MODULE DE
NUTRITION/ALIMENTATION
FMSP
NIVEAU II
ENSEIGNANTE
MME MONKAM ANTOINETTE
Objectifs du cours
• Objectif général
• A la fin de cet enseignement l’étudiant EM 2
doit être capable d’expliquer , les méthodes
d’évaluation de l’état nutritionnel ,les
pathologies nutritionnelles, les actions
essentielles en nutrition, la sécurité sanitaire
des aliments sans oublier la ccc en matière
d’alimentation
Objectifs spécifiques
• 1-expliquer toutes les méthodes d’évaluation
de l’état nutritionnel
• 2-Expliquer les signes et symptômes ,les
moyens diagnostics cliniques et biologiques
,les méthodes de prévention et de traitement
(faire référence aux programmes nationaux
mis en œuvre au Cameroun en la matière)
Objectifs spécifiques(suite)
3- Expliquer les actions essentielles en nutrition
• 4-Expliquer toutes les mesures de la sécurité sanitaire
des aliments
• 5-Mener une action en CCC dans une communauté en
utilisant des techniques appropriées
I-Evaluation de l’état nutritionnel
LES MÉTHODES d’évaluation de l’état nutritionnel :
• Méthodes cliniques
• Méthodes anthropométriques
• Méthodes biochimique/biologiques
• Méthodes alimentaires.
I-2 Evaluation du statut
nutritionnel des enfants
I-2.1 Anthropométrie chez le nourrisson et
l’enfant
Évaluer la sous - alimentation
Indicateurs anthropométriques
 Poids à la naissance (moins de 2 500 grammes)
 Poids pour l’âge (P/A) – Insuffisance Pondérale
 Taille pour l’âge (T/A) - Malnutrition Chronique
 Poids pour la taille (P/T) – Malnutrition Aigue
Périmètre brachial (dépistage -
urgences)
• Malnutrition sévère : PB < 11 cm
• Malnutrition modérée : PB compris entre 11
et 12,5 cm.
• Risque de malnutrition/dénutrition : PB
compris entre 12.5 et 13.5
• -- Enfant bien nourri PB > 14
Indice de masse corporelle (IMC) –
adultes (poids/taille2)
• L’état nutritionnel est classifié ainsi qu’il suit selon la
valeur de l’IMC :
• Etat nutritionnel
• ≤ 16 Dénutrition type III (sévère)
• 16-16,9 Dénutrition type II (modérée)
• 17-18,49 Dénutrition type I (légère)
• 18,5-24,9 Normal
• 25-29,9 Surcharge pondérale
• 30-34,49 Obésité type I (légère)
34.5-39.9 obésité type II (modérée )
• ≥ 40 obésité type III( sévère)
Tour de taille :
Sa valeur normale est
de 100-102 cm chez l’homme
de 88-90chez la femme
Utiliser une courbe de croissance
pour évaluer l’état nutritionnel de
l’enfant
(Poids pour l’âge)
• Déterminer l’âge de l’enfant en mois
• Peser l’enfant (nu ou légèrement vêtu)
• Marquer par un point le poids de l’enfant en regard de l’âge
• Déterminer si le point est dans la zone normale, poids faible
pour l’âge, ou poids très faible pour l’âge de la courbe
• La direction de la courbe est très importante. Il faudrait donc
avoir plusieurs points sur la courbe pour mieux l’interpréter
Evaluation de l’état nutritionnel en
utilisant plusieurs indicateurs
• Enfant bien nourri : P/T > 80% et/ou Absence
d’œdèmes bilatéraux et/ou PB > 13,5 cm
• Malnutrition modérée : P/T compris entre 70 et
80% ; Présence ou absence d’œdèmes bilatéraux ;
PB compris entre 11 et 13,5 cm.
• Malnutrition sévère : P/T< 70% ; Présence ou
absence d’œdèmes bilatéraux ; PB < 11 cm.
Evaluation de l’état nutritionnel des
enfants dans une communauté en
utilisant la courbe de croissance :
COURBE DE CROISSANCE DES ENFANTS
COURBE DE CROISSANCE DES ENFANTS
• Évaluer la
malnutrition en micronutriments :
Indicateurs
cliniques et biochimiques
Vitamine A:
faible concentration de rétinol sérique
lésions oculaires cliniques, cécité
nocturne
Fer :
hémoglobine ou hématocrite faibles ou
autres mesures sanguines
conjonctive pâle, pâleur palmaire, etc.
Iode:
concentration d’iode dans les urines,
niveaux de sérum T3 et T4
taux de goitre (goitre physique et
palpable)
CHAP II: Pathologies nutritionnelles
• Classification des pathologies nutritionnelles
Les pathologies nutritionnelles sont classées en
3 catégories
par carence,
par excès
par trouble du comportement.
1-Par carence
• Malnutrition Protéino Energétique
• Avitaminose A
• Avitaminose K
• Anémies
• Avitaminose du groupe B
• Avitaminose PP ou Pellagre
• Avitaminose C ou Scorbut
• Rachitisme
• Ostéomalacie
• TDCI
2-Par excès
• Obésité
• Diabète sucré
• Goutte
• HTA
3-Par trouble du comportement
• Boulimie
• Anorexie
• Alcoolisme
2-1-1. Kwashiorkor et Marasme :
:
• Définitions :
Kwashiorkor est une malnutrition correspondant surtout
à une carence protidique. Elle atteint les enfants entre
18 mois et 3 ans en moyenne, mais n’est pas
exceptionnel après cet âge. Elle est particulièrement
fréquente après les épidémies de rougeole
Marasme est une malnutrition correspondant surtout à
une carence globale en calories.
•
Signes cliniques du Kwashiorkor
• Un retard de croissance à la fin de l’allaitement maternel, et au
moment du sevrage
• Des œdèmes fermes, mais gardant le godet, indolores, déclives,
localisés aux membres et à la face.
• Des troubles digestifs et psychiques avec anorexie invincible,
apathie, tristesse, irritabilité, et diarrhée traînante.
• Des lésions cutanées avec dépigmentation et hyperpigmentation à
la fois
• Des altérations des cheveux qui deviennent pâles et cassants
• Une pâleur liée à l’anémie
• Une hypotonie musculaire
• Un abdomen distendu avec gros foie de stéatose
Signes cliniques du Marasme
• Amaigrissement important avec fonte musculaire
et disparition du pannicule adipeux
• Retard staturo pondéral important
• Atteinte profonde de l’état général
• Appétit conservé au début, et l’enfant n’a pas la
tristesse rencontrée dans le cas du Kwashiorkor.
En plus, pas œdème, ni lésions cutanées
• Biologiquement : Le taux de protide sanguin est
habituellement normal
CLASSIFICATION DES MALNUTRITIONS
• Enfant bien portant,
• MA modérée:
• MAS sans complications: PHASE II
• MAS avec complications
:MUAC<11cmouP/T<70%: PHASE I
• décès de l’enfant
Différents types de prise en charge
1. Centre de Nutrition Thérapeutique 24hre/24hres :
Phase 1, Phase de Transition et de Phase 2
2. Centre de Nutrition Supplémentaire (CNS): mère
amène l’enfant chaque semaine pour une visite de
contrôle et recevoir la ration d’ATPE pour les cas de
malnutrition sévère sans complication et les cas de la
Phase 2 provenant des CNT.
3. Traitement communautaire des cas modérés (à
domicile par des relais) avec le Prémix (ration sèche +
huile +/ou sucre) ou dans les CNS avec le BP5
Dépistage et critères d’admission
• Enfant 6 mois à Adulte
• MAS: PB < 11 cm ou P/T < 70%
Centre de Nutrition Thérapeutique
(Test de l’appétit négatif) ou avec
complication (Maladies: Œdème,
Vomissements importants, Hypothermia
ou Fièvre, Respiration rapide,
Déshydratation, Convulsions,
etc…)
* Test de l’appétit fait avec ATPE (Aliment Thérapeutique Près
à l’Emploi) dans un endroit calme (maximum 1 heure)
Dépistage et critères d’admission
• Enfant 6 mois à Adulte
MAS: PB< 11 cm ou P/T < 70%
Centre de Nutrition Supplémentaire
(Test de l’appétit positif)
MAM: PB < 12,5 cm ou P/A < 80%) et P/T < 80%
Centre de Nutrition Supplémentaire
Centre Thérapeutique
Communautaire
En phase 1 dans le CNT, les tâches sont les
suivantes
• Administrer 8 repas par jour de F75 en utilisant le
tableau “Quantités de F75 par classe de poids et par
repas”,
• Administrer le traitement systématique,
• Surveiller le patient,
• Prévenir, diagnostiquer et traiter
_ L’hypoglycémie
– L’hypothermie
– L’anémie sévère
– Le choc septique
– La déshydratation
– Les infections
Phase 1: Prise en charge médicale
• Donner à l’admission:
- Vitamine A selon l’âge
- Acide Folique (5 mg)
- Traitement Antibiotiques tous les jours
- Amoxycilline
- Gentamycine ou Chloramphénicol
- Traitement du Paludisme + Moustiquaire
Imprégnée
- Vaccination Rougeole
- Déparasitage à la sortie
- Traitement des autres symptômes/maladies
- Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique
- Surveillance clinique 24h sur 24h
Critères de passage de la phase 1 à la
phase de transition
• L’amorce de la fonte des oedèmes
• ET
• Le retour de l’appétit
• ET
• L’absence de SNG, perfusions ou transfusions, et
de problèmes médicaux sérieux.
Critères de passage de la Phase de
Transition à la Phase 2
• Retour de l’appétit modéré
• ET
• Début de reprise de poids pour le marasme ;
• OU
• La réduction presque totale ou la perte
complète des oedèmes
ET
• Absence d’autres complications médicales
Prise en charge: Enfant 0- 6 mois
Prise en Charge Médical
•
- Vitamine A (50 000 IU)
- Acide Folique (2,5 mg)
- Traitement Antibiotiques tous les jours
- Amoxycilline
- Gentamycine ou Chloramphénicol
- Moustiquaire Imprégnée
- Fer quand le nourrisson commence à prendre du poids
- Traitement des autres symptômes/maladies
- Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique
- Surveillance clinique 24h sur 24h
La prévention du Kwashiorkor et du
Marasme :
La prévention repose sur :
• l’éducation nutritionnelle,
• l’allaitement maternel jusqu’au moins 24 mois
• la diversification du régime et l’apport d’aliments
riches en protéines
• la vaccination contre la rougeole.
• Cette éducation nutritionnelle doit combattre les
tabous notamment ceux interdisant souvent aux
enfants des aliments riches en protéines.
3-AVITAMINOSE A
1-Lutte contre la carence en vitamine A
Diagnostic
• La carence en vitamine A est mieux évaluée
par les méthodes
• cliniques
• biochimiques
• Histologiques (examen de cellules oculaires) ou
• Alimentaire (HKI/Food Frequency Method).
•
Indicateurs cliniques
– Cécité nocturne
– Tâches de Bitot
– Ulcération cornéenne
– Xérophtalmie
Indicateurs biologiques
Sérum rétinol
Faible concentration sérique de rétinol (µmol/l):
Modéré > 10 et <20%
– Sévère > 20%
•
1 Signes cliniques
 Cécité nocturne
 Ulcération cornéenne
 Cécité permanente
Traitement et Prévention
Prévention
 Promotion de l’allaitement maternel
 Promotion d’une alimentation diversifiée:
Consommation des aliments riches en vitamine A disponibles
Production et consommation des aliments riches en vitamine A
Consommation des aliments fortifiés en Vitamine A (industriel,
ménages)
Consommation d’huile et d’aliments riches en protéines
 Supplémentation des mères, des nourrissons et des enfants
 Fortification des aliments courants (huile, farine, sucre)
 Promotion de technologie alimentaire appropriée (séchage,
cuisson)
Le schéma thérapeutique
recommandé contre la xérophtalmie
Age < 1 an Age ≥ 1 an
• Immédiatement 100 000 UI
200 000 UI
• Le lendemain 100 000 UI 200 000
UI
• 2 à 4 semaines plus tard 100 000 UI
200 000 UI
• Malnutrition protéino énergétique sévère (MPE), tous les mois jusqu’à
résolution de la MPE
100 000 UI 200 000 UI
Le schéma d’administration universel de la
vitamine A chez les enfants d’âge préscolaire et
les femmes allaitantes
Nourrissons de 6 à 11 mois 100 000 UI de
vitamine A tous les 3 à 6 mois la
• Enfants de 1 à 6ans 200 000 UI de
vitamine tous les 3 à 6 mois
• Femmes allaitantes 200 000 UI
vitamine A dès L’accouchement et une autre dose
après 24h
• ou dans les 8 premières semaines
2-1-3. ANEMIE
• Définition :
• C’est une diminution du nombre de globules
rouges secondaire à une carence en fer qui
correspond à des taux d’hémoglobine bas
dans le sang, et se manifeste par une baisse
de la quantité ou la qualité de globules rouges
affectant la capacité du sang à véhiculer
l’oxygène.
Causes et mécanisme
• Apport et absorption insuffisants du fer
• Pertes excessives de sang (vers, schistosomiase,
accouchement, hémorragie, menstrues)
• Destruction excessive de globules rouges (paludisme)
• Causes liées à d’autres carences (carences en folate,
en vitamine B-12)
• Production de globules anormaux (hématie falciforme)
EVALUATION DU STATUT EN FER
• Méthodes biologiques Diagnostic de l’anémie (hémoglobine
g/dl):
• 6-59 mois < 11,0
• 5-11 ans < 11,5
• 12-14 ans < 12,0
• Femme non enceinte ≥15 ans <12,0
• Femme enceinte <11,0
• Homme >15 ans <13,0
– Note: l’altitude affecte Hb
• 2 Méthodes cliniques
Les signes cliniques les plus importants sont :
• la pâleur des conjonctives,
• l’anorexie,
• la dyspnée,
• la stagnation de la courbe du poids
Qui sont les plus exposés
• Enfants de 6 à 59 mois
• Nourrissons à risques : petit poids à la
naissance, prématuré, et/ou né de mère
anémique
• Femmes en âge de procréer, femmes
allaitantes et les femmes enceintes
• Adolescents (en particulier les filles)
• PVVIH
Prévention et Traitement de l’anémie
Prévention
• Promotion de la consommation des aliments
riches en fer
• Supplémentation des femmes enceintes en fer
et acide folique
• Poursuite de la supplémentation en fer et
acide folique trois mois après l’accouchement
• Supplémentation des enfants en fer/acide
folique
• Prévention (suite)
• Déparasitage systématique des enfants à
partir de l’âge de 12 mois, des femmes
enceintes après le premier trimestre de
grossesse et des femmes allaitantes
• Prévention et traitement du paludisme :
Traitement préventif intermittent et utilisation
de moustiquaires imprégnées par les femmes
et les enfants
• La prévention est basée sur la diversification
de l’alimentation dès l’âge de 6 mois et la
supplémentation en fer systématique chez les
jumeaux
• Le traitement repose sur la prise du fer
pendant au moins 3 mois.
2-1-4PROBLEME DES TDCI
Causes De L’apparition Des TDCI
• Faible teneur en iode des sols et par-là des
récoltes locales et de l’eau
• Faible consommation d’aliments d’origine
marine comme le poisson
• Consommation accrue d’aliments
goitrigènes comme le chou, le manioc, etc
Diagnostiquer la carence en iode
• .1 Méthodes cliniques Indicateurs cliniques:
• Taux synthétique de goitre:
• Du Stade 0 à 2
• .1 Méthodes biochimiques.
Taux d’iode dans les urines :<20μg/dl la carence est
sévère
• Sérum T3 &T4
• Radiographie Isotope
• Echographie
Lutte contre les Troubles Dus à la
Carence en Iode (TDCI
• Promotion de la consommation du sel iodé
• Promotion des bonnes pratiques de
conservation du sel iodé (loin du feu et dans
un récipient fermé)
• Supplémentation en iode des enfants de 6-24
mois et des femmes enceintes (injection
d’iode) quand le sel n’est pas fortifié
•
2-1-5. Avitaminose du groupe B
• 1-Avitaminose B1 : Béribéri
• Le béribéri est une maladie causée par un
déficit en vitamine B1,
Causes et mécanisme
• :
• La consommation exclusive de riz poli,
dépourvu de ses écorces riche en thiamine
• Chez la femme enceinte ou allaitante, ou chez
le nourrisson né de mère carencée
• L’alcoolisme, associé à un apport alimentaire
insuffisant
Signes cliniques et examens
complémentaires
• :
• Polynévrite et Myocardite avec dyspnée,
douleurs précordiales, insuffisance cardiaque
• Encéphalopathie alcoolique avec paralysie
oculaire et nystagmus, troubles de la marche
Traitement :
• Il repose sur la prise de la vitamine B1 et sur
une alimentation équilibrée en sevrage
alcoolique radical
2- Avitaminose B2 : Ariboflavinose
Cause et mécanisme :
• Déficit d’apport rare en raison de la synthèse
intestinale ;
• Plus fréquemment carence d’absorption au
cours de syndromes digestifs ou
l’antibiothérapie prolongée qui détruit la flore
intestinale.
Signes cliniques
• Bouche avec Perlèche de la commissure des
lèvres : amincissement, fendillement de la
muqueuse avec fine desquamation
• Sensibilité douloureuse de la langue
• Nez : dermite séborrhéique des sillons naso
labiaux à la racine et aux ailes du nez
• Œil : Fatigue visuelle, diminution de l’acuité
visuelle
Traitement
:
• Il est essentiellement basé sur la prise de la
vitamine B2
•
3. Avitaminose PP ou Pellagre
• Définition :
La pellagre est une maladie très rare qui atteint les populations
pauvres dont la base de l'alimentation contient peu de
protéines animales,.
• Cause et mécanisme :
Carence d’apport notamment
Carence d’absorption d’origine gastrique chez les gastrectomisés
Carence d’utilisation d’origine hépatique en cas de cirrhoses, de
pellagre des alcooliques
Signes cliniques
Le trépied pellagreux (les 3D): Diarrhée, dermite, démence,
comporte :
• Les signes digestifs : stomatite et glossite, pyrosis,
gastralgies de types diverses, pesanteur, ballonnement,
entérocolite
• Les dermites
• Les signes nerveux avec des fourmillements, céphalées,
insomnie
• Traitement :
• Il est essentiellement basé sur la prise de la vitamine PP
4. Avitaminose C ou Scorbut
•
• Définition :
• Le scorbut est une maladie liée à une déficience alimentaire en
vitamine C qui se traduit dans sa forme grave par le déchaussement
et la purulence des gencives, des hémorragies, puis la mort.
•
• Causes et mécanisme :
• L’enfant nourrit exclusivement au lait ou aux bouillies sans
adjonction de jus de fruit ou de purée de légumes, est forcément
carencé
• Très rare chez l’adulte, mais existe chez les hommes âgés vivant
seuls, dont l’alimentation est dépourvue de légumes et fruits
•
Signes cliniques et examens
complémentaires
• Le scorbut du nourrisson (maladie de Barlow) avec des
douleurs osseuses très vives des membres inférieurs, des
hématomes sous-périsotés, chapelet costal aux jonctions
chondrocostaux, et des ecchymoses sous-cutanées
• Le scorbut chez l’adulte : L’hématome constitue le signe
majeur ; On note des hémorragies cutanées et sous-
cutanés et enfin des troubles bucco-dentaires avec gingivo-
stomatite hémorragique et chute des dents
• Biologiquement : Le taux sanguin de l’ascorbine baisse
Traitement :
• En Prévention : un jus d’orange sucré chaque
jour, dès le 3ème mois, ou à défaut, une
quantité double de jus de tomate est
nécessaire.
• En Curatif : le traitement est basé sur la prise
de la vitamine C
•
5. Rachitisme et l’ostéomalacie
•
• 1. Le rachitisme
• Définition
• Le rachitisme est une maladie liée à une
déficience alimentaire en vitamine D.
• Causes et mécanisme :
• En dehors des périodes de famine, les carences en
vitamine D s’observe :
• Chez les nourrissons et les vieillards vivant enfermés en
ville, sans exposition suffisante au soleil
• Chez les sujets économiquement faibles, ayant un
régime sans laitage
• Chez la femme, après des grossesse répétées et des
allaitements prolongés
• Au cours des maladies digestives chroniques (diarrhée
graisseuse, insuffisance biliaire et pancréatique
externe)
• Au cours de certaines maladies rénales
•
Signes cliniques
• :
• - Les déformations osseuses comme les
craniotabès (zones non calcifiées et molles sur la
voûte crânienne, la fermeture tardive des
fontanelles, le thorax en carène ou en entonnoir,
le gonflement des charnières chondrocostales,
des genoux, des coudes et enfin des
déformations du bassin, et une incurvation des
membre
• - Hypotonie musculaire, Retard de la première
dentition et La tétanie est parfois associée
2. l’ostéomalacie
• Définition :
• C’est la non calcification de la matrice
protéique en partie ou du tissu « ostéïode »
riche en ostéoblastes.
Causes et mécanisme
• :
• La calcification de la matrice protéique dépend de la
vitamine D qui absorbe le calcium intestinal et
participe à sa fixation sur l’os en présence de
phosphore, et à sa mobilisation en synergie avec
l’hormone parathyroïdienne.
• Les causes principales d’ostéomalacie sont :
• La déficience en phosphore suite à une carence
alimentaire, une malabsorption, ou des pertes rénales
• La déficience en calcium suite à une carence
alimentaire ou une malabsorption, des pertes rénales,
ou encore pendant la grossesse et la lactation
Signes clinques et examens complémentaires
• :
• Chez l’enfant : (voir le chapitre sur le rachitisme)
• Chez l’adulte : on observe des douleurs généralisées à la pression
des os, des fractures souvent mal expliquées suite à des
traumatismes minimes, et quelquefois des crises tétaniques
• Biologiquement : La calcémie peut être normale ou en baisse ; par
contre la phosphorémie et les phosphates alcalins sont élevés. En
cas d’association à une insuffisance rénale, la calcémie est basse.
• La biopsie osseuse peut aussi être utilisé comme moyen
diagnostique et montre que le tissu ostéoïde non calcifié est riche
en ostéoblastes
• Traitement :
• Il est essentiellement basé sur la prise de la vitamine D
Causes:
• L’obésité est une maladie évolutive qui résulte le
plus souvent d’un déséquilibre du bilan calorique
soit par diminution des dépenses, soit et surtout
par excès d’apport
• L’importance de la composante familiale est bien
connue, mais il est souvent difficile de faire la
part entre les facteurs génétiques et
nutritionnels
• Les causes endocriniennes sont également
évoquées
•
Prise en Charge de la Malnutrition
Aigue Sévère (MAS)
et
Malnutrition Aiguë Modérée (MAM
Différents types de prise en charge
1. Centre de Nutrition Thérapeutique 24hre/24hres :
Phase 1, Phase de Transition et de Phase 2
2. Centre de Nutrition Supplémentaire (CNS): mère
amène l’enfant chaque semaine pour une visite de
contrôle et recevoir la ration d’ATPE pour les cas de
malnutrition sévère sans complication et les cas de la
Phase 2 provenant des CNT.
3. Traitement communautaire des cas modérés (à
domicile par des relais) avec le Prémix (ration sèche +
huile +/ou sucre) ou dans les CNS avec le BP5
Dépistage et critères d’admission
• Enfant 6 mois à Adulte
• MAS: MUAC < 11 cm ou P/T < 70%
Centre de Nutrition Thérapeutique
(Test de l’appétit négatif) ou avec complication
(Maladies: Œdèmes, Vomissements importants,
Hypothermie ou Fièvre, Respiration
rapide,Déshydratation, Convulsions, etc…)
* Test de l’appétit fait avec ATPE (Aliment
Thérapeutique Près à l’Emploi) dans un endroit
calme (maximum 1 heure)
Dépistage et critères d’admission
• Enfant 6 mois à Adulte
MAS: MUAC < 11 cm ou P/T < 70%
Centre de Nutrition Supplémentaire
(Test de l’appétit positif)
MAM: (MUAC < 12,5 cm ou P/A < 80%) et P/T < 80%
Centre de Nutrition Supplémentaire
Centre Thérapeutique
Communautaire
Comment faire le test de l’appétit ?
• Le test de l’appétit doit être fait dans un endroit au
calme.
• Expliquer à l’accompagnant le but du test et comment
cela va se passer.
• L’accompagnant et l’enfant doivent tout d’abord se
laver les mains.
• Il doit s’asseoir confortablement avec l’enfant sur ses
genoux et lui offrir le sachet d’ATPE ou mettre un peu
de pâte sur son doigt ou à la bouche de l’enfant.
• L’accompagnant doit offrir à l’enfant l’ATPE et en même
temps encourager l’enfant. Si celui-ci refuse, il doit
alors continuer gentiment à encourager l’enfant et
prendre son temps. Le test doit normalement prendre
peu de temps mais peut durer jusqu’à une heure
maximum. L’enfant ne doit pas être forcé.
• Il faut offrir à l’enfant beaucoup d’eau dans une tasse
pendant qu’il prend son ATPE.
• Lorsque L‘enfant a fini, il faut estimer ou mesurer la
quantité consommée
En phase 1 dans le CNT, les tâches sont
les suivantes
• Administrer 8 repas par jour de F75 en utilisant le
tableau “Quantités de F75 par classe de poids et par
repas”,
• Administrer le traitement systématique,
• Surveiller le patient,
• Prévenir, diagnostiquer et traiter
• L’hypoglycémie
– L’hypothermie
– L’arrêt cardiaque
– L’anémie sévère
– Le choc septique
– La déshydratation
– Les infections
Phase 1: Prise en charge médicale
• Donner à l’admission:
- Vitamine A selon l’âge
- Acide Folique (5 mg)
- Traitement Antibiotiques tous les jours
- Amoxycilline
- Gentamycine ou Chloramphénicol
- Traitement du Paludisme + Moustiquaire Imprégnée
- Vaccination Rougeole
- Déparasitage à la sortie
- Traitement des autres symptômes/maladies
- Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique
- Surveillance clinique 24h sur 24h
Phase 1: 8 repas
• F75: 75kcal/100ml
le F75 est un lait thérapeutique contenant moins de sodium, de protéines et
de lipides que le F100, ayant une osmolarité, une solubilité rénale et une
densité énergétique moins élevées que le F100.
• Quantités : 100kcal/130ml/kg/jour par enfant. Plus le patient est jeune et plus
les quantités augmentent et plus le patient est âgé et les quantités diminuent)
-
• Donner F75 à la tasse avec une soucoupe ou par sonde naso-gastrique (mais
surtout n’utiliser pas de cuillère)
On utilisera la SNG si
 Le patient prend moins que 75% de la quantité prescrite en phase 1 ;
 Le patient souffre de pneumonie avec accélération de rythme
respiratoire ;
 Le patient souffre de lésions buccales ;
 Le patient a une malformation comme un bec de lièvre ;
 Le patient souffre de troubles de la conscience.
Critères de passage de la phase 1 à la
phase de transition
• L’amorce de la fonte des oedèmes
• Le retour de l’appétit
• L’absence de SNG, perfusions ou transfusions, et
de problèmes médicaux sérieux.
Durant la phase de Transition au CNT
• La SEULE différence avec la phase 1 est un
changement dans le type de régime; le reste
demeure inchangé et semblable au
traitement de la phase 1;
• Remplacer le F 75 (100kcal/130ml) par du
F100 (100kcal/100ml)
• Surveiller le patient ;
Critères de passage de la Phase de
Transition à la Phase 2
• Retour de l’appétit modéré
• ET
• Début de reprise de poids pour le marasme ;
• OU
• La réduction presque totale ou la perte
complète des oedèmes
ET
• Absence d’autres complications médicales
Phase 2
• La phase médicale du traitement est terminée.
• A ce stade, les patients ne présentent plus de
sérieux problèmes médicaux ou de
complications, et leur appétit est bon.
• Les repas peuvent être volumineux et les patients
sont censés gagner rapidement du poids.
• La phase 2 peut se faire soit dans un CNS en
ambulatoire (avec les ATPE) ou dans un CNT (avec le
F100 ou l’ATPE
Phase 2: Prise en charge médicale
A l’admission:
Poursuite du traitement systématique débuté au
CNT si nécessaire
Pour suivre le traitement diététique
Prise en charge: Enfant 0- 6 mois
• L’Objectif est de ré-établir l’allaitement maternel
exclusifSi Allaitement
- Allaiter puis donner F100 dilué
Si pas d’Allaitement
- Utiliser la technique de succion supplémentaire à la
sonde pour redémarrer l’allaitement
- Donner F100 dilué
Si pas d’Allaitement possible
- Donner F100 dilué
Prise en charge: Enfant 0- 6 mois
Prise en Charge Médical
• - Vitamine A (50 000 IU)
- Acide Folique (2,5 mg)
- Traitement Antibiotiques tous les jours
- Amoxycilline
- Gentamycine ou Chloramphénicol
- Moustiquaire Imprégnée
- Fer quand le nourrisson commence à prendre du
poids
- Traitement des autres symptômes/maladies
- Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique
- Surveillance clinique 24h sur 24h
2.1.2-AVITAMINOSE A
• Définition et Considérations d’ordre général :
• L’avitaminose A est une des principales causes
de cécité dans le monde, notamment dans les
pays en voie de développement. Elle est
consécutive à un apport insuffisant en
vitamine A.
Problème de la carence en vitamine A
• La vitamine A:
 n’est pas synthétisée par l’organisme
 doit provenir des aliments ou de suppléments
 est stockée dans le foie
 renforce les cellules épithéliales
 est importante pour le système immunitaire
Causes et Facteurs de risque
•
• L’âge : Les enfants d’âge préscolaire sont les plus
touchés
• Le sexe : Les garçons sont plus sensibles que les filles
• Statut physiologique : Les femmes enceintes et
allaitantes
• Facteurs culturels : L’espacement et la limitation des
naissances ont de manière générale un effet
protecteur et réduisent considérablement les
carences en vitamine A.
Evaluation du statut en vitamine A
• Diagnostic
• Le statut en vitamine A peut s’évaluer en utilisant
diverses méthodes:
• Cliniques (examens cliniques),
• Biochimiques (dosage du rétinol),
• Histologiques (examen de cellules oculaires) ou
• Alimentaire (HKI/Food Frequency Method).
1 Signes cliniques
 Cécité nocturne : Héméralopie
 Tache de Bitot
 Ulcération cornéenne : Kératomalacie
 Cécité permanente
Indicateurs biologiques :
• Indicateur
Déficit si …..
Cibles
Sérum rétinol
• ≤ 20µg/100ml
• Enfants 12-71 mois
• Femmes en âge de procréer
• Rétinol du lait maternel
• ≤1,05 µmol/l ou ≤ 8µg/l de graisse
• Femme allaitante (21 jours après l’accouchement)
• L’examen distingue
• l’obésité gynoïde, prédominant à la moitié
inférieure du corps,
• l’obésité androïde, atteignant la partie
supérieure du tronc.
Traitement :
• Le traitement est dominé par le régime
hypocalorique dont le taux est fixé par
l’interrogatoire alimentaire. Il faut souvent
associer un soutien psychothérapique, et
éventuellement prescrire de petites doses de
tranquillisant. Il faut proscrire les anorexigènes,
les diurétiques, les extraits thyroïdiens qui sont
inutiles et souvent dangereux. La surveillance de
l’efficacité est jugée par la courbe pondérale et la
normalisation des troubles biologiques éventuels.
AEN
Pourquoi
 Durant les 30-40 dernières années, les interventions de
nutritions étaient souvent
 Non intégrées
 Considérées comme des programmes verticaux distincts
 En concurrence les unes avec les autres
 Non orientées sur l’action (non spécifiques et confuses)
 Centrées sur les programmes de Surveillance et Promotion
de la croissance…
ACTIONS ESSENTIELLES EN
NUTRITION :-
• . Définition des Actions essentielles en
Nutrition :-
• C’est un ensemble d’interventions en nutrition
à grand impact sur les malnutritions délivrées
tant au niveau communautaire que dans les
formations sanitaires.
 . Consensus actuel que les interventions de
nutrition doivent être
 Intégrées au niveau programmatique
 alimentation du nourrisson et du jeune enfant
 nutrition des femmes
 micronutriments
 Basées sur des impacts prouvés
Orientées vers des actions claires
Qui’ fait ‘quelle action’, ‘comment’ et ‘quand’ ?
Composantes des Actions Essentielles
en Nutrition (AEN)
• Promotion de l’allaitement optimum pendant les
six premiers mois de la vie
• Promotion d’une alimentation complémentaire
optimale à partir de six mois et poursuite de
l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de deux ans et
au delà;
• Promotion d’une alimentation optimale pour les
enfants malades et ceux sévèrement malnutris;
• Prévention de la carence en vitamine A chez les
enfants et les femmes ;
• Prévention de l’anémie chez les enfants et les
femmes ;
• Promotion de la consommation du sel iodé ;
• Promotion d’une alimentation optimale chez
les femmes.
• Promotion d’une alimentation adéquate en
cas de VIH
Promotion de l’allaitement optimum pendant
les 6 premiers mois de la vie .
Initier l’allaitement maternel dans les 30 min après la
naissance
 Allaiter exclusivement jusqu’à 6 mois
 Allaiter à la demande, jour et nuit, au moins 10 fois
 Pratiquer une prise du sein et une position correctes
 Vider un sein avant de passer à l’autre
 2. Alimentation complémentaire optimale à partir de 6 mois et
poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à 2 ans et au-delà :
Commencer l’Alimentation complémentaire adéquate à 6 mois
 Allaiter jusqu’à 24 mois et au-delà
 Augmenter le nombre des repas et la variété des aliments avec l’âge
 Augmenter la densité et la quantité avec l’âge
 Pratiquer une alimentation active
 Pratiquer une bonne hygiène (eau, aliments, mains propres)
 Utiliser des aliments de complément enrichis
• En augmentant la fréquence des repas, en
variant la consistance des plats
• - 6-9 mois: 2-3 repas/jour
• - 9-23 mois: 3-4 repas/jour
 0 à 6 mois: Augmenter la fréquence de l’allaitement
maternel pendant et après la maladie
• Donner du zinc et vitamin A, selon le protocole national (PCIME)
• Réhydrater par voie orale, selon les besoins
 Plus de 6 mois: Augmenter la fréquence de l’allaitement
maternel pendant et après la maladie et
• Augmenter l’alimentation pendant et après la maladie
• Donner un repas supplémentaire, chaque jour et pendant 2
semaines
• Donner du zinc et vitamin A, selon le protocole national (PCIME)
• Réhydrater par voie orale, selon les besoins
• Prendre en charge des enfants sévèrement malnutris selon
protocole national
3. Soins Nutritionnels des Enfants
Malades & Malnutris
• Augmenter la fréquence des repas jusqu’à ce que l’enfant
retrouve son poids d’avant la maladie
• En cas de diarrhée: supplémenter l’enfant avec le zinc
pendant 10 -14 jours selon la recommandation de l’OMS et
l’UNICEF
• Recommandation de supplémentation en zinc
dans le traitement de la diarrhée
(OMS/UNICEF) :
• Age
• Dose et Durée du traitement
• 0-6 mois
• 10 mg/jour pendant 10 à 14 jours
• 6-59 mois
• 20 mg/jour pendant 10 à 14 jours
•
• En cas de rougeole: donner de la vitamine A selon le
protocole national
• En cas de diarrhée persistante : donner de la vitamine A
selon le protocole national de prise en charge de la
diarrhée
• En cas de malnutrition sévère : mettre en œuvre le
protocole de prise en charge des cas de malnutrition
sévère (
• Supplémentation en vitamine A des enfants souffrant de :
diarrhée persistante, rougeole, xérophtalmie, malnutrition
sévère (marasme), complications infections respiratoire,
VIH.
4. Promotion de la Nutrition des Femmes
 Pendant la grossesse et l’allaitement:
 Augmenter l’apport alimentaire : (1 repas en plus par jour pendant la
grossesse; 2 pendant l’allaitement)
 Supplémenter en fer-acide folique (6 mois)
 Prévenir et traiter le Paludisme
 Déparasiter pendant la grossesse
 Prendre la Vitamine A après dans les 8 semaines après accouchement
• Promouvoir la Nutrition des adolescents (des filles)
• Promouvoir la consommation du sel iodé
• Réduire la charge de travail des femmes pour faire des économies
d’énergie
4. Prévention de la carence en
vitamine A :
• Les éléments suivants sont à considérer :
• Allaitement exclusive pendant les six premiers mois de la vie et poursuite de
l’allaitement jusqu’à 24 mois et au-delà ;
• Supplémentation systématique en vitamine A des enfants de 6-59 mois tous les 4-6
mois (
• Supplémentation des femmes en post partum immédiat :
– (1 dose à l’accouchement et l’autre 24 heures après
– Si non allaitante, deux doses dans les 6 semaines
• Traitement de la xérophtalmie, de la rougeole, la malnutrition protéino-
énergétique sévère (sans œdème), diarrhée persistante et complications des
Infections Respiratoires Aigues (IRA)
• Promotion de la consommation des aliments riches en vitamine A notamment:
l’huile de palme rouge non blanchie, le foie des animaux, les poissons gras et demi-
gras, les petits poissons séchés consommés entier (mouadja moto/babalam fish,)
tubercules à chair jaune (manioc jaune, patate jaune, pomme de terre jaune),
céréales jaunes (maïs jaune), fruits jaunes (mangue, tomate) et les légumes vert
feuillus
• Promotion de la consommation des aliments fortifiés (margarine)
5. Prévention de l’anémie
 Supplémenter en fer-acide folique les femmes
 Déparasiter pendant la grossesse et les enfants 2 fois
par an
 Prévenir et traiter le Paludisme
 Promouvoir la consommation d’aliments riches et des
aliments enrichis en fer (industriels or ménages)

• La supplémentation universelle en fer/acide folique à titre
préventif se fait de la manière suivante :
•
• Groupes
• Doses
• Durée du traitement
• Enfant de faible poids à la naissance (<2,500g)
• Fer: 12.5 mg / jour
• Acide folique : 50mcg/j
• 2 -24 mois
• Enfants de 6 à 24 mois
• Fer:12.5 mg/j
• Acide folique: 50 mcg/j
• - 6-12 mois là où la prévalence de l’anémie <40 %
• - 6-24 mois là où la prévalence de l’anémie >40%
• Enfants de 24 à 59 mois
• Fer : 20-30mg/jour
• 1 comprimé par semaine pendant trois mois
• Enfants d’âge scolaire (6-11 ans)
• Fer: 30-60 mg/jour
• 1 comprimé par semaine pendant trois mois
• Adolescentes/femmes en âge de procréer
• fer: 60mg/jour
• Acide folique: 400mcg/j
• 1 comprimé par semaine pendant trois mois
• Femmes enceintes et allaitantes
• fer: 60mg/day
• Acide folique: 400mcg/j
• - Pendant 6 mois durant la grossesse là où la prévalence de
l’anémie >40%
• - Trois mois après l’accouchement
• Pour le traitement de l’anémie sévère chez les enfants et les femmes, le
schéma est le suivant :
• Groupes
• Doses
• Durée du traitement
• Enfants < 2 ans
• Fer : 25 mg /jour
• Acide folique: 100-400 mcg/jour
• 3 mois
• Enfants 2-12 ans
• Fer: 60 mg /jour
• Acide folique: 400 mcg/jour
• 3 mois
• Adolescentes/femmes en âge de procréer
• fer: 120 mg/jour
• Acide folique: 400mcg/jour
• 3 mois
•
• Cibles
• Médicament et Dosage
• Albendazole (400 mg comprimé)
•
• Enfants 12-23 mois
• ½ comprimé
•
• Enfants de plus de 24 mois
• 1 comprimé
•
• Femmes enceintes
• 1 comprimé
•
• Femmes allaitantes
• 1 comprimé
•
• 6. Prévention de la carence en iode :
• Les éléments suivants sont à considérer :
• Promotion de la consommation du sel iodé
• Promotion des bonnes pratiques de conservation
du sel iodé (loin du feu et dans un récipient
fermé)
• Supplémentation en iode des enfants de 6-24
mois et des femmes enceintes (injection d’iode)
quand le sel n’est pas fortifié
• Promotion d’une nutrition optimale des
femmes :
7. Nutrition et VIH/SIDA
• Accroître les apports énergétiques en fonction
de l’âge et du stade de la maladie
• Développer les stratégies pour gérer les
interactions entre les aliments et les
traitements
•
• L’infection à VIH accroît les besoins en
nutriments à cause notamment du
changement de métabolisme. Une personne
adulte infectée a besoin de 10 à 15% d’énergie
supplémentaire pendant la phase
asymptomatique et de 20 à 30% en cas
d’apparition des Si symptômes. Chez les
enfants et adolescents malades, les besoins en
énergie augmentent de 50 à 100%.
• La relation entre le VIH/SIDA et la nutrition est
désignée par l’expression « lien cyclique », en
ce sens qu’un problème cause ou aggrave
l’autre, de telle manière qu’ils deviennent
interdépendants.
• Un mauvais état nutritionnel affaiblit le
système immunitaire. Cet état rend le malade
plus vulnérable aux infections ; d’où la
nécessité d’une meilleure alimentation pour
lutter contre l’infection.
• Groupes de population
• Phase de la maladie (selon l’OMS)
• Impact du VIH sur les besoins énergétiques
• Adultes
• Femmes enceintes*
• Femmes allaitantes **
• Asymptomatique (Stade 1)
• Augmentation de 10% des besoins énergétiques
• Symptomatique (Stade 2, 3, ou 4)
• Augmentation de 20-30% des besoins énergétiques
• Enfants
• Asymptomatique (Stade 1)
• Augmentation de 10% des besoins énergétiques
• Symptomatique (sans perte de poids) (Stade 2)
• Augmentation de 20-30% des besoins
énergétiques
• Symptomatique (avec perte de poids) (Stade 3 or
4)
• Augmentation de 50 à 100% des besoins
énergétiques
6 -Sécurité sanitaire des aliments /
Principes généraux d'hygiène
alimentaire.
• Sécurité sanitaire des aliments : assurance que
les aliments sont sans danger pour le
consommateur, quand ils sont préparés et/ou
consommés conformément à l'usage auquel ils
sont destinés.
• Hygiène alimentaire : ensemble des conditions et
mesures nécessaires pour assurer la sécurité
sanitaire, et la salubrité des aliments à toutes les
étapes de la chaîne alimentaire.
ELEMENTS DE LA SECURITE SANITAIRE
DES ALIMENTS
• Hygiène de l'environnement Les sources
potentielles de contamination par
l'environnement devraient être prises en
considération. En particulier, la production
alimentaire primaire devrait être évitée dans
des zones où la présence de substances
potentiellement nocives pourrait conduire à
un niveau inacceptable de telles substances
dans les aliments.
• Hygiène des zones de production alimentaire
• Les producteurs devraient, dans la mesure du
possible, prendre des mesures pour:
• - maîtriser la contamination par l'air, le sol,
l'eau, alimentation du bétail, les engrais, (y
compris les engrais naturels), les pesticides,
les médicaments vétérinaires ou tout autre
agent utilisé dans la production primaire;
• - maîtriser l'état sanitaire des plantes et des
animaux afin qu'il ne fasse pas courir de
risque à la santé humaine à travers la
consommation alimentaire, ou affecte
négativement l'acceptabilité du produit; et
• - protéger les sources de production
alimentaire contre la contamination fécale ou
autre.
•
Manutention, entreposage et transport
• trier les aliments et ingrédients alimentaires de
manière à éliminer ceux qui sont manifestement
impropres à la consommation humaine;
• éliminer de manière hygiénique tout déchet; et
• protéger les aliments et les ingrédients alimentaires
contre la contamination par des ravageurs, des agents
chimiques, physiques ou microbiologiques ou par toute
autre substance inadmissibles au cours de la
manutention, de l'entreposage et du transport.
HYGIÈNE DU
PERSONNEL/MANIPULATEURS
• La personne qui manipule les aliments doit le
faire avec beaucoup de précaution pour éviter
de contaminer les aliments.
• Ses vêtements doivent être propres, les
ongles doivent être coupés courts, les cheveux
doivent être protégés par un bonnet.
• Se laver les mains chaque fois après utilisation des
toilettes, avant la préparation des aliments et avant les
repas ;
• Se laver les mains avec de l’eau courante et du savon
(d’un robinet ou en y versant de l’eau à l’aide d’un
gobelet ou de tout autre récipient) ; non dans une
bassine
• Garder les ongles courts et propres. Laver l’intérieur
des ongles chaque fois que vous vous lavez les mains ;
• Si vous avez une blessure à la main, la protéger à l’aide
d’un bandage afin d’éviter que toute infection de la
blessure souille les aliments lors de la préparation ou
de la manipulation ;
• Se laver les mains à l’eau et
Usage de pesticides ou de
médicaments vétérinaires
• L'utilisation non appropriée de pesticides ou de
produits vétérinaires, pendant la production
primaire, peut conduire à l'accumulation de
résidus dangereux provenant de ces substances
dans les aliments
• L'évaluation scientifique de la sécurité sanitaire
des pesticides et des produits vétérinaires et des
niveaux acceptables pour la consommation
humaine, est une tâche ardue qui n'est peut être
pas possible dans tous les pays, notamment dans
les pays en développement
le matériel et les installations
• Le respect de bonnes règles d'hygiène dans la
conception et la construction des bâtiments,
un emplacement appropriée et des
installations adéquates sont nécessaires pour
permettre une maîtrise efficace des dangers
• la contamination des aliments soit réduite au minimum;
• la conception et la disposition des lieux permettent un
entretien, un nettoyage et une désinfection convenables et
minimisent la contamination d'origine atmosphérique;
• les surfaces et les matériaux, particulièrement s'ils sont en
contact avec les aliments, ne soient pas toxiques pour
l'usage auquel ils sont destinés et, au besoin, suffisamment
durables et faciles à nettoyer et à entretenir;
• une protection efficace soit prévue contre la pénétration et
l'installation de ravageurs.
• Emplacement des installations
• aucun établissement ne devrait être installé
en un endroit où une menace de
contamination subsiste pour la sécurité
sanitaire ou pour la salubrité des aliments. Les
installations doivent être situés à grande
distance
– de zones polluées et d'activités industrielles, qui représentent
une grave menace de contamination des aliments;
– de zones sujettes aux inondations, à moins que des dispositifs de
sécurité suffisants ne soient en place;
– de zones sujettes à des infestations par des ravageurs;
– de zones où les déchets, solides ou liquides, ne peuvent être
efficacement évacués
• qualité des ustensiles /matériel
• Le matériel devrait être installé de manière à:
– permettre un entretien et un nettoyage convenables;
– fonctionner conformément à l'usage qui lui est destiné;
– faciliter l'adoption de bonnes pratiques en matière d'hygiène
– Approvisionnement en eau
– L'eau potable devrait répondre aux critères énoncés dans la
dernière édition des Directives OMS pour la qualité de l'eau
de boisson, ou être une eau de qualité supérieure.
• • La glace utilisée comme ingrédient ou en
contact direct avec les aliments doit être
fabriquée avec de l'eau potable et protégée de
toute contamination
• Préparation des aliments
• Bien préparer les aliments par les méthodes suivantes :
• S’assurer que toutes les surfaces et ustensiles destinés
à la préparation des aliments sont propres ;
• Laver les légumes à l’eau courante (à l’aide d’un robinet
ou en y versant de l’eau à l’aide d’un gobelet ou de tout
autre récipient), plutôt que de les tremper dans une
cuvette ;
• S’assurer que la viande est bien cuite à cœur, c'est-à-
dire qu’elle n’est ni rosâtre, ni saignante au milieu ;
• Bien faire cuire les œufs;
• éviter de consommer l’oeuf dont le jaune coule ou des
aliments non cuits préparés avec des œufs crus ;
• Bien laver les planches à couper et les couteaux avant
de les utiliser pour d’autres aliments (notamment après
avoir coupé des viandes telles que le poulet, le poisson
ou le porc) ;
• Éviter les planches en bois pour découper de la viande,
utiliser plutôt les planches et les plats en plastiques;
• Éviter tout contact entre les aliments crus et les
aliments cuits;
• Servir les aliments immédiatement après la cuisson ;
• Ne pas conserver les aliments pendant longtemps,
surtout si vous n’avez pas de réfrigérateur ou une
glacière ;
• Consommer les aliments lorsqu’ils sont encore chauds ;
• Recouvrir les aliments non consommés ;
• Ne réchauffer les aliments qu’une seule fois après la
cuisson
• Conservation des aliments
• Les aliments sont bien conservés au moyen des
méthodes suivantes :
• Salaison
• Sucrage
• Fumage,
• La conservation sous terre
• Conservation par le froid.
• Pour préserver les aliments à la maison,
• Couvrir et conserver les aliments à l’abri des insectes,
les rongeurs et autres animaux ;
• Conserver les aliments tels que le lait et les oeufs, qui
peuvent absorber les odeurs, loin des aliments qui en
dégagent, tels que le poisson, les oignons et les
poireaux.
• Conserver les aliments selon la méthode « premier
entré, premier sorti » pour s’assurer que les aliments
les plus anciens sont préparés en premier lieu.
• Conserver les aliments restés la veille dans un
réfrigérateur et les consommer dans les 24 heures.
• Ceux qui n’ont pas de réfrigérateur doivent consommer
les restes le même jour.
• Bien réchauffer à ébullition les restes d’aliments avant
de les servir.
• Garder les aliments loin des pesticides, des agents
désinfectants ou d’autres produits chimiques toxiques ;
• Eviter de consommer les produits périmés.
•
Chap VII: communication pour le
changement de comportement (ccc)
en matière d’alimentation
La conception
• Première étape : Identification et analyse des problèmes
nutritionnels d’une communauté
• Deuxième étape : Détermination des problèmes nutritionnels
prioritaires
• Troisième étape : Décomposition de l’action de formation :
 détermination de l’objectif principal
 détermination des objectifs pédagogiques
 identification des groupes cibles
 définition des contenus de formation et des méthodes
pédagogiques.
• Quatrième étape : Programmation de l’action
de formation en fonction des ressources
matérielles, financières et du temps
• Cinquième étape : Exécution de l’action de
formation
• Sixième étape : Evaluation de l’action de
formation
B- Les techniques d’éducation
nutritionnelle
Les différentes techniques d’éducation
nutritionnelles sont :
• les réunions avec les discussions de groupes
• les causeries éducatives
• les séances de démonstration
1 Technique de réunion :
.
Le but de la réunion :
• La réunion peut avoir pour but :
• d’informer,
• de susciter une discussion pour aboutir à des
décisions,
• de former
La préparation de la réunion : Il faut :
• choisir un lieu propice à la réunion
• fixer la date, l’heure et la durée probable de la
réunion
• informer les participants
• prévoir les différents outils pédagogiques
• définir les objectifs de la réunion
• définir les thèmes de la réunion
• prévoir les différentes étapes de la réunion et
les explications à fournir à chaque étape
La conduite de la réunion :
• Il faut d’abord indiquer :
• les objectifs,
• le thème,
• les différentes étapes,
• la synthèse finale et les conclusions de la
réunion
• Puis procéder à la facilitation:
– en faisant progresser les débats suivant les étapes
prévues
– en veillant à ce que les discussions ne s’écartent
pas du sujet
– en rappelant les points non examinés
– en reformulant ce que les participants expriment
de façon confuse
– en clarifiant certains points
– en procédant à des synthèses partielles
• Enfin réguler :
• en distribuant la parole,
• en encourageant à parler,
• en monopolisant pas la parole, mais en écoutant,
• en n’imposant pas son point de vue
• en intervenant avec simplicité et calme,
• en veillant au respect du temps prévu.
2 Technique de la démonstration
• Le but de la démonstration : La démonstration permet
de mieux convaincre et de communiquer des aptitudes
par des exercices pratiques.
• Les conditions d’une bonne démonstration :
– Le thème de la démonstration doit correspondre à un
problème identifié dans le milieu
– Lors de la démonstration, il ne faut avoir recours qu’à des
aliments et ustensiles locaux
– Il faut que les participants constituent un groupe restreint
et qu’ils puissent s’exprimer certaines mères doivent
refaire la démonstration.
• La préparation de la démonstration :
– il faut prévoir le lieu de la démonstration ;
– il faut fixer la date, l’heure et la durée de la
démonstration ;
– l’on doit informer les participants ;
– il faut prévoir les objectifs, les thèmes les différentes
étapes et les explications à chaque étape de la
démonstration ;
– il faut réunir le matériel nécessaire ;
– l’éducateur doit être sûr de sa technique ;
– il convient d’arriver en avance pour mettre en place le
matériel de démonstration.
• La conduite de la démonstration :
• L’éducateur doit :
– capter l’attention par des chants et des slogans ;
– rappeler les objectifs et les thèmes de la
démonstration ;
– montrer tous les éléments nécessaires à la
réalisation de la démonstration :
– expliquer ce que l’on va faire ;
– montrer comment ;
– s’assurer que les participants ont bien compris en
posant les questions ;
La conduite de la démonstration (SUITE)
– faire reprendre la démonstration par des
volontaires ;
– laisser les autres participants critiquer ;
– encourager et féliciter ;
– donner la préparation à manger aux enfants ;
– donner les conseils d’hygiène tout au long de la
démonstration ;
– nettoyer et ranger le matériel ;
– rappeler les idées forces de la démonstration par
des chants et slogans
5 messages clés en nutrition
– l’alimentation variée
– l’alimentation équilibrée
– le sevrage des enfants
– la consommation du sel iodé
– l’alimentation des femmes enceintes
– alimentation des enfants nés de mère séro
positives
Le suivi et évaluation
Le suivi et évaluation des actions en CCC se font
à travers :
• Les visites sur le terrain au cours des
supervisions
• L’observation directe d’une tâche spécifique
dans une population à travers une grille
d’observation
• Réunion, discussion de groupe et causerie
éducative

Nutrition.pptx

  • 1.
  • 2.
    Objectifs du cours •Objectif général • A la fin de cet enseignement l’étudiant EM 2 doit être capable d’expliquer , les méthodes d’évaluation de l’état nutritionnel ,les pathologies nutritionnelles, les actions essentielles en nutrition, la sécurité sanitaire des aliments sans oublier la ccc en matière d’alimentation
  • 3.
    Objectifs spécifiques • 1-expliquertoutes les méthodes d’évaluation de l’état nutritionnel • 2-Expliquer les signes et symptômes ,les moyens diagnostics cliniques et biologiques ,les méthodes de prévention et de traitement (faire référence aux programmes nationaux mis en œuvre au Cameroun en la matière)
  • 4.
    Objectifs spécifiques(suite) 3- Expliquerles actions essentielles en nutrition • 4-Expliquer toutes les mesures de la sécurité sanitaire des aliments • 5-Mener une action en CCC dans une communauté en utilisant des techniques appropriées
  • 5.
    I-Evaluation de l’étatnutritionnel LES MÉTHODES d’évaluation de l’état nutritionnel : • Méthodes cliniques • Méthodes anthropométriques • Méthodes biochimique/biologiques • Méthodes alimentaires.
  • 6.
    I-2 Evaluation dustatut nutritionnel des enfants I-2.1 Anthropométrie chez le nourrisson et l’enfant
  • 7.
    Évaluer la sous- alimentation Indicateurs anthropométriques  Poids à la naissance (moins de 2 500 grammes)  Poids pour l’âge (P/A) – Insuffisance Pondérale  Taille pour l’âge (T/A) - Malnutrition Chronique  Poids pour la taille (P/T) – Malnutrition Aigue
  • 8.
    Périmètre brachial (dépistage- urgences) • Malnutrition sévère : PB < 11 cm • Malnutrition modérée : PB compris entre 11 et 12,5 cm. • Risque de malnutrition/dénutrition : PB compris entre 12.5 et 13.5 • -- Enfant bien nourri PB > 14
  • 9.
    Indice de massecorporelle (IMC) – adultes (poids/taille2) • L’état nutritionnel est classifié ainsi qu’il suit selon la valeur de l’IMC : • Etat nutritionnel • ≤ 16 Dénutrition type III (sévère) • 16-16,9 Dénutrition type II (modérée) • 17-18,49 Dénutrition type I (légère) • 18,5-24,9 Normal • 25-29,9 Surcharge pondérale • 30-34,49 Obésité type I (légère)
  • 10.
    34.5-39.9 obésité typeII (modérée ) • ≥ 40 obésité type III( sévère) Tour de taille : Sa valeur normale est de 100-102 cm chez l’homme de 88-90chez la femme
  • 11.
    Utiliser une courbede croissance pour évaluer l’état nutritionnel de l’enfant (Poids pour l’âge) • Déterminer l’âge de l’enfant en mois • Peser l’enfant (nu ou légèrement vêtu) • Marquer par un point le poids de l’enfant en regard de l’âge • Déterminer si le point est dans la zone normale, poids faible pour l’âge, ou poids très faible pour l’âge de la courbe • La direction de la courbe est très importante. Il faudrait donc avoir plusieurs points sur la courbe pour mieux l’interpréter
  • 12.
    Evaluation de l’étatnutritionnel en utilisant plusieurs indicateurs • Enfant bien nourri : P/T > 80% et/ou Absence d’œdèmes bilatéraux et/ou PB > 13,5 cm • Malnutrition modérée : P/T compris entre 70 et 80% ; Présence ou absence d’œdèmes bilatéraux ; PB compris entre 11 et 13,5 cm. • Malnutrition sévère : P/T< 70% ; Présence ou absence d’œdèmes bilatéraux ; PB < 11 cm.
  • 13.
    Evaluation de l’étatnutritionnel des enfants dans une communauté en utilisant la courbe de croissance :
  • 14.
  • 15.
  • 16.
    • Évaluer la malnutritionen micronutriments : Indicateurs cliniques et biochimiques
  • 17.
    Vitamine A: faible concentrationde rétinol sérique lésions oculaires cliniques, cécité nocturne Fer : hémoglobine ou hématocrite faibles ou autres mesures sanguines conjonctive pâle, pâleur palmaire, etc. Iode: concentration d’iode dans les urines, niveaux de sérum T3 et T4 taux de goitre (goitre physique et palpable)
  • 18.
    CHAP II: Pathologiesnutritionnelles • Classification des pathologies nutritionnelles Les pathologies nutritionnelles sont classées en 3 catégories par carence, par excès par trouble du comportement.
  • 19.
    1-Par carence • MalnutritionProtéino Energétique • Avitaminose A • Avitaminose K • Anémies • Avitaminose du groupe B • Avitaminose PP ou Pellagre • Avitaminose C ou Scorbut • Rachitisme • Ostéomalacie • TDCI
  • 20.
    2-Par excès • Obésité •Diabète sucré • Goutte • HTA 3-Par trouble du comportement • Boulimie • Anorexie • Alcoolisme
  • 21.
    2-1-1. Kwashiorkor etMarasme : : • Définitions : Kwashiorkor est une malnutrition correspondant surtout à une carence protidique. Elle atteint les enfants entre 18 mois et 3 ans en moyenne, mais n’est pas exceptionnel après cet âge. Elle est particulièrement fréquente après les épidémies de rougeole Marasme est une malnutrition correspondant surtout à une carence globale en calories. •
  • 22.
    Signes cliniques duKwashiorkor • Un retard de croissance à la fin de l’allaitement maternel, et au moment du sevrage • Des œdèmes fermes, mais gardant le godet, indolores, déclives, localisés aux membres et à la face. • Des troubles digestifs et psychiques avec anorexie invincible, apathie, tristesse, irritabilité, et diarrhée traînante. • Des lésions cutanées avec dépigmentation et hyperpigmentation à la fois • Des altérations des cheveux qui deviennent pâles et cassants • Une pâleur liée à l’anémie • Une hypotonie musculaire • Un abdomen distendu avec gros foie de stéatose
  • 23.
    Signes cliniques duMarasme • Amaigrissement important avec fonte musculaire et disparition du pannicule adipeux • Retard staturo pondéral important • Atteinte profonde de l’état général • Appétit conservé au début, et l’enfant n’a pas la tristesse rencontrée dans le cas du Kwashiorkor. En plus, pas œdème, ni lésions cutanées • Biologiquement : Le taux de protide sanguin est habituellement normal
  • 24.
    CLASSIFICATION DES MALNUTRITIONS •Enfant bien portant, • MA modérée: • MAS sans complications: PHASE II • MAS avec complications :MUAC<11cmouP/T<70%: PHASE I • décès de l’enfant
  • 25.
    Différents types deprise en charge 1. Centre de Nutrition Thérapeutique 24hre/24hres : Phase 1, Phase de Transition et de Phase 2 2. Centre de Nutrition Supplémentaire (CNS): mère amène l’enfant chaque semaine pour une visite de contrôle et recevoir la ration d’ATPE pour les cas de malnutrition sévère sans complication et les cas de la Phase 2 provenant des CNT. 3. Traitement communautaire des cas modérés (à domicile par des relais) avec le Prémix (ration sèche + huile +/ou sucre) ou dans les CNS avec le BP5
  • 26.
    Dépistage et critèresd’admission • Enfant 6 mois à Adulte • MAS: PB < 11 cm ou P/T < 70% Centre de Nutrition Thérapeutique (Test de l’appétit négatif) ou avec complication (Maladies: Œdème, Vomissements importants, Hypothermia ou Fièvre, Respiration rapide, Déshydratation, Convulsions, etc…) * Test de l’appétit fait avec ATPE (Aliment Thérapeutique Près à l’Emploi) dans un endroit calme (maximum 1 heure)
  • 27.
    Dépistage et critèresd’admission • Enfant 6 mois à Adulte MAS: PB< 11 cm ou P/T < 70% Centre de Nutrition Supplémentaire (Test de l’appétit positif) MAM: PB < 12,5 cm ou P/A < 80%) et P/T < 80% Centre de Nutrition Supplémentaire Centre Thérapeutique Communautaire
  • 28.
    En phase 1dans le CNT, les tâches sont les suivantes • Administrer 8 repas par jour de F75 en utilisant le tableau “Quantités de F75 par classe de poids et par repas”, • Administrer le traitement systématique, • Surveiller le patient, • Prévenir, diagnostiquer et traiter _ L’hypoglycémie – L’hypothermie – L’anémie sévère – Le choc septique – La déshydratation – Les infections
  • 29.
    Phase 1: Priseen charge médicale • Donner à l’admission: - Vitamine A selon l’âge - Acide Folique (5 mg) - Traitement Antibiotiques tous les jours - Amoxycilline - Gentamycine ou Chloramphénicol - Traitement du Paludisme + Moustiquaire Imprégnée - Vaccination Rougeole - Déparasitage à la sortie - Traitement des autres symptômes/maladies - Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique - Surveillance clinique 24h sur 24h
  • 30.
    Critères de passagede la phase 1 à la phase de transition • L’amorce de la fonte des oedèmes • ET • Le retour de l’appétit • ET • L’absence de SNG, perfusions ou transfusions, et de problèmes médicaux sérieux.
  • 31.
    Critères de passagede la Phase de Transition à la Phase 2 • Retour de l’appétit modéré • ET • Début de reprise de poids pour le marasme ; • OU • La réduction presque totale ou la perte complète des oedèmes ET • Absence d’autres complications médicales
  • 32.
    Prise en charge:Enfant 0- 6 mois Prise en Charge Médical • - Vitamine A (50 000 IU) - Acide Folique (2,5 mg) - Traitement Antibiotiques tous les jours - Amoxycilline - Gentamycine ou Chloramphénicol - Moustiquaire Imprégnée - Fer quand le nourrisson commence à prendre du poids - Traitement des autres symptômes/maladies - Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique - Surveillance clinique 24h sur 24h
  • 33.
    La prévention duKwashiorkor et du Marasme : La prévention repose sur : • l’éducation nutritionnelle, • l’allaitement maternel jusqu’au moins 24 mois • la diversification du régime et l’apport d’aliments riches en protéines • la vaccination contre la rougeole. • Cette éducation nutritionnelle doit combattre les tabous notamment ceux interdisant souvent aux enfants des aliments riches en protéines.
  • 34.
    3-AVITAMINOSE A 1-Lutte contrela carence en vitamine A Diagnostic • La carence en vitamine A est mieux évaluée par les méthodes • cliniques • biochimiques • Histologiques (examen de cellules oculaires) ou • Alimentaire (HKI/Food Frequency Method). •
  • 35.
    Indicateurs cliniques – Céciténocturne – Tâches de Bitot – Ulcération cornéenne – Xérophtalmie
  • 36.
    Indicateurs biologiques Sérum rétinol Faibleconcentration sérique de rétinol (µmol/l): Modéré > 10 et <20% – Sévère > 20% •
  • 37.
    1 Signes cliniques Cécité nocturne  Ulcération cornéenne  Cécité permanente
  • 38.
    Traitement et Prévention Prévention Promotion de l’allaitement maternel  Promotion d’une alimentation diversifiée: Consommation des aliments riches en vitamine A disponibles Production et consommation des aliments riches en vitamine A Consommation des aliments fortifiés en Vitamine A (industriel, ménages) Consommation d’huile et d’aliments riches en protéines  Supplémentation des mères, des nourrissons et des enfants  Fortification des aliments courants (huile, farine, sucre)  Promotion de technologie alimentaire appropriée (séchage, cuisson)
  • 39.
    Le schéma thérapeutique recommandécontre la xérophtalmie Age < 1 an Age ≥ 1 an • Immédiatement 100 000 UI 200 000 UI • Le lendemain 100 000 UI 200 000 UI • 2 à 4 semaines plus tard 100 000 UI 200 000 UI • Malnutrition protéino énergétique sévère (MPE), tous les mois jusqu’à résolution de la MPE 100 000 UI 200 000 UI
  • 40.
    Le schéma d’administrationuniversel de la vitamine A chez les enfants d’âge préscolaire et les femmes allaitantes Nourrissons de 6 à 11 mois 100 000 UI de vitamine A tous les 3 à 6 mois la • Enfants de 1 à 6ans 200 000 UI de vitamine tous les 3 à 6 mois • Femmes allaitantes 200 000 UI vitamine A dès L’accouchement et une autre dose après 24h • ou dans les 8 premières semaines
  • 41.
    2-1-3. ANEMIE • Définition: • C’est une diminution du nombre de globules rouges secondaire à une carence en fer qui correspond à des taux d’hémoglobine bas dans le sang, et se manifeste par une baisse de la quantité ou la qualité de globules rouges affectant la capacité du sang à véhiculer l’oxygène.
  • 42.
    Causes et mécanisme •Apport et absorption insuffisants du fer • Pertes excessives de sang (vers, schistosomiase, accouchement, hémorragie, menstrues) • Destruction excessive de globules rouges (paludisme) • Causes liées à d’autres carences (carences en folate, en vitamine B-12) • Production de globules anormaux (hématie falciforme)
  • 43.
    EVALUATION DU STATUTEN FER • Méthodes biologiques Diagnostic de l’anémie (hémoglobine g/dl): • 6-59 mois < 11,0 • 5-11 ans < 11,5 • 12-14 ans < 12,0 • Femme non enceinte ≥15 ans <12,0 • Femme enceinte <11,0 • Homme >15 ans <13,0 – Note: l’altitude affecte Hb
  • 44.
    • 2 Méthodescliniques Les signes cliniques les plus importants sont : • la pâleur des conjonctives, • l’anorexie, • la dyspnée, • la stagnation de la courbe du poids
  • 45.
    Qui sont lesplus exposés • Enfants de 6 à 59 mois • Nourrissons à risques : petit poids à la naissance, prématuré, et/ou né de mère anémique • Femmes en âge de procréer, femmes allaitantes et les femmes enceintes • Adolescents (en particulier les filles) • PVVIH
  • 46.
    Prévention et Traitementde l’anémie Prévention • Promotion de la consommation des aliments riches en fer • Supplémentation des femmes enceintes en fer et acide folique • Poursuite de la supplémentation en fer et acide folique trois mois après l’accouchement • Supplémentation des enfants en fer/acide folique
  • 47.
    • Prévention (suite) •Déparasitage systématique des enfants à partir de l’âge de 12 mois, des femmes enceintes après le premier trimestre de grossesse et des femmes allaitantes • Prévention et traitement du paludisme : Traitement préventif intermittent et utilisation de moustiquaires imprégnées par les femmes et les enfants • La prévention est basée sur la diversification de l’alimentation dès l’âge de 6 mois et la supplémentation en fer systématique chez les jumeaux
  • 48.
    • Le traitementrepose sur la prise du fer pendant au moins 3 mois.
  • 49.
    2-1-4PROBLEME DES TDCI CausesDe L’apparition Des TDCI • Faible teneur en iode des sols et par-là des récoltes locales et de l’eau • Faible consommation d’aliments d’origine marine comme le poisson • Consommation accrue d’aliments goitrigènes comme le chou, le manioc, etc
  • 50.
    Diagnostiquer la carenceen iode • .1 Méthodes cliniques Indicateurs cliniques: • Taux synthétique de goitre: • Du Stade 0 à 2
  • 51.
    • .1 Méthodesbiochimiques. Taux d’iode dans les urines :<20μg/dl la carence est sévère • Sérum T3 &T4 • Radiographie Isotope • Echographie
  • 52.
    Lutte contre lesTroubles Dus à la Carence en Iode (TDCI • Promotion de la consommation du sel iodé • Promotion des bonnes pratiques de conservation du sel iodé (loin du feu et dans un récipient fermé) • Supplémentation en iode des enfants de 6-24 mois et des femmes enceintes (injection d’iode) quand le sel n’est pas fortifié •
  • 53.
    2-1-5. Avitaminose dugroupe B • 1-Avitaminose B1 : Béribéri • Le béribéri est une maladie causée par un déficit en vitamine B1,
  • 54.
    Causes et mécanisme •: • La consommation exclusive de riz poli, dépourvu de ses écorces riche en thiamine • Chez la femme enceinte ou allaitante, ou chez le nourrisson né de mère carencée • L’alcoolisme, associé à un apport alimentaire insuffisant
  • 55.
    Signes cliniques etexamens complémentaires • : • Polynévrite et Myocardite avec dyspnée, douleurs précordiales, insuffisance cardiaque • Encéphalopathie alcoolique avec paralysie oculaire et nystagmus, troubles de la marche
  • 56.
    Traitement : • Ilrepose sur la prise de la vitamine B1 et sur une alimentation équilibrée en sevrage alcoolique radical
  • 57.
    2- Avitaminose B2: Ariboflavinose Cause et mécanisme : • Déficit d’apport rare en raison de la synthèse intestinale ; • Plus fréquemment carence d’absorption au cours de syndromes digestifs ou l’antibiothérapie prolongée qui détruit la flore intestinale.
  • 58.
    Signes cliniques • Boucheavec Perlèche de la commissure des lèvres : amincissement, fendillement de la muqueuse avec fine desquamation • Sensibilité douloureuse de la langue • Nez : dermite séborrhéique des sillons naso labiaux à la racine et aux ailes du nez • Œil : Fatigue visuelle, diminution de l’acuité visuelle
  • 59.
    Traitement : • Il estessentiellement basé sur la prise de la vitamine B2 •
  • 60.
    3. Avitaminose PPou Pellagre • Définition : La pellagre est une maladie très rare qui atteint les populations pauvres dont la base de l'alimentation contient peu de protéines animales,. • Cause et mécanisme : Carence d’apport notamment Carence d’absorption d’origine gastrique chez les gastrectomisés Carence d’utilisation d’origine hépatique en cas de cirrhoses, de pellagre des alcooliques
  • 61.
    Signes cliniques Le trépiedpellagreux (les 3D): Diarrhée, dermite, démence, comporte : • Les signes digestifs : stomatite et glossite, pyrosis, gastralgies de types diverses, pesanteur, ballonnement, entérocolite • Les dermites • Les signes nerveux avec des fourmillements, céphalées, insomnie • Traitement : • Il est essentiellement basé sur la prise de la vitamine PP
  • 62.
    4. Avitaminose Cou Scorbut • • Définition : • Le scorbut est une maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine C qui se traduit dans sa forme grave par le déchaussement et la purulence des gencives, des hémorragies, puis la mort. • • Causes et mécanisme : • L’enfant nourrit exclusivement au lait ou aux bouillies sans adjonction de jus de fruit ou de purée de légumes, est forcément carencé • Très rare chez l’adulte, mais existe chez les hommes âgés vivant seuls, dont l’alimentation est dépourvue de légumes et fruits •
  • 63.
    Signes cliniques etexamens complémentaires • Le scorbut du nourrisson (maladie de Barlow) avec des douleurs osseuses très vives des membres inférieurs, des hématomes sous-périsotés, chapelet costal aux jonctions chondrocostaux, et des ecchymoses sous-cutanées • Le scorbut chez l’adulte : L’hématome constitue le signe majeur ; On note des hémorragies cutanées et sous- cutanés et enfin des troubles bucco-dentaires avec gingivo- stomatite hémorragique et chute des dents • Biologiquement : Le taux sanguin de l’ascorbine baisse
  • 64.
    Traitement : • EnPrévention : un jus d’orange sucré chaque jour, dès le 3ème mois, ou à défaut, une quantité double de jus de tomate est nécessaire. • En Curatif : le traitement est basé sur la prise de la vitamine C •
  • 65.
    5. Rachitisme etl’ostéomalacie • • 1. Le rachitisme • Définition • Le rachitisme est une maladie liée à une déficience alimentaire en vitamine D.
  • 66.
    • Causes etmécanisme : • En dehors des périodes de famine, les carences en vitamine D s’observe : • Chez les nourrissons et les vieillards vivant enfermés en ville, sans exposition suffisante au soleil • Chez les sujets économiquement faibles, ayant un régime sans laitage • Chez la femme, après des grossesse répétées et des allaitements prolongés • Au cours des maladies digestives chroniques (diarrhée graisseuse, insuffisance biliaire et pancréatique externe) • Au cours de certaines maladies rénales •
  • 67.
    Signes cliniques • : •- Les déformations osseuses comme les craniotabès (zones non calcifiées et molles sur la voûte crânienne, la fermeture tardive des fontanelles, le thorax en carène ou en entonnoir, le gonflement des charnières chondrocostales, des genoux, des coudes et enfin des déformations du bassin, et une incurvation des membre • - Hypotonie musculaire, Retard de la première dentition et La tétanie est parfois associée
  • 68.
    2. l’ostéomalacie • Définition: • C’est la non calcification de la matrice protéique en partie ou du tissu « ostéïode » riche en ostéoblastes.
  • 69.
    Causes et mécanisme •: • La calcification de la matrice protéique dépend de la vitamine D qui absorbe le calcium intestinal et participe à sa fixation sur l’os en présence de phosphore, et à sa mobilisation en synergie avec l’hormone parathyroïdienne. • Les causes principales d’ostéomalacie sont : • La déficience en phosphore suite à une carence alimentaire, une malabsorption, ou des pertes rénales • La déficience en calcium suite à une carence alimentaire ou une malabsorption, des pertes rénales, ou encore pendant la grossesse et la lactation
  • 70.
    Signes clinques etexamens complémentaires • : • Chez l’enfant : (voir le chapitre sur le rachitisme) • Chez l’adulte : on observe des douleurs généralisées à la pression des os, des fractures souvent mal expliquées suite à des traumatismes minimes, et quelquefois des crises tétaniques • Biologiquement : La calcémie peut être normale ou en baisse ; par contre la phosphorémie et les phosphates alcalins sont élevés. En cas d’association à une insuffisance rénale, la calcémie est basse. • La biopsie osseuse peut aussi être utilisé comme moyen diagnostique et montre que le tissu ostéoïde non calcifié est riche en ostéoblastes • Traitement : • Il est essentiellement basé sur la prise de la vitamine D
  • 72.
    Causes: • L’obésité estune maladie évolutive qui résulte le plus souvent d’un déséquilibre du bilan calorique soit par diminution des dépenses, soit et surtout par excès d’apport • L’importance de la composante familiale est bien connue, mais il est souvent difficile de faire la part entre les facteurs génétiques et nutritionnels • Les causes endocriniennes sont également évoquées •
  • 75.
    Prise en Chargede la Malnutrition Aigue Sévère (MAS) et Malnutrition Aiguë Modérée (MAM
  • 76.
    Différents types deprise en charge 1. Centre de Nutrition Thérapeutique 24hre/24hres : Phase 1, Phase de Transition et de Phase 2 2. Centre de Nutrition Supplémentaire (CNS): mère amène l’enfant chaque semaine pour une visite de contrôle et recevoir la ration d’ATPE pour les cas de malnutrition sévère sans complication et les cas de la Phase 2 provenant des CNT. 3. Traitement communautaire des cas modérés (à domicile par des relais) avec le Prémix (ration sèche + huile +/ou sucre) ou dans les CNS avec le BP5
  • 77.
    Dépistage et critèresd’admission • Enfant 6 mois à Adulte • MAS: MUAC < 11 cm ou P/T < 70% Centre de Nutrition Thérapeutique (Test de l’appétit négatif) ou avec complication (Maladies: Œdèmes, Vomissements importants, Hypothermie ou Fièvre, Respiration rapide,Déshydratation, Convulsions, etc…) * Test de l’appétit fait avec ATPE (Aliment Thérapeutique Près à l’Emploi) dans un endroit calme (maximum 1 heure)
  • 78.
    Dépistage et critèresd’admission • Enfant 6 mois à Adulte MAS: MUAC < 11 cm ou P/T < 70% Centre de Nutrition Supplémentaire (Test de l’appétit positif) MAM: (MUAC < 12,5 cm ou P/A < 80%) et P/T < 80% Centre de Nutrition Supplémentaire Centre Thérapeutique Communautaire
  • 79.
    Comment faire letest de l’appétit ? • Le test de l’appétit doit être fait dans un endroit au calme. • Expliquer à l’accompagnant le but du test et comment cela va se passer. • L’accompagnant et l’enfant doivent tout d’abord se laver les mains. • Il doit s’asseoir confortablement avec l’enfant sur ses genoux et lui offrir le sachet d’ATPE ou mettre un peu de pâte sur son doigt ou à la bouche de l’enfant. • L’accompagnant doit offrir à l’enfant l’ATPE et en même temps encourager l’enfant. Si celui-ci refuse, il doit alors continuer gentiment à encourager l’enfant et prendre son temps. Le test doit normalement prendre peu de temps mais peut durer jusqu’à une heure maximum. L’enfant ne doit pas être forcé. • Il faut offrir à l’enfant beaucoup d’eau dans une tasse pendant qu’il prend son ATPE. • Lorsque L‘enfant a fini, il faut estimer ou mesurer la quantité consommée
  • 80.
    En phase 1dans le CNT, les tâches sont les suivantes • Administrer 8 repas par jour de F75 en utilisant le tableau “Quantités de F75 par classe de poids et par repas”, • Administrer le traitement systématique, • Surveiller le patient, • Prévenir, diagnostiquer et traiter • L’hypoglycémie – L’hypothermie – L’arrêt cardiaque – L’anémie sévère – Le choc septique – La déshydratation – Les infections
  • 81.
    Phase 1: Priseen charge médicale • Donner à l’admission: - Vitamine A selon l’âge - Acide Folique (5 mg) - Traitement Antibiotiques tous les jours - Amoxycilline - Gentamycine ou Chloramphénicol - Traitement du Paludisme + Moustiquaire Imprégnée - Vaccination Rougeole - Déparasitage à la sortie - Traitement des autres symptômes/maladies - Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique - Surveillance clinique 24h sur 24h
  • 82.
    Phase 1: 8repas • F75: 75kcal/100ml le F75 est un lait thérapeutique contenant moins de sodium, de protéines et de lipides que le F100, ayant une osmolarité, une solubilité rénale et une densité énergétique moins élevées que le F100. • Quantités : 100kcal/130ml/kg/jour par enfant. Plus le patient est jeune et plus les quantités augmentent et plus le patient est âgé et les quantités diminuent) - • Donner F75 à la tasse avec une soucoupe ou par sonde naso-gastrique (mais surtout n’utiliser pas de cuillère) On utilisera la SNG si  Le patient prend moins que 75% de la quantité prescrite en phase 1 ;  Le patient souffre de pneumonie avec accélération de rythme respiratoire ;  Le patient souffre de lésions buccales ;  Le patient a une malformation comme un bec de lièvre ;  Le patient souffre de troubles de la conscience.
  • 83.
    Critères de passagede la phase 1 à la phase de transition • L’amorce de la fonte des oedèmes • Le retour de l’appétit • L’absence de SNG, perfusions ou transfusions, et de problèmes médicaux sérieux.
  • 84.
    Durant la phasede Transition au CNT • La SEULE différence avec la phase 1 est un changement dans le type de régime; le reste demeure inchangé et semblable au traitement de la phase 1; • Remplacer le F 75 (100kcal/130ml) par du F100 (100kcal/100ml) • Surveiller le patient ;
  • 85.
    Critères de passagede la Phase de Transition à la Phase 2 • Retour de l’appétit modéré • ET • Début de reprise de poids pour le marasme ; • OU • La réduction presque totale ou la perte complète des oedèmes ET • Absence d’autres complications médicales
  • 86.
    Phase 2 • Laphase médicale du traitement est terminée. • A ce stade, les patients ne présentent plus de sérieux problèmes médicaux ou de complications, et leur appétit est bon. • Les repas peuvent être volumineux et les patients sont censés gagner rapidement du poids. • La phase 2 peut se faire soit dans un CNS en ambulatoire (avec les ATPE) ou dans un CNT (avec le F100 ou l’ATPE
  • 87.
    Phase 2: Priseen charge médicale A l’admission: Poursuite du traitement systématique débuté au CNT si nécessaire Pour suivre le traitement diététique
  • 88.
    Prise en charge:Enfant 0- 6 mois • L’Objectif est de ré-établir l’allaitement maternel exclusifSi Allaitement - Allaiter puis donner F100 dilué Si pas d’Allaitement - Utiliser la technique de succion supplémentaire à la sonde pour redémarrer l’allaitement - Donner F100 dilué Si pas d’Allaitement possible - Donner F100 dilué
  • 89.
    Prise en charge:Enfant 0- 6 mois Prise en Charge Médical • - Vitamine A (50 000 IU) - Acide Folique (2,5 mg) - Traitement Antibiotiques tous les jours - Amoxycilline - Gentamycine ou Chloramphénicol - Moustiquaire Imprégnée - Fer quand le nourrisson commence à prendre du poids - Traitement des autres symptômes/maladies - Utilisation de IV ou sonde naso-gastrique - Surveillance clinique 24h sur 24h
  • 90.
    2.1.2-AVITAMINOSE A • Définitionet Considérations d’ordre général : • L’avitaminose A est une des principales causes de cécité dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement. Elle est consécutive à un apport insuffisant en vitamine A.
  • 91.
    Problème de lacarence en vitamine A • La vitamine A:  n’est pas synthétisée par l’organisme  doit provenir des aliments ou de suppléments  est stockée dans le foie  renforce les cellules épithéliales  est importante pour le système immunitaire
  • 92.
    Causes et Facteursde risque • • L’âge : Les enfants d’âge préscolaire sont les plus touchés • Le sexe : Les garçons sont plus sensibles que les filles • Statut physiologique : Les femmes enceintes et allaitantes • Facteurs culturels : L’espacement et la limitation des naissances ont de manière générale un effet protecteur et réduisent considérablement les carences en vitamine A.
  • 93.
    Evaluation du statuten vitamine A • Diagnostic • Le statut en vitamine A peut s’évaluer en utilisant diverses méthodes: • Cliniques (examens cliniques), • Biochimiques (dosage du rétinol), • Histologiques (examen de cellules oculaires) ou • Alimentaire (HKI/Food Frequency Method).
  • 94.
    1 Signes cliniques Cécité nocturne : Héméralopie  Tache de Bitot  Ulcération cornéenne : Kératomalacie  Cécité permanente
  • 95.
    Indicateurs biologiques : •Indicateur Déficit si ….. Cibles Sérum rétinol • ≤ 20µg/100ml • Enfants 12-71 mois • Femmes en âge de procréer • Rétinol du lait maternel • ≤1,05 µmol/l ou ≤ 8µg/l de graisse • Femme allaitante (21 jours après l’accouchement)
  • 96.
    • L’examen distingue •l’obésité gynoïde, prédominant à la moitié inférieure du corps, • l’obésité androïde, atteignant la partie supérieure du tronc.
  • 97.
    Traitement : • Letraitement est dominé par le régime hypocalorique dont le taux est fixé par l’interrogatoire alimentaire. Il faut souvent associer un soutien psychothérapique, et éventuellement prescrire de petites doses de tranquillisant. Il faut proscrire les anorexigènes, les diurétiques, les extraits thyroïdiens qui sont inutiles et souvent dangereux. La surveillance de l’efficacité est jugée par la courbe pondérale et la normalisation des troubles biologiques éventuels.
  • 98.
    AEN Pourquoi  Durant les30-40 dernières années, les interventions de nutritions étaient souvent  Non intégrées  Considérées comme des programmes verticaux distincts  En concurrence les unes avec les autres  Non orientées sur l’action (non spécifiques et confuses)  Centrées sur les programmes de Surveillance et Promotion de la croissance…
  • 99.
    ACTIONS ESSENTIELLES EN NUTRITION:- • . Définition des Actions essentielles en Nutrition :- • C’est un ensemble d’interventions en nutrition à grand impact sur les malnutritions délivrées tant au niveau communautaire que dans les formations sanitaires.
  • 100.
     . Consensusactuel que les interventions de nutrition doivent être  Intégrées au niveau programmatique  alimentation du nourrisson et du jeune enfant  nutrition des femmes  micronutriments  Basées sur des impacts prouvés Orientées vers des actions claires Qui’ fait ‘quelle action’, ‘comment’ et ‘quand’ ?
  • 101.
    Composantes des ActionsEssentielles en Nutrition (AEN) • Promotion de l’allaitement optimum pendant les six premiers mois de la vie • Promotion d’une alimentation complémentaire optimale à partir de six mois et poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à l’âge de deux ans et au delà; • Promotion d’une alimentation optimale pour les enfants malades et ceux sévèrement malnutris; • Prévention de la carence en vitamine A chez les enfants et les femmes ;
  • 102.
    • Prévention del’anémie chez les enfants et les femmes ; • Promotion de la consommation du sel iodé ; • Promotion d’une alimentation optimale chez les femmes. • Promotion d’une alimentation adéquate en cas de VIH
  • 103.
    Promotion de l’allaitementoptimum pendant les 6 premiers mois de la vie . Initier l’allaitement maternel dans les 30 min après la naissance  Allaiter exclusivement jusqu’à 6 mois  Allaiter à la demande, jour et nuit, au moins 10 fois  Pratiquer une prise du sein et une position correctes  Vider un sein avant de passer à l’autre
  • 104.
     2. Alimentationcomplémentaire optimale à partir de 6 mois et poursuite de l’allaitement maternel jusqu’à 2 ans et au-delà : Commencer l’Alimentation complémentaire adéquate à 6 mois  Allaiter jusqu’à 24 mois et au-delà  Augmenter le nombre des repas et la variété des aliments avec l’âge  Augmenter la densité et la quantité avec l’âge  Pratiquer une alimentation active  Pratiquer une bonne hygiène (eau, aliments, mains propres)  Utiliser des aliments de complément enrichis
  • 105.
    • En augmentantla fréquence des repas, en variant la consistance des plats • - 6-9 mois: 2-3 repas/jour • - 9-23 mois: 3-4 repas/jour
  • 106.
     0 à6 mois: Augmenter la fréquence de l’allaitement maternel pendant et après la maladie • Donner du zinc et vitamin A, selon le protocole national (PCIME) • Réhydrater par voie orale, selon les besoins  Plus de 6 mois: Augmenter la fréquence de l’allaitement maternel pendant et après la maladie et • Augmenter l’alimentation pendant et après la maladie • Donner un repas supplémentaire, chaque jour et pendant 2 semaines • Donner du zinc et vitamin A, selon le protocole national (PCIME) • Réhydrater par voie orale, selon les besoins • Prendre en charge des enfants sévèrement malnutris selon protocole national 3. Soins Nutritionnels des Enfants Malades & Malnutris
  • 107.
    • Augmenter lafréquence des repas jusqu’à ce que l’enfant retrouve son poids d’avant la maladie • En cas de diarrhée: supplémenter l’enfant avec le zinc pendant 10 -14 jours selon la recommandation de l’OMS et l’UNICEF • Recommandation de supplémentation en zinc dans le traitement de la diarrhée (OMS/UNICEF) : • Age • Dose et Durée du traitement • 0-6 mois • 10 mg/jour pendant 10 à 14 jours • 6-59 mois • 20 mg/jour pendant 10 à 14 jours •
  • 108.
    • En casde rougeole: donner de la vitamine A selon le protocole national • En cas de diarrhée persistante : donner de la vitamine A selon le protocole national de prise en charge de la diarrhée • En cas de malnutrition sévère : mettre en œuvre le protocole de prise en charge des cas de malnutrition sévère ( • Supplémentation en vitamine A des enfants souffrant de : diarrhée persistante, rougeole, xérophtalmie, malnutrition sévère (marasme), complications infections respiratoire, VIH.
  • 109.
    4. Promotion dela Nutrition des Femmes  Pendant la grossesse et l’allaitement:  Augmenter l’apport alimentaire : (1 repas en plus par jour pendant la grossesse; 2 pendant l’allaitement)  Supplémenter en fer-acide folique (6 mois)  Prévenir et traiter le Paludisme  Déparasiter pendant la grossesse  Prendre la Vitamine A après dans les 8 semaines après accouchement • Promouvoir la Nutrition des adolescents (des filles) • Promouvoir la consommation du sel iodé • Réduire la charge de travail des femmes pour faire des économies d’énergie
  • 110.
    4. Prévention dela carence en vitamine A : • Les éléments suivants sont à considérer : • Allaitement exclusive pendant les six premiers mois de la vie et poursuite de l’allaitement jusqu’à 24 mois et au-delà ; • Supplémentation systématique en vitamine A des enfants de 6-59 mois tous les 4-6 mois ( • Supplémentation des femmes en post partum immédiat : – (1 dose à l’accouchement et l’autre 24 heures après – Si non allaitante, deux doses dans les 6 semaines • Traitement de la xérophtalmie, de la rougeole, la malnutrition protéino- énergétique sévère (sans œdème), diarrhée persistante et complications des Infections Respiratoires Aigues (IRA) • Promotion de la consommation des aliments riches en vitamine A notamment: l’huile de palme rouge non blanchie, le foie des animaux, les poissons gras et demi- gras, les petits poissons séchés consommés entier (mouadja moto/babalam fish,) tubercules à chair jaune (manioc jaune, patate jaune, pomme de terre jaune), céréales jaunes (maïs jaune), fruits jaunes (mangue, tomate) et les légumes vert feuillus • Promotion de la consommation des aliments fortifiés (margarine)
  • 111.
    5. Prévention del’anémie  Supplémenter en fer-acide folique les femmes  Déparasiter pendant la grossesse et les enfants 2 fois par an  Prévenir et traiter le Paludisme  Promouvoir la consommation d’aliments riches et des aliments enrichis en fer (industriels or ménages) 
  • 112.
    • La supplémentationuniverselle en fer/acide folique à titre préventif se fait de la manière suivante : • • Groupes • Doses • Durée du traitement • Enfant de faible poids à la naissance (<2,500g) • Fer: 12.5 mg / jour • Acide folique : 50mcg/j • 2 -24 mois • Enfants de 6 à 24 mois • Fer:12.5 mg/j • Acide folique: 50 mcg/j • - 6-12 mois là où la prévalence de l’anémie <40 % • - 6-24 mois là où la prévalence de l’anémie >40%
  • 113.
    • Enfants de24 à 59 mois • Fer : 20-30mg/jour • 1 comprimé par semaine pendant trois mois • Enfants d’âge scolaire (6-11 ans) • Fer: 30-60 mg/jour • 1 comprimé par semaine pendant trois mois • Adolescentes/femmes en âge de procréer • fer: 60mg/jour • Acide folique: 400mcg/j • 1 comprimé par semaine pendant trois mois • Femmes enceintes et allaitantes • fer: 60mg/day • Acide folique: 400mcg/j • - Pendant 6 mois durant la grossesse là où la prévalence de l’anémie >40% • - Trois mois après l’accouchement
  • 114.
    • Pour letraitement de l’anémie sévère chez les enfants et les femmes, le schéma est le suivant : • Groupes • Doses • Durée du traitement • Enfants < 2 ans • Fer : 25 mg /jour • Acide folique: 100-400 mcg/jour • 3 mois • Enfants 2-12 ans • Fer: 60 mg /jour • Acide folique: 400 mcg/jour • 3 mois • Adolescentes/femmes en âge de procréer • fer: 120 mg/jour • Acide folique: 400mcg/jour • 3 mois
  • 115.
    • • Cibles • Médicamentet Dosage • Albendazole (400 mg comprimé) • • Enfants 12-23 mois • ½ comprimé • • Enfants de plus de 24 mois • 1 comprimé • • Femmes enceintes • 1 comprimé • • Femmes allaitantes • 1 comprimé •
  • 116.
    • 6. Préventionde la carence en iode : • Les éléments suivants sont à considérer : • Promotion de la consommation du sel iodé • Promotion des bonnes pratiques de conservation du sel iodé (loin du feu et dans un récipient fermé) • Supplémentation en iode des enfants de 6-24 mois et des femmes enceintes (injection d’iode) quand le sel n’est pas fortifié • Promotion d’une nutrition optimale des femmes :
  • 117.
    7. Nutrition etVIH/SIDA • Accroître les apports énergétiques en fonction de l’âge et du stade de la maladie • Développer les stratégies pour gérer les interactions entre les aliments et les traitements
  • 118.
    • • L’infection àVIH accroît les besoins en nutriments à cause notamment du changement de métabolisme. Une personne adulte infectée a besoin de 10 à 15% d’énergie supplémentaire pendant la phase asymptomatique et de 20 à 30% en cas d’apparition des Si symptômes. Chez les enfants et adolescents malades, les besoins en énergie augmentent de 50 à 100%.
  • 119.
    • La relationentre le VIH/SIDA et la nutrition est désignée par l’expression « lien cyclique », en ce sens qu’un problème cause ou aggrave l’autre, de telle manière qu’ils deviennent interdépendants. • Un mauvais état nutritionnel affaiblit le système immunitaire. Cet état rend le malade plus vulnérable aux infections ; d’où la nécessité d’une meilleure alimentation pour lutter contre l’infection.
  • 120.
    • Groupes depopulation • Phase de la maladie (selon l’OMS) • Impact du VIH sur les besoins énergétiques • Adultes • Femmes enceintes* • Femmes allaitantes ** • Asymptomatique (Stade 1) • Augmentation de 10% des besoins énergétiques • Symptomatique (Stade 2, 3, ou 4) • Augmentation de 20-30% des besoins énergétiques
  • 121.
    • Enfants • Asymptomatique(Stade 1) • Augmentation de 10% des besoins énergétiques • Symptomatique (sans perte de poids) (Stade 2) • Augmentation de 20-30% des besoins énergétiques • Symptomatique (avec perte de poids) (Stade 3 or 4) • Augmentation de 50 à 100% des besoins énergétiques
  • 122.
    6 -Sécurité sanitairedes aliments / Principes généraux d'hygiène alimentaire. • Sécurité sanitaire des aliments : assurance que les aliments sont sans danger pour le consommateur, quand ils sont préparés et/ou consommés conformément à l'usage auquel ils sont destinés. • Hygiène alimentaire : ensemble des conditions et mesures nécessaires pour assurer la sécurité sanitaire, et la salubrité des aliments à toutes les étapes de la chaîne alimentaire.
  • 123.
    ELEMENTS DE LASECURITE SANITAIRE DES ALIMENTS • Hygiène de l'environnement Les sources potentielles de contamination par l'environnement devraient être prises en considération. En particulier, la production alimentaire primaire devrait être évitée dans des zones où la présence de substances potentiellement nocives pourrait conduire à un niveau inacceptable de telles substances dans les aliments.
  • 124.
    • Hygiène deszones de production alimentaire • Les producteurs devraient, dans la mesure du possible, prendre des mesures pour: • - maîtriser la contamination par l'air, le sol, l'eau, alimentation du bétail, les engrais, (y compris les engrais naturels), les pesticides, les médicaments vétérinaires ou tout autre agent utilisé dans la production primaire;
  • 125.
    • - maîtriserl'état sanitaire des plantes et des animaux afin qu'il ne fasse pas courir de risque à la santé humaine à travers la consommation alimentaire, ou affecte négativement l'acceptabilité du produit; et • - protéger les sources de production alimentaire contre la contamination fécale ou autre. •
  • 126.
    Manutention, entreposage ettransport • trier les aliments et ingrédients alimentaires de manière à éliminer ceux qui sont manifestement impropres à la consommation humaine; • éliminer de manière hygiénique tout déchet; et • protéger les aliments et les ingrédients alimentaires contre la contamination par des ravageurs, des agents chimiques, physiques ou microbiologiques ou par toute autre substance inadmissibles au cours de la manutention, de l'entreposage et du transport.
  • 127.
    HYGIÈNE DU PERSONNEL/MANIPULATEURS • Lapersonne qui manipule les aliments doit le faire avec beaucoup de précaution pour éviter de contaminer les aliments. • Ses vêtements doivent être propres, les ongles doivent être coupés courts, les cheveux doivent être protégés par un bonnet.
  • 128.
    • Se laverles mains chaque fois après utilisation des toilettes, avant la préparation des aliments et avant les repas ; • Se laver les mains avec de l’eau courante et du savon (d’un robinet ou en y versant de l’eau à l’aide d’un gobelet ou de tout autre récipient) ; non dans une bassine • Garder les ongles courts et propres. Laver l’intérieur des ongles chaque fois que vous vous lavez les mains ; • Si vous avez une blessure à la main, la protéger à l’aide d’un bandage afin d’éviter que toute infection de la blessure souille les aliments lors de la préparation ou de la manipulation ; • Se laver les mains à l’eau et
  • 129.
    Usage de pesticidesou de médicaments vétérinaires • L'utilisation non appropriée de pesticides ou de produits vétérinaires, pendant la production primaire, peut conduire à l'accumulation de résidus dangereux provenant de ces substances dans les aliments • L'évaluation scientifique de la sécurité sanitaire des pesticides et des produits vétérinaires et des niveaux acceptables pour la consommation humaine, est une tâche ardue qui n'est peut être pas possible dans tous les pays, notamment dans les pays en développement
  • 130.
    le matériel etles installations • Le respect de bonnes règles d'hygiène dans la conception et la construction des bâtiments, un emplacement appropriée et des installations adéquates sont nécessaires pour permettre une maîtrise efficace des dangers
  • 131.
    • la contaminationdes aliments soit réduite au minimum; • la conception et la disposition des lieux permettent un entretien, un nettoyage et une désinfection convenables et minimisent la contamination d'origine atmosphérique; • les surfaces et les matériaux, particulièrement s'ils sont en contact avec les aliments, ne soient pas toxiques pour l'usage auquel ils sont destinés et, au besoin, suffisamment durables et faciles à nettoyer et à entretenir; • une protection efficace soit prévue contre la pénétration et l'installation de ravageurs.
  • 132.
    • Emplacement desinstallations • aucun établissement ne devrait être installé en un endroit où une menace de contamination subsiste pour la sécurité sanitaire ou pour la salubrité des aliments. Les installations doivent être situés à grande distance
  • 133.
    – de zonespolluées et d'activités industrielles, qui représentent une grave menace de contamination des aliments; – de zones sujettes aux inondations, à moins que des dispositifs de sécurité suffisants ne soient en place; – de zones sujettes à des infestations par des ravageurs; – de zones où les déchets, solides ou liquides, ne peuvent être efficacement évacués
  • 134.
    • qualité desustensiles /matériel • Le matériel devrait être installé de manière à: – permettre un entretien et un nettoyage convenables; – fonctionner conformément à l'usage qui lui est destiné; – faciliter l'adoption de bonnes pratiques en matière d'hygiène – Approvisionnement en eau – L'eau potable devrait répondre aux critères énoncés dans la dernière édition des Directives OMS pour la qualité de l'eau de boisson, ou être une eau de qualité supérieure.
  • 135.
    • • Laglace utilisée comme ingrédient ou en contact direct avec les aliments doit être fabriquée avec de l'eau potable et protégée de toute contamination
  • 136.
    • Préparation desaliments • Bien préparer les aliments par les méthodes suivantes : • S’assurer que toutes les surfaces et ustensiles destinés à la préparation des aliments sont propres ; • Laver les légumes à l’eau courante (à l’aide d’un robinet ou en y versant de l’eau à l’aide d’un gobelet ou de tout autre récipient), plutôt que de les tremper dans une cuvette ; • S’assurer que la viande est bien cuite à cœur, c'est-à- dire qu’elle n’est ni rosâtre, ni saignante au milieu ; • Bien faire cuire les œufs; • éviter de consommer l’oeuf dont le jaune coule ou des aliments non cuits préparés avec des œufs crus ;
  • 137.
    • Bien laverles planches à couper et les couteaux avant de les utiliser pour d’autres aliments (notamment après avoir coupé des viandes telles que le poulet, le poisson ou le porc) ; • Éviter les planches en bois pour découper de la viande, utiliser plutôt les planches et les plats en plastiques; • Éviter tout contact entre les aliments crus et les aliments cuits; • Servir les aliments immédiatement après la cuisson ; • Ne pas conserver les aliments pendant longtemps, surtout si vous n’avez pas de réfrigérateur ou une glacière ; • Consommer les aliments lorsqu’ils sont encore chauds ; • Recouvrir les aliments non consommés ; • Ne réchauffer les aliments qu’une seule fois après la cuisson
  • 138.
    • Conservation desaliments • Les aliments sont bien conservés au moyen des méthodes suivantes : • Salaison • Sucrage • Fumage, • La conservation sous terre • Conservation par le froid. • Pour préserver les aliments à la maison, • Couvrir et conserver les aliments à l’abri des insectes, les rongeurs et autres animaux ; • Conserver les aliments tels que le lait et les oeufs, qui peuvent absorber les odeurs, loin des aliments qui en dégagent, tels que le poisson, les oignons et les poireaux.
  • 139.
    • Conserver lesaliments selon la méthode « premier entré, premier sorti » pour s’assurer que les aliments les plus anciens sont préparés en premier lieu. • Conserver les aliments restés la veille dans un réfrigérateur et les consommer dans les 24 heures. • Ceux qui n’ont pas de réfrigérateur doivent consommer les restes le même jour. • Bien réchauffer à ébullition les restes d’aliments avant de les servir. • Garder les aliments loin des pesticides, des agents désinfectants ou d’autres produits chimiques toxiques ; • Eviter de consommer les produits périmés. •
  • 140.
    Chap VII: communicationpour le changement de comportement (ccc) en matière d’alimentation La conception • Première étape : Identification et analyse des problèmes nutritionnels d’une communauté • Deuxième étape : Détermination des problèmes nutritionnels prioritaires • Troisième étape : Décomposition de l’action de formation :  détermination de l’objectif principal  détermination des objectifs pédagogiques  identification des groupes cibles  définition des contenus de formation et des méthodes pédagogiques.
  • 141.
    • Quatrième étape: Programmation de l’action de formation en fonction des ressources matérielles, financières et du temps • Cinquième étape : Exécution de l’action de formation • Sixième étape : Evaluation de l’action de formation
  • 142.
    B- Les techniquesd’éducation nutritionnelle Les différentes techniques d’éducation nutritionnelles sont : • les réunions avec les discussions de groupes • les causeries éducatives • les séances de démonstration
  • 143.
    1 Technique deréunion : . Le but de la réunion : • La réunion peut avoir pour but : • d’informer, • de susciter une discussion pour aboutir à des décisions, • de former
  • 144.
    La préparation dela réunion : Il faut : • choisir un lieu propice à la réunion • fixer la date, l’heure et la durée probable de la réunion • informer les participants • prévoir les différents outils pédagogiques • définir les objectifs de la réunion • définir les thèmes de la réunion • prévoir les différentes étapes de la réunion et les explications à fournir à chaque étape
  • 145.
    La conduite dela réunion : • Il faut d’abord indiquer : • les objectifs, • le thème, • les différentes étapes, • la synthèse finale et les conclusions de la réunion
  • 146.
    • Puis procéderà la facilitation: – en faisant progresser les débats suivant les étapes prévues – en veillant à ce que les discussions ne s’écartent pas du sujet – en rappelant les points non examinés – en reformulant ce que les participants expriment de façon confuse – en clarifiant certains points – en procédant à des synthèses partielles
  • 147.
    • Enfin réguler: • en distribuant la parole, • en encourageant à parler, • en monopolisant pas la parole, mais en écoutant, • en n’imposant pas son point de vue • en intervenant avec simplicité et calme, • en veillant au respect du temps prévu.
  • 148.
    2 Technique dela démonstration • Le but de la démonstration : La démonstration permet de mieux convaincre et de communiquer des aptitudes par des exercices pratiques. • Les conditions d’une bonne démonstration : – Le thème de la démonstration doit correspondre à un problème identifié dans le milieu – Lors de la démonstration, il ne faut avoir recours qu’à des aliments et ustensiles locaux – Il faut que les participants constituent un groupe restreint et qu’ils puissent s’exprimer certaines mères doivent refaire la démonstration.
  • 149.
    • La préparationde la démonstration : – il faut prévoir le lieu de la démonstration ; – il faut fixer la date, l’heure et la durée de la démonstration ; – l’on doit informer les participants ; – il faut prévoir les objectifs, les thèmes les différentes étapes et les explications à chaque étape de la démonstration ; – il faut réunir le matériel nécessaire ; – l’éducateur doit être sûr de sa technique ; – il convient d’arriver en avance pour mettre en place le matériel de démonstration.
  • 150.
    • La conduitede la démonstration : • L’éducateur doit : – capter l’attention par des chants et des slogans ; – rappeler les objectifs et les thèmes de la démonstration ; – montrer tous les éléments nécessaires à la réalisation de la démonstration : – expliquer ce que l’on va faire ; – montrer comment ; – s’assurer que les participants ont bien compris en posant les questions ;
  • 151.
    La conduite dela démonstration (SUITE) – faire reprendre la démonstration par des volontaires ; – laisser les autres participants critiquer ; – encourager et féliciter ; – donner la préparation à manger aux enfants ; – donner les conseils d’hygiène tout au long de la démonstration ; – nettoyer et ranger le matériel ; – rappeler les idées forces de la démonstration par des chants et slogans
  • 152.
    5 messages clésen nutrition – l’alimentation variée – l’alimentation équilibrée – le sevrage des enfants – la consommation du sel iodé – l’alimentation des femmes enceintes – alimentation des enfants nés de mère séro positives
  • 153.
    Le suivi etévaluation Le suivi et évaluation des actions en CCC se font à travers : • Les visites sur le terrain au cours des supervisions • L’observation directe d’une tâche spécifique dans une population à travers une grille d’observation • Réunion, discussion de groupe et causerie éducative