Comprendre                        Réédition actualisée 2008


  la chimiothérapie
           collection
           Guides d’information

               Le dérouLement
            d’une Chimiothérapie
                  Son aCtion
                  SeS aSpeCtS
                   pratiqueS
                   SeS effetS
                 SeCondaireS
                La SurveiLLanCe
                 mieux vivre La
                Chimiothérapie
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




ce document fait partie de la collection « Guides d’information cANcER INFO » éditée par
l’Institut National du cancer, agence nationale sanitaire et scientifique chargée de coordonner la
politique de lutte contre le cancer en France.

ce document a été validé en octobre 2008. Il est disponible gratuitement par téléchargement sur
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Institut National du cancer
Service publications et diffusion
52, avenue André Morizet
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ce guide a été publié avec le soutien financier de :
 La Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC)
  101, rue de Tolbiac - 75013 Paris
  Tél. : 01 44 23 04 04 – Fax : 01 45 82 07 59 - www.fnclcc.fr

 La Ligue nationale contre le cancer
  14, rue corvisart - 75013 Paris
  Tél. : 01 53 55 24 00 – Fax : 01 43 36 91 10 - www.ligue-cancer.asso.fr




cet ouvrage est protégé par les dispositions du code de la propriété intellectuelle.
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communication institutionnelle de l’Institut National du cancer, seul titulaire des droits
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cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                            




comprendre la chimiothérapie

C      e guide d’information a pour but
       d’aider les personnes atteintes
d’un cancer et leurs proches à mieux
                                             Ce guide Comprendre la chimiothé-
                                             rapie traite de la chimiothérapie de
                                             l’adulte. Les chimiothérapies prescrites
comprendre la chimiothérapie, à faciliter    pour l’enfant ne sont pas abordées dans
la prise en charge de ses effets secon-      cet ouvrage.
daires éventuels et ainsi, à améliorer la
qualité de vie des personnes malades.        Il constitue un outil utilisable dans une
                                             démarche d’éducation thérapeutique*
Il tente d’expliquer, avec des mots que      du patient.
nous avons souhaités simples et clairs, ce
que les médecins savent actuellement de      Cette réédition actualisée tient compte
la chimiothérapie.                           des dernières données scientifiques
                                             sur la chimiothérapie et les autres
Les modalités des traitements varient en     traitements médicaux du cancer, en
fonction des établissements de soins. Les    particulier sur les traitements ciblés.
informations que vous trouverez dans ce      Ces informations ont été validées par
guide évoquent les situations les plus       les coordonnateurs scientifiques (voir la
fréquentes. Cependant, elles peuvent ne      liste des membres du groupe de travail à
pas correspondre tout à fait à ce qui vous   la fin de cette brochure).
sera proposé.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




comment utiliser ce guide ?

C       e guide est consultable en fonc-
        tion des besoins d’informations
de chacun. Il est constitué de chapitres
                                               vocabulaire médical employé dans le
                                               guide et dans les fiches. Les mots du glos-
                                               saire sont identifiés par un astérisque
qui se lisent de façon indépendante.           dans le texte.

Les messages clés « À retenir », situés à      Nous avons glissé dans le guide un
la fin de chaque chapitre, correspondent       questionnaire destiné à recueillir votre
aux éléments essentiels identifiés par         avis. N’hésitez pas à le remplir et à nous
des patients, d’anciens patients et des per-   le retourner. Vos remarques seront
sonnes de leur entourage, qui ont parti-       attentivement analysées et prises en
cipé à l’élaboration de ce document.           compte lors d’une prochaine mise à
                                               jour.
Une fiche complémentaire propose
des outils d’aide à la gestion de la           D’autres guides d’information sont
chimiothérapie, et trois autres des            mentionnés au fil du texte. Ils complè-
informations détaillées sur le casque          tent les informations sur différents
réfrigérant, les professionnels au service     thèmes comme la fatigue, la douleur, les
du patient et les traitements ciblés.          aspects psychosociaux… N’hésitez pas à
                                               les consulter en fonction de vos besoins
Un glossaire, « Les mots et leur sens »,       (voir la liste des guides disponibles à la
situé à la fin du document, explique le        fin de cette brochure).
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QU’EST–cE QU’UN cANcER ?

Un cancer est une maladie de la cellule*.

La cellule est l’unité de base de la vie. Il
en existe dans le corps plus de deux cents
types différents. Toutes ont un rôle précis :
cellules cutanées, musculaires, nerveuses,
osseuses, etc.

Une cellule cancéreuse est une cellule qui s’est
modifiée. Habituellement, ces modifications
sont réparées par l’organisme. cependant,
lorsque la cellule devient cancéreuse, elle perd
ses capacités de réparation. Elle se met alors
à se multiplier et finit par former une masse
qu’on appelle tumeur* maligne.

Les cellules cancéreuses ont tendance à mi-
grer dans d’autres parties du corps par les
vaisseaux lymphatiques* ou par les vaisseaux
sanguins*, et à y développer de nouvelles          traitement adapté à chaque cancer. Tous
tumeurs qu’on appelle métastases*. On dit          les traitements ont pour but de supprimer
dans ce cas que le cancer est métastatique.        les cellules cancéreuses. En l’absence de
chaque cancer est différent. c’est la raison       traitement adapté, le cancer risque d’évoluer
pour laquelle il est nécessaire d’envisager un     plus rapidement.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                                                       




Sommaire

1. La chimiothérapie et les différents traitements possibles du cancer ........................ 9

2. Le choix des traitements ...................................................................................................... 13

3. Le déroulement d’une chimiothérapie ............................................................................19

4. L’action d’une chimiothérapie ...........................................................................................23

5. Les aspects pratiques d’une chimiothérapie .................................................................. 27

6. Les effets secondaires d’une chimiothérapie ..................................................................43

7. La surveillance d’une chimiothérapie ..............................................................................67

8. Mieux vivre la chimiothérapie ............................................................................................ 71


FIcHES PRATIQUES
●   Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie..........................................................................79
●   Fiche 2. Le casque réfrigérant ..............................................................................................85
●   Fiche 3. Les professionnels au service du patient ..........................................................89
●   Fiche 4. Les traitements ciblés.............................................................................................97



GLOSSAIRE
Les mots et leur sens.................................................................................................................105
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                               




1. La chimiothérapie
   et les différents traitements
   possibles du cancer

T      raiter un cancer consiste à élimi-
       ner la tumeur* et à supprimer les
cellules* cancéreuses.
                                                c’est-à-dire les endroits que les cellules
                                                cancéreuses auraient pu atteindre,
                                                grâce à une opération.
                                              ● La radiothérapie* est un traitement
Les traitements du cancer ont pour but          qui consiste à utiliser des rayons* pour
de :                                            détruire les cellules cancéreuses.
● guérir le patient ;                         ● La chirurgie et la radiothérapie sont
● réduire le risque de récidive* ;              des traitements locaux du cancer,
● augmenter la durée de vie ;                   c’est-à-dire qu’ils agissent localement
● améliorer la qualité de vie.                  sur les cellules cancéreuses de l’organe
                                                atteint ou dans les ganglions*.
Ces objectifs varient selon le type de        ● La chimiothérapie est un traitement
cancer et son stade d’évolution*.               qui consiste à utiliser des médicaments
                                                contre les cellules cancéreuses (par
Il existe différents types de traitements       injection dans un site implantable*
qui peuvent être utilisés seuls ou associés     le plus souvent ou dans une veine).
entre eux :                                     La chimiothérapie agit sur toutes les
● La chirurgie* permet de confirmer le          cellules cancéreuses, même sur celles
   diagnostic* et d’enlever la tumeur et        qui n’ont pas été détectées par les
   les éventuelles greffes cancéreuses*,        examens d’imagerie*.
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● L’hormonothérapie* est un trai-             La chimiothérapie et l’hormonothérapie
  tement qui empêche l’action d’hor-          sont des traitements médicaux du cancer.
  mones* susceptibles de stimuler la          Les progrès actuels de la recherche ont
  croissance des cellules cancéreuses.        permis la mise au point de nouveaux
● La chimiothérapie et l’hormono-             traitements médicaux du cancer appelés
  thérapie agissent par voie générale,        traitements ciblés. Vous en entendrez
  c’est-à-dire qu’elles agissent sur les      probablement parler. c’est pourquoi
  cellules cancéreuses dans l’ensemble        nous avons choisi de mettre à votre
  du corps.                                   disposition une information générale à
● L’immunothérapie* est un traite-            ce sujet (voir Fiche 4. Les traitements ciblés,
  ment qui vise à stimuler les défenses       p. 97). Votre médecin pourra compléter
  immunitaires de l’organisme contre          cette information et voir avec vous si vous
  les cellules cancéreuses.                   pouvez en bénéficier ou non.

La radiothérapie, la chimiothérapie           Le développement récent des traite-
et l’hormonothérapie sont souvent             ments ciblés ne vise actuellement pas
utilisées en complément de la chirurgie       à remplacer les traitements habituels
pour améliorer les chances de guérison*.      du cancer (chimiothérapie, radiothé-
On les qualifie alors de traitements          rapie et hormonothérapie), mais à les
adjuvants*. Ils peuvent aussi être utilisés   compléter.
seuls.

Le traitement du cancer est adapté en
fonction de chaque situation : chaque
cancer est particulier et nécessite une
prise en charge appropriée.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                               11




À retenir
Il existe différents types de traitements    Le traitement du cancer est adapté en
du cancer utilisés seuls ou associés entre   fonction de chaque situation : chaque
eux : la chimiothérapie, la chirurgie, la    cancer est particulier et nécessite une prise
radiothérapie, l’hormonothérapie et          en charge appropriée.
l’immunothérapie.
1   cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                1




2. Le choix des traitements

P     our choisir les traitements, les
      médecins tiennent compte de
plusieurs critères :
                                                 Lorsque ces études ont montré que,
                                                 pour une situation donnée, il existe un
                                                 traitement qui présente plus d’avan-
● du type de cancer* et de son stade             tages par rapport aux autres, on parle
  d’évolution* ;                                 de traitement standard*. Il s’agit du
● de la localisation de la tumeur ;              traitement de référence. Le traitement
● de l’état de santé du patient et de ses        standard est alors proposé de façon
  antécédents médicaux* et chirur-               systématique dans cette situation. Il
  gicaux ;                                       arrive cependant que le médecin ne
● de son âge ;                                   puisse pas l’appliquer du fait de facteurs
● des éventuels effets secondaires* des          particuliers liés au patient ou à sa
  traitements ;                                  maladie. Le médecin propose alors un
● de l’avis du patient et de ses préfé-          ou plusieurs traitements mieux adaptés
  rences ;                                       à la situation.
● de l’existence d’essais thérapeu-
  tiques* dont il pourrait bénéficier.           Souvent, plusieurs d’entre eux ont des
                                                 bénéfices et des inconvénients compa-
Les études scientifiques évaluent les            rables. Lorsque les études scientifiques
nouveaux traitements ou les nouvelles            n’ont pas pu identifier un traitement
associations de traitements, et étudient         dont les avantages et les inconvénients
l’ordre dans lequel ils sont le plus efficaces   sont préférables à ceux des autres
pour chaque type de cancer. Ces études           traitements, plusieurs possibilités
comparent également les avantages et les         existent alors. Ce sont des options*.
inconvénients des traitements habituels
et ceux des nouveaux.
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Une équipe pluridisciplinaire choisit                  Le médecin explique les avantages et les
les traitements qui seront proposés au                 inconvénients du ou des traitements
patient. Composée des professionnels                   proposés au patient. Cela permet de
de santé concernés par la maladie dont                 choisir avec lui le traitement le mieux
souffre le patient, cette équipe se réunit             adapté à sa situation et de participer à
lors d’une réunion de concertation                     la décision.
pluridisciplinaire* (RCP).
                                                       L’ordre des traitements du cancer est
Le plus souvent, il s’agit d’un chirur-                défini par l’équipe médicale pluri-
gien, d’un oncologue médical et d’un                   disciplinaire en fonction du stade
oncologue radiothérapeute. Ce choix                    de la maladie et de l’état général du
est déf ini en concertation avec le                    patient.
patient sur la base de l’avis rendu par
ces professionnels. Un Programme
Personnalisé de Soins* (PPS) est ensuite
remis au patient. Ainsi, la personne
malade est assurée de bénéficier de toutes
les ressources médicales appropriées.

Il est recommandé de traiter un cancer
dans un établissement spécialisé qui
dispose d’équipes pluridisciplinaires et
qui fait partie d’un réseau* de cancé-
rologie.                                                         La décision pluridisciplinaire




Des informations complémentaires sur les différents professionnels de santé que vous êtes amené
à rencontrer lors de votre prise en charge sont disponibles dans la Fiche 3. Les professionnels au service
du patient, p. 89.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                               1




QU’EST-cE QU’UN ESSAI THÉRAPEUTIQUE ?

Les médecins proposent parfois aux patients de           souhaitent participent à un essai thérapeutique. Ils
participer à un essai thérapeutique (également           doivent recevoir une notice d’information, donner
appelé essai clinique). Un essai thérapeutique est       leur accord par écrit et peuvent revenir sur leur
une étude dont l’objectif est d’évaluer un nouveau       décision à tout moment et quitter l’étude.
traitement. cette étude doit avoir pour but de
montrer s’il existe un avantage par rapport aux          Tous les patients ne sont pas concernés par un
traitements habituellement utilisés (meilleure           essai thérapeutique. Les patients à qui les médecins
efficacité, diminution des effets secondaires*,          proposent cet essai thérapeutique doivent répondre
amélioration de la qualité de vie).                      à certains critères comme le type de tumeur, le
                                                         stade d’évolution* du cancer… (on parle de critères
Participer à un essai thérapeutique permet               d’inclusions).
d’accéder à de nouveaux traitements et contribue
aux progrès de la recherche.                             Des informations complémentaires sur les essais
                                                         thérapeutiques sont disponibles sur :
Un essai thérapeutique peut également avoir pour         ● le site de l’Institut National du cancer
objectif d’évaluer précisément certains aspects            (www.e-cancer.fr) où un registre des essais
d’un traitement déjà connu. Le médecin explique            thérapeutiques par type de cancers, actuellement
les objectifs et les bénéfices attendus de l’étude, le     proposés aux patients, est mis à disposition ;
ou les traitements utilisés et les effets secondaires    ● le site de la Fédération nationale des centres
éventuels, ainsi que les examens de surveillance à         de lutte contre le cancer (www.fnclcc.fr) dans
réaliser.                                                  la rubrique Essais cliniques du BEcT (Bureau
                                                           d’études cliniques et thérapeutiques).
Un patient qui participe à un essai thérapeutique
est davantage suivi. Seuls les patients qui le



Des informations complémentaires sur les essais cliniques sont disponibles dans la brochure
Les essais cliniques en cancérologie : les réponses à vos questions, éditée par l’Institut National du cancer.
1                                             cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




                                            ● La chimiothérapie est parfois utilisée
QUAND LE MÉDEcIN PROPOSE-T-IL
                                              comme unique traitement. C’est une
UNE cHIMIOTHÉRAPIE ?
                                              chimiothérapie exclusive. Lorsqu’elle
Le médecin propose une chimiothérapie
                                              est associée à un traitement par
généralement dans trois situations :
                                              radiothérapie*, on parle alors de
● avant une chirurgie, il s’agit d’une
                                              radiochimiothérapie.
  chimiothérapie néoadjuvante. Cette
  chimiothérapie a pour but de diminuer
                                            Une chimiothérapie adjuvante est fré-
  la taille de la tumeur* et de faciliter
                                            quente, mais pas systématique. Elle est
  ainsi l’opération. Elle a également
                                            envisagée lorsqu’elle peut réduire les
  pour objectif de diminuer les risques
                                            risques d’apparition de métastases.
  de récidive du cancer. De plus, elle
  permet d’évaluer rapidement si les
                                            Lors d’une chirurgie, le chirurgien retire
  médicaments de chimiothérapie sont
                                            le plus possible les cellules cancéreuses
  efficaces sur la tumeur ;
                                            visibles. La chimiothérapie vise ensuite
● après une chirurgie complète de
                                            à détruire le maximum de cellules
  la tumeur, c’est-à-dire lorsque le
                                            cancéreuses qui pourraient éventuel-
  chirurgien a enlevé toutes les cellules
                                            lement rester dans toutes les parties du
  cancéreuses visibles. C’est alors
                                            corps, qu’elles soient visibles ou non. Elle
  une chimiothérapie adjuvante. La
                                            améliore ainsi les chances de guérison*.
  chimiothérapie a pour but de diminuer
  les risques de récidive locale ou à
                                            Le risque d’apparition de métastases
  distance. La chimiothérapie complète
                                            dépend du stade d’évolution* du cancer.
  alors la chirurgie ;
                                            Celui-ci est lié à :
● pour tr aiter des mét ast ases*,
                                            ● la taille de la tumeur ;
  c’est-à-dire des cellules cancéreuses
                                            ● la présence de cellules cancéreuses dans
  qui se sont propagées dans d’autres
                                              les ganglions* ;
  parties du corps. On dit que c’est une
                                            ● le type de cellules cancéreuses ;
  chimiothérapie métastatique.
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● l’envahissement ou non des vaisseaux       soignée, de son état général, de son avis,
  sanguins* ou lymphatiques*.                ainsi que de ses antécédents* médicaux
                                             et chirurgicaux.
Ces caractéristiques sont appelées des
facteurs de risque* de récidive*. La         Le médecin vous expliquera le traite-
décision de proposer une chimiothérapie      ment qui sera prescrit en fonction de
adjuvante tient compte de ces facteurs de    votre situation.
risque, mais aussi de l’âge de la personne




À retenir
Le choix des traitements est déf ini en      Une chimiothérapie néoadjuvante permet
concertation avec le patient sur la base     de diminuer la taille de la tumeur facilitant
de l’avis rendu par des professionnels       ainsi l’opération, de diminuer les risques
lors d’une réunion de concer tation          de récidive et d’évaluer l’eff icacité des
pluridisciplinaire (RcP). Un Programme       médicaments sur la tumeur.
Personnalisé de Soins (PPS) est ensuite
remis au patient.                            Une chimiothérapie adjuvante est proposée
                                             lorsqu’elle est capable de réduire les risques
La chimiothérapie peut être proposée         de développement de métastases.
avant une chirurgie (chimiothérapie
néoadjuvante), après une chirurgie           La participation à un essai clinique offre
(chimiothérapie adjuvante) ou pour           la possibilité d’accéder à des thérapies
traiter des métastases (chimiothérapie       innovantes et de contribuer au progrès dans
métastatique).                               la recherche de nouveaux traitements.
1   cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
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3. Le déroulement
   d’une chimiothérapie

L      e déroulement d’une chimio-
       thérapie est soigneusement
planifié selon un protocole* établi
                                          En fonction de ces éléments, le médecin
                                          établit avec la personne soignée un
                                          calendrier qui prévoit l’administration
par l’équipe médicale.                    des médicaments de chimiothérapie.
                                          Ces médicaments sont administrés sur
La chimiothérapie ne débute qu’après      un ou plusieurs jours. On parle de cure*
un bilan qui permet de conf irmer         de chimiothérapie. Une alternance de
qu’elle est justifiée et que le patient   périodes de traitement et de repos est
peut la supporter. On parle de bilan      prévue : entre deux cures, un intervalle
préthérapeutique c’est-à-dire effectué    d’une à quatre semaines est nécessaire en
avant le traitement.                      fonction des protocoles. Le repos permet
                                          à l’organisme de récupérer des éventuels
Les examens sanguins (NFS*, pla-          effets secondaires*. Le nombre de cures
quettes* ou autre) permettent au          est adapté à chaque patient.
médecin cancérologue de vérif ier
l’état de santé du patient avant chaque   Pour que le traitement soit le plus
chimiothérapie. Le médecin donne          efficace possible, le médecin tente de
alors son « feu vert » pour commencer     respecter les doses de chimiothérapie
ou poursuivre la chimiothérapie           et le calendrier prévu par le protocole.
(voir chapitre 7 La surveillance d’une    Occasionnellement (obligation sociale
chimiothérapie, p. 67).                   ou familiale), il est parfois possible,
0                                                        cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




avec l’accord du médecin, de reporter le               tations de surveillance. Il est de ce fait
traitement de quelques jours. Si le patient            difficile de déterminer d’emblée de
souhaite partir en vacances, le traitement             façon précise la durée exacte de la
peut éventuellement être administré                    chimiothérapie.
dans un centre de soins proche de son
lieu de vacances. Le médecin lui indique               La durée d’un traitement de chimio-
qui contacter pour mettre en place cette               thérapie néoadjuvante est variable
solution temporaire.                                   selon les situations. Elle est en moyenne
                                                       de 3 à 5 mois.
Les effets du traitement sur la tumeur
et la façon dont la personne supporte                  La durée d’un traitement de chimio-
les médicaments sont évalués lors de                   thérapie adjuvante est en moyenne
consultations de surveillance régulières               de 5 à 6 mois. Elle varie parfois de
(voir chapitre 7 La surveillance d’une                 quelques semaines à deux ans.
chimiothérapie, p. 67). En fonction
de ces éléments, le médecin modifie                    La durée d’une chimiot hér apie
parfois le déroulement et la durée de la               métastatique varie de 3 mois à plus
chimiothérapie au moment des consul-                   d’un an.




Des informations complémentaires sur les différents professionnels de santé que vous êtes amené
à rencontrer lors de votre prise en charge sont disponibles dans la Fiche 3. Les professionnels au service
du patient, p. 89.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                              1




À retenir
Une chimiothérapie ne débute qu’après        La durée des traitements est variable. Elle
un bilan préthérapeutique (examens bio-      est adaptée à chaque personne soignée et
logiques et examens d’imagerie).             n’est pas proportionnelle à la gravité de la
                                             maladie.
En fonction des résultats, le médecin éta-
blit un calendrier avec le patient.L’admi-
nistration d’une chimiothérapie nécessite
une surveillance régulière.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                            




4. L’action d’une chimiothérapie

L     a chimiothérapie est utilisée
      pour traiter des cancers* depuis
les années 1940. Elle s’est beaucoup
                                              Les médicaments de chimiothérapie
                                              sont le plus souvent administrés dans
                                              une veine du patient par l’intermédiaire
développée à partir de 1970, grâce à la       d’un tuyau appelé cathéter* (voir
découverte de nouveaux médicaments.           paragraphe Comment fonctionnent les
                                              cathéters ?, p. 34).
cOMMENT AGIT
UNE cHIMIOTHÉRAPIE ?                          De nombreux cancers sont chimio-
La chimiothérapie vise à éliminer les         sensibles*, autrement dit, ils sont
cellules* cancéreuses quel que soit           sensibles aux médicaments de
l’endroit où elles se trouvent dans le        chimiothérapie. Toutefois, certains
corps, soit en les détruisant directement,    cancers le sont plus que d’autres. La
soit en les empêchant de se multiplier. La    chimiosensibilité varie selon les tumeurs
chimiothérapie agit sur toutes les cellules   et l’endroit où elles sont situées. Plus
cancéreuses, même sur celles que l’on n’a     un cancer est chimiosensible, plus la
pas pu repérer lors des examens.              chimiothérapie a des chances d’être
                                              efficace.
Une chimiothérapie est un traitement
qui utilise des produits chimiques.           LES MÉDIcAMENTS
Ces médicaments sont extraits de              DE cHIMIOTHÉRAPIE
végétaux ou sont produits en labora-          Les médicaments de chimiothérapie
toire par synthèse. Ils agissent contre       sont nombreux : il en existe une
les cellules cancéreuses, d’où leur nom       cinquantaine.
de médicaments antitumoraux ou
anticancéreux.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




Tous sont susceptibles d’entraîner un          d’un cancer du sein ont envahi le foie, le
certain nombre d’effets secondaires            traitement de ces métastases au niveau
variables (voir paragraphe Quels sont les      du foie est le même que le traitement du
effets secondaires éventuels de ma chimio-     cancer du sein.
thérapie ? p. 80).
                                               Le choix des médicaments de chimio-
Comment sont choisis les                       thérapie est adapté en fonction de
médicaments de chimiothérapie ?                chaque situation : chaque cancer est
Le choix des médicaments de chimio-            particulier et nécessite un traitement
thérapie proposés au patient est fait          adapté.
par une équipe pluridisciplinaire (voir
chapitre 2 Le choix des traitements, p. 13).   Les médicaments de chimiothérapie
                                               peuvent-ils être associés ?
Il dépend de l’organe ou de la partie du       Les essais thérapeutiques* ont montré
corps à traiter. Certains médicaments          que dans des situations particulières,
de chimiothérapie agissent plus parti-         associer plusieurs médicaments de
culièrement sur les cellules cancéreuses       chimiothérapie (polychimiothérapie)
d’un cancer donné. Par exemple, des            est parfois plus efficace qu’un seul
médicaments efficaces sur un cancer du         m é d i c a m e n t d e ch i m i ot h é r a p i e
poumon le sont moins sur un cancer du          (monochimiothérapie). Pour cette
tube digestif.                                 raison, plusieurs médicaments de
                                               chimiothérapie sont souvent associés
Les médicaments utilisés pour traiter          entre eux.
des métastases correspondent à ceux
utilisés pour traiter la tumeur dont           La façon dont les médicaments d’une
elles sont issues (la tumeur primitive*).      polychimiothérapie sont administrés
Par exemple, si des cellules cancéreuses       (médicaments associés, doses, rythme
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                            




d’administration, etc.) est établie lors               il est important que le patient infor-
de l’élaboration du protocole* de                      me le chimiothérapeute des autres
chimiothérapie. Selon les protocoles,                  médicaments qu’il prend. En effet,
deux ou trois médicaments sont associés                certains médicaments sont parfois
sur une période de plusieurs mois.                     incompatibles avec ceux d’une chimio-
                                                       thérapie. En cas de problème, le chimio-
L’équipe médicale choisit un protocole                 thérapeute et le médecin traitant pren-
parmi ceux qui ont démontré leur                       nent en commun une décision adaptée à
efficacité. Les essais thérapeutiques                  la situation du patient.
cherchent constamment à améliorer les
résultats obtenus (voir chapitre 2 Le choix            La plupart des vaccinations ne sont
des traitements, p. 13).                               pas contre-indiquées pendant une
                                                       chimiothérapie. Ce n’est toutefois pas
L’association de plusieurs médicaments                 forcément le meilleur moment pour
n’est pas liée au stade d’évolution* du                se faire vacciner. Il est nécessaire de
cancer.                                                demander l’avis de votre médecin.

Les médicaments de chimiothérapie
peuvent-ils être associés
à des médicaments prescrits
pour d’autres maladies ?
Le plus souvent, il est possible de
prendre les médicaments prescrits par
un médecin généraliste ou spécialiste
(contre le diabète*, l’hypertension,
l’excès de cholestérol) en même temps
qu’une chimiothérapie. Cependant,



Des informations complémentaires sur les différents professionnels de santé que vous êtes amené
à rencontrer lors de votre prise en charge sont disponibles dans la Fiche 3. Les professionnels au service
du patient, p. 89.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




À retenir
Une chimiothérapie vise à éliminer les       situation : chaque cancer est particulier et
cellules cancéreuses dans l’ensemble du      nécessite un traitement approprié.
corps, soit en les détruisant directement,
                                             Les médicaments de chimiothérapie sont
soit en les empêchant de se multiplier.
                                             souvent associés entre eux.
Il existe de nombreux médicaments de
                                             Généralement, ils peuvent être utilisés
chimiothérapie.
                                             en même temps que des médicaments
Le choix des médicaments de chimio-          prescrits pour d’autres maladies.
thérapie est adapté en fonction de chaque
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                           




5. Les aspects pratiques
   d’une chimiothérapie
cOMMENT SONT ADMINISTRÉS                    L’équipe médicale adapte le mode d’ad-
LES MÉDIcAMENTS                             ministration en fonction de chaque
DE cHIMIOTHÉRAPIE ?                         personne malade et de la nature du
Il est possible d’administrer les médi-     médicament.
caments de chimiothérapie de plusieurs
façons :                                    L’efficacité du traitement n’est pas liée
● par des injections dans une veine (voie   à la façon dont il est administré.
   intraveineuse) ;
● par la bouche (voie orale) ;              L’injection intraveineuse
● par des injections dans le muscle (voie   Les médicaments de chimiothérapie, sous
   intramusculaire) ;                       forme liquide, sont administrés goutte à
● plus rarement, directement dans           goutte dans les veines par perfusion*.
   la tumeur ou dans une cavité de          Cette voie d’administration permet une
   l’organisme envahie par les cellules     diffusion rapide des médicaments dans
   cancéreuses.                             tout l’organisme.

La façon d’administrer des médicaments      Administrer une chimiothérapie
de chimiothérapie varie en fonction des     dans des petites veines comme celles
médicaments utilisés, de la fréquence et    du bras est parfois difficile. En outre,
de la durée du traitement.                  des réactions locales au niveau de la
                                            peau sont possibles pendant ou après
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




la perfusion d’une chimiothérapie            Elle dépend du protocole* prescrit par
(douleur, picotements, rougeur, bosse).      le médecin. Celui-ci précise la durée de
                                             cette perfusion.
Si la chimiothérapie s’écoule en dehors
de la veine, sous la peau, elle risque       La perfusion de médicaments de chimio-
d’entraîner des lésions de la peau longues   thérapie se fait parfois avec un système de
à cicatriser. Au moindre problème, le        pompe (voir paragraphe La chimiothérapie
patient ne doit pas hésiter à prévenir       à domicile, p. 30).
l’équipe médicale.
                                             La voie orale
C’est la raison pour laquelle on propose     Les médicaments de chimiothérapie
très souvent, avant une chimiothérapie,      sous forme de comprimés ou de gélules,
de poser un cathéter* (cathéter simple       sont administrés par voie orale (par la
ou chambre implantable).                     bouche). Comme les aliments, ils sont
                                             absorbés dans l’intestin. Ils sont ensuite
Le cathéter facilite les perfusions de       acheminés par le sang jusqu’aux cellules
chimiothérapie et évite d’avoir une piqûre   cancéreuses.
à chaque fois dans le bras. Il améliore le
confort de la personne malade et per-        En fonction du médicament de chimio-
met d’administrer les médicaments de         thérapie, les comprimés se prennent
chimiothérapie en toute sécurité (voir       avant, pendant ou après le repas. Le
paragraphe Comment fonctionnent les          médecin précise la façon dont les com-
cathéters ?, p. 34).                         primés doivent être pris. Il est impor-
                                             tant de respecter la prescription du
La durée des perfusions de chimio-           médecin, ainsi que les doses et les durées
thérapie varie d’une demi-heure à plu-       de traitement.
sieurs jours, voire plusieurs semaines.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             




Si ces modalités ne sont pas respectées        Une crème d’anesthésique local* appli-
ou si le médicament n’a pas été pris, il est   quée une à deux heures avant l’injection
nécessaire d’en informer le médecin sans       peut être proposée afin de rendre la zone
tarder. En cas de vomissements, il ne faut     qui va être piquée indolore. Toutefois,
pas reprendre une dose de médicament,          une douleur apparaît parfois plus tard à
mais prévenir le médecin qui précisera ce      l’endroit de la piqûre. Un massage doux
qu’il faut faire.                              permet parfois de soulager la douleur.

La plupart des médicaments de chimio-          Dans le cas où un bleu apparaîtrait, il
thérapie sont disponibles en pharmacie         est conseillé d’appliquer des compresses
de ville. Toutefois, certains ne sont dé-      imprégnées d’alcool à 70 % ou une pom-
livrés que par la pharmacie de l’établis-      made adaptée prescrite par le médecin.
sement dans lequel le patient est suivi.
Le pharmacien est là pour conseiller et        Les autres voies d’administration
répondre aux questions que le patient          de la chimiothérapie
se pose sur les médicaments qui lui sont       Dans certains cas, la chimiothérapie est
prescrits.                                     administrée directement dans la tumeur
                                               ou dans une cavité de l’organisme où les
Comme tous médicaments, les médi-              cellules cancéreuses se sont développées.
caments de chimiothérapie ne doivent
pas être trop manipulés, ni laissés à la       Ainsi, lorsque des cellules cancéreuses
portée des enfants.                            se sont propagées dans la cavité abdo-
                                               minale*, il est possible d’administrer
L’injection intramusculaire                    la chimiothérapie directement dans la
Seul un petit nombre de médicaments de         cavité péritonéale* (on parle d’injection
chimiothérapie est directement injectable      intrapéritonéale). La chimiothérapie est
dans le muscle (en intramusculaire).           également injectable dans une artère*
0                                                 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




(injection intra-artérielle), dans la plèvre*   C’est ce qu’on appelle un traitement
(on parle d’injection intrapleurale) ou         ambulatoire*. La chimiothérapie
dans le liquide céphalorachidien* (on           ambulatoire représente aujourd’hui
parle d’injection intrathécale).                70 % des chimiothérapies réalisées dans
                                                les établissements publics et 90 % des
Ces voies d’administration nécessitent          chimiothérapies du secteur privé.
une hospitalisation. Une anesthésie*
locale est proposée si nécessaire.              Pour certains médicaments, une hos-
                                                pitalisation d’un jour ou deux est néces-
Où UNE cHIMIOTHÉRAPIE                           saire à chaque cure.
EST-ELLE RÉALISÉE ?
Une chimiothérapie est réalisée dans un         La chimiothérapie à domicile
hôpital ou dans une clinique, ou encore         Dans des situations particulières, il est
à domicile.                                     possible d’effectuer la chimiothérapie à
                                                domicile.
La chimiothérapie
à l’hôpital ou à la clinique                    Certaines chimiothérapies sont admi-
Lors de la première cure* de chimio-            nistrées sous forme de perfusion au
thérapie, une courte période de surveil-        domicile du patient (hospitalisation à
lance en hospitalisation est parfois            domicile, abrégée en HAD).
nécessaire.
                                                D’autres le sont grâce à un appareil-
Par la suite, pour les médicaments les          lage spécial programmé à l’hôpital. Une
plus couramment utilisés, le patient            infirmière libérale et le médecin traitant
vient à l’hôpital ou à la clinique pour         passent ensuite au domicile du patient
y recevoir sa chimiothérapie, puis              pour surveiller si tout se passe bien (soins
rentre chez lui. Le traitement dure le          à domicile, abrégés en SAD). Tout dépend
plus souvent moins d’une journée.               du protocole de chimiothérapie utilisé.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                               1




Cet appareillage s’appelle pompe de             Il existe une grande variété de pompes.
perfusion continue ambulatoire (PCA).           Elles sont prêtées par l’hôpital ou la
C’est une sorte de réservoir qui contient       clinique ou, le plus souvent, louées auprès
les médicaments de chimiothérapie. Ce           de prestataires de service qui expliquent
réservoir est relié au cathéter* ; il perfuse   leur fonctionnement au patient ou
ainsi les médicaments dans une veine            à l’infirmière et qui interviennent à
du patient. La pompe est programmée             domicile en cas de souci. Le coût de la
par l’équipe médicale pour délivrer             location des pompes est entièrement pris
les médicaments de chimiothérapie               en charge par la Sécurité sociale.
en fonction de la dose et du rythme
prévus par le protocole*. Elle est peu          Certains établissements spécialisés ont
encombrante (elle mesure environ 10 à           bien développé les hospitalisations à
15 centimètres). La pompe permet de             domicile (HAD) et les soins à domicile
se déplacer facilement et de poursuivre         (SAD) par des professionnels libéraux
le traitement à domicile. Le médecin            mais également dans le cadre de centres
informe le patient sur les précautions          de soins infirmiers. Le patient ou sa
qu’il doit prendre.                             famille ne doivent pas hésiter à se
                                                renseigner sur ces possibilités auprès
                                                du médecin ou de l’équipe médicale.

                                                cOMMENT PRÉPARE-T-ON
                                                UNE cHIMIOTHÉRAPIE ?
                                                Une chimiothérapie utilise des médi-
                                                caments particuliers qui demandent
                                                des précautions spécifiques. Ce sont des
                                                produits toxiques et potentiellement
                                                dangereux pour les personnes qui les
                                                manipulent très fréquemment. Leur
               Pompe PcA
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




préparation est donc soumise à des             QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES
procédures particulières et complexes.         ÉTAPES DE LA PRÉPARATION
                                               D’UNE cHIMIOTHÉRAPIE ?
Les médicaments ne sont pas préparés à         Plusieurs étapes sont nécessaires pour
l’avance, mais au début de chaque séance.      que la personne malade bénéficie d’une
Chaque préparation est destinée à un           chimiothérapie dans les meilleures
patient en particulier. Elle nécessite un      conditions. Tout d’abord, le médecin
temps de réalisation bien précis que l’on      prescrit les médicaments de chimio-
ne peut pas réduire, cela explique l’attente   thérapie adaptés au patient. Le phar-
parfois longue avant que les médicaments       macien vérifie l’ordonnance et prépare
de chimiothérapie soient administrés.          les produits qui sont ensuite acheminés
                                               jusqu’à la salle de chimiothérapie où ils
                                               sont administrés.

                                               La prescription médicale
                                               Le médecin oncologue prescrit au patient
                                               la chimiothérapie la plus adaptée à sa
                                               maladie et à son état général.

                                               L’ordonnance détaille le nom de chacun
                                               des médicaments du protocole* de
                                               chimiothérapie, ainsi que ceux d’autres
                                               médicaments destinés à limiter les
                                               ef fets secondaires*. Le médecin
                                               précise également la façon dont le
                                               tout va être administré (perfusion,
                                               piqûres, comprimés ou gélules), la
    Préparation d’une chimiothérapie           quantité et la durée pendant laquelle la
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             




personne soignée devra prendre chaque        Pour une injection dans un muscle,
médicament.                                  la dose de médicament est placée dans
                                             une seringue. Les tuyaux, les poches,
La dose prescrite est strictement indi-      les seringues ou les récipients sont sté-
viduelle. Elle prend en compte le poids      riles (ne contiennent pas de microbes) et
et la taille du patient, et des critères     à usage unique.
techniques précis comme la capacité
d’élimination du médicament par les          Après un dernier contrôle, la préparation
urines par exemple.                          est emballée ; le nom de la personne
                                             soignée est inscrit. Elle est prête à être
L’ordonnance, datée et signée par le         administrée.
médecin, est ensuite transmise à la
pharmacie de l’hôpital ou de la clinique.    L’acheminement
                                             Un membre du personnel de la phar-
L’analyse pharmaceutique                     macie ou de l’établissement de soins
Le pharmacien vérifie la concentration       achemine cette préparation dans un
du médicament, la façon dont il va           container scellé et exclusivement réservé
devoir être conservé jusqu’à ce qu’il soit   à cet effet vers l’unité de soins dans
administré (température, lumière), etc.      laquelle se trouve la personne soignée.

La préparation centralisée                   L’administration
et la vérification                           Une infirmière s’assure que la prépara-
Pour une injection dans une veine par        tion correspond bien à l’ordonnance
une perfusion, la dose de médicament est     avant d’administrer le traitement au
placée dans une poche ou un flacon selon     patient.
les cas. De petits tuyaux sont ajoutés à
la poche ou au flacon pour installer la      Lorsque l’administration des médi-
perfusion (voir paragraphe Comment           caments est terminée, l’infirmière met le
fonctionnent les cathéters ?, p. 34).        matériel de perfusion utilisé (aiguilles,
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




seringues…) dans des containers à                cure* de chimiothérapie. Il peut aussi
déchets spécifiques. Ils seront incinérés.       être utilisé pour injecter d’autres médi-
                                                 caments que ceux de la chimiothérapie
cOMMENT FONcTIONNENT                             (antibiotiques, médicaments contre
LES cATHÉTERS ?                                  les vomissements, etc.), pour alimenter
                                                 la personne soignée (alimentation
Qu’est-ce qu’un cathéter ?                       intraveineuse) ou pour effectuer des
Un cathéter est un tuyau stérile*, très fin,     prises de sang.
introduit le plus souvent dans une grosse
veine à la base du cou.                          Existe-t-il plusieurs types
                                                 de cathéters ?
À quoi sert un cathéter ?                        Il existe deux types de cathéters :
Un cathéter sert à administrer rapi-             le cathéter simple ou cathéter veineux
dement des médicaments de chimio-                central et le cathéter à site d’injection
thérapie par une veine. Il évite ainsi           implantable.
de piquer dans le bras lors de chaque


                                                                             4

                                                  3
        1    Pansement cachant
             le raccord externe                   2
        2    Raccord externe du cathéter

        3    cathéter situé sous la peau
                                                  1

        4    cathéter placé dans la veine

                          cathéter simple ou cathéter veineux central
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                               




Le cathéter simple sort le plus souvent          Le cathéter à site d’injection implantable
sous la clavicule*. Il porte plusieurs           (appelé Port-à-Cath® ou encore PAC)
noms : cathéter sous-clavier, cathéter           possède à son extrémité un petit réser-
veineux central, accès veineux central,          voir de 2 à 3 centimètres (en matériel
voie centrale, voie veineuse profonde ou         synthétique stérile*) qui est placé sous
encore cathéter à manchon.                       la peau, le plus souvent au-dessus de la
                                                 poitrine.




                        3
       2


       1
                                                  1    Site ou chambre implantable

                                                  2    cathéter situé sous la peau

                                                  3    cathéter placé dans la veine


       1




                                  cathéter à site implantable
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




À quel moment un cathéter                    ● des antécédents de saignement anor-
est-il posé ?                                  mal (lors d’opérations antérieures ou
Un cathéter est le plus souvent posé lors      dans la famille) ;
de la première cure de chimiothérapie et     ● des troubles au niveau des poumons ;
reste en place entre les cures.              ● un système implanté, type pace-
                                               maker*ou valve de dérivation du
Que faut-il faire avant                        liquide céphalorachidien* par
la pose d’un cathéter ?                        exemple ;
Il est recommandé de signaler le plus tôt    ● la pratique d’une activité physique ou
possible à l’équipe médicale :                 risquant de déplacer le cathéter ;
● une angoisse à l’idée de la pose d’un      ● une radiothérapie ou une chirurgie
   cathéter. Si la personne le souhaite,       du cou ou du thorax (prévue ou déjà
   les infirmières prescrivent un tran-        effectuée) ;
   quillisant léger ;                        ● une aplasie* ou des traitements qui
● une allergie à un anesthésique local*,       risquent d’en provoquer une dans les
   à l’iode ou aux produits de contraste*      10 jours suivants (chimiothérapie déjà
   de radiologie* ;                            commencée).
● une infection*, de la fièvre ou un
   traitement par antibiotiques ;            Comment met-on en place
● des antécédents de chirurgie (anté-        le cathéter ?
   cédent chirurgical*) au niveau du cou     La pose du cathéter simple
   ou au niveau du thorax* ;                 Le cathéter simple est introduit dans
● des traitements anticoagulants*            une veine située sous la clavicule* ou
   (héparine, Previscan®, Sintron®, etc.)    au niveau du cou. Il est glissé sous la
   ou antiagrégants plaquettaires (par       peau. Son extrémité ressort quelques
   exemple Ticlid®, Plavix®, aspirine) qui   centimètres plus bas au dessus de la
   doivent parfois être suspendus avant      poitrine.
   de poser le cathéter ;
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             




Quelques points de suture sont néces-         malade est ensuite surveillée pendant
saires afin de maintenir le système en        environ une heure. Les traitements de
place. Le fil placé au niveau du cou, à       chimiothérapie peuvent être administrés
l’endroit où le cathéter entre dans la        immédiatement. Puis un pansement est
veine, est enlevé au bout d’une semaine.      laissé en place.

L’extrémité extérieure du tuyau qui           Le cathéter simple est utilisé lorsque
permet de brancher le cathéter aux            le traitement par chimiothérapie est
perfusions* de chimiothérapie est             de courte durée ou lorsqu’il justifie
une sorte de « robinet », fermé par un        des perfusions importantes de médi-
bouchon et recouvert d’un pansement           caments.
stérile*.
                                              Ce cathéter demande de la part du
Le plus souvent, la pose d’un cathéter        patient et de l’équipe médicale une
n’est pas douloureuse. Elle dure environ      surveillance et une hygiène attentive.
30 minutes. Ce geste est couramment           Des pansements stériles doivent être
réalisé sous anesthésie* locale par           changés chaque semaine. Une infirmière
des médecins anesthésistes ou des             à domicile vient surveiller et vérifier
chirurgiens. Il n’est pas nécessaire d’être   l’aspect de la peau. Le patient est informé
à jeun. La pose d’un cathéter ne justifie     du type de toilette le plus adapté (bains
pas toujours une anesthésie générale qui      ou douches).
nécessite une préparation médicale plus
lourde qu’une anesthésie locale et qui        La pose du cathéter
comporter parfois des risques.                à site implantable
                                              Pour poser un cathéter à site implan-
Après la pose du cathéter simple, une         table, on l’introduit dans une veine
radiographie* de contrôle vérif ie            située sous la clavicule* ou au niveau du
qu’il est bien positionné. La personne        cou. Il est glissé sous la peau jusqu’à une
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




grosse veine du thorax. Son extrémité        de s’assurer qu’il est bien placé. Puis le
est raccordée à un petit réservoir égale-    patient est surveillé pendant environ
ment placé sous la peau. Ce réservoir        1 heure.
se sent sous la peau. Sa mise en place
nécessite une petite incision de la peau     Il est possible d’administrer immé-
(3 à 4 centimètres). En fonction des         diatement les traitements de chimio-
habitudes de l’équipe, cette incision est    thérapie.
verticale ou horizontale. Cela n’a pas
d’impact sur la taille ou sur l’aspect de    Le réservoir sous la peau est piqué
la cicatrice.                                avec une aiguille spéciale lors de
                                             chaque perfusion. Un patch ou une
Les fils placés au niveau du cou (à l’en-    crème d’anesthésique local* appliqué
droit où le cathéter entre dans la veine),   une heure avant la perfusion peuvent
ainsi que ceux de la petite incision, sont   être proposés.
enlevés au bout de 10 jours. Par la suite,
il subsistera une cicatrice au niveau de
l’incision.

Parfois, ce cathéter est posé au cours de
l’intervention chirurgicale qui enlève la     Peau                              Cathéter
tumeur. Le patient ne doit pas hésiter à
le demander. Le cathéter peut aussi être      Tissu
                                              sous cutané
installé sous anesthésie locale comme le
cathéter simple.                                               Chambre
                                               Muscle

Poser un cathéter à site implantable                 Veine
dure environ 50 minutes. Ensuite,
une radiographie de contrôle permet                          Site implantable
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Un cathéter à site implantable* ne             Quelles sont les
nécessite pas de soins particuliers. Le        complications possibles ?
réservoir par lequel les produits sont         Lorsque le cathéter est mis en place,
injectés étant sous la peau, il ne nécessite   des complications apparaissent parfois
pas de pansement, sauf immédiatement           (pneumothorax*, hémorragie*, pro-
après avoir été posé. Le cathéter à site       blèmes de tension artérielle). L’équipe de
implantable présente l’avantage de             médecins-anesthésistes-réanimateurs
pouvoir s’habiller, faire une activité         intervient immédiatement en cas de
physique, se baigner, voyager, etc.            besoin.
Il offre donc une meilleure qualité de vie
que le cathéter simple.                        L’apparition d’un hématome est fré-
                                               quente au niveau du cou ou sur le
Quand et comment s’effectue                    trajet du tuyau sous la peau. Il s’accom-
le retrait du cathéter ?                       pagne parfois de douleurs locales. Ces
À la fin de la dernière séance de chimio-      douleurs modérées disparaissent en
thérapie ou plus tard, selon le souhait        quelques heures ou quelques jours. Des
du patient, le cathéter est retiré, le plus    médicaments contre la douleur, à base
souvent sous anesthésie locale. Un simple      de paracétamol par exemple, soulagent
pansement suffit ensuite à protéger            la douleur.
durant quelques jours la zone où il était
installé.                                      Le tuyau ou le site implantable sont
                                               des « corps étrangers » sur lesquels une
Lorsque des séances supplémentaires de         infection* peut se fixer. Une phlébite*
chimiothérapie sont susceptibles d’être        (inf lammation d’une veine) apparaît
programmées, il est laissé en place un         parfois. Il est nécessaire de signaler
peu plus longtemps que la durée des            rapidement au médecin toute douleur
traitements.                                   locale intense, même éloignée du
0                                            cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




cathéter, tout gonf lement anormal,        Y a-t-il des contre-indications ou
rougeur, écoulement au niveau du point     des recommandations spécifiques
de piqûre, fièvre ou frisson, toute gêne   à porter un cathéter ?
respiratoire, tout gonflement du bras,     Il est recommandé d’éviter les mou-
du visage ou du cou. De même, il est       vements violents répétés et de prévenir
important de signaler si le cathéter a     les chocs au niveau de l’endroit où est
bougé, ou s’il s’est fissuré.              implanté le cathéter.

                                           En voiture, le port de la ceinture de
                                           sécurité est parfois difficile. D’anciennes
                                           personnes malades conseillent d’utiliser
                                           des clips pour ceinture qui évitent qu’elle
                                           ne frotte sur le cathéter.
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À retenir
Les séances de chimiothérapie ont lieu au      chaque préparation de médicaments de
sein d’un établissement de soins (hôpital      chimiothérapie est spécifique à la personne
ou clinique) ou au domicile du patient.        soignée.

Les durées d’hospitalisation sont variables.   Il existe trois principaux modes d’admi-
Elles ne sont pas proportionnelles à la        nistration des médicaments de chimio-
gravité de la maladie.                         thérapie : l’injection dans une veine ou dans
                                               un muscle, ou par la bouche.
Soixante-quinze pour cent des chimio-
thérapies se font aujourd’hui en ambu-         Un cathéter sert à administrer rapidement
latoire.                                       des médicaments de chimiothérapie par
                                               les veines. c’est un tuyau stérile, très fin,
L’équipe médicale adapte le nombre de          introduit le plus souvent dans une veine
cures et le mode d’administration en           à la base du cou. Il en existe deux types :
fonction de chaque patient.                    le cathéter simple ou cathéter veineux
                                               central et le cathéter à site d’injection
Les médicaments ne sont pas préparés à         implantable.
l’avance ; cela explique l’attente parfois
longue avant leur administration.
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6. Les effets secondaires
   d’une chimiothérapie

L     es médicaments de chimiothérapie
      s’attaquent non seulement aux
cellules cancéreuses de la tumeur, mais
                                               Contrairement aux idées reçues, les
                                               médicaments pris par voie orale, sous
                                               forme de comprimés ou de gélules,
également aux cellules saines qui se           entraînent aussi des effets secondaires.
divisent rapidement comme les cellules
du tube digestif, les cellules à l’origine     Si les effets secondaires de la chimio-
des cheveux et des poils, les cellules de la   thérapie sont fréquents, ils sont non
reproduction et les cellules de la moelle      systématiques, modérés et tempo-
osseuse* qui fabriquent les globules           raires. Ils sont directement liés au type
du sang (globules blancs*, globules            de médicaments administrés, à leurs
rouges* et les plaquettes*).                   doses, à leur association avec d’autres
                                               médicaments, à la réaction individuelle
Chaque médicament de chimiothérapie            de chaque patient, ainsi qu’à son état
a une toxicité particulière et agresse donc    général.
plus tel ou tel type de cellule. C’est la
raison pour laquelle une chimiothérapie        Les effets secondaires sont variables
entraîne parfois des effets secondaires* :     d’une cure de chimiothérapie à l’autre.
nausées, vomissements, inflammation de
la bouche (mucite*) ou aphtes, diarrhée        Les chimiothérapies n’entraînent pas
ou constipation, perte temporaire des          toutes des effets secondaires ; cela ne
cheveux (alopécie*), fatigue, baisse des       signifie pas pour autant que le traitement
globules blancs, des globules rouges ou        est inefficace. Lorsqu’ils sont présents,
des plaquettes.
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ces effets secondaires n’apparaissent         des nausées ou des vomissements.
pas tous en même temps.                       Certains d’entre eux en provoquent
                                              souvent, d’autres occasionnellement ou
Certains effets secondaires peuvent être      rarement.
limités, voire évités, par des soins et des
médicaments adaptés. Beaucoup de              Toutes les personnes traitées par chi-
progrès ont été faits ces dernières années    miothérapie ne réagissent pas de la
pour améliorer le confort des personnes       même façon aux médicaments. Il y a des
traitées par chimiothérapie.                  personnes plus sensibles que d’autres.
                                              Ainsi, les nausées et les vomissements
Les recommandations du médecin par            sont plus fréquents chez les femmes
rapport à ces effets secondaires visent à     et les jeunes gens. Les personnes pour
améliorer la qualité de vie du patient. Il    lesquelles les nausées et les vomisse-
est important de les suivre.                  ments n’ont pas été traités lors d’une
                                              première cure de chimiothérapie
DES NAUSÉES ET DES                            risquent davantage de les voir apparaître
VOMISSEMENTS                                  lors d’une seconde cure.
Les nausées et les vomissements sont
redoutés. Ils étaient autrefois très          Les nausées commencent souvent le
fréquents dans les jours qui suivaient        soir ou le lendemain de la perfusion.
la chimiothérapie. Ils sont aujourd’hui       Elles apparaissent quelques minutes
moins fréquents et moins intenses             après la chimiothérapie ou plusieurs
grâce à l’action préventive de nouveaux       jours après. La personne se sent alors
médicaments : les antiémétiques*.             barbouillée, mais cela dure rarement
                                              plus de 72 heures après le traitement. Les
De plus, tous les médicaments de              nausées ne sont pas systématiquement
chimiothérapie ne provoquent pas              accompagnées de vomissements.
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Lorsque des vomissements surviennent,          soient particulièrement sensibles aux
il est conseillé de se rincer la bouche avec   odeurs. Cela entraîne parfois l’appari-
de l’eau froide et d’attendre 1 à 2 heures     tion de nausées. Diverses alternatives
avant de manger. Les vomissements              sont alors proposées :
ne persistent en général pas plus de           ● sucer des bonbons mentholés di-minue
48 heures après le traitement.                   le goût désagréable parfois déclenché
                                                 par la chimiothérapie ;
Si l’un ou l’autre de ces effets secondaires   ● pratiquer des exercices de relaxation
dure plus longtemps, il est conseillé d’en       avant et pendant la perfusion de
parler à son médecin.                            chimiothérapie. L’infirmière conseille
                                                 le patient à ce sujet ;
Parfois, certaines personnes ressentent        ● regarder la télévision, écouter la radio
des nausées ou des vomissements avant            ou de la musique, jouer à des jeux de
le traitement. Ils sont souvent liés à           société, lire, discuter, etc. pendant la
l’anxiété*, à des odeurs particulières ou        perfusion. Ces activités contribuent
aux souvenirs que la personne associe            parfois à diminuer la sensation de
à un traitement de chimiothérapie                nausées.
antérieur. Les personnes sensibles au
mal des transports (voiture, avion, mer)       Quelques conseils alimentaires adap-
voient apparaître plus fréquemment             tés diminuent les nausées et les vomis-
des nausées ou des vomissements                sements :
avant le traitement. Des médicaments           ● privilégier les aliments froids ou
spécifiques permettent de diminuer               tièdes qui sont moins odorants que les
cette sensation.                                 aliments chauds ;
                                               ● éviter les aliments lourds difficiles à
Il arrive que pendant la chimio-                 digérer comme les aliments frits, gras
thérapie, des personnes ressentent               ou épicés ;
un mauvais goût dans la bouche ou
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● privilégier plusieurs petits repas, plutôt   (voie orale), sous forme de suppositoires
  que deux repas traditionnels plus longs      (voie rectale) ou sont administrés
  à digérer ;                                  par perfusion (voie intraveineuse). Le
● manger lentement afin de faciliter la        médecin prescrit un seul médicament
  digestion ;                                  antiémétique ou plusieurs.
● éviter de boire pendant les repas, mais
  boire plutôt avant ou après. Les bois-       Des médicaments contenant de la
  sons gazeuses fraîches, à base de cola       cortisone sont parfois proposés comme
  notamment, aident parfois à diminuer         antiémétiques. Sur une période courte,
  les nausées ;                                ces médicaments ne provoquent pas de
● supprimer le tabac ;                         prise de poids et ne nécessitent pas de
● manger léger avant et après le traite-       régime sans sel.
  ment ;
● la consommation d’alcool en quantité         Lorsque les vomissements surviennent, il
  modérée n’est pas contre-indiquée,           est conseillé de prendre les médicaments
  sauf avis contraire du médecin.              antiémétiques sous forme de pastilles
                                               qui fondent sous la langue jusqu’à leur
Le médecin indique si le traitement            arrêt, ou de suppositoires. Lorsque les
de chimiothérapie est susceptible              vomissements ont cessé, les médicaments
d’entraîner ou non des nausées ou              peuvent être repris sous forme de
des vomissements. Lorsqu’il le juge            comprimés. Le médecin suggère la voie
nécessaire, des médicaments antié-             d’administration et les doses les plus
métiques* sont prescrits avant le début        appropriées au patient.
de chaque cure. Certains de ces médica-
ments doivent également être pris 1 à          Si le médicament antiémétique prescrit
5 jours après la chimiothérapie. Ils se        ne soulage pas les vomissements, il est
présentent sous forme de comprimés ou          conseillé d’en parler à son médecin.
de pastilles qui fondent sous la langue
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Les effets secondaires des antiémétiques       d’entraîner une déshydratation. En
sont le plus souvent une constipation, des     cas de besoin, le médecin prescrit des
troubles du sommeil, des mouvements            médicaments, une perfusion pour
incontrôlés des muscles et de la langue,       éviter la déshydratation ou un régime
des maux de tête, une nervosité ou un          alimentaire antidiarrhéique.
endormissement. Le patient ne doit
pas hésiter à informer son médecin s’il        En complément du traitement prescrit
présente un ou plusieurs de ces effets.        par le médecin, il est conseillé de :
Il doit également le prévenir s’il a du        ● boire au moins 2 litres de liquide
diabète*.                                        par jour (eau, thé, tisane, eau de riz,
                                                 bouillon de légumes, jus de carottes
Afin de pouvoir en parler avec le médecin,       ou boissons gazeuses à température
de mieux les prévenir et de mieux les            ambiante) ;
gérer, d’anciennes personnes malades           ● privilégier une alimentation pauvre
conseillent de noter sur une grille conçue       en fibres à base de riz, pâtes, pommes
à cet effet, le moment et la durée pendant       vapeur, bananes bien mûres, gelée de
lesquels ces effets ont été ressentis (voir      coing, fromage à pâte cuite, biscottes
paragraphe Quels sont les effets secondaires     et carottes ;
éventuels de ma chimiothérapie ? p. 80).       ● éviter le café, les boissons glacées, le
                                                 lait, les fruits et les légumes crus, les
UNE DIARRHÉE                                     céréales et le pain complet.
Certains médicaments de chimio-
thérapie entraînent une diarrhée.              UNE cONSTIPATION
Lorsqu’elle persiste plus d’une journée        D’autres médicaments de chimio-
ou qu’elle est accompagnée de fièvre           thérapie entraînent au contraire une
ou de vomissements, il est nécessaire          constipation. La chimiothérapie est
de contacter rapidement un médecin.            rarement elle-même responsable de
En effet, une diarrhée prolongée risque        son apparition ou de son aggravation.
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Les médicaments antiémétiques et le           Il est possible de prévenir leur apparition
ralentissement de l’activité physique y       en suivant quelques conseils :
contribuent parfois.                          ● éviter de manger des aliments comme
                                                 du gruyère, des ananas, des noix, etc. ;
Quelques conseils permettent de prévenir      ● après les repas, réaliser des bains de
ou de gérer cette constipation :                 bouche prescrits par le médecin ou
● boire au moins 2 litres d’eau par jour ;       préparés soi-même (un mélange d’une
● privilégier les aliments riches en fibres      cuillère à soupe de sel, de deux cuillères
  comme les fruits et les légumes frais,         à soupe de bicarbonate de soude et
  les compotes de pruneaux ;                     d’un litre d’eau gazeuse est très adapté).
● consommer modérément des céréales              Les bains de bouche vendus dans le
  et du pain complet ;                           commerce contiennent de l’alcool qui
● faire de l’exercice de façon régulière ;       dessèche la muqueuse de la bouche et
● boire un verre d’eau glacée ou un jus de       risquent de provoquer des sensations
  fruit au réveil.                               de brûlure ;
                                              ● se brosser les dents avec une brosse
Si la constipation persiste, le médecin          souple après chaque repas, au moins
prescrit un médicament laxatif* adapté.          trois fois par jour ;
Il est recommandé d’éviter de prendre ce      ● supprimer ou réduire le tabac et
type de médicament sans avis médical.            l’alcool, surtout dans les semaines qui
                                                 suivent le traitement ;
DES APHTES, UNE SÉcHERESSE                    ● éviter les aliments trop épicés ou acides
DE LA BOUcHE                                     (jus de citron, vinaigrette, moutarde),
L’apparition d’aphtes au niveau de la            secs, croquants ou durs ;
bouche est un des effets secondaires          ● sucer des glaçons, de la glace pilée,
possible de la chimiothérapie. Leur              des glaces à l’eau et des sorbets, des
appar ition var ie en fonction du                bonbons à la menthe ;
protocole* de chimiothérapie utilisé.
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● boire beaucoup, au moins 2 litres          traitement. Par ailleurs, pendant le trai-
  par jour (eaux minérales, thé, tisanes,    tement, quelques consignes d’hygiène
  boissons à base de cola) ;                 dentaire doivent être respectées afin
● privilégier les aliments moelleux ou       de ne pas avoir à recourir à des soins
  mixés ;                                    dentaires :
● hydrater les lèvres en appliquant un       ● se brosser les dents régulièrement
  lubrifiant gras (lanoline, vaseline,         matin et soir après chaque repas,
  beurre de cacao).                            sauf si le nombre de plaquettes est
                                               trop bas car cela risquerait de faire
Certains médicaments de chimiothérapie         saigner les gencives (voir paragraphe
entraînent une sécheresse de la bouche à       Une diminution des plaquettes, p. 56) ;
l’origine d’ulcérations* de la langue ou     ● utiliser des brossettes interdentaires
de la gorge, de mucite*, de mycoses* et        pour faciliter le nettoyage de l’espace
parfois, de douleurs ou d’une altération       entre chaque dent sans que cela ne
du goût. Des bains de bouches contenant        saigne ;
un anesthésique local* soulagent la          ● après le brossage des dents, faire
personne.                                      des bains de bouche prescrits par le
                                               médecin ou préparés soi-même ;
La baisse prolongée du nombre de             ● si le patient porte un appareil dentaire,
globules blancs*, de globules rouges* et       le nettoyer matin et soir après chaque
de plaquettes* rend parfois la personne        repas et l’enlever la nuit ;
plus sensible aux infections* de la          ● surveiller régulièrement et soigneu-
bouche et des gencives.                        sement sa bouche et informer le
                                               médecin si un problème apparaît
Les soins dentaires pendant une chimio-        (ulcérations, aphtes, plaques blanches
thérapie ou une aplasie* peuvent favo-         qui ne disparaissent pas au rinçage,
riser les infections. C’est pourquoi, il       douleurs, difficultés pour avaler ou
est conseillé de faire pratiquer des soins     pour mâcher, saignements excessifs
dentaires s’il y a lieu, avant le début du     des gencives).
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Si toutefois des soins dentaires sont         yeux. Porter des lunettes protège les yeux
nécessaires en cours de traitement, il est    de la poussière. Le médecin prescrit un
conseillé de demander à son médecin           collyre* pour soulager le patient.
quel est le meilleur moment pour les
faire. Il est recommandé d’informer           Les poils pubiens tombent parfois
systématiquement le dentiste des trai-        tout comme les cheveux et les cils. Ils
tements de chimiothérapie en cours.           repoussent à l’arrêt du traitement.
Celui-ci est parfois amené à prescrire
des antibiotiques pour éviter tout risque     L’alopécie est souvent mal vécue.
d’infection.                                  Certaines personnes la vivent comme
                                              un traumatisme. Il faut y être préparé.
Chez la femme, une chimiothérapie peut        En effet, outre les contraintes de la
entraîner l’apparition d’aphtes au niveau     maladie et du traitement, la perte de
de la vulve*.                                 cheveux atteint les personnes dans leur
                                              image corporelle. Cela a parfois un grand
UNE cHUTE DES cHEVEUx                         impact sur leur bien-être physique et
Les médicaments de chimiothérapie             psychologique. L’alopécie semble affecter
s’attaquent aussi aux cellules* saines        davantage les femmes que les hommes
à l’origine des poils et des cheveux.         qui la considèrent parfois comme un
Certains d’entre eux entraînent une perte     élément plus spectaculaire que grave.
des poils de tout le corps et du visage, en   Rencontrer d’autres personnes malades
particulier des cheveux. C’est ce qu’on       par le biais d’associations ou de groupes
appelle une alopécie*.                        de parole est parfois réconfortant pour
                                              le patient.
Les cils peuvent également tomber
provisoirement. Les cils protègent les        L’alopécie n’est pas liée à l’efficacité
yeux de la poussière et l’absence de cils     du traitement ou à la gravité de la
risque d’entraîner une irritation des         maladie.
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Tous les médicaments de chimio-               ● de la dose administrée ;
thérapie n’entraînent pas une chute           ● du nombre de cures* de chimio-
des cheveux. Le médecin signale au              thérapie ;
patient si le traitement prescrit risque de   ● de la qualité des cheveux ;
provoquer ou non une chute de cheveux,        ● de l’âge.
afin qu’il puisse s’y préparer.
                                              La chute des cheveux peut être limitée en
Parfois, la chute des cheveux est précédée    suivant quelques conseils :
ou accompagnée de douleurs ou de              ● le jour de la cure de chimiothérapie,
picotements au niveau du cuir chevelu           il est conseillé de ne pas se brosser les
pendant quelques jours.                         cheveux ;
                                              ● pendant les 8 jours qui la suivent, il
La chute des cheveux est fréquente,             est conseillé de traiter les cheveux avec
souvent progressive, mais toujours              précaution (lavage à l’eau tiède, faible
temporaire. Elle commence en général            dose de shampooing doux, séchage
15 jours à 3 semaines après la première         à l’air libre ou à basse température,
perfusion. Les cheveux recommencent à           brosse à poils souples ou peigne à
pousser environ 6 à 8 semaines après la         larges dents) ;
fin du traitement. Même si les cheveux        ● entre les cures, il est recommandé
repoussent plus fins ou différents au           d’éviter les teintures, les mises en plis,
début (quelquefois, ils repoussent              les brushings, ainsi que les permanentes
bouclés alors qu’ils étaient raides, et         qui fragilisent les cheveux.
inversement), ils retrouvent petit-à-petit
leur aspect initial.                          Les patients sont parfois impressionnés
                                              par le nombre de cheveux qu’ils perdent
L’importance de l’alopécie dépend de          en se peignant à la suite d’une cure de
plusieurs éléments, notamment :               chimiothérapie. Néanmoins, malgré
● du type de médicament ou de l’asso-         cela, certains conservent une chevelure
  ciation des médicaments employés ;          assez fournie.
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Selon certains d’entre eux, lorsque               remboursé par l’Assurance maladie
le médecin a confirmé que le ou les               (125 euros). Certaines mutuelles
médicaments de chimiothérapie prescrits           remboursent le complément.
risquaient de provoquer une chute de
cheveux, se raser les cheveux avant qu’ils        D’anciens patients conseillent de choisir
ne tombent totalement permettrait de              sa perruque au début du traitement. La
limiter le caractère désagréable de leur          personne peut ainsi choisir un modèle
chute.                                            proche de sa coupe et de sa couleur
                                                  naturelle. Choisir la perruque la mieux
Une esthéticienne est là pour donner des          adaptée à sa physionomie est plus facile
conseils pour masquer ces effets : port           en étant accompagné de quelqu’un
d’une perruque (chevelure), dessin de             qui connaît bien la personne. Afin que
sourcils, etc. Cela peut aider à restaurer        l’alopécie se remarque le moins possible,
la confiance en soi, ce qui a un grand            d’anciens patients conseillent de porter
impact sur la qualité de vie. Certains            la perruque dès le début de la chute des
hôpitaux ou cliniques possèdent un                cheveux.
institut de beauté ou offrent des soins
esthétiques. Il ne faut pas hésiter à se          L’Institut National du cancer a élaboré
renseigner à ce sujet.                            une charte des droits du client et des
                                                  devoirs du vendeur de perruques (toutes
Le médecin fournit au patient un                  les informations sont disponibles sur le
certificat médical nécessaire au rem-             site internet www.e-cancer.fr).
boursement d’une partie du prix d’une             Les adresses des boutiques qui ont
perruque par sa caisse d’Assurance                signé cette charte de qualité sont dispo-
maladie. Les premiers prix des perruques          nibles auprès de cancer info service au
« prêt-à-porter » en fibres synthétiques          0810 810 821 (prix d’un appel local).
avoisinent le montant du forfait



Des informations complémentaires sont disponibles dans la brochure Traitements du cancer et chute
des cheveux, éditée par l’Institut National du cancer.
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Si la personne ne souhaite pas porter          globules rouges*, les globules blancs* et
de perruque ou si elle ne la porte que de      les plaquettes*. Ces éléments diminuent
temps en temps, les foulards, bandeaux,        alors dans le sang. Des prises de sang
chapeaux ou casquettes sont de bons            régulières permettent de les surveiller
compromis. Ils sont notamment plus             (voir chapitre 7 La surveillance d’une
confortables pour la maison ou par             chimiothérapie, p. 67).
grande chaleur.
                                               Une diminution temporaire
Selon les médicaments de chimio-               de certains globules blancs
thérapie utilisés et la durée des              Les globules blancs protègent l’orga-
perfusions, un casque réfrigérant est          nisme contre les infections*. La
parfois proposé pendant la séance de           quantité de certains d’entre eux,
chimiothérapie. Celui-ci vise à limiter        appelés polynucléaires neutrophiles,
l’alopécie et contribue ainsi à améliorer      diminue presque toujours après une
son bien-être. Le traitement peut être         chimiothérapie. On parle alors de
alors parfois mieux supporté.                  neutropénie.

L’efficacité du casque dépend du pro-          Une neutropénie survient habituel-
duit de chimiothérapie perfusé : selon         lement la deuxième semaine qui suit le
les médicaments injectés, le casque est        traitement. Le nombre de globules blancs
plus ou moins performant. De plus,             remonte spontanément le plus souvent
son efficacité est variable selon les          en moins de 3 semaines. Cette remontée
personnes.                                     est indépendante de l’alimentation et des
                                               conditions de vie.
DES EFFETS SUR LE SANG
La chimiothérapie agit au niveau de la
moelle osseuse* où sont fabriqués les



Des informations détaillées sur le casque réfrigérant se trouvent dans la Fiche 2. Le casque
réfrigérant, p. 85.
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Si la quantité de globules blancs n’est      musculaires qui ressemblent à des
pas remontée avant la séance de chimio-      courbatures comme lors d’une grippe.
thérapie suivante, le médecin est parfois    Des douleurs osseuses peuvent éga-
amené à décider de la retarder ou d’en       lement apparaître. L’endroit où est
modifier les doses.                          faite la piqûre est parfois douloureux.
                                             Si ces symptômes apparaissent, le
Dans certains cas, pour corriger la baisse   médecin propose au patient des mé-
des globules blancs ou pour empêcher         dicaments contre la douleur (comme
qu’elle ne soit trop importante et           du paracétamol) à chaque injection.
limiter un risque d’infection, le médecin    L’utilisation des facteurs de croissance
prescrit des facteurs de croissance*.        est limitée à certains protocoles* de
Ces substances sont produites normale-       chimiothérapie.
ment dans la moelle osseuse. En cours
de chimiothérapie, des quantités plus        Lorsque le traitement de chimiothérapie
importantes de ces substances sont           entraîne une chute des globules blancs,
parfois nécessaires afin de stimuler la      la capacité de l’organisme à se défendre
moelle osseuse et augmenter la quantité      contre les infections est diminuée.
de globules blancs fabriqués. Ces médi-
caments sont alors administrés dès le        C’est pourquoi il est important d’essayer
lendemain de la chimiothérapie, pendant      d’éviter les infections. Pour ce faire,
une durée variable (1 à 7 jours). Une        lorsque la quantité de globules blancs
infirmière vient au domicile du patient      chute, il est recommandé de limiter :
lui injecter ces facteurs de croissance      ● le contact avec des personnes enrhu-
sous la peau.                                  mées, grippées ou qui ont des maladies
                                               infectieuses (varicelle, herpès, etc.) ;
Ces facteurs de croissance sont parfois      ● les transports en commun ;
responsables d’effets secondaires tels       ● les travaux qui soulèvent de la pous-
qu’une légère fièvre ou des douleurs           sière ;
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● d’aller à la piscine ;                      ● se laver les mains plusieurs fois par
● de participer à des bains de foule ;          jour, surtout après être allé aux toilettes
● des aliments tels que les crustacés, le       et avant les repas ;
  lait cru et les fromages au lait cru, les   ● maintenir une bonne hygiène de la
  œufs durs, la charcuterie à la coupe, les     bouche (voir paragraphe Des aphtes,
  pâtisseries à la crème du commerce, la        une sécheresse de la bouche, p. 48) ;
  consommation de légumes ou de fruits        ● porter des gants de protection pour le
  crus. Seuls les fruits et légumes crus        ménage et le jardinage ;
  qui s’épluchent et qui sont préparés au     ● faire attention en se coupant les
  dernier moment sont recommandés ;             ongles ;
● de manipuler des fleurs coupées ;           ● privilégier l’usage du rasoir élec-
● de toucher les animaux domestiques et         trique ;
  leurs excréments.                           ● laver abondamment une éventuelle
                                                plaie avec de l’eau et du savon avant
Généralement, une neutropénie est               de la désinfecter et de mettre un
compatible avec une vie normale. Il ne          pansement.
faut pas éviter de sortir, de rencontrer
d’autres personnes (sauf si le médecin l’a    Si toutefois une infection apparaît, elle
précisé). De plus, une neutropénie est le     se manifeste le plus souvent à travers les
plus souvent sans conséquence dans la         différents symptômes suivants :
mesure où elle est de courte durée.           ● une f ièvre égale ou supérieure à
                                                38°C depuis 24 heures, une fièvre
Il est conseillé de :                           de 38,5°C ou plus, ou une tempéra-
● bien se couvrir pour sortir ;                 ture inférieure à 36,5°C ;
● cuire suffisamment les viandes et les       ● des frissons ;
   poissons ;                                 ● une rougeur, un écoulement ou une
● prendre une douche ou un bain tous            douleur au niveau du cathéter* ;
   les jours ;
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● une rougeur, une douleur ou un            ment par chimiothérapie. Cette baisse
  œdème* au bras ou à la jambe ;            s’appelle une anémie*. Le nombre de
● des sueurs, surtout la nuit ;             globules rouges diminue toujours en fin
● des ulcérations* de la bouche avec des    de chimiothérapie et parfois, bien après
  plaques blanchâtres ;                     le traitement.
● une toux, un essouff lement, une
  douleur à la poitrine ;                   Une anémie provoque une pâleur de la
● des douleurs ou brûlures urinaires ;      peau et des muqueuses, des difficultés
● une diarrhée persistante.                 à respirer, surtout lors d’un effort, une
                                            fatigue ou des vertiges. En cas de forte
Si l’un de ces symptômes survient, il est   anémie, il est parfois nécessaire de faire
important de le signaler immédiatement      une transfusion de globules rouges. Le
au médecin.                                 médecin est parfois également amené à
                                            prescrire des médicaments stimulant la
Si une aplasie* apparaît en plus d’une      production de globules rouges (appelés
fièvre, il est indispensable de consulter   agents stimulants l’érythropoièse,
son médecin. Un traitement par anti-        abrégés en ASE) comme l’érythropoïétine
biotiques est alors administré pour         (abrégé en EPO). Ce produit est sus-
éviter les infections*. Dans ce cas, une    ceptible d’entraîner des maux de tête et
hospitalisation est souvent nécessaire      nécessite parfois de surveiller la tension
pour mieux surveiller le patient.           artérielle du patient.

Une diminution des globules rouges          Une diminution des plaquettes
Les globules rouges (appelés aussi          Ce sont les plaquettes qui donnent au
hématies) sont nécessaires pour trans-      sang sa capacité à coaguler, c’est-à-dire
porter l’oxygène dans l’organisme. La       qu’elles lui permettent de former un
quantité de globules rouges diminue         caillot lors d’une blessure et d’arrêter de
parfois de façon modérée avec un traite-    couler. La quantité de plaquettes peut
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diminuer pendant une chimiothérapie          Chez les femmes, certains médicaments de
ou à distance du traitement. Cette baisse    chimiothérapie entraînent parfois l’arrêt
s’appelle une thrombopénie.                  du cycle menstruel (voir paragraphe
                                             La Fertilité, p. 59). Cependant, lorsqu’il y a
Lorsque la thrombopénie est modérée,         une thrombopénie, de « fausses règles »,
le médecin se contente de surveiller le      parfois abondantes, surviennent éga-
nombre de plaquettes. Dans de rares cas,     lement quelquefois.
la thrombopénie est plus importante.
Une transfusion de plaquettes est alors      Il est possible de prévenir les risques
parfois nécessaire.                          de coupures accidentelles en suivant
                                             quelques précautions :
Il est important de surveiller et signaler   ● utiliser un rasoir électrique et une
au médecin les symptômes suivants :            brosse à dents souple. Lorsque la
● des saignements de nez ;                     thrombopénie est impor t ante,
● des saignements anormaux des                 le médecin déconseille toutefois
   gencives lors du brossage des dents ;       d’utiliser une brosse à dents qui
● une apparition inhabituelle de               risque d’entraîner des saignements ;
   bleus ou de petites taches rouges ou        il conseille plutôt d’employer un
   mauves sur la peau (purpura*, héma-         coton tige ;
   tomes*, etc.) ;                           ● éviter impérativement l’aspirine ou les
● plus rarement, des selles noires et          produits qui en contiennent ;
   d’odeur fétide, la présence de sang       ● signaler tout traitement anticoa-
   dans les urines ou dans les selles, des     gulant* pris par ailleurs ;
   vomissements.                             ● éviter de prendre sa température par
                                               l’anus.
Une thrombopénie peut entraîner un
risque d’hémorragie lors de coupures
accidentelles, ainsi qu’une fatigue.
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Une diminution simultanée                             ● le nombre de cures et la tolérance
des globules blancs, des globules                       à la chimiothérapie. Les différents
rouges et des plaquettes                                effets secondaires sont parfois source
Si la quantité de globules blancs,                      de fatigue, que ce soit une baisse
globules rouges ou plaquettes chute en                  des globules rouges dans le sang
même temps de façon trop importante,                    (anémie*), un manque d’appétit, une
on parle d’aplasie*. Tous les traitements               alimentation déséquilibrée, des nausées
de chimiothérapie n’entraînent pas                      et des vomissements, une infection,
d’aplasie. Cela dépend des doses et du                  une fièvre, des douleurs, mais aussi un
type de médicament administré. Une                      manque d’activité physique ;
aplasie apparaît le plus souvent 10 à                 ● plusieurs traitements combinés ;
12 jours après le traitement.                         ● les soucis occasionnés par la maladie,
                                                        l’opération chirurgicale, l’angoisse de
UNE FATIGUE                                             l’avenir, le stress, une dépression*.
Tout au long de la maladie et de sa prise
en charge, l’organisme dépense beaucoup               La fatigue d’un patient traité pour un
d’énergie. La fatigue est l’un des effets             cancer ne doit pas être banalisée. Il
secondaires les plus fréquents du cancer              n’est pas normal qu’il soit anéanti par
et de ses traitements.                                la fatigue sous prétexte qu’il est soigné
                                                      pour un cancer.
La fatigue est liée à plusieurs facteurs
possibles :                                           La fatigue a des répercussions impor-
● la maladie elle-même ;                              tantes sur les activités quotidiennes,
● l’appréhension des examens et des                   ainsi que sur la qualité de vie. Elle est à
  traitements ;                                       l’origine de sentiments d’impuissance, de
● les déplacements quotidiens ;                       détresse et parfois de dépression. C’est la
● l’attente avant les consultations ;                 raison pour laquelle la fatigue doit être
                                                      prise en charge dès qu’elle apparaît.


Pour des informations complémentaires sur la fatigue, voir également le guide Fatigue et cancer.
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DES DOULEURS                                           diminuer le désir ou la capacité phy-
Les effets secondaires des médicaments                 sique. Cette baisse d’activité sexuelle est
de chimiothérapie sont parfois dou-                    variable selon les couples. N’hésitez pas à
loureux : inf lammation de la bouche,                  en parler avec votre médecin.
de l’œsophage, du pharynx, du vagin,
brûlure d’estomac, colique*, douleurs                  La fertilité
musculaires et articulaires, notamment                 Chez l’homme
aux mains ou aux pieds.                                Certains médicaments de chimio-
                                                       thérapie diminuent le nombre de sper-
La douleur doit être prise en charge                   matozoïdes et, entraînent donc une
en même temps que le traitement du                     diminution de la fertilité, voire une sté-
cancer.                                                rilité masculine. Cela varie en fonction
                                                       du type de traitement, des doses, de l’âge
DES PERTURBATIONS                                      et de l’état général du patient. Le médecin
DE LA VIE DE cOUPLE                                    précise si le traitement de chimiothérapie
La vie sexuelle                                        est susceptible de diminuer ou non le
La vie sexuelle n’est pas incompatible                 nombre de spermatozoïdes. Si le couple
avec un traitement par chimiothérapie.                 projette d’avoir un enfant, il est possible
Une chimiothérapie n’est pas dangereuse                de réaliser un prélèvement de sperme
pour le patient ou son partenaire. Le                  et de le conserver dans une banque
cancer n’est pas contagieux.                           de sperme (CECOS*) avant certaines
                                                       chimiothérapies. Selon les médicaments
Les médicaments de chimiothérapie                      de chimiothérapie utilisés, la fertilité
n’entraînent pas en eux-mêmes de                       peut revenir.
modification de la capacité ou du désir
sexuel. Toutefois, les effets secondaires              Chez la femme
de ces médicaments comme la fatigue, les               Certains médicaments de chimio-
nausées et les vomissements et le désarroi             thérapie perturbent le cycle menstruel
du partenaire peuvent temporairement                   des femmes : cycles irréguliers, quantité
Pour des informations complémentaires sur la douleur, voir également le guide Douleur et cancer.

Des informations sur les difficultés sexuelles engendrées par les traitements du cancer sont également
disponibles dans les brochures éditées par la Ligue nationale contre le cancer (www.ligue-cancer.asso.fr).
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modifiée ou interruption totale des              d’entraîner des malformations du fœtus.
règles. Si tel est le cas, la patiente ressent   Les médecins conseillent d’attendre un
les symptômes associés à la ménopause :          certain temps après la fin du traitement
bouffées de chaleur, sécheresse de la            avant d’envisager une grossesse. Ce
peau et des muqueuses, sécheresse                temps d’attente varie en fonction de
vaginale, démangeaisons de la vulve.             l’origine du cancer.
Afin de diminuer ces effets secondaires,
un traitement hormonal substitutif de            Pendant une chimiothérapie, il est donc
la ménopause peut être proposé, sauf             nécessaire que le couple envisage un
en cas de cancer hormonodépendant*.              moyen de contraception. La prise de la
Le médecin peut également proposer des           pilule est parfois possible pendant une
crèmes, des gels ou des lubrifiants locaux       chimiothérapie. Le médecin est là pour
qui visent à atténuer la sécheresse vaginale     conseiller le couple sur les différents
et diminuer la douleur lors des rapports         moyens de contraception possibles si
sexuels. Une fois le traitement terminé, si      besoin.
la patiente n’est pas ménopausée, le cycle
menstruel peut redevenir normal au               Si la patiente est enceinte lorsque
bout de quelques mois. Toutefois, après          le cancer est diagnostiqué, elle doit
40 ans, il est possible que la ménopause         systématiquement en informer le
s’installe.                                      médecin avant de commencer un
                                                 traitement. Parfois, la grossesse est
Une grossesse est-elle envisageable              possible pendant le traitement.
pendant une chimiothérapie ?
Malgré les perturbations du cycle                AUTRES EFFETS SEcONDAIRES
menstruel, une grossesse est parfois             Des perturbations
possible. Cependant, elle est contre-            du fonctionnement des reins
indiquée pendant un traitement de                Certains médicaments de chimio-
chimiothérapie. En effet, certains médi-         thérapie altèrent parfois le fonction-
caments de chimiothérapie risquent               nement des reins.
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Afin de diminuer la toxicité de ces           Certaines personnes présentent une
médicaments au niveau des reins, une          sensibilité particulière aux médicaments
hyperhydratation avant et pendant la          de chimiothérapie. Cette hypersen-
chimiothérapie est parfois proposée.          sibilité peut être à l’origine d’allergies.
L’hyperhydratation consiste à perfuser
au patient du liquide physiologique*          En prévention, le médecin propose
en quantité abondante et à lui faire boire    des médicaments contre les allergies
beaucoup d’eau. Ceci permet de diluer le      (antihistaminiques) ou à base de corti-
médicament dans l’eau, ce qui diminue         sone (corticoïdes) si cela est nécessaire.
sa toxicité, mais pas son efficacité. Cette
technique nécessite le plus souvent une       Des modifications
hospitalisation d’un jour ou deux pour        de la peau ou des ongles
chaque cure de chimiothérapie.                Certains médicaments de chimio-
                                              thérapie irritent la peau et provoquent
Une surveillance des reins est systéma-       des modifications de la peau telles que :
tiquement prévue avant chaque cure            ● une sécheresse cutanée (peau fen-
de chimiothérapie afin de surveiller            dillée) ;
leur fonctionnement. En général, cette        ● une hypersensibilité au soleil ;
surveillance s’effectue par une prise de      ● des picotements et des déman-geaisons
sang.                                           des doigts et des orteils ;
                                              ● une desquamation de la paume des
D’autres médicaments entraînent une             mains et de la plante des pieds (la peau
coloration des urines (jaune foncé, rouge       pèle) ;
ou bleue) pendant les heures qui suivent      ● un assombrissement de la peau ;
la perfusion. Cette coloration est le signe   ● une rougeur de la peau semblable à un
que le produit de chimiothérapie est            coup de soleil (érythème*) ;
éliminé par les urines.
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● des petits boutons ou des plaques           ménagers ; de se couper les ongles courts,
  rosées (urticaire*) ;                       afin d’éviter qu’ils ne se fissurent ou se
● une modification de la couleur et une       soulèvent.
  fragilisation des ongles qui deviennent
  cassants, striés et ondulés et qui finis-   Afin de limiter la fragilité des ongles
  sent parfois par tomber.                    et leur chute, l’équipe soignante vous
                                              propose de porter des gants ou des
Ces signes correspondent parfois à une        chaussons réfrigérants dont l’action est
réaction allergique à un médicament           identique à celle du casque réfrigérant
de chimiothérapie. Ils diminuent après        (voir Fiche 2. Le casque réfrigérant, p. 85).
le traitement. Il ne faut pas hésiter
à informer le médecin lorsqu’ils sur-         Des perturbations du poids
viennent. Un traitement médical adapté        Un patient atteint d’un cancer est
les soulage.                                  souvent décrit ou représenté comme
                                              amaigri. Cependant, certaines person-
Une esthéticienne est là pour aider à         nes traitées par chimiothérapie pren-
prévenir ou à gérer au mieux ces modi-        nent du poids. Les médicaments de
fications de la peau, notamment en            chimiothérapie ne sont pas eux-mêmes
conseillant d’appliquer régulièrement         responsables de cette prise de poids. Il est
une crème adoucissante et hydratante ;        possible que le stress et le ralentissement
d’utiliser des savons doux sans alcool (du    de l’activité physique provoqués par la
type savon de Marseille) ; de se protéger     chimiothérapie y contribuent.
des rayons du soleil avec une crème écran
total et un chapeau (l’exposition au soleil   Il est conseillé de suivre régulièrement
doit souvent être limitée) ; de porter des    son poids et d’informer son médecin si le
chaussures confortables et des gants de       patient perd ou prend rapidement deux
protection pour le jardinage et les travaux   kilos ou plus. Le médecin peut orienter
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la personne vers une diététicienne dont         Il est important d’en parler à votre mé-
le rôle est de l’aider à trouver un équilibre   decin.
alimentaire, avant, pendant et après la
chimiothérapie.                                 L’audition et l’équilibre peuvent être
                                                modifiés. Il ne faut pas hésiter à signaler
Pendant le traitement de chimiothé-             au médecin des symptômes tels que
rapie, il est possible de manger comme          des difficultés récentes à entendre, des
d’habitude et ce que l’on souhaite en           bourdonnements d’oreille, ou encore
privilégiant toutefois une alimentation         des vertiges.
équilibrée.
                                                Exceptionnellement, des troubles car-
D’autres effets indésirables                    diaques ou pulmonaires, des cystites*
D’autres effets secondaires apparaissent        (inf lammation de la vessie) hémorra-
parfois, notamment :                            giques ou des troubles de la conscience
● des fourmillements dans les mains et          nécessitent un suivi régulier chez un
  les pieds ;                                   spécialiste. Des examens spécifiques
● une sensation d’engourdissement des           sont alors nécessaires (électrocardio-
  extrémités ;                                  gramme ou échographie* cardiaque par
● une maladresse soudaine (difficulté à         exemple).
  nouer ses lacets, etc.) ;
● des troubles de la mémoire ;                  Ces effets secondaires sont le plus sou-
● une sécheresse des yeux. Le port de           vent prévisibles et progressifs. Ils cessent
  lentilles de contact peut devenir             en général à l’arrêt de la chimiothérapie.
  gênant ;
● un écoulement par le nez ainsi qu’un
  larmoiement continus.
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Toutefois, certains d’entre eux (fourmil-   Pour certaines chimiothérapies, le
lements dans les mains et les pieds,        médecin prescrit des médicaments qui
sensation d’engourdissement des extré-      diminuent le risque de toxicité sur les
mités, troubles cardiaques, pulmonaires     organes ou les parties du corps non
ou de la mémoire) continuent quel-          malades. Ces médicaments sont appelés
quefois après l’arrêt de la chimiothé-      des chimioprotecteurs.
rapie. On parle alors de séquelles. Ces
séquelles sont maintenant de plus en
plus rares.
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À retenir
Une chimiothérapie entraîne des effets           Ils varient d’une cure de chimiothérapie à
secondaires non systématiques qui peuvent        l’autre.
être modérés. Ils sont temporaires.
                                                 certains effets secondaires peuvent être
L’importance de ces effets secondaires           limités, voire évités, par des soins et des
n’est pas le signe que le traitement est effi-   médicaments adaptés.
cace ou inefficace. Une chimiothérapie
                                                 ces effets secondaires n’apparaissent pas
peut être efficace même si elle n’entraîne
                                                 tous en même temps.
pas d’effet secondaire.
                                                 Une f ièvre égale ou supérieure à 38°c
Ils sont plus ou moins accentués en              depuis 24 heures, une fièvre de 38,5°c
fonction des traitements utilisés : chaque       ou plus ou une température inférieure
médicament de chimiothérapie a une               à 36,5°c, des frissons, une rougeur, un
toxicité spécifique.                             écoulement ou une douleur au niveau du
                                                 cathéter, etc. doivent amener la personne
Ils sont directement liés au type de médi-       malade à consulter un médecin en
caments administrés, à leurs doses et à leur     urgence.
association, à la réaction individuelle de
chaque patient ainsi qu’à son état général.
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7. La surveillance
   d’une chimiothérapie

U      ne chimiothérapie nécessite
       une surveillance régulière pour
vérifier que le traitement est bien fait,
                                            Le patient ne doit pas hésiter à poser
                                            au médecin et à l’équipe médicale
                                            toutes les questions qui le préoccupent.
que la chimiothérapie est efficace et       Ce dialogue lui permet de se familiariser
suffisamment bien supportée. C’est          avec le traitement et de s’adapter le mieux
le médecin et l’équipe soignante qui        possible à celui-ci.
réalisent cette surveillance lors de
consultations régulières.                   LA SURVEILLANcE
                                            PENDANT LE TRAITEMENT
En fonction de ces éléments, le pro-        Le chimiothérapeute vérifie que le trai-
tocole* de chimiothérapie peut être         tement se déroule bien, qu’aucune
modifié. On parle ainsi de lignes de        anomalie n’apparaît et propose si néces-
chimiothérapie : chaque ligne corres-       saire des traitements complémentaires.
pondant à un protocole particulier.
Plusieurs lignes successives sont par-      Les examens de sang réguliers visent à
fois nécessaires.                           surveiller les effets de la chimiothérapie
                                            sur la tumeur* et sur l’organisme :
Une chimiothérapie dure ainsi plus          ils permettent de savoir comment la
ou moins longtemps en fonction des          tumeur réagit au traitement, comment
différents éléments repérés lors de la      la personne soignée tolère le traitement
surveillance.
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et si des effets secondaires* (chute des      rapeute qui le suit est noté et chaque
globules blancs, etc.) sont apparus (voir     date de consultation est programmée.
paragraphe Des effets sur le sang, p. 53).    Le médecin prescrit des examens de
                                              surveillance (examens biologiques*,
Le médecin est là pour donner des             examens d’imagerie*) adaptés à chaque
conseils simples pour diminuer certains       patient.
de ces effets : mesures d’hygiène (voir
paragraphe Des aphtes, une sécheresse de la   C’est seulement plusieurs semaines
bouche, p. 48) ou conseils alimentaires.      après la fin du traitement que les effets
                                              secondaires régressent.
Lorsque la chimiothérapie est admi-
nistrée en situation métastatique*,           Peut-on partir en vacances lorsque le
d’autres examens, comme une radio-            traitement est terminé ?
graphie*, une échographie*, un                Lorsque le traitement est terminé, le
scanner* ou une IRM* visent également         patient a la possibilité de partir en
à évaluer la façon dont les cellules          vacances s’il le souhaite. Le médecin
cancéreuses répondent au traitement.          lui indique les précautions à prendre.
Ces examens sont effectués avant la           S’il part en vacances ou vit dans une
première cure, puis régulièrement en          région ensoleillée, il faut absolument
cours de traitement.                          éviter de trop s’exposer au soleil et ce,
                                              pendant toute la durée de la vie. En effet,
LA SURVEILLANcE                               les médicaments de chimiothérapie
APRèS LE TRAITEMENT                           entraînent une sensibilité particulière
Quand le traitement est terminé, un           de la peau au soleil (voir paragraphe
calendrier de surveillance est défini         Des modifications de la peau ou des ongles,
avec le patient. Le nom du chimiothé-         p. 61).
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Comment sait-on qu’une                        L’efficacité d’une chimiothérapie n’est
chimiothérapie a été efficace ?               confirmée que plusieurs années après la
Après le traitement, c’est une surveillance   fin du traitement.
régulière et adaptée qui détermine si une
chimiothérapie a été efficace.




À retenir
Pendant le traitement, le chimiothérapeute    Le médecin propose les examens de sur-
effectue régulièrement une surveillance       veillance adaptés à chaque patient (exa-
au cours d’une consultation. Il vérifie le    mens sanguins, examens radiologiques).
bon déroulement du traitement, contrôle
l’apparition de la moindre anomalie et        Seule une surveillance régulière et adaptée
propose si nécessaire des traitements         détermine si une chimiothérapie est ou a
complémentaires.                              été efficace.

Après le traitement, un calendrier de
sur veillance est déf ini avec le patient
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8. Mieux vivre la chimiothérapie
ÊTRE SOUTENU                                 Des associations, des groupes de parole,
Dans la vie d’un homme ou d’une fem-         des espaces de rencontre et d’information
me, la maladie et ses traitements sont des   (ERI) dans les établissements de soins,
moments difficiles. Ils engendrent des       des kiosques « info cancer », le service
émotions particulièrement intenses chez      téléphonique Cancer info ser vice
la personne malade et son entourage.         (0 810 810 821, Numéro Azur, prix d’un
Chaque étape génère des sentiments           appel local), la présence de bénévoles
différents. Les exprimer et les partager     ou l’écoute d’un psychologue ou d’un
avec d’autres permet souvent de mieux        psychiatre, sont autant de lieux ou de
les vivre.                                   moyens pour exprimer et partager ses
                                             sentiments. L’équipe soignante peut vous
Les personnes malades ont besoin             aider à vous rapprocher de ces structures
d’être écoutées, aidées et soutenues,        ou de ces professionnels.
notamment par ceux qui les entourent :
leur famille, leurs amis, leurs collègues.   Une bonne communication avec le
La maladie et ses traitements se vivent      médecin et l’équipe soignante crée un
mieux quand on est accompagné.               climat de confiance utile pour traverser
                                             l’épreuve de la maladie et des traitements.
Il est important que le patient puisse       La qualité des informations dépend de la
en parler s’il le souhaite. Pouvoir expri-   relation établie avec l’équipe médicale
mer ses sentiments, témoigner de son         et paramédicale, du sentiment d’être
expérience, se sentir reconnu aident         compris, reconnu ou entendu, et du
à conserver ou à retrouver un certain        temps consacré aux échanges.
équilibre.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




Vous ne devez pas hésiter à poser des              de soins ou de la Ligue contre le cancer
questions, à les reposer si vous avez              au 01 53 55 24 13.
besoin d’éclaircissements, ni à poser
de nouvelles questions qui vous préoc-             Proposer aux proches de lire ce guide
cupent. Dans la mesure du possible, le             leur permet de s’informer sur la maladie
médecin prendra le temps nécessaire                et sur ce que le patient peut ressentir.
pour y répondre. S’il n’a pas le temps, il         Cette lecture est aussi un moyen pour
est possible de demander à le voir à un            les proches de mieux comprendre la
autre moment ou de prendre rendez-                 chimiothérapie et ce que vit la personne
vous avec le médecin généraliste qui               malade et ainsi, favoriser une meilleure
connaît votre dossier médical.                     communication.

Le rôle important des proches                      ATTENTION AUx SEcTES
Accompagner une personne atteinte                  Des patients, anciens patients atteints
d’un cancer est une épreuve difficile.             de cancer et proches signalent avoir
L’investissement personnel auprès d’une            été sollicités par des sectes ou des
personne malade est très éprouvant, tant           personnes appartenant à des associa-
sur le plan physique que psychologique.            tions non identifiées. Ces sollicitations
C’est un défi quotidien, émaillé de                prennent le plus souvent plusieurs
difficultés, et qui réclame une grande             formes : propositions d’aide à la gué-
force pour pouvoir apporter l’aide                 rison, invitations à des groupes de
nécessaire.                                        discussion, etc. Ces mouvements sec-
                                                   taires profitent du désarroi des patients
Différentes associations d’anciens                 ou de leur entourage. Ils se manifestent
patients et de bénévoles peuvent ap-               aux abords de l’établissement où est suivi
porter leur soutien. N’hésitez pas à vous          le patient, ou en le démarchant à son
renseigner auprès de votre établissement           domicile.



Des informations détaillées sur les aspects psychologiques du cancer sont disponibles dans le guide
Vivre pendant et après un cancer.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                          




           En cas de doute,                          alternatifs (régimes alimentaires par-
      renseignez-vous auprès de :                    ticuliers, produits non conventionnels
                                                     ou liés à une tradition culturelle, etc.).
  La Mission interministérielle de vigilance
     et lutte contre les dérives sectaires
                                                     Les médecines complémentaires cor-
                  (Miviludes)
     13, rue de Bourgogne - 75007 Paris              respondent à des actes médicaux ou
             Tél. : 01 42 75 76 10                   paramédicaux proposés en complé-
                                                     ment des traitements spécifiques du
   L’Union nationale des associations de
                                                     cancer (chirurgie, chimiothérapie, radio-
     défense des familles et de l’individu
                                                     thérapie, etc.). Les patients utilisent ces
       victimes de sectes (UNADFI),
            Tél. : 01 44 92 35 92                    méthodes pour mieux supporter les
              www.unadfi.org                         effets secondaires* tels que la fatigue,
                                                     les nausées, parfois l’anxiété*. Ce peut
     Le site officiel www.info-sectes.org
                                                     être aussi une façon pour les patients
    propose une liste des sectes et précise
          comment les reconnaître.
                                                     de se montrer actifs et dynamiques.
                                                     Chacun doit pouvoir choisir en toute
                                                     connaissance de cause ce qui l’aide à
                                                     supporter au mieux les traitements.
LA PLAcE DES MÉDEcINES                               Le patient ne doit pas hésiter à en
cOMPLÉMENTAIRES ET DES                               parler à son médecin traitant et à son
TRAITEMENTS ALTERNATIFS                              cancérologue.
À un moment ou à un autre de leur
maladie, certains patients ont recours               Les traitements alternatifs, comme
à des médecines dites « douces » ou                  leur nom l’indique, sont des « alter-
« complémentaires » (homéopathie,                    natives » qui sortent du champ de
acupuncture, phytothérapie, techniques               la médecine traditionnelle (on parle
de relaxation, etc.), ou à des traitements           aussi de « médecines parallèles »). Elles



Des informations détaillées pour les proches figurent dans le guide Vivre auprès d’une personne atteinte
d’un cancer.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




sont supposées renforcer les défenses         Les oncologues déconseillent abso-
immunitaires du patient et prétendent         lument d’arrêter les traitements contre
traiter le cancer de façon plus efficace      le cancer conventionnels (chirurgie,
que les traitements standards*. Des           radiothérapie, chimiothérapie, etc.). Les
patients y ont recours par croyance, par      médecines douces les complètent peut-
idéologie, quelquefois par défiance, voire    être, mais ne sauraient les remplacer. Les
par désespoir.                                médecines complémentaires comme les
                                              traitements alternatifs ont un risque
Si des études ont souligné l’intérêt          toxique en interagissant notamment
des médecines complémentaires,                avec les traitements. Le cancérologue doit
notamment en ce qui concerne la qualité       discuter de ce problème avec le patient.
de vie des patients, le bénéfice apporté      Il lui donnera des conseils éclairés à ce
par les traitements alternatifs n’est au      sujet.
contraire pas démontré. Ils risquent
même de faire perdre des chances de           REPRENDRE SON TRAVAIL
survie, notamment si les traitements          Certains patient souhaitent maintenir
standard ne sont pas appliqués ou s’ils       leur activité professionnelle pendant la
sont abandonnés.                              chimiothérapie, d’autres l’interrompent
                                              et la retrouvent ou non peu de temps
Par ailleurs, d’anciens patients souhaitent   après le traitement. Cela dépend du type
mettre en garde les personnes malades et      de cancer, de la façon dont s’est déroulée
leur entourage contre le coût très élevé      la chimiothérapie, de l’état physique
de certaines pratiques alternatives. Elles    du patient, de sa profession et de ses
sont parfois associées à des mouvements       préférences.
sectaires.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                        




Des contraintes financières ou profes-              Une assistante sociale peut donner
sionnelles imposent quelquefois de                  des informations sur tous les aspects
maintenir son activité professionnelle              administratifs et médicosociaux en
(patient non salarié ou à un moment                 lien avec la prise en charge de chaque
charnière de sa vie professionnelle).               patient.
Rencontrer très tôt le service social
est alors très utile, notamment pour
essayer d’anticiper les difficultés et de les
résoudre quand elles surviennent.




À retenir
Il est nécessaire de communiquer et de créer        Reprendre une activité professionnelle ou
une relation de confiance avec médecin.             maintenir ses activités quotidiennes, quand
Il est important de se sentir épaulé par son        cela est possible, est parfois bénéfique.
entourage.




Pour en savoir plus sur les démarches sociales en lien avec un cancer, vous pouvez consulter le guide
Démarches sociales et cancer.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
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FIChEs PrATIQUEs

Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie

Fiche 2. Le casque réfrigérant

Fiche 3. Les professionnels au service du patient

Fiche 4. Les traitements ciblés
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cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                          




Fiche 1. Mieux gérer
ma chimiothérapie
QUEL EST MON PROTOcOLE DE cHIMIOTHÉRAPIE ?

 Nom et dosage des médicaments         Nombre et dates des cures

                                       Date de la 1ère cure : .......................................

                                       Date de la 2e cure : .......................................

                                       Date de la 3e cure : .......................................

                                       Date de la 4e cure : .......................................

                                       Date de la 5e cure : .......................................

                                       Date de la 6e cure : ......................................

                                       Nom du chimiothérapeute




                                       Établissement
0                                                                   cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                                                  Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie



QUELS SONT LES EFFETS                                           liés au type de médicaments administrés,
SEcONDAIRES ÉVENTUELS                                           à leurs doses et à leur association, à la
DE MA cHIMIOTHÉRAPIE ?                                          réaction individuelle de chaque personne
Beaucoup de progrès ont été faits ces                           ainsi qu’à son état général. Les effets
dernières années pour améliorer le                              secondaires varient d’une cure de
confort des personnes traitées par chimio-                      chimiothérapie à l’autre.
thérapie. Cependant, la chimiothérapie
peut entraîner des effets secondaires*                          Grâce à cette grille, l’infirmière ou le
(voir chapitre 6 Les effets secondaires d’une                   médecin cochent les effets secondaires
chimiothérapie, p. 43).                                         spécifiques que la personne est amenée
                                                                à rencontrer le plus fréquemment en
Même si les effets secondaires immédiats                        fonction de la dose et du type de médi-
de la chimiothérapie sont fréquents,                            cament de chimiothérapie administrés.
ils sont modérés, temporaires et                                Cela permet de prendre les mesures pré-
non systématiques. Ils sont directement                         ventives en conséquence.




Fatigue ...................................................    Problèmes cutanés ................................. 

Nausées, vomissements .........................                risque d’infection .................................. 

Diarrhée.................................................      répercussions sur le système génital ....... 

Constipation .........................................         répercussions sur le système nerveux ..... 

Problèmes de bouche ............................               Douleur ................................................. 

Problèmes capillaires .............................            Autres .........................................................
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                   1
     Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie



LE SUIVI DE MES EFFETS SEcONDAIRES
Chaque jour, il vous est possible de noter dans la case située en face de chaque
symptôme le chiffre qui correspond le mieux à votre appréciation des effets
secondaires de la chimiothérapie.

Vous pourrez ensuite en discuter avec l’équipe soignante qui pourra vous prescrire
des médicaments adaptés.

0 = pas du tout,       1 = Parfois,              2 = souvent,               3 = très souvent.

CUrE 1                  Date / Mois :..........................
                          1er jour     2e jour      3e jour       4e jour    5e jour   6e jour
 Nausées
 Vomissements
 Fatigue
 Douleur
 Autres symptômes :


CUrE 2                  Date / Mois :..........................
                          1er jour     2e jour      3e jour       4e jour    5e jour   6e jour
 Nausées
 Vomissements
 Fatigue
 Douleur
 Autres symptômes :
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                                                 Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie



CUrE 3               Date / Mois :..........................
                       1er jour     2e jour      3e jour       4e jour   5e jour     6e jour
Nausées
Vomissements
Fatigue
Douleur
Autres symptômes :


CUrE 4               Date / Mois :..........................
                       1er jour    2eè jour      3e jour       4e jour   5e jour     6e jour
Nausées
Vomissements
Fatigue
Douleur
Autres symptômes :


CUrE 5               Date / Mois :..........................
                       1er jour     2e jour      3e jour       4e jour   5e jour     6e jour
Nausées
Vomissements
Fatigue
Douleur
Autres symptômes :
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                  
    Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie



CUrE 6                 Date / Mois :..........................
                         1er jour     2e jour      3e jour       4e jour   5e jour   6e jour
Nausées
Vomissements
Fatigue
Douleur
Autres symptômes :




Notes
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Fiche 2. Le casque réfrigérant

L   ’équipe soignante peut proposer un casque réfrigérant à la personne ma-
    lade pendant la séance de chimiothérapie. Le patient ne doit pas hésiter à le
demander dans le cas où il ne lui est pas proposé.


QU’EST-cE QU’UN                                racine du cheveu. Moins atteinte par
cASQUE RÉFRIGÉRANT ?                           les médicaments, la racine continue à se
Un casque réfrigérant vise à limiter           développer normalement, ce qui diminue
ou à éviter la chute des cheveux. Il est       la chute des cheveux.
constitué d’une poche remplie d’un
gel de glycérine. Pour que le casque soit      Le casque est sans danger pour le
efficace, le gel de glycérine doit être très   cerveau.
froid (de -18°C à -25°C).
                                               POURQUOI PROPOSE-T-ON
Pour obtenir cette température, le cas-        DE METTRE UN cASQUE
que est placé préalablement au mini-           RÉFRIGÉRANT ?
mum 12 heures au congélateur, à une            Les médicaments de chimiothérapie
température comprise entre -25°C et            circulent dans l’ensemble du corps. Ces
-30°C. Il est ensuite posé sur la tête.        médicaments s’attaquent aux cellules*
                                               cancéreuses, mais aussi à certaines
Le froid entraîne une contraction des          cellules saines qui se multiplient
vaisseaux sanguins* (vasoconstriction)         rapidement comme les cellules à
qui diminuent alors de taille. Ainsi, le       l’origine des poils et des cheveux.
sang circule moins bien autour de la           C’est la raison pour laquelle certains
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                                     Fiche 2. Le casque réfrigérant



médicaments anticancéreux entraî-              cOMMENT LE cASQUE
nent une perte des poils et en particulier     EST-IL INSTALLÉ ?
des cheveux.                                   Pour une plus grande efficacité, les
                                               cheveux sont préalablement mouillés
On parle d’alopécie pour définir cette         (pose d’un bonnet à usage unique
chute partielle ou complète des cheveux        humidifié à l’eau froide, pulvérisation
et, parfois, également des poils (sourcils,    d’eau sur les cheveux, etc.). Cette
cils, barbe, poils des aisselles, du pubis).   étape prépare le patient à une basse
                                               température, isole la tête du contact
Cette alopécie est l’un des effets             direct avec le casque et surtout, chasse
secondaires* de la chimiothérapie.             l’air qui circule dans les cheveux.
Elle est souvent mal vécue. En effet,
outre les contraintes de la maladie et du      Le casque doit être uniquement en
traitement, les personnes sont atteintes       contact avec le cuir chevelu. Il est
dans leur image corporelle. Ceci a parfois     important de protéger la nuque, les
un grand impact sur leur qualité de vie        tempes, les oreilles et le front à l’aide de
(voir paragraphe Une chute des cheveux,        coton.
p. 50).
                                               Selon les modèles, le casque est installé,
En fonction du produit de chimio-              puis fixé à l’aide de bandes pour qu’il
thérapie, porter un casque réfrigérant         adhère bien au cuir chevelu. Il est disposé
pendant la perfusion de chimiothérapie         sur l’ensemble du cuir chevelu pour ne
vise à limiter de façon importante             pas créer de zones d’alopécie.
l’alopécie et à contribuer ainsi à une
amélioration du bien-être. Le traitement       Le casque est mis en place environ
peut alors être mieux supporté.                15 minutes avant le début de la per-
                                               fusion. Il doit rester sur la tête au
Le casque est plus ou moins performant         moins tout le temps de la perfusion de
en fonction du médicament utilisé.             chimiothérapie.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                              
          Fiche 2. Le casque réfrigérant



                                              maux de tête importants, parfois dans les
                                              heures qui suivent la pose du casque.

                                              Des médicaments adaptés à la personne
                                              malade (paracétamol, etc.) atténuent
                                              ces maux de tête. Il est conseillé de les
                                              prendre une demi-heure avant que le
                                              casque ne soit posé.

                                              La sensation de froid, provoquée par la
                                              très basse température nécessaire au bon
                                              fonctionnement du casque, se propage
                                              souvent sur la nuque et dans tout le
                                              corps, entraînant ainsi des tremblements.
                                              D’anciens patients suggèrent de placer
                                              une serviette éponge autour du cou afin
         Pose d’un casque réfrigérant
                                              de diminuer la sensation de froid. La
                                              serviette évite que de l’eau coule dans
QUELS SONT LES INcONVÉNIENTS                  le cou quand le casque se réchauffe. Ils
DU cASQUE ?                                   conseillent également de prévoir un châle
Le casque n’est pas toujours bien toléré,     ou un vêtement supplémentaire et de ne
en particulier par les personnes sujettes     pas hésiter à demander une couverture
aux migraines ou atteintes d’arthrose*        si la personne malade a froid. Apporter
cervicale.                                    un peigne ou une brosse permet de se
                                              recoiffer ensuite.
Le casque est désagréable les 10 pre-
mières minutes. C’est parfois doulou-         Si la durée de perfusion est longue, le
reux : il arrive que le casque provoque des   casque se réchauffe à l’air ambiant. Il doit
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                                  Fiche 2. Le casque réfrigérant



alors être changé pour rester efficace. Le   Y A-T-IL DES cONTRE-INDIcATIONS
plus souvent, il est remplacé toutes les     AU PORT DU cASQUE ?
45 minutes jusqu’à la fin de la perfusion.   Le casque réfrigérant est contre-indiqué
Si un bonnet humidifié a été mis en place    chez les personnes atteintes d’un can-
sous le casque, il est également remplacé    cer du sang ou de la lymphe* ou qui
à cette occasion.                            présentent des métastases du cuir
                                             chevelu ou du crâne.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             




Fiche 3. Les professionnels
au service du patient

A     u cours de la maladie, la personne malade et ses proches rencontrent de
      nombreux professionnels. Pour mieux les connaître, cette fiche explique en
quoi consiste leur activité.


L’agent de ser vice par ticipe aux         L’anesthésiste-réanimateur est le
différentes tâches pour le confort de      médecin spécialiste chargé du suivi de
la personne malade : l’entretien des       la personne malade avant, pendant et
locaux, la distribution des repas et       après une intervention chirurgicale.
éventuellement, l’accueil des personnes.   C’est lui qui l’endort, la surveille, assiste
                                           son réveil et prend en charge la douleur
L’aide-soignant participe aux soins        après l’opération.
des patients en collaboration avec
l’infirmier.                               L’assistant social de l’hôpital est un
                                           professionnel du domaine social, qui
L’anatomopathologiste ou patho-            accompagne la personne malade et
logiste est le médecin spécialiste qui     sa famille, et les aide à résoudre leurs
examine au microscope des cellules*        difficultés économiques et sociales. On
et des tissus* prélevés sur la personne    parle aussi de travailleur social.
malade. Son rôle est déterminant dans
le diagnostic* et l’orientation du choix   L’attaché de recherche clinique assiste
des traitements lors de la réunion de      le médecin responsable d’un essai
concertation pluridisciplinaire*.          thérapeutique. Dans le cadre de cet essai,
0                                                cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                            Fiche 3. Les professionnels au service du patient



il participe à l’évaluation des effets du     Le chirurgien est le médecin qui opère
traitement proposé et fait le lien entre      un patient sous anesthésie* locale ou
l’équipe médicale et la personne malade.      générale. En cancérologie, la chirurgie
                                              a différents objectifs. Une intervention
Le brancardier est chargé des dépla-          chirurgicale peut viser à établir un
cements de la personne malade au sein         diagnostic* en prélevant un fragment
de l’hôpital.                                 d’une anomalie sur un tissu* ou un
                                              organe afin de l’analyser. La chirurgie est
Le cancérologue est le médecin spé-           un des traitements envisagés pour traiter
cialiste du cancer. On parle d’oncologue      un cancer : l’objectif est alors d’enlever la
médical (chimiothérapeute), d’hémato-         totalité de la tumeur ou, si ce n’est pas
oncologue pour les cancers du sang, de        possible, seulement une partie pour
chirurgien oncologue…                         réduire la taille de la tumeur ; c’est alors
                                              un traitement local qui peut être précédé
Le cardiologue est le médecin spécialiste     ou suivi d’un autre traitement comme
qui procède à l’examen, au diagnostic et      une chimiothérapie. Enfin, la chirurgie
au traitement d’une personne atteinte de      peut avoir pout but de réparer un organe
maladie du cœur.                              (sein, mâchoire...) lésé par un traitement
                                              du cancer.
Le chimiothérapeute est le médecin
qui traite les cancers à l’aide de mé-        Le dermatologue est le médecin
dicaments. Il existe trois types de           spécialiste des maladies de la peau, des
médicaments possibles : la chimio-            cheveux, des ongles et des muqueuses.
thérapie, l’hormonothérapie* ou
l’immunothérapie*. On parle aussi             Le diététicien prend en charge tous les
d’oncologue médical.                          problèmes nutritionnels en rapport avec
                                              le cancer et ses traitements. Il travaille en
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                     1
  Fiche 3. Les professionnels au service du patient



lien avec l’équipe de nutrition, en colla-            L’infirmier diplômé d’État (IDE) est
boration avec un médecin nutritionniste               chargé des soins aux personnes malades,
et l’équipe soignante.                                de leur surveillance et de l’administration
                                                      des traitements prescrits par le médecin.
L’ergothérapeute est spécialisé dans                  L’infirmier exerce son activité au sein
le traitement des troubles et des                     d’un établissement de soins ou en libéral.
handicaps physiques ou psychiques. Il                 Le cadre de santé (ou surveillant) est un
aide la personne malade à se réinsérer                infirmier responsable de la coordination
dans son environnement quotidien et                   d’un service à l’hôpital. Il joue un rôle
professionnel. Il lui permet d’acquérir,              important de communication entre
de maintenir ou de récupérer son                      l’équipe soignante et la personne
autonomie. L’ergothérapeute propose                   malade.
diverses solutions techniques, qui vont
de l’aménagement de l’habitat à la                    Le manipulateur de radiologie est
résolution de problèmes d’habillage.                  un technicien responsable du mani-
                                                      ement des appareils de radiologie*.
Le gastroentérologue est le médecin                   Il est spécialement formé en imagerie
spécialiste du tube digestif.                         médicale. Il assiste le radiologue.

Le gynécologue est le médecin spécialiste             Le masseur-kinésithérapeute aide à
de l’appareil génital de la femme.                    rééduquer différentes parties du corps
                                                      grâce à des mouvements adaptés. Il
L’hématologue est le médecin spécialiste              réalise, sur prescription médicale,
des maladies du sang.                                 des actes manuellement ou à l’aide
                                                      d’appareils, et apprend à la personne
L’hôtesse d’accueil est chargée de                    malade des gestes ou des techniques qui
renseigner et d’orienter la personne                  lui permettent de remédier à ses déficits.
malade et sa famille lors de leur arrivée
à l’hôpital.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                             Fiche 3. Les professionnels au service du patient



Le médecin du travail veille à la pro-         coordonner ses soins, la guider vers
tection de la santé et à la sécurité au        d’autres professionnels de santé, gérer
travail, notamment en surveillant les          son dossier médical et assurer une
conditions d’hygiène du travail, les           prévention personnalisée. La personne
risques de contagion et l’état de santé        malade s’adresse en priorité à lui en
des travailleurs. Il s’agit autant de la       cas de problème de santé. Le médecin
santé physique que mentale (stress,            traitant est un médecin généraliste ou un
fatigue, etc.). Le médecin du travail est      spécialiste. Il exerce en libéral, à l’hôpital
salarié de l’entreprise ou appartient à        ou dans un centre de santé.
un service interentreprises de santé au
travail.                                       L’oncologue est le médecin cancéro-
                                               logue plus particulièrement spécialisé
Le médecin généraliste est le médecin          dans les traitements du cancer par
habituel de la personne malade. Il prend       chimiothérapie ou radiothérapie*. On
en charge ses différents problèmes de          parle d’oncologue médical (chimio-
santé. Il a un rôle très important lors        thérapeute) ou d’oncologue radio-
du diagnostic, du traitement et de la          thérapeute (radiothérapeute).
surveillance du cancer pendant les
périodes où la personne malade est à son       L’orthoprothésiste est un technicien qui
domicile. Il fait le lien par des contacts     fabrique des prothèses externes destinées
téléphoniques, des comptes rendus et           à remplacer un membre ou une partie de
des courriers médicaux avec l’hôpital          membre après une amputation.
ou la clinique où est soignée la personne
malade. Il peut être le médecin traitant       L’orthophoniste est spécialisé dans la
déclaré en tant que tel à la Sécurité          rééducation des troubles de la voix, du
sociale.                                       langage et de la déglutition après une
                                               opération ou une radiothérapie de la
Le médecin traitant est le médecin             bouche ou de la gorge.
choisi par la personne malade pour
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                     
  Fiche 3. Les professionnels au service du patient



Le pathologiste est le médecin spé-                   Le psychanalyste est un praticien
cialiste qui examine au microscope                    formé à l’exercice de la psychanalyse.
des cellules* ou des tissus* prélevés                 Il est psychiatre ou psychologue. Il s’est
sur la personne malade. On parle aussi                lui-même soumis, à une psychanalyse
d’anatomopathologiste.                                personnelle, accompagnée d’une
                                                      formation théorique et pratique.
Le personnel d’accueil est chargé de                  La psychanalyse classique s’exerce
renseigner et d’orienter la personne                  habituellement en cabinet privé sur le
malade et sa famille lors de leur arrivée             modèle fauteuil-divan. Elle se pratique
à l’hôpital.                                          parfois de manière aménagée, en face
                                                      à face, dans des lieux de consultation
Le pharmacien contrôle, prépare                       publique et même à l’hôpital. On parle
et délivre les médicaments prescrits                  alors de psychothérapie d’inspiration
par les médecins. Il peut également                   psychanalytique.
donner des renseignements sur le mode
d’administration des médicaments et                   Le psychiatre est le médecin spécialiste
leurs effets secondaires.                             des maladies mentales. Il diagnostique et
                                                      traite les troubles psychopathologiques
Le physicien est spécialiste du fonc-                 (anxiété*, dépression*, confusion,
tionnement et du contrôle des appareils               troubles du comportement et difficultés
de radiologie*. On parle aussi de                     relationnelles, etc.). Il peut prescrire
radiophysicien ou de physicien médical.               des médicaments psychotropes (anti-
                                                      dépresseurs, etc.). Il reçoit aussi les pa-
Le pneumologue est le médecin                         tients ou leur famille en entretien pour
spécialiste des maladies des poumons et               un soutien ou un suivi psychothérapique.
des voies respiratoires.                              Lorsqu’il travaille en cancérologie, on
                                                      parle aussi de psycho-oncologue ou
                                                      d’oncopsychiatre.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                             Fiche 3. Les professionnels au service du patient



Le psychologue est un professionnel de         atteintes de cancer ou de leurs proches.
l’écoute, formé à aider des personnes en       L’équipe soignante bénéficie également
situation de souffrance psychique, en          de son écoute et de son soutien en cas de
entretien individuel ou en groupe. Il est      besoin.
diplômé en psychopathologie clinique
et pathologique (master professionnel).        Le radiologue est le médecin spécialiste
Il assure un soutien et un suivi psycho-       qui réalise et interprète des images
thérapique des personnes malades et            de parties du corps ou d’organes lors
de leurs familles. Il est aussi à même de      des examens radiologiques (ou exa-
repérer la détresse liée à la maladie et à     mens d’imagerie) qui contribuent au
ses traitements, et les troubles psycho-       diagnostic. Il existe différents examens
pathologiques. Lorsqu’il travaille en          radiologiques : radiographie, écho-
cancérologie, on parle aussi de psycho-        graphie, scanner, IRM (Imagerie par
oncologue ou d’oncopsychologue.                Résonance Magnétique).

Le psychomotricien est spécialisé              La secrétaire médicale accueille, ren-
dans la rééducation des troubles du            seigne et oriente la personne malade.
mouvement (bégaiement, tics, pro-              Elle organise les rendez-vous de consul-
blèmes de coordination, d’orientation,         tations, assure le contact avec l’équipe
d’équilibre…). Il utilise des techniques       soignante et tient à jour le dossier médi-
de relaxation, d’expression corporelle ou      cal du patient. On parle aussi d’assistante
plastique, d’éducation gestuelle, de jeux      médicale.
d’équilibre et de coordination.
                                               Le sexologue aide la personne malade
Le psycho-oncologue est le médecin             et son (sa) partenaire de vie à gérer les
psychiatre, le psychologue ou le psy-          difficultés sexuelles liées à la maladie
chanalyste spécifiquement formé aux            et ses traitements. On parle aussi de
problèmes psychiques des personnes             sexothérapeute.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                                       
  Fiche 3. Les professionnels au service du patient



La socioesthéticienne aide à la qualité               L’urologue (ou chirurgien urologue)
de vie des personnes hospitalisées par                est le médecin spécialiste des problèmes
la mise en œuvre de soins esthétiques,                urinaires et génitaux, et en particulier
coiffure, maquillage, manucure, etc.                  du diagnostic, du traitement et de la
                                                      surveillance des cancers urologiques :
Le sophrologue propose des techniques                 cancer du rein, de la vessie, de la prostate,
de soutien fondées sur des exercices de               des testicules, du pénis, etc. C’est lui qui
respiration consciente, des visualisations            opère le patient pour enlever la tumeur.
positives et des massages de détente.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             




Fiche 4. Les traitements ciblés

D       e récentes découvertes ont mis
        au point de nouveaux médica-
ments dontla façon d’agir est différente
                                             Ces médicaments ne font pas la diffé-
                                             rence entre les cellules cancéreuses et les
                                             cellules saines, ils les atteignent toutes,
de celle de la chimiothérapie : ils ne       ce qui provoque des effets secondaires*
s’attaquent plus à l’ADN des cellules        comme une chute des globules blancs*,
cancéreuses, mais ils freinent ou arrêtent   une perte des cheveux, des troubles
leur développement.                          digestifs, etc. (voir chapitre 6 Les effets
                                             secondaires d’une chimiothérapie, p. 43).
On parle de traitements, de thérapeu-
tiques ou encore de thérapies ciblés car     DE QUOI UNE TUMEUR A-T-ELLE
ils visent une cible bien déterminée : les   BESOIN POUR SE DÉVELOPPER ?
mécanismes grâce auxquels la tumeur se       Plusieurs éléments sont nécessaires au
développe. Le principe de ces traitements    développement d’une tumeur.
est de priver la tumeur d’éléments indis-
pensables à son développement.               D’une part, elle doit se nourrir. Pour
                                             cela, elle fabrique ses propres vaisseaux
La plupart des médicaments de chimio-        sanguins à l’aide de substances qu’elle
thérapie agissent à l’intérieur même         produit elle-même. Ces substances sont
des cellules*, au niveau de l’ADN*.          des agents angiogènes. Si on empêche
Ils les empêchent de se multiplier. Les      la tumeur de fabriquer ces vaisseaux
cellules qui ne peuvent pas se multiplier    sanguins, on l’empêche de se nourrir et
finissent par mourir. On parle d’action      donc de se développer.
cytotoxique, autrement dit d’action
toxique pour les cellules.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                                      Fiche 4. Les traitements ciblés



D’autre part, les cellules doivent se            Ils agissent :
diviser pour que la tumeur grossisse. Les        ● sur les substances dont la tumeur a
recherches scientifiques ont repéré des            besoin pour fabriquer ses propres
signaux à l’intérieur des cellules qui les         vaisseaux sanguins* (les agents an-
font se diviser. Ces signaux sont appelés          giogènes) ;
des facteurs de croissance.                      ● ou sur les mécanismes qui stimulent
                                                   la division des cellules (les facteurs de
Ils sont souvent utilisés en association           croissance).
avec les autres traitements du cancer (voir
chapitre 1 La chimiothérapie et les différents   En agissant sur ces deux principaux
traitements possibles du cancer, p. 9). Leurs    mécanismes de développement de la
effets secondaires sont différents de ceux       tumeur, les traitements ciblés freinent
de la chimiothérapie.                            ainsi sa croissance.

L’utilisation des traitements ciblés du          QUELS SONT LES TYPES DE
cancer est récente et ce domaine est en          MÉDIcAMENTS UTILISÉS ?
pleine évolution. Votre cancérologue peut        Il existe 3 types de traitements ciblés qui
vous renseigner sur les dernières avancées       se différencient par leur action spécifique
de ces nouveaux traitements.                     sur l’un ou l’autre des deux principaux
                                                 mécanismes de développement de la
                                                 tumeur : les hormonothérapies, les trai-
cOMMENT LES TRAITEMENTS                          tements avec des anticorps et les traite-
cIBLÉS FREINENT-ILS LE                           ments inhibiteurs.
DÉVELOPPEMENT DE LA TUMEUR ?
Les traitements ciblés freinent la crois-        Les hormonothérapies
sance de la tumeur en s’attaquant aux            L’hormonothérapie est le traitement
mécanismes qui lui permettent de se              ciblé le plus ancien.
développer.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             
          Fiche 4. Les traitements ciblés



Certaines hormones stimulent la crois-        Différentes hormonothérapies sont
sance des cellules cancéreuses et donc        utilisées pour traiter le cancer.
le développement de la tumeur, elles
constituent de véritables facteurs de         La première consiste à administrer des
croissance.                                   médicaments entrant en compétition
                                              avec les hormones qui favorisent la
Une hormonothérapie vise à limiter l’ac-      croissance de la tumeur.
tion de ces hormones sur les cellules ou
à diminuer leur sécrétion afin de ralen-      La deuxième consiste à administrer
tir ou d’arrêter la croissance des cellules   des médicaments qui agissent contre
cancéreuses.                                  l’hormone visée.

Une hormone est une substance chi-            Le troisième type d’hormonothérapie
mique produite par certaines glandes de       vise à bloquer la production des hormo-
l’organisme. Les hormones agissent sur        nes soit par des médicaments, soit en en-
le développement ou le fonctionnement         levant l’organe qui les produit lors d’une
d’un organe. Parfois, elles stimulent la      opération chirurgicale.
croissance des cellules* cancéreuses.
                                              Le médecin propose l’hormonothé-
Une glande est un organe dont la fonction     rapie adaptée à la situation du patient.
est de fabriquer certaines substances         Ce choix dépend entre autre du type de
qu’elle libère ensuite, soit dans le sang     tumeur, de l’âge de la personne malade,
(glande endocrine), soit à l’extérieur de     de son avis ainsi que des habitudes de
l’organisme (glande exocrine). certaines      l’équipe médicale.
glandes produisent des hormones
indispensables au bon fonctionnement          Ce traitement est différent du trai-
de l’organisme.                               tement hormonal de la ménopause.
                                              Votre médecin est à votre écoute pour
                                              vous renseigner à ce sujet.
100                                                   cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                                         Fiche 4. Les traitements ciblés



L e s h o r m o n ot h é r a p i e s p e u ve n t   En fonction du développement
actuellement être utilisées pour traiter            des données scientifiques, d’autres
les cancers du sein, du corps de l’utérus           cancers pourront être traités par hor-
et de la prostate.                                  monothérapies.

 localisations
 sein                     certaines cellules cancéreuses du sein ou du corps de l’utérus
                          (l’endomètre) se développent sous l’action d’hormones (œs-
                          trogènes ou progestérone). Lorsque les hormonothérapies
 Corps de l’utérus
                          bloquent l’effet de ces hormones sur les cellules cancéreuses,
 (endomètre)
                          la croissance de la tumeur est arrêtée.


                          Les cellules cancéreuses de la prostate se développent sous
                          l’action d’hormones appelées les androgènes. Lorsque les
 Prostate
                          hormonothérapies bloquent l’effet des androgènes sur les
                          cellules cancéreuses, la croissance de la tumeur est arrêtée.




Les anticorps                                       reconnaissent comme n’appartenant pas
Les anticorps sont des protéines*                   à l’individu. Les anticorps permettent
produites par l’organisme et qui ont                de lutter contre les infections* et les
pour rôle de neutraliser certaines subs-            cancers. Certains sont fabriqués en
tances, les antigènes*, que les anticorps           laboratoire.




Des informations détaillées sur les hormonothérapies sont disponibles dans les guides
Comprendre le cancer du sein et Comprendre le cancer de la prostate.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             101
          Fiche 4. Les traitements ciblés



Diriger les anticorps contre les fac-        Il existe actuellement trois types
teurs de croissance des cellules can-        d’anticorps qui peuvent être utilisés pour
céreuses est un traitement possible. En      traiter les cancers du sein, du côlon et de
empêchant les facteurs de croissance         la sphère ORL.
d’agir, les anticorps empêchent indirec-
tement la cellule de se diviser, bloquant    En fonction du développement des
ainsi sa croissance.                         données scientifiques, d’autres cancers
                                             pourront être traités par les anticorps.
Les noms de ces anticorps se terminent
souvent par –mab, comme le trastuzumab
par exemple. Ils sont injectés directement
dans une veine ou un cathéter*.

                       anticoRPs
 localisations                                sPÉciFicitÉs
                       coRREsPonDant
                                              Pour certains cancers du sein qui
                                              présentent une anomalie biologique,
                                              sous la forme d’une présence en nombre
                       Trastuzumab
                                              élevé de récepteurs* appelés HER2 sur
                                              la cellule (voir le guide d’information
 sein
                                              Comprendre le cancer du sein).

                                              Médicament qui empêche l’action d’un
                       Bevacizumab            facteur de croissance* qui lui-même agit
                                              sur des agents angiogènes.


 Côlon et OrL          cetuximab              Dirigé contre le récepteur appelé HER1.
10                                               cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
                                                    Fiche 4. Les traitements ciblés



Les inhibiteurs                                terminent en –inib, comme le sunitinib
Un autre type de traitements ciblés utilise    par exemple.
des inhibiteurs.
                                               De nombreuses molécules sont en
De manière générale, un inhibiteur est         cours d’évaluation et peu d’inhibiteurs
une substance qui ralentit ou arrête           sont encore utilisés. Ils peuvent être
une réaction. Ce sont des molécules qui        utilisés pour traiter les cancers du rein,
viennent perturber le développement de         des bronches, certaines leucémies et
la tumeur, soit en bloquant les agents         tumeurs digestives.
angiogènes soit en perturbant certains
facteurs de croissance.                        En fonction du développement
                                               des données scientifiques, d’autres
Cette fonction est indiquée, dans leur         cancers pourront être traités par les
nom : les médicaments inhibiteurs se           inhibiteurs.


                                   INHIBITEUR
 LOCALISATIONS                                   SPÉCIFICITÉS
                                   CORRESPONDANT
                                                 c’est un antiangiogène*
                                                 qui empêche les molécules
                                   Sunitinib
 rein                                            produites par la tumeur (les
                                   Sorafenib
                                                 angiogènes) de fabriquer
                                                 ses vaisseaux sanguins.
 Bronches                          Erlotinib
                                                             c’est un inhibiteur
 Certaines leucémies et tumeurs                              d’enzymes* nécessaires à
                                   Imatinib                  la croissance de la tumeur.
 digestives particulières
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                           10
          Fiche 4. Les traitements ciblés



QUELS SONT LES EFFETS                          Les antiangiogènes font augmenter
SEcONDAIRES DES TRAITEMENTS                    la tension artérielle.
cIBLÉS ?
De manière générale, les médicaments           Les anticorps, en particulier le trastu-
utilisés pour des traitements ciblés           zumab, sont parfois responsables de
n’entraînent pas les mêmes effets              troubles cardiaques qui nécessitent une
secondaires qu’une chimiothérapie              surveillance régulière de la personne
classique (voir chapitre 6 Les effets secon-   soignée.
daires d’une chimiothérapie p. 43). Ils sont
le plus souvent moins importants.              Des médicaments adaptés visent
                                               à contrôler ces effets secondaires
L’hormonothérapie provoque des effets          qui peuvent disparaître à l’arrêt des
identiques à ceux de la ménopause              traitements.
(bouffées de chaleur, par exemple).
10   cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                            10




Glossaire : Les mots et leur sens
Ce glossaire explique les termes en rapport avec le guide
Comprendre la chimiothérapie.
* : voir ce mot


                                               Ambulatoire : se dit d’un traitement
                    A
                                               qui permet au patient de sortir de l’éta-
                                               blissement de santé quelques heures
ADN/acide désoxyribonucléique :
                                               après un traitement.
longue double chaîne de molécules en
spirale qui compose les chromosomes.
                                               Anémie : diminution du nombre de
On parle aussi d’hélice d’ADN. L’ADN
                                               globules rouges* dans le sang, qui se
se trouve dans le noyau de chaque cellule
                                               traduit notamment par une grande
du corps.
                                               fatigue, une pâleur, un essoufflement.
Alopécie : chute partielle ou complète des
                                               Anesthésie : acte qui consiste à en-
cheveux et, parfois, également des poils
                                               dormir et rendre insensible un patient
(sourcils, cils, barbe, poils des aisselles,
                                               (anesthésie générale) ou une partie du
du pubis). Il s’agit de l’un des effets
                                               corps (anesthésie locale).
secondaires* temporaires de certains
médicaments de chimiothérapie.
                                               Anesthésique local : produit utilisé
                                               pour endormir une partie du corps du
                                               patient.
10                                           cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




Antécédent : fait antérieur concernant    Anxiété : sentiment de danger im-
la santé du patient ou de sa famille.     minent face à une situation précise ou
                                          non. L’anxiété se traduit par un malaise
Antécédent chirurgical : opération déjà   général, un désarroi, une agitation ou
subie.                                    une sensation d’anéantissement.

Antécédent médical : traitement déjà      Aplasie : très forte diminution des
subi ou en cours, ou maladie antérieure   globules blancs*, accompagnée d’une
(diabète, maladie cardiaque, etc.).       baisse des autres composants du sang
                                          (globules rouges* et plaquettes*).
Antiangiogène : médicament qui bloque     C’est un effet secondaire* temporaire
le mécanisme permettant à la tumeur       de certains médicaments de chimio-
de développer des vaisseaux sanguins,     thérapie.
l’empêchant ainsi de se nourrir.
                                          Artère : g ros vaisseau sanguin*
Anticoagulant : médicament qui di-        qui conduit le sang du cœur vers les
minue la coagulation du sang, évitant     organes.
ainsi la formation de caillots dans les
vaisseaux sanguins.                       Arthrose : altération des articulations
                                          provoquée par une usure mécanique.
Antiémétique : médicament qui agit
contre les nausées et les vomissements.
                                                              C
Antigène : substance qui stimule le
système de défense de l’organisme.        Cancer : maladie provoquée par la
Celui-ci produit alors des anticorps.     transformation de cellules* qui devien-
                                          nent anormales et prolifèrent de façon
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                               10




incontrôlée. Ces cellules déréglées finis-    CECOS (Centre d’Étude et de Con-
sent souvent par former une masse qu’on       servation des Œufs et du Sperme) :
appelle tumeur maligne.                       organisme où il est possible de déposer
                                              son sperme et qui le conserve avant un
Cathéter : tuyau souple et fin installé       traitement susceptible d’entraîner une
dans une veine afin d’y injecter un           stérilité.
produit ou des médicaments, et qui
permet également d’effectuer des prises       Cellule : élément visible au microscope
de sang. Un cathéter diminue le               dont est constitué tout organisme vivant.
risque d’abîmer les veines et facilite        Plantes et animaux sont composés de
les perfusions de chimiothérapie. Le          cellules très différentes qui se multiplient,
cathéter améliore le confort du patient       meurent et se renouvellent. Des cellules
qui n’a pas besoin de subir une piqûre        cancéreuses sont des cellules qui se sont
à chaque injection. On parle aussi de         modifiées et se multiplient de façon
port-à-cath® ou PAC, ou encore de             incontrôlée.
chambre implantable.
                                              Chimiosensible : se dit d’une tumeur*
Cavité abdominale : espace situé au           cancéreuse qui réagit aux médicaments
niveau du ventre (l’abdomen) à l’intérieur    de chimiothérapie, notamment lorsque
duquel sont regroupés l’estomac, le foie,     la taille de la tumeur diminue sous l’effet
les reins, etc.                               d’une chimiothérapie.

Cavité péritonéale : espace situé entre       Chirurgie : acte médical qui consiste
les deux membranes qui tapissent              à opérer un patient. Une opération
l’intérieur de l’abdomen (le péritoine) et    chirurgicale a pour but soit de prélever
recouvre les organes tels que l’estomac, le   un fragment d’une anomalie afin de
foie, le pancréas, etc.                       l’analyser (c’est alors un examen), soit
10                                             cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




d’enlever une tumeur et éventuellement,     Diabète : maladie caractérisée par un
les ganglions proches de l’organe atteint   excès de sucre dans le sang.
(c’est alors un traitement).
                                            Diagnostic : démarche qui identifie la
Clavicule : os long sur l’avant de          maladie à l’origine des manifestations
l’épaule.                                   anormales ressenties par le patient.

Colique : douleur soudaine, parfois         Dispositif d’annonce : ensemble des
violente au niveau du ventre.               dispositions prévues par le Plan national
                                            de lutte contre le cancer* pour améliorer
Collyre : médicament sous forme de          les conditions dans lesquelles le
crème ou de gouttes qui s’applique dans     diagnostic* de cancer et les traitements
l’œil.                                      sont annoncés aux personnes malades.
                                            Ce dispositif d’annonce a pour objectif
Cure : traitement médical d’une durée       d’instaurer dès le début de la maladie des
déterminée.                                 moments d’information, de discussion
                                            et de soutien avec les différents pro-
Cystite : inf lammation de la vessie,       fessionnels de santé en fonction des
organe qui stocke l’urine avant que         besoins de la personne malade et de ses
celle-ci ne soit évacuée.                   proches.


                   D                                            E

Dépression : état de profonde tristesse,    Échographie : technique d’examen
accompagné de perte de désir et d’intérêt   qui permet de regarder l’intérieur du
pour le monde environnant, et parfois de    corps à travers la peau. Cet examen est
troubles de l’appétit et du sommeil.        indolore : le médecin fait glisser sur la
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                            10




zone du corps à examiner une sonde           traitements reçus, des doses adminis-
qui produit des ultrasons (vibrations        trées, du type de cancer et de la façon
non audibles par l’oreille humaine).         dont chacun réagit aux traitements. Il
Quand ils rencontrent les organes, les       existe deux types d’effets secondaires :
ultrasons émettent un écho. Capté par        les effets secondaires immédiats* et
un ordinateur, cet écho est transformé       les effets secondaires tardifs*. On parle
en images sur un écran de télévision. Ces    aussi d’effets indésirables.
images peuvent ensuite être imprimées.
                                             Effet secondaire immédiat : effet
Éducation thérapeutique : ensemble           secondaire qui apparaît dans les pre-
d’actions visant à aider les patients        miers mois d’un traitement (nausées,
et leurs proches à acquérir des com-         perte de cheveux, etc.). Temporaire, il
pétences pour gérer au mieux la mala-        disparaît généralement après la fin des
die. L’éducation thérapeutique cherche       traitements.
à aider les patients et leurs proches à
comprendre la maladie, à participer          Effet secondaire tardif : effet secon-
activement aux soins et à dialoguer avec     daire qui apparaît après la fin d’un
les soignants. Cette notion recouvre un      traitement (cicatrice qui devient dou-
large champ qui va de l’information          loureuse...). Un effet secondaire peut
sur la maladie et ses traitements à l’aide   persister longtemps après l’arrêt des
psychologique et sociale, en passant par     traitements et parfois, devenir définitif.
l’organisation et la façon dont les soins    Il est alors appelé séquelle.
se déroulent à l’hôpital.
                                             Enzyme : protéine présente dans
Effet secondaire : conséquence dé-           les cellules. Elle a pour fonction de
sagréable d’un traitement. Les effets        faciliter les réactions chimiques qui
secondaires n’apparaissent pas de            s’y produisent. Par exemple, lors de
façon systématique. Ils dépendent des        la digestion, ce sont des enzymes qui
110                                              cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




accélèrent la décomposition et la trans-                          F
formation des aliments.
                                              Facteur de croissance : substance
Érythème : rougeur de la peau.                produite par le corps qui sert à réguler la
                                              croissance des cellules. Certains facteurs
Essai thérapeutique : étude dont l’ob-        de croissance sont aussi fabriqués en
jectif est d’évaluer certains aspects d’un    laboratoire.
traitement déjà connu ou de tester un
nouveau traitement afin de montrer s’il       Facteur de risque : élément qui peut
apporte un avantage par rapport aux           favoriser le développement d’un cancer
traitements habituellement utilisés :         ou sa rechute.
meilleure efficacité, diminution des
effets secondaires*, amélioration de
la qualité de vie... On parle aussi d’essai                       G
clinique.
                                              Ganglion : petit renf lement réparti
Examen biologique : analyse d’échan-          le long des vaisseaux lymphatiques*.
tillons de l’organisme (prélèvements)         Les ganglions jouent un rôle essentiel
au microscope. Cette analyse est réalisée     dans la protection du corps contre les
dans un laboratoire d’analyse médicale.       infections ou les cellules cancéreuses.
                                              Ils mesurent normalement moins d’un
Examen d’imagerie : examen qui per-           centimètre de diamètre. Si leur taille est
met d’obtenir des images d’une partie du      anormale, on parle d’adénopathie.
corps ou d’un organe. Il existe différents
types d’examens d’imagerie : les exa-         Glande : petit organe dont la fonction
mens radiologiques (radiographie*,            est de fabriquer certaines substances
échographie*, scanner*, IRM*…)                qu’elles libèrent ensuite, soit dans le
et les examens de médecine nucléaire          sang (glande endocrine), soit à l’extérieur
(scintigraphie*, TEP*).                       de l’organisme (glande exocrine). Les
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                          111




glandes salivaires fabriquent la salive ;    Hémorragie : important écoulement de
les glandes mammaires produisent le lait     sang.
maternel.
                                             Hormone : substance chimique pro-
Globule blanc : cellule* qui combat          duite par certaines glandes* de l’orga-
les infections*. Les globules blancs         nisme. Les hormones agissent sur le
se trouvent dans la lymphe* et dans le       développement ou le fonctionnement
sang.                                        d’un organe. Parfois, elles stimulent la
                                             croissance des cellules cancéreuses.
Globule rouge : cellule* qui sert à
transporter l’oxygène dans le sang.          Hormonodépendant : se dit d’un
                                             cancer dont le développement est
Greffe cancéreuse : cellules* cancé-         sensible aux hormones*. On dit aussi
reuses qui se sont détachées de la tumeur    qu’il est hormonosensible.
et qui se sont propagées dans un autre
endroit de l’organisme.                      Hormonothérapie : traitement du
                                             cancer qui consiste à réduire ou à
Guérison : disparition de toute trace de     empêcher l’activité ou la production
cancer après un certain temps.               d’une hormone* susceptible de stimuler
                                             la croissance d’une tumeur cancéreuse.
                                             Une hormonothérapie est un traitement
                   h                         général : il agit dans l’ensemble du
                                             corps.
Hématome : accumulation de sang
sous la peau ou dans une cavité à la suite
d’une rupture de vaisseaux sanguins,                            I
canaux par lesquels circule le sang. Le
sang forme un bleu.                          Immunothérapie : traitement qui vise
                                             à stimuler les défenses immunitaires de
11                                                 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




l’organisme, que constituent les cellules,                           L
les tissus et les organes, contre les cellules
cancéreuses.                                     Laxatif : aliment ou médicament
                                                 facilitant l’évacuation des selles.
Infection : pénétration et prolifération
dans le corps d’un micro-organisme               Liquide céphalorachidien : liquide
invisible à l’œil nu (bactérie, virus...),       dans lequel baignent le cerveau et la
susceptible de provoquer des troubles.           moelle épinière*.
Une infection est locale ou généralisée
(septicémie).                                    Liquide physiologique : liquide
                                                 semblable à celui dans lequel baignent
IRM (Imager ie par R ésonance                    les cellules*.
Magnétique) : technique d’examen
qui permet de créer des images précises          Lymphe : liquide légèrement coloré
des organes ou d’une partie du corps en          produit par le corps dans lequel baignent
utilisant les propriétés de l’hydrogène          les cellules*. La lymphe transporte et
présent dans les molécules d’eau de notre        évacue les déchets des cellules. Comme le
corps. L’appareil contient un aimant très        sang, la lymphe circule dans des vaisseaux,
puissant (d’où le terme de magnétique)           appelés vaisseaux lymphatiques.
qui fait réagir les molécules d’hydrogène
et permet de les visualiser. Les images
sont reconstituées par ordinateur. Un                               M
produit de contraste* est parfois injecté
au patient pour améliorer la qualité des         Métastase : tumeur formée à partir de
images.                                          cellules cancéreuses qui se sont détachées
                                                 d’une première tumeur* et qui ont
                                                 migré par les vaisseaux lymphatiques*
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                            11




ou les vaisseaux sanguins* dans une        Mycose : affection provoquée par des
autre partie du corps où elles se sont     champignons microscopiques. Les
installées.                                mycoses peuvent atteindre la peau,
                                           les orteils, les ongles, le cuir chevelu,
Métastatique : qui a produit des           ainsi que le cœur, le foie, l’estomac,
métastases*. Un cancer est dit métas-      l’utérus, etc.
tatique quand ses cellules se sont
propagées dans un ou plusieurs autres
endroits du corps.                                             N

Moelle épinière : partie du système        Numération-formule sanguine (NFS
nerveux qui se trouve dans la colonne      ou NF) : examen qui, à la suite d’une
vertébrale. La moelle épinière conduit     prise de sang, vise à compter les différents
les informations du cerveau vers les       composants du sang (globules rouges*,
organes et, inversement, des organes       globules blancs*, plaquettes*) afin de
vers le cerveau.                           déterminer si leur nombre est suffisant.

Moelle osseuse : substance qui se trouve
à l’intérieur des os et qui produit les                        O
différentes cellules* du sang (globules
rouges, globules blancs et plaquettes).    Œdème : gonflement des tissus causé
                                           par une accumulation anormale de
Mucite : inflammation des muqueuses,       liquide.
membranes qui tapissent les cavités de
l’organisme. Une mucite de la bouche est   Option : recommandation* d’examen
parfois douloureuse, mais temporaire.      ou de traitement établie à partir des
                                           études scientifiques. Dans une même
11                                            cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




situation, les recherches scientifiques    Pneumothorax : présence anormale
n’ont pas identifié d’examen ou de         d’air entre les deux feuillets de la
traitement qui présente plus d’avantages   membrane qui enveloppe les poumons
que d’autres. Voir standard*.              (la plèvre).

                                           Produit de contraste : substance dont le
                   P                       trajet ou l’accumulation sont visualisés
                                           lors des examens destinés à obtenir des
Pacemaker : appareil destiné à stimuler    images d’une partie du corps ou d’un
les contractions du cœur.                  organe (l’iode, par exemple).

Perfusion : injection continue goutte à    Programme personnalisé de soins
goutte de médicament liquide dans les      (PPS) : description du traitement
veines lors d’une chimiothérapie, par      particulier proposé à chaque patient.
exemple.                                   Ce programme est élaboré au
                                           cours d’une réunion de concertation
Phlébite : inf lammation d’une veine,      pluridisciplinaire* et soumis au patient
pouvant provoquer son obturation par       lors d’une consultation spécifique dans le
la formation d’un caillot de sang.         cadre du dispositif d’annonce*. À l’issue
                                           de cette consultation, le médecin lui
Plaquette : composant du sang qui          remet un document qui indique le ou les
arrête les saignements et permet la        traitements à réaliser, leur durée, le lieu et
cicatrisation.                             les dates prévisibles auxquelles ils doivent
                                           se dérouler. Le programme personnalisé
Plèvre : membrane constituée des deux      de soins, parfois abrégé en PPS, est
feuillets qui enveloppent les poumons.     adapté ou interrompu en fonction de la
                                           réaction du patient aux traitements ou
                                           de leur efficacité, et de l’évolution de la
                                           maladie.
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                          11




Protéine : substance nécessaire au            humaine) pour obtenir des images
bon fonctionnement des tissus et des          d’une partie du corps ou des organes
cellules. Les protéines sont apportées à      (radiographie*, échographie*, scan-
l’organisme par l’alimentation.               ner*, IRM*).

Protocole : description précise des           Radiothérapie : traitement du cancer
conditions et du déroulement d’une            par des rayons* qui détruisent les
étude ou d’un traitement. Un protocole        cellules cancéreuses ou stoppent leur
de chimiothérapie a pour but de spécifier     développement. Les rayons sont
les noms et les doses de médicaments, le      dirigés directement vers la tumeur et,
nombre de cures, etc.                         parfois, sur certains ganglions* reliés
                                              à l’organe atteint. La radiothérapie
Purpura : petites taches rouges sur la        est un traitement local. Ce traitement
peau qui apparaissent à la suite d’une        se fait dans un service spécialisé de
rupture de petits vaisseaux sanguins*.        radiothérapie. On parle aussi de rayons
                                              ou de séances de rayons.

                    r                         Rayon : particule ou onde invisible
                                              qui détruit les cellules* lors d’une
Radiographie : examen qui permet              radiothérapie*. Les rayons utilisés sont
d’obtenir des images d’une partie du          de plusieurs types : proton, neutrons,
corps à l’aide de rayons X*. Il s’agit d’un   électrons, photons… On parle aussi de
examen d’imagerie*. On parle parfois          rayonnements ou de radiations.
plus simplement de radio.
                                              Rayon X : rayon invisible émis par
Radiologie : spécialité médicale qui          un tube ressemblant à une grosse
utilise des rayons X* ou des ultrasons        ampoule électrique. Les rayons X sont
(vibration non audible par l’oreille
11                                              cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




plus ou moins arrêtés par les différents      existe plusieurs Recommandations. On
composants du corps humain qu’ils             parle aussi de Recommandation pour la
traversent. Les rayons qui ont pu             pratique clinique (RPC).
traverser sont détectés et permettent
de réaliser des images de l’intérieur du      Réseau : organisation qui vise à coor-
corps. Les rayons X sont également            donner les acteurs de soins autour du
appelés photons X. Selon leur puissance,      patient. Lorsqu’il s’agit de la prise en
ils peuvent être utilisés pour réaliser des   charge de patients atteints de cancer, on
examens d’imagerie* ou des traitements        parle de réseau de cancérologie.
(radiothérapie).
                                              Réunion de concertation pluridisci-
Récepteur : molécule située à l’intérieur     plinaire : réunion régulière entre
d’une cellule ou sur sa membrane,             professionnels de santé, au cours de
capables d’accueillir d’autres molécules      laquelle sont discutés la situation
produites par l’organisme ou des              d’un patient, les traitements possibles
médicaments.                                  en fonction des dernières études
                                              scientifiques, l’analyse des bénéfices
Récidive : réapparition de cellules           et les risques encourus, ainsi que
cancéreuses, au même endroit ou dans          l’évaluation de la qualité de vie qui va en
une autre région du corps.                    résulter. Les réunions de concertation
                                              pluridisciplinaires rassemblent au
Recommandation : examen ou trai-              minimum un chirurgien, un oncologue
tement préconisé dans une situation           médical et un radiothérapeute. Le
donnée qui suit les recherches scien-         médecin informe ensuite le patient et lui
tifiques. On distingue deux types de          remet son programme personnalisé de
recommandations : les Standards,              soins* (PPS).
lorsqu’il existe une seule Recom-
mandation, et les Options, lorsqu’il
cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE                                             11




                   s                        Stade d’évolution : extension du
                                            cancer. Un cancer commence par le
Scanner : examen qui permet d’obte-         développement d’une ou plusieurs
nir des images du corps à l’aide de         cellules* cancéreuses. Ces cellules se
rayons X*. C’est un type de radiogra-       multiplient et forment une tumeur.
phie* dont les images sont reconstituées    Quand les cellules cancéreuses restent
par ordinateur et grâce auxquelles          dans l’organe d’origine, on parle
on procède à une analyse précise de         d’évolution ou d’extension locale du
différentes régions du corps. Les           cancer. Plus les cellules se multiplient,
radiologues parlent aussi de tomoden-       plus la tumeur grossit. Elle risque alors de
sitomètre, abrégé en TDM. Le terme          laisser échapper des cellules cancéreuses
scanner désigne aussi l’appareil utilisé    vers d’autres endroits de l’organisme.
pour réaliser cet examen.                   Si les cellules cancéreuses atteignent
                                            des ganglions*, on parle d’extension
Scintigraphie : technique d’examen qui      régionale. Lorsqu’on retrouve des cellules
permet d’obtenir des images du corps.       cancéreuses dans d’autres organes (foie,
Cette technique d’imagerie utilise des      os, poumon, etc.), on parle d’extension
produits faiblement radioactifs qui sont    métastatique ou d’extension à distance
injectés, puis repérés.                     du cancer.

Site implantable : petit boîtier placé      Standard : examen ou traitement
sous la peau du thorax* et relié à une      considéré comme le meilleur après
veine par un petit tuyau (cathéter).        l’analyse des études scientifiques. Un
Grâce à une aiguille, on peut injecter un   examen ou traitement standard est
produit à travers la peau dans le sang      proposé de façon systématique dans une
sans abîmer les veines des bras. On parle   situation donnée. Il arrive que le médecin
aussi de chambre implantable ou de          ne puisse pas disposer de l’examen ou
Port-à-Cath® (PAC).                         appliquer le traitement standard du fait
11                                              cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE




de facteurs particuliers liés au patient ou   Traitement adjuvant : traitement com-
à sa maladie : le médecin propose alors       plémentaire d’un traitement principal.
un ou plusieurs examens ou traitements        Une chimiothérapie est un traitement
mieux adaptés à la situation. Voir            adjuvant lorsqu’elle complète une opé-
recommandation* et option*.                   ration chirurgicale, par exemple.

Stérile : qui ne contient pas de microbe.     Tumeur : grosseur plus ou moins
                                              volumineuse due à une multiplication
                                              excessive de cellules* normales (tumeur
                    T                         bénigne) ou anormales (tumeur mali-
                                              gne). Les tumeurs bénignes (comme
TEP (tomographie par émission de              par exemple les grains de beauté, les
positons) : examen qui permet d’obtenir       verrues…) se développent de façon loca-
des images précises du corps en coupes        lisée sans altérer les tissus* voisins. Les
fines grâce à un traceur, un produit          tumeurs malignes (cancer) ont ten-
faiblement radioactif. Ces images sont        dance à envahir les tissus avoisinants et
reconstituées en trois dimensions sur un      à migrer dans d’autres parties du corps
écran d’ordinateur.                           (métastases).

Thorax : partie supérieure du tronc qui       Tumeur primitive : tumeur à partir
contient le cœur et les poumons.              de laquelle s’échappent des cellules
                                              cancéreuses qui vont former des mé-
Tissu : ensemble de cellules* qui ont         tastases dans d’autres parties du corps.
une même fonction (tissu musculaire ou
tissu osseux par exemple).
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                   U                                            V

Ulcération : plaie parfois profonde, qui    Vaisseau lymphatique : canal par
ne cicatrise pas facilement.                lequel circule la lymphe (liquide dans
                                            lequel baignent les cellules) et qui relie
Urticaire : éruption cutanée, ressemblant   les ganglions* entre eux pour former le
à des piqûres d’ortie, souvent due à une    système lymphatique.
réaction allergique.
                                            Vaisseau sanguin : canal par lequel
                                            circule le sang (artère, veine ou petit
                                            vaisseau capillaire).

                                            Vulve : partie génitale externe de la
                                            femme.
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Membres du groupe de travail
Nous remercions chaleureusement les patients et leurs proches qui, par leur implication et leurs
commentaires, ont contribué à l’élaboration de ce guide : M. GENIEz, J. ANGER, A. GARY, J. FRANçOIS,
J. TUFFERY, J. LAwRIw, M. MORTELEcQUE, F. FORTIN, M.-A. BOLLENGIER, M.-P. DUcOUROUBLE,
L. DELANNOY et d’autres personnes ayant souhaité rester anonymes.



coordination de la réédition actualisée
L. LEIChTNAM-DUGArIN, chargée de mission en santé, responsable des
méthodologistes, INca, Boulogne-Billancourt (méthodologiste)
P. VENNIN, oncologue médical, centre Oscar Lambret, Lille (coordonnateur)
P. KErBrAT, oncologue médical, centre Eugène Marquis, Rennes (coordonnateur)


Groupe de travail scientifique initial
C. ALLEAUME, oncologue médical, centre Hospitalier, Saint-Brieuc
L. GAsNAULT, oncologue médical, centre Joliot curie, Saint-Martin-les-Boulogne
M. hEBBAr, oncologue médical, cHRU, Hôpital Huriez, Lille
E. LUPOrsI, oncologue médical, centre Alexis Vautrin, Nancy
P. MArEC-BÉrArD, pédiatre, centre Léon Bérard, Lyon
h. sIMON, oncologue médical, cHR, Brest
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Relecteurs
relecteurs de la réédition actualisée      Erick chirat, oncologue
Emmanuel achille, oncologue médical,       radiothérapeute, cRTT, Meudon la
clinique claude Bernard, Metz              Forêt
lydie aimard, oncologue                    Philippe Dalivoust, oncologue médical,
radiothérapeute, cHP clairval et           clinique La casamance, Aubagne
Beauregard, Marseille                      Marie Déchelette, méthodologiste,
Gérard auclerc, oncologue                  INca, Boulogne-Billancourt
médical, centre charlebourg,               Valérie Delavigne, linguiste, INca,
La Garenne-colombes                        Boulogne-Billancourt
anne Belanger, chargée de mission,         sylvie Detry, chargée de mission essais
direction de la Qualité des Soins, INca,   cliniques, INca, Boulogne-Billancourt
Boulogne-Billancourt                       Marianne Duperray, chargée de
Dominique Bonnard, oncologue               mission, direction Information des
radiothérapeute, clinique catherine de     publics, INca, Boulogne-Billancourt
Sienne, Nantes                             Philippe Gomez, oncologue
sylvie Brusco, méthodologiste,             radiothérapeute, centre Frédéric Joliot,
chargée de mission en santé, INca,         Rouen
Boulogne-Billancourt                       Philippe Janoray, oncologue
sylvie Burnel, chargée de mission,         radiothérapeute, Dijon
direction de la Qualité des Soins, INca,   Dominique Jaubert, oncologue médical,
Boulogne-Billancourt                       centre d’oncologie-radiothérapie,
Julien carretier, coordonnateur,           clinique Tivoli, Bordeaux
chargé de mission en santé, INca,          Hervé lauche, oncologue
Boulogne-Billancourt                       radiothérapeute, Montpellier
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Élisabeth luporsi, oncologue médical,       relecteurs de la première édition
centre Alexis Vautrin, Nancy                V. andrieu, gynécologue, cabinet
Dominique Manoux, oncologue                 médical, colmar
radiothérapeute et médical, centre          c. Bressac, oncologue médical, clinique
de cancérologie, Thiais                     de la casamance, Aubagne
andré Mathieu, oncologue médical,           l. cals, oncologue médical, Hôpital
clinique Les Genêts, Narbonne               Font-Pré, Toulon
Valérie Mazeau-Woynar, responsable          B. colas, médecin, cabinet médical,
du département des recommandations,         Ermont
direction de la Qualité des Soins, INca,    P. colombat, oncologue médical,
Boulogne-Billancourt                        cHRU, Tours
Karina oddoux, chargée de mission,          F. Dandine, infirmière chef de centre,
direction Information des publics, INca,    cabinet médical SNcF, Montpellier
Boulogne-Billancourt                        t. Dorval, oncologue médical, Institut
Hassan Rhliouch, oncologue                  curie, Paris
radiothérapeute, centre Marie curie,        J.-c. Eymard, oncologue médical,
Arras                                       Institut Jean Godinot, Reims
Richard Villet, chef de service viscérale   V. Fabre, oncologue médical, clinique
et gynécologique, Groupe Hospitalier        des cèdres, cornebarrieu
Diaconesses croix Saint-Simon, Paris
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E. Farjas, médecin, cabinet médical, St    F. May-levin, responsable groupe de
Quentin Fallavier                          parole, Ligue nationale contre le cancer,
K. Fizazi, oncologue médical, Institut     Paris
Gustave Roussy, Villejuif                  P. saltel, psychiatre, centre Léon
Y. Kessler, oncologue médical,             Bérard, Lyon
Polyclinique de Gentilly, Nancy            c. Van Koutte, assistante de direction,
R. largillier, oncologue médical, centre   centre Oscar Lambret, Lille
Antoine Lacassagne, Nice                   R. Vasseur, infirmière générale, Institut
J.-F. latour, pharmacien, centre Léon      curie, Paris
Bérard, Lyon                               E. Voog, hématologue-oncologue,
J.-P. lotz, oncologue médical, Hôpital     clinique Victor Hugo, Le Mans
Tenon, Paris                               V. Zundel, médecin, cabinet médical,
                                           Soultz
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Les guides d’information
cANcER INFO
Les guides d’information cANcER INFO expliquent avec des mots simples et
clairs l’état des connaissances actuelles sur les cancers, leurs traitements et leurs
conséquences. Ils visent à :
● rendre accessible une information validée, compréhensible et à jour ;
● améliorer la compréhension des différents aspects de la maladie et de ses
  répercussions, tant sur le plan médical que social, familial et psychologique ;
● faciliter le dialogue entre les personnes malades, leurs proches, le médecin et l’équipe
  soignante ;
● permettre aux patients de mieux participer aux choix de leurs traitements.
ces guides sont élaborés dans le cadre d’une méthodologie pluridisciplinaire associant
les professionnels de santé et les personnes malades, anciens malades et proches.
Les informations médicales qu’ils contiennent sont issues de recommandations de
traitement et de suivi destinées aux professionnels de santé. Les guides d’information
cANcER INFO sont régulièrement mis à jour en fonction des avancées médicales.
L’Institut National du cancer met également à disposition de ceux qui sont à la
recherche d’une information de référence sur les cancers :
● la ligne téléphonique d’information et d’écoute cANcER INFO SERVIcE,
  0810 810 821, prix d’un appel local ;
● la banque de connaissances cANcER INFO, sur son site www.e-cancer.fr (ouverture
  prévue mars 2009).




Les informations de ce guide ne peuvent en aucun cas tenir lieu d’avis médical. Elles n’ont notamment
pas valeur ni de diagnostic, ni de pronostic ni d’avis thérapeutique qui relèvent exclusivement du
colloque singulier entre un médecin et son patient. L’Institut National du cancer ne saurait être
tenu responsable de tout préjudice, direct ou indirect, de quelque nature que ce soit, résultant de
l’utilisation, même partielle, des informations de ce guide.
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Les guides d’information
actuellement disponibles
Les essais cliniques en cancérologie : les réponses   • le cancer de l’ovaire (2002)
à vos questions (2008)                                • le neuroblastome (2001)
La radiothérapie (2007)                               • le neuroblastome localisé (2001)

Douleur et cancer (2007)                              • le neuroblastome disséminé (2001)

Traitements du cancer et chute des cheveux (2006)     • le neuroblastome 4S (2001)

Fatigue et cancer (2005)
Démarches sociales et cancer (2004)                   Fiches d’information
En savoir plus sur le cancer du poumon (2003)         comprendre…
Le risque familial de cancer du sein et/ou de         • le scanner (2004)

l’ovaire (2002)                                       • l’IRM (2004)

                                                      • la mammographie (2003)

Vivre…                                                • l’échographie mammaire (2003)

• pendant et après un cancer (2007)                   • la biopsie échoguidée du sein (2003)

• auprès d’une personne atteinte d’un cancer          • la biopsie stéréotaxique du sein (2003)

  (2006)                                              • le repérage mammaire préopératoire (2003)



Comprendre…
• le mélanome de la peau (2007)

• le cancer du sein (2007)

• la nutrition entérale (2007)

• le néphroblastome (2006)

• le cancer du rectum (2006)                          Ces documents sont téléchargeables sur
• le cancer de la prostate (2005)                     www.e-cancer.fr et www.sor-cancer.fr
• le cancer du poumon (2003)                          et disponibles gratuitement sur simple
• l’ostéosarcome (2003)                               demande auprès de l’INCa.
1   cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE
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conseils pour la recherche d’information
L’information est un droit du patient : il ne faut jamais hésiter à demander
des explications au médecin ou aux autres membres de l’équipe
soignante.
Pour toute recherche complémentaire d’une information de qualité sur les
cancers et leur prise en charge, il est recommandé de préférer notamment
des documents dont les auteurs sont nommés et qui précisent la manière
dont ils ont été élaborés. Sur internet, il est recommandé de privilégier les
sites qui adhèrent aux principes de la charte HONcode. Des conseils sur
la façon d’identifier des sites de qualité sont disponibles sur le site de la
Haute Autorité de santé, www.has-sante.fr.




                       Publication de l’Institut National du Cancer

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                                    institut national du cancer
                                      52, avenue André Morizet
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                                publications@institutcancer.fr
                  Tél. : 01 41 10 50 00 – Fax. : 01 41 10 50 20




www.e-cancer.fr

Comprendre la chimiothérapie

  • 1.
    Comprendre Réédition actualisée 2008 la chimiothérapie collection Guides d’information Le dérouLement d’une Chimiothérapie Son aCtion SeS aSpeCtS pratiqueS SeS effetS SeCondaireS La SurveiLLanCe mieux vivre La Chimiothérapie
  • 2.
    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE cedocument fait partie de la collection « Guides d’information cANcER INFO » éditée par l’Institut National du cancer, agence nationale sanitaire et scientifique chargée de coordonner la politique de lutte contre le cancer en France. ce document a été validé en octobre 2008. Il est disponible gratuitement par téléchargement sur www.e-cancer.fr et sur www.sor-cancer.fr, et sur simple demande, à l’adresse suivante : Institut National du cancer Service publications et diffusion 52, avenue André Morizet 92100 Boulogne-Billancourt diffusion@institutcancer.fr Tél. : 01 41 10 50 00 – Fax : 01 41 10 50 20 ce guide a été publié avec le soutien financier de :  La Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) 101, rue de Tolbiac - 75013 Paris Tél. : 01 44 23 04 04 – Fax : 01 45 82 07 59 - www.fnclcc.fr  La Ligue nationale contre le cancer 14, rue corvisart - 75013 Paris Tél. : 01 53 55 24 00 – Fax : 01 43 36 91 10 - www.ligue-cancer.asso.fr cet ouvrage est protégé par les dispositions du code de la propriété intellectuelle. conformément à ses dispositions, sont autorisées, sous réserve de la mention de la source, d’une part, les reproductions strictement réservées à l’usage privé et non destinées à une utilisation collective et, d’autre part, les courtes citations. Pour toute autre utilisation, vous pouvez demander l’autorisation auprès du département communication institutionnelle de l’Institut National du cancer, seul titulaire des droits d’auteur.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE comprendre la chimiothérapie C e guide d’information a pour but d’aider les personnes atteintes d’un cancer et leurs proches à mieux Ce guide Comprendre la chimiothé- rapie traite de la chimiothérapie de l’adulte. Les chimiothérapies prescrites comprendre la chimiothérapie, à faciliter pour l’enfant ne sont pas abordées dans la prise en charge de ses effets secon- cet ouvrage. daires éventuels et ainsi, à améliorer la qualité de vie des personnes malades. Il constitue un outil utilisable dans une démarche d’éducation thérapeutique* Il tente d’expliquer, avec des mots que du patient. nous avons souhaités simples et clairs, ce que les médecins savent actuellement de Cette réédition actualisée tient compte la chimiothérapie. des dernières données scientifiques sur la chimiothérapie et les autres Les modalités des traitements varient en traitements médicaux du cancer, en fonction des établissements de soins. Les particulier sur les traitements ciblés. informations que vous trouverez dans ce Ces informations ont été validées par guide évoquent les situations les plus les coordonnateurs scientifiques (voir la fréquentes. Cependant, elles peuvent ne liste des membres du groupe de travail à pas correspondre tout à fait à ce qui vous la fin de cette brochure). sera proposé.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE commentutiliser ce guide ? C e guide est consultable en fonc- tion des besoins d’informations de chacun. Il est constitué de chapitres vocabulaire médical employé dans le guide et dans les fiches. Les mots du glos- saire sont identifiés par un astérisque qui se lisent de façon indépendante. dans le texte. Les messages clés « À retenir », situés à Nous avons glissé dans le guide un la fin de chaque chapitre, correspondent questionnaire destiné à recueillir votre aux éléments essentiels identifiés par avis. N’hésitez pas à le remplir et à nous des patients, d’anciens patients et des per- le retourner. Vos remarques seront sonnes de leur entourage, qui ont parti- attentivement analysées et prises en cipé à l’élaboration de ce document. compte lors d’une prochaine mise à jour. Une fiche complémentaire propose des outils d’aide à la gestion de la D’autres guides d’information sont chimiothérapie, et trois autres des mentionnés au fil du texte. Ils complè- informations détaillées sur le casque tent les informations sur différents réfrigérant, les professionnels au service thèmes comme la fatigue, la douleur, les du patient et les traitements ciblés. aspects psychosociaux… N’hésitez pas à les consulter en fonction de vos besoins Un glossaire, « Les mots et leur sens », (voir la liste des guides disponibles à la situé à la fin du document, explique le fin de cette brochure).
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE QU’EST–cE QU’UN cANcER ? Un cancer est une maladie de la cellule*. La cellule est l’unité de base de la vie. Il en existe dans le corps plus de deux cents types différents. Toutes ont un rôle précis : cellules cutanées, musculaires, nerveuses, osseuses, etc. Une cellule cancéreuse est une cellule qui s’est modifiée. Habituellement, ces modifications sont réparées par l’organisme. cependant, lorsque la cellule devient cancéreuse, elle perd ses capacités de réparation. Elle se met alors à se multiplier et finit par former une masse qu’on appelle tumeur* maligne. Les cellules cancéreuses ont tendance à mi- grer dans d’autres parties du corps par les vaisseaux lymphatiques* ou par les vaisseaux sanguins*, et à y développer de nouvelles traitement adapté à chaque cancer. Tous tumeurs qu’on appelle métastases*. On dit les traitements ont pour but de supprimer dans ce cas que le cancer est métastatique. les cellules cancéreuses. En l’absence de chaque cancer est différent. c’est la raison traitement adapté, le cancer risque d’évoluer pour laquelle il est nécessaire d’envisager un plus rapidement.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Sommaire 1. La chimiothérapie et les différents traitements possibles du cancer ........................ 9 2. Le choix des traitements ...................................................................................................... 13 3. Le déroulement d’une chimiothérapie ............................................................................19 4. L’action d’une chimiothérapie ...........................................................................................23 5. Les aspects pratiques d’une chimiothérapie .................................................................. 27 6. Les effets secondaires d’une chimiothérapie ..................................................................43 7. La surveillance d’une chimiothérapie ..............................................................................67 8. Mieux vivre la chimiothérapie ............................................................................................ 71 FIcHES PRATIQUES ● Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie..........................................................................79 ● Fiche 2. Le casque réfrigérant ..............................................................................................85 ● Fiche 3. Les professionnels au service du patient ..........................................................89 ● Fiche 4. Les traitements ciblés.............................................................................................97 GLOSSAIRE Les mots et leur sens.................................................................................................................105
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1. La chimiothérapie et les différents traitements possibles du cancer T raiter un cancer consiste à élimi- ner la tumeur* et à supprimer les cellules* cancéreuses. c’est-à-dire les endroits que les cellules cancéreuses auraient pu atteindre, grâce à une opération. ● La radiothérapie* est un traitement Les traitements du cancer ont pour but qui consiste à utiliser des rayons* pour de : détruire les cellules cancéreuses. ● guérir le patient ; ● La chirurgie et la radiothérapie sont ● réduire le risque de récidive* ; des traitements locaux du cancer, ● augmenter la durée de vie ; c’est-à-dire qu’ils agissent localement ● améliorer la qualité de vie. sur les cellules cancéreuses de l’organe atteint ou dans les ganglions*. Ces objectifs varient selon le type de ● La chimiothérapie est un traitement cancer et son stade d’évolution*. qui consiste à utiliser des médicaments contre les cellules cancéreuses (par Il existe différents types de traitements injection dans un site implantable* qui peuvent être utilisés seuls ou associés le plus souvent ou dans une veine). entre eux : La chimiothérapie agit sur toutes les ● La chirurgie* permet de confirmer le cellules cancéreuses, même sur celles diagnostic* et d’enlever la tumeur et qui n’ont pas été détectées par les les éventuelles greffes cancéreuses*, examens d’imagerie*.
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    10 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ● L’hormonothérapie* est un trai- La chimiothérapie et l’hormonothérapie tement qui empêche l’action d’hor- sont des traitements médicaux du cancer. mones* susceptibles de stimuler la Les progrès actuels de la recherche ont croissance des cellules cancéreuses. permis la mise au point de nouveaux ● La chimiothérapie et l’hormono- traitements médicaux du cancer appelés thérapie agissent par voie générale, traitements ciblés. Vous en entendrez c’est-à-dire qu’elles agissent sur les probablement parler. c’est pourquoi cellules cancéreuses dans l’ensemble nous avons choisi de mettre à votre du corps. disposition une information générale à ● L’immunothérapie* est un traite- ce sujet (voir Fiche 4. Les traitements ciblés, ment qui vise à stimuler les défenses p. 97). Votre médecin pourra compléter immunitaires de l’organisme contre cette information et voir avec vous si vous les cellules cancéreuses. pouvez en bénéficier ou non. La radiothérapie, la chimiothérapie Le développement récent des traite- et l’hormonothérapie sont souvent ments ciblés ne vise actuellement pas utilisées en complément de la chirurgie à remplacer les traitements habituels pour améliorer les chances de guérison*. du cancer (chimiothérapie, radiothé- On les qualifie alors de traitements rapie et hormonothérapie), mais à les adjuvants*. Ils peuvent aussi être utilisés compléter. seuls. Le traitement du cancer est adapté en fonction de chaque situation : chaque cancer est particulier et nécessite une prise en charge appropriée.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 11 À retenir Il existe différents types de traitements Le traitement du cancer est adapté en du cancer utilisés seuls ou associés entre fonction de chaque situation : chaque eux : la chimiothérapie, la chirurgie, la cancer est particulier et nécessite une prise radiothérapie, l’hormonothérapie et en charge appropriée. l’immunothérapie.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 2. Le choix des traitements P our choisir les traitements, les médecins tiennent compte de plusieurs critères : Lorsque ces études ont montré que, pour une situation donnée, il existe un traitement qui présente plus d’avan- ● du type de cancer* et de son stade tages par rapport aux autres, on parle d’évolution* ; de traitement standard*. Il s’agit du ● de la localisation de la tumeur ; traitement de référence. Le traitement ● de l’état de santé du patient et de ses standard est alors proposé de façon antécédents médicaux* et chirur- systématique dans cette situation. Il gicaux ; arrive cependant que le médecin ne ● de son âge ; puisse pas l’appliquer du fait de facteurs ● des éventuels effets secondaires* des particuliers liés au patient ou à sa traitements ; maladie. Le médecin propose alors un ● de l’avis du patient et de ses préfé- ou plusieurs traitements mieux adaptés rences ; à la situation. ● de l’existence d’essais thérapeu- tiques* dont il pourrait bénéficier. Souvent, plusieurs d’entre eux ont des bénéfices et des inconvénients compa- Les études scientifiques évaluent les rables. Lorsque les études scientifiques nouveaux traitements ou les nouvelles n’ont pas pu identifier un traitement associations de traitements, et étudient dont les avantages et les inconvénients l’ordre dans lequel ils sont le plus efficaces sont préférables à ceux des autres pour chaque type de cancer. Ces études traitements, plusieurs possibilités comparent également les avantages et les existent alors. Ce sont des options*. inconvénients des traitements habituels et ceux des nouveaux.
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    1 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Une équipe pluridisciplinaire choisit Le médecin explique les avantages et les les traitements qui seront proposés au inconvénients du ou des traitements patient. Composée des professionnels proposés au patient. Cela permet de de santé concernés par la maladie dont choisir avec lui le traitement le mieux souffre le patient, cette équipe se réunit adapté à sa situation et de participer à lors d’une réunion de concertation la décision. pluridisciplinaire* (RCP). L’ordre des traitements du cancer est Le plus souvent, il s’agit d’un chirur- défini par l’équipe médicale pluri- gien, d’un oncologue médical et d’un disciplinaire en fonction du stade oncologue radiothérapeute. Ce choix de la maladie et de l’état général du est déf ini en concertation avec le patient. patient sur la base de l’avis rendu par ces professionnels. Un Programme Personnalisé de Soins* (PPS) est ensuite remis au patient. Ainsi, la personne malade est assurée de bénéficier de toutes les ressources médicales appropriées. Il est recommandé de traiter un cancer dans un établissement spécialisé qui dispose d’équipes pluridisciplinaires et qui fait partie d’un réseau* de cancé- rologie. La décision pluridisciplinaire Des informations complémentaires sur les différents professionnels de santé que vous êtes amené à rencontrer lors de votre prise en charge sont disponibles dans la Fiche 3. Les professionnels au service du patient, p. 89.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 QU’EST-cE QU’UN ESSAI THÉRAPEUTIQUE ? Les médecins proposent parfois aux patients de souhaitent participent à un essai thérapeutique. Ils participer à un essai thérapeutique (également doivent recevoir une notice d’information, donner appelé essai clinique). Un essai thérapeutique est leur accord par écrit et peuvent revenir sur leur une étude dont l’objectif est d’évaluer un nouveau décision à tout moment et quitter l’étude. traitement. cette étude doit avoir pour but de montrer s’il existe un avantage par rapport aux Tous les patients ne sont pas concernés par un traitements habituellement utilisés (meilleure essai thérapeutique. Les patients à qui les médecins efficacité, diminution des effets secondaires*, proposent cet essai thérapeutique doivent répondre amélioration de la qualité de vie). à certains critères comme le type de tumeur, le stade d’évolution* du cancer… (on parle de critères Participer à un essai thérapeutique permet d’inclusions). d’accéder à de nouveaux traitements et contribue aux progrès de la recherche. Des informations complémentaires sur les essais thérapeutiques sont disponibles sur : Un essai thérapeutique peut également avoir pour ● le site de l’Institut National du cancer objectif d’évaluer précisément certains aspects (www.e-cancer.fr) où un registre des essais d’un traitement déjà connu. Le médecin explique thérapeutiques par type de cancers, actuellement les objectifs et les bénéfices attendus de l’étude, le proposés aux patients, est mis à disposition ; ou les traitements utilisés et les effets secondaires ● le site de la Fédération nationale des centres éventuels, ainsi que les examens de surveillance à de lutte contre le cancer (www.fnclcc.fr) dans réaliser. la rubrique Essais cliniques du BEcT (Bureau d’études cliniques et thérapeutiques). Un patient qui participe à un essai thérapeutique est davantage suivi. Seuls les patients qui le Des informations complémentaires sur les essais cliniques sont disponibles dans la brochure Les essais cliniques en cancérologie : les réponses à vos questions, éditée par l’Institut National du cancer.
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    1 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ● La chimiothérapie est parfois utilisée QUAND LE MÉDEcIN PROPOSE-T-IL comme unique traitement. C’est une UNE cHIMIOTHÉRAPIE ? chimiothérapie exclusive. Lorsqu’elle Le médecin propose une chimiothérapie est associée à un traitement par généralement dans trois situations : radiothérapie*, on parle alors de ● avant une chirurgie, il s’agit d’une radiochimiothérapie. chimiothérapie néoadjuvante. Cette chimiothérapie a pour but de diminuer Une chimiothérapie adjuvante est fré- la taille de la tumeur* et de faciliter quente, mais pas systématique. Elle est ainsi l’opération. Elle a également envisagée lorsqu’elle peut réduire les pour objectif de diminuer les risques risques d’apparition de métastases. de récidive du cancer. De plus, elle permet d’évaluer rapidement si les Lors d’une chirurgie, le chirurgien retire médicaments de chimiothérapie sont le plus possible les cellules cancéreuses efficaces sur la tumeur ; visibles. La chimiothérapie vise ensuite ● après une chirurgie complète de à détruire le maximum de cellules la tumeur, c’est-à-dire lorsque le cancéreuses qui pourraient éventuel- chirurgien a enlevé toutes les cellules lement rester dans toutes les parties du cancéreuses visibles. C’est alors corps, qu’elles soient visibles ou non. Elle une chimiothérapie adjuvante. La améliore ainsi les chances de guérison*. chimiothérapie a pour but de diminuer les risques de récidive locale ou à Le risque d’apparition de métastases distance. La chimiothérapie complète dépend du stade d’évolution* du cancer. alors la chirurgie ; Celui-ci est lié à : ● pour tr aiter des mét ast ases*, ● la taille de la tumeur ; c’est-à-dire des cellules cancéreuses ● la présence de cellules cancéreuses dans qui se sont propagées dans d’autres les ganglions* ; parties du corps. On dit que c’est une ● le type de cellules cancéreuses ; chimiothérapie métastatique.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 ● l’envahissement ou non des vaisseaux soignée, de son état général, de son avis, sanguins* ou lymphatiques*. ainsi que de ses antécédents* médicaux et chirurgicaux. Ces caractéristiques sont appelées des facteurs de risque* de récidive*. La Le médecin vous expliquera le traite- décision de proposer une chimiothérapie ment qui sera prescrit en fonction de adjuvante tient compte de ces facteurs de votre situation. risque, mais aussi de l’âge de la personne À retenir Le choix des traitements est déf ini en Une chimiothérapie néoadjuvante permet concertation avec le patient sur la base de diminuer la taille de la tumeur facilitant de l’avis rendu par des professionnels ainsi l’opération, de diminuer les risques lors d’une réunion de concer tation de récidive et d’évaluer l’eff icacité des pluridisciplinaire (RcP). Un Programme médicaments sur la tumeur. Personnalisé de Soins (PPS) est ensuite remis au patient. Une chimiothérapie adjuvante est proposée lorsqu’elle est capable de réduire les risques La chimiothérapie peut être proposée de développement de métastases. avant une chirurgie (chimiothérapie néoadjuvante), après une chirurgie La participation à un essai clinique offre (chimiothérapie adjuvante) ou pour la possibilité d’accéder à des thérapies traiter des métastases (chimiothérapie innovantes et de contribuer au progrès dans métastatique). la recherche de nouveaux traitements.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 3. Le déroulement d’une chimiothérapie L e déroulement d’une chimio- thérapie est soigneusement planifié selon un protocole* établi En fonction de ces éléments, le médecin établit avec la personne soignée un calendrier qui prévoit l’administration par l’équipe médicale. des médicaments de chimiothérapie. Ces médicaments sont administrés sur La chimiothérapie ne débute qu’après un ou plusieurs jours. On parle de cure* un bilan qui permet de conf irmer de chimiothérapie. Une alternance de qu’elle est justifiée et que le patient périodes de traitement et de repos est peut la supporter. On parle de bilan prévue : entre deux cures, un intervalle préthérapeutique c’est-à-dire effectué d’une à quatre semaines est nécessaire en avant le traitement. fonction des protocoles. Le repos permet à l’organisme de récupérer des éventuels Les examens sanguins (NFS*, pla- effets secondaires*. Le nombre de cures quettes* ou autre) permettent au est adapté à chaque patient. médecin cancérologue de vérif ier l’état de santé du patient avant chaque Pour que le traitement soit le plus chimiothérapie. Le médecin donne efficace possible, le médecin tente de alors son « feu vert » pour commencer respecter les doses de chimiothérapie ou poursuivre la chimiothérapie et le calendrier prévu par le protocole. (voir chapitre 7 La surveillance d’une Occasionnellement (obligation sociale chimiothérapie, p. 67). ou familiale), il est parfois possible,
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    0 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE avec l’accord du médecin, de reporter le tations de surveillance. Il est de ce fait traitement de quelques jours. Si le patient difficile de déterminer d’emblée de souhaite partir en vacances, le traitement façon précise la durée exacte de la peut éventuellement être administré chimiothérapie. dans un centre de soins proche de son lieu de vacances. Le médecin lui indique La durée d’un traitement de chimio- qui contacter pour mettre en place cette thérapie néoadjuvante est variable solution temporaire. selon les situations. Elle est en moyenne de 3 à 5 mois. Les effets du traitement sur la tumeur et la façon dont la personne supporte La durée d’un traitement de chimio- les médicaments sont évalués lors de thérapie adjuvante est en moyenne consultations de surveillance régulières de 5 à 6 mois. Elle varie parfois de (voir chapitre 7 La surveillance d’une quelques semaines à deux ans. chimiothérapie, p. 67). En fonction de ces éléments, le médecin modifie La durée d’une chimiot hér apie parfois le déroulement et la durée de la métastatique varie de 3 mois à plus chimiothérapie au moment des consul- d’un an. Des informations complémentaires sur les différents professionnels de santé que vous êtes amené à rencontrer lors de votre prise en charge sont disponibles dans la Fiche 3. Les professionnels au service du patient, p. 89.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 À retenir Une chimiothérapie ne débute qu’après La durée des traitements est variable. Elle un bilan préthérapeutique (examens bio- est adaptée à chaque personne soignée et logiques et examens d’imagerie). n’est pas proportionnelle à la gravité de la maladie. En fonction des résultats, le médecin éta- blit un calendrier avec le patient.L’admi- nistration d’une chimiothérapie nécessite une surveillance régulière.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 4. L’action d’une chimiothérapie L a chimiothérapie est utilisée pour traiter des cancers* depuis les années 1940. Elle s’est beaucoup Les médicaments de chimiothérapie sont le plus souvent administrés dans une veine du patient par l’intermédiaire développée à partir de 1970, grâce à la d’un tuyau appelé cathéter* (voir découverte de nouveaux médicaments. paragraphe Comment fonctionnent les cathéters ?, p. 34). cOMMENT AGIT UNE cHIMIOTHÉRAPIE ? De nombreux cancers sont chimio- La chimiothérapie vise à éliminer les sensibles*, autrement dit, ils sont cellules* cancéreuses quel que soit sensibles aux médicaments de l’endroit où elles se trouvent dans le chimiothérapie. Toutefois, certains corps, soit en les détruisant directement, cancers le sont plus que d’autres. La soit en les empêchant de se multiplier. La chimiosensibilité varie selon les tumeurs chimiothérapie agit sur toutes les cellules et l’endroit où elles sont situées. Plus cancéreuses, même sur celles que l’on n’a un cancer est chimiosensible, plus la pas pu repérer lors des examens. chimiothérapie a des chances d’être efficace. Une chimiothérapie est un traitement qui utilise des produits chimiques. LES MÉDIcAMENTS Ces médicaments sont extraits de DE cHIMIOTHÉRAPIE végétaux ou sont produits en labora- Les médicaments de chimiothérapie toire par synthèse. Ils agissent contre sont nombreux : il en existe une les cellules cancéreuses, d’où leur nom cinquantaine. de médicaments antitumoraux ou anticancéreux.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Toussont susceptibles d’entraîner un d’un cancer du sein ont envahi le foie, le certain nombre d’effets secondaires traitement de ces métastases au niveau variables (voir paragraphe Quels sont les du foie est le même que le traitement du effets secondaires éventuels de ma chimio- cancer du sein. thérapie ? p. 80). Le choix des médicaments de chimio- Comment sont choisis les thérapie est adapté en fonction de médicaments de chimiothérapie ? chaque situation : chaque cancer est Le choix des médicaments de chimio- particulier et nécessite un traitement thérapie proposés au patient est fait adapté. par une équipe pluridisciplinaire (voir chapitre 2 Le choix des traitements, p. 13). Les médicaments de chimiothérapie peuvent-ils être associés ? Il dépend de l’organe ou de la partie du Les essais thérapeutiques* ont montré corps à traiter. Certains médicaments que dans des situations particulières, de chimiothérapie agissent plus parti- associer plusieurs médicaments de culièrement sur les cellules cancéreuses chimiothérapie (polychimiothérapie) d’un cancer donné. Par exemple, des est parfois plus efficace qu’un seul médicaments efficaces sur un cancer du m é d i c a m e n t d e ch i m i ot h é r a p i e poumon le sont moins sur un cancer du (monochimiothérapie). Pour cette tube digestif. raison, plusieurs médicaments de chimiothérapie sont souvent associés Les médicaments utilisés pour traiter entre eux. des métastases correspondent à ceux utilisés pour traiter la tumeur dont La façon dont les médicaments d’une elles sont issues (la tumeur primitive*). polychimiothérapie sont administrés Par exemple, si des cellules cancéreuses (médicaments associés, doses, rythme
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE d’administration, etc.) est établie lors il est important que le patient infor- de l’élaboration du protocole* de me le chimiothérapeute des autres chimiothérapie. Selon les protocoles, médicaments qu’il prend. En effet, deux ou trois médicaments sont associés certains médicaments sont parfois sur une période de plusieurs mois. incompatibles avec ceux d’une chimio- thérapie. En cas de problème, le chimio- L’équipe médicale choisit un protocole thérapeute et le médecin traitant pren- parmi ceux qui ont démontré leur nent en commun une décision adaptée à efficacité. Les essais thérapeutiques la situation du patient. cherchent constamment à améliorer les résultats obtenus (voir chapitre 2 Le choix La plupart des vaccinations ne sont des traitements, p. 13). pas contre-indiquées pendant une chimiothérapie. Ce n’est toutefois pas L’association de plusieurs médicaments forcément le meilleur moment pour n’est pas liée au stade d’évolution* du se faire vacciner. Il est nécessaire de cancer. demander l’avis de votre médecin. Les médicaments de chimiothérapie peuvent-ils être associés à des médicaments prescrits pour d’autres maladies ? Le plus souvent, il est possible de prendre les médicaments prescrits par un médecin généraliste ou spécialiste (contre le diabète*, l’hypertension, l’excès de cholestérol) en même temps qu’une chimiothérapie. Cependant, Des informations complémentaires sur les différents professionnels de santé que vous êtes amené à rencontrer lors de votre prise en charge sont disponibles dans la Fiche 3. Les professionnels au service du patient, p. 89.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Àretenir Une chimiothérapie vise à éliminer les situation : chaque cancer est particulier et cellules cancéreuses dans l’ensemble du nécessite un traitement approprié. corps, soit en les détruisant directement, Les médicaments de chimiothérapie sont soit en les empêchant de se multiplier. souvent associés entre eux. Il existe de nombreux médicaments de Généralement, ils peuvent être utilisés chimiothérapie. en même temps que des médicaments Le choix des médicaments de chimio- prescrits pour d’autres maladies. thérapie est adapté en fonction de chaque
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 5. Les aspects pratiques d’une chimiothérapie cOMMENT SONT ADMINISTRÉS L’équipe médicale adapte le mode d’ad- LES MÉDIcAMENTS ministration en fonction de chaque DE cHIMIOTHÉRAPIE ? personne malade et de la nature du Il est possible d’administrer les médi- médicament. caments de chimiothérapie de plusieurs façons : L’efficacité du traitement n’est pas liée ● par des injections dans une veine (voie à la façon dont il est administré. intraveineuse) ; ● par la bouche (voie orale) ; L’injection intraveineuse ● par des injections dans le muscle (voie Les médicaments de chimiothérapie, sous intramusculaire) ; forme liquide, sont administrés goutte à ● plus rarement, directement dans goutte dans les veines par perfusion*. la tumeur ou dans une cavité de Cette voie d’administration permet une l’organisme envahie par les cellules diffusion rapide des médicaments dans cancéreuses. tout l’organisme. La façon d’administrer des médicaments Administrer une chimiothérapie de chimiothérapie varie en fonction des dans des petites veines comme celles médicaments utilisés, de la fréquence et du bras est parfois difficile. En outre, de la durée du traitement. des réactions locales au niveau de la peau sont possibles pendant ou après
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE laperfusion d’une chimiothérapie Elle dépend du protocole* prescrit par (douleur, picotements, rougeur, bosse). le médecin. Celui-ci précise la durée de cette perfusion. Si la chimiothérapie s’écoule en dehors de la veine, sous la peau, elle risque La perfusion de médicaments de chimio- d’entraîner des lésions de la peau longues thérapie se fait parfois avec un système de à cicatriser. Au moindre problème, le pompe (voir paragraphe La chimiothérapie patient ne doit pas hésiter à prévenir à domicile, p. 30). l’équipe médicale. La voie orale C’est la raison pour laquelle on propose Les médicaments de chimiothérapie très souvent, avant une chimiothérapie, sous forme de comprimés ou de gélules, de poser un cathéter* (cathéter simple sont administrés par voie orale (par la ou chambre implantable). bouche). Comme les aliments, ils sont absorbés dans l’intestin. Ils sont ensuite Le cathéter facilite les perfusions de acheminés par le sang jusqu’aux cellules chimiothérapie et évite d’avoir une piqûre cancéreuses. à chaque fois dans le bras. Il améliore le confort de la personne malade et per- En fonction du médicament de chimio- met d’administrer les médicaments de thérapie, les comprimés se prennent chimiothérapie en toute sécurité (voir avant, pendant ou après le repas. Le paragraphe Comment fonctionnent les médecin précise la façon dont les com- cathéters ?, p. 34). primés doivent être pris. Il est impor- tant de respecter la prescription du La durée des perfusions de chimio- médecin, ainsi que les doses et les durées thérapie varie d’une demi-heure à plu- de traitement. sieurs jours, voire plusieurs semaines.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Si ces modalités ne sont pas respectées Une crème d’anesthésique local* appli- ou si le médicament n’a pas été pris, il est quée une à deux heures avant l’injection nécessaire d’en informer le médecin sans peut être proposée afin de rendre la zone tarder. En cas de vomissements, il ne faut qui va être piquée indolore. Toutefois, pas reprendre une dose de médicament, une douleur apparaît parfois plus tard à mais prévenir le médecin qui précisera ce l’endroit de la piqûre. Un massage doux qu’il faut faire. permet parfois de soulager la douleur. La plupart des médicaments de chimio- Dans le cas où un bleu apparaîtrait, il thérapie sont disponibles en pharmacie est conseillé d’appliquer des compresses de ville. Toutefois, certains ne sont dé- imprégnées d’alcool à 70 % ou une pom- livrés que par la pharmacie de l’établis- made adaptée prescrite par le médecin. sement dans lequel le patient est suivi. Le pharmacien est là pour conseiller et Les autres voies d’administration répondre aux questions que le patient de la chimiothérapie se pose sur les médicaments qui lui sont Dans certains cas, la chimiothérapie est prescrits. administrée directement dans la tumeur ou dans une cavité de l’organisme où les Comme tous médicaments, les médi- cellules cancéreuses se sont développées. caments de chimiothérapie ne doivent pas être trop manipulés, ni laissés à la Ainsi, lorsque des cellules cancéreuses portée des enfants. se sont propagées dans la cavité abdo- minale*, il est possible d’administrer L’injection intramusculaire la chimiothérapie directement dans la Seul un petit nombre de médicaments de cavité péritonéale* (on parle d’injection chimiothérapie est directement injectable intrapéritonéale). La chimiothérapie est dans le muscle (en intramusculaire). également injectable dans une artère*
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    0 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE (injection intra-artérielle), dans la plèvre* C’est ce qu’on appelle un traitement (on parle d’injection intrapleurale) ou ambulatoire*. La chimiothérapie dans le liquide céphalorachidien* (on ambulatoire représente aujourd’hui parle d’injection intrathécale). 70 % des chimiothérapies réalisées dans les établissements publics et 90 % des Ces voies d’administration nécessitent chimiothérapies du secteur privé. une hospitalisation. Une anesthésie* locale est proposée si nécessaire. Pour certains médicaments, une hos- pitalisation d’un jour ou deux est néces- Où UNE cHIMIOTHÉRAPIE saire à chaque cure. EST-ELLE RÉALISÉE ? Une chimiothérapie est réalisée dans un La chimiothérapie à domicile hôpital ou dans une clinique, ou encore Dans des situations particulières, il est à domicile. possible d’effectuer la chimiothérapie à domicile. La chimiothérapie à l’hôpital ou à la clinique Certaines chimiothérapies sont admi- Lors de la première cure* de chimio- nistrées sous forme de perfusion au thérapie, une courte période de surveil- domicile du patient (hospitalisation à lance en hospitalisation est parfois domicile, abrégée en HAD). nécessaire. D’autres le sont grâce à un appareil- Par la suite, pour les médicaments les lage spécial programmé à l’hôpital. Une plus couramment utilisés, le patient infirmière libérale et le médecin traitant vient à l’hôpital ou à la clinique pour passent ensuite au domicile du patient y recevoir sa chimiothérapie, puis pour surveiller si tout se passe bien (soins rentre chez lui. Le traitement dure le à domicile, abrégés en SAD). Tout dépend plus souvent moins d’une journée. du protocole de chimiothérapie utilisé.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 Cet appareillage s’appelle pompe de Il existe une grande variété de pompes. perfusion continue ambulatoire (PCA). Elles sont prêtées par l’hôpital ou la C’est une sorte de réservoir qui contient clinique ou, le plus souvent, louées auprès les médicaments de chimiothérapie. Ce de prestataires de service qui expliquent réservoir est relié au cathéter* ; il perfuse leur fonctionnement au patient ou ainsi les médicaments dans une veine à l’infirmière et qui interviennent à du patient. La pompe est programmée domicile en cas de souci. Le coût de la par l’équipe médicale pour délivrer location des pompes est entièrement pris les médicaments de chimiothérapie en charge par la Sécurité sociale. en fonction de la dose et du rythme prévus par le protocole*. Elle est peu Certains établissements spécialisés ont encombrante (elle mesure environ 10 à bien développé les hospitalisations à 15 centimètres). La pompe permet de domicile (HAD) et les soins à domicile se déplacer facilement et de poursuivre (SAD) par des professionnels libéraux le traitement à domicile. Le médecin mais également dans le cadre de centres informe le patient sur les précautions de soins infirmiers. Le patient ou sa qu’il doit prendre. famille ne doivent pas hésiter à se renseigner sur ces possibilités auprès du médecin ou de l’équipe médicale. cOMMENT PRÉPARE-T-ON UNE cHIMIOTHÉRAPIE ? Une chimiothérapie utilise des médi- caments particuliers qui demandent des précautions spécifiques. Ce sont des produits toxiques et potentiellement dangereux pour les personnes qui les manipulent très fréquemment. Leur Pompe PcA
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE préparationest donc soumise à des QUELLES SONT LES DIFFÉRENTES procédures particulières et complexes. ÉTAPES DE LA PRÉPARATION D’UNE cHIMIOTHÉRAPIE ? Les médicaments ne sont pas préparés à Plusieurs étapes sont nécessaires pour l’avance, mais au début de chaque séance. que la personne malade bénéficie d’une Chaque préparation est destinée à un chimiothérapie dans les meilleures patient en particulier. Elle nécessite un conditions. Tout d’abord, le médecin temps de réalisation bien précis que l’on prescrit les médicaments de chimio- ne peut pas réduire, cela explique l’attente thérapie adaptés au patient. Le phar- parfois longue avant que les médicaments macien vérifie l’ordonnance et prépare de chimiothérapie soient administrés. les produits qui sont ensuite acheminés jusqu’à la salle de chimiothérapie où ils sont administrés. La prescription médicale Le médecin oncologue prescrit au patient la chimiothérapie la plus adaptée à sa maladie et à son état général. L’ordonnance détaille le nom de chacun des médicaments du protocole* de chimiothérapie, ainsi que ceux d’autres médicaments destinés à limiter les ef fets secondaires*. Le médecin précise également la façon dont le tout va être administré (perfusion, piqûres, comprimés ou gélules), la Préparation d’une chimiothérapie quantité et la durée pendant laquelle la
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE personne soignée devra prendre chaque Pour une injection dans un muscle, médicament. la dose de médicament est placée dans une seringue. Les tuyaux, les poches, La dose prescrite est strictement indi- les seringues ou les récipients sont sté- viduelle. Elle prend en compte le poids riles (ne contiennent pas de microbes) et et la taille du patient, et des critères à usage unique. techniques précis comme la capacité d’élimination du médicament par les Après un dernier contrôle, la préparation urines par exemple. est emballée ; le nom de la personne soignée est inscrit. Elle est prête à être L’ordonnance, datée et signée par le administrée. médecin, est ensuite transmise à la pharmacie de l’hôpital ou de la clinique. L’acheminement Un membre du personnel de la phar- L’analyse pharmaceutique macie ou de l’établissement de soins Le pharmacien vérifie la concentration achemine cette préparation dans un du médicament, la façon dont il va container scellé et exclusivement réservé devoir être conservé jusqu’à ce qu’il soit à cet effet vers l’unité de soins dans administré (température, lumière), etc. laquelle se trouve la personne soignée. La préparation centralisée L’administration et la vérification Une infirmière s’assure que la prépara- Pour une injection dans une veine par tion correspond bien à l’ordonnance une perfusion, la dose de médicament est avant d’administrer le traitement au placée dans une poche ou un flacon selon patient. les cas. De petits tuyaux sont ajoutés à la poche ou au flacon pour installer la Lorsque l’administration des médi- perfusion (voir paragraphe Comment caments est terminée, l’infirmière met le fonctionnent les cathéters ?, p. 34). matériel de perfusion utilisé (aiguilles,
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE seringues…)dans des containers à cure* de chimiothérapie. Il peut aussi déchets spécifiques. Ils seront incinérés. être utilisé pour injecter d’autres médi- caments que ceux de la chimiothérapie cOMMENT FONcTIONNENT (antibiotiques, médicaments contre LES cATHÉTERS ? les vomissements, etc.), pour alimenter la personne soignée (alimentation Qu’est-ce qu’un cathéter ? intraveineuse) ou pour effectuer des Un cathéter est un tuyau stérile*, très fin, prises de sang. introduit le plus souvent dans une grosse veine à la base du cou. Existe-t-il plusieurs types de cathéters ? À quoi sert un cathéter ? Il existe deux types de cathéters : Un cathéter sert à administrer rapi- le cathéter simple ou cathéter veineux dement des médicaments de chimio- central et le cathéter à site d’injection thérapie par une veine. Il évite ainsi implantable. de piquer dans le bras lors de chaque 4 3 1 Pansement cachant le raccord externe 2 2 Raccord externe du cathéter 3 cathéter situé sous la peau 1 4 cathéter placé dans la veine cathéter simple ou cathéter veineux central
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Le cathéter simple sort le plus souvent Le cathéter à site d’injection implantable sous la clavicule*. Il porte plusieurs (appelé Port-à-Cath® ou encore PAC) noms : cathéter sous-clavier, cathéter possède à son extrémité un petit réser- veineux central, accès veineux central, voir de 2 à 3 centimètres (en matériel voie centrale, voie veineuse profonde ou synthétique stérile*) qui est placé sous encore cathéter à manchon. la peau, le plus souvent au-dessus de la poitrine. 3 2 1 1 Site ou chambre implantable 2 cathéter situé sous la peau 3 cathéter placé dans la veine 1 cathéter à site implantable
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Àquel moment un cathéter ● des antécédents de saignement anor- est-il posé ? mal (lors d’opérations antérieures ou Un cathéter est le plus souvent posé lors dans la famille) ; de la première cure de chimiothérapie et ● des troubles au niveau des poumons ; reste en place entre les cures. ● un système implanté, type pace- maker*ou valve de dérivation du Que faut-il faire avant liquide céphalorachidien* par la pose d’un cathéter ? exemple ; Il est recommandé de signaler le plus tôt ● la pratique d’une activité physique ou possible à l’équipe médicale : risquant de déplacer le cathéter ; ● une angoisse à l’idée de la pose d’un ● une radiothérapie ou une chirurgie cathéter. Si la personne le souhaite, du cou ou du thorax (prévue ou déjà les infirmières prescrivent un tran- effectuée) ; quillisant léger ; ● une aplasie* ou des traitements qui ● une allergie à un anesthésique local*, risquent d’en provoquer une dans les à l’iode ou aux produits de contraste* 10 jours suivants (chimiothérapie déjà de radiologie* ; commencée). ● une infection*, de la fièvre ou un traitement par antibiotiques ; Comment met-on en place ● des antécédents de chirurgie (anté- le cathéter ? cédent chirurgical*) au niveau du cou La pose du cathéter simple ou au niveau du thorax* ; Le cathéter simple est introduit dans ● des traitements anticoagulants* une veine située sous la clavicule* ou (héparine, Previscan®, Sintron®, etc.) au niveau du cou. Il est glissé sous la ou antiagrégants plaquettaires (par peau. Son extrémité ressort quelques exemple Ticlid®, Plavix®, aspirine) qui centimètres plus bas au dessus de la doivent parfois être suspendus avant poitrine. de poser le cathéter ;
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Quelques points de suture sont néces- malade est ensuite surveillée pendant saires afin de maintenir le système en environ une heure. Les traitements de place. Le fil placé au niveau du cou, à chimiothérapie peuvent être administrés l’endroit où le cathéter entre dans la immédiatement. Puis un pansement est veine, est enlevé au bout d’une semaine. laissé en place. L’extrémité extérieure du tuyau qui Le cathéter simple est utilisé lorsque permet de brancher le cathéter aux le traitement par chimiothérapie est perfusions* de chimiothérapie est de courte durée ou lorsqu’il justifie une sorte de « robinet », fermé par un des perfusions importantes de médi- bouchon et recouvert d’un pansement caments. stérile*. Ce cathéter demande de la part du Le plus souvent, la pose d’un cathéter patient et de l’équipe médicale une n’est pas douloureuse. Elle dure environ surveillance et une hygiène attentive. 30 minutes. Ce geste est couramment Des pansements stériles doivent être réalisé sous anesthésie* locale par changés chaque semaine. Une infirmière des médecins anesthésistes ou des à domicile vient surveiller et vérifier chirurgiens. Il n’est pas nécessaire d’être l’aspect de la peau. Le patient est informé à jeun. La pose d’un cathéter ne justifie du type de toilette le plus adapté (bains pas toujours une anesthésie générale qui ou douches). nécessite une préparation médicale plus lourde qu’une anesthésie locale et qui La pose du cathéter comporter parfois des risques. à site implantable Pour poser un cathéter à site implan- Après la pose du cathéter simple, une table, on l’introduit dans une veine radiographie* de contrôle vérif ie située sous la clavicule* ou au niveau du qu’il est bien positionné. La personne cou. Il est glissé sous la peau jusqu’à une
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE grosseveine du thorax. Son extrémité de s’assurer qu’il est bien placé. Puis le est raccordée à un petit réservoir égale- patient est surveillé pendant environ ment placé sous la peau. Ce réservoir 1 heure. se sent sous la peau. Sa mise en place nécessite une petite incision de la peau Il est possible d’administrer immé- (3 à 4 centimètres). En fonction des diatement les traitements de chimio- habitudes de l’équipe, cette incision est thérapie. verticale ou horizontale. Cela n’a pas d’impact sur la taille ou sur l’aspect de Le réservoir sous la peau est piqué la cicatrice. avec une aiguille spéciale lors de chaque perfusion. Un patch ou une Les fils placés au niveau du cou (à l’en- crème d’anesthésique local* appliqué droit où le cathéter entre dans la veine), une heure avant la perfusion peuvent ainsi que ceux de la petite incision, sont être proposés. enlevés au bout de 10 jours. Par la suite, il subsistera une cicatrice au niveau de l’incision. Parfois, ce cathéter est posé au cours de l’intervention chirurgicale qui enlève la Peau Cathéter tumeur. Le patient ne doit pas hésiter à le demander. Le cathéter peut aussi être Tissu sous cutané installé sous anesthésie locale comme le cathéter simple. Chambre Muscle Poser un cathéter à site implantable Veine dure environ 50 minutes. Ensuite, une radiographie de contrôle permet Site implantable
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Un cathéter à site implantable* ne Quelles sont les nécessite pas de soins particuliers. Le complications possibles ? réservoir par lequel les produits sont Lorsque le cathéter est mis en place, injectés étant sous la peau, il ne nécessite des complications apparaissent parfois pas de pansement, sauf immédiatement (pneumothorax*, hémorragie*, pro- après avoir été posé. Le cathéter à site blèmes de tension artérielle). L’équipe de implantable présente l’avantage de médecins-anesthésistes-réanimateurs pouvoir s’habiller, faire une activité intervient immédiatement en cas de physique, se baigner, voyager, etc. besoin. Il offre donc une meilleure qualité de vie que le cathéter simple. L’apparition d’un hématome est fré- quente au niveau du cou ou sur le Quand et comment s’effectue trajet du tuyau sous la peau. Il s’accom- le retrait du cathéter ? pagne parfois de douleurs locales. Ces À la fin de la dernière séance de chimio- douleurs modérées disparaissent en thérapie ou plus tard, selon le souhait quelques heures ou quelques jours. Des du patient, le cathéter est retiré, le plus médicaments contre la douleur, à base souvent sous anesthésie locale. Un simple de paracétamol par exemple, soulagent pansement suffit ensuite à protéger la douleur. durant quelques jours la zone où il était installé. Le tuyau ou le site implantable sont des « corps étrangers » sur lesquels une Lorsque des séances supplémentaires de infection* peut se fixer. Une phlébite* chimiothérapie sont susceptibles d’être (inf lammation d’une veine) apparaît programmées, il est laissé en place un parfois. Il est nécessaire de signaler peu plus longtemps que la durée des rapidement au médecin toute douleur traitements. locale intense, même éloignée du
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    0 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE cathéter, tout gonf lement anormal, Y a-t-il des contre-indications ou rougeur, écoulement au niveau du point des recommandations spécifiques de piqûre, fièvre ou frisson, toute gêne à porter un cathéter ? respiratoire, tout gonflement du bras, Il est recommandé d’éviter les mou- du visage ou du cou. De même, il est vements violents répétés et de prévenir important de signaler si le cathéter a les chocs au niveau de l’endroit où est bougé, ou s’il s’est fissuré. implanté le cathéter. En voiture, le port de la ceinture de sécurité est parfois difficile. D’anciennes personnes malades conseillent d’utiliser des clips pour ceinture qui évitent qu’elle ne frotte sur le cathéter.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 À retenir Les séances de chimiothérapie ont lieu au chaque préparation de médicaments de sein d’un établissement de soins (hôpital chimiothérapie est spécifique à la personne ou clinique) ou au domicile du patient. soignée. Les durées d’hospitalisation sont variables. Il existe trois principaux modes d’admi- Elles ne sont pas proportionnelles à la nistration des médicaments de chimio- gravité de la maladie. thérapie : l’injection dans une veine ou dans un muscle, ou par la bouche. Soixante-quinze pour cent des chimio- thérapies se font aujourd’hui en ambu- Un cathéter sert à administrer rapidement latoire. des médicaments de chimiothérapie par les veines. c’est un tuyau stérile, très fin, L’équipe médicale adapte le nombre de introduit le plus souvent dans une veine cures et le mode d’administration en à la base du cou. Il en existe deux types : fonction de chaque patient. le cathéter simple ou cathéter veineux central et le cathéter à site d’injection Les médicaments ne sont pas préparés à implantable. l’avance ; cela explique l’attente parfois longue avant leur administration.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 6. Les effets secondaires d’une chimiothérapie L es médicaments de chimiothérapie s’attaquent non seulement aux cellules cancéreuses de la tumeur, mais Contrairement aux idées reçues, les médicaments pris par voie orale, sous forme de comprimés ou de gélules, également aux cellules saines qui se entraînent aussi des effets secondaires. divisent rapidement comme les cellules du tube digestif, les cellules à l’origine Si les effets secondaires de la chimio- des cheveux et des poils, les cellules de la thérapie sont fréquents, ils sont non reproduction et les cellules de la moelle systématiques, modérés et tempo- osseuse* qui fabriquent les globules raires. Ils sont directement liés au type du sang (globules blancs*, globules de médicaments administrés, à leurs rouges* et les plaquettes*). doses, à leur association avec d’autres médicaments, à la réaction individuelle Chaque médicament de chimiothérapie de chaque patient, ainsi qu’à son état a une toxicité particulière et agresse donc général. plus tel ou tel type de cellule. C’est la raison pour laquelle une chimiothérapie Les effets secondaires sont variables entraîne parfois des effets secondaires* : d’une cure de chimiothérapie à l’autre. nausées, vomissements, inflammation de la bouche (mucite*) ou aphtes, diarrhée Les chimiothérapies n’entraînent pas ou constipation, perte temporaire des toutes des effets secondaires ; cela ne cheveux (alopécie*), fatigue, baisse des signifie pas pour autant que le traitement globules blancs, des globules rouges ou est inefficace. Lorsqu’ils sont présents, des plaquettes.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ceseffets secondaires n’apparaissent des nausées ou des vomissements. pas tous en même temps. Certains d’entre eux en provoquent souvent, d’autres occasionnellement ou Certains effets secondaires peuvent être rarement. limités, voire évités, par des soins et des médicaments adaptés. Beaucoup de Toutes les personnes traitées par chi- progrès ont été faits ces dernières années miothérapie ne réagissent pas de la pour améliorer le confort des personnes même façon aux médicaments. Il y a des traitées par chimiothérapie. personnes plus sensibles que d’autres. Ainsi, les nausées et les vomissements Les recommandations du médecin par sont plus fréquents chez les femmes rapport à ces effets secondaires visent à et les jeunes gens. Les personnes pour améliorer la qualité de vie du patient. Il lesquelles les nausées et les vomisse- est important de les suivre. ments n’ont pas été traités lors d’une première cure de chimiothérapie DES NAUSÉES ET DES risquent davantage de les voir apparaître VOMISSEMENTS lors d’une seconde cure. Les nausées et les vomissements sont redoutés. Ils étaient autrefois très Les nausées commencent souvent le fréquents dans les jours qui suivaient soir ou le lendemain de la perfusion. la chimiothérapie. Ils sont aujourd’hui Elles apparaissent quelques minutes moins fréquents et moins intenses après la chimiothérapie ou plusieurs grâce à l’action préventive de nouveaux jours après. La personne se sent alors médicaments : les antiémétiques*. barbouillée, mais cela dure rarement plus de 72 heures après le traitement. Les De plus, tous les médicaments de nausées ne sont pas systématiquement chimiothérapie ne provoquent pas accompagnées de vomissements.
  • 45.
    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Lorsque des vomissements surviennent, soient particulièrement sensibles aux il est conseillé de se rincer la bouche avec odeurs. Cela entraîne parfois l’appari- de l’eau froide et d’attendre 1 à 2 heures tion de nausées. Diverses alternatives avant de manger. Les vomissements sont alors proposées : ne persistent en général pas plus de ● sucer des bonbons mentholés di-minue 48 heures après le traitement. le goût désagréable parfois déclenché par la chimiothérapie ; Si l’un ou l’autre de ces effets secondaires ● pratiquer des exercices de relaxation dure plus longtemps, il est conseillé d’en avant et pendant la perfusion de parler à son médecin. chimiothérapie. L’infirmière conseille le patient à ce sujet ; Parfois, certaines personnes ressentent ● regarder la télévision, écouter la radio des nausées ou des vomissements avant ou de la musique, jouer à des jeux de le traitement. Ils sont souvent liés à société, lire, discuter, etc. pendant la l’anxiété*, à des odeurs particulières ou perfusion. Ces activités contribuent aux souvenirs que la personne associe parfois à diminuer la sensation de à un traitement de chimiothérapie nausées. antérieur. Les personnes sensibles au mal des transports (voiture, avion, mer) Quelques conseils alimentaires adap- voient apparaître plus fréquemment tés diminuent les nausées et les vomis- des nausées ou des vomissements sements : avant le traitement. Des médicaments ● privilégier les aliments froids ou spécifiques permettent de diminuer tièdes qui sont moins odorants que les cette sensation. aliments chauds ; ● éviter les aliments lourds difficiles à Il arrive que pendant la chimio- digérer comme les aliments frits, gras thérapie, des personnes ressentent ou épicés ; un mauvais goût dans la bouche ou
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ●privilégier plusieurs petits repas, plutôt (voie orale), sous forme de suppositoires que deux repas traditionnels plus longs (voie rectale) ou sont administrés à digérer ; par perfusion (voie intraveineuse). Le ● manger lentement afin de faciliter la médecin prescrit un seul médicament digestion ; antiémétique ou plusieurs. ● éviter de boire pendant les repas, mais boire plutôt avant ou après. Les bois- Des médicaments contenant de la sons gazeuses fraîches, à base de cola cortisone sont parfois proposés comme notamment, aident parfois à diminuer antiémétiques. Sur une période courte, les nausées ; ces médicaments ne provoquent pas de ● supprimer le tabac ; prise de poids et ne nécessitent pas de ● manger léger avant et après le traite- régime sans sel. ment ; ● la consommation d’alcool en quantité Lorsque les vomissements surviennent, il modérée n’est pas contre-indiquée, est conseillé de prendre les médicaments sauf avis contraire du médecin. antiémétiques sous forme de pastilles qui fondent sous la langue jusqu’à leur Le médecin indique si le traitement arrêt, ou de suppositoires. Lorsque les de chimiothérapie est susceptible vomissements ont cessé, les médicaments d’entraîner ou non des nausées ou peuvent être repris sous forme de des vomissements. Lorsqu’il le juge comprimés. Le médecin suggère la voie nécessaire, des médicaments antié- d’administration et les doses les plus métiques* sont prescrits avant le début appropriées au patient. de chaque cure. Certains de ces médica- ments doivent également être pris 1 à Si le médicament antiémétique prescrit 5 jours après la chimiothérapie. Ils se ne soulage pas les vomissements, il est présentent sous forme de comprimés ou conseillé d’en parler à son médecin. de pastilles qui fondent sous la langue
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Les effets secondaires des antiémétiques d’entraîner une déshydratation. En sont le plus souvent une constipation, des cas de besoin, le médecin prescrit des troubles du sommeil, des mouvements médicaments, une perfusion pour incontrôlés des muscles et de la langue, éviter la déshydratation ou un régime des maux de tête, une nervosité ou un alimentaire antidiarrhéique. endormissement. Le patient ne doit pas hésiter à informer son médecin s’il En complément du traitement prescrit présente un ou plusieurs de ces effets. par le médecin, il est conseillé de : Il doit également le prévenir s’il a du ● boire au moins 2 litres de liquide diabète*. par jour (eau, thé, tisane, eau de riz, bouillon de légumes, jus de carottes Afin de pouvoir en parler avec le médecin, ou boissons gazeuses à température de mieux les prévenir et de mieux les ambiante) ; gérer, d’anciennes personnes malades ● privilégier une alimentation pauvre conseillent de noter sur une grille conçue en fibres à base de riz, pâtes, pommes à cet effet, le moment et la durée pendant vapeur, bananes bien mûres, gelée de lesquels ces effets ont été ressentis (voir coing, fromage à pâte cuite, biscottes paragraphe Quels sont les effets secondaires et carottes ; éventuels de ma chimiothérapie ? p. 80). ● éviter le café, les boissons glacées, le lait, les fruits et les légumes crus, les UNE DIARRHÉE céréales et le pain complet. Certains médicaments de chimio- thérapie entraînent une diarrhée. UNE cONSTIPATION Lorsqu’elle persiste plus d’une journée D’autres médicaments de chimio- ou qu’elle est accompagnée de fièvre thérapie entraînent au contraire une ou de vomissements, il est nécessaire constipation. La chimiothérapie est de contacter rapidement un médecin. rarement elle-même responsable de En effet, une diarrhée prolongée risque son apparition ou de son aggravation.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Lesmédicaments antiémétiques et le Il est possible de prévenir leur apparition ralentissement de l’activité physique y en suivant quelques conseils : contribuent parfois. ● éviter de manger des aliments comme du gruyère, des ananas, des noix, etc. ; Quelques conseils permettent de prévenir ● après les repas, réaliser des bains de ou de gérer cette constipation : bouche prescrits par le médecin ou ● boire au moins 2 litres d’eau par jour ; préparés soi-même (un mélange d’une ● privilégier les aliments riches en fibres cuillère à soupe de sel, de deux cuillères comme les fruits et les légumes frais, à soupe de bicarbonate de soude et les compotes de pruneaux ; d’un litre d’eau gazeuse est très adapté). ● consommer modérément des céréales Les bains de bouche vendus dans le et du pain complet ; commerce contiennent de l’alcool qui ● faire de l’exercice de façon régulière ; dessèche la muqueuse de la bouche et ● boire un verre d’eau glacée ou un jus de risquent de provoquer des sensations fruit au réveil. de brûlure ; ● se brosser les dents avec une brosse Si la constipation persiste, le médecin souple après chaque repas, au moins prescrit un médicament laxatif* adapté. trois fois par jour ; Il est recommandé d’éviter de prendre ce ● supprimer ou réduire le tabac et type de médicament sans avis médical. l’alcool, surtout dans les semaines qui suivent le traitement ; DES APHTES, UNE SÉcHERESSE ● éviter les aliments trop épicés ou acides DE LA BOUcHE (jus de citron, vinaigrette, moutarde), L’apparition d’aphtes au niveau de la secs, croquants ou durs ; bouche est un des effets secondaires ● sucer des glaçons, de la glace pilée, possible de la chimiothérapie. Leur des glaces à l’eau et des sorbets, des appar ition var ie en fonction du bonbons à la menthe ; protocole* de chimiothérapie utilisé.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ● boire beaucoup, au moins 2 litres traitement. Par ailleurs, pendant le trai- par jour (eaux minérales, thé, tisanes, tement, quelques consignes d’hygiène boissons à base de cola) ; dentaire doivent être respectées afin ● privilégier les aliments moelleux ou de ne pas avoir à recourir à des soins mixés ; dentaires : ● hydrater les lèvres en appliquant un ● se brosser les dents régulièrement lubrifiant gras (lanoline, vaseline, matin et soir après chaque repas, beurre de cacao). sauf si le nombre de plaquettes est trop bas car cela risquerait de faire Certains médicaments de chimiothérapie saigner les gencives (voir paragraphe entraînent une sécheresse de la bouche à Une diminution des plaquettes, p. 56) ; l’origine d’ulcérations* de la langue ou ● utiliser des brossettes interdentaires de la gorge, de mucite*, de mycoses* et pour faciliter le nettoyage de l’espace parfois, de douleurs ou d’une altération entre chaque dent sans que cela ne du goût. Des bains de bouches contenant saigne ; un anesthésique local* soulagent la ● après le brossage des dents, faire personne. des bains de bouche prescrits par le médecin ou préparés soi-même ; La baisse prolongée du nombre de ● si le patient porte un appareil dentaire, globules blancs*, de globules rouges* et le nettoyer matin et soir après chaque de plaquettes* rend parfois la personne repas et l’enlever la nuit ; plus sensible aux infections* de la ● surveiller régulièrement et soigneu- bouche et des gencives. sement sa bouche et informer le médecin si un problème apparaît Les soins dentaires pendant une chimio- (ulcérations, aphtes, plaques blanches thérapie ou une aplasie* peuvent favo- qui ne disparaissent pas au rinçage, riser les infections. C’est pourquoi, il douleurs, difficultés pour avaler ou est conseillé de faire pratiquer des soins pour mâcher, saignements excessifs dentaires s’il y a lieu, avant le début du des gencives).
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    0 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Si toutefois des soins dentaires sont yeux. Porter des lunettes protège les yeux nécessaires en cours de traitement, il est de la poussière. Le médecin prescrit un conseillé de demander à son médecin collyre* pour soulager le patient. quel est le meilleur moment pour les faire. Il est recommandé d’informer Les poils pubiens tombent parfois systématiquement le dentiste des trai- tout comme les cheveux et les cils. Ils tements de chimiothérapie en cours. repoussent à l’arrêt du traitement. Celui-ci est parfois amené à prescrire des antibiotiques pour éviter tout risque L’alopécie est souvent mal vécue. d’infection. Certaines personnes la vivent comme un traumatisme. Il faut y être préparé. Chez la femme, une chimiothérapie peut En effet, outre les contraintes de la entraîner l’apparition d’aphtes au niveau maladie et du traitement, la perte de de la vulve*. cheveux atteint les personnes dans leur image corporelle. Cela a parfois un grand UNE cHUTE DES cHEVEUx impact sur leur bien-être physique et Les médicaments de chimiothérapie psychologique. L’alopécie semble affecter s’attaquent aussi aux cellules* saines davantage les femmes que les hommes à l’origine des poils et des cheveux. qui la considèrent parfois comme un Certains d’entre eux entraînent une perte élément plus spectaculaire que grave. des poils de tout le corps et du visage, en Rencontrer d’autres personnes malades particulier des cheveux. C’est ce qu’on par le biais d’associations ou de groupes appelle une alopécie*. de parole est parfois réconfortant pour le patient. Les cils peuvent également tomber provisoirement. Les cils protègent les L’alopécie n’est pas liée à l’efficacité yeux de la poussière et l’absence de cils du traitement ou à la gravité de la risque d’entraîner une irritation des maladie.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 Tous les médicaments de chimio- ● de la dose administrée ; thérapie n’entraînent pas une chute ● du nombre de cures* de chimio- des cheveux. Le médecin signale au thérapie ; patient si le traitement prescrit risque de ● de la qualité des cheveux ; provoquer ou non une chute de cheveux, ● de l’âge. afin qu’il puisse s’y préparer. La chute des cheveux peut être limitée en Parfois, la chute des cheveux est précédée suivant quelques conseils : ou accompagnée de douleurs ou de ● le jour de la cure de chimiothérapie, picotements au niveau du cuir chevelu il est conseillé de ne pas se brosser les pendant quelques jours. cheveux ; ● pendant les 8 jours qui la suivent, il La chute des cheveux est fréquente, est conseillé de traiter les cheveux avec souvent progressive, mais toujours précaution (lavage à l’eau tiède, faible temporaire. Elle commence en général dose de shampooing doux, séchage 15 jours à 3 semaines après la première à l’air libre ou à basse température, perfusion. Les cheveux recommencent à brosse à poils souples ou peigne à pousser environ 6 à 8 semaines après la larges dents) ; fin du traitement. Même si les cheveux ● entre les cures, il est recommandé repoussent plus fins ou différents au d’éviter les teintures, les mises en plis, début (quelquefois, ils repoussent les brushings, ainsi que les permanentes bouclés alors qu’ils étaient raides, et qui fragilisent les cheveux. inversement), ils retrouvent petit-à-petit leur aspect initial. Les patients sont parfois impressionnés par le nombre de cheveux qu’ils perdent L’importance de l’alopécie dépend de en se peignant à la suite d’une cure de plusieurs éléments, notamment : chimiothérapie. Néanmoins, malgré ● du type de médicament ou de l’asso- cela, certains conservent une chevelure ciation des médicaments employés ; assez fournie.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Seloncertains d’entre eux, lorsque remboursé par l’Assurance maladie le médecin a confirmé que le ou les (125 euros). Certaines mutuelles médicaments de chimiothérapie prescrits remboursent le complément. risquaient de provoquer une chute de cheveux, se raser les cheveux avant qu’ils D’anciens patients conseillent de choisir ne tombent totalement permettrait de sa perruque au début du traitement. La limiter le caractère désagréable de leur personne peut ainsi choisir un modèle chute. proche de sa coupe et de sa couleur naturelle. Choisir la perruque la mieux Une esthéticienne est là pour donner des adaptée à sa physionomie est plus facile conseils pour masquer ces effets : port en étant accompagné de quelqu’un d’une perruque (chevelure), dessin de qui connaît bien la personne. Afin que sourcils, etc. Cela peut aider à restaurer l’alopécie se remarque le moins possible, la confiance en soi, ce qui a un grand d’anciens patients conseillent de porter impact sur la qualité de vie. Certains la perruque dès le début de la chute des hôpitaux ou cliniques possèdent un cheveux. institut de beauté ou offrent des soins esthétiques. Il ne faut pas hésiter à se L’Institut National du cancer a élaboré renseigner à ce sujet. une charte des droits du client et des devoirs du vendeur de perruques (toutes Le médecin fournit au patient un les informations sont disponibles sur le certificat médical nécessaire au rem- site internet www.e-cancer.fr). boursement d’une partie du prix d’une Les adresses des boutiques qui ont perruque par sa caisse d’Assurance signé cette charte de qualité sont dispo- maladie. Les premiers prix des perruques nibles auprès de cancer info service au « prêt-à-porter » en fibres synthétiques 0810 810 821 (prix d’un appel local). avoisinent le montant du forfait Des informations complémentaires sont disponibles dans la brochure Traitements du cancer et chute des cheveux, éditée par l’Institut National du cancer.
  • 53.
    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Si la personne ne souhaite pas porter globules rouges*, les globules blancs* et de perruque ou si elle ne la porte que de les plaquettes*. Ces éléments diminuent temps en temps, les foulards, bandeaux, alors dans le sang. Des prises de sang chapeaux ou casquettes sont de bons régulières permettent de les surveiller compromis. Ils sont notamment plus (voir chapitre 7 La surveillance d’une confortables pour la maison ou par chimiothérapie, p. 67). grande chaleur. Une diminution temporaire Selon les médicaments de chimio- de certains globules blancs thérapie utilisés et la durée des Les globules blancs protègent l’orga- perfusions, un casque réfrigérant est nisme contre les infections*. La parfois proposé pendant la séance de quantité de certains d’entre eux, chimiothérapie. Celui-ci vise à limiter appelés polynucléaires neutrophiles, l’alopécie et contribue ainsi à améliorer diminue presque toujours après une son bien-être. Le traitement peut être chimiothérapie. On parle alors de alors parfois mieux supporté. neutropénie. L’efficacité du casque dépend du pro- Une neutropénie survient habituel- duit de chimiothérapie perfusé : selon lement la deuxième semaine qui suit le les médicaments injectés, le casque est traitement. Le nombre de globules blancs plus ou moins performant. De plus, remonte spontanément le plus souvent son efficacité est variable selon les en moins de 3 semaines. Cette remontée personnes. est indépendante de l’alimentation et des conditions de vie. DES EFFETS SUR LE SANG La chimiothérapie agit au niveau de la moelle osseuse* où sont fabriqués les Des informations détaillées sur le casque réfrigérant se trouvent dans la Fiche 2. Le casque réfrigérant, p. 85.
  • 54.
    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Sila quantité de globules blancs n’est musculaires qui ressemblent à des pas remontée avant la séance de chimio- courbatures comme lors d’une grippe. thérapie suivante, le médecin est parfois Des douleurs osseuses peuvent éga- amené à décider de la retarder ou d’en lement apparaître. L’endroit où est modifier les doses. faite la piqûre est parfois douloureux. Si ces symptômes apparaissent, le Dans certains cas, pour corriger la baisse médecin propose au patient des mé- des globules blancs ou pour empêcher dicaments contre la douleur (comme qu’elle ne soit trop importante et du paracétamol) à chaque injection. limiter un risque d’infection, le médecin L’utilisation des facteurs de croissance prescrit des facteurs de croissance*. est limitée à certains protocoles* de Ces substances sont produites normale- chimiothérapie. ment dans la moelle osseuse. En cours de chimiothérapie, des quantités plus Lorsque le traitement de chimiothérapie importantes de ces substances sont entraîne une chute des globules blancs, parfois nécessaires afin de stimuler la la capacité de l’organisme à se défendre moelle osseuse et augmenter la quantité contre les infections est diminuée. de globules blancs fabriqués. Ces médi- caments sont alors administrés dès le C’est pourquoi il est important d’essayer lendemain de la chimiothérapie, pendant d’éviter les infections. Pour ce faire, une durée variable (1 à 7 jours). Une lorsque la quantité de globules blancs infirmière vient au domicile du patient chute, il est recommandé de limiter : lui injecter ces facteurs de croissance ● le contact avec des personnes enrhu- sous la peau. mées, grippées ou qui ont des maladies infectieuses (varicelle, herpès, etc.) ; Ces facteurs de croissance sont parfois ● les transports en commun ; responsables d’effets secondaires tels ● les travaux qui soulèvent de la pous- qu’une légère fièvre ou des douleurs sière ;
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ● d’aller à la piscine ; ● se laver les mains plusieurs fois par ● de participer à des bains de foule ; jour, surtout après être allé aux toilettes ● des aliments tels que les crustacés, le et avant les repas ; lait cru et les fromages au lait cru, les ● maintenir une bonne hygiène de la œufs durs, la charcuterie à la coupe, les bouche (voir paragraphe Des aphtes, pâtisseries à la crème du commerce, la une sécheresse de la bouche, p. 48) ; consommation de légumes ou de fruits ● porter des gants de protection pour le crus. Seuls les fruits et légumes crus ménage et le jardinage ; qui s’épluchent et qui sont préparés au ● faire attention en se coupant les dernier moment sont recommandés ; ongles ; ● de manipuler des fleurs coupées ; ● privilégier l’usage du rasoir élec- ● de toucher les animaux domestiques et trique ; leurs excréments. ● laver abondamment une éventuelle plaie avec de l’eau et du savon avant Généralement, une neutropénie est de la désinfecter et de mettre un compatible avec une vie normale. Il ne pansement. faut pas éviter de sortir, de rencontrer d’autres personnes (sauf si le médecin l’a Si toutefois une infection apparaît, elle précisé). De plus, une neutropénie est le se manifeste le plus souvent à travers les plus souvent sans conséquence dans la différents symptômes suivants : mesure où elle est de courte durée. ● une f ièvre égale ou supérieure à 38°C depuis 24 heures, une fièvre Il est conseillé de : de 38,5°C ou plus, ou une tempéra- ● bien se couvrir pour sortir ; ture inférieure à 36,5°C ; ● cuire suffisamment les viandes et les ● des frissons ; poissons ; ● une rougeur, un écoulement ou une ● prendre une douche ou un bain tous douleur au niveau du cathéter* ; les jours ;
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ●une rougeur, une douleur ou un ment par chimiothérapie. Cette baisse œdème* au bras ou à la jambe ; s’appelle une anémie*. Le nombre de ● des sueurs, surtout la nuit ; globules rouges diminue toujours en fin ● des ulcérations* de la bouche avec des de chimiothérapie et parfois, bien après plaques blanchâtres ; le traitement. ● une toux, un essouff lement, une douleur à la poitrine ; Une anémie provoque une pâleur de la ● des douleurs ou brûlures urinaires ; peau et des muqueuses, des difficultés ● une diarrhée persistante. à respirer, surtout lors d’un effort, une fatigue ou des vertiges. En cas de forte Si l’un de ces symptômes survient, il est anémie, il est parfois nécessaire de faire important de le signaler immédiatement une transfusion de globules rouges. Le au médecin. médecin est parfois également amené à prescrire des médicaments stimulant la Si une aplasie* apparaît en plus d’une production de globules rouges (appelés fièvre, il est indispensable de consulter agents stimulants l’érythropoièse, son médecin. Un traitement par anti- abrégés en ASE) comme l’érythropoïétine biotiques est alors administré pour (abrégé en EPO). Ce produit est sus- éviter les infections*. Dans ce cas, une ceptible d’entraîner des maux de tête et hospitalisation est souvent nécessaire nécessite parfois de surveiller la tension pour mieux surveiller le patient. artérielle du patient. Une diminution des globules rouges Une diminution des plaquettes Les globules rouges (appelés aussi Ce sont les plaquettes qui donnent au hématies) sont nécessaires pour trans- sang sa capacité à coaguler, c’est-à-dire porter l’oxygène dans l’organisme. La qu’elles lui permettent de former un quantité de globules rouges diminue caillot lors d’une blessure et d’arrêter de parfois de façon modérée avec un traite- couler. La quantité de plaquettes peut
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE diminuer pendant une chimiothérapie Chez les femmes, certains médicaments de ou à distance du traitement. Cette baisse chimiothérapie entraînent parfois l’arrêt s’appelle une thrombopénie. du cycle menstruel (voir paragraphe La Fertilité, p. 59). Cependant, lorsqu’il y a Lorsque la thrombopénie est modérée, une thrombopénie, de « fausses règles », le médecin se contente de surveiller le parfois abondantes, surviennent éga- nombre de plaquettes. Dans de rares cas, lement quelquefois. la thrombopénie est plus importante. Une transfusion de plaquettes est alors Il est possible de prévenir les risques parfois nécessaire. de coupures accidentelles en suivant quelques précautions : Il est important de surveiller et signaler ● utiliser un rasoir électrique et une au médecin les symptômes suivants : brosse à dents souple. Lorsque la ● des saignements de nez ; thrombopénie est impor t ante, ● des saignements anormaux des le médecin déconseille toutefois gencives lors du brossage des dents ; d’utiliser une brosse à dents qui ● une apparition inhabituelle de risque d’entraîner des saignements ; bleus ou de petites taches rouges ou il conseille plutôt d’employer un mauves sur la peau (purpura*, héma- coton tige ; tomes*, etc.) ; ● éviter impérativement l’aspirine ou les ● plus rarement, des selles noires et produits qui en contiennent ; d’odeur fétide, la présence de sang ● signaler tout traitement anticoa- dans les urines ou dans les selles, des gulant* pris par ailleurs ; vomissements. ● éviter de prendre sa température par l’anus. Une thrombopénie peut entraîner un risque d’hémorragie lors de coupures accidentelles, ainsi qu’une fatigue.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Unediminution simultanée ● le nombre de cures et la tolérance des globules blancs, des globules à la chimiothérapie. Les différents rouges et des plaquettes effets secondaires sont parfois source Si la quantité de globules blancs, de fatigue, que ce soit une baisse globules rouges ou plaquettes chute en des globules rouges dans le sang même temps de façon trop importante, (anémie*), un manque d’appétit, une on parle d’aplasie*. Tous les traitements alimentation déséquilibrée, des nausées de chimiothérapie n’entraînent pas et des vomissements, une infection, d’aplasie. Cela dépend des doses et du une fièvre, des douleurs, mais aussi un type de médicament administré. Une manque d’activité physique ; aplasie apparaît le plus souvent 10 à ● plusieurs traitements combinés ; 12 jours après le traitement. ● les soucis occasionnés par la maladie, l’opération chirurgicale, l’angoisse de UNE FATIGUE l’avenir, le stress, une dépression*. Tout au long de la maladie et de sa prise en charge, l’organisme dépense beaucoup La fatigue d’un patient traité pour un d’énergie. La fatigue est l’un des effets cancer ne doit pas être banalisée. Il secondaires les plus fréquents du cancer n’est pas normal qu’il soit anéanti par et de ses traitements. la fatigue sous prétexte qu’il est soigné pour un cancer. La fatigue est liée à plusieurs facteurs possibles : La fatigue a des répercussions impor- ● la maladie elle-même ; tantes sur les activités quotidiennes, ● l’appréhension des examens et des ainsi que sur la qualité de vie. Elle est à traitements ; l’origine de sentiments d’impuissance, de ● les déplacements quotidiens ; détresse et parfois de dépression. C’est la ● l’attente avant les consultations ; raison pour laquelle la fatigue doit être prise en charge dès qu’elle apparaît. Pour des informations complémentaires sur la fatigue, voir également le guide Fatigue et cancer.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE DES DOULEURS diminuer le désir ou la capacité phy- Les effets secondaires des médicaments sique. Cette baisse d’activité sexuelle est de chimiothérapie sont parfois dou- variable selon les couples. N’hésitez pas à loureux : inf lammation de la bouche, en parler avec votre médecin. de l’œsophage, du pharynx, du vagin, brûlure d’estomac, colique*, douleurs La fertilité musculaires et articulaires, notamment Chez l’homme aux mains ou aux pieds. Certains médicaments de chimio- thérapie diminuent le nombre de sper- La douleur doit être prise en charge matozoïdes et, entraînent donc une en même temps que le traitement du diminution de la fertilité, voire une sté- cancer. rilité masculine. Cela varie en fonction du type de traitement, des doses, de l’âge DES PERTURBATIONS et de l’état général du patient. Le médecin DE LA VIE DE cOUPLE précise si le traitement de chimiothérapie La vie sexuelle est susceptible de diminuer ou non le La vie sexuelle n’est pas incompatible nombre de spermatozoïdes. Si le couple avec un traitement par chimiothérapie. projette d’avoir un enfant, il est possible Une chimiothérapie n’est pas dangereuse de réaliser un prélèvement de sperme pour le patient ou son partenaire. Le et de le conserver dans une banque cancer n’est pas contagieux. de sperme (CECOS*) avant certaines chimiothérapies. Selon les médicaments Les médicaments de chimiothérapie de chimiothérapie utilisés, la fertilité n’entraînent pas en eux-mêmes de peut revenir. modification de la capacité ou du désir sexuel. Toutefois, les effets secondaires Chez la femme de ces médicaments comme la fatigue, les Certains médicaments de chimio- nausées et les vomissements et le désarroi thérapie perturbent le cycle menstruel du partenaire peuvent temporairement des femmes : cycles irréguliers, quantité Pour des informations complémentaires sur la douleur, voir également le guide Douleur et cancer. Des informations sur les difficultés sexuelles engendrées par les traitements du cancer sont également disponibles dans les brochures éditées par la Ligue nationale contre le cancer (www.ligue-cancer.asso.fr).
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    0 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE modifiée ou interruption totale des d’entraîner des malformations du fœtus. règles. Si tel est le cas, la patiente ressent Les médecins conseillent d’attendre un les symptômes associés à la ménopause : certain temps après la fin du traitement bouffées de chaleur, sécheresse de la avant d’envisager une grossesse. Ce peau et des muqueuses, sécheresse temps d’attente varie en fonction de vaginale, démangeaisons de la vulve. l’origine du cancer. Afin de diminuer ces effets secondaires, un traitement hormonal substitutif de Pendant une chimiothérapie, il est donc la ménopause peut être proposé, sauf nécessaire que le couple envisage un en cas de cancer hormonodépendant*. moyen de contraception. La prise de la Le médecin peut également proposer des pilule est parfois possible pendant une crèmes, des gels ou des lubrifiants locaux chimiothérapie. Le médecin est là pour qui visent à atténuer la sécheresse vaginale conseiller le couple sur les différents et diminuer la douleur lors des rapports moyens de contraception possibles si sexuels. Une fois le traitement terminé, si besoin. la patiente n’est pas ménopausée, le cycle menstruel peut redevenir normal au Si la patiente est enceinte lorsque bout de quelques mois. Toutefois, après le cancer est diagnostiqué, elle doit 40 ans, il est possible que la ménopause systématiquement en informer le s’installe. médecin avant de commencer un traitement. Parfois, la grossesse est Une grossesse est-elle envisageable possible pendant le traitement. pendant une chimiothérapie ? Malgré les perturbations du cycle AUTRES EFFETS SEcONDAIRES menstruel, une grossesse est parfois Des perturbations possible. Cependant, elle est contre- du fonctionnement des reins indiquée pendant un traitement de Certains médicaments de chimio- chimiothérapie. En effet, certains médi- thérapie altèrent parfois le fonction- caments de chimiothérapie risquent nement des reins.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 Afin de diminuer la toxicité de ces Certaines personnes présentent une médicaments au niveau des reins, une sensibilité particulière aux médicaments hyperhydratation avant et pendant la de chimiothérapie. Cette hypersen- chimiothérapie est parfois proposée. sibilité peut être à l’origine d’allergies. L’hyperhydratation consiste à perfuser au patient du liquide physiologique* En prévention, le médecin propose en quantité abondante et à lui faire boire des médicaments contre les allergies beaucoup d’eau. Ceci permet de diluer le (antihistaminiques) ou à base de corti- médicament dans l’eau, ce qui diminue sone (corticoïdes) si cela est nécessaire. sa toxicité, mais pas son efficacité. Cette technique nécessite le plus souvent une Des modifications hospitalisation d’un jour ou deux pour de la peau ou des ongles chaque cure de chimiothérapie. Certains médicaments de chimio- thérapie irritent la peau et provoquent Une surveillance des reins est systéma- des modifications de la peau telles que : tiquement prévue avant chaque cure ● une sécheresse cutanée (peau fen- de chimiothérapie afin de surveiller dillée) ; leur fonctionnement. En général, cette ● une hypersensibilité au soleil ; surveillance s’effectue par une prise de ● des picotements et des déman-geaisons sang. des doigts et des orteils ; ● une desquamation de la paume des D’autres médicaments entraînent une mains et de la plante des pieds (la peau coloration des urines (jaune foncé, rouge pèle) ; ou bleue) pendant les heures qui suivent ● un assombrissement de la peau ; la perfusion. Cette coloration est le signe ● une rougeur de la peau semblable à un que le produit de chimiothérapie est coup de soleil (érythème*) ; éliminé par les urines.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE ●des petits boutons ou des plaques ménagers ; de se couper les ongles courts, rosées (urticaire*) ; afin d’éviter qu’ils ne se fissurent ou se ● une modification de la couleur et une soulèvent. fragilisation des ongles qui deviennent cassants, striés et ondulés et qui finis- Afin de limiter la fragilité des ongles sent parfois par tomber. et leur chute, l’équipe soignante vous propose de porter des gants ou des Ces signes correspondent parfois à une chaussons réfrigérants dont l’action est réaction allergique à un médicament identique à celle du casque réfrigérant de chimiothérapie. Ils diminuent après (voir Fiche 2. Le casque réfrigérant, p. 85). le traitement. Il ne faut pas hésiter à informer le médecin lorsqu’ils sur- Des perturbations du poids viennent. Un traitement médical adapté Un patient atteint d’un cancer est les soulage. souvent décrit ou représenté comme amaigri. Cependant, certaines person- Une esthéticienne est là pour aider à nes traitées par chimiothérapie pren- prévenir ou à gérer au mieux ces modi- nent du poids. Les médicaments de fications de la peau, notamment en chimiothérapie ne sont pas eux-mêmes conseillant d’appliquer régulièrement responsables de cette prise de poids. Il est une crème adoucissante et hydratante ; possible que le stress et le ralentissement d’utiliser des savons doux sans alcool (du de l’activité physique provoqués par la type savon de Marseille) ; de se protéger chimiothérapie y contribuent. des rayons du soleil avec une crème écran total et un chapeau (l’exposition au soleil Il est conseillé de suivre régulièrement doit souvent être limitée) ; de porter des son poids et d’informer son médecin si le chaussures confortables et des gants de patient perd ou prend rapidement deux protection pour le jardinage et les travaux kilos ou plus. Le médecin peut orienter
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE la personne vers une diététicienne dont Il est important d’en parler à votre mé- le rôle est de l’aider à trouver un équilibre decin. alimentaire, avant, pendant et après la chimiothérapie. L’audition et l’équilibre peuvent être modifiés. Il ne faut pas hésiter à signaler Pendant le traitement de chimiothé- au médecin des symptômes tels que rapie, il est possible de manger comme des difficultés récentes à entendre, des d’habitude et ce que l’on souhaite en bourdonnements d’oreille, ou encore privilégiant toutefois une alimentation des vertiges. équilibrée. Exceptionnellement, des troubles car- D’autres effets indésirables diaques ou pulmonaires, des cystites* D’autres effets secondaires apparaissent (inf lammation de la vessie) hémorra- parfois, notamment : giques ou des troubles de la conscience ● des fourmillements dans les mains et nécessitent un suivi régulier chez un les pieds ; spécialiste. Des examens spécifiques ● une sensation d’engourdissement des sont alors nécessaires (électrocardio- extrémités ; gramme ou échographie* cardiaque par ● une maladresse soudaine (difficulté à exemple). nouer ses lacets, etc.) ; ● des troubles de la mémoire ; Ces effets secondaires sont le plus sou- ● une sécheresse des yeux. Le port de vent prévisibles et progressifs. Ils cessent lentilles de contact peut devenir en général à l’arrêt de la chimiothérapie. gênant ; ● un écoulement par le nez ainsi qu’un larmoiement continus.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Toutefois,certains d’entre eux (fourmil- Pour certaines chimiothérapies, le lements dans les mains et les pieds, médecin prescrit des médicaments qui sensation d’engourdissement des extré- diminuent le risque de toxicité sur les mités, troubles cardiaques, pulmonaires organes ou les parties du corps non ou de la mémoire) continuent quel- malades. Ces médicaments sont appelés quefois après l’arrêt de la chimiothé- des chimioprotecteurs. rapie. On parle alors de séquelles. Ces séquelles sont maintenant de plus en plus rares.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE À retenir Une chimiothérapie entraîne des effets Ils varient d’une cure de chimiothérapie à secondaires non systématiques qui peuvent l’autre. être modérés. Ils sont temporaires. certains effets secondaires peuvent être L’importance de ces effets secondaires limités, voire évités, par des soins et des n’est pas le signe que le traitement est effi- médicaments adaptés. cace ou inefficace. Une chimiothérapie ces effets secondaires n’apparaissent pas peut être efficace même si elle n’entraîne tous en même temps. pas d’effet secondaire. Une f ièvre égale ou supérieure à 38°c Ils sont plus ou moins accentués en depuis 24 heures, une fièvre de 38,5°c fonction des traitements utilisés : chaque ou plus ou une température inférieure médicament de chimiothérapie a une à 36,5°c, des frissons, une rougeur, un toxicité spécifique. écoulement ou une douleur au niveau du cathéter, etc. doivent amener la personne Ils sont directement liés au type de médi- malade à consulter un médecin en caments administrés, à leurs doses et à leur urgence. association, à la réaction individuelle de chaque patient ainsi qu’à son état général.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 7. La surveillance d’une chimiothérapie U ne chimiothérapie nécessite une surveillance régulière pour vérifier que le traitement est bien fait, Le patient ne doit pas hésiter à poser au médecin et à l’équipe médicale toutes les questions qui le préoccupent. que la chimiothérapie est efficace et Ce dialogue lui permet de se familiariser suffisamment bien supportée. C’est avec le traitement et de s’adapter le mieux le médecin et l’équipe soignante qui possible à celui-ci. réalisent cette surveillance lors de consultations régulières. LA SURVEILLANcE PENDANT LE TRAITEMENT En fonction de ces éléments, le pro- Le chimiothérapeute vérifie que le trai- tocole* de chimiothérapie peut être tement se déroule bien, qu’aucune modifié. On parle ainsi de lignes de anomalie n’apparaît et propose si néces- chimiothérapie : chaque ligne corres- saire des traitements complémentaires. pondant à un protocole particulier. Plusieurs lignes successives sont par- Les examens de sang réguliers visent à fois nécessaires. surveiller les effets de la chimiothérapie sur la tumeur* et sur l’organisme : Une chimiothérapie dure ainsi plus ils permettent de savoir comment la ou moins longtemps en fonction des tumeur réagit au traitement, comment différents éléments repérés lors de la la personne soignée tolère le traitement surveillance.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE etsi des effets secondaires* (chute des rapeute qui le suit est noté et chaque globules blancs, etc.) sont apparus (voir date de consultation est programmée. paragraphe Des effets sur le sang, p. 53). Le médecin prescrit des examens de surveillance (examens biologiques*, Le médecin est là pour donner des examens d’imagerie*) adaptés à chaque conseils simples pour diminuer certains patient. de ces effets : mesures d’hygiène (voir paragraphe Des aphtes, une sécheresse de la C’est seulement plusieurs semaines bouche, p. 48) ou conseils alimentaires. après la fin du traitement que les effets secondaires régressent. Lorsque la chimiothérapie est admi- nistrée en situation métastatique*, Peut-on partir en vacances lorsque le d’autres examens, comme une radio- traitement est terminé ? graphie*, une échographie*, un Lorsque le traitement est terminé, le scanner* ou une IRM* visent également patient a la possibilité de partir en à évaluer la façon dont les cellules vacances s’il le souhaite. Le médecin cancéreuses répondent au traitement. lui indique les précautions à prendre. Ces examens sont effectués avant la S’il part en vacances ou vit dans une première cure, puis régulièrement en région ensoleillée, il faut absolument cours de traitement. éviter de trop s’exposer au soleil et ce, pendant toute la durée de la vie. En effet, LA SURVEILLANcE les médicaments de chimiothérapie APRèS LE TRAITEMENT entraînent une sensibilité particulière Quand le traitement est terminé, un de la peau au soleil (voir paragraphe calendrier de surveillance est défini Des modifications de la peau ou des ongles, avec le patient. Le nom du chimiothé- p. 61).
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Comment sait-on qu’une L’efficacité d’une chimiothérapie n’est chimiothérapie a été efficace ? confirmée que plusieurs années après la Après le traitement, c’est une surveillance fin du traitement. régulière et adaptée qui détermine si une chimiothérapie a été efficace. À retenir Pendant le traitement, le chimiothérapeute Le médecin propose les examens de sur- effectue régulièrement une surveillance veillance adaptés à chaque patient (exa- au cours d’une consultation. Il vérifie le mens sanguins, examens radiologiques). bon déroulement du traitement, contrôle l’apparition de la moindre anomalie et Seule une surveillance régulière et adaptée propose si nécessaire des traitements détermine si une chimiothérapie est ou a complémentaires. été efficace. Après le traitement, un calendrier de sur veillance est déf ini avec le patient
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 8. Mieux vivre la chimiothérapie ÊTRE SOUTENU Des associations, des groupes de parole, Dans la vie d’un homme ou d’une fem- des espaces de rencontre et d’information me, la maladie et ses traitements sont des (ERI) dans les établissements de soins, moments difficiles. Ils engendrent des des kiosques « info cancer », le service émotions particulièrement intenses chez téléphonique Cancer info ser vice la personne malade et son entourage. (0 810 810 821, Numéro Azur, prix d’un Chaque étape génère des sentiments appel local), la présence de bénévoles différents. Les exprimer et les partager ou l’écoute d’un psychologue ou d’un avec d’autres permet souvent de mieux psychiatre, sont autant de lieux ou de les vivre. moyens pour exprimer et partager ses sentiments. L’équipe soignante peut vous Les personnes malades ont besoin aider à vous rapprocher de ces structures d’être écoutées, aidées et soutenues, ou de ces professionnels. notamment par ceux qui les entourent : leur famille, leurs amis, leurs collègues. Une bonne communication avec le La maladie et ses traitements se vivent médecin et l’équipe soignante crée un mieux quand on est accompagné. climat de confiance utile pour traverser l’épreuve de la maladie et des traitements. Il est important que le patient puisse La qualité des informations dépend de la en parler s’il le souhaite. Pouvoir expri- relation établie avec l’équipe médicale mer ses sentiments, témoigner de son et paramédicale, du sentiment d’être expérience, se sentir reconnu aident compris, reconnu ou entendu, et du à conserver ou à retrouver un certain temps consacré aux échanges. équilibre.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Vousne devez pas hésiter à poser des de soins ou de la Ligue contre le cancer questions, à les reposer si vous avez au 01 53 55 24 13. besoin d’éclaircissements, ni à poser de nouvelles questions qui vous préoc- Proposer aux proches de lire ce guide cupent. Dans la mesure du possible, le leur permet de s’informer sur la maladie médecin prendra le temps nécessaire et sur ce que le patient peut ressentir. pour y répondre. S’il n’a pas le temps, il Cette lecture est aussi un moyen pour est possible de demander à le voir à un les proches de mieux comprendre la autre moment ou de prendre rendez- chimiothérapie et ce que vit la personne vous avec le médecin généraliste qui malade et ainsi, favoriser une meilleure connaît votre dossier médical. communication. Le rôle important des proches ATTENTION AUx SEcTES Accompagner une personne atteinte Des patients, anciens patients atteints d’un cancer est une épreuve difficile. de cancer et proches signalent avoir L’investissement personnel auprès d’une été sollicités par des sectes ou des personne malade est très éprouvant, tant personnes appartenant à des associa- sur le plan physique que psychologique. tions non identifiées. Ces sollicitations C’est un défi quotidien, émaillé de prennent le plus souvent plusieurs difficultés, et qui réclame une grande formes : propositions d’aide à la gué- force pour pouvoir apporter l’aide rison, invitations à des groupes de nécessaire. discussion, etc. Ces mouvements sec- taires profitent du désarroi des patients Différentes associations d’anciens ou de leur entourage. Ils se manifestent patients et de bénévoles peuvent ap- aux abords de l’établissement où est suivi porter leur soutien. N’hésitez pas à vous le patient, ou en le démarchant à son renseigner auprès de votre établissement domicile. Des informations détaillées sur les aspects psychologiques du cancer sont disponibles dans le guide Vivre pendant et après un cancer.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE En cas de doute, alternatifs (régimes alimentaires par- renseignez-vous auprès de : ticuliers, produits non conventionnels ou liés à une tradition culturelle, etc.). La Mission interministérielle de vigilance et lutte contre les dérives sectaires Les médecines complémentaires cor- (Miviludes) 13, rue de Bourgogne - 75007 Paris respondent à des actes médicaux ou Tél. : 01 42 75 76 10 paramédicaux proposés en complé- ment des traitements spécifiques du L’Union nationale des associations de cancer (chirurgie, chimiothérapie, radio- défense des familles et de l’individu thérapie, etc.). Les patients utilisent ces victimes de sectes (UNADFI), Tél. : 01 44 92 35 92 méthodes pour mieux supporter les www.unadfi.org effets secondaires* tels que la fatigue, les nausées, parfois l’anxiété*. Ce peut Le site officiel www.info-sectes.org être aussi une façon pour les patients propose une liste des sectes et précise comment les reconnaître. de se montrer actifs et dynamiques. Chacun doit pouvoir choisir en toute connaissance de cause ce qui l’aide à supporter au mieux les traitements. LA PLAcE DES MÉDEcINES Le patient ne doit pas hésiter à en cOMPLÉMENTAIRES ET DES parler à son médecin traitant et à son TRAITEMENTS ALTERNATIFS cancérologue. À un moment ou à un autre de leur maladie, certains patients ont recours Les traitements alternatifs, comme à des médecines dites « douces » ou leur nom l’indique, sont des « alter- « complémentaires » (homéopathie, natives » qui sortent du champ de acupuncture, phytothérapie, techniques la médecine traditionnelle (on parle de relaxation, etc.), ou à des traitements aussi de « médecines parallèles »). Elles Des informations détaillées pour les proches figurent dans le guide Vivre auprès d’une personne atteinte d’un cancer.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE sontsupposées renforcer les défenses Les oncologues déconseillent abso- immunitaires du patient et prétendent lument d’arrêter les traitements contre traiter le cancer de façon plus efficace le cancer conventionnels (chirurgie, que les traitements standards*. Des radiothérapie, chimiothérapie, etc.). Les patients y ont recours par croyance, par médecines douces les complètent peut- idéologie, quelquefois par défiance, voire être, mais ne sauraient les remplacer. Les par désespoir. médecines complémentaires comme les traitements alternatifs ont un risque Si des études ont souligné l’intérêt toxique en interagissant notamment des médecines complémentaires, avec les traitements. Le cancérologue doit notamment en ce qui concerne la qualité discuter de ce problème avec le patient. de vie des patients, le bénéfice apporté Il lui donnera des conseils éclairés à ce par les traitements alternatifs n’est au sujet. contraire pas démontré. Ils risquent même de faire perdre des chances de REPRENDRE SON TRAVAIL survie, notamment si les traitements Certains patient souhaitent maintenir standard ne sont pas appliqués ou s’ils leur activité professionnelle pendant la sont abandonnés. chimiothérapie, d’autres l’interrompent et la retrouvent ou non peu de temps Par ailleurs, d’anciens patients souhaitent après le traitement. Cela dépend du type mettre en garde les personnes malades et de cancer, de la façon dont s’est déroulée leur entourage contre le coût très élevé la chimiothérapie, de l’état physique de certaines pratiques alternatives. Elles du patient, de sa profession et de ses sont parfois associées à des mouvements préférences. sectaires.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Des contraintes financières ou profes- Une assistante sociale peut donner sionnelles imposent quelquefois de des informations sur tous les aspects maintenir son activité professionnelle administratifs et médicosociaux en (patient non salarié ou à un moment lien avec la prise en charge de chaque charnière de sa vie professionnelle). patient. Rencontrer très tôt le service social est alors très utile, notamment pour essayer d’anticiper les difficultés et de les résoudre quand elles surviennent. À retenir Il est nécessaire de communiquer et de créer Reprendre une activité professionnelle ou une relation de confiance avec médecin. maintenir ses activités quotidiennes, quand Il est important de se sentir épaulé par son cela est possible, est parfois bénéfique. entourage. Pour en savoir plus sur les démarches sociales en lien avec un cancer, vous pouvez consulter le guide Démarches sociales et cancer.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE FIChEs PrATIQUEs Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie Fiche 2. Le casque réfrigérant Fiche 3. Les professionnels au service du patient Fiche 4. Les traitements ciblés
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie QUEL EST MON PROTOcOLE DE cHIMIOTHÉRAPIE ? Nom et dosage des médicaments Nombre et dates des cures Date de la 1ère cure : ....................................... Date de la 2e cure : ....................................... Date de la 3e cure : ....................................... Date de la 4e cure : ....................................... Date de la 5e cure : ....................................... Date de la 6e cure : ...................................... Nom du chimiothérapeute Établissement
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    0 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie QUELS SONT LES EFFETS liés au type de médicaments administrés, SEcONDAIRES ÉVENTUELS à leurs doses et à leur association, à la DE MA cHIMIOTHÉRAPIE ? réaction individuelle de chaque personne Beaucoup de progrès ont été faits ces ainsi qu’à son état général. Les effets dernières années pour améliorer le secondaires varient d’une cure de confort des personnes traitées par chimio- chimiothérapie à l’autre. thérapie. Cependant, la chimiothérapie peut entraîner des effets secondaires* Grâce à cette grille, l’infirmière ou le (voir chapitre 6 Les effets secondaires d’une médecin cochent les effets secondaires chimiothérapie, p. 43). spécifiques que la personne est amenée à rencontrer le plus fréquemment en Même si les effets secondaires immédiats fonction de la dose et du type de médi- de la chimiothérapie sont fréquents, cament de chimiothérapie administrés. ils sont modérés, temporaires et Cela permet de prendre les mesures pré- non systématiques. Ils sont directement ventives en conséquence. Fatigue ...................................................  Problèmes cutanés .................................  Nausées, vomissements .........................  risque d’infection ..................................  Diarrhée.................................................  répercussions sur le système génital .......  Constipation .........................................  répercussions sur le système nerveux .....  Problèmes de bouche ............................  Douleur .................................................  Problèmes capillaires .............................  Autres .........................................................
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie LE SUIVI DE MES EFFETS SEcONDAIRES Chaque jour, il vous est possible de noter dans la case située en face de chaque symptôme le chiffre qui correspond le mieux à votre appréciation des effets secondaires de la chimiothérapie. Vous pourrez ensuite en discuter avec l’équipe soignante qui pourra vous prescrire des médicaments adaptés. 0 = pas du tout, 1 = Parfois, 2 = souvent, 3 = très souvent. CUrE 1 Date / Mois :.......................... 1er jour 2e jour 3e jour 4e jour 5e jour 6e jour Nausées Vomissements Fatigue Douleur Autres symptômes : CUrE 2 Date / Mois :.......................... 1er jour 2e jour 3e jour 4e jour 5e jour 6e jour Nausées Vomissements Fatigue Douleur Autres symptômes :
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie CUrE 3 Date / Mois :.......................... 1er jour 2e jour 3e jour 4e jour 5e jour 6e jour Nausées Vomissements Fatigue Douleur Autres symptômes : CUrE 4 Date / Mois :.......................... 1er jour 2eè jour 3e jour 4e jour 5e jour 6e jour Nausées Vomissements Fatigue Douleur Autres symptômes : CUrE 5 Date / Mois :.......................... 1er jour 2e jour 3e jour 4e jour 5e jour 6e jour Nausées Vomissements Fatigue Douleur Autres symptômes :
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 1. Mieux gérer ma chimiothérapie CUrE 6 Date / Mois :.......................... 1er jour 2e jour 3e jour 4e jour 5e jour 6e jour Nausées Vomissements Fatigue Douleur Autres symptômes : Notes
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 2. Le casque réfrigérant L ’équipe soignante peut proposer un casque réfrigérant à la personne ma- lade pendant la séance de chimiothérapie. Le patient ne doit pas hésiter à le demander dans le cas où il ne lui est pas proposé. QU’EST-cE QU’UN racine du cheveu. Moins atteinte par cASQUE RÉFRIGÉRANT ? les médicaments, la racine continue à se Un casque réfrigérant vise à limiter développer normalement, ce qui diminue ou à éviter la chute des cheveux. Il est la chute des cheveux. constitué d’une poche remplie d’un gel de glycérine. Pour que le casque soit Le casque est sans danger pour le efficace, le gel de glycérine doit être très cerveau. froid (de -18°C à -25°C). POURQUOI PROPOSE-T-ON Pour obtenir cette température, le cas- DE METTRE UN cASQUE que est placé préalablement au mini- RÉFRIGÉRANT ? mum 12 heures au congélateur, à une Les médicaments de chimiothérapie température comprise entre -25°C et circulent dans l’ensemble du corps. Ces -30°C. Il est ensuite posé sur la tête. médicaments s’attaquent aux cellules* cancéreuses, mais aussi à certaines Le froid entraîne une contraction des cellules saines qui se multiplient vaisseaux sanguins* (vasoconstriction) rapidement comme les cellules à qui diminuent alors de taille. Ainsi, le l’origine des poils et des cheveux. sang circule moins bien autour de la C’est la raison pour laquelle certains
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 2. Le casque réfrigérant médicaments anticancéreux entraî- cOMMENT LE cASQUE nent une perte des poils et en particulier EST-IL INSTALLÉ ? des cheveux. Pour une plus grande efficacité, les cheveux sont préalablement mouillés On parle d’alopécie pour définir cette (pose d’un bonnet à usage unique chute partielle ou complète des cheveux humidifié à l’eau froide, pulvérisation et, parfois, également des poils (sourcils, d’eau sur les cheveux, etc.). Cette cils, barbe, poils des aisselles, du pubis). étape prépare le patient à une basse température, isole la tête du contact Cette alopécie est l’un des effets direct avec le casque et surtout, chasse secondaires* de la chimiothérapie. l’air qui circule dans les cheveux. Elle est souvent mal vécue. En effet, outre les contraintes de la maladie et du Le casque doit être uniquement en traitement, les personnes sont atteintes contact avec le cuir chevelu. Il est dans leur image corporelle. Ceci a parfois important de protéger la nuque, les un grand impact sur leur qualité de vie tempes, les oreilles et le front à l’aide de (voir paragraphe Une chute des cheveux, coton. p. 50). Selon les modèles, le casque est installé, En fonction du produit de chimio- puis fixé à l’aide de bandes pour qu’il thérapie, porter un casque réfrigérant adhère bien au cuir chevelu. Il est disposé pendant la perfusion de chimiothérapie sur l’ensemble du cuir chevelu pour ne vise à limiter de façon importante pas créer de zones d’alopécie. l’alopécie et à contribuer ainsi à une amélioration du bien-être. Le traitement Le casque est mis en place environ peut alors être mieux supporté. 15 minutes avant le début de la per- fusion. Il doit rester sur la tête au Le casque est plus ou moins performant moins tout le temps de la perfusion de en fonction du médicament utilisé. chimiothérapie.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 2. Le casque réfrigérant maux de tête importants, parfois dans les heures qui suivent la pose du casque. Des médicaments adaptés à la personne malade (paracétamol, etc.) atténuent ces maux de tête. Il est conseillé de les prendre une demi-heure avant que le casque ne soit posé. La sensation de froid, provoquée par la très basse température nécessaire au bon fonctionnement du casque, se propage souvent sur la nuque et dans tout le corps, entraînant ainsi des tremblements. D’anciens patients suggèrent de placer une serviette éponge autour du cou afin Pose d’un casque réfrigérant de diminuer la sensation de froid. La serviette évite que de l’eau coule dans QUELS SONT LES INcONVÉNIENTS le cou quand le casque se réchauffe. Ils DU cASQUE ? conseillent également de prévoir un châle Le casque n’est pas toujours bien toléré, ou un vêtement supplémentaire et de ne en particulier par les personnes sujettes pas hésiter à demander une couverture aux migraines ou atteintes d’arthrose* si la personne malade a froid. Apporter cervicale. un peigne ou une brosse permet de se recoiffer ensuite. Le casque est désagréable les 10 pre- mières minutes. C’est parfois doulou- Si la durée de perfusion est longue, le reux : il arrive que le casque provoque des casque se réchauffe à l’air ambiant. Il doit
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 2. Le casque réfrigérant alors être changé pour rester efficace. Le Y A-T-IL DES cONTRE-INDIcATIONS plus souvent, il est remplacé toutes les AU PORT DU cASQUE ? 45 minutes jusqu’à la fin de la perfusion. Le casque réfrigérant est contre-indiqué Si un bonnet humidifié a été mis en place chez les personnes atteintes d’un can- sous le casque, il est également remplacé cer du sang ou de la lymphe* ou qui à cette occasion. présentent des métastases du cuir chevelu ou du crâne.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 3. Les professionnels au service du patient A u cours de la maladie, la personne malade et ses proches rencontrent de nombreux professionnels. Pour mieux les connaître, cette fiche explique en quoi consiste leur activité. L’agent de ser vice par ticipe aux L’anesthésiste-réanimateur est le différentes tâches pour le confort de médecin spécialiste chargé du suivi de la personne malade : l’entretien des la personne malade avant, pendant et locaux, la distribution des repas et après une intervention chirurgicale. éventuellement, l’accueil des personnes. C’est lui qui l’endort, la surveille, assiste son réveil et prend en charge la douleur L’aide-soignant participe aux soins après l’opération. des patients en collaboration avec l’infirmier. L’assistant social de l’hôpital est un professionnel du domaine social, qui L’anatomopathologiste ou patho- accompagne la personne malade et logiste est le médecin spécialiste qui sa famille, et les aide à résoudre leurs examine au microscope des cellules* difficultés économiques et sociales. On et des tissus* prélevés sur la personne parle aussi de travailleur social. malade. Son rôle est déterminant dans le diagnostic* et l’orientation du choix L’attaché de recherche clinique assiste des traitements lors de la réunion de le médecin responsable d’un essai concertation pluridisciplinaire*. thérapeutique. Dans le cadre de cet essai,
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    0 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 3. Les professionnels au service du patient il participe à l’évaluation des effets du Le chirurgien est le médecin qui opère traitement proposé et fait le lien entre un patient sous anesthésie* locale ou l’équipe médicale et la personne malade. générale. En cancérologie, la chirurgie a différents objectifs. Une intervention Le brancardier est chargé des dépla- chirurgicale peut viser à établir un cements de la personne malade au sein diagnostic* en prélevant un fragment de l’hôpital. d’une anomalie sur un tissu* ou un organe afin de l’analyser. La chirurgie est Le cancérologue est le médecin spé- un des traitements envisagés pour traiter cialiste du cancer. On parle d’oncologue un cancer : l’objectif est alors d’enlever la médical (chimiothérapeute), d’hémato- totalité de la tumeur ou, si ce n’est pas oncologue pour les cancers du sang, de possible, seulement une partie pour chirurgien oncologue… réduire la taille de la tumeur ; c’est alors un traitement local qui peut être précédé Le cardiologue est le médecin spécialiste ou suivi d’un autre traitement comme qui procède à l’examen, au diagnostic et une chimiothérapie. Enfin, la chirurgie au traitement d’une personne atteinte de peut avoir pout but de réparer un organe maladie du cœur. (sein, mâchoire...) lésé par un traitement du cancer. Le chimiothérapeute est le médecin qui traite les cancers à l’aide de mé- Le dermatologue est le médecin dicaments. Il existe trois types de spécialiste des maladies de la peau, des médicaments possibles : la chimio- cheveux, des ongles et des muqueuses. thérapie, l’hormonothérapie* ou l’immunothérapie*. On parle aussi Le diététicien prend en charge tous les d’oncologue médical. problèmes nutritionnels en rapport avec le cancer et ses traitements. Il travaille en
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 Fiche 3. Les professionnels au service du patient lien avec l’équipe de nutrition, en colla- L’infirmier diplômé d’État (IDE) est boration avec un médecin nutritionniste chargé des soins aux personnes malades, et l’équipe soignante. de leur surveillance et de l’administration des traitements prescrits par le médecin. L’ergothérapeute est spécialisé dans L’infirmier exerce son activité au sein le traitement des troubles et des d’un établissement de soins ou en libéral. handicaps physiques ou psychiques. Il Le cadre de santé (ou surveillant) est un aide la personne malade à se réinsérer infirmier responsable de la coordination dans son environnement quotidien et d’un service à l’hôpital. Il joue un rôle professionnel. Il lui permet d’acquérir, important de communication entre de maintenir ou de récupérer son l’équipe soignante et la personne autonomie. L’ergothérapeute propose malade. diverses solutions techniques, qui vont de l’aménagement de l’habitat à la Le manipulateur de radiologie est résolution de problèmes d’habillage. un technicien responsable du mani- ement des appareils de radiologie*. Le gastroentérologue est le médecin Il est spécialement formé en imagerie spécialiste du tube digestif. médicale. Il assiste le radiologue. Le gynécologue est le médecin spécialiste Le masseur-kinésithérapeute aide à de l’appareil génital de la femme. rééduquer différentes parties du corps grâce à des mouvements adaptés. Il L’hématologue est le médecin spécialiste réalise, sur prescription médicale, des maladies du sang. des actes manuellement ou à l’aide d’appareils, et apprend à la personne L’hôtesse d’accueil est chargée de malade des gestes ou des techniques qui renseigner et d’orienter la personne lui permettent de remédier à ses déficits. malade et sa famille lors de leur arrivée à l’hôpital.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 3. Les professionnels au service du patient Le médecin du travail veille à la pro- coordonner ses soins, la guider vers tection de la santé et à la sécurité au d’autres professionnels de santé, gérer travail, notamment en surveillant les son dossier médical et assurer une conditions d’hygiène du travail, les prévention personnalisée. La personne risques de contagion et l’état de santé malade s’adresse en priorité à lui en des travailleurs. Il s’agit autant de la cas de problème de santé. Le médecin santé physique que mentale (stress, traitant est un médecin généraliste ou un fatigue, etc.). Le médecin du travail est spécialiste. Il exerce en libéral, à l’hôpital salarié de l’entreprise ou appartient à ou dans un centre de santé. un service interentreprises de santé au travail. L’oncologue est le médecin cancéro- logue plus particulièrement spécialisé Le médecin généraliste est le médecin dans les traitements du cancer par habituel de la personne malade. Il prend chimiothérapie ou radiothérapie*. On en charge ses différents problèmes de parle d’oncologue médical (chimio- santé. Il a un rôle très important lors thérapeute) ou d’oncologue radio- du diagnostic, du traitement et de la thérapeute (radiothérapeute). surveillance du cancer pendant les périodes où la personne malade est à son L’orthoprothésiste est un technicien qui domicile. Il fait le lien par des contacts fabrique des prothèses externes destinées téléphoniques, des comptes rendus et à remplacer un membre ou une partie de des courriers médicaux avec l’hôpital membre après une amputation. ou la clinique où est soignée la personne malade. Il peut être le médecin traitant L’orthophoniste est spécialisé dans la déclaré en tant que tel à la Sécurité rééducation des troubles de la voix, du sociale. langage et de la déglutition après une opération ou une radiothérapie de la Le médecin traitant est le médecin bouche ou de la gorge. choisi par la personne malade pour
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 3. Les professionnels au service du patient Le pathologiste est le médecin spé- Le psychanalyste est un praticien cialiste qui examine au microscope formé à l’exercice de la psychanalyse. des cellules* ou des tissus* prélevés Il est psychiatre ou psychologue. Il s’est sur la personne malade. On parle aussi lui-même soumis, à une psychanalyse d’anatomopathologiste. personnelle, accompagnée d’une formation théorique et pratique. Le personnel d’accueil est chargé de La psychanalyse classique s’exerce renseigner et d’orienter la personne habituellement en cabinet privé sur le malade et sa famille lors de leur arrivée modèle fauteuil-divan. Elle se pratique à l’hôpital. parfois de manière aménagée, en face à face, dans des lieux de consultation Le pharmacien contrôle, prépare publique et même à l’hôpital. On parle et délivre les médicaments prescrits alors de psychothérapie d’inspiration par les médecins. Il peut également psychanalytique. donner des renseignements sur le mode d’administration des médicaments et Le psychiatre est le médecin spécialiste leurs effets secondaires. des maladies mentales. Il diagnostique et traite les troubles psychopathologiques Le physicien est spécialiste du fonc- (anxiété*, dépression*, confusion, tionnement et du contrôle des appareils troubles du comportement et difficultés de radiologie*. On parle aussi de relationnelles, etc.). Il peut prescrire radiophysicien ou de physicien médical. des médicaments psychotropes (anti- dépresseurs, etc.). Il reçoit aussi les pa- Le pneumologue est le médecin tients ou leur famille en entretien pour spécialiste des maladies des poumons et un soutien ou un suivi psychothérapique. des voies respiratoires. Lorsqu’il travaille en cancérologie, on parle aussi de psycho-oncologue ou d’oncopsychiatre.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 3. Les professionnels au service du patient Le psychologue est un professionnel de atteintes de cancer ou de leurs proches. l’écoute, formé à aider des personnes en L’équipe soignante bénéficie également situation de souffrance psychique, en de son écoute et de son soutien en cas de entretien individuel ou en groupe. Il est besoin. diplômé en psychopathologie clinique et pathologique (master professionnel). Le radiologue est le médecin spécialiste Il assure un soutien et un suivi psycho- qui réalise et interprète des images thérapique des personnes malades et de parties du corps ou d’organes lors de leurs familles. Il est aussi à même de des examens radiologiques (ou exa- repérer la détresse liée à la maladie et à mens d’imagerie) qui contribuent au ses traitements, et les troubles psycho- diagnostic. Il existe différents examens pathologiques. Lorsqu’il travaille en radiologiques : radiographie, écho- cancérologie, on parle aussi de psycho- graphie, scanner, IRM (Imagerie par oncologue ou d’oncopsychologue. Résonance Magnétique). Le psychomotricien est spécialisé La secrétaire médicale accueille, ren- dans la rééducation des troubles du seigne et oriente la personne malade. mouvement (bégaiement, tics, pro- Elle organise les rendez-vous de consul- blèmes de coordination, d’orientation, tations, assure le contact avec l’équipe d’équilibre…). Il utilise des techniques soignante et tient à jour le dossier médi- de relaxation, d’expression corporelle ou cal du patient. On parle aussi d’assistante plastique, d’éducation gestuelle, de jeux médicale. d’équilibre et de coordination. Le sexologue aide la personne malade Le psycho-oncologue est le médecin et son (sa) partenaire de vie à gérer les psychiatre, le psychologue ou le psy- difficultés sexuelles liées à la maladie chanalyste spécifiquement formé aux et ses traitements. On parle aussi de problèmes psychiques des personnes sexothérapeute.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 3. Les professionnels au service du patient La socioesthéticienne aide à la qualité L’urologue (ou chirurgien urologue) de vie des personnes hospitalisées par est le médecin spécialiste des problèmes la mise en œuvre de soins esthétiques, urinaires et génitaux, et en particulier coiffure, maquillage, manucure, etc. du diagnostic, du traitement et de la surveillance des cancers urologiques : Le sophrologue propose des techniques cancer du rein, de la vessie, de la prostate, de soutien fondées sur des exercices de des testicules, du pénis, etc. C’est lui qui respiration consciente, des visualisations opère le patient pour enlever la tumeur. positives et des massages de détente.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 4. Les traitements ciblés D e récentes découvertes ont mis au point de nouveaux médica- ments dontla façon d’agir est différente Ces médicaments ne font pas la diffé- rence entre les cellules cancéreuses et les cellules saines, ils les atteignent toutes, de celle de la chimiothérapie : ils ne ce qui provoque des effets secondaires* s’attaquent plus à l’ADN des cellules comme une chute des globules blancs*, cancéreuses, mais ils freinent ou arrêtent une perte des cheveux, des troubles leur développement. digestifs, etc. (voir chapitre 6 Les effets secondaires d’une chimiothérapie, p. 43). On parle de traitements, de thérapeu- tiques ou encore de thérapies ciblés car DE QUOI UNE TUMEUR A-T-ELLE ils visent une cible bien déterminée : les BESOIN POUR SE DÉVELOPPER ? mécanismes grâce auxquels la tumeur se Plusieurs éléments sont nécessaires au développe. Le principe de ces traitements développement d’une tumeur. est de priver la tumeur d’éléments indis- pensables à son développement. D’une part, elle doit se nourrir. Pour cela, elle fabrique ses propres vaisseaux La plupart des médicaments de chimio- sanguins à l’aide de substances qu’elle thérapie agissent à l’intérieur même produit elle-même. Ces substances sont des cellules*, au niveau de l’ADN*. des agents angiogènes. Si on empêche Ils les empêchent de se multiplier. Les la tumeur de fabriquer ces vaisseaux cellules qui ne peuvent pas se multiplier sanguins, on l’empêche de se nourrir et finissent par mourir. On parle d’action donc de se développer. cytotoxique, autrement dit d’action toxique pour les cellules.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 4. Les traitements ciblés D’autre part, les cellules doivent se Ils agissent : diviser pour que la tumeur grossisse. Les ● sur les substances dont la tumeur a recherches scientifiques ont repéré des besoin pour fabriquer ses propres signaux à l’intérieur des cellules qui les vaisseaux sanguins* (les agents an- font se diviser. Ces signaux sont appelés giogènes) ; des facteurs de croissance. ● ou sur les mécanismes qui stimulent la division des cellules (les facteurs de Ils sont souvent utilisés en association croissance). avec les autres traitements du cancer (voir chapitre 1 La chimiothérapie et les différents En agissant sur ces deux principaux traitements possibles du cancer, p. 9). Leurs mécanismes de développement de la effets secondaires sont différents de ceux tumeur, les traitements ciblés freinent de la chimiothérapie. ainsi sa croissance. L’utilisation des traitements ciblés du QUELS SONT LES TYPES DE cancer est récente et ce domaine est en MÉDIcAMENTS UTILISÉS ? pleine évolution. Votre cancérologue peut Il existe 3 types de traitements ciblés qui vous renseigner sur les dernières avancées se différencient par leur action spécifique de ces nouveaux traitements. sur l’un ou l’autre des deux principaux mécanismes de développement de la tumeur : les hormonothérapies, les trai- cOMMENT LES TRAITEMENTS tements avec des anticorps et les traite- cIBLÉS FREINENT-ILS LE ments inhibiteurs. DÉVELOPPEMENT DE LA TUMEUR ? Les traitements ciblés freinent la crois- Les hormonothérapies sance de la tumeur en s’attaquant aux L’hormonothérapie est le traitement mécanismes qui lui permettent de se ciblé le plus ancien. développer.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 4. Les traitements ciblés Certaines hormones stimulent la crois- Différentes hormonothérapies sont sance des cellules cancéreuses et donc utilisées pour traiter le cancer. le développement de la tumeur, elles constituent de véritables facteurs de La première consiste à administrer des croissance. médicaments entrant en compétition avec les hormones qui favorisent la Une hormonothérapie vise à limiter l’ac- croissance de la tumeur. tion de ces hormones sur les cellules ou à diminuer leur sécrétion afin de ralen- La deuxième consiste à administrer tir ou d’arrêter la croissance des cellules des médicaments qui agissent contre cancéreuses. l’hormone visée. Une hormone est une substance chi- Le troisième type d’hormonothérapie mique produite par certaines glandes de vise à bloquer la production des hormo- l’organisme. Les hormones agissent sur nes soit par des médicaments, soit en en- le développement ou le fonctionnement levant l’organe qui les produit lors d’une d’un organe. Parfois, elles stimulent la opération chirurgicale. croissance des cellules* cancéreuses. Le médecin propose l’hormonothé- Une glande est un organe dont la fonction rapie adaptée à la situation du patient. est de fabriquer certaines substances Ce choix dépend entre autre du type de qu’elle libère ensuite, soit dans le sang tumeur, de l’âge de la personne malade, (glande endocrine), soit à l’extérieur de de son avis ainsi que des habitudes de l’organisme (glande exocrine). certaines l’équipe médicale. glandes produisent des hormones indispensables au bon fonctionnement Ce traitement est différent du trai- de l’organisme. tement hormonal de la ménopause. Votre médecin est à votre écoute pour vous renseigner à ce sujet.
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    100 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 4. Les traitements ciblés L e s h o r m o n ot h é r a p i e s p e u ve n t En fonction du développement actuellement être utilisées pour traiter des données scientifiques, d’autres les cancers du sein, du corps de l’utérus cancers pourront être traités par hor- et de la prostate. monothérapies. localisations sein certaines cellules cancéreuses du sein ou du corps de l’utérus (l’endomètre) se développent sous l’action d’hormones (œs- trogènes ou progestérone). Lorsque les hormonothérapies Corps de l’utérus bloquent l’effet de ces hormones sur les cellules cancéreuses, (endomètre) la croissance de la tumeur est arrêtée. Les cellules cancéreuses de la prostate se développent sous l’action d’hormones appelées les androgènes. Lorsque les Prostate hormonothérapies bloquent l’effet des androgènes sur les cellules cancéreuses, la croissance de la tumeur est arrêtée. Les anticorps reconnaissent comme n’appartenant pas Les anticorps sont des protéines* à l’individu. Les anticorps permettent produites par l’organisme et qui ont de lutter contre les infections* et les pour rôle de neutraliser certaines subs- cancers. Certains sont fabriqués en tances, les antigènes*, que les anticorps laboratoire. Des informations détaillées sur les hormonothérapies sont disponibles dans les guides Comprendre le cancer du sein et Comprendre le cancer de la prostate.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 101 Fiche 4. Les traitements ciblés Diriger les anticorps contre les fac- Il existe actuellement trois types teurs de croissance des cellules can- d’anticorps qui peuvent être utilisés pour céreuses est un traitement possible. En traiter les cancers du sein, du côlon et de empêchant les facteurs de croissance la sphère ORL. d’agir, les anticorps empêchent indirec- tement la cellule de se diviser, bloquant En fonction du développement des ainsi sa croissance. données scientifiques, d’autres cancers pourront être traités par les anticorps. Les noms de ces anticorps se terminent souvent par –mab, comme le trastuzumab par exemple. Ils sont injectés directement dans une veine ou un cathéter*. anticoRPs localisations sPÉciFicitÉs coRREsPonDant Pour certains cancers du sein qui présentent une anomalie biologique, sous la forme d’une présence en nombre Trastuzumab élevé de récepteurs* appelés HER2 sur la cellule (voir le guide d’information sein Comprendre le cancer du sein). Médicament qui empêche l’action d’un Bevacizumab facteur de croissance* qui lui-même agit sur des agents angiogènes. Côlon et OrL cetuximab Dirigé contre le récepteur appelé HER1.
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    10 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Fiche 4. Les traitements ciblés Les inhibiteurs terminent en –inib, comme le sunitinib Un autre type de traitements ciblés utilise par exemple. des inhibiteurs. De nombreuses molécules sont en De manière générale, un inhibiteur est cours d’évaluation et peu d’inhibiteurs une substance qui ralentit ou arrête sont encore utilisés. Ils peuvent être une réaction. Ce sont des molécules qui utilisés pour traiter les cancers du rein, viennent perturber le développement de des bronches, certaines leucémies et la tumeur, soit en bloquant les agents tumeurs digestives. angiogènes soit en perturbant certains facteurs de croissance. En fonction du développement des données scientifiques, d’autres Cette fonction est indiquée, dans leur cancers pourront être traités par les nom : les médicaments inhibiteurs se inhibiteurs. INHIBITEUR LOCALISATIONS SPÉCIFICITÉS CORRESPONDANT c’est un antiangiogène* qui empêche les molécules Sunitinib rein produites par la tumeur (les Sorafenib angiogènes) de fabriquer ses vaisseaux sanguins. Bronches Erlotinib c’est un inhibiteur Certaines leucémies et tumeurs d’enzymes* nécessaires à Imatinib la croissance de la tumeur. digestives particulières
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 10 Fiche 4. Les traitements ciblés QUELS SONT LES EFFETS Les antiangiogènes font augmenter SEcONDAIRES DES TRAITEMENTS la tension artérielle. cIBLÉS ? De manière générale, les médicaments Les anticorps, en particulier le trastu- utilisés pour des traitements ciblés zumab, sont parfois responsables de n’entraînent pas les mêmes effets troubles cardiaques qui nécessitent une secondaires qu’une chimiothérapie surveillance régulière de la personne classique (voir chapitre 6 Les effets secon- soignée. daires d’une chimiothérapie p. 43). Ils sont le plus souvent moins importants. Des médicaments adaptés visent à contrôler ces effets secondaires L’hormonothérapie provoque des effets qui peuvent disparaître à l’arrêt des identiques à ceux de la ménopause traitements. (bouffées de chaleur, par exemple).
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 10 Glossaire : Les mots et leur sens Ce glossaire explique les termes en rapport avec le guide Comprendre la chimiothérapie. * : voir ce mot Ambulatoire : se dit d’un traitement A qui permet au patient de sortir de l’éta- blissement de santé quelques heures ADN/acide désoxyribonucléique : après un traitement. longue double chaîne de molécules en spirale qui compose les chromosomes. Anémie : diminution du nombre de On parle aussi d’hélice d’ADN. L’ADN globules rouges* dans le sang, qui se se trouve dans le noyau de chaque cellule traduit notamment par une grande du corps. fatigue, une pâleur, un essoufflement. Alopécie : chute partielle ou complète des Anesthésie : acte qui consiste à en- cheveux et, parfois, également des poils dormir et rendre insensible un patient (sourcils, cils, barbe, poils des aisselles, (anesthésie générale) ou une partie du du pubis). Il s’agit de l’un des effets corps (anesthésie locale). secondaires* temporaires de certains médicaments de chimiothérapie. Anesthésique local : produit utilisé pour endormir une partie du corps du patient.
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    10 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Antécédent : fait antérieur concernant Anxiété : sentiment de danger im- la santé du patient ou de sa famille. minent face à une situation précise ou non. L’anxiété se traduit par un malaise Antécédent chirurgical : opération déjà général, un désarroi, une agitation ou subie. une sensation d’anéantissement. Antécédent médical : traitement déjà Aplasie : très forte diminution des subi ou en cours, ou maladie antérieure globules blancs*, accompagnée d’une (diabète, maladie cardiaque, etc.). baisse des autres composants du sang (globules rouges* et plaquettes*). Antiangiogène : médicament qui bloque C’est un effet secondaire* temporaire le mécanisme permettant à la tumeur de certains médicaments de chimio- de développer des vaisseaux sanguins, thérapie. l’empêchant ainsi de se nourrir. Artère : g ros vaisseau sanguin* Anticoagulant : médicament qui di- qui conduit le sang du cœur vers les minue la coagulation du sang, évitant organes. ainsi la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins. Arthrose : altération des articulations provoquée par une usure mécanique. Antiémétique : médicament qui agit contre les nausées et les vomissements. C Antigène : substance qui stimule le système de défense de l’organisme. Cancer : maladie provoquée par la Celui-ci produit alors des anticorps. transformation de cellules* qui devien- nent anormales et prolifèrent de façon
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 10 incontrôlée. Ces cellules déréglées finis- CECOS (Centre d’Étude et de Con- sent souvent par former une masse qu’on servation des Œufs et du Sperme) : appelle tumeur maligne. organisme où il est possible de déposer son sperme et qui le conserve avant un Cathéter : tuyau souple et fin installé traitement susceptible d’entraîner une dans une veine afin d’y injecter un stérilité. produit ou des médicaments, et qui permet également d’effectuer des prises Cellule : élément visible au microscope de sang. Un cathéter diminue le dont est constitué tout organisme vivant. risque d’abîmer les veines et facilite Plantes et animaux sont composés de les perfusions de chimiothérapie. Le cellules très différentes qui se multiplient, cathéter améliore le confort du patient meurent et se renouvellent. Des cellules qui n’a pas besoin de subir une piqûre cancéreuses sont des cellules qui se sont à chaque injection. On parle aussi de modifiées et se multiplient de façon port-à-cath® ou PAC, ou encore de incontrôlée. chambre implantable. Chimiosensible : se dit d’une tumeur* Cavité abdominale : espace situé au cancéreuse qui réagit aux médicaments niveau du ventre (l’abdomen) à l’intérieur de chimiothérapie, notamment lorsque duquel sont regroupés l’estomac, le foie, la taille de la tumeur diminue sous l’effet les reins, etc. d’une chimiothérapie. Cavité péritonéale : espace situé entre Chirurgie : acte médical qui consiste les deux membranes qui tapissent à opérer un patient. Une opération l’intérieur de l’abdomen (le péritoine) et chirurgicale a pour but soit de prélever recouvre les organes tels que l’estomac, le un fragment d’une anomalie afin de foie, le pancréas, etc. l’analyser (c’est alors un examen), soit
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    10 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE d’enlever une tumeur et éventuellement, Diabète : maladie caractérisée par un les ganglions proches de l’organe atteint excès de sucre dans le sang. (c’est alors un traitement). Diagnostic : démarche qui identifie la Clavicule : os long sur l’avant de maladie à l’origine des manifestations l’épaule. anormales ressenties par le patient. Colique : douleur soudaine, parfois Dispositif d’annonce : ensemble des violente au niveau du ventre. dispositions prévues par le Plan national de lutte contre le cancer* pour améliorer Collyre : médicament sous forme de les conditions dans lesquelles le crème ou de gouttes qui s’applique dans diagnostic* de cancer et les traitements l’œil. sont annoncés aux personnes malades. Ce dispositif d’annonce a pour objectif Cure : traitement médical d’une durée d’instaurer dès le début de la maladie des déterminée. moments d’information, de discussion et de soutien avec les différents pro- Cystite : inf lammation de la vessie, fessionnels de santé en fonction des organe qui stocke l’urine avant que besoins de la personne malade et de ses celle-ci ne soit évacuée. proches. D E Dépression : état de profonde tristesse, Échographie : technique d’examen accompagné de perte de désir et d’intérêt qui permet de regarder l’intérieur du pour le monde environnant, et parfois de corps à travers la peau. Cet examen est troubles de l’appétit et du sommeil. indolore : le médecin fait glisser sur la
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 10 zone du corps à examiner une sonde traitements reçus, des doses adminis- qui produit des ultrasons (vibrations trées, du type de cancer et de la façon non audibles par l’oreille humaine). dont chacun réagit aux traitements. Il Quand ils rencontrent les organes, les existe deux types d’effets secondaires : ultrasons émettent un écho. Capté par les effets secondaires immédiats* et un ordinateur, cet écho est transformé les effets secondaires tardifs*. On parle en images sur un écran de télévision. Ces aussi d’effets indésirables. images peuvent ensuite être imprimées. Effet secondaire immédiat : effet Éducation thérapeutique : ensemble secondaire qui apparaît dans les pre- d’actions visant à aider les patients miers mois d’un traitement (nausées, et leurs proches à acquérir des com- perte de cheveux, etc.). Temporaire, il pétences pour gérer au mieux la mala- disparaît généralement après la fin des die. L’éducation thérapeutique cherche traitements. à aider les patients et leurs proches à comprendre la maladie, à participer Effet secondaire tardif : effet secon- activement aux soins et à dialoguer avec daire qui apparaît après la fin d’un les soignants. Cette notion recouvre un traitement (cicatrice qui devient dou- large champ qui va de l’information loureuse...). Un effet secondaire peut sur la maladie et ses traitements à l’aide persister longtemps après l’arrêt des psychologique et sociale, en passant par traitements et parfois, devenir définitif. l’organisation et la façon dont les soins Il est alors appelé séquelle. se déroulent à l’hôpital. Enzyme : protéine présente dans Effet secondaire : conséquence dé- les cellules. Elle a pour fonction de sagréable d’un traitement. Les effets faciliter les réactions chimiques qui secondaires n’apparaissent pas de s’y produisent. Par exemple, lors de façon systématique. Ils dépendent des la digestion, ce sont des enzymes qui
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    110 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE accélèrent la décomposition et la trans- F formation des aliments. Facteur de croissance : substance Érythème : rougeur de la peau. produite par le corps qui sert à réguler la croissance des cellules. Certains facteurs Essai thérapeutique : étude dont l’ob- de croissance sont aussi fabriqués en jectif est d’évaluer certains aspects d’un laboratoire. traitement déjà connu ou de tester un nouveau traitement afin de montrer s’il Facteur de risque : élément qui peut apporte un avantage par rapport aux favoriser le développement d’un cancer traitements habituellement utilisés : ou sa rechute. meilleure efficacité, diminution des effets secondaires*, amélioration de la qualité de vie... On parle aussi d’essai G clinique. Ganglion : petit renf lement réparti Examen biologique : analyse d’échan- le long des vaisseaux lymphatiques*. tillons de l’organisme (prélèvements) Les ganglions jouent un rôle essentiel au microscope. Cette analyse est réalisée dans la protection du corps contre les dans un laboratoire d’analyse médicale. infections ou les cellules cancéreuses. Ils mesurent normalement moins d’un Examen d’imagerie : examen qui per- centimètre de diamètre. Si leur taille est met d’obtenir des images d’une partie du anormale, on parle d’adénopathie. corps ou d’un organe. Il existe différents types d’examens d’imagerie : les exa- Glande : petit organe dont la fonction mens radiologiques (radiographie*, est de fabriquer certaines substances échographie*, scanner*, IRM*…) qu’elles libèrent ensuite, soit dans le et les examens de médecine nucléaire sang (glande endocrine), soit à l’extérieur (scintigraphie*, TEP*). de l’organisme (glande exocrine). Les
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 111 glandes salivaires fabriquent la salive ; Hémorragie : important écoulement de les glandes mammaires produisent le lait sang. maternel. Hormone : substance chimique pro- Globule blanc : cellule* qui combat duite par certaines glandes* de l’orga- les infections*. Les globules blancs nisme. Les hormones agissent sur le se trouvent dans la lymphe* et dans le développement ou le fonctionnement sang. d’un organe. Parfois, elles stimulent la croissance des cellules cancéreuses. Globule rouge : cellule* qui sert à transporter l’oxygène dans le sang. Hormonodépendant : se dit d’un cancer dont le développement est Greffe cancéreuse : cellules* cancé- sensible aux hormones*. On dit aussi reuses qui se sont détachées de la tumeur qu’il est hormonosensible. et qui se sont propagées dans un autre endroit de l’organisme. Hormonothérapie : traitement du cancer qui consiste à réduire ou à Guérison : disparition de toute trace de empêcher l’activité ou la production cancer après un certain temps. d’une hormone* susceptible de stimuler la croissance d’une tumeur cancéreuse. Une hormonothérapie est un traitement h général : il agit dans l’ensemble du corps. Hématome : accumulation de sang sous la peau ou dans une cavité à la suite d’une rupture de vaisseaux sanguins, I canaux par lesquels circule le sang. Le sang forme un bleu. Immunothérapie : traitement qui vise à stimuler les défenses immunitaires de
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    11 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE l’organisme, que constituent les cellules, L les tissus et les organes, contre les cellules cancéreuses. Laxatif : aliment ou médicament facilitant l’évacuation des selles. Infection : pénétration et prolifération dans le corps d’un micro-organisme Liquide céphalorachidien : liquide invisible à l’œil nu (bactérie, virus...), dans lequel baignent le cerveau et la susceptible de provoquer des troubles. moelle épinière*. Une infection est locale ou généralisée (septicémie). Liquide physiologique : liquide semblable à celui dans lequel baignent IRM (Imager ie par R ésonance les cellules*. Magnétique) : technique d’examen qui permet de créer des images précises Lymphe : liquide légèrement coloré des organes ou d’une partie du corps en produit par le corps dans lequel baignent utilisant les propriétés de l’hydrogène les cellules*. La lymphe transporte et présent dans les molécules d’eau de notre évacue les déchets des cellules. Comme le corps. L’appareil contient un aimant très sang, la lymphe circule dans des vaisseaux, puissant (d’où le terme de magnétique) appelés vaisseaux lymphatiques. qui fait réagir les molécules d’hydrogène et permet de les visualiser. Les images sont reconstituées par ordinateur. Un M produit de contraste* est parfois injecté au patient pour améliorer la qualité des Métastase : tumeur formée à partir de images. cellules cancéreuses qui se sont détachées d’une première tumeur* et qui ont migré par les vaisseaux lymphatiques*
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 11 ou les vaisseaux sanguins* dans une Mycose : affection provoquée par des autre partie du corps où elles se sont champignons microscopiques. Les installées. mycoses peuvent atteindre la peau, les orteils, les ongles, le cuir chevelu, Métastatique : qui a produit des ainsi que le cœur, le foie, l’estomac, métastases*. Un cancer est dit métas- l’utérus, etc. tatique quand ses cellules se sont propagées dans un ou plusieurs autres endroits du corps. N Moelle épinière : partie du système Numération-formule sanguine (NFS nerveux qui se trouve dans la colonne ou NF) : examen qui, à la suite d’une vertébrale. La moelle épinière conduit prise de sang, vise à compter les différents les informations du cerveau vers les composants du sang (globules rouges*, organes et, inversement, des organes globules blancs*, plaquettes*) afin de vers le cerveau. déterminer si leur nombre est suffisant. Moelle osseuse : substance qui se trouve à l’intérieur des os et qui produit les O différentes cellules* du sang (globules rouges, globules blancs et plaquettes). Œdème : gonflement des tissus causé par une accumulation anormale de Mucite : inflammation des muqueuses, liquide. membranes qui tapissent les cavités de l’organisme. Une mucite de la bouche est Option : recommandation* d’examen parfois douloureuse, mais temporaire. ou de traitement établie à partir des études scientifiques. Dans une même
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    11 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE situation, les recherches scientifiques Pneumothorax : présence anormale n’ont pas identifié d’examen ou de d’air entre les deux feuillets de la traitement qui présente plus d’avantages membrane qui enveloppe les poumons que d’autres. Voir standard*. (la plèvre). Produit de contraste : substance dont le P trajet ou l’accumulation sont visualisés lors des examens destinés à obtenir des Pacemaker : appareil destiné à stimuler images d’une partie du corps ou d’un les contractions du cœur. organe (l’iode, par exemple). Perfusion : injection continue goutte à Programme personnalisé de soins goutte de médicament liquide dans les (PPS) : description du traitement veines lors d’une chimiothérapie, par particulier proposé à chaque patient. exemple. Ce programme est élaboré au cours d’une réunion de concertation Phlébite : inf lammation d’une veine, pluridisciplinaire* et soumis au patient pouvant provoquer son obturation par lors d’une consultation spécifique dans le la formation d’un caillot de sang. cadre du dispositif d’annonce*. À l’issue de cette consultation, le médecin lui Plaquette : composant du sang qui remet un document qui indique le ou les arrête les saignements et permet la traitements à réaliser, leur durée, le lieu et cicatrisation. les dates prévisibles auxquelles ils doivent se dérouler. Le programme personnalisé Plèvre : membrane constituée des deux de soins, parfois abrégé en PPS, est feuillets qui enveloppent les poumons. adapté ou interrompu en fonction de la réaction du patient aux traitements ou de leur efficacité, et de l’évolution de la maladie.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 11 Protéine : substance nécessaire au humaine) pour obtenir des images bon fonctionnement des tissus et des d’une partie du corps ou des organes cellules. Les protéines sont apportées à (radiographie*, échographie*, scan- l’organisme par l’alimentation. ner*, IRM*). Protocole : description précise des Radiothérapie : traitement du cancer conditions et du déroulement d’une par des rayons* qui détruisent les étude ou d’un traitement. Un protocole cellules cancéreuses ou stoppent leur de chimiothérapie a pour but de spécifier développement. Les rayons sont les noms et les doses de médicaments, le dirigés directement vers la tumeur et, nombre de cures, etc. parfois, sur certains ganglions* reliés à l’organe atteint. La radiothérapie Purpura : petites taches rouges sur la est un traitement local. Ce traitement peau qui apparaissent à la suite d’une se fait dans un service spécialisé de rupture de petits vaisseaux sanguins*. radiothérapie. On parle aussi de rayons ou de séances de rayons. r Rayon : particule ou onde invisible qui détruit les cellules* lors d’une Radiographie : examen qui permet radiothérapie*. Les rayons utilisés sont d’obtenir des images d’une partie du de plusieurs types : proton, neutrons, corps à l’aide de rayons X*. Il s’agit d’un électrons, photons… On parle aussi de examen d’imagerie*. On parle parfois rayonnements ou de radiations. plus simplement de radio. Rayon X : rayon invisible émis par Radiologie : spécialité médicale qui un tube ressemblant à une grosse utilise des rayons X* ou des ultrasons ampoule électrique. Les rayons X sont (vibration non audible par l’oreille
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    11 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE plus ou moins arrêtés par les différents existe plusieurs Recommandations. On composants du corps humain qu’ils parle aussi de Recommandation pour la traversent. Les rayons qui ont pu pratique clinique (RPC). traverser sont détectés et permettent de réaliser des images de l’intérieur du Réseau : organisation qui vise à coor- corps. Les rayons X sont également donner les acteurs de soins autour du appelés photons X. Selon leur puissance, patient. Lorsqu’il s’agit de la prise en ils peuvent être utilisés pour réaliser des charge de patients atteints de cancer, on examens d’imagerie* ou des traitements parle de réseau de cancérologie. (radiothérapie). Réunion de concertation pluridisci- Récepteur : molécule située à l’intérieur plinaire : réunion régulière entre d’une cellule ou sur sa membrane, professionnels de santé, au cours de capables d’accueillir d’autres molécules laquelle sont discutés la situation produites par l’organisme ou des d’un patient, les traitements possibles médicaments. en fonction des dernières études scientifiques, l’analyse des bénéfices Récidive : réapparition de cellules et les risques encourus, ainsi que cancéreuses, au même endroit ou dans l’évaluation de la qualité de vie qui va en une autre région du corps. résulter. Les réunions de concertation pluridisciplinaires rassemblent au Recommandation : examen ou trai- minimum un chirurgien, un oncologue tement préconisé dans une situation médical et un radiothérapeute. Le donnée qui suit les recherches scien- médecin informe ensuite le patient et lui tifiques. On distingue deux types de remet son programme personnalisé de recommandations : les Standards, soins* (PPS). lorsqu’il existe une seule Recom- mandation, et les Options, lorsqu’il
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 11 s Stade d’évolution : extension du cancer. Un cancer commence par le Scanner : examen qui permet d’obte- développement d’une ou plusieurs nir des images du corps à l’aide de cellules* cancéreuses. Ces cellules se rayons X*. C’est un type de radiogra- multiplient et forment une tumeur. phie* dont les images sont reconstituées Quand les cellules cancéreuses restent par ordinateur et grâce auxquelles dans l’organe d’origine, on parle on procède à une analyse précise de d’évolution ou d’extension locale du différentes régions du corps. Les cancer. Plus les cellules se multiplient, radiologues parlent aussi de tomoden- plus la tumeur grossit. Elle risque alors de sitomètre, abrégé en TDM. Le terme laisser échapper des cellules cancéreuses scanner désigne aussi l’appareil utilisé vers d’autres endroits de l’organisme. pour réaliser cet examen. Si les cellules cancéreuses atteignent des ganglions*, on parle d’extension Scintigraphie : technique d’examen qui régionale. Lorsqu’on retrouve des cellules permet d’obtenir des images du corps. cancéreuses dans d’autres organes (foie, Cette technique d’imagerie utilise des os, poumon, etc.), on parle d’extension produits faiblement radioactifs qui sont métastatique ou d’extension à distance injectés, puis repérés. du cancer. Site implantable : petit boîtier placé Standard : examen ou traitement sous la peau du thorax* et relié à une considéré comme le meilleur après veine par un petit tuyau (cathéter). l’analyse des études scientifiques. Un Grâce à une aiguille, on peut injecter un examen ou traitement standard est produit à travers la peau dans le sang proposé de façon systématique dans une sans abîmer les veines des bras. On parle situation donnée. Il arrive que le médecin aussi de chambre implantable ou de ne puisse pas disposer de l’examen ou Port-à-Cath® (PAC). appliquer le traitement standard du fait
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    11 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE de facteurs particuliers liés au patient ou Traitement adjuvant : traitement com- à sa maladie : le médecin propose alors plémentaire d’un traitement principal. un ou plusieurs examens ou traitements Une chimiothérapie est un traitement mieux adaptés à la situation. Voir adjuvant lorsqu’elle complète une opé- recommandation* et option*. ration chirurgicale, par exemple. Stérile : qui ne contient pas de microbe. Tumeur : grosseur plus ou moins volumineuse due à une multiplication excessive de cellules* normales (tumeur T bénigne) ou anormales (tumeur mali- gne). Les tumeurs bénignes (comme TEP (tomographie par émission de par exemple les grains de beauté, les positons) : examen qui permet d’obtenir verrues…) se développent de façon loca- des images précises du corps en coupes lisée sans altérer les tissus* voisins. Les fines grâce à un traceur, un produit tumeurs malignes (cancer) ont ten- faiblement radioactif. Ces images sont dance à envahir les tissus avoisinants et reconstituées en trois dimensions sur un à migrer dans d’autres parties du corps écran d’ordinateur. (métastases). Thorax : partie supérieure du tronc qui Tumeur primitive : tumeur à partir contient le cœur et les poumons. de laquelle s’échappent des cellules cancéreuses qui vont former des mé- Tissu : ensemble de cellules* qui ont tastases dans d’autres parties du corps. une même fonction (tissu musculaire ou tissu osseux par exemple).
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 11 U V Ulcération : plaie parfois profonde, qui Vaisseau lymphatique : canal par ne cicatrise pas facilement. lequel circule la lymphe (liquide dans lequel baignent les cellules) et qui relie Urticaire : éruption cutanée, ressemblant les ganglions* entre eux pour former le à des piqûres d’ortie, souvent due à une système lymphatique. réaction allergique. Vaisseau sanguin : canal par lequel circule le sang (artère, veine ou petit vaisseau capillaire). Vulve : partie génitale externe de la femme.
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    10 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Membres du groupe de travail Nous remercions chaleureusement les patients et leurs proches qui, par leur implication et leurs commentaires, ont contribué à l’élaboration de ce guide : M. GENIEz, J. ANGER, A. GARY, J. FRANçOIS, J. TUFFERY, J. LAwRIw, M. MORTELEcQUE, F. FORTIN, M.-A. BOLLENGIER, M.-P. DUcOUROUBLE, L. DELANNOY et d’autres personnes ayant souhaité rester anonymes. coordination de la réédition actualisée L. LEIChTNAM-DUGArIN, chargée de mission en santé, responsable des méthodologistes, INca, Boulogne-Billancourt (méthodologiste) P. VENNIN, oncologue médical, centre Oscar Lambret, Lille (coordonnateur) P. KErBrAT, oncologue médical, centre Eugène Marquis, Rennes (coordonnateur) Groupe de travail scientifique initial C. ALLEAUME, oncologue médical, centre Hospitalier, Saint-Brieuc L. GAsNAULT, oncologue médical, centre Joliot curie, Saint-Martin-les-Boulogne M. hEBBAr, oncologue médical, cHRU, Hôpital Huriez, Lille E. LUPOrsI, oncologue médical, centre Alexis Vautrin, Nancy P. MArEC-BÉrArD, pédiatre, centre Léon Bérard, Lyon h. sIMON, oncologue médical, cHR, Brest
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 11 Relecteurs relecteurs de la réédition actualisée Erick chirat, oncologue Emmanuel achille, oncologue médical, radiothérapeute, cRTT, Meudon la clinique claude Bernard, Metz Forêt lydie aimard, oncologue Philippe Dalivoust, oncologue médical, radiothérapeute, cHP clairval et clinique La casamance, Aubagne Beauregard, Marseille Marie Déchelette, méthodologiste, Gérard auclerc, oncologue INca, Boulogne-Billancourt médical, centre charlebourg, Valérie Delavigne, linguiste, INca, La Garenne-colombes Boulogne-Billancourt anne Belanger, chargée de mission, sylvie Detry, chargée de mission essais direction de la Qualité des Soins, INca, cliniques, INca, Boulogne-Billancourt Boulogne-Billancourt Marianne Duperray, chargée de Dominique Bonnard, oncologue mission, direction Information des radiothérapeute, clinique catherine de publics, INca, Boulogne-Billancourt Sienne, Nantes Philippe Gomez, oncologue sylvie Brusco, méthodologiste, radiothérapeute, centre Frédéric Joliot, chargée de mission en santé, INca, Rouen Boulogne-Billancourt Philippe Janoray, oncologue sylvie Burnel, chargée de mission, radiothérapeute, Dijon direction de la Qualité des Soins, INca, Dominique Jaubert, oncologue médical, Boulogne-Billancourt centre d’oncologie-radiothérapie, Julien carretier, coordonnateur, clinique Tivoli, Bordeaux chargé de mission en santé, INca, Hervé lauche, oncologue Boulogne-Billancourt radiothérapeute, Montpellier
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    1 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Élisabeth luporsi, oncologue médical, relecteurs de la première édition centre Alexis Vautrin, Nancy V. andrieu, gynécologue, cabinet Dominique Manoux, oncologue médical, colmar radiothérapeute et médical, centre c. Bressac, oncologue médical, clinique de cancérologie, Thiais de la casamance, Aubagne andré Mathieu, oncologue médical, l. cals, oncologue médical, Hôpital clinique Les Genêts, Narbonne Font-Pré, Toulon Valérie Mazeau-Woynar, responsable B. colas, médecin, cabinet médical, du département des recommandations, Ermont direction de la Qualité des Soins, INca, P. colombat, oncologue médical, Boulogne-Billancourt cHRU, Tours Karina oddoux, chargée de mission, F. Dandine, infirmière chef de centre, direction Information des publics, INca, cabinet médical SNcF, Montpellier Boulogne-Billancourt t. Dorval, oncologue médical, Institut Hassan Rhliouch, oncologue curie, Paris radiothérapeute, centre Marie curie, J.-c. Eymard, oncologue médical, Arras Institut Jean Godinot, Reims Richard Villet, chef de service viscérale V. Fabre, oncologue médical, clinique et gynécologique, Groupe Hospitalier des cèdres, cornebarrieu Diaconesses croix Saint-Simon, Paris
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 E. Farjas, médecin, cabinet médical, St F. May-levin, responsable groupe de Quentin Fallavier parole, Ligue nationale contre le cancer, K. Fizazi, oncologue médical, Institut Paris Gustave Roussy, Villejuif P. saltel, psychiatre, centre Léon Y. Kessler, oncologue médical, Bérard, Lyon Polyclinique de Gentilly, Nancy c. Van Koutte, assistante de direction, R. largillier, oncologue médical, centre centre Oscar Lambret, Lille Antoine Lacassagne, Nice R. Vasseur, infirmière générale, Institut J.-F. latour, pharmacien, centre Léon curie, Paris Bérard, Lyon E. Voog, hématologue-oncologue, J.-P. lotz, oncologue médical, Hôpital clinique Victor Hugo, Le Mans Tenon, Paris V. Zundel, médecin, cabinet médical, Soultz
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    1 cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE Les guides d’information cANcER INFO Les guides d’information cANcER INFO expliquent avec des mots simples et clairs l’état des connaissances actuelles sur les cancers, leurs traitements et leurs conséquences. Ils visent à : ● rendre accessible une information validée, compréhensible et à jour ; ● améliorer la compréhension des différents aspects de la maladie et de ses répercussions, tant sur le plan médical que social, familial et psychologique ; ● faciliter le dialogue entre les personnes malades, leurs proches, le médecin et l’équipe soignante ; ● permettre aux patients de mieux participer aux choix de leurs traitements. ces guides sont élaborés dans le cadre d’une méthodologie pluridisciplinaire associant les professionnels de santé et les personnes malades, anciens malades et proches. Les informations médicales qu’ils contiennent sont issues de recommandations de traitement et de suivi destinées aux professionnels de santé. Les guides d’information cANcER INFO sont régulièrement mis à jour en fonction des avancées médicales. L’Institut National du cancer met également à disposition de ceux qui sont à la recherche d’une information de référence sur les cancers : ● la ligne téléphonique d’information et d’écoute cANcER INFO SERVIcE, 0810 810 821, prix d’un appel local ; ● la banque de connaissances cANcER INFO, sur son site www.e-cancer.fr (ouverture prévue mars 2009). Les informations de ce guide ne peuvent en aucun cas tenir lieu d’avis médical. Elles n’ont notamment pas valeur ni de diagnostic, ni de pronostic ni d’avis thérapeutique qui relèvent exclusivement du colloque singulier entre un médecin et son patient. L’Institut National du cancer ne saurait être tenu responsable de tout préjudice, direct ou indirect, de quelque nature que ce soit, résultant de l’utilisation, même partielle, des informations de ce guide.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 Les guides d’information actuellement disponibles Les essais cliniques en cancérologie : les réponses • le cancer de l’ovaire (2002) à vos questions (2008) • le neuroblastome (2001) La radiothérapie (2007) • le neuroblastome localisé (2001) Douleur et cancer (2007) • le neuroblastome disséminé (2001) Traitements du cancer et chute des cheveux (2006) • le neuroblastome 4S (2001) Fatigue et cancer (2005) Démarches sociales et cancer (2004) Fiches d’information En savoir plus sur le cancer du poumon (2003) comprendre… Le risque familial de cancer du sein et/ou de • le scanner (2004) l’ovaire (2002) • l’IRM (2004) • la mammographie (2003) Vivre… • l’échographie mammaire (2003) • pendant et après un cancer (2007) • la biopsie échoguidée du sein (2003) • auprès d’une personne atteinte d’un cancer • la biopsie stéréotaxique du sein (2003) (2006) • le repérage mammaire préopératoire (2003) Comprendre… • le mélanome de la peau (2007) • le cancer du sein (2007) • la nutrition entérale (2007) • le néphroblastome (2006) • le cancer du rectum (2006) Ces documents sont téléchargeables sur • le cancer de la prostate (2005) www.e-cancer.fr et www.sor-cancer.fr • le cancer du poumon (2003) et disponibles gratuitement sur simple • l’ostéosarcome (2003) demande auprès de l’INCa.
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    cOMPRENDRE LA cHIMIOTHÉRAPIE 1 conseils pour la recherche d’information L’information est un droit du patient : il ne faut jamais hésiter à demander des explications au médecin ou aux autres membres de l’équipe soignante. Pour toute recherche complémentaire d’une information de qualité sur les cancers et leur prise en charge, il est recommandé de préférer notamment des documents dont les auteurs sont nommés et qui précisent la manière dont ils ont été élaborés. Sur internet, il est recommandé de privilégier les sites qui adhèrent aux principes de la charte HONcode. Des conseils sur la façon d’identifier des sites de qualité sont disponibles sur le site de la Haute Autorité de santé, www.has-sante.fr. Publication de l’Institut National du Cancer Tous droits réservés – Siren 185 512 777 – Ref GI-11-08 Impression : Camly Crédits photos : Institut Gustave Roussy - Droits réservés
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    Pour en savoirplus Diffusé avec le soutien de l’UIcc institut national du cancer 52, avenue André Morizet 92100 Boulogne-Billancourt publications@institutcancer.fr Tél. : 01 41 10 50 00 – Fax. : 01 41 10 50 20 www.e-cancer.fr