Les Fables de La Fontaine

Les fables de Jean de La Fontaine
illustrées par les élèves de 6e4 et
6e3 de Mme Monroy
Collège...
Les Fables de La Fontaine
La Poule aux œufs d'or
L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner...
Les Fables de La Fontaine
La Poule aux œufs d'or
L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner...
Les Fables de La Fontaine
La Poule aux œufs d'or
L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner...
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Les Voleurs et l'Âne.
Pour un Âne enlevé deux Voleurs se battaient :
L'un voulait le garder, l'a...
Les Fables de La Fontaine
Le Renard et la Cigogne
Compère le Renard se mit un jour en frais,
Le régal fût petit et sans be...
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Le Corbeau et le Renard
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maîtr...
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Le Pot de terre et le Pot de fer
Le Pot de fer proposa
Au Pot de terre un voyage.
Celui-ci s'en ...
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Le Corbeau et le Renard
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maîtr...
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Le Corbeau et le Renard
Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
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La Poule aux œufs d'or
L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner...
Les Fables de La Fontaine
Le Lion et le Rat
Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d'un p...
Les Fables de La Fontaine
Le Renard et la Cigogne
Compère le Renard se mit un jour en frais,
Le régal fût petit et sans be...
Les fables de La Fontaine
Le Corbeau et le Renard
Maître Corbeau sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître...
Les fables de La Fontaine
Le lièvre et la tortue
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue e...
Les fables de La Fontaine
Le lièvre et la tortue
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue e...
Les fables de La Fontaine
Le lièvre et la tortue
Rien ne sert de courir ; il faut partir à point.
Le Lièvre et la Tortue e...
Les fables de La Fontaine
L Corbeau et le Renard
e
Hé !Bonjour,
Hé !Bonjour,
Monsieur du
Monsieur du
corbeau. Que
corbeau....
Les fables de La Fontaine
Le Corbeau et le Renard
Maître Corbeau sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître...
Les fables de La Fontaine
Le Cierge
C’est du séjour des Dieux que les abeilles viennent.
Les premières, dit-on, s’en allèr...
Les fables de La Fontaine
Le Corbeau et le Renard
Maître Corbeau sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître...
Les fables de La Fontaine
Le petit Poisson et le Pêcheur
Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
Mai...
Que faisiezvous au
temps chaud
?

Les Fables de La Fontaine
Nuit et jour à tout
venant,
Je chantais, ne vous
déplaise.

La...
Les Fables de La Fontaine
Un temps de lecture des fables au
CDI
Un temps de lecture des fables au CDI
Un temps de lecture des fables au
CDI
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Fables illustrées élèves 6e Mme Monroy

  1. 1. Les Fables de La Fontaine Les fables de Jean de La Fontaine illustrées par les élèves de 6e4 et 6e3 de Mme Monroy Collège Louis-Pergaud - Maurepas
  2. 2. Les Fables de La Fontaine La Poule aux œufs d'or L'avarice perd tout en voulant tout gagner. Je ne veux, pour le témoigner, Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable, Pondait tous les jours un œuf d'or. Il crut que dans son corps elle avait un trésor. Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien, S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien. Belle leçon pour les gens chiches : Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus Qui du soir au matin sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riches ?
  3. 3. Les Fables de La Fontaine La Poule aux œufs d'or L'avarice perd tout en voulant tout gagner. Je ne veux, pour le témoigner, Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable, Pondait tous les jours un œuf d'or. Il crut que dans son corps elle avait un trésor. Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien, S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien. Belle leçon pour les gens chiches : Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus Qui du soir au matin sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riches ?
  4. 4. Les Fables de La Fontaine La Poule aux œufs d'or L'avarice perd tout en voulant tout gagner. Je ne veux, pour le témoigner, Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable, Pondait tous les jours un œuf d'or. Il crut que dans son corps elle avait un trésor. Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien, S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien. Belle leçon pour les gens chiches : Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus Qui du soir au matin sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riches ?
  5. 5. Les Fables de La Fontaine Les Voleurs et l'Âne. Pour un Âne enlevé deux Voleurs se battaient : L'un voulait le garder, l'autre le voulait vendre. Tandis que coups de poing trottaient, Et que nos champions songeaient à se défendre, Arrive un troisième Larron Qui saisit Maître Aliboron. L'Âne, c'est quelquefois une pauvre province Les Voleurs sont tel ou tel prince, Comme le Transylvain, le Turc , et le HongroisAu lieu de deux j'en ai rencontré trois : Il est assez de cette marchandise. De nul d'eux n'est souvent la province conquise Un quart Voleur survient, qui les accorde net En se saisissant du Baudet.
  6. 6. Les Fables de La Fontaine Le Renard et la Cigogne Compère le Renard se mit un jour en frais, Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts : Le galant pour toute besogne, Avait un brouet clair ; il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette : La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ; Et le drôle eut lapé le tout en un moment. Pour se venger de cette tromperie, A quelque temps de là, la Cigogne le prie. "Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis Je ne fais point cérémonie. " A l'heure dite, il courut au logis De la Cigogne son hôtesse ; Loua très fort la politesse ; Trouva le dîner cuit à point : Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point. Il se réjouissait à l'odeur de la viande Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande. On servit, pour l'embarrasser, En un vase à long col et d'étroite embouchure. Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ; Mais le museau du sire était d'autre mesure. Il lui fallut à jeun retourner au logis, Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris, Serrant la queue, et portant bas l'oreille. Trompeurs, c'est pour vous que j'écris : Attendez-vous à la pareille.
  7. 7. Les Fables de La Fontaine Le Corbeau et le Renard Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l'odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois." A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. " Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus
  8. 8. Les Fables de La Fontaine Le Pot de terre et le Pot de fer Le Pot de fer proposa Au Pot de terre un voyage. Celui-ci s'en excusa, Disant qu'il ferait que sage De garder le coin du feu : Car il lui fallait si peu, Si peu, que la moindre chose De son débris serait cause. Il n'en reviendrait morceau. Pour vous, dit-il, dont la peau Est plus dure que la mienne, Je ne vois rien qui vous tienne. - Nous vous mettrons à couvert, Repartit le Pot de fer. Si quelque matière dure Vous menace d'aventure, Entre deux je passerai, Et du coup vous sauverai. Cette offre le persuade. Pot de fer son camarade Se met droit à ses côtés. Mes gens s'en vont à trois pieds, Clopin-clopant comme ils peuvent, L'un contre l'autre jetés Au moindre hoquet qu'ils treuvent. Le Pot de terre en souffre ; il n'eut pas fait cent pas Que par son compagnon il fut mis en éclats, Sans qu'il eût lieu de se plaindre. Ne nous associons qu'avecque nos égaux. Ou bien il nous faudra craindre Le destin d'un de ces Pots.
  9. 9. Les Fables de La Fontaine Le Corbeau et le Renard Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l'odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois." A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. " Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus
  10. 10. Les Fables de La Fontaine Le Corbeau et le Renard Maître Corbeau, sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard, par l'odeur alléché, Lui tint à peu près ce langage : Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois." A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ; Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s'en saisit, et dit : "Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l'écoute : Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. " Le Corbeau, honteux et confus, Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus
  11. 11. Les Fables de La Fontaine La Poule aux œufs d'or L'avarice perd tout en voulant tout gagner. Je ne veux, pour le témoigner, Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable, Pondait tous les jours un œuf d'or. Il crut que dans son corps elle avait un trésor. Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien, S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien. Belle leçon pour les gens chiches : Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus Qui du soir au matin sont pauvres devenus Pour vouloir trop tôt être riches ?
  12. 12. Les Fables de La Fontaine Le Lion et le Rat Il faut, autant qu'on peut, obliger tout le monde : On a souvent besoin d'un plus petit que soi. De cette vérité deux Fables feront foi, Tant la chose en preuves abonde. Entre les pattes d'un Lion Un Rat sortit de terre assez à l'étourdie. Le Roi des animaux, en cette occasion, Montra ce qu'il était, et lui donna la vie. Ce bienfait ne fut pas perdu. Quelqu'un aurait-il jamais cru Qu'un Lion d'un Rat eût affaire ? Cependant il advint qu'au sortir des forêts Ce Lion fut pris dans des rets, Dont ses rugissements ne le purent défaire. Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage. Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage.
  13. 13. Les Fables de La Fontaine Le Renard et la Cigogne Compère le Renard se mit un jour en frais, Le régal fût petit et sans beaucoup d'apprêts : Le galant pour toute besogne, Avait un brouet clair ; il vivait chichement. Ce brouet fut par lui servi sur une assiette : La Cigogne au long bec n'en put attraper miette ; Et le drôle eut lapé le tout en un moment. Pour se venger de cette tromperie, A quelque temps de là, la Cigogne le prie. "Volontiers, lui dit-il ; car avec mes amis Je ne fais point cérémonie. " A l'heure dite, il courut au logis De la Cigogne son hôtesse ; Loua très fort la politesse ; Trouva le dîner cuit à point : Bon appétit surtout ; Renards n'en manquent point. Il se réjouissait à l'odeur de la viande Mise en menus morceaux, et qu'il croyait friande. On servit, pour l'embarrasser, En un vase à long col et d'étroite embouchure. Le bec de la Cigogne y pouvait bien passer ; Mais le museau du sire était d'autre mesure. Il lui fallut à jeun retourner au logis, Honteux comme un Renard qu'une Poule aurait pris, Serrant la queue, et portant bas l'oreille. Trompeurs, c'est pour vous que j'écris : Attendez-vous à la pareille.
  14. 14. Les fables de La Fontaine Le Corbeau et le Renard Maître Corbeau sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard par l’odeur alléché Lui tint à peu près ce langage : Et bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phoenix des hôtes de ces bois. À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie : Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. Le Corbeau honteux et confus Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
  15. 15. Les fables de La Fontaine Le lièvre et la tortue Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ? Repartit l’animal léger. Ma commère il vous faut purger Avec quatre grains d’ellébore. Sage ou non, je parie encore. Ainsi fut fait : et de tous deux On mit près du but les enjeux : Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire, Ni de quel juge l’on convint. Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ; J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint, Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes, Et leur fait arpenter les Landes. Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter, Pour dormir, et pour écouter D’où vient le vent ; il laisse la Tortue Aller son train de Sénateur. Elle part, elle s’évertue ; Elle se hâte avec lenteur. Lui cependant méprise une telle victoire, Tient la gageure à peu de gloire ; Croit qu’il y va de son honneur De partir tard. Il broute, il se repose, Il s’amuse à toute autre chose Qu’à la gageure. A la fin quand il vit Que l’autre touchait presque au bout de la carrière ; Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit Furent vains : la Tortue arriva la première. Hé bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? De quoi vous sert votre vitesse ? Moi, l’emporter ! et que serait-ce Si vous portiez une maison ?
  16. 16. Les fables de La Fontaine Le lièvre et la tortue Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ? Repartit l’animal léger. Ma commère il vous faut purger Avec quatre grains d’ellébore. Sage ou non, je parie encore. Ainsi fut fait : et de tous deux On mit près du but les enjeux : Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire, Ni de quel juge l’on convint. Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ; J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint, Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes, Et leur fait arpenter les Landes. Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter, Pour dormir, et pour écouter D’où vient le vent ; il laisse la Tortue Aller son train de Sénateur. Elle part, elle s’évertue ; Elle se hâte avec lenteur. Lui cependant méprise une telle victoire, Tient la gageure à peu de gloire ; Croit qu’il y va de son honneur De partir tard. Il broute, il se repose, Il s’amuse à toute autre chose Qu’à la gageure. A la fin quand il vit Que l’autre touchait presque au bout de la carrière ; Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit Furent vains : la Tortue arriva la première. Hé bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? De quoi vous sert votre vitesse ? Moi, l’emporter ! et que serait-ce Si vous portiez une maison ?
  17. 17. Les fables de La Fontaine Le lièvre et la tortue Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Si tôt que moi ce but. Si tôt ? Êtes-vous sage ? Repartit l’animal léger. Ma commère il vous faut purger Avec quatre grains d’ellébore Sage ou non, je parie encore. Ainsi fut fait : et de tous deux On mit près du but les enjeux : Savoir quoi, ce n’est pas l’affaire, Ni de quel juge l’on convint. Notre Lièvre n’avait que quatre pas à faire ; J’entends de ceux qu’il fait lorsque prêt d’être atteint, Il s’éloigne des chiens, les renvoie aux Calendes, Et leur fait arpenter les Landes. Ayant, dis-je, du temps de reste pour brouter, Pour dormir, et pour écouter D’où vient le vent ; il laisse la Tortue Aller son train de Sénateur. Elle part, elle s’évertue ; Elle se hâte avec lenteur. Lui cependant méprise une telle victoire, Tient la gageure à peu de gloire ; Croit qu’il y va de son honneur De partir tard. Il broute, il se repose, Il s’amuse à toute autre chose Qu’à la gageure. A la fin quand il vit Que l’autre touchait presque au bout de la carrière ; Il partit comme un trait ; mais les élans qu’il fit Furent vains : la Tortue arriva la première. Hé bien, lui cria-t-elle, avais-je pas raison ? De quoi vous sert votre vitesse ? Moi, l’emporter ! et que serait-ce Si vous portiez une maison ?
  18. 18. Les fables de La Fontaine L Corbeau et le Renard e Hé !Bonjour, Hé !Bonjour, Monsieur du Monsieur du corbeau. Que corbeau. Que vous êtes joli! vous êtes joli! Que vous me Que vous me semblez beau!... semblez beau!... Maître Corbeau sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard par l’odeur alléché Lui tint à peu près ce langage : Et bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phoenix des hôtes de ces bois. À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie : Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute.
  19. 19. Les fables de La Fontaine Le Corbeau et le Renard Maître Corbeau sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard par l’odeur alléché Lui tint à peu près ce langage : Et bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phoenix des hôtes de ces bois. À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie : Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. Le Corbeau honteux et confus Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
  20. 20. Les fables de La Fontaine Le Cierge C’est du séjour des Dieux que les abeilles viennent. Les premières, dit-on, s’en allèrent loger Au mont Hymette, et se gorger Des trésors qu’en ces lieux les zéphyrs entretiennent. Quand on eut des palais de ces filles du Ciel Enlevé l’ambroisie en leurs chambres enclose, Ou, pour dire en français la chose, Après que les ruches sans miel N’eurent plus que la cire, on fit mainte bougie, Maint cierge aussi fut façonné. Un d’eux voyant la terre en brique au feu durcie Vaincre l’effort des ans, il eut la même envie ; Et, nouvel Empédocle aux flammes condamné Par sa propre et pure folie, Il se lança dedans. Ce fut mal raisonné : Ce Cierge ne savait grain de philosophie. Tout en tout est divers : ôtez-vous de l’esprit Qu’aucun être ait été composé sur le vôtre. L’Empédocle de cire au brasier se fondit : Il n’était pas plus fou que l’autre.
  21. 21. Les fables de La Fontaine Le Corbeau et le Renard Maître Corbeau sur un arbre perché, Tenait en son bec un fromage. Maître Renard par l’odeur alléché Lui tint à peu près ce langage : Et bonjour, Monsieur du Corbeau. Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau ! Sans mentir, si votre ramage Se rapporte à votre plumage, Vous êtes le Phoenix des hôtes de ces bois. À ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie : Et pour montrer sa belle voix, Il ouvre un large bec, laisse tomber sa proie. Le Renard s’en saisit, et dit : Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute. Cette leçon vaut bien un fromage sans doute. Le Corbeau honteux et confus Jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus.
  22. 22. Les fables de La Fontaine Le petit Poisson et le Pêcheur Petit poisson deviendra grand, Pourvu que Dieu lui prête vie. Mais le lâcher en attendant, Je tiens pour moi que c'est folie ; Car de le rattraper il n'est pas trop certain. Un Carpeau qui n'était encore que fretin Fut pris par un Pêcheur au bord d'une rivière. Tout fait nombre, dit l'homme en voyant son butin ; Voilà commencement de chère et de festin : Mettons-le en notre gibecière. Le pauvre Carpillon lui dit en sa manière : Que ferez-vous de moi ? je ne saurais fournir Au plus qu'une demi-bouchée ; Laissez-moi Carpe devenir : Je serai par vous repêchée. Quelque gros Partisan m'achètera bien cher, Au lieu qu'il vous en faut chercher Peut-être encor cent de ma taille Pour faire un plat. Quel plat ? croyez-moi ; rien qui vaille. - Rien qui vaille ? Eh bien soit, repartit le Pêcheur ; Poisson, mon bel ami, qui faites le Prêcheur, Vous irez dans la poêle ; et vous avez beau dire, Dès ce soir on vous fera frire. Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras : L'un est sûr, l'autre ne l'est pas.
  23. 23. Que faisiezvous au temps chaud ? Les Fables de La Fontaine Nuit et jour à tout venant, Je chantais, ne vous déplaise. La Cigale et la Fourmi La Cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue : Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. "Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal. " La Fourmi n'est pas prêteuse : C'est là son moindre défaut. Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. - Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. - Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien! dansez maintenant.
  24. 24. Les Fables de La Fontaine
  25. 25. Un temps de lecture des fables au CDI
  26. 26. Un temps de lecture des fables au CDI
  27. 27. Un temps de lecture des fables au CDI

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