Distance) qui dispense aujourd’hui environ 300 000 formations.1945 Création de la télévision française à vocation pédagogique via l’O.R.T.F. (Office de Radio Télévision Français).1946/1971 | Le paysage de la formation à distance est remanié1946/1947 Réorganisation des associations professionnelles et mise en place de la formation professionnelle.1950 Développement du microsillon et du magnétophone, nouveaux supports d’enseignement.1963 Télé-CNAM est lancée1969 Développement et soutien de la télévision scolaire dans les pays en voie de développement sur la volonté de l’UNESCO.1970/1994 | déclin puis reprise de la télévision éducative, essor de l’enseignement àdistance à l’échelle internationaleAnnées 70 Création du Conseil International de l’Enseignement à Distance et du Consortium International Francophone de Formation à Distance (C.I.F.F.A.D.).1974 Dissolution de l’O.R.T.F. pour favoriser la concurrence télévisuelle ; sur le petit écran la formation s’incline face au divertissement.1982 Les magnétoscopes et la V.H.S. se généralisent peu à peu.1984 L’ordinateur personnel s’impose, notamment grâce au Macintosh d’APPLE.1985 Lancement du plan Informatique Pour Tous (I.P.T.) (voir ci-après).1988 Les logiciels à vocation pédagogique fleurissent dans la distribution spécialisée.1994 Lancement de la Cinquième (désormais France 5), la télévision de la connaissance et du savoir. 11
  18. 18. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENFOCUS SUR LE PLAN INFORMATIQUE POUR TOUS (I.P.T.)Le 25 janvier 1985, le gouvernement français, soucieux d’équiper les 50 000 écoles, collègeset lycées nationaux en matériel informatique, annonce la mise en place d’un plan de 1.8milliard de francs pour l’installation de 120 000 ordinateurs et l’accès à l’informatique des 11millions d’élèves français. Ce plan très ambitieux a permis une vulgarisation de l’informatiqueauprès de la population scolaire. Cependant, celui-ci est considéré comme un échec puisque laprogrammation a été privilégiée au détriment de l’utilisation de logiciels mais aussi car lesprofesseurs n’étaient que peu formés et le matériel souvent obsolète. D’ailleurs, parprotectionnisme, ce sont des sociétés françaises qui ont été sélectionnées telles queTHOMSON et BULL. Or, très vite, se sont imposés les équipementiers américains APPLE etIBM.1995/2011 | la montée en puissance du multimédia1995 Les particuliers découvrent Internet et ses ressources universelles. Création de l’A.R.F.E. (Anneau des Ressources Francophones de l’Education) par des enseignants, chercheurs et étudiants. De nombreux documents éducatifs téléchargeables y sont implémentés.1996 Plusieurs académies scolaires proposent leur site internet et les établissements scolaires commencent à souscrire des connexions Internet.1997 Lancement du plan national pour l’équipement et la connexion de tous les établissements de l’enseignement public, de la maternelle à l’université, d’ici l’an 2000. Généralisation du D.V.D.2000 Tous les lycéens métropolitains et ultramarins sont équipés, les écoles et collèges accusent un certain retard.2003 Le Web 2.0, concept défini par Dale DOUGHERTY et Tim O’REILLY, transforme les usages d’Internet.2010 En France, on dénombre 1 P.C. pour 4 lycéens, 1 pour 6 collégiens, 1 pour 10 élèves de primaire. A peine 20% des établissements proposent une connexion Wi-Fi.2011 Adoption du plan France Numérique 2012 pour l’économie numérique.FOCUS SUR LE MULTIMÉDIALe multimédia se caractérise par la conjonction digitale d’au moins deux médias distincts parmile texte, le son, l’image fixe ou l’image animée. C’est dès 1978 que François BILLETDOUX,auteur et romancier français, invente ce néologisme qui deviendra peu à peu le termedésignant toute l’industrie des éditions numériques que ce soit en termes de contenant(consoles, ordinateurs, tablettes, …) et de contenus (l’information créée puis transmise etdiffusée). 12
  19. 19. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENSur le plan de l’apprentissage, le multimédia se caractérise par le regroupement de médias surun même support (logiciel, internet) favorisant l’interactivité (navigation, hyper navigation,recherche d’informations, aide en ligne) avec l’apprenant. C’est donc la logique L.M.S.(Learning Management System, système d’apprentissage web pour accompagner toutepersonne dans son processus d’apprentissage et la gestion personnalisée de son parcours) quiprédomine via l’évaluation, le cheminement (laisser des traces de sa progression) et lacommunication synchrone et asynchrone (facteur temps) avec ses pairs et/ou un enseignant.Cette chronologie démontre combien l’évolution de l’enseignement à distance et, plusglobalement, des T.I.C.E. a été rythmée par l’introduction de technologies innovantes. La partiesuivante s’attachera donc à présenter ces vecteurs pédagogiques et, ainsi, mettre en relief lesprogrès dans le domaine de l’e-formation.B. Les « vieilles » et les « nouvelles » technologiesSur la frise ci-dessus est illustrée de façon synthétique les diverses grandes technologies ayantconcouru à façonner l’enseignement ouvert. 13
  20. 20. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN1. La radio et la télévision scolaires, le savoir au service des massesA la fin des années vingt, l’Etat prend en compte l’enseignement et la formation à distance etencourage l’introduction de technologies dans l’enseignement notamment par l’usage de laradio et du téléphone. Cependant, le téléphone est un support vite abandonné car coûteux etencore peu généralisé. En 1926, Radio Luxembourg est la première radio à transmettre unprogramme éducatif. Puis, en 1936, les premiers grands projets de formation par l’utilisation dusupport radiophonique soutenus par l’Etat sont opérationnels. Radio Sorbonne, par exemple,voit le jour en 1937.Plusieurs radios publiques comme privées diffusent des émissions éducatives à grande échellepour les personnes désireuses d’accroître leurs connaissances. Le succès est au rendez-vous,notamment dans les zones rurales.En parallèle de la radio, la télévision s’intéresse très vite à l’éducation des masses. Dès 1957,de courts programmes pédagogiques sont diffusés. En 1963, c’est outre-manche que latélévision éducative trouve ses lettres de noblesse avec le lancement d’une chaîne dédiée auxadultes par la B.B.C. En France, Télé-CNAM est lancée. Dès 1965, la Radio TélévisionScolaire (R.T.S.) encourage de multiples émissions éducatives majoritairement à destinationdes adultes. Les Pays-Bas, l’Allemagne, la Pologne, le Québec suivent.Aujourd’hui, BBC Learning et BBC Schools font toujours office de références. Dans le mondefrancophone c’est R.F.I., pour la radio, et France 5 et certaines de ses jumelles nationales(Radio Canada), pour la télévision, qui sont actuellement les principaux vecteurs éducatifs. Cesdeux médias tendent à s’effacer devant Internet.2. L’informatique, nouvel environnement pédagogiqueSuite au colloque de l’O.C.D.E. à Sèvres, en 1970, la France, qui est en pleine période dedéveloppement, introduit l’informatique dans l’enseignement secondaire. On fait le choixd’introduire l’informatique en tant que support et non en tant que discipline indépendante. Sepose alors le problème de l’équipement qui est coûteux et volumineux. Seuls 58 lycées sontéquipés entre 1972 et 1976.D’un lycée à l’autre, les initiatives et pratiques sont très diverses : club informatique, cours deprogrammation, enseignement assisté par ordinateur (E.A.O.). C’est cette dernière initiative quiprend le dessus et tend à plus largement se développer à l’orée des années 80 bien qu’en1978 le rapport Simon insiste sur l’importance de finalement définir l’informatique comme unediscipline à part entière. En 1979, l’opération « 10 000 micro-ordinateurs » est validée.Les professeurs étant très peu voire mal formés, on établit des stages d’un an dans chaqueacadémie pour palier à cette problématique. En parallèle, on crée l’option informatique pour lessecondes, premières et terminales. En 1983, le gouvernement entérine le projet « 100 000micro-ordinateurs» qui sera renforcé par le plan Informatique Pour Tous (I.P.T.) déjà cité.Aujourd’hui, informatique et multimédia sont presque indissociable, Internet étant devenu unoutil logiciel important au sein des classes. 14
  21. 21. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENFOCUS SUR L’E.A.O. OU ENSEIGNEMENT ASSISTÉ PAR ORDINATEURLorsqu’un apprenant utilise un logiciel sur micro-ordinateur pour apprendre, on parled’Enseignement Assisté par Ordinateur. L’E.A.O. s’appuie sur des didacticiels (contraction delogiciels didactiques), à savoir des logiciels à portée pédagogique, articulés autour du triptyquestimulus/réponse/évaluation, notamment dans le cas des didacticiels exerciseurs quiconsolident une notion par le phénomène de répétition (behaviorisme, notion que nousdévelopperons par la suite). Les didacticiels se distinguent par leurs fonctions interactives. Sesuperposent les tutoriels qui ont pour unique but de dispenser un contenu pour offrir et/ourenforcer la connaissance d’un sujet précis.L’E.A.O., choix des gouvernements français successifs, bénéficie de nombre d’intérêts maissouffre aussi de lacunes évidentes. L’E.A.O. apporte de nombreux stimuli à la motivation desélèves et leur propose des activités interactives et ludiques qu’un enseignant ne peut pastoujours créer ni effectuer. En revanche, ces programmes manquent parfois d’empathie et nepeuvent pas toujours apporter une réponse à des cas spécifiques où l’accompagnementhumain est important. Bien évidemment, l’E.A.O. suscite également des réserves de par sasubstitution à l’enseignant, le facteur humain étant considéré comme déterminant dansl’apprentissage.Ce que l’on désigne désormais par l’acronyme T.I.C.E. est essentiellement le fruit de lasynthèse de l’E.A.O. et du multimédia.3. Le magnétoscope et la V.H.S., l’image à l’infiniAvec l’enregistrement du son et de l’image sur bande magnétique, la vidéo s’impose très vitecomme un excellent vecteur pédagogique, au cours des années 80. Les possibilités sontimmenses : illustration de cas, descriptions pédagogiques, insertion de photographies, planrapprochés, division de l’image, ralentis, retours en arrière, passage accéléré à la séquencesuivante, etc. En tant que support peu encombrant et facile d’utilisation, la V.H.S. devient viteun outil pédagogique incontournable que ce soit en classe ou en autoformation, par exemple.Cependant, la vidéo est parfois décriée pour son manque d’implication réelle de l’apprenant, lefait qu’elle ne soit pas forcément adaptée à l’auditoire et, de plus, non modifiable maiségalement pour sa couverture parfois très superficielle d’un sujet derrière de divertissantsatours.C’est pourtant une technologie désormais universelle et qui a su se renouveler dès 1997 avecle lancement du Digital Versatile Disc (D.V.D.) qui truste toujours une place importante dans lesméthodes pédagogiques.4. Le multimédia ou la conjonction de vecteurs pour une pédagogie dynamiqueLes bases du multimédia pédagogiques ont été jetées par l’E.A.O. et la vidéo éducative. A lafin des années 70, avec l’essor du multimédia, la formation à distance commence à être perçuecomme une sphère éducative indépendante par les pouvoirs publics qui appréhendent plusaisément ses enjeux, ses expériences, ses caractéristiques et ses problématiques propres. 15
  22. 22. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENCela se double d’une réelle empathie pour le public apprenant. On mène des études decomportement à la fois sur les formateurs et les formés et la recherche technologique dansl’éducation est plus largement encouragée. Avec pour conséquence une assimilation duconcept d’individualisation. Dès 1987, le Ministère du Travail lance un appel à projets« systèmes de formation multimédia individualisés ». A l’échelon européen, le programmeD.E.L.T.A. voit le jour, en 1991, avec pour objectif la recherche et le développementd’applications basées sur les nouvelles technologies d’information et de communication dansl’éducation. Sur le plan national, le programme F.O.R.E. (Formation Ouverte et RessourcesÉducatives) permet la généralisation de formations à distance dans les entreprises et lescentres de formation.Dès 1988, avec la généralisation des micro-ordinateurs, tout un chacun peut désormaisacquérir des logiciels pour se former ou renforcer ses compétences. L’école, de son côté, n’estpas en reste avec la constitution de logithèques.5. Internet, la connaissance n’a plus de frontière ni de limite dans le tempsEn 1995, une révolution technologique voit le jour, à savoir Internet. Les instanceseuropéennes, bientôt relayées par leurs pendants nationaux et régionaux multiplient lesinitiatives mettant le multimédia au cœur de l’éducation. On l’a vu précédemment, lesétablissements français se dotent relativement rapidement d’une connexion pour tirer partie dece nouvel outil mettant à portée de clic la connaissance universelle.On commence à numériser les ouvrages, on publie divers travaux et recherches. Les CampusNumériques Universitaires sont mis sur pied ; le concept d’e-université est né. L’e-learningprolonge cette notion à toutes les classes d’âge, à tous les niveaux scolaires. On parle deNouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (N.T.I.C.) puis, lesdéveloppements étant particulièrement fulgurants, de T.I.C. L’enseignement qui, comme on l’avu sait tout le potentiel qu’offrent ces technologies, définit très rapidement le concept deT.I.C.E.En 2003/2004, le Web vit sa première grande révolution. Le Web 2.0 prend le relais. D’unInternet aux contenus pratiquement figés et peu interactifs, on passe à l’implémentation d’outilsen cascade pour un recentrage sur l’internaute et, de fait, une plus grande horizontalité. Lavidéo, les plug-ins, les podcasts et A.P.I. se généralisent sur la Toile. Autant d’attributsparticulièrement adaptés pour faire d’Internet une formidable source éducative. Les contenusnumériques publiés ne sont plus uniquement l’apanage d’experts puisque tout un chacun peutinteragir avec les internautes. Outre la multiplication des sources et l’aplanissement du facteurtemporel, on se connecte sur différents devices (ordinateurs, tablettes, téléphones mobiles)pour un accès extrêmement facilité à l’information qui se régénère constamment.En parallèle du flux logique et bien établi enseignant/apprenant, se développe les fluxenseignant/enseignant et apprenant/apprenant qui sont particulièrement encouragés avecl’apparition des réseaux sociaux. Ces plateformes d’échanges planétaires, au succès croissantdepuis 2006, sont certainement le principal catalyseur de la notion d’individualisation del’enseignement dans la lignée des logiciels. Le paysage pédagogique est, une nouvelle fois,bousculé et les vérités d’hier ne sont pas forcément celles d’aujourd’hui. Le « décor » de laformation ouverte étant planté, il me paraît essentiel à ce niveau de passer en revue lasituation des T.I.C.E. dans l’Hexagone à l’école mais aussi de l’e-learning en entreprise et à lamaison, en 2012. 16
  23. 23. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN e-twinning Synchrone/Asynchrone Apprentissage Learner2Learner Evaluation 2.0 Formation E.A.O. Ludique Education 2.0 Blogs e-learning Partage desAutonomie données Motivation Tâches Interactivité E.N.T. Widgets T.I.C.E. Classes Virtuelles Chat Wikis Web 2.0 Encadrement Syndication Pédagogie 2.0 MultimédiaC. La pédagogie en trois dimensions : l’éducation nationale, la formationcontinue, l’apprentissage autonomeLorsque l’on évoque le vaste domaine de l’éducation des personnes, on distingue deux grands« compartiments », à savoir l’éducation scolaire, sous la houlette de l’éducation nationale et duministère du même nom et la formation continue qui s’exerce au cours de la carrièreprofessionnelle. On parle de formation initiale par opposition à la formation continue.Cependant, lorsque l’on évoque l’éducation, il ne faut pas minorer l’importance del’apprentissage autonome, à savoir les démarches personnelles des individus souhaitant seformer à une ou plusieurs discipline(s) ou approfondir leurs connaissances. A contrario desformations précédentes, il n’y a pas forcément de structure encadrante.1. La formation initiale, l’école de Jules Ferry et de NapoléonIl s’agit de l’éducation intellectuelle et morale d’une personne obtenue au terme d’un cycled’étude.C’est via l’école, dans toutes ses composantes, qu’est donc dispensée la formation initiale,généralement sanctionnée par un ou plusieurs diplôme(s). Sont considérés en formation initialeles individus qui :>N’ont pas interrompu leurs études au-delà de deux ans>Travaillent en temps partiel en parallèle de leurs étudesLe système scolaire français, qui se base sur une instruction obligatoire de 6 à 16 ans,s’articule en trois grandes périodes que sont :>L’enseignement primaire, de 2 à 10 ans, et qui rassemble les écoles maternelle et primaire.>L’enseignement secondaire, en moyenne de 11 à 18 ans, qui est la synthèse du collège et dulycée.>L’enseignement supérieur qui revêt diverses formes selon l’orientation choisie ou subie àl’issue du collège et pendant les années lycée. 17
  24. 24. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN2. La formation continue ou comment démultiplier ses compétencesLa formation continue est l’éducation concernant les apprenants qui ont quitté la formationinitiale et sont donc entrés dans la vie active. Elle désigne de fait les apprenants adultes. Laformation continue revêt deux formes :>la reprise d’études avec des modalités proches de la formation initiale 18
  25. 25. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN>la formation professionnelle continue (F.P.C.)Dès 1946, la république inscrit la formation professionnelle dans la constitution française. En1949, l’A.F.P.A. (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes) voit le jour. Apartir de 1959, la loi Debré permet aux centres de formation de dispenser des cours du soir. Onconsidère que la formation est un effort personnel récompensable par une promotionprofessionnelle. La reconversion professionnelle est prise en compte, en 1963, via le FondsNational pour l’Emploi (F.N.E.) qui participe à la restructuration du secteur industriel et de sesmoyens humains. Suite à mai 68 et, après de profondes négociations, les partenaires sociauxfont entrer la formation professionnelle au cœur du droit du travail via l’accord nationalinterprofessionnel (A.N.I.), permettant ainsi de corriger les inégalités du système éducatif, laréponse aux besoins en main d’œuvre et aux aspirations individuelles à la promotion. Tous lessalariés, excepté ceux du secteur public, sont concernés.Depuis la loi du 16 juillet 1971, la F.P.C est dispensées par des organismes reconnus auxstatuts très divers. L’Etat, les collectivités et les cotisations patronales sont les sources definancement de la F.P.C. qui jouit aujourd’hui d’un budget annuel avoisinant les 30 milliardsd’euros. En 1984, le congé individuel de formation (C.I.F.) voit le jour suivi, en 1989, par lecrédit formation.Une rationalisation des organismes de formation est menée en 1991 suite à certaines dérives.Des labels sont délivrés. En 1993, c’est le financement qui est assaini : les O.P.C.A.(Organismes Paritaires de Collecte Agréés) sont instaurés. Le capital temps formation voit lejour et permet aux salariés de profiter de formations inscrites au plan de formation de leurentreprise pendant leur temps de travail. 2004 signe l’instauration du droit à la formationprofessionnelle tout au long de la vie de l’individu. Depuis 2007, certaines branches de lafonction publique bénéficient également de ce système. C’est ainsi que le droit individuel à laformation (D.I.F.) est créé : le salarié dispose de vingt heures de formation par an, des heurescumulables sur plusieurs années.Avec le D.I.F., les services Web prennent de l’ampleur, comme nous le verrons plus largementdans la suite de ce rapport, et le salarié est parfois directement sollicité par les offreurs dumarché de l’e-learning.3. L’apprentissage autonome : apprendre tout au long de son existenceNous avons précédemment souligné l’importance de l’individualisation. Au cours du vingtièmesiècle, la notion d’apprentissage autonome s’est largement développée en parallèle del’évolution des techniques pédagogiques. En effet, l’apprentissage en autonomie jouit d’unebatterie d’avantages pour un apprenant désireux de se former ou d’approfondir sesconnaissances par lui-même, à savoir :>Une autonomie permettant une gestion personnelle des efforts et du temps consacré>Un apprentissage basé sur les besoins et attentes spécifiques de l’apprenant>Un apprentissage décentralisé par rapport aux personnels et locaux disponibles>Une souplesse dans la progression et une pression moindre par rapport aux objectifs>Un coût maîtrisé, notamment à l’ère numérique 19
  26. 26. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENEn 2011, c’est l’ordinateur qui très majoritairement est choisi par les individus. Cependant,selon l’appétence à l’informatique, l’âge ou encore les ressources, certains privilégient encorela formation par les livres, cassettes audio et vidéo ou D.V.D. Ces choix tendent à semarginaliser devant la force de frappe des logiciels et d’Internet. En effet, l’apprentissageautonome via ces outils conventionnels souffre notamment des points faibles suivants :>Pas ou peu de contact avec d’autres apprenants>Moins de possibilités d’échange>Un partage d’expériences peu favorisé>Une évaluation rare ou inexistante des progrès accomplisIl est difficile de quantifier l’apprentissage autonome qui est un choix personnel qui s’exerce endehors des structures scolaires et professionnelles. Si la France se positionne comme lachampionne du soutien scolaire, avec 2.2 milliards € et une croissance annuelle de 10%, quiddu « marché adulte » de l’apprentissage autonome ? D’autant qu’avec Internet, les démarchessont grandement facilitées.FOCUS SUR LE SOUTIEN SCOLAIRELa France étant l’un des rares pays où le soutien scolaire bénéficie d’une réduction fiscale, lescours de soutien connaissent une envolée ces dernières années. En surimpression de ce coupde pouce, la culture typiquement française de l’élite, où l’échec est très mal vécu, est unparamètre à prendre en compte.D’autre part, le développement des technologies numériques permet désormais une trèsgrande flexibilité en termes horaires, pécuniaires, organisationnels et de motivation. ProfExpress, Educastream, Maxicours, Teacheo et consorts ont su tirer partie du Web 2.0 enimplémentant des outils variés pour un parcours personnalisé des élèves. Acadomia, leader ducours à domicile, s’est récemment lancé dans les cours de langue en ligne selon les niveauxreconnus par le C.E.C.R. que nous expliciterons ultérieurement.D. État des lieux des T.I.C.E. en milieu scolaire : un usage contrasté1. Une distorsion notable entre les moyens et les usagesBien que parmi les pays de l’OC.D.E. la France ne soit pas des plus en avance, le recours auxnouvelles technologies s’est grandement accéléré ces dernières années. Il est pour autantnécessaire de souligner que cette progression est très logique voire urgente puisque notrepays accuse un lourd retard en la matière. 20
  27. 27. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN Vocabulaire L.P. Lycées Professionnels L.E.G.T. Lycées d’Enseignement Général & Technologique Source : Éducnet, Débit de l’accès à Internet, 2010En 2010, parmi les pays de l’Union Européenne, la France arrive en huitième position entermes d’équipement informatique. Bien que notre pays soit la deuxième économie de cettezone, il s’agit d’un rang somme toute honorable et qui est le fruit d’efforts continus, cesdernières années, de nos gouvernants pour équiper les établissements nationaux et ultra-marins. Cependant, le taux d’équipement subit de regrettables variations d’une académie àl’autre, un déséquilibre qui pourrait s’aggraver avec les récentes lois de décentralisation. Source : Éducnet, Nombre d’élèves par ordinateur, 2010Le graphe ci-après, qui s’attarde sur les matériels technologiques utilisés est édifiant. Hormisles photocopieurs, tous les autres outils sont majoritairement fournis par les enseignants quidoivent très souvent mobiliser leurs ressources personnelles pour permettre un accès facilité etmulti-supports de leurs élèves aux T.I.C.E. Pour l’usage d’un simple ordinateur de salon, cinqfois sur dix, c’est l’ordinateur personnel de l’enseignant qui est mis à contribution. 21
  28. 28. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN Source : Éducnet, Équipements à la disposition des enseignants, 2010 Source : IPSOS, Etude sur les TICE et les enseignants, Utilisation des équipements à titre professionnel, 2010 22
  29. 29. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN Source : IPSOS, Etude sur les TICE et les enseignants, Utilisation des équipements, 2010Le recours aux équipements permettant une utilisation d’Internet s’est accéléré. Pourtant, lesenseignants restent prudents dans leurs usages en favorisant des matériels classiques dont ilsmaîtrisent parfaitement l’utilisation. Les tableaux blancs, les classes mobiles et les tablettes,notamment, suscitent même des freins notables. Le tableau blanc interactif dispose d’un écrantactile, d’un stylet et d’un capteur suivant les mouvements de l’utilisateur. Il est généralementrelié à la Wi-Fi. La classe mobile permet de favoriser les travaux en réseau. Ces résultatsdénotent de la frilosité de certains professeurs envers ces outils technologiques révolutionnantl’approche pédagogique.En ce qui concerne la place des T.I.C.E. à l’école, les résultats sont édifiants : sur les 27 paysque compte l’U.E., notre pays se classe au vingt-quatrième rang pour l’usage de cestechnologies dans la classe. Ce déséquilibre a pour résultante une distorsion entre lescapacités et les usages. L’accès des élèves aux ressources est désormais généralisé maisceux-ci ne bénéficient que très peu des dernières innovations ou pour des tâches encore trèsbasiques. Outre les moyens financiers et techniques, il est nécessaire de prendre enconsidération « l’évangélisation des enseignants » pour clarifier ce retard inquiétant.Depuis le Plan Informatique pour Tous de 1985, la formation et, en préambule, lasensibilisation des professeurs a bien souvent été le parent pauvre des programmes etpolitiques décidées par le Ministère de l’Éducation. En conséquence, il n’y a pas dans notrepays de véritable « coaching » et donc d’adhésion pleine et entière des enseignants autour desmultiples possibilités des T.I.C.E. A contrario de certains de ses alter-egos, l’enseignantfrançais reste donc timoré dans son approche et dans son usage des T.I.C.E., sauf exception,et n’explore que très peu de méthodes et travaux en dehors de ceux mis en exergue par lesinstances éducatives.Les conséquences sont les suivantes :>La défiance vis-à-vis des T.I.C.E. est encore notable>Le recours spontané au T.I.C.E. est donc faible>La créativité pédagogique est minorée>La « veille techno-pédagogique » est rare parmi le corps enseignant peu sensibiliséL’étude sur les T.I.C.E. et les enseignants, menée en 2010 par l’IPSOS, donne un éclairagetrès parlant sur la perception des outils numériques par les professeurs. L’histogramme ci-après démontre que ces techniques sont plus largement vues comme des leviers du savoir-être avant d’être de probants vecteurs du savoir. 87% des enseignants jugent les T.I.C.E.comme un moyen de permettre un usage raisonné d’Internet par les élèves et apportant unecertaine maîtrise de l’information et de la communication. L’aide à la pratique d’une langueétrangère (52%), à la rédaction (44%) et à la maîtrise du français (41%) ou bien encore à la 23
  30. 30. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENmaîtrise des mathématiques et des sciences et technologies (38%), qui se situe sur le plan dusavoir, sont des critères cités par moins d’un enseignant sur deux. Source : IPSOS, Etude sur les TICE et les enseignants, Compétences développées par les TICE, 2010On constate, à la lecture des réponses données, que le corps enseignant appréhende encoretrès largement les T.I.C.E. comme un moyen plus que comme un faisceau de sources de laconnaissance. Pour preuve, le graphique suivant qui aborde les bénéfices des T.I.C.E.ressentis par les professeurs. Les mentions « apprendre de manière interactive et ludique »et/ou « consolider les savoirs », par exemple, ne figurent pas parmi les résultats proposés parle ministère. Pour la grande majorité des enseignants, les T.I.C.E. sont le moyen idoine depréparer des supports de cours et de réaliser des tâches administratives. Ils ne sont que 66% àplébisciter l’item « faire cours ». Et seuls 49% sont tout à fait d’accord avec l’affirmation« réaliser un suivi personnalisé des élèves et leur évaluation, en dehors de la classe ». LesT.I.C.E. sont considérées comme des techniques organisationnelles pratiques pour lesprofesseurs et qui, lorsqu’elles sont utilisées avec les apprenants, le sont essentiellement enclasse. Source : IPSOS, Etude sur les TICE et les enseignants, Bénéfices des TICE, 2010Devant cette perception encore très classique, les réponses à la question « quelles actionspour généraliser l’usage des T.I.C.E. ? » sont éloquentes : 8 professeurs sur 10 réclament des 24
  31. 31. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENformations et une aide à la gestion de la maintenance. 57% demandent l’adaptation desprogrammes et ils sont 40% à souhaiter que les instances scolaires communiquent bien plussur les bénéfices que les T.I.C.E. peuvent apporter aux enseignants, ce qui illustre clairementle manque « d’éducation » du corps enseignant à ces technologies. D’ailleurs, le fait qu’ilssoient 71% à estimer qu’il est important de prendre en compte le fait que l’usage des T.I.C.E.nécessite un temps de préparation plus long prouve la méconnaissance des pédagoguespuisque les T.I.C.E. sont censées, entre autres, permettre une gestion facilitée et donc plusrapide des cours. Seuls 2% répondent qu’ils ne voient aucun intérêt aux T.I.C.E., ce quisouligne la prise de conscience relative à l’importance et à l’impact de ces outils par lacommunauté scolaire. Source : IPSOS, Etude sur les TICE et les enseignants, Quelles actions pour généraliser l’usage des TICE ?, 2010 Disciplines et T.I.C.E. >Les sciences et technologies sont logiquement en tête >Les maths trustent la seconde place avec plus de 20% >Le rédactionnel (lettres, sciences humaines et langues) peinent encore à « se digitaliser » >Les technologies complexes accusent un fort retardLes deux tableaux ci-après listent les types d’actions principalement menées par lesenseignants lorsqu’ils ont recours aux technologies de l’information et de la communicationdans l’enseignement. Le premier tableau concerne le cycle primaire, le suivant le secondaire. 25
  32. 32. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN Source : Éducnet, Services en lignes à l’écoleA la lecture de ces indices, on constate que c’est étonnamment en maternelle que l’on fait leplus appel aux ressources pédagogiques en ligne. Suivent les lycées avec 71%, les collèges etécoles primaires avec 64% et les lycées professionnels avec 53%. En France, les nouvellestechnologies à l’école semblent être essentiellement synonymes de praticité et gain de tempsdans l’approche organisationnelle : on délivre les emplois du temps, les notes et actualitésscolaires avec Internet pour appui. Source : IPSOS, Etude sur les TICE et les enseignants, Moyens d’évaluation utilisés, 2010Cependant, les enseignants se convertissent peu à peu l’évaluation 2.0 pour une interactivitéplus forte, comme le démontrent les indices ci-dessus. Les tâches multimédia sont encore 26
  33. 33. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENdisparates mais les formateurs ont intégré l’aspect facilitateur de la notation grâce aux outilsnumériques. Pour les devoirs sur table, les exercices ou encore les interrogations écrites etorales, les moyens d’évaluation numériques sont de plus en plus utilisés par les enseignants.Cependant, dans le cadre des devoirs à la maison ou préparations d’exposés, les professeursappliquent rarement une évaluation basée sur les outils digitaux en mode asynchrone donc àdistance.A l’heure du Web 2.0, il est surprenant de constater que les outils digitaux employés par lecorps enseignant demeurent relativement conventionnels, comme en atteste le graphique ci-dessous à gauche. Le rédactionnel reste majoritaire avec l’utilisation et l’entretien d’un blogpour 27% des répondants. Facebook et Twitter, largement utilisés par les élèves en tantqu’agréments, ne sont que peu exploités (9% Vs. 2%) en classe.Sur le chapitre des réseaux sociaux (graphique de droite), la méconnaissance estmalheureusement criante : 31% des sondés ont opté pour l’item « Ne sait pas » à l’affirmation« Les réseaux sociaux peuvent servir de vecteur pédagogique » et pratiquement 2 professeurssur 10 ne sont pas d’accord avec cette affirmation. Source : IPSOS, Etude sur les TICE et les enseignants, 2010Le social learning, qui s’appuie sur le mode collaboratif induit par les médias sociaux et quenous aborderons plus loin dans ce rapport, n’a pas encore les faveurs du corps enseignant.Pourtant, l’installation et le renforcement inévitable des T.I.C.E. dans le paysage scolairefrançais vont amener les instructeurs à optimiser leurs usages en ce domaine et, surtout, àtravailler en mode systémique, comme le résume l’infographie ci-après.Outre les supports papier classiques, les professeurs devront s’adonner à la gestion d’outils électroniques divers (wikis, blogs, réseaux sociaux, vidéoconférence, webinars, etc.) tout en gérant l’approfondissement de leurs rapports avec les familles, leurs collègues (best practices, …), leur hiérarchie mais aussi et surtout avec leurs élèves bien plus informés et exigeants. L’interdépendance et le partage vont prendre une autre dimension à l’école sous la houlette de professeurs bien plus aguerris aux nouvelles technologies. 27
  34. 34. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN Le prof dans l’œil du cyclone >Il est connecté >Il doit constamment se former >Il connaît la valeur de la collaboration >Il est la porte d’entrée vers le réseau >Il est le nœud des échanges >Il connecte les intelligences >Il lie le tangible au virtuel Source : The networked teacher, Alec COUROSA, 20102. Les Espaces Numériques de Travail, la systémique des ressourcesCependant, l’Etat a réagi en instaurant les E.N.T. (Espaces de Travail Numérique) dans lesétablissements secondaires puis universitaires. Il s’agit de fournir aux utilisateurs (élèves,professeurs, chercheurs) un accès aux ressources liées à leur(s) activité(s). Ce point d’entréeest constitué d’un socle de services applicatifs pour des recherches profondes de données. LesE.N.T. ont permis de donner un accès en dehors des structures scolaires aux bénéficiairespour un partage collectif de l’information, de moderniser la scolarité en encourageantl’utilisation de ressources pédagogiques au sein des familles, permettre aux scolaires lagestion de l’information et donc de mieux appréhender la société de l’information et, enfin derendre possible par tous et pour tous l’utilisation de formes alternatives d’enseignement etd’apprentissage. Les E.N.T. sont les équivalents nationaux des L.M.S anglo-saxons, soit descentres de ressources.E. L’e-formation est désormais bien installée dans l’enseignement extrascolaireSelon une étude de Cegos (« La formation professionnelle, aujourd’hui et demain »), en 2010,24% des salariés français ont suivi un cours en e-learning contre 51% en Espagne et 47% auRoyaume-Uni. Cependant, ce retard devrait être comblé d’ici 2012 puisque on observe uneaccélération du recours à l’e-learning au sein de nos entreprises. Les employeurs incluentdésormais plus facilement un volet e-learning à leur plan de formation. Les causes en sontessentiellement la flexibilité et la réduction de certains coûts, à une époque où les dépensessont étudiées à la loupe.L’enquête CEGOS met en avant 7 tendances lourdes encourageant la conversion desressources humaines à l’e-learning. 28
  35. 35. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN Source : BISEUL Xavier, « E-learning : la France en cours de rattrapage », 15 janvier 2010L’étude « e-transformation de la formation » conduite par les étudiants de l’Institut Léonard deVinci (I.L.V.), en 2011, met en exergue le potentiel de l’e-learning dont la part budgétaire nereprésente qu’un pourcent du budget total de la formation quand celle-ci atteint les 11% auniveau mondial. Ce sont logiquement les grandes entreprises et les multinationales quigénèrent 73% du chiffre d’affaires de ce secteur. Selon Philippe GIL, de DEMOS E-Learning,« les entreprises du CAC 40 estiment que la part de l’e-learning sera en augmentation ou enforte augmentation dans les deux ans à venir. Aucune ne prévoit de réduire l’effortd’investissement ». Le potentiel de croissance est donc vaste. D’autant que 85% de cessociétés font de l’outsourcing pour la réalisation de modules de formation.Il s’agit donc essentiellement de contenus sur mesure, à savoir répondant à un cahier descharges établi selon les besoins du donneur d’ordre. Suivent les contenus sur étagère, oustandard, désormais majoritairement liés aux thématiques managériales. Outre ces deuxsegments désormais largement exploités, le serious gaming fait une percée remarquable cesderniers mois. Le plan France Numérique 2012, pour le développement et l’offre de contenusnumériques, dispose d’un budget de 20 millions d’euros pour le soutien de 48 projets deserious gaming. Ce segment de l’e-learning génère 1.5 milliard d’euros et atteindra les 10milliards en 2015. Le potentiel est donc considérable et les entreprises se laissent désormaisséduire par cette pédagogie ludique très réaliste permettant une forte implication et donc uneadhésion de leurs salariés. Ces « jeux sérieux » combinant le ludique à l’interactivité peuventêtre de six natures :>Les advergames ou jeux publicitaires pour la promotion d’une marque>Les jeux ludo-éducatifs pour apprendre tout en s’amusant 29
  36. 36. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN>Les jeux de marché qui servent la stratégie de communication et les enjeux sociaux>Les jeux engagés pour la dénonciation de problèmes généralement d’ordre éco-politique>Les jeux de simulation permettant la reproduction d’une tâche ou manœuvre>Les jeux expérimentaux généralement à dimension scientifiqueBien évidemment, les sociétés sont bien plus enclines à mettre en place les jeux ludo-éducatifset de simulation. Cependant, les autres types sont parfois utilisés par les marques auprès dumarché donc de leurs consommateurs, notamment les advergames. A noter que L’OREAL a,par exemple, recruté un tiers de ses stagiaires via le jeu Reveal, en 2010.L’étude de DEMOS E-Learning démontre également que 30% de ces entreprises du CAC 40offrent la possibilité à leurs salariés de suivre leurs modules d’e-formation à domicile. Onconstate une accélération de la délinéarisation de la formation professionnelle par le recoursrenforcé aux solutions digitales. Six entreprises sur dix, pour parer à la solitude de l’apprenantmais également stimuler sa motivation, ont mis en place un système d’accompagnement telque le tutorat. En effet, si le distantiel, soit l’apprentissage à distance, a des nombreuxavantages, les employeurs sont soucieux d’entretenir la motivation de leurs ouailles.A l’instar d’autres enquêtes, celle-ci démontre une nouvelle fois la montée en puissance dublended learning ou mélange des modalités pédagogiques relatives au présentiel et audistantiel. 44% des sociétés renforçant leur formation autour du blended learning ont réduit leprésentiel. Il s’agit, désormais, de bien préparer son mix learning pour effectuer un savantdosage entre le présentiel et le distantiel mais aussi, en termes de vecteurs, savoir quels outilssélectionner et quelle part leur donner dans la stratégie globale du plan de formationprofessionnelle.Car si le blended learning est très prometteur, il s’agit de bien préparer en amont les contenuset leur séquençage en choisissant la durée, les outils, l’interface et l’ergonomie les plus àmêmes d’engendrer une efficacité pédagogique si possible zéro défaut pour enseigner maisaussi motiver et entretenir l’attention tout en mesurant les progrès accomplis et mettant enexergue les mesures correctrices à mener au fur et à mesure que se déploie l’apprentissage.D’une offre plutôt standard, on est passé à une offre affinée selon les besoins des entrepriseset de leurs effectifs. Le blended learning va certainement connaître un développement majeurdans les prochaines années.FOCUS SUR LE BLENDED LEARNINGLe blended learning permet une formation multimodale pour offrir à l’apprenant la formation laplus complète et flexible possible. Le blended learning s’appuie sur un savant mix learningpouvant s’appuyer pêle-mêle sur le face à face, le téléphone, l’e-mail, la visioconférence etbien évidement tous les outils digitaux pédagogiques connus. Bien que le blended learningpuisse être employé dans divers domaines, c’est dans la formation linguistique que ce conceptserait le plus efficient. TELELANGUE, leader des cours de langue à distance, quantifie entre 30et 50% le gain d’efficacité engendré par le blended learning pour, de plus, un coût inférieur parrapport aux cours classiques. 64% des formations en blended learning sont des cours delangue. 30
  37. 37. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENLe blended learning, concept probant pour apprendre une langueTrois motifs justifient la forte efficacité de blended learning dans la formation linguistique :>L’assimilation : grammaire, orthographe, vocabulaire sont acquis au rythme de l’apprenant viales outils digitaux utilisés. Mais la restitution des acquis est assurée par le professeur, seulcapable de faire travailler efficacement les réflexes.>La rapidité : l’apprenant progresse deux fois plus vite grâce à un enseignement disponibleanytime anywhere et parfaitement calibré à ses besoins et à son niveau.>La double flexibilité : l’employeur tout comme son salarié bénéficient d’une flexibilité dansl’enseignement/apprentissage puisque les contenus peuvent être accessibles 24/24h, enentreprise ou à l’extérieur. Source : DEMOS E-Learning, Enquête “Blended learning et tutorat”, 2009Avec la montée en puissance des smartphones, certains anticipent déjà la croissance logiquedu m-learning ou mobile learning. Certains acteurs commencent à investir le micro marché dela pédagogie nomade. C’est le cas, par exemple, de MICROPOLE et 4N MEDIA. Les salariésétant amenés à souvent se déplacer, tels les visiteurs médicaux ou les commerciaux, vontdonc être amenés à de plus en plus bénéficier de modules pédagogiques via leurssmartphones. Sans pour autant ne concerner que les geeks, le m-learning induit une adhésionforte des utilisateurs aux nouvelles technologies, bien plus encore que dans le cas de l’e-learning conventionnel. De plus, le fond et la forme des contenus pédagogiques doivent êtreadaptés à l’usage sur mobile. Selon le blog Innovative Learning Technologies, 5 raisonsmajeures illustrent les prémices du succès du m-learning :>L’exploitation optimale du Web 2.0 dans une logique communautaire>Le support idéal pour des exercices d’entraînement>Le développement de nouvelles tâches (utilisation des flashcodes, par exemple)>Permettre des formations d’un nouveau genre sur un appareil du quotidien>La dématérialisation des frontières de l’espace de formationOn entrevoit combien l’e-learning originel cède peu à peu la place à un e-learning 2.0. cardésormais les particuliers n’hésitent pas à aller à la source pédagogique pour se former par 31
  38. 38. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENeux-mêmes, c’est-à-dire approfondir leurs connaissances ou développer de nouvellescompétences. L’écueil principal étant de savoir piocher parmi les gigantesques ressourcesd’Internet. Les critères observés sont majoritairement le coût, la qualité des contenus etl’interface graphique et l’ergonomie. Notons qu’avec Internet, il est souvent possible de faireson menu e-formation gratuitement ou, à tout le moins, pour un faible coût. Cependant, laqualité sera très variable.La capture d’écran ci-dessous nous donne un aperçu des référencements gratuit et payantlorsqu’il s’agit de l’occurrence « cours en e-learning ».Comme souligné précédemment, les recherches relatives à l’e-learning sont désormais pluspointues : face à la largeur de l’offreur mais aussi sur la base d’une exigence plus forte, lesFrançais tapent désormais « cours d’anglais », « cours d’italien », « e-learning langues », etc.Le graphe ci-après, issu de Google Tendance des Recherches, prouve l’essor des recherchesplus profondes à partir de 2004.Ce graphe établi à partir de l’occurrence « cours d’anglais » illustre également le fait qu’Internetsoit désormais un vecteur de choix dans la recherche d’une pédagogie adaptée par desapprenants de plus en plus séduits par la Toile pour répondre à leurs besoins, que ce soit enmode présentiel ou distantiel. 32
  39. 39. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLENOutre les professionnels et les scolaires, les particuliers sont désormais une cible de choix pourles acteurs de l’e-learning qui ont constaté l’importance du phénomène et tirent partienotamment du droit individuel à la formation (D.I.F.). Le marché de la formation linguistique secaractérise par une offre très atomisée rassemblant un grand nombre d’organismes, d’individuset d’entreprises de toutes tailles, avec des statuts et des offres de formations très variés,exerçant une activité dans le domaine des cours de langue.F. L’enseignement des langues a très vite succombé aux sirènes du Web A l’heure où la mondialisation régit l’économie et la géopolitiqueinternationales, la maîtrise de langues étrangères devient déterminante. Lesmarchés domestiques étant saturés, dans de nombreux secteurs d’activité,les P.M.E./P.M.I. emboîtent le pas aux grandes entreprises en se lançant àl’export afin d’obtenir des débouchés commerciaux. Outre l’anglais qui estbien souvent impératif dans le recrutement de talents, les langues secondes prennent une plusgrande importance. Et la progression des B.R.I.C.S. (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique duSud) et du Moyen-Orient amène les entreprises à rechercher des locuteurs de langues plusardues telles que l’arabe, le mandarin ou le japonais.C’est pourquoi les perspectives pour les offreurs sont placées sous les meilleurs auspices.Passons désormais en revue les sociétés référentes sur ce marché.1. Les leaders n’occupent pas une position dominante sur le marchéDans son édition du 29 novembre 2010, le Journal du Net a remis les conclusions de son étude« L’anglais en e-learning : les formations au banc d’essai ». Quatre leaders sont isolés de lamasse toujours plus importante des offreurs. 33
  40. 40. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN>Notation des méthodes pour l’évaluation du niveau du requérant :>Notation des modules d’e-learning proposés :Ces quatre entreprises occupent 30% du marché et ont su tirer partie du booster qu’a été l’e-learning dans la formation en langues. TELELANGUE bénéficie d’une croissance d’environ26% sur les derniers exercices grâce à des investissements massifs dans son conceptCyberteachers (10 millions d’euros) qui combine blended learning, téléphone, modules e-learning, cours en présentiel et outil de gestion LMS. Cette stratégie lui permet aujourd’hui defortement concurrencer les pure players GOFLUENT et PROFORMATION. De même,BERLITZ, via son concept Virtual Classroom, a su se renouveler et, surtout, se redresser suiteà des années 2003 et 2004 difficiles.L’étude du JDN démontre que, sur ce marché, ce sont étonnamment encore les click andmortar qui tiennent le haut du pavé. En effet, seul GOFLUENT est un pure player. Parts de marché Seuls 60% du marché sont détenus par les spécialistes du secteur. 34
  41. 41. L’ENSEIGNEMENT/APPRENTISSAGE DES LANGUES A L’HEURE DU WEB 2.0 ET DES RESEAUX SOCIAUX | S. JEHLEN 1 370€ H.T. pour 20 heures de téléphone et 20 heures multimédia 1 450€ H.T. pour 20h de téléphone et un accès multimédia illimité 1 790€ pour 30h de cours (18hmultimédia, 12h de téléphone) 1 669€ H.T. pour 21 heures de téléphone et 21 heures multimédia 79€ par mois pour un engagement d’un an Sur devis 35

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