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CPias ARA - février 2018 1/8
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Epidémiologie
Carte d’identité du virus
Morbillivirus, virus à ARN enveloppé, de la famille des Paramyxoviridae.
Réservoir et vecteur
- réservoir : strictement humain
- principale source : sécrétion des voies aériennes supérieures, salive, larmes
Viabilité
- persistance de l’infectiosité des aérosols : peut dépasser 30 minutes
- survie ≤ 2h sur les surfaces inertes
- inactivé par : la chaleur (56°C pendant 30 minutes) et la lumière
- sensible aux désinfectants habituellement utilisés en milieu de soin dont hypochlorite de sodium à 1%,
éthanol à 70%
Transmission
- aérienne, jusqu’à 2h après le départ du patient source
- gouttelettes
- contact direct ou indirect plus rarement
Contexte épidémiologique
 maladie virale éruptive hautement contagieuse et immunisante (confère une immunité « à vie »)
 dans les pays développés, bénigne dans plus de 90% des cas mais tableau clinique lourd,
complications graves non rares (20 décès en France en 10 ans)
 pathologie de l’enfant dans les populations non vaccinées, de l’adolescent et de l’adulte jeune dans
les populations mal vaccinées
 recrudescence épidémique cyclique à la fin de l’hiver et au printemps
 entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas déclarés dans la quasi-totalité des régions. Cette situation
ne met pas les départements indemnes de rougeole aujourd’hui à l’abri d’une extension de la
circulation virale dans un avenir proche. Aucun département n’atteint actuellement les 95% de
couverture vaccinale à 2 ans pour les 2 doses de vaccin, taux requis pour permettre l’élimination de
la maladie.
Cas de rougeole par mois. DO France, janvier 2008- Répartition géographique des cas survenus du
février 2018 (source : données de déclaration obligatoire, SpF) 17/02/17 au 16/02/18 (n= 885) (source : SpF)
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Histoire naturelle de la maladie
 incubation : 10 à 12 jours en général (extrêmes de 7 à 18 jours)
 premiers signes : fièvre, asthénie, catarrhe oculo-respiratoire
 éruption 2 à 4 jours après les premiers signes
 période de contagiosité : de la veille de l’apparition des 1ers
symptômes, soit 3 à 5 jours avant
l’éruption, jusqu’au 5ème
jour après le début de l’éruption.
Diagnostic et traitement
Le diagnostic est essentiellement clinique. L’absence de vaccination préalable ou la notion d’une seule
injection est un élément important à recueillir lors de l’anamnèse.
Signes cliniques
 fièvre jusqu’à 39,5-40°C, altération de l’état général, catarrhe oculo-respiratoire pendant 2 à 4 jours
(conjonctivite, larmoiement, rhinite, toux)
 signe de Köplik, inconstant, pathognomonique, présent entre la 36ème
heure et l’éruption
 éruption cutanée fébrile, non prurigineuse, maculo-papuleuse, descendante en 3-4 jours, confluente
en placards avec intervalles de peau saine, disparaissant au bout d’1 semaine, avec fines
desquamations parfois.
Complications
 surinfection virale ou bactérienne : otite moyenne aiguë, pneumopathie
 atteinte respiratoire mécanique (atélectasie, emphysème)
 encéphalite aiguë précoce, leucoencéphalite (panencéphalite subaiguë sclérosante) tardive
 diarrhée
 autres : thrombopénie, hépatite, péricardite, myocardite, laryngite.
Personnes à risque de formes graves
 sujets immunodéprimés ou atteints de malnutrition
 nourrisson de moins de 1 an
 femme enceinte: forme grave pour la mère, interruption précoce de grossesse, rougeole
congénitale.
Formes aussi plus sévères et complications plus fréquentes chez les adultes et adolescents non immuns.
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Biologie
Les cas de rougeole doivent être confirmés :
- soit biologiquement
- soit épidémiologiquement (lien avec un cas confirmé)
Diagnostic virologique de la rougeole
Il s'appuie soit sur le diagnostic direct : recherche du virus ou de ses constituants (ARN, antigènes), soit sur
la recherche des anticorps : diagnostic indirect ou sérodiagnostic.
Les prélèvements :
Le prélèvement salivaire est réalisé par le médecin à l'aide d'un kit salivaire fourni par les ARS,
comprenant les systèmes de prélèvement ("salivette"), de transport (boite et enveloppe), et de
renseignements (identité clinique). Le prélèvement permet la recherche du génome ARN viral et des
anticorps anti-virus en cas d'ARN négatif. Il est transmis par voie postale au CNR.
En milieu hospitalier un prélèvement nasal ou naso-pharyngé sur milieu de transport
virologique est recommandé. Il permet de rechercher l'ARN viral.
Le prélèvement sanguin est destiné le plus souvent à la recherche des anticorps anti-virus de la
rougeole (sérologie). C'est aujourd'hui l'approche recommandée en médecine communautaire.
La prise de sang périphérique est réalisée sur un tube sec. Il n'est pas nécessaire si un prélèvement
salivaire a été réalisé. La présence du virus dans le sang (virémie) peut être recherchée sur un tube
de sang EDTA.
Dans certaines complications, d'autres prélèvements sont utiles : secrétions trachéo-bronchiques,
urines, liquide céphalo-rachidien...
Les techniques :
La technique de base utilisée pour la détection du virus est la recherche de l'ARN viral par une
technique moléculaire : RT-PCR (reverse-transcription, polymerase-chain-reaction) en temps réel.
En cas de détection positive, l'identification du génotype viral est effectuée par séquençage d'une
partie du génome viral.
L'isolement des souches de virus de la rougeole est réalisé au CNR sur des cultures de cellules
Vero Slam. Il est indiqué pour l'étude de certaines souches virales.
La détection des anticorps anti-virus de la rougeole, des classes IgG et IgM, est réalisée en
routine à l'aide de trousses immunoenzymatiques (ELISA) commerciales. La recherche des
anticorps neutralisants en culture cellulaire (anticorps protecteurs) est possible, mais plus
compliquée. À partir d'un certain taux, ils sont corrélés aux taux d'anticorps décelés en ELISA.
 Coordonnées du CNR
Laboratoire de virologie humaine et moléculaire, CHU, Avenue George Clémenceau, 14033 CAEN,
tel 02 31 27 25 54, fax 02 31 27 25 57, cnr-rou-para@chu-caen.fr
Traitement
Uniquement symptomatique.
Prévention
Elle repose avant tout sur la vaccination puis sur la prescription des précautions complémentaires de type
air dès la suspicion d’un cas.
Les personnes immunisées sont celles qui ont :
 des antécédents de rougeole inscrits dans le carnet de santé
 ou une sérologie antérieure certifiant l’immunité
 ou reçu 2 doses de vaccin.
Vaccin sous forme :
 trivalente, associé aux vaccins contre les oreillons et la rubéole (ROR)
- 2 doses espacées d’au moins 1 mois
- la 2ème
injection n’est pas un rappel mais un rattrapage pour ceux qui n’ont pas de
séroconversion pour un ou plusieurs des antigènes lors de la 1ère
vaccination.
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Contre-indication
Grossesse (vaccin à virus vivant atténué). Les femmes en âge de procréer doivent s’abstenir d’initier une
grossesse dans le mois suivant l’administration de chaque dose de vaccin. Une vaccination réalisée
accidentellement chez une femme enceinte ne justifie ni interruption médicale de grossesse ni même
surveillance particulière.
Calendrier vaccinal 2018
Cette vaccination est obligatoire chez l’enfant né depuis le 1er
janvier 2018
Professionnels de santé ou en charge de la petite enfance
 Nés-es avant 1980, non vaccinés et sans antécédent connu de rougeole : faire 1 dose de vaccin
trivalent sans contrôle sérologique préalable systématique, même si antécédents de rougeole ou de
vaccination incertains.
 Nés-es depuis 1980 et de plus de 24 mois : doivent avoir reçu 2 doses au total de vaccin trivalent,
en respectant un délai minimal d’un mois entre les deux doses, quels que soient les antécédents vis-
à-vis des trois maladies.
Autres (pour rappel) :
 Enfants âgés de 12 à 24 mois :
- 1ère
injection à 12 mois quel que soit le mode de garde
- 2ème
injection entre 16 et 18 mois, voire plus tard si non réalisé la 2ème
année.
 Les personnes qui ont développé l’une des trois maladies contre lesquelles protège le vaccin, ne
sont habituellement pas protégées contre les deux autres et administrer un vaccin vivant atténué à
une personne déjà immunisée ne présente aucun inconvénient (inactivation du virus par les Ac
préexistants).
Conduite à tenir devant un / plusieurs cas de rougeole
Critères de notification de la rougeole
- Critères cliniques : association d’une fièvre = 38,5°C, d’une éruption maculo-papuleuse et d’au
moins un des signes suivants : conjonctivite, coryza, toux, signe de Köplik.
- Critères biologiques :
. détection (en l’absence de vaccination dans les deux mois précédant le prélèvement)
sérologique ou salivaire d’IgM spécifiques de la rougeole, ou
. séroconversion ou élévation (en l’absence de vaccination dans les deux mois précédant le
prélèvement) de 4 fois au moins du titre des IgG sériques entre la phase aiguë et la phase de
convalescence, ou
. détection du virus par PCR sur prélèvements sanguin, rhino-pharyngé, salivaire ou urinaire, ou
. culture positive sur prélèvement(s) sanguin, rhino-pharyngé, salivaire ou urinaire.
Définition des cas
Cas clinique
Cas présentant les critères cliniques pour lequel il n’y a pas eu d’analyse biologique et qui n’est pas lié
épidémiologiquement à un autre cas de rougeole confirmé ou pour lequel les résultats biologiques ne
permettent pas d’exclure le diagnostic (ex : prélèvement négatif réalisé en dehors des délais préconisés).
Cas confirmé biologiquement
Patient ayant présenté des signes cliniques évocateurs de rougeole et pour lequel un ou plusieurs critères
de confirmation biologique sont présents.
Cas confirmé épidémiologiquement
Cas qui répond à la définition d’un cas clinique1
et qui a été en contact dans les 7 à 18 jours avant le début
de l’éruption avec un cas de rougeole confirmé2
.
Gestion de l’évènement
Aux urgences
Prescrire / mettre en place les précautions complémentaires air pour tout cas suspect (séjour en Aquitaine
(Gironde…)), lui faire porter un masque chirurgical, éviter un passage en salle d’attente, l’examiner ou
l’hospitaliser en box individuel et en chambre individuelle.
1
En situation de cas groupés, le diagnostic peut être défini épidémiologiquement avant que l’ensemble des signes cliniques soit
présents.
2
Ce cas peut être un cas confirmé biologiquement ou être un cas confirmé épidémiologiquement (situation correspondant à une chaîne
de transmission).
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Devant un cas patient
Appliquer des précautions complémentaires d’hygiène de type air.
Mesures pour le patient
 l’hospitaliser en chambre individuelle porte fermée jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption (en
maternité, en cas de rougeole maternelle, isoler le couple mère-enfant si ce dernier va bien, pas de
contre-indication à l’allaitement maternel)
 aérer régulièrement la chambre
 limiter les déplacements
 si déplacement, port du masque chirurgical
Mesures pour le personnel
 limiter le nombre d’intervenants
 dédier du personnel immunisé
 dans tous les cas port d’un masque
FFP2 avant l’entrée dans la chambre, à retirer après la sortie de la chambre
 port de gants, indications des précautions standard
 désinfection des mains par friction
Mesures pour les visiteurs
 limiter le nombre de visites
 port d’un masque FFP2
Devant un cas soignant
 mesures à prendre en lien avec le médecin de santé au travail
 éviction immédiate pendant la phase contagieuse (jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption)
 tout sujet présentant une éruption cutanée fébrile caractéristique doit être considéré comme un cas
potentiel : éviction, investigations afin de confirmer le diagnostic, traitement symptomatique
 en cas d’épidémie, ces mesures doivent être prises dès les prodromes.
Dans tous les cas
Signaler, déclarer
 signalement de toute suspicion ou de tout cas de rougeole à l’équipe opérationnelle d’hygiène et à la
direction
 Déclaration obligatoire de tous les cas https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_12554.do
l’adresser à l’ARS.
ARS ARA :
0810 22 42 62 (7h/7 et 24h/24)
ars69-alerte@ars.sante.fr
fax : 04 72 34 41 27
 Signalement externe sur e-Sin (ARS/CPias) de tous les cas nosocomiaux (décret n° 2001-671 du 26
juillet 2001) dans l’application e-SIN (https://esin.santepubliquefrance.fr)
Si les précautions complémentaires air n’ont pas été mises en place dès l’admission alors rechercher des
sujets contacts
 parmi les patients, les visiteurs et le personnel (toute personne intervenant dans le service :
kinésithérapeute, manipulateur radio, bénévoles…)
 identifier les personnes à risque de forme grave (Cf. paragraphe diagnostic et traitement).
Définition d’un sujet contact
Sujet ayant fréquenté de manière concomitante les mêmes locaux qu’un cas, quelle que soit la durée,
y compris de façon indirecte s’il s’agit de locaux confinés, pendant la période de contagiosité du cas :
de la veille de l’apparition de la fièvre (5 jours avant l’éruption) à 5 jours après le début de l’éruption.
Prendre en charge les contacts
 les informer de ce contage dans l’établissement
 vérifier leur statut vaccinal et le mettre à jour si nécessaire. Une vaccination des personnes non
immunisées réalisée dans les 72h qui suivent le contact peut éviter la survenue de la maladie. Elle
reste préconisée même si ce délai est dépassé.
CPias ARA - février 2018 6/8
Recommandations autour d’un cas de rougeole
Dans le cadre du plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole, une vaccination préventive
pour les personnes potentiellement réceptives exposées à un cas de rougeole est recommandée.
Ces mesures concernent les contacts autour d’un cas clinique ou confirmé biologiquement pour les
contacts proches, et les contacts d’un cas confirmé biologiquement dans les autres collectivités :
- nourrissons âgés de 6 à 11 mois : une dose de vaccin trivalent (hors AMM entre 6 et 8 mois
révolus) dans les 72 heures suivant le contact présumé (dans ce cas, l’enfant recevra par la suite
deux doses de vaccin trivalent suivant les recommandations du calendrier vaccinal : 1ère dose à
l’âge de 12 mois, 2e dose entre 16 et 18 mois)
- personnes âgées de plus d’un an et nées depuis 1980 : mise à jour conformément au calendrier
vaccinal pour atteindre deux doses de vaccin trivalent
- professionnels de santé ou personnels chargés de la petite enfance, sans antécédent de
rougeole et/ou n’ayant pas reçu deux doses de vaccin trivalent, quelle que soit leur date de
naissance : une dose de vaccin trivalent.
L’administration d’une dose de vaccin, telle que préconisée ci-dessus, réalisée dans les 72
heures qui suivent le contact avec un cas peut éviter la survenue de la maladie. Elle reste
préconisée même si ce délai est dépassé. En outre, un délai d’au moins neuf mois est à respecter
chez une personne ayant reçu des immunoglobulines en prophylaxie post-exposition de la
rougeole avant de la vacciner contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Ce délai peut être
porté à 12 mois pour les nourrissons ayant reçu des doses élevées d’immunoglobulines (2g/kg)
telles qu’utilisées pour traiter la maladie de Kawasaki.
Recommandations en situation de cas groupés de rougeole
En situation de cas groupés, des mesures vaccinales particulières et supplémentaires sont
proposées. Elles reposent sur la notion qu’en situation épidémique, la plupart des cas sont
confirmés épidémiologiquement et que la valeur prédictive positive du diagnostic clinique est plus
élevée qu’en situation endémique. La vaccination est ainsi recommandée aux contacts proches
et en collectivité sans attendre les résultats de laboratoire.
En plus des recommandations autour d’un cas, toutes les personnes, y compris celles nées avant
1980, sans antécédent connu de rougeole devraient compléter leur vaccination jusqu’à obtenir en
tout deux doses de vaccin trivalent.
De la même manière, l’administration d’une dose de vaccin, telle que préconisée ci-dessus, réalisée
dans les 72 heures qui suivent le contact avec un cas, peut éviter la survenue de la maladie. Elle
reste préconisée même si ce délai est dépassé.
Dans tous les cas, lorsque la situation requiert deux doses, l’intervalle entre celles-ci sera d'au
moins un mois.
 Tout sujet contact présentant des symptômes caractéristiques doit être considéré comme un cas
potentiel : isolement ou éviction, investigations à visée diagnostique, traitement symptomatique.
Le clinicien alerte sans délai l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) ou le coordonnateur de la lutte contre
les IN ou gestion des risques (GDR) qui peut décider d’activer une cellule de crise.
Composition de la cellule de crise
 coordonnateur de la lutte contre les infections nosocomiales
 hygiéniste(s) de l’équipe opérationnelle d’hygiène
 clinicien(s) du service concerné
 infectiologue ou référent anti-infectieux
 médecin du service de santé au travail
 représentant de la direction des soins
 représentant de la direction
 responsable de la gestion des risques quand il existe
Rôle de la cellule de crise (se réunit à la demande)
 coordonne et adapte les actions ci-dessous en fonction de la situation
 coordonne l’information dans l’établissement :
 du personnel :
- qui : en priorité le personnel des services concernés, puis tout le personnel
CPias ARA - février 2018 7/8
- quoi : mode de transmission, mesures barrières, surveillance clinique (contacts des cas),
conduite à tenir devant l’apparition de signes évocateurs, mesures de prévention (Cf.
paragraphe prévention) et de la situation épidémique (nombre de cas, nombre de
contacts)
- comment : courrier joint à la fiche de paie, communication orale ouverte, communication
dans le service concerné, Intranet, …
 des services qui reçoivent des patients contacts transférés
 du laboratoire de biologie de toute suspicion de rougeole avant l’envoi en urgence d’un ou des
prélèvements à visée diagnostique pour pouvoir prendre rapidement les mesures suivantes :
- pratiquer des sérologies en urgence si nécessaire avant vaccination
- effectuer des diagnostics par PCR
- utiliser les kits salivaires disponibles dans les SAU (s’assurer de leur disponibilité)
- acheminer au CNR les salives ou prélèvements positifs en vue d’un génotypage
 les instances concernées : CHSCT, CME, …
Informer hors de l’établissement
 le médecin traitant des contacts ou l’établissement accueillant des patients contacts transférés
- par mail ou contact téléphonique
- incluant notamment des recommandations de vaccination ou d’immunothérapie et de
surveillance dans les 2 semaines qui suivent le contage (Cf. exemple en annexe)
 discuter des modalités d’information des patients contacts déjà sortis au moment du diagnostic
du cas par téléphone, par mail, par courrier, via le médecin traitant (Cf. exemple en annexe)
Discuter en cellule de crise l’utilité d’un numéro d’appel gratuit
- Objectif : permettre aux patients ayant reçu le courrier d’obtenir des précisions sur les risques
encourus, la maladie et leur cas en particulier.
- Mis en place dans l’établissement ou par l’intermédiaire d’un organisme spécialisé.
- Gestion des appels
. par du personnel non médical formé par des médecins spécialistes ou l’EOH à l’aide de
guide de réponses rédigées
. planning d’astreintes de médecins référents susceptible de répondre en 2ème
ligne et/ou de
donner un rendez-vous de consultation
. certains appels peuvent être aussi basculés directement sur le service de pédiatrie.
 la presse écrite, radio, TV… Discuté en cellule de crise, la décision revient au responsable de
l’établissement.
Assurer la traçabilité de l’épisode
Rédiger un rapport détaillé
 des étapes de l’investigation
 des mesures prises
 de la survenue de nouveaux cas (courbe épidémique)
 de la communication effectuée
 de l’évaluation des coûts liés à l’épisode.
Bibliographie
Réglementation / Recommandations
Ministère des Solidarités et de la Santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales. Janvier 2018, 72 pages.
http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2018.pdf
OMS. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Relevé épidémiologique Hebdomadaire 2017/04, 92: 205-
228.
http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255149/1/WER9217.pdf?ua=1
Mes Vaccins.net : rougeole
https://www.mesvaccins.net/web/diseases/8-rougeole
OMS : rougeole
http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs286/fr/
InVS : Qu'est-ce que la rougeole ?
http://invs.santepubliquefrance.fr/fr../Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-
vaccinale/Rougeole/Qu-est-ce-que-la-rougeole
Haut conseil de la santé publique. Guide pour l’immunisation en post-exposition - Vaccination et immunoglobulines. 2016/02, 86
pages.
https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=548
Haut conseil de la santé publique. Avis relatif au délai à respecter entre l’administration d’immunoglobulines polyvalentes en
post-exposition de la rougeole et du vaccin trivalent ROR. 16 avril 2012, 7 pages.
https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=267
Haut conseil de la santé publique. Avis relatif à la problématique de la rougeole chez la femme enceinte. 23 mai 2011, 5 pages.
http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspa20110523_rougeolefemmeenceinte.pdf
CPias ARA - février 2018 8/8
Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. Arrêté du 22 août 2011 relatif à la notification obligatoire des maladies
infectieuses et autres maladies mentionnées à l’article D. 3113-7 du code de la santé publique. Journal officiel 27 août 2011, 2
pages.
http://cpias.fr/Nosobase/Reglementation/2011/Arrete/22082011.pdf
Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. Adaptation transitoire des mesures de surveillance et de gestion autour d’un cas
ou de cas groupés de rougeole. 22 avril 2011, 4 pages.
http://cpiasfr/Nosobase/Reglementation/2011/Note/29042011.pdf
Afssaps. Haute autorité de santé. Situation temporairement acceptable. Prophylaxie des sujets à risque * après exposition à un
cas confirmé de rougeole. Mars 2011, 10 pages.
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/IG_AfssapsHAS_Mars2011.pdf
Haut conseil de la santé publique. Avis relatif à l’actualisation des recommandations vaccinales contre la rougeole pour les
adultes. 11 février 2011, 5 pages.
http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspa20110211_rougeoleadultes.pdf
CERFA. Fiche de déclaration obligatoire de la rougeole. https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_12554.do
InVS. Dossiers thématiques. Maladies à déclaration obligatoire. Rougeole. http://www.invs.sante.fr/Dossiers-
thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-declaration-obligatoire/Rougeole
INRS. Guide Eficatt
http://www.inrs.fr/eficatt
Références
INRS. Vaccination en santé au travail. Références en santé au travail 2016/06, 146: 23-38.
http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=TC%20154
Floret D. Rougeole : quelles leçons tirer de l’épidémie ? Journal des anti-infectieux 2014/09, 16(3): 131-136.
Antona D, Parent I, Lévy-Bruhl D, Poujol I, Alleaume S, Thiolet JM, et al. Institut de veille sanitaire. Rougeole. Situation
épidémiologique actuelle Colloque RAISIN, 04/05/2011.
InVS.http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention-
vaccinale/Rougeole/Points-d-actualites/Archives/Epidemie-de-rougeole-en-France.-Actualisation-des-donnees-de-surveillance-
au-25-septembre-2017
Annexes 1
Éléments de langage / Courrier / mail en vue d’une communication aux patients ou personnes contacts
Chère Madame, Cher Monsieur,
Vous avez été hospitalisé à………………………………. dans le service de………….…………………... entre le
__/__/____ et le __/__/____. Pendant cette période, un cas de rougeole a été découvert chez une personne de ce
service. Cette personne ayant peu de symptômes, aucune précaution particulière n’a pu être prise avant la confirmation
de cette infection.
Du fait de votre présence concomitante dans les mêmes locaux, il existe un risque que vous ayez été contaminé.
Par principe de précautions, si vous n’avez pas déjà eu la rougeole et si vous n’êtes pas vacciné, nous vous
recommandons de consulter dès maintenant votre médecin traitant que nous avons par ailleurs informé de la situation.
Il pourra ainsi vous proposer une vaccination ou un traitement.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le numéro vert gratuit mis à votre disposition par
l’établissement __ __ __ __ __.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
Directeur de l’établissement Coordonnateur de la lutte contre les infections nosocomiales
En application de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, il est précisé que ces informations sont
confidentielles et feront l’objet d’un traitement informatique réalisé par l’établissement.
Éléments de langage / Courrier / mail en vue d’une communication avec le médecin traitant
Chère Madame, Cher Monsieur,
Votre patient(e), Mme, M……………. été hospitalisé à…………………… dans le service de………….………… entre le
__/__/____ et le __/__/____. Pendant cette période, un cas de rougeole a été découvert chez une personne de ce
service. Cette personne ayant peu de symptômes, aucune précaution particulière n’a pu être prise avant la confirmation
de cette infection.
Il existe un risque que de transmission de la maladie du fait de la présence concomitante de votre patient(e) dans les
mêmes locaux que cette personne.
Par principe de précautions, nous lui avons recommandé, en l’absence d’antécédent de rougeole de vous contacter en
effet en post exposition il est actuellement recommander de proposer une vaccination dans les 72h ou une
immunothérapie en cas de contre-indication à la vaccination par le ROR (immunodépression, grossesse …)
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le numéro vert gratuit mis à votre disposition par
l’établissement __ __ __ __ __.
Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués.
Directeur de l’établissement Coordonnateur de la lutte contre les infections nosocomiales
Date : Février 2018
Rédacteur(s) : Gabriel BIRGAND
Relecteur(s) :
Bâtiment Le Tourville – CHU
5 rue Pr Boquien
44093 Nantes
Rougeole : Conduite à tenir
ATION DES DECHETS DE SOINS EN LIBERAL ET HAD
:
Point sur la situation
- France : 387 cas depuis le 1/11/2017 dont 269 en région nouvelle aquitaine (notamment Poitier)
frontalière des Pays de la Loire
- En Pays de la Loire : > 11 cas depuis début 2018 et une accélération de l’épidémie
Transmission
- Principalement par voie aérienne
- Transmission indirecte possible par l’environnement souillé par des sécrétions naso-pharyngées.
- La rougeole est hautement contagieuse (en l’absence d’immunité, 1 cas génère 18 transmissions)
- Phase de contagiosité : démarre la veille de l’apparition des prodromes et s’étend jusqu’à 5 jours
après le début de l’éruption.
Définition de cas
 Cas clinique :
- Fièvre ≥ 38,5°C
+ Eruption maculopapuleuse
+ Au moins un des signes suivants : conjonctivite, coryza, toux, signe de Koplik
- Période d’incubation dure 10 à 12 jours.
 Cas confirmé biologiquement :
- Détection (en l’absence de vaccination récente) sérologique ou salivaire d’IgM spécifiques de
la rougeole ;
- Séroconversion ou élévation (en l’absence de vaccination récente) de quatre fois au moins du
titre des IgG sériques entre la phase aiguë et la phase de convalescence ;
- Détection du virus par PCR sur prélèvements sanguin, rhino-pharyngé, salivaire ou urinaire ;
- Privilégier la sérologie (simple et remboursée) à la PCR (délai de rendu des résultats, payante)
 Cas confirmé épidémiologiquement :
- Cas qui répond à la définition d’un cas clinique et qui a été en contact dans les 7 à 18 jours
avant le début de l’éruption avec un cas de rougeole confirmé.
Date : Février 2018
Rédacteur(s) : Gabriel BIRGAND
Relecteur(s) :
Bâtiment Le Tourville – CHU
5 rue Pr Boquien
44093 Nantes
Conduite à tenir
Conduite à tenir face à un cas au sein des services d’hospitalisation :
- Informer le personnel (Chef de service en collaboration avec l’EOHH)
- Prendre en charge le cas par du personnel dédié : personnel immunisé contre la rougeole (vérification du
statut vaccinal, antécédents de rougeole ou sérologie IgG positive), éviction du personnel réceptif à risque,
des soins au malade atteint de rougeole
- Limiter le nombre d’intervenants
- Rappeler au personnel les précautions complémentaires de type AIR :
o Patient placé en chambre seule
o Masque FFP2 (canard) pour toute personne entrant dans la chambre,
o Hygiène des mains par friction hydro-alcoolique +++ notamment après retrait du masque
o Masque de soin pour le patient si sortie de la chambre
o Limiter les visites
- Renforcer les précautions standards pour le personnel
- Rechercher et identifier les patients contacts avec traçabilité du parcours du patient
- Informer les patients contacts, vérifier leur statut vaccinal ou orienter vers le médecin traitant et porter
l’indication d’une vaccination si nécessaire selon le calendrier vaccinal ou de l’administration d’IG selon les
recommandations
- Informer le service de biologie de tout cas suspect avant l’envoi d’un prélèvement
- S’assurer de l’arrêt de travail du cas, si membre du personnel (médecin du travail de l’établissement)
- Identifier le personnel contact d’un cas
- Mettre à jour la vaccination recommandée pour le personnel non immunisé selon le calendrier vaccinal
avec une dose de vaccin trivalent à tous les personnels de santé susceptibles d’être ou d’avoir été exposés
pour lesquels il n’existe pas de preuve biologique de rougeole antérieure ou qui n’ont pas reçu une
vaccination complète à deux doses
- Vérifier le statut vaccinal des membres du personnel soignant (dossier du service de santé au travail) et, le
cas échéant, mise à jour de celui-ci
Conduite à tenir face à un cas aux urgences :
- Isoler le patient, limiter ses déplacements, lui faire porter un masque chirurgical, limiter le nombre
d’intervenants
- Accélérer la prise en charge
- Délivrer une information à l’ensemble du personnel des urgences sur les moyens de prévention, et
prévenir le service de biologie avant l’envoi d’un prélèvement
- Rechercher et identifier les sujets contacts du cas suspect
Conduite à tenir face à un cas en cabinet de ville :
- Accélérer la prise en charge, éviter le séjour prolongé du cas en salle d’attente
- Rechercher et identifier les patients contacts ayant fréquenté la salle d’attente
- Informer les sujets contacts, vérifier leur statut vaccinal et porter l’indication d’une vaccination si nécessaire
selon le calendrier vaccinal ou évaluer, en lien avec un service hospitalier, l’intérêt de l’administration d’IG
selon les recommandations
- Si l’état de santé du cas nécessite une hospitalisation : contacter le médecin hospitalier qui accueillera le
cas (service ou urgences) pour que les mesures préventives puissent être mises en place dès l’arrivée du
malade
Conduite à tenir au sein du laboratoire de biologie hospitalier :
- Pratiquer des sérologies en urgence pour confirmer le diagnostic chez les cas suspects
- Pratiquer des sérologies pour évaluer l’immunité des personnes dont le statut immunitaire vis-à-vis de la
rougeole est incertain
- Adresser en virologie les recherches de PCR ou utiliser les kits salivaires à visée diagnostique disponibles
dans les SAU (s’assurer de leurs disponibilités)
- Acheminer au CNR les prélèvements de salive ou les prélèvements positifs par PCR en vue d’un
génotypage
- Informer le prescripteur de la confirmation d’un cas et de la nécessité de le signaler puis le notifier
Date : Février 2018
Rédacteur(s) : Gabriel BIRGAND
Relecteur(s) :
Bâtiment Le Tourville – CHU
5 rue Pr Boquien
44093 Nantes
Pour les personnes contact d’un cas de rougeole :
- Nourrissons âgés de 6 à 11 mois : une dose de vaccin trivalent (hors AMM entre 6 et 8 mois révolus :
nouveauté du calendrier vaccinal 2018) dans les 72 heures suivant le contact présumé
- Personnes âgées de plus d’un an et nées depuis 1980 : mise à jour conformément au calendrier vaccinal
pour atteindre deux doses de vaccin trivalent
- Professionnels de santé ou personnels chargés de la petite enfance, sans antécédent de rougeole et/ou
n’ayant pas reçu deux doses de vaccin trivalent, quelle que soit leur date de naissance : une dose de vaccin
trivalent
- Injection d’immunoglobulines polyvalentes en milieu hospitalier peut être recommandée pour les personnes
contacts (notamment si risque de rougeole grave).
Calendrier vaccinal 2018 :
http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2018.pdf
RAPPEL : La rougeole est une maladie à déclaration obligatoire. Afin d'effectuer cette démarche, complétez
le formulaire de DO et envoyez-le par mail à ars44-alerte@ars.sante.fr ou par fax au 02.49.10.43.89. Le
formulaire est à adresser dès le diagnostic clinique d’une rougeole sans attendre les résultats biologiques.
Une formation à distance ?
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Suivi et accompagnement de la formation :
Contact : M. Stéphane CRAYSSAC 05 61 63 52 90 crayssac.s@chu-toulouse.fr
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Le CPIAS Occitanie a pour mission de promouvoir la
prévention des Infections Associées aux Soins (IAS) dans tous
les secteurs de soins (sanitaire, médico-social, soins de ville),
notamment via la formation des professionnels de santé.
Les précautions standard (PS) doivent être appliquées par
tout soignant, pour tout patient/ résident et pour tout soin.
Dans le contexte actuel de rationalisation du temps de travail, la formation
ouverte et à distance (FOAD) permet une adaptation des temps d’apprentissage
aux contraintes de service.
C’est pourquoi nous avons développé un outil FOAD consacré aux
fondamentaux de la prévention du risque infectieux : les précautions
standard.
Cette formation est le fruit d’une collaboration entre les hygiénistes du
CPIAS Occitanie pour la conception pédagogique et le GIPSE pour la
conception technique (plateforme et outils pédagogiques innovants).
Ce projet a été accompagné par un formateur expert, M. Alain Taché
(id3 Net-Trainers).
Pour quel public ?
Les professionnels de santé, infirmiers, aides-soignants et aides médico-
psychologiques, des établissements de santé et médico-sociaux.
Selon quelles modalités ?
Les apprenants sont mobilisés sur la même durée qu’une journée de formation,
soit 7 heures, organisées en 3 temps :
• Présentation de la formation et prise en main de l’outil
• Apprentissage : 3 modules d’enseignement développés autour de
situations pratiques de soins illustrant les risques infectieux encourus
• Evaluation
L’accès à la plateforme s’adapte à la disponibilité des apprenants. A partir d’un
login et d’un mot de passe individuel, il sera possible d’accéder à la formation,
de suivre la progression réalisée et de valider les apprentissages. La durée totale
de 7 heures peut être découpée à la convenance de l’apprenant. Il est
indispensable que ce temps de formation soit contractualisé avec le
professionnel et son encadrement.
Quels objectifs ?
• Développer les connaissances sur les précautions standard et leur mise
en œuvre dans les secteurs de soins :
 Améliorer la perception des risques liés à un défaut d’application des PS
 Systématiser le recours aux PS
Quelles compétences ?
• Identifier les risques liés aux situations de soins
• Analyser la qualité des soins
• Déterminer les mesures préventives et/ou correctives adaptées
 Améliorer les pratiques professionnelles
Quelle dimension ?
- Sécurité du patient
- Protection du personnel
- Maîtrise de l’environnement
Proposition d’un parcours de formation et des modalités
d’habilitation pour les personnels chargés du traitement des
endoscopes souples thermosensibles à canaux
au sein des lieux de soins
avril 2019
2
Groupe de travail :
Martine Aupée Médecin hygiéniste CPias Bretagne Rennes
Raoul Baron Médecin hygiéniste CHRU Brest
Jeanne-Marie Germain Médecin hygiéniste CPias Bretagne Brest
Liliane Grolier-Bois Médecin hygiéniste CH Bretagne Sud Lorient
Céline Richard Infirmière, service d’endoscopie CHRU Brest
Marie-Charlotte Robino Cadre hygiéniste Clinique mutualiste
de la porte de l’Orient
Lorient
Avec la contribution de l’EOH du CHU de Rennes
Groupe de relecture :
Cécile Barrué Infirmière en endoscopie
Présidente du GIFE1
CHU Toulouse
Hélène Boulestreau Médecin hygiéniste CHU Bordeaux
Fanny Durand Infirmière cadre de santé
Référente DIU Endoscopie du GIFE
Faculté de médecine Limoges
Anne Houdard Infirmière en endoscopie
Membre du GIFE
HIA Toulon
Dominique Imbert Infirmière cadre de santé
Membre du GIFE
CH Avignon
Loïc Simon Pharmacien hygiéniste CPias Grand Est Nancy
Olivier Sylvant Infirmier en endoscopie
Secrétaire du GIFE
CHU Besançon
Arnaud Tailleur Infirmier référent en endoscopie
Membre du GIFE
CHU Limoges
1
GIFE = Groupement Infirmier pour la Formation en Endoscopie
3
Introduction
Le risque infectieux en endoscopie est une priorité en matière de prévention des infections associées aux
actes invasifs qui est l’objet de l’axe 3 du Programme de prévention des infections associées aux soins
(INSTRUCTION NDGOS/PF2/DGS/RI1/DGCS/2015/ 202 du 15 juin 2015 relative au programme national
d’actions de prévention des infections associées aux soins (Propias).
Le guide technique annexé à l’instruction DGOS/PF2/DGS/VSS/2016/220 du 4 juillet 2016 propose de
mettre à disposition des professionnels un document unique regroupant l’ensemble des éléments
d’assurance qualité en hygiène pour la gestion des endoscopes thermosensibles.
Parmi les dix-huit fiches qui composent ce guide, la fiche 16 (voir annexe 1) concerne la formation des
personnels et prévoit, après une formation spécifique, puis sur une base régulière, une évaluation attestée
des compétences.
Ces éléments sont également repris dans l’instruction DGOS/PF2/DGS/VSS1/PP3/2018/195 du 2 août 2018
(voir annexe 1 bis).
Objectifs
L’objectif de ce travail était de proposer, en réponse aux exigences de la fiche 16, un parcours minimal de
formation et des modalités d’habilitation des professionnels chargés du traitement des endoscopes
thermosensibles à canaux.
Ce document est destiné aux équipes des plateaux d’endoscopie et aux équipes opérationnelles
d’hygiène (EOH).
Parcours de formation
Le personnel chargé de la désinfection des endoscopes souples thermosensibles doit recevoir une
formation spécifique sur les procédés de nettoyage et désinfection du matériel ainsi qu’une information sur
les risques liés à la manipulation des différents produits utilisés.
Nous proposons ici un parcours de formation minimum obligatoire pour tout professionnel assurant le
traitement des endoscopes (infirmier diplômé d’état, aide-soignant, …)
1. Objectifs pédagogiques
A l’issue de la formation, le professionnel doit :
 Etre capable de décrire un endoscope souple thermosensible (architecture interieure et exterieure)
 Décrire les principaux micro-organismes responsables d’infections en endoscopie
 Connaitre les différentes étapes du traitement manuel des endoscopes
 Etre capable de réaliser un test d’étanchéité
 Savoir utiliser les différents équipements de protection individuelle
 Savoir utiliser les différents produits détergents et désinfectants
2. Quelle durée ?
Cette formation peut s’envisager sur une journée (7h/8h) ou sous forme de modules afin de permettre aux
professionnels d’assimiler plus facilement les notions de base.
3. Quand ?
Idéalement en amont de la prise de fonction du professionnel, à défaut, le plus rapidement possible après
et impérativement dans l’année de la prise de fonction..
4
Parcours de formation
4. Quel contenu ?
Chapitres et points à aborder Durée
proposée
Intervenants
proposés
Architecture des endoscopes et manipulation
- démonstration de matériel, présentation d’un endoscope
« éclaté »
- focus sur les endoscopes à risque particulier (duodénoscopes
et écho-endoscopes)
- réalisation du test d’étanchéité
- manuel d’utilisation
- correspondance écouvillons / canaux
2h00
à
3h00
ingénieur
ou
technicien biomédical
ou
professionnel ayant une bonne
connaissance des endoscopes
Risque infectieux
- épidémiologie des infections liées à l’endoscopie (possibilité
de se référer à la fiche 1 de l’instruction du 04/07/2016)
- micro-organismes en cause
- mode de transmission
- notion de biofilm
1h00 équipe opérationnelle d’hygiène
ou
microbiologiste
Prévention du risque infectieux
- obligations réglementaires
- classification des endoscopes en fonction du niveau de risque
(classification de Spaulding)
- précautions standard
- traitement manuel, modules semi-automatisés et laveur-
désinfecteur
- transport des endoscopes
- stockage, y compris première approche des enceintes de
stockage pour endoscopes thermosensibles (ESET) et
systèmes de stockage individuel des endoscopes (ESI)
- traçabilité
3h00 équipe opérationnelle d’hygiène
ou
professionnel ayant une bonne
connaissance du traitement des
endoscopes
Protection du personnel
- équipements de protection individuelle
- toxicité des produits
- ventilation, ergonomie des locaux
1h00 service santé au travail
ou
équipe opérationnelle d’hygiène
ou
service en charge de ces aspects
5. Animation de la formation
Pour réaliser cette formation, l’établissement peut faire appel à :
 des professionnels de la structure connaissant parfaitement l’endoscopie (professionnels d’endoscopie,
hygiénistes ayant une compétence en endoscopie, techniciens biomédicaux assurant la maintenance
des endoscopes)
 un autre établissement ayant déjà initié cette démarche
 un prestataire externe spécialisé dans le traitement des endoscopes.
6. Evaluation de la formation
A l’aide d’un questionnaire (voir annexe 3) d’évaluation des acquis lors de la formation.
7. Formation complémentaire
Des modules de formation complémentaire peuvent être proposés dans un second temps :
 locaux et le traitement d’air
 déchets et effluents
 contrôles microbiologiques
 enceintes de stockages des endoscopes thermosensibles (ESET)
 qualification des performances LDE, ESET/ESI voire endoscopes
 organisation de la prise en charge du patient et du matériel d’endoscopie
5
Modalités d’habilitation
1. Habilitation initiale
Habilitation initiale
3 critères
 Avoir suivi la formation théorique (cf. ci-dessus)
 En fonction du nombre de familles ou de la variété du parc d’endoscopes, du type de
traitement utilisé (manuel, semi-automatisé, laveur-désinfecteur), du niveau de
criticité des endoscopes, justifier d’un nombre suffisant de traitements par famille et
type d’endoscope, sous tutorat.
 S’être prêté à une observation de pratiques (la grille d’observation de l’audit du
Grephh peut être utilisée)
Prévoir un temps suffisant pour l’acquisition de la gestuelle nécessaire au traitement
des endoscopes à risque particulier et
des endoscopes nécessitant une désinfection de haut niveau.
Le tuteur est un professionnel ayant une activité régulière en endoscopie
et qui doit être lui-même habilité.
Par qui ?
Un tuteur reconnu pour son expérience dans le domaine du traitement des endoscopes
et désigné au sein de l’établissement ou du service pour valider les habilitations,
éventuellement en lien avec l’EOH.
2. Renouvellement de l’habilitation
Personnel ayant une activité occasionnelle
Remplacement des personnels en charge de cette activité ou en dehors des heures d’activité
Périodicité Tous les ans
Modalités  Questionnaire d’évaluation des acquis lors de la formation initiale
 Observation de pratiques si possible
S’assurer que le personnel a été formé lors de la mise en service de nouveaux
endoscopes, équipements ou produits
Par qui ?
Un tuteur reconnu pour son expérience dans le domaine du traitement des endoscopes
et désigné au sein de l’établissement ou du service pour valider les habilitations,
éventuellement en lien avec l’EOH.
Après une absence prolongée
Modalités
 Questionnaire d’évaluation des acquis lors de la formation initiale
 Reprendre une période de tutorat (cf. habilitation initiale)
Par qui ?
Un tuteur reconnu pour son expérience dans le domaine du traitement des endoscopes
et désigné au sein de l’établissement ou du service pour valider les habilitations,
éventuellement en lien avec l’EOH.
3. Organisation et suivi des habilitations
Le cadre du service est responsable de l’organisation et du suivi des habilitations en lien avec le service de
formation continue.
Afin de maintenir un haut niveau de qualité et sécurité des soins dans les unités de traitement des
endoscopes il est recommandé d’organiser régulièrement des évaluations de pratiques professionnelles
(EPP), sous forme d’audit interne ou externe. Il est préconisé de ne pas dépasser 3 ans entre 2
évaluations.
6
Annexe 1
Instruction DGOS/PF2/DGS/VSS/2016/220 du 4 juillet 2016 relative au traitement
des endoscopes souples thermosensibles à canaux au sein des lieux de soins.
Fiche 16 – Formation du personnel
Le traitement et le stockage du matériel doivent être pris en charge par un personnel dédié sous la
vigilance de l’IDE ; ce personnel est distinct des aides présents en salle d’endoscopie.
Le personnel est en nombre suffisant pour assurer le bon fonctionnement de l’activité d’endoscopie, y
compris les périodes de gardes, les week end et jours fériés. 40
Le personnel chargé de la désinfection des endoscopes doit recevoir une formation spécifique sur les
procédés de nettoyage et désinfection du matériel ainsi qu'une information sur les risques liés à la
manipulation des différents produits utilisés. Cette formation pratique doit être assortie de procédures
écrites propres aux modèles d’endoscope et aux modèles d’unités de traitement automatisé d’endoscopes
utilisés dans leur secteur41
.
Il convient de rappeler au personnel la nécessité de respecter les précautions « standard » pour la
prévention des accidents liés à l'exposition au sang et aux liquides biologiques. Le port de lunettes
protectrices, de masque, de gants à manchettes longues et de tablier est recommandé pour manipuler le
matériel souillé et se prémunir contre les projections.
Tout incident ou accident survenant lors de la manipulation des endoscopes, des accessoires et/ou des
produits utilisés doit être signalé au service de santé au travail de l'établissement.
Une évaluation attestée des compétences est à prévoir après la formation initiale, puis sur une base
régulière (par exemple : changement de pratiques, de matériels ou de produits).
La formation et son évaluation sont à compléter lors de l’acquisition de nouveaux modèles d’endoscopes
ou d’unités de traitement automatisé ou de stockage d’endoscope notamment.
Le personnel temporaire ne doit pas être autorisé à traiter les endoscopes, à moins que ses compétences
n’aient été établies par une évaluation ou une attestation de son expérience.
L’établissement assure une activité de formation. Il doit, pour cela avoir une bonne connaissance des
spécificités du plateau technique d’endoscopie.40
Il est en charge du suivi de l’évaluation des compétences
des professionnels en charge du traitement des endoscopes.
____________________________________
40
Pienkowski P, Le Floch J, Parois L, Heresbach D, Richard-Molard B, Robaszkiewicz M, et la Commission
juridique de la SFED. Société française d’endoscopie digestive. Recommandations relatives au personnel
d’endoscopie de la SFED. Acta Endosc 2014 ; 44 : 196-200.
41
Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections
transmises par les appareils souples d'endoscopie digestive et de bronchoscopie. 2010.
7
Annexe 1 bis
Instruction DGOS/PF2/DGS/VSS1/PP3/2018/195 du 2 août 2018 relative à l’actualisation du traitement
des endoscopes souples thermosensibles à canaux de type duodénoscope au sein des structures de soins
5 FORMATION
5.1 La formation du personnel chargé du traitement des duodénoscopes
En endoscopie, le traitement et le stockage du matériel doivent être pris en charge par un personnel dédié
et habilité sous la vigilance de l’IDE référent ; ce personnel chargé du traitement des endoscopes doit
recevoir une formation spécifique sur les procédés de nettoyage, désinfection et stockage du matériel ainsi
qu'une information sur les risques liés à la manipulation des différents produits utilisés. Une évaluation
attestée des compétences est à prévoir après la formation initiale, puis sur une base régulière (par exemple
: changement de pratiques, de matériels ou de produits). La formation continue répond aux exigences d’un
schéma de type développement professionnel continu (DPC).
Cette formation pratique doit être assortie de procédures/instructions écrites générales applicables à tous
les endoscopes et d’autres propres à certains modèles en cas de particularités. Des procédures/instructions
doivent également être disponibles pour les unités de traitement automatisé d’endoscopes utilisés dans
leur secteur. Le personnel temporaire non habilité ne doit pas être autorisé à traiter les endoscopes, à
moins que ses compétences n’aient été établies par une évaluation ou une attestation de son expérience
(Instruction du 4 juillet 2016 - Fiche 16 - Formation du personnel).
Concernant plus particulièrement les duodénoscopes, leur traitement pouvant être source d’erreurs en
raison de leur complexité et des difficultés à les nettoyer et désinfecter, il importe de s’assurer que le
personnel en charge de ce traitement soit correctement formé aux nouvelles instructions de nettoyage et
se conforme strictement à ces instructions. Il importe également qu’il y ait une vérification régulière des
compétences et des pratiques pour garantir la conformité aux protocoles. L’établissement assure cette
formation en coordination avec le référent endoscopie et avec l’appui du service de gastro-entérologie, de
l’EOH, du laboratoire de microbiologie, du responsable de la matériovigilance et du biomédical.
8
Annexe 2
Outils disponibles
 Vidéo
o Traitement manuel des endoscopes non autoclavables - Arlin Poitou Charente - 2017
https://www.youtube.com/watch?v=VxsUzKwj_Eo
o L’infirmier en endoscopie - GIFE 2
– 2015
https://www.youtube.com/watch?v=T5oSGfIYBso&feature=youtu.be
 Audit
o Endoscopie - Grephh3
- 2015
 Fiche d’observation du traitement
 Guide de remplissage de la fiche d’observation du traitement
https://www.preventioninfection.fr/base-documentaire/
(pour faciliter la recherche de ces documents : filtrer par thème « endoscopie » et catégorie « audit »)
 Quizz
o Hygiène et désinfection - GIFE – 2015
https://www.gife.fr/limesurvey/index.php/643799/lang-fr
o Législation et gestion des risques - GIFE – 2015
https://www.gife.fr/limesurvey/index.php/218812/lang-fr
2
GIFE = Groupement Infirmier pour la Formation en Endoscopie
3
Grephh = Groupe d'évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
9
Annexe 3
Proposition de questionnaire d’évaluation de la formation initiale
Date de la formation :
1. Un colonoscope est un dispositif médical
- Critique
- Semi-critique
- Non critique
2. Un urétéroscope est un dispositif médical
- Critique
- Semi-critique
- Non critique
3. Quel rôle joue le biofilm dans la contamination d’un endoscope ?
- Le biofilm protège les bactéries contre les désinfectants chimiques
- Le biofilm rend les désinfectants beaucoup moins efficaces
- Le biofilm installé dans un endoscope n’a pas de conséquence sur le résultat du traitement
de l’endoscope
4. Mon patient est infecté par le virus de l’hépatite C (infection aigüe ou chronique)
- Je planifie son examen en premier
- Je fais un entretien habituel de l’endoscope utilisé
- Je mets une double paire de gants
5. Mon patient est porteur d’un Clostridium difficile et va avoir une coloscopie
- Je planifie son examen en dernier
- Je sors de la salle tout matériel non nécessaire à l’examen
- Je fais un entretien habituel de l’endoscope utilisé
6. Une procédure de traitement manuel de l’endoscope comprend obligatoirement
- 4 étapes : pré-traitement – nettoyage – désinfection – rinçage
- 6 étapes : pré-traitement – double nettoyage – désinfection – rinçage – séchage
- 8 étapes : pré-traitement – double nettoyage – double rinçage – désinfection – rinçage
terminal – séchage
7. Le pré-traitement
- N’est pas nécessaire si l’endoscope est traité immédiatement
- Permet d’éliminer les souillures
- Réduit le risque de contamination du personnel qui va le prendre en charge en suivant
8. Le test d’étanchéité
- Permet de détecter une fuite
- Est fait systématiquement avant le nettoyage de l’endoscope
- Il doit être réalisé sur un endoscope en immersion
- Facilite l’écouvillonnage des canaux
10
9. Je n’ai plus d’écouvillons adaptés à mon coloscope
- Je prends celui adapté aux nasofibroscopes
- J’en recherche un dans un autre service car l’écouvillon doit être adapté en longueur et
en diamètre aux canaux de l’endoscope
- Je ne fais pas d’écouvillonnage, l’irrigation suffit
10. Quel est le temps global dédié à l’ensemble des opérations du premier nettoyage
- 5 minutes
- 10 minutes
- 15 minutes
11. Le rinçage terminal a pour objectif
- D’éliminer toute trace de détergent
- D’éliminer tous les micro-organismes résiduels
- De réduire le risque toxique en éliminant toute trace de désinfectant
12. Pour le rinçage terminal d’un coloscope quel type d’eau doit être utilisé ?
- Eau pour soin standard
- Eau bactériologiquement maitrisée
- Eau stérile versable
13. Sécher un endoscope après désinfection…
- N’est pas nécessaire quand il est réutilisé immédiatement pour un autre examen
- Est obligatoire quand l’endoscope part en stockage
- Dure moins de 30 secondes
14. Les endoscopes du plateau d’endoscopie digestive sont traités en laveurs désinfecteurs
- Il n’est pas nécessaire de faire de pré-traitement
- Il est nécessaire de faire un pré-traitement
15. Avant de mettre un endoscope en LDE,
- J’irrigue tous les canaux irrigables
- J’écouvillonne tous les canaux écouvillonnables
- Je brosse l’extrémité et les anfractuosités de l’endoscope
16. A chaque branchement d’endoscope dans le LDE, je vérifie
- La bonne connexion de tous les canaux de l’endoscope au LDE
- L’absence d’eau dans le connecteur du testeur d’étanchéité
- Les connexions des flacons de produits
17. Les endoscopes ne peuvent pas être stockés dans
- Des mallettes
- Des tiroirs
- Des armoires
11
18. Au bout de quelle durée de stockage (hors ESET et ESI) les endoscopes doivent-ils être re-
désinfectés ?
- 6 heures
- 8 heures
- 12 heures
19. Les endoscopes critiques doivent subir, avant chaque utilisation une désinfection de
- Niveau intermédiaire
- Haut niveau
- Stérilisation basse température
20. Quel est l’intérêt des enceintes de stockage d’endoscopes thermosensibles (ESET)
- Elles protègent les endoscopes de la poussière
- Elles permettent de rallonger d’un mois la durée de stockage
- Elles permettent de rallonger la durée de stockage jusqu’à une semaine
21. Peut-on stocker des endoscopes critiques dans des ESET ?
- Non, ce n’est pas possible car ils vont se recontaminer
- Oui à condition qu’ils soient emballés
- Oui à condition de réaliser une désinfection de haut niveau avant une nouvelle utilisation
22. On peut stériliser des endoscopes
- Par la chaleur humide
- Par des procédés basse température
23. Le système de traçabilité doit permettre d’identifier :
- Les patients
- L’indication de l’acte endoscopique
- Les endoscopes
- La procédure de désinfection
24. Le personnel effectuant le traitement des endoscopes doit porter les équipements de
protection individuelle suivants
- Tablier imperméable
- Gants à manchettes longues
- Lunettes anti-projection
- Sur-chaussures
25. Après utilisation chez un patient je transporte l’endoscope :
- Sans précautions particulières sur un chariot
- Immédiatement après la fin de l’examen
- Etiqueté comme « sale » dans un contenant fermé ou à défaut un plateau recouvert d’un
champ
12
Annexe 4
Proposition de grille de suivi d’acquisition de compétences
Service :
Nom du professionnel :
Tuteur :
Type d’endoscope Nb d’entretiens réalisés Dates des entretiens réalisés
Gastroscope
Duodénoscope
Coloscope
Bronchoscope
Cystoscope
13
Exemple :
Service : Endoscopie digestive
Nom du professionnel : Pierre Dupond
Tuteur : Noël Durand
Type d’endoscope Nb d’entretiens réalisés Dates des entretiens réalisés
Gastroscope
2 02/07/2018
6 03/07/2018
4 04/07/2018
Duodénoscope
1 02/07/2018
1 04/07/2018
Coloscope
1 04/07/2018
2 05/07/2018
3 06/07/2018
Indication des interventions
non pharmaceutiques pour
limiter la diffusion
des maladies
transmissibles
Collection
Avis et Rapports
Avril 2019
Indication des interventions
non pharmaceutiques pour limiter
la diffusion des maladies transmissibles
Pour limiter la diffusion des maladies transmissibles, le HCSP définit les principales
interventions non-pharmaceutiques, c’est-à-dire celles qui s’appliquent lorsque ni
médicament ni vaccination efficaces ne sont disponibles et/ou n’existent.
Ces interventions comprennent la recherche et le suivi de contacts, l’éviction des
collectivités ou des lieux publics et la quarantaine à domicile ou en structure dédiée.
Elles concernent des personnes asymptomatiques, contacts de malades ou exposées
à un risque d’infection.
Le HCSP indique les éléments à prendre en considération pour la mise en œuvre de
ces mesures, notamment de la quarantaine. Les freins et les facteurs pouvant aider à
leur mise en place sont précisés. Des fiches détaillent, pour des agents infectieux
visés par le règlement sanitaire international, les caractéristiques épidémiologiques à
prendre en compte et les interventions à privilégier selon l’agent en cause.
Sur le plan juridique et éthique, les mesures prises doivent trouver un équilibre entre
l’intérêt de la collectivité et les droits des individus et être conformes aux lois
nationales et traités internationaux.
Le HCSP préconise que l’information du public et des personnes contacts soit
élaborée et diffusée en s’appuyant sur une expertise professionnelle et que les
différents professionnels amenés à intervenir auprès des personnes contacts soient
formés.
Des fiches présentant les indications, les modalités de mise en œuvre et les obstacles
et facteurs d’acceptabilité de chacune des interventions complètent le document.
Haut Conseil de la santé publique
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Indication des interventions non
pharmaceutiques pour limiter la
diffusion des maladies
transmissibles
Rapport
9 avril 2019
Haut Conseil de la santé publique
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Ce document a été validé par la Commission spécialisée « Maladies infectieuses et maladies
émergentes » le 14 décembre 2018 et par la Commission spécialisée « Système de santé et
sécurité des patients » le 20 décembre 2018.
Il a fait l’objet d’une information à la Commission spécialisée « Maladies infectieuses et maladies
émergentes le 22 mars 2019 et à la Commission spécialisée « Système de santé et sécurité des
patients » le 9 avril 2019.
Ce document est dédié à la mémoire de Céline Deroche, directrice de la Direction Documentation
veille et archives de Santé publique France, qui a dirigé et facilité la réalisation de la recherche
documentaire et bibliographique par ses équipes.
Haut Conseil de la santé publique
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Sommaire
Introduction.............................................................................................................................................4
I – Définition, contexte et mise en œuvre des contre-mesures non pharmaceutiques ....................5
1.1 Définitions terminologiques...................................................................................................5
1.2 Conditions de la mise en œuvre des INP..............................................................................9
1.3 Contexte juridique, économique et éthique .......................................................................14
1.4 Freins ou facteurs facilitant la mise en place des interventions non pharmaceutiques.17
1.5 Spécificités des INP à prendre en compte..........................................................................21
En fonction des agents infectieux ...............................................................................21
En fonction du mode de transport ..............................................................................21
1.6 Information/communication................................................................................................24
1.7 Gestion de la base des personnes contacts en quarantaine............................................26
1.8 Levée de la quarantaine et du suivi....................................................................................26
II –Apport des modèles mathématiques dans l’estimation des effets des interventions non-
pharmaceutiques .................................................................................................................................28
III - Éléments liés aux agents infectieux concernés ..........................................................................30
IV - Éléments liés aux mesures concernées ......................................................................................48
V - Les préconisations du HCSP .........................................................................................................58
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
Haut Conseil de la santé publique
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INTRODUCTION
Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a reçu de la Direction générale de la santé (DGS)
une saisine datée du 25 août 2017 (cf. annexe 1) visant à définir les indications des contre-
mesures non pharmaceutiques pertinentes pour limiter la diffusion des maladies transmissibles.
La limitation de la propagation des maladies transmissibles lorsqu’il n’existe ni médicament ni
vaccin efficace, nécessite la mise en place de mesures non pharmaceutiques. Leur efficacité
dépend essentiellement des paramètres épidémiologiques, de l’histoire naturelle des maladies
concernées ainsi que des capacités du système de santé à mettre en œuvre ces mesures. Par
ailleurs, dans le cadre du Règlement sanitaire international (RSI) [1], l’Organisation mondiale de
la santé (OMS) peut recommander aux différents États de mettre en œuvre certaines de ces
mesures en cas d’urgence de santé publique de portée internationale (article 18 du RSI) portant
particulièrement sur des pathologies faisant partie de celles listées à l’annexe 2 du RSI :
• Variole
• Peste
• Grippe humaine causée par un nouveau sous-type à potentiel pandémique
• Coronavirus émergents (MERS-CoV, SRAS, …)
• Fièvres hémorragiques virales (Ebola, Lassa, Marburg).
Afin de se préparer au mieux à ce type de situations, il est demandé au HCSP d’émettre des
recommandations quant à l’opportunité et l’efficacité de mettre en œuvre les principales contre-
mesures non pharmaceutiques, notamment :
• la recherche active des personnes contacts ou exposées y compris lors de voyages
internationaux (aériens, maritimes ou ferroviaires) et, le cas échéant, les modalités de
suivi (passif, actif…) ;
• la mise en quarantaine des personnes contacts à domicile ou dans un site adapté, et le
cas échéant, sa durée ;
• l’éviction des collectivités.
Afin de répondre à cette saisine, le HCSP a mis en place un groupe de travail (GT) ad hoc
associant des experts membres ou non du HCSP (cf. composition du GT en annexe 2). Ce GT
piloté par Christian Chidiac, président de la Commission spécialisée « Maladies infectieuses et
maladies émergentes » (Cs-MIME) et Didier Lepelletier, vice-président de la Commission
spécialisée « Système de santé et sécurité des patients » a travaillé selon la méthode habituelle
du HCSP.
En particulier, plusieurs sources d’information différentes et complémentaires ont été mobilisées,
les sources documentaires et bibliographiques disponibles ont été analysées, des auditions des
différentes parties prenantes ont été conduites (cf. liste en annexe 3).
Concernant la recherche documentaire, une méthodologie de recherche a été proposée par la
Direction Documentation veille et archives de Santé publique France (SpF). La stratégie de
recherche a été validée en réunion par les membres du GT en décembre 2017 (cf. méthodologie
décrite en annexe 4).
Ce rapport ne traite ni des aspects de quarantaine préventive ni des organisations des secteurs
d’activité d’importance vitale (armée, énergie, transports, alimentation, etc.). Il ne rappelle pas
non plus les mesures d’hygiène spécifiques.
Ce rapport concerne principalement le repérage des premiers patients ou personnes contact et
pas les interventions collectives nécessaires en cas d’atteinte de masse. Pour anticiper les
situations d’épidémies de masse et de risque de désorganisation des systèmes de santé, nous
insistons sur le besoin de réaliser de façon régulière des exercices de simulation et des retours
d’expérience (Retex) pour tous les plans de préparation.
Haut Conseil de la santé publique
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I – DEFINITION, CONTEXTE ET MISE EN ŒUVRE DES CONTRE-MESURES NON
PHARMACEUTIQUES
Concernant les interventions non-pharmaceutiques, les éléments de définition et l’analyse des
conditions et conséquences de leur mise en œuvre sont présentés ci-dessous.
1.1 Définitions terminologiques
• Contre-mesures non pharmaceutiques
o Aussi dénommées interventions non pharmaceutiques (INP), elle définissent des mesures
qui n'incluent pas les produits pharmaceutiques tels que les vaccins et les médicaments
[2]. Les INP sont des actions que les personnes et les collectivités peuvent prendre pour
aider à ralentir la diffusion de maladies infectieuses transmissibles émergentes ou ré-
émergentes. Les INP sont également connues sous le nom de stratégies d'atténuation
communautaires. Lorsqu’un pathogène est nouveau, la population est peu ou pas
immunisée contre celui-ci, ce qui favorise sa propagation rapide d’une personne à l’autre
dans le monde entier (pandémie). Les INP sont des mesures indispensables pour contrôler
la diffusion de certains pathogènes (grippe, virus Ebola, bactéries multirésistantes) par
exemple lorsque les vaccins ne sont pas encore disponibles [3].
o La dénomination « INP » est un terme défini par la négative (non pharmaceutique) alors
qu’il a un contenu positif assez riche. Les documents de l’OMS sur le sujet utilisent aussi le
terme « Mesures (ou interventions) de santé publique », plus simple, positif et cohérent
avec leur dimension collective mais moins spécifique [4], audition d’A Desclaux, HCSP
2018].
o Les recommandations de l’OMS relatives aux INP sont déclinées aux niveaux national et
international pour des personnes vivant ou voyageant dans des pays concernés par ces
maladies infectieuses transmissibles émergentes ou ré-émergentes. Elles sont disponibles
en annexe 1 du document de l’OMS [3]. Celui-ci concerne la grippe pandémique ;
cependant, ces recommandations peuvent servir de modèles dans d’autres circonstances.
o Les INP comprennent les mesures de santé publique à type de distanciation sociale
comme les évictions et la quarantaine.
o Dans la suite du texte de ce rapport, les termes « confinement ou distanciation sociale »
sont exprimés par le terme générique « quarantaine ». Le terme « interventions non
pharmaceutiques (INP) » est utilisé pour les contre-mesures non pharmaceutiques ou les
mesures de santé publique.
• Quarantaine
o La quarantaine (terme attesté en français depuis les années 1180 signifiant « espace de
quarante jours ») est le fait de mettre à l'écart des personnes, des animaux, ou des
végétaux durant une certaine période. Cet isolement sanitaire forcé avait pour but
d'empêcher la transmission de maladies supposées contagieuses et est toujours utilisé en
cas de suspicion de ce type de maladies. Elle désigne aussi au figuré la condition d'une
personne mise volontairement à l'écart [5].
o Son origine remonte à la période de la peste noire pendant laquelle l’Europe médiévale va
concevoir un système coercitif de protection. Il s’agit d’une période d’isolement imposée à
toute personne ou à toute marchandise contaminée par une pestilence (du latin pestis
fléau), pour en éviter la contagion. Sa durée devait couvrir l’incubation la plus longue
constatée pour cette maladie [6]. Le terme de quarantaine, de l’italien quaranta, a
probablement aussi des références religieuses.
o La quarantaine est une des premières méthodes pour lutter contre les maladies
infectieuses contagieuses. En empêchant les personnes malades d'avoir des contacts avec
d'autres, on rend la contagion difficile et l’épidémie s’éteint d’elle-même. Le lieu d'accueil
Haut Conseil de la santé publique
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des personnes suspectées de maladie était appelé « lazaret » mais reste à définir
actuellement.
o La mise en quarantaine est généralement employée pour une personne dont la pathologie
est déjà déclarée ou suspectée en raison de l'apparition de symptômes, alors que le réel
but de la quarantaine est d'isoler les porteurs potentiels d’agents infectieux « contact » (en
raison de leur provenance d'un milieu à risque), et cela même s'ils ne manifestent aucun
signe clinique, pendant une durée suffisante pour couvrir la période d'incubation de la
maladie suspectée, afin qu'elle se déclare éventuellement en milieu protégé, évitant ainsi
sa propagation potentiellement exponentielle. Pour les CDC aux États-Unis (Centers for
disease control and prevention), elle s'applique aux personnes exposées, qui peuvent être
infectées ou non mais ne sont pas malades. Cela signifie la séparation ou la restriction du
mouvement des personnes exposées qui peuvent devenir contagieuses pour les autres [7].
o Après plus de six siècles, la notion de maladie quarantenaire a fait place à celle d’affection
sous RSI (choléra, fièvre jaune et peste), et à celle d’affection sous surveillance (fièvre
récurrente à poux, grippe, paludisme, poliomyélite et typhus). Les États-membres de l’OMS
décident désormais des conventions internationales sur la santé.
o Avec l’apparition de nouveaux risques comme l’émergence d’agents infectieux jusqu’ici
inconnus ou très limités géographiquement (virus Ebola et autres fièvres hémorragiques
virales, coronavirus du SRAS et MERS-CoV, virus de la grippe aviaire), le terme quarantaine
est de nouveau utilisé.
o La quarantaine ne définit donc la mesure que par la « ségrégation », et véhicule l’image de
pratiques historiques, autoritaires, protégeant la « population » vis-à-vis des personnes
potentiellement infectées en les discriminant. De plus, c’est un terme profane. Il est
important de porter l’idée que les mesures de santé publique ne sont pas « directement
issues de réactions profanes » archaïques, mais sont un produit de la rationalité de la santé
publique (en tant que discipline) [8], audition d’A Desclaux, HCSP 2018].
o La quarantaine est inscrite dans l’article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007
portant publication du RSI [1] adopté par la cinquante-huitième Assemblée mondiale de la
santé le 23 mai 2005. Les recommandations adressées par l'OMS aux États-parties en ce
qui concerne les personnes peuvent inclure les conseils suivants, dont trois en particulier
concernent cette saisine :
 aucune mesure sanitaire spécifique n'est préconisée ;
 examiner les antécédents de voyages dans des zones affectées ;
 examiner la preuve qu'un examen médical et des analyses en laboratoire ont été
effectués ;
 exiger des examens médicaux ;
 examiner la preuve des vaccinations ou des autres mesures prophylactiques ;
 exiger une vaccination ou une mesure prophylactique ;
 placer en observation les personnes suspectes à des fins de santé publique ;
 placer en quarantaine les personnes suspectes ou leur appliquer d'autres mesures
sanitaires ;
 isoler ou traiter si nécessaire les personnes affectées ;
 rechercher les contacts des personnes suspectes ou affectées ;
 refuser l'entrée des personnes suspectes et affectées ;
 refuser l'entrée de personnes non affectées dans des zones affectées ;
 soumettre à un dépistage les personnes en provenance de zones affectées et/ou
leur appliquer des restrictions de sortie.
Haut Conseil de la santé publique
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• D’autres termes utilisés se rapportent à la mise en quarantaine ou à l’écart :
o Isolement : séparation ou restriction du mouvement des personnes malades atteintes
d'une maladie infectieuse afin de prévenir la transmission à d'autres personnes. Ce terme
s'applique aux personnes souffrant d'une maladie contagieuse à l’hôpital.
o Éviction : fait d'éloigner quelqu'un d’une collectivité. Par exemple, l'éviction scolaire
consiste à interdire à un enfant atteint d'une maladie contagieuse de venir à l'école.
o Confinement : terme assez neutre et qualifiant uniquement la localisation de l’isolement.
o Séquestration protectrice : terme utilisé pour décrire la situation où des personnes en
bonne santé tentent de s'isoler pour réduire le risque d'exposition à une infection.
o Distanciation sociale : un terme imprécis s'applique souvent à l’ensemble des mesures
visant à réduire la fréquence des contacts entre les personnes, ce qui peut réduire la
transmission des maladies infectieuses contagieuses. La plupart des autorités considèrent
qu'il est préférable de décrire des mesures spécifiques.
o Pour ces raisons, le terme de distanciation sociale n’est pas retenu comme terme
générique dans la suite de ce document. Comme indiqué page 5, le mot quarantaine
reprend l’ensemble des différentes mesures et leur gradation.
• Détection et suivi des contacts ou monitoring des personnes contacts (« Contact tracing ») :
La recherche des contacts est définie comme l'identification et le suivi des personnes qui ont
pu entrer en contact avec une personne atteinte d’une infection confirmée pendant une
période au moins égale à la période d’incubation. Elle fait partie intégrante de la stratégie
globale pour maîtriser une épidémie.
Une personne contact est définie comme toute personne ne manifestant pas de signes ou de
symptômes de la maladie mais qui a été en contact physique avec un cas (vivant ou mort) ou
les liquides biologiques d’un cas pendant la période d’incubation connue de la maladie
concernée.
En cas de transmission interhumaine établie, les nouveaux cas ont une plus grande
probabilité d’apparaître parmi les contacts. Pour cette raison, il est important d’identifier
systématiquement tous les contacts potentiels de cas suspects, probables ou confirmés et de
les mettre en observation pendant la période d’incubation à partir du dernier jour de contact.
• Parallèlement, on définit les personnes dites « co-exposées » comme des personnes
également asymptomatiques ayant séjourné dans le pays concerné par le foyer épidémique,
et exposées aux mêmes sources qu’un cas probable ou confirmé de maladie infectieuse. Elles
ne sont donc pas simplement contacts d’un cas en dehors de la zone épidémique.
Les personnes contacts ou personnes co-exposées sont prises en charge et suivies de la
même façon.
Haut Conseil de la santé publique
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Définitions retenues par le GT du HSCP
• Interventions non pharmaceutiques (INP) : formulation générique retenue pour évoquer l’ensemble des
mesures (ou contre-mesures) incluses dans une stratégie d’atténuation communautaire pour maîtriser la
diffusion d’agents infectieux transmissibles dans les populations, en dehors de la vaccination ou d’autres
mesures thérapeutiques.
• Quarantaine : terme générique retenu pour évoquer les trois niveaux de distanciation sociale décrits
dans ce rapport. Il s’applique à des personnes contacts ou co-exposées :
o Éviction (niveau 1) : suivi d’une personne contact sans restriction au maintien à domicile ou en structure
adaptée, mais avec une limitation des contacts, donc une limitation des présences dans des lieux regroupant
de nombreuses personnes (lieux de garde collectifs, établissements scolaires ou universitaires, magasins,
rassemblement de personnes, lieu de travail éventuellement, transport en commun etc.). Elle s’applique en
général à des personnes contacts présentant un risque faible d’acquisition de la maladie.
o Quarantaine à domicile (niveau 2.1) : suivi d’une personne contact maintenue à son domicile sans possibilité
de sortie ni de contacts sociaux, hormis les personnes du foyer et celles lui rendant visite dans le cadre de son
suivi. Elle s’applique aux personnes contact à risque intermédiaire ou élevé d’acquisition de la maladie.
o Quarantaine dans une structure dédiée (niveau 2.2) : suivi d’une personne contact sans possibilité de
maintien à domicile pour raison médicale ou psycho-sociale. Elle s’applique aux personnes contact à risque
intermédiaire ou élevé d’acquisition de la maladie.
Le choix entre l’éviction et la quarantaine tient compte de la nature et de la durée des contacts ainsi que de l’agent
pathogène en cause ; la décision dépend aussi de la capacité de la personne à comprendre, accepter et suivre les
mesures recommandées.
Isolement : l’isolement peut être assimilé à une mesure de type quarantaine ; ce terme est généralement utilisé pour
des personnes malades en milieu hospitalier.
• Une personne contact est une personne asymptomatique qui :
o A été en contact à risque* sans mesures de protection avec un cas suspect, probable ou confirmé de maladie
infectieuse après le début d’une prise en charge efficace
o A voyagé dans le même avion, sur un siège situé sur le même rang, ou les rangs immédiatement à deux
mètres devant ou derrière un cas suspect, probable ou confirmé de maladie infectieuse ou a été exposée à
des liquides biologiques pendant le voyage.
* classification des niveaux de risque faible, intermédiaire ou élevé en fonction de la nature et de la durée du contact
et de l’agent pathogène en cause.
• Une personne co-exposée est une personne asymptomatique qui a séjourné dans le pays concerné et/ou
exposée aux mêmes sources qu’un cas probable ou confirmé de maladie infectieuse.
L’estimation du risque de contamination peut être difficile lors du premier interrogatoire effectué par le premier
soignant rencontré par la personne, et peut nécessiter une réévaluation clinique et épidémiologique.
• Le suivi des contacts est la formulation retenue pour définir l'identification et le suivi des personnes qui
ont pu entrer en contact physique avec une personne atteinte d’une infection confirmée pendant une
période au moins égale à la période d’incubation.
Suivi individuel actif ou passif :
o Suivi passif : suivi des signes cliniques exercé par l’intéressé avec demande de notification à l’autorité de
santé (par exemple, suivi biquotidien de la température et appel à l’Agence régionale de santé [ARS]), pour
une durée définie selon la pathologie en cause.
o Suivi actif : suivi exercé par l’autorité de santé, pour une durée définie selon la pathologie en cause (par
exemple appel biquotidien de l’ARS à l’intéressé pour connaître la valeur de la température corporelle).
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1.2 Conditions de la mise en œuvre des INP
Les différents éléments sont présentés sous forme d’un logigramme en annexe 5.
Conditions de la mise en œuvre du suivi de contacts
L’évacuation immédiate des contacts potentiellement infectieux manifestant des signes ou
symptômes de la maladie vers des centres de traitement désignés ou vers l’établissement de
santé le plus proche évite les expositions à haut risque pouvant se produire lors des soins à
domicile ou d’autres activités sociales.
L’efficacité de la recherche des contacts exige une application rigoureuse des définitions
relatives aux termes « contact » et « cas », permettant l’identification rapide de tous les contacts
et cas de la maladie infectieuse émergente concernée. Si ces définitions ne sont pas
correctement appliquées, la transmission peut se poursuivre.
La recherche des contacts exige une maîtrise des méthodes d’évaluation des modes de
transmission et des symptômes de la maladie concernée, ainsi que des techniques d’entretien et
du soutien psychosocial.
Les personnes chargées de la recherche des contacts doivent :
• posséder des qualités d’investigation pour trouver et suivre tous les contacts
potentiels, ainsi que de bonnes capacités d’analyse ;
• faire preuve de souplesse et d’empathie envers les cas, les contacts et leurs familles
afin d’instaurer un climat de confiance et de bonnes relations avec la communauté.
Toute recherche des personnes contacts entreprise sans disposer d’une expertise suffisante et
sans tenir compte des sensibilités individuelles, communautaires, culturelles et religieuses risque
d’attiser l’hostilité des individus et des populations et donc de contrarier les efforts déployés.
La recherche des personnes contacts ne permet d’interrompre la chaîne de transmission de la
maladie que si elle est mise en œuvre immédiatement lorsqu’un cas est détecté (suspecté puis
confirmé microbiologiquement). Tout retard peut entraîner une diffusion rapide de la maladie. La
préparation est donc une étape essentielle, visant notamment à identifier et à allouer
l’infrastructure, le personnel, les ressources et le financement nécessaires à la recherche des
contacts, avant que le premier cas de maladie ou à défaut les premières chaines de transmission
ne soient détectés.
Pour dresser une liste de contacts complète et précise, les autorités sanitaires peuvent être
amenées à réaliser plusieurs entretiens pour évaluer le niveau de risque de contamination
(faible, intermédiaire, élevé) en fonction des expositions (lieux visités, activités, …) et de la nature
des contacts. La cohérence et l’exhaustivité des informations sur l’exposition doivent aussi être
vérifiées pour s’assurer que toutes les personnes contacts rentrées en France et toutes les
chaînes potentielles de transmission ont bien été identifiées.
Au cours de l’entretien avec la personne contact, il importe de demander de quand date sa
dernière interaction avec le cas ou son environnement. Si une incohérence apparaît entre les
dates évoquées, la date fixée pour le début de la période de suivi (période d’incubation maximale
connue de la maladie concernée) sera la date la plus récente depuis l’apparition des symptômes
chez le cas. Si aucun risque d’exposition n’est identifié, la personne n’est plus considérée comme
contact et ne nécessite aucun suivi.
Lorsque les personnes contacts ont été identifiées et confirmées, elles doivent être informées
des risques et du suivi dont elles feront l’objet. Elles doivent apprendre à reconnaître les
symptômes de la maladie infectieuse concernée et connaître les mesures préventives qu’elles
devront prendre pour se protéger elles-mêmes, ainsi que leur entourage.
Haut Conseil de la santé publique
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On expliquera aux personnes contacts que si elles deviennent symptomatiques, elles devront
s’isoler et alerter les autorités sanitaires, via les Samu-Centres 15, pour éviter d’infecter d’autres
personnes.
Toute personne contact qui se révèle symptomatique est un cas suspect potentiel. Dans cette
situation, le cas suspect pourra être alors transporté vers un établissement sanitaire de référence
(ESR) pour faire l’objet de tests supplémentaires. Dans l’attente des résultats, le processus
d’identification et de recensement des personnes contacts devra être entamé pour ce nouveau
cas suspect.
La recherche des personnes contacts et des personnes co-exposées 1
Par recherche des personnes contacts, on entend tout le processus de suivi que l’on peut diviser
en 3 étapes fondamentales :
• Identification des contacts : lorsque l’infection par un agent infectieux est fortement
suspectée ou confirmée chez une personne, on identifie les personnes ayant été en contact
avec elle ou son environnement en l'interrogeant sur ses activités, ainsi que sur les activités
des personnes de son entourage depuis le début de sa maladie. Il peut s'agir de quiconque
ayant été en contact avec la personne infectée : membres de la famille, collègues de travail,
amis ou soignants.
• Liste des contacts : toutes les personnes considérées comme ayant été en contact avec la
personne infectée ou son environnement sont enregistrées sur une liste. Tous les efforts
sont faits pour retrouver tous les contacts de la liste, les informer de leur situation, des
conséquences, des mesures à suivre et de l’importance d‘être rapidement en
communication avec les autorités sanitaires ou avec une structure de soins si des
symptômes apparaissent. Il faut également leur donner des informations sur la manière de
prévenir la maladie. Dans certains cas, la quarantaine, soit à domicile, soit en structure
dédiée, soit à l’hôpital peut être nécessaire pour les contacts à haut risque.
• Suivi des contacts : un suivi régulier est assuré pour les contacts selon le niveau de risque,
afin de surveiller l’apparition de symptômes et de rechercher des signes d’infection.
Contexte social lié à l’identification des différents lieux appropriés en cas de décision de mise en
place d’une quarantaine pour les personnes contacts
• À domicile : plus facile à mettre en place, plus économique, a priori plus acceptable, la
quarantaine à domicile est moins source de stigmatisation par des tiers qu’une
quarantaine en structure dédiée. Mais la personne contact est soumise à l’inquiétude sur
son cas ; elle doit gérer le risque vis-à-vis de ses proches ; elle doit être en relation avec
les équipes de soins ; elle doit aussi pouvoir être soutenue sur le plan psychologique ; ses
besoins de base doivent être assurés (ravitaillement alimentaire) ; elle doit être informée
et pouvoir communiquer.
• En institution : nécessite des dispositions spécifiques, sauf si les personnes étaient déjà
« dans l’institution » (structure de soins, internat, armée, locaux spécifiques - cf. Chine
1 Les personnes contacts ou personnes co-exposées sont prises en charge et suivies de la même façon. De façon
générale, et sauf besoin contraire, les deux types de personnes contacts et co-exposées sont dénommés « personnes
contacts » dans ce document.
Haut Conseil de la santé publique
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pendant le SRAS). Généralement collective, la quarantaine en structure dédiée présente
quelques avantages (facilité d’approvisionnement pour les besoins de base et de soins,
possibilités d’échanges entre personnes contacts) et des inconvénients : intolérance de la
population locale (cf. craintes éventuelles de « pavillons de contagieux »), effets internes
de collectivité pas toujours faciles à gérer, médiatisation et stigmatisation a posteriori
envers ceux qui en sortent. Ce dispositif collectif nécessite la gestion du déplacement des
personnes contacts vers le lieu de confinement.
L’OMS avance qu’il faut appliquer des mesures de façon graduelle, c’est-à-dire envisager la
quarantaine dans une institution seulement si ce n’est pas possible à domicile. Les institutions
dédiées doivent être prêtes à recevoir des personnes qui seraient difficilement suivies à domicile
(isolées géographiquement - personnes âgées résidant dans des déserts médicaux par exemple -
personnes sans domicile fixe (SDF), personnes vulnérables, milieu familial intolérant). Dans ces
situations, une attention particulière doit être portée au risque de contamination de personnes
dans cet espace de quarantaine (qui ne doit pas accroître le risque d’être infectées pour les
personnes confinées).
Par ailleurs, il faut considérer que ce ne sont pas les seules options. La mise en œuvre peut
correspondre à une variété de pratiques plus ou moins restrictives en termes de quarantaine
(diminution de la fréquence des contacts interhumains) pour lesquelles le suivi des symptômes
peut être mis en avant et appliqué de diverses manières :
• Formes individuelles souples qui réduisent les effets sociaux adverses, comme recourir
au télétravail et éviter les sorties dans des lieux fréquentés (à définir, géométrie variable).
• Individu qui vient une ou deux fois par jour dans une collectivité (pas nécessairement
confinée) par exemple sur le lieu de travail pour réduire les contacts et ne pas stigmatiser
la personne par le recours à des visites à domicile.
• Éviction professionnelle partielle (occupational partial quarantine) : les personnels de
santé peuvent continuer à travailler mais ils ne travaillent plus auprès de malades ou
personnes immunodéprimées pour éviter les situations de contact interhumain à risque.
Cette question se pose particulièrement pour les professionnels de santé dont l’éviction
totale pose des problèmes d’effectifs de prise en charge.
Des invariants (pour diverses pathologies et divers sites - pays développés et pays du Sud) relatifs
aux besoins de base des personnes contacts, et les dispositions à mettre en place pour y
répondre sont à prendre en considération. Il est important de prévenir et de gérer avec les
personnes contacts les effets psychosociaux adverses pour favoriser leur compliance et leur
adhésion à la mesure. Les mesures d’information et d’appui au lien social viendront renforcer
cette adhésion individuelle.
Contexte lié à l’application des INP sur le territoire français et non en territoire épidémique à
l’étranger
Les préconisations proposées dans ce document concernent le territoire français, en tenant
compte de l’organisation et des particularités de notre système de santé. Par exemple par
comparaison avec des pays comme ceux de l’Afrique de l’Ouest dans le cas de la maladie à virus
Ebola où la considération majeure des INP repose sur des objectifs de prévention de masse à
l’échelle des populations, en France il pourrait s’agir de prévenir et/ou de réduire les risques
d’introduction des agents infectieux transmissibles sur le territoire français, sans foyer
épidémique sur notre territoire.
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Le traitement des situations représentées par des épisodes aigus sporadiques, comme celui du
rapatriement d’un personnel humanitaire ayant eu une probabilité élevée de contact ou de
contamination avec l’un des agents concernés, en est un exemple caractéristique [9].
Ce rapport ne traite pas des indications ou des situations concernant le déplacement de
personnes dans un territoire défini comme à risque en lien avec une épidémie.
Haut Conseil de la santé publique
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Éléments clés à prendre en considération dans les conditions de mise en place d’une
quarantaine relatives au contexte psycho-social
• Interruption des revenus, pouvant compromettre la faisabilité des mesures
• Espaces de vie pouvant être insuffisants (et conditions de logement) qui peuvent
déterminer des préférences individuelles pour un autre lieu (minimum de salubrité, espace,
équipement)
• Besoins de base : alimentaires (prévoir ravitaillement), kits de première nécessité,
médicaments
• Perception du risque : risque objectif et représentation du risque par la personne, c’est-à-
dire son inquiétude à propos de la transmission aux proches, nécessitant de délivrer une
information précise et cohérente sur les risques et les précautions, dès le départ vers
l’entourage ciblé (personnes, proches, communauté)
• Information : importance de délivrer une information initiale sur la maladie et sa
transmission, puis une information en continu à la personne contact et ses proches
(évolution quotidienne de l’épidémie, réponses à des questions sur le risque, nature des
soins éventuels)
• Appui psychologique et social :
o Facilitation des échanges (lutte contre l’isolement, non seulement donner des informations
mais aussi permettre l’expression, la confrontation des expériences, l’empathie, la solidarité,
le sentiment d’être soutenu par le dispositif sanitaire plutôt qu’exclu ou sacrifié) ;
o Possibilité d’achat de téléphones ou de crédit téléphonique (pour que les personnes
confinées puissent échanger entre elles et avec les familles inquiètes) ainsi qu’un accès à un
réseau Internet ;
o Mesures pour anticiper i) les effets psychologiques adverses de la mesure (à la fois de la
catégorisation comme contact et de l’éviction), qui peuvent être la peur (anticipations
morbides), la culpabilité (de mettre ses proches à risque), le dévoilement (révélateur d’un
contexte de transmission -au travail par exemple), ii) des réactions d’accusation par
l’entourage (réévaluation d’engagements), iii) le risque de raviver des conflits antérieurs ou iv)
un repli sur soi ;
o Possibilité d’instaurer un appel téléphonique régulier par des conseillers spécialistes pour
prendre des nouvelles des personnes contacts et assurer une aide psychologique, avec une
importante dimension d’écoute (pour résoudre les multiples problèmes créés par le
confinement). Favorise l’acceptabilité. Permet une veille de la santé mentale.
• Suivi des soins : nécessité d’une présence attentive des professionnels de santé (qui ne
donnent pas l’impression de fuir) et d’assurer le continuum de soins pour d’autres
pathologies en cours (risque d’interruption des traitements). Suivi par une équipe soignante
spécifiquement entrainée (volontaires ou autres).
• Dimension éthique : respect de la confidentialité, de l’intimité, des personnes, équité dans
la mise en place des mesures de contrôle et d’aide.
Haut Conseil de la santé publique
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1.3 Contexte juridique, économique et éthique
Le contexte juridique et les restrictions aux libertés fondamentales
Les INP incluent des mesures de quarantaine qui pèsent sur des individus et qui permettent de
limiter la diffusion des maladies transmissibles. Le bien recherché est celui de la collectivité. Ces
mesures ont pour conséquence de limiter les droits fondamentaux des individus tels que la
liberté d’aller et venir, le droit à la vie privée et familiale, la liberté de réunion, la liberté d’exercice
du culte, la liberté de travailler. Il est donc nécessaire de trouver un équilibre entre l’intérêt de la
collectivité et celui des individus. À cette fin, les mesures prises doivent être nécessaires,
raisonnables, proportionnées, équitables, non discriminatoires et conformes aux lois nationales
et aux traités internationaux [10].
« Les principes des droits de l’Homme reconnus au niveau international fournissent un cadre qui
permet d’évaluer l’acceptabilité d’un point de vue éthique, des mesures de santé publique qui
limitent la liberté individuelle » [10].
Par exemple, les principes de Syracuse précisent que la santé publique peut être invoquée
comme un motif pour restreindre certains droits afin de permettre à un État de prendre des
mesures en cas de menace grave à la santé de la population ou de certains éléments de la
population. Ces mesures doivent avoir spécialement pour but de prévenir des maladies ou des
accidents ou de permettre d’apporter des soins aux malades ou aux blessés. La limitation des
droits de l’Homme doit être: conforme à la législation (qui doit être claire, accessible à tous et
prévoir des moyens de recours contre l’introduction ou l’application illégale), nécessaire (i.e.
reposer sur un objectif légitime, répondre à une nécessité pressante d’ordre public ou social, être
proportionnée à l’objectif), reposer sur des considérations objectives, appliquée selon les moyens
les moins restrictifs et intrusifs disponibles, sans comporter de mesures arbitraires,
déraisonnables, ou discriminatoires [11].
La transcription de ces principes se retrouve aux articles L. 3131-1 et L. 3131-2 du Code de la
santé publique (CSP) qui prévoient que : « en cas de menace sanitaire grave appelant des
mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, le ministre chargé de la santé
peut, par arrêté motivé, prescrire dans l’intérêt de la santé publique toute mesure proportionnée
aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de
limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population.
Le ministre peut habiliter le représentant de l’État territorialement compétent à prendre toutes
les mesures d’application de ces dispositions, y compris des mesures individuelles. Ces dernières
mesures font immédiatement l’objet d’une information au procureur de la République.
Le représentant de l’État dans le département et les personnes placées sous son autorité sont
tenus de préserver la confidentialité des données recueillies à l’égard des tiers.
Le représentant de l’État rend compte au ministre chargé de la santé des actions entreprises et
des résultats obtenus en application du présent article » (art. L. 3131-1 du CSP).
« Le bien-fondé des mesures prises en application de l’article L. 3131-1 fait l’objet d’un examen
périodique par le Haut Conseil de la santé publique selon des modalités définies par décret en
Conseil d’État. Il est mis fin sans délai à ces mesures dès lors qu’elles ne sont plus nécessaires »
(art. L. 3131-2 du CSP).
Pour autant, l’existence de mesures juridiques adéquates ne dispense pas d’une réflexion
éthique. Ainsi, une approche éthique pragmatique permet d’articuler les principes et les valeurs
généralement acceptés par la population aux mesures rendues nécessaires pour la préservation
de l’état de santé de la collectivité. Elle permet d’étudier la justification des contraintes faites aux
personnes et de construire une confiance réciproque et une solidarité. À cet égard, même s’il ne
permet pas de fournir de réponse absolue, l’utilisation d’un outil d’aide à la réflexion éthique et à
la décision adapté au contexte national et adopté par les parties prenantes peut se révéler très
utile [12].
Haut Conseil de la santé publique
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Parmi les considérations éthiques générales à prendre en compte, l’OMS invite à :
• veiller à un équilibre des droits, des intérêts et des valeurs des individus et de la société ;
• fonder les décisions sur les données probantes actuelles ;
• développer la transparence, la participation du public par sa sensibilisation en amont de
la crise sanitaire ;
• accroitre et entretenir la confiance du public pour qu’une mobilisation sociale et par
suite, pour qu’une solidarité puisse se mettre en place ;
• atténuer les craintes du public ;
• veiller au respect du principe d’équité dans les mesures adoptées [10].
S’agissant des INP, l’OMS souligne l’importance de :
• prendre en compte les principes éthiques de nécessité, proportionnalité, justice sociale,
liberté, confidentialité, réciprocité, traitement équitable, efficacité, transparence ;
• prévoir les moyens d’atténuer les effets néfastes des mesures sur les plans culturel,
économique, social, émotionnel et sanitaire ;
• offrir une protection en matière d’emploi aux travailleurs qui se conforment aux mesures
de réduction des contacts sociaux contre le souhait des employeurs ;
• prendre en compte les informations transmises par les employeurs et les autres parties
prenantes en ce qui concerne les plans relatifs aux procédures de clôture des lieux de
travail et au recours à des programmes de travail de remplacement ;
• veiller à obtenir le consentement éclairé des voyageurs concernés conformément au RSI.
Concernant l’isolement des individus présentant des symptômes et la mise en quarantaine de
leurs contacts, l’OMS [10] recommande sur le plan éthique de :
• veiller à ce que les conditions de confinement soient sûres et humaines, dans des lieux
habitables, et que soient fournis les produits de première nécessité (aliments, eau,
vêtements, soins médicaux, …) ;
• envisager la mise au point de mécanismes afin de répondre aux conséquences
potentielles du confinement du point de vue financier et de l’emploi ;
• protéger les intérêts des membres du foyer des individus qui sont isolés et traités chez
eux en fournissant un logement de remplacement si nécessaire.
Il est donc particulièrement important d’étudier l’impact économique potentiel de ces mesures.
L’interruption des revenus peut avoir des effets importants (même si les conséquences sont
d’ampleur différente selon les niveaux de revenus et les capacités d’épargne) comme cela a été
montré à Toronto (SRAS) ou à Dakar (où pour les classes populaires, ne pas travailler un jour met
en jeu la satisfaction des besoins de base dans la semaine). Si les mesures d’accompagnement
comprennent souvent une aide alimentaire (éventuellement différenciée selon les catégories
socioprofessionnelles), il est rarement proposé de dédommagement. Un système de
compensation pourrait être proposé aux personnes lorsque le système d’assurance maladie ou
de protection sociale (Caisse d’Allocations familiales), mutuelles et complémentaires ou
d’assurance privée ne permet pas d’obtenir une indemnisation journalière.
Il est nécessaire de réaliser un bilan social avec chaque personne contact au moment de la mise
en place de la mesure de quarantaine pour aborder cette question, anticiper l’aménagement de
l’éviction/quarantaine, les besoins et les évènements « à gérer » (obligations extérieures
survenant pendant la durée du suivi).
Haut Conseil de la santé publique
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En termes juridiques, les personnes contacts ont actuellement un statut « flou » (malades
potentiels -en incubation ou selon des probabilités). Elles ne peuvent pas être considérées
comme ayant les mêmes droits que des patients (autonomie, transparence, confidentialité, etc.)
mais un certain nombre de droits sanitaires et sociaux devraient leur être garantis : respect de la
vie privée et confidentialité des informations concernant les personnes contacts, intégrité
physique, compensation de la perte de revenus. De plus, elles sont traitées comme contacts en
partie pour leur intérêt individuel et en partie dans un but de santé publique. Sur le plan
juridique, le RSI s’applique de manière prioritaire par rapport au code de la santé publique mais
son propos n’est pas de traiter la question des droits des personnes.
L’autonomie des sujets et l’approche éthique impliquent d’être incitatif (entre coercition et
compréhension). Cela reflète également la différence concernant le rapport à la norme sanitaire
« entre rigueur et souplesse ». Idéalement l’incitation suffirait, mais chaque personne met en
balance plusieurs priorités : effet disruptif d’une quarantaine sur la vie sociale, professionnelle et
familiale et on peut comprendre que certaines personnes qui adhèrent au principe de la
quarantaine refusent néanmoins de s’y soumettre au moment où elle leur est proposée, ou
négocient. Les données scientifiques manquent pour évaluer une approche de « réduction des
risques » (plutôt qu’éviction du risque et obligation pour tous). L’OMS recommande de s’interroger
sur les conditions et les situations qui pourraient donner lieu à un refus.
L’opposition entre incitation et coercition doit être dépassée. Pour être appliquée, une mesure
doit être acceptable par les personnes ciblées (qu’elle soit imposée ou pas, sinon elle fait l’objet
de modes de contournement multiples). Sur le terrain, les équipes doivent faire face à des
dilemmes moraux car les frontières entre coercition, persuasion et appel à une forme de
solidarité et de protection de l’intérêt public ne sont pas claires. Il est peut-être plus pertinent de
poser les questions en termes d’intérêt propre (ou individuel) au bénéfice de la collectivité.
On peut avancer que les mesures doivent surtout être [13] :
• Cohérentes entre elles (toute incohérence est perçue comme une faille et peut être
interprétée comme le reflet d’un abus d’autorité, remettant en cause les fondements
sanitaires de la mesure) ;
• D’intérêt général : le lieu des intérêts des individus qui composent la nation, le lieu des
intérêts propres à la collectivité qui transcendent celui des individus composent le
fondement de la limitation des libertés des individus d’un point de vue de la théorie du
droit ;
• Adaptées aux situations individuelles, ayant le moins possible d’effets adverses au
travers des mesures d’accompagnement ;
• Participatives autant que possible (définies dans leurs modalités pratiques avec des
acteurs locaux de la société civile, par exemple les secouristes de la Croix-Rouge ou
services d’aide aux personnes) ;
• D’application équitable.
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1.4 Freins ou facteurs facilitant la mise en place des interventions non pharmaceutiques
Les conditions de mise en place de la quarantaine sont favorables lorsque l’organisation sociale
est efficace, l’accès à la technologie possible et le système de soins et d’action sociale
disponible.
Les facteurs d’acceptabilité (donc d’observance) chez les personnes en quarantaine :
• Foyers familiaux comprenant un petit nombre de personnes
• Niveau d’équipements informatiques et smartphones facilitant les échanges à distance
(avec les soignants et entre personnes contacts)
• Télétravail, télé-enseignement et achats en ligne déjà pratiqués hors crise (autonomie)
• Salariat et couverture sociale permettant un maintien de la continuité des revenus
• Maîtrise de la communication pour garantir la confidentialité et éviter toute stigmatisation
• Mobilisation des services existants sur leurs compétences et savoir-faire :
 Acteurs de santé primaire (services départementaux et municipaux)
 Services d’aide à la personne (gériatrie : problématique des personnes isolées ;
enfants : assistance pour accompagner les enfants à l’école),
 Lignes téléphoniques dédiées et services d’information, sensibilisation et
prévention (respect de la dimension individuelle et counseling),
 Réseaux associatifs (accès aux personnes et lien social),
 Mutuelles de santé (entraide) : conseils juridiques pour des situations induites vs
employeur, locations, reports de démarches administratives, etc.,
 Associations d’auto-support de patients pour participation à la définition de
mesures en phase avec les droits du patient.
Les facteurs d’acceptabilité dans la population :
• Le contexte de peur est « facilitant » mais favorise une réaction archaïque de mise à
l’écart collective et des effets de stigmatisation.
• Il faudrait rompre avec la notion de quarantaine qui véhicule des représentations
chargées négativement, sur fond de discrimination (fléaux sociaux de la peste au 14e
siècle et de la lèpre au début du 20ème siècle), pour que l’éviction ait une inscription
sociale plus positive (renforcement plutôt que rupture du lien social).
Les obstacles à l’acceptabilité, partagés par la population et les contacts :
• Effet de stigmatisation : médiatisation et identification individuelle ou collective des
personnes contacts, favorisant des formes de discrimination.
• Imaginaires de l’échec planétaire face aux épidémies : construits par la production
culturelle sur les épidémies (romans et films « catastrophe », échecs antérieurs,
dimension planétaire hors de contrôle).
• Représentations sociales de la cause (complot international) qui persistent malgré
l’apport d’informations sur les dimensions biologiques (connaissances scientifiques).
• Regard des médias (sensationnalisme, absence de respect pour les dimensions privées
et confidentialité) qui « traquent » les cas et communiquent même sur des suspicions non
confirmées, avec un effet « loupe » sur les dysfonctionnements.
• Défiance vis-à-vis des autorités sanitaires (accrue par les incohérences et les mesures
inégalitaires, sur fond d’interprétation de conflits d’intérêt).
Les obstacles spécifiques à l’acceptabilité des contacts :
• Mise en balance des effets sociaux adverses (interruptions d’activité professionnelle,
obligations sociales) et du risque d’être atteint hypothétique (rapport variable selon la
Haut Conseil de la santé publique
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durée, les effets sociaux adverses sont moins tolérés avec le temps quand la perception
du risque diminue)
• Les modalités pratiques et les critères d’identification des contacts : les cas contacts
auto-désignés passivement acceptent plus facilement les mesures que des personnes
identifiées activement. Le processus d’identification peut être soumis à des applications
subjectives ou dépendantes du contexte. Il a souvent lieu en plusieurs étapes, ce qui
n’est pas toujours compris. Elles peuvent générer des refus, et des personnes peuvent
éviter la mesure pour d’autres motifs personnels (empêche de faire face à des
obligations, avec des conséquences graves). L’acceptabilité de la mesure se joue en
grande partie à ce moment-là. Mais des travaux de modélisation laissent penser qu’il vaut
mieux tolérer des exceptions (pose problème de la tolérance de la transgression des
normes par des tiers).
• Acceptabilité pour les contacts qui sont des personnels de santé : difficile d’accepter
d’être surveillés par des tiers moins qualifiés (question de statut).
Quelques considérations supplémentaires, sources de non compliance à la quarantaine :
• Difficulté pour les contacts de ne plus pouvoir gérer le rôle de soignant ou accompagnant
familial pour des tiers (le cas index peut se retrouver seul hospitalisé sans visite de ses
parents « contacts »).
• Cas particulier des enfants (éviction avec les parents en l’absence d’autre solution),
dilemmes lorsque des séparations sont impliquées dans une multitude de configurations
possibles de dépendance (tiers dépendant du contact ou contact dépendant d’un tiers)
qui conduisent à considérer des tiers comme contacts pour des raisons « humanitaire ».
• Le contrat social suppose que les individus soient « acteurs » (contribuent à la collectivité)
en jouant un rôle socialement défini ; l’éviction empêche d’exercer ce rôle, sans pour
autant proposer un rôle social, équivalent à celui de malade (décrit par les sociologues
comme un ensemble de droits et devoirs, dont le devoir de faire des efforts pour guérir,
entre autres). Quel rôle « actif », en plus de l’auto-examen pour dépistage précoce de
signes, peut endosser une personne contact qui n’est pas malade et dont le statut est a
priori provisoire ? La personne contact peut être mobilisée pour être un témoin et un
relais en matière d’information sur sa maladie pour des messages (médias, internet,
réseaux sociaux).
Mesures d’accompagnement à mettre en place pour favoriser l’acceptabilité des mesures
Des mesures d’accompagnement pour limiter les effets adverses (notamment sociaux) existent
et ont été évoquées plus haut. Par ailleurs la « confiance » dans le système de soins et sa réponse
sont des aspects-clés. Cela renvoie plus généralement à la confiance dans le système de soins et
les mesures proposées, avec des déterminants tels que :
• le caractère vertical des mesures (cf. échec relatif de la participation à la vaccination pour
la grippe A lié à l’absence d’implication des médecins généralistes, acteurs de santé
primaire qui ont la confiance des populations) ;
• l’indépendance des stratégies par rapport à des intérêts commerciaux (industrie) ;
• la transparence des dispositifs ;
• la proximité des acteurs décisionnels (échelle locale) ;
• Une communication transparente sur la situation et les mesures prises pour éviter des
discours alternatifs contestant les mesures et susceptibles d’altérer le rapport entre
confiance et certitude/incertitude scientifique.
Haut Conseil de la santé publique
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Éléments à considérer lors du premier entretien avec une personne contact
avant sa mise en quarantaine et son suivi
Le premier échange avec une personne contact est déterminant.
• Il doit être mené par une personne qualifiée, au besoin avec un soutien psychosocial
(évaluation au cas par cas).
• Il est important d’instaurer la confiance lors de ce premier échange.
• À cette fin, il est recommandé de profiter de cet échange pour indiquer à la personne
contact les conditions et les contraintes de la mise en place des mesures (cf. fiche
thématique « mesures »).
Les personnes contacts doivent être informées de leur statut avec tact et empathie.
Haut Conseil de la santé publique
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Éléments relatifs aux facteurs populationnels pour l’acceptation et l’adhésion des personnes
contacts à leur mise en quarantaine à considérer
Pour être efficace, la recherche des contacts est tributaire de la participation et de la
coopération actives des populations touchées. Afin d’instaurer une relation de confiance entre
les autorités sanitaires et la population, tout doit être fait pour promouvoir la participation des
communautés :
• Il est essentiel d’impliquer les principaux représentants communautaires, acteurs et bénévoles
locaux dès les premières étapes de planification et de préparation de la riposte pour favoriser
l’appropriation par la communauté et susciter sa confiance à l’égard du système de santé.
• La population doit se sentir en confiance pour coopérer avec les équipes d’investigation de
recherche des personnes contacts et soutenir le transfert des contacts symptomatiques vers les
centres de traitement et d’isolement désignés (ESR).
La recherche des personnes contacts se déroule d’autant mieux que les messages
communiqués sont appropriés, corrects et adaptés aux sensibilités culturelles de la population :
• Toute utilisation de pratiques ou de messages insensibles ou inappropriés en période de risque
d’importation en France va à l’encontre du but recherché.
• Les personnes contacts ne coopèreront que si elles sont disposées à faire l’objet d’un suivi.
Leur volonté à cet égard dépendra de :
• Leur compréhension de la maladie infectieuse émergente concernée ;
• La stigmatisation associée à leur statut de contact (auprès de leurs pairs, de leur famille ou de la
communauté) ;
• Leur sentiment vis-à-vis de la riposte en général. Ils ne voudront peut-être pas être identifiés par
crainte de se voir exclus de leur lieu de travail ou de leur école et hésiteront à signaler d’autres
contacts en raison de cette stigmatisation et du risque de représailles.
Si la communauté a une perception erronée des listes de contacts, les interprétant comme des
listes de personnes qui vont probablement mourir, une résistance communautaire peut s’établir,
entravant les efforts de recherche des contacts. C’est pourquoi la communication et la
formulation des messages sur la santé sont d’une importance critique, tout comme le soutien
psycho-social fourni à la communauté.
Les mesures suivantes peuvent favoriser la mobilisation communautaire et éviter la
stigmatisation :
• Sensibiliser et informer les responsables communautaires sur la maladie concernée, la
transmission de la maladie et les mesures pouvant être prises par la communauté pour l’endiguer ;
• Mobiliser les lieux de culte, les espaces socio-culturels, les associations pour les encourager à
diffuser des messages exacts auprès de la communauté ; 

• Déployer très tôt les efforts de communication et de sensibilisation, si possible avant l’apparition du
premier cas de la maladie ; 

• Fournir un soutien psychologique précoce pour surmonter la peur associée à la maladie ;
• Sensibiliser les médias à la nécessité de garantir la confidentialité des cas et des personnes
contacts. 

Haut Conseil de la santé publique
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1.5 Spécificités des INP à prendre en compte
En fonction des agents infectieux
Les durées d’incubation et les modes de transmission, en plus des durées et des niveaux de
contagiosité (R0), peuvent être différents entre les agents infectieux comme par exemple :
• le virus Ebola (incubation de 2 jours à 11 jours, transmission par les fluides corporels, pas
de risque de transmission avant l’expression de signes cliniques, R0 faible)
• et certaines infections respiratoires comme la grippe (incubation très courte, transmission
aérienne, R0 élevé, contagiosité avant l’apparition des premiers signes cliniques).
[cf. fiches agents en partie III].
En fonction du mode de transport
La diffusion d’agents infectieux avec un risque d’importation en France peut être retardée voire
contenue grâce à une recherche en temps utile des personnes contacts et à un suivi complet de
tous les passagers. Cette détection et ce suivi (« contact tracing ») permettent d'utiliser
efficacement les mesures de contrôle. Par conséquent, la recherche complète et efficace des
personnes contacts est considérée comme la meilleure pratique aux premiers stades de
l’émergence d’un nouvel agent infectieux potentiellement pandémique. Tous les moyens de
transport peuvent être concernés mais la littérature et les recommandations internationales
s’attachent plus particulièrement au transport aérien [14].
Ce rapport indique qu’en raison de toutes les limitations observées à partir de la revue de la
littérature, la durée de vol n’est pas clairement corrélée à un taux d’attaque secondaire plus
élevé. Des taux d'attaque faibles ont été décrits pour les vols long-courriers, de même que des
taux d'attaque élevés pour les vols court-courrier. On ne peut exclure que le taux d'attaque
dépende principalement du nombre de cas index, avec une probabilité plus élevée d'exposition
des personnes sensibles pendant le vol. En outre, bien que des enquêtes aient indiqué un taux
d'attaque probablement plus élevé à proximité du cas index, des cas secondaires ont également
été détectés dans d'autres compartiments des avions.
Les conclusions sur l'étendue de la transmission sont entravées par plusieurs facteurs, par
exemple: le petit nombre de passagers suivis, le nombre de cas index à bord, les mouvements en
vol et les autres expositions avant, pendant ou après le vol. Dans l'ensemble, la qualité des
preuves dans la littérature publiée n'est pas adéquate pour évaluer le risque de transmission
d’un agent infectieux transmissible émergent à bord d'un aéronef.
La recherche des contacts des passagers éventuellement exposés à un agent infectieux à bord
d'un aéronef peut avoir différents objectifs :
• Ralentir la propagation lors de l’introduction dans un pays / une région ;
• Faciliter le diagnostic et le traitement adapté, par exemple administrer une prophylaxie
post-exposition (le cas échéant, conformément aux politiques nationales) ;
• Mettre en œuvre d'autres mesures de contrôle comme la quarantaine des contacts et
l’isolement du/des cas index ;
• Étudier les caractéristiques de l’agent infectieux ;
• Évaluer la situation épidémiologique.
Outre la qualité limitée des preuves permettant d'évaluer le risque de transmission d’un agent
infectieux à bord des aéronefs, relevée dans la littérature, l'efficacité des mesures de recherche
des contacts reste incertaine.
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Dans la vie réelle, plusieurs facteurs entravent la recherche des contacts et l'efficacité des
mesures de santé publique :
• L’existence de symptômes non spécifiques ;
• Identification tardive du cas ;
• Prévalence élevée d’autres maladies, en particulier respiratoires, cliniquement similaires ;
• Infections asymptomatiques et cas légèrement symptomatiques ;
• Période d'incubation courte ;
• Fort potentiel d’introduction de l’agent infectieux par voie aérienne ;
• Modes de déplacement / introduction alternatifs ;
• Délai de décision pour action immédiate ;
• Difficultés à obtenir les coordonnées des passagers en temps voulu ;
• Besoins importants en ressources ;
• Contraintes financières.
Par conséquent, la faisabilité et les coûts-avantages de la recherche des contacts doivent être
soigneusement évalués.
La décision de rechercher les personnes contacts pour un cas biologiquement confirmé ou
probable en vol devrait être fondée sur des preuves existantes de transmission dans le pays de
départ.
• S’il existe une preuve de transmission en cours dans le pays de départ avec un lien
épidémiologique (par exemple, dans une région où circule l’agent infectieux, contact étroit
avec un cas confirmé, exposition en laboratoire, exposition liée aux soins de santé). Dans
cette situation, il est suggéré d’envisager la recherche exhaustive des contacts sans
attendre une confirmation biologique afin de prévenir la survenue de cas secondaires.
• S’il n’y a aucune preuve de transmission en cours dans le pays de départ et si aucune
transmission en cours de l’agent infectieux n'a été documentée et sans autre lien
épidémiologique connu, il est très probable que la survenue d’une infection chez un
passager soit causée par un agent pathogène autre que l’agent infectieux suspecté. Dans
cette situation, la décision de rechercher un contact concernant un cas suspect parmi les
passagers ou l'équipage arrivant d'un tel pays pourrait attendre la confirmation
biologique.
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Éléments à considérer pour évaluer le risque d’importation d’agents infectieux émergents à
partir des personnes contacts lors d’un transport aérien
• Le cas index symptomatique suspecté doit être isolé des passagers pendant la durée du
vol avec les mesures de prévention adaptées (contacts ou respiratoires).
• L’estimation de la contagiosité en vol, avant et après la survenue des signes cliniques, doit
être définie en fonction de l’agent infectieux et de son mode de transmission connu.
• La définition et la détection des personnes contacts dépendent du mode de transmission
de l’agent infectieux*. Pour les virus de la pandémie grippale ou le SRAS-CoV par exemple,
les personnes contacts peuvent être définies comme :
o Les personnes ayant un contact rapproché avec le cas index (équipages, les accompagnants
de voyage, les personnes prodiguant des soins éventuels)
o Les passagers assis à deux sièges du cas index dans toutes les directions
o Les passagers ayant eu plus de 15 minutes de contact en face-à-face avec le cas
o Les passagers ayant eu des contacts avec les sécrétions respiratoires ou autres liquides
biologiques avec le cas
o Les passagers vivant dans le même ménage que le cas
• Si le cas index est un membre d’équipage, tous les passagers de la partie de l’aéronef
servis par cette personne pendant toute la durée du vol doivent être considérés comme
des personnes contacts, tout comme les autres membres de l’équipage.
• Dans tous les cas, l’équipage doit recenser les personnes contacts et établir une liste à
remettre aux autorités de santé afin de faciliter leur suivi pendant au moins la durée
d’incubation de la maladie concernée.
• Les personnes contacts listées seront effectivement suivies :
o Si le cas index à bord est confirmé ET
o Si le cas était présent à bord pendant la période de contagiosité de la maladie concernée
o Une décision de quarantaine peut être prise en cas de personnes contacts à haut risque
(contacts rapprochés et prolongés)
* Selon la présentation clinique du cas pendant le vol et la faisabilité, les États membres ont la possibilité
d'étendre le traçage des contacts au-delà de trois rangs, voire d’inclure éventuellement tous les passagers et les
membres d'équipage. Si des preuves formelles de la transmission à bord de l’agent infectieux sont manquantes,
il faut procéder à un contact tracing extensif de manière à éclairer les futures décisions de santé publique.
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1.6 Information/communication
Une information et une formation en amont des acteurs sociaux de première ligne et de santé
(i.e. pas seulement les professionnels de santé) sont nécessaires. Ce temps d’information peut
être envisagé dans la population en commençant par la formation des enfants scolarisés et des
étudiants (ex. service sanitaire). Il faut également dispenser une information pendant l’épisode
épidémique car il n’est pas inopportun d’expliquer pourquoi on limite la liberté de circulation et
plus généralement l’exercice des droits des personnes.
Il est important de définir le contenu de l’information pour limiter l’inquiétude et faciliter
l’organisation à destination :
• Des professionnels de santé de première ligne ;
• Des autres professionnels ;
• Des malades et des personnes contacts ou co-exposées ;
• De la population générale.
Le contenu, le type et les voies de diffusion de l’information vont varier en fonction de la
population cible. L’anticipation de la compréhension des messages par les différentes cibles est
importante à prendre en compte.
Il est également nécessaire de prendre en compte l’information institutionnelle d’une part et le
contrôle de la communication médiatique d’autre part (contrôle au sens de préserver la
transparence sans pour autant alarmer la population uniquement pour faire de l’audience).
La communication institutionnelle doit s’appuyer sur l’expertise de professionnels du domaine.
L’information pour la population n’élude pas l’incertitude et inclut un niveau gérable de
complexité (cf. documentaires de type « Envoyé Spécial » et émissions télévisées de type
« Magazine de la santé »).
Des informations plus spécifiques en amont et pendant une épidémie peuvent la compléter, en
incluant des éléments sur l’émergence. Un dispositif de décryptage des questions qui émergent
en cours d’épidémie paraît nécessaire notamment pour traiter les rumeurs et « fausses
nouvelles » diffusées sur internet et les réseaux sociaux (Service d’État numéro vert/forum de
questions-réponses notamment sur les questions sociales).
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Éléments à considérer pour un plan stratégique de communication*
La communication doit être maîtrisée et coordonnée par une autorité officielle.
La pertinence et l’effet des mesures prises autour des personnes contacts ou co-exposées pour
prévenir et lutter contre la diffusion d’une maladie infectieuse transmissible reposent sur la
qualité des relations en termes d’information et de communication entre les autorités et
institutions sanitaires (Ministère, ARS, agences sanitaires, sociétés savantes) et la population
ainsi que sur la participation de chaque citoyen.
Cette communication doit :
- Rationaliser les débats d’expertise sur le risque de diffusion à partir des personnes contacts en
période d’incertitude ;
- Tenir compte de l’expression publique et y répondre de manière adaptée ;
- Privilégier les relais professionnels dans la diffusion de l’information à la population ;
- Établir un lien de communication permanent avec la population afin de favoriser le
développement d’une culture de santé publique et d’acceptation des interventions non
pharmaceutiques ;
- S’appuyer sur une expertise professionnelle de la communication.
L’élaboration d’une stratégie spécifique à l’usage d’internet est essentielle pour répondre à
certaines situations :
- Faire face à la rumeur et à la désinformation ;
- Adapter la diffusion d’informations aux smartphones ;
- Répondre à l’expression de besoins spécifiques de certaines populations.
* SOURCE : ADAPTE DU PLAN NATIONAL DE PREVENTION ET DE LUTTE « PANDEMIE GRIPPALE » 2011
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1.7 Gestion de la base des personnes contacts en quarantaine
Pour gérer efficacement les cas et leurs contacts respectifs, une base de données est
indispensable.
L’utilisation d’une base informatisée permettra non seulement de consigner les informations sur
les cas et les contacts, mais aussi de générer des rapports quotidiens, d’exporter les données à
des fins d’analyse (notamment si des chaines de transmission se mettent en place), de produire
des cartes illustrant la répartition géographique des contacts, ainsi qu’une représentation visuelle
des chaînes de transmission. Cette base permettra également de faciliter le suivi en paramétrant
les données de gestion (carnet de bord et listes des personnes à contacter avec mise à jour
automatique, fréquence des appels, suivi des réponses…). Toutefois, si les contacts sont peu
nombreux, ces fonctionnalités supplémentaires ne seront pas forcément nécessaires.
L’utilisation d’une base de données informatisée accélère la notification des données et des
tendances, ce qui permet de prendre des décisions plus rapidement en matière de recherche des
contacts. Une base de données dématérialisée peut être utile pour faciliter le travail par les
acteurs de terrain contribuant au suivi des contacts, notamment si ceux-ci sont dispersés sur le
territoire national.
Le traitement de la base de données sera fait de manière à respecter la confidentialité des
données personnelles et en conformité avec le règlement général sur la protection des données
(RGPD) du 25 mai 2018.
Des mesures de qualité doivent être régulièrement recueillies et consignées dans des formulaires
standardisés (données épidémiologiques de suivi des personnes contacts).
D’autres indicateurs peuvent être mesurés régulièrement, notamment le nombre de contacts
recensés pour chaque cas, la proportion de contacts perdus de vue et le nombre de suivi
quotidien des personnes contacts en quarantaine.
1.8 Levée de la quarantaine et du suivi
Les personnes contacts doivent être interrogées et si possible examinées à la fin de la période de
suivi (période d’incubation de la maladie infectieuse considérée). Si elles ne présentent pas de
symptômes compatibles avec la maladie, l’obligation de suivi pourra dès lors être levée.
Le suivi des personnes contact pourra aussi être levé, en l’absence de symptômes, à partir de la
période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes et mises en place pour la maladie
concernée (vaccination, chimioprophylaxie anti-infectieuse, ..).
Les personnes contacts qui n’ont pas été vues le dernier jour du suivi deviennent prioritaires pour
le suivi quotidien jusqu’à ce qu’elles soient retrouvées. Le suivi devrait être levé pour une
personne contact après un examen ou une évaluation téléphonique de celle-ci le dernier jour de
la mesure ou plus tard.
Les personnes contacts peuvent également devenir exemptes de suivi s’il s’avère, après
vérification (après avis des autorités sanitaires en lien avec un infectiologue et le médecin
traitant), qu’elles n’avaient pas été exposées à la maladie et avaient été inscrites par erreur sur
la liste des contacts.
Considérations importantes :
• Une fois le suivi terminé, les personnes contacts peuvent continuer à subir une
stigmatisation de la part de leur famille, de leurs pairs et/ou de la communauté. On
pourra envisager de mener des campagnes de communication sanitaire, des activités de
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sensibilisation et d’autres initiatives pour aider les contacts à se réintégrer dans la
communauté.
• Les efforts de sensibilisation communautaire doivent clairement faire valoir que les
anciennes personnes contacts ne présentent pas de risque de transmission de la
maladie.
• Il peut arriver qu’un employeur demande une lettre officielle attestant de la levée du suivi.
Il revient à l’autorité sanitaire compétente de fournir ce document. Toute personne
contact se trouvant de nouveau exposée à un cas de maladie infectieuse émergente doit
recommencer un suivi à partir de la date d’exposition la plus récente pendant la durée
d’incubation de la maladie.
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II –APPORT DES MODELES MATHEMATIQUES DANS L’ESTIMATION DES EFFETS DES
INTERVENTIONS NON-PHARMACEUTIQUES
Depuis un quart de siècle la modélisation mathématique des maladies infectieuses est un
domaine en pleine expansion [15, 16]. Les interactions complexes qui conduisent à des
épidémies rendent nécessaire l’utilisation de modèles afin de fournir des résultats quantitatifs et
un cadre théorique permettant l’élaboration, la comparaison et l’évaluation de différentes
stratégies de contrôle. Les modèles épidémiologiques se sont ainsi révélés particulièrement
puissants pour l’organisation des politiques de santé.
Un des aspects les plus utilisés dans ces modèles concerne l’estimation du R0, qui est le nombre
moyen de cas secondaires produits par un cas infecté dans une population entièrement
susceptible. De la même façon, on calcule le Reff, (R effectif) lorsque la population n’est pas
entièrement susceptible. R0 est associé à la théorie du seuil qui est un des concepts théoriques
lié aux modèles mathématiques décrivant la propagation d’épidémies. Lorsque R0 (Reff) est
supérieur à 1, alors l’épidémie peut se développer. Pour enrayer et contrôler une épidémie, il est
donc suffisant de réduire R0 (Reff) afin de le faire passer sous cette valeur seuil de 1. Les
modèles mathématiques indiquent les paramètres à modifier, donc les actions à effectuer, pour
faire passer R0 (Reff) sous ce seuil de 1.
Dans le cas de crises épidémiques, ces modèles mathématiques ont donc été utilisés (mais aussi
des modèles informatiques de type « individus centrés ») pour quantifier l’influence des mesures
non-pharmaceutiques comme la quarantaine stricte ou partielle, la fermeture des écoles, la
réduction et l’évitement des contacts sociaux. Ces méthodes permettent une réduction du taux
de contacts au sein d’une population et donc une réduction de la propagation de l’agent
pathogène. Ces utilisations ont eu lieu le plus souvent après une crise épidémique majeure
(SRAS, grippe pandémique, Ebola) [17–22]. Ce sont donc des analyses rétrospectives qui
quantifient les effets des mesures prises ou qui auraient pu être prises. D’autres études plus
générales, mais plus rares, ont essayé de quantifier les effets potentiels de différentes mesures
non-pharmaceutiques en testant différents scenarii associant ces mesures [2], [23–26].
Par exemple, en ce qui concerne la grippe, pour des pandémies modérées ce type de mesures
d’évitement permettrait une réduction du taux d’attaque de 10 % ; pour les épidémies sévères
une réduction de plus de 20 % pourrait être atteinte, ce qui fait que ces mesures sont similaires à
des interventions pharmaceutiques [19]. Dans un travail récent, il a été montré à Hong Kong en
2018, que l’anticipation de la fermeture des écoles avant les vacances du 1er jour de l’an chinois
a permis de faire passer le Reff sous le seuil de 1 et de réduire de façon non-négligeable
l’épidémie de grippe saisonnière [25]. De même, avec des approches statistiques relativement
simples (GLM = modèle linéaire généralisé), l’effet des mesures de quarantaine a été évalué pour
le SRAS en Ontario (Canada). Cette étude montre une réduction significative de plus de 30 % des
cas secondaires [26].
De ces études, il ressort que les effets des mesures non-pharmaceutiques dépendent fortement
de l’histoire naturelle de l’agent infectieux, de son mode de transmission, de son infectiosité, de
sa durée d’incubation, et de l’existence ou pas de cas asymptomatiques. Par exemple, pour un
agent avec une forte transmissibilité ces mesures pourraient être assez peu efficaces alors
qu’elles pourraient être très bénéfiques pour des agents pathogènes dont la période d’incubation
est courte.
Ces effets dépendent également de l’efficacité de ces mesures de quarantaine, de leur faisabilité
ainsi que de la situation locale (géographique et écologique). Toutes les études soulignent que la
mise en place rapide de ces mesures et une durée adaptée pour leur mise en œuvre sont des
facteurs cruciaux pour pouvoir obtenir des réductions significatives des épidémies. Il est donc
très important d’être capable de caractériser l’agent pathogène rapidement alors que, dans les
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premiers stades d’une épidémie, la qualité des informations disponibles est le plus souvent
limitée. Cela souligne le besoin d’un système de surveillance performant et une capacité de
réponse rapide.
Toutes ces analyses montrent clairement que, quelles que soient les mesures mises en œuvre,
on ne pourra espérer qu’une atténuation d’une épidémie, éventuellement son contrôle, mais pas
son arrêt. Il ressort également qu’une combinaison de ces différentes mesures non-
pharmaceutiques apparaît souvent préférable et augmenterait leur efficacité.
En cas de situation épidémique potentielle, il apparaît donc souhaitable que des études
quantitatives (modèles mathématiques, calcul de R0, modèles informatiques) soient effectuées
dès le début de la crise et que différents scenarii soient testés au fur et à mesure de l’évolution
de l’épidémie. Chaque crise épidémique sera en grande partie spécifique et nécessitera des
informations et des connaissances qui ne seront pas toujours disponibles au début de la crise :
connaissances épidémiologiques, biologiques, écologiques et comportementales. Les outils de
modélisation sont un des seuls moyens pour prendre en compte ces incertitudes, qui risquent
d’être importantes, et leur propagation tout en considérant les mécanismes de transmission de
l’agent pathogène. C’est ce qui a été fait en Grande-Bretagne lors des dernières grandes crises
épidémiques (grippe pandémique et Ebola) où une cellule « modélisation » a été mise en place
avec des prédictions faites par différentes équipes chaque semaine pendant toute la crise.
Les modèles mathématiques fournissent un cadre théorique et des outils quantitatifs pour guider
les décisionnaires et la mise en œuvre de politiques de santé. La prise en compte des aspects
économiques dans ces modèles pourrait être un plus afin de quantifier le coût de l’épidémie ainsi
que les bénéfices des différentes interventions.
Synthèse
Lors de crises épidémiques, des modèles mathématiques ont été utilisés pour quantifier
l’influence des mesures non-pharmaceutiques. Ces études publiées montrent que les effets des
interventions non-pharmaceutiques dépendent fortement de l’histoire naturelle de l’agent
infectieux mais également de la faisabilité et de l’efficacité de ces mesures de quarantaine
Toutes ces études soulignent qu’une mise en place rapide de ces interventions est importante
pour obtenir des bénéfices significatifs quant au contrôle des épidémies. Cependant, toutes les
situations ne requièrent pas de modélisation systématique, ainsi en cas d’émergence, de
manque de donnée ou d’incidence faible.
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III - ÉLEMENTS LIÉS AUX AGENTS INFECTIEUX CONCERNÉS
Les fiches techniques ci-dessous sont présentées par agents infectieux (peste, variole,
coronavirus MERS-CoV et SARS-CoV, virus influenza aviaires zoonotiques et virus des fièvres
hémorragiques).
Fiche Peste
Risque d’importation en
France (élevé, moyen, faible)
et explicitations des variations
de risque selon le contexte
Faible en métropole, élevé à La Réunion et Mayotte.
Période d’incubation
Forme bubonique : de 2 à 7 jours, raccourcie à 1 jour pour les formes
pulmonaires [27].
Période de contagiosité Pas de risque de transmission avant l’apparition des symptômes. Jusqu’à 3
jours après début du traitement efficace
Signes cliniques Pneumonie bactérienne, sepsis, bubon
Populations à risque Personnes exposées aux rongeurs et aux puces, soignants, personnes
exposées à des malades en communauté
Létalité Cf. fiche OMS [28]
Maladie très grave chez l’homme, notamment pour les formes septicémiques
(infection systémique causée par la circulation d’une bactérie dans le sang) et
pulmonaire, avec un taux de létalité de 30 % à 100 % en l’absence de
traitement. Sauf si elle est traitée rapidement, la peste pulmonaire est
toujours mortelle; elle est particulièrement contagieuse et elle peut
déclencher de graves épidémies par transmission d’une personne à l’autre du
fait des gouttelettes en suspension dans l’air.
Mode de transmission Gouttelettes et contact / Piqûre de puces
Survie de l’agent dans le
milieu extérieur
Réservoir : puce par les rongeurs. La bactérie survit très peu de temps au sec
et à la lumière. Elle peut survivre de un à quelques jours sur un cadavre.
Coefficient de reproductibilité
R0
Probablement variable en fonction de caractères géographiques et socio-
sanitaires
Intervalle intergénérationnel Inconnu
Diagnostic : types de
prélèvements nécessaires et
laboratoire responsable de la
confirmation
Tests rapides disponibles mais d’utilisation difficile sur le terrain.
La plupart des automates de bactériologie vont permettre d’identifier Yersinia
pestis mais prélèvement à traiter en laboratoire P3 (PCR et culture).
Si MALDI-TOF, demander la base NRBC complémentaire.
Ponction de bubons, hémoculture, crachat profond.
Antibiogramme nécessaire.
Confirmation et collection CNR, séquençage ensuite pour épidémiologie.
Mesures d’hygiène (PS, PCC,
PCG, PCA)2 et autres
interventions non
pharmaceutiques
Port de masques chirurgicaux pour les patients et de masques FFP2 (du fait
du caractère émergent et de la létalité importante) pour les personnels.
Isolement des patients dès la suspicion pour sepsis et pulmonaire sauf si
soins urgents nécessaires, couvrir le bubon mais pas d’isolement si bubon.
2
PS : précautions standard ; PCC : précautions complémentaires contact ; PCG : précautions complémentaires
gouttelettes : PCA : précautions complémentaires air
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Mesures pharmaceutiques
disponibles
Antibiothérapie et traitement non spécifique
Antibiotiques en prophylaxie sur prescription d’un infectiologue et si cas index
confirmé seulement
Définition et gestion des cas Définition des cas : cf. site de Santé publique France :
http://invs.santepubliquefrance.fr/fr/Dossiers-thematiques/Maladies-
infectieuses/Zoonoses/Peste/Comment-signaler-et-notifier-cette-maladie
Définition et gestion des
contacts :
- Communautaires
- En milieu de soins
(rôle de l’équipe
opérationnelle
d’hygiène : EOH)
Date de la mise en œuvre du
suivi des contacts (avant ou
après confirmation du cas)
Recherche active et suivi des contacts : vérification de l’absence de
symptômes pendant 14 jours.
Antibioprophylaxie si cas index confirmé uniquement
Pas de mesure de quarantaine des contacts d’un patient
Application des précautions « standard » en cas de contact avec un patient
atteint d’une forme pulmonaire
Listing avant, suivi après
Mesures de prévention de la
transmission et suivi dans les
transports (navire, aéronef…)
Ne pas laisser monter à bord une personne malade en zone et période
épidémique
Textes et documents de
référence
Guideline CDC. https://www.cdc.gov/plague/index.html
Guide de prise en charge des épidémies dans une zone de santé : la peste –
République démocratique du Congo. Ministère de la santé publique. 2012.
2ème édition.
https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ve
d=2ahUKEwidj83ui5jfAhVSYxoKHZWiDWgQFjAAegQIABAC&url=https%3A%2F
%2Fwww.medbox.org%2Fdrc-guide-de-prise-en-charge-des-epidemies-dans-
une-zone-de-sante-
peste%2Fdownload.pdf&usg=AOvVaw2_E3t1Jjdz1h3zWt1Ad1iX
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Fiche variole
Risque d’importation en France
(élevé, moyen, faible) et
explicitations des variations de
risque selon le contexte
Nulle, sauf en cas d’accident de « containment » dans un des laboratoires
autorisés à conserver le virus ou en cas d’attaque bioterroriste
Période d’incubation 10 à 14 jours ; non contagiosité pendant cette période (extrêmes 7-17 jours)
Période de contagiosité De l’apparition des signes cliniques jusqu’à la disparition des croûtes.
Majeure lors de la 1ère semaine de la maladie
Signes cliniques Après la période d’incubation, la variole débute par un syndrome pseudo grippal
pendant 2 à 4 jours, associant une forte fièvre (supérieure à 40˚C), des
malaises, des céphalées importantes. Ce stade est suivi par l’apparition
d’éruption maculo-papuleuse qui évolue en papule 1 à 2 jours après l’apparition
de l’éruption cutanée. L’éruption apparaît d’abord sur la muqueuse buccale, le
visage et les avant-bras, puis se propage au tronc et aux jambes, avec une
concentration importante aux extrémités (paume des mains, voute plantaire,
visage).
L’éruption de la variole est homogène et se développe à la même vitesse sur
toutes les parties du corps. Les vésicules apparaissent 4 à 5 jours après
l’éruption cutanée, les pustules au 7ème jour.
Populations à risque
Létalité 1 % à plus de 30 % selon les souches
Mode de transmission Aérosol / voie respiratoire
objets / vêtements contaminés
Contact avec les lésions cutanées accessoires (virus enchâssés).
Survie de l’agent dans le milieu
extérieur
Virus stables à température ambiante sous forme séchée.
48 heures sous forme d’aérosol.
Varie selon température et humidité (plus longue si sec et froid)
Coefficient de reproductibilité
R0
R0 variable entre 3,5 et 8
Selon mode de contact humain
Intervalle intergénérationnel 15 jours
Diagnostic : types de prélèvements
nécessaires et laboratoire
responsable de la confirmation
Clinique et confirmation biologique par PCR (kit PCA), culture.
Laboratoire de référence : CNR Orthopoxvirus, IRBA., http://www.ecole-
valdegrace.sante.defense.gouv.fr/rubriques-complementaires/irba-
cnr/orthopoxvirus
Mesures d’hygiène (PS, PCC,
PCG, PCA) et autres mesures
non pharmaceutiques
PS, PCC et PCA
Mesures pharmaceutiques
disponibles
Vaccin 1ère génération et 3ème génération (MVA)
Disponibilité des Immunoglobulines
Antiviraux cidofovir (Vistide®), brincidofovir (CMX 001)
ST-246 (tecovirimat) avec autorisation de mise sur le marché pour la variole
accordée par la FDA (Food and Drug administration)
Plasmas hyper-immuns spécifiques
Définition et gestion des cas Définition de cas :
Cas certain : cas confirmé biologiquement
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Cas suspect :
- en l'absence d'autre cas : éruption caractéristique de la variole
- en présence d'autre cas, chez une personne sans lien épidémiologique
avec un cas suspect ou certain : syndrome pseudo-grippal suivi d'une
éruption maculo-papuleuse
- en présence d'autres cas, chez une personne avec un lien
épidémiologique avec un cas certain : tout syndrome pseudo-grippal
Détection et isolement des patients si possible en chambre à pression négative,
au minimum pendant les 2 premières semaines de l’éruption.
Décontamination des vêtements, linges, matériels et locaux.
Définition et gestion des
contacts :
- Communautaires
- En milieu de soins (rôle de
l’EOH)
Date de la mise en œuvre du
suivi des contacts (avant ou
après confirmation du cas)
Définition des contacts :
- Toute personne ayant séjourné avec le malade ou ayant eu un contact
face-à-face proche avec le malade (< 2 mètres), depuis le début de la
fièvre jusqu'à la chute des croûtes
- Personnel de laboratoire ayant manipulé des prélèvements biologiques
du malade susceptibles de contenir du virus (essentiellement sphère
oro-pharyngée et lésions cutanées) sans protection telle que définie par
les bonnes pratiques
- Personnel ayant été en contact étroit avec des éléments de la literie du
malade, ayant participé à l'élimination des déchets médicaux ou ayant
participé à la désinfection des locaux ayant abrité le malade
Recherche active et suivi des contacts.
Tous les sujets contact, y compris le personnel soignant, répondant à la définition
de personne contact devront être identifiés et vaccinés, dès que le vaccin est
disponible. Cette vaccination devra être effectuée le plus rapidement possible et
quel que soit le statut vaccinal antérieur. En effet, la vaccination effectuée dans
les 3 à 4 premiers jours suivant l'exposition prévient ou atténue la maladie, selon
la précocité de la vaccination et le statut immunitaire antérieur (susceptible ou
anciennement vacciné). Tous les sujets contacts, vaccinés ou non, devront être
surveillés étroitement pendant 3 semaines, avec une mesure au moins
quotidienne de la température corporelle, pour vérifier l'absence de survenue de
la maladie.
Décontamination d’une personne exposée (douche, autoclavage des vêtements
contaminés et du matériel) et des surfaces et mobiliers (détergents, puis eau de
Javel).
Isolement dès l’apparition des symptômes
Textes et documents de
référence
Plan national de réponse à une menace de variole actualisation août 2006 [29]
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Fiche Coronavirus : MERS-CoV
Risque d’importation en France
(élevé, moyen, faible) et
explicitations des variations de
risque selon le contexte
Faible (1 cas importé en France depuis 2012)
Zone à risque : Moyen-Orient (péninsule arabique, Liban, Iran)
Période d’incubation 5 à 14 jours (médiane 5,2 jours, IC 95% : [1,9-14,7])
Période de contagiosité En l’état actuel des connaissances, probablement limitée à la période durant
laquelle le patient est symptomatique.
Signes cliniques Les aspects cliniques rencontrés dans l’infection à MERS-Co-V sont
semblables à ceux décrits pour le SRAS. Si la fièvre, la toux et la dyspnée
résument les principaux symptômes des patients admis à l’hôpital, d’autres
symptômes comme les frissons, les myalgies et malaises sont régulièrement
décrits chez ces patients.
La défaillance respiratoire est la complication majeure. Des formes modérées
et des présentations atypiques avec diarrhée ont été décrites.
Populations à risque
Létalité Létalité élevée : 35-40%. Elle augmente avec l’âge et la présence de
comorbidités.
Mode de transmission Des dromadaires à l’homme : probablement par voie respiratoire via des
gouttelettes ou des aérosols, ou par contact indirect, via des surfaces
contaminées.
La transmission par voie alimentaire est également envisagée, par ingestion
de lait cru de chamelle, voire de viande crue et d’urine de dromadaire).
Interhumaine : par voie respiratoire via les gouttelettes respiratoires
principalement, à l’occasion d’un contact étroit (au sein de foyers familiaux et
en milieu de soins). Transmission possible via des aérosols ou des surfaces
contaminées. Le rôle des cas pauci- ou asymptomatiques dans la
transmission interhumaine demeure indéterminé à ce jour.
Une transmission féco-orale est possible mais non démontrée.
Survie de l’agent dans le milieu
extérieur
A 20°C et 40 % d’humidité, le virus survit et demeure infectieux pendant plus
de 48 h sur des surfaces en plastique ou en métal ou sous forme d’aérosols
dans l’air ambiant.
Coefficient de reproductibilité
R0
Inférieur à 1 en général, mais peut atteindre des valeurs importantes au
début d’épidémies nosocomiales [30]
Intervalle intergénérationnel En moyenne de 6,7 jours (IC 95% : [6,0-7,8]) d’après des données de cas
d’Arabie Saoudite en 2013-2014 [31].
Entre 12 et 15 jours d’après deux études coréennes [32].
Diagnostic : types de prélèvements
nécessaires et laboratoire
responsable de la confirmation
Diagnostic réalisé par RT-PCR sur prélèvements respiratoires supérieurs
(écouvillons nasopharyngés et oropharyngés) et inférieurs (crachat, lavage
broncho-alvéolaire, aspiration trachéale). La charge virale est plus élevée et
durable dans les prélèvements respiratoires inférieurs, qui sont à privilégier
pour le diagnostic, et doivent être répétés au bout de 4 jours d’évolution
clinique s’ils se sont révélés négatifs pour le MERS-CoV, pour les patients
initialement symptomatiques et qui le demeurent, a fortiori pour ceux dont
l’état clinique s’aggrave (cf. avis du HCSP du 18 mai 2018 et du 30 octobre
2013) [33], [34].
La charge virale dans les prélèvements respiratoires est importante à partir
de 48 h après l’apparition des symptômes, et est maximale vers 6 jours après
le début des signes. Le virus peut également être détecté dans le sérum
Haut Conseil de la santé publique
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(notamment si les échantillons respiratoires inférieurs ne sont pas
disponibles).
Des tests sérologiques peuvent être utilisés (ELISA, IFA, etc.), mais doivent
être interprétés avec précaution en raison des réactions croisées avec
certains coronavirus humains, et confirmés par un test de neutralisation
correspondant au gold-standard [35]. Des échantillons appariés sont
nécessaires, avec un premier prélèvement au cours de la première semaine
de la maladie, et un second prélèvement idéalement 2 à 3 semaines plus
tard.
Mesures d’hygiène et autres
mesures non pharmaceutiques
Précautions standard ; précautions complémentaires d’hygiène dès la
suspicion du cas, de type « Air » et de type « Contact » [36]
Isolement des cas symptomatiques à l’hôpital (ou à domicile pour les cas
asymptomatiques).
Recherche des personnes contacts. Pas de mise en quarantaine, mais suivi
passif et mesures d’éviction recommandées pendant 14 jours.
Mesures pharmaceutiques
disponibles
Le traitement est principalement symptomatique.
Plusieurs traitements sont en cours de développement ou d’évaluation
préclinique et clinique (plasma de convalescents, iopinavir /ritonavir,
ribavirine, interféron, anticorps polyclonaux, antiviraux à large spectre, etc.).
Définition et gestion des cas Définition d’un cas de MERS-CoV [17] :
• Cas possible :
a) Toute personne ayant voyagé ou séjourné dans les pays listés (Cf. ci-
dessous), qui, au cours des 14 jours après son retour, a présenté :
- des signes de détresse respiratoire aiguë (SDRA),
- ou des signes d’infection du parenchyme pulmonaire confirmée par
des anomalies sur la radiographie de thorax avec une fièvre
supérieure à 38°C et de la toux.
b) Tout contact (ex : famille, soignants) d’un cas possible ou confirmé,
ayant présenté une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité,
dans les 14 jours suivant le dernier contact avec le cas possible/confirmé
pendant que ce dernier était malade (i.e. symptomatique).
c) Toute personne ayant travaillé ou ayant été hospitalisée dans un
établissement hospitalier dans un des pays listés et ayant présenté une
infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 14 jours
suivant le dernier contact avec cet établissement.
d) Toute personne ayant eu un contact proche avec un dromadaire ou un
produit issu de l’animal (lait non pasteurisé, viande crue, urine) dans un
des pays listés et ayant présenté une infection respiratoire aiguë, quelle
que soit sa gravité, dans les 14 jours suivant ce contact.
Pour les personnes immunodéprimées ou présentant une pathologie
chronique, il faut considérer également la survenue d’un syndrome fébrile
avec diarrhée et/ou tableau clinique sévère.
• Cas confirmé : Cas possible avec prélèvements indiquant la présence du
MERS-CoV.
Gestion des cas :
Recherche active et hospitalisation des cas symptomatiques en chambre
individuelle, avec un renouvellement correct de son air (6 à 12 volumes/h
sans recyclage), de préférence en chambre à pression négative. [20].
Pour les cas asymptomatiques: isolement du patient à l’hôpital, ou à domicile
possible en fonction de différents critères (offre de soins, composition du
foyer, etc.) [37].
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Définition et gestion des
contacts :
- Communautaires
- En milieu de soins (rôle de
l’EOH)
Date de la mise en œuvre du suivi
des contacts (avant ou après
confirmation du cas)
Les contacts des cas confirmés de MERS-CoV doivent être recherchés.
Un sujet contact est une personne qui, en l’absence de mesures de
protection efficaces, a été exposée à un cas possible ou probable.
L’exposition inclut le fait d’avoir vécu auprès du cas, ou d’en avoir pris soin,
ou d’avoir eu un contact face à face (<1 mètre de distance) avec le cas, ou
d’avoir été en contact direct avec les sécrétions respiratoires ou avec les
liquides biologiques de ce cas [20].
Dans la situation où un cas confirmé symptomatique de MERS-CoV aurait
voyagé en avion, il est recommandé de rechercher les personnes étant
assises dans la même rangée, 2 rangs devant ou derrière le cas, tout
l’équipage de l’avion, les passagers ayant prodigué des soins au cas, les
passagers ayant eu un contact face-à-face de plus de 15 minutes avec le cas
ou ayant été en contact avec les sécrétions respiratoires de ce cas, et les
passagers vivant avec le cas [38].
La mise en quarantaine des personnes contacts n’est pas recommandée. Il
n’est pas pertinent de réaliser des prélèvements chez une personne contact
asymptomatique.
Un suivi des contacts proches doit être conduit par l’ARS en lien avec Santé
publique France, selon les recommandations suivantes :
Pour un contact d’un cas confirmé d’infection au nouveau coronavirus, il est
recommandé :
• que le médecin traitant de ce contact soit informé ;
• que le contact soit surveillé pendant 14 jours ;
• que le contact prenne sa température 2 fois par jour, chaque jour,
car le premier symptôme à survenir sera le plus souvent de la fièvre;
• que le contact se munisse d’un masque chirurgical et le porte dès
l’apparition de symptômes ;
• qu’en cas d’apparition d’un signe ou symptôme, fièvre ou toux :
ole contact porte son masque, réalise fréquemment une hygiène
des mains avec une solution hydro alcoolique (SHA), utilise des
mouchoirs à usage unique et limite au maximum les contacts
proches ;
ole médecin traitant soit prévenu et que le contact ou le médecin
traitant appelle immédiatement le SAMU-Centre 15.
en précisant qu’il s’agit d’un sujet contact d’un malade atteint
d’infection à un nouveau coronavirus [MERS-CoV].
• que le contact évite, pendant cette période, de fréquenter des
personnes de façon rapprochée et/ou prolongée (face à face) et évite
de se joindre à des rassemblements d’un grand nombre de
personnes.
Textes et documents de
référence
HCSP. Avis relatif à la mise en place d’une déclaration obligatoire des
infections à MERS-CoV. 18 mai 2018 [33].
HCSP. Avis relatif à la définition et au classement des cas possibles et
confirmés d’infection à MERS-CoV ainsi qu’aux précautions à mettre en
œuvre lors de la prise en charge de ces patients. Actualisation du 24 avril
2015 [36].
Haut Conseil de la santé publique
37/75
Fiche Coronavirus : SRAS
Risque d’importation en France
(élevé, moyen, faible) et
explicitations des variations de
risque selon le contexte
Négligeable en l’absence de cas décrit depuis 2004.
Période d’incubation 4 à 6 jours en moyenne (extrêmes : 1 à 14 jours)
Période de contagiosité Dès que et tant que le sujet est symptomatique.
Elle est maximale chez des personnes sévèrement atteintes ou dont
l’état s’aggrave rapidement, habituellement pendant la 2e semaine de la
maladie. L’excrétion maximum du virus est observée au 10e jour de la
maladie dans les voies respiratoires, et entre le 10e et le 15e jour dans
les selles. Cependant il y a quelques exemples de transmission lors de
la phase précoce de la maladie. Il n’y a pas de donnée rapportée de
transmission au-delà de 10 jours après la résolution de la fièvre.
Signes cliniques Fièvre (supérieure à 38°C) associée à un ou plusieurs signes d'atteinte
respiratoire (toux, dyspnée, gêne respiratoire). Progression vers une
maladie sévère.
Populations à risque
Létalité Le taux de létalité global est estimé à 9,6 % mais il est variable,
notamment selon l’âge du patient.
Mode de transmission Le mode principal de transmission paraît être un contact direct des
muqueuses (œil, nez et bouche) avec des gouttelettes respiratoires
infectieuses et/ou par exposition à des objets contaminés. Les cas sont
survenus principalement chez les personnes en contact rapproché avec
les malades en milieu de soins ou en milieu familial. Une transmission à
des contacts ponctuels est survenue occasionnellement, résultat d’une
exposition intense à un cas de SRAS (dans le lieu de travail, des avions
ou des taxis).
Le rôle exact de la transmission fécale-orale est inconnu. Il n’y a pas de
preuve actuelle que ce mode de transmission joue un rôle clé. La
diarrhée est cependant un symptôme fréquemment rapporté au cours
du SRAS et pourrait intervenir de façon importante dans l’infectiosité.
Il n’a pas été rapporté de transmission par l’eau ou les aliments.
Survie de l’agent dans le milieu
extérieur
Le virus est stable dans les fèces et l’urine à température ambiante
pendant au moins un à deux jours. Il est stable jusqu’à 4 jours dans les
selles diarrhéiques (en raison d’un pH plus élevé). Le virus a été isolé
d’une surface en formica, d’un mur enduit de plâtre après 36 heures,
d’une surface plastique et d’acier après 72 heures, et après 96 heures
d’une plaque vitrée. Les échantillons prélevés de divers sites
hospitaliers, y compris les murs et le système de ventilation étaient
positifs en PCR au Canada.
Le virus perd son caractère infectieux après exposition à différents
désinfectants et fixateurs habituels. La chaleur à 56°C tue environ 104
unités de virus toutes les 15 min.
Coefficient de reproductibilité
R0
Entre 2 et 3 en début d’épidémie, valeurs extrêmes : 0,3 - 4,1
Intervalle intergénérationnel Moyenne de 8,4 jours, estimée pour l’épidémie à Singapour en 2003.
Diagnostic : types de
prélèvements nécessaires et
Cf. CNR des virus des infections respiratoires (dont la grippe).
Haut Conseil de la santé publique
38/75
laboratoire responsable de la
confirmation
Mesures d’hygiène et autres
mesures non pharmaceutiques
Précautions standard ; précautions complémentaires d’hygiène dès la
suspicion du cas, de type « Air » et de type « Contact ».
Isolement strict des cas dans un hôpital de référence.
Recherche et suivi des personnes contact et, si besoin, mise en
quarantaine à domicile pendant 10 jours.
Mesures pharmaceutiques
disponibles
Non spécifiques
Définition et gestion des cas Cas possible :
La définition d’un cas possible de SRAS doit tenir compte du contexte
épidémiologique avec une évaluation du risque et de la nature de
l’exposition. Un interrogatoire précis est donc indispensable, afin
d’évaluer la nature de l’exposition.
Les signes d’appel pouvant faire évoquer le SRAS incluent :
Une fièvre supérieure à 38°C associée à des signes d’atteinte
respiratoire basse (toux, dyspnée, gêne respiratoire, etc.), survenant
chez une personne :
- en provenance d’un pays/d'une zone où existe une
transmission active de SRAS (modalité A)
ou
- travaillant, ou ayant travaillé dans un laboratoire manipulant, ou
ayant manipulé, du coronavirus du SRAS, quel que soit le
laboratoire et sa localisation (modalité B).
Cette définition de cas possible est susceptible de modifications en
fonction de la situation.
Cas probable :
Un cas probable de SRAS est défini comme tout cas possible de SRAS,
- présentant des signes de pneumopathie à la radiographie ou au
scanner pulmonaire
- pour lequel une exposition à un risque de SRAS est avérée
- et pour lequel les autres diagnostics différentiels ont été exclus.
Cas confirmé :
Un cas confirmé de SRAS est un cas classé « probable » ou « en cours
d’investigation » dont les résultats pour les tests diagnostiques du SRAS
sont positifs :
- soit en RT-PCR sur au moins 2 prélèvements différents
(prélèvements nasopharyngés et selles) ou sur le même type de
prélèvements récoltés à deux moments différents ou plus
pendant la maladie (prélèvements nasopharyngés)
- soit en sérologie : séroconversion avec IgG anti-SARS-CoV mises
en évidence par immunofluorescence indirecte ou Elisa.
- soit en isolement direct du virus en culture cellulaire à partir de
n’importe quel échantillon et confirmation par RT-PCR au moyen
d’une méthode validée.
Dans le cas où ces examens biologiques spécifiques au SARS-CoV
auraient été effectués dans un des laboratoires de virologie de
référence, une confirmation par le CNR devra être obtenue en parallèle.
Conduite à tenir devant un cas possible de SRAS :
(Exposition potentielle connue : zone de transmission active ou
Haut Conseil de la santé publique
39/75
contamination de laboratoire)
- Transférer immédiatement le patient sous la responsabilité du
SAMU vers un hôpital de référence pour la prise en charge et
l’isolement strict.
- Procéder aux investigations paracliniques permettant d’établir un
diagnostic différentiel.
- Signaler le cas au point focal régional de l’ARS afin d’évaluer en lien
avec Santé publique France la pertinence du diagnostic et de mettre
en place le suivi épidémiologique du patient et de ses contacts.
- Informer la DGS en tant que de besoin, et systématiquement s'il
s'agit d'un cas probable.
- Pour les cas probables de SRAS, organiser les prélèvements à la
recherche de coronavirus du SRAS. Les prélèvements ne seront
adressés au CNR qu'après évaluation par Santé publique France.
Conduite à tenir devant un cas probable de SRAS :
- Maintien en isolement
- Recherche coronavirus-SRAS (CNR)
- Gestion classique
Définition et gestion des
contacts :
- Communautaires
- En milieu de soins (rôle de
l’EOH)
Date de la mise en œuvre du
suivi des contacts (avant ou
après confirmation du cas)
Définition d’une personne contact : personne qui a prodigué des soins à,
ou a vécu avec, ou a eu un contact direct avec les sécrétions
respiratoires, les fluides biologiques et/ou les excrétions (ex. fèces) d’un
cas de SRAS.
Recherche active et suivi des personnes contact pendant 10 jours après
le contact avec un cas possible :
- afin d’organiser, si besoin, la mise en quarantaine de ces
sujets contacts ;
- si le patient est classé comme cas probable, les contacts sont
mis en quarantaine à leur domicile et suivis quotidiennement
par un clinicien et un épidémiologiste.
- Ils disposent d’un masque de type chirurgical qui doit être porté
dès l’apparition de fièvre, de toux ou de tout autre signe
respiratoire ; dans ce cas ils doivent immédiatement appeler le
SAMU ou le service hospitalier de référence pour être
transférés.
Mesures de prévention de la
transmission et le suivi dans les
transports (navire, aéronef…)
Cf. ECDC. Risk assessment guidelines for diseases transmitted on
aircraft (Ragida) 2010 [39].
Textes et documents de
référence
WHO. Guideline. 2004 [[40]
Rapport du Conseil supérieur d’hygiène publique de France. 2005 [41]
ECDC – RAGIDA. 2010 [39]
Haut Conseil de la santé publique
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Fiche virus influenza aviaire (zoonotiques)
Risque d’importation en
France (élevé, moyen, faible)
et explicitations des variations
de risque selon le contexte
Faible : les cas humains dus à un virus influenza aviaire (ou porcin)
détectés à l’échelle internationale sont rares.
Période d’incubation Peut varier de 1 jour à 10 jours selon le sous-type viral, en moyenne de 3
à 5 jours.
Période de contagiosité Très rares cas de transmission interhumaine, notamment pour les virus A
(H5N1) et A (H7N9). Aucune preuve d’une contagiosité avant l’apparition
des symptômes, comme pour la grippe saisonnière.
Signes cliniques Peuvent varier selon virus en cause : fièvre supérieure à 38°C, myalgies,
signes respiratoires (toux, dyspnée), signes digestifs, conjonctivite.
Evolution possible vers SDRA [42].
Létalité Elevée, mais variable selon les sous-types viraux (jusqu’à 60%).
Mode de transmission Transmission aérienne par inhalation de poussières ou d’aérosols
contaminés ou par contact lors de la manipulation d’oiseaux infectés ou
via des surfaces et objets contaminés.
Transmission interhumaine exceptionnelle, les virus influenza aviaires ne
sont pas adaptés à l’homme.
Survie de l’agent dans le
milieu extérieur
Les virus influenza aviaires sont capables de survivre longtemps dans le
milieu extérieur : jusqu’à 35 jours à 4°C ou 6 jours à 37°C dans les
déjections aviaires ; jusqu’à plusieurs semaines sur des surfaces
inanimées.
Coefficient de reproductibilité
R0
Pas de transmission interhumaine soutenue, RO inférieur à 1.
Intervalle intergénérationnel Pas de données disponibles, très rares cas de transmission interhumaine.
Diagnostic : types de
prélèvements nécessaires et
laboratoire responsable de la
confirmation
Diagnostic réalisé par RT-PCR en temps réel sur prélèvements
nasopharyngés et/ou autres prélèvements respiratoires : aspirations
nasopharyngées, crachats, aspirations endotrachéales, lavages broncho-
alvéolaires.
Mesures d’hygiène et autres
mesures non
pharmaceutiques
Précautions standard ; précautions complémentaires d’hygiène dès la
suspicion du cas, de type « air » et de type « contact » [42].
Isolement des cas symptomatiques à l’hôpital.
Recherche des personnes contacts. Pas de mise en quarantaine, mais
suivi passif et mesures d’éviction recommandées pendant 10 jours.
Mesures pharmaceutiques
disponibles
Antiviraux disponibles : inhibiteurs de la neuraminidase (INA), en plus d’un
traitement symptomatique.
Vaccins grippal saisonnier (recommandés pour les professionnels
exposés), pour éviter l’infection simultanée par un virus saisonnier.
Définition et gestion des cas Cas possible
a) Tout patient présentant
- des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë grave basse
(nécessitant une hospitalisation),
- sans autre étiologie identifiée pouvant expliquer la symptomatologie.
ET :
- ayant voyagé ou séjourné en zone exposée, (la liste des zones exposées
Haut Conseil de la santé publique
41/75
est mise à jour sur le site de Santé publique France) dans les 10 jours
précédant le début des signes cliniques.
OU :
- ayant eu une exposition dans les 10 jours avant le début des signes :
• soit à des animaux infectés4 ou suspects d’infection en cas de foyer
à virus IA,
• soit avec un cas humain de grippe aviaire confirmé biologiquement,
• soit dans un laboratoire, à des prélèvements ou matériels
biologiques infectés par un virus IA, en l’absence de mesures de
protection appropriées.
b) Toute personne co-exposée symptomatique, définie comme ayant été
soumise aux mêmes risques d’exposition (de séjour et/ou de travail)
qu’un cas possible ou confirmé, et qui présente une infection respiratoire
aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 10 jours suivant l’exposition.
c) Tout contact étroit d’un cas possible ou confirmé, qui présente une
infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 10 jours
suivant le dernier contact avec le cas alors que ce dernier était
symptomatique.
Dans le cas particulier d’une exposition avérée à des volailles ou d’autres
oiseaux atteints d’IA à risque établi de transmission à l’homme dans un
contexte d’épizootie sur le territoire national, la définition d’un cas
possible est adaptée de façon à élargir la surveillance aux personnes
exposées développant un syndrome grippal, sans notion de gravité
nécessaire (voir paragraphe II.2.3).
Cas confirmé
Cas avec prélèvement respiratoire indiquant la présence du virus IA
confirmé par le CNR.
Gestion des cas :
Recherche active et hospitalisation des cas symptomatiques en chambre
individuelle, avec un renouvellement correct de son air (6 à 12 volumes/h
sans recyclage), de préférence en chambre à pression négative.
Traitement antiviral curatif des cas symptomatiques avec un INA à initier
le plus rapidement possible après l’apparition des premiers symptômes
Définition et gestion des
contacts :
- Communautaires
- En milieu de soins
(rôle de l’EOH)
Date de la mise en œuvre du
suivi des contacts (avant ou
après confirmation du cas)
Les contacts étroits des cas confirmés d’infection à un virus influenza
aviaire doivent être recherchés.
Tout contact étroit est une personne partageant ou ayant partagé le
même lieu de vie que le cas index, par exemple : famille, même chambre
d’hôpital ou d’internat, ou ayant eu un contact direct, en face à face, à
moins d’1 mètre du cas possible ou confirmé au moment d’une toux, d’un
éternuement ou lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de
classe ou de bureau ; voisins du cas index dans un avion ou un train.
Dans la situation où un cas confirmé symptomatique de grippe aviaire
aurait voyagé en avion, il est recommandé de rechercher les personnes
étant assises dans la même rangée, 2 rangs devant ou derrière le cas,
l’équipage de l’avion, les passagers ayant prodigué des soins au cas, et
les passagers ayant voyagé avec le cas [43].
La mise en quarantaine des personnes contacts n’est pas recommandée.
Il n’est pas pertinent de réaliser des prélèvements chez une personne
contact asymptomatique.
Un suivi des contacts proches doit être conduit par l’ARS en lien avec
Santé publique France, selon les recommandations suivantes :
Pour un contact (ou une personne co-exposée) d’un cas confirmé
Haut Conseil de la santé publique
42/75
d’infection de grippe aviaire, le médecin hospitalier et/ou la cellule
Cire/ARS doivent s’assurer :
• que le médecin traitant de ce contact soit informé ;
• que le contact soit surveillé pendant 10 jours ;
• que le contact prenne sa température 2 fois par jour, chaque
jour, car le premier symptôme à survenir sera le plus souvent de
la fièvre;
• que le contact se munisse d’un masque chirurgical et le porte
dès l’apparition de symptômes ;
• qu’en cas d’apparition d’un signe ou symptôme, fièvre ou toux :
ole contact porte son masque, réalise fréquemment une
hygiène de mains avec un SHA, utilise des mouchoirs à usage
unique et limite au maximum les contacts proches ;
ole médecin traitant soit prévenu et que le contact ou le
médecin traitant appelle immédiatement le Centre 15.
en précisant qu’il s’agit d’un sujet contact d’un malade atteint
d’infection à un virus grippal aviaire.
• que le contact évite, pendant la période de suivi (10 jours), de
fréquenter des personnes de façon rapprochée et/ou prolongée
(face à face) et évite de se joindre à des rassemblements d’un
grand nombre de personnes.
Un traitement préemptif (à dose curative) n’est pas recommandé pour les
contacts asymptomatiques, mais peut être mis en place selon le potentiel
de transmission interhumaine du virus en cause et le niveau d’exposition
au cas, sur une décision prise au cas par cas. Il est en revanche indiqué
pour les personnes co-exposées des cas confirmés, même
asymptomatiques, dans les 10 jours suivant l’exposition.
Mesures de prévention de la
transmission et le suivi dans
les transports (navire,
aéronef…)
Cf. ECDC – RAGIDA – Influenza. 2014 [43]
Textes et documents de
référence
ECDC. Risk assessment guidelines for infectious diseases transmitted on
aircraft (RAGIDA) - Influenza. 2014.[43]
HCSP. Avis relatif à l’actualisation de la conduite à tenir lors d'une
exposition à des volailles ou d'autres oiseaux atteints d'influenza aviaire à
virus hautement pathogène et à risque établi de transmission humaine
sur le territoire national du 21 décembre 2017 et 22 juin 2018 [42].
Haut Conseil de la santé publique
43/75
Fiche virus des fièvres hémorragiques virales (FHV) : infections à virus Ebola-Marburg, Crimée-
Congo (CCHF), Lassa et arénavirus du nouveau monde)
Risque d’importation en France
(élevé, moyen, faible) et
explicitations des variations de
risque selon le contexte
Très faible (cas sporadique), hors contexte d’épidémie majeure dans une
zone connectée au territoire français.
Période d’incubation De quelques jours à 21 jours pour la plupart de ces virus. La période
d’incubation la plus courte concerne plutôt CCHF (à partir de 2 jours). Pour
les Arénavirus et les Filovirus, de 4-5 à 21 jours.
Lors de la dernière épidémie de MVE, des incubations d’une vingtaine de
jours voire plus de façon plus rare ont été enregistrées.
Période de contagiosité La transmission d’homme à homme opère par l’intermédiaire de contacts
direct avec les fluides biologiques d’un malade symptomatique. La
contagiosité est corrélée à la sévérité des symptômes et à l’intensité de
sécrétions de la personne infectée (diarrhée, vomissements,
saignements). La contagiosité avant l’apparition de la virémie, et donc de
la phase symptomatique est peu probable dans un cadre standard de
contacts. Elle n’a jamais été rapportée. De même, les patients atteints de
FHV (Ebola, Lassa, CCHF) sont moins contagieux les premiers jours de la
phase symptomatique qu’à la phase aiguë. Les cadavres conservent une
contagiosité très élevée, et ce pour une période prolongée.
Chez les convalescents d’Ebola, le virus peut persister dans des sites «
immun privilégiés » à distance de l’infection dont le système nerveux
central et le tractus génital masculin. Un cas de transmission sexuelle à
partir d’un convalescent de sexe masculin a été documenté à près de 470
jours après le début des signes du cas primaire [44].
Signes cliniques Des données de séroprévalence en zone endémique indiquent que les
formes asymptomatiques seraient fréquentes.
L’incubation de la maladie à virus Ebola dure en général 2 à 10 jours,
jusqu’à 21 jours.
L’essentiel de la période d’infectiosité est théoriquement contemporain de
la phase symptomatique (du début des signes à la guérison ou au décès).
Les signes précoces sont aspécifiques: syndrome pseudo-grippal marqué
avec fièvre brutale, asthénie marquée et prolongée avec céphalées,
myalgies et conjonctivites.
On observe des signes associés: digestifs (Ebola), douleurs pharyngées/
rétro-sternales (Lassa) et flush (CCHF) avec ou sans hémorragies cutanées
et muqueuses (5-70%).
Les signes de formes graves apparaissent après quelques jours
d’évolution. Les signes hémorragiques sont souvent limités : pétéchies,
saignements gingivaux, orifices…
L’atteinte multi-viscérale (principalement choc, trouble de la vigilance +/-
en lien avec une encéphalopathie…)
La clinique peut être parfois trompeuse (pseudo-paludisme, troubles
digestifs prédominants, apparence d’abdomen chirurgical...), et des
coïnfections sont possibles (paludisme avant tout).
Pour les patients survivant, la phase de convalescence se prolonge sur
plusieurs mois, avec possiblement des séquelles ORL, ophtalmologiques
et neurologiques.
Populations à risque
Haut Conseil de la santé publique
44/75
Létalité La létalité est élevée et varie de façon significative selon le virus.
Filovirus : la plus forte létalité est observée avec le virus Ebola Zaïre (entre
70 % et 90%), puis Marburg (40-70%), Ebola Soudan (40-50%) et Ebola
Bundibugyo (30-40%). Pour le virus Ebola Zaïre, la mortalité est plus
élevée chez les enfants de moins de 10 ans et les personnes de plus de
45 ans. La mortalité est également beaucoup plus élevée pour la plupart
de ces virus chez les femmes enceintes.
CCHF : 30-35%.
Pour les Arénavirus du nouveau-monde, environ 25% pour les virus ayant
été documentés pour suffisamment de cas. Ancien-monde : virus Lujo (4
décès sur 5 cas) et Lassa (2-5% étant donné le grand nombre de cas a- ou
pauci-symptomatique ; 15-20 parmi les cas hospitalisés et parfois 30-40%
des cas confirmés au cours de certaines épidémies (Bénin 2016, Nigéria
2016) et dans le cas d’expatriés.
Mode de transmission Un cas primaire se contamine par contacts avec les tissus, le sang ou les
déjections du réservoir (chauve-souris pour les Filovirus, rongeurs pour les
Arénavirus) ou par un animal hôte intermédiaire (bétail ou mammifères
pour CCHF; grands singes pour le virus Ebola).
Les tiques sont également impliquées dans la transmission des virus
CCHF.
Puis, les modes de transmission interhumaine sont les contacts muqueux
(et cutanés probablement à travers une peau lésée ou des microlésions)
d’un sujet sain avec les fluides biologiques d’un patient symptomatique
(sang, vomissures, selles, salive, urine, sperme). La sueur, les larmes et
les sécrétions vaginales peuvent théoriquement être également
contaminantes, bien que dans une moindre mesure. Dans ce cadre, les
activités de soins sont à très haut risque de contamination, et les déchets
résultants également. Une transmission par voie sexuelle, principalement
via le sperme (la transmission femme – homme par l’intermédiaire de
sécrétions vaginales n’a jamais été documentée), et ce jusqu’à plusieurs
mois après guérison, a été observée avec le virus Ebola Zaïre et avec le
virus Marburg. Il est probable que cela soit possible avec d’autres agents
(Arénavirus par exemple), mais cela n’a pas encore été décrit. La
contamination de l’environnement par les urines d’un patient
convalescent infecté par le virus Ebola est possible, étant donné la
persistance plus longue de la présence du virus dans les urines
comparativement au sang. Un patient ne présentant plus de signes
cliniques peut toujours excréter du virus (infectieux ou non ?) dans les
urines. Les autres virus responsables de fièvre hémorragiques pourraient
être aussi excrétés dans les urines de patients infectés.
Survie de l’agent dans le
milieu extérieur
Quelques données disponibles concernant la persistance des virus tels
qu’Ebola ou Lassa dans le milieu extérieur :
• Ebola : dans les eaux usées, diminution d’un log tous les deux
jours. Sur des surfaces sèches, décroissance d’un log par jour si
faible humidité (20%), plus faible si humidité forte (persistance
d’une semaine).
• Lassa : dans un milieu de culture favorable pour le virus,
diminution d’un log tous les deux jours (données personnelles
non publiées). Le virus reste donc infectieux pendant au moins
une semaine.
D’autres études ont mis en évidence des délais assez longs d’inactivation
des virus sous forme déshydratées sur des surfaces : Lassa (1 log toutes
les 58 h).
En phase liquide : CCHF (1 log par jour, mais infectiosité résiduelle
pendant plus de 10 jours).
Haut Conseil de la santé publique
45/75
Il faut prendre en considération que selon la matrice dans laquelle le virus
se trouve (selles, vomissures, sang, …), cette dernière peut favoriser
(acidité des vomissures, des sécrétions vaginales) ou au contraire freiner
(protection des UV et de la déshydratation) l’inactivation des virus. Ce qu’il
faut retenir : compte tenu des charges virales élevées, du faible inoculum
nécessaire à une infection et de la relative résistance de ces virus à
l’inactivation passive, il y a lieu de considérer que le risque infectieux
persiste très longtemps dans l’environnement (supérieur à une semaine).
Coefficient de reproductibilité
R0
Le coefficient de reproduction n’est précisément connu que pour le virus
Ebola Zaïre et dans le cadre de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014-
2015). Il était compris entre 1,5 et 2, donc assez faible.
Il est sans doute encore plus faible pour les Arénavirus, la transmission
interhumaine étant moins efficace que pour les Filovirus. En fait, des
contacts physiques avec des fluides infectés étant nécessaires à la
transmission, le coefficient de reproduction reste assez faible. Il peut
exister des ‘super spreaders’, en raison d’un contexte socio-culturel
particulier en Afrique : guérisseurs malades, dépouille manipulée par de
nombreuses personnes pendant les funérailles, … En revanche, aucune
transmission aérosol n’a été rapportée dans des conditions naturelles.
Intervalle intergénérationnel Compris entre une et deux semaines en moyenne
Diagnostic : types de
prélèvements nécessaires et
laboratoire responsable de la
confirmation
Principalement prélèvement sang total, pour RT-PCR, sérologie IgM/IgG et
isolement viral sur tube sec, tube à gel ou tube EDTA, envoyé
impérativement au CNR des FHV à 4°C selon la procédure P4
(https://www.pasteur.fr/fr/sante-publique/CNR/les-cnr/fievres-
hemorragiques-virales/envoyer-un-echantillon).
Selon la clinique : liquide cérébro-spinal, urines, prélèvement de gorge,
biopsies…
Mesures d’hygiène et autres
mesures non
pharmaceutiques
Identification et suivi quotidien des contacts à risque infectieux, si possible
isolement à domicile des contacts à haut risque infectieux (contacts
directs avec fluides contaminés).
Isolement des malades symptomatiques, idéalement dans une chambre
seule à dépression avec sas d’habillage, afin d’éviter tout contact non
protégé.
Protection des personnels soignants avec port d’EPI (équipements de
protection individuels) adéquats et personnel formé, et si possible
expérimenté.
Pas d’analyse réalisée en dehors de la chambre d’isolement (sauf envoi
échantillons au P4 ou manipulation en PSM3 au sein des ESR)
Gestion optimale des déchets générés au cours des soins
Relations sexuelles protégées pour les contacts et les patients guéris
Mesures pharmaceutiques
disponibles
Suite à l’épidémie ouest-africaine de 2014-2016, plusieurs mesures
pharmaceutiques visant à prévenir ou réduire la transmission du virus
Ebola ont été mises à l’essai :
Essai de vaccination en couronne lors de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest
avec vaccin VSV-GPEBOLA [45].
La durée de la protection induite par ce vaccin reste à évaluer. Ce vaccin
peut éventuellement être utilisé chez des contacts dans le cadre de la
MVE ou après un accident d’exposition au virus (laboratoire). Un vaccin
autorisé uniquement sur le marché Argentin existe pour le virus Junin et
est très efficace. A ces deux exceptions près, il n’existe aucun vaccin
évalué chez l’homme à ce jour, même si des candidats ont montré une
bonne efficacité dans les modèles primates pour la plupart de ces virus. À
noter que des essais cliniques de phase I et II vont être menés dans les
années qui viennent pour la fièvre de Lassa.
Haut Conseil de la santé publique
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Antiviraux : le remdesivir (ou GS-5734), pro-drogue d’un analogue
nucléosidique, le GS-441524, inhibe la réplication cellulaire du virus Ebola
(EBOV). Il est développé pour le traitement des infections à virus Ebola et
autres infections à filovirus (virus Marburg). Il est disponible sous forme de
lyophilisat destiné à être administré par voie intraveineuse.
Le favipiravir est un inhibiteur de l’ARN polymérase virale. Il est disponible
sous forme de comprimé de 200 mg et est autorisé au Japon dans le
traitement de la grippe à une posologie bien inférieure à celle nécessaire
en cas de FHV.
Anticorps monoclonaux : ZMapp est un mélange de 3 anticorps
monoclonaux IgG1 chimériques souris/humain (13C6, 2G4 et 4G7) dirigés
contre 3 épitopes distincts de la glycoprotéine de surface du virus Ebola
ATU ribavirine : Sur avis d’infectiologues spécialisés (Lassa et autres
arénavirus). Traitement curatif, protocole variable: 16 mg/kg/j x 10 j.
Prophylaxie post-exposition : publication en faveur d’une prophylaxie pour
exposition à haut risque [46].
Définition et gestion des cas Tout cas de fièvre hémorragique relève de la déclaration obligatoire.
• Définition de cas suspects de fièvre hémorragique (déclaration
obligatoire): Tableau clinique évocateur de fièvres hémorragiques
chez une personne ayant séjourné dans une zone de circulation
de ces virus, ou ayant été en contact avec une personne malade
suspectée de fièvre hémorragique virale
• Définition de cas confirmé =tout cas pour lequel est diagnostic de
fièvre hémorragique virale a été confirmé par le Centre National
de Référence des fièvres hémorragiques virales
En cas d’épidémie d’ampleur avec un afflux de cas suspect sur le territoire
français, des définitions de cas suspect et possible ad hoc pourront être
développées pour en faciliter le classement sur le modèle de celle
développée en réponse à l’épidémie de maladie à virus Ebola en 2014-
2016 en Afrique de l’Ouest [47].
Tout cas devant faire l’objet d’une demande de diagnostic biologique de
fièvre hémorragique virale doit être pris en charge en filière dédiée
(idéalement ESRH), avec isolement des malades symptomatiques,
idéalement dans une chambre à dépression avec sas d’habillage, afin
d’éviter tout contact non protégé.
Définition et gestion des
contacts :
- Communautaires
- En milieu de soins (rôle
de l’EOH)
Date de la mise en œuvre du
suivi des contacts (avant ou
après confirmation du cas)
Une personne contact est une personne ayant eu un contact physique
avec un cas confirmé, vivant ou mort, ou un contact direct avec ses fluides
ou tissus biologiques (sang, urines, sperme, vomissures, diarrhée, sueur,
salive, liquide amniotique…) à partir du début de la fièvre du cas confirmé,
quel que soit le niveau de risque.
Pour les patients pris en charge en France, l’identification des contacts
relève de l’EOH en milieu hospitalier et de l’ARS s’appuyant sur les Cire de
SpF pour les contacts communautaires. Les personnes-contacts doivent
être identifié parmi l’ensemble des personnes rencontrées par le cas sur
son parcours de l’apparition de la fièvre, jusqu’à isolement adapté. Le
recensement et la prise de contact effective avec les personnes contacts
est généralement différé à la confirmation du cas sauf si l’on prévoit une
dispersion de celles-ci (voyage, transport aérien…).
Le niveau de risque de de transmission des virus des fièvres Ebola-
Marburg, Crimée-Congo, Lassa et autres arénavirus pourra être évalué
selon le type de contact par un médecin en s’appuyant sur l’avis du HCSP
relatif à la Maladie à virus Ebola - Conduite à tenir vis-à-vis des personnes
contact du 24 octobre 2014 –Tableau 1 [48] (risque très faible, faible et
élevé).
Haut Conseil de la santé publique
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Les personnes à risque très faible seront informées individuellement ou
collectivement et ne feront pas l’objet d’un suivi spécifique.
Un suivi spécifique devra être proposé à toute personne-contact à risque
faible et élevé. Un suivi actif quotidien, si possible en quarantaine à
domicile devra être privilégié pour les contacts à risque élevé (contacts
directs avec fluides contaminés).
Le suivi des contacts doit être mis en œuvre sous la coordination d’un
médecin infectiologue pendant une période est de 21 jours après la date
du dernier contact avec le cas index;
Tout contact devenant symptomatique pendant la période de suivi doit
s’isoler, se signaler et se faire évaluer sans délai pour un traitement
rapide.
Ebola : pour des raisons éthiques, en France, la place des vaccins
expérimentaux post-exposition dans la prise en charge de contacts n’a été
envisagée que pour les professionnels de santé d’établissements de santé
susceptibles de prendre en charge un cas de MVE sur le territoire national
[45]
Mesures de prévention de la
transmission et le suivi dans les
transports (navire, aéronef…)
D’après les recommandations européennes RAGIDA [39] en aéronef un
suivi de personnes-contacts d’un cas doit être considéré si :
• Le cas a été confirmé biologiquement
• ET le cas a été symptomatique pendant le vol
• ET le vol considéré date de moins de 21 jours
• ET, pour Lassa, il y a eu des expositions aux fluides corporels du
cas pendant le vol (sang, fèces, urines, vomissures).
Recensement : les personnes-contacts à identifier sont :
• les passagers ayant occupé l’un des 6 sièges directement autour
de celui du cas (même si séparés par un couloir),
• Le personnel de cabine responsable du service pour la section
incluant le siège occupé par le cas,
• Le personnel en charge du nettoyage de la section incluant le
siège occupé par le cas,
• Toute personne rapportant être entrée en contact direct avec le
cas.
Le suivi des contacts doit être débuté par une prise effective de contact
avec les personnes concernées immédiatement après la confirmation du
cas. La disponibilité d’une liste des passagers et personnels doit être
confirmée auprès de la compagnie aérienne dès que possible.
Les modalités de suivi rejoignent celles mise en œuvre pour les
personnes-contacts communautaires.
Textes et documents de
référence
Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Epidémies Ebola : quels
enseignements ? Actualité et dossier en santé publique (ADSP). Mars
2017 ; n°98, p 11-54. [49]
OMS. Directives relatives aux situations d’urgence. Mise en œuvre et
gestion de la recherche des contacts pour la maladie à virus Ebola
[Internet]. Genève; 2015 p. 39. [50]
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IV - ÉLEMENTS LIÉS AUX MESURES CONCERNÉES
Des fiches techniques regroupent les différents éléments relatifs aux mesures suivantes : suivi de
contacts, éviction, quarantaine à domicile, quarantaine en structure dédiée.
Détection et suivi de personnes contacts ou co-exposées
(« contact tracing »)
Définition d’une personne
contact et du suivi
La recherche des contacts est un processus qui consiste à repérer,
évaluer et suivre les personnes qui ont été exposées à un agent infectieux
(sans être malades) pour mettre en œuvre des mesures préventives post-
exposition pour éviter qu'elles ne deviennent symptomatiques et pour
identifier rapidement les personnes qui deviennent symptomatiques et les
prendre en charge afin d’éviter que l’infection ne se propage.
Une personne contact est définie comme toute personne ne manifestant
pas de signes ou de symptômes de la maladie mais qui a été en contact
physique avec un cas (vivant ou mort) ou avec les liquides biologiques
d’un cas, sans mesure de protection, pendant toute la durée de la période
d’incubation connue de la maladie concernée.
Cette mesure nécessite une définition précise des « cas » de la maladie en
cause et des « contacts ». Ces définitions peuvent évoluer avec le temps et
le contexte épidémiologique (ex. nouveaux modes de transmission)
La notion de « contact » peut aussi être graduée selon le niveau de risque
(faible, intermédiaire, élevé).
Le suivi des contacts peut être passif ou actif :
o Suivi passif : suivi par la personne contact de son état de santé avec
demande de notification à l’autorité de santé (par exemple, suivi
biquotidien de la température et appel à l’ARS), pour une durée
définie selon la pathologie en cause.
o Suivi actif : suivi exercé par l’autorité de santé, pour une durée définie
selon la pathologie en cause (par exemple appel biquotidien de l’ARS
à la personne contact pour connaître la valeur de la température
mesurée).
Indication de mise en place et
population cible d’un suivi
Maladie infectieuse identifiée comme à transmission interhumaine directe
ou indirecte, avec risque épidémique et notion de gravité
Population cible : toutes les personnes ayant été en contact avec un cas
(suspect, probable ou confirmé) pendant la période de contagiosité
Si le contact a eu lieu lors d’un voyage aérien, toute personne située sur le
même rang et 2 rangs devant et derrière la personne malade et
contagieuse (à moduler selon l’agent pathogène en cause) est
généralement considérée comme contact.
Modalités de mise en place
d’un suivi
Date de début : dès la détection d’un cas symptomatique (au stade du cas
possible ou confirmé selon l’agent pathogène) mise en place de la
recherche des personnes qui ont été en contact avec le « cas » depuis
l’apparition de symptômes ou le début de la période de contagiosité de la
maladie
Qui décide : les autorités sanitaires en lien avec un infectiologue référent
et le médecin traitant
Sur quelle base : sur déclaration volontaire des contacts informés ou sur
listing établi ou remis aux autorités (par ex. par le personnel de vol en cas
de transport aérien)
Haut Conseil de la santé publique
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Combien de temps : pendant la durée de la période d’incubation de la
maladie concernée, à partir de la dernière exposition connue au contact
du cas
Fin de la mesure : à la fin de la période d’incubation, sur décision des
autorités sanitaires en lien avec un infectiologue et le médecin traitant
Éléments généraux à prendre
en compte
Coordination médicale et administrative du suivi des personnes contacts
Nombre de personnes contacts à suivre
Ressources humaines, financières et logistiques disponibles
Type de suivi à mettre en place : passif ou actif au moins quotidien : direct
ou par téléphone / courrier électronique
Accompagnement psycho-social, éthique et administratif
Obstacles à l’acceptabilité
d’un suivi
Risque de stigmatisation
Crainte d’éviction du milieu du travail, de l’école
Rumeurs ou information insuffisante sur la maladie
Conditions psycho-sociales et économiques
Facteurs d’acceptabilité
individuelle et collective
Communication à la personne contact d’informations complètes et
adaptées sur la maladie, les risques et les modalités du suivi lors du (ou
des) entretien(s)
Consignes claires sur les éventuelles restrictions de mouvement
Sensibilisation et mobilisation sociales et communautaires
Communication adaptée et compréhensible pour le public visé
Facteurs facilitant la mise en
place d’un suivi (mesure
d’accompagnement)
Formation des personnes chargées de la recherche des contacts qui
doivent :
• Posséder des compétences en enquête épidémiologique pour
identifier et suivre tous les contacts potentiels, ainsi que de bonnes
capacités d’analyse.
• Faire preuve de souplesse et d’empathie envers les cas, les
contacts et leurs familles afin d’instaurer un climat de confiance et
de bonnes relations avec la communauté.
Avantages pour la protection
de la collectivité
Détection précoce et prise en charge rapide de la personne contact
devenant symptomatique, limitant le risque de diffusion de la maladie
Diminution des nouveaux contacts potentiels et des cas tertiaires
Mesures de suivi Recensement et gestion des contacts : plusieurs entretiens peuvent être
nécessaires pour évaluer la nature des contacts et le risque de
contamination
Gestion de la liste des contacts et de la base de données créée
Définition des données cliniques à recueillir pendant le suivi
Détermination de la fin de la période de suivi
Dimension éthique et
juridique à prendre en compte
Règles de confidentialité
Respect du secret professionnel, respect de la vie privée, protection des
données personnelles (RGPD)
Indemnités journalières, salaires
Gestion de la communication
Suivi de la relation pendant et après la période d’éviction ou de
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quarantaine
Indications de levée du suivi Quand le temps de suivi écoulé depuis la dernière exposition à la maladie
est supérieur à la durée d’incubation maximale de la maladie ou à partir
de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes pour la
maladie concernée (vaccination, antibiothérapie, ..)
Textes de référence - Article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007 portant sur la
publication du règlement sanitaire international (2005) adopté par la
cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005
- ECDC. Technical Report. Risk assessment guidelines for diseases
transmitted on aircraft (RAGIDA). 2nd ed. Stockholm: ECDC; 2010.
[39]
- Directives relatives aux situations d’urgence - Mise en œuvre et
gestion de la recherche des contacts pour la maladie à virus Ebola –
OMS 2015 [50]
- Plan suisse de pandémie Influenza 2018 [51]
https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-
epidemien-pandemien/pandemievorbereitung/pandemieplan.html
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Éléments communs aux différents types de mesures
Éviction, Quarantaine à domicile, Quarantaine en structure dédiée
Modalités de mise en place Qui décide (début et fin de la mesure) : les autorités sanitaires en lien
avec un infectiologue référent et le médecin traitant (et avec le
responsable de la structure, le médecin de l’établissement, le médecin du
travail en cas d’éviction ou de quarantaine en structure dédiée)
Sur quelle base : réglementation et recommandations nationales (et
règlement intérieur de la structure collective en cas d’éviction ou de
quarantaine en structure dédiée)
Combien de temps : pendant la période d’incubation de la maladie
concernée à partir du dernier jour de contact.
Fin de la mesure : absence de signes cliniques à la fin de la période
d’incubation, ou à partir de la période d’efficacité de mesures
pharmaceutiques existantes pour la maladie concernée (vaccination,
chimioprophylaxie anti-infectieuse).
Dimension éthique et
juridique à prendre en compte
Règles de confidentialité
Respect du secret professionnel, respect de la vie privée, protection des
données personnelles (RGPD)
Indemnités journalières, salaires
Gestion de la communication
Suivi de la relation pendant et après la période d’éviction ou de
quarantaine
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Éviction
Définition de l’éviction Fait d'éloigner une personne de la collectivité entrainant des contacts
multiples et rapprochés.
Par exemple, l'éviction scolaire consiste à interdire à un enfant atteint
d'une maladie contagieuse ou ayant été au contact d’une personne
présentant une affection, de venir à l'école.
À considérer pour tous les types de collectivités qui ne sont pas des lieux
d’hébergement : établissements de garde de jeunes enfants, lieu de
travail, lieu d’enseignement, lieu d’activités sportives ou de loisirs,
associations, ...
Possibilité de sorties hors de son domicile en évitant les contacts
multiples ou rapprochés.
L’éviction n’est donc pas une mesure de quarantaine car la personne
contact peut sortir de chez elle et avoir des relations sociales. Ces
relations sociales sont cependant soumises à des restrictions pour ne pas
exposer des groupes de personnes pendant la période d’incubation de la
maladie (déterminée à partir de la date du dernier contact avec le cas).
Indication de mise en place
d’une éviction et population
cible
Personne contact d’un cas dont le risque de contamination est considéré
comme faible pour les raisons suivantes :
• Personne non exposée directement à des liquides biologiques ou
sécrétions respiratoires d’un cas ET
• avec un temps de contact très court ET
• n’ayant pas été directement dans la zone de transmission
épidémique, bien que résident dans le pays (autochtone ou du
fait d’une expatriation) ou du fait d’un voyage dans le pays
concerné (professionnel, tourisme, sans implication directe dans
la gestion de l’épidémie sur le terrain).
Éléments généraux à prendre
en compte pour la mise en
place d’une éviction
Taille de la collectivité concernée
Nombre de personnes concernées
Plan de continuité d’activité de la structure dont la (ou les) personne(s) est
(sont) éloignée(s)
Moyens de communication, d’information
Caractéristiques des personnes contacts (catégorie socio-professionnelle,
communauté, mode de vie, état psychologique, ...)
Accompagnement psycho-social, éthique et administratif
Obstacles à l’acceptabilité de
l’éviction
Disponibilité des parents ou de l’entourage
Souhait de protection de la fratrie, de l’entourage ou d’autres membres de
la famille
Information insuffisante sur la maladie, entrainant un défaut de
compréhension de la mesure.
Incompréhension du bénéfice individuel et collectif
Défaut de communication entre la personne relayant la décision de mise
en éviction (premier entretien) et la personne concernée par l’éviction :
nécessité d’adapter le discours
Personne contact nécessitant un suivi médical pour d’autres pathologies,
si ce suivi n’est plus assuré lors de l’éviction
Conditions psycho-sociales et économiques
Facteurs d’acceptabilité Compréhension de la mesure d’éviction par la personne contact
Qualité relationnelle des personnes mandatées assurant le suivi pendant
Haut Conseil de la santé publique
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individuelle et collective la période d’éviction
Information des parents et de l’entourage
Mesures pour faciliter la disponibilité de l’entourage (autorisation
d’absence, certificat, arrêt de travail, …)
Mesures pharmaceutiques permettant d’abréger la durée d’éviction, voire
d’éviter l’éviction
Facteurs facilitant la mise en
place (mesure
d’accompagnement)
Possibilité de télétravail pour l’entourage ou pour la personne contact
Possibilité de télé-enseignement
Prise en charge du salaire pendant l’absence
Existence de modes de garde ponctuels ou alternatifs si le contact en
éviction est un enfant ; remboursement des jours d’absence dans la
structure de garde
Avantages de l’éviction pour la
protection de la collectivité
Diminution de l’exposition au niveau de la collectivité et des proches et
diminution du risque de propagation de la maladie
Mesures de suivi pendant
l’éviction
Suivi individuel actif ou passif ; suivi quotidien si besoin, en particulier de
la température corporelle quotidienne
Recherche des signes cliniques
Évolution de la maladie
Conditions psycho-sociales et économiques
Textes de référence HCSP – Survenue de maladies infectieuses dans une collectivité.
Conduites à tenir. 2012 [52].
(https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=306).
Haut Conseil de la santé publique
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Quarantaine à domicile
Définition Mise à l'écart des personnes contacts d’un cas ou co-exposées durant une
période donnée. Confinement sanitaire forcé qui a pour but d'empêcher la
transmission de maladies contagieuses et est toujours utilisé en cas de
suspicion de ce type de maladies. La quarantaine désigne aussi au figuré
la condition d'une personne mise volontairement à l'écart.
Dans le cas d’une quarantaine individuelle concernant les différents
contacts d’un cas, les personnes concernées sont placées dans des lieux
différents.
Suivi d’une personne contact maintenue à son domicile sans possibilité de
sortie ni de contacts sociaux hormis les personnes lui rendant visite ou qui
vivent avec cette personne.
Indication de mise en place de
la quarantaine individuelle et
population cible
La quarantaine est une des premières méthodes pour lutter contre les
maladies infectieuses contagieuses. En empêchant les personnes
malades d'avoir des contacts avec d'autres, la contagion est rendue plus
difficile et l’épidémie s’éteint d’elle-même.
Le but de la quarantaine est ainsi de protéger la collectivité des porteurs
potentiels d’agents infectieux en raison d’une co-exposition dans le milieu
à risque ou d’un contact avec un cas mais sans exposition dans le milieu à
risque (transport aérien par ex.).
Ces personnes co-exposées ou contacts ne présentent aucun signe
clinique et doivent être placées en quarantaine individuelle pendant une
durée suffisante pour couvrir la période d'incubation de la maladie
suspectée.
La maladie peut ainsi se déclarer éventuellement en quarantaine évitant
ainsi sa propagation potentiellement exponentielle.
Les personnes placées en quarantaine individuelle sont des contacts d’un
cas dont le risque de contamination est considéré comme élevé pour les
raisons énoncées ci-dessous ou qui ont été exposées à la même source
de contamination ou au même milieu à risque qu’un cas avéré :
• personne exposée directement à des liquides biologiques ou
sécrétions respiratoires d’un cas ET
• avec un temps de contact direct prolongé avec le cas ET
• ou ayant été directement dans la zone de transmission
épidémique, soit en tant que résident (autochtone ou du fait
d’une expatriation) soit du fait d’un voyage (professionnel,
tourisme, implication directe dans la gestion de l’épidémie sur le
terrain)
Éléments généraux à prendre
en compte
Lieu de la quarantaine : à domicile
Conditions de la quarantaine à domicile
Durée de la quarantaine
Période de l’année (moindre disponibilité des personnes en charge de la
mesure)
Agent pathogène concerné
Conditions psycho-sociales et économiques
La protection de l’entourage proche (avec la mise en place de mesures
d’hygiène individuelles et collectives dès l’apparition de symptômes chez
la personne contact).
Haut Conseil de la santé publique
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Obstacles à l’acceptabilité et
inconvénients de la mesure
Lieu et conditions d’organisation de la quarantaine à domicile : risque
pour l’entourage, locaux non adaptés, observance difficile des mesures
d’hygiène, accompagnement difficile de la personne en quarantaine
Perception de la durée de la quarantaine longue par la personne alors
qu’elle est asymptomatique et « non malade »
Obligations professionnelles
Défaut de compréhension de la mesure par la personne mise en
quarantaine, incompréhension du bénéfice individuel et collectif
Défaut de communication entre la personne relayant la décision de mise
en quarantaine individuelle (premier entretien) et la personne concernée
par la mesure : nécessité d’adapter le discours
Personne contact nécessitant un suivi médical pour d’autres pathologies
Qualités relationnelles des personnes mandatées assurant le suivi
pendant la période de quarantaine
Facteurs d’acceptabilité
individuelle et collective
Gravité potentielle de la maladie concernée
Communication
Prise en charge du salaire / indemnisation pendant l’absence au travail
Etablissement de droits sociaux à la personne en quarantaine
Facteurs facilitant la mise en
place (mesure
d’accompagnement)
Prise en compte et satisfaction des besoins de la personne (alimentation,
médicaments, soins médicaux, ...)
Mise en place d’une équipe d’appui à l’observance de la mesure
Mise à disposition, si besoin, d’outils de communication : téléphone,
portable, ordinateur, etc.
Avantages de la quarantaine
individuelle pour la protection
de la collectivité
Possibilité d’être rapidement détecté en cas de maladie et de bénéficier
d’un traitement précoce adapté
Diminution des nouveaux contacts potentiels et des cas tertiaires
Mesures de suivi Suivi actif ou passif
Suivi de la température corporelle
Recherche des signes cliniques
Évolution de la maladie
Dimension psycho-sociale et économique
Règles d’hygiène au domicile
Indications de levée de la
mesure
Absence de signes cliniques à la fin de la période d’incubation, ou à partir
de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes pour la
maladie concernée (vaccination, chimioprophylaxie anti-infectieuse..).
Textes de référence Article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007 portant sur la
publication du règlement sanitaire international (2005) adopté par la
cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005
Articles L. 3115-10 et L. 3131-1 du code de la santé publique.
Haut Conseil de la santé publique
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Quarantaine en structure dédiée
Définition Mise à l'écart individuelle ou collective des personnes contacts ou co-
exposées durant une certaine période. Confinement sanitaire forcé qui a
pour but d'empêcher la transmission de maladies supposées
contagieuses et est toujours utilisé en cas de suspicion de ce type de
maladies. La quarantaine désigne aussi au figuré la condition d'une
personne mise volontairement à l'écart. Dans le cas d’une quarantaine
collective, les personnes concernées sont regroupées dans un lieu unique
dédié.
Indication de mise en place de
la quarantaine en structure
dédiée et population cible
La quarantaine à domicile est impossible à mettre en place du fait du
mode de vie, des locaux, du contexte familial et de l’entourage (raisons
médicales ou psycho-sociales).
Le nombre de personnes concernées est trop important.
Peuvent également être concernées des personnes n’ayant pas de
domicile sur le territoire national. (voyageurs par exemple)
Modalités de mise en place Cf. Facteurs communs.
Fin de la quarantaine en structure dédiée :
• Quand une personne contact ou co-exposée peut rentrer à
domicile pendant la période d’incubation de la maladie pour
poursuivre sa quarantaine à domicile
• Et, dans tous les cas, à la fin de la période d’incubation en
l’absence de signes cliniques évocateurs
Éléments généraux à prendre
en compte
Nécessite la gestion du déplacement vers le lieu de quarantaine en
structure dédiée à partir du domicile (ou ailleurs : aéroport, bateau, etc.)
Situation géographique du lieu dédié par rapport au lieu habituel de vie du
contact, aux possibilités d’accompagnement de la mesure et de la
proximité de lieux de vie collectifs
Obstacles à l’acceptabilité et
Inconvénients de la mesure
Type de lieu retenu pour la quarantaine en structure dédiée
Intolérance de la population locale (cf. craintes éventuelles de « pavillons
de contagieux »), effets internes de collectivité pouvant être difficiles à
gérer, médiatisation et stigmatisation a posteriori (« placisme » envers
ceux qui en sortent).
Refus de la personne d’aller en structure dédiée
Facteurs d’acceptabilité
individuelle et collective
Communication adaptée et compréhensible pour le public visé
Facteurs facilitant la mise en
place (mesure
d’accompagnement)
Lieu : situation géographique de la structure dédiée (proximité pour les
visites familiales, accès à des structures d’appui)
Possibilité de maintien des liens avec l’entourage (téléphone, visio, …)
Prise en charge du salaire / indemnisation pendant l’absence au travail
Personnel dédié formé et en nombre suffisant
Avantages de la quarantaine
en structure dédiée pour la
protection de la collectivité
Protection de l’entourage proche des personnes contacts
Suivi des personnes contacts facilité
Facilité d’approvisionnement pour les besoins de base et de soins,
possibilités d’échanges entre personnes contacts
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Mesures de suivi Suivi actif (température corporelle, signes cliniques, évolution de la
maladie)
Dimension psychosociale et économique
Indications de levée de la
mesure
Absence de signes cliniques à la fin de la période d’incubation, ou à partir
de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes pour la
maladie concernée (vaccination, chimioprophylaxie anti-infectieuse, ..).
Textes de référence Article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007 portant sur la
publication du règlement sanitaire international (2005) adopté par la
cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005
Articles L. 3115-10 et L. 3131-1 du code de la santé publique
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V - LES PRÉCONISATIONS DU HCSP
Devant toute situation épidémiologique internationale à risque d’importation en France d’agents
infectieux transmissibles émergents ou ré-émergents figurant dans la liste de l’annexe 2 du RSI.
Les personnes contacts ou personnes co-exposées sont prises en charge et suivies de la même
façon. De façon générale, et sauf besoin contraire, les deux types de personnes contacts et co-
exposées sont dénommés « personnes contacts » dans ces préconisations.
De façon générale
• P1 : Prendre en compte la spécificité épidémiologique de chaque agent infectieux dans
les conditions de mise en place et d’arrêt d’une quarantaine ou d’une éviction de la
collectivité (coefficient de reproduction R0, mode de transmission, durée d’incubation,
etc.)
cf. fiche technique par agent pathogène et par type de mesures de quarantaine
Communication / information
• P2 : Établir un plan de communication spécifique à l’agent infectieux à l’attention des
autorités sanitaires régionales (Éléments à prendre en compte si la décision d’une
communication est prise)
• P3 : Établir une information auprès de la population en cas de nécessité de détection de
personnes contacts revenant en France d’une zone épidémique par voie aérienne,
maritime ou terrestre
• P4 : Prévoir des échanges réguliers avec les personnes contacts pendant toute la durée
de la quarantaine
• P5 : Informer les personnes contacts mises en quarantaine de limiter au maximum le
nombre de personnes intervenant auprès d’elles pendant la durée du suivi
Identification / Détection / Suivi des personnes contacts et personnes co-exposées
• P6 : Apprécier le besoin et le niveau de l’intervention non pharmaceutique (absence de
suivi, suivi, éviction ou quarantaine)
• P7 : Mettre en place un dispositif d’identification et de suivi des personnes contacts ou
co-exposées :
o Voyageurs exposés revenant en France et ayant séjourné dans une zone
épidémique dans un contexte d’alerte internationale ;
o Personnes au contact d’un cas en France.
• P8 : Identifier au sein des voyageurs revenant en France et des personnes contacts de
cas en France ceux qui présentent un risque infectieux pour la collectivité (probabilité
d’être en phase d’incubation de la maladie en fonction de l’agent infectieux, de la nature
et de la durée du contact avec des cas en zone épidémique) définis comme des
personnes contacts
• P9 : Définir le type de suivi actif ou passif des personnes contacts
Haut Conseil de la santé publique
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• P10 : Assurer le suivi quotidien de l’apparition de signes cliniques en rapport avec la
maladie infectieuse suspectée (dont l’augmentation de la température).
Mise en place des interventions non pharmaceutiques
• P11 : Définir pour chaque personne contact le niveau de mesure de santé publique
(éviction, quarantaine à domicile ou en structure dédiée, etc.) à mettre en place
o En cas de personne contact ou co-exposée à faible risque de contamination,
l’éviction avec suivi passif doit être privilégié ;
o En cas de personne contact ou co-exposée à risque intermédiaire ou élevé de
contamination,
 la quarantaine à domicile doit être privilégiée ;
 en cas d’impossibilité de maintien à domicile ou de risque très élevé de
contamination, opter pour la mise en quarantaine en structure dédiée.
• P12 : Analyser la situation psychologique, sociale et économique de chaque personne
contact afin de juger de son acceptabilité et observance pendant toute la période de
quarantaine
• P13 : Mettre en œuvre toutes les mesures d’accompagnement auprès des personnes
contacts, facilitantes et nécessaires à l’observance de la période de quarantaine
Formation
• P14 : Prévoir une formation de base aux mesures d’hygiène standard pour les personnes
contacts mises en quarantaine et le cas échéant pour leur entourage et s’assurer de sa
compréhension
• P15 : S’assurer que toutes les personnes chargées de la recherche, de l’évaluation et du
suivi médical et psycho-social des personnes contacts placées en quarantaine aient été
identifiées et formées :
o Professionnels de santé,
o Autres professionnels,
o Autres personnes.
Autorités sanitaires
• P16: Identifier au début de la mise en place de la quarantaine les professionnels de santé
publique habilités à mettre en place et à suivre la quarantaine des personnes contacts
Conséquences juridiques, financières et sociales
• P17 : Prendre des mesures nécessaires, raisonnables, proportionnées, équitables, non
discriminatoires et conformes aux lois nationales et aux traités internationaux
• P18 : Prévoir les moyens d’atténuer les effets néfastes des mesures sur les plans
culturel, économique, social, émotionnel et sanitaire
• P19 : Prévoir la mise en place de mécanismes répondant aux conséquences potentielles
de la quarantaine d’un point de vue financier et de l’emploi.
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La recherche documentaire et bibliographique a été réalisée par la Direction documentation,
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https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=516
48. HCSP. Avis relatif à la conduite à tenir concernant l’identification et le suivi des personnes
contacts d’un cas possible ou confirmé de maladie à virus Ebola et les professionnels de
santé exposés à un cas confirmé de maladie à virus Ebola. Haut Conseil de la santé
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ANNEXES
Annexe 1 – Saisine de la DGS
Annexe 2 – Composition du groupe de travail
Annexe 3 – Liste des personnes auditionnées
Annexe 4 – Méthodologie de la recherche documentaire
Annexe 5 – Logigramme
Annexe 6 – Pour en savoir plus : liste complémentaire d’articles analysés par le groupe de travail
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Annexe 1 - Saisine de la Direction générale de la santé (DGS)
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Annexe 2 - Composition du groupe de travail (GT)
Sibylle BERNARD-STOECKLIN, Santé publique France
Frédérique BITON, Santé publique France
Johann CAILHOL, HCSP, Cs-MIME
Bernard CAZELLES, HCSP, Cs-MIME
Didier CHE, Santé publique France
Christian CHIDIAC, HCSP, Cs-MIME (Pilote)
Frédérique CLAUDOT, HCSP, Cs-3SP
Bruno COIGNARD, Santé publique France
Emmanuel DEBOST, HCSP, Cs-MIME
Céline DEROCHE, Santé publique France †
Jean-Marie JANUEL, HCSP, Cs-3SP
Didier LEPELLETIER, HCSP, Cs-3SP (Pilote)
Daniel LEVY-BRUHL, Santé publique France
Harold NOËL, Santé publique France
Christian RABAUD, HCSP, Cs-3SP
Matthieu SIBÉ, HCSP, Cs-3SP
Secrétariat général du HCSP
Annette COLONNIER, coordinatrice de la Cs-MIME du HCSP
Ann PARIENTE-KHAYAT, coordinatrice de la Cs-3SP du HCSP
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Annexe 3 - Liste des personnes auditionnées
Sylvain BAIZE, Centre national de référence (CNR) des fièvres hémorragiques virales
Anne-Sophie LE GUERN, CNR Peste et autres yersinioses
Christophe PEYREFITTE, CNR Orthopoxvirus, IRBA
Sylvie VAN DER WERF, CNR Virus des infections respiratoires (dont la grippe)
Alice DESCLAUX, médecin anthropologue, DR, IRD Occitanie, Montpellier (aussi relectrice d’une
version intermédiaire du rapport)
Katrin LEITMEYER, Bertrand SUDRE et Ettore SEVERI, ECDC
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Annexe 4 – Méthodologie de la recherche documentaire
Cette méthodologie de recherche a été proposée par la Direction documentation veille et archives
de Santé publique France (SPF) et validée en réunion par les membres du GT en décembre 2017.
L’analyse de la référence princeps mentionnée dans la saisine (Peak CM et coll. « Comparing
Nonpharmaceutical Interventions For Containing Emerging Epidemics” Proc Natl Acad Sci 2017 :
114(15):4023-4028. http://www.pnas.org/content/114/15/4023.full.pdf), a permis de
d’identifier d’une part quelques recommandations institutionnelles, et d’autre part de constituer
un premier corpus d’articles pertinents, utiles à la définition de requêtes bibliographiques.
La consultation des sites institutionnels internationaux (ECDC, CDC, OMS, …) a été systématisée,
avec parfois 2 entrées : les pages consacrées aux contre-mesures non pharmaceutiques en
général, et/ou les pages portant sur les pathologies retenues par le GT et la maîtrise de leur
diffusion.
Une sélection et une analyse des ressources disponibles ont été faites par le GT.
L’interrogation de la base de données bibliographiques Medline, interface PubMed, a été réalisée
en plusieurs étapes.
1/ Recherche exploratoire en langage libre sur les contre-mesures non pharmaceutiques :
("non pharmaceutical" OR nonpharmaceutical) AND (quarantine OR quarantines OR isolation OR
isolations OR "social distancing" OR "contact tracing" OR "contact investigation" OR "contact
investigations" OR "active monitoring"). Elle a permis de trouver 80 références parmi lesquelles
44 références ont été soumises par la documentaliste aux épidémiologistes de SPF membres du
GT et au final 13 références ont été retenues par ceux-ci.
2/ Recherche en langage contrôlé, avec le thésaurus MeSH ("quarantine"[mesh] OR "patient
isolation"[mesh] OR "social isolation"[mesh] OR "contact tracing"[mesh]) AND "disease
outbreaks"[mesh] AND "prevention and control"[subheading]) Filters: Humans Elle a permis de
trouver 934 références. Parmi ces références ont été exclus les articles pour lesquels les
maladies étaient autres que grippe pandémique, MERS-Cov et SRAS, FHV, peste, variole,
émergence ; les langues étaient autres que : anglais, français, allemand, espagnol ; la typologie
était une lettre à l’éditeur, des news, un éditorial (sauf 1 en français), un commentaire, un article
historique. Au total, parmi ces 258 références, 131 ont été retenues par les épidémiologistes de
SPF.
Ces références ont été réparties pour lecture et analyse par binôme au sein des membres du GT.
3/ À partir du vocabulaire des références retenues, une dernière requête large et en langage libre
a pu être enrichie et soumise pour une mise à jour de la bibliographie : (("non
pharmaceutical"[tiab] OR nonpharmaceutical[tiab] OR pandemic[tiab] OR pandemics[tiab] OR
ebola[tiab] OR lassa[tiab] OR Marburg[tiab] OR MERS-CoV[tiab] OR SARS[tiab] OR smallpox[tiab]
OR plague[tiab] OR travel[tiab] OR travels[tiab] OR traveler[tiab] OR travelers[tiab] OR
traveller[tiab] OR travellers[tiab]) AND (quarantine[tiab] OR quarantines[tiab] OR
quarantinable[tiab] OR isolation[tiab] OR isolations[tiab] OR "social distancing"[tiab] OR "contact
tracing"[tiab] OR "contact investigation"[tiab] OR "contact investigations"[tiab] OR restriction[ti]
OR restrictions[ti]))
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Annexe 5 - Logigramme
En cas d’alerte internationale d’une maladie
infectieuse avec risque d’importation en France
Dispositif de mise en place
Communication
/Information
Éthique/Aspects
juridiques
Rôle des autorités
sanitaires
Formation des
professionnels
Interventions non pharmaceutiques pour la prise
en charge et le suivi des personnes contacts ou co-
exposées
Niveau de
quarantaine
Mesures
d’hygiène
Suivi médical,
et psycho-social
Formation des
contacts
Pour établir un plan
spécifique à chaque
agent infectieux
auprès
- des ARS
- des populations
- des personnes
contacts
Pour intervenir auprès
de la personne
contact à son
domicile par ex.
Pour acter et lever la
mise en quarantaine
d’une personne
contact
Pour respecter les
droits, la
confidentialité et
l’intimité de la
personne contact
Pour décider en
fonction de la mesure
de quarantaine :
- Eviction
- A domicile
- En structure dédiée
- En milieu
hospitalier
Pour les adapter en
fonction du mode de
transmission
- Précautions
standard (hygiène
des mains)
- Précautions
complémentaires
contact ou
respiratoires (port
de masque)
Pour être acteur de
son suivi et des
mesures d’hygiène
Pour être un relais
efficace d’information
auprès de la
communauté
Pour surveiller
l’apparition de
symptômes
Pour aider à
l’acceptation et à
l’observance de la
quarantaine
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Annexe 6 - Pour en savoir plus : liste complémentaire d’articles analysés par le groupe de travail.
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Visite de Risque
Croisée
de Réanimation
Guide d’utilisation
Visite de risque réanimation V1
 1
Visite de risque réanimation V1
 2
Visite de Risque
Croisée
de Réanimation
Introduction
Le programme national d’actions de prévention des
infections associées aux soins « PROPIAS » incite les
établissements de santé à développer une culture
sécurité des soins. Il s’articule autour de trois axes qui
reflètent les priorités actuelles de la prévention des IAS :
• Axe 1 : Développer la prévention des infections
associées aux soins tout au long du parcours de
santé, en impliquant les patients et les résidents ;
• Axe 2 : Renforcer la prévention et la maitrise
de l’antibiorésistance dans l’ensemble des
secteurs de l’offre de soins ;
• Axe 3 : Réduire les risques infectieux associés
aux actes invasifs tout au long du parcours de
santé.
Les services de réanimation, secteurs à haut risque
infectieux, du fait de l’état critique des patients et de
leur exposition aux dispositifs invasifs, sont très concernés
par les infections associées aux soins (IAS) et par la
résistance bactérienne aux antibiotiques (axes 2 et 3).
La visite de risque de réanimation (VDR Réa) proposée
par la région Hauts de France, inspirée de celle du CH
de Bordeaux, est une méthode d’analyse de risque a
priori. Le but est d’évaluer les pratiques de prévention
du risque infectieux et d’instaurer une collaboration
entre les professionnels pour définir des actions
d’amélioration et établir un plan de suivi des actions,
dans un esprit d’échanges inter-établissements, initié par
la méthode de visite croisée.
Risque infectieux en
réanimation
  
Le risque d'infections associées aux
soins en réanimation est bien
supérieur à celui encouru par les
patients en hospitalisation
conventionnelle. L’enquête
nationale de prévalence de 2017
révèle que 24,3 % des patients
hospitalisés en réanimation
présentait au moins une infection
nosocomiale (contre environ 5%
toutes spécialités confondues). Les
pneumopathies sont les infections les
plus fréquemment observées (66%
des infections), suivies des
bactériémies (28%). Les services de
réanimation, avec ceux de maladies
infectieuses, sont les plus
consommateurs d’antibiotiques
(1450 DDJ / 1000 JH).
Ce risque majoré résulte de deux
catégories de facteurs :
- facteurs endogènes propres au
malade (âge, état immunitaire,
pathologies sous-jacentes, gravité à
l'entrée…)
- facteurs exogènes : mise en place
de prothèses respiratoires, de
cathéters vasculaires et de sondes
urinaires.
Sources :
http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et-
outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-
infectieuses/2018/Enquete-nationale-de-prevalence-
des-infections-nosocomiales-et-des-traitements-anti-
infectieux-en-etablissements-de-sante-France-mai-
juin-2017
http://invs.santepubliquefrance.fr/fr/Publications-et-
outils/Rapports-et-syntheses/Maladies-
infectieuses/2018/Infections-associees-aux-soins-
resistance-aux-antibiotiques-et-consommation-d-
antibiotiques-donnees-des-reseaux-de-surveillance-
Raisin
Visite de risque réanimation V1
 3
Partenariat :
CPias : Centre de Prévention des Infections Associées aux Soins
RSQR : Réseau Santé Qualité Risques
Pilotes :
Docteur Karine Blanckaert Responsable CPias Hauts de France
Sylvaine Waes IDE hygiéniste CPias Hauts de France
Groupe de travail :
Mmes Dounya Belhachmi, Delphine
Legall
IDE hygiénistes CHU Amiens
Mmes Isabelle Herfaut, Sandrine
Houriez, Céline Vanwonterghem
IDE hygiénistes CH Arras
Mme Anne Claire Dupont Ingénieur qualité CH Arras
Mme Caroline Bray Cadre supérieure de santé hygiéniste CH Arras
Docteur Anne Adélaïde Cracco Pharmacien hygiéniste, gestionnaire de risque GHICL
Mme Frédérique Czarny IDE hygiéniste CH Saint Quentin
Mme Sylvie Hageaux Cadre de santé hygiéniste CH Saint Quentin
Mme Nathalie Toneguzzo Cadre de santé réanimation CH Saint Quentin
Mme Odile Marat Cadre de santé hygiéniste CPias Hauts de France
Mmes Laurine Dutoit, Pauline Bailleul,
Anne-Cécile Gilquin
Ingénieurs qualité RSQR
Relecture :
Docteur Agnès Lasheras-Baudouin Praticien hygiéniste CH Bordeaux
Docteur Gaelle Gasan Anesthésiste réanimateur CH Lens
Mme Laurence Pfister Cadre de santé réanimation CH Compiègne
Docteur Boris Jolibois Praticien hygiéniste CH Compiègne
Dr Christophe Decoene Anesthésiste réanimateur CH Lille, responsable médical RSQR
Etablissements tests :
CHU Lille Réanimation chirurgie cardio vasculaire
CHU Amiens Réanimation neurochirurgicale
Visite de risque réanimation V1
 4
1. Contexte
Le CPias des Hauts de France a été sollicité par des équipes opérationnelles d’hygiène (EOH)
d’établissements de la région afin de les aider à évaluer les situations à risque infectieux dans leur
secteur de réanimation.
Un groupe de travail pluridisciplinaire, constitué de personnel médical et paramédical exerçant en
réanimation et dans le domaine du risque infectieux, a été initié par le CPias des Hauts de France. Le
groupe s’est basé sur un outil déjà élaboré par le CHU de Bordeaux et sur divers référentiels et
recommandations de sociétés savantes (SF2H, SFAR, SRLF) pour concevoir un outil d’analyse de
risque a priori en réanimation, de type visite de risque (VDR). Cet outil combine des entretiens avec
le personnel, des observations dans le service et une analyse documentaire.
Dans un esprit d’échanges inter-établissements et de partage de compétence, cette VDR de
réanimation (VDR Réa) est proposée en méthode de visite croisée.
2. Objectifs et champ d’action de la VDR Réa croisée
Les objectifs de cette VDR Réa croisée sont :
1) Repérer les points critiques de la gestion du risque infectieux dans un service de réanimation
en appréciant :
L’organisation de la prévention des IAS
Les Précautions Standard et soins de base
Les précautions complémentaires
La gestion de l’environnement
La gestion des dispositifs médicaux
Les soins techniques
2) Elaborer les lignes directrices de la prévention du risque infectieux en réanimation en vue de
la création d’un plan d’action par le service de réanimation en collaboration avec l’EOH.
3) Développer une « culture sécurité des soins » en favorisant l’échange d’expérience dans les
domaines de la qualité et de la gestion des risques entre les établissements et les
professionnels de santé.
La VDR Réa concerne tous les établissements de santé possédant un ou plusieurs services de
réanimation adulte. Elle se réalise à tout moment, de préférence à distance de la survenue d’un
évènement indésirable.
Visite de risque réanimation V1
 5
3. Méthode
a) Modalités de réalisation :
Pour bénéficier d’une VDR réa croisée, chaque établissement s’engage à recevoir des visiteurs
missionnés par RSQR et le CPias durant une journée et à autoriser trois professionnels de ses équipes à
réaliser une VDR réa dans un autre établissement (Annexe 1 : Engagement de l’établissement VDR
Réa croisée).
L’organisation des VDR croisées est à la charge de RSQR. Chaque visiteur bénéficiera au préalable
d’une formation lui expliquant les modalités de la mission. Il signera une charte de confidentialité.
Le jour de la VDR réa, l’établissement devra mettre à disposition des visiteurs une salle de réunion
munie d’un système de projection. Le repas du midi des visiteurs sera pris en charge par
l’établissement.
b) Rôle et missions des visiteurs :
La VDR Réa nécessite un groupe de quatre visiteurs composé de :
 Un praticien hygiéniste
 Un personnel paramédical d’EOH
 Un membre du CPias Hauts de France
 Un qualiticien ou gestionnaire de risque
L’établissement visité missionnera un référent chargé de préparer la visite en amont et d’accueillir
les visiteurs le jour de la VDR réa
Le référent sur site s’engage en amont de la visite à :
 Informer les professionnels du service de réanimation de la méthodologie et les objectifs
 Planifier des temps d’observations et d’entretiens avec les différents professionnels du service
(Cf Annexe 2 : Exemple de planning de VDR réa)
 Recenser les documents et les transmettre au CPias
Les visiteurs extérieurs s’engagent à :
 Analyser les documents transmis en amont de la VDR par le CPias
 Réaliser les entretiens et les observations
 Restituer en fin de visite une synthèse orale de la visite
 Rédiger et envoyer un rapport final dans le mois qui suit la VDR Réa
Visite de risque réanimation V1
 6
c) Etapes de la VDR Réa
 Le mois précédent la VDR:
Le référent sur site programme une réunion de préparation avec les responsables du service de
réanimation ; l’objectif étant de présenter le déroulement de la VDR et d’établir le planning. Les
responsables de la réanimation s’engagent à prévenir leurs équipes et s’assurer de la disponibilité
des personnels lors des entretiens programmés.
10 jours avant la VDR, le référent sur site transmet au CPias l’ensemble des documents demandés (Cf
Annexe 3 : Liste des documents à fournir). Le CPias se charge d’envoyer aux visiteurs missionnés les
documents pour analyse, ainsi que l’outil Excel VDR Réa, comprenant :
 La grille d’analyse documentaire
 Les grilles d’entretiens et d’observations
 La journée de visite :
Une réunion d’ouverture d’une demi-heure est prévue en début de visite en présence du référent sur
site et du responsable du service de réanimation pour valider le déroulement de la journée.
Les visiteurs réalisent les entretiens et les observations selon le planning pré établi (Cf Annexe 2), puis
établissent une synthèse de leurs données pour la réunion de restitution.
En fin de journée, l’équipe du service de réanimation, un qualiticien ou gestionnaire de risque et
représentant(s) de la direction sont conviés à participer à la réunion de restitution, durant laquelle,
les visiteurs présentent la synthèse de leurs données et échangent avec les participants. Un power
point de présentation (Cf. Annexe 4 : Support de présentation des résultats) est mis à disposition afin
de faciliter la restitution et la discussion.
d) Modalités de recueil de données :
La VDR réa associe trois modes de recueil de données : une analyse documentaire, des entretiens et
des observations. Les données recueillies sont colligées dans l’outil Excel VDR Réa. Toutes les données
évaluées sont complémentaires et permettent d’apprécier au sein du service de réanimation six
thèmes ciblés:
I. L’organisation de la prévention des IAS
II. Les Précautions Standard et soins de base
III. Les précautions complémentaires
IV. La gestion de l’environnement
V. La gestion des dispositifs médicaux
VI. Les soins techniques
Visite de risque réanimation V1
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 Une analyse documentaire :
Elle permet de vérifier l’existence et la validité de documents tels que protocoles, traçabilités ou
documents d’informations ; ainsi que leur conformité aux recommandations en cours. Cette analyse
est à réaliser en amont de la VDR.
 Des entretiens avec les professionnels :
Ils ont pour objectif d’évaluer les connaissances, les pratiques et les difficultés rencontrées par les
professionnels du service de réanimation en matière de prévention du risque infectieux. Différentes
catégories professionnelles sont interviewées : un médecin du service de réanimation, le cadre de
santé (CDS), un(e) IDE non référent hygiène du service, un(e)AS, un(e) ASH.
Les grilles d’entretien sont adaptées à chaque catégorie professionnelle. Les questions peuvent être
reformulées par les visiteurs afin de s'adapter au mieux aux interlocuteurs. Pour chaque critère, une
conformité attendue est précisée.
 Des observations :
L’objectif des observations est d’échanger avec les professionnels sur leur lieu de travail, d’observer
les locaux, l’adéquation entre les procédures et les pratiques de soins, et d’appréhender les moyens
mis en place et les organisations. Pour chaque critère, une conformité attendue est précisée.
4. Analyse des données et Rapport final
a) Modalité de remplissage de l’outil Excel :
Pour chaque item, les réponses possibles sont :
 1 = Oui / conforme
 0 = Non / non conforme
 NA = non applicable / ne sait pas (NA) ; la cotation NA doit être systématiquement expliquée
en commentaires.
b) Aide à l’interprétation des données :
Pour faciliter l’interprétation, un pourcentage de conformité est calculé pour chaque donnée:
 Pour les entretiens : Nombre de bonnes réponses / nombre de personnes interrogées
 Pour les observations : Nombre d’observations conformes / nombre d’observations
 Pour l’analyse documentaire : Existence des documents et leur validation par l’EOH
Un score de gestion du risque infectieux (GRI) est calculé pour chaque thème en réalisant la
moyenne de tous les pourcentages des données concernant le thème. Un seuil de performance est
établi à 80% en dessous duquel une proposition d’action d’amélioration est recommandée.
Visite de risque réanimation V1
 8
c) Rapport final:
Un rapport final est rédigé par les visiteurs. Il est d’abord transmis conjointement au RSQR et au CPias
Hauts de France, puis à l’ensemble des professionnels concernés dans l’établissement visité dans un
délai maximum d’un mois après la visite.
Un rapport type est mis à disposition des visiteurs reprenant les six thèmes ciblés. Il est possible
d’accompagner le rapport avec différents graphiques mis à disposition dans l’outil Excel (onglets
« Radars GRI » et « Histogrammes Connaissances »).
5. Plan d’action
A partir du rapport final, les responsables du service de réanimation élaborent, en collaboration
avec l’EOH, un plan d’action de la gestion du risque infectieux en réanimation et programment un
calendrier de suivi.
L’établissement informera le CPias /RSQR sur les trois actions prioritaires du plan d’action, dans le
trimestre suivant la réception du rapport final.
Visite de risque réanimation V1
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Annexe 1 : Engagement de l’établissement
Visite de Risque croisée Réanimation
Nom de l’établissement : ___________________________________________________________
Je soussigné ______________________________________________, Directeur de l’établissement
Souhaite bénéficier de la Visite de Risque Réanimation (VDR Réa) croisée inter
établissement.
Je m’engage à respecter les modalités du projet :
 Recevoir les visiteurs missionnés pour mon établissement, durant une journée
pour réaliser la VDR Réa et mettre à leur disposition les moyens nécessaires visés
par le guide d’utilisation de la VDR Réa.
 Autoriser trois professionnels de mon établissement à réaliser une VDR Réa dans
un autre établissement :
Profil attendu Nom - Prénom Fonction Mail
Praticien hygiéniste
Paramédical d’EOH
Qualiticien ou
gestionnaire de risque
 Informer le CPias /RSQR sur les actions prioritaires identifiées à partir du rapport
final.
Je prends note de la gratuité de la VDR Réa croisée.
A envoyer, au choix :
 Par courrier :
-Réseau Santé Qualité Risques – BP 10 – Avenue du Général Leclerc – 59487 Armentières Cedex
ou
-Centre de prévention des infections associées aux soins (CPias) – hôpital Calmette- Pavillon
Christians – avenue du professeur Leclercq – 59037 Lille Cedex.
 Par mail : acpecm@rsqr-hdf.com ou CPiasequipe@chru-lille.fr
Visite de risque réanimation V1
 10
Annexe 2 : Exemple de planning de VDR réa
Visiteur 1 Visiteur 2 Visiteur 3 Visiteur 4 Horaires
Réunion
d’ouverture
Temps d’échanges
avec le référent sur site et responsable du service de réanimation
9h30-10h
Entretiens
Durée max
30min/entretien
Médecin Cadre de santé IDE AS
ASH
10h -12h20
Observations
Durée 1 heure
PS et soins de
base
PS et soins de
base
Gestion de
l’environnement
Gestion de
l’environnement
PC PC
Gestion des DM Gestion des DM
Soins
techniques
Soins
techniques
Temps de
synthèse des
visiteurs Durée 1h30
13h30 -15h
Réunion de
restitution
Aux différents acteurs / responsables du service
Durée 1heure
15h - 16h
Le planning est établi en concertation avec les responsables du service de réanimation et les
visiteurs.
Visite de risque réanimation V1
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Annexe 3 : Liste des documents à fournir
Livret d'accueil du service de réanimation
Document de restitution du suivi de consommation de PHA auprès du service de
réanimation
Politique de dépistages BMR en réanimation
Résultats réseau de surveillance (RAISIN), à défaut suivi des ILC
Protocoles d'antibiothérapie de premières intentions
Protocole précautions Standard
Protocole circuits linge et déchets
Protocole précautions complémentaires (contact, air, gouttelettes)
Carnet sanitaire "eau", spécifique à la réanimation
Procédures bio nettoyage spécifique réanimation
Procédure entretien lave bassin
Fiche technique des produits détergent-désinfectant utilisés dans le service
Protocole entretien échographe et sondes
Protocole entretien fibroscope (si utilisation fibroscope dans service)
Protocole entretien respirateur
Protocole pose VVP et manipulations lignes veineuses
Protocole pose VVC et manipulations lignes veineuses
Protocole pose Midline et manipulations lignes veineuses
Check list VVC
Protocole prise en charge d'un patient intubé-ventilé
Procédure soins de bouche
Procédure aspirations trachéales ou bronchiques
Procédure sondage vésical à demeure
Visite de risque réanimation V1
 12
Annexe 4 : Support de présentation des résultats
Visite de risque réanimation V1
 13
1
Recommandations Formalisées d’Experts
Gestion des abords vasculaires en réanimation
RFE sous l’égide de la SRLF
Société de Réanimation de Langue Française
En collaboration avec le GFRUP et l’ADARPEF
Groupement Francophone de Réanimation et Urgences Pédiatriques
Association des Anesthésistes Réanimateurs Pédiatriques d’Expression Française
Titre en anglais : Management of intra-vascular lines in Intensive Care Unit
Auteurs : Jean-François Timsit, Julien Baleine, Louis Bernard, Sylvia Calvino-Gunther, Michael
Darmon, Jean Dellamonica, Eric Desruennes, Marc Leone, Alain Lepape, Olivier Leroy, Jean-
Christophe Lucet, Zied Merchaoui, Olivier Mimoz, Benoit Misset, Jean-Jacques Parienti, Jean-Pierre
Quenot, Antoine Roch, Matthieu Schmidt, Michel Slama, Bertrand Souweine, Jean-Ralph Zahar,
Walter Zingg, Laetitia Bodet-Contentin, Virginie Maxime.
Coordonnateur d'experts :
Jean-François Timsit, jean-francois.timsit@aphp.fr
Medical and infectious diseases ICU (MI2), APHP, Bichat hospital
IAME U1137 – Inserm/university Paris Diderot, Paris F75018, France
Organisateurs :
Laetitia Bodet-Contentin laetitia.bodet@univ-tours.fr
Médecine Intensive - Réanimation 2 Boulevard Tonnellé CHRU Bretonneau 37044 Tours Cedex 09.
2
Virginie Maxime virginie.maxime@aphp.fr
Réanimation médicochirurgicale Hôpital Raymond Poincaré 9230 Garches
Groupe d'experts adultes
Louis Bernard, Sylvia Calvino-Gunther, Michael Darmon, Jean Dellamonica, Marc Leone, Alain
Lepape, Olivier Leroy, Jean-Christophe Lucet, Olivier Mimoz, Benoit Misset, Jean-Jacques Parienti,
Jean-Pierre Quenot, Antoine Roch, Matthieu Schmidt, Michel Slama, Bertrand Souweine, Jean-Ralph
Zahar, Walter Zingg.
Groupe d’experts pédiatriques
Rédaction : Julien Baleine, Eric Desruennes, Zied Merchaoui.
Cotation : Botte Astrid, Demaret Pierre, Le Roux Bénédicte, Michel Fabrice, Milesi Christophe.
Relecture pédiatrique par Anne Laffargue (présidente de l’ADARPEF) et Francis Veyckemans
(membre du conseil d’administration de l’ADARPEF)
Groupe de Lecture : Commission des Référentiels et de l’Évaluation de la SRLF : Max Guillot
(Strasbourg), Naïke Bigé (Paris), Laetitia Bodet-Contentin (Tours), Rémi Bruyère (Bourg-en-Bresse),
Charles Cerf (Suresnes), Julien Duvivier (Draguignan), Henri Faure (Aulnay-sous-Bois), Marion
Grimaud (Paris), Sandrine Jean (Paris), Antoine Kimmoun (Vandœuvre-lès-Nancy), Erwan L’Her
(Brest), Éric Mariotte (Paris), Virginie Maxime (Garches), Chirine Mossadegh (Paris), Claire Pichereau
(Poissy), Élie Zogheib (Amiens).
Texte validé par le conseil d’administration de la SRLF (xx/xx/20xx).
Introduction
En réanimation, les voies veineuses centrales, cathéters artériels et cathéters de dialyse sont la cause
de complications, chez 3 patients sur 4 : accident de ponction, infection, thrombose.(1,2). Ces
événements indésirables sont responsables d’une morbi-mortalité importante et de coûts
supplémentaires. Ils sont évitables, pour une large majorité. Les programmes d’amélioration des
3
soins et les stratégies d’amélioration de la qualité ont montré qu’ils étaient efficaces pour prévenir
les complications des dispositifs intra-vasculaires (3) surtout s’ils s’accompagnent d’une
appropriation locale du processus.
Objectifs des recommandations
L’objectif de ces RFE est de répondre aux principales questions posées dans la gestion des abords
vasculaires utilisés en réanimation, pour lesquelles il existe des données dans le domaine de la
prévention, du diagnostic et de la gestion des complications.
Méthodes
Ces recommandations sont le résultat du travail d’un groupe d’experts réunis par la SRLF. L’agenda
du groupe a été fixé en amont. Dans un premier temps le comité d’organisation a défini les
questions traiter avec le coordonnateur. l a ensuite désigné les experts en c arge de c acune
d’entre elles. Les questions ont été formulées selon un format PICO (Patients Intervention
Comparaison Outcome) apr s une premi re réunion du groupe d’experts. L’analyse de la littérature
et la formulation des recommandations ont ensuite été conduites selon la mét odologie RADE
(Grade of Recommendation Assessment, Development and Evaluation). Un niveau de preuve a été
défini pour c acune des références bibliograp iques citées en fonction du type de l’étude. Ce niveau
de preuve pouvait être réévalué en tenant compte de la qualité méthodologique de l’étude. n
niveau global de preuve était déterminé pour c aque crit re de jugement en tenant compte des
niveaux de preuve de c acune des références bibliograp iques de la co érence des résultats entre
les différentes études du caract re direct ou non des preuves et de l’analyse de co t. n niveau
global de preuve fort permettait de formuler une recommandation forte (il faut faire ne pas
faire RADE ou -). n niveau global de preuve modéré faible ou tr s faible aboutissait
l’écriture d’une recommandation optionnelle (il faut probablement faire ou probablement ne pas
faire RADE ou -). Lorsque la littérature était inexistante ou insuffisante la question faisait
l’objet d’une recommandation sous la forme d’un avis d’expert (les experts sugg rent ) (Tableau 1).
Les propositions de recommandations étaient présentées et discutées une une. L’objectif du
document est de présenter les avis d’experts en dégageant les points de concordance et les points de
divergence ou d’indécision. La cotation collective a été établie selon une mét odologie Delp i. Les
propositions de recommandations ont fait l’objet d’une cotation individuelle et ont été soumises
chacun des experts via un formulaire informatique standardisé. Ces derniers ont coté les items à
l’aide d’une éc elle numérique discr te neuf modalités. Les valeurs un et neuf correspondaient
4
respectivement à des propositions jugées « désaccord complet » et « accord complet ». Trois zones
ont été définies : la zone de « 1 à 3 » correspond à une zone de désaccord avec la recommandation,
la zone de « 4 à 6 correspond une zone d’indécision et la zone de 7 à 9 » correspond à une zone
d’accord avec la recommandation. Pour que la recommandation soit validée au moins 50 % des
experts devaient avoir émis un avis (accord ou désaccord) et moins de 20 % des experts devaient être
en désaccord. Pour obtenir une recommandation forte, 70 % des experts devaient être d’accord avec
la recommandation. En l’absence d’accord les recommandations étaient reformulées et de
nouveau soumises cotation dans l’objectif d’aboutir un consensus.
Tableau 1 : Recommandations selon la méthodologie GRADE
Recommandation selon la méthodologie
GRADE
Niveau de preuve élevé
Recommandation forte
« Il faut faire… »
Grade 1+
Niveau de preuve modéré
Recommandation optionnelle
« Il faut probablement faire… »
Grade 2+
Niveau de preuve insuffisant
Recommandation sous forme d’avis d’experts
« Les experts suggèrent… »
Avis d’experts
Niveau de preuve modéré
Recommandation optionnelle
« Il ne faut probablement pas faire… »
Grade 2-
Niveau de preuve élevé
Recommandation forte
« Il ne faut pas faire… »
Grade 1-
Niveau de preuve insuffisant
Pas de
recommandation
Champs des recommandations
Trois c amps ont été définis prévention surveillance et traitement. ne rec erc e bibliograp ique
a été réalisée partir des bases de données EDL E via Pub ed et Coc rane sur la période 980
0 8. Pour être retenues dans l’analyse les publications devaient être rédigées en langue anglaise ou
fran aise. L’analyse a été centrée sur les données récentes selon un ordre d’appréciation allant des
méta-analyses et essais randomisés aux études observationnelles. La taille des effectifs et la
pertinence de la rec erc e ont été considérées au niveau de c aque étude.
Synthèse des résultats
Pour les adultes : le travail de synt se des experts et l’application de la mét ode RADE ont abouti
36 recommandations. Parmi les 36 recommandations formalisées 5 ont un niveau de preuve élevé
(GRADE 1+/-) et 7 un niveau de preuve faible (GRADE 2+/-). Pour 23 recommandations la mét ode
5
RADE ne pouvait pas s’appliquer aboutissant un avis d’experts. Apr s trois tours de cotation un
accord a été obtenu pour 35 des 36 recommandations.
Pour la pédiatrie : le travail de synt se des experts et l’application de la mét ode RADE ont abouti
9 recommandations. Parmi les 9 recommandations formalisées une a un niveau de preuve élevé
(GRADE 1+/-) et 3 un niveau de preuve faible (GRADE 2+/-). Pour 4 recommandations la mét ode
RADE ne pouvait pas s’appliquer aboutissant un avis d’experts. Apr s un tour de cotation un
accord a été obtenu pour 8 des 9 recommandations.
6
Abréviations
BMR : bactéries multi résistantes
CLABSI: Central Line-associated Blood Stream Infection
CMI : concentration minimale inhibitrice
CVC : cathéter veineux central
DI densité d’incidence
EBLSE entérobactérie productrice de β lactamase à spectre étendu
ETT : échographie transthoracique
ETO : échographie trans oesophagienne
IDSA : Infectious Diseases Society of America
ILC : infection liée au cathéter
KTA : cathéter artériel
KTD cat éter d’hémodialyse de courte durée
PA : pression artérielle
SARM : Staphylocoque doré résistant à la méticilline
SCN : Staphylocoque à coagulase négative
SRIS : syndrome de réponse inflammatoire systémique
UFC : unités formant colonies
VBC : veine brachiocéphalique
Définitions
Colonisation de cathéter
Elle est définie par une culture semi-quantitative selon Maki ≥ 15 UFC ou une culture quantitative
selon Brun-Buisson ≥ 10x3 UFC/ml.
7
Suspicion d’infection liée au cat éter: (AV S D’EXPERTS)
La suspicion d’ LC repose sur la présence d’un des crit res suivant d’infection de cat éter :
1-Apparition ou augmentation des signes généraux d'inflammation aiguë (fièvre ou
dysfonction d'organes) apr s la pose du cat éter sans autre point d’appel infectieux et sans
cause non infectieuse probable (médicament, maladie veineuse thrombo-embolique, etc.).
2-Apparition de signes locaux autour du cathéter (cellulite ou rougeur > 0,5 cm de
diamètre, tunnelite, écoulement purulent au point de ponction ou abcès).*
3- Hémoculture positive sans porte d'entrée certaine.**
NB Si l’ émoculture est prélevée sur KTA, la négativité de la culture du cathéter est
nécessaire pour accepter le diagnostic.
NB*: une rougeur isolée < 0,5 cm n'est pas considérée comme un signe local.
NB**: le diagnostic nécessite deux hémocultures avec antibiogramme identique en cas de
bactériémie à germes commensaux de la peau (dont staphylocoques à coagulase négative,
corynébactéries et cutibacterium spp).
La suspicion d’infection de cat éter n’est jamais définie dans les articles et recommandations sur la
prise en charge des infections de cathéters (2,4). ous avons c oisi d’expliciter les circonstances dans
lesquelles l'ablation et la culture du cathéter ne sont pas réalisées de manière systématique, de
façon à homogénéiser les pratiques dans les algorithmes de décisions et les recommandations. Le
principe retenu est qu’en présence d’un cat éter la suspicion d’infection réponde un intervalle
situé entre l’absence de suspicion c’est-à-dire l’absence de signes locaux ou généraux
d’inflammation et la certitude d’une infection c’est-à-dire l’existence d’une colonisation de cat éter
associée à des signes locaux ou généraux non expliqués par une autre infection.
Signes de gravité
En cas de suspicion d’ LC, les signes de gravité à rechercher sont (AV S D’EXPERTS) :
a. Instabilité hémodynamique : une pression artérielle systolique < 90 mmHg (ou
baisse de 40 mmHg par rapport l’état de base) ou pression artérielle moyenne
< 65 mmHg en l'absence d'autres causes d'hypotension ou la nécessité de
8
vasopresseurs ou inotropes pour maintenir une pression artérielle adéquate dans
les 12 h précédentes.
b. Neutropénie (< 500 /mm3
)
c. Transplantation d'organes et autres immunosuppressions
d. Matériel étranger intravasculaire (pace-maker, valve cardiaque prothétique,
prot se vasculaire .)
e. Suppuration ou induration/érythème franc (> 0,5 cm de diamètre) au site
d'insertion de la voie d’abord vasculaire incriminée.
Cette définition repose sur les résultats d’une étude publiée en 004 (5). Les patients
suspects d’infection sur voie veineuse centrale ont été randomisés dans un groupe
« retrait » versus « surveillance renforcée ». Dans cette étude, les auteurs ont exclu
les patients ayant des signes de gravité reportés dans la recommandation ci-dessus.
Parmi 44 patients évalués 80 avaient au moins un crit re d’exclusion conduisant au
retrait de la voie veineuse centrale. C ez ces patients le diagnostic d’infection sur
cathéter a été retenu chez 25 % des patients. Parmi les 64 patients randomisés, la
voie veineuse centrale a été retirée chez 32 patients ; une infection sur cathéter a été
diagnostiquée chez deux patients. Dans le groupe « surveillance », 37 % des voies
veineuses centrales ont été retirées entre l’inclusion et J10 pour sepsis persistant,
instabilité hémodynamique, dysfonction du cathéter, violation du protocole. Trois
infections sur cathéter ont été diagnostiquées dans le groupe surveillance. Donc
seuls 8 % de ces patients ont eu un diagnostic d’infection sur cathéter. Les auteurs
concluent leur étude en déclarant que leurs résultats supportent la recommandation
de l’ DSA pour le diagnostic et la prise en c arge des infections sur cat éter statuant
que « ...les voies veineuses centrales non tunnelisées ne devraient pas être retirées
en routine chez les patients avec des maladies de gravité modérée » (6).
Infection liée au cathéter non septicémique (AV S D’ EXPERTS) :
En l’absence de bactériémie le diagnostic d’ LC repose sur l’association
•d’une culture de cathéter supérieure ou égale à 103
UFC/ml ou supérieure
ou égale à 15 UFC si une méthode semi-quantitative est utilisée
9
• et des signes d’infection locale (purulence de l’orifice d’entrée du cat éter
ou tunnelite) et/ou des signes généraux (régression totale ou partielle des signes
infectieux généraux dans les 48 eures suivant l’ablation du cat éter).
Infection liée au cathéter non compliquée
Le caractère « non compliqué » d’une infection de cat éter est défini par une évolution
clinique (apyrexie) et bactériologique (hémocultures négatives) favorable à 72 heures de
traitement en l’absence de métastases septiques, d’endocardite ou de thrombophlébite
suppurée.
NB : La terminologie ILC non compliquée exclut le matériel intra-vasculaire - type pace
maker, prothèse valvulaire - à risque de complications
Bactériémie ou fongémie liée au cathéter:
La bactériémie ou la fongémie liée au cathéter est définie par :
1- L’association d’une bactériémie ou fongémie survenant dans les 48 heures encadrant le
retrait du cathéter (ou la suspicion diagnostique d’infection de cat éter si celui-ci n’est pas
retiré d’emblée)
2- Et :
• soit une culture positive avec le même micro-organisme sur l’un des prél vements suivants
culture du site d’insertion ou culture du cathéter supérieure ou égale à 103
UFC/ml
• soit des hémocultures périphérique et centrale positives au même micro-organisme avec
un rapport hémoculture quantitative centrale sur/ périphérique supérieur à 5 ou un délai
différentiel de positivité des hémocultures centrale/périphérique supérieur à deux heures,
avec une positivité plus rapide pour l’ émoculture centrale.
Bactériémie ou fongémie persistante liée au cathéter:
La bactériémie ou fongémie persistante liée au cathéter est définie comme la persistance
d’ émocultures positives apr s trois jours d’antibiot érapie ou de t érapie antifongique bien
conduite.
Premier champ: prévention
10
R1.1 - Pour diminuer le risque d’infection liée aux voies veineuses centrales, il faut utiliser la voie
sous-clavière plutôt que la voie fémorale ou jugulaire, en l’absence de contre-indication. Cette
recommandation ne s’applique pas aux cathéters veineux utilisés pour l’épuration extra-rénale.
GRADE 1+ ACCORD FORT
Beaucoup d’études non-randomisées ont comparé le risque d’infection selon le site d’insertion. Ces
études ont fait l’objet de quatre méta-analyses avec des conclusions différentes (7–10).
L’étude randomisée menée par errer et al. (11) démontrait la supériorité de la voie sous-clavière
comparée à la voie fémorale (Hazard Ratio (HR : 4,83 [1,96 - 11,93]). Cette étude est ancienne et
n’utilisait pas les moyens de préventions actuels. ne étude récente randomisée (12) multi-centrique
démontre la supériorité de la voie sous-clavière comparée à la voie fémorale (HR : 3,4 [1,0 - 4,3]) et
une tendance à la supériorité de la voie sous-clavière comparée à la jugulaire interne en intention de
traiter (HR : 2,3 [0,8 - 6,2]). En analyse per-protocole, la voie sous-clavière est supérieure à la voie
jugulaire interne (HR : 3,8 [1,0 - 14,1]). Enfin une méta-analyse (7), comparant la voie sous-clavière à
la voie jugulaire interne retrouve un risque plus important d’infection en voie jugulaire interne (RR :
1,8 [1,0 - 3,4]) mais avec une étérogénéité importante et une part importante d’études non-
randomisées. À noter que la voie jugulaire interne basse (ou postérieure) semble diminuer le risque
d’infection (13) comparée à la voie haute (ou centrale), mais le niveau de preuve est faible (étude
mono-centrique, non-randomisée) (8).
NB : Les contre-indications usuellement reconnues la pose d’une voie sous-clavière sont des
troubles de l’hémostase primaire ou secondaire sévères (taux de plaquettes < 50 G/L ou TP < 30 %
[INR > 2]), un rapport Pa02/Fi02 < 200 mmHg ou toute situation où l’état respiratoire est précaire ou
instable et pour laquelle les risques de barotraumatisme sont importants.
R1.2 - Il ne faut probablement pas préférer l’abord jugulaire interne à l’abord fémoral lors de la
pose d’un cathéter veineux central pour diminuer le taux d’infection.
GRADE 2- ACCORD FORT
Quatre méta-analyses regroupant 25 047 cathéters ne mettent pas en évidence de différences
significatives en terme d’infection entre abord fémoral et jugulaire interne (8,9,14,15). Deux d’entre
elles sugg rent une réduction du taux d’infection en faveur de l’abord jugulaire interne (RR 0,55 ; 95
% CI : 0,34 - 0,89; I2
= 61 % et RR 1,90; 95 % CI : 1,21 - 2,97 ; I² = 35 %), mais cette différence disparait
quand seules les études randomisées sont prises en compte (8,9). Les études observationnelles
incluant des patients de réanimation tendent à montrer une équivalence des deux abords, voire un
faible avantage pour l’abord jugulaire interne (16–20). Les études randomisées ne montrent pas de
11
supériorité de l’abord jugulaire interne par rapport l’abord fémoral (12,21,22) en de ors d’une
différence de colonisation de l’extrémité du cat éter dans une seule étude en faveur de l’abord
jugulaire interne (RR 1,6 ; 95 % CI : 1,2 - 2,0) (12). ne supériorité de l’abord jugulaire interne est
suggérée chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) élevé (IMC > 28,4
kg/m2
) (14,15,21). L’interférence du temps sur les complications infectieuses en fonction de la voie
d’abord reste discutée. Timsit et al. suggèrent un bénéfice de l’abord jugulaire interne pour une
durée d’insertion supérieure cinq jours (15). Dans les autres études, aucun effet du temps n’a été
recherché (22).
R1.3 – Pour la désinfection cutanée avant l’insertion d’un cathéter intravasculaire, il faut utiliser
une solution alcoolique de chlorhexidine à 2 % plutôt qu’une solution alcoolique de povidone
iodée pour diminuer le taux d’infections.
GRADE 1+ ACCORD FORT
Si la démonstration de la supériorité de la chlorhexidine sur la povidone iodée l’une et l’autre en
solution aqueuse, est faite depuis des années (23) les études en faveur de l’utilisation de la
chlorhexidine alcoolique ont pâti du comparateur, le plus souvent la povidone aqueuse (24,25).
Deux études récentes confirment la supériorité de la chlorhexidine sur la povidone iodée en solution
alcoolique. La première, randomisée contrôlée multicentrique en simple aveugle, comparant les deux
produits pour tous les accès vasculaires montre une réduction de la bactériémie de 49% (RR 0,51 ; 95
% IC : 0,27 - 0,97) de l’infection et de la colonisation de cathéter, comme celle de la colonisation
cutanée l’ablation du cat éter (26). Les effets cutanés sévères au site du cathéter sont
significativement plus fréquents avec la chlorhexidine qu’avec la povidone iodée.
La seconde étude utilise les données d’une étude multicentrique comparant le risque infectieux
selon le site de pose du cathéter (27). En utilisant une mét ode de propension le risque d’infection
de cathéter est réduit de 50 % dans le groupe chlorhexidine alcoolique à 2% par rapport au groupe
povidone iodée alcoolique (mais pas celui de bactériémie liée au CVC). Il existe cependant des risques
de biais dans cette étude ancillaire, quasi-expérimentale et utilisant un score de propension.
R1.4 - Avant l’insertion d’un cathéter intravasculaire, il faut effectuer une désinfection en un seul
temps.
GRADE 1+ ACCORD FORT
12
Une seule étude européenne randomisée contrôlée (26) de forte puissance s’intéresse l’efficacité
des modalités de désinfection cutanée c’est-à-dire, une désinfection en quatre temps avec friction
(détersion, rinçage, séchage et désinfection) versus une désinfection en un temps (un seul passage
du désinfectant sur peau macroscopiquement propre), avec deux antiseptiques différents, povidone
iodé alcoolique versus chlorhexidine alcoolique. La détersion cutanée préalable fait partie des
recommandations françaises pour réduire le nombre de micro-organismes sur la peau et améliorer
l’efficacité de la désinfection (28,29). Quel que soit l’agent antiseptique utilisé cette étude prouve
que cette détersion ne diminuait en aucun cas le taux d’infection de bactériémie ou de colonisation
du cathéter.
Une revue systématique a été publiée par le groupe Cochrane (30) sur les différents types
d’antisepsie pour réduire les infections sur cathéter incluant 13 essais contrôlés randomisés dont le
but était d’évaluer tout type d’agent antiseptique cutané utilisé seul ou en combinaison par rapport
un ou plusieurs autres antiseptiques cutanés un placebo ou l’absence totale d’antisepsie c ez
des patients ayant un cathéter veineux central en place. Dans cette analyse, les auteurs concluaient
que le bénéfice potentiel de la désinfection cutanée sur le risque infectieux en comparaison avec une
absence de désinfection n’était pas démontré. Cependant les preuves obtenues étaient de tr s
faible qualité (études monocentriques de faible puissance et nombreux biais). Aucune étude n’avait
analysé les modalités d’antisepsie. Les modalités et les dispositifs d’application de l’antiseptique sont
encore insuffisamment étudiés (31).
R1.5 - Il ne faut probablement pas utiliser les cathéters veineux centraux imprégnés par des
antimicrobiens (antiseptiques ou antibiotiques) dans le but de diminuer l’incidence des
bactériémies.
GRADE 2- ACCORD FORT
Parmi les mesures évaluées pour réduire le taux d’infection en lien avec la présence d’un CVC,
l’utilisation de cat éters imprégnés par des antiseptiques (chlorhexidine, sulfadiazine argentique) ou
des antibiotiques (association minocycline-rifampicine) a été proposée. Une méta-analyse d’essais
randomisés, contrôlés comparant CVC imprégnés aux antimicrobiens versus CVC standards a montré
(32) : 1) une réduction du risque de bactériémie liée au CVC dans le groupe CVC imprégnés par
l’association chlorhexidine/sulfadiazine argentique (RR 0,73 ; IC95 % : 0,57 - 0,94) ou minocycline-
rifampicine (RR 0,26 ; IC95 % : 0,13 - 0,49), ) l’absence de réduction du risque de bactériémie liée
aux CVC exprimée pour 000 jours de cat éters quel que soit l’antimicrobien utilisé et 3) l’absence
de réduction du risque d’infection locale quel que soit l’antimicrobien utilisé. Une étude
13
monocentrique, observationnelle a montré une réduction du risque de bactériémie liée aux CVC
exprimée pour 000 jours de cat éters avec l’association chlorhexidine/sulfadiazine argentique [RR
IC 95 % : 0,02 (infini-0,27)] (33).
R1.6 - Les données de la littérature chez l’adulte sont insuffisantes pour formuler une
recommandation concernant l’utilisation d’un cathéter imprégné d’héparine pour diminuer le taux
de thrombose.
PAS DE RECOMMANDATION
La revue de la littérature n’a pas permis de retrouver d’études concernant la question posée c ez les
patients adultes admis en réanimation. Par contre c ez l’enfant, Shah et al. ont publié, en 2014 (34),
une revue Cochrane de la littérature qui avait comme objectif de déterminer les effets des CVC
imprégnés d’ éparine sur le risque de t rombose d’occlusion d’infection et les risques locaux.
L’intérêt des CVC c ez l’enfant n’est pas différent de celui rencontré c ez l’adulte (perfusion de la
nutrition parentérale, perfusion de médicaments, monitoring hémodynamique ) et l’imprégnation
par l’ éparine pourrait permettre de diminuer le risque t rombog ne du dispositif et donc
l’agrégation des plaquettes mais également de réduire l’ad érence de bactéries comme les
staphylocoques. Shah et al. ont montré en combinant les deux seules études randomisées contrôlées
comparant le CVC imprégné l’ éparine versus CVC standard un risque relatif de thrombose
(clinique ou par doppler) de 0,31 (IC95 % : 0.01 - 7 68) et un risque d’occlusion de 0 (IC 95 % : 0,07
- 0,72) (une seule étude analysée).
R1.7 - Il faut probablement utiliser des pansements imprégnés de chlorhexidine pour diminuer le
taux d’infections liées au cathéter veineux central ou artériel.
GRADE 2+ ACCORD FORT
Des études réalisées spécifiquement en réanimation (35–39) dont une c ez l’enfant n’ont pas mis
en évidence de réduction de la colonisation des cathéters ou du taux de bactériémie liées au cathéter
par l’utilisation d’éponges imprégnées de chlorhexidine placées sur l’insertion du cat éter veineux
central par rapport à un pansement standard (35,36). Ces études ont inclus un faible nombre de
patients et les taux de colonisation du cathéter étaient assez importants. Un essai randomisé
contrôlé multicentrique incluant 1 636 adultes (37) a montré que l’utilisation d’éponges imprégnées
de chlorhexidine placées sur l’insertion du cat éter veineux central ou artériel diminuait le taux de
bactériémies liées au cathéter de 1,3 à 0,5 (OR 0,4 ; CI 95 % : 0,19 - 0,87) infections pour 1000
cathéters et le taux de colonisation du cathéter de 10,9 à 4,3 (OR 0,41 ; CI 95% : 0,31 - 0,56) pour
14
1000 cathéters par rapport à un pansement standard. Un autre essai réalisé par la même équipe et
incluant 1 879 patients (38) a montré que l’utilisation d’un pansement imprégné de gel de
chlorhexidine placé sur l’insertion du cat éter veineux central ou artériel diminuait le taux de
bactériémies liées au cathéter de 1,3 à 0,5 (OR 0,4 ; IC95% : 0,19 - 0,87) infection pour 1000 cathéters
et le taux de colonisation du cathéter de 10,9 à 4,3 (OR 0,41 ; IC95% : 0,31 - 0,56) pour 1000
cathéters par rapport un pansement standard. l n’y avait pas de lien dans ces études entre le taux
d’infection par centre dans le groupe contrôle et l’efficacité du pansement. l n’y avait pas de
différence d’efficacité entre cat éter veineux et artériel. Les limites de ces études incluaient
l’absence de double aveugle une antisepsie cutanée l’insertion et lors de la réfection des
pansements à la povidone iodée alcoolique (première étude) et une participation financière du
fabricant, notamment dans la seconde étude (38). Parmi les méta-analyses (40–42) la plus récente
(42), regroupant quatre études dont trois réalisées en réanimation a montré que l’utilisation
d’éponges ou de pansements imprégnés de chlorhexidine diminuait le taux de bactériémies liées au
cathéter (OR 0,51 ; CI 95 % : 0,33 - 0,78) et le taux de colonisation du cathéter (OR 0,58 ; CI 95 % :
0,47 - 0,73). Ces études ont montré des taux de dermites significativement plus élevés avec les
pansements à la chlorhexidine (respectivement 5 % et 3 %) qu’avec un pansement standard ( %
dans les deux études) (37,38) la nécessité d’arrêt de l’utilisation de pansements imprégnés c ez
1,1% des patients (38), et des cas de dermite grave chez les patients avec pathologies cutanées
préexistantes (43) ou c ez l’enfant (36,44). Plusieurs études (45–49) ont suggéré que l’utilisation des
pansements imprégnés de chlorhexidine avait un rapport coût bénéfice favorable, avec une
réduction de coût de 100 à 964 USD par cathéter posé.
R1.8 - Il ne faut probablement pas refaire le pansement de cathéter avant le 7e
jour sauf si celui-ci
est décollé, souillé ou imbibé de sang.
GRADE 2- ACCORD FORT
Quatre études randomisées (37,50–52) conduites en Europe entre 995 et 009 ont évalué l’intérêt
d’une réfection moins fréquente du pansement (une fois par semaine vs fois par semaine (51,52),
15 jours contre 4 jours (50) et 7 jours vs 3 jours (37)). Trois études (50–52) de petite taille (dont une
c ez l’enfant (50)) ont inclus des patients ayant une néoplasie ou une hémopathie nécessitant un
cathéter veineux central. Une seule étude (37) a été conduite en réanimation et a inclus 1 636
adultes nécessitant un cathéter veineux central et/ou artériel. Ces études ont montré que le risque
d’infection du cat éter locale ou systémique de lésions cutanées ou de mortalité n’était pas
augmenté avec l’allongement du délai de réfection des pansements. Néanmoins, le décollement ou
la présence de souillure ou de saignement sous le pansement conduisent à une réfection plus
15
précoce que prévue de celui-ci dans les bras « intervalle long entre 2 pansements ». Dans la seule
étude réalisée en réanimation (37), le nombre médian de changement de pansements par cathéter
était de 3 [2-5] jours dans le bras « 7 jours » contre 4 [3-6] jours dans le bras « 3 jours » (p < 0.001).
R1.9 - Il faut insérer les cathéters veineux jugulaires internes sous contrôle échographique pour
réduire le nombre de complications mécaniques.
GRADE 1+ ACCORD FORT
La ponction des veines jugulaires internes utilisant les repères anatomiques se complique, dans
environ 20 % des cas, principalement de ponction artérielle et d’hématome. Le taux de succès est
d’environ 86 % et le succès à la première ponction de 55 % en utilisant des repères anatomiques (53–
59). L’éc oguidage diminue le temps pour ponctionner la veine, augmente le nombre de succès total
et le nombre de succ s au premier essai. L’éc oguidage diminue aussi le nombre de complications,
essentiellement les ponctions artérielles et les hématomes ce qui peut être important chez les
patients avec troubles de l’ émostase. Plusieurs méta-analyses (60,61) ont été publiées et
confirment ces conclusions sur des populations plus larges. Ces résultats semblent constants quelle
que soit la sous-population étudiée de patients (pédiatrie adultes) ou d’opérateurs (expérimentés ou
non expérimentés), même si ces sous-groupes sont de petites tailles avec un niveau de preuve peu
élevé. De rares études ont analysé les complications infectieuses à distance, mais les faibles effectifs
rendent difficile une conclusion définitive même s’il ne semble pas exister de risque particulier à
l’utilisation de l’éc oguidage (54). La plupart des études ont utilisé la coupe transversale (avec
approche out-plane) plutôt que la coupe longitudinale de la jugulaire (avec approche in-plane) ;
aucune recommandation ne peut être faite sur ce sujet, les données étant contradictoires.
R1.10 - Il faut probablement insérer les cathéters veineux sous-claviers sous contrôle
échographique pour diminuer le nombre de complications mécaniques.
GRADE 2+ ACCORD FORT
Une méta-analyse publiée par la revue Cochrane en 2014 relevait les données issues de neuf études
et plus de 2 000 patients (60). Cette méta-analyse montrait une diminution significative du nombre
de ponctions artérielles accidentelles (RR 0,21 ; IC 95 % : 0,06 – 0 8 ) et du nombre d’ ématome
pendant la procédure (RR 0,26 ; IC 95 % : 0,09 – 0,76). Cette méta-analyse ne trouvait par contre pas
de différence sur le nombre total de complications, le nombre de ponctions nécessaires, le taux de
succès dès la première ponction ou la durée de la procédure (60). l faut souligner l’ étérogénéité
des résultats des études incluses dans cette méta-analyse ainsi que l’imprécision des résultats
16
R1.11 - Les experts suggèrent d’insérer les cathéters veineux fémoraux sous contrôle
échographique pour diminuer le nombre de complications mécaniques.
AVIS D’EXPERTS
La plus récente méta-analyse sur les cathéters veineux fémoraux rapporte quatre études
prospectives randomisées dont l’une est conduite en milieu péri-opératoire et aucune en
réanimation (60). Les études de cette méta-analyse bien que de faible qualité, démontrent une
diminution du nombre d’éc ec de complication du temps de pose et du nombre de ponctions
(63,67,68).
R1.12 - Les experts suggèrent de canuler les artères radiales et fémorales sous contrôle
échographique pour réduire le nombre de complications mécaniques.
AVIS D’EXPERTS
Peu d’études ont c erc é démontrer l’intérêt de l’éc ograp ie pour la mise en place de cathéters
artériels radiaux et fémoraux c ez l’adulte. Les avantages t éoriques utiliser l’éc ograp ie sont une
diminution des complications pendant la procédure (hématome au point de ponction), une
augmentation du taux de succès et une durée d’insertion plus courte. La pose de cathéter artériel
fémoral n’a été évaluée essentiellement qu’en salle de cat étérisme interventionnel (69). Une méta-
analyse publiée en 2015 référençant quatre études incluant 1 422 patients, semblait indiquer une
diminution du taux de complications (ponction veineuse accidentelle ou hématome au niveau du
point de ponction) (RR 0,51 ; IC95% : 0,28 – 0,91) (69).
obtenus. Une autre méta-analyse publiée en 2015 relevait les données issues de 10 études et 2 168
patients (62). Les limites de ces études étant les mêmes que celles de la revue de la Cochrane, les
auteurs constataient toutefois une diminution significative du nombre total de complications avec
l’utilisation de l’éc ograp ie (OR 0,53 ; IC 95% : 0,41 – 0,69). Les populations étudiées, les effectifs
inclus et l’existence de plusieurs limites font que le bénéfice poser systématiquement les cat éters
veineux sous claviers sous contrôle éc ograp ique n’est pas encore formellement démontré
(57,63,64). Enfin, la technique de pose des cathéters veineux centraux sous-claviers sous contrôle
échographique fait aussi débat : ponction dans le plan ou en dehors du plan, utilisation systématique
ou non du Doppler pendant la procédure (63,65,66). Les effectifs, le nombre limité d’études et les
limites suscitées ne permettent pas d’établir la supériorité d’une stratégie sur une autre.
17
Quelques études ont évalué l’intérêt de l’éc ograp ie pour la mise en place d’un cat éter au niveau
de l’art re radiale. ne méta-analyse publiée en 2016 incluait les données issues de cinq études
randomisées (70). l s’agissait d’études réalisées c ez l’adulte le plus souvent au bloc opératoire (71–
74). Les auteurs de cette méta-analyse ne constataient qu’une augmentation du taux de succ s la
première ponction (RR 1,4 ; IC95% : 1,28 – 1,64) et donc une diminution du nombre de tentative
avant de pouvoir canuler l’art re radiale. Le bénéfice utiliser systématiquement l’éc ograp ie
semblait dépendre de l’expertise de l’opérateur : les opérateurs les plus aguerris ayant le moins de
bénéfice utiliser l’éc ograp ie (73). Les résultats des études étaient contradictoires pour savoir si
l’éc ograp ie permettait de diminuer la durée de la procédure ou le nombre de complications.
Deuxième champ : surveillance
R2.1 - Les experts suggèrent que l'appartenance des services de réanimation à un réseau de
surveillance permet de limiter l’incidence des infections liées au cathéter.
AVIS D’EXPERTS
L’intérêt de la surveillance en réseau se situe dans plusieurs domaines. Les réponses proposées ne
reposent pas sur des essais cliniques classiques, mais sur des études épidémiologiques
observationnelles. Les définitions communes permettent la comparabilité intra et interservices. Les
grands ensembles de définitions sont celles du CDC américain et de l’ECDC européen (75,76),
utilisées en France avec une concordance variable (77,78). Au-delà des travaux classiques
concernant la relation entre la surveillance et l’évolution des taux des infections acquises en
réanimation (79), deux études ont montré que la surveillance en réseau (80,81) a entrainé la baisse
des taux d’infections sur des études de type avant-après. Plusieurs exemples de mise en place de
programmes de prévention existent dans la littérature aux USA (82), mais aussi en Europe
(programme espagnol Bacteremia Zero) (83). À la demande de la commission européenne l’ECDC a
mis en place la mesure d’indicateurs de processus et de structure (84) repris en France (85). L’étude
des facteurs de risque d’infections bénéficie du travail en réseau qui permet de les valider sur un
grand nombre de patients et donc d’orienter les mesures de prévention (86). L’obtention de
données agrégées pertinentes d’écologie bactérienne car reflétant l’écologie fran aise et des
données agrégées de consommation d’antibiotiques, reste encore tr s difficile mettre en œuvre
(87). Enfin on peut également arguer de l’intérêt du travail en réseau sur des param tres moins
objectifs comme l’appartenance un groupe la possibilité de réaliser des comparaisons pour
identifier les « outliers » (88).
18
R2.2 - Il faut instaurer un programme d’amélioration de la qualité des soins, au sein des services de
réanimation, pour réduire les bactériémies liées aux cathéters.
GRADE 1+ ACCORD FORT
L’utilisation des c eck-lists pour l’insertion et pour les soins quotidiens ainsi que l’instauration des
chariots et kits « all inclusive », aident à respecter le programme de la qualité en standardisant les
pratiques d’insertion et de soins des cat éters veineux centraux. Un total de 48 études (publiées en
2006 ou plus tard), a été investigué pour répondre à cette question (3,71,82,83,89–132). Trois études
randomisées contrôlées et de bonne qualité ont significativement réduit les bactériémies sur les CVC
en appliquant un programme de « best practice » (3,110,116). Une diminution des infections en
fonction d’une amélioration de l’observance des pratiques a été bien démontré dans deux études
(3,123). La majorité des études publiées ont appliqué une méthodologie avant-après sans groupe
contrôle, et donc ont été jugées de faible qualité selon la méthode « GRADE » (93). Dans l’ensemble
les études ont démontré une diminution des bactériémies sur cat éters de l’ordre de 55 % en
réanimation adulte et de l’ordre de 4 % aux soins intensifs pédiatriques (133). Une stratégie
multimodale (134) et une formation utilisant un centre de simulation ont été démontrées efficaces
dans l’amélioration de la pratique (Tableau 2) (94,110).
Tableau 2– Stratégies suggérées par les experts pour permettre la diminution les infections liées
aux cathéters.
Lors de l’insertion Lors des soins
Hygiène des mains Hygiène des mains
Mesures d’ ygi ne et d’asepsie maximale
(bonnet, masque, blouse stérile, gants stériles,
larges champs stériles)
Contrôles réguliers du pansement
Chlorhexidine alcoolique à 2% pour l’antisepsie
de la peau
Réfection du pansement semi-perméable
transparent tous les 7 jours (sauf décollement,
souillure ou saignement)
19
Changement de tubulures après 96 h (ou dans
les 24 h si lipides ou produits sanguins)
Désinfecter les valves avant l’acc s ou manipuler
les systèmes ouverts sur une compresse stérile
ou imbibée dans l’alcool
Enlever le cat éter d s qu’il n’est plus nécessaire
R2.3 - Les experts suggèrent de mettre en culture les cathéters veineux centraux ou artériels
uniquement en cas de suspicion d’infection liée aux cathéters.
AVIS D’EXPERTS
l n’existe aucune étude randomisée ayant évalué l’intérêt ou l’absence d’intérêt de la mise en
culture systématique des cathéters veineux centraux ou artériels en réanimation, que ce soit dans le
but de prévenir (i.e. diminution de l’incidence des ILC) ou de traiter (i.e., identification des cathéters
colonisés nécessitant ou pas un traitement secondaire).
Une revue systématique incluant 29 études publiées entre 1990 et 2002, avait suggéré une
corrélation entre la colonisation des CVC (diagnostics effectués majoritairement par la méthode de
Maki) et les bactériémies liées aux cathéters (135).
Quatre études (2 rétrospectives et 2 prospectives) observationnelles de cohorte ont été identifiées
dans lesquelles les cathéters veineux centraux ou artériels ont été mis systématiquement en culture.
l s’agissait majoritairement de patients de réanimation (136–139). Différentes méthodes de
cultures étaient utilisées (Brun-Buisson et Maki). Les indications de retrait étaient systématiques
pour deux d’entre elles et multiples pour les autres ; dont des suspicions d’infections liées au
cathéter. Le pourcentage de cathéters colonisés oscillait entre 6 et 15 %. La prévalence des
infections secondaires était de 1,3 % à 4 %. Les espèces les plus fréquemment impliquées dans les
bactériémies liées aux cathéters et survenant après le retrait étaient : Staphylococcus aureus,
entérobactéries et Candida spp.
Deux recommandations internationales suggèrent une mise en culture de cathéters si et seulement
si la bactériémie liée au cathéter est suspectée. Cependant la présence d’anomalies de la
température est retrouvée dans près de deux tiers des cas et la présence de SRIS dans 4 cas sur 5. La
présence de signes d’infection est fréquente le jour de l’ablation pour les malades de réanimation
(140).
20
Troisième champ : diagnostic et traitement des infections liées aux cathéters
DIAGNOSTIC D’INFECTION LIEE AU CATHETER
R 3.1 - Devant une colonisation de cathéter à S. aureus, il faut probablement effectuer des
hémocultures périphériques dès le rendu des résultats.
GRADE 2+ ACCORD FORT
L’infection de cat éter avec hémocultures à Staphylococcus aureus est une complication grave. Elle
est associée à un fort potentiel de métastases septiques par dissémination hématogène (141). Une
colonisation de cathéter à S. aureus est fréquemment associée à une bactériémie concomitante au
même germe (142) notamment lorsque le cat éter est retiré pour suspicion d’infection (143). La
présence d’un cat éter colonisé S. aureus est associée à une fréquence élevée de bactériémies ou
de métastases septiques hématogènes, qui surviennent souvent dans les 4 jours qui suivent le retrait
du cathéter colonisé (144,145).
Chez les patients suspects d’infection de cathéters, avec une culture de cathéter positive à S. aureus,
le risque de développer dans les 6 mois une infection bactériémique ou métastatique à S. aureus est
plus élevé lorsque les hémocultures prélevées dans les 48 heures qui précèdent ou suivent le retrait
du cathéter sont positives. Lorsque chez ces patients aucune émoculture concomitante n’est
réalisée, une infection ultérieure à S. aureus survient dans plus de 20% des cas (143).
R3.2 - Au cours d'une infection de cathéter veineux central avec bactériémie ou fongémie
persistante, les experts suggèrent de réaliser un bilan d'extension à la recherche de complications
locales et systémiques. Ce bilan comporte notamment une échographie doppler du vaisseau
cathétérisé, une imagerie à la recherche d’emboles septiques ainsi qu’une échocardiographie pour
les cathéters posés en territoire cave supérieur.
AVIS D’EXPERTS
ne bactériémie (ou une fongémie) persistante est définie comme la persistance d’ émocultures
positives apr s 3 jours d’antibiot érapie bien conduite. Les infections de CVC peuvent être
responsables de complications locorégionales et/ou systémiques. Les complications locorégionales
comprennent la suppuration au point d’insertion du cat éter, la tunnelite et la thrombophlébite
suppurée. Les complications systémiques sont en rapport avec la bactériémie source d’endocardite
et/ou d’emboles septiques (notamment au niveau de la rétine). Elles atteignent plus fréquemment la
21
circulation pulmonaire. Elles sont plus fréquentes lors d’une infection Staphylococcus aureus et
Candida spp. (146–148). l n’existe pas d’étude spécifique sur les patients de réanimation dans ce
domaine. Aucune étude randomisée n’a évalué l’impact clinique d’un bilan d’extension la
recherche de complications locales et systémiques.
R3.3a - Les experts suggèrent de réaliser une échographie trans-oesophagienne dès que possible
chez tous les patients atteints d’une fongémie ou d’une bactériémie persistante à Staphylococcus
aureus ou Enterococus spp.
AVIS D’EXPERTS
R3.3b - Au cours d’une infection de cathéter veineux central avec bactériémie persistante, quel que
soit le micro-organisme incriminé, les experts suggèrent la réalisation d'une échocardiographie
trans-oesophagienne dès que possible chez les patients à risque d’endocardite : hémodialyse,
foyers emboliques d'infection, toxicomanie intra-veineuse, chambre implantable, dispositif
électronique intracardiaque, valve prothétique, antécédent d’endocardite infectieuse et anomalie
structurelle cardiaque.
AVIS D’EXPERTS
Le risque d'endocardite infectieuse dépend de l'agent étiologique responsable de la bactériémie :
Dans les cas de bactériémies persistantes à Staphylococcus aureus, on constate une élévation du taux
de rechute et du taux de mortalité dans les 12 semaines suivant un épisode de bactériémie (149).
Dans une étude où les émocultures étaient répétées tous les 3 jours dans les suites d’une
bactériémie positive à S. aureus le taux d’emboles septiques était de 5 % si la bactériémie durait
moins de 3 jours et augmentait à 25 % en cas de de bactériémie documentée persistant plus de 10
jours (141).La candidémie persistante a également été associée à un taux de mortalité élevé avec un
risque ajusté de 2,5 (IC 95 % : 1,33 - 4,72). L'incidence de l'endocardite chez les patients atteints de
candidémie a fait l’objet de moins d’évaluation. Dans une étude récente l'endocardite a été détectée
chez 2,9 % des patients ayant une candidémie à l'aide d'une ETT et chez 11,5 % de ceux ayant
bénéficié d’une ETO (150).
Chez les patients avec une ILC à Enterococcus spp documentée, la nécessité d'exclure
systématiquement une endocardite reste discutée. Dans une étude récente portant sur 1515
patients atteints de bactériémie à entérocoque, 65 (4,29 %) d’entre eux avaient une endocardite
prouvée ; 16,7 % des patients bactériémiques ont été diagnostiqués par une ETT et 35,5 % par une
ETO.
Les données concernant les bacilles à Gram négatif sont insuffisantes.
Le risque d'endocardite infectieuse dépend également des conditions prédisposant le patient,
22
notamment de la présence ou non d’une valvulopathie préexistante. Actuellement, plusieurs études
(151–156) suggèrent, en raison du très faible risque d'endocardite infectieuse, de réaliser une ETO si
et seulement si les facteurs de risque suivants sont présents : bactériémie persistante, hémodialyse,
acquisition communautaire, embolies septiques, phénomènes immunologiques ou emboliques,
toxicomanie intraveineuse, chambre implantable, dispositif intracardiaque, valve prothétique,
antécédent d’endocardite infectieuse ou anomalie structurelle cardiaque.
R3.4 – Les experts suggèrent de pratiquer simultanément par le cathéter et par une ponction
veineuse périphérique, des hémocultures et d’appliquer des méthodes de quantification
bactérienne comparative et/ou une détermination du délai différentiel de pousse bactérienne.
AVIS D’EXPERTS
Une méta-analyse montrait que les hémocultures quantitatives concomitantes permettaient le
diagnostic de bactériémie sur cathéter avec une sensibilité de 79 % et une spécificité de 94 % (157).
Depuis cette publication d’autres études ont été réalisées (158–160) . Elles utilisent toutefois des
seuils de significativité différents, des méthodes de cultures du cathéter variables et mélangent
divers types de cathéters.
Avec les mêmes variations de diagnostic et de cathéter, sept études (159–165) ont évalué, pour le
diagnostic de bactériémie sur cat éter la validité d’un temps de pousse au moins inférieur de
dans le flacon prélevé sur cathéter par rapport à celui prélevé en périphérie.
Les résultats en termes de sensibilité, spécificité, valeurs prédictives positive et négative sont les
suivants :
Sensibilité Spécificité VPP VPN
Hémocultures
quantitatives
71-93% 95-99% 83-100% 95-99%
Temps de pousse 44-96% 90-100% 61-94% 89-99%
CONTEXTES CLINIQUES
R3.5 - Chez un patient fébrile, sans signe de gravité, sans signe local, sans fièvre de cause non
infectieuse, et sans autre foyer infectieux suspecté, les experts suggèrent de retirer l’abord
vasculaire si ce dernier n'est pas indispensable.
23
AVIS D’EXPERTS
Cette recommandation est motivée par deux constatations étayées dans la littérature : 1- même en
réanimation, plus de 20 % des cathéters centraux en place un jour donné, sont injustifiés (166), et 2-
le maintien d’un cat éter en place en cas d’infection prouvée est toujours risqué et associé à un sur-
risque de décès (167,168) en particulier pour les bactéries multi résistantes.
R3.6 - Chez un patient avec fièvre sans signe de gravité, si le cathéter ne peut pas être remplacé
sans risque important, les experts suggèrent de préférer au retrait immédiat, la réalisation de
façon simultanée d’hémocultures par ponction veineuse périphérique et par prélèvement de sang
sur la voie d’abord vasculaire suspectée avec méthodes de quantification bactérienne comparative
et/ou une détermination du délai différentiel de pousse.
AVIS D’EXPERTS
Cette recommandation repose sur les résultats d’une étude publiée en 004 (5). Les patients
suspects d’infection sur voie veineuse centrale ont été randomisés dans un groupe retrait » versus
« surveillance renforcée ». Dans cette étude, les auteurs ont exclu les patients ayant des signes de
gravité reportés dans la recommandation ci-dessus. Parmi 144 patients évalués, 80 avaient au moins
un crit re d’exclusion conduisant au retrait du CVC. C ez ces patients le diagnostic d’infection sur
cathéter a été retenu chez 25 % des patients. Parmi les 64 patients randomisés, le CVC a été retiré
chez 32 patients ; une infection sur cathéter a été diagnostiquée chez 2 patients. Dans le groupe
« surveillance », 37 % des voies veineuses centrales ont été retirées entre l’inclusion et J 0 pour
sepsis persistant, instabilité hémodynamique, dysfonction du cathéter, violation du protocole. Trois
infections sur cathéter ont été diagnostiquées dans le groupe surveillance. Donc seuls 8 % de ces
patients ont eu un diagnostic d’infection sur cat éter.
NB : les signes de gravité sont mentionnés dans l’introduction.
R3.7 - Chez un patient de réanimation suspect d’ILC avec signe de gravité, en l'absence d'autre
point d’appel infectieux, les experts suggèrent de retirer le cathéter après avoir réalisé des
hémocultures sur une veine périphérique et sur la voie d’abord vasculaire.
24
NB Si l'hémoculture est prélevée sur KTA, la négativité de la culture du KTA est nécessaire pour
accepter le diagnostic de bactériémie.
AVIS D’EXPERTS
Les infections sur cathéter sont la cause principale de sepsis chez environ 5 % des patients (169,170).
Une revue systématique de la littérature publiée en 2018 désigne le retrait du cathéter comme
l’intervention princeps, et toujours recommandée, spécialement en cas de sepsis ou de choc (2).
Cette recommandation s’applique également c ez le patient neutropénique (171). Elle repose au
total sur un faible niveau de preuve avec des éléments indirects comme la surmortalité des patients
neutropéniques en c oc septique c ez lesquels le site implantable n’est pas retiré (172). Les
évolutions tec nologiques en particulier l’utilisation systématique des ultrasons pour la pose des
voies veineuses centrales a facilité l’abord veineux en augmentant de 0 80 % le taux de succès de
la procédure et en réduisant de 50 % les complications mécaniques, notamment pour les abords
sous-claviers et jugulaires internes (60). Ce progr s ne peut qu’inciter un recours au c angement de
voie de fa on systématique en cas d’infection. La réalisation d’une émoculture avant de débuter
une antibiothérapie chez les patients suspects de sepsis est associée à une diminution de la mortalité
(170).
R3.8 - Chez le patient de réanimation ayant une ILC, les experts suggèrent que la durée de
l’antibiothérapie tienne compte du germe identifié, des prélèvements microbiologiques et des
éventuelles complications (Tableau 3).
AVIS D’EXPERTS
La durée de traitement des infections liées au cathéter dépend de deux facteurs : l’esp ce
microbienne impliquée et la présence ou non de complications locales ou distance. l n’existe
aucune étude randomisée permettant de définir la durée de traitement adéquate. Par convention et
probablement du fait du risque de localisations secondaires et/ou du tropisme endovasculaire, les
experts recommandent une durée prolongée en cas d’infection Staphylococcus aureus et à
Candida spp. (14 jours). Dans les autres situations, la durée de traitement est de 7 jours.
En cas de localisations secondaires, la durée de traitement est adaptée au site de la localisation.
Seule la t rombop lébite suppurée définie par la découverte d’une t rombose et la persistance
d’une bactériémie au-delà de la 72ème
eure d’un traitement efficace nécessitera une durée de
traitement minimale d’au moins 4 semaines pouvant être prolongée jusqu’ 6 semaines.
25
La durée de traitement en cas de thrombophlébite suppurée est basée sur des avis d’experts. Une
étude rétrospective récente portant sur des patients porteurs de thrombophlébites suppurées à S.
aureus montre qu’une durée de traitement antibiotique inférieure à 28 jours et l’absence de
traitement anticoagulant sont associés plus d’éc ecs t érapeutiques (173).
R3.9 – Chez le patient de réanimation, en cas de bactériémie liée au cathéter, démontrée par des
hémocultures comparatives, avec bactériémie ou complication locale, les experts suggèrent de
retirer le cathéter dès que possible, quel que soit le germe ou le terrain.
AVIS D’EXPERTS
En cas d’ LC bactériémique, le maintien d’un cat éter en place est associé à un sur-risque de décès
(149,167) en particulier pour les bactéries multi-résistantes. En effet, l’ablation de la source de
l’infection fait partie de l’ensemble des recommandations du traitement des bactériémies. Elle reste
aussi la règle dans le traitement des candidémies (174).
TRAITEMENT EMPIRIQUE
3.10 - La durée de traitement antibiotique d’une colonisation d’un cathéter identifiée sans
bactériémie dépend de l’espèce identifiée et du contexte dans lequel le retrait du cathéter a été
effectué. Les experts suggèrent (Tableau 3) :
a- En l’absence de signes infectieux, aucun traitement n'est justifié. Toutefois, une surveillance
avec réalisation d'hémocultures, même en l'absence de fièvre est nécessaire en cas de colonisation
à Staphylococcus aureus, Candida spp., Pseudomonas aeruginosa et autres bacilles à Gram négatif
non-fermentants.
b- Si le retrait a été effectué dans un contexte de sepsis non expliqué :
b-1 : En cas de colonisation à S. aureus, Candida spp. ou bacilles à Gram négatif non-
fermentant, la durée totale devra être de 3 à 5 jours, en l'absence de bactériémie ou de
complications.
b-2 : En cas de colonisation à S. à coagulase négatif ou à entérobactéries : aucun traitement
antibiotique n'est nécessaire.
AVIS D’EXPERTS
26
Seuls 17 % des patients avec cathéters colonisés ( > 103
UFC/ml) développeront une bactériémie
secondaire (2). C ez les patients dont le cat éter retiré est colonisé le risque de survenue d’une
bactériémie dépend de plusieurs facteurs dont l’immunité sous-jacente du patient l’existence ou
non d’une t rombose de la veine cat étérisée de l’esp ce microbienne et probablement de
l’importance de l’inoculum.
l n’existe aucune étude randomisée permettant d’identifier parmi les patients ospitalisés en
réanimation ayant un cathéter colonisé et après retrait, ceux exposés au risque de bactériémies
secondaires. L’analyse de la littérature (2) est limitée par le caractère observationnel des études,
l’absence de données quant aux conditions de retrait (en période fébrile ou non l’existence ou non
de foyer infectieux autre) et l’absence de suivi systématique des patients apr s le retrait. Trois
espèces microbiennes semblent être associées à un sur-risque de bactériémies secondaires :
Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter baumannii et, à moindre degré,
Candida spp.
Les experts recommandent dans cette situation spécifique de ne traiter de façon systématique que :
1- les patients dont le cathéter est retiré dans un contexte fébrile,2- non expliqué et pour lesquels la
culture du cathéter identifie, 3- une des 3 espèces citées plus haut à un taux significatif et 4- > 103
UFC/ml si la technique de Brun Buisson est utilisée. En l’absence de données quant la durée du
traitement, les experts proposent de ne pas dépasser cinq jours d’antibiot érapie en l’absence de
bactériémie ou de complications.
Chez les patients ayant une colonisation de cathéter à S. aureus isolée, sans hémoculture
périp érique concomitante positive il est recommandé d’administrer une antibiothérapie anti-
staphylococcique de 5 à 7 jours (175). Les études supportant cette recommandation sont peu
nombreuses, observationnelles, rétrospectives, de faible effectif, rarement réalisées en réanimation
et le plus souvent non contrôlées (143–145,176–179). La définition des bactériémies secondaires
utilisée par plusieurs auteurs (> 24 heures après le retrait du cathéter) ne permet pas de distinguer
dans bon nombre de cas la bactériémie liée au cat éter de la bactériémie secondaire. l n’existe pas
de données sur les cathéters artériels colonisés à S. aureus sans hémoculture concomitante
périphérique positive.
Concernant les colonisations bactériennes, trois études rétrospectives (180–182) et deux études
prospectives (183,184) observationnelles recommandent une durée d’au moins trois jours
d’antibiotiques avec au moins un des antibiotiques adapté l’antibiogramme. Trois études sur cinq
montrent une réduction franche des bactériémies, parmi lesquelles deux sont prospectives et ciblent
chacune une bactérie particulière : P. aeruginosa et A. baumannii.
27
Concernant les colonisations fungiques, cinq études rétrospectives (182,185–188) sont disponibles et
incluses dans une méta-analyse (189) publiée en 2014. La mortalité est particulièrement élevée dans
ces études (42 %). Elles ne montrent pas de différence entre l’effet du traitement antifongique et la
surveillance simple sur la survenue de fongémies ou candidoses profondes (5 études), ni sur la
mortalité (3 études). Des essais thérapeutiques randomisés sont nécessaires.
R3.11 - En cas d’antibiothérapie probabiliste au cours d’une suspicion d’ILC chez un patient
hospitalisé en réanimation, les experts suggèrent la prescription d’un antibiotique (ou une
association) couvrant les bacilles à Gram négatif y compris Pseudomonas aeruginosa en association
à un traitement anti cocci à Gram positif.
AVIS D’EXPERTS
Le traitement des suspicions d’infections liées au cat éter nécessite l’utilisation des antibiotiques en
probabiliste et doit être débuté avant l’obtention des résultats microbiologiques. Quatre principes
doivent dicter l’attitude t érapeutique : (a) le contrôle de la source (retrait du cathéter en cas de
signes de gravité et en cas d’inutilité) (b) le choix des classes antibiotiques (dépend de
l’épidémiologie locale et individuelle du patient) (c) la gravité de l’épisode infectieux et la présence
de comorbidités et (d) l’optimisation des modalités t érapeutiques permettant d’atteindre des taux
plasmatiques efficaces.
Les données Réa-Raisin (2016) mettent en évidence au sein de prélèvements des CVC,
respectivement 6 %, 35 %, 28 % et 9,6 % de S. aureus (dont 20% résistant à la méticilline), de
staphylocoque à coagulase négative d’entérobactéries (dont 8 9 % d’EBLSE) et Pseudomonas
aeruginosa.
Au regard des données en cas de suspicion d’ LC c ez un patient ospitalisé en réanimation les
experts sugg rent la prescription d’un antibiotique (ou une association) couvrant les bacilles à Gram
négatif y compris le P. aeruginosa, en association à un traitement anti cocci à Gram positif. L’état de
c oc un terrain d’immunodépression (neutropénie transplantation d’organe) une aute prévalence
de résistance dans l’unité concernée et la colonisation préalable connue B R sont les quatre
facteurs à prendre en compte pour inclure les BMR dans le spectre antibiotique choisi.
R3.12 – En cas de suspicion d’ILC chez un patient hospitalisé en réanimation, les experts
recommandent de ne pas débuter de traitement antifongique empirique systématique.
AVIS D’EXPERTS
28
Chez les patients de réanimation le risque d’ LC septicémique du à Candida spp. reste faible à 1,3
pour 1000 séjours (190) et la fréquence de Candida spp. dans les LC reste de l’ordre de 5 % (rapport
REA-RAISIN 2017). Le risque ne concerne donc que peu de patients et les experts considèrent que la
prise en compte de ce risque ne doit pas s’appliquer systématiquement mais uniquement des sous
populations à risque élevés (patients admis en état de choc, avec défaillance multiviscérale sous
antibiot érapie large spectre fortiori s’il existe une colonisation fongique préalable) (2,2,191–
197).
TRAITEMENT AVEC DOCUMENTATION BACTERIENNE
R3.13 - La durée de traitement adéquate d’une bactériémie liée au cathéter est de 7 jours.
Toutefois, les experts suggèrent de prolonger cette durée dans les situations suivantes :
a-En cas de bactériémie à Staphylococcus aureus ou Candida albicans, cette durée pourra être
prolongée de 7 à 14 jours en l'absence de localisation secondaire ou de complication.
b-En cas de localisations secondaires (endocardite, métastases septiques, ostéomyélite), ou de
complications (i.e. thrombophlébite suppurée définie par la découverte d’une thrombose au
regard de la voie veineuse cathétérisée et la persistance d’une bactériémie au-delà de la 72ème
heure), la durée du traitement devra être de 4 à 6 semaines (Tableau 3).
AVIS D’EXPERTS
Actuellement, il n’existe pas d’essai randomisé ayant évalué l’impact d’un traitement antibiotique
court (< 14 jours) vs. un traitement prolongé (> 14 jours) sur le taux de récidive, de complications, et
de mortalité chez le patient non immunodéprimé. Les données disponibles, issues pour la grande
majorité d’études rétrospectives de faible taille concernent essentiellement les infections de
cathéters centraux «non compliquées» à S. aureus (198–200). Le risque de localisation secondaire et
de récidive semble être augmenté en cas de traitement court (5 - 10 % ) (147,198,200–202). Un
traitement court ne peut être envisagé qu’en l’absence de complication et en cas de retrait du
cathéter. l n’y a pas d’étude disponible sur la durée de traitement des infections de cat éters
bacille gram négatif, entérocoque, ou staphylocoque coagulase négative.
R3.14a - Les experts suggèrent un traitement probabiliste intégrant la vancomycine en cas de
suspicion d’ILC, si le patient ou la situation écologique du service font craindre un risque élevé
d’infection à S. aureus résistant à la méticilline.
AVIS D’EXPERTS
29
R3.14b - Les experts suggèrent de ne pas utiliser la téicoplanine comme antibiothérapie empirique
en cas d’ILC.
AVIS D’EXPERTS
R3.14c - Il faut probablement utiliser la daptomycine en cas d’ILC avec choc septique, insuffisance
rénale aigue et/ou exposition récente à la vancomycine (> 1 semaine au cours des 3 derniers mois)
ou si la prévalence locale de SARM avec une CMI à la vancomycine ≥ 1,5 μg/ml est élevée.
GRADE 2+ ACCORD FORT
R3.14d - Les experts suggèrent de ne pas utiliser le linézolide en cas d’infection de voie veineuse
centrale avec choc septique.
AVIS D’EXPERTS
Les patients avec une ILC à S. aureus présentent un risque élevé de survenue d’emboles
hématogènes, en particulier lorsque le cathéter ne peut pas être retiré et/ou que le traitement
antibiotique n'est pas approprié. La vancomycine est l'antibiotique le plus fréquemment prescrit en
cas d’infection à S. aureus résistant à la méticilline et/ou à S.coagulase négatif. Des études ont
comparé l'efficacité et l'innocuité des glycopeptides (vancomycine vs teicoplanine) dans les
bactériémies à Staphylococcus spp. (y compris SAR ). l n’a pas été observé de différences
significatives entre les deux antiinfectieux (203,204), bien que des isolats cliniques de S. épidermidis
et S. haemolyticus aient été rapportés avec une sensibilité réduite à la téicoplanine (205).
La vancomycine est associée à des taux de succès clinique plus faibles pour les bactériémies à SARM
dont la C est ≥ 5 mg/L (206,207). Dans une étude cas-témoin centrée sur des cas d'infection à
SAR avec une C la vancomycine ≥ 5 mg/L un taux de survie plus élevé a été observé dans le
groupe de patients traités par la daptomycine (208). L'analyse multivariée a confirmé que
l'insuffisance rénale et le traitement antérieur par la vancomycine étaient associés un taux d’éc ec
clinique significativement plus élevé. L'impact reste mal connu sur le résultat du traitement d’une
bactériémie due à un SCN avec une CMI à la vancomycine ≥ 5 mg/L (mesurée par E test). Des
études antérieures ont indiqué que l’efficacité de la vancomycine est inférieure celle des bêta-
lactamines (céfazoline ou oxacilline) dans le traitement des bactériémies à Staphylococcus aureus
sensible à la méticilline (209–211). Cela justifierait l'inclusion d'une bêta-lactamine dans le
traitement empirique de tout cas suspect d’ LC. Cinq mille sept cent quatre vingt sept patients de
122 hôpitaux (212) ayant reçu un traitement avec une bêta-lactamine ont une mortalité inférieure
de 35 % comparativement aux patients ayant reçu de la vancomycine (HR 0,65; IC 95 % : 0,52 - 0,80).
La daptomycine est un antibiotique lipopeptidique ayant une activité in vitro contre les bactéries
Gram positif et plus bactéricide que la vancomycine (213,214). La seule étude randomisée
comparant la daptomycine à la vancomycine ou une β-lactamine a conclu que l’efficacité de la
30
daptomycine n'était pas inférieure à celle de la vancomycine (215). Dans une étude de cohorte
incluant 579 épisodes de bactériémie causée par un SARM, aucune différence significative n'a été
observée dans la mortalité des patients traités par vancomycine ou daptomycine (OR 1,42 ; IC 95 % :
0,83-2,44) (216). Cependant, dans une étude récente analysant l'efficacité de la daptomycine chez
40 patients cancéreux ayant une ILC à Gram positif (y compris S. aureus) par rapport à un groupe
témoin historique de 40 patients traités par vancomycine, la négativation microbiologique et la
guérison clinique étaient plus rapides dans le groupe traité par la daptomycine (217–219).
COMPLICATIONS
R3.15 - Au cours d’une thrombose veineuse profonde liée à une infection de cathéter, les experts
suggèrent de retirer le cathéter et d’utiliser une anticoagulation curative.
AVIS D’EXPERTS
Les thromboses sur cathéter sont fréquentes et souvent asymptomatiques (220–222). La
pathogenèse résulte de l'activation des voies de coagulation par le matériel étranger dans la
circulation sanguine, des lésions endothéliales vasculaires et de l'activation des cellules
endothéliales (175). L'infection peut également stimuler la formation de thrombi en aggravant les
anomalies de la coagulation. La présence d'une masse de thrombus autour du cathéter augmente le
risque de colonisation microbienne et de bactériémie (223). L’infection de CVC et la thrombose
semblent donc avoir une relation bidirectionnelle.
Aucune étude randomisée n’a évalué l’association d’une anticoagulation et d’une antibiothérapie
dans le traitement d’une thrombose sur cathéter infecté.
Le traitement d’une t rombose (non infectée) liée au cathéter fait appel au retrait du cathéter (224)
(qui peut à lui seul entrainer la disparition du thrombus (225)) associé à un traitement anti-
coagulant. En cas de thrombose infectée liée au cathéter, les recommandations de l’ DSA ( 009)
(175) proposaient un traitement par éparine sur la base d’un article de revue de 007 (226) qui
s’intéressait aux t rombop lébites suppurées. Seule une des études analysées dans cette méta-
analyse concernait des thromboses infectées liées au cathéter (227).
Par analogie avec le traitement des thromboses profondes (224,228) non liées à un cathéter, on
propose un traitement anticoagulant pour traiter une thrombose profonde infectée liée à un
cathéter. La taille du thrombus et le retentissement de la thrombose ne sont pas clairement
évoqués pour nuancer le traitement proposé.
La thrombophlébite suppurée est en rapport avec la thrombose veineuse associée à une infection et
une bactériémie. Elle combine les signes et les symptômes de l'infection, les signes de la thrombose
31
et ceux du dysfonctionnement du CVC. Les tests microbiologiques et radiologiques sont nécessaires
pour affirmer le diagnostic. La t rombose doit être confirmée par l’éc ograp ie (sensibilité de 70-
100 % et spécificité de 93 %), la tomodensitométrie ou la phlébographie. Certaines études suggèrent
que l'imagerie par résonance magnétique puisse être utile dans ce cadre (175,223).
Tableau 3 : Fièvre non expliquée, cathéter retiré et microbiologie positive (AV S D’EXPERTS)
32
Champ pédiatrie
R.1 pédiatrique - En réanimation pédiatrique, pour la désinfection cutanée avant insertion d’un
cathéter veineux central chez les nourrissons de plus d’1 mois et les enfants, les experts suggèrent
d’utiliser, par analogie avec les adultes, une solution alcoolique de chlorhexidine à 2 %.
AVIS D’EXPERTS
En 007 pour l’antisepsie sur peau saine avant pose de cathéter veineux central, la société française
d’ ygi ne ospitali re recommandait c ez le nourrisson de moins de mois, le mélange
chlorhexidine -benzalkonium en solution faiblement alcoolisée (Biseptine) ou les dérivés chlorés, et
entre 1 et 30 mois, la chlorhexidine alcoolique préférentiellement à la povidone en solution
alcoolique. Les données cliniques montrant une supériorité de la chlorhexidine alcoolique par
rapport la povidone alcoolique sont manquantes c ez l’enfant de même que le dosage idéal de la
chlorhexidine (0,5 ou 2 %). C ez l’adulte une étude randomisée contrôlée multicentrique a montré la
supériorité de la chlorhexidine à 2 % par rapport à la povidone, toutes deux en solution alcoolique,
en terme de réduction des bactériémies, des infections et des colonisations pour tous les accès
veineux centraux et les cathéters artériels (26). La toxicité cutanée de la chlorhexidine a surtout été
retrouvée au cours d’applications itératives c ez les nouveau-nés (pansements imprégnés) (229). Par
ailleurs au cours d’une utilisation similaire dans une population d’adultes et d’enfants la
concentration de 2 % est apparue plus agressive que 0,5 % (230). Enfin dans l’étude de imoz et al.,
il y avait plus de toxicité cutanée avec la chlorhexidine qu’avec la povidone (26). Plus d’études sont
donc nécessaires pour statuer sur la tolérance de la chlorhexidine en particulier chez les nourrissons.
R.2 pédiatrique - Pour l’abord veineux central chez le nourrisson et l’enfant, à l’exclusion de la
néonatalogie, il faut probablement privilégier l’abord supra claviculaire échoguidé de la veine
brachiocéphalique pour diminuer le nombre de ponctions et les complications mécaniques
immédiates.
GRADE 2+ ACCORD FORT
Chez les nouveau-nés les nourrissons et les enfants l’abord supra claviculaire échoguidé de la veine
brac iocép alique (VBC) a été récemment proposé comme alternative l’abord classique infra
claviculaire de la veine sous-clavière avec un taux de succès très élevé, une incidence très basse de
ponction artérielle accidentelle et quasi-nulle pour le pneumothorax (231–233). Il y a plus de succès à
la premi re ponction et moins de tentatives de ponction pour l’abord éc oguidé de la VBC par
33
rapport aux autres abords (234,235). L’incidence des ponctions artérielles accidentelles ne permet
pas de trancher entre abord jugulaire et abord sous-clavier (236,237) mais elle est plus basse pour
l’abord de la VBC (238) ; l’étude de Lu n’est pas retenue car la ponction de la VBC en 00 n’était pas
échoguidée (239). l y a tr s peu de pneumot orax dans les différentes études (tous avec l’abord
classique de la veine sous-clavière) ; il n’y en a pas avec la VBC dans deux séries descriptives et une
étude comparative (232,233,238). L’abord sous-clavier est responsable de plus de fausses routes de
guides et malpositions de cathéters avec un niveau de preuve élevé (234,236,237,240), les trajets
étant plus directs pour les abords fémoraux, jugulaires à droite et brachiocéphaliques des deux côtés.
En ce qui concerne les infections liées aux cathéters, les résultats sont disparates entre les sites
jugulaires, sous-claviers et fémoraux. ne étude rétrospective retrouve moins d’infections
(exprimées en jours-cathéters) et moins de thromboses dans le groupe VBC mais sans donner le
détail des autres abords (238). Les cathéters fémoraux sont associés à une incidence plus élevée de
thromboses veineuses, avec un faible niveau de preuve et plus d’obstructions de cat éters avec un
bon niveau de preuve (237,240,241).
R.3 pédiatrique - Chez l’enfant, les experts suggèrent le site radial plutôt que fémoral lors de la
pose d’un cathéter artériel afin de diminuer le risque de thrombose.
AVIS D’EXPERTS
Le cathéter artériel fémoral représente la référence en terme de monitorage continue de la pression
artérielle (PA) puisqu’il refl te la PA centrale (aorte) (242). Les PA mesurées sur cathéter artériel
radial sont très bien corrélées aux PA mesurées sur un cathéter artériel fémoral aussi bien au bloc
opératoire qu’en réanimation pédiatrique en de ors des situations particuli res de clampage
aortique (243–245). Les dysfonctionnements sont plus fréquents avec les cathéters artériels posés en
radial chez les petits enfants de moins de 13 mois et moins de 8 kg dans le travail de Shin et al. (244).
Cependant, le risque de thrombose est significativement plus important dans les cathéters artériels
posés en fémoral c ez l’enfant (246). Ce risque augmente avec la taille du cathéter, sa durée en
place. La période néonatale est le seul facteur de risque indépendant retrouvé de thrombose (246).
Aucune étude pédiatrique n’a comparé le risque infectieux des sites. Chez les patients de
réanimation pédiatrique la pose d’un cat éter (veineux central ou artériel) sous échoguidage,
comparativement à la pose non échoguidée, permet de limiter les complications.
34
R. 4 pédiatrique - En pédiatrie, il faut privilégier une technique de pose échoguidée des cathéters
veineux centraux et des cathéters artériels en comparaison à un repérage anatomique.
GRADE 1 + ACCORD FORT
Dans les études pédiatriques randomisées (247), observationnelles (235,248,249) ou la méta-analyse
(incluant 8 RCT) (250), les résultats sont homogènes pour confirmer le bénéfice de la pose
échoguidée sur la réduction des échecs ou tentatives multiples de pose (235,247–250), du nombre
de ponction (247,249,250) et du temps nécessaire à la pose (247,249–251). Les complications liées à
la pose (ponction artérielle ou ématome) sont généralement diminuées d’un facteur de 4
(247,249–251). Seul Leyvi ne retrouve pas d’amélioration des complications immédiates avec
l’éc oguidage (248). Les résultats sont similaires pour l’abord artériel (252–254). La diminution des
complications mécaniques (hématome ou ischémie) est encore plus importante (facteur de 4 à 5).
Les études se sont intéressées au site radial (252,253) avec un échoguidage « hors du plan . L’intérêt
de l’éc oguidage aurait tendance être plus important dans le groupe des nourrissons et jeunes
enfants (p = 0,07) (253). l n’existe pas de données dans la littérature permettant d’attester de
l’intérêt de l’éc oguidage pour la prévention des complications liées au maintien des cathéters
veineux centraux et artériels.
R.5 pédiatrique - En pédiatrie, il ne faut probablement pas utiliser les CVC imprégnés par des
antimicrobiens (antiseptiques ou antibiotiques) dans le but de diminuer la densité d’incidence des
bactériémies (exprimée pour 1 000 jours de cathéters) si les mesures préventives standards
suffisent à obtenir des densités d’incidence d’infections liées au cathéter basses.
GRADE 2 – ACCORD FORT
Les résultats de l’analyse démontrent dans une étude randomisée que l’utilisation de cat éter
imprégné de rifampicine et minocycline améliore la densité d’incidence (D ) des infections liées au
cathéter dans des réanimations pédiatriques anglaises (8,24 vs 3,31/1000 j cathéters, HR 0.4 ; IC 95%
: 0.17-0.97) (255). Cet intérêt était également retrouvé dans une étude rétrospective de patients
brûlés (14 vs 8 /1000 j cathéter) (256). Dans ces études les densités d’incidence étaient
particulièrement élevées, en attestent les valeurs retrouvées dans les groupes contrôles. Par contre,
ce bénéfice était absent dans 2 autres études, une observationnelle (257) et une randomisée (258)
utilisant le même type de cathéter quand la DI du groupe contrôle était plus basse (3,46 vs
3,62/1000j cathéter, p > 0.99) (258). Le faible nombre de CLABSI (Central Line-associated Blood
Stream Infection) rapporté dans les études ne permet pas d’évoquer l’émergence de résistance des
35
germes en cause lors de l’utilisation de cat éter imprégné d’antibiotique. De nouvelles études
randomisées semblent nécessaires pour mieux cibler la population susceptible de bénéficier de tels
cathéters.
R. 6 pédiatrique - Chez l’enfant, Il ne faut probablement pas utiliser les CVC imprégnés d’héparine
pour réduire le risque d’occlusion ou de thrombose.
GRADE 2- ACCORD FORT
L’imprégnation par l’ éparine des CVC pourrait permettre de diminuer le risque thrombogène du
dispositif et donc l’agrégation des plaquettes mais également de réduire l’ad érence de bactéries
comme les staphylocoques. Le groupe Cochrane a publié en 2014 une revue de la littérature qui avait
comme objectif de déterminer les effets des CVC imprégnés d’ éparine sur le risque de t rombose
d’occlusion d’infection et les risques locaux (34). Shah et al ont montré en combinant deux études
RCT comparant le CVC imprégné l’ éparine versus CVC standard un RR de t rombose (clinique ou
par doppler) non significatif de 0,31 (IC 95 % : 0,01 - 7 68) et un risque d’occlusion (impossibilité
d’injecter) de 0 (0 07-0,72) uniquement pour les cathéters maintenus en place plus de 7 jours
(une seule étude analysée). Dans une RCT plus récente, Gilbert et al. ne retrouvaient pas de
différence entre les CVC imprégnés d’ éparine et les CVC standards pour la prévention des
thromboses (25 vs 21 %, p=0,36) ou des infections (8,78 vs 8, 4 LC/ 000 j cat éter) alors que l’abord
fémoral connu pour être le plus thrombogène était utilisé dans plus de la moitié des cas pour les
deux groupes (255).
R.7 pédiatrique - En pédiatrie, les experts suggèrent de mettre en place un programme
d’amélioration de la qualité pour diminuer les infections liées au cathéter.
AVIS D’EXPERTS
L’ nstitute for Healt care mprovement préconise un programme en cinq étapes pour la prévention
des infections liées aux cathéters (CLABSI) : hygiène des mains, maximum de barrières lors de
l’insertion antisepsie cutanée la chlorhexidine, choix du site, questionnement quotidien de l’intérêt
du maintien de la CVC et retrait immédiat des CVC inutiles. Bien que l’intérêt des mesures prises
individuellement semble moins évident c ez l’enfant l’existence d’un programme d’amélioration de
la qualité associant ces mesures permet la réduction de la densité d’incidence (D ) des CLABS en
36
réanimation pédiatrique. Dans la méta-analyse de Ista et al., la DI en réanimation pédiatrique
diminuait d’une médiane de 5,9/1000 j cathéter (range 2,6-31,1) à 4,3/1000 j cathéter (range 0-16,5).
Cet effet serait plus fort en cas de DI de départ supérieure ou égale à 5/1000 j cathéter (133). Un
programme incluant des recommandations sur la pose le maintien et sur l’éducation permettrait de
s’approc er de l’objectif Zero infection » (259). De futures études devraient s’intéresser aux
différentes mét odes d’implantation des bundles et l’impact de la compliance au programme de
prévention sur l’évolution des CLABS et infections liées aux soins.
R.8a pédiatrique - Chez l’enfant, les pansements imprégnés à la Chlorhexidine peuvent être utilisés
aux points d’entrée des cathéters veineux centraux si les mesures standards de prévention ne
suffisent pas à diminuer le taux d’incidence des infections liées aux cathéters. Ces pansements ne
sont pas recommandés chez les nouveau-nés prématurés.
AVIS D’EXPERTS
R.8b pédiatrique - Aucune recommandation pédiatrique ne peut être émise concernant l‘utilisation
des pansements imprégnés à la chlorhexidine aux points d’entrée des cathéters artériels.
PAS DE RECOMMANDATION
Six études se sont intéressées aux bénéfices et à la tolérance des pansements imprégnés à la
chlorhexidine comparativement au pansement standard des cathéters veineux centraux (CVC) chez
l’enfant. Parmi ces essais, quatre étaient randomisés et contrôlés (260–263), une observationnelle
(264) et une rétrospective (265). Elles ont été menées dans des unités aussi diverses que des services
de réanimation pédiatrique polyvalente (260,264), de réanimation cardio-vasculaire (262), de
réanimation néonatale (263) d’unités d’oncologie et d’ ématologie (261) ou d’ émodialyse (265).
Elles incluaient parfois une population mixte pédiatrique et néonatale (262,264). En dehors de
quelques cas de dermatites de contact spontanément résolutives l’ablation du pansement
imprégné, ce dernier était très bien toléré sur le plan local et général (261–263). Notamment, aucun
effet systémique n’a été relevé. La majorité des réactions locales a été notée chez des nouveau-nés
(262). Des lésions plus graves de nécrose ont été rapportées chez des nouveau-nés prématurés de
très faible poids de naissance ( < 1500g) (263). Certains essais (260,261) ont montré une tendance à
la baisse des taux d’infections bactériémiques liées aux cat éters ou des infections locales avec les
pansements imprégnés à la chlorhexidine. Cependant, ces baisses n’étaient jamais statistiquement
significatives (260–265). Le pansement imprégné à la chlorhexidine a permis de réduire le taux de
colonisation des CVC dans tous les essais où cet effet a été recherché (260,262,263), en sachant que
37
la colonisation des CVC est fortement associée aux infections liées au cathéter (ILC) bactériémiques
(135). D’autres études plus puissantes sont nécessaires pour démontrer une baisse significative du
taux d’incidence des ILC bactériémiques, ainsi que les coûts directs et indirects des pansements
imprégnés c ez l’enfant et la fréquence des réfections non programmées non encore étudiées c ez
l’enfant. La littérature concernant les pansements imprégnés la Chlorhexidine dans les cathéters
artériels est inexistante.
38
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PAC
Guide d ‘ informations à destination des patients
Pose Utilisation À la maison Synthèse
Porth-à-cath ou
Chambres à Cathéter implantables
Présentation
Séquence 1
Thérapie
À quoi sert un PAC ?
À administrer des traitements d ‘ une durée supérieure à 6 mois sans
avoir à vous piquer dans les veines.
Exemples de traitements : chimiothérapie, nutrition parentérale.
Le cathéter se termine
dans une veine qui arrive
dans le cœur.
C ‘ est quoi un PAC ?
Un PAC se compose :
D ’ un boîtier (appelé site ou
chambre implantable) situé
sous la peau de votre thorax.
Le boîtier est relié à un
cathéter situé sous la peau.
1
2
3
1
1
2
3
Ë
Ë
Ë
Séquence 1
Thérapie
L ‘ aiguille de HUBER,
comment ça marche ?
On utilise une aiguille de HUBER pour réaliser les injections
et les prélèvements dans le PAC.
Il s ’ agit d ’ une aiguille piquée dans le boîtier du PAC,
à travers la peau.
Pour éviter la douleur de la piqûre, on peut anesthésier la peau
au moyen d ‘ un patch.
Un pansement transparent protège l ’ aiguille de HUBER.
Aiguille de HUBER
CathéterBoîtier
Séquence 2
Pose
C ‘ est un chirurgien qui pose le PAC au bloc
opératoire sous anesthésie locale.
Pas d ’ anesthésie générale.
Comment pose-t-on un PAC ?
La cicatrice sera protégée par un pansement.
Les fils seront enlevés par un IDE*
ou disparaîtront
tout seuls.
Un carnet de surveillance vous sera remis. Ce carnet 	
mentionne que vous êtes porteur d ‘ un PAC. Il est 		
conseillé de le garder sur vous et de le présenter à tous 	
les professionnels qui interviennent sur votre PAC.
*  IDE : Infirmier Diplômé d ‘ État
La pose peut se dérouler en ambulatoire
ou lors d ‘ une hospitalisation.
Avant l ‘ intervention :
Pas besoin d ’ être à jeun.
Prendre une douche au savon liquide.
Après l ‘ intervention :
Ë
Ë
Ë
Ë
Ë
Séquence 2
Pose
Quelles sont les complications
possibles liées à la pose d ‘ un PAC ?
Surveiller :
Il doit disparaître
sous quelques jours.
Si persistance, contacter
le médecin hospitalier
qui s’occupe de vous.
Retard de cicatrisation
Apparition d ‘ un hématome
C ‘ est quoi ?
Présence de sang
autour de la cicatrice.
Que faire ?
C ‘ est quoi ?
La cicatrice ne se referme
pas ou se réouvre.
Que faire ?
Ne pas toucher
→ risque d ‘ infection.
Prévenir le médecin
hospitalier qui s’occupe
de vous sans tarder,
ou aller aux urgences.




Séquence 2
Pose
Quelles sont les complications
possibles liées à la pose d ‘ un PAC ?
Pneumothorax
C ‘ est quoi ?
Une atteinte du poumon lors du geste chirurgical.
Que faire ?
Prévenir le médecin hospitalier qui s’occupe de vous
sans tarder, ou aller aux urgences.
Comment cela se manifeste ?
Apparition de difficultés à respirer ou de douleurs
thoraciques violentes lors de la pose voire 1 ou 2 jours
après l ‘ opération.
Séquence 3
Utilisation
Comment sont réalisés les soins sur
mon PAC ?
Par qui ?
Uniquement
par du personnel
infirmier formé.
Où ?
À l ‘ hôpital ou à
votre domicile.
Tous les 8 jours.
S’il est décollé et
qu ’ il ne protège plus
l ‘ aiguille de HUBER.
Si du sang s’est
accumulé.
L ’ aiguille de HUBER :
Peut rester en place 8 jours.
Doit être enlevée quand
on ne s’en sert pas.
Le pansement qui protège l ‘ aiguille
de HUBER doit être changé :
Pansement et aiguille de HUBER





Séquence 4
Chez soi
Lorsque vous
n ’ avez pas
d ’ aiguille HUBER
dans le PAC, vous
pouvez réaliser
vos activités
habituelles.
Pour tous les jours
sport violent
Exemple :
Vous devez
simplement veiller
à éviter les chocs
au niveau du PAC.
Si une aiguille de HUBER est dans le PAC,
respecter les précautions suivantes :
Ne pas toucher le pansement.
Ne pas mouiller le pansement :
Protéger le pansement lors des douches.
Bains, piscine, hammam,
sauna… sont interdits.
Porter des vêtements amples.
Séquence 4
Chez soi
Quelles sont les complications
possibles liées au PAC ?
Les complications peuvent conduire votre médecin
à retirer le PAC ou à vous faire hospitaliser pour des soins
(exemple : antibiotiques).
Infection
Quels sont les signes
qui doivent alerter ?
Que faire ?
NE TARDER PAS !
Prévenir le médecin
hospitalier qui s’occupe
de vous sans tarder,
ou aller aux urgences.
Des signes autour du PAC :
Présence de pus,
de chaleur, d ‘ une douleur
ou d ‘ une rougeur.
Des signes généraux :
Fièvre, frissons.
L ’ obstruction du PAC
Signaler les signes
à l ‘ infirmier qui
vous fait un soin.
Apparition de
douleurs lors
d ‘ une perfusion.
Que faire ?
Quels sont les signes
qui doivent alerter ?






Séquence 5
Synthèse
Votre implication peut aider à prévenir l ‘ apparition de complications
ou à y remédier le plus vite possible.
Vous êtes acteur
de votre prise en charge
J ’ appelle le médecin hospitalier
qui s’occupe de moi,
sinon je vais aux urgences.
Je vois du pus
autour du PAC
J ‘ ai de la fièvre, des frissons
La cicatrice s’ouvre, est rouge ou gonflée
Pour plus d ‘ informations
Visitez le site internet :
www.chr-metz-thionville.fr
Retrouvez-nous sur les réseaux :
chrmetzthionville
Service UMAC
Unité Médicale Ambulatoire de Chimiothérapie
1, allée du Château
57245 Ars-Laquenexy
Accueil téléphone :
03 87 75 77 91
1-3, rue du Friscaty
57100 Thionville
Secrétariat téléphone :
03 82 55 83 91
Hôpital Mercy Hôpital Bel-Air
E10653 Juillet 2018
Version 1
Présentation Pose Utilisation Synthèse
PICC Line
Guide d’informations à destination des patients
Cathéter veineux central
inséré par voie périphérique
À la maison
Séquence 1
Présentation
À quoi sert un PICC ?
À réaliser des injections,
des perfusions intraveineuses
ainsi que des prélèvements
sanguins.
Exemples de traitements :
antibiotiques, chimiothérapie,
nutrition parentérale.
C’est quoi un PICC ?
Un cathéter veineux central est inséré dans une veine du bras,
au dessus du pli du coude. L ‘ extrémité du cathéter est visible
et se trouve au niveau du bras.
Le cathéter se termine dans une veine qui arrive dans le cœur.
Ë
Ë
1
2
1
2
Séquence 1
Présentation
Comment est fixé un PICC ?
Le PICC Line est fixé
à la peau au moyen
d’un système de fixation
adhésif ou stabilisateur.
Ce stabilisateur est lui
même recouvert d’un
pansement transparent.
Séquence 2
Pose
C’est un radiologue ou
un anesthésiste qui posent
le PICC.
Comment pose-t-on un PICC ?
Le cathéter sera protégé
par un pansement qui sera
refait par un IDE*
dans les 24
à 48h.
Un carnet de surveillance
vous sera remis. Ce carnet 	
mentionne que vous êtes
porteur d’un PICC. Il est 	
conseillé de le garder sur
vous et de le présenter à
tous les professionnels qui
interviennent sur votre PICC.
* IDE : Infirmier Diplômé d’État
Pas besoin d ’ être à jeun.
Prendre une douche
au savon liquide.
Avant l’intervention
Ë
Ë
Ë
Ë
Après l’intervention
La pose peut se dérouler
en ambulatoire ou
lors d ‘ une hospitalisation.
La pose se déroule sous
anesthésie locale et dure
moins d’une heure.
Séquence 2
Pose
Quelle est la complication
possible à la pose d’un PICC ?
Apparition d’un hématome
C’est quoi ?
Présence de sang autour du cathéter.
Que faire ?
Surveiller, il doit disparaître sous quelques
jours.
Si persistance, contacter le médecin
hospitalier qui s ’ occupe de vous.
Séquence 3
Utilisation
Comment sont réalisés les soins sur
mon PICC ?
Par qui ?
Uniquement
par du personnel
infirmier formé.
Où ?
À l’hôpital ou à
votre domicile.
Le stabilisateur ET le pansement
qui le recouvrent :
Doivent toujours être présents.
Doivent être remplacés
tous les 8 jours.
En cas de décollement ou
de saignement, ils doivent être
changés dès que possible.
Un second pansement
transparent recouvre
l’extrémité du PICC.
!
!
!
Séquence 4
À la maison
Pour tous les jours
Ne pas mouiller
les pansements
Veiller à :
Pour la toilette, privilégier
les douches.
Lors des douches :
protéger les pansements en
emballant votre bras au moyen
d ’ un film étirable (Cellophane®
ou Cellofrais®
).
Bains, piscine, hammam,
sauna… sont interdits.
!
!
!
Ne pas tirer le PICC.
Éviter les
mouvements
musculaires répétitifs.
!
!
Ne pas plier le PICC.!
golf, tennis,
musculation…
Exemple :
Éviter le port de
charges lourdes.
!
Éviter de comprimer
le PICC : porter des
vêtements amples.
!
Éviter les coupures
ou blessures sur le bras
porteur du PICC
(gants pour le jardinage
ou travaux ménagers).
!
Vous pouvez réaliser vos activités habituelles tout
en respectant les conseils suivants :
Séquence 4
À la maison
Quelles sont les complications
possibles liées au PICC ?
Les complications sont rares mais peuvent conduire votre médecin
à vous faire hospitaliser pour des soins (exemple : antibiotiques)
ou à retirer le PICC.
Quels sont les signes qui doivent m ’ alerter ?
Que faire ?
NE TARDEZ PAS !
Prévenir le médecin hospitalier
qui s’occupe de vous sans tarder,
ou aller aux urgences.
Des signes autour du PICC :
Présence de pus, de chaleur, d’une douleur ou d’une rougeur.
Des signes généraux : Fièvre, frissons.




L ’ infection du PICC
L’obstruction du PICC
Signaler les signes
à l’infirmier qui
vous fait un soin.
Apparition de
douleurs lors
d’une perfusion.
Que faire ?
Quels sont les signes
qui doivent m ‘ alerter ?


Séquence 4
À la maison
Quelles sont les complications
possibles liées au PICC ?
L’obstruction de la veine du PICC
Que faire ?
Prévenir le médecin hospitalier
qui s’occupe de vous sans tarder,
ou aller aux urgences.
Quels sont les signes
qui doivent m ‘ alerter ?
Apparition de douleurs lors d’une
perfusion.
 Des signes sur le bras du PICC :
gonflement, douleur,
apparition d ’ une couleur ou
d ’ une température différente
de l’autre bras.

Séquence 5
Synthèse
Votre implication peut aider à prévenir l’apparition de complications ou
à y remédier le plus vite possible.
Vous êtes acteur
de votre prise en charge
J ’ appelle le médecin hospitalier
qui s’occupe de moi,
sinon je vais aux urgences.
Je vois du pus autour
du PICC
J ’ ai de la fièvre, des frissons
Mon bras me fait mal, il est rouge
ou gonflé
Pour plus d’informations
Visitez le site internet :
www.chr-metz-thionville.fr
Retrouvez-nous sur les réseaux :
chrmetzthionville
Service UMAC
Unité Médicale Ambulatoire de Chimiothérapie
1, allée du Château
57245 Ars-Laquenexy
Accueil téléphone :
03 87 75 77 91
1-3, rue du Friscaty
57100 Thionville
Secrétariat téléphone :
03 82 55 83 91
Hôpital Mercy Hôpital Bel-Air
E10651 Juillet 2018
Version 1
Check List d’évaluation ou d’aide à l’observance :
POSE D’UNE AIGUILLE DE HUBER SUR UNE CHAMBRE À CATHÉTER IMPLANTABLE
ÉTABLISSEMENT
SERVICE
Identité de l’opérateur :
(à renseigner en fonction de l’objectif recher-
ché)
Étiquette ou Nom/ Prénom
Patient :
(à renseigner en fonction de l’objectif recher-
ché)
AVANT LA POSE
 Identité du patient vérifiée
 Hauteur/Gauge de l’aiguille vérifiées dans le dossier patient ou NC (1ère
pose)
 Information au patient effectuée
 Application d’antalgique selon protocole ou PM
 Vérification de l’absence de signes cutanés locaux
- Date de pose :
- Heure de pose :
- Gauje :
- Hauteur :
SURVEILLANCE ET
TRAÇABILITÉ
- Renseignement du carnet de
surveillance

- Traçabilité de la pose dans le
dossier du patient

Critère coché = Critère réalisé
NC = Non Concerné
Octobre 2018
DÉROULEMENT DU SOIN
Préparation cutanée du site
- Réalisation d’une FHA
- Port de gants non stériles
- Utilisation de compresses stériles



- Nettoyage au savon doux (uniquement si présence de souillures
visibles) suivi d’un rinçage et séchage 
- Antisepsie large avec antiseptique alcoolique
(temps de contact min. 30 sec.)
- Nom du produit :

- Séchage spontané 
DÉROULEMENT DU SOIN
Pose de l’aiguille
- Retrait des gants non stériles
- Réalisation d’une FHA
- Port de gants stériles



- Pose de champ troué stérile
- Maintien de l’aiguille avec des bandelettes adhésives stériles


- Pose d’un pansement adhésif stérile, semi perméable transparent
(selon protocole institutionnel) 
TENUE
TENUE SOIGNANT
- Tenue professionnelle propre
OU surblouse à usage unique non stérile à domicile
- Coiffe
- Masque à usage médical



TENUE PATIENT
- Tenue propre
- Masque à usage médical (ou tête tournée du côté opposé)


PRÉPARATION DU MATERIEL
- Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA) avant
préparation
- Utilisation de matériel sécurisé
- Préparation du matériel sur un plan de travail préalable-
ment nettoyé / désinfecté



ÉTABLISSEMENT
SERVICE
Identité de l’opérateur :
(en fonction de l’objectif
recherché)
Nombre d’opérateurs :
SIGNES D’ALERTES
[1] Rougeur
[2] Gonflement / induration
[3] Sensibilité du point d’insertion
[4] Ecoulement
[5] Signes généraux d’infection
(hyperthermie…)
[6] Pansement non occlusif ou souillé
[7] Non perméabilité
[8] Aiguille déplacée / arrachée
Octobre 2018
SURVEILLANCE Maintien de l’aiguille max. 8 jours
Cocher « OUI » si présence d’au moins un des signes d’alertes et préciser.
Pour les mesures correctrices (dépose, réfection du pansement, soins locaux), se reporter au dossier de soins et au carnet de surveillance
J1 J2 J3 J4
changement de ligne
principale
J5 J6 J7 J8
Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non 
Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser :
Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature
A J+4, changement de
la ligne principale
Reporter dans le tableau de
suivi le chiffre qui correspond à
votre observation
(signes d’alertes)
TENUE
TENUE SOIGNANT
- Tenue professionnelle propre
OU surblouse à usage unique non stérile à domicile
- Masque à usage médical avec visière ou lunettes de pro-
tection
- Gants non stériles



TENUE PATIENT
- Tenue propre
Masque à usage médical (ou tête tournée du côté oppo-
sé)


PRÉPARATION DU MATÉRIEL
Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA) avant
préparation

Préparation du matériel sur un plan de travail préalable-
ment nettoyé / désinfecté

RETRAIT D’UNE AIGUILLE SUR CCI
Avant le retrait :
Identité du patient vérifiée avent le retrait 
Information du patient effectuée 
Date et heure
de retrait :
DÉROULEMENT DU SOIN
Retrait de l’aiguille Antisepsie cutanée du site
- Réalisation d’une FHA
- Port de gants non stériles
- Rinçage pulsé par au moins 3 poussées
successives
(seringue 10 mL de NaCl minimum)
- Retrait en pression positive
- Compression du point de ponction





- Antisepsie large avec une
compresse imbibée
d’antiseptique alcoolique
(temps de contact min. 30 sec.)
- Nom du produit :
- Séchage spontané
- Pose d’un pansement adhésif
sterile, à laisser en place
pendant une heure minimum



SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ
Renseignement du carnet de surveillance 
Traçabilité de la pose dans le dossier du patient 
Check List d’évaluation ou d’aide à l’observance MIDLINE :
RÉFECTION DE PANSEMENT, MANIPULATIONS, SURVEILLANCE DE LA LIGNE ET RETRAIT D’UN MIDLINE
MIDLINE = cathéter veineux périphérique de longue durée (28 jours maximum )
AVANT LE SOIN
- Identité du patient vérifiée
- Information au patient effectuée
- Vérification de l’état cutané et de l’absence de signes cutanés locaux



Date de pose du MIDLINE
- Préciser s’il s’agit d’un premier pansement (24 heures après la pose)
- Graduation externalisée du Midline :
nombre de graduations / 1er
pansement : _____
- Date et heure de réfection du pansement: __ / __ / ____ __H__
TENUE
TENUE SOIGNANT
- Tenue professionnelle propre
OU surblouse à usage unique non stérile
- Coiffe
- Masque à usage médical



TENUE PATIENT
- Toilette réalisée au préalable
- Tenue propre
- Masque à usage médical
(ou tête tournée du côté opposée)
- Décubitus latéral (ou à défaut, dorsal) du côté du
Midline avec bras éloigné du torse
- Bras largement découvert avec accès aisé





MATÉRIEL
- Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA)
- Préparation du matériel stérile
(dont stabilisateur, set à pansements, gants stériles)


LES INCONTOURNABLES
 Réalisation d’une FHA avant toute
manipulation
 Manipulation avec des compresses
stériles imprégnées d’antiseptique
alcoolique
 Réfection du pansement dès que décollé
ou souillé ou maximum tous les 8 jours
 Changement du stabilisateur tous les 8
jours ou si souillé, de la ou les valves bidi-
rectionnelles le cas échéant en même
temps que le pansement (maximum tous
les 8 jours )
 Réalisation d’un rinçage pulsé par au
moins 3 poussées successives (seringue
de 10 mL de NaCl minimum) après toute
injection / prélèvement sanguin
DÉROULEMENT DU SOIN
- Réalisation d’une FHA
- Retrait du pansement transparent par étirement latéral avec les
deux mains (port de gants non stériles si souillures)


ATTENTION : Risque de déplacement du cathéter !!
CONSEIL : Durant le soin, pour maintenir le cathéter en place, le fixer à la
peau à l’aide de bandelettes adhésives, à distance du point de ponction
- Retrait du stabilisateur
- Réalisation d’une FHA après retrait des gants
- Port de gants stériles OU utilisation d’un set à pansement (pinces)



- Si absence de souillure visible : antisepsie large
avec un antiseptique alcoolique 
et séchage spontané 
- Si présence de souillures visibles :
nettoyage rinçage  séchage 
et antisepsie large :
avec antiseptique alcoolique (temps de contact min. 30 sec.) 
et séchage spontané 


- Réalisation d’une FHA
- Port de gants stériles
- Mise en place du nouveau stabilisateur (si présence de flèches, les posi-
tionner vers le point de ponction)
- Application d’un pansement adhésif stérile, semi-perméable et
transparent




 Le stabilisateur est un système adhésif
obligatoire et adapté pour fixer le Midline en
place.
SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ
Graduation extériorisée du Midline à la fin du soin
(nombre de repères) : ___________________
Traçabilité de la réfection du pansement
dans le dossier du patient et/ou dans le
carnet de surveillance

Critère coché = Critère réalisé
Octobre 2018
ÉTABLISSEMENT
SERVICE
Identité de l’opérateur :
(à renseigner en fonction de l’objectif
recherché)
Étiquette ou Nom/ Prénom
Patient :
(à renseigner en fonction de l’objectif
recherché)
ÉTABLISSEMENT
SERVICE
Étiquette ou Nom / Prénom
Patient :
SURVEILLANCE
Cocher « OUI » si présence d’au moins un des signes d’alertes et préciser.
Pour les mesures correctrices (dépose, réfection du pansement, soins locaux) se reporter au dossier de soins et/ou au carnet de surveillance
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8
Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non 
Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser :
Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature
SIGNES D’ALERTES
[1] Rougeur, gonflement ou induration au
point d’insertion du Midline ou sur son
trajet
[2] Douleur durant ou en dehors des injec-
tions
[3] Sensibilité du point d’insertion ou écoule-
ment
[4] Signes généraux d’infection (hyperthermie…)
[5] Pansement non occlusif, souillé
[6] Reflux veineux faible ou absent
[7] Mauvais débit de perfusion
[8] Injection à la seringue difficile
[9] Cathéter déplacé
[10] Cathéter coudé ou fissuré
[11] Cathéter obstrué
[12] Fuite au niveau du cathéter
RETRAIT D’UN MIDLINE sur prescription médicale
Identité de l’opérateur :
(En fonction de l’objectif recherché)
Date et Heure de retrait :
__ / __ / ____ __ H __
Avant le soin :
- Identité du patient vérifiée avant le retrait
- Information au patient effectuée


TENUE
TENUE SOIGNANT
- Tenue professionnelle propre
OU surblouse à usage unique non stérile
- Masque à usage médical avec visière ou lunettes de protection
- Gants non stériles
ou gants stériles si mise en culture du Midline



TENUE PATIENT
- Tenue propre
- Masque à usage médical (ou tête tournée du côté opposé) si
mise en culture du Midline
- Installation en décubitus latéral bras éloigné du torse



MATÉRIEL
- Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA)
- Préparation du matériel sur un plan de travail préalablement
nettoyé / désinfecté


DÉROULEMENT DU SOIN-RETRAIT DU CATHÉTER
- Réalisation d’une FHA
- Retrait du pansement transparent par étirement latéral avec les deux mains
- Retrait du stabilisateur
- Réalisation d’une FHA




- Port de gants adaptés (non stériles ou stériles)
- Retrait du cathéter en tirant doucement (en cas de résistance tourner doucement le cathéter entre le pouce et
l’index pour le décrocher )


- Désinfection du point de ponction avec une compresse imprégnée d’un antiseptique alcoolique
- Compression du point de ponction
- Application d’un pansement stérile absorbant et occlusif, laissé en place pendant une heure minimum



SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ
- Vérifier l’intégralité du Midline lors du retrait (noter sa longueur et la comparer avec la graduation initiale)
- Traçabilité du retrait dans le dossier de soins ou le carnet de suivi


A J+4, changement de
la ligne principale
 
Check List d’évalua on ou d’aide à l’observance PICCLINE  :  
RÉFECTION DE PANSEMENT, MANIPULATIONS, SURVEILLANCE DE LA LIGNE ET RETRAIT D’UN PICCLINE  
PICCLINE = Cathéter veineux central de longue durée inséré par voie périphérique  
AVANT LE SOIN 
Iden té du pa ent vérifiée 
Informa on au pa ent effectuée 
Vérifica on de l’état cutané et de l’absence de signes cutanés locaux  



Date de pose du PICCLINE   
Préciser s’il s’agit d’un premier pansement (24 heures après la pose) 
Gradua on extériorisée du PICC / 1er
 pansement : ……... 
Date et heure de réfec on du pansement :  __  / __  /  ____    __H__ 
TENUE 
TENUE SOIGNANT 
‐ Tenue professionnelle propre 
OU surblouse à usage unique non stérile 
‐ Coiffe 
‐ Masque à usage médical  




TENUE PATIENT 
‐ Toile e réalisée au préalable 
‐ Tenue propre 
‐ Masque à usage médical  
(ou tête tournée du côté opposé) 
‐ Décubitus latéral (ou à défaut, dorsal) du côté du PICC 
avec bras éloigné du torse  
‐ Bras largement découvert avec accès aisé 







‐ Réalisa on d’une Fric on Hydro‐Alcoolique (FHA)  
‐ Prépara on du matériel stérile  
(dont stabilisateur, set à pansements, gants stériles) 



MATÉRIEL 
 
LES INCONTOURNABLES 
 Réalisa on d’une FHA avant toute manipula on 
 Manipula on des valves, bouchons et robinets 
avec des compresses stériles imprégnées  
d’an sep que alcoolique 
 Réfec on  du  pansement  dès  que  décollé  ou 
souillé  ou  maximum  tous  les  8  jours  
+  changement  du  stabilisateur  tous  les  8  jours 
ou si souillé, de la ou des valves bidirec onnelles 
le  cas  échéant  en  même  temps  que  le  panse‐
ment maximum tous les 8 jours   
 Réalisa on  d’un  rinçage  pulsé  par  au  moins  
3  poussées  successives  (seringue  de  10mL  de 
NaCl minimum) après toute injec on / prélève‐
ment sanguin 
 En cas de non u lisa on, le système ne doit pas 
être clampé : quelle que soit la valve en place,   
procéder au retrait de tout prolongateur    
DÉROULEMENT DU SOIN 
‐ Réalisa on d’une FHA 
‐ Retrait du pansement transparent par é rement latéral avec les 
deux mains (port de gants non stériles si souillures) 



‐ Retrait du stabilisateur 
‐ Réalisa on d’une FHA après retrait des gants  
‐ Port de gants stériles OU u lisa on d’un set à pansement (pinces) 



ATTENTION : Risque de déplacement du cathéter ! 
CONSEIL : Durant le soin, pour maintenir le cathéter en place, le fixer à 
la peau à distance du point de ponc on à l’aide de bandele es adhé-
sives stériles 
- Si absence de souillure visible :  
an sepsie large avec an sep que alcoolique et séchage spontané 
(temps de contact min. 30 sec.)  

- Si présence de souillures visibles :  
ne oyage      rinçage séchage 
an sepsie large avec an sep que alcoolique et séchage spontané 
(temps de contact min. 30 sec.) 





‐ Changement de gants stériles 
‐ Réalisa on d’une FHA 
- Port de gants stériles 
‐ Mise en place du nouveau stabilisateur  
(Si présence de flèches, les posi onner vers le point de ponc on) 
‐ Pansement adhésif stérile, semi‐perméable et transparent 






 Le stabilisateur est un système  
adhésif  adapté et obligatoire pour 
fixer le PICCLINE en place. 
SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ 
Traçabilité  de  la  réfec on  du  pansement 
dans le dossier du pa ent et/ou dans le car‐
net de surveillance 


Gradua on extériorisée du PICC  à la fin du soin 
(Nombre de repères) :     __________________
Critère coché = Critère réalisé 
Octobre 2018 
ÉTABLISSEMENT 
 
 
 
SERVICE 
Iden té de l’opérateur : 
(à renseigner en fonc on de l’objec f 
recherché)  
É que e ou Nom/ Prénom  
Pa ent : 
(à renseigner en fonc on de l’objec f 
recherché) 
ÉTABLISSEMENT 
 
SERVICE 
É que e ou Nom / Prénom  
Pa ent : 
Cocher « OUI » si présence d’au moins un des signes d’alertes et préciser. 
Pour les mesures correctrices (dépose, réfec on du pansement, soins locaux) se  reporter au dossier de soins et/ou au carnet de surveillance 
J1   J2  J3  J4  J5  J6  J7  J8 
Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non 
Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser : 
Signature  Signature  Signature  Signature  Signature  Signature  Signature  Signature 
SURVEILLANCE   
[1]  Rougeur, gonflement  ou indura on au point 
d’inser on  du PICCline ou sur son trajet 
[2]  Douleur durant ou en dehors des injec ons  
[3]  Sensibilité du point d’inser on ou écoule‐
ment  
[4] Signes généraux d’infec on 
(hyperthermie…) 
[5]  Pansement non occlusif, souillé 
[6]  Reflux veineux faible ou absent 
[7]  Mauvais débit de perfusion  
[8]  Injec on à la seringue difficile   
SIGNES D’ALERTES  
[9]  Cathéter déplacé 
[10]  Cathéter coudé ou fissuré 
[11]  Cathéter obstrué 
[12]  Fuite au niveau du cathéter 
Iden té de l’opérateur :  
(En fonc on de l’objec f recherché)  
 
Date et Heure de retrait : 
__   /  __   /  ____      __  H  __  
Avant le soin : s’assurer qu’un médecin puisse intervenir à tout moment 
Iden té du pa ent vérifiée avant le retrait 
Informa on au pa ent effectuée 



RETRAIT D’UN PICC Line 
TENUE 
TENUE SOIGNANT 
‐ Tenue professionnelle propre 
OU surblouse à usage unique non stérile 
‐ Masque à usage médical avec visière ou lune es de protec on 
‐ Gants non stériles ou gants stériles si mise en culture du PICC 




TENUE PATIENT 
‐ Tenue propre 
‐ Masque à usage médical (ou tête tournée côté opposé) si mise 
en culture du PICC 
‐ Installa on en décubitus dorsal 





‐ Réalisa on d’une Fric on Hydro‐Alcoolique (FHA)  
‐ Prépara on du matériel sur un plan de travail préalablement 
ne oyé / désinfecté 



MATÉRIEL 
‐ Réalisa on d’une FHA 
‐ Retrait du pansement transparent par é rement latéral avec les deux mains 
‐ Retrait du stabilisateur 
‐ Réalisa on d’une FHA 




DÉROULEMENT DU SOIN - RETRAIT DU CATHÉTER 
‐ Port de gants adaptés (non stériles ou stériles) 
‐ Retrait du cathéter en  rant doucement 


‐ Désinfec on du point de ponc on avec une compresse imprégnée d’un an sep que alcoolique 
‐ Compression du point de ponc on 
‐ Applica on d’un pansement stérile absorbant et occlusif laissé en place pendant une heure minimum 



‐ Vérifier l’intégralité du PICC lors du retrait (noter la gradua on et la comparer avec la gradua on ini ale) 
‐ Traçabilité du retrait dans le dossier de soins 


SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ 
 
A J+4, changement de 
la ligne principale 
Octobre 2018 
Check List d’évaluation ou d’aide à l’observance :
POSE D’UNE SONDE URINAIRE À DEMEURE ET SURVEILLANCE
AVANT LE SOIN
Identité du patient vérifiée 
Prescription médicale vérifiée 
Information au patient effectuée 
Date de pose : Date de retrait :
Matériau : Latex Silicone Latex siliconé
Type de sonde : Simple, droite Béquillée Double courant
Numéro de la Charrière : _____
PRÉREQUIS
INDICATION
1ère
pose
Changement
1ère
pose chez l’homme réalisé par un médecin
Sondage évacuateur




MATÉRIEL
- Système clos : connexion du sac et de la sonde avant
la pose
- Sonde adaptée
- Savon doux liquide de préférence en monodose
- Antiseptique adapté pour la préparation cutanéo-
muqueuse + compresses stériles
- Gants stériles pour la pose





LES INCONTOURNABLES
 L’indication du maintien de la sonde urinaire
doit être reconsidérée chaque jour. La sonde
doit être enlevée dès qu’elle n’est pas
nécessaire.
 Le respect du système clos est primordial.
La sonde et la poche de recueil des urines (sac
collecteur) sont connectées avant le sondage et
ne doivent jamais être désunies. Elles sont
posées et retirées ensemble.
 L’utilisation du système pré-connecté est à
privilégier.
 Les précautions standard dont la réalisation de
l’hygiène des mains par FHA doivent être ap-
pliquées. Le port de gants et la FHA avant et
après toute manipulation sont essentiels.
 Il s’agit d’un geste invasif à haut
risque infectieux nécessitant une asepsie
rigoureuse lors de la pose mais aussi lors de
la gestion du système de drainage.
TRAÇABILITÉ
Traçabilité de la pose de la sonde dans le
dossier du patient en précisant le type de
sonde utilisé + numéro de Charrière 
Critère coché = Critère réalisé
Octobre 2018
DÉROULEMENT DU SOIN
- Préparation du matériel sur un plan de travail préalablement
nettoyé/désinfecté 
- Réalisation d’une FHA
- Port de gants non stériles et tablier en plastique à UU
- Réalisation de la toilette urogénitale avec un savon doux
- Rinçage
- Séchage soigneux





- Réalisation d’une antisepsie large du méat urinaire avec un
antiseptique majeur (PVPI aqueuse ou DAKIN®)
- Respect du temps de contact (1 minute ou 3 minutes)


- Réalisation d’une FHA
- Port de gants stériles
- Connexion du sac/sonde avant la pose ou système pré-connecté
- Lubrification de la sonde si nécessaire
- Vérification du ballonnet
- Pose de la sonde
- Vérification du bon positionnement de la sonde
- Fixation de la sonde
- Fixation et positionnement du sac en déclive









ÉTABLISSEMENT
SERVICE
Identité de l’opérateur :
(à renseigner en fonction de l’objectif
recherché)
Étiquette ou Nom/Prénom
Patient :
(à renseigner en fonction de l’objectif
recherché)
Établissement
Service
Étiquette
Nom/Prénom du Patient
SURVEILLANCE JOURNALIÈRE
J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10DATE
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Chiffre
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Initiales
J11 J12 J13 J14 J15 J16 J17 J18 J19 J20DATE
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Chiffre
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Initiales
J21 J22 J23 J24 J25 J26 J27 J28 J29 J30DATE
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Chiffre
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Midi :
Soir :
Initiales
SIGNES D’ALERTES ET ACTIONS À METTRE EN PLACE
SIGNES
[0] Sondage fonctionnel
[1] Sonde non fixée
[2] Sonde non en déclive
[3] Diurèse insuffisante
SIGNES
[4] Mauvais écoulement
[5] Couleur des urines
[6] Déconnexion sonde/sac
[7] Fièvre, douleurs, brûlures
[8] Hématurie hors chirurgie
ACTIONS
[0] Je ne fais rien
[1] Je refixe la sonde
[2] Je repositionne la sonde
[3] Je contrôle les apports
hydriques
ACTIONS
[4] Je recherche la cause
[5] Je demande un avis médical
[6] Je désonde et resonde
[7] Je demande un avis médical
[8] Je demande un avis médical
CASE NON REMPLIE =
ABSENCE DE SURVEILLANCE
Octobre 2018
Reporter dans le
tableau de suivi le
chiffre qui correspond à
votre observation
(signes d’alertes)
Octobre 2018
PRESCRIPTION
RAPPELS :
La pose d’une sonde urinaire s’effectue sur prescription médicale datée et signée précisant
l’indication et le choix du matériel.
Les indications de sondage doivent être limitées aux seules indications valides :
obstruction urinaire
chirurgie des voies urogénitales
cause médicale nécessitant la surveillance de la diurèse
prévention de la macération et de l’infection d’escarre sacrée chez les patients alités.
Ces indications doivent être reconsidérées chaque jour. L’incontinence urinaire et/ou la facilitation
du travail de l’équipe soignante ne sont en aucun cas une indication de sondage vésical à demeure.
Le sondage intermittent est préférable à la sonde à demeure (vessie neurologique, chirurgie
orthopédique ou traumatologique…).
L'étui pénien est souvent une alternative possible chez l’homme.
La mesure vésicale par échographe portable peut se substituer au sondage diagnostique pour évaluer
la rétention urinaire et rechercher un résidu post-mictionnel, et peut permettre d’éviter un certain
nombre de sondages inutiles.
MATÉRIEL À PRESCRIRE :
Les sets de sondage
Ce sont des sets de soins contenant le matériel nécessaire à la pose. Ils peuvent contenir la sonde et la
poche déjà connectées.
Les sondes
Choisir le bon calibre (CH : charrière) de façon à ne pas être traumatique et à ne pas favoriser la
contraction réflexe du sphincter vésical (apparition de fuites).
Si des irrigations vésicales sont prévues, la sonde est choisie à double courant (3 voies)
Le choix du matériau est un élément primordial, il se fait selon la durée prévisible du sondage :
Pas d'utilisation de vaseline même stérile (incompatibilité possible notamment avec le latex).
Octobre 2018
Il existe également des systèmes de sondes urinaires préconnectées aux poches de recueil.
Pas de prescription de changement systématique de poche toutes les semaines
mais uniquement si nécessaire.
Si la poche doit être changée, c’est le système clos entier (sonde + poche connectées) qui doit être changé.
Les accessoires :
Attache de jambe ou filet de maintien pour fixer la poche « de jambe ».
Porte-poche ou crochet pour empêcher la poche de toucher le sol.
DISPENSATION
Vérifier que le matériel prescrit est bien stérile (sonde et poche de recueil), idéalement un système clos
préconnecté.
Vérifier que le matériau prescrit correspond à la durée prévue du sondage.
SOINS INFIRMIERS
Respecter le système clos :
R.71. Il est fortement recommandé d’utiliser le
système clos (niveau de preuve élevé) et
d’effectuer la pose stérile du cathéter (en dehors
du sondage intermittent).

Révision des recommandations de bonne pratique pour la prise en charge
et la prévention des Infections Urinaires Associées aux Soins (IUAS) de
l’adulte-mai 2015
À télécharger :
 « Pose et utilisation d’un système de drainage urinaire »
 « Je rentre chez moi avec une sonde urinaire à demeure »
LES POCHES DE RECUEIL, Y COMPRIS LES POCHES « DE CUISSE » OU « DE JAMBE » :
Doivent impérativement être stériles, non conditionnées en vrac, seules les poches de nuit
connectées à celles « de jambe » peuvent être non stériles.
Doivent être équipées : d’un site de prélèvement (avec ou sans aiguille), d’un robinet de vidange,
d’une valve anti-reflux, d’un crochet de fixation.

Prevention infection compile 2

  • 1.
    FFFiiiccchhheee PPPrrraaatttiiiqqquuueee CPias ARA- février 2018 1/8 CCCooonnnddduuuiiittteee ààà ttteeennniiirrr dddeeevvvaaannnttt uuunnn ooouuu pppllluuusssiiieeeuuurrrsss cccaaasss dddeee rrrooouuugggeeeooollleee eeennn ééétttaaabbbllliiisssssseeemmmeeennnttt dddeee sssaaannntttééé Epidémiologie Carte d’identité du virus Morbillivirus, virus à ARN enveloppé, de la famille des Paramyxoviridae. Réservoir et vecteur - réservoir : strictement humain - principale source : sécrétion des voies aériennes supérieures, salive, larmes Viabilité - persistance de l’infectiosité des aérosols : peut dépasser 30 minutes - survie ≤ 2h sur les surfaces inertes - inactivé par : la chaleur (56°C pendant 30 minutes) et la lumière - sensible aux désinfectants habituellement utilisés en milieu de soin dont hypochlorite de sodium à 1%, éthanol à 70% Transmission - aérienne, jusqu’à 2h après le départ du patient source - gouttelettes - contact direct ou indirect plus rarement Contexte épidémiologique  maladie virale éruptive hautement contagieuse et immunisante (confère une immunité « à vie »)  dans les pays développés, bénigne dans plus de 90% des cas mais tableau clinique lourd, complications graves non rares (20 décès en France en 10 ans)  pathologie de l’enfant dans les populations non vaccinées, de l’adolescent et de l’adulte jeune dans les populations mal vaccinées  recrudescence épidémique cyclique à la fin de l’hiver et au printemps  entre 2008 et 2016, plus de 24 000 cas déclarés dans la quasi-totalité des régions. Cette situation ne met pas les départements indemnes de rougeole aujourd’hui à l’abri d’une extension de la circulation virale dans un avenir proche. Aucun département n’atteint actuellement les 95% de couverture vaccinale à 2 ans pour les 2 doses de vaccin, taux requis pour permettre l’élimination de la maladie. Cas de rougeole par mois. DO France, janvier 2008- Répartition géographique des cas survenus du février 2018 (source : données de déclaration obligatoire, SpF) 17/02/17 au 16/02/18 (n= 885) (source : SpF)
  • 2.
    CPias ARA -février 2018 2/8 Histoire naturelle de la maladie  incubation : 10 à 12 jours en général (extrêmes de 7 à 18 jours)  premiers signes : fièvre, asthénie, catarrhe oculo-respiratoire  éruption 2 à 4 jours après les premiers signes  période de contagiosité : de la veille de l’apparition des 1ers symptômes, soit 3 à 5 jours avant l’éruption, jusqu’au 5ème jour après le début de l’éruption. Diagnostic et traitement Le diagnostic est essentiellement clinique. L’absence de vaccination préalable ou la notion d’une seule injection est un élément important à recueillir lors de l’anamnèse. Signes cliniques  fièvre jusqu’à 39,5-40°C, altération de l’état général, catarrhe oculo-respiratoire pendant 2 à 4 jours (conjonctivite, larmoiement, rhinite, toux)  signe de Köplik, inconstant, pathognomonique, présent entre la 36ème heure et l’éruption  éruption cutanée fébrile, non prurigineuse, maculo-papuleuse, descendante en 3-4 jours, confluente en placards avec intervalles de peau saine, disparaissant au bout d’1 semaine, avec fines desquamations parfois. Complications  surinfection virale ou bactérienne : otite moyenne aiguë, pneumopathie  atteinte respiratoire mécanique (atélectasie, emphysème)  encéphalite aiguë précoce, leucoencéphalite (panencéphalite subaiguë sclérosante) tardive  diarrhée  autres : thrombopénie, hépatite, péricardite, myocardite, laryngite. Personnes à risque de formes graves  sujets immunodéprimés ou atteints de malnutrition  nourrisson de moins de 1 an  femme enceinte: forme grave pour la mère, interruption précoce de grossesse, rougeole congénitale. Formes aussi plus sévères et complications plus fréquentes chez les adultes et adolescents non immuns.
  • 3.
    CPias ARA -février 2018 3/8 Biologie Les cas de rougeole doivent être confirmés : - soit biologiquement - soit épidémiologiquement (lien avec un cas confirmé) Diagnostic virologique de la rougeole Il s'appuie soit sur le diagnostic direct : recherche du virus ou de ses constituants (ARN, antigènes), soit sur la recherche des anticorps : diagnostic indirect ou sérodiagnostic. Les prélèvements : Le prélèvement salivaire est réalisé par le médecin à l'aide d'un kit salivaire fourni par les ARS, comprenant les systèmes de prélèvement ("salivette"), de transport (boite et enveloppe), et de renseignements (identité clinique). Le prélèvement permet la recherche du génome ARN viral et des anticorps anti-virus en cas d'ARN négatif. Il est transmis par voie postale au CNR. En milieu hospitalier un prélèvement nasal ou naso-pharyngé sur milieu de transport virologique est recommandé. Il permet de rechercher l'ARN viral. Le prélèvement sanguin est destiné le plus souvent à la recherche des anticorps anti-virus de la rougeole (sérologie). C'est aujourd'hui l'approche recommandée en médecine communautaire. La prise de sang périphérique est réalisée sur un tube sec. Il n'est pas nécessaire si un prélèvement salivaire a été réalisé. La présence du virus dans le sang (virémie) peut être recherchée sur un tube de sang EDTA. Dans certaines complications, d'autres prélèvements sont utiles : secrétions trachéo-bronchiques, urines, liquide céphalo-rachidien... Les techniques : La technique de base utilisée pour la détection du virus est la recherche de l'ARN viral par une technique moléculaire : RT-PCR (reverse-transcription, polymerase-chain-reaction) en temps réel. En cas de détection positive, l'identification du génotype viral est effectuée par séquençage d'une partie du génome viral. L'isolement des souches de virus de la rougeole est réalisé au CNR sur des cultures de cellules Vero Slam. Il est indiqué pour l'étude de certaines souches virales. La détection des anticorps anti-virus de la rougeole, des classes IgG et IgM, est réalisée en routine à l'aide de trousses immunoenzymatiques (ELISA) commerciales. La recherche des anticorps neutralisants en culture cellulaire (anticorps protecteurs) est possible, mais plus compliquée. À partir d'un certain taux, ils sont corrélés aux taux d'anticorps décelés en ELISA.  Coordonnées du CNR Laboratoire de virologie humaine et moléculaire, CHU, Avenue George Clémenceau, 14033 CAEN, tel 02 31 27 25 54, fax 02 31 27 25 57, cnr-rou-para@chu-caen.fr Traitement Uniquement symptomatique. Prévention Elle repose avant tout sur la vaccination puis sur la prescription des précautions complémentaires de type air dès la suspicion d’un cas. Les personnes immunisées sont celles qui ont :  des antécédents de rougeole inscrits dans le carnet de santé  ou une sérologie antérieure certifiant l’immunité  ou reçu 2 doses de vaccin. Vaccin sous forme :  trivalente, associé aux vaccins contre les oreillons et la rubéole (ROR) - 2 doses espacées d’au moins 1 mois - la 2ème injection n’est pas un rappel mais un rattrapage pour ceux qui n’ont pas de séroconversion pour un ou plusieurs des antigènes lors de la 1ère vaccination.
  • 4.
    CPias ARA -février 2018 4/8 Contre-indication Grossesse (vaccin à virus vivant atténué). Les femmes en âge de procréer doivent s’abstenir d’initier une grossesse dans le mois suivant l’administration de chaque dose de vaccin. Une vaccination réalisée accidentellement chez une femme enceinte ne justifie ni interruption médicale de grossesse ni même surveillance particulière. Calendrier vaccinal 2018 Cette vaccination est obligatoire chez l’enfant né depuis le 1er janvier 2018 Professionnels de santé ou en charge de la petite enfance  Nés-es avant 1980, non vaccinés et sans antécédent connu de rougeole : faire 1 dose de vaccin trivalent sans contrôle sérologique préalable systématique, même si antécédents de rougeole ou de vaccination incertains.  Nés-es depuis 1980 et de plus de 24 mois : doivent avoir reçu 2 doses au total de vaccin trivalent, en respectant un délai minimal d’un mois entre les deux doses, quels que soient les antécédents vis- à-vis des trois maladies. Autres (pour rappel) :  Enfants âgés de 12 à 24 mois : - 1ère injection à 12 mois quel que soit le mode de garde - 2ème injection entre 16 et 18 mois, voire plus tard si non réalisé la 2ème année.  Les personnes qui ont développé l’une des trois maladies contre lesquelles protège le vaccin, ne sont habituellement pas protégées contre les deux autres et administrer un vaccin vivant atténué à une personne déjà immunisée ne présente aucun inconvénient (inactivation du virus par les Ac préexistants). Conduite à tenir devant un / plusieurs cas de rougeole Critères de notification de la rougeole - Critères cliniques : association d’une fièvre = 38,5°C, d’une éruption maculo-papuleuse et d’au moins un des signes suivants : conjonctivite, coryza, toux, signe de Köplik. - Critères biologiques : . détection (en l’absence de vaccination dans les deux mois précédant le prélèvement) sérologique ou salivaire d’IgM spécifiques de la rougeole, ou . séroconversion ou élévation (en l’absence de vaccination dans les deux mois précédant le prélèvement) de 4 fois au moins du titre des IgG sériques entre la phase aiguë et la phase de convalescence, ou . détection du virus par PCR sur prélèvements sanguin, rhino-pharyngé, salivaire ou urinaire, ou . culture positive sur prélèvement(s) sanguin, rhino-pharyngé, salivaire ou urinaire. Définition des cas Cas clinique Cas présentant les critères cliniques pour lequel il n’y a pas eu d’analyse biologique et qui n’est pas lié épidémiologiquement à un autre cas de rougeole confirmé ou pour lequel les résultats biologiques ne permettent pas d’exclure le diagnostic (ex : prélèvement négatif réalisé en dehors des délais préconisés). Cas confirmé biologiquement Patient ayant présenté des signes cliniques évocateurs de rougeole et pour lequel un ou plusieurs critères de confirmation biologique sont présents. Cas confirmé épidémiologiquement Cas qui répond à la définition d’un cas clinique1 et qui a été en contact dans les 7 à 18 jours avant le début de l’éruption avec un cas de rougeole confirmé2 . Gestion de l’évènement Aux urgences Prescrire / mettre en place les précautions complémentaires air pour tout cas suspect (séjour en Aquitaine (Gironde…)), lui faire porter un masque chirurgical, éviter un passage en salle d’attente, l’examiner ou l’hospitaliser en box individuel et en chambre individuelle. 1 En situation de cas groupés, le diagnostic peut être défini épidémiologiquement avant que l’ensemble des signes cliniques soit présents. 2 Ce cas peut être un cas confirmé biologiquement ou être un cas confirmé épidémiologiquement (situation correspondant à une chaîne de transmission).
  • 5.
    CPias ARA -février 2018 5/8 Devant un cas patient Appliquer des précautions complémentaires d’hygiène de type air. Mesures pour le patient  l’hospitaliser en chambre individuelle porte fermée jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption (en maternité, en cas de rougeole maternelle, isoler le couple mère-enfant si ce dernier va bien, pas de contre-indication à l’allaitement maternel)  aérer régulièrement la chambre  limiter les déplacements  si déplacement, port du masque chirurgical Mesures pour le personnel  limiter le nombre d’intervenants  dédier du personnel immunisé  dans tous les cas port d’un masque FFP2 avant l’entrée dans la chambre, à retirer après la sortie de la chambre  port de gants, indications des précautions standard  désinfection des mains par friction Mesures pour les visiteurs  limiter le nombre de visites  port d’un masque FFP2 Devant un cas soignant  mesures à prendre en lien avec le médecin de santé au travail  éviction immédiate pendant la phase contagieuse (jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption)  tout sujet présentant une éruption cutanée fébrile caractéristique doit être considéré comme un cas potentiel : éviction, investigations afin de confirmer le diagnostic, traitement symptomatique  en cas d’épidémie, ces mesures doivent être prises dès les prodromes. Dans tous les cas Signaler, déclarer  signalement de toute suspicion ou de tout cas de rougeole à l’équipe opérationnelle d’hygiène et à la direction  Déclaration obligatoire de tous les cas https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_12554.do l’adresser à l’ARS. ARS ARA : 0810 22 42 62 (7h/7 et 24h/24) ars69-alerte@ars.sante.fr fax : 04 72 34 41 27  Signalement externe sur e-Sin (ARS/CPias) de tous les cas nosocomiaux (décret n° 2001-671 du 26 juillet 2001) dans l’application e-SIN (https://esin.santepubliquefrance.fr) Si les précautions complémentaires air n’ont pas été mises en place dès l’admission alors rechercher des sujets contacts  parmi les patients, les visiteurs et le personnel (toute personne intervenant dans le service : kinésithérapeute, manipulateur radio, bénévoles…)  identifier les personnes à risque de forme grave (Cf. paragraphe diagnostic et traitement). Définition d’un sujet contact Sujet ayant fréquenté de manière concomitante les mêmes locaux qu’un cas, quelle que soit la durée, y compris de façon indirecte s’il s’agit de locaux confinés, pendant la période de contagiosité du cas : de la veille de l’apparition de la fièvre (5 jours avant l’éruption) à 5 jours après le début de l’éruption. Prendre en charge les contacts  les informer de ce contage dans l’établissement  vérifier leur statut vaccinal et le mettre à jour si nécessaire. Une vaccination des personnes non immunisées réalisée dans les 72h qui suivent le contact peut éviter la survenue de la maladie. Elle reste préconisée même si ce délai est dépassé.
  • 6.
    CPias ARA -février 2018 6/8 Recommandations autour d’un cas de rougeole Dans le cadre du plan d’élimination de la rougeole et de la rubéole, une vaccination préventive pour les personnes potentiellement réceptives exposées à un cas de rougeole est recommandée. Ces mesures concernent les contacts autour d’un cas clinique ou confirmé biologiquement pour les contacts proches, et les contacts d’un cas confirmé biologiquement dans les autres collectivités : - nourrissons âgés de 6 à 11 mois : une dose de vaccin trivalent (hors AMM entre 6 et 8 mois révolus) dans les 72 heures suivant le contact présumé (dans ce cas, l’enfant recevra par la suite deux doses de vaccin trivalent suivant les recommandations du calendrier vaccinal : 1ère dose à l’âge de 12 mois, 2e dose entre 16 et 18 mois) - personnes âgées de plus d’un an et nées depuis 1980 : mise à jour conformément au calendrier vaccinal pour atteindre deux doses de vaccin trivalent - professionnels de santé ou personnels chargés de la petite enfance, sans antécédent de rougeole et/ou n’ayant pas reçu deux doses de vaccin trivalent, quelle que soit leur date de naissance : une dose de vaccin trivalent. L’administration d’une dose de vaccin, telle que préconisée ci-dessus, réalisée dans les 72 heures qui suivent le contact avec un cas peut éviter la survenue de la maladie. Elle reste préconisée même si ce délai est dépassé. En outre, un délai d’au moins neuf mois est à respecter chez une personne ayant reçu des immunoglobulines en prophylaxie post-exposition de la rougeole avant de la vacciner contre la rougeole, les oreillons et la rubéole. Ce délai peut être porté à 12 mois pour les nourrissons ayant reçu des doses élevées d’immunoglobulines (2g/kg) telles qu’utilisées pour traiter la maladie de Kawasaki. Recommandations en situation de cas groupés de rougeole En situation de cas groupés, des mesures vaccinales particulières et supplémentaires sont proposées. Elles reposent sur la notion qu’en situation épidémique, la plupart des cas sont confirmés épidémiologiquement et que la valeur prédictive positive du diagnostic clinique est plus élevée qu’en situation endémique. La vaccination est ainsi recommandée aux contacts proches et en collectivité sans attendre les résultats de laboratoire. En plus des recommandations autour d’un cas, toutes les personnes, y compris celles nées avant 1980, sans antécédent connu de rougeole devraient compléter leur vaccination jusqu’à obtenir en tout deux doses de vaccin trivalent. De la même manière, l’administration d’une dose de vaccin, telle que préconisée ci-dessus, réalisée dans les 72 heures qui suivent le contact avec un cas, peut éviter la survenue de la maladie. Elle reste préconisée même si ce délai est dépassé. Dans tous les cas, lorsque la situation requiert deux doses, l’intervalle entre celles-ci sera d'au moins un mois.  Tout sujet contact présentant des symptômes caractéristiques doit être considéré comme un cas potentiel : isolement ou éviction, investigations à visée diagnostique, traitement symptomatique. Le clinicien alerte sans délai l’équipe opérationnelle d’hygiène (EOH) ou le coordonnateur de la lutte contre les IN ou gestion des risques (GDR) qui peut décider d’activer une cellule de crise. Composition de la cellule de crise  coordonnateur de la lutte contre les infections nosocomiales  hygiéniste(s) de l’équipe opérationnelle d’hygiène  clinicien(s) du service concerné  infectiologue ou référent anti-infectieux  médecin du service de santé au travail  représentant de la direction des soins  représentant de la direction  responsable de la gestion des risques quand il existe Rôle de la cellule de crise (se réunit à la demande)  coordonne et adapte les actions ci-dessous en fonction de la situation  coordonne l’information dans l’établissement :  du personnel : - qui : en priorité le personnel des services concernés, puis tout le personnel
  • 7.
    CPias ARA -février 2018 7/8 - quoi : mode de transmission, mesures barrières, surveillance clinique (contacts des cas), conduite à tenir devant l’apparition de signes évocateurs, mesures de prévention (Cf. paragraphe prévention) et de la situation épidémique (nombre de cas, nombre de contacts) - comment : courrier joint à la fiche de paie, communication orale ouverte, communication dans le service concerné, Intranet, …  des services qui reçoivent des patients contacts transférés  du laboratoire de biologie de toute suspicion de rougeole avant l’envoi en urgence d’un ou des prélèvements à visée diagnostique pour pouvoir prendre rapidement les mesures suivantes : - pratiquer des sérologies en urgence si nécessaire avant vaccination - effectuer des diagnostics par PCR - utiliser les kits salivaires disponibles dans les SAU (s’assurer de leur disponibilité) - acheminer au CNR les salives ou prélèvements positifs en vue d’un génotypage  les instances concernées : CHSCT, CME, … Informer hors de l’établissement  le médecin traitant des contacts ou l’établissement accueillant des patients contacts transférés - par mail ou contact téléphonique - incluant notamment des recommandations de vaccination ou d’immunothérapie et de surveillance dans les 2 semaines qui suivent le contage (Cf. exemple en annexe)  discuter des modalités d’information des patients contacts déjà sortis au moment du diagnostic du cas par téléphone, par mail, par courrier, via le médecin traitant (Cf. exemple en annexe) Discuter en cellule de crise l’utilité d’un numéro d’appel gratuit - Objectif : permettre aux patients ayant reçu le courrier d’obtenir des précisions sur les risques encourus, la maladie et leur cas en particulier. - Mis en place dans l’établissement ou par l’intermédiaire d’un organisme spécialisé. - Gestion des appels . par du personnel non médical formé par des médecins spécialistes ou l’EOH à l’aide de guide de réponses rédigées . planning d’astreintes de médecins référents susceptible de répondre en 2ème ligne et/ou de donner un rendez-vous de consultation . certains appels peuvent être aussi basculés directement sur le service de pédiatrie.  la presse écrite, radio, TV… Discuté en cellule de crise, la décision revient au responsable de l’établissement. Assurer la traçabilité de l’épisode Rédiger un rapport détaillé  des étapes de l’investigation  des mesures prises  de la survenue de nouveaux cas (courbe épidémique)  de la communication effectuée  de l’évaluation des coûts liés à l’épisode. Bibliographie Réglementation / Recommandations Ministère des Solidarités et de la Santé. Calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales. Janvier 2018, 72 pages. http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2018.pdf OMS. Note de synthèse de l’OMS sur les vaccins contre la rougeole. Relevé épidémiologique Hebdomadaire 2017/04, 92: 205- 228. http://apps.who.int/iris/bitstream/10665/255149/1/WER9217.pdf?ua=1 Mes Vaccins.net : rougeole https://www.mesvaccins.net/web/diseases/8-rougeole OMS : rougeole http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs286/fr/ InVS : Qu'est-ce que la rougeole ? http://invs.santepubliquefrance.fr/fr../Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention- vaccinale/Rougeole/Qu-est-ce-que-la-rougeole Haut conseil de la santé publique. Guide pour l’immunisation en post-exposition - Vaccination et immunoglobulines. 2016/02, 86 pages. https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=548 Haut conseil de la santé publique. Avis relatif au délai à respecter entre l’administration d’immunoglobulines polyvalentes en post-exposition de la rougeole et du vaccin trivalent ROR. 16 avril 2012, 7 pages. https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=267 Haut conseil de la santé publique. Avis relatif à la problématique de la rougeole chez la femme enceinte. 23 mai 2011, 5 pages. http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspa20110523_rougeolefemmeenceinte.pdf
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    CPias ARA -février 2018 8/8 Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. Arrêté du 22 août 2011 relatif à la notification obligatoire des maladies infectieuses et autres maladies mentionnées à l’article D. 3113-7 du code de la santé publique. Journal officiel 27 août 2011, 2 pages. http://cpias.fr/Nosobase/Reglementation/2011/Arrete/22082011.pdf Ministère du travail, de l’emploi et de la santé. Adaptation transitoire des mesures de surveillance et de gestion autour d’un cas ou de cas groupés de rougeole. 22 avril 2011, 4 pages. http://cpiasfr/Nosobase/Reglementation/2011/Note/29042011.pdf Afssaps. Haute autorité de santé. Situation temporairement acceptable. Prophylaxie des sujets à risque * après exposition à un cas confirmé de rougeole. Mars 2011, 10 pages. http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/IG_AfssapsHAS_Mars2011.pdf Haut conseil de la santé publique. Avis relatif à l’actualisation des recommandations vaccinales contre la rougeole pour les adultes. 11 février 2011, 5 pages. http://www.hcsp.fr/docspdf/avisrapports/hcspa20110211_rougeoleadultes.pdf CERFA. Fiche de déclaration obligatoire de la rougeole. https://www.formulaires.modernisation.gouv.fr/gf/cerfa_12554.do InVS. Dossiers thématiques. Maladies à déclaration obligatoire. Rougeole. http://www.invs.sante.fr/Dossiers- thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-declaration-obligatoire/Rougeole INRS. Guide Eficatt http://www.inrs.fr/eficatt Références INRS. Vaccination en santé au travail. Références en santé au travail 2016/06, 146: 23-38. http://www.inrs.fr/media.html?refINRS=TC%20154 Floret D. Rougeole : quelles leçons tirer de l’épidémie ? Journal des anti-infectieux 2014/09, 16(3): 131-136. Antona D, Parent I, Lévy-Bruhl D, Poujol I, Alleaume S, Thiolet JM, et al. Institut de veille sanitaire. Rougeole. Situation épidémiologique actuelle Colloque RAISIN, 04/05/2011. InVS.http://invs.santepubliquefrance.fr/Dossiers-thematiques/Maladies-infectieuses/Maladies-a-prevention- vaccinale/Rougeole/Points-d-actualites/Archives/Epidemie-de-rougeole-en-France.-Actualisation-des-donnees-de-surveillance- au-25-septembre-2017 Annexes 1 Éléments de langage / Courrier / mail en vue d’une communication aux patients ou personnes contacts Chère Madame, Cher Monsieur, Vous avez été hospitalisé à………………………………. dans le service de………….…………………... entre le __/__/____ et le __/__/____. Pendant cette période, un cas de rougeole a été découvert chez une personne de ce service. Cette personne ayant peu de symptômes, aucune précaution particulière n’a pu être prise avant la confirmation de cette infection. Du fait de votre présence concomitante dans les mêmes locaux, il existe un risque que vous ayez été contaminé. Par principe de précautions, si vous n’avez pas déjà eu la rougeole et si vous n’êtes pas vacciné, nous vous recommandons de consulter dès maintenant votre médecin traitant que nous avons par ailleurs informé de la situation. Il pourra ainsi vous proposer une vaccination ou un traitement. Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le numéro vert gratuit mis à votre disposition par l’établissement __ __ __ __ __. Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués. Directeur de l’établissement Coordonnateur de la lutte contre les infections nosocomiales En application de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, il est précisé que ces informations sont confidentielles et feront l’objet d’un traitement informatique réalisé par l’établissement. Éléments de langage / Courrier / mail en vue d’une communication avec le médecin traitant Chère Madame, Cher Monsieur, Votre patient(e), Mme, M……………. été hospitalisé à…………………… dans le service de………….………… entre le __/__/____ et le __/__/____. Pendant cette période, un cas de rougeole a été découvert chez une personne de ce service. Cette personne ayant peu de symptômes, aucune précaution particulière n’a pu être prise avant la confirmation de cette infection. Il existe un risque que de transmission de la maladie du fait de la présence concomitante de votre patient(e) dans les mêmes locaux que cette personne. Par principe de précautions, nous lui avons recommandé, en l’absence d’antécédent de rougeole de vous contacter en effet en post exposition il est actuellement recommander de proposer une vaccination dans les 72h ou une immunothérapie en cas de contre-indication à la vaccination par le ROR (immunodépression, grossesse …) Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le numéro vert gratuit mis à votre disposition par l’établissement __ __ __ __ __. Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués. Directeur de l’établissement Coordonnateur de la lutte contre les infections nosocomiales
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    Date : Février2018 Rédacteur(s) : Gabriel BIRGAND Relecteur(s) : Bâtiment Le Tourville – CHU 5 rue Pr Boquien 44093 Nantes Rougeole : Conduite à tenir ATION DES DECHETS DE SOINS EN LIBERAL ET HAD : Point sur la situation - France : 387 cas depuis le 1/11/2017 dont 269 en région nouvelle aquitaine (notamment Poitier) frontalière des Pays de la Loire - En Pays de la Loire : > 11 cas depuis début 2018 et une accélération de l’épidémie Transmission - Principalement par voie aérienne - Transmission indirecte possible par l’environnement souillé par des sécrétions naso-pharyngées. - La rougeole est hautement contagieuse (en l’absence d’immunité, 1 cas génère 18 transmissions) - Phase de contagiosité : démarre la veille de l’apparition des prodromes et s’étend jusqu’à 5 jours après le début de l’éruption. Définition de cas  Cas clinique : - Fièvre ≥ 38,5°C + Eruption maculopapuleuse + Au moins un des signes suivants : conjonctivite, coryza, toux, signe de Koplik - Période d’incubation dure 10 à 12 jours.  Cas confirmé biologiquement : - Détection (en l’absence de vaccination récente) sérologique ou salivaire d’IgM spécifiques de la rougeole ; - Séroconversion ou élévation (en l’absence de vaccination récente) de quatre fois au moins du titre des IgG sériques entre la phase aiguë et la phase de convalescence ; - Détection du virus par PCR sur prélèvements sanguin, rhino-pharyngé, salivaire ou urinaire ; - Privilégier la sérologie (simple et remboursée) à la PCR (délai de rendu des résultats, payante)  Cas confirmé épidémiologiquement : - Cas qui répond à la définition d’un cas clinique et qui a été en contact dans les 7 à 18 jours avant le début de l’éruption avec un cas de rougeole confirmé.
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    Date : Février2018 Rédacteur(s) : Gabriel BIRGAND Relecteur(s) : Bâtiment Le Tourville – CHU 5 rue Pr Boquien 44093 Nantes Conduite à tenir Conduite à tenir face à un cas au sein des services d’hospitalisation : - Informer le personnel (Chef de service en collaboration avec l’EOHH) - Prendre en charge le cas par du personnel dédié : personnel immunisé contre la rougeole (vérification du statut vaccinal, antécédents de rougeole ou sérologie IgG positive), éviction du personnel réceptif à risque, des soins au malade atteint de rougeole - Limiter le nombre d’intervenants - Rappeler au personnel les précautions complémentaires de type AIR : o Patient placé en chambre seule o Masque FFP2 (canard) pour toute personne entrant dans la chambre, o Hygiène des mains par friction hydro-alcoolique +++ notamment après retrait du masque o Masque de soin pour le patient si sortie de la chambre o Limiter les visites - Renforcer les précautions standards pour le personnel - Rechercher et identifier les patients contacts avec traçabilité du parcours du patient - Informer les patients contacts, vérifier leur statut vaccinal ou orienter vers le médecin traitant et porter l’indication d’une vaccination si nécessaire selon le calendrier vaccinal ou de l’administration d’IG selon les recommandations - Informer le service de biologie de tout cas suspect avant l’envoi d’un prélèvement - S’assurer de l’arrêt de travail du cas, si membre du personnel (médecin du travail de l’établissement) - Identifier le personnel contact d’un cas - Mettre à jour la vaccination recommandée pour le personnel non immunisé selon le calendrier vaccinal avec une dose de vaccin trivalent à tous les personnels de santé susceptibles d’être ou d’avoir été exposés pour lesquels il n’existe pas de preuve biologique de rougeole antérieure ou qui n’ont pas reçu une vaccination complète à deux doses - Vérifier le statut vaccinal des membres du personnel soignant (dossier du service de santé au travail) et, le cas échéant, mise à jour de celui-ci Conduite à tenir face à un cas aux urgences : - Isoler le patient, limiter ses déplacements, lui faire porter un masque chirurgical, limiter le nombre d’intervenants - Accélérer la prise en charge - Délivrer une information à l’ensemble du personnel des urgences sur les moyens de prévention, et prévenir le service de biologie avant l’envoi d’un prélèvement - Rechercher et identifier les sujets contacts du cas suspect Conduite à tenir face à un cas en cabinet de ville : - Accélérer la prise en charge, éviter le séjour prolongé du cas en salle d’attente - Rechercher et identifier les patients contacts ayant fréquenté la salle d’attente - Informer les sujets contacts, vérifier leur statut vaccinal et porter l’indication d’une vaccination si nécessaire selon le calendrier vaccinal ou évaluer, en lien avec un service hospitalier, l’intérêt de l’administration d’IG selon les recommandations - Si l’état de santé du cas nécessite une hospitalisation : contacter le médecin hospitalier qui accueillera le cas (service ou urgences) pour que les mesures préventives puissent être mises en place dès l’arrivée du malade Conduite à tenir au sein du laboratoire de biologie hospitalier : - Pratiquer des sérologies en urgence pour confirmer le diagnostic chez les cas suspects - Pratiquer des sérologies pour évaluer l’immunité des personnes dont le statut immunitaire vis-à-vis de la rougeole est incertain - Adresser en virologie les recherches de PCR ou utiliser les kits salivaires à visée diagnostique disponibles dans les SAU (s’assurer de leurs disponibilités) - Acheminer au CNR les prélèvements de salive ou les prélèvements positifs par PCR en vue d’un génotypage - Informer le prescripteur de la confirmation d’un cas et de la nécessité de le signaler puis le notifier
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    Date : Février2018 Rédacteur(s) : Gabriel BIRGAND Relecteur(s) : Bâtiment Le Tourville – CHU 5 rue Pr Boquien 44093 Nantes Pour les personnes contact d’un cas de rougeole : - Nourrissons âgés de 6 à 11 mois : une dose de vaccin trivalent (hors AMM entre 6 et 8 mois révolus : nouveauté du calendrier vaccinal 2018) dans les 72 heures suivant le contact présumé - Personnes âgées de plus d’un an et nées depuis 1980 : mise à jour conformément au calendrier vaccinal pour atteindre deux doses de vaccin trivalent - Professionnels de santé ou personnels chargés de la petite enfance, sans antécédent de rougeole et/ou n’ayant pas reçu deux doses de vaccin trivalent, quelle que soit leur date de naissance : une dose de vaccin trivalent - Injection d’immunoglobulines polyvalentes en milieu hospitalier peut être recommandée pour les personnes contacts (notamment si risque de rougeole grave). Calendrier vaccinal 2018 : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/calendrier_vaccinations_2018.pdf RAPPEL : La rougeole est une maladie à déclaration obligatoire. Afin d'effectuer cette démarche, complétez le formulaire de DO et envoyez-le par mail à ars44-alerte@ars.sante.fr ou par fax au 02.49.10.43.89. Le formulaire est à adresser dès le diagnostic clinique d’une rougeole sans attendre les résultats biologiques.
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    Une formation àdistance ? Adoptez les précautions standard, pour sécuriser vos soins Une formation efficiente ! CPIAS Occitanie Toulouse cpias-occitanie@chu-toulouse.fr 05.61.77.20.20 CPIAS Occitanie Montpellier cpias-occitanie@chu-montpellier.fr 04.67.33.74.69 + Souple Pour toute demande d’inscription Contact : M David DARLES 05 61 32 43 98 darles.d@chu-toulouse.fr Suivi et accompagnement de la formation : Contact : M. Stéphane CRAYSSAC 05 61 63 52 90 crayssac.s@chu-toulouse.fr Prix de la formation  Individuel : 180€  5-10 personnes : 150 € / personne  10-20 personnes : 130 € / personne  + de 20 personnes : 110 € / personne Les adhérents GIPSE bénéficient d’une réduction de 10 % (https://www.gipse.fr). Toute personne en autofinancement bénéficie d’une réduction de 20% + Efficace + Mobilisatrice + Innovante + Participative www.cpias-occitanie.fr
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    Adoptez les précautionsstandard, pour sécuriser vos soins Le CPIAS Occitanie a pour mission de promouvoir la prévention des Infections Associées aux Soins (IAS) dans tous les secteurs de soins (sanitaire, médico-social, soins de ville), notamment via la formation des professionnels de santé. Les précautions standard (PS) doivent être appliquées par tout soignant, pour tout patient/ résident et pour tout soin. Dans le contexte actuel de rationalisation du temps de travail, la formation ouverte et à distance (FOAD) permet une adaptation des temps d’apprentissage aux contraintes de service. C’est pourquoi nous avons développé un outil FOAD consacré aux fondamentaux de la prévention du risque infectieux : les précautions standard. Cette formation est le fruit d’une collaboration entre les hygiénistes du CPIAS Occitanie pour la conception pédagogique et le GIPSE pour la conception technique (plateforme et outils pédagogiques innovants). Ce projet a été accompagné par un formateur expert, M. Alain Taché (id3 Net-Trainers). Pour quel public ? Les professionnels de santé, infirmiers, aides-soignants et aides médico- psychologiques, des établissements de santé et médico-sociaux. Selon quelles modalités ? Les apprenants sont mobilisés sur la même durée qu’une journée de formation, soit 7 heures, organisées en 3 temps : • Présentation de la formation et prise en main de l’outil • Apprentissage : 3 modules d’enseignement développés autour de situations pratiques de soins illustrant les risques infectieux encourus • Evaluation L’accès à la plateforme s’adapte à la disponibilité des apprenants. A partir d’un login et d’un mot de passe individuel, il sera possible d’accéder à la formation, de suivre la progression réalisée et de valider les apprentissages. La durée totale de 7 heures peut être découpée à la convenance de l’apprenant. Il est indispensable que ce temps de formation soit contractualisé avec le professionnel et son encadrement. Quels objectifs ? • Développer les connaissances sur les précautions standard et leur mise en œuvre dans les secteurs de soins :  Améliorer la perception des risques liés à un défaut d’application des PS  Systématiser le recours aux PS Quelles compétences ? • Identifier les risques liés aux situations de soins • Analyser la qualité des soins • Déterminer les mesures préventives et/ou correctives adaptées  Améliorer les pratiques professionnelles Quelle dimension ? - Sécurité du patient - Protection du personnel - Maîtrise de l’environnement
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    Proposition d’un parcoursde formation et des modalités d’habilitation pour les personnels chargés du traitement des endoscopes souples thermosensibles à canaux au sein des lieux de soins avril 2019
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    2 Groupe de travail: Martine Aupée Médecin hygiéniste CPias Bretagne Rennes Raoul Baron Médecin hygiéniste CHRU Brest Jeanne-Marie Germain Médecin hygiéniste CPias Bretagne Brest Liliane Grolier-Bois Médecin hygiéniste CH Bretagne Sud Lorient Céline Richard Infirmière, service d’endoscopie CHRU Brest Marie-Charlotte Robino Cadre hygiéniste Clinique mutualiste de la porte de l’Orient Lorient Avec la contribution de l’EOH du CHU de Rennes Groupe de relecture : Cécile Barrué Infirmière en endoscopie Présidente du GIFE1 CHU Toulouse Hélène Boulestreau Médecin hygiéniste CHU Bordeaux Fanny Durand Infirmière cadre de santé Référente DIU Endoscopie du GIFE Faculté de médecine Limoges Anne Houdard Infirmière en endoscopie Membre du GIFE HIA Toulon Dominique Imbert Infirmière cadre de santé Membre du GIFE CH Avignon Loïc Simon Pharmacien hygiéniste CPias Grand Est Nancy Olivier Sylvant Infirmier en endoscopie Secrétaire du GIFE CHU Besançon Arnaud Tailleur Infirmier référent en endoscopie Membre du GIFE CHU Limoges 1 GIFE = Groupement Infirmier pour la Formation en Endoscopie
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    3 Introduction Le risque infectieuxen endoscopie est une priorité en matière de prévention des infections associées aux actes invasifs qui est l’objet de l’axe 3 du Programme de prévention des infections associées aux soins (INSTRUCTION NDGOS/PF2/DGS/RI1/DGCS/2015/ 202 du 15 juin 2015 relative au programme national d’actions de prévention des infections associées aux soins (Propias). Le guide technique annexé à l’instruction DGOS/PF2/DGS/VSS/2016/220 du 4 juillet 2016 propose de mettre à disposition des professionnels un document unique regroupant l’ensemble des éléments d’assurance qualité en hygiène pour la gestion des endoscopes thermosensibles. Parmi les dix-huit fiches qui composent ce guide, la fiche 16 (voir annexe 1) concerne la formation des personnels et prévoit, après une formation spécifique, puis sur une base régulière, une évaluation attestée des compétences. Ces éléments sont également repris dans l’instruction DGOS/PF2/DGS/VSS1/PP3/2018/195 du 2 août 2018 (voir annexe 1 bis). Objectifs L’objectif de ce travail était de proposer, en réponse aux exigences de la fiche 16, un parcours minimal de formation et des modalités d’habilitation des professionnels chargés du traitement des endoscopes thermosensibles à canaux. Ce document est destiné aux équipes des plateaux d’endoscopie et aux équipes opérationnelles d’hygiène (EOH). Parcours de formation Le personnel chargé de la désinfection des endoscopes souples thermosensibles doit recevoir une formation spécifique sur les procédés de nettoyage et désinfection du matériel ainsi qu’une information sur les risques liés à la manipulation des différents produits utilisés. Nous proposons ici un parcours de formation minimum obligatoire pour tout professionnel assurant le traitement des endoscopes (infirmier diplômé d’état, aide-soignant, …) 1. Objectifs pédagogiques A l’issue de la formation, le professionnel doit :  Etre capable de décrire un endoscope souple thermosensible (architecture interieure et exterieure)  Décrire les principaux micro-organismes responsables d’infections en endoscopie  Connaitre les différentes étapes du traitement manuel des endoscopes  Etre capable de réaliser un test d’étanchéité  Savoir utiliser les différents équipements de protection individuelle  Savoir utiliser les différents produits détergents et désinfectants 2. Quelle durée ? Cette formation peut s’envisager sur une journée (7h/8h) ou sous forme de modules afin de permettre aux professionnels d’assimiler plus facilement les notions de base. 3. Quand ? Idéalement en amont de la prise de fonction du professionnel, à défaut, le plus rapidement possible après et impérativement dans l’année de la prise de fonction..
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    4 Parcours de formation 4.Quel contenu ? Chapitres et points à aborder Durée proposée Intervenants proposés Architecture des endoscopes et manipulation - démonstration de matériel, présentation d’un endoscope « éclaté » - focus sur les endoscopes à risque particulier (duodénoscopes et écho-endoscopes) - réalisation du test d’étanchéité - manuel d’utilisation - correspondance écouvillons / canaux 2h00 à 3h00 ingénieur ou technicien biomédical ou professionnel ayant une bonne connaissance des endoscopes Risque infectieux - épidémiologie des infections liées à l’endoscopie (possibilité de se référer à la fiche 1 de l’instruction du 04/07/2016) - micro-organismes en cause - mode de transmission - notion de biofilm 1h00 équipe opérationnelle d’hygiène ou microbiologiste Prévention du risque infectieux - obligations réglementaires - classification des endoscopes en fonction du niveau de risque (classification de Spaulding) - précautions standard - traitement manuel, modules semi-automatisés et laveur- désinfecteur - transport des endoscopes - stockage, y compris première approche des enceintes de stockage pour endoscopes thermosensibles (ESET) et systèmes de stockage individuel des endoscopes (ESI) - traçabilité 3h00 équipe opérationnelle d’hygiène ou professionnel ayant une bonne connaissance du traitement des endoscopes Protection du personnel - équipements de protection individuelle - toxicité des produits - ventilation, ergonomie des locaux 1h00 service santé au travail ou équipe opérationnelle d’hygiène ou service en charge de ces aspects 5. Animation de la formation Pour réaliser cette formation, l’établissement peut faire appel à :  des professionnels de la structure connaissant parfaitement l’endoscopie (professionnels d’endoscopie, hygiénistes ayant une compétence en endoscopie, techniciens biomédicaux assurant la maintenance des endoscopes)  un autre établissement ayant déjà initié cette démarche  un prestataire externe spécialisé dans le traitement des endoscopes. 6. Evaluation de la formation A l’aide d’un questionnaire (voir annexe 3) d’évaluation des acquis lors de la formation. 7. Formation complémentaire Des modules de formation complémentaire peuvent être proposés dans un second temps :  locaux et le traitement d’air  déchets et effluents  contrôles microbiologiques  enceintes de stockages des endoscopes thermosensibles (ESET)  qualification des performances LDE, ESET/ESI voire endoscopes  organisation de la prise en charge du patient et du matériel d’endoscopie
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    5 Modalités d’habilitation 1. Habilitationinitiale Habilitation initiale 3 critères  Avoir suivi la formation théorique (cf. ci-dessus)  En fonction du nombre de familles ou de la variété du parc d’endoscopes, du type de traitement utilisé (manuel, semi-automatisé, laveur-désinfecteur), du niveau de criticité des endoscopes, justifier d’un nombre suffisant de traitements par famille et type d’endoscope, sous tutorat.  S’être prêté à une observation de pratiques (la grille d’observation de l’audit du Grephh peut être utilisée) Prévoir un temps suffisant pour l’acquisition de la gestuelle nécessaire au traitement des endoscopes à risque particulier et des endoscopes nécessitant une désinfection de haut niveau. Le tuteur est un professionnel ayant une activité régulière en endoscopie et qui doit être lui-même habilité. Par qui ? Un tuteur reconnu pour son expérience dans le domaine du traitement des endoscopes et désigné au sein de l’établissement ou du service pour valider les habilitations, éventuellement en lien avec l’EOH. 2. Renouvellement de l’habilitation Personnel ayant une activité occasionnelle Remplacement des personnels en charge de cette activité ou en dehors des heures d’activité Périodicité Tous les ans Modalités  Questionnaire d’évaluation des acquis lors de la formation initiale  Observation de pratiques si possible S’assurer que le personnel a été formé lors de la mise en service de nouveaux endoscopes, équipements ou produits Par qui ? Un tuteur reconnu pour son expérience dans le domaine du traitement des endoscopes et désigné au sein de l’établissement ou du service pour valider les habilitations, éventuellement en lien avec l’EOH. Après une absence prolongée Modalités  Questionnaire d’évaluation des acquis lors de la formation initiale  Reprendre une période de tutorat (cf. habilitation initiale) Par qui ? Un tuteur reconnu pour son expérience dans le domaine du traitement des endoscopes et désigné au sein de l’établissement ou du service pour valider les habilitations, éventuellement en lien avec l’EOH. 3. Organisation et suivi des habilitations Le cadre du service est responsable de l’organisation et du suivi des habilitations en lien avec le service de formation continue. Afin de maintenir un haut niveau de qualité et sécurité des soins dans les unités de traitement des endoscopes il est recommandé d’organiser régulièrement des évaluations de pratiques professionnelles (EPP), sous forme d’audit interne ou externe. Il est préconisé de ne pas dépasser 3 ans entre 2 évaluations.
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    6 Annexe 1 Instruction DGOS/PF2/DGS/VSS/2016/220du 4 juillet 2016 relative au traitement des endoscopes souples thermosensibles à canaux au sein des lieux de soins. Fiche 16 – Formation du personnel Le traitement et le stockage du matériel doivent être pris en charge par un personnel dédié sous la vigilance de l’IDE ; ce personnel est distinct des aides présents en salle d’endoscopie. Le personnel est en nombre suffisant pour assurer le bon fonctionnement de l’activité d’endoscopie, y compris les périodes de gardes, les week end et jours fériés. 40 Le personnel chargé de la désinfection des endoscopes doit recevoir une formation spécifique sur les procédés de nettoyage et désinfection du matériel ainsi qu'une information sur les risques liés à la manipulation des différents produits utilisés. Cette formation pratique doit être assortie de procédures écrites propres aux modèles d’endoscope et aux modèles d’unités de traitement automatisé d’endoscopes utilisés dans leur secteur41 . Il convient de rappeler au personnel la nécessité de respecter les précautions « standard » pour la prévention des accidents liés à l'exposition au sang et aux liquides biologiques. Le port de lunettes protectrices, de masque, de gants à manchettes longues et de tablier est recommandé pour manipuler le matériel souillé et se prémunir contre les projections. Tout incident ou accident survenant lors de la manipulation des endoscopes, des accessoires et/ou des produits utilisés doit être signalé au service de santé au travail de l'établissement. Une évaluation attestée des compétences est à prévoir après la formation initiale, puis sur une base régulière (par exemple : changement de pratiques, de matériels ou de produits). La formation et son évaluation sont à compléter lors de l’acquisition de nouveaux modèles d’endoscopes ou d’unités de traitement automatisé ou de stockage d’endoscope notamment. Le personnel temporaire ne doit pas être autorisé à traiter les endoscopes, à moins que ses compétences n’aient été établies par une évaluation ou une attestation de son expérience. L’établissement assure une activité de formation. Il doit, pour cela avoir une bonne connaissance des spécificités du plateau technique d’endoscopie.40 Il est en charge du suivi de l’évaluation des compétences des professionnels en charge du traitement des endoscopes. ____________________________________ 40 Pienkowski P, Le Floch J, Parois L, Heresbach D, Richard-Molard B, Robaszkiewicz M, et la Commission juridique de la SFED. Société française d’endoscopie digestive. Recommandations relatives au personnel d’endoscopie de la SFED. Acta Endosc 2014 ; 44 : 196-200. 41 Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices pour la prévention et le contrôle des infections transmises par les appareils souples d'endoscopie digestive et de bronchoscopie. 2010.
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    7 Annexe 1 bis InstructionDGOS/PF2/DGS/VSS1/PP3/2018/195 du 2 août 2018 relative à l’actualisation du traitement des endoscopes souples thermosensibles à canaux de type duodénoscope au sein des structures de soins 5 FORMATION 5.1 La formation du personnel chargé du traitement des duodénoscopes En endoscopie, le traitement et le stockage du matériel doivent être pris en charge par un personnel dédié et habilité sous la vigilance de l’IDE référent ; ce personnel chargé du traitement des endoscopes doit recevoir une formation spécifique sur les procédés de nettoyage, désinfection et stockage du matériel ainsi qu'une information sur les risques liés à la manipulation des différents produits utilisés. Une évaluation attestée des compétences est à prévoir après la formation initiale, puis sur une base régulière (par exemple : changement de pratiques, de matériels ou de produits). La formation continue répond aux exigences d’un schéma de type développement professionnel continu (DPC). Cette formation pratique doit être assortie de procédures/instructions écrites générales applicables à tous les endoscopes et d’autres propres à certains modèles en cas de particularités. Des procédures/instructions doivent également être disponibles pour les unités de traitement automatisé d’endoscopes utilisés dans leur secteur. Le personnel temporaire non habilité ne doit pas être autorisé à traiter les endoscopes, à moins que ses compétences n’aient été établies par une évaluation ou une attestation de son expérience (Instruction du 4 juillet 2016 - Fiche 16 - Formation du personnel). Concernant plus particulièrement les duodénoscopes, leur traitement pouvant être source d’erreurs en raison de leur complexité et des difficultés à les nettoyer et désinfecter, il importe de s’assurer que le personnel en charge de ce traitement soit correctement formé aux nouvelles instructions de nettoyage et se conforme strictement à ces instructions. Il importe également qu’il y ait une vérification régulière des compétences et des pratiques pour garantir la conformité aux protocoles. L’établissement assure cette formation en coordination avec le référent endoscopie et avec l’appui du service de gastro-entérologie, de l’EOH, du laboratoire de microbiologie, du responsable de la matériovigilance et du biomédical.
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    8 Annexe 2 Outils disponibles Vidéo o Traitement manuel des endoscopes non autoclavables - Arlin Poitou Charente - 2017 https://www.youtube.com/watch?v=VxsUzKwj_Eo o L’infirmier en endoscopie - GIFE 2 – 2015 https://www.youtube.com/watch?v=T5oSGfIYBso&feature=youtu.be  Audit o Endoscopie - Grephh3 - 2015  Fiche d’observation du traitement  Guide de remplissage de la fiche d’observation du traitement https://www.preventioninfection.fr/base-documentaire/ (pour faciliter la recherche de ces documents : filtrer par thème « endoscopie » et catégorie « audit »)  Quizz o Hygiène et désinfection - GIFE – 2015 https://www.gife.fr/limesurvey/index.php/643799/lang-fr o Législation et gestion des risques - GIFE – 2015 https://www.gife.fr/limesurvey/index.php/218812/lang-fr 2 GIFE = Groupement Infirmier pour la Formation en Endoscopie 3 Grephh = Groupe d'évaluation des pratiques en hygiène hospitalière
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    9 Annexe 3 Proposition dequestionnaire d’évaluation de la formation initiale Date de la formation : 1. Un colonoscope est un dispositif médical - Critique - Semi-critique - Non critique 2. Un urétéroscope est un dispositif médical - Critique - Semi-critique - Non critique 3. Quel rôle joue le biofilm dans la contamination d’un endoscope ? - Le biofilm protège les bactéries contre les désinfectants chimiques - Le biofilm rend les désinfectants beaucoup moins efficaces - Le biofilm installé dans un endoscope n’a pas de conséquence sur le résultat du traitement de l’endoscope 4. Mon patient est infecté par le virus de l’hépatite C (infection aigüe ou chronique) - Je planifie son examen en premier - Je fais un entretien habituel de l’endoscope utilisé - Je mets une double paire de gants 5. Mon patient est porteur d’un Clostridium difficile et va avoir une coloscopie - Je planifie son examen en dernier - Je sors de la salle tout matériel non nécessaire à l’examen - Je fais un entretien habituel de l’endoscope utilisé 6. Une procédure de traitement manuel de l’endoscope comprend obligatoirement - 4 étapes : pré-traitement – nettoyage – désinfection – rinçage - 6 étapes : pré-traitement – double nettoyage – désinfection – rinçage – séchage - 8 étapes : pré-traitement – double nettoyage – double rinçage – désinfection – rinçage terminal – séchage 7. Le pré-traitement - N’est pas nécessaire si l’endoscope est traité immédiatement - Permet d’éliminer les souillures - Réduit le risque de contamination du personnel qui va le prendre en charge en suivant 8. Le test d’étanchéité - Permet de détecter une fuite - Est fait systématiquement avant le nettoyage de l’endoscope - Il doit être réalisé sur un endoscope en immersion - Facilite l’écouvillonnage des canaux
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    10 9. Je n’aiplus d’écouvillons adaptés à mon coloscope - Je prends celui adapté aux nasofibroscopes - J’en recherche un dans un autre service car l’écouvillon doit être adapté en longueur et en diamètre aux canaux de l’endoscope - Je ne fais pas d’écouvillonnage, l’irrigation suffit 10. Quel est le temps global dédié à l’ensemble des opérations du premier nettoyage - 5 minutes - 10 minutes - 15 minutes 11. Le rinçage terminal a pour objectif - D’éliminer toute trace de détergent - D’éliminer tous les micro-organismes résiduels - De réduire le risque toxique en éliminant toute trace de désinfectant 12. Pour le rinçage terminal d’un coloscope quel type d’eau doit être utilisé ? - Eau pour soin standard - Eau bactériologiquement maitrisée - Eau stérile versable 13. Sécher un endoscope après désinfection… - N’est pas nécessaire quand il est réutilisé immédiatement pour un autre examen - Est obligatoire quand l’endoscope part en stockage - Dure moins de 30 secondes 14. Les endoscopes du plateau d’endoscopie digestive sont traités en laveurs désinfecteurs - Il n’est pas nécessaire de faire de pré-traitement - Il est nécessaire de faire un pré-traitement 15. Avant de mettre un endoscope en LDE, - J’irrigue tous les canaux irrigables - J’écouvillonne tous les canaux écouvillonnables - Je brosse l’extrémité et les anfractuosités de l’endoscope 16. A chaque branchement d’endoscope dans le LDE, je vérifie - La bonne connexion de tous les canaux de l’endoscope au LDE - L’absence d’eau dans le connecteur du testeur d’étanchéité - Les connexions des flacons de produits 17. Les endoscopes ne peuvent pas être stockés dans - Des mallettes - Des tiroirs - Des armoires
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    11 18. Au boutde quelle durée de stockage (hors ESET et ESI) les endoscopes doivent-ils être re- désinfectés ? - 6 heures - 8 heures - 12 heures 19. Les endoscopes critiques doivent subir, avant chaque utilisation une désinfection de - Niveau intermédiaire - Haut niveau - Stérilisation basse température 20. Quel est l’intérêt des enceintes de stockage d’endoscopes thermosensibles (ESET) - Elles protègent les endoscopes de la poussière - Elles permettent de rallonger d’un mois la durée de stockage - Elles permettent de rallonger la durée de stockage jusqu’à une semaine 21. Peut-on stocker des endoscopes critiques dans des ESET ? - Non, ce n’est pas possible car ils vont se recontaminer - Oui à condition qu’ils soient emballés - Oui à condition de réaliser une désinfection de haut niveau avant une nouvelle utilisation 22. On peut stériliser des endoscopes - Par la chaleur humide - Par des procédés basse température 23. Le système de traçabilité doit permettre d’identifier : - Les patients - L’indication de l’acte endoscopique - Les endoscopes - La procédure de désinfection 24. Le personnel effectuant le traitement des endoscopes doit porter les équipements de protection individuelle suivants - Tablier imperméable - Gants à manchettes longues - Lunettes anti-projection - Sur-chaussures 25. Après utilisation chez un patient je transporte l’endoscope : - Sans précautions particulières sur un chariot - Immédiatement après la fin de l’examen - Etiqueté comme « sale » dans un contenant fermé ou à défaut un plateau recouvert d’un champ
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    12 Annexe 4 Proposition degrille de suivi d’acquisition de compétences Service : Nom du professionnel : Tuteur : Type d’endoscope Nb d’entretiens réalisés Dates des entretiens réalisés Gastroscope Duodénoscope Coloscope Bronchoscope Cystoscope
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    13 Exemple : Service :Endoscopie digestive Nom du professionnel : Pierre Dupond Tuteur : Noël Durand Type d’endoscope Nb d’entretiens réalisés Dates des entretiens réalisés Gastroscope 2 02/07/2018 6 03/07/2018 4 04/07/2018 Duodénoscope 1 02/07/2018 1 04/07/2018 Coloscope 1 04/07/2018 2 05/07/2018 3 06/07/2018
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    Indication des interventions nonpharmaceutiques pour limiter la diffusion des maladies transmissibles Collection Avis et Rapports Avril 2019
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    Indication des interventions nonpharmaceutiques pour limiter la diffusion des maladies transmissibles Pour limiter la diffusion des maladies transmissibles, le HCSP définit les principales interventions non-pharmaceutiques, c’est-à-dire celles qui s’appliquent lorsque ni médicament ni vaccination efficaces ne sont disponibles et/ou n’existent. Ces interventions comprennent la recherche et le suivi de contacts, l’éviction des collectivités ou des lieux publics et la quarantaine à domicile ou en structure dédiée. Elles concernent des personnes asymptomatiques, contacts de malades ou exposées à un risque d’infection. Le HCSP indique les éléments à prendre en considération pour la mise en œuvre de ces mesures, notamment de la quarantaine. Les freins et les facteurs pouvant aider à leur mise en place sont précisés. Des fiches détaillent, pour des agents infectieux visés par le règlement sanitaire international, les caractéristiques épidémiologiques à prendre en compte et les interventions à privilégier selon l’agent en cause. Sur le plan juridique et éthique, les mesures prises doivent trouver un équilibre entre l’intérêt de la collectivité et les droits des individus et être conformes aux lois nationales et traités internationaux. Le HCSP préconise que l’information du public et des personnes contacts soit élaborée et diffusée en s’appuyant sur une expertise professionnelle et que les différents professionnels amenés à intervenir auprès des personnes contacts soient formés. Des fiches présentant les indications, les modalités de mise en œuvre et les obstacles et facteurs d’acceptabilité de chacune des interventions complètent le document.
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    Haut Conseil dela santé publique 1/75 Indication des interventions non pharmaceutiques pour limiter la diffusion des maladies transmissibles Rapport 9 avril 2019
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    Haut Conseil dela santé publique 2/75 Ce document a été validé par la Commission spécialisée « Maladies infectieuses et maladies émergentes » le 14 décembre 2018 et par la Commission spécialisée « Système de santé et sécurité des patients » le 20 décembre 2018. Il a fait l’objet d’une information à la Commission spécialisée « Maladies infectieuses et maladies émergentes le 22 mars 2019 et à la Commission spécialisée « Système de santé et sécurité des patients » le 9 avril 2019. Ce document est dédié à la mémoire de Céline Deroche, directrice de la Direction Documentation veille et archives de Santé publique France, qui a dirigé et facilité la réalisation de la recherche documentaire et bibliographique par ses équipes.
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    Haut Conseil dela santé publique 3/75 Sommaire Introduction.............................................................................................................................................4 I – Définition, contexte et mise en œuvre des contre-mesures non pharmaceutiques ....................5 1.1 Définitions terminologiques...................................................................................................5 1.2 Conditions de la mise en œuvre des INP..............................................................................9 1.3 Contexte juridique, économique et éthique .......................................................................14 1.4 Freins ou facteurs facilitant la mise en place des interventions non pharmaceutiques.17 1.5 Spécificités des INP à prendre en compte..........................................................................21 En fonction des agents infectieux ...............................................................................21 En fonction du mode de transport ..............................................................................21 1.6 Information/communication................................................................................................24 1.7 Gestion de la base des personnes contacts en quarantaine............................................26 1.8 Levée de la quarantaine et du suivi....................................................................................26 II –Apport des modèles mathématiques dans l’estimation des effets des interventions non- pharmaceutiques .................................................................................................................................28 III - Éléments liés aux agents infectieux concernés ..........................................................................30 IV - Éléments liés aux mesures concernées ......................................................................................48 V - Les préconisations du HCSP .........................................................................................................58 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ANNEXES
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    Haut Conseil dela santé publique 4/75 INTRODUCTION Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a reçu de la Direction générale de la santé (DGS) une saisine datée du 25 août 2017 (cf. annexe 1) visant à définir les indications des contre- mesures non pharmaceutiques pertinentes pour limiter la diffusion des maladies transmissibles. La limitation de la propagation des maladies transmissibles lorsqu’il n’existe ni médicament ni vaccin efficace, nécessite la mise en place de mesures non pharmaceutiques. Leur efficacité dépend essentiellement des paramètres épidémiologiques, de l’histoire naturelle des maladies concernées ainsi que des capacités du système de santé à mettre en œuvre ces mesures. Par ailleurs, dans le cadre du Règlement sanitaire international (RSI) [1], l’Organisation mondiale de la santé (OMS) peut recommander aux différents États de mettre en œuvre certaines de ces mesures en cas d’urgence de santé publique de portée internationale (article 18 du RSI) portant particulièrement sur des pathologies faisant partie de celles listées à l’annexe 2 du RSI : • Variole • Peste • Grippe humaine causée par un nouveau sous-type à potentiel pandémique • Coronavirus émergents (MERS-CoV, SRAS, …) • Fièvres hémorragiques virales (Ebola, Lassa, Marburg). Afin de se préparer au mieux à ce type de situations, il est demandé au HCSP d’émettre des recommandations quant à l’opportunité et l’efficacité de mettre en œuvre les principales contre- mesures non pharmaceutiques, notamment : • la recherche active des personnes contacts ou exposées y compris lors de voyages internationaux (aériens, maritimes ou ferroviaires) et, le cas échéant, les modalités de suivi (passif, actif…) ; • la mise en quarantaine des personnes contacts à domicile ou dans un site adapté, et le cas échéant, sa durée ; • l’éviction des collectivités. Afin de répondre à cette saisine, le HCSP a mis en place un groupe de travail (GT) ad hoc associant des experts membres ou non du HCSP (cf. composition du GT en annexe 2). Ce GT piloté par Christian Chidiac, président de la Commission spécialisée « Maladies infectieuses et maladies émergentes » (Cs-MIME) et Didier Lepelletier, vice-président de la Commission spécialisée « Système de santé et sécurité des patients » a travaillé selon la méthode habituelle du HCSP. En particulier, plusieurs sources d’information différentes et complémentaires ont été mobilisées, les sources documentaires et bibliographiques disponibles ont été analysées, des auditions des différentes parties prenantes ont été conduites (cf. liste en annexe 3). Concernant la recherche documentaire, une méthodologie de recherche a été proposée par la Direction Documentation veille et archives de Santé publique France (SpF). La stratégie de recherche a été validée en réunion par les membres du GT en décembre 2017 (cf. méthodologie décrite en annexe 4). Ce rapport ne traite ni des aspects de quarantaine préventive ni des organisations des secteurs d’activité d’importance vitale (armée, énergie, transports, alimentation, etc.). Il ne rappelle pas non plus les mesures d’hygiène spécifiques. Ce rapport concerne principalement le repérage des premiers patients ou personnes contact et pas les interventions collectives nécessaires en cas d’atteinte de masse. Pour anticiper les situations d’épidémies de masse et de risque de désorganisation des systèmes de santé, nous insistons sur le besoin de réaliser de façon régulière des exercices de simulation et des retours d’expérience (Retex) pour tous les plans de préparation.
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    Haut Conseil dela santé publique 5/75 I – DEFINITION, CONTEXTE ET MISE EN ŒUVRE DES CONTRE-MESURES NON PHARMACEUTIQUES Concernant les interventions non-pharmaceutiques, les éléments de définition et l’analyse des conditions et conséquences de leur mise en œuvre sont présentés ci-dessous. 1.1 Définitions terminologiques • Contre-mesures non pharmaceutiques o Aussi dénommées interventions non pharmaceutiques (INP), elle définissent des mesures qui n'incluent pas les produits pharmaceutiques tels que les vaccins et les médicaments [2]. Les INP sont des actions que les personnes et les collectivités peuvent prendre pour aider à ralentir la diffusion de maladies infectieuses transmissibles émergentes ou ré- émergentes. Les INP sont également connues sous le nom de stratégies d'atténuation communautaires. Lorsqu’un pathogène est nouveau, la population est peu ou pas immunisée contre celui-ci, ce qui favorise sa propagation rapide d’une personne à l’autre dans le monde entier (pandémie). Les INP sont des mesures indispensables pour contrôler la diffusion de certains pathogènes (grippe, virus Ebola, bactéries multirésistantes) par exemple lorsque les vaccins ne sont pas encore disponibles [3]. o La dénomination « INP » est un terme défini par la négative (non pharmaceutique) alors qu’il a un contenu positif assez riche. Les documents de l’OMS sur le sujet utilisent aussi le terme « Mesures (ou interventions) de santé publique », plus simple, positif et cohérent avec leur dimension collective mais moins spécifique [4], audition d’A Desclaux, HCSP 2018]. o Les recommandations de l’OMS relatives aux INP sont déclinées aux niveaux national et international pour des personnes vivant ou voyageant dans des pays concernés par ces maladies infectieuses transmissibles émergentes ou ré-émergentes. Elles sont disponibles en annexe 1 du document de l’OMS [3]. Celui-ci concerne la grippe pandémique ; cependant, ces recommandations peuvent servir de modèles dans d’autres circonstances. o Les INP comprennent les mesures de santé publique à type de distanciation sociale comme les évictions et la quarantaine. o Dans la suite du texte de ce rapport, les termes « confinement ou distanciation sociale » sont exprimés par le terme générique « quarantaine ». Le terme « interventions non pharmaceutiques (INP) » est utilisé pour les contre-mesures non pharmaceutiques ou les mesures de santé publique. • Quarantaine o La quarantaine (terme attesté en français depuis les années 1180 signifiant « espace de quarante jours ») est le fait de mettre à l'écart des personnes, des animaux, ou des végétaux durant une certaine période. Cet isolement sanitaire forcé avait pour but d'empêcher la transmission de maladies supposées contagieuses et est toujours utilisé en cas de suspicion de ce type de maladies. Elle désigne aussi au figuré la condition d'une personne mise volontairement à l'écart [5]. o Son origine remonte à la période de la peste noire pendant laquelle l’Europe médiévale va concevoir un système coercitif de protection. Il s’agit d’une période d’isolement imposée à toute personne ou à toute marchandise contaminée par une pestilence (du latin pestis fléau), pour en éviter la contagion. Sa durée devait couvrir l’incubation la plus longue constatée pour cette maladie [6]. Le terme de quarantaine, de l’italien quaranta, a probablement aussi des références religieuses. o La quarantaine est une des premières méthodes pour lutter contre les maladies infectieuses contagieuses. En empêchant les personnes malades d'avoir des contacts avec d'autres, on rend la contagion difficile et l’épidémie s’éteint d’elle-même. Le lieu d'accueil
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    Haut Conseil dela santé publique 6/75 des personnes suspectées de maladie était appelé « lazaret » mais reste à définir actuellement. o La mise en quarantaine est généralement employée pour une personne dont la pathologie est déjà déclarée ou suspectée en raison de l'apparition de symptômes, alors que le réel but de la quarantaine est d'isoler les porteurs potentiels d’agents infectieux « contact » (en raison de leur provenance d'un milieu à risque), et cela même s'ils ne manifestent aucun signe clinique, pendant une durée suffisante pour couvrir la période d'incubation de la maladie suspectée, afin qu'elle se déclare éventuellement en milieu protégé, évitant ainsi sa propagation potentiellement exponentielle. Pour les CDC aux États-Unis (Centers for disease control and prevention), elle s'applique aux personnes exposées, qui peuvent être infectées ou non mais ne sont pas malades. Cela signifie la séparation ou la restriction du mouvement des personnes exposées qui peuvent devenir contagieuses pour les autres [7]. o Après plus de six siècles, la notion de maladie quarantenaire a fait place à celle d’affection sous RSI (choléra, fièvre jaune et peste), et à celle d’affection sous surveillance (fièvre récurrente à poux, grippe, paludisme, poliomyélite et typhus). Les États-membres de l’OMS décident désormais des conventions internationales sur la santé. o Avec l’apparition de nouveaux risques comme l’émergence d’agents infectieux jusqu’ici inconnus ou très limités géographiquement (virus Ebola et autres fièvres hémorragiques virales, coronavirus du SRAS et MERS-CoV, virus de la grippe aviaire), le terme quarantaine est de nouveau utilisé. o La quarantaine ne définit donc la mesure que par la « ségrégation », et véhicule l’image de pratiques historiques, autoritaires, protégeant la « population » vis-à-vis des personnes potentiellement infectées en les discriminant. De plus, c’est un terme profane. Il est important de porter l’idée que les mesures de santé publique ne sont pas « directement issues de réactions profanes » archaïques, mais sont un produit de la rationalité de la santé publique (en tant que discipline) [8], audition d’A Desclaux, HCSP 2018]. o La quarantaine est inscrite dans l’article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007 portant publication du RSI [1] adopté par la cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005. Les recommandations adressées par l'OMS aux États-parties en ce qui concerne les personnes peuvent inclure les conseils suivants, dont trois en particulier concernent cette saisine :  aucune mesure sanitaire spécifique n'est préconisée ;  examiner les antécédents de voyages dans des zones affectées ;  examiner la preuve qu'un examen médical et des analyses en laboratoire ont été effectués ;  exiger des examens médicaux ;  examiner la preuve des vaccinations ou des autres mesures prophylactiques ;  exiger une vaccination ou une mesure prophylactique ;  placer en observation les personnes suspectes à des fins de santé publique ;  placer en quarantaine les personnes suspectes ou leur appliquer d'autres mesures sanitaires ;  isoler ou traiter si nécessaire les personnes affectées ;  rechercher les contacts des personnes suspectes ou affectées ;  refuser l'entrée des personnes suspectes et affectées ;  refuser l'entrée de personnes non affectées dans des zones affectées ;  soumettre à un dépistage les personnes en provenance de zones affectées et/ou leur appliquer des restrictions de sortie.
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    Haut Conseil dela santé publique 7/75 • D’autres termes utilisés se rapportent à la mise en quarantaine ou à l’écart : o Isolement : séparation ou restriction du mouvement des personnes malades atteintes d'une maladie infectieuse afin de prévenir la transmission à d'autres personnes. Ce terme s'applique aux personnes souffrant d'une maladie contagieuse à l’hôpital. o Éviction : fait d'éloigner quelqu'un d’une collectivité. Par exemple, l'éviction scolaire consiste à interdire à un enfant atteint d'une maladie contagieuse de venir à l'école. o Confinement : terme assez neutre et qualifiant uniquement la localisation de l’isolement. o Séquestration protectrice : terme utilisé pour décrire la situation où des personnes en bonne santé tentent de s'isoler pour réduire le risque d'exposition à une infection. o Distanciation sociale : un terme imprécis s'applique souvent à l’ensemble des mesures visant à réduire la fréquence des contacts entre les personnes, ce qui peut réduire la transmission des maladies infectieuses contagieuses. La plupart des autorités considèrent qu'il est préférable de décrire des mesures spécifiques. o Pour ces raisons, le terme de distanciation sociale n’est pas retenu comme terme générique dans la suite de ce document. Comme indiqué page 5, le mot quarantaine reprend l’ensemble des différentes mesures et leur gradation. • Détection et suivi des contacts ou monitoring des personnes contacts (« Contact tracing ») : La recherche des contacts est définie comme l'identification et le suivi des personnes qui ont pu entrer en contact avec une personne atteinte d’une infection confirmée pendant une période au moins égale à la période d’incubation. Elle fait partie intégrante de la stratégie globale pour maîtriser une épidémie. Une personne contact est définie comme toute personne ne manifestant pas de signes ou de symptômes de la maladie mais qui a été en contact physique avec un cas (vivant ou mort) ou les liquides biologiques d’un cas pendant la période d’incubation connue de la maladie concernée. En cas de transmission interhumaine établie, les nouveaux cas ont une plus grande probabilité d’apparaître parmi les contacts. Pour cette raison, il est important d’identifier systématiquement tous les contacts potentiels de cas suspects, probables ou confirmés et de les mettre en observation pendant la période d’incubation à partir du dernier jour de contact. • Parallèlement, on définit les personnes dites « co-exposées » comme des personnes également asymptomatiques ayant séjourné dans le pays concerné par le foyer épidémique, et exposées aux mêmes sources qu’un cas probable ou confirmé de maladie infectieuse. Elles ne sont donc pas simplement contacts d’un cas en dehors de la zone épidémique. Les personnes contacts ou personnes co-exposées sont prises en charge et suivies de la même façon.
  • 36.
    Haut Conseil dela santé publique 8/75 Définitions retenues par le GT du HSCP • Interventions non pharmaceutiques (INP) : formulation générique retenue pour évoquer l’ensemble des mesures (ou contre-mesures) incluses dans une stratégie d’atténuation communautaire pour maîtriser la diffusion d’agents infectieux transmissibles dans les populations, en dehors de la vaccination ou d’autres mesures thérapeutiques. • Quarantaine : terme générique retenu pour évoquer les trois niveaux de distanciation sociale décrits dans ce rapport. Il s’applique à des personnes contacts ou co-exposées : o Éviction (niveau 1) : suivi d’une personne contact sans restriction au maintien à domicile ou en structure adaptée, mais avec une limitation des contacts, donc une limitation des présences dans des lieux regroupant de nombreuses personnes (lieux de garde collectifs, établissements scolaires ou universitaires, magasins, rassemblement de personnes, lieu de travail éventuellement, transport en commun etc.). Elle s’applique en général à des personnes contacts présentant un risque faible d’acquisition de la maladie. o Quarantaine à domicile (niveau 2.1) : suivi d’une personne contact maintenue à son domicile sans possibilité de sortie ni de contacts sociaux, hormis les personnes du foyer et celles lui rendant visite dans le cadre de son suivi. Elle s’applique aux personnes contact à risque intermédiaire ou élevé d’acquisition de la maladie. o Quarantaine dans une structure dédiée (niveau 2.2) : suivi d’une personne contact sans possibilité de maintien à domicile pour raison médicale ou psycho-sociale. Elle s’applique aux personnes contact à risque intermédiaire ou élevé d’acquisition de la maladie. Le choix entre l’éviction et la quarantaine tient compte de la nature et de la durée des contacts ainsi que de l’agent pathogène en cause ; la décision dépend aussi de la capacité de la personne à comprendre, accepter et suivre les mesures recommandées. Isolement : l’isolement peut être assimilé à une mesure de type quarantaine ; ce terme est généralement utilisé pour des personnes malades en milieu hospitalier. • Une personne contact est une personne asymptomatique qui : o A été en contact à risque* sans mesures de protection avec un cas suspect, probable ou confirmé de maladie infectieuse après le début d’une prise en charge efficace o A voyagé dans le même avion, sur un siège situé sur le même rang, ou les rangs immédiatement à deux mètres devant ou derrière un cas suspect, probable ou confirmé de maladie infectieuse ou a été exposée à des liquides biologiques pendant le voyage. * classification des niveaux de risque faible, intermédiaire ou élevé en fonction de la nature et de la durée du contact et de l’agent pathogène en cause. • Une personne co-exposée est une personne asymptomatique qui a séjourné dans le pays concerné et/ou exposée aux mêmes sources qu’un cas probable ou confirmé de maladie infectieuse. L’estimation du risque de contamination peut être difficile lors du premier interrogatoire effectué par le premier soignant rencontré par la personne, et peut nécessiter une réévaluation clinique et épidémiologique. • Le suivi des contacts est la formulation retenue pour définir l'identification et le suivi des personnes qui ont pu entrer en contact physique avec une personne atteinte d’une infection confirmée pendant une période au moins égale à la période d’incubation. Suivi individuel actif ou passif : o Suivi passif : suivi des signes cliniques exercé par l’intéressé avec demande de notification à l’autorité de santé (par exemple, suivi biquotidien de la température et appel à l’Agence régionale de santé [ARS]), pour une durée définie selon la pathologie en cause. o Suivi actif : suivi exercé par l’autorité de santé, pour une durée définie selon la pathologie en cause (par exemple appel biquotidien de l’ARS à l’intéressé pour connaître la valeur de la température corporelle).
  • 37.
    Haut Conseil dela santé publique 9/75 1.2 Conditions de la mise en œuvre des INP Les différents éléments sont présentés sous forme d’un logigramme en annexe 5. Conditions de la mise en œuvre du suivi de contacts L’évacuation immédiate des contacts potentiellement infectieux manifestant des signes ou symptômes de la maladie vers des centres de traitement désignés ou vers l’établissement de santé le plus proche évite les expositions à haut risque pouvant se produire lors des soins à domicile ou d’autres activités sociales. L’efficacité de la recherche des contacts exige une application rigoureuse des définitions relatives aux termes « contact » et « cas », permettant l’identification rapide de tous les contacts et cas de la maladie infectieuse émergente concernée. Si ces définitions ne sont pas correctement appliquées, la transmission peut se poursuivre. La recherche des contacts exige une maîtrise des méthodes d’évaluation des modes de transmission et des symptômes de la maladie concernée, ainsi que des techniques d’entretien et du soutien psychosocial. Les personnes chargées de la recherche des contacts doivent : • posséder des qualités d’investigation pour trouver et suivre tous les contacts potentiels, ainsi que de bonnes capacités d’analyse ; • faire preuve de souplesse et d’empathie envers les cas, les contacts et leurs familles afin d’instaurer un climat de confiance et de bonnes relations avec la communauté. Toute recherche des personnes contacts entreprise sans disposer d’une expertise suffisante et sans tenir compte des sensibilités individuelles, communautaires, culturelles et religieuses risque d’attiser l’hostilité des individus et des populations et donc de contrarier les efforts déployés. La recherche des personnes contacts ne permet d’interrompre la chaîne de transmission de la maladie que si elle est mise en œuvre immédiatement lorsqu’un cas est détecté (suspecté puis confirmé microbiologiquement). Tout retard peut entraîner une diffusion rapide de la maladie. La préparation est donc une étape essentielle, visant notamment à identifier et à allouer l’infrastructure, le personnel, les ressources et le financement nécessaires à la recherche des contacts, avant que le premier cas de maladie ou à défaut les premières chaines de transmission ne soient détectés. Pour dresser une liste de contacts complète et précise, les autorités sanitaires peuvent être amenées à réaliser plusieurs entretiens pour évaluer le niveau de risque de contamination (faible, intermédiaire, élevé) en fonction des expositions (lieux visités, activités, …) et de la nature des contacts. La cohérence et l’exhaustivité des informations sur l’exposition doivent aussi être vérifiées pour s’assurer que toutes les personnes contacts rentrées en France et toutes les chaînes potentielles de transmission ont bien été identifiées. Au cours de l’entretien avec la personne contact, il importe de demander de quand date sa dernière interaction avec le cas ou son environnement. Si une incohérence apparaît entre les dates évoquées, la date fixée pour le début de la période de suivi (période d’incubation maximale connue de la maladie concernée) sera la date la plus récente depuis l’apparition des symptômes chez le cas. Si aucun risque d’exposition n’est identifié, la personne n’est plus considérée comme contact et ne nécessite aucun suivi. Lorsque les personnes contacts ont été identifiées et confirmées, elles doivent être informées des risques et du suivi dont elles feront l’objet. Elles doivent apprendre à reconnaître les symptômes de la maladie infectieuse concernée et connaître les mesures préventives qu’elles devront prendre pour se protéger elles-mêmes, ainsi que leur entourage.
  • 38.
    Haut Conseil dela santé publique 10/75 On expliquera aux personnes contacts que si elles deviennent symptomatiques, elles devront s’isoler et alerter les autorités sanitaires, via les Samu-Centres 15, pour éviter d’infecter d’autres personnes. Toute personne contact qui se révèle symptomatique est un cas suspect potentiel. Dans cette situation, le cas suspect pourra être alors transporté vers un établissement sanitaire de référence (ESR) pour faire l’objet de tests supplémentaires. Dans l’attente des résultats, le processus d’identification et de recensement des personnes contacts devra être entamé pour ce nouveau cas suspect. La recherche des personnes contacts et des personnes co-exposées 1 Par recherche des personnes contacts, on entend tout le processus de suivi que l’on peut diviser en 3 étapes fondamentales : • Identification des contacts : lorsque l’infection par un agent infectieux est fortement suspectée ou confirmée chez une personne, on identifie les personnes ayant été en contact avec elle ou son environnement en l'interrogeant sur ses activités, ainsi que sur les activités des personnes de son entourage depuis le début de sa maladie. Il peut s'agir de quiconque ayant été en contact avec la personne infectée : membres de la famille, collègues de travail, amis ou soignants. • Liste des contacts : toutes les personnes considérées comme ayant été en contact avec la personne infectée ou son environnement sont enregistrées sur une liste. Tous les efforts sont faits pour retrouver tous les contacts de la liste, les informer de leur situation, des conséquences, des mesures à suivre et de l’importance d‘être rapidement en communication avec les autorités sanitaires ou avec une structure de soins si des symptômes apparaissent. Il faut également leur donner des informations sur la manière de prévenir la maladie. Dans certains cas, la quarantaine, soit à domicile, soit en structure dédiée, soit à l’hôpital peut être nécessaire pour les contacts à haut risque. • Suivi des contacts : un suivi régulier est assuré pour les contacts selon le niveau de risque, afin de surveiller l’apparition de symptômes et de rechercher des signes d’infection. Contexte social lié à l’identification des différents lieux appropriés en cas de décision de mise en place d’une quarantaine pour les personnes contacts • À domicile : plus facile à mettre en place, plus économique, a priori plus acceptable, la quarantaine à domicile est moins source de stigmatisation par des tiers qu’une quarantaine en structure dédiée. Mais la personne contact est soumise à l’inquiétude sur son cas ; elle doit gérer le risque vis-à-vis de ses proches ; elle doit être en relation avec les équipes de soins ; elle doit aussi pouvoir être soutenue sur le plan psychologique ; ses besoins de base doivent être assurés (ravitaillement alimentaire) ; elle doit être informée et pouvoir communiquer. • En institution : nécessite des dispositions spécifiques, sauf si les personnes étaient déjà « dans l’institution » (structure de soins, internat, armée, locaux spécifiques - cf. Chine 1 Les personnes contacts ou personnes co-exposées sont prises en charge et suivies de la même façon. De façon générale, et sauf besoin contraire, les deux types de personnes contacts et co-exposées sont dénommés « personnes contacts » dans ce document.
  • 39.
    Haut Conseil dela santé publique 11/75 pendant le SRAS). Généralement collective, la quarantaine en structure dédiée présente quelques avantages (facilité d’approvisionnement pour les besoins de base et de soins, possibilités d’échanges entre personnes contacts) et des inconvénients : intolérance de la population locale (cf. craintes éventuelles de « pavillons de contagieux »), effets internes de collectivité pas toujours faciles à gérer, médiatisation et stigmatisation a posteriori envers ceux qui en sortent. Ce dispositif collectif nécessite la gestion du déplacement des personnes contacts vers le lieu de confinement. L’OMS avance qu’il faut appliquer des mesures de façon graduelle, c’est-à-dire envisager la quarantaine dans une institution seulement si ce n’est pas possible à domicile. Les institutions dédiées doivent être prêtes à recevoir des personnes qui seraient difficilement suivies à domicile (isolées géographiquement - personnes âgées résidant dans des déserts médicaux par exemple - personnes sans domicile fixe (SDF), personnes vulnérables, milieu familial intolérant). Dans ces situations, une attention particulière doit être portée au risque de contamination de personnes dans cet espace de quarantaine (qui ne doit pas accroître le risque d’être infectées pour les personnes confinées). Par ailleurs, il faut considérer que ce ne sont pas les seules options. La mise en œuvre peut correspondre à une variété de pratiques plus ou moins restrictives en termes de quarantaine (diminution de la fréquence des contacts interhumains) pour lesquelles le suivi des symptômes peut être mis en avant et appliqué de diverses manières : • Formes individuelles souples qui réduisent les effets sociaux adverses, comme recourir au télétravail et éviter les sorties dans des lieux fréquentés (à définir, géométrie variable). • Individu qui vient une ou deux fois par jour dans une collectivité (pas nécessairement confinée) par exemple sur le lieu de travail pour réduire les contacts et ne pas stigmatiser la personne par le recours à des visites à domicile. • Éviction professionnelle partielle (occupational partial quarantine) : les personnels de santé peuvent continuer à travailler mais ils ne travaillent plus auprès de malades ou personnes immunodéprimées pour éviter les situations de contact interhumain à risque. Cette question se pose particulièrement pour les professionnels de santé dont l’éviction totale pose des problèmes d’effectifs de prise en charge. Des invariants (pour diverses pathologies et divers sites - pays développés et pays du Sud) relatifs aux besoins de base des personnes contacts, et les dispositions à mettre en place pour y répondre sont à prendre en considération. Il est important de prévenir et de gérer avec les personnes contacts les effets psychosociaux adverses pour favoriser leur compliance et leur adhésion à la mesure. Les mesures d’information et d’appui au lien social viendront renforcer cette adhésion individuelle. Contexte lié à l’application des INP sur le territoire français et non en territoire épidémique à l’étranger Les préconisations proposées dans ce document concernent le territoire français, en tenant compte de l’organisation et des particularités de notre système de santé. Par exemple par comparaison avec des pays comme ceux de l’Afrique de l’Ouest dans le cas de la maladie à virus Ebola où la considération majeure des INP repose sur des objectifs de prévention de masse à l’échelle des populations, en France il pourrait s’agir de prévenir et/ou de réduire les risques d’introduction des agents infectieux transmissibles sur le territoire français, sans foyer épidémique sur notre territoire.
  • 40.
    Haut Conseil dela santé publique 12/75 Le traitement des situations représentées par des épisodes aigus sporadiques, comme celui du rapatriement d’un personnel humanitaire ayant eu une probabilité élevée de contact ou de contamination avec l’un des agents concernés, en est un exemple caractéristique [9]. Ce rapport ne traite pas des indications ou des situations concernant le déplacement de personnes dans un territoire défini comme à risque en lien avec une épidémie.
  • 41.
    Haut Conseil dela santé publique 13/75 Éléments clés à prendre en considération dans les conditions de mise en place d’une quarantaine relatives au contexte psycho-social • Interruption des revenus, pouvant compromettre la faisabilité des mesures • Espaces de vie pouvant être insuffisants (et conditions de logement) qui peuvent déterminer des préférences individuelles pour un autre lieu (minimum de salubrité, espace, équipement) • Besoins de base : alimentaires (prévoir ravitaillement), kits de première nécessité, médicaments • Perception du risque : risque objectif et représentation du risque par la personne, c’est-à- dire son inquiétude à propos de la transmission aux proches, nécessitant de délivrer une information précise et cohérente sur les risques et les précautions, dès le départ vers l’entourage ciblé (personnes, proches, communauté) • Information : importance de délivrer une information initiale sur la maladie et sa transmission, puis une information en continu à la personne contact et ses proches (évolution quotidienne de l’épidémie, réponses à des questions sur le risque, nature des soins éventuels) • Appui psychologique et social : o Facilitation des échanges (lutte contre l’isolement, non seulement donner des informations mais aussi permettre l’expression, la confrontation des expériences, l’empathie, la solidarité, le sentiment d’être soutenu par le dispositif sanitaire plutôt qu’exclu ou sacrifié) ; o Possibilité d’achat de téléphones ou de crédit téléphonique (pour que les personnes confinées puissent échanger entre elles et avec les familles inquiètes) ainsi qu’un accès à un réseau Internet ; o Mesures pour anticiper i) les effets psychologiques adverses de la mesure (à la fois de la catégorisation comme contact et de l’éviction), qui peuvent être la peur (anticipations morbides), la culpabilité (de mettre ses proches à risque), le dévoilement (révélateur d’un contexte de transmission -au travail par exemple), ii) des réactions d’accusation par l’entourage (réévaluation d’engagements), iii) le risque de raviver des conflits antérieurs ou iv) un repli sur soi ; o Possibilité d’instaurer un appel téléphonique régulier par des conseillers spécialistes pour prendre des nouvelles des personnes contacts et assurer une aide psychologique, avec une importante dimension d’écoute (pour résoudre les multiples problèmes créés par le confinement). Favorise l’acceptabilité. Permet une veille de la santé mentale. • Suivi des soins : nécessité d’une présence attentive des professionnels de santé (qui ne donnent pas l’impression de fuir) et d’assurer le continuum de soins pour d’autres pathologies en cours (risque d’interruption des traitements). Suivi par une équipe soignante spécifiquement entrainée (volontaires ou autres). • Dimension éthique : respect de la confidentialité, de l’intimité, des personnes, équité dans la mise en place des mesures de contrôle et d’aide.
  • 42.
    Haut Conseil dela santé publique 14/75 1.3 Contexte juridique, économique et éthique Le contexte juridique et les restrictions aux libertés fondamentales Les INP incluent des mesures de quarantaine qui pèsent sur des individus et qui permettent de limiter la diffusion des maladies transmissibles. Le bien recherché est celui de la collectivité. Ces mesures ont pour conséquence de limiter les droits fondamentaux des individus tels que la liberté d’aller et venir, le droit à la vie privée et familiale, la liberté de réunion, la liberté d’exercice du culte, la liberté de travailler. Il est donc nécessaire de trouver un équilibre entre l’intérêt de la collectivité et celui des individus. À cette fin, les mesures prises doivent être nécessaires, raisonnables, proportionnées, équitables, non discriminatoires et conformes aux lois nationales et aux traités internationaux [10]. « Les principes des droits de l’Homme reconnus au niveau international fournissent un cadre qui permet d’évaluer l’acceptabilité d’un point de vue éthique, des mesures de santé publique qui limitent la liberté individuelle » [10]. Par exemple, les principes de Syracuse précisent que la santé publique peut être invoquée comme un motif pour restreindre certains droits afin de permettre à un État de prendre des mesures en cas de menace grave à la santé de la population ou de certains éléments de la population. Ces mesures doivent avoir spécialement pour but de prévenir des maladies ou des accidents ou de permettre d’apporter des soins aux malades ou aux blessés. La limitation des droits de l’Homme doit être: conforme à la législation (qui doit être claire, accessible à tous et prévoir des moyens de recours contre l’introduction ou l’application illégale), nécessaire (i.e. reposer sur un objectif légitime, répondre à une nécessité pressante d’ordre public ou social, être proportionnée à l’objectif), reposer sur des considérations objectives, appliquée selon les moyens les moins restrictifs et intrusifs disponibles, sans comporter de mesures arbitraires, déraisonnables, ou discriminatoires [11]. La transcription de ces principes se retrouve aux articles L. 3131-1 et L. 3131-2 du Code de la santé publique (CSP) qui prévoient que : « en cas de menace sanitaire grave appelant des mesures d’urgence, notamment en cas de menace d’épidémie, le ministre chargé de la santé peut, par arrêté motivé, prescrire dans l’intérêt de la santé publique toute mesure proportionnée aux risques courus et appropriée aux circonstances de temps et de lieu afin de prévenir et de limiter les conséquences des menaces possibles sur la santé de la population. Le ministre peut habiliter le représentant de l’État territorialement compétent à prendre toutes les mesures d’application de ces dispositions, y compris des mesures individuelles. Ces dernières mesures font immédiatement l’objet d’une information au procureur de la République. Le représentant de l’État dans le département et les personnes placées sous son autorité sont tenus de préserver la confidentialité des données recueillies à l’égard des tiers. Le représentant de l’État rend compte au ministre chargé de la santé des actions entreprises et des résultats obtenus en application du présent article » (art. L. 3131-1 du CSP). « Le bien-fondé des mesures prises en application de l’article L. 3131-1 fait l’objet d’un examen périodique par le Haut Conseil de la santé publique selon des modalités définies par décret en Conseil d’État. Il est mis fin sans délai à ces mesures dès lors qu’elles ne sont plus nécessaires » (art. L. 3131-2 du CSP). Pour autant, l’existence de mesures juridiques adéquates ne dispense pas d’une réflexion éthique. Ainsi, une approche éthique pragmatique permet d’articuler les principes et les valeurs généralement acceptés par la population aux mesures rendues nécessaires pour la préservation de l’état de santé de la collectivité. Elle permet d’étudier la justification des contraintes faites aux personnes et de construire une confiance réciproque et une solidarité. À cet égard, même s’il ne permet pas de fournir de réponse absolue, l’utilisation d’un outil d’aide à la réflexion éthique et à la décision adapté au contexte national et adopté par les parties prenantes peut se révéler très utile [12].
  • 43.
    Haut Conseil dela santé publique 15/75 Parmi les considérations éthiques générales à prendre en compte, l’OMS invite à : • veiller à un équilibre des droits, des intérêts et des valeurs des individus et de la société ; • fonder les décisions sur les données probantes actuelles ; • développer la transparence, la participation du public par sa sensibilisation en amont de la crise sanitaire ; • accroitre et entretenir la confiance du public pour qu’une mobilisation sociale et par suite, pour qu’une solidarité puisse se mettre en place ; • atténuer les craintes du public ; • veiller au respect du principe d’équité dans les mesures adoptées [10]. S’agissant des INP, l’OMS souligne l’importance de : • prendre en compte les principes éthiques de nécessité, proportionnalité, justice sociale, liberté, confidentialité, réciprocité, traitement équitable, efficacité, transparence ; • prévoir les moyens d’atténuer les effets néfastes des mesures sur les plans culturel, économique, social, émotionnel et sanitaire ; • offrir une protection en matière d’emploi aux travailleurs qui se conforment aux mesures de réduction des contacts sociaux contre le souhait des employeurs ; • prendre en compte les informations transmises par les employeurs et les autres parties prenantes en ce qui concerne les plans relatifs aux procédures de clôture des lieux de travail et au recours à des programmes de travail de remplacement ; • veiller à obtenir le consentement éclairé des voyageurs concernés conformément au RSI. Concernant l’isolement des individus présentant des symptômes et la mise en quarantaine de leurs contacts, l’OMS [10] recommande sur le plan éthique de : • veiller à ce que les conditions de confinement soient sûres et humaines, dans des lieux habitables, et que soient fournis les produits de première nécessité (aliments, eau, vêtements, soins médicaux, …) ; • envisager la mise au point de mécanismes afin de répondre aux conséquences potentielles du confinement du point de vue financier et de l’emploi ; • protéger les intérêts des membres du foyer des individus qui sont isolés et traités chez eux en fournissant un logement de remplacement si nécessaire. Il est donc particulièrement important d’étudier l’impact économique potentiel de ces mesures. L’interruption des revenus peut avoir des effets importants (même si les conséquences sont d’ampleur différente selon les niveaux de revenus et les capacités d’épargne) comme cela a été montré à Toronto (SRAS) ou à Dakar (où pour les classes populaires, ne pas travailler un jour met en jeu la satisfaction des besoins de base dans la semaine). Si les mesures d’accompagnement comprennent souvent une aide alimentaire (éventuellement différenciée selon les catégories socioprofessionnelles), il est rarement proposé de dédommagement. Un système de compensation pourrait être proposé aux personnes lorsque le système d’assurance maladie ou de protection sociale (Caisse d’Allocations familiales), mutuelles et complémentaires ou d’assurance privée ne permet pas d’obtenir une indemnisation journalière. Il est nécessaire de réaliser un bilan social avec chaque personne contact au moment de la mise en place de la mesure de quarantaine pour aborder cette question, anticiper l’aménagement de l’éviction/quarantaine, les besoins et les évènements « à gérer » (obligations extérieures survenant pendant la durée du suivi).
  • 44.
    Haut Conseil dela santé publique 16/75 En termes juridiques, les personnes contacts ont actuellement un statut « flou » (malades potentiels -en incubation ou selon des probabilités). Elles ne peuvent pas être considérées comme ayant les mêmes droits que des patients (autonomie, transparence, confidentialité, etc.) mais un certain nombre de droits sanitaires et sociaux devraient leur être garantis : respect de la vie privée et confidentialité des informations concernant les personnes contacts, intégrité physique, compensation de la perte de revenus. De plus, elles sont traitées comme contacts en partie pour leur intérêt individuel et en partie dans un but de santé publique. Sur le plan juridique, le RSI s’applique de manière prioritaire par rapport au code de la santé publique mais son propos n’est pas de traiter la question des droits des personnes. L’autonomie des sujets et l’approche éthique impliquent d’être incitatif (entre coercition et compréhension). Cela reflète également la différence concernant le rapport à la norme sanitaire « entre rigueur et souplesse ». Idéalement l’incitation suffirait, mais chaque personne met en balance plusieurs priorités : effet disruptif d’une quarantaine sur la vie sociale, professionnelle et familiale et on peut comprendre que certaines personnes qui adhèrent au principe de la quarantaine refusent néanmoins de s’y soumettre au moment où elle leur est proposée, ou négocient. Les données scientifiques manquent pour évaluer une approche de « réduction des risques » (plutôt qu’éviction du risque et obligation pour tous). L’OMS recommande de s’interroger sur les conditions et les situations qui pourraient donner lieu à un refus. L’opposition entre incitation et coercition doit être dépassée. Pour être appliquée, une mesure doit être acceptable par les personnes ciblées (qu’elle soit imposée ou pas, sinon elle fait l’objet de modes de contournement multiples). Sur le terrain, les équipes doivent faire face à des dilemmes moraux car les frontières entre coercition, persuasion et appel à une forme de solidarité et de protection de l’intérêt public ne sont pas claires. Il est peut-être plus pertinent de poser les questions en termes d’intérêt propre (ou individuel) au bénéfice de la collectivité. On peut avancer que les mesures doivent surtout être [13] : • Cohérentes entre elles (toute incohérence est perçue comme une faille et peut être interprétée comme le reflet d’un abus d’autorité, remettant en cause les fondements sanitaires de la mesure) ; • D’intérêt général : le lieu des intérêts des individus qui composent la nation, le lieu des intérêts propres à la collectivité qui transcendent celui des individus composent le fondement de la limitation des libertés des individus d’un point de vue de la théorie du droit ; • Adaptées aux situations individuelles, ayant le moins possible d’effets adverses au travers des mesures d’accompagnement ; • Participatives autant que possible (définies dans leurs modalités pratiques avec des acteurs locaux de la société civile, par exemple les secouristes de la Croix-Rouge ou services d’aide aux personnes) ; • D’application équitable.
  • 45.
    Haut Conseil dela santé publique 17/75 1.4 Freins ou facteurs facilitant la mise en place des interventions non pharmaceutiques Les conditions de mise en place de la quarantaine sont favorables lorsque l’organisation sociale est efficace, l’accès à la technologie possible et le système de soins et d’action sociale disponible. Les facteurs d’acceptabilité (donc d’observance) chez les personnes en quarantaine : • Foyers familiaux comprenant un petit nombre de personnes • Niveau d’équipements informatiques et smartphones facilitant les échanges à distance (avec les soignants et entre personnes contacts) • Télétravail, télé-enseignement et achats en ligne déjà pratiqués hors crise (autonomie) • Salariat et couverture sociale permettant un maintien de la continuité des revenus • Maîtrise de la communication pour garantir la confidentialité et éviter toute stigmatisation • Mobilisation des services existants sur leurs compétences et savoir-faire :  Acteurs de santé primaire (services départementaux et municipaux)  Services d’aide à la personne (gériatrie : problématique des personnes isolées ; enfants : assistance pour accompagner les enfants à l’école),  Lignes téléphoniques dédiées et services d’information, sensibilisation et prévention (respect de la dimension individuelle et counseling),  Réseaux associatifs (accès aux personnes et lien social),  Mutuelles de santé (entraide) : conseils juridiques pour des situations induites vs employeur, locations, reports de démarches administratives, etc.,  Associations d’auto-support de patients pour participation à la définition de mesures en phase avec les droits du patient. Les facteurs d’acceptabilité dans la population : • Le contexte de peur est « facilitant » mais favorise une réaction archaïque de mise à l’écart collective et des effets de stigmatisation. • Il faudrait rompre avec la notion de quarantaine qui véhicule des représentations chargées négativement, sur fond de discrimination (fléaux sociaux de la peste au 14e siècle et de la lèpre au début du 20ème siècle), pour que l’éviction ait une inscription sociale plus positive (renforcement plutôt que rupture du lien social). Les obstacles à l’acceptabilité, partagés par la population et les contacts : • Effet de stigmatisation : médiatisation et identification individuelle ou collective des personnes contacts, favorisant des formes de discrimination. • Imaginaires de l’échec planétaire face aux épidémies : construits par la production culturelle sur les épidémies (romans et films « catastrophe », échecs antérieurs, dimension planétaire hors de contrôle). • Représentations sociales de la cause (complot international) qui persistent malgré l’apport d’informations sur les dimensions biologiques (connaissances scientifiques). • Regard des médias (sensationnalisme, absence de respect pour les dimensions privées et confidentialité) qui « traquent » les cas et communiquent même sur des suspicions non confirmées, avec un effet « loupe » sur les dysfonctionnements. • Défiance vis-à-vis des autorités sanitaires (accrue par les incohérences et les mesures inégalitaires, sur fond d’interprétation de conflits d’intérêt). Les obstacles spécifiques à l’acceptabilité des contacts : • Mise en balance des effets sociaux adverses (interruptions d’activité professionnelle, obligations sociales) et du risque d’être atteint hypothétique (rapport variable selon la
  • 46.
    Haut Conseil dela santé publique 18/75 durée, les effets sociaux adverses sont moins tolérés avec le temps quand la perception du risque diminue) • Les modalités pratiques et les critères d’identification des contacts : les cas contacts auto-désignés passivement acceptent plus facilement les mesures que des personnes identifiées activement. Le processus d’identification peut être soumis à des applications subjectives ou dépendantes du contexte. Il a souvent lieu en plusieurs étapes, ce qui n’est pas toujours compris. Elles peuvent générer des refus, et des personnes peuvent éviter la mesure pour d’autres motifs personnels (empêche de faire face à des obligations, avec des conséquences graves). L’acceptabilité de la mesure se joue en grande partie à ce moment-là. Mais des travaux de modélisation laissent penser qu’il vaut mieux tolérer des exceptions (pose problème de la tolérance de la transgression des normes par des tiers). • Acceptabilité pour les contacts qui sont des personnels de santé : difficile d’accepter d’être surveillés par des tiers moins qualifiés (question de statut). Quelques considérations supplémentaires, sources de non compliance à la quarantaine : • Difficulté pour les contacts de ne plus pouvoir gérer le rôle de soignant ou accompagnant familial pour des tiers (le cas index peut se retrouver seul hospitalisé sans visite de ses parents « contacts »). • Cas particulier des enfants (éviction avec les parents en l’absence d’autre solution), dilemmes lorsque des séparations sont impliquées dans une multitude de configurations possibles de dépendance (tiers dépendant du contact ou contact dépendant d’un tiers) qui conduisent à considérer des tiers comme contacts pour des raisons « humanitaire ». • Le contrat social suppose que les individus soient « acteurs » (contribuent à la collectivité) en jouant un rôle socialement défini ; l’éviction empêche d’exercer ce rôle, sans pour autant proposer un rôle social, équivalent à celui de malade (décrit par les sociologues comme un ensemble de droits et devoirs, dont le devoir de faire des efforts pour guérir, entre autres). Quel rôle « actif », en plus de l’auto-examen pour dépistage précoce de signes, peut endosser une personne contact qui n’est pas malade et dont le statut est a priori provisoire ? La personne contact peut être mobilisée pour être un témoin et un relais en matière d’information sur sa maladie pour des messages (médias, internet, réseaux sociaux). Mesures d’accompagnement à mettre en place pour favoriser l’acceptabilité des mesures Des mesures d’accompagnement pour limiter les effets adverses (notamment sociaux) existent et ont été évoquées plus haut. Par ailleurs la « confiance » dans le système de soins et sa réponse sont des aspects-clés. Cela renvoie plus généralement à la confiance dans le système de soins et les mesures proposées, avec des déterminants tels que : • le caractère vertical des mesures (cf. échec relatif de la participation à la vaccination pour la grippe A lié à l’absence d’implication des médecins généralistes, acteurs de santé primaire qui ont la confiance des populations) ; • l’indépendance des stratégies par rapport à des intérêts commerciaux (industrie) ; • la transparence des dispositifs ; • la proximité des acteurs décisionnels (échelle locale) ; • Une communication transparente sur la situation et les mesures prises pour éviter des discours alternatifs contestant les mesures et susceptibles d’altérer le rapport entre confiance et certitude/incertitude scientifique.
  • 47.
    Haut Conseil dela santé publique 19/75 Éléments à considérer lors du premier entretien avec une personne contact avant sa mise en quarantaine et son suivi Le premier échange avec une personne contact est déterminant. • Il doit être mené par une personne qualifiée, au besoin avec un soutien psychosocial (évaluation au cas par cas). • Il est important d’instaurer la confiance lors de ce premier échange. • À cette fin, il est recommandé de profiter de cet échange pour indiquer à la personne contact les conditions et les contraintes de la mise en place des mesures (cf. fiche thématique « mesures »). Les personnes contacts doivent être informées de leur statut avec tact et empathie.
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    Haut Conseil dela santé publique 20/75 Éléments relatifs aux facteurs populationnels pour l’acceptation et l’adhésion des personnes contacts à leur mise en quarantaine à considérer Pour être efficace, la recherche des contacts est tributaire de la participation et de la coopération actives des populations touchées. Afin d’instaurer une relation de confiance entre les autorités sanitaires et la population, tout doit être fait pour promouvoir la participation des communautés : • Il est essentiel d’impliquer les principaux représentants communautaires, acteurs et bénévoles locaux dès les premières étapes de planification et de préparation de la riposte pour favoriser l’appropriation par la communauté et susciter sa confiance à l’égard du système de santé. • La population doit se sentir en confiance pour coopérer avec les équipes d’investigation de recherche des personnes contacts et soutenir le transfert des contacts symptomatiques vers les centres de traitement et d’isolement désignés (ESR). La recherche des personnes contacts se déroule d’autant mieux que les messages communiqués sont appropriés, corrects et adaptés aux sensibilités culturelles de la population : • Toute utilisation de pratiques ou de messages insensibles ou inappropriés en période de risque d’importation en France va à l’encontre du but recherché. • Les personnes contacts ne coopèreront que si elles sont disposées à faire l’objet d’un suivi. Leur volonté à cet égard dépendra de : • Leur compréhension de la maladie infectieuse émergente concernée ; • La stigmatisation associée à leur statut de contact (auprès de leurs pairs, de leur famille ou de la communauté) ; • Leur sentiment vis-à-vis de la riposte en général. Ils ne voudront peut-être pas être identifiés par crainte de se voir exclus de leur lieu de travail ou de leur école et hésiteront à signaler d’autres contacts en raison de cette stigmatisation et du risque de représailles. Si la communauté a une perception erronée des listes de contacts, les interprétant comme des listes de personnes qui vont probablement mourir, une résistance communautaire peut s’établir, entravant les efforts de recherche des contacts. C’est pourquoi la communication et la formulation des messages sur la santé sont d’une importance critique, tout comme le soutien psycho-social fourni à la communauté. Les mesures suivantes peuvent favoriser la mobilisation communautaire et éviter la stigmatisation : • Sensibiliser et informer les responsables communautaires sur la maladie concernée, la transmission de la maladie et les mesures pouvant être prises par la communauté pour l’endiguer ; • Mobiliser les lieux de culte, les espaces socio-culturels, les associations pour les encourager à diffuser des messages exacts auprès de la communauté ; 
 • Déployer très tôt les efforts de communication et de sensibilisation, si possible avant l’apparition du premier cas de la maladie ; 
 • Fournir un soutien psychologique précoce pour surmonter la peur associée à la maladie ; • Sensibiliser les médias à la nécessité de garantir la confidentialité des cas et des personnes contacts. 

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    Haut Conseil dela santé publique 21/75 1.5 Spécificités des INP à prendre en compte En fonction des agents infectieux Les durées d’incubation et les modes de transmission, en plus des durées et des niveaux de contagiosité (R0), peuvent être différents entre les agents infectieux comme par exemple : • le virus Ebola (incubation de 2 jours à 11 jours, transmission par les fluides corporels, pas de risque de transmission avant l’expression de signes cliniques, R0 faible) • et certaines infections respiratoires comme la grippe (incubation très courte, transmission aérienne, R0 élevé, contagiosité avant l’apparition des premiers signes cliniques). [cf. fiches agents en partie III]. En fonction du mode de transport La diffusion d’agents infectieux avec un risque d’importation en France peut être retardée voire contenue grâce à une recherche en temps utile des personnes contacts et à un suivi complet de tous les passagers. Cette détection et ce suivi (« contact tracing ») permettent d'utiliser efficacement les mesures de contrôle. Par conséquent, la recherche complète et efficace des personnes contacts est considérée comme la meilleure pratique aux premiers stades de l’émergence d’un nouvel agent infectieux potentiellement pandémique. Tous les moyens de transport peuvent être concernés mais la littérature et les recommandations internationales s’attachent plus particulièrement au transport aérien [14]. Ce rapport indique qu’en raison de toutes les limitations observées à partir de la revue de la littérature, la durée de vol n’est pas clairement corrélée à un taux d’attaque secondaire plus élevé. Des taux d'attaque faibles ont été décrits pour les vols long-courriers, de même que des taux d'attaque élevés pour les vols court-courrier. On ne peut exclure que le taux d'attaque dépende principalement du nombre de cas index, avec une probabilité plus élevée d'exposition des personnes sensibles pendant le vol. En outre, bien que des enquêtes aient indiqué un taux d'attaque probablement plus élevé à proximité du cas index, des cas secondaires ont également été détectés dans d'autres compartiments des avions. Les conclusions sur l'étendue de la transmission sont entravées par plusieurs facteurs, par exemple: le petit nombre de passagers suivis, le nombre de cas index à bord, les mouvements en vol et les autres expositions avant, pendant ou après le vol. Dans l'ensemble, la qualité des preuves dans la littérature publiée n'est pas adéquate pour évaluer le risque de transmission d’un agent infectieux transmissible émergent à bord d'un aéronef. La recherche des contacts des passagers éventuellement exposés à un agent infectieux à bord d'un aéronef peut avoir différents objectifs : • Ralentir la propagation lors de l’introduction dans un pays / une région ; • Faciliter le diagnostic et le traitement adapté, par exemple administrer une prophylaxie post-exposition (le cas échéant, conformément aux politiques nationales) ; • Mettre en œuvre d'autres mesures de contrôle comme la quarantaine des contacts et l’isolement du/des cas index ; • Étudier les caractéristiques de l’agent infectieux ; • Évaluer la situation épidémiologique. Outre la qualité limitée des preuves permettant d'évaluer le risque de transmission d’un agent infectieux à bord des aéronefs, relevée dans la littérature, l'efficacité des mesures de recherche des contacts reste incertaine.
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    Haut Conseil dela santé publique 22/75 Dans la vie réelle, plusieurs facteurs entravent la recherche des contacts et l'efficacité des mesures de santé publique : • L’existence de symptômes non spécifiques ; • Identification tardive du cas ; • Prévalence élevée d’autres maladies, en particulier respiratoires, cliniquement similaires ; • Infections asymptomatiques et cas légèrement symptomatiques ; • Période d'incubation courte ; • Fort potentiel d’introduction de l’agent infectieux par voie aérienne ; • Modes de déplacement / introduction alternatifs ; • Délai de décision pour action immédiate ; • Difficultés à obtenir les coordonnées des passagers en temps voulu ; • Besoins importants en ressources ; • Contraintes financières. Par conséquent, la faisabilité et les coûts-avantages de la recherche des contacts doivent être soigneusement évalués. La décision de rechercher les personnes contacts pour un cas biologiquement confirmé ou probable en vol devrait être fondée sur des preuves existantes de transmission dans le pays de départ. • S’il existe une preuve de transmission en cours dans le pays de départ avec un lien épidémiologique (par exemple, dans une région où circule l’agent infectieux, contact étroit avec un cas confirmé, exposition en laboratoire, exposition liée aux soins de santé). Dans cette situation, il est suggéré d’envisager la recherche exhaustive des contacts sans attendre une confirmation biologique afin de prévenir la survenue de cas secondaires. • S’il n’y a aucune preuve de transmission en cours dans le pays de départ et si aucune transmission en cours de l’agent infectieux n'a été documentée et sans autre lien épidémiologique connu, il est très probable que la survenue d’une infection chez un passager soit causée par un agent pathogène autre que l’agent infectieux suspecté. Dans cette situation, la décision de rechercher un contact concernant un cas suspect parmi les passagers ou l'équipage arrivant d'un tel pays pourrait attendre la confirmation biologique.
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    Haut Conseil dela santé publique 23/75 Éléments à considérer pour évaluer le risque d’importation d’agents infectieux émergents à partir des personnes contacts lors d’un transport aérien • Le cas index symptomatique suspecté doit être isolé des passagers pendant la durée du vol avec les mesures de prévention adaptées (contacts ou respiratoires). • L’estimation de la contagiosité en vol, avant et après la survenue des signes cliniques, doit être définie en fonction de l’agent infectieux et de son mode de transmission connu. • La définition et la détection des personnes contacts dépendent du mode de transmission de l’agent infectieux*. Pour les virus de la pandémie grippale ou le SRAS-CoV par exemple, les personnes contacts peuvent être définies comme : o Les personnes ayant un contact rapproché avec le cas index (équipages, les accompagnants de voyage, les personnes prodiguant des soins éventuels) o Les passagers assis à deux sièges du cas index dans toutes les directions o Les passagers ayant eu plus de 15 minutes de contact en face-à-face avec le cas o Les passagers ayant eu des contacts avec les sécrétions respiratoires ou autres liquides biologiques avec le cas o Les passagers vivant dans le même ménage que le cas • Si le cas index est un membre d’équipage, tous les passagers de la partie de l’aéronef servis par cette personne pendant toute la durée du vol doivent être considérés comme des personnes contacts, tout comme les autres membres de l’équipage. • Dans tous les cas, l’équipage doit recenser les personnes contacts et établir une liste à remettre aux autorités de santé afin de faciliter leur suivi pendant au moins la durée d’incubation de la maladie concernée. • Les personnes contacts listées seront effectivement suivies : o Si le cas index à bord est confirmé ET o Si le cas était présent à bord pendant la période de contagiosité de la maladie concernée o Une décision de quarantaine peut être prise en cas de personnes contacts à haut risque (contacts rapprochés et prolongés) * Selon la présentation clinique du cas pendant le vol et la faisabilité, les États membres ont la possibilité d'étendre le traçage des contacts au-delà de trois rangs, voire d’inclure éventuellement tous les passagers et les membres d'équipage. Si des preuves formelles de la transmission à bord de l’agent infectieux sont manquantes, il faut procéder à un contact tracing extensif de manière à éclairer les futures décisions de santé publique.
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    Haut Conseil dela santé publique 24/75 1.6 Information/communication Une information et une formation en amont des acteurs sociaux de première ligne et de santé (i.e. pas seulement les professionnels de santé) sont nécessaires. Ce temps d’information peut être envisagé dans la population en commençant par la formation des enfants scolarisés et des étudiants (ex. service sanitaire). Il faut également dispenser une information pendant l’épisode épidémique car il n’est pas inopportun d’expliquer pourquoi on limite la liberté de circulation et plus généralement l’exercice des droits des personnes. Il est important de définir le contenu de l’information pour limiter l’inquiétude et faciliter l’organisation à destination : • Des professionnels de santé de première ligne ; • Des autres professionnels ; • Des malades et des personnes contacts ou co-exposées ; • De la population générale. Le contenu, le type et les voies de diffusion de l’information vont varier en fonction de la population cible. L’anticipation de la compréhension des messages par les différentes cibles est importante à prendre en compte. Il est également nécessaire de prendre en compte l’information institutionnelle d’une part et le contrôle de la communication médiatique d’autre part (contrôle au sens de préserver la transparence sans pour autant alarmer la population uniquement pour faire de l’audience). La communication institutionnelle doit s’appuyer sur l’expertise de professionnels du domaine. L’information pour la population n’élude pas l’incertitude et inclut un niveau gérable de complexité (cf. documentaires de type « Envoyé Spécial » et émissions télévisées de type « Magazine de la santé »). Des informations plus spécifiques en amont et pendant une épidémie peuvent la compléter, en incluant des éléments sur l’émergence. Un dispositif de décryptage des questions qui émergent en cours d’épidémie paraît nécessaire notamment pour traiter les rumeurs et « fausses nouvelles » diffusées sur internet et les réseaux sociaux (Service d’État numéro vert/forum de questions-réponses notamment sur les questions sociales).
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    Haut Conseil dela santé publique 25/75 Éléments à considérer pour un plan stratégique de communication* La communication doit être maîtrisée et coordonnée par une autorité officielle. La pertinence et l’effet des mesures prises autour des personnes contacts ou co-exposées pour prévenir et lutter contre la diffusion d’une maladie infectieuse transmissible reposent sur la qualité des relations en termes d’information et de communication entre les autorités et institutions sanitaires (Ministère, ARS, agences sanitaires, sociétés savantes) et la population ainsi que sur la participation de chaque citoyen. Cette communication doit : - Rationaliser les débats d’expertise sur le risque de diffusion à partir des personnes contacts en période d’incertitude ; - Tenir compte de l’expression publique et y répondre de manière adaptée ; - Privilégier les relais professionnels dans la diffusion de l’information à la population ; - Établir un lien de communication permanent avec la population afin de favoriser le développement d’une culture de santé publique et d’acceptation des interventions non pharmaceutiques ; - S’appuyer sur une expertise professionnelle de la communication. L’élaboration d’une stratégie spécifique à l’usage d’internet est essentielle pour répondre à certaines situations : - Faire face à la rumeur et à la désinformation ; - Adapter la diffusion d’informations aux smartphones ; - Répondre à l’expression de besoins spécifiques de certaines populations. * SOURCE : ADAPTE DU PLAN NATIONAL DE PREVENTION ET DE LUTTE « PANDEMIE GRIPPALE » 2011
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    Haut Conseil dela santé publique 26/75 1.7 Gestion de la base des personnes contacts en quarantaine Pour gérer efficacement les cas et leurs contacts respectifs, une base de données est indispensable. L’utilisation d’une base informatisée permettra non seulement de consigner les informations sur les cas et les contacts, mais aussi de générer des rapports quotidiens, d’exporter les données à des fins d’analyse (notamment si des chaines de transmission se mettent en place), de produire des cartes illustrant la répartition géographique des contacts, ainsi qu’une représentation visuelle des chaînes de transmission. Cette base permettra également de faciliter le suivi en paramétrant les données de gestion (carnet de bord et listes des personnes à contacter avec mise à jour automatique, fréquence des appels, suivi des réponses…). Toutefois, si les contacts sont peu nombreux, ces fonctionnalités supplémentaires ne seront pas forcément nécessaires. L’utilisation d’une base de données informatisée accélère la notification des données et des tendances, ce qui permet de prendre des décisions plus rapidement en matière de recherche des contacts. Une base de données dématérialisée peut être utile pour faciliter le travail par les acteurs de terrain contribuant au suivi des contacts, notamment si ceux-ci sont dispersés sur le territoire national. Le traitement de la base de données sera fait de manière à respecter la confidentialité des données personnelles et en conformité avec le règlement général sur la protection des données (RGPD) du 25 mai 2018. Des mesures de qualité doivent être régulièrement recueillies et consignées dans des formulaires standardisés (données épidémiologiques de suivi des personnes contacts). D’autres indicateurs peuvent être mesurés régulièrement, notamment le nombre de contacts recensés pour chaque cas, la proportion de contacts perdus de vue et le nombre de suivi quotidien des personnes contacts en quarantaine. 1.8 Levée de la quarantaine et du suivi Les personnes contacts doivent être interrogées et si possible examinées à la fin de la période de suivi (période d’incubation de la maladie infectieuse considérée). Si elles ne présentent pas de symptômes compatibles avec la maladie, l’obligation de suivi pourra dès lors être levée. Le suivi des personnes contact pourra aussi être levé, en l’absence de symptômes, à partir de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes et mises en place pour la maladie concernée (vaccination, chimioprophylaxie anti-infectieuse, ..). Les personnes contacts qui n’ont pas été vues le dernier jour du suivi deviennent prioritaires pour le suivi quotidien jusqu’à ce qu’elles soient retrouvées. Le suivi devrait être levé pour une personne contact après un examen ou une évaluation téléphonique de celle-ci le dernier jour de la mesure ou plus tard. Les personnes contacts peuvent également devenir exemptes de suivi s’il s’avère, après vérification (après avis des autorités sanitaires en lien avec un infectiologue et le médecin traitant), qu’elles n’avaient pas été exposées à la maladie et avaient été inscrites par erreur sur la liste des contacts. Considérations importantes : • Une fois le suivi terminé, les personnes contacts peuvent continuer à subir une stigmatisation de la part de leur famille, de leurs pairs et/ou de la communauté. On pourra envisager de mener des campagnes de communication sanitaire, des activités de
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    Haut Conseil dela santé publique 27/75 sensibilisation et d’autres initiatives pour aider les contacts à se réintégrer dans la communauté. • Les efforts de sensibilisation communautaire doivent clairement faire valoir que les anciennes personnes contacts ne présentent pas de risque de transmission de la maladie. • Il peut arriver qu’un employeur demande une lettre officielle attestant de la levée du suivi. Il revient à l’autorité sanitaire compétente de fournir ce document. Toute personne contact se trouvant de nouveau exposée à un cas de maladie infectieuse émergente doit recommencer un suivi à partir de la date d’exposition la plus récente pendant la durée d’incubation de la maladie.
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    Haut Conseil dela santé publique 28/75 II –APPORT DES MODELES MATHEMATIQUES DANS L’ESTIMATION DES EFFETS DES INTERVENTIONS NON-PHARMACEUTIQUES Depuis un quart de siècle la modélisation mathématique des maladies infectieuses est un domaine en pleine expansion [15, 16]. Les interactions complexes qui conduisent à des épidémies rendent nécessaire l’utilisation de modèles afin de fournir des résultats quantitatifs et un cadre théorique permettant l’élaboration, la comparaison et l’évaluation de différentes stratégies de contrôle. Les modèles épidémiologiques se sont ainsi révélés particulièrement puissants pour l’organisation des politiques de santé. Un des aspects les plus utilisés dans ces modèles concerne l’estimation du R0, qui est le nombre moyen de cas secondaires produits par un cas infecté dans une population entièrement susceptible. De la même façon, on calcule le Reff, (R effectif) lorsque la population n’est pas entièrement susceptible. R0 est associé à la théorie du seuil qui est un des concepts théoriques lié aux modèles mathématiques décrivant la propagation d’épidémies. Lorsque R0 (Reff) est supérieur à 1, alors l’épidémie peut se développer. Pour enrayer et contrôler une épidémie, il est donc suffisant de réduire R0 (Reff) afin de le faire passer sous cette valeur seuil de 1. Les modèles mathématiques indiquent les paramètres à modifier, donc les actions à effectuer, pour faire passer R0 (Reff) sous ce seuil de 1. Dans le cas de crises épidémiques, ces modèles mathématiques ont donc été utilisés (mais aussi des modèles informatiques de type « individus centrés ») pour quantifier l’influence des mesures non-pharmaceutiques comme la quarantaine stricte ou partielle, la fermeture des écoles, la réduction et l’évitement des contacts sociaux. Ces méthodes permettent une réduction du taux de contacts au sein d’une population et donc une réduction de la propagation de l’agent pathogène. Ces utilisations ont eu lieu le plus souvent après une crise épidémique majeure (SRAS, grippe pandémique, Ebola) [17–22]. Ce sont donc des analyses rétrospectives qui quantifient les effets des mesures prises ou qui auraient pu être prises. D’autres études plus générales, mais plus rares, ont essayé de quantifier les effets potentiels de différentes mesures non-pharmaceutiques en testant différents scenarii associant ces mesures [2], [23–26]. Par exemple, en ce qui concerne la grippe, pour des pandémies modérées ce type de mesures d’évitement permettrait une réduction du taux d’attaque de 10 % ; pour les épidémies sévères une réduction de plus de 20 % pourrait être atteinte, ce qui fait que ces mesures sont similaires à des interventions pharmaceutiques [19]. Dans un travail récent, il a été montré à Hong Kong en 2018, que l’anticipation de la fermeture des écoles avant les vacances du 1er jour de l’an chinois a permis de faire passer le Reff sous le seuil de 1 et de réduire de façon non-négligeable l’épidémie de grippe saisonnière [25]. De même, avec des approches statistiques relativement simples (GLM = modèle linéaire généralisé), l’effet des mesures de quarantaine a été évalué pour le SRAS en Ontario (Canada). Cette étude montre une réduction significative de plus de 30 % des cas secondaires [26]. De ces études, il ressort que les effets des mesures non-pharmaceutiques dépendent fortement de l’histoire naturelle de l’agent infectieux, de son mode de transmission, de son infectiosité, de sa durée d’incubation, et de l’existence ou pas de cas asymptomatiques. Par exemple, pour un agent avec une forte transmissibilité ces mesures pourraient être assez peu efficaces alors qu’elles pourraient être très bénéfiques pour des agents pathogènes dont la période d’incubation est courte. Ces effets dépendent également de l’efficacité de ces mesures de quarantaine, de leur faisabilité ainsi que de la situation locale (géographique et écologique). Toutes les études soulignent que la mise en place rapide de ces mesures et une durée adaptée pour leur mise en œuvre sont des facteurs cruciaux pour pouvoir obtenir des réductions significatives des épidémies. Il est donc très important d’être capable de caractériser l’agent pathogène rapidement alors que, dans les
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    Haut Conseil dela santé publique 29/75 premiers stades d’une épidémie, la qualité des informations disponibles est le plus souvent limitée. Cela souligne le besoin d’un système de surveillance performant et une capacité de réponse rapide. Toutes ces analyses montrent clairement que, quelles que soient les mesures mises en œuvre, on ne pourra espérer qu’une atténuation d’une épidémie, éventuellement son contrôle, mais pas son arrêt. Il ressort également qu’une combinaison de ces différentes mesures non- pharmaceutiques apparaît souvent préférable et augmenterait leur efficacité. En cas de situation épidémique potentielle, il apparaît donc souhaitable que des études quantitatives (modèles mathématiques, calcul de R0, modèles informatiques) soient effectuées dès le début de la crise et que différents scenarii soient testés au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie. Chaque crise épidémique sera en grande partie spécifique et nécessitera des informations et des connaissances qui ne seront pas toujours disponibles au début de la crise : connaissances épidémiologiques, biologiques, écologiques et comportementales. Les outils de modélisation sont un des seuls moyens pour prendre en compte ces incertitudes, qui risquent d’être importantes, et leur propagation tout en considérant les mécanismes de transmission de l’agent pathogène. C’est ce qui a été fait en Grande-Bretagne lors des dernières grandes crises épidémiques (grippe pandémique et Ebola) où une cellule « modélisation » a été mise en place avec des prédictions faites par différentes équipes chaque semaine pendant toute la crise. Les modèles mathématiques fournissent un cadre théorique et des outils quantitatifs pour guider les décisionnaires et la mise en œuvre de politiques de santé. La prise en compte des aspects économiques dans ces modèles pourrait être un plus afin de quantifier le coût de l’épidémie ainsi que les bénéfices des différentes interventions. Synthèse Lors de crises épidémiques, des modèles mathématiques ont été utilisés pour quantifier l’influence des mesures non-pharmaceutiques. Ces études publiées montrent que les effets des interventions non-pharmaceutiques dépendent fortement de l’histoire naturelle de l’agent infectieux mais également de la faisabilité et de l’efficacité de ces mesures de quarantaine Toutes ces études soulignent qu’une mise en place rapide de ces interventions est importante pour obtenir des bénéfices significatifs quant au contrôle des épidémies. Cependant, toutes les situations ne requièrent pas de modélisation systématique, ainsi en cas d’émergence, de manque de donnée ou d’incidence faible.
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    Haut Conseil dela santé publique 30/75 III - ÉLEMENTS LIÉS AUX AGENTS INFECTIEUX CONCERNÉS Les fiches techniques ci-dessous sont présentées par agents infectieux (peste, variole, coronavirus MERS-CoV et SARS-CoV, virus influenza aviaires zoonotiques et virus des fièvres hémorragiques). Fiche Peste Risque d’importation en France (élevé, moyen, faible) et explicitations des variations de risque selon le contexte Faible en métropole, élevé à La Réunion et Mayotte. Période d’incubation Forme bubonique : de 2 à 7 jours, raccourcie à 1 jour pour les formes pulmonaires [27]. Période de contagiosité Pas de risque de transmission avant l’apparition des symptômes. Jusqu’à 3 jours après début du traitement efficace Signes cliniques Pneumonie bactérienne, sepsis, bubon Populations à risque Personnes exposées aux rongeurs et aux puces, soignants, personnes exposées à des malades en communauté Létalité Cf. fiche OMS [28] Maladie très grave chez l’homme, notamment pour les formes septicémiques (infection systémique causée par la circulation d’une bactérie dans le sang) et pulmonaire, avec un taux de létalité de 30 % à 100 % en l’absence de traitement. Sauf si elle est traitée rapidement, la peste pulmonaire est toujours mortelle; elle est particulièrement contagieuse et elle peut déclencher de graves épidémies par transmission d’une personne à l’autre du fait des gouttelettes en suspension dans l’air. Mode de transmission Gouttelettes et contact / Piqûre de puces Survie de l’agent dans le milieu extérieur Réservoir : puce par les rongeurs. La bactérie survit très peu de temps au sec et à la lumière. Elle peut survivre de un à quelques jours sur un cadavre. Coefficient de reproductibilité R0 Probablement variable en fonction de caractères géographiques et socio- sanitaires Intervalle intergénérationnel Inconnu Diagnostic : types de prélèvements nécessaires et laboratoire responsable de la confirmation Tests rapides disponibles mais d’utilisation difficile sur le terrain. La plupart des automates de bactériologie vont permettre d’identifier Yersinia pestis mais prélèvement à traiter en laboratoire P3 (PCR et culture). Si MALDI-TOF, demander la base NRBC complémentaire. Ponction de bubons, hémoculture, crachat profond. Antibiogramme nécessaire. Confirmation et collection CNR, séquençage ensuite pour épidémiologie. Mesures d’hygiène (PS, PCC, PCG, PCA)2 et autres interventions non pharmaceutiques Port de masques chirurgicaux pour les patients et de masques FFP2 (du fait du caractère émergent et de la létalité importante) pour les personnels. Isolement des patients dès la suspicion pour sepsis et pulmonaire sauf si soins urgents nécessaires, couvrir le bubon mais pas d’isolement si bubon. 2 PS : précautions standard ; PCC : précautions complémentaires contact ; PCG : précautions complémentaires gouttelettes : PCA : précautions complémentaires air
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    Haut Conseil dela santé publique 31/75 Mesures pharmaceutiques disponibles Antibiothérapie et traitement non spécifique Antibiotiques en prophylaxie sur prescription d’un infectiologue et si cas index confirmé seulement Définition et gestion des cas Définition des cas : cf. site de Santé publique France : http://invs.santepubliquefrance.fr/fr/Dossiers-thematiques/Maladies- infectieuses/Zoonoses/Peste/Comment-signaler-et-notifier-cette-maladie Définition et gestion des contacts : - Communautaires - En milieu de soins (rôle de l’équipe opérationnelle d’hygiène : EOH) Date de la mise en œuvre du suivi des contacts (avant ou après confirmation du cas) Recherche active et suivi des contacts : vérification de l’absence de symptômes pendant 14 jours. Antibioprophylaxie si cas index confirmé uniquement Pas de mesure de quarantaine des contacts d’un patient Application des précautions « standard » en cas de contact avec un patient atteint d’une forme pulmonaire Listing avant, suivi après Mesures de prévention de la transmission et suivi dans les transports (navire, aéronef…) Ne pas laisser monter à bord une personne malade en zone et période épidémique Textes et documents de référence Guideline CDC. https://www.cdc.gov/plague/index.html Guide de prise en charge des épidémies dans une zone de santé : la peste – République démocratique du Congo. Ministère de la santé publique. 2012. 2ème édition. https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ve d=2ahUKEwidj83ui5jfAhVSYxoKHZWiDWgQFjAAegQIABAC&url=https%3A%2F %2Fwww.medbox.org%2Fdrc-guide-de-prise-en-charge-des-epidemies-dans- une-zone-de-sante- peste%2Fdownload.pdf&usg=AOvVaw2_E3t1Jjdz1h3zWt1Ad1iX
  • 60.
    Haut Conseil dela santé publique 32/75 Fiche variole Risque d’importation en France (élevé, moyen, faible) et explicitations des variations de risque selon le contexte Nulle, sauf en cas d’accident de « containment » dans un des laboratoires autorisés à conserver le virus ou en cas d’attaque bioterroriste Période d’incubation 10 à 14 jours ; non contagiosité pendant cette période (extrêmes 7-17 jours) Période de contagiosité De l’apparition des signes cliniques jusqu’à la disparition des croûtes. Majeure lors de la 1ère semaine de la maladie Signes cliniques Après la période d’incubation, la variole débute par un syndrome pseudo grippal pendant 2 à 4 jours, associant une forte fièvre (supérieure à 40˚C), des malaises, des céphalées importantes. Ce stade est suivi par l’apparition d’éruption maculo-papuleuse qui évolue en papule 1 à 2 jours après l’apparition de l’éruption cutanée. L’éruption apparaît d’abord sur la muqueuse buccale, le visage et les avant-bras, puis se propage au tronc et aux jambes, avec une concentration importante aux extrémités (paume des mains, voute plantaire, visage). L’éruption de la variole est homogène et se développe à la même vitesse sur toutes les parties du corps. Les vésicules apparaissent 4 à 5 jours après l’éruption cutanée, les pustules au 7ème jour. Populations à risque Létalité 1 % à plus de 30 % selon les souches Mode de transmission Aérosol / voie respiratoire objets / vêtements contaminés Contact avec les lésions cutanées accessoires (virus enchâssés). Survie de l’agent dans le milieu extérieur Virus stables à température ambiante sous forme séchée. 48 heures sous forme d’aérosol. Varie selon température et humidité (plus longue si sec et froid) Coefficient de reproductibilité R0 R0 variable entre 3,5 et 8 Selon mode de contact humain Intervalle intergénérationnel 15 jours Diagnostic : types de prélèvements nécessaires et laboratoire responsable de la confirmation Clinique et confirmation biologique par PCR (kit PCA), culture. Laboratoire de référence : CNR Orthopoxvirus, IRBA., http://www.ecole- valdegrace.sante.defense.gouv.fr/rubriques-complementaires/irba- cnr/orthopoxvirus Mesures d’hygiène (PS, PCC, PCG, PCA) et autres mesures non pharmaceutiques PS, PCC et PCA Mesures pharmaceutiques disponibles Vaccin 1ère génération et 3ème génération (MVA) Disponibilité des Immunoglobulines Antiviraux cidofovir (Vistide®), brincidofovir (CMX 001) ST-246 (tecovirimat) avec autorisation de mise sur le marché pour la variole accordée par la FDA (Food and Drug administration) Plasmas hyper-immuns spécifiques Définition et gestion des cas Définition de cas : Cas certain : cas confirmé biologiquement
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    Haut Conseil dela santé publique 33/75 Cas suspect : - en l'absence d'autre cas : éruption caractéristique de la variole - en présence d'autre cas, chez une personne sans lien épidémiologique avec un cas suspect ou certain : syndrome pseudo-grippal suivi d'une éruption maculo-papuleuse - en présence d'autres cas, chez une personne avec un lien épidémiologique avec un cas certain : tout syndrome pseudo-grippal Détection et isolement des patients si possible en chambre à pression négative, au minimum pendant les 2 premières semaines de l’éruption. Décontamination des vêtements, linges, matériels et locaux. Définition et gestion des contacts : - Communautaires - En milieu de soins (rôle de l’EOH) Date de la mise en œuvre du suivi des contacts (avant ou après confirmation du cas) Définition des contacts : - Toute personne ayant séjourné avec le malade ou ayant eu un contact face-à-face proche avec le malade (< 2 mètres), depuis le début de la fièvre jusqu'à la chute des croûtes - Personnel de laboratoire ayant manipulé des prélèvements biologiques du malade susceptibles de contenir du virus (essentiellement sphère oro-pharyngée et lésions cutanées) sans protection telle que définie par les bonnes pratiques - Personnel ayant été en contact étroit avec des éléments de la literie du malade, ayant participé à l'élimination des déchets médicaux ou ayant participé à la désinfection des locaux ayant abrité le malade Recherche active et suivi des contacts. Tous les sujets contact, y compris le personnel soignant, répondant à la définition de personne contact devront être identifiés et vaccinés, dès que le vaccin est disponible. Cette vaccination devra être effectuée le plus rapidement possible et quel que soit le statut vaccinal antérieur. En effet, la vaccination effectuée dans les 3 à 4 premiers jours suivant l'exposition prévient ou atténue la maladie, selon la précocité de la vaccination et le statut immunitaire antérieur (susceptible ou anciennement vacciné). Tous les sujets contacts, vaccinés ou non, devront être surveillés étroitement pendant 3 semaines, avec une mesure au moins quotidienne de la température corporelle, pour vérifier l'absence de survenue de la maladie. Décontamination d’une personne exposée (douche, autoclavage des vêtements contaminés et du matériel) et des surfaces et mobiliers (détergents, puis eau de Javel). Isolement dès l’apparition des symptômes Textes et documents de référence Plan national de réponse à une menace de variole actualisation août 2006 [29]
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    Haut Conseil dela santé publique 34/75 Fiche Coronavirus : MERS-CoV Risque d’importation en France (élevé, moyen, faible) et explicitations des variations de risque selon le contexte Faible (1 cas importé en France depuis 2012) Zone à risque : Moyen-Orient (péninsule arabique, Liban, Iran) Période d’incubation 5 à 14 jours (médiane 5,2 jours, IC 95% : [1,9-14,7]) Période de contagiosité En l’état actuel des connaissances, probablement limitée à la période durant laquelle le patient est symptomatique. Signes cliniques Les aspects cliniques rencontrés dans l’infection à MERS-Co-V sont semblables à ceux décrits pour le SRAS. Si la fièvre, la toux et la dyspnée résument les principaux symptômes des patients admis à l’hôpital, d’autres symptômes comme les frissons, les myalgies et malaises sont régulièrement décrits chez ces patients. La défaillance respiratoire est la complication majeure. Des formes modérées et des présentations atypiques avec diarrhée ont été décrites. Populations à risque Létalité Létalité élevée : 35-40%. Elle augmente avec l’âge et la présence de comorbidités. Mode de transmission Des dromadaires à l’homme : probablement par voie respiratoire via des gouttelettes ou des aérosols, ou par contact indirect, via des surfaces contaminées. La transmission par voie alimentaire est également envisagée, par ingestion de lait cru de chamelle, voire de viande crue et d’urine de dromadaire). Interhumaine : par voie respiratoire via les gouttelettes respiratoires principalement, à l’occasion d’un contact étroit (au sein de foyers familiaux et en milieu de soins). Transmission possible via des aérosols ou des surfaces contaminées. Le rôle des cas pauci- ou asymptomatiques dans la transmission interhumaine demeure indéterminé à ce jour. Une transmission féco-orale est possible mais non démontrée. Survie de l’agent dans le milieu extérieur A 20°C et 40 % d’humidité, le virus survit et demeure infectieux pendant plus de 48 h sur des surfaces en plastique ou en métal ou sous forme d’aérosols dans l’air ambiant. Coefficient de reproductibilité R0 Inférieur à 1 en général, mais peut atteindre des valeurs importantes au début d’épidémies nosocomiales [30] Intervalle intergénérationnel En moyenne de 6,7 jours (IC 95% : [6,0-7,8]) d’après des données de cas d’Arabie Saoudite en 2013-2014 [31]. Entre 12 et 15 jours d’après deux études coréennes [32]. Diagnostic : types de prélèvements nécessaires et laboratoire responsable de la confirmation Diagnostic réalisé par RT-PCR sur prélèvements respiratoires supérieurs (écouvillons nasopharyngés et oropharyngés) et inférieurs (crachat, lavage broncho-alvéolaire, aspiration trachéale). La charge virale est plus élevée et durable dans les prélèvements respiratoires inférieurs, qui sont à privilégier pour le diagnostic, et doivent être répétés au bout de 4 jours d’évolution clinique s’ils se sont révélés négatifs pour le MERS-CoV, pour les patients initialement symptomatiques et qui le demeurent, a fortiori pour ceux dont l’état clinique s’aggrave (cf. avis du HCSP du 18 mai 2018 et du 30 octobre 2013) [33], [34]. La charge virale dans les prélèvements respiratoires est importante à partir de 48 h après l’apparition des symptômes, et est maximale vers 6 jours après le début des signes. Le virus peut également être détecté dans le sérum
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    Haut Conseil dela santé publique 35/75 (notamment si les échantillons respiratoires inférieurs ne sont pas disponibles). Des tests sérologiques peuvent être utilisés (ELISA, IFA, etc.), mais doivent être interprétés avec précaution en raison des réactions croisées avec certains coronavirus humains, et confirmés par un test de neutralisation correspondant au gold-standard [35]. Des échantillons appariés sont nécessaires, avec un premier prélèvement au cours de la première semaine de la maladie, et un second prélèvement idéalement 2 à 3 semaines plus tard. Mesures d’hygiène et autres mesures non pharmaceutiques Précautions standard ; précautions complémentaires d’hygiène dès la suspicion du cas, de type « Air » et de type « Contact » [36] Isolement des cas symptomatiques à l’hôpital (ou à domicile pour les cas asymptomatiques). Recherche des personnes contacts. Pas de mise en quarantaine, mais suivi passif et mesures d’éviction recommandées pendant 14 jours. Mesures pharmaceutiques disponibles Le traitement est principalement symptomatique. Plusieurs traitements sont en cours de développement ou d’évaluation préclinique et clinique (plasma de convalescents, iopinavir /ritonavir, ribavirine, interféron, anticorps polyclonaux, antiviraux à large spectre, etc.). Définition et gestion des cas Définition d’un cas de MERS-CoV [17] : • Cas possible : a) Toute personne ayant voyagé ou séjourné dans les pays listés (Cf. ci- dessous), qui, au cours des 14 jours après son retour, a présenté : - des signes de détresse respiratoire aiguë (SDRA), - ou des signes d’infection du parenchyme pulmonaire confirmée par des anomalies sur la radiographie de thorax avec une fièvre supérieure à 38°C et de la toux. b) Tout contact (ex : famille, soignants) d’un cas possible ou confirmé, ayant présenté une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 14 jours suivant le dernier contact avec le cas possible/confirmé pendant que ce dernier était malade (i.e. symptomatique). c) Toute personne ayant travaillé ou ayant été hospitalisée dans un établissement hospitalier dans un des pays listés et ayant présenté une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 14 jours suivant le dernier contact avec cet établissement. d) Toute personne ayant eu un contact proche avec un dromadaire ou un produit issu de l’animal (lait non pasteurisé, viande crue, urine) dans un des pays listés et ayant présenté une infection respiratoire aiguë, quelle que soit sa gravité, dans les 14 jours suivant ce contact. Pour les personnes immunodéprimées ou présentant une pathologie chronique, il faut considérer également la survenue d’un syndrome fébrile avec diarrhée et/ou tableau clinique sévère. • Cas confirmé : Cas possible avec prélèvements indiquant la présence du MERS-CoV. Gestion des cas : Recherche active et hospitalisation des cas symptomatiques en chambre individuelle, avec un renouvellement correct de son air (6 à 12 volumes/h sans recyclage), de préférence en chambre à pression négative. [20]. Pour les cas asymptomatiques: isolement du patient à l’hôpital, ou à domicile possible en fonction de différents critères (offre de soins, composition du foyer, etc.) [37].
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    Haut Conseil dela santé publique 36/75 Définition et gestion des contacts : - Communautaires - En milieu de soins (rôle de l’EOH) Date de la mise en œuvre du suivi des contacts (avant ou après confirmation du cas) Les contacts des cas confirmés de MERS-CoV doivent être recherchés. Un sujet contact est une personne qui, en l’absence de mesures de protection efficaces, a été exposée à un cas possible ou probable. L’exposition inclut le fait d’avoir vécu auprès du cas, ou d’en avoir pris soin, ou d’avoir eu un contact face à face (<1 mètre de distance) avec le cas, ou d’avoir été en contact direct avec les sécrétions respiratoires ou avec les liquides biologiques de ce cas [20]. Dans la situation où un cas confirmé symptomatique de MERS-CoV aurait voyagé en avion, il est recommandé de rechercher les personnes étant assises dans la même rangée, 2 rangs devant ou derrière le cas, tout l’équipage de l’avion, les passagers ayant prodigué des soins au cas, les passagers ayant eu un contact face-à-face de plus de 15 minutes avec le cas ou ayant été en contact avec les sécrétions respiratoires de ce cas, et les passagers vivant avec le cas [38]. La mise en quarantaine des personnes contacts n’est pas recommandée. Il n’est pas pertinent de réaliser des prélèvements chez une personne contact asymptomatique. Un suivi des contacts proches doit être conduit par l’ARS en lien avec Santé publique France, selon les recommandations suivantes : Pour un contact d’un cas confirmé d’infection au nouveau coronavirus, il est recommandé : • que le médecin traitant de ce contact soit informé ; • que le contact soit surveillé pendant 14 jours ; • que le contact prenne sa température 2 fois par jour, chaque jour, car le premier symptôme à survenir sera le plus souvent de la fièvre; • que le contact se munisse d’un masque chirurgical et le porte dès l’apparition de symptômes ; • qu’en cas d’apparition d’un signe ou symptôme, fièvre ou toux : ole contact porte son masque, réalise fréquemment une hygiène des mains avec une solution hydro alcoolique (SHA), utilise des mouchoirs à usage unique et limite au maximum les contacts proches ; ole médecin traitant soit prévenu et que le contact ou le médecin traitant appelle immédiatement le SAMU-Centre 15. en précisant qu’il s’agit d’un sujet contact d’un malade atteint d’infection à un nouveau coronavirus [MERS-CoV]. • que le contact évite, pendant cette période, de fréquenter des personnes de façon rapprochée et/ou prolongée (face à face) et évite de se joindre à des rassemblements d’un grand nombre de personnes. Textes et documents de référence HCSP. Avis relatif à la mise en place d’une déclaration obligatoire des infections à MERS-CoV. 18 mai 2018 [33]. HCSP. Avis relatif à la définition et au classement des cas possibles et confirmés d’infection à MERS-CoV ainsi qu’aux précautions à mettre en œuvre lors de la prise en charge de ces patients. Actualisation du 24 avril 2015 [36].
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    Haut Conseil dela santé publique 37/75 Fiche Coronavirus : SRAS Risque d’importation en France (élevé, moyen, faible) et explicitations des variations de risque selon le contexte Négligeable en l’absence de cas décrit depuis 2004. Période d’incubation 4 à 6 jours en moyenne (extrêmes : 1 à 14 jours) Période de contagiosité Dès que et tant que le sujet est symptomatique. Elle est maximale chez des personnes sévèrement atteintes ou dont l’état s’aggrave rapidement, habituellement pendant la 2e semaine de la maladie. L’excrétion maximum du virus est observée au 10e jour de la maladie dans les voies respiratoires, et entre le 10e et le 15e jour dans les selles. Cependant il y a quelques exemples de transmission lors de la phase précoce de la maladie. Il n’y a pas de donnée rapportée de transmission au-delà de 10 jours après la résolution de la fièvre. Signes cliniques Fièvre (supérieure à 38°C) associée à un ou plusieurs signes d'atteinte respiratoire (toux, dyspnée, gêne respiratoire). Progression vers une maladie sévère. Populations à risque Létalité Le taux de létalité global est estimé à 9,6 % mais il est variable, notamment selon l’âge du patient. Mode de transmission Le mode principal de transmission paraît être un contact direct des muqueuses (œil, nez et bouche) avec des gouttelettes respiratoires infectieuses et/ou par exposition à des objets contaminés. Les cas sont survenus principalement chez les personnes en contact rapproché avec les malades en milieu de soins ou en milieu familial. Une transmission à des contacts ponctuels est survenue occasionnellement, résultat d’une exposition intense à un cas de SRAS (dans le lieu de travail, des avions ou des taxis). Le rôle exact de la transmission fécale-orale est inconnu. Il n’y a pas de preuve actuelle que ce mode de transmission joue un rôle clé. La diarrhée est cependant un symptôme fréquemment rapporté au cours du SRAS et pourrait intervenir de façon importante dans l’infectiosité. Il n’a pas été rapporté de transmission par l’eau ou les aliments. Survie de l’agent dans le milieu extérieur Le virus est stable dans les fèces et l’urine à température ambiante pendant au moins un à deux jours. Il est stable jusqu’à 4 jours dans les selles diarrhéiques (en raison d’un pH plus élevé). Le virus a été isolé d’une surface en formica, d’un mur enduit de plâtre après 36 heures, d’une surface plastique et d’acier après 72 heures, et après 96 heures d’une plaque vitrée. Les échantillons prélevés de divers sites hospitaliers, y compris les murs et le système de ventilation étaient positifs en PCR au Canada. Le virus perd son caractère infectieux après exposition à différents désinfectants et fixateurs habituels. La chaleur à 56°C tue environ 104 unités de virus toutes les 15 min. Coefficient de reproductibilité R0 Entre 2 et 3 en début d’épidémie, valeurs extrêmes : 0,3 - 4,1 Intervalle intergénérationnel Moyenne de 8,4 jours, estimée pour l’épidémie à Singapour en 2003. Diagnostic : types de prélèvements nécessaires et Cf. CNR des virus des infections respiratoires (dont la grippe).
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    Haut Conseil dela santé publique 38/75 laboratoire responsable de la confirmation Mesures d’hygiène et autres mesures non pharmaceutiques Précautions standard ; précautions complémentaires d’hygiène dès la suspicion du cas, de type « Air » et de type « Contact ». Isolement strict des cas dans un hôpital de référence. Recherche et suivi des personnes contact et, si besoin, mise en quarantaine à domicile pendant 10 jours. Mesures pharmaceutiques disponibles Non spécifiques Définition et gestion des cas Cas possible : La définition d’un cas possible de SRAS doit tenir compte du contexte épidémiologique avec une évaluation du risque et de la nature de l’exposition. Un interrogatoire précis est donc indispensable, afin d’évaluer la nature de l’exposition. Les signes d’appel pouvant faire évoquer le SRAS incluent : Une fièvre supérieure à 38°C associée à des signes d’atteinte respiratoire basse (toux, dyspnée, gêne respiratoire, etc.), survenant chez une personne : - en provenance d’un pays/d'une zone où existe une transmission active de SRAS (modalité A) ou - travaillant, ou ayant travaillé dans un laboratoire manipulant, ou ayant manipulé, du coronavirus du SRAS, quel que soit le laboratoire et sa localisation (modalité B). Cette définition de cas possible est susceptible de modifications en fonction de la situation. Cas probable : Un cas probable de SRAS est défini comme tout cas possible de SRAS, - présentant des signes de pneumopathie à la radiographie ou au scanner pulmonaire - pour lequel une exposition à un risque de SRAS est avérée - et pour lequel les autres diagnostics différentiels ont été exclus. Cas confirmé : Un cas confirmé de SRAS est un cas classé « probable » ou « en cours d’investigation » dont les résultats pour les tests diagnostiques du SRAS sont positifs : - soit en RT-PCR sur au moins 2 prélèvements différents (prélèvements nasopharyngés et selles) ou sur le même type de prélèvements récoltés à deux moments différents ou plus pendant la maladie (prélèvements nasopharyngés) - soit en sérologie : séroconversion avec IgG anti-SARS-CoV mises en évidence par immunofluorescence indirecte ou Elisa. - soit en isolement direct du virus en culture cellulaire à partir de n’importe quel échantillon et confirmation par RT-PCR au moyen d’une méthode validée. Dans le cas où ces examens biologiques spécifiques au SARS-CoV auraient été effectués dans un des laboratoires de virologie de référence, une confirmation par le CNR devra être obtenue en parallèle. Conduite à tenir devant un cas possible de SRAS : (Exposition potentielle connue : zone de transmission active ou
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    Haut Conseil dela santé publique 39/75 contamination de laboratoire) - Transférer immédiatement le patient sous la responsabilité du SAMU vers un hôpital de référence pour la prise en charge et l’isolement strict. - Procéder aux investigations paracliniques permettant d’établir un diagnostic différentiel. - Signaler le cas au point focal régional de l’ARS afin d’évaluer en lien avec Santé publique France la pertinence du diagnostic et de mettre en place le suivi épidémiologique du patient et de ses contacts. - Informer la DGS en tant que de besoin, et systématiquement s'il s'agit d'un cas probable. - Pour les cas probables de SRAS, organiser les prélèvements à la recherche de coronavirus du SRAS. Les prélèvements ne seront adressés au CNR qu'après évaluation par Santé publique France. Conduite à tenir devant un cas probable de SRAS : - Maintien en isolement - Recherche coronavirus-SRAS (CNR) - Gestion classique Définition et gestion des contacts : - Communautaires - En milieu de soins (rôle de l’EOH) Date de la mise en œuvre du suivi des contacts (avant ou après confirmation du cas) Définition d’une personne contact : personne qui a prodigué des soins à, ou a vécu avec, ou a eu un contact direct avec les sécrétions respiratoires, les fluides biologiques et/ou les excrétions (ex. fèces) d’un cas de SRAS. Recherche active et suivi des personnes contact pendant 10 jours après le contact avec un cas possible : - afin d’organiser, si besoin, la mise en quarantaine de ces sujets contacts ; - si le patient est classé comme cas probable, les contacts sont mis en quarantaine à leur domicile et suivis quotidiennement par un clinicien et un épidémiologiste. - Ils disposent d’un masque de type chirurgical qui doit être porté dès l’apparition de fièvre, de toux ou de tout autre signe respiratoire ; dans ce cas ils doivent immédiatement appeler le SAMU ou le service hospitalier de référence pour être transférés. Mesures de prévention de la transmission et le suivi dans les transports (navire, aéronef…) Cf. ECDC. Risk assessment guidelines for diseases transmitted on aircraft (Ragida) 2010 [39]. Textes et documents de référence WHO. Guideline. 2004 [[40] Rapport du Conseil supérieur d’hygiène publique de France. 2005 [41] ECDC – RAGIDA. 2010 [39]
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    Haut Conseil dela santé publique 40/75 Fiche virus influenza aviaire (zoonotiques) Risque d’importation en France (élevé, moyen, faible) et explicitations des variations de risque selon le contexte Faible : les cas humains dus à un virus influenza aviaire (ou porcin) détectés à l’échelle internationale sont rares. Période d’incubation Peut varier de 1 jour à 10 jours selon le sous-type viral, en moyenne de 3 à 5 jours. Période de contagiosité Très rares cas de transmission interhumaine, notamment pour les virus A (H5N1) et A (H7N9). Aucune preuve d’une contagiosité avant l’apparition des symptômes, comme pour la grippe saisonnière. Signes cliniques Peuvent varier selon virus en cause : fièvre supérieure à 38°C, myalgies, signes respiratoires (toux, dyspnée), signes digestifs, conjonctivite. Evolution possible vers SDRA [42]. Létalité Elevée, mais variable selon les sous-types viraux (jusqu’à 60%). Mode de transmission Transmission aérienne par inhalation de poussières ou d’aérosols contaminés ou par contact lors de la manipulation d’oiseaux infectés ou via des surfaces et objets contaminés. Transmission interhumaine exceptionnelle, les virus influenza aviaires ne sont pas adaptés à l’homme. Survie de l’agent dans le milieu extérieur Les virus influenza aviaires sont capables de survivre longtemps dans le milieu extérieur : jusqu’à 35 jours à 4°C ou 6 jours à 37°C dans les déjections aviaires ; jusqu’à plusieurs semaines sur des surfaces inanimées. Coefficient de reproductibilité R0 Pas de transmission interhumaine soutenue, RO inférieur à 1. Intervalle intergénérationnel Pas de données disponibles, très rares cas de transmission interhumaine. Diagnostic : types de prélèvements nécessaires et laboratoire responsable de la confirmation Diagnostic réalisé par RT-PCR en temps réel sur prélèvements nasopharyngés et/ou autres prélèvements respiratoires : aspirations nasopharyngées, crachats, aspirations endotrachéales, lavages broncho- alvéolaires. Mesures d’hygiène et autres mesures non pharmaceutiques Précautions standard ; précautions complémentaires d’hygiène dès la suspicion du cas, de type « air » et de type « contact » [42]. Isolement des cas symptomatiques à l’hôpital. Recherche des personnes contacts. Pas de mise en quarantaine, mais suivi passif et mesures d’éviction recommandées pendant 10 jours. Mesures pharmaceutiques disponibles Antiviraux disponibles : inhibiteurs de la neuraminidase (INA), en plus d’un traitement symptomatique. Vaccins grippal saisonnier (recommandés pour les professionnels exposés), pour éviter l’infection simultanée par un virus saisonnier. Définition et gestion des cas Cas possible a) Tout patient présentant - des signes cliniques d’infection respiratoire aiguë grave basse (nécessitant une hospitalisation), - sans autre étiologie identifiée pouvant expliquer la symptomatologie. ET : - ayant voyagé ou séjourné en zone exposée, (la liste des zones exposées
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    Haut Conseil dela santé publique 41/75 est mise à jour sur le site de Santé publique France) dans les 10 jours précédant le début des signes cliniques. OU : - ayant eu une exposition dans les 10 jours avant le début des signes : • soit à des animaux infectés4 ou suspects d’infection en cas de foyer à virus IA, • soit avec un cas humain de grippe aviaire confirmé biologiquement, • soit dans un laboratoire, à des prélèvements ou matériels biologiques infectés par un virus IA, en l’absence de mesures de protection appropriées. b) Toute personne co-exposée symptomatique, définie comme ayant été soumise aux mêmes risques d’exposition (de séjour et/ou de travail) qu’un cas possible ou confirmé, et qui présente une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 10 jours suivant l’exposition. c) Tout contact étroit d’un cas possible ou confirmé, qui présente une infection respiratoire aiguë quelle que soit sa gravité, dans les 10 jours suivant le dernier contact avec le cas alors que ce dernier était symptomatique. Dans le cas particulier d’une exposition avérée à des volailles ou d’autres oiseaux atteints d’IA à risque établi de transmission à l’homme dans un contexte d’épizootie sur le territoire national, la définition d’un cas possible est adaptée de façon à élargir la surveillance aux personnes exposées développant un syndrome grippal, sans notion de gravité nécessaire (voir paragraphe II.2.3). Cas confirmé Cas avec prélèvement respiratoire indiquant la présence du virus IA confirmé par le CNR. Gestion des cas : Recherche active et hospitalisation des cas symptomatiques en chambre individuelle, avec un renouvellement correct de son air (6 à 12 volumes/h sans recyclage), de préférence en chambre à pression négative. Traitement antiviral curatif des cas symptomatiques avec un INA à initier le plus rapidement possible après l’apparition des premiers symptômes Définition et gestion des contacts : - Communautaires - En milieu de soins (rôle de l’EOH) Date de la mise en œuvre du suivi des contacts (avant ou après confirmation du cas) Les contacts étroits des cas confirmés d’infection à un virus influenza aviaire doivent être recherchés. Tout contact étroit est une personne partageant ou ayant partagé le même lieu de vie que le cas index, par exemple : famille, même chambre d’hôpital ou d’internat, ou ayant eu un contact direct, en face à face, à moins d’1 mètre du cas possible ou confirmé au moment d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion ; flirt ; amis intimes ; voisins de classe ou de bureau ; voisins du cas index dans un avion ou un train. Dans la situation où un cas confirmé symptomatique de grippe aviaire aurait voyagé en avion, il est recommandé de rechercher les personnes étant assises dans la même rangée, 2 rangs devant ou derrière le cas, l’équipage de l’avion, les passagers ayant prodigué des soins au cas, et les passagers ayant voyagé avec le cas [43]. La mise en quarantaine des personnes contacts n’est pas recommandée. Il n’est pas pertinent de réaliser des prélèvements chez une personne contact asymptomatique. Un suivi des contacts proches doit être conduit par l’ARS en lien avec Santé publique France, selon les recommandations suivantes : Pour un contact (ou une personne co-exposée) d’un cas confirmé
  • 70.
    Haut Conseil dela santé publique 42/75 d’infection de grippe aviaire, le médecin hospitalier et/ou la cellule Cire/ARS doivent s’assurer : • que le médecin traitant de ce contact soit informé ; • que le contact soit surveillé pendant 10 jours ; • que le contact prenne sa température 2 fois par jour, chaque jour, car le premier symptôme à survenir sera le plus souvent de la fièvre; • que le contact se munisse d’un masque chirurgical et le porte dès l’apparition de symptômes ; • qu’en cas d’apparition d’un signe ou symptôme, fièvre ou toux : ole contact porte son masque, réalise fréquemment une hygiène de mains avec un SHA, utilise des mouchoirs à usage unique et limite au maximum les contacts proches ; ole médecin traitant soit prévenu et que le contact ou le médecin traitant appelle immédiatement le Centre 15. en précisant qu’il s’agit d’un sujet contact d’un malade atteint d’infection à un virus grippal aviaire. • que le contact évite, pendant la période de suivi (10 jours), de fréquenter des personnes de façon rapprochée et/ou prolongée (face à face) et évite de se joindre à des rassemblements d’un grand nombre de personnes. Un traitement préemptif (à dose curative) n’est pas recommandé pour les contacts asymptomatiques, mais peut être mis en place selon le potentiel de transmission interhumaine du virus en cause et le niveau d’exposition au cas, sur une décision prise au cas par cas. Il est en revanche indiqué pour les personnes co-exposées des cas confirmés, même asymptomatiques, dans les 10 jours suivant l’exposition. Mesures de prévention de la transmission et le suivi dans les transports (navire, aéronef…) Cf. ECDC – RAGIDA – Influenza. 2014 [43] Textes et documents de référence ECDC. Risk assessment guidelines for infectious diseases transmitted on aircraft (RAGIDA) - Influenza. 2014.[43] HCSP. Avis relatif à l’actualisation de la conduite à tenir lors d'une exposition à des volailles ou d'autres oiseaux atteints d'influenza aviaire à virus hautement pathogène et à risque établi de transmission humaine sur le territoire national du 21 décembre 2017 et 22 juin 2018 [42].
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    Haut Conseil dela santé publique 43/75 Fiche virus des fièvres hémorragiques virales (FHV) : infections à virus Ebola-Marburg, Crimée- Congo (CCHF), Lassa et arénavirus du nouveau monde) Risque d’importation en France (élevé, moyen, faible) et explicitations des variations de risque selon le contexte Très faible (cas sporadique), hors contexte d’épidémie majeure dans une zone connectée au territoire français. Période d’incubation De quelques jours à 21 jours pour la plupart de ces virus. La période d’incubation la plus courte concerne plutôt CCHF (à partir de 2 jours). Pour les Arénavirus et les Filovirus, de 4-5 à 21 jours. Lors de la dernière épidémie de MVE, des incubations d’une vingtaine de jours voire plus de façon plus rare ont été enregistrées. Période de contagiosité La transmission d’homme à homme opère par l’intermédiaire de contacts direct avec les fluides biologiques d’un malade symptomatique. La contagiosité est corrélée à la sévérité des symptômes et à l’intensité de sécrétions de la personne infectée (diarrhée, vomissements, saignements). La contagiosité avant l’apparition de la virémie, et donc de la phase symptomatique est peu probable dans un cadre standard de contacts. Elle n’a jamais été rapportée. De même, les patients atteints de FHV (Ebola, Lassa, CCHF) sont moins contagieux les premiers jours de la phase symptomatique qu’à la phase aiguë. Les cadavres conservent une contagiosité très élevée, et ce pour une période prolongée. Chez les convalescents d’Ebola, le virus peut persister dans des sites « immun privilégiés » à distance de l’infection dont le système nerveux central et le tractus génital masculin. Un cas de transmission sexuelle à partir d’un convalescent de sexe masculin a été documenté à près de 470 jours après le début des signes du cas primaire [44]. Signes cliniques Des données de séroprévalence en zone endémique indiquent que les formes asymptomatiques seraient fréquentes. L’incubation de la maladie à virus Ebola dure en général 2 à 10 jours, jusqu’à 21 jours. L’essentiel de la période d’infectiosité est théoriquement contemporain de la phase symptomatique (du début des signes à la guérison ou au décès). Les signes précoces sont aspécifiques: syndrome pseudo-grippal marqué avec fièvre brutale, asthénie marquée et prolongée avec céphalées, myalgies et conjonctivites. On observe des signes associés: digestifs (Ebola), douleurs pharyngées/ rétro-sternales (Lassa) et flush (CCHF) avec ou sans hémorragies cutanées et muqueuses (5-70%). Les signes de formes graves apparaissent après quelques jours d’évolution. Les signes hémorragiques sont souvent limités : pétéchies, saignements gingivaux, orifices… L’atteinte multi-viscérale (principalement choc, trouble de la vigilance +/- en lien avec une encéphalopathie…) La clinique peut être parfois trompeuse (pseudo-paludisme, troubles digestifs prédominants, apparence d’abdomen chirurgical...), et des coïnfections sont possibles (paludisme avant tout). Pour les patients survivant, la phase de convalescence se prolonge sur plusieurs mois, avec possiblement des séquelles ORL, ophtalmologiques et neurologiques. Populations à risque
  • 72.
    Haut Conseil dela santé publique 44/75 Létalité La létalité est élevée et varie de façon significative selon le virus. Filovirus : la plus forte létalité est observée avec le virus Ebola Zaïre (entre 70 % et 90%), puis Marburg (40-70%), Ebola Soudan (40-50%) et Ebola Bundibugyo (30-40%). Pour le virus Ebola Zaïre, la mortalité est plus élevée chez les enfants de moins de 10 ans et les personnes de plus de 45 ans. La mortalité est également beaucoup plus élevée pour la plupart de ces virus chez les femmes enceintes. CCHF : 30-35%. Pour les Arénavirus du nouveau-monde, environ 25% pour les virus ayant été documentés pour suffisamment de cas. Ancien-monde : virus Lujo (4 décès sur 5 cas) et Lassa (2-5% étant donné le grand nombre de cas a- ou pauci-symptomatique ; 15-20 parmi les cas hospitalisés et parfois 30-40% des cas confirmés au cours de certaines épidémies (Bénin 2016, Nigéria 2016) et dans le cas d’expatriés. Mode de transmission Un cas primaire se contamine par contacts avec les tissus, le sang ou les déjections du réservoir (chauve-souris pour les Filovirus, rongeurs pour les Arénavirus) ou par un animal hôte intermédiaire (bétail ou mammifères pour CCHF; grands singes pour le virus Ebola). Les tiques sont également impliquées dans la transmission des virus CCHF. Puis, les modes de transmission interhumaine sont les contacts muqueux (et cutanés probablement à travers une peau lésée ou des microlésions) d’un sujet sain avec les fluides biologiques d’un patient symptomatique (sang, vomissures, selles, salive, urine, sperme). La sueur, les larmes et les sécrétions vaginales peuvent théoriquement être également contaminantes, bien que dans une moindre mesure. Dans ce cadre, les activités de soins sont à très haut risque de contamination, et les déchets résultants également. Une transmission par voie sexuelle, principalement via le sperme (la transmission femme – homme par l’intermédiaire de sécrétions vaginales n’a jamais été documentée), et ce jusqu’à plusieurs mois après guérison, a été observée avec le virus Ebola Zaïre et avec le virus Marburg. Il est probable que cela soit possible avec d’autres agents (Arénavirus par exemple), mais cela n’a pas encore été décrit. La contamination de l’environnement par les urines d’un patient convalescent infecté par le virus Ebola est possible, étant donné la persistance plus longue de la présence du virus dans les urines comparativement au sang. Un patient ne présentant plus de signes cliniques peut toujours excréter du virus (infectieux ou non ?) dans les urines. Les autres virus responsables de fièvre hémorragiques pourraient être aussi excrétés dans les urines de patients infectés. Survie de l’agent dans le milieu extérieur Quelques données disponibles concernant la persistance des virus tels qu’Ebola ou Lassa dans le milieu extérieur : • Ebola : dans les eaux usées, diminution d’un log tous les deux jours. Sur des surfaces sèches, décroissance d’un log par jour si faible humidité (20%), plus faible si humidité forte (persistance d’une semaine). • Lassa : dans un milieu de culture favorable pour le virus, diminution d’un log tous les deux jours (données personnelles non publiées). Le virus reste donc infectieux pendant au moins une semaine. D’autres études ont mis en évidence des délais assez longs d’inactivation des virus sous forme déshydratées sur des surfaces : Lassa (1 log toutes les 58 h). En phase liquide : CCHF (1 log par jour, mais infectiosité résiduelle pendant plus de 10 jours).
  • 73.
    Haut Conseil dela santé publique 45/75 Il faut prendre en considération que selon la matrice dans laquelle le virus se trouve (selles, vomissures, sang, …), cette dernière peut favoriser (acidité des vomissures, des sécrétions vaginales) ou au contraire freiner (protection des UV et de la déshydratation) l’inactivation des virus. Ce qu’il faut retenir : compte tenu des charges virales élevées, du faible inoculum nécessaire à une infection et de la relative résistance de ces virus à l’inactivation passive, il y a lieu de considérer que le risque infectieux persiste très longtemps dans l’environnement (supérieur à une semaine). Coefficient de reproductibilité R0 Le coefficient de reproduction n’est précisément connu que pour le virus Ebola Zaïre et dans le cadre de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest de 2014- 2015). Il était compris entre 1,5 et 2, donc assez faible. Il est sans doute encore plus faible pour les Arénavirus, la transmission interhumaine étant moins efficace que pour les Filovirus. En fait, des contacts physiques avec des fluides infectés étant nécessaires à la transmission, le coefficient de reproduction reste assez faible. Il peut exister des ‘super spreaders’, en raison d’un contexte socio-culturel particulier en Afrique : guérisseurs malades, dépouille manipulée par de nombreuses personnes pendant les funérailles, … En revanche, aucune transmission aérosol n’a été rapportée dans des conditions naturelles. Intervalle intergénérationnel Compris entre une et deux semaines en moyenne Diagnostic : types de prélèvements nécessaires et laboratoire responsable de la confirmation Principalement prélèvement sang total, pour RT-PCR, sérologie IgM/IgG et isolement viral sur tube sec, tube à gel ou tube EDTA, envoyé impérativement au CNR des FHV à 4°C selon la procédure P4 (https://www.pasteur.fr/fr/sante-publique/CNR/les-cnr/fievres- hemorragiques-virales/envoyer-un-echantillon). Selon la clinique : liquide cérébro-spinal, urines, prélèvement de gorge, biopsies… Mesures d’hygiène et autres mesures non pharmaceutiques Identification et suivi quotidien des contacts à risque infectieux, si possible isolement à domicile des contacts à haut risque infectieux (contacts directs avec fluides contaminés). Isolement des malades symptomatiques, idéalement dans une chambre seule à dépression avec sas d’habillage, afin d’éviter tout contact non protégé. Protection des personnels soignants avec port d’EPI (équipements de protection individuels) adéquats et personnel formé, et si possible expérimenté. Pas d’analyse réalisée en dehors de la chambre d’isolement (sauf envoi échantillons au P4 ou manipulation en PSM3 au sein des ESR) Gestion optimale des déchets générés au cours des soins Relations sexuelles protégées pour les contacts et les patients guéris Mesures pharmaceutiques disponibles Suite à l’épidémie ouest-africaine de 2014-2016, plusieurs mesures pharmaceutiques visant à prévenir ou réduire la transmission du virus Ebola ont été mises à l’essai : Essai de vaccination en couronne lors de l’épidémie d’Afrique de l’Ouest avec vaccin VSV-GPEBOLA [45]. La durée de la protection induite par ce vaccin reste à évaluer. Ce vaccin peut éventuellement être utilisé chez des contacts dans le cadre de la MVE ou après un accident d’exposition au virus (laboratoire). Un vaccin autorisé uniquement sur le marché Argentin existe pour le virus Junin et est très efficace. A ces deux exceptions près, il n’existe aucun vaccin évalué chez l’homme à ce jour, même si des candidats ont montré une bonne efficacité dans les modèles primates pour la plupart de ces virus. À noter que des essais cliniques de phase I et II vont être menés dans les années qui viennent pour la fièvre de Lassa.
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    Haut Conseil dela santé publique 46/75 Antiviraux : le remdesivir (ou GS-5734), pro-drogue d’un analogue nucléosidique, le GS-441524, inhibe la réplication cellulaire du virus Ebola (EBOV). Il est développé pour le traitement des infections à virus Ebola et autres infections à filovirus (virus Marburg). Il est disponible sous forme de lyophilisat destiné à être administré par voie intraveineuse. Le favipiravir est un inhibiteur de l’ARN polymérase virale. Il est disponible sous forme de comprimé de 200 mg et est autorisé au Japon dans le traitement de la grippe à une posologie bien inférieure à celle nécessaire en cas de FHV. Anticorps monoclonaux : ZMapp est un mélange de 3 anticorps monoclonaux IgG1 chimériques souris/humain (13C6, 2G4 et 4G7) dirigés contre 3 épitopes distincts de la glycoprotéine de surface du virus Ebola ATU ribavirine : Sur avis d’infectiologues spécialisés (Lassa et autres arénavirus). Traitement curatif, protocole variable: 16 mg/kg/j x 10 j. Prophylaxie post-exposition : publication en faveur d’une prophylaxie pour exposition à haut risque [46]. Définition et gestion des cas Tout cas de fièvre hémorragique relève de la déclaration obligatoire. • Définition de cas suspects de fièvre hémorragique (déclaration obligatoire): Tableau clinique évocateur de fièvres hémorragiques chez une personne ayant séjourné dans une zone de circulation de ces virus, ou ayant été en contact avec une personne malade suspectée de fièvre hémorragique virale • Définition de cas confirmé =tout cas pour lequel est diagnostic de fièvre hémorragique virale a été confirmé par le Centre National de Référence des fièvres hémorragiques virales En cas d’épidémie d’ampleur avec un afflux de cas suspect sur le territoire français, des définitions de cas suspect et possible ad hoc pourront être développées pour en faciliter le classement sur le modèle de celle développée en réponse à l’épidémie de maladie à virus Ebola en 2014- 2016 en Afrique de l’Ouest [47]. Tout cas devant faire l’objet d’une demande de diagnostic biologique de fièvre hémorragique virale doit être pris en charge en filière dédiée (idéalement ESRH), avec isolement des malades symptomatiques, idéalement dans une chambre à dépression avec sas d’habillage, afin d’éviter tout contact non protégé. Définition et gestion des contacts : - Communautaires - En milieu de soins (rôle de l’EOH) Date de la mise en œuvre du suivi des contacts (avant ou après confirmation du cas) Une personne contact est une personne ayant eu un contact physique avec un cas confirmé, vivant ou mort, ou un contact direct avec ses fluides ou tissus biologiques (sang, urines, sperme, vomissures, diarrhée, sueur, salive, liquide amniotique…) à partir du début de la fièvre du cas confirmé, quel que soit le niveau de risque. Pour les patients pris en charge en France, l’identification des contacts relève de l’EOH en milieu hospitalier et de l’ARS s’appuyant sur les Cire de SpF pour les contacts communautaires. Les personnes-contacts doivent être identifié parmi l’ensemble des personnes rencontrées par le cas sur son parcours de l’apparition de la fièvre, jusqu’à isolement adapté. Le recensement et la prise de contact effective avec les personnes contacts est généralement différé à la confirmation du cas sauf si l’on prévoit une dispersion de celles-ci (voyage, transport aérien…). Le niveau de risque de de transmission des virus des fièvres Ebola- Marburg, Crimée-Congo, Lassa et autres arénavirus pourra être évalué selon le type de contact par un médecin en s’appuyant sur l’avis du HCSP relatif à la Maladie à virus Ebola - Conduite à tenir vis-à-vis des personnes contact du 24 octobre 2014 –Tableau 1 [48] (risque très faible, faible et élevé).
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    Haut Conseil dela santé publique 47/75 Les personnes à risque très faible seront informées individuellement ou collectivement et ne feront pas l’objet d’un suivi spécifique. Un suivi spécifique devra être proposé à toute personne-contact à risque faible et élevé. Un suivi actif quotidien, si possible en quarantaine à domicile devra être privilégié pour les contacts à risque élevé (contacts directs avec fluides contaminés). Le suivi des contacts doit être mis en œuvre sous la coordination d’un médecin infectiologue pendant une période est de 21 jours après la date du dernier contact avec le cas index; Tout contact devenant symptomatique pendant la période de suivi doit s’isoler, se signaler et se faire évaluer sans délai pour un traitement rapide. Ebola : pour des raisons éthiques, en France, la place des vaccins expérimentaux post-exposition dans la prise en charge de contacts n’a été envisagée que pour les professionnels de santé d’établissements de santé susceptibles de prendre en charge un cas de MVE sur le territoire national [45] Mesures de prévention de la transmission et le suivi dans les transports (navire, aéronef…) D’après les recommandations européennes RAGIDA [39] en aéronef un suivi de personnes-contacts d’un cas doit être considéré si : • Le cas a été confirmé biologiquement • ET le cas a été symptomatique pendant le vol • ET le vol considéré date de moins de 21 jours • ET, pour Lassa, il y a eu des expositions aux fluides corporels du cas pendant le vol (sang, fèces, urines, vomissures). Recensement : les personnes-contacts à identifier sont : • les passagers ayant occupé l’un des 6 sièges directement autour de celui du cas (même si séparés par un couloir), • Le personnel de cabine responsable du service pour la section incluant le siège occupé par le cas, • Le personnel en charge du nettoyage de la section incluant le siège occupé par le cas, • Toute personne rapportant être entrée en contact direct avec le cas. Le suivi des contacts doit être débuté par une prise effective de contact avec les personnes concernées immédiatement après la confirmation du cas. La disponibilité d’une liste des passagers et personnels doit être confirmée auprès de la compagnie aérienne dès que possible. Les modalités de suivi rejoignent celles mise en œuvre pour les personnes-contacts communautaires. Textes et documents de référence Haut Conseil de la santé publique (HCSP). Epidémies Ebola : quels enseignements ? Actualité et dossier en santé publique (ADSP). Mars 2017 ; n°98, p 11-54. [49] OMS. Directives relatives aux situations d’urgence. Mise en œuvre et gestion de la recherche des contacts pour la maladie à virus Ebola [Internet]. Genève; 2015 p. 39. [50]
  • 76.
    Haut Conseil dela santé publique 48/75 IV - ÉLEMENTS LIÉS AUX MESURES CONCERNÉES Des fiches techniques regroupent les différents éléments relatifs aux mesures suivantes : suivi de contacts, éviction, quarantaine à domicile, quarantaine en structure dédiée. Détection et suivi de personnes contacts ou co-exposées (« contact tracing ») Définition d’une personne contact et du suivi La recherche des contacts est un processus qui consiste à repérer, évaluer et suivre les personnes qui ont été exposées à un agent infectieux (sans être malades) pour mettre en œuvre des mesures préventives post- exposition pour éviter qu'elles ne deviennent symptomatiques et pour identifier rapidement les personnes qui deviennent symptomatiques et les prendre en charge afin d’éviter que l’infection ne se propage. Une personne contact est définie comme toute personne ne manifestant pas de signes ou de symptômes de la maladie mais qui a été en contact physique avec un cas (vivant ou mort) ou avec les liquides biologiques d’un cas, sans mesure de protection, pendant toute la durée de la période d’incubation connue de la maladie concernée. Cette mesure nécessite une définition précise des « cas » de la maladie en cause et des « contacts ». Ces définitions peuvent évoluer avec le temps et le contexte épidémiologique (ex. nouveaux modes de transmission) La notion de « contact » peut aussi être graduée selon le niveau de risque (faible, intermédiaire, élevé). Le suivi des contacts peut être passif ou actif : o Suivi passif : suivi par la personne contact de son état de santé avec demande de notification à l’autorité de santé (par exemple, suivi biquotidien de la température et appel à l’ARS), pour une durée définie selon la pathologie en cause. o Suivi actif : suivi exercé par l’autorité de santé, pour une durée définie selon la pathologie en cause (par exemple appel biquotidien de l’ARS à la personne contact pour connaître la valeur de la température mesurée). Indication de mise en place et population cible d’un suivi Maladie infectieuse identifiée comme à transmission interhumaine directe ou indirecte, avec risque épidémique et notion de gravité Population cible : toutes les personnes ayant été en contact avec un cas (suspect, probable ou confirmé) pendant la période de contagiosité Si le contact a eu lieu lors d’un voyage aérien, toute personne située sur le même rang et 2 rangs devant et derrière la personne malade et contagieuse (à moduler selon l’agent pathogène en cause) est généralement considérée comme contact. Modalités de mise en place d’un suivi Date de début : dès la détection d’un cas symptomatique (au stade du cas possible ou confirmé selon l’agent pathogène) mise en place de la recherche des personnes qui ont été en contact avec le « cas » depuis l’apparition de symptômes ou le début de la période de contagiosité de la maladie Qui décide : les autorités sanitaires en lien avec un infectiologue référent et le médecin traitant Sur quelle base : sur déclaration volontaire des contacts informés ou sur listing établi ou remis aux autorités (par ex. par le personnel de vol en cas de transport aérien)
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    Haut Conseil dela santé publique 49/75 Combien de temps : pendant la durée de la période d’incubation de la maladie concernée, à partir de la dernière exposition connue au contact du cas Fin de la mesure : à la fin de la période d’incubation, sur décision des autorités sanitaires en lien avec un infectiologue et le médecin traitant Éléments généraux à prendre en compte Coordination médicale et administrative du suivi des personnes contacts Nombre de personnes contacts à suivre Ressources humaines, financières et logistiques disponibles Type de suivi à mettre en place : passif ou actif au moins quotidien : direct ou par téléphone / courrier électronique Accompagnement psycho-social, éthique et administratif Obstacles à l’acceptabilité d’un suivi Risque de stigmatisation Crainte d’éviction du milieu du travail, de l’école Rumeurs ou information insuffisante sur la maladie Conditions psycho-sociales et économiques Facteurs d’acceptabilité individuelle et collective Communication à la personne contact d’informations complètes et adaptées sur la maladie, les risques et les modalités du suivi lors du (ou des) entretien(s) Consignes claires sur les éventuelles restrictions de mouvement Sensibilisation et mobilisation sociales et communautaires Communication adaptée et compréhensible pour le public visé Facteurs facilitant la mise en place d’un suivi (mesure d’accompagnement) Formation des personnes chargées de la recherche des contacts qui doivent : • Posséder des compétences en enquête épidémiologique pour identifier et suivre tous les contacts potentiels, ainsi que de bonnes capacités d’analyse. • Faire preuve de souplesse et d’empathie envers les cas, les contacts et leurs familles afin d’instaurer un climat de confiance et de bonnes relations avec la communauté. Avantages pour la protection de la collectivité Détection précoce et prise en charge rapide de la personne contact devenant symptomatique, limitant le risque de diffusion de la maladie Diminution des nouveaux contacts potentiels et des cas tertiaires Mesures de suivi Recensement et gestion des contacts : plusieurs entretiens peuvent être nécessaires pour évaluer la nature des contacts et le risque de contamination Gestion de la liste des contacts et de la base de données créée Définition des données cliniques à recueillir pendant le suivi Détermination de la fin de la période de suivi Dimension éthique et juridique à prendre en compte Règles de confidentialité Respect du secret professionnel, respect de la vie privée, protection des données personnelles (RGPD) Indemnités journalières, salaires Gestion de la communication Suivi de la relation pendant et après la période d’éviction ou de
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    Haut Conseil dela santé publique 50/75 quarantaine Indications de levée du suivi Quand le temps de suivi écoulé depuis la dernière exposition à la maladie est supérieur à la durée d’incubation maximale de la maladie ou à partir de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes pour la maladie concernée (vaccination, antibiothérapie, ..) Textes de référence - Article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007 portant sur la publication du règlement sanitaire international (2005) adopté par la cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005 - ECDC. Technical Report. Risk assessment guidelines for diseases transmitted on aircraft (RAGIDA). 2nd ed. Stockholm: ECDC; 2010. [39] - Directives relatives aux situations d’urgence - Mise en œuvre et gestion de la recherche des contacts pour la maladie à virus Ebola – OMS 2015 [50] - Plan suisse de pandémie Influenza 2018 [51] https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche- epidemien-pandemien/pandemievorbereitung/pandemieplan.html
  • 79.
    Haut Conseil dela santé publique 51/75 Éléments communs aux différents types de mesures Éviction, Quarantaine à domicile, Quarantaine en structure dédiée Modalités de mise en place Qui décide (début et fin de la mesure) : les autorités sanitaires en lien avec un infectiologue référent et le médecin traitant (et avec le responsable de la structure, le médecin de l’établissement, le médecin du travail en cas d’éviction ou de quarantaine en structure dédiée) Sur quelle base : réglementation et recommandations nationales (et règlement intérieur de la structure collective en cas d’éviction ou de quarantaine en structure dédiée) Combien de temps : pendant la période d’incubation de la maladie concernée à partir du dernier jour de contact. Fin de la mesure : absence de signes cliniques à la fin de la période d’incubation, ou à partir de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes pour la maladie concernée (vaccination, chimioprophylaxie anti-infectieuse). Dimension éthique et juridique à prendre en compte Règles de confidentialité Respect du secret professionnel, respect de la vie privée, protection des données personnelles (RGPD) Indemnités journalières, salaires Gestion de la communication Suivi de la relation pendant et après la période d’éviction ou de quarantaine
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    Haut Conseil dela santé publique 52/75 Éviction Définition de l’éviction Fait d'éloigner une personne de la collectivité entrainant des contacts multiples et rapprochés. Par exemple, l'éviction scolaire consiste à interdire à un enfant atteint d'une maladie contagieuse ou ayant été au contact d’une personne présentant une affection, de venir à l'école. À considérer pour tous les types de collectivités qui ne sont pas des lieux d’hébergement : établissements de garde de jeunes enfants, lieu de travail, lieu d’enseignement, lieu d’activités sportives ou de loisirs, associations, ... Possibilité de sorties hors de son domicile en évitant les contacts multiples ou rapprochés. L’éviction n’est donc pas une mesure de quarantaine car la personne contact peut sortir de chez elle et avoir des relations sociales. Ces relations sociales sont cependant soumises à des restrictions pour ne pas exposer des groupes de personnes pendant la période d’incubation de la maladie (déterminée à partir de la date du dernier contact avec le cas). Indication de mise en place d’une éviction et population cible Personne contact d’un cas dont le risque de contamination est considéré comme faible pour les raisons suivantes : • Personne non exposée directement à des liquides biologiques ou sécrétions respiratoires d’un cas ET • avec un temps de contact très court ET • n’ayant pas été directement dans la zone de transmission épidémique, bien que résident dans le pays (autochtone ou du fait d’une expatriation) ou du fait d’un voyage dans le pays concerné (professionnel, tourisme, sans implication directe dans la gestion de l’épidémie sur le terrain). Éléments généraux à prendre en compte pour la mise en place d’une éviction Taille de la collectivité concernée Nombre de personnes concernées Plan de continuité d’activité de la structure dont la (ou les) personne(s) est (sont) éloignée(s) Moyens de communication, d’information Caractéristiques des personnes contacts (catégorie socio-professionnelle, communauté, mode de vie, état psychologique, ...) Accompagnement psycho-social, éthique et administratif Obstacles à l’acceptabilité de l’éviction Disponibilité des parents ou de l’entourage Souhait de protection de la fratrie, de l’entourage ou d’autres membres de la famille Information insuffisante sur la maladie, entrainant un défaut de compréhension de la mesure. Incompréhension du bénéfice individuel et collectif Défaut de communication entre la personne relayant la décision de mise en éviction (premier entretien) et la personne concernée par l’éviction : nécessité d’adapter le discours Personne contact nécessitant un suivi médical pour d’autres pathologies, si ce suivi n’est plus assuré lors de l’éviction Conditions psycho-sociales et économiques Facteurs d’acceptabilité Compréhension de la mesure d’éviction par la personne contact Qualité relationnelle des personnes mandatées assurant le suivi pendant
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    Haut Conseil dela santé publique 53/75 individuelle et collective la période d’éviction Information des parents et de l’entourage Mesures pour faciliter la disponibilité de l’entourage (autorisation d’absence, certificat, arrêt de travail, …) Mesures pharmaceutiques permettant d’abréger la durée d’éviction, voire d’éviter l’éviction Facteurs facilitant la mise en place (mesure d’accompagnement) Possibilité de télétravail pour l’entourage ou pour la personne contact Possibilité de télé-enseignement Prise en charge du salaire pendant l’absence Existence de modes de garde ponctuels ou alternatifs si le contact en éviction est un enfant ; remboursement des jours d’absence dans la structure de garde Avantages de l’éviction pour la protection de la collectivité Diminution de l’exposition au niveau de la collectivité et des proches et diminution du risque de propagation de la maladie Mesures de suivi pendant l’éviction Suivi individuel actif ou passif ; suivi quotidien si besoin, en particulier de la température corporelle quotidienne Recherche des signes cliniques Évolution de la maladie Conditions psycho-sociales et économiques Textes de référence HCSP – Survenue de maladies infectieuses dans une collectivité. Conduites à tenir. 2012 [52]. (https://www.hcsp.fr/explore.cgi/avisrapportsdomaine?clefr=306).
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    Haut Conseil dela santé publique 54/75 Quarantaine à domicile Définition Mise à l'écart des personnes contacts d’un cas ou co-exposées durant une période donnée. Confinement sanitaire forcé qui a pour but d'empêcher la transmission de maladies contagieuses et est toujours utilisé en cas de suspicion de ce type de maladies. La quarantaine désigne aussi au figuré la condition d'une personne mise volontairement à l'écart. Dans le cas d’une quarantaine individuelle concernant les différents contacts d’un cas, les personnes concernées sont placées dans des lieux différents. Suivi d’une personne contact maintenue à son domicile sans possibilité de sortie ni de contacts sociaux hormis les personnes lui rendant visite ou qui vivent avec cette personne. Indication de mise en place de la quarantaine individuelle et population cible La quarantaine est une des premières méthodes pour lutter contre les maladies infectieuses contagieuses. En empêchant les personnes malades d'avoir des contacts avec d'autres, la contagion est rendue plus difficile et l’épidémie s’éteint d’elle-même. Le but de la quarantaine est ainsi de protéger la collectivité des porteurs potentiels d’agents infectieux en raison d’une co-exposition dans le milieu à risque ou d’un contact avec un cas mais sans exposition dans le milieu à risque (transport aérien par ex.). Ces personnes co-exposées ou contacts ne présentent aucun signe clinique et doivent être placées en quarantaine individuelle pendant une durée suffisante pour couvrir la période d'incubation de la maladie suspectée. La maladie peut ainsi se déclarer éventuellement en quarantaine évitant ainsi sa propagation potentiellement exponentielle. Les personnes placées en quarantaine individuelle sont des contacts d’un cas dont le risque de contamination est considéré comme élevé pour les raisons énoncées ci-dessous ou qui ont été exposées à la même source de contamination ou au même milieu à risque qu’un cas avéré : • personne exposée directement à des liquides biologiques ou sécrétions respiratoires d’un cas ET • avec un temps de contact direct prolongé avec le cas ET • ou ayant été directement dans la zone de transmission épidémique, soit en tant que résident (autochtone ou du fait d’une expatriation) soit du fait d’un voyage (professionnel, tourisme, implication directe dans la gestion de l’épidémie sur le terrain) Éléments généraux à prendre en compte Lieu de la quarantaine : à domicile Conditions de la quarantaine à domicile Durée de la quarantaine Période de l’année (moindre disponibilité des personnes en charge de la mesure) Agent pathogène concerné Conditions psycho-sociales et économiques La protection de l’entourage proche (avec la mise en place de mesures d’hygiène individuelles et collectives dès l’apparition de symptômes chez la personne contact).
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    Haut Conseil dela santé publique 55/75 Obstacles à l’acceptabilité et inconvénients de la mesure Lieu et conditions d’organisation de la quarantaine à domicile : risque pour l’entourage, locaux non adaptés, observance difficile des mesures d’hygiène, accompagnement difficile de la personne en quarantaine Perception de la durée de la quarantaine longue par la personne alors qu’elle est asymptomatique et « non malade » Obligations professionnelles Défaut de compréhension de la mesure par la personne mise en quarantaine, incompréhension du bénéfice individuel et collectif Défaut de communication entre la personne relayant la décision de mise en quarantaine individuelle (premier entretien) et la personne concernée par la mesure : nécessité d’adapter le discours Personne contact nécessitant un suivi médical pour d’autres pathologies Qualités relationnelles des personnes mandatées assurant le suivi pendant la période de quarantaine Facteurs d’acceptabilité individuelle et collective Gravité potentielle de la maladie concernée Communication Prise en charge du salaire / indemnisation pendant l’absence au travail Etablissement de droits sociaux à la personne en quarantaine Facteurs facilitant la mise en place (mesure d’accompagnement) Prise en compte et satisfaction des besoins de la personne (alimentation, médicaments, soins médicaux, ...) Mise en place d’une équipe d’appui à l’observance de la mesure Mise à disposition, si besoin, d’outils de communication : téléphone, portable, ordinateur, etc. Avantages de la quarantaine individuelle pour la protection de la collectivité Possibilité d’être rapidement détecté en cas de maladie et de bénéficier d’un traitement précoce adapté Diminution des nouveaux contacts potentiels et des cas tertiaires Mesures de suivi Suivi actif ou passif Suivi de la température corporelle Recherche des signes cliniques Évolution de la maladie Dimension psycho-sociale et économique Règles d’hygiène au domicile Indications de levée de la mesure Absence de signes cliniques à la fin de la période d’incubation, ou à partir de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes pour la maladie concernée (vaccination, chimioprophylaxie anti-infectieuse..). Textes de référence Article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007 portant sur la publication du règlement sanitaire international (2005) adopté par la cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005 Articles L. 3115-10 et L. 3131-1 du code de la santé publique.
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    Haut Conseil dela santé publique 56/75 Quarantaine en structure dédiée Définition Mise à l'écart individuelle ou collective des personnes contacts ou co- exposées durant une certaine période. Confinement sanitaire forcé qui a pour but d'empêcher la transmission de maladies supposées contagieuses et est toujours utilisé en cas de suspicion de ce type de maladies. La quarantaine désigne aussi au figuré la condition d'une personne mise volontairement à l'écart. Dans le cas d’une quarantaine collective, les personnes concernées sont regroupées dans un lieu unique dédié. Indication de mise en place de la quarantaine en structure dédiée et population cible La quarantaine à domicile est impossible à mettre en place du fait du mode de vie, des locaux, du contexte familial et de l’entourage (raisons médicales ou psycho-sociales). Le nombre de personnes concernées est trop important. Peuvent également être concernées des personnes n’ayant pas de domicile sur le territoire national. (voyageurs par exemple) Modalités de mise en place Cf. Facteurs communs. Fin de la quarantaine en structure dédiée : • Quand une personne contact ou co-exposée peut rentrer à domicile pendant la période d’incubation de la maladie pour poursuivre sa quarantaine à domicile • Et, dans tous les cas, à la fin de la période d’incubation en l’absence de signes cliniques évocateurs Éléments généraux à prendre en compte Nécessite la gestion du déplacement vers le lieu de quarantaine en structure dédiée à partir du domicile (ou ailleurs : aéroport, bateau, etc.) Situation géographique du lieu dédié par rapport au lieu habituel de vie du contact, aux possibilités d’accompagnement de la mesure et de la proximité de lieux de vie collectifs Obstacles à l’acceptabilité et Inconvénients de la mesure Type de lieu retenu pour la quarantaine en structure dédiée Intolérance de la population locale (cf. craintes éventuelles de « pavillons de contagieux »), effets internes de collectivité pouvant être difficiles à gérer, médiatisation et stigmatisation a posteriori (« placisme » envers ceux qui en sortent). Refus de la personne d’aller en structure dédiée Facteurs d’acceptabilité individuelle et collective Communication adaptée et compréhensible pour le public visé Facteurs facilitant la mise en place (mesure d’accompagnement) Lieu : situation géographique de la structure dédiée (proximité pour les visites familiales, accès à des structures d’appui) Possibilité de maintien des liens avec l’entourage (téléphone, visio, …) Prise en charge du salaire / indemnisation pendant l’absence au travail Personnel dédié formé et en nombre suffisant Avantages de la quarantaine en structure dédiée pour la protection de la collectivité Protection de l’entourage proche des personnes contacts Suivi des personnes contacts facilité Facilité d’approvisionnement pour les besoins de base et de soins, possibilités d’échanges entre personnes contacts
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    Haut Conseil dela santé publique 57/75 Mesures de suivi Suivi actif (température corporelle, signes cliniques, évolution de la maladie) Dimension psychosociale et économique Indications de levée de la mesure Absence de signes cliniques à la fin de la période d’incubation, ou à partir de la période d’efficacité de mesures pharmaceutiques existantes pour la maladie concernée (vaccination, chimioprophylaxie anti-infectieuse, ..). Textes de référence Article 18 du décret n°2007-1073 du 4 juillet 2007 portant sur la publication du règlement sanitaire international (2005) adopté par la cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005 Articles L. 3115-10 et L. 3131-1 du code de la santé publique
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    Haut Conseil dela santé publique 58/75 V - LES PRÉCONISATIONS DU HCSP Devant toute situation épidémiologique internationale à risque d’importation en France d’agents infectieux transmissibles émergents ou ré-émergents figurant dans la liste de l’annexe 2 du RSI. Les personnes contacts ou personnes co-exposées sont prises en charge et suivies de la même façon. De façon générale, et sauf besoin contraire, les deux types de personnes contacts et co- exposées sont dénommés « personnes contacts » dans ces préconisations. De façon générale • P1 : Prendre en compte la spécificité épidémiologique de chaque agent infectieux dans les conditions de mise en place et d’arrêt d’une quarantaine ou d’une éviction de la collectivité (coefficient de reproduction R0, mode de transmission, durée d’incubation, etc.) cf. fiche technique par agent pathogène et par type de mesures de quarantaine Communication / information • P2 : Établir un plan de communication spécifique à l’agent infectieux à l’attention des autorités sanitaires régionales (Éléments à prendre en compte si la décision d’une communication est prise) • P3 : Établir une information auprès de la population en cas de nécessité de détection de personnes contacts revenant en France d’une zone épidémique par voie aérienne, maritime ou terrestre • P4 : Prévoir des échanges réguliers avec les personnes contacts pendant toute la durée de la quarantaine • P5 : Informer les personnes contacts mises en quarantaine de limiter au maximum le nombre de personnes intervenant auprès d’elles pendant la durée du suivi Identification / Détection / Suivi des personnes contacts et personnes co-exposées • P6 : Apprécier le besoin et le niveau de l’intervention non pharmaceutique (absence de suivi, suivi, éviction ou quarantaine) • P7 : Mettre en place un dispositif d’identification et de suivi des personnes contacts ou co-exposées : o Voyageurs exposés revenant en France et ayant séjourné dans une zone épidémique dans un contexte d’alerte internationale ; o Personnes au contact d’un cas en France. • P8 : Identifier au sein des voyageurs revenant en France et des personnes contacts de cas en France ceux qui présentent un risque infectieux pour la collectivité (probabilité d’être en phase d’incubation de la maladie en fonction de l’agent infectieux, de la nature et de la durée du contact avec des cas en zone épidémique) définis comme des personnes contacts • P9 : Définir le type de suivi actif ou passif des personnes contacts
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    Haut Conseil dela santé publique 59/75 • P10 : Assurer le suivi quotidien de l’apparition de signes cliniques en rapport avec la maladie infectieuse suspectée (dont l’augmentation de la température). Mise en place des interventions non pharmaceutiques • P11 : Définir pour chaque personne contact le niveau de mesure de santé publique (éviction, quarantaine à domicile ou en structure dédiée, etc.) à mettre en place o En cas de personne contact ou co-exposée à faible risque de contamination, l’éviction avec suivi passif doit être privilégié ; o En cas de personne contact ou co-exposée à risque intermédiaire ou élevé de contamination,  la quarantaine à domicile doit être privilégiée ;  en cas d’impossibilité de maintien à domicile ou de risque très élevé de contamination, opter pour la mise en quarantaine en structure dédiée. • P12 : Analyser la situation psychologique, sociale et économique de chaque personne contact afin de juger de son acceptabilité et observance pendant toute la période de quarantaine • P13 : Mettre en œuvre toutes les mesures d’accompagnement auprès des personnes contacts, facilitantes et nécessaires à l’observance de la période de quarantaine Formation • P14 : Prévoir une formation de base aux mesures d’hygiène standard pour les personnes contacts mises en quarantaine et le cas échéant pour leur entourage et s’assurer de sa compréhension • P15 : S’assurer que toutes les personnes chargées de la recherche, de l’évaluation et du suivi médical et psycho-social des personnes contacts placées en quarantaine aient été identifiées et formées : o Professionnels de santé, o Autres professionnels, o Autres personnes. Autorités sanitaires • P16: Identifier au début de la mise en place de la quarantaine les professionnels de santé publique habilités à mettre en place et à suivre la quarantaine des personnes contacts Conséquences juridiques, financières et sociales • P17 : Prendre des mesures nécessaires, raisonnables, proportionnées, équitables, non discriminatoires et conformes aux lois nationales et aux traités internationaux • P18 : Prévoir les moyens d’atténuer les effets néfastes des mesures sur les plans culturel, économique, social, émotionnel et sanitaire • P19 : Prévoir la mise en place de mécanismes répondant aux conséquences potentielles de la quarantaine d’un point de vue financier et de l’emploi.
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    Haut Conseil dela santé publique 60/75 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES. La recherche documentaire et bibliographique a été réalisée par la Direction documentation, veille et archives de Santé publique France. 1. Décret n° 2007-1073 du 4 juillet 2007 portant publication du règlement sanitaire international (2005) adopté par la cinquante-huitième Assemblée mondiale de la santé le 23 mai 2005. 2007-1073 juill 4, 2007. Disponible sur: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000467563&categor ieLien=cid 2. Peak CM, Childs LM, Grad YH, Buckee CO. Comparing nonpharmaceutical interventions for containing emerging epidemics. Proc Natl Acad Sci. 11 avr 2017;114(15):4023‑8. 3. WHO. WHO global influenza preparedness plan. The role of WHO and recommendations for national measures before and during pandemics. Geneva: WHO; 2005 p. 53. Report No.: WHO/CDS/CSR/GIP/2005.5. Disponible sur: http://www.who.int/csr/resources/publications/influenza/WHO_CDS_CSR_GIP_2005_5.pd f 4. OMS. Aide-mémoire pour la maîtrise des risques liés à une pandémie de grippe et son impact : développer la capacité de riposte à une pandémie. Genève: Organisation mondiale de la Santé; 2018 p. 49. Report No.: Licence : CC BY-NC-SA 3.0 IGO. Disponible sur: http://apps.who.int/iris/bitstream/handle/10665/274186/9789242513622- fre.pdf?ua=1 5. Sehdev PS. The origin of quarantine. Clin Infect Dis. Off Publ Infect Dis Soc Am. 2002; 35(9):1071‑2. 6. Ziskind B, Halioua B. Histoire de la quarantaine. Rev Prat. déc 2008; 58(20):2314‑7. 7. Centers for disease control and prevention. Non pharmaceutical Interventions (NPIs). CDC. 2017. Disponible sur: https://www.cdc.gov/nonpharmaceutical-interventions/index.html 8. Desclaux A. De la « quarantaine » au « suivi » des personnes contacts. Enseignements de l’expérience d’Ebola au Sénégal. ADSP. 2018;(en cours publication):en cours publication. 9. Royo-Bordonada MÁ, García López FJ. Ethical considerations surrounding the response to Ebola: the Spanish experience. BMC Med Ethics. 2016; 17. Disponible sur: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4991003/ 10. WHO. Ethical considerations in developing a public health response to pandemic influenza. WHO; 2007. Disponible sur: http://www.who.int/csr/resources/publications/WHO_CDS_EPR_GIP_2007_2c.pdf?ua=1 11. Conseil économique et social des Nations Unies. Principes de Syracuse concernant les dispositions du Pacte International relatif aux droits civils et politiques qui autorisent les restrictions ou des dérogations. Annexes. Refworld; 1985. Disponible sur: https://www.refworld.org/cgi- bin/texis/vtx/rwmain?page=search&docid=48abd56bd&skip=0&query=syracuse%201985 12. Thompson AK, Faith K, Gibson JL, Upshur REG. Pandemic influenza preparedness: an ethical framework to guide decision-making. BMC Med Ethics. 2006; 7:E12.
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    Haut Conseil dela santé publique 64/75 ANNEXES Annexe 1 – Saisine de la DGS Annexe 2 – Composition du groupe de travail Annexe 3 – Liste des personnes auditionnées Annexe 4 – Méthodologie de la recherche documentaire Annexe 5 – Logigramme Annexe 6 – Pour en savoir plus : liste complémentaire d’articles analysés par le groupe de travail
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    Haut Conseil dela santé publique 65/75 Annexe 1 - Saisine de la Direction générale de la santé (DGS)
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    Haut Conseil dela santé publique 66/75
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    Haut Conseil dela santé publique 67/75 Annexe 2 - Composition du groupe de travail (GT) Sibylle BERNARD-STOECKLIN, Santé publique France Frédérique BITON, Santé publique France Johann CAILHOL, HCSP, Cs-MIME Bernard CAZELLES, HCSP, Cs-MIME Didier CHE, Santé publique France Christian CHIDIAC, HCSP, Cs-MIME (Pilote) Frédérique CLAUDOT, HCSP, Cs-3SP Bruno COIGNARD, Santé publique France Emmanuel DEBOST, HCSP, Cs-MIME Céline DEROCHE, Santé publique France † Jean-Marie JANUEL, HCSP, Cs-3SP Didier LEPELLETIER, HCSP, Cs-3SP (Pilote) Daniel LEVY-BRUHL, Santé publique France Harold NOËL, Santé publique France Christian RABAUD, HCSP, Cs-3SP Matthieu SIBÉ, HCSP, Cs-3SP Secrétariat général du HCSP Annette COLONNIER, coordinatrice de la Cs-MIME du HCSP Ann PARIENTE-KHAYAT, coordinatrice de la Cs-3SP du HCSP
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    Haut Conseil dela santé publique 68/75 Annexe 3 - Liste des personnes auditionnées Sylvain BAIZE, Centre national de référence (CNR) des fièvres hémorragiques virales Anne-Sophie LE GUERN, CNR Peste et autres yersinioses Christophe PEYREFITTE, CNR Orthopoxvirus, IRBA Sylvie VAN DER WERF, CNR Virus des infections respiratoires (dont la grippe) Alice DESCLAUX, médecin anthropologue, DR, IRD Occitanie, Montpellier (aussi relectrice d’une version intermédiaire du rapport) Katrin LEITMEYER, Bertrand SUDRE et Ettore SEVERI, ECDC
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    Haut Conseil dela santé publique 69/75 Annexe 4 – Méthodologie de la recherche documentaire Cette méthodologie de recherche a été proposée par la Direction documentation veille et archives de Santé publique France (SPF) et validée en réunion par les membres du GT en décembre 2017. L’analyse de la référence princeps mentionnée dans la saisine (Peak CM et coll. « Comparing Nonpharmaceutical Interventions For Containing Emerging Epidemics” Proc Natl Acad Sci 2017 : 114(15):4023-4028. http://www.pnas.org/content/114/15/4023.full.pdf), a permis de d’identifier d’une part quelques recommandations institutionnelles, et d’autre part de constituer un premier corpus d’articles pertinents, utiles à la définition de requêtes bibliographiques. La consultation des sites institutionnels internationaux (ECDC, CDC, OMS, …) a été systématisée, avec parfois 2 entrées : les pages consacrées aux contre-mesures non pharmaceutiques en général, et/ou les pages portant sur les pathologies retenues par le GT et la maîtrise de leur diffusion. Une sélection et une analyse des ressources disponibles ont été faites par le GT. L’interrogation de la base de données bibliographiques Medline, interface PubMed, a été réalisée en plusieurs étapes. 1/ Recherche exploratoire en langage libre sur les contre-mesures non pharmaceutiques : ("non pharmaceutical" OR nonpharmaceutical) AND (quarantine OR quarantines OR isolation OR isolations OR "social distancing" OR "contact tracing" OR "contact investigation" OR "contact investigations" OR "active monitoring"). Elle a permis de trouver 80 références parmi lesquelles 44 références ont été soumises par la documentaliste aux épidémiologistes de SPF membres du GT et au final 13 références ont été retenues par ceux-ci. 2/ Recherche en langage contrôlé, avec le thésaurus MeSH ("quarantine"[mesh] OR "patient isolation"[mesh] OR "social isolation"[mesh] OR "contact tracing"[mesh]) AND "disease outbreaks"[mesh] AND "prevention and control"[subheading]) Filters: Humans Elle a permis de trouver 934 références. Parmi ces références ont été exclus les articles pour lesquels les maladies étaient autres que grippe pandémique, MERS-Cov et SRAS, FHV, peste, variole, émergence ; les langues étaient autres que : anglais, français, allemand, espagnol ; la typologie était une lettre à l’éditeur, des news, un éditorial (sauf 1 en français), un commentaire, un article historique. Au total, parmi ces 258 références, 131 ont été retenues par les épidémiologistes de SPF. Ces références ont été réparties pour lecture et analyse par binôme au sein des membres du GT. 3/ À partir du vocabulaire des références retenues, une dernière requête large et en langage libre a pu être enrichie et soumise pour une mise à jour de la bibliographie : (("non pharmaceutical"[tiab] OR nonpharmaceutical[tiab] OR pandemic[tiab] OR pandemics[tiab] OR ebola[tiab] OR lassa[tiab] OR Marburg[tiab] OR MERS-CoV[tiab] OR SARS[tiab] OR smallpox[tiab] OR plague[tiab] OR travel[tiab] OR travels[tiab] OR traveler[tiab] OR travelers[tiab] OR traveller[tiab] OR travellers[tiab]) AND (quarantine[tiab] OR quarantines[tiab] OR quarantinable[tiab] OR isolation[tiab] OR isolations[tiab] OR "social distancing"[tiab] OR "contact tracing"[tiab] OR "contact investigation"[tiab] OR "contact investigations"[tiab] OR restriction[ti] OR restrictions[ti]))
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    Haut Conseil dela santé publique 70/75 Annexe 5 - Logigramme En cas d’alerte internationale d’une maladie infectieuse avec risque d’importation en France Dispositif de mise en place Communication /Information Éthique/Aspects juridiques Rôle des autorités sanitaires Formation des professionnels Interventions non pharmaceutiques pour la prise en charge et le suivi des personnes contacts ou co- exposées Niveau de quarantaine Mesures d’hygiène Suivi médical, et psycho-social Formation des contacts Pour établir un plan spécifique à chaque agent infectieux auprès - des ARS - des populations - des personnes contacts Pour intervenir auprès de la personne contact à son domicile par ex. Pour acter et lever la mise en quarantaine d’une personne contact Pour respecter les droits, la confidentialité et l’intimité de la personne contact Pour décider en fonction de la mesure de quarantaine : - Eviction - A domicile - En structure dédiée - En milieu hospitalier Pour les adapter en fonction du mode de transmission - Précautions standard (hygiène des mains) - Précautions complémentaires contact ou respiratoires (port de masque) Pour être acteur de son suivi et des mesures d’hygiène Pour être un relais efficace d’information auprès de la communauté Pour surveiller l’apparition de symptômes Pour aider à l’acceptation et à l’observance de la quarantaine
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    Haut Conseil dela santé publique 71/75 Annexe 6 - Pour en savoir plus : liste complémentaire d’articles analysés par le groupe de travail. - Ahmad MD, Usman M, Khan A, Imran M. Optimal control analysis of Ebola disease with control strategies of quarantine and vaccination. Infect Dis Poverty. 2016;5(1):72. - Aledort JE, Lurie N, Wasserman J, Bozzette SA. Non-pharmaceutical public health interventions for pandemic influenza: an evaluation of the evidence base. BMC Public Health. 2007;7:208. - Antommaria AH, Thorell EA. Non-pharmaceutical interventions to limit the transmission of a pandemic virus: the need for complementary programs to address children's diverse needs. J Clin Ethics. 2011;22(1):25-32. - Barbisch D, Koenig KL, Shih FY. Is There a Case for Quarantine? Perspectives from SARS to Ebola. Disaster Med Public Health Prep. 2015;9(5):547-53. - Bayham J, Kuminoff NV, Gunn Q, Fenichel EP. Measured voluntary avoidance behaviour during the 2009 A/H1N1 epidemic. Proc Biol Sci. 2015;282(1818):20150814. - Bell D, Nicoll A, Fukuda K, Horby P, Monto A, Hayden F, et al. Non-pharmaceutical interventions for pandemic influenza, national and community measures. Emerg Infect Dis. 2006;12(1):88- 94. - Bensimon CM, Upshur RE. Evidence and effectiveness in decisionmaking for quarantine. Am J Public Health. 2007;97 Suppl 1:S44-8. - Blendon RJ, Benson JM, DesRoches CM, Raleigh E, Taylor-Clark K. The public's response to severe acute respiratory syndrome in Toronto and the United States. Clin Infect Dis. 2004;38(7):925-31. - Breakwell L, Gerber AR, Greiner AL, Hastings DL, Mirkovic K, Paczkowski MM, et al. Early Identification and Prevention of the Spread of Ebola in High-Risk African Countries. MMWR Suppl. 2016;65(3):21-7. - Cauchemez S, Boelle PY, Thomas G, Valleron AJ. Estimating in real time the efficacy of measures to control emerging communicable diseases. Am J Epidemiol. 2006;164(6):591-7. - Cava MA, Fay KE, Beanlands HJ, McCay EA, Wignall R. Risk perception and compliance with quarantine during the SARS outbreak. J Nurs Scholarsh. 2005;37(4):343-7. - Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Efficiency of quarantine during an epidemic of severe acute respiratory syndrome--Beijing, China, 2003. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2003;52(43):1037-40. - Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Use of quarantine to prevent transmission of severe acute respiratory syndrome--Taiwan, 2003. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. 2003;52(29):680-3. - Cetron M, Landwirth J. Public health and ethical considerations in planning for quarantine. Yale J Biol Med. 2005;78(5):329-34. - Chau PH, Yip PS. Monitoring the severe acute respiratory syndrome epidemic and assessing effectiveness of interventions in Hong Kong Special Administrative Region. J Epidemiol Community Health. 2003;57(10):766-9. - Cho SI. A New Measure for Assessing the Public Health Response to a Middle East Respiratory Syndrome Coronavirus Outbreak. J Prev Med Public Health. 2015;48(6):277-9. - Control of Communicable Diseases. Final rule. Fed Regist. 2017;82(12):6890-978. - Day T, Park A, Madras N, Gumel A, Wu J. When is quarantine a useful control strategy for emerging infectious diseases? Am J Epidemiol. 2006;163(5):479-85. - Desclaux A, Ndione AG, Badji D, Sow K. Ebola contacts' surveillance: social impact and ethical issues in Senegal. Bull Soc Pathol Exot. 2016;109(4):296-302.
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    Visite de Risque Croisée deRéanimation Guide d’utilisation
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    Visite de risqueréanimation V1  1
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    Visite de risqueréanimation V1  2 Visite de Risque Croisée de Réanimation Introduction Le programme national d’actions de prévention des infections associées aux soins « PROPIAS » incite les établissements de santé à développer une culture sécurité des soins. Il s’articule autour de trois axes qui reflètent les priorités actuelles de la prévention des IAS : • Axe 1 : Développer la prévention des infections associées aux soins tout au long du parcours de santé, en impliquant les patients et les résidents ; • Axe 2 : Renforcer la prévention et la maitrise de l’antibiorésistance dans l’ensemble des secteurs de l’offre de soins ; • Axe 3 : Réduire les risques infectieux associés aux actes invasifs tout au long du parcours de santé. Les services de réanimation, secteurs à haut risque infectieux, du fait de l’état critique des patients et de leur exposition aux dispositifs invasifs, sont très concernés par les infections associées aux soins (IAS) et par la résistance bactérienne aux antibiotiques (axes 2 et 3). La visite de risque de réanimation (VDR Réa) proposée par la région Hauts de France, inspirée de celle du CH de Bordeaux, est une méthode d’analyse de risque a priori. Le but est d’évaluer les pratiques de prévention du risque infectieux et d’instaurer une collaboration entre les professionnels pour définir des actions d’amélioration et établir un plan de suivi des actions, dans un esprit d’échanges inter-établissements, initié par la méthode de visite croisée. Risque infectieux en réanimation    Le risque d'infections associées aux soins en réanimation est bien supérieur à celui encouru par les patients en hospitalisation conventionnelle. L’enquête nationale de prévalence de 2017 révèle que 24,3 % des patients hospitalisés en réanimation présentait au moins une infection nosocomiale (contre environ 5% toutes spécialités confondues). Les pneumopathies sont les infections les plus fréquemment observées (66% des infections), suivies des bactériémies (28%). Les services de réanimation, avec ceux de maladies infectieuses, sont les plus consommateurs d’antibiotiques (1450 DDJ / 1000 JH). Ce risque majoré résulte de deux catégories de facteurs : - facteurs endogènes propres au malade (âge, état immunitaire, pathologies sous-jacentes, gravité à l'entrée…) - facteurs exogènes : mise en place de prothèses respiratoires, de cathéters vasculaires et de sondes urinaires. Sources : http://invs.santepubliquefrance.fr/Publications-et- outils/Rapports-et-syntheses/Maladies- infectieuses/2018/Enquete-nationale-de-prevalence- des-infections-nosocomiales-et-des-traitements-anti- infectieux-en-etablissements-de-sante-France-mai- juin-2017 http://invs.santepubliquefrance.fr/fr/Publications-et- outils/Rapports-et-syntheses/Maladies- infectieuses/2018/Infections-associees-aux-soins- resistance-aux-antibiotiques-et-consommation-d- antibiotiques-donnees-des-reseaux-de-surveillance- Raisin
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    Visite de risqueréanimation V1  3 Partenariat : CPias : Centre de Prévention des Infections Associées aux Soins RSQR : Réseau Santé Qualité Risques Pilotes : Docteur Karine Blanckaert Responsable CPias Hauts de France Sylvaine Waes IDE hygiéniste CPias Hauts de France Groupe de travail : Mmes Dounya Belhachmi, Delphine Legall IDE hygiénistes CHU Amiens Mmes Isabelle Herfaut, Sandrine Houriez, Céline Vanwonterghem IDE hygiénistes CH Arras Mme Anne Claire Dupont Ingénieur qualité CH Arras Mme Caroline Bray Cadre supérieure de santé hygiéniste CH Arras Docteur Anne Adélaïde Cracco Pharmacien hygiéniste, gestionnaire de risque GHICL Mme Frédérique Czarny IDE hygiéniste CH Saint Quentin Mme Sylvie Hageaux Cadre de santé hygiéniste CH Saint Quentin Mme Nathalie Toneguzzo Cadre de santé réanimation CH Saint Quentin Mme Odile Marat Cadre de santé hygiéniste CPias Hauts de France Mmes Laurine Dutoit, Pauline Bailleul, Anne-Cécile Gilquin Ingénieurs qualité RSQR Relecture : Docteur Agnès Lasheras-Baudouin Praticien hygiéniste CH Bordeaux Docteur Gaelle Gasan Anesthésiste réanimateur CH Lens Mme Laurence Pfister Cadre de santé réanimation CH Compiègne Docteur Boris Jolibois Praticien hygiéniste CH Compiègne Dr Christophe Decoene Anesthésiste réanimateur CH Lille, responsable médical RSQR Etablissements tests : CHU Lille Réanimation chirurgie cardio vasculaire CHU Amiens Réanimation neurochirurgicale
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    Visite de risqueréanimation V1  4 1. Contexte Le CPias des Hauts de France a été sollicité par des équipes opérationnelles d’hygiène (EOH) d’établissements de la région afin de les aider à évaluer les situations à risque infectieux dans leur secteur de réanimation. Un groupe de travail pluridisciplinaire, constitué de personnel médical et paramédical exerçant en réanimation et dans le domaine du risque infectieux, a été initié par le CPias des Hauts de France. Le groupe s’est basé sur un outil déjà élaboré par le CHU de Bordeaux et sur divers référentiels et recommandations de sociétés savantes (SF2H, SFAR, SRLF) pour concevoir un outil d’analyse de risque a priori en réanimation, de type visite de risque (VDR). Cet outil combine des entretiens avec le personnel, des observations dans le service et une analyse documentaire. Dans un esprit d’échanges inter-établissements et de partage de compétence, cette VDR de réanimation (VDR Réa) est proposée en méthode de visite croisée. 2. Objectifs et champ d’action de la VDR Réa croisée Les objectifs de cette VDR Réa croisée sont : 1) Repérer les points critiques de la gestion du risque infectieux dans un service de réanimation en appréciant : L’organisation de la prévention des IAS Les Précautions Standard et soins de base Les précautions complémentaires La gestion de l’environnement La gestion des dispositifs médicaux Les soins techniques 2) Elaborer les lignes directrices de la prévention du risque infectieux en réanimation en vue de la création d’un plan d’action par le service de réanimation en collaboration avec l’EOH. 3) Développer une « culture sécurité des soins » en favorisant l’échange d’expérience dans les domaines de la qualité et de la gestion des risques entre les établissements et les professionnels de santé. La VDR Réa concerne tous les établissements de santé possédant un ou plusieurs services de réanimation adulte. Elle se réalise à tout moment, de préférence à distance de la survenue d’un évènement indésirable.
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    Visite de risqueréanimation V1  5 3. Méthode a) Modalités de réalisation : Pour bénéficier d’une VDR réa croisée, chaque établissement s’engage à recevoir des visiteurs missionnés par RSQR et le CPias durant une journée et à autoriser trois professionnels de ses équipes à réaliser une VDR réa dans un autre établissement (Annexe 1 : Engagement de l’établissement VDR Réa croisée). L’organisation des VDR croisées est à la charge de RSQR. Chaque visiteur bénéficiera au préalable d’une formation lui expliquant les modalités de la mission. Il signera une charte de confidentialité. Le jour de la VDR réa, l’établissement devra mettre à disposition des visiteurs une salle de réunion munie d’un système de projection. Le repas du midi des visiteurs sera pris en charge par l’établissement. b) Rôle et missions des visiteurs : La VDR Réa nécessite un groupe de quatre visiteurs composé de :  Un praticien hygiéniste  Un personnel paramédical d’EOH  Un membre du CPias Hauts de France  Un qualiticien ou gestionnaire de risque L’établissement visité missionnera un référent chargé de préparer la visite en amont et d’accueillir les visiteurs le jour de la VDR réa Le référent sur site s’engage en amont de la visite à :  Informer les professionnels du service de réanimation de la méthodologie et les objectifs  Planifier des temps d’observations et d’entretiens avec les différents professionnels du service (Cf Annexe 2 : Exemple de planning de VDR réa)  Recenser les documents et les transmettre au CPias Les visiteurs extérieurs s’engagent à :  Analyser les documents transmis en amont de la VDR par le CPias  Réaliser les entretiens et les observations  Restituer en fin de visite une synthèse orale de la visite  Rédiger et envoyer un rapport final dans le mois qui suit la VDR Réa
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    Visite de risqueréanimation V1  6 c) Etapes de la VDR Réa  Le mois précédent la VDR: Le référent sur site programme une réunion de préparation avec les responsables du service de réanimation ; l’objectif étant de présenter le déroulement de la VDR et d’établir le planning. Les responsables de la réanimation s’engagent à prévenir leurs équipes et s’assurer de la disponibilité des personnels lors des entretiens programmés. 10 jours avant la VDR, le référent sur site transmet au CPias l’ensemble des documents demandés (Cf Annexe 3 : Liste des documents à fournir). Le CPias se charge d’envoyer aux visiteurs missionnés les documents pour analyse, ainsi que l’outil Excel VDR Réa, comprenant :  La grille d’analyse documentaire  Les grilles d’entretiens et d’observations  La journée de visite : Une réunion d’ouverture d’une demi-heure est prévue en début de visite en présence du référent sur site et du responsable du service de réanimation pour valider le déroulement de la journée. Les visiteurs réalisent les entretiens et les observations selon le planning pré établi (Cf Annexe 2), puis établissent une synthèse de leurs données pour la réunion de restitution. En fin de journée, l’équipe du service de réanimation, un qualiticien ou gestionnaire de risque et représentant(s) de la direction sont conviés à participer à la réunion de restitution, durant laquelle, les visiteurs présentent la synthèse de leurs données et échangent avec les participants. Un power point de présentation (Cf. Annexe 4 : Support de présentation des résultats) est mis à disposition afin de faciliter la restitution et la discussion. d) Modalités de recueil de données : La VDR réa associe trois modes de recueil de données : une analyse documentaire, des entretiens et des observations. Les données recueillies sont colligées dans l’outil Excel VDR Réa. Toutes les données évaluées sont complémentaires et permettent d’apprécier au sein du service de réanimation six thèmes ciblés: I. L’organisation de la prévention des IAS II. Les Précautions Standard et soins de base III. Les précautions complémentaires IV. La gestion de l’environnement V. La gestion des dispositifs médicaux VI. Les soins techniques
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    Visite de risqueréanimation V1  7  Une analyse documentaire : Elle permet de vérifier l’existence et la validité de documents tels que protocoles, traçabilités ou documents d’informations ; ainsi que leur conformité aux recommandations en cours. Cette analyse est à réaliser en amont de la VDR.  Des entretiens avec les professionnels : Ils ont pour objectif d’évaluer les connaissances, les pratiques et les difficultés rencontrées par les professionnels du service de réanimation en matière de prévention du risque infectieux. Différentes catégories professionnelles sont interviewées : un médecin du service de réanimation, le cadre de santé (CDS), un(e) IDE non référent hygiène du service, un(e)AS, un(e) ASH. Les grilles d’entretien sont adaptées à chaque catégorie professionnelle. Les questions peuvent être reformulées par les visiteurs afin de s'adapter au mieux aux interlocuteurs. Pour chaque critère, une conformité attendue est précisée.  Des observations : L’objectif des observations est d’échanger avec les professionnels sur leur lieu de travail, d’observer les locaux, l’adéquation entre les procédures et les pratiques de soins, et d’appréhender les moyens mis en place et les organisations. Pour chaque critère, une conformité attendue est précisée. 4. Analyse des données et Rapport final a) Modalité de remplissage de l’outil Excel : Pour chaque item, les réponses possibles sont :  1 = Oui / conforme  0 = Non / non conforme  NA = non applicable / ne sait pas (NA) ; la cotation NA doit être systématiquement expliquée en commentaires. b) Aide à l’interprétation des données : Pour faciliter l’interprétation, un pourcentage de conformité est calculé pour chaque donnée:  Pour les entretiens : Nombre de bonnes réponses / nombre de personnes interrogées  Pour les observations : Nombre d’observations conformes / nombre d’observations  Pour l’analyse documentaire : Existence des documents et leur validation par l’EOH Un score de gestion du risque infectieux (GRI) est calculé pour chaque thème en réalisant la moyenne de tous les pourcentages des données concernant le thème. Un seuil de performance est établi à 80% en dessous duquel une proposition d’action d’amélioration est recommandée.
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    Visite de risqueréanimation V1  8 c) Rapport final: Un rapport final est rédigé par les visiteurs. Il est d’abord transmis conjointement au RSQR et au CPias Hauts de France, puis à l’ensemble des professionnels concernés dans l’établissement visité dans un délai maximum d’un mois après la visite. Un rapport type est mis à disposition des visiteurs reprenant les six thèmes ciblés. Il est possible d’accompagner le rapport avec différents graphiques mis à disposition dans l’outil Excel (onglets « Radars GRI » et « Histogrammes Connaissances »). 5. Plan d’action A partir du rapport final, les responsables du service de réanimation élaborent, en collaboration avec l’EOH, un plan d’action de la gestion du risque infectieux en réanimation et programment un calendrier de suivi. L’établissement informera le CPias /RSQR sur les trois actions prioritaires du plan d’action, dans le trimestre suivant la réception du rapport final.
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    Visite de risqueréanimation V1  9 Annexe 1 : Engagement de l’établissement Visite de Risque croisée Réanimation Nom de l’établissement : ___________________________________________________________ Je soussigné ______________________________________________, Directeur de l’établissement Souhaite bénéficier de la Visite de Risque Réanimation (VDR Réa) croisée inter établissement. Je m’engage à respecter les modalités du projet :  Recevoir les visiteurs missionnés pour mon établissement, durant une journée pour réaliser la VDR Réa et mettre à leur disposition les moyens nécessaires visés par le guide d’utilisation de la VDR Réa.  Autoriser trois professionnels de mon établissement à réaliser une VDR Réa dans un autre établissement : Profil attendu Nom - Prénom Fonction Mail Praticien hygiéniste Paramédical d’EOH Qualiticien ou gestionnaire de risque  Informer le CPias /RSQR sur les actions prioritaires identifiées à partir du rapport final. Je prends note de la gratuité de la VDR Réa croisée. A envoyer, au choix :  Par courrier : -Réseau Santé Qualité Risques – BP 10 – Avenue du Général Leclerc – 59487 Armentières Cedex ou -Centre de prévention des infections associées aux soins (CPias) – hôpital Calmette- Pavillon Christians – avenue du professeur Leclercq – 59037 Lille Cedex.  Par mail : acpecm@rsqr-hdf.com ou CPiasequipe@chru-lille.fr
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    Visite de risqueréanimation V1  10 Annexe 2 : Exemple de planning de VDR réa Visiteur 1 Visiteur 2 Visiteur 3 Visiteur 4 Horaires Réunion d’ouverture Temps d’échanges avec le référent sur site et responsable du service de réanimation 9h30-10h Entretiens Durée max 30min/entretien Médecin Cadre de santé IDE AS ASH 10h -12h20 Observations Durée 1 heure PS et soins de base PS et soins de base Gestion de l’environnement Gestion de l’environnement PC PC Gestion des DM Gestion des DM Soins techniques Soins techniques Temps de synthèse des visiteurs Durée 1h30 13h30 -15h Réunion de restitution Aux différents acteurs / responsables du service Durée 1heure 15h - 16h Le planning est établi en concertation avec les responsables du service de réanimation et les visiteurs.
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    Visite de risqueréanimation V1  11 Annexe 3 : Liste des documents à fournir Livret d'accueil du service de réanimation Document de restitution du suivi de consommation de PHA auprès du service de réanimation Politique de dépistages BMR en réanimation Résultats réseau de surveillance (RAISIN), à défaut suivi des ILC Protocoles d'antibiothérapie de premières intentions Protocole précautions Standard Protocole circuits linge et déchets Protocole précautions complémentaires (contact, air, gouttelettes) Carnet sanitaire "eau", spécifique à la réanimation Procédures bio nettoyage spécifique réanimation Procédure entretien lave bassin Fiche technique des produits détergent-désinfectant utilisés dans le service Protocole entretien échographe et sondes Protocole entretien fibroscope (si utilisation fibroscope dans service) Protocole entretien respirateur Protocole pose VVP et manipulations lignes veineuses Protocole pose VVC et manipulations lignes veineuses Protocole pose Midline et manipulations lignes veineuses Check list VVC Protocole prise en charge d'un patient intubé-ventilé Procédure soins de bouche Procédure aspirations trachéales ou bronchiques Procédure sondage vésical à demeure
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    Visite de risqueréanimation V1  12 Annexe 4 : Support de présentation des résultats
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    1 Recommandations Formalisées d’Experts Gestiondes abords vasculaires en réanimation RFE sous l’égide de la SRLF Société de Réanimation de Langue Française En collaboration avec le GFRUP et l’ADARPEF Groupement Francophone de Réanimation et Urgences Pédiatriques Association des Anesthésistes Réanimateurs Pédiatriques d’Expression Française Titre en anglais : Management of intra-vascular lines in Intensive Care Unit Auteurs : Jean-François Timsit, Julien Baleine, Louis Bernard, Sylvia Calvino-Gunther, Michael Darmon, Jean Dellamonica, Eric Desruennes, Marc Leone, Alain Lepape, Olivier Leroy, Jean- Christophe Lucet, Zied Merchaoui, Olivier Mimoz, Benoit Misset, Jean-Jacques Parienti, Jean-Pierre Quenot, Antoine Roch, Matthieu Schmidt, Michel Slama, Bertrand Souweine, Jean-Ralph Zahar, Walter Zingg, Laetitia Bodet-Contentin, Virginie Maxime. Coordonnateur d'experts : Jean-François Timsit, jean-francois.timsit@aphp.fr Medical and infectious diseases ICU (MI2), APHP, Bichat hospital IAME U1137 – Inserm/university Paris Diderot, Paris F75018, France Organisateurs : Laetitia Bodet-Contentin laetitia.bodet@univ-tours.fr Médecine Intensive - Réanimation 2 Boulevard Tonnellé CHRU Bretonneau 37044 Tours Cedex 09.
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    2 Virginie Maxime virginie.maxime@aphp.fr Réanimationmédicochirurgicale Hôpital Raymond Poincaré 9230 Garches Groupe d'experts adultes Louis Bernard, Sylvia Calvino-Gunther, Michael Darmon, Jean Dellamonica, Marc Leone, Alain Lepape, Olivier Leroy, Jean-Christophe Lucet, Olivier Mimoz, Benoit Misset, Jean-Jacques Parienti, Jean-Pierre Quenot, Antoine Roch, Matthieu Schmidt, Michel Slama, Bertrand Souweine, Jean-Ralph Zahar, Walter Zingg. Groupe d’experts pédiatriques Rédaction : Julien Baleine, Eric Desruennes, Zied Merchaoui. Cotation : Botte Astrid, Demaret Pierre, Le Roux Bénédicte, Michel Fabrice, Milesi Christophe. Relecture pédiatrique par Anne Laffargue (présidente de l’ADARPEF) et Francis Veyckemans (membre du conseil d’administration de l’ADARPEF) Groupe de Lecture : Commission des Référentiels et de l’Évaluation de la SRLF : Max Guillot (Strasbourg), Naïke Bigé (Paris), Laetitia Bodet-Contentin (Tours), Rémi Bruyère (Bourg-en-Bresse), Charles Cerf (Suresnes), Julien Duvivier (Draguignan), Henri Faure (Aulnay-sous-Bois), Marion Grimaud (Paris), Sandrine Jean (Paris), Antoine Kimmoun (Vandœuvre-lès-Nancy), Erwan L’Her (Brest), Éric Mariotte (Paris), Virginie Maxime (Garches), Chirine Mossadegh (Paris), Claire Pichereau (Poissy), Élie Zogheib (Amiens). Texte validé par le conseil d’administration de la SRLF (xx/xx/20xx). Introduction En réanimation, les voies veineuses centrales, cathéters artériels et cathéters de dialyse sont la cause de complications, chez 3 patients sur 4 : accident de ponction, infection, thrombose.(1,2). Ces événements indésirables sont responsables d’une morbi-mortalité importante et de coûts supplémentaires. Ils sont évitables, pour une large majorité. Les programmes d’amélioration des
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    3 soins et lesstratégies d’amélioration de la qualité ont montré qu’ils étaient efficaces pour prévenir les complications des dispositifs intra-vasculaires (3) surtout s’ils s’accompagnent d’une appropriation locale du processus. Objectifs des recommandations L’objectif de ces RFE est de répondre aux principales questions posées dans la gestion des abords vasculaires utilisés en réanimation, pour lesquelles il existe des données dans le domaine de la prévention, du diagnostic et de la gestion des complications. Méthodes Ces recommandations sont le résultat du travail d’un groupe d’experts réunis par la SRLF. L’agenda du groupe a été fixé en amont. Dans un premier temps le comité d’organisation a défini les questions traiter avec le coordonnateur. l a ensuite désigné les experts en c arge de c acune d’entre elles. Les questions ont été formulées selon un format PICO (Patients Intervention Comparaison Outcome) apr s une premi re réunion du groupe d’experts. L’analyse de la littérature et la formulation des recommandations ont ensuite été conduites selon la mét odologie RADE (Grade of Recommendation Assessment, Development and Evaluation). Un niveau de preuve a été défini pour c acune des références bibliograp iques citées en fonction du type de l’étude. Ce niveau de preuve pouvait être réévalué en tenant compte de la qualité méthodologique de l’étude. n niveau global de preuve était déterminé pour c aque crit re de jugement en tenant compte des niveaux de preuve de c acune des références bibliograp iques de la co érence des résultats entre les différentes études du caract re direct ou non des preuves et de l’analyse de co t. n niveau global de preuve fort permettait de formuler une recommandation forte (il faut faire ne pas faire RADE ou -). n niveau global de preuve modéré faible ou tr s faible aboutissait l’écriture d’une recommandation optionnelle (il faut probablement faire ou probablement ne pas faire RADE ou -). Lorsque la littérature était inexistante ou insuffisante la question faisait l’objet d’une recommandation sous la forme d’un avis d’expert (les experts sugg rent ) (Tableau 1). Les propositions de recommandations étaient présentées et discutées une une. L’objectif du document est de présenter les avis d’experts en dégageant les points de concordance et les points de divergence ou d’indécision. La cotation collective a été établie selon une mét odologie Delp i. Les propositions de recommandations ont fait l’objet d’une cotation individuelle et ont été soumises chacun des experts via un formulaire informatique standardisé. Ces derniers ont coté les items à l’aide d’une éc elle numérique discr te neuf modalités. Les valeurs un et neuf correspondaient
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    4 respectivement à despropositions jugées « désaccord complet » et « accord complet ». Trois zones ont été définies : la zone de « 1 à 3 » correspond à une zone de désaccord avec la recommandation, la zone de « 4 à 6 correspond une zone d’indécision et la zone de 7 à 9 » correspond à une zone d’accord avec la recommandation. Pour que la recommandation soit validée au moins 50 % des experts devaient avoir émis un avis (accord ou désaccord) et moins de 20 % des experts devaient être en désaccord. Pour obtenir une recommandation forte, 70 % des experts devaient être d’accord avec la recommandation. En l’absence d’accord les recommandations étaient reformulées et de nouveau soumises cotation dans l’objectif d’aboutir un consensus. Tableau 1 : Recommandations selon la méthodologie GRADE Recommandation selon la méthodologie GRADE Niveau de preuve élevé Recommandation forte « Il faut faire… » Grade 1+ Niveau de preuve modéré Recommandation optionnelle « Il faut probablement faire… » Grade 2+ Niveau de preuve insuffisant Recommandation sous forme d’avis d’experts « Les experts suggèrent… » Avis d’experts Niveau de preuve modéré Recommandation optionnelle « Il ne faut probablement pas faire… » Grade 2- Niveau de preuve élevé Recommandation forte « Il ne faut pas faire… » Grade 1- Niveau de preuve insuffisant Pas de recommandation Champs des recommandations Trois c amps ont été définis prévention surveillance et traitement. ne rec erc e bibliograp ique a été réalisée partir des bases de données EDL E via Pub ed et Coc rane sur la période 980 0 8. Pour être retenues dans l’analyse les publications devaient être rédigées en langue anglaise ou fran aise. L’analyse a été centrée sur les données récentes selon un ordre d’appréciation allant des méta-analyses et essais randomisés aux études observationnelles. La taille des effectifs et la pertinence de la rec erc e ont été considérées au niveau de c aque étude. Synthèse des résultats Pour les adultes : le travail de synt se des experts et l’application de la mét ode RADE ont abouti 36 recommandations. Parmi les 36 recommandations formalisées 5 ont un niveau de preuve élevé (GRADE 1+/-) et 7 un niveau de preuve faible (GRADE 2+/-). Pour 23 recommandations la mét ode
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    5 RADE ne pouvaitpas s’appliquer aboutissant un avis d’experts. Apr s trois tours de cotation un accord a été obtenu pour 35 des 36 recommandations. Pour la pédiatrie : le travail de synt se des experts et l’application de la mét ode RADE ont abouti 9 recommandations. Parmi les 9 recommandations formalisées une a un niveau de preuve élevé (GRADE 1+/-) et 3 un niveau de preuve faible (GRADE 2+/-). Pour 4 recommandations la mét ode RADE ne pouvait pas s’appliquer aboutissant un avis d’experts. Apr s un tour de cotation un accord a été obtenu pour 8 des 9 recommandations.
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    6 Abréviations BMR : bactériesmulti résistantes CLABSI: Central Line-associated Blood Stream Infection CMI : concentration minimale inhibitrice CVC : cathéter veineux central DI densité d’incidence EBLSE entérobactérie productrice de β lactamase à spectre étendu ETT : échographie transthoracique ETO : échographie trans oesophagienne IDSA : Infectious Diseases Society of America ILC : infection liée au cathéter KTA : cathéter artériel KTD cat éter d’hémodialyse de courte durée PA : pression artérielle SARM : Staphylocoque doré résistant à la méticilline SCN : Staphylocoque à coagulase négative SRIS : syndrome de réponse inflammatoire systémique UFC : unités formant colonies VBC : veine brachiocéphalique Définitions Colonisation de cathéter Elle est définie par une culture semi-quantitative selon Maki ≥ 15 UFC ou une culture quantitative selon Brun-Buisson ≥ 10x3 UFC/ml.
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    7 Suspicion d’infection liéeau cat éter: (AV S D’EXPERTS) La suspicion d’ LC repose sur la présence d’un des crit res suivant d’infection de cat éter : 1-Apparition ou augmentation des signes généraux d'inflammation aiguë (fièvre ou dysfonction d'organes) apr s la pose du cat éter sans autre point d’appel infectieux et sans cause non infectieuse probable (médicament, maladie veineuse thrombo-embolique, etc.). 2-Apparition de signes locaux autour du cathéter (cellulite ou rougeur > 0,5 cm de diamètre, tunnelite, écoulement purulent au point de ponction ou abcès).* 3- Hémoculture positive sans porte d'entrée certaine.** NB Si l’ émoculture est prélevée sur KTA, la négativité de la culture du cathéter est nécessaire pour accepter le diagnostic. NB*: une rougeur isolée < 0,5 cm n'est pas considérée comme un signe local. NB**: le diagnostic nécessite deux hémocultures avec antibiogramme identique en cas de bactériémie à germes commensaux de la peau (dont staphylocoques à coagulase négative, corynébactéries et cutibacterium spp). La suspicion d’infection de cat éter n’est jamais définie dans les articles et recommandations sur la prise en charge des infections de cathéters (2,4). ous avons c oisi d’expliciter les circonstances dans lesquelles l'ablation et la culture du cathéter ne sont pas réalisées de manière systématique, de façon à homogénéiser les pratiques dans les algorithmes de décisions et les recommandations. Le principe retenu est qu’en présence d’un cat éter la suspicion d’infection réponde un intervalle situé entre l’absence de suspicion c’est-à-dire l’absence de signes locaux ou généraux d’inflammation et la certitude d’une infection c’est-à-dire l’existence d’une colonisation de cat éter associée à des signes locaux ou généraux non expliqués par une autre infection. Signes de gravité En cas de suspicion d’ LC, les signes de gravité à rechercher sont (AV S D’EXPERTS) : a. Instabilité hémodynamique : une pression artérielle systolique < 90 mmHg (ou baisse de 40 mmHg par rapport l’état de base) ou pression artérielle moyenne < 65 mmHg en l'absence d'autres causes d'hypotension ou la nécessité de
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    8 vasopresseurs ou inotropespour maintenir une pression artérielle adéquate dans les 12 h précédentes. b. Neutropénie (< 500 /mm3 ) c. Transplantation d'organes et autres immunosuppressions d. Matériel étranger intravasculaire (pace-maker, valve cardiaque prothétique, prot se vasculaire .) e. Suppuration ou induration/érythème franc (> 0,5 cm de diamètre) au site d'insertion de la voie d’abord vasculaire incriminée. Cette définition repose sur les résultats d’une étude publiée en 004 (5). Les patients suspects d’infection sur voie veineuse centrale ont été randomisés dans un groupe « retrait » versus « surveillance renforcée ». Dans cette étude, les auteurs ont exclu les patients ayant des signes de gravité reportés dans la recommandation ci-dessus. Parmi 44 patients évalués 80 avaient au moins un crit re d’exclusion conduisant au retrait de la voie veineuse centrale. C ez ces patients le diagnostic d’infection sur cathéter a été retenu chez 25 % des patients. Parmi les 64 patients randomisés, la voie veineuse centrale a été retirée chez 32 patients ; une infection sur cathéter a été diagnostiquée chez deux patients. Dans le groupe « surveillance », 37 % des voies veineuses centrales ont été retirées entre l’inclusion et J10 pour sepsis persistant, instabilité hémodynamique, dysfonction du cathéter, violation du protocole. Trois infections sur cathéter ont été diagnostiquées dans le groupe surveillance. Donc seuls 8 % de ces patients ont eu un diagnostic d’infection sur cathéter. Les auteurs concluent leur étude en déclarant que leurs résultats supportent la recommandation de l’ DSA pour le diagnostic et la prise en c arge des infections sur cat éter statuant que « ...les voies veineuses centrales non tunnelisées ne devraient pas être retirées en routine chez les patients avec des maladies de gravité modérée » (6). Infection liée au cathéter non septicémique (AV S D’ EXPERTS) : En l’absence de bactériémie le diagnostic d’ LC repose sur l’association •d’une culture de cathéter supérieure ou égale à 103 UFC/ml ou supérieure ou égale à 15 UFC si une méthode semi-quantitative est utilisée
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    9 • et dessignes d’infection locale (purulence de l’orifice d’entrée du cat éter ou tunnelite) et/ou des signes généraux (régression totale ou partielle des signes infectieux généraux dans les 48 eures suivant l’ablation du cat éter). Infection liée au cathéter non compliquée Le caractère « non compliqué » d’une infection de cat éter est défini par une évolution clinique (apyrexie) et bactériologique (hémocultures négatives) favorable à 72 heures de traitement en l’absence de métastases septiques, d’endocardite ou de thrombophlébite suppurée. NB : La terminologie ILC non compliquée exclut le matériel intra-vasculaire - type pace maker, prothèse valvulaire - à risque de complications Bactériémie ou fongémie liée au cathéter: La bactériémie ou la fongémie liée au cathéter est définie par : 1- L’association d’une bactériémie ou fongémie survenant dans les 48 heures encadrant le retrait du cathéter (ou la suspicion diagnostique d’infection de cat éter si celui-ci n’est pas retiré d’emblée) 2- Et : • soit une culture positive avec le même micro-organisme sur l’un des prél vements suivants culture du site d’insertion ou culture du cathéter supérieure ou égale à 103 UFC/ml • soit des hémocultures périphérique et centrale positives au même micro-organisme avec un rapport hémoculture quantitative centrale sur/ périphérique supérieur à 5 ou un délai différentiel de positivité des hémocultures centrale/périphérique supérieur à deux heures, avec une positivité plus rapide pour l’ émoculture centrale. Bactériémie ou fongémie persistante liée au cathéter: La bactériémie ou fongémie persistante liée au cathéter est définie comme la persistance d’ émocultures positives apr s trois jours d’antibiot érapie ou de t érapie antifongique bien conduite. Premier champ: prévention
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    10 R1.1 - Pourdiminuer le risque d’infection liée aux voies veineuses centrales, il faut utiliser la voie sous-clavière plutôt que la voie fémorale ou jugulaire, en l’absence de contre-indication. Cette recommandation ne s’applique pas aux cathéters veineux utilisés pour l’épuration extra-rénale. GRADE 1+ ACCORD FORT Beaucoup d’études non-randomisées ont comparé le risque d’infection selon le site d’insertion. Ces études ont fait l’objet de quatre méta-analyses avec des conclusions différentes (7–10). L’étude randomisée menée par errer et al. (11) démontrait la supériorité de la voie sous-clavière comparée à la voie fémorale (Hazard Ratio (HR : 4,83 [1,96 - 11,93]). Cette étude est ancienne et n’utilisait pas les moyens de préventions actuels. ne étude récente randomisée (12) multi-centrique démontre la supériorité de la voie sous-clavière comparée à la voie fémorale (HR : 3,4 [1,0 - 4,3]) et une tendance à la supériorité de la voie sous-clavière comparée à la jugulaire interne en intention de traiter (HR : 2,3 [0,8 - 6,2]). En analyse per-protocole, la voie sous-clavière est supérieure à la voie jugulaire interne (HR : 3,8 [1,0 - 14,1]). Enfin une méta-analyse (7), comparant la voie sous-clavière à la voie jugulaire interne retrouve un risque plus important d’infection en voie jugulaire interne (RR : 1,8 [1,0 - 3,4]) mais avec une étérogénéité importante et une part importante d’études non- randomisées. À noter que la voie jugulaire interne basse (ou postérieure) semble diminuer le risque d’infection (13) comparée à la voie haute (ou centrale), mais le niveau de preuve est faible (étude mono-centrique, non-randomisée) (8). NB : Les contre-indications usuellement reconnues la pose d’une voie sous-clavière sont des troubles de l’hémostase primaire ou secondaire sévères (taux de plaquettes < 50 G/L ou TP < 30 % [INR > 2]), un rapport Pa02/Fi02 < 200 mmHg ou toute situation où l’état respiratoire est précaire ou instable et pour laquelle les risques de barotraumatisme sont importants. R1.2 - Il ne faut probablement pas préférer l’abord jugulaire interne à l’abord fémoral lors de la pose d’un cathéter veineux central pour diminuer le taux d’infection. GRADE 2- ACCORD FORT Quatre méta-analyses regroupant 25 047 cathéters ne mettent pas en évidence de différences significatives en terme d’infection entre abord fémoral et jugulaire interne (8,9,14,15). Deux d’entre elles sugg rent une réduction du taux d’infection en faveur de l’abord jugulaire interne (RR 0,55 ; 95 % CI : 0,34 - 0,89; I2 = 61 % et RR 1,90; 95 % CI : 1,21 - 2,97 ; I² = 35 %), mais cette différence disparait quand seules les études randomisées sont prises en compte (8,9). Les études observationnelles incluant des patients de réanimation tendent à montrer une équivalence des deux abords, voire un faible avantage pour l’abord jugulaire interne (16–20). Les études randomisées ne montrent pas de
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    11 supériorité de l’abordjugulaire interne par rapport l’abord fémoral (12,21,22) en de ors d’une différence de colonisation de l’extrémité du cat éter dans une seule étude en faveur de l’abord jugulaire interne (RR 1,6 ; 95 % CI : 1,2 - 2,0) (12). ne supériorité de l’abord jugulaire interne est suggérée chez les patients ayant un indice de masse corporelle (IMC) élevé (IMC > 28,4 kg/m2 ) (14,15,21). L’interférence du temps sur les complications infectieuses en fonction de la voie d’abord reste discutée. Timsit et al. suggèrent un bénéfice de l’abord jugulaire interne pour une durée d’insertion supérieure cinq jours (15). Dans les autres études, aucun effet du temps n’a été recherché (22). R1.3 – Pour la désinfection cutanée avant l’insertion d’un cathéter intravasculaire, il faut utiliser une solution alcoolique de chlorhexidine à 2 % plutôt qu’une solution alcoolique de povidone iodée pour diminuer le taux d’infections. GRADE 1+ ACCORD FORT Si la démonstration de la supériorité de la chlorhexidine sur la povidone iodée l’une et l’autre en solution aqueuse, est faite depuis des années (23) les études en faveur de l’utilisation de la chlorhexidine alcoolique ont pâti du comparateur, le plus souvent la povidone aqueuse (24,25). Deux études récentes confirment la supériorité de la chlorhexidine sur la povidone iodée en solution alcoolique. La première, randomisée contrôlée multicentrique en simple aveugle, comparant les deux produits pour tous les accès vasculaires montre une réduction de la bactériémie de 49% (RR 0,51 ; 95 % IC : 0,27 - 0,97) de l’infection et de la colonisation de cathéter, comme celle de la colonisation cutanée l’ablation du cat éter (26). Les effets cutanés sévères au site du cathéter sont significativement plus fréquents avec la chlorhexidine qu’avec la povidone iodée. La seconde étude utilise les données d’une étude multicentrique comparant le risque infectieux selon le site de pose du cathéter (27). En utilisant une mét ode de propension le risque d’infection de cathéter est réduit de 50 % dans le groupe chlorhexidine alcoolique à 2% par rapport au groupe povidone iodée alcoolique (mais pas celui de bactériémie liée au CVC). Il existe cependant des risques de biais dans cette étude ancillaire, quasi-expérimentale et utilisant un score de propension. R1.4 - Avant l’insertion d’un cathéter intravasculaire, il faut effectuer une désinfection en un seul temps. GRADE 1+ ACCORD FORT
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    12 Une seule étudeeuropéenne randomisée contrôlée (26) de forte puissance s’intéresse l’efficacité des modalités de désinfection cutanée c’est-à-dire, une désinfection en quatre temps avec friction (détersion, rinçage, séchage et désinfection) versus une désinfection en un temps (un seul passage du désinfectant sur peau macroscopiquement propre), avec deux antiseptiques différents, povidone iodé alcoolique versus chlorhexidine alcoolique. La détersion cutanée préalable fait partie des recommandations françaises pour réduire le nombre de micro-organismes sur la peau et améliorer l’efficacité de la désinfection (28,29). Quel que soit l’agent antiseptique utilisé cette étude prouve que cette détersion ne diminuait en aucun cas le taux d’infection de bactériémie ou de colonisation du cathéter. Une revue systématique a été publiée par le groupe Cochrane (30) sur les différents types d’antisepsie pour réduire les infections sur cathéter incluant 13 essais contrôlés randomisés dont le but était d’évaluer tout type d’agent antiseptique cutané utilisé seul ou en combinaison par rapport un ou plusieurs autres antiseptiques cutanés un placebo ou l’absence totale d’antisepsie c ez des patients ayant un cathéter veineux central en place. Dans cette analyse, les auteurs concluaient que le bénéfice potentiel de la désinfection cutanée sur le risque infectieux en comparaison avec une absence de désinfection n’était pas démontré. Cependant les preuves obtenues étaient de tr s faible qualité (études monocentriques de faible puissance et nombreux biais). Aucune étude n’avait analysé les modalités d’antisepsie. Les modalités et les dispositifs d’application de l’antiseptique sont encore insuffisamment étudiés (31). R1.5 - Il ne faut probablement pas utiliser les cathéters veineux centraux imprégnés par des antimicrobiens (antiseptiques ou antibiotiques) dans le but de diminuer l’incidence des bactériémies. GRADE 2- ACCORD FORT Parmi les mesures évaluées pour réduire le taux d’infection en lien avec la présence d’un CVC, l’utilisation de cat éters imprégnés par des antiseptiques (chlorhexidine, sulfadiazine argentique) ou des antibiotiques (association minocycline-rifampicine) a été proposée. Une méta-analyse d’essais randomisés, contrôlés comparant CVC imprégnés aux antimicrobiens versus CVC standards a montré (32) : 1) une réduction du risque de bactériémie liée au CVC dans le groupe CVC imprégnés par l’association chlorhexidine/sulfadiazine argentique (RR 0,73 ; IC95 % : 0,57 - 0,94) ou minocycline- rifampicine (RR 0,26 ; IC95 % : 0,13 - 0,49), ) l’absence de réduction du risque de bactériémie liée aux CVC exprimée pour 000 jours de cat éters quel que soit l’antimicrobien utilisé et 3) l’absence de réduction du risque d’infection locale quel que soit l’antimicrobien utilisé. Une étude
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    13 monocentrique, observationnelle amontré une réduction du risque de bactériémie liée aux CVC exprimée pour 000 jours de cat éters avec l’association chlorhexidine/sulfadiazine argentique [RR IC 95 % : 0,02 (infini-0,27)] (33). R1.6 - Les données de la littérature chez l’adulte sont insuffisantes pour formuler une recommandation concernant l’utilisation d’un cathéter imprégné d’héparine pour diminuer le taux de thrombose. PAS DE RECOMMANDATION La revue de la littérature n’a pas permis de retrouver d’études concernant la question posée c ez les patients adultes admis en réanimation. Par contre c ez l’enfant, Shah et al. ont publié, en 2014 (34), une revue Cochrane de la littérature qui avait comme objectif de déterminer les effets des CVC imprégnés d’ éparine sur le risque de t rombose d’occlusion d’infection et les risques locaux. L’intérêt des CVC c ez l’enfant n’est pas différent de celui rencontré c ez l’adulte (perfusion de la nutrition parentérale, perfusion de médicaments, monitoring hémodynamique ) et l’imprégnation par l’ éparine pourrait permettre de diminuer le risque t rombog ne du dispositif et donc l’agrégation des plaquettes mais également de réduire l’ad érence de bactéries comme les staphylocoques. Shah et al. ont montré en combinant les deux seules études randomisées contrôlées comparant le CVC imprégné l’ éparine versus CVC standard un risque relatif de thrombose (clinique ou par doppler) de 0,31 (IC95 % : 0.01 - 7 68) et un risque d’occlusion de 0 (IC 95 % : 0,07 - 0,72) (une seule étude analysée). R1.7 - Il faut probablement utiliser des pansements imprégnés de chlorhexidine pour diminuer le taux d’infections liées au cathéter veineux central ou artériel. GRADE 2+ ACCORD FORT Des études réalisées spécifiquement en réanimation (35–39) dont une c ez l’enfant n’ont pas mis en évidence de réduction de la colonisation des cathéters ou du taux de bactériémie liées au cathéter par l’utilisation d’éponges imprégnées de chlorhexidine placées sur l’insertion du cat éter veineux central par rapport à un pansement standard (35,36). Ces études ont inclus un faible nombre de patients et les taux de colonisation du cathéter étaient assez importants. Un essai randomisé contrôlé multicentrique incluant 1 636 adultes (37) a montré que l’utilisation d’éponges imprégnées de chlorhexidine placées sur l’insertion du cat éter veineux central ou artériel diminuait le taux de bactériémies liées au cathéter de 1,3 à 0,5 (OR 0,4 ; CI 95 % : 0,19 - 0,87) infections pour 1000 cathéters et le taux de colonisation du cathéter de 10,9 à 4,3 (OR 0,41 ; CI 95% : 0,31 - 0,56) pour
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    14 1000 cathéters parrapport à un pansement standard. Un autre essai réalisé par la même équipe et incluant 1 879 patients (38) a montré que l’utilisation d’un pansement imprégné de gel de chlorhexidine placé sur l’insertion du cat éter veineux central ou artériel diminuait le taux de bactériémies liées au cathéter de 1,3 à 0,5 (OR 0,4 ; IC95% : 0,19 - 0,87) infection pour 1000 cathéters et le taux de colonisation du cathéter de 10,9 à 4,3 (OR 0,41 ; IC95% : 0,31 - 0,56) pour 1000 cathéters par rapport un pansement standard. l n’y avait pas de lien dans ces études entre le taux d’infection par centre dans le groupe contrôle et l’efficacité du pansement. l n’y avait pas de différence d’efficacité entre cat éter veineux et artériel. Les limites de ces études incluaient l’absence de double aveugle une antisepsie cutanée l’insertion et lors de la réfection des pansements à la povidone iodée alcoolique (première étude) et une participation financière du fabricant, notamment dans la seconde étude (38). Parmi les méta-analyses (40–42) la plus récente (42), regroupant quatre études dont trois réalisées en réanimation a montré que l’utilisation d’éponges ou de pansements imprégnés de chlorhexidine diminuait le taux de bactériémies liées au cathéter (OR 0,51 ; CI 95 % : 0,33 - 0,78) et le taux de colonisation du cathéter (OR 0,58 ; CI 95 % : 0,47 - 0,73). Ces études ont montré des taux de dermites significativement plus élevés avec les pansements à la chlorhexidine (respectivement 5 % et 3 %) qu’avec un pansement standard ( % dans les deux études) (37,38) la nécessité d’arrêt de l’utilisation de pansements imprégnés c ez 1,1% des patients (38), et des cas de dermite grave chez les patients avec pathologies cutanées préexistantes (43) ou c ez l’enfant (36,44). Plusieurs études (45–49) ont suggéré que l’utilisation des pansements imprégnés de chlorhexidine avait un rapport coût bénéfice favorable, avec une réduction de coût de 100 à 964 USD par cathéter posé. R1.8 - Il ne faut probablement pas refaire le pansement de cathéter avant le 7e jour sauf si celui-ci est décollé, souillé ou imbibé de sang. GRADE 2- ACCORD FORT Quatre études randomisées (37,50–52) conduites en Europe entre 995 et 009 ont évalué l’intérêt d’une réfection moins fréquente du pansement (une fois par semaine vs fois par semaine (51,52), 15 jours contre 4 jours (50) et 7 jours vs 3 jours (37)). Trois études (50–52) de petite taille (dont une c ez l’enfant (50)) ont inclus des patients ayant une néoplasie ou une hémopathie nécessitant un cathéter veineux central. Une seule étude (37) a été conduite en réanimation et a inclus 1 636 adultes nécessitant un cathéter veineux central et/ou artériel. Ces études ont montré que le risque d’infection du cat éter locale ou systémique de lésions cutanées ou de mortalité n’était pas augmenté avec l’allongement du délai de réfection des pansements. Néanmoins, le décollement ou la présence de souillure ou de saignement sous le pansement conduisent à une réfection plus
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    15 précoce que prévuede celui-ci dans les bras « intervalle long entre 2 pansements ». Dans la seule étude réalisée en réanimation (37), le nombre médian de changement de pansements par cathéter était de 3 [2-5] jours dans le bras « 7 jours » contre 4 [3-6] jours dans le bras « 3 jours » (p < 0.001). R1.9 - Il faut insérer les cathéters veineux jugulaires internes sous contrôle échographique pour réduire le nombre de complications mécaniques. GRADE 1+ ACCORD FORT La ponction des veines jugulaires internes utilisant les repères anatomiques se complique, dans environ 20 % des cas, principalement de ponction artérielle et d’hématome. Le taux de succès est d’environ 86 % et le succès à la première ponction de 55 % en utilisant des repères anatomiques (53– 59). L’éc oguidage diminue le temps pour ponctionner la veine, augmente le nombre de succès total et le nombre de succ s au premier essai. L’éc oguidage diminue aussi le nombre de complications, essentiellement les ponctions artérielles et les hématomes ce qui peut être important chez les patients avec troubles de l’ émostase. Plusieurs méta-analyses (60,61) ont été publiées et confirment ces conclusions sur des populations plus larges. Ces résultats semblent constants quelle que soit la sous-population étudiée de patients (pédiatrie adultes) ou d’opérateurs (expérimentés ou non expérimentés), même si ces sous-groupes sont de petites tailles avec un niveau de preuve peu élevé. De rares études ont analysé les complications infectieuses à distance, mais les faibles effectifs rendent difficile une conclusion définitive même s’il ne semble pas exister de risque particulier à l’utilisation de l’éc oguidage (54). La plupart des études ont utilisé la coupe transversale (avec approche out-plane) plutôt que la coupe longitudinale de la jugulaire (avec approche in-plane) ; aucune recommandation ne peut être faite sur ce sujet, les données étant contradictoires. R1.10 - Il faut probablement insérer les cathéters veineux sous-claviers sous contrôle échographique pour diminuer le nombre de complications mécaniques. GRADE 2+ ACCORD FORT Une méta-analyse publiée par la revue Cochrane en 2014 relevait les données issues de neuf études et plus de 2 000 patients (60). Cette méta-analyse montrait une diminution significative du nombre de ponctions artérielles accidentelles (RR 0,21 ; IC 95 % : 0,06 – 0 8 ) et du nombre d’ ématome pendant la procédure (RR 0,26 ; IC 95 % : 0,09 – 0,76). Cette méta-analyse ne trouvait par contre pas de différence sur le nombre total de complications, le nombre de ponctions nécessaires, le taux de succès dès la première ponction ou la durée de la procédure (60). l faut souligner l’ étérogénéité des résultats des études incluses dans cette méta-analyse ainsi que l’imprécision des résultats
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    16 R1.11 - Lesexperts suggèrent d’insérer les cathéters veineux fémoraux sous contrôle échographique pour diminuer le nombre de complications mécaniques. AVIS D’EXPERTS La plus récente méta-analyse sur les cathéters veineux fémoraux rapporte quatre études prospectives randomisées dont l’une est conduite en milieu péri-opératoire et aucune en réanimation (60). Les études de cette méta-analyse bien que de faible qualité, démontrent une diminution du nombre d’éc ec de complication du temps de pose et du nombre de ponctions (63,67,68). R1.12 - Les experts suggèrent de canuler les artères radiales et fémorales sous contrôle échographique pour réduire le nombre de complications mécaniques. AVIS D’EXPERTS Peu d’études ont c erc é démontrer l’intérêt de l’éc ograp ie pour la mise en place de cathéters artériels radiaux et fémoraux c ez l’adulte. Les avantages t éoriques utiliser l’éc ograp ie sont une diminution des complications pendant la procédure (hématome au point de ponction), une augmentation du taux de succès et une durée d’insertion plus courte. La pose de cathéter artériel fémoral n’a été évaluée essentiellement qu’en salle de cat étérisme interventionnel (69). Une méta- analyse publiée en 2015 référençant quatre études incluant 1 422 patients, semblait indiquer une diminution du taux de complications (ponction veineuse accidentelle ou hématome au niveau du point de ponction) (RR 0,51 ; IC95% : 0,28 – 0,91) (69). obtenus. Une autre méta-analyse publiée en 2015 relevait les données issues de 10 études et 2 168 patients (62). Les limites de ces études étant les mêmes que celles de la revue de la Cochrane, les auteurs constataient toutefois une diminution significative du nombre total de complications avec l’utilisation de l’éc ograp ie (OR 0,53 ; IC 95% : 0,41 – 0,69). Les populations étudiées, les effectifs inclus et l’existence de plusieurs limites font que le bénéfice poser systématiquement les cat éters veineux sous claviers sous contrôle éc ograp ique n’est pas encore formellement démontré (57,63,64). Enfin, la technique de pose des cathéters veineux centraux sous-claviers sous contrôle échographique fait aussi débat : ponction dans le plan ou en dehors du plan, utilisation systématique ou non du Doppler pendant la procédure (63,65,66). Les effectifs, le nombre limité d’études et les limites suscitées ne permettent pas d’établir la supériorité d’une stratégie sur une autre.
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    17 Quelques études ontévalué l’intérêt de l’éc ograp ie pour la mise en place d’un cat éter au niveau de l’art re radiale. ne méta-analyse publiée en 2016 incluait les données issues de cinq études randomisées (70). l s’agissait d’études réalisées c ez l’adulte le plus souvent au bloc opératoire (71– 74). Les auteurs de cette méta-analyse ne constataient qu’une augmentation du taux de succ s la première ponction (RR 1,4 ; IC95% : 1,28 – 1,64) et donc une diminution du nombre de tentative avant de pouvoir canuler l’art re radiale. Le bénéfice utiliser systématiquement l’éc ograp ie semblait dépendre de l’expertise de l’opérateur : les opérateurs les plus aguerris ayant le moins de bénéfice utiliser l’éc ograp ie (73). Les résultats des études étaient contradictoires pour savoir si l’éc ograp ie permettait de diminuer la durée de la procédure ou le nombre de complications. Deuxième champ : surveillance R2.1 - Les experts suggèrent que l'appartenance des services de réanimation à un réseau de surveillance permet de limiter l’incidence des infections liées au cathéter. AVIS D’EXPERTS L’intérêt de la surveillance en réseau se situe dans plusieurs domaines. Les réponses proposées ne reposent pas sur des essais cliniques classiques, mais sur des études épidémiologiques observationnelles. Les définitions communes permettent la comparabilité intra et interservices. Les grands ensembles de définitions sont celles du CDC américain et de l’ECDC européen (75,76), utilisées en France avec une concordance variable (77,78). Au-delà des travaux classiques concernant la relation entre la surveillance et l’évolution des taux des infections acquises en réanimation (79), deux études ont montré que la surveillance en réseau (80,81) a entrainé la baisse des taux d’infections sur des études de type avant-après. Plusieurs exemples de mise en place de programmes de prévention existent dans la littérature aux USA (82), mais aussi en Europe (programme espagnol Bacteremia Zero) (83). À la demande de la commission européenne l’ECDC a mis en place la mesure d’indicateurs de processus et de structure (84) repris en France (85). L’étude des facteurs de risque d’infections bénéficie du travail en réseau qui permet de les valider sur un grand nombre de patients et donc d’orienter les mesures de prévention (86). L’obtention de données agrégées pertinentes d’écologie bactérienne car reflétant l’écologie fran aise et des données agrégées de consommation d’antibiotiques, reste encore tr s difficile mettre en œuvre (87). Enfin on peut également arguer de l’intérêt du travail en réseau sur des param tres moins objectifs comme l’appartenance un groupe la possibilité de réaliser des comparaisons pour identifier les « outliers » (88).
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    18 R2.2 - Ilfaut instaurer un programme d’amélioration de la qualité des soins, au sein des services de réanimation, pour réduire les bactériémies liées aux cathéters. GRADE 1+ ACCORD FORT L’utilisation des c eck-lists pour l’insertion et pour les soins quotidiens ainsi que l’instauration des chariots et kits « all inclusive », aident à respecter le programme de la qualité en standardisant les pratiques d’insertion et de soins des cat éters veineux centraux. Un total de 48 études (publiées en 2006 ou plus tard), a été investigué pour répondre à cette question (3,71,82,83,89–132). Trois études randomisées contrôlées et de bonne qualité ont significativement réduit les bactériémies sur les CVC en appliquant un programme de « best practice » (3,110,116). Une diminution des infections en fonction d’une amélioration de l’observance des pratiques a été bien démontré dans deux études (3,123). La majorité des études publiées ont appliqué une méthodologie avant-après sans groupe contrôle, et donc ont été jugées de faible qualité selon la méthode « GRADE » (93). Dans l’ensemble les études ont démontré une diminution des bactériémies sur cat éters de l’ordre de 55 % en réanimation adulte et de l’ordre de 4 % aux soins intensifs pédiatriques (133). Une stratégie multimodale (134) et une formation utilisant un centre de simulation ont été démontrées efficaces dans l’amélioration de la pratique (Tableau 2) (94,110). Tableau 2– Stratégies suggérées par les experts pour permettre la diminution les infections liées aux cathéters. Lors de l’insertion Lors des soins Hygiène des mains Hygiène des mains Mesures d’ ygi ne et d’asepsie maximale (bonnet, masque, blouse stérile, gants stériles, larges champs stériles) Contrôles réguliers du pansement Chlorhexidine alcoolique à 2% pour l’antisepsie de la peau Réfection du pansement semi-perméable transparent tous les 7 jours (sauf décollement, souillure ou saignement)
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    19 Changement de tubuluresaprès 96 h (ou dans les 24 h si lipides ou produits sanguins) Désinfecter les valves avant l’acc s ou manipuler les systèmes ouverts sur une compresse stérile ou imbibée dans l’alcool Enlever le cat éter d s qu’il n’est plus nécessaire R2.3 - Les experts suggèrent de mettre en culture les cathéters veineux centraux ou artériels uniquement en cas de suspicion d’infection liée aux cathéters. AVIS D’EXPERTS l n’existe aucune étude randomisée ayant évalué l’intérêt ou l’absence d’intérêt de la mise en culture systématique des cathéters veineux centraux ou artériels en réanimation, que ce soit dans le but de prévenir (i.e. diminution de l’incidence des ILC) ou de traiter (i.e., identification des cathéters colonisés nécessitant ou pas un traitement secondaire). Une revue systématique incluant 29 études publiées entre 1990 et 2002, avait suggéré une corrélation entre la colonisation des CVC (diagnostics effectués majoritairement par la méthode de Maki) et les bactériémies liées aux cathéters (135). Quatre études (2 rétrospectives et 2 prospectives) observationnelles de cohorte ont été identifiées dans lesquelles les cathéters veineux centraux ou artériels ont été mis systématiquement en culture. l s’agissait majoritairement de patients de réanimation (136–139). Différentes méthodes de cultures étaient utilisées (Brun-Buisson et Maki). Les indications de retrait étaient systématiques pour deux d’entre elles et multiples pour les autres ; dont des suspicions d’infections liées au cathéter. Le pourcentage de cathéters colonisés oscillait entre 6 et 15 %. La prévalence des infections secondaires était de 1,3 % à 4 %. Les espèces les plus fréquemment impliquées dans les bactériémies liées aux cathéters et survenant après le retrait étaient : Staphylococcus aureus, entérobactéries et Candida spp. Deux recommandations internationales suggèrent une mise en culture de cathéters si et seulement si la bactériémie liée au cathéter est suspectée. Cependant la présence d’anomalies de la température est retrouvée dans près de deux tiers des cas et la présence de SRIS dans 4 cas sur 5. La présence de signes d’infection est fréquente le jour de l’ablation pour les malades de réanimation (140).
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    20 Troisième champ :diagnostic et traitement des infections liées aux cathéters DIAGNOSTIC D’INFECTION LIEE AU CATHETER R 3.1 - Devant une colonisation de cathéter à S. aureus, il faut probablement effectuer des hémocultures périphériques dès le rendu des résultats. GRADE 2+ ACCORD FORT L’infection de cat éter avec hémocultures à Staphylococcus aureus est une complication grave. Elle est associée à un fort potentiel de métastases septiques par dissémination hématogène (141). Une colonisation de cathéter à S. aureus est fréquemment associée à une bactériémie concomitante au même germe (142) notamment lorsque le cat éter est retiré pour suspicion d’infection (143). La présence d’un cat éter colonisé S. aureus est associée à une fréquence élevée de bactériémies ou de métastases septiques hématogènes, qui surviennent souvent dans les 4 jours qui suivent le retrait du cathéter colonisé (144,145). Chez les patients suspects d’infection de cathéters, avec une culture de cathéter positive à S. aureus, le risque de développer dans les 6 mois une infection bactériémique ou métastatique à S. aureus est plus élevé lorsque les hémocultures prélevées dans les 48 heures qui précèdent ou suivent le retrait du cathéter sont positives. Lorsque chez ces patients aucune émoculture concomitante n’est réalisée, une infection ultérieure à S. aureus survient dans plus de 20% des cas (143). R3.2 - Au cours d'une infection de cathéter veineux central avec bactériémie ou fongémie persistante, les experts suggèrent de réaliser un bilan d'extension à la recherche de complications locales et systémiques. Ce bilan comporte notamment une échographie doppler du vaisseau cathétérisé, une imagerie à la recherche d’emboles septiques ainsi qu’une échocardiographie pour les cathéters posés en territoire cave supérieur. AVIS D’EXPERTS ne bactériémie (ou une fongémie) persistante est définie comme la persistance d’ émocultures positives apr s 3 jours d’antibiot érapie bien conduite. Les infections de CVC peuvent être responsables de complications locorégionales et/ou systémiques. Les complications locorégionales comprennent la suppuration au point d’insertion du cat éter, la tunnelite et la thrombophlébite suppurée. Les complications systémiques sont en rapport avec la bactériémie source d’endocardite et/ou d’emboles septiques (notamment au niveau de la rétine). Elles atteignent plus fréquemment la
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    21 circulation pulmonaire. Ellessont plus fréquentes lors d’une infection Staphylococcus aureus et Candida spp. (146–148). l n’existe pas d’étude spécifique sur les patients de réanimation dans ce domaine. Aucune étude randomisée n’a évalué l’impact clinique d’un bilan d’extension la recherche de complications locales et systémiques. R3.3a - Les experts suggèrent de réaliser une échographie trans-oesophagienne dès que possible chez tous les patients atteints d’une fongémie ou d’une bactériémie persistante à Staphylococcus aureus ou Enterococus spp. AVIS D’EXPERTS R3.3b - Au cours d’une infection de cathéter veineux central avec bactériémie persistante, quel que soit le micro-organisme incriminé, les experts suggèrent la réalisation d'une échocardiographie trans-oesophagienne dès que possible chez les patients à risque d’endocardite : hémodialyse, foyers emboliques d'infection, toxicomanie intra-veineuse, chambre implantable, dispositif électronique intracardiaque, valve prothétique, antécédent d’endocardite infectieuse et anomalie structurelle cardiaque. AVIS D’EXPERTS Le risque d'endocardite infectieuse dépend de l'agent étiologique responsable de la bactériémie : Dans les cas de bactériémies persistantes à Staphylococcus aureus, on constate une élévation du taux de rechute et du taux de mortalité dans les 12 semaines suivant un épisode de bactériémie (149). Dans une étude où les émocultures étaient répétées tous les 3 jours dans les suites d’une bactériémie positive à S. aureus le taux d’emboles septiques était de 5 % si la bactériémie durait moins de 3 jours et augmentait à 25 % en cas de de bactériémie documentée persistant plus de 10 jours (141).La candidémie persistante a également été associée à un taux de mortalité élevé avec un risque ajusté de 2,5 (IC 95 % : 1,33 - 4,72). L'incidence de l'endocardite chez les patients atteints de candidémie a fait l’objet de moins d’évaluation. Dans une étude récente l'endocardite a été détectée chez 2,9 % des patients ayant une candidémie à l'aide d'une ETT et chez 11,5 % de ceux ayant bénéficié d’une ETO (150). Chez les patients avec une ILC à Enterococcus spp documentée, la nécessité d'exclure systématiquement une endocardite reste discutée. Dans une étude récente portant sur 1515 patients atteints de bactériémie à entérocoque, 65 (4,29 %) d’entre eux avaient une endocardite prouvée ; 16,7 % des patients bactériémiques ont été diagnostiqués par une ETT et 35,5 % par une ETO. Les données concernant les bacilles à Gram négatif sont insuffisantes. Le risque d'endocardite infectieuse dépend également des conditions prédisposant le patient,
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    22 notamment de laprésence ou non d’une valvulopathie préexistante. Actuellement, plusieurs études (151–156) suggèrent, en raison du très faible risque d'endocardite infectieuse, de réaliser une ETO si et seulement si les facteurs de risque suivants sont présents : bactériémie persistante, hémodialyse, acquisition communautaire, embolies septiques, phénomènes immunologiques ou emboliques, toxicomanie intraveineuse, chambre implantable, dispositif intracardiaque, valve prothétique, antécédent d’endocardite infectieuse ou anomalie structurelle cardiaque. R3.4 – Les experts suggèrent de pratiquer simultanément par le cathéter et par une ponction veineuse périphérique, des hémocultures et d’appliquer des méthodes de quantification bactérienne comparative et/ou une détermination du délai différentiel de pousse bactérienne. AVIS D’EXPERTS Une méta-analyse montrait que les hémocultures quantitatives concomitantes permettaient le diagnostic de bactériémie sur cathéter avec une sensibilité de 79 % et une spécificité de 94 % (157). Depuis cette publication d’autres études ont été réalisées (158–160) . Elles utilisent toutefois des seuils de significativité différents, des méthodes de cultures du cathéter variables et mélangent divers types de cathéters. Avec les mêmes variations de diagnostic et de cathéter, sept études (159–165) ont évalué, pour le diagnostic de bactériémie sur cat éter la validité d’un temps de pousse au moins inférieur de dans le flacon prélevé sur cathéter par rapport à celui prélevé en périphérie. Les résultats en termes de sensibilité, spécificité, valeurs prédictives positive et négative sont les suivants : Sensibilité Spécificité VPP VPN Hémocultures quantitatives 71-93% 95-99% 83-100% 95-99% Temps de pousse 44-96% 90-100% 61-94% 89-99% CONTEXTES CLINIQUES R3.5 - Chez un patient fébrile, sans signe de gravité, sans signe local, sans fièvre de cause non infectieuse, et sans autre foyer infectieux suspecté, les experts suggèrent de retirer l’abord vasculaire si ce dernier n'est pas indispensable.
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    23 AVIS D’EXPERTS Cette recommandationest motivée par deux constatations étayées dans la littérature : 1- même en réanimation, plus de 20 % des cathéters centraux en place un jour donné, sont injustifiés (166), et 2- le maintien d’un cat éter en place en cas d’infection prouvée est toujours risqué et associé à un sur- risque de décès (167,168) en particulier pour les bactéries multi résistantes. R3.6 - Chez un patient avec fièvre sans signe de gravité, si le cathéter ne peut pas être remplacé sans risque important, les experts suggèrent de préférer au retrait immédiat, la réalisation de façon simultanée d’hémocultures par ponction veineuse périphérique et par prélèvement de sang sur la voie d’abord vasculaire suspectée avec méthodes de quantification bactérienne comparative et/ou une détermination du délai différentiel de pousse. AVIS D’EXPERTS Cette recommandation repose sur les résultats d’une étude publiée en 004 (5). Les patients suspects d’infection sur voie veineuse centrale ont été randomisés dans un groupe retrait » versus « surveillance renforcée ». Dans cette étude, les auteurs ont exclu les patients ayant des signes de gravité reportés dans la recommandation ci-dessus. Parmi 144 patients évalués, 80 avaient au moins un crit re d’exclusion conduisant au retrait du CVC. C ez ces patients le diagnostic d’infection sur cathéter a été retenu chez 25 % des patients. Parmi les 64 patients randomisés, le CVC a été retiré chez 32 patients ; une infection sur cathéter a été diagnostiquée chez 2 patients. Dans le groupe « surveillance », 37 % des voies veineuses centrales ont été retirées entre l’inclusion et J 0 pour sepsis persistant, instabilité hémodynamique, dysfonction du cathéter, violation du protocole. Trois infections sur cathéter ont été diagnostiquées dans le groupe surveillance. Donc seuls 8 % de ces patients ont eu un diagnostic d’infection sur cat éter. NB : les signes de gravité sont mentionnés dans l’introduction. R3.7 - Chez un patient de réanimation suspect d’ILC avec signe de gravité, en l'absence d'autre point d’appel infectieux, les experts suggèrent de retirer le cathéter après avoir réalisé des hémocultures sur une veine périphérique et sur la voie d’abord vasculaire.
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    24 NB Si l'hémocultureest prélevée sur KTA, la négativité de la culture du KTA est nécessaire pour accepter le diagnostic de bactériémie. AVIS D’EXPERTS Les infections sur cathéter sont la cause principale de sepsis chez environ 5 % des patients (169,170). Une revue systématique de la littérature publiée en 2018 désigne le retrait du cathéter comme l’intervention princeps, et toujours recommandée, spécialement en cas de sepsis ou de choc (2). Cette recommandation s’applique également c ez le patient neutropénique (171). Elle repose au total sur un faible niveau de preuve avec des éléments indirects comme la surmortalité des patients neutropéniques en c oc septique c ez lesquels le site implantable n’est pas retiré (172). Les évolutions tec nologiques en particulier l’utilisation systématique des ultrasons pour la pose des voies veineuses centrales a facilité l’abord veineux en augmentant de 0 80 % le taux de succès de la procédure et en réduisant de 50 % les complications mécaniques, notamment pour les abords sous-claviers et jugulaires internes (60). Ce progr s ne peut qu’inciter un recours au c angement de voie de fa on systématique en cas d’infection. La réalisation d’une émoculture avant de débuter une antibiothérapie chez les patients suspects de sepsis est associée à une diminution de la mortalité (170). R3.8 - Chez le patient de réanimation ayant une ILC, les experts suggèrent que la durée de l’antibiothérapie tienne compte du germe identifié, des prélèvements microbiologiques et des éventuelles complications (Tableau 3). AVIS D’EXPERTS La durée de traitement des infections liées au cathéter dépend de deux facteurs : l’esp ce microbienne impliquée et la présence ou non de complications locales ou distance. l n’existe aucune étude randomisée permettant de définir la durée de traitement adéquate. Par convention et probablement du fait du risque de localisations secondaires et/ou du tropisme endovasculaire, les experts recommandent une durée prolongée en cas d’infection Staphylococcus aureus et à Candida spp. (14 jours). Dans les autres situations, la durée de traitement est de 7 jours. En cas de localisations secondaires, la durée de traitement est adaptée au site de la localisation. Seule la t rombop lébite suppurée définie par la découverte d’une t rombose et la persistance d’une bactériémie au-delà de la 72ème eure d’un traitement efficace nécessitera une durée de traitement minimale d’au moins 4 semaines pouvant être prolongée jusqu’ 6 semaines.
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    25 La durée detraitement en cas de thrombophlébite suppurée est basée sur des avis d’experts. Une étude rétrospective récente portant sur des patients porteurs de thrombophlébites suppurées à S. aureus montre qu’une durée de traitement antibiotique inférieure à 28 jours et l’absence de traitement anticoagulant sont associés plus d’éc ecs t érapeutiques (173). R3.9 – Chez le patient de réanimation, en cas de bactériémie liée au cathéter, démontrée par des hémocultures comparatives, avec bactériémie ou complication locale, les experts suggèrent de retirer le cathéter dès que possible, quel que soit le germe ou le terrain. AVIS D’EXPERTS En cas d’ LC bactériémique, le maintien d’un cat éter en place est associé à un sur-risque de décès (149,167) en particulier pour les bactéries multi-résistantes. En effet, l’ablation de la source de l’infection fait partie de l’ensemble des recommandations du traitement des bactériémies. Elle reste aussi la règle dans le traitement des candidémies (174). TRAITEMENT EMPIRIQUE 3.10 - La durée de traitement antibiotique d’une colonisation d’un cathéter identifiée sans bactériémie dépend de l’espèce identifiée et du contexte dans lequel le retrait du cathéter a été effectué. Les experts suggèrent (Tableau 3) : a- En l’absence de signes infectieux, aucun traitement n'est justifié. Toutefois, une surveillance avec réalisation d'hémocultures, même en l'absence de fièvre est nécessaire en cas de colonisation à Staphylococcus aureus, Candida spp., Pseudomonas aeruginosa et autres bacilles à Gram négatif non-fermentants. b- Si le retrait a été effectué dans un contexte de sepsis non expliqué : b-1 : En cas de colonisation à S. aureus, Candida spp. ou bacilles à Gram négatif non- fermentant, la durée totale devra être de 3 à 5 jours, en l'absence de bactériémie ou de complications. b-2 : En cas de colonisation à S. à coagulase négatif ou à entérobactéries : aucun traitement antibiotique n'est nécessaire. AVIS D’EXPERTS
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    26 Seuls 17 %des patients avec cathéters colonisés ( > 103 UFC/ml) développeront une bactériémie secondaire (2). C ez les patients dont le cat éter retiré est colonisé le risque de survenue d’une bactériémie dépend de plusieurs facteurs dont l’immunité sous-jacente du patient l’existence ou non d’une t rombose de la veine cat étérisée de l’esp ce microbienne et probablement de l’importance de l’inoculum. l n’existe aucune étude randomisée permettant d’identifier parmi les patients ospitalisés en réanimation ayant un cathéter colonisé et après retrait, ceux exposés au risque de bactériémies secondaires. L’analyse de la littérature (2) est limitée par le caractère observationnel des études, l’absence de données quant aux conditions de retrait (en période fébrile ou non l’existence ou non de foyer infectieux autre) et l’absence de suivi systématique des patients apr s le retrait. Trois espèces microbiennes semblent être associées à un sur-risque de bactériémies secondaires : Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter baumannii et, à moindre degré, Candida spp. Les experts recommandent dans cette situation spécifique de ne traiter de façon systématique que : 1- les patients dont le cathéter est retiré dans un contexte fébrile,2- non expliqué et pour lesquels la culture du cathéter identifie, 3- une des 3 espèces citées plus haut à un taux significatif et 4- > 103 UFC/ml si la technique de Brun Buisson est utilisée. En l’absence de données quant la durée du traitement, les experts proposent de ne pas dépasser cinq jours d’antibiot érapie en l’absence de bactériémie ou de complications. Chez les patients ayant une colonisation de cathéter à S. aureus isolée, sans hémoculture périp érique concomitante positive il est recommandé d’administrer une antibiothérapie anti- staphylococcique de 5 à 7 jours (175). Les études supportant cette recommandation sont peu nombreuses, observationnelles, rétrospectives, de faible effectif, rarement réalisées en réanimation et le plus souvent non contrôlées (143–145,176–179). La définition des bactériémies secondaires utilisée par plusieurs auteurs (> 24 heures après le retrait du cathéter) ne permet pas de distinguer dans bon nombre de cas la bactériémie liée au cat éter de la bactériémie secondaire. l n’existe pas de données sur les cathéters artériels colonisés à S. aureus sans hémoculture concomitante périphérique positive. Concernant les colonisations bactériennes, trois études rétrospectives (180–182) et deux études prospectives (183,184) observationnelles recommandent une durée d’au moins trois jours d’antibiotiques avec au moins un des antibiotiques adapté l’antibiogramme. Trois études sur cinq montrent une réduction franche des bactériémies, parmi lesquelles deux sont prospectives et ciblent chacune une bactérie particulière : P. aeruginosa et A. baumannii.
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    27 Concernant les colonisationsfungiques, cinq études rétrospectives (182,185–188) sont disponibles et incluses dans une méta-analyse (189) publiée en 2014. La mortalité est particulièrement élevée dans ces études (42 %). Elles ne montrent pas de différence entre l’effet du traitement antifongique et la surveillance simple sur la survenue de fongémies ou candidoses profondes (5 études), ni sur la mortalité (3 études). Des essais thérapeutiques randomisés sont nécessaires. R3.11 - En cas d’antibiothérapie probabiliste au cours d’une suspicion d’ILC chez un patient hospitalisé en réanimation, les experts suggèrent la prescription d’un antibiotique (ou une association) couvrant les bacilles à Gram négatif y compris Pseudomonas aeruginosa en association à un traitement anti cocci à Gram positif. AVIS D’EXPERTS Le traitement des suspicions d’infections liées au cat éter nécessite l’utilisation des antibiotiques en probabiliste et doit être débuté avant l’obtention des résultats microbiologiques. Quatre principes doivent dicter l’attitude t érapeutique : (a) le contrôle de la source (retrait du cathéter en cas de signes de gravité et en cas d’inutilité) (b) le choix des classes antibiotiques (dépend de l’épidémiologie locale et individuelle du patient) (c) la gravité de l’épisode infectieux et la présence de comorbidités et (d) l’optimisation des modalités t érapeutiques permettant d’atteindre des taux plasmatiques efficaces. Les données Réa-Raisin (2016) mettent en évidence au sein de prélèvements des CVC, respectivement 6 %, 35 %, 28 % et 9,6 % de S. aureus (dont 20% résistant à la méticilline), de staphylocoque à coagulase négative d’entérobactéries (dont 8 9 % d’EBLSE) et Pseudomonas aeruginosa. Au regard des données en cas de suspicion d’ LC c ez un patient ospitalisé en réanimation les experts sugg rent la prescription d’un antibiotique (ou une association) couvrant les bacilles à Gram négatif y compris le P. aeruginosa, en association à un traitement anti cocci à Gram positif. L’état de c oc un terrain d’immunodépression (neutropénie transplantation d’organe) une aute prévalence de résistance dans l’unité concernée et la colonisation préalable connue B R sont les quatre facteurs à prendre en compte pour inclure les BMR dans le spectre antibiotique choisi. R3.12 – En cas de suspicion d’ILC chez un patient hospitalisé en réanimation, les experts recommandent de ne pas débuter de traitement antifongique empirique systématique. AVIS D’EXPERTS
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    28 Chez les patientsde réanimation le risque d’ LC septicémique du à Candida spp. reste faible à 1,3 pour 1000 séjours (190) et la fréquence de Candida spp. dans les LC reste de l’ordre de 5 % (rapport REA-RAISIN 2017). Le risque ne concerne donc que peu de patients et les experts considèrent que la prise en compte de ce risque ne doit pas s’appliquer systématiquement mais uniquement des sous populations à risque élevés (patients admis en état de choc, avec défaillance multiviscérale sous antibiot érapie large spectre fortiori s’il existe une colonisation fongique préalable) (2,2,191– 197). TRAITEMENT AVEC DOCUMENTATION BACTERIENNE R3.13 - La durée de traitement adéquate d’une bactériémie liée au cathéter est de 7 jours. Toutefois, les experts suggèrent de prolonger cette durée dans les situations suivantes : a-En cas de bactériémie à Staphylococcus aureus ou Candida albicans, cette durée pourra être prolongée de 7 à 14 jours en l'absence de localisation secondaire ou de complication. b-En cas de localisations secondaires (endocardite, métastases septiques, ostéomyélite), ou de complications (i.e. thrombophlébite suppurée définie par la découverte d’une thrombose au regard de la voie veineuse cathétérisée et la persistance d’une bactériémie au-delà de la 72ème heure), la durée du traitement devra être de 4 à 6 semaines (Tableau 3). AVIS D’EXPERTS Actuellement, il n’existe pas d’essai randomisé ayant évalué l’impact d’un traitement antibiotique court (< 14 jours) vs. un traitement prolongé (> 14 jours) sur le taux de récidive, de complications, et de mortalité chez le patient non immunodéprimé. Les données disponibles, issues pour la grande majorité d’études rétrospectives de faible taille concernent essentiellement les infections de cathéters centraux «non compliquées» à S. aureus (198–200). Le risque de localisation secondaire et de récidive semble être augmenté en cas de traitement court (5 - 10 % ) (147,198,200–202). Un traitement court ne peut être envisagé qu’en l’absence de complication et en cas de retrait du cathéter. l n’y a pas d’étude disponible sur la durée de traitement des infections de cat éters bacille gram négatif, entérocoque, ou staphylocoque coagulase négative. R3.14a - Les experts suggèrent un traitement probabiliste intégrant la vancomycine en cas de suspicion d’ILC, si le patient ou la situation écologique du service font craindre un risque élevé d’infection à S. aureus résistant à la méticilline. AVIS D’EXPERTS
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    29 R3.14b - Lesexperts suggèrent de ne pas utiliser la téicoplanine comme antibiothérapie empirique en cas d’ILC. AVIS D’EXPERTS R3.14c - Il faut probablement utiliser la daptomycine en cas d’ILC avec choc septique, insuffisance rénale aigue et/ou exposition récente à la vancomycine (> 1 semaine au cours des 3 derniers mois) ou si la prévalence locale de SARM avec une CMI à la vancomycine ≥ 1,5 μg/ml est élevée. GRADE 2+ ACCORD FORT R3.14d - Les experts suggèrent de ne pas utiliser le linézolide en cas d’infection de voie veineuse centrale avec choc septique. AVIS D’EXPERTS Les patients avec une ILC à S. aureus présentent un risque élevé de survenue d’emboles hématogènes, en particulier lorsque le cathéter ne peut pas être retiré et/ou que le traitement antibiotique n'est pas approprié. La vancomycine est l'antibiotique le plus fréquemment prescrit en cas d’infection à S. aureus résistant à la méticilline et/ou à S.coagulase négatif. Des études ont comparé l'efficacité et l'innocuité des glycopeptides (vancomycine vs teicoplanine) dans les bactériémies à Staphylococcus spp. (y compris SAR ). l n’a pas été observé de différences significatives entre les deux antiinfectieux (203,204), bien que des isolats cliniques de S. épidermidis et S. haemolyticus aient été rapportés avec une sensibilité réduite à la téicoplanine (205). La vancomycine est associée à des taux de succès clinique plus faibles pour les bactériémies à SARM dont la C est ≥ 5 mg/L (206,207). Dans une étude cas-témoin centrée sur des cas d'infection à SAR avec une C la vancomycine ≥ 5 mg/L un taux de survie plus élevé a été observé dans le groupe de patients traités par la daptomycine (208). L'analyse multivariée a confirmé que l'insuffisance rénale et le traitement antérieur par la vancomycine étaient associés un taux d’éc ec clinique significativement plus élevé. L'impact reste mal connu sur le résultat du traitement d’une bactériémie due à un SCN avec une CMI à la vancomycine ≥ 5 mg/L (mesurée par E test). Des études antérieures ont indiqué que l’efficacité de la vancomycine est inférieure celle des bêta- lactamines (céfazoline ou oxacilline) dans le traitement des bactériémies à Staphylococcus aureus sensible à la méticilline (209–211). Cela justifierait l'inclusion d'une bêta-lactamine dans le traitement empirique de tout cas suspect d’ LC. Cinq mille sept cent quatre vingt sept patients de 122 hôpitaux (212) ayant reçu un traitement avec une bêta-lactamine ont une mortalité inférieure de 35 % comparativement aux patients ayant reçu de la vancomycine (HR 0,65; IC 95 % : 0,52 - 0,80). La daptomycine est un antibiotique lipopeptidique ayant une activité in vitro contre les bactéries Gram positif et plus bactéricide que la vancomycine (213,214). La seule étude randomisée comparant la daptomycine à la vancomycine ou une β-lactamine a conclu que l’efficacité de la
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    30 daptomycine n'était pasinférieure à celle de la vancomycine (215). Dans une étude de cohorte incluant 579 épisodes de bactériémie causée par un SARM, aucune différence significative n'a été observée dans la mortalité des patients traités par vancomycine ou daptomycine (OR 1,42 ; IC 95 % : 0,83-2,44) (216). Cependant, dans une étude récente analysant l'efficacité de la daptomycine chez 40 patients cancéreux ayant une ILC à Gram positif (y compris S. aureus) par rapport à un groupe témoin historique de 40 patients traités par vancomycine, la négativation microbiologique et la guérison clinique étaient plus rapides dans le groupe traité par la daptomycine (217–219). COMPLICATIONS R3.15 - Au cours d’une thrombose veineuse profonde liée à une infection de cathéter, les experts suggèrent de retirer le cathéter et d’utiliser une anticoagulation curative. AVIS D’EXPERTS Les thromboses sur cathéter sont fréquentes et souvent asymptomatiques (220–222). La pathogenèse résulte de l'activation des voies de coagulation par le matériel étranger dans la circulation sanguine, des lésions endothéliales vasculaires et de l'activation des cellules endothéliales (175). L'infection peut également stimuler la formation de thrombi en aggravant les anomalies de la coagulation. La présence d'une masse de thrombus autour du cathéter augmente le risque de colonisation microbienne et de bactériémie (223). L’infection de CVC et la thrombose semblent donc avoir une relation bidirectionnelle. Aucune étude randomisée n’a évalué l’association d’une anticoagulation et d’une antibiothérapie dans le traitement d’une thrombose sur cathéter infecté. Le traitement d’une t rombose (non infectée) liée au cathéter fait appel au retrait du cathéter (224) (qui peut à lui seul entrainer la disparition du thrombus (225)) associé à un traitement anti- coagulant. En cas de thrombose infectée liée au cathéter, les recommandations de l’ DSA ( 009) (175) proposaient un traitement par éparine sur la base d’un article de revue de 007 (226) qui s’intéressait aux t rombop lébites suppurées. Seule une des études analysées dans cette méta- analyse concernait des thromboses infectées liées au cathéter (227). Par analogie avec le traitement des thromboses profondes (224,228) non liées à un cathéter, on propose un traitement anticoagulant pour traiter une thrombose profonde infectée liée à un cathéter. La taille du thrombus et le retentissement de la thrombose ne sont pas clairement évoqués pour nuancer le traitement proposé. La thrombophlébite suppurée est en rapport avec la thrombose veineuse associée à une infection et une bactériémie. Elle combine les signes et les symptômes de l'infection, les signes de la thrombose
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    31 et ceux dudysfonctionnement du CVC. Les tests microbiologiques et radiologiques sont nécessaires pour affirmer le diagnostic. La t rombose doit être confirmée par l’éc ograp ie (sensibilité de 70- 100 % et spécificité de 93 %), la tomodensitométrie ou la phlébographie. Certaines études suggèrent que l'imagerie par résonance magnétique puisse être utile dans ce cadre (175,223). Tableau 3 : Fièvre non expliquée, cathéter retiré et microbiologie positive (AV S D’EXPERTS)
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    32 Champ pédiatrie R.1 pédiatrique- En réanimation pédiatrique, pour la désinfection cutanée avant insertion d’un cathéter veineux central chez les nourrissons de plus d’1 mois et les enfants, les experts suggèrent d’utiliser, par analogie avec les adultes, une solution alcoolique de chlorhexidine à 2 %. AVIS D’EXPERTS En 007 pour l’antisepsie sur peau saine avant pose de cathéter veineux central, la société française d’ ygi ne ospitali re recommandait c ez le nourrisson de moins de mois, le mélange chlorhexidine -benzalkonium en solution faiblement alcoolisée (Biseptine) ou les dérivés chlorés, et entre 1 et 30 mois, la chlorhexidine alcoolique préférentiellement à la povidone en solution alcoolique. Les données cliniques montrant une supériorité de la chlorhexidine alcoolique par rapport la povidone alcoolique sont manquantes c ez l’enfant de même que le dosage idéal de la chlorhexidine (0,5 ou 2 %). C ez l’adulte une étude randomisée contrôlée multicentrique a montré la supériorité de la chlorhexidine à 2 % par rapport à la povidone, toutes deux en solution alcoolique, en terme de réduction des bactériémies, des infections et des colonisations pour tous les accès veineux centraux et les cathéters artériels (26). La toxicité cutanée de la chlorhexidine a surtout été retrouvée au cours d’applications itératives c ez les nouveau-nés (pansements imprégnés) (229). Par ailleurs au cours d’une utilisation similaire dans une population d’adultes et d’enfants la concentration de 2 % est apparue plus agressive que 0,5 % (230). Enfin dans l’étude de imoz et al., il y avait plus de toxicité cutanée avec la chlorhexidine qu’avec la povidone (26). Plus d’études sont donc nécessaires pour statuer sur la tolérance de la chlorhexidine en particulier chez les nourrissons. R.2 pédiatrique - Pour l’abord veineux central chez le nourrisson et l’enfant, à l’exclusion de la néonatalogie, il faut probablement privilégier l’abord supra claviculaire échoguidé de la veine brachiocéphalique pour diminuer le nombre de ponctions et les complications mécaniques immédiates. GRADE 2+ ACCORD FORT Chez les nouveau-nés les nourrissons et les enfants l’abord supra claviculaire échoguidé de la veine brac iocép alique (VBC) a été récemment proposé comme alternative l’abord classique infra claviculaire de la veine sous-clavière avec un taux de succès très élevé, une incidence très basse de ponction artérielle accidentelle et quasi-nulle pour le pneumothorax (231–233). Il y a plus de succès à la premi re ponction et moins de tentatives de ponction pour l’abord éc oguidé de la VBC par
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    33 rapport aux autresabords (234,235). L’incidence des ponctions artérielles accidentelles ne permet pas de trancher entre abord jugulaire et abord sous-clavier (236,237) mais elle est plus basse pour l’abord de la VBC (238) ; l’étude de Lu n’est pas retenue car la ponction de la VBC en 00 n’était pas échoguidée (239). l y a tr s peu de pneumot orax dans les différentes études (tous avec l’abord classique de la veine sous-clavière) ; il n’y en a pas avec la VBC dans deux séries descriptives et une étude comparative (232,233,238). L’abord sous-clavier est responsable de plus de fausses routes de guides et malpositions de cathéters avec un niveau de preuve élevé (234,236,237,240), les trajets étant plus directs pour les abords fémoraux, jugulaires à droite et brachiocéphaliques des deux côtés. En ce qui concerne les infections liées aux cathéters, les résultats sont disparates entre les sites jugulaires, sous-claviers et fémoraux. ne étude rétrospective retrouve moins d’infections (exprimées en jours-cathéters) et moins de thromboses dans le groupe VBC mais sans donner le détail des autres abords (238). Les cathéters fémoraux sont associés à une incidence plus élevée de thromboses veineuses, avec un faible niveau de preuve et plus d’obstructions de cat éters avec un bon niveau de preuve (237,240,241). R.3 pédiatrique - Chez l’enfant, les experts suggèrent le site radial plutôt que fémoral lors de la pose d’un cathéter artériel afin de diminuer le risque de thrombose. AVIS D’EXPERTS Le cathéter artériel fémoral représente la référence en terme de monitorage continue de la pression artérielle (PA) puisqu’il refl te la PA centrale (aorte) (242). Les PA mesurées sur cathéter artériel radial sont très bien corrélées aux PA mesurées sur un cathéter artériel fémoral aussi bien au bloc opératoire qu’en réanimation pédiatrique en de ors des situations particuli res de clampage aortique (243–245). Les dysfonctionnements sont plus fréquents avec les cathéters artériels posés en radial chez les petits enfants de moins de 13 mois et moins de 8 kg dans le travail de Shin et al. (244). Cependant, le risque de thrombose est significativement plus important dans les cathéters artériels posés en fémoral c ez l’enfant (246). Ce risque augmente avec la taille du cathéter, sa durée en place. La période néonatale est le seul facteur de risque indépendant retrouvé de thrombose (246). Aucune étude pédiatrique n’a comparé le risque infectieux des sites. Chez les patients de réanimation pédiatrique la pose d’un cat éter (veineux central ou artériel) sous échoguidage, comparativement à la pose non échoguidée, permet de limiter les complications.
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    34 R. 4 pédiatrique- En pédiatrie, il faut privilégier une technique de pose échoguidée des cathéters veineux centraux et des cathéters artériels en comparaison à un repérage anatomique. GRADE 1 + ACCORD FORT Dans les études pédiatriques randomisées (247), observationnelles (235,248,249) ou la méta-analyse (incluant 8 RCT) (250), les résultats sont homogènes pour confirmer le bénéfice de la pose échoguidée sur la réduction des échecs ou tentatives multiples de pose (235,247–250), du nombre de ponction (247,249,250) et du temps nécessaire à la pose (247,249–251). Les complications liées à la pose (ponction artérielle ou ématome) sont généralement diminuées d’un facteur de 4 (247,249–251). Seul Leyvi ne retrouve pas d’amélioration des complications immédiates avec l’éc oguidage (248). Les résultats sont similaires pour l’abord artériel (252–254). La diminution des complications mécaniques (hématome ou ischémie) est encore plus importante (facteur de 4 à 5). Les études se sont intéressées au site radial (252,253) avec un échoguidage « hors du plan . L’intérêt de l’éc oguidage aurait tendance être plus important dans le groupe des nourrissons et jeunes enfants (p = 0,07) (253). l n’existe pas de données dans la littérature permettant d’attester de l’intérêt de l’éc oguidage pour la prévention des complications liées au maintien des cathéters veineux centraux et artériels. R.5 pédiatrique - En pédiatrie, il ne faut probablement pas utiliser les CVC imprégnés par des antimicrobiens (antiseptiques ou antibiotiques) dans le but de diminuer la densité d’incidence des bactériémies (exprimée pour 1 000 jours de cathéters) si les mesures préventives standards suffisent à obtenir des densités d’incidence d’infections liées au cathéter basses. GRADE 2 – ACCORD FORT Les résultats de l’analyse démontrent dans une étude randomisée que l’utilisation de cat éter imprégné de rifampicine et minocycline améliore la densité d’incidence (D ) des infections liées au cathéter dans des réanimations pédiatriques anglaises (8,24 vs 3,31/1000 j cathéters, HR 0.4 ; IC 95% : 0.17-0.97) (255). Cet intérêt était également retrouvé dans une étude rétrospective de patients brûlés (14 vs 8 /1000 j cathéter) (256). Dans ces études les densités d’incidence étaient particulièrement élevées, en attestent les valeurs retrouvées dans les groupes contrôles. Par contre, ce bénéfice était absent dans 2 autres études, une observationnelle (257) et une randomisée (258) utilisant le même type de cathéter quand la DI du groupe contrôle était plus basse (3,46 vs 3,62/1000j cathéter, p > 0.99) (258). Le faible nombre de CLABSI (Central Line-associated Blood Stream Infection) rapporté dans les études ne permet pas d’évoquer l’émergence de résistance des
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    35 germes en causelors de l’utilisation de cat éter imprégné d’antibiotique. De nouvelles études randomisées semblent nécessaires pour mieux cibler la population susceptible de bénéficier de tels cathéters. R. 6 pédiatrique - Chez l’enfant, Il ne faut probablement pas utiliser les CVC imprégnés d’héparine pour réduire le risque d’occlusion ou de thrombose. GRADE 2- ACCORD FORT L’imprégnation par l’ éparine des CVC pourrait permettre de diminuer le risque thrombogène du dispositif et donc l’agrégation des plaquettes mais également de réduire l’ad érence de bactéries comme les staphylocoques. Le groupe Cochrane a publié en 2014 une revue de la littérature qui avait comme objectif de déterminer les effets des CVC imprégnés d’ éparine sur le risque de t rombose d’occlusion d’infection et les risques locaux (34). Shah et al ont montré en combinant deux études RCT comparant le CVC imprégné l’ éparine versus CVC standard un RR de t rombose (clinique ou par doppler) non significatif de 0,31 (IC 95 % : 0,01 - 7 68) et un risque d’occlusion (impossibilité d’injecter) de 0 (0 07-0,72) uniquement pour les cathéters maintenus en place plus de 7 jours (une seule étude analysée). Dans une RCT plus récente, Gilbert et al. ne retrouvaient pas de différence entre les CVC imprégnés d’ éparine et les CVC standards pour la prévention des thromboses (25 vs 21 %, p=0,36) ou des infections (8,78 vs 8, 4 LC/ 000 j cat éter) alors que l’abord fémoral connu pour être le plus thrombogène était utilisé dans plus de la moitié des cas pour les deux groupes (255). R.7 pédiatrique - En pédiatrie, les experts suggèrent de mettre en place un programme d’amélioration de la qualité pour diminuer les infections liées au cathéter. AVIS D’EXPERTS L’ nstitute for Healt care mprovement préconise un programme en cinq étapes pour la prévention des infections liées aux cathéters (CLABSI) : hygiène des mains, maximum de barrières lors de l’insertion antisepsie cutanée la chlorhexidine, choix du site, questionnement quotidien de l’intérêt du maintien de la CVC et retrait immédiat des CVC inutiles. Bien que l’intérêt des mesures prises individuellement semble moins évident c ez l’enfant l’existence d’un programme d’amélioration de la qualité associant ces mesures permet la réduction de la densité d’incidence (D ) des CLABS en
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    36 réanimation pédiatrique. Dansla méta-analyse de Ista et al., la DI en réanimation pédiatrique diminuait d’une médiane de 5,9/1000 j cathéter (range 2,6-31,1) à 4,3/1000 j cathéter (range 0-16,5). Cet effet serait plus fort en cas de DI de départ supérieure ou égale à 5/1000 j cathéter (133). Un programme incluant des recommandations sur la pose le maintien et sur l’éducation permettrait de s’approc er de l’objectif Zero infection » (259). De futures études devraient s’intéresser aux différentes mét odes d’implantation des bundles et l’impact de la compliance au programme de prévention sur l’évolution des CLABS et infections liées aux soins. R.8a pédiatrique - Chez l’enfant, les pansements imprégnés à la Chlorhexidine peuvent être utilisés aux points d’entrée des cathéters veineux centraux si les mesures standards de prévention ne suffisent pas à diminuer le taux d’incidence des infections liées aux cathéters. Ces pansements ne sont pas recommandés chez les nouveau-nés prématurés. AVIS D’EXPERTS R.8b pédiatrique - Aucune recommandation pédiatrique ne peut être émise concernant l‘utilisation des pansements imprégnés à la chlorhexidine aux points d’entrée des cathéters artériels. PAS DE RECOMMANDATION Six études se sont intéressées aux bénéfices et à la tolérance des pansements imprégnés à la chlorhexidine comparativement au pansement standard des cathéters veineux centraux (CVC) chez l’enfant. Parmi ces essais, quatre étaient randomisés et contrôlés (260–263), une observationnelle (264) et une rétrospective (265). Elles ont été menées dans des unités aussi diverses que des services de réanimation pédiatrique polyvalente (260,264), de réanimation cardio-vasculaire (262), de réanimation néonatale (263) d’unités d’oncologie et d’ ématologie (261) ou d’ émodialyse (265). Elles incluaient parfois une population mixte pédiatrique et néonatale (262,264). En dehors de quelques cas de dermatites de contact spontanément résolutives l’ablation du pansement imprégné, ce dernier était très bien toléré sur le plan local et général (261–263). Notamment, aucun effet systémique n’a été relevé. La majorité des réactions locales a été notée chez des nouveau-nés (262). Des lésions plus graves de nécrose ont été rapportées chez des nouveau-nés prématurés de très faible poids de naissance ( < 1500g) (263). Certains essais (260,261) ont montré une tendance à la baisse des taux d’infections bactériémiques liées aux cat éters ou des infections locales avec les pansements imprégnés à la chlorhexidine. Cependant, ces baisses n’étaient jamais statistiquement significatives (260–265). Le pansement imprégné à la chlorhexidine a permis de réduire le taux de colonisation des CVC dans tous les essais où cet effet a été recherché (260,262,263), en sachant que
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    37 la colonisation desCVC est fortement associée aux infections liées au cathéter (ILC) bactériémiques (135). D’autres études plus puissantes sont nécessaires pour démontrer une baisse significative du taux d’incidence des ILC bactériémiques, ainsi que les coûts directs et indirects des pansements imprégnés c ez l’enfant et la fréquence des réfections non programmées non encore étudiées c ez l’enfant. La littérature concernant les pansements imprégnés la Chlorhexidine dans les cathéters artériels est inexistante.
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  • 177.
    PAC Guide d ‘ informations àdestination des patients Pose Utilisation À la maison Synthèse Porth-à-cath ou Chambres à Cathéter implantables Présentation
  • 178.
    Séquence 1 Thérapie À quoisert un PAC ? À administrer des traitements d ‘ une durée supérieure à 6 mois sans avoir à vous piquer dans les veines. Exemples de traitements : chimiothérapie, nutrition parentérale. Le cathéter se termine dans une veine qui arrive dans le cœur. C ‘ est quoi un PAC ? Un PAC se compose : D ’ un boîtier (appelé site ou chambre implantable) situé sous la peau de votre thorax. Le boîtier est relié à un cathéter situé sous la peau. 1 2 3 1 1 2 3 Ë Ë Ë
  • 179.
    Séquence 1 Thérapie L ‘ aiguille deHUBER, comment ça marche ? On utilise une aiguille de HUBER pour réaliser les injections et les prélèvements dans le PAC. Il s ’ agit d ’ une aiguille piquée dans le boîtier du PAC, à travers la peau. Pour éviter la douleur de la piqûre, on peut anesthésier la peau au moyen d ‘ un patch. Un pansement transparent protège l ’ aiguille de HUBER. Aiguille de HUBER CathéterBoîtier
  • 180.
    Séquence 2 Pose C ‘ est unchirurgien qui pose le PAC au bloc opératoire sous anesthésie locale. Pas d ’ anesthésie générale. Comment pose-t-on un PAC ? La cicatrice sera protégée par un pansement. Les fils seront enlevés par un IDE* ou disparaîtront tout seuls. Un carnet de surveillance vous sera remis. Ce carnet mentionne que vous êtes porteur d ‘ un PAC. Il est conseillé de le garder sur vous et de le présenter à tous les professionnels qui interviennent sur votre PAC. *  IDE : Infirmier Diplômé d ‘ État La pose peut se dérouler en ambulatoire ou lors d ‘ une hospitalisation. Avant l ‘ intervention : Pas besoin d ’ être à jeun. Prendre une douche au savon liquide. Après l ‘ intervention : Ë Ë Ë Ë Ë
  • 181.
    Séquence 2 Pose Quelles sontles complications possibles liées à la pose d ‘ un PAC ? Surveiller : Il doit disparaître sous quelques jours. Si persistance, contacter le médecin hospitalier qui s’occupe de vous. Retard de cicatrisation Apparition d ‘ un hématome C ‘ est quoi ? Présence de sang autour de la cicatrice. Que faire ? C ‘ est quoi ? La cicatrice ne se referme pas ou se réouvre. Que faire ? Ne pas toucher → risque d ‘ infection. Prévenir le médecin hospitalier qui s’occupe de vous sans tarder, ou aller aux urgences.    
  • 182.
    Séquence 2 Pose Quelles sontles complications possibles liées à la pose d ‘ un PAC ? Pneumothorax C ‘ est quoi ? Une atteinte du poumon lors du geste chirurgical. Que faire ? Prévenir le médecin hospitalier qui s’occupe de vous sans tarder, ou aller aux urgences. Comment cela se manifeste ? Apparition de difficultés à respirer ou de douleurs thoraciques violentes lors de la pose voire 1 ou 2 jours après l ‘ opération.
  • 183.
    Séquence 3 Utilisation Comment sontréalisés les soins sur mon PAC ? Par qui ? Uniquement par du personnel infirmier formé. Où ? À l ‘ hôpital ou à votre domicile. Tous les 8 jours. S’il est décollé et qu ’ il ne protège plus l ‘ aiguille de HUBER. Si du sang s’est accumulé. L ’ aiguille de HUBER : Peut rester en place 8 jours. Doit être enlevée quand on ne s’en sert pas. Le pansement qui protège l ‘ aiguille de HUBER doit être changé : Pansement et aiguille de HUBER     
  • 184.
    Séquence 4 Chez soi Lorsquevous n ’ avez pas d ’ aiguille HUBER dans le PAC, vous pouvez réaliser vos activités habituelles. Pour tous les jours sport violent Exemple : Vous devez simplement veiller à éviter les chocs au niveau du PAC. Si une aiguille de HUBER est dans le PAC, respecter les précautions suivantes : Ne pas toucher le pansement. Ne pas mouiller le pansement : Protéger le pansement lors des douches. Bains, piscine, hammam, sauna… sont interdits. Porter des vêtements amples.
  • 185.
    Séquence 4 Chez soi Quellessont les complications possibles liées au PAC ? Les complications peuvent conduire votre médecin à retirer le PAC ou à vous faire hospitaliser pour des soins (exemple : antibiotiques). Infection Quels sont les signes qui doivent alerter ? Que faire ? NE TARDER PAS ! Prévenir le médecin hospitalier qui s’occupe de vous sans tarder, ou aller aux urgences. Des signes autour du PAC : Présence de pus, de chaleur, d ‘ une douleur ou d ‘ une rougeur. Des signes généraux : Fièvre, frissons. L ’ obstruction du PAC Signaler les signes à l ‘ infirmier qui vous fait un soin. Apparition de douleurs lors d ‘ une perfusion. Que faire ? Quels sont les signes qui doivent alerter ?      
  • 186.
    Séquence 5 Synthèse Votre implicationpeut aider à prévenir l ‘ apparition de complications ou à y remédier le plus vite possible. Vous êtes acteur de votre prise en charge J ’ appelle le médecin hospitalier qui s’occupe de moi, sinon je vais aux urgences. Je vois du pus autour du PAC J ‘ ai de la fièvre, des frissons La cicatrice s’ouvre, est rouge ou gonflée
  • 187.
    Pour plus d ‘ informations Visitezle site internet : www.chr-metz-thionville.fr Retrouvez-nous sur les réseaux : chrmetzthionville
  • 188.
    Service UMAC Unité MédicaleAmbulatoire de Chimiothérapie 1, allée du Château 57245 Ars-Laquenexy Accueil téléphone : 03 87 75 77 91 1-3, rue du Friscaty 57100 Thionville Secrétariat téléphone : 03 82 55 83 91 Hôpital Mercy Hôpital Bel-Air E10653 Juillet 2018 Version 1
  • 189.
    Présentation Pose UtilisationSynthèse PICC Line Guide d’informations à destination des patients Cathéter veineux central inséré par voie périphérique À la maison
  • 190.
    Séquence 1 Présentation À quoisert un PICC ? À réaliser des injections, des perfusions intraveineuses ainsi que des prélèvements sanguins. Exemples de traitements : antibiotiques, chimiothérapie, nutrition parentérale. C’est quoi un PICC ? Un cathéter veineux central est inséré dans une veine du bras, au dessus du pli du coude. L ‘ extrémité du cathéter est visible et se trouve au niveau du bras. Le cathéter se termine dans une veine qui arrive dans le cœur. Ë Ë 1 2 1 2
  • 191.
    Séquence 1 Présentation Comment estfixé un PICC ? Le PICC Line est fixé à la peau au moyen d’un système de fixation adhésif ou stabilisateur. Ce stabilisateur est lui même recouvert d’un pansement transparent.
  • 192.
    Séquence 2 Pose C’est unradiologue ou un anesthésiste qui posent le PICC. Comment pose-t-on un PICC ? Le cathéter sera protégé par un pansement qui sera refait par un IDE* dans les 24 à 48h. Un carnet de surveillance vous sera remis. Ce carnet mentionne que vous êtes porteur d’un PICC. Il est conseillé de le garder sur vous et de le présenter à tous les professionnels qui interviennent sur votre PICC. * IDE : Infirmier Diplômé d’État Pas besoin d ’ être à jeun. Prendre une douche au savon liquide. Avant l’intervention Ë Ë Ë Ë Après l’intervention La pose peut se dérouler en ambulatoire ou lors d ‘ une hospitalisation. La pose se déroule sous anesthésie locale et dure moins d’une heure.
  • 193.
    Séquence 2 Pose Quelle estla complication possible à la pose d’un PICC ? Apparition d’un hématome C’est quoi ? Présence de sang autour du cathéter. Que faire ? Surveiller, il doit disparaître sous quelques jours. Si persistance, contacter le médecin hospitalier qui s ’ occupe de vous.
  • 194.
    Séquence 3 Utilisation Comment sontréalisés les soins sur mon PICC ? Par qui ? Uniquement par du personnel infirmier formé. Où ? À l’hôpital ou à votre domicile. Le stabilisateur ET le pansement qui le recouvrent : Doivent toujours être présents. Doivent être remplacés tous les 8 jours. En cas de décollement ou de saignement, ils doivent être changés dès que possible. Un second pansement transparent recouvre l’extrémité du PICC. ! ! !
  • 195.
    Séquence 4 À lamaison Pour tous les jours Ne pas mouiller les pansements Veiller à : Pour la toilette, privilégier les douches. Lors des douches : protéger les pansements en emballant votre bras au moyen d ’ un film étirable (Cellophane® ou Cellofrais® ). Bains, piscine, hammam, sauna… sont interdits. ! ! ! Ne pas tirer le PICC. Éviter les mouvements musculaires répétitifs. ! ! Ne pas plier le PICC.! golf, tennis, musculation… Exemple : Éviter le port de charges lourdes. ! Éviter de comprimer le PICC : porter des vêtements amples. ! Éviter les coupures ou blessures sur le bras porteur du PICC (gants pour le jardinage ou travaux ménagers). ! Vous pouvez réaliser vos activités habituelles tout en respectant les conseils suivants :
  • 196.
    Séquence 4 À lamaison Quelles sont les complications possibles liées au PICC ? Les complications sont rares mais peuvent conduire votre médecin à vous faire hospitaliser pour des soins (exemple : antibiotiques) ou à retirer le PICC. Quels sont les signes qui doivent m ’ alerter ? Que faire ? NE TARDEZ PAS ! Prévenir le médecin hospitalier qui s’occupe de vous sans tarder, ou aller aux urgences. Des signes autour du PICC : Présence de pus, de chaleur, d’une douleur ou d’une rougeur. Des signes généraux : Fièvre, frissons.     L ’ infection du PICC
  • 197.
    L’obstruction du PICC Signalerles signes à l’infirmier qui vous fait un soin. Apparition de douleurs lors d’une perfusion. Que faire ? Quels sont les signes qui doivent m ‘ alerter ?   Séquence 4 À la maison Quelles sont les complications possibles liées au PICC ? L’obstruction de la veine du PICC Que faire ? Prévenir le médecin hospitalier qui s’occupe de vous sans tarder, ou aller aux urgences. Quels sont les signes qui doivent m ‘ alerter ? Apparition de douleurs lors d’une perfusion.  Des signes sur le bras du PICC : gonflement, douleur, apparition d ’ une couleur ou d ’ une température différente de l’autre bras. 
  • 198.
    Séquence 5 Synthèse Votre implicationpeut aider à prévenir l’apparition de complications ou à y remédier le plus vite possible. Vous êtes acteur de votre prise en charge J ’ appelle le médecin hospitalier qui s’occupe de moi, sinon je vais aux urgences. Je vois du pus autour du PICC J ’ ai de la fièvre, des frissons Mon bras me fait mal, il est rouge ou gonflé
  • 199.
    Pour plus d’informations Visitezle site internet : www.chr-metz-thionville.fr Retrouvez-nous sur les réseaux : chrmetzthionville
  • 200.
    Service UMAC Unité MédicaleAmbulatoire de Chimiothérapie 1, allée du Château 57245 Ars-Laquenexy Accueil téléphone : 03 87 75 77 91 1-3, rue du Friscaty 57100 Thionville Secrétariat téléphone : 03 82 55 83 91 Hôpital Mercy Hôpital Bel-Air E10651 Juillet 2018 Version 1
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    Check List d’évaluationou d’aide à l’observance : POSE D’UNE AIGUILLE DE HUBER SUR UNE CHAMBRE À CATHÉTER IMPLANTABLE ÉTABLISSEMENT SERVICE Identité de l’opérateur : (à renseigner en fonction de l’objectif recher- ché) Étiquette ou Nom/ Prénom Patient : (à renseigner en fonction de l’objectif recher- ché) AVANT LA POSE  Identité du patient vérifiée  Hauteur/Gauge de l’aiguille vérifiées dans le dossier patient ou NC (1ère pose)  Information au patient effectuée  Application d’antalgique selon protocole ou PM  Vérification de l’absence de signes cutanés locaux - Date de pose : - Heure de pose : - Gauje : - Hauteur : SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ - Renseignement du carnet de surveillance  - Traçabilité de la pose dans le dossier du patient  Critère coché = Critère réalisé NC = Non Concerné Octobre 2018 DÉROULEMENT DU SOIN Préparation cutanée du site - Réalisation d’une FHA - Port de gants non stériles - Utilisation de compresses stériles    - Nettoyage au savon doux (uniquement si présence de souillures visibles) suivi d’un rinçage et séchage  - Antisepsie large avec antiseptique alcoolique (temps de contact min. 30 sec.) - Nom du produit :  - Séchage spontané  DÉROULEMENT DU SOIN Pose de l’aiguille - Retrait des gants non stériles - Réalisation d’une FHA - Port de gants stériles    - Pose de champ troué stérile - Maintien de l’aiguille avec des bandelettes adhésives stériles   - Pose d’un pansement adhésif stérile, semi perméable transparent (selon protocole institutionnel)  TENUE TENUE SOIGNANT - Tenue professionnelle propre OU surblouse à usage unique non stérile à domicile - Coiffe - Masque à usage médical    TENUE PATIENT - Tenue propre - Masque à usage médical (ou tête tournée du côté opposé)   PRÉPARATION DU MATERIEL - Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA) avant préparation - Utilisation de matériel sécurisé - Préparation du matériel sur un plan de travail préalable- ment nettoyé / désinfecté   
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    ÉTABLISSEMENT SERVICE Identité de l’opérateur: (en fonction de l’objectif recherché) Nombre d’opérateurs : SIGNES D’ALERTES [1] Rougeur [2] Gonflement / induration [3] Sensibilité du point d’insertion [4] Ecoulement [5] Signes généraux d’infection (hyperthermie…) [6] Pansement non occlusif ou souillé [7] Non perméabilité [8] Aiguille déplacée / arrachée Octobre 2018 SURVEILLANCE Maintien de l’aiguille max. 8 jours Cocher « OUI » si présence d’au moins un des signes d’alertes et préciser. Pour les mesures correctrices (dépose, réfection du pansement, soins locaux), se reporter au dossier de soins et au carnet de surveillance J1 J2 J3 J4 changement de ligne principale J5 J6 J7 J8 Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature A J+4, changement de la ligne principale Reporter dans le tableau de suivi le chiffre qui correspond à votre observation (signes d’alertes) TENUE TENUE SOIGNANT - Tenue professionnelle propre OU surblouse à usage unique non stérile à domicile - Masque à usage médical avec visière ou lunettes de pro- tection - Gants non stériles    TENUE PATIENT - Tenue propre Masque à usage médical (ou tête tournée du côté oppo- sé)   PRÉPARATION DU MATÉRIEL Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA) avant préparation  Préparation du matériel sur un plan de travail préalable- ment nettoyé / désinfecté  RETRAIT D’UNE AIGUILLE SUR CCI Avant le retrait : Identité du patient vérifiée avent le retrait  Information du patient effectuée  Date et heure de retrait : DÉROULEMENT DU SOIN Retrait de l’aiguille Antisepsie cutanée du site - Réalisation d’une FHA - Port de gants non stériles - Rinçage pulsé par au moins 3 poussées successives (seringue 10 mL de NaCl minimum) - Retrait en pression positive - Compression du point de ponction      - Antisepsie large avec une compresse imbibée d’antiseptique alcoolique (temps de contact min. 30 sec.) - Nom du produit : - Séchage spontané - Pose d’un pansement adhésif sterile, à laisser en place pendant une heure minimum    SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ Renseignement du carnet de surveillance  Traçabilité de la pose dans le dossier du patient 
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    Check List d’évaluationou d’aide à l’observance MIDLINE : RÉFECTION DE PANSEMENT, MANIPULATIONS, SURVEILLANCE DE LA LIGNE ET RETRAIT D’UN MIDLINE MIDLINE = cathéter veineux périphérique de longue durée (28 jours maximum ) AVANT LE SOIN - Identité du patient vérifiée - Information au patient effectuée - Vérification de l’état cutané et de l’absence de signes cutanés locaux    Date de pose du MIDLINE - Préciser s’il s’agit d’un premier pansement (24 heures après la pose) - Graduation externalisée du Midline : nombre de graduations / 1er pansement : _____ - Date et heure de réfection du pansement: __ / __ / ____ __H__ TENUE TENUE SOIGNANT - Tenue professionnelle propre OU surblouse à usage unique non stérile - Coiffe - Masque à usage médical    TENUE PATIENT - Toilette réalisée au préalable - Tenue propre - Masque à usage médical (ou tête tournée du côté opposée) - Décubitus latéral (ou à défaut, dorsal) du côté du Midline avec bras éloigné du torse - Bras largement découvert avec accès aisé      MATÉRIEL - Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA) - Préparation du matériel stérile (dont stabilisateur, set à pansements, gants stériles)   LES INCONTOURNABLES  Réalisation d’une FHA avant toute manipulation  Manipulation avec des compresses stériles imprégnées d’antiseptique alcoolique  Réfection du pansement dès que décollé ou souillé ou maximum tous les 8 jours  Changement du stabilisateur tous les 8 jours ou si souillé, de la ou les valves bidi- rectionnelles le cas échéant en même temps que le pansement (maximum tous les 8 jours )  Réalisation d’un rinçage pulsé par au moins 3 poussées successives (seringue de 10 mL de NaCl minimum) après toute injection / prélèvement sanguin DÉROULEMENT DU SOIN - Réalisation d’une FHA - Retrait du pansement transparent par étirement latéral avec les deux mains (port de gants non stériles si souillures)   ATTENTION : Risque de déplacement du cathéter !! CONSEIL : Durant le soin, pour maintenir le cathéter en place, le fixer à la peau à l’aide de bandelettes adhésives, à distance du point de ponction - Retrait du stabilisateur - Réalisation d’une FHA après retrait des gants - Port de gants stériles OU utilisation d’un set à pansement (pinces)    - Si absence de souillure visible : antisepsie large avec un antiseptique alcoolique  et séchage spontané  - Si présence de souillures visibles : nettoyage rinçage  séchage  et antisepsie large : avec antiseptique alcoolique (temps de contact min. 30 sec.)  et séchage spontané    - Réalisation d’une FHA - Port de gants stériles - Mise en place du nouveau stabilisateur (si présence de flèches, les posi- tionner vers le point de ponction) - Application d’un pansement adhésif stérile, semi-perméable et transparent      Le stabilisateur est un système adhésif obligatoire et adapté pour fixer le Midline en place. SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ Graduation extériorisée du Midline à la fin du soin (nombre de repères) : ___________________ Traçabilité de la réfection du pansement dans le dossier du patient et/ou dans le carnet de surveillance  Critère coché = Critère réalisé Octobre 2018 ÉTABLISSEMENT SERVICE Identité de l’opérateur : (à renseigner en fonction de l’objectif recherché) Étiquette ou Nom/ Prénom Patient : (à renseigner en fonction de l’objectif recherché)
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    ÉTABLISSEMENT SERVICE Étiquette ou Nom/ Prénom Patient : SURVEILLANCE Cocher « OUI » si présence d’au moins un des signes d’alertes et préciser. Pour les mesures correctrices (dépose, réfection du pansement, soins locaux) se reporter au dossier de soins et/ou au carnet de surveillance J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Oui  Non  Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Si oui, préciser : Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature Signature SIGNES D’ALERTES [1] Rougeur, gonflement ou induration au point d’insertion du Midline ou sur son trajet [2] Douleur durant ou en dehors des injec- tions [3] Sensibilité du point d’insertion ou écoule- ment [4] Signes généraux d’infection (hyperthermie…) [5] Pansement non occlusif, souillé [6] Reflux veineux faible ou absent [7] Mauvais débit de perfusion [8] Injection à la seringue difficile [9] Cathéter déplacé [10] Cathéter coudé ou fissuré [11] Cathéter obstrué [12] Fuite au niveau du cathéter RETRAIT D’UN MIDLINE sur prescription médicale Identité de l’opérateur : (En fonction de l’objectif recherché) Date et Heure de retrait : __ / __ / ____ __ H __ Avant le soin : - Identité du patient vérifiée avant le retrait - Information au patient effectuée   TENUE TENUE SOIGNANT - Tenue professionnelle propre OU surblouse à usage unique non stérile - Masque à usage médical avec visière ou lunettes de protection - Gants non stériles ou gants stériles si mise en culture du Midline    TENUE PATIENT - Tenue propre - Masque à usage médical (ou tête tournée du côté opposé) si mise en culture du Midline - Installation en décubitus latéral bras éloigné du torse    MATÉRIEL - Réalisation d’une Friction Hydro-Alcoolique (FHA) - Préparation du matériel sur un plan de travail préalablement nettoyé / désinfecté   DÉROULEMENT DU SOIN-RETRAIT DU CATHÉTER - Réalisation d’une FHA - Retrait du pansement transparent par étirement latéral avec les deux mains - Retrait du stabilisateur - Réalisation d’une FHA     - Port de gants adaptés (non stériles ou stériles) - Retrait du cathéter en tirant doucement (en cas de résistance tourner doucement le cathéter entre le pouce et l’index pour le décrocher )   - Désinfection du point de ponction avec une compresse imprégnée d’un antiseptique alcoolique - Compression du point de ponction - Application d’un pansement stérile absorbant et occlusif, laissé en place pendant une heure minimum    SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ - Vérifier l’intégralité du Midline lors du retrait (noter sa longueur et la comparer avec la graduation initiale) - Traçabilité du retrait dans le dossier de soins ou le carnet de suivi   A J+4, changement de la ligne principale
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      Check List d’évalua on ou d’aide à l’observance PICCLINE  :   RÉFECTION DE PANSEMENT, MANIPULATIONS, SURVEILLANCE DE LA LIGNE ET RETRAIT D’UN PICCLINE   PICCLINE = Cathéter veineux central de longue durée inséré par voie périphérique   AVANT LE SOIN  Iden té du paent vérifiée  Informa on au pa ent effectuée  Vérifica on de l’état cutané et de l’absence de signes cutanés locaux      Date de pose du PICCLINE    Préciser s’il s’agit d’un premier pansement (24 heures après la pose)  Gradua on extériorisée du PICC / 1er  pansement : ……...  Date et heure de réfec on du pansement :  __  / __  /  ____    __H__  TENUE  TENUE SOIGNANT  ‐ Tenue professionnelle propre  OU surblouse à usage unique non stérile  ‐ Coiffe  ‐ Masque à usage médical       TENUE PATIENT  ‐ Toile e réalisée au préalable  ‐ Tenue propre  ‐ Masque à usage médical   (ou tête tournée du côté opposé)  ‐ Décubitus latéral (ou à défaut, dorsal) du côté du PICC  avec bras éloigné du torse   ‐ Bras largement découvert avec accès aisé         ‐ Réalisa on d’une Fric on Hydro‐Alcoolique (FHA)   ‐ Prépara on du matériel stérile   (dont stabilisateur, set à pansements, gants stériles)     MATÉRIEL    LES INCONTOURNABLES   Réalisa on d’une FHA avant toute manipula on   Manipula on des valves, bouchons et robinets  avec des compresses stériles imprégnées   d’an sep que alcoolique   Réfec on  du  pansement  dès  que  décollé  ou  souillé  ou  maximum  tous  les  8  jours   +  changement  du  stabilisateur  tous  les  8  jours  ou si souillé, de la ou des valves bidirec onnelles  le  cas  échéant  en  même  temps  que  le  panse‐ ment maximum tous les 8 jours     Réalisa on  d’un  rinçage  pulsé  par  au  moins   3  poussées  successives  (seringue  de  10mL  de  NaCl minimum) après toute injec on / prélève‐ ment sanguin   En cas de non u lisa on, le système ne doit pas  être clampé : quelle que soit la valve en place,    procéder au retrait de tout prolongateur     DÉROULEMENT DU SOIN  ‐ Réalisa on d’une FHA  ‐ Retrait du pansement transparent par é rement latéral avec les  deux mains (port de gants non stériles si souillures)     ‐ Retrait du stabilisateur  ‐ Réalisa on d’une FHA après retrait des gants   ‐ Port de gants stériles OU u lisa on d’un set à pansement (pinces)     ATTENTION : Risque de déplacement du cathéter !  CONSEIL : Durant le soin, pour maintenir le cathéter en place, le fixer à  la peau à distance du point de ponc on à l’aide de bandele es adhé- sives stériles  - Si absence de souillure visible :   an sepsie large avec an sep que alcoolique et séchage spontané  (temps de contact min. 30 sec.)    - Si présence de souillures visibles :   ne oyage      rinçage séchage  an sepsie large avec an sep que alcoolique et séchage spontané  (temps de contact min. 30 sec.)       ‐ Changement de gants stériles  ‐ Réalisa on d’une FHA  - Port de gants stériles  ‐ Mise en place du nouveau stabilisateur   (Si présence de flèches, les posi onner vers le point de ponc on)  ‐ Pansement adhésif stérile, semi‐perméable et transparent         Le stabilisateur est un système   adhésif  adapté et obligatoire pour  fixer le PICCLINE en place.  SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ  Traçabilité  de  la  réfec on  du  pansement  dans le dossier du pa ent et/ou dans le car‐ net de surveillance    Gradua on extériorisée du PICC  à la fin du soin  (Nombre de repères) :     __________________ Critère coché = Critère réalisé  Octobre 2018  ÉTABLISSEMENT        SERVICE  Iden té de l’opérateur :  (à renseigner en fonc on de l’objec f  recherché)   É que e ou Nom/ Prénom   Pa ent :  (à renseigner en fonc on de l’objec f  recherché) 
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    ÉTABLISSEMENT    SERVICE  É que e ou Nom / Prénom   Paent :  Cocher « OUI » si présence d’au moins un des signes d’alertes et préciser.  Pour les mesures correctrices (dépose, réfec on du pansement, soins locaux) se  reporter au dossier de soins et/ou au carnet de surveillance  J1   J2  J3  J4  J5  J6  J7  J8  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Oui Non  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Si oui, préciser :  Signature  Signature  Signature  Signature  Signature  Signature  Signature  Signature  SURVEILLANCE    [1]  Rougeur, gonflement  ou indura on au point  d’inser on  du PICCline ou sur son trajet  [2]  Douleur durant ou en dehors des injec ons   [3]  Sensibilité du point d’inser on ou écoule‐ ment   [4] Signes généraux d’infec on  (hyperthermie…)  [5]  Pansement non occlusif, souillé  [6]  Reflux veineux faible ou absent  [7]  Mauvais débit de perfusion   [8]  Injec on à la seringue difficile    SIGNES D’ALERTES   [9]  Cathéter déplacé  [10]  Cathéter coudé ou fissuré  [11]  Cathéter obstrué  [12]  Fuite au niveau du cathéter  Iden té de l’opérateur :   (En fonc on de l’objec f recherché)     Date et Heure de retrait :  __   /  __   /  ____      __  H  __   Avant le soin : s’assurer qu’un médecin puisse intervenir à tout moment  Iden té du pa ent vérifiée avant le retrait  Informa on au pa ent effectuée     RETRAIT D’UN PICC Line  TENUE  TENUE SOIGNANT  ‐ Tenue professionnelle propre  OU surblouse à usage unique non stérile  ‐ Masque à usage médical avec visière ou lune es de protec on  ‐ Gants non stériles ou gants stériles si mise en culture du PICC      TENUE PATIENT  ‐ Tenue propre  ‐ Masque à usage médical (ou tête tournée côté opposé) si mise  en culture du PICC  ‐ Installa on en décubitus dorsal       ‐ Réalisa on d’une Fric on Hydro‐Alcoolique (FHA)   ‐ Prépara on du matériel sur un plan de travail préalablement  ne oyé / désinfecté     MATÉRIEL  ‐ Réalisa on d’une FHA  ‐ Retrait du pansement transparent par é rement latéral avec les deux mains  ‐ Retrait du stabilisateur  ‐ Réalisa on d’une FHA      DÉROULEMENT DU SOIN - RETRAIT DU CATHÉTER  ‐ Port de gants adaptés (non stériles ou stériles)  ‐ Retrait du cathéter en  rant doucement    ‐ Désinfec on du point de ponc on avec une compresse imprégnée d’un an sep que alcoolique  ‐ Compression du point de ponc on  ‐ Applica on d’un pansement stérile absorbant et occlusif laissé en place pendant une heure minimum     ‐ Vérifier l’intégralité du PICC lors du retrait (noter la gradua on et la comparer avec la gradua on ini ale)  ‐ Traçabilité du retrait dans le dossier de soins    SURVEILLANCE ET TRAÇABILITÉ    A J+4, changement de  la ligne principale  Octobre 2018 
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    Check List d’évaluationou d’aide à l’observance : POSE D’UNE SONDE URINAIRE À DEMEURE ET SURVEILLANCE AVANT LE SOIN Identité du patient vérifiée  Prescription médicale vérifiée  Information au patient effectuée  Date de pose : Date de retrait : Matériau : Latex Silicone Latex siliconé Type de sonde : Simple, droite Béquillée Double courant Numéro de la Charrière : _____ PRÉREQUIS INDICATION 1ère pose Changement 1ère pose chez l’homme réalisé par un médecin Sondage évacuateur     MATÉRIEL - Système clos : connexion du sac et de la sonde avant la pose - Sonde adaptée - Savon doux liquide de préférence en monodose - Antiseptique adapté pour la préparation cutanéo- muqueuse + compresses stériles - Gants stériles pour la pose      LES INCONTOURNABLES  L’indication du maintien de la sonde urinaire doit être reconsidérée chaque jour. La sonde doit être enlevée dès qu’elle n’est pas nécessaire.  Le respect du système clos est primordial. La sonde et la poche de recueil des urines (sac collecteur) sont connectées avant le sondage et ne doivent jamais être désunies. Elles sont posées et retirées ensemble.  L’utilisation du système pré-connecté est à privilégier.  Les précautions standard dont la réalisation de l’hygiène des mains par FHA doivent être ap- pliquées. Le port de gants et la FHA avant et après toute manipulation sont essentiels.  Il s’agit d’un geste invasif à haut risque infectieux nécessitant une asepsie rigoureuse lors de la pose mais aussi lors de la gestion du système de drainage. TRAÇABILITÉ Traçabilité de la pose de la sonde dans le dossier du patient en précisant le type de sonde utilisé + numéro de Charrière  Critère coché = Critère réalisé Octobre 2018 DÉROULEMENT DU SOIN - Préparation du matériel sur un plan de travail préalablement nettoyé/désinfecté  - Réalisation d’une FHA - Port de gants non stériles et tablier en plastique à UU - Réalisation de la toilette urogénitale avec un savon doux - Rinçage - Séchage soigneux      - Réalisation d’une antisepsie large du méat urinaire avec un antiseptique majeur (PVPI aqueuse ou DAKIN®) - Respect du temps de contact (1 minute ou 3 minutes)   - Réalisation d’une FHA - Port de gants stériles - Connexion du sac/sonde avant la pose ou système pré-connecté - Lubrification de la sonde si nécessaire - Vérification du ballonnet - Pose de la sonde - Vérification du bon positionnement de la sonde - Fixation de la sonde - Fixation et positionnement du sac en déclive          ÉTABLISSEMENT SERVICE Identité de l’opérateur : (à renseigner en fonction de l’objectif recherché) Étiquette ou Nom/Prénom Patient : (à renseigner en fonction de l’objectif recherché)
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    Établissement Service Étiquette Nom/Prénom du Patient SURVEILLANCEJOURNALIÈRE J1 J2 J3 J4 J5 J6 J7 J8 J9 J10DATE Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Chiffre Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Initiales J11 J12 J13 J14 J15 J16 J17 J18 J19 J20DATE Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Chiffre Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Initiales J21 J22 J23 J24 J25 J26 J27 J28 J29 J30DATE Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Chiffre Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Matin : Midi : Soir : Initiales SIGNES D’ALERTES ET ACTIONS À METTRE EN PLACE SIGNES [0] Sondage fonctionnel [1] Sonde non fixée [2] Sonde non en déclive [3] Diurèse insuffisante SIGNES [4] Mauvais écoulement [5] Couleur des urines [6] Déconnexion sonde/sac [7] Fièvre, douleurs, brûlures [8] Hématurie hors chirurgie ACTIONS [0] Je ne fais rien [1] Je refixe la sonde [2] Je repositionne la sonde [3] Je contrôle les apports hydriques ACTIONS [4] Je recherche la cause [5] Je demande un avis médical [6] Je désonde et resonde [7] Je demande un avis médical [8] Je demande un avis médical CASE NON REMPLIE = ABSENCE DE SURVEILLANCE Octobre 2018 Reporter dans le tableau de suivi le chiffre qui correspond à votre observation (signes d’alertes)
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    Octobre 2018 PRESCRIPTION RAPPELS : Lapose d’une sonde urinaire s’effectue sur prescription médicale datée et signée précisant l’indication et le choix du matériel. Les indications de sondage doivent être limitées aux seules indications valides : obstruction urinaire chirurgie des voies urogénitales cause médicale nécessitant la surveillance de la diurèse prévention de la macération et de l’infection d’escarre sacrée chez les patients alités. Ces indications doivent être reconsidérées chaque jour. L’incontinence urinaire et/ou la facilitation du travail de l’équipe soignante ne sont en aucun cas une indication de sondage vésical à demeure. Le sondage intermittent est préférable à la sonde à demeure (vessie neurologique, chirurgie orthopédique ou traumatologique…). L'étui pénien est souvent une alternative possible chez l’homme. La mesure vésicale par échographe portable peut se substituer au sondage diagnostique pour évaluer la rétention urinaire et rechercher un résidu post-mictionnel, et peut permettre d’éviter un certain nombre de sondages inutiles. MATÉRIEL À PRESCRIRE : Les sets de sondage Ce sont des sets de soins contenant le matériel nécessaire à la pose. Ils peuvent contenir la sonde et la poche déjà connectées. Les sondes Choisir le bon calibre (CH : charrière) de façon à ne pas être traumatique et à ne pas favoriser la contraction réflexe du sphincter vésical (apparition de fuites). Si des irrigations vésicales sont prévues, la sonde est choisie à double courant (3 voies) Le choix du matériau est un élément primordial, il se fait selon la durée prévisible du sondage : Pas d'utilisation de vaseline même stérile (incompatibilité possible notamment avec le latex).
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    Octobre 2018 Il existeégalement des systèmes de sondes urinaires préconnectées aux poches de recueil. Pas de prescription de changement systématique de poche toutes les semaines mais uniquement si nécessaire. Si la poche doit être changée, c’est le système clos entier (sonde + poche connectées) qui doit être changé. Les accessoires : Attache de jambe ou filet de maintien pour fixer la poche « de jambe ». Porte-poche ou crochet pour empêcher la poche de toucher le sol. DISPENSATION Vérifier que le matériel prescrit est bien stérile (sonde et poche de recueil), idéalement un système clos préconnecté. Vérifier que le matériau prescrit correspond à la durée prévue du sondage. SOINS INFIRMIERS Respecter le système clos : R.71. Il est fortement recommandé d’utiliser le système clos (niveau de preuve élevé) et d’effectuer la pose stérile du cathéter (en dehors du sondage intermittent).  Révision des recommandations de bonne pratique pour la prise en charge et la prévention des Infections Urinaires Associées aux Soins (IUAS) de l’adulte-mai 2015 À télécharger :  « Pose et utilisation d’un système de drainage urinaire »  « Je rentre chez moi avec une sonde urinaire à demeure » LES POCHES DE RECUEIL, Y COMPRIS LES POCHES « DE CUISSE » OU « DE JAMBE » : Doivent impérativement être stériles, non conditionnées en vrac, seules les poches de nuit connectées à celles « de jambe » peuvent être non stériles. Doivent être équipées : d’un site de prélèvement (avec ou sans aiguille), d’un robinet de vidange, d’une valve anti-reflux, d’un crochet de fixation.