ROYAUME DU MAROC                   Ministère de lHabitat, de lUrbanisme et de lAménagement de lEspace                     ...
Table de matièresPréambule ..................................................................................................
2. Données statistiques : croissance démographique...........................................................................
1. 6. Contraintes et atouts..................................................................................................
2. 7. Plantes envahissantes..................................................................................................
PréambuleL’Agence Urbaine et de Sauvegarde de Fès a engagé l’Appel d’Offre n°01/2006 relatif à l’étude d’élaboration d’un ...
L’analyse des différents dysfonctionnements et obstacles rencontrés au niveau des espaces vertsCe diagnostic a mis en avan...
Rappel de la problématique          Malgré les nombreuse tentatives d’amélioration du cadre de la vie dans la ville de Fès...
I. IntroductionFondée depuis plus de 12 siècles, la ville de Fès a connu des périodes de gloires jusqu’au 19ème siècle en ...
- la localisation (urbaine ou suburbaine) ;- leur superficie ;- leur degré d’aménagement ;- leur statut de propriété (publ...
Jardin public : Un jardin (de lallemand " garten " signifiant "enclos") est un espace extérieur généralement clos où on y ...
valeur artistique. A Fès, Le plus important est Jnan sbile, jardin hérité, mais constamment rénové tout en conservant sa c...
2. Rôle des espaces vertsLes espaces verts constituent un équipement collectif indispensable à la vie sociale des citadins...
• Thermorégulation : Les espaces verts arborés créent des ambiances particulières ou l’atmosphère est plus humide et plusf...
II. Analyse du territoire étudié     A. Analyse historique des évolutions et des actions antérieures           1. Historiq...
la Médina était caractérisé comme aujourd’hui par l’introversion de l’habitat, l’exiguïté des espaces publics et la grande...
Source : AUSF                16
Jusqu’au début du XXème siècle, la moitié de la surface de la Médina intra-muros, ainsi que les abords (espaces autour des...
modèle des espaces verts européens (jardin « Lalla Amina », en plein centre de la ville nouvelle) et de trame viaire « à l...
densification de la Médina et à l’augmentation des besoins en sol et en logements. Nombreux sont les quartiers qui se sont...
Description précise des nouvelles zones urbaines et de la superficie supplémentaire qu’elles ont engendrée :         Année...
B. La place des espaces verts dans les documents d’organisation de l’espace.          1. Evolution des normesEn matière de...
les orientations fondamentales de l’utilisation du sol, des équipements structurants ainsi que l’organisation des transpor...
intégrante des lotissements et des groupes d’habitation. Le Dahir du 30 septembre 1953 relatif aux lotissements ou groupes...
- Dahir du 17/60/1992, portant promulgation de la loi n° 25-90 du 22/10/1985 et n° 13, du 19/10/1989. L’administration doi...
Unités d’interventions                                          consistance     Nbre de plants nécessaires        Plantati...
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- Le parc Oued Fès : grande parcelle de plus de 200 ha, affectée à l’aménagement d’un parc, symbole d’une coulée verte pro...
Source : AUSFSchéma Directeur d’Aménagement Urbain de Fès                              28
- La protection et la mise en valeur de l’environnement dans les extension Sud et Ouest de la ville. L’urbanisation de ces...
3. 2. Les propositions des PA au niveau des espaces verts par arrondissementsLaménagement des espaces plantés de la ville ...
Source : AUSF31
De plus, le Plan d’Aménagement prévoit le traitement paysager des carrières, terrains présentant des risques d’effondremen...
- Plantation et aménagement des rives de l’Oued Mehraz- Aménagement et plantation d’un rond point et d’un carrefour dans l...
ha) où la réalisation, qui doit subir un traitement spécifique, s’avère plus coûteuse qu’ailleurs.        Le PA de Mechoua...
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C. Les réalisations          1. Les espaces verts réalisés par la ville de Fès- Au niveau de la ceinture verte, 5000 hecta...
Le projet de ceinture verte s’est heurté à un problème législatif, elle est soumise au même règlement que l’urbanisation e...
carrière, interstices de voie ferrée…). On comprend ainsi que ces espaces sont relégués à des terrains impropres à l’urban...
PA de l’Agdal :-Aménagement d’un jardin mixte (espace vert + terrain de sport) dans le quartier Dokkarat d’environ 2.5 hec...
- Réalisation de 2 jardins aménagés conformément au P.A pour une superficie de 155 000 m² dans le secteur de Bab Makina.- ...
Cette pression nest pas sans conséquences sur les espaces verts :        - Le développement de l’habitat non réglementaire...
zones de villas (maisons et jardins de faible densité) en zones d’immeubles, cette densification permet d’anticiper un éta...
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Rapport de diagnostic

  1. 1. ROYAUME DU MAROC Ministère de lHabitat, de lUrbanisme et de lAménagement de lEspace Agence Urbaine et de Sauvegarde de Fès PLAN VERT DE LA VILLE DE FES Rapport de diagnostic version définitive (deuxième phase du marché 01/2006) Octobre 2008Groupement ENATES, Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Faculté des Sciences Dhar El Mehraz B.P 1796 ATLAS FES 1
  2. 2. Table de matièresPréambule .................................................................................................................................................................................................... 5Rappel de la problématique .......................................................................................................................................................................... 7I. Introduction ................................................................................................................................................................................................ 8 1. Typologie des espaces verts de la ville de Fès ................................................................................................................................. 9 2. Rôle des espaces verts ................................................................................................................................................................... 12II. Analyse du territoire étudié ..................................................................................................................................................................... 14 A. Analyse historique des évolutions et des actions antérieures ............................................................................................................. 14 1. Historique : morphologie des espaces verts et croissance urbaine ................................................................................................. 14 1. 1. L’organisation urbaine traditionnelle ..................................................................................................................................... 14 1. 2. Espaces verts dans l’urbanisation coloniale (1912-1956)..................................................................................................... 17 1. 3. De lindépendance du Maroc à aujourdhui........................................................................................................................... 18 2. Rapport entre l’évolution de la surface urbaine et l’évolution démographique de Fès de 1900 à 2004 ........................................... 19 1. Evolution des normes ...................................................................................................................................................................... 21 2. Les différents documents d’urbanisme relatifs aux espaces verts :..................................................................................................... 21 3. Les espaces verts prévus par les documents d’urbanisme de la ville de Fès.................................................................................. 24 3. 1. Les propositions du SDAU au niveau des espaces verts ..................................................................................................... 24 3. 2. Les propositions des PA au niveau des espaces verts par arrondissements ....................................................................... 30 C. Les réalisations................................................................................................................................................................................... 36 1. Les espaces verts réalisés par la ville de Fès ................................................................................................................................. 36 2. Les actions de sensibilisation réalisées sur le thème de l’environnement ....................................................................................... 40 3. Evaluation de la réglementation des espaces verts à travers l’étude des documents d’urbanisme................................................. 40 3. 1. Un déséquilibre urbanistique tributaire d’une pression démographique trop importante ...................................................... 40 3. 2. Des dysfonctionnements politique et réglementaire ............................................................................................................ 42 3. 3. Des problèmes d’application des lois et documents d’urbanisme......................................................................................... 43 3. 4. Des problèmes liés aux usages et perception des espaces verts ....................................................................................... 44 3. 5. Le problème de la pollution et du manque de ressource en eau .......................................................................................... 46 3. 6. Foncier : Les dysfonctionnements économiques et fonciers : .............................................................................................. 48 3. 7. Financement et gestion ........................................................................................................................................................ 49 D. Analyse géographiques du territoire étudié ........................................................................................................................................ 55 1. Données géographiques et physiques générales ............................................................................................................................ 55 1
  3. 3. 2. Données statistiques : croissance démographique.......................................................................................................................... 55 3. Les différents réseaux, les principales infrastructures ..................................................................................................................... 59 3. 1. Le réseau routier .................................................................................................................................................................. 59 3. 2. Le réseau d’assainissement ................................................................................................................................................. 60 4. Le zonage et le cadre de la planification.......................................................................................................................................... 60 E. Analyse de l’environnement naturel .................................................................................................................................................... 62 1. Les composantes physiques ........................................................................................................................................................... 62 1. 1. Cadre géologique et morphologie......................................................................................................................................... 62 1. 2. Hydrologie ............................................................................................................................................................................ 62 1. 3. Lithologie .............................................................................................................................................................................. 65 2. Les contraintes ................................................................................................................................................................................ 65 2. 1. Sismicité ............................................................................................................................................................................... 65 2. 2. Inondations ........................................................................................................................................................................... 66 2. 3. Glissements de terrains ........................................................................................................................................................ 67 3. Desserte des espaces verts ............................................................................................................................................................ 67 4. Le végétal comme élément structurant............................................................................................................................................ 67III. Etat des lieux spécifiques : diagnostic général par Arrondissement ...................................................................................................... 68 A. Diagnostic général .............................................................................................................................................................................. 69 1. Les jardins ....................................................................................................................................................................................... 69 1. 1. Types de jardins ................................................................................................................................................................... 69 1. 2. Répartition des jardins entre arrondissement ....................................................................................................................... 69 1. 3. Superficies des jardins.......................................................................................................................................................... 70 1. 4. Etat d’entretien ..................................................................................................................................................................... 70 1. 5. Niveau de sécurité dans les jardins ...................................................................................................................................... 71 2. Forêts et coulées vertes .................................................................................................................................................................. 73 4. Les plantations d’alignement ........................................................................................................................................................... 77 5. Ratio d’espace vert par habitant ...................................................................................................................................................... 78 B. Diagnostic spécifique par arrondissement .......................................................................................................................................... 80 1. Arrondissement de Saïss................................................................................................................................................................. 80 1.1. Données générales sur l’arrondissement .............................................................................................................................. 80 1. 2. Enjeux pour le Plan vert........................................................................................................................................................ 80 1. 3. Projets d’espaces verts dans le plan d’aménagement.......................................................................................................... 81 1.4 Etat des lieux des espaces verts dans l’arrondissement ........................................................................................................ 81 1. 5. Décomposition par quartiers................................................................................................................................................. 84 2
  4. 4. 1. 6. Contraintes et atouts............................................................................................................................................................. 88 2. Arrondissement de Zouagha ........................................................................................................................................................... 89 2. 1. Données générales sur l’arrondissement ............................................................................................................................. 89 2. 2 Enjeux pour le plan vert ........................................................................................................................................................ 89 2. 3. Projets du plan d’aménagement ........................................................................................................................................... 90 2.4. Etat des lieux des espaces verts dans l’arrondissement ....................................................................................................... 91 2. 5. Décomposition par quartiers................................................................................................................................................. 94 2. 6. Contraintes et atouts............................................................................................................................................................ 97 3. Arrondissement des Mérinides ........................................................................................................................................................ 98 3. 1. Données générales sur l’arrondissement ............................................................................................................................. 98 3. 2. Enjeux pour le plan vert ........................................................................................................................................................ 98 3.3. Etat des lieux des espaces verts dans l’arrondissement ....................................................................................................... 99 3. 4. Décomposition par quartiers.............................................................................................................................................. 101 4. Arrondissement dAgdal................................................................................................................................................................. 106 4. 1. Données générales sur larrondissement ........................................................................................................................... 106 4. 2. Enjeux pour le plan vert ..................................................................................................................................................... 107 4.3. Etat des espaces verts dans l’arrondissement : .................................................................................................................. 107 4. 4. Décomposition par quartiers............................................................................................................................................... 111 4. 5 Contraintes et atouts............................................................................................................................................................ 121 4. 7 Espaces potentiellement aménageables ............................................................................................................................. 121 5. Arrondissement Mechouar-Fès Jdid .............................................................................................................................................. 122 6. Arrondissement Fès Médina.......................................................................................................................................................... 123 7. Arrondissement Jnan El Ouard...................................................................................................................................................... 123IV. Etat de santé des végétaux de la ville de Fès ..................................................................................................................................... 134 1. Facteurs naturels abiotiques ............................................................................................................................................................. 134 1. 1. Climat ..................................................................................................................................................................................... 134 1. 2. Facteurs pédologiques .......................................................................................................................................................... 135 2. Facteurs anthropozoïques ............................................................................................................................................................. 135 2. 1. Facteurs édaphiques .......................................................................................................................................................... 135 2. 2. Pollution atmosphérique ..................................................................................................................................................... 135 2. 3. Tuteurage ........................................................................................................................................................................... 136 2. 4. Feu ..................................................................................................................................................................................... 136 2. 5. Braconnage ........................................................................................................................................................................ 136 2. 6. Mauvaise taille.................................................................................................................................................................... 137 3
  5. 5. 2. 7. Plantes envahissantes........................................................................................................................................................ 137 3. Facteurs biotiques naturels............................................................................................................................................................ 137 3. 1 Champignons ...................................................................................................................................................................... 138 3. 2. Bactéries............................................................................................................................................................................. 140 3. 3. Les ravageurs..................................................................................................................................................................... 140V. Analyse socio-économique relative aux espaces verts ........................................................................................................................ 144 1. Le personnel : ................................................................................................................................................................................ 144 2. La Commune Urbaine :.................................................................................................................................................................. 144 3. La population ................................................................................................................................................................................. 145 3. 1. Jardins les plus fréquentés..................................................................................................................................................... 146 3. 2. Les raisons de la fréquentation des jardins ............................................................................................................................ 147 3. 3. Avis de la population .............................................................................................................................................................. 147 E. Conclusion et perspectives ............................................................................................................................................................... 151 ANNEXES 1 : Cartes............................................................................................................................................................................. 152 ANNEXES 2 .......................................................................................................................................................................................... 152 4
  6. 6. PréambuleL’Agence Urbaine et de Sauvegarde de Fès a engagé l’Appel d’Offre n°01/2006 relatif à l’étude d’élaboration d’un plan vert de la ville deFès et d’une étude de faisabilité du Parc Oued Mehraz.Cette mission a été confiée à un groupement d’enseignants chercheurs universitaires et de professionnels de l’Unité de Formation et deRecherche en domaine de l’Environnement, Aménagement du Territoire et Société (ENATES), de l’Université Sidi Mohamed BenAbdellah.Dans le cadre de l’Appel d’Offres et de la réponse du groupement, une première étape a été consacré à la méthodologie de l’étude, ladeuxième étape consiste à fournir un diagnostic détaillé et précis des espaces verts et du futur parc de Oued El Mehraz.Cette étape consiste en la production d’un rapport de diagnostic, ce rapport a visé, des analyses du diagnostic proprement dit,Ce diagnostic est fourni en deux volumes, le premier relatif au plan vert de Fès et le deuxième concerne l’étude de faisaibilité du parc deOued el Mehraz, il consiste à élaborer :Le diagnostic physique et environnemental du territoire.La mise en évidence du jeu d’acteurs et du contexte administratifL’inventaire des espaces verts de la ville (quantitatif et qualitatif) dans le but d’établir un classement (public, urbain, péri-urbain, rural,espace de loisir aménagé, non-aménagé, forme, superficie, fréquentation, variété des essences, type d’utilisation, sécurité, niveau decaptage de la population…), cet inventaire a permis de fournir une banque de donnée sous format Excel de tous les espaces vertspubliques dont la typologie a été définie au préalable.Le support cartographique détaillé interactif (sous format map info), permettant d’élaborer une banque de données (SIG)L’inventaire botanique des principales espèces végétales qui constituent les espaces verts de FèsL’analyse détaillée de l’état sanitaire de la végétation.La comparaison cartographique entre les prévisions du PA en domaine d’espaces verts et les réalisations.. 5
  7. 7. L’analyse des différents dysfonctionnements et obstacles rencontrés au niveau des espaces vertsCe diagnostic a mis en avant les atouts, les contraintes et les dysfonctionnements qui s’opèrent sur le territoire au niveau des espacesverts.Les informations ainsi dégagées permettront de déterminer les conditions de création, d’organisation, d’aménagement et de préservationdes espaces verts.Ce rapport de diagnostic a fait l’objet d’une réunion de concertation, avec le comité de pilotage, des recommandations ont été émises,l’ensemble de ces recommandations ont été satisfaites par le BET dans cette version finale du rapport. 6
  8. 8. Rappel de la problématique Malgré les nombreuse tentatives d’amélioration du cadre de la vie dans la ville de Fès, en montrant une réelle volonté des services publics de remédier au déficit accumulé, d’équiper les différents quartiers de la ville en espaces verts (surtout depuis le début des années 90), de nombreuses lacunes et défaillances peuvent néanmoins être citées : - Explosion démographique avec un contrôle urbain limité avec peu d’espaces verts aménagés par rapport au ratio national et aux normes internationales (10-15m²/habitants) et une répartition inégale par quartiers ; - Manque d’espaces verts de taille conséquente (grands parcs ou espaces verts de plus de 3 ha) et besoin de mise en cohérence entre la couronne verte, la trame verte de l’agglomération et son patrimoine architectural ; - Besoin de mise en valeur des éléments importants (artères principales, entrées de ville…), des réseaux hydrographiques et des éléments paysagers ; - Besoin de normalisations techniques générales et spécifiques pour l’aménagement des espaces verts de la ville et problème de gestion des espaces verts, notamment au niveau de l’apport en eau, du vandalisme et de l’insécurité couplé à un manque de personnel et de moyens appropriés.Il ressort de la réunion de ces différentes problématiques deux questionnements essentiels et généraux : Comment garantir l’équilibre entre espaces bâtis et espaces verts dans le but d’améliorer la qualité de vie deshabitants et la composante paysagère ? Comment mettre en place un plan vert et de gestion efficace des espaces publics pourpermettre un développement urbain cohérent et dynamique dans un esprit de développement durable ? Ainsi, l’élaboration duplan vert de la ville de Fès aura pour but de permettre un développement économique et urbain durable en garantissant uncadre de vie acceptable pour les habitants. 7
  9. 9. I. IntroductionFondée depuis plus de 12 siècles, la ville de Fès a connu des périodes de gloires jusqu’au 19ème siècle en étant la capitaleadministrative, économique et culturelle du Maroc. Troisième agglomération du Royaume, elle couvre une superficie qui dépasse les 10000 hectares pour une population de près d’un million d’habitants.A l’image de toutes les villes du Royaume, à partir des années 70, la ville a connu une poussée démographique due à l’accroissementnaturel et à l’exode rural qui a entraîné des mutations socio-économiques et culturelles profondes. Elle a également engendré ledéveloppement de l’habitat insalubre au détriment des zones de vergers et d’oliveraies, dégradant ainsi le milieu naturel environnant etle cadre de vie de la population.L’extension de la ville, sous une forme d’occupation irrationnelle (de 200 ha en 1900 à 10 000 ha en 2004), s’est accompagnée de fortesconcentrations de la population dans des quartiers périphériques (Ben souda, Zouagha, Aouinet El Hejjaj, El Borj, Jnanate,Montfleuri,…). Le paysage urbain s’en est trouvé fortement altéré et présente aujourd’hui un déséquilibre important en matière de densitéd’occupation et d’équipements, surtout en espaces verts et espaces de loisirs. A cet effet, le ratio de l’espace vert par habitant est trèsfaible, largement inférieur à la norme internationale qui se situe entre 10 et 15 m² par habitant. Néanmoins, dans l’arrondissement del’Agdal, ce ratio peut dépasser cette norme, ce qui montra la répartition déséquilibrée entre les différents arrondissements de la ville.Dans ce contexte, le Schéma Directeur de l’Aménagement Urbain (S.D.A.U) de Fès vise, entre autre, l’amélioration des conditionssanitaires et la protection de l’environnement de la ville. Il traduit ainsi la volonté d’améliorer le cadre de vie de la population. Dans cesens, il est spécifié que Fès, comme toutes les villes marocaines, doit, à terme, élaborer et valider un plan vert urbain.Le plan vert basé sur la notion de l’espace vert qui reste encore aujourd’hui une notion imprécise apparue avec l’urbanisation etl’augmentation des surfaces construites qui ont fait ressortir la nécessité de disposer d’espaces destinés à la détente. L’espace vert peutdésigner l’ensemble des espaces ouverts ou libres ou les espaces non bâtis, en général où la végétation domine.Les espaces verts du genre, « parcs et jardins » ont toujours été présents dans la ville de Fès depuis sa fondation, mais, bien quesouvent ouverts au public, ils ne constituaient pas des jardins publics, au sens contemporain du terme. A l’heure actuelle, les espacesverts proprement dits peuvent prendre des formes et occuper des superficies et des emplacements variables selon les besoins auxquelsils répondent, leur aire d’influence et la diversité du milieu urbain avoisinant.Divers types de classements des espaces verts sont possibles selon : 8
  10. 10. - la localisation (urbaine ou suburbaine) ;- leur superficie ;- leur degré d’aménagement ;- leur statut de propriété (public, privé, privé ouvert au public) ;- le type d’utilisateurs ;- la fréquentation (quotidienne, hebdomadaire, occasionnelle…) ;Le terme d’espace vert englobe désormais, les jardins publics, les voies plantées, les jardins d’enfants, les pépinières, les placesplantées, les coulées vertes, les ceintures vertes et les forêts périurbaines. On peut le définir comme étant un espace de superficievariable, boisé ou planté, assurant de nombreux rôles et destiné au repos, aux loisirs et aux activités culturelles et sportives. 1. Typologie des espaces verts de la ville de FèsLa typologie préconisée dans le rapport d’établissement s’avère inadaptée à la situation de la ville de Fès. Mais on peut retenir, pour lesclasser, certains critères relatifs à la superficie, à la localisation, au degré d’aménagement, à la fonction et à la valeur patrimoniale ouhistorique. Sans vouloir être exhaustif, nous avons adopté une typologie adaptée à la ville en se basant sur des caractéristiquesmajeures des types d’espaces verts rencontrés dans ou au voisinage de la ville de Fès, même si les définitions restent conventionnelles.Parc urbain :Un parc urbain, aussi connu sous le nom de parc municipal (en Amérique du Nord) ou d’espace ouvert (en Angleterre), est un parc quiest construit dans les villes et les autres collectivités locales en vue doffrir des loisirs et des espaces verts aux résidents et aux visiteursde la municipalité. Il se distingue du jardin public par le caractère naturel de son paysage et de sa végétation, par ses rares équipementset par sa superficie plus grande dépassant 10ha. Les parcs municipaux ont, pour caractéristiques communes, de comprendre des airesde jeux, des sentiers ou des chemins pour la randonnée, la course et lutilisation mixte, des pistes équestres, des terrains de sport et destoilettes publiques. A Fès, il n’y a pas encore d’espace vert de ce type mais la coulée verte Oued EL Mehraz se prête bien à un telaménagement 9
  11. 11. Jardin public : Un jardin (de lallemand " garten " signifiant "enclos") est un espace extérieur généralement clos où on y cultive et on yentretient différents types de plantes (ornementales, fruitières, légumes …etc.). Le jardin public est un espace vert urbain aménagé avecles outils de la ville, souvent un espace résiduel apparu après la construction d’équipements ou de logements. Le jardin public sedistingue du parc par le caractère construit de son paysage et de sa végétation. Sa superficie varie entre 5000 m2 et 2 à 3 ha.Lutilisation despèces végétales remarquables étrangères au lieu, parfois même exotiques, est une de ses caractéristiques, on y trouveune palette d’aménagement de paysages : plantations arborées et arbustives, circulation piétonne, bassin, fontaine, kiosque et mobilierurbain léger….En général, la composition d’un jardin public fait intervenir quatre structures distinctes : • Les allées promenades : ces larges voies sont bordées d’alignements d’arbres et de bancs. • Le réseau hydraulique : il est formé d’un ou plusieurs lacs reliés par des ruisseaux artificiels. • Les sentiers pittoresques : ils ont été dessinés pour faire découvrir les points de vues remarquables du jardin. Ils sont ponctués de ponts, grottes, belvédères. • Les lieux de rencontre : restaurants, kiosques à musique, salles de spectacle ou de jeu mais aussi roseraies ou parterres fleurisJardins d’enfants : C’est un lieu destiné aux enfants en âge préscolaire (dès 3 ans et jusqu’à leur scolarisation). Il permet à lenfant dedécouvrir la vie en collectivité. En principe, un jardin denfants accueille des enfants qui sont autonomes pour les besoins de la viequotidienne: manger, boire, aller aux toilettes. Il se distingue de lécole maternelle en accueillant des enfants plus jeunes, mais ce nest niune crèche ni une garderie. Ces espaces doivent donc offrir une qualité viable sur le plan de l’hygiène, de l’ombrage et de la sécurité.Les revêtements de sol sont légers. Un mobilier urbain minimum y est intégré : équipement pour jeux d’enfants, bancs, corbeilles,éclairage…etc.Jardin historique : Un jardin devient historique lorsque sa composition architecturale et végétale qui, du point de vue de l’histoire ou del’art, présente un intérêt public. Donc, un jardin ancien ou à l’ancienne n’est pas nécessairement un jardin historique. Les questions qu’ilfaut poser pour classer un jardin comme étant historique deviennent alors: Qu’est ce qui constitue la valeur patrimoniale d’un jardin?Quelle est sa valeur d’usage ? De quoi témoigne-t-il ? Comment en évaluer l’historicité ? En résumé, un jardin est classé monumenthistorique lorsqu’il est considéré important de le conserver dans le patrimoine national pour les souvenirs qui s’y rattachent ou pour sa 10
  12. 12. valeur artistique. A Fès, Le plus important est Jnan sbile, jardin hérité, mais constamment rénové tout en conservant sa compositionarchitecturale (murs historiques, Noréa, fontaines…) et ses espèces végétales. D’autres petits jardins attachés à des anciensmonuments ou riads peuvent être considérés comme historique tels que le jardin du musé Batha..Places : Un certain nombre de places de la ville de grande superficie, sont aménagées en espace vert public, équipé par un mobilierurbain, avec parfois un café central.Ronds-points : de surface plus restreinte que les places, certains carrefours circulaires sont plantés. Ces plantations sont généralementconsidérées comme des arbres d’alignements. En fonction de la taille du rond point certains sont équipés par un mobilier urbain.Terrains de sport : Espace destiné à la pratique (loisirs, entraînement et compétition) d’activités sportives en plein air. A côté des stadeset terrains de sport proprement dits, qui sont des espaces réservés à des activités sportives organisées, peuvent aussi exister desplaines de jeux, librement accessibles, qui combinent les caractères d’un terrain de sport sommairement aménagé à ceux d’un parcurbain. Ces espaces de quelques hectares, peu structurés, banalisés, où le sport se pratique comme une détente peuvent êtreconsidérés comme des espaces vertsCoulées vertes : Ce sont des aires de plusieurs hectares qui comblent les espaces entre certains quartiers ou qui s’étalent sur levoisinage de la ville. La végétation y est naturelle ou reboisée mais sans équipement particulier.Forêts : Il s’agit de formations végétales spontanées ou aménagées caractérisées par la prédominance des arbres du faible éclairementdu sol. Par extension, de vastes étendues (plusieurs centaines d’ha) plantées d’arbres en formation serrée. Les forêts constituentégalement un point essentiel de l’aménagement du territoire par son rôle économique, de sauvegarde de la biodiversité, de l’harmoniedes paysages qu’elles assurent, et de la part importante qu’elles prend dans les loisirs des populations urbaines. A Fès deux zonescorrespondent a cette description, il s’agit de la forêts d’Ain Chkef et celle de Jbel Tghat.Pépinière : Il existe à Fès une pépinière de 200000 m2 sur la rive nord de l’oued Fès. Elle est à caractère essentiellement végétale etrassemble de façon thématique un grand nombre d’espèces végétales arborées destinés à être replantées ou à porter une greffe,arbustives et herbacées.Dans chaque aménagement, le végétal garde un rôle d’acteur de l’aménagement à cause de son statut d’être vivant et reste aussi unfacteur créatif à tous les niveaux.Ainsi, les végétaux peuvent créer des rythmes ou des contrastes par leur ombre, leur volume et leurs couleurs. 11
  13. 13. 2. Rôle des espaces vertsLes espaces verts constituent un équipement collectif indispensable à la vie sociale des citadins. Ils assurent une fonction sociale en tantqu’espaces de promenade, de jeux, de loisirs et de rencontres, ils permettent un contact avec la nature, indispensable audéveloppement et à l’éveil de l’enfant ainsi qu’à l’équilibre de l’adulte.- La fonction paysagère : les végétaux servent dans la création et l’encadrement de vues et de perspectives par une orientation desvues, par un accompagnement d’un axe, par la création d’une perspective courbe et par la mise en valeur de certains éléments. Ilsservent à estomper les caractères trop géométriques des constructions. Enfin, ils servent à créer différents plans par l’utilisation de leursteintes, de leurs formes et de leurs caractères esthétiques.- La fonction sociale : Les espaces plantés de loisir, qui sont avant tout des espaces publics de fréquentation, sont considérés commedes espaces sociaux où un certain nombre d’activités socio-culturelles peuvent avoir lieu. Ces espaces publics constituent un espacesocial très important, de la même importance qu’un café ou qu’un cinéma.- Rôles écologiques: • Epuration chimique : Les gaz nocifs rejetés dans l’atmosphère (monoxyde et dioxyde de carbone, oxyde d’azote et defluor, dioxyde de soufre et d’ammoniaque), ont de nombreuses origines : foyers domestiques et industriels, transport. La fonctionchlorophyllienne (photosynthèse) des plantes vertes réduit le taux de CO2. En effet, un hectare d’herbe retient 1000 m3 de carboneprovenant de 2400 m3 de CO2 absorbés. Les végétaux peuvent aussi fixer d’autres gaz nocifs tels que l’anhydride sulfureux, grâce à leurmétabolisme. Cependant, les végétaux restent très sensibles à ces gaz toxiques qui peuvent être à l’origine de leur dépérissement. • Epuration bactériologique : En fixant la poussière, les plantes fixent et éliminent aussi des bactéries grâces auxsubstances de défense produites par leurs différents organes. En effet, un hectare de foret peut absorber jusqu’à 50 tonnes de poussièrepar année. • Fixation des poussières : Les végétaux contribuent à la purification de l’air en fixant d’énormes quantités de poussières(voir ci-dessus). Mais la surcharge des feuilles en poussière peut nuire à leur santé et les empêcher d’assurer leurs fonctionsphysiologiques. Ce phénomène est amplifié par l’absence des pluies. 12
  14. 14. • Thermorégulation : Les espaces verts arborés créent des ambiances particulières ou l’atmosphère est plus humide et plusfraîche. Cette fraîcheur peut faciliter les mouvements d’air et ainsi empêcher la formation et la stagnation des masses d’air polluées quise forment au dessus des grandes villes..- Biodiversité : Les structures végétales assurent un rôle biologique capitale dans la conservation de la biodiversité. En effet, lesespaces verts représentent un habitat pour une multitude d’espèces, végétales et animales, dans le quel ces espèces vont trouver unrefuge, un espace de repos, de reproduction et d’alimentation.La fonction d’organisation et de mise en valeur de l’espace urbain : L’aménagement du paysage par les espaces verts permet devaloriser et de donner un aspect esthétique à n’importe quelle portion de l’espace bâti ou non. Il permet ainsi de donner une identité à laville en liaison harmonieuse avec son site, son sol, son climat et ses caractéristiques historiques. Mais il a aussi une fonction deprotection et de conservation des sites historiques, archéologique ou naturel constituant l’identité nationale. En effet, les exemples sontnombreux concernant les défaillances de la politique d’aménagement qui a conduit à l’anéantissement de nombreux sites(désertification,…)La fonction de développement économique : l’embellissement des villes est un facteur qui détermine amplement leur attractivité, dansune logique de concurrence pour capter le plus de flux touristique et de capitaux. Les espaces verts permettent de susciter un attraitculturel et économique : tourisme identitaire, écoproduits, artisanat à forte valeur ajouté,…Le Maroc a toujours lutté pour préserver son patrimoine et son identité nationale tant sur le plan physique que sur le plan socio-culturel.L’aménagement permet de conserver cet héritage dans le sens où, avec le relief et le climat, les espaces verts contribuent à caractériseret à identifier le paysage. Ils en accentuent la structure lorsqu’il y a la présence d’arbres plantés en alignement dans les haies, le longdes routes et des canaux. En ville, les espaces verts sopposent à la rigidité minérale des bâtiments et sont une forme souple et vivante,changeante au gré des saisons. Ils interviennent comme l’un des éléments marquants de la construction architecturale et urbanistique.De plus, à une échelle plus minime, les jardins arabes, lieux ombragés, luxuriants et odoriférants, parcourus de sources limpides,créateur d’ambiances, sont un des éléments les plus importants de l’identité architecturale marocaine. 13
  15. 15. II. Analyse du territoire étudié A. Analyse historique des évolutions et des actions antérieures 1. Historique : morphologie des espaces verts et croissance urbaineFès a été fondée par Moulay Idriss II en lan 808 (192 de lhégire). Sa situation, au carrefour de la grande plaine du Sais au Sud-Ouest,et de la vallée du Sebou à l’Est, en faisait un site privilégié sur les routes marchandes. De nombreuses sources, résurgences de lanappe phréatique, et la confluence de trois Oueds, lui apportaient de l’eau en abondance. Le site possédait donc de grands avantagesafin de permettre à cette petite agglomération de se développer.D’une manière générale, l’histoire de la ville de Fès met en relief les composantes arabe et berbère, politique et religieuse, artistique etcommerciale qui persistent dans la nature contemporaine d’une cité qui a connu son apogée au XIVème siècle (sous la dynastie desMérinides). De même, sa dynamique de croissance au fil du temps s’est effectuée de façon originale. 1. 1. L’organisation urbaine traditionnelleL’organisation urbaine traditionnelle (de la création de la ville jusqu’au début du XXème siècle) est marquée par l’équilibre entre espacebâti et espace vert. La plupart des espaces non construits se trouvaient à la périphérie tandis que les terrains bâtis étaient tousconcentrés à l’intérieur de la Médina. Les espaces verts qui entouraient la Médina, constitués de jardins et de vergers, produisaient desquantités importantes qui pouvaient répondre aux besoins de la population en produits agricoles divers. La construction de la ville de Fèsa donc été basée sur la présence du facteur eau mais aussi du facteur agriculture (combinaison : forte présence d’eau + terres fertiles).Deux ceintures vertes sont distinguées : la première se situait à l’intérieur des remparts, formée surtout de jardins irrigués en raison del’abondance des eaux. La seconde s’étendait à l’extérieur des remparts, constituée d’oliveraies. Tous ces jardins et vergersappartenaient à la population fassie. Le « Jnane », autrement dit le jardin, était aussi le lieu d’agrément par excellence. A la belle saison,la « Nzaha » était de règle, les habitants se réservaient quelques jours pour aller au Jnane se reposer et se réunir en famille.En effet, la Médina n’a pas toujours eu la configuration que l’on peut lui voir aujourd’hui. Jusqu’au début du 20ème siècle, sa superficieconstruite ne représentait qu’un peu plus de la moitié des espaces intra-muros, le reste du territoire se composait de jardins, de vergers,et de cimetières (sans oublier ceux situés à l’extérieur des remparts, aujourd’hui quartier de « Jnanates » ou jardins). Le tissu urbain de 14
  16. 16. la Médina était caractérisé comme aujourd’hui par l’introversion de l’habitat, l’exiguïté des espaces publics et la grande qualitéarchitecturale des constructions. Mais la différence tient dans l’équilibre entre éléments bâtis et éléments naturels (eau et espaces verts).Les espaces verts extérieurs étaient dédiés à l’agriculture et les patios intérieurs à l’usage privé : bien être, lumière moins éblouissante,tranquillité par rapport à l’agitation de la rue, fraîcheur physique et psychologique (présence d’une fontaine en général) ou d’un arbre(souvent l’oranger).En général on distingue deux types de jardins dans le système traditionnel :- Les jardins d’intérieur ou « Riad ».- Les jardins extérieurs ou « Arsa » où l’on cultivait surtout des espèces fruitières et maraîchères (toutes les grandes familles de Fès enpossédaient, ils étaient une source de fierté pour ses propriétaires).Les jardins de Fès sont inspirés en majorité des jardins andalous, fermés, avec une forte présence de l’eau qui serpente le long desallées et des fontaines. Dans ce style de jardins arabes, on y trouve beaucoup d’espèces décrites dans le livre saint comme le figuier, lemûrier, l’olivier, le myrte,…Quelques principes symbolisent la structure d’aménagement des jardins arabes :- Une succession de patios découverts peu à peu, dont l’accès se fait par des arches très décorées.- Un isolement par rapport au paysage extérieur (sauf à certains endroits pour mettre en valeur une vue ou un bâtiment).- Des colonnades, vasques et céramiques.- Eaux mouvantes et statiques- Des allées en arbustes taillés- Un choix d’essences odoriférantes et colorées (menthe, basilic, laurier, rosier,…)- Une végétation qui garantie ombre et fraîcheur (cyprès, palmier,…) 15
  17. 17. Source : AUSF 16
  18. 18. Jusqu’au début du XXème siècle, la moitié de la surface de la Médina intra-muros, ainsi que les abords (espaces autour des remparts)étaient occupés par des vergers. Ces espaces verts présentaient un agrément paysager favorable et équilibré grâce aux nombreuxcours d’eau. Car en effet, la ville de Fès s’est bâtie en cohérence avec son milieu naturel et notamment avec la présence abondante del’eau qui garantissait aux habitants prospérité et bien être. La relation « ville/campagne » était donc harmonieuse, on peut même dire quejusqu’au début du XX ème siècle, la médina incarnait le modèle même de la Cité-jardin. Mais depuis le début du XXème siècle, la Médina aété le théâtre de transformations profondes affectant son système urbain et entraînant la rupture des équilibres qui ont marqué une vieurbaine séculaire. 1. 2. Espaces verts dans l’urbanisation coloniale (1912-1956)L’arrivée des français au Maroc (le 30 mars 1912, traité de Fès qui établit le protectorat français sur le Maroc) marque l’introduction del’urbanisme occidental dans les villes impériales. Dès 1912, sous l’influence du protectorat français, le Maroc s’engage dans laréorganisation de ses effectifs. Le plan d’action du général Lyautey est clair : « Assurer l’ordre et la sécurité, favoriser le développementéconomique et social, assurer la justice et l’équité sous le couvert de l’autorité traditionnelle.» (Arnaud Teyssier, 2004, p.272)L’urbanisme est alors la principale clef à l’accomplissement de cette politique colonialiste. C’est alors que le Maroc se voit imposer unurbanisme occidental tel qu’il existait en France au début du XXéme siècle. On passe alors d’un model basé principalement sur lesvaleurs humaines à un mode de structuration fondé sur la rationalité normative, un urbanisme de type prévisionnel et sécuritaire. Afin debien préserver la culture marocaine, les « villes nouvelles » construites selon les principes occidentaux, se trouvaient en périphérie de laMédina et une zone tampon était prévue afin de bien les distinguer.Avec la mise en place de la nouvelle organisation urbaine, l’espace vert a pris une importance accrue dans la politique urbaine coloniale.Avec l’application de l’urbanisme occidental, les premiers espaces verts publics ont vu le jour. Auparavant, le jardin intérieur relevaituniquement du domaine privé. En effet, le protectorat français a largement contribué à la mise en valeur paysagère des jardins etnotamment en y introduisant de nouvelles espèces comme les platanes, les bambous, les micocouliers,… A Fès, ces interventions sontfacilement identifiables au jardins Jnan Sbile, au jardin Batha mais aussi sur les artères de la ville nouvelle (avenue Hassan II) ce qui apermis à l’espace vert de sortir des remparts de la Médina et de lui conférer cette notion d’espace vert public. A partir de ce moment, lanotion de paysage en espaces verts prévalait sur la notion de jardin vivrier ou utilitaire.D’autre part, la réglementation juridique de l’urbanisme à l’époque a réservé une place non moins importante à l’encadrement desespaces verts, en les considérant comme l’une des composantes essentielles de l’urbanisme moderne (politique du zoning). Ils fontpartie intégrante de l’urbanisme moderne en tant qu’espace public aménagé pour l’embellissement de la ville. Le tissu urbain est ainsicaractérisé par une nouvelle conception urbanistique, la planification urbaine, avec la création de nombreux grands jardins publics, sur le 17
  19. 19. modèle des espaces verts européens (jardin « Lalla Amina », en plein centre de la ville nouvelle) et de trame viaire « à l’européenne »(Exemple de l’Avenue Hassan II, lieu de passage quasi obligé pour rejoindre les différents quartiers de la ville, et qui scinde la villenouvelle en deux par son immense emprise au sol :70 mètres de large, dont 10 réservés pour chaque sens de circulation). Elle estdésormais la plus belle avenue plantée de Fès avec un immense terre-plein central.En médina, l’urbanisation occupe de plus en plus l’espace intra-muros, au détriment des « jnanates ». Ces nouvelles constructions sontappelées « néo-traditionnelles ». La pression foncière tributaire de la pression démographique commence à avoir un impact importantsur le tissu urbain et on constate :- la surpopulation de la médina (1 000 à 2 000 hab. /ha contre 400 hab./h à Paris à la même époque)- le développement des bidonvilles- la création de nouveaux lotissements clandestins (issus de la spéculation foncière et immobilière au mépris des règlementsd’urbanisme et des règles de sécurité et d’hygiène).Vers la fin du protectorat, on assiste à la mise en place du plan d’aménagement contre l’habitat précaire (1948). Des quartiers d’habitatcollectif sont créés (quartiers d’Ain Kaddous et de Ben Debbab), la politique devient celle du « logement pour le plus grand nombre ».Aujourd’hui ces quartiers ne sont pas des modèles car ils sont sous équipés, particulièrement en espaces verts et restent inachevés. Lejeu spéculatif étant prédominant, et en l’absence de plan d’urbanisme, chaque m2 a pris alors à cette époque une telle valeur que lesespaces verts n’ont pu être maintenus. 1. 3. De lindépendance du Maroc à aujourdhuiAlors que durant le protectorat, le Maroc assiste à une réglementation accélérée et constante de ses villes, la cadence sera quelque peudiminuée durant l’indépendance. Ce n’est qu’en 1992 que le gouvernement votera de nouvelles lois afin d’ajuster les législations et decontrer les problèmes d’urbanisation.En effet, de 1960 à 1990, on a vu apparaître de nouveaux quartiers anarchiques et illégaux dans la ville nouvelle, ce qui a conduit à uneextension démesurée du tissu urbain traditionnel. La croissance urbaine de Fès n’a pas accordé l’importance nécessaire àl’environnement urbain en général et aux espaces verts en particulier. Au niveau de la Médina, l’exode rural et la croissancedémographique sont à la base de la rupture des équilibres. L’arrivée massive des ruraux des campagnes environnantes a conduit à la 18
  20. 20. densification de la Médina et à l’augmentation des besoins en sol et en logements. Nombreux sont les quartiers qui se sont étendus audépens des espaces verts intra-muros et extra-muros.Les espaces verts demeurent rares dans les nouvelles configurations urbaines. De même, la plupart des terrains réservés pour desespaces verts dans le cadre de certains lotissements publics, demeurent toujours vacants. La ville de Fès a ainsi connu une urbanisationmassive, grande consommatrice d’espace. 2. Rapport entre l’évolution de la surface urbaine et l’évolution démographique de Fès de 1900 à 2004 Evolution de l’aire urbanisée Evolution de la population Dates Superficies en ha Dates Population 1900 200 1900 10000 1932 1560 1926 - 1948 1630 1936 144 424 1952 2500 1952 179 372 1960 3900 1960 216 133 1986 6550 1971 325 327 1992 9300 1982 467 034 2004 10080 2004 946815Source: Agence Urbaine et de Sauvegarde de Fès 19
  21. 21. Description précise des nouvelles zones urbaines et de la superficie supplémentaire qu’elles ont engendrée : Année Croissance du périmètre urbain Nouveaux quartiers 1932 + 1500 ha - ville nouvelle - Z.I de Dokkarat - base militaire Dhar Mahrez - extension est route de Taza 1952 + 2500 ha - Z.I Sidi Brahim - partie nord Fès Amont - extensions nord et est - Dhar Khémis 1954 + 2.7 ha -rattachement des jnanates : extensions est extra-muros de médina -extensions sud et nord -oued Boufekrane +3 800 ha -plateau Sahrij Gnaoua 1982 secteur périphérique sud -Hay Adarissa -Awinat el Hajjaj -Sidi Brahim -Montfleuri -Ben Souda 1986 + 6 500 ha -extensions est et sud 1991 +7 400 ha (nouveau S.D.A.U) -centre Ben Souda -Zouagha -communes rurales : Ain Chkef+ Oulad Tayeb + Sbaa Rouadi + Sidi HarazemSource: Agence Urbaine et de Sauvegarde de FèsEn analysant ces tableaux on remarque bien l’accélération démographique et de consommation d’espace à partir des années 1970.Aujourd’hui, la quasi-totalité des capacités de l’espace de la Médina est utilisée par l’habitat et l’étalement urbain couvre de plus en plusles espaces verts limitrophes de la ville. 20
  22. 22. B. La place des espaces verts dans les documents d’organisation de l’espace. 1. Evolution des normesEn matière de normes relatives aux espaces verts, aucune initiative na été concrétisée, laissant place à de nombreuxdysfonctionnements malgré la présence dacteurs divers. Aucune précision n’est donnée concernant le minimum de la superficievégétale (en mètre carré par habitant), nécessaire en espace vert. Néanmoins, le Haut commissariat des Eaux et Forêts a défini, dansle cadre du Plan Directeur de Reboisement, la norme de 10 mètres carrés par habitant, qui est la norme retenue par les organismesinternationaux, notamment les Nations Unies et l’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.).Dans d’autres pays, les espaces verts occupent une place importante dans l’organisation de la structure spatiale urbaine. Aux Etats-Unis, par exemple, le « National Recréation Association » préconise la norme de 14 mètres carrés d’espace vert par personne en zonesurbaines et 40 mètres carrés par habitant en zones périurbaines. En France, l’ I.A.U.R.P. fixe la norme de 25 mètres carrés par habitantpour les espaces verts périurbains de fin de semaines, et de 10 mètres carrés par habitant pour les espaces verts urbains. 2. Les différents documents d’urbanisme relatifs aux espaces verts :Le Schéma National d’Aménagement Du Territoire (SNADT) : il définit, à l’échelle du territoire marocain, les grandes lignes à suivreen matière d’aménagement et d’urbanisme. Ses prescriptions ont pour vocations principales le long terme, pour un aménagementcohérent et durable du pays. Au niveau des espaces verts, il y a peu de répercutions de ce document car les principes posés sont trèsgénéraux.Le Schéma de Développement et d’Aménagement Régional (SDAR) : est un autre document relatif à l’aménagement du territoire,toujours à grande échelle. Il définit au niveau de la région les orientations fondamentales de l’organisation de l’espace. Au niveau desespaces verts, il y a peu de répercutions de ce document, seuls les principes de respect de la couronne rurale et de limitation del’extension urbaine sont à noter.Le Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (S.D.A.U) : homologué en 1995, c’est un document d’urbanisme juridiqueopposable aux tiers et à l’Administration. Il a pour objectif de planifier le développement de la ville de Fès à l’horizon 2010 en délimitant 21
  23. 23. les orientations fondamentales de l’utilisation du sol, des équipements structurants ainsi que l’organisation des transports. Pour cela, il sefonde sur les orientations du SDAR et sur des études sectorielles menées à l’échelle de l’aire d’étude (1 ou plusieurs communes).Le S.D.A.U a défini cinq grandes orientations majeures pour le développement de la ville de Fès. L’un de ces objectifs, relatif auxespaces verts, vise à « améliorer les conditions sanitaires et à protéger l’environnement de la ville ». Ce dernier comprend la protectionde l’Oued Fès contre les pollutions émises par la ville et la création d’une ceinture verte autour de la ville de Fès sur une profondeur de 2km environ pour limiter l’extension de l’urbanisation.Le S.D.A.U. préconise, non seulement la prise en compte d’un ratio de 10% en espaces verts par rapport à la superficie totale del’agglomération, mais juge qu’il est nécessaire de créer des parcs à la dimension de la ville et d’engager une action de protection de laMédina en aménageant ses abords.Les Plans d’Aménagement (PA) : ce sont documents réglementaires, opérationnels et opposables aux tiers. Ils constituent lesinstruments juridiques indispensables à la mise en œuvre des objectifs du S.D.A.U car ils en traduisent les orientations en prescriptionslégales opposables à l’administration et au public. Il définit l’affectation des différentes zones, la localisation des emplacements réservésaux équipements ainsi que les règles d’utilisation du sol et les servitudes. Fès est divisée en six P.A comprenant deux secteursparticuliers : la médina et le reste de l’agglomération. Le secteur de la médina est lui-même subdivisé en deux P.A : la médina intra-muros et les abords (la circulaire n° 1640 MATH/3 définie les effets des P.A urbains et leur relation aux espaces verts)En ce qui concerne les espaces verts, les Plans d’Aménagement exercent deux fonctions principales :- Réserver des emplacements nécessaires aux divers équipements par le biais d’un zonage. Les espaces verts publics (grands espacesboisés ou récréatifs, parcs, jardins publics, squares, places plantées…) sont indiqués au Plan d’Aménagement et la nomenclature,prévue en annexe, en précise la nature, qu’ils soient existants, à développer ou à créer. Sur les terrains correspondants à ces espacesverts, toute construction est interdite, à l’exception de petits édicules bas indispensables pour l’entretien de ces espaces, sous conditionqu’ils s’intègrent discrètement aux espaces plantés et que leur hauteur apparente n’excède pas 3m. ». Par ailleurs, les espaces vertsprivés à préserver doivent être indiqués.- Définir les différents aménagements urbains et les caractéristiques architecturales que les nouvelles constructions doivent respecter lesespaces plantés. Ceci correspond à la superficie maximale constructible au niveau de chaque lot, exprimée en pourcentage.Les espaces verts dans les lois de lotissement : les espaces plantés des nouveaux quartiers sont considérés comme partie 22
  24. 24. intégrante des lotissements et des groupes d’habitation. Le Dahir du 30 septembre 1953 relatif aux lotissements ou groupes d’habitationdéfinit :- Article 6 : s’applique aux documents à fournir lors d’une demande d’autorisation administrative de création ou de développement delotissement ou de groupe d’habitation, qui doivent contenir un plan indiquant les différentes plantations déjà existantes.- Article 8 : s’applique aux travaux d’équipement obligatoires en précisant que « ne peuvent être pris en compte que les projetsprévoyant les travaux d’équipement suivants : (…), l’aménagement des espaces libres (nivellement, drainage, plantations) ».- Article 10 : l’Administration a le droit de subordonner l’autorisation de lotir ou de construire un groupe d’habitation pour desmodifications qu’elle juge utiles, et peut à ce titre obliger de préserver les plantations existantes et des espaces libres (parcs, terrains dejeux…). La servitude d’espace libre ouvre droit à une indemnisation de l’administration (en fonction du nombre et de la superficie deslots) ; Mais l’intérêt accordé à la préservation et à l’amélioration des espaces verts a aussi été suscité par de nombreux règlements etcirculaires du Ministère de l’Intérieur. Plusieurs décrets et dahirs visent et incitent à :- la protection des espaces verts, des plantations et des essences arborescentes en cours de disparition et la détermination dessanctions répressives.- la création de nouveaux espaces publics et encourager leur réalisation au sein des agglomérations et à leurs alentours.On trouve ainsi :- Dahir du 30/06/1916, relatif à l’abattage des arbres dans les villes et les banlieues. Il insiste sur la protection et sauvegarde desplantations à l’intérieur du périmètre des villes et dans un rayon de cinq kilomètres aux alentours.- Dahir du 17/10/1917, sur la conservation et l’exploitation des forêts étatiques et privées.- Dahir du 11/11/1934, relatif à la création des espaces publics dans les agglomérations et leurs zones d’extension.- Dahir du 26/07/1976, relatif à la gestion locale des forêts.- Dahir du 17/60/1992, portant promulgation de la loi n° 12-90 relative à l’urbanisme. Selon les réglementations du SDAU et lesrèglements de construction, une norme minimale de 7 % de la superficie totale à lotir doit être réservée aux espaces verts. 23
  25. 25. - Dahir du 17/60/1992, portant promulgation de la loi n° 25-90 du 22/10/1985 et n° 13, du 19/10/1989. L’administration doit être vigilantedans le cadre de l’instruction des demandes en autorisation de lotir et de construire, en matière de plantation. De plus, le lotisseur doitfournir dans le dossier de demande d’autorisation de lotir, un plan sur lequel figure les plantations existantes ainsi que celles envisagées. 3. Les espaces verts prévus par les documents d’urbanisme de la ville de FèsPour combler le déficit en espaces verts que connaît la ville de Fès, les documents durbanisme (SDAU et PA) prévoient desaménagements et des zones à protéger. 3. 1. Les propositions du SDAU au niveau des espaces vertsLaménagement de lensemble des espaces plantés prévus par ce document durbanisme ramènerait la superficie en espace vert parhabitant de la ville de Fès à 10 m²/ha.- La ceinture verte : Une ceinture verte d’environ 2 km de large sera imposée, de façon à éviter tout débordement de l’agglomération endehors de limites définies par le S.D.A.U. Une telle mesure s’impose pour préserver un environnement végétal de qualité à la ville, et afinque la collectivité ne soit pas tentée, par solution de facilité, de déborder sur les terres à fortes valeur agricole et appartenant à descoopératives, l’objectif étant de maintenir la vocation agricole des sols sur la plaine du Saïs. Par ailleurs, cela constitue une offre enespaces de récréation à faible distance des quartiers peuplés.Un premier projet de réalisation d’une ceinture verte autour de la ville de Fès, initié en 1991 en application des orientations du SDAU,avait prévu le traitement de 20.000 ha répartis comme suit :L’entretien et l’aménagement de 5.000 ha plantés avant 1991 ;La plantation de 15.000 ha par des arbres fruitiers et forestiers à partir de 1991.Le programme qui a été proposé par la Direction des Eaux et Forêts est récapitulé dans le tableau et la figure ci dessous: 24
  26. 26. Unités d’interventions consistance Nbre de plants nécessaires Plantations forestières (Lacs et cours d’eau) 110 Ha 120.000 Plantations forestières en plaine 6.800 Ha 700.000 Plantations fruitières avec techniques anti-érosives 5.700 Ha 500.000 Plantations forestières avec techniques anti-érosives 3.000 Ha 33.000.000 Opérations brise-vents 500 Ha 500.000 Total 15.610 Ha + 5.120.000 500 kmCe programme prévoyait un échéancier d’exécution de 3000 Ha par année, sur une durée de 5ans. 25
  27. 27. 26
  28. 28. - Le parc Oued Fès : grande parcelle de plus de 200 ha, affectée à l’aménagement d’un parc, symbole d’une coulée verte protégeantl’Oued Fès, et réservée à la détente, aux jeux et aux loisirs. Ce parc participera à la valorisation de l’entrée Ouest de la ville en neproposant la construction que sur une fine bande située au Nord.-Le parc de Wislane : au sud de la Médina - Un grand complexe sportif d’une superficie de 20 ha sera implanté en périphérie ouest, au nord-ouest du secteur de Merja. Ce sitequi dispose d’une bonne accessibilité, participe à la coulée verte qui se prolonge jusqu’au Parc de l’Oued Fès. L’espace disponible prévuà l’entrée ouest est largement suffisant pour permettre aux divers équipements sportifs de trouver leur place, au milieu des espacesverts. Son implantation est intimement liée à la protection de la nappe phréatique, cette affectation permettant en effet d’éviter touteconstruction dans cette zone très sensible. Par ailleurs, ces équipements et ces plantations qui leur seront nécessairementcomplémentaires, formeront un masque à la zone industrielle de Dokkarat.- Un parc d’attraction et de loisir d’une superficie de 30 ha sera implanté à l’entrée ouest de la ville, disposant ainsi d’une bonnedesserte. Cet aménagement profitera du merveilleux paysage créé par le regroupement d’activités proposées dans ce secteur, vastesespaces de verdure.- Un deuxième camping de 50 ha, agrémenté d’espaces verts, sera implanté en lisière du bassin de l’Oued Fès Amont, profitant ainside la proximité des nouvelles installations de sport et de loisir. 27
  29. 29. Source : AUSFSchéma Directeur d’Aménagement Urbain de Fès 28
  30. 30. - La protection et la mise en valeur de l’environnement dans les extension Sud et Ouest de la ville. L’urbanisation de ces extensions estprévue pour accueillir plus de la moitié de la population nouvelle à l’intérieur de quatre secteurs d’aménagement :Merja, Zouagha, AïnSmen et Aïn Amir. Le soucis de protection de l’environnement se traduira par la protection des vergers existants et par la création dejardins, d’espaces sportifs et de « coulées vertes » dans les lits des Oueds (Aïn Smen, Aïn Chkef et Fès) pour parer aux risquesd’inondation.- La protection des abords de la Médina constitue une action majeure de sauvegarde du patrimoine bâti. Cette contrainte réglementairepermet de mettre en valeur la Médina et son environnement pour ne pas compromettre l’aménagement d’ensemble de la Médina intra etextra-muros. En bloquant l’urbanisation aux abords de la Médina, ainsi que tout le développement urbain de l’ensemble allant de SahrijGnawa jusqu’à Sidi Harazem, cette zone a la vocation de devenir un vaste espace public à long terme. Sur ce point, le S.D.A.U proposede matérialiser la volonté de ne pas urbaniser cette zone en la délimitant physiquement par une bande de plantation publique de 150-200m de large, susceptible de s’accroître avec le temps. Cette opération permettrait par ailleurs de recréer la continuité de la ceintureverte amorcée par les Parcs de l’Oued Fès, du Wislane et de l’Oued Mehraz.- La protection des plantations de l’olivier.Connaissant limportance des nuisances affectant les ressources naturelles existantes et principalement les réseaux hydrographiques, leSDAU de Fès classent les abords des oueds comme zones de protection naturelles et de coulées vertes. Et parmi ces dernières, le ParcOued Fès et la zone de protection de la nappe phréatique de Zouagha qui jouissent dune situation privilégiée à lOuest de la ville etassureront les besoins de détente et de loisirs de la population des zones environnantes. Le Parc Oued Fès couvre une superficiedenviron 189 ha et sera destiné aux activités touristiques, de sport et de loisirs.Cependant, lamélioration de la qualité du paysage urbain de cet Oued reste tributaire de laménagement de ces affluents qui sont :- Les coulées vertes des Oueds Aïn Chkeff et Aïn Smen qui constituent des espaces tampons entre les entités urbaines de la zone Sud-Ouest de la ville de Fès. Ces coulées sont dotées de bassins de stockage prévus pour la régulation du débit de lOued Fès;- Le Parc Oued Mehraz et sa coulée verte sétalant sur une superficie plus de 200 ha. Il sillonne la zone Sud-Est de la ville de Fès etdestiné à satisfaire les besoins en espaces verts des habitations de cette zone;- Le Parc Wislane couvrant une superficie de 200 ha environ et constitue la limite Est de lurbanisation de la ville de Fès;- Le Parc Oued Fès aval longeant les secteurs dhabitation à haute densité (Jnanates). 29
  31. 31. 3. 2. Les propositions des PA au niveau des espaces verts par arrondissementsLaménagement des espaces plantés de la ville de Fès inscrits aux PA ramènerait la superficie en espace vert par habitant à environ 11m².Les P.A (Plans d’Aménagement) de la commune urbaine de Fès sont des documents réglementaires, opérationnels et opposables auxtiers. Ils constituent les instruments juridiques indispensables à la mise en œuvre des objectifs du S.D.A.U. et à la gestion du territoirecommunal (.Sur les 940 ha qu’il est prévu de réserver aux espaces verts (pour la fin 2007, dont 500 hectares réservées pour l’aménagement desdeux parcs de l’Oued Fès et de Dhar El Mehraz), 14,53% de cette superficie est déjà aménagée, ce qui représente environ 136,55ha. Denombreux espaces verts inscrits au Plan d’Aménagement se situent à la périphérie du périmètre urbanisé, le plus souvent sur des terresagricoles, qu’il n’est donc pas urgent d’aménager. Par contre, peu d’action ont été réalisées au niveau des terrains plantés et desespaces vacants situés au sein ou à proximité des quartiers d’habitat les plus démunis en espaces verts. Par ailleurs, la réalisation denombreux espaces verts se voit déjà compromise par l’emprise des constructions, des routes ou des voies ferrées. Arrondissement Superficie du périmètre Espace vert prévu par le PA % urbain en ha Nombre Superficie en ha Mechouar 167 9 9 5,4 Agdal 2190 77 600 27,40 Saïs 1990 32 76 3,82 Fès Medina 220 66 105 10 Jnane El Ouard 840 Zouagha 3300 245 348 7,5 Merinides 1300 Total 10 000 429 1138 11,38 30
  32. 32. Source : AUSF31
  33. 33. De plus, le Plan d’Aménagement prévoit le traitement paysager des carrières, terrains présentant des risques d’effondrement importants,et notamment sur la commune de Zouagha sur une superficie de 106 000m2 (10,6ha).Il prévoit également la création de zones de verdure sur des terrains accidentés sur une superficie totale d’environ 60ha où la réalisationqui doit subir un traitement spécifique s’avère plus coûteuse qu’ailleurs Le PA de la Médina extra-muros :- Mettre en valeur la Médina et son environnement par le blocage total de l’urbanisation aux abords de la Médina- Réaliser les équipements correspondants aux besoins de la population, accompagnés d’espaces verts implantés sur les sites àpréserver (abords et périphérie), et sur les zones dangereuses à évacuer. Le PA de la Médina intra-muros :- Maîtriser l’occupation de l’espace immédiatement limitrophe. Cet espace autrefois rural est malheureusement abondamment utilisépour l’implantation des grands équipements publics (hôpitaux, lycées…), et soumis à des pressions de construction qui risquent de noyerl’enceinte historique dans le tissu urbain et de banaliser les fonctions historiques de la Médina.- Limiter toute extension nouvelle au détriment d’espaces encore libres ou plantés.- Accroître l’offre de lieux de détente et de loisir à l’intérieur et autour de la Médina, car c’est un complément de l’habitat dorénavantindispensable pour attirer une clientèle exigeante. Cet objectif vise le maintien des espaces verts existants et la création de nouveauxpour répondre aux besoins de la population.- Restituer l’eau du réseau ancien et l’utiliser pour l’arrosage des jardins et des surfaces non bâties. Le PA de l’Agdal:- Réalisation de 13 places dans le secteur d’Adarissa pour une superficie totale plantée de 43 950m².- Réalisation de 30 jardins au centre ville pour une superficie plantée de 86 050m².- Plantations au niveau du secteur industriel Dokkarat avec élargissement de voirie. 32
  34. 34. - Plantation et aménagement des rives de l’Oued Mehraz- Aménagement et plantation d’un rond point et d’un carrefour dans le secteur de l’Atlas.- Réalisation de 7 places piétonnes. Le PA de Saïs :Le PA prévoit un ratio de 4.85m2/habitant au niveau de l’arrondissement sais- Réalisation de 6 places dans les secteurs de Monfleuri et Narjiss pour une superficie totale plantée de 4500m².- Réalisation de 9 jardins et de 5 parcs pour une superficie totale de 630 500m².- Plantation et aménagement des rives de l’Oued Mehraz- Aménagement de places, élargissement de la voirie et plantations sur la route d’Immouzer- Aménagement de place plantée, des ronds -points et des carrefours de la route de Séfrou. Le PA de Zouagha:- Réalisation de 31 places dans les secteurs de Ben Souda, Sidi Al Haj et Hafat Benzakour pour une superficie totale de 73 600m².- Réalisation de 49 jardins pour une superficie de 523 480m².- Plantations d’alignement avec élargissement de voirie dans les secteurs : Hafat Moulay Idriss, avenue Mérinides, Aïn Smen,…- Plantation et aménagement des rives de l’Oued Fès et le long de la route de Aïn Chkef.- Plantations dans le secteur de Merja (nord de la voie ferrée), à Ben Souda (limite communale avec Aïn Chkeff) et à Hay Wifaq.- Traitement paysager des carrières (terrains présentant des risques d’effondrement importants ou de mauvaise qualité paysagère) surune superficie de 10ha. Le P.A de Zouagha prévoit également la création de zones de verdure sur des terrains accidentés (environ 60 33
  35. 35. ha) où la réalisation, qui doit subir un traitement spécifique, s’avère plus coûteuse qu’ailleurs. Le PA de Mechouar Fes El Jadid:- Réalisation de 6 esplanades piétonnes aménagées (pour un total de 14 200m²).- Réalisation de 2 jardins pour une superficie de 155 000m² dans le secteur de Bab Makina et d’une plantation de 6000m² dans lesecteur de Bab Smarine. 34
  36. 36. 35
  37. 37. C. Les réalisations 1. Les espaces verts réalisés par la ville de Fès- Au niveau de la ceinture verte, 5000 hectares ont été réalisés sur les 20 000 ha prévus par le S.D.A.U, soit 23 % environ sur lamoyenne des communes, sont déjà couverts de plantations fruitières et forestières diverses. On assiste, entre autres, à un problèmed’acquisition foncière (88 % des terres appartiennent au privé et relèvent de statuts fonciers divers). Etat de la ceinture verte réalisée en 2006 36
  38. 38. Le projet de ceinture verte s’est heurté à un problème législatif, elle est soumise au même règlement que l’urbanisation en milieu rural,ce qui a attiré les convoitises des spéculateurs fonciers, et elle se trouve aujourd’hui très urbanisée, ce qui a mis en échec sonachèvement en tant que zone tampon contre l’extension de la ville et sa transformation en métropole non maîtrisable,- Au niveau de la coulée verte, projet élaboré par la wilaya (1991) en collaboration avec les Eaux et Forêts et la direction provinciale del’agriculture, quelques plantations ont été réalisées, mais la réalisation de la coulée verte telle qu’elle est prévue par le SDAU n’est pasencore terminée.- La matérialisation des abords de la médina comme espaces verts avec la création d’un grand parc public, projet qui prévoyait laplantation de végétation sur une bande de 150 à 200 mètres de large, n’a toujours pas vu le jour.Sur l’espace réservé au futur parc Oued Fès, qui doit être un immense poumon de verdure pour la ville (147 ha de reboisement), on aassisté à :la construction d’un centre commercial, « Marjane » (de 17 ha) : conséquence, la surface d’espaces verts est réduite à 130 hectares.La mise en projet de zone touristique de oued Fès.Selon les prévisions des PA :La comparaison entre la situation actuelle et la planification est délicate puisque de nombreux espaces de gestion communale n’ont pasété recensés au Plan d’Aménagement.Une enquête de l’A.U.S.F sur la réalisation des P.A a révélé que 2 à 3 ans après leur homologation et plus de 5 ans après leur entrée envigueur et applicabilité réelle, seuls 14 % des équipements publics prévus ont été effectivement réalisés. En ce qui concerne les espacesverts, seuls 14,5 % des 970 hectares prescrits aux PA ont été aménagés.On assiste de plus, à un sous-équipement « chronique » des nouveaux quartiers périphériques. Créer les espaces verts en même tempsque la ville s’urbanise n’est pas encore totalement entré dans les mœurs, alors que ceux-ci sont normalement inscrits aux P.A et fontofficiellement partie des équipements publics obligatoires. On trouve aussi, de nombreux terrains « grevés », c’est à dire que desconstructions illicites se sont implantées sur les espaces réservés par les P.A.Les espaces verts prévus ou crées, le sont sur des zones inconstructibles, dangereuses ou inutiles (terrains accidentés, ancienne 37
  39. 39. carrière, interstices de voie ferrée…). On comprend ainsi que ces espaces sont relégués à des terrains impropres à l’urbanisation, desespaces ou rien d’autre ne pourrait être fait « endroit où personne ne désirerait construire ». De plus, ces zones, puisqu’elles ne sontactuellement pas aménagées, sont laissés à l’abandon et deviennent des aires de dépôt d’ordures. PA de la Médina extra-muros :- Revalorisation et restauration du jardin Jnan Sbill (Méchouar-Fès Jdid). Ce projet est élaboré à l’initiative de la fondation Mohamed VIpour la protection de l’environnement, de la communauté urbaine et de l’A.D.E.R., les travaux sont en cours. Le plan de réhabilitationprévoit :- La remise en état de la partie andalouse du jardin et le réaménagement de la partie basse, délaissée- La restauration du kiosque et sa concession à un privé- La modification du bassin d’accumulation et la restauration du circuit d’eau dans le jardin- La construction de gradins et d’une scène- La conversion d’un logement sur le site en bureau administratif- Le réaménagement des blocs sanitairesPA de la Médina intra-muros :Création de quatre jardins entre 1992 et 2000 :- Istiqual (1994)- Mur historique (1996)- Bassatine (1998)- Foundouk américain (1999). 38
  40. 40. PA de l’Agdal :-Aménagement d’un jardin mixte (espace vert + terrain de sport) dans le quartier Dokkarat d’environ 2.5 hectares. Le jardin, géré par lapopulation du quartier, est clôturé et gardé.- Ancien Hippodrome, qui prévoyait également au P.A un grand parc en péricentre, .l’attribution de cette immense parcelle, intéressantedu point de vue situation, a été révisée. L’espace vert prévu a été réduit de moitié, pour laisser place à une « opération intégrée degrande valeur » qui propose des habitations, des immeubles, des espaces de loisirs et de commerce ainsi qu’un complexe touristique.- Réalisation des 30 jardins en centre ville conformément au P.A pour une superficie totale de 163 700m². PA de Saïs:- Création d’un petit jardin (1 ha) « Aouinat El Hajaj », par la municipalité.- Autre expérience intéressante (1999-2000), concernant les espaces verts privés. La rue qui bordait les maisons avait une emprisetellement large que la municipalité a délégué aux riverains des espaces bordant leur maison afin qu’ils les transforment en jardins.- Voie de circulation (dans le secteur Narjis – 2002) d’une emprise au sol de 50 mètres, avec un espace vert sur le terre-plein central de16 mètres. La voirie fait désormais 14 mètres et un parc de stationnement est aménagé de chaque côté. Le projet, financé par lamunicipalité, a été adjugé et les travaux de réalisation sont en cours. PA de Zouagha :- Réalisation de 17 alignements plantés dans le secteur de Aïn Haron pour une superficie plantée totale de 23 200m² (aux abords descarrières)- Réalisation d’une plantation conformément au P.A dans le secteur de Hay Wifaq pour une superficie totale de 13 200m²- Plantation et aménagement des rives de l’Oued Fès et le long de la route de Aïn Chkeff.- Plantations réalisées dans le secteur de Merja (nord de la voie ferrée). PA de Mechouar Fès El Jadid : 39
  41. 41. - Réalisation de 2 jardins aménagés conformément au P.A pour une superficie de 155 000 m² dans le secteur de Bab Makina.- Plantation réalisée dans le secteur de Bab Smarine pour une superficie de 6000 m².- Esplanades piétonnes en travaux (8 dont 6 aménagées) pour une superficie totale prévue de 16900 m². 2. Les actions de sensibilisation réalisées sur le thème de l’environnement Afin de sensibiliser un plus grand nombre de personnes de nombreuses journées évènementielles ont été organisées pardifférentes institutions et associations. Ainsi, ce sont déroulées la journée arabe de la ville, la journée mondiale de la forêt, de leau et dela météo, la journée de lenvironnement, la journée de la lutte contre la désertification, la journée de la protection de la couche dozone, lajournée arabe de lenvironnement, la journée mondiale de larbre, et la journée de la biodiversité. De plus, l’A.U.S.F a réalisé une campagne de sensibilisation dans deux écoles très populaires, en relation avec desinvestisseurs, des promoteurs ainsi que le service des Eaux et Forêts.La sensibilisation de la population s’est faite aussi par rapport au transfert vers la périphérie des activités polluantes actuellement situéesen médina (création du quartier artisanal d’Aïn Nokbi). 3. Evaluation de la réglementation des espaces verts à travers l’étude des documents d’urbanismeLétat des lieux des différents dysfonctionnements relatifs à la mise en place d’une politique d’espaces verts est une étapeincontournable pour cerner les problématiques rencontrées. 3. 1. Un déséquilibre urbanistique tributaire d’une pression démographique trop importanteFès concentre 84 % de la population urbaine régionale sur 0.64 % de la superficie régionale. De plus, au sein de la ville, lesconcentrations humaines sont inégales, la médina regroupe 34 % de cette même population sur une superficie extrêmement réduite, soitenviron 800 hab./ha. La plus faible densité, à savoir 80 hab./ha est rencontrée dans le secteur Sud de la ville. Il en résulte un paradoxeentre le besoin d’espaces verts pour garantir un meilleur cadre de vie de la population et l’impossibilité de trouver du potentiel foncierpour les réaliser. 40
  42. 42. Cette pression nest pas sans conséquences sur les espaces verts : - Le développement de l’habitat non réglementaire. 1950-60 Développement de l’habitat non réglementaire extra-muros, au dépend des vergers 1970 Il représente 5% du parc immobilier total de la ville (10 hectares à l’est de la médina) 1976-79 75 à 90 % des constructions nouvelles ne sont pas légales 1980 Il représente 35% de l’habitat total (200 ha, partout autour de la ville). 1990-91 40 % de la population vit dans de l’habitat insalubre (Médina, Fès Jdid, Jnanates …). 1992 Fès compte 42 bidonvilles (28 500 habitants) 1996 L’habitat insalubre représente 36 % du parc de logements de FèsCette expansion gigantesque et rapide du périmètre urbanisé, de façon plus ou moins réglementaire, implique la dégradation desconditions de vie (surdensification, insalubrité, précarité financière et des conditions d’hygiène…). Ces types d’habitat viennent se grefferdans les zones marginales, la plupart du temps inconstructibles, du tissu de l’agglomération (voies ferrées, oueds, terrains à risques etinconstructibles…). Ces différentes formes d’urbanisation ont engendré des paysages urbains, des espaces résiduels et interstitiels sansharmonie, ainsi qu’une gestion urbaine difficile.La conséquence du développement de ce type d’habitat non réglementaire est la diminution du nombre d’espaces verts. En effet,nombreux sont les espaces verts (prévus et réservés par la planification préexistante au développement du quartier) qui n’ont pas étéréalisés et dont le terrain a été utilisé par les constructions non réglementaires. Ce phénomène fait d’autant plus diminuer le ratiod’espaces verts par habitant.- La densification du centre ville, volonté de la politique urbaine : les documents d’urbanisme actuels visent la transformation des 41
  43. 43. zones de villas (maisons et jardins de faible densité) en zones d’immeubles, cette densification permet d’anticiper un étalement urbaintrop important qui se révélerait très néfaste pour la préservation de la ceinture verte de Fès.- La surdensification de la médina et de ses abords : la médina, restée longtemps la destination idéale pour les nombreux ruraux quiémigrent vers la ville. Ainsi, elle a subi paupérisation, surdensification du bâti et insalubrité. L’environnement urbain devient déséquilibré.Les répercussions immédiates sont les détériorations de l’environnement, par la création de noyaux de pollution et de nuisances,actuellement elle est sur la voie d’une profonde mutation. 3. 2. Des dysfonctionnements politique et réglementaire- Problème de la gestion urbaine- Complexité du système administratif- Manque de concertation avec la population, insuffisance de moyens de sensibilisation, absence d’éducation à l’environnement dans lesétablissements scolaires et universitaires.- Inégalités persistantes entre arrondissements et le manque de moyens matériel et humain affectés par la commune de Fès, auxservices de l’espace vert.Depuis la Charte communale de 1976, (article 44) « les pouvoirs reconnus aux agents d’autorité locale (Pacha et Caïd) en matière depolice administrative communale, ainsi que les fonctions spéciales qui leur sont attribuées par la législation et la réglementation envigueur sont transférés aux présidents des conseils communaux ». Par conséquent, les compétences relatives à la gestion urbaine(autorisation de construire, contrôle de chantier…) relèvent du président du conseil communal, comme le réaffirme le Dahir du 17/06/92,portant sur la promulgation de la loi 25-90.- le système administratif est basé sur un important cloisonnement des acteurs. Ce mode d’organisation implique le non fonctionnementde la coordination entre les différentes institutions, tant dans les relations horizontales, que dans les relations verticales.Les découpages administratifs et communaux présentent de grandes différences économiques et sociales entre les arrondissementsurbaines et donc une ségrégation, avec des quartiers « riches » et des quartiers sous intégrés et sous-équipés. La compartimentation dela ville est la conséquence de l’échec des documents d’urbanisme qui rendent inégaux les équipements et infrastructures, tels lesespaces verts. 42

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