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UNIVERSITÉ SAINT-ESPRIT DE KASLIK - FACULTÉ DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUÉS




  HISTOIRE ET THÉORIE DE L’ARCHITECTURE I

                             04-L’ÉGYPTE




                                  201220/04/ÉGYPTE
                                     14/04/2013
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         La vallée du Nil, un berceau de la civilisation analogue à celui de la Mésopotamie
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                                               L’historien grec Hérodote écrivait
                                               en 450 av. J.-C. :
                                               « l’Égypte est un don du Nil »


                                               La Civilisation de l’Égypte ancienne
                                               se développe en 3200 av. J.-C. sur
                                               les rives du Nil.
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                   oL’architecte français Hector Horeau publia en 1838 une représentation en perspective du Nil
                                          avec quelques-uns des édifices les plus importants .
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Les crues annuelles du Nil ont créé un écosystème favorable à l’agriculture et à la
sédentarisation.



Le passage de la vie néolithique aux communautés organisées est réalisé grâce:
     •Au contrôle des crues
     •Aux techniques d’irrigation

                         →        L’abondance de nourriture
                                  L’approvisionnement permettra la naissance des civilisations



   3000 av. J.-C.: Début de l’histoire de l’Égypte pharaonique. Unification politique de la
   Basse-Égypte (au Nord) et de la Haute-Égypte (au Sud) due à la nécessité d’une
   distribution et d’une canalisation des eaux.
   Fondation de l’État par le roi Narmer (Ière dynastie), administration, calendrier, découverte
   de l’écriture.
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  Le contexte religieux

• L’origine du monde: Une butte avait surgi des eaux sombres du Noun, l’océan primitif du chaos
  et les dieux y avaient créé la vie.
  Le dieu du soleil (ou « le créateur »), est issu comme le premier lever de soleil, d’une fleur de
  lotus éclose sur la butte. C’est lui qui a donné naissance aux autres divinités qui représentent
  les éléments naturels (l’Atmosphère, l’Humidité, la Terre, le Ciel, le fleuve, …).

• Seuls les divinités et leur représentant sur Terre, le roi, étaient capables de maintenir l’équilibre
  entre l’ordre et le chaos.
  →Nécessité d’adorer les forces divines par des rites quotidiens pour assurer la continuité de
  l’équilibre cosmique.

• Les temples sont le « foyer » du pouvoir divin, que le clergé doit entretenir afin d’inciter cet
  esprit divin à y demeurer.
  Le grand prêtre (par délégation du roi) : seul intermédiaire entre le monde divin et celui des
  mortels.

• Le roi : être divin - le fils des dieux.
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•La trinité de l’esprit:
 - Le ka, force vitale de l’univers, accompagne les corps dans la vie et dans la mort
 - Le ba, comme un fantôme qui après la mort rentre et sort du corps (« Dans un langage plus
   abstrait, on pourrait définir le ba égyptien comme la relation des deux mondes, sensible et
   imaginaire, et le signe de leur interaction » Philippe Derchain)
 - L’akh, la personnalité effective de l’homme, l’âme qui quitte le corps pour aller vivre dans les
   cieux.

   À la mort, le ba (âme) rentre dans le corps et en sort pour
   aller rejoindre Râ, afin qu’il la conduise dans la dwat (le
   monde des étoiles).
   Le pharaon ressuscité devient un akh et se dirige vers le ciel
   comme le faucon.


   Pour les Égyptiens, le défunt continuait à vivre dans l’au-delà,
   il avait besoin de son enveloppe charnelle.
   « Accroche ta tête à tes os et accroche tes os à ta tête » afin
   que son « âme » dispose d’un support, et d’offrandes pour
   se nourrir outre-tombe et habiter des lieux dignes d’un roi.

                                               oMomie de Ramsès le Grand
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                                               La perception d’un monument égyptien est déroutante. La
                                               raison est impuissante à comprendre les dimensions.
                                               Architectures imposantes et immuables qui déstabilisent les
                                               perceptions ordinaires.

                                               Pourquoi?

                                               Peut-être est-ce le moyen de donner l’accès au monde de
                                               l’éternité souriante ou impassible des dieux et des pharaons
                                               que les statues ont figés dans une jeunesse sereine?

                                               L’Égypte fut hantée par le divin qui se reconnut à la
                                               perfection de l’apparence.
                                               La terre devait attirer l’esprit des dieux pour prospérer. Elle y
                                               parvenait en leur proposant des temples et des statues
                                               parfaites, en offrant « la Maison à son Maître ».


oThoutmosis III, statue de basalte gris
 provenant de Karnak, h=90 cm, Musée de
                                               L’œuvre d’art est le réceptacle de l’esprit du dieu. Elle
 Louxor                                        maintient l’équilibre du cosmos. L’art est médiation entre
                                               ciel et terre, il met en contact l’humain et le divin.
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Les Maisons sont des logements temporaires, alors que les tombes sont des demeures.
La pyramide est un monument funéraire dédié à un homme illustre, une divinité. C’est le temple
du dieu-souverain.

Sa monumentalité s’exprime par la robustesse de sa maçonnerie et par sa figure stéréométrique
linéaire et reproductible.

Sa forme, éternelle, ne répond pas à une nécessité de statique mais à un parti pris historique.
Elle est porteuse de signes.

  Symbole de la colline primordiale de la création
Ce symbolisme est issu de la croyance des Égyptiens quant à l’origine du monde. Rien de plus
familier aux Égyptiens que le spectacle de la terre émergée: ils le voyaient tous les ans après la
crue du Nil. Les pyramides leur rappelaient la toute première fois où la terre s’était levée au-
dessus des eaux du chaos primitif.
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  La pyramide comme escalier menant au ciel
La pyramide liée aux profondeurs et aux eaux des origines, l’était aussi au ciel. Elle traduit les
étapes et le sens du voyage qu’effectuent les rois après leur mort. Elle signifie cet escalier qui
devait faciliter l’ascension du pharaon au monde des étoiles.

Les autres dieux « te soulèvent dans leurs bras » dit un des Textes des Pyramides, « et tu montes,
ô Roi, vers le Ciel et tu grimpes vers lui comme sur une échelle ».

« On lui a fabriqué un escalier vers le ciel, pour qu’il monte au ciel… »




                                         oLa pyramide à degrés de Djoser - Saqqarah
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  La pyramide comme faisceau des rayons du disque solaire
  Avec Aménophis IV (Akhénaton – XVIIIe
  dynastie), la pyramide à degrés devient une
  pyramide à faces géométriques, le symbole se
  transforme, la pyramide est faisceau des
  rayons du disque solaire Aton (monothéisme :
  culte du disque solaire Aton).
  Le pyramidion de bronze poli du sommet de
  la pyramide se rapporte à l’image du Râ (dieu
  solaire représenté sous la forme d’un homme
  à la tête de faucon, portant un disque en
  guise de coiffure), qui illumine le monde de la
  cime d’un sycomore bleu (Ficus).
  Cet arbre est le lieu où le ba, représenté par
  un oiseau se régénère en buvant l’eau d’un
  vase nw.
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                              Évolution du tombeau: du mastaba à la pyramide
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  Le mastaba

•Première structure funéraire construite au dessus de la terre – début de l’Ancien Empire – Ière
dynastie. (3200 – 2680 av. J.-C.)

•D'abord faits de briques crues, la pierre et notamment le calcaire les ont remplacées
progressivement au cours des périodes plus récentes
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•Durant la 1ère dynastie: Croyance que seul le roi va vivre avec les dieux, les nobles habitent
après leur mort les tombes elles-mêmes.

•Destiné au début pour les rois, il sera ensuite utilisé par les nobles et les membres de la famille
royale.




                             oTombeaux des notables et des membres de la famille royale à côté de
                                                   la pyramide de Khéops
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•Tombeau en forme de trapèze comprenant:
-Salle destinée au cercueil
-Chambres où le défunt pouvait séjourner contenant des provisions, des ustensiles de chasse, …
-Un espace pour les tables à offrandes




Les mastabas sont souvent des tombes familiales. On y trouve donc plusieurs puits, et même
parfois plusieurs caveaux, dans un même puits, creusés à différentes profondeurs. La
profondeur du caveau était un signe de puissance.
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•Le mastaba est à la fois une sépulture pour l'enveloppe charnelle du défunt et le lieu de
résidence de son ka. C'est pour cette raison que sa forme rappelle celle d'un palais.




                                               oMastaba de Mérésankh III à Gizeh


•On y accumulera la nourriture.
•On y aménagera de fausses portes à travers lesquelles l’esprit du mort est censé pouvoir
rentrer ou sortir.
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  La pyramide à degrés
                                               •Le mastaba destiné au corps du roi Djoser,
                                               fondateur de la IIIe dynastie, fut construit,
                                               pour la première fois en pierre, et surélevé
                                               en gradins jusqu’à atteindre 62m de haut.
                                               •Pyramide à degrés dont la base est
                                               rectangulaire et non carrée comme celle des
                                               pyramides ultérieures. Dimensions 109 x
                                               125 mètres à la base.
                                               •Elle sera entourée de lieux de culte.
                                               •Les constructions seront cernées d’une
                                               enceinte haute de 10m.


                                               oLe complexe funéraire de Djoser - Saqqarah - 2680 av. J.-C.
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                                               oPeter Behrems, halle des turbines de
                                               l'usine AEA, 1909




                                               oLes chapelles de la cour de la fête,
                                               Saqqarah - 2680 av
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   oLe tombeau sud et sa chapelle              oLe mur d’enceinte
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                   oLe portique d’entrée       oLes chambres bleues
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           oLes chambres bleues
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   • Cet ensemble funéraire était à cette époque le
    plus grand jamais édifié. Pourquoi?
   • Djoser fut le premier pharaon aussi puissant et
    c’est     sous     son      règne      que       l’Empire     fut
    définitivement unifié.              Son tombeau devait
    manifester l’importance qu’il a eu durant sa vie.
   • Imhotep, vizir, le plus haut fonctionnaire de
    Djoser est l’architecte de la pyramide.
   • Son nom restera étroitement lié aux nouvelles
    formes et dimensions des ensembles funéraires
    royaux. Il fut ensuite considéré somme le fils du
    dieu Ptah, le maître de tous les architectes, et il
    était encore vénéré sous le Nouvel Empire.

                                               oSarcophage d’Imhotep
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  La pyramide à degrés de Meidoum – Première pyramide de Snéfrou
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  La pyramide rhomboïdale – Deuxième pyramide de Snéfrou
                                               •Les générations qui suivirent comblèrent les
                                               degrés des tombeaux royaux, égalisèrent les
                                               parois obliques jusqu’à les rendre lisses et
                                               commencèrent à travailler à partir d’un plan carré.
                                               La forme géométrique de la pyramide était née.
                                               •Des expériences furent nécessaires avant de
                                               trouver l’angle parfait.
                                               •La pyramide rhomboïdale du roi Snéfrou en
                                               témoigne.



                                               oLa Rhomboïde, deuxième pyramide de Snéfrou
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- Début de la pyramide à 54o - Changement abrupte à 42o.
Il semble que la pyramide a commencé à 60o quand des graves problèmes structurels
commencent à apparaître. On élargit la base pour qu’elle devienne de 188.98m et on change
l’angle à 54o jusqu’à une hauteur de 49.38m.
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•Elle garde son enveloppe (la plus intacte de toutes les pyramides) faite en pierres blanches
brillantes.
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      •      Deux ouvertures (Nord et Ouest)
            - Chaque ouverture mène vers un complexe de chambres et de tunnels
            - Connectés entre eux par un tunnel
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  Les pyramides de Gizeh
À ce jour, on a recensé en Égypte plus de 80 pyramides, qui ont été bâties sur une période de
1000 ans. Celles de Gizeh, qui sont les plus hautes, figurent parmi les mieux conservées grâce à
la qualité de la construction. Elles sont l’œuvre de trois pharaons de la IVe dynastie: Khéops
(Khoufou en égyptien), Khéphren (Khafrê) et Mykérinos (Menkaourê).
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                                               Quelques informations:
                                               - La pyramide de Khéops (la plus grande) a 146m
                                                de haut (elle dépasse la Statue de la Liberté
                                                (92m) à New York, le Taj Mahal en Inde (95m) et
                                                Saint-Pierre de Rome (139m).
                                               - Les Grecs la considéraient comme l’une des Sept
                                                Merveilles du monde.
                                               - Napoléon a calculé que le volume de pierres de
                                                la pyramide de Khéops et des deux pyramides
                                                plus petites à côté d’elle suffirait pour élever
                                                tout autour de la France un mur de 3m de haut
                                                et de 50cm d’épaisseur. « Soldats, » aurait-il crié
                                                à son armée, « du haut de ces pyramides
                                                quarante siècles vous contemplent ».
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Plan du complexe
de Gizeh
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Pyramide de Khufu (Khéops):
      230.364m sur la base,
      137.18m (146m avec enveloppe)
      Inclinaison de 51.52o


Pyramide Khafre (Khephren)
      215.8m sur la base,
      136.5m de hauteur
      53o d’inclinaison


Pyramide de Mykérinos (Mycerinus):
      108.5m sur la base,
      66.5m de hauteur
       51o d’inclinaison
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                                   De Khéops, qui fit édifier la grande pyramide, n’existe plus
                                   qu’une petite statuette en ivoire haute de 5cm au Musée
                                   Égyptien du Caire
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  La chambre funéraire, pillée au Moyen Age, se trouve en haut de la Grande Galerie. Elle
  n’abrite plus qu’un sarcophage en granit rose qui contenait le cercueil de bois du roi
  embaumé.
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                                               Remarquez l’effet extraordinaire qu’exerce la
                                               Grande Galerie, un corridor ascendant de 47m
                                               de long, dont le plafond est scellé par plusieurs
                                               rangées de blocs de pierre formant une voûte
                                               en gradins.
                                               Dans La Description de l’Égypte, rédigée par les
                                               savants ayant accompagné l’expédition de
                                               Napoléon, elle est reproduite deux fois, vue
                                               d’en haut et d’en bas.
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                                           La pyramide fait partie d’un vaste ensemble comprenant le
                                           temple bas, relié par une rampe d’accès au temple haut,
                                           protégé par une enceinte où s’élèvent aussi la pyramide
                                           principale, les pyramides satellites et des mastabas.
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•Techniques de construction: une technologie inconnue
Les Égyptiens de l’Ancien et du Moyen Empire ne connaissaient pas la roue. Les blocs de pierre
destinés à la pyramide ou aux sculptures monumentales étaient transportés sur des traîneaux.
Des contremaîtres donnaient le rythme du travail, un des ouvriers mouillait la voie où allait
passer le traîneau.




               oRestitution d’une peinture murale du Moyen Empire, aujourd’hui détruite, publiée en 1924 dans le
               livre Voyage à l’oasis de Jupiter Ammon du consul général prussien, le baron Heinrich von Minutoli.
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                                               Différentes hypothèses de rampes pour élever
                                               les blocs vers les niveaux supérieurs des
                                               pyramides:


                                               On ignore jusqu’à ce jour comment les
                                               pyramides ont été édifiées.             Les Égyptiens
                                               doivent avoir utilisé des rampes qui s’élevaient
                                               en même temps que la pyramide et étaient
                                               menées latéralement près des quatre faces de la
                                               construction ou en faisaient le tour. Autant que
                                               l’on sache, ils ne possédaient pas d’appareils de
                                               levage. Il est peu probable qu’ils aient fait hisser
                                               les charges par des bœufs sur les rampes
                                               étroites.
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                  Théorie de Hancok et Bauval: relation avec la constellation d’Orion




       Selon Graham Hancock et Robert Bauval, la véritable justification de la Grande
       Pyramide se trouve dans les étoiles.
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                                               La précession, phénomène dû à la
                                               rotation    de    la   Terre,      amène         les
                                               constellations à modifier leur position au
                                               cours d'un cycle de 25 980 ans. A l'aide de
                                               calculs    informatiques     déterminant          la
                                               position    des   astres      au-dessus         des
                                               pyramides en 2 500 avant J.-C., Bauval et
                                               Hancock constatèrent que l'une des
                                               galeries sud de la Grande Pyramide était
                                               très exactement orientée vers Sirius,
                                               étoile associée à la déesse égyptienne
                                               Isis.
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                                               En revanche, l'axe des autres galeries sud se
                                               prolongeait vers la plus basse des trois étoiles du
                                               baudrier d'Orion. Cette constellation est censée
                                               abriter le dieu Osiris, divinité à l'origine de la
                                               civilisation de la vallée du Nil, en une époque
                                               lointaine nommée Zep Tepi, ce qui signifie « La
                                               Première Fois ». Pour Bauval et Hancock, ces
                                               orientations ne sont pas fortuites. Selon eux, les
                                               bâtisseurs ont délibérément édifié la Grande
                                               Pyramide de telle manière que ses galeries internes
                                               soient alignées sur les étoiles. La thèse de la relation
                                               entre les pyramides de Gizeh et la constellation
                                               d'Orion fut renforcée lorsque Bauval remarqua que la
                                               troisième pyramide, la plus petite, n'était pas
                                               parfaitement alignée sur les deux autres.
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Un lien avec Orion
En examinant de près la constellation d'Orion, il constata que les trois étoiles affichaient le
même décalage entre elles. Les trois pyramides de Gizeh pouvaient donc constituer une
représentation symbolique de ces étoiles.
Toutefois, l'angle de baudrier d'Orion ne correspondait pas exactement à la disposition des
pyramides de Gizeh. Retournant à leur ordinateur, Bauval et Hancock s'aperçurent que le seul
moment où les étoiles du baudrier d'Orion coïncidaient parfaitement avec la position des
pyramides se situait en 10 500 avant J.-C.. Ils en déduisirent que les trois pyramides furent
achevées aux alentours de 2 500 ans avant J.-C., mais que les plans du site de Gizeh remontent
à quelques 8 000 ans plus tôt. Peut-être s'agissait-il, à l'époque, de plans de plates-formes
basses, transmis de génération en génération, jusqu'à ce que des bâtisseurs soient
techniquement capables d'orienter les galeries internes des pyramides vers ces étoiles.

Au seuil de la découverte
Bauval et Hancock arrivèrent conjointement aux conclusions suivantes. Selon eux, les
concepteurs des plans de Gizeh donnèrent aux Pyramides et au Sphinx des proportions
phénoménales dans l'espoir d'en faire un incontournable repère historique qui inciterait les
générations futures à en chercher la signification.
En outre, pour les deux chercheurs, l'orientation des édifices est intimement liée à la
symbolique stellaire. Aussi, seule une civilisation en mesure de comprendre le mouvement des
étoiles pourraient être en mesure de percer le secret des pyramides de Gizeh.
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  Le Sphinx de Gizeh




                                               Sévère et inaccessible, le Sphinx se dresse,
                                               long de 73m, haut de 20m. Son corps de lion
                                               surmonté d’une tête de pharaon fait de lui une
                                               créature mythique qui a éveillé la curiosité et
                                               l’inquiétude du monde antique.               L’uraeus
                                               ornant son front et la barbe postiche ont
                                               disparu, il ne reste des insignes de la dignité
                                               pharaonique que la coiffe royale.
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Protecteur des pyramides, vénéré plus tard aussi comme une manifestation du dieu
solaire, celui que les Arabes, plus tard encore, appelleront avec crainte « le père de l’effroi », se
dresse, visible de loin dans le sable du désert.
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  Les tombes des monarques et des fonctionnaires: demeure d’éternité




               oTombe d‘Ankhtifi – 2140 av. J.-C.   oTrois tombes Beni Hassan – 1930 av. J.-C.

Les personnages influents se font construire des tombeaux dans l’espoir d’être associé à
l’éternité des Pharaons.
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            oTombe Sarenpout II – 1880 av. J.-C.             oTombe de Kheti – 1950 av. J.-C.

    La tombe égyptienne se compose généralement de deux parties:
    - Une partie cachée et souterraine où repose la momie dans un sarcophage, l’esprit du
    mort y réside;
    - Une partie visible et accessible qui sert de demeure à l’Osiris ressuscité et de chapelle
    où les vivants viennent accomplir les rites et apporter les offrandes.
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                                                                   Une stèle fixe la limite entre les
                                                                   deux mondes: porte mystique,
                                                                   symbole du passage du seuil,
                                                                   union entre le monde des vivants
                                                                   et celui des morts.




              oStèle fausse porte, Ancien Empire, Musée du Caire
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      La Substitution des images aux êtres



       Les images vont remplacer les êtres vivants qui
          accompagnaient le défunt dans sa tombe.

       Ces images se doivent de représenter la réalité
          aussi clairement que possible.

       La représentation doit être complète avant
          d’être belle.

       Chaque chose doit être représentée sous l’angle
          le plus caractéristique.




                 oPortrait de Hesire, portail de son tombeau, vers 2778, 2723
                 av. J.C., bois H=115
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                          oLe jardin de Nebamon, vers 1400 av. J.C., peinture murale (64x74.2)
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     La rigueur du dessin




          oDétail du mur peint du tombeau de Chnemhotep, vers 1900 av. J.C.: Oiseaux dans un buisson d’acacias
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                                                                     La décoration de la partie
                                                                     visible de la tombe répond à
                                                                     plusieurs fonctions: comme
                                                                     décoration de la demeure du
                                                                     mort,      elle     perpétue         le
                                                                     souvenir          des        activités
                                                                     terrestres du défunt, comme
                                                                     décoration de           la   chapelle
                                                                     dédiée à son culte, elle assure
                                                                     symboliquement                       la
                                                                     célébration          des         rites
                                                                     d’inhumation et d’animation
                                                                     de la momie.

              oTombeau de Pachédou, Thèbes No 3 , époque ramesside
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        Les pyramides immenses et impressionnantes provoquent un choc inoubliable au
        spectateur. Elles sont en réalité un défi pour la raison. La perception qu’elle nous
        procure est déroutante. C’est par ce fait même qu’elles arrivent à immortaliser le
        souvenir et à pénétrer le monde de l’éternité des pharaons.



        Cependant, ces fameuses pyramides, que l’Antiquité elle-même mit au rang des
        Sept Merveilles du monde, peuvent passer pour une manifestation attardée de
        l’esprit préhistorique et de son goût pour le gigantesque et l’énorme. Elles sont
        des chefs-d’œuvre de science architecturale, plutôt que des chefs-d’œuvre de
        l’architecture.



        L’art de l’Égypte Ancienne est à rechercher non seulement dans ces
        pyramides, mais plutôt dans les ruines de ses temples, dont aucun ne nous est
        parvenu intact.
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Emprise de la religion sur la vie → construction de vastes temples de pierre.

Nom égyptien du temple = Domaine du dieu ou Maison du dieu.
Figuration formelle du mythe, le temple est le corps du dieu qui s’y incarne.

Les temples s’apparentent au gigantisme des
champs de monolithes et des murailles cyclopéennes.

Mais très tôt le sentiment de l’art proprement dit devient
Sensible.


                                               Comment?
L’objectif étant toujours d’assurer l’éternité du souvenir, celui-ci est provoqué par une
expérience de vénération au sein d’états d’âmes modifiés par des scansions spatiales
successives: rencontre avec les colosses; montée aux terrasses (temple de la reine
Hatshepsout); arrivée au temple proprement dit par les voies monumentales; progression d’une
enceinte sacrée à l’autre par des pylônes et des cours, des péristyles et des salles hypostyles
(complexes sacrés d’Amon, à Karnak et Louksor).
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Les temples sont en effet les monuments les plus importants et les mieux construits d’Égypte.

Bâtis en pierre pour durer, ils ont résisté aux siècles, tandis que les villes et les palais en briques
de limon sont retournés en poussière.

Ils peuvent être associés aux pyramides et comme tels, construits sur la rive occidentale du Nil,
celle des morts. Les temples dédiés aux dieux se trouvent dans les villes, sur la rive orientale.




                                           oGizeh, piliers de granit rose de
                                           l’intérieur du temple bas de
                                           l’ensemble pyramidal de Khéphren




                                                                               oGizeh, rampe d’accès autrefois
                                                                               couverte en calcaire, reliant le
                                                                               temple bas et la pyramide de
                                                                               Khéphren
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  Temples funéraires de Hatshepsout et de Mentouhotep II




          oLe cirque de Deir el-Bahari, Temple funéraire de la reine Hatshepsout et de Mentouhotep II - vers 1470 av. J.-C.
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                                               La reine Hatshepsout marqua
                                               son style de son empreinte et
                                               utilisa l’art comme un outil
                                               de pouvoir pour souligner sa
                                               légitimité et son droit à la
                                               souveraineté.



                                               Le successeur d’Hatshepsout
                                               ne put détruire son Temple
                                               des Millions d’Années édifié à
                                               Deir el-Bahari, sur la rive
                                               gauche de Thèbes, dans un
                                               vaste paysage désertique. Un
                                               souvenir austère et viril d’un
                                               pharaon féminin.
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                                                       L’Architecte: Senenmout, ministre de la reine.

                                                       La reine l’autorisa à aménager son tombeau
                                                       sous son temple de Deir el-Bahari




                                                                oEsquisse de portrait de Senenmout
                                                                se trouvant dans son tombeau à Deir
                                                                el-Bahari
         oStatue de Senenmout avec sa fille Néfroué,
         granit noir, hauteur 60cm, Le Caire, Musée
         Égyptien
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Dans un vaste cirque rocheux ouvert sur l’Est, un désert impressionnant de sable et de pierre,
l’édifice consacré aux dieux Amon, Hathor et Anubis se dresse, à moitié enfoncé dans la
montagne.




Originalité et intégration au site:

Avec ses terrasses bordées de colonnades et ses plans inclinés, cette œuvre est d’une grande
originalité, tout en puisant aux traditions du Moyen Empire.
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Axialité:

L’axe central du temple funéraire est orienté sur le temple d’Amon à Karnak, une ligne idéale
traverse la montagne et rejoint directement la tombe dans la Vallée des Rois.
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Il est surtout une démonstration pure et simple de la grandeur d’Hatshepsout. Avec sa
triomphale Allée des Sphinges – souvent imitée par la suite – le temple offrait un cadre idéal aux
cérémonies d’une souveraine soucieuse de démontrer sa légitimité.
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  Temple d’Horus à Edfou




 Le grand temple d’Edfou, dédié au
 dieu Horus, construit entre 237 et
 57 av. J.-C., long de 140m et dominé
 par un pylône haut de 36m. Après
 la    cour     du      sanctuaire,       dont
 l’édification dura 95 ans, vinrent la
 grande hypostyle (de 140 à 124), le
 mur d’enceinte, la cour et le pylône
 (en 116).
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   La disposition du temple
   égyptien dans un ordre
   parfait reflète l’image
   de la conception du
   monde.
   L’enceinte en mur de
   brique crue, évoque par
   ses    ondulations        l’état
   liquide du monde avant
   la création.                                Sanctuaire   2ème salle   Pronaos          Cour avec
                                               et Naos      hypostyle    ou 1ere salle    colonnade
                                                                         hypostyle
                                                                                                             Pylône
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L’entrée du temple est ménagée dans un immense pylône précédé de deux statues d’Horus. Ses
parois sont ornées de grands reliefs représentant, entre autres, le roi en train de sacrifier des
captifs → pouvoir magique de l’image
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                                               oÉlévation extérieure avec les rainures destinées
                                               aux quatre mâts portant les oriflammes
  Les deux pylônes symbolisent
  Isis et Nephtys, les deux déesses
  qui élèvent le disque solaire
  dans le ciel.




  Bien que ne datant que du IIe
  siècle avant notre ère, le grand
  pylône est l’une des plus
  grandioses         réalisations        de
  l’Égypte pharaonique. Ses 36m
  de haut se divisent en 10 étages
  et    donnent        accès      à    des
  chambres.                                             oCoupe et élévation côté cour
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   La cour est décorée de scènes rituelles illustrant le couronnement et la purification du roi.
   La colonnade qui entoure la cour est rehaussée de scènes gravées qui représentent le
   « Triomphe d’Horus ». La cour donne accès au pronaos devant lequel se dressent deux
   statues du faucon Horus.
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                                               Colonnes, chapiteaux et plafond du pronaos du
                                               temple. Cette salle est décorée de scènes
                                               décrivant la fête de la pose de la première
                                               pierre.
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                                               Le toit pyramidal du sanctuaire divin évoque
                                               lui aussi la colline des origines. Le naos se
                                               trouve au bout de la longue chaussée
                                               ascendante qui traverse le temple, dans une
                                               pièce obscure, toujours scellée, le Saint des
                                               Saints.
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    Comme toute création artistique égyptienne, le temple est œuvre de magie. L’art de
    bâtir est démiurgie. Chaque partie du temple et chaque phase de la construction
    possèdent une symbolique précise.
    - Choix du site: aire sacrée entourée d’une enceinte pour la protection des forces hostiles.
    - Tracé du plan au sol: symboliquement le roi et les dieux assurent l’opération. L’orientation du
      temple est déterminée en relation avec le dieu dédicataire. Les visées, d’une précision
      surprenante, se font sur les étoiles. Dans une inscription du temple à Edfou, le roi parle: « J’ai pris
      le pieu et le maillet par la manche, j’ai empoigné la corde (de mesure) avec la déesse Sefekht; mon
      regard a suivi                              la course des étoiles, mon œil s’est tourné vers la Grande
                                                  Ourse, j’ai mesuré le temps et compté (l’heure) à la
                                                  clepsydre, alors j’ai établi les quatre angles limitant le
                                                  temple ».
                                                - Creusement des fondations en rapport avec la crue du Nil
                                                  en rapport avec l’océan primitif. Le temple sort de l’océan
                                                  comme l’avait fait le tertre des origines.
                                                - Le temple achevé est consacré au dieu. Ce rite est appelé
                                                  donner la maison à son maître. Très grandes fêtes
                                                  annuelles pour la commémoration de l’évènement.


                                               oLe Pharaon et Sechat, déesse de l’écriture et du calcul, délimitent avec
                                               une corde le terrain où se dressera le nouveau temple. Cette
                                               cérémonie symbolique était nommée « tendre la corde ». Ici la reine
                                               Hatchepsout, sous des traits masculins, assiste la déesse. Relief sur
                                               bloc de la « Chapelle rouge’ de Hatchepsout à Karnak
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  Lecture du temple égyptien au niveau du parcours physique


                                               Le temple d’Horus à Edfou
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   En pénétrant dans le temple, l’homme vit physiquement le
   passage du monde extérieur au monde divin…




   Le niveau le plus élevé du temple, construit en pierre, représente le monde solide
   surgissant des eaux
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                                               Le Saint des Saints du Temple
                                               d’Horus à Edfou
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                                               Le temple d’Amon à Louqsor




                                  oLe pylône et l'allée de Sphinx du temple de Louqsor
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                                               Tous les temples funéraires royaux
                                               étaient bâtis sur le modèle suivant:

                                               Ils sont entourés d’une enceinte gravée
                                               de reliefs en creux. La façade est
                                               constituée en pylônes et la porte
                                               centrale donne accès à une avant-cour
                                               souvent     péristyle.        Se     succèdent
                                               ensuite une salle hypostyle, un pronaos
                                               et un naos. Du pylône au naos, les
                                               plafonds s’abaissent, le sol s’élève, les
                                               murs se rapprochent : l’espace se
                                               rétrécit.
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           Cour de Ramsès II avec colonne en forme de papyrus fermés et statues d’Osiris
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                                      Colonnade de la cour d’Amenhotep III
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            Colonnade de l’entrée de la cour d’Amenhotep III (colonnes en fleurs de lotus)
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                   Le temple d’Abou Simbel édifié par Ramsès II (1284 – 1264 av. J.-C.)




     33 mètres de façade.
     Quatre statues de 20 mètres représentant Ramsès II, sculptées directement dans
     la pierre et autres statues plus petites représentant, sa femme Néfertiti, sa mère
     Tuya et quelques-unes de ses filles.
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   Pour établir ses droits sur la Nubie, voisine de l’Égypte au sud, Ramsès II y fit édifier
   plusieurs temples ou les fit creuser dans le roc. Le plus célèbre d’entre eux, le temple
   d’Abou Simbel, se trouve au Nord d’Assouan.
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               le 22 février et le 22 octobre de chaque année, le soleil pénètre tout au
               long du temple et illumine les statues des quatre dieux
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  Les colonnes
   •Rarement monolithique, la colonne est plutôt
   formée de blocs de pierre soigneusement taillés
   et souvent incisés de grandes figures ou
   d’inscriptions.

   •D’ordinaire , les colonnes sont placées sur un
   socle servant de base, et la partie haute est
   travaillée de telle manière qu’elle prend la forme
   d’un chapiteau.

   •Elle supporte en principe la couverture d’un
   édifice. Les fûts sont de forme puissante et très
   rapprochés, de façon à soutenir sans risque les
   lourdes masses des pierres posées en linteaux.

                          oKarnak, temple        d’Amon,   colonnes
                          campaniformes de la salle hypostyle, XIXe
                          dynastie (1294 – 1213 av. J.-C.)
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    • Une série de types se sont imposés. Ils sont en relation avec des plantes comme le
     lotus et le papyrus. Elles évoquent le souvenir direct de constructions primitives en
     bois. Mais il n’est pas sûr que ces colonnes sont les plus premières qui aient évolué
     à partir des colonnes de bois.



    • En revanche, ces colonnes manifestent clairement le souci de rompre avec les
     masses brutes des pyramides et des mastabas.



    • L’architecte a cherché à impressionner l’œil par le jeu des formes massives
     partageant l’espace et de grandes figures et instructions, qu’on devait apercevoir
     dans une demi-lumière glissant entre les fûts.



    • Les recherches sur les formes des colonnes ont été très diverses.
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                                               De toutes les colonnes égyptiennes, ce
                                               sont les plus élégantes, et le dessin subtil
                                               du fût, qui suggère à la fois le poids et
                                               l’élan, peut se comparer aux plus belles
                                               trouvailles de l’art ogival.




                                               oLouxor, temple d’Amon, colonnes lotiformes fasciculées
                                               de la deuxième cour, XVIIIe dynastie (1390 – 1352 av. J.-C.)
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                                   L’art égyptien offre des formes plus simples




  oLouxor, temple d’Amon, colonnes campaniformes de la grande
  colonnade d’Aménophis III, XVIIIe dynastie (1390 – 1352 av. J.-C.)




   Fût taillé à facettes, base ronde, chapiteau
   plat, sont tous dépourvus de moulurations
   oDeir el-Bahari, chapelle d’Anubis, colonnes cannelées, deuxième
   terrasse
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                                                            À l’inverse, d’autres colonnes égyptiennes
                                                            touchent directement à la sculpture.                  La
                                                            présence de ces visages rompt l’unité de
                                                            l’architecture.


                                                            Mais il est arrivé que les Égyptiens se plaisaient
                                                            à rompre la nudité des colonnes par un décor
                                                            de peintures ou même de bas-reliefs, à titre
                                                            simplement esthétique.


                                                            On sent la création d’une « forme » et le plaisir
                                                            d’en jouer. Or cette forme allait avoir un rôle
                                                            capital dans toute l’architecture jusqu’à nos
  oDeir     el-Bahari,    temple      de    la      reine
  Hatshepsout, colonne hathorique représentant le visage    jours…
  de la déesse Hathor, avec sa face humaine, ses oreilles
  de vache et da large perruque, XVIIIe dynastie (1478 –
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  L’obélisque

      Les obélisques représentent une des formes les plus caractéristiques de l’art égyptien.
      Ce sont de grands monolithes de section carrée, au fût légèrement effilé, terminé par
      un pyramidion souvent plaqué d’or.


      La symbolique: l’obélisque rappelle la création de l’Univers, que le soleil renouvelle à
      chaque aurore. Symbole d’un début et d’un cycle, il fut d’abord placé à l’entrée des
      tombes, puis à celle des temples.
      Isolé, il est la référence absolue des cultes solaires archaïques, égyptiens et autres.
      Dans la cosmologie égyptienne, il représente l’évènement initial, le moment où la
      colline primordiale émergera de la masse informe des eaux de l’océan, avec au-dessus
      d’elle le soleil matérialisé par une pierre plantée, son rayon pétrifié.
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                                 Méthode possible de l’érection des obélisques
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La plupart des constructions faites avec des
matériaux périssables (briques faites de la boue
mélangée avec de la paille) ont disparu.


Ne reste de l’architecture égyptienne que les
constructions en pierre, œuvres faites pour
l’éternité (temples / tombeaux).


Les villes situées sur les rives du Nil ont disparu à
cause des inondations répétitives. Il ne reste que
quelques exceptions, Ex. village des artisans
funéraires de Deir El Medineh                           oLe « guetto » des artisans funéraires situé dans une vallée
                                                        facile à observer – le village de Deir El Medineh
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• Superficie de 5600 m²
• Contient 70 maisons abritant des familles d’artisans et d’artistes , à peu près 500 personnes
• Une avenue centrale avec quelques étroites ruelles
• Maisons d’un seul étage avec un toit terrasse, faites de briques séchées au soleil, crépies de
  blanc et aux portes rouges
• Sur les montants des portes étaient tracés, en hiéroglyphes rouges, les noms de ceux qui
  vivaient dans la maison
• Les habitants de ce village étaient les artisans spécialistes des tombeaux
• Leurs tombeaux étaient creusés dans les rochers au-dessus du village et aménagés dans les
  règles de l’art. Souvent une petite pyramide couronnait l’entrée du tombeau – le symbole
  séculaire des tombeaux royaux était devenu un bien public.


                                                      oEntrée restaurée du
                                                      tombeau de Sennedjem




                                               oModèle en pierre
                                               d’époque gréco-romaine

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  • 1. UNIVERSITÉ SAINT-ESPRIT DE KASLIK - FACULTÉ DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUÉS HISTOIRE ET THÉORIE DE L’ARCHITECTURE I 04-L’ÉGYPTE 201220/04/ÉGYPTE 14/04/2013
  • 2. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La vallée du Nil, un berceau de la civilisation analogue à celui de la Mésopotamie
  • 3. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’historien grec Hérodote écrivait en 450 av. J.-C. : « l’Égypte est un don du Nil » La Civilisation de l’Égypte ancienne se développe en 3200 av. J.-C. sur les rives du Nil.
  • 4. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oL’architecte français Hector Horeau publia en 1838 une représentation en perspective du Nil avec quelques-uns des édifices les plus importants .
  • 5. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les crues annuelles du Nil ont créé un écosystème favorable à l’agriculture et à la sédentarisation. Le passage de la vie néolithique aux communautés organisées est réalisé grâce: •Au contrôle des crues •Aux techniques d’irrigation → L’abondance de nourriture L’approvisionnement permettra la naissance des civilisations 3000 av. J.-C.: Début de l’histoire de l’Égypte pharaonique. Unification politique de la Basse-Égypte (au Nord) et de la Haute-Égypte (au Sud) due à la nécessité d’une distribution et d’une canalisation des eaux. Fondation de l’État par le roi Narmer (Ière dynastie), administration, calendrier, découverte de l’écriture.
  • 6. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le contexte religieux • L’origine du monde: Une butte avait surgi des eaux sombres du Noun, l’océan primitif du chaos et les dieux y avaient créé la vie. Le dieu du soleil (ou « le créateur »), est issu comme le premier lever de soleil, d’une fleur de lotus éclose sur la butte. C’est lui qui a donné naissance aux autres divinités qui représentent les éléments naturels (l’Atmosphère, l’Humidité, la Terre, le Ciel, le fleuve, …). • Seuls les divinités et leur représentant sur Terre, le roi, étaient capables de maintenir l’équilibre entre l’ordre et le chaos. →Nécessité d’adorer les forces divines par des rites quotidiens pour assurer la continuité de l’équilibre cosmique. • Les temples sont le « foyer » du pouvoir divin, que le clergé doit entretenir afin d’inciter cet esprit divin à y demeurer. Le grand prêtre (par délégation du roi) : seul intermédiaire entre le monde divin et celui des mortels. • Le roi : être divin - le fils des dieux.
  • 7. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE •La trinité de l’esprit: - Le ka, force vitale de l’univers, accompagne les corps dans la vie et dans la mort - Le ba, comme un fantôme qui après la mort rentre et sort du corps (« Dans un langage plus abstrait, on pourrait définir le ba égyptien comme la relation des deux mondes, sensible et imaginaire, et le signe de leur interaction » Philippe Derchain) - L’akh, la personnalité effective de l’homme, l’âme qui quitte le corps pour aller vivre dans les cieux. À la mort, le ba (âme) rentre dans le corps et en sort pour aller rejoindre Râ, afin qu’il la conduise dans la dwat (le monde des étoiles). Le pharaon ressuscité devient un akh et se dirige vers le ciel comme le faucon. Pour les Égyptiens, le défunt continuait à vivre dans l’au-delà, il avait besoin de son enveloppe charnelle. « Accroche ta tête à tes os et accroche tes os à ta tête » afin que son « âme » dispose d’un support, et d’offrandes pour se nourrir outre-tombe et habiter des lieux dignes d’un roi. oMomie de Ramsès le Grand
  • 8. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La perception d’un monument égyptien est déroutante. La raison est impuissante à comprendre les dimensions. Architectures imposantes et immuables qui déstabilisent les perceptions ordinaires. Pourquoi? Peut-être est-ce le moyen de donner l’accès au monde de l’éternité souriante ou impassible des dieux et des pharaons que les statues ont figés dans une jeunesse sereine? L’Égypte fut hantée par le divin qui se reconnut à la perfection de l’apparence. La terre devait attirer l’esprit des dieux pour prospérer. Elle y parvenait en leur proposant des temples et des statues parfaites, en offrant « la Maison à son Maître ». oThoutmosis III, statue de basalte gris provenant de Karnak, h=90 cm, Musée de L’œuvre d’art est le réceptacle de l’esprit du dieu. Elle Louxor maintient l’équilibre du cosmos. L’art est médiation entre ciel et terre, il met en contact l’humain et le divin.
  • 9. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les Maisons sont des logements temporaires, alors que les tombes sont des demeures. La pyramide est un monument funéraire dédié à un homme illustre, une divinité. C’est le temple du dieu-souverain. Sa monumentalité s’exprime par la robustesse de sa maçonnerie et par sa figure stéréométrique linéaire et reproductible. Sa forme, éternelle, ne répond pas à une nécessité de statique mais à un parti pris historique. Elle est porteuse de signes. Symbole de la colline primordiale de la création Ce symbolisme est issu de la croyance des Égyptiens quant à l’origine du monde. Rien de plus familier aux Égyptiens que le spectacle de la terre émergée: ils le voyaient tous les ans après la crue du Nil. Les pyramides leur rappelaient la toute première fois où la terre s’était levée au- dessus des eaux du chaos primitif.
  • 10. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide comme escalier menant au ciel La pyramide liée aux profondeurs et aux eaux des origines, l’était aussi au ciel. Elle traduit les étapes et le sens du voyage qu’effectuent les rois après leur mort. Elle signifie cet escalier qui devait faciliter l’ascension du pharaon au monde des étoiles. Les autres dieux « te soulèvent dans leurs bras » dit un des Textes des Pyramides, « et tu montes, ô Roi, vers le Ciel et tu grimpes vers lui comme sur une échelle ». « On lui a fabriqué un escalier vers le ciel, pour qu’il monte au ciel… » oLa pyramide à degrés de Djoser - Saqqarah
  • 11. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide comme faisceau des rayons du disque solaire Avec Aménophis IV (Akhénaton – XVIIIe dynastie), la pyramide à degrés devient une pyramide à faces géométriques, le symbole se transforme, la pyramide est faisceau des rayons du disque solaire Aton (monothéisme : culte du disque solaire Aton). Le pyramidion de bronze poli du sommet de la pyramide se rapporte à l’image du Râ (dieu solaire représenté sous la forme d’un homme à la tête de faucon, portant un disque en guise de coiffure), qui illumine le monde de la cime d’un sycomore bleu (Ficus). Cet arbre est le lieu où le ba, représenté par un oiseau se régénère en buvant l’eau d’un vase nw.
  • 12. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Évolution du tombeau: du mastaba à la pyramide
  • 13. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le mastaba •Première structure funéraire construite au dessus de la terre – début de l’Ancien Empire – Ière dynastie. (3200 – 2680 av. J.-C.) •D'abord faits de briques crues, la pierre et notamment le calcaire les ont remplacées progressivement au cours des périodes plus récentes
  • 14. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE •Durant la 1ère dynastie: Croyance que seul le roi va vivre avec les dieux, les nobles habitent après leur mort les tombes elles-mêmes. •Destiné au début pour les rois, il sera ensuite utilisé par les nobles et les membres de la famille royale. oTombeaux des notables et des membres de la famille royale à côté de la pyramide de Khéops
  • 15. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE •Tombeau en forme de trapèze comprenant: -Salle destinée au cercueil -Chambres où le défunt pouvait séjourner contenant des provisions, des ustensiles de chasse, … -Un espace pour les tables à offrandes Les mastabas sont souvent des tombes familiales. On y trouve donc plusieurs puits, et même parfois plusieurs caveaux, dans un même puits, creusés à différentes profondeurs. La profondeur du caveau était un signe de puissance.
  • 16. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE •Le mastaba est à la fois une sépulture pour l'enveloppe charnelle du défunt et le lieu de résidence de son ka. C'est pour cette raison que sa forme rappelle celle d'un palais. oMastaba de Mérésankh III à Gizeh •On y accumulera la nourriture. •On y aménagera de fausses portes à travers lesquelles l’esprit du mort est censé pouvoir rentrer ou sortir.
  • 17. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide à degrés •Le mastaba destiné au corps du roi Djoser, fondateur de la IIIe dynastie, fut construit, pour la première fois en pierre, et surélevé en gradins jusqu’à atteindre 62m de haut. •Pyramide à degrés dont la base est rectangulaire et non carrée comme celle des pyramides ultérieures. Dimensions 109 x 125 mètres à la base. •Elle sera entourée de lieux de culte. •Les constructions seront cernées d’une enceinte haute de 10m. oLe complexe funéraire de Djoser - Saqqarah - 2680 av. J.-C.
  • 18. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 19. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oPeter Behrems, halle des turbines de l'usine AEA, 1909 oLes chapelles de la cour de la fête, Saqqarah - 2680 av
  • 20. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLe tombeau sud et sa chapelle oLe mur d’enceinte
  • 21. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLe portique d’entrée oLes chambres bleues
  • 22. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLes chambres bleues
  • 23. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE • Cet ensemble funéraire était à cette époque le plus grand jamais édifié. Pourquoi? • Djoser fut le premier pharaon aussi puissant et c’est sous son règne que l’Empire fut définitivement unifié. Son tombeau devait manifester l’importance qu’il a eu durant sa vie. • Imhotep, vizir, le plus haut fonctionnaire de Djoser est l’architecte de la pyramide. • Son nom restera étroitement lié aux nouvelles formes et dimensions des ensembles funéraires royaux. Il fut ensuite considéré somme le fils du dieu Ptah, le maître de tous les architectes, et il était encore vénéré sous le Nouvel Empire. oSarcophage d’Imhotep
  • 24. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide à degrés de Meidoum – Première pyramide de Snéfrou
  • 25. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide rhomboïdale – Deuxième pyramide de Snéfrou •Les générations qui suivirent comblèrent les degrés des tombeaux royaux, égalisèrent les parois obliques jusqu’à les rendre lisses et commencèrent à travailler à partir d’un plan carré. La forme géométrique de la pyramide était née. •Des expériences furent nécessaires avant de trouver l’angle parfait. •La pyramide rhomboïdale du roi Snéfrou en témoigne. oLa Rhomboïde, deuxième pyramide de Snéfrou
  • 26. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE - Début de la pyramide à 54o - Changement abrupte à 42o. Il semble que la pyramide a commencé à 60o quand des graves problèmes structurels commencent à apparaître. On élargit la base pour qu’elle devienne de 188.98m et on change l’angle à 54o jusqu’à une hauteur de 49.38m.
  • 27. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE •Elle garde son enveloppe (la plus intacte de toutes les pyramides) faite en pierres blanches brillantes.
  • 28. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE • Deux ouvertures (Nord et Ouest) - Chaque ouverture mène vers un complexe de chambres et de tunnels - Connectés entre eux par un tunnel
  • 29. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les pyramides de Gizeh À ce jour, on a recensé en Égypte plus de 80 pyramides, qui ont été bâties sur une période de 1000 ans. Celles de Gizeh, qui sont les plus hautes, figurent parmi les mieux conservées grâce à la qualité de la construction. Elles sont l’œuvre de trois pharaons de la IVe dynastie: Khéops (Khoufou en égyptien), Khéphren (Khafrê) et Mykérinos (Menkaourê).
  • 30. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Quelques informations: - La pyramide de Khéops (la plus grande) a 146m de haut (elle dépasse la Statue de la Liberté (92m) à New York, le Taj Mahal en Inde (95m) et Saint-Pierre de Rome (139m). - Les Grecs la considéraient comme l’une des Sept Merveilles du monde. - Napoléon a calculé que le volume de pierres de la pyramide de Khéops et des deux pyramides plus petites à côté d’elle suffirait pour élever tout autour de la France un mur de 3m de haut et de 50cm d’épaisseur. « Soldats, » aurait-il crié à son armée, « du haut de ces pyramides quarante siècles vous contemplent ».
  • 31. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Plan du complexe de Gizeh
  • 32. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 33. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Pyramide de Khufu (Khéops): 230.364m sur la base, 137.18m (146m avec enveloppe) Inclinaison de 51.52o Pyramide Khafre (Khephren) 215.8m sur la base, 136.5m de hauteur 53o d’inclinaison Pyramide de Mykérinos (Mycerinus): 108.5m sur la base, 66.5m de hauteur 51o d’inclinaison
  • 34. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE De Khéops, qui fit édifier la grande pyramide, n’existe plus qu’une petite statuette en ivoire haute de 5cm au Musée Égyptien du Caire
  • 35. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 36. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La chambre funéraire, pillée au Moyen Age, se trouve en haut de la Grande Galerie. Elle n’abrite plus qu’un sarcophage en granit rose qui contenait le cercueil de bois du roi embaumé.
  • 37. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Remarquez l’effet extraordinaire qu’exerce la Grande Galerie, un corridor ascendant de 47m de long, dont le plafond est scellé par plusieurs rangées de blocs de pierre formant une voûte en gradins. Dans La Description de l’Égypte, rédigée par les savants ayant accompagné l’expédition de Napoléon, elle est reproduite deux fois, vue d’en haut et d’en bas.
  • 38. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La pyramide fait partie d’un vaste ensemble comprenant le temple bas, relié par une rampe d’accès au temple haut, protégé par une enceinte où s’élèvent aussi la pyramide principale, les pyramides satellites et des mastabas.
  • 39. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE •Techniques de construction: une technologie inconnue Les Égyptiens de l’Ancien et du Moyen Empire ne connaissaient pas la roue. Les blocs de pierre destinés à la pyramide ou aux sculptures monumentales étaient transportés sur des traîneaux. Des contremaîtres donnaient le rythme du travail, un des ouvriers mouillait la voie où allait passer le traîneau. oRestitution d’une peinture murale du Moyen Empire, aujourd’hui détruite, publiée en 1924 dans le livre Voyage à l’oasis de Jupiter Ammon du consul général prussien, le baron Heinrich von Minutoli.
  • 40. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Différentes hypothèses de rampes pour élever les blocs vers les niveaux supérieurs des pyramides: On ignore jusqu’à ce jour comment les pyramides ont été édifiées. Les Égyptiens doivent avoir utilisé des rampes qui s’élevaient en même temps que la pyramide et étaient menées latéralement près des quatre faces de la construction ou en faisaient le tour. Autant que l’on sache, ils ne possédaient pas d’appareils de levage. Il est peu probable qu’ils aient fait hisser les charges par des bœufs sur les rampes étroites.
  • 41. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Théorie de Hancok et Bauval: relation avec la constellation d’Orion Selon Graham Hancock et Robert Bauval, la véritable justification de la Grande Pyramide se trouve dans les étoiles.
  • 42. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La précession, phénomène dû à la rotation de la Terre, amène les constellations à modifier leur position au cours d'un cycle de 25 980 ans. A l'aide de calculs informatiques déterminant la position des astres au-dessus des pyramides en 2 500 avant J.-C., Bauval et Hancock constatèrent que l'une des galeries sud de la Grande Pyramide était très exactement orientée vers Sirius, étoile associée à la déesse égyptienne Isis.
  • 43. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE En revanche, l'axe des autres galeries sud se prolongeait vers la plus basse des trois étoiles du baudrier d'Orion. Cette constellation est censée abriter le dieu Osiris, divinité à l'origine de la civilisation de la vallée du Nil, en une époque lointaine nommée Zep Tepi, ce qui signifie « La Première Fois ». Pour Bauval et Hancock, ces orientations ne sont pas fortuites. Selon eux, les bâtisseurs ont délibérément édifié la Grande Pyramide de telle manière que ses galeries internes soient alignées sur les étoiles. La thèse de la relation entre les pyramides de Gizeh et la constellation d'Orion fut renforcée lorsque Bauval remarqua que la troisième pyramide, la plus petite, n'était pas parfaitement alignée sur les deux autres.
  • 44. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Un lien avec Orion En examinant de près la constellation d'Orion, il constata que les trois étoiles affichaient le même décalage entre elles. Les trois pyramides de Gizeh pouvaient donc constituer une représentation symbolique de ces étoiles. Toutefois, l'angle de baudrier d'Orion ne correspondait pas exactement à la disposition des pyramides de Gizeh. Retournant à leur ordinateur, Bauval et Hancock s'aperçurent que le seul moment où les étoiles du baudrier d'Orion coïncidaient parfaitement avec la position des pyramides se situait en 10 500 avant J.-C.. Ils en déduisirent que les trois pyramides furent achevées aux alentours de 2 500 ans avant J.-C., mais que les plans du site de Gizeh remontent à quelques 8 000 ans plus tôt. Peut-être s'agissait-il, à l'époque, de plans de plates-formes basses, transmis de génération en génération, jusqu'à ce que des bâtisseurs soient techniquement capables d'orienter les galeries internes des pyramides vers ces étoiles. Au seuil de la découverte Bauval et Hancock arrivèrent conjointement aux conclusions suivantes. Selon eux, les concepteurs des plans de Gizeh donnèrent aux Pyramides et au Sphinx des proportions phénoménales dans l'espoir d'en faire un incontournable repère historique qui inciterait les générations futures à en chercher la signification. En outre, pour les deux chercheurs, l'orientation des édifices est intimement liée à la symbolique stellaire. Aussi, seule une civilisation en mesure de comprendre le mouvement des étoiles pourraient être en mesure de percer le secret des pyramides de Gizeh.
  • 45. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le Sphinx de Gizeh Sévère et inaccessible, le Sphinx se dresse, long de 73m, haut de 20m. Son corps de lion surmonté d’une tête de pharaon fait de lui une créature mythique qui a éveillé la curiosité et l’inquiétude du monde antique. L’uraeus ornant son front et la barbe postiche ont disparu, il ne reste des insignes de la dignité pharaonique que la coiffe royale.
  • 46. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Protecteur des pyramides, vénéré plus tard aussi comme une manifestation du dieu solaire, celui que les Arabes, plus tard encore, appelleront avec crainte « le père de l’effroi », se dresse, visible de loin dans le sable du désert.
  • 47. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 48. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les tombes des monarques et des fonctionnaires: demeure d’éternité oTombe d‘Ankhtifi – 2140 av. J.-C. oTrois tombes Beni Hassan – 1930 av. J.-C. Les personnages influents se font construire des tombeaux dans l’espoir d’être associé à l’éternité des Pharaons.
  • 49. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oTombe Sarenpout II – 1880 av. J.-C. oTombe de Kheti – 1950 av. J.-C. La tombe égyptienne se compose généralement de deux parties: - Une partie cachée et souterraine où repose la momie dans un sarcophage, l’esprit du mort y réside; - Une partie visible et accessible qui sert de demeure à l’Osiris ressuscité et de chapelle où les vivants viennent accomplir les rites et apporter les offrandes.
  • 50. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Une stèle fixe la limite entre les deux mondes: porte mystique, symbole du passage du seuil, union entre le monde des vivants et celui des morts. oStèle fausse porte, Ancien Empire, Musée du Caire
  • 51. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La Substitution des images aux êtres  Les images vont remplacer les êtres vivants qui accompagnaient le défunt dans sa tombe.  Ces images se doivent de représenter la réalité aussi clairement que possible.  La représentation doit être complète avant d’être belle.  Chaque chose doit être représentée sous l’angle le plus caractéristique. oPortrait de Hesire, portail de son tombeau, vers 2778, 2723 av. J.C., bois H=115
  • 52. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oLe jardin de Nebamon, vers 1400 av. J.C., peinture murale (64x74.2)
  • 53. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La rigueur du dessin oDétail du mur peint du tombeau de Chnemhotep, vers 1900 av. J.C.: Oiseaux dans un buisson d’acacias
  • 54. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La décoration de la partie visible de la tombe répond à plusieurs fonctions: comme décoration de la demeure du mort, elle perpétue le souvenir des activités terrestres du défunt, comme décoration de la chapelle dédiée à son culte, elle assure symboliquement la célébration des rites d’inhumation et d’animation de la momie. oTombeau de Pachédou, Thèbes No 3 , époque ramesside
  • 55. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les pyramides immenses et impressionnantes provoquent un choc inoubliable au spectateur. Elles sont en réalité un défi pour la raison. La perception qu’elle nous procure est déroutante. C’est par ce fait même qu’elles arrivent à immortaliser le souvenir et à pénétrer le monde de l’éternité des pharaons. Cependant, ces fameuses pyramides, que l’Antiquité elle-même mit au rang des Sept Merveilles du monde, peuvent passer pour une manifestation attardée de l’esprit préhistorique et de son goût pour le gigantesque et l’énorme. Elles sont des chefs-d’œuvre de science architecturale, plutôt que des chefs-d’œuvre de l’architecture. L’art de l’Égypte Ancienne est à rechercher non seulement dans ces pyramides, mais plutôt dans les ruines de ses temples, dont aucun ne nous est parvenu intact.
  • 56. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Emprise de la religion sur la vie → construction de vastes temples de pierre. Nom égyptien du temple = Domaine du dieu ou Maison du dieu. Figuration formelle du mythe, le temple est le corps du dieu qui s’y incarne. Les temples s’apparentent au gigantisme des champs de monolithes et des murailles cyclopéennes. Mais très tôt le sentiment de l’art proprement dit devient Sensible. Comment? L’objectif étant toujours d’assurer l’éternité du souvenir, celui-ci est provoqué par une expérience de vénération au sein d’états d’âmes modifiés par des scansions spatiales successives: rencontre avec les colosses; montée aux terrasses (temple de la reine Hatshepsout); arrivée au temple proprement dit par les voies monumentales; progression d’une enceinte sacrée à l’autre par des pylônes et des cours, des péristyles et des salles hypostyles (complexes sacrés d’Amon, à Karnak et Louksor).
  • 57. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les temples sont en effet les monuments les plus importants et les mieux construits d’Égypte. Bâtis en pierre pour durer, ils ont résisté aux siècles, tandis que les villes et les palais en briques de limon sont retournés en poussière. Ils peuvent être associés aux pyramides et comme tels, construits sur la rive occidentale du Nil, celle des morts. Les temples dédiés aux dieux se trouvent dans les villes, sur la rive orientale. oGizeh, piliers de granit rose de l’intérieur du temple bas de l’ensemble pyramidal de Khéphren oGizeh, rampe d’accès autrefois couverte en calcaire, reliant le temple bas et la pyramide de Khéphren
  • 58. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Temples funéraires de Hatshepsout et de Mentouhotep II oLe cirque de Deir el-Bahari, Temple funéraire de la reine Hatshepsout et de Mentouhotep II - vers 1470 av. J.-C.
  • 59. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La reine Hatshepsout marqua son style de son empreinte et utilisa l’art comme un outil de pouvoir pour souligner sa légitimité et son droit à la souveraineté. Le successeur d’Hatshepsout ne put détruire son Temple des Millions d’Années édifié à Deir el-Bahari, sur la rive gauche de Thèbes, dans un vaste paysage désertique. Un souvenir austère et viril d’un pharaon féminin.
  • 60. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’Architecte: Senenmout, ministre de la reine. La reine l’autorisa à aménager son tombeau sous son temple de Deir el-Bahari oEsquisse de portrait de Senenmout se trouvant dans son tombeau à Deir el-Bahari oStatue de Senenmout avec sa fille Néfroué, granit noir, hauteur 60cm, Le Caire, Musée Égyptien
  • 61. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Dans un vaste cirque rocheux ouvert sur l’Est, un désert impressionnant de sable et de pierre, l’édifice consacré aux dieux Amon, Hathor et Anubis se dresse, à moitié enfoncé dans la montagne. Originalité et intégration au site: Avec ses terrasses bordées de colonnades et ses plans inclinés, cette œuvre est d’une grande originalité, tout en puisant aux traditions du Moyen Empire.
  • 62. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 63. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Axialité: L’axe central du temple funéraire est orienté sur le temple d’Amon à Karnak, une ligne idéale traverse la montagne et rejoint directement la tombe dans la Vallée des Rois.
  • 64. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Il est surtout une démonstration pure et simple de la grandeur d’Hatshepsout. Avec sa triomphale Allée des Sphinges – souvent imitée par la suite – le temple offrait un cadre idéal aux cérémonies d’une souveraine soucieuse de démontrer sa légitimité.
  • 65. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 66. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 67. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Temple d’Horus à Edfou Le grand temple d’Edfou, dédié au dieu Horus, construit entre 237 et 57 av. J.-C., long de 140m et dominé par un pylône haut de 36m. Après la cour du sanctuaire, dont l’édification dura 95 ans, vinrent la grande hypostyle (de 140 à 124), le mur d’enceinte, la cour et le pylône (en 116).
  • 68. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La disposition du temple égyptien dans un ordre parfait reflète l’image de la conception du monde. L’enceinte en mur de brique crue, évoque par ses ondulations l’état liquide du monde avant la création. Sanctuaire 2ème salle Pronaos Cour avec et Naos hypostyle ou 1ere salle colonnade hypostyle Pylône
  • 69. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’entrée du temple est ménagée dans un immense pylône précédé de deux statues d’Horus. Ses parois sont ornées de grands reliefs représentant, entre autres, le roi en train de sacrifier des captifs → pouvoir magique de l’image
  • 70. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE oÉlévation extérieure avec les rainures destinées aux quatre mâts portant les oriflammes Les deux pylônes symbolisent Isis et Nephtys, les deux déesses qui élèvent le disque solaire dans le ciel. Bien que ne datant que du IIe siècle avant notre ère, le grand pylône est l’une des plus grandioses réalisations de l’Égypte pharaonique. Ses 36m de haut se divisent en 10 étages et donnent accès à des chambres. oCoupe et élévation côté cour
  • 71. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La cour est décorée de scènes rituelles illustrant le couronnement et la purification du roi. La colonnade qui entoure la cour est rehaussée de scènes gravées qui représentent le « Triomphe d’Horus ». La cour donne accès au pronaos devant lequel se dressent deux statues du faucon Horus.
  • 72. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Colonnes, chapiteaux et plafond du pronaos du temple. Cette salle est décorée de scènes décrivant la fête de la pose de la première pierre.
  • 73. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le toit pyramidal du sanctuaire divin évoque lui aussi la colline des origines. Le naos se trouve au bout de la longue chaussée ascendante qui traverse le temple, dans une pièce obscure, toujours scellée, le Saint des Saints.
  • 74. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Comme toute création artistique égyptienne, le temple est œuvre de magie. L’art de bâtir est démiurgie. Chaque partie du temple et chaque phase de la construction possèdent une symbolique précise. - Choix du site: aire sacrée entourée d’une enceinte pour la protection des forces hostiles. - Tracé du plan au sol: symboliquement le roi et les dieux assurent l’opération. L’orientation du temple est déterminée en relation avec le dieu dédicataire. Les visées, d’une précision surprenante, se font sur les étoiles. Dans une inscription du temple à Edfou, le roi parle: « J’ai pris le pieu et le maillet par la manche, j’ai empoigné la corde (de mesure) avec la déesse Sefekht; mon regard a suivi la course des étoiles, mon œil s’est tourné vers la Grande Ourse, j’ai mesuré le temps et compté (l’heure) à la clepsydre, alors j’ai établi les quatre angles limitant le temple ». - Creusement des fondations en rapport avec la crue du Nil en rapport avec l’océan primitif. Le temple sort de l’océan comme l’avait fait le tertre des origines. - Le temple achevé est consacré au dieu. Ce rite est appelé donner la maison à son maître. Très grandes fêtes annuelles pour la commémoration de l’évènement. oLe Pharaon et Sechat, déesse de l’écriture et du calcul, délimitent avec une corde le terrain où se dressera le nouveau temple. Cette cérémonie symbolique était nommée « tendre la corde ». Ici la reine Hatchepsout, sous des traits masculins, assiste la déesse. Relief sur bloc de la « Chapelle rouge’ de Hatchepsout à Karnak
  • 75. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Lecture du temple égyptien au niveau du parcours physique Le temple d’Horus à Edfou
  • 76. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE En pénétrant dans le temple, l’homme vit physiquement le passage du monde extérieur au monde divin… Le niveau le plus élevé du temple, construit en pierre, représente le monde solide surgissant des eaux
  • 77. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le Saint des Saints du Temple d’Horus à Edfou
  • 78. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le temple d’Amon à Louqsor oLe pylône et l'allée de Sphinx du temple de Louqsor
  • 79. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Tous les temples funéraires royaux étaient bâtis sur le modèle suivant: Ils sont entourés d’une enceinte gravée de reliefs en creux. La façade est constituée en pylônes et la porte centrale donne accès à une avant-cour souvent péristyle. Se succèdent ensuite une salle hypostyle, un pronaos et un naos. Du pylône au naos, les plafonds s’abaissent, le sol s’élève, les murs se rapprochent : l’espace se rétrécit.
  • 80. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 81. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Cour de Ramsès II avec colonne en forme de papyrus fermés et statues d’Osiris
  • 82. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Colonnade de la cour d’Amenhotep III
  • 83. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Colonnade de l’entrée de la cour d’Amenhotep III (colonnes en fleurs de lotus)
  • 84. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Le temple d’Abou Simbel édifié par Ramsès II (1284 – 1264 av. J.-C.) 33 mètres de façade. Quatre statues de 20 mètres représentant Ramsès II, sculptées directement dans la pierre et autres statues plus petites représentant, sa femme Néfertiti, sa mère Tuya et quelques-unes de ses filles.
  • 85. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Pour établir ses droits sur la Nubie, voisine de l’Égypte au sud, Ramsès II y fit édifier plusieurs temples ou les fit creuser dans le roc. Le plus célèbre d’entre eux, le temple d’Abou Simbel, se trouve au Nord d’Assouan.
  • 86. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE le 22 février et le 22 octobre de chaque année, le soleil pénètre tout au long du temple et illumine les statues des quatre dieux
  • 87. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Les colonnes •Rarement monolithique, la colonne est plutôt formée de blocs de pierre soigneusement taillés et souvent incisés de grandes figures ou d’inscriptions. •D’ordinaire , les colonnes sont placées sur un socle servant de base, et la partie haute est travaillée de telle manière qu’elle prend la forme d’un chapiteau. •Elle supporte en principe la couverture d’un édifice. Les fûts sont de forme puissante et très rapprochés, de façon à soutenir sans risque les lourdes masses des pierres posées en linteaux. oKarnak, temple d’Amon, colonnes campaniformes de la salle hypostyle, XIXe dynastie (1294 – 1213 av. J.-C.)
  • 88. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE • Une série de types se sont imposés. Ils sont en relation avec des plantes comme le lotus et le papyrus. Elles évoquent le souvenir direct de constructions primitives en bois. Mais il n’est pas sûr que ces colonnes sont les plus premières qui aient évolué à partir des colonnes de bois. • En revanche, ces colonnes manifestent clairement le souci de rompre avec les masses brutes des pyramides et des mastabas. • L’architecte a cherché à impressionner l’œil par le jeu des formes massives partageant l’espace et de grandes figures et instructions, qu’on devait apercevoir dans une demi-lumière glissant entre les fûts. • Les recherches sur les formes des colonnes ont été très diverses.
  • 89. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE De toutes les colonnes égyptiennes, ce sont les plus élégantes, et le dessin subtil du fût, qui suggère à la fois le poids et l’élan, peut se comparer aux plus belles trouvailles de l’art ogival. oLouxor, temple d’Amon, colonnes lotiformes fasciculées de la deuxième cour, XVIIIe dynastie (1390 – 1352 av. J.-C.)
  • 90. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’art égyptien offre des formes plus simples oLouxor, temple d’Amon, colonnes campaniformes de la grande colonnade d’Aménophis III, XVIIIe dynastie (1390 – 1352 av. J.-C.) Fût taillé à facettes, base ronde, chapiteau plat, sont tous dépourvus de moulurations oDeir el-Bahari, chapelle d’Anubis, colonnes cannelées, deuxième terrasse
  • 91. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE À l’inverse, d’autres colonnes égyptiennes touchent directement à la sculpture. La présence de ces visages rompt l’unité de l’architecture. Mais il est arrivé que les Égyptiens se plaisaient à rompre la nudité des colonnes par un décor de peintures ou même de bas-reliefs, à titre simplement esthétique. On sent la création d’une « forme » et le plaisir d’en jouer. Or cette forme allait avoir un rôle capital dans toute l’architecture jusqu’à nos oDeir el-Bahari, temple de la reine Hatshepsout, colonne hathorique représentant le visage jours… de la déesse Hathor, avec sa face humaine, ses oreilles de vache et da large perruque, XVIIIe dynastie (1478 –
  • 92. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE L’obélisque Les obélisques représentent une des formes les plus caractéristiques de l’art égyptien. Ce sont de grands monolithes de section carrée, au fût légèrement effilé, terminé par un pyramidion souvent plaqué d’or. La symbolique: l’obélisque rappelle la création de l’Univers, que le soleil renouvelle à chaque aurore. Symbole d’un début et d’un cycle, il fut d’abord placé à l’entrée des tombes, puis à celle des temples. Isolé, il est la référence absolue des cultes solaires archaïques, égyptiens et autres. Dans la cosmologie égyptienne, il représente l’évènement initial, le moment où la colline primordiale émergera de la masse informe des eaux de l’océan, avec au-dessus d’elle le soleil matérialisé par une pierre plantée, son rayon pétrifié.
  • 93. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE Méthode possible de l’érection des obélisques
  • 94. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE
  • 95. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE La plupart des constructions faites avec des matériaux périssables (briques faites de la boue mélangée avec de la paille) ont disparu. Ne reste de l’architecture égyptienne que les constructions en pierre, œuvres faites pour l’éternité (temples / tombeaux). Les villes situées sur les rives du Nil ont disparu à cause des inondations répétitives. Il ne reste que quelques exceptions, Ex. village des artisans funéraires de Deir El Medineh oLe « guetto » des artisans funéraires situé dans une vallée facile à observer – le village de Deir El Medineh
  • 96. UNIVERSITE SAINT-ESPRIT DE KASLIK HISTOIRE ET THEORIE DE L’ARCHITECTURE I FACULTE DES BEAUX-ARTS ET DES ARTS APPLIQUES 201220/04/ÉGYPTE • Superficie de 5600 m² • Contient 70 maisons abritant des familles d’artisans et d’artistes , à peu près 500 personnes • Une avenue centrale avec quelques étroites ruelles • Maisons d’un seul étage avec un toit terrasse, faites de briques séchées au soleil, crépies de blanc et aux portes rouges • Sur les montants des portes étaient tracés, en hiéroglyphes rouges, les noms de ceux qui vivaient dans la maison • Les habitants de ce village étaient les artisans spécialistes des tombeaux • Leurs tombeaux étaient creusés dans les rochers au-dessus du village et aménagés dans les règles de l’art. Souvent une petite pyramide couronnait l’entrée du tombeau – le symbole séculaire des tombeaux royaux était devenu un bien public. oEntrée restaurée du tombeau de Sennedjem oModèle en pierre d’époque gréco-romaine