2A 2010-2011
TRANSFORMATION DE LAPLACE
1 Dénition de l'espace -0
1.1 Fonctions causales
1.1.1 Dénition
Une fonction f est dite causale si f(t) = 0 pour tout t strictement négatif.
1.1.2 Exemple fondamental : la fonction de Heaviside
On appelle aussi
cette fonction, éche-
lon unité. Elle est
notée U et dénie
par :
U(t) = 0 si t  0
U(t) = 1 si t  0 −1
1
2
−2 −1 1 2 3 4 5 6
x
et ses translatées,
toutes aussi impor-
tantes sont dénies
par : t 7! U(t ),
 réel positif et on a
donc :
U(t ) = 0 si t  
U(t ) = 1 si t   −1
1
2
y
−2 −1 1 2 3 4 5 6
x
La fonction U sert
à fabriquer des fonc-
tions causales comme
ci-contre : nous avons
sin(t) (en rouge) qui
n'est pas causale et
sin(t)U(t) (en bleu)
qui l'est.
−1
1
2
−2 −1 1 2 3 4 5 6
x
1 JMB
2A 2010-2011
Ici nous avons
sin(t)U(t) (en bleu)
et sa translatée de
 qui est donc :
sin(t )U(t ) (en
rouge)
−1
1
2
−2 −1 1 2 3 4 5 6
x
1.2 Les fonctions de -
1.2.1 Dénition
E0 est l'ensemble de toutes les combinaisons linéaires à coecients réels ou complexes des
fonctions de la forme t 7! U(t )tner t où  est un réel positif, n un entier positif et r un
nombre complexe quelconque, c'est à dire que E0 est l'ensemble de toutes les fonctions qui
peuvent s'écrire comme somme de fonctions du type U(t )tner t avec devant ce genre de
fonctions des coecients réels ou complexes.
Exemple 1.
X la fonction t 7! t2
e tU(t 3) est une fonction de E0
X la fonction t 7! sin(t)U(t) est une fonction de E0. En eet,
sin(t)U(t) =
1
2i
eitU(t)
1
2i
e itU(t).
X la fonction t 7! sin(t )U(t ) est une fonction de E0. En eet
sin(t )U(t ) = U(t )

ei(t )
e i(t )
2i
#
=
e i
2i
eitU(t )
ei
2i
e itU(t )
1.2.2 Propriétés
1. Toute fonction de E0 est continue par morceaux sur 4 c'est à dire présentant un nombre
ni de discontinuité de 1ère espèce.
2. Si  et
sont des réels positifs, r un nombre complexe et f une fonction appartenant
à E0, alors les fonctions t 7! f(t); t 7! f(t
) et t 7! er tf(t) appartiennent aussi à
E0:
3. Soit f une fonction appartenant à E0 alors f et
Z t
0
f(x)dx appartiennent aussi à E0:
Exemple 2.
2 JMB
2A 2010-2011
La fonction dénie par :
f(t) = tU(t) 2(t 1)U(t 1) +
(t 2)U(t 2)
appartient à E0. Sa représenta-
tion graphique est :
1
y
−1 1 2 3
x
Exemple 3.
La fonction dénie par :
g(t) = U(t) 2U(t 1) + U(t 2)
appartient à E0. Sa représenta-
tion graphique est :

ı
−1
1
y
−1 1 2 3 4
x
O
2 Transformation de Laplace dans -0
2.1 Propriété fondamentale
2.1.1 Dénition
Si une fonction g est de la forme t 7! g(t) = kU(t )tner t, c'est à dire que c'est l'un des
morceaux d'une fonction f appartenant à E0, alors le réel r est appelé exposant de la fonction
g.
2.1.2 Propriété
Soit f une fonction appartenant à E0, l'intégrale
Z +
0
f(t)e ptdt est absolument convergente
si p est un nombre réel appartenant à l'intervalle ](f); +1[ où (f) est la plus grande des
parties réelles des exposants des fonctions composants f. Le réel (f) est appelé abscisse de
convergence de la fonction f.
Exemple 4. Soit f la fonction dénie par : f(t) = e2t cos(3t)U(t) + tet sin(t)U(t )
f est bien une fonction de E0 car c'est une combinaison linéaire de fonction du type
t 7! U(t )tner t.
En eet on peut écrire
f(t) =
1
2
U(t)e(2+3i)t +
1
2
U(t)e(2 3i)t +
1
2i
tU(t )e(1+i)t 1
2i
tU(t )e(1 i)t:
Les exposants des fonctions qui composent cette combinaison linéaire sont donc respective-
ment : 2 + 3i;2 3i;1 + i;1 i. Les parties réelles sont donc 2 et 1, donc d'après la propriété
ci dessus, on sait que
Z +
0
f(t)e ptdt converge si le réel p 2 ]2; +1[
3 JMB
2A 2010-2011
2.2 Dénition de la transformée de Laplace
Soit f une fonction appartenant à E0 d'abscisse de convergence (f).
La transformée de Laplace de f , notée F, est la fonction dénie sur ](f); +1[ par :
F(p) =
Z +
0
f(t)e ptdt
Elle est notée : F = L(f) ou F(p) = L(f) (p)
En théorie, on est donc censé, avant de calculer la transformée de Laplace d'une fonction f
causale, vérier que f 2 E0 et calculer son abscisse de convergence (f). Dans la pratique,
toutes les fonctions que nous manipulons dans ce chapitre appartiennent à E0 et leur abscisse
de convergence en général est égale à 0. Néanmoins, il est naturel d'avoir cette rigueur de
vérication, au cas où les calculs nous emmènent dans un espace plus compliqué!
2.3 Transformée de Laplace de l'échelon unité
L(U(t)) =
Z +
0
U(t)e ptdt =
Z +
0
e ptdt =
–
1
p
e pt
™+
0
= 0
‚
1
p
Œ
=
1
p
si p  0:
D'où : L(U(t)) =
1
p
si p  0
2.4 Transformée de Laplace de B(J) = Jn7(J)
F(p) =
Z +
0
tnU(t)e ptdt =
Z +
0
tne ptdt = In
En intégrant par partie, on obtient que In =
n
p
In 1
Or I0 =
Z +
0
U(t)e ptdt =
1
p
I1 =
1
p
I0 =
1
p2
I2 =
2
p
I1 =
2
p
1
p2
I3 =
3
p
I2 =
3
p
2
p
1
p2

d'où : L(tnU(t)) =
n!
pn+1
si p  0
2.5 Transformée de Laplace de B(J) = Art7(J)
F(p) =
Z +
0
ertU(t)e pt =
Z +
0
e(r p)tdt.
Cette intégrale est convergente si p  e(r):
On a alors :
Z +
0
e(r p)tdt =
–
1
r p
e(r p)t
™+
0
= 0
1
r p
=
1
p r
.
D'où L(ertU(t)) =
1
p r
si p  e(r)
4 JMB
2A 2010-2011
2.6 Transformée de Laplace de B(J) = JArt7(J)
F(p) =
Z +
0
tertU(t)e pt =
Z +
0
te(r p)tdt.
Cette intégrale est convergente si p  e(r):
On a alors, en intégrant par parties : L(tertU(t)) =
1
(p r)
2
si p  e(r)
2.7 Propriétés de la transformation de Laplace
On suppose à partir dans tout ce paragraphe que p appartient à l'intervalle ](f); +1[ 
](g); +1[
2.7.1 Linéarité
Si f et g sont des fonctions appartenant à E0 de transformées de Laplace respectives F et G
et si  et
sont des nombres complexes quelconques alors si on note H la transformée de
Laplace de h = f +
g :
L(f +
g) = L(f) +
L(g)
H = f +
g
Déterminons les transformées de Laplace des fonctions f(t) = sin(t)U(t) et g(t) = cos(t)U(t)
Posons h1(t) = eitU(t) et h2(t) = e itU(t)
On a alors d'après Ÿ2.5 : H1(p) = L(h1(t)) =
1
p i
et H2(p) = L(h2(t)) =
1
p + i
Comme sin(t)U(t) =
1
2i
h1(t)
1
2i
h2(t) alors
L(sin(t)U(t)) =
1
2i
1
p i
1
2i
1
p + i
=
1
2
i
p + i
1
2
i
p i
=
1
p2
+ 1
Comme cos(t)U(t) =
1
2
h1(t) +
1
2
h2(t) alors L(cos(t)U(t)) =
1
2
1
p i
+
1
2
1
p + i
=
p
p2
+ 1
L(sin(t)U(t)) =
1
p2
+ 1
L(cos(t)U(t)) =
p
p2
+ 1
8p  0
2.7.2 Transformée de Laplace d'une dilatée : t 7! f(at) a 2 4+
Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors
L(f(at)) =
1
a
F
p
a
‹
Démonstration : soit
Z A
0
f(at)e ptdt
5 JMB
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En posant u = at on obtient :
Z A
0
f(at)e ptdt =
1
a
Z aA
0
f(u)e
p
a udu !A+
1
a
Z +
0
f(u)e
p
a udu =
1
a
F
p
a
‹
Soit h la fonction de E0dénie par h(t) = cos (!t) U(t) avec !  0.
Soit f la fonction de E0dénie par f(t) = cos (t) U(t)
Alors f (!t) = cos (!t) U(!t) = cos (!t) U(t) = h(t) car !  0
Or L(cos(t)U(t)) =
p
p2
+ 1
Donc L(h(t)) = L(cos (!t) U(t)) = H(p) =
1
!
p
!
€p
!
Š2
+ 1
=
p
p2
+ !2
De la même façon on obtient : L(sin (!t) U(t)) =
!
p2
+ !2
2.7.3 Transformée de Laplace d'une translatée : t 7! f(t ) avec  2 4+
Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors
L(f(t )) = e pF(p)
Le terme e p s'appelle le facteur de retard.
En clair, lorsqu'une fonction est retardée d'un instant  sa transformée de Laplace est mul-
tipliée par e p.
La démonstration de cette formule est la même que celle ci-dessus en eectuant le changement
de variable u = t .
On se propose de chercher la transformée de Laplace du signal ci-dessous :
−1
1
2
−1 1 2 3
t
Appelons f(t) ce signal. On peut alors écrire que :
f(t) = tU(t) tU(t 1) + U(t 1) U(t 2)
= tU(t) (t 1)U(t 1) U(t 1) + U(t 1) U(t 2)
= tU(t) (t 1)U(t 1) U(t 2)
donc
6 JMB
2A 2010-2011
L(f(t)) = L(tU(t) (t 1)U(t 1) U(t 2)) =
L(tU(t)) L((t 1)U(t 1)) L(U(t 2)) =
1
p2
1
p2
e p 1
p
e 2p
2.7.4 Multiplication par la variable
Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors
L( tf(t)) =
dF
dp
(p)
L(( t)
nf(t)) =
dnF
dpn (p)
Soit f(t) = tsin(!t)U(t). On sait que la transformée de Laplace de sin(!t)U(t) est : L(sin(!t)U(t)) =
!
p2
+ !2
.
Or
d
dp
–
!
p2
+ !2
™
=

2p
!
(p2
+ !2
)
2
#
donc L(tsin(!t)U(t)) = 2p
!
(p2
+ !2
)
2
2.7.5 Multiplication par e at où a est un réel quelconque
Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors
L
€
f(t)e at
Š
= F(p + a)
Soit f la fonction dénie par : f(t) = e at cos(!t)U(t):
Nous savons que L(cos(!t)U(t)) =
p
p2
+ !2
= F(p)
Donc : L
€
e at cos(!t)U(t)
Š
= F(p + a) =
p + a
(p + a)
2
+ !2
.
2.7.6 Transformée de Laplace d'une dérivée
Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors si f est continue sur l'intervalle
]0; +1[
L(f(t)) = pF(p) f(0
+
)
où f(0
+
) = lim
t0+f(t)
de même si de plus f est continue sur l'intervalle ]0; +1[ alors :
L(f(t)) = p2
F(p) pf(0
+
) f(0
+
)
où f(0
+
) = lim
t0+f(t)
7 JMB
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Soit f(t) = cos(!t)U(t) alors f(t) = ! sin(!t)U(t) + cos(!t)U(t)
Or U(t) = 0 sur l'intervalle ]0; +1[
Donc : f(t) = ! sin(!t)U(t) sur l'intervalle ]0; +1[
Donc L(f(t)) = p
p
p2
+ !2
cos(0) = p
p
p2
+ !2
1 =
p2
p2
+ !2
1 =
!2
p2
+ !2
c'est à dire L( ! sin(!t)U(t)) =
!2
p2
+ !2
donc on retrouve que L(sin(!t)U(t)) =
!
p2
+ !2
Soit f la fonction représentée par le graphe ci-dessous :

ı
−1
1
y
−1 1 2 3 4
x
O
On a donc f(t) = U(t) U(t 1) + ( t + 2)U(t 1) ( t + 2)U(t 2)
c'est à dire que f(t) = U(t) + ( t + 1)U(t 1) + (t 2)U(t 2)
f(t) = U(t) (t 1)U(t 1) + (t 2)U(t 2)
donc L(f(t)) =
1
p
1
p2
e p +
1
p2
e 2p = F(p).
Soit maintenant g la fonction dont le graphe est donné ci-dessous :

ı
−1
1
y
−1 1 2 3 4
x
O
On a donc g(t) = (U(t 1) U(t 2)) = U(t 1) + U(t 2)
Or, on a f(t) = g(t):
Donc L(f(t)) = L(g(t)) = pF(p) f(0
+
) = p
–
1
p
1
p2
e p +
1
p2
e 2p
™
1 =
1
p
e p +
1
p
e 2p
Le calcul direct nous donne : L (g(t)) =
1
p
e p +
1
p
e 2p
qui redonne la même transformée de Laplace!
8 JMB
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2.8 Théorème de la valeur initiale et de la valeur nale
2.8.1 Théorème de la valeur initiale
Si une fonction f appartenant à l'ensemble E0 admet pour transformée de Laplace la fonction
F, alors
lim
p+F(p) = 0
lim
p+pF(p) = f(0
+
)
2.8.2 Théorème de la valeur nale
Si une fonction f appartenant à l'ensemble E0 admet pour transformée de Laplace la fonction
F et si lim
t+
f(t) existe et est nie, alors :
lim
p0
pF(p) = lim
t+
f(t)
Soit g(t) = (cos t) U(t) alors L(g(t)) = G(p) =
p
p2
+ 1
lim
p+pG(p) = lim
p+
p2
p2
+ 1
= 1 = g(0
+
) = cos 0 ce qui vérie le théorème de la valeur initiale
lim
p0
pF(p) = 0 = lim
t+
(cos t) U(t) cette limite n'existe pas , le théorème de la valeur nale
ne s'applique pas.
3 Produit de convolution dans -0
3.1 Dénition
On rappelle que le produit de convolution de deux fonctions f et g est une fonction h dénie
ci-dessous. Ce produit est noté . On a :
h(t) = (f g) (t) =
Z +

f(x)g(t x)dx
Si f est causale, l'intégrale devient :
h(t) = (f g) (t) =
Z +
0
f(x)g(t x)dx
Si de plus g est causale alors la fonction h l'est aussi et on a :
h(t) = 0 si t  0
h(t) =
Z t
0
f(x)g(t x)dx si t  0
9 JMB
2A 2010-2011
D'où la dénition suivante :
Soient f et g deux fonctions appartenant à E0:On appelle convolée des fonctions f et g dans cet ordre,
la fonction causale h dénie pour tout t positif par :
h(t) = (f g) (t) =
Z t
0
f(x)g(t x)dx
3.2 Propriétés du produit de convolution
Le produit de convolution est commutatif, associatif et distributif par rapport à l'addition.
De plus le produit de convolution est une loi dite interne, c'est à dire que l'on a :
X f g = g f
X (f g) h = f (g h)
X Si f et g appartiennent toutes deux à E0 alors h = f g appartient aussi à E0:
(démonstrations laissées au lecteur!)
3.3 Transformée de Laplace d'un produit de convolution
Si f et g appartiennent toutes deux à E0 alors la convolée h = f  g a pour transformée de
Laplace le produit des transformée de Laplace de f et g, c'est à dire que l'on a :
L(f g) = L(f) L(g)
Cette propriété nous permettra d'obtenir la transformée de Laplace de fonctions qu'on ne
peut calculer grâce aux propriétés déjà vues dans le paragraphe 2.7.
3.4 Transformée de Laplace de
Z x

B(J)@J
Soit f une fonction appartenant à l'ensemble E0 et U la fonction échelon unité alors on a :
8x  0 (U f) (x) =
Z x
0
f(t)U(x t)dt =
Z x
0
f(t)dt
Si on note F = L(f(t)) et en rappelant que L(U(t)) =
1
p
, alors en utilisant le théorème ci
dessus on obtient :
L
Z x
0
f(t)dt
‹
=
F(p)
p
10 JMB
2A 2010-2011
4 Transformée de Laplace de l'impulsion unité
On considère la fonction fn dénie par : fn(t) = n si 0 6 t 6 1
n
et
fn(t) = 0 sinon
dont voici la représentation graphique ci-contre pour quelques n
= 1, 2 et 4.
Si on note Fn(p) = L(fn(t)) et en remarquant que fn(t) = nU(t)
nU(t
1
n
) alors on a Fn(p) =
n
p
n
p
e
p
n

ı
1
2
3
4
y
−1 1 2
x
O
Maintenant si on fait tendre n ! +1, alors on obtient une pseudo
fonction, qui est en fait ce qu'on appelle en mathématiques une
distribution, mais qui n'est plus une fonction, qu'on appelle im-
pulsion unité ou plus simplement Dirac, impossible à représenter,
si ce n'est en faisant un schéma que tous les électroniciens uti-
lisent :
Cette distribution est notée  et on a : L((t)) = lim
n+Fn(p) = lim
n+
n
p
n
p
e
p
n = 1
5 Transformation de Laplace des fonctions périodiques
Soit f une fonction T-périodique, causale, n'appartenant pas forcément à E0: Soit f0 la
fonction dénie par : f0(t) = f(t) si 0  t  T et f0(t) = 0 sinon telle que f0 appartiennent
à E0 alors on a :
L(f(t)) =
L(f0(t))
1 e pT
Exemple 5.
Déterminer la transformée de Laplace de la fonction f T-
périodique, causale, dénie sur [0; T[ par f(t) = t.
f0(t) = tU(t) tU(t T) = tU(t) (t T)U(t T) TU(t T)
donc L(f0(t)) =
1
p2
1
p2
e pT T
1
p
e pT
et donc L(f(t)) =
1
p2
1
p2 e pT T 1
pe pT
1 e pT

ı
1
2
3
4
y
−1 1 2 3 4
x
O
Exemple 6.
Le train d'impulsion
Cela correspond, en électronique à des ashs éclairs périodiques.
alors on a L(f(t)) =
1
1 e pT car L((t)) = 1
11 JMB

Transformationdelaplace

  • 1.
    2A 2010-2011 TRANSFORMATION DELAPLACE 1 Dénition de l'espace -0 1.1 Fonctions causales 1.1.1 Dénition Une fonction f est dite causale si f(t) = 0 pour tout t strictement négatif. 1.1.2 Exemple fondamental : la fonction de Heaviside On appelle aussi cette fonction, éche- lon unité. Elle est notée U et dénie par : U(t) = 0 si t 0 U(t) = 1 si t 0 −1 1 2 −2 −1 1 2 3 4 5 6 x et ses translatées, toutes aussi impor- tantes sont dénies par : t 7! U(t ), réel positif et on a donc : U(t ) = 0 si t U(t ) = 1 si t −1 1 2 y −2 −1 1 2 3 4 5 6 x La fonction U sert à fabriquer des fonc- tions causales comme ci-contre : nous avons sin(t) (en rouge) qui n'est pas causale et sin(t)U(t) (en bleu) qui l'est. −1 1 2 −2 −1 1 2 3 4 5 6 x 1 JMB
  • 2.
    2A 2010-2011 Ici nousavons sin(t)U(t) (en bleu) et sa translatée de qui est donc : sin(t )U(t ) (en rouge) −1 1 2 −2 −1 1 2 3 4 5 6 x 1.2 Les fonctions de - 1.2.1 Dénition E0 est l'ensemble de toutes les combinaisons linéaires à coecients réels ou complexes des fonctions de la forme t 7! U(t )tner t où est un réel positif, n un entier positif et r un nombre complexe quelconque, c'est à dire que E0 est l'ensemble de toutes les fonctions qui peuvent s'écrire comme somme de fonctions du type U(t )tner t avec devant ce genre de fonctions des coecients réels ou complexes. Exemple 1. X la fonction t 7! t2 e tU(t 3) est une fonction de E0 X la fonction t 7! sin(t)U(t) est une fonction de E0. En eet, sin(t)U(t) = 1 2i eitU(t) 1 2i e itU(t). X la fonction t 7! sin(t )U(t ) est une fonction de E0. En eet sin(t )U(t ) = U(t ) ei(t ) e i(t ) 2i # = e i 2i eitU(t ) ei 2i e itU(t ) 1.2.2 Propriétés 1. Toute fonction de E0 est continue par morceaux sur 4 c'est à dire présentant un nombre ni de discontinuité de 1ère espèce. 2. Si et
  • 3.
    sont des réelspositifs, r un nombre complexe et f une fonction appartenant à E0, alors les fonctions t 7! f(t); t 7! f(t
  • 4.
    ) et t7! er tf(t) appartiennent aussi à E0: 3. Soit f une fonction appartenant à E0 alors f et Z t 0 f(x)dx appartiennent aussi à E0: Exemple 2. 2 JMB
  • 5.
    2A 2010-2011 La fonctiondénie par : f(t) = tU(t) 2(t 1)U(t 1) + (t 2)U(t 2) appartient à E0. Sa représenta- tion graphique est : 1 y −1 1 2 3 x Exemple 3. La fonction dénie par : g(t) = U(t) 2U(t 1) + U(t 2) appartient à E0. Sa représenta- tion graphique est :  ı −1 1 y −1 1 2 3 4 x O 2 Transformation de Laplace dans -0 2.1 Propriété fondamentale 2.1.1 Dénition Si une fonction g est de la forme t 7! g(t) = kU(t )tner t, c'est à dire que c'est l'un des morceaux d'une fonction f appartenant à E0, alors le réel r est appelé exposant de la fonction g. 2.1.2 Propriété Soit f une fonction appartenant à E0, l'intégrale Z + 0 f(t)e ptdt est absolument convergente si p est un nombre réel appartenant à l'intervalle ](f); +1[ où (f) est la plus grande des parties réelles des exposants des fonctions composants f. Le réel (f) est appelé abscisse de convergence de la fonction f. Exemple 4. Soit f la fonction dénie par : f(t) = e2t cos(3t)U(t) + tet sin(t)U(t ) f est bien une fonction de E0 car c'est une combinaison linéaire de fonction du type t 7! U(t )tner t. En eet on peut écrire f(t) = 1 2 U(t)e(2+3i)t + 1 2 U(t)e(2 3i)t + 1 2i tU(t )e(1+i)t 1 2i tU(t )e(1 i)t: Les exposants des fonctions qui composent cette combinaison linéaire sont donc respective- ment : 2 + 3i;2 3i;1 + i;1 i. Les parties réelles sont donc 2 et 1, donc d'après la propriété ci dessus, on sait que Z + 0 f(t)e ptdt converge si le réel p 2 ]2; +1[ 3 JMB
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    2A 2010-2011 2.2 Dénitionde la transformée de Laplace Soit f une fonction appartenant à E0 d'abscisse de convergence (f). La transformée de Laplace de f , notée F, est la fonction dénie sur ](f); +1[ par : F(p) = Z + 0 f(t)e ptdt Elle est notée : F = L(f) ou F(p) = L(f) (p) En théorie, on est donc censé, avant de calculer la transformée de Laplace d'une fonction f causale, vérier que f 2 E0 et calculer son abscisse de convergence (f). Dans la pratique, toutes les fonctions que nous manipulons dans ce chapitre appartiennent à E0 et leur abscisse de convergence en général est égale à 0. Néanmoins, il est naturel d'avoir cette rigueur de vérication, au cas où les calculs nous emmènent dans un espace plus compliqué! 2.3 Transformée de Laplace de l'échelon unité L(U(t)) = Z + 0 U(t)e ptdt = Z + 0 e ptdt = – 1 p e pt ™+ 0 = 0 ‚ 1 p Œ = 1 p si p 0: D'où : L(U(t)) = 1 p si p 0 2.4 Transformée de Laplace de B(J) = Jn7(J) F(p) = Z + 0 tnU(t)e ptdt = Z + 0 tne ptdt = In En intégrant par partie, on obtient que In = n p In 1 Or I0 = Z + 0 U(t)e ptdt = 1 p I1 = 1 p I0 = 1 p2 I2 = 2 p I1 = 2 p 1 p2 I3 = 3 p I2 = 3 p 2 p 1 p2 d'où : L(tnU(t)) = n! pn+1 si p 0 2.5 Transformée de Laplace de B(J) = Art7(J) F(p) = Z + 0 ertU(t)e pt = Z + 0 e(r p)tdt. Cette intégrale est convergente si p e(r): On a alors : Z + 0 e(r p)tdt = – 1 r p e(r p)t ™+ 0 = 0 1 r p = 1 p r . D'où L(ertU(t)) = 1 p r si p e(r) 4 JMB
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    2A 2010-2011 2.6 Transforméede Laplace de B(J) = JArt7(J) F(p) = Z + 0 tertU(t)e pt = Z + 0 te(r p)tdt. Cette intégrale est convergente si p e(r): On a alors, en intégrant par parties : L(tertU(t)) = 1 (p r) 2 si p e(r) 2.7 Propriétés de la transformation de Laplace On suppose à partir dans tout ce paragraphe que p appartient à l'intervalle ](f); +1[ ](g); +1[ 2.7.1 Linéarité Si f et g sont des fonctions appartenant à E0 de transformées de Laplace respectives F et G et si et
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    sont des nombrescomplexes quelconques alors si on note H la transformée de Laplace de h = f +
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    g Déterminons les transforméesde Laplace des fonctions f(t) = sin(t)U(t) et g(t) = cos(t)U(t) Posons h1(t) = eitU(t) et h2(t) = e itU(t) On a alors d'après Ÿ2.5 : H1(p) = L(h1(t)) = 1 p i et H2(p) = L(h2(t)) = 1 p + i Comme sin(t)U(t) = 1 2i h1(t) 1 2i h2(t) alors L(sin(t)U(t)) = 1 2i 1 p i 1 2i 1 p + i = 1 2 i p + i 1 2 i p i = 1 p2 + 1 Comme cos(t)U(t) = 1 2 h1(t) + 1 2 h2(t) alors L(cos(t)U(t)) = 1 2 1 p i + 1 2 1 p + i = p p2 + 1 L(sin(t)U(t)) = 1 p2 + 1 L(cos(t)U(t)) = p p2 + 1 8p 0 2.7.2 Transformée de Laplace d'une dilatée : t 7! f(at) a 2 4+ Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors L(f(at)) = 1 a F p a ‹ Démonstration : soit Z A 0 f(at)e ptdt 5 JMB
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    2A 2010-2011 En posantu = at on obtient : Z A 0 f(at)e ptdt = 1 a Z aA 0 f(u)e p a udu !A+ 1 a Z + 0 f(u)e p a udu = 1 a F p a ‹ Soit h la fonction de E0dénie par h(t) = cos (!t) U(t) avec ! 0. Soit f la fonction de E0dénie par f(t) = cos (t) U(t) Alors f (!t) = cos (!t) U(!t) = cos (!t) U(t) = h(t) car ! 0 Or L(cos(t)U(t)) = p p2 + 1 Donc L(h(t)) = L(cos (!t) U(t)) = H(p) = 1 ! p ! €p ! Š2 + 1 = p p2 + !2 De la même façon on obtient : L(sin (!t) U(t)) = ! p2 + !2 2.7.3 Transformée de Laplace d'une translatée : t 7! f(t ) avec 2 4+ Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors L(f(t )) = e pF(p) Le terme e p s'appelle le facteur de retard. En clair, lorsqu'une fonction est retardée d'un instant sa transformée de Laplace est mul- tipliée par e p. La démonstration de cette formule est la même que celle ci-dessus en eectuant le changement de variable u = t . On se propose de chercher la transformée de Laplace du signal ci-dessous : −1 1 2 −1 1 2 3 t Appelons f(t) ce signal. On peut alors écrire que : f(t) = tU(t) tU(t 1) + U(t 1) U(t 2) = tU(t) (t 1)U(t 1) U(t 1) + U(t 1) U(t 2) = tU(t) (t 1)U(t 1) U(t 2) donc 6 JMB
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    2A 2010-2011 L(f(t)) =L(tU(t) (t 1)U(t 1) U(t 2)) = L(tU(t)) L((t 1)U(t 1)) L(U(t 2)) = 1 p2 1 p2 e p 1 p e 2p 2.7.4 Multiplication par la variable Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors L( tf(t)) = dF dp (p) L(( t) nf(t)) = dnF dpn (p) Soit f(t) = tsin(!t)U(t). On sait que la transformée de Laplace de sin(!t)U(t) est : L(sin(!t)U(t)) = ! p2 + !2 . Or d dp – ! p2 + !2 ™ = 2p ! (p2 + !2 ) 2 # donc L(tsin(!t)U(t)) = 2p ! (p2 + !2 ) 2 2.7.5 Multiplication par e at où a est un réel quelconque Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors L € f(t)e at Š = F(p + a) Soit f la fonction dénie par : f(t) = e at cos(!t)U(t): Nous savons que L(cos(!t)U(t)) = p p2 + !2 = F(p) Donc : L € e at cos(!t)U(t) Š = F(p + a) = p + a (p + a) 2 + !2 . 2.7.6 Transformée de Laplace d'une dérivée Soit f une fonction appartenant à E0 et soit F = L(f) alors si f est continue sur l'intervalle ]0; +1[ L(f(t)) = pF(p) f(0 + ) où f(0 + ) = lim t0+f(t) de même si de plus f est continue sur l'intervalle ]0; +1[ alors : L(f(t)) = p2 F(p) pf(0 + ) f(0 + ) où f(0 + ) = lim t0+f(t) 7 JMB
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    2A 2010-2011 Soit f(t)= cos(!t)U(t) alors f(t) = ! sin(!t)U(t) + cos(!t)U(t) Or U(t) = 0 sur l'intervalle ]0; +1[ Donc : f(t) = ! sin(!t)U(t) sur l'intervalle ]0; +1[ Donc L(f(t)) = p p p2 + !2 cos(0) = p p p2 + !2 1 = p2 p2 + !2 1 = !2 p2 + !2 c'est à dire L( ! sin(!t)U(t)) = !2 p2 + !2 donc on retrouve que L(sin(!t)U(t)) = ! p2 + !2 Soit f la fonction représentée par le graphe ci-dessous :  ı −1 1 y −1 1 2 3 4 x O On a donc f(t) = U(t) U(t 1) + ( t + 2)U(t 1) ( t + 2)U(t 2) c'est à dire que f(t) = U(t) + ( t + 1)U(t 1) + (t 2)U(t 2) f(t) = U(t) (t 1)U(t 1) + (t 2)U(t 2) donc L(f(t)) = 1 p 1 p2 e p + 1 p2 e 2p = F(p). Soit maintenant g la fonction dont le graphe est donné ci-dessous :  ı −1 1 y −1 1 2 3 4 x O On a donc g(t) = (U(t 1) U(t 2)) = U(t 1) + U(t 2) Or, on a f(t) = g(t): Donc L(f(t)) = L(g(t)) = pF(p) f(0 + ) = p – 1 p 1 p2 e p + 1 p2 e 2p ™ 1 = 1 p e p + 1 p e 2p Le calcul direct nous donne : L (g(t)) = 1 p e p + 1 p e 2p qui redonne la même transformée de Laplace! 8 JMB
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    2A 2010-2011 2.8 Théorèmede la valeur initiale et de la valeur nale 2.8.1 Théorème de la valeur initiale Si une fonction f appartenant à l'ensemble E0 admet pour transformée de Laplace la fonction F, alors lim p+F(p) = 0 lim p+pF(p) = f(0 + ) 2.8.2 Théorème de la valeur nale Si une fonction f appartenant à l'ensemble E0 admet pour transformée de Laplace la fonction F et si lim t+ f(t) existe et est nie, alors : lim p0 pF(p) = lim t+ f(t) Soit g(t) = (cos t) U(t) alors L(g(t)) = G(p) = p p2 + 1 lim p+pG(p) = lim p+ p2 p2 + 1 = 1 = g(0 + ) = cos 0 ce qui vérie le théorème de la valeur initiale lim p0 pF(p) = 0 = lim t+ (cos t) U(t) cette limite n'existe pas , le théorème de la valeur nale ne s'applique pas. 3 Produit de convolution dans -0 3.1 Dénition On rappelle que le produit de convolution de deux fonctions f et g est une fonction h dénie ci-dessous. Ce produit est noté . On a : h(t) = (f g) (t) = Z + f(x)g(t x)dx Si f est causale, l'intégrale devient : h(t) = (f g) (t) = Z + 0 f(x)g(t x)dx Si de plus g est causale alors la fonction h l'est aussi et on a : h(t) = 0 si t 0 h(t) = Z t 0 f(x)g(t x)dx si t 0 9 JMB
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    2A 2010-2011 D'où ladénition suivante : Soient f et g deux fonctions appartenant à E0:On appelle convolée des fonctions f et g dans cet ordre, la fonction causale h dénie pour tout t positif par : h(t) = (f g) (t) = Z t 0 f(x)g(t x)dx 3.2 Propriétés du produit de convolution Le produit de convolution est commutatif, associatif et distributif par rapport à l'addition. De plus le produit de convolution est une loi dite interne, c'est à dire que l'on a : X f g = g f X (f g) h = f (g h) X Si f et g appartiennent toutes deux à E0 alors h = f g appartient aussi à E0: (démonstrations laissées au lecteur!) 3.3 Transformée de Laplace d'un produit de convolution Si f et g appartiennent toutes deux à E0 alors la convolée h = f g a pour transformée de Laplace le produit des transformée de Laplace de f et g, c'est à dire que l'on a : L(f g) = L(f) L(g) Cette propriété nous permettra d'obtenir la transformée de Laplace de fonctions qu'on ne peut calculer grâce aux propriétés déjà vues dans le paragraphe 2.7. 3.4 Transformée de Laplace de Z x B(J)@J Soit f une fonction appartenant à l'ensemble E0 et U la fonction échelon unité alors on a : 8x 0 (U f) (x) = Z x 0 f(t)U(x t)dt = Z x 0 f(t)dt Si on note F = L(f(t)) et en rappelant que L(U(t)) = 1 p , alors en utilisant le théorème ci dessus on obtient : L Z x 0 f(t)dt ‹ = F(p) p 10 JMB
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    2A 2010-2011 4 Transforméede Laplace de l'impulsion unité On considère la fonction fn dénie par : fn(t) = n si 0 6 t 6 1 n et fn(t) = 0 sinon dont voici la représentation graphique ci-contre pour quelques n = 1, 2 et 4. Si on note Fn(p) = L(fn(t)) et en remarquant que fn(t) = nU(t) nU(t 1 n ) alors on a Fn(p) = n p n p e p n  ı 1 2 3 4 y −1 1 2 x O Maintenant si on fait tendre n ! +1, alors on obtient une pseudo fonction, qui est en fait ce qu'on appelle en mathématiques une distribution, mais qui n'est plus une fonction, qu'on appelle im- pulsion unité ou plus simplement Dirac, impossible à représenter, si ce n'est en faisant un schéma que tous les électroniciens uti- lisent : Cette distribution est notée et on a : L((t)) = lim n+Fn(p) = lim n+ n p n p e p n = 1 5 Transformation de Laplace des fonctions périodiques Soit f une fonction T-périodique, causale, n'appartenant pas forcément à E0: Soit f0 la fonction dénie par : f0(t) = f(t) si 0 t T et f0(t) = 0 sinon telle que f0 appartiennent à E0 alors on a : L(f(t)) = L(f0(t)) 1 e pT Exemple 5. Déterminer la transformée de Laplace de la fonction f T- périodique, causale, dénie sur [0; T[ par f(t) = t. f0(t) = tU(t) tU(t T) = tU(t) (t T)U(t T) TU(t T) donc L(f0(t)) = 1 p2 1 p2 e pT T 1 p e pT et donc L(f(t)) = 1 p2 1 p2 e pT T 1 pe pT 1 e pT  ı 1 2 3 4 y −1 1 2 3 4 x O Exemple 6. Le train d'impulsion Cela correspond, en électronique à des ashs éclairs périodiques. alors on a L(f(t)) = 1 1 e pT car L((t)) = 1 11 JMB