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rapport financier 2015
GROUPE
keolis s.a.S.
Sommaire
1. Rapport de gestion ....................................... 3
Rapport de gestion du Président du Directoire
sur les comptes consolidés et sociaux
de l’exercice clos le 31 décembre 2015 ..................... 4
2. Comptes consolidés .................................... 9
Chiffres clés du Groupe.................................................. 10
États financiers consolidés............................................ 11
Notes annexes aux états financiers
consolidés.......................................................................... 16
Rapport des Commissaires aux Comptes................ 66
3. Etats financiers de Gestion
non audités .......................................................... 67
Chiffres clés....................................................................... 68
Compte de Résultats...................................................... 69
État de la situation financière........................................ 70
Tableau des flux de trésorerie....................................... 71
4. Comptes annuels .......................................... 73
États financiers au 31 décembre 2015 ..................... 74
Annexe aux comptes annuels ..................................... 78
Rapport des Commissaires aux Comptes................ 86
3
1. Rapport de gestion
A Rapport de gestion du Président du
Directoire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  4
1 • ACTIVITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.1. Les faits marquants de l’exercice. . . . . . . . . . . . . . . . . 4
2 • COMMENTAIRES SUR LES COMPTES
ET LES RESULTATS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  5
2.1. Comptes consolidés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  5
2.2. Comptes sociaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  5
2.3. Filiales et participations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  6
2.4. Franchissements de seuils et prises de contrôle. .  6
2.5. Activités en matière de recherche
et de developpement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  6
2.6. Informations sur les délais de paiement
des fournisseurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  7
3 • EVOLUTION PREVISIBLE ET PERSPECTIVES
D’AVENIR. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
4 • EVENEMENTS IMPORTANTS SURVENUS
DEPUIS LA CLOTURE DE L’EXERCICE. . . . . . . . . . .  7
5 • GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE . . . . . . . . . . . . . .  7
5.1. Composition du Conseil de Surveillance. . . . . . . . .  8
5.2. Comités internes du Conseil de Surveillance. . . . .  8
5.3. Comité exécutif Groupe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  8
5.4. Capital et actionnariat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  8
6 • PRESENTATION DES RESOLUTIONS
SOUMISES AU VOTE DES ASSOCIES. . . . . . . . . . . .  8
6.1. Affectation du résultat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  8
6.2. Conventions visées à l’article
L 227-10 du Code de commerce. . . . . . . . . . . . . . . .  8
Sommaire
Rapport de gestion du Président du Directoire sur les comptes
consolidés et sociaux de l’exercice clos le 31 décembre 2015
à l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle du 11 mai 2016A
4
1. rapport de gestion
Mesdames, Messieurs,
Nous avons l’honneur de soumettre à votre approbation, confor-
mément aux dispositions légales, réglementaires et statutaires, les
comptes consolidés et les comptes annuels de l’exercice clos le
31 décembre 2015 et de vous rendre compte de l’activité de notre
Société et de ses filiales durant cet exercice.
VosCommissairesauxcomptesvousdonnerontparailleurslecture
de leurs rapports.
Le présent rapport reprend les différentes informations telles que
prévues par la réglementation, ainsi que des informations sur le
gouvernement d’entreprise.
1 • ACTIVITE
1.1. Les faits marquants de l’exercice
Activité commerciale et développement
En 2015, Keolis en France a notamment vu le renouvellement
des contrats au Mans, à Châteauroux, à Vesoul, du Blanc Argent
(licence ferroviaire) et le prolongement de Lorient et Arras.
EFFIA a notamment gagné le parc des plages de Marseille et a
réussi le lancement du P+R Bordeaux (5500 places).
En Europe Continentale, Keolis a renouvelé le contrat Hellweg
Netz en Allemagne, a gagné le contrat de bus d’Odense et le
contrat de tramway d’Aarhus au Danemark, a gagné l’appel
d’offres ferroviaire de Zwenzwoka ainsi que le contrat de bus
d’Utrecht aux Pays-Bas et a remporté le contrat de bus de
Dalarna en Suède. Au Royaume-Uni, Keolis a inauguré deux
nouvelles lignes contribuant à quasi doubler la taille du réseau
du tramway de Nottingham. En Amérique du Nord, Keolis a
renouvelé le contrat urbain de MRC les Moulins au Canada ainsi
que le contrat ferroviaire de VRE aux Etats-Unis.
Dans le secteur des nouvelles solutions de mobilités connec-
tées, Keolis a créé la filiale Kisio qui regroupe les expertises de
Solutions et Services de Keolis autour de 5 pôles d’expertises
(expertises analytiques avec Kisio Analysis, expertises projec-
tives avec Kisio Consulting, expertises opérationnelles avec Kisio
Services, expertises scientifiques et industrielles avec Kisio
Solutions et expertises digitales avec Kisio Digital) et développe
de nombreux projets de services pour l’ensemble des autorités
organisatrices des transports.
Avenant du crédit syndiqué
Le 11 juin 2015, GROUPE KEOLIS S.A.S. a signé un avenant
au contrat de crédit syndiqué du 12 juillet 2013. Les principales
caractéristiques de cet avenant sont :
◗ une augmentation de l’enveloppe maximale, passant de
800 M€ à 900 M€,
◗ un ajustement des conditions financières aux conditions de
marché du moment, plus favorables,
◗ un allongement de la maturité jusqu’au 11 juin 2020,
◗ la possibilité pour Keolis en 2016 et 2017 d’allonger la maturité
d’une année supplémentaire, sous réserve de l’accord de
l’ensemble du syndicat de financement. La maturité pourrait
ainsi être reportée au 11 juin 2022.
Au nom du principe de continuité de la dette, la mise en place
de l’avenant n’a donné lieu à aucun remboursement de nominal.
Au 31 décembre 2015, le montant tiré est de 600 M€ et le solde
non tiré s’élève à 300 M€.
Acquisition du Groupe ATE en Australie
Le 1er
mai 2015, Keolis Downer (détenue par Keolis à 51 % et
Downer EDI à 49 %), leader de l’exploitation du tramway en
Australie, a fait l’acquisition d’Australian Transit Enterprises
(ATE), l’un des principaux opérateurs de bus du pays.
Keolis Downer devient grâce à cette acquisition l’opérateur privé
n°1 de transport public multimodal en Australie.
Fondée en 1974, l’entreprise familiale ATE n’a depuis cessé de
croître pour atteindre en 2014 environ 190 millions de dollars
australiens (136 millions d’euros) de chiffre d’affaires. Basé à
Brisbane, ATE dispose d’une flotte de près de 1 000 bus et
exploite des lignes urbaines, interurbaines et scolaires dans trois
Etats : Australie-Méridionale (Adelaïde), Australie-Occidentale
(Perth) et Queensland (Brisbane). L’entreprise compte aujourd’hui
1 600 collaborateurs.
ATE, 5ème opérateur privé de bus en Australie, est composé de
4 divisions opérationnelles :
◗ Path Transit : liaisons régulières et services de ramassage
scolaire dans la banlieue de Perth (Australie-Occidentale).
◗ Southlink : liaisons régulières et services de ramassage sco-
laire à Adélaïde (Australie-Méridionale).
◗ LinkSA : liaisons régulières, services de ramassage scolaire,
lignes spéciales et services à la demande dans un rayon de
100 km autour d’Adélaïde (Australie-Méridionale).
◗ Hornibrook : liaisons régulières et services de ramassage
scolaire dans la banlieue de Brisbane (Queensland).
Système billettique de Lille
A Lille les dysfonctionnements de la billettique livrée par Parkeon
ont entrainé un décalage dans sa mise en service au regard du
planning contractuel initial. Lille Métropole (LMCU devenue MEL)
a décidé de la mettre en service en juin 2013 contre l’avis de
Keolis Lille ayant refusé de la recetter. Cette situation a engendré
un manque à gagner sur le chiffre d’affaires de Keolis Lille. Dans
ce contexte, un expert judiciaire a été désigné en décembre
5
1. rapport de gestion
2014 afin de déterminer l’origine des dysfonctionnements et
d’en apprécier les conséquences économiques. A ce jour cette
expertise est toujours en cours et se poursuivra sur 2016.
Résultats du Groupe
Le chiffre d’affaires du Groupe pour l’année 2015 s’élève à
5 002,5 M€, en progression de 543,4 M€ par rapport à
décembre 2014, soit +12,2 %.
L’effet change est favorable de +73,8 M€ suite à une déprécia-
tion de l’euro face à la livre sterling et au dollar américain. L’effet
périmètre est de +153,0 M€ et s’explique par l’acquisition de
Striebig en Alsace et par la cession de Transevry en France, par
l’acquisition d’ATE en Australie ainsi que de diverses acquisitions
chez EBH en Belgique (Doppagne/Sanglier, Schloemer, Dislaire/
Ourthe, Van Rompaye) et du rapprochement avec Nettbuss au
Danemark.
L’effet portefeuille des contrats gagnés/perdus pèse pour
+172,1 M€ dont -13,0 M€ en France et +185,1 M€ à l’interna-
tional. En France, on notera principalement la perte de la DSP
d’Aix-les-Bains, du CDG Val et de Concarneau. A l’international,
on mentionnera ensuite l’effet année pleine du contrat de Boston
(+118 M€), du contrat de DLR à Londres (+95 M€) ainsi que la
perte d’E23 en Suède (-27 M€). Hors effets change et périmètre,
le chiffre d’affaires est en hausse de +319,3 M€/+7,2 %.
La croissance organique des contrats existants s’élève
+147,2 M€/+3,3 % dont 19,9 M€ pour la France (+11,9 M€ pour
les Grands Réseaux, +5,5 M€ pour les Grands Urbains, -2,6 M€
pour les Territoires, +5,0 M€ pour l’Ile-de-France), +1,4 M€ pour
EFFIA (+4,7 M€ pour l’activité Stationnements et Autres et
-3,4 M€ pour Kisio), +126,6 M€ pour l’International (+4,8 M€
pour le Royaume Uni, +33,7 M€ pour l’Europe Continentale,
+15,7 M€ pour l’Amérique du Nord et +72,6 M€ en l’Australie).
L’EBITDA récurrent s’élève à +296,2 M€, soit une hausse de
+18,3 M€/+6,6 % par rapport à l’exercice précédent. L’effet
change est pénalisant à hauteur de -5,2 M€.
L’effet périmètre améliore l’EBITDA récurrent de +19,0 M€ dont
+3,7 M€ pour la France (dont +3,4 M€ pour l’acquisition de
Striebig) et +15,3 M€ sur l’International (+4,2 M€ pour les acqui-
sitions belges, +2,8 M€ pour le rapprochement avec Nettbuss
au Danemark et +8,3 M€ pour ATE en Australie).
Hors effets change et périmètre, l’EBITDA est en ligne par rap-
port à 2014.
La croissance organique y compris portefeuille de l’EBITDA est
nulle et se répartit entre +10,9 M€ en France, +4,4 M€ pour
EFFIA et -6,8 M€ pour l’International (la croissance des plate-
formes Royaume-Uni et Europe Continentale ne compense pas
totalement les retards des plateformes Amérique du Nord,
Australie et Nouveaux Territoires). Un plan d’actions a été défini
et est en cours de déploiement pour relancer la zone Amérique
du Nord et notamment rétablir la rentabilité du contrat de Boston.
La variation de coûts de fonctionnement de la Holding Corporate
est de -8,7 M€ dont -4,3 M€ de dénouement de couvertures
gazole.
Le résultat opérationnel récurrent s’élève à +91,0 M€, en baisse
de -13,1 % par rapport à 2014. Ceci s’explique notamment par
la prise en compte du nouvel accord sur les indemnités de
départ à la retraite.
Le résultat net (part du Groupe) pour 2015 est de 33,3 M€ contre
26,0 M€ en 2014.
La génération de cash-flow est de -126,0 M€ en 2015 (dont
-125,5 M€ du fait des acquisitions) alors qu’elle était de +7,4 M€
en 2014.
L’endettement net consolidé de GROUPE KEOLIS S.A.S. res-
sort à +791,3 M€ à fin 2015 contre +607,7 M€ à fin 2014.
L’augmentation est largement expliquée par la politique de crois-
sance externe soutenue par le Groupe.
2 • COMMENTAIRES SUR LES
COMPTES ET LES RESULTATS
2.1. Comptes consolidés
Les comptes consolidés sont établis en conformité avec le réfé-
rentiel IFRS tel qu’adopté par l’Union Européenne.
Les produits des activités ordinaires ressortent à 5 022 M€.
Après prise en compte de l’ensemble des coûts d’exploitation,
le résultat opérationnel après participations mises en équivalence
s’établit à 73,8 M€.
Le résultat net part du Groupe est de 33,3 M€ pour l’exercice
social clos le 31 décembre 2015.
2.2. Comptes sociaux
Le résultat d’exploitation est de -4 177 K€.
Le résultat financier s’établit à 18 025 K€.
Après constatation d’un résultat exceptionnel de -14 K€ et d’un
produit d’impôt sur les sociétés de 17 279 K€ lié aux gains
d’intégration fiscale, les comptes sociaux de GROUPE KEOLIS
S.A.S. se soldent par un bénéfice de 31 113 K€.
6
1. rapport de gestion
2.3. Filiales et participations
Le tableau annexé à notre bilan vous donne toutes les informa-
tions requises concernant l’activité des filiales et participations
de notre Société.
2.4. Franchissements de seuils et prises de contrôle
Au cours de l’exercice 2015, Keolis S.A., filiale de GROUPE
KEOLIS S.A.S., a acquis ou pris le contrôle des sociétés sui-
vantes :
Dans le même temps, EFFIA S.A., filiale de GROUPE KEOLIS
S.A.S., a acquis et constitué les sociétés suivantes :
2.5. Activités en matière de recherche et de
developpement
La Société n’a pas d’activité de recherche et développement.
Acquisitions de Sociétés en France Branche EFFIA
Dénomination Date Pourcentage
EFFIA STATIONNEMENT
BGD (anciennement
Ramery stationnement)
30/11/2015 100 % EFFIA
STATIONNEMENT
Constitutions de Sociétés en France Branche EFFIA
Dénomination Date Pourcentage
EFFIA Stationnement
Marseille
13/10/2015 100 % EFFIA
STATIONNEMENT
KLP01 28/12/2015
100 % EFFIA
STATIONNEMENT
Acquisitions de Sociétés en France, Branche keolis
Dénomination Date Pourcentage
VOYAGES A. FOUACHE 15/10/2015 100 % Keolis
FOUACHE EVASION 15/10/2015 100 % Keolis
Prioris 30/10/2015 34 % des actions
détenues par SIA
Forcity 18/03/2015
Prise de
participation
de 5 %
OnePark 14/10/2015
Prise de
participation
de 20,25 %
constitution de Sociétés à l’international, Branche
keolis
Dénomination Date Pourcentage
KEOLIS DOWNER BUS
AND COACHLINES PTY
LTD
10/03/2015
KEOLIS DOWNER
PTY LTD : 100 %
KEOLIS DOWNER BUS
AND COACHLINES
PROPERTY PTY LTD
10/03/2015
KEOLIS DOWNER
BUS AND
COACHLINES PTY
LTD : 100 %
KEOLIS AMEY
METROLINK LIMITED
13/11/2015
KEOLIS (UK)
LIMITED : 60%
AMEY RAIL
LIMITED : 40%
Acquisitions de Sociétés à l’international, Branche keolis
Dénomination Date Pourcentage
HORNIBROOK TRANSIT
MANAGEMENT PTY
LTD
27/05/2015
KEOLIS DOWNER
BUS AND
COACHLINES PTY
LTD : 100 %
SOUTH WEST TRANSIT
PTY LTD
27/05/2015
HORNIBROOK
TRANSIT
MANAGEMENT
PTY LTD : 100 %
AUSTRALIAN TRANSIT
ENTERPRISES PTY LTD
27/05/2015
HORNIBROOK
TRANSIT
MANAGEMENT
PTY LTD : 100 %
HORNIBROOK BUS
LINES PTY LTD
27/05/2015
KEOLIS DOWNER
BUS AND
COACHLINES PTY
LTD: 83,33 %
HORNIBROOK
TRANSIT
MANAGEMENT
PTY LTD : 16,67 %
PATH TRANSIT PTY LTD 27/05/2015
AUSTRALIAN
TRANSIT
ENTERPRISES:
100%
SOUTHLINK PTY LTD 27/05/2015
AUSTRALIAN
TRANSIT
ENTERPRISES :
100 %
LINKSA PTY LTD 27/05/2015
AUSTRALIAN
TRANSIT
ENTERPRISES :
100 %
MASABI 23/10/2015
Prise de
participation de
5,13 %
Constitutions de Sociétés en France, Branche keolis
Dénomination Date Pourcentage
KEOLIS BASSIN
D’ARCACHON
26/02/2015 100 % Keolis S.A.
KEOLIS ORLY RUNGIS 03/03/2015 100 % Keolis Seine
Val de Marne
KEOLIS ALES 11/08/2015 100% Keolis S.A.
TRANSKEO 07/10/2015
51 % Keolis S.A.
49 % SNCF
Participations
KEOLIS BEAUNE 23/11/2015 100 % Keolis S.A.
KEOLIS ROISSY
SERVICES
AEROPORTUAIRES
01/12/2015 100 % Keolis S.A.
KEOLIS PORTE DE
L’ISERE
02/12/2015 100 % Keolis S.A.
KLP02 14/12/2015 100 % Keolis S.A.
KLP03 14/12/2015 100 % Keolis S.A.
7
1. rapport de gestion
les Transports Daniel Meyer. Avec cette opération stratégique
de croissance externe, Keolis se renforce en Ile-de-France et
conforte son positionnement sur les futurs projets liés au Grand
Paris Express. Keolis Ile-de-France, qui a réalisé en 2014 un
chiffre d’affaires de 400 millions d’euros, gère une flotte de 1900
véhicules répartis dans 25 dépôts. Présentes dans tous les
départements de la région-capitale, ses 19 filiales franciliennes
emploient 4000 collaborateurs et transportent, chaque année,
70 millions de voyageurs. Le groupe Transports Daniel Meyer
compte 440 salariés et une flotte de 260 véhicules, il a réalisé un
chiffre d’affaires de 40,4 millions d’euros en 2014. Son activité
principale réside dans l’exploitation d’une cinquantaine de lignes
régulières, complétée par du transport scolaire et périscolaire,
ainsi que par du transport de personnel et occasionnel.
• EFFIA devient actionnaire de la SAEMES
Début janvier 2016, EFFIA devient actionnaire industriel de réfé-
rence de la Société anonyme d’économie mixte d’exploitation
du stationnement de la Ville de Paris (SAEMES), à hauteur de
33,27 %.
EFFIA, qui gère déjà plus de 30 000 places en Ile-de-France, se
rapproche ainsi du deuxième opérateur de stationnement fran-
cilien en chiffre d’affaires, la SAEMES (45 millions d’euros de
chiffre d’affaires - 25 000 places).
La SAEMES opère de nombreux ouvrages majeurs, notamment
le premier parking de Paris en termes de revenus générés, Lyon-
Méditerranée, situé Gare de Lyon.
Les deux sociétés, qui conserveront leur indépendance com-
merciale mais pourront s’associer pour répondre à certains
appels d’offres, exploitent déjà ensemble le parc Lyon-Diderot.
Avec cette opération, EFFIA devient le deuxième actionnaire de
la SAEMES, derrière la Ville de Paris, qui cède 26,50 % des titres
de la SAEMES mais demeure l’actionnaire majoritaire avec
50,06 % des parts.
5 • GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE
La Société est une Société par actions simplifiée dont le
Président est Monsieur Jean-Pierre Farandou, Président de la
Société et membre unique du Directoire, renouvelé dans ses
fonctions le 29 juillet 2015.
La Société est par ailleurs dotée d’un Conseil de Surveillance
qui, conformément aux dispositions légales et statutaires, a pour
rôle de superviser la gestion du Directoire, composé d’un
membre unique en la personne de Monsieur Farandou, et se
prononcer sur les Décisions Importantes au sens des statuts.
2.6. Informations sur les délais de paiement des
fournisseurs
Conformément aux dispositions des articles L 441-6-1 et D
441-4 du Code du commerce, nous vous précisons la décom-
position, à la clôture du dernier exercice, du solde des dettes à
l’égard de nos fournisseurs et de nos clients par date
d’échéance :
3 • EVOLUTION PREVISIBLE ET
PERSPECTIVES D’AVENIR
Keolis est entré en négociation exclusive avec l’autorité organi-
satrice de Lyon dans le cadre du renouvellement de son contrat
d’exploitation. Le Groupe répond également aux appels d’offres
destinés à renouveler ses contrats d’exploitation des réseaux de
Dijon, d’Artois-Gohelle et de Laval.
En France et chez EFFIA, le Groupe va consolider ses positions
actuelles et sera à l’écoute des opportunités.
A l’International, Keolis souhaite développer sa présence et
regardera toutes les opportunités liées à la chaîne de la mobilité
dans les territoires sur lesquels il est déjà présent mais aussi vers
de nouveaux territoires à l’étranger.
4 • EVENEMENTS IMPORTANTS
SURVENUS DEPUIS LA CLOTURE
DE L’EXERCICE
• Acquisition des Transports Meyer :
En janvier 2016, le Groupe Keolis annonce le rachat d’un acteur
majeur du transport par bus et autocars sur le territoire francilien,
(en milliers d’euros)
Exercice
2015
Exercice
2014
Décomposition par période
d’échéance des factures
- Factures échues :
◗ de 0 à 30 jours - -
◗ de 31 à 60 jours - -
◗ à plus de 60 jours 281 -
- Factures non échues : - 1 022
Montant des dettes
fournisseurs 281 1 022
Montant des fournisseurs débiteurs 89
Montant des factures non
parvenues 4 350 1 761
Total 4 720 2 783
8
1. rapport de gestion
5.1. Composition du Conseil de Surveillance
Au 31 décembre 2015, le Conseil de Surveillance comprenait
7 membres :
◗ Monsieur Joël Lebreton, membre et Président du Conseil de
Surveillance,
◗ Monsieur Mathias Emmerich, membre du Conseil de
Surveillance,
◗ Monsieur Eric Lachance, membre du Conseil de Surveillance,
◗ Monsieur Jean-Yves Leblanc, membre du Conseil de
Surveillance,
◗ Monsieur Philippe Maystadt, membre du Conseil de
Surveillance,
◗ Monsieur Normand Provost, membre du Conseil de
Surveillance,
◗ MonsieurLaurent Trévisani,membredu ConseildeSurveillance.
Monsieur Patrick Coté est membre du Conseil de Surveillance
sans droit de vote.
5.2. Comités internes du Conseil de surveillance
Le Conseil de Surveillance s’appuie sur quatre comités internes
qui préparent les travaux du Conseil :
◗ Le Comité d’Audit et de Déontologie
◗ Le Comité des Investissements et de la Stratégie
◗ Le Comité des Risques et de la Sécurité
◗ Le Comité des Rémunérations et des Ressources Humaines
5.3. Comité exécutif Groupe
Jean-Pierre Farandou, Président de la Société s’est entouré d’un
Comité exécutif dont la composition au jour de l’Assemblée est
la suivante :
◗ Monsieur Michel Lamboley, Directeur Exécutif Corporate
◗ Monsieur Thomas Barbelet, Directeur Marque et Com-
munication
◗ Monsieur Frédéric Baverez, Directeur Exécutif France
◗ Monsieur Jacques Damas, Directeur Exécutif Ferroviaire
et Industriel
◗ Monsieur Bruno Danet, Directeur des Ressources Humaines
Groupe
◗ Monsieur Laurent Kocher, Directeur Exécutif Marketing,
Innovation et Services
◗ Monsieur Bernard Tabary, Directeur Exécutif International
◗ Monsieur Arnaud van Troeyen, Directeur Général Adjoint
Stratégie et Développement Groupe
5.4. Capital et actionnariat
Au 31 décembre 2015, le capital social est de 237 888 901,80 € ;
il est réparti comme suit :
◗ SNCF Participations : 69,70 %
◗ CDP-IE : 30 %
◗ FCPE « GROUPE KEOLIS ACTIONNARIAT » : 0,16 %
◗ Autocontrôle : 0,14 %
La participation des salariés au travers du FCPE « GROUPE
KEOLIS ACTIONNARIAT » est donc de 0,16 % du capital.
6 • PRESENTATION DES RESOLUTIONS
SOUMISES AU VOTE DES ASSOCIES
6.1. Affectation du resultat
Il vous sera proposé d’affecter le bénéfice de l’exercice clos le
31 décembre 2015 de la manière suivante :
Bénéfice de l’exercice	 31 113 593,16 €
Affectation à la réserve légale	 (1 555 679,66 €)
Report à nouveau exercice N-1	 142 613 581,34 €
________________
Bénéfice distribuable	 172 171 494,84 €
Affectation au poste Report à Nouveau	 172 171 494,84 €
Conformément à la loi, il vous est demandé de prendre acte de
ce que le montant du dividende mis en distribution et celui de
l’avoir fiscal correspondant au titre des exercices précédents ont
été les suivants :
Dépenses non déductibles fiscalement
Nous vous indiquons qu’aucune dépense non déductible fisca-
lement au sens des articles 223 quater et 223 quinquies du
Code Général des Impôts n’a été engagée au cours de l’exercice
écoulé.
6.2. Conventions visées à l’article L 227-10 du Code de
commerce
Il vous sera donné lecture du rapport des Commissaires aux
comptes sur les conventions intervenues au cours de l’exercice
et autorisées par votre Conseil de Surveillance conformément
aux dispositions de l’article L227-10 du Code de commerce.
Nous espérons que les propositions qui précèdent recevront
votre agrément et que vous voudrez bien voter les résolutions
qui vont vous être soumises.
Le Président du Directoire
Exercice
Dividende
Montantdesrevenus
distribuéséligibles
àlaréfaction
Montantdesrevenus
distribuésnonéligibles
àlaréfaction
2014 Néant - -
2013 Néant - -
2012 Néant - -
9
2. COMPTES CONSOLIDÉS
2. comptes consolidés
A Chiffres clés du Groupe. . . . . . . . . . . . . . . .  10
B États financiers consolidés . . . . . . . . . . . .  11
1 • Compte de résultat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
2 • État du résultat global. . . . . . . . . . . . . . . . . .  12
3 • État de la situation financière. . . . . . . . . . . 13
4 • Tableau de variation
des capitaux propres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
5 • Tableau des flux de trésorerie. . . . . . . . . . 15
C Notes annexes aux états financiers
consolidés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .  16
1 • Information générale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2 • Principales méthodes comptables . . . . . . 16
2.1. Bases de préparation de l’information financière. 16
2.2. évolution en matière de principes comptables. . . . . 16
2.3. Recours à des appréciations
du Management dans l’application
des normes comptables Groupe. . . . . . . . . . . . . . . 18
2.4. Principes comptables. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
3 • Faits marquants de l’exercice 2015 . . . . . . 30
4 • Notes relatives à l’état du résultat
consolidé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.1. Charges de personnel et effectifs. . . . . . . . . . . . . . 31
4.2. Autres produits d’exploitation . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.3. Résultat opérationnel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31
4.4. Calcul de l’EBITDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.5. Résultat financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.6. Quote-part du résultat net des participations
mises en équivalence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32
4.7. Impôt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33
5 • Notes relatives à l’état de la situation
financière consolidée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
5.1. Goodwill. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35
5.2. Autres immobilisations incorporelles. . . . . . . . . . . 36
5.3. Immobilisations corporelles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37
5.4. Titres mis en équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38
5.5. Actifs financiers courants
et non courants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.6. Stocks . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
5.7. Créances d’exploitation et diverses. . . . . . . . . . . . 40
5.8. Trésorerie et équivalents de trésorerie. . . . . . . . . . 40
5.9. Capitaux propres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
5.10. Emprunts et dettes financières. . . . . . . . . . . . . . . 41
5.11. Actifs et passifs par catégorie. . . . . . . . . . . . . . . . 44
5.12. Gestion des risques et
instruments financiers dérivés . . . . . . . . . . . . . . .  45
5.13. Provisions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51
5.14. Dettes d’exploitation et diverses. . . . . . . . . . . . . . 55
6 • Engagements hors état
de la situation financière
et obligations contractuelles. . . . . . . . . . 56
7 • Litiges. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
8 • Transactions avec les parties liées. . . . . 57
8.1. Transactions avec Groupe Keolis S.A.S.
et le Groupe EFFIA. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
8.2. Transactions avec les co-entreprises
et entreprises associées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
8.3. Rémunération des dirigeants clés du Groupe. . . . . 57
9 • Événements postérieurs à la clôture . . 57
10 • Périmètre de consolidation. . . . . . . . . . . . 58
10.1. Filiales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58
10.2. Co-entreprises et entreprises associées. . . . . . . 65
Rapport des commissaires aux comptes
sur les comptes consolidés. . . . . . . . . . . . . . . . . .  66
Sommaire
10
2. COMPTES CONSOLIDÉS
(1) Dans le cas d’une position excédentaire de trésorerie, les chiffres sont présentés entre parenthèses.
Chiffres clés du Groupe
A
(en millions d'euros) Note 31/12/2015 31/12/2014
Chiffre d'affaires 5 002,5 4 459,1
◗ Chiffre d'affaires France 2 810,3 2 785,7
◗ Chiffre d'affaires International 2 192,1 1 673,4
Chiffre d'affaires net de sous-traitance 4 818,2 4 272,6
EBITDA récurrent 4.4 296,2 277,8
EBITDA 4.4 274,6 250,9
Résultat opérationnel récurrent 4.3 91,0 104,7
Résultat opérationnel avant participations mises en équivalence 51,4 52,7
Résultat opérationnel après participations mises en équivalence 73,8 68,7
Résultat net des activités courantes 26,0 27,8
Résultat net (part du Groupe) 33,3 26,0
Capitaux propres consolidés 1 024,7 994,4
Dont part du Groupe 972,9 973,4
Excédent Brut d'Exploitation 201,8 247,3
Investissements industriels 237,2 209,9
Endettement financier net (Excédent de trésorerie) (1)
791,3 607,7
11
2. COMPTES CONSOLIDÉS
1 • Compte de résultat
états financiers consolidés
B
(en millions d’euros) Note 31/12/2015 31/12/2014
Chiffre d'affaires 5 002,5 4 459,1
Autres produits liés à l'activité 19,3 26,1
Produits des activités ordinaires 5 021,7 4 485,2
Sous-traitance (184,2) (186,5)
Achats consommés et charges externes (1 641,8) (1 489,6)
Impôts et taxes (17,4) (15,2)
Charges de personnel, intéressement, participation 4.1 (2 891,0) (2 529,1)
Autres produits opérationnels 4.2 50,2 50,3
Autres charges opérationnelles (31,9) (22,2)
Dotations nettes aux provisions sur actifs courants (0,1) (4,6)
Dotations nettes aux amortissements et autres provisions (221,7) (190,2)
Résultat de cession sur immobilisations récurrent 0,9 1,1
Quote-part de reprise de subvention 6,3 5,5
Résultat opérationnel récurrent 91,0 104,7
Autres produits non récurrents 4.3 7,4 6,6
Autres charges non récurrentes 4.3 (26,0) (30,5)
Dotation aux amortissements des droits contractuels et autres 4.3 (21,0) (28,1)
Dont dépréciations des autres actifs incorporels et badwill 5,7 (5,3)
Résultat opérationnel avant participations mises en équivalence 51,4 52,7
Quote-part du résultat des entreprises associées 22,4 16,0
Résultat opérationnel après participations mises en équivalence 73,8 68,7
Coût endettement financier net 4.5 (18,1) (18,6)
Autres produits financiers 4.5 7,3 7,5
Autres charges financières 4.5 (19,0) (18,2)
Résultat financier (29,8) (29,3)
Résultat net avant impôt 44,0 39,4
Charges d’impôts 4.7 (18,0) (11,6)
Résultat net des activités poursuivies 26,0 27,8
Résultat net consolidé 26,0 27,8
Part du résultat attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle 7,3 (1,8)
Résultat net (part du groupe) 33,3 26,0
12
2. COMPTES CONSOLIDÉS
(en millions d’euros) 31/12/2015 31/12/2014
Résultat net 26,0 27,8
Gains (pertes) actuariels liés aux régimes de retraites à prestations définies (0,8) (14,2)
Impôts sur écarts actuariels des régimes à prestations définies 0,2 4,9
Quote-part dans les autres éléments du résultat global non recyclables des entreprises mises en
équivalence 13,0 8,4
Eléments non recyclables en résultat 12,4 (1,0)
Ecarts de conversion et autres 1,2 5,3
Gains (pertes) latents liés aux instruments de couverture 0,3 (10,6)
Impôts sur les éléments recyclables (0,1) 3,7
Eléments recyclables ultérieurement en compte de résultat 1,4 (1,7)
Charges et produits comptabilisés directement en capitaux propres 13,7 (2,7)
Résultat global 39,7 25,1
Dont part du Groupe 47,0 22,6
Dont part des participations ne donnant pas le contrôle (7,3) 2,4
2 • État du résultat global
13
2. COMPTES CONSOLIDÉS
ACTIF
(en millions d’euros)
Note 31/12/2015 31/12/2014
Ecarts d’acquisition 5.1 1 139,6 1 105,1
Autres immobilisations incorporelles 5.2 533,9 489,9
Immobilisations corporelles 5.3 891,8 806,3
Titres mis en équivalence 5.4 35,1 32,5
Actifs financiers non courants 5.5 171,1 147,7
Impôts différés actifs 4.7 84,6 79,9
Actifs non courants 2 856,2 2 661,3
Stocks et encours 5.6 82,0 78,0
Créances d’exploitation 5.7 426,4 391,5
Créances diverses 5.7 348,8 310,5
Actifs financiers courants 5.5 19,4 19,7
Trésorerie et équivalents de trésorerie 5.8 312,7 294,6
Actifs courants 1 189,2 1 094,3
TOTAL ACTIF 4 045,4 3 755,7
passif
(en millions d’euros)
Note 31/12/2015 31/12/2014
Capital social 5.9 237,9 237,9
Réserves et primes 5.9 701,6 709,5
Résultat net part du Groupe 5.9 33,3 26,0
Capitaux propres part du groupe 972,9 973,4
Réserves attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle 59,1 19,2
Résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle (7,3) 1,8
Capitaux propres 1 024,7 994,4
Provisions pour risques et charges non courantes 5.13 196,4 182,1
Dettes financières non courantes 5.10 881,1 653,1
Impôts différés passifs 4.7 177,5 153,8
Passifs non courants 1 255,1 989,0
Provisions pour risques et charges courantes 5.13 55,6 52,4
Dettes financières courantes 5.10 78,8 181,0
Trésorerie passive 5.8 189,9 117,7
Dettes d'exploitation et autres dettes 5.14 1 441,3 1 421,1
Passifs courants 1 765,6 1 772,2
TOTAL PASSIF 4 045,4 3 755,7
3 • État de la situation financière
14
2. COMPTES CONSOLIDÉS
(en millions d’euros)
Capitalsocial
Réserves
Ecarts
deconversion
Autresgains
(pertes)
latents,nets
Autresgains(pertes)
latents,nets,non
recycablesenrésultat
Sous-total
Capitauxpropres
SITUATION AU 31 DECEMBRE 2013 237,9 753,3 (14,8) 2,1 (12,2) 728,4 966,3
Attribuable aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. 237,9 740,4 (15,5) 2,1 (12,1) 714,9 952,8
Attribuable aux actionnaires minoritaires des filiales - 12,8 0,7 - - 13,5 13,5
Dividendes versés aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - - - - - - -
Variation des parts d’intérêts de GROUPE KEOLIS S.A.S. dans
ses filiales sans pertes de contrôle - (2,0) - - - (2,0) (2,0)
OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES
DE Groupe Keolis SAS (A) - (2,0) - - - (2,0) (2,0)
Dividendes versés aux actionnaires minoritaires des filiales - (0,6) - - - (0,6) (0,6)
Variation des parts d’intérêts liées à la prise / perte de
contrôle des filiales - - - - - - -
Variation des parts d’intérêts sans prise / perte de contrôle
des filiales - 5,7 - - - 5,7 5,7
OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES
MINORITAIRES DES FILIALES (B) - 5,1 - - - 5,1 5,1
Résultat net - 27,8 - - - 27,8 27,8
Reclassement des réserves non recyclables lié aux fusions (2,8) - - 2,8 - -
Charges et produits comptabilisés directement en capitaux
propres - - 5,3 (7,0) (1,0) (2,7) (2,7)
Résultat global (C) - 25,0 5,3 (7,0) 1,8 25,1 25,1
VARIATIONS DE LA PERIODE (A+B+C) - 28,1 5,3 (7,0) 1,8 28,1 28,1
Attribuables aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - 23,9 4,6 (7,0) 1,8 23,4 23,4
Attribuables aux actionnaires minoritaires des filiales - 6,9 0,7 - - 7,6 7,6
SITUATION AU 31 DECEMBRE 2014 237,9 781,3 (9,6) (4,9) (10,4) 756,5 994,4
Attribuable aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. 237,9 761,6 (10,9) (4,9) (10,3) 735,5 973,4
Attribuable aux actionnaires minoritaires des filiales - 19,8 1,3 - (0,1) 21,0 21,0
Dividendes versés aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - (50,0) - - - (50,0) (50,0)
Autres variations (y compris effets de l’application d’IFRIC 21) - 2,5 - - - 2,5 2,5
OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES
DE Groupe Keolis S.A.S. (A) - (47,5) - - - (47,5) (47,5)
Dividendes distribués aux actionnaires minoritaires des filiales - (0,8) - - - (0,8) (0,8)
Variation des parts d'intérêts liées à la prise / perte de
contrôle des filiales - - - - - - -
Variation des parts d'intérêts sans prise / perte de contrôle
des filiales - 38,9 - - - 38,9 38,9
OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES
MINORITAIRES DES FILIALES (B) - 38,1 - - - 38,1 38,1
Résultat net - 26,0 - - - 26,0 26,0
Charges et produits comptabilisés directement en capitaux
propres - - 1,2 0,2 12,4 13,7 13,7
RESULTAT GLOBAL (C) - 26,0 1,2 0,2 12,4 39,7 39,7
VARIATIONS DE LA PERIODE (A+B+C) - 16,6 1,2 0,2 12,4 30,3 30,3
Attribuables aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - (14,2) 1,2 0,2 12,4 (0,5) (0,5)
Attribuables aux actionnaires minoritaires des filiales - 30,8 - - - 30,8 30,8
SITUATION AU 31 DECEMBRE 2015 237,9 797,9 (8,4) (4,7) 2,0 786,8 1 024,7
Attribuable aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. 237,9 747,3 (9,7) (4,7) 2,1 735,0 972,9
Attribuable aux actionnaires minoritaires des filiales - 50,6 1,3 - - 51,9 51,9
4 • Tableau de variation des capitaux propres
RÉSERVES ET AUTRES
Éléments Recyclables
15
2. COMPTES CONSOLIDÉS
(en millions d’euros) Note 31/12/2015 31/12/2014
Résultat opérationnel avant participations mises en équivalEnce 4.3 51,4 52,7
Eléments non décaissables 4.4 223,2 198,3
EBITDA 4.4 274,6 250,9
Elimination de provisions sur actifs circulants 0,1 4,6
Variation du BFR (25,5) 13,5
Impôts payés (47,3) (21,8)
A) Excédent Brut d’Exploitation 201,8 247,3
Investissements industriels (237,2) (209,9)
Cessions des immobilisations corporelles et incorporelles (prix de vente) 37,3 34,4
Subventions d’investissements reçues 8,1 2,5
Variations des actifs financiers de concession (IFRIC 12) (14,2) (19,1)
Investissements financiers (133,1) (86,0)
Cessions d’actifs financiers 6,4 11,0
Trésorerie sur variations de périmètre 4,9 27,2
B) Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement (327,8) (239,9)
Disponible après investissement (126,0) 7,4
Dividendes versés (51,0) (1,0)
Dividendes reçus 32,2 13,4
Variation des capitaux propres (Autres transactions avec les actionnaires) 38,7 13,0
Nouveaux emprunts 243,8 104,3
Remboursements d’emprunts (167,2) (130,2)
Intérêts reçus 0,7 1,2
Intérêts versés (19,1) (19,6)
Variation des autres dettes financières 0,2 0,4
Autres (7,9) (10,2)
C) Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement 70,4 (28,8)
D) Incidence des variations des cours de devises  1,5 3,0
Variation de trésorerie nette (A+B+C+D) (54,2) (18,4)
Trésorerie d’ouverture 5.8 176,9 195,3
Trésorerie de clôture 5.8 122,8 176,9
Variation de trésorerie nette (54,2) (18,4)
5 • Tableau des flux de trésorerie
16
2. COMPTES CONSOLIDÉS
1 • Information générale
L’activité de la société GROUPE KEOLIS S.A.S. et de ses filiales
(«leGroupe»)estd’unepartletransportmultimodaldevoyageurs
et d’autre part le stationnement au sein du Groupe EFFIA. Le
Groupe intervient dans 9 pays d’Europe, au Canada, en Australie,
auxEtats-UnisetenIndeentantquedélégatairedeservicepublic,
dans le cadre d’accords public-privé.
		
La société GROUPE KEOLIS S.A.S., société tête du Groupe, est
une société par actions simplifiée enregistrée et domiciliée en
France, dont le siège social est situé au 20/22 rue Le Peletier
75320 PARIS Cedex 9.
Les états financiers consolidés de GROUPE KEOLIS S.A.S. clos
au 31 décembre 2015 sont arrêtés par le Directoire du 9 février
2016 et présentés au Conseil de Surveillance du 18 février 2016.
Les comptes du Groupe sont intégrés globalement dans ceux de
la SNCF.
2 • Principales méthodes
comptables
2.1. Bases de préparation de l’information financière
Les états financiers consolidés du Groupe au titre de l’exercice
clos le 31 décembre 2015 sont établis conformément au référen-
tiel IFRS (normes et interprétations) publié par l’IASB telles
qu’adoptées par l’Union Européenne et d’application obligatoire
au 1er janvier 2015. Celles-ci sont disponibles sur le site :
http://ec.europa.eu/internal_market/accounting/ias/index_fr.htm
Les états financiers consolidés sont présentés en millions d’eu-
ros sauf indication contraire.
En l’absence d’instruments d’emprunt ou de capitaux propres
négociés sur un marché réglementé, le Groupe a choisi de ne
publier ni les informations relatives au résultat par action (IAS 33),
ni les informations relatives aux secteurs opérationnels (IFRS  8).
Les actifs et passifs compris dans les états financiers consolidés
du Groupe sont évalués et comptabilisés selon différentes
conventions d’évaluation autorisées par le référentiel IFRS cor-
respondant principalement au coût historique, à l’exception des
instruments financiers dérivés et des actifs financiers détenus à
des fins de transaction ou classés comme disponibles à la vente,
qui sont évalués à leur juste valeur.
2.2. Évolution en matière de principes comptables
Application de normes, amendements de normes et
d’interprétations d’application obligatoire au 1er
janvier 2015
• Interprétation IFRIC 21 « Droits ou taxes »
L’interprétation IFRIC 21 « Droits ou taxes » précise le fait géné-
rateur, au passif du bilan, des taxes entrant dans le champ
d’application de la norme IAS 37 « Provisions, passifs éventuels
et actifs éventuels ». Les taxes sont des sorties de ressources
représentatives d’avantages économiques qui sont imposées
par les autorités publiques en vertu de dispositions légales ou
réglementaires.
Toutefois, le champ d’application de cette interprétation exclut
les sorties de ressources relevant de la norme IAS12 « Impôts
sur le résultat » ; les amendes et pénalités imposées pour non-
respect des lois et règlementations en vigueur et les paiements
effectués par l’entité dans le cadre d’un accord contractuel avec
une autorité publique pour l’acquisition d’un actif ou la réalisation
d’une prestation de service.
L’interprétation IFRIC 21 amène à se conformer pour la comp-
tabilisation des taxes à leurs exigibilités fiscales et non pas selon
leurs engagements. Son application au sein du Groupe s’est
traduite uniquement par les modifications quant au rythme de
reconnaissance et à l’exercice utilisé pour la valorisation de la
taxe relative à la Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés
(C3S) en vigueur en France. Celle-ci était auparavant constatée
prorata temporis à chaque arrêté intermédiaire selon le chiffre
d’affaires de l’exercice en cours. A présent, elle est constatée à
la date du fait générateur de l’obligation d’exigibilité fiscale qui
est le 1er janvier et ainsi selon le chiffre d’affaires réalisé à la fin
de de l’année civile précédente écoulée.
L’impact de l’application de l’interprétation est une amélioration
des capitaux propres au 1er
janvier 2014 pour 2,3 M€. Par ail-
leurs, l’impact sur le compte de résultat 2014 n’est pas signifi-
catif.
Compte tenu de son impact non matériel, cette amélioration des
capitaux propres a été constatée à l’ouverture de la période
2015.
L’application d’IFRIC 21 à fin décembre 2015 a conduit à retrai-
ter la charge C3S comptabilisée à fin 2014 pour 3,5 M€ et due
fiscalement le 1er
janvier 2015. La charge liée à cette taxe sans
l’application d’IFRIC 21 aurait été de 1,8 M€ du fait des modifi-
cations des modalités de valorisation apportées par l’adminis-
tration fiscale pour l’exercice fiscale 2016.
•	Améliorations annuelles des IFRS Cycle 2011–2013
Notes annexes aux états financiers consolidés
C
17
2. COMPTES CONSOLIDÉS
Les améliorations annuelles des IFRS Cycle 2011–2013 sont
applicables pour les exercices ouverts à compter du 1er juillet
2014 et concernent principalement IFRS 3 « Regroupements
d’entreprises » et IFRS 13 « Evaluation de la juste valeur ». La
norme IFRS 3 est amendée de sorte à exclure de son champ
d’application la création de toutes formes de partenariats, tels
que définis dans IFRS 11 « Partenariats », c’est-à-dire les coen-
treprises et les activités conjointes. Quant à la norme IFRS 13,
elle permet à présent par exception de mesurer la juste valeur
non seulement d’un ensemble d’actifs et de passifs financiers
sur une base nette, mais aussi à présent de mesurer la juste
valeur de tous les contrats qui relèvent d’IAS 39 « Instruments
financiers : comptabilisation et évaluation » même s’ils ne
répondent pas à la définition des actifs et passifs financiers selon
IAS 32 « Instruments financiers : Présentation ».
Ces améliorations sont sans impact sur la présentation de l’exer-
cice clôturé.
Normes, amendements de normes et interprétations sans
application par anticipation
De manière générale, le Groupe n’applique pas par anticipation
les normes et interprétations adoptées par l’Union Européenne
applicables à compter d’un exercice ouvert postérieurement au
1er janvier 2015.
Le Groupe n’a pas appliqué les normes, améliorations annuelles,
amendements de normes et interprétations non adoptés par
l’Union Européenne.
•	Améliorations annuelles des IFRS 2010-2012
Les amendements applicables à compter des exercices ouverts
le 1er février 2015 portent sur IFRS 2 « Paiement fondé sur des
actions » définissant la condition de performance et la condition
de service ; IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » précisant la
comptabilisation de la contrepartie éventuelle ; IFRS 8 « Secteurs
opérationnels » (non publié par le Groupe) ; IFRS 13 « Evaluation
de la juste valeur » explicitant les raisons de la suppression des
paragraphes liées à l’évaluation des créances et dettes à court
terme, sans stipulation du taux d’intérêt au montant facturé ; IAS
16 « Immobilisations corporelles » et IAS 38 « Immobilisations
incorporelles » précisant que les amortissements cumulés sont
calculés par différence entre le montant brut et le montant net
comptabilisé ; et IAS 24 « Informations relatives aux parties liées »
stipulant que l’entité de reporting est exemptée de fournir le mon-
tant des rémunérations versées aux principaux dirigeants mais
doitindiquerlemontantdeshonorairesversésàl’entitéprestataire
de services.
•	Améliorations annuelles des IFRS Cycle 2012-2014
Les amendements applicables à compter des exercices ouverts
le 1er janvier 2016 portent sur IFRS 5 « Actifs non courants déte-
nus en vue de la vente et activités abandonnées » afin d’y inclure
les actifs détenus en vue de leur distribution aux propriétaires ;
IFRS 7 « Instruments financiers : Informations à fournir » quant à
la conservation d’un lien avec un contrat de services transféré et
sur l’absence d’information sur la compensation des actifs finan-
ciers et des passifs financiers pour les états financiers intermé-
diaires condensés ; IAS 19 « Avantages du personnel » pour
déterminerletauxd’actualisationnonplusauniveaudupaysmais
au niveau de la zone monétaire ; et IAS 34 « Information financière
intermédiaire » précisant l’expression «ailleurs dans le rapport
financier intermédiaire».
•	Amendements à IAS 1 « Présentation des états financiers »
Les amendements applicables à compter des exercices ouverts
le 1er janvier 2016 stipulentque l’application de la notion de maté-
rialité s’applique aux états financiers y compris les notes annexes
pourfavoriserleurcompréhension,etquelejugementprofession-
nel s’applique plus largement dans les informations sur les
méthodes comptables en annexe.
•	Amendements à IAS 16 « Immobilisations corporelles » et à IAS
38 « Immobilisations incorporelles »
Les amendements applicables à compter des exercices ouverts
le 1er janvier 2016 précisent que l’utilisation de la méthode
d’amortissement fondée sur les revenus n’est pas appropriée.
•	Amendements limités à IAS 19 « Avantages du personnel »
Les amendements applicables à compter des exercices ouverts
le 1er février 2015 clarifient et simplifient la comptabilisation des
cotisations qui sont indépendantes du nombre d’années de ser-
vice du membre du personnel comme une réduction du coût des
services rendus de la période pendant laquelle le service est
rendu, au lieu d’être affectées aux périodes de service.
•	Amendements à IAS 27 « La mise en équivalence dans les états
financiers individuels »
Les amendements applicables à compter des exercices ouverts
le 1er janvier 2016 permettent d’utiliser la méthode de la mise en
équivalence telle que décrite par IAS 28 « Participations dans des
entreprises associées et coentreprises » et non plus selon IFRS 9
« Instruments financiers » pour comptabiliser dans les états finan-
ciers individuels les participations dans des filiales, coentreprises
et entreprises associées.
•	Amendements à IFRS 11 - Partenariats
Les amendements applicables à compter des exercices ouverts
le1erjanvier2016précisentlamanièredecomptabiliserlesacqui-
sitions d’intérêts dans une entreprise commune dont l’activité
constitue une entreprise au sens d’IFRS 3 « Regroupements
d’entreprises ».
18
2. COMPTES CONSOLIDÉS
Normes applicables postérieurement à 2015 et non encore
approuvées par l’UE
Le Groupe n’applique pas les textes suivants qui ne sont pas
applicables en 2015 mais qui devraient l’être de manière obliga-
toire ultérieurement :
- IFRS 15 – Revenus provenant de contrats avec des clients
(publié en mai 2014). Cette norme remplacera les normes IAS
18, Produits des activités ordinaires et IAS 11, Contrats de
construction. Cette norme devrait être d’application obligatoire
pour les exercices 2018 et suivants sous réserve de son adop-
tion par l’Union Européenne ;
- IFRS 9 – Instruments financiers (publié en juillet 2014). Ce texte
portesurleclassementetl’évaluationdesinstrumentsfinanciers,
la dépréciation des actifs financiers et la comptabilité de couver-
ture. Cette norme remplacera la norme IAS 39, Instruments
financiers ; elle devrait être d’application obligatoire pour les
exercices 2018 et suivants sous réserve de son adoption par
l’Union Européenne.
Le Groupe examine ces normes afin de déterminer leurs impacts
sur les états financiers consolidés et les conséquences pratiques.
2.3. Recours à des appréciations du Management
dans l’application des normes comptables Groupe
Pour établir les comptes du Groupe, conformément à la norme
IAS 8 « Méthodes comptables, changements d’estimations
comptables et erreurs », la direction doit effectuer des estima-
tions et formuler des hypothèses qui affectent les montants
figurant dans les états financiers. La direction est amenée à
réviser ces estimations en cas de changement dans les circons-
tances sur lesquelles elles étaient fondées ou par suite de nou-
velles informations. La direction est également amenée à exercer
son jugement dans le cadre de ­l’application des méthodes
comptables. En conséquence, les estimations futures pourraient
évoluer par rapport à celles retenues au 31 décembre 2015.
Les estimations et hypothèses concernent principalement les
durées des relations contractuelles, les tests de dépréciation des
actifs, les impôts différés actifs, les instruments financiers, les
provisions, notamment les provisions pour retraites, les litiges,
les pertes sur contrats déficitaires et la reconnaissance des
produits à recevoir et des pénalités à supporter dans le cadre
des relations contractuelles.
Enfin, en l’absence de normes ou interprétations applicables à
une transaction spécifique, la direction du Groupe fait usage de
jugement pour définir et appliquer les méthodes comptables qui
permettront d’obtenir des informations pertinentes et fiables, de
sorte que les états financiers :
◗ présentent une image fidèle de la situation financière et des flux
de trésorerie du Groupe ;
◗ traduisent la réalité économique des comptes.
2.4. Principes comptables
2.4.1. Méthodes de consolidation
Les filiales sont consolidées à compter de la date à laquelle le
contrôle est transféré au Groupe. Elles sont déconsolidées à
compter de la date à laquelle le contrôle cesse d’être exercé.
Les produits et charges des sociétés sont intégrés dans le résul-
tat du Groupe à compter de la date de prise de contrôle et
jusqu’à la date de perte de contrôle.
Filiales consolidées selon la méthode de l’intégration
globale
LesfilialessonttouteslessociétésdanslesquellesleGroupeexerce,
directement ou indirectement, le contrôle exclusif. Les états finan-
ciers consolidés du Groupe incluent les actifs, les passifs, et les
produits et charges de ces sociétés.
CecontrôleexclusifexistedèslorsqueGROUPEKEOLISS.A.S.a
le pouvoir sur l’entité, l’exposition ou les droits à des rendements
variables,etlacapacitéàinfluersurcesrendements.Pourapprécier
cecontrôle,sontprisencomptelesrèglesdegouvernanceétablies
etlesdroitsdétenusparlesautresactionnairesafindes’assurerde
leur caractère purement protectif. L’analyse des droits de vote
potentiels immédiatement exerçables ou convertibles, y compris
ceux détenus par une autre entité, est également effectuée pour
déterminer ceux conférant des droits substantifs pertinents dans
l’analyse du pouvoir, conformément à la norme IFRS 10 « Etats
Financiers Consolidés ».
Les entités structurées faisant l’objet d’un contrôle en substance
par le Groupe sont consolidées.
Entreprisesassociéesetcoentreprisesmisesenéquivalence
Les entités associées dans lesquelles le Groupe exerce une
influence notable sans toutefois exercer un contrôle sont des
entreprises associées. Cette influence notable est présumée à
partir de 20 % des droits de vote.
Selon la méthode de mise en équivalence, les participations
dans les entreprises associées ou coentreprises sont inscrites
au bilan consolidé à leur coût d’acquisition. La part du Groupe
dans le résultat des entreprises associées ou coentreprises est
reconnue dans le compte de résultat alors que sa part dans les
mouvements de réserves postérieurs à l’acquisition est recon-
nue en réserves. Les mouvements postérieurs à l’acquisition
sont portés en ajustement de la valeur de l’investissement. La
quote-part du Groupe dans les pertes enregistrées par une
entreprise associée ou une coentreprise est constatée dans la
limite de la valeur comptable de la participation ainsi que toute
quote-part à long terme éventuelle. Les pertes supplémentaires
ne font pas l’objet d’une provision sauf si le Groupe a une obli-
gation légale ou implicite de soutien envers cette entreprise
associée ou coentreprise.
19
2. COMPTES CONSOLIDÉS
Participations ne donnant pas le contrôle
Uneparticipationnedonnantpaslecontrôleestlapartd’intérêt,dans
unefiliale,quin’estpasattribuabledirectementouindirectementàla
société mère. Les participations ne donnant pas le contrôle sont
comptabilisées à la juste valeur à la date de prise de contrôle.
Clôtures décalées
Pour les sociétés dont la clôture n’est pas au 31 décembre, des
états financiers intermédiaires à cette même date sont établis.
Transactionséliminéesdanslesétatsfinanciersconsolidés
Les opérations entre entreprises consolidées qui ont une inci-
dence sur leur bilan ou leur compte de résultat sont éliminées.
Les pertes réalisées sur des transactions entre sociétés conso-
lidées qui sont indicatives d’une perte de valeur ne sont pas
éliminées. La norme IAS 12 « Impôts sur le résultat » s’applique
aux différences temporaires résultant de l’élimination des profits
et des pertes sur transactions intragroupe.
2.4.2. Conversion des opérations et des états financiers
des sociétés étrangères
LesétatsfinanciersconsolidésduGroupesontétabliseneuros,qui
est la monnaie fonctionnelle et de présentation de la société mère.
Conversion des états financiers des sociétés étrangères
Les comptes des sociétés consolidées étrangères, dont la mon-
naie fonctionnelle n’est pas l’euro qui est la monnaie de présen-
tation, sont convertis comme suit :
◗ les actifs et passifs sont convertis aux derniers cours officiels
de change en vigueur à la date de clôture ;
◗ les produits et charges sont convertis au cours moyen de la
période, sauf fluctuations importantes des cours de change ;
◗ les écarts d’acquisition et les ajustements de juste valeur
reconnus lors de l’acquisition d’entreprises dont la monnaie
fonctionnelle n’est pas l’euro sont considérés comme des
actifs et passifs de ces entreprises : ils sont donc exprimés
dans la devise fonctionnelle propre de ces entreprises et
convertis au cours de clôture de chaque période ;
◗ les écarts résultant de ces conversions sont comptabilisés
dans les capitaux propres consolidés au poste « réserves de
conversion ».
Conversion des opérations en devises
Les sociétés du Groupe ont pour monnaie fonctionnelle leur
monnaie locale. Les opérations libellées en monnaies étrangères
sont converties par les filiales dans leur monnaie fonctionnelle
au cours de change en vigueur à la date de la transaction.
Les actifs et passifs monétaires libellés en monnaies étrangères
sont convertis en euros aux derniers cours officiels de change
en vigueur à la date de clôture. Les différences de change cor-
respondantes sont enregistrées en résultat financier.
2.4.3. Regroupement d’entreprises
Depuis le 1er
 janvier 2010, le Groupe applique la norme IFRS 3
révisée.
Le regroupement d’entreprises s’entend de l’obtention du
contrôle. À la prise de contrôle, l’acquéreur comptabilise à la
juste valeur les actifs acquis et passifs assumés de l’entreprise
acquise et évalue le Goodwill ou le profit en résultant.
Les participations ne donnant pas le contrôle sont reconnues
sur option pour chaque regroupement :
◗ soit à leur quote-part dans la juste valeur des actifs et passifs
acquis (méthode dite du Goodwill partiel) ;
◗ soit à la juste valeur de la participation (méthode dite du
Goodwill complet).
Lesfraisd’acquisitionsontcomptabilisésenchargesdel’exercice.
Dans le cas d’une prise de contrôle par étapes, la participation
antérieurement détenue avant prise de contrôle est réévaluée
à sa juste valeur à la date de prise de contrôle et tout profit ou
perte en résultant est comptabilisé au résultat opérationnel
après les résultats de cession d’actifs.
Les engagements liés à des clauses de compléments de prix
sont évalués à leur juste valeur dès la date d’acquisition.
Les ajustements de compléments de prix en trésorerie au
cours du délai d’affectation de douze mois à la date d’acqui-
sition doivent être analysés afin de déterminer :
◗ si l’ajustement est lié à de nouveaux éléments intervenus
depuis la prise de contrôle : contrepartie en résultat ;
◗ si l‘ajustement résulte de nouvelles informations collectées
permettant d’affiner l’évaluation à la date de prise de contrôle :
contrepartie en Goodwill.
La variation ultérieure de la dette correspondant au complément
de prix au-delà du délai d’affectation est comptabilisée en
résultat.
Au-delà de la prise de contrôle, les acquisitions/cessions sans
perte de contrôle sont traitées comme des transactions entre
actionnaires et donc comptabilisées directement par capitaux
propres.
2.4.4. Goodwill
Le Goodwill (écart d’acquisition positif) représente l’excédent du
coût d’une acquisition sur la part acquise par le Groupe dans la
juste valeur des actifs acquis et passifs assumés de l’entité
acquise à la date d’acquisition.
Le Goodwill constaté sur une entreprise associée est inclus dans
la valeur de la participation, dans le poste de l’état de la situation
financière « Titres mis en équivalence ».
20
2. COMPTES CONSOLIDÉS
Des corrections ou ajustements peuvent être apportés à la juste
valeur des actifs, passifs et passifs éventuels acquis dans les
douze mois qui suivent l’acquisition pour les informations nou-
velles relatives à des faits et circonstances qui prévalaient à cette
date d’acquisition. Il en résulte alors une correction rétrospective
de l’écart d’acquisition. Au-delà de ce délai, toute modification
des actifs acquis et passifs assumés est comptabilisée via le
compte de résultat.
Si les informations résultent d’événements intervenus après la
date d’acquisition, elles sont comptabilisées en résultat.
Les Goodwill n’étant pas amortissables, ils font l’objet de tests
de perte de valeur chaque année ou plus fréquemment quand
les événements ou des changements de circonstance indiquent
la possibilité d’une perte de valeur (cf. 2.4.9).
Les Goodwill sont affectés aux unités génératrices de trésorerie
ou groupes d’unités génératrices de trésorerie susceptibles de
bénéficier des synergies des regroupements effectués selon les
modalités présentées dans la note 2.4.9.
Les badwill (écarts d’acquisition négatifs) sont comptabilisés au
compte de résultat à la date d’acquisition.
2.4.5. Engagements de rachat de participations
ne donnant pas le contrôle d’une filiale
Les actionnaires minoritaires de certaines filiales consolidées par
intégration globale bénéficient de promesses d’achat de leurs
titres octroyées par le Groupe.
Ces engagements d’achat (fermes ou conditionnels) de partici-
pations ne donnant pas le contrôle ne transfèrent pas les risques
et avantages. Ils sont comptabilisés en dettes financières avec
pour contrepartie une réduction de ces résultats attribuables aux
participations ne donnant pas le contrôle.
Lorsque la valeur de l’engagement excède le montant des résul-
tats attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle,
le solde est comptabilisé en capitaux propres, part du Groupe.
À chaque clôture, la juste valeur des engagements d’achat des
participations ne donnant pas le contrôle est revue. La variation
de la dette financière correspondante est enregistrée par contre-
partie des capitaux propres.
Cette disposition s’applique pour les engagements de rachat
des participations ne donnant pas le contrôle émis après la date
d’application d’IFRS 3 révisée, soit le 1er
 janvier 2010.
Pour ceux émis avant cette date, la variation de valorisation
s’effectue par contrepartie de l’écart d’acquisition associé.
2.4.6. Actifs de concession
Présentation de l’interprétation IFRIC 12
Une convention est incluse dans le champ d’application de
l’interprétation IFRIC 12 lorsque les actifs utilisés pour la réalisa-
tion du service public sont contrôlés par le délégant. Le contrôle
est présumé quand les deux conditions suivantes sont remplies :
◗ le délégant contrôle ou régule le service public, c’est-à-dire qu’il
contrôle ou régule les services qui doivent être rendus grâce à
l’infrastructure objet de la délégation et détermine à qui et à
quel prix le service doit être rendu ;
◗ et le délégant contrôle l’infrastructure lorsque la convention
arrive à son terme, c’est-à-dire qu’il a le droit de reprendre
l’infrastructure en fin de contrat.
Danslecadredesesactivitésdetransportscollectifs,leGroupeest
notamment titulaire de contrats de délégation de service public.
En France, le Groupe exploite des délégations de service public
principalement sous la forme de contrats de type affermage
(gestion de service public) selon lequel l’exploitant est tenu de
gérer et de maintenir en l’état les installations détenues et finan-
cées par les collectivités locales – autorités organisatrices (AO).
En application de l’interprétation IFRIC 12, les infrastructures
utilisées qui sont contrôlées par le délégant ne peuvent pas dans
ce cas être inscrites au bilan du délégataire en tant qu’immobi-
lisation corporelle mais figurent sous la forme d’un actif incorpo-
rel (« modèle incorporel ») et/ou d’un actif financier (« modèle de
l’actif financier ») :
◗ le « modèle incorporel » s’applique lorsque le délégataire reçoit
un droit à facturer les utilisateurs du service public et supporte
ainsi un risque de financement ;
◗ le « modèle actif financier » s’applique lorsque le délégataire
obtient un droit inconditionnel à recevoir de la trésorerie ou
un autre actif financier, soit directement, soit indirectement
par l’intermédiaire des garanties données par le délégant sur
le montant des encaissements de la part du service public.
La rémunération est indépendante de la fréquentation de
l’infrastructure par les usagers.
Dans le cas où le service est rendu grâce à l’utilisation d’infras-
tructures louées à des tiers et contrôlées par le délégant, le
Groupe a considéré dans la valorisation de l’actif IFRIC 12 les
paiements des redevances fixes et variables.
Modèle de l’actif financier
Dans le cadre des services de délégations, le délégataire dis-
pose du droit inconditionnel si le délégant lui garantit contrac-
tuellement le paiement :
◗ des montants définis ou déterminés dans le contrat ;
◗ ou de tout manque à gagner – de toute différence entre la
rémunération payée par les utilisateurs pour l’utilisation du
service et les montants définis ou déterminés dans le contrat.
Les actifs financiers résultant de l’application de l’interprétation
IFRIC 12 sont inscrits dans l’état de la situation financière
consolidée dans les rubriques « Actifs financiers non courants »
21
2. COMPTES CONSOLIDÉS
détaillées dans l’annexe 5.5. Ils sont comptabilisés au coût
amorti et remboursés en fonction des loyers perçus.
Le produit financier calculé sur la base du taux d’intérêt effectif,
équivalent au taux de rentabilité interne du projet, est comptabi-
lisé en produit des activités ordinaires.
Modèle de l’actif incorporel
Le modèle de l’actif incorporel s’applique lorsque le délégataire
est payé par les utilisateurs ou qu’il ne bénéficie d’aucune garan-
tie contractuelle du délégant sur le montant à recouvrer. L’actif
incorporel correspond au droit accordé par le délégant à l’opé-
rateur de facturer les utilisateurs du service public.
Les actifs incorporels résultant de l’application de l’interprétation
IFRIC 12 sont inscrits dans l’état de la situation financière conso-
lidée dans la rubrique « Autres immobilisations incorporelles »
détaillée dans l’annexe 5.2. Ces actifs sont amortis générale-
ment de façon linéaire sur la durée du contrat.
Dans le cadre du modèle de l’actif incorporel, le produit des
activités ordinaires comprend :
◗ Le chiffre d’affaires à l’avancement des biens ou infrastructures
en cours de construction ;
◗ La rémunération relative à la prestation de services.
Modèle mixte ou bifurcation
L’application du modèle de l’actif financier ou de l’actif incorpo-
rel repose sur l’existence de garanties de paiements accordées
par le délégant.
Néanmoins, certains contrats peuvent comprendre un engage-
ment de paiement du délégant couvrant partiellement l’investis-
sement, le solde étant couvert via les redevances facturées aux
usagers.
Dans ce cas, le montant garanti de l’investissement par le délé-
gant est comptabilisé selon le modèle de l’actif financier et le
solde selon le modèle de l’actif incorporel.
2.4.7. Actifs incorporels hors Goodwill
Les actifs incorporels figurent dans l’état de la situation financière
à leur coût d’acquisition net du cumul des amortissements et des
pertes de valeur.
Ils concernent principalement les brevets, licences, marques,
droits contractuels, actifs de retraite, logiciels et actifs incorporels
de délégation issus de l’application d’IFRIC 12.
Dans le cadre de l’attribution des contrats, le Groupe active les
coûts répondant aux critères d’identification, engagés entre la
date d’attribution du marché et la date de démarrage effectif de
l’exploitation.
Dans le cadre des acquisitions effectuées par le Groupe, la rela-
tion contractuelle entre la société acquise et son client (l’autorité
organisatrice) est valorisée à sa juste valeur et comptabilisée
distinctement de l’écart d’acquisition en tant que droit contrac-
tuel, celle-ci répondant aux critères d’identification prévus par
IAS 38 et IFRS 3.
Lorsque leur durée d’utilité est définie, les actifs incorporels sont
amortis selon la méthode linéaire sur des périodes qui corres-
pondent à leur durée d’utilisation prévue. Le mode d’amortisse-
ment et les durées d’utilité sont revus au moins à chaque
exercice et révisés le cas échéant. Les durées d’utilité estimées
sont les suivantes :
◗ marques : sur une durée comprise entre 5 et 15 ans  ;
◗ droits contractuels : sur une durée de deux à vingt ans, corres-
pondant à leur durée d’utilité estimée prenant en compte un
taux de renouvellement des contrats lorsque le Groupe béné-
ficie d’un historique de renouvellement fort sur l’Unité
Génératrice de Trésorerie (UGT) concernée ;
◗ logiciels : sur une durée d’un à cinq ans ;
◗ actifs de délégation amortis sur la durée du contrat (cf. 2.4.6).
2.4.8. Actifs corporels
Les dépenses d’immobilisations corporelles du Groupe sont
comptabilisées en tant qu’actif à leur coût d’acquisition
lorsqu’elles satisfont aux critères suivants :
◗ il est probable que les avantages économiques futurs associés
à cet actif iront au Groupe ;
◗ le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable.
Les immobilisations corporelles figurent dans l’état de la situation
financière à leur coût diminué du cumul des amortissements et
du cumul des pertes de valeur. Le coût d’une immobilisation
comprend son coût d’achat ou de production ainsi que tous les
coûts directement attribuables à sa mise en état d’utilisation.
Les immobilisations corporelles cessent d’être comptabilisées
à l’actif lors de leur sortie (cession ou mise hors service) ou quand
aucun avantage économique futur n’est attendu de leur utilisa-
tion ou de leur sortie. Tout gain ou perte résultant de la sortie de
l’état de la situation financière d’un actif ­(calculé sur la différence
entre le produit net de cession et la valeur comptable de cet actif)
est inclus dans le compte de résultat de l’exercice de sa sortie.
Compte tenu de la nature de l’activité du Groupe, il n’est pas
dans la vocation des différentes filiales de détenir des actifs
immobiliers de placement.
Dépenses ultérieures
Les dépenses ultérieures encourues pour le remplacement
d’une immobilisation corporelle sont inscrites en immobilisations
corporelles uniquement si elles respectent les critères généraux
22
2. COMPTES CONSOLIDÉS
mentionnés ci-dessus et constituent des composants.
Dans le cas contraire, ces dépenses sont comptabilisées dans
le compte de résultat lorsqu’elles sont encourues.
Du fait de son activité de transport collectif de voyageurs, le
Groupe engage des dépenses de gros entretien et grandes
révisions pluriannuelles sur son parc « light rail » (métro, tramway)
et ferroviaire. Ces dépenses sont immobilisées sous la forme
d’un composant révision, qui est ensuite amorti. Par ailleurs, les
dépenses qui constituent des remises à niveau ou des accrois-
sements exigés du potentiel productif, et les modifications
apportant de nouvelles fonctionnalités ou des allongements de
durée de vie, sont des apports du délégataire immobilisables.
Amortissements
Les valeurs résiduelles et les durées d’utilité des actifs sont
revues et, le cas échéant, ajustées annuellement ou dès lors
que surviennent des modifications durables des conditions
d’exploitation.
À ce jour les valeurs résiduelles sont considérées comme non
significatives à la fin de la durée d’utilité.
Les terrains ne sont pas amortis. Les autres immobilisations
corporelles sont amorties selon la méthode linéaire. Les durées
d’utilité estimées sont les suivantes :
Constructions 15 - 20 ans
Matériels et outillages 5 - 10 ans
Mobilier et matériel de bureau 5 - 10 ans
Matériel automobile :
	Automobiles 5 ans
	 Autocars et Autobus 10 - 15 ans
	 Matériel ferroviaire 15 - 30 ans
Contrats de location
Dans le cadre de ses différentes activités, le Groupe utilise des
actifs mis à sa disposition en vertu des contrats de location.
Ces contrats de locations font l’objet d’une analyse au regard
des situations décrites et indicateurs fournis dans IAS 17 afin de
déterminer s’il s’agit de contrats de location simple ou de
contrats de location-financement.
Les contrats de location-financement sont des contrats qui
transfèrent la quasi-totalité des risques et avantages de l’actif
considéré au preneur. Tous les contrats de location qui ne cor-
respondent pas à la définition d’un contrat de location-finance-
ment sont classés en tant que contrats de location simple.
Les principaux indicateurs examinés par le Groupe afin d’appré-
cier si un contrat de location transfère la quasi-totalité des
risques et avantages sont les suivants : existence d’une clause
de transfert automatique ou d’option de transfert de propriété,
conditions d’exercice de cette clause, comparaison entre la
durée du contrat et la durée de vie estimée du bien, spécificité
de l’actif utilisé et comparaison de la valeur actualisée des paie-
ments minimaux au titre du contrat avec la juste valeur du bien.
Comptabilisation des contrats de location-financement
Lors de la comptabilisation initiale, les actifs utilisés dans le cadre
de location-financement sont comptabilisés en immobilisations
corporelles avec pour contrepartie une dette financière. L’actif
est comptabilisé à la juste valeur de l’actif loué à la date de
commencement du contrat ou, si celle-ci est inférieure, à la
valeur actualisée des paiements minimaux.
Comptabilisation des contrats de location simple
Les paiements au titre des contrats de location simple sont
comptabilisés en charges au compte de résultat.
Subventions d’investissement publiques
Les subventions publiques qui couvrent partiellement ou tota-
lement le coût d’une immobilisation sont comptabilisées au
passif en « Dettes d’exploitations et autres dettes » et reprises
dans le compte de résultat de manière systématique sur la
durée d’utilité des immobilisations concernées.
2.4.9. Perte de valeur des éléments de l’actif immobilisé et
des actifs non financiers
Un test de perte de valeur est réalisé annuellement et plus fré-
quemment en cas d’indices de perte de valeur, pour les écarts
d’acquisition et les autres actifs incorporels à durée de vie indé-
finie, donc non amortissables.
Pour les immobilisations corporelles et immobilisations incorpo-
relles dont la durée d’utilité est finie, et qui font donc l’objet d’un
amortissement, un test de perte de valeur n’est réalisé qu’en cas
d’indices de pertes de valeur.
Les Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) correspondent au
plus petit groupe d’actifs générant des flux de trésorerie
largement indépendants d’autres groupes d’actifs. Elles corres-
pondent aux activités en France et principalement par pays à
l’étranger.
Pour la réalisation de ces tests, les actifs testés sont regroupés
par UGT conformément aux dispositions d’IAS 36 « Dépréciation
d’actifs ».
Par ces tests, la valeur nette comptable des actifs est comparée
à leur valeur recouvrable, celle-ci étant égale à la plus élevée de
la juste valeur diminuée des coûts de vente potentiels ou de la
valeur d’utilité. En l’absence de juste valeur observable sur un
23
2. COMPTES CONSOLIDÉS
marché organisé, la valeur recouvrable des unités génératrices
de trésorerie est déterminée sur la base de leur valeur d’utilité.
La valeur comptable de chaque groupe d’actifs testé fait l’objet
d’une comparaison avec sa valeur d’utilité définie comme égale
à la somme des flux de trésorerie nets, issus des dernières pré-
visions pour chacun des groupes d’UGT élaborés selon les
principales hypothèses et modalités suivantes :
◗ budgets et plan à moyen terme sur un horizon de 5 ans établis
par la Direction sur la base d’hypothèses de croissance et de
rentabilité tenant compte des performances passées, de l’évo-
lution prévisible de l’environnement économique et du déve-
loppement attendu des marchés ;
◗ extrapolation du flux net de la dernière année ou de la moyenne
des flux constatés sur les 5 dernières années par application
d’hypothèses de croissance précisées dans la note 5.1 ;
◗ actualisation des flux prévisionnels ressortant de ces plans à
un taux déterminé à partir du coût moyen pondéré du capital
(CMPC) du Groupe.
Une perte de valeur est comptabilisée dans le compte de résul-
tat, en autres charges non récurrentes, si la valeur comptable
d’une UGT ou d’un groupe d’UGT est supérieure à sa valeur
recouvrable. La perte de valeur est en premier lieu affectée à
l’écart d’acquisition alloué à l’UGT ou aux groupes d’UGT testés,
puis aux autres actifs de l’UGT ou du groupe d’UGT au prorata
de leur valeur comptable.
Cette répartition ne doit pas avoir pour effet de ramener la valeur
comptable d’un actif individuel en dessous de sa juste valeur, de
sa valeur d’utilité ou de zéro.
Les éventuelles pertes de valeur affectées à un écart d’acquisi-
tion ne sont pas réversibles, contrairement aux pertes de valeur
des autres actifs corporels et incorporels.
En cas de reprise de pertes de valeur, la valeur comptable de
l’actif est plafonnée à la valeur comptable nette des amortisse-
ments sans prise en compte d’aucune perte de valeur comp-
tabilisée au cours des exercices antérieurs. Après la
comptabilisation d’une perte de valeur ou d’une reprise de perte
de valeur, la dotation aux amortissements est ajustée pour les
périodes futures afin que la valeur comptable révisée de l’actif,
diminuée de sa valeur résiduelle éventuelle, soit répartie de
façon systématique sur la durée d’utilité restant à courir.
2.4.10. Actifs financiers
Les achats et ventes d’actifs financiers sont comptabilisés à la
date de transaction, date à laquelle le Groupe est engagé dans
l’achat ou la vente d’actif. Lors de la comptabilisation initiale, les
actifs financiers sont inscrits dans l’état de la situation financière à
leur juste valeur augmentée des coûts de transaction directement
attribuables à l’acquisition ou à l’émission de l’actif (sauf pour la
catégorie des actifs financiers évalués à leur juste valeur pour
lesquels ces coûts sont comptabilisés au compte de résultat).
Les actifs financiers sont décomptabilisés de l’état de la situa-
tion financière dès lors que les droits à flux futurs de trésorerie
ont expiré ou ont été transférés à un tiers et que le Groupe a
transféré la quasi-totalité des risques et avantages ou le
contrôle de ces actifs. Les actifs financiers dont la maturité (ou
la détention prévue) est supérieure à un an sont classés dans
la rubrique « Actifs financiers non courants ».
À la date de comptabilisation initiale, le Groupe détermine en
fonction de la finalité de l’acquisition la classification de l’actif
financier dans l’une des catégories comptables prévues par la
norme IAS 39 « Instruments financiers : comptabilisation et éva-
luation ». Le Groupe n’utilise pas la catégorie des placements
détenus jusqu’à leur échéance.
Actifs financiers évalués en juste valeur par le biais du
résultat
Il s’agit des actifs financiers détenus à des fins de transaction, que
le Groupe a, dès l’origine, l’intention de revendre à court terme.
Les instruments financiers dérivés sont également classés
comme détenus à des fins de transaction à moins d’être des
instruments de couverture désignés et efficaces. Ils sont évalués
à la juste valeur et leurs variations de juste valeur ultérieures sont
comptabilisées dans le compte de résultat.
Prêts et créances
Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés avec
des paiements fixes ou déterminables non cotés sur un marché
réglementé. Ces actifs sont comptabilisés à leur juste valeur
augmentée des coûts de transaction directement attribuables
et sont ensuite évalués à leur coût amorti selon la méthode du
taux d’intérêt effectif. Une perte de valeur est comptabilisée dès
lors que la valeur de recouvrement estimée est inférieure à la
valeur comptable.
Cette catégorie inclut les créances d’exploitation, les dépôts et
cautionnements, les prêts, ainsi que les actifs financiers de
concession.
Actifs financiers disponibles à la vente
Il s’agit des actifs financiers non-dérivés qui sont désignés
comme étant disponibles à la vente ou n’appartenant pas aux
autres catégories. Ils sont évalués dans l’état de la situation
financière à leur juste valeur, les variations de valeur sont enre-
gistrées en capitaux propres. Lorsque les actifs financiers dis-
ponibles à la vente sont vendus ou qu’il existe une indication
24
2. COMPTES CONSOLIDÉS
objective de la dépréciation de ces actifs, et que la perte est
considérée comme définitive, les variations de juste valeur
comptabilisées directement en capitaux propres sont transfé-
rées dans le compte de résultat.
La juste valeur correspond, pour les titres cotés, à un prix de
marché et, pour les titres non cotés, à une référence à des tran-
sactions récentes, dans des conditions de concurrence normale
entre parties informées et consentantes, ou à une évaluation
technique reposant sur des indications fiables et objectives avec
les autres estimations utilisées par les autres intervenants sur le
marché ou à l’analyse des flux de trésorerie actualisés. Toutefois,
lorsqu’il est impossible d’estimer raisonnablement la juste valeur
d’un titre, ce dernier est conservé au coût historique.
Cette catégorie comprend principalement les titres de participa-
tions non consolidées.
Dépréciation des actifs financiers
Une perte de valeur est constatée sur un actif ou un groupe d’ac-
tifs financiers s’il existe une indication objective de la dépréciation,
résultantd’unouplusieursévénementsintervenusaprèslacomp-
tabilisation initiale de l’actif et que cet événement générateur de
pertes a un impact sur les flux de trésorerie futurs estimés de
l’actif financier ou du groupe d’actifs financiers, et si la valeur
comptable est supérieure à sa valeur recouvrable estimée.
2.4.11. Stocks
Les stocks comprennent essentiellement les matières consom-
mables, les marchandises ou fournitures diverses utilisées pour
l’entretienetlaréparationdesvéhiculesoubiendestinéesàlarevente.
Ces stocks sont valorisés au coût d’achat. Une dépréciation est
comptabilisée pour ramener le coût d’achat, déterminé suivant
la méthode du « Coût Moyen Pondéré » (CMP) ou du « Premier
entré - Premier sorti » (PEPS), à la valeur nette de réalisation si
elle est inférieure. Conformément à la norme IAS 2, la valeur nette
de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal
de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et la
réalisation de la vente.
2.4.12. Créances clients et autres débiteurs
Les créances clients et autres débiteurs sont comptabilisés ini-
tialement à leur juste valeur, qui dans la plupart des cas, corres-
pond à leur valeur nominale compte tenu des échéances de
paiement qui sont généralement courtes. La valeur comptable
est ultérieurement évaluée si requis au coût amorti selon la
méthode du taux d’intérêt effectif, éventuellement diminué des
dépréciations pour pertes de valeur.
S’il y a une indication objective de dépréciation ou s’il existe un
risque que le Groupe ne puisse pas collecter tous les montants
contractuels (principal plus intérêts) aux dates fixées dans
l’échéancier contractuel, une perte de valeur est comptabilisée
dans le compte de résultat. Cette dépréciation est égale à la
différence entre la valeur comptable et les flux actualisés de
trésorerie futurs estimés recouvrables, actualisés au taux d’inté-
rêt effectif à l’origine.
2.4.13. Trésorerie et équivalents de trésorerie
Cette rubrique comprend les fonds en caisse, les dépôts à vue
ainsi que les autres placements à court terme et instruments
liquides facilement convertibles dont le risque de changement
de valeur est négligeable, et dont la maturité est à moins de trois
mois à la date d’acquisition.
2.4.14. Impôt sur le résultat
La société GROUPE KEOLIS S.A.S., société mère du groupe
fiscal, a opté pour le régime de l’intégration fiscale, en France.
D’autres régimes d’intégration fiscale existent également en
Europe et aux Etats-Unis. L’effet de ces régimes est reconnu au
compte de résultat. La plupart des sociétés françaises soumises
à l’impôt sur les sociétés et détenues au moins à 95 % font partie
du groupe fiscal dont la société GROUPE KEOLIS S.A.S. est la
mère intégrante.
La charge ou le produit d’impôt sur le résultat comprend la
charge (le produit) d’impôt exigible et la charge (le produit) d’im-
pôt différé. L’impôt est comptabilisé en résultat sauf s’il se rat-
tache à des éléments qui sont comptabilisés directement en
capitaux propres ; auquel cas il est comptabilisé en capitaux
propres.
L’impôt exigible est le montant estimé de l’impôt dû au titre du
bénéfice imposable de la période. Il inclut également les ajuste-
ments du montant de l’impôt exigible au titre des périodes pré-
cédentes.
Les impôts différés sont calculés par entité selon l’approche bilan-
cielle, sur les différences temporaires entre la valeur comptable
des actifs et passifs et leur base fiscale, y compris les biens dont
le Groupe a la disposition dans le cadre de locations financières.
L’évaluation des actifs et passifs d’impôts différés repose sur la
façon dont le Groupe s’attend à recouvrer ou régler la valeur
comptable des actifs et passifs, en utilisant, selon la méthode
du report variable, les taux d’impôt qui ont été adoptés ou quasi
adoptés à la date de clôture. Un actif d’impôt différé n’est comp-
tabilisé ou maintenu à l’actif que dans la mesure où il est pro-
bable que le Groupe disposera de bénéfices futurs imposables
sur lesquels la différence temporaire déductible relative qui en
est à l’origine pourra être imputée.
Les actifs et passifs d’impôts différés ne sont pas actualisés.
25
2. COMPTES CONSOLIDÉS
Les actifs et passifs d’impôts différés sont compensés au niveau
de chaque entité fiscale lorsque l’entité réalise l’actif et règle le
passif sur la même échéance, conformément au respect des
conditions suivantes :
◗ droit juridiquement exécutoire de compenser ;
◗ intention de régler ;
◗ calendrier de paiement.
Les passifs d’impôt différé sont comptabilisés pour toutes les
différences temporaires imposables, à l’exception de certaines
différences entre la quote-part du Groupe dans les actifs nets des
filiales, coentreprises et entreprises associées et leurs valeurs
fiscales. Cette exception s’applique, en particulier, à des résultats
de filiales non encore distribués dans l’hypothèse où leur distribu-
tion aux actionnaires générerait une taxation : dès lors que le
Groupe a décidé de ne pas distribuer dans un avenir prévisible les
profits conservés par la filiale, aucun impôt différé passif n’est
comptabilisé.
2.4.15. Emprunts et dettes financières
Tous les emprunts sont initialement enregistrés à la juste valeur
minorée des coûts liés à l’emprunt puis, au coût amorti, en utili-
sant la méthode du taux d’intérêt effectif, la différence entre le
coût et la valeur de remboursement étant comptabilisée dans le
compte de résultat sur la durée des emprunts.
Le taux d’intérêt effectif correspond au taux qui permet d’obte-
nir la valeur comptable d’un emprunt à l’origine en actualisant
les décaissements ou encaissements de trésorerie futurs sur sa
durée de vie. La valeur comptable de l’emprunt à l’origine inclut
les coûts de transactions de l’opération ainsi que toutes les
primes d’émissions éventuelles.
À l’extinction anticipée de la dette, les coûts non amortis sont
comptabilisés en charges.
2.4.16. Instruments financiers dérivés
Le Groupe utilise des instruments financiers dérivés pour gérer
les expositions aux risques de marchés financiers résultant de
ses activités opérationnelles, financières et d’investissement :
◗ risque de taux d’intérêts ;
◗ risque de change ;
◗ risque de matières premières.
Les instruments financiers dérivés sont évalués et comptabilisés
au bilan à leur juste valeur, à la date de mise en place puis à
chaque date d’arrêté comptable.
Les justes valeurs sont calculées en utilisant les méthodes stan-
dards de valorisation et sur la base des conditions de marché
« mid-market » communément utilisées sur les marchés. Les
données de marché utilisées sont de niveau 2 au sens de la
norme IFRS 13.
Le traitement des gains et pertes de réévaluation de juste valeur
dépend de la désignation ou non de l’instrument dérivé en tant
qu’instrument de couverture et de la nature de l’élément couvert.
Les variations de juste valeur des instruments financiers dérivés
non éligibles à la comptabilité de couverture sont enregistrées
en résultat financier.
Certains instruments financiers dérivés sont éligibles à l’une des
trois catégories de comptabilité de couverture définies par la
norme IAS 39 :
◗ Couverture de juste valeur ;
◗ Couverture de flux de trésorerie ;
◗ Couverture d’investissement net.
Ils sont comptabilisés conformément aux règles de la compta-
bilité de couverture.
Les critères permettant d’appliquer la comptabilité de couverture
sont principalement :
◗ une documentation générale de couverture qui décrit l’expo-
sition du Groupe aux différents risques financiers et sa stratégie
de couverture ;
◗ une relation de couverture clairement établie à la date de mise
en place de chaque instrument financier dérivé ;
◗ une efficacité de la relation de couverture démontrée de façon
prospective à la mise en place et rétrospective à chaque arrêté
comptable par le biais de tests d’efficacité. Cette efficacité doit
être mesurée de façon fiable et comprise entre 80 % et 125 %.
Les instruments financiers dérivés de taux, de change et de
matières premières sont traités avec des contreparties ban-
caires de première catégorie, en accord avec la politique de
gestion du risque de contrepartie du Groupe. En conséquence,
le risque de contrepartie peut être considéré comme négli-
geable.
Risques de taux d’intérêt sur son endettement à taux
variable
L’exposition du Groupe au risque de taux d’intérêt provient de
son endettement financier. Le Groupe couvre ce risque en utili-
sant des instruments financiers dérivés.
L’objectif de gestion est de protéger le résultat financier du
Groupe contre la hausse des taux tout en bénéficiant au maxi-
mum de la baisse des taux.
La politique de couverture du risque de taux d’intérêt mise en
place consiste à privilégier les instruments financiers dérivés à
taux fixe. L’horizon de gestion retenu est généralement de
cinq ans glissants mais peut toutefois aller au-delà si le besoin
de couverture le requiert.
Les instruments financiers dérivés utilisés par le Groupe sont
26
2. COMPTES CONSOLIDÉS
standards, liquides et disponibles sur les marchés :
◗ swaps ;
◗ achats de caps ;
◗ ventes de caps pour dénouer un cap existant ou pour réaliser
un cap spread ;
◗ ventes de floors, dans la mesure où elles sont associées à des
achats de caps pour constituer des tunnels symétriques ou
asymétriques ;
◗ achats de floors, notamment pour racheter des floors consti-
tuant les parts asymétriques des tunnels ;
◗ achats de swaptions ;
◗ ventes de swaptions, dans la mesure où elles sont associées
à des achats pour constituer des tunnels de swaptions.
Les instruments financiers dérivés éligibles à la comptabilité de
couverture sont comptabilisés en couverture de flux de trésore-
rie. Les instruments financiers dérivés non éligibles sont comp-
tabilisés en transaction.
Les variations de valeur intrinsèque des instruments financiers
dérivés comptabilisés en couverture de flux de trésorerie sont
intégralement comptabilisées en capitaux propres (réserves
recyclables). Les autres éléments sont comptabilisés en résultat
financier :
◗ variations de juste valeur des instruments financiers dérivés non
éligibles à la comptabilité de couverture (par exemple, la part
asymétrique des tunnels) ;
◗ variations de valeur temps de tous les instruments financiers
dérivés ;
◗ primes d’options.
Risques de change
Le Groupe met en place des prêts ou emprunts intra-groupe
libellés en devises étrangèreset enregistrésencomptescourants.
Afin de couvrir le risque de change qui en résulte, le Groupe utilise
des instruments financiers dérivés qui lui permettent de figer les
cours de change des prêts ou emprunts intra-groupe.
Le Groupe réalise également des investissements nets en
devises au capital de filiales étrangères. Afin de gérer le risque
de change induit par ces investissements, le Groupe utilise des
instruments financiers dérivés pour des montants limités.
L’objectif de gestion est de protéger la valeur au bilan de ces
investissements en devises. La politique de couverture du risque
de change mise en œuvre pour atteindre cet objectif consiste à
préserver le cours de change de référence défini pour l’année.
Les instruments financiers dérivés utilisés par le Groupe sont
standards, liquides et disponibles sur les marchés :
◗ achats et ventes à terme ;
◗ swaps de change ;
◗ achats d’options ;
◗ ventes d’options associées à des achats d’options pour consti-
tuer des tunnels symétriques ou asymétriques.
La plupart des instruments financiers dérivés détenus par le
Groupe sont éligibles à la comptabilité de couverture d’investis-
sement net au sens de la norme IAS 39. Les instruments finan-
ciers dérivés non éligibles sont comptabilisés en transaction.
Les variations de valeur intrinsèque des instruments financiers
dérivés comptabilisés en couverture d’investissement net sont
intégralement comptabilisées en capitaux propres (réserves
recyclables). Les autres éléments sont comptabilisés en résultat
financier :
◗ variations de juste valeur des instruments financiers dérivés non
éligibles à la comptabilité de couverture (par exemple, la part
asymétrique des tunnels) ;
◗ variations de valeur temps de tous les instruments financiers
dérivés ;
◗ primes d’options.
Risques de prix de matières premières
Dans le cadre de son activité opérationnelle, le Groupe est
exposé à un risque de fluctuation de prix de certaines matières
premières, en particulier de gazole.
Le risque de fluctuation du prix du gazole est généralement
couvert par des formules d’indexation présentes dans les
contrats que GROUPE KEOLIS S.A.S. et ses filiales ont signés
avec leurs clients. Pour ses achats de gazole, le Groupe sup-
porte néanmoins le risque jusqu’à ce que les variations de prix
soient répercutées à ses clients. Ce délai de répercussion,
lorsqu’il existe, n’est en général que de quelques mois, jusqu’à
24 mois au maximum. Une politique de couverture est mise en
place sur cette exposition partielle.
L’objectif de gestion du risque de matières premières est de
défendre les prix indexés dans les contrats.
Afin de couvrir le risque de fluctuation du prix du gazole, le
Groupe utilise des instruments financiers dérivés standards,
liquides et disponibles sur les marchés :
◗ swaps ;
◗ achats de caps ;
◗ ventes de caps pour dénouer un cap existant ou pour réaliser
un cap spread ;
◗ ventes de floors dans la mesure où elles sont associées à des
achats de caps pour constituer un tunnel symétrique ou asy-
métrique ;
◗ achats de floors, notamment pour racheter des floors consti-
tuant les parts asymétriques des tunnels.
Les instruments financiers dérivés éligibles à la comptabilité de
couverture sont comptabilisés en couverture de flux de trésore-
rie. Les instruments financiers dérivés non éligibles sont comp-
tabilisés en transaction.
Les variations de valeur intrinsèque des instruments financiers
dérivés comptabilisés en couverture de flux de trésorerie sont
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  • 2. Sommaire 1. Rapport de gestion ....................................... 3 Rapport de gestion du Président du Directoire sur les comptes consolidés et sociaux de l’exercice clos le 31 décembre 2015 ..................... 4 2. Comptes consolidés .................................... 9 Chiffres clés du Groupe.................................................. 10 États financiers consolidés............................................ 11 Notes annexes aux états financiers consolidés.......................................................................... 16 Rapport des Commissaires aux Comptes................ 66 3. Etats financiers de Gestion non audités .......................................................... 67 Chiffres clés....................................................................... 68 Compte de Résultats...................................................... 69 État de la situation financière........................................ 70 Tableau des flux de trésorerie....................................... 71 4. Comptes annuels .......................................... 73 États financiers au 31 décembre 2015 ..................... 74 Annexe aux comptes annuels ..................................... 78 Rapport des Commissaires aux Comptes................ 86
  • 3. 3 1. Rapport de gestion A Rapport de gestion du Président du Directoire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1 • ACTIVITE . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4 1.1. Les faits marquants de l’exercice. . . . . . . . . . . . . . . . . 4 2 • COMMENTAIRES SUR LES COMPTES ET LES RESULTATS. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2.1. Comptes consolidés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2.2. Comptes sociaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5 2.3. Filiales et participations. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 2.4. Franchissements de seuils et prises de contrôle. . 6 2.5. Activités en matière de recherche et de developpement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6 2.6. Informations sur les délais de paiement des fournisseurs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 3 • EVOLUTION PREVISIBLE ET PERSPECTIVES D’AVENIR. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7 4 • EVENEMENTS IMPORTANTS SURVENUS DEPUIS LA CLOTURE DE L’EXERCICE. . . . . . . . . . . 7 5 • GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE . . . . . . . . . . . . . . 7 5.1. Composition du Conseil de Surveillance. . . . . . . . . 8 5.2. Comités internes du Conseil de Surveillance. . . . . 8 5.3. Comité exécutif Groupe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 5.4. Capital et actionnariat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 6 • PRESENTATION DES RESOLUTIONS SOUMISES AU VOTE DES ASSOCIES. . . . . . . . . . . . 8 6.1. Affectation du résultat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8 6.2. Conventions visées à l’article L 227-10 du Code de commerce. . . . . . . . . . . . . . . . 8 Sommaire
  • 4. Rapport de gestion du Président du Directoire sur les comptes consolidés et sociaux de l’exercice clos le 31 décembre 2015 à l’Assemblée Générale Ordinaire Annuelle du 11 mai 2016A 4 1. rapport de gestion Mesdames, Messieurs, Nous avons l’honneur de soumettre à votre approbation, confor- mément aux dispositions légales, réglementaires et statutaires, les comptes consolidés et les comptes annuels de l’exercice clos le 31 décembre 2015 et de vous rendre compte de l’activité de notre Société et de ses filiales durant cet exercice. VosCommissairesauxcomptesvousdonnerontparailleurslecture de leurs rapports. Le présent rapport reprend les différentes informations telles que prévues par la réglementation, ainsi que des informations sur le gouvernement d’entreprise. 1 • ACTIVITE 1.1. Les faits marquants de l’exercice Activité commerciale et développement En 2015, Keolis en France a notamment vu le renouvellement des contrats au Mans, à Châteauroux, à Vesoul, du Blanc Argent (licence ferroviaire) et le prolongement de Lorient et Arras. EFFIA a notamment gagné le parc des plages de Marseille et a réussi le lancement du P+R Bordeaux (5500 places). En Europe Continentale, Keolis a renouvelé le contrat Hellweg Netz en Allemagne, a gagné le contrat de bus d’Odense et le contrat de tramway d’Aarhus au Danemark, a gagné l’appel d’offres ferroviaire de Zwenzwoka ainsi que le contrat de bus d’Utrecht aux Pays-Bas et a remporté le contrat de bus de Dalarna en Suède. Au Royaume-Uni, Keolis a inauguré deux nouvelles lignes contribuant à quasi doubler la taille du réseau du tramway de Nottingham. En Amérique du Nord, Keolis a renouvelé le contrat urbain de MRC les Moulins au Canada ainsi que le contrat ferroviaire de VRE aux Etats-Unis. Dans le secteur des nouvelles solutions de mobilités connec- tées, Keolis a créé la filiale Kisio qui regroupe les expertises de Solutions et Services de Keolis autour de 5 pôles d’expertises (expertises analytiques avec Kisio Analysis, expertises projec- tives avec Kisio Consulting, expertises opérationnelles avec Kisio Services, expertises scientifiques et industrielles avec Kisio Solutions et expertises digitales avec Kisio Digital) et développe de nombreux projets de services pour l’ensemble des autorités organisatrices des transports. Avenant du crédit syndiqué Le 11 juin 2015, GROUPE KEOLIS S.A.S. a signé un avenant au contrat de crédit syndiqué du 12 juillet 2013. Les principales caractéristiques de cet avenant sont : ◗ une augmentation de l’enveloppe maximale, passant de 800 M€ à 900 M€, ◗ un ajustement des conditions financières aux conditions de marché du moment, plus favorables, ◗ un allongement de la maturité jusqu’au 11 juin 2020, ◗ la possibilité pour Keolis en 2016 et 2017 d’allonger la maturité d’une année supplémentaire, sous réserve de l’accord de l’ensemble du syndicat de financement. La maturité pourrait ainsi être reportée au 11 juin 2022. Au nom du principe de continuité de la dette, la mise en place de l’avenant n’a donné lieu à aucun remboursement de nominal. Au 31 décembre 2015, le montant tiré est de 600 M€ et le solde non tiré s’élève à 300 M€. Acquisition du Groupe ATE en Australie Le 1er mai 2015, Keolis Downer (détenue par Keolis à 51 % et Downer EDI à 49 %), leader de l’exploitation du tramway en Australie, a fait l’acquisition d’Australian Transit Enterprises (ATE), l’un des principaux opérateurs de bus du pays. Keolis Downer devient grâce à cette acquisition l’opérateur privé n°1 de transport public multimodal en Australie. Fondée en 1974, l’entreprise familiale ATE n’a depuis cessé de croître pour atteindre en 2014 environ 190 millions de dollars australiens (136 millions d’euros) de chiffre d’affaires. Basé à Brisbane, ATE dispose d’une flotte de près de 1 000 bus et exploite des lignes urbaines, interurbaines et scolaires dans trois Etats : Australie-Méridionale (Adelaïde), Australie-Occidentale (Perth) et Queensland (Brisbane). L’entreprise compte aujourd’hui 1 600 collaborateurs. ATE, 5ème opérateur privé de bus en Australie, est composé de 4 divisions opérationnelles : ◗ Path Transit : liaisons régulières et services de ramassage scolaire dans la banlieue de Perth (Australie-Occidentale). ◗ Southlink : liaisons régulières et services de ramassage sco- laire à Adélaïde (Australie-Méridionale). ◗ LinkSA : liaisons régulières, services de ramassage scolaire, lignes spéciales et services à la demande dans un rayon de 100 km autour d’Adélaïde (Australie-Méridionale). ◗ Hornibrook : liaisons régulières et services de ramassage scolaire dans la banlieue de Brisbane (Queensland). Système billettique de Lille A Lille les dysfonctionnements de la billettique livrée par Parkeon ont entrainé un décalage dans sa mise en service au regard du planning contractuel initial. Lille Métropole (LMCU devenue MEL) a décidé de la mettre en service en juin 2013 contre l’avis de Keolis Lille ayant refusé de la recetter. Cette situation a engendré un manque à gagner sur le chiffre d’affaires de Keolis Lille. Dans ce contexte, un expert judiciaire a été désigné en décembre
  • 5. 5 1. rapport de gestion 2014 afin de déterminer l’origine des dysfonctionnements et d’en apprécier les conséquences économiques. A ce jour cette expertise est toujours en cours et se poursuivra sur 2016. Résultats du Groupe Le chiffre d’affaires du Groupe pour l’année 2015 s’élève à 5 002,5 M€, en progression de 543,4 M€ par rapport à décembre 2014, soit +12,2 %. L’effet change est favorable de +73,8 M€ suite à une déprécia- tion de l’euro face à la livre sterling et au dollar américain. L’effet périmètre est de +153,0 M€ et s’explique par l’acquisition de Striebig en Alsace et par la cession de Transevry en France, par l’acquisition d’ATE en Australie ainsi que de diverses acquisitions chez EBH en Belgique (Doppagne/Sanglier, Schloemer, Dislaire/ Ourthe, Van Rompaye) et du rapprochement avec Nettbuss au Danemark. L’effet portefeuille des contrats gagnés/perdus pèse pour +172,1 M€ dont -13,0 M€ en France et +185,1 M€ à l’interna- tional. En France, on notera principalement la perte de la DSP d’Aix-les-Bains, du CDG Val et de Concarneau. A l’international, on mentionnera ensuite l’effet année pleine du contrat de Boston (+118 M€), du contrat de DLR à Londres (+95 M€) ainsi que la perte d’E23 en Suède (-27 M€). Hors effets change et périmètre, le chiffre d’affaires est en hausse de +319,3 M€/+7,2 %. La croissance organique des contrats existants s’élève +147,2 M€/+3,3 % dont 19,9 M€ pour la France (+11,9 M€ pour les Grands Réseaux, +5,5 M€ pour les Grands Urbains, -2,6 M€ pour les Territoires, +5,0 M€ pour l’Ile-de-France), +1,4 M€ pour EFFIA (+4,7 M€ pour l’activité Stationnements et Autres et -3,4 M€ pour Kisio), +126,6 M€ pour l’International (+4,8 M€ pour le Royaume Uni, +33,7 M€ pour l’Europe Continentale, +15,7 M€ pour l’Amérique du Nord et +72,6 M€ en l’Australie). L’EBITDA récurrent s’élève à +296,2 M€, soit une hausse de +18,3 M€/+6,6 % par rapport à l’exercice précédent. L’effet change est pénalisant à hauteur de -5,2 M€. L’effet périmètre améliore l’EBITDA récurrent de +19,0 M€ dont +3,7 M€ pour la France (dont +3,4 M€ pour l’acquisition de Striebig) et +15,3 M€ sur l’International (+4,2 M€ pour les acqui- sitions belges, +2,8 M€ pour le rapprochement avec Nettbuss au Danemark et +8,3 M€ pour ATE en Australie). Hors effets change et périmètre, l’EBITDA est en ligne par rap- port à 2014. La croissance organique y compris portefeuille de l’EBITDA est nulle et se répartit entre +10,9 M€ en France, +4,4 M€ pour EFFIA et -6,8 M€ pour l’International (la croissance des plate- formes Royaume-Uni et Europe Continentale ne compense pas totalement les retards des plateformes Amérique du Nord, Australie et Nouveaux Territoires). Un plan d’actions a été défini et est en cours de déploiement pour relancer la zone Amérique du Nord et notamment rétablir la rentabilité du contrat de Boston. La variation de coûts de fonctionnement de la Holding Corporate est de -8,7 M€ dont -4,3 M€ de dénouement de couvertures gazole. Le résultat opérationnel récurrent s’élève à +91,0 M€, en baisse de -13,1 % par rapport à 2014. Ceci s’explique notamment par la prise en compte du nouvel accord sur les indemnités de départ à la retraite. Le résultat net (part du Groupe) pour 2015 est de 33,3 M€ contre 26,0 M€ en 2014. La génération de cash-flow est de -126,0 M€ en 2015 (dont -125,5 M€ du fait des acquisitions) alors qu’elle était de +7,4 M€ en 2014. L’endettement net consolidé de GROUPE KEOLIS S.A.S. res- sort à +791,3 M€ à fin 2015 contre +607,7 M€ à fin 2014. L’augmentation est largement expliquée par la politique de crois- sance externe soutenue par le Groupe. 2 • COMMENTAIRES SUR LES COMPTES ET LES RESULTATS 2.1. Comptes consolidés Les comptes consolidés sont établis en conformité avec le réfé- rentiel IFRS tel qu’adopté par l’Union Européenne. Les produits des activités ordinaires ressortent à 5 022 M€. Après prise en compte de l’ensemble des coûts d’exploitation, le résultat opérationnel après participations mises en équivalence s’établit à 73,8 M€. Le résultat net part du Groupe est de 33,3 M€ pour l’exercice social clos le 31 décembre 2015. 2.2. Comptes sociaux Le résultat d’exploitation est de -4 177 K€. Le résultat financier s’établit à 18 025 K€. Après constatation d’un résultat exceptionnel de -14 K€ et d’un produit d’impôt sur les sociétés de 17 279 K€ lié aux gains d’intégration fiscale, les comptes sociaux de GROUPE KEOLIS S.A.S. se soldent par un bénéfice de 31 113 K€.
  • 6. 6 1. rapport de gestion 2.3. Filiales et participations Le tableau annexé à notre bilan vous donne toutes les informa- tions requises concernant l’activité des filiales et participations de notre Société. 2.4. Franchissements de seuils et prises de contrôle Au cours de l’exercice 2015, Keolis S.A., filiale de GROUPE KEOLIS S.A.S., a acquis ou pris le contrôle des sociétés sui- vantes : Dans le même temps, EFFIA S.A., filiale de GROUPE KEOLIS S.A.S., a acquis et constitué les sociétés suivantes : 2.5. Activités en matière de recherche et de developpement La Société n’a pas d’activité de recherche et développement. Acquisitions de Sociétés en France Branche EFFIA Dénomination Date Pourcentage EFFIA STATIONNEMENT BGD (anciennement Ramery stationnement) 30/11/2015 100 % EFFIA STATIONNEMENT Constitutions de Sociétés en France Branche EFFIA Dénomination Date Pourcentage EFFIA Stationnement Marseille 13/10/2015 100 % EFFIA STATIONNEMENT KLP01 28/12/2015 100 % EFFIA STATIONNEMENT Acquisitions de Sociétés en France, Branche keolis Dénomination Date Pourcentage VOYAGES A. FOUACHE 15/10/2015 100 % Keolis FOUACHE EVASION 15/10/2015 100 % Keolis Prioris 30/10/2015 34 % des actions détenues par SIA Forcity 18/03/2015 Prise de participation de 5 % OnePark 14/10/2015 Prise de participation de 20,25 % constitution de Sociétés à l’international, Branche keolis Dénomination Date Pourcentage KEOLIS DOWNER BUS AND COACHLINES PTY LTD 10/03/2015 KEOLIS DOWNER PTY LTD : 100 % KEOLIS DOWNER BUS AND COACHLINES PROPERTY PTY LTD 10/03/2015 KEOLIS DOWNER BUS AND COACHLINES PTY LTD : 100 % KEOLIS AMEY METROLINK LIMITED 13/11/2015 KEOLIS (UK) LIMITED : 60% AMEY RAIL LIMITED : 40% Acquisitions de Sociétés à l’international, Branche keolis Dénomination Date Pourcentage HORNIBROOK TRANSIT MANAGEMENT PTY LTD 27/05/2015 KEOLIS DOWNER BUS AND COACHLINES PTY LTD : 100 % SOUTH WEST TRANSIT PTY LTD 27/05/2015 HORNIBROOK TRANSIT MANAGEMENT PTY LTD : 100 % AUSTRALIAN TRANSIT ENTERPRISES PTY LTD 27/05/2015 HORNIBROOK TRANSIT MANAGEMENT PTY LTD : 100 % HORNIBROOK BUS LINES PTY LTD 27/05/2015 KEOLIS DOWNER BUS AND COACHLINES PTY LTD: 83,33 % HORNIBROOK TRANSIT MANAGEMENT PTY LTD : 16,67 % PATH TRANSIT PTY LTD 27/05/2015 AUSTRALIAN TRANSIT ENTERPRISES: 100% SOUTHLINK PTY LTD 27/05/2015 AUSTRALIAN TRANSIT ENTERPRISES : 100 % LINKSA PTY LTD 27/05/2015 AUSTRALIAN TRANSIT ENTERPRISES : 100 % MASABI 23/10/2015 Prise de participation de 5,13 % Constitutions de Sociétés en France, Branche keolis Dénomination Date Pourcentage KEOLIS BASSIN D’ARCACHON 26/02/2015 100 % Keolis S.A. KEOLIS ORLY RUNGIS 03/03/2015 100 % Keolis Seine Val de Marne KEOLIS ALES 11/08/2015 100% Keolis S.A. TRANSKEO 07/10/2015 51 % Keolis S.A. 49 % SNCF Participations KEOLIS BEAUNE 23/11/2015 100 % Keolis S.A. KEOLIS ROISSY SERVICES AEROPORTUAIRES 01/12/2015 100 % Keolis S.A. KEOLIS PORTE DE L’ISERE 02/12/2015 100 % Keolis S.A. KLP02 14/12/2015 100 % Keolis S.A. KLP03 14/12/2015 100 % Keolis S.A.
  • 7. 7 1. rapport de gestion les Transports Daniel Meyer. Avec cette opération stratégique de croissance externe, Keolis se renforce en Ile-de-France et conforte son positionnement sur les futurs projets liés au Grand Paris Express. Keolis Ile-de-France, qui a réalisé en 2014 un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros, gère une flotte de 1900 véhicules répartis dans 25 dépôts. Présentes dans tous les départements de la région-capitale, ses 19 filiales franciliennes emploient 4000 collaborateurs et transportent, chaque année, 70 millions de voyageurs. Le groupe Transports Daniel Meyer compte 440 salariés et une flotte de 260 véhicules, il a réalisé un chiffre d’affaires de 40,4 millions d’euros en 2014. Son activité principale réside dans l’exploitation d’une cinquantaine de lignes régulières, complétée par du transport scolaire et périscolaire, ainsi que par du transport de personnel et occasionnel. • EFFIA devient actionnaire de la SAEMES Début janvier 2016, EFFIA devient actionnaire industriel de réfé- rence de la Société anonyme d’économie mixte d’exploitation du stationnement de la Ville de Paris (SAEMES), à hauteur de 33,27 %. EFFIA, qui gère déjà plus de 30 000 places en Ile-de-France, se rapproche ainsi du deuxième opérateur de stationnement fran- cilien en chiffre d’affaires, la SAEMES (45 millions d’euros de chiffre d’affaires - 25 000 places). La SAEMES opère de nombreux ouvrages majeurs, notamment le premier parking de Paris en termes de revenus générés, Lyon- Méditerranée, situé Gare de Lyon. Les deux sociétés, qui conserveront leur indépendance com- merciale mais pourront s’associer pour répondre à certains appels d’offres, exploitent déjà ensemble le parc Lyon-Diderot. Avec cette opération, EFFIA devient le deuxième actionnaire de la SAEMES, derrière la Ville de Paris, qui cède 26,50 % des titres de la SAEMES mais demeure l’actionnaire majoritaire avec 50,06 % des parts. 5 • GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE La Société est une Société par actions simplifiée dont le Président est Monsieur Jean-Pierre Farandou, Président de la Société et membre unique du Directoire, renouvelé dans ses fonctions le 29 juillet 2015. La Société est par ailleurs dotée d’un Conseil de Surveillance qui, conformément aux dispositions légales et statutaires, a pour rôle de superviser la gestion du Directoire, composé d’un membre unique en la personne de Monsieur Farandou, et se prononcer sur les Décisions Importantes au sens des statuts. 2.6. Informations sur les délais de paiement des fournisseurs Conformément aux dispositions des articles L 441-6-1 et D 441-4 du Code du commerce, nous vous précisons la décom- position, à la clôture du dernier exercice, du solde des dettes à l’égard de nos fournisseurs et de nos clients par date d’échéance : 3 • EVOLUTION PREVISIBLE ET PERSPECTIVES D’AVENIR Keolis est entré en négociation exclusive avec l’autorité organi- satrice de Lyon dans le cadre du renouvellement de son contrat d’exploitation. Le Groupe répond également aux appels d’offres destinés à renouveler ses contrats d’exploitation des réseaux de Dijon, d’Artois-Gohelle et de Laval. En France et chez EFFIA, le Groupe va consolider ses positions actuelles et sera à l’écoute des opportunités. A l’International, Keolis souhaite développer sa présence et regardera toutes les opportunités liées à la chaîne de la mobilité dans les territoires sur lesquels il est déjà présent mais aussi vers de nouveaux territoires à l’étranger. 4 • EVENEMENTS IMPORTANTS SURVENUS DEPUIS LA CLOTURE DE L’EXERCICE • Acquisition des Transports Meyer : En janvier 2016, le Groupe Keolis annonce le rachat d’un acteur majeur du transport par bus et autocars sur le territoire francilien, (en milliers d’euros) Exercice 2015 Exercice 2014 Décomposition par période d’échéance des factures - Factures échues : ◗ de 0 à 30 jours - - ◗ de 31 à 60 jours - - ◗ à plus de 60 jours 281 - - Factures non échues : - 1 022 Montant des dettes fournisseurs 281 1 022 Montant des fournisseurs débiteurs 89 Montant des factures non parvenues 4 350 1 761 Total 4 720 2 783
  • 8. 8 1. rapport de gestion 5.1. Composition du Conseil de Surveillance Au 31 décembre 2015, le Conseil de Surveillance comprenait 7 membres : ◗ Monsieur Joël Lebreton, membre et Président du Conseil de Surveillance, ◗ Monsieur Mathias Emmerich, membre du Conseil de Surveillance, ◗ Monsieur Eric Lachance, membre du Conseil de Surveillance, ◗ Monsieur Jean-Yves Leblanc, membre du Conseil de Surveillance, ◗ Monsieur Philippe Maystadt, membre du Conseil de Surveillance, ◗ Monsieur Normand Provost, membre du Conseil de Surveillance, ◗ MonsieurLaurent Trévisani,membredu ConseildeSurveillance. Monsieur Patrick Coté est membre du Conseil de Surveillance sans droit de vote. 5.2. Comités internes du Conseil de surveillance Le Conseil de Surveillance s’appuie sur quatre comités internes qui préparent les travaux du Conseil : ◗ Le Comité d’Audit et de Déontologie ◗ Le Comité des Investissements et de la Stratégie ◗ Le Comité des Risques et de la Sécurité ◗ Le Comité des Rémunérations et des Ressources Humaines 5.3. Comité exécutif Groupe Jean-Pierre Farandou, Président de la Société s’est entouré d’un Comité exécutif dont la composition au jour de l’Assemblée est la suivante : ◗ Monsieur Michel Lamboley, Directeur Exécutif Corporate ◗ Monsieur Thomas Barbelet, Directeur Marque et Com- munication ◗ Monsieur Frédéric Baverez, Directeur Exécutif France ◗ Monsieur Jacques Damas, Directeur Exécutif Ferroviaire et Industriel ◗ Monsieur Bruno Danet, Directeur des Ressources Humaines Groupe ◗ Monsieur Laurent Kocher, Directeur Exécutif Marketing, Innovation et Services ◗ Monsieur Bernard Tabary, Directeur Exécutif International ◗ Monsieur Arnaud van Troeyen, Directeur Général Adjoint Stratégie et Développement Groupe 5.4. Capital et actionnariat Au 31 décembre 2015, le capital social est de 237 888 901,80 € ; il est réparti comme suit : ◗ SNCF Participations : 69,70 % ◗ CDP-IE : 30 % ◗ FCPE « GROUPE KEOLIS ACTIONNARIAT » : 0,16 % ◗ Autocontrôle : 0,14 % La participation des salariés au travers du FCPE « GROUPE KEOLIS ACTIONNARIAT » est donc de 0,16 % du capital. 6 • PRESENTATION DES RESOLUTIONS SOUMISES AU VOTE DES ASSOCIES 6.1. Affectation du resultat Il vous sera proposé d’affecter le bénéfice de l’exercice clos le 31 décembre 2015 de la manière suivante : Bénéfice de l’exercice 31 113 593,16 € Affectation à la réserve légale (1 555 679,66 €) Report à nouveau exercice N-1 142 613 581,34 € ________________ Bénéfice distribuable 172 171 494,84 € Affectation au poste Report à Nouveau 172 171 494,84 € Conformément à la loi, il vous est demandé de prendre acte de ce que le montant du dividende mis en distribution et celui de l’avoir fiscal correspondant au titre des exercices précédents ont été les suivants : Dépenses non déductibles fiscalement Nous vous indiquons qu’aucune dépense non déductible fisca- lement au sens des articles 223 quater et 223 quinquies du Code Général des Impôts n’a été engagée au cours de l’exercice écoulé. 6.2. Conventions visées à l’article L 227-10 du Code de commerce Il vous sera donné lecture du rapport des Commissaires aux comptes sur les conventions intervenues au cours de l’exercice et autorisées par votre Conseil de Surveillance conformément aux dispositions de l’article L227-10 du Code de commerce. Nous espérons que les propositions qui précèdent recevront votre agrément et que vous voudrez bien voter les résolutions qui vont vous être soumises. Le Président du Directoire Exercice Dividende Montantdesrevenus distribuéséligibles àlaréfaction Montantdesrevenus distribuésnonéligibles àlaréfaction 2014 Néant - - 2013 Néant - - 2012 Néant - -
  • 9. 9 2. COMPTES CONSOLIDÉS 2. comptes consolidés A Chiffres clés du Groupe. . . . . . . . . . . . . . . . 10 B États financiers consolidés . . . . . . . . . . . . 11 1 • Compte de résultat. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11 2 • État du résultat global. . . . . . . . . . . . . . . . . . 12 3 • État de la situation financière. . . . . . . . . . . 13 4 • Tableau de variation des capitaux propres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14 5 • Tableau des flux de trésorerie. . . . . . . . . . 15 C Notes annexes aux états financiers consolidés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 1 • Information générale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16 2 • Principales méthodes comptables . . . . . . 16 2.1. Bases de préparation de l’information financière. 16 2.2. évolution en matière de principes comptables. . . . . 16 2.3. Recours à des appréciations du Management dans l’application des normes comptables Groupe. . . . . . . . . . . . . . . 18 2.4. Principes comptables. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18 3 • Faits marquants de l’exercice 2015 . . . . . . 30 4 • Notes relatives à l’état du résultat consolidé. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 4.1. Charges de personnel et effectifs. . . . . . . . . . . . . . 31 4.2. Autres produits d’exploitation . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 4.3. Résultat opérationnel. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 31 4.4. Calcul de l’EBITDA . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 4.5. Résultat financier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 4.6. Quote-part du résultat net des participations mises en équivalence. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 32 4.7. Impôt . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 33 5 • Notes relatives à l’état de la situation financière consolidée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 5.1. Goodwill. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35 5.2. Autres immobilisations incorporelles. . . . . . . . . . . 36 5.3. Immobilisations corporelles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 37 5.4. Titres mis en équivalence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 38 5.5. Actifs financiers courants et non courants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 5.6. Stocks . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39 5.7. Créances d’exploitation et diverses. . . . . . . . . . . . 40 5.8. Trésorerie et équivalents de trésorerie. . . . . . . . . . 40 5.9. Capitaux propres. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40 5.10. Emprunts et dettes financières. . . . . . . . . . . . . . . 41 5.11. Actifs et passifs par catégorie. . . . . . . . . . . . . . . . 44 5.12. Gestion des risques et instruments financiers dérivés . . . . . . . . . . . . . . . 45 5.13. Provisions. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 51 5.14. Dettes d’exploitation et diverses. . . . . . . . . . . . . . 55 6 • Engagements hors état de la situation financière et obligations contractuelles. . . . . . . . . . 56 7 • Litiges. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 8 • Transactions avec les parties liées. . . . . 57 8.1. Transactions avec Groupe Keolis S.A.S. et le Groupe EFFIA. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 8.2. Transactions avec les co-entreprises et entreprises associées. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57 8.3. Rémunération des dirigeants clés du Groupe. . . . . 57 9 • Événements postérieurs à la clôture . . 57 10 • Périmètre de consolidation. . . . . . . . . . . . 58 10.1. Filiales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 58 10.2. Co-entreprises et entreprises associées. . . . . . . 65 Rapport des commissaires aux comptes sur les comptes consolidés. . . . . . . . . . . . . . . . . . 66 Sommaire
  • 10. 10 2. COMPTES CONSOLIDÉS (1) Dans le cas d’une position excédentaire de trésorerie, les chiffres sont présentés entre parenthèses. Chiffres clés du Groupe A (en millions d'euros) Note 31/12/2015 31/12/2014 Chiffre d'affaires 5 002,5 4 459,1 ◗ Chiffre d'affaires France 2 810,3 2 785,7 ◗ Chiffre d'affaires International 2 192,1 1 673,4 Chiffre d'affaires net de sous-traitance 4 818,2 4 272,6 EBITDA récurrent 4.4 296,2 277,8 EBITDA 4.4 274,6 250,9 Résultat opérationnel récurrent 4.3 91,0 104,7 Résultat opérationnel avant participations mises en équivalence 51,4 52,7 Résultat opérationnel après participations mises en équivalence 73,8 68,7 Résultat net des activités courantes 26,0 27,8 Résultat net (part du Groupe) 33,3 26,0 Capitaux propres consolidés 1 024,7 994,4 Dont part du Groupe 972,9 973,4 Excédent Brut d'Exploitation 201,8 247,3 Investissements industriels 237,2 209,9 Endettement financier net (Excédent de trésorerie) (1) 791,3 607,7
  • 11. 11 2. COMPTES CONSOLIDÉS 1 • Compte de résultat états financiers consolidés B (en millions d’euros) Note 31/12/2015 31/12/2014 Chiffre d'affaires 5 002,5 4 459,1 Autres produits liés à l'activité 19,3 26,1 Produits des activités ordinaires 5 021,7 4 485,2 Sous-traitance (184,2) (186,5) Achats consommés et charges externes (1 641,8) (1 489,6) Impôts et taxes (17,4) (15,2) Charges de personnel, intéressement, participation 4.1 (2 891,0) (2 529,1) Autres produits opérationnels 4.2 50,2 50,3 Autres charges opérationnelles (31,9) (22,2) Dotations nettes aux provisions sur actifs courants (0,1) (4,6) Dotations nettes aux amortissements et autres provisions (221,7) (190,2) Résultat de cession sur immobilisations récurrent 0,9 1,1 Quote-part de reprise de subvention 6,3 5,5 Résultat opérationnel récurrent 91,0 104,7 Autres produits non récurrents 4.3 7,4 6,6 Autres charges non récurrentes 4.3 (26,0) (30,5) Dotation aux amortissements des droits contractuels et autres 4.3 (21,0) (28,1) Dont dépréciations des autres actifs incorporels et badwill 5,7 (5,3) Résultat opérationnel avant participations mises en équivalence 51,4 52,7 Quote-part du résultat des entreprises associées 22,4 16,0 Résultat opérationnel après participations mises en équivalence 73,8 68,7 Coût endettement financier net 4.5 (18,1) (18,6) Autres produits financiers 4.5 7,3 7,5 Autres charges financières 4.5 (19,0) (18,2) Résultat financier (29,8) (29,3) Résultat net avant impôt 44,0 39,4 Charges d’impôts 4.7 (18,0) (11,6) Résultat net des activités poursuivies 26,0 27,8 Résultat net consolidé 26,0 27,8 Part du résultat attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle 7,3 (1,8) Résultat net (part du groupe) 33,3 26,0
  • 12. 12 2. COMPTES CONSOLIDÉS (en millions d’euros) 31/12/2015 31/12/2014 Résultat net 26,0 27,8 Gains (pertes) actuariels liés aux régimes de retraites à prestations définies (0,8) (14,2) Impôts sur écarts actuariels des régimes à prestations définies 0,2 4,9 Quote-part dans les autres éléments du résultat global non recyclables des entreprises mises en équivalence 13,0 8,4 Eléments non recyclables en résultat 12,4 (1,0) Ecarts de conversion et autres 1,2 5,3 Gains (pertes) latents liés aux instruments de couverture 0,3 (10,6) Impôts sur les éléments recyclables (0,1) 3,7 Eléments recyclables ultérieurement en compte de résultat 1,4 (1,7) Charges et produits comptabilisés directement en capitaux propres 13,7 (2,7) Résultat global 39,7 25,1 Dont part du Groupe 47,0 22,6 Dont part des participations ne donnant pas le contrôle (7,3) 2,4 2 • État du résultat global
  • 13. 13 2. COMPTES CONSOLIDÉS ACTIF (en millions d’euros) Note 31/12/2015 31/12/2014 Ecarts d’acquisition 5.1 1 139,6 1 105,1 Autres immobilisations incorporelles 5.2 533,9 489,9 Immobilisations corporelles 5.3 891,8 806,3 Titres mis en équivalence 5.4 35,1 32,5 Actifs financiers non courants 5.5 171,1 147,7 Impôts différés actifs 4.7 84,6 79,9 Actifs non courants 2 856,2 2 661,3 Stocks et encours 5.6 82,0 78,0 Créances d’exploitation 5.7 426,4 391,5 Créances diverses 5.7 348,8 310,5 Actifs financiers courants 5.5 19,4 19,7 Trésorerie et équivalents de trésorerie 5.8 312,7 294,6 Actifs courants 1 189,2 1 094,3 TOTAL ACTIF 4 045,4 3 755,7 passif (en millions d’euros) Note 31/12/2015 31/12/2014 Capital social 5.9 237,9 237,9 Réserves et primes 5.9 701,6 709,5 Résultat net part du Groupe 5.9 33,3 26,0 Capitaux propres part du groupe 972,9 973,4 Réserves attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle 59,1 19,2 Résultat net attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle (7,3) 1,8 Capitaux propres 1 024,7 994,4 Provisions pour risques et charges non courantes 5.13 196,4 182,1 Dettes financières non courantes 5.10 881,1 653,1 Impôts différés passifs 4.7 177,5 153,8 Passifs non courants 1 255,1 989,0 Provisions pour risques et charges courantes 5.13 55,6 52,4 Dettes financières courantes 5.10 78,8 181,0 Trésorerie passive 5.8 189,9 117,7 Dettes d'exploitation et autres dettes 5.14 1 441,3 1 421,1 Passifs courants 1 765,6 1 772,2 TOTAL PASSIF 4 045,4 3 755,7 3 • État de la situation financière
  • 14. 14 2. COMPTES CONSOLIDÉS (en millions d’euros) Capitalsocial Réserves Ecarts deconversion Autresgains (pertes) latents,nets Autresgains(pertes) latents,nets,non recycablesenrésultat Sous-total Capitauxpropres SITUATION AU 31 DECEMBRE 2013 237,9 753,3 (14,8) 2,1 (12,2) 728,4 966,3 Attribuable aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. 237,9 740,4 (15,5) 2,1 (12,1) 714,9 952,8 Attribuable aux actionnaires minoritaires des filiales - 12,8 0,7 - - 13,5 13,5 Dividendes versés aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - - - - - - - Variation des parts d’intérêts de GROUPE KEOLIS S.A.S. dans ses filiales sans pertes de contrôle - (2,0) - - - (2,0) (2,0) OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES DE Groupe Keolis SAS (A) - (2,0) - - - (2,0) (2,0) Dividendes versés aux actionnaires minoritaires des filiales - (0,6) - - - (0,6) (0,6) Variation des parts d’intérêts liées à la prise / perte de contrôle des filiales - - - - - - - Variation des parts d’intérêts sans prise / perte de contrôle des filiales - 5,7 - - - 5,7 5,7 OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES MINORITAIRES DES FILIALES (B) - 5,1 - - - 5,1 5,1 Résultat net - 27,8 - - - 27,8 27,8 Reclassement des réserves non recyclables lié aux fusions (2,8) - - 2,8 - - Charges et produits comptabilisés directement en capitaux propres - - 5,3 (7,0) (1,0) (2,7) (2,7) Résultat global (C) - 25,0 5,3 (7,0) 1,8 25,1 25,1 VARIATIONS DE LA PERIODE (A+B+C) - 28,1 5,3 (7,0) 1,8 28,1 28,1 Attribuables aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - 23,9 4,6 (7,0) 1,8 23,4 23,4 Attribuables aux actionnaires minoritaires des filiales - 6,9 0,7 - - 7,6 7,6 SITUATION AU 31 DECEMBRE 2014 237,9 781,3 (9,6) (4,9) (10,4) 756,5 994,4 Attribuable aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. 237,9 761,6 (10,9) (4,9) (10,3) 735,5 973,4 Attribuable aux actionnaires minoritaires des filiales - 19,8 1,3 - (0,1) 21,0 21,0 Dividendes versés aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - (50,0) - - - (50,0) (50,0) Autres variations (y compris effets de l’application d’IFRIC 21) - 2,5 - - - 2,5 2,5 OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES DE Groupe Keolis S.A.S. (A) - (47,5) - - - (47,5) (47,5) Dividendes distribués aux actionnaires minoritaires des filiales - (0,8) - - - (0,8) (0,8) Variation des parts d'intérêts liées à la prise / perte de contrôle des filiales - - - - - - - Variation des parts d'intérêts sans prise / perte de contrôle des filiales - 38,9 - - - 38,9 38,9 OPERATIONS ATTRIBUABLES AUX ACTIONNAIRES MINORITAIRES DES FILIALES (B) - 38,1 - - - 38,1 38,1 Résultat net - 26,0 - - - 26,0 26,0 Charges et produits comptabilisés directement en capitaux propres - - 1,2 0,2 12,4 13,7 13,7 RESULTAT GLOBAL (C) - 26,0 1,2 0,2 12,4 39,7 39,7 VARIATIONS DE LA PERIODE (A+B+C) - 16,6 1,2 0,2 12,4 30,3 30,3 Attribuables aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. - (14,2) 1,2 0,2 12,4 (0,5) (0,5) Attribuables aux actionnaires minoritaires des filiales - 30,8 - - - 30,8 30,8 SITUATION AU 31 DECEMBRE 2015 237,9 797,9 (8,4) (4,7) 2,0 786,8 1 024,7 Attribuable aux actionnaires de Groupe Keolis S.A.S. 237,9 747,3 (9,7) (4,7) 2,1 735,0 972,9 Attribuable aux actionnaires minoritaires des filiales - 50,6 1,3 - - 51,9 51,9 4 • Tableau de variation des capitaux propres RÉSERVES ET AUTRES Éléments Recyclables
  • 15. 15 2. COMPTES CONSOLIDÉS (en millions d’euros) Note 31/12/2015 31/12/2014 Résultat opérationnel avant participations mises en équivalEnce 4.3 51,4 52,7 Eléments non décaissables 4.4 223,2 198,3 EBITDA 4.4 274,6 250,9 Elimination de provisions sur actifs circulants 0,1 4,6 Variation du BFR (25,5) 13,5 Impôts payés (47,3) (21,8) A) Excédent Brut d’Exploitation 201,8 247,3 Investissements industriels (237,2) (209,9) Cessions des immobilisations corporelles et incorporelles (prix de vente) 37,3 34,4 Subventions d’investissements reçues 8,1 2,5 Variations des actifs financiers de concession (IFRIC 12) (14,2) (19,1) Investissements financiers (133,1) (86,0) Cessions d’actifs financiers 6,4 11,0 Trésorerie sur variations de périmètre 4,9 27,2 B) Flux net de trésorerie lié aux opérations d’investissement (327,8) (239,9) Disponible après investissement (126,0) 7,4 Dividendes versés (51,0) (1,0) Dividendes reçus 32,2 13,4 Variation des capitaux propres (Autres transactions avec les actionnaires) 38,7 13,0 Nouveaux emprunts 243,8 104,3 Remboursements d’emprunts (167,2) (130,2) Intérêts reçus 0,7 1,2 Intérêts versés (19,1) (19,6) Variation des autres dettes financières 0,2 0,4 Autres (7,9) (10,2) C) Flux net de trésorerie lié aux opérations de financement 70,4 (28,8) D) Incidence des variations des cours de devises  1,5 3,0 Variation de trésorerie nette (A+B+C+D) (54,2) (18,4) Trésorerie d’ouverture 5.8 176,9 195,3 Trésorerie de clôture 5.8 122,8 176,9 Variation de trésorerie nette (54,2) (18,4) 5 • Tableau des flux de trésorerie
  • 16. 16 2. COMPTES CONSOLIDÉS 1 • Information générale L’activité de la société GROUPE KEOLIS S.A.S. et de ses filiales («leGroupe»)estd’unepartletransportmultimodaldevoyageurs et d’autre part le stationnement au sein du Groupe EFFIA. Le Groupe intervient dans 9 pays d’Europe, au Canada, en Australie, auxEtats-UnisetenIndeentantquedélégatairedeservicepublic, dans le cadre d’accords public-privé. La société GROUPE KEOLIS S.A.S., société tête du Groupe, est une société par actions simplifiée enregistrée et domiciliée en France, dont le siège social est situé au 20/22 rue Le Peletier 75320 PARIS Cedex 9. Les états financiers consolidés de GROUPE KEOLIS S.A.S. clos au 31 décembre 2015 sont arrêtés par le Directoire du 9 février 2016 et présentés au Conseil de Surveillance du 18 février 2016. Les comptes du Groupe sont intégrés globalement dans ceux de la SNCF. 2 • Principales méthodes comptables 2.1. Bases de préparation de l’information financière Les états financiers consolidés du Groupe au titre de l’exercice clos le 31 décembre 2015 sont établis conformément au référen- tiel IFRS (normes et interprétations) publié par l’IASB telles qu’adoptées par l’Union Européenne et d’application obligatoire au 1er janvier 2015. Celles-ci sont disponibles sur le site : http://ec.europa.eu/internal_market/accounting/ias/index_fr.htm Les états financiers consolidés sont présentés en millions d’eu- ros sauf indication contraire. En l’absence d’instruments d’emprunt ou de capitaux propres négociés sur un marché réglementé, le Groupe a choisi de ne publier ni les informations relatives au résultat par action (IAS 33), ni les informations relatives aux secteurs opérationnels (IFRS  8). Les actifs et passifs compris dans les états financiers consolidés du Groupe sont évalués et comptabilisés selon différentes conventions d’évaluation autorisées par le référentiel IFRS cor- respondant principalement au coût historique, à l’exception des instruments financiers dérivés et des actifs financiers détenus à des fins de transaction ou classés comme disponibles à la vente, qui sont évalués à leur juste valeur. 2.2. Évolution en matière de principes comptables Application de normes, amendements de normes et d’interprétations d’application obligatoire au 1er janvier 2015 • Interprétation IFRIC 21 « Droits ou taxes » L’interprétation IFRIC 21 « Droits ou taxes » précise le fait géné- rateur, au passif du bilan, des taxes entrant dans le champ d’application de la norme IAS 37 « Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels ». Les taxes sont des sorties de ressources représentatives d’avantages économiques qui sont imposées par les autorités publiques en vertu de dispositions légales ou réglementaires. Toutefois, le champ d’application de cette interprétation exclut les sorties de ressources relevant de la norme IAS12 « Impôts sur le résultat » ; les amendes et pénalités imposées pour non- respect des lois et règlementations en vigueur et les paiements effectués par l’entité dans le cadre d’un accord contractuel avec une autorité publique pour l’acquisition d’un actif ou la réalisation d’une prestation de service. L’interprétation IFRIC 21 amène à se conformer pour la comp- tabilisation des taxes à leurs exigibilités fiscales et non pas selon leurs engagements. Son application au sein du Groupe s’est traduite uniquement par les modifications quant au rythme de reconnaissance et à l’exercice utilisé pour la valorisation de la taxe relative à la Contribution Sociale de Solidarité des Sociétés (C3S) en vigueur en France. Celle-ci était auparavant constatée prorata temporis à chaque arrêté intermédiaire selon le chiffre d’affaires de l’exercice en cours. A présent, elle est constatée à la date du fait générateur de l’obligation d’exigibilité fiscale qui est le 1er janvier et ainsi selon le chiffre d’affaires réalisé à la fin de de l’année civile précédente écoulée. L’impact de l’application de l’interprétation est une amélioration des capitaux propres au 1er janvier 2014 pour 2,3 M€. Par ail- leurs, l’impact sur le compte de résultat 2014 n’est pas signifi- catif. Compte tenu de son impact non matériel, cette amélioration des capitaux propres a été constatée à l’ouverture de la période 2015. L’application d’IFRIC 21 à fin décembre 2015 a conduit à retrai- ter la charge C3S comptabilisée à fin 2014 pour 3,5 M€ et due fiscalement le 1er janvier 2015. La charge liée à cette taxe sans l’application d’IFRIC 21 aurait été de 1,8 M€ du fait des modifi- cations des modalités de valorisation apportées par l’adminis- tration fiscale pour l’exercice fiscale 2016. • Améliorations annuelles des IFRS Cycle 2011–2013 Notes annexes aux états financiers consolidés C
  • 17. 17 2. COMPTES CONSOLIDÉS Les améliorations annuelles des IFRS Cycle 2011–2013 sont applicables pour les exercices ouverts à compter du 1er juillet 2014 et concernent principalement IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » et IFRS 13 « Evaluation de la juste valeur ». La norme IFRS 3 est amendée de sorte à exclure de son champ d’application la création de toutes formes de partenariats, tels que définis dans IFRS 11 « Partenariats », c’est-à-dire les coen- treprises et les activités conjointes. Quant à la norme IFRS 13, elle permet à présent par exception de mesurer la juste valeur non seulement d’un ensemble d’actifs et de passifs financiers sur une base nette, mais aussi à présent de mesurer la juste valeur de tous les contrats qui relèvent d’IAS 39 « Instruments financiers : comptabilisation et évaluation » même s’ils ne répondent pas à la définition des actifs et passifs financiers selon IAS 32 « Instruments financiers : Présentation ». Ces améliorations sont sans impact sur la présentation de l’exer- cice clôturé. Normes, amendements de normes et interprétations sans application par anticipation De manière générale, le Groupe n’applique pas par anticipation les normes et interprétations adoptées par l’Union Européenne applicables à compter d’un exercice ouvert postérieurement au 1er janvier 2015. Le Groupe n’a pas appliqué les normes, améliorations annuelles, amendements de normes et interprétations non adoptés par l’Union Européenne. • Améliorations annuelles des IFRS 2010-2012 Les amendements applicables à compter des exercices ouverts le 1er février 2015 portent sur IFRS 2 « Paiement fondé sur des actions » définissant la condition de performance et la condition de service ; IFRS 3 « Regroupements d’entreprises » précisant la comptabilisation de la contrepartie éventuelle ; IFRS 8 « Secteurs opérationnels » (non publié par le Groupe) ; IFRS 13 « Evaluation de la juste valeur » explicitant les raisons de la suppression des paragraphes liées à l’évaluation des créances et dettes à court terme, sans stipulation du taux d’intérêt au montant facturé ; IAS 16 « Immobilisations corporelles » et IAS 38 « Immobilisations incorporelles » précisant que les amortissements cumulés sont calculés par différence entre le montant brut et le montant net comptabilisé ; et IAS 24 « Informations relatives aux parties liées » stipulant que l’entité de reporting est exemptée de fournir le mon- tant des rémunérations versées aux principaux dirigeants mais doitindiquerlemontantdeshonorairesversésàl’entitéprestataire de services. • Améliorations annuelles des IFRS Cycle 2012-2014 Les amendements applicables à compter des exercices ouverts le 1er janvier 2016 portent sur IFRS 5 « Actifs non courants déte- nus en vue de la vente et activités abandonnées » afin d’y inclure les actifs détenus en vue de leur distribution aux propriétaires ; IFRS 7 « Instruments financiers : Informations à fournir » quant à la conservation d’un lien avec un contrat de services transféré et sur l’absence d’information sur la compensation des actifs finan- ciers et des passifs financiers pour les états financiers intermé- diaires condensés ; IAS 19 « Avantages du personnel » pour déterminerletauxd’actualisationnonplusauniveaudupaysmais au niveau de la zone monétaire ; et IAS 34 « Information financière intermédiaire » précisant l’expression «ailleurs dans le rapport financier intermédiaire». • Amendements à IAS 1 « Présentation des états financiers » Les amendements applicables à compter des exercices ouverts le 1er janvier 2016 stipulentque l’application de la notion de maté- rialité s’applique aux états financiers y compris les notes annexes pourfavoriserleurcompréhension,etquelejugementprofession- nel s’applique plus largement dans les informations sur les méthodes comptables en annexe. • Amendements à IAS 16 « Immobilisations corporelles » et à IAS 38 « Immobilisations incorporelles » Les amendements applicables à compter des exercices ouverts le 1er janvier 2016 précisent que l’utilisation de la méthode d’amortissement fondée sur les revenus n’est pas appropriée. • Amendements limités à IAS 19 « Avantages du personnel » Les amendements applicables à compter des exercices ouverts le 1er février 2015 clarifient et simplifient la comptabilisation des cotisations qui sont indépendantes du nombre d’années de ser- vice du membre du personnel comme une réduction du coût des services rendus de la période pendant laquelle le service est rendu, au lieu d’être affectées aux périodes de service. • Amendements à IAS 27 « La mise en équivalence dans les états financiers individuels » Les amendements applicables à compter des exercices ouverts le 1er janvier 2016 permettent d’utiliser la méthode de la mise en équivalence telle que décrite par IAS 28 « Participations dans des entreprises associées et coentreprises » et non plus selon IFRS 9 « Instruments financiers » pour comptabiliser dans les états finan- ciers individuels les participations dans des filiales, coentreprises et entreprises associées. • Amendements à IFRS 11 - Partenariats Les amendements applicables à compter des exercices ouverts le1erjanvier2016précisentlamanièredecomptabiliserlesacqui- sitions d’intérêts dans une entreprise commune dont l’activité constitue une entreprise au sens d’IFRS 3 « Regroupements d’entreprises ».
  • 18. 18 2. COMPTES CONSOLIDÉS Normes applicables postérieurement à 2015 et non encore approuvées par l’UE Le Groupe n’applique pas les textes suivants qui ne sont pas applicables en 2015 mais qui devraient l’être de manière obliga- toire ultérieurement : - IFRS 15 – Revenus provenant de contrats avec des clients (publié en mai 2014). Cette norme remplacera les normes IAS 18, Produits des activités ordinaires et IAS 11, Contrats de construction. Cette norme devrait être d’application obligatoire pour les exercices 2018 et suivants sous réserve de son adop- tion par l’Union Européenne ; - IFRS 9 – Instruments financiers (publié en juillet 2014). Ce texte portesurleclassementetl’évaluationdesinstrumentsfinanciers, la dépréciation des actifs financiers et la comptabilité de couver- ture. Cette norme remplacera la norme IAS 39, Instruments financiers ; elle devrait être d’application obligatoire pour les exercices 2018 et suivants sous réserve de son adoption par l’Union Européenne. Le Groupe examine ces normes afin de déterminer leurs impacts sur les états financiers consolidés et les conséquences pratiques. 2.3. Recours à des appréciations du Management dans l’application des normes comptables Groupe Pour établir les comptes du Groupe, conformément à la norme IAS 8 « Méthodes comptables, changements d’estimations comptables et erreurs », la direction doit effectuer des estima- tions et formuler des hypothèses qui affectent les montants figurant dans les états financiers. La direction est amenée à réviser ces estimations en cas de changement dans les circons- tances sur lesquelles elles étaient fondées ou par suite de nou- velles informations. La direction est également amenée à exercer son jugement dans le cadre de ­l’application des méthodes comptables. En conséquence, les estimations futures pourraient évoluer par rapport à celles retenues au 31 décembre 2015. Les estimations et hypothèses concernent principalement les durées des relations contractuelles, les tests de dépréciation des actifs, les impôts différés actifs, les instruments financiers, les provisions, notamment les provisions pour retraites, les litiges, les pertes sur contrats déficitaires et la reconnaissance des produits à recevoir et des pénalités à supporter dans le cadre des relations contractuelles. Enfin, en l’absence de normes ou interprétations applicables à une transaction spécifique, la direction du Groupe fait usage de jugement pour définir et appliquer les méthodes comptables qui permettront d’obtenir des informations pertinentes et fiables, de sorte que les états financiers : ◗ présentent une image fidèle de la situation financière et des flux de trésorerie du Groupe ; ◗ traduisent la réalité économique des comptes. 2.4. Principes comptables 2.4.1. Méthodes de consolidation Les filiales sont consolidées à compter de la date à laquelle le contrôle est transféré au Groupe. Elles sont déconsolidées à compter de la date à laquelle le contrôle cesse d’être exercé. Les produits et charges des sociétés sont intégrés dans le résul- tat du Groupe à compter de la date de prise de contrôle et jusqu’à la date de perte de contrôle. Filiales consolidées selon la méthode de l’intégration globale LesfilialessonttouteslessociétésdanslesquellesleGroupeexerce, directement ou indirectement, le contrôle exclusif. Les états finan- ciers consolidés du Groupe incluent les actifs, les passifs, et les produits et charges de ces sociétés. CecontrôleexclusifexistedèslorsqueGROUPEKEOLISS.A.S.a le pouvoir sur l’entité, l’exposition ou les droits à des rendements variables,etlacapacitéàinfluersurcesrendements.Pourapprécier cecontrôle,sontprisencomptelesrèglesdegouvernanceétablies etlesdroitsdétenusparlesautresactionnairesafindes’assurerde leur caractère purement protectif. L’analyse des droits de vote potentiels immédiatement exerçables ou convertibles, y compris ceux détenus par une autre entité, est également effectuée pour déterminer ceux conférant des droits substantifs pertinents dans l’analyse du pouvoir, conformément à la norme IFRS 10 « Etats Financiers Consolidés ». Les entités structurées faisant l’objet d’un contrôle en substance par le Groupe sont consolidées. Entreprisesassociéesetcoentreprisesmisesenéquivalence Les entités associées dans lesquelles le Groupe exerce une influence notable sans toutefois exercer un contrôle sont des entreprises associées. Cette influence notable est présumée à partir de 20 % des droits de vote. Selon la méthode de mise en équivalence, les participations dans les entreprises associées ou coentreprises sont inscrites au bilan consolidé à leur coût d’acquisition. La part du Groupe dans le résultat des entreprises associées ou coentreprises est reconnue dans le compte de résultat alors que sa part dans les mouvements de réserves postérieurs à l’acquisition est recon- nue en réserves. Les mouvements postérieurs à l’acquisition sont portés en ajustement de la valeur de l’investissement. La quote-part du Groupe dans les pertes enregistrées par une entreprise associée ou une coentreprise est constatée dans la limite de la valeur comptable de la participation ainsi que toute quote-part à long terme éventuelle. Les pertes supplémentaires ne font pas l’objet d’une provision sauf si le Groupe a une obli- gation légale ou implicite de soutien envers cette entreprise associée ou coentreprise.
  • 19. 19 2. COMPTES CONSOLIDÉS Participations ne donnant pas le contrôle Uneparticipationnedonnantpaslecontrôleestlapartd’intérêt,dans unefiliale,quin’estpasattribuabledirectementouindirectementàla société mère. Les participations ne donnant pas le contrôle sont comptabilisées à la juste valeur à la date de prise de contrôle. Clôtures décalées Pour les sociétés dont la clôture n’est pas au 31 décembre, des états financiers intermédiaires à cette même date sont établis. Transactionséliminéesdanslesétatsfinanciersconsolidés Les opérations entre entreprises consolidées qui ont une inci- dence sur leur bilan ou leur compte de résultat sont éliminées. Les pertes réalisées sur des transactions entre sociétés conso- lidées qui sont indicatives d’une perte de valeur ne sont pas éliminées. La norme IAS 12 « Impôts sur le résultat » s’applique aux différences temporaires résultant de l’élimination des profits et des pertes sur transactions intragroupe. 2.4.2. Conversion des opérations et des états financiers des sociétés étrangères LesétatsfinanciersconsolidésduGroupesontétabliseneuros,qui est la monnaie fonctionnelle et de présentation de la société mère. Conversion des états financiers des sociétés étrangères Les comptes des sociétés consolidées étrangères, dont la mon- naie fonctionnelle n’est pas l’euro qui est la monnaie de présen- tation, sont convertis comme suit : ◗ les actifs et passifs sont convertis aux derniers cours officiels de change en vigueur à la date de clôture ; ◗ les produits et charges sont convertis au cours moyen de la période, sauf fluctuations importantes des cours de change ; ◗ les écarts d’acquisition et les ajustements de juste valeur reconnus lors de l’acquisition d’entreprises dont la monnaie fonctionnelle n’est pas l’euro sont considérés comme des actifs et passifs de ces entreprises : ils sont donc exprimés dans la devise fonctionnelle propre de ces entreprises et convertis au cours de clôture de chaque période ; ◗ les écarts résultant de ces conversions sont comptabilisés dans les capitaux propres consolidés au poste « réserves de conversion ». Conversion des opérations en devises Les sociétés du Groupe ont pour monnaie fonctionnelle leur monnaie locale. Les opérations libellées en monnaies étrangères sont converties par les filiales dans leur monnaie fonctionnelle au cours de change en vigueur à la date de la transaction. Les actifs et passifs monétaires libellés en monnaies étrangères sont convertis en euros aux derniers cours officiels de change en vigueur à la date de clôture. Les différences de change cor- respondantes sont enregistrées en résultat financier. 2.4.3. Regroupement d’entreprises Depuis le 1er  janvier 2010, le Groupe applique la norme IFRS 3 révisée. Le regroupement d’entreprises s’entend de l’obtention du contrôle. À la prise de contrôle, l’acquéreur comptabilise à la juste valeur les actifs acquis et passifs assumés de l’entreprise acquise et évalue le Goodwill ou le profit en résultant. Les participations ne donnant pas le contrôle sont reconnues sur option pour chaque regroupement : ◗ soit à leur quote-part dans la juste valeur des actifs et passifs acquis (méthode dite du Goodwill partiel) ; ◗ soit à la juste valeur de la participation (méthode dite du Goodwill complet). Lesfraisd’acquisitionsontcomptabilisésenchargesdel’exercice. Dans le cas d’une prise de contrôle par étapes, la participation antérieurement détenue avant prise de contrôle est réévaluée à sa juste valeur à la date de prise de contrôle et tout profit ou perte en résultant est comptabilisé au résultat opérationnel après les résultats de cession d’actifs. Les engagements liés à des clauses de compléments de prix sont évalués à leur juste valeur dès la date d’acquisition. Les ajustements de compléments de prix en trésorerie au cours du délai d’affectation de douze mois à la date d’acqui- sition doivent être analysés afin de déterminer : ◗ si l’ajustement est lié à de nouveaux éléments intervenus depuis la prise de contrôle : contrepartie en résultat ; ◗ si l‘ajustement résulte de nouvelles informations collectées permettant d’affiner l’évaluation à la date de prise de contrôle : contrepartie en Goodwill. La variation ultérieure de la dette correspondant au complément de prix au-delà du délai d’affectation est comptabilisée en résultat. Au-delà de la prise de contrôle, les acquisitions/cessions sans perte de contrôle sont traitées comme des transactions entre actionnaires et donc comptabilisées directement par capitaux propres. 2.4.4. Goodwill Le Goodwill (écart d’acquisition positif) représente l’excédent du coût d’une acquisition sur la part acquise par le Groupe dans la juste valeur des actifs acquis et passifs assumés de l’entité acquise à la date d’acquisition. Le Goodwill constaté sur une entreprise associée est inclus dans la valeur de la participation, dans le poste de l’état de la situation financière « Titres mis en équivalence ».
  • 20. 20 2. COMPTES CONSOLIDÉS Des corrections ou ajustements peuvent être apportés à la juste valeur des actifs, passifs et passifs éventuels acquis dans les douze mois qui suivent l’acquisition pour les informations nou- velles relatives à des faits et circonstances qui prévalaient à cette date d’acquisition. Il en résulte alors une correction rétrospective de l’écart d’acquisition. Au-delà de ce délai, toute modification des actifs acquis et passifs assumés est comptabilisée via le compte de résultat. Si les informations résultent d’événements intervenus après la date d’acquisition, elles sont comptabilisées en résultat. Les Goodwill n’étant pas amortissables, ils font l’objet de tests de perte de valeur chaque année ou plus fréquemment quand les événements ou des changements de circonstance indiquent la possibilité d’une perte de valeur (cf. 2.4.9). Les Goodwill sont affectés aux unités génératrices de trésorerie ou groupes d’unités génératrices de trésorerie susceptibles de bénéficier des synergies des regroupements effectués selon les modalités présentées dans la note 2.4.9. Les badwill (écarts d’acquisition négatifs) sont comptabilisés au compte de résultat à la date d’acquisition. 2.4.5. Engagements de rachat de participations ne donnant pas le contrôle d’une filiale Les actionnaires minoritaires de certaines filiales consolidées par intégration globale bénéficient de promesses d’achat de leurs titres octroyées par le Groupe. Ces engagements d’achat (fermes ou conditionnels) de partici- pations ne donnant pas le contrôle ne transfèrent pas les risques et avantages. Ils sont comptabilisés en dettes financières avec pour contrepartie une réduction de ces résultats attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle. Lorsque la valeur de l’engagement excède le montant des résul- tats attribuables aux participations ne donnant pas le contrôle, le solde est comptabilisé en capitaux propres, part du Groupe. À chaque clôture, la juste valeur des engagements d’achat des participations ne donnant pas le contrôle est revue. La variation de la dette financière correspondante est enregistrée par contre- partie des capitaux propres. Cette disposition s’applique pour les engagements de rachat des participations ne donnant pas le contrôle émis après la date d’application d’IFRS 3 révisée, soit le 1er  janvier 2010. Pour ceux émis avant cette date, la variation de valorisation s’effectue par contrepartie de l’écart d’acquisition associé. 2.4.6. Actifs de concession Présentation de l’interprétation IFRIC 12 Une convention est incluse dans le champ d’application de l’interprétation IFRIC 12 lorsque les actifs utilisés pour la réalisa- tion du service public sont contrôlés par le délégant. Le contrôle est présumé quand les deux conditions suivantes sont remplies : ◗ le délégant contrôle ou régule le service public, c’est-à-dire qu’il contrôle ou régule les services qui doivent être rendus grâce à l’infrastructure objet de la délégation et détermine à qui et à quel prix le service doit être rendu ; ◗ et le délégant contrôle l’infrastructure lorsque la convention arrive à son terme, c’est-à-dire qu’il a le droit de reprendre l’infrastructure en fin de contrat. Danslecadredesesactivitésdetransportscollectifs,leGroupeest notamment titulaire de contrats de délégation de service public. En France, le Groupe exploite des délégations de service public principalement sous la forme de contrats de type affermage (gestion de service public) selon lequel l’exploitant est tenu de gérer et de maintenir en l’état les installations détenues et finan- cées par les collectivités locales – autorités organisatrices (AO). En application de l’interprétation IFRIC 12, les infrastructures utilisées qui sont contrôlées par le délégant ne peuvent pas dans ce cas être inscrites au bilan du délégataire en tant qu’immobi- lisation corporelle mais figurent sous la forme d’un actif incorpo- rel (« modèle incorporel ») et/ou d’un actif financier (« modèle de l’actif financier ») : ◗ le « modèle incorporel » s’applique lorsque le délégataire reçoit un droit à facturer les utilisateurs du service public et supporte ainsi un risque de financement ; ◗ le « modèle actif financier » s’applique lorsque le délégataire obtient un droit inconditionnel à recevoir de la trésorerie ou un autre actif financier, soit directement, soit indirectement par l’intermédiaire des garanties données par le délégant sur le montant des encaissements de la part du service public. La rémunération est indépendante de la fréquentation de l’infrastructure par les usagers. Dans le cas où le service est rendu grâce à l’utilisation d’infras- tructures louées à des tiers et contrôlées par le délégant, le Groupe a considéré dans la valorisation de l’actif IFRIC 12 les paiements des redevances fixes et variables. Modèle de l’actif financier Dans le cadre des services de délégations, le délégataire dis- pose du droit inconditionnel si le délégant lui garantit contrac- tuellement le paiement : ◗ des montants définis ou déterminés dans le contrat ; ◗ ou de tout manque à gagner – de toute différence entre la rémunération payée par les utilisateurs pour l’utilisation du service et les montants définis ou déterminés dans le contrat. Les actifs financiers résultant de l’application de l’interprétation IFRIC 12 sont inscrits dans l’état de la situation financière consolidée dans les rubriques « Actifs financiers non courants »
  • 21. 21 2. COMPTES CONSOLIDÉS détaillées dans l’annexe 5.5. Ils sont comptabilisés au coût amorti et remboursés en fonction des loyers perçus. Le produit financier calculé sur la base du taux d’intérêt effectif, équivalent au taux de rentabilité interne du projet, est comptabi- lisé en produit des activités ordinaires. Modèle de l’actif incorporel Le modèle de l’actif incorporel s’applique lorsque le délégataire est payé par les utilisateurs ou qu’il ne bénéficie d’aucune garan- tie contractuelle du délégant sur le montant à recouvrer. L’actif incorporel correspond au droit accordé par le délégant à l’opé- rateur de facturer les utilisateurs du service public. Les actifs incorporels résultant de l’application de l’interprétation IFRIC 12 sont inscrits dans l’état de la situation financière conso- lidée dans la rubrique « Autres immobilisations incorporelles » détaillée dans l’annexe 5.2. Ces actifs sont amortis générale- ment de façon linéaire sur la durée du contrat. Dans le cadre du modèle de l’actif incorporel, le produit des activités ordinaires comprend : ◗ Le chiffre d’affaires à l’avancement des biens ou infrastructures en cours de construction ; ◗ La rémunération relative à la prestation de services. Modèle mixte ou bifurcation L’application du modèle de l’actif financier ou de l’actif incorpo- rel repose sur l’existence de garanties de paiements accordées par le délégant. Néanmoins, certains contrats peuvent comprendre un engage- ment de paiement du délégant couvrant partiellement l’investis- sement, le solde étant couvert via les redevances facturées aux usagers. Dans ce cas, le montant garanti de l’investissement par le délé- gant est comptabilisé selon le modèle de l’actif financier et le solde selon le modèle de l’actif incorporel. 2.4.7. Actifs incorporels hors Goodwill Les actifs incorporels figurent dans l’état de la situation financière à leur coût d’acquisition net du cumul des amortissements et des pertes de valeur. Ils concernent principalement les brevets, licences, marques, droits contractuels, actifs de retraite, logiciels et actifs incorporels de délégation issus de l’application d’IFRIC 12. Dans le cadre de l’attribution des contrats, le Groupe active les coûts répondant aux critères d’identification, engagés entre la date d’attribution du marché et la date de démarrage effectif de l’exploitation. Dans le cadre des acquisitions effectuées par le Groupe, la rela- tion contractuelle entre la société acquise et son client (l’autorité organisatrice) est valorisée à sa juste valeur et comptabilisée distinctement de l’écart d’acquisition en tant que droit contrac- tuel, celle-ci répondant aux critères d’identification prévus par IAS 38 et IFRS 3. Lorsque leur durée d’utilité est définie, les actifs incorporels sont amortis selon la méthode linéaire sur des périodes qui corres- pondent à leur durée d’utilisation prévue. Le mode d’amortisse- ment et les durées d’utilité sont revus au moins à chaque exercice et révisés le cas échéant. Les durées d’utilité estimées sont les suivantes : ◗ marques : sur une durée comprise entre 5 et 15 ans  ; ◗ droits contractuels : sur une durée de deux à vingt ans, corres- pondant à leur durée d’utilité estimée prenant en compte un taux de renouvellement des contrats lorsque le Groupe béné- ficie d’un historique de renouvellement fort sur l’Unité Génératrice de Trésorerie (UGT) concernée ; ◗ logiciels : sur une durée d’un à cinq ans ; ◗ actifs de délégation amortis sur la durée du contrat (cf. 2.4.6). 2.4.8. Actifs corporels Les dépenses d’immobilisations corporelles du Groupe sont comptabilisées en tant qu’actif à leur coût d’acquisition lorsqu’elles satisfont aux critères suivants : ◗ il est probable que les avantages économiques futurs associés à cet actif iront au Groupe ; ◗ le coût de cet actif peut être évalué de façon fiable. Les immobilisations corporelles figurent dans l’état de la situation financière à leur coût diminué du cumul des amortissements et du cumul des pertes de valeur. Le coût d’une immobilisation comprend son coût d’achat ou de production ainsi que tous les coûts directement attribuables à sa mise en état d’utilisation. Les immobilisations corporelles cessent d’être comptabilisées à l’actif lors de leur sortie (cession ou mise hors service) ou quand aucun avantage économique futur n’est attendu de leur utilisa- tion ou de leur sortie. Tout gain ou perte résultant de la sortie de l’état de la situation financière d’un actif ­(calculé sur la différence entre le produit net de cession et la valeur comptable de cet actif) est inclus dans le compte de résultat de l’exercice de sa sortie. Compte tenu de la nature de l’activité du Groupe, il n’est pas dans la vocation des différentes filiales de détenir des actifs immobiliers de placement. Dépenses ultérieures Les dépenses ultérieures encourues pour le remplacement d’une immobilisation corporelle sont inscrites en immobilisations corporelles uniquement si elles respectent les critères généraux
  • 22. 22 2. COMPTES CONSOLIDÉS mentionnés ci-dessus et constituent des composants. Dans le cas contraire, ces dépenses sont comptabilisées dans le compte de résultat lorsqu’elles sont encourues. Du fait de son activité de transport collectif de voyageurs, le Groupe engage des dépenses de gros entretien et grandes révisions pluriannuelles sur son parc « light rail » (métro, tramway) et ferroviaire. Ces dépenses sont immobilisées sous la forme d’un composant révision, qui est ensuite amorti. Par ailleurs, les dépenses qui constituent des remises à niveau ou des accrois- sements exigés du potentiel productif, et les modifications apportant de nouvelles fonctionnalités ou des allongements de durée de vie, sont des apports du délégataire immobilisables. Amortissements Les valeurs résiduelles et les durées d’utilité des actifs sont revues et, le cas échéant, ajustées annuellement ou dès lors que surviennent des modifications durables des conditions d’exploitation. À ce jour les valeurs résiduelles sont considérées comme non significatives à la fin de la durée d’utilité. Les terrains ne sont pas amortis. Les autres immobilisations corporelles sont amorties selon la méthode linéaire. Les durées d’utilité estimées sont les suivantes : Constructions 15 - 20 ans Matériels et outillages 5 - 10 ans Mobilier et matériel de bureau 5 - 10 ans Matériel automobile : Automobiles 5 ans Autocars et Autobus 10 - 15 ans Matériel ferroviaire 15 - 30 ans Contrats de location Dans le cadre de ses différentes activités, le Groupe utilise des actifs mis à sa disposition en vertu des contrats de location. Ces contrats de locations font l’objet d’une analyse au regard des situations décrites et indicateurs fournis dans IAS 17 afin de déterminer s’il s’agit de contrats de location simple ou de contrats de location-financement. Les contrats de location-financement sont des contrats qui transfèrent la quasi-totalité des risques et avantages de l’actif considéré au preneur. Tous les contrats de location qui ne cor- respondent pas à la définition d’un contrat de location-finance- ment sont classés en tant que contrats de location simple. Les principaux indicateurs examinés par le Groupe afin d’appré- cier si un contrat de location transfère la quasi-totalité des risques et avantages sont les suivants : existence d’une clause de transfert automatique ou d’option de transfert de propriété, conditions d’exercice de cette clause, comparaison entre la durée du contrat et la durée de vie estimée du bien, spécificité de l’actif utilisé et comparaison de la valeur actualisée des paie- ments minimaux au titre du contrat avec la juste valeur du bien. Comptabilisation des contrats de location-financement Lors de la comptabilisation initiale, les actifs utilisés dans le cadre de location-financement sont comptabilisés en immobilisations corporelles avec pour contrepartie une dette financière. L’actif est comptabilisé à la juste valeur de l’actif loué à la date de commencement du contrat ou, si celle-ci est inférieure, à la valeur actualisée des paiements minimaux. Comptabilisation des contrats de location simple Les paiements au titre des contrats de location simple sont comptabilisés en charges au compte de résultat. Subventions d’investissement publiques Les subventions publiques qui couvrent partiellement ou tota- lement le coût d’une immobilisation sont comptabilisées au passif en « Dettes d’exploitations et autres dettes » et reprises dans le compte de résultat de manière systématique sur la durée d’utilité des immobilisations concernées. 2.4.9. Perte de valeur des éléments de l’actif immobilisé et des actifs non financiers Un test de perte de valeur est réalisé annuellement et plus fré- quemment en cas d’indices de perte de valeur, pour les écarts d’acquisition et les autres actifs incorporels à durée de vie indé- finie, donc non amortissables. Pour les immobilisations corporelles et immobilisations incorpo- relles dont la durée d’utilité est finie, et qui font donc l’objet d’un amortissement, un test de perte de valeur n’est réalisé qu’en cas d’indices de pertes de valeur. Les Unités Génératrices de Trésorerie (UGT) correspondent au plus petit groupe d’actifs générant des flux de trésorerie largement indépendants d’autres groupes d’actifs. Elles corres- pondent aux activités en France et principalement par pays à l’étranger. Pour la réalisation de ces tests, les actifs testés sont regroupés par UGT conformément aux dispositions d’IAS 36 « Dépréciation d’actifs ». Par ces tests, la valeur nette comptable des actifs est comparée à leur valeur recouvrable, celle-ci étant égale à la plus élevée de la juste valeur diminuée des coûts de vente potentiels ou de la valeur d’utilité. En l’absence de juste valeur observable sur un
  • 23. 23 2. COMPTES CONSOLIDÉS marché organisé, la valeur recouvrable des unités génératrices de trésorerie est déterminée sur la base de leur valeur d’utilité. La valeur comptable de chaque groupe d’actifs testé fait l’objet d’une comparaison avec sa valeur d’utilité définie comme égale à la somme des flux de trésorerie nets, issus des dernières pré- visions pour chacun des groupes d’UGT élaborés selon les principales hypothèses et modalités suivantes : ◗ budgets et plan à moyen terme sur un horizon de 5 ans établis par la Direction sur la base d’hypothèses de croissance et de rentabilité tenant compte des performances passées, de l’évo- lution prévisible de l’environnement économique et du déve- loppement attendu des marchés ; ◗ extrapolation du flux net de la dernière année ou de la moyenne des flux constatés sur les 5 dernières années par application d’hypothèses de croissance précisées dans la note 5.1 ; ◗ actualisation des flux prévisionnels ressortant de ces plans à un taux déterminé à partir du coût moyen pondéré du capital (CMPC) du Groupe. Une perte de valeur est comptabilisée dans le compte de résul- tat, en autres charges non récurrentes, si la valeur comptable d’une UGT ou d’un groupe d’UGT est supérieure à sa valeur recouvrable. La perte de valeur est en premier lieu affectée à l’écart d’acquisition alloué à l’UGT ou aux groupes d’UGT testés, puis aux autres actifs de l’UGT ou du groupe d’UGT au prorata de leur valeur comptable. Cette répartition ne doit pas avoir pour effet de ramener la valeur comptable d’un actif individuel en dessous de sa juste valeur, de sa valeur d’utilité ou de zéro. Les éventuelles pertes de valeur affectées à un écart d’acquisi- tion ne sont pas réversibles, contrairement aux pertes de valeur des autres actifs corporels et incorporels. En cas de reprise de pertes de valeur, la valeur comptable de l’actif est plafonnée à la valeur comptable nette des amortisse- ments sans prise en compte d’aucune perte de valeur comp- tabilisée au cours des exercices antérieurs. Après la comptabilisation d’une perte de valeur ou d’une reprise de perte de valeur, la dotation aux amortissements est ajustée pour les périodes futures afin que la valeur comptable révisée de l’actif, diminuée de sa valeur résiduelle éventuelle, soit répartie de façon systématique sur la durée d’utilité restant à courir. 2.4.10. Actifs financiers Les achats et ventes d’actifs financiers sont comptabilisés à la date de transaction, date à laquelle le Groupe est engagé dans l’achat ou la vente d’actif. Lors de la comptabilisation initiale, les actifs financiers sont inscrits dans l’état de la situation financière à leur juste valeur augmentée des coûts de transaction directement attribuables à l’acquisition ou à l’émission de l’actif (sauf pour la catégorie des actifs financiers évalués à leur juste valeur pour lesquels ces coûts sont comptabilisés au compte de résultat). Les actifs financiers sont décomptabilisés de l’état de la situa- tion financière dès lors que les droits à flux futurs de trésorerie ont expiré ou ont été transférés à un tiers et que le Groupe a transféré la quasi-totalité des risques et avantages ou le contrôle de ces actifs. Les actifs financiers dont la maturité (ou la détention prévue) est supérieure à un an sont classés dans la rubrique « Actifs financiers non courants ». À la date de comptabilisation initiale, le Groupe détermine en fonction de la finalité de l’acquisition la classification de l’actif financier dans l’une des catégories comptables prévues par la norme IAS 39 « Instruments financiers : comptabilisation et éva- luation ». Le Groupe n’utilise pas la catégorie des placements détenus jusqu’à leur échéance. Actifs financiers évalués en juste valeur par le biais du résultat Il s’agit des actifs financiers détenus à des fins de transaction, que le Groupe a, dès l’origine, l’intention de revendre à court terme. Les instruments financiers dérivés sont également classés comme détenus à des fins de transaction à moins d’être des instruments de couverture désignés et efficaces. Ils sont évalués à la juste valeur et leurs variations de juste valeur ultérieures sont comptabilisées dans le compte de résultat. Prêts et créances Les prêts et créances sont des actifs financiers non dérivés avec des paiements fixes ou déterminables non cotés sur un marché réglementé. Ces actifs sont comptabilisés à leur juste valeur augmentée des coûts de transaction directement attribuables et sont ensuite évalués à leur coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif. Une perte de valeur est comptabilisée dès lors que la valeur de recouvrement estimée est inférieure à la valeur comptable. Cette catégorie inclut les créances d’exploitation, les dépôts et cautionnements, les prêts, ainsi que les actifs financiers de concession. Actifs financiers disponibles à la vente Il s’agit des actifs financiers non-dérivés qui sont désignés comme étant disponibles à la vente ou n’appartenant pas aux autres catégories. Ils sont évalués dans l’état de la situation financière à leur juste valeur, les variations de valeur sont enre- gistrées en capitaux propres. Lorsque les actifs financiers dis- ponibles à la vente sont vendus ou qu’il existe une indication
  • 24. 24 2. COMPTES CONSOLIDÉS objective de la dépréciation de ces actifs, et que la perte est considérée comme définitive, les variations de juste valeur comptabilisées directement en capitaux propres sont transfé- rées dans le compte de résultat. La juste valeur correspond, pour les titres cotés, à un prix de marché et, pour les titres non cotés, à une référence à des tran- sactions récentes, dans des conditions de concurrence normale entre parties informées et consentantes, ou à une évaluation technique reposant sur des indications fiables et objectives avec les autres estimations utilisées par les autres intervenants sur le marché ou à l’analyse des flux de trésorerie actualisés. Toutefois, lorsqu’il est impossible d’estimer raisonnablement la juste valeur d’un titre, ce dernier est conservé au coût historique. Cette catégorie comprend principalement les titres de participa- tions non consolidées. Dépréciation des actifs financiers Une perte de valeur est constatée sur un actif ou un groupe d’ac- tifs financiers s’il existe une indication objective de la dépréciation, résultantd’unouplusieursévénementsintervenusaprèslacomp- tabilisation initiale de l’actif et que cet événement générateur de pertes a un impact sur les flux de trésorerie futurs estimés de l’actif financier ou du groupe d’actifs financiers, et si la valeur comptable est supérieure à sa valeur recouvrable estimée. 2.4.11. Stocks Les stocks comprennent essentiellement les matières consom- mables, les marchandises ou fournitures diverses utilisées pour l’entretienetlaréparationdesvéhiculesoubiendestinéesàlarevente. Ces stocks sont valorisés au coût d’achat. Une dépréciation est comptabilisée pour ramener le coût d’achat, déterminé suivant la méthode du « Coût Moyen Pondéré » (CMP) ou du « Premier entré - Premier sorti » (PEPS), à la valeur nette de réalisation si elle est inférieure. Conformément à la norme IAS 2, la valeur nette de réalisation est le prix de vente estimé dans le cours normal de l’activité, diminué des coûts estimés pour l’achèvement et la réalisation de la vente. 2.4.12. Créances clients et autres débiteurs Les créances clients et autres débiteurs sont comptabilisés ini- tialement à leur juste valeur, qui dans la plupart des cas, corres- pond à leur valeur nominale compte tenu des échéances de paiement qui sont généralement courtes. La valeur comptable est ultérieurement évaluée si requis au coût amorti selon la méthode du taux d’intérêt effectif, éventuellement diminué des dépréciations pour pertes de valeur. S’il y a une indication objective de dépréciation ou s’il existe un risque que le Groupe ne puisse pas collecter tous les montants contractuels (principal plus intérêts) aux dates fixées dans l’échéancier contractuel, une perte de valeur est comptabilisée dans le compte de résultat. Cette dépréciation est égale à la différence entre la valeur comptable et les flux actualisés de trésorerie futurs estimés recouvrables, actualisés au taux d’inté- rêt effectif à l’origine. 2.4.13. Trésorerie et équivalents de trésorerie Cette rubrique comprend les fonds en caisse, les dépôts à vue ainsi que les autres placements à court terme et instruments liquides facilement convertibles dont le risque de changement de valeur est négligeable, et dont la maturité est à moins de trois mois à la date d’acquisition. 2.4.14. Impôt sur le résultat La société GROUPE KEOLIS S.A.S., société mère du groupe fiscal, a opté pour le régime de l’intégration fiscale, en France. D’autres régimes d’intégration fiscale existent également en Europe et aux Etats-Unis. L’effet de ces régimes est reconnu au compte de résultat. La plupart des sociétés françaises soumises à l’impôt sur les sociétés et détenues au moins à 95 % font partie du groupe fiscal dont la société GROUPE KEOLIS S.A.S. est la mère intégrante. La charge ou le produit d’impôt sur le résultat comprend la charge (le produit) d’impôt exigible et la charge (le produit) d’im- pôt différé. L’impôt est comptabilisé en résultat sauf s’il se rat- tache à des éléments qui sont comptabilisés directement en capitaux propres ; auquel cas il est comptabilisé en capitaux propres. L’impôt exigible est le montant estimé de l’impôt dû au titre du bénéfice imposable de la période. Il inclut également les ajuste- ments du montant de l’impôt exigible au titre des périodes pré- cédentes. Les impôts différés sont calculés par entité selon l’approche bilan- cielle, sur les différences temporaires entre la valeur comptable des actifs et passifs et leur base fiscale, y compris les biens dont le Groupe a la disposition dans le cadre de locations financières. L’évaluation des actifs et passifs d’impôts différés repose sur la façon dont le Groupe s’attend à recouvrer ou régler la valeur comptable des actifs et passifs, en utilisant, selon la méthode du report variable, les taux d’impôt qui ont été adoptés ou quasi adoptés à la date de clôture. Un actif d’impôt différé n’est comp- tabilisé ou maintenu à l’actif que dans la mesure où il est pro- bable que le Groupe disposera de bénéfices futurs imposables sur lesquels la différence temporaire déductible relative qui en est à l’origine pourra être imputée. Les actifs et passifs d’impôts différés ne sont pas actualisés.
  • 25. 25 2. COMPTES CONSOLIDÉS Les actifs et passifs d’impôts différés sont compensés au niveau de chaque entité fiscale lorsque l’entité réalise l’actif et règle le passif sur la même échéance, conformément au respect des conditions suivantes : ◗ droit juridiquement exécutoire de compenser ; ◗ intention de régler ; ◗ calendrier de paiement. Les passifs d’impôt différé sont comptabilisés pour toutes les différences temporaires imposables, à l’exception de certaines différences entre la quote-part du Groupe dans les actifs nets des filiales, coentreprises et entreprises associées et leurs valeurs fiscales. Cette exception s’applique, en particulier, à des résultats de filiales non encore distribués dans l’hypothèse où leur distribu- tion aux actionnaires générerait une taxation : dès lors que le Groupe a décidé de ne pas distribuer dans un avenir prévisible les profits conservés par la filiale, aucun impôt différé passif n’est comptabilisé. 2.4.15. Emprunts et dettes financières Tous les emprunts sont initialement enregistrés à la juste valeur minorée des coûts liés à l’emprunt puis, au coût amorti, en utili- sant la méthode du taux d’intérêt effectif, la différence entre le coût et la valeur de remboursement étant comptabilisée dans le compte de résultat sur la durée des emprunts. Le taux d’intérêt effectif correspond au taux qui permet d’obte- nir la valeur comptable d’un emprunt à l’origine en actualisant les décaissements ou encaissements de trésorerie futurs sur sa durée de vie. La valeur comptable de l’emprunt à l’origine inclut les coûts de transactions de l’opération ainsi que toutes les primes d’émissions éventuelles. À l’extinction anticipée de la dette, les coûts non amortis sont comptabilisés en charges. 2.4.16. Instruments financiers dérivés Le Groupe utilise des instruments financiers dérivés pour gérer les expositions aux risques de marchés financiers résultant de ses activités opérationnelles, financières et d’investissement : ◗ risque de taux d’intérêts ; ◗ risque de change ; ◗ risque de matières premières. Les instruments financiers dérivés sont évalués et comptabilisés au bilan à leur juste valeur, à la date de mise en place puis à chaque date d’arrêté comptable. Les justes valeurs sont calculées en utilisant les méthodes stan- dards de valorisation et sur la base des conditions de marché « mid-market » communément utilisées sur les marchés. Les données de marché utilisées sont de niveau 2 au sens de la norme IFRS 13. Le traitement des gains et pertes de réévaluation de juste valeur dépend de la désignation ou non de l’instrument dérivé en tant qu’instrument de couverture et de la nature de l’élément couvert. Les variations de juste valeur des instruments financiers dérivés non éligibles à la comptabilité de couverture sont enregistrées en résultat financier. Certains instruments financiers dérivés sont éligibles à l’une des trois catégories de comptabilité de couverture définies par la norme IAS 39 : ◗ Couverture de juste valeur ; ◗ Couverture de flux de trésorerie ; ◗ Couverture d’investissement net. Ils sont comptabilisés conformément aux règles de la compta- bilité de couverture. Les critères permettant d’appliquer la comptabilité de couverture sont principalement : ◗ une documentation générale de couverture qui décrit l’expo- sition du Groupe aux différents risques financiers et sa stratégie de couverture ; ◗ une relation de couverture clairement établie à la date de mise en place de chaque instrument financier dérivé ; ◗ une efficacité de la relation de couverture démontrée de façon prospective à la mise en place et rétrospective à chaque arrêté comptable par le biais de tests d’efficacité. Cette efficacité doit être mesurée de façon fiable et comprise entre 80 % et 125 %. Les instruments financiers dérivés de taux, de change et de matières premières sont traités avec des contreparties ban- caires de première catégorie, en accord avec la politique de gestion du risque de contrepartie du Groupe. En conséquence, le risque de contrepartie peut être considéré comme négli- geable. Risques de taux d’intérêt sur son endettement à taux variable L’exposition du Groupe au risque de taux d’intérêt provient de son endettement financier. Le Groupe couvre ce risque en utili- sant des instruments financiers dérivés. L’objectif de gestion est de protéger le résultat financier du Groupe contre la hausse des taux tout en bénéficiant au maxi- mum de la baisse des taux. La politique de couverture du risque de taux d’intérêt mise en place consiste à privilégier les instruments financiers dérivés à taux fixe. L’horizon de gestion retenu est généralement de cinq ans glissants mais peut toutefois aller au-delà si le besoin de couverture le requiert. Les instruments financiers dérivés utilisés par le Groupe sont
  • 26. 26 2. COMPTES CONSOLIDÉS standards, liquides et disponibles sur les marchés : ◗ swaps ; ◗ achats de caps ; ◗ ventes de caps pour dénouer un cap existant ou pour réaliser un cap spread ; ◗ ventes de floors, dans la mesure où elles sont associées à des achats de caps pour constituer des tunnels symétriques ou asymétriques ; ◗ achats de floors, notamment pour racheter des floors consti- tuant les parts asymétriques des tunnels ; ◗ achats de swaptions ; ◗ ventes de swaptions, dans la mesure où elles sont associées à des achats pour constituer des tunnels de swaptions. Les instruments financiers dérivés éligibles à la comptabilité de couverture sont comptabilisés en couverture de flux de trésore- rie. Les instruments financiers dérivés non éligibles sont comp- tabilisés en transaction. Les variations de valeur intrinsèque des instruments financiers dérivés comptabilisés en couverture de flux de trésorerie sont intégralement comptabilisées en capitaux propres (réserves recyclables). Les autres éléments sont comptabilisés en résultat financier : ◗ variations de juste valeur des instruments financiers dérivés non éligibles à la comptabilité de couverture (par exemple, la part asymétrique des tunnels) ; ◗ variations de valeur temps de tous les instruments financiers dérivés ; ◗ primes d’options. Risques de change Le Groupe met en place des prêts ou emprunts intra-groupe libellés en devises étrangèreset enregistrésencomptescourants. Afin de couvrir le risque de change qui en résulte, le Groupe utilise des instruments financiers dérivés qui lui permettent de figer les cours de change des prêts ou emprunts intra-groupe. Le Groupe réalise également des investissements nets en devises au capital de filiales étrangères. Afin de gérer le risque de change induit par ces investissements, le Groupe utilise des instruments financiers dérivés pour des montants limités. L’objectif de gestion est de protéger la valeur au bilan de ces investissements en devises. La politique de couverture du risque de change mise en œuvre pour atteindre cet objectif consiste à préserver le cours de change de référence défini pour l’année. Les instruments financiers dérivés utilisés par le Groupe sont standards, liquides et disponibles sur les marchés : ◗ achats et ventes à terme ; ◗ swaps de change ; ◗ achats d’options ; ◗ ventes d’options associées à des achats d’options pour consti- tuer des tunnels symétriques ou asymétriques. La plupart des instruments financiers dérivés détenus par le Groupe sont éligibles à la comptabilité de couverture d’investis- sement net au sens de la norme IAS 39. Les instruments finan- ciers dérivés non éligibles sont comptabilisés en transaction. Les variations de valeur intrinsèque des instruments financiers dérivés comptabilisés en couverture d’investissement net sont intégralement comptabilisées en capitaux propres (réserves recyclables). Les autres éléments sont comptabilisés en résultat financier : ◗ variations de juste valeur des instruments financiers dérivés non éligibles à la comptabilité de couverture (par exemple, la part asymétrique des tunnels) ; ◗ variations de valeur temps de tous les instruments financiers dérivés ; ◗ primes d’options. Risques de prix de matières premières Dans le cadre de son activité opérationnelle, le Groupe est exposé à un risque de fluctuation de prix de certaines matières premières, en particulier de gazole. Le risque de fluctuation du prix du gazole est généralement couvert par des formules d’indexation présentes dans les contrats que GROUPE KEOLIS S.A.S. et ses filiales ont signés avec leurs clients. Pour ses achats de gazole, le Groupe sup- porte néanmoins le risque jusqu’à ce que les variations de prix soient répercutées à ses clients. Ce délai de répercussion, lorsqu’il existe, n’est en général que de quelques mois, jusqu’à 24 mois au maximum. Une politique de couverture est mise en place sur cette exposition partielle. L’objectif de gestion du risque de matières premières est de défendre les prix indexés dans les contrats. Afin de couvrir le risque de fluctuation du prix du gazole, le Groupe utilise des instruments financiers dérivés standards, liquides et disponibles sur les marchés : ◗ swaps ; ◗ achats de caps ; ◗ ventes de caps pour dénouer un cap existant ou pour réaliser un cap spread ; ◗ ventes de floors dans la mesure où elles sont associées à des achats de caps pour constituer un tunnel symétrique ou asy- métrique ; ◗ achats de floors, notamment pour racheter des floors consti- tuant les parts asymétriques des tunnels. Les instruments financiers dérivés éligibles à la comptabilité de couverture sont comptabilisés en couverture de flux de trésore- rie. Les instruments financiers dérivés non éligibles sont comp- tabilisés en transaction. Les variations de valeur intrinsèque des instruments financiers dérivés comptabilisés en couverture de flux de trésorerie sont