Ce diaporama a bien été signalé.
Nous utilisons votre profil LinkedIn et vos données d’activité pour vous proposer des publicités personnalisées et pertinentes. Vous pouvez changer vos préférences de publicités à tout moment.
Evolution des coordinations du
joueur et vitesse du smash en
badminton
Cours de spécialité L2 2e année :
Sam AHAMED ALIMOU...
Problématique
En quoi l’évolution des coordinations influence-t-
elle sur la vitesse du smash au badminton ?
REVUE LITTÉRATURE
 « The coordination and regulation of movements » Bernstein,
1967
 « L’acquisition des coordinations c...
 Selon Bernstein (1967) :
Le débutant cherche à diminuer le nombre de degrés de liberté du
système. Une solution initial...
 Delignières s’est intéressé à l’évolution du mouvement lui-même, c’est-à-dire à
la coordination motrice :
Face à une no...
 Le système neuro-musculo-squelettique est un système complexe : il est composé de plus de 790 muscles et
de 110 articula...
 D’après M. Phomsoupha, il existe une corrélation entre la vitesse du volant lors du smash et le
niveau de pratique
 En ...
 On cherche à démontrer qu’en fonction des différentes
coordinations : on a des vitesses de smash différentes
 Seule la ...
Le matériel utilisé :
une raquette
connectée ; un
tableau de compte
pour la notation des
différentes données
pour chacun d...
Smashs obtenus à l’aide d’une raquette
connectée (OLIVER)
• Population  Personne de sexe masculin entre 17 et 18 ans
• Co...
- Appui très large pour une
meilleure stabilité durant
le temps où il essaie de
suivre le volant en
évaluant son point de
...
 Rigidité au niveau de l’épaule et du coude durant l’exécution de la frappe
car il s’agit d’articulations qui permettent ...
- Joueur sur la pointe
de pied ce qui
diminue le polygone
de sustentation et le
met en position de
déséquilibre avant
la f...
 Libération du bras équilibreur qui permet une certaine stabilité pour contrer le
déséquilibre qu’il a lui-même engendré ...
Joueur 1 :
Coordination Basse
Joueur 2 :
Coordination
Moyenne
Joueur 3 :
Coordination
Complexe
Nombre de Smash 15 15 15
Sm...
Joueur 1 :
Coordination Basse
Joueur 2 :
Coordination
Moyenne
Joueur 3 :
Coordination
Complexe
Du 1er Smash au 5ème
Smash
...
0
50
100
150
200
250
Joueur 1 Joueur 2 Joueur 3
Moyenne des smashs
Moyenne des smashs
Entre le joueur 2 et le joueur 3 :
A...
0
5
10
15
20
25
30
35
40
Joueur 1 Joueur 2 Joueur 3
Ecart-type
Ecart-type
 Notre hypothèse était la suivante :
 On s’attendait à observer une différence de vitesse selon les coordinations :
Un ...
 Les résultats que nous avons trouvés s’expliquent par l’étude de Bernstein et
celle de Temprado :
 En effet, d’après Be...
 Notre travail n’a été effectué que sur un effectif très limité (seulement 3 joueurs).
 Pour se rendre compte de la véra...
 La thèse de Mickael Phomsoupha d’après :
 https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01451130/document
 « Le système neuro-m...
Coordination et vitesse du smash
Coordination et vitesse du smash
Coordination et vitesse du smash
Prochain SlideShare
Chargement dans…5
×

Coordination et vitesse du smash

3 059 vues

Publié le

Dans quelle mesure la nature de la coordination influence-t-elle la vitesse du smash ?

Publié dans : Sports
  • Soyez le premier à commenter

  • Soyez le premier à aimer ceci

Coordination et vitesse du smash

  1. 1. Evolution des coordinations du joueur et vitesse du smash en badminton Cours de spécialité L2 2e année : Sam AHAMED ALIMOUNDIR Robin MAILLY Romain PISTORESI UFR STAPS Lyon 1 Année 2016 - 2017 Professeur : Jean-Christophe Weckerle
  2. 2. Problématique En quoi l’évolution des coordinations influence-t- elle sur la vitesse du smash au badminton ?
  3. 3. REVUE LITTÉRATURE  « The coordination and regulation of movements » Bernstein, 1967  « L’acquisition des coordinations complexes » Delignières, 2004  « Le système neuro-musculo-squelettique, considéré comme un système dynamique complexe » Jean-Jacques Temprado, 2005  « Déterminants biomécanique, physiologique et modélisation physique de la performance en badminton » Michael Phomsoupha, 2016
  4. 4.  Selon Bernstein (1967) : Le débutant cherche à diminuer le nombre de degrés de liberté du système. Une solution initiale au problème de la redondance des degrés de liberté est d'en "geler" un certain nombre. Ce gel peut passer soit par une fixation articulaire d'une partie du corps, soit par le couplage temporaire entre deux ou plusieurs degrés de liberté. Cette stratégie permet au sujet de ne conserver que quelques paramètres libres, et par là de résoudre dans un premier temps le problème du contrôle. Cette stratégie va en outre permettre au sujet d'apporter une première réponse à la tâche.
  5. 5.  Delignières s’est intéressé à l’évolution du mouvement lui-même, c’est-à-dire à la coordination motrice : Face à une nouvelle tâche, le problème du débutant est celui de la maîtrise de ses multiples degrés de libertés. En réduisant les degrés de liberté : le débutant effectue une fixation articulaire, cela permet de « contrôler » un geste plus facilement Chez le débutant, il y a d’abord un contrôle initial des degrés de liberté (en « gelant » un certain nombre d’articulation). Puis une phase de libérations progressive des degrés de libertés (les degrés de liberté sont incorporés progressivement dans le système du contrôle moteur). Et enfin une exploitation complète des degrés de liberté (affinement de la coordination, pour en accroître l’efficience, par une exploitation optimale du système de contrôle).  Une autre solution pour le débutant consiste à recourir à des coordinations extrêmement simples « en phase ».
  6. 6.  Le système neuro-musculo-squelettique est un système complexe : il est composé de plus de 790 muscles et de 110 articulations.  Effectuer un mouvement coordonné s’apparente donc, pour le système nerveux, à un problème de réduction et de gestion des degrés de libertés d’un système multi-articulaire complexe.  La libération progressive des degrés de liberté est caractérisée par des mouvements de plus grande amplitude.  Expérience sur une tâche de service au volley-ball avec une cible à viser :  Les résultats montrent que les experts et les novices se différencient à la fois par leurs performances et par les modes de coordination utilisés.  En effet, la coordination des débutants est caractérisée par une fixation rigide entre les articulations. Elle se traduit par une coordination « en phase » de l’épaule, du coude et de la main.  Chez les experts, en revanche, on observe un relâchement des degrés de libertés articulaires, marqué par la dissociation temporelle et spatiale entre l’épaule, le coude et la main. Cette dissociation se traduit par l’apparition d’une relation en anti-phase entre l’épaule et la main. Cette relation sous-tend l’action de « fouetté », qui garantit l’efficacité mécanique du geste. « Le système neuro-musculo-squelettique, considéré comme un système dynamique complexe » Jean-Jacques Temprado, 2005
  7. 7.  D’après M. Phomsoupha, il existe une corrélation entre la vitesse du volant lors du smash et le niveau de pratique  En effet, il énonce que les joueurs élites produisent des vitesses de smash bien plus élevées, qui peuvent dépasser les +138% comparé aux smashs des joueurs non pratiquants ou débutants.  Cela permet donc d’évaluer le niveau d’expertise d’un joueur de badminton.  La vitesse du volant peut aussi augmenter selon la coordination de la chaine proximo-distale, le cycle étirement-renvoie, la propriété de la raquette, et les propriétés musculaires de l’individu.
  8. 8.  On cherche à démontrer qu’en fonction des différentes coordinations : on a des vitesses de smash différentes  Seule la coordination va être prise en considération pour rendre compte de la vitesse de smash dans une population homogène tout en excluant les autres paramètres comme la puissance.  On s’attendait à observer une différence de vitesse de smash selon les coordinations : Un joueur avec une coordination « basse » aurait des vitesses de smash peu élevées Un joueur avec une coordination « complexe » aurait des vitesses de smash élevées  Autrement dit, les vitesses de smash seraient corrélées avec le niveau de coordination des joueurs, donc avec leur niveau « d’expertise » dans l’activité  Ainsi nous espérons démontrer que plus les coordinations seront « complexes », plus les vitesses de smash seront élevées et le niveau du joueur sera de plus en plus dit « expert ».
  9. 9. Le matériel utilisé : une raquette connectée ; un tableau de compte pour la notation des différentes données pour chacun des smashs Les observables : nombre de smash réussi/raté ; vitesse du smash : vitesse maximale, moyenne et minimale. Matériel & observable Population : 3 personnes de même sexe, âge et de corpulence équivalente avec des motricités différentes. Population Procédure : un joueur fixe (tout le temps le même) envoie des volants hauts pour smasher (trajectoire en cloche et centrée sur le joueur adverse) aux différents joueurs (J1;J2;J3). Chaque joueur réalisera 15 smashs. Procédure Protocole Expérimental Joueur Fixe
  10. 10. Smashs obtenus à l’aide d’une raquette connectée (OLIVER) • Population  Personne de sexe masculin entre 17 et 18 ans • Corpulence  Même corpulence environ 1m75 pour environ 69 à 75 kg • Coordination  Trois coordinations différentes (explication diapo suivante) : J1 ; J2 ; J3 • Smash  Même nombre de smash pour tous : 15 • Raquette  Même raquette pour toute l’expérimentation J1 J2 J3
  11. 11. - Appui très large pour une meilleure stabilité durant le temps où il essaie de suivre le volant en évaluant son point de chute - Mode de déplacement pas du tout adapté pour une position de frappe optimale. - Polygone de sustentation très petit, extension orientée vers la droite ce qui fait que la projection de centre de gravité est à l’extérieur du polygone de sustentation  situation de déséquilibre. -Pas de rotation du bassin dans le sens du mouvement des épaules - Les appuis du membre inférieur se retrouvent dans une position très peu efficiente après la frappe. J o u e u r 1 J O U E U R 1
  12. 12.  Rigidité au niveau de l’épaule et du coude durant l’exécution de la frappe car il s’agit d’articulations qui permettent de nombreux mouvements complexes et difficiles à contrôler.  Pied raquette bien positionné avant la frappe; durant la frappe il aurait dû passer devant pour ne pas rompre la transmission de l’énergie créée au préalable.  Bras équilibreur trop près du corps ce qui fait qu’il perd en stabilité surtout au moment de l’impact dans les airs puisque la stabilité aérienne est déterminée par les actions antérieures (l’impulsion au sol).  Rotation du bassin pas complètement optimisée, du fait qu’il n’y a pas le basculement de la jambe raquette vers l’avant et inversement pour l’autre jambe.
  13. 13. - Joueur sur la pointe de pied ce qui diminue le polygone de sustentation et le met en position de déséquilibre avant la frappe. - Prise d’avance du coude : le chemin du tamis étant plus long, cela permet une meilleure élasticité musculaire et un rendement énergétique plus important. - Au moment de la frappe on voit très clairement que le joueur ne joue pas le volant devant lui mais sur le côté ce qui ne permet une utilisation optimale de l’énergie créée. J O U E U R 2 J O U E U R 2
  14. 14.  Libération du bras équilibreur qui permet une certaine stabilité pour contrer le déséquilibre qu’il a lui-même engendré en se mettant sur la pointe des pieds  Le joueur est bien de profil, avec le poignet, le coude et l’épaule qui ne sont pas bloqués au début du mouvement ce qui lui permet de réaliser un geste efficace  Cependant, on observe un enracinement du joueur : il ne bouge pas ses appuis du début de la frappe à la fin. C’est une fois le volant de l’autre côté que le joueur 2 passe de la position de profil aux deux pieds parallèles au filet. Il n’y a pas de transfert d’appui d’arrière-avant durant la frappe ni à la fin de celle-ci.
  15. 15. Joueur 1 : Coordination Basse Joueur 2 : Coordination Moyenne Joueur 3 : Coordination Complexe Nombre de Smash 15 15 15 Smash Réussi 6 11 14 Smash Non Réussi (Smash touché) 9 4 1 Puissance Maximal du Smash 188 Km/h 208 Km/h 223 Km/h Puissance Minimal du Smash 71 Km/h 122 Km/h 162 Km/h Posture de Smash Epaules parallèles au filet avec pronation de l’avant-bras Rotation de l’épaule ; bassin parallèle au filet Placement du corps de profil ; avec avancement du pied raquette Conséquence de la posture Faible amplitude du bras  smash moins puissant Plus grande amplitude du bras avec rotation de l’épaule  smash plus puissant Placement du corps en profil  smash encore plus puissant Données Expérimentales obtenues à l’aide d’une raquette connectée
  16. 16. Joueur 1 : Coordination Basse Joueur 2 : Coordination Moyenne Joueur 3 : Coordination Complexe Du 1er Smash au 5ème Smash 145 ; 156 ; 188 ; 110 ; 179 172 ; 122 ; 185 ; 155 ; 178 201 ; 191 ; 162 ; 212 ; 199 Du 6ème Smash au 10ème Smash 164 ; 143 ; 171 ; 172 ; 95 183 ; 196 ; 201 ; 192 ; 137 217 ; 208 ; 223 ; 176 ; 209 Du 7ème Smash au 15ème Smash 71 ; 142 ; 153 ; 85 ; 131 208 ; 175 ; 199 ; 205 ; 189 193 ; 201 ; 189 ; 219 ; 191 Moyenne des Smash 140.3 Km/h 179.8 Km/h 198 Km/h Ecart-type 34,5 25 16,5
  17. 17. 0 50 100 150 200 250 Joueur 1 Joueur 2 Joueur 3 Moyenne des smashs Moyenne des smashs Entre le joueur 2 et le joueur 3 : Augmentation de la vitesse moyenne de smash de 10% Entre le joueur 1 et le joueur 3 : Augmentation de la vitesse de smash de 41% Entre le joueur 1 et le joueur 2 : Augmentation de la vitesse moyenne de smash de 28%
  18. 18. 0 5 10 15 20 25 30 35 40 Joueur 1 Joueur 2 Joueur 3 Ecart-type Ecart-type
  19. 19.  Notre hypothèse était la suivante :  On s’attendait à observer une différence de vitesse selon les coordinations : Un joueur avec une coordination « basse » aurait des vitesses de smash peu élevées Un joueur avec une coordination « complexe » aurait des vitesses de smash plus élevées  D’après le tableau de valeur on constate bien qu’il y a une différence de vitesse entre les différents joueurs  Notre hypothèse est donc validée : nous constatons que les vitesses de smash sont bien corrélées avec le niveau de coordination des joueurs, donc avec leur niveau « d’expertise » dans l’activité.  Nous pouvons donc conclure que plus les coordinations sont « complexes », plus les vitesses de smash sont élevées et le niveau du joueur sera de plus en plus dit « expert »
  20. 20.  Les résultats que nous avons trouvés s’expliquent par l’étude de Bernstein et celle de Temprado :  En effet, d’après Bernstein : le débutant cherche à diminuer son nombre de degrés de libertés pour « contrôler » une tâche qui est complexe pour lui. Pour cela, il gèle une ou plusieurs articulations (comme le joueur 1 de notre dossier, qui gèle l’épaule en particulier, pour smasher avec uniquement une flexion de l’avant-bras).  D’après Temprado, chez les experts, on observe un relâchement des degrés de libertés articulaires, de manière proportionnelle avec le niveau « d’expertise » du joueur dans la tâche :  C’est le cas du joueur 2 et encore plus pour le joueur 3 dans notre expérience
  21. 21.  Notre travail n’a été effectué que sur un effectif très limité (seulement 3 joueurs).  Pour se rendre compte de la véracité de nos résultats il faudrait prendre 10 personnes de chacune des coordinations par exemple (donc 30 personnes au total) et peut être que les résultats ne seront pas les mêmes.  Chaque joueur n’a effectué que 15 smashs, pour avoir des données plus consistantes il faudrait réaliser l’expérience un grand nombre de fois (pour réduire au maximum les parts de chance et de hasard) donc chaque joueur devrait réaliser environ 100 smashs  Mais il faudrait faire attention alors au critère de fatigue qui pourrait rentrer en compte, (si les smashs sont joués les uns à la suite des autres) ou au critère de progression dû à l’entraînement (si les smashs sont effectués sur plusieurs séries ou plusieurs séances)  Pour continuer ce travail, il faudrait ajouter d’autres facteurs (que nous n’avons pas pris en compte) comme par exemple déterminer le rôle de chaque articulation lors du smash (et quantifier les déplacements des segments).  Pour cela, il faudrait faire une analyse biomécanique c’est-à-dire numériser les segments articulaires qui sont en mouvement lors d’un smash (épaule, coude, poignet et main) puis tracer des kinogrammes image par image et analyser les déplacements des différents points au cours du temps  On pourrait ainsi quantifier (grâce à l’analyse des segments) le déblocage articulaire et ainsi avoir des données précises pour évaluer la progression dans la libération des degrés de liberté entre les différents types de coordination.
  22. 22.  La thèse de Mickael Phomsoupha d’après :  https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01451130/document  « Le système neuro-musculo-squelettique, considéré comme un système dynamique complexe » Jean-Jacques Temprado, 2005 d’après :  http://spiralconnect.univ-lyon1.fr/spiral-files/download?mode=inline&data=6829897  L’expérience sur le Volley-Ball sur :  https://www.cairn.info/load_pdf_do_not_index.php?ID_ARTICLE=BUPSY_475_0021  « L’acquisition des coordinations complexes » Delignières, 2004 d’après :  http://spiralconnect.univ-lyon1.fr/spiral-files/download?mode=inline&data=5384670  « The coordination and regulation of movements » Bernstein 1967 d’après :  http://perso.univ- lemans.fr/~pfanou/staps/Licence%203/L3%20EM%20Epist%E9mologie/Apprentissage.p df

×