Physiologie am

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Physiologie am

  1. 1. 1 UNVERSITE BADJI Mokhtar FACULTE DE MEDECINE D’ANNABA DEPARTEMENT DE MEDECINE DENTAIRE SERVICE DE PARODONTOLOGIE Dr ZAGHEZ http://zaghez.net76.net/ Polycopie de Parodontologie N°2 4ème Année L’APPAREIL MANDUCATEUR 2- PHSIOLOGIE Plan 1 - Introduction 2 – Fonction occlusale & positions de référence 3 – La cinématique mandibulaire : (Mouvements mandibulaires) 3 –1 Mouvements élémentaires 3 – 2 Mouvements combinés 3 – 2 – 1 Ouverture buccale. 3 – 2 – 2 Fermeture buccale 3 – 2 – 3 Propulsion 3 – 2 – 4 Rétro pulsion 3 – 2 – 5 Diduction 3 - 3 Diagramme de POSSELT 4 - Les mouvements fonctionnels de l’appareil manducateur 4 - 1 - LA MASTICATION : 4 – 1 – 1 Définition : 4 – 1 – 2 - Etapes de la mastication 4 – 1 – 3 - Déterminants de l’occlusion au cours de la mastication. 4 – 1 – 4 - Le cycle masticatoire : 4 – 2 LA DEGLUTITION : 4 – 2 – 1- Définition 4 – 2 – 2 - Etapes de la déglutition : 4 – 2 – 3 La déglutition infantile 4 – 3 LA PHONATION : 4 – 3 LA MIMIQUE : CONCLUSION Pour en savoir plus ANNEE UNIVERSITAIRE 20../20..
  2. 2. 2 Physiologie de l’appareil manducateur 1 - Introduction 'appareil manducateur présente une polyvalence fonctionnelle. il assure, avant tout, la fonction occlusale (mastication). Cette fonction participe également, pour une large part, à la déglutition, la respiration, la phonation, l'apparence esthétique, la gestion du stress ou des émotions et joie. Cet appareil, sous la dépendance d'un système neurosensoriel fort complexe, contribue également au contrôle de la posture. 2 – Fonction occlusale & positions de référence (Voir le cours « Analyse occlusale » programme de la 3ème année) 3 – La cinématique mandibulaire : (Mouvements mandibulaires) 3 –1 Mouvements élémentaires Les articulations temporo-mandibulaires présentent, par rapport aux autres articulations du corps humain, un caractère particulier en permettant deux types de mouvements élémentaires (fig. 1) : - la rotation ; - la translation. Fig.1. - Mouvement mandibulaire élémentaire. a) Rotation ; b) Translation. 3 – 2 Mouvements combinés Ils associent les mouvements élémentaires de rotation et de translation. 3 – 2 – 1 Ouverture buccale. - Elle correspond à l'abaissement de la mandibule. Le mouvement d'ouverture résulte de l'action synergique des muscles abaisseurs (ventre antérieur du digastrique, mylo-hyoïdien, géniohyoïdien ) et propulseurs (contraction du faisceau inférieur du muscle ptérygoirlien latéral ) et se déroule en deux phases : L
  3. 3. 3 1ère phase (jusqu'à 20 mm d'ouverture environ) se produit un abaissement de la mandibule par rotation autour de l'axe reliant les tubercules médiaux des condyles (axe charnière) (Fig. 3). 2ème phase (de 20 à plus de 40 mm d'ouverture) dans ce mouvement se produit : - une translation dans le compartiment supérieur du complexe condylo-discal vers l'avant par rapport à l'éminence temporale. Finalement, le mouvement d'ouverture s'arrête par mise en tension des ligaments capsulaires, extra-articulaires et des muscles antagonistes. La tension de la lame élastique rétro-discale supérieure freine le mouvement du disque. Fig. 3 - Axe charnière : axe de rotation mandibulaire passant par les tubercules condyliens médiaux. 3 – 2 – 2 Fermeture buccale (Fig. 4). - Elle correspond à l'élévation de la mandibule. Ce mouvement s'accomplit suivant un mécanisme symétrique et inverse de celui du mouvement d'ouverture auquel il fait suite. La fermeture buccale se déroule également en deux phases successives : - la première phase est due à la contraction des fibres antérieures du muscle temporal qui élèvent la mandibule (contraction isotonique) ; - la deuxième phase intervient avec la contraction des muscles rétro-pulseurs : fibres postérieures du muscle temporal, fibres profondes du masséter, et ventre postérieur du digastrique. Fig. 3. - Mouvement mandibulaire combiné. Fermeture buccale par contraction des élévateurs associée à une contraction du faisceau supérieur du muscle ptérygoüiien latéral.
  4. 4. 4 L'arrêt du mouvement s'obtient habituellement par l'occlusion des arcades dentaires (arrêt réflexe), mais les muscles peuvent toujours agir par contraction isométrique (masséter et ptérygoïdien médial) en cas de fermeture forcée, entre les arcades dentaires (occlusion) ou sur corps étranger. 3 – 2 – 3 Propulsion (Fig. 4). - Ce mouvement de proglissement mandibulaire, dont l'amplitude est d'environ 10 à 15 mm, se mesure de l'OIM à la position de protrusion maximale. I1 nécessite un glissement mandibulaire le long de l'éminence temporale et le long des incisives supérieures pour désengrener les arcades dentaires. Une contraction symétrique des faisceaux inférieurs des muscles ptérygoïdiens latéraux et des faisceaux superficiels des masséters se produit. Fig. 4. - Mouvement mandibulaire combiné. Propulsion par contraction symétrique des faisceaux inférieurs des muscles ptérygoïdiens latéraux et des faisceaux superficiels des masséters. 3 – 2 – 4 Rétro pulsion (Fig. 5). - Les mouvements de rétropulsion peuvent se faire : - à partir de la position de propulsion maximale. Le mouvement est l'inverse du mouvement de propulsion; - à partir de l'OIM, le mouvement est très limité : son amplitude ne dépasse pas un à deux mm, car, très rapidement, les condyles sont arrêtés par les tissus rétro-discaux et la contraction de l'appareil tenseur du disque. Ce mouvement spécifique est appelé par les anglo-saxons rétrusion. Fig. 5. - Mouvement mandibulaire combiné. Rétropulsion par contraction des fibres postérieures du muscle temporal, du faisceau profond du muscle masséter et du faisceau postérieur du digastrique.
  5. 5. 5 3 – 2 – 5 Diduction (Fig. 6) La diduction consiste en une rotation alternative de la mâchoire autour de chaque condyle (Poirier). Fig. 6. - Mouvement mandibulaire combiné. Diduction vers la droite : mouvement et angle de Bennett. Condyle droit pivotant (P), condyle gauche orbitant (O) la rotation du condyle pivotant nécessite un déplacement latéral ; Les mouvements de latéralisation (latéralité) éloignent la mandibule du plan sagittal médian. Inversement, les mouvements de médialisation rapprochent la mandibule du plan sagittal médian. La succession de mouvements de latéralisation et de médialisation des côtés droit et gauche réalise la diduction. Ces mouvements plus complexes sont dus à des contractions musculaires asymétriques. 3 - 3 Diagramme de POSSELT (Fig. 7). - Le diagramme de POSSELT (1952) représente les déplacements limites (ou extrêmes) du point inter-incisif mandibulaire au cours des différents mouvements combinés. Cet auteur a montré que les déplacements limites de ce point sont reproductibles et représentent l'enveloppe limite dans laquelle s'inscrit l'enveloppe fonctionnelle (dessinée par les mouvements complexes comme ceux de mastication ou de phonation). Ces déplacements sont étudiés dans les trois plans de l'espace.
  6. 6. 6 Figure 7. - Diagramme de POSSELT (blanc : enveloppe limite ; gris clair : mastication ; gris foncé : phonation). a) Mouvements dans un plan sagittal. OM (ouverture maximale), PM (propulsion maximale), RT (point de passage de la rotation à la rotation-translation), BB (bout à bout incisif). b) Diagramme de POSSELT. Mouvements dans un plan frontal. DMd (diduction maximale droite), DMg-diduction maximale gauche). c) Diagramme de POSSELT. Mouvements dans un plan horizontal. 4 - Les mouvements fonctionnels de l’appareil manducateur 4 - 1 - LA MASTICATION : 4 – 1 – 1 Définition : La mastication, acte complexe grâce auquel les aliments sont broyés, consiste en des mouvements rythmiques d’ouverture et la fermeture de la bouche, accompagnés de déplacements antéro-postérieurs et latéraux . L’action mécanique est permise par la mobilité de la mandibule par rapport au maxillaire supérieur grâce à la double articulation temporo-maxillaire et grâce à l’action des puissants muscles masticateurs. La mastication est le premier acte de la digestion, qui permet la transformation des aliments en bol alimentaire par incision, dilacération et broyage au niveau des surfaces triturantes des dents. 4 – 1 – 2 - Etapes de la mastication : On décrit souvent la mastication comme une succession de trois étapes : (1) l’incision , (2) l’écrasement et la réduction des portions volumineuses et (3) la trituration de l’aliments enfin prêt pour déglutition . La succession des étapes 2 et 3 n’est pas rigoureuses étant donné que certaines portions volumineuses peuvent avoir échappé a la l’écrasement avant le commencement de la trituration et il se révèle alors nécessaire de recommencer l’écrasement .
  7. 7. 7 4 – 1 – 3 - Déterminants de l’occlusion au cours de la mastication. Au cours de la mastication les mouvements mandibulaires vont ramener la mandibule d’une position excentrée à une position médiane. Ce sont des mouvements d’élévation centripètes. La démarche vers l’occlusion se fait en plusieurs temps par des mouvements centripètes répétés, orientés par l’intervention coordonnée des mécanorécepteurs des muscles , des tendons des ATMs, des muqueuses jugales et linguales, mais aussi des récepteurs sensoriels desmodontaux,. Ces différents temps préparent les conditions qui rendront possible l’intercuspidation, phase terminale de la mastication, les cinq facteurs physiologiques principaux susceptibles des mouvements de la mandibule et la détermination de l’occlusion, sont donc bien des facteurs sensitifs tirant leur origine des muscles et des tendons, des ATMs, des structures orales et pharyngées, et du parodonte. 4 – 1 – 4 - Le cycle masticatoire : Le trajet exécute par la mandibule au cours de la mastication est appelé cycle masticatoire. Il est souvent représenté sous forme d’une larme lorsqu’il est vu sur le plan frontal ou latéral (Fig 7 ) . L’ouverture moyenne des maxillaires au cours de la mastication de la plupart des aliments est de 18,2mm. La durée moyenne d’un cycle masticatoire est de 1,046 secondes. La forme du cycle masticatoire varie de façon considérable, selon la consistance et la forme du bol alimentaire, la nature de l’occlusion et les habitudes masticatoires individuelles. 4 – 2 LA DEGLUTITION : 4 – 2 – 1- Définition : La déglutition porte les aliments et la salive de la bouche vers l’œsophage, en passant par le pharynx. Le temps global du contact dentaire qui se fait au cours de la mastication et déglutition a été estimé pour une période de 24heure à 17 minutes et 30 secondes. 4 – 2 – 2 - Etapes de la déglutition : Elle se divise en trois étapes dont la première seule est sous le contrôle de la volonté. a- Temps buccal (volontaire). A la fin de la mastication les arcades dentaires entrent en contact, la langue prend appui au niveau des procès alvéolaires antérieurs. La contraction du muscle Mylo hyoïdien élève le plancher buccal, tandis que l’intervention du palais supprime toute communication entre l’oropharynx et nasopharynx pendant que la langue projette le bol alimentaire ou le liquide vers l’arrière par dessus l’épiglotte jusqu'à l’œsophage. b - Temps pharyngien (réflexe). c - Temps oesophagien : 4 – 2 – 3 La déglutition infantile Avant l’âge de deux ans, la déglutition s’effectue par arcade séparée et par interposition lingual parfois ce type de déglutition persiste chez l’adulte.
  8. 8. 8 4 – 3 LA PHONATION : La phonation est l’ensemble des phénomènes qui concourent à la production de la voix et de la parole. L’intonation. La phonation fait appel à un ensemble de mécanismes physiologiques complexes qui intéressent successivement, les poumons, le pharyngo-larynx, les cavités buccales et nasale, effecteurs terminaux de l’articulation phonétique où le son parlé trouve sa personnalité sous l’influence directrice du système nerveux. 4 – 3 - LA MIMIQUE : Le terme mimique désigne à la fois les expressions du visage; les yeux, de physionomie et aussi les attitudes et les gestes. La mimique reflète en effet, comme le langage, les dispositions affectives : C’est sur un visage ouvert ou fermé, mobile ou figé, animé ou hébété dans un regard direct ou fuyant clair ou sombre, fixe ou changement, etc…, que se lisent les émotions et les sentiments du patient. CONCLUSION L’appareil manducateur s’est développé de manière à répondre aux exigences particulières de l’ensemble des fonctions, aux quelles il est soumis. Ses éléments ne peuvent être dissocies physiologiquement les uns des autres à cause de l’étroite interdépendance entre stimuli, les mouvements fonctionnels, la morphologie et l’état de santé de ses différentes parties. L'appareil manducateur est protégé par un système complexe qui permet d'en assurer l'homéostasie. Ce système fonctionne de façon à minimiser la stimulation des nocicepteurs dentaires, desmodontaux et articulaires lors de l'occlusion. Cette minimalisation est obtenue par le placement de l'arcade dentaire mandibulaire dans une position optimale par rapport à celle du maxillaire. II existe, par ailleurs, une adaptation permanente des articulations temporo-mandibulaires à l'évolution de l'occlusion grâce à l’appareil discal. Pour en savoir plus  Anatomie humaine - Tête et cou - tome 1 Boucher  E.M.C (Stomatologie) 9000 A 15 (1988) - DENIS , DUCROTTE , WEBER Mastication - Déglutition.  E.M.C (Stomatologie) Tome 2 . 22008 . A 15 ( 1982) Physiologie et physiopathologie de la mastication HARTMANN , VEDEL et MEI .  L’occlusion - RAMFJORD et ASH.  Parodontologie - clinique - I . GLICKMAN Physiologie de la mastication. P. 885.  Physiologie de l’occlusion et réhabilitation - ULF . POSSELT . Fonctions , chapitre 3, P.71.  Occlusodontologie - Applications cliniques - A. JEAN MONOD.  Syndrome Algo-Dysfonctionel de l’Appareil Manducateur. R. Gola et coll. Masson (1995) Chapitre 5 - Physiologie de l’appareil manducateur.

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