Hindatou N. Amadou,
Responsable Plaidoyer & Genre
Le financement public dans l’élevage au Sahel
depuis 10 ans : un double sous investissement
APESS
Secrétariat Général,
04 BP 590 Ouagadougou 04 Burkina Faso
www.apess.org
Précautions !
La « tragédie des
données »
Étude dans 4 pays se basant sur des données hétérogènes
et des interviews
Il n’y a pas de système de suivi des dépenses dans
l’élevage. (Un tel système est en projet)
Transparence?
Sénégal Mali Burkina Niger
Degré de
transparence
10% 43% 23% 4%
International Budget Partnership, 2012
Quelques repères sur les pays étudiés
Niger Mali Burkina Sénégal
Cheptel bovin 9 ,5 9,1 10 3,4
Urbanisation
Enclavement
Grandes zones
désertiques
Exportation
bétail
3ème
3ème
3ème
Importation
volaille
Importation
poudre de lait
L’Agriculture dans les budgets du
Sahel
Les engagements de
2003
La réalité depuis 10
ans
L’agriculture dans les budgets du
Sahel
Les engagements de
2003 La réalité dans les
années 1990
L’agriculture dans les budgets du
Sahel
Spécificités selon les
pays
Part des dépenses agricoles dans les dépenses totales
entre les décennies 1990 et 2000 (moyennes, tiré de Resakss)
L’agriculture dans les budgets du
Sahel
Part des budgets
agricoles dans les
budgets
Part de l’aide dans les
budgets agricoles
L’agriculture dans les budgets
du Sahel
Spécificités pays
Part de l’aide dans les dépenses agricoles entre 2005 et 2010
(compilations Resakss, Mafap, BM)
L’élevage dans les budgets
Les engagements de
2003
La réalité depuis 10
ans
L’élevage dans les budgets
agricoles
Spécificités selon les
pays
Part de l’élevage dans les dépenses agricoles
(moyenne données entre 2002 et 2011, Resakss, BM)
L’élevage dans les budgets
agricoles
Au Mali en 2000 Au Mali en 2010
L’élevage dans les pays du
Sahel
dans le PIB agricole
dans les dépenses
agricoles
Quel élevage?
Des investissements en rupture avec la
tradition
•incitation à la sédentarisation des pasteurs
•réalisation d’ouvrages hydro pastoraux (forages au Sénégal)
•organisation de zones et d’unité pastorales
•promotion des techniques de production (semi) intensives :
• insémination artificielle
•stabulation
•santé animale (via la privatisation des services vétérinaires)
•amélioration génétique
•promotion de fermes périurbaines
• nouvelle génération de projets aval & transformation (lait)
Importance du pastoralisme (ex. Niger)
Pasteurs parmi les
éleveurs
Cheptel appartenant à
des pasteurs / total
(IIED 2010)
Politiques d’élevage : l’étude confirme le
diagnostic du DOS de l’APESS
Les tendances dominantes actuelles privilégient
l’essor d’un élevage marchand de type productiviste
Scénario 1 :
L’élevage marchand à forte
injection de capitaux domine,
et les «nouveaux acteurs»
supplantent les éleveurs liés à
la tradition
Scénario 2 :
Les éleveurs liés à la
tradition les plus compétitifs
réussissent à se maintenir en
s’intégrant à l’élevage
marchand
Le pastoralisme dans les
politiques
 
Perception des pasteurs
Sur les politiques
Mauvaise information et
sentiment d’exclusion
Préférence pour
l’agriculture (ex. foncier)
Préférence pour l’élevage
non traditionnel (ex.
nouveaux acteurs)
Un amélioration des
relations avec les pasteurs
Sur leurs conditions
La situation se dégrade
continuellement
climat
prix
foncier agricole
urbanisation
sécurité
Surpâturage
…
Pourquoi ?
Pourquoi investir
plus ?
Pourquoi ne le fait-on
pas?
un secteur porteur
éviter un gâchis
valoriser les immenses
espaces pastoraux et lutter
contre l’insécurité
un intérêt sous régional
rapports de force entre
ministères
préjugés contre les éleveurs
liés à la tradition
faiblesse des organisations
d’éleveurs
abandon des Etats & difficultés
techniques
Opportunités
les ministères de l’élevage cherchent à développer un
plaidoyer pour le secteur (des argumentaires en cours)
nouveaux revenus miniers des Etats (des budgets
croissants)
la piste de l’autofinancement (partiel) du secteur élevage
la mise en place de fonds de développement de
l’agriculture et de l’élevage
des opportunités au niveau des collectivités territoriales
Investissons davantage pour un
élevage familial moderne de vie !
Merci de votre attention !

#25ansAPESS. Le financement public dans l’élevage au Sahel depuis 10 ans : un double sous investissement par Mme Hindatou N. Amadou

  • 1.
    Hindatou N. Amadou, ResponsablePlaidoyer & Genre Le financement public dans l’élevage au Sahel depuis 10 ans : un double sous investissement APESS Secrétariat Général, 04 BP 590 Ouagadougou 04 Burkina Faso www.apess.org
  • 2.
    Précautions ! La « tragédie des données » Étudedans 4 pays se basant sur des données hétérogènes et des interviews Il n’y a pas de système de suivi des dépenses dans l’élevage. (Un tel système est en projet) Transparence? Sénégal Mali Burkina Niger Degré de transparence 10% 43% 23% 4% International Budget Partnership, 2012
  • 3.
    Quelques repères surles pays étudiés Niger Mali Burkina Sénégal Cheptel bovin 9 ,5 9,1 10 3,4 Urbanisation Enclavement Grandes zones désertiques Exportation bétail 3ème 3ème 3ème Importation volaille Importation poudre de lait
  • 4.
    L’Agriculture dans lesbudgets du Sahel Les engagements de 2003 La réalité depuis 10 ans
  • 5.
    L’agriculture dans lesbudgets du Sahel Les engagements de 2003 La réalité dans les années 1990
  • 6.
    L’agriculture dans lesbudgets du Sahel Spécificités selon les pays Part des dépenses agricoles dans les dépenses totales entre les décennies 1990 et 2000 (moyennes, tiré de Resakss)
  • 7.
    L’agriculture dans lesbudgets du Sahel Part des budgets agricoles dans les budgets Part de l’aide dans les budgets agricoles
  • 8.
    L’agriculture dans lesbudgets du Sahel Spécificités pays Part de l’aide dans les dépenses agricoles entre 2005 et 2010 (compilations Resakss, Mafap, BM)
  • 9.
    L’élevage dans lesbudgets Les engagements de 2003 La réalité depuis 10 ans
  • 10.
    L’élevage dans lesbudgets agricoles Spécificités selon les pays Part de l’élevage dans les dépenses agricoles (moyenne données entre 2002 et 2011, Resakss, BM)
  • 11.
    L’élevage dans lesbudgets agricoles Au Mali en 2000 Au Mali en 2010
  • 12.
    L’élevage dans lespays du Sahel dans le PIB agricole dans les dépenses agricoles
  • 13.
    Quel élevage? Des investissementsen rupture avec la tradition •incitation à la sédentarisation des pasteurs •réalisation d’ouvrages hydro pastoraux (forages au Sénégal) •organisation de zones et d’unité pastorales •promotion des techniques de production (semi) intensives : • insémination artificielle •stabulation •santé animale (via la privatisation des services vétérinaires) •amélioration génétique •promotion de fermes périurbaines • nouvelle génération de projets aval & transformation (lait)
  • 14.
    Importance du pastoralisme(ex. Niger) Pasteurs parmi les éleveurs Cheptel appartenant à des pasteurs / total (IIED 2010)
  • 15.
    Politiques d’élevage :l’étude confirme le diagnostic du DOS de l’APESS Les tendances dominantes actuelles privilégient l’essor d’un élevage marchand de type productiviste Scénario 1 : L’élevage marchand à forte injection de capitaux domine, et les «nouveaux acteurs» supplantent les éleveurs liés à la tradition Scénario 2 : Les éleveurs liés à la tradition les plus compétitifs réussissent à se maintenir en s’intégrant à l’élevage marchand
  • 16.
    Le pastoralisme dansles politiques
  • 17.
      Perception des pasteurs Surles politiques Mauvaise information et sentiment d’exclusion Préférence pour l’agriculture (ex. foncier) Préférence pour l’élevage non traditionnel (ex. nouveaux acteurs) Un amélioration des relations avec les pasteurs Sur leurs conditions La situation se dégrade continuellement climat prix foncier agricole urbanisation sécurité Surpâturage …
  • 18.
    Pourquoi ? Pourquoi investir plus? Pourquoi ne le fait-on pas? un secteur porteur éviter un gâchis valoriser les immenses espaces pastoraux et lutter contre l’insécurité un intérêt sous régional rapports de force entre ministères préjugés contre les éleveurs liés à la tradition faiblesse des organisations d’éleveurs abandon des Etats & difficultés techniques
  • 19.
    Opportunités les ministères del’élevage cherchent à développer un plaidoyer pour le secteur (des argumentaires en cours) nouveaux revenus miniers des Etats (des budgets croissants) la piste de l’autofinancement (partiel) du secteur élevage la mise en place de fonds de développement de l’agriculture et de l’élevage des opportunités au niveau des collectivités territoriales
  • 20.
    Investissons davantage pourun élevage familial moderne de vie ! Merci de votre attention !

Notes de l'éditeur

  • #3 les données concernant l’élevage en général, sont très approximatives - le recensement du cheptel réalisé au Niger en 2007/2008 (RGAC) a montré qu’on sous estimait de moitié la réalité des effectifs Ce ne sont que des ordres de grandeur, des ordres d’idées On parle de moyennes pluriannuelles (budget = varie chaque année) Sources Banque mondiale (RDP) Resakss Sapaa (FAO) Études diverses Interviews : éleveurs, fonctionnaires, experts
  • #4 4 pays qui se ressemblent : culture, histoire, climat Sahel, prégnance des crises Sénégal un peu à part : non comparable aux grands pays pastoraux mais dynamique de l’élevage au Sénégal = celle de demain dans le Sahel ?
  • #5 Agriculture = agriculture + élevage 10 ans après : seulement 7 pays sur 54 atteignent les 10% dont la plupart au Sahel (« meilleurs élèves »)
  • #7 Parler de la spécificité du Sénégal : le seul pour qui ça monte, mais atteint à peine les 10% On ne perçoit pas vraiment d’«effet Maputo » mais plutôt un « effet crise de 2008 » au Sénégal et au Niger. Durable?
  • #8 Conséquence : dispersion + pas de réel volontarisme + dépendance De plus en plus de voix lient aujourd’hui le problème du sous-investissement agricole à un problème de « sur-dépendance » à l’aide
  • #9 Spécificité sénégal
  • #10 Les ministres de l’UA ont demandé en 2005 à ce que 30% du budget de l’agriculture soit consacré à l’élevage Élevage = 10% des budgets agricoles (soit 1% des budgets nationaux) L’élevage n’a pas été une priorité des Etats dans les dix dernières années mais il n’a pas plus été la priorité des bailleurs (plutôt moins présents que sur le végétal)
  • #12 il y a du mieux On parle de moyennes sur 10 ans mais si on regarde la tendance dans les dix années, c’est positif
  • #13 Et c’est sous estimé : fumure, traction animale en particulier (OCDE 50%) l’élevage représente entre 1/3 et la moitié du PIB agricole de ces pays. Il s’agit en quelque sorte d’un « pilier » du secteur agricole. Un sous investissement unanime : cf sapaa (Suivi et analyse des politiques agricoles et alimentaires, lié à FAO), BM, Resakss Cependant le poids relatif de l'élevage dans les économies nationales est en baisse constante, il ne représente plus aujourd'hui que 10 à 15% du PIB Au Burkina on investit plus dans le coton, qui rapporte moins de richesse à la nation Les politiques agricoles restent globalement axées sur des enjeux de production végétale (avec une emprise du coton démesurée pour le cas du Burkina et du Mali)
  • #17 De plus en plus de législations sécurisant le pastoralisme la charte pastorale au Mali, le code rural au Niger, une loi d’orientation spécifique au Burkina (LOARP), des éléments liés à la LOASP au Sénégal (en cours d’approfondissement) Un problème : l’application de ces législations Dans les PNIA : bonne prise en compte : 20%, et 18% dans PRIA tous les pays étudiés possèdent aujourd’hui un document de politique nationale de développement de l’élevage, et des ministères entièrement dédiés à ce secteur (même si les configurations ministérielles changent beaucoup selon les gouvernements). L’élevage fait partie des filières prioritaires pour les 4 pays (le Niger en fait l’unique filière prioritaire, le Burkina spécifie « bovins ») Au niveau de la CEDEAO plan élevage en 2010 «  task force » sur le pastoralisme qui se réactive aujourd’hui, notamment autour de l’initiative de la banque mondiale en faveur du pastoralisme intégration de l’aliment bétail parmi les produits de la réserve initiatives en cours ou a venir sur la résilience (laits, petits ruminants, aviculture) et hydraulique villageoise
  • #19 Secteur porteur : La production est tirée par une demande urbaine des pays côtiers en plein boom. Les produits animaux sont de plus en plus consommés. En 2008, les dépenses alimentaires se divisent en trois part équivalentes : produits animaux, produits de sauce, amylacées de base - D’après des enquêtes concernant le bétail, « les statistiques officielles ne représentent probablement en moyenne qu’environ un tiers des transactions réelles en valeur » Gâchis : «Si les opérateurs économiques sahéliens ne s'organisent pas rapidement, la viande d'Afrique australe pourrait inonder leur marché dans les 20 prochaines années» (Cilss, 2010) on observe une plus grande consommation des viandes blanches au détriment des viandes rouges : il y a une forte concurrence entre ces deux types de viande