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Méthodologie de WITNESS                        .• Des histoires et des voix appropriées, dans la  bonne structure, le bon ...
Vidéo dans un but de plaidoyer                       .• Établissez le motif de la vidéo dans un  cadre plus large de strat...
Ciblez votre (s) auditoire (s)                        .• Qui a une influence sur votre objectif de  plaidoyer ? Qui devrai...
Exemple d’auditoires primaires                          .• Cours, tribunaux et autres instances judiciaires et  non judici...
Messages orientés vers un                      .          auditoire• Quel message avez-vous besoin de  transmettre à cet a...
Qui est crédible ?– Crédibilité émotionnelle : Qui parle à  notre cœur et à nos instincts par rapport à  l’histoire ?– Cré...
.           Adaptez votre vidéoLe choix de votre auditoire dictera votre :• Histoire et la structure• Style• Format• Longu...
.    Déroulement et distribution• Utilisez le déroulement à votre avantage   – Votre auditoire est-il apte, disponible et ...
5 questions essentielles2. Quel était l’objectif de la vidéo ?3. Qui selon vous était l’auditoire primaire ?4. Quelle étai...
Considérations Additionnelles• Quelles voix avez-vous entendues ? Quelles  voix n’avez-vous pas entendues ?• La vidéo et l...
Études de cas de partenaires   .               de WITNESS• « On the Frontlines » et « A Duty to Protect » (RDC)  vidéos su...
Section sur les études de cas                     .• Filmé par des défenseurs de droits de  l’Homme (pour la plupart à leu...
Pourquoi la vidéo a-t-elle été                        .              utilisée ?•   Problème de DH :•   Objectif du plaidoy...
À propos de la vidéo                        .• Auditoire (s) :    – Primaire :    – Secondaire :•   Histoire•   Message•  ...
Le pratico-pratique                        .•   Durée•   Quantité de contenu•   Source du contenu sonore et visuel•   Util...
Résumé- Il y a bien des façons d’utiliser la  vidéo de manière stratégique en  plaidoyer- La vidéo de plaidoyer est une vi...
Créer une stratégie pour une vidéo de plaidoyer et révisioner        les études de cas                 WITNESS vous invite...
Witness curriculum 3-créer une stratégie pour une vidéo de plaidoyer et révisioner les études de cas-2011
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  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy Présentation à WITNESS et aux participants Présentation à WITNESS Tour de salle – nom, organisation, expérience en vidéo (journalisme, cinéma, utilisation dans une campagne ou en éducation, pour filmer des conférences, usage personnel) Objectifs et attentes de l ’ atelier Introduction à ce que WITNESS veut dire par vidéo de plaidoyer Utiliser les diapositives 1-6 en introduction Personnel de WITNESS : WITNESS Organisation internationale Collabore avec des organisations de DH mondialement en les soutenant dans leur utilisation de la vidéo dans leur travail de plaidoyer. Travaille avec un large spectre d ’ organisations, sur de nombreux problèmes de DH… Rodney King moment - PG, Amnesty Now, Reebok, LCHR. Exemples parallèles partout dans le monde incluant Omarska, le massacre de Santa Cruz, etc. À ses débuts, l ’ organisation fournissait des caméras ; elle a cependant vite évolué pour devenir une organisation de soutien à long terme aux voix locales : équipement, formation, postproduction, distribution et travail d ’ information. Référez-vous à la feuille sur les rôles de collaboration. Expérience de WITNESS : la provision de technologie à court terme ne suffit pas ; il faut des partenariats à long terme pour acquérir l ’ habileté de non seulement filmer des vidéos, mais aussi de les utiliser efficacement comme plaidoyer ; fournit aussi un soutien réel et ciblé à la distribution des alliés locaux aux internationaux (incluant WITNESS). WITNESS n ’ offre pas des méthodes à toute épreuve : elle fournit des exemples d ’ expériences comparatives d ’ autres ONG de droits de l ’ Homme partout dans le monde. La vidéo n ’ est pas non plus une arme fatale – plus efficace quand elle est combinée avec d ’ autres formes de plaidoyer pour les droits humains. Travaille de façon prioritaire avec les ONG, mais aussi en pertinence avec les Commissions nationales pour les réfugiés et les gouvernements et d ’ autres acteurs de la société civile. Quatre aspects de WITNESS Partenaires principaux Essaims Archives Noyau vidéo (HUB)  
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy Avoir une compréhension de la vidéo de plaidoyer et de la méthodologie de WITNESS basée sur des études de cas tirées du réseau mondial des partenaires de WITNESS ; Être apte à comprendre quand la vidéo de plaidoyer est un outil de changement approprié et efficace ; Savoir comment élaborer une stratégie efficace pour créer un changement en prenant des décisions critiques qui prennent en compte les remarques de votre auditoire par rapport au message de la vidéo, l ’ approche de l ’ histoire, la durée, le style et le point de vue ; Avoir développé des idées préliminaires pour intégrer efficacement la vidéo dans leur propre travail de plaidoyer ; et Avoir les ressources et les outils pour commencer à intégrer la vidéo dans votre propre travail de plaidoyer.  
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy Ce que la vidéo de plaidoyer est… Émane du besoin de mobiliser/persuader/engager/faire honte à un auditoire afin de réaliser un changement. Pas seulement des documentaires ou de la télé, mais des images récupérées, messages d ’ intérêt public, courts métrages etc. Une vidéo POUR non SUR
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy Ce que la vidéo de plaidoyer N ’ EST PAS … Un outil efficace en soi. Elle doit faire partie d ’ une stratégie plus large de plaidoyer et d ’ autres méthodologies de DH. Une vidéo comme simple outil de communication, de financement ou de relations publiques. C ’ est plutôt un outil pour promouvoir des changements dans les politiques et la pratiques de DH. Réservée aux seuls professionnels. Vous pouvez utiliser leur aide, mais la compréhension et l ’ intention devrait émaner des militants des DH pour être utilisée en plaidoyer, car vous êtes enracinés dans cet environnement. Vous avez accès aux militants et les connaissez depuis longtemps. Pas seulement des images-choc. La majorité du travail des partenaires de WITNESS est basé sur des témoignages. N ’ est pas appropriée pour toutes les questions de DH. Comme toutes les approches, elle a ses forces et ses faiblesses.
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy Méthodologie de WITNESS : Élaborer une stratégie de vidéo de plaidoyer N ’ est pas destinée à servir de gabarit ; n ’ est pas non plus la seule approche efficace. Basée sur des leçons apprises dans notre réseau de partenaires ; bienvenue au feedback et aux nouvelles idées ! Ne les voyez pas comme des blocs de constructions. Une question conduit à une autre et devient une façon utile de réfléchir par la même occasion à une éventuelle stratégie de vidéo de plaidoyer. Devrait aussi être similaire pour la planification de toute autre approche de plaidoyer, peu importe si vous avez l ’ intention d ’ utiliser la vidéo. 
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy Méthodologie de WITNESS : Élaborer une stratégie de vidéo de plaidoyer N ’ est pas destinée à servir de gabarit ; n ’ est pas non plus l ’ approche la plus efficace. Basée sur des leçons apprises dans notre réseau de partenaires ; bienvenue au feedback et aux nouvelles idées ! Ne les voyez pas comme des blocs de constructions. Une question conduit à une autre et devient une façon utile de réfléchir à fond à une stratégie potentielle d ’ une vidéo de plaidoyer. Devrait aussi être similaire dans la planification de toute autre approche de plaidoyer, peu importe si vous avez l ’ intention d ’ utilise la vidéo. 
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy AUDITOIRES CIBLES La vidéo de plaidoyer est DIRIGÉE VERS UN AUDITOIRE. Qui ? : Pour atteindre ces objectifs, qui avez-vous besoin de rejoindre ? Qui détient le pouvoir décisionnel ou le pouvoir dans l ’ organisation visée pour créer ces changements ? Cela peut constituer une stratégie directe ou indirecte avec 2 degrés de séparation, surtout si vous n ’ avez pas un accès direct à ces décisionnaires. Il faut penser : qui peut, à son tour, rejoindre ces personnes ? (Le Congrès ou des citoyens américains qui peuvent rejoindre le Congrès?). Mais rappelez-vous également que les décisionnaires font eux aussi partie de collectivités – pour l ’ organisation communautaire, votre auditoire est implanté dans une collectivité. Les options peuvent sembler sans fin, mais même si vous ne pouvez en préciser les spécificités, commencer à la base, par exemple : Local, national ou international ? À l ’ intérieur de la collectivité, avec un groupe externe, avec des décisionnaires, avec un public plus large ? Du plus petit au plus grand, par exemple, les législateurs, au plus grand, par exemple par l ’ entremise d ’ une chaîne de télévision Combien ? Ne vous laissez pas emporter par les chiffres et une grande visibilité. Souvent moins c ’ est plus. Quelquefois, atteindre un groupe de 10 décisionnaires-clés est plus efficace que de rejoindre 10,000 personnes du grand public. Ce qui compte, ce sont les yeux qui voient la vidéo. Cependant dans certains cas, vous aurez besoin de rejoindre le grand public en premier afin de faire pression sur les décisionnaires L ’ ordonnancement. Réfléchissez à vos deux auditoires : le primaire et les secondaires – les auditoires secondaires sont ceux qui ont une influence sur votre auditoire primaire.
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy AUDITOIRES POTENTIELS Important de sortir du paradigme nouvelles/documentaire ou du rôle promotion/éducation en douceur – WITNESS a été inspiré par l ’ incident « Rodney King », mais par une promesse illusoire de droits de l ’ Homme à la télé, liée aux défis de la distribution et de la propriété des médias ; il y a aussi le défi de la façon de représenter les droits économiques, sociaux et culturels (ESC) dans la culture télévisuelle « son et clip ». On parlera de lieux potentiels, de quelques suggestions sur les contraintes… quoique beaucoup dépend des circonstances individuelles, ne généralisez jamais, suggérez seulement d ’ éventuels exemples parallèles. Encouragez aussi des études de cas données par les stagiaires, tirées de leur propre expérience. Utilisations de la vidéo La structure ici va de l ’ auditoire le plus étroit au plus large (en général) ; une façon de travailler en passant par différents auditoires. Des façons d ’ utiliser la vidéo dans des contextes de déposition ou de témoignage, dans une histoire précise s ’ adressant à des auditoires déterminés et pour la bête médiatique (nouvelles). Une autre façon pourrait être de subdiviser en différentes sortes d ’ auditoires : (Pour faire pression en vue d ’ une action judiciaire ou officielle : les décisionnaires (rapport vidéo de décisionnaires, de DH, dépositions) (Pour mobiliser les bases de collectivités et de militants : bases de la collectivité et de militants (projection pour l ’ éducation des bases/de la collectivité, internet) Pour éduquer, sensibiliser, et engager des publics généraux : grand public, métrage secondaire (b-roll), source de nouvelles, documentaires, messages d ’ intérêt public (MIP)
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy AUDITOIRES CIBLES Ayant établi le cadre général, il faut maintenant penser aux détails supplémentaires du MESSAGE et de l ’ HISTOIRE pour cet auditoire et au FORMAT approprié. MESSAGES/HISTOIRE/VOIX Souvenez-vous que votre objectif est le changement que vous voulez atteindre. Revenez à l ’ exemple d ’ objectif de votre vidéo projetée sur l ’ écran. Il peut aussi être perçu comme une affirmation de changement. Quel message voulez-vous envoyer ? De quoi voulez-vous les convaincre ? Que savent-ils déjà et que voulez-vous mettre d ’ autre sur la table ? Ou bien, ont-ils une mauvaise conception que voulez détruire ? Le message est souvent le simple « ce que vous pouvez faire » qui donne à CET auditoire l ’ occasion d ’ agir. Les messages incluent habituellement un verbe d ’ action et aident un auditoire donné à faire quelque chose pour atteindre votre objectif de changement. Un message peut aussi être vu comme une demande. L ’ histoire de qui voulez-vous raconter ? Quel écho aura-t-elle sur l ’ auditoire cible ? Qu ’ est-ce qui les fera sentir obligés de faire quelque chose ? Votre histoire est le véhicule qui transmet votre message – c ’ est le contenu humain autour du message qui le rend attrayant, émouvant, engageant et persuasif. Un message est axé vers l ’ action tandis qu ’ une histoire est une narration , qui implique des personnes et leur vie. Quelles voix voulez-vous faire entendre ? Les voix sont les personnes interviewées ou suivies dans la vidéo et le narrateur. Comment allez-vous décrire les gens ? Cela peut s ’ avérer compliqué, parce que vous pouvez perdre la trace avec de nombreux personnages, etc. À ce moment-ci, vous devriez vous rappeler les voix qui doivent être là : Réfléchissez à trois formes de crédibilité : la crédibilité émotionnelle (les gens dans l ’ histoire sont sur la même longueur d ’ onde que l ’ auditoire), la crédibilité politique (vous en avez besoin pour qu ’ ils parlent de l ’ argument de la vidéo ou de la part de groupes ou de collectivités en particulier) et la crédibilité éthique (comme cinéaste des DH vous devez vous assurer que ces voix soient représentées dans votre vidéo pour garantir qu ’ il soit un film éthique – exemple : les voix des personnes marginalisées ou des victimes) Avez-vous besoin des deux versions de l ’ histoire ? Rappelez-vous que vous n ’ êtes pas obligés de présenter les deux versions de l ’ histoire de façon égale (il s ’ agit ici d ’ une vidéo de plaidoyer), mais vous ne devez jamais mal présenter une situation de manière délibérée.  
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  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy AUDITOIRES CIBLES STYLE/STRUCTURE/DURÉE Le format, le style, la structure et la durée décrivent l ’ approche que vous adopterez pour réaliser vos films. Nous en verrons quelques exemples dans les différentes études de cas et nous discuterons de la manière dont le style, la durée et la structure sont liés à l ’ efficacité d ’ une vidéo donnée dans une campagne de plaidoyer. Quel style aura un effet sur votre auditoire cible? Quelle durée sera appropriée selon le temps dont vous disposez avec votre auditoire et leurs attentes ? Quelle structure complètera votre plaidoyer, répondra aux attentes de votre auditoire, ou transmettra le mieux votre message à un auditoire donné ? Des exemples de différents formats/structures/styles et durées incluent : Un montage simple d ’ une compilation de témoignages et d ’ interviews, qui ne peut vraiment à lui seul satisfaire un auditoire pour qui la problématique n ’ est peut-être pas connue, mais qui pourrait être utilisé pour animer une discussion avec la collectivité ? Un film plus long centré sur une histoire illustrant la question avec 1 ou 2 personnages/cas comme fil du récit qui attire l ’ empathie. Un rapport vidéo qui offre une preuve visuelle (images, témoignages, interviews, photos, etc.) dans un cadre analytique de cartons ou de voix hors champ, mais sans structure narrative. Une vidéo de style MTV agit-prop pour mobiliser votre base ou des militants de groupes de solidarité. Du matériel brut de bulletin de nouvelles transformé en communiqué de presse sur vidéo avec des séquences secondaires et des interviews. Message d ’ intérêt public (MIP) de style publicitaire 60 – 90 secondes, reposant sur des techniques de publicité et de valeur de grandes productions pour transmettre un message clair, simple dans un court laps de temps. Aujourd ’ hui, nous verrons une variété de ces options, utilisées par les partenaires de WITNESS afin de montrer comment on s ’ en est servi de manière efficace chacune dans un contexte différent. ÉLÉMENTS AUDIOVISUELS/LANGUE Abordez cette section maintenant et vous y reviendrez plus tard dans le cadre d ’ exercices d ’ analyse. Important d ’ avoir une idée de la façon dont la vidéo est construite et conçue pour influencer l ’ auditoire. Toute vidéo est faite à partir d ’ une combinaison d ’ éléments sonores et visuels. Réfléchissez de façon créative et globale à différentes sortes de sons et d ’ images. Qu ’ est-ce qui rendra cette histoire visuellement intéressante ? Pouvez-vous raconter votre histoire en utilisant diverses combinaisons d ’ éléments visuels et sonores ? Qu ’ est-ce qui aura le plus d ’ impact sur votre auditoire ? À quoi avez-vous accès compte tenu des contraintes de sécurité, de budget et de temps ? Pouvez-vous rendre ces contraintes rentables ? Quelques types de visuels et d ’ audio sur lequel réfléchir : 1. Visuels *Documentation visuelle et sonore d ’ événements réels – des gens en action sans commentaires. * Paysages, lieux et objets inanimés qui font partie de l ’ histoire * Interviews – une ou des personnes répondant à des questions qui leur sont posées par un intervieweur devant ou derrière la caméra qu ’ on pourrait retirer au montage final. * Observations de conversations – des gens conscients de la présence d ’ une caméra, mais qui ne sont pas interviewés directement * Conversations ou gens parlant entre eux, devant une caméra non intrusive ou cachée * Reconstitutions – reconstitutions fidèles aux faits, de scènes qui ne pouvaient être filmées ou qui se sont produites dans le passé. Souvenez-vous qu ’ il pourrait y avoir des problèmes de crédibilité avec ce genre d ’ images dans un contexte de DH, surtout si l ’ auditoire ne saisit pas bien les raisons pour lesquelles on n ’ a pas filmé une scène ou pourquoi il a fallu la reconstituer. * Plans expressionnistes – souvent symboliques ou artistiques, pour représenter un concept ou fournir des images auxquelles vous n ’ avez pas accès, par exemple des interviews historiques. * Manipulation d ’ images par le ralenti, l ’ avance rapide, la capture de mouvement, etc. * Photos fixes ou documents – soit statiques soit filmés en panorama/alignement ou zoom avant ou arrière. *Texte incluant les titres à l ’ écran, les manchettes et les graphiques – utilisé à des fins créatives et informatives, incluant les sous-titres pour les langues étrangères. Habituellement ajouté au montage. * Séquences empruntées à des bibliothèques, aux nouvelles et aux archives – elles peuvent provenir d ’ archives professionnelles, mais aussi de collections de souvenirs personnels et possiblement de matériel d ’ autres films. Souvenez-vous que les séquences de source commerciale sont généralement onéreuses et qu ’ il est souvent difficile d ’ obtenir la permission de les utiliser. * Écran vide – amène le spectateur à réfléchir sur ce qu ’ il vient tout juste de voir ou d ’ entendre, le prépare à ce qui suit, indique un changement de séquence ou de lieu ou met l ’ accent sur le son. 2. Audio ou éléments sonores *Personne interviewée – vous pouvez utiliser le son seulement, ou le son tiré d ’ une interview avec image et son ou l ’ image et le son à la fois. * Conversations – soit enregistrées à la connaissance des participants ou à leur insu/de façon non intrusive. * Narration – peut être lue par un narrateur, le ou la cinéaste ou un participant. * Son synchronisé – son pris pendant qu ’ on filme. * Effets sonores – sons individuels pris pendant le tournage ou plus tard. * Musique – généralement ajoutée au montage. * Silence – l ’ absence de son peut indiquer un changement d ’ ambiance ou de lieu ou aider le spectateur à se concentrer à nouveau sur l ’ écran. Langue  : Quel type de distribution envisagez-vous ? La traduction et le sous-titrage requièrent beaucoup de travail, mais peuvent ouvrir de nombreuses portes en distribution.  
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy DISTRIBUTION/DÉROULEMENT/ORDONNANCEMENT Avec la distribution, le déroulement représente tout QUAND avez-vous besoin de les rejoindre ? Revenez en arrière. La plupart des décisions se prennent tôt et à huis clos. Il faut du temps pour que les choses s ’ enracinent, surtout si vous pensez rejoindre les gens indirectement. D ’ autres événements sont coordonnés à l ’ avance, mais les organisateurs ont besoin de temps pour planifier l ’ utilisation de la vidéo ; d ’ autres se déroulent annuellement (par exemple, la Commission des Droits de l ’ Homme), mais requièrent de la planification à l ’ avance si l ’ on souhaite soumettre ou projeter du matériel. Quelles sont les occasions importantes que vous avez de les rejoindre ? Des rassemblements où l ’ on discutera de la question ? Des rencontres individuelles ? D ’ autres défenseurs/événements auxquels vous pouvez accrocher votre vidéo ? Cela est particulièrement important pour certains formats qui ne se « tiennent pas tout seuls », comme un MIP. Avec quels alliés pouvez-vous compter pour vous assurer qu ’ ils endossent la vidéo et qu ’ ils la voient comme faisant partie de leur propre stratégie ? Il faut les associer le plus tôt possible afin qu ’ ils la considèrent comme un outil avec lequel ils sont d ’ accord et qu ’ ils puissent avoir un impact sur la forme que prendra la vidéo. Qui est le bon messager qui amènera votre vidéo au public cible ? Souvenez-vous qu ’ il se peut que quelqu ’ un d ’ autre que vous ou votre organisation soit la bonne personne pour livrer la vidéo. Établissez une stratégie avec des alliés sur la façon dont le bon messager peut compléter le message, l ’ histoire et les voix du film. L ’ ordonnancement est important. Ordonnancer veut dire planifier efficacement la façon dont vous utiliserez les séquences ; elle peut se construire sur une autre utilisation et sur d ’ autres initiatives, de sorte que votre campagne produira une escalade. Quelquefois, retenir des séquences jusqu ’ à ce que l ’ occasion-clé se présente est plus efficace ; pensez aussi à la façon dont cela pourrait influencer votre capacité de poursuivre le tournage. Réfléchissez aussi sur l ’ impact que peut avoir la combinaison d ’ utilisations différentes de la vidéo (par exemple, obtenir une télédiffusion du matériel après une décision juridique et l ’ utiliser comme levier pour obtenir une rencontre avec les ministres). On peut aussi utiliser le clip « The Rule of the Gun » comme introduction à l ’ idée de l ’ ordonnancement – comment utiliser des plans de nouvelles (écrites et télévisées), la militance via Internet (alerte aux droits Rule of the Gun) auprès d ’ un public mobilisé qui adresse des pétitions et des lettres, tout cela ajouté au contact personnel avec les décisionnaires (livraison d ’ une copie du matériel directement au Président des Philippines) peut mener à l ’ action.
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy Exemples de stratégies de vidéo de plaidoyer employées par des partenaires de WITNESS. Pour les analyser à l ’ aide d ’ un schéma centré sur : l ’ Objectif, l ’ Auditoire, le Message, l ’ Histoire, les Voix, les Éléments, le Style/la Structure, la Distribution, la Stratégie Appropriée ? Revenez sur WITNESS et sur sa façon de travailler avec des partenaires, pour clarifier la façon dont ces vidéos ont été produites. Faites place aux questions et à la critique. Revenez sur les forces et les limites. Discussion. ************************************** PREUVE L ’ exemple de la manière dont la vidéo sur Rodney King fut manipulée et tordue – la poursuite et la défense l ’ ont déconstruite cadre par cadre et interprétée de différentes façons. PREUVE : commentaire explicatif sur la rareté de l ’ utilisation ; utilisation dans des contextes internationaux. Expliquez les défis que cela représente (preuve vs témoignages) : 1er. Difficile à obtenir. 2e. Souvent inadmissible en cour comme preuve directe parce qu ’ on ne peut pas contre- interroger. La preuve directe d ’ un mauvais traitement n ’ est pas nécessairement irréfutable – les règles juridiques qui régissent l ’ admission de la vidéo en preuve directe varient d ’ une juridiction à l ’ autre et le témoignage pourrait ne pas être accordé faute de pouvoir contre-interroger le témoin. Usages secondaires de la vidéo en preuve Mentionnez également l ’ usage de la vidéo pour documenter les enquêtes médicolégales : « Following Antigone »/EAAF, Physicians for Human Rights (Médecins pour les DH), utilisation de la vidéo pour dresser une carte du lieu de la preuve durant une exhumation. Occasion de les visionner plus tard si cela vous intéresse. La vidéo peut aussi servir d ’ « archive de responsabilité » ; idée de garder du matériel en réserve pour une future enquête. Un exemple de WITNESS est le travail de Jesus Tecu Osorio au Guatemala qui a enregistré les exhumations autour de la ville natale de Rabinal, zone toujours contrôlée par les auteurs du massacre de sa famille et du village au début des années 80. Un exemple : le clip extrait de la vidéo « Right to Justice » où Jesus parle tout en filmant des tueurs ex-PAC (milice) qui visitent le site d ’ une exhumation et agissent en toute impunité ; faire le lien avec le mouvement croissant pour la justice en période transitoire. Aussi le contexte de la vidéo utilisée pour documenter les instances de la Commission de vérité et de réconciliation au Sierra Leone. INFORMATION EN VUE D ’ UNE ENQUÊTE Peut-être pas comme preuve directe, mais peut servir dans les enquêtes et créer une pression pour ouvrir une cause. cf. l ’ exemple de NAKAMATA de RGS et SIB. Notez aussi que le bureau du Procureur de la CPI a exprimé son intérêt dans la vidéo comme moyen de faciliter les enquêtes et pourrait mener à une recommandation de poursuivre émanant du Procureur. On a utilisé « Duty to Protect » pour persuader le Procureur de la CPI de se concentrer sur les enfants-soldats dans les premiers mandats délivrés par la cour, amenant le CPI à témoigner directement. Dans //, peut être puissant en « rendant présent » la négligence directe ou l ’ inaction des autorités (en enregistrant l ’ inaction des policiers/fonctionnaires locaux les obligeant ainsi à répondre aux autorités supérieures). Pas seulement symbolique, mais peut être un outil puissant. Des exemples de cela incluent NAKAMATA qui filme les policiers dans leur cause de meurtre, prétendant qu ’ ils ne pouvaient rien faire et le Comite de Emergencia Garifuna où le maire est filmé pendant que les gens réclament une action contre les problèmes de discriminations raciales et d ’ exclusion économique. Parmi d ’ autres exemples de partenaires du réseau parallèle de WITNESS on compte People ’ s Watch et Vanangna en Inde qui ont tenté les mêmes choses. La vidéo pourrait aussi être efficace dans des régions où existent des systèmes de gouvernement responsable de nom seulement. MONTRER NAKAMATA au besoin Objectif du plaidoyer : l ’ objectif en arrière-plan était la réforme agraire. Cependant, l ’ action sur les assassinats n ’ était pas planifiée. Auditoire cible : alliés en solidarité mondiale et dans sa forme brute, les autorités judiciaires Message : le meurtre se produit en toute impunité – requiert une action rapide et des pressions pour qu ’ on fasse enquête et entame des poursuites. Histoire : les peuples indigènes de Mindanao poursuivaient pacifiquement et en toute légalité leurs réclamations territoriales, quand ils furent victimes d ’ attaques en série menées sans aucun respect par la police et les autorités locales. Voix : un Indigène et un narrateur racontent l ’ histoire de la lutte. Comment ils furent victimes de discriminations répétées, qui leur furent fatales à la fin. Les dirigeants expliquent leur inaction. Éléments audiovisuels : Journal (ont gardé un titre éloquent), b-roll, musiciens locaux, narration de Joey Lozano Distribution/déroulement/ordonnancement : Fut envoyé à la presse immédiatement après l ’ incident pour aussi faire pression sur les décisionnaires (police locale et Bureau national d ’ enquête pour qu ’ on étudie le cas). On a fourni du métrage brut à la presse, mis une alerte aux droits sur le site. La pression publique est venue à la suite de lettres envoyées au Président des Philippines et procureur en chef. Utilisation appropriée de la vidéo : matériel-choc (questions sur l ’ efficacité) et les défis de montrer des problèmes structuraux. Impact : première enquête sur un meurtre dans cette région ; arrestation de deux suspects ; le besoin d ’ exercer des pressions pour qu ’ on procède à une réforme se fait encore sentir et il y a toujours des attaques. SOUMISSIONS EN PREUVE et AUTRES SOUMISSIONS DEVANT DES INSTANCES RÉGIONALES/INTERNATIONALES EN MATIÈRE DE DROITS DE L ’ HOMME Là où la vidéo a démontré son efficacité de la meilleure façon, c ’ est devant des instances intergouvernementales quasi judiciaires au niveau régional/international. La majorité du travail de WITNESS s ’ est fait dans le système interaméricain. C ’ est également possible de soumettre une vidéo à une instance d ’ examen du Comité des Droits de l ’ Homme, aux Groupes de travail, Rapporteurs spéciaux, etc. WITNESS a travaillé avec la Commission interaméricaine/Cour, avec le Groupe de travail sur les disparitions arbitraires, le Comité sur les droits de l ’ enfant, le Comité des droits de l ’ Homme. On peut utiliser les rapports vidéo dans des contextes formels de DH, où les décisionnaires sont plus habitués à la documentation écrite. Parmi les stratégies pour fournir de l ’ information on peut citer : Preuves flagrantes de violations dans le contexte d ’ une soumission ou d ’ un rapport parallèle et d ’ obligations précises reconnues par traité (MDRI Paraguay) Lors de témoignages, exemples de cas montrant des schèmes de violations de droits dans le contexte d ’ une soumission ou d ’ un rapport parallèle (Expelled) Métrage brut pour nier le contenu d ’ un rapport d ’ État ou pour réclamer une action urgente (cf. APDH Bolivia) Histoire documentaire sur un problème ou un cas (Sanamacha ’ s Story, Always on the Run) souvent dans une projection parallèle. La vidéo se montre particulièrement utile comme une façon de poursuivre un témoignage personnel/une personne représentant un cas ; ne requiert pas absolument du métrage de grande qualité. Aussi une façon de montrer une preuve éloquente d ’ une violation. Revenez souvent sur la présentation d ’ une histoire représentative ou emblématique Le cas de MDRI Paraguay MONTREZ MDRI. Note : avertir les gens que le document contient des images fortes ; discutez après la projection de l ’ utilisation du consentement/d ’ images-chocs et des questions d ’ accès et de tournage. Personnes oubliées et la soumission de la MDRI au Paraguay à la Commission interaméricaine des droits de l ’ Homme : Que signifie être enfermé dans une institution pour le reste de ses jours ? Montrer pourquoi cela constitue une violation de DH. Utiliser une preuve visuelle et viscérale en la reliant clairement à la loi de DH qui est enfreinte. Mettez l ’ accent sur le fait que cela ne concerne pas seulement la parole. Objectif : Contrairement à Nakamata, cette action était tout à fait planifiée. On savait exactement ce qu ’ on allait faire. Une démonstration du besoin de meilleurs services au Paraguay et de se diriger vers la réadaptation dans la collectivité Auditoire : Très spécifiquement la CIDH Message : la CIDH peut constater que les conditions ne conviennent pas à des humains et devrait réclamer des mesures préventives. Histoire : Utiliser l ’ imagerie pour montrer à quel point les conditions étaient mauvaises (et qu ’ il s ’ agit d ’ une violation de droits) ; l ’ accent est plutôt mis sur la structure puisque la vidéo est faite pour être utilisée en parallèle à l ’ instruction de la CIDH. Format/Structure/Durée étaient des éléments-clés. On sait que les gens n ’ ont pas beaucoup de temps et que la vidéo doit venir en appui au rapport écrit. Voix : Intéressantes, presqu ’ inexistantes, mais on utilisé des cartons pour le traité sur les obligations et un générique d ’ ouverture. Éléments audiovisuels : séquences-vérité, cartons, pas de narrateur, pas d ’ interviews. Déroulement : On savait qu ’ on avait du bon métrage. 1re pétition pour s ’ assurer d ’ une décision juridique (métrage envoyé comme partie de la pétition). Par la suite, ont travaillé avec CNN/en espagnol pour programmer une histoire basée sur du métrage test et la décision juridique. Finalement des pressions plus efficaces pour accéder aux décisionnaires qui avaient le pouvoir d ’ implanter un changement. Pas le même impact si l ’ on envoie à la presse en premier. Forme appropriée ? Consentement ? Images-chocs? Impact ? Impact : enquête présidentielle, de meilleures conditions pour Julio et Jorge notamment des douches et de meilleurs soins, un besoin continu de pression pour améliorer le reste de l ’ hôpital. MDRI en dialogue avec le gouvernement. Expelled Un autre exemple de vidéo basée plutôt sur le témoignage est « Expelled », qui utilise le témoignage d ’ Haïtiens et de Dominicains d ’ origine haïtienne pour présenter la discrimination raciale en République dominicaine ; fut projetée dans le cadre d ’ un rapport parallèle à la Commission des droits de l ’ Homme de l ’ ONU et a jointe à la pétition réclamant des Mesures préventives, soumise à la Cour interaméricaine des droits de l ’ Homme. POSSIBILITÉ DE MONTRER LE CLIP V4C sur les soumissions à l ’ ONU Parmi les autres expériences de WITNESS dans le passé on compte « Sanamacha ’ s Story » (devant le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires) et avec des partenaires boliviens pour documenter une preuve éloquente de violence d ’ État. Options en Asie : plus limitées à un niveau régional dû à l ’ absence de ces mécanismes, mais il pourrait se présenter des occasions devant les tribunaux populaires, etc. RAPPORTS VIDÉO À D ’ AUTRES DÉCISIONNAIRES NATIONAUX ET INTERNATIONAUX (DROITS DE L ’ HOMME, GOUVERNEMENT, IFI, etc.) On peut utiliser la vidéo devant des instances gouvernementales, IFI et institutions multilatérales pour influencer le débat législatif ou politique. La clé ici n ’ est pas nécessairement le nombre de spectateurs (encore une fois, on ne retient pas l ’ idée qu ’ il faut absolument toujours rejoindre le grand public), mais leur impact sur la question. Caractéristiques de la pertinence : Amener les voix manquantes dans la salle pour intervenir dans le débat politique « Duty to Protect » Exemple : Questions sur la Birmanie travaille à documenter les voix des personnes déplacées et de les mettre à la disposition des lobbyistes au Capitole et au gouvernement de la Thaïlande ainsi qu ’ aux agences de financement qui se demandent si elles devraient s ’ occuper des questions concernant les personnes déplacées ou montrer la preuve continuelle de la déception des fonctionnaires du CICR à l ’ égard de la junte militaire au pouvoir en Birmanie Exemple : MINGA qui documente les histoires des peuples affectés par le programme de fumigation du Plan Colombie, à Putumayo Exemple : Refuge ? la vidéo montrée devant l ’ ex-commission du HCR pour influencer les politiques dans les camps de réfugiés mauritaniens au Sénégal et pour œuvrer en faveur des droits sociaux et économiques des réfugiés. On peut montrer le clip sur le réfugié qui parle des droits au logement et le clip d ’ un réfugié de Sierra Leone à Dakar qui se plaint du traitement qui leur est réservé et de la façon dont la Convention sur les réfugiés leur en garantit un meilleur. Surtout dans les cas où les gens sont sans voix, cf. « Living Proof » Démontrer les conditions sur le terrain indique une action non appropriée sur le plan financier ou moral Les exemples de Burlington Resources et Camisea Pour démontrer l ’ échec des fonctionnaires subalternes à agir (preuve vidéo de l ’ inaction de la police, exemple de LICADHO, au Cambodge où l ’ on a filmé inaction de la police lors de manifestations politiques et des interviews avec les gens qui parlent de l ’ incapacité de la police à enquêter sur les crimes basés sur le sexe des personnes et NAKAMATA, (voir plus haut) Aussi potentiellement comme outil explicatif d ’ une technique ou d ’ une approche. Voir « Following Antigone », pour chercher à expliquer l ’ anthropologie légale à des juges, des membres d ’ une collectivité et autres qui pourraient y être bientôt exposés. Pour faire des recommandations spéciales, ciblées et ancrées dans la réalité Les mauvais traitements institutionnalisés La vidéo sur le travail forcé en Birmanie ; témoignage de l ’ intérieur de la Birmanie efficace comme outil de persuasion et pour influencer les personnes qui travaillent sur la question ; clair et directe. MONTRER LES MAUVAIS TRAITEMENTS INSTITUTIONNALISÉS Objectif : souligner le recours continuel aux travaux forcés en Birmanie et contribuer à poursuivre les pressions de l ’ OIT sur la Birmanie Auditoire : militants qui travaillent sur la Birmanie ; membres de l ’ OIT qui examinent le dossier de la Birmanie Message : le travail forcé est répandu et systématique dans toute la Birmanie et n ’ est pas réservé à un groupe ethnique en particulier. Histoire : des gens de différents groupes ethniques décrivent ce qui leur ou sont filmés dans des situations réelles. Cas emblématiques. Style/Structure/Durée : Structuré en segments par région pour s ’ assurer que la nature du fait répandu est claire. Pas trop long. Voix : personnes en entrevues, cartons Éléments audiovisuels : séquences-vérité, interviews, cartons. Distribution/ordonnancement : Distribuée pendant des mois jusqu ’ à la rencontre d ’ examen de l ’ OIT où était prévu la discussion du dossier de la Birmanie. Un exemplaire fut remis au Secrétariat de l ’ OIT en vue d ’ une projection le jour même de la discussion sur la Birmanie. Forme appropriée ? Consentement ? Images-chocs? Impact ? Impact : Utile pour les militants, pourrait être utilisé plus largement. La Birmanie fait l ’ objet de pressions continues sur la question du travail forcé. Reconnaissez que la vidéo n ’ a pas été aussi efficace qu ’ elle aurait pu l ’ être – beaucoup à faire avec le moment et le lieu appropriés et au fait que la projection principale à l ’ OIT n ’ a pas eu lieu. Important de penser à d ’ AUTRES DÉCISIONNAIRES, pas nécessairement dans l ’ univers des DH, mais qui ont une influence significative sur les décisions économiques et politiques qui influent sur les situations des DH. Dans le monde des affaires, l ’ utilisation de la vidéo pour influencer les décisions économiques prises par les entreprises ou les conseils d ’ examen des prêts ou pour influencer les actionnaires. Montrer pourquoi ce n ’ est pas dans leurs meilleurs intérêts. MONTREZ DTP MONTREZ CAMISEA ou BURLINGTON RESOURCES Objectif : Bloquer la construction du pipeline du Pérou Auditoire : le comité d ’ examen de... les contribuables américains et ceux qui contrôlent la décision de financer ces projets. Moins c ’ est mieux. Message : l ’ argent des impôts gaspillé ou utilisé pour faire mal à des personnes Voix : les Indigènes, mais aussi un expert américain (questions sur la façon dont ils sont perçus et représentés) Éléments : photos d ’ archives, musique, narration. Voix hors champ mauvaise et graphiques contre-productifs ? Style : plus un documentaire typique, surtout au début Distribution/Déroulement : projection pour les décisionnaires de la banque qui envisageait un prêt. Impact : a bloqué une somme de 1,3 million US $ en soutien au projet.   LA MOBILISATION ANCRÉE DANS LA COLLECTIVITÉ Peut s ’ avérer un outil efficace pour déclencher des discussions, surtout lorsqu ’ elles sont encadrées par un animateur et permettent un débat, à la fois dans la collectivité, dans collectivités parallèles et dans des communautés de solidarité. L ’ approche peut être initiée par la collectivité, par des ONG qui travaillent de concert avec la collectivité ou du haut vers le bas (par exemple à partir du gouvernement ou d ’ une entité nationale). Vidéo : Pour entamer des débats constructifs sur des questions délicates ou pour encourager les collectivités des régions concernées de parler d ’ une question. Pour une mobilisation vers l ’ action Pour communiquer un point de vue dans une discussion autour de problèmes de DH complexes ou lointains, cf. « Witness to Truth » et « Following Antigone » sur expliquer le processus et permettre le dialogue. Pour aborder des questions de torture et de mauvais traitements approuvés par l ’ État maintenant débattues plus largement. VIDÉO POUR LA MOBILISATION ET L ’ ÉDUCATION À L ’ INTÉRIEUR D ’ UNE COLLECTIVITÉ Books Not Bars aux États-Unis, utilisée par la base du mouvement des jeunes contre les prisons pour mobiliser les auditoires en vue de leur engagement. Notez ici le contraste avec la vidéo de suivi « System Failure », plus axée sur la persuasion et l ’ engagement d ’ un auditoire plus représentatif de la majorité (parents, alliés institutionnels et législateurs) qui étaient réfractaires au style, aux voix et à l ’ approche de « Books Not Bars ». Les différences résidaient notamment dans le style de montage, la durée, le choix des personnes interviewées et les personnages centraux, la musique, etc. NB. Il faut donner une explication plus poussée, car les gens ne sont peut-être pas habitués avec le contexte et les termes (par exemple, complexe industriel carcéral). Montrez BNB Objectif : amener les jeunes à s ’ engager à militer contre les complexes industriels carcéraux et leur faire sentir qu ’ ils peuvent faire quelque chose. Auditoire : militants pour la jeunesse, auditoires de jeunes. Message : vous devez faire quelque chose pour changer cette situation. L ’ avenir dépend de vous. Ce n ’ est pas correct et vous avez besoin qu ’ on investisse de l ’ argent pour vos priorités. Histoire : par les histoires d ’ adolescents qui ont vécu l ’ expérience du système carcéral américain ; en équilibrant ces histoires avec les statistiques sur les coûts (humains et en $) de l ’ incarcération et sur qui profite de cet état de fait, nous apprenons sur ce que nous pouvons faire pour trouver des solutions de rechange. Voix : conduite par les histoires d ’ adolescents, bien qu ’ encadrée par les standards de l ’ ONU, on y retrouve des experts (Américains d ’ origine africaine ou asiatique et blancs) Éléments : Musique très puissante qui donne son style à la vidéo. Distribution : Utilisée dans lors d ’ événements pour la jeunesse souvent parallèlement avec du spoken-word/une discussion ; maintenant distribuée par les bibliothèques publiques Impact : bon, mais avec un auditoire ciblé et pour des degrés en succession pour atteindre le prochain niveau. LA VIDÉO AVEC DES ORGANISATIONS DE SOLIDARITÉ Peut aussi fonctionner pour consolider et faire du travail de proximité avec les organisations de solidarité « Behind the Labels in USA » a été utilisé par les organisations qui luttent contre les ateliers de misère et avec des personnes déjà engagées sur la question et qui cherchaient un outil pour aider à maintenir l ’ intérêt de leur public et trouver de nouveaux partisans. Tradition du documentaire en travail de proximité. Les vidéos sur les problèmes en Birmanie qui soulèvent les questions reliées aux personnes déplacées aux États-Unis – « Always on the Run » Dual Injustice LA VIDÉO POUR LA SENSIBILISATION INTRA-COMMUNAUTAIRE On the Frontlines Operation Fine Girl, utilisée en Sierra Leone dans des discussions communautaires. Accessible à la majorité – pas besoin d ’ un auditoire scolarisé ; dispose d ’ un potentiel de partage de l ’ information ; elle engage les spectateurs dans des débats (cf. lessons from participatory development communication). On peut utiliser des histoires représentatives – quelqu ’ un qui ressemble à mon voisin ou à moi, mais qui n ’ est pas moi – une façon d ’ encourager la discussion sur une question délicate. Dans le cas de OFG, la violence sexuelle que subit un grand % de la population, mais demeure un sujet difficile à aborder. Voices from Salween Valley, utilise la vidéo pour illustrer l ’ impact potentiel d ’ un barrage dont la construction est planifiée, sur des villages à l ’ intérieur de la Birmanie et contient des témoignages de leaders de villages parlant de ce qui arrivera et ce qu ’ ils aimeraient voir. Un autre exemple : la discussion de Joey Lozano sur l ’ IMPEDE, et sur comment le fait de montrer un film à une collectivité sur la dégradation environnementale et la corruption peut amener l ’ auditoire à prendre parti ; une si grande nouveauté de voir une vidéo sur eux-mêmes et dans leur propre langue. MONTREZ « OPERATION FINE GIRL » (si elle n ’ est pas utilisée dans l ’ exercice d ’ analyse qui viendra plus tard dans l ’ atelier) Utilise différents témoignages de quatre jeunes femmes et d ’ un jeune homme pour réaliser une vidéo qui fut distribuée dans plusieurs collectivités pour permettre aux femmes de parler sur ce qui s ’ était passé. Il est difficile de parler de la violence sexuelle en général, viol pendant la guerre (étant esclaves sexuelles) au SL encore plus, alors la vidéo vise à déclencher la discussion. Objectif : s ’ assurer que les gens comprennent comment et pourquoi les viols ont été commis pendant la guerre civile en Sierra Leone et voir comment les femmes réagissent. Auditoire : Multiple : notamment les femmes elles-mêmes et leurs communautés en Sierra Leone et la communauté internationale qui soutient la reconstruction et le processus de justice de transition. Message : les femmes ne sont pas à blâmer. C ’ est arrivé à presque tout le monde et nous sommes en train de reconstruire. Histoire : Quatre jeunes femmes et un jeune homme décrivent leurs expériences de violence sexuelle durant la guerre civile en Sierra Leone, tandis que des experts discutent de l ’ histoire du conflit et des conséquences de la violence sexuelle. Les cinq personnes décrivent ce qui leur est arrivé pendant la guerre et comment elles essaient de s ’ en sortir et de réagir maintenant après la guerre. Voix : des femmes ordinaires de SL pendant la guerre civile, des experts et des figures d ’ autorité ou du gouvernement. Éléments : Archive, séquences secondaires, voix hors champ, musique, interviews Distribution : autant dans les communautés avec des projections accompagnées de discussions et qu ’ au niveau international pour encadrer la perspective du contexte d ’ après-guerre. LA VIDÉO PARTICIPATIVE Une autre utilisation répandue de la vidéo est au niveau communautaire. Elle n ’ est pas habituellement axée sur le plaidoyer ; c ’ est un modèle pour partager des expériences, développer des consensus et aussi de partager le processus avec les membres de la communauté. LA VIDÉO EN COMPLÉMENT À UN RAPPORT PUBLIC MONTREZ « Witness to Truth », NOTE : problèmes de son ; requiert une explication en intro comme elle lance la discussion sur l ’ économie Objectif : communiquer la nature et les résultats/recommandations de la CVR à un public plus large en Sierra Leone qui n ’ aura pas accès au rapport de 500 pages ou qui n ’ est pas scolarisé ; faire pression pour que les recommandations soient implantées et montrer comment s ’ est déroulé le processus des auditions de la Commission de vérité et de réconciliation. Auditoire : organisations de base et collectivités au Sierra Leone ; en second lieu, les auditions internationales ont été saisies de la question. Message : PAS de message précis de plaidoyer, mais un appel à l ’ action sur les recommandations implicites. Style/Structure/Histoire : Parallèle au rapport final de la CVR ; puise dans les comptes rendus d ’ auditions individuelles, en utilisant des histoires emblématiques qui combinent des éléments-clés répétitifs dans les témoignages présentés à la CVR. Le style et la structure ne font pas vraiment preuve d ’ innovation et sont relativement rigides, reflétant ainsi le besoin d ’ être une version officielle du rapport. Voix : Dominée par les affirmations de victimes/survivants/autorités extraites des auditions de la CVR et par une narration solide. Éléments : en prioritairement des affirmations devant la CVR ; déclarations publiques de responsables, séquences d ’ archive, séquences des activités de réconciliation, images fixes de National Vision Distribution : Via les ONG œuvrant dans les collectivités au Sierra Leone, ciblant des communautés précises, notamment les étudiants et les professeurs, des associations de commerçants/camionneurs, etc., les leaders traditionnels des communautés ; des copies ont aussi été fournies dans des lieux-clés pour rendre l ’ accès possible sur demande. SYSTEM FAILURE : SUIVI DE BNB AUPRÈS DES DÉCISIONNAIRES (peut aussi être utilisé comme exercice de révision de vidéo) « System Failure » : vidéo de suivi à BNB, mais ciblait les adultes (surtout les législateurs et les parents) dans le but d ’ exercer des pressions pour un changement institutionnel dans l ’ incarcération des jeunes en Californie. Notez la différence de style, de voix et d ’ histoire en comparaison avec BNB – comment adapter la vidéo à un auditoire. MONTREZ SYSTEM FAILURE Objectif : SF est un plaidoyer réclamant la fermeture de 8 établissements de genre carcéral gérés par la Calilfornia Youth Authority (CYA) tout en soutenant des programmes ancrés dans la collectivité et l ’ établissement de centres régionaux qui, comme c ’ est le cas au Missouri, mettent l ’ accent sur la réadaption. Auditoire : Parents, électeurs et législateurs en Californie Message : le système est injuste, inéquitable et cause des dommages aux mineurs qui sont incarcérés et il existe de meilleures solutions. Histoire : Utilise des images-choc de mauvais traitements dans le CYA en parallèle avec les histoires sobres de personnes qui sont passées par le système et de parents de jeunes incarcérés pour illustrer le coût humain du système actuel et son échec à réaliser ce qu ’ il est censé faire. Voix : le fil est constitué d ’ histoires de parents (un dont le fils est décédé ; l ’ autre dont le fils est toujours au CYA), encadrée d ’ histoires d ’ ex-détenus du CYA et de séquences de l ’ enquête menée au CYA et d ’ experts. Éléments : axée en grande partie sur les interviews ; de longues et puissantes interviews ; usage puissant de vidéo d ’ archives et de photos fixes. Distribution : Distribuée et projetée à des groupes d ’ électeurs, des officiels de la justice locale et des législateurs avant l ’ ouverture de la session législative. Impact : la législation présentée suivant les propositions contenues dans la vidéo et allait de pair avec la campagne ; a changé la façon de penser de la législatrice en chef et l ’ a amenée à présenter la loi, réduction des admissions à l ’ établissement principal. Discutez les styles de BNB et de System Failure BNB : Montage rapide, nombreux effets visuels à la mode. Le hip hop lui imprègne son style. Notez les différences entre SF et BNB et comment les différents styles ont été dictés les différents objectifs et auditoires. Voyez pourquoi il est très important d ’ établir d ’ abord ces 2 éléments. Fait aussi la différence sur le type de message/histoire/voix à adopter pour aller de l ’ avant et sur quels éléments audiovisuels on utilisera. Leçons apprises : BNB manquait d ’ un plaidoyer significatif en complément et ciblait les jeunes – en aliénant parfois les auditoires plus âgés par son contenu et son style (par exemple les scènes de la sortie tapageuse de la réunion). Le Ella Baker Center avait aussi besoin de joindre de nouveaux auditoires – qui évoluait au-delà l ’ unique clientèle des jeunes. D ’ où la réalisation de « System Failure ». LA VIDÉO SUR INTERNET Concentrez-vous sur le WITNESS Rights Alert (l ’ alerte aux droits) – complémentaire à d ’ autres plaidoyers menés par WITNESS et ses partenaires. En grande partie centré sur les campagnes à long terme plutôt que sur les actions urgentes, quoiqu ’ il agisse plus vite dans le cas de pressions faites sur les campagnes de partenaires et d ’ autres circonstances spéciales (cf. la vidéo « Darfur Destroyed »). Utile à quel point ? Selon nous, cela peut offrir une fenêtre de pression aux groupes marginalisés – dans certains cas, la capacité de faire entendre la voix représente déjà une victoire. Dans d ’ autres cas, c ’ est une façon de maintenir la pression sur une question – par exemple « Rule of the Gun » utilisé comme une façon d ’ acheminer des lettres et des pétitions aux autorités des Philippines de même qu ’ une façon d ’ inquiéter des régimes semi-démocratiques quant à leur image mondiale (ils n ’ aiment pas l ’ idée que tout un chacun puisse voir leurs violations sur internet) La vidéo Internet atteint l ’ auditoire militant en général, avec des filtres de fiabilité variables ; par exemple, Indymedia et WITNESS ont différents niveaux de filtre sur le contenu. Elle peut quelquefois éclater pour atteindre un plus vaste auditoire, par exemple, RAWA et les séquences sur l ’ Afghanistan ; entraînant le témoin mondial au stade de football pour assister aux exécutions et à la brutalité quotidienne du régime des talibans, mais aussi la période qui a suivi et la « réponse » des USA. Les futures possibilités de l ’ utilisation d ’ un travail plus axé sur la collectivité ou sur la mobilisation sur les droits étendue à toute la collectivité ; cf. l ’ expérience coréenne avec « Labor News » où le fait de joindre la population par une diffusion large permet aux membres des syndicats de filmer et de voir les actions sur le fait, tenir des assemblées en ligne (online), etc. Également la possibilité d ’ utiliser des caméras de téléphones cellulaires (portables) et la distribution par vidéo. MENTIONNEZ HUB/partenariats pour des projets expérimentaux... LA VIDÉO VIA LES MÉDIAS DE MASSE POUR UN PUBLIC GÉNÉRAL Nouvelles, documentaire de forme plus longue et messages d ’ intérêt public (MIP) WITNESS met l ’ accent en grande partie sur l ’ utilisation stratégique des médias de masse. MAIS la perception initiale de la plupart des gens est que c ’ est le lieu principal de son action. Ce n ’ est pas nécessairement vrai ; cela dépend de la réceptivité du média – conditionnel à une série de facteurs notamment le contrôle politique, l ’ indépendance financière et l ’ orientation de l ’ auditoire. Rejoindre le grand public peut être un élément-clé ; la visibilité médiatique indique aussi aux décisionnaires qu ’ ils doivent d ’ agir. Dans une perspective de DH, arriver aux médias de masse est une occasion d ’ ouvrir le débat ; une chance de faire une éducation médiatisée sur les droits humains. Les exemples sont rares, habituellement du matériel choc – Rodney King, Max Stahl – où les séquences diffusées dans les bulletins de nouvelles ont lancé une importante campagne de débat sur les droits humains – mais ce sont des coïncidences heureuses de temps et de lieu plutôt qu ’ une stratégie planifiée de plaidoyer. Médias de nouvelles Cf. l ’ exemple de MDRI Paraguay, dont certaines séquences furent utilisées pour intéresser CNN en espagnol à réaliser une histoire sur les mauvais traitements dans les établissements psychiatriques au Paraguay de même que pour soumettre un cas au système (de justice ?) interaméricain et obtenir des que des mesures préventives soient prises par la CIDH. Après avoir visionné ce film, le président du Paraguay a visité l ’ établissement, congédié le directeur et ordonné une enquête immédiate. Le résultat : une combinaison d ’ actions judiciaires et une visibilité médiatique. Montre qu ’ il faut réserver une place importante à l ’ ordonnancement et à l ’ objectif de rejoindre les décisionnaires si l ’ on veut diffuser des séquences dans les nouvelles télévisées, dans (MOSOP au Nigeria parle aussi de la façon dont l ’ émission sur les problèmes du Delta du Niger, causés par l ’ entreprise sud-africaine partenaire de MOSOP, a été diffusée par satellite au Nigeria – n ’ a pas pu être diffusée à la télé nigériane, mais dans les faits, il s ’ est avéré plus efficace de la diffuser à la BBC, puisque c ’ est ce que les décisionnaires regardent. Leçon à tirer sur la nécessité de connaître ce que les personnes
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy AUDITOIRES CIBLES Ayant établi le cadre général, il faut maintenant penser aux détails supplémentaires du MESSAGE et de l ’ HISTOIRE pour cet auditoire et au FORMAT approprié. MESSAGES/HISTOIRE/VOIX Souvenez-vous que votre objectif est le changement que vous voulez atteindre. Revenez à l ’ exemple d ’ objectif de votre vidéo projetée sur l ’ écran. Il peut aussi être perçu comme une affirmation de changement. Quel message voulez-vous envoyer ? De quoi voulez-vous les convaincre ? Que savent-ils déjà et que voulez-vous mettre d ’ autre sur la table ? Ou bien, ont-ils une mauvaise conception que voulez détruire ? Le message est souvent le simple « ce que vous pouvez faire » qui donne à CET auditoire l ’ occasion d ’ agir. Les messages incluent habituellement un verbe d ’ action et aident un auditoire donné à faire quelque chose pour atteindre votre objectif de changement. Un message peut aussi être vu comme une demande. L ’ histoire de qui voulez-vous raconter ? Quel écho aura-t-elle sur l ’ auditoire cible ? Qu ’ est-ce qui les fera sentir obligés de faire quelque chose ? Votre histoire est le véhicule qui transmet votre message – c ’ est le contenu humain autour du message qui le rend attrayant, émouvant, engageant et persuasif. Un message est axé vers l ’ action tandis qu ’ une histoire est une narration , qui implique des personnes et leur vie. Quelles voix voulez-vous faire entendre ? Les voix sont les personnes interviewées ou suivies dans la vidéo et le narrateur. Comment allez-vous décrire les gens ? Cela peut s ’ avérer compliqué, parce que vous pouvez perdre la trace avec de nombreux personnages, etc. À ce moment-ci, vous devriez vous rappeler les voix qui doivent être là : Réfléchissez à trois formes de crédibilité : la crédibilité émotionnelle (les gens dans l ’ histoire sont sur la même longueur d ’ onde que l ’ auditoire), la crédibilité politique (vous en avez besoin pour qu ’ ils parlent de l ’ argument de la vidéo ou de la part de groupes ou de collectivités en particulier) et la crédibilité éthique (comme cinéaste des DH vous devez vous assurer que ces voix soient représentées dans votre vidéo pour garantir qu ’ il soit un film éthique – exemple : les voix des personnes marginalisées ou des victimes) Avez-vous besoin des deux versions de l ’ histoire ? Rappelez-vous que vous n ’ êtes pas obligés de présenter les deux versions de l ’ histoire de façon égale (il s ’ agit ici d ’ une vidéo de plaidoyer), mais vous ne devez jamais mal présenter une situation de manière délibérée.  
  • WITNESS: Strategies for using video as a tool in human rights advocacy
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  • Witness curriculum 3-créer une stratégie pour une vidéo de plaidoyer et révisioner les études de cas-2011

    1. 1. Créer une stratégie pour une vidéo de plaidoyer et révisioner les études de cas WITNESS vous invite à utiliser, remix et de partager ce programme.Tous les matériaux sont sous ”Creative Commons Attribution-Non-Commercial ShareAlike 3.0 License”. Vous pouvez trouver plus de matériels de sensibilisation sur la planification du plaidoyer vidéo à www.witness.org.
    2. 2. Le mandat de WITNESS .Durant la dernière décennie, WITNESS acollaboré avec des groupes dans plus de70 pays, afin d’habiliter des défenseurs dedroits humains et des citoyens intéressésà utiliser la vidéo comme outil dechangement.Dans leur stratégie de plaidoyer sur uneproblématique donnée, les vidéos despartenaires de WITNESS ciblent desdécisionnaires, les médias et le grandpublic pour catalyser la militance à labase, l’engagement politique et lechangement dans les politiques et lespratiques de droits humains.
    3. 3. Objectif de la séance .• Partager les éléments-clés de l’approche de WITNESS dans la planification d’une stratégie de vidéo de plaidoyer• Introduire des exemples-clés/études de cas de stratégies de vidéo de plaidoyer et amener les participants à s’exercer à reconnaître les composants essentiels
    4. 4. Pour WITNESS, la vidéo de plaidoyer . c’est :• Utiliser la vidéo pour aider à susciter des changements dans les politiques de droits de l’Homme, les comportements et les pratiques, en communiquant avec des auditoires déterminés• Une vidéo comme complément à d’autres outils de plaidoyer• Une vidéo faite pour une raison, pas sur un problème• Créer un espace pour l’action
    5. 5. Pour WITNESS, la vidéo de plaidoyer . n’est pas :• Un substitut à d’autres outils de plaidoyer• Utiliser la vidéo prioritairement comme outil de publicité, d’éducation ou d’entraînement• Réservé aux cinéastes ou aux journalistes professionnels• Nécessairement dépendant d’une imagerie-choc pour avoir un impact• Un outil efficace en soi ; il doit faire partie d’un vaste spectre de stratégies de plaidoyer
    6. 6. La méthodologie de WITNESS .Planifier une stratégie de vidéo de plaidoyer• Analyse des étapes de la campagne : informer, cultiver, activer• Buts de plaidoyer S.M.A.R.T.• Des auditoires cibles précis et analysés• Message contenant une demande claire d’agir
    7. 7. Méthodologie de WITNESS .• Des histoires et des voix appropriées, dans la bonne structure, le bon style, la bonne durée et qui crée un « espace évident pour l’action »• Une stratégie de distribution selon un bon ordonnancement• Vérifiez avec la réalité… conformez-vous aux forces de la vidéo de plaidoyer et à la capacité de l’organisation• Pensez à la façon de tirer profit du pouvoir des réseaux
    8. 8. Vidéo dans un but de plaidoyer .• Établissez le motif de la vidéo dans un cadre plus large de stratégie de plaidoyer – Est-elle essentielle ? – Comment la vidéo améliorera-t-elle vos autres activités de plaidoyer ?• Déterminez des objectifs clairs et précis pour la vidéo, en les nommant et dites comment on peut les atteindre
    9. 9. Ciblez votre (s) auditoire (s) .• Qui a une influence sur votre objectif de plaidoyer ? Qui devrait-on rejoindre et persuader ?• Quelle est leur perspective ou leur attitude par rapport à la question ?• Quel est leur degré de conscientisation ?• Quels seraient vos auditoires secondaires qui peuvent faire pression sur votre auditoire primaire ?
    10. 10. Exemple d’auditoires primaires .• Cours, tribunaux et autres instances judiciaires et non judiciaires• Les instances législatives et exécutives• Les instances de DH, Commissions, Rapporteurs spéciaux, Groupes de travail, etc.• Les décisionnaires-clés qui ont une influence sur des questions de droits humains (IFI, corporations, agences d’aide, etc.)• Votre collectivité et les communautés de militants de solidarité• Le grand public par les médias traditionnels ou les nouveaux médias électroniques
    11. 11. Messages orientés vers un . auditoire• Quel message avez-vous besoin de transmettre à cet auditoire ?• Faites-vous de l’éducation, de l’engagement ou du militantisme ?• Quelle histoire sera persuasive, évocatrice ou motivante pour cet auditoire ?• Quelles voix est-il important d’avoir dans la vidéo pour avoir une crédibilité et un impact politique, éthique et émotionnel ?
    12. 12. Qui est crédible ?– Crédibilité émotionnelle : Qui parle à notre cœur et à nos instincts par rapport à l’histoire ?– Crédibilité analytique : Qui parle à notre tête– Crédibilité politique : Qui parle à l’auditoire ? Qui doit y être pour les satisfaire ?– Crédibilité éthique : Les voix de qui devons nous faire entendre pour des raisons éthiques ? C.-à-d. nous assurons- nous toujours de laisser de l’espace à l’expression des plus victimisés/marginalisés?
    13. 13. . Adaptez votre vidéoLe choix de votre auditoire dictera votre :• Histoire et la structure• Style• Format• Longueur• Langage et ton• Stratégie de visionnement
    14. 14. . Déroulement et distribution• Utilisez le déroulement à votre avantage – Votre auditoire est-il apte, disponible et veut-il vous écouter ? Quel est le meilleur moment et le meilleur lieu pour eux de visionner ? – Quelle est la meilleure occasion de projeter votre vidéo ? – Choisir « des points de bascule » où le témoignage personnel, des histoires fortes et une preuve visuelle donneront une poussée persuasive finale• Choisissez le « messager » approprié – Qui votre auditoire acceptera-t-il de voir et
    15. 15. 5 questions essentielles2. Quel était l’objectif de la vidéo ?3. Qui selon vous était l’auditoire primaire ?4. Quelle était l’histoire de la vidéo ?5. Quel était le message de la vidéo ?6. Y avait-il une demande d’action ? Quelle était-elle ?
    16. 16. Considérations Additionnelles• Quelles voix avez-vous entendues ? Quelles voix n’avez-vous pas entendues ?• La vidéo et l’histoire ont-elles retenu votre attention ?• La vidéo était-elle trop courte ou trop longue ?• Y avait-il des choses qui n’étaient pas claires ou qui créaient de la confusion ?• Quel matériel aurait dû selon vous, accompagner la vidéo ?• Croyez-vous que la vidéo était essentielle – le bon choix stratégique ?
    17. 17. Études de cas de partenaires . de WITNESS• « On the Frontlines » et « A Duty to Protect » (RDC) vidéos sur les enfants-soldats pour l’organisation communautaire et plaidoyer à l’intention des décisionnaires• « Bound by Promises » (Brésil) et « Missing Lives » (Tchétchénie) plaidoyer pour les décisionnaires• « Tir on Sight » (Birmanie) pour le travail d’organisation de solidarité internationale et avec les médias• « Book Not Bars » (prisons aux USA) et « System Failure » (justice juvénile aux USA) — vidéos utilisées en organisation communautaire et plaidoyer à l’intention des décisionnaires• « Witness to Truth » (vérité et réconciliation en Sierra Leone) – vidéo utilisée en parallèle à un rapport officiel• « Dual Injustice » (gynécide au Mexique) – utilise une histoire emblématique• « Living Proof » (droits des personnes ayant des difficultés mentales en Croatie) – une approche inattendue/positive pour illustrer une problématiqueNOTE : vous pouvez voir des extraits de la plupart des études de cas sur WITNESS.org
    18. 18. Section sur les études de cas .• Filmé par des défenseurs de droits de l’Homme (pour la plupart à leur début comme cinéastes)• Ont utilisé la méthodologie de WITNESS en matière de vidéo de plaidoyer et le PAV• Où la vidéo a été intégrée de manière stratégique avec d’autres méthodes de plaidoyer
    19. 19. Pourquoi la vidéo a-t-elle été . utilisée ?• Problème de DH :• Objectif du plaidoyer :• Groupe/Organisation :• Mission :• Lieu :• Site web :
    20. 20. À propos de la vidéo .• Auditoire (s) : – Primaire : – Secondaire :• Histoire• Message• Voix incluses (Exclues)• Demande d’action• Distribution et déroulement stratégiques
    21. 21. Le pratico-pratique .• Durée• Quantité de contenu• Source du contenu sonore et visuel• Utilisation de matériel d’archives• Niveau de montage• Coût• Temps réservé à la création• Questions de sécurité et de protection• Déroulement et distribution stratégiques
    22. 22. Résumé- Il y a bien des façons d’utiliser la vidéo de manière stratégique en plaidoyer- La vidéo de plaidoyer est une vidéo basée sur l’action et sur un auditoire- Élaborer un plan d’action vidéo (PAV) vous fera épargner temps et ressources – et fera de votre vidéo un outil de changement plus puissant
    23. 23. Créer une stratégie pour une vidéo de plaidoyer et révisioner les études de cas WITNESS vous invite à utiliser, remix et de partager ce programme.Tous les matériaux sont sous ”Creative Commons Attribution-Non-Commercial ShareAlike 3.0 License”. Vous pouvez trouver plus de matériels de sensibilisation sur la planification du plaidoyer vidéo à www.witness.org.

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