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L’ENTREPRENARIAT ET LES
MOTIVATIONS A LA CREATION
DES ENTREPRISES
Rapport de projet de fin d’étude
APRIL 19, 2018
ESTO
Departement Management
Presenté par :
JadrounSofiane
MoumenAchraf
Encadré par :
Mr Rahhal Lahrach
1
« Lorsque tout semble aller contre vous, souvenez-vous
que les avions décollent toujoursface au vent. » – Henry Ford
‫ى‬َ‫ل‬‫ا‬َ‫ع‬َ‫ت‬َ‫ف‬‫ه‬ َ‫اّلل‬‫ه‬‫ك‬ِ‫ل‬َ‫م‬ْ‫ل‬‫ا‬‫َق‬‫ح‬ْ‫ل‬‫ا‬َ‫ل‬َ‫و‬ْ‫ل‬َ‫ج‬ْ‫ع‬َ‫ت‬ِ‫آن‬ْ‫ر‬‫ه‬‫ق‬ْ‫ل‬‫ا‬ِ‫ب‬‫ن‬ِ‫م‬ِ‫ل‬ْ‫ب‬َ‫ق‬‫ن‬َ‫أ‬‫ى‬َ‫ض‬ْ‫ق‬‫ه‬‫ي‬َ‫ك‬ْ‫ي‬َ‫ل‬ِ‫إ‬‫ه‬‫ه‬‫ه‬‫ي‬ْ‫ح‬َ‫و‬‫ل‬‫ه‬‫ق‬َ‫و‬ِ‫ب‬َ‫ر‬‫ي‬ِ‫ن‬ْ‫د‬ ِ‫ز‬
‫ا‬ً‫م‬ْ‫ل‬ِ‫ع‬
114 ‫اية‬ ‫طه‬ ‫سورة‬ -
2
Dédicace:
On dédie ce travail, comme preuve de respect, de gratitude, et de
reconnaissance à :
Nos chères familles, pour leurs affections, leurs patiences, et leurs prières.
Mes meilleurs amis pour leur aide, leur temps, leur encouragement, leur
assistance et soutien.
Personnel de « CompteA Jour» qui m’a aidé à améliorer mes connaissances
en me donnant informations et conseils.
A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail.
Merci infiniment.
3
REMERCIMENTS
Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont participé de différentes façons à la réussite
de ce projet de fin d’étude et l’ensemble des professeurs de « EST Oujda » pour leur très bon
accueil et l’excellente formation dans lesquels j’ai pu évoluer.
D'autre part, on tient à remercier spécialement Mr Rahhal Lahrach, notre encadrant et Mr.
Yassine Zeghloul notre directeur.
On remercie nos familles pour leurs efforts et soutiens qui nous a permis de continuer nos
études et progresser.
De même je remercie nos amis qui était toujours présente, pour nous aider et motiver toute
au long de l’élaboration de ce projet et de nos études.
4
Tablede matiere
Introduction ................................................................................................................................. 6
Partie I: Entreprenariat.................................................................................................................. 7
Chapitre I : Notions, typeset évolutions de l'entreprenariat......................................................... 7
Section 1 : Notions................................................................................................................. 7
Section 2 : Types de l’entrepreneuriat..................................................................................... 8
1. Entrepreneuriat formel et informel.............................................................................. 9
2. Entrepreneuriat individuel etentrepreneuriat collectif ................................................. 9
3. Entrepreneuriat occasionnel et entrepreneuriat durable..............................................10
4. Entrepreneuriat féminin et entrepreneuriat masculin..................................................10
5. Entrepreneuriat privé,entrepreneuriat public et entrepreneuriat social .......................10
Section 3 : Evolution de l'entreprenariat ................................................................................11
Chapitre II : Entrepreneur, l'idée d'un projet etles difficultés rencontrées...................................13
Section 1 : La notion d'entrepreneur et sa vision stratégique...................................................13
Notion d'entrepreneur......................................................................................................13
Définition de l'entrepreneur ..........................................................................................13
Caractéristiques ............................................................................................................16
Un bon et un mauvais entrepreneur...............................................................................18
Vision stratégique.............................................................................................................20
 La survie et l'indépendance ....................................................................................21
 La croissance .........................................................................................................22
 L'innovation...........................................................................................................22
 La maximisation de la valeur de l'entreprise ............................................................23
Partie II : Motivation à la création des entreprises..........................................................................23
Chapitre I: Motivation à la création des entreprises....................................................................23
Section 1 : Notion de motivation............................................................................................23
Les théories Xet Y.............................................................................................................24
La théorie de la hiérarchie des besoins...............................................................................26
Les besoins physiologiques ............................................................................................26
Les besoins de sécurité..................................................................................................27
Les besoins d’appartenance...........................................................................................27
Les besoins d’estime......................................................................................................27
Les besoins d’auto-accomplissement..............................................................................28
Théorie des deux facteurs..................................................................................................28
Section 2 : Sources de motivation..........................................................................................30
5
Les motivations d'ordre personnel.....................................................................................30
Les motivations d'ordre familial.........................................................................................31
Les motivations d'ordre financier.......................................................................................32
Section 3 : Influence de l'environnement marocain sur la motivation.......................................32
Conclusion...................................................................................................................................51
6
Introduction
Dans un monde où l’argent règne chacun de nous fait son possible pour gagner sa vie.
Les uns travaillent comme étant des salariés et préfèrent se lever tôt le matin et revenir tard le
soir. Cette routine journalière est couverte par un salaire fixe, sûr et garantie... tandis que, les
autres préfèrent d’être indépendants et travaillent pour leur propre compte sans être imposé par
des règles et des horaires, se lever quand ils leur plaisent et consacrer plus du temps pour leurs
familles et leurs proches : ce sont les entrepreneurs.
Ces derniers qui ont couronné le succès représentent environ 5% dans le monde entier,
un chiffre à ne pas négligé puisque Global Entrepreneurship Monitor a déterminé le nombre
des entrepreneurs à plus de 582 millions.
Ces entrepreneurs ne passent pas inaperçu puisqu’ils contribuent à la création de
l’emploi ainsi que le développement de leur économie nationale, dont le but principal : « rendre
le monde meilleur. »
Certes, cela ne veut pas dire que tous les entrepreneurs ont connus le succès. La réussite
des autres est comme un iceberg, et les gens ne voient que la surface visible qui se manifeste
aux gains et le bonheur, et oublient la persévérance, l’échec, le sacrifice, la déception, les
habitudes et le travail énorme. Ces caractéristiques restent toutefois insuffisantes sans les
motivations qui poussent ces indépendants à vivre la meilleure version de leur vie.
Alors qu’est-ce que l’entreprenariat ? C’est qui un entrepreneur ? Et quelles sont les
motivations qui le pousse à créer ou à se lancer dans l’entreprenariat ?
7
PartieI:Entreprenariat
Chapitre I : Notions, types et évolutions de l'entreprenariat
L’entrepreneuriat, de nos jours, occupe une place très importante dans plusieurs
économies dans le monde. Ainsi, Larousse le dictionnaire français nous dit : « c’est l’action
d’entreprendre ». Et comme il est connu chez la majorité des gens que l’entrepreneuriat
recouvre l’ensemble des activités qui contribuent à la formation et à la croissance d’une
entreprise, dont la première conséquence est la création de la valeur : richesse, emploi…
Très peu de recherches sur ce thème au Maroc, donc à ce propos on va se vocaliser dans
ce chapitre, d’un côté sur les différentes théories qui définissent l’acte d’entreprendre, et de
l’autre coté sur la notions et l’évolutions de l’entrepreneuriat et ses différents types.
Section 1 : Notions
L’entrepreneuriat peut se définir comme une activité impliquant la découverte,
l’évaluation et l’exploitation d’opportunités, dans le but d’introduire de nouveaux biens et
services, de nouvelles structures d’organisation, de nouveaux marchés, processus, et matériaux,
par des moyens qui, éventuellement, n’existaient pas auparavant.
L’entrepreneuriat est un phénomène complexe qui, au cours du temps et de pays, a
toujours connait des changements en termes de sens et de fonction. Il est nécessaire d’abord de
le définir avec l’évolution à travers le temps.
« On peut voir qu’au moyen-âge le terme entrepreneur faisait référence aux dirigeants
de grands chantiers qui utilisaient l’argent des autres pour effectuer leurs travaux de
construction. A partir du dix-septième siècle, il désignait une personne mue par la volonté de
faire des affaires en prenant des initiatives et en organisant des ressources pour satisfaire les
besoins des consommateurs dans l’espoir d’en tirer un gain personnel.
Le profit, le revenu de l’entrepreneur, était déjà considéré comme la récompense des
risques qu’il prenait et de l’incertitude de son action sur le marché. Au cours de la révolution
industrielle, au dix-huitième siècle, le terme entrepreneur faisait référence aux inventeurs de
techniques nouvelles qui empruntaient de l’argent aux banques pour construire des usines afin
de rentabiliser leurs inventions. C’est de cette époque que date l’avènement de l’entrepreneur
moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui.
8
Du dix-neuvième siècle jusqu’au milieu des années 1970, avec les vagues des
concentrations financières, des progrès technologiques et la naissance de la société anonyme,
la gestion des entreprises va exiger des managers expérimentés. Aussi les grands capitaines
d’industrie, qui vont stimuler le développement du capitalisme industriel, seront les nouveaux
entrepreneurs.
C’est à partir des deux dernières décennies du XXème siècle que l’entrepreneur va être
identifié comme étant toute personne à l’origine de la création d’une entreprise, peu importe sa
taille ou son secteur d’activité. Le nouvel entrepreneur sera le travailleur autonome, le
propriétaire-dirigeant de PME, le dirigeant de multinationale ou le propriétaire d’une micro-
entreprise. C’est l’avènement du capitalisme entrepreneurial. »1
Comme Yvon Gasse2 le définit, l’entrepreneuriat est : « l’appropriation et la gestion des
ressources humaines et matérielles, dans le but de créer, de développer et d’implanter des
solutions permettant de répondre aux besoins des individus. » on constate, que cet auteur a lie
ce concept avec la gestion harmonieuse des ressources afin de répondre à la croissance et le
développement de l’organisation. Néanmoins, on trouve dans le grand livre de l’entrepreneuriat,
une définition qui en contradiction, « L’entrepreneuriat est un concept dont les frontières se
sont grandement élargies au cours des dernières décennies, et ce autant sur le plan de la
recherche que de la pratique. Il est en effet aujourd’hui de mise d’évoquer une définition de
l’entrepreneuriat qui dépasse la création et la croissance d’organisations. L’innovation et la
recherche d’opportunités sont devenues des éléments centraux de la conception étendue de
l’entrepreneuriat ; sont par le fait même apparus des appels à mettre en place des éléments d’une
« méthode entrepreneuriale » dans le cadre de notre vie à tous. »3
Section 2 : Types de l’entrepreneuriat
Si nous prenons les critères comme la légalité, le nombre d'entrepreneurs, la durée de
l'activité, le sexe, le statut juridique de l'entrepreneur, nous pouvons classifier l'entrepreneuriat
en :
1 Source :L'ÉCOLE DES ENTREPRENEURS, http://2iae.com, p1
2 Professeur titulaire audépartement de management de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval à
Québec et aussidirecteur duCentre d'entrepreneuriat et de PME (en 2009) 1 vol. (375 p.)
3 Le grand livre de l’entrepreneuriat, Sous la directionde Catherine LÉGER-JARNIOU, Paris, Dunod, 2013, 419 p.
9
1. Entrepreneuriatformeletinformel
L’entrepreneuriat formel, comme son nom l’indique, c’est toutes activités autorisées par
l’Etat dans le cadre du développement du pays, donc il est reconnu par cette dernière qu’elle
met en œuvre l’ensemble des lois qui régissent cette activité afin d’encourager les gens d’aller
dans le sens d’entreprendre. Alors que, on trouve dans l’informel toutes activités faites dans la
noire, donc ce concept décrit la partie de la force du travail qui reste en dehors du marché
organisé.
A ce propos, deux auteurs ont une pensée différente en ce qui concerne le secteur
informel, le premier dit dans son livre : « les activités informelles sont des activités qui sont les
produits de l'imagination créatrice populaire dans la satisfaction des besoins spécifique nés de
l'urbanisation, face à l'incapacité de l'Etat dans une période de crise de fournir un travail salarié
légal à l'ensemble de la main d'œuvre disponible. »4, pourtant l’autre pense que : « le secteur
informel de l'économie se définirait comme l'ensemble d'activités économiques exercées avec
des moyens de bord dans la nécessité de survie des personnes ou des groupes ayant perdu foi et
confiance en l'ordre économique moderne, capitaliste essentiellement, à cause de très bas
salaires payés et dont ils réfutent toute implication jugée malveillante. »5 .Alors, cela veut dire
que ce n’est une question du chômage mais plutôt les gens ne font plus de confiance à l’Etat.
2. Entrepreneuriatindividueletentrepreneuriatcollectif
L’entrepreneuriat individuel, c'est la volonté d'une personne de se démarquer, d'acquérir
plus d'indépendance et de liberté sans qu'intervienne une autorité, explique Régis
LABEAUME6
Tout simplement, entrepreneur exerce son activité sans avoir créé de personne juridique
distincte. Les différentes formes d'entreprises individuelles sont : commerçant, artisan,
profession libérale, agriculteur…etc. Ainsi que, les individus qui empruntent cette voie
cherchent à se réaliser sur les plans personnel, professionnel et financier. L'entrepreneuriat
individuel donc correspond en fait au travail indépendant. Par contre, L'entrepreneuriat collectif
est caractérisé par un groupe d'individus qui décèlent un même besoin et qui choisissent d'unir
leurs efforts afin de répondre à ce besoin. Dans l'entrepreneuriat collectif, les individus
4 A, MULUMA, Cours de méthode de recherche scientifique, 2ème graduat, PSE, UNIKIN, 2005, p.48, inédit
5 P, KUKUNGA « Le secteur informel au Congo-Kin, contributionà l'explication duphénomène et à l'actualisationdu concept
» in lettre de l'IRES, n°26-27, UNIKIN, Kinshasa, 2004, p.28
6 Régis LABEAUME (2008), « Types d'entrepreneuriat » [en ligne][référence du 16 mars 2018] disponible sur
http://www.defi.gouv.qc.ca
10
partagent les bénéfices et les risques. Ils ont envie d'entreprendre ensemble et non d'être en
concurrence.
3. Entrepreneuriatoccasionneletentrepreneuriatdurable
Selon la durée de l'activité, l'entrepreneuriat occasionnel reprenne les activités
temporaires, journalières, alors que l'entrepreneuriat durable correspond aux activités et surtout
les sociétés dont l'exploitation dure longtemps
4. Entrepreneuriatfémininetentrepreneuriatmasculin
Certaines activités peuvent être exclusivement exercées par les femmes alors que
d'autres peuvent être spécifiques aux hommes. L’entrepreneuriat féminin, aujourd’hui joue un
rôle très important dans les pays industriels que dans les pays qui sont en voie de
développement, la femme joue un rôle non négligeable dans la société en tant qu'opératrice
incontournable dans la lutte contre la pauvreté. De plus, dans leur grande majorité, les activités
rémunératrices des femmes se situent dans le secteur non structuré. L'activité de couture à titre
d’exemple.
5. Entrepreneuriatprivé, entrepreneuriatpublic etentrepreneuriatsocial
Dans ce type, ici le critère est le statut juridique de l'entreprise. Le privé concerne les
entreprises du secteur privé. Le public, les entreprises du secteur public et l'entrepreneuriat
social concerne les différentes entreprises du secteur de l'économie sociale.
Pour mieux expliquer, on va donner un exemple de cas d’une association marocaine qui
s’appelle Injaz Al-Maghrib-MEPI qui est selon elle une association reconnue d’utilité publique
qui mobilise le secteur privé auprès de la jeunesse pour contribuer à l’émergence d’une nouvelle
génération d’entrepreneurs. Et ce qui nous intéresse c’est le partenariat public-privé pour la
promotion de l'entrepreneuriat social, qui a fait cette dernière en 2016 : « l'importance du
partenariat public-privé pour l'accompagnement des projets à fort impact social, les participants
ont appelé à développer la collaboration entre les parties prenantes à l'échelle de la région, afin
de donner plus de visibilité à ces initiatives et leur permettre de monter en gamme et soutenir
davantage les entrepreneurs sociaux. » soulignait lematin dans son rapport. A noter que cette
association fait sa quatrième promotion SMART START en 2017-2018, promotion du
programme de pré-incubation SMART START a pour objectif d’accompagner 57 porteurs de
projets sur les villes de : Casablanca, Rabat, Kénitra, Marrakech et Agadir.
11
Section 3 : Evolution de l'entreprenariat
La situation de l’entrepreneuriat au Maroc semble assez paradoxale. Malgré l'intérêt
qu'il suscite chez la jeune génération, le dynamisme entrepreneurial a encore du chemin à faire
car aucune étude n’a été menée à ce jour sur la propension des marocains à entreprendre ni sur
les attentes vis-à-vis de l'entrepreneuriat. C'est l'une des conclusions de la première étude du
"Global Entrepreneurship Monitor – GEM 2015" sur la dynamique entrepreneuriale au Maroc.
Menée sur un échantillon de 2.061 ménages sur la base des résultats du RGPH (Le Recensement
Général de la Population et de l'habitation) 2014 du HCP (Haut-commissariat au plan), l'étude
montre que les aptitudes des individus à exploiter des opportunités ne suffisent pas. En effet,
quelque 6 millions de personnes (32,4% de la population active) ont confirmé avoir tenté en
vain de démarrer une entreprise. L'un des principaux problèmes qui reste limitée de l’action de
l’Etat en matière de soutien et d’accompagnement. Ce n'est pas tout : le taux d’activité
entrepreneuriale émergente (TAE) est de 4,44% au Maroc (contre 12,8% dans la zone MENA :
Moyen-Orient et Afrique du Nord), ce qui signifie que seuls 4 adultes sur 100 sont impliqués
dans la création ou bien la gestion d’une entreprise (depuis moins de 4 ans selon le critère retenu
par GEM). Ce taux reste significativement inférieur à la moyenne des 62 pays participants à
l'enquête. Et comparé aux économies tirées par l’efficacité, le Maroc occupe la 25e position,
devançant uniquement la Malaisie et la Bulgarie.
Actuellement, GEM est la seule initiative au monde qui mesure des indicateurs sur les
initiatives entrepreneuriales, offrant ainsi la possibilité de comparer les pays participants.
Toutes ces enquêtes et mesures qui ont menés sur ce thème montrent bien l’évolution de
l’entrepreneuriat au Maroc dans le sens réel.
Maintenant, passant à l’évolution de l’entrepreneuriat dans les grands pays. L'OCDE,
l'Organisation de coopération et de développement économiques, a publié son rapport annuel
"Entrepreneurship at a Glance 2012", un rapport montrant l'évolution de l'entrepreneuriat dans
les différents pays membres de l'OCDE. Parmi les nombreuses statistiques présentes dans ce
rapport, la France domine très largement les autres pays dans un domaine : l'évolution du
nombre de créations d'entreprises
12
Le nombre de création d’entreprise
Source : OCDE – CaptainEconomices.fr
Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, le nombre de créations d'entreprises par an
a quasiment doublé en France entre 2006 et 2011, tandis que le nombre de créations en Espagne
a été divisé par 2.
13
Chapitre II : Entrepreneur, et les difficultés rencontrées
Section 1 : La notion d'entrepreneur et sa vision stratégique
De nos jours, on entend beaucoup parler de l'entreprenariat et l'entrepreneur, et le nombre de
ces derniers augmentent de plus en plus chaque jour. Extrapreneurs, intrapreneurs, social
entrepreneurs, technopreneurs, le terme entrepreneur réfère à tous ces acteurs d'entreprenariat.
L'observation a révélé que l'entreprenariat est l'ensemble des activités technique, humaines,
managérial et performance qui nécessite une diversification en terme de compétences.
Généralement les acteurs de l'entreprenariat ou les entrepreneurs eu même usent leurs savoir
pour accomplir ou arriver à un but précise.
Ils existent plusieurs types d'entrepreneurs mais ils ont tous des points en commun. Pourquoi
alors existe-il autant de définitions de l'entrepreneur?
Cela est dû en effet à plusieurs facteurs comme les disciplines, les situations de recherches,
l'environnement économique etc...
Chaque entrepreneur a sa propre vision stratégique, c'est elle qui définit un entrepreneur en
succès ou un entrepreneur en échec.
Notion d'entrepreneur
Le terme entrepreneur vient du mot entreprendre c'est faire, accomplir et exécuter. Le terme
entrepreneur a apparu la première fois dans la littérature en 1253 mais en diffèrent forme
"empreuneur". Le terme entrepreneur a été utiliser entre 1500 et 1600 comme Champlain qui
parle de son voyage: "pour voir ce pays et ce que les entrepreneurs y feroient"*
Définition de l'entrepreneur
En entreprenariat, il y a trois grands pionniers qui, à travers leurs écritures, ont pu comprendre
mieux la notion de d'entrepreneur:
 Richard Cantillon
Richard Cantillon était un français économiste et auteur d’Essai sur la nature du Commerce en
Général, physiocrate, née en 1680 et influencer par William Petty, John Locke, John Law etc...
14
Contrairement à ce que certains historiens de la pensée économique, le terme « entrepreneur »
n’était absolument pas nouveau à l’époque de Richard Cantillon. Le terme était déjà attesté au
XVIIème siècle. On peut le trouver par exemple dans le Parfait Négociant de Savary, datant de
1675. Il faut alors conclure que le terme entrepreneur n'est pas inventé par Cantillon.
En premier regard, le terme entrepreneur recouvre une réalité qui peut nous apparaître assez
floue: il est chez lui celui qui apporte les fonds pour mettre en œuvre un projet industriel
ou commercial, que celui qui dirige ce projet de manière concrète. Peu importe pour
Cantillon si l’entrepreneur apporte ou non les fonds.
Ce qui caractérise l’entrepreneur chez Cantillon est le preneur du risque. Le mot incertain,
incertitude, revient beaucoup dans l’œuvre de l’Essai consacrées à l’entrepreneur.
Cantillon défini ainsi deux classes : d’un côté ceux qui prennent des risques ; de l’autre, ceux
qui n’en prennent pas:
« Tous les habitants d’un État peuvent se diviser en deux classes, savoir en entrepreneurs, et en
gens à gages ; les entrepreneurs sont comme à gages incertains, et tous les autres à gages certains
pour le temps qu’ils en jouissent, bien que leurs fonctions et leur rang soient très
disproportionnés. Le général qui a une paie, le courtisan qui a une pension, et le domestique qui
a des gages, tombent sous cette dernière espèce. Tous les autres sont entrepreneurs, soit qu’ils
s’établissent avec un fond pour conduire leur entreprise, soit qu’ils soient entrepreneurs de leur
propre travail sans aucuns fonds, et ils peuvent être considérés comme vivant à l’incertain ; les
gueux même et les voleurs sont des entrepreneurs de cette classe. » Essai sur la nature du
commerce en général/Partie I/Chapitre 13
Pour Cantillon, le fermier qui représente la classe productive est un entrepreneur, car il prend
un risque:
« Le fermier est un entrepreneur qui promet de payer au propriétaire, pour sa ferme ou terre,
une somme fixe d’argent (qu’on suppose ordinairement égale en valeur au tiers du produit de
la terre), sans avoir de certitude de l’avantage qu’il tirera de cette entreprise »7
7 Cantillon,Richard (1755).Essai surla naturedu commerce en général. London: MacMillan.
15
D'après ces aperçus, on peut constater que l'entrepreneur chez Cantillon est celui, dans son
activité productive, fait face à une incertitude, à un risque. La seconde importance est de savoir
si l'entrepreneur utilise son propre capital ou un capital emprunté.
On peut alors considérer que Cantillon est parmi les économistes les plus clairvoyants de son
siècle en observant la fonction qui, dans une économie de marché, était la plus décisive et
pourtant la plus discrète, celle de l’entrepreneur.
 Jean-Baptiste Say
Jean-Baptiste Say était un économiste français et entrepreneur. Il avait des opinions
classiquement libérales et faveur de la concurrence, du libre-échange et de la levée des
restrictions sur les affaires. Influencer par Richard Cantillon, Adam Smith, née 1767 et mort
en 1832.
On réduit la théorie de Say de l'entrepreneure plus souvent à une conception de l'entrepreneur
entendu comme gestionnaire de la production. Alors pour lui, l'entrepreneur a essentiellement
pour tâche de combiner au mieux les services producteurs qu'il loue sur les différents marchés.
L'entrepreneur, ajoute Say, agit comme un intermédiaire entre les vendeurs et les acheteurs,
appliquant des facteurs de production proportionnels à la demande pour les produits. La
demande pour les produits, à son tour, est proportionnelle à leurs utilités et à la quantité d'autres
produits échangés pour eux. L'entrepreneur compare constamment les prix de vente des produits
avec leurs coûts de production; s'il décide de produire plus, sa demande de facteurs productifs
augmentera.8
Cette théorie est en contraste prononcé avec ce que l'on peut appeler la « tradition Cantillon
Knight » où l'entrepreneur est essentiellement défini par rapport l'incertitude.
La conception que Say propose de l'entrepreneur est incomplète car elle repose trop
exclusivement sur l'étude de sa théorie de la production.
8 An Austrian Perspectiveon the History of Economic Thought (1995), volume 2, chapter 1: "J.B. Say
16
 Joseph Alois Schumpeter
Joseph Alois Schumpeter est un économiste qui a marqué l'économie, connu pour ses théories
sur les fluctuations économiques, la destruction créatrice et l'innovation.
Un entrepreneur est une personne qui est désireuse et capable de convertir une nouvelle idée ou
invention en une innovation réussie. L'esprit d'entrepreneur emploie ce que Schumpeter appelle
« le vent de la destruction créatrice » pour remplacer en tout ou en partie des innovations de
qualité inférieure sur les marchés et les industries, créant simultanément de nouveaux produits.9
L'entrepreneur joue le rôle de « destruction créatrice » dans l'économie: lancer des innovations
qui détruisent simultanément les vieilles industries tout en introduisant de nouvelles industries
et approches. Pour Schumpeter, les changements et les « déséquilibres dynamiques engendrés
par l'entrepreneur innovant sont la norme d'une économie saine.
Pour Schumpeter, l'entrepreneur ne supporte pas le risque: le capitaliste le fait. Schumpeter
croyait que l'équilibre était imparfait. Schumpeter (1934) a démontré que l'environnement
changeant fournit continuellement de nouvelles informations sur l'allocation optimale des
ressources pour améliorer la rentabilité. Certaines personnes acquièrent la nouvelle information
avant d'autres et recombinent les ressources pour obtenir un profit entrepreneurial. Schumpeter
était d'avis que les entrepreneurs déplacent la courbe des possibilités de production à un niveau
plus élevé en utilisant des innovations.10
Caractéristiques
Depuis longtemps, on a voulu serer les caractéristiques de l'entrepreneur, pour savoir qui sont
vraiment ces entrepreneurs qui réussis et non pas les autres. Alors, ils ont pu à travers les
recherches deviser les caractéristiques en deux types:
Caractéristiques démographiques
Certaines études ont conclu que les Caractéristiques démographiques comme le sexe, l’âge,
l’ethnicité ou l’état civil peuvent pousser l'individu à faire de l’entreprenariat son choix de
carrière.
9 Schumpeter, Joseph Alois (1976).Capitalism,Socialismand Democracy. Routledge. ISBN 978-0-415-10762-4.
10 Schumpeter, Joseph Alois (1934).The Theory of Economic Development: An Inquiry Into Profits,Capital,
Credit, Interest, and the Business Cycle. Transaction Publishers.ISBN978-0-87855-698-4.
17
Les femmes qui se lancent dans l'entreprenariat sont désavantageuse par rapport aux hommes
vue les barrières liées à l’éducation, a la pression familiale et l’environnement professionnel.
Par contre les hommes ont tous les facteurs pour être des bons entrepreneurs voire encouragé
par leur environnement.
Les plus jeunes entrepreneurs, d'un autre côté, faute de connaissance et d'expérience, on moins
de chance par rapport au entrepreneur plus âgées.
Caractéristiques psychologiques
D'autre études se sont penché sur les caractéristiques psychologiques des entrepreneurs et leurs
traits de personnalité. Ses caractéristiques ont pour objectifs de déterminer ce qui conduit une
personne à être entrepreneur et, par conséquent, d’identifier les caractéristiques psychologiques
permettent de prédire ce comportement entrepreneurial.
Ces études ont notamment porté sur les traits suivants : le besoin d’accomplissement, la prise
de risques, l’esprit inventif, l’autonomie, la confiance en soi
Le besoind’accomplissement
Le Psychologue Mc Clelland dit que les recherches sur ces traits nous prouvent que parmi les
caractéristiques principales du comportement entreprenariat est le besoin d'accomplissement de
soi c’est-à-dire le besoin d’exceller et d’atteindre un certain but dans un objectif
d’accomplissement personnel.
Ce besoin est généralement plus important chez les individus qui préfèrent des taches contenant
un défi aux taches routinières.
La prise de risque
Mc Celland dit que : la prise de risque dans l'entreprenariat se résume dans le cas de poursuivre
une idée d'affaire dans la probabilité du succès est faible.
Or la tolérance du risque doit être mesurer, c'est vrai qu'un entrepreneur doit avoir l'esprit
risqueur mais avec une certaine tolérance, et cette tolérance est plus importante pour les uns
que pour les autres.
18
Les entrepreneurs qui réussissent doivent bien comprendre la notion du risque et avoir une
moindre aversion a cette dernière.
L’espritinventif
Les entrepreneurs ont tendance à aimer la création, l'invention et la préférence pour de nouvelles
façons d’agir et de faire les choses. En cas de création d'entreprise, cette caractéristique sera
visible dans la création des nouveaux produits ou des services et même de technologie dans le
marché.
L'autonomie
Les entrepreneurs ont plus envie d'être autonome que dépendant et préfèrent mettre en place
leurs propre objectifs, développer des plan d’action et contrôler eux –mêmes la réalisation de
leurs objectifs.
Ces individus évitent les rôles établis dans les organisations et préfèrent une activité
indépendante.
Les gens qui présentent un haut degré d'autonomie en tendance à aimer les activités
entrepreneuriales et qui serait incapable de se soumettre à l’autorité d’autrui et de s’adapter aux
structures d’une organisation existante. Ce qui explique pourquoi les entrepreneurs cherchent à
créer leurs propres entreprises qui fonctionne selon les règles qu’il a fixées.
La confiance ensoi
Il s’agit de la confiance à accomplir efficacement certaines tâches. Les individus qui ont une
grande confiance en eux sont plus à même de persévérer lorsque les problèmes apparaissent et
d’agir pour les résoudre.
Les entrepreneurs qui de la confiance en soi auraient un plus grand espoir de réussite et
s’engageraient dans des perspectives à long terme
Un bon et un mauvais entrepreneur
Depuis longtemps, les gens qui veulent se lancer dans l'entreprenariat cherchent les bonnes et
les mauvais traits d'un bon ou d'un mauvais entrepreneur:
19
 Un bon entrepreneur
Les gens d'affaires qui réussissent ont beaucoup de traits communs les uns avec les autres. Ils
sont confiants et optimistes. Ce sont des autodidactes disciplinés. Ils sont ouverts à toute
nouvelle idée qui croise leur chemin.
Ils luttent pour la perfection: les entrepreneurs ne font pas les choses à moitié. C'est du
perfectionnisme. Ils ne veulent pas compromettre leur vie entrepreneurial en fessant les choses
à moitié
Ils ne craignent pas les risques: c'est normal, l'entreprenariat est risqué. Lorsque l'entrepreneur
se lance dans l'entreprenariat, il n'y a pas de garantie que leurs business vont être un succès.
Ils travaillent dur: un bon entrepreneur travaille dur, il donne tout pour que l'entreprise
réussisse.
Ils aiment ce qu'ils font: Les entrepreneurs ont tendance à lancer des entreprises dans des
domaines qu'ils sont passionnés ou connaissent beaucoup de choses. Il n'est pas surprenant que
de nombreux entrepreneurs finissent par lancer entreprises complètement différentes de
l'expérience qu'ils ont acquise professionnellement.
Ils se rendent disponibles: Bien que leurs horaires peuvent être charger, les entrepreneurs ont
tendance à être plus ouverts aux conversations informelles - que ce soit avec un employé, un
client, un journaliste, ou juste quelqu'un qui veut en savoir plus.
Ils ne cessent jamais d'apprendre: Les entrepreneurs sont curieux. Ils ont constamment
besoin de savoir les réponses. Ils lisent des livres, des magazines et des blogs. Ils assistent à des
conférences pour apprendre plus sur leurs industries. Un entrepreneur connaît la valeur de
l'apprentissage.
Ils ont un plan: Malgré la prise de risques, les entrepreneurs savent ce qu'ils font. Il a toujours
un plan, que ce soit pour le marketing ou la création d'un prochain produit. Un entrepreneur a
toujours une longueur d'avance sur ce qui se passe, et il sait pourquoi sa compagnie va dans la
direction où elle est.
20
Ils sont des communicateurs: Tous les chefs d'entreprise ne sont pas d'excellents
communicateurs, mais les entrepreneurs à succès comprennent l'importance d'être capable de
communiquer avec le personnel, les clients et le monde extérieur.
 Mauvais entrepreneur
La différence entre le succès et l'échec en entrepreneuriat peut avoir beaucoup à voir avec les
propres traits et habitudes. Si on prend le temps d'étudier les gens qui réussissent, on constate
qu'ils ont tendance à cultiver certains traits, tout en évitant les autres.
Des excuses:Les entrepreneurs qui réussissent prennent des mauvaises décisions et apprennent
d'eux. S’ils jettent les mauvais résultats sur des forces extérieures, ils se détachent de leur propre
rôle dans le processus de prise de décision
Se concentrer sur le passé: les mauvais entrepreneurs ont tendance à toujours penser au passé
et non pas sur le futur, ils trouvent des difficultés à oublier le passé et les mauvaises prises des
décisions et cela a un impact sur leurs performances.
Peur de changement: Le temps change, et la technologie se développe de jour en jour. Pour
faire face à la concurrence et d'autre facteurs, une bonne entreprise doit toujours être à jour.
Plusieurs entrepreneurs tombent dans le piège où ils oublient ou ils ont peur du changement.
Ils se concentrent sur l'argent: Un bon projet c'est pas le projet qui génère le beaucoup de
bénéfice, mais un bon projet c'est celui qui tient la route et il a un long cycle de vie. Les
entrepreneurs qui commence en ayant le but de gagner de l'argent abandonne leur projet dans
les 2 ans qui suivent si le projet ne génère pas assez d'argent
Associer avec des personnes négatives: Lorsqu'un entrepreneur commence d'exercer
l'entreprenariat, il va surement avoir au tour de lui des gens négatives. Les entrepreneurs n'ont
pas besoin de personne dans leurs vies qu'ils diront que leurs rêves sont "irréalistes". Les
entrepreneurs sont censés se concentrer sur des solutions, pas sur les critiques négatifs.
Visionstratégique
La vision stratégique est la finalité de l'entreprise, le but poursuivi par son existence, c'est-à-
dire "une fin ultime qu'il est en général impossible de réaliser complétement" Cette vision
stratégique a vocation à définir l'orientation générale, les missions de l'entreprise. "Ces buts
21
sont avant tout ceux du décideur, c'est-à-dire du chef d'entreprise. Ils sont donc le reflet de ses
propres caractéristiques
Certains mettent quant à eux en évidence trois types de firmes : les entreprises de type artisanal
qui recherchent avant tout l’autonomie, celles qui recherchent l'indépendance, et celles qui sont
orientées vers la croissance.
Il relie la "stratégie aux intérêts de l'entrepreneur pour l'indépendance et l'impact sur le marché
du point de vue de la croissance ou de la stabilité"
Lorrain et Dussault(1988, p.159) identifient comme principales visions stratégiques la
désirabilité de croissance et le professionnalisme de la gestion.
La littérature met en évidence quatre visions stratégiques possibles: la survie et l'indépendance,
l'innovation, la croissance et la maximisation de la valeur de l'entreprise.
 La survieet l'indépendance
Le but de l'organisation est de construire une affaire stable. "L'entrepreneur exécute une
multitude de tâches et son principal objectif est la survie de son entreprise". Hirigoyen,
psychiatre :"L'accroissement de la part de marché qui entraînerait la croissance de l'entreprise
n'est pas une fin en soi, elle est peut-être un point de passage obligé pour atteindre l'objectif réel
: la survie qui est, lui, fondamental".
Ce type de vision stratégique est souvent adapter pour les petites entreprises qui se lance et elle
est considéré comme l'objectif à long terme.
Quelque entrepreneur souhaite rester dans leurs idées et dans le même domaine en y cantonnant
les innovations éventuelles.
D'une autre part, l'indépendance est que l'entrepreneur disposer librement des actifs accumulés,
ce qui se traduit souvent par "un souci de détenir le capital social et d'éviter l'endettement à long
terme".
Alors le but de l'entrepreneur est que son idée ou son projet survie puis, la croissance.
22
 La croissance
Certaines études ont montré que la croissance est un objectif important pour le jeune
entrepreneur.
La logique d'action du propriétaire-dirigeant est avant tout une logique de valorisation rapide
des capitaux engagés.
Ce type de vision stratégique est un moyen excellent pour la motivation pour l'entrepreneur et
pour les collaborateurs. En plus, elle permet d'exploiter au mieux les ressources de l'entreprise
et elle assure une rentabilisation des investissements réalisés pour acquérir cette capacité de
production.
Hirigoyen, Psychiatre dit aussi : "Les motivations des dirigeants de moyennes entreprises
familiales sont telles que le problème de la réussite économique et de la croissance se présentent
à eux comme un dilemme permanent. Pour avoir plus de succès, de pouvoir ou de prestige, ils
sont tentés de chercher tous les moyens de promouvoir la croissance de l'entreprise. Mais, à
l'inverse les risques de la croissance les inquiètent : perte de contrôle, problèmes financiers,
peur de perdre l'autonomie. Force est de constater qu'il existe une étroite relation entre la
personnalité de l'entrepreneur et la croissance de l'entreprise".
 L'innovation
Un bon entrepreneur est celui qui intègre l'innovation dans son entreprise ou son idée.
L'innovation est essentiel si l'entreprise veut faire face à la concurrence et d'éviter de perdre sa
compétitivité.
Selon une enquête réalisé, l'entrepreneur innove en offrant de nouveaux produits ou de
nouveaux services à sa clientèle : c'est donc principalement la production qui sera affectée par
une décision d'innovation.
Cependant, l'innovation au niveau des produits induit une innovation au niveau des procédés,
ce qui se justifie par une augmentation de la concurrence qui force l'entrepreneur à rationaliser
sa production.
Le but essentiel pour l'entrepreneur est le développement des produits de qualité.
23
"Le créateur va créer son entreprise à partir d'une manière de faire ou d'un produit nouveau dont
il possède le savoir-faire. L'incertitude réside, classiquement en ce qui concerne l'innovation,
dans l'adoption et la valorisation de la nouveauté par l'environnement et dans les aléas de la
mise au point technique et industrielle du projet".
 La maximisation de la valeur de l'entreprise
Bien que ce but soi peu évoquer par les entrepreneurs, maximiser la valeur de l'entreprise reste
le postulat fondamental à la base de la théorie néo-classique de l'entreprise.
Il s'agit d'une rentabilisation des activités de l'entreprise qui permettront de maximiser le profit
de l'activité économique.
Comme le rappelle Hirigoyen (1981), "l'objectif de rentabilité ne représente pas la même chose
au niveau d'une PME et au niveau d'une grande entreprise", et ce, principalement parce que,
dans les PME, l'objectif n'est plus un objectif de maximisation de richesse tel que l'affirme la
théorie financière mais un objectif de 'rentabilité' satisfaisante à court terme".
PartieII : Motivationà la créationdesentreprises
Chapitre I: Motivation à la créationdes entreprises
Section 1 : Notion de motivation
Nous définirons la motivation comme la volonté d'exercer un haut niveau d'effort vers des
objectifs organisationnels, conditionnés par la capacité de l'effort à satisfaire un besoin
individuel.
Les années 1950 ont été une période fructueuse dans le développement des concepts de
motivation. Trois théories spécifiques ont été formulées au cours de cette période, qui, bien que
fortement attaquées et maintenant discutables en termes de validité, sont probablement encore
les explications les plus connues de la motivation. Ceux-ci sont la théorie de la hiérarchie des
besoins, les théories X et Y et la théorie de l'hygiène de la vie.
24
LesthéoriesX etY
Dans les années 1960, le psychologue social Douglas McGregor a développé deux théories
contrastées qui expliquaient comment les croyances des managers sur ce qui motive leurs
employés peuvent affecter leur style de gestion. Il a étiqueté ces Théorie X et Théorie Y. Ces
théories continuent d'être importantes même aujourd'hui.
La théorie X et la théorie Y ont d'abord été expliquées par McGregor dans son livre « Le côté
humain de l’entreprise », et elles se réfèrent à deux styles de gestion - autoritaire (théorie X) et
participative (théorie Y).
Théorie X
Les gestionnaires de la théorie X ont tendance à adopter une vision pessimiste de leur peuple et
supposent qu'ils sont naturellement non motivés et qu'ils n'aiment pas le travail. En
conséquence, ils pensent que les membres de l'équipe doivent être incités, récompensés ou punis
constamment pour s'assurer qu'ils accomplissent leurs tâches.
Ce style de gestion suppose que les travailleurs:
1. N'aimez pas leur travail.
2. Évitez la responsabilité et avez besoin d'une direction constante.
3. Doivent être contrôlés, forcés et menacés de livrer le travail.
4. Besoin d'être supervisé à chaque étape.
5. Ne pas avoir d'incitation au travail ou à l'ambition, et doivent donc être attirés par des
récompenses pour atteindre les objectifs
Selon McGregor, les organisations ayant une approche de la théorie X ont tendance à avoir
plusieurs niveaux de gestionnaires et de superviseurs pour superviser et diriger les travailleurs.
L'autorité est rarement déléguée et le contrôle reste fermement centralisé. Les gestionnaires sont
plus autoritaires et interviennent activement pour faire avancer les choses.
Théorie Y
25
Les gestionnaires de la théorie Y ont une opinion optimiste et positive de leur personnel et
utilisent un style de gestion décentralisé et participatif. Cela encourage une relation
collaborative et fondée sur la confiance entre les gestionnaires et les membres de leur équipe.
Ce style de gestion suppose que les travailleurs sont:
6. Heureux de travailler de leur propre initiative.
7. Plus impliqué dans la prise de décision.
8. Auto-motivé pour accomplir leurs tâches.
9. Profitez de prendre possession de leur travail.
10. Cherchez et acceptez la responsabilité, et besoin de peu de direction.
11. Voir le travail comme satisfaisant et stimulant.
12. Résolvez des problèmes de manière créative et imaginative.
Ces organisations donnent également aux employés des occasions fréquentes de promotion.
26
La théoriede la hiérarchie desbesoins
Qu'est-ce qui motive le comportement humain? La hiérarchie des besoins de Maslow est l'une
des théories les plus connues de la motivation. Selon le psychologue humaniste Abraham
Maslow, nos actions sont motivées afin de répondre à certains besoins.
Figure 1Pyramide de Maslow
Les besoins physiologiques
Les besoins physiologiques de base sont probablement assez évidents - ils comprennent les
éléments essentiels à notre survie. Quelques exemples de besoins physiologiques comprennent:
 Aliments
 Eau
 Respiration
 Homéostasie
En plus des exigences de base de la régulation de la nutrition, de l'air et de la température, les
besoins physiologiques incluent aussi des choses comme l'abri et les vêtements. Maslow a
également inclus la reproduction sexuée dans ce niveau de la hiérarchie des besoins car elle est
essentielle à la survie et à la propagation de l'espèce.
27
Les besoins de sécurité
Alors que nous passons au deuxième niveau de la hiérarchie des besoins de Maslow, les
exigences commencent à devenir un peu plus complexes. À ce niveau, les besoins de sécurité
et de sûreté deviennent primordiaux. Les gens veulent le contrôle et l'ordre dans leur vie, alors
ce besoin de sûreté et de sécurité contribue largement aux comportements à ce niveau.
Certains des besoins fondamentaux en matière de sécurité et de sûreté comprennent:
 Sécurité financière
 Santé et bien-être
 Sécurité contre les accidents et les blessures
Les besoins d’appartenance
Les besoins d’appartenance dans la hiérarchie de Maslow incluent des choses telles que l'amour,
l'acceptation et l'appartenance. À ce niveau, le besoin de relations affectives entraîne le
comportement humain. Certaines des choses qui répondent à ce besoin comprennent:
 Amitiés
 Famille
 Groupes sociaux
 Groupes communautaires
 Organisations religieuses
Les besoins d’estime
Au quatrième niveau de la hiérarchie de Maslow, il y a le besoin d'appréciation et de respect.
Lorsque les besoins aux trois derniers niveaux ont été satisfaits, les besoins d'estime
commencent à jouer un rôle plus important dans la motivation du comportement.
À ce stade, il devient de plus en plus important de gagner le respect et l'appréciation des autres.
Les gens ont besoin d'accomplir des choses et de voir leurs efforts reconnus.
Les personnes qui sont en mesure de satisfaire les besoins d'estime en obtenant une bonne
estime de soi et la reconnaissance des autres ont tendance à avoir confiance en leurs capacités.
28
Ceux qui manquent d'estime de soi et le respect des autres peuvent développer des sentiments
d'infériorité.
Les besoins d’auto-accomplissement
Au sommet de la hiérarchie de Maslow, il y a les besoins d'auto-actualisation. "Ce qu'un homme
peut être, il doit l'être", a expliqué Maslow, se référant au besoin que les gens ont de réaliser
leur plein potentiel en tant qu'êtres humains.
Selon la définition de Maslow d’auto-accomplissement:
"It may be loosely described as the full use and exploitation of talents, capabilities,
potentialities, etc. Such people seem to be fulfilling themselves and to be doing the best that
they are capable of doing... They are people who have developed or are developing to the full
stature of which they capable."
"Il peut être vaguement décrit comme la pleine utilisation et l'exploitation des talents, des
capacités, des potentialités, etc. Ces personnes semblent se réaliser et faire de leur mieux ce
qu'elles sont capables de faire ... Ce sont des gens qui ont développé ou se développent à la
pleine taille dont ils sont capables. "
Théorie desdeux facteurs
En 1959, Frederick Herzberg, un scientifique du comportement a proposé une théorie à deux
facteurs ou la théorie de motivation-hygiène. Selon M. Herzberg, certains facteurs liés à
l'emploi entraînent une satisfaction, alors que d'autres facteurs liés à l'emploi empêchent
l'insatisfaction. Selon Herzberg, le contraire de « Satisfaction » n’est « Pas de satisfaction" et
le contraire de "Insatisfaction" est "Pas d'insatisfaction".
Facteurs d'hygiène - Les facteurs d'hygiène sont les facteurs du travail qui sont essentiels à
l'existence de la motivation au travail. Ceux-ci ne conduisent pas à une satisfaction positive à
long terme. Mais si ces facteurs sont absents ou si ces facteurs sont inexistants sur le lieu de
travail, ils conduisent à l'insatisfaction. En d'autres termes, les facteurs d'hygiène sont les
facteurs qui, lorsqu'ils sont adéquats et raisonnables dans un emploi, apaisent les employés et
ne les rendent pas insatisfaits. Ces facteurs sont extrinsèques au travail. Les facteurs d'hygiène
sont également appelés insatisfaisants, car ils sont nécessaires pour éviter l'insatisfaction. Ces
facteurs décrivent l'environnement et le scénario de travail. Les facteurs d'hygiène
29
symbolisaient les besoins physiologiques que les individus voulaient et attendaient d'être
satisfaits. Les facteurs d'hygiène comprennent:
 Rémunération: La structure de la rémunération ou du traitement devrait être appropriée
et raisonnable
 Politiques de l'entreprise et politiques administratives: Les politiques de l'entreprise ne
doivent pas être trop rigides
 Avantages sociaux
 Conditions de travail physiques - Les conditions de travail doivent être sûres, propres et
hygiéniques
 Statut: Le statut des employés au sein de l'organisation doit être familier et conservé
 Relations interpersonnelles: La relation des employés avec ses pairs.
 Sécurité d'emploi: L'organisation doit assurer la sécurité d'emploi aux employés
Facteurs de motivation - Selon Herzberg, les facteurs d'hygiène ne peuvent pas être considérés
comme des facteurs de motivation. Les facteurs de motivation donnent une satisfaction positive.
Ces facteurs sont inhérents au travail. Ces facteurs motivent les employés pour une performance
supérieure. Ces facteurs sont appelés des satisfacteurs. Ce sont des facteurs impliqués dans
l'exécution du travail. Les employés trouvent ces facteurs intrinsèquement enrichissants. Les
motivateurs symbolisaient les besoins psychologiques perçus comme un avantage
supplémentaire. Les facteurs de motivation comprennent:
 Reconnaissance - Les employés devraient être félicités et reconnus pour leurs réalisations
par les gestionnaires.
 Sentiment de réussite - Les employés doivent avoir un sentiment d'accomplissement.
 Occasions de croissance et de promotion - Il doit y avoir des possibilités de croissance et
d'avancement dans une organisation pour motiver les employés à bien performer.
 Responsabilité - Les employés doivent se tenir responsables du travail.
 Signification du travail - Le travail lui-même devrait être significatif, intéressant et
stimulant pour l'employé à performer et à être motivé.
30
Section 2 : Sources de motivation
La notion d'entrepreneur est souvent associée à celle de création d'entreprise : l'entrepreneur
joue un rôle important dans la création de nouvelles entreprises et apporte une contribution
majeure à la croissance économique et à son environnement.
La personnalité des dirigeants, avec leurs expériences, leurs compétences, leurs motivations et
leurs goûts personnels, joue un rôle particulièrement fondamental dans la mesure où la création
de l'entreprise est pour eux un acte essentiel dans lequel ils s'expriment personnellement et se
projettent dans l'avenir.
Plusieurs études en fait l'object d'identification de ces raisons profondes qui poussent les
entrepreneurs a entré dans le monde de l'entreprenariat.
Le goût de l'argent et du pouvoir semble avoir fait place à des motivations plus nobles telles
que l'indépendance personnelle, la satisfaction dans le travail ou la réalisation de soi.
Lesmotivationsd'ordre personnel
L'accomplissementpersonnel
L'entrepreneur a un souhait d'épanouissement et de développement personnel. Il a la volonté de
se réaliser et de réaliser ses ambitions.
Ce besoin d'accomplissement peut se refléter dans l'envie de créer quelque chose de nouveau
ou d'appliquer des connaissances acquises antérieurement.
De même, la volonté d'être fier de sa profession, d'être satisfait de son travail peut se ranger
dans cette volonté d'accomplissement.
Cela suppose qu'un entrepreneur préfère créer sa propre entreprise ou affaire au lieu de
poursuivre un emploi frustrant ou de subir des tensions dans son entourage professionnel.
Alors les entrepreneurs considèrent l'entreprise comme à la fois un instrument de travail et un
outil de réalisation de soi beaucoup plus que juste un moyen de faire frustrer un capital.
On peut encore interpréter cette motivation comme moyenne de prouver sa valeur personnelle
ou de faire mieux que les autres.
31
Certaines personnes "éprouvent un vif besoin d'accomplissement à travers la responsabilité de
prendre elles-mêmes des décisions" : il s'agit d'un besoin d'accomplissement par le travail.
L'indépendance personnelle
Le passage au statut d'entrepreneur peut être vu comme un épanouissement et un
développement personnel.
Tout d'abord la notion d'entrepreneur est liée au faite que cette personne peut régler soi-même
son travail et de prendre soi-même ses décisions. C'est-à-dire que l'entrepreneur détermine les
tâches à effectuer et le planning à respecter pour parvenir aux résultats. Certains entrepreneurs
peuvent considérer que leur indépendance est la chose la plus désirable au monde.
Cette motivation permet à l'entrepreneur d'agir selon ses propres idées et initiatives sans que
d'autre personnes lui donnent des ordres, alors il lui permet d'échapper à des contraintes parfois
difficiles qu'un travailleur peut vivre au cours de sa vie professionnelle.
Et enfin, être son propre patron est une garantie d'un emploi stable pour l'entrepreneur, si bien
sur son entreprise connaît un succès.
Lesmotivationsd'ordre familial
Les motivations d'ordre familial peuvent avoir un double effet sur la décision d'une personne à
être entrepreneur ou non.
 D'abord, l'environnement familial peut inciter son membre à créer son propre affaire en
suivent le chemin d'un autre membre de famille, souvent le père. Très souvent, les
entreprises familiales ont été créer parce que le fils est comme son père, il suit son chemin.
La meilleure motivation pour un entrepreneur lors de la création de son affaire est son
environnement familial qui associe une image positive à l'entreprise privée.
 D'autre part l'environnement familial peut avoir un effet négatif sur la prise de décision
de création ou non de son propre affaire. Travailler pour les autres et, selon eux, un mieux
que de créer une entreprise vue les obstacles et les difficultés rencontrées par un
entrepreneur lors de son parcours entrepreneurial.
32
Lesmotivationsd'ordre financier
 L'alternative au chômage
Le licenciement peut avoir un rôle déclencheur. Se trouver au jour au lendemain sans travail
peut inciter les entrepreneurs à créer leurs propres affaires et entreprises est se détaché de la
peur de se trouver son travail à n'importe quel instant.
Pour quelque entrepreneur, il s'agit de créer plus son emploi qu'une entreprise, et certains
créateurs sont des chômeurs de longue durée avant de décider de tenter la création de leurs
propres emplois.
 Les incitantsfinanciers
Même si c'est n'est pas l'argument avancé par les entrepreneurs, pourtant il n'est pas pour autant
absente de leurs préoccupations. Certaines études ont montré que certaines personnes se lancent
dans la recherche d'un salaire plus élevé ou d’une compensation financière.
Le statut d'entrepreneur apparaît à certains comme un moyen d'atteindre une indépendance
financière.
Section 3 : Influence de l'environnementmarocain sur la motivation
Parler de l’entrepreneuriat au Maroc, c’est d’abord admettre L’existence des éléments suivants:
 Le potentiel entrepreneurial et social existe
 L’entrepreneur est le fruit de son milieu culturel, social et économique
 L’environnement culturel, social, politique, et économique sont des facteurs, qui
conditionnent notamment La motivation des entrepreneurs et le développement et la
valorisation de la culture entrepreneuriale
Aujourd'hui, le Maroc apparaît comme étant un pays attractif pour la création d’entreprises
et pourtant, il y a moins d’entreprises par rapport au potentiel d’affaires existant, on enregistre
plus d’envie d’entreprendre et moins de créations et de réalisations. Les initiatives prises en
faveur de la formation à l’entrepreneuriat sont nombreuses, mais ne s’inscrivent pas toujours
dans un cadre cohérent et n’obéissent pas à des pratiques pédagogiques entrepreneuriales bien
élaborées.
33
Suite à une étude de la banque mondiale sur les procédures de la création d’entreprise, une
comparaison a été faite entre 189 pays. Le classement "Doing Business" classe 189 pays par
rapport à leur facilité à faire des affaires. Créé en 2002 par le groupe de la banque mondiale.
Donc, Selon le rapport Doing Business 2018, publié par la Banque mondiale, le 31 octobre.
Le Maroc détient le 69e rang mondial parmi 190 pays avec un score de 67,91 points et perd un
rang par rapport à l'année précédente. En revanche, la banque mondiale confirme aussi le
renforcement des services en lignes pour les entrepreneurs et l’encouragement de la motivation
de la des nouvelles entreprises. Mais aussi les réformes du Maroc en matière d’instrument
d’imposition fiscale, à travers notamment la généralisation des télédéclarations et le
télépaiement de l’impôt sur la société o l’impôt sur le revenu.
Le recul du Maroc au classement cette année est imputable aux scores des indicateurs à
caractère légal et réglementaire, à savoir l'exécution des contrats, la protection des investisseurs
minoritaires, le commerce transfrontalier, l'obtention de prêts demeurant au même niveau que
l'année dernière. Certes, Le Chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani s’est dit, jeudi à
Rabat, fier du classement occupé par le Maroc dans la 15ème édition du rapport « Doing
Business 2018 », publiée par la Banque mondiale, en relevant que cette performance est le fruit
d’un travail intense qui a duré de nombreuses années.
Et selon des statistiques, Sur le plan africain, le Maroc a réussi à améliorer son classement
continental de cinq places, passant de la 8ème position en 2012 à la 5ème position dans le
34
classement actuel, derrière les Iles Maurice (49ème) et le Rwanda (56ème) et devançant
l'Afrique du Sud (74eme), la Tunisie (77ème), l'Egypte (122ème) et le Sénégal (147ème), alors
que l’Algérie s’est classée 156ème au niveau mondial et le Nigeria 169ème.11
En fin, on peut dire que malgré les actions faites par l’Etat pour, soit l’attractivité des
investisseurs directs étranger, soit la motivation directe des jeunes marocaines et leurs
encourager à créer leurs propres entreprises et ne pas se viser juste sur le salariat, bien évidement
pour favoriser d’un côté la croissance économique et l’autre cote pour créer des nouvelles idées
innovantes.
11 Le projet Doing Businessfournit desmesuresobjectives de la réglementationdes entreprises et leur applicationà travers
178 pays et certainesvillesaux niveaux sous-national et régional. http://www.doingbusiness.org L’étude de la Banque
Mondiale est basée sur une méthodologie développée dans l'article parue en2002 " The Regulation ofEntry" dans
QuarterlyJournal of Economics.
35
Chapitre II : Enquete sur les motivations a la creationdes
entreprises
Introduction
Déjà, pour commencer, l'intitulé de ce projet de fin d’étude renvoie, à première vue, aux
domaines de l'entrepreneuriat et les motivations à la création d’une entreprise, comme cadre de
recherche. D'où la question qui nous intéresse est, en quoi les acquis, les motivations et le profil
contribueront efficacement à la création d'entreprise.
En effet créer une entreprise n'est pas une fin en soi, mais plutôt de faire naitre une activité
durable dans un environnement complexe et incertain. C'est pour quoi pendant la création,
l'entrepreneur est amené à concevoir une vision sur ces activités par des méthodes de
planification ainsi que d'autres pratiques et procédés qui relèvent généralement du domaine de
la science de gestion.
Ce présent rapport est un cas pratique d’une enquête faite au terrain auprès des entrepreneurs
opportunistes, spécialistes…etc., qui montrent, en répondant à un questionnaire (VOIR ANNEXE :),
leur parcours à la création de leur propre entreprise. De ce fait, on va analyser les données qu’on
a collectées par des graphiques en relevant le nécessaire.
Pour atteindre le but de la recherche, il nous a fallu délimiter le nombre de questions et relever
juste l’essentiel, car la recherche dans ce domaine est très vague.
De ce contexte nous nous sommes posé des questions, notamment comment comprendre et
décrire les manières, suivant lesquelles, les entrepreneurs s'emploient à créer et à développer
avec succès leurs entreprises?
36
Traitement
1. Sexe
D’après notre enquête, qui s’est étalé sur 2 semaines, on a pu recenser 15 entrepreneurs. On a
pu recenser 12 hommes avec un pourcentage de 80% et 3 femmes avec un pourcentage de 20%.
2. Age
En ce qui concerne les âges, 5 sont de moins de 30 ans avec un pourcentage de 33%, et 4 sont
entre 30 ans et 34 ans représentant 27%, puis l’Age 3 entre 35 à 39 avec un pourcentage de
20%, 1 de l’échantillon âgé de 40 à 44 représentant 7% et finalement 2 représentant 13% de la
population âgé de 45 à 49 ans et 0% âgés de 50 ans et plus.
80%
20%
Sexe
Masculin Femenin
33%
27%
20%
7%
13%0%
Age
Moins de 30 ans 30 à 34 35 à 39 40 à 44 45 à 49 50 et plus
Sexe
Masculin 12
Femenin 3
Age
Moinsde 30
ans
5
30 à 34 4
35 à 39 3
40 à 44 1
45 à 49 2
50 et plus 0
37
3. Quel est votre plus haut degré de scolarité ?
D’après de le graphique si dessus, on voit bien que 6 entrepreneurs ont un diplôme d’études
universitaires, suivi de 5 personnes ayant plus d’un diplôme universitaire, deux entrepreneurs
n’ont aucun diplôme universitaire, 1 entrepreneur a un diplôme bac +4 et finalement une
personne s’est auto-formé soi-même.
4. Est-ce que l'un de vos parents (père ; mère) possède ou a possédé une
entreprise et/ou a été à son propre compte ?
Plus d'un diplôme
universitaire
Diplôme d'études
universitaires
Aucun diplôme Niveau bac +4 Auto Formation
Total 5 6 2 1 1
0
1
2
3
4
5
6
7
AXISTITLE
Le plus haut degré de scolarité
47%
53%
Expérience des parents
Oui Non
Expérience desparents
Oui 7
Non 8
38
D’après le graphique, les pourcentages sont un peu après, avec un pourcentage de 53% des
entrepreneurs n’ont pas leurs familles dans le domaine de l’entreprenariat et tandis que 7
entrepreneurs qui représentent 47% de l’échantillon ont leurs familles dans le domaine de
l’entreprenariat.
5. Quels étaient vos objectifs en créant votre entreprise?
Les réponses ont été comme suite :
1. Liberté ;
2. Argent ;
3. L'indépendance personnelle ;
4. Aider les etudiants ;
5. Independance financiere ;
6. La liberté défit ;
7. Gagner plus de temps pour moi ;
8. Autonomie ;
9. Faire des idées innovantes ;
10. Trouver mon propre emploi ;
11. Créer ma propre source de vie ;
12. Créer un emploi individuel, et offrir des postes de travail pour mes amis et moi ;
13. Satisfaire mon besoin en financement personnel ;
14. Réaliser mon projet, créer ma propre entreprise et la diriger par moi-même ;
15. Gagner de l’argent et être indépendant.
Commentaire : D’apres ces reponses, on conclue que les entrepreneurs ont des differentes
raisons qui les poussent à entreprendre, soi pour autonomie financiere et l’indépendance jusqu’à
aider les autres et avoir une bute non lucrative.
6. Quel est le produit ou le service que votre entreprise fournit?
Les réponses ont été comme suite :
1. Logiciels e-administration ;
2. Livres electroniques ;
3. Vélo pour enfant ;
4. Centre de formation en langues
5. Création de sites internet ;
6. Service ;
39
7. Conseils et services informatiques ;
8. Conseil en commerce ;
9. Livraison à domicile : tsakhrli ;
10. Vente et réparations des accessoires
de téléphones, ordinateurs ;
11. Vente et location des voitures ;
12. Agence de voyage ;
13. Des formations de comptabilité ;
14. Consultation des horaires des
autocars au maroc ;
15. Service de livraison à domicile (repas, des médicaments et courses administratifs).
Commentaire : Les produits qui fournissent les entreprises se differencient d’une à l’autre par
rapport a son activité. Mais on peut classer ces produits en biens physiques ou services, alors
les services constituent 67% tandit que les biens physiques representent que 33%. Alors on
constate que les entrepreneurts recensés ont tendance à créer des entreprises qui fournissent des
services plutôt que des biens physiques.
7. Quelle expérience dans l’entreprenariat aviez-vous avant de créer
votre entreprise?
Experience professionnel Etude Formation
Total 6 5 4
0
1
2
3
4
5
6
7
AXISTITLE
Expériences dans l’entreprenariat avant de
créer l'entreprise
67%
33%
Biens ou services
Services
Biens
40
6 entrepreneurs questionnée ont evoqué que la création de leurs entrepreises est le fruit d’une
expérience professionnel comme le travail ou leurs anciens postes, tendit que 5 entrepreneurs
ont fait des etudes qui leurs a aidé etre plus efficace dans le domaine de l’entrepreunariat. Et
finalement, juste 4 entrepreneurs ont fait des formations avant la création de leurs business.
8. Combien de temps consacrez-vous chaque semaine à vos activités
d’entrepreneur?
Les réponses ont été comme suite :
1. 50 h
2. 30 h
3. 45h
4. 40h
5. 28h
6. Un entrepreneur est toujours actif pas de repos surtout avec nos bfr
7. 22h
8. 7j/7
9. 2 fois par semaines
10. Tous les jours sauf vendredi
11. 20 heures par semaines
12. 25 heures par semaine
13. 3 jours par semaines
14. 4 jours par semaines
15. 48h
Commentaire : Les entrepreneurs interogées ont tendance à travailler moins de 30h par
semaines avec un pourcentage de 40% du total de l’échantillon (6 entrepreneurs), alors que le
taut de 20% est pour 31h à 40h (3 entrepreneurs), pour les entrepreuneurs qui trvaille de 41h à
50h (3 entrepreneurs) et aussi pour ceux qui travaille plus de 50h (3 entrepreneurs).
40%
20%
20%
20%
Heures par semaines
consacrées
Moins de 30h
31h à 40h
41h à 50h
Plus de 50h
Heures par semaines
consacrées
Moinsde
30h
6
31h à 40h 3
41h à 50h 3
Plusde 50h 3
41
9. N’avez-vous jamais subi un échec en tant qu’entrepreneur?
En ce qui concerne les echecs subi par les entrepreneurs, 100% de ces derniers interogé ont subi
des echecs au fille de leur expérience dans le domaine de l’entreprenariat.
10.Qu’est-ce qui vous a motivé pour lancervotre entreprise ou qui vous y
a incité?
100%
0%
N’avez-vous jamais subi un
échec en tant qu’entrepreneur?
Oui
Non
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5
Alternative au chomage
L’indépendance personnelle
Les incitations financier
L’environnement familial
L’alternative au chomage
L’acomplissement êrsonnel
Aide de l’autre
Alternative au
chomage
L’indépendance
personnelle
Les incitations
financier
L’environneme
nt familial
L’alternative au
chomage
L’acomplisseme
nt êrsonnel
Aide de l’autre
Total 1 4 4 2 2 1 1
Motivation pour lancer l'entreprise
Echecs
Oui 15
Non 0
42
Après avoir le traitement des données afférentes aux motivations des entrepreneurs, on a trouvé
que l’indépendance personnel et les incitants financiers ont été les premiers facteurs expliquant
de s’en aller aux cultures entrepreneuriales qu’au salariat.
11.Selon vous, quelle compétence doit-en avoir pour être un entrepreneur ?
Les réponses ont été comme suite :
1. Persévérance
2. Esprit innovateur
3. Esprit de groupe
4. Orientation
5. Sans reponse
6. La volonté et apprentissage
7. Persévèrent
8. Curiosité
9. Un passion une motivation et bien sûr confiance en soi
10. Il faut savoir comment manager une organisation et la diriger
11. Avoir dans un premier lieu le courage et la patiente d’entamer un travail individuel, ne
pas se contenter des difficultés financières pour ne pas faire son propre projet, bien
choisir l’idée du projet et avoir une formation et une idée préalable sur le
fonctionnement de travail.
12. Connaissance préalable au domaine de travail désiré, avoir un esprit d’entreprenariat et
de patiente.
13. Il faut savoir comment manager une organisation et la diriger
14. La persévérance est un atout, Il faut avoir des rêves pour réussir
15. Persévérance face aux obstacles
Commentaire : D’après 15 entrepreneurs, chacun a donné sa reponse sur les competences de
l’entrepreuneur, mais ils sont tous mis d’accord que l’entrepreuneur doit etre persévérant, avoir
l’esprit innovateur et avoir la volonté d’apprentissage.
43
12.Quel type d’entrepreneur êtes-vous ? pourquoi ?
Les réponses ont été comme suite :
1. Les bâtisseurs : Vision long terme
2. Les innovateurs : L'innovation est la clé de la réussite
3. Les opportunistes : Il faut saisir les opportunités
4. Les spécialistes : Mon Domain et mon métier
5. Les innovateurs
6. Les opportunistes : Le rendement
7. Les innovateurs : J'aime être leader
8. Les opportunistes : Les systèmes en place sont pleins de lacunes
9. Innovateurs : parce que, apporter des nouvelles idées c’est contribuer à la compétitivité
de notre pays
10. Les spécialistes : car se spécialiser dans son métier veut dire être un vrai rival par rapport
aux autres
11. Les bâtisseurs : il est moins risque qu’un entrepreneur
12. Innovateurs : apporter de nouvelles idées compétitives
13. Spécialistes : maitriser un métier vous donne l’avantage par rapport aux autres
14. Opportuniste :par ce que c’est la première fois, et le premier tel service rendu au Maroc
15. Innovateur : parce que tout simplement ce qui m’intéresse à part gagner de l’argent,
c’est avoir un impact, faire quelque chose d’énorme, apporter un truc nouveau.
Commentaire : Généralement les entrepreneurs étaient majoritairement des spécialistes, des
innovateurs et des opportunistes. En effet, il est évident que pour être un bon entrepreneur il
faut se différencier des autres, avoir des idées évolutionnelles, apporter des nouveaux services
qui n’existaient pas auparavant.
44
13.Comment avez-vous identifié votre idée d’entreprise?
On remarque dans le graphique ci-dessus que les compétences personnelles des entrepreneurs
représentent 28% du nombre total de l’échantillon étudié. Par contre, si regarde bien, on voie
que le brainstorming et la vie personnelle ne représente que deux répenses parmi les 15 totales.
14.Quels sont les problèmes auxquels vous avez dû faire face pour lancer
et faire fonctionner votre entreprise?
D’après le graphique, on voit t bien que les problèmes de financement couvrent la grande partie
des problèmes de lancement des entrepreneurs, suivis des problèmes de travail ou de
0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5
Brainstorming
Compétences personnelles
Enquêtes
etude de marché
Les Loisirs et centres d'intérêt
Ma vie personnel
Brainstorming
Compétences
personnelles
Enquêtes etude de marché
Les Loisirs et
centres d'intérêt
Ma vie personnel
Total 1 4 3 3 3 1
Moyens d'identification d'idée d'entreprise
0 1 2 3 4 5 6 7 8
Problèmes de finances
Problèmes de marketing
Problèmes de travail
Problème de temps
Problèmes de finances Problèmes de marketing Problèmes de travail Problème de temps
Total 7 3 4 1
Les problèmes
45
recrutement, puis les problèmes de promotions ou de marketing et finalement les problèmes de
temps et sa gestion.
15.Quelles étaient vos sources de financement pour mettre sur pied votre
entreprise ?
L’analyse de cette réponse fermée pour tous les entrepreneurs soient féminins ou masculin était
presque la même chez eux, en effet 64% ont répondu par l’autofinancement qui représente 10
sur 15 dans notre échantillon. De même si on constate d’après le traitement de celle-ci, qu’il y
a un problème de financement, et on verra ça dans la question qui concerne les problèmes
rencontrés de différents types.
16.Quels sont vos clients principaux et de quelle manière faites-vous la
promotion de vos produits ?
1. Services publics
2. Sans reponse
3. Enfants par e-mail marketing
4. Etudiants par des affiches
5. Les pme et les individus
6. Porte à porte
7. Pour l'instant le bouche à oreille
8. Revues de presse
64%
22%
14%
0%
Sources de financement
L'autofinancement
Le recours à
l'emprunt
Les aides publiques
Crédit-bail
Source de financement
L'autofinancement 9
Le recoursà l'emprunt 3
Les aides publiques 2
Crédit-bail 0
46
9. Mes clients principaux sont ceux qui veulent exporter leurs produits à l’étranger, en ce
qui concerne la promotion je fais la prospection des nouveaux clients et faire du
marketing
10. Client particulier, bon je ne fais pas de promotion les clients viennent eux même chez
moi par ce qu’’ils connaissent bien la bonne qualité de mon travail
11. Nos clients sont les acheteurs ou les revendeurs des voitures en générale, ainsi que ceux
qui veulent une voiture pour location ; on fait la promotion de nos produits
occasionnellement.
12. Les voyageurs, les gens qui veulent transporter des courriers ou des mandats, les
sociétés de marchandises… La promotion du service se fait occasionnellement selon les
circonstances.
13. Ceux qui ont besoin de formation professionnelle à cause des manques au niveau
théorique, je fais des annonces,
14. Clients particuliers, clients professionnels…Tous personnes désirant voyager une ville,
et acheter des tickets en lignes… je fais des annonces de mon site dans d’autres sites.
15. Tout les gens
Commentaire : D’après les réponses multiples qu’on collecté, on remarque bien que, presque
tous les entrepreneurs font des promotions et de marketing pour attirer ses clients. Même si ces
actions coutent chères pour eux. Donc, il est recommandé de continuer à ce sens là pour, au
moins, assurer la continuité de l’entreprise et travailler car attier le client est tres important,
nous dirons, pour stabiliser le chiffre d’affaire. Par ce que le seul souci pour un bon entrepreneur
déjà c’est entamer dans un business dont l’environnement est durable.
47
17.Comment faites-vous concurrence à des entreprises similaires à la
vôtre?
L’innovation et la communication occupe une place importante pour toutes les entreprises afin
de se concurrencer par rapport aux autres. De plus, on voit que la flexibilité est moins
importante par rapport aux autres qualités. En effet pour se différencier, il faut apporter de
nouvelles idées, de se caractériser par des points forts et de connaitre bien ce que vos clients
veulent, par ce que la performance de l’entreprise est en premier lieu : la satisfaction de ses
clients.
18.Quels sont les bons et les mauvais côtés du rôle d’entrepreneur ?
1. Epanouissant + statut social vs. Épuisant + ingrat
2. Indépendance
3. Tout le temps être présent
4. Toujours à jour
5. Rester à jour
6. Le risque
7. Mauvaise : calcul de l'imposition
8. Peur de l'avenir
9. Indépendance vs future risqué
Total
0
1
2
3
4
Communicatio
n
Connaître vos
clients
Flexible Innovant Restez à
l’écoute
Total 4 3 2 4 2
AxisTitle
COMMENTFAITES-VOUS CONCURRENCE À DES
ENTREPRISES SIMILAIRES À LA VÔTRE?
48
10. Le bon côté pour moi c’est être mon chef moi-même et donc n’engendrer pas de
stresse Le mauvais côtés : n’avoir pas suffisamment du temps pour rester avec la
famille, les amis
11. Les bons côtés : l’indépendance des autres, apprendre un métier, avoir de
l’expérience pour bien connaître le monde professionnel. Les mauvais côtés :
S’affronter à la concurrence, apprendre le travail soi-même, dépasser les problèmes
soit même…
12. Les bons côtés : Etre en contact avec les clients et leurs rendre le service et être à
leur écoute, apprendre un métier et une expérience. Les mauvais côtés : Des
difficultés liés directement à la nature du travail (des accidents de voyage, les pertes
qu’engendrent ces accidents, des problèmes causés par les arrêts de douane, des
problèmes avec le client…).
13. Le bon côté ; pouvoir développer mes talents dans ma propre entreprises Le mauvais
côté : ne pas pouvoir consacrer plus de temps à ma vie privée.
14. Bons côtés : seul maître à bord. Mauvais côtés : spéculation de certain métier
15. Independence personnelle vs future risqué
Commentaire : Ces réponses, ont été décisives, parce qu’en fin de compte, l’entrepreneur se
trouve devant lui-même pour répondre à la question : quels sont mes qualités, les bons cotés de
l’activité que j’exerce ? et quels sont mes défauts, les mauvais côtés que j’ai ? Ce dernier doit
toujours révéler ces choses. Car, il peut s’améliorer et corriger ses défauts, de même un vrai
entrepreneur cherche toujours à s’en aller plus loin, réaliser ses objectifs et son
accomplissement personnel. Notons qu’on a constaté, moi et mon collègue lors de l’enquête, à
propos de cette question des vraies difficultés à répondre à celle-ci voire prendre assez de temps
afin de produire ce genre d’explication
49
Synthese
A l’instart de ces analyses, on constate plusieurs choses en ce qui concerne le monde de
l’entrepreunariateton a reussi à rependre notre probleme dit comment comprendre les manières,
suivant lesquelles, les entrepreneurs s'emploient à créer et à développer avec succès leurs
entreprises et leurs motivations ?
Premierement,onavuque l'homme estpluspresentque lafemmedansl'entrepreunariatestcelaest
dû à plusieurs causes tel que la famille et la vue de la société envers la femme.
Ensuite, en ce qui concerne l'age, l'entrepreunariat est plus pour les jeunes car ils sont plus motivés
que la plupart des personnes agées.
Le degrée de scolarité jour un role important dans la mentalité de l'entrepreunariat puisque 6 parmi
15 ont desdiplome d'etudesuniversitaire,ce dernierleurspermers de connaitre plusle monde de la
gestion et de management.
On a conclu aussi que les produits que l'entreprise fournit est un service ou un bien physique. Les
services sont plus faciles à maintenir et à gerer alors les entrepreneurt ont tendance a choisir des
services a proumovoir et à vendre au lieu des biens ou d'autre produits.
Aussi,l'experience professionnellepeutencouragerlessalariésàentreprendreetàcréerleurspropres
entreprises en se basant sur leurs experiences aquisdans leurs postes.
Ensuite,laplupartdesentrepreneurttravail moinsde 30hpar semainesavecunpourcentage de 40%,
un point fort pour l'entrepreunariat pour se consacrer plus de temps pour soi et pour sa famille.
La totalité des interogés ont subi des echecs, alors l'entrepreunariat n'est pas un experience facile à
vivre, la perseverance est une clé primordiale pour continué.
Les entrepreuneurts sont plus motivée par l'independance personnelle et les incitations financieres
que d'autre motifssuivi par l'envirenementfamilial etaussi choisi comme choix pour fuirle fontome
de chomage.
Choisir l'idée de son projet ou de son entreprise n'est pas une etape facile, la plupat des
entrepreuneurtsintérogée ontidentifé leursidée d'entreprise atravers leurcompétence personnelle
suivispar l'etude de marché et lesloisirsetcentres d'intérêtsetaussi en elaborantdesenquetessur
les terains.
Aprèsavoirchoisi l'idéede projet,surementl'entrepreneurfaitface àdesproblèmes etdesobstacles,
lespremiersobstacleschoisis parl'échantillon sontle problème de financementsuivi parle problème
50
de travail et de recrutement et de la recherche de la main d'œuvre compétente. Malgré cela, ces
derniers choisissent comme sources de financement l'autofinancement en premier lieu suivi du
recours à l'emprunt.
Notre échantillon faitréférenceàlacommunication etl'innovation lorsqu’on leurparle de faire face à
la concurrence,cesdeux clés,poureux,leurs permet de rester face au marchée et autre conçurent.
51
Conclusion
A l’issue de ce travail, nous estimons que ses limites se situent au niveau de la complexité
du thème étudié. En effet, il nous semble que la problématique d’étude du processus
d’entrepreneuriat au Maroc, doit nécessiter plusieurs approches et de multiples angles de vue,
afin de pouvoir apporter des modèles explicatifs aux yeux des entrepreneurs qui veulent
commencer leurs propres projets.
Dans le cas marocain, nous remarquons l’existence d’un environnement entrepreneurial
spécifique, lié principalement aux dimensions socio-économique et socio culturelle (chômage
et travail informel), à la lourdeur des procédures administratives, au manque de financement,
ainsi qu’à l’incertitude qui règne sur le marché marocain depuis des décennies.
Les travaux sur entrepreneuriale sont nécessaires dans les recherches qui étudient les
différences existantes entre les pays en termes de création d'entreprises. Il est important de noter
que l’intention est expliquée par des caractéristiques individuelles ainsi que par le milieu
environnant. En effet, le milieu représente une limite ou une frontière sur le comportement de
l’individu. Même si l’intention existe, le milieu agit sur les décisions du passage à l’acte. Donc,
Le but sera de mieux cerner les croyances et les perceptions entrepreneuriales dans deux
environnements différents.
52
Ressources:
Webographie
Lien Titre Date de
consultation
http://expertise.hec.ca/chair_entrepreneurship/wp-
content/uploads/2008-03-Defining-the-Entrepreneur-
Complexity-and-Multi-Dimensional-Systems-Some-
Reflections.pdf
Definingthe
Entrepreneur
Mars 20, 2018
https://www.1min30.com/brand-marketing/les-6-benefices-
du-brainstorming-76231
Découvrezlessix
bénéficesdu
brainstorming
Mars 26, 2018
https://managementstudyguide.com/herzbergs-theory-
motivation.htm
Herzberg’sTwo-Factor
Theoryof Motivation
Mars 30, 2018
https://www.erudit.org/en/journals/ae/1997-v73-n4-
ae2752/602243ar.pdf?forcedefault=true
La théorie de
l’entrepreneur chez
Jean-Baptiste Say et
la tradition Cantillon-
Knight
April 1, 2018
https://www.institutcoppet.org/2016/01/22/la-notion-
dentrepreneur-chez-richard-cantillon-par-benoit-
malbranque#_ftn1
La notion
d’entrepreneurchez
RichardCantillon,par
BenoîtMalbranque
Mars 26, 2018
https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/36031/1/1995%20-
L%27entrepreneur.PDF
L'entrepreneur,ses
motivations,savision
stratégique,ses
objectifs
Mars 27, 2018
http://www.free-management-ebooks.com/dldebk-pdf/fme-
swot-analysis.pdf
Swotanalysis Mars 27, 2018
https://www.verywellmind.com/what-is-maslows-hierarchy-
of-needs-4136760
The Five Levelsof
Maslow'sHierarchyof
Needs
Mars 30 2018
Bibliographie
-DANJOU. I, (2000), « L’entrepreneuriat : un champ fertile à la recherche de son unité »,
Cahier de recherche du CDEE, Centre de Développement des Entreprises et de
l’Entrepreneuriat, Avril 2000, ESC Lille.
- DE KOENIG.A, (2003), « Opportunity Development: A Socio-Cognitive Perspective », in
Katz.J., Shepherd.D. (dir), “Advances in Entrepreneurship, Firm Emergence and Growth”,
N°6, Oxford: JAI Press/Elsevier, pp 265-314.
- DRUCKER.P, (1985), Les entrepreneurs, Paris: L’expansion Hachette, 344 p.
53
- FAY. E et NUNES.P, (2001), « L’intrapreneuriat à l’épreuve de la rationalité »,
Management et Conjoncture Sociale, n°612.
-Hernandez E. M (2001), L’entrepreneuriat : Approche théorique, l’Harmattan.
-Hofstede G. (1980), “Culture’s consequences: international differences in work-related
values”,
-Kolvereid, L. (1996), “Prediction of employment status choice intentions”, Entrepreneurship
Theory & Practice, Vol. 21, n° 1, pp. 47-57.

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entrepreneuriat et les motivations à la création d'une entreprises

  • 1. L’ENTREPRENARIAT ET LES MOTIVATIONS A LA CREATION DES ENTREPRISES Rapport de projet de fin d’étude APRIL 19, 2018 ESTO Departement Management Presenté par : JadrounSofiane MoumenAchraf Encadré par : Mr Rahhal Lahrach
  • 2. 1 « Lorsque tout semble aller contre vous, souvenez-vous que les avions décollent toujoursface au vent. » – Henry Ford ‫ى‬َ‫ل‬‫ا‬َ‫ع‬َ‫ت‬َ‫ف‬‫ه‬ َ‫اّلل‬‫ه‬‫ك‬ِ‫ل‬َ‫م‬ْ‫ل‬‫ا‬‫َق‬‫ح‬ْ‫ل‬‫ا‬َ‫ل‬َ‫و‬ْ‫ل‬َ‫ج‬ْ‫ع‬َ‫ت‬ِ‫آن‬ْ‫ر‬‫ه‬‫ق‬ْ‫ل‬‫ا‬ِ‫ب‬‫ن‬ِ‫م‬ِ‫ل‬ْ‫ب‬َ‫ق‬‫ن‬َ‫أ‬‫ى‬َ‫ض‬ْ‫ق‬‫ه‬‫ي‬َ‫ك‬ْ‫ي‬َ‫ل‬ِ‫إ‬‫ه‬‫ه‬‫ه‬‫ي‬ْ‫ح‬َ‫و‬‫ل‬‫ه‬‫ق‬َ‫و‬ِ‫ب‬َ‫ر‬‫ي‬ِ‫ن‬ْ‫د‬ ِ‫ز‬ ‫ا‬ً‫م‬ْ‫ل‬ِ‫ع‬ 114 ‫اية‬ ‫طه‬ ‫سورة‬ -
  • 3. 2 Dédicace: On dédie ce travail, comme preuve de respect, de gratitude, et de reconnaissance à : Nos chères familles, pour leurs affections, leurs patiences, et leurs prières. Mes meilleurs amis pour leur aide, leur temps, leur encouragement, leur assistance et soutien. Personnel de « CompteA Jour» qui m’a aidé à améliorer mes connaissances en me donnant informations et conseils. A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à la réalisation de ce travail. Merci infiniment.
  • 4. 3 REMERCIMENTS Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont participé de différentes façons à la réussite de ce projet de fin d’étude et l’ensemble des professeurs de « EST Oujda » pour leur très bon accueil et l’excellente formation dans lesquels j’ai pu évoluer. D'autre part, on tient à remercier spécialement Mr Rahhal Lahrach, notre encadrant et Mr. Yassine Zeghloul notre directeur. On remercie nos familles pour leurs efforts et soutiens qui nous a permis de continuer nos études et progresser. De même je remercie nos amis qui était toujours présente, pour nous aider et motiver toute au long de l’élaboration de ce projet et de nos études.
  • 5. 4 Tablede matiere Introduction ................................................................................................................................. 6 Partie I: Entreprenariat.................................................................................................................. 7 Chapitre I : Notions, typeset évolutions de l'entreprenariat......................................................... 7 Section 1 : Notions................................................................................................................. 7 Section 2 : Types de l’entrepreneuriat..................................................................................... 8 1. Entrepreneuriat formel et informel.............................................................................. 9 2. Entrepreneuriat individuel etentrepreneuriat collectif ................................................. 9 3. Entrepreneuriat occasionnel et entrepreneuriat durable..............................................10 4. Entrepreneuriat féminin et entrepreneuriat masculin..................................................10 5. Entrepreneuriat privé,entrepreneuriat public et entrepreneuriat social .......................10 Section 3 : Evolution de l'entreprenariat ................................................................................11 Chapitre II : Entrepreneur, l'idée d'un projet etles difficultés rencontrées...................................13 Section 1 : La notion d'entrepreneur et sa vision stratégique...................................................13 Notion d'entrepreneur......................................................................................................13 Définition de l'entrepreneur ..........................................................................................13 Caractéristiques ............................................................................................................16 Un bon et un mauvais entrepreneur...............................................................................18 Vision stratégique.............................................................................................................20  La survie et l'indépendance ....................................................................................21  La croissance .........................................................................................................22  L'innovation...........................................................................................................22  La maximisation de la valeur de l'entreprise ............................................................23 Partie II : Motivation à la création des entreprises..........................................................................23 Chapitre I: Motivation à la création des entreprises....................................................................23 Section 1 : Notion de motivation............................................................................................23 Les théories Xet Y.............................................................................................................24 La théorie de la hiérarchie des besoins...............................................................................26 Les besoins physiologiques ............................................................................................26 Les besoins de sécurité..................................................................................................27 Les besoins d’appartenance...........................................................................................27 Les besoins d’estime......................................................................................................27 Les besoins d’auto-accomplissement..............................................................................28 Théorie des deux facteurs..................................................................................................28 Section 2 : Sources de motivation..........................................................................................30
  • 6. 5 Les motivations d'ordre personnel.....................................................................................30 Les motivations d'ordre familial.........................................................................................31 Les motivations d'ordre financier.......................................................................................32 Section 3 : Influence de l'environnement marocain sur la motivation.......................................32 Conclusion...................................................................................................................................51
  • 7. 6 Introduction Dans un monde où l’argent règne chacun de nous fait son possible pour gagner sa vie. Les uns travaillent comme étant des salariés et préfèrent se lever tôt le matin et revenir tard le soir. Cette routine journalière est couverte par un salaire fixe, sûr et garantie... tandis que, les autres préfèrent d’être indépendants et travaillent pour leur propre compte sans être imposé par des règles et des horaires, se lever quand ils leur plaisent et consacrer plus du temps pour leurs familles et leurs proches : ce sont les entrepreneurs. Ces derniers qui ont couronné le succès représentent environ 5% dans le monde entier, un chiffre à ne pas négligé puisque Global Entrepreneurship Monitor a déterminé le nombre des entrepreneurs à plus de 582 millions. Ces entrepreneurs ne passent pas inaperçu puisqu’ils contribuent à la création de l’emploi ainsi que le développement de leur économie nationale, dont le but principal : « rendre le monde meilleur. » Certes, cela ne veut pas dire que tous les entrepreneurs ont connus le succès. La réussite des autres est comme un iceberg, et les gens ne voient que la surface visible qui se manifeste aux gains et le bonheur, et oublient la persévérance, l’échec, le sacrifice, la déception, les habitudes et le travail énorme. Ces caractéristiques restent toutefois insuffisantes sans les motivations qui poussent ces indépendants à vivre la meilleure version de leur vie. Alors qu’est-ce que l’entreprenariat ? C’est qui un entrepreneur ? Et quelles sont les motivations qui le pousse à créer ou à se lancer dans l’entreprenariat ?
  • 8. 7 PartieI:Entreprenariat Chapitre I : Notions, types et évolutions de l'entreprenariat L’entrepreneuriat, de nos jours, occupe une place très importante dans plusieurs économies dans le monde. Ainsi, Larousse le dictionnaire français nous dit : « c’est l’action d’entreprendre ». Et comme il est connu chez la majorité des gens que l’entrepreneuriat recouvre l’ensemble des activités qui contribuent à la formation et à la croissance d’une entreprise, dont la première conséquence est la création de la valeur : richesse, emploi… Très peu de recherches sur ce thème au Maroc, donc à ce propos on va se vocaliser dans ce chapitre, d’un côté sur les différentes théories qui définissent l’acte d’entreprendre, et de l’autre coté sur la notions et l’évolutions de l’entrepreneuriat et ses différents types. Section 1 : Notions L’entrepreneuriat peut se définir comme une activité impliquant la découverte, l’évaluation et l’exploitation d’opportunités, dans le but d’introduire de nouveaux biens et services, de nouvelles structures d’organisation, de nouveaux marchés, processus, et matériaux, par des moyens qui, éventuellement, n’existaient pas auparavant. L’entrepreneuriat est un phénomène complexe qui, au cours du temps et de pays, a toujours connait des changements en termes de sens et de fonction. Il est nécessaire d’abord de le définir avec l’évolution à travers le temps. « On peut voir qu’au moyen-âge le terme entrepreneur faisait référence aux dirigeants de grands chantiers qui utilisaient l’argent des autres pour effectuer leurs travaux de construction. A partir du dix-septième siècle, il désignait une personne mue par la volonté de faire des affaires en prenant des initiatives et en organisant des ressources pour satisfaire les besoins des consommateurs dans l’espoir d’en tirer un gain personnel. Le profit, le revenu de l’entrepreneur, était déjà considéré comme la récompense des risques qu’il prenait et de l’incertitude de son action sur le marché. Au cours de la révolution industrielle, au dix-huitième siècle, le terme entrepreneur faisait référence aux inventeurs de techniques nouvelles qui empruntaient de l’argent aux banques pour construire des usines afin de rentabiliser leurs inventions. C’est de cette époque que date l’avènement de l’entrepreneur moderne tel que nous le connaissons aujourd’hui.
  • 9. 8 Du dix-neuvième siècle jusqu’au milieu des années 1970, avec les vagues des concentrations financières, des progrès technologiques et la naissance de la société anonyme, la gestion des entreprises va exiger des managers expérimentés. Aussi les grands capitaines d’industrie, qui vont stimuler le développement du capitalisme industriel, seront les nouveaux entrepreneurs. C’est à partir des deux dernières décennies du XXème siècle que l’entrepreneur va être identifié comme étant toute personne à l’origine de la création d’une entreprise, peu importe sa taille ou son secteur d’activité. Le nouvel entrepreneur sera le travailleur autonome, le propriétaire-dirigeant de PME, le dirigeant de multinationale ou le propriétaire d’une micro- entreprise. C’est l’avènement du capitalisme entrepreneurial. »1 Comme Yvon Gasse2 le définit, l’entrepreneuriat est : « l’appropriation et la gestion des ressources humaines et matérielles, dans le but de créer, de développer et d’implanter des solutions permettant de répondre aux besoins des individus. » on constate, que cet auteur a lie ce concept avec la gestion harmonieuse des ressources afin de répondre à la croissance et le développement de l’organisation. Néanmoins, on trouve dans le grand livre de l’entrepreneuriat, une définition qui en contradiction, « L’entrepreneuriat est un concept dont les frontières se sont grandement élargies au cours des dernières décennies, et ce autant sur le plan de la recherche que de la pratique. Il est en effet aujourd’hui de mise d’évoquer une définition de l’entrepreneuriat qui dépasse la création et la croissance d’organisations. L’innovation et la recherche d’opportunités sont devenues des éléments centraux de la conception étendue de l’entrepreneuriat ; sont par le fait même apparus des appels à mettre en place des éléments d’une « méthode entrepreneuriale » dans le cadre de notre vie à tous. »3 Section 2 : Types de l’entrepreneuriat Si nous prenons les critères comme la légalité, le nombre d'entrepreneurs, la durée de l'activité, le sexe, le statut juridique de l'entrepreneur, nous pouvons classifier l'entrepreneuriat en : 1 Source :L'ÉCOLE DES ENTREPRENEURS, http://2iae.com, p1 2 Professeur titulaire audépartement de management de la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval à Québec et aussidirecteur duCentre d'entrepreneuriat et de PME (en 2009) 1 vol. (375 p.) 3 Le grand livre de l’entrepreneuriat, Sous la directionde Catherine LÉGER-JARNIOU, Paris, Dunod, 2013, 419 p.
  • 10. 9 1. Entrepreneuriatformeletinformel L’entrepreneuriat formel, comme son nom l’indique, c’est toutes activités autorisées par l’Etat dans le cadre du développement du pays, donc il est reconnu par cette dernière qu’elle met en œuvre l’ensemble des lois qui régissent cette activité afin d’encourager les gens d’aller dans le sens d’entreprendre. Alors que, on trouve dans l’informel toutes activités faites dans la noire, donc ce concept décrit la partie de la force du travail qui reste en dehors du marché organisé. A ce propos, deux auteurs ont une pensée différente en ce qui concerne le secteur informel, le premier dit dans son livre : « les activités informelles sont des activités qui sont les produits de l'imagination créatrice populaire dans la satisfaction des besoins spécifique nés de l'urbanisation, face à l'incapacité de l'Etat dans une période de crise de fournir un travail salarié légal à l'ensemble de la main d'œuvre disponible. »4, pourtant l’autre pense que : « le secteur informel de l'économie se définirait comme l'ensemble d'activités économiques exercées avec des moyens de bord dans la nécessité de survie des personnes ou des groupes ayant perdu foi et confiance en l'ordre économique moderne, capitaliste essentiellement, à cause de très bas salaires payés et dont ils réfutent toute implication jugée malveillante. »5 .Alors, cela veut dire que ce n’est une question du chômage mais plutôt les gens ne font plus de confiance à l’Etat. 2. Entrepreneuriatindividueletentrepreneuriatcollectif L’entrepreneuriat individuel, c'est la volonté d'une personne de se démarquer, d'acquérir plus d'indépendance et de liberté sans qu'intervienne une autorité, explique Régis LABEAUME6 Tout simplement, entrepreneur exerce son activité sans avoir créé de personne juridique distincte. Les différentes formes d'entreprises individuelles sont : commerçant, artisan, profession libérale, agriculteur…etc. Ainsi que, les individus qui empruntent cette voie cherchent à se réaliser sur les plans personnel, professionnel et financier. L'entrepreneuriat individuel donc correspond en fait au travail indépendant. Par contre, L'entrepreneuriat collectif est caractérisé par un groupe d'individus qui décèlent un même besoin et qui choisissent d'unir leurs efforts afin de répondre à ce besoin. Dans l'entrepreneuriat collectif, les individus 4 A, MULUMA, Cours de méthode de recherche scientifique, 2ème graduat, PSE, UNIKIN, 2005, p.48, inédit 5 P, KUKUNGA « Le secteur informel au Congo-Kin, contributionà l'explication duphénomène et à l'actualisationdu concept » in lettre de l'IRES, n°26-27, UNIKIN, Kinshasa, 2004, p.28 6 Régis LABEAUME (2008), « Types d'entrepreneuriat » [en ligne][référence du 16 mars 2018] disponible sur http://www.defi.gouv.qc.ca
  • 11. 10 partagent les bénéfices et les risques. Ils ont envie d'entreprendre ensemble et non d'être en concurrence. 3. Entrepreneuriatoccasionneletentrepreneuriatdurable Selon la durée de l'activité, l'entrepreneuriat occasionnel reprenne les activités temporaires, journalières, alors que l'entrepreneuriat durable correspond aux activités et surtout les sociétés dont l'exploitation dure longtemps 4. Entrepreneuriatfémininetentrepreneuriatmasculin Certaines activités peuvent être exclusivement exercées par les femmes alors que d'autres peuvent être spécifiques aux hommes. L’entrepreneuriat féminin, aujourd’hui joue un rôle très important dans les pays industriels que dans les pays qui sont en voie de développement, la femme joue un rôle non négligeable dans la société en tant qu'opératrice incontournable dans la lutte contre la pauvreté. De plus, dans leur grande majorité, les activités rémunératrices des femmes se situent dans le secteur non structuré. L'activité de couture à titre d’exemple. 5. Entrepreneuriatprivé, entrepreneuriatpublic etentrepreneuriatsocial Dans ce type, ici le critère est le statut juridique de l'entreprise. Le privé concerne les entreprises du secteur privé. Le public, les entreprises du secteur public et l'entrepreneuriat social concerne les différentes entreprises du secteur de l'économie sociale. Pour mieux expliquer, on va donner un exemple de cas d’une association marocaine qui s’appelle Injaz Al-Maghrib-MEPI qui est selon elle une association reconnue d’utilité publique qui mobilise le secteur privé auprès de la jeunesse pour contribuer à l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs. Et ce qui nous intéresse c’est le partenariat public-privé pour la promotion de l'entrepreneuriat social, qui a fait cette dernière en 2016 : « l'importance du partenariat public-privé pour l'accompagnement des projets à fort impact social, les participants ont appelé à développer la collaboration entre les parties prenantes à l'échelle de la région, afin de donner plus de visibilité à ces initiatives et leur permettre de monter en gamme et soutenir davantage les entrepreneurs sociaux. » soulignait lematin dans son rapport. A noter que cette association fait sa quatrième promotion SMART START en 2017-2018, promotion du programme de pré-incubation SMART START a pour objectif d’accompagner 57 porteurs de projets sur les villes de : Casablanca, Rabat, Kénitra, Marrakech et Agadir.
  • 12. 11 Section 3 : Evolution de l'entreprenariat La situation de l’entrepreneuriat au Maroc semble assez paradoxale. Malgré l'intérêt qu'il suscite chez la jeune génération, le dynamisme entrepreneurial a encore du chemin à faire car aucune étude n’a été menée à ce jour sur la propension des marocains à entreprendre ni sur les attentes vis-à-vis de l'entrepreneuriat. C'est l'une des conclusions de la première étude du "Global Entrepreneurship Monitor – GEM 2015" sur la dynamique entrepreneuriale au Maroc. Menée sur un échantillon de 2.061 ménages sur la base des résultats du RGPH (Le Recensement Général de la Population et de l'habitation) 2014 du HCP (Haut-commissariat au plan), l'étude montre que les aptitudes des individus à exploiter des opportunités ne suffisent pas. En effet, quelque 6 millions de personnes (32,4% de la population active) ont confirmé avoir tenté en vain de démarrer une entreprise. L'un des principaux problèmes qui reste limitée de l’action de l’Etat en matière de soutien et d’accompagnement. Ce n'est pas tout : le taux d’activité entrepreneuriale émergente (TAE) est de 4,44% au Maroc (contre 12,8% dans la zone MENA : Moyen-Orient et Afrique du Nord), ce qui signifie que seuls 4 adultes sur 100 sont impliqués dans la création ou bien la gestion d’une entreprise (depuis moins de 4 ans selon le critère retenu par GEM). Ce taux reste significativement inférieur à la moyenne des 62 pays participants à l'enquête. Et comparé aux économies tirées par l’efficacité, le Maroc occupe la 25e position, devançant uniquement la Malaisie et la Bulgarie. Actuellement, GEM est la seule initiative au monde qui mesure des indicateurs sur les initiatives entrepreneuriales, offrant ainsi la possibilité de comparer les pays participants. Toutes ces enquêtes et mesures qui ont menés sur ce thème montrent bien l’évolution de l’entrepreneuriat au Maroc dans le sens réel. Maintenant, passant à l’évolution de l’entrepreneuriat dans les grands pays. L'OCDE, l'Organisation de coopération et de développement économiques, a publié son rapport annuel "Entrepreneurship at a Glance 2012", un rapport montrant l'évolution de l'entrepreneuriat dans les différents pays membres de l'OCDE. Parmi les nombreuses statistiques présentes dans ce rapport, la France domine très largement les autres pays dans un domaine : l'évolution du nombre de créations d'entreprises
  • 13. 12 Le nombre de création d’entreprise Source : OCDE – CaptainEconomices.fr Comme on peut le voir sur le graphique ci-dessous, le nombre de créations d'entreprises par an a quasiment doublé en France entre 2006 et 2011, tandis que le nombre de créations en Espagne a été divisé par 2.
  • 14. 13 Chapitre II : Entrepreneur, et les difficultés rencontrées Section 1 : La notion d'entrepreneur et sa vision stratégique De nos jours, on entend beaucoup parler de l'entreprenariat et l'entrepreneur, et le nombre de ces derniers augmentent de plus en plus chaque jour. Extrapreneurs, intrapreneurs, social entrepreneurs, technopreneurs, le terme entrepreneur réfère à tous ces acteurs d'entreprenariat. L'observation a révélé que l'entreprenariat est l'ensemble des activités technique, humaines, managérial et performance qui nécessite une diversification en terme de compétences. Généralement les acteurs de l'entreprenariat ou les entrepreneurs eu même usent leurs savoir pour accomplir ou arriver à un but précise. Ils existent plusieurs types d'entrepreneurs mais ils ont tous des points en commun. Pourquoi alors existe-il autant de définitions de l'entrepreneur? Cela est dû en effet à plusieurs facteurs comme les disciplines, les situations de recherches, l'environnement économique etc... Chaque entrepreneur a sa propre vision stratégique, c'est elle qui définit un entrepreneur en succès ou un entrepreneur en échec. Notion d'entrepreneur Le terme entrepreneur vient du mot entreprendre c'est faire, accomplir et exécuter. Le terme entrepreneur a apparu la première fois dans la littérature en 1253 mais en diffèrent forme "empreuneur". Le terme entrepreneur a été utiliser entre 1500 et 1600 comme Champlain qui parle de son voyage: "pour voir ce pays et ce que les entrepreneurs y feroient"* Définition de l'entrepreneur En entreprenariat, il y a trois grands pionniers qui, à travers leurs écritures, ont pu comprendre mieux la notion de d'entrepreneur:  Richard Cantillon Richard Cantillon était un français économiste et auteur d’Essai sur la nature du Commerce en Général, physiocrate, née en 1680 et influencer par William Petty, John Locke, John Law etc...
  • 15. 14 Contrairement à ce que certains historiens de la pensée économique, le terme « entrepreneur » n’était absolument pas nouveau à l’époque de Richard Cantillon. Le terme était déjà attesté au XVIIème siècle. On peut le trouver par exemple dans le Parfait Négociant de Savary, datant de 1675. Il faut alors conclure que le terme entrepreneur n'est pas inventé par Cantillon. En premier regard, le terme entrepreneur recouvre une réalité qui peut nous apparaître assez floue: il est chez lui celui qui apporte les fonds pour mettre en œuvre un projet industriel ou commercial, que celui qui dirige ce projet de manière concrète. Peu importe pour Cantillon si l’entrepreneur apporte ou non les fonds. Ce qui caractérise l’entrepreneur chez Cantillon est le preneur du risque. Le mot incertain, incertitude, revient beaucoup dans l’œuvre de l’Essai consacrées à l’entrepreneur. Cantillon défini ainsi deux classes : d’un côté ceux qui prennent des risques ; de l’autre, ceux qui n’en prennent pas: « Tous les habitants d’un État peuvent se diviser en deux classes, savoir en entrepreneurs, et en gens à gages ; les entrepreneurs sont comme à gages incertains, et tous les autres à gages certains pour le temps qu’ils en jouissent, bien que leurs fonctions et leur rang soient très disproportionnés. Le général qui a une paie, le courtisan qui a une pension, et le domestique qui a des gages, tombent sous cette dernière espèce. Tous les autres sont entrepreneurs, soit qu’ils s’établissent avec un fond pour conduire leur entreprise, soit qu’ils soient entrepreneurs de leur propre travail sans aucuns fonds, et ils peuvent être considérés comme vivant à l’incertain ; les gueux même et les voleurs sont des entrepreneurs de cette classe. » Essai sur la nature du commerce en général/Partie I/Chapitre 13 Pour Cantillon, le fermier qui représente la classe productive est un entrepreneur, car il prend un risque: « Le fermier est un entrepreneur qui promet de payer au propriétaire, pour sa ferme ou terre, une somme fixe d’argent (qu’on suppose ordinairement égale en valeur au tiers du produit de la terre), sans avoir de certitude de l’avantage qu’il tirera de cette entreprise »7 7 Cantillon,Richard (1755).Essai surla naturedu commerce en général. London: MacMillan.
  • 16. 15 D'après ces aperçus, on peut constater que l'entrepreneur chez Cantillon est celui, dans son activité productive, fait face à une incertitude, à un risque. La seconde importance est de savoir si l'entrepreneur utilise son propre capital ou un capital emprunté. On peut alors considérer que Cantillon est parmi les économistes les plus clairvoyants de son siècle en observant la fonction qui, dans une économie de marché, était la plus décisive et pourtant la plus discrète, celle de l’entrepreneur.  Jean-Baptiste Say Jean-Baptiste Say était un économiste français et entrepreneur. Il avait des opinions classiquement libérales et faveur de la concurrence, du libre-échange et de la levée des restrictions sur les affaires. Influencer par Richard Cantillon, Adam Smith, née 1767 et mort en 1832. On réduit la théorie de Say de l'entrepreneure plus souvent à une conception de l'entrepreneur entendu comme gestionnaire de la production. Alors pour lui, l'entrepreneur a essentiellement pour tâche de combiner au mieux les services producteurs qu'il loue sur les différents marchés. L'entrepreneur, ajoute Say, agit comme un intermédiaire entre les vendeurs et les acheteurs, appliquant des facteurs de production proportionnels à la demande pour les produits. La demande pour les produits, à son tour, est proportionnelle à leurs utilités et à la quantité d'autres produits échangés pour eux. L'entrepreneur compare constamment les prix de vente des produits avec leurs coûts de production; s'il décide de produire plus, sa demande de facteurs productifs augmentera.8 Cette théorie est en contraste prononcé avec ce que l'on peut appeler la « tradition Cantillon Knight » où l'entrepreneur est essentiellement défini par rapport l'incertitude. La conception que Say propose de l'entrepreneur est incomplète car elle repose trop exclusivement sur l'étude de sa théorie de la production. 8 An Austrian Perspectiveon the History of Economic Thought (1995), volume 2, chapter 1: "J.B. Say
  • 17. 16  Joseph Alois Schumpeter Joseph Alois Schumpeter est un économiste qui a marqué l'économie, connu pour ses théories sur les fluctuations économiques, la destruction créatrice et l'innovation. Un entrepreneur est une personne qui est désireuse et capable de convertir une nouvelle idée ou invention en une innovation réussie. L'esprit d'entrepreneur emploie ce que Schumpeter appelle « le vent de la destruction créatrice » pour remplacer en tout ou en partie des innovations de qualité inférieure sur les marchés et les industries, créant simultanément de nouveaux produits.9 L'entrepreneur joue le rôle de « destruction créatrice » dans l'économie: lancer des innovations qui détruisent simultanément les vieilles industries tout en introduisant de nouvelles industries et approches. Pour Schumpeter, les changements et les « déséquilibres dynamiques engendrés par l'entrepreneur innovant sont la norme d'une économie saine. Pour Schumpeter, l'entrepreneur ne supporte pas le risque: le capitaliste le fait. Schumpeter croyait que l'équilibre était imparfait. Schumpeter (1934) a démontré que l'environnement changeant fournit continuellement de nouvelles informations sur l'allocation optimale des ressources pour améliorer la rentabilité. Certaines personnes acquièrent la nouvelle information avant d'autres et recombinent les ressources pour obtenir un profit entrepreneurial. Schumpeter était d'avis que les entrepreneurs déplacent la courbe des possibilités de production à un niveau plus élevé en utilisant des innovations.10 Caractéristiques Depuis longtemps, on a voulu serer les caractéristiques de l'entrepreneur, pour savoir qui sont vraiment ces entrepreneurs qui réussis et non pas les autres. Alors, ils ont pu à travers les recherches deviser les caractéristiques en deux types: Caractéristiques démographiques Certaines études ont conclu que les Caractéristiques démographiques comme le sexe, l’âge, l’ethnicité ou l’état civil peuvent pousser l'individu à faire de l’entreprenariat son choix de carrière. 9 Schumpeter, Joseph Alois (1976).Capitalism,Socialismand Democracy. Routledge. ISBN 978-0-415-10762-4. 10 Schumpeter, Joseph Alois (1934).The Theory of Economic Development: An Inquiry Into Profits,Capital, Credit, Interest, and the Business Cycle. Transaction Publishers.ISBN978-0-87855-698-4.
  • 18. 17 Les femmes qui se lancent dans l'entreprenariat sont désavantageuse par rapport aux hommes vue les barrières liées à l’éducation, a la pression familiale et l’environnement professionnel. Par contre les hommes ont tous les facteurs pour être des bons entrepreneurs voire encouragé par leur environnement. Les plus jeunes entrepreneurs, d'un autre côté, faute de connaissance et d'expérience, on moins de chance par rapport au entrepreneur plus âgées. Caractéristiques psychologiques D'autre études se sont penché sur les caractéristiques psychologiques des entrepreneurs et leurs traits de personnalité. Ses caractéristiques ont pour objectifs de déterminer ce qui conduit une personne à être entrepreneur et, par conséquent, d’identifier les caractéristiques psychologiques permettent de prédire ce comportement entrepreneurial. Ces études ont notamment porté sur les traits suivants : le besoin d’accomplissement, la prise de risques, l’esprit inventif, l’autonomie, la confiance en soi Le besoind’accomplissement Le Psychologue Mc Clelland dit que les recherches sur ces traits nous prouvent que parmi les caractéristiques principales du comportement entreprenariat est le besoin d'accomplissement de soi c’est-à-dire le besoin d’exceller et d’atteindre un certain but dans un objectif d’accomplissement personnel. Ce besoin est généralement plus important chez les individus qui préfèrent des taches contenant un défi aux taches routinières. La prise de risque Mc Celland dit que : la prise de risque dans l'entreprenariat se résume dans le cas de poursuivre une idée d'affaire dans la probabilité du succès est faible. Or la tolérance du risque doit être mesurer, c'est vrai qu'un entrepreneur doit avoir l'esprit risqueur mais avec une certaine tolérance, et cette tolérance est plus importante pour les uns que pour les autres.
  • 19. 18 Les entrepreneurs qui réussissent doivent bien comprendre la notion du risque et avoir une moindre aversion a cette dernière. L’espritinventif Les entrepreneurs ont tendance à aimer la création, l'invention et la préférence pour de nouvelles façons d’agir et de faire les choses. En cas de création d'entreprise, cette caractéristique sera visible dans la création des nouveaux produits ou des services et même de technologie dans le marché. L'autonomie Les entrepreneurs ont plus envie d'être autonome que dépendant et préfèrent mettre en place leurs propre objectifs, développer des plan d’action et contrôler eux –mêmes la réalisation de leurs objectifs. Ces individus évitent les rôles établis dans les organisations et préfèrent une activité indépendante. Les gens qui présentent un haut degré d'autonomie en tendance à aimer les activités entrepreneuriales et qui serait incapable de se soumettre à l’autorité d’autrui et de s’adapter aux structures d’une organisation existante. Ce qui explique pourquoi les entrepreneurs cherchent à créer leurs propres entreprises qui fonctionne selon les règles qu’il a fixées. La confiance ensoi Il s’agit de la confiance à accomplir efficacement certaines tâches. Les individus qui ont une grande confiance en eux sont plus à même de persévérer lorsque les problèmes apparaissent et d’agir pour les résoudre. Les entrepreneurs qui de la confiance en soi auraient un plus grand espoir de réussite et s’engageraient dans des perspectives à long terme Un bon et un mauvais entrepreneur Depuis longtemps, les gens qui veulent se lancer dans l'entreprenariat cherchent les bonnes et les mauvais traits d'un bon ou d'un mauvais entrepreneur:
  • 20. 19  Un bon entrepreneur Les gens d'affaires qui réussissent ont beaucoup de traits communs les uns avec les autres. Ils sont confiants et optimistes. Ce sont des autodidactes disciplinés. Ils sont ouverts à toute nouvelle idée qui croise leur chemin. Ils luttent pour la perfection: les entrepreneurs ne font pas les choses à moitié. C'est du perfectionnisme. Ils ne veulent pas compromettre leur vie entrepreneurial en fessant les choses à moitié Ils ne craignent pas les risques: c'est normal, l'entreprenariat est risqué. Lorsque l'entrepreneur se lance dans l'entreprenariat, il n'y a pas de garantie que leurs business vont être un succès. Ils travaillent dur: un bon entrepreneur travaille dur, il donne tout pour que l'entreprise réussisse. Ils aiment ce qu'ils font: Les entrepreneurs ont tendance à lancer des entreprises dans des domaines qu'ils sont passionnés ou connaissent beaucoup de choses. Il n'est pas surprenant que de nombreux entrepreneurs finissent par lancer entreprises complètement différentes de l'expérience qu'ils ont acquise professionnellement. Ils se rendent disponibles: Bien que leurs horaires peuvent être charger, les entrepreneurs ont tendance à être plus ouverts aux conversations informelles - que ce soit avec un employé, un client, un journaliste, ou juste quelqu'un qui veut en savoir plus. Ils ne cessent jamais d'apprendre: Les entrepreneurs sont curieux. Ils ont constamment besoin de savoir les réponses. Ils lisent des livres, des magazines et des blogs. Ils assistent à des conférences pour apprendre plus sur leurs industries. Un entrepreneur connaît la valeur de l'apprentissage. Ils ont un plan: Malgré la prise de risques, les entrepreneurs savent ce qu'ils font. Il a toujours un plan, que ce soit pour le marketing ou la création d'un prochain produit. Un entrepreneur a toujours une longueur d'avance sur ce qui se passe, et il sait pourquoi sa compagnie va dans la direction où elle est.
  • 21. 20 Ils sont des communicateurs: Tous les chefs d'entreprise ne sont pas d'excellents communicateurs, mais les entrepreneurs à succès comprennent l'importance d'être capable de communiquer avec le personnel, les clients et le monde extérieur.  Mauvais entrepreneur La différence entre le succès et l'échec en entrepreneuriat peut avoir beaucoup à voir avec les propres traits et habitudes. Si on prend le temps d'étudier les gens qui réussissent, on constate qu'ils ont tendance à cultiver certains traits, tout en évitant les autres. Des excuses:Les entrepreneurs qui réussissent prennent des mauvaises décisions et apprennent d'eux. S’ils jettent les mauvais résultats sur des forces extérieures, ils se détachent de leur propre rôle dans le processus de prise de décision Se concentrer sur le passé: les mauvais entrepreneurs ont tendance à toujours penser au passé et non pas sur le futur, ils trouvent des difficultés à oublier le passé et les mauvaises prises des décisions et cela a un impact sur leurs performances. Peur de changement: Le temps change, et la technologie se développe de jour en jour. Pour faire face à la concurrence et d'autre facteurs, une bonne entreprise doit toujours être à jour. Plusieurs entrepreneurs tombent dans le piège où ils oublient ou ils ont peur du changement. Ils se concentrent sur l'argent: Un bon projet c'est pas le projet qui génère le beaucoup de bénéfice, mais un bon projet c'est celui qui tient la route et il a un long cycle de vie. Les entrepreneurs qui commence en ayant le but de gagner de l'argent abandonne leur projet dans les 2 ans qui suivent si le projet ne génère pas assez d'argent Associer avec des personnes négatives: Lorsqu'un entrepreneur commence d'exercer l'entreprenariat, il va surement avoir au tour de lui des gens négatives. Les entrepreneurs n'ont pas besoin de personne dans leurs vies qu'ils diront que leurs rêves sont "irréalistes". Les entrepreneurs sont censés se concentrer sur des solutions, pas sur les critiques négatifs. Visionstratégique La vision stratégique est la finalité de l'entreprise, le but poursuivi par son existence, c'est-à- dire "une fin ultime qu'il est en général impossible de réaliser complétement" Cette vision stratégique a vocation à définir l'orientation générale, les missions de l'entreprise. "Ces buts
  • 22. 21 sont avant tout ceux du décideur, c'est-à-dire du chef d'entreprise. Ils sont donc le reflet de ses propres caractéristiques Certains mettent quant à eux en évidence trois types de firmes : les entreprises de type artisanal qui recherchent avant tout l’autonomie, celles qui recherchent l'indépendance, et celles qui sont orientées vers la croissance. Il relie la "stratégie aux intérêts de l'entrepreneur pour l'indépendance et l'impact sur le marché du point de vue de la croissance ou de la stabilité" Lorrain et Dussault(1988, p.159) identifient comme principales visions stratégiques la désirabilité de croissance et le professionnalisme de la gestion. La littérature met en évidence quatre visions stratégiques possibles: la survie et l'indépendance, l'innovation, la croissance et la maximisation de la valeur de l'entreprise.  La survieet l'indépendance Le but de l'organisation est de construire une affaire stable. "L'entrepreneur exécute une multitude de tâches et son principal objectif est la survie de son entreprise". Hirigoyen, psychiatre :"L'accroissement de la part de marché qui entraînerait la croissance de l'entreprise n'est pas une fin en soi, elle est peut-être un point de passage obligé pour atteindre l'objectif réel : la survie qui est, lui, fondamental". Ce type de vision stratégique est souvent adapter pour les petites entreprises qui se lance et elle est considéré comme l'objectif à long terme. Quelque entrepreneur souhaite rester dans leurs idées et dans le même domaine en y cantonnant les innovations éventuelles. D'une autre part, l'indépendance est que l'entrepreneur disposer librement des actifs accumulés, ce qui se traduit souvent par "un souci de détenir le capital social et d'éviter l'endettement à long terme". Alors le but de l'entrepreneur est que son idée ou son projet survie puis, la croissance.
  • 23. 22  La croissance Certaines études ont montré que la croissance est un objectif important pour le jeune entrepreneur. La logique d'action du propriétaire-dirigeant est avant tout une logique de valorisation rapide des capitaux engagés. Ce type de vision stratégique est un moyen excellent pour la motivation pour l'entrepreneur et pour les collaborateurs. En plus, elle permet d'exploiter au mieux les ressources de l'entreprise et elle assure une rentabilisation des investissements réalisés pour acquérir cette capacité de production. Hirigoyen, Psychiatre dit aussi : "Les motivations des dirigeants de moyennes entreprises familiales sont telles que le problème de la réussite économique et de la croissance se présentent à eux comme un dilemme permanent. Pour avoir plus de succès, de pouvoir ou de prestige, ils sont tentés de chercher tous les moyens de promouvoir la croissance de l'entreprise. Mais, à l'inverse les risques de la croissance les inquiètent : perte de contrôle, problèmes financiers, peur de perdre l'autonomie. Force est de constater qu'il existe une étroite relation entre la personnalité de l'entrepreneur et la croissance de l'entreprise".  L'innovation Un bon entrepreneur est celui qui intègre l'innovation dans son entreprise ou son idée. L'innovation est essentiel si l'entreprise veut faire face à la concurrence et d'éviter de perdre sa compétitivité. Selon une enquête réalisé, l'entrepreneur innove en offrant de nouveaux produits ou de nouveaux services à sa clientèle : c'est donc principalement la production qui sera affectée par une décision d'innovation. Cependant, l'innovation au niveau des produits induit une innovation au niveau des procédés, ce qui se justifie par une augmentation de la concurrence qui force l'entrepreneur à rationaliser sa production. Le but essentiel pour l'entrepreneur est le développement des produits de qualité.
  • 24. 23 "Le créateur va créer son entreprise à partir d'une manière de faire ou d'un produit nouveau dont il possède le savoir-faire. L'incertitude réside, classiquement en ce qui concerne l'innovation, dans l'adoption et la valorisation de la nouveauté par l'environnement et dans les aléas de la mise au point technique et industrielle du projet".  La maximisation de la valeur de l'entreprise Bien que ce but soi peu évoquer par les entrepreneurs, maximiser la valeur de l'entreprise reste le postulat fondamental à la base de la théorie néo-classique de l'entreprise. Il s'agit d'une rentabilisation des activités de l'entreprise qui permettront de maximiser le profit de l'activité économique. Comme le rappelle Hirigoyen (1981), "l'objectif de rentabilité ne représente pas la même chose au niveau d'une PME et au niveau d'une grande entreprise", et ce, principalement parce que, dans les PME, l'objectif n'est plus un objectif de maximisation de richesse tel que l'affirme la théorie financière mais un objectif de 'rentabilité' satisfaisante à court terme". PartieII : Motivationà la créationdesentreprises Chapitre I: Motivation à la créationdes entreprises Section 1 : Notion de motivation Nous définirons la motivation comme la volonté d'exercer un haut niveau d'effort vers des objectifs organisationnels, conditionnés par la capacité de l'effort à satisfaire un besoin individuel. Les années 1950 ont été une période fructueuse dans le développement des concepts de motivation. Trois théories spécifiques ont été formulées au cours de cette période, qui, bien que fortement attaquées et maintenant discutables en termes de validité, sont probablement encore les explications les plus connues de la motivation. Ceux-ci sont la théorie de la hiérarchie des besoins, les théories X et Y et la théorie de l'hygiène de la vie.
  • 25. 24 LesthéoriesX etY Dans les années 1960, le psychologue social Douglas McGregor a développé deux théories contrastées qui expliquaient comment les croyances des managers sur ce qui motive leurs employés peuvent affecter leur style de gestion. Il a étiqueté ces Théorie X et Théorie Y. Ces théories continuent d'être importantes même aujourd'hui. La théorie X et la théorie Y ont d'abord été expliquées par McGregor dans son livre « Le côté humain de l’entreprise », et elles se réfèrent à deux styles de gestion - autoritaire (théorie X) et participative (théorie Y). Théorie X Les gestionnaires de la théorie X ont tendance à adopter une vision pessimiste de leur peuple et supposent qu'ils sont naturellement non motivés et qu'ils n'aiment pas le travail. En conséquence, ils pensent que les membres de l'équipe doivent être incités, récompensés ou punis constamment pour s'assurer qu'ils accomplissent leurs tâches. Ce style de gestion suppose que les travailleurs: 1. N'aimez pas leur travail. 2. Évitez la responsabilité et avez besoin d'une direction constante. 3. Doivent être contrôlés, forcés et menacés de livrer le travail. 4. Besoin d'être supervisé à chaque étape. 5. Ne pas avoir d'incitation au travail ou à l'ambition, et doivent donc être attirés par des récompenses pour atteindre les objectifs Selon McGregor, les organisations ayant une approche de la théorie X ont tendance à avoir plusieurs niveaux de gestionnaires et de superviseurs pour superviser et diriger les travailleurs. L'autorité est rarement déléguée et le contrôle reste fermement centralisé. Les gestionnaires sont plus autoritaires et interviennent activement pour faire avancer les choses. Théorie Y
  • 26. 25 Les gestionnaires de la théorie Y ont une opinion optimiste et positive de leur personnel et utilisent un style de gestion décentralisé et participatif. Cela encourage une relation collaborative et fondée sur la confiance entre les gestionnaires et les membres de leur équipe. Ce style de gestion suppose que les travailleurs sont: 6. Heureux de travailler de leur propre initiative. 7. Plus impliqué dans la prise de décision. 8. Auto-motivé pour accomplir leurs tâches. 9. Profitez de prendre possession de leur travail. 10. Cherchez et acceptez la responsabilité, et besoin de peu de direction. 11. Voir le travail comme satisfaisant et stimulant. 12. Résolvez des problèmes de manière créative et imaginative. Ces organisations donnent également aux employés des occasions fréquentes de promotion.
  • 27. 26 La théoriede la hiérarchie desbesoins Qu'est-ce qui motive le comportement humain? La hiérarchie des besoins de Maslow est l'une des théories les plus connues de la motivation. Selon le psychologue humaniste Abraham Maslow, nos actions sont motivées afin de répondre à certains besoins. Figure 1Pyramide de Maslow Les besoins physiologiques Les besoins physiologiques de base sont probablement assez évidents - ils comprennent les éléments essentiels à notre survie. Quelques exemples de besoins physiologiques comprennent:  Aliments  Eau  Respiration  Homéostasie En plus des exigences de base de la régulation de la nutrition, de l'air et de la température, les besoins physiologiques incluent aussi des choses comme l'abri et les vêtements. Maslow a également inclus la reproduction sexuée dans ce niveau de la hiérarchie des besoins car elle est essentielle à la survie et à la propagation de l'espèce.
  • 28. 27 Les besoins de sécurité Alors que nous passons au deuxième niveau de la hiérarchie des besoins de Maslow, les exigences commencent à devenir un peu plus complexes. À ce niveau, les besoins de sécurité et de sûreté deviennent primordiaux. Les gens veulent le contrôle et l'ordre dans leur vie, alors ce besoin de sûreté et de sécurité contribue largement aux comportements à ce niveau. Certains des besoins fondamentaux en matière de sécurité et de sûreté comprennent:  Sécurité financière  Santé et bien-être  Sécurité contre les accidents et les blessures Les besoins d’appartenance Les besoins d’appartenance dans la hiérarchie de Maslow incluent des choses telles que l'amour, l'acceptation et l'appartenance. À ce niveau, le besoin de relations affectives entraîne le comportement humain. Certaines des choses qui répondent à ce besoin comprennent:  Amitiés  Famille  Groupes sociaux  Groupes communautaires  Organisations religieuses Les besoins d’estime Au quatrième niveau de la hiérarchie de Maslow, il y a le besoin d'appréciation et de respect. Lorsque les besoins aux trois derniers niveaux ont été satisfaits, les besoins d'estime commencent à jouer un rôle plus important dans la motivation du comportement. À ce stade, il devient de plus en plus important de gagner le respect et l'appréciation des autres. Les gens ont besoin d'accomplir des choses et de voir leurs efforts reconnus. Les personnes qui sont en mesure de satisfaire les besoins d'estime en obtenant une bonne estime de soi et la reconnaissance des autres ont tendance à avoir confiance en leurs capacités.
  • 29. 28 Ceux qui manquent d'estime de soi et le respect des autres peuvent développer des sentiments d'infériorité. Les besoins d’auto-accomplissement Au sommet de la hiérarchie de Maslow, il y a les besoins d'auto-actualisation. "Ce qu'un homme peut être, il doit l'être", a expliqué Maslow, se référant au besoin que les gens ont de réaliser leur plein potentiel en tant qu'êtres humains. Selon la définition de Maslow d’auto-accomplissement: "It may be loosely described as the full use and exploitation of talents, capabilities, potentialities, etc. Such people seem to be fulfilling themselves and to be doing the best that they are capable of doing... They are people who have developed or are developing to the full stature of which they capable." "Il peut être vaguement décrit comme la pleine utilisation et l'exploitation des talents, des capacités, des potentialités, etc. Ces personnes semblent se réaliser et faire de leur mieux ce qu'elles sont capables de faire ... Ce sont des gens qui ont développé ou se développent à la pleine taille dont ils sont capables. " Théorie desdeux facteurs En 1959, Frederick Herzberg, un scientifique du comportement a proposé une théorie à deux facteurs ou la théorie de motivation-hygiène. Selon M. Herzberg, certains facteurs liés à l'emploi entraînent une satisfaction, alors que d'autres facteurs liés à l'emploi empêchent l'insatisfaction. Selon Herzberg, le contraire de « Satisfaction » n’est « Pas de satisfaction" et le contraire de "Insatisfaction" est "Pas d'insatisfaction". Facteurs d'hygiène - Les facteurs d'hygiène sont les facteurs du travail qui sont essentiels à l'existence de la motivation au travail. Ceux-ci ne conduisent pas à une satisfaction positive à long terme. Mais si ces facteurs sont absents ou si ces facteurs sont inexistants sur le lieu de travail, ils conduisent à l'insatisfaction. En d'autres termes, les facteurs d'hygiène sont les facteurs qui, lorsqu'ils sont adéquats et raisonnables dans un emploi, apaisent les employés et ne les rendent pas insatisfaits. Ces facteurs sont extrinsèques au travail. Les facteurs d'hygiène sont également appelés insatisfaisants, car ils sont nécessaires pour éviter l'insatisfaction. Ces facteurs décrivent l'environnement et le scénario de travail. Les facteurs d'hygiène
  • 30. 29 symbolisaient les besoins physiologiques que les individus voulaient et attendaient d'être satisfaits. Les facteurs d'hygiène comprennent:  Rémunération: La structure de la rémunération ou du traitement devrait être appropriée et raisonnable  Politiques de l'entreprise et politiques administratives: Les politiques de l'entreprise ne doivent pas être trop rigides  Avantages sociaux  Conditions de travail physiques - Les conditions de travail doivent être sûres, propres et hygiéniques  Statut: Le statut des employés au sein de l'organisation doit être familier et conservé  Relations interpersonnelles: La relation des employés avec ses pairs.  Sécurité d'emploi: L'organisation doit assurer la sécurité d'emploi aux employés Facteurs de motivation - Selon Herzberg, les facteurs d'hygiène ne peuvent pas être considérés comme des facteurs de motivation. Les facteurs de motivation donnent une satisfaction positive. Ces facteurs sont inhérents au travail. Ces facteurs motivent les employés pour une performance supérieure. Ces facteurs sont appelés des satisfacteurs. Ce sont des facteurs impliqués dans l'exécution du travail. Les employés trouvent ces facteurs intrinsèquement enrichissants. Les motivateurs symbolisaient les besoins psychologiques perçus comme un avantage supplémentaire. Les facteurs de motivation comprennent:  Reconnaissance - Les employés devraient être félicités et reconnus pour leurs réalisations par les gestionnaires.  Sentiment de réussite - Les employés doivent avoir un sentiment d'accomplissement.  Occasions de croissance et de promotion - Il doit y avoir des possibilités de croissance et d'avancement dans une organisation pour motiver les employés à bien performer.  Responsabilité - Les employés doivent se tenir responsables du travail.  Signification du travail - Le travail lui-même devrait être significatif, intéressant et stimulant pour l'employé à performer et à être motivé.
  • 31. 30 Section 2 : Sources de motivation La notion d'entrepreneur est souvent associée à celle de création d'entreprise : l'entrepreneur joue un rôle important dans la création de nouvelles entreprises et apporte une contribution majeure à la croissance économique et à son environnement. La personnalité des dirigeants, avec leurs expériences, leurs compétences, leurs motivations et leurs goûts personnels, joue un rôle particulièrement fondamental dans la mesure où la création de l'entreprise est pour eux un acte essentiel dans lequel ils s'expriment personnellement et se projettent dans l'avenir. Plusieurs études en fait l'object d'identification de ces raisons profondes qui poussent les entrepreneurs a entré dans le monde de l'entreprenariat. Le goût de l'argent et du pouvoir semble avoir fait place à des motivations plus nobles telles que l'indépendance personnelle, la satisfaction dans le travail ou la réalisation de soi. Lesmotivationsd'ordre personnel L'accomplissementpersonnel L'entrepreneur a un souhait d'épanouissement et de développement personnel. Il a la volonté de se réaliser et de réaliser ses ambitions. Ce besoin d'accomplissement peut se refléter dans l'envie de créer quelque chose de nouveau ou d'appliquer des connaissances acquises antérieurement. De même, la volonté d'être fier de sa profession, d'être satisfait de son travail peut se ranger dans cette volonté d'accomplissement. Cela suppose qu'un entrepreneur préfère créer sa propre entreprise ou affaire au lieu de poursuivre un emploi frustrant ou de subir des tensions dans son entourage professionnel. Alors les entrepreneurs considèrent l'entreprise comme à la fois un instrument de travail et un outil de réalisation de soi beaucoup plus que juste un moyen de faire frustrer un capital. On peut encore interpréter cette motivation comme moyenne de prouver sa valeur personnelle ou de faire mieux que les autres.
  • 32. 31 Certaines personnes "éprouvent un vif besoin d'accomplissement à travers la responsabilité de prendre elles-mêmes des décisions" : il s'agit d'un besoin d'accomplissement par le travail. L'indépendance personnelle Le passage au statut d'entrepreneur peut être vu comme un épanouissement et un développement personnel. Tout d'abord la notion d'entrepreneur est liée au faite que cette personne peut régler soi-même son travail et de prendre soi-même ses décisions. C'est-à-dire que l'entrepreneur détermine les tâches à effectuer et le planning à respecter pour parvenir aux résultats. Certains entrepreneurs peuvent considérer que leur indépendance est la chose la plus désirable au monde. Cette motivation permet à l'entrepreneur d'agir selon ses propres idées et initiatives sans que d'autre personnes lui donnent des ordres, alors il lui permet d'échapper à des contraintes parfois difficiles qu'un travailleur peut vivre au cours de sa vie professionnelle. Et enfin, être son propre patron est une garantie d'un emploi stable pour l'entrepreneur, si bien sur son entreprise connaît un succès. Lesmotivationsd'ordre familial Les motivations d'ordre familial peuvent avoir un double effet sur la décision d'une personne à être entrepreneur ou non.  D'abord, l'environnement familial peut inciter son membre à créer son propre affaire en suivent le chemin d'un autre membre de famille, souvent le père. Très souvent, les entreprises familiales ont été créer parce que le fils est comme son père, il suit son chemin. La meilleure motivation pour un entrepreneur lors de la création de son affaire est son environnement familial qui associe une image positive à l'entreprise privée.  D'autre part l'environnement familial peut avoir un effet négatif sur la prise de décision de création ou non de son propre affaire. Travailler pour les autres et, selon eux, un mieux que de créer une entreprise vue les obstacles et les difficultés rencontrées par un entrepreneur lors de son parcours entrepreneurial.
  • 33. 32 Lesmotivationsd'ordre financier  L'alternative au chômage Le licenciement peut avoir un rôle déclencheur. Se trouver au jour au lendemain sans travail peut inciter les entrepreneurs à créer leurs propres affaires et entreprises est se détaché de la peur de se trouver son travail à n'importe quel instant. Pour quelque entrepreneur, il s'agit de créer plus son emploi qu'une entreprise, et certains créateurs sont des chômeurs de longue durée avant de décider de tenter la création de leurs propres emplois.  Les incitantsfinanciers Même si c'est n'est pas l'argument avancé par les entrepreneurs, pourtant il n'est pas pour autant absente de leurs préoccupations. Certaines études ont montré que certaines personnes se lancent dans la recherche d'un salaire plus élevé ou d’une compensation financière. Le statut d'entrepreneur apparaît à certains comme un moyen d'atteindre une indépendance financière. Section 3 : Influence de l'environnementmarocain sur la motivation Parler de l’entrepreneuriat au Maroc, c’est d’abord admettre L’existence des éléments suivants:  Le potentiel entrepreneurial et social existe  L’entrepreneur est le fruit de son milieu culturel, social et économique  L’environnement culturel, social, politique, et économique sont des facteurs, qui conditionnent notamment La motivation des entrepreneurs et le développement et la valorisation de la culture entrepreneuriale Aujourd'hui, le Maroc apparaît comme étant un pays attractif pour la création d’entreprises et pourtant, il y a moins d’entreprises par rapport au potentiel d’affaires existant, on enregistre plus d’envie d’entreprendre et moins de créations et de réalisations. Les initiatives prises en faveur de la formation à l’entrepreneuriat sont nombreuses, mais ne s’inscrivent pas toujours dans un cadre cohérent et n’obéissent pas à des pratiques pédagogiques entrepreneuriales bien élaborées.
  • 34. 33 Suite à une étude de la banque mondiale sur les procédures de la création d’entreprise, une comparaison a été faite entre 189 pays. Le classement "Doing Business" classe 189 pays par rapport à leur facilité à faire des affaires. Créé en 2002 par le groupe de la banque mondiale. Donc, Selon le rapport Doing Business 2018, publié par la Banque mondiale, le 31 octobre. Le Maroc détient le 69e rang mondial parmi 190 pays avec un score de 67,91 points et perd un rang par rapport à l'année précédente. En revanche, la banque mondiale confirme aussi le renforcement des services en lignes pour les entrepreneurs et l’encouragement de la motivation de la des nouvelles entreprises. Mais aussi les réformes du Maroc en matière d’instrument d’imposition fiscale, à travers notamment la généralisation des télédéclarations et le télépaiement de l’impôt sur la société o l’impôt sur le revenu. Le recul du Maroc au classement cette année est imputable aux scores des indicateurs à caractère légal et réglementaire, à savoir l'exécution des contrats, la protection des investisseurs minoritaires, le commerce transfrontalier, l'obtention de prêts demeurant au même niveau que l'année dernière. Certes, Le Chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani s’est dit, jeudi à Rabat, fier du classement occupé par le Maroc dans la 15ème édition du rapport « Doing Business 2018 », publiée par la Banque mondiale, en relevant que cette performance est le fruit d’un travail intense qui a duré de nombreuses années. Et selon des statistiques, Sur le plan africain, le Maroc a réussi à améliorer son classement continental de cinq places, passant de la 8ème position en 2012 à la 5ème position dans le
  • 35. 34 classement actuel, derrière les Iles Maurice (49ème) et le Rwanda (56ème) et devançant l'Afrique du Sud (74eme), la Tunisie (77ème), l'Egypte (122ème) et le Sénégal (147ème), alors que l’Algérie s’est classée 156ème au niveau mondial et le Nigeria 169ème.11 En fin, on peut dire que malgré les actions faites par l’Etat pour, soit l’attractivité des investisseurs directs étranger, soit la motivation directe des jeunes marocaines et leurs encourager à créer leurs propres entreprises et ne pas se viser juste sur le salariat, bien évidement pour favoriser d’un côté la croissance économique et l’autre cote pour créer des nouvelles idées innovantes. 11 Le projet Doing Businessfournit desmesuresobjectives de la réglementationdes entreprises et leur applicationà travers 178 pays et certainesvillesaux niveaux sous-national et régional. http://www.doingbusiness.org L’étude de la Banque Mondiale est basée sur une méthodologie développée dans l'article parue en2002 " The Regulation ofEntry" dans QuarterlyJournal of Economics.
  • 36. 35 Chapitre II : Enquete sur les motivations a la creationdes entreprises Introduction Déjà, pour commencer, l'intitulé de ce projet de fin d’étude renvoie, à première vue, aux domaines de l'entrepreneuriat et les motivations à la création d’une entreprise, comme cadre de recherche. D'où la question qui nous intéresse est, en quoi les acquis, les motivations et le profil contribueront efficacement à la création d'entreprise. En effet créer une entreprise n'est pas une fin en soi, mais plutôt de faire naitre une activité durable dans un environnement complexe et incertain. C'est pour quoi pendant la création, l'entrepreneur est amené à concevoir une vision sur ces activités par des méthodes de planification ainsi que d'autres pratiques et procédés qui relèvent généralement du domaine de la science de gestion. Ce présent rapport est un cas pratique d’une enquête faite au terrain auprès des entrepreneurs opportunistes, spécialistes…etc., qui montrent, en répondant à un questionnaire (VOIR ANNEXE :), leur parcours à la création de leur propre entreprise. De ce fait, on va analyser les données qu’on a collectées par des graphiques en relevant le nécessaire. Pour atteindre le but de la recherche, il nous a fallu délimiter le nombre de questions et relever juste l’essentiel, car la recherche dans ce domaine est très vague. De ce contexte nous nous sommes posé des questions, notamment comment comprendre et décrire les manières, suivant lesquelles, les entrepreneurs s'emploient à créer et à développer avec succès leurs entreprises?
  • 37. 36 Traitement 1. Sexe D’après notre enquête, qui s’est étalé sur 2 semaines, on a pu recenser 15 entrepreneurs. On a pu recenser 12 hommes avec un pourcentage de 80% et 3 femmes avec un pourcentage de 20%. 2. Age En ce qui concerne les âges, 5 sont de moins de 30 ans avec un pourcentage de 33%, et 4 sont entre 30 ans et 34 ans représentant 27%, puis l’Age 3 entre 35 à 39 avec un pourcentage de 20%, 1 de l’échantillon âgé de 40 à 44 représentant 7% et finalement 2 représentant 13% de la population âgé de 45 à 49 ans et 0% âgés de 50 ans et plus. 80% 20% Sexe Masculin Femenin 33% 27% 20% 7% 13%0% Age Moins de 30 ans 30 à 34 35 à 39 40 à 44 45 à 49 50 et plus Sexe Masculin 12 Femenin 3 Age Moinsde 30 ans 5 30 à 34 4 35 à 39 3 40 à 44 1 45 à 49 2 50 et plus 0
  • 38. 37 3. Quel est votre plus haut degré de scolarité ? D’après de le graphique si dessus, on voit bien que 6 entrepreneurs ont un diplôme d’études universitaires, suivi de 5 personnes ayant plus d’un diplôme universitaire, deux entrepreneurs n’ont aucun diplôme universitaire, 1 entrepreneur a un diplôme bac +4 et finalement une personne s’est auto-formé soi-même. 4. Est-ce que l'un de vos parents (père ; mère) possède ou a possédé une entreprise et/ou a été à son propre compte ? Plus d'un diplôme universitaire Diplôme d'études universitaires Aucun diplôme Niveau bac +4 Auto Formation Total 5 6 2 1 1 0 1 2 3 4 5 6 7 AXISTITLE Le plus haut degré de scolarité 47% 53% Expérience des parents Oui Non Expérience desparents Oui 7 Non 8
  • 39. 38 D’après le graphique, les pourcentages sont un peu après, avec un pourcentage de 53% des entrepreneurs n’ont pas leurs familles dans le domaine de l’entreprenariat et tandis que 7 entrepreneurs qui représentent 47% de l’échantillon ont leurs familles dans le domaine de l’entreprenariat. 5. Quels étaient vos objectifs en créant votre entreprise? Les réponses ont été comme suite : 1. Liberté ; 2. Argent ; 3. L'indépendance personnelle ; 4. Aider les etudiants ; 5. Independance financiere ; 6. La liberté défit ; 7. Gagner plus de temps pour moi ; 8. Autonomie ; 9. Faire des idées innovantes ; 10. Trouver mon propre emploi ; 11. Créer ma propre source de vie ; 12. Créer un emploi individuel, et offrir des postes de travail pour mes amis et moi ; 13. Satisfaire mon besoin en financement personnel ; 14. Réaliser mon projet, créer ma propre entreprise et la diriger par moi-même ; 15. Gagner de l’argent et être indépendant. Commentaire : D’apres ces reponses, on conclue que les entrepreneurs ont des differentes raisons qui les poussent à entreprendre, soi pour autonomie financiere et l’indépendance jusqu’à aider les autres et avoir une bute non lucrative. 6. Quel est le produit ou le service que votre entreprise fournit? Les réponses ont été comme suite : 1. Logiciels e-administration ; 2. Livres electroniques ; 3. Vélo pour enfant ; 4. Centre de formation en langues 5. Création de sites internet ; 6. Service ;
  • 40. 39 7. Conseils et services informatiques ; 8. Conseil en commerce ; 9. Livraison à domicile : tsakhrli ; 10. Vente et réparations des accessoires de téléphones, ordinateurs ; 11. Vente et location des voitures ; 12. Agence de voyage ; 13. Des formations de comptabilité ; 14. Consultation des horaires des autocars au maroc ; 15. Service de livraison à domicile (repas, des médicaments et courses administratifs). Commentaire : Les produits qui fournissent les entreprises se differencient d’une à l’autre par rapport a son activité. Mais on peut classer ces produits en biens physiques ou services, alors les services constituent 67% tandit que les biens physiques representent que 33%. Alors on constate que les entrepreneurts recensés ont tendance à créer des entreprises qui fournissent des services plutôt que des biens physiques. 7. Quelle expérience dans l’entreprenariat aviez-vous avant de créer votre entreprise? Experience professionnel Etude Formation Total 6 5 4 0 1 2 3 4 5 6 7 AXISTITLE Expériences dans l’entreprenariat avant de créer l'entreprise 67% 33% Biens ou services Services Biens
  • 41. 40 6 entrepreneurs questionnée ont evoqué que la création de leurs entrepreises est le fruit d’une expérience professionnel comme le travail ou leurs anciens postes, tendit que 5 entrepreneurs ont fait des etudes qui leurs a aidé etre plus efficace dans le domaine de l’entrepreunariat. Et finalement, juste 4 entrepreneurs ont fait des formations avant la création de leurs business. 8. Combien de temps consacrez-vous chaque semaine à vos activités d’entrepreneur? Les réponses ont été comme suite : 1. 50 h 2. 30 h 3. 45h 4. 40h 5. 28h 6. Un entrepreneur est toujours actif pas de repos surtout avec nos bfr 7. 22h 8. 7j/7 9. 2 fois par semaines 10. Tous les jours sauf vendredi 11. 20 heures par semaines 12. 25 heures par semaine 13. 3 jours par semaines 14. 4 jours par semaines 15. 48h Commentaire : Les entrepreneurs interogées ont tendance à travailler moins de 30h par semaines avec un pourcentage de 40% du total de l’échantillon (6 entrepreneurs), alors que le taut de 20% est pour 31h à 40h (3 entrepreneurs), pour les entrepreuneurs qui trvaille de 41h à 50h (3 entrepreneurs) et aussi pour ceux qui travaille plus de 50h (3 entrepreneurs). 40% 20% 20% 20% Heures par semaines consacrées Moins de 30h 31h à 40h 41h à 50h Plus de 50h Heures par semaines consacrées Moinsde 30h 6 31h à 40h 3 41h à 50h 3 Plusde 50h 3
  • 42. 41 9. N’avez-vous jamais subi un échec en tant qu’entrepreneur? En ce qui concerne les echecs subi par les entrepreneurs, 100% de ces derniers interogé ont subi des echecs au fille de leur expérience dans le domaine de l’entreprenariat. 10.Qu’est-ce qui vous a motivé pour lancervotre entreprise ou qui vous y a incité? 100% 0% N’avez-vous jamais subi un échec en tant qu’entrepreneur? Oui Non 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 Alternative au chomage L’indépendance personnelle Les incitations financier L’environnement familial L’alternative au chomage L’acomplissement êrsonnel Aide de l’autre Alternative au chomage L’indépendance personnelle Les incitations financier L’environneme nt familial L’alternative au chomage L’acomplisseme nt êrsonnel Aide de l’autre Total 1 4 4 2 2 1 1 Motivation pour lancer l'entreprise Echecs Oui 15 Non 0
  • 43. 42 Après avoir le traitement des données afférentes aux motivations des entrepreneurs, on a trouvé que l’indépendance personnel et les incitants financiers ont été les premiers facteurs expliquant de s’en aller aux cultures entrepreneuriales qu’au salariat. 11.Selon vous, quelle compétence doit-en avoir pour être un entrepreneur ? Les réponses ont été comme suite : 1. Persévérance 2. Esprit innovateur 3. Esprit de groupe 4. Orientation 5. Sans reponse 6. La volonté et apprentissage 7. Persévèrent 8. Curiosité 9. Un passion une motivation et bien sûr confiance en soi 10. Il faut savoir comment manager une organisation et la diriger 11. Avoir dans un premier lieu le courage et la patiente d’entamer un travail individuel, ne pas se contenter des difficultés financières pour ne pas faire son propre projet, bien choisir l’idée du projet et avoir une formation et une idée préalable sur le fonctionnement de travail. 12. Connaissance préalable au domaine de travail désiré, avoir un esprit d’entreprenariat et de patiente. 13. Il faut savoir comment manager une organisation et la diriger 14. La persévérance est un atout, Il faut avoir des rêves pour réussir 15. Persévérance face aux obstacles Commentaire : D’après 15 entrepreneurs, chacun a donné sa reponse sur les competences de l’entrepreuneur, mais ils sont tous mis d’accord que l’entrepreuneur doit etre persévérant, avoir l’esprit innovateur et avoir la volonté d’apprentissage.
  • 44. 43 12.Quel type d’entrepreneur êtes-vous ? pourquoi ? Les réponses ont été comme suite : 1. Les bâtisseurs : Vision long terme 2. Les innovateurs : L'innovation est la clé de la réussite 3. Les opportunistes : Il faut saisir les opportunités 4. Les spécialistes : Mon Domain et mon métier 5. Les innovateurs 6. Les opportunistes : Le rendement 7. Les innovateurs : J'aime être leader 8. Les opportunistes : Les systèmes en place sont pleins de lacunes 9. Innovateurs : parce que, apporter des nouvelles idées c’est contribuer à la compétitivité de notre pays 10. Les spécialistes : car se spécialiser dans son métier veut dire être un vrai rival par rapport aux autres 11. Les bâtisseurs : il est moins risque qu’un entrepreneur 12. Innovateurs : apporter de nouvelles idées compétitives 13. Spécialistes : maitriser un métier vous donne l’avantage par rapport aux autres 14. Opportuniste :par ce que c’est la première fois, et le premier tel service rendu au Maroc 15. Innovateur : parce que tout simplement ce qui m’intéresse à part gagner de l’argent, c’est avoir un impact, faire quelque chose d’énorme, apporter un truc nouveau. Commentaire : Généralement les entrepreneurs étaient majoritairement des spécialistes, des innovateurs et des opportunistes. En effet, il est évident que pour être un bon entrepreneur il faut se différencier des autres, avoir des idées évolutionnelles, apporter des nouveaux services qui n’existaient pas auparavant.
  • 45. 44 13.Comment avez-vous identifié votre idée d’entreprise? On remarque dans le graphique ci-dessus que les compétences personnelles des entrepreneurs représentent 28% du nombre total de l’échantillon étudié. Par contre, si regarde bien, on voie que le brainstorming et la vie personnelle ne représente que deux répenses parmi les 15 totales. 14.Quels sont les problèmes auxquels vous avez dû faire face pour lancer et faire fonctionner votre entreprise? D’après le graphique, on voit t bien que les problèmes de financement couvrent la grande partie des problèmes de lancement des entrepreneurs, suivis des problèmes de travail ou de 0 0.5 1 1.5 2 2.5 3 3.5 4 4.5 Brainstorming Compétences personnelles Enquêtes etude de marché Les Loisirs et centres d'intérêt Ma vie personnel Brainstorming Compétences personnelles Enquêtes etude de marché Les Loisirs et centres d'intérêt Ma vie personnel Total 1 4 3 3 3 1 Moyens d'identification d'idée d'entreprise 0 1 2 3 4 5 6 7 8 Problèmes de finances Problèmes de marketing Problèmes de travail Problème de temps Problèmes de finances Problèmes de marketing Problèmes de travail Problème de temps Total 7 3 4 1 Les problèmes
  • 46. 45 recrutement, puis les problèmes de promotions ou de marketing et finalement les problèmes de temps et sa gestion. 15.Quelles étaient vos sources de financement pour mettre sur pied votre entreprise ? L’analyse de cette réponse fermée pour tous les entrepreneurs soient féminins ou masculin était presque la même chez eux, en effet 64% ont répondu par l’autofinancement qui représente 10 sur 15 dans notre échantillon. De même si on constate d’après le traitement de celle-ci, qu’il y a un problème de financement, et on verra ça dans la question qui concerne les problèmes rencontrés de différents types. 16.Quels sont vos clients principaux et de quelle manière faites-vous la promotion de vos produits ? 1. Services publics 2. Sans reponse 3. Enfants par e-mail marketing 4. Etudiants par des affiches 5. Les pme et les individus 6. Porte à porte 7. Pour l'instant le bouche à oreille 8. Revues de presse 64% 22% 14% 0% Sources de financement L'autofinancement Le recours à l'emprunt Les aides publiques Crédit-bail Source de financement L'autofinancement 9 Le recoursà l'emprunt 3 Les aides publiques 2 Crédit-bail 0
  • 47. 46 9. Mes clients principaux sont ceux qui veulent exporter leurs produits à l’étranger, en ce qui concerne la promotion je fais la prospection des nouveaux clients et faire du marketing 10. Client particulier, bon je ne fais pas de promotion les clients viennent eux même chez moi par ce qu’’ils connaissent bien la bonne qualité de mon travail 11. Nos clients sont les acheteurs ou les revendeurs des voitures en générale, ainsi que ceux qui veulent une voiture pour location ; on fait la promotion de nos produits occasionnellement. 12. Les voyageurs, les gens qui veulent transporter des courriers ou des mandats, les sociétés de marchandises… La promotion du service se fait occasionnellement selon les circonstances. 13. Ceux qui ont besoin de formation professionnelle à cause des manques au niveau théorique, je fais des annonces, 14. Clients particuliers, clients professionnels…Tous personnes désirant voyager une ville, et acheter des tickets en lignes… je fais des annonces de mon site dans d’autres sites. 15. Tout les gens Commentaire : D’après les réponses multiples qu’on collecté, on remarque bien que, presque tous les entrepreneurs font des promotions et de marketing pour attirer ses clients. Même si ces actions coutent chères pour eux. Donc, il est recommandé de continuer à ce sens là pour, au moins, assurer la continuité de l’entreprise et travailler car attier le client est tres important, nous dirons, pour stabiliser le chiffre d’affaire. Par ce que le seul souci pour un bon entrepreneur déjà c’est entamer dans un business dont l’environnement est durable.
  • 48. 47 17.Comment faites-vous concurrence à des entreprises similaires à la vôtre? L’innovation et la communication occupe une place importante pour toutes les entreprises afin de se concurrencer par rapport aux autres. De plus, on voit que la flexibilité est moins importante par rapport aux autres qualités. En effet pour se différencier, il faut apporter de nouvelles idées, de se caractériser par des points forts et de connaitre bien ce que vos clients veulent, par ce que la performance de l’entreprise est en premier lieu : la satisfaction de ses clients. 18.Quels sont les bons et les mauvais côtés du rôle d’entrepreneur ? 1. Epanouissant + statut social vs. Épuisant + ingrat 2. Indépendance 3. Tout le temps être présent 4. Toujours à jour 5. Rester à jour 6. Le risque 7. Mauvaise : calcul de l'imposition 8. Peur de l'avenir 9. Indépendance vs future risqué Total 0 1 2 3 4 Communicatio n Connaître vos clients Flexible Innovant Restez à l’écoute Total 4 3 2 4 2 AxisTitle COMMENTFAITES-VOUS CONCURRENCE À DES ENTREPRISES SIMILAIRES À LA VÔTRE?
  • 49. 48 10. Le bon côté pour moi c’est être mon chef moi-même et donc n’engendrer pas de stresse Le mauvais côtés : n’avoir pas suffisamment du temps pour rester avec la famille, les amis 11. Les bons côtés : l’indépendance des autres, apprendre un métier, avoir de l’expérience pour bien connaître le monde professionnel. Les mauvais côtés : S’affronter à la concurrence, apprendre le travail soi-même, dépasser les problèmes soit même… 12. Les bons côtés : Etre en contact avec les clients et leurs rendre le service et être à leur écoute, apprendre un métier et une expérience. Les mauvais côtés : Des difficultés liés directement à la nature du travail (des accidents de voyage, les pertes qu’engendrent ces accidents, des problèmes causés par les arrêts de douane, des problèmes avec le client…). 13. Le bon côté ; pouvoir développer mes talents dans ma propre entreprises Le mauvais côté : ne pas pouvoir consacrer plus de temps à ma vie privée. 14. Bons côtés : seul maître à bord. Mauvais côtés : spéculation de certain métier 15. Independence personnelle vs future risqué Commentaire : Ces réponses, ont été décisives, parce qu’en fin de compte, l’entrepreneur se trouve devant lui-même pour répondre à la question : quels sont mes qualités, les bons cotés de l’activité que j’exerce ? et quels sont mes défauts, les mauvais côtés que j’ai ? Ce dernier doit toujours révéler ces choses. Car, il peut s’améliorer et corriger ses défauts, de même un vrai entrepreneur cherche toujours à s’en aller plus loin, réaliser ses objectifs et son accomplissement personnel. Notons qu’on a constaté, moi et mon collègue lors de l’enquête, à propos de cette question des vraies difficultés à répondre à celle-ci voire prendre assez de temps afin de produire ce genre d’explication
  • 50. 49 Synthese A l’instart de ces analyses, on constate plusieurs choses en ce qui concerne le monde de l’entrepreunariateton a reussi à rependre notre probleme dit comment comprendre les manières, suivant lesquelles, les entrepreneurs s'emploient à créer et à développer avec succès leurs entreprises et leurs motivations ? Premierement,onavuque l'homme estpluspresentque lafemmedansl'entrepreunariatestcelaest dû à plusieurs causes tel que la famille et la vue de la société envers la femme. Ensuite, en ce qui concerne l'age, l'entrepreunariat est plus pour les jeunes car ils sont plus motivés que la plupart des personnes agées. Le degrée de scolarité jour un role important dans la mentalité de l'entrepreunariat puisque 6 parmi 15 ont desdiplome d'etudesuniversitaire,ce dernierleurspermers de connaitre plusle monde de la gestion et de management. On a conclu aussi que les produits que l'entreprise fournit est un service ou un bien physique. Les services sont plus faciles à maintenir et à gerer alors les entrepreneurt ont tendance a choisir des services a proumovoir et à vendre au lieu des biens ou d'autre produits. Aussi,l'experience professionnellepeutencouragerlessalariésàentreprendreetàcréerleurspropres entreprises en se basant sur leurs experiences aquisdans leurs postes. Ensuite,laplupartdesentrepreneurttravail moinsde 30hpar semainesavecunpourcentage de 40%, un point fort pour l'entrepreunariat pour se consacrer plus de temps pour soi et pour sa famille. La totalité des interogés ont subi des echecs, alors l'entrepreunariat n'est pas un experience facile à vivre, la perseverance est une clé primordiale pour continué. Les entrepreuneurts sont plus motivée par l'independance personnelle et les incitations financieres que d'autre motifssuivi par l'envirenementfamilial etaussi choisi comme choix pour fuirle fontome de chomage. Choisir l'idée de son projet ou de son entreprise n'est pas une etape facile, la plupat des entrepreuneurtsintérogée ontidentifé leursidée d'entreprise atravers leurcompétence personnelle suivispar l'etude de marché et lesloisirsetcentres d'intérêtsetaussi en elaborantdesenquetessur les terains. Aprèsavoirchoisi l'idéede projet,surementl'entrepreneurfaitface àdesproblèmes etdesobstacles, lespremiersobstacleschoisis parl'échantillon sontle problème de financementsuivi parle problème
  • 51. 50 de travail et de recrutement et de la recherche de la main d'œuvre compétente. Malgré cela, ces derniers choisissent comme sources de financement l'autofinancement en premier lieu suivi du recours à l'emprunt. Notre échantillon faitréférenceàlacommunication etl'innovation lorsqu’on leurparle de faire face à la concurrence,cesdeux clés,poureux,leurs permet de rester face au marchée et autre conçurent.
  • 52. 51 Conclusion A l’issue de ce travail, nous estimons que ses limites se situent au niveau de la complexité du thème étudié. En effet, il nous semble que la problématique d’étude du processus d’entrepreneuriat au Maroc, doit nécessiter plusieurs approches et de multiples angles de vue, afin de pouvoir apporter des modèles explicatifs aux yeux des entrepreneurs qui veulent commencer leurs propres projets. Dans le cas marocain, nous remarquons l’existence d’un environnement entrepreneurial spécifique, lié principalement aux dimensions socio-économique et socio culturelle (chômage et travail informel), à la lourdeur des procédures administratives, au manque de financement, ainsi qu’à l’incertitude qui règne sur le marché marocain depuis des décennies. Les travaux sur entrepreneuriale sont nécessaires dans les recherches qui étudient les différences existantes entre les pays en termes de création d'entreprises. Il est important de noter que l’intention est expliquée par des caractéristiques individuelles ainsi que par le milieu environnant. En effet, le milieu représente une limite ou une frontière sur le comportement de l’individu. Même si l’intention existe, le milieu agit sur les décisions du passage à l’acte. Donc, Le but sera de mieux cerner les croyances et les perceptions entrepreneuriales dans deux environnements différents.
  • 53. 52 Ressources: Webographie Lien Titre Date de consultation http://expertise.hec.ca/chair_entrepreneurship/wp- content/uploads/2008-03-Defining-the-Entrepreneur- Complexity-and-Multi-Dimensional-Systems-Some- Reflections.pdf Definingthe Entrepreneur Mars 20, 2018 https://www.1min30.com/brand-marketing/les-6-benefices- du-brainstorming-76231 Découvrezlessix bénéficesdu brainstorming Mars 26, 2018 https://managementstudyguide.com/herzbergs-theory- motivation.htm Herzberg’sTwo-Factor Theoryof Motivation Mars 30, 2018 https://www.erudit.org/en/journals/ae/1997-v73-n4- ae2752/602243ar.pdf?forcedefault=true La théorie de l’entrepreneur chez Jean-Baptiste Say et la tradition Cantillon- Knight April 1, 2018 https://www.institutcoppet.org/2016/01/22/la-notion- dentrepreneur-chez-richard-cantillon-par-benoit- malbranque#_ftn1 La notion d’entrepreneurchez RichardCantillon,par BenoîtMalbranque Mars 26, 2018 https://orbi.uliege.be/bitstream/2268/36031/1/1995%20- L%27entrepreneur.PDF L'entrepreneur,ses motivations,savision stratégique,ses objectifs Mars 27, 2018 http://www.free-management-ebooks.com/dldebk-pdf/fme- swot-analysis.pdf Swotanalysis Mars 27, 2018 https://www.verywellmind.com/what-is-maslows-hierarchy- of-needs-4136760 The Five Levelsof Maslow'sHierarchyof Needs Mars 30 2018 Bibliographie -DANJOU. I, (2000), « L’entrepreneuriat : un champ fertile à la recherche de son unité », Cahier de recherche du CDEE, Centre de Développement des Entreprises et de l’Entrepreneuriat, Avril 2000, ESC Lille. - DE KOENIG.A, (2003), « Opportunity Development: A Socio-Cognitive Perspective », in Katz.J., Shepherd.D. (dir), “Advances in Entrepreneurship, Firm Emergence and Growth”, N°6, Oxford: JAI Press/Elsevier, pp 265-314. - DRUCKER.P, (1985), Les entrepreneurs, Paris: L’expansion Hachette, 344 p.
  • 54. 53 - FAY. E et NUNES.P, (2001), « L’intrapreneuriat à l’épreuve de la rationalité », Management et Conjoncture Sociale, n°612. -Hernandez E. M (2001), L’entrepreneuriat : Approche théorique, l’Harmattan. -Hofstede G. (1980), “Culture’s consequences: international differences in work-related values”, -Kolvereid, L. (1996), “Prediction of employment status choice intentions”, Entrepreneurship Theory & Practice, Vol. 21, n° 1, pp. 47-57.