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Abdelmoumen BERJAOUI
Docteur en sciences de gestion
Professeur habilité à la FSJES, Kenitra
Chapitre 1. La facturation
Chapitre 2. Les emballages
Exercices d’application avec corrigés
Pr. Abdelmoumen Berjaoui
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Chapitre 1. LA FACTURATION
1. La facture d’origine : la facture doit
1.1. Le modèle schématique d’une facture doit
1.2. Les réductions de prix
1.3. Comptabilisation d’une facture doit
1.4. Les frais accessoires sur facture doit
1.4.1. le transport
1.4.2. Les emballages (chapitre 2)
2. La facture d’avoir
2.1. Pourquoi une facture d’avoir
2.2. Enregistrement de la facture d’avoir
2.3.1. Cas d’un retour
2.3.2. Cas de réductions commerciales (RRR)
2.3.3. Cas de réductions financières : l’escompte
Exercices d’applications : voir série n°6
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1. La facture d’origine : la facture doit
La facture est un document permettant la justification et la comptabilisation d’une
opération commerciale.
1.1. Le modèle schématique d’une facture doit
Fournisseur
Client
Prix de vente HT
- Rabais
- Remises
- Ristournes
= Net commercial
- Escompte
= Net financier
+ Frais de port HT
= Montant net HT
+ TVA
= Montant TTC
Les mentions obligatoires dans une facture doit sont :
- Mentions obligatoire concernant le vendeur ;
- Mentions obligatoires concernant l’acheteur ;
- Mentions obligatoires concernant les produits vendus et les prix ;
- Mentions obligatoires concernant les modalités de paiements ;
- Autres.
1.2. Les réductions de prix
Les réductions éventuelles sont :
- Réductions commerciales RRR.
- Réductions financière : l’escompte.
Retenons que :
 On calcul toujours les réductions commerciales avant les réductions financières.
 Le calcul des réductions commerciales se fait en cascade. (voir l’exemple ci – après).
Réductions
commerciales
Réductions
financières
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Exemple
Le 25/08/N, l’entreprise X vend à la société Y pour 12 000 DH une prestation de
service, payée comptant par chèque. Elle lui accorde un rabais de 700 DH, des remises de
10% et de 20%. De plus, Y bénéfice d’un escompte de règlement de 1% pour règlement
immédiat par chèque.
Entreprise X
Facture Doit n°
25/08/N Société Y
Montant brut 12 000,00
Rabais -700,00
Solde 1 11 300,00
Remise (1) 10% -1 130,00
Solde 2 10 170,00
Remise (2) 20% -2 034,00
Net commercial 8 136,00
Escompte 1% -81,36
Net financier 8 054,64
Frais de port HT
Montant net HT 8 054,64
TVA 20% 1 610,93
Montant TTC à payer 9 665,57
Vérifions que :
 Le net commercial dégagé par les deux remises de 10 % et 20 % ne serait pas le
même avec une seule remise de 30 %.
1.3. Comptabilisation de la facture doit
La facture de l’exemple précédent est enregistrée aussi bien chez le client que chez le
fournisseur.
Retenons que :
 Les RRR ne sont jamais enregistré lorsqu’il figure sur la facture doit (facture
d’origine) aussi bien pour le client que pour le fournisseur.
 En revanche l’escompte est toujours comptabilisé.
Ainsi on aura pour l’exemple précédent :
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Chez le client : Société Y
25/08/N
61263 Achat de prestation et services 8136
34552 Etat TVA récupérable sur les charges 1610,93
4411 Fournisseurs 9665,57
7386 Escomptes obtenus 81,36
Chez le fournisseur : Entreprise X
25/08/N
3421 Clients 9665,57
6386 Escomptes accordés 81,36
71243 Prestation de services 8136
4455 Etat TVA facturée 1610,93
1.4. Les frais accessoires sur la facture doit : le transport
- Chez le client : dés que les frais de port figurent dans la facture, ils sont enregistrés
au débit du compte 6142. Transport, pour le montant HT du port facturé par le
Fournisseur.
- Chez le fournisseur, deux cas peuvent se présenter :
Premier cas
Le fournisseur fait appel à une entreprise de transport pour
livrer ses produits au client
Deuxième cas
le fournisseur effectue le transport avec ses propres moyens
- Lorsqu’il reçoit la facture du transporteur il débite les
comptes 6142 et 34552.
- Ensuite, s’il veut se faire rembourser le port par son
client, le port apparaitra dans la facture doit, mais
avec deux hypothèses :
 S’il veut se faire rembourser au DH prés le montant
du port que lui même doit au transporteur, il crédit
les comptes 6142 et 34552 qui seront donc soldé.
 S’il veut se faire rembourser par une somme
différente dite forfaitaire, il crédite le compte 7127
Ventes et produits accessoire, pour le montant du
port HT.
- Le port apparait sur la facture et il se fait rembourser.
Dans ce cas, il crédite le compte 7127 Ventes et produits
accessoires.
Exemple
Le 03/04/N, l’entreprise TILU fait appel au transporteur CTM pour livrer des
marchandises à son client KOUROU. Le transporteur lui remet la facture n°437 ou il évalue sa
prestation à 120 DH HT (TVA 14%). le 15/04/N, TILU envoie la facture n° 5904 concernant les
marchandises à son client Kourou : 1 000 DH HT (TVA 20%) et refacture les frais de transport
au client.
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CTM TILU
Facture Doit n°437 Facture Doit n°5904
03/04/N TILU 05/04/N KOUROU
Montant brut 120,00 Montant brut 1 000,00
TVA 14% 16,80 TVA 20% 200,00
Net à payer 136,80 Total TTC 1 200,00
Frais déboursés pour votre compte :
Transport dont TVA 16,8 DH 136,80
Net a payer 1 336,80
Les frais avancés par TILU
à CTM sont refacturés au
DH prés à KOUROU.
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Chez le client
05/04/N
6111 Achats de marchandises 1000
34552 Etat TVA récupérable sur les charges 216,8
6142 Transport 120
4411 Fournisseurs 1336,8
Facture n° 5904
Chez le Fournisseur
03/04/N
6142 Transport 120,00
34552 Etat TVA récupérable sur les charges 16,80
4411 Fournisseurs 136,80
Facture n°437
05/04/N
3421 Clients 1336,80
7111 Ventes de marchandises 1000,00
4455 Etat TVA facturée 200,00
6142 Transport 120,00
34552 Etat TVA récup.sur les ch. 16,8
La charge relative au
transport et la TVA
correspondante étant
supportées au final par
le client, le fournisseur
annule l’écriture
relative à la facture du
transport.
La totalité de la TVA
est déductible
(récupérable) pour le
client. Pour lui, la
situation est la
même que s’il avait
payé directement le
transporteur.
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2. La facture d’avoir
La facture avoir est éditée par le fournisseur pour tenir compte des modifications que
l’opération commerciale a subi.
2.1. Pourquoi une facture d’avoir
Une facture d’avoir est établie pour le fournisseur suite :
- A un retour de marchandises ou de produits finis, par le client, en raison de
marchandises non conformes à la commande (exemple : commande pour vêtements
de taille X, réception de vêtements de taille Y) ;
- A des réductions supplémentaires (commerciales ou financières) accordées par le
fournisseur par rapport à la facture d’origine (la facture Doit).
2.2. Enregistrement de la facture d’avoir chez le client et le fournisseur
2.2.1. Cas du retour
A retenir :
 L’opération est comptabilisée en contre – passant les écritures de la facture
d’origine.
 C’est à dire il suffit d’inverser les écritures d’origines. Les comptes débités dans la
facture doit sont donc crédités et inversement, aussi bien pour le fournisseur que
pour le client.
 Donc il n’existe de pas de compte qui est intitulé « retour de marchandises ».
 Il ne peut pas y avoir de retour sur prestations de services.
Exemple
Le 02/09/N, l’entreprise X vend à la société Y pour 50 000 DH de marchandises HT.
Elle lui accorde une remise de 15% est un escompte de 1,5% (règlement immédiat par
chèque bancaire). Le port est de 250 DH HT (forfait). Le 03/09/N, la société Y renvoie à
l’entreprise X pour 5 000 DH de marchandises pour malfaçon. La 05/09/N, l’entreprise X
envoie la facture d’avoir à la société Y avec un chèque.
Travail à faire
1. Présenter la facture d’origine et la facture d’avoir.
2. Passer les écritures de la facture d’origine et d’avoir chez le client et chez le fournisseur.
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Correction
1. Présentation de la facture doit et de la facture d’avoir
Entreprise X Entreprise X
Facture doit n° Facture d'avoir n°
02/09/N Société Y 05/09/N Société Y
Montant brut 50 000,00 Montant brut 5 000,00
Remise 15% -7 500,00 Remise 15% -750,00
Net commercial 42 500,00 Net commercial 4 250,00
Escompte 1,5% -637,50 Escompte 1,5% -63,75
Net financier 41 862,50 Net financier 4 186,25
Port 250,00 Port 0,00
Montant net HT 42 112,50 Montant net HT 4 186,25
TVA sur marchandises 20% 8 372,50 TVA sur marchandises 20% 837,25
TVA sur Port 20% 50,00 TVA sur Port 20% 0,00
Net à payer 50 535,00 Net à payer 5 023,50
Règlement immédiat par cheque cheque n°
2. Enregistrement comptable
La facture doit
Chez le client
02/09/N
6111 Achats de marchandises 42 500,00
34552 Etat TVA récupérable sur les charges 8 422,50
6142 Transport 250,00
5141 Banque 50 535,00
7386 Escompte obtenu 637,50
Facture doit n° (chèque n°)
51 172,50 51 172,50
Chez le Fournisseur
02/09/N
5141 Banque 50 535,00
6386 Escompte accordé 637,50
7111 Ventes de marchandises 42 500,00
4455 Etat TVA facturée 8 422,50
7127 Ventes de produits acc. 250,00
Facture doit n° (chèque n°)
51 172,50 51 172,50
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La facture d’avoir
Chez le client
02/09/N
5141 Banque 5 023,50
7386 Escompte obtenu 63,75
6111 Achats de marchandises 4 250,00
34552 Etat TVA récup. sur les charges 837,25
6142 Transport
Facture d'avoir n° (chèque n°)
5 087,25 5 087,25
Chez le Fournisseur
02/09/N
7111 Ventes de marchandises 4 250,00
4455 Etat TVA facturée 837,25
7127 Ventes de produits acc.
4455 Banque 5 023,50
6386 Escompte accordé 63,75
Facture d'avoir n° (chèque n°)
5 087,25 5 087,25
2.2.2. Cas de réductions commerciales (RRR)
Il s’agit exactement des mêmes enregistrements que pour une facture d’avoir
occasionnée par des retours, sauf qu’ici les comptes relatifs aux réductions commerciales
(selon la nature de l’achat ou de la vente) doivent être enregistrés en comptabilité et ce
contrairement à la facture doit dans laquelle en passe directement au net commercial.
Exemple
Le 15/06/2010 l’entreprise X effectue la facture suivante à son client Y payée
immédiatement par chèque.
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Entreprise X
Facture doit n°
15/06/2010 Société Y
Montant brut des Marchandises 50 000,00
Remise 12% -6 000,00
Net commercial 44 000,00
Escompte 2% -880,00
Net financier 43 120,00
Port 0,00
Montant net HT 43 120,00
TVA sur marchandises 20% 8 624,00
TVA sur Port 0,00
Net à payer 51 744,00
Le 19 juin, X accorde une remise supplémentaire de 5 % de la facture d’origine, réglée
immédiatement par cheque.
Travail à faire
Enregistrer la facture d’avoir aussi bien chez le fournisseur que chez le client.
Correction
Présentons d’abord la facture d’avoir de X :
Entreprise X
Facture d'avoir n°
19/06/2010 Société Y
Remise supplémentaire 44 000 x 5% 2 200,00
Escompte 2% -44,00
Net financier 2 156,00
Port 0,00
Montant net HT en votre faveur 2 156,00
TVA sur marchandises 20% 431,20
TVA sur Port 0,00
Montant TTC en votre faveur 2 587,20
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Chez le client
19/06/2010
5141 Banque 2 587,20
7386 Escomptes obtenus 44,00
6119 RRR obtenus / achats de M/ses 2 200,00
34552 Etat TVA récupérable sur les chg. 431,20
Facture d'avoir n° (chèque n°)
2 631,20 2 631,20
Chez le Fournisseur
19/06/2010
7119 RRR accordés par l'entreprise 2 200,00
4455 Etat TVA facturé 431,20
5141 Banques 2 587,20
6386 Escompte accordés 44,00
Facture d'avoir n° (chèque n°)
2 631,20 2 631,20
2.2.3. Cas de réductions financières : l’escompte
Exemple
Le fournisseur X a adressé à son client Z une facture d’avoir n° 36 suite à une vente de
marchandises. Il s’agit d’un escompte de 2% pour paiement anticipé sur un net commercial
de la facture d’origine de 40 000 DH HT.
Travail à faire
Présenter et enregistrer cette facture d’avoir aussi bien chez le client que chez le
fournisseur.
Correction
Entreprise X
Facture avoir n°36
05/04/N Société Z
Escompte 40 000 x 0,02 800,00
TVA 20% 160,00
Net a payer en votre faveur 960,00
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Chez le client
5141 Banque 960,00
7386 Escomptes obtenus 800,00
34552 Etat TVA récupérable sur les chg. 160,00
Facture d'avoir n° 36 (chèque n°)
960,00 960,00
Chez le Fournisseur
6386 Escompte accordés 800,00
4455 Etat TVA facturé 160,00
5141 Banques 960,00
Facture d'avoir n° 36 (chèque n°)
960,00 960,00
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Chapitre 2. LES EMBALLAGES
1. Les différentes catégories d’emballages
1.1. Acquisition des emballages récupérables identifiables
1.2. Acquisition des emballages récupérables non identifiables
1.3. Les emballages perdus et les emballages à usages mixtes
2. La consignation des emballages
3. La restitution des emballages consignés
4. La non restitution des emballages consignés
4.1. Cas des emballages récupérables non identifiables
4.2. Cas des emballages récupérable identifiable
5. Schéma récapitulatif de comptabilisation des emballages
Exercices d’applications : voir série n°7
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1. Les différentes catégories d’emballages
 Les emballages récupérables identifiables. Compte 2333.
 Emballage récupérables non identifiables. Compte 61232.
 Emballages perdus. Compte 61231.
 Emballage a usage mixte. Compte 61233.
1.1. Acquisition des emballages récupérables identifiables
Il s’agit de matériel réservé au conditionnement de matières premières, produits ou
marchandises dans l’entreprise. Il peut être utilisé pour livraison au client et être consigné.
(Rester quelque temps chez le client et retourner au fournisseur en contre partie d’une
somme d’argent comme garantie). Ce matériel est une propriété de l’entreprise. Il est donc
destiné à rester dans l’entreprise et représente de ce fait une immobilisation. Exemple :
barils, citernes, etc.
Lors de l’achat d’un matériel d’emballage l’entreprise passe l’écriture suivante :
2333 Emballages récupérables identifiables X
34551 Etat TVA récupérable sur immobilisations X
5114/4481/1486 Banques/ Dettes sur acq. D'immob. / Four. d'immob. X
1.2. Acquisition des emballages récupérables non identifiables
Il s’agit d’emballages destinés à être livré avec les marchandises ou les produits finis.
Ils peuvent donc être consignés au client. Ils ne sont pas toutefois identifiables par une
marque ou un numéro. Ils sont donc considérés comme une charge pour l’entreprise. Et en
cas de vente de la marchandise ou du produit, leur prix est généralement inclus dans le prix
de vente (bouteilles en verre).
Lors de l’achat d’un emballage récupérable non identifiable l’entreprise passe
l’écriture suivante :
61232 Emballages récupérables identifiables X
34552 Etat TVA récupérable sur les charges X
5114/4411 Banques/ Fournisseurs X
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1.3. Les emballages perdus et les emballages à usages mixtes
Les emballages perdus sont destinés à être livrés avec leur contenu, sans
consignation ni reprise. Lors de la vente, le prix des ces emballages est inclus dans le prix de
vente. Exemple : caisses en plastiques. Pour le fournisseur, l’achat d’emballages perdus ou à
usage mixtes constitue une charge.
2. La consignation des emballages
Les emballages, identifiables ou non identifiables, font très souvent l’objet de
consignation au client. L’opération est généralement analysée comme un prêt assortie d’une
garantie. Le préteur (le fournisseur) reste en effet propriétaire de ses emballages.
Le prix de consignation facturé au client n’est pas soumis en principe à la TVA. C'est-
à-dire que sur la facture de la vente des marchandises ou des produits finis avec emballages
consignés, le fournisseur ne fait pas normalement apparaitre la TVA sur le montant de la
consignation d’emballage. Rien ne l’empêche pourtant de le faire.
Les écritures de consignation reste toutefois les mêmes aussi bien pour les
emballages identifiables que non identifiables.
Chez le fournisseur, le montant de la consignation d’emballages correspond à une
dette envers le client. En fait, la consignation pour le fournisseur, est à peu prés comparable
à une caution reçue.
Chez le client, la consignation d’emballages correspond à une créance sur le
fournisseur. En fait, pour le client la consignation est à peut prés comparable à une caution
versée.
Exemple
Un fournisseur X vend à un client Y 1 200 DH de marchandises HT. Il lui accorde une
remise de 10% et 10 caisses à 15 DH l’unité ont été consignées.
Présentation de la facture :
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Entreprise X
Facture Doit n°
Société Y
Montant brut des Marchandises 1 200,00
Remise 10% -120,00
Net commercial 1 080,00
Escompte
Net financier 1080,00
Port
Montant net HT 1 080,00
TVA sur marchandises 20% 216,00
TVA sur Port
Emballage 10 x 15 (consigné) 150,00
TVA sur Emballage
Net à payer TTC 1 446,00
Chez le client
6111 Achats de marchandises 1 080,00
34552 Etat TVA récupérables sur les charges 216,00
3413 Fournisseurs-créances pour emb. Et mat. À rendre 150,00
4411 Fournisseurs 1 446,00
1 446,00 1 446,00
Chez le Fournisseur
3421 Clients 1 446,00
7111 Ventes de marchandises 1 080,00
4455 Etat TVA facturée 216,00
4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. consignés 150,00
1 446,00 1 446,00
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3. La restitution des emballages consignés
Lors du retour par le client des emballages consignés, le fournisseur établit une
facture d’avoir afin de restituer lui aussi au client le montant de consignation. Toutefois,
deux cas peuvent se présenter.
Premier cas : le fournisseur reprend ses emballages et restitue au client le même prix de
consignation.
Deuxième cas : le fournisseur reprend ses emballages et restitue au client un montant
inferieur au prix de consignation.
Exemple
Reprenons les conditions de l’exemple précédent. Deux situations peuvent se présenter.
 Première situation : le fournisseur reprend ses emballages au prix de consignation de
15 DH. Imaginons que le client rend dans un premier temps 8 caisses sur les 10
consignées.
Présentation de la facture d’avoir établie par le fournisseur :
X
Facture d'avoir n°
Y
Emballage rendus 15 x 8 120,00
TVA 20%
Net TTC en votre faveur 120,00
Chez le client
4411 Fournisseurs
3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 120,00
120,00
Chez le Fournisseur
4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. consignés 120,00
3421 Clients 120,00
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 Deuxième situation : le fournisseur reprend les emballages à un prix inférieur au prix
de consignation. Imaginons en effet que le client rend 8 caisses et que le fournisseur
les reprend à 13 DH l’une. Rappelons qu’il les avait facturées à 15 DH.
Attention : dans cette situation, la différence entre le prix de consignation et le prix restitué
par le fournisseur dégage un bénéfice TTC pour ce dernier et une perte TTC chez le client.
D’où la nécessité de faire apparaitre la TVA sur cette différence dans le journal.
Présentation de la facture d’avoir établit par le fournisseur :
X
Facture d'avoir n°
Y
Emballage rendus 13 x 8 104,00
TVA 20%
Net TTC en votre faveur 104,00
Chez le client
4411 Fournisseurs 104,00
61317 Malis sur emballage rendu ((15-13) x 8)/1,2 13,33
34552 Etat TVA récupérable sur les charges 2,67
3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 120,00
(8 x 15)
Chez le Fournisseur
4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. Consignés (8 x 15) 120,00
3421 Clients 104,00
71275 Bonis sur emballage consigné 13,33
4455 Etat TVA facturé 2,67
Vérifions que :
- Dans cette deuxième situation, chez le fournisseur le compte 4425 est créditeur de
30 = 15 x 2. Et chez le client, le compte 3413 est débiteur de 30 = 15 x 2.
- En fait, le boni ou le mali représente le bénéfice ou la perte HT sur la différence de
prix entre le prix de consignation et le prix de reprise.
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4. La non restitution des emballages consignés
Si le client ne rend pas les emballages consignés, le fournisseur considère qu’il s’agit
d’une vente. Par conséquence il envoie au client une facture doit de vente pour les
emballages non rendus.
A retenir
- Deux cas de figues sont à distinguer selon qu’ils s’agissent du 2333. Emballages
récupérables identifiables qui sont des immobilisations, ou 61232. Emballages
récupérables non identifiables.
- La consignation étant sans TVA, c'est-à-dire que le prix de consignation était TTC, la
vente pour le fournisseur et l’achat pour le client doivent être passés HT et un
compte de TVA facturée ou récupérable doit apparaitre.
4.1. Cas des emballages récupérables non identifiables
Exemple
Imaginons que le client ne rend pas les deux dernières caisses à la date prévue, ou décide
de les garder.
Chez le client
61232 Achat d’emballages récupérables non identifiables 25,00
34552 TVA récupérable sur les charges 5,00
3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 30,00
Chez le Fournisseur
4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. Consignés (8 x 15) 30,00
7127 Ventes de produits accessoires 25,00
4455 Etat TVA facturée 5,00
4.2. Cas des emballages récupérable identifiable
Chez le fournisseur cela est équivalent à une cession d’immobilisation. Se référer
donc au cours sur la cession des immobilisations.
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Chez le client
2333 Emballages récupérables identifiables 25,00
34551 TVA récupérable sur les immobilisations 5,00
3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 30,00
5. Schéma récapitulatif de comptabilisation des emballages
22
Fournisseur Client
Consignation de 100
emballages au prix unitaire
de 60 DH
3421 4425 3413 4411
6 000 6 000 6 000 6 000
Reprise de 80 emballages
au prix de consignation
(soit 80 x 60)
4 800 4 800 4 800 4 800
Reprise de 10 emballages à
40 DH (soit un écart total
TTC de 200 DH)
4455 71275 34552 61317
400 600 33 167 600 400 33 167
Vente de 10 emballages au
prix de consignation (soit
600 DH TTC)
7127 61232
600 100 500 600 100 500
Paiement du solde
5141 5141
800 800 800 800
Soldé Soldé Soldé Soldé
 Utiliser les comptes correspondant en cas d’emballage identifiables (immobilisation).
23
Série n ° 6 : les factures
Vrai / faux
Les affirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ?
1. Les RRR (Rabais, Remises, Ristournes) accordés ou obtenus sont toujours
comptabilisés.
2. L’escompte est toujours comptabilisé.
3. Un avoir génère toujours un crédit du compte 3421 Clients.
4. Un avoir génère toujours un crédit du compte 4411 Fournisseurs.
5. Une transaction commerciale peut donner lieu à plusieurs factures d’avoir.
6. Les frais de port sont exonérés de la TVA.
7. Le port est généralement soumis à la TVA au taux normal.
8. Quand le port est à la charge du Fournisseur, le client débite le compte 6142
Transports.
9. Quand le port est à la charge du client ce dernier débite le compte 6142 Transports.
10. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et le facture au client, crédite le
compte 7127 vente de produits accessoires.
11. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et ne le facture pas au client,
crédite le compte 7127 vente de produits accessoires.
Exercice 1. Factures, réductions, port, et avoirs
Pendant la première quinzaine du mois de mai 2010, l’entreprise Tazi a réalisé les
opérations suivantes :
02-05 : ventes de marchandises au client Salim (facture N°25) : brut 33 350 DH, port (HT) 700
DH, TVA 20%. Le règlement de la facture est effectué comme suit :
- 20 000 DH par chaque bancaire n° 127175 / C (encaissé le même jour) ;
- 860 DH en espèces (pièce de caisse n° 119) ;
- le reste dans deux mois.
06-05 : achat de marchandises à crédit au fournisseur Socap (facture n°10) : brut 47 500 DH,
remise 4%, TVA 20%, port (HT) 850 DH, TVA sur port 14%.
07-05 : accordé au client Salim une remise de 2% calculée sur le montant brut de la facture
n°25 du 02 courant (Avoir n°A-5).
12-05 : ventes de marchandises au client Hamdi (facture n°26) : brut 35 000 DH, remise 2%,
escompte 1%, TVA 20%, port (HT) 800 DH, TVA sur port 14%. Le montant de la
facture est réglé comme suit :
- 11 660,40 DH par cheque postal n ° 114115/S ;
- Le reste à crédit.
Travail à faire
1. Etablir le décompte des factures n°A-5 et 26.
2. Enregistrer les opérations ci-dessus au journal de l’entreprise Tazi.
24
Exercice 2. Factures à servir
Le service comptabilité de l’entreprise Jamal vous remet les factures ci-après :
Bachir Bachir
Jamal Jamal
Facture n°25 le 10/12/2010 Avoir n° 19 le 20/12/2010
Marchandises 50000,00 Escompte de 2% sur facture n°25
Rabais 10% ……………. ………. X 2% = ……………….
Remise 5% ……………. TVA 20% ……………….
TVA 20% …………….
Net à payer 51300,00 Net à déduire……………….
A payer dans deux mois Règlement par chèque sous huitaine
Jamal Jamal
Karim Karim
Facture n°30 le 14/01/2011 Avoir n° 44 le 25/01/2011
Marchandises …………….. Retour de marchandises sur facture n° 30
Remise 4% ……………. Montant de retour brut ……………………
Escompte 2% ……………. ……………….
TVA 20% ……………. …………………..
Net à payer 84672,00 TVA 20% …………………..
Net à déduire 16 934,4
Règlement par chèque Remboursement par chèque
Travail à faire
1. Compléter ces factures.
2. Enregistrer les dans le journal de l’entreprise Jamal.
3. Calculer la TVA due par cette entreprise au titre du mois de janvier 2011.
4. Passer au journal de l’entreprise les écritures permettant de déterminer la TVA due.
5. Passer au journal de l’entreprise le règlement de la TVA due sachant que celui-ci a
été effectué par chèque le 26/02/2010.
25
Série n ° 7. Factures- emballages
Questions de compréhension
1. Quelles sont les deux catégories d’emballages prévues par le plan comptable
marocain ?
2. Dans quel compte on inscrit l’achat d’emballages identifiables ?
3. Dans quels comptes on inscrit l’achat d’emballages non identifiable ?
4. Quel est le compte que l’acheteur utilise en cas de consignation de l’emballage ?
5. Quant la TVA comprise dans le prix de consignation devient exigible ?
6. La déconsignation (la reprise de l’emballage par le vendeur) de l’emballage fait l’objet
d’une facture doit ou d’une facture d’avoir ?
Vrais/faux
1. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation, le
fournisseur dégage un mali.
2. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation le
fournisseur dégage un boni.
3. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation de
l’emballage la TVA devient exigible.
4. En cas de cession de l’emballage c'est-à-dire lorsque l’acheteur décide de garder
l’emballage consigné, la TVA devient exigible.
Exercice 1. Factures- emballages
Comptabiliser au journal de la société ZAIM, de la société Badou et de la société CKM
les factures ci-dessous :
Zaim CKM
Badou Fabricant de caisses pour
emballages
Zaim
Facture n°713 le 10/03/2010 Facture n°1220 le 15/03/2010
Montant brut (HT) 25600,00
Remise 5% ……………. PU Montant
Net commercial …………….
1600 caisses (emballages
récup. non identifiables)
8 12 800,00
TVA 20% …………….
200 Caisses consignés TVA 20% 2 500,00
(non identifiables) 2000,00
26
Net à payer à crédit ……………. Net à payer à crédit 15 360,00
Exercice 2. Opérations- factures- emballages
1. Enregistrer aux journaux des sociétés SALAZ et SOCAT les opérations suivantes du mois
de février N :
03-02 : facture n°40 de la société Salaz destinée a son client Socat brut (HT) 42 000 DH,
remise 10%, TVA 20%, transport effectué par la société Salaz par ses moyens : 300 DH
(HT) TVA sur port 20%, emballages consignés (500 caisses à 12 DH l’une), règlement à
crédit de deux mois.
18-02 : facture avoir n° 15 de la société Salaz destinée à Socat relative au retour de 300
caisses (consignées à 12 DH) à 10 DH l’une.
20-02 : la société Socat prévient la société Salaz qu’elle ne compte pas retourner 200 caisses
consignées auparavant à 12 DH. Parmi ces 200 caisses, 25 sont totalement abîmées.
27
Correction série n ° 6 : les factures
Vrai / faux
Les affirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ?
12. Les RRR (Rabais, Remises, Ristournes) accordés ou obtenus sont toujours
comptabilisés.
13. L’escompte est toujours comptabilisé.
14. Un avoir génère toujours un crédit du compte 3421 Clients.
15. Un avoir génère toujours un crédit du compte 4411 Fournisseurs.
16. Une transaction commerciale peut donner lieu à plusieurs factures d’avoir.
17. Les frais de port sont exonérés de la TVA.
18. Le port est généralement soumis à la TVA au taux normal.
19. Quand le port est à la charge du Fournisseur, le client débite le compte 6142
Transports.
20. Quand le port est à la charge du client ce dernier débite le compte 6142 Transports.
21. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et le facture au client, crédite le
compte 7127 vente de produits accessoires.
22. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et ne le facture pas au client,
crédite le compte 7127 vente de produits accessoires.
Correction vrais ou faux
1. Faux. (Les RRR sont enregistrés uniquement dans les factures d’avoir exception faite
des retours).
2. Vrai.
3. Vrai
4. Faux (Une facture d’avoir génère le débit du compte fournisseur crédité auparavant
dans la facture doit).
5. Vrai.
6. Faux (Les frais de port sont soumises à la TVA).
7. Faux (ça dépend des cas).
8. Faux (Le client n’est pas concerné par le transport).
9. Vrai.
10. Vrai.
11. Faux (Les frais de port ne doivent pas apparaitre chez le fournisseur ni chez le client).
Exercice 1. Factures, réductions, port, et avoirs
Pendant la première quinzaine du mois de mai 2010, l’entreprise Tazi a réalisé les
opérations suivantes :
02-05 : ventes de marchandises au client Salim (facture N°25) : brut 33 350 DH, port (HT) 700
DH, TVA 20%. Le règlement de la facture est effectué comme suit :
- 20 000 DH par chaque bancaire n° 127175 / C (encaissé le même jour) ;
- 860 DH en espèces (pièce de caisse n° 119) ;
- le reste dans deux mois.
28
06-05 : achat de marchandises à crédit au fournisseur Socap (facture n°10) : brut 47 500 DH,
remise 4%, TVA 20%, port (HT) 850 DH, TVA sur port 14%.
07-05 : accordé au client Salim une remise de 2% calculée sur le montant brut de la facture
n°25 du 02 courant (Avoir n°A-5).
12-05 : ventes de marchandises au client Hamdi (facture n°26) : brut 35 000 DH, remise 2%,
escompte 1%, TVA 20%, port (HT) 800 DH, TVA sur port 14%. Le montant de la
facture est réglé comme suit :
- 11 660,40 DH par cheque postal n ° 114115/S ;
- Le reste à crédit.
Travail à faire
1. Etablir le décompte des factures n°A-5 et 26.
2. Enregistrer les opérations ci-dessus au journal de l’entreprise Tazi.
Correction exercice 1. Factures, réductions, port, et avoirs
1. Le décompte des factures n°A-5 et 26 :
avoir n°A-5 Facture n°26
Remise (33350 x 2%) 667,00 Brut 35 000,00
TVA 20% 133,40 Remise 2% -700,00
Net à déduire ou à votre
crédit 800,40 Net commercial 34 300,00
Escompte 1% -343,00
Net financier 33 957,00
TVA 20% 6 791,40
40 748,40
Port 800,00
TVA/port 14% 112,00
Net à payer 41 660,40
2. Enregistrement des opérations au journal :
29
02/05/2010
Facture n°25
5141 Banque 20 000,00 Brut 33 350,00
5161 Caisse 860,00 TVA 20% 6 670,00
3421 Clients 20 000,00 40 020,00
7111 Ventes de marchandises 33 350,00 Port 700,00
7127 Ventes et Prod. accessoires 700,00 TVA / port 20% 140,00
4455 Etat TVA facturée 6 810,00 Net à payer 40 860,00
Facture n°25
06/05/2010
Facture n°10
6111 Achats de marchandises 45 600,00 Brut 47 500,00
6121 Transports 850,00 Remise 4% -1 900,00
34552 Etat TVA récupérable sur charges 9 239,00 Net commercial 45 600,00
TVA 20% 9 120,00
4411 Fournisseurs 55 689,00 54 720,00
Port 850,00
Facture n°10 TVA / port 14% 119,00
07/05/2010 Net à payer 55 689,00
7119 RRR accordés par l'entreprise 667,00 Avoir n°A-5
4455 Etat TVA facturée 133,40
Remise
(33350x2%) 667,00
Clients 800,40 TVA 20% 133,40
Avoir n°A-5 Net à déduire 800,40
12/05/2010
Facture n°26
5146 Chèques postaux 11 660,40 Brut 35 000,00
3421 Clients 30 000,00 Remise 2% -700,00
6386 Escomptes accordés 343,00 Net commercial 34 300,00
Escompte 1% -343,00
7111 Ventes de marchandises 34 300,00 Net financier 33 957,00
4455 Etat TVA facturée 6 791,40 TVA 20% 6 791,40
6142 Transports
1
800,00 40 748,40
34552 Etat TVA récupérable sur charges 112,00 Port 800,00
Facture n°26 TVA/port 14% 112,00
Net à payer 41 660,40
1
Le fournisseur récupère sur le client le montant des frais de transport qu’il a déjà payé à une société
de transport.
30
Exercice 2. Factures à servir
Le service comptabilité de l’entreprise Jamal vous remet les factures ci-après :
Bachir Bachir
Jamal Jamal
Facture n°25 le 10/12/2010 Avoir n° 19 le 20/12/2010
Marchandises 50000,00 Escompte de 2% sur facture n°25
Rabais 10% ……………. ………. X 2% = ……………….
Remise 5% ……………. TVA 20% ……………….
TVA 20% …………….
Net à payer 51300,00 Net à déduire……………….
A payer dans deux mois Règlement par chèque sous huitaine
Jamal Jamal
Karim Karim
Facture n°30 le 14/01/2011 Avoir n° 44 le 25/01/2011
Marchandises …………….. Retour de marchandises sur facture n° 30
Remise 4% ……………. Montant de retour brut ……………………
Escompte 2% ……………. ……………….
TVA 20% ……………. …………………..
Net à payer 84672,00 TVA 20% …………………..
Net à déduire 16 934,4
Règlement par chèque Remboursement par chèque
Travail à faire
6. Compléter ces factures.
7. Enregistrer les dans le journal de l’entreprise Jamal.
8. Calculer la TVA due par cette entreprise au titre du mois de janvier 2011.
9. Passer au journal de l’entreprise les écritures permettant de déterminer la TVA due.
10. Passer au journal de l’entreprise le règlement de la TVA due sachant que celui-ci a
été effectué par chèque le 26/02/2010.
Correction exercice 2. Factures à servir
1. Les factures :
31
Bachir Bachir
Jamal Jamal
Facture n°25 Le 10/12/2010 Avoir n° 19 le 20/12/2010
Marchandises 50 000,00 Escompte de 2% sur facture n°25
Rabais 10% 5 000,00 42 750X 2% = 855,00
Remise 5% 2 250,00 TVA 20% 171,00
Net commercial 42 750,00
TVA 20% 8 550,00
Net à payer 51 300,00 Net à déduire 1 026,00
A payer dans deux mois Règlement par chèque sous huitaine
Jamal Jamal
Karim Karim
Facture n°30 Le 14/01/2011 Avoir n° 44 le 25/01/2011
Marchandises 75 000,00 Retour de marchandises sur facture n° 30
Remise 4% -3 000,00 Montant de retour brut 15 000,00
Net commercial 72 000,00 Remise 4% 600,00
Escompte 2% -1 440,00 Net commercial 14 400,00
Net financier 70 560,00 Escompte 2% 288,00
TVA 20% 14 112,00 Net financier 14 112,00
Net à payer 84 672,00 TVA 20% 2 822,40
Net à déduire 16 934,4
Règlement par chèque Remboursement par chèque
2. Journal de l’entreprise Jamal :
10/12/2010
6111 Achat de marchandises 42 750,00
34552 Etat TVA récupérable sur charges 8 550,00
4411 Fournisseurs 51 300,00
Facture n°25
20/12/2010
4411 Fournisseurs 1 026,00
7386 Escomptes obtenus 855,00
34552 Etat TVA récup.sur charges 171,00
32
Avoir n°19
28/12/2011
4411 Fournisseurs 50 274,00
5141 banques 50 274,00
cheque n°…..
14/01/2011
5141 Banques 84 672,00
6386 Escomptes accordés 1 440,00
7111 Ventes de marchandises 72 000,00
4455 Etat TVA facturée 14 112,00
Facture n°30
25/01/2011
7111 Ventes de marchandises 14 400,00
4455 Etat TVA facturée 2 822,40
5141 Banques 16 934,40
6386 Escompta accordés 288,00
Avoir n°44, cheque n°…..
3. Tva due au mois de janvier2
2011 = (14 112-2822,40)-(8550-171)= 2910,6.
4.5. Les écritures permettant de déterminer et de régler la TVA due :
31/01/2011
4455 Etat TVA facturée 11 289,60
34552 Etat TVA récupérable sur charges 8 379,00
4456 Etat TVA due 2 910,60
détermination de la TVA à décaisser
31/02/2011
4456 Etat TVA due 2 910,60
5141 Banques 2 910,60
règlement de la TVA par cheque n°….
2
On rappel que la déclaration (règlement ou crédit d’impôt) de la TVA du mois M s’effectue lors du
mois M+1.
33
Correction série n ° 7. Factures- emballages
Questions de compréhension
7. Quelles sont les deux catégories d’emballages prévues par le plan comptable
marocain ?
8. Dans quel compte on inscrit l’achat d’emballages identifiables ?
9. Dans quels comptes on inscrit l’achat d’emballages non identifiable ?
10. Quel est le compte que l’acheteur utilise en cas de consignation de l’emballage ?
11. Quant la TVA comprise dans le prix de consignation devient exigible ?
12. La déconsignation (la reprise de l’emballage par le vendeur) de l’emballage fait l’objet
d’une facture doit ou d’une facture d’avoir ?
Correction questions de compréhension
1. Le plan comptable marocain distingue entre les emballages identifiables (citernes
numérotées par exemples) et qui sont des immobilisations (compte 2333), et les
emballages non identifiables qui sont des charges (compte 6123), exemples : sacs en
plastiques, cartons, boites de conserves, bouteilles, sachets, etc.
2. Le compte 2333. Emballages récupérables identifiables.
3. Les comptes :
6123. Achats d’emballages
61231. Achats d’emballages perdus
61232. Achats d’emballages récupérables non identifiables.
61233. Achats d’emballages à usage mixtes.
4. En cas de consignation de l’emballage (l’acheteur décide de garder pour quelques
temps l’emballage identifiable ou non identifiable moyennant une somme d’argent
comme garantie pour le vendeur), l’acheteur débite le compte 3413. Fournisseur-
créances pour emballages et matériels à rendre. Et le vendeur crédite le compte
4425. Clients - dettes pour emballages et matériels consignés.
5. Il est d’abord important de souligner que la reprise ou la restitution de l’emballage
fait l’objet de l’établissement d’une facture d’avoir par le vendeur. Si le prix contenu
dans la facture d’avoir est égale au prix de consignation alors dans ce cas la TVA reste
toujours non exigible. Mais s’il est inferieur au prix de consignation alors la TVA
devient exigible car l’opération laisse un gain pour le vendeur. La TVA devient
également exigible si l’acheteur décide de garder définitivement l’emballage car il
s’agit d’une opération de cession et non plus de consignation.
34
Vrai/faux
1. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation, le
fournisseur dégage un mali.
2. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation le
fournisseur dégage un boni.
3. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation de
l’emballage la TVA devient exigible.
4. En cas de cession de l’emballage c'est-à-dire lorsque l’acheteur décide de garder
l’emballage consigné, la TVA devient exigible.
Correction vrai/faux
1. Faux. Le fournisseur dégage un boni.
2. Vrai.
3. Vrai.
4. Vrai.
Exercice 1. Factures- emballages
Comptabiliser au journal de la société ZAIM, de la société Badou et de la société CKM
les factures ci-dessous :
Zaim CKM
Badou Fabricant de caisses pour
emballages
Zaim
Facture n°713 le 10/03/2010 Facture n°1220 le 15/03/2010
Montant brut (HT) 25600,00
Remise 5% ……………. PU Montant
Net commercial …………….
1600 caisses (emballages
récup. non identifiables)
8 12 800,00
TVA 20% …………….
200 Caisses consignés TVA 20% 2 500,00
(non identifiables) 2000,00
Net à payer à crédit ……………. Net à payer à crédit 15 360,00
Correction exercice 1. Factures- emballages
35
Comptabilisation de la facture 713
Chez la société Zaim
Zaim 10/03/2010
Badou
3421 Clients 31 184,00
Facture n°713 le 10/03/2010 7121 Ventes de biens produits 24 320,00
Montant brut (HT) 25 600,00 4455 Etat, TVA facturée 4 864,00
Remise 5% -1 280,00 4425 Clts - dettes.emb.et mat. Cons. 2 000,00
Net commercial 24 320,00
TVA 20% 4 864,00 Facture n°713
29 184,00
200 Caisses consignés
(non identifiables) 2 000,00 Chez la société Badou
Net à payer à crédit 31 184,00 15/03/2010
6111 Achats de marchandises 24 320,00
34552 Etat, TVA récupérable sur charges 4 864,00
3413 Frs.créa.emba.et mat. À rendre 2 000,00
4411 Fournisseurs 31 184,00
Facture n°713
Comptabilisation de la facture 1220
Chez la société CKM
CKM 15/03/2010
Zaim
3421 Clients 15 360,00
Facture n°1220
le
15/03/2010 7121 Ventes de biens produits 12 800,00
4455 Etat, TVA facturée 2 560,00
PU Montant Facture n°1220
1600 caisses 8 12 800,00
TVA 20% 2 500,00 Chez la société Zaim
15/03/2010
Net à payer à
crédit 15 360,00
6123 Achats d'emb. Réc. non ident. 12 800,00
34552 Etat, TVA récupérable sur charges 2 560,00
4411 Fournisseurs 15 380,00
Facture n°1220
36
Exercice 2. Opérations- factures- emballages
2. Enregistrer aux journaux des sociétés SALAZ et SOCAT les opérations suivantes du mois
de février N :
03-02 : facture n°40 de la société Salaz destinée a son client Socat brut (HT) 42 000 DH,
remise 10%, TVA 20%, transport effectué par la société Salaz par ses moyens : 300 DH
(HT) TVA sur port 20%, emballages consignés (500 caisses à 12 DH l’une), règlement à
crédit de deux mois.
18-02 : facture avoir n° 15 de la société Salaz destinée à Socat relative au retour de 300
caisses (consignées à 12 DH) à 10 DH l’une.
20-02 : la société Socat prévient la société Salaz qu’elle ne compte pas retourner 200 caisses
consignées auparavant à 12 DH. Parmi ces 200 caisses, 25 sont totalement abîmées.
Correction exercice 2. Opérations- factures- emballages
Enregistrement comptable des opérations du mois de février dans les journaux des deux sociétés
Salaz
Socat Avoir n°15 du 18/12
300 x 10 3 000
Facture n°40 le 03/02/N
Montant brut
(HT) 42 000,00
Remise 10% -4 200,00 3000
Net commercial 37 800,00
TVA 20% 7 560,00
45 360,00
Transport 300,00
TVA / transport
20% 60,00
Emballage
consignés 6 000,00
(500 x 12)
Net à payer à
crédit 51 720,00
37
Chez la société Salaz Chez la société Socat
03/02/N 03/02/N
3421 Clients 51 720 6121 Achat de marchandises 37 800
7121 Ventes de biens pdt. 37 800 6142 Transports 300
7127 Ventes et pdt acces. 300 3413 Frs. Crén. pour emba…. 6 000
4425 Clt - dettes pour emb….. 6 000 34552 Etat, TVA rec. Sur les charges 7 620
4455 Etat, TVA facturée 7 620 4411 Fournisseurs 51 720
Facture n°40 Facture n°40
18/02/N 18/02/N
4425 Clients - dettes pour emb….. 3 600 4411 Fournisseurs 3 000
3421 Clients 3 000 61317 Malis sur emb. Rendus 500
71275 Boni sur rep. D'emb.. 500 34552 Etat, TVA récupérable sur charges 100
4455 Etat, TVA facturée 100 3413 Frs. Crén. pour emba…. 3 600
Avoir n°15 Avoir n°15
20/02/N 20/02/N
4425 Clients - dettes pour emb….. 2 400 61232 Achats d'emb. Récup. non ident. 1 750
6587 Autres charges non cour de l'ex. 250
71288 Aut.vent.et pdt acces. 2 000 34552 Etat, TVA réc. Sur les charges(1) 400
4455 Etat, TVA facturée (1) 400 3413 Frs. Cré.pour emb…. 2 400
Facture n°…. 4411
Facture n°….
(1) La TVA devient exigible étant donné que la consignation était sans TVA.
38
Chapitre 3. Les effets de commerce
Exercices d’application avec corrigés
Pr. Abdelmoumen Berjaoui
Chapitre 3. LES EFFETS DE COMMERCE
6. Définition et rôle des effets de commerce
6.2. La lettre de change
6.3. Le billet à ordre
7. Création d’un effet de commerce
39
8. La circulation des effets de commerce
8.2. L’encaissement d’un effet de commerce
8.3. L’endossement d’un effet de commerce
8.4. L’escompte d’un effet de commerce
9. Schéma récapitulatif de comptabilisation des effets de commerce
Exercices d’application : voir série n°8
1. Définition et rôle des EC
Contrairement aux chèques qui sont des moyens de paiement au comptant, les effets
de commerce sont des moyens de paiement à crédit. Les ventes à crédits sont souvent
matérialisées par des effets de commerce qui permettent au fournisseur de mobiliser sa
créance. On distingue en effet entre deux types d’effets de commerce :
- La lettre de change ;
- Le billet à ordre.
1.1. La lettre de change
40
La lettre de change appelée « traite », est l’effet de commerce le plus utilisé en
pratique. Il s’agit d’un écrit par lequel un créancier (le fournisseur) appelé « le tireur »
demande à son débiteur (le client) appelé « le tiré » de payer la somme due (sur une facture
par exemple) à une date fixée, soit à lui même (le fournisseur) soit à un tiers appelé le
« bénéficiaire ».
C’est en effet le fournisseur qui émet et transmet la traite au client. Celui-ci l’accepte
en la restituant signée au fournisseur et reconnait de ce fait devoir la somme inscrite à
l’échéance fixée.
1.2. Le billet à ordre
Contrairement à la lettre de change qui est établie par le fournisseur, c’est le client
qui est à l’origine du billet à ordre. Il s’agit en effet d’un document par lequel un débiteur (le
client) appelé « le souscripteur » s’engage à payer à son créancier (le fournisseur) appelé
« bénéficiaire » la somme due à l’échéance.
2. Création d’un effet de commerce
A la réception de la traite signée par le tiré, le tireur passe les écritures suivantes :
3425 Clients-effets à recevoir
3421 Clients
Traite n°...acceptée par le client ….
La créance classique constatée au débit du compte 3421 lors de la facturation devient
donc une créance particulière. En effet, le compte 3421 Client est soldé est remplacé par le
compte 3425 Client effet à recevoir.
Le tiré qui a signé la traite enregistre dans sa comptabilité :
4411 Fournisseurs
4415 Fournisseurs-effets à payer
Traite n°.. Acceptée
La dette classique constatée au crédit du compte 4411 lors de la facturation se
transforme en une dette particulière. En effet, le compte 4411 Fournisseurs est soldé et
remplacé par le compte 4415 Fournisseurs- effet à payer.
A retenir :
41
- Les mêmes enregistrements comptables sont prévus pour le billet à ordre.
- Lorsque le fournisseur tire une lettre de change sur son client et la lui envoie pour
acceptation, aucune écriture n’est passée que se soit chez lui ou chez le client. Le fait
générateur permettant l’enregistrement comptable chez le client est son acceptation
de l’effet (signature de l’effet) et chez le fournisseur la réception de l’effet accepté.
3. La circulation des effets
Une fois l’effet chez le fournisseur, celui-ci dispose de 3 possibilités :
- Attendre l’échéance de l’effet et le remettre à l’encaissement auprès de son
banquier ;
- L’endosser (mettre au dos de l’effet : payer à l’ordre de monsieur x), pour régler une
dette ;
- Ne pas attendre l’échéance et escompter l’effet auprès de son banquier.
3.1. L’encaissement d’un effet de commerce
Le bénéficiaire de l’effet le garde jusqu'à l’échéance et se présente auprès de sa
banque pour encaissement de l’effet.
Exemple
Le 20/04/2010, l’entreprise Amine remet à sa banque la lettre de change n°342/A de
nominal 5 460 DH tiré sur le client Belaid payable le 22 /04/2010. Le 24/04/2010, un avis de
crédit de la banque (document envoyé par la banque pour informer la société que son
compte bancaire à encaisser une somme, contrairement a l’avis de débit qui informe que le
compte bancaire à décaisser une somme.)
avis de crédit N°
Nominal de la lettre de change n°342/A 5 460,00
Commission 15,00
TVA 7% 1,05
Net à votre crédit 5 443,95
Correction
Chez le tireur
42
20/04/2010
5113 Effets à encaisser ou à l'encaissement 5 460,00
3425 Clients-effets à recevoir 5 460,00
LC n° 342/A remise à la banque
24/04/2010
5141 Banque 5 443,95
6147 services bancaires 15,00
34552 Etat - TVA récupérable sur les charges 1,05
5113 Effets à encaisser ou à l'encaissement 5 460,00
Avis e crédit n°/ LC n°342/A
A retenir :
- le jour ou l’effet est apporté à la banque, le compte 3425 est soldé et remplacé par le
compte 5113 dans l’attente de la réception de l’avis de crédit de la banque. L’effet
qui était auparavant une créance se transforme en quasi disponibilité (trésorerie) ;
- le jour ou la société a reçu l’avis de crédit, le compte 5113 est à son tour soldé. On
constate en effet l’entrée de la somme dans le compte en banque sous déduction des
commissions HT et de la TVA correspondante.
- le tiré quant à lui ne peut passer d’écritures qu’à la réception de l’avis de débit de sa
banque. Il solde donc le compte 4415 Fournisseurs-effets à payer, puisque la dette
sur le fournisseur disparait, par le crédit du compte 5141 Banques, constatant la
sortie des fonds pour leur montant nominal de son compte bancaire.
Lors de la remise à l’encaissement d’un effet de commerce, la créance du tireur passe successivement
dans les comptes suivants :
 3421. Clients
 3425. Clients – effets à recevoir
 5113. Effets à encaisser ou à l’encaissement
 5141. Banques
Chez le client, la dette passe successivement dans les comptes :
 4411. Fournisseurs
 4415. Fournisseur-effets à payer
 5141. Banques
43
3.2. L’endossement d’un effet de commerce
Comme nous l’avons souligné auparavant, le bénéficiaire d’un effet peut le remettre
à un tiers généralement pour règlement d’une dette.
Exemple
Le 25/04/2010, l’entreprisse Amine remet à son fournisseur la société Badr la lettre
de change qu’elle avait tiré auparavant sur son client Lamine pour un montant de 8 450 DH.
Correction
Chez Amine
25/04/2010
4411 Fournisseurs 8 450,00
3425 Clients-effets à recevoir 8 450,00
Lettre de change n° endossée à Badr
Chez Badr
25/04/2010
3425 Clients-effet à recevoir 8 450,00
3421 Clients 8 450,00
LC n° endossé par Amine
Il s’agit d’une sortie d’un effet pour extinction d’une dette. Le compte
4411 Fournisseurs est donc soldé.
Il s’agit d’une entrée d’un effet de commerce en règlement d’une créance. Le compte
3421 Clients est soldé.
44
A retenir :
- Le tiré Lamine n’est pas concerné par l’opération d’endossement, donc il ne passe
aucune écriture.
3.3. L’escompte d’un effet de commerce
Le bénéficiaire d’un effet de commerce peut ne pas attendre l’échéance de l’effet. Il
le remet à son banquier qui lui verse un montant inferieur au nominal de l’effet. Les
montants prélevés par la banque sont :
- les intérêts ou l’escompte qui sont calculés sur la durée séparant la date de remise à
l’escompte et la date d’échéance de l’effet en application d’un taux ;
- des commissions bancaires ;
- une TVA récupérable sur les intérêts et les commissions.
Exemple
Le 20/05/2010, l’entreprise Amine remet à sa banque pour escompte la lettre de
change n° 420 de 12 400 DH tirée sur son client Bentaleb et payable le 30/06/2010. Elle
reçoit le 21/05/2010 l’avis de crédit ci-dessus :
Avis de crédit du 21/05/2010
Nominal de la lettre de change n°420 12 400,00
Agios : intérêts : 12 400 x 15,34 % x 41j/36000 = -216,63
Commission -12,00
TVA 7% (216,63 +12,00) -16,00
Net à votre crédit 12 155,37
Vérifions que :
- Il y a en effet 41 jours entre le 20/05/2010 date de remise de l’escompte et le
30/06/2010, date de l’échéance. De son coté, l’entreprise Bentaleb va recevoir à la
date de l’échéance de l’effet un avis de débit.
Correction
Le 20/05/2010, l’effet a été remis à la banque pour escompte. Le plan comptable
marocain n’a pas prévue d’écriture pour les effets sortis pour escompte. Mais, à la réception
de l’avis de crédit, l’entreprise Amine doit passer :
45
21-mai
5141 Banques 12 155,37
6147 Services bancaires 216,63
6311 Intérêts des emprunts et dettes 12,00
34552 Etat TVA récupérable sue les charges 16,00
5520 Crédit d'escompte 12 400,00
Avis de crédit n°
Retenons que :
- L’escompte d’un effet est assimilé à un emprunt à très court terme. C’est pour cette
raison que le plan comptable marocain recommande l’enregistrement de la valeur
nominal de l’effet dans un compte de trésorerie – passif : 5520 crédits d’escompte,
qui sera soldé à l’échéance par le crédit du compte 3425 Clients effet à recevoir.
- Le titré n’est concerné que par l’échéance de la traite. L’écriture de remise à
l’escompte ne le concerne pas. Mais lorsqu’il reçoit l’avis de débit il passe la même
écriture que dans l’hypothèse d’une remise à l’encaissement. Il solde le compte 4415
fournisseurs effet à payer par le crédit du compte 5141 banques.
Lors de la remise à l’escompte d’un effet de commerce, la créance du tireur passe successivement
dans les comptes :
 3421 Clients
 3425 Clients – effets à recevoir
 5520 Crédit d'escompte
 5141 Banques
Chez le client, la dette passe successivement dans les comptes :
 4411 Fournisseurs
 4415 Fournisseur-effets à payer
 5141 Banques
46
4. Schéma récapitulatif de comptabilisation des effets de commerce (non compris l’endossement)
Fournisseur Client
Vente le 01/06 pour 5 000 DH
HT de marchandises, Remise
2%.
3421 4455 7111 4411 34552 6111
5 880 980 4 900 5 880 980 4 900
Règlement par remise d'effets
à échéance le 15/07:
Effet n° 1 : 2 880 DH
Effet n°2 : 3 000 DH
3 425 4 415
5 880 5 880 5 880 5 880
Soldé Soldé
Escompte de l'effet n° 2 le
02/06.
A la réception du bordereau
d’escompte. Intérêt 45,00 DH,
commission 27, 00 DH HT.
5 520 5 141 6 147 6311 34552
3 000 2 922,96 27,00 45,00 5,04
Remise à l'encaissement de
l'effet n° 1.
5 113
2 880 2 880
A l’échéance, Commission
d'encaissement 15,00 DH HT
(l’escompte et la remise à
l'encaissement)
5 141
3 000 2 880 2 864 3 000 15 1,05 5 880 5 880
Soldé Soldé Soldé Soldé
47
Série n ° 8 : factures- effets de commerce
Vrais / faux
Les affirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ?
23. L’effet de commerce est un moyen de paiement immédiat.
24. L’effet de commerce est un moyen de paiement différé.
25. Les effets de commerce sont la lettre de change et le billet à ordre.
26. Les effets de commerce sont des factures.
27. La lettre de change (la traite) est souscrite par le client à l’ordre de son fournisseur.
28. Le billet à ordre est tiré par un fournisseur sur son client.
29. La lettre de change est établie par le vendeur est envoyée au client pour acceptation.
30. Le billet à ordre est établi par l’acheteur et envoyé au vendeur.
31. La lettre de change (la traite) et le billet à ordre entrainent les mêmes
enregistrements comptables.
32. Lorsque le fournisseur tire une lettre de change sur son client et lui envoie l’effet
pour acceptation, aucune écriture n’est enregistrée que ce soit chez lui ou chez son
client.
33. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le client (le tiré) c’est
son acceptation (signature) de l’effet.
34. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le fournisseur est sa
réception de l’effet acceptée.
35. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tireur un déplacement de la
créance du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir.
36. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tiré un déplacement de la dette
du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir.
37. Une traite peut faire l’objet :
- D’un encaissement à l’échéance auprès de la banque.
- D’un endossement pour règlement d’une dette.
- D’un escompte (avant l’échéance).
38. Lors de la remise à l’encaissement d’une traite, le compte 5113 Effets à encaisser ou
à l’encaissement est débité.
39. A la réception de « l’avis de crédit » d’une traite encaissée, le compte 5113 Effets à
encaisse ou à l’encaissement est crédité.
40. Lors d’une opération d’endossement d’une traite :
- Le tireur débite le compte 4411 fournisseur par le crédit du compte 3425 Clients-
effets à recevoir.
- Le tiré n’enregistre aucune écriture.
- Le bénéficiaire (celui à qui le tireur a endossé la traite) débite le compte 3425
Client-Effet à recevoir par le crédit du compte 3421 Client.
41. Dans une opération d’escompte le compte 5520 Crédit d’escompte est débité.
Exercice 1. Diverses opérations avec effets de commerce
L’entreprise SOMA effectue durant les dix premiers jours du mois de novembre 2010
les opérations liée aux règlements par effets de commerce de la manière suivante :
48
01-11 : vente de marchandises, facture n°980 montant brut (HT) 45 000 DH, Remise 10%,
port (effectué par les moyens de l’entreprise) 500 DH, TVA 20%, par acceptation par le client
de la lettre de change n°160 au 31/11.
02-11 : remise à l’encaissement de 3 effets de commerce n°350, 351 et 402 d’un montant de
15 362,50 DH échéant le 08/11 « bordereaux de remise à l’encaissement n°8150 ».
03-11 : achat de marchandises, facture n° 720, montant brut (HT) 30 000 DH, remise 10%,
TVA 20%, par souscription du billet à ordre n°15 au 31/11.
07-11 : endossement de la lettre de change n°160 pour règlement d’une dette d’un
fournisseur.
09-11 : réception de l’avis de crédit bancaire n°1752 correspondant à l’encaissement des
effets 350,351 et 402, commission 76,80 DH, TVA sur commissions : 5DH.
10-11 : règlement d’une créance de 10 000 DH par un client par endossement d’une lettre
de change n°175, tiré sur un tiers au 30/03.
Travail à faire
1. Enregistrer au journal de l’entreprise SOMA les opérations ci-dessus.
Exercice 2. Diverses opérations avec effets de commerce
Les opérations suivantes sont extraites de la comptabilité de l’entreprise SERGHINI :
04-05 : tiré la traite n°45 au 30-06 sur le client DAHI. Nominal : 25 500 DH.
11-05 : reçu de la banque l’avis de crédit n°107 relatif à l’escompte d’une traite : valeur
nominale 28 000 DH, escompte 280 DH, commission 62,50 DH, TVA sur agios 23,98
DH.
25-05 : réglé la dette de 30 000 DH au fournisseur Alami comme suit :
- endossé à son ordre la traite n°45 pour 25 500 DH.
- le reste en espèces (pièce de caisse n°125).
29-05 : reçu de la banque l’avis de débit n° 245 relatif au paiement de la traite n° 26.
Nominal : 12 500 DH.
Travail à faire
1. Enregistrer au journal de l’entreprise SERGHINI les opérations ci-dessus.
Correction série n ° 8 : factures- effets de commerce
49
Vrai / faux
Les affirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ?
42. L’effet de commerce est un moyen de paiement immédiat.
43. L’effet de commerce est un moyen de paiement différé.
44. Les effets de commerce sont la lettre de change et le billet à ordre.
45. Les effets de commerce sont des factures.
46. La lettre de change (la traite) est souscrite par le client à l’ordre de son fournisseur.
47. Le billet à ordre est tiré par un fournisseur sur son client.
48. La lettre de change est établie par le vendeur est envoyée au client pour acceptation.
49. Le billet à ordre est établi par l’acheteur et envoyé au vendeur.
50. La lettre de change (la traite) et le billet à ordre entrainent les mêmes
enregistrements comptables.
51. Lorsque le fournisseur tire une lettre de change sur son client et lui envoie l’effet
pour acceptation, aucune écriture n’est enregistrée que ce soit chez lui ou chez son
client.
52. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le client (le tiré) c’est
son acceptation (signature) de l’effet.
53. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le fournisseur est sa
réception de l’effet acceptée.
54. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tireur un déplacement de la
créance du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir.
55. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tiré un déplacement de la dette
du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir.
56. Une traite peut faire l’objet :
- D’un encaissement à l’échéance auprès de la banque.
- D’un endossement pour règlement d’une dette.
- D’un escompte (avant l’échéance).
57. Lors de la remise à l’encaissement d’une traite, le compte 5113 Effets à encaisser ou
à l’encaissement est débité.
58. A la réception de « l’avis de crédit » d’une traite encaissée, le compte 5113 Effets à
encaisse ou à l’encaissement est crédité.
59. Lors d’une opération d’endossement d’une traite :
- Le tireur débite le compte 4411 fournisseur par le crédit du compte 3425 Clients-
effets à recevoir.
- Le tiré n’enregistre aucune écriture.
- Le bénéficiaire (celui à qui le tireur a endossé la traite) débite le compte 3425
Client-Effet à recevoir par le crédit du compte 3421 Client.
60. Dans une opération d’escompte le compte 5520 Crédit d’escompte est débité.
Correction Vrai / faux
1. Vrai.
2. Vrai.
3. Vrai.
4. Faux. L’effet de commerce est un moyen de paiement. La facture est une pièce
justificative.
5. Faux. La lettre de change est tirée par un fournisseur (le tireur) sur son client (le tiré).
50
6. Faux. Le billet à ordre est souscrit par le client (le souscripteur) à l’ordre de son
fournisseur (le bénéficiaire).
7. Vrai.
8. Vrai.
9. Vrai.
10. Vrai. L’acceptation de la lettre de change par le client est le fait générateur de
comptabilisation pour les deux parties.
11. Vrai.
12. Vrai.
13. Faux. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tireur un déplacement de
la créance du compte 3421 Clients au compte 3425 Clients-effets à recevoir.
14. Faux. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tiré un déplacement de la
dette du compte 4411 Fournisseurs au compte 4415 Fournisseur-effet à payer.
15. Vrai.
16. Vrai. Il est débité par le crédit du compte 3425 Clients effets à recevoir.
17. Vrai. Il est crédité par les comptes : 5141 Banques, 6147 Services bancaires et 34552
Etat TVA récupérable sur charges.
18. Vrai.
19. Faux. Dans une opération d’escompte et à la réception de l’avis de crédit, le compte
5520 Crédits d’escompte est crédité par le débit des comptes : 5141 Banques, 6311
intérêts des emprunts et dettes, 6147 Services bancaires et 34552 Etat TVA
récupérable sur charges, et débité pour le solder à l’échéance du traite par le crédit
du compte 3425 clients effets à recevoir.
Exercice 1. Diverses opérations avec effets de commerce
L’entreprise SOMA effectue durant les dix premiers jours du mois de novembre 2010
les opérations liée aux règlements par effets de commerce de la manière suivante :
01-11 : vente de marchandises, facture n°980 montant brut (HT) 45 000 DH, Remise 10%,
port (effectué par les moyens de l’entreprise) 500 DH, TVA 20%, par acceptation par le client
de la lettre de change n°160 au 31/11.
02-11 : remise à l’encaissement de 3 effets de commerce n°350, 351 et 402 d’un montant de
15 362,50 DH échéant le 08/11 « bordereaux de remise à l’encaissement n°8150 ».
03-11 : achat de marchandises, facture n° 720, montant brut (HT) 30 000 DH, remise 10%,
TVA 20%, par souscription du billet à ordre n°15 au 31/11.
07-11 : endossement de la lettre de change n°160 pour règlement d’une dette d’un
fournisseur.
09-11 : réception de l’avis de crédit bancaire n°1752 correspondant à l’encaissement des
effets 350,351 et 402, commission 76,80 DH, TVA sur commissions : 5DH.
10-11 : règlement d’une créance de 10 000 DH par un client par endossement d’une lettre
de change n°175, tiré sur un tiers au 30/03.
Travail à faire
51
2. Enregistrer au journal de l’entreprise SOMA les opérations ci-dessus.
Correction exercice 1. Diverses opérations avec effets de commerce
1. Le journal de l‘entreprise SOMA :
01/11/2010
3425 Clients- effets à recevoir 49 200,00
7111 Ventes de marchandises 40 500,00
7127 Ventes et produits accessoires 500,00
4455 Etat TVA facturé 8 200,00
Facture n°980, réglée par LC n°160
02/11/201
5113 Effets à encaisser ou à l'encaissement 15 362,50
3425 Clients-effets à recevoir 15 362,50
Effets n°350,351 et 402
03/11/2010
6111 Achats de marchandises 27 000,00
34552 Etat TVA récupérables sur les charges 5 400,00
4415 Fournisseurs-effets à payer 32 400,00
Facture n° 720, réglée par le BO n°15
07/11/2010
4411 Fournisseurs 49 200,00
3425 Clients effets à recevoir 49 200,00
Lettre de change n°160 endossée par SOMA à l'ordre d'un fournisseur
09/11/2010
5141 Banques 15 280,70
6147 Services bancaires 76,80
34552 Etat TVA récupérable sur charges 5,00
5113 Effets à enca. ou à l'encaiss. 15 362,50
avis de crédit n°1752
10/11/2010
3425 Clients effet à recevoir 10 000,00
3421 Clients 10 000,00
Lettre de change n°175 endossé part un client à
l'ordre de SOMA
Exercice 2. Diverses opérations avec effets de commerce
Les opérations suivantes sont extraites de la comptabilité de l’entreprise SERGHINI :
04-05 : tiré la traite n°45 au 30-06 sur le client DAHI. Nominal : 25 500 DH.
52
11-05 : reçu de la banque l’avis de crédit n°107 relatif à l’escompte d’une traite : valeur
nominale 28 000 DH, escompte 280 DH, commission 62,50 DH, TVA sur agios 23,98
DH.
25-05 : réglé la dette de 30 000 DH au fournisseur Alami comme suit :
- endossé à son ordre la traite n°45 pour 25 500 DH.
- le reste en espèces (pièce de caisse n°125).
29-05 : reçu de la banque l’avis de débit n° 245 relatif au paiement de la traite n° 26.
Nominal : 12 500 DH.
Travail à faire
2. Enregistrer au journal de l’entreprise SERGHINI les opérations ci-dessus.
Correction exercice 2. Diverses opérations avec effets de commerce
1. Le journal de l‘entreprise SERGHINI:
04/05/N
3425 Clients-effets à recevoir 25 500,00
3421 Clients 25 500,00
Traite n°45 acceptée par le client Dahi
11/05/N
5141 Banques 27 633,52
6147 Services bancaires 62,50
6311 Intérêts des emprunts et dettes 280,00
3455 Etat TVA récupérable sue les charges 23,98
5520 Crédit d'escompte 28 000,00
Avis de crédit n°107
25/05/N
4411 Fournisseurs 30 000,00
3425 Clients-effets à recevoir 25 500,00
5161 Caisses 4 500,00
Traite n°25 endossé à Alami et pièces de caisse n° 125
29/05/N
4415 Fournisseurs-effets à payer 12 500,00
5141 Banques 12 500,00
Avis de débit n°245
53
Chapitre 4. Les charges de personnel
Exercices d’application avec corrigés
Pr. Abdelmoumen Berjaoui
54
Chapitre 4. Les charges de personnel
1. Les composantes du salaire
1.1. Le salaire de base
1.2. Les compléments de salaire
2. Les retenues sur salaires
2.1. La cotisation salariale à la CNSS
2.2. Cotisations aux autres organismes sociaux
2.3. L’impôt sur le revenu
2.4. Les avances et les oppositions
3. Les charges sociales patronales
3.1. Les charges sociales obligatoires
3.2. Les charges facultatives
4. Comptabilisation
Exercices d’application : voir série n°9
55
Contre le travail fourni, le personnel perçoit une rémunération. L’entreprise supporte
toutefois d’autres charges dites sociales en respect de la législation du travail en vigueur.
2. Les composantes du salaire
1.1. Le salaire de base
Celui-ci peut être payé par période : mois, semaine, quinzaine. Il est fixé par un
contrat de travail. Il peut être calculé par application d’un taux horaire au nombre d’heures
effectuées dans la limite de la durée légale de travail. Il peut également être calculé à la
pièce produite.
1.2. Les compléments de salaire
Le salaire de base est généralement augmenté d’autres éléments :
- La prime d’ancienneté : elle est fixée par le droit du travail comme suit :
De 2 ans à 5 ans d’ancienneté 5%
5 ans à 12 ans d’ancienneté 10%
12 ans à 20 ans d’ancienneté 15%
Au delà de 20 ans d’ancienneté 20%
- Les autres primes : elles peuvent porter des noms différents d’une entreprise à une
autre : prime de fin d’année, prime de risque, prime de travail de nuit, prime
d’assiduité, etc. ;
- Les indemnités : se sont des versements destinés à compenser les frais supportés par
le salarié à l’occasion de l’exercice de son travail : indemnité de déplacement, etc. ;
- Les avantages : logement, prise en charge du loyer, etc. Ils sont en effet évalués pour
intégrer le salaire.
On aura donc :
Salaire Brut
Salaire de base
Primes
Indemnités
Avantages
Le salaire brut supporté par l’employeur ne revient pas entièrement au salarié. Une
partie est retenue par l’employeur pour être versée à l’Etat au titre d’IR (impôt sur le
revenu), une autre fraction est due aux organismes sociaux.
56
2. Les retenus sur salaire
2.1. Cotisation obligatoire : la cotisation salariale à la CNSS
Elle est obligatoire. A partir du 01/04/2002 elle est fixée à 4,29% du salaire brut
plafonné à 6 000 DH/mois.
2.2. Cotisation facultatives : cotisation aux autres organismes sociaux
Elle demeure facultative. On cite à titre d’exemple les cotisations à la CIMR et les
cotisations aux mutuelles professionnelles. (Généralement leurs bases da calcul est le salaire
brut déduction des avantages ou le salaire brut imposable: voir les exercices).
2.3. L’impôt général sur le revenu
L’employeur (l’entreprise) doit retenir pour ses salariés l’impôt qu’il se charge lui
même de déclarer et verser à l’ETAT.
A retenir pour le calcul du salaire net :
- Dans un premier temps il faut calculer dans un tableau le salaire brut et les retenus
on laissant vide le montant de l’IR qu’on calcul dans un deuxième tableau ;
- Pour le calcul de l’IR il faut respecter le schéma suivant :
Salaire Brute
Salaire brute imposable
Salaire net imposable
(base de calcul de L’IR)
Déductions
(forfaitaire 17%, CNSS et autres)
Eléments exonérés
(ex : indemnité de transport)
- Le plafond de la déduction forfaitaire est 2000 DH.
- L’IR est en effet calculé par application du barème relatif à la période de la paie sur le
montant du salaire net imposable. Le Barème mensuel de l’IR (voir barème actualisé
à la fin de la correction de la série 9) est le suivant :
Tableau de calcul de l'IGR
Tranche de salaire imposable Taux Somme à déduire
0 - 1666,67 0,00% 0,00
1666,68 - 2000 13,% 216,66
2001 - 3000 21% 376,66
3001 - 5000 35% 796,66
au delà de 5000 44% 1 246,66
- De l’IR calculé par application du barème il convient de retrancher les déductions de
charges de famille à raison de 15 DH / mois et par personne à charges, plafonnées à
6 déductions, soit 90 DH.
57
2.4. Les avances et les oppositions
Si le salarié a bénéficié d’un prêt ou d’une avance sur son salaire, des sommes lui
seront retranchées de son salaire net. De même si son salaire net a fait l’objet d’une
opposition sur salaire (sommes retenus par l’employeur en vertu d’une décision du
tribunal).
Exemple
L’entreprise Amine emploie Mr Kettani depuis le 01/01/2003. Le contrat de travail
fixe une rémunération mensuelle de 4 000 DH, une prime de risque de 500 DH et une
indemnité de transport de 200 DH. Les salariés de l’entreprise sont tous affiliés à la CNSS et
la CIMR au taux de 6% applicable au salaire brut imposable. Mr Kettani est marié et père de
deux enfants à charges dont l’ainé est âgé de 10 ans. Présenter le bulletin de paie de Mr
Kettani pour le mois de juin 2005.
Corrigé
Salaire de base 4 000,00
Prime d'ancienneté 4000 x 5% 200,00
Prime de risque 500,00
Indemnité de transport 200,00
Salaire brute 4 900,00 4 900,00
Retenus :
CNSS 4900 x 4,29% -210,21
CIMR (4900-200) x 6% -282,00
IR (1) (voir ci-après) -351,41
-843,62 -843,62
Salaire net 4 056,38 4 056,38
IR (1) Salaire brute 4 900,00
Exonérations :
Indemnité de transport -200,00
Salaire Brute imposable (SBI) 4 700,00
Déduction forfaitaire (SBI –avantages) x 17 % -799,00
CNSS -210,21
CIMR -282,00
Salaire net imposable 3 408,79
IGR = SNI x 35 % - 796,66 -(3x15) 351,41
3. Lez charges sociales patronales
En plus du salaire brut, l’employeur prend en charges (au bénéfice du salarié)
d’autres frais dont certains sont obligatoires et d’autres sont facultatives.
58
3.1. Charges sociales obligatoires (voir barème actualisé fin correction série 9)
Ce sont surtout des charges dues à la CNSS.
- Cotisations pour la couverture des dépenses afférentes aux allocations familiales : 7,5%;
- Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux prestations sociales 8,60% ;
- Taxe de formation professionnelle : 1,6%.
3.2. Charges facultatives
L’employeur peut accepter de prendre en charges certaines cotisations en tout ou en
partie pour faire bénéficier son personnel d’un régime de retraite supplémentaire.
4. Comptabilisation
Enregistrement du Salaire brute :
31/X/N
6171 Rémunération du personnel SB
4441 CNSS Cot. Sal
4443 Caisse de retraite Cot. Sal
44525 Etat IGR salariaux IR
3431 Avance et acomptes au personnel Avances
4432 Rémunération due au personnel SN à payer
Livre de paie du mois X
Enregistrement des cotisations patronales :
31/X/N
6174 Charges sociales
4441 CNSS
4443 Caisse de retraite
Charges patronales sur salaire du mois X
59
Série n ° 9. Les charges de personnel
Questions de compréhension
1. Quelles sont les différentes composantes du salaire brut ?
2. Quel est le barème de la prime d’ancienneté fixé par le droit du travail ?
3. Quel sont les différentes retenues sur salaire ?
4. Quel est le taux ainsi que le plafond prévu pour la cotisation salariale à la CNSS ?
5. Quelles sont les charges sociales patronales ?
6. Quel sont les charges sociale patronales obligatoires ? quels sont leurs taux et leurs
plafonds ?
Vrais/faux
1. Le salaire de base peut être fixé en application d’un taux horaire au nombre d’heures
effectués par le salarié dans la limite de la durée légale de travail.
2. Le salaire brut supporté par l’employeur ne revient pas entièrement au salarié. Une
partie et retenu par l’employeur pour être versée au trésor à titre de l’IR, et une
autres fraction est due aux organismes sociaux.
3. Au montant de l’IR calculé par le barème en vigueur il convient de retrancher les
déductions des charges de familles.
Exercice 1.
L’entreprise Amine emploie 3 salariés :
- Amal : salaire de base mensuel : 3 000 DH, prime d’ancienneté 5%, célibataire.
- Saad : salaire de base mensuel : 8 000 DH, prime d’ancienneté 10%, 3 personnes à
charges.
- Belfkih : salaire de base : 2 800 DH, prime d’ancienneté 10%, 6 personnes à charges, a
reçu au courant du mois (18-03) une avance de 1 000 DH.
- L’entreprise ne déclare ses salariés qu’à la CNSS.
Travail à faire pour le mois de mars 2010
1. Présenter le bulletin de paie pour chaque salarié.
2. Centraliser les bulletins sur le livre de paie.
3. Calculer les charges patronales.
4. Passer au journal les écritures correspondantes.
Exercice 2.
Monsieur benzekri a perçu au titre du mois de septembre 2010 les rémunérations
suivantes :
Salaire de base :
60
Heures normales : 200 x 25 5 000,00
Heures supplémentaires : 10 x 25 x 1,25 312,25
Total 5 312,50
Prime d'ancienneté 10 % 531,25
Indemnité de transport (justifiée) 300,00
Salaire brut 6 143,75
Par ailleurs, les informations suivantes vous sont communiquées :
- Le salarié est affilié à la CNSS.
- Il cotise à la CIMR au taux de 6% appliqué à son salaire brut plafonné à 6 000 DH.
- Il rembourse une traite mensuelle prélevée par l’employeur et réglée au CIH pour
l’acquisition d’un appartement à titre de logement économique. La traite de
septembre s’élève à 424,30 DH.
- Il est marié et père de deux enfants à charge.
Travail à faire pour le mois de septembre 2010
1. Présenter le bulletin de paie de Mr benzekri pour le mois de septembre 2010.
2. Passer les écritures nécessaires au journal de son employeur.
61
Correction série n ° 9. Les charges de personnel3
Questions de compréhension
7. Quelles sont les différentes composantes du salaire brut ?
8. Quel est le barème de la prime d’ancienneté fixé par le droit du travail ?
9. Quel sont les différentes retenues sur salaire ?
10. Quel est le taux ainsi que le plafond prévu pour la cotisation salariale à la CNSS ?
11. Quelles sont les charges sociales patronales ?
12. Quel sont les charges sociale patronales obligatoires ? quels sont leurs taux et leurs
plafonds ?
Correction questions de compréhension
1. Le salaire brut est composé par le salaire de base, les primes, les indemnités et les
avantages. Il est important de souligner que le salaire brut ne revient pas
entièrement au salarié. Une partie est retenue par l’employeur pour être versée à
l’Etat à titre d’IR et une autre partie est due aux organismes sociaux.
2.
Durée d'ancienneté Taux de la prime
De 2 à 5 ans 5%
De 5 à 12 ans 10%
De 12 à 20 ans 15%
Au delà de 20 ans 20%
3. Les retenues sur salaire sont : la cotisation salariale à la CNSS, la cotisation aux autres
organismes sociaux (facultative), l’IR, les avances et oppositions et la traite
(mensualité) sur logement économique.
4. La cotisation salariale à la CNSS est obligatoire. A partir de 01/04/2002 elle est fixée à
4,29 % du salaire brut imposable, plafonnée (base de calcul) à 6000 DH/ mois. (La
cotisation à la retraite CIMR qui est facultative est normalement de 6% du Salaire
brut).
5. En plus du salaire brut, l’employeur paie des charges sociales patronales :
- Charges patronales obligatoires : CNSS.
- Charges facultatives : la CIMR et/ou mutuelles.
6. Les charges patronales obligatoires : CNSS :
- Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux allocations familiales, le
taux est de 7,5% du salaire brut total.
- Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux prestations sociales, le
taux est de 8,6% du salaire brut total avec un plafond de 6000DH par mois par
salarié.
- Taxe de formation professionnelle : 1,6% du salaire brut.
3
Voir les taux actualisés en fin de série.
62
- Assurance maladie obligatoire 4% du salaire brut4
.
Remarque : tableau calcul de l’IR5
Tableau de calcul de l'IGR
Tranche de salaire imposable Taux Somme à déduire
1 - 1666,67 0,00% 0,00
1666,68 - 2000 13,% 216,66
2001 - 3000 21% 376,66
3001 - 5000 35% 796,66
au delà de 5000 44% 1 246,66
Vrais/faux
4. Le salaire de base peut être fixé en application d’un taux horaire au nombre d’heures
effectués par le salarié dans la limite de la durée légale de travail.
5. Le salaire brut supporté par l’employeur ne revient pas entièrement au salarié. Une
partie et retenu par l’employeur pour être versée au trésor à titre de l’IR, et une
autres fraction est due aux organismes sociaux.
6. Au montant de l’IR calculé par le barème en vigueur il convient de retrancher les
déductions des charges de familles.
Correction Vrai/faux
1. Vrai.
2. Vrai.
3. Vrai. A raison de 15 DH par mois et par personnes à charges plafonnée à 6 déductions
soit 90 DH.
Exercice 1.
L’entreprise Amine emploie 3 salariés :
- Amal : salaire de base mensuel : 3 000 DH, prime d’ancienneté 5%, célibataire.
- Saad : salaire de base mensuel : 8 000 DH, prime d’ancienneté 10%, 3 personnes à
charges.
- Belfkih : salaire de base : 2 800 DH, prime d’ancienneté 10%, 6 personnes à charges, a
reçu au courant du mois (18-03) une avance de 1 000 DH.
- L’entreprise ne déclare ses salariés qu’à la CNSS.
Travail à faire pour le mois de mars 2010
5. Présenter le bulletin de paie pour chaque salarié.
4
Voir les taux actualisés en fin de série
5
Voir les taux actualisés en fin de série.
63
6. Centraliser les bulletins sur le livre de paie.
7. Calculer les charges patronales.
8. Passer au journal les écritures correspondantes.
Correction exercice 1.
1. Le bulletin de paie de chaque salarié :
Bulletin de paie d’AMAL:
Salaire de base 3 000,00 (1) Salaire imposable
Prime d'ancienneté 150,00
Prime de risque Salaire brute 3 150,00
Indemnité de transport Indem. de transport exonérée 0,00
Indemnité de fonction Frais de déplacements justifiés 0,00
Frais de déplacements justifiés
Logement (Avantage en nature) Salaire brut imposable 3 150,00
Dédu. Forfai. 17% ( SBI- Avantages) Plafond 2000 -535,50
Salaire brut 3 150,00 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -135,14
Retenues CIMR (SB- Avantages) 6% 0,00
CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -135,14
CIMR (SB- Avantages) 6% Salaire imposable 2 479,37
IGR = SIxIR+pers à chgx15<90 -144,01
IGR/ salaire imposable (1) -144,01
Avance sur salaire
Salaire net 2 870,86
Bulletin de paie de Saad:
Salaire de base 8 000,00
Prime d'ancienneté 800,00 (1) Salaire imposable
Prime de risque
Indemnité de transport Salaire brute 8 800,00
Indemnité de fonction Indem. de transport exonnrée 0,00
Frais de déplacements justifiés Frais de déplacements justifiés 0,00
Logement (Avantage en nature)
Salaire brut imposable 8 800,00
Salaire brut 8 800,00 Dédu. Forfai. 17% ( SBI- Avantages) Plafond 2000 -1 496,00
Retenues CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40
CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40 CIMR (SB- Avantages) 6% 0,00
CIMR (SB- Avantages) 6%
Salaire imposable 7 046,60
IGR/ salaire imposable (1) -1 808,84 IGR = SIxIR+pers à chgx15<90 -1 808,84
Avance sur salaire
Salaire net 6 733,76
64
Bulletin de paie de Belfkih:
Salaire de base 2 800,00
Prime d'ancienneté 280,00
Prime de risque (1) Salaire imposable
Indemnité de transport
Indemnité de fonction Salaire brute 3 080,00
Frais de déplacements justifiés Indem. de transport exonnrée 0,00
Logement (Avantage en nature) Frais de déplacements justifiés 0,00
Salaire brut 3 080,00 Salaire brut imposable 3 080,00
Retenues Dédu. Forfai. 17% (SBI- Avantages) Plafond 2000 -523,60
CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -132,13 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -132,13
CIMR (SB- Avantages) 6% CIMR (SB- Avantages) 6% 0,00
IGR/ salaire imposable (1) -42,44 Salaire imposable 2 424,27
Avance sur salaire -1 000,00 IGR = SIxIR+pers à chgx15<90 -42,44
Salaire net 1 905,43
2. le livre de paie :
Noms
des
salariés
Salaire de
base
Primes Indemnités Avantages
Salaire
brute
Retenues Salaire
Net
Avances
ou opposi.
Salaire net à
payer
Cot IGR
Amal 3 000,00 150,00 0,00 0,00 3 150,00 -135,14 -144,01 2 870,86 0,00 2 870,86
Saad 8 000,00 800,00 0,00 0,00 8 800,00 -257,40 -1 808,84 6 733,76 0,00 6 733,76
Belfkih 2 800,00 280,00 0,00 0,00 3 080,00 -132,13 -42,44 2 905,43 -1 000,00 1 905,43
ToT 13 800,00 1 230,00 0,00 0,00 15 030,00 -524,67 -1 995,29 12 510,05 -1 000,00 11 510,05
3. Calcul des charges patronales :
-Cotisations aux allocations familiales 1127,25
-Cotisations aux prestations sociales 1051,78
-Taxe de formation professionnelle 240,48
-Assurances maladie obligatoire 601,2
3020,71
65
4. Enregistrement au journal :
18/03/N
3431 Avances et acomptes au personnel 1 000,00
5141 Banques 1 000,00
L'avance à Belfkih Chq n°
31/03/N
6174 Rémunérations du personnel 15 030,00
4441 CNSS 524,67
44525 Etat IGR salariaux 1 995,29
3431 Avances et acomptes au personnel 1 000,00
4432 Rémunérations due au personnel 11 510,05
Livre de paie Mars
31/03/N
6171 Charges sociales 3 020,71
4441 CNSS 3 020,71
Charges patronales sur salaire de Mars
Exercice 2.
Monsieur benzekri a perçu au titre du mois de septembre 2010 les rémunérations
suivantes :
Salaire de base :
Heures normales : 200 x 25 5 000,00
Heures supplémentaires : 10 x 25 x 1,25 312,25
Total 5 312,50
Prime d'ancienneté 10 % 531,25
Indemnité de transport (justifiée) 300,00
Salaire brut 6 143,75
Par ailleurs, les informations suivantes vous sont communiquées :
- Le salarié est affilié à la CNSS.
66
- Il cotise à la CIMR au taux de 6% appliqué à son salaire brut plafonné à 6 000 DH.
- Il rembourse une traite mensuelle prélevée par l’employeur et réglée au CIH pour
l’acquisition d’un appartement à titre de logement économique. La traite de
septembre s’élève à 424,30 DH.
- Il est marié et père de deux enfants à charge.
Travail à faire pour le mois de septembre 2010
3. Présenter le bulletin de paie de Mr benzekri pour le mois de septembre 2010.
4. Passer les écritures nécessaires au journal de son employeur.
Correction exercice 2.
1. Le bulletin de paie de Mr benzekri pour le mois de septembre 2010 :
Bulletin de paie de Benzekri:
Salaire de base 5 312,50 (1) Salaire imposable
Prime d'ancienneté 531,25
Prime de risque Salaire brute 6 143,75
Indemnité de transport justifiée 300,00 Indem. de transport exonérée -300,00
Indemnité de fonction Frais de déplacements justifiés 0,00
Frais de déplacements justifiés 0,00
Logement (Avantage en nature) Salaire brut imposable 5 843,75
Dédu. Forfai. 17% (SBI- Avantages) Plafond 2000 -993,44
Salaire brut 6 143,75 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40
Retenues CIMR (SB- Avantages) 6% -360,00
CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40
CIMR ( SB- Avantages) 6% -360,00 Salaire imposable 4 232,91
Traite CIH 424,30
IGR/ salaire imposable (1) -491,35 Salaire net imposable 3 808,61
Traite CIH -424,30 IGR = SNIxIR-pers à chgx15<90 -491,35
Salaire net 4 610,70
2. Enregistrement au journal
31/09/N
6174 Rémunérations du personnel 5 843,75
4441 CNSS 257,40
4443 Caisse de retraite 360,00
44525 Etat IGR salariaux 491,35
3438 Personnel -Autres débiteurs 424,30
4432 Rémunérations due au personnel 4 310,70
Livre de paie septembre
31/03/N
5 843,75 5 843,75
67
Remarques (barème actualisé de l’IR et des charges sociales obligatoire)
Barème actualisé de l’IR
Tableau de calcul de l'IGR
Tranche de salaire imposable Taux Somme à déduire
0 - 2 500 0,00% 0,00
2 501 – 4 167 10% 250
4 168 – 5 000 20% 666,67
5 001 – 6 667 30% 1 166,67
6 668 – 15 000 34% 1 433,33
Au delà de 15 000 38% 2 033,33
Charges sociales obligatoires
Ce sont surtout des charges dues à la CNSS.
- Cotisations pour la couverture des dépenses afférentes aux allocations familiales : 6,4%;
- Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux prestations sociales (maladie-
maternité, pension) : 8,60% ;
- Taxe de formation professionnelle : 1,6% du salaire brut ;
- Assurance maladie obligatoire : 3,5%. (La part salariale est de 2%).
68
Chapitre 5 : les travaux d’inventaire : les amortissements
Exercices d’application avec corrigés
Pr. Abdelmoumen Berjaoui
69
CHAPITRE 5 : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE : LES AMORTISSEMENTS
1. Notions et fonctions de l’amortissement
2. Les méthodes d’amortissements
2.1. L’amortissement constant
2.2. L’amortissement dégressif
2.3. Les écritures comptables des amortissements
3. la cession de bien amortissable
3.1. Le prix de cession
3.2. La sortie du bien de l’actif
3.2.1. Cas général : sans régularisation de la TVA
3.2.2. Le cas ou une régularisation de la TVA est obligatoire
4. Incident de l’amortissement sur les documents de synthèses
Exercices d’application : voir série n°10
70
Chapitre 5 : les travaux d’inventaire : les amortissements
Exemple
Considérons l’exemple suivant : une entreprise a acquis en N une machine
industrielle pour 135 000 DH HT à crédit. A la date de l’achat, l’entreprise a donc enregistré
les écritures comptables suivantes :
N
2331 Installation techniques 135 000,00
34551 Etat TVA récupérable sur les immobilisations 27 000,00
1486 Fournisseurs d'immobilisations 162 000,00
Questions
1) Fin N + 4, cette machine a – t- elle toujours une valeur comptable de 135 000 DH ?
1. Notions et fonctions de l’amortissement
Après leur acquisition et au cours de leurs utilisation par l’entreprise, les biens de
l’actif immobilisé, notamment les immobilisations corporelles et incorporelles subissent des
pertes de leurs valeurs suite notamment à l’usage, le temps et l’obsolescence. Ces pertes de
valeur se traduisent du point de vue comptable par des charges non décaissables mais
constatées. Ces charges s’appellent les amortissements.
Cas particulier
- Une exception doit être faite pour les immobilisations en non valeur. Ces immobilisations
sont certes amortissables sauf que leur amortissement n’est pas dû aux causes précitées. En
effet, les immobilisations en non valeur sont des charges par nature mais autorisées à être
enregistrées dans l’actif immobilisé. Leur amortissement constitue une répartition de leurs
montants sur plusieurs exercices afin qu’un seul exercice ne les supporte pas tout seul. Il
s’agit en fait d’une règle fiscale ;
- certaines immobilisations ne sont pas amortissables : il s’agit notamment des terrains (sauf
terrains miniers et carrière), le fonds commercial et les immobilisations financières.
La pratique des amortissements selon les normes autorisées au Maroc peut
s’effectuer de deux manières :
- L’amortissement constant ou dit linéaire ;
- L’amortissement dégressif (décroissant).
71
2. Les méthodes d’amortissements
2.1. L’amortissement constant
L’amortissement constant ou linéaire considère que l‘immobilisation se déprécie
d’une manière constante d’un exercice à un autre. Il permet donc de répartir de manière
égale les dépréciations sur la durée de vie du bien. Les éléments permettant le calcul de
l’amortissement sont :
- La base de calcul de l’amortissement(V0): c’est la valeur brute de l’immobilisation,
plus exactement sa valeur d’enregistrement en comptabilité lors de l’acquisition, dite
valeur d’origine HT, à l’exception des voitures de tourisme pour lesquelles la base de
calcul de l’amortissement est TTC ;
- La durée d’amortissement (N) : c’est la durée sur laquelle l’amortissement est
exercé. Il s’agit en fait de la durée de vie probable de l’immobilisation ;
- Le taux d’amortissement (tx): de la durée d’amortissement ou durée de vie précitée
on dégage le taux d’amortissement. la formule est la suivante6
: (100/N)
Ainsi le montant de l’amortissement par exercice, dit annuité ou dotation est
calculée par la formule suivante : Amt = V0 x tx
A retenir
- Le point de départ de l’amortissement : la première annuité d’amortissement est
calculée en principe à partir du mois de l’exercice d’acquisition ou de l’achèvement
de l’immobilisation si elle est produite par l’entreprise pour elle même. Toutefois, si
la mise en service est postérieure à l’acquisition, l’amortissement peut être
commencé à partir de la date de mise en service de l’immobilisation ;
- La règle de prorata temporis : généralement les immobilisations entrent dans le
patrimoine de l’entreprise au cours de l’exercice, de ce fait l’annuité du dit exercice
tient compte uniquement des mois restant jusqu’ à la date de l’inventaire ;
- La dernière annuité : en respectant également la règle de prorata temporis,
l’amortissement doit cesser :
 Lors du dernier mois de la durée de vie de l’amortissement. Une dotation à
l’inventaire doit être constituée entre le 01/01 est le mois en question. Il s’agit
en effet de l’exercice de l’amortissement définitif.
 En cas de cession de l’immobilisation ou de sa mise hors service. Une dotation à
l’inventaire doit être constituée du 01/01 à la date de cession ou de la mise hors
service.
Exemple
6
(1200 / Nombre de mois)
72
L’entreprise a acquis le 01/ 04 / 1994 une machine de production au prix HT de
360 000 DH. Elle décide de l’amortir sur 10 ans. Etablir le plan d’amortissement.
Corrigé
Date
Base de
l'amortissement
Dotation de
l'exercice
cumul des
amortissements
VNA (2)
31/12/1994 360 000,00 27 000,00 (1) 27 000,00 333 000,00
31/12/1995 360 000,00 36 000,00 63 000,00 297 000,00
31/12/1996 360 000,00 36 000,00 99 000,00 261 000,00
31/12/1997 360 000,00 36 000,00 135 000,00 225 000,00
31/12/1998 360 000,00 36 000,00 171 000,00 189 000,00
31/12/1999 360 000,00 36 000,00 207 000,00 153 000,00
31/12/2000 360 000,00 36 000,00 243 000,00 117 000,00
31/12/2001 360 000,00 36 000,00 279 000,00 81 000,00
31/12/2002 360 000,00 36 000,00 315 000,00 45 000,00
31/12/2003 360 000,00 36 000,00 351 000,00 9 000,00
31/12/2004 360 000,00 9 000,00 (3) 360 000,00 0,00
(1) 360 000 x 10 % x 9/12
(2) VNA : valeur nette d’amortissement = V0 – cumul des amortissements
(3) 360 000 x 10 % x 3/12
A retenir
- Dans un amortissement constant ou linaire la base de l’amortissement reste la même
tout au long de la durée d’amortissement ;
- Le montant du cumul des amortissements à la fin de la période d’amortissement est
égal à la valeur d’origine, cela prouve que le bien est totalement amorti et donc sa
valeur nette comptable est nulle,
- L’immobilisation amortie peut être cédé au cours de la durée d’amortissement ;
- A l’actif, la deuxième colonne est consacrée au cumul des amortissements depuis la
date d’entrée du bien;
- La VNA est représentée dans la troisième colonne à a ‘actif par la VNC : la valeur
nette comptable. Elle n’est pas un compte, elle est calculée.
- Le cumul des amortissements peut être calculé directement par la formule :
Cumul Amt = Vo x tx x n/12
2.2. L’amortissement dégressif
L’administration fiscale autorise les entreprises à pratiquer l’amortissement dégressif
pour certaines immobilisations. Cet amortissement permet de constater des annuités plus
fortes au début de la durée de vie et de plus en plus décroissantes par la suite.
L’amortissement est calculé par application d’un taux dégressif déterminé ainsi :
Tx dégressif = tx constant x coefficient
Les coefficients en vigueur sont :
Durée de vie Coefficient
73
3 D 1,5
5 D 2
D 6 3
Sont exclus de la pratique de l’amortissement dégressif : les constructions, les
voitures personnel et les immobilisations en non valeurs.
A retenir
- La base de calcul de la première annuité est la valeur d’origine à laquelle on applique
le taux dégressif en tenant également compte de la règle de prorata temporis;
- La VNA est calculée toujours sur la valeur d’origine est non sur la base de calcul ;
- La base de calcul d’un exercice N est la valeur nette d’amortissement VNA de
l’exercice N-1;
- A partir de l’exercice ou le taux calculé sur la durée restante (en mois), devient
supérieur au taux dégressif, on revient à l’amortissement linéaire au taux de la durée
restante. Dans l’amortissement dégressif il est donc conseiller d’ajouter une
colonne : taux de la durée restante et une colonne : durée restante en mois ;
- La VNA de l’exercice précédant celui où le taux dégressif est remplacé par le taux de
la durée restante, devienne la base de calcul du restant des années à courir.
Exemple
Prenons les données de l’exemple précédant est appliquant l’amortissement dégressif :
Date
Base de
l'amortissement
Dotation de
l'exercice
cumul des
amortissements
VNA
Taux de la durée
restante
Durée
restante en
mois
31/12/1994 360 000,00 81 000,00 (1) 81 000,00 279 000,00 0,1000 120
31/12/1995 279 000,00 83 700,00 164 700,00 195 300,00 0,1081 111
31/12/1996 195 300,00 58 590,00 223 290,00 136 710,00 0,1212 99
31/12/1997 136 710,00 41 013,00 264 303,00 95 697,00 0,1379 87
31/12/1998 95 697,00 28 709,10 293 012,10 66 987,90 0,1600 75
31/12/1999 66 987,90 20 096,37 313 108,47 46 891,53 0,1905 63
31/12/2000 46 891,53 14 067,46 327 175,93 32 824,07 0,2353 51
31/12/2001 32 824,07 10 099,97 (2) 337 275,90 22 724,10 0,3077 39
31/12/2002 32 824,07 10 099,97 347 375,86 12 624,14 27
31/12/2003 32 824,07 10 099,97 357 475,83 2 524,17 15
31/12/2004 32 824,07 2 524,99 360 000,82 -0,82 3
Remarquons
- Le taux d’amortissement dégressif = 10 % x 3 = 30 %
- A partir de l’exercice 2001, le taux de la durée restant devient supérieur au taux de
l’amortissement dégressif, il le remplace donc à partir de cette année ;
- La VNA de l’exercice 2000 devient la base de calcul des années restantes.
- (1) = 360 000 x 10 % x 3 x 9/12 = 81 000
74
- (2) = 32 824,07 x 0,3077
- (3) = 32 824,07 x 0,3077 x 3/12
2.3. Les écritures comptables des amortissements
Les dotations aux amortissements (constant ou dégressif) sont généralement
calculées et enregistrées à la date de l’inventaire. La constatation des dotations aux
amortissements entrainent :
- Le débit d’un compte de charge : 619. Dotation d’exploitation ;
- Le crédit d’un compte d’actif immobilisé : 28. Amortissement des immobilisations.
(compte soustractif).
3. Les cessions des biens amortissables
La cession des immobilisations constitue une activité non courante pour l’entreprise.
Elle entraine :
- La naissance d’une créance sur l’acquéreur ou, un encaissement du prix de cession de
l’immobilisation,
- Le retrait de l’actif de l’entreprise du bien cédé.
3.1. Le prix de cession
Le prix de cession représente un produit non courant pour l’entreprise. Il est
enregistré au crédit du compte 751. Produits des cessions d’immobilisations. Lors de la vente
du bien immobilisé, l’entreprise enregistre l’écriture suivante :
Date de la cession
3481/51 Créances sur cessions d'immobilisations / Trésorerie
751 Produits de cessions d'immobilisations
3.2. La sortie du bien de l’actif
3.2.1.Cas général : sans régularisation de la TVA
La cession d’une immobilisation entraine la sortie d’un bien de l’actif :
- A la date de l’inventaire, pour le bien cédé, on constitue une dotation aux
amortissements complémentaire pour la période s’étendant du premier jour de
l’exercice en cours (l’exercice ou la cession a été effectuée) jusqu’à la date de
cession ;
75
- La valeur d’origine de ce bien, le cumul des amortissements pratiqués depuis son
acquisition jusqu'à sa cession ainsi que sa valeur nette d’amortissement doivent être
soldés,
Notons que
- La valeur nette d’amortissement qui, pour rappel, est la différence entre la valeur
d’origine et le cumul des amortissements, fait l’objet d’une écriture comptable lors
de la sortie de l’immobilisation dans le compte 651. Valeurs nettes d’amortissements
des immobilisations cédées.
Finalement l’écriture de sortie du bien de l’actif est la suivante :
date de l'inventaire
619. Dotation D'exploitation
28. Amortissement des immobilisations
Dotation Complémentaire
date de l'inventaire
28. Amorti. Des immobilisations Cumul Amt7
651. VNA. Des immobilisations cédées VNA
2. Immobilisation Vo
Sortie du bien
Exemple :
L’entreprise Amine a cédé le 30/09/2004 une machine à écrire qui était acquise le
01/07/2000 au prix de 9 840 DH. L’amortissement constaté a été pratiqué au taux linéaire de
12%. Le prix de cession est de 3 800 DH dont 2 000 DH encaissée par chèque bancaire
immédiatement et 1 800 à crédit pour 2 mois.
Travail à faire
1. Passez les écritures nécessaires.
3.2.2. Cas ou une régularisation de la TVA est obligatoire
La règle fiscale stipule que lorsque la cession d’une immobilisation intervient avant
l’expiration d’une durés de 5 ans, l’entreprise doit reverser à l’Etat une fraction de la TVA
initialement déduite (récupérable) lors de l’acquisition. La TVA à reverser correspond à la
duré non courue.
7
Y compris la dotation complémentaire.
76
Exemple
L’entreprise Chami a acheté un micro-ordinateur le 01/04/2007 au prix de 90 000 DH
TVA 20% payé par cheque bancaire. L’amortissement a été pratiqué au taux constant de
15%. Le 01/08/2008, l’entreprise cède le micro-ordinateur au prix de 82 000 DH contre un
cheque bancaire.
Travail à faire
1. Passer les écritures nécessaires dans l’exercice 2008.
Correction
A la date d’acquisition l’entreprise avait enregistré l’écriture suivante :
01/04/2007
2355 Matériel informatique 90 000,00
34551 Etat TVA récupérables / immobilisations 18 000,00
5141 Banques 108 000,00
Facture n° Chq n°
Notons que
- L’entreprise a donc bénéficié de la déduction totale de la TVA payée au
fournisseur ;
- Le matériel informatique n’a pourtant resté dans l’entreprise que 2 année : 2007 et
2008,
- L’entreprise doit donc restituer la TVA correspondant au trois années non
parcourues. Le montant a restituer égale à 18 000 x 3/5 = 10 800 ;
- Il convient ici de rappeler qu’une année partielle est considérée fiscalement comme
une année entière.
01/04/2008
5141 Banque 82 000,00
7513 PC.des immobi.corporelles 82 000,00
Prix de vente du micro ordinateur
31/12/2008
6193 D.E.A des immobs. Corp. 7 875,00
28355 Amt. Mat inftq 7 875,00
90 000 x 15 % x 7/12
Dotation complémentaire
31/12/2008
28355 Amt. Mat inftq 18 000,00
6513 VNA des immobs. Corp. Cédées 82 800,00
77
2355 Mat. Informatique 90 000,00
4456 Etat, TVA due 10 800,00
Régularisation de la cession du micro-ordinateur
4. Incident de l’amortissement sur les documents de synthèse
Exemple
Le 09 octobre N, une entreprise fait l’acquisition d’un mobilier de bureau mis en
service le 12 octobre N. cout d’acquisition HT : 72 000 DH, durée d’utilisation prévue 10 ans.
78
31-12-N Inventaire du 31-12-N
Charges CPC Produits
61935 DEA des mobiliers, maté.de bur. et am. Div. 180 DEA des mob… 180
2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 180
7200 x 10% x 3/12 Actif Bilan Passif
Dotation de N Mobilier de bureau 7200 180 7020
31-12-
N+1
61935 DEA des mobiliers, matériel de bureau et am. Div. 720 Inventaire du 31-12-N+1
2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 720 Charges CPC Produits
7200 x 10% DEA des mob… 720
Dotation de N+1
Actif Bilan Passif
31-12-
N+2 Mobilier de bureau 7200 900 6300
61935 DEA des mobiliers, matériel de bureau et am. Div. 720
2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 720 Inventaire du 31-12-N+2
7200 x 10% Charges CPC Produits
Dotation de N+2 DEA des mob… 720
Actif Bilan Passif
Mobilier de bureau 7200 1620 5580
31-12-
N+10
61935 DEA des mobiliers, matériel de bureau et am. Div. 540 Inventaire du 31-12-N+10
2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 540 Charges CPC Produits
7200 x 10% x 9/12 DEA des mob… 540
Dotation de N+10
Actif Bilan Passif
Mobilier de bureau 7200 7200 0
Une immobilisation même totalement amortie doit figurer au bilan tant qu'elle reste
dans le patrimoine de l'entreprise.
79
Série n ° 10. Les travaux d’inventaire : les amortissements
Vrais/faux
1. L’amortissement constate une dépréciation irréversible.
2. Les frais de constitution ne s’amortissent pas.
3. La base d’amortissement d’un véhicule de tourisme est égale au coût d’achat TTC.
4. Pou une durée d’utilisation de 5 ans, le taux d’amortissement dégressif est de 20%.
5. Un compte 28 est un compte d’actif soustractif.
6. Le compte 751 produits de cession des immobilisations est tenu en valeur d’origine
de l’immobilisation cédée.
7. La cession en N d’un matériel acquis en N-10 entraine le reversement de La TVA.
8. La cession en N d’un matériel acquis en N-5 entraine un reversement de la TVA
9. La cession en N d’un matériel acquis en N n’entraine pas un reversement de la TVA.
Exercice 1. Répondre aux questions suivantes
1. Expliquer pourquoi une dotation est appelée « charge calculée ».
2. Déterminer la base d’amortissement :
- d’un camion acquis : 121 992 DH TTC.
- d’une voiture de tourisme acquise : 17 940 DH TTC.
- d’une machine–outil acquise : 750 000 DH TTC.
3. A quel taux d’amortissement linéaire et dégressif correspondent les durées
d’utilisations suivantes : 4 ans, 6 ans, 8 ans, 10 ans et 25 ans.
4. A quelle durée d’utilisation correspondent les taux d’amortissement linéaire
suivants : 5%, 8%, 12 % et 3%.
5. Un matériel industriel acquis 144 000 DH HT le 3 novembre N est mis en service le 12
novembre N. Sa durée d’utilisation est de 10 ans. Quel est le montant de la première
annuité :
- en appliquant le système d’amortissement linéaire,
- en appliquant le système d’amortissement dégressif.
6. Un matériel est acquis au cours de l’exercice N, sa durée d’utilisation est de 5 ans.
Quel sera le dernier exercice au cours duquel ce matériel sera totalement amorti :
- En appliquant le système d’amortissement linéaire.
- En appliquant le système d’amortissement dégressif.
7. Soit l’extrait d’un bilan au 31-12-N :
Matériel de
transport
1 650 000 420 000 1 230 000
La dotation annuelle de l’exercice N+1 est de 348 000 DH. Il n y’a eu ni cession, ni
acquisition au cours de l’exercice N+1. Présenter le poste matériel de transport au
bilan au 31-12-N+1.
8. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des immobilisations au 31-12-N :
- Valeur au début de l’exercice 1 880 000 ;
80
- Cession en cours d’exercice 340 000 ;
- Valeur à la clôture de l’exercice 1 970 000.
Quel est le montant des acquisitions au cours de l’exercice N ?
9. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des amortissements au 31-12-N :
- Amortissements cumulés au début de l’exercice 452 000 DH ;
- Dotation de l’exercice 89 000 DH ;
- Amortissement cumulés à la fin de l’exercice : 476 000 DH.
Quel est le montant des amortissements cumulés des immobilisations cédées.
Exercice 2. Amortissement cumulé, dotation, journal
L’entreprise Amine possède les immobilisations suivantes :
Désignation Date d'acquisition Valeur d’origine
(HT)
Durée Mode
d’amortissement
- Brevet, marques droits et
valeurs similaires.
01/05/2006 480 000,00 5 ans constant
- Bâtiments 01/10/2009 875 000,00 20 ans constant
Matériel de transport
- Voiture R21 01/04/2009 210 900,00 5 ans constant
- Camion berliett 01/07/2005 360 600,00 4 ans constant
Matériel de bureau
- 4 machines Royales 01/04/2007 32 400,00 10 ans constant
- 3 machines Japy 01/04/2003 36 000,00 10 ans dégressif
Travail à faire
1. Calculer les amortissements cumulés jusqu’au 31/12/09.
2. Calculer les dotations aux amortissements de l’exercice 2010.
3. Enregistrer au journal les amortissements de 2010.
Exercice 3. Cession d’une immobilisation amortissable, TVA.
1. Le 01/10 /2010, une machine-outil a été vendue pour 45 000 DH. L’écriture suivante
a été passée :
01/10/2010
5141 Banque 45 000,00
7513 PC. immob. Corporelles 45 000,00
Chq n°36452
Cette machine a été acquise le 02 janvier 2008 pour 80 000 DH et amortie au taux de
20%. Présenter les écritures de régularisations relatives à cette cession au 31/12/2010.
2. Un matériel informatique a été acquis le 02/01/2006 (date de création de
l’entreprise). Ce matériel a été vendu le 30 juin de l’année 2010 pour 50 000 DH. Une
plus-value de cession de 5312.5 DH a été constatée. L’entreprise pratique
l’amortissement constant. Durée d’utilisation prévue : 8 ans.
- Calculer la valeur d’origine.
- Passer les écritures de cession (règlement à crédit 3 mois).
- Régulariser la cession au 31/12/2010.
81
Correction série n ° 10. Les travaux d’inventaire : les amortissements
Vrais/faux
10. L’amortissement constate une dépréciation irréversible.
11. Les frais de constitution ne s’amortissent pas.
12. La base d’amortissement d’un véhicule de tourisme est égale au coût d’achat TTC.
13. Pou une durée d’utilisation de 5 ans, le taux d’amortissement dégressif est de 20%.
14. Un compte 28 est un compte d’actif soustractif.
15. Le compte 751 produits de cession des immobilisations est tenu en valeur d’origine
de l’immobilisation cédée.
16. La cession en N d’un matériel acquis en N-10 entraine le reversement de La TVA.
17. La cession en N d’un matériel acquis en N-5 entraine un reversement de la TVA
18. La cession en N d’un matériel acquis en N n’entraine pas un reversement de la TVA.
Correction vrai ou faux
1. Vrai. Il s’agit d’après le plan comptable marocain d’une dépréciation définitive.
2. Faux. Bien qu’elles sont des immobilisations en non valeurs, les frais de constitution
sont amortissables sur 5 ans. C’un cas particulier de l’amortissement puisqu’il s’agit
d’une répartition d’une charge inscrite en actif sur plusieurs exercices.
3. Vrai.
4. Faux. C’est 20% x coefficient.
5. Vrai.
6. Faux. Il est tenu en prix de cession de l’immobilisation cédée.
7. Faux. Le délai de 5 ans de détention exigé est expiré.
8. Faux. Le délai de 5 ans de détention exigé est expiré.
9. Faux. L’entreprise doit verser 4 années de TVA initialement déduite. Il convient de
rappeler qu’une année partielle de détention d’une immobilisation est considérée
fiscalement comme entière.
Exercice 1. Répondre aux questions suivantes
10. Expliquer pourquoi une dotation est appelée « chargé calculée ».
11. Déterminer la base d’amortissement :
- d’un camion acquis : 121 992 DH TTC.
- d’une voiture de tourisme acquise : 17 940 DH TTC.
- d’une machine–outil acquise : 750 000 DH TTC.
12. A quel taux d’amortissement linéaire et dégressif correspondent les durées
d’utilisations suivantes : 4 ans, 6 ans, 8 ans, 10 ans et 25 ans.
82
13. A quelle durée d’utilisation correspondent les taux d’amortissement linéaire
suivants : 5%, 8%, 12 % et 3%.
14. Un matériel industriel acquis 144 000 DH HT le 3 novembre N est mis en service le 12
novembre N. Sa durée d’utilisation est de 10 ans. Quel est le montant de la première
annuité :
- en appliquant le système d’amortissement linéaire,
- en appliquant le système d’amortissement dégressif.
15. Un matériel est acquis au cours de l’exercice N, sa durée d’utilisation est de 5 ans.
Quel sera le dernier exercice au cours duquel ce matériel sera totalement amorti :
- En appliquant le système d’amortissement linéaire.
- En appliquant le système d’amortissement dégressif.
16. Soit l’extrait d’un bilan au 31-12-N :
Matériel de
transport
1 650 000 420 000 1 230 000
La dotation annuelle de l’exercice N+1 est de 348 000 DH. Il n y’a eu ni cession, ni
acquisition au cours de l’exercice N+1. Présenter le poste matériel de transport au
bilan au 31-12-N+1.
17. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des immobilisations au 31-12-N :
- Valeur au début de l’exercice 1 880 000 ;
- Cession en cours d’exercice 340 000 ;
- Valeur à la clôture de l’exercice 1 970 000.
Quel est le montant des acquisitions au cours de l’exercice N ?
18. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des amortissements au 31-12-N :
- Amortissements cumulés au début de l’exercice 452 000 DH ;
- Dotation de l’exercice 89 000 DH ;
- Amortissement cumulés à la fin de l’exercice : 476 000 DH.
Quel est le montant des amortissements cumulés des immobilisations cédées.
Correction exercice 1. Répondre aux questions suivantes
1. Il ne résulte pas d’un décaissement mais d’un calcul. Une évaluation d’une
dépréciation définitive.
2. - Camion : 121 992/1,2 = 101 660.
- Voiture de tourisme = 17 940.
- Machine–outil : 750 000/1,2= 625 000.
3.
D Taux constant Taux dégressif
4 25% 37,50%
6 16,67% 33,33%
8 12,50% 37,50%
10 10% 30%
25 4% 12%
83
4.
Taux constant D
5% 20
8% 12,50
12% 8,33
3% 33,33
5. Amortissement linéaire : 144 000 x 0,1 x 2/12 = 2 400.
Amortissement dégressif : 144 000 x 0,1 x 3 x 2/12 = 7 200.
6. Amortissement constant : N+5
Amortissement dégressif : durée déterminée par le tableau d’amortissement
dégressif. (A établir).
7.
8. 1 970 000 - 1 880 000 + 340 000 = 430 000.
9. 452 000 + 89 000 – 476 000 = 65 000.
Exercice 2. Amortissement cumulé, dotation, journal
L’entreprise Amine possède les immobilisations suivantes :
Désignation Date d'acquisition Valeur d’origine
(HT)
Durée Mode
d’amortissement
- Brevet, marques droits et
valeurs similaires.
01/05/2006 480 000,00 5 ans constant
- Bâtiments 01/10/2009 875 000,00 20 ans constant
Matériel de transport
- Voiture R21 01/04/2009 210 900,00 5 ans constant
- Camion berliett 01/07/2005 360 600,00 4 ans constant
Matériel de bureau
- 4 machines Royales 01/04/2007 32 400,00 10 ans constant
- 3 machines Japy 01/04/2003 36 000,00 10 ans dégressif
Travail à faire
4. Calculer les amortissements cumulés jusqu’au 31/12/09.
5. Calculer les dotations aux amortissements de l’exercice 2010.
6. Enregistrer au journal les amortissements de 2010.
Matériel de transport 1 650 000 768 000 882 000
84
Correction exercice 2. Amortissement cumulé, dotation, journal
1. Amortissements cumulés8
jusqu'au 31/12/09
- Brevet… : 480 000 x 0,2 x 44/12 = 352 000.
La durée écoulée de la date d’acquisition au 31/12/2009 est 44 mois.
- Bâtiment : 875 000 x 0,05 x 3/12 = 10 937,50.
- Matériel de transport :
Voiture R 21 : 210 900 x 1,2 (TTC) x 0,2 x 9/12 = 37 962.
Camion berliett : 360 600 x 0,25 x 48/12 = 360 600 totalement amortie en
2009.
398 562
- Matériel de bureau :
Machines Royal : 32 400 x 0,1 x 33/12 = 8 910.
Machine Japy : = 32 717 ,59 voir tableau d’amortissement
dégressif.
41 627,59
Il est en effet impératif d’utiliser le tableau d’amortissement dégressif suivant :
Date
Base de
l'amortissement
Dotation de
l'exercice
cumul des
amortissements
VNA
Taux de la
durée
restante
31/12/2003 36 000,00 8 100,00 8 100,00 27 900,00 0,1000
9
31/12/2004 27 900,00 8 370,00 16 470,00 19 530,00 0,1081
31/12/2005 19 530,00 5 859,00 22 329,00 13 671,00 0,1212
31/12/2006 13 671,00 4 101,30 26 430,30 9 569,70 0,1379
31/12/2007 9 569,70 2 870,91 29 301,21 6 698,79 0,1600
31/12/2008 6 698,79 2 009,64 31 310,85 4 689,15 0,1905
31/12/2009 4 689,15 1 406,75 32 717,59 3 282,41 0,2353
31/12/2010 3 282,41 1 010,00
10
33 727,59 2 272,41 0,3077
11
31/12/2011 3 282,41 1 010,00 34 737,59 1 262,41
31/12/2012 3 282,41 1 010,00 35 747,58 252,42
31/12/2013 3 282,41 252,50 36 000,08 0,00
2. Les dotations d’amortissement de l’exercice 2010 :
Pour ne pas se tromper Il est important d’établir les deux tableaux suivants :
Immobilisation
Date
d'acquisition
Durée de vie en
mois
Durée amortie au
31/12/2009
Durée restant à
amortir
Durée restant à
amortir pour
l'exercice 2010
Brevet… 01/05/2006 60 44 16 12
Bâtiment 01/10/2009 240 3 237 12
Voiture 21 01/04/2009 60 9 51 12
Camions berliett 01/07/2005 48 48 0 0
8
On peut utiliser un tableau.
9
12/120
10
= 3 282,41 x 0,3077.
11
12/39 est supérieur au taux dégressif de 0,3.
85
Machines Royales 01/04/2007 120 33 87 12
Machines Japy 01/04/2003 120
Voir tableau
d'Amt.
Voir tableau
d'Amt.
Voir tableau
d'Amt.
Immobilisation
Base de
l'amortissement
Durée restant à
amortir pour
l'exercice 2010
Dotation 2010
Brevet… 480 000,00 12 96 000,00
Bâtiment 875 000,00 12 43 750,00
Voiture 21 253 080 (TTC) 12 50 616,00
Camions berliett 360 600,00 0 0,00
Machines Royales 32 400,00 12 3 240,00
Machines Japy 36 000,00 Voir tableau d'Amt. 1 010,00
Total 194 616,00
3. Enregistrement au journal :
31/12/2010
6192 DEA des imm. Inc. 96 000,00
2822 Amt. Des brevets, marques…. 96 000,00
Dotation 2010
31/12/2010
6193 DEA des imm. Corp. 98 616,00
28321 Amt. Des bâtiments 43 750,00
2834 Amt. Mat. Transport 50 616,00
28352 Amt.mat. Bureau 4 250,00
Dotation 2010
Exercice 3. Cession d’une immobilisation amortissable, TVA.
3. Le 01/10 /2010, une machine-outil a été vendue pour 45 000 DH. L’écriture suivante
a été passée :
01/10/2010
5141 Banque 45 000,00
7513 PC. immob. Corporelles 45 000,00
Chq n°36452
Cette machine a été acquise le 02 janvier 2008 pour 80 000 DH et amortie au taux de
20%. Présenter les écritures de régularisations relatives à cette cession au 31/12/2010.
4. Un matériel informatique a été acquis le 02/01/2006 (date de création de
l’entreprise). Ce matériel a été vendu le 30 juin de l’année 2010 pour 50 000 DH. Une
86
plus-value de cession de 5 312,5 DH a été constatée. L’entreprise pratique
l’amortissement constant. Durée d’utilisation prévue : 8 ans.
- Calculer la valeur d’origine.
- Passer les écritures de cession (règlement à crédit 3 mois).
- Régulariser la cession au 31/12/2010.
Correction exercice 3. Cession d’une immobilisation amortissable, TVA
1. Les écritures de régularisation relatives à la cession :
31/12/2010
6193 DEA des imm. Corp 12 000,00
28332 Amt. du mat. et outil. 12 000,00
Dotation complémentaire 80 000 x 0,2 x 9/12
31/12/2010
28332 Amt. du mat. et outil. 44 000,00
6513 VNA des immob. Corp. Cédées 42 400,00
2332
4456
Matériel et outillage
Etat, TVA due
80 000,00
6 400,00
Annulation machine outil cédée
80 000 x 0,2 x 33/12
TVA à reverser à l'Etat
80 000 x 0,2 x 2/5
Ou pour la TVA
6583 Pénalités et amendes fiscales ou pénales12
6 400,00
4456 Etat, TVA due 6 400,00
TVA à reverser à l'Etat 80 000 x 0,2 x 2/5
2. Valeur d’origine
Valeur d’origine = VNA + cumul des amortissements
12
Certains comptables n’utilisent pas ce compte. Ils intègrent la TVA à reverser à l’Etat dans la VNA comme
dans l’écriture précédente. Cette dernière pratique peut donner lieu à un retraitement lors du calcul de la
capacité d’autofinancement en analyse financière et touche au principe d’intangibilité des valeurs. Elle pourrait
également être refusée par l’administration fiscale.
87
Plus –value / cession = prix de cession – VNA
Cumul des amortissements = valeur d’origine x 12,5% x 54/12 = valeur d’origine x
0,5625
Donc : Valeur d’origine = prix de cession - plus- value + cumul des amortissements
= 50 000 – 5 312,5 + valeur d’origine x 0,5625
Valeur d’origine = 102 143
Ecriture de cession et de régularisation :
30/06/2010
3481 Créances sur cession d'immob. 50 000,00
7513 PC des immob. Corp. 50 000,00
Cession matériel informatique
31/12/2010
6193 DEA des imm. Corp 6 384,00
28355 Amt. du mat. Informatique. 6 384,00
Dotation complémentaire 102 143 x 0,125 x 6/12
31/12/2010
28355 Amt. du mat. Informatique. 57 455,40
6513 VNA des immob. Corp. Cédées 44 687,60
2355 Matériel informatique 102 143,00
Annulation matériel informatique cédé
102 143 x 0,125 x 54/12
31/12/2010
L’entreprise a gardé le matériel informatique 5 ans, donc il n’y a pas lieu de reversement de
la TVA à l’Etat.
88
Chapitre 6 : les travaux d’inventaire : les provisions
Exercices d’application avec corrigés
Pr. Abdelmoumen Berjaoui
89
CHAPITRE 6 : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE : les provisions
1. Les provisions pour dépréciation de certains éléments de l’actif
1.1. Provisions pour dépréciations des immobilisations
1.2. Provisions pour dépréciations des stocks
1.3. Provisions pour dépréciations des créances
1.3.1. Schéma général
1.3.2. Cas dans lequel la créance est insolvable
1.3.3. Les réajustements des provisions des créances douteuses
1.4. Provisions pour dépréciation des titres et valeurs de placement
1.5. Provisions pour dépréciations des comptes de trésorerie
2. Cession des éléments provisionnés
2.1. Cession d’une immobilisation provisionnée
2.2. Cession des titres et valeurs de placement
3. Les provisions pour risques et charges
3.1. Les provisions durables
3.2. Les provisions non durables
Exercices d’application : voir série n°11
90
Chapitre 6 : les travaux d’inventaire : les provisions
Contrairement aux amortissements qui sont des dépréciations définitives, certains
éléments de l’actif peuvent faire l’objet d’une dépréciation non définitive (ajustable chaque
fin d’exercice) appelée les provisions pour dépréciations. La comptabilité marocaine
considère également qu’à la date de l’inventaire une dépense probable (procès en cours par
exemple) doit également faire l’objet d’une provision mais pour ce cas il s’agit des provisions
pour risques et charges.
1. Les provisions pour dépréciation de certains éléments de l’actif
Il s’agit donc d’enregistrer en comptabilité une dépréciation de la valeur d’un
élément de l’actif suite à une cause dont les effets ne sont pas jugés définitives (réversibles).
Peuvent faire l’objet d’une provision les éléments de l'actif qui ne sont pas amortissable. Il
s’agit plus exactement :
1.1. Provisions pour dépréciation des immobilisations
La provision pour dépréciation d’une immobilisation est enregistrée en règle générale
selon la forme suivante :
31/12/N
6194 DEP pour dép. des immobilisations
2920/2930 PPD des immob. Incorp / PPD des immob.corp
Provisions pour dépréciations
29. PPD des
immobilisations
292. PPD des
immobilisations
incorporelles.
293. PPD des
immobilisations
corporelles.
294/295. PPD
des
immobilisations
financières
391. PPD des
stocks
394. PPD des
créances de
l’actif circulant
395. PPD des
titres et
valeurs de
placement
590. provisions
pour dépreciation
des comptes de
trésorerie
91
Concernant les immobilisations financières (titres de participations), l’écriture a passé
est la suivante :
31/12/N
6392 Dotation aux prov. Pour dépréciations des immob. Financières
2951 Provisions pour dépréciation des titres de participations
Exemple
Une entreprise possède 200 titres de participation de BMCE acquis à 220 DH
chacune. Au 31/12/2010, le cours en bourse de BMCI a chuté. Il est devenu 205 DH.
1.2. Provisions pour dépréciations des stocks
Lors de l’évaluation extra-comptable du stock final à l’inventaire, l’entreprise peut
considérer qu’un lot du stock nécessite une dépréciation. Il y a lieu donc de constater une
provision. L’écriture à passer est la suivante :
31/12/N
6196 DEP. Pour dépréciations de l'actif circulant
391. Provisions pour dépréciation des stocks
1.3. Provisions pour dépréciation des créances
1.3.1. Schéma général
92
1.3.2. Cas dans lequel la créance est insolvable
Une créance peut devenir insolvable immédiatement c'est-à-dire avant qu’elle ne soit
transférée en créance douteuse (3424).
Dans ce cas on passe les écritures suivantes :
31-12-N
6182/6585 Pertes sur créances irréco. /créances devenus irréco. HT
4455 Etat TVA facturée TVA
3421 Clients TTC
Dans le cas ou la créance douteuse est devenue insolvable, on solde donc les
écritures de la créance douteuse et la provision déjà constatées :
31-12-N
6182 Pertes sur créances irrécouvrables HT
4455 Etat TVA facturée TVA
3424 Clients douteux ou litigieux TTC
31-12-N
3942 Prov. Pour dépréciations des clients et cpt.ratt.
7196 Reprises sur prov. Pour dép. de l'actif circulant
Créances clients
Clients jugés sans
problèmes : aucune écriture
à passer.
Clients dont le
recouvrement est incertain :
- A reclasser dans le compte
3424,
- Constituer une provision
pour faire face à
l’éventualité d’une perte
probable (6196/3942).
Clients dont la créance est
irrécouvrable :
A solder la créance et
constater une perte non
courante.
93
1.3.3. Les réajustements des provisions des créances douteuses
A l’inverse des amortissements qui se cumulent d’exercice en exercice, les provisions
s’ajustent à la fin de chaque exercice :
- Si la dépréciation constatée en N-1 est jugée insuffisante : on la complète par un
enregistrement identique à celui de la création de la provision,
- Si la dépréciation constatée en N-1 est jugée trop forte : on la diminue on créditant le
compte 7196.Reprise sur provision pour dépréciation de l’actif circulant par le débit
du compte 3942.Prov. Pour dépréciations des clients et cpt.ratt.
- si la dépréciation devient sans objet c'est-à-dire la perte de valeur a disparue
(créance douteuse insolvable voir 1.3.2, ou le bien a été vendu) on annule la
dépréciation.
Exemple
Une entreprise vous communique la situation de ses créances aux 31/12/2010 :
- Créances douteuses au 31/12/2010
Clients Nominal TTC Provision au
31/12/2009
Appréciation au 31/12/2010
SA « MONA »
Benlmlih
Ramzi
4 998
7 495
6 902
840
1 890
2 900
Insolvable
Porter la provision à 25 % du solde
Perte probable 60 % du solde
- Créances nouvellement douteuses
Le client ABADI d’une créance de l’ordre de 8 568 DH TTC incertaine quant à son
recouvrement. On espère récupérer 3 808 DH TTC.
- Créance insolvable
Le client Badih a déménagé sans laisser d’adresse, sa créance est irrécouvrable :
4 879 DH TTC.
Travail à faire
Passer les écritures nécessaires au 31/12/2010.
Corrigé
Noms
Créances
TTC fin N
Dépréciation fin
N-1 Constatation Augmentation Diminution Annulation Perte Observatio
94
SA " MONA" 4 998 840 840 4 165 Insolvabl
Benlmlih
7 495 1 890 329
Porter la pro
à 25% du so
Ramzi
6 902 2 900 551 Perte probab
% du sold
ABADI
8 568 0 3 967
Perte proba
(8568-3808)
Badih
4 879 0 4 066
Créance
irrécouvra
8 568 4 518 1 169 8 231
31/12/2010
3424 Clients douteux ou litigieux 8 568
3421 Clients 8 568
ABADI devenu douteux
31/12/2010
61964 D.E.P p.dép. créance de l'act. Circ. 4 518
3942 Prov. pour dépr. des clients et… 4 518
Ramzi et ABADI
31/12/2010
3942 Prov. pour dépr. des clients et… 1 169
7196 Rep.sur prov. P.dép. de l'actif ci. 1 169
Mona et Benlmlih
6182 Perte sur créance irrécouvrable 8 231
4455 Etat, TVA facturée 1 646
3424 Clients douteux ou litigieux 4 998
3421 Clients 4 879
Mona et Badih
31/12/2010
24 132 24 132
1.4. Provision pour dépréciation des titres et valeurs de placement
La dépréciation des TVP est déterminée par comparaison du prix d’acquisition et de
la valeur des titres à la date de l’inventaire. Par principe, les pertes probables sont prises en
95
comptes (provisionnées) mais les gains probables sont ignorés. L’écriture comptable prévue
est la suivante :
31/12/2010
6394 DPPD TVP
3950 Prov. Pour dép. TVP
1.5. Provision pour dépréciation des comptes de trésorerie
Le plan comptable a prévu également la constatation d’une provision pour
dépréciations des comptes de trésoreries (exemple : compte bancaire ouvert auprès d’une
banque qui connait des difficultés financières) :
31/12/2010
6396 DPPD des comptes de trésoreries
5900 Prov. Pour dép.des cptes de trésorerie
2. Cession des éléments provisionnés
La cession peut porter sur un élément de l’actif immobilisé, ou sur un élément d’actif
circulant.
2.1. Cession d’une immobilisation provisionnée
L’usage des comptes 751. Produits de cession d’immobilisations et de 651. VNA des
immobilisations cédées est également prévue pour l’enregistrement des cessions de toutes
les immobilisations. Les provisions des immobilisations cédées doivent être annulées par le
compte 7194.Reprises sur provision pour dépréciation des immobilisations ou 7392.
Reprise sur provisions pour dépréciations des immobilisations financières.
Exemple : cession de titre de participation
date de cession
5141 Banque
96
7514 Pdt de cess.des immo. Finan.
31/12/N
2951 Prov. Pour dép.des TP
7392 Rep. Sur prov. P.dep. Immob. Fin.
31/12/N
6514 VNA des immob. Fin. Cédées
2510 Titres de participation
2.2. Cession des titres et valeurs de placement
La cession des titres spéculatifs (TVP) ne revêt pas un caractère non courant comme
c’est le cas des immobilisations notamment les immobilisations financières (les titres de
participations) mais au contraire elle se considère comme une activité financière. Le résultat
de cession peut dégager :
- Une plus-value : elle et comptabilisée au crédit du compte 7385. Produits nets sur
cession des titres et valeurs de placement,
- Une moins-value : elle et comptabilisée au débit du compte 6385. Charges nettes sur
cession des titres et valeurs de placement. Les provisions sont annulées selon les
mêmes règles prévues pour l’ensemble des autres provisions.
Le schéma d’enregistrement comptable est donc le suivant :
date de cession date de cession
5141 Banque 5141 Banque
6385 Charges nettes/ cession des TVP 350 Titres et valeurs de plac.
350 Titres et valeurs de plac. 7385 Pdt.net/ cession TVP
Moins values 31/12/N Plus values 31/12/N
3950 Prov. Pour dép. des TVP 3950 Prov. Pour dép. des TVP
7394 Rep/ prov. PD TVP 7394 Rep/ prov. PD TVP
3. Les provisions pour risques et charges
Au passif on trouve d’autres types de provisions permettant à l’entreprise de se
préparer à des paiements probables occasionnés par des risques ou des charges déjà
apparents en fin d’exercice. On distingue entre deux rubriques de provisions pour risques
et charges:
97
3.1. Les provisions durables
Les provisions durables sont destinées à se couvrir des risques et des charges
correspondant à des exercices ultérieurs. Leur constitution est autorisée par des
événements survenus en cours ou en fin de l’exercice qui les rendent probables. Le
caractère de la charge ou du risque détermine en effet la nature de la dotation à
débiter :
Exemple
Une entreprise commerciale accorde des garanties de deux ans à ses clients sur
les ventes des ses produits. Le 31/12/2009 la provision est estimée à 2,5% du CA qui s’est
élevé à 246 200 :
Provisions pour
risques et
charges
15. Provisions
durables pour
risques et charges >
12 mois
45. Autres proviosns
pour risques et
charges < 12 mois
31/12/N
6195 DEP pour risques et charges
6393 D. aux Prov. Pour risque et charges financières
6595 D. non courantes aux Prov. Pour risque et charges
151 Provision pour risques
155 Provisions pour charges
98
31/12/N
6195 D.E.P pour risques et charges 6 155
1512 Provisions pour garanties donnés aux clients 6 155
3.2. Les provisions non durables
Ces provisions peuvent correspondre à des paiements probables très
prochains. Elles sont alors rangées dans le passif circulant. Le compte de la dotation
est choisi selon la nature du risque ou de la charge. Le compte de provision fait partie
du poste
450. Autres provisions pour risques et charges.
Exemple
Reprenons l’exemple précédant avec une seule modification :
- La garantie offerte est aujourd’hui de 6 mois au lieu de deux ans :
31/12/N
6195 DEP pour risques et charges 6 155
4502
Provision pour garanties données aux
clients 6 155
A retenir
- Les provisions pour dépréciation comme les amortissements s’inscrivent à l’actif
soustractif du bilan : elles viennent en déduction des valeurs brutes des comptes
provisionnés ;
- Les provisions pour risques et charges s’inscrivent au passif du bilan ;
- A l’inverse des amortissements qui se cumulent d’exercice en exercice (dépréciations
irréversibles), les provisions s’ajustent à la fin de chaque exercice ;
99
- Si la dépréciation constatée en N-1 est jugée insuffisante : on la complète par un
enregistrement identique à celui de la création de la provision,
- Si la dépréciation constatée en N-1 est jugée trop forte : on la diminue on créditant
un compte de reprise ;
- Si la dépréciation devient sans objet c'est-à-dire la perte de valeur a disparue on
annule la dépréciation par un compte de reprise.
Série n ° 11. Les travaux d’inventaire : les provisions
Vrai / faux
Les affirmations suivantes sont-elles vrai ou fausses ?
1. Les provisions ont toujours un caractère provisoire.
2. Les provisions pour dépréciation s’inscrivent au passif du Bilan.
3. Les provisions se cumulent en fin d’exercice.
4. Les provisions sont ajustées en fin d’exercice.
5. Si la perte probable sur une créance est de 60%, la dépréciation sera elle aussi de
60%.
6. La provision pour dépréciation est calculée sur le montant TTC de la créance.
100
7. Une perte sur créance irrécouvrable apparait TTC.
8. Une créance totalement irrécouvrable doit faire l’objet d’une dépréciation à 100%.
9. Une action dont le cours est en hausse donne lieu à l’enregistrement d’une plus –
value.
10. Une provision peut constater un risque simplement éventuel.
Exercice 1. Créances douteuses (1 seul client)
Courant N, l’entreprise Ashraf a adressé à son client Mezouar une facture de ventes
de marchandises s’élevant à 60 000 DH HT. Fin N, cette créance est considérée comme
récupérable à seulement 40 %. Fin N+1, la perte est évaluée à 70%. Courant N+2, Mezouar
règle 44 850 DH. Fin N+2, le reliquat sur cette créance est définitivement perdu.
Travail à faire
7. Enregistrer ces opérations.
Exercice 2. Créances douteuses (plusieurs clients)
Le 31/12/N, on trouve dans la balance avant inventaire de l’entreprise Marina :
3424
3942
Clients douteux ou litigieux
Provisions pour dépréciation des clients et comptes rattachés
5 651,10
2 550,00
La situation des clients douteux anciens est la suivante
Noms
Créances
TTC fin N-1
Dépréciation
fin N-1
Somme
perçue en N
Observations
A 2 870,40 1 200,00 1 166,10 Créance irrécouvrable
B 4 305,60 1 350,00 358,80 Porter la dépréciation à 60% du solde
7 176,00 2 550,00 1 524,90
Les créances devenues douteuses en N sont les suivantes :
Noms Créances TTC
Dépréciation à
constituer
C 2 906,33 25%
D 3 516,24 20%
E 3 588,00 30%
10 010,57
Travail à faire
5. Dresser les écritures fin N.
Exercice 3. Provisions sur titres
Le 31/12/N, l’état des titres et valeurs de placement (actions) se présente ainsi dans
l’entreprise Machatte, avant inventaire :
101
TVP Nombre
Valeurs unitaires
d'entrée
Dépréciation
fin N-1
Valeurs unitaires
fin N
BMCE 10 160 100 170
AWB 20 250 40 240
SONASID
Achat N-1 (anciennes) 15 220 néant 225
Achat N (nouvelles) 25 240 néant 225
Travail à faire
1- Ajuster la dépréciation fin N.
2- Enregistrer les écritures correspondantes dans le journal.
Exercice 4. Provisions pour litiges
Courant N, l’entreprise Mounasstir se voit intenter un procès par son client Machatte
qui lui réclame 35 000 DH à titre de dommage et intérêts. Fin N+1, le litige n’est toujours pas
réglé, mais il apparait de façon quasi certaine que l’entreprise devra verser la somme de
25 000 DH à son client.
Le 14-02-N+2, l’entreprise doit payer, et régler par cheque :
- 30 000 DH de dommage et intérêts ;
- 2 500 DH de frais de justice ;
- 3000 DH à son avocat.
Toutes ses opérations sont considérées non courantes et non soumises et La TVA.
Travail à faire
1. Passer les écritures au journal.
Correction série n ° 11. Les travaux d’inventaire : les provisions
Vrai / faux
Les affirmations suivantes sont-elles vrai ou fausses ?
11. Les provisions ont toujours un caractère provisoire.
12. Les provisions pour dépréciation s’inscrivent au passif du Bilan.
13. Les provisions se cumulent en fin d’exercice.
14. Les provisions sont ajustées en fin d’exercice.
102
15. Si la perte probable sur une créance est de 60%, la dépréciation sera elle aussi de
60%.
16. La provision pour dépréciation est calculée sur le montant TTC de la créance.
17. Une perte sur créance irrécouvrable apparait TTC.
18. Une créance totalement irrécouvrable doit faire l’objet d’une dépréciation à 100%.
19. Une action dont le cours est en hausse donne lieu à l’enregistrement d’une plus –
value.
20. Une provision peut constater un risque simplement éventuel.
Correction Vrai / faux
1. Vrai. Elles sont ajustables (constatation, augmentation, diminution ou annulation) à
la fin de chaque exercice.
2. Faux. Il s’agit des provisions pour risques et charges. Les provisions pour
dépréciations figurent à l’actif du bilan en soustraction.
3. Faux. Contrairement aux amortissements qui sont cumulables, les provisions sont
ajustables.
4. Vrai.
5. Vrai.
6. Faux. Sur le montant HT de la créance.
7. Faux. Une perte sur créance irrécouvrable est HT.
8. Faux. Elle doit passer directement à une perte sur créance irrécouvrable.
9. Faux. Les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées.
10. Faux. Elle doit constater un risque probable.
Exercice 1. Créances douteuses (1 seul client)
Courant N, l’entreprise Ashraf a adressé à son client Mezouar une facture de ventes
de marchandises s’élevant à 60 000 DH HT. Fin N, cette créance est considérée comme
récupérable à seulement 40 %. Fin N+1, la perte est évaluée à 70%. Courant N+2, Mezouar
règle 44 850 DH. Fin N+2, le reliquat sur cette créance est définitivement perdu.
Travail à faire
8. Enregistrer ces opérations.
Correction exercice 1. Créances douteuses (1 seul client)
1. Enregistrement au journal
Courant N
3421 Clients 72 000,00
7111 Vente de marchand. 60 000,00
4455 Etat, TVA facturée 12 000,00
Facture N°
31/12/N
103
3424 Clients douteux ou litigieux 72 000,00
3421 Clients 72 000,00
Client Mezouar devenu douteux
31/12/N
61964 D.E.P pour dép. créance de l'act. Circ 36 000,00
3942 Prov. pour dépr. des clients et… 36 000,00
Const. d'un prov. Sur la perte prévisible de 60 000 x 60% = 36000
31/12/N+1
61964 D.E.P pour dép. créance de l'act. Circ 6 000,00
3942 Prov. pour dépr. des clients et… 6 000,00
Const. d'un prov. Complémentaire de 10%
La perte prévisible étant de 70%.
Courant N+2
5141 Banques 44 850,00
3424 Clients douteux ou litigieux 44 850,00
Chèque N°
31/12/N+2
6182 Perte sur créance irrécouvrable 22 625,00
4455 Etat, TVA facturée 4 525,00
3424 Clients douteux ou litigieux 27 150,00
Perte HT = (72 000 - 44 850)/1,2 = 22 625
Récupération TVA à tenir compte dans la déclaration du mois suivant
31/12/N+2
3942 Prov. pour dépr. des clients et… 42 000,00
7196 Reprise sur prov. Pour dépré de l'actif circul. 42 000,00
Annulation de la provision devenue sans objet
Exercice 2. Créances douteuses (plusieurs clients)
Le 31/12/N, on trouve dans la balance avant inventaire de l’entreprise Marina :
3424
3942
Clients douteux ou litigieux
Provisions pour dépréciation des clients et comptes rattachés
5 651,10
2 550,00
La situation des clients douteux anciens est la suivante :
Noms
Créances
TTC fin N-1
Dépréciation
fin N-1
Somme
perçue en N
Observations
A 2 870,40 1 200,00 1 166,10 Créance irrécouvrable
B 4 305,60 1 350,00 358,80 Porter la dépréciation à 60% du solde
104
7 176,00 2 550,00 1 524,90
Les créances devenues douteuses en N sont les suivantes :
Noms Créances TTC
Dépréciation à
constituer
C 2 906,33 25%
D 3 516,24 20%
E 3 588,00 30%
10 010,57
Travail à faire
6. Dresser les écritures fin N.
Correction exercice 2. Créances douteuses (plusieurs clients)
1. Il est d’abord important de constater que le compte 3424. Clients douteux ou
litigieux est débiteur de 5651,10 qui est le montant restant dû des créances
douteuses anciennes. D’après le premier tableau :
A : 2 870, 40 - 1 166,10 = 1 704,3
B : 4 305, 60 – 358,80 = 3 946,8
5 651,10
On remarque donc que d’après la balance avant inventaire :
- Les sommes perçues ont été enregistrées en N : le compte 3424. Clients douteux
ou litigieux qui était débiteur de 7 176 fin N-1 a été crédit de 1 524, 90 en N,
- Donc, les nouveaux clients douteux n’ont pas encore été enregistrés au 3424,
- La provision n’a pas encore été ajustée car elle reste celle de fin N-1 (2 550,00).
On peut ensuite tracer le tableau suivant pour passer les écritures :
Noms
Créances
TTC fin N
Dépréciation
fin N-1
Constatation Augmentation Diminution Annulation Perte Observat
A 1 704,30 1 200,00 0,00 0,00 0,00 1 200,00
1
420,25
13
Créanc
irrécouvr
13
= 1 704,30/1,2. Perte HT.
105
B 3 946,80 1 350,00 0,00 623,40
14
0,00 0,00 0,00
Porter
dépréciati
60% du s
C 2 906,33 0,00 605,49 25%
D 3 516,24 0,00 586,04 20%
E 3 588,00 0,00 897,00 30%
10 010,57 2 711,93 1 200,00 1 420,25
Le journal :
31/12/N
3424 Clients douteux ou litigieux 10 010,57
3421 Clients 10 010,57
Clients C, D et E devenus douteux
31/12/N
61964 D.E.P pour dép. créance de l'act. Circ 2 711,93
3942 Prov. pour dépr. des clients et… 2 711,93
Clients B, C, D et E
31/12/N
6182 Perte sur créance irrécouvrable 1 420,25
4455 Etat, TVA facturée 284,05
3424 Clients douteux ou litigieux 1 704,30
Perte sur créance irrécouvrable Client A
31/12/N
3942 Prov. pour dépr. des clients et… 1 200,00
7196 Rep.sur prov. Pour dépré de l'actif circul. 1 200,00
Annulation de la provision devenue sans objet Client A
Exercice 3. Provisions sur titres
14
= (3946,80/1,2) x 60% - 1 350.
106
Le 31/12/N, l’état des titres et valeurs de placement (actions) se présente ainsi dans
l’entreprise Machatte, avant inventaire :
TVP Nombre
Valeurs unitaires
d'entrée
Dépréciation
fin N-1
Valeurs unitaires
fin N
BMCE 10 160 100 170
AWB 20 250 40 240
SONASID
Achat N-1 (anciennes) 15 220 néant 225
Achat N (nouvelles) 25 240 néant 225
Travail à faire
3- Ajuster la dépréciation fin N.
4- Enregistrer les écritures correspondantes dans le journal.
Correction exercice 3. Provisions sur titres
1. Ajuster la dépréciation fin N :
Titres
Valeurs
d'entrée
Valeur fin N Prov fin N-1 Prov fin N Dotation Reprise
BMCE 1600 1700 100 0 0 100
AWB 5000 4800 40 200 160
SONASID 9300 9000 néant 300 300
Achat N-1 (anciennes) 3300 3375 néant
Achat N (nouvelles) 6000 5625 néant
460 100
2. Enregistrement au journal :
31/12/N
6394 Dot. Aux prov. Pour dépr. Des TVP 460,00
3950 Prov. Pour dépré. Des TVP 460,00
AWB et Sonasid
31/12/N
3950 Prov. Pour dépré. Des TVP 100,00
7394 Rep. Sur prov. P. dépré. TVP. 100,00
Annulation Prov. BMCE
Exercice 4. Provisions pour litiges
107
Courant N, l’entreprise Mounasstir se voit intenter un procès par son client Machatte
qui lui réclame 35 000 DH à titre de dommage et intérêts. Fin N+1, le litige n’est toujours pas
réglé, mais il apparait de façon quasi certaine que l’entreprise devra verser la somme de
25 000 DH à son client.
Le 14-02-N+2, l’entreprise doit payer, et régler par cheque :
- 30 000 DH de dommage et intérêts ;
- 2 500 DH de frais de justice ;
- 3000 DH à son avocat.
Toutes ses opérations sont considérées non courantes et non soumises et La TVA.
Travail à faire
2. Passer les écritures au journal.
Correction exercice 4. Provisions pour litiges
1. Le journal :
31/12/N
6595 D.N.C aux prov. Pour risque et charges 35 000,00
1511 Prov. Pour litige 35 00
Constatation Prov. Pour litige procès client Machatte
31/12/N+1
1511 Prov. Pour litige 10 000,00
7595 Rep. Non cour. sur prov. Pour risque et charges 10 00
Diminution de la Provision
14/02/N+2
658 Autres charges non courantes 30 000,00
61365 Honoraires 2 500,00
61367 Frais d'actes et de contentieux 3 000,00
Banques 35 50
Chèque n°
31/12/N+2
1511 Prov. Pour litige 25 000,00
7595 Rep. Non cour. sur prov. Pour risq. charges 25 00
Annulation de la Provision
108
Chapitre 7 : les travaux d’inventaire : les régularisations
des produits et des charges
Exercices d’application avec corrigés
Exercices de synthèses avec corrigés
109
Pr. Abdelmoumen Berjaoui
CHAPITRE 7 : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE :
LES REGULARISATIONS DES PRODUITS ET DES CHARGES
1. Les charges constatées d’avance 110
2. Les produits constatés d’avance 112
3. Les charges à payer 113
4. les produits à recevoir 115
5. Les RRR à accorder : Cas particulier des charges à payer 117
6. Les RRR à obtenir : Cas particulier des produits à recevoir 118
7. schéma récapitulatif 118
Exercices d’application : voir série n°12
Exercices de synthèses
110
CHAPITRE 7 : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE :
LES REGULARISATIONS DES PRODUITS ET DES CHARGES
L’activité de toute entreprise est découpée en période de 12 mois appelée exercice.
Le principe d’independance des exercices qui est l’un des principes fondamentaux de la
comptabilité stipule que le résultat doit être déterminé exercice par exercice. La
comptabilité décide que le compte de résultat (le CPC) récapitule les charges et les produits
de l’exercice, sans qu’il soit tenu compte de leur date de paiement ou d’encaissement.
Le résultat est donc déterminé par toutes les charges de l’exercice , et elles seules, et
par tout les produits de l’exercice, et eux seules. Or il est fréquents que des produits ou des
charges :
- relatifs à l’exercice, ne soient pas encore enregistrés à la date de calcul du résultat ;
- et inversement, soient déjà enregistrés, alors qu’ils concernent l’exercice suivant.
Il faut donc régulariser les charges et les produits à l’inventaire ; et aussi, par voie de
conséquence, au début de l’exercice suivant. Notre étude portera sur : les charges
constatées d’avance, les produits constatés d’avances, les charges à payer, les produits à
recevoir, les RRR à accorder en tant que cas particulier des charges à payer, les RRR à
obtenir en tant que cas particulier des produits à recevoir.
1. Les charges constatées d’avance
Il s’agit de charges enregistrées au cours de l’exercice, mais qui sont relatives, en
totalité ou en partie à l’exercice suivant. Il faut donc extraire de l’exercice N la charge
relative à l’exercice suivant et la faire supporter par cet exercice N+1.
Exemple 1. Facture reçue sans la marchandise
Une entreprise a reçu, fin décembre N, une facture d’achat de marchandise : 1 200
DH TTC. Le 31-12-N, les marchandises n’ont toujours pas été réceptionné ; leur livraison aura
certainement lieu en janvier N+1.
- L’entreprise a donc enregistrée lors de la réception de la facture l’écriture suivante :
Décembre N
6111 Achats de marchandises 1 000,00
34552 Etat TVA récupérable sur charges 200,00
4411 Fournisseurs 1 200,00
111
- La marchandise n’étant pas réceptionnée en N, il ne doit pas donc supporter la charge.
La charge de 1 000 inscrites en N doit être transférée à l’exercice N+1. On utilise pour
cela le compte : 3491. Charges constatés d’avance, et l’écriture de régularisation est la
suivante :
31-12-N
3491 Charges constatées d'avance 1 000,00
6111 Achats de marchandises 1 000,00
- La charge ne concerne plus l’exercice N. c’est l’exercice N+1 qui va la supporter du fait
qu’a l’ouverture de l’exercice N+1 le comptable doit passer l’écriture suivante :
01-01-N+1
6111 Achats de marchandises 1 000,00
3491 Charges constatées d'avance 1 000,00
- Le compte 3491 se trouve soldé. Remarquons également qu’on n’a pas touché à la TVA
étant enregistrée en mois de décembre.
Exemple 2. Prime d’assurance
Une entreprise a réglée, le 01-09-N, une prime d’assurance couvrant une période de
12 mois ; montant : 12 000 DH.
- Le 01-09-N, l’entreprise a passé l’écriture suivante :
01-09-N
6134 Prime d'assurance15
12 000,00
5141 Banque 12 000,00
15
La prime d’assurance n’est pas assujettie à la TVA.
112
- On peut constater que cette prime d’assurance ne concerne l’exercice N que pour 4
mois, soit 4 000, et l’exercice N+1 pour 8 mois soit 8 000. L’écriture de régularisation est
donc la suivante :
31-12-N
3491 Charges constatées d'avance 8 000,00
6134 Prime d'assurance 8 000,00
- Le compte 6134 reste bien donc débiteur de 4 000 pour N.
- En N+1 le comptable doit contrepasser cette dernière écriture (Voir exemple 1).
2. Les produits constatés d’avance
Il s’agit de produits enregistrés au cours d’un exercice, mais qui sont relatifs, en
totalité ou en partie à l’exercice suivant. Il faut donc extraire de l’exercice N le produit relatif
à l’exercice suivant et en faire bénéficier cet exercice N+1.
Exemple 1. Facture envoyée sans la marchandise
Une entreprise a envoyé et enregistré, fin décembre N, une facture de ventes de
marchandises : 6 000 DH TTC. Le 31-12-N, les marchandises n’ont toujours pas été envoyées
au client, leur livraison aura certainement lieu en janvier N+1.
- Lors de l’envoie de la facture l’entreprise enregistre l’écriture suivante :
Décembre N
3421 Clients 6 000,00
7111 Ventes de marchandises 5 000,00
4455 Etat TVA facturée 1 000,00
- Les marchandises n’étant pas adressées au client en N, le produit de 5 000 inscrit en N
doit être transféré à l’exercice N+1. On utilise pour cela le compte 4491. Produits
constatés d’avance, et l’écriture de régularisation est la suivante :
31-12-N
7111 Ventes de marchandises 5 000,00
113
4491 Produits constatés d'avance 5 000,00
- En N+1 le comptable doit contrepasser cette dernière écriture pour que le produit soit
bien imputé à l’exercice N+1. Remarquons également qu’on n’a pas touché à la TVA
étant enregistrée en mois de décembre.
Exemple 2. Redevance pour location d’un appartement
Le loyer trimestriel, pour la période allant du 01-11-2010 au 31-01-2011 d’un
appartement appartenant à l’entreprise, encaissé le 01-11-2010 est de 6 000 DH.
- Le loyer constaté d’avance est de 6 000 x 1/3 :
31-12-N
7127 Ventes de produits access. 2 000,00
4491 Produits constatés d'avance 2 000,00
3. Les charges à payer
Il s’agit de charges qui ne seront enregistrées qu’au cours de l’exercice suivant, mais
qui sont relatives, en totalité ou en partie, à l’exercice qui se termine. Il faut donc enregistrer
à la fin de l’exercice N la charge qui le concerne, de manière à na pas la faire supporter par
l’exercice suivant.
Exemple 1. Marchandises reçue sans facture
Une entreprise a reçu fin décembre N une livraison de 3 000 DH HT de marchandises,
la facture ne sera adressée par le fournisseur qu’en janvier N+1.
- Les marchandises étant réceptionnées, leur achat doit donc être enregistré, pourtant on
ne peut créditer le compte 4411. Fournisseurs en l’absence de la facture, l’écriture de
régularisation est la suivante :
31-12-N
6111 Achat de marchandises 3 000,00
3458 Etat-autres comptes débiteurs 600,00
4417 Fournisseurs- factures non parvenues 3 600,00
- La charge de 3 000 est donc bien imputée à l’exercice N. Le compte 3458 Etat-autres
comptes débiteurs représente une future TVA récupérable. Le compte 4417
114
Fournisseurs- factures non parvenues est tenu comme 4411 Fournisseurs TVA incluse.
Les deux comptes 3458 et 4417 sont en fait des comptes d’attente.
- En N+1, le comptable a le choix entre :
 contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture reçue,
 ou soldé le compte 4417 par le compte 4411 et le compte 3458 par le compte
34552.
A retenir
Le compte 4417 Fournisseurs-factures non parvenus doit être remplacé dans certaines
opérations par le compte correspondant. A titre d’exemples :
- 4437 Charges de personnel à payer ;
- 4447 Charges sociales à payer ;
- 4457 Etat impôts et taxes à payer ;
- 4487 Dettes rattachés aux autres créanciers.
Exemple 2. Cas des intérêts courus et non échus à payer
Pour rappel, les intérêts courus non échus à payer sont des charges financières
rattachées à l’exercice N mais pour lesquels l’échéance est dans l’exercice N+1.
Une entreprise vous communique au 31/12/2004 l’état des intérêts courus et non
échus à payer :
Nature des charges Montant en DH
1. Règlement à terme échu le 31/01/2005 des intérêts annuels d’un
emprunt de 20 000 DH conclu au taux de 12 % le 31/01/2004 pour
une durée de 4 ans (remboursable le 31/01/2005).
Montant de l’intérêt = 20 000 x 12 % x 11/12 = 2 200 HT.
2. Règlement à terme échu le 31/03/2005 des intérêts d’un emprunt
de 5 000 DH (remboursable le 31/03/2005) conclu le 01/10/2004
au taux de 7,5% par semestre.
Montant de l’intérêt = 5 000 x 7,5 % x 3/6 = 187,50 HT.
2 200 HT
187,50 HT
- L’écriture à passer est la suivante :
31/12/2004
6311 Intérêts des emprunts et dettes 2 387,50
3458 Etat, autres comptes débiteurs 167,13
4493 Intérêts courus et non échus à payer 2 554,63
115
4. les produits à recevoir
Il s’agit de produits qui ne seront enregistrés qu’au cours de l’exercice suivant, mais
qui sont relatifs, en totalité ou en partie, à l’exercice qui se termine. Il faut donc enregistrer à
la fin de l’exercice N le produit qui le concerne, de manière à ne pas en faire bénéficier
l’exercice suivant.
Exemple 1. Marchandises livrée sans facture
Une entreprise a livré courant décembre N, à un industriel, 8 970 DH TTC de
marchandise, la facture ne sera adressée au client qu’en janvier N+1.
- Les marchandises étant livrées en fin N leur vente doit donc être enregistrée, par contre
en l’absence de la facture on ne peut pas débiter le compte 3421 Clients, on passe en
effet :
31-12-N
3427 Client-facture à établir et cré/ trav.n. enc.fact 8 970,00
7111 ventes de marchandises 7 475,00
4458 Etat autres comptes créditeurs 1 495,00
- Le produit de 7 475 est donc bien imputé à l’exercice N. Le compte 4458 Etat-autres
comptes créditeurs représente une future TVA collectée. Le compte 3427 Client-facture à
établir et cré/ trav.n. enc.fact est tenu comme 3421 Clients TVA incluse. Les deux comptes
4458 et 3427 sont en fait des comptes d’attente.
- En N+1, le comptable a le choix entre :
 contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture établie,
 ou soldé le compte 3427 par le compte 3421 et le compte 4458 par le compte
4455.
Exemple 2. Loyer, commissions et redevances à recevoir
Une entreprise vous communique l’état de ses produits à recevoir au 31/12/2004 :
Nature des produits Montant en DH
1. Le loyer annuel, pour la période allant du 01/011/2004 au
31/10/2005, d’un appartement appartenant à l’entreprise,
sera encaissé le 01/11/2005 : 24 000 DH, loyer à percevoir
intéressant l’année 2004 : 24 000 x 2/12 = 4 000.
2. Une commission s’élevant à 1 000 DH sera reçue en janvier
2005.
3. Les redevances annuelles, pour brevet appartenant à
4 000
1 000
116
l’entreprise, à percevoir en janvier 2005, concernant la
période du 01/01/2004 au 31/12/2004 sont de 36.000 DH
HT, TVA 20 %. 43 200 TTC
- L’écriture à passer est la suivante :
31/12/2004
3487 Créances rattachées aux autres débiteurs 4 000,00
7127 Ventes et produits accessoires 4 000,00
Loyer à recevoir des mois de novembre et décembre 2004
31/12/2004
3487 Créances rattachées aux autres débiteurs 1 000,00
7127 Ventes et produits accessoires 1 000,00
Commission à encaisser en janvier 2005
31/12/2004
3487 Créances rattachées aux autres débiteurs 43 200,00
7126 Redevances pour brevets 36 000,00
4458 Etat autre comptes créditeurs 7 200,00
Exemple 3. Cas des intérêts courus et non échus à percevoir
Une entreprise a consenti, le 31/05/2004 un prêt de 50 000 DH à l’un de ses
employés, au taux de 10 % l’an, remboursable par annuités constantes. La première venant à
échéance le 01/06/2005. Les intérêts de la période du 31/05/2004 au 01/06/2005 ne seront
payés à l’entreprise qu’au 01/06/2005. Leur montant contient une partie qui intéresse
l’exercice 2004 qui s’achève. L’intérêt couru et non échu à la date de clôture de cet exercice
est de 50 000 x 10/100 x 7/12 = 2 916,67. (TVA 7 %).
- L’écriture à passer est la suivante :
31/12/2004
3493 Intérêts courus et non échus à percevoir 2 916,67
7381 Interets et produits assimilés 204,17
4458 Etat autres comptes créditeur 3 120,84
117
5. Les RRR à accorder : Cas particulier des charges à payer
Il s’agit ici d’un cas, parmi tant d’autres, de charges à payer, mais qui constitue de
façon plus précise une diminution de produits, l’avoir étant établi l’exercice suivant.
Exemple 1. Remise à accorder
Une entreprise doit accorder à l’un des ses clients une remise de 10 % sur une vente
de marchandises réalisée en décembre N et qui s’est élevée à 112 000 DH HT, l’avoir ne sera
envoyé qu’en janvier N+1.
- Lors de l’envoie de la facture doit, l’entreprise enregistre l’écriture suivante :
Décembre N
3421 Clients 134 400
7111 Ventes de marchandises 112 000
4455 Etat TVA facturée 22 400
- en l’absence de la facture d’avoir on ne peut créditer le compte 3421 client, l’écriture de
régularisation est la suivante :
31-12-N
7119 RRR accordés par l’entreprise 11 200
4458 Etat-autres comptes créditeur 2 240
4427 Clients RRR à accorder, avoir à établir 13 440
- La charge (la remise) de 11 200 est donc bien imputée à l’exercice N. Le compte 4458
Etat-autres comptes créditeurs est débité pour représenter également une diminution
de la TVA (le montant de la vente diminue donc aussi la TVA collectée). Le compte
4427Clients RRR à accorder, avoir à établir est tenu comme 3421 Client TVA incluse. Les
deux comptes 4458 et 4427 sont en fait des comptes d’attente.
- En N+1, le comptable a le choix entre :
 contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture d’avoir
établie,
 ou soldé le compte 4427 par le compte 3421 et le compte 4458 par le compte
4455.
118
6. Les RRR à obtenir : Cas particulier des produits à recevoir
Il s’agit ici d’un cas parmi d’autres de produits à recevoir, mais qui constitue de façon
plus précise une diminution de charges, l’avoir étant reçu l’exercice suivant.
Exemple 1. Rabais à obtenir
Un fournisseur doit nous accorder un rabais de 15% sur une livraison de
marchandises. La facture datée du 23-12-N indique un net à payer de 143 520 DH, l’avoir
n’est toujours pas reçu le 31-12-N.
- Lors de la réception de la facture doit, on enregistre l’écriture suivante :
Décembre N
6111 Achats de marchandises 119 600
34552 Etat TVA récupé/charg 28 704
4411 Fournisseurs 143 520
- en l’absence de la facture d’avoir on ne peut débiter le compte 4411 Fournisseur,
l’écriture de régularisation est la suivante :
31-12-N
3417 RRR à obtenir avoir non encore reçu 21 528
6119 RRR obtenus sur achats de marchandises 17 940
3458 Etat, autres comptes débiteurs 3 588
- Le produit (le rabais) de 17 940 est donc bien imputé à l’exercice N. Le compte 3458 Etat-
autres comptes débiteurs est crédité pour représenter également une diminution de la
TVA (le montant de l’achat diminue, donc aussi la TVA déductible). Le compte 3417 RRR
à obtenir avoir non encore reçu est tenu comme 4411 Fournisseurs TVA incluse. Les
deux comptes 3458 et 34177 sont en fait des comptes d’attente.
- En N+1, le comptable a le choix entre :
 contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture d’avoir
reçue,
 ou soldé le compte 3417 par le compte 4411 et le compte 3458 par le compte
34552.
7. schéma récapitulatif
119
120
L'opération concerne -t-elle, en partie ou en totalité, l'exercicie N+1?
Non
Rien à faire
oui
Est-ce un produit ou une charge pour l'entreprise?
Un produit
A-t-il déjà été enregistré en comptabilité ( l'entreprise a une pièce
comptable justifiant l'ecriture)
Oui
( la TVA, si l'opération est
assujettie a donc été
enregistrée)
PRODUIT CONSTATÉ
D'AVANCE
( pas de TVA dans
l'ecriture de
régularisation)
Non
( la TVA n'a donc pas
été enregistrée)
PRODUIT À RECEVOIR
( l'ecriture de régularisation
doit enregistrée une la TVA
collectée dans un compte
d'attente car l'entreprise n'a
pas de pièce justificative)
Une charge
A-t-il déjà été enregistré en comptabilité( l'entreprise a
une pièce comptable justifiant l'ecriture)
Oui
( la TVA, si l'opération
est assujettie a donc
été enregistrée)
CHARGE CONSTATÉ
D'AVANCE
( pas de TVA dans
l'ecriture de
régularisation)
Non
'( la TVA n'a donc pas
été enregstrée)
CHARGE À PAYER
( l'ecriture de régularisation doit
enregistrée la TVA déductible
dans un compte d'attente car
l'entreprise n'a pas de pièces
justificatives)
121
Série n°12 : les travaux d’inventaires :
les régularisations des charges et des produits
Les affirmations suivantes sont – elles vraies ou fausses ?
1. On n’enregistre pas une facture reçu sans la marchandise.
2. On n’enregistre pas une réception de marchandises si la facture n’est pas parvenue.
3. Une charge déjà payée en partie pour le prochain exercice est une charge à payer.
4. Une charge déjà payée en partie pour le prochain exercice est une charge constatée
d’avance.
5. Les charges et les produits : à payer, à recevoir, constatés d’avance, n’influencent pas
sur le résultat.
6. Les RRR à accorder ne s’enregistre pas.
7. A l’inverse il faut comptabiliser les RRR à obtenir.
Exercice 1.
On constate à l’inventaire du 31/12/2008, les faits suivants :
- Une facture de maintenance d’un matériel a été enregistrée le 01/04/2008, montant HT
4 400 DH, elle couvre la période du 01/04/2008 au 31/03/2009.
- Le compte 6134 Primes d’assurances a été débité le 01/08/2008 d’un montant de 5 400 DH
correspondant au règlement d’une prime semestrielle (période du 01/08/2008 au
31/01/2009).
- La consommation d’électricité de décembre 2008 est estimée à 36 295 DH HT (TVA 7%).
- Les fournitures de bureau non utilisées au 31/12/2008 s’élèvent à 720 DH (l’entreprise ne
tient pas de compte de stock pour les fournitures de bureau).
- Le client Ait Mehdi nous a retourné pour 3 600 DH TTC de marchandises (TVA 20%). L’avoir
sera établi en 2009.
- L’entreprise a reçu des marchandises pour 2 160 DH TTC (TVA 20 %) le 30/12/2008. La
facture n’est pas encore reçu le 31/12/2008.
Travail à faire
Passer toutes les écritures d’inventaire nécessaire.
Exercice 2.
A l’inventaire du 31/12/2008, on constate que :
- La prime annuelle d’assurance incendie qui s’élève à 4 800 DH l’an a été payée le
01/09/2008.
- La facture correspondant à une entrée de marchandises pour 1 500 DH HT, n’est pas encore
arrivée.
122
- Des marchandises d’une valeur HT de 2 500 DH, ont été expédiées au client Labi alors que la
facture correspondante n’a pas encore était établie.
- Nos fournisseurs nous doivent 900 DH au titre des ristournes sur les achats de
marchandises de l’année.
- Nous devons une ristourne de 2 % à des clients dont le chiffre d’affaire globale hors taxe
s’élève à 6 000 DH.
Travail à faire
Passer toutes les écritures d’inventaire nécessaire.
Exercice 3.
Les renseignements extra comptables, au 31/12/2008, à l’inventaire sont les suivants :
- Une prime d’assurance contre l’incendie, s’élevant à 7 200 DH a été réglée le 01/04/2008,
couvrant la période du 01/04/2008 au 31/03/2009.
- Un emprunt de 120 000 DH, remboursable sur 5 ans, a été contracté le 01/07/2008 au taux
de 13 % l’an.
- Il reste des fournitures de bureau d’une valeur de 375 DH et 120 DH de timbres postaux.
- On a réglé le 01/11/2008 la prime semestrielle de l’assurance multirisques pour la période
du 01/11 /2008 au 30/04/2009. : 5 100 DH.
- Le 30/12/2008, le client Hamada a retourné des marchandises. Une facture d’avoir d’un
montant de 1 600 DH sera établie en janvier 2009.
- Le 28/12/2008 le fournisseur Samadi a livré des marchandises mais sa facture n’est pas
encore parvenue au 31 /12, on peut évaluer le montant de cette facture à 2 400 DH.
- L’entreprise a contracté le 01/07/2007 un emprunt à annuités constante de fin de période
aux conditions suivantes : durée 4 ans, annuité payable le 30 juin de chaque année, taux
10%, montant emprunté 500 000 DH. L’annuité à payer le 30/06/2009 est de 157 735,50
DH dont 39 226,45 DH d’intérêts.
Travail à faire
Passer toutes les écritures d’inventaire nécessaire.
123
Correction de la Série n°12 : les travaux d’inventaires
les régularisations des charges et des produits
Vrais ou faux
1. Faux.
2. Faux.
3. Faux.
4. Vrais.
5. Faux.
6. Faux.
7. Vrais.
Exercice 1.
31/12/2008
3491 Charges constatées d'avance 1 100,00
6133 Entretiens et réparations 1 100,00
4 400 x 3/12
31/12/2008
3491 Charges constatées d'avance 900,00
6134 Prime d'assurances 900,00
5 400 x 1/6
31/12/2008
6125 Achat non stockés de MF 36 295,00
3458 Etat, autres comptes débiteurs 2 540,65
4417 Frs. Factures non parvenus 38 835,65
Electricité à payer
31/12/2008
3491 Charges constatées d'avance 720,00
6125 Achats non Stockés des mat. Et fourn. 720,00
Fournitures de bureau non utilisées
31/12/2008
7111 Ventes de marchandises 3 000,00
4458 Etat, autres comptes débiteurs 600,00
4427 RRR à accorder- avoir à établir 3 600,00
Avoir à établir sur retour de marchandises
31/12/2008
6111 Achat de marchandises 1 800,00
3458 Etat, autres comptes débiteurs 360,00
4417 Frs. Factures non parvenus 2 160,00
Marchandises reçues sans facture
124
Exercice 2.
31/12/2008
3491 Charges constatées d'avance 3 200,00
6134 Prime d'assurances 3 200,00
4 800 x 8/12
31/12/2008
6111 Achat de marchandises 1 500,00
3458 Etat, autres comptes débiteurs 300,00
4417 Frs, Factures non parvenues 1 800,00
Marchandises reçues sans facture
31/12/2008
3427 Client, facture à établir et cré/ trav.n. enc.fact 3 000,00
7111 ventes de marchandises 2 500,00
4458 Etat autres comptes créditeurs 500,00
Marchandises livrées sans facture
31/12/2008
3417 RRR à obtenir avoir non encore reçu 1 080,00
6119 RRRO sur achat de marchandises 900,00
3458 Etat autres comptes Débiteurs 180,00
Ristournes promises par les fournisseurs
31/12/2008
7119 RRRA par l'entreprise 1 200,00
4458 Etat, autres comptes créditeur 240,00
4427 RRR à accorder- avoir à établir 1 440,00
Ristournes dues aux clients 60 000 X 2 %
Exercice 3.
31/12/2008
3491 Charges constatées d'avance 1 800,00
6134 Prime d'assurances 1 800,00
7 200 x 3/12
31/12/2008
6311 Intérêts des emprunts et dettes 7 800,00
4493 interets courus et non échus à payer 7 800,00
120 000 x 13 x 6/12
31/12/2008
3491 Charges constatées d'avance 495,00
6125 Achats non stockés de MF 375,00
6145 FP et Frais de télécom 120,00
Fournitures et timbre non utilisés
31/12/2008
3491 Charges constatées d'avance 3 400,00
6134 Prime d'assurances 3 400,00
5 100 x 4/6
31/12/2008
7111 Ventes de marchandises 1 600,00
4427 RRR à accorder avoir à établir 1 600,00
Retour de marchandises
31/12/2008
6111 Achat de marchandises 2 400,00
4417 Frs. Factures non parvenues 2 400,00
Marchandises reçues sans factures
125
31/12/2008
6311 Intérêts des emprunts et dettes 19 613,23
4493 interets courus et non échus à payer 19 613,23
39 226,45 x
6/12
126
Exercices de synthèses

Cours comptabilité-générale-S2+Exercice

  • 1.
    1 Abdelmoumen BERJAOUI Docteur ensciences de gestion Professeur habilité à la FSJES, Kenitra Chapitre 1. La facturation Chapitre 2. Les emballages Exercices d’application avec corrigés Pr. Abdelmoumen Berjaoui
  • 2.
    2 Chapitre 1. LAFACTURATION 1. La facture d’origine : la facture doit 1.1. Le modèle schématique d’une facture doit 1.2. Les réductions de prix 1.3. Comptabilisation d’une facture doit 1.4. Les frais accessoires sur facture doit 1.4.1. le transport 1.4.2. Les emballages (chapitre 2) 2. La facture d’avoir 2.1. Pourquoi une facture d’avoir 2.2. Enregistrement de la facture d’avoir 2.3.1. Cas d’un retour 2.3.2. Cas de réductions commerciales (RRR) 2.3.3. Cas de réductions financières : l’escompte Exercices d’applications : voir série n°6
  • 3.
    3 1. La factured’origine : la facture doit La facture est un document permettant la justification et la comptabilisation d’une opération commerciale. 1.1. Le modèle schématique d’une facture doit Fournisseur Client Prix de vente HT - Rabais - Remises - Ristournes = Net commercial - Escompte = Net financier + Frais de port HT = Montant net HT + TVA = Montant TTC Les mentions obligatoires dans une facture doit sont : - Mentions obligatoire concernant le vendeur ; - Mentions obligatoires concernant l’acheteur ; - Mentions obligatoires concernant les produits vendus et les prix ; - Mentions obligatoires concernant les modalités de paiements ; - Autres. 1.2. Les réductions de prix Les réductions éventuelles sont : - Réductions commerciales RRR. - Réductions financière : l’escompte. Retenons que :  On calcul toujours les réductions commerciales avant les réductions financières.  Le calcul des réductions commerciales se fait en cascade. (voir l’exemple ci – après). Réductions commerciales Réductions financières
  • 4.
    4 Exemple Le 25/08/N, l’entrepriseX vend à la société Y pour 12 000 DH une prestation de service, payée comptant par chèque. Elle lui accorde un rabais de 700 DH, des remises de 10% et de 20%. De plus, Y bénéfice d’un escompte de règlement de 1% pour règlement immédiat par chèque. Entreprise X Facture Doit n° 25/08/N Société Y Montant brut 12 000,00 Rabais -700,00 Solde 1 11 300,00 Remise (1) 10% -1 130,00 Solde 2 10 170,00 Remise (2) 20% -2 034,00 Net commercial 8 136,00 Escompte 1% -81,36 Net financier 8 054,64 Frais de port HT Montant net HT 8 054,64 TVA 20% 1 610,93 Montant TTC à payer 9 665,57 Vérifions que :  Le net commercial dégagé par les deux remises de 10 % et 20 % ne serait pas le même avec une seule remise de 30 %. 1.3. Comptabilisation de la facture doit La facture de l’exemple précédent est enregistrée aussi bien chez le client que chez le fournisseur. Retenons que :  Les RRR ne sont jamais enregistré lorsqu’il figure sur la facture doit (facture d’origine) aussi bien pour le client que pour le fournisseur.  En revanche l’escompte est toujours comptabilisé. Ainsi on aura pour l’exemple précédent :
  • 5.
    5 Chez le client: Société Y 25/08/N 61263 Achat de prestation et services 8136 34552 Etat TVA récupérable sur les charges 1610,93 4411 Fournisseurs 9665,57 7386 Escomptes obtenus 81,36 Chez le fournisseur : Entreprise X 25/08/N 3421 Clients 9665,57 6386 Escomptes accordés 81,36 71243 Prestation de services 8136 4455 Etat TVA facturée 1610,93 1.4. Les frais accessoires sur la facture doit : le transport - Chez le client : dés que les frais de port figurent dans la facture, ils sont enregistrés au débit du compte 6142. Transport, pour le montant HT du port facturé par le Fournisseur. - Chez le fournisseur, deux cas peuvent se présenter : Premier cas Le fournisseur fait appel à une entreprise de transport pour livrer ses produits au client Deuxième cas le fournisseur effectue le transport avec ses propres moyens - Lorsqu’il reçoit la facture du transporteur il débite les comptes 6142 et 34552. - Ensuite, s’il veut se faire rembourser le port par son client, le port apparaitra dans la facture doit, mais avec deux hypothèses :  S’il veut se faire rembourser au DH prés le montant du port que lui même doit au transporteur, il crédit les comptes 6142 et 34552 qui seront donc soldé.  S’il veut se faire rembourser par une somme différente dite forfaitaire, il crédite le compte 7127 Ventes et produits accessoire, pour le montant du port HT. - Le port apparait sur la facture et il se fait rembourser. Dans ce cas, il crédite le compte 7127 Ventes et produits accessoires. Exemple Le 03/04/N, l’entreprise TILU fait appel au transporteur CTM pour livrer des marchandises à son client KOUROU. Le transporteur lui remet la facture n°437 ou il évalue sa prestation à 120 DH HT (TVA 14%). le 15/04/N, TILU envoie la facture n° 5904 concernant les marchandises à son client Kourou : 1 000 DH HT (TVA 20%) et refacture les frais de transport au client.
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    6 CTM TILU Facture Doitn°437 Facture Doit n°5904 03/04/N TILU 05/04/N KOUROU Montant brut 120,00 Montant brut 1 000,00 TVA 14% 16,80 TVA 20% 200,00 Net à payer 136,80 Total TTC 1 200,00 Frais déboursés pour votre compte : Transport dont TVA 16,8 DH 136,80 Net a payer 1 336,80 Les frais avancés par TILU à CTM sont refacturés au DH prés à KOUROU.
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    7 Chez le client 05/04/N 6111Achats de marchandises 1000 34552 Etat TVA récupérable sur les charges 216,8 6142 Transport 120 4411 Fournisseurs 1336,8 Facture n° 5904 Chez le Fournisseur 03/04/N 6142 Transport 120,00 34552 Etat TVA récupérable sur les charges 16,80 4411 Fournisseurs 136,80 Facture n°437 05/04/N 3421 Clients 1336,80 7111 Ventes de marchandises 1000,00 4455 Etat TVA facturée 200,00 6142 Transport 120,00 34552 Etat TVA récup.sur les ch. 16,8 La charge relative au transport et la TVA correspondante étant supportées au final par le client, le fournisseur annule l’écriture relative à la facture du transport. La totalité de la TVA est déductible (récupérable) pour le client. Pour lui, la situation est la même que s’il avait payé directement le transporteur.
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    8 2. La factured’avoir La facture avoir est éditée par le fournisseur pour tenir compte des modifications que l’opération commerciale a subi. 2.1. Pourquoi une facture d’avoir Une facture d’avoir est établie pour le fournisseur suite : - A un retour de marchandises ou de produits finis, par le client, en raison de marchandises non conformes à la commande (exemple : commande pour vêtements de taille X, réception de vêtements de taille Y) ; - A des réductions supplémentaires (commerciales ou financières) accordées par le fournisseur par rapport à la facture d’origine (la facture Doit). 2.2. Enregistrement de la facture d’avoir chez le client et le fournisseur 2.2.1. Cas du retour A retenir :  L’opération est comptabilisée en contre – passant les écritures de la facture d’origine.  C’est à dire il suffit d’inverser les écritures d’origines. Les comptes débités dans la facture doit sont donc crédités et inversement, aussi bien pour le fournisseur que pour le client.  Donc il n’existe de pas de compte qui est intitulé « retour de marchandises ».  Il ne peut pas y avoir de retour sur prestations de services. Exemple Le 02/09/N, l’entreprise X vend à la société Y pour 50 000 DH de marchandises HT. Elle lui accorde une remise de 15% est un escompte de 1,5% (règlement immédiat par chèque bancaire). Le port est de 250 DH HT (forfait). Le 03/09/N, la société Y renvoie à l’entreprise X pour 5 000 DH de marchandises pour malfaçon. La 05/09/N, l’entreprise X envoie la facture d’avoir à la société Y avec un chèque. Travail à faire 1. Présenter la facture d’origine et la facture d’avoir. 2. Passer les écritures de la facture d’origine et d’avoir chez le client et chez le fournisseur.
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    9 Correction 1. Présentation dela facture doit et de la facture d’avoir Entreprise X Entreprise X Facture doit n° Facture d'avoir n° 02/09/N Société Y 05/09/N Société Y Montant brut 50 000,00 Montant brut 5 000,00 Remise 15% -7 500,00 Remise 15% -750,00 Net commercial 42 500,00 Net commercial 4 250,00 Escompte 1,5% -637,50 Escompte 1,5% -63,75 Net financier 41 862,50 Net financier 4 186,25 Port 250,00 Port 0,00 Montant net HT 42 112,50 Montant net HT 4 186,25 TVA sur marchandises 20% 8 372,50 TVA sur marchandises 20% 837,25 TVA sur Port 20% 50,00 TVA sur Port 20% 0,00 Net à payer 50 535,00 Net à payer 5 023,50 Règlement immédiat par cheque cheque n° 2. Enregistrement comptable La facture doit Chez le client 02/09/N 6111 Achats de marchandises 42 500,00 34552 Etat TVA récupérable sur les charges 8 422,50 6142 Transport 250,00 5141 Banque 50 535,00 7386 Escompte obtenu 637,50 Facture doit n° (chèque n°) 51 172,50 51 172,50 Chez le Fournisseur 02/09/N 5141 Banque 50 535,00 6386 Escompte accordé 637,50 7111 Ventes de marchandises 42 500,00 4455 Etat TVA facturée 8 422,50 7127 Ventes de produits acc. 250,00 Facture doit n° (chèque n°) 51 172,50 51 172,50
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    10 La facture d’avoir Chezle client 02/09/N 5141 Banque 5 023,50 7386 Escompte obtenu 63,75 6111 Achats de marchandises 4 250,00 34552 Etat TVA récup. sur les charges 837,25 6142 Transport Facture d'avoir n° (chèque n°) 5 087,25 5 087,25 Chez le Fournisseur 02/09/N 7111 Ventes de marchandises 4 250,00 4455 Etat TVA facturée 837,25 7127 Ventes de produits acc. 4455 Banque 5 023,50 6386 Escompte accordé 63,75 Facture d'avoir n° (chèque n°) 5 087,25 5 087,25 2.2.2. Cas de réductions commerciales (RRR) Il s’agit exactement des mêmes enregistrements que pour une facture d’avoir occasionnée par des retours, sauf qu’ici les comptes relatifs aux réductions commerciales (selon la nature de l’achat ou de la vente) doivent être enregistrés en comptabilité et ce contrairement à la facture doit dans laquelle en passe directement au net commercial. Exemple Le 15/06/2010 l’entreprise X effectue la facture suivante à son client Y payée immédiatement par chèque.
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    11 Entreprise X Facture doitn° 15/06/2010 Société Y Montant brut des Marchandises 50 000,00 Remise 12% -6 000,00 Net commercial 44 000,00 Escompte 2% -880,00 Net financier 43 120,00 Port 0,00 Montant net HT 43 120,00 TVA sur marchandises 20% 8 624,00 TVA sur Port 0,00 Net à payer 51 744,00 Le 19 juin, X accorde une remise supplémentaire de 5 % de la facture d’origine, réglée immédiatement par cheque. Travail à faire Enregistrer la facture d’avoir aussi bien chez le fournisseur que chez le client. Correction Présentons d’abord la facture d’avoir de X : Entreprise X Facture d'avoir n° 19/06/2010 Société Y Remise supplémentaire 44 000 x 5% 2 200,00 Escompte 2% -44,00 Net financier 2 156,00 Port 0,00 Montant net HT en votre faveur 2 156,00 TVA sur marchandises 20% 431,20 TVA sur Port 0,00 Montant TTC en votre faveur 2 587,20
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    12 Chez le client 19/06/2010 5141Banque 2 587,20 7386 Escomptes obtenus 44,00 6119 RRR obtenus / achats de M/ses 2 200,00 34552 Etat TVA récupérable sur les chg. 431,20 Facture d'avoir n° (chèque n°) 2 631,20 2 631,20 Chez le Fournisseur 19/06/2010 7119 RRR accordés par l'entreprise 2 200,00 4455 Etat TVA facturé 431,20 5141 Banques 2 587,20 6386 Escompte accordés 44,00 Facture d'avoir n° (chèque n°) 2 631,20 2 631,20 2.2.3. Cas de réductions financières : l’escompte Exemple Le fournisseur X a adressé à son client Z une facture d’avoir n° 36 suite à une vente de marchandises. Il s’agit d’un escompte de 2% pour paiement anticipé sur un net commercial de la facture d’origine de 40 000 DH HT. Travail à faire Présenter et enregistrer cette facture d’avoir aussi bien chez le client que chez le fournisseur. Correction Entreprise X Facture avoir n°36 05/04/N Société Z Escompte 40 000 x 0,02 800,00 TVA 20% 160,00 Net a payer en votre faveur 960,00
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    13 Chez le client 5141Banque 960,00 7386 Escomptes obtenus 800,00 34552 Etat TVA récupérable sur les chg. 160,00 Facture d'avoir n° 36 (chèque n°) 960,00 960,00 Chez le Fournisseur 6386 Escompte accordés 800,00 4455 Etat TVA facturé 160,00 5141 Banques 960,00 Facture d'avoir n° 36 (chèque n°) 960,00 960,00
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    14 Chapitre 2. LESEMBALLAGES 1. Les différentes catégories d’emballages 1.1. Acquisition des emballages récupérables identifiables 1.2. Acquisition des emballages récupérables non identifiables 1.3. Les emballages perdus et les emballages à usages mixtes 2. La consignation des emballages 3. La restitution des emballages consignés 4. La non restitution des emballages consignés 4.1. Cas des emballages récupérables non identifiables 4.2. Cas des emballages récupérable identifiable 5. Schéma récapitulatif de comptabilisation des emballages Exercices d’applications : voir série n°7
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    15 1. Les différentescatégories d’emballages  Les emballages récupérables identifiables. Compte 2333.  Emballage récupérables non identifiables. Compte 61232.  Emballages perdus. Compte 61231.  Emballage a usage mixte. Compte 61233. 1.1. Acquisition des emballages récupérables identifiables Il s’agit de matériel réservé au conditionnement de matières premières, produits ou marchandises dans l’entreprise. Il peut être utilisé pour livraison au client et être consigné. (Rester quelque temps chez le client et retourner au fournisseur en contre partie d’une somme d’argent comme garantie). Ce matériel est une propriété de l’entreprise. Il est donc destiné à rester dans l’entreprise et représente de ce fait une immobilisation. Exemple : barils, citernes, etc. Lors de l’achat d’un matériel d’emballage l’entreprise passe l’écriture suivante : 2333 Emballages récupérables identifiables X 34551 Etat TVA récupérable sur immobilisations X 5114/4481/1486 Banques/ Dettes sur acq. D'immob. / Four. d'immob. X 1.2. Acquisition des emballages récupérables non identifiables Il s’agit d’emballages destinés à être livré avec les marchandises ou les produits finis. Ils peuvent donc être consignés au client. Ils ne sont pas toutefois identifiables par une marque ou un numéro. Ils sont donc considérés comme une charge pour l’entreprise. Et en cas de vente de la marchandise ou du produit, leur prix est généralement inclus dans le prix de vente (bouteilles en verre). Lors de l’achat d’un emballage récupérable non identifiable l’entreprise passe l’écriture suivante : 61232 Emballages récupérables identifiables X 34552 Etat TVA récupérable sur les charges X 5114/4411 Banques/ Fournisseurs X
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    16 1.3. Les emballagesperdus et les emballages à usages mixtes Les emballages perdus sont destinés à être livrés avec leur contenu, sans consignation ni reprise. Lors de la vente, le prix des ces emballages est inclus dans le prix de vente. Exemple : caisses en plastiques. Pour le fournisseur, l’achat d’emballages perdus ou à usage mixtes constitue une charge. 2. La consignation des emballages Les emballages, identifiables ou non identifiables, font très souvent l’objet de consignation au client. L’opération est généralement analysée comme un prêt assortie d’une garantie. Le préteur (le fournisseur) reste en effet propriétaire de ses emballages. Le prix de consignation facturé au client n’est pas soumis en principe à la TVA. C'est- à-dire que sur la facture de la vente des marchandises ou des produits finis avec emballages consignés, le fournisseur ne fait pas normalement apparaitre la TVA sur le montant de la consignation d’emballage. Rien ne l’empêche pourtant de le faire. Les écritures de consignation reste toutefois les mêmes aussi bien pour les emballages identifiables que non identifiables. Chez le fournisseur, le montant de la consignation d’emballages correspond à une dette envers le client. En fait, la consignation pour le fournisseur, est à peu prés comparable à une caution reçue. Chez le client, la consignation d’emballages correspond à une créance sur le fournisseur. En fait, pour le client la consignation est à peut prés comparable à une caution versée. Exemple Un fournisseur X vend à un client Y 1 200 DH de marchandises HT. Il lui accorde une remise de 10% et 10 caisses à 15 DH l’unité ont été consignées. Présentation de la facture :
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    17 Entreprise X Facture Doitn° Société Y Montant brut des Marchandises 1 200,00 Remise 10% -120,00 Net commercial 1 080,00 Escompte Net financier 1080,00 Port Montant net HT 1 080,00 TVA sur marchandises 20% 216,00 TVA sur Port Emballage 10 x 15 (consigné) 150,00 TVA sur Emballage Net à payer TTC 1 446,00 Chez le client 6111 Achats de marchandises 1 080,00 34552 Etat TVA récupérables sur les charges 216,00 3413 Fournisseurs-créances pour emb. Et mat. À rendre 150,00 4411 Fournisseurs 1 446,00 1 446,00 1 446,00 Chez le Fournisseur 3421 Clients 1 446,00 7111 Ventes de marchandises 1 080,00 4455 Etat TVA facturée 216,00 4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. consignés 150,00 1 446,00 1 446,00
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    18 3. La restitutiondes emballages consignés Lors du retour par le client des emballages consignés, le fournisseur établit une facture d’avoir afin de restituer lui aussi au client le montant de consignation. Toutefois, deux cas peuvent se présenter. Premier cas : le fournisseur reprend ses emballages et restitue au client le même prix de consignation. Deuxième cas : le fournisseur reprend ses emballages et restitue au client un montant inferieur au prix de consignation. Exemple Reprenons les conditions de l’exemple précédent. Deux situations peuvent se présenter.  Première situation : le fournisseur reprend ses emballages au prix de consignation de 15 DH. Imaginons que le client rend dans un premier temps 8 caisses sur les 10 consignées. Présentation de la facture d’avoir établie par le fournisseur : X Facture d'avoir n° Y Emballage rendus 15 x 8 120,00 TVA 20% Net TTC en votre faveur 120,00 Chez le client 4411 Fournisseurs 3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 120,00 120,00 Chez le Fournisseur 4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. consignés 120,00 3421 Clients 120,00
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    19  Deuxième situation: le fournisseur reprend les emballages à un prix inférieur au prix de consignation. Imaginons en effet que le client rend 8 caisses et que le fournisseur les reprend à 13 DH l’une. Rappelons qu’il les avait facturées à 15 DH. Attention : dans cette situation, la différence entre le prix de consignation et le prix restitué par le fournisseur dégage un bénéfice TTC pour ce dernier et une perte TTC chez le client. D’où la nécessité de faire apparaitre la TVA sur cette différence dans le journal. Présentation de la facture d’avoir établit par le fournisseur : X Facture d'avoir n° Y Emballage rendus 13 x 8 104,00 TVA 20% Net TTC en votre faveur 104,00 Chez le client 4411 Fournisseurs 104,00 61317 Malis sur emballage rendu ((15-13) x 8)/1,2 13,33 34552 Etat TVA récupérable sur les charges 2,67 3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 120,00 (8 x 15) Chez le Fournisseur 4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. Consignés (8 x 15) 120,00 3421 Clients 104,00 71275 Bonis sur emballage consigné 13,33 4455 Etat TVA facturé 2,67 Vérifions que : - Dans cette deuxième situation, chez le fournisseur le compte 4425 est créditeur de 30 = 15 x 2. Et chez le client, le compte 3413 est débiteur de 30 = 15 x 2. - En fait, le boni ou le mali représente le bénéfice ou la perte HT sur la différence de prix entre le prix de consignation et le prix de reprise.
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    20 4. La nonrestitution des emballages consignés Si le client ne rend pas les emballages consignés, le fournisseur considère qu’il s’agit d’une vente. Par conséquence il envoie au client une facture doit de vente pour les emballages non rendus. A retenir - Deux cas de figues sont à distinguer selon qu’ils s’agissent du 2333. Emballages récupérables identifiables qui sont des immobilisations, ou 61232. Emballages récupérables non identifiables. - La consignation étant sans TVA, c'est-à-dire que le prix de consignation était TTC, la vente pour le fournisseur et l’achat pour le client doivent être passés HT et un compte de TVA facturée ou récupérable doit apparaitre. 4.1. Cas des emballages récupérables non identifiables Exemple Imaginons que le client ne rend pas les deux dernières caisses à la date prévue, ou décide de les garder. Chez le client 61232 Achat d’emballages récupérables non identifiables 25,00 34552 TVA récupérable sur les charges 5,00 3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 30,00 Chez le Fournisseur 4425 Clients- dettes pour emb. Et mat. Consignés (8 x 15) 30,00 7127 Ventes de produits accessoires 25,00 4455 Etat TVA facturée 5,00 4.2. Cas des emballages récupérable identifiable Chez le fournisseur cela est équivalent à une cession d’immobilisation. Se référer donc au cours sur la cession des immobilisations.
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    21 Chez le client 2333Emballages récupérables identifiables 25,00 34551 TVA récupérable sur les immobilisations 5,00 3413 Four-créances pour emb. Et mat. À rendre 30,00 5. Schéma récapitulatif de comptabilisation des emballages
  • 22.
    22 Fournisseur Client Consignation de100 emballages au prix unitaire de 60 DH 3421 4425 3413 4411 6 000 6 000 6 000 6 000 Reprise de 80 emballages au prix de consignation (soit 80 x 60) 4 800 4 800 4 800 4 800 Reprise de 10 emballages à 40 DH (soit un écart total TTC de 200 DH) 4455 71275 34552 61317 400 600 33 167 600 400 33 167 Vente de 10 emballages au prix de consignation (soit 600 DH TTC) 7127 61232 600 100 500 600 100 500 Paiement du solde 5141 5141 800 800 800 800 Soldé Soldé Soldé Soldé  Utiliser les comptes correspondant en cas d’emballage identifiables (immobilisation).
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    23 Série n °6 : les factures Vrai / faux Les affirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ? 1. Les RRR (Rabais, Remises, Ristournes) accordés ou obtenus sont toujours comptabilisés. 2. L’escompte est toujours comptabilisé. 3. Un avoir génère toujours un crédit du compte 3421 Clients. 4. Un avoir génère toujours un crédit du compte 4411 Fournisseurs. 5. Une transaction commerciale peut donner lieu à plusieurs factures d’avoir. 6. Les frais de port sont exonérés de la TVA. 7. Le port est généralement soumis à la TVA au taux normal. 8. Quand le port est à la charge du Fournisseur, le client débite le compte 6142 Transports. 9. Quand le port est à la charge du client ce dernier débite le compte 6142 Transports. 10. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et le facture au client, crédite le compte 7127 vente de produits accessoires. 11. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et ne le facture pas au client, crédite le compte 7127 vente de produits accessoires. Exercice 1. Factures, réductions, port, et avoirs Pendant la première quinzaine du mois de mai 2010, l’entreprise Tazi a réalisé les opérations suivantes : 02-05 : ventes de marchandises au client Salim (facture N°25) : brut 33 350 DH, port (HT) 700 DH, TVA 20%. Le règlement de la facture est effectué comme suit : - 20 000 DH par chaque bancaire n° 127175 / C (encaissé le même jour) ; - 860 DH en espèces (pièce de caisse n° 119) ; - le reste dans deux mois. 06-05 : achat de marchandises à crédit au fournisseur Socap (facture n°10) : brut 47 500 DH, remise 4%, TVA 20%, port (HT) 850 DH, TVA sur port 14%. 07-05 : accordé au client Salim une remise de 2% calculée sur le montant brut de la facture n°25 du 02 courant (Avoir n°A-5). 12-05 : ventes de marchandises au client Hamdi (facture n°26) : brut 35 000 DH, remise 2%, escompte 1%, TVA 20%, port (HT) 800 DH, TVA sur port 14%. Le montant de la facture est réglé comme suit : - 11 660,40 DH par cheque postal n ° 114115/S ; - Le reste à crédit. Travail à faire 1. Etablir le décompte des factures n°A-5 et 26. 2. Enregistrer les opérations ci-dessus au journal de l’entreprise Tazi.
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    24 Exercice 2. Facturesà servir Le service comptabilité de l’entreprise Jamal vous remet les factures ci-après : Bachir Bachir Jamal Jamal Facture n°25 le 10/12/2010 Avoir n° 19 le 20/12/2010 Marchandises 50000,00 Escompte de 2% sur facture n°25 Rabais 10% ……………. ………. X 2% = ………………. Remise 5% ……………. TVA 20% ………………. TVA 20% ……………. Net à payer 51300,00 Net à déduire………………. A payer dans deux mois Règlement par chèque sous huitaine Jamal Jamal Karim Karim Facture n°30 le 14/01/2011 Avoir n° 44 le 25/01/2011 Marchandises …………….. Retour de marchandises sur facture n° 30 Remise 4% ……………. Montant de retour brut …………………… Escompte 2% ……………. ………………. TVA 20% ……………. ………………….. Net à payer 84672,00 TVA 20% ………………….. Net à déduire 16 934,4 Règlement par chèque Remboursement par chèque Travail à faire 1. Compléter ces factures. 2. Enregistrer les dans le journal de l’entreprise Jamal. 3. Calculer la TVA due par cette entreprise au titre du mois de janvier 2011. 4. Passer au journal de l’entreprise les écritures permettant de déterminer la TVA due. 5. Passer au journal de l’entreprise le règlement de la TVA due sachant que celui-ci a été effectué par chèque le 26/02/2010.
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    25 Série n °7. Factures- emballages Questions de compréhension 1. Quelles sont les deux catégories d’emballages prévues par le plan comptable marocain ? 2. Dans quel compte on inscrit l’achat d’emballages identifiables ? 3. Dans quels comptes on inscrit l’achat d’emballages non identifiable ? 4. Quel est le compte que l’acheteur utilise en cas de consignation de l’emballage ? 5. Quant la TVA comprise dans le prix de consignation devient exigible ? 6. La déconsignation (la reprise de l’emballage par le vendeur) de l’emballage fait l’objet d’une facture doit ou d’une facture d’avoir ? Vrais/faux 1. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation, le fournisseur dégage un mali. 2. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation le fournisseur dégage un boni. 3. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation de l’emballage la TVA devient exigible. 4. En cas de cession de l’emballage c'est-à-dire lorsque l’acheteur décide de garder l’emballage consigné, la TVA devient exigible. Exercice 1. Factures- emballages Comptabiliser au journal de la société ZAIM, de la société Badou et de la société CKM les factures ci-dessous : Zaim CKM Badou Fabricant de caisses pour emballages Zaim Facture n°713 le 10/03/2010 Facture n°1220 le 15/03/2010 Montant brut (HT) 25600,00 Remise 5% ……………. PU Montant Net commercial ……………. 1600 caisses (emballages récup. non identifiables) 8 12 800,00 TVA 20% ……………. 200 Caisses consignés TVA 20% 2 500,00 (non identifiables) 2000,00
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    26 Net à payerà crédit ……………. Net à payer à crédit 15 360,00 Exercice 2. Opérations- factures- emballages 1. Enregistrer aux journaux des sociétés SALAZ et SOCAT les opérations suivantes du mois de février N : 03-02 : facture n°40 de la société Salaz destinée a son client Socat brut (HT) 42 000 DH, remise 10%, TVA 20%, transport effectué par la société Salaz par ses moyens : 300 DH (HT) TVA sur port 20%, emballages consignés (500 caisses à 12 DH l’une), règlement à crédit de deux mois. 18-02 : facture avoir n° 15 de la société Salaz destinée à Socat relative au retour de 300 caisses (consignées à 12 DH) à 10 DH l’une. 20-02 : la société Socat prévient la société Salaz qu’elle ne compte pas retourner 200 caisses consignées auparavant à 12 DH. Parmi ces 200 caisses, 25 sont totalement abîmées.
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    27 Correction série n° 6 : les factures Vrai / faux Les affirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ? 12. Les RRR (Rabais, Remises, Ristournes) accordés ou obtenus sont toujours comptabilisés. 13. L’escompte est toujours comptabilisé. 14. Un avoir génère toujours un crédit du compte 3421 Clients. 15. Un avoir génère toujours un crédit du compte 4411 Fournisseurs. 16. Une transaction commerciale peut donner lieu à plusieurs factures d’avoir. 17. Les frais de port sont exonérés de la TVA. 18. Le port est généralement soumis à la TVA au taux normal. 19. Quand le port est à la charge du Fournisseur, le client débite le compte 6142 Transports. 20. Quand le port est à la charge du client ce dernier débite le compte 6142 Transports. 21. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et le facture au client, crédite le compte 7127 vente de produits accessoires. 22. Le fournisseur qui effectue lui même le transport et ne le facture pas au client, crédite le compte 7127 vente de produits accessoires. Correction vrais ou faux 1. Faux. (Les RRR sont enregistrés uniquement dans les factures d’avoir exception faite des retours). 2. Vrai. 3. Vrai 4. Faux (Une facture d’avoir génère le débit du compte fournisseur crédité auparavant dans la facture doit). 5. Vrai. 6. Faux (Les frais de port sont soumises à la TVA). 7. Faux (ça dépend des cas). 8. Faux (Le client n’est pas concerné par le transport). 9. Vrai. 10. Vrai. 11. Faux (Les frais de port ne doivent pas apparaitre chez le fournisseur ni chez le client). Exercice 1. Factures, réductions, port, et avoirs Pendant la première quinzaine du mois de mai 2010, l’entreprise Tazi a réalisé les opérations suivantes : 02-05 : ventes de marchandises au client Salim (facture N°25) : brut 33 350 DH, port (HT) 700 DH, TVA 20%. Le règlement de la facture est effectué comme suit : - 20 000 DH par chaque bancaire n° 127175 / C (encaissé le même jour) ; - 860 DH en espèces (pièce de caisse n° 119) ; - le reste dans deux mois.
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    28 06-05 : achatde marchandises à crédit au fournisseur Socap (facture n°10) : brut 47 500 DH, remise 4%, TVA 20%, port (HT) 850 DH, TVA sur port 14%. 07-05 : accordé au client Salim une remise de 2% calculée sur le montant brut de la facture n°25 du 02 courant (Avoir n°A-5). 12-05 : ventes de marchandises au client Hamdi (facture n°26) : brut 35 000 DH, remise 2%, escompte 1%, TVA 20%, port (HT) 800 DH, TVA sur port 14%. Le montant de la facture est réglé comme suit : - 11 660,40 DH par cheque postal n ° 114115/S ; - Le reste à crédit. Travail à faire 1. Etablir le décompte des factures n°A-5 et 26. 2. Enregistrer les opérations ci-dessus au journal de l’entreprise Tazi. Correction exercice 1. Factures, réductions, port, et avoirs 1. Le décompte des factures n°A-5 et 26 : avoir n°A-5 Facture n°26 Remise (33350 x 2%) 667,00 Brut 35 000,00 TVA 20% 133,40 Remise 2% -700,00 Net à déduire ou à votre crédit 800,40 Net commercial 34 300,00 Escompte 1% -343,00 Net financier 33 957,00 TVA 20% 6 791,40 40 748,40 Port 800,00 TVA/port 14% 112,00 Net à payer 41 660,40 2. Enregistrement des opérations au journal :
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    29 02/05/2010 Facture n°25 5141 Banque20 000,00 Brut 33 350,00 5161 Caisse 860,00 TVA 20% 6 670,00 3421 Clients 20 000,00 40 020,00 7111 Ventes de marchandises 33 350,00 Port 700,00 7127 Ventes et Prod. accessoires 700,00 TVA / port 20% 140,00 4455 Etat TVA facturée 6 810,00 Net à payer 40 860,00 Facture n°25 06/05/2010 Facture n°10 6111 Achats de marchandises 45 600,00 Brut 47 500,00 6121 Transports 850,00 Remise 4% -1 900,00 34552 Etat TVA récupérable sur charges 9 239,00 Net commercial 45 600,00 TVA 20% 9 120,00 4411 Fournisseurs 55 689,00 54 720,00 Port 850,00 Facture n°10 TVA / port 14% 119,00 07/05/2010 Net à payer 55 689,00 7119 RRR accordés par l'entreprise 667,00 Avoir n°A-5 4455 Etat TVA facturée 133,40 Remise (33350x2%) 667,00 Clients 800,40 TVA 20% 133,40 Avoir n°A-5 Net à déduire 800,40 12/05/2010 Facture n°26 5146 Chèques postaux 11 660,40 Brut 35 000,00 3421 Clients 30 000,00 Remise 2% -700,00 6386 Escomptes accordés 343,00 Net commercial 34 300,00 Escompte 1% -343,00 7111 Ventes de marchandises 34 300,00 Net financier 33 957,00 4455 Etat TVA facturée 6 791,40 TVA 20% 6 791,40 6142 Transports 1 800,00 40 748,40 34552 Etat TVA récupérable sur charges 112,00 Port 800,00 Facture n°26 TVA/port 14% 112,00 Net à payer 41 660,40 1 Le fournisseur récupère sur le client le montant des frais de transport qu’il a déjà payé à une société de transport.
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    30 Exercice 2. Facturesà servir Le service comptabilité de l’entreprise Jamal vous remet les factures ci-après : Bachir Bachir Jamal Jamal Facture n°25 le 10/12/2010 Avoir n° 19 le 20/12/2010 Marchandises 50000,00 Escompte de 2% sur facture n°25 Rabais 10% ……………. ………. X 2% = ………………. Remise 5% ……………. TVA 20% ………………. TVA 20% ……………. Net à payer 51300,00 Net à déduire………………. A payer dans deux mois Règlement par chèque sous huitaine Jamal Jamal Karim Karim Facture n°30 le 14/01/2011 Avoir n° 44 le 25/01/2011 Marchandises …………….. Retour de marchandises sur facture n° 30 Remise 4% ……………. Montant de retour brut …………………… Escompte 2% ……………. ………………. TVA 20% ……………. ………………….. Net à payer 84672,00 TVA 20% ………………….. Net à déduire 16 934,4 Règlement par chèque Remboursement par chèque Travail à faire 6. Compléter ces factures. 7. Enregistrer les dans le journal de l’entreprise Jamal. 8. Calculer la TVA due par cette entreprise au titre du mois de janvier 2011. 9. Passer au journal de l’entreprise les écritures permettant de déterminer la TVA due. 10. Passer au journal de l’entreprise le règlement de la TVA due sachant que celui-ci a été effectué par chèque le 26/02/2010. Correction exercice 2. Factures à servir 1. Les factures :
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    31 Bachir Bachir Jamal Jamal Facturen°25 Le 10/12/2010 Avoir n° 19 le 20/12/2010 Marchandises 50 000,00 Escompte de 2% sur facture n°25 Rabais 10% 5 000,00 42 750X 2% = 855,00 Remise 5% 2 250,00 TVA 20% 171,00 Net commercial 42 750,00 TVA 20% 8 550,00 Net à payer 51 300,00 Net à déduire 1 026,00 A payer dans deux mois Règlement par chèque sous huitaine Jamal Jamal Karim Karim Facture n°30 Le 14/01/2011 Avoir n° 44 le 25/01/2011 Marchandises 75 000,00 Retour de marchandises sur facture n° 30 Remise 4% -3 000,00 Montant de retour brut 15 000,00 Net commercial 72 000,00 Remise 4% 600,00 Escompte 2% -1 440,00 Net commercial 14 400,00 Net financier 70 560,00 Escompte 2% 288,00 TVA 20% 14 112,00 Net financier 14 112,00 Net à payer 84 672,00 TVA 20% 2 822,40 Net à déduire 16 934,4 Règlement par chèque Remboursement par chèque 2. Journal de l’entreprise Jamal : 10/12/2010 6111 Achat de marchandises 42 750,00 34552 Etat TVA récupérable sur charges 8 550,00 4411 Fournisseurs 51 300,00 Facture n°25 20/12/2010 4411 Fournisseurs 1 026,00 7386 Escomptes obtenus 855,00 34552 Etat TVA récup.sur charges 171,00
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    32 Avoir n°19 28/12/2011 4411 Fournisseurs50 274,00 5141 banques 50 274,00 cheque n°….. 14/01/2011 5141 Banques 84 672,00 6386 Escomptes accordés 1 440,00 7111 Ventes de marchandises 72 000,00 4455 Etat TVA facturée 14 112,00 Facture n°30 25/01/2011 7111 Ventes de marchandises 14 400,00 4455 Etat TVA facturée 2 822,40 5141 Banques 16 934,40 6386 Escompta accordés 288,00 Avoir n°44, cheque n°….. 3. Tva due au mois de janvier2 2011 = (14 112-2822,40)-(8550-171)= 2910,6. 4.5. Les écritures permettant de déterminer et de régler la TVA due : 31/01/2011 4455 Etat TVA facturée 11 289,60 34552 Etat TVA récupérable sur charges 8 379,00 4456 Etat TVA due 2 910,60 détermination de la TVA à décaisser 31/02/2011 4456 Etat TVA due 2 910,60 5141 Banques 2 910,60 règlement de la TVA par cheque n°…. 2 On rappel que la déclaration (règlement ou crédit d’impôt) de la TVA du mois M s’effectue lors du mois M+1.
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    33 Correction série n° 7. Factures- emballages Questions de compréhension 7. Quelles sont les deux catégories d’emballages prévues par le plan comptable marocain ? 8. Dans quel compte on inscrit l’achat d’emballages identifiables ? 9. Dans quels comptes on inscrit l’achat d’emballages non identifiable ? 10. Quel est le compte que l’acheteur utilise en cas de consignation de l’emballage ? 11. Quant la TVA comprise dans le prix de consignation devient exigible ? 12. La déconsignation (la reprise de l’emballage par le vendeur) de l’emballage fait l’objet d’une facture doit ou d’une facture d’avoir ? Correction questions de compréhension 1. Le plan comptable marocain distingue entre les emballages identifiables (citernes numérotées par exemples) et qui sont des immobilisations (compte 2333), et les emballages non identifiables qui sont des charges (compte 6123), exemples : sacs en plastiques, cartons, boites de conserves, bouteilles, sachets, etc. 2. Le compte 2333. Emballages récupérables identifiables. 3. Les comptes : 6123. Achats d’emballages 61231. Achats d’emballages perdus 61232. Achats d’emballages récupérables non identifiables. 61233. Achats d’emballages à usage mixtes. 4. En cas de consignation de l’emballage (l’acheteur décide de garder pour quelques temps l’emballage identifiable ou non identifiable moyennant une somme d’argent comme garantie pour le vendeur), l’acheteur débite le compte 3413. Fournisseur- créances pour emballages et matériels à rendre. Et le vendeur crédite le compte 4425. Clients - dettes pour emballages et matériels consignés. 5. Il est d’abord important de souligner que la reprise ou la restitution de l’emballage fait l’objet de l’établissement d’une facture d’avoir par le vendeur. Si le prix contenu dans la facture d’avoir est égale au prix de consignation alors dans ce cas la TVA reste toujours non exigible. Mais s’il est inferieur au prix de consignation alors la TVA devient exigible car l’opération laisse un gain pour le vendeur. La TVA devient également exigible si l’acheteur décide de garder définitivement l’emballage car il s’agit d’une opération de cession et non plus de consignation.
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    34 Vrai/faux 1. En casde reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation, le fournisseur dégage un mali. 2. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation le fournisseur dégage un boni. 3. En cas de reprise de l’emballage par un prix inferieur au prix de consignation de l’emballage la TVA devient exigible. 4. En cas de cession de l’emballage c'est-à-dire lorsque l’acheteur décide de garder l’emballage consigné, la TVA devient exigible. Correction vrai/faux 1. Faux. Le fournisseur dégage un boni. 2. Vrai. 3. Vrai. 4. Vrai. Exercice 1. Factures- emballages Comptabiliser au journal de la société ZAIM, de la société Badou et de la société CKM les factures ci-dessous : Zaim CKM Badou Fabricant de caisses pour emballages Zaim Facture n°713 le 10/03/2010 Facture n°1220 le 15/03/2010 Montant brut (HT) 25600,00 Remise 5% ……………. PU Montant Net commercial ……………. 1600 caisses (emballages récup. non identifiables) 8 12 800,00 TVA 20% ……………. 200 Caisses consignés TVA 20% 2 500,00 (non identifiables) 2000,00 Net à payer à crédit ……………. Net à payer à crédit 15 360,00 Correction exercice 1. Factures- emballages
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    35 Comptabilisation de lafacture 713 Chez la société Zaim Zaim 10/03/2010 Badou 3421 Clients 31 184,00 Facture n°713 le 10/03/2010 7121 Ventes de biens produits 24 320,00 Montant brut (HT) 25 600,00 4455 Etat, TVA facturée 4 864,00 Remise 5% -1 280,00 4425 Clts - dettes.emb.et mat. Cons. 2 000,00 Net commercial 24 320,00 TVA 20% 4 864,00 Facture n°713 29 184,00 200 Caisses consignés (non identifiables) 2 000,00 Chez la société Badou Net à payer à crédit 31 184,00 15/03/2010 6111 Achats de marchandises 24 320,00 34552 Etat, TVA récupérable sur charges 4 864,00 3413 Frs.créa.emba.et mat. À rendre 2 000,00 4411 Fournisseurs 31 184,00 Facture n°713 Comptabilisation de la facture 1220 Chez la société CKM CKM 15/03/2010 Zaim 3421 Clients 15 360,00 Facture n°1220 le 15/03/2010 7121 Ventes de biens produits 12 800,00 4455 Etat, TVA facturée 2 560,00 PU Montant Facture n°1220 1600 caisses 8 12 800,00 TVA 20% 2 500,00 Chez la société Zaim 15/03/2010 Net à payer à crédit 15 360,00 6123 Achats d'emb. Réc. non ident. 12 800,00 34552 Etat, TVA récupérable sur charges 2 560,00 4411 Fournisseurs 15 380,00 Facture n°1220
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    36 Exercice 2. Opérations-factures- emballages 2. Enregistrer aux journaux des sociétés SALAZ et SOCAT les opérations suivantes du mois de février N : 03-02 : facture n°40 de la société Salaz destinée a son client Socat brut (HT) 42 000 DH, remise 10%, TVA 20%, transport effectué par la société Salaz par ses moyens : 300 DH (HT) TVA sur port 20%, emballages consignés (500 caisses à 12 DH l’une), règlement à crédit de deux mois. 18-02 : facture avoir n° 15 de la société Salaz destinée à Socat relative au retour de 300 caisses (consignées à 12 DH) à 10 DH l’une. 20-02 : la société Socat prévient la société Salaz qu’elle ne compte pas retourner 200 caisses consignées auparavant à 12 DH. Parmi ces 200 caisses, 25 sont totalement abîmées. Correction exercice 2. Opérations- factures- emballages Enregistrement comptable des opérations du mois de février dans les journaux des deux sociétés Salaz Socat Avoir n°15 du 18/12 300 x 10 3 000 Facture n°40 le 03/02/N Montant brut (HT) 42 000,00 Remise 10% -4 200,00 3000 Net commercial 37 800,00 TVA 20% 7 560,00 45 360,00 Transport 300,00 TVA / transport 20% 60,00 Emballage consignés 6 000,00 (500 x 12) Net à payer à crédit 51 720,00
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    37 Chez la sociétéSalaz Chez la société Socat 03/02/N 03/02/N 3421 Clients 51 720 6121 Achat de marchandises 37 800 7121 Ventes de biens pdt. 37 800 6142 Transports 300 7127 Ventes et pdt acces. 300 3413 Frs. Crén. pour emba…. 6 000 4425 Clt - dettes pour emb….. 6 000 34552 Etat, TVA rec. Sur les charges 7 620 4455 Etat, TVA facturée 7 620 4411 Fournisseurs 51 720 Facture n°40 Facture n°40 18/02/N 18/02/N 4425 Clients - dettes pour emb….. 3 600 4411 Fournisseurs 3 000 3421 Clients 3 000 61317 Malis sur emb. Rendus 500 71275 Boni sur rep. D'emb.. 500 34552 Etat, TVA récupérable sur charges 100 4455 Etat, TVA facturée 100 3413 Frs. Crén. pour emba…. 3 600 Avoir n°15 Avoir n°15 20/02/N 20/02/N 4425 Clients - dettes pour emb….. 2 400 61232 Achats d'emb. Récup. non ident. 1 750 6587 Autres charges non cour de l'ex. 250 71288 Aut.vent.et pdt acces. 2 000 34552 Etat, TVA réc. Sur les charges(1) 400 4455 Etat, TVA facturée (1) 400 3413 Frs. Cré.pour emb…. 2 400 Facture n°…. 4411 Facture n°…. (1) La TVA devient exigible étant donné que la consignation était sans TVA.
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    38 Chapitre 3. Leseffets de commerce Exercices d’application avec corrigés Pr. Abdelmoumen Berjaoui Chapitre 3. LES EFFETS DE COMMERCE 6. Définition et rôle des effets de commerce 6.2. La lettre de change 6.3. Le billet à ordre 7. Création d’un effet de commerce
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    39 8. La circulationdes effets de commerce 8.2. L’encaissement d’un effet de commerce 8.3. L’endossement d’un effet de commerce 8.4. L’escompte d’un effet de commerce 9. Schéma récapitulatif de comptabilisation des effets de commerce Exercices d’application : voir série n°8 1. Définition et rôle des EC Contrairement aux chèques qui sont des moyens de paiement au comptant, les effets de commerce sont des moyens de paiement à crédit. Les ventes à crédits sont souvent matérialisées par des effets de commerce qui permettent au fournisseur de mobiliser sa créance. On distingue en effet entre deux types d’effets de commerce : - La lettre de change ; - Le billet à ordre. 1.1. La lettre de change
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    40 La lettre dechange appelée « traite », est l’effet de commerce le plus utilisé en pratique. Il s’agit d’un écrit par lequel un créancier (le fournisseur) appelé « le tireur » demande à son débiteur (le client) appelé « le tiré » de payer la somme due (sur une facture par exemple) à une date fixée, soit à lui même (le fournisseur) soit à un tiers appelé le « bénéficiaire ». C’est en effet le fournisseur qui émet et transmet la traite au client. Celui-ci l’accepte en la restituant signée au fournisseur et reconnait de ce fait devoir la somme inscrite à l’échéance fixée. 1.2. Le billet à ordre Contrairement à la lettre de change qui est établie par le fournisseur, c’est le client qui est à l’origine du billet à ordre. Il s’agit en effet d’un document par lequel un débiteur (le client) appelé « le souscripteur » s’engage à payer à son créancier (le fournisseur) appelé « bénéficiaire » la somme due à l’échéance. 2. Création d’un effet de commerce A la réception de la traite signée par le tiré, le tireur passe les écritures suivantes : 3425 Clients-effets à recevoir 3421 Clients Traite n°...acceptée par le client …. La créance classique constatée au débit du compte 3421 lors de la facturation devient donc une créance particulière. En effet, le compte 3421 Client est soldé est remplacé par le compte 3425 Client effet à recevoir. Le tiré qui a signé la traite enregistre dans sa comptabilité : 4411 Fournisseurs 4415 Fournisseurs-effets à payer Traite n°.. Acceptée La dette classique constatée au crédit du compte 4411 lors de la facturation se transforme en une dette particulière. En effet, le compte 4411 Fournisseurs est soldé et remplacé par le compte 4415 Fournisseurs- effet à payer. A retenir :
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    41 - Les mêmesenregistrements comptables sont prévus pour le billet à ordre. - Lorsque le fournisseur tire une lettre de change sur son client et la lui envoie pour acceptation, aucune écriture n’est passée que se soit chez lui ou chez le client. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le client est son acceptation de l’effet (signature de l’effet) et chez le fournisseur la réception de l’effet accepté. 3. La circulation des effets Une fois l’effet chez le fournisseur, celui-ci dispose de 3 possibilités : - Attendre l’échéance de l’effet et le remettre à l’encaissement auprès de son banquier ; - L’endosser (mettre au dos de l’effet : payer à l’ordre de monsieur x), pour régler une dette ; - Ne pas attendre l’échéance et escompter l’effet auprès de son banquier. 3.1. L’encaissement d’un effet de commerce Le bénéficiaire de l’effet le garde jusqu'à l’échéance et se présente auprès de sa banque pour encaissement de l’effet. Exemple Le 20/04/2010, l’entreprise Amine remet à sa banque la lettre de change n°342/A de nominal 5 460 DH tiré sur le client Belaid payable le 22 /04/2010. Le 24/04/2010, un avis de crédit de la banque (document envoyé par la banque pour informer la société que son compte bancaire à encaisser une somme, contrairement a l’avis de débit qui informe que le compte bancaire à décaisser une somme.) avis de crédit N° Nominal de la lettre de change n°342/A 5 460,00 Commission 15,00 TVA 7% 1,05 Net à votre crédit 5 443,95 Correction Chez le tireur
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    42 20/04/2010 5113 Effets àencaisser ou à l'encaissement 5 460,00 3425 Clients-effets à recevoir 5 460,00 LC n° 342/A remise à la banque 24/04/2010 5141 Banque 5 443,95 6147 services bancaires 15,00 34552 Etat - TVA récupérable sur les charges 1,05 5113 Effets à encaisser ou à l'encaissement 5 460,00 Avis e crédit n°/ LC n°342/A A retenir : - le jour ou l’effet est apporté à la banque, le compte 3425 est soldé et remplacé par le compte 5113 dans l’attente de la réception de l’avis de crédit de la banque. L’effet qui était auparavant une créance se transforme en quasi disponibilité (trésorerie) ; - le jour ou la société a reçu l’avis de crédit, le compte 5113 est à son tour soldé. On constate en effet l’entrée de la somme dans le compte en banque sous déduction des commissions HT et de la TVA correspondante. - le tiré quant à lui ne peut passer d’écritures qu’à la réception de l’avis de débit de sa banque. Il solde donc le compte 4415 Fournisseurs-effets à payer, puisque la dette sur le fournisseur disparait, par le crédit du compte 5141 Banques, constatant la sortie des fonds pour leur montant nominal de son compte bancaire. Lors de la remise à l’encaissement d’un effet de commerce, la créance du tireur passe successivement dans les comptes suivants :  3421. Clients  3425. Clients – effets à recevoir  5113. Effets à encaisser ou à l’encaissement  5141. Banques Chez le client, la dette passe successivement dans les comptes :  4411. Fournisseurs  4415. Fournisseur-effets à payer  5141. Banques
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    43 3.2. L’endossement d’uneffet de commerce Comme nous l’avons souligné auparavant, le bénéficiaire d’un effet peut le remettre à un tiers généralement pour règlement d’une dette. Exemple Le 25/04/2010, l’entreprisse Amine remet à son fournisseur la société Badr la lettre de change qu’elle avait tiré auparavant sur son client Lamine pour un montant de 8 450 DH. Correction Chez Amine 25/04/2010 4411 Fournisseurs 8 450,00 3425 Clients-effets à recevoir 8 450,00 Lettre de change n° endossée à Badr Chez Badr 25/04/2010 3425 Clients-effet à recevoir 8 450,00 3421 Clients 8 450,00 LC n° endossé par Amine Il s’agit d’une sortie d’un effet pour extinction d’une dette. Le compte 4411 Fournisseurs est donc soldé. Il s’agit d’une entrée d’un effet de commerce en règlement d’une créance. Le compte 3421 Clients est soldé.
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    44 A retenir : -Le tiré Lamine n’est pas concerné par l’opération d’endossement, donc il ne passe aucune écriture. 3.3. L’escompte d’un effet de commerce Le bénéficiaire d’un effet de commerce peut ne pas attendre l’échéance de l’effet. Il le remet à son banquier qui lui verse un montant inferieur au nominal de l’effet. Les montants prélevés par la banque sont : - les intérêts ou l’escompte qui sont calculés sur la durée séparant la date de remise à l’escompte et la date d’échéance de l’effet en application d’un taux ; - des commissions bancaires ; - une TVA récupérable sur les intérêts et les commissions. Exemple Le 20/05/2010, l’entreprise Amine remet à sa banque pour escompte la lettre de change n° 420 de 12 400 DH tirée sur son client Bentaleb et payable le 30/06/2010. Elle reçoit le 21/05/2010 l’avis de crédit ci-dessus : Avis de crédit du 21/05/2010 Nominal de la lettre de change n°420 12 400,00 Agios : intérêts : 12 400 x 15,34 % x 41j/36000 = -216,63 Commission -12,00 TVA 7% (216,63 +12,00) -16,00 Net à votre crédit 12 155,37 Vérifions que : - Il y a en effet 41 jours entre le 20/05/2010 date de remise de l’escompte et le 30/06/2010, date de l’échéance. De son coté, l’entreprise Bentaleb va recevoir à la date de l’échéance de l’effet un avis de débit. Correction Le 20/05/2010, l’effet a été remis à la banque pour escompte. Le plan comptable marocain n’a pas prévue d’écriture pour les effets sortis pour escompte. Mais, à la réception de l’avis de crédit, l’entreprise Amine doit passer :
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    45 21-mai 5141 Banques 12155,37 6147 Services bancaires 216,63 6311 Intérêts des emprunts et dettes 12,00 34552 Etat TVA récupérable sue les charges 16,00 5520 Crédit d'escompte 12 400,00 Avis de crédit n° Retenons que : - L’escompte d’un effet est assimilé à un emprunt à très court terme. C’est pour cette raison que le plan comptable marocain recommande l’enregistrement de la valeur nominal de l’effet dans un compte de trésorerie – passif : 5520 crédits d’escompte, qui sera soldé à l’échéance par le crédit du compte 3425 Clients effet à recevoir. - Le titré n’est concerné que par l’échéance de la traite. L’écriture de remise à l’escompte ne le concerne pas. Mais lorsqu’il reçoit l’avis de débit il passe la même écriture que dans l’hypothèse d’une remise à l’encaissement. Il solde le compte 4415 fournisseurs effet à payer par le crédit du compte 5141 banques. Lors de la remise à l’escompte d’un effet de commerce, la créance du tireur passe successivement dans les comptes :  3421 Clients  3425 Clients – effets à recevoir  5520 Crédit d'escompte  5141 Banques Chez le client, la dette passe successivement dans les comptes :  4411 Fournisseurs  4415 Fournisseur-effets à payer  5141 Banques
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    46 4. Schéma récapitulatifde comptabilisation des effets de commerce (non compris l’endossement) Fournisseur Client Vente le 01/06 pour 5 000 DH HT de marchandises, Remise 2%. 3421 4455 7111 4411 34552 6111 5 880 980 4 900 5 880 980 4 900 Règlement par remise d'effets à échéance le 15/07: Effet n° 1 : 2 880 DH Effet n°2 : 3 000 DH 3 425 4 415 5 880 5 880 5 880 5 880 Soldé Soldé Escompte de l'effet n° 2 le 02/06. A la réception du bordereau d’escompte. Intérêt 45,00 DH, commission 27, 00 DH HT. 5 520 5 141 6 147 6311 34552 3 000 2 922,96 27,00 45,00 5,04 Remise à l'encaissement de l'effet n° 1. 5 113 2 880 2 880 A l’échéance, Commission d'encaissement 15,00 DH HT (l’escompte et la remise à l'encaissement) 5 141 3 000 2 880 2 864 3 000 15 1,05 5 880 5 880 Soldé Soldé Soldé Soldé
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    47 Série n °8 : factures- effets de commerce Vrais / faux Les affirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ? 23. L’effet de commerce est un moyen de paiement immédiat. 24. L’effet de commerce est un moyen de paiement différé. 25. Les effets de commerce sont la lettre de change et le billet à ordre. 26. Les effets de commerce sont des factures. 27. La lettre de change (la traite) est souscrite par le client à l’ordre de son fournisseur. 28. Le billet à ordre est tiré par un fournisseur sur son client. 29. La lettre de change est établie par le vendeur est envoyée au client pour acceptation. 30. Le billet à ordre est établi par l’acheteur et envoyé au vendeur. 31. La lettre de change (la traite) et le billet à ordre entrainent les mêmes enregistrements comptables. 32. Lorsque le fournisseur tire une lettre de change sur son client et lui envoie l’effet pour acceptation, aucune écriture n’est enregistrée que ce soit chez lui ou chez son client. 33. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le client (le tiré) c’est son acceptation (signature) de l’effet. 34. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le fournisseur est sa réception de l’effet acceptée. 35. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tireur un déplacement de la créance du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir. 36. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tiré un déplacement de la dette du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir. 37. Une traite peut faire l’objet : - D’un encaissement à l’échéance auprès de la banque. - D’un endossement pour règlement d’une dette. - D’un escompte (avant l’échéance). 38. Lors de la remise à l’encaissement d’une traite, le compte 5113 Effets à encaisser ou à l’encaissement est débité. 39. A la réception de « l’avis de crédit » d’une traite encaissée, le compte 5113 Effets à encaisse ou à l’encaissement est crédité. 40. Lors d’une opération d’endossement d’une traite : - Le tireur débite le compte 4411 fournisseur par le crédit du compte 3425 Clients- effets à recevoir. - Le tiré n’enregistre aucune écriture. - Le bénéficiaire (celui à qui le tireur a endossé la traite) débite le compte 3425 Client-Effet à recevoir par le crédit du compte 3421 Client. 41. Dans une opération d’escompte le compte 5520 Crédit d’escompte est débité. Exercice 1. Diverses opérations avec effets de commerce L’entreprise SOMA effectue durant les dix premiers jours du mois de novembre 2010 les opérations liée aux règlements par effets de commerce de la manière suivante :
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    48 01-11 : ventede marchandises, facture n°980 montant brut (HT) 45 000 DH, Remise 10%, port (effectué par les moyens de l’entreprise) 500 DH, TVA 20%, par acceptation par le client de la lettre de change n°160 au 31/11. 02-11 : remise à l’encaissement de 3 effets de commerce n°350, 351 et 402 d’un montant de 15 362,50 DH échéant le 08/11 « bordereaux de remise à l’encaissement n°8150 ». 03-11 : achat de marchandises, facture n° 720, montant brut (HT) 30 000 DH, remise 10%, TVA 20%, par souscription du billet à ordre n°15 au 31/11. 07-11 : endossement de la lettre de change n°160 pour règlement d’une dette d’un fournisseur. 09-11 : réception de l’avis de crédit bancaire n°1752 correspondant à l’encaissement des effets 350,351 et 402, commission 76,80 DH, TVA sur commissions : 5DH. 10-11 : règlement d’une créance de 10 000 DH par un client par endossement d’une lettre de change n°175, tiré sur un tiers au 30/03. Travail à faire 1. Enregistrer au journal de l’entreprise SOMA les opérations ci-dessus. Exercice 2. Diverses opérations avec effets de commerce Les opérations suivantes sont extraites de la comptabilité de l’entreprise SERGHINI : 04-05 : tiré la traite n°45 au 30-06 sur le client DAHI. Nominal : 25 500 DH. 11-05 : reçu de la banque l’avis de crédit n°107 relatif à l’escompte d’une traite : valeur nominale 28 000 DH, escompte 280 DH, commission 62,50 DH, TVA sur agios 23,98 DH. 25-05 : réglé la dette de 30 000 DH au fournisseur Alami comme suit : - endossé à son ordre la traite n°45 pour 25 500 DH. - le reste en espèces (pièce de caisse n°125). 29-05 : reçu de la banque l’avis de débit n° 245 relatif au paiement de la traite n° 26. Nominal : 12 500 DH. Travail à faire 1. Enregistrer au journal de l’entreprise SERGHINI les opérations ci-dessus. Correction série n ° 8 : factures- effets de commerce
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    49 Vrai / faux Lesaffirmations suivantes sont-elles vrais ou fausses ? 42. L’effet de commerce est un moyen de paiement immédiat. 43. L’effet de commerce est un moyen de paiement différé. 44. Les effets de commerce sont la lettre de change et le billet à ordre. 45. Les effets de commerce sont des factures. 46. La lettre de change (la traite) est souscrite par le client à l’ordre de son fournisseur. 47. Le billet à ordre est tiré par un fournisseur sur son client. 48. La lettre de change est établie par le vendeur est envoyée au client pour acceptation. 49. Le billet à ordre est établi par l’acheteur et envoyé au vendeur. 50. La lettre de change (la traite) et le billet à ordre entrainent les mêmes enregistrements comptables. 51. Lorsque le fournisseur tire une lettre de change sur son client et lui envoie l’effet pour acceptation, aucune écriture n’est enregistrée que ce soit chez lui ou chez son client. 52. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le client (le tiré) c’est son acceptation (signature) de l’effet. 53. Le fait générateur permettant l’enregistrement comptable chez le fournisseur est sa réception de l’effet acceptée. 54. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tireur un déplacement de la créance du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir. 55. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tiré un déplacement de la dette du compte 4411 Fournisseurs au compte 3425 Clients-effets à recevoir. 56. Une traite peut faire l’objet : - D’un encaissement à l’échéance auprès de la banque. - D’un endossement pour règlement d’une dette. - D’un escompte (avant l’échéance). 57. Lors de la remise à l’encaissement d’une traite, le compte 5113 Effets à encaisser ou à l’encaissement est débité. 58. A la réception de « l’avis de crédit » d’une traite encaissée, le compte 5113 Effets à encaisse ou à l’encaissement est crédité. 59. Lors d’une opération d’endossement d’une traite : - Le tireur débite le compte 4411 fournisseur par le crédit du compte 3425 Clients- effets à recevoir. - Le tiré n’enregistre aucune écriture. - Le bénéficiaire (celui à qui le tireur a endossé la traite) débite le compte 3425 Client-Effet à recevoir par le crédit du compte 3421 Client. 60. Dans une opération d’escompte le compte 5520 Crédit d’escompte est débité. Correction Vrai / faux 1. Vrai. 2. Vrai. 3. Vrai. 4. Faux. L’effet de commerce est un moyen de paiement. La facture est une pièce justificative. 5. Faux. La lettre de change est tirée par un fournisseur (le tireur) sur son client (le tiré).
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    50 6. Faux. Lebillet à ordre est souscrit par le client (le souscripteur) à l’ordre de son fournisseur (le bénéficiaire). 7. Vrai. 8. Vrai. 9. Vrai. 10. Vrai. L’acceptation de la lettre de change par le client est le fait générateur de comptabilisation pour les deux parties. 11. Vrai. 12. Vrai. 13. Faux. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tireur un déplacement de la créance du compte 3421 Clients au compte 3425 Clients-effets à recevoir. 14. Faux. L’acceptation d’une lettre de change entraine chez le tiré un déplacement de la dette du compte 4411 Fournisseurs au compte 4415 Fournisseur-effet à payer. 15. Vrai. 16. Vrai. Il est débité par le crédit du compte 3425 Clients effets à recevoir. 17. Vrai. Il est crédité par les comptes : 5141 Banques, 6147 Services bancaires et 34552 Etat TVA récupérable sur charges. 18. Vrai. 19. Faux. Dans une opération d’escompte et à la réception de l’avis de crédit, le compte 5520 Crédits d’escompte est crédité par le débit des comptes : 5141 Banques, 6311 intérêts des emprunts et dettes, 6147 Services bancaires et 34552 Etat TVA récupérable sur charges, et débité pour le solder à l’échéance du traite par le crédit du compte 3425 clients effets à recevoir. Exercice 1. Diverses opérations avec effets de commerce L’entreprise SOMA effectue durant les dix premiers jours du mois de novembre 2010 les opérations liée aux règlements par effets de commerce de la manière suivante : 01-11 : vente de marchandises, facture n°980 montant brut (HT) 45 000 DH, Remise 10%, port (effectué par les moyens de l’entreprise) 500 DH, TVA 20%, par acceptation par le client de la lettre de change n°160 au 31/11. 02-11 : remise à l’encaissement de 3 effets de commerce n°350, 351 et 402 d’un montant de 15 362,50 DH échéant le 08/11 « bordereaux de remise à l’encaissement n°8150 ». 03-11 : achat de marchandises, facture n° 720, montant brut (HT) 30 000 DH, remise 10%, TVA 20%, par souscription du billet à ordre n°15 au 31/11. 07-11 : endossement de la lettre de change n°160 pour règlement d’une dette d’un fournisseur. 09-11 : réception de l’avis de crédit bancaire n°1752 correspondant à l’encaissement des effets 350,351 et 402, commission 76,80 DH, TVA sur commissions : 5DH. 10-11 : règlement d’une créance de 10 000 DH par un client par endossement d’une lettre de change n°175, tiré sur un tiers au 30/03. Travail à faire
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    51 2. Enregistrer aujournal de l’entreprise SOMA les opérations ci-dessus. Correction exercice 1. Diverses opérations avec effets de commerce 1. Le journal de l‘entreprise SOMA : 01/11/2010 3425 Clients- effets à recevoir 49 200,00 7111 Ventes de marchandises 40 500,00 7127 Ventes et produits accessoires 500,00 4455 Etat TVA facturé 8 200,00 Facture n°980, réglée par LC n°160 02/11/201 5113 Effets à encaisser ou à l'encaissement 15 362,50 3425 Clients-effets à recevoir 15 362,50 Effets n°350,351 et 402 03/11/2010 6111 Achats de marchandises 27 000,00 34552 Etat TVA récupérables sur les charges 5 400,00 4415 Fournisseurs-effets à payer 32 400,00 Facture n° 720, réglée par le BO n°15 07/11/2010 4411 Fournisseurs 49 200,00 3425 Clients effets à recevoir 49 200,00 Lettre de change n°160 endossée par SOMA à l'ordre d'un fournisseur 09/11/2010 5141 Banques 15 280,70 6147 Services bancaires 76,80 34552 Etat TVA récupérable sur charges 5,00 5113 Effets à enca. ou à l'encaiss. 15 362,50 avis de crédit n°1752 10/11/2010 3425 Clients effet à recevoir 10 000,00 3421 Clients 10 000,00 Lettre de change n°175 endossé part un client à l'ordre de SOMA Exercice 2. Diverses opérations avec effets de commerce Les opérations suivantes sont extraites de la comptabilité de l’entreprise SERGHINI : 04-05 : tiré la traite n°45 au 30-06 sur le client DAHI. Nominal : 25 500 DH.
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    52 11-05 : reçude la banque l’avis de crédit n°107 relatif à l’escompte d’une traite : valeur nominale 28 000 DH, escompte 280 DH, commission 62,50 DH, TVA sur agios 23,98 DH. 25-05 : réglé la dette de 30 000 DH au fournisseur Alami comme suit : - endossé à son ordre la traite n°45 pour 25 500 DH. - le reste en espèces (pièce de caisse n°125). 29-05 : reçu de la banque l’avis de débit n° 245 relatif au paiement de la traite n° 26. Nominal : 12 500 DH. Travail à faire 2. Enregistrer au journal de l’entreprise SERGHINI les opérations ci-dessus. Correction exercice 2. Diverses opérations avec effets de commerce 1. Le journal de l‘entreprise SERGHINI: 04/05/N 3425 Clients-effets à recevoir 25 500,00 3421 Clients 25 500,00 Traite n°45 acceptée par le client Dahi 11/05/N 5141 Banques 27 633,52 6147 Services bancaires 62,50 6311 Intérêts des emprunts et dettes 280,00 3455 Etat TVA récupérable sue les charges 23,98 5520 Crédit d'escompte 28 000,00 Avis de crédit n°107 25/05/N 4411 Fournisseurs 30 000,00 3425 Clients-effets à recevoir 25 500,00 5161 Caisses 4 500,00 Traite n°25 endossé à Alami et pièces de caisse n° 125 29/05/N 4415 Fournisseurs-effets à payer 12 500,00 5141 Banques 12 500,00 Avis de débit n°245
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    53 Chapitre 4. Lescharges de personnel Exercices d’application avec corrigés Pr. Abdelmoumen Berjaoui
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    54 Chapitre 4. Lescharges de personnel 1. Les composantes du salaire 1.1. Le salaire de base 1.2. Les compléments de salaire 2. Les retenues sur salaires 2.1. La cotisation salariale à la CNSS 2.2. Cotisations aux autres organismes sociaux 2.3. L’impôt sur le revenu 2.4. Les avances et les oppositions 3. Les charges sociales patronales 3.1. Les charges sociales obligatoires 3.2. Les charges facultatives 4. Comptabilisation Exercices d’application : voir série n°9
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    55 Contre le travailfourni, le personnel perçoit une rémunération. L’entreprise supporte toutefois d’autres charges dites sociales en respect de la législation du travail en vigueur. 2. Les composantes du salaire 1.1. Le salaire de base Celui-ci peut être payé par période : mois, semaine, quinzaine. Il est fixé par un contrat de travail. Il peut être calculé par application d’un taux horaire au nombre d’heures effectuées dans la limite de la durée légale de travail. Il peut également être calculé à la pièce produite. 1.2. Les compléments de salaire Le salaire de base est généralement augmenté d’autres éléments : - La prime d’ancienneté : elle est fixée par le droit du travail comme suit : De 2 ans à 5 ans d’ancienneté 5% 5 ans à 12 ans d’ancienneté 10% 12 ans à 20 ans d’ancienneté 15% Au delà de 20 ans d’ancienneté 20% - Les autres primes : elles peuvent porter des noms différents d’une entreprise à une autre : prime de fin d’année, prime de risque, prime de travail de nuit, prime d’assiduité, etc. ; - Les indemnités : se sont des versements destinés à compenser les frais supportés par le salarié à l’occasion de l’exercice de son travail : indemnité de déplacement, etc. ; - Les avantages : logement, prise en charge du loyer, etc. Ils sont en effet évalués pour intégrer le salaire. On aura donc : Salaire Brut Salaire de base Primes Indemnités Avantages Le salaire brut supporté par l’employeur ne revient pas entièrement au salarié. Une partie est retenue par l’employeur pour être versée à l’Etat au titre d’IR (impôt sur le revenu), une autre fraction est due aux organismes sociaux.
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    56 2. Les retenussur salaire 2.1. Cotisation obligatoire : la cotisation salariale à la CNSS Elle est obligatoire. A partir du 01/04/2002 elle est fixée à 4,29% du salaire brut plafonné à 6 000 DH/mois. 2.2. Cotisation facultatives : cotisation aux autres organismes sociaux Elle demeure facultative. On cite à titre d’exemple les cotisations à la CIMR et les cotisations aux mutuelles professionnelles. (Généralement leurs bases da calcul est le salaire brut déduction des avantages ou le salaire brut imposable: voir les exercices). 2.3. L’impôt général sur le revenu L’employeur (l’entreprise) doit retenir pour ses salariés l’impôt qu’il se charge lui même de déclarer et verser à l’ETAT. A retenir pour le calcul du salaire net : - Dans un premier temps il faut calculer dans un tableau le salaire brut et les retenus on laissant vide le montant de l’IR qu’on calcul dans un deuxième tableau ; - Pour le calcul de l’IR il faut respecter le schéma suivant : Salaire Brute Salaire brute imposable Salaire net imposable (base de calcul de L’IR) Déductions (forfaitaire 17%, CNSS et autres) Eléments exonérés (ex : indemnité de transport) - Le plafond de la déduction forfaitaire est 2000 DH. - L’IR est en effet calculé par application du barème relatif à la période de la paie sur le montant du salaire net imposable. Le Barème mensuel de l’IR (voir barème actualisé à la fin de la correction de la série 9) est le suivant : Tableau de calcul de l'IGR Tranche de salaire imposable Taux Somme à déduire 0 - 1666,67 0,00% 0,00 1666,68 - 2000 13,% 216,66 2001 - 3000 21% 376,66 3001 - 5000 35% 796,66 au delà de 5000 44% 1 246,66 - De l’IR calculé par application du barème il convient de retrancher les déductions de charges de famille à raison de 15 DH / mois et par personne à charges, plafonnées à 6 déductions, soit 90 DH.
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    57 2.4. Les avanceset les oppositions Si le salarié a bénéficié d’un prêt ou d’une avance sur son salaire, des sommes lui seront retranchées de son salaire net. De même si son salaire net a fait l’objet d’une opposition sur salaire (sommes retenus par l’employeur en vertu d’une décision du tribunal). Exemple L’entreprise Amine emploie Mr Kettani depuis le 01/01/2003. Le contrat de travail fixe une rémunération mensuelle de 4 000 DH, une prime de risque de 500 DH et une indemnité de transport de 200 DH. Les salariés de l’entreprise sont tous affiliés à la CNSS et la CIMR au taux de 6% applicable au salaire brut imposable. Mr Kettani est marié et père de deux enfants à charges dont l’ainé est âgé de 10 ans. Présenter le bulletin de paie de Mr Kettani pour le mois de juin 2005. Corrigé Salaire de base 4 000,00 Prime d'ancienneté 4000 x 5% 200,00 Prime de risque 500,00 Indemnité de transport 200,00 Salaire brute 4 900,00 4 900,00 Retenus : CNSS 4900 x 4,29% -210,21 CIMR (4900-200) x 6% -282,00 IR (1) (voir ci-après) -351,41 -843,62 -843,62 Salaire net 4 056,38 4 056,38 IR (1) Salaire brute 4 900,00 Exonérations : Indemnité de transport -200,00 Salaire Brute imposable (SBI) 4 700,00 Déduction forfaitaire (SBI –avantages) x 17 % -799,00 CNSS -210,21 CIMR -282,00 Salaire net imposable 3 408,79 IGR = SNI x 35 % - 796,66 -(3x15) 351,41 3. Lez charges sociales patronales En plus du salaire brut, l’employeur prend en charges (au bénéfice du salarié) d’autres frais dont certains sont obligatoires et d’autres sont facultatives.
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    58 3.1. Charges socialesobligatoires (voir barème actualisé fin correction série 9) Ce sont surtout des charges dues à la CNSS. - Cotisations pour la couverture des dépenses afférentes aux allocations familiales : 7,5%; - Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux prestations sociales 8,60% ; - Taxe de formation professionnelle : 1,6%. 3.2. Charges facultatives L’employeur peut accepter de prendre en charges certaines cotisations en tout ou en partie pour faire bénéficier son personnel d’un régime de retraite supplémentaire. 4. Comptabilisation Enregistrement du Salaire brute : 31/X/N 6171 Rémunération du personnel SB 4441 CNSS Cot. Sal 4443 Caisse de retraite Cot. Sal 44525 Etat IGR salariaux IR 3431 Avance et acomptes au personnel Avances 4432 Rémunération due au personnel SN à payer Livre de paie du mois X Enregistrement des cotisations patronales : 31/X/N 6174 Charges sociales 4441 CNSS 4443 Caisse de retraite Charges patronales sur salaire du mois X
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    59 Série n °9. Les charges de personnel Questions de compréhension 1. Quelles sont les différentes composantes du salaire brut ? 2. Quel est le barème de la prime d’ancienneté fixé par le droit du travail ? 3. Quel sont les différentes retenues sur salaire ? 4. Quel est le taux ainsi que le plafond prévu pour la cotisation salariale à la CNSS ? 5. Quelles sont les charges sociales patronales ? 6. Quel sont les charges sociale patronales obligatoires ? quels sont leurs taux et leurs plafonds ? Vrais/faux 1. Le salaire de base peut être fixé en application d’un taux horaire au nombre d’heures effectués par le salarié dans la limite de la durée légale de travail. 2. Le salaire brut supporté par l’employeur ne revient pas entièrement au salarié. Une partie et retenu par l’employeur pour être versée au trésor à titre de l’IR, et une autres fraction est due aux organismes sociaux. 3. Au montant de l’IR calculé par le barème en vigueur il convient de retrancher les déductions des charges de familles. Exercice 1. L’entreprise Amine emploie 3 salariés : - Amal : salaire de base mensuel : 3 000 DH, prime d’ancienneté 5%, célibataire. - Saad : salaire de base mensuel : 8 000 DH, prime d’ancienneté 10%, 3 personnes à charges. - Belfkih : salaire de base : 2 800 DH, prime d’ancienneté 10%, 6 personnes à charges, a reçu au courant du mois (18-03) une avance de 1 000 DH. - L’entreprise ne déclare ses salariés qu’à la CNSS. Travail à faire pour le mois de mars 2010 1. Présenter le bulletin de paie pour chaque salarié. 2. Centraliser les bulletins sur le livre de paie. 3. Calculer les charges patronales. 4. Passer au journal les écritures correspondantes. Exercice 2. Monsieur benzekri a perçu au titre du mois de septembre 2010 les rémunérations suivantes : Salaire de base :
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    60 Heures normales :200 x 25 5 000,00 Heures supplémentaires : 10 x 25 x 1,25 312,25 Total 5 312,50 Prime d'ancienneté 10 % 531,25 Indemnité de transport (justifiée) 300,00 Salaire brut 6 143,75 Par ailleurs, les informations suivantes vous sont communiquées : - Le salarié est affilié à la CNSS. - Il cotise à la CIMR au taux de 6% appliqué à son salaire brut plafonné à 6 000 DH. - Il rembourse une traite mensuelle prélevée par l’employeur et réglée au CIH pour l’acquisition d’un appartement à titre de logement économique. La traite de septembre s’élève à 424,30 DH. - Il est marié et père de deux enfants à charge. Travail à faire pour le mois de septembre 2010 1. Présenter le bulletin de paie de Mr benzekri pour le mois de septembre 2010. 2. Passer les écritures nécessaires au journal de son employeur.
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    61 Correction série n° 9. Les charges de personnel3 Questions de compréhension 7. Quelles sont les différentes composantes du salaire brut ? 8. Quel est le barème de la prime d’ancienneté fixé par le droit du travail ? 9. Quel sont les différentes retenues sur salaire ? 10. Quel est le taux ainsi que le plafond prévu pour la cotisation salariale à la CNSS ? 11. Quelles sont les charges sociales patronales ? 12. Quel sont les charges sociale patronales obligatoires ? quels sont leurs taux et leurs plafonds ? Correction questions de compréhension 1. Le salaire brut est composé par le salaire de base, les primes, les indemnités et les avantages. Il est important de souligner que le salaire brut ne revient pas entièrement au salarié. Une partie est retenue par l’employeur pour être versée à l’Etat à titre d’IR et une autre partie est due aux organismes sociaux. 2. Durée d'ancienneté Taux de la prime De 2 à 5 ans 5% De 5 à 12 ans 10% De 12 à 20 ans 15% Au delà de 20 ans 20% 3. Les retenues sur salaire sont : la cotisation salariale à la CNSS, la cotisation aux autres organismes sociaux (facultative), l’IR, les avances et oppositions et la traite (mensualité) sur logement économique. 4. La cotisation salariale à la CNSS est obligatoire. A partir de 01/04/2002 elle est fixée à 4,29 % du salaire brut imposable, plafonnée (base de calcul) à 6000 DH/ mois. (La cotisation à la retraite CIMR qui est facultative est normalement de 6% du Salaire brut). 5. En plus du salaire brut, l’employeur paie des charges sociales patronales : - Charges patronales obligatoires : CNSS. - Charges facultatives : la CIMR et/ou mutuelles. 6. Les charges patronales obligatoires : CNSS : - Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux allocations familiales, le taux est de 7,5% du salaire brut total. - Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux prestations sociales, le taux est de 8,6% du salaire brut total avec un plafond de 6000DH par mois par salarié. - Taxe de formation professionnelle : 1,6% du salaire brut. 3 Voir les taux actualisés en fin de série.
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    62 - Assurance maladieobligatoire 4% du salaire brut4 . Remarque : tableau calcul de l’IR5 Tableau de calcul de l'IGR Tranche de salaire imposable Taux Somme à déduire 1 - 1666,67 0,00% 0,00 1666,68 - 2000 13,% 216,66 2001 - 3000 21% 376,66 3001 - 5000 35% 796,66 au delà de 5000 44% 1 246,66 Vrais/faux 4. Le salaire de base peut être fixé en application d’un taux horaire au nombre d’heures effectués par le salarié dans la limite de la durée légale de travail. 5. Le salaire brut supporté par l’employeur ne revient pas entièrement au salarié. Une partie et retenu par l’employeur pour être versée au trésor à titre de l’IR, et une autres fraction est due aux organismes sociaux. 6. Au montant de l’IR calculé par le barème en vigueur il convient de retrancher les déductions des charges de familles. Correction Vrai/faux 1. Vrai. 2. Vrai. 3. Vrai. A raison de 15 DH par mois et par personnes à charges plafonnée à 6 déductions soit 90 DH. Exercice 1. L’entreprise Amine emploie 3 salariés : - Amal : salaire de base mensuel : 3 000 DH, prime d’ancienneté 5%, célibataire. - Saad : salaire de base mensuel : 8 000 DH, prime d’ancienneté 10%, 3 personnes à charges. - Belfkih : salaire de base : 2 800 DH, prime d’ancienneté 10%, 6 personnes à charges, a reçu au courant du mois (18-03) une avance de 1 000 DH. - L’entreprise ne déclare ses salariés qu’à la CNSS. Travail à faire pour le mois de mars 2010 5. Présenter le bulletin de paie pour chaque salarié. 4 Voir les taux actualisés en fin de série 5 Voir les taux actualisés en fin de série.
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    63 6. Centraliser lesbulletins sur le livre de paie. 7. Calculer les charges patronales. 8. Passer au journal les écritures correspondantes. Correction exercice 1. 1. Le bulletin de paie de chaque salarié : Bulletin de paie d’AMAL: Salaire de base 3 000,00 (1) Salaire imposable Prime d'ancienneté 150,00 Prime de risque Salaire brute 3 150,00 Indemnité de transport Indem. de transport exonérée 0,00 Indemnité de fonction Frais de déplacements justifiés 0,00 Frais de déplacements justifiés Logement (Avantage en nature) Salaire brut imposable 3 150,00 Dédu. Forfai. 17% ( SBI- Avantages) Plafond 2000 -535,50 Salaire brut 3 150,00 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -135,14 Retenues CIMR (SB- Avantages) 6% 0,00 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -135,14 CIMR (SB- Avantages) 6% Salaire imposable 2 479,37 IGR = SIxIR+pers à chgx15<90 -144,01 IGR/ salaire imposable (1) -144,01 Avance sur salaire Salaire net 2 870,86 Bulletin de paie de Saad: Salaire de base 8 000,00 Prime d'ancienneté 800,00 (1) Salaire imposable Prime de risque Indemnité de transport Salaire brute 8 800,00 Indemnité de fonction Indem. de transport exonnrée 0,00 Frais de déplacements justifiés Frais de déplacements justifiés 0,00 Logement (Avantage en nature) Salaire brut imposable 8 800,00 Salaire brut 8 800,00 Dédu. Forfai. 17% ( SBI- Avantages) Plafond 2000 -1 496,00 Retenues CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40 CIMR (SB- Avantages) 6% 0,00 CIMR (SB- Avantages) 6% Salaire imposable 7 046,60 IGR/ salaire imposable (1) -1 808,84 IGR = SIxIR+pers à chgx15<90 -1 808,84 Avance sur salaire Salaire net 6 733,76
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    64 Bulletin de paiede Belfkih: Salaire de base 2 800,00 Prime d'ancienneté 280,00 Prime de risque (1) Salaire imposable Indemnité de transport Indemnité de fonction Salaire brute 3 080,00 Frais de déplacements justifiés Indem. de transport exonnrée 0,00 Logement (Avantage en nature) Frais de déplacements justifiés 0,00 Salaire brut 3 080,00 Salaire brut imposable 3 080,00 Retenues Dédu. Forfai. 17% (SBI- Avantages) Plafond 2000 -523,60 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -132,13 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -132,13 CIMR (SB- Avantages) 6% CIMR (SB- Avantages) 6% 0,00 IGR/ salaire imposable (1) -42,44 Salaire imposable 2 424,27 Avance sur salaire -1 000,00 IGR = SIxIR+pers à chgx15<90 -42,44 Salaire net 1 905,43 2. le livre de paie : Noms des salariés Salaire de base Primes Indemnités Avantages Salaire brute Retenues Salaire Net Avances ou opposi. Salaire net à payer Cot IGR Amal 3 000,00 150,00 0,00 0,00 3 150,00 -135,14 -144,01 2 870,86 0,00 2 870,86 Saad 8 000,00 800,00 0,00 0,00 8 800,00 -257,40 -1 808,84 6 733,76 0,00 6 733,76 Belfkih 2 800,00 280,00 0,00 0,00 3 080,00 -132,13 -42,44 2 905,43 -1 000,00 1 905,43 ToT 13 800,00 1 230,00 0,00 0,00 15 030,00 -524,67 -1 995,29 12 510,05 -1 000,00 11 510,05 3. Calcul des charges patronales : -Cotisations aux allocations familiales 1127,25 -Cotisations aux prestations sociales 1051,78 -Taxe de formation professionnelle 240,48 -Assurances maladie obligatoire 601,2 3020,71
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    65 4. Enregistrement aujournal : 18/03/N 3431 Avances et acomptes au personnel 1 000,00 5141 Banques 1 000,00 L'avance à Belfkih Chq n° 31/03/N 6174 Rémunérations du personnel 15 030,00 4441 CNSS 524,67 44525 Etat IGR salariaux 1 995,29 3431 Avances et acomptes au personnel 1 000,00 4432 Rémunérations due au personnel 11 510,05 Livre de paie Mars 31/03/N 6171 Charges sociales 3 020,71 4441 CNSS 3 020,71 Charges patronales sur salaire de Mars Exercice 2. Monsieur benzekri a perçu au titre du mois de septembre 2010 les rémunérations suivantes : Salaire de base : Heures normales : 200 x 25 5 000,00 Heures supplémentaires : 10 x 25 x 1,25 312,25 Total 5 312,50 Prime d'ancienneté 10 % 531,25 Indemnité de transport (justifiée) 300,00 Salaire brut 6 143,75 Par ailleurs, les informations suivantes vous sont communiquées : - Le salarié est affilié à la CNSS.
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    66 - Il cotiseà la CIMR au taux de 6% appliqué à son salaire brut plafonné à 6 000 DH. - Il rembourse une traite mensuelle prélevée par l’employeur et réglée au CIH pour l’acquisition d’un appartement à titre de logement économique. La traite de septembre s’élève à 424,30 DH. - Il est marié et père de deux enfants à charge. Travail à faire pour le mois de septembre 2010 3. Présenter le bulletin de paie de Mr benzekri pour le mois de septembre 2010. 4. Passer les écritures nécessaires au journal de son employeur. Correction exercice 2. 1. Le bulletin de paie de Mr benzekri pour le mois de septembre 2010 : Bulletin de paie de Benzekri: Salaire de base 5 312,50 (1) Salaire imposable Prime d'ancienneté 531,25 Prime de risque Salaire brute 6 143,75 Indemnité de transport justifiée 300,00 Indem. de transport exonérée -300,00 Indemnité de fonction Frais de déplacements justifiés 0,00 Frais de déplacements justifiés 0,00 Logement (Avantage en nature) Salaire brut imposable 5 843,75 Dédu. Forfai. 17% (SBI- Avantages) Plafond 2000 -993,44 Salaire brut 6 143,75 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40 Retenues CIMR (SB- Avantages) 6% -360,00 CNSS 4,29% x SB, Plafond de la BC 6000 -257,40 CIMR ( SB- Avantages) 6% -360,00 Salaire imposable 4 232,91 Traite CIH 424,30 IGR/ salaire imposable (1) -491,35 Salaire net imposable 3 808,61 Traite CIH -424,30 IGR = SNIxIR-pers à chgx15<90 -491,35 Salaire net 4 610,70 2. Enregistrement au journal 31/09/N 6174 Rémunérations du personnel 5 843,75 4441 CNSS 257,40 4443 Caisse de retraite 360,00 44525 Etat IGR salariaux 491,35 3438 Personnel -Autres débiteurs 424,30 4432 Rémunérations due au personnel 4 310,70 Livre de paie septembre 31/03/N 5 843,75 5 843,75
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    67 Remarques (barème actualiséde l’IR et des charges sociales obligatoire) Barème actualisé de l’IR Tableau de calcul de l'IGR Tranche de salaire imposable Taux Somme à déduire 0 - 2 500 0,00% 0,00 2 501 – 4 167 10% 250 4 168 – 5 000 20% 666,67 5 001 – 6 667 30% 1 166,67 6 668 – 15 000 34% 1 433,33 Au delà de 15 000 38% 2 033,33 Charges sociales obligatoires Ce sont surtout des charges dues à la CNSS. - Cotisations pour la couverture des dépenses afférentes aux allocations familiales : 6,4%; - Cotisations pour la couverture des dépenses relatives aux prestations sociales (maladie- maternité, pension) : 8,60% ; - Taxe de formation professionnelle : 1,6% du salaire brut ; - Assurance maladie obligatoire : 3,5%. (La part salariale est de 2%).
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    68 Chapitre 5 :les travaux d’inventaire : les amortissements Exercices d’application avec corrigés Pr. Abdelmoumen Berjaoui
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    69 CHAPITRE 5 :LES TRAVAUX D’INVENTAIRE : LES AMORTISSEMENTS 1. Notions et fonctions de l’amortissement 2. Les méthodes d’amortissements 2.1. L’amortissement constant 2.2. L’amortissement dégressif 2.3. Les écritures comptables des amortissements 3. la cession de bien amortissable 3.1. Le prix de cession 3.2. La sortie du bien de l’actif 3.2.1. Cas général : sans régularisation de la TVA 3.2.2. Le cas ou une régularisation de la TVA est obligatoire 4. Incident de l’amortissement sur les documents de synthèses Exercices d’application : voir série n°10
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    70 Chapitre 5 :les travaux d’inventaire : les amortissements Exemple Considérons l’exemple suivant : une entreprise a acquis en N une machine industrielle pour 135 000 DH HT à crédit. A la date de l’achat, l’entreprise a donc enregistré les écritures comptables suivantes : N 2331 Installation techniques 135 000,00 34551 Etat TVA récupérable sur les immobilisations 27 000,00 1486 Fournisseurs d'immobilisations 162 000,00 Questions 1) Fin N + 4, cette machine a – t- elle toujours une valeur comptable de 135 000 DH ? 1. Notions et fonctions de l’amortissement Après leur acquisition et au cours de leurs utilisation par l’entreprise, les biens de l’actif immobilisé, notamment les immobilisations corporelles et incorporelles subissent des pertes de leurs valeurs suite notamment à l’usage, le temps et l’obsolescence. Ces pertes de valeur se traduisent du point de vue comptable par des charges non décaissables mais constatées. Ces charges s’appellent les amortissements. Cas particulier - Une exception doit être faite pour les immobilisations en non valeur. Ces immobilisations sont certes amortissables sauf que leur amortissement n’est pas dû aux causes précitées. En effet, les immobilisations en non valeur sont des charges par nature mais autorisées à être enregistrées dans l’actif immobilisé. Leur amortissement constitue une répartition de leurs montants sur plusieurs exercices afin qu’un seul exercice ne les supporte pas tout seul. Il s’agit en fait d’une règle fiscale ; - certaines immobilisations ne sont pas amortissables : il s’agit notamment des terrains (sauf terrains miniers et carrière), le fonds commercial et les immobilisations financières. La pratique des amortissements selon les normes autorisées au Maroc peut s’effectuer de deux manières : - L’amortissement constant ou dit linéaire ; - L’amortissement dégressif (décroissant).
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    71 2. Les méthodesd’amortissements 2.1. L’amortissement constant L’amortissement constant ou linéaire considère que l‘immobilisation se déprécie d’une manière constante d’un exercice à un autre. Il permet donc de répartir de manière égale les dépréciations sur la durée de vie du bien. Les éléments permettant le calcul de l’amortissement sont : - La base de calcul de l’amortissement(V0): c’est la valeur brute de l’immobilisation, plus exactement sa valeur d’enregistrement en comptabilité lors de l’acquisition, dite valeur d’origine HT, à l’exception des voitures de tourisme pour lesquelles la base de calcul de l’amortissement est TTC ; - La durée d’amortissement (N) : c’est la durée sur laquelle l’amortissement est exercé. Il s’agit en fait de la durée de vie probable de l’immobilisation ; - Le taux d’amortissement (tx): de la durée d’amortissement ou durée de vie précitée on dégage le taux d’amortissement. la formule est la suivante6 : (100/N) Ainsi le montant de l’amortissement par exercice, dit annuité ou dotation est calculée par la formule suivante : Amt = V0 x tx A retenir - Le point de départ de l’amortissement : la première annuité d’amortissement est calculée en principe à partir du mois de l’exercice d’acquisition ou de l’achèvement de l’immobilisation si elle est produite par l’entreprise pour elle même. Toutefois, si la mise en service est postérieure à l’acquisition, l’amortissement peut être commencé à partir de la date de mise en service de l’immobilisation ; - La règle de prorata temporis : généralement les immobilisations entrent dans le patrimoine de l’entreprise au cours de l’exercice, de ce fait l’annuité du dit exercice tient compte uniquement des mois restant jusqu’ à la date de l’inventaire ; - La dernière annuité : en respectant également la règle de prorata temporis, l’amortissement doit cesser :  Lors du dernier mois de la durée de vie de l’amortissement. Une dotation à l’inventaire doit être constituée entre le 01/01 est le mois en question. Il s’agit en effet de l’exercice de l’amortissement définitif.  En cas de cession de l’immobilisation ou de sa mise hors service. Une dotation à l’inventaire doit être constituée du 01/01 à la date de cession ou de la mise hors service. Exemple 6 (1200 / Nombre de mois)
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    72 L’entreprise a acquisle 01/ 04 / 1994 une machine de production au prix HT de 360 000 DH. Elle décide de l’amortir sur 10 ans. Etablir le plan d’amortissement. Corrigé Date Base de l'amortissement Dotation de l'exercice cumul des amortissements VNA (2) 31/12/1994 360 000,00 27 000,00 (1) 27 000,00 333 000,00 31/12/1995 360 000,00 36 000,00 63 000,00 297 000,00 31/12/1996 360 000,00 36 000,00 99 000,00 261 000,00 31/12/1997 360 000,00 36 000,00 135 000,00 225 000,00 31/12/1998 360 000,00 36 000,00 171 000,00 189 000,00 31/12/1999 360 000,00 36 000,00 207 000,00 153 000,00 31/12/2000 360 000,00 36 000,00 243 000,00 117 000,00 31/12/2001 360 000,00 36 000,00 279 000,00 81 000,00 31/12/2002 360 000,00 36 000,00 315 000,00 45 000,00 31/12/2003 360 000,00 36 000,00 351 000,00 9 000,00 31/12/2004 360 000,00 9 000,00 (3) 360 000,00 0,00 (1) 360 000 x 10 % x 9/12 (2) VNA : valeur nette d’amortissement = V0 – cumul des amortissements (3) 360 000 x 10 % x 3/12 A retenir - Dans un amortissement constant ou linaire la base de l’amortissement reste la même tout au long de la durée d’amortissement ; - Le montant du cumul des amortissements à la fin de la période d’amortissement est égal à la valeur d’origine, cela prouve que le bien est totalement amorti et donc sa valeur nette comptable est nulle, - L’immobilisation amortie peut être cédé au cours de la durée d’amortissement ; - A l’actif, la deuxième colonne est consacrée au cumul des amortissements depuis la date d’entrée du bien; - La VNA est représentée dans la troisième colonne à a ‘actif par la VNC : la valeur nette comptable. Elle n’est pas un compte, elle est calculée. - Le cumul des amortissements peut être calculé directement par la formule : Cumul Amt = Vo x tx x n/12 2.2. L’amortissement dégressif L’administration fiscale autorise les entreprises à pratiquer l’amortissement dégressif pour certaines immobilisations. Cet amortissement permet de constater des annuités plus fortes au début de la durée de vie et de plus en plus décroissantes par la suite. L’amortissement est calculé par application d’un taux dégressif déterminé ainsi : Tx dégressif = tx constant x coefficient Les coefficients en vigueur sont : Durée de vie Coefficient
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    73 3 D 1,5 5D 2 D 6 3 Sont exclus de la pratique de l’amortissement dégressif : les constructions, les voitures personnel et les immobilisations en non valeurs. A retenir - La base de calcul de la première annuité est la valeur d’origine à laquelle on applique le taux dégressif en tenant également compte de la règle de prorata temporis; - La VNA est calculée toujours sur la valeur d’origine est non sur la base de calcul ; - La base de calcul d’un exercice N est la valeur nette d’amortissement VNA de l’exercice N-1; - A partir de l’exercice ou le taux calculé sur la durée restante (en mois), devient supérieur au taux dégressif, on revient à l’amortissement linéaire au taux de la durée restante. Dans l’amortissement dégressif il est donc conseiller d’ajouter une colonne : taux de la durée restante et une colonne : durée restante en mois ; - La VNA de l’exercice précédant celui où le taux dégressif est remplacé par le taux de la durée restante, devienne la base de calcul du restant des années à courir. Exemple Prenons les données de l’exemple précédant est appliquant l’amortissement dégressif : Date Base de l'amortissement Dotation de l'exercice cumul des amortissements VNA Taux de la durée restante Durée restante en mois 31/12/1994 360 000,00 81 000,00 (1) 81 000,00 279 000,00 0,1000 120 31/12/1995 279 000,00 83 700,00 164 700,00 195 300,00 0,1081 111 31/12/1996 195 300,00 58 590,00 223 290,00 136 710,00 0,1212 99 31/12/1997 136 710,00 41 013,00 264 303,00 95 697,00 0,1379 87 31/12/1998 95 697,00 28 709,10 293 012,10 66 987,90 0,1600 75 31/12/1999 66 987,90 20 096,37 313 108,47 46 891,53 0,1905 63 31/12/2000 46 891,53 14 067,46 327 175,93 32 824,07 0,2353 51 31/12/2001 32 824,07 10 099,97 (2) 337 275,90 22 724,10 0,3077 39 31/12/2002 32 824,07 10 099,97 347 375,86 12 624,14 27 31/12/2003 32 824,07 10 099,97 357 475,83 2 524,17 15 31/12/2004 32 824,07 2 524,99 360 000,82 -0,82 3 Remarquons - Le taux d’amortissement dégressif = 10 % x 3 = 30 % - A partir de l’exercice 2001, le taux de la durée restant devient supérieur au taux de l’amortissement dégressif, il le remplace donc à partir de cette année ; - La VNA de l’exercice 2000 devient la base de calcul des années restantes. - (1) = 360 000 x 10 % x 3 x 9/12 = 81 000
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    74 - (2) =32 824,07 x 0,3077 - (3) = 32 824,07 x 0,3077 x 3/12 2.3. Les écritures comptables des amortissements Les dotations aux amortissements (constant ou dégressif) sont généralement calculées et enregistrées à la date de l’inventaire. La constatation des dotations aux amortissements entrainent : - Le débit d’un compte de charge : 619. Dotation d’exploitation ; - Le crédit d’un compte d’actif immobilisé : 28. Amortissement des immobilisations. (compte soustractif). 3. Les cessions des biens amortissables La cession des immobilisations constitue une activité non courante pour l’entreprise. Elle entraine : - La naissance d’une créance sur l’acquéreur ou, un encaissement du prix de cession de l’immobilisation, - Le retrait de l’actif de l’entreprise du bien cédé. 3.1. Le prix de cession Le prix de cession représente un produit non courant pour l’entreprise. Il est enregistré au crédit du compte 751. Produits des cessions d’immobilisations. Lors de la vente du bien immobilisé, l’entreprise enregistre l’écriture suivante : Date de la cession 3481/51 Créances sur cessions d'immobilisations / Trésorerie 751 Produits de cessions d'immobilisations 3.2. La sortie du bien de l’actif 3.2.1.Cas général : sans régularisation de la TVA La cession d’une immobilisation entraine la sortie d’un bien de l’actif : - A la date de l’inventaire, pour le bien cédé, on constitue une dotation aux amortissements complémentaire pour la période s’étendant du premier jour de l’exercice en cours (l’exercice ou la cession a été effectuée) jusqu’à la date de cession ;
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    75 - La valeurd’origine de ce bien, le cumul des amortissements pratiqués depuis son acquisition jusqu'à sa cession ainsi que sa valeur nette d’amortissement doivent être soldés, Notons que - La valeur nette d’amortissement qui, pour rappel, est la différence entre la valeur d’origine et le cumul des amortissements, fait l’objet d’une écriture comptable lors de la sortie de l’immobilisation dans le compte 651. Valeurs nettes d’amortissements des immobilisations cédées. Finalement l’écriture de sortie du bien de l’actif est la suivante : date de l'inventaire 619. Dotation D'exploitation 28. Amortissement des immobilisations Dotation Complémentaire date de l'inventaire 28. Amorti. Des immobilisations Cumul Amt7 651. VNA. Des immobilisations cédées VNA 2. Immobilisation Vo Sortie du bien Exemple : L’entreprise Amine a cédé le 30/09/2004 une machine à écrire qui était acquise le 01/07/2000 au prix de 9 840 DH. L’amortissement constaté a été pratiqué au taux linéaire de 12%. Le prix de cession est de 3 800 DH dont 2 000 DH encaissée par chèque bancaire immédiatement et 1 800 à crédit pour 2 mois. Travail à faire 1. Passez les écritures nécessaires. 3.2.2. Cas ou une régularisation de la TVA est obligatoire La règle fiscale stipule que lorsque la cession d’une immobilisation intervient avant l’expiration d’une durés de 5 ans, l’entreprise doit reverser à l’Etat une fraction de la TVA initialement déduite (récupérable) lors de l’acquisition. La TVA à reverser correspond à la duré non courue. 7 Y compris la dotation complémentaire.
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    76 Exemple L’entreprise Chami aacheté un micro-ordinateur le 01/04/2007 au prix de 90 000 DH TVA 20% payé par cheque bancaire. L’amortissement a été pratiqué au taux constant de 15%. Le 01/08/2008, l’entreprise cède le micro-ordinateur au prix de 82 000 DH contre un cheque bancaire. Travail à faire 1. Passer les écritures nécessaires dans l’exercice 2008. Correction A la date d’acquisition l’entreprise avait enregistré l’écriture suivante : 01/04/2007 2355 Matériel informatique 90 000,00 34551 Etat TVA récupérables / immobilisations 18 000,00 5141 Banques 108 000,00 Facture n° Chq n° Notons que - L’entreprise a donc bénéficié de la déduction totale de la TVA payée au fournisseur ; - Le matériel informatique n’a pourtant resté dans l’entreprise que 2 année : 2007 et 2008, - L’entreprise doit donc restituer la TVA correspondant au trois années non parcourues. Le montant a restituer égale à 18 000 x 3/5 = 10 800 ; - Il convient ici de rappeler qu’une année partielle est considérée fiscalement comme une année entière. 01/04/2008 5141 Banque 82 000,00 7513 PC.des immobi.corporelles 82 000,00 Prix de vente du micro ordinateur 31/12/2008 6193 D.E.A des immobs. Corp. 7 875,00 28355 Amt. Mat inftq 7 875,00 90 000 x 15 % x 7/12 Dotation complémentaire 31/12/2008 28355 Amt. Mat inftq 18 000,00 6513 VNA des immobs. Corp. Cédées 82 800,00
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    77 2355 Mat. Informatique90 000,00 4456 Etat, TVA due 10 800,00 Régularisation de la cession du micro-ordinateur 4. Incident de l’amortissement sur les documents de synthèse Exemple Le 09 octobre N, une entreprise fait l’acquisition d’un mobilier de bureau mis en service le 12 octobre N. cout d’acquisition HT : 72 000 DH, durée d’utilisation prévue 10 ans.
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    78 31-12-N Inventaire du31-12-N Charges CPC Produits 61935 DEA des mobiliers, maté.de bur. et am. Div. 180 DEA des mob… 180 2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 180 7200 x 10% x 3/12 Actif Bilan Passif Dotation de N Mobilier de bureau 7200 180 7020 31-12- N+1 61935 DEA des mobiliers, matériel de bureau et am. Div. 720 Inventaire du 31-12-N+1 2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 720 Charges CPC Produits 7200 x 10% DEA des mob… 720 Dotation de N+1 Actif Bilan Passif 31-12- N+2 Mobilier de bureau 7200 900 6300 61935 DEA des mobiliers, matériel de bureau et am. Div. 720 2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 720 Inventaire du 31-12-N+2 7200 x 10% Charges CPC Produits Dotation de N+2 DEA des mob… 720 Actif Bilan Passif Mobilier de bureau 7200 1620 5580 31-12- N+10 61935 DEA des mobiliers, matériel de bureau et am. Div. 540 Inventaire du 31-12-N+10 2835 Amt. Du mob.mat de bureau et am. Div. 540 Charges CPC Produits 7200 x 10% x 9/12 DEA des mob… 540 Dotation de N+10 Actif Bilan Passif Mobilier de bureau 7200 7200 0 Une immobilisation même totalement amortie doit figurer au bilan tant qu'elle reste dans le patrimoine de l'entreprise.
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    79 Série n °10. Les travaux d’inventaire : les amortissements Vrais/faux 1. L’amortissement constate une dépréciation irréversible. 2. Les frais de constitution ne s’amortissent pas. 3. La base d’amortissement d’un véhicule de tourisme est égale au coût d’achat TTC. 4. Pou une durée d’utilisation de 5 ans, le taux d’amortissement dégressif est de 20%. 5. Un compte 28 est un compte d’actif soustractif. 6. Le compte 751 produits de cession des immobilisations est tenu en valeur d’origine de l’immobilisation cédée. 7. La cession en N d’un matériel acquis en N-10 entraine le reversement de La TVA. 8. La cession en N d’un matériel acquis en N-5 entraine un reversement de la TVA 9. La cession en N d’un matériel acquis en N n’entraine pas un reversement de la TVA. Exercice 1. Répondre aux questions suivantes 1. Expliquer pourquoi une dotation est appelée « charge calculée ». 2. Déterminer la base d’amortissement : - d’un camion acquis : 121 992 DH TTC. - d’une voiture de tourisme acquise : 17 940 DH TTC. - d’une machine–outil acquise : 750 000 DH TTC. 3. A quel taux d’amortissement linéaire et dégressif correspondent les durées d’utilisations suivantes : 4 ans, 6 ans, 8 ans, 10 ans et 25 ans. 4. A quelle durée d’utilisation correspondent les taux d’amortissement linéaire suivants : 5%, 8%, 12 % et 3%. 5. Un matériel industriel acquis 144 000 DH HT le 3 novembre N est mis en service le 12 novembre N. Sa durée d’utilisation est de 10 ans. Quel est le montant de la première annuité : - en appliquant le système d’amortissement linéaire, - en appliquant le système d’amortissement dégressif. 6. Un matériel est acquis au cours de l’exercice N, sa durée d’utilisation est de 5 ans. Quel sera le dernier exercice au cours duquel ce matériel sera totalement amorti : - En appliquant le système d’amortissement linéaire. - En appliquant le système d’amortissement dégressif. 7. Soit l’extrait d’un bilan au 31-12-N : Matériel de transport 1 650 000 420 000 1 230 000 La dotation annuelle de l’exercice N+1 est de 348 000 DH. Il n y’a eu ni cession, ni acquisition au cours de l’exercice N+1. Présenter le poste matériel de transport au bilan au 31-12-N+1. 8. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des immobilisations au 31-12-N : - Valeur au début de l’exercice 1 880 000 ;
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    80 - Cession encours d’exercice 340 000 ; - Valeur à la clôture de l’exercice 1 970 000. Quel est le montant des acquisitions au cours de l’exercice N ? 9. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des amortissements au 31-12-N : - Amortissements cumulés au début de l’exercice 452 000 DH ; - Dotation de l’exercice 89 000 DH ; - Amortissement cumulés à la fin de l’exercice : 476 000 DH. Quel est le montant des amortissements cumulés des immobilisations cédées. Exercice 2. Amortissement cumulé, dotation, journal L’entreprise Amine possède les immobilisations suivantes : Désignation Date d'acquisition Valeur d’origine (HT) Durée Mode d’amortissement - Brevet, marques droits et valeurs similaires. 01/05/2006 480 000,00 5 ans constant - Bâtiments 01/10/2009 875 000,00 20 ans constant Matériel de transport - Voiture R21 01/04/2009 210 900,00 5 ans constant - Camion berliett 01/07/2005 360 600,00 4 ans constant Matériel de bureau - 4 machines Royales 01/04/2007 32 400,00 10 ans constant - 3 machines Japy 01/04/2003 36 000,00 10 ans dégressif Travail à faire 1. Calculer les amortissements cumulés jusqu’au 31/12/09. 2. Calculer les dotations aux amortissements de l’exercice 2010. 3. Enregistrer au journal les amortissements de 2010. Exercice 3. Cession d’une immobilisation amortissable, TVA. 1. Le 01/10 /2010, une machine-outil a été vendue pour 45 000 DH. L’écriture suivante a été passée : 01/10/2010 5141 Banque 45 000,00 7513 PC. immob. Corporelles 45 000,00 Chq n°36452 Cette machine a été acquise le 02 janvier 2008 pour 80 000 DH et amortie au taux de 20%. Présenter les écritures de régularisations relatives à cette cession au 31/12/2010. 2. Un matériel informatique a été acquis le 02/01/2006 (date de création de l’entreprise). Ce matériel a été vendu le 30 juin de l’année 2010 pour 50 000 DH. Une plus-value de cession de 5312.5 DH a été constatée. L’entreprise pratique l’amortissement constant. Durée d’utilisation prévue : 8 ans. - Calculer la valeur d’origine. - Passer les écritures de cession (règlement à crédit 3 mois). - Régulariser la cession au 31/12/2010.
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    81 Correction série n° 10. Les travaux d’inventaire : les amortissements Vrais/faux 10. L’amortissement constate une dépréciation irréversible. 11. Les frais de constitution ne s’amortissent pas. 12. La base d’amortissement d’un véhicule de tourisme est égale au coût d’achat TTC. 13. Pou une durée d’utilisation de 5 ans, le taux d’amortissement dégressif est de 20%. 14. Un compte 28 est un compte d’actif soustractif. 15. Le compte 751 produits de cession des immobilisations est tenu en valeur d’origine de l’immobilisation cédée. 16. La cession en N d’un matériel acquis en N-10 entraine le reversement de La TVA. 17. La cession en N d’un matériel acquis en N-5 entraine un reversement de la TVA 18. La cession en N d’un matériel acquis en N n’entraine pas un reversement de la TVA. Correction vrai ou faux 1. Vrai. Il s’agit d’après le plan comptable marocain d’une dépréciation définitive. 2. Faux. Bien qu’elles sont des immobilisations en non valeurs, les frais de constitution sont amortissables sur 5 ans. C’un cas particulier de l’amortissement puisqu’il s’agit d’une répartition d’une charge inscrite en actif sur plusieurs exercices. 3. Vrai. 4. Faux. C’est 20% x coefficient. 5. Vrai. 6. Faux. Il est tenu en prix de cession de l’immobilisation cédée. 7. Faux. Le délai de 5 ans de détention exigé est expiré. 8. Faux. Le délai de 5 ans de détention exigé est expiré. 9. Faux. L’entreprise doit verser 4 années de TVA initialement déduite. Il convient de rappeler qu’une année partielle de détention d’une immobilisation est considérée fiscalement comme entière. Exercice 1. Répondre aux questions suivantes 10. Expliquer pourquoi une dotation est appelée « chargé calculée ». 11. Déterminer la base d’amortissement : - d’un camion acquis : 121 992 DH TTC. - d’une voiture de tourisme acquise : 17 940 DH TTC. - d’une machine–outil acquise : 750 000 DH TTC. 12. A quel taux d’amortissement linéaire et dégressif correspondent les durées d’utilisations suivantes : 4 ans, 6 ans, 8 ans, 10 ans et 25 ans.
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    82 13. A quelledurée d’utilisation correspondent les taux d’amortissement linéaire suivants : 5%, 8%, 12 % et 3%. 14. Un matériel industriel acquis 144 000 DH HT le 3 novembre N est mis en service le 12 novembre N. Sa durée d’utilisation est de 10 ans. Quel est le montant de la première annuité : - en appliquant le système d’amortissement linéaire, - en appliquant le système d’amortissement dégressif. 15. Un matériel est acquis au cours de l’exercice N, sa durée d’utilisation est de 5 ans. Quel sera le dernier exercice au cours duquel ce matériel sera totalement amorti : - En appliquant le système d’amortissement linéaire. - En appliquant le système d’amortissement dégressif. 16. Soit l’extrait d’un bilan au 31-12-N : Matériel de transport 1 650 000 420 000 1 230 000 La dotation annuelle de l’exercice N+1 est de 348 000 DH. Il n y’a eu ni cession, ni acquisition au cours de l’exercice N+1. Présenter le poste matériel de transport au bilan au 31-12-N+1. 17. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des immobilisations au 31-12-N : - Valeur au début de l’exercice 1 880 000 ; - Cession en cours d’exercice 340 000 ; - Valeur à la clôture de l’exercice 1 970 000. Quel est le montant des acquisitions au cours de l’exercice N ? 18. On extrait les renseignements suivants d’un tableau des amortissements au 31-12-N : - Amortissements cumulés au début de l’exercice 452 000 DH ; - Dotation de l’exercice 89 000 DH ; - Amortissement cumulés à la fin de l’exercice : 476 000 DH. Quel est le montant des amortissements cumulés des immobilisations cédées. Correction exercice 1. Répondre aux questions suivantes 1. Il ne résulte pas d’un décaissement mais d’un calcul. Une évaluation d’une dépréciation définitive. 2. - Camion : 121 992/1,2 = 101 660. - Voiture de tourisme = 17 940. - Machine–outil : 750 000/1,2= 625 000. 3. D Taux constant Taux dégressif 4 25% 37,50% 6 16,67% 33,33% 8 12,50% 37,50% 10 10% 30% 25 4% 12%
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    83 4. Taux constant D 5%20 8% 12,50 12% 8,33 3% 33,33 5. Amortissement linéaire : 144 000 x 0,1 x 2/12 = 2 400. Amortissement dégressif : 144 000 x 0,1 x 3 x 2/12 = 7 200. 6. Amortissement constant : N+5 Amortissement dégressif : durée déterminée par le tableau d’amortissement dégressif. (A établir). 7. 8. 1 970 000 - 1 880 000 + 340 000 = 430 000. 9. 452 000 + 89 000 – 476 000 = 65 000. Exercice 2. Amortissement cumulé, dotation, journal L’entreprise Amine possède les immobilisations suivantes : Désignation Date d'acquisition Valeur d’origine (HT) Durée Mode d’amortissement - Brevet, marques droits et valeurs similaires. 01/05/2006 480 000,00 5 ans constant - Bâtiments 01/10/2009 875 000,00 20 ans constant Matériel de transport - Voiture R21 01/04/2009 210 900,00 5 ans constant - Camion berliett 01/07/2005 360 600,00 4 ans constant Matériel de bureau - 4 machines Royales 01/04/2007 32 400,00 10 ans constant - 3 machines Japy 01/04/2003 36 000,00 10 ans dégressif Travail à faire 4. Calculer les amortissements cumulés jusqu’au 31/12/09. 5. Calculer les dotations aux amortissements de l’exercice 2010. 6. Enregistrer au journal les amortissements de 2010. Matériel de transport 1 650 000 768 000 882 000
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    84 Correction exercice 2.Amortissement cumulé, dotation, journal 1. Amortissements cumulés8 jusqu'au 31/12/09 - Brevet… : 480 000 x 0,2 x 44/12 = 352 000. La durée écoulée de la date d’acquisition au 31/12/2009 est 44 mois. - Bâtiment : 875 000 x 0,05 x 3/12 = 10 937,50. - Matériel de transport : Voiture R 21 : 210 900 x 1,2 (TTC) x 0,2 x 9/12 = 37 962. Camion berliett : 360 600 x 0,25 x 48/12 = 360 600 totalement amortie en 2009. 398 562 - Matériel de bureau : Machines Royal : 32 400 x 0,1 x 33/12 = 8 910. Machine Japy : = 32 717 ,59 voir tableau d’amortissement dégressif. 41 627,59 Il est en effet impératif d’utiliser le tableau d’amortissement dégressif suivant : Date Base de l'amortissement Dotation de l'exercice cumul des amortissements VNA Taux de la durée restante 31/12/2003 36 000,00 8 100,00 8 100,00 27 900,00 0,1000 9 31/12/2004 27 900,00 8 370,00 16 470,00 19 530,00 0,1081 31/12/2005 19 530,00 5 859,00 22 329,00 13 671,00 0,1212 31/12/2006 13 671,00 4 101,30 26 430,30 9 569,70 0,1379 31/12/2007 9 569,70 2 870,91 29 301,21 6 698,79 0,1600 31/12/2008 6 698,79 2 009,64 31 310,85 4 689,15 0,1905 31/12/2009 4 689,15 1 406,75 32 717,59 3 282,41 0,2353 31/12/2010 3 282,41 1 010,00 10 33 727,59 2 272,41 0,3077 11 31/12/2011 3 282,41 1 010,00 34 737,59 1 262,41 31/12/2012 3 282,41 1 010,00 35 747,58 252,42 31/12/2013 3 282,41 252,50 36 000,08 0,00 2. Les dotations d’amortissement de l’exercice 2010 : Pour ne pas se tromper Il est important d’établir les deux tableaux suivants : Immobilisation Date d'acquisition Durée de vie en mois Durée amortie au 31/12/2009 Durée restant à amortir Durée restant à amortir pour l'exercice 2010 Brevet… 01/05/2006 60 44 16 12 Bâtiment 01/10/2009 240 3 237 12 Voiture 21 01/04/2009 60 9 51 12 Camions berliett 01/07/2005 48 48 0 0 8 On peut utiliser un tableau. 9 12/120 10 = 3 282,41 x 0,3077. 11 12/39 est supérieur au taux dégressif de 0,3.
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    85 Machines Royales 01/04/2007120 33 87 12 Machines Japy 01/04/2003 120 Voir tableau d'Amt. Voir tableau d'Amt. Voir tableau d'Amt. Immobilisation Base de l'amortissement Durée restant à amortir pour l'exercice 2010 Dotation 2010 Brevet… 480 000,00 12 96 000,00 Bâtiment 875 000,00 12 43 750,00 Voiture 21 253 080 (TTC) 12 50 616,00 Camions berliett 360 600,00 0 0,00 Machines Royales 32 400,00 12 3 240,00 Machines Japy 36 000,00 Voir tableau d'Amt. 1 010,00 Total 194 616,00 3. Enregistrement au journal : 31/12/2010 6192 DEA des imm. Inc. 96 000,00 2822 Amt. Des brevets, marques…. 96 000,00 Dotation 2010 31/12/2010 6193 DEA des imm. Corp. 98 616,00 28321 Amt. Des bâtiments 43 750,00 2834 Amt. Mat. Transport 50 616,00 28352 Amt.mat. Bureau 4 250,00 Dotation 2010 Exercice 3. Cession d’une immobilisation amortissable, TVA. 3. Le 01/10 /2010, une machine-outil a été vendue pour 45 000 DH. L’écriture suivante a été passée : 01/10/2010 5141 Banque 45 000,00 7513 PC. immob. Corporelles 45 000,00 Chq n°36452 Cette machine a été acquise le 02 janvier 2008 pour 80 000 DH et amortie au taux de 20%. Présenter les écritures de régularisations relatives à cette cession au 31/12/2010. 4. Un matériel informatique a été acquis le 02/01/2006 (date de création de l’entreprise). Ce matériel a été vendu le 30 juin de l’année 2010 pour 50 000 DH. Une
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    86 plus-value de cessionde 5 312,5 DH a été constatée. L’entreprise pratique l’amortissement constant. Durée d’utilisation prévue : 8 ans. - Calculer la valeur d’origine. - Passer les écritures de cession (règlement à crédit 3 mois). - Régulariser la cession au 31/12/2010. Correction exercice 3. Cession d’une immobilisation amortissable, TVA 1. Les écritures de régularisation relatives à la cession : 31/12/2010 6193 DEA des imm. Corp 12 000,00 28332 Amt. du mat. et outil. 12 000,00 Dotation complémentaire 80 000 x 0,2 x 9/12 31/12/2010 28332 Amt. du mat. et outil. 44 000,00 6513 VNA des immob. Corp. Cédées 42 400,00 2332 4456 Matériel et outillage Etat, TVA due 80 000,00 6 400,00 Annulation machine outil cédée 80 000 x 0,2 x 33/12 TVA à reverser à l'Etat 80 000 x 0,2 x 2/5 Ou pour la TVA 6583 Pénalités et amendes fiscales ou pénales12 6 400,00 4456 Etat, TVA due 6 400,00 TVA à reverser à l'Etat 80 000 x 0,2 x 2/5 2. Valeur d’origine Valeur d’origine = VNA + cumul des amortissements 12 Certains comptables n’utilisent pas ce compte. Ils intègrent la TVA à reverser à l’Etat dans la VNA comme dans l’écriture précédente. Cette dernière pratique peut donner lieu à un retraitement lors du calcul de la capacité d’autofinancement en analyse financière et touche au principe d’intangibilité des valeurs. Elle pourrait également être refusée par l’administration fiscale.
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    87 Plus –value /cession = prix de cession – VNA Cumul des amortissements = valeur d’origine x 12,5% x 54/12 = valeur d’origine x 0,5625 Donc : Valeur d’origine = prix de cession - plus- value + cumul des amortissements = 50 000 – 5 312,5 + valeur d’origine x 0,5625 Valeur d’origine = 102 143 Ecriture de cession et de régularisation : 30/06/2010 3481 Créances sur cession d'immob. 50 000,00 7513 PC des immob. Corp. 50 000,00 Cession matériel informatique 31/12/2010 6193 DEA des imm. Corp 6 384,00 28355 Amt. du mat. Informatique. 6 384,00 Dotation complémentaire 102 143 x 0,125 x 6/12 31/12/2010 28355 Amt. du mat. Informatique. 57 455,40 6513 VNA des immob. Corp. Cédées 44 687,60 2355 Matériel informatique 102 143,00 Annulation matériel informatique cédé 102 143 x 0,125 x 54/12 31/12/2010 L’entreprise a gardé le matériel informatique 5 ans, donc il n’y a pas lieu de reversement de la TVA à l’Etat.
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    88 Chapitre 6 :les travaux d’inventaire : les provisions Exercices d’application avec corrigés Pr. Abdelmoumen Berjaoui
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    89 CHAPITRE 6 :LES TRAVAUX D’INVENTAIRE : les provisions 1. Les provisions pour dépréciation de certains éléments de l’actif 1.1. Provisions pour dépréciations des immobilisations 1.2. Provisions pour dépréciations des stocks 1.3. Provisions pour dépréciations des créances 1.3.1. Schéma général 1.3.2. Cas dans lequel la créance est insolvable 1.3.3. Les réajustements des provisions des créances douteuses 1.4. Provisions pour dépréciation des titres et valeurs de placement 1.5. Provisions pour dépréciations des comptes de trésorerie 2. Cession des éléments provisionnés 2.1. Cession d’une immobilisation provisionnée 2.2. Cession des titres et valeurs de placement 3. Les provisions pour risques et charges 3.1. Les provisions durables 3.2. Les provisions non durables Exercices d’application : voir série n°11
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    90 Chapitre 6 :les travaux d’inventaire : les provisions Contrairement aux amortissements qui sont des dépréciations définitives, certains éléments de l’actif peuvent faire l’objet d’une dépréciation non définitive (ajustable chaque fin d’exercice) appelée les provisions pour dépréciations. La comptabilité marocaine considère également qu’à la date de l’inventaire une dépense probable (procès en cours par exemple) doit également faire l’objet d’une provision mais pour ce cas il s’agit des provisions pour risques et charges. 1. Les provisions pour dépréciation de certains éléments de l’actif Il s’agit donc d’enregistrer en comptabilité une dépréciation de la valeur d’un élément de l’actif suite à une cause dont les effets ne sont pas jugés définitives (réversibles). Peuvent faire l’objet d’une provision les éléments de l'actif qui ne sont pas amortissable. Il s’agit plus exactement : 1.1. Provisions pour dépréciation des immobilisations La provision pour dépréciation d’une immobilisation est enregistrée en règle générale selon la forme suivante : 31/12/N 6194 DEP pour dép. des immobilisations 2920/2930 PPD des immob. Incorp / PPD des immob.corp Provisions pour dépréciations 29. PPD des immobilisations 292. PPD des immobilisations incorporelles. 293. PPD des immobilisations corporelles. 294/295. PPD des immobilisations financières 391. PPD des stocks 394. PPD des créances de l’actif circulant 395. PPD des titres et valeurs de placement 590. provisions pour dépreciation des comptes de trésorerie
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    91 Concernant les immobilisationsfinancières (titres de participations), l’écriture a passé est la suivante : 31/12/N 6392 Dotation aux prov. Pour dépréciations des immob. Financières 2951 Provisions pour dépréciation des titres de participations Exemple Une entreprise possède 200 titres de participation de BMCE acquis à 220 DH chacune. Au 31/12/2010, le cours en bourse de BMCI a chuté. Il est devenu 205 DH. 1.2. Provisions pour dépréciations des stocks Lors de l’évaluation extra-comptable du stock final à l’inventaire, l’entreprise peut considérer qu’un lot du stock nécessite une dépréciation. Il y a lieu donc de constater une provision. L’écriture à passer est la suivante : 31/12/N 6196 DEP. Pour dépréciations de l'actif circulant 391. Provisions pour dépréciation des stocks 1.3. Provisions pour dépréciation des créances 1.3.1. Schéma général
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    92 1.3.2. Cas danslequel la créance est insolvable Une créance peut devenir insolvable immédiatement c'est-à-dire avant qu’elle ne soit transférée en créance douteuse (3424). Dans ce cas on passe les écritures suivantes : 31-12-N 6182/6585 Pertes sur créances irréco. /créances devenus irréco. HT 4455 Etat TVA facturée TVA 3421 Clients TTC Dans le cas ou la créance douteuse est devenue insolvable, on solde donc les écritures de la créance douteuse et la provision déjà constatées : 31-12-N 6182 Pertes sur créances irrécouvrables HT 4455 Etat TVA facturée TVA 3424 Clients douteux ou litigieux TTC 31-12-N 3942 Prov. Pour dépréciations des clients et cpt.ratt. 7196 Reprises sur prov. Pour dép. de l'actif circulant Créances clients Clients jugés sans problèmes : aucune écriture à passer. Clients dont le recouvrement est incertain : - A reclasser dans le compte 3424, - Constituer une provision pour faire face à l’éventualité d’une perte probable (6196/3942). Clients dont la créance est irrécouvrable : A solder la créance et constater une perte non courante.
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    93 1.3.3. Les réajustementsdes provisions des créances douteuses A l’inverse des amortissements qui se cumulent d’exercice en exercice, les provisions s’ajustent à la fin de chaque exercice : - Si la dépréciation constatée en N-1 est jugée insuffisante : on la complète par un enregistrement identique à celui de la création de la provision, - Si la dépréciation constatée en N-1 est jugée trop forte : on la diminue on créditant le compte 7196.Reprise sur provision pour dépréciation de l’actif circulant par le débit du compte 3942.Prov. Pour dépréciations des clients et cpt.ratt. - si la dépréciation devient sans objet c'est-à-dire la perte de valeur a disparue (créance douteuse insolvable voir 1.3.2, ou le bien a été vendu) on annule la dépréciation. Exemple Une entreprise vous communique la situation de ses créances aux 31/12/2010 : - Créances douteuses au 31/12/2010 Clients Nominal TTC Provision au 31/12/2009 Appréciation au 31/12/2010 SA « MONA » Benlmlih Ramzi 4 998 7 495 6 902 840 1 890 2 900 Insolvable Porter la provision à 25 % du solde Perte probable 60 % du solde - Créances nouvellement douteuses Le client ABADI d’une créance de l’ordre de 8 568 DH TTC incertaine quant à son recouvrement. On espère récupérer 3 808 DH TTC. - Créance insolvable Le client Badih a déménagé sans laisser d’adresse, sa créance est irrécouvrable : 4 879 DH TTC. Travail à faire Passer les écritures nécessaires au 31/12/2010. Corrigé Noms Créances TTC fin N Dépréciation fin N-1 Constatation Augmentation Diminution Annulation Perte Observatio
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    94 SA " MONA"4 998 840 840 4 165 Insolvabl Benlmlih 7 495 1 890 329 Porter la pro à 25% du so Ramzi 6 902 2 900 551 Perte probab % du sold ABADI 8 568 0 3 967 Perte proba (8568-3808) Badih 4 879 0 4 066 Créance irrécouvra 8 568 4 518 1 169 8 231 31/12/2010 3424 Clients douteux ou litigieux 8 568 3421 Clients 8 568 ABADI devenu douteux 31/12/2010 61964 D.E.P p.dép. créance de l'act. Circ. 4 518 3942 Prov. pour dépr. des clients et… 4 518 Ramzi et ABADI 31/12/2010 3942 Prov. pour dépr. des clients et… 1 169 7196 Rep.sur prov. P.dép. de l'actif ci. 1 169 Mona et Benlmlih 6182 Perte sur créance irrécouvrable 8 231 4455 Etat, TVA facturée 1 646 3424 Clients douteux ou litigieux 4 998 3421 Clients 4 879 Mona et Badih 31/12/2010 24 132 24 132 1.4. Provision pour dépréciation des titres et valeurs de placement La dépréciation des TVP est déterminée par comparaison du prix d’acquisition et de la valeur des titres à la date de l’inventaire. Par principe, les pertes probables sont prises en
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    95 comptes (provisionnées) maisles gains probables sont ignorés. L’écriture comptable prévue est la suivante : 31/12/2010 6394 DPPD TVP 3950 Prov. Pour dép. TVP 1.5. Provision pour dépréciation des comptes de trésorerie Le plan comptable a prévu également la constatation d’une provision pour dépréciations des comptes de trésoreries (exemple : compte bancaire ouvert auprès d’une banque qui connait des difficultés financières) : 31/12/2010 6396 DPPD des comptes de trésoreries 5900 Prov. Pour dép.des cptes de trésorerie 2. Cession des éléments provisionnés La cession peut porter sur un élément de l’actif immobilisé, ou sur un élément d’actif circulant. 2.1. Cession d’une immobilisation provisionnée L’usage des comptes 751. Produits de cession d’immobilisations et de 651. VNA des immobilisations cédées est également prévue pour l’enregistrement des cessions de toutes les immobilisations. Les provisions des immobilisations cédées doivent être annulées par le compte 7194.Reprises sur provision pour dépréciation des immobilisations ou 7392. Reprise sur provisions pour dépréciations des immobilisations financières. Exemple : cession de titre de participation date de cession 5141 Banque
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    96 7514 Pdt decess.des immo. Finan. 31/12/N 2951 Prov. Pour dép.des TP 7392 Rep. Sur prov. P.dep. Immob. Fin. 31/12/N 6514 VNA des immob. Fin. Cédées 2510 Titres de participation 2.2. Cession des titres et valeurs de placement La cession des titres spéculatifs (TVP) ne revêt pas un caractère non courant comme c’est le cas des immobilisations notamment les immobilisations financières (les titres de participations) mais au contraire elle se considère comme une activité financière. Le résultat de cession peut dégager : - Une plus-value : elle et comptabilisée au crédit du compte 7385. Produits nets sur cession des titres et valeurs de placement, - Une moins-value : elle et comptabilisée au débit du compte 6385. Charges nettes sur cession des titres et valeurs de placement. Les provisions sont annulées selon les mêmes règles prévues pour l’ensemble des autres provisions. Le schéma d’enregistrement comptable est donc le suivant : date de cession date de cession 5141 Banque 5141 Banque 6385 Charges nettes/ cession des TVP 350 Titres et valeurs de plac. 350 Titres et valeurs de plac. 7385 Pdt.net/ cession TVP Moins values 31/12/N Plus values 31/12/N 3950 Prov. Pour dép. des TVP 3950 Prov. Pour dép. des TVP 7394 Rep/ prov. PD TVP 7394 Rep/ prov. PD TVP 3. Les provisions pour risques et charges Au passif on trouve d’autres types de provisions permettant à l’entreprise de se préparer à des paiements probables occasionnés par des risques ou des charges déjà apparents en fin d’exercice. On distingue entre deux rubriques de provisions pour risques et charges:
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    97 3.1. Les provisionsdurables Les provisions durables sont destinées à se couvrir des risques et des charges correspondant à des exercices ultérieurs. Leur constitution est autorisée par des événements survenus en cours ou en fin de l’exercice qui les rendent probables. Le caractère de la charge ou du risque détermine en effet la nature de la dotation à débiter : Exemple Une entreprise commerciale accorde des garanties de deux ans à ses clients sur les ventes des ses produits. Le 31/12/2009 la provision est estimée à 2,5% du CA qui s’est élevé à 246 200 : Provisions pour risques et charges 15. Provisions durables pour risques et charges > 12 mois 45. Autres proviosns pour risques et charges < 12 mois 31/12/N 6195 DEP pour risques et charges 6393 D. aux Prov. Pour risque et charges financières 6595 D. non courantes aux Prov. Pour risque et charges 151 Provision pour risques 155 Provisions pour charges
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    98 31/12/N 6195 D.E.P pourrisques et charges 6 155 1512 Provisions pour garanties donnés aux clients 6 155 3.2. Les provisions non durables Ces provisions peuvent correspondre à des paiements probables très prochains. Elles sont alors rangées dans le passif circulant. Le compte de la dotation est choisi selon la nature du risque ou de la charge. Le compte de provision fait partie du poste 450. Autres provisions pour risques et charges. Exemple Reprenons l’exemple précédant avec une seule modification : - La garantie offerte est aujourd’hui de 6 mois au lieu de deux ans : 31/12/N 6195 DEP pour risques et charges 6 155 4502 Provision pour garanties données aux clients 6 155 A retenir - Les provisions pour dépréciation comme les amortissements s’inscrivent à l’actif soustractif du bilan : elles viennent en déduction des valeurs brutes des comptes provisionnés ; - Les provisions pour risques et charges s’inscrivent au passif du bilan ; - A l’inverse des amortissements qui se cumulent d’exercice en exercice (dépréciations irréversibles), les provisions s’ajustent à la fin de chaque exercice ;
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    99 - Si ladépréciation constatée en N-1 est jugée insuffisante : on la complète par un enregistrement identique à celui de la création de la provision, - Si la dépréciation constatée en N-1 est jugée trop forte : on la diminue on créditant un compte de reprise ; - Si la dépréciation devient sans objet c'est-à-dire la perte de valeur a disparue on annule la dépréciation par un compte de reprise. Série n ° 11. Les travaux d’inventaire : les provisions Vrai / faux Les affirmations suivantes sont-elles vrai ou fausses ? 1. Les provisions ont toujours un caractère provisoire. 2. Les provisions pour dépréciation s’inscrivent au passif du Bilan. 3. Les provisions se cumulent en fin d’exercice. 4. Les provisions sont ajustées en fin d’exercice. 5. Si la perte probable sur une créance est de 60%, la dépréciation sera elle aussi de 60%. 6. La provision pour dépréciation est calculée sur le montant TTC de la créance.
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    100 7. Une pertesur créance irrécouvrable apparait TTC. 8. Une créance totalement irrécouvrable doit faire l’objet d’une dépréciation à 100%. 9. Une action dont le cours est en hausse donne lieu à l’enregistrement d’une plus – value. 10. Une provision peut constater un risque simplement éventuel. Exercice 1. Créances douteuses (1 seul client) Courant N, l’entreprise Ashraf a adressé à son client Mezouar une facture de ventes de marchandises s’élevant à 60 000 DH HT. Fin N, cette créance est considérée comme récupérable à seulement 40 %. Fin N+1, la perte est évaluée à 70%. Courant N+2, Mezouar règle 44 850 DH. Fin N+2, le reliquat sur cette créance est définitivement perdu. Travail à faire 7. Enregistrer ces opérations. Exercice 2. Créances douteuses (plusieurs clients) Le 31/12/N, on trouve dans la balance avant inventaire de l’entreprise Marina : 3424 3942 Clients douteux ou litigieux Provisions pour dépréciation des clients et comptes rattachés 5 651,10 2 550,00 La situation des clients douteux anciens est la suivante Noms Créances TTC fin N-1 Dépréciation fin N-1 Somme perçue en N Observations A 2 870,40 1 200,00 1 166,10 Créance irrécouvrable B 4 305,60 1 350,00 358,80 Porter la dépréciation à 60% du solde 7 176,00 2 550,00 1 524,90 Les créances devenues douteuses en N sont les suivantes : Noms Créances TTC Dépréciation à constituer C 2 906,33 25% D 3 516,24 20% E 3 588,00 30% 10 010,57 Travail à faire 5. Dresser les écritures fin N. Exercice 3. Provisions sur titres Le 31/12/N, l’état des titres et valeurs de placement (actions) se présente ainsi dans l’entreprise Machatte, avant inventaire :
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    101 TVP Nombre Valeurs unitaires d'entrée Dépréciation finN-1 Valeurs unitaires fin N BMCE 10 160 100 170 AWB 20 250 40 240 SONASID Achat N-1 (anciennes) 15 220 néant 225 Achat N (nouvelles) 25 240 néant 225 Travail à faire 1- Ajuster la dépréciation fin N. 2- Enregistrer les écritures correspondantes dans le journal. Exercice 4. Provisions pour litiges Courant N, l’entreprise Mounasstir se voit intenter un procès par son client Machatte qui lui réclame 35 000 DH à titre de dommage et intérêts. Fin N+1, le litige n’est toujours pas réglé, mais il apparait de façon quasi certaine que l’entreprise devra verser la somme de 25 000 DH à son client. Le 14-02-N+2, l’entreprise doit payer, et régler par cheque : - 30 000 DH de dommage et intérêts ; - 2 500 DH de frais de justice ; - 3000 DH à son avocat. Toutes ses opérations sont considérées non courantes et non soumises et La TVA. Travail à faire 1. Passer les écritures au journal. Correction série n ° 11. Les travaux d’inventaire : les provisions Vrai / faux Les affirmations suivantes sont-elles vrai ou fausses ? 11. Les provisions ont toujours un caractère provisoire. 12. Les provisions pour dépréciation s’inscrivent au passif du Bilan. 13. Les provisions se cumulent en fin d’exercice. 14. Les provisions sont ajustées en fin d’exercice.
  • 102.
    102 15. Si laperte probable sur une créance est de 60%, la dépréciation sera elle aussi de 60%. 16. La provision pour dépréciation est calculée sur le montant TTC de la créance. 17. Une perte sur créance irrécouvrable apparait TTC. 18. Une créance totalement irrécouvrable doit faire l’objet d’une dépréciation à 100%. 19. Une action dont le cours est en hausse donne lieu à l’enregistrement d’une plus – value. 20. Une provision peut constater un risque simplement éventuel. Correction Vrai / faux 1. Vrai. Elles sont ajustables (constatation, augmentation, diminution ou annulation) à la fin de chaque exercice. 2. Faux. Il s’agit des provisions pour risques et charges. Les provisions pour dépréciations figurent à l’actif du bilan en soustraction. 3. Faux. Contrairement aux amortissements qui sont cumulables, les provisions sont ajustables. 4. Vrai. 5. Vrai. 6. Faux. Sur le montant HT de la créance. 7. Faux. Une perte sur créance irrécouvrable est HT. 8. Faux. Elle doit passer directement à une perte sur créance irrécouvrable. 9. Faux. Les plus-values latentes ne sont pas comptabilisées. 10. Faux. Elle doit constater un risque probable. Exercice 1. Créances douteuses (1 seul client) Courant N, l’entreprise Ashraf a adressé à son client Mezouar une facture de ventes de marchandises s’élevant à 60 000 DH HT. Fin N, cette créance est considérée comme récupérable à seulement 40 %. Fin N+1, la perte est évaluée à 70%. Courant N+2, Mezouar règle 44 850 DH. Fin N+2, le reliquat sur cette créance est définitivement perdu. Travail à faire 8. Enregistrer ces opérations. Correction exercice 1. Créances douteuses (1 seul client) 1. Enregistrement au journal Courant N 3421 Clients 72 000,00 7111 Vente de marchand. 60 000,00 4455 Etat, TVA facturée 12 000,00 Facture N° 31/12/N
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    103 3424 Clients douteuxou litigieux 72 000,00 3421 Clients 72 000,00 Client Mezouar devenu douteux 31/12/N 61964 D.E.P pour dép. créance de l'act. Circ 36 000,00 3942 Prov. pour dépr. des clients et… 36 000,00 Const. d'un prov. Sur la perte prévisible de 60 000 x 60% = 36000 31/12/N+1 61964 D.E.P pour dép. créance de l'act. Circ 6 000,00 3942 Prov. pour dépr. des clients et… 6 000,00 Const. d'un prov. Complémentaire de 10% La perte prévisible étant de 70%. Courant N+2 5141 Banques 44 850,00 3424 Clients douteux ou litigieux 44 850,00 Chèque N° 31/12/N+2 6182 Perte sur créance irrécouvrable 22 625,00 4455 Etat, TVA facturée 4 525,00 3424 Clients douteux ou litigieux 27 150,00 Perte HT = (72 000 - 44 850)/1,2 = 22 625 Récupération TVA à tenir compte dans la déclaration du mois suivant 31/12/N+2 3942 Prov. pour dépr. des clients et… 42 000,00 7196 Reprise sur prov. Pour dépré de l'actif circul. 42 000,00 Annulation de la provision devenue sans objet Exercice 2. Créances douteuses (plusieurs clients) Le 31/12/N, on trouve dans la balance avant inventaire de l’entreprise Marina : 3424 3942 Clients douteux ou litigieux Provisions pour dépréciation des clients et comptes rattachés 5 651,10 2 550,00 La situation des clients douteux anciens est la suivante : Noms Créances TTC fin N-1 Dépréciation fin N-1 Somme perçue en N Observations A 2 870,40 1 200,00 1 166,10 Créance irrécouvrable B 4 305,60 1 350,00 358,80 Porter la dépréciation à 60% du solde
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    104 7 176,00 2550,00 1 524,90 Les créances devenues douteuses en N sont les suivantes : Noms Créances TTC Dépréciation à constituer C 2 906,33 25% D 3 516,24 20% E 3 588,00 30% 10 010,57 Travail à faire 6. Dresser les écritures fin N. Correction exercice 2. Créances douteuses (plusieurs clients) 1. Il est d’abord important de constater que le compte 3424. Clients douteux ou litigieux est débiteur de 5651,10 qui est le montant restant dû des créances douteuses anciennes. D’après le premier tableau : A : 2 870, 40 - 1 166,10 = 1 704,3 B : 4 305, 60 – 358,80 = 3 946,8 5 651,10 On remarque donc que d’après la balance avant inventaire : - Les sommes perçues ont été enregistrées en N : le compte 3424. Clients douteux ou litigieux qui était débiteur de 7 176 fin N-1 a été crédit de 1 524, 90 en N, - Donc, les nouveaux clients douteux n’ont pas encore été enregistrés au 3424, - La provision n’a pas encore été ajustée car elle reste celle de fin N-1 (2 550,00). On peut ensuite tracer le tableau suivant pour passer les écritures : Noms Créances TTC fin N Dépréciation fin N-1 Constatation Augmentation Diminution Annulation Perte Observat A 1 704,30 1 200,00 0,00 0,00 0,00 1 200,00 1 420,25 13 Créanc irrécouvr 13 = 1 704,30/1,2. Perte HT.
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    105 B 3 946,801 350,00 0,00 623,40 14 0,00 0,00 0,00 Porter dépréciati 60% du s C 2 906,33 0,00 605,49 25% D 3 516,24 0,00 586,04 20% E 3 588,00 0,00 897,00 30% 10 010,57 2 711,93 1 200,00 1 420,25 Le journal : 31/12/N 3424 Clients douteux ou litigieux 10 010,57 3421 Clients 10 010,57 Clients C, D et E devenus douteux 31/12/N 61964 D.E.P pour dép. créance de l'act. Circ 2 711,93 3942 Prov. pour dépr. des clients et… 2 711,93 Clients B, C, D et E 31/12/N 6182 Perte sur créance irrécouvrable 1 420,25 4455 Etat, TVA facturée 284,05 3424 Clients douteux ou litigieux 1 704,30 Perte sur créance irrécouvrable Client A 31/12/N 3942 Prov. pour dépr. des clients et… 1 200,00 7196 Rep.sur prov. Pour dépré de l'actif circul. 1 200,00 Annulation de la provision devenue sans objet Client A Exercice 3. Provisions sur titres 14 = (3946,80/1,2) x 60% - 1 350.
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    106 Le 31/12/N, l’étatdes titres et valeurs de placement (actions) se présente ainsi dans l’entreprise Machatte, avant inventaire : TVP Nombre Valeurs unitaires d'entrée Dépréciation fin N-1 Valeurs unitaires fin N BMCE 10 160 100 170 AWB 20 250 40 240 SONASID Achat N-1 (anciennes) 15 220 néant 225 Achat N (nouvelles) 25 240 néant 225 Travail à faire 3- Ajuster la dépréciation fin N. 4- Enregistrer les écritures correspondantes dans le journal. Correction exercice 3. Provisions sur titres 1. Ajuster la dépréciation fin N : Titres Valeurs d'entrée Valeur fin N Prov fin N-1 Prov fin N Dotation Reprise BMCE 1600 1700 100 0 0 100 AWB 5000 4800 40 200 160 SONASID 9300 9000 néant 300 300 Achat N-1 (anciennes) 3300 3375 néant Achat N (nouvelles) 6000 5625 néant 460 100 2. Enregistrement au journal : 31/12/N 6394 Dot. Aux prov. Pour dépr. Des TVP 460,00 3950 Prov. Pour dépré. Des TVP 460,00 AWB et Sonasid 31/12/N 3950 Prov. Pour dépré. Des TVP 100,00 7394 Rep. Sur prov. P. dépré. TVP. 100,00 Annulation Prov. BMCE Exercice 4. Provisions pour litiges
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    107 Courant N, l’entrepriseMounasstir se voit intenter un procès par son client Machatte qui lui réclame 35 000 DH à titre de dommage et intérêts. Fin N+1, le litige n’est toujours pas réglé, mais il apparait de façon quasi certaine que l’entreprise devra verser la somme de 25 000 DH à son client. Le 14-02-N+2, l’entreprise doit payer, et régler par cheque : - 30 000 DH de dommage et intérêts ; - 2 500 DH de frais de justice ; - 3000 DH à son avocat. Toutes ses opérations sont considérées non courantes et non soumises et La TVA. Travail à faire 2. Passer les écritures au journal. Correction exercice 4. Provisions pour litiges 1. Le journal : 31/12/N 6595 D.N.C aux prov. Pour risque et charges 35 000,00 1511 Prov. Pour litige 35 00 Constatation Prov. Pour litige procès client Machatte 31/12/N+1 1511 Prov. Pour litige 10 000,00 7595 Rep. Non cour. sur prov. Pour risque et charges 10 00 Diminution de la Provision 14/02/N+2 658 Autres charges non courantes 30 000,00 61365 Honoraires 2 500,00 61367 Frais d'actes et de contentieux 3 000,00 Banques 35 50 Chèque n° 31/12/N+2 1511 Prov. Pour litige 25 000,00 7595 Rep. Non cour. sur prov. Pour risq. charges 25 00 Annulation de la Provision
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    108 Chapitre 7 :les travaux d’inventaire : les régularisations des produits et des charges Exercices d’application avec corrigés Exercices de synthèses avec corrigés
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    109 Pr. Abdelmoumen Berjaoui CHAPITRE7 : LES TRAVAUX D’INVENTAIRE : LES REGULARISATIONS DES PRODUITS ET DES CHARGES 1. Les charges constatées d’avance 110 2. Les produits constatés d’avance 112 3. Les charges à payer 113 4. les produits à recevoir 115 5. Les RRR à accorder : Cas particulier des charges à payer 117 6. Les RRR à obtenir : Cas particulier des produits à recevoir 118 7. schéma récapitulatif 118 Exercices d’application : voir série n°12 Exercices de synthèses
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    110 CHAPITRE 7 :LES TRAVAUX D’INVENTAIRE : LES REGULARISATIONS DES PRODUITS ET DES CHARGES L’activité de toute entreprise est découpée en période de 12 mois appelée exercice. Le principe d’independance des exercices qui est l’un des principes fondamentaux de la comptabilité stipule que le résultat doit être déterminé exercice par exercice. La comptabilité décide que le compte de résultat (le CPC) récapitule les charges et les produits de l’exercice, sans qu’il soit tenu compte de leur date de paiement ou d’encaissement. Le résultat est donc déterminé par toutes les charges de l’exercice , et elles seules, et par tout les produits de l’exercice, et eux seules. Or il est fréquents que des produits ou des charges : - relatifs à l’exercice, ne soient pas encore enregistrés à la date de calcul du résultat ; - et inversement, soient déjà enregistrés, alors qu’ils concernent l’exercice suivant. Il faut donc régulariser les charges et les produits à l’inventaire ; et aussi, par voie de conséquence, au début de l’exercice suivant. Notre étude portera sur : les charges constatées d’avance, les produits constatés d’avances, les charges à payer, les produits à recevoir, les RRR à accorder en tant que cas particulier des charges à payer, les RRR à obtenir en tant que cas particulier des produits à recevoir. 1. Les charges constatées d’avance Il s’agit de charges enregistrées au cours de l’exercice, mais qui sont relatives, en totalité ou en partie à l’exercice suivant. Il faut donc extraire de l’exercice N la charge relative à l’exercice suivant et la faire supporter par cet exercice N+1. Exemple 1. Facture reçue sans la marchandise Une entreprise a reçu, fin décembre N, une facture d’achat de marchandise : 1 200 DH TTC. Le 31-12-N, les marchandises n’ont toujours pas été réceptionné ; leur livraison aura certainement lieu en janvier N+1. - L’entreprise a donc enregistrée lors de la réception de la facture l’écriture suivante : Décembre N 6111 Achats de marchandises 1 000,00 34552 Etat TVA récupérable sur charges 200,00 4411 Fournisseurs 1 200,00
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    111 - La marchandisen’étant pas réceptionnée en N, il ne doit pas donc supporter la charge. La charge de 1 000 inscrites en N doit être transférée à l’exercice N+1. On utilise pour cela le compte : 3491. Charges constatés d’avance, et l’écriture de régularisation est la suivante : 31-12-N 3491 Charges constatées d'avance 1 000,00 6111 Achats de marchandises 1 000,00 - La charge ne concerne plus l’exercice N. c’est l’exercice N+1 qui va la supporter du fait qu’a l’ouverture de l’exercice N+1 le comptable doit passer l’écriture suivante : 01-01-N+1 6111 Achats de marchandises 1 000,00 3491 Charges constatées d'avance 1 000,00 - Le compte 3491 se trouve soldé. Remarquons également qu’on n’a pas touché à la TVA étant enregistrée en mois de décembre. Exemple 2. Prime d’assurance Une entreprise a réglée, le 01-09-N, une prime d’assurance couvrant une période de 12 mois ; montant : 12 000 DH. - Le 01-09-N, l’entreprise a passé l’écriture suivante : 01-09-N 6134 Prime d'assurance15 12 000,00 5141 Banque 12 000,00 15 La prime d’assurance n’est pas assujettie à la TVA.
  • 112.
    112 - On peutconstater que cette prime d’assurance ne concerne l’exercice N que pour 4 mois, soit 4 000, et l’exercice N+1 pour 8 mois soit 8 000. L’écriture de régularisation est donc la suivante : 31-12-N 3491 Charges constatées d'avance 8 000,00 6134 Prime d'assurance 8 000,00 - Le compte 6134 reste bien donc débiteur de 4 000 pour N. - En N+1 le comptable doit contrepasser cette dernière écriture (Voir exemple 1). 2. Les produits constatés d’avance Il s’agit de produits enregistrés au cours d’un exercice, mais qui sont relatifs, en totalité ou en partie à l’exercice suivant. Il faut donc extraire de l’exercice N le produit relatif à l’exercice suivant et en faire bénéficier cet exercice N+1. Exemple 1. Facture envoyée sans la marchandise Une entreprise a envoyé et enregistré, fin décembre N, une facture de ventes de marchandises : 6 000 DH TTC. Le 31-12-N, les marchandises n’ont toujours pas été envoyées au client, leur livraison aura certainement lieu en janvier N+1. - Lors de l’envoie de la facture l’entreprise enregistre l’écriture suivante : Décembre N 3421 Clients 6 000,00 7111 Ventes de marchandises 5 000,00 4455 Etat TVA facturée 1 000,00 - Les marchandises n’étant pas adressées au client en N, le produit de 5 000 inscrit en N doit être transféré à l’exercice N+1. On utilise pour cela le compte 4491. Produits constatés d’avance, et l’écriture de régularisation est la suivante : 31-12-N 7111 Ventes de marchandises 5 000,00
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    113 4491 Produits constatésd'avance 5 000,00 - En N+1 le comptable doit contrepasser cette dernière écriture pour que le produit soit bien imputé à l’exercice N+1. Remarquons également qu’on n’a pas touché à la TVA étant enregistrée en mois de décembre. Exemple 2. Redevance pour location d’un appartement Le loyer trimestriel, pour la période allant du 01-11-2010 au 31-01-2011 d’un appartement appartenant à l’entreprise, encaissé le 01-11-2010 est de 6 000 DH. - Le loyer constaté d’avance est de 6 000 x 1/3 : 31-12-N 7127 Ventes de produits access. 2 000,00 4491 Produits constatés d'avance 2 000,00 3. Les charges à payer Il s’agit de charges qui ne seront enregistrées qu’au cours de l’exercice suivant, mais qui sont relatives, en totalité ou en partie, à l’exercice qui se termine. Il faut donc enregistrer à la fin de l’exercice N la charge qui le concerne, de manière à na pas la faire supporter par l’exercice suivant. Exemple 1. Marchandises reçue sans facture Une entreprise a reçu fin décembre N une livraison de 3 000 DH HT de marchandises, la facture ne sera adressée par le fournisseur qu’en janvier N+1. - Les marchandises étant réceptionnées, leur achat doit donc être enregistré, pourtant on ne peut créditer le compte 4411. Fournisseurs en l’absence de la facture, l’écriture de régularisation est la suivante : 31-12-N 6111 Achat de marchandises 3 000,00 3458 Etat-autres comptes débiteurs 600,00 4417 Fournisseurs- factures non parvenues 3 600,00 - La charge de 3 000 est donc bien imputée à l’exercice N. Le compte 3458 Etat-autres comptes débiteurs représente une future TVA récupérable. Le compte 4417
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    114 Fournisseurs- factures nonparvenues est tenu comme 4411 Fournisseurs TVA incluse. Les deux comptes 3458 et 4417 sont en fait des comptes d’attente. - En N+1, le comptable a le choix entre :  contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture reçue,  ou soldé le compte 4417 par le compte 4411 et le compte 3458 par le compte 34552. A retenir Le compte 4417 Fournisseurs-factures non parvenus doit être remplacé dans certaines opérations par le compte correspondant. A titre d’exemples : - 4437 Charges de personnel à payer ; - 4447 Charges sociales à payer ; - 4457 Etat impôts et taxes à payer ; - 4487 Dettes rattachés aux autres créanciers. Exemple 2. Cas des intérêts courus et non échus à payer Pour rappel, les intérêts courus non échus à payer sont des charges financières rattachées à l’exercice N mais pour lesquels l’échéance est dans l’exercice N+1. Une entreprise vous communique au 31/12/2004 l’état des intérêts courus et non échus à payer : Nature des charges Montant en DH 1. Règlement à terme échu le 31/01/2005 des intérêts annuels d’un emprunt de 20 000 DH conclu au taux de 12 % le 31/01/2004 pour une durée de 4 ans (remboursable le 31/01/2005). Montant de l’intérêt = 20 000 x 12 % x 11/12 = 2 200 HT. 2. Règlement à terme échu le 31/03/2005 des intérêts d’un emprunt de 5 000 DH (remboursable le 31/03/2005) conclu le 01/10/2004 au taux de 7,5% par semestre. Montant de l’intérêt = 5 000 x 7,5 % x 3/6 = 187,50 HT. 2 200 HT 187,50 HT - L’écriture à passer est la suivante : 31/12/2004 6311 Intérêts des emprunts et dettes 2 387,50 3458 Etat, autres comptes débiteurs 167,13 4493 Intérêts courus et non échus à payer 2 554,63
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    115 4. les produitsà recevoir Il s’agit de produits qui ne seront enregistrés qu’au cours de l’exercice suivant, mais qui sont relatifs, en totalité ou en partie, à l’exercice qui se termine. Il faut donc enregistrer à la fin de l’exercice N le produit qui le concerne, de manière à ne pas en faire bénéficier l’exercice suivant. Exemple 1. Marchandises livrée sans facture Une entreprise a livré courant décembre N, à un industriel, 8 970 DH TTC de marchandise, la facture ne sera adressée au client qu’en janvier N+1. - Les marchandises étant livrées en fin N leur vente doit donc être enregistrée, par contre en l’absence de la facture on ne peut pas débiter le compte 3421 Clients, on passe en effet : 31-12-N 3427 Client-facture à établir et cré/ trav.n. enc.fact 8 970,00 7111 ventes de marchandises 7 475,00 4458 Etat autres comptes créditeurs 1 495,00 - Le produit de 7 475 est donc bien imputé à l’exercice N. Le compte 4458 Etat-autres comptes créditeurs représente une future TVA collectée. Le compte 3427 Client-facture à établir et cré/ trav.n. enc.fact est tenu comme 3421 Clients TVA incluse. Les deux comptes 4458 et 3427 sont en fait des comptes d’attente. - En N+1, le comptable a le choix entre :  contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture établie,  ou soldé le compte 3427 par le compte 3421 et le compte 4458 par le compte 4455. Exemple 2. Loyer, commissions et redevances à recevoir Une entreprise vous communique l’état de ses produits à recevoir au 31/12/2004 : Nature des produits Montant en DH 1. Le loyer annuel, pour la période allant du 01/011/2004 au 31/10/2005, d’un appartement appartenant à l’entreprise, sera encaissé le 01/11/2005 : 24 000 DH, loyer à percevoir intéressant l’année 2004 : 24 000 x 2/12 = 4 000. 2. Une commission s’élevant à 1 000 DH sera reçue en janvier 2005. 3. Les redevances annuelles, pour brevet appartenant à 4 000 1 000
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    116 l’entreprise, à percevoiren janvier 2005, concernant la période du 01/01/2004 au 31/12/2004 sont de 36.000 DH HT, TVA 20 %. 43 200 TTC - L’écriture à passer est la suivante : 31/12/2004 3487 Créances rattachées aux autres débiteurs 4 000,00 7127 Ventes et produits accessoires 4 000,00 Loyer à recevoir des mois de novembre et décembre 2004 31/12/2004 3487 Créances rattachées aux autres débiteurs 1 000,00 7127 Ventes et produits accessoires 1 000,00 Commission à encaisser en janvier 2005 31/12/2004 3487 Créances rattachées aux autres débiteurs 43 200,00 7126 Redevances pour brevets 36 000,00 4458 Etat autre comptes créditeurs 7 200,00 Exemple 3. Cas des intérêts courus et non échus à percevoir Une entreprise a consenti, le 31/05/2004 un prêt de 50 000 DH à l’un de ses employés, au taux de 10 % l’an, remboursable par annuités constantes. La première venant à échéance le 01/06/2005. Les intérêts de la période du 31/05/2004 au 01/06/2005 ne seront payés à l’entreprise qu’au 01/06/2005. Leur montant contient une partie qui intéresse l’exercice 2004 qui s’achève. L’intérêt couru et non échu à la date de clôture de cet exercice est de 50 000 x 10/100 x 7/12 = 2 916,67. (TVA 7 %). - L’écriture à passer est la suivante : 31/12/2004 3493 Intérêts courus et non échus à percevoir 2 916,67 7381 Interets et produits assimilés 204,17 4458 Etat autres comptes créditeur 3 120,84
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    117 5. Les RRRà accorder : Cas particulier des charges à payer Il s’agit ici d’un cas, parmi tant d’autres, de charges à payer, mais qui constitue de façon plus précise une diminution de produits, l’avoir étant établi l’exercice suivant. Exemple 1. Remise à accorder Une entreprise doit accorder à l’un des ses clients une remise de 10 % sur une vente de marchandises réalisée en décembre N et qui s’est élevée à 112 000 DH HT, l’avoir ne sera envoyé qu’en janvier N+1. - Lors de l’envoie de la facture doit, l’entreprise enregistre l’écriture suivante : Décembre N 3421 Clients 134 400 7111 Ventes de marchandises 112 000 4455 Etat TVA facturée 22 400 - en l’absence de la facture d’avoir on ne peut créditer le compte 3421 client, l’écriture de régularisation est la suivante : 31-12-N 7119 RRR accordés par l’entreprise 11 200 4458 Etat-autres comptes créditeur 2 240 4427 Clients RRR à accorder, avoir à établir 13 440 - La charge (la remise) de 11 200 est donc bien imputée à l’exercice N. Le compte 4458 Etat-autres comptes créditeurs est débité pour représenter également une diminution de la TVA (le montant de la vente diminue donc aussi la TVA collectée). Le compte 4427Clients RRR à accorder, avoir à établir est tenu comme 3421 Client TVA incluse. Les deux comptes 4458 et 4427 sont en fait des comptes d’attente. - En N+1, le comptable a le choix entre :  contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture d’avoir établie,  ou soldé le compte 4427 par le compte 3421 et le compte 4458 par le compte 4455.
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    118 6. Les RRRà obtenir : Cas particulier des produits à recevoir Il s’agit ici d’un cas parmi d’autres de produits à recevoir, mais qui constitue de façon plus précise une diminution de charges, l’avoir étant reçu l’exercice suivant. Exemple 1. Rabais à obtenir Un fournisseur doit nous accorder un rabais de 15% sur une livraison de marchandises. La facture datée du 23-12-N indique un net à payer de 143 520 DH, l’avoir n’est toujours pas reçu le 31-12-N. - Lors de la réception de la facture doit, on enregistre l’écriture suivante : Décembre N 6111 Achats de marchandises 119 600 34552 Etat TVA récupé/charg 28 704 4411 Fournisseurs 143 520 - en l’absence de la facture d’avoir on ne peut débiter le compte 4411 Fournisseur, l’écriture de régularisation est la suivante : 31-12-N 3417 RRR à obtenir avoir non encore reçu 21 528 6119 RRR obtenus sur achats de marchandises 17 940 3458 Etat, autres comptes débiteurs 3 588 - Le produit (le rabais) de 17 940 est donc bien imputé à l’exercice N. Le compte 3458 Etat- autres comptes débiteurs est crédité pour représenter également une diminution de la TVA (le montant de l’achat diminue, donc aussi la TVA déductible). Le compte 3417 RRR à obtenir avoir non encore reçu est tenu comme 4411 Fournisseurs TVA incluse. Les deux comptes 3458 et 34177 sont en fait des comptes d’attente. - En N+1, le comptable a le choix entre :  contrepasser la dernière écriture et passer normalement la facture d’avoir reçue,  ou soldé le compte 3417 par le compte 4411 et le compte 3458 par le compte 34552. 7. schéma récapitulatif
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    120 L'opération concerne -t-elle,en partie ou en totalité, l'exercicie N+1? Non Rien à faire oui Est-ce un produit ou une charge pour l'entreprise? Un produit A-t-il déjà été enregistré en comptabilité ( l'entreprise a une pièce comptable justifiant l'ecriture) Oui ( la TVA, si l'opération est assujettie a donc été enregistrée) PRODUIT CONSTATÉ D'AVANCE ( pas de TVA dans l'ecriture de régularisation) Non ( la TVA n'a donc pas été enregistrée) PRODUIT À RECEVOIR ( l'ecriture de régularisation doit enregistrée une la TVA collectée dans un compte d'attente car l'entreprise n'a pas de pièce justificative) Une charge A-t-il déjà été enregistré en comptabilité( l'entreprise a une pièce comptable justifiant l'ecriture) Oui ( la TVA, si l'opération est assujettie a donc été enregistrée) CHARGE CONSTATÉ D'AVANCE ( pas de TVA dans l'ecriture de régularisation) Non '( la TVA n'a donc pas été enregstrée) CHARGE À PAYER ( l'ecriture de régularisation doit enregistrée la TVA déductible dans un compte d'attente car l'entreprise n'a pas de pièces justificatives)
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    121 Série n°12 :les travaux d’inventaires : les régularisations des charges et des produits Les affirmations suivantes sont – elles vraies ou fausses ? 1. On n’enregistre pas une facture reçu sans la marchandise. 2. On n’enregistre pas une réception de marchandises si la facture n’est pas parvenue. 3. Une charge déjà payée en partie pour le prochain exercice est une charge à payer. 4. Une charge déjà payée en partie pour le prochain exercice est une charge constatée d’avance. 5. Les charges et les produits : à payer, à recevoir, constatés d’avance, n’influencent pas sur le résultat. 6. Les RRR à accorder ne s’enregistre pas. 7. A l’inverse il faut comptabiliser les RRR à obtenir. Exercice 1. On constate à l’inventaire du 31/12/2008, les faits suivants : - Une facture de maintenance d’un matériel a été enregistrée le 01/04/2008, montant HT 4 400 DH, elle couvre la période du 01/04/2008 au 31/03/2009. - Le compte 6134 Primes d’assurances a été débité le 01/08/2008 d’un montant de 5 400 DH correspondant au règlement d’une prime semestrielle (période du 01/08/2008 au 31/01/2009). - La consommation d’électricité de décembre 2008 est estimée à 36 295 DH HT (TVA 7%). - Les fournitures de bureau non utilisées au 31/12/2008 s’élèvent à 720 DH (l’entreprise ne tient pas de compte de stock pour les fournitures de bureau). - Le client Ait Mehdi nous a retourné pour 3 600 DH TTC de marchandises (TVA 20%). L’avoir sera établi en 2009. - L’entreprise a reçu des marchandises pour 2 160 DH TTC (TVA 20 %) le 30/12/2008. La facture n’est pas encore reçu le 31/12/2008. Travail à faire Passer toutes les écritures d’inventaire nécessaire. Exercice 2. A l’inventaire du 31/12/2008, on constate que : - La prime annuelle d’assurance incendie qui s’élève à 4 800 DH l’an a été payée le 01/09/2008. - La facture correspondant à une entrée de marchandises pour 1 500 DH HT, n’est pas encore arrivée.
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    122 - Des marchandisesd’une valeur HT de 2 500 DH, ont été expédiées au client Labi alors que la facture correspondante n’a pas encore était établie. - Nos fournisseurs nous doivent 900 DH au titre des ristournes sur les achats de marchandises de l’année. - Nous devons une ristourne de 2 % à des clients dont le chiffre d’affaire globale hors taxe s’élève à 6 000 DH. Travail à faire Passer toutes les écritures d’inventaire nécessaire. Exercice 3. Les renseignements extra comptables, au 31/12/2008, à l’inventaire sont les suivants : - Une prime d’assurance contre l’incendie, s’élevant à 7 200 DH a été réglée le 01/04/2008, couvrant la période du 01/04/2008 au 31/03/2009. - Un emprunt de 120 000 DH, remboursable sur 5 ans, a été contracté le 01/07/2008 au taux de 13 % l’an. - Il reste des fournitures de bureau d’une valeur de 375 DH et 120 DH de timbres postaux. - On a réglé le 01/11/2008 la prime semestrielle de l’assurance multirisques pour la période du 01/11 /2008 au 30/04/2009. : 5 100 DH. - Le 30/12/2008, le client Hamada a retourné des marchandises. Une facture d’avoir d’un montant de 1 600 DH sera établie en janvier 2009. - Le 28/12/2008 le fournisseur Samadi a livré des marchandises mais sa facture n’est pas encore parvenue au 31 /12, on peut évaluer le montant de cette facture à 2 400 DH. - L’entreprise a contracté le 01/07/2007 un emprunt à annuités constante de fin de période aux conditions suivantes : durée 4 ans, annuité payable le 30 juin de chaque année, taux 10%, montant emprunté 500 000 DH. L’annuité à payer le 30/06/2009 est de 157 735,50 DH dont 39 226,45 DH d’intérêts. Travail à faire Passer toutes les écritures d’inventaire nécessaire.
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    123 Correction de laSérie n°12 : les travaux d’inventaires les régularisations des charges et des produits Vrais ou faux 1. Faux. 2. Faux. 3. Faux. 4. Vrais. 5. Faux. 6. Faux. 7. Vrais. Exercice 1. 31/12/2008 3491 Charges constatées d'avance 1 100,00 6133 Entretiens et réparations 1 100,00 4 400 x 3/12 31/12/2008 3491 Charges constatées d'avance 900,00 6134 Prime d'assurances 900,00 5 400 x 1/6 31/12/2008 6125 Achat non stockés de MF 36 295,00 3458 Etat, autres comptes débiteurs 2 540,65 4417 Frs. Factures non parvenus 38 835,65 Electricité à payer 31/12/2008 3491 Charges constatées d'avance 720,00 6125 Achats non Stockés des mat. Et fourn. 720,00 Fournitures de bureau non utilisées 31/12/2008 7111 Ventes de marchandises 3 000,00 4458 Etat, autres comptes débiteurs 600,00 4427 RRR à accorder- avoir à établir 3 600,00 Avoir à établir sur retour de marchandises 31/12/2008 6111 Achat de marchandises 1 800,00 3458 Etat, autres comptes débiteurs 360,00 4417 Frs. Factures non parvenus 2 160,00 Marchandises reçues sans facture
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    124 Exercice 2. 31/12/2008 3491 Chargesconstatées d'avance 3 200,00 6134 Prime d'assurances 3 200,00 4 800 x 8/12 31/12/2008 6111 Achat de marchandises 1 500,00 3458 Etat, autres comptes débiteurs 300,00 4417 Frs, Factures non parvenues 1 800,00 Marchandises reçues sans facture 31/12/2008 3427 Client, facture à établir et cré/ trav.n. enc.fact 3 000,00 7111 ventes de marchandises 2 500,00 4458 Etat autres comptes créditeurs 500,00 Marchandises livrées sans facture 31/12/2008 3417 RRR à obtenir avoir non encore reçu 1 080,00 6119 RRRO sur achat de marchandises 900,00 3458 Etat autres comptes Débiteurs 180,00 Ristournes promises par les fournisseurs 31/12/2008 7119 RRRA par l'entreprise 1 200,00 4458 Etat, autres comptes créditeur 240,00 4427 RRR à accorder- avoir à établir 1 440,00 Ristournes dues aux clients 60 000 X 2 % Exercice 3. 31/12/2008 3491 Charges constatées d'avance 1 800,00 6134 Prime d'assurances 1 800,00 7 200 x 3/12 31/12/2008 6311 Intérêts des emprunts et dettes 7 800,00 4493 interets courus et non échus à payer 7 800,00 120 000 x 13 x 6/12 31/12/2008 3491 Charges constatées d'avance 495,00 6125 Achats non stockés de MF 375,00 6145 FP et Frais de télécom 120,00 Fournitures et timbre non utilisés 31/12/2008 3491 Charges constatées d'avance 3 400,00 6134 Prime d'assurances 3 400,00 5 100 x 4/6 31/12/2008 7111 Ventes de marchandises 1 600,00 4427 RRR à accorder avoir à établir 1 600,00 Retour de marchandises 31/12/2008 6111 Achat de marchandises 2 400,00 4417 Frs. Factures non parvenues 2 400,00 Marchandises reçues sans factures
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    125 31/12/2008 6311 Intérêts desemprunts et dettes 19 613,23 4493 interets courus et non échus à payer 19 613,23 39 226,45 x 6/12
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