Exposé foi et raison (tony fm@hotmail.fr ou 47.96.26.47)

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Exposé de philosophie
thème : Foi et raison.

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Exposé foi et raison (tony fm@hotmail.fr ou 47.96.26.47)

  1. 1. Année académique : 2012 – 2013THEME :PrésentationAntoine KOUADIO JuniorF O I E T R A I S O N
  2. 2. Foi et Raison Foi et Raison Foi et Raison2THEME : FOI ET RAISONINTRODUCTION……………………………………………….03I. DEFINITIONS DES CONCEPTS……………………..031. La foi…………………………………………………032. La raison…………………………………………….03II. LA FOI AU DESSUS DE LA RAISON……………….04III. LA RECONNAISSANCE RATIONNELLEDE LA RELIGION…………………………………….06CONCLUSION…………………………………………………08SOMMAIRE
  3. 3. Foi et Raison Foi et Raison Foi et Raison3INTRODUCTIONPour L’homme croyant, explique Kierkegaard, la Foi est unesorte de saut dans l’irrationnel : je crois parce que c’est absurde.Pascal ne voyait d’entrée en religion que par une humiliation de laraison : « c’est le cœur qui sent Dieu et non la raison ».« Abêtissez-vous faites dire des messes », On connaît aussi laformule de Kant dans la Critique de la raison pure : « j’ai du abolirle savoir pour lui substituer la croyance ». Cela pour signifier quel’on ne peut concilier foi et raison.Mais faut-il nécessairement annihiler la raison pour justifier ladémarche de la foi ? Nier la raison, c’est justifier aussi lefanatisme, ce qui est socialement impossible. Il n’est pasnécessaire de concevoir une opposition aussi radicale entre raisonet religion. Personne ne peut accepter de remettre son esprit àl’arbitraire. Il faut bien que l’intelligence ait part à l’acte de la foiet que la religion garde un sens aux yeux de la raison. Dans quellemesure la foi peut-elle être justifiée au regard de la raison ?I. DEFINITIONS DES CONCEPTS1. La foiLe terme « foi » provient du latin « fides » qui signifie «confiance », « croyance ». La foi est l’adhésion ferme de lesprit àune vérité révélée, ou à un ordre de choses dépassant le simpledomaine de lexpérience. C’est aussi en morale, la fidélité à unengagement.Ainsi, Sartre définit l’expression mauvaise foi comme unmensonge que lhomme se fait à lui-même, pour ne pas voir unevérité déplaisante.2. La raisonRaison est tiré du mot latin « ratio », qui signifie « calcul », «faculté de calculer, de raisonner » Au sens subjectif la raison estle mode de penser propre à lhomme (lui-même défini comme «animal raisonnable »). Par opposition à lintuition, la raison est lafaculté de raisonner, cest-à-dire de combiner des concepts et desjugements, de déduire des conséquences. La raison s’oppose à lapassion ou à la folie du fait qu’elle est définie comme le pouvoirde bien juger, de distinguer le vrai du faux, le bien du mal.
  4. 4. Foi et Raison Foi et Raison Foi et Raison4Par opposition à la foi la raison peut être la « lumière naturelle »,naturellement présente en tout homme. En tant que faculté defournir des principes a priori, la raison s’oppose aussi àlexpérience. Au sens objectif la raison est le principedexplication, la cause ou l’argument destiné à légitimer unjugement ou une décision.Le verbe croire vient du latin « credere », qui signifie "tenir pourvrai", "faire confiance". La croyance implique donc lidée duneabsence de connaissance, car il sagit toujours de "se fier" autémoignage dautrui. Croire, cest Adhérer à une idée sans preuvessuffisantes. La croyance est subjectivement suffisante etobjectivement insuffisante.En revanche, Savoir, cest admettre (subjectivement) une idéeprouvée objectivement dune manière suffisante. Le savoir est dudomaine de la connaissance objective.II. LA FOI AU DESSUS DE LA RAISONPar foi on entend en Occident une adhésion à un credo, à ce quel’on nomme les vérités de la foi, adhésion qui relève d’un acte decroyance nécessaire au salut de l’homme. Il est admis quel’homme religieux est celui qui a la foi, tandis que le païen n’a pasla foi. Quel est donc le discours de l’homme de foi pourjustifier l’idée de « vérités de la foi » ?L’homme croyant est celui qui effectue le saut de la croyance,qui est, comme l’explique Pascal, une sorte de pari sur Dieu, parioù nous aurions tout à gagner, la vie éternelle, et peu à perdre,notre misérable existence limitée. Les vérités de la foi ne sont pasles vérités de la raison. Les vérités de la raison sont celles que toutesprit peut reconnaître par la seule lumière naturelle de la raison.L’évidence en mathématique qui me permet de reconnaître que 2+ 3 = 5 ne demande rien d’autre, qu’une intelligence claire etdistincte. Par définition l’évidence est sa propre marque et n’estsuspendue à aucune attitude de croyance. Par extension, le savoirest compris comme l’ordre des connaissances rationnelles, c’est-à-dire redevables seulement de la raison. Il est donc présupposé queles vérités de la foi ne comportent pas d’évidence, voire sontincompréhensibles au regard de la raison. La Passion du Christ, lavirginité de Marie, les miracles, constituent un défi que la raisonne peut relever et il est dès lors possible de penser que devant la
  5. 5. Foi et Raison Foi et Raison Foi et Raison5foi, la raison ne peut que s’incliner. Saint Thomas a ainsi pu direen ce sens que la philosophie doit être la "servante" de la religion.L’accent mis sur la foi dans un credo, dans les religionssémitiques, fait que celles-ci se trouvent placées devant ladifficulté de convaincre rationnellement de leur validité, auregard du profane. La foi n’est pas affaire de convictionrationnelle, mais d’une persuasion intime qui est l’acte décisif dela croyance. Cela explique d’une certaine manière la violence duprosélytisme, cherchant à faire plier une volonté devant la foi.L’inquisition imposait « tu crois ou tu meurs ! » On exigeait dumécréant qu’il fasse le saut de la croyance, saut que la raison nepeut justifier, et que le dialogue ne pourrait pas assurer. On nepeut que le persuader de le faire pour le Salut de son âme. Si lefidèle accomplit sa « profession de foi » en répétant les articles dela foi, il fait ce saut qui fait de lui un homme religieux. Ladifférence païen/chrétien, infidèle/fidèle, incroyant/croyant tientessentiellement à ce saut périlleux de la foi. Cela ne se discutepas : on croit ou on ne croit pas. Les vérités de la foi impliquentune confiance absolue dans lÉcriture, et une confiance renouveléedans son médiateur sur terre qu’est le Sauveur et son Église. Ceque l’Église enseigne et conserve, ce sont donc des dogmes qu’ils’agit de reconnaître et non de justifier. Les Évangiles vont dans cesens quand elles s’adressent aux hommes « bienheureux lespauvres en esprit, car ils verront Dieu ». Cela sous entend queparmi les hommes, les « esprits forts » ne pourront pas connaîtreDieu. Les « esprit forts » doivent renoncer à l’orgueil de la raison.Humilier la superbe de la raison est un préalable. La raison doitplier les genoux devant le Créateur, car dans cette humiliation elletrouvera l’humilité qui est la qualité première du fidèle de l’Église.L’ascétisme est cette volonté de contrainte, par laquelle lereligieux s’efforce de soumettre la raison. Comme il est admis quela raison cultive l’amour-propre, il s’agit aussi de le mortifier, cequi revient à nier les valeurs de la chair, pour sublimer les valeursde l’Esprit. D’où la pratique de la pénitence, du jeûne, de laflagellation rituelle, d’où cette ceinture d’épines que Pascal portaitconstamment sur lui.Vu sous cet angle, la vie du croyant est donc écartelée. Il y ales exigences de la raison, il y a aussi les exigences de la foi. Laraison commande la tolérance des cultes, la tolérance vis-à-vis dela sexualité etc. La religion demande la confirmation de la foi dansl’Eglise et refuse que l’on relativise la Révélation qui est tenue
  6. 6. Foi et Raison Foi et Raison Foi et Raison6pour absolue car venue de Dieu. La foi impose des interdits àl’égard de la sexualité. La raison s’impose comme reconnaissanced’un savoir universel comme celui de la science et trop souvent,elle s’en prend au dogme (de la création ex nihilo, de la virginitéde Marie, infaillibilité pontificale etc.). Le croyant se trouveconfronté avec la difficile nécessité de concilier la foi et la raison.C’est toute la souffrance de la conscience religieuse, celle del’homme de foi qui s’efforce vers la vertu que la religion luipropose, mais se trouve en but avec les faiblesses de la naturehumaine, tandis que sa raison ne peut lui indiquer le chemin quelui montre sa religion.Pour tout homme qui place sa confiance dans le pouvoir de laraison la religion de la foi restera suspecte. Elle éveillera laméfiance du politique qui y voit un ferment de fanatismepossible. Elle peut sembler obscure au regard du scientifique, quipense à travers des fait positifs et elle relèvera de lobscurantismepour le scientiste. Quant au philosophe, il y verra une démissionde la liberté de l’esprit.Cependant, une Religion dans les Limites de la simple Raison n’estelle pas concevable ? Ne peut-on concilier les aspirationsreligieuses et les exigences de la raison ?III. LA RECONNAISSANCE RATIONNELLE DE LA RELIGIONSi le jansénisme de Pascal devait être considéré commel’unique modèle de la religion, il est clair que la formule de Kantpasserait tout bonnement pour ridicule. Et pourtant, Pascal ditaussi dans les Pensées que les vérités de la foi sont au-dessus dela raison en non pas contre. Cela signifie que la raison ne peutdonner à la foi ses limites : elle ferait mieux de reconnaître lessiennes ! La foi ne peut pas avoir de fondement rationnel. Uneferme croyance « rationnelle » ne serait rien d’autre qu’une foiréduite à une morale religieuse compatible avec les normes de laraison. Peut-on encore parler de religion dans pareil cas ? Autantparler de morale.Il est possible de laisser à la religion sa place aux côtés de laraison. Cela revient à lui attribuer un domaine qui lui soit propre,domaine sur lequel il est entendu que la raison ne saurait seprononcer. Si la raison a affaire au savoir, elle peut décider de ceen quoi il faut croire, mais que l’on ne peut pas connaître. La foi
  7. 7. Foi et Raison Foi et Raison Foi et Raison7pourra se prononcer sur ce qu’il n’est pas possible de connaître,mais qui peut pourtant être pensé. Cest exactement la position delagnosticisme. A côté du discours logique de la raison, il y a placepour le mythe, la parabole religieuse, le sermon édifiant. Le mytheest une manière de donner du sens au Mystère, de donner unvisage à l’inconnu et au Sacré. Le mythe peut se prononcer surl’Origine, tandis que la raison ne peut remonter que de cause encause. Le savoir est enfermé dans les limites rationnelles quel’homme lui donne, ce qui fait que la foi conserve sa place pourévoquer ce qui figure au-delà de ces limites. La science n’est pasune morale, ni une religion. Elle n’est pas non plus unephilosophie. Comme le savoir ne répond à aucune des questionsfondamentales de l’existence, comme il est humain de se poserces questions, il est possible d’assigner à la foi la tâche de seprononcer là où le savoir nous fait défaut : de substituer au savoirla croyance comme le dit Kant. La religion vient apporter, dans lacroyance, des réponses aux questions que se posent les hommessur le sens de l’existence. Elle peut se substituer aisément à unemétaphysique. De plus, bien des hommes ne peuvent, même surle plan moral, se contenter de ce que la raison pratique est àmême de proposer. Ils demandent une autorité supérieure commecaution de la morale.Il est de toute manière douteux que la morale ait besoin de lacaution de la religion. Dès la première page de La Religion dans leslimites de la simple Raison, Kant ladmet : « la morale, qui estfondée sur le concept de l’homme, en tant qu’être libre s’obligeantpour cela même, par sa raison à des lois inconditionnées, n’abesoin ni de l’Idée d’un Être différent, supérieur à lui pour qu’ilconnaisse son devoir, ni d’un autre mobile que la loi... elle n’aaucunement besoin de la religion ». Mais d’un autre côté, lamorale appelle dans sa finalité la constitution d’un mondemeilleur, elle suppose une représentation du souverain Bien etdoit bien se faire quelque idée du Souverain de l’univers.Encore faudrait-il pour cela que la raison se dégage de toutereligion établie, considère l’essence de la religion pour poser cequ’elle est en droit d’admettre et non telle ou telle religionparticulière proclamée pour la forme comme étant la religion. Demême que lessence du devoir se rencontre dans toute moraleparticulière, lessence de la religion doit se rencontrer dans toutereligion particulière. Le philosophe na pas à se faire le serviteurdévoué dune religion particulière, il na pas à proclamer telle ou
  8. 8. Foi et Raison Foi et Raison Foi et Raison8telle religion comme "la religion de la Raison". La raison nest pasune idéologie et elle est encore moins une croyance. On peut doncsinquiéter de lusage que lon peut faire des justificationsrationnelles en matière de justification de la foi. Ne se peut-il pasque la raison, reconnaissant la religion, en réalité ne fasse qued’apporter une caution rationnelle à ses croyances ? Cest toutelambiguïté des analyses de Kant, dans le texte précédent. Kant,par exemple, annexe sans discussion le dogme du péché originel,qu’il justifie en termes de « mal radical ». La formule « l’hommeest mauvais par nature » qui correspond à la déchéance del’homme dans la création selon la Bible est interprétée en relationavec la doctrine du devoir. Kant reprend les éléments du piétismede la religion de laquelle il a été élevé et tente de leur donner unejustification rationnelle, tout en admettant implicitement quilraisonne sur la foi en général.La raison peut justifier la foi de plusieurs points de vue. Ellepeut reconnaître sa place dans la culture humaine aux côtés del’art. Elle peut tenter de lui ménager un domaine qui lui soitpropre, admettre les données d’une Révélation, là où laconnaissance ne semble pas possible. Elle peut enfin approcher lecroyant en tant que supra-rationnel au dessus du rationnel et nonpas contre. Il n’est pas nécessaire de penser les rapports entreraison et religion sous une forme qui soit seulement polémique.CONCLUSIONOn a le droit de croire, mais à la condition expresse déviter decroire que lon sait; cest à dire quil nous faut savoir que loncroit. Si la croyance devient certitude que lon sait, commence lefanatisme...Il ressort ainsi de cet exposé que l’une et l’autre, la foi et la raisonsemblent diverger d’autant plus qu’il est reconnu que la foi est del’ordre du supra-rationnel, cest-à-dire au dessus de la raison quielle, est rationnelle. Toutefois, loin de lui être incompatible, la foitient librement sa place aux côtés de la raison pour le bien-êtredes hommes. D’ailleurs ne sont-ils pas nombreux les philosophes,hommes raisonnables, qui ont su allier foi et raison dans leursdémarches philosophiques ?

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