EVOLUTION DES
ORGANISATIONS
PAYSANNES EN AFRIQUE
Yaoundé le 03 Décembre 2013
Briefing continental
Mamadou GOÏTA
IRPAD
CONSIDERATIONS
PRELIMINAIRES


Il est important de définir les
FINALITES
de l’Agriculture en
Afrique. Ceci n’est pas le cas dans
beaucoup
de
pays
africains
actuellement.
Cet
exercice
de
définition de la finalité ou des finalités
des activités agricoles, pastorales,
halieutique et de foresterie est un
point de départ indispensable pour
aborder les autres aspects importants
de la vision des pays.
RAPPEL HISTORIQUE


Quatre grandes périodes depuis les
indépendances :



De 1960 à1970 : première décennie du
développement proclamée par les Nations
Unies. Mise en œuvre de grands projets de
développement appelés par la suite « les
éléphants blancs » à cause de leur
surdimensionnement par rapport aux
capacités de reprise des pays bénéficiaires.
C’est la période de pré-organisation des OP
dans leur configuration actuelle à partir des
formes traditionnelles et souvent
RAPPEL HISTORIQUE (Suite)
De 1970 à 1980: début de l'ère de la
reconnaissance de la satisfaction des
besoins fondamentaux. C’est la deuxième
décennie du développement proclamée par
les Nations Unies. C’est le début de la
période d'endettement et de la crise qui s’en
est suivie. Cette période a aussi été marquée
au Sahel par la grande sécheresse du début
des années 70’. La première génération des
OP de différentes natures a commencé à
émerger pour faire face aux problèmes dont
l’agriculture commençait à faire face.
RAPPEL HISTORIQUE (Suite)


De 1980 à 1990: crise de l'endettement
et mise en œuvre des Programmes
d'Ajustement Structurel (P.A.S). Les
premiers résultats des P.A.S sont
apparus et plusieurs acteurs ont
enclenché des réflexions sur la
dimension sociale à inclure dans les
P.A.S. Période de prolifération des OP
de développement pour tenter de
prendre en charge les actions jadis
entreprises par les états. Cette période a
été marquée par une exacerbation du
phénomène de la pauvreté et de
l’injustice sociale.
RAPPEL HISTORIQUE (Suite)


De 1990 à nos jours: renforcement de
l’idéologie de la globalisation de
l'économie
avec
une
place
prépondérante accordée au marché en
tant
qu’acteur.
Apparition
de
mouvements sociaux au Sud et au Nord
pour proposer une autre forme de
mondialisation. Les OP ont vite compris
qu’elles ne peuvent pas rester isolées
pour agir: mise en place des faîtières
nationales et réflexion pour les réseaux
RAPPEL HISTORIQUE (Suite et fin)
Il faut signaler que le début des années 2000 a connu
l’apparition des réseaux d’OP au niveau régional et au
niveau panafricain avec la naissance de:
© ROPPA en 2000,
© EAFF en 2001
© SACAU en 2003
© PROPAC en 2004
© UMAGRI en 2008.
@ La PAFO a vu le jour en 2010 pour prolonger les
fonctions
NB: Ces réseaux régionaux se sont construits sur des
plateformes nationales qui commençaient à défendre sur
les territoires nationaux les intérêts des producteurs.

LES GRANDES FONCTIONS
DES OP
Les OP jouent plusieurs fonctions et
dans certains cas ces fonctions ont
évolué dans le temps. Il s’agit entre
autres :
 Fonctions économiques :
Production, transformation,
commercialisation des biens et des
services, gestion des facteurs de
production, fourniture de services
économiques…
LES GRANDES FONCTIONS DES
OP (Suite et fin)
Fonction de représentation et de
défense des intérêts : Défense des
intérêts des groupes et plaidoyer à
l’échelon local et parfois régional, national
et international.
 Fonctions de partage de l’information et
de renforcement des capacités :
Communication interne et externe et
renforcement des capacités
 Fonctions de coordination :
Etablissement de liens aux échelons local
et mondial et cela dans plusieurs domaines

LES RÔLES SPECIFIQUES
DES OP
Fournir des services économiques
aux membres à différents niveaux;
 Informateur et éducateur des
différents acteurs impliqués dans
les dynamiques du développement;
 Formateur des populations à la
base et des Organisations
Paysannes en vue de renforcer
leurs capacités d’analyse et
d’action;

RÔLES SPECIFIQUES DES OP
(Suite et fin)
Capitalisation des expériences en
vue de proposer des alternatives au
développement;
 Chercheur pour mieux clarifier les
perceptions des acteurs par rapport
aux différentes problématiques
Agricoles;
 La mise en réseaux / alliances des
organisations à différents niveaux.

UN POINT DE DEPART EN AFRIQUE:
LES DEFIS A RELEVER
©








le sens du combat est d’arriver à créer une plus
grande synergie d’action entre les différents types
d’OP à différents niveaux. Elles sont confrontées à
plusieurs défis dont entre autres :
Le défi de l’organisation;
Le défi de la proposition d’alternatives;
Le défi de la création d’alliances avec d’autres
acteurs au profit des OP;
Le défi de la socialisation de l’information et de la
communication;
Le défi du financement et de la sécurisation des
ressources;
La faiblesse de l’industrialisation (industrie agroalimentaire)
LES RISQUES DONT FONT
FACE LES EF EN AFRIQUE

Risques
économiques

EF
Moyens d’existence
durables

Risques sociaux et
politiques (internes)

Risques naturels et
techniques
DIFFERENTS NIVEAUX DE
STRATIFICATION DES
INVESTISSEMENTS
Capacités à influencer
la formulation des
politiques agricoles et
autres

avoir plus de pouvoir
sur les marchés des
produits Agrcoles

Améliorer les
ressources de base

Moyens d'existence
des producteurs
Renforcer le capital
humain et social
QUELQUES REVENDICATIONS
POUR LES
INVESTISSEMENTS
 Domaines d’investissement
Accès aux
ressources
financières

Accès aux
marchés

Accès aux
marchés et
autres
ressources
liées

Accès aux
droits
sociaux,
économiques
et politiques

Maîtrise des
liens entre les
difféents
niveaux des
produits
Système
financier et
bancaire

Différentiation
des niveaux
de marchés

ccès aux
services
publiques
Industries
agroélémentaires
SCHEMA GLOBAL DE LA
LUTTE PAYSANNE
QUELQUES COMBATS
SPECIFIQUES









Soutenir l’agriculture familiale pour qu’elle puisse être plus performante et
plus moderne dans une optique de durabilité. Il faut signaler qu’en Afrique,
c’est cette agriculture familiale qui nourrit les populations et donc assure la
sécurité alimentaire.
Soutenir la mise en place des stocks de souveraineté alimentaire avec une
priorité à l’approvisionnement avec la production locale, nationale, régionale.
Mettre en place des mécanismes de soutien à l’agriculture africaine (sous
forme de subventions à la production et de subvention à la consommation)
pour prendre en charge les investissements, la maîtrise de l’eau de façon
durable ainsi que d’autres contraintes majeures. Il est impératif de
développement les alternatives agro-écologiques au détriment du model
d’agriculture industrielle. Les mouvements sociaux en Afrique doivent
combattre cette forme d’agriculture prônée par les multinationales et certains
pays riches qui ne pourra être que destructrice car exclusive pour l’exploitation
agricole familiale qui est la forme dominante de l’agriculture en Afrique.
Assurer une meilleure organisation des marchés locaux, sous-régionaux et
régionaux de céréales à travers entre autres les bourses de céréales qui
mettent les producteurs et les consommateurs en lien et qui ne sont pas des
bourses spéculatives.
Donner des revenus rémunérateurs aux producteurs pour assurer des
investissements dans les exploitations mais aussi pour les permettre de
prendre en charge les besoins liés aux services sociaux de base.
AUTRES SOLUTIONS
ALTERNATIVES -Suite








Promouvoir la sécurité sociale pour les producteurs et mettre en
place des fonds de calamités, des fonds d’assurance récolte pu
d’assurance agricole qui constituent des modes de gestion du
changement climatique et ses conséquences ;
Mettre en place des fonds de transformation/valorisation des
produits locaux et assurer la promotion de ces produits.
Mettre en place des programmes de recherches participatives et
les intégrer dans le dispositif national de la recherche. La
souveraineté de la recherche doit être affirmée.
Assurer la formation et l’installation des jeunes agriculteurs,
pêcheurs et pastoralistes/éleveurs dans une logique de création
d’emplois, de création de richesses et de renouvellement des chefs
et cheffes d’exploitations.
Régler les questions foncières ou agraires en prenant en compte
les réalités de chaque pays. Il sera important d’éviter la
« titrisation » des terres qui ne peut que conduire à la privatisation
du patrimoine foncier national. Le bradage du patrimoine foncier ne
peut conduire à des conflits difficiles à gérer. Il faut avoir un
moratoire sur la vente des terres des pays africains qui devient un
phénomène inquiétant dans les différents pays.
AUTRES SOLUTIONS
ALTERNATIVES -Suite et fin

Elaborer et mettre en œuvre des
politiques agricoles basées sur la
souveraineté alimentaire qui fait de
l’alimentation, la production et d’autres
sujets liés, des questions de droits
humains.
C’EST TOUT POUR LE
MOMENT!!!

EVOLUTION DES ORGANISATIONS PAYSANNES EN AFRIQUE

  • 1.
    EVOLUTION DES ORGANISATIONS PAYSANNES ENAFRIQUE Yaoundé le 03 Décembre 2013 Briefing continental Mamadou GOÏTA IRPAD
  • 2.
    CONSIDERATIONS PRELIMINAIRES  Il est importantde définir les FINALITES de l’Agriculture en Afrique. Ceci n’est pas le cas dans beaucoup de pays africains actuellement. Cet exercice de définition de la finalité ou des finalités des activités agricoles, pastorales, halieutique et de foresterie est un point de départ indispensable pour aborder les autres aspects importants de la vision des pays.
  • 3.
    RAPPEL HISTORIQUE  Quatre grandespériodes depuis les indépendances :  De 1960 à1970 : première décennie du développement proclamée par les Nations Unies. Mise en œuvre de grands projets de développement appelés par la suite « les éléphants blancs » à cause de leur surdimensionnement par rapport aux capacités de reprise des pays bénéficiaires. C’est la période de pré-organisation des OP dans leur configuration actuelle à partir des formes traditionnelles et souvent
  • 4.
    RAPPEL HISTORIQUE (Suite) De1970 à 1980: début de l'ère de la reconnaissance de la satisfaction des besoins fondamentaux. C’est la deuxième décennie du développement proclamée par les Nations Unies. C’est le début de la période d'endettement et de la crise qui s’en est suivie. Cette période a aussi été marquée au Sahel par la grande sécheresse du début des années 70’. La première génération des OP de différentes natures a commencé à émerger pour faire face aux problèmes dont l’agriculture commençait à faire face.
  • 5.
    RAPPEL HISTORIQUE (Suite)  De1980 à 1990: crise de l'endettement et mise en œuvre des Programmes d'Ajustement Structurel (P.A.S). Les premiers résultats des P.A.S sont apparus et plusieurs acteurs ont enclenché des réflexions sur la dimension sociale à inclure dans les P.A.S. Période de prolifération des OP de développement pour tenter de prendre en charge les actions jadis entreprises par les états. Cette période a été marquée par une exacerbation du phénomène de la pauvreté et de l’injustice sociale.
  • 6.
    RAPPEL HISTORIQUE (Suite)  De1990 à nos jours: renforcement de l’idéologie de la globalisation de l'économie avec une place prépondérante accordée au marché en tant qu’acteur. Apparition de mouvements sociaux au Sud et au Nord pour proposer une autre forme de mondialisation. Les OP ont vite compris qu’elles ne peuvent pas rester isolées pour agir: mise en place des faîtières nationales et réflexion pour les réseaux
  • 7.
    RAPPEL HISTORIQUE (Suiteet fin) Il faut signaler que le début des années 2000 a connu l’apparition des réseaux d’OP au niveau régional et au niveau panafricain avec la naissance de: © ROPPA en 2000, © EAFF en 2001 © SACAU en 2003 © PROPAC en 2004 © UMAGRI en 2008. @ La PAFO a vu le jour en 2010 pour prolonger les fonctions NB: Ces réseaux régionaux se sont construits sur des plateformes nationales qui commençaient à défendre sur les territoires nationaux les intérêts des producteurs. 
  • 8.
    LES GRANDES FONCTIONS DESOP Les OP jouent plusieurs fonctions et dans certains cas ces fonctions ont évolué dans le temps. Il s’agit entre autres :  Fonctions économiques : Production, transformation, commercialisation des biens et des services, gestion des facteurs de production, fourniture de services économiques…
  • 9.
    LES GRANDES FONCTIONSDES OP (Suite et fin) Fonction de représentation et de défense des intérêts : Défense des intérêts des groupes et plaidoyer à l’échelon local et parfois régional, national et international.  Fonctions de partage de l’information et de renforcement des capacités : Communication interne et externe et renforcement des capacités  Fonctions de coordination : Etablissement de liens aux échelons local et mondial et cela dans plusieurs domaines 
  • 10.
    LES RÔLES SPECIFIQUES DESOP Fournir des services économiques aux membres à différents niveaux;  Informateur et éducateur des différents acteurs impliqués dans les dynamiques du développement;  Formateur des populations à la base et des Organisations Paysannes en vue de renforcer leurs capacités d’analyse et d’action; 
  • 11.
    RÔLES SPECIFIQUES DESOP (Suite et fin) Capitalisation des expériences en vue de proposer des alternatives au développement;  Chercheur pour mieux clarifier les perceptions des acteurs par rapport aux différentes problématiques Agricoles;  La mise en réseaux / alliances des organisations à différents niveaux. 
  • 12.
    UN POINT DEDEPART EN AFRIQUE: LES DEFIS A RELEVER ©       le sens du combat est d’arriver à créer une plus grande synergie d’action entre les différents types d’OP à différents niveaux. Elles sont confrontées à plusieurs défis dont entre autres : Le défi de l’organisation; Le défi de la proposition d’alternatives; Le défi de la création d’alliances avec d’autres acteurs au profit des OP; Le défi de la socialisation de l’information et de la communication; Le défi du financement et de la sécurisation des ressources; La faiblesse de l’industrialisation (industrie agroalimentaire)
  • 13.
    LES RISQUES DONTFONT FACE LES EF EN AFRIQUE Risques économiques EF Moyens d’existence durables Risques sociaux et politiques (internes) Risques naturels et techniques
  • 14.
    DIFFERENTS NIVEAUX DE STRATIFICATIONDES INVESTISSEMENTS Capacités à influencer la formulation des politiques agricoles et autres avoir plus de pouvoir sur les marchés des produits Agrcoles Améliorer les ressources de base Moyens d'existence des producteurs Renforcer le capital humain et social
  • 15.
    QUELQUES REVENDICATIONS POUR LES INVESTISSEMENTS Domaines d’investissement Accès aux ressources financières Accès aux marchés Accès aux marchés et autres ressources liées Accès aux droits sociaux, économiques et politiques Maîtrise des liens entre les difféents niveaux des produits Système financier et bancaire Différentiation des niveaux de marchés ccès aux services publiques Industries agroélémentaires
  • 16.
    SCHEMA GLOBAL DELA LUTTE PAYSANNE
  • 17.
    QUELQUES COMBATS SPECIFIQUES      Soutenir l’agriculturefamiliale pour qu’elle puisse être plus performante et plus moderne dans une optique de durabilité. Il faut signaler qu’en Afrique, c’est cette agriculture familiale qui nourrit les populations et donc assure la sécurité alimentaire. Soutenir la mise en place des stocks de souveraineté alimentaire avec une priorité à l’approvisionnement avec la production locale, nationale, régionale. Mettre en place des mécanismes de soutien à l’agriculture africaine (sous forme de subventions à la production et de subvention à la consommation) pour prendre en charge les investissements, la maîtrise de l’eau de façon durable ainsi que d’autres contraintes majeures. Il est impératif de développement les alternatives agro-écologiques au détriment du model d’agriculture industrielle. Les mouvements sociaux en Afrique doivent combattre cette forme d’agriculture prônée par les multinationales et certains pays riches qui ne pourra être que destructrice car exclusive pour l’exploitation agricole familiale qui est la forme dominante de l’agriculture en Afrique. Assurer une meilleure organisation des marchés locaux, sous-régionaux et régionaux de céréales à travers entre autres les bourses de céréales qui mettent les producteurs et les consommateurs en lien et qui ne sont pas des bourses spéculatives. Donner des revenus rémunérateurs aux producteurs pour assurer des investissements dans les exploitations mais aussi pour les permettre de prendre en charge les besoins liés aux services sociaux de base.
  • 18.
    AUTRES SOLUTIONS ALTERNATIVES -Suite     Promouvoirla sécurité sociale pour les producteurs et mettre en place des fonds de calamités, des fonds d’assurance récolte pu d’assurance agricole qui constituent des modes de gestion du changement climatique et ses conséquences ; Mettre en place des fonds de transformation/valorisation des produits locaux et assurer la promotion de ces produits. Mettre en place des programmes de recherches participatives et les intégrer dans le dispositif national de la recherche. La souveraineté de la recherche doit être affirmée. Assurer la formation et l’installation des jeunes agriculteurs, pêcheurs et pastoralistes/éleveurs dans une logique de création d’emplois, de création de richesses et de renouvellement des chefs et cheffes d’exploitations. Régler les questions foncières ou agraires en prenant en compte les réalités de chaque pays. Il sera important d’éviter la « titrisation » des terres qui ne peut que conduire à la privatisation du patrimoine foncier national. Le bradage du patrimoine foncier ne peut conduire à des conflits difficiles à gérer. Il faut avoir un moratoire sur la vente des terres des pays africains qui devient un phénomène inquiétant dans les différents pays.
  • 19.
    AUTRES SOLUTIONS ALTERNATIVES -Suiteet fin Elaborer et mettre en œuvre des politiques agricoles basées sur la souveraineté alimentaire qui fait de l’alimentation, la production et d’autres sujets liés, des questions de droits humains.
  • 20.
    C’EST TOUT POURLE MOMENT!!!