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RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV   MAROCcomme cible par la BAM. Bien que la                ...
MAROC   RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IVl’extension récente de la couverture médicale      ...
RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV   MAROCautorités devraient continuer à intensifier la     ...
MAROC   RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IVcréation du Comité national sur                    ...
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  1. 1. © 2011 Fonds monétaire international Novembre 2011 Rapport du FMI No. 11/341 July 8, 2011 July 25, 2011 July xx, 2011 June 14, 2011 2011 July xx, 2011Maroc : Consultations de 2011 au titre de l’article IV — Rapport des services du FMI;note d’information au public sur les délibérations du Conseil d’administration; etdéclaration de l’Administrateur pour le MarocConformément aux dispositions de larticle IV de ses statuts, le FMI procède, habituellement chaqueannée, à des consultations bilatérales avec ses pays membres. Dans le cadre des consultations de 2011au titre de l’article IV avec le Maroc, les documents suivants ont été publiés et inclus dans le présentdossier : Le rapport des services du FMI sur les consultations de 2011 au titre de larticle IV, établi par une équipe des services du FMI à l’issue dentretiens avec les autorités marocaines sur les politiques et la situation économiques, qui ont pris fin le 28 juillet 2011. La rédaction du rapport des services du FMI, qui repose sur les informations disponibles au moment de ces entretiens, a été achevée le 19 septembre 2011. Les vues exprimées dans ce rapport sont celles de léquipe des services du FMI et ne correspondent pas nécessairement à celles du Conseil d’administration du FMI. Une note dinformation au public (NIP) résumant les vues du Conseil dadministration tel quexprimées le 5 octobre 2011 lors de lexamen du rapport des services du FMI qui a mis fin aux consultations au titre de larticle IV. Une déclaration de l’Administrateur pour le Maroc.Le document ci-après a été ou sera diffusé séparément : Document sur les questions générales (Selected Issues Paper)La politique de publication concernant les rapports des services du FMI et d’autres documents autorise lasuppression d’informations délicates. Ce document peut être obtenu sur demande à l’adresse suivante : International Monetary Fund Publication Services 700 19th Street, N.W. Washington, D.C. 20431 Téléphone: (202) 623-7430 Télécopieur: (202) 623-7201 Adresse électronique : publications@imf.org Internet: http://www.imf.org Prix unitaire : 18 dollars Fonds monétaire international Washington
  2. 2. P MAROC RAPPORT DES SERVICES DU FMI POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IVLe 19 septembre 2011 PRINCIPAUX POINTS Toile de fond : Après plusieurs années de politiques macroéconomiques et de réformes politiques avisées, le Maroc était bien équipé pour affronter la crise internationale de 2008 et répondre aux demandes sociales pressantes. Dans cette conjoncture difficile, le Maroc a obtenu de bons résultats économiques et a vu ses indicateurs sociaux s’améliorer. Perspectives de croissance : Malgré la lenteur de la reprise dans la zone euro, principal partenaire commercial du Maroc, le PIB global devrait enregistrer une croissance de l’ordre de 4½ à 5 % grâce à une bonne production agricole et aux résultats solides des autres secteurs, en particulier les services et la consommation intérieure. Le chômage se chiffre à environ 9 %, mais il reste élevé dans les villes et parmi les jeunes. Le principal enjeu à moyen terme consiste à assurer une croissance élevée du PIB réel de manière à réduire le chômage et à améliorer le niveau de vie. Une croissance lente en Europe pourrait peser sur l’activité économique et assombrir les perspectives du pays. Reprise du rééquilibrage des finances publiques : La conduite de politiques prudentes pendant les années antérieures ont permis au pays de dégager une marge de manœuvre financière pour faire face à la crise internationale et à ses conséquences. En 2011, les autorités ont répondu aux demandes sociales en relevant les salaires du secteur public et en recourant massivement aux subventions pour maintenir les prix de l’énergie et de certaines denrées alimentaires à un niveau stable. S’il existe bien un espace budgétaire à court terme pour soutenir le processus de réforme politique et assurer la cohésion sociale, à partir de 2012 le Maroc devra adopter d’importantes mesures budgétaires, dont en particulier une réforme du système de subventions généralisées, pour assurer la viabilité à moyen terme des finances publiques. La réforme des subventions sera politiquement difficile à mettre en œuvre, mais les autorités sont déterminées à faire en sorte que les subventions soient mieux ciblées, à en ramener le coût à 3 % du PIB et à réduire la masse salariale du secteur public à 10 % du PIB à moyen terme. Poursuite du développement du secteur financier : Le secteur financier a atteint une taille importante, mais davantage de ressources intérieures doivent être mobilisées pour soutenir la croissance du crédit. Le budget étant financé sur ressources intérieures, il pourrait y avoir un risque d’éviction des investisseurs privés. Les autorités ont pris des mesures importantes pour encourager l’intermédiation financière, l’épargne et les nouveaux produits financiers. Le financement des banques marocaines, qui comprend le financement des filiales étrangères, repose essentiellement sur les dépôts marocains en dirhams, ce qui pourrait contribuer à limiter les risques liés au resserrement de l’offre de liquidités sur le marché monétaire de la zone euro. Amélioration de la productivité : Il est indispensable d’approfondir les réformes structurelles pour rehausser la productivité du Maroc. Le gouvernement a lancé des réformes pour améliorer le climat des affaires et les indicateurs sociaux de manière à accroître le potentiel de croissance tout en réduisant le chômage.
  3. 3. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROCApprouvé par Les entretiens ont eu lieu à Rabat du 7 au 18 juillet 2011. L’équipe duRatna Sahay et FMI était composée de Mme Alonso-Gamo (chef), Mme Sab etThomas Dorsey MM. Furceri, Gijon, Veyrune (tous du Département Moyen-Orient et Asie centrale) et de Mme Funke (Département des finances publiques). TABLES DES MATIÈRESINTRODUCTION __________________________________________________________________________________ 4ÉVOLUTION RÉCENTE ET PERSPECTIVES _______________________________________________________ 4PERSPECTIVES À MOYEN TERME _______________________________________________________________ 6ENTRETIENS SUR LA POLITIQUE ÉCONOMIQUE _______________________________________________ 7A. Maintien de la viabilité budgétaire dans le contexte des défis sociaux et politiques ____________7B. Cadre de politique monétaire en transition____________________________________________________ 10C. Mobilisation de ressources et amélioration de la gestion des actifs et passifs — les défisauxquels sont confrontées les banques après une période de surabondance de liquidités ______ 11D. Réformes sociales et structurelles _____________________________________________________________ 12ÉVALUATION PAR LES SERVICES DU FMI______________________________________________________ 13TABLEAUX1. Principaux indicateurs économiques, 2009-16 _________________________________________________ 302. Finances de ladministration centrale, 2009–16_______________________________________________ 313. Finances de ladministration centrale (en pourcentage du PIB), 2009–16_____________________ 324. Balance des paiements, 2009–16 ______________________________________________________________ 335. Situation monétaire, 2006–12________________________________________________________________ 346. Indicateurs de solidité financière du secteur bancaire, 2005–mars 2011 ______________________ 357. Principaux indicateurs sociaux, 2000–09 _______________________________________________________ 368. Cadre de viabilité de la dette extérieure, 2006–16 _____________________________________________ 379. Cadre de viabilité de la dette du secteur public, 2006–16 _____________________________________ 38GRAPHIQUES 1. Évolution réelle et extérieure__________________________________________________________________22 2. Évolution du budget et des marchés financiers_______________________________________________ 233. Évolution monétaire et du secteur financier ___________________________________________________ 244. Facteurs autonomes, liquidité systémique et taux dintérêt de référence______________________ 255. Indices du taux de change effectif réel et compétitivité _______________________________________ 262 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  4. 4. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV6. Comparaisons des indicateurs sociaux entre pays _____________________________________________ 277. Viabilité de la dette extérieure – tests paramétrés _____________________________________________ 288. Viabilité de la dette publique – tests paramétrés ______________________________________________ 29ENCADRÉS1. Linvestissement pourrait-il stimuler davantage la croissance? ________________________________ 162. La contribution de l’OCP à l’économie marocaine _____________________________________________ 173. Scénario de dégradation des finances publiques : principaux indicateurs macroéconomiques 184. Gestion des actifs et des passifs des banques et défis de la mobilisation de ressources ______ 195. Attractivité pour l’IDE et climat des affaires ____________________________________________________ 206. Subventions____________________________________________________________________________________ 21ANNEXEI. Adaptation de la présentation du budget au GFS2001 _________________________________________ 39 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 3
  5. 5. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROCINTRODUCTION1. Le Maroc a fait face avec succès aux croissance du PIB qui aidera à réduire legrands défis engendrés par la crise chômage et à rehausser le niveau de viemondiale. Après plusieurs années de tout en assurant la viabilité à moyen termepolitiques macroéconomiques et de réformes des finances publiques. Depuis le débutpolitiques avisées, le Maroc était bien équipé de 2011, le repli de la croissance chez lespour affronter la crise internationale de 2008 principaux partenaires commerciaux du Marocet répondre aux demandes sociales qui se sont a compliqué l’action des autorités. En 2011, leexprimées lors du Printemps arabe. Dans cette gouvernement marocain a commencé à mettreconjoncture difficile, le Maroc a obtenu de en œuvre des politiques de court terme visantbons résultats économiques et a vu ses à répondre aux demandes sociales, maisindicateurs sociaux s’améliorer. en 2012 il a l’intention de commencer à redéployer et réduire les dépenses publiques2. Les perspectives économiques à de manière à assurer la viabilité budgétairemoyen terme demeurent en général tout en promouvant une croissance solidaire etfavorables, mais le principal défi pour le durable à moyen terme (encadré 1).Maroc reste de parvenir à un taux deÉVOLUTION RÉCENTE ET PERSPECTIVES3. Pour répondre aux demandes consultation avec le secteur privé — àsociales, le gouvernement marocain entend améliorer le climat des affaires. Ces actionsprocéder à de profondes réformes devraient rehausser le niveau de vie tout enconstitutionnelles et politiques, et il a accru renforçant la croissance potentielle. Desen 2011 les dépenses consacrées aux élections parlementaires sont prévues ensubventions, aux salaires et aux retraites. Il novembre 2011.s’agit de faire en sorte que le systèmepolitique évolue vers une monarchie 4. Les résultats économiques récentsconstitutionnelle, de mettre en place le cadre du Maroc sont globalement favorables :institutionnel nécessaire pour permettre une Forte progression du PIB non agricole :plus grande participation de la population à la le PIB non agricole a progressé de 4,5 %vie politique, de promouvoir l’égalité sur le en 2010, contre 1 % environ en 2009, sousplan social, entre les femmes et les hommes, et l’effet de la reprise dans certains pays de laentre les régions, et d’accroître la transparence zone euro, principaux partenaireset la responsabilisation. Ces réformes ont reçu commerciaux du Maroc, et de la hausse deun soutien massif lors d’un référendum tenu le la demande de phosphates émanant de1er juillet 2011. Le gouvernement prévoit pays en dehors de l’Union européenne.l’adoption de lois additionnelles pour asseoir Cependant, en raison d’une contraction deles nouvelles dispositions constitutionnelles, la production agricole, qui compte pournotamment des mesures visant à assurer la 13 % à 17 % du PIB, le PIB réel global n’aviabilité des finances publiques et — en4 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  6. 6. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IVaugmenté que de 3,7 % en 2010. La L’évolution défavorable des termes decroissance du PIB devrait être bien plus l’échange a causé une légère dégradationforte en 2011 et s’établir autour de 4½- des comptes extérieurs. Le déficit extérieur5 %, soit un des taux les plus élevés de la courant pourrait atteindre environ 5 % durégion, grâce à la croissance soutenue des PIB fin 2011. Bien que les exportationssecteurs autres que l’agriculture, en marocaines, notamment le phosphate etparticulier celui des services — y compris ses dérivés, aient affiché de bons résultatsle tourisme — ainsi que de la et que les envois de fonds des Marocainsconsommation intérieure privée et vivant à l’étranger ainsi que les recettes dupublique, et à un rebond de la production tourisme — malgré l’attentat terroriste deagricole (tableau 1, graphique 1). Les Marrakech le 28 avril — aient augmenté,projections des autorités font état d’une cela ne suffira peut-être pas à compensercroissance de 4,8 % du PIB en 2011. entièrement l’accroissement des importations consécutif à la hausse desL’inflation demeure faible et bien maîtrisée. prix internationaux de l’alimentation et duEn 2010, l’inflation moyenne pour la pétrole. En outre, les effets négatifs de lapériode est restée à 1 %. En 2011, la baisse détérioration des termes de l’échange ontdes prix alimentaires intérieurs — été amplifiés par le maintien des prix duconsécutive à l’augmentation de l’offre pétrole et de certaines denréeslocale de denrées alimentaires — et les alimentaires à un niveau stable au moyensubventions en place, qui ont empêché de subventions massives, qui ont empêchéque la hausse des prix internationaux et les le jeu normal des effets de substitutioneffets secondaires de la revalorisation des dans les décisions des consommateurs. Lessalaires publics ne suscitent des tensions réserves internationales brutes devraientinflationnistes, devraient aider à limiter la avoir légèrement diminué fin 2011, tout enmontée de l’inflation moyenne à environ restant à un niveau confortable, à savoir1½ % (tableau 1). cinq mois d’importations de biens et de services (tableau 4).La forte augmentation des dépenses apour effet de creuser le déficit budgétaire. Le crédit a continué de croître tandis queCelui-ci pourrait atteindre 5½ % à 6 % du les liquidités diminuaient. Le crédit àPIB en raison d’une hausse des dépenses l’économie s’est accru de 7,4 % en 2010,équivalente à 3 % du PIB par rapport au après une progression de 10,9 % en 2009.budget 2011, qui est due surtout à Pendant les cinq premiers mois de 2011, lal’accroissement des dépenses engagées croissance du crédit a ralenti et les dépôtspour compenser la hausse des prix des ont légèrement diminué, tandis que lesproduits pétroliers et de certaines denrées ressources des banques s’appuyaient sur laalimentaires (tableaux 2 et 3, graphique 2, mobilisation des certificats de dépôt. Lesencadré 6), et ce en dépit des mesures liquidités systémiques se sont contractéesvigoureuses qui ont été prises en du fait que les avoirs étrangers ont baissécontrepartie pour limiter les dépenses et que la monnaie en circulation adans d’autres domaines. augmenté plus que d’habitude. Les services du FMI s’attendent à une FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 5
  7. 7. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROC progression de 6,2 % du crédit en 2011, diminuer les recettes du tourisme, alors que, d’après les projections des l’investissement direct étranger (IDE) et les autorités, la hausse serait de 8 % pour échanges commerciaux. Les réformes l’année (tableau 5, graphique 3). politiques en cours, notamment les changements apportés récemment à la Les risques de décélération à court terme constitution et les élections prochaines, de l’activité économique sont liés aux devraient contribuer à atténuer les risques résultats économiques des pays européens politiques. Le gouvernement pourrait aussi partenaires, à l’évolution des prix de opter pour de nouvelles dépenses sociales, l’alimentation et de l’énergie, et à en plus de celles qui sont déjà en place, ce l’évolution de la situation politique au qui pourrait avoir un effet défavorable sur niveau régional. Les retombées d’une les finances publiques, la dynamique de la croissance léthargique dans les pays dette et les liquidités. Quant aux influences européens partenaires et/ou une positives, le Maroc bénéficierait de la aggravation de l’instabilité régionale hausse des prix des phosphates pourraient influer sur l’activité économique (encadré 2). et la balance des paiements en faisantPERSPECTIVES À MOYEN TERME5. La reprise économique mondiale la stabilité macroéconomique se maintienne eten 2010 a, dans une certaine mesure, que les réformes structurelles prévues soientsoutenu la croissance du Maroc, mais de mises en œuvre. À cette fin, les autoritésnouveaux risques sont apparus en 2011. Le entendent ramener le déficit budgétaire àralentissement de la croissance dans plusieurs moyen terme à environ 3 % du PIB, ce quipays de la zone euro, principal partenaire devrait faire baisser la dette publique à environcommercial du Maroc, pourrait peser sur 50 % du PIB à moyen terme. Cela devraitl’activité économique et assombrir les ralentir le rythme des importations, enperspectives à moyen terme du pays. En outre, particulier de produits énergétiques et dela persistance des cours élevés des produits biens de consommation, ce qui pourrait aiderprimaires, le contexte régional et l’instabilité à ramener le déficit extérieur courant à environfinancière mondiale font planer des 2½ % du PIB et à dette extérieure en dessousincertitudes sur les perspectives économiques de 23 % du PIB à l’horizon 2016.du pays.6. Le Maroc devrait continuer àafficher de solides résultats économiques.Malgré les progrès sur le plan de laproductivité, la croissance devrait rester autourde 4½-5 % en 2012 en raison des effets durééquilibrage budgétaire sur la demandeintérieure. À moyen terme, la croissancepourrait atteindre 6 %. Il faudra pour cela que6 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  8. 8. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IVENTRETIENS SUR LA POLITIQUE ÉCONOMIQUEA. Maintien de la viabilité budgétaire dans le contexte des défis sociaux etpolitiques7. Au cours de l’exercice 2011 et à la 8. En même temps, les autorités ontsuite de troubles à l’intérieur du pays, les pris d’importantes mesures compensatoiresautorités ont accru les dépenses publiques qui aideront à contenir le déficit budgétairedans certains domaines. Pour maintenir au autour de 5,7 % du PIB. Les efforts ont étémême niveau les prix de certains produits intensifiés du côté des recettes et laalimentaires et de l’énergie alors que les cours perception de recettes plus élevées que prévuinternationaux des produits primaires sont en au budget pendant le premier semestrehausse, les autorités devront avoir recours à de 2011 — essentiellement sous formedes subventions représentant environ 5½ % d’impôts indirects — devrait se poursuivre audu PIB en 2011, taux très supérieur au taux second semestre. Cela devrait se traduire parestimatif de 2,1 % du PIB sur lequel se fonde le une amélioration de 1 % du PIB des recettesbudget 2011. De plus, tous les salaires de la par rapport au budget 2011. Malgré la mise enfonction publique ont été relevés du montant œuvre de la troisième phase de la réforme demodique d’environ 75 dollars EU, ce qui l’impôt sur le revenu, notamment en ce quidevrait accroître la masse salariale de 0,2 % du concerne le relèvement du seuil d’imposition,PIB et la porter à 10,7 % du PIB en 2011. les tranches d’imposition et la baisse des tauxL’augmentation salariale avait été d’imposition, on s’attend maintenant à ce quepartiellement intégrée dans le budget 2011, ce les efforts accrus du côté des recettes laissentqui explique que cette mesure n’ait qu’un pratiquement inchangé, à 25 % du PIB, leimpact additionnel limité sur les résultats niveau des recettes totales par rapport à 2010.de 2011. D’autres mesures décidées par les En ce qui concerne les dépenses, toutes lesautorités, telles que l’accélération des entités budgétaires ont été invitées àpromotions dans la fonction publique et une économiser 10 % des enveloppes allouéesrevalorisation du salaire minimum, ne pour plusieurs postes de dépenses courantesdevraient pas influer négativement sur les non essentielles. En outre, les transferts prévusrésultats budgétaires de 2011. Le relèvement au budget en faveur de plusieurs entitésgénéral de la prestation de retraite minimum publiques qui ont un excédent de trésoreriepèsera sur le système de retraite obligatoire, seront réduits sans que cela ne nuise à leurqui pourrait à son tour avoir besoin de capacité de dépense. Ces deux mesurestransferts publics non encore quantifiés au devraient permettre de réaliser des économiescours des années à venir. Globalement, ces d’un peu plus de 1 % du PIB par rapport aumesures devraient, d’après les projections, budget 2011. Le coût des élections prévues enaccroître les dépenses de 2½ % du PIB par novembre sera absorbé par l’envelopperapport au budget 2011. budgétaire existante. Les services du FMI ont souligné qu’il n’existerait aucune marge pour accroître les dépenses au titre de FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 7
  9. 9. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROCl’exercice 2011. Globalement, les mesures bénéficieront de la reprise économique etcompensatoires du côté des recettes et des augmenteront leur contribution au budget.dépenses équivaudraient à 2 % du PIB, ce qui La mission a suggéré aux autorités delimite l’aggravation attendue du déficit revenir sur la réforme envisagée de la TVAbudgétaire à 1½ % du PIB par rapport au — en ramenant le nombre de taux debudget 2011. quatre à deux — afin de maintenir les recettes à leur niveau actuel ou de les faire9. Les autorités sont convenues que, augmenter. Ces réformes, entre autres,après avoir contenu lexpansion budgétaire permettraient de maintenir les recettes àen 2011, un plan solide de rééquilibrage des leur niveau actuel, voire de les accroître,finances publiques simposait pour 2012 et malgré la perte de recettes douanièresà moyen terme pour garantir la viabilité engendrée par la poursuite de labudgétaire. Pour rééquilibrer les finances libéralisation des échanges commerciaux.publiques — c’est-à-dire réduire le déficitbudgétaire de manière à maintenir la dette Contenir les dépenses. La réforme de lapublique à un niveau viable — il conviendrait à fonction publique améliorerait lefficacitéla fois d’accroître les recettes et de contenir les des dépenses et aiderait aussi à ramener ladépenses. Conformément à larticle 77 de la masse salariale en dessous de 10 % du PIB,nouvelle constitution et du projet de loi conformément à lobjectif des autorités. Enorganique sur le budget, qui pose le principe outre, une réforme des subventionsde la préservation de la stabilité budgétaire, énergétiques — visant à remplacer lesles autorités ont lintention de ramener le subventions universelles par des transfertsdéficit à environ 3 % du PIB à moyen terme. ciblés — est envisagée. Une réforme deCela serait compatible avec lévolution cette nature pourrait grandement réduireprogressive du ratio dette/PIB vers un niveau la charge que ces subventions font peserdenviron 50 % (tableau 9). En labsence sur le budget et éliminer la vulnérabilitédactions correctrices, le déficit budgétaire des finances publiques à légard despourrait atteindre 6½–7½ % du PIB, auquel marchés mondiaux tout en rationalisant lacas la dette publique continuera de saccroître consommation. Les autorités ont insisté sur(encadré 3). le fait que toute réforme des subventions serait politiquement difficile. La mission a10. Pour opérer cet ajustement souligné que pour mener à bien la réformebudgétaire, les autorités ont lintention de des subventions, il faudra vaincre lareprendre en l’accélérant la mise en œuvre résistance du public et de la classedes réformes suivantes : politique grâce à un ciblage adéquat ainsi qu’à une stratégie de communication bien Accroître les recettes. Les autorités ont conçue et bien appliquée. Étant donné que l’intention dintensifier leurs efforts de les réformes prennent du temps, un mobilisation des recettes : (i) en élargissant mécanisme permettant l’ajustement la base dimposition et (ii) en améliorant progressif des prix pourrait être institué à ladministration des recettes. Les recettes titre temporaire pendant la mise en place non fiscales devraient aussi saméliorer dune réforme plus globale. dans la mesure où les entreprises dÉtat8 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  10. 10. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV Rehausser lefficacité des dépenses. Les réserves en 2014. Les deux autres autorités ont aussi lintention de rendre principaux régimes de retraites linvestissement public plus efficace en obligatoires auront un peu plus de temps améliorant le processus de sélection des devant eux, mais ils finiront par se projets et en laissant davantage de place à retrouver dans une situation où les linvestissement privé, notamment dans les prestations dépasseront les cotisations. infrastructures. Ajouté à la réforme des Une commission technique a proposé une subventions, cela dégagerait de quoi réforme en deux temps : premièrement, réaliser des dépenses sociales qui une réforme des paramètres, notamment porteraient sur l’accès universel aux une augmentation progressive de l’âge de services de santé et à l’éducation1. La la retraite et des cotisations, avec une mission a fait observer que la participation révision du salaire de base utilisé pour du secteur privé aux investissements calculer la retraite, donnerait aux fonds de publics — par exemple dans le cadre de pensions quelques années partenariats public-privé (PPP) — nécessite supplémentaires de viabilité financière. un cadre juridique et institutionnel solide Deuxièmement, une réforme globale visant de manière à permettre une gestion à élargir la couverture du système de adéquate des risques budgétaires que retraite2 et à mettre en place un système à comportent les arrangements de cette plusieurs piliers, avec une retraite de base nature. Les autorités ont l’intention de reposant sur un régime par répartition, un mettre en place un cadre en se fondant sur régime obligatoire et un régime facultatif l’expérience des premiers projets à venir. par capitalisation intégrale2. La mission a Compte tenu du manque d’expérience des souligné que, hormis la retraite de base, PPP dans l’administration publique, cette tous les régimes devaient être conçus de approche pourrait être risquée si les manière à être entièrement capitalisés premiers projets ont de lourdes pour en assurer la viabilité future. implications budgétaires, comme cela pourrait être le cas s’ils comportent des engagements conditionnels. Garantir la viabilité du système public de retraite obligatoire. D’après les dernières projections actuarielles, les régimes publics de retraite obligatoires devront bientôt entamer leur capital pour financer les prestations de retraite. La Caisse marocaine des retraites, qui gère les retraites des fonctionnaires et des militaires, commencera à entamer ses1 2 Des statistiques descriptives des indicateurs sociaux Selon l’OIT, 26 % seulement de la population activefigurent au graphique 6 et au tableau 7. sont actuellement couverts par le régime de retraite. FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 9
  11. 11. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROCB. Cadre de politique monétaire en transition11. La politique monétaire a maintenu pour contrer les risques de liquidité dans lel’inflation à des niveaux conformes aux contexte actuel de resserrement des liquidités.objectifs fixés par la Bank Al-Maghrib(BAM). La BAM évalue les risques d’inflation 13. Les autorités envisagent d’adopter àen se fondant sur de multiples critères et terme un système de ciblage plus formel decherche à influer sur le taux d’intérêt à un jour l’inflation et, en parallèle, un taux de(cible opérationnelle) pour contrer les risques change plus souple. Les services du FMIinflationnistes tout en maintenant le taux de considèrent que la BAM possèdechange fixe et un contrôle partiel des l’indépendance, les compétences, lesmouvements de capitaux. L’inflation sous- ressources techniques, la panopliejacente est restée inférieure à 2 % depuis le d’instruments et le niveau de réserves dedébut de 2009 et la hausse des prix change dont elle a besoin pour passer à uninternationaux de certains produits n’a pas été système de ciblage de l’inflation et à un tauxrépercutée, ce qui a aussi contribué à de change plus souple. La gestion des risquesmaintenir basse l’inflation globale. par le biais de la supervision bancaire est efficace et les engagements en devises sont12. La gestion efficiente des liquidités peu élevés. Les services du FMI estiment qu’unpar la BAM a aidé à maintenir le taux taux de change plus souple réduirait le besoind’intérêt à un jour proche de son niveau de de modifier fréquemment le coefficient deréférence. La BAM a ciblé assez précisément réserves obligatoires et éliminerait l’obligationles besoins de liquidités des banques pour de compenser les flux de capitaux auxquelsmaintenir le taux d’intérêt à un jour proche de peut donner lieu, dans un régime de changeson niveau de référence, qui est fixé à 3,25 % fixe, une modification de la politique de tauxdepuis mars 2009. Face à la baisse prononcée d’intérêt. Les autorités ont toutefois soulignédes liquidités systémiques consécutive à la — et les services du FMI partagent leur pointdiminution des réserves officielles, la BAM a de vue — que le moment pour agir dans ceabaissé en cinq étapes le coefficient de sens doit être bien choisi, car le passage à unréserves de 16½ % à 6 % et retiré le 21 taux de change souple suppose que desavril 2011 les comptes dépargne sur livret de mesures soient adoptées pour assurer lal’assiette des réserves afin d’alléger les viabilité budgétaire, en particulier la réformepressions sur le marché interbancaire. du système de subventions universelles, etCependant, la position de liquidité structurelle pour éviter de compromettre la stabilitédes banques s’étant fortement dégradée, la financière. À court terme, il serait possible deBAM a aussi dû porter ses refinancements à développer davantage le marché des changes5 % des dépôts bancaires fin juillet 2011. Les en faisant passer la marge de la banqueservices du FMI considèrent que les possibilités centrale de 0,6 % à au moins 2 % (la norme dusont désormais limitées de réduire encore le FMI pour les régimes classiques de changecoefficient de réserves, car les autorités fixe) afin d’encourager le développement desdoivent veiller à ce que les banques gardent transactions de change entre banques.suffisamment de réserves à la banque centrale10 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  12. 12. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV14. Un taux de change plus souple réel s’est déprécié d’environ 4 % en 2010 — lesrehausserait aussi la compétitivité. D’après services du FMI pensent que l’évolutionl’analyse par les services du FMI du taux de tendancielle du compte extérieur courantchange réel du Maroc, qui est fondée sur les depuis 2007 pourrait indiquer une certainetrois méthodologies du Groupe consultatif sur érosion de la compétitivité extérieure deles taux de change (CGER), l’écart par rapport l’économie marocaine (graphique 5). Lesau taux d’équilibre varie considérablement services du FMI estiment que l’amélioration deselon la méthodologie employée, puisqu’il va la compétitivité, moyennant d’ambitieusesde –8 % à 23 %. Il convient donc d’interpréter réformes structurelles et le passage à terme àles résultats avec prudence. Cependant — et un régime de change plus souple, demeuremalgré le fait que le taux de change effectif une priorité importante.C. Mobilisation de ressources et amélioration de la gestion des actifs etpassifs — les défis auxquels sont confrontées les banques après une périodede surabondance de liquidités15. Le secteur financier du Maroc sest étrangères, repose essentiellement sur lesconsidérablement développé, mais il aurait dépôts en dirhams des Marocains, tandis quebesoin de ressources additionnelles pour le financement de gros en devises et lessoutenir le développement financier et une besoins de refinancement extérieurs sontcroissance adéquate du crédit. Le secteur limités, ce qui réduit le risque lié aux difficultésbancaire a aujourd’hui une taille importante, que connaît le marché monétaire de la zonepuisquil représente plus de 110 % du PIB, et il euro.est soutenu par les dépôts de Marocainsrésidant à létranger et la constitution de 16. La politique de renforcement desréseaux bancaires en Afrique par les banques fonds propres de base a généralementmarocaines. La bourse de Casablanca est lune porté ses fruits, mais les efforts doivent êtredes plus capitalisées et diversifiées, en termes poursuivis pour accroître encore le capitalde secteurs, en Afrique. Les autorités ont de certains établissements. Le ratio depublié le statut de «Casablanca Finance City» solvabilité du système a atteint 12,3 %en décembre 2010 et nommé le «Moroccan fins 2010, contre 11,8 % en 2009, et lesFinancial Board», entité chargée de piloter la créances douteuses ont diminué régulièrementpromotion de Casablanca en tant que place pour sétablir à 4,8 % du total des créditsfinancière internationale (et régionale). Les en 2010, contre 6,1 % en 2008 (tableau 6). Celaautorités ont pris des mesures pour dit, la qualité du crédit semble s’être quelqueencourager la bancarisation et l’épargne afin peu détériorée depuis 2009, comme lede soutenir la mobilisation des dépôts suggère laugmentation du coût du risquebancaires, qui a ralenti, et de développer les en 2009–10 et la légère hausse de lamarchés de manière à faciliter la gestion des proportion de créances douteuses pendant lesactifs et passifs des banques, dont les taux cinq premiers mois de 2011. Le renforcementd’emploi dépassent 100% en moyenne des fonds propres de base sera poursuivi, en(encadré 4). Le financement des banques particulier pour les établissements qui n’ontmarocaines, y compris pour leurs filiales pas atteint le seuil de 9% des risques fixé FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 11
  13. 13. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROCcomme cible par la BAM. Bien que la liés à leurs engagements relativement élevéssolvabilité des banques semble solide au par rapport aux fonds propres de baseregard des normes internationales, les services (tableau 6) et aux filiales des banquesdu FMI estiment que la BAM devrait continuer marocaines à l’étranger.à encourager les banques à renforcer leursfonds propres de base (fonds propresordinaires et réserves) en raison des risquesD. Réformes sociales et structurelles17. Les autorités poursuivent leurs essentielle. La réforme du Code du travailefforts pour mettre en œuvre un en 2004 a introduit davantage de flexibilité àprogramme ambitieux de réformes cet égard ainsi quune meilleurestructurelles afin de rehausser la réglementation, notamment en ce quicompétitivité de léconomie. Les résultats concerne le temps de travail, le droit de grèveéconomiques favorables de ces dix dernières ainsi que la représentation syndicale et lesannées sont largement attribuables aux négociations collectives. Cependant, deréformes menées dans les secteurs nouvelles réformes visant à réduire les salaireséconomiques clé (comme le secteur financier minimums et les coûts dembauche sontet les entreprises publiques), et aux efforts indispensables pour faire baisser le chômagedéployés pour améliorer le climat des affaires, des jeunes (cf. document sur les questionslequel nécessite encore des améliorations. générales — Selected Issues Paper — consacréDans ce contexte, les autorités ont institué un à l’emploi).comité chargé d’accroître la capacité du climatdes affaires à attirer durablement l’IDE 19. Malgré lamélioration sensible du(encadré 5). niveau de vie, plusieurs défis demeurent sur le plan social. Les autorités ont poursuivi les18. Le chômage a considérablement politiques sociales qui ont aidé à faire reculerdiminué ces dernières années, mais il reste le taux de pauvreté de 7½ % entre 1994élevé, surtout parmi les jeunes. Le chômage et 2008, tout en améliorant les indicateursest passé de 13,4 % en 2000 à 9,1 % en 2009 sociaux (tableau 7). Pourtant, certaines(tableau 7), mais cette tendance sest couches de la population demeurentinterrompue en 2009 sous leffet de la crise socialement et économiquement défavorisées.mondiale. Le chômage demeure un Les indicateurs de santé — surtout pour lesphénomène urbain. Le niveau déducation femmes et les enfants — sont inférieurs à lamoyen des chômeurs est plus élevé que pour normale, l’incidence de la mortalité étantlensemble de la population active, signe des particulièrement élevée. Le tauxdifficultés que les diplômés de lenseignement dalphabétisation demeure faible par rapport àsecondaire et supérieur éprouvent à trouver un dautres pays à revenus comparables. En outre,emploi. En outre, le chômage des jeunes reste bien que laccès à léducation primaire soitparticulièrement élevé et sest révélé plus universel, deux tiers seulement des enfants dedifficile à résorber. Dans ce contexte, les six à onze ans achèvent le cycle primaire.réformes visant à accroître la flexibilité du L’Initiative nationale pour le développementmarché du travail revêtent une importance humain couvrant la période 2011–15,12 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  14. 14. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IVl’extension récente de la couverture médicale rendre le pays plus attrayant pour l’IDE.aux populations défavorisées et le processus Cependant, la libéralisation du commerce dansde régionalisation sont autant d’initiatives qui le cadre des accords euro-méditerranéensont été mises en place pour lutter contre ces dassociation doit encore être renforcée dansproblèmes. la mesure où elle est encore incomplète puisque de nombreux obstacles continuent20. À moyen terme, le Maroc pourrait d’entraver l’accès au marché européen, enaussi bénéficier politiquement et particulier dans le secteur agricole et celui deséconomiquement du «statut avancé» quil a services.obtenu de lUE et qui pourrait faciliterlaccès au marché du travail européen etÉVALUATION PAR LES SERVICES DU FMI21. Le Maroc affiche de très bons au système de subventions en place, qui estrésultats économiques, mais il doit encore coûteux, très inefficace et inéquitable puisquilaffronter d’importants défis. Au cours de la ne permet pas daider efficacement lesdécennie écoulée, le Maroc a connu une couches les plus défavorisées de la population.croissance soutenue, grâce à sa politique Un système de subventions bien ciblé seraitmacroéconomique prudente et aux réformes moins coûteux et aiderait davantage lesstructurelles qu’il a menées à bien. Ces populations pauvres. Étant donné que, compterésultats l’ont aidé à parvenir à une situation tenu de la hausse des prix des produits debudgétaire solide tout en réduisant la dette base et des demandes sociales croissantes, lespublique. Cependant, la productivité et le pressions à la hausse des dépenses vontclimat des affaires doivent encore être probablement perdurer, il est essentiel deaméliorés de manière à renforcer le rôle du redéployer les dépenses pour assurer lasecteur privé en tant que moteur dune viabilité à moyen terme des financescroissance durable à long terme. Le chômage publiques. Les augmentations de salairesdemeure élevé, en particulier parmi les jeunes, devraient suivre lévolution de la productivitédoù la nécessité daccélérer les réformes et les subventions universelles devraient êtrestructurelles. remplacées par des transferts ciblés, ce qui permettrait daccroître lefficacité des22. Pour assurer la viabilité des finances dépenses sociales et de libérer ainsi davantagepubliques à moyen terme, il sera de ressources pour la protection sociale et lesindispensable de contenir les dépenses dépenses de santé et déducation. Cespubliques, au moyen en particulier d’une réformes pourraient être politiquementréforme du système de subventions difficiles à mettre en œuvre, mais les servicesgénéralisées. Laugmentation des subventions du FMI encouragent vivement les autorités àet des salaires de la fonction publique en poursuivre leurs efforts pour mener à bien lesréponse aux demandes sociales mettra à mal réformes prévues, y compris, en cas de retards,léquilibre des finances publiques à moyen la mise en place dun mécanisme provisoireterme. La détérioration de la situation dajustement progressif des prix en attendantbudgétaire sera imputable pour une large part une réforme plus globale. En outre, les FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 13
  15. 15. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROCautorités devraient continuer à intensifier la publiques et la stabilité financière à moyenmobilisation des recettes en élargissant la base terme, d’où la nécessité d’adopter sans tarderdimposition et en améliorant ladministration ces mesures d’accompagnement.des impôts. La mobilisation de recettesadditionnelles pourrait permettre d’adopter un 25. Le secteur financier sestprofil d’assainissement plus ambitieux pour considérablement développé, mais sonramener la dette en dessous de 50 % du PIB expansion future dépendra de sa capacité àou, le cas échéant, compenser la mise en mobiliser lépargne intérieure. Compte tenuœuvre plus lente que prévu des réformes en de la baisse des flux extérieurs et dematière de dépenses. À cet égard, il l’augmentation des besoins de financement deconviendrait que la réforme prévue de la TVA lÉtat, une mobilisation efficace des ressourcessoit conçue de manière à assurer la stabilité, intérieures sera indispensable pour assurer levoire une augmentation, des recettes. développement du secteur financier et une croissance appropriée du crédit. Les services23. Les autorités devraient améliorer du FMI appuient les efforts que déploient leslefficacité et la qualité des dépenses de autorités pour améliorer lintermédiationmanière à ce que les dépenses sociales financière et mobiliser une plus grandesoient suffisantes et bien ciblées. Pour proportion de lépargne en vueassurer la viabilité à moyen terme, les autorités d’approvisionner le secteur financier envisent à améliorer lefficacité des projets ressources. Dans un contexte de resserrementdinvestissements publics en mettant au point des liquidités, les autorités devraient veiller àde meilleures procédures de sélection des ce que le financement intérieur du déficitprojets et en permettant une plus large public n’ait pas un effet d’éviction et neparticipation du secteur privé. En outre, elles réduise pas encore le crédit au secteur privé.envisagent aussi de réformer le système de En outre, les autorités pourraient encouragerretraites public pour en assurer la viabilité davantage les banques à renforcer leurs fondsfinancière à long terme. Les services du FMI propres de base afin d’être mieux en mesureestiment que ces mesures aideraient à de résister aux chocs.redéployer les dépenses au profit de secteursprioritaires, tels que léducation et la santé. 26. Il est nécessaire daccélérer les réformes structurelles pour stimuler la24. Ladoption à terme dun taux de croissance potentielle et améliorer leschange souple renforcerait le cadre de la indicateurs sociaux. Le Maroc a accompli despolitique monétaire de la BAM. Les services progrès sensibles en ce qui concerne ladu FMI estiment aussi qu’un taux de change gouvernance et son attractivité pour lessouple faciliterait la conduite dune politique investissements directs étrangers. Cependant,de taux d’intérêt plus active conforme au cadre des efforts supplémentaires simposent pourde la politique monétaire de la BAM. Comme renforcer la gouvernance, le climat des affairesles autorités, les services du FMI pensent que et lintégration commerciale avec lesle moment doit être bien choisi et coordonné partenaires européens afin de continuer àavec dautres politiques macroéconomiques et attirer lIDE et de rehausser le capital humain.les mesures préparatoires nécessaires, de À cet égard, les services du FMI estiment quemanière à préserver la viabilité des finances la réforme constitutionnelle récente et la14 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  16. 16. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IVcréation du Comité national sur sont indispensables pour faire baisser lel’environnement des affaires devraient chômage des jeunes.promouvoir une croissance solidaire. En outre,de nouvelles réformes visant à réduire les 27. Il est proposé que les prochainessalaires minimums et les coûts dembauche consultations au titre de larticle IV se déroulent selon le cycle habituel de 12 mois. FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 15
  17. 17. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROC Encadré 1. Linvestissement pourrait-il stimuler davantage la croissance? Bien que, en proportion du PIB, linvestissement ait nettement progressé au Maroc ces dix dernières 6,0 années, cela ne sest pas traduit par une croissance Croissance du PIB réel et investissement réel/PIB réel (en pourcentage, moyenne pour 1999-2010) économique plus forte. En effet, alors que, 5,5 Corée entre 1999 et 2010 le taux dinvestissement du Égypte Maroc se soit classé deuxième parmi les pays de Philippines Croissance du PIB réel 5,0 Thaïlande l’échantillon considéré ici, le taux de croissance du Tunisie Roumanie 4,5 pays est relativement plus faible1. Ce décalage tient Turquie Maroc peut-être en partie à la qualité et à lefficacité des 4,0 Af rique du Sud Chili projets dinvestissement. 3,5 Bien que lefficacité de linvestissement, mesurée par 3,0 le coefficient marginal de capital (ICOR)2 ait diminué 15 17 19 21 23 25 27 29 31 Investissement réel/PIB réel au Maroc entre 2005 et 2010, elle reste relativement Sources : Perspectives de léconomie mondiale; et calculs des services du FMI. élevée par rapport aux autres pays de l’échantillon, ce qui révèle l’existence de facteurs d’inefficacité 16 dans le processus de production. Si lanalyse de 14 Coefficient marginal de capital de certains pays (Moyennes) l’ICOR est utile pour mettre en lumière les facteurs 12 dinefficacité économique qui freinent la croissance 10 1999-2004 2005-2010 effective, elle ne renseigne guère sur le potentiel de 8 croissance du Maroc. En particulier, la théorie 6 moderne de la croissance met laccent sur les 4 «avantages du retard de développement»3. 2 Autrement dit, plus un pays est éloigné des 0 dernières avancées technologiques mondiales, plus il -2 se développera rapidement, mais à condition qu’il se -4 soit d’abord doté des institutions et des politiques -6 de nature à faciliter le rattrapage. À cet égard, le Maroc n’a pas utilisé à plein son avantage potentiel, car il doit encore mettre en œuvre des réformes structurelles indispensables. Louverture économique, lamélioration de la qualité institutionnelle et le renforcement du capital humain sont autant de facteurs essentiels pour permettre cette adaptation ou ce rattrapage technologique. _________________________ 1 Toutes les données relatives à 2009, qui faussaient les résultats en raison de la crise, ont été exclues de la moyenne. 2 Le coefficient marginal de capital (ICOR, ou incremental capital-output ratio) est l’investissement annuel divisé par l’augmentation annuel du PIB. 3 Aghion, Philippe et Peter Howitt, «Appropriate Growth Policy: A Unifying Framework», Journal of the European Economic Association 4 (Avril-mai 2006) : 269-314.16 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  18. 18. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV Encadré 2. La contribution de l’OCP à l’économie marocaineL’Office chérifien des phosphates (Groupe OCP) est Le secteur des phosphates est un des principauxla plus grande entreprise marocaine et ses activités moteurs de léconomie du pays, employant plus derecouvrent lensemble de la chaîne de valeur, de 18 000 personnes et représentant, en valeur, prèslextraction de la roche de phosphate à la d’un quart des exportations totales et environ 3,5 %transformation chimique en acide phosphorique et du PIB.en engrais. Disposant des plus grandes réserves dephosphate du monde, qui sont situées Ces dernières années, lOCP a créé plusieursessentiellement dans le bassin de Khouribga au coentreprises de transformation au Maroc et àcentre du pays, l’OCP est le premier exportateur de létranger, dans le cadre de partenariats avec leroche de phosphate et dacide phosphorique au Brésil, la Belgique, lAllemagne, lInde et le Pakistan.monde et lun des principaux exportateurs dengrais À moyen terme, l’OCP envisage de porter sa capacitéà base de phosphate. de production de roche de phosphate à 50 millions de tonnes et de développer en aval ses activités de production dengrais au moyen de partenariats stratégiques ciblés. Répartition des exportations (2009) Phospate sous toutes ses formes Roche de phospate Acide phosphorique USA Asie de Autres Autres 18% Asie de lOuest Autres Égypte 15% 9% Autres lOuest 9% 33% 9% Afrique 33% USA 30% Russie 9% Maroc 25% 12% Chine 11% Europe Maroc Maroc 13% 31% 43% Total mondial = 19,4 millions de tonnes Total mondial = 1,84 millions de tonnes Total mondial = 4,3 millions de tonnes FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 17
  19. 19. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROC Encadré 3. Scénario de dégradation des finances publiques : principaux indicateurs macroéconomiques Lautre scénario présente les perspectives à moyen De plus, si rien nest fait pour élargir la base de terme dans le cas où les réformes prévues des recettes, les recettes publiques devraient rester à dépenses publiques ne seraient pas mises en œuvre leur niveau actuel, cest-à-dire autour de 25 % du et où aucun effort supplémentaire ne serait consenti PIB. Dans ces conditions, le déficit budgétaire du côté des recettes. En pareil cas, le rééquilibrage pourrait atteindre entre 6,5 % et 7,3 % du PIB à des finances publiques naurait pas lieu et les moyen terme. Dans ce scénario, la dette publique résultats économiques globaux seraient moins grimperait, à la fin de la période de projection, à plus favorables ; plus précisément, la croissance et la de 65 % du PIB, cest-à-dire un niveau productivité seraient freinées à moyen terme et la considérablement plus élevé que le taux de 50 % du balance courante se dégraderait. PIB généralement considéré comme souhaitable pour un pays émergent. Dans ce scénario, la viabilité des finances publiques serait compromise puisque les déficits pourraient atteindre 7½ % du PIB. Si la masse salariale et les dépenses consacrées aux subventions alimentaires et énergétiques ne sont pas réduites au moyen des réformes envisagées, les dépenses publiques pourraient se maintenir autour de 32 % du PIB. Principaux indicateurs macroéconomiques : scénario de référence et autre scénario 2011 2012 2013 2014 2015 2016 Scénario de référence Croissance de la production (pourcentage) 4,6 4,6 4,9 5,2 5,5 5,9 Inflation (fin de période, pourcentage) 2,0 2,7 2,6 2,6 2,6 2,6 Solde budgétaire (pourcentage du PIB) -5,7 -5,3 -4,7 -4,0 -3,5 -3,0 Recettes (pourcentage du PIB) 1/ 25,6 25,2 25,5 25,5 25,6 25,6 Dépenses (pourcentage du PIB) 31,3 30,5 30,2 29,6 29,1 28,6 Dette publique totale (pourcentage du PIB) 54,2 55,5 56,0 55,8 54,9 53,5 Solde extérieur courant (pourcentage du PIB) -5,2 -4,0 -3,5 -3,1 -2,7 -2,3 Réserves brutes (milliards de dollars EU) 2/ 23,4 23,6 23,9 24,8 26,3 28,6 Autre scénario Croissance de la production (pourcentage) 4,6 4,6 5,0 5,0 5,0 5,0 Inflation (fin de période, pourcentage) 2,0 2,5 2,5 2,5 2,5 2,5 Solde budgétaire (pourcentage du PIB) -5,7 -7,0 -7,3 -7,1 -6,8 -6,5 Recettes (pourcentage du PIB) 1/ 25,6 25,0 25,0 25,0 25,0 25,0 Dépenses (pourcentage du PIB) 31,3 32,0 32,3 32,1 31,8 31,5 Dette publique totale (pourcentage du PIB) 54,2 57,1 60,1 62,8 65,0 66,7 Solde extérieur courant (pourcentage du PIB) -5,2 -4,9 -4,6 -3,9 -3,6 -3,1 Réserves brutes (milliards de dollars EU) 2/ 23,4 22,8 21,7 21,3 21,5 22,5 Sources : estimations des services du FMI. 1/ Comprend les variations des soldes des autres comptes spéciaux du Trésor. 2/ A partir de 2009, les réserves incluent la nouvelle allocation de DTS.18 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  20. 20. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV Encadré 4. Gestion des actifs et des passifs des banques et défis de la mobilisation de ressourcesAprès avoir pu facilement se procurer des ressources Accroissement de l’épargne. Le Ministèrependant des années, grâce à labondance de des finances a relevé le plafond des comptesliquidités générées par une balance des paiements dépargne et, pour stimuler lépargne, créé desolide et une croissance rapide du crédit, les nouveaux produits liés à lachat de biensbanques vont devoir adapter la manière dont elles immobiliers et dactions et au financement demobilisent des ressources et revoir leur stratégie de léducation.gestion des actifs et passifs pour éviter que leresserrement actuel des liquidités et le recours accru La gestion des actifs et passifsaux dépôts ne pèse sur leurs activités. Utilisation des ressources du marché. LaUne meilleure mobilisation des ressources création dun marché pour les certificats de dépôt (CD) aiderait les banques à diversifier Développement de l’intermédiation leurs ressources et à moins recourir aux dépôts. financière. Sous la supervision de la BAM, la Les grands déposants, tels que les entreprises, Banque postale, agréée en 2009, a commencé à ont converti une partie de leurs dépôts à terme déployer progressivement son plan dentreprise en certificats de dépôt, ce qui présente en 2010 pour faire en sorte que les risques lavantage pour les banques de stabiliser les soient pris en compte de façon adéquate. La échéances des dettes dans la mesure où les création de la Banque postale sinscrivait dans le grands détenteurs de dépôts à terme ont cadre dun prêt de la Banque mondiale à l’appui tendance à retirer leurs fonds avant léchéance. des politiques de développement et sa La BAM a aussi inclus les CD dans les garanties conception sinspire dexpériences pouvant être prises en compte pour ses internationales réussies. La Banque postale a opérations de refinancement, ce qui favorise la modernisé les services assurés auparavant par la liquidité du marché des CD et allonge les poste et offre maintenant une gamme plus large échéances de ces titres. de services de dépôt et de paiement qui devrait attirer de nouveaux clients encore délaissés par Titrisation des actifs des banques. Les les banques commerciales. Dautres mesures ont autorités ont permis aux banques démettre des été prises pour encourager le recours aux obligations hypothécaires pour remédier au services bancaires plutôt que les paiements en problème du décalage des échéances dans le espèces. De plus, la BAM a fait savoir aux bilan. Bien que n’importe quel type de créance banques commerciales qu’elles ne devraient pas puisse être titrisé, ce sont surtout les prêts compter excessivement sur ses facilités de hypothécaires qui le plus de chances de l’être. refinancement, mais plutôt redoubler defforts pour élargir leur base de dépôts. Globalement, Établir une courbe de rendement. Le Trésor les autorités visent un taux daccès aux services a commencé à étalonner certaines échéances et financiers de 66 % dici à fin 2013. la BAM publie les taux de prise en pension pour différentes échéances afin de soutenir l’établissement d’une courbe de rendement. FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 19
  21. 21. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROC Encadré 5. Attractivité pour l’IDE et climat des affairesAvant la crise mondiale, le Maroc attirait de plus en plus continuer à améliorer le climat des affaires, en particulierdinvestissement direct étranger (IDE) : de 2003 à 2008, la pour les entrepreneurs locaux, afin de ramener le taux decroissance annuelle moyenne de l’IDE a été de 5,1 %, croissance de lIDE à son niveau davant la crise. Lecontre environ 3 % de 1999 à 2002. Le fait que lIDE ait Rapport Doing Business 2001 plaçait le Maroc en 114èmeété en augmentation jusquà une date récente sexplique position sur 183 pays pour le critère «Facilité de faire despar les nets progrès que le Maroc a accomplis dans affaires».lamélioration des conditions dinvestissement,notamment en renforçant la transparence et la Dans ce contexte, les autorités ont créé fin 2009 leprévisibilité des politiques et de la réglementation Comité national sur l’environnement des affaires, chargérégissant linvestissement, ainsi quen réduisant les délais de mener des réformes dans ce domaine, en partenariatet les frais administratifs. D’après l’indice OCDE des avec le secteur privé. En 2010, le plan daction de cerestrictions réglementaires à l’IDE, le niveau moyen des comité comportait douze activités prioritaires visant àrestrictions au Maroc est comparable à la médiane pour faciliter la réalisation des quatre objectifs suivants :les pays, membres de lOCDE ou non, signataires de la i) rationaliser et renforcer la transparence des procéduresDéclaration de lOCDE sur linvestissement international administratives, ii) moderniser le droit commercial,et les entreprises multinationales. iii) améliorer le règlement des litiges commerciaux, et iv) améliorer la collaboration et la communicationComme lindique la forte corrélation négative entre concernant les réformes. Le plan daction 2011 fixe deuxlindice des restrictions réglementaires à lIDE et la part grandes priorités : i) faciliter laccès à la propriétéde lIDE par rapport au PIB, le niveau relativement faible foncière, et ii) dans le contexte du processus dedes restrictions au Maroc a joué un rôle important régionalisation, harmoniser et réglementer lescomme facteur d’attraction de l’IDE vers le pays. procédures administratives au niveau régional. CesCependant, il conviendrait de réformes devraient faciliter une plus grande diversification de léconomie, la création demplois et la réduction du chômage. Indice 2010 de restriction de lIDE (o = moins de restrictions; 1 = plus de restrictions) 0,5 0,4 0,3 0,2 0,1 0 Nouvelle-… République … Brésil Argentine Suède Pérou Mexique Slovénie Grèce Norvège Turquie Pologne Corée Inde Pays-Bas Finlande Irlande Médiane Autriche Australie Israël Chili France Russie Slovaquie Royaume-Uni Canada Chine Islande Portugal Belgique Hongrie Italie Roumanie Espagne Lettonie Égypte Danemark Japon Indonésie Maroc Lituanie Suisse Arabie saoudite Allemagne Afrique du Sud États-Unis Estonie source: OECD 8 8 Entrées nettes moyennes dIDE (% du PIB) Entrées nettes moyennes dIDE (% du PIB) 7 7 6 6 5 5 4 4 3 3 2 2 y = -0,0122x + 3,8194 y = -5,4089x + 3,8648 1 1 0 0 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0 50 100 150 Indice de restriction de lIDE (de 0 à 1) Classement selon indicateur facilité de faire des affaires20 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL
  22. 22. MAROC RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV Encadré 6. SubventionsDes subventions sont accordées pour les produits La consommation de sucre par personne esténergétiques, à savoir le pétrole et le gaz butane, très élevée. Le prix du sucre est maintenuainsi que pour le sucre et certaines variétés de farine. constant depuis 2006. La subvention à la farine de base est ciblée sur les populations pauvres. En 2011, plus de 85 % du total des Le volume subventionné est fixe et les produits dépenses de subventions devraient être subventionnés sont répartis selon des critères consacrés aux produits énergétiques. Les visant à orienter le produit essentiellement vers subventions au pétrole et aux gaz butane sont les plus pauvres. Depuis 2007, après un vaste calculées selon une formule fondée sur la mouvement de protestation, la farine servant à différence entre le prix de marché ajusté et le la production du pain ordinaire est aussi prix à la consommation fixé par décision subventionnée. politique. Les prix à la consommation ont été ajustés pour la dernière fois en 2008. Les subventions alimentaires sont moins coûteuses et mieux ciblées que les subventions Les subventions alimentaires ont été mises au pétrole et au gaz butane. Il est donc plus en place pour soutenir la consommation de urgent de réformer les secondes que les denrées alimentaires de base. premières. 45 000 40 000 Farine Sucre Énergie 35 000 30 000 25 000 20 000 15 000 10 000 5 000 0 2008 2009 2010 2011 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL 21
  23. 23. RAPPORT POUR LES CONSULTATIONS DE 2011 AU TITRE DE L’ARTICLE IV MAROC Graphique 1. Maroc : évolution réelle et extérieure La croissance hors agriculture sest … mais en raison du repli de la accélérée sous lef f et de la reprise production agricole, la croissance dans la zone euro ... globale a ralenti. 11 35 Croissance hors agriculture du Maroc et Croissance du PIB réel (pourcentage) 9 croissance de la zone euro (pourcentage) 25 Agricole 7 Maroc Globale 15 5 3 Zone 5 euro 1 -5 -1 -15 -3 -5 -25 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Les importations augmentant plus ... et le tourisme et les envois de f onds des vite que les exportations ... émigrés restant globalement stables, ... 50 0 12 Balance commerciale Tourisme et envois de fonds 45 Exportations (% du PIB) (pourcentage du PIB) Importations (% du PIB) 10 Recettes du tourisme Envois de fonds 40 Commerce (% du PIB - axe de dr.) -5 35 8 30 -10 25 6 20 -15 4 15 10 -20 2 5 0 0 -25 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 … ce qui, avec le ralentissement de lIDE … le compte extérieur courant est net, a entraîné une baisse des réserves resté déf icitaire, ... en mois dimportations de biens et de services non f acteurs, même si elles restent conf ortables. 4 10 Solde extérieur courant Entrées de capitaux et réserves 3 (pourcentage du PIB) 9 2 8 1 7 IDE net (% du PIB) 0 6 Décaissements (% du PIB) -1 5 Réserves, mois/BSNF -2 4 -3 3 -4 2 -5 1 -6 0 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 Sources : autorités marocaines; et estimations des services du FMI.22 FONDS MONÉTAIRE INTERNATIONAL

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