Au menu cette semaine

•   L’actu mise à nu :
     – Le vieux monde à la traîne en matière de responsabilité
        sociale
     – Les Français de moins en moins matérialistes
     – Restitution du bilan Kantar des médias

•   Point de vue : à quoi servent les notes?

•   Innovations et tendances :
     – Service personnalisé
     – Restau ghetto
     – Eat less, give more
L’actu mise à nu
Le vieux monde à la traîne
  en matière de responsabilité sociale
• Une étude Deloitte/The Economist
  Intelligence Unit menée sur un panel de
  390 dirigeants internationaux montre un
  décalage étonnant entre les
  représentations associées à la RSE
  parmi les différentes zones
  géographiques.
• Si 75% des sondés d’Amérique du Sud,
  Afrique et Moyen-Orient considèrent
  qu’avoir un « social purpose » est
  essentiel pour leurs succès à venir,
  seulement 38% des Américains du Nord
  interrogés le pensent, et 56% des
  Européens.
Les Français de moins
         en moins matérialistes
• Selon le dernier baromètre REC+ de GfK, 92%
  des Français ont acheté des biens culturels
  physiques en 2011, 63% dématérialisés.
• 82% des personnes sondées ont acheté des
  livres imprimés sur papier, 19% en en version
  numérique. 68% ont acquis des DVD, 35% des
  vidéos numériques.
• La musique fait exception : 67% des Français ont
  acheté des CD, 50% ont téléchargé ou échangé
  de la musique dématérialisée (42% de manière
  gratuite et/ou illégale). 41% du temps de jeu
  vidéo est dépensé sur PC (dont 46% online).
• L’adoption des supports dématérialisés semble
  ainsi suivre une courbe simplement
  chronologique…
Restitution du bilan Kantar des médias

• Le dernier bilan Kantar sur les investisements
  publicitaires pointe le dynamisme des chaînes
  de la TNT (+28% de volume publicitaire) et la
  mauvaise santé des chaînes historiques (-
  1,2%), permettant toutefois de maintenir la TV
  au rang de média favori des annonceur en
  volume, en augmentation globale de 3%.
• Si le top 100 des annonceurs change peu, on
  constate une forte réduction des budgets : le
  leader Renault réduit ses dépenses de 14%,
  tout comme Danone, Kraft et Nestlé, à -10%.
  En revanche la distribution et la mode (dont le
  luxe) augmentent leurs dépenses.
• Fait intéressant : pour la première fois en
  2011, le nombre d’annonceurs online a
  diminué.
L’œil de Red Guy et le matérialisme

• Que la musique montre la voie en matière de
  dématérialisation est assez naturel. Cela ne fait que
  mettre en évidence l’ordre d’apparition, ou en tout cas
  de propagation, des « devices » qui la favorisent.
• N’oublions pas que les bandes magnétiques puis les
  K7 ont permis ce qu’on n’appelait pas encore le
  piratage, mais qui était déjà extrêmement répandu.
• La photocopie aurait pu avoir le même effet sur les
  livres, sauf que la qualité et le confort de lecture
  n’étaient pas au rendez-vous. On s’est donc contenté
  de l’utiliser pour les cours et autres documents. Idem
  pour le Newton d’Apple et les premières liseuses.
• La musique a douloureusement essuyé les plâtres et
  s’en remet juste, grâce à des offres tardives. Les autres
  secteurs feraient bien de réagir pus vite…
L’image de la semaine
Point de vue :
Les systèmes de notation
A l’honneur cette semaine…

• Devinez d’où nous vient cette idée de sujet ? Le triple A,
  bien sûr !
• Terme cantonné à un petit sérail de banquiers et
  d’hommes politiques il y a encore peu, le AAA a beaucoup
  fait parler de lui ces dernières semaines à travers
  l’exemple de la notation des pays, ravivant les pires
  souvenirs scolaires des Français.
Les notes ne parlent-elle que de connaissance ?

• Étymologiquement, note vient du latin nota, participe passé
  de noscere, qui signifie « apprendre à connaître ».
• La note désigne une marque de reconnaissance imprimée
  sur un objet.
• Avec le temps, le sens de la note s’étend à la trace écrite,
  en musique comme en calligraphie.
• A noter : notable et notoriété dérivent directement de la
  note.
Des notes partout

• Il suffit de lever le nez pour s’en rendre compte : nous
  sommes cernés par les systèmes de notation.
• Dans les hôtels, les restaurants, sur les sites web ou pour
  choisir une bouteille de vin, pas un organisme ou un
  produit ne semble pouvoir éviter les terribles sentences
  prononcées par les notes.
• Dans cet immense capharnaüm, la veille de Red Guy a
  mené l’enquête pour y voir plus clair.
Vices et vertus de la notation
                                Évaluer               Classer
      Communiquer




Recommander
                                                       Être un repère




       Offrir un statut                          Apporter une
                                Assurer une        caution
                                   RTB
Évaluer

• Cette utilisation est sans doute la plus
  évidente.
• Tout comme son étymologie l’indique,
  la note sanctionne ou apprécie une
  compétence.
• Il en va ainsi d’un examen sur table à
  l’école, de l’évaluation de la capacité
  de solvabilité d’un état ou du niveau
  de sécurité d’une compagnie
  aérienne.
Classer

• Derrière l’évaluation vient (parfois) le
  classement, la note rentrant au service
  de la hiérarchisation de l’information.
• Pour les universités (il en existent des
  milliers), les hôpitaux ou les vins, le
  classement illustre un vieux principe
  républicain : la méritocratie.
• Parce que chacun est censé partir sur
  des bases égales, l’attribution d’une
  note sanctionne ou encourage notre
  cheminement vers la citoyenneté (ou
  autre…)
Être un repère

• La note situe un objet sur une échelle:
   – Connue : les étoiles d’hôtel devraient
     être standardisées dans le monde.
   – Inconnue : sur 5 ou sur 20, un n4 n’a
     pas la même valeur
• Tout est relatif !
• Dans certains cas, la note garantit de
  fait un mètre étalon capable de nous
  aide à comparer différents objets.
Apporter une caution

• Derrière la question de la note se pose
  celle de son instituteur : qui donne la
  note ?
• Les notes n’ont pas la même valeur,
  dans l’absolu comme en relatif.
• Que vaut un « TTT » Télérama pour un
  amateur de série Z ? Pas grand-chose.
• Idem pour l’appréciation d’une revue
  quelconque face aux notes de L’Équipe.
• Sans parler de la consécration assurée
  aux andouillette par le label AAAAA (qui
  est en fait des initiales…).
Assurer une RTB

• Issue du jargon publicitaire, la reason
  to believe est un élément (endogène
  ou exogène) permettant d’accréditer
  une proposition.
• Dans le cas présent, on pense aux
  étoiles des tests de sécurité
  automobile Euro NCAP, permettant
  aux marques bien notées d’alimenter
  leur positionnement sur la sécurité.
Offrir un statut

• Trophée du carnet de note d’un
  écolier ou gage d’authenticité de l’ado
  rebelle, la note confère un statut à
  son titulaire.
• Les marques rivalisent d’ingéniosité
  pour décorer d’étoiles les produits,
  lancer des offres (ex : la carte 4
  étoiles Cofidis), faire monter les
  enchères (l’hôtel Burj Al Arab de
  Dubaï possède 7 étoiles) ou assurer
  la fierté de leurs utilisateurs (score
  Klout).
Recommander

• Royaume de la recommandation (on parle
  d’« économie de la recommandation »), le
  net propose de nombreux systèmes
  d’évaluation sous forme d’« outils d’aide à la
  consommation de contenus » à l’adresse de
  de nos pairs online, permettant de :
    – Faire des offres croisées chez Amazon,
    – Hiérarchiser les articles sur Wikipédia,
    – Organiser nos remontées d’info
       personnelle (like Facebook ou +1 de
       Google),
    – Enrichir les bases de donnée de sites
       UGC (Imdb ou Allociné),
Communiquer

• Depuis le début de cette veille, nous
  manions les notes (sur 5, 10 ou 20), les
  étoiles ou les like sans distinction.
• Pourtant, le choix de l’unité de notation
  participe grandement de la
  communication d’un objet.
• Gault et Millau distribuent les toques,
  les Gîtes de France des épis, les
  carnets de note des bambins des
  smileys (de plus en plus)…
• Il n’y a pas que les chiffres dans la vie.
Peut-on tout noter ?

• C’est la question que pose l’émergence d’outils de plus en
  plus généralisés.
• Si le like de Facebook ou le +1 de Google ne sont pas des
  notes au sens scolaire du terme, leur généralisation peut
  avoir de lourdes conséquences sur nos quotidiens.
• Partiellement intégrée à la vogue du quantifying self,
  l’évaluation omniprésente de nos vies traduit-elle notre
  entrée dans une civilisation de la performance ?
Innovations et tendances
Service personnalisé




• En cette période perturbée de soldes, Clinique a eu la
  bonne idée de distribuer des bracelets de couleurs à ses
  clientes en fonction des produits/services qu’elles désirent.
Restau ghetto




                    Cliquez sur l’image pour voir le site

• Bon Rappetite est le premier restaurant hip-hop de
  l’histoire. Ses menus et plats aux noms bien trouvés
  raviront les mélomanes affamés.
Eat less, give more




                    Cliquez sur l’image pour voir le site

• Halfsies est un intelligent programme américain visant à
  réduire les portions consommées pour donner plus aà
  ceux qui ne peuvent se nourrir.
Index des liens

• Slide #25 : bon rappetite > http://www.bon-rappetite.com/
• Slide #26 : Eat less, give more >
  http://vimeo.com/34256741
La semaine prochaine
La veille de Red Guy du 01.02.2012 : A quoi servent les notes?

La veille de Red Guy du 01.02.2012 : A quoi servent les notes?

  • 2.
    Au menu cettesemaine • L’actu mise à nu : – Le vieux monde à la traîne en matière de responsabilité sociale – Les Français de moins en moins matérialistes – Restitution du bilan Kantar des médias • Point de vue : à quoi servent les notes? • Innovations et tendances : – Service personnalisé – Restau ghetto – Eat less, give more
  • 3.
  • 4.
    Le vieux mondeà la traîne en matière de responsabilité sociale • Une étude Deloitte/The Economist Intelligence Unit menée sur un panel de 390 dirigeants internationaux montre un décalage étonnant entre les représentations associées à la RSE parmi les différentes zones géographiques. • Si 75% des sondés d’Amérique du Sud, Afrique et Moyen-Orient considèrent qu’avoir un « social purpose » est essentiel pour leurs succès à venir, seulement 38% des Américains du Nord interrogés le pensent, et 56% des Européens.
  • 5.
    Les Français demoins en moins matérialistes • Selon le dernier baromètre REC+ de GfK, 92% des Français ont acheté des biens culturels physiques en 2011, 63% dématérialisés. • 82% des personnes sondées ont acheté des livres imprimés sur papier, 19% en en version numérique. 68% ont acquis des DVD, 35% des vidéos numériques. • La musique fait exception : 67% des Français ont acheté des CD, 50% ont téléchargé ou échangé de la musique dématérialisée (42% de manière gratuite et/ou illégale). 41% du temps de jeu vidéo est dépensé sur PC (dont 46% online). • L’adoption des supports dématérialisés semble ainsi suivre une courbe simplement chronologique…
  • 6.
    Restitution du bilanKantar des médias • Le dernier bilan Kantar sur les investisements publicitaires pointe le dynamisme des chaînes de la TNT (+28% de volume publicitaire) et la mauvaise santé des chaînes historiques (- 1,2%), permettant toutefois de maintenir la TV au rang de média favori des annonceur en volume, en augmentation globale de 3%. • Si le top 100 des annonceurs change peu, on constate une forte réduction des budgets : le leader Renault réduit ses dépenses de 14%, tout comme Danone, Kraft et Nestlé, à -10%. En revanche la distribution et la mode (dont le luxe) augmentent leurs dépenses. • Fait intéressant : pour la première fois en 2011, le nombre d’annonceurs online a diminué.
  • 7.
    L’œil de RedGuy et le matérialisme • Que la musique montre la voie en matière de dématérialisation est assez naturel. Cela ne fait que mettre en évidence l’ordre d’apparition, ou en tout cas de propagation, des « devices » qui la favorisent. • N’oublions pas que les bandes magnétiques puis les K7 ont permis ce qu’on n’appelait pas encore le piratage, mais qui était déjà extrêmement répandu. • La photocopie aurait pu avoir le même effet sur les livres, sauf que la qualité et le confort de lecture n’étaient pas au rendez-vous. On s’est donc contenté de l’utiliser pour les cours et autres documents. Idem pour le Newton d’Apple et les premières liseuses. • La musique a douloureusement essuyé les plâtres et s’en remet juste, grâce à des offres tardives. Les autres secteurs feraient bien de réagir pus vite…
  • 8.
  • 9.
    Point de vue: Les systèmes de notation
  • 10.
    A l’honneur cettesemaine… • Devinez d’où nous vient cette idée de sujet ? Le triple A, bien sûr ! • Terme cantonné à un petit sérail de banquiers et d’hommes politiques il y a encore peu, le AAA a beaucoup fait parler de lui ces dernières semaines à travers l’exemple de la notation des pays, ravivant les pires souvenirs scolaires des Français.
  • 11.
    Les notes neparlent-elle que de connaissance ? • Étymologiquement, note vient du latin nota, participe passé de noscere, qui signifie « apprendre à connaître ». • La note désigne une marque de reconnaissance imprimée sur un objet. • Avec le temps, le sens de la note s’étend à la trace écrite, en musique comme en calligraphie. • A noter : notable et notoriété dérivent directement de la note.
  • 12.
    Des notes partout •Il suffit de lever le nez pour s’en rendre compte : nous sommes cernés par les systèmes de notation. • Dans les hôtels, les restaurants, sur les sites web ou pour choisir une bouteille de vin, pas un organisme ou un produit ne semble pouvoir éviter les terribles sentences prononcées par les notes. • Dans cet immense capharnaüm, la veille de Red Guy a mené l’enquête pour y voir plus clair.
  • 13.
    Vices et vertusde la notation Évaluer Classer Communiquer Recommander Être un repère Offrir un statut Apporter une Assurer une caution RTB
  • 14.
    Évaluer • Cette utilisationest sans doute la plus évidente. • Tout comme son étymologie l’indique, la note sanctionne ou apprécie une compétence. • Il en va ainsi d’un examen sur table à l’école, de l’évaluation de la capacité de solvabilité d’un état ou du niveau de sécurité d’une compagnie aérienne.
  • 15.
    Classer • Derrière l’évaluationvient (parfois) le classement, la note rentrant au service de la hiérarchisation de l’information. • Pour les universités (il en existent des milliers), les hôpitaux ou les vins, le classement illustre un vieux principe républicain : la méritocratie. • Parce que chacun est censé partir sur des bases égales, l’attribution d’une note sanctionne ou encourage notre cheminement vers la citoyenneté (ou autre…)
  • 16.
    Être un repère •La note situe un objet sur une échelle: – Connue : les étoiles d’hôtel devraient être standardisées dans le monde. – Inconnue : sur 5 ou sur 20, un n4 n’a pas la même valeur • Tout est relatif ! • Dans certains cas, la note garantit de fait un mètre étalon capable de nous aide à comparer différents objets.
  • 17.
    Apporter une caution •Derrière la question de la note se pose celle de son instituteur : qui donne la note ? • Les notes n’ont pas la même valeur, dans l’absolu comme en relatif. • Que vaut un « TTT » Télérama pour un amateur de série Z ? Pas grand-chose. • Idem pour l’appréciation d’une revue quelconque face aux notes de L’Équipe. • Sans parler de la consécration assurée aux andouillette par le label AAAAA (qui est en fait des initiales…).
  • 18.
    Assurer une RTB •Issue du jargon publicitaire, la reason to believe est un élément (endogène ou exogène) permettant d’accréditer une proposition. • Dans le cas présent, on pense aux étoiles des tests de sécurité automobile Euro NCAP, permettant aux marques bien notées d’alimenter leur positionnement sur la sécurité.
  • 19.
    Offrir un statut •Trophée du carnet de note d’un écolier ou gage d’authenticité de l’ado rebelle, la note confère un statut à son titulaire. • Les marques rivalisent d’ingéniosité pour décorer d’étoiles les produits, lancer des offres (ex : la carte 4 étoiles Cofidis), faire monter les enchères (l’hôtel Burj Al Arab de Dubaï possède 7 étoiles) ou assurer la fierté de leurs utilisateurs (score Klout).
  • 20.
    Recommander • Royaume dela recommandation (on parle d’« économie de la recommandation »), le net propose de nombreux systèmes d’évaluation sous forme d’« outils d’aide à la consommation de contenus » à l’adresse de de nos pairs online, permettant de : – Faire des offres croisées chez Amazon, – Hiérarchiser les articles sur Wikipédia, – Organiser nos remontées d’info personnelle (like Facebook ou +1 de Google), – Enrichir les bases de donnée de sites UGC (Imdb ou Allociné),
  • 21.
    Communiquer • Depuis ledébut de cette veille, nous manions les notes (sur 5, 10 ou 20), les étoiles ou les like sans distinction. • Pourtant, le choix de l’unité de notation participe grandement de la communication d’un objet. • Gault et Millau distribuent les toques, les Gîtes de France des épis, les carnets de note des bambins des smileys (de plus en plus)… • Il n’y a pas que les chiffres dans la vie.
  • 22.
    Peut-on tout noter? • C’est la question que pose l’émergence d’outils de plus en plus généralisés. • Si le like de Facebook ou le +1 de Google ne sont pas des notes au sens scolaire du terme, leur généralisation peut avoir de lourdes conséquences sur nos quotidiens. • Partiellement intégrée à la vogue du quantifying self, l’évaluation omniprésente de nos vies traduit-elle notre entrée dans une civilisation de la performance ?
  • 23.
  • 24.
    Service personnalisé • Encette période perturbée de soldes, Clinique a eu la bonne idée de distribuer des bracelets de couleurs à ses clientes en fonction des produits/services qu’elles désirent.
  • 25.
    Restau ghetto Cliquez sur l’image pour voir le site • Bon Rappetite est le premier restaurant hip-hop de l’histoire. Ses menus et plats aux noms bien trouvés raviront les mélomanes affamés.
  • 26.
    Eat less, givemore Cliquez sur l’image pour voir le site • Halfsies est un intelligent programme américain visant à réduire les portions consommées pour donner plus aà ceux qui ne peuvent se nourrir.
  • 27.
    Index des liens •Slide #25 : bon rappetite > http://www.bon-rappetite.com/ • Slide #26 : Eat less, give more > http://vimeo.com/34256741
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