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IMCAS PARIS 2020
22ème EDITION
Contact Presse : Patricia Bénitah
PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr
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IMCAS PARIS 2020
22ème EDITION
Contact Presse : Patricia Bénitah
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Bienvenue
Au programme de la 22ème édition de ce congrès annuel international, l’IMCAS vous dévoile en avant-
première les grandes tendances de 2020 et les innovations de demain !
Nos experts seront vous apportent une vision globale et une analyse objective des avancées majeures et des
toutes dernières tendances.
Les autres événements
La journée dédiée à la Cosméceutique : vendredi 31 janvier dès 8h00. Huit sessions en libre accès sur les
dernières avancées scientifiques : l’état de la recherche sur le microbiome cutané, le courant clean beauty :
mythe ou réalité ?
L’Innovation Shark Tank : vendredi 31 janvier de 9h00 à 12h30. Un best of des start-ups les plus
prometteuses dans les domaines de la recherche esthétique, de la dermatologie et chirurgie esthétique. Les
IMCAS « Start-Up of the Year » seront décernés aux projets les plus innovants.
A PROPOS DE L’IMCAS
L’IMCAS World Congress est l’un des leaders mondiaux dédiés aux chirurgiens plasticiens, aux
dermatologues et aux différents experts de l’esthétique médicale et chirurgicale. En 22 ans, l’IMCAS est
devenu l’un des plus importants rendez-vous mondial de la profession.
Cette manifestations reçoit chaque année à Paris plus de 12 500 participants provenant de 112 pays
différents. Ses principaux objectifs sont la mise en avant des standards les plus élevés dans les traitements,
la formation et la recherche en chirurgie plastique, dermatologie esthétique, clinique et cosméceutique ainsi
que dans les disciplines associées (gynécologie esthétique, chirurgie maxillo-faciale, médecine esthétique et
anti-âge, etc.).
L’IMCAS s’exporte à l’international avec plusieurs autres congrès par an : IMCAS India (Goa), IMCAS
Asia (Bangkok & Bali alternativement), IMCAS Americas (Cancun & Cartagena). L’IMCAS est également
le leader mondial dans l’enseignement digital à travers IMCAS ACADEMY, une plateforme d’e-learning
proposant plus de 2 900 vidéos pour près de 15 200 médecins membres.
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1LES INJECTABLES
Toxine Botulique : ce qui va arriver en 2020-2024
Dr. Benjamin ASCHER, Chirurgien plasticien, directeur scientifique des congrès IMCAS
Male aesthetic procedures: updates 2.0
Dr. Davi DE LACERDA, Dermatologue, Brésil
2INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ROBOTIQUE
- Comment va évoluer la profession ?
Dr. Benjamin ASCHER, chirurgien plasticien, France
Abdominoplastie mini invasive assistée par un robot : une piste prometteuse
Dr. Barbara HERSANT, Chirurgien plasticien, France
3 DERMATOLOGIE CLINIQUE
Psoriasis, vitiligo, maladie de Verneuil : de nouvelles perspectives de traitement
Dr. Pierre-Andre BECHEREL, Dermatologue, France
Le Melasma : les toutes dernières avancées de traitement
Dr. Thierry PASSERON, Dermatologue, France
4LASERS, LEDs, RadioFréquence, IFU
Nouveautés lasers : cicatrices, acné Lésions pigmentaires et vasculaires
Dr. Hugues CARTIER, Dermatologue, France
Cellulite, body shaping, relâchement : les dernières technologies et nouvelles combinaisons pour
resculpter son corps
Dr. Serge DAHAN, Dermatologue, France
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5 RESTAURATION GÉNITALE
Lifting vulvovaginale, nanofat pour conserver une qualité de vie sexuelle
Dr. Barbara HERSANT, chirurgien plasticien, France
6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
La place des fils suspenseurs en 2020
Dr. Bernard MOLE, Chirurgien plasticien, France
Réduction mammaire sans cicatrices, c’est possible ?!
Dr. Marwan ABBOUD, chirurgien plasticien, Belgique
-Quoi de neuf dans le traitement et la prévention des cicatrices ?
Dr. Gilbert ZAKINE, chirurgien plasticien, France
Preservation rhinoplasty: what’s new?
Dr. Jose Carlos NEVES, Chirurgien plasticien, Portugal
Panorama mondial des recommandations sur les implants mammaires
Dr. Sébastien GARSON, chirurgien plasticien, France
Dr. Michel ROUIF, Chirurgien plasticien, France
Les multiples facettes de la fesse - à chacune sa technique : Lift, fils, implants& graisse, acide
hyaluronique
Dr. Richard ABS, Chirurgien plasticien, France
Chirurgie esthétique au masculin : les attentes, les tendances et les nouvelles procédures.
Dr. Jonathan FERNANDEZ, Chirurgien plasticien, France
What’s new in medical therapy of alopecia?
Dr Viral Ramesh DESAI, chirurgien plasticien, Inde
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7 LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE
Place de la Chirurgie et de la Médecine Régénérative en 2020
Pr. Guy MAGALON, chirurgien plasticien, France
PRP alopécie et nanofat : Où en est la recherche ? indications et procédures
Jérémy MAGALON, Pharmacologue, France
Nanofat grafting, mesogreffe Rigenera et PRP dans l’alopécie androgénique : des techniques
innovantes
Dr. Sophie MENKES, Médecin esthétique, Suisse
New Scientific and clinical approach to facial rejuvenation: the Stem Cell Revolution
Dr. Stéphane SMARRITO	,	chirurgien	plasticien,	Suisse	
8COSMECEUTIQUE
Clean Beauty: myth or reality?
Dr. Anjali MAHTO, Dermatologue, Royaume-Uni
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1LES INJECTABLES
Toxine Botulique : ce qui va arriver en 2020-2024
Dr. Benjamin ASCHER, Chirurgien plasticien, directeur scientifique des
congrès IMCAS
L’arrivée de nouveaux acteurs d’origine Coréenne et Américaine est attendue en
Europe, tandis qu’aux USA, un acteur Coréen a lancé son produit appelé Juveau
en Mai dernier et un second acteur Revance, est attendu en 2021.
D’autres formulations arrivent avec des formes liquides, qui apporteront un réel progrès, de même que des
formules garantissant une durée d’action plus longue et une efficacité plus rapide.
Fillers, digitalisation, nouveaux boosters et volumateurs : à chaque âge son indication
Dr. Hugues CARTIER, Dermatologue, France
Produits de comblement : quoi de neuf ?
• La digitalisation et l'échographie cutanée
Les techniques photographiques et l'échographie cutanée permettent d'affiner la répartition
des injections à réaliser. La digitalisation en mouvement du visage et la réalité augmentée
aident le médecin à injecter le volume adéquat, corriger les asymétries et estimer le résultat
à obtenir. Ils servent de guide à l'injection et à prévenir les risques traumatiques ou emboliques avec une cartographie
des tissus cutanés ainsi que du réseau vasculaire.
• La toxine botulique ne fait pas son âge !
Cela fera bientôt quarante ans que l’on utilise la toxine en France, d'abord en neurologie et en ophtalmologie.
Aujourd'hui, il est quasiment impossible de s'en passer pour ralentir les rides d'expression musculaires. La précision
avec les stylos gâchettes, la meilleure connaissance de la fonction musculaire sont des aides indéniables pour mieux
répartir les doses avec les micro-gouttes. La nouvelle génération de toxine asiatique ou celles à structure non animale
seront bientôt autorisées dans la communauté européenne et il faut s'attendre à une déferlante de nouvelles catégories
qui s'activent plus vite, plus longtemps ou prête à l'emploi.
De même, on ne craint plus de la proposer en association à des actes de chirurgie cutanée pour limiter les cicatrices.
• Les nouvelles matrices d'acide hyaluronique
L'induction collagènique et la durée de la présence de ce produit de comblement sont variables selon le site d'injection,
l'âge cutané lui-même influencé par l'environnement, le génétisme et les caractéristiques rhéologiques du produit.
Sous l'impulsion des médecins, les laboratoires mettent à disposition des acides hyaluroniques adaptés à tous les âges
et à toutes les zones. D'un point de vue éthique et morale - quelle limite se donner ? La génération XYZ sollicitent,
de par le monde, les médecins pour des injections et le fait qu'il existe maintenant une gamme adaptée est un plus.
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De nouvelles générations de skinboosters arrivent pour revitaliser la peau, quel que soit l'âge. Ainsi que des produits
à base d'acide hyaluroniques à mémoire de forme, qui vont permettre de rehausser ou projeter les tissus cutanés et
même des cicatrices, mais également de redéfinir les contours ou les volumes qui bien placés vont projeter les tissus
relâchés sans s'écraser.
• L'usage de la hyaluronidase
La hyaluronidase fait fondre les acides hyaluroniques en quelques minutes. Elle est légalement en France réservée
aux complications ischémiques vasculaires, mais face au trop de volume injecté, certains médecins se sont fait une
spécialité pour "dégonfler" les excès. L'échographie cutanée permet également de cibler précisément les zones à
traiter.
• Les inducteurs collagéniques pour le corps
Les inducteurs collagéniques trouvent un nouveau terrain : le corps.
Pour le visage, ils ne sont pas sans poser de problème car on ne dispose pas d'antidote comme la hyaluronidase. Pour
redonner un galbe, réduire le fripé de grande surface, la dilution de ses produits donne des résultats intéressants et
durables.
• Les interactions avec les autres techniques : fil, laser et EBD
Si on connaît de mieux en mieux la rhéologie des produits, on constate que les patients souhaitent bénéficier des
autres techniques lasers ou autres ondes électromagnétiques mais aussi des fils. L'usage combiné de ces techniques
impose de connaître les produits injectés et où ils se situent. En effet les lasers, la radiofréquence, les HIFU peuvent
altérer la structure des produits injectés où accentuer la réponse inflammatoire et collagénique.
• Réseau Alert et ischémies vasculaires
Sous l'impulsion de l'IMCAS, qui concentre les effets secondaires sur son site dédié Alert ainsi que par le site
précurseur Vigilance Esthétique du Groupe Esthétique français (GEDEC) pour la France, trois spécialités, les
chirurgiens, les dermatologues et les ophtalmologues travaillent de concert pour créer un réseau qui prendra en
charge les effets secondaires d'extrême urgence comme les embolies artérielles de produit de comblement source
d'ischémie cutanée.
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PRENEZDATE
Paris2018
2INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ROBOTIQUE
Comment va évoluer la profession ?
Dr. Benjamin ASCHER, chirurgien plasticien, France
Les médecins doivent s’adapter à la révolution technologique, qui
touche aussi l’esthétique médicale et chirurgicale : l’IA et la Robotique
La digitalisation va donner aux patients un accès encore plus
personnalisé à l’information dans « un monde d’ubérisation », qui s’étend aussi à la médecine
esthétique. Ces toutes nouvelles possibilités renforceront la demande du grand public, qui doit
rester encadrée par la profession.
L’Intelligence Artificielle liée à la robotique, l’imagerie 3D et la Réalité Augmentée associée au
Big Data, bouleversent déjà l'enseignement, l'apprentissage, les diagnostiques et les traitements.
Le « Big Data » permet de stocker non seulement de multiples données sur les patients, mais
également de stratifier leur classification et typologie des maladies en améliorant nettement la
précision des diagnostiques.
L'imagerie numérique devient omniprésente avec la facilité d’utilisation des smartphones
permettant de simuler les interventions et les résultats mais également d’accéder à la réalité
augmentée et virtuelle, devenant ainsi un outil de formation pour les praticiens et un outil
pédagogique pour les patients.
L’impression 3D pour la reconstruction osseuse par exemple constitue aussi un net progrès
en chirurgie maxillo–faciale.
La Robotique devient un outil d’aide au diagnostic et accompagne les traitements utilisant
des équipements à base d’énergie ( épilation, greffes de cheveux). Certains robots chirurgicaux
sont déjà en action notamment en chirurgie du sein et de l’abdomen.
L’éventail des technologies médicales, associé aux technologies digitales, qui ne
cesse de s’élargir devient un véritable challenge pour la profession !
- Pourra-elle garder le contrôle de son développement ?
- les médecins vont-ils être remplacés par des machines « intelligentes » ?
Tout ceci est largement développé dans le module d’une journée sur l’Intelligence Artificielle et
la Robotique, également dans le module économique, le Global Market Summit.
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2INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ROBOTIQUE
Abdominoplastie mini invasive assistée par un robot : une piste prometteuse
Dr. Barbara HERSANT, Chirurgien plasticien, France
Abdominoplastie mini-invasive assistée par un robot : une piste prometteuse
Après les grossesses, on observe une distension des muscles grands droits de l’abdomen. Un
véritable diastasis peut s’installer de manière irréversible est secondaire à une fragilisation
des aponévroses des muscles grands droits suite à une distension prolongée de la paroi
abdominale. Les facteurs de risque fréquemment rapportés dans la littérature sont le sexe
féminin, l’âge, la grossesse, la multiparité et le poids élevé des enfants à la naissance.
Cependant le diastasis est également observé en période post-ménopausique et chez les hommes (2).
Figure 1 : Schéma d’un diastasis en post-partum.
Cliniquement, le diastasis se traduit par un abdomen d’aspect « globuleux », même en l’absence d’excès cutanéo-
graisseux abdominal, à l’origine d’une gêne sociale et esthétique chez les patientes. Par ailleurs le déséquilibre du
rachis par l’affaiblissement de la sangle musculaire abdominale favorise les lombalgies chroniques et invalidantes.
Les limites de la chirurgie
Afin d’améliorer l’esthétique de la région abdominale mais également pour réduire les lombalgies associées au
diastasis, une prise en charge chirurgicale peut être proposée. Ce traitement se base sur une plicature et une suture
des muscles grands droits impliquant, à l’heure actuelle, une voie d’abord identique à celle d’une abdominoplastie,
et de ce fait une cicatrice sus pubienne étendue d’une hanche à l’autre.
La voie d’abord classique d’abdominoplastie s’accompagne d’important écoulement de lymphe, d’un risque de caillot
dans les veines et d’une cicatrice longue d’une hanche à l’autre même si celle-ci est cachée dans la culotte.
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Bénéfices attendus de la chirurgie assistée au robot
La chirurgie assistée au robot a de nombreuses indications en chirurgie de la paroi abdominale (cure de hernies de la
ligne blanche par chirurgie assistée au robot). Elle propose un abord miniinvasif de la paroi abdominal permettant
de réduire la rançon cicatricielle à des cicatrices centimétriques tout en diminuant le volume des écoulements post-
opératoires, le temps de drainage ainsi que la durée d’hospitalisation et la survenue de complications
thromboemboliques.
Le robot semble donc un outils intéressant pour réduire l’aspect globuleux de l’abdomen après la grossesse permettant
ainsi un traitement sans passer par une classique abdominoplastie.
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3 DERMATOLOGIE CLINIQUE
Psoriasis, vitiligo, maladie de Verneuil : de nouvelles perspectives de traitement
Dr. Pierre-Andé BECHEREL, Dermatologue, France
Vitiligo
Le vitiligo se produit lorsque les mélanocytes, les cellules responsables de la du pigment,
sont détruits. Affectant environ 1% de la population, le vitiligo peut être une maladie
émotionnellement et socialement dévastatrice. Jusqu’ici, il n’y a pas de traitement définitif
pour le vitiligo. Mais de nouveaux espoirs se profilent à l’horizon.
Récemment sont apparus les inhibiteurs de JAK. Ils ciblent une activation de l’immunité
qui n’a pas été ciblée auparavant dans le vitiligo. 2 molécules, le tofacitinib et le ruxolitinib donnent des résultats
prometteurs pour la repigmentation chez les malades lorsque l’inhibiteur JAK est utilisé avec la des UVB.
Plusieurs études sont en cours pour évaluer comment ces inhibiteurs de JAK oraux ou topiques peuvent améliorer le
vitiligo. Les données préliminaires de ces essais montrent des résultats prometteurs pour la repigmentation, en
particulier sur le visage.
Psoriasis
Les médicaments biologiques sont les traitements les plus puissants. Ils modifient le fonctionnement du système
immunitaire en l’empêchant d’envoyer les signaux d’inflammation vers la peau.
Voici les plus récents :
- Anti-interleukin-17 (IL-17)
L’Interleukin-17 (IL-17) est une cytokine pro-inflammatoire majeure : secukinumab, ixekizumab, brodalumab
- Inhibiteurs de l’IL-23
Les plus récents. Ils peuvent permettre des rémissions prolongées et ainsi permettre peut-être à l’avenir de réverser
l’histoire naturelle de la maladie : guselkumab (Tremfya), tildrakizumab (Ilumya), risankizumab (Skyrizi)
- Inhibiteurs de JAK
Les protéines JAK se trouvent dans les cellules et sont associées à des récepteurs à la surface des cellules. Cela active
les protéines JAK et initie des voies de signalisation pro-inflammatoires.
Ces médicaments sont disponibles sous forme orale, ce qui est différent des autres médicaments biologiques.
Le tofacitinib (Xeljanz) est un exemple d’inhibiteur de JAK. Bien que ce médicament soit actuellement approuvé
pour le traitement de l’arthrite psoriasique, il n’est pas encore approuvé pour le psoriasis, mais cela pourrait être
rapide.
Maladie de Verneuil
La maladie est chronique, récurrente, douloureuse, souvent défigurante et provoque des abcès dans les plis. Des
antibiotiques comme la clindamycine, les cyclines, ou les corticostéroïdes intra-lésionnels sont les principaux
traitements. À l’heure actuelle, une seule biothérapie est approuvée, un anti-TNF, l’adalimumab, ce qui, espérons-le,
ouvrira la voie à d’autres options anti-inflammatoires et immunomodulatrices pour les patients à l’avenir : 2 essais
sont d’ailleurs en cours avec un anti-IL-17, le secukinumab et un anti-IL-23, le guselkumab.
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3 DERMATOLOGIE CLINIQUE
Le Melasma : les avancées thérapeutiques
Pr. Thierry PASSERON, dermatologue, France
Le mélasma est une hyperpigmentation acquise du visage touchant jusqu’à 30% des
femmes en âge de procréer dans certaines populations. Encore appelé à tort
« masque de grossesse” il survient en dehors de toute grossesse dans 80% des cas et
peut toucher les hommes. Le retentissement sur la qualité de vie est souvent
important avec une forte demande thérapeutique.
Le mélasma est encore souvent considéré comme une hyperpigmentation d’origine hormonale touchant
uniquement le mélanocyte. Cependant des données très importantes à la fois épidémiologiques mais aussi
physiopathologiques ont complètement bouleversé notre compréhension de cette affection et permis
d’importantes avancées thérapeutiques.
Ainsi bien au-delà des UVB (et donc du classique indice de protection SPF), nous savons aujourd’hui que
les longueurs d’onde dans les UVA mais aussi la lumière bleue, vont être responsables des rechutes et
aggravations de ces hyperpigmentations. Il convient donc d’utiliser des crèmes solaires spécifiques qui ont
montré une bien meilleure efficacité pour prévenir les rechutes du mélasma. Attention, seule la lumière
bleue du soleil qui a une forte intensité a un impact sur le mélasma. Celle de nos écrans de plus faible
intensité n’a pas d’impact sur le mélasma.
Par ailleurs, nous savons aujourd’hui que le mélasma associe aussi une altération de la membrane basale de
la peau, une inflammation infraclinique, une activation des kératinocytes, des produits sécrétés dans le
derme par les fibroblastes et par les cellules endothéliales des vaisseaux dermiques. Ainsi, il est indispensable
de cibler l’ensemble de ces facteurs et pas uniquement les mélanocytes si l’on veut être réellement efficace
dans le traitement du mélasma. Concrètement, les lasers dits pigmentaires (même ceux de dernière
génération) ne sont pas à proposer dans le mélasma en raison d’une efficacité toujours transitoire et du fort
risque d’aggravation. Seuls les lasers ou lampes ciblant la composante vasculaire peuvent être utiles mais
uniquement chez les personnes de peaux claires. Par contre les agents dépigmentants topiques restent le
traitement de référence et certains commençant à cibler les autres facteurs impliqués dans le mélasma ont
déjà montré une belle efficacité. Enfin, certains traitements par voie orale peuvent également être proposés
dans les cas les plus difficiles.
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4LASERS, LEDs, RadioFréquence, IFU
Nouveautés lasers : Cicatrices, acné Lésions pigmentaires et vasculaires
Dr. Hugues CARTIER, Dermatologue, France
Nouveautés laser et EBD
• Laser épilatoire
Les doubles tirs lasers, à savoir la duplication de deux mêmes sources lasers ou les
combinaisons différentes comme l'Alexandrite et le Nd:Yag 1064, ou les séquences
de micro-impulsions sont un nouveau sujet de discussion. En tout cas, cela permet d'avoir
des appareils plus puissants avec des spots de plus en plus larges pour un gain de temps, et
de traiter en moins de 15 min des jambes.
Les nouvelles diodes qui émettent dans les longueurs d'ondes des Alexandrites facilitent aussi l'entretien des
appareils. Et pour protéger les utilisateurs, les systèmes aspiratifs ou de projection d'eau, qui évitent de respirer les
fumées dégagées par la carbonisation des poils sont également une avancée technologique et protectrice.
• Laser vasculaire et IPL
Les grands spots (14 mm de diamètre) des lasers vasculaires KTP ou Colorant Pulsé permettent aussi de traiter plus
rapidement des grandes surfaces. Ils sont surtout utiles car d'un point de vue physique plus le spot est grand plus
les photons sont pénétrants, mais aussi plus on laisse travailler le laser qui est reconnu par toute la surface vasculaire
à traiter sans oublier de zone et éviter un maillage disgracieux. Ce n'est plus la main de l'homme qui cherche le
vaisseau mais l'appareil qui y travaille.
La nouvelle génération de lumière pulsée en mode vasculaire permet de concurrencer les lasers KTP et surtout les
lasers à colorant pulsé. On peut désormais provoquer des purpuras, ce qui est utile pour les érythroses, les angiomes
et qui était impossible auparavant.
• Les lasers fractionnés non ablatifs
Destinés à repulper, réduire les petites cicatrices, à la triade des longueurs d'ondes 1540-1550-1565 nm, il faudra
compter sur le Nd:Yap 1340 nm venu du Brésil et de Russie qui est plus pénétrant dans la peau avec des suites toutes
aussi maîtrisables.
• La radiofréquence est bien connue des médecins. Une nouvelle génération de radiofréquence notamment à
aiguilles apparaît pour une meilleure maîtrise de la coagulation sans saignement pour des profondeurs au-
delà des 3-4 mm et vient concurrencer ainsi les HIFU.
• Les HIFEM
C'est la grande nouveauté de l'année. Ces appareils qui délivrent un courant électrique de très hautes fréquences sont
indiqués pour remuscler sans effort et sans douleur en quelques séances mais il faudra prolonger les séances pour faire
perdurer les résultats. Ils regalbent le corps, aident à la fonte graisseuse et même luttent contre l'incontinence
urinaire sans bouger de son siège.
• La dermoscopie et l'imagerie médicale
La dermoscopie bien connue des dermatologues pour dépister les mélanomes et les nouvelles techniques optiques,
habituellement réservées à la recherche ou aux hôpitaux pour affiner le diagnostic cutané, seront les outils demain
pour une pratique courante. L'intelligence artificielle et ces outils qui voient ce qu'on ne voit pas à l'œil nu, nous font
entrer dans la réalité augmentée pour nous aider à poser le bon diagnostic et dans un futur proche pour pré-
paramétrer nos lasers.
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4 LASERS, LEDs, RadioFréquence, IFU
Cellulite, body shaping, relâchement : les dernières technologies et nouvelles combinaisons pour
resculpter son corps
Dr. Serge DAHAN, Dermatologue, France
De façon à remodeler le corps, on peut :
• Améliorer la tonicité cutanée.
• Cibler les amas graisseux localisés, la cellulite.
• -Cibler le muscle à présent.
1 - La Radiofréquence
La radiofréquence agit par élévation thermique au niveau du derme et entraine une néo collagènèse avec une
amélioration de la tonicité cutanée. Elle peut améliorer également la cellulite, affiner silhouette en agissant sur les
adipocytes.
Les radiofréquences externe mono ou bi, multipolaires, au contact direct de la peau ou sous forme de panneaux
surplombant de quelques centimètres la zone traitée vont accumuler de la chaleur suffisamment longtemps pour
induire un remodelage.
Les radiofréquences avec microaiguilles ou intratissulaire pouvant aller jusqu’à 5 mm de profondeur vont délivrer
l’énergie soit à la pointe en cas d’aiguilles isolées, soit à une profondeur variable avec des aiguilles non isolées.
2 - Les HIFU, ultrasons focalisés induisent des points de coagulation parfaitement linéaires à une profondeur définie
par le transducteur, en général 1,5-3,0 et 4,5 mm pour le visage, avec induction d’une remise en tension cutanée et
jusqu’à 13 mm pour le remodelage de la silhouette. Au niveau de la silhouette, ils peuvent réduire l’épaisseur cellulo-
adipeuse par destruction des adipocytes, raffermir les tissus sous- dermiques et dermiques.
3 - Les ondes électromagnétiques de haute intensité (HIFEM)
C’est la dernière technologie proposée pour sculpter le corps avec une action essentiellement sur le muscle au niveau
abdominal et fessier avec une stimulation de haute fréquence. Cette technologie médicale, non invasive, est utilisée
pour renforcer et tonifier les muscles grâce à l’action du champ magnétique focalisé avec une intensité mesurée en
Tesla.
Ce champs électro magnétique interagit avec les neurones moteurs, pour déclencher des contractions musculaires
forcées. L ‘exposition des muscles à ces contractions entraîne un renforcement musculaire, redessine et tonifie la
silhouette. Une action au niveau des adipocytes est également à l’étude.
La combinaison de ces différentes technologies permet ainsi d’améliorer la silhouette en agissant sur différents
paramètres.
Biblio :
- Kent DE, Jacob CI, .Simultaneous Changes in Abdominal Adipose and Muscle Tissues Following Treatments by High-
Intensity Focused Electromagnetic (HIFEM) Technology-Based Device: Computed Tomography Evaluation, J Drugs
Dermatol. 2019 Nov 1;18(11):1098-1102.
- Alexiades M.,High Intensity Focused Electromagnetic Field (HIFEM) Devices in Dermatology“, J Drugs Dermatol. 2019
Nov 1;18(11):1088.
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5RESTAURATION GÉNITALE
Lifting vulvovaginale, nanofat pour conserver une qualité de vie sexuelle
Dr. Barbara HERSANT, chirurgien plasticien, France
Le relâchement vulvaire est souvent secondaire à un défaut de cicatrisation
d’épisiotomie ou à un écartement musculaire des muscles du périnée après la
délivrance.
Le lifting vulvo-vaginal constitue l’intervention de référence pour le relâchement
vulvaire. L’objectif est de rétrécir l’introïtus par rapprochement musculaire.
Le périnée est une zone musculaire en forme de losange organisée en trois plans : un plan superficiel, un plan
moyen et un plan profond appelé diaphragme pelvien. Il s’étend du pubis au coccyx. C’est un véritable hamac
musculaire qui soutient les organes pelviens. Son rôle est d’enserrer les orifices de l’urètre, l’anus et le vagin,
agissant ainsi comme un verrou. De ce fait, il participe également à la qualité de la vie sexuelle et à l’équilibre
des pressions abdominales. Pendant la grossesse puis lors de l’accouchement, soumis aux hormones, aux
variations de poids et de volume, les tissus du périnée sont étirés, distendus, fragilisés voire déchirés.
L’affaiblissement de ces muscles peut entraîner des pertes urinaires et de selles, des difficultés à retenir les gaz
intestinaux, ainsi qu’une diminution de la satisfaction sexuelle.
Il peut également générer une descente d’organes ou encore un prolapsus. On note une diminution des
sensations de pénétration lors du rapport sexuel, allant jusqu’à la perte de la confiance en soi et la dépression.
Le vagin doit être en mesure de se dilater et de “se gonfler”. Cette capacité peut être affectée par des processus
physiologiques (comme la ménopause) et des causes iatrogènes (comme les traitements anticancéreux, la
radiothérapie et la chirurgie, ou encore l’accouchement par voie basse : une femme sur 5 est affectée). De ce
fait, une kinésithérapie périnéale s’impose pour redonner au périnée sa tonicité et retrouver le confort lors des
rapports sexuels. En cas de réponse insuffisante, on peut proposer un traitement chirurgical : le lifting vulvo-
vaginal.
Le nanofat représente une nouvelle arme thérapeutique proche de la thérapie cellulaire. En effet, cet
ensemencement cellulaire issu du tissu adipeux, concentre des cellules souches mésenchymateuses ayant la
capacité de restaurer les tissus altérés notamment au niveau de la sphère vulvo-vaginale. Cette technique
chirurgicale est simple et efficace. On l’utilise pour l’atrophie post ménopausique ou après cancer, après
radiothérapie.
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
Quelle place pour les fils suspenseurs dans les techniques de
rajeunissement en 2020 ?
Dr. Bernard MOLE, Chirurgien plasticien, France
Trop longtemps présenté comme une alternative évidente aux techniques invasives de
lifting–ce qu’ils ne sont pas–les fils suspenseurs ont trouvé leur place ces dernières
années grâce à l’affinement de leurs indications et surtout aux avancées technologiques
considérables dont ils ont profité. Nous ne parlerons pas de fil « tracteurs » mais bien de fils « suspenseurs »,
c’est-à-dire capable de maintenir en place des structures qui avec le temps ont tendance à s’affaisser sous l’effet
du vieillissement naturel et des mouvements incessants et complexes du visage. Tous les fils ont en commun un
système d’accrochage très variable d’un fil à l’autre et leur mise en place dans le tissu graisseux sous-cutané plus
ou moins profondément suivant son épaisseur et le résultat espéré : trop superficiels ils peuvent se voir et
entraîner une irritation de la peau, trop profonds ils n’ont aucun effet.
Bien qu’il existe beaucoup de manières de les classifier, nous les présentons ici suivant les critères qui intéressent
à la fois le plus les patients les praticiens : leur durabilité. Schématiquement, on distinguera donc 3 sortes de fils
:
Les fils à résorption rapide : innombrables sur le marché, extrêmement populaires en Asie, ils sont tous en
PDO (polydioxanone), une matière implantée depuis longtemps dans le corps humain et très bien tolérée. Leur
résorption complète est effective en 3 mois et ils sont donc avant tout considérés comme des fils stimulateurs de
collagène dont l’efficacité repose sur une répétition presque permanent de leur implantation (2 à 4 fois par an) ;
cette implantation est très rapide les fils étant montés sur des aiguilles fines qui ne laissent pas de traces ; de
nouveaux fils moulés aurait une durabilité 2 fois plus importante, et leur système d’accroche plus solide permet
également d’obtenir un certain repositionnement des tissus qui complètent la stimulation collagénique (2 séances
annuelles).
Les fils à résorption intermédiaire sont également formés de matières depuis longtemps utilisées dans le
corps humain notamment comme fils de sutures ou substances de comblement (acide polylactique, acide
polyglycolique, caprolactone) ; ils sont munis de systèmes d’accrochage sous forme de cônes ou de crans opposés
qui leur confèrent une efficacité mécanique certaine ; cependant, celle-ci repose sur une bonne répartition des
vecteurs et il est donc indispensable d’envisager la pose de 3 à 6 fils par côté. Certains d’entre eux sont même
recouverts d’acide hyaluronique dans l’espoir d’un pouvoir hydratant complémentaire. Leur résorption se fait
en 8 à 15 mois et il est donc nécessaire d’envisager un entretien annuel ou bi annuel. La technique de pose est
assez rapide et lorsqu’ils sont montés sur des canules n’exigent pratiquement pas d’éviction sociale car ils ne
laissent souvent aucune trace.
Les fils non résorbables ont en général un cœur en polyester recouvert d’une armature de silicone crantée
qui leur confère une excellente tolérance et une résistance exceptionnelle : leur effet de repositionnement est
permanent (mais évidemment il n’arrête pas les conséquences du vieillissement…) ; beaucoup plus technique,
leur pose est délicate et ne devrait être en pratique confiée qu’à des chirurgiens ; elle se fait sous anesthésie locale
et il est sage prévoir quelques jours d’éviction socioprofessionnelle car les risques d’œdème ne sont pas rares la
première semaine. Si l’indication est bonne, on peut compter sur un résultat de 3 à 5 ans. En général 3 fils sont
posés par côté qui peuvent être retirés si nécessaire.
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La meilleure indication d’une suspension par fils est le relâchement initial du visage : début d’affaissement des
pommettes, petite perte de l’ovale, légère distension du cou, tous ces petits signes du vieillissement qui affectent
essentiellement les individus après la quarantaine. Au-delà, et suivant l’importance du relâchement, les fils
suspenseurs peuvent avoir encore une efficacité reconnue sans limite d’âge soit en complément d’une
intervention de type de lifting où ils viennent limiter l’importance des décollements grâce à leur action à distance
ou entretenir durablement les effets de ces interventions au même titre que les armes devenues traditionnelles
que sont la toxine botulique ou les injections de comblement. Ils ne se conçoivent encore comme des substituts
discutables mais acceptables à ces interventions que chez les patients résolument hostiles à la chirurgie et qui
accepteront évidemment des résultats plus limités.
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
Réduction mammaire sans cicatrices, c’est possible ?!
Dr. Marwan ABBOUD, chirurgien plasticien, Belgique
C'est en 1987, aux côtés du Professeur Madeleine Lejour, pionnière en chirurgie
plastique, que j'ai réalisé ma formation. Elle était ma mentor, et a nourri ma curiosité
afin de toujours voir plus loin en chirurgie Plastique. En 1989, nous avons développé
ensemble une nouvelle technique de réduction mammaire avec une cicatrice verticale
combinée à la lipoaspiration du sein. Une réussite mondiale qui m'a donné envie de
me lancer davantage dans la recherche et l'innovation scientifique notamment dans
le domaine de la chirurgie mini-invasive, ne laissant qu’un minimum de cicatrice visible.
C’est ainsi que, 25 ans plus tard, après m’être penché sur la vascularisation, la sensibilité et lactation du sein, j’ai
publié ma propre technique de réduction mammaire « P.A.L.M. (Power Assisted Liposuction Mammaplasty) » dans
l’Aesthetic Surgery Journal, que j’utilise pour le traitement des gigantomasties, toujours par le biais de la
liposuction.
Mais avec le temps, et l’expertise que j’ai acquis dans la liposuction, j’ai commencé à entrevoir la capacité de
rétraction cutanée du corps humain qui devint l’objet de mes nombreuses recherches. Bien que la littérature
réfutait et minimisait l’importance de la rétraction cutanée, je suis passé outre, et j’ai essayé. Et après plusieurs
années de recherches, je suis parvenu à l’ébauche d’une technique, à laquelle je me suis accroché malgré les
critiques, et que je n’ai cessé d’améliorer depuis.
« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». J’ai basé ma technique sur un des principes de Lavoisier,
dans laquelle j’utilise exclusivement du tissu autologue associé à l’utilisation de fils internes permettant un
meilleur remodelage de la région travaillée. Il s'agit d'un principe applicable dans l’ensemble du corps humain
(visage, sein, bras, abdomen, fesses), avec un temps opératoire réduit et moins de complications liées aux
incisions. Ces fils internes permettent de mouler le sein, de mieux le définir et d’assurer une meilleure stabilité.
Je l’ai intitulée P.A.L.L.L." (Power Assisted Liposuction Loops and Lipofilling).
Dans la réduction mammaire, ma technique P.A.L.L.L. apporte une sécurité vasculaire, préserve la sensibilité
et la lactation. Celle-ci permet de limiter les risques d’infections en évitant les ouvertures du sein et en imitant le
principe de cœlioscopie où par des petits trous je parviens à réduire le volume mammaire par lipoaspiration.
Mais la lipoaspiration seule n’est pas suffisante à corriger la ptose mammaire, celle-ci nécessite un soutien interne
permettant de mouler le sein. Alors tout en gardant la vascularisation, je détache la peau et j’utilise des fils
internes qui me servent de ‘’soutien-gorge interne’’. Afin de donner la forme esthétique désirée et de remonter
le sein, ces fils sont passés à l’aide d’une canule de façon à créer un filet de soutien. Ainsi, un résultat satisfaisant
de réduction mammaire est obtenu sans laisser de cicatrice visible, et le temps opératoire réduit contribue à la
réduction du temps de convalescence. Dans les suites post-opératoires, la patiente verra l’excédent cutané se
rétracter dans les 3 à 6 mois.
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
Quoi de neuf dans le traitement et la prévention des cicatrices ?
Dr. Gilbert ZAKINE, chirurgien plasticien, France
Introduction
Une des principales préoccupations des patients après une intervention ou dans les
suites d’un accident est de savoir si les cicatrices seront « visibles ». Cette préoccupation
est légitime tant l’évolution de la cicatrisation, qui est souvent difficile à prévoir, peut
laisser une séquelle cicatricielle disgracieuse.
Cette trace cicatricielle est déterminée par de très nombreux facteurs comme la qualité
de la peau, son épaisseur, son type et sa couleur, l’appartenance ethnique, l’âge et le sexe, le bon état
physiologique, l’absence de tabagisme, de diabète, le bon état vasculaire, l’alimentation, mais aussi les conditions
dans lesquelles elle a lieu, comme la présence d’une contamination microbienne locale, d’une inflammation
locale, d’une contusion ou la présence de tension des berges. La localisation sur le corps, les forces auxquelles
elle sera soumise (traction, étirement, pression…), ou encore le type de pansement utilisé jouent également un
rôle.
La cicatrice chéloïde, prolifération de tissu cicatriciel se développant à partie d’une plaie, épaisse,
douloureuse à la palpation, parfois prurigineuse, débordant au-delà des limites initiales de la plaie, 15 fois plus
fréquente sur les peaux foncées, ayant tendance à récidiver et ne s’atténuant pas avec le temps, est le type de
cicatrice le plus visible et le plus difficile à traiter.
La cicatrice hypertrophique est, comme son nom l’indique, une cicatrice épaisse, souvent de teinte
rougeâtre, restant limitée aux bords de la cicatrice initiale et caractérisée par une amélioration spontanée au fils
des mois.
Comment éviter l’apparition ou la récidive d’une cicatrice trop visible ?
A la lumière de la connaissance des facteurs favorisant une mauvaise cicatrisation, des règles peuvent être
proposées. Les sutures ne doivent pas, si possibles être effectuées sous tension : ce sera des points de hautes
tensions et de capiton placées sous la peau dans les plasties abdominales, l’immobilisation d’un membre opéré
jusqu’à l’ablation des fils, ou encore la pose de pansements réduisant la tension type stéristrip®. Les plaies
doivent être évidement propre et sans contamination. Les lignes de tension de langers (lignes de plus faible
tension cutanée) doivent être respectées si possible, surtout sur le visage. Un traitement préventif sera proposé
après l’intervention, comme une compression de la cicatrice (plaque de silicone réduisant l’oxygénation et
l’inflammation localement), l’injection de corticoïdes.
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Comment traiter une cicatrice trop visible ?
Le traitement des chéloïdes épaisses ou étendues est souvent chirurgical. Il permet l’excision de la cicatrice et la
mise place d’un traitement préventif post-opératoire. L'excision cutanée, les lambeaux locaux et locorégionaux,
la greffe de peau et les substituts cutanés pour traiter une perte de substance, une cicatrice rétractile ou une bride
à l’origine de troubles fonctionnels sont utilisés. Un pansement occlusif et compressif peut prévenir les récidives
des cicatrices chéloïdes et des techniques telles que des sutures avec une tension minimale, l’application d’une
feuille de silicone permettant une compression, une application de gel de silicone ou des injections de
corticostéroïdes intra-incisionnelles sont également utilisées.
Il existe de très nombreux traitements médicaux proposés pour les cas moins sévères de cicatrices chéloïdes, en
dehors de la radiothérapie localisée au fil d’iridium, de la cryothérapie et du laser. Citons des injections intra-
lésionnelles d’interféron, de 5 Fluoro-uracil, l’imiquimod (Aldara®) qui est une crème appliquée localement, ou
encore de bleomycin, de tacrolimus, de colchicine ou de méthotrexate.
Quels sont les dernières innovations ?
Parmi les innovations récentes dans le domaine de la cicatrisation cutanée notons deux molécules : un dérivé de
Dextran potentialisant l’action de facteurs de croissance endogène (le Cacipliq®) et un dérivé de Chitosan c’est-
à-dire de Chitine (le Kito-Kit®), toutes deux diminuant l’inflammation, la douleur et améliorant la cicatrisation.
Ces molécules ont démontré leur efficacité sur de nombreux modèles animaux et dans des études cliniques.
En conclusion
Le traitement et la prévention des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes doit être une combinaison de
techniques chirurgicales précises, de pansements spécifiques et de prévention médicale.
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
Preservation rhinoplasty: what’s new?
Dr. Jose Carlos NEVES, Chirurgien plasticien, Portugal
The goal of any surgery is to achieve with the least possible trauma the best results.
Rhinoplasty is definitely one of the most complex plastic surgeries that eventually
can lead to non desired outcomes.
Based on that the techniques that preserve the most the structures are the ones that
prevents us to face potential dramatic results.
Concepts on preservation the stretches have more than 1 century, but is the recent years some developments
have been achieved.
Dissection of the tissues are more precise and prevent from bleeding and big edema in the majority of cases,
that leads to a faster and nicer post op.
Preserving the surface structural anatomy permits a safer healing process, less potential defects, less number
of revisions and natural results. With new techniques and ideas around this concept, the accuracy of theses
procedures is increasing being the number one choice to many surgeons.
Less is more! Respect anatomy.
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
Panorama mondial des recommandations sur les implants mammaires
Dr. Sébastien GARSON, chirurgien plasticien, France
Dr. Michel ROUIF, Chirurgien plasticien, France, secrétaire général de la
SOFCEP
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
Les multiples facettes de la fesse - à chacune sa technique : Lift, fils, implants& graisse, acide
hyaluronique
Dr. Richard ABS, Chirurgien plasticien, France
Les fesses, deux simples hémisphères au rapide coup d’œil, sont adossés l’une contre
l’autre et marquent la transition entre le dos et nos membres inférieurs.
Si l’on s’y intéresse de plus près, une anatomie à plusieurs facettes s’offre à nous.
D’abord, le décolleté de derrière, qui marque le clivage entre les deux fesses. Ce pli
inter-fessier peut être long ou court, s’ouvrant quelquefois vers le haut en forme de V
plus ou moins large. Avant de rejoindre la ligne creuse du dos au-dessus de lui, un
losange en relief emprisonné entre les deux fossettes de vénus marque la chute des
reins. Si l’on veut marquer cette transition, une lipoaspiration modelante du bas du dos et des poignées d’amour,
affine la taille et met en valeur le décolleté, rehaussé si besoin par un lipomodelage du haut des fesses.
Ensuite, si l’on part sur le côté, il y a toujours une dépression située entre la poignée d’amour et la culotte de
cheval. A cet endroit, les goûts divergent. Les amateurs de ce creux défendent la signature musculeuse de la
fesse. Les autres, ceux qui souhaitent une fesse aussi ronde que la lune, veulent combler cette concavité, souvent
par la graisse, afin de n’en faire qu’une seule courbe allant de la taille jusqu’à la cuisse.
En continuant notre tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, l’on arrive au pli sous-fessier. En réalité,
et à l’adolescence, ce pli n’existait pas. La fesse était dans la continuité exacte de la cuisse. C’est avec le temps
que ce pli s’allonge, et pointe vers l’extérieur en direction de la culotte de cheval. Non seulement il s’allonge,
mais la fesse en perdant de sa prestance, soit s’efface à cet endroit, soit tombe à l’extérieur du bord du sous-
vêtement augmentant la dimension verticale de la fesse. Alors l’on propose deux solutions : la solution radicale
consiste en un lifting des fesses au pris d’une cicatrice horizontale en bas du dos. Ce lifting remonte les fesses
comme on remonte un pantalon, et rajeunit significativement la silhouette. Si l’on le prolonge vers l’avant par
une abdominoplastie (lifting du ventre), cette intervention se nommerait alors « bodylit » ou lifting du corps. La
solution moins radicale serait de mobiliser la peau de la fesse par rapport aux plans profonds puis l’immobiliser
en position haute grâce à un fil le temps de la cicatrisation. L’on peut y associer un lipomodelage dans le but de
remplumer la fesse dans le même temps opératoire.
Quelquefois, lorsque deux ou trois plis de peau se dessinent sous la fesse, l’on est tenté d’enlever cet excès de
peau en pratiquant un lifting des fesses vers le bas dans le pli sous-fessier. Attention, erreur ! c’est un très mauvais
lifting et ce pour plusieurs raisons. D’abord on lift vers le haut. On lutte contre la gravité, et non pas l’inverse.
Ensuite la cicatrice ne restera pas dans le pli, elle va l’allonger vers la culotte de cheval (et on a vu que plus le pli
est long plus c’est un signe de vieillesse) ; et enfin cette cicatrice n’est jamais cachée (contrairement à celle située
en bas du dos), ni par un sous-vêtement ni par un maillot de bain. Erreur donc sur toute la ligne. A éviter.
Au-dessus de ce pli et légèrement vers le milieu, l’on voit apparaître une zone qui tend à s’aplatir et à brunir.
C’est la dépression ischiatique, une zone sur laquelle on s’assoit. Avec le temps, les tissus se tassent, s’aplatissent
et adoptent une couleur plus foncée. Que faire ? Il faut combler, idéalement avec sa propre graisse et à défaut,
avec l’acide hyaluronique corporel ou même avec l’acide polylactique, un biomatériau de comblement inducteur
de synthèse de collagène.
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Pour fermer les deux fesses tout en bas et pour protéger notre anus, deux zones graisseuses s’accolent l’une à
l’autre, déterminant la partie basse du sillon inter-fessier et dessinant la fameuse déformation en goutte d’huile,
très difficile à corriger. A moins de la noyer par un lipomodelage global de la fesse.
Nous y sommes. Le dôme de la fesse. Une fesse rebondie avec une plénitude essentiellement dans sa partie haute.
Il est moins fréquent d’avoir un volume dans la partie basse de la fesse (à l’image d’un sein ptosé), encore moins
une fesse reposant sur la cuisse, à moins que cela ne survient après une perte de poids massive avec un
relâchement cutané notable. Quatre moyens pour reconstituer ce dôme fessier : l’acide hyaluronique corporel,
sa propre graisse, les implants de fesses et enfin le lifting modelant des fesses.
L’acide hyaluronique corporel est un biomatériau disponible à l’achat, injecté sous anesthésie locale sans
interruption de l’activité sociale ; le facteur limitant est son prix d’une part et le caractère répétitif de l’injection
(tous les ans ou les deux ans) d’autre part, vu qu’il est résorbable (Attention, pas de produit non résorbable dans
le corps !).
La graisse est la solution la plus séduisante puisque l’on réalise d’une pierre deux coups : d’une part, l’on déplace
la graisse d’une zone où elle est non désirée (poignée d’amour, culotte de cheval, face interne des cuisses, …)
vers une zone où elle est souhaitée (typiquement les fesses et/ou les seins…), c’est du recyclage en somme ; en
revanche il faut en avoir suffisamment (de la graisse). Le facteur limitant est l’aspect graisseux des fesses (il y a
des amateurs pour cela ...) et peut être avoir besoin d’une seconde session pour parfaire le résultat. Ce dernier
lorsqu’il est obtenu serait définitif : l’on maigrit et/ou l’on grossit avec la nouvelle silhouette.
Les implants de fesses, à l’instar des implants de seins, sont en gel de silicone. Leur paroi est plus épaisse et le gel
est plus cohésif. En revanche, une seule cicatrice (sillon inter-fessier) est requise et l’on insère l’implant dans
l’épaisseur même du muscle (ni devant ni derrière). L’aspect et la consistance obtenus est une fesse ferme
musculeuse. L’augmentation modérée, forte à très forte est définie au préalable. Le facteur limitant est la
présence du corps étranger à surveiller par échographie tous les deux ou trois ans.
Le lifting modelant des fesses, non seulement rajeunit l’aspect des fesses, réduit leur hauteur mais utilise les tissus
sous la peau à enlever pour être remis dans l’épaisseur même de la fesse lui conférant projection et fermeté. Le
facteur limitant dans ce cas est la cicatrice, camouflable certes, mais cicatrice tout de même.
Après la description des différentes techniques, l’on peut aussi pratiquer des associations pour personnaliser le
traitement et l’adapter au cas par cas. Denier point pour peaufiner le résultat, c’est le traitement de certains
« capitons » qui peuvent gâcher la parfaite courbure du dôme de la fesse. Là encore deux cas de figures : Un
traitement isolé du capiton sous anesthésie locale grâce à un procédé qui s’appelle Cellfina®, ou bien un
détachement de ces adhérences préalablement repérées réalisé à la fin de l’intervention chirurgicale.
Les fesses c’est beaucoup plus que deux simples hémisphères.
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
Chirurgie esthétique au masculin : les attentes, les tendances et les nouvelles procédures.
Dr. Jonathan FERNANDEZ, Chirurgien plasticien, France
L’esthétique n’est pas (ou plus) réservé aux femmes… et cela concerne aussi
bien la médecine esthétique que la chirurgie. En effet, il n’est pas rare aujourd’hui de
voir des patients hommes dans nos salles d’attente… Et contrairement aux idées
reçues, ils ne sont pas tous homosexuels.
Au sein de notre société du 21ème siècle, il est important de se sentir aussi bien dans
son corps que dans sa tête et ceci est aussi vrai pour l’homme. De ce fait, nous sommes
confrontés à une véritable augmentation de la consommation des soins esthétiques
masculins.
La médecine esthétique et les soins annexes
Au niveau de la médecine esthétique, il existe une véritable recherche de la prévention du
vieillissement avec des injections de toxine botulique chez une patientèle de plus en plus jeune (génération de
millenials). Bien entendu, un effet de rajeunissement est également présent chez des hommes « d’âge mûr »
recherchant une adéquation entre leurs visages et leurs corps athlétiques et/ou leur esprit jeune. Les nouvelles
techniques d’injection d’acide hyaluronique permettent d’optimiser les signes masculins de la beauté
naturelle : visage « carré », meilleure définition des angles du visage…. Une prise en charge de la sphère intime
et sexuelle est également possible chez les patients : pénoplastie médicale, amélioration du scrotum par la toxine
botulique…
Les nouvelles technologies permettent aussi un accès aux hommes à la médecine esthétique : traitement de la
transpiration axillaire, optimisation de la musculature avec des machines... L’industrie se tourne de plus en plus
vers les hommes et c’est tant mieux !
Bien entendu la prise en charge de l’alopécie reste un must pour les hommes. Des traitements de prévention
(mésothérapie, biophotomodulation par LED, injections de facteurs de croissance -PRP et mésogreffes
cellulaires -Rigenera), à la greffe de cheveux (FUE, FUT), les patients sont de plus en plus disposés à mettre en
place ces plans de traitements pour traiter leurs calvities.
La chirurgie esthétique
Il en est de même au niveau de la chirurgie esthétique : de plus en plus de patients souhaitent un traitement
chirurgical, plus radical, de leurs rides, de leurs poches palpébrales ou de leurs « poignées d’amour »…
La chirurgie des paupières est également en hausse chez les hommes. Si ceux-ci peuvent être gênés par leurs
paupières supérieures, ce sont surtout les « valises » inférieures qui sont à l’origine de leurs demandes. Celles-ci
sont souvent signe de fatigue (à tort ou à raison) et il est nécessaire de les gommer chirurgicalement dans la
plupart des cas. Bien entendu, les liftings cervico-faciaux restent aussi à la mode….
Au niveau de la silhouette, la lipoaspiration ultra-haute définition a révolutionné les résultats au niveau
abdominal. « L’abdominal etching » (dessin des reliefs musculaires abdominaux) permet de redéfinir le fameux « six
pack » tout en éliminant le bourrelet sous-ombilical et les poignées d’amour, parfois féminisantes, souvent très
complexantes….
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Abdominal eetching
Le principe de cette technique de lipoaspiration consiste à « sculpter » le corps des patients(es) afin
de redessiner les reliefs musculaires. Nous jouons avec les ombres et les lumières des reliefs visibles. Afin
d’obtenir de bons résultats, il est nécessaire de connaître parfaitement les insertions musculaires et
l’anatomie superficielle afin de rester « naturel » et de ne recréer que des lignes déjà existantes. Chez
l’homme il sera nécessaire de travailler sur le fameux « six pack » et le V inférieur. Chez la femme, il est
important de redessiner les reliefs des grands droits et des obliques.
Cette technique dite de « haute définition » commence par une lipoaspiration assez classique afin
de vider les compartiments graisseux. Puis, pour sculpter le corps, des canules plus fines sont utilisées : la
lipoaspiration est plus superficielle afin d’améliorer le redrapage cutané et de dessiner les lignes d’ombre ;
elle est également plus « agressive » localement pour entraîner la rétraction de la peau. La vibration des
canules permet également de créer une fibrose locale à l’origine d’une amélioration de l’aspect des reliefs.
Certains chirurgiens utilisent même des ultra-sons locaux pour augmenter cet effet. En fin d’intervention,
des « tuteurs » externes sont positionnées et fixés (avec les pansements) afin d’appuyer sur les zones
redessinées. Ceux-ci sont laissés entre 3 et 7 jours en fonction des cas et sont retirés au cabinet. Une gaine
compressive classique est laissée en place 1 mois afin de diminuer l’œdème post-opératoire. Des antalgiques
simples sont prescrits et l’activité est reprise rapidement (7 à 10 jours). Les résultats sont visibles dès l’ablation
des tuteurs et s’améliorent dans les 3 à 6 mois post-opératoires.
Le coût moyen de l’intervention dépend des zones sur lesquelles il faut travailler mais est
généralement compris entre 4000 et 6000 euros.
En conclusion, de plus en plus d’hommes se tournent vers la médecine et la chirurgie esthétique… L’industrie
et les médecins concernés mettent en place des plans de traitements adaptés à cette patientèle particulière,
soucieuse de son image et de son bien-être. Dans les années à venir, cette consommation ne devrait cesser de
croître….
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6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS
What’s new in medical therapy of alopecia
Dr Viral Ramesh DESAI, chirurgien plasticien, Inde
The incidence of hair loss is increasing globally. With increasing evidence of its
impact on mental health, scientists are pushing forward with breakthroughs on
balding.
Writing in his autobiography, the tennis player Andre Agassi described his hair loss
as a young man as like losing “little pieces of my identity”. It’s little wonder that the
impact of male and female pattern baldness has been increasingly linked to various
mental health conditions.
Has there ever been more pressure to have a full and luscious head of hair? Whether it’s dating app snaps,
Instagram selfies, or even that corporate headshot on LinkedIn, maintaining a youthful appearance has become
a critical feature of modern life.
Young people are more conscious about their appearance than ever before
But despite the prevalence of hair loss – male pattern baldness affects approximately 50% of men over the age
of 50, while around 50% of women over the age of 65 suffer from female pattern baldness – a drug capable of
stopping it in its tracks has so far proven elusive.
Medical texts dating back to 1550BC reveal that the ancient Egyptians tried rubbing pretty much everything
into their scalps, from ground donkey hooves to hippopotamus fat, in a bid to halt the balding process. These
days, the two most prominent medications are minoxidil and finasteride, but both are only marginally effective
at halting the rate of hair loss and cannot stop it completely. In addition, both drugs have unpleasant side-effects,
with finasteride being unsuitable for women and known to induce erectile dysfunction in some men. There are
two FDA approved drugs for pattern baldness: topical minoxidil and finasteride, both of which require at least
a 4- to 6-month trial before noticing improvement and must be used indefinitely to maintain a response. As
such, medication adherence often can be poor. Furthermore, initiation of the drug may cause an initial shedding
phase. They work better together.
Though hair loss may have an undoubtable psychological impact on sufferers, it can’t be compared with chronic
life-threatening diseases, many of which are incurable.
But there is increasing hope for those experiencing hair loss, as while we’re no closer to finding a way to prevent
balding happening in the first place, we are developing increasingly novel and ingenuous ways to either replace
or regenerate the lost hair.
The next generation of transplants
Hair transplant is effective and cosmetically satisfactory to the patient. However, patients need to have a
sufficient number of donor plugs (greater than 40 follicular units/cm2) to cover the bald area. New techniques
have made hair transplant more cosmetically pleasing and natural looking.
With no drug to prevent your hair from falling out, cosmetic surgery has looked to fill the void. Over the past
two decades hair transplants – which take hair follicles from DHT-resistant “donor areas” at the back and sides
of the scalp and relocate them to cover up bald patches – have offered new hope for hair loss sufferers.
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Such is the demand that market analysts have predicted the value of the global hair transplant industry will
exceed $24.8bn (£20.3bn) by 2024, and the techniques are becoming increasingly advanced. Giga sessions,
Minimally invasive surgery, partial longitudinal follicular unit extraction, Hair splitting, duplication, robotic
transplants, long hair transplant, etc. are the newer developments.
Despite such advances, one of the current limitations of hair transplants is that many patients tend to require more
than one procedure if they continue to lose their hair. Patients who are completely bald may also lack sufficient
follicles on the back and sides to cover the bald areas on top.
Reviving existing follicles
Rather than trying to grow completely new follicles, we should focus our efforts on trying to revive the ones we already
have. If we could retransform the miniaturised follicles into big ones, we wouldn’t need a single hair transplant.”
Over the last four years, we are exploring innovative way of doing this. There are a small handful of drugs, such as
the immunosuppressant cyclosporine, which cause unwanted hair growth as a side-effect.
This allowed us to discover some basic hair-growth control principles which could be used to find a completely new
class of hair drugs.
We have since found a series of compounds that appear to be highly effective at stimulating this pathway and inducing
hair growth when tested on human hair follicle cells in the lab. If safe enough, they could soon be trialled as a new
topical treatment in volunteers.
As a result, while the holy grail of hair loss – preventing it completely – still remains a distant vision, there are enough
promising treatments in the pipeline to allow even the baldest individuals to dream of new hair.
For scientists, especially those in the western world, the hope is simply that such breakthroughs will encourage new
investment in the field.
Red light or laser at 660 nm also has demonstrated efficacy for hair loss and is available OTC for pattern baldness.
Other proposed treatments include saw palmetto extract (Serenoa Repens); prostaglandin analogs like latanoprost and
bimatoprost, which may be cost prohibitive; and multiple growth factors, which are a theoretical reason why platelet-
rich plasma and adipose-derived stem cells may be used as adjunctive to treatments listed.
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7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE
Place de la Chirurgie et de la Médecine Régénérative en 2020
Pr. Guy MAGALON, chirurgien plasticien, France
Les Thérapies Cellulaires Autologues
16 heures de communication sur la Chirurgie Régénérative auront lieu le vendredi
31/01 et samedi 1er février avec des experts du rajeunissement de la face et des
mains, de la reconstruction du sein, des organes génitaux.
Des notions de contrôle-qualité et d’efficacité seront discutées avec les biologistes
spécialisés en Thérapie Cellulaire.
Deux sessions sur les dernières innovations avec les meilleurs experts internationaux, permettront de présenter
les avancées les plus récentes, graisse émulsifiée modifiée et utilisation des thérapies cellulaires par voie
systémique.
La Réinjection de graisse autologue selon la méthode de Sydney Coleman est bien connue, la technique
et les indications sont bien codifiées et les résultats satisfaisants.
Mais depuis l’idée originale, les évolutions ont été multiples :
Les dispositifs de prélèvement ont évolué et au prélèvement purement manuel à la seringue, se sont rajoutés
des dispositifs automatiques qui peuvent faciliter le temps d’infiltration, le temps de prélèvement et augmenter
le nombre de cellules régénératives par l’addition d’une fibre laser.
La Micro réinjection, grâce à du matériel de prélèvement et d’injection beaucoup plus petit, permet d’obtenir
des micro lobules de 0,6 mm. Le tissu graisseux devient un véritable filler sous dermique.
La préparation de Graisse émulsifiée ou « nanofat » utilise de nouveaux dispositifs qui éliminent de façon
mécanique les cellules graisseuses et gardent les cellules régénératives. On obtient un produit très fluide qui peut
être utilisé dans tous les plans et son usage dans le tissu cellulaire sous-cutané, apporte une amélioration
significative de la peau sur une longue durée.
Cette graisse émulsifiée a été modifiée pour augmenter son efficacité. Et une session permettra à trois experts
de présenter ces nouveaux produits régénératifs.
La Fraction Vasculaire Stromale (FVS) du tissu adipeux a été découverte en 2001. Elle peut être préparée
manuellement ou par des dispositifs médicaux en utilisant un volume de 50g à 150g de graisse. Il est possible
avec 120 gr de graisse et une préparation enzymatique, d’extraire plusieurs dizaines de millions de cellules
contenant entre 3 et 5% de Cellules souches multipotentes. La Fraction Vasculaire Stromale est préparée
dans un laboratoire de Thérapies Cellulaires avec un dispositif médical marqué CE et utilisée dans le même
temps opératoire.
Ce produit peut être aussi cryocongelé, stocké et utilisé plus tard.
L’avenir immédiat est dans la réalisation de mélanges tels que : Plasma Riche en Plaquettes (PRP), Fraction
Vasculaire Stromale (FVS) ou Cellules souches avec Graisse, Micro graisse ou Graisse émulsifiée, car il a été
prouvé scientifiquement que les produits autologues lorsqu’ils sont mélangés, se potentialisent.
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Le Plasma Riche en Plaquettes est obtenu par centrifugation d’un prélèvement sanguin anti coagulé avec
utilisation d’un kit. Les plaquettes sont utilisées et injectées dans le même temps opératoire. Le produit obtenu
est un concentré de plaquettes qui sont des cellules dépourvues de noyau mais constituant un réservoir de
facteurs de croissance intervenant dans la cicatrisation, favorisant la production de collagène ou le recrutement
endogène de cellules souches. Il s’agit de préparations autologues, c’est-à-dire que le produit obtenu sera utilisé
pour le patient chez qui a été effectué la prise de sang. Ce sont donc vos plaquettes, cellules de la cicatrisation
qui serviront à vous soigner.
De nouveaux produits de comblement utilisant la matrice du tissu graisseux, constitués de fibres de collagène ou
du collagène humain fabriqué par des plantes modifiées génétiquement, sont en cours de développement.
En conclusion,
Vos cellules utilisées de façon autologues permettent de vous soigner. De nouveaux produits de
comblement se développent, matrices injectables qui serviront de support à vos cellules. Mais il sera nécessaire
d’avoir une collaboration entre les autorités de régulation, les cliniciens, les scientifiques et les industriels, pour
réaliser des protocoles multi centriques, si possible randomisés en double aveugle pour valider ces nouvelles
thérapeutiques.
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7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE
Plasma Riches en Plaquettes & Nanofat : Où en est la recherche ? indications et procédures
Jérémy MAGALON, Pharmacologue, France
La France a toujours été pionnière dans le domaine de la thérapie cellulaire, discipline
qui consiste à traiter, atténuer ou prévenir une maladie par l’injection de cellules.
Georges Mathé en 1958 réalisa des greffes de moelle osseuse pour restaurer
l’hématopoïèse de cinq physiciens yougoslaves très lourdement irradiés en travaillant
près d’un réacteur nucléaire à Vinca. En 1989, Eliane Gluckman réalisa la première
greffe de sang de cordon. La prise en charge de ces patients eut lieu en France et sont
des exemples de succès en thérapie cellulaire maintenant avérés. Longtemps réservée
à des spécialités lourdes, la thérapie cellulaire semble bénéficier, depuis quelques années d’un engouement
considérable coïncidant avec l’essor de techniques chirurgicales de moins en moins invasives et ses applications
s’étendent désormais à de nombreuses spécialités.
Le développement de dispositifs médicaux en système fermé par les laboratoires pharmaceutiques a facilité la
démocratisation de la thérapie cellulaire en chirurgie plastique et en médecine régénérative. Deux produits y
sont particulièrement populaires :
- le Plasma Riche en Plaquettes (PRP) obtenu par simple centrifugation d’un prélèvement sanguin.
Le produit obtenu est un concentré de plaquettes qui sont dépourvues de noyau mais constituant un
réservoir de facteurs de croissance intervenant dans la cicatrisation, favorisant la production de collagène
ou le recrutement endogène de cellules souches.
- la Nanofat également appelée « Graisse Emulsifiée » qui consiste à détruire la fraction adipocytaire de
la graisse et obtenir un produit fluide capable de passer dans des aiguilles de petit calibre (27 ou 30
Gauges). Le produit obtenu est riche en cellules de la Fraction Vasculaire Stromale dont des cellules
souches multipotentes aux capacités de régénération tissulaire.
Il s’agit de préparations autologues « point of care », c’est-à-dire que le produit obtenu sera utilisé pour le patient
chez qui a été effectuée le prélèvement de tissu adipeux ou la prise de sang et sera utilisé au cours de la même
intervention/consultation. Ce sont donc vos cellules qui serviront à vous soigner ou vous rajeunir.
Concernant les indications, il commence à y avoir des bases scientifiques solides sur l’utilisation du PRP dans
l’alopécie androgénétique ou l’analyse de toutes les études comparant le PRP à un groupe contrôle (placébo ou
thérapeutique de référence) montre une densité de cheveux par cm2 supérieure dans le groupe PRP.
Pour l’utilisation de la graisse émulsifiée, les principales indications sont esthétiques et concernent les injections
dans des sites difficiles d’accès avec un prélèvement de tissu adipeux non émulsifiée et plus compact (cernes,
décolleté, ridules des lèvres) mais il existe encore trop peu d’essais cliniques contrôlées dans ce domaine. Il
s’ajoute à cela une grande hétérogénéité dans la préparation de produit. Mais sa facilité d’obtention et son
potentiel régénératif important, nul doute que la Nanofat intéressera rapidement d’autres spécialités.
Cependant, ces cellules médicaments sont contenues en quantité différente dans chacun d’entre nous. Et comme
pour chaque médicament, il est nécessaire de trouver la dose et le protocole efficace dans chaque indication.
Seules les collaborations entre cliniciens, scientifiques et industriels à travers la réalisation de protocoles multi
centriques, si possible randomisés, permettront de valider ces nouvelles thérapeutiques.
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7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE
Nanofat grafting, mesogreffe Rigenera et PRP dans l’alopécie androgénique : des
techniques innovantes
Dr. Sophie MENKES, Médecin esthétique, Suisse
La chevelure est un élément très important tant pour les hommes que pour les
femmes. Les cheveux sont un élément de séduction, un symbole de force et de
puissance. Beaucoup de religions demandent à les cacher. Les cheveux sont
également liés à de nombreuses expressions.
Perdre ses cheveux aurait un impact direct sur l'estime de soi confirment les
dernières études : 62% des hommes se disent moins sûrs d'eux comparés à ceux
qui ont beaucoup de cheveux
Notre objectif est de montrer que les nanofats, les mésogreffes Rigenera et le PRP peuvent être efficaces
dans le traitement de l’alopécie androgénique. Ma présentation montre les techniques et l'analyse de leur
efficacité et de leurs complications.
Nous avons réalisé à Forever Institut une étude avec12 patients présentant une alopécie androgénique.
Après le prélèvement de la graisse abdominale (ou face interne des genoux ou des cuisses) et la préparation
de la graisse, les nanofats ont été injectés dans le cuir chevelu (4 patients). Après le prélèvement d’un punch
de peau contenant des bulbes, une désagrégation par Rigeneracon a été effectuée (4 patients) et des
injections ont été effectuées dans le cuir chevelu. Pour le PRP après prise de sang et centrifugation, le PRP
a été injecté dans le derme du cuir chevelu (4 patients).
Des photos avant et après ont été prises.
Une amélioration significative a été constatée pour tous les patients : les images montraient une transition
télogène-anagène plus rapide, une augmentation de la densité des cheveux, des cheveux plus épais et une
réduction de la composante inflammatoire.
Aucune complication n'a été observée.
Il semblerait que la médecine régénérative soit efficace dans la chute des cheveux. Ces procédures
autologues sont capables de fournir un très bon résultat dans l’alopécie androgénique.
Nous avons maintenant besoin d'études à plus grande échelle pour comparer les nanofats, la mésogreffe
Rigenera et le PRP, et pouvoir déterminer si une méthode est plus efficace que l’autre.
Nous avons fondé un groupe de travail (12 centres répartis en France, Portugal, Serbie, États Unis, Italie,
et Suisse), dont je suis responsable, afin de procéder à une étude multicentrique randomisée et publier nos
résultats sur plus de 150 patients.
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7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE
New scientific and clinical approach to facial rejuvenation: The Stem Cell Revolution
Dr. Stéphane SMARRITO, chirurgien plasticien Suisse
The use of stem cells is increasingly popular in medical practice and more
particularly in restorative surgery.
Over 1'000 search articles were published concerning the interest of utilizing
adipose stem cells or the stromal vascular fraction both to promote tissue healing
or even improve tissue trophicity.
Dr. Smarrito is IMCAS chairman of a session on STEM CELLS and presents several topics of interest in
the field of stem cell applications.
He is a french and swiss plastic surgeon in charge of aesthetic stem cell therapy at La Prairie Clinic in
Switzerland
Pioneer in regenerative medicine and the science of longevity since 1931, La Prairie Clinic proposes a new
approach to facial rejuvenation based on the use of adipose stem cells or the stromal vascular fraction
resulting from the liquefaction of fat.
Thanks to the Beauty stem cell programs allowing stem cells to be stocked for future reinjection and the
Cell Boost program allowing immediate reinjection, a new approach to rejuvenation at the facial level is
now scientifically and clinically validated.
Adipose stem cells open up undeniable prospects for aesthestic.
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8 COSMECEUTIQUE
Clean Beauty: Myth or Reality?
Dr. Anjali MAHTO, Dermatologue, Royaume-Uni
Clean beauty – a hot topic on everyone’s lips right now – ranging from beauty
industry experts to consumers to dermatologists. Yet what does it even mean and
is it something we need to be concerned about? Whilst everyone is jumping on
the bandwagon in support of clean beauty, is it really anything more than another
faddy trend or marketing tool?
The biggest difficulty we have with beauty which calls itself “clean”, is the
implication that beauty can also be “dirty”. The beauty industry is falling into the same trap that
surrounded the concept of “clean eating” some years ago. We know that didn’t end well and it was exposed
as a sham with many of those at the forefront of the movement distancing themselves from it.
Unfortunately, there is no standard definition of what makes a product “clean”. In most circles it is largely
taken to mean one or more of the following: products which are natural or organic, products lacking
synthetic preservatives such as parabens, possibly also free from a host of other ingredients such as mineral
oils, silicones, alcohol, SLS, and chemical sunscreen filters.
On the surface, there is no harm in removing certain ingredients from skincare and replacing it with others
which are seen as “clean” by the general public, but is this highlighting a symptom of a much wider problem
we have in society surrounding our health?
Why do chemicals have such a bad rep anyway? On its most fundamental level, everything is a chemical.
Water is a chemical; we are a walking, talking mish-mash of chemicals, so why the fear? Where did science
lose its way in connecting with the masses that we are now in a strange post-truth world where even beauty
is viewed as clean or dirty?
Well, I think the first thing that we need to understand is the concept of safety in beauty. The EU has very
strict guidelines on what chemicals can be used in our skincare and at what doses or concentrations. These
vary depending on whether a product is “leave on” e.g. a moisturiser or toner versus “rinse-off” e.g. a face
wash. For chemicals in general, it is the dose that makes the poison. Many things are harmless to us in low
doses (as found in our skincare or food) but dangerous in higher ones. For example, formaldehyde is found
in low doses in apples but this is not dangerous to our health. You can be pretty certain that if a beauty
product enters the market in the EU it is safe to our skin and general health due to rigorous industry
regulation.
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Despite this, the marketing phenomenon that is “clean beauty” is persuasive, compelling and people are
buying into it in their droves. We are being told that “clean” skincare must somehow be better for us. We
live in a world so fixated with “wellness” that society is in imminent danger of losing its ability as a group
to grasp science or health literacy with their skin. There is an element of virtue signalling amongst some of
us and the company we keep that if we don’t care about the latest clean skin trend, we don’t care enough
about ourselves or our families or that we aren’t a true “skintellectual”. I often hear statements such as “all
my skincare is natural” or “I only use organic products” or “I don’t use parabens” - but when did these
become such a badge of honour?
I think part of the problem comes from an inherent fear of what we don’t know or understand. Seeing long
chemical names on product labels can no doubt be confusing. Combine this with the idea that if its from
Mother Earth or natural it must somehow be better for you being driven by access to the internet, celebrity
pages such as Goop and the general world of wellness we all live in.
Consumer demand has now got skincare to a place where cosmetic formulators, dermatologists and
marketing teams are actively excluding ingredients not because they are bad for you but simply because
people have got the wrong end of the stick about an ingredient (e.g. parabens) and it’s almost too much
effort to change their mind and do the science education. That in some ways is quite scary. We are now
making skincare for people based on their incorrect perception of an ingredient rather than the truth. All
this does is feed the lie or misconception rather than challenge the incorrect belief. It truly is a post-truth
world we live in.
The bottom line is this – clean beauty in its current state is based on little more than fear mongering and
poor science. Even plant-based skincare has chemicals and the ability to cause skin reactions. Hopefully
as the industry evolves we can all agree that clean beauty should be standing for safety, sustainability, ethics
and transparency. Brands should take responsibility for their marketing tactics and not rely on fear (of
harmless ingredients) to sell their products.

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  • 1. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 1
  • 2. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 2 Bienvenue Au programme de la 22ème édition de ce congrès annuel international, l’IMCAS vous dévoile en avant- première les grandes tendances de 2020 et les innovations de demain ! Nos experts seront vous apportent une vision globale et une analyse objective des avancées majeures et des toutes dernières tendances. Les autres événements La journée dédiée à la Cosméceutique : vendredi 31 janvier dès 8h00. Huit sessions en libre accès sur les dernières avancées scientifiques : l’état de la recherche sur le microbiome cutané, le courant clean beauty : mythe ou réalité ? L’Innovation Shark Tank : vendredi 31 janvier de 9h00 à 12h30. Un best of des start-ups les plus prometteuses dans les domaines de la recherche esthétique, de la dermatologie et chirurgie esthétique. Les IMCAS « Start-Up of the Year » seront décernés aux projets les plus innovants. A PROPOS DE L’IMCAS L’IMCAS World Congress est l’un des leaders mondiaux dédiés aux chirurgiens plasticiens, aux dermatologues et aux différents experts de l’esthétique médicale et chirurgicale. En 22 ans, l’IMCAS est devenu l’un des plus importants rendez-vous mondial de la profession. Cette manifestations reçoit chaque année à Paris plus de 12 500 participants provenant de 112 pays différents. Ses principaux objectifs sont la mise en avant des standards les plus élevés dans les traitements, la formation et la recherche en chirurgie plastique, dermatologie esthétique, clinique et cosméceutique ainsi que dans les disciplines associées (gynécologie esthétique, chirurgie maxillo-faciale, médecine esthétique et anti-âge, etc.). L’IMCAS s’exporte à l’international avec plusieurs autres congrès par an : IMCAS India (Goa), IMCAS Asia (Bangkok & Bali alternativement), IMCAS Americas (Cancun & Cartagena). L’IMCAS est également le leader mondial dans l’enseignement digital à travers IMCAS ACADEMY, une plateforme d’e-learning proposant plus de 2 900 vidéos pour près de 15 200 médecins membres.
  • 3. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 3 1LES INJECTABLES Toxine Botulique : ce qui va arriver en 2020-2024 Dr. Benjamin ASCHER, Chirurgien plasticien, directeur scientifique des congrès IMCAS Male aesthetic procedures: updates 2.0 Dr. Davi DE LACERDA, Dermatologue, Brésil 2INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ROBOTIQUE - Comment va évoluer la profession ? Dr. Benjamin ASCHER, chirurgien plasticien, France Abdominoplastie mini invasive assistée par un robot : une piste prometteuse Dr. Barbara HERSANT, Chirurgien plasticien, France 3 DERMATOLOGIE CLINIQUE Psoriasis, vitiligo, maladie de Verneuil : de nouvelles perspectives de traitement Dr. Pierre-Andre BECHEREL, Dermatologue, France Le Melasma : les toutes dernières avancées de traitement Dr. Thierry PASSERON, Dermatologue, France 4LASERS, LEDs, RadioFréquence, IFU Nouveautés lasers : cicatrices, acné Lésions pigmentaires et vasculaires Dr. Hugues CARTIER, Dermatologue, France Cellulite, body shaping, relâchement : les dernières technologies et nouvelles combinaisons pour resculpter son corps Dr. Serge DAHAN, Dermatologue, France
  • 4. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 4 5 RESTAURATION GÉNITALE Lifting vulvovaginale, nanofat pour conserver une qualité de vie sexuelle Dr. Barbara HERSANT, chirurgien plasticien, France 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS La place des fils suspenseurs en 2020 Dr. Bernard MOLE, Chirurgien plasticien, France Réduction mammaire sans cicatrices, c’est possible ?! Dr. Marwan ABBOUD, chirurgien plasticien, Belgique -Quoi de neuf dans le traitement et la prévention des cicatrices ? Dr. Gilbert ZAKINE, chirurgien plasticien, France Preservation rhinoplasty: what’s new? Dr. Jose Carlos NEVES, Chirurgien plasticien, Portugal Panorama mondial des recommandations sur les implants mammaires Dr. Sébastien GARSON, chirurgien plasticien, France Dr. Michel ROUIF, Chirurgien plasticien, France Les multiples facettes de la fesse - à chacune sa technique : Lift, fils, implants& graisse, acide hyaluronique Dr. Richard ABS, Chirurgien plasticien, France Chirurgie esthétique au masculin : les attentes, les tendances et les nouvelles procédures. Dr. Jonathan FERNANDEZ, Chirurgien plasticien, France What’s new in medical therapy of alopecia? Dr Viral Ramesh DESAI, chirurgien plasticien, Inde
  • 5. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 5 7 LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE Place de la Chirurgie et de la Médecine Régénérative en 2020 Pr. Guy MAGALON, chirurgien plasticien, France PRP alopécie et nanofat : Où en est la recherche ? indications et procédures Jérémy MAGALON, Pharmacologue, France Nanofat grafting, mesogreffe Rigenera et PRP dans l’alopécie androgénique : des techniques innovantes Dr. Sophie MENKES, Médecin esthétique, Suisse New Scientific and clinical approach to facial rejuvenation: the Stem Cell Revolution Dr. Stéphane SMARRITO , chirurgien plasticien, Suisse 8COSMECEUTIQUE Clean Beauty: myth or reality? Dr. Anjali MAHTO, Dermatologue, Royaume-Uni
  • 6. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 6 1LES INJECTABLES Toxine Botulique : ce qui va arriver en 2020-2024 Dr. Benjamin ASCHER, Chirurgien plasticien, directeur scientifique des congrès IMCAS L’arrivée de nouveaux acteurs d’origine Coréenne et Américaine est attendue en Europe, tandis qu’aux USA, un acteur Coréen a lancé son produit appelé Juveau en Mai dernier et un second acteur Revance, est attendu en 2021. D’autres formulations arrivent avec des formes liquides, qui apporteront un réel progrès, de même que des formules garantissant une durée d’action plus longue et une efficacité plus rapide. Fillers, digitalisation, nouveaux boosters et volumateurs : à chaque âge son indication Dr. Hugues CARTIER, Dermatologue, France Produits de comblement : quoi de neuf ? • La digitalisation et l'échographie cutanée Les techniques photographiques et l'échographie cutanée permettent d'affiner la répartition des injections à réaliser. La digitalisation en mouvement du visage et la réalité augmentée aident le médecin à injecter le volume adéquat, corriger les asymétries et estimer le résultat à obtenir. Ils servent de guide à l'injection et à prévenir les risques traumatiques ou emboliques avec une cartographie des tissus cutanés ainsi que du réseau vasculaire. • La toxine botulique ne fait pas son âge ! Cela fera bientôt quarante ans que l’on utilise la toxine en France, d'abord en neurologie et en ophtalmologie. Aujourd'hui, il est quasiment impossible de s'en passer pour ralentir les rides d'expression musculaires. La précision avec les stylos gâchettes, la meilleure connaissance de la fonction musculaire sont des aides indéniables pour mieux répartir les doses avec les micro-gouttes. La nouvelle génération de toxine asiatique ou celles à structure non animale seront bientôt autorisées dans la communauté européenne et il faut s'attendre à une déferlante de nouvelles catégories qui s'activent plus vite, plus longtemps ou prête à l'emploi. De même, on ne craint plus de la proposer en association à des actes de chirurgie cutanée pour limiter les cicatrices. • Les nouvelles matrices d'acide hyaluronique L'induction collagènique et la durée de la présence de ce produit de comblement sont variables selon le site d'injection, l'âge cutané lui-même influencé par l'environnement, le génétisme et les caractéristiques rhéologiques du produit. Sous l'impulsion des médecins, les laboratoires mettent à disposition des acides hyaluroniques adaptés à tous les âges et à toutes les zones. D'un point de vue éthique et morale - quelle limite se donner ? La génération XYZ sollicitent, de par le monde, les médecins pour des injections et le fait qu'il existe maintenant une gamme adaptée est un plus.
  • 7. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 7 De nouvelles générations de skinboosters arrivent pour revitaliser la peau, quel que soit l'âge. Ainsi que des produits à base d'acide hyaluroniques à mémoire de forme, qui vont permettre de rehausser ou projeter les tissus cutanés et même des cicatrices, mais également de redéfinir les contours ou les volumes qui bien placés vont projeter les tissus relâchés sans s'écraser. • L'usage de la hyaluronidase La hyaluronidase fait fondre les acides hyaluroniques en quelques minutes. Elle est légalement en France réservée aux complications ischémiques vasculaires, mais face au trop de volume injecté, certains médecins se sont fait une spécialité pour "dégonfler" les excès. L'échographie cutanée permet également de cibler précisément les zones à traiter. • Les inducteurs collagéniques pour le corps Les inducteurs collagéniques trouvent un nouveau terrain : le corps. Pour le visage, ils ne sont pas sans poser de problème car on ne dispose pas d'antidote comme la hyaluronidase. Pour redonner un galbe, réduire le fripé de grande surface, la dilution de ses produits donne des résultats intéressants et durables. • Les interactions avec les autres techniques : fil, laser et EBD Si on connaît de mieux en mieux la rhéologie des produits, on constate que les patients souhaitent bénéficier des autres techniques lasers ou autres ondes électromagnétiques mais aussi des fils. L'usage combiné de ces techniques impose de connaître les produits injectés et où ils se situent. En effet les lasers, la radiofréquence, les HIFU peuvent altérer la structure des produits injectés où accentuer la réponse inflammatoire et collagénique. • Réseau Alert et ischémies vasculaires Sous l'impulsion de l'IMCAS, qui concentre les effets secondaires sur son site dédié Alert ainsi que par le site précurseur Vigilance Esthétique du Groupe Esthétique français (GEDEC) pour la France, trois spécialités, les chirurgiens, les dermatologues et les ophtalmologues travaillent de concert pour créer un réseau qui prendra en charge les effets secondaires d'extrême urgence comme les embolies artérielles de produit de comblement source d'ischémie cutanée.
  • 8. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 8 PRENEZDATE Paris2018 2INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ROBOTIQUE Comment va évoluer la profession ? Dr. Benjamin ASCHER, chirurgien plasticien, France Les médecins doivent s’adapter à la révolution technologique, qui touche aussi l’esthétique médicale et chirurgicale : l’IA et la Robotique La digitalisation va donner aux patients un accès encore plus personnalisé à l’information dans « un monde d’ubérisation », qui s’étend aussi à la médecine esthétique. Ces toutes nouvelles possibilités renforceront la demande du grand public, qui doit rester encadrée par la profession. L’Intelligence Artificielle liée à la robotique, l’imagerie 3D et la Réalité Augmentée associée au Big Data, bouleversent déjà l'enseignement, l'apprentissage, les diagnostiques et les traitements. Le « Big Data » permet de stocker non seulement de multiples données sur les patients, mais également de stratifier leur classification et typologie des maladies en améliorant nettement la précision des diagnostiques. L'imagerie numérique devient omniprésente avec la facilité d’utilisation des smartphones permettant de simuler les interventions et les résultats mais également d’accéder à la réalité augmentée et virtuelle, devenant ainsi un outil de formation pour les praticiens et un outil pédagogique pour les patients. L’impression 3D pour la reconstruction osseuse par exemple constitue aussi un net progrès en chirurgie maxillo–faciale. La Robotique devient un outil d’aide au diagnostic et accompagne les traitements utilisant des équipements à base d’énergie ( épilation, greffes de cheveux). Certains robots chirurgicaux sont déjà en action notamment en chirurgie du sein et de l’abdomen. L’éventail des technologies médicales, associé aux technologies digitales, qui ne cesse de s’élargir devient un véritable challenge pour la profession ! - Pourra-elle garder le contrôle de son développement ? - les médecins vont-ils être remplacés par des machines « intelligentes » ? Tout ceci est largement développé dans le module d’une journée sur l’Intelligence Artificielle et la Robotique, également dans le module économique, le Global Market Summit.
  • 9. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 9 2INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET ROBOTIQUE Abdominoplastie mini invasive assistée par un robot : une piste prometteuse Dr. Barbara HERSANT, Chirurgien plasticien, France Abdominoplastie mini-invasive assistée par un robot : une piste prometteuse Après les grossesses, on observe une distension des muscles grands droits de l’abdomen. Un véritable diastasis peut s’installer de manière irréversible est secondaire à une fragilisation des aponévroses des muscles grands droits suite à une distension prolongée de la paroi abdominale. Les facteurs de risque fréquemment rapportés dans la littérature sont le sexe féminin, l’âge, la grossesse, la multiparité et le poids élevé des enfants à la naissance. Cependant le diastasis est également observé en période post-ménopausique et chez les hommes (2). Figure 1 : Schéma d’un diastasis en post-partum. Cliniquement, le diastasis se traduit par un abdomen d’aspect « globuleux », même en l’absence d’excès cutanéo- graisseux abdominal, à l’origine d’une gêne sociale et esthétique chez les patientes. Par ailleurs le déséquilibre du rachis par l’affaiblissement de la sangle musculaire abdominale favorise les lombalgies chroniques et invalidantes. Les limites de la chirurgie Afin d’améliorer l’esthétique de la région abdominale mais également pour réduire les lombalgies associées au diastasis, une prise en charge chirurgicale peut être proposée. Ce traitement se base sur une plicature et une suture des muscles grands droits impliquant, à l’heure actuelle, une voie d’abord identique à celle d’une abdominoplastie, et de ce fait une cicatrice sus pubienne étendue d’une hanche à l’autre. La voie d’abord classique d’abdominoplastie s’accompagne d’important écoulement de lymphe, d’un risque de caillot dans les veines et d’une cicatrice longue d’une hanche à l’autre même si celle-ci est cachée dans la culotte.
  • 10. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 10 Bénéfices attendus de la chirurgie assistée au robot La chirurgie assistée au robot a de nombreuses indications en chirurgie de la paroi abdominale (cure de hernies de la ligne blanche par chirurgie assistée au robot). Elle propose un abord miniinvasif de la paroi abdominal permettant de réduire la rançon cicatricielle à des cicatrices centimétriques tout en diminuant le volume des écoulements post- opératoires, le temps de drainage ainsi que la durée d’hospitalisation et la survenue de complications thromboemboliques. Le robot semble donc un outils intéressant pour réduire l’aspect globuleux de l’abdomen après la grossesse permettant ainsi un traitement sans passer par une classique abdominoplastie.
  • 11. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 11 3 DERMATOLOGIE CLINIQUE Psoriasis, vitiligo, maladie de Verneuil : de nouvelles perspectives de traitement Dr. Pierre-Andé BECHEREL, Dermatologue, France Vitiligo Le vitiligo se produit lorsque les mélanocytes, les cellules responsables de la du pigment, sont détruits. Affectant environ 1% de la population, le vitiligo peut être une maladie émotionnellement et socialement dévastatrice. Jusqu’ici, il n’y a pas de traitement définitif pour le vitiligo. Mais de nouveaux espoirs se profilent à l’horizon. Récemment sont apparus les inhibiteurs de JAK. Ils ciblent une activation de l’immunité qui n’a pas été ciblée auparavant dans le vitiligo. 2 molécules, le tofacitinib et le ruxolitinib donnent des résultats prometteurs pour la repigmentation chez les malades lorsque l’inhibiteur JAK est utilisé avec la des UVB. Plusieurs études sont en cours pour évaluer comment ces inhibiteurs de JAK oraux ou topiques peuvent améliorer le vitiligo. Les données préliminaires de ces essais montrent des résultats prometteurs pour la repigmentation, en particulier sur le visage. Psoriasis Les médicaments biologiques sont les traitements les plus puissants. Ils modifient le fonctionnement du système immunitaire en l’empêchant d’envoyer les signaux d’inflammation vers la peau. Voici les plus récents : - Anti-interleukin-17 (IL-17) L’Interleukin-17 (IL-17) est une cytokine pro-inflammatoire majeure : secukinumab, ixekizumab, brodalumab - Inhibiteurs de l’IL-23 Les plus récents. Ils peuvent permettre des rémissions prolongées et ainsi permettre peut-être à l’avenir de réverser l’histoire naturelle de la maladie : guselkumab (Tremfya), tildrakizumab (Ilumya), risankizumab (Skyrizi) - Inhibiteurs de JAK Les protéines JAK se trouvent dans les cellules et sont associées à des récepteurs à la surface des cellules. Cela active les protéines JAK et initie des voies de signalisation pro-inflammatoires. Ces médicaments sont disponibles sous forme orale, ce qui est différent des autres médicaments biologiques. Le tofacitinib (Xeljanz) est un exemple d’inhibiteur de JAK. Bien que ce médicament soit actuellement approuvé pour le traitement de l’arthrite psoriasique, il n’est pas encore approuvé pour le psoriasis, mais cela pourrait être rapide. Maladie de Verneuil La maladie est chronique, récurrente, douloureuse, souvent défigurante et provoque des abcès dans les plis. Des antibiotiques comme la clindamycine, les cyclines, ou les corticostéroïdes intra-lésionnels sont les principaux traitements. À l’heure actuelle, une seule biothérapie est approuvée, un anti-TNF, l’adalimumab, ce qui, espérons-le, ouvrira la voie à d’autres options anti-inflammatoires et immunomodulatrices pour les patients à l’avenir : 2 essais sont d’ailleurs en cours avec un anti-IL-17, le secukinumab et un anti-IL-23, le guselkumab.
  • 12. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 12 3 DERMATOLOGIE CLINIQUE Le Melasma : les avancées thérapeutiques Pr. Thierry PASSERON, dermatologue, France Le mélasma est une hyperpigmentation acquise du visage touchant jusqu’à 30% des femmes en âge de procréer dans certaines populations. Encore appelé à tort « masque de grossesse” il survient en dehors de toute grossesse dans 80% des cas et peut toucher les hommes. Le retentissement sur la qualité de vie est souvent important avec une forte demande thérapeutique. Le mélasma est encore souvent considéré comme une hyperpigmentation d’origine hormonale touchant uniquement le mélanocyte. Cependant des données très importantes à la fois épidémiologiques mais aussi physiopathologiques ont complètement bouleversé notre compréhension de cette affection et permis d’importantes avancées thérapeutiques. Ainsi bien au-delà des UVB (et donc du classique indice de protection SPF), nous savons aujourd’hui que les longueurs d’onde dans les UVA mais aussi la lumière bleue, vont être responsables des rechutes et aggravations de ces hyperpigmentations. Il convient donc d’utiliser des crèmes solaires spécifiques qui ont montré une bien meilleure efficacité pour prévenir les rechutes du mélasma. Attention, seule la lumière bleue du soleil qui a une forte intensité a un impact sur le mélasma. Celle de nos écrans de plus faible intensité n’a pas d’impact sur le mélasma. Par ailleurs, nous savons aujourd’hui que le mélasma associe aussi une altération de la membrane basale de la peau, une inflammation infraclinique, une activation des kératinocytes, des produits sécrétés dans le derme par les fibroblastes et par les cellules endothéliales des vaisseaux dermiques. Ainsi, il est indispensable de cibler l’ensemble de ces facteurs et pas uniquement les mélanocytes si l’on veut être réellement efficace dans le traitement du mélasma. Concrètement, les lasers dits pigmentaires (même ceux de dernière génération) ne sont pas à proposer dans le mélasma en raison d’une efficacité toujours transitoire et du fort risque d’aggravation. Seuls les lasers ou lampes ciblant la composante vasculaire peuvent être utiles mais uniquement chez les personnes de peaux claires. Par contre les agents dépigmentants topiques restent le traitement de référence et certains commençant à cibler les autres facteurs impliqués dans le mélasma ont déjà montré une belle efficacité. Enfin, certains traitements par voie orale peuvent également être proposés dans les cas les plus difficiles.
  • 13. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 13 4LASERS, LEDs, RadioFréquence, IFU Nouveautés lasers : Cicatrices, acné Lésions pigmentaires et vasculaires Dr. Hugues CARTIER, Dermatologue, France Nouveautés laser et EBD • Laser épilatoire Les doubles tirs lasers, à savoir la duplication de deux mêmes sources lasers ou les combinaisons différentes comme l'Alexandrite et le Nd:Yag 1064, ou les séquences de micro-impulsions sont un nouveau sujet de discussion. En tout cas, cela permet d'avoir des appareils plus puissants avec des spots de plus en plus larges pour un gain de temps, et de traiter en moins de 15 min des jambes. Les nouvelles diodes qui émettent dans les longueurs d'ondes des Alexandrites facilitent aussi l'entretien des appareils. Et pour protéger les utilisateurs, les systèmes aspiratifs ou de projection d'eau, qui évitent de respirer les fumées dégagées par la carbonisation des poils sont également une avancée technologique et protectrice. • Laser vasculaire et IPL Les grands spots (14 mm de diamètre) des lasers vasculaires KTP ou Colorant Pulsé permettent aussi de traiter plus rapidement des grandes surfaces. Ils sont surtout utiles car d'un point de vue physique plus le spot est grand plus les photons sont pénétrants, mais aussi plus on laisse travailler le laser qui est reconnu par toute la surface vasculaire à traiter sans oublier de zone et éviter un maillage disgracieux. Ce n'est plus la main de l'homme qui cherche le vaisseau mais l'appareil qui y travaille. La nouvelle génération de lumière pulsée en mode vasculaire permet de concurrencer les lasers KTP et surtout les lasers à colorant pulsé. On peut désormais provoquer des purpuras, ce qui est utile pour les érythroses, les angiomes et qui était impossible auparavant. • Les lasers fractionnés non ablatifs Destinés à repulper, réduire les petites cicatrices, à la triade des longueurs d'ondes 1540-1550-1565 nm, il faudra compter sur le Nd:Yap 1340 nm venu du Brésil et de Russie qui est plus pénétrant dans la peau avec des suites toutes aussi maîtrisables. • La radiofréquence est bien connue des médecins. Une nouvelle génération de radiofréquence notamment à aiguilles apparaît pour une meilleure maîtrise de la coagulation sans saignement pour des profondeurs au- delà des 3-4 mm et vient concurrencer ainsi les HIFU. • Les HIFEM C'est la grande nouveauté de l'année. Ces appareils qui délivrent un courant électrique de très hautes fréquences sont indiqués pour remuscler sans effort et sans douleur en quelques séances mais il faudra prolonger les séances pour faire perdurer les résultats. Ils regalbent le corps, aident à la fonte graisseuse et même luttent contre l'incontinence urinaire sans bouger de son siège. • La dermoscopie et l'imagerie médicale La dermoscopie bien connue des dermatologues pour dépister les mélanomes et les nouvelles techniques optiques, habituellement réservées à la recherche ou aux hôpitaux pour affiner le diagnostic cutané, seront les outils demain pour une pratique courante. L'intelligence artificielle et ces outils qui voient ce qu'on ne voit pas à l'œil nu, nous font entrer dans la réalité augmentée pour nous aider à poser le bon diagnostic et dans un futur proche pour pré- paramétrer nos lasers.
  • 14. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 14 4 LASERS, LEDs, RadioFréquence, IFU Cellulite, body shaping, relâchement : les dernières technologies et nouvelles combinaisons pour resculpter son corps Dr. Serge DAHAN, Dermatologue, France De façon à remodeler le corps, on peut : • Améliorer la tonicité cutanée. • Cibler les amas graisseux localisés, la cellulite. • -Cibler le muscle à présent. 1 - La Radiofréquence La radiofréquence agit par élévation thermique au niveau du derme et entraine une néo collagènèse avec une amélioration de la tonicité cutanée. Elle peut améliorer également la cellulite, affiner silhouette en agissant sur les adipocytes. Les radiofréquences externe mono ou bi, multipolaires, au contact direct de la peau ou sous forme de panneaux surplombant de quelques centimètres la zone traitée vont accumuler de la chaleur suffisamment longtemps pour induire un remodelage. Les radiofréquences avec microaiguilles ou intratissulaire pouvant aller jusqu’à 5 mm de profondeur vont délivrer l’énergie soit à la pointe en cas d’aiguilles isolées, soit à une profondeur variable avec des aiguilles non isolées. 2 - Les HIFU, ultrasons focalisés induisent des points de coagulation parfaitement linéaires à une profondeur définie par le transducteur, en général 1,5-3,0 et 4,5 mm pour le visage, avec induction d’une remise en tension cutanée et jusqu’à 13 mm pour le remodelage de la silhouette. Au niveau de la silhouette, ils peuvent réduire l’épaisseur cellulo- adipeuse par destruction des adipocytes, raffermir les tissus sous- dermiques et dermiques. 3 - Les ondes électromagnétiques de haute intensité (HIFEM) C’est la dernière technologie proposée pour sculpter le corps avec une action essentiellement sur le muscle au niveau abdominal et fessier avec une stimulation de haute fréquence. Cette technologie médicale, non invasive, est utilisée pour renforcer et tonifier les muscles grâce à l’action du champ magnétique focalisé avec une intensité mesurée en Tesla. Ce champs électro magnétique interagit avec les neurones moteurs, pour déclencher des contractions musculaires forcées. L ‘exposition des muscles à ces contractions entraîne un renforcement musculaire, redessine et tonifie la silhouette. Une action au niveau des adipocytes est également à l’étude. La combinaison de ces différentes technologies permet ainsi d’améliorer la silhouette en agissant sur différents paramètres. Biblio : - Kent DE, Jacob CI, .Simultaneous Changes in Abdominal Adipose and Muscle Tissues Following Treatments by High- Intensity Focused Electromagnetic (HIFEM) Technology-Based Device: Computed Tomography Evaluation, J Drugs Dermatol. 2019 Nov 1;18(11):1098-1102. - Alexiades M.,High Intensity Focused Electromagnetic Field (HIFEM) Devices in Dermatology“, J Drugs Dermatol. 2019 Nov 1;18(11):1088.
  • 15. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 15 5RESTAURATION GÉNITALE Lifting vulvovaginale, nanofat pour conserver une qualité de vie sexuelle Dr. Barbara HERSANT, chirurgien plasticien, France Le relâchement vulvaire est souvent secondaire à un défaut de cicatrisation d’épisiotomie ou à un écartement musculaire des muscles du périnée après la délivrance. Le lifting vulvo-vaginal constitue l’intervention de référence pour le relâchement vulvaire. L’objectif est de rétrécir l’introïtus par rapprochement musculaire. Le périnée est une zone musculaire en forme de losange organisée en trois plans : un plan superficiel, un plan moyen et un plan profond appelé diaphragme pelvien. Il s’étend du pubis au coccyx. C’est un véritable hamac musculaire qui soutient les organes pelviens. Son rôle est d’enserrer les orifices de l’urètre, l’anus et le vagin, agissant ainsi comme un verrou. De ce fait, il participe également à la qualité de la vie sexuelle et à l’équilibre des pressions abdominales. Pendant la grossesse puis lors de l’accouchement, soumis aux hormones, aux variations de poids et de volume, les tissus du périnée sont étirés, distendus, fragilisés voire déchirés. L’affaiblissement de ces muscles peut entraîner des pertes urinaires et de selles, des difficultés à retenir les gaz intestinaux, ainsi qu’une diminution de la satisfaction sexuelle. Il peut également générer une descente d’organes ou encore un prolapsus. On note une diminution des sensations de pénétration lors du rapport sexuel, allant jusqu’à la perte de la confiance en soi et la dépression. Le vagin doit être en mesure de se dilater et de “se gonfler”. Cette capacité peut être affectée par des processus physiologiques (comme la ménopause) et des causes iatrogènes (comme les traitements anticancéreux, la radiothérapie et la chirurgie, ou encore l’accouchement par voie basse : une femme sur 5 est affectée). De ce fait, une kinésithérapie périnéale s’impose pour redonner au périnée sa tonicité et retrouver le confort lors des rapports sexuels. En cas de réponse insuffisante, on peut proposer un traitement chirurgical : le lifting vulvo- vaginal. Le nanofat représente une nouvelle arme thérapeutique proche de la thérapie cellulaire. En effet, cet ensemencement cellulaire issu du tissu adipeux, concentre des cellules souches mésenchymateuses ayant la capacité de restaurer les tissus altérés notamment au niveau de la sphère vulvo-vaginale. Cette technique chirurgicale est simple et efficace. On l’utilise pour l’atrophie post ménopausique ou après cancer, après radiothérapie.
  • 16. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 16 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS Quelle place pour les fils suspenseurs dans les techniques de rajeunissement en 2020 ? Dr. Bernard MOLE, Chirurgien plasticien, France Trop longtemps présenté comme une alternative évidente aux techniques invasives de lifting–ce qu’ils ne sont pas–les fils suspenseurs ont trouvé leur place ces dernières années grâce à l’affinement de leurs indications et surtout aux avancées technologiques considérables dont ils ont profité. Nous ne parlerons pas de fil « tracteurs » mais bien de fils « suspenseurs », c’est-à-dire capable de maintenir en place des structures qui avec le temps ont tendance à s’affaisser sous l’effet du vieillissement naturel et des mouvements incessants et complexes du visage. Tous les fils ont en commun un système d’accrochage très variable d’un fil à l’autre et leur mise en place dans le tissu graisseux sous-cutané plus ou moins profondément suivant son épaisseur et le résultat espéré : trop superficiels ils peuvent se voir et entraîner une irritation de la peau, trop profonds ils n’ont aucun effet. Bien qu’il existe beaucoup de manières de les classifier, nous les présentons ici suivant les critères qui intéressent à la fois le plus les patients les praticiens : leur durabilité. Schématiquement, on distinguera donc 3 sortes de fils : Les fils à résorption rapide : innombrables sur le marché, extrêmement populaires en Asie, ils sont tous en PDO (polydioxanone), une matière implantée depuis longtemps dans le corps humain et très bien tolérée. Leur résorption complète est effective en 3 mois et ils sont donc avant tout considérés comme des fils stimulateurs de collagène dont l’efficacité repose sur une répétition presque permanent de leur implantation (2 à 4 fois par an) ; cette implantation est très rapide les fils étant montés sur des aiguilles fines qui ne laissent pas de traces ; de nouveaux fils moulés aurait une durabilité 2 fois plus importante, et leur système d’accroche plus solide permet également d’obtenir un certain repositionnement des tissus qui complètent la stimulation collagénique (2 séances annuelles). Les fils à résorption intermédiaire sont également formés de matières depuis longtemps utilisées dans le corps humain notamment comme fils de sutures ou substances de comblement (acide polylactique, acide polyglycolique, caprolactone) ; ils sont munis de systèmes d’accrochage sous forme de cônes ou de crans opposés qui leur confèrent une efficacité mécanique certaine ; cependant, celle-ci repose sur une bonne répartition des vecteurs et il est donc indispensable d’envisager la pose de 3 à 6 fils par côté. Certains d’entre eux sont même recouverts d’acide hyaluronique dans l’espoir d’un pouvoir hydratant complémentaire. Leur résorption se fait en 8 à 15 mois et il est donc nécessaire d’envisager un entretien annuel ou bi annuel. La technique de pose est assez rapide et lorsqu’ils sont montés sur des canules n’exigent pratiquement pas d’éviction sociale car ils ne laissent souvent aucune trace. Les fils non résorbables ont en général un cœur en polyester recouvert d’une armature de silicone crantée qui leur confère une excellente tolérance et une résistance exceptionnelle : leur effet de repositionnement est permanent (mais évidemment il n’arrête pas les conséquences du vieillissement…) ; beaucoup plus technique, leur pose est délicate et ne devrait être en pratique confiée qu’à des chirurgiens ; elle se fait sous anesthésie locale et il est sage prévoir quelques jours d’éviction socioprofessionnelle car les risques d’œdème ne sont pas rares la première semaine. Si l’indication est bonne, on peut compter sur un résultat de 3 à 5 ans. En général 3 fils sont posés par côté qui peuvent être retirés si nécessaire.
  • 17. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 17 La meilleure indication d’une suspension par fils est le relâchement initial du visage : début d’affaissement des pommettes, petite perte de l’ovale, légère distension du cou, tous ces petits signes du vieillissement qui affectent essentiellement les individus après la quarantaine. Au-delà, et suivant l’importance du relâchement, les fils suspenseurs peuvent avoir encore une efficacité reconnue sans limite d’âge soit en complément d’une intervention de type de lifting où ils viennent limiter l’importance des décollements grâce à leur action à distance ou entretenir durablement les effets de ces interventions au même titre que les armes devenues traditionnelles que sont la toxine botulique ou les injections de comblement. Ils ne se conçoivent encore comme des substituts discutables mais acceptables à ces interventions que chez les patients résolument hostiles à la chirurgie et qui accepteront évidemment des résultats plus limités.
  • 18. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 18 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS Réduction mammaire sans cicatrices, c’est possible ?! Dr. Marwan ABBOUD, chirurgien plasticien, Belgique C'est en 1987, aux côtés du Professeur Madeleine Lejour, pionnière en chirurgie plastique, que j'ai réalisé ma formation. Elle était ma mentor, et a nourri ma curiosité afin de toujours voir plus loin en chirurgie Plastique. En 1989, nous avons développé ensemble une nouvelle technique de réduction mammaire avec une cicatrice verticale combinée à la lipoaspiration du sein. Une réussite mondiale qui m'a donné envie de me lancer davantage dans la recherche et l'innovation scientifique notamment dans le domaine de la chirurgie mini-invasive, ne laissant qu’un minimum de cicatrice visible. C’est ainsi que, 25 ans plus tard, après m’être penché sur la vascularisation, la sensibilité et lactation du sein, j’ai publié ma propre technique de réduction mammaire « P.A.L.M. (Power Assisted Liposuction Mammaplasty) » dans l’Aesthetic Surgery Journal, que j’utilise pour le traitement des gigantomasties, toujours par le biais de la liposuction. Mais avec le temps, et l’expertise que j’ai acquis dans la liposuction, j’ai commencé à entrevoir la capacité de rétraction cutanée du corps humain qui devint l’objet de mes nombreuses recherches. Bien que la littérature réfutait et minimisait l’importance de la rétraction cutanée, je suis passé outre, et j’ai essayé. Et après plusieurs années de recherches, je suis parvenu à l’ébauche d’une technique, à laquelle je me suis accroché malgré les critiques, et que je n’ai cessé d’améliorer depuis. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». J’ai basé ma technique sur un des principes de Lavoisier, dans laquelle j’utilise exclusivement du tissu autologue associé à l’utilisation de fils internes permettant un meilleur remodelage de la région travaillée. Il s'agit d'un principe applicable dans l’ensemble du corps humain (visage, sein, bras, abdomen, fesses), avec un temps opératoire réduit et moins de complications liées aux incisions. Ces fils internes permettent de mouler le sein, de mieux le définir et d’assurer une meilleure stabilité. Je l’ai intitulée P.A.L.L.L." (Power Assisted Liposuction Loops and Lipofilling). Dans la réduction mammaire, ma technique P.A.L.L.L. apporte une sécurité vasculaire, préserve la sensibilité et la lactation. Celle-ci permet de limiter les risques d’infections en évitant les ouvertures du sein et en imitant le principe de cœlioscopie où par des petits trous je parviens à réduire le volume mammaire par lipoaspiration. Mais la lipoaspiration seule n’est pas suffisante à corriger la ptose mammaire, celle-ci nécessite un soutien interne permettant de mouler le sein. Alors tout en gardant la vascularisation, je détache la peau et j’utilise des fils internes qui me servent de ‘’soutien-gorge interne’’. Afin de donner la forme esthétique désirée et de remonter le sein, ces fils sont passés à l’aide d’une canule de façon à créer un filet de soutien. Ainsi, un résultat satisfaisant de réduction mammaire est obtenu sans laisser de cicatrice visible, et le temps opératoire réduit contribue à la réduction du temps de convalescence. Dans les suites post-opératoires, la patiente verra l’excédent cutané se rétracter dans les 3 à 6 mois.
  • 19. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 19 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS Quoi de neuf dans le traitement et la prévention des cicatrices ? Dr. Gilbert ZAKINE, chirurgien plasticien, France Introduction Une des principales préoccupations des patients après une intervention ou dans les suites d’un accident est de savoir si les cicatrices seront « visibles ». Cette préoccupation est légitime tant l’évolution de la cicatrisation, qui est souvent difficile à prévoir, peut laisser une séquelle cicatricielle disgracieuse. Cette trace cicatricielle est déterminée par de très nombreux facteurs comme la qualité de la peau, son épaisseur, son type et sa couleur, l’appartenance ethnique, l’âge et le sexe, le bon état physiologique, l’absence de tabagisme, de diabète, le bon état vasculaire, l’alimentation, mais aussi les conditions dans lesquelles elle a lieu, comme la présence d’une contamination microbienne locale, d’une inflammation locale, d’une contusion ou la présence de tension des berges. La localisation sur le corps, les forces auxquelles elle sera soumise (traction, étirement, pression…), ou encore le type de pansement utilisé jouent également un rôle. La cicatrice chéloïde, prolifération de tissu cicatriciel se développant à partie d’une plaie, épaisse, douloureuse à la palpation, parfois prurigineuse, débordant au-delà des limites initiales de la plaie, 15 fois plus fréquente sur les peaux foncées, ayant tendance à récidiver et ne s’atténuant pas avec le temps, est le type de cicatrice le plus visible et le plus difficile à traiter. La cicatrice hypertrophique est, comme son nom l’indique, une cicatrice épaisse, souvent de teinte rougeâtre, restant limitée aux bords de la cicatrice initiale et caractérisée par une amélioration spontanée au fils des mois. Comment éviter l’apparition ou la récidive d’une cicatrice trop visible ? A la lumière de la connaissance des facteurs favorisant une mauvaise cicatrisation, des règles peuvent être proposées. Les sutures ne doivent pas, si possibles être effectuées sous tension : ce sera des points de hautes tensions et de capiton placées sous la peau dans les plasties abdominales, l’immobilisation d’un membre opéré jusqu’à l’ablation des fils, ou encore la pose de pansements réduisant la tension type stéristrip®. Les plaies doivent être évidement propre et sans contamination. Les lignes de tension de langers (lignes de plus faible tension cutanée) doivent être respectées si possible, surtout sur le visage. Un traitement préventif sera proposé après l’intervention, comme une compression de la cicatrice (plaque de silicone réduisant l’oxygénation et l’inflammation localement), l’injection de corticoïdes.
  • 20. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 20 Comment traiter une cicatrice trop visible ? Le traitement des chéloïdes épaisses ou étendues est souvent chirurgical. Il permet l’excision de la cicatrice et la mise place d’un traitement préventif post-opératoire. L'excision cutanée, les lambeaux locaux et locorégionaux, la greffe de peau et les substituts cutanés pour traiter une perte de substance, une cicatrice rétractile ou une bride à l’origine de troubles fonctionnels sont utilisés. Un pansement occlusif et compressif peut prévenir les récidives des cicatrices chéloïdes et des techniques telles que des sutures avec une tension minimale, l’application d’une feuille de silicone permettant une compression, une application de gel de silicone ou des injections de corticostéroïdes intra-incisionnelles sont également utilisées. Il existe de très nombreux traitements médicaux proposés pour les cas moins sévères de cicatrices chéloïdes, en dehors de la radiothérapie localisée au fil d’iridium, de la cryothérapie et du laser. Citons des injections intra- lésionnelles d’interféron, de 5 Fluoro-uracil, l’imiquimod (Aldara®) qui est une crème appliquée localement, ou encore de bleomycin, de tacrolimus, de colchicine ou de méthotrexate. Quels sont les dernières innovations ? Parmi les innovations récentes dans le domaine de la cicatrisation cutanée notons deux molécules : un dérivé de Dextran potentialisant l’action de facteurs de croissance endogène (le Cacipliq®) et un dérivé de Chitosan c’est- à-dire de Chitine (le Kito-Kit®), toutes deux diminuant l’inflammation, la douleur et améliorant la cicatrisation. Ces molécules ont démontré leur efficacité sur de nombreux modèles animaux et dans des études cliniques. En conclusion Le traitement et la prévention des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes doit être une combinaison de techniques chirurgicales précises, de pansements spécifiques et de prévention médicale.
  • 21. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 21 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS Preservation rhinoplasty: what’s new? Dr. Jose Carlos NEVES, Chirurgien plasticien, Portugal The goal of any surgery is to achieve with the least possible trauma the best results. Rhinoplasty is definitely one of the most complex plastic surgeries that eventually can lead to non desired outcomes. Based on that the techniques that preserve the most the structures are the ones that prevents us to face potential dramatic results. Concepts on preservation the stretches have more than 1 century, but is the recent years some developments have been achieved. Dissection of the tissues are more precise and prevent from bleeding and big edema in the majority of cases, that leads to a faster and nicer post op. Preserving the surface structural anatomy permits a safer healing process, less potential defects, less number of revisions and natural results. With new techniques and ideas around this concept, the accuracy of theses procedures is increasing being the number one choice to many surgeons. Less is more! Respect anatomy.
  • 22. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 22 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS Panorama mondial des recommandations sur les implants mammaires Dr. Sébastien GARSON, chirurgien plasticien, France Dr. Michel ROUIF, Chirurgien plasticien, France, secrétaire général de la SOFCEP
  • 23. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 23 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS Les multiples facettes de la fesse - à chacune sa technique : Lift, fils, implants& graisse, acide hyaluronique Dr. Richard ABS, Chirurgien plasticien, France Les fesses, deux simples hémisphères au rapide coup d’œil, sont adossés l’une contre l’autre et marquent la transition entre le dos et nos membres inférieurs. Si l’on s’y intéresse de plus près, une anatomie à plusieurs facettes s’offre à nous. D’abord, le décolleté de derrière, qui marque le clivage entre les deux fesses. Ce pli inter-fessier peut être long ou court, s’ouvrant quelquefois vers le haut en forme de V plus ou moins large. Avant de rejoindre la ligne creuse du dos au-dessus de lui, un losange en relief emprisonné entre les deux fossettes de vénus marque la chute des reins. Si l’on veut marquer cette transition, une lipoaspiration modelante du bas du dos et des poignées d’amour, affine la taille et met en valeur le décolleté, rehaussé si besoin par un lipomodelage du haut des fesses. Ensuite, si l’on part sur le côté, il y a toujours une dépression située entre la poignée d’amour et la culotte de cheval. A cet endroit, les goûts divergent. Les amateurs de ce creux défendent la signature musculeuse de la fesse. Les autres, ceux qui souhaitent une fesse aussi ronde que la lune, veulent combler cette concavité, souvent par la graisse, afin de n’en faire qu’une seule courbe allant de la taille jusqu’à la cuisse. En continuant notre tour dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, l’on arrive au pli sous-fessier. En réalité, et à l’adolescence, ce pli n’existait pas. La fesse était dans la continuité exacte de la cuisse. C’est avec le temps que ce pli s’allonge, et pointe vers l’extérieur en direction de la culotte de cheval. Non seulement il s’allonge, mais la fesse en perdant de sa prestance, soit s’efface à cet endroit, soit tombe à l’extérieur du bord du sous- vêtement augmentant la dimension verticale de la fesse. Alors l’on propose deux solutions : la solution radicale consiste en un lifting des fesses au pris d’une cicatrice horizontale en bas du dos. Ce lifting remonte les fesses comme on remonte un pantalon, et rajeunit significativement la silhouette. Si l’on le prolonge vers l’avant par une abdominoplastie (lifting du ventre), cette intervention se nommerait alors « bodylit » ou lifting du corps. La solution moins radicale serait de mobiliser la peau de la fesse par rapport aux plans profonds puis l’immobiliser en position haute grâce à un fil le temps de la cicatrisation. L’on peut y associer un lipomodelage dans le but de remplumer la fesse dans le même temps opératoire. Quelquefois, lorsque deux ou trois plis de peau se dessinent sous la fesse, l’on est tenté d’enlever cet excès de peau en pratiquant un lifting des fesses vers le bas dans le pli sous-fessier. Attention, erreur ! c’est un très mauvais lifting et ce pour plusieurs raisons. D’abord on lift vers le haut. On lutte contre la gravité, et non pas l’inverse. Ensuite la cicatrice ne restera pas dans le pli, elle va l’allonger vers la culotte de cheval (et on a vu que plus le pli est long plus c’est un signe de vieillesse) ; et enfin cette cicatrice n’est jamais cachée (contrairement à celle située en bas du dos), ni par un sous-vêtement ni par un maillot de bain. Erreur donc sur toute la ligne. A éviter. Au-dessus de ce pli et légèrement vers le milieu, l’on voit apparaître une zone qui tend à s’aplatir et à brunir. C’est la dépression ischiatique, une zone sur laquelle on s’assoit. Avec le temps, les tissus se tassent, s’aplatissent et adoptent une couleur plus foncée. Que faire ? Il faut combler, idéalement avec sa propre graisse et à défaut, avec l’acide hyaluronique corporel ou même avec l’acide polylactique, un biomatériau de comblement inducteur de synthèse de collagène.
  • 24. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 24 Pour fermer les deux fesses tout en bas et pour protéger notre anus, deux zones graisseuses s’accolent l’une à l’autre, déterminant la partie basse du sillon inter-fessier et dessinant la fameuse déformation en goutte d’huile, très difficile à corriger. A moins de la noyer par un lipomodelage global de la fesse. Nous y sommes. Le dôme de la fesse. Une fesse rebondie avec une plénitude essentiellement dans sa partie haute. Il est moins fréquent d’avoir un volume dans la partie basse de la fesse (à l’image d’un sein ptosé), encore moins une fesse reposant sur la cuisse, à moins que cela ne survient après une perte de poids massive avec un relâchement cutané notable. Quatre moyens pour reconstituer ce dôme fessier : l’acide hyaluronique corporel, sa propre graisse, les implants de fesses et enfin le lifting modelant des fesses. L’acide hyaluronique corporel est un biomatériau disponible à l’achat, injecté sous anesthésie locale sans interruption de l’activité sociale ; le facteur limitant est son prix d’une part et le caractère répétitif de l’injection (tous les ans ou les deux ans) d’autre part, vu qu’il est résorbable (Attention, pas de produit non résorbable dans le corps !). La graisse est la solution la plus séduisante puisque l’on réalise d’une pierre deux coups : d’une part, l’on déplace la graisse d’une zone où elle est non désirée (poignée d’amour, culotte de cheval, face interne des cuisses, …) vers une zone où elle est souhaitée (typiquement les fesses et/ou les seins…), c’est du recyclage en somme ; en revanche il faut en avoir suffisamment (de la graisse). Le facteur limitant est l’aspect graisseux des fesses (il y a des amateurs pour cela ...) et peut être avoir besoin d’une seconde session pour parfaire le résultat. Ce dernier lorsqu’il est obtenu serait définitif : l’on maigrit et/ou l’on grossit avec la nouvelle silhouette. Les implants de fesses, à l’instar des implants de seins, sont en gel de silicone. Leur paroi est plus épaisse et le gel est plus cohésif. En revanche, une seule cicatrice (sillon inter-fessier) est requise et l’on insère l’implant dans l’épaisseur même du muscle (ni devant ni derrière). L’aspect et la consistance obtenus est une fesse ferme musculeuse. L’augmentation modérée, forte à très forte est définie au préalable. Le facteur limitant est la présence du corps étranger à surveiller par échographie tous les deux ou trois ans. Le lifting modelant des fesses, non seulement rajeunit l’aspect des fesses, réduit leur hauteur mais utilise les tissus sous la peau à enlever pour être remis dans l’épaisseur même de la fesse lui conférant projection et fermeté. Le facteur limitant dans ce cas est la cicatrice, camouflable certes, mais cicatrice tout de même. Après la description des différentes techniques, l’on peut aussi pratiquer des associations pour personnaliser le traitement et l’adapter au cas par cas. Denier point pour peaufiner le résultat, c’est le traitement de certains « capitons » qui peuvent gâcher la parfaite courbure du dôme de la fesse. Là encore deux cas de figures : Un traitement isolé du capiton sous anesthésie locale grâce à un procédé qui s’appelle Cellfina®, ou bien un détachement de ces adhérences préalablement repérées réalisé à la fin de l’intervention chirurgicale. Les fesses c’est beaucoup plus que deux simples hémisphères.
  • 25. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 25 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS Chirurgie esthétique au masculin : les attentes, les tendances et les nouvelles procédures. Dr. Jonathan FERNANDEZ, Chirurgien plasticien, France L’esthétique n’est pas (ou plus) réservé aux femmes… et cela concerne aussi bien la médecine esthétique que la chirurgie. En effet, il n’est pas rare aujourd’hui de voir des patients hommes dans nos salles d’attente… Et contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas tous homosexuels. Au sein de notre société du 21ème siècle, il est important de se sentir aussi bien dans son corps que dans sa tête et ceci est aussi vrai pour l’homme. De ce fait, nous sommes confrontés à une véritable augmentation de la consommation des soins esthétiques masculins. La médecine esthétique et les soins annexes Au niveau de la médecine esthétique, il existe une véritable recherche de la prévention du vieillissement avec des injections de toxine botulique chez une patientèle de plus en plus jeune (génération de millenials). Bien entendu, un effet de rajeunissement est également présent chez des hommes « d’âge mûr » recherchant une adéquation entre leurs visages et leurs corps athlétiques et/ou leur esprit jeune. Les nouvelles techniques d’injection d’acide hyaluronique permettent d’optimiser les signes masculins de la beauté naturelle : visage « carré », meilleure définition des angles du visage…. Une prise en charge de la sphère intime et sexuelle est également possible chez les patients : pénoplastie médicale, amélioration du scrotum par la toxine botulique… Les nouvelles technologies permettent aussi un accès aux hommes à la médecine esthétique : traitement de la transpiration axillaire, optimisation de la musculature avec des machines... L’industrie se tourne de plus en plus vers les hommes et c’est tant mieux ! Bien entendu la prise en charge de l’alopécie reste un must pour les hommes. Des traitements de prévention (mésothérapie, biophotomodulation par LED, injections de facteurs de croissance -PRP et mésogreffes cellulaires -Rigenera), à la greffe de cheveux (FUE, FUT), les patients sont de plus en plus disposés à mettre en place ces plans de traitements pour traiter leurs calvities. La chirurgie esthétique Il en est de même au niveau de la chirurgie esthétique : de plus en plus de patients souhaitent un traitement chirurgical, plus radical, de leurs rides, de leurs poches palpébrales ou de leurs « poignées d’amour »… La chirurgie des paupières est également en hausse chez les hommes. Si ceux-ci peuvent être gênés par leurs paupières supérieures, ce sont surtout les « valises » inférieures qui sont à l’origine de leurs demandes. Celles-ci sont souvent signe de fatigue (à tort ou à raison) et il est nécessaire de les gommer chirurgicalement dans la plupart des cas. Bien entendu, les liftings cervico-faciaux restent aussi à la mode…. Au niveau de la silhouette, la lipoaspiration ultra-haute définition a révolutionné les résultats au niveau abdominal. « L’abdominal etching » (dessin des reliefs musculaires abdominaux) permet de redéfinir le fameux « six pack » tout en éliminant le bourrelet sous-ombilical et les poignées d’amour, parfois féminisantes, souvent très complexantes….
  • 26. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 26 Abdominal eetching Le principe de cette technique de lipoaspiration consiste à « sculpter » le corps des patients(es) afin de redessiner les reliefs musculaires. Nous jouons avec les ombres et les lumières des reliefs visibles. Afin d’obtenir de bons résultats, il est nécessaire de connaître parfaitement les insertions musculaires et l’anatomie superficielle afin de rester « naturel » et de ne recréer que des lignes déjà existantes. Chez l’homme il sera nécessaire de travailler sur le fameux « six pack » et le V inférieur. Chez la femme, il est important de redessiner les reliefs des grands droits et des obliques. Cette technique dite de « haute définition » commence par une lipoaspiration assez classique afin de vider les compartiments graisseux. Puis, pour sculpter le corps, des canules plus fines sont utilisées : la lipoaspiration est plus superficielle afin d’améliorer le redrapage cutané et de dessiner les lignes d’ombre ; elle est également plus « agressive » localement pour entraîner la rétraction de la peau. La vibration des canules permet également de créer une fibrose locale à l’origine d’une amélioration de l’aspect des reliefs. Certains chirurgiens utilisent même des ultra-sons locaux pour augmenter cet effet. En fin d’intervention, des « tuteurs » externes sont positionnées et fixés (avec les pansements) afin d’appuyer sur les zones redessinées. Ceux-ci sont laissés entre 3 et 7 jours en fonction des cas et sont retirés au cabinet. Une gaine compressive classique est laissée en place 1 mois afin de diminuer l’œdème post-opératoire. Des antalgiques simples sont prescrits et l’activité est reprise rapidement (7 à 10 jours). Les résultats sont visibles dès l’ablation des tuteurs et s’améliorent dans les 3 à 6 mois post-opératoires. Le coût moyen de l’intervention dépend des zones sur lesquelles il faut travailler mais est généralement compris entre 4000 et 6000 euros. En conclusion, de plus en plus d’hommes se tournent vers la médecine et la chirurgie esthétique… L’industrie et les médecins concernés mettent en place des plans de traitements adaptés à cette patientèle particulière, soucieuse de son image et de son bien-être. Dans les années à venir, cette consommation ne devrait cesser de croître….
  • 27. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 27 6 CHIRURGIE : VISAGE, SEINS, CORPS What’s new in medical therapy of alopecia Dr Viral Ramesh DESAI, chirurgien plasticien, Inde The incidence of hair loss is increasing globally. With increasing evidence of its impact on mental health, scientists are pushing forward with breakthroughs on balding. Writing in his autobiography, the tennis player Andre Agassi described his hair loss as a young man as like losing “little pieces of my identity”. It’s little wonder that the impact of male and female pattern baldness has been increasingly linked to various mental health conditions. Has there ever been more pressure to have a full and luscious head of hair? Whether it’s dating app snaps, Instagram selfies, or even that corporate headshot on LinkedIn, maintaining a youthful appearance has become a critical feature of modern life. Young people are more conscious about their appearance than ever before But despite the prevalence of hair loss – male pattern baldness affects approximately 50% of men over the age of 50, while around 50% of women over the age of 65 suffer from female pattern baldness – a drug capable of stopping it in its tracks has so far proven elusive. Medical texts dating back to 1550BC reveal that the ancient Egyptians tried rubbing pretty much everything into their scalps, from ground donkey hooves to hippopotamus fat, in a bid to halt the balding process. These days, the two most prominent medications are minoxidil and finasteride, but both are only marginally effective at halting the rate of hair loss and cannot stop it completely. In addition, both drugs have unpleasant side-effects, with finasteride being unsuitable for women and known to induce erectile dysfunction in some men. There are two FDA approved drugs for pattern baldness: topical minoxidil and finasteride, both of which require at least a 4- to 6-month trial before noticing improvement and must be used indefinitely to maintain a response. As such, medication adherence often can be poor. Furthermore, initiation of the drug may cause an initial shedding phase. They work better together. Though hair loss may have an undoubtable psychological impact on sufferers, it can’t be compared with chronic life-threatening diseases, many of which are incurable. But there is increasing hope for those experiencing hair loss, as while we’re no closer to finding a way to prevent balding happening in the first place, we are developing increasingly novel and ingenuous ways to either replace or regenerate the lost hair. The next generation of transplants Hair transplant is effective and cosmetically satisfactory to the patient. However, patients need to have a sufficient number of donor plugs (greater than 40 follicular units/cm2) to cover the bald area. New techniques have made hair transplant more cosmetically pleasing and natural looking. With no drug to prevent your hair from falling out, cosmetic surgery has looked to fill the void. Over the past two decades hair transplants – which take hair follicles from DHT-resistant “donor areas” at the back and sides of the scalp and relocate them to cover up bald patches – have offered new hope for hair loss sufferers.
  • 28. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 28 Such is the demand that market analysts have predicted the value of the global hair transplant industry will exceed $24.8bn (£20.3bn) by 2024, and the techniques are becoming increasingly advanced. Giga sessions, Minimally invasive surgery, partial longitudinal follicular unit extraction, Hair splitting, duplication, robotic transplants, long hair transplant, etc. are the newer developments. Despite such advances, one of the current limitations of hair transplants is that many patients tend to require more than one procedure if they continue to lose their hair. Patients who are completely bald may also lack sufficient follicles on the back and sides to cover the bald areas on top. Reviving existing follicles Rather than trying to grow completely new follicles, we should focus our efforts on trying to revive the ones we already have. If we could retransform the miniaturised follicles into big ones, we wouldn’t need a single hair transplant.” Over the last four years, we are exploring innovative way of doing this. There are a small handful of drugs, such as the immunosuppressant cyclosporine, which cause unwanted hair growth as a side-effect. This allowed us to discover some basic hair-growth control principles which could be used to find a completely new class of hair drugs. We have since found a series of compounds that appear to be highly effective at stimulating this pathway and inducing hair growth when tested on human hair follicle cells in the lab. If safe enough, they could soon be trialled as a new topical treatment in volunteers. As a result, while the holy grail of hair loss – preventing it completely – still remains a distant vision, there are enough promising treatments in the pipeline to allow even the baldest individuals to dream of new hair. For scientists, especially those in the western world, the hope is simply that such breakthroughs will encourage new investment in the field. Red light or laser at 660 nm also has demonstrated efficacy for hair loss and is available OTC for pattern baldness. Other proposed treatments include saw palmetto extract (Serenoa Repens); prostaglandin analogs like latanoprost and bimatoprost, which may be cost prohibitive; and multiple growth factors, which are a theoretical reason why platelet- rich plasma and adipose-derived stem cells may be used as adjunctive to treatments listed.
  • 29. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 29 7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE Place de la Chirurgie et de la Médecine Régénérative en 2020 Pr. Guy MAGALON, chirurgien plasticien, France Les Thérapies Cellulaires Autologues 16 heures de communication sur la Chirurgie Régénérative auront lieu le vendredi 31/01 et samedi 1er février avec des experts du rajeunissement de la face et des mains, de la reconstruction du sein, des organes génitaux. Des notions de contrôle-qualité et d’efficacité seront discutées avec les biologistes spécialisés en Thérapie Cellulaire. Deux sessions sur les dernières innovations avec les meilleurs experts internationaux, permettront de présenter les avancées les plus récentes, graisse émulsifiée modifiée et utilisation des thérapies cellulaires par voie systémique. La Réinjection de graisse autologue selon la méthode de Sydney Coleman est bien connue, la technique et les indications sont bien codifiées et les résultats satisfaisants. Mais depuis l’idée originale, les évolutions ont été multiples : Les dispositifs de prélèvement ont évolué et au prélèvement purement manuel à la seringue, se sont rajoutés des dispositifs automatiques qui peuvent faciliter le temps d’infiltration, le temps de prélèvement et augmenter le nombre de cellules régénératives par l’addition d’une fibre laser. La Micro réinjection, grâce à du matériel de prélèvement et d’injection beaucoup plus petit, permet d’obtenir des micro lobules de 0,6 mm. Le tissu graisseux devient un véritable filler sous dermique. La préparation de Graisse émulsifiée ou « nanofat » utilise de nouveaux dispositifs qui éliminent de façon mécanique les cellules graisseuses et gardent les cellules régénératives. On obtient un produit très fluide qui peut être utilisé dans tous les plans et son usage dans le tissu cellulaire sous-cutané, apporte une amélioration significative de la peau sur une longue durée. Cette graisse émulsifiée a été modifiée pour augmenter son efficacité. Et une session permettra à trois experts de présenter ces nouveaux produits régénératifs. La Fraction Vasculaire Stromale (FVS) du tissu adipeux a été découverte en 2001. Elle peut être préparée manuellement ou par des dispositifs médicaux en utilisant un volume de 50g à 150g de graisse. Il est possible avec 120 gr de graisse et une préparation enzymatique, d’extraire plusieurs dizaines de millions de cellules contenant entre 3 et 5% de Cellules souches multipotentes. La Fraction Vasculaire Stromale est préparée dans un laboratoire de Thérapies Cellulaires avec un dispositif médical marqué CE et utilisée dans le même temps opératoire. Ce produit peut être aussi cryocongelé, stocké et utilisé plus tard. L’avenir immédiat est dans la réalisation de mélanges tels que : Plasma Riche en Plaquettes (PRP), Fraction Vasculaire Stromale (FVS) ou Cellules souches avec Graisse, Micro graisse ou Graisse émulsifiée, car il a été prouvé scientifiquement que les produits autologues lorsqu’ils sont mélangés, se potentialisent.
  • 30. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 30 Le Plasma Riche en Plaquettes est obtenu par centrifugation d’un prélèvement sanguin anti coagulé avec utilisation d’un kit. Les plaquettes sont utilisées et injectées dans le même temps opératoire. Le produit obtenu est un concentré de plaquettes qui sont des cellules dépourvues de noyau mais constituant un réservoir de facteurs de croissance intervenant dans la cicatrisation, favorisant la production de collagène ou le recrutement endogène de cellules souches. Il s’agit de préparations autologues, c’est-à-dire que le produit obtenu sera utilisé pour le patient chez qui a été effectué la prise de sang. Ce sont donc vos plaquettes, cellules de la cicatrisation qui serviront à vous soigner. De nouveaux produits de comblement utilisant la matrice du tissu graisseux, constitués de fibres de collagène ou du collagène humain fabriqué par des plantes modifiées génétiquement, sont en cours de développement. En conclusion, Vos cellules utilisées de façon autologues permettent de vous soigner. De nouveaux produits de comblement se développent, matrices injectables qui serviront de support à vos cellules. Mais il sera nécessaire d’avoir une collaboration entre les autorités de régulation, les cliniciens, les scientifiques et les industriels, pour réaliser des protocoles multi centriques, si possible randomisés en double aveugle pour valider ces nouvelles thérapeutiques.
  • 31. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 31 7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE Plasma Riches en Plaquettes & Nanofat : Où en est la recherche ? indications et procédures Jérémy MAGALON, Pharmacologue, France La France a toujours été pionnière dans le domaine de la thérapie cellulaire, discipline qui consiste à traiter, atténuer ou prévenir une maladie par l’injection de cellules. Georges Mathé en 1958 réalisa des greffes de moelle osseuse pour restaurer l’hématopoïèse de cinq physiciens yougoslaves très lourdement irradiés en travaillant près d’un réacteur nucléaire à Vinca. En 1989, Eliane Gluckman réalisa la première greffe de sang de cordon. La prise en charge de ces patients eut lieu en France et sont des exemples de succès en thérapie cellulaire maintenant avérés. Longtemps réservée à des spécialités lourdes, la thérapie cellulaire semble bénéficier, depuis quelques années d’un engouement considérable coïncidant avec l’essor de techniques chirurgicales de moins en moins invasives et ses applications s’étendent désormais à de nombreuses spécialités. Le développement de dispositifs médicaux en système fermé par les laboratoires pharmaceutiques a facilité la démocratisation de la thérapie cellulaire en chirurgie plastique et en médecine régénérative. Deux produits y sont particulièrement populaires : - le Plasma Riche en Plaquettes (PRP) obtenu par simple centrifugation d’un prélèvement sanguin. Le produit obtenu est un concentré de plaquettes qui sont dépourvues de noyau mais constituant un réservoir de facteurs de croissance intervenant dans la cicatrisation, favorisant la production de collagène ou le recrutement endogène de cellules souches. - la Nanofat également appelée « Graisse Emulsifiée » qui consiste à détruire la fraction adipocytaire de la graisse et obtenir un produit fluide capable de passer dans des aiguilles de petit calibre (27 ou 30 Gauges). Le produit obtenu est riche en cellules de la Fraction Vasculaire Stromale dont des cellules souches multipotentes aux capacités de régénération tissulaire. Il s’agit de préparations autologues « point of care », c’est-à-dire que le produit obtenu sera utilisé pour le patient chez qui a été effectuée le prélèvement de tissu adipeux ou la prise de sang et sera utilisé au cours de la même intervention/consultation. Ce sont donc vos cellules qui serviront à vous soigner ou vous rajeunir. Concernant les indications, il commence à y avoir des bases scientifiques solides sur l’utilisation du PRP dans l’alopécie androgénétique ou l’analyse de toutes les études comparant le PRP à un groupe contrôle (placébo ou thérapeutique de référence) montre une densité de cheveux par cm2 supérieure dans le groupe PRP. Pour l’utilisation de la graisse émulsifiée, les principales indications sont esthétiques et concernent les injections dans des sites difficiles d’accès avec un prélèvement de tissu adipeux non émulsifiée et plus compact (cernes, décolleté, ridules des lèvres) mais il existe encore trop peu d’essais cliniques contrôlées dans ce domaine. Il s’ajoute à cela une grande hétérogénéité dans la préparation de produit. Mais sa facilité d’obtention et son potentiel régénératif important, nul doute que la Nanofat intéressera rapidement d’autres spécialités. Cependant, ces cellules médicaments sont contenues en quantité différente dans chacun d’entre nous. Et comme pour chaque médicament, il est nécessaire de trouver la dose et le protocole efficace dans chaque indication. Seules les collaborations entre cliniciens, scientifiques et industriels à travers la réalisation de protocoles multi centriques, si possible randomisés, permettront de valider ces nouvelles thérapeutiques.
  • 32. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 32 7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE Nanofat grafting, mesogreffe Rigenera et PRP dans l’alopécie androgénique : des techniques innovantes Dr. Sophie MENKES, Médecin esthétique, Suisse La chevelure est un élément très important tant pour les hommes que pour les femmes. Les cheveux sont un élément de séduction, un symbole de force et de puissance. Beaucoup de religions demandent à les cacher. Les cheveux sont également liés à de nombreuses expressions. Perdre ses cheveux aurait un impact direct sur l'estime de soi confirment les dernières études : 62% des hommes se disent moins sûrs d'eux comparés à ceux qui ont beaucoup de cheveux Notre objectif est de montrer que les nanofats, les mésogreffes Rigenera et le PRP peuvent être efficaces dans le traitement de l’alopécie androgénique. Ma présentation montre les techniques et l'analyse de leur efficacité et de leurs complications. Nous avons réalisé à Forever Institut une étude avec12 patients présentant une alopécie androgénique. Après le prélèvement de la graisse abdominale (ou face interne des genoux ou des cuisses) et la préparation de la graisse, les nanofats ont été injectés dans le cuir chevelu (4 patients). Après le prélèvement d’un punch de peau contenant des bulbes, une désagrégation par Rigeneracon a été effectuée (4 patients) et des injections ont été effectuées dans le cuir chevelu. Pour le PRP après prise de sang et centrifugation, le PRP a été injecté dans le derme du cuir chevelu (4 patients). Des photos avant et après ont été prises. Une amélioration significative a été constatée pour tous les patients : les images montraient une transition télogène-anagène plus rapide, une augmentation de la densité des cheveux, des cheveux plus épais et une réduction de la composante inflammatoire. Aucune complication n'a été observée. Il semblerait que la médecine régénérative soit efficace dans la chute des cheveux. Ces procédures autologues sont capables de fournir un très bon résultat dans l’alopécie androgénique. Nous avons maintenant besoin d'études à plus grande échelle pour comparer les nanofats, la mésogreffe Rigenera et le PRP, et pouvoir déterminer si une méthode est plus efficace que l’autre. Nous avons fondé un groupe de travail (12 centres répartis en France, Portugal, Serbie, États Unis, Italie, et Suisse), dont je suis responsable, afin de procéder à une étude multicentrique randomisée et publier nos résultats sur plus de 150 patients.
  • 33. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 33 7LA MÉDECINE ET CHIRURGIE RÉGÉRATIVE New scientific and clinical approach to facial rejuvenation: The Stem Cell Revolution Dr. Stéphane SMARRITO, chirurgien plasticien Suisse The use of stem cells is increasingly popular in medical practice and more particularly in restorative surgery. Over 1'000 search articles were published concerning the interest of utilizing adipose stem cells or the stromal vascular fraction both to promote tissue healing or even improve tissue trophicity. Dr. Smarrito is IMCAS chairman of a session on STEM CELLS and presents several topics of interest in the field of stem cell applications. He is a french and swiss plastic surgeon in charge of aesthetic stem cell therapy at La Prairie Clinic in Switzerland Pioneer in regenerative medicine and the science of longevity since 1931, La Prairie Clinic proposes a new approach to facial rejuvenation based on the use of adipose stem cells or the stromal vascular fraction resulting from the liquefaction of fat. Thanks to the Beauty stem cell programs allowing stem cells to be stocked for future reinjection and the Cell Boost program allowing immediate reinjection, a new approach to rejuvenation at the facial level is now scientifically and clinically validated. Adipose stem cells open up undeniable prospects for aesthestic.
  • 34. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 34 8 COSMECEUTIQUE Clean Beauty: Myth or Reality? Dr. Anjali MAHTO, Dermatologue, Royaume-Uni Clean beauty – a hot topic on everyone’s lips right now – ranging from beauty industry experts to consumers to dermatologists. Yet what does it even mean and is it something we need to be concerned about? Whilst everyone is jumping on the bandwagon in support of clean beauty, is it really anything more than another faddy trend or marketing tool? The biggest difficulty we have with beauty which calls itself “clean”, is the implication that beauty can also be “dirty”. The beauty industry is falling into the same trap that surrounded the concept of “clean eating” some years ago. We know that didn’t end well and it was exposed as a sham with many of those at the forefront of the movement distancing themselves from it. Unfortunately, there is no standard definition of what makes a product “clean”. In most circles it is largely taken to mean one or more of the following: products which are natural or organic, products lacking synthetic preservatives such as parabens, possibly also free from a host of other ingredients such as mineral oils, silicones, alcohol, SLS, and chemical sunscreen filters. On the surface, there is no harm in removing certain ingredients from skincare and replacing it with others which are seen as “clean” by the general public, but is this highlighting a symptom of a much wider problem we have in society surrounding our health? Why do chemicals have such a bad rep anyway? On its most fundamental level, everything is a chemical. Water is a chemical; we are a walking, talking mish-mash of chemicals, so why the fear? Where did science lose its way in connecting with the masses that we are now in a strange post-truth world where even beauty is viewed as clean or dirty? Well, I think the first thing that we need to understand is the concept of safety in beauty. The EU has very strict guidelines on what chemicals can be used in our skincare and at what doses or concentrations. These vary depending on whether a product is “leave on” e.g. a moisturiser or toner versus “rinse-off” e.g. a face wash. For chemicals in general, it is the dose that makes the poison. Many things are harmless to us in low doses (as found in our skincare or food) but dangerous in higher ones. For example, formaldehyde is found in low doses in apples but this is not dangerous to our health. You can be pretty certain that if a beauty product enters the market in the EU it is safe to our skin and general health due to rigorous industry regulation.
  • 35. IMCAS PARIS 2020 22ème EDITION Contact Presse : Patricia Bénitah PB COMMUNICATION- Tel : 06.29.44.83.09- Mail : pbcom@pbcommunication.fr 35 Despite this, the marketing phenomenon that is “clean beauty” is persuasive, compelling and people are buying into it in their droves. We are being told that “clean” skincare must somehow be better for us. We live in a world so fixated with “wellness” that society is in imminent danger of losing its ability as a group to grasp science or health literacy with their skin. There is an element of virtue signalling amongst some of us and the company we keep that if we don’t care about the latest clean skin trend, we don’t care enough about ourselves or our families or that we aren’t a true “skintellectual”. I often hear statements such as “all my skincare is natural” or “I only use organic products” or “I don’t use parabens” - but when did these become such a badge of honour? I think part of the problem comes from an inherent fear of what we don’t know or understand. Seeing long chemical names on product labels can no doubt be confusing. Combine this with the idea that if its from Mother Earth or natural it must somehow be better for you being driven by access to the internet, celebrity pages such as Goop and the general world of wellness we all live in. Consumer demand has now got skincare to a place where cosmetic formulators, dermatologists and marketing teams are actively excluding ingredients not because they are bad for you but simply because people have got the wrong end of the stick about an ingredient (e.g. parabens) and it’s almost too much effort to change their mind and do the science education. That in some ways is quite scary. We are now making skincare for people based on their incorrect perception of an ingredient rather than the truth. All this does is feed the lie or misconception rather than challenge the incorrect belief. It truly is a post-truth world we live in. The bottom line is this – clean beauty in its current state is based on little more than fear mongering and poor science. Even plant-based skincare has chemicals and the ability to cause skin reactions. Hopefully as the industry evolves we can all agree that clean beauty should be standing for safety, sustainability, ethics and transparency. Brands should take responsibility for their marketing tactics and not rely on fear (of harmless ingredients) to sell their products.