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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Midi-Pyrénées

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L'édition 2015 de l'étude de l'Apec sur l'attractivité et l'emploi cadre en région Midi-Pyrénées.
L’emploi cadre en Midi-Pyrénées apparaît fortement polarisé sur 1 seule des 16 zones d’emploi qui la composent. En effet, la zone d’emploi de Toulouse concentre à elle seule plus de 75 % des cadres du privé de la région. Avec près de 100 000 cadres, Toulouse est la 4e zone d’emploi la plus importante de France pour les effectifs cadres. De surcroît, le territoire toulousain possède des spécificités sectorielles fortes qui contribuent à son attractivité : R&D, aéronautique, industries de la santé... L’attractivité de Midi-Pyrénées pourrait s’intensifier avec la réforme territoriale et le rapprochement prévu avec
le Languedoc-Roussillon. Le futur ensemble constitué se situera au 5e rang des 13 nouvelles régions en termes de population et de nombre de cadres du privé. La future région regroupera 7 % des cadres du privé de France métropolitaine.

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Etude Apec - Attractivité et emploi cadre en Midi-Pyrénées

  1. 1. – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN MIDI-PYRÉNÉES– LESÉTUDESDEL’EMPLOICADRE – Cartographie de l’emploi régional. – Concentration des cadres du secteur privé. – Spécificités sectorielles de la région. – Perspectives à l’aune de la réforme territoriale. Dossiers attractivité régionale de l’Apec N°2015-27 JANVIER 2015 L’emploi cadre en Midi-Pyrénées apparaît fortement polarisé sur 1 seule des 16 zones d’emploi qui la composent. En effet, la zone d’emploi de Toulouse concentre à elle seule plus de 75 % des cadres du privé de la région. Avec près de 100 000 cadres, Toulouse est la 4e zone d’emploi la plus importante de France pour les effectifs cadres. De surcroît, le territoire toulousain possède des spécificités sec- torielles fortes qui contribuent à son attractivité : R&D, aéronautique, industries de la santé... L’attrac- tivité de Midi-Pyrénées pourrait s’intensifier avec la réforme territoriale et le rapprochement prévu avec le Languedoc-Roussillon. Le futur ensemble consti- tué se situera au 5e rang des 13 nouvelles régions en termes de population et de nombre de cadres du privé. La future région regroupera 7 % des cadres du privé de France métropolitaine. ZOOM SUR LES ZONES D’EMPLOI
  2. 2. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN MIDI-PYRÉNÉES2 – DOMINATION DE LA ZONE D’EMPLOI DE TOULOUSE SUR LE PLAN DÉMOGRAPHIQUE – Avec près d’1,4 million habitants, soit 47 % de la population de Midi-Pyrénées, Toulouse2 est la zone d’emploi la plus peuplée de la région, loin devant Tarbes - Lourdes (229 000 habitants) et Montauban (217 000 habitants). Viennent ensuite les zones d’emploi de Rodez et Albi qui mobilisent respective- ment 174 000 et 168 000 habitants. Les petites zones d’emploi de Saint-Girons, Villefranche-de- Rouergue, Figeac et la partie régionale de Mont-de- Marsan sont les moins peuplées et comptent moins de 40 000 habitants chacune. Toutes les zones –CARTOGRAPHIE DE L’EMPLOI RÉGIONAL– 1. http://www.insee.fr/fr/ methodes/default. asp?page=zonages/zones_emploi.htm 2. Une petite partie de la zone d’emploi de Toulouse s’étend sur la région Languedoc-Roussillon, la partie Midi-Pyrénées regroupant 98 % des habitants de la zone. Dans ce document, la mention de la zone d’emploi de Toulouse se réfère uniquement à la partie Midi-Pyrénées de cette zone d’emploi. – DÉFINITION DES ZONES D’EMPLOI – La région Midi-Pyrénées comporte 16 zones d’em- ploi, dont trois s’étendent sur les régions voisines : Mont-de-Marsan vers l’Aquitaine, Brive-la-Gaillarde vers le Limousin et Toulouse vers le Languedoc- Roussillon. Les zones d’emploi sont définies par l’Insee comme des « espaces à l’intérieur desquels la plupart des actifs résident et travaillent et dans lesquels les établissements peuvent trouver l’essen- tiel de la main-d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». Fondées sur le critère des dépla- cements des actifs en emploi entre leur commune de domicile et leur commune de travail, elles sont définies de façon à ce que parmi les actifs résidant dans la zone d’emploi, le plus grand nombre d’entre eux travaillent également dans la zone. Chaque zone d’emploi est ainsi constituée d’un ensemble de communes entières et contiguës aboutissant à un bassin d’emploi où la plupart des actifs résident et travaillent1 . La France compte 322 zones d’em- ploi, dont 304 en métropole. d’emploi de Midi-Pyrénées ont vu leur nombre d’habi- tants progresser entre 2006 et 2011, à l’exception de Millau et Villefranche-de-Rouergue qui ont connu une stagnation démographique. Sur cette période, Tou- louse et Montauban sont les zones d’emploi qui ont gagné le plus d’habitants en proportion (+7 %). Par ailleurs, Midi-Pyrénées compte une proportion d’habi- tants âgés de plus de 60 ans plus élevée qu’à l’échelle hexagonale (26 % contre 23 %). Cette part est sur- représentée dans toutes les zones d’emploi de la ré- gion hormis dans celle de Toulouse (20 %). À l’in- verse, la zone de Toulouse compte 39 % de moins de 30 ans, soit une proportion plus élevée qu’à l’échelle régionale (34 %) et nationale (37 %). Figeac Villefranche- de-Rouergue Cahors Montauban Albi Brive-la-Gaillarde (partie Midi-Pyrénées) Toulouse (partie Midi- Pyrénées) Auch Mont-de-Marsan (partie Midi-Pyrénées) Foix - Pamiers Castres - Mazamet Millau Rodez Tarbes - Lourdes Saint- Gaudens Saint- Girons Limite régionale Limite des zones d’emploi –Carte 1– Carte des zones d’emploi des Midi-Pyrénées
  3. 3. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN MIDI-PYRÉNÉES 3 3. L’établissement est une unité de production géographique individualisée, mais juridiquement dépendante de l’entreprise. Seuls les établissements employeurs sont ici considérés, c’est-à-dire les établissements comptant un salarié au moins. Les données sont par ailleurs comprises hors Administration publique, enseignement, santé et action sociale. – LA ZONE D’EMPLOI DE TOULOUSE CONCENTRE PRÈS DE 60 % DES SALARIÉS DU PRIVÉ – Au 2e trimestre 2014, on compte dans la région Midi- Pyrénées 756 000 salariés dans le secteur privé (source Acoss). Les emplois sont concentrés principa- lement sur la zone d’emploi de Toulouse qui ras- semble à elle seule près de 60 % des salariés de la région, soit 437 000. Elle mobilise 8 fois plus d’em- plois salariés que Tarbes - Lourdes (52 000) et 10 fois plus que Montauban (44 000). À l’inverse, les zones d’emploi de Saint-Girons, Villefranche-de-Rouergue et la partie régionale de Mont-de-Marsan sont les plus modestes de la région pour l’emploi salarié (moins de 7 000 chacune). – PRÈS DE LA MOITIÉ DES ÉTABLISSEMENTS EMPLOYEURS À TOULOUSE – Dans la région Midi-Pyrénées, 75 000 établissements employeurs3 sont comptabilisés dont 45 % dans la zone d’emploi de Toulouse contre seulement 8 % dans celle de Tarbes - Lourdes, deuxième zone d’em- ploi de la région sur ce plan. 84 % des établisse- ments midi-pyrénéens comptent moins de 10 salariés contre 83 % en moyenne métropolitaine. Les 257 établissements de plus de 200 salariés (hors admi- nistration) recensés en Midi-Pyrénées se répartissent inégalement sur le territoire. La zone d’emploi de Toulouse concentre plus de 70 % de ces grands éta- blissements. Hormis Toulouse, seules les zones de Tarbes - Lourdes et de Montauban comptent plus de 10 établissements de plus de 200 salariés sur leur territoire. Les zones d’emploi de Millau, Villefranche- de-Rouergue, Saint-Girons, Saint-Gaudens et Cahors n’en comptent pratiquement aucun. – EN 5 ANS, LE NOMBRE D’EMPLOIS SALARIÉS A PROGRESSÉ EN MIDI- PYRÉNÉES – Entre le 2e trimestre 2009 et le 2e trimestre 2014, l’emploi salarié a progressé de 3,1 % en Midi-Pyré- nées (tableau 1), contre une progression de 0,5 % à l’échelle nationale. La zone d’emploi de Toulouse enregistre une augmentation de 6,9 % d’emplois salariés, soit 28 300 emplois créés. Cette forte créa- tion d’emplois s’explique en particulier par le déve- loppement considérable des activités aéronautiques. Montauban se caractérise également par une pro- gression significative de l’emploi salarié sur la même période (1 300 emplois, +3,1 %). La plupart des autres zones d’emploi de Midi-Pyrénées ont connu des destructions d’emplois plus ou moins consé- quentes. Ainsi, les zones d’emploi de Tarbes - Lourdes et Rodez ont perdu respectivement 2 500 et 1 100 emplois. Les destructions d’emplois ont également été significatives dans les zones de Castres - Maza- met, Auch et Millau. Au 2e trimestre 2014, le taux de chômage dans la région atteint 10 %, soit davantage que la moyenne métropolitaine (9,7 %). Néanmoins, le taux de chô- mage diffère d’une zone d’emploi à une autre. Les taux de chômage les plus élevés de la région sont enregistrés dans les zones d’emploi de Saint-Girons (12,4 %), Foix - Pamiers (11,9 %) et Castres - Maza- met (11,5 %). Montauban affiche également un taux de chômage relativement élevé (11,1 %) malgré une hausse du nombre d’emplois créés depuis 5 ans. La zone d’emploi de Rodez se distingue par son très faible taux de chômage (6,2 %), le plus bas de Midi- Pyrénées. Nom de la zone d’emploi Nombre de salariés du secteur privé en 2014 Évolution du nombre de salariés entre 2009 et 2014 Taux de chômage au 2e trimestre 2014 Toulouse 436 633 6,9 % 10,1 % Tarbes - Lourdes 51 864 -4,6 % 11,1 % Montauban 43 584 3,1 % 11,1 % Rodez 39 594 -2,7 % 6,2 % Albi 36 837 -1,2 % 10,5 % Midi-Pyrénées 755 993 3,1 % 10,0 % Sources : Données Acoss au 2e trimestre 2009 et au 2e trimestre 2014 pour le nombre de salariés. Données Insee pour le taux de chômage. –Tableau 1– Indicateurs clefs pour les principales zones d’emploi de la région
  4. 4. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN MIDI-PYRÉNÉES4 –CONCENTRATION DE L’EMPLOI CADRE DU PRIVÉ– Nom de la zone d’emploi Estimation Apec du volume de cadres du privé Part de la zone d’emploi dans les cadres régionaux Rang parmi les 304 zones d'emploi en France métropolitaine Toulouse 98 900 76,0 % 4* Tarbes - Lourdes 4 700 3,6 % 93 Montauban 4 300 3,3 % 99 Rodez 3 800 2,9 % 108 Albi 3 700 2,8 % 110 Castres - Mazamet 3 100 2,4 % 123 Auch 2 100 1,6 % 172 Foix - Pamiers 1 900 1,5 % 182 Cahors 1 900 1,5 % 186 Millau 1 100 < 1 % 231 Brive-la-Gaillarde (partie Midi-Pyrénées) 1 100 < 1 % 90* Saint-Gaudens < 1000 < 1 % 249 Figeac < 1000 < 1 % 252 Villefranche-de-Rouergue < 1000 < 1 % 285 Mont-de-Marsan (partie Midi-Pyrénées) < 1000 < 1 % 115*** Saint-Girons < 1000 < 1 % 295 –Tableau 2– Estimation du volume des cadres du privé dans les zones d’emploi de la région – 130 000 CADRES DU PRIVÉ DONT PRÈS DE 80 % SUR LA ZONE D’EMPLOI DE TOULOUSE – Selon les estimations de l’Apec4 , environ 100 000 emplois de cadres du privé sont recensés dans la zone d’emploi de Toulouse, soit 76 % des cadres régio- naux. La zone d’emploi se situe au 4e rang des 304 zones d’emploi métropolitaines pour le nombre de cadres derrière Saclay (103 800 cadres) et devant Marseille - Aubagne (67 400). La zone d’emploi de Toulouse est exceptionnelle sur ce plan, par rapport aux autres zones d’emploi de la région. Elle concentre en proportion 21 fois plus de cadres que celle de Tarbes - Lourdes, 2e zone d’emploi de Midi-Pyrénées pour le nombre de cadres (avec 4 700 emplois de cadres du privé). Viennent ensuite les zones d’emploi de Montauban, de Rodez, d’Albi et de Castres - Maza- met, qui rassemblent quelques milliers de cadres (tableau 2). Enfin, cinq zones d’emploi se dis- tinguent des autres par leur très faible volume de cadres (moins de 1 000 cadres). Il s’agit de Mont-de- Marsan (dans sa seule partie Midi-Pyrénées), Saint- Girons, Villefranche-de-Rouergue, Figeac et Saint- Gaudens. – PLUS DE DIPLÔMÉS DU SUPÉRIEUR PARMI LES ACTIFS DE LA ZONE D’EMPLOI DE TOULOUSE – En Midi-Pyrénées, les actifs travaillant dans la région sont globalement plus qualifiés qu’à l’échelle natio- nale. En effet, 39 % des actifs en emploi midi-pyré- néens possèdent un diplôme du supérieur contre 36 % en moyenne nationale. Ce résultat est lié à la très forte surreprésentation de diplômés du supérieur dans la zone d’emploi de Toulouse, avec un taux de 46 %, le 3e plus élevé de France après Paris et Saclay. Dans les autres zones d’emploi de Midi-Pyrénées, le taux d’actifs diplômés du supérieur est inférieur à la moyenne nationale et se situe entre 28 % à Saint- Gaudens et 34 % à Albi. La zone d’emploi de Tou- louse est, de surcroît, fortement dotée en nombre d’établissements du supérieur. Près de 104 000 étu- diants y sont recensés, soit plus de 85 % des étu- diants de la région. – TOULOUSE, ZONE D’EMPLOI ATTIRANT LE PLUS D’ACTIFS QUALIFIÉS – La zone d’emploi de Toulouse est de loin celle qui attire, proportionnellement au nombre d’emplois, le plus d’actifs qualifiés5 de la région Midi-Pyrénées, en concordance avec sa position hors-norme dans la ré- gion pour le volume de cadres du privé. Les zones les moins attractives sur ce plan sont Saint-Girons, Saint- Gaudens et Auch. 4. Cette estimation a été réalisée à partir de la base du recensement 2011 (Insee). Les cadres en activité dans le secteur privé ont été repérés et répartis par zone d’emploi. Cette répartition a été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. 5. http://www.insee.fr/fr/themes/ document.asp?reg_id=0&ref_ id=ip1416 (*) Le rang de Toulouse intègre le territoire de la zone d’emploi situé en Languedoc-Roussillon : 99 700 cadres au total sur la zone. (**) Celui de Brive-la-Gaillarde intègre la partie de la zone d’emploi située en Limousin : 5 200 cadres au total sur la zone. (***) Celui de Mont-de-Marsan intègre la partie de la zone d’emploi située en Aquitaine : 3 400 cadres au total sur la zone. Source : Apec, 2014.
  5. 5. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN MIDI-PYRÉNÉES 5 –LES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES DE LA RÉGION– – 8 SALARIÉS SUR 10 DE LA RÉGION MIDI- PYRÉNÉES TRAVAILLENT DANS LE SECTEUR TERTIAIRE – En Midi-Pyrénées, 45 % des salariés travaillent dans le secteur tertiaire marchand, ce qui illustre une sous- représentation de cette activité par rapport à l’échelle métropolitaine (tableau 3). Toutefois, le secteur tertiaire marchand reste le 1er secteur d’activité de la région (comme dans l’Hexagone), et est notamment surreprésenté dans la zone d’emploi de Toulouse (50 %). Deuxième secteur d’activité de Midi-Pyré- nées, le secteur tertiaire non-marchand polarise 34 % des effectifs salariés régionaux et est surreprésenté dans beaucoup de zones d’emploi régionales, notam- ment à Cahors et Saint-Girons (43 % chacune). Cela s’explique par le statut administratif qu’ont ces deux villes au centre de ces zones d’emploi : Cahors est la préfecture du Lot, Saint-Girons la sous-préfecture de l’Ariège. Les activités industrielles rassemblent 14 % des effec- tifs salariés de la région, une proportion identique à celle relevée à l’échelle métropolitaine. Elles sont davantage présentes à Figeac (27 %), dans la partie régionale de Brive-la-Gaillarde (25 %) et à Ville- franche-de-Rouergue (21 %). À l’inverse, le secteur de l’agriculture ne regroupe qu’une part marginale des salariés régionaux (1 %), hormis dans la partie midi- pyrénéenne de la zone d’emploi de Mont-de-Marsan où il représente 10 % des salariés. Enfin, le secteur de la construction concentre 6 % des salariés régio- Agriculture Industrie Construction Tertiaire marchand6 Tertiaire non-marchand7 Région Midi-Pyrénées 1 % 14 % 6 % 45 % 34 % Valeurs les plus élevées par zone d'emploi Mont-de-Marsan partie Midi-Pyré- nées (10 %) . Figeac (27 %). Brive-la-Gaillarde partie Midi-Pyrénées (25 %). Millau (9 %), Saint- Gaudens, Figeac, Brive-la-Gaillarde partie Midi-Pyrénées (8 %). Toulouse (50 %). Saint-Girons, Cahors (43 %), Foix - Pa- miers, Auch (42 %), Albi (41 %). France métropolitaine 1 % 14 % 6 % 47 % 32 % France hors Île-de-France 1 % 15 % 7 % 43 % 34 % Source:Insee(Estel)2011,traitementsApec. –Tableau 3– Répartition des salariés de la région Midi-Pyrénées par secteur d’activité naux, une part qui s’élève à 9 % dans la zone d’em- ploi de Millau. – DES SPÉCIFICITÉS SECTORIELLES INFRARÉGIONALES MARQUÉES – Principaux territoires régionaux pour l’emploi salarié, Toulouse, Tarbes - Lourdes, Montauban, Rodez et Albi présentent chacun des spécificités au regard de la structure sectorielle régionale (tableau 4). Avec un indice de spécificité8 de 1,7, la recherche- développement scientifique constitue la première spécificité de la zone d’emploi de Toulouse. Elle ac- cueille en son sein plusieurs centres de recherche, notamment dans les secteurs de la santé et de l’aéro- nautique. Dans le domaine de la santé, la forte acti- vité de R&D menée par le campus Oncopole (dédié à la lutte contre les cancers) et celle d’industriels phar- maceutiques (Sanofi, Cyclopharma, Pierre Fabre) ex- pliquent grandement cette spécificité sectorielle. À cela, s’ajoute la participation active des centres de recherche et d’ingénierie orientés vers l’aéronautique et le spatial (par exemple le Centre national d’études spatiales). En effet, la zone d’emploi de Toulouse est aussi fortement spécialisée dans l’industrie aéronau- tique (« fabrication d’autres matériels de transport »). Cette spécialisation exceptionnelle est tirée par l’im- plantation du siège social d’Airbus, de la présence de son plus grand site industriel français (et 1er site in- dustriel en France avec plus de 13 000 salariés) ou encore de l’activité de sa filiale Airbus Defence and 6. Transports, commerce, services aux entreprises, services aux particuliers, activités immobilières et financières. 7. Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale. 8. Ce niveau de spécificité est calculé en faisant le rapport de la part occupée par tel ou tel secteur d’activité dans une zone d’emploi donnée, par rapport à celle qu’il occupe au niveau régional. Seuls ont été pris en compte ici, les secteurs représentant 1 % au moins des effectifs propres à chaque zone d’emploi et un nombre significatif de salariés.
  6. 6. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN MIDI-PYRÉNÉES6 Space. À ce géant de l’aéronautique, s’ajoute la pré- sence de nombreuses entreprises d’envergure telles que Thales, Safran ou encore ATR. Les autres zones d’emploi de la région développent également certaines spécificités. Par exemple, la zone d’emploi de Tarbes - Lourdes possède une forte spé- cificité dans la fabrication d’équipements électriques (indice de 5,3), en lien avec l’implantation sur le ter- ritoire (à Lourdes) d’une usine de production de SEB, leader mondial du petit équipement domestique. La zone d’emploi de Montauban est portée quant à elle par une tradition agricole forte, permettant le déve- loppement de deux pôles agroalimentaires : le pôle fruitier (notamment vers Moissac) et le pôle laitier. Sur ce dernier point, la présence de Lactel (groupe Lactalis) contribue à cette dynamique. La zone de Montauban se caractérise également par la produc- tion d’électricité (indice de 2,2) liée à la présence de la centrale nucléaire de Golfech à l’extrémité ouest de la zone d’emploi. La zone d’emploi de Rodez, quant à elle, possède une forte spécificité (indice de 6,4) dans l’industrie automobile. Cette spécialisation est à mettre en lien avec la présence de l’équipemen- tier automobile Robert Bosch. Enfin, Albi se distingue plutôt par des activités liées au tertiaire non-mar- chand. Cela s’explique en particulier par le statut de préfecture du Tarn de la ville d’Albi. Du point de vue régional, deux secteurs sont particu- lièrement bien représentés en Midi-Pyrénées : la fabri- cation d’autres matériels de transport (essentielle- ment l’aéronautique), qui compte en proportion cinq fois plus de salariés qu’à l’échelle nationale, et les activités d’architecture et d’ingénierie. Concernant l’aéronautique, la région Midi-Pyrénées profite de l’implantation des plus grands industriels du secteur et de nombreux sous-traitants. Ils sont présents essentiellement dans la zone d’emploi de Toulouse (Airbus, Thales, ATR, Safran…), mais aussi dans celles de Tarbes - Lourdes (Daher Socata, Tarmac Aerosave) et de Figeac (Ratier Figeac, Figeac Aéro). Cette spécialisation dans l’aéronautique est d’autant plus renforcée que la région accueille sur son terri- toire le pôle de compétitivité Aerospace Valley. En complémentarité de ce secteur, les activités d’archi- tecture et d’ingénierie représentent la deuxième spé- cificité régionale. Cela s’explique notamment par la présence des plus grands groupes d’ingénierie (Al- tran, Egis, Alten, Assystem, Akka Technologies…) dans la zone d’emploi de Toulouse. Zone d’emploi Principaux domaines de spécificité Indice de spécificité % des salariés de la zone travaillant dans ce domaine Toulouse9 1 Recherche-développement scientifique 1,7 1,9 % 2 Fabrication d’autres matériels de transport 1,6 5,2 % Tarbes - Lourdes 1 Fabrication d’équipements électriques 5,3 2,1 % 2 Hébergement 2,6 2,2 % Montauban 1 Culture et production animale, chasse et services annexes 2,7 2,5 % 2 Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné 2,2 1,6 % Rodez 1 Industrie automobile 6,4 3,5 % 2 Industries alimentaires 1,9 4,7 % Albi 1 Action sociale sans hébergement 1,6 6,9 % 2 Activités administratives et autres activités de soutien aux entreprises 1,6 1,6 % Région Midi-Pyrénées 1 Fabrication d’autres matériels de transport 5,3 3,2 % 2 Activités d’architecture et d’ingénierie ; activités de contrôle et analyses techniques 1,8 2,8 % Source:Insee(Clap),TraitementsApec. –Tableau 4– Domaines de spécificités sectorielles dans les 5 zones d’emploi de Midi-Pyrénées comptant le plus de salariés La part des salariés dans la « Recherche-développement scientifique » est 1,7 fois plus importante dans la zone d’emploi de Toulouse qu’à l’échelle régionale. La part des salariés dans la « Fabrication d’autres matériels de transport » est 5,3 fois plus importante dans la région Midi-Pyrénées qu’à l’échelle nationale. Seuls les secteurs comptant un volume significatif de salariés (généralement au moins 1 000 salariés et/ou au moins 1 % des effectifs salariés de la zone ou de la région) sont ici considérés. 9. Les effectifs considérés ici pour Toulouse comprennent la petite partie de la zone située dans le Languedoc-Roussillon.
  7. 7. APEC – ATTRACTIVITÉ ET EMPLOI CADRE EN MIDI-PYRÉNÉES 7 –PERSPECTIVES POUR MIDI-PYRÉNÉES– – MIDI-PYRÉNÉES À L’AUNE DE LA RÉFORME TERRITORIALE – Le projet de loi relatif à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales, et modifiant le calendrier électoral a été adopté par l’Assemblée nationale le 17 décembre 2014. Aussi, au 1er janvier 2016, la France métropolitaine comptera 13 régions au lieu de 22. Dans ce contexte, la région Midi-Pyré- nées va fusionner avec Languedoc-Roussillon. La future région comptera alors 5,6 millions d’habitants, soit la 5e région de France en termes de population. Elle re- groupera aussi plus d’1,3 million d’emplois salariés, dont 57 % en Midi-Pyrénées. Sur ce plan, la région Languedoc-Roussillon/Midi-Pyrénées se situera au 6e rang des régions métropolitaines. Le futur ensemble régional rassemblera 205 000 cadres du privé, soit 7 % des cadres métropolitains, ce qui le positionnera au 5e rang des régions hexagonales, devant la région Alsace/Champagne-Ardenne/Lorraine (196 000 cadres) et derrière Provence-Alpes-Côte d’Azur (210 000 cadres). Au sein de cette future région, la zone d’emploi de Toulouse affirmerait une position de chef de file, en rassemblant 33 % des emplois salariés et 48 % des emplois cadres. Elle devancerait nettement, en termes de nombre de cadres du privé, Montpellier, deuxième zone d’emploi de la future région sur ce plan (avec 16 % des cadres régionaux). – QUELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES POUR LA RÉGION ? – Le redécoupage des régions françaises pourrait engen- drer des synergies entre Midi-Pyrénées et Languedoc- Roussillon, par exemple dans le domaine de la santé. La région Midi-Pyrénées devrait ainsi poursuivre ses activités de R&D dans le domaine de l’oncologie et de la gérontologie. La région bénéficie de nombreuses infrastructures de recherche (CNRS, StromaLab, Onco- pole de Toulouse…), d’industriels (Pierre Fabre, Sanofi…) et d’un pôle de compétitivité (Cancer-Bio-Santé) qui participent au développement de thérapies innovantes appliquées au vieillissement et aux maladies chro- niques. Cet axe de recherche constitue par ailleurs l’un des domaines de spécialisation du Languedoc-Rous- sillon, qui accueille de grands industriels sur son terri- toire tels que Sanofi, Horiba, Thermo Fisher ou encore Bausch&Lomb. Les collaborations pourraient également s’étendre entre Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon autour de la thématique de l’eau. En effet, la région Midi-Pyré- nées soutient notamment le cluster Water Sensors and Membranes, dédié à l’intégration des technologies membranes et capteurs dans les procédés de traite- ment et d’épuration de l’eau. De son côté, le Langue- doc-Roussillon aspire à devenir une référence pour les solutions intégrées en matière de gestion et de réutili- sation de l’eau. De surcroît, les deux régions parti- cipent au pôle de compétitivité EAU, porté sur l’iden- tification, la gestion et la valorisation des ressources en eau. Au-delà des synergies potentielles entre les deux ré- gions, Midi-Pyrénées devrait maintenir son fort posi- tionnement dans l’aéronautique. Elle est, avec l’Île-de- France, la principale région française pour ce secteur. Elle ambitionne ainsi de poursuivre le développement de matériaux et de procédés avancés dans cette indus- trie, ainsi que les projets autour des systèmes embar- qués. Les acteurs de pointe tels qu’Airbus, Thales ou Safran et de nombreuses PME et ETI sont mobilisés autour de ces projets. Le cluster Mecanic Valley (dans les départements du Lot, de l’Aveyron et de la Corrèze) et le pôle de compétitivité Aerospace Valley (en lien avec l’Aquitaine) apparaissent également comme des acteurs majeurs de cette orientation stratégique. Aussi, la région Midi-Pyrénées devrait poursuivre sa spécialisation dans l’industrie agroalimentaire. La pré- sence d’industriels tels Andros (dans le Lot), Nutrition et Santé / Gerblé (Haute-Garonne) ou Euralis (Hautes- Pyrénées) contribue fortement au développement de ce secteur. Cette industrie est notamment liée à la forte dynamique de l’agriculture régionale. Dans l’op- tique de valoriser le territoire local, la région Midi-Py- rénées aspire d’ailleurs à la mise en place de pratiques agro-écologiques dans ses entreprises de production et de transformation agroalimentaires. De surcroît, elle participe activement au pôle de compétitivité Agri Sud- Ouest Innovation (avec l’Aquitaine), dédié au dévelop- pement de l’agro-raffinerie (pour valoriser l’ensemble de la production agricole par exemple via des agro- matériaux) et à l’efficience des systèmes de production (machinisme agricole, réduction des intrants chimiques...).
  8. 8. www.apec.fr 05NOVEMBRE 2013 © Apec, 2015 Cet ouvrage a été créé à l’initiative de l’Apec, Association pour l’emploi des cadres, régie par la loi du 1er juillet 1901, et publié sous sa direction et en son nom. Il s’agit d’une œuvre collective, l’Apec en a la qualité d’auteur. L’Apec a été créée en 1966 et est administrée par les partenaires sociaux (MEDEF, CGPME, UPA, CFDT Cadres, CFE-CGC, FO-Cadres, UGICA-CFTC, UGICT-CGT). Toute reproduction totale ou partielle par quelque procédé que ce soit, sans l’autorisation expresse et conjointe de l’Apec, est strictement interdite et constituerait une contrefaçon (article L122-4 et L335-2 du code de la Propriété intellectuelle). ISBN 978-2-7336-0809-8 JANVIER 2015 Cette étude a été réalisée par le département études et recherche de l’Apec. Pilotage de l’étude : Gaël Bouron. Analyse et rédaction Thi Minh Chau Nguyen. Maquette : Daniel Le Henry. Direction de l’étude : Maïmouna Fossorier. Direction du département : Pierre Lamblin. ASSOCIATION POUR L’EMPLOI DES CADRES 51 BOULEVARD BRUNE – 75689 PARIS CEDEX 14 CENTRE DE RELATIONS CLIENTS 0810 805 805* DU LUNDI AU VENDREDI DE 9H À 19H *prix d’un appel local –MÉTHODOLOGIE– Ce dossier a été réalisé à partir de recherches documentaires et d’analyses spéci- fiques réalisées par l’Apec. Pour des raisons de lisibilité, les sources précises de chaque donnée indiquée n’ont pas été systématiquement signalées. La grande majorité des informations indiquées proviennent des données officielles, en particu- lier publiées par l’Insee. Quatre sources principales ont été utilisées • Les données du recensement 2011 : exploitation principale et base Activité professionnelle. La base Activité professionnelle a notamment permis de calculer, pour chaque région de France métropolitaine, la proportion de cadres du sec- teur privé travaillant dans chaque zone d’emploi. Cette répartition a ensuite été appliquée par région en fonction des effectifs cadres régionaux au 31/12/2013 calculés par l’Apec à partir de son enquête annuelle Perspectives de l’emploi cadre. • La base Clap de l’Insee. Le dispositif Connaissance locale de l’appareil produc- tif (Clap) est conçu pour fournir des statistiques sur le tissu économique local. • Les estimations d’emploi localisées (Estel) de l’Insee. Les estimations d’emploi ont pour objectif de fournir une photographie exhaustive de l’emploi au lieu de travail cohérente entre les différents échelons géographiques et les divers postes de nomenclature d’activité. • La base de données des Acoss et des Urssaf. Le champ couvre l’ensemble des cotisants du secteur « concurrentiel » qui comprend tous les secteurs d’activité économique sauf les administrations publiques, l’éducation non marchande, la santé non marchande et l’emploi par les ménages de salariés à domicile. Ce sont les don- nées les plus récentes disponibles pour l’évolution des emplois du secteur privé. D’autres bases de données (par exemple la base des étudiants inscrits dans l’ensei- gnement supérieur par commune fournie par le ministère de l’enseignement supé- rieur et de la recherche) et différentes publications (en particulier les publications de l’Insee régional) ont également été exploitées. Enfin, les sources spécifiques sui- vantes ont notamment été utilisées pour réaliser ce dossier : • Attractivité, compétences et emploi cadre en Midi-Pyrénées. Apec, septembre 2013. • Stratégie régionale de l’innovation pour une spécialisation intelligente en Midi- Pyrénées – 2014/2020, décembre 2013

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