Les agriculteurs et les systèmes alimentaires
Quel avenir pour l'agriculture à petite échelle ?
Briefing de Bruxelles n° 60, 26 février 2020
Elizabeth Nsimadala
Présidente de la PAFO et de l'EAFF
PAFO
Instance continentale qui regroupe des
organisations paysannes régionales en Afrique
MEMBRES
5 OPR, 80 OPN, plus de 80 millions de petits
agriculteurs répartis dans 49 pays
Vision
Une agriculture africaine dynamique,
prospère et durable capable de garantir la
sécurité et la souveraineté alimentaires, et
notamment le développement socio-
économique.
Mission
Représenter les intérêts des agriculteurs
africains et promouvoir le développement
de l’agriculture africaine.
Système alimentaire : définition
• L’université d’Oxford définit le système alimentaire
comme « un réseau complexe d'activités impliquant la
production, la transformation, le transport et la
consommation » – en d’autres termes, il s’agit de la
chaîne de valeur de la ferme à l’assiette. Divers enjeux
sous-tendent le système alimentaire : la gestion et la
dimension économique de la production alimentaire,
sa durabilité, le volume du gaspillage alimentaire, les
effets de la production d'aliments sur l’environnement
et les conséquences de l'alimentation sur la santé des
individus et des populations.
Système alimentaire mondial
• Le système alimentaire mondial peut être
décrit, en termes simples, comme le
processus de production, de transformation
et de distribution des aliments dans le
monde entier. Il vise à « nourrir la planète »
et à « réduire la faim et la malnutrition » par
le biais d’échanges commerciaux en
augmentant la disponibilité, l'accessibilité,
l'utilisation et la stabilité des denrées
alimentaires.
Problèmes du système alimentaire africain
Où est-ce que le bât blesse ?
1- Le changement climatique
• Les phénomènes climatiques récents représentent de loin la
menace la plus sérieuse pour le système alimentaire africain.
L’Afrique australe a été ravagée par les sécheresses. L’Afrique
orientale a subi une importante invasion d'insectes (criquets)
qui est devenue incontrôlable – au Kenya, les agriculteurs ont
même demandé au gouvernement de déclarer ce
phénomène « catastrophe naturelle », puisqu'il n'a pas été en
mesure de contrôler sa propagation. Cet épisode a succédé à
une invasion de chenilles légionnaires d'automne et à des
inondations. Il est donc nécessaire de débloquer de toute
urgence des fonds pour permettre à l’Afrique de
s’adapter aux changements climatiques, les atténuer et y
réagir, et d’aider le contient à mettre fin à la crise alimentaire
majeure qu’il traverse.
2- Manque de soutien aux producteurs
• Les agriculteurs africains utilisent toute une série de
systèmes de production et de pratiques (traditionnelles,
conventionnelles ou modernes). Il s’agit d’agriculteurs
familiaux, gérant des exploitations de toutes tailles, ainsi
que d’éleveurs et de pêcheurs souvent marginalisés. Le
continent importe des denrées alimentaires d’une valeur
d’environ 40 milliards de dollars par an, ce qui signifie qu’à
l’heure actuelle, les agriculteurs africains ne sont pas en
mesure de nourrir leur continent. Ils pourraient toutefois y
parvenir s’ils bénéficiaient de mesures d’aide suffisantes :
intégration dans les systèmes de production existants, mise
en place d’organisations paysannes adéquates,
établissement de partenariats appropriés, soutien des
gouvernements. Il est impératif d’apporter une aide
adéquate aux agriculteurs africains pour qu’ils puissent être
en mesure de nourrir les générations futures.
3- Politiques agricoles
• C’est bien connu, l’Afrique regorge de politiques en tous
genres : PDDAA ; politiques agricoles nationales, régionales et
internationales ; politiques sur l’intégration régionale, sur le
changement climatique, etc. Or, la plupart du temps, ces
politiques ne font pas l’objet de recherches approfondies, les
consultations ne sont pas suffisantes, le travail de sensibilisation
est mal fait et l’appropriation est aléatoire. Ce manque de
cohérence se traduit par un manque de ressources et une
mauvaise application des politiques existantes. Nous savons que
la plupart des accords commerciaux internationaux ne sont pas
favorables à l’Afrique, nos experts n’affirment pas le contraire.
De plus, sur le continent, le sujet de l’alimentation a été politisé,
rendant inefficaces certaines des grandes politiques en la
matière. Nous nous retrouvons donc dans une situation où nous
sommes victimes de dumping alimentaire, d’accaparement de
terres et de concurrence déloyale de la part de denrées
produites ailleurs.
4- Investissements dans l’agriculture
• On dit que les bonnes politiques s’accompagnent
d’investissements judicieux. Or, les politiques de
soutien aux pratiques agroécologiques, à l’agriculture
familiale ou à l’agriculture conventionnelle se
traduisent rarement par des investissements, en
particulier pour aider les petits producteurs.
Pourtant, de nombreuses possibilités
d’investissement existent, notamment dans les
domaines du traitement post-récolte, des
infrastructures et de la distribution, de la création de
valeur ajoutée, de l’inclusion financière et de
l’agriculture intelligente face au climat. Les outils
d’investissement développés pour les populations
pauvres sont peu efficaces, car ils sont souvent mal
conçus et leur durée de vie est trop courte.
5- Données et informations
• Compte tenu des défis actuels auxquels notre
agriculture est confrontée, il est nécessaire de
créer une autoroute de l’information alimentée
par les données et les analyses actuelles. L’Afrique
dans son ensemble est incapable de mettre en
place ce dispositif, car les efforts déployés dans ce
domaine sont très fragmentés. Nous allons devoir
apprendre à faire converger les données et les
informations pour qu’elles aient un sens et,
surtout, pour faciliter la planification.
Notre rôle en tant qu’OP
• Il existe divers exemples du soutien apporté par les
OP en matière de gestion des différents systèmes
alimentaires. En Afrique occidentale (Sénégal et
Mali), nous disposons d’associations d’agriculteurs
bien établies qui soutiennent l’agriculture familiale.
Nous considérons qu’il s’agit là de l’un des processus
permettant de mettre en œuvre l’Agenda 2030 par
l’intermédiaire du FNUD. En Ouganda, au Rwanda et
en Éthiopie, il existe diverses coopératives
compétentes en matière de regroupement et de
valeur ajoutée. En Afrique du Nord, les agriculteurs
soudanais et marocains sont capables de cultiver
leurs terres dans des conditions arides, tandis qu’en
Afrique australe, les paysans sont spécialisés dans
l’agriculture de précision.
Notre regard sur la situation actuelle
• Dans les pays où les organisations
paysannes sont peu développées, les
coûts des importations alimentaires
sont très élevés, la situation politique
est relativement instable, les
écosystèmes se dégradent et la dette
nationale est très élevée.
Le système alimentaire voulu par les agriculteurs
• En tant qu’Africains, nous voulons un (des) système(s)
alimentaire(s) capable(s) de restaurer la dignité des
agriculteurs du continent. Nous voulons un système
qui tient compte de la diversité des systèmes de
production, qu’ils soient résistants ou durables. Nous
voulons un système qui ne marginalise pas les
producteurs de bétail ou de poisson. Nous voulons
un système qui place les agriculteurs au centre des
préoccupations, qui les considère comme un
investissement nécessaire pour « nourrir la planète »
et « réduire la faim et la malnutrition » – en d’autres
mots, nous voulons un système qui implique les
Et ensuite ?
• Les organisations de producteurs disposent de
nombreuses ressources et celles-ci doivent être
mobilisées afin que la nourriture puisse être
disponible, accessible, exploitée et produite de
manière durable. Les agriculteurs africains ont dû
se battre pour mettre en place une organisation
nationale et régionale comme la PAFO. Nous
avons un message à vous adresser, ainsi qu’à
toutes les personnes concernées : « Ne mordez
pas la main qui vous nourrit. »
PARTICIPATION DE LA PAFO
AUX BRIEFINGS DU CTA
• Représentée par les dirigeants de nos OP et des
entrepreneurs, l’Afrique a participé à 54 des 60
briefings de Bruxelles. Le premier briefing consacré à
l’agriculture africaine a eu lieu le 17 octobre 2007 et
avait pour thème l’état d’avancement de l’agriculture
en Afrique. Cinq briefings continentaux ont été
organisés en Afrique : en septembre 2010, au
Cameroun, sur l’accès à la terre ; au Burkina Faso, sur
le changement climatique ; en 2014, au Kenya, sur la
promotion de modèles de financement inclusifs pour
les agriculteurs en Afrique ; en novembre 2015, en
Afrique du Sud, sur l’agroalimentaire et les PPP ; et
en octobre 2016, au Ghana, sur les jeunes dans
l’agribusiness.
Et ensuite ?
• Grâce au CTA, nous avons pu : améliorer notre stratégie de
communication ; organiser des formations sur les TIC au
service de l’agriculture et d’autres outils en ligne ; contribuer
à des consultations sur le changement climatique et
l’utilisation des drones ; participer à des partenariats comme
le projet MUUIS en Ouganda et le projet E-extension au
Kenya. Ces expériences nous ont permis d’organiser des
ateliers de capitalisation d’expérience sous forme d’échanges,
de réunions d’apprentissage, de sessions d’écriture et
d’ateliers dans la région du Pacifique, en Inde et dans
d’autres pays. Les publications dans le magazine Spore ont
permis de faire connaître les supports et les documents que
nous avons élaborés avec le soutien du CTA. De nombreuses
start-up spécialisées dans les TIC sont soutenues dans les
pays ACP.
En conclusion
• Nous devons garder à l’esprit la rigueur dont nous avons
tous fait preuve dans le cadre de nos rapports aux autres
partenaires.
• Enfin, au sein de la PAFO, nous sommes capables de
mesurer les bons résultats obtenus grâce au partenariat,
notamment les Briefings de Bruxelles sur les agriculteurs et
les organisations paysannes en Afrique, ainsi que les
échanges relatifs à la gestion des connaissances – des
mesures qu’il faut soutenir en permanence. En nous
associant au CTA dans toutes ces activités, nous avons
acquis des compétences suffisantes et nous espérons que
l’UE et les pays ACP, dans le cadre d’un partenariat
conjoint, nous accorderont la possibilité de gérer ces
activités au nom des agriculteurs du monde entier, mais
aussi de mettre à profit des partenariats déjà existants,
comme le FO4ACP.
MERCI

Briefing de Bruxelles n.60; Elizabeth Nsimadala: Agriculteurs et systèmes alimentaires : quel avenir pour l’agriculture familiale ?

  • 1.
    Les agriculteurs etles systèmes alimentaires Quel avenir pour l'agriculture à petite échelle ? Briefing de Bruxelles n° 60, 26 février 2020 Elizabeth Nsimadala Présidente de la PAFO et de l'EAFF
  • 2.
    PAFO Instance continentale quiregroupe des organisations paysannes régionales en Afrique MEMBRES 5 OPR, 80 OPN, plus de 80 millions de petits agriculteurs répartis dans 49 pays Vision Une agriculture africaine dynamique, prospère et durable capable de garantir la sécurité et la souveraineté alimentaires, et notamment le développement socio- économique. Mission Représenter les intérêts des agriculteurs africains et promouvoir le développement de l’agriculture africaine.
  • 3.
    Système alimentaire :définition • L’université d’Oxford définit le système alimentaire comme « un réseau complexe d'activités impliquant la production, la transformation, le transport et la consommation » – en d’autres termes, il s’agit de la chaîne de valeur de la ferme à l’assiette. Divers enjeux sous-tendent le système alimentaire : la gestion et la dimension économique de la production alimentaire, sa durabilité, le volume du gaspillage alimentaire, les effets de la production d'aliments sur l’environnement et les conséquences de l'alimentation sur la santé des individus et des populations.
  • 4.
    Système alimentaire mondial •Le système alimentaire mondial peut être décrit, en termes simples, comme le processus de production, de transformation et de distribution des aliments dans le monde entier. Il vise à « nourrir la planète » et à « réduire la faim et la malnutrition » par le biais d’échanges commerciaux en augmentant la disponibilité, l'accessibilité, l'utilisation et la stabilité des denrées alimentaires.
  • 5.
    Problèmes du systèmealimentaire africain Où est-ce que le bât blesse ?
  • 6.
    1- Le changementclimatique • Les phénomènes climatiques récents représentent de loin la menace la plus sérieuse pour le système alimentaire africain. L’Afrique australe a été ravagée par les sécheresses. L’Afrique orientale a subi une importante invasion d'insectes (criquets) qui est devenue incontrôlable – au Kenya, les agriculteurs ont même demandé au gouvernement de déclarer ce phénomène « catastrophe naturelle », puisqu'il n'a pas été en mesure de contrôler sa propagation. Cet épisode a succédé à une invasion de chenilles légionnaires d'automne et à des inondations. Il est donc nécessaire de débloquer de toute urgence des fonds pour permettre à l’Afrique de s’adapter aux changements climatiques, les atténuer et y réagir, et d’aider le contient à mettre fin à la crise alimentaire majeure qu’il traverse.
  • 7.
    2- Manque desoutien aux producteurs • Les agriculteurs africains utilisent toute une série de systèmes de production et de pratiques (traditionnelles, conventionnelles ou modernes). Il s’agit d’agriculteurs familiaux, gérant des exploitations de toutes tailles, ainsi que d’éleveurs et de pêcheurs souvent marginalisés. Le continent importe des denrées alimentaires d’une valeur d’environ 40 milliards de dollars par an, ce qui signifie qu’à l’heure actuelle, les agriculteurs africains ne sont pas en mesure de nourrir leur continent. Ils pourraient toutefois y parvenir s’ils bénéficiaient de mesures d’aide suffisantes : intégration dans les systèmes de production existants, mise en place d’organisations paysannes adéquates, établissement de partenariats appropriés, soutien des gouvernements. Il est impératif d’apporter une aide adéquate aux agriculteurs africains pour qu’ils puissent être en mesure de nourrir les générations futures.
  • 8.
    3- Politiques agricoles •C’est bien connu, l’Afrique regorge de politiques en tous genres : PDDAA ; politiques agricoles nationales, régionales et internationales ; politiques sur l’intégration régionale, sur le changement climatique, etc. Or, la plupart du temps, ces politiques ne font pas l’objet de recherches approfondies, les consultations ne sont pas suffisantes, le travail de sensibilisation est mal fait et l’appropriation est aléatoire. Ce manque de cohérence se traduit par un manque de ressources et une mauvaise application des politiques existantes. Nous savons que la plupart des accords commerciaux internationaux ne sont pas favorables à l’Afrique, nos experts n’affirment pas le contraire. De plus, sur le continent, le sujet de l’alimentation a été politisé, rendant inefficaces certaines des grandes politiques en la matière. Nous nous retrouvons donc dans une situation où nous sommes victimes de dumping alimentaire, d’accaparement de terres et de concurrence déloyale de la part de denrées produites ailleurs.
  • 9.
    4- Investissements dansl’agriculture • On dit que les bonnes politiques s’accompagnent d’investissements judicieux. Or, les politiques de soutien aux pratiques agroécologiques, à l’agriculture familiale ou à l’agriculture conventionnelle se traduisent rarement par des investissements, en particulier pour aider les petits producteurs. Pourtant, de nombreuses possibilités d’investissement existent, notamment dans les domaines du traitement post-récolte, des infrastructures et de la distribution, de la création de valeur ajoutée, de l’inclusion financière et de l’agriculture intelligente face au climat. Les outils d’investissement développés pour les populations pauvres sont peu efficaces, car ils sont souvent mal conçus et leur durée de vie est trop courte.
  • 10.
    5- Données etinformations • Compte tenu des défis actuels auxquels notre agriculture est confrontée, il est nécessaire de créer une autoroute de l’information alimentée par les données et les analyses actuelles. L’Afrique dans son ensemble est incapable de mettre en place ce dispositif, car les efforts déployés dans ce domaine sont très fragmentés. Nous allons devoir apprendre à faire converger les données et les informations pour qu’elles aient un sens et, surtout, pour faciliter la planification.
  • 11.
    Notre rôle entant qu’OP • Il existe divers exemples du soutien apporté par les OP en matière de gestion des différents systèmes alimentaires. En Afrique occidentale (Sénégal et Mali), nous disposons d’associations d’agriculteurs bien établies qui soutiennent l’agriculture familiale. Nous considérons qu’il s’agit là de l’un des processus permettant de mettre en œuvre l’Agenda 2030 par l’intermédiaire du FNUD. En Ouganda, au Rwanda et en Éthiopie, il existe diverses coopératives compétentes en matière de regroupement et de valeur ajoutée. En Afrique du Nord, les agriculteurs soudanais et marocains sont capables de cultiver leurs terres dans des conditions arides, tandis qu’en Afrique australe, les paysans sont spécialisés dans l’agriculture de précision.
  • 12.
    Notre regard surla situation actuelle • Dans les pays où les organisations paysannes sont peu développées, les coûts des importations alimentaires sont très élevés, la situation politique est relativement instable, les écosystèmes se dégradent et la dette nationale est très élevée.
  • 13.
    Le système alimentairevoulu par les agriculteurs • En tant qu’Africains, nous voulons un (des) système(s) alimentaire(s) capable(s) de restaurer la dignité des agriculteurs du continent. Nous voulons un système qui tient compte de la diversité des systèmes de production, qu’ils soient résistants ou durables. Nous voulons un système qui ne marginalise pas les producteurs de bétail ou de poisson. Nous voulons un système qui place les agriculteurs au centre des préoccupations, qui les considère comme un investissement nécessaire pour « nourrir la planète » et « réduire la faim et la malnutrition » – en d’autres mots, nous voulons un système qui implique les
  • 14.
    Et ensuite ? •Les organisations de producteurs disposent de nombreuses ressources et celles-ci doivent être mobilisées afin que la nourriture puisse être disponible, accessible, exploitée et produite de manière durable. Les agriculteurs africains ont dû se battre pour mettre en place une organisation nationale et régionale comme la PAFO. Nous avons un message à vous adresser, ainsi qu’à toutes les personnes concernées : « Ne mordez pas la main qui vous nourrit. »
  • 15.
    PARTICIPATION DE LAPAFO AUX BRIEFINGS DU CTA • Représentée par les dirigeants de nos OP et des entrepreneurs, l’Afrique a participé à 54 des 60 briefings de Bruxelles. Le premier briefing consacré à l’agriculture africaine a eu lieu le 17 octobre 2007 et avait pour thème l’état d’avancement de l’agriculture en Afrique. Cinq briefings continentaux ont été organisés en Afrique : en septembre 2010, au Cameroun, sur l’accès à la terre ; au Burkina Faso, sur le changement climatique ; en 2014, au Kenya, sur la promotion de modèles de financement inclusifs pour les agriculteurs en Afrique ; en novembre 2015, en Afrique du Sud, sur l’agroalimentaire et les PPP ; et en octobre 2016, au Ghana, sur les jeunes dans l’agribusiness.
  • 16.
    Et ensuite ? •Grâce au CTA, nous avons pu : améliorer notre stratégie de communication ; organiser des formations sur les TIC au service de l’agriculture et d’autres outils en ligne ; contribuer à des consultations sur le changement climatique et l’utilisation des drones ; participer à des partenariats comme le projet MUUIS en Ouganda et le projet E-extension au Kenya. Ces expériences nous ont permis d’organiser des ateliers de capitalisation d’expérience sous forme d’échanges, de réunions d’apprentissage, de sessions d’écriture et d’ateliers dans la région du Pacifique, en Inde et dans d’autres pays. Les publications dans le magazine Spore ont permis de faire connaître les supports et les documents que nous avons élaborés avec le soutien du CTA. De nombreuses start-up spécialisées dans les TIC sont soutenues dans les pays ACP.
  • 17.
    En conclusion • Nousdevons garder à l’esprit la rigueur dont nous avons tous fait preuve dans le cadre de nos rapports aux autres partenaires. • Enfin, au sein de la PAFO, nous sommes capables de mesurer les bons résultats obtenus grâce au partenariat, notamment les Briefings de Bruxelles sur les agriculteurs et les organisations paysannes en Afrique, ainsi que les échanges relatifs à la gestion des connaissances – des mesures qu’il faut soutenir en permanence. En nous associant au CTA dans toutes ces activités, nous avons acquis des compétences suffisantes et nous espérons que l’UE et les pays ACP, dans le cadre d’un partenariat conjoint, nous accorderont la possibilité de gérer ces activités au nom des agriculteurs du monde entier, mais aussi de mettre à profit des partenariats déjà existants, comme le FO4ACP.
  • 18.