L’Eglise en Occident au Moyen Âge
Introduction : rappel de vocabulaire L’église :  L’Eglise :  Le bâtiment religieux consacré à la prière dans la foi chrétienne La communauté de chrétiens organisé autour du clergé dans la foi chrétienne
L’Eglise par ses symboles La croix symbolise la mort (Jésus a été crucifié) et la résurrection du Christ. ICHTUS Aux débuts du christianisme, le poisson permettait aux chrétiens de se reconnaître ; en effet, le mot poisson en grec, ICHTUS, est formé des premières lettres d'une phrase qui signifie en grec  Jésus-Christ fils de Dieu sauveur  (Jesou Christos Théou Uios Sôter). Le chrisme est formé des lettres khi (X) et rhô (P) ; ces majuscules grecques sont les premières lettres du mot Christ ;
les lettres alpha et omega signifient que le Christ est à l'origine de toute chose. IHS Le monogramme  IHS  (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES. = Jesus/Ιησους). INRI INRI  est l'acronyme de l'expression latine  Iesus Nazarenus Rex Iudæorum , qui peut se traduire en français par « Jésus le Nazaréen, roi des Judéens ».
L’organisation de l’Eglise
 
Le clergé Séculier Le  clergé séculier  est le clergé qui vit «   dans le "siècle"  » (du latin :  sæcularis ) au milieu des laïcs,  Régulier Le  clergé régulier  est le clergé qui vit « selon une "règle" de vie » (du latin : regularis) d’un ordre, d'une abbaye, d'un couvent, d'un prieuré.
Document 4 page 61 : la paix de Dieu 1.  Ecoutez chrétiens, la convenance de la paix ! J’enfreindrai une église d’aucune façon (…). 2. Je n’assaillirai pas le clerc ou le moine ne portant pas les armes (…) ni ceux qui marcheront avec eux sans armes (…). 3. Je ne ferai pas proie de bœuf, de vache, de porc, de brebis, d’agneau, (…). 4. Je n’arrêterai pas le vilain et la vilaine, les sergents ou les marchands ni ne prendrai leurs deniers(…). Serment de Verdun-sur-le-Doubs (1016)
La trêve de Dieu Du mercredi soir jusqu’à la lumière naissante du lundi, aucun mortel ne devrait avoir la témérité d’enlever par la force quelque chose à un autre homme, d’exiger d’un ennemi quelconque le prix de la vengeance. S’il arrivait que quelqu’un agît contrairement à cette décision publique, soit il réparerait en payant de sa vie, soit, chassé de la société des chrétiens, il serait exilé de son pays,. Il fut décidé d’appeler par tous ce pacte « la trêve du Seigneur ». Raoul Glaber, Histoires, XI ème  siècle
La dîme La  dîme  (du latin  decima , dixième) est, depuis le Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, une redevance en nature ou en argent, portant principalement sur les revenus agricoles collectés en faveur de l'Église catholique.
Abbaye d'Ardenne, grange aux dîmes à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe (Calvados)
Construite en 1220 sur ordre de Hugues des Roches, la grange était destinée à  recevoir les récoltes de l'Abbaye de Marmoutier  dont Parçay était une seigneurie. 
Document 2 page 60 En plus de la dîme, l’Eglise reçoit de nombreux dons. Moi, Bernard, seigneur d’Albret, voulant pourvoir au salut de mon âme, je donne et recommande mon corps et mon âme à dieu, notre Seigneur, à Notre Dame et à toute la cour céleste du Paradis. Je veux que soient données aux couvents les sommes ci-dessous indiquées. De même, comme j’ai promis de faire cinq pèlerinages, je veux que ces pèlerinages soient faits par mes fils ; de même comme j’ai fait vœu à l’occasion de la maladie de ma femme d’aller au Saint-Sépulcre de Notre Seigneur, j’ordonne qu’un de mes fils le fasse. En outre je veux que 10 000 livres tournois soient distribuées en lieu de piété pour faire de bonnes aumônes. D’après le Testament de Bernard, seigneur d’Albret daté du XIV ème  siècle.
Une religion dans le quotidien de la communauté chrétienne avec le clergé séculier
triptyque de Rogier Van der Weyden peint en 1440-1444 :  Sept sacrements , actuellement dans la cathédrale Saint Gudule de Bruxelles.
Un sacrement Le  sacrement  est un rite cultuel revêtant une dimension sacrée. Les croyants pensent qu'il produit un effet dont la source est Dieu, qui donne sa grâce. Ils y trouvent le symbole et le moyen d'une alliance entre Dieu et les hommes.
BAPTEME CONFIRMATION PENITENCE ORDINATION DES PRETRES COMMUNION MARIAGE EXTREME-ONCTION 1 2 3 4 5 6 7
BAPTEME Le  baptême  (du verbe grec ancien  baptizein , fréquentatif du verbe  baptein , « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. C'est la cérémonie par laquelle on témoigne être chrétien. Purifiés dans l’eau les nouveaux chrétiens sont plongés dans la vie du Christ ressuscité. Par le baptême le baptisé meurt et ressuscite avec le Christ,
CONFIRMATION La  confirmation  (du latin  confirmatio , action de consolider, d'étayer, d'affermir, encouragements, affirmation) est un sacrement de l'initiation chrétienne dans l'Église catholique La confirmation est le sacrement consistant à oindre d'huile sainte une personne baptisée afin qu'elle reçoive le don du Saint Esprit. Le confirmé est empli de l'Esprit Saint comme l'ont été les Apôtres le jour de la Pentecôte.
PENITENCE Dans l'Église catholique romaine, la  pénitence  fait partie d'un sacrement qui a pour but de pardonner les péchés.
COMMUNION La  communion  désigne, chez les catholiques, l'actualisation du sacrifice de  Jésus  avec ses disciples, lors du repas de la Cène.
ORDINATION DES PRETRES L' ordination sacerdotale  (du latin  ordinatio , intégration dans un  ordo , c'est-à-dire un corps constitué) est le sacrement par lequel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l’Église, jusqu’à la fin des temps.
MARIAGE
EXTREME-ONCTION L’extrême-onction est un sacrement de l’Églises par lequel celui qui souffre est confié à la compassion du Christ (parfois dit  Christ médecin ). L'onction est faite avec une huile bénite.
Les obligations des fidèles « Tout fidèle homme ou femme, doit lui-même confesser fidèlement tous ses péchés, sans témoin, à son propre curé au moins une fois par an. Il doit accomplir avec soin, dans la mesure de ses moyens, la pénitence qui lui est imposée. Il doit communier au moins à Pâques, sauf si sur le conseil de son propre curé, quelque cause raisonnable le conduit à s’en abstenir pour un temps. Sinon qu’il lui soit interdit d’entrer dans une église de son vivant et qu’il soit privé de sépulture chrétienne après sa mort. Que ce décret soit souvent lu publiquement dans les églises pour que personne ne l’ignore. » D’après le Concile du Latran IV, 1215.
 
 
L'église Saint-Pierre, ancienne église abbatiale devenue paroissiale, date du 12ème siècle. Elle a été modifiée au 15ème siècle et profondément remaniée en 1872.
La façade et les arcs-boutants sont du 15ème siècle.
 
 
 
 
 
L'abbatiale Saint-Pierre de Preuilly-sur-Claise Abside Chevet Déambulatoire Petites chapelles Chœur  Croisée Transept nef collatéraux Narthex ou antéglise Portail  Travées  Piliers Autel  Arc-boutants
L'abbatiale Saint-Pierre de Preuilly-sur-Claise Abside Chevet Déambulatoire Petites chapelles Chœur  Croisée Transept nef collatéraux Narthex ou antéglise Portail  Travées  Piliers Autel  Arc-boutants
 
 
 
 
Rez-de-chaussée:  [1] Église abbatiale;  [2-3-4] bâtiment des moines;  [5-6] réfectoire et chauffoir des convers; [7] cave (cellier); [8] cuisines;  [9] passage (entrée) vers le cloître (Devant cette entrée, il y avait une "tour" porche carrée, "fortifiée": elle couvrait, outre l'entrée du cloître, l'escalier de montée au dortoir des convers ainsi qu'une entrée allant vers les cuisines. Les traces de cette construction sont nettement visibles);  [10] grande réserve;  [11] jardin du cloître (lieu de la promenade méditative des moines).   Étage: [2-3-4] dortoir des moines; [5-6] réfectoire des moines; [7] premier logement, en appentis, du prieur (?);  [8-9-10] dortoir des convers. Postérieur à l'abbaye originale de 1239:   [12] bâtiment du noviciat régional, construit vers la fin du XVII ème , il devint le logis abbatial vers 1733;  [13] puits;  [14] enceinte;  [15] porte sud;  [16] porte nord; [17] écuries; [18] grange.
 
 
 
Entrée du cloître: La tour porche, carrée, qui la protégeait ainsi que celles, à main gauche, de l'escalier de montée au dortoir des convers, et , à main droite, des cuisines, a disparu...
Vue avec le réfectoire des convers à main droite et le logement du prieur à l'étage...
 
 
Ce pavillon, construit vraisemblablement en 1733, n'a pas pu servir de logis abbatial car en 1749, l'abbé se plaignait du très mauvais état de son logis.
 
La Clarté-Dieu L’ordre de Cîteaux avait dans la commune de Saint-Pater, à six lieues nord de la ville de Tours, l’abbaye de la Clarté-Dieu (Beata Maria de Claritate Dei), qui fut fondée vers l’an 1240, sous le règne de saint Louis. Guillaume, abbé général de Cîteaux, avait reçu de Pierre, évêque de Winton en Angleterre, une somme d’argent  à la condition de l’employer à la fondation d’une abbaye de son ordre ; il chargea donc de cette commission Jean, abbé Lepau-au-Maine, et celui-ci, en 1239, acheta le fief de Belvet d’Ebbon de la Chaîne, chevalier, et y fit bâtir un monastère du consentement de Juhel de Mayenne, archevêque de Tours. Cette fondation fut approuvée et confirmée par  lettres patentes du roi saint Louis, du mois de juin 1248 (…). L’abbé de Cîteaux y avait envoyé douze religieux avec trois frères convers, accompagnés de Renaud, qu’il leur donna pour abbé(…). Ebbon, de Chaîne leur vendit en outre tous les domaines qu’il possédait dans la baronnie de Saint-Christophe (…) Histoire de Touraine jusqu'à l'année 1790, Jean Louis Chalmel, publié en 1828
L’ordre de Cîteaux suit la règle bénédictine depuis sa création par Robert de Molesme en 1098   Document 1 page 70 Questions 1 et 2 page 71   Document 2 page 70 Question 3 page 71
La journée d’un moine de l’abbaye Vers 0h30 : vigiles. Vers 2h30 : le moine se recouche, après avoir chanté vigiles. Vers 4h : matines (une demi-heure). Vers 5h45 : lever définitif. Vers 5h : prime. Vers 6h30 : chapitre (réunion de la communauté autour de l’abbé).  Récitation de prières pour les défunts après la lecture d’un chapitre de la règle ou de l’Evangile du jour, reddition (présentation) des comptes par les officiers. Accusation des moines délinquants par eux-mêmes ou par leurs frères une fois par semaine. Vers 7h30 : messe du matin. Vers 8h15 – 9h : tierce ou célébration de messes privées. 9h – 10h30 : tierce suivie de la messe conventuelle. 10h45 – 11h30 : travail. Vers 11h30 : sexte. Vers 12h : repas du midi. 12h45 – 13h45 : sieste 14h – 14h30 : none. 14h30 – 16h15 : travail au jardin ou dans l’atelier de copie des manuscrits (scriptorium) 16h30 – 17h15 : vêpres. 17h30 – 18h : souper. Vers 18h : complies. Vers 18h45 : coucher.

Fiche 5 H 004 2009

  • 1.
  • 2.
    Introduction : rappelde vocabulaire L’église : L’Eglise : Le bâtiment religieux consacré à la prière dans la foi chrétienne La communauté de chrétiens organisé autour du clergé dans la foi chrétienne
  • 3.
    L’Eglise par sessymboles La croix symbolise la mort (Jésus a été crucifié) et la résurrection du Christ. ICHTUS Aux débuts du christianisme, le poisson permettait aux chrétiens de se reconnaître ; en effet, le mot poisson en grec, ICHTUS, est formé des premières lettres d'une phrase qui signifie en grec Jésus-Christ fils de Dieu sauveur (Jesou Christos Théou Uios Sôter). Le chrisme est formé des lettres khi (X) et rhô (P) ; ces majuscules grecques sont les premières lettres du mot Christ ;
  • 4.
    les lettres alphaet omega signifient que le Christ est à l'origine de toute chose. IHS Le monogramme IHS (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES. = Jesus/Ιησους). INRI INRI est l'acronyme de l'expression latine Iesus Nazarenus Rex Iudæorum , qui peut se traduire en français par « Jésus le Nazaréen, roi des Judéens ».
  • 5.
  • 6.
  • 7.
    Le clergé SéculierLe clergé séculier est le clergé qui vit «  dans le "siècle"  » (du latin : sæcularis ) au milieu des laïcs, Régulier Le clergé régulier est le clergé qui vit « selon une "règle" de vie » (du latin : regularis) d’un ordre, d'une abbaye, d'un couvent, d'un prieuré.
  • 8.
    Document 4 page61 : la paix de Dieu 1. Ecoutez chrétiens, la convenance de la paix ! J’enfreindrai une église d’aucune façon (…). 2. Je n’assaillirai pas le clerc ou le moine ne portant pas les armes (…) ni ceux qui marcheront avec eux sans armes (…). 3. Je ne ferai pas proie de bœuf, de vache, de porc, de brebis, d’agneau, (…). 4. Je n’arrêterai pas le vilain et la vilaine, les sergents ou les marchands ni ne prendrai leurs deniers(…). Serment de Verdun-sur-le-Doubs (1016)
  • 9.
    La trêve deDieu Du mercredi soir jusqu’à la lumière naissante du lundi, aucun mortel ne devrait avoir la témérité d’enlever par la force quelque chose à un autre homme, d’exiger d’un ennemi quelconque le prix de la vengeance. S’il arrivait que quelqu’un agît contrairement à cette décision publique, soit il réparerait en payant de sa vie, soit, chassé de la société des chrétiens, il serait exilé de son pays,. Il fut décidé d’appeler par tous ce pacte « la trêve du Seigneur ». Raoul Glaber, Histoires, XI ème siècle
  • 10.
    La dîme La dîme (du latin decima , dixième) est, depuis le Moyen Âge et jusqu'à la Révolution française, une redevance en nature ou en argent, portant principalement sur les revenus agricoles collectés en faveur de l'Église catholique.
  • 11.
    Abbaye d'Ardenne, grangeaux dîmes à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe (Calvados)
  • 12.
    Construite en 1220sur ordre de Hugues des Roches, la grange était destinée à recevoir les récoltes de l'Abbaye de Marmoutier dont Parçay était une seigneurie. 
  • 13.
    Document 2 page60 En plus de la dîme, l’Eglise reçoit de nombreux dons. Moi, Bernard, seigneur d’Albret, voulant pourvoir au salut de mon âme, je donne et recommande mon corps et mon âme à dieu, notre Seigneur, à Notre Dame et à toute la cour céleste du Paradis. Je veux que soient données aux couvents les sommes ci-dessous indiquées. De même, comme j’ai promis de faire cinq pèlerinages, je veux que ces pèlerinages soient faits par mes fils ; de même comme j’ai fait vœu à l’occasion de la maladie de ma femme d’aller au Saint-Sépulcre de Notre Seigneur, j’ordonne qu’un de mes fils le fasse. En outre je veux que 10 000 livres tournois soient distribuées en lieu de piété pour faire de bonnes aumônes. D’après le Testament de Bernard, seigneur d’Albret daté du XIV ème siècle.
  • 14.
    Une religion dansle quotidien de la communauté chrétienne avec le clergé séculier
  • 15.
    triptyque de RogierVan der Weyden peint en 1440-1444 : Sept sacrements , actuellement dans la cathédrale Saint Gudule de Bruxelles.
  • 16.
    Un sacrement Le sacrement est un rite cultuel revêtant une dimension sacrée. Les croyants pensent qu'il produit un effet dont la source est Dieu, qui donne sa grâce. Ils y trouvent le symbole et le moyen d'une alliance entre Dieu et les hommes.
  • 17.
    BAPTEME CONFIRMATION PENITENCEORDINATION DES PRETRES COMMUNION MARIAGE EXTREME-ONCTION 1 2 3 4 5 6 7
  • 18.
    BAPTEME Le baptême (du verbe grec ancien baptizein , fréquentatif du verbe baptein , « plonger dans un liquide ») est un rite ou un sacrement marquant l'entrée d'une personne dans une Église chrétienne. C'est la cérémonie par laquelle on témoigne être chrétien. Purifiés dans l’eau les nouveaux chrétiens sont plongés dans la vie du Christ ressuscité. Par le baptême le baptisé meurt et ressuscite avec le Christ,
  • 19.
    CONFIRMATION La confirmation (du latin confirmatio , action de consolider, d'étayer, d'affermir, encouragements, affirmation) est un sacrement de l'initiation chrétienne dans l'Église catholique La confirmation est le sacrement consistant à oindre d'huile sainte une personne baptisée afin qu'elle reçoive le don du Saint Esprit. Le confirmé est empli de l'Esprit Saint comme l'ont été les Apôtres le jour de la Pentecôte.
  • 20.
    PENITENCE Dans l'Églisecatholique romaine, la pénitence fait partie d'un sacrement qui a pour but de pardonner les péchés.
  • 21.
    COMMUNION La communion désigne, chez les catholiques, l'actualisation du sacrifice de Jésus avec ses disciples, lors du repas de la Cène.
  • 22.
    ORDINATION DES PRETRESL' ordination sacerdotale (du latin ordinatio , intégration dans un ordo , c'est-à-dire un corps constitué) est le sacrement par lequel la mission confiée par le Christ à ses Apôtres continue à être exercée dans l’Église, jusqu’à la fin des temps.
  • 23.
  • 24.
    EXTREME-ONCTION L’extrême-onction estun sacrement de l’Églises par lequel celui qui souffre est confié à la compassion du Christ (parfois dit Christ médecin ). L'onction est faite avec une huile bénite.
  • 25.
    Les obligations desfidèles « Tout fidèle homme ou femme, doit lui-même confesser fidèlement tous ses péchés, sans témoin, à son propre curé au moins une fois par an. Il doit accomplir avec soin, dans la mesure de ses moyens, la pénitence qui lui est imposée. Il doit communier au moins à Pâques, sauf si sur le conseil de son propre curé, quelque cause raisonnable le conduit à s’en abstenir pour un temps. Sinon qu’il lui soit interdit d’entrer dans une église de son vivant et qu’il soit privé de sépulture chrétienne après sa mort. Que ce décret soit souvent lu publiquement dans les églises pour que personne ne l’ignore. » D’après le Concile du Latran IV, 1215.
  • 26.
  • 27.
  • 28.
    L'église Saint-Pierre, ancienneéglise abbatiale devenue paroissiale, date du 12ème siècle. Elle a été modifiée au 15ème siècle et profondément remaniée en 1872.
  • 29.
    La façade etles arcs-boutants sont du 15ème siècle.
  • 30.
  • 31.
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    L'abbatiale Saint-Pierre dePreuilly-sur-Claise Abside Chevet Déambulatoire Petites chapelles Chœur Croisée Transept nef collatéraux Narthex ou antéglise Portail Travées Piliers Autel Arc-boutants
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    L'abbatiale Saint-Pierre dePreuilly-sur-Claise Abside Chevet Déambulatoire Petites chapelles Chœur Croisée Transept nef collatéraux Narthex ou antéglise Portail Travées Piliers Autel Arc-boutants
  • 37.
  • 38.
  • 39.
  • 40.
  • 41.
    Rez-de-chaussée: [1]Église abbatiale; [2-3-4] bâtiment des moines; [5-6] réfectoire et chauffoir des convers; [7] cave (cellier); [8] cuisines; [9] passage (entrée) vers le cloître (Devant cette entrée, il y avait une "tour" porche carrée, "fortifiée": elle couvrait, outre l'entrée du cloître, l'escalier de montée au dortoir des convers ainsi qu'une entrée allant vers les cuisines. Les traces de cette construction sont nettement visibles);  [10] grande réserve; [11] jardin du cloître (lieu de la promenade méditative des moines).   Étage: [2-3-4] dortoir des moines; [5-6] réfectoire des moines; [7] premier logement, en appentis, du prieur (?); [8-9-10] dortoir des convers. Postérieur à l'abbaye originale de 1239: [12] bâtiment du noviciat régional, construit vers la fin du XVII ème , il devint le logis abbatial vers 1733; [13] puits; [14] enceinte; [15] porte sud; [16] porte nord; [17] écuries; [18] grange.
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    Entrée du cloître:La tour porche, carrée, qui la protégeait ainsi que celles, à main gauche, de l'escalier de montée au dortoir des convers, et , à main droite, des cuisines, a disparu...
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    Vue avec leréfectoire des convers à main droite et le logement du prieur à l'étage...
  • 47.
  • 48.
  • 49.
    Ce pavillon, construitvraisemblablement en 1733, n'a pas pu servir de logis abbatial car en 1749, l'abbé se plaignait du très mauvais état de son logis.
  • 50.
  • 51.
    La Clarté-Dieu L’ordrede Cîteaux avait dans la commune de Saint-Pater, à six lieues nord de la ville de Tours, l’abbaye de la Clarté-Dieu (Beata Maria de Claritate Dei), qui fut fondée vers l’an 1240, sous le règne de saint Louis. Guillaume, abbé général de Cîteaux, avait reçu de Pierre, évêque de Winton en Angleterre, une somme d’argent à la condition de l’employer à la fondation d’une abbaye de son ordre ; il chargea donc de cette commission Jean, abbé Lepau-au-Maine, et celui-ci, en 1239, acheta le fief de Belvet d’Ebbon de la Chaîne, chevalier, et y fit bâtir un monastère du consentement de Juhel de Mayenne, archevêque de Tours. Cette fondation fut approuvée et confirmée par lettres patentes du roi saint Louis, du mois de juin 1248 (…). L’abbé de Cîteaux y avait envoyé douze religieux avec trois frères convers, accompagnés de Renaud, qu’il leur donna pour abbé(…). Ebbon, de Chaîne leur vendit en outre tous les domaines qu’il possédait dans la baronnie de Saint-Christophe (…) Histoire de Touraine jusqu'à l'année 1790, Jean Louis Chalmel, publié en 1828
  • 52.
    L’ordre de Cîteauxsuit la règle bénédictine depuis sa création par Robert de Molesme en 1098   Document 1 page 70 Questions 1 et 2 page 71   Document 2 page 70 Question 3 page 71
  • 53.
    La journée d’unmoine de l’abbaye Vers 0h30 : vigiles. Vers 2h30 : le moine se recouche, après avoir chanté vigiles. Vers 4h : matines (une demi-heure). Vers 5h45 : lever définitif. Vers 5h : prime. Vers 6h30 : chapitre (réunion de la communauté autour de l’abbé). Récitation de prières pour les défunts après la lecture d’un chapitre de la règle ou de l’Evangile du jour, reddition (présentation) des comptes par les officiers. Accusation des moines délinquants par eux-mêmes ou par leurs frères une fois par semaine. Vers 7h30 : messe du matin. Vers 8h15 – 9h : tierce ou célébration de messes privées. 9h – 10h30 : tierce suivie de la messe conventuelle. 10h45 – 11h30 : travail. Vers 11h30 : sexte. Vers 12h : repas du midi. 12h45 – 13h45 : sieste 14h – 14h30 : none. 14h30 – 16h15 : travail au jardin ou dans l’atelier de copie des manuscrits (scriptorium) 16h30 – 17h15 : vêpres. 17h30 – 18h : souper. Vers 18h : complies. Vers 18h45 : coucher.