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Plan de travail
INTRODUCTION
1- Définitions.
1-1 Asepsie.
1-2 Antisepsie.
1-3 Désinfection
1-4 Stérilisation.
2- La contamination au cabinet dentaire
3- Protection del’équipe dentaire
4- La chaîne d’asepsie en cabinet dentaire
5-Moyensd’asepsieau cabinet dentaire.
6- Asepsieen prothèse dentaire:
6-1 Potentiel infectieux en prothèse
6-2Evolution du conceptd’asepsieen prothése
6-3 La chaine d’asepsieen prothése dentaire Elle comporteplusieurs
maillons:
6- 3-1L’asepsieau cabinet.
6-3-2l’asepsieau laboratoire deprothèse.
6-3-3-La décontamination desempreintes.
6-3-4-La décontamination desmatériaux deréplique.
6-3-5-La décontamination despièces prothétique.
CONCLUSION
Introduction :
Le cabinet dentaireest chaque jour contaminé par la dissémination
anarchique demillions de germespathogènes véhiculés par chaque patient .
De nombreusesmesuresd’hygiènededésinfection, de stérilisation et
d’asepsie permettentactuellement dejuguler ce risque; en odontologie,
praticien, laboratoire de prothèse et concepteurssont tous intéressés.
Définitions :
1- L’asepsie :
Ensemblesdes techniques destinées à empêcher l’introduction desgermes
dansl’organisme.
On obtient l’asepsie par l’antisepsie et la stérilisation.
2- L’antisepsie :
Ensembledes procédésutilisés pour combattre les germes septiques, les
détruireet empêcher leur prolifération.
3- La désinfection :
La destruction de tous les micro-organismespathogènes à l’exception des
spores.
4- La stérilisation :
La destruction de tous les micro-organismespathogènes comprisles
spores.
Voies de transmission :
Le risque de contamination existe dans trois sens :
1-Du patientau praticien ;
2-Du praticien au patient ;
3- Du patientau patient.
Modedetransmission Circonstances Contamination
infectieuse
Voie sanguine - Contact avec des
microlésions de la
peau.
- Piqure accidentelle
par instrumentsouillés
de sang
-Infection VIH
-Hépatite B et C
Voie respiratoire - Inhalation d’aérosol
infecté
- Contact avec un
patient infecté
Tuberculose
Grippe, méningite
Diphtérie
Voie oculaire Projection dedébris
infectés sur l’œil
exposé
-Infection cornéenne,
- Kérato-conjonctivites
virales
Voie manuportée Contact avec la salive
infectée des patients
Infection digestive et
cutanée
Protection de l’équipe dentaire :
1- Protection vestimentaire :
But :
- Eviter dansle cabinet la contamination par des germes venantde
l’extérieur.
- Eviter d’amener à domiciledes germes venantdu cabinet.
Moyens :
L’utilisation des barrières de protection est très fortementrecommandée
dansle but de réduireautantque possible la contamination despraticiens
et despatients. Ces barrières deprotection sont constituées par :
- Port de masque.
- Port de lunettes.
- Port de blouses.
- Port des gants.
* Port de masque:
Remplacésentre chaque patient, ils protègentles muqueusesnasaleset
buccales. Ces masquessont dits « deprotection » ; le plussouvent, ils sont
constitués de charbon actif.
Il est surtoutrecommandéen cas de tuberculoseou d’autresaffections
respiratoires tel le syndromerespiratoireaigu sévère(SRAS).
* Port des lunettes :
Les lunettes devrontprésenter uneprotection latérale, et doncbien couvrir
les yeuxpour éviter toute aérosolisation ou projection dedébris et
gouttelettes.
Ces lunettes doiventrépondreàdescaractéristiques:
- Résistance et protection,
- Résistance à la rayure,
- Absence dereflet (scialytique) et del’existence d’un effetantibuée.
* Port de blouses :
La tenue deprotection a pour objectif d’assurer uneprotection au soignant
commeau soigné. Les vêtements detravail doiventêtre changés
régulièrementet chaque fois qu’ils sont visiblementsouillés. Ils doivent
remplacer ou recouvrir largement les vêtementscivils et avoir desmanches
courtes ou semi-longuesqui facilitent le lavage des mains.
* Port des gants :
Le port degants doitêtre un geste « réflexe » dès qu’il y a contact avec la
zonebuccale. Les gants se différencientd’unepartpar leur matériau et
d’autrepart par leur destination. Ils doiventêtre à usageunique.
- Matériau :
Le produitderéférencereste le latex, polymèred’origine naturelleextrait
d’Heveabrasiliensis. Il en existe aussi: polymèresdesynthèse, soit en
néoprène, soit en acrylonitrile, soit en chlorurede polyvinyle.
- Destination:
- Gants d’examen:
Ils seront présentésstériles ou non. Des gants stériles sont nécessaires
lorsqueles soinsnécessitent un niveau detraitement aseptique.
- Gants chirurgicaux.
- Règles de base pour unebonneutilisation desgants :
- Se laver les mainsavant le portdes gants ;
- Ne mettre desgants que sur des mainssèches ;
- Rejeter les gants présentantdes défautsou des altérations ;
- Changer les gants de façon régulière ;
- Enlever les gants sanstoucher la surfaceexterne : principesale – sale ;
- Se laver les mainsaprès le portde gants ;
- Conserver les gants dansleur emballage d’origine;
- Conserver dansun endroitsec, à l’abri dela lumière et des risques
électriques.
2- Hygiène des mains :
But :
- Elimination desgermes pathogènes de la peau formantuneflore
transitoire.
- Conservation del’intégrité de la peau, pasde blessures, pasde crevasses.
NB :
La flore microbiennede la peau recouvrantles mainscomprend des
microorganismesrésidents(colonisateurs) et transitoires (contaminants).
La flore résidenteest rarementresponsabled’infections(exceptions :
déficit immunitaire, greffe, etc.). Par contre, la flore transitoire, acquise du
milieu buccal, del’environnement, desinstruments, etc., est parfois à
l’origine d’infections.
Moyens :
- Ongles ni longues, ni laqués.
- Pas debagues, ni bracelets.
- Avantet aprèschaque intervention, un lavage antiseptique desmains
doit être fait.
- Des gants neufssont utilisés pour chaque patient.
- Des brosses à ongles stérilisables placées dansunesolution
désinfectante.
Lavage des mains :
1- Lavage simple :
Objectif : prévenir la transmission manu-portéeetéliminer la flore
transitoire.
Aprèstout geste dela vie couranteet soin non invasif.
Avec un savon liquidedouxet dureau minimum 30 secondeset essuyage
avec uneserviette à usage unique.
2- Lavage antiseptique :
Objectif : éliminer la floretransitoire et diminuer laflore commensale.
Avanttout geste invasif ou soin.
Avec un savon liquideantiseptique pendantuneminute(30 à60 secondes
selon le produit).
1 Rincer les mains à l’eau courantetiède;
2 Appliquer du savon antiseptique ;
3 Faire mousser de3 à 5 ml de savon, laver en frictionnant, les poignets et
le pourtour desongles, et insister sur les espaces interdigitaux ;
4 Rincer les mains à l’eau courantetiède;
5 Sécher les mainsà fond avec uneserviette de papier.
3- La vaccination :
Maladies Recommandations
Diphtérie,
Tétanos
Elle est recommandéepour laprotection personnelle
(tétanos et diphtérie) et celle desusagers (diphtérie).
Influenza Cette vaccination est recommandéepour laprotection personnelle
pour celle des usagers.
Hépatite B Les intervalles« réguliers» sont. Toute intervention est cessée dès
qu’un tauxsupérieur ou égal à 10 UI/l
est documenté.
Tuberculose Si le résultat est négatif, le TCT ne doitêtre refaitqu’en cas
d’exposition à la tuberculose.
4- La chaîne d’asepsie en cabinet dentaire :
1- Pré-désinfection :
Objectif :
C’est uneétape primordialequi répond auxobjectifs suivants :
- Limiter le risquede contamination du personnelsoignantet de
l’environnement
- Diminuer la quantité desagents infectieux.
- Faciliter les étapes suivantesde nettoyage et de stérilisation.
Méthode :
Le produitpré-désinfectant se présenteen poudreou en liquide, contenant
un détergent fortementalcalin et un désinfectantde faible spectre
antimicrobien.
Objectif :
- Eliminer les salissures afin d’obtenir un matériel propre.
- Obtenir un matériel proprepuisqu’on nestérilise quece qui est propre.
La stérilisation n’est valable que si elle est précédée d’un nettoyageefficace
et rigoureux, car « on ne stérilise bien quece qui est propre.
Immersion totale des instruments Les instruments sont versés dans le
bain de pré désinfection.
2- Nettoyage :
Méthodes:
* Manuel :
Il doit être réservéau matériel nesupportantpasun nettoyage aux
ultrasons ou automatique car il présenteun risqueaugmenté de
contamination du personnelet del’air.
* Ultrasonique :
C’est un lavage semi-automatique.
- Les instrumentsen 1 ou 2 couches, sont totalement immergé
- Les ultrasonssontmaintenuspendant4 à 15 minutes selon le nombreet
typed’instruments, et la puissancede l’appareil.
- Les instrumentssontensuiterincés durant5 minutespuisparfaitement
séchés.
Nettoyage avec une brosse et rinçage sous l’eau courante
des instruments
* Automatique :
Les auto-laveurs présententl’avantage de réaliser toutes les étapes, de la
pré-désinfection, rinçageau séchage de l’instrumentation.
3- Rinçage et séchage :
- Les instrumentsdoiventêtrerincés à grande eau couranteafin d’éliminer
tous résidusou taches de désinfectants.
- Les instrumentsdoiventêtreplacés sur desserviettes detissu non
pelucheux.
- Au cours decette étape, les instrumentssontvérifiés quantà la qualité du
nettoyage et serontentretenus.
4- Désinfection :
Cette étape est effectuée sur des instruments propres. Elle est strictement réservée aux
instruments thermosensibles ne pouvant être stérilisés »,
Les principales familles de désinfectants:
-Dérivés chlorés,
-oxydants,
-dérivés phénoliques,
-alcools,
- aldéhydes.
5- Emballage ou conditionnement :
Il garantit, la protection du matériel propreavantla stérilisation et le
maintien de l’état stérile du dispositif médical dansle temps, il assurela
maîtrise de la chaîne d’asepsie.
6- La stérilisation :
La stérilisation selon le principeénoncé« on nestérilise que ce qui est
propre » vise trois (03)objectifs :
- Destruction complète des micro-organismes.
- Conservation del’état de stérilité.
- Respect du matériel dansson intégrité.
But :
- Les mesuresd’Asepsie, le contrôle del’infection et la STERILISATION font
désormaispartie intégrante de notreexercice.
Conditionnements rigides Emballages thermo-scellés
- La plupartdesinstruments, appareilset matériels dentaires sont
réutilisés. Ils doiventdoncêtre traités de façon à éliminer tout risque de
transmission de germesinfectieux.
Principe :
On nestérilise que ce qui est propreet sec.
- La stérilisation à la vapeur restela stérilisation de référence.
- Toute stérilisation doit faire l’objet decontrôle.
- Le conditionnementdu matérieldoit assurer l’état destérilité jusqu’àson
utilisation.
- Le matériel doit être exempt d’humiditéaprèsla stérilisation.
Moyens de stérilisation :
Il existe essentiellement quatre modesde stérilisation :
- Chaleur humide. (Autoclave).
- Vapeurschimiques. (Chemiclave).
- Chaleur sèche. (Poupinel).
- Stérilisation à froid.
1- Stérilisation à la chaleur sèche « Poupinel »:
Pour tousles instrumentsen acier inoxydable:
Utilise la chaleur sèche pour détruireles micro-organismes.
A unetempératurede160°C. Letempsde contact est de 120 mn.
A 170°C celui-ciest de60 mn et de30mn à180°C.
Il faut ajouter à ces temps, le temps de préchauffageet de refroidissement.
Avantage :
Les avantages du four à air chaud sontla technique simple et peu coûteuse
tant à l’achat, à l’usage qu’à l’entretien.
Inconvénients :
- Temps detraitement long
- Températureélevée et longue duréedela stérilisation détériorentle
matériel.
- Homogénéité de la températureau sein de la charge difficile à réaliser
- La portepeuts’ouvrir sans remiseà zéro de la minuterie.
2- Stérilisation à la vapeur d’eau « autoclave » :
Le cycle de stérilisation est de 30 mn à 121° et de20mn à134°.
3- Stérilisation a la vapeur chimique :
Le cycle de stérilisation est de 20mn a132°caunepression de 02 bars.
Avantages : sontindéniables pour lastérilisation de matériel et instruments
complexes ou ne résistant pas à la stérilisation par la chaleur sèche.
Inconvénients : de cette méthode sont relatifs par rapportau coût d’achat et
de fonctionnementélevésainsi qu’au dégagement devapeurstoxiques.
4- Stérilisation à froid :
Cette méthode consiste en unestérilisation au moyen d’oxyded’éthylène
pour les objets et instruments thermosensibles. On peut à défaut, utiliser
unesolution de glutaraldéhyde à 02% pendant06 à 10 heures.
L’asepsie en prothèse :
1- Potentiel infectieux en prothèse :
Des prélèvementsréalisés sur descires d’occlusion, desempreintes, des
maîtres modèleset des prothèses permettentd’identifier, dans67 % des
cas : Staphylococcusaureus, streptocoques non groupables, Pseudomonas
sp., Escherichia coli, Enterobacter sp., Corynebacterium sp., Neisseria sp.,
Bacillus sp., Klebsiella sp. ; La colonisation des prothèses adjointespar
Candidasp est également fréquente. L’identification virale n’a pasété
réalisée au coursde ces études.
2- Evolution du concept de la désinfection en
prothèse :
* Les moyens physiques :
- La désinfection en prothèse a utilisé à la fin du dix-neuvième siècle, des
moyensphysiques, tels que les ultrasons.
Cette technique s’est vuecomplétéepar l’apportd’unesolution
désinfectante pour de meilleursrésultats.
- Dansun deuxièmetemps, des traitements thermiques des répliquesde
plâtre, onteu recoursà la technique de technique dethermo-désinfection,
en utilisant la chaleur commemoyen de désinfection.
L’apportdes radiationsaux ultra-violets, a permisau vingtième siècle,
d’avoir un débutde solution au problèmeposé. Cependant, tousces
moyensphysiquesdedésinfection, ont prouvéleur inefficacité dansle
traitement des empreinteset des matériaux deréplique.
* La désinfection chimique
- Elle utilise différentessolutionsdésinfectantes, comme les alcools, les
aldéhydes, les hypochlorites, les phénols. Ces produitschimiques ont
prouvésuneefficacité supérieure auxmoyensphysiques.
3- La chaine d’asepsie en prothèse :
Elle comporteplusieursmaillons:
1- L’asepsie au cabinet.
2- l’asepsie au laboratoire de prothèse.
3- La décontamination des empreintes.
4- La décontamination desmatériaux deréplique.
5- La décontamination despièces prothétique avant leur acheminement au
cabinet
1- L’asepsie au cabinet.
2- Décontaminationdes empreintes :
* Conditions exigées pour les solutions désinfectantes :
1-L’efficacité et la conservation des qualités physico-chimique des
matériaux d’empreintes;
2- La stabilité dimensionnelledu matériau d’empreinte;
3- L’efficacité del’inactivité bactérienne;
4- L’absence de toxicité des produitsdésinfectants;
5- La compatibilité du matériau du désinfectant, et du matériau de coulée.
* Le rinçage des empreintes :
- Reste le tempsessentiel, quel quesoit le matériau utilisé ; il doit être
effectué dèsle retrait de la cavité buccale, sousl'eau courante jusqu'à
disparition totale des traces de sang, de salive et autresmatières
organiques.
- L'élimination sera d'autantplussimpleet efficace que le matériau
d'empreinteesthydrophobe.
- L'utilisation d'eau tiède ou savonneuseestrecommandéepar certains
auteurs; danscette dernièreéventualité, l'empreintedoitêtre rincée sous
l'eau froideafin d'éliminer toutetrace desavon qui pourrait interférer sur
la solution décontaminant.
* Procédés de décontamination en fonction du matériau
d'empreinte :
- Empreintesaux hydro-colloïdes :
A- Hydro-colloïdesirréversibles :
Communémentappelésalginates à cause de leur importantehydrophilie.
Certains préconisentla pulvérisation desolutionsà base deglutaraldéhyde
à 2 % ou d'hypochloritedesodium à desconcentrations variantde 0,5 à
plusde5 %.
La plupartdesauteursdéconseillent l'immersion del'empreinteau-delàde
10 minutes, car cela provoquerait, malgré ce temps relativementcourt, des
distorsions.
B- Hydro-colloïdesréversibles :
Commeles alginates, il s'agit d'un gel colloïdal chargé d'eau, doncsensible
aux phénomènesdesynérèseet d'imbibition, ce qui compliqueleur
décontamination.
- Empreintesau silicone :
Toutes les familles de silicones sont forméesde matériauxd'empreinte
hydrophobes. Ils retiennentde ce fait moinsles micro-organismes. Leur
décontamination est doncplussimple.
La décontamination par immersion reste la méthode dechoix, la technique
de pulvérisation ayantété abandonnéepar la plupartdesauteurs.
L'immersion peutêtre faite avec des solutionsà base de glutaraldéhyde,
d'hypochloritedesodium, dedérivésiodés, etc. Le tempsde trempage
varie, selon selon les études, de quelquesminutesà plusieursheures.
Trente minutessemblent être un temps acceptable dansdessolutions à
base deglutaraldéhydeà 2 % ou d'hypo-chloritedesodium à 0,5 %.
Pour les patients dits à haut risque, l'immersion doitêtre prolongéejusqu'à
2 heures. C'estla raison pour laquelle, lorsqu'ily a un risqueconnu, seules
les empreintesen silicone doiventêtre recommandées.
- Empreintesaux polysulfures :
Ces matériaux, de moinsen moinsutilisés, sont, commeles silicones,
hydrophobes. Ils peuventdoncsubir sansaucun danger la même méthode
de traitement que les empreintesau silicone.
- Empreintesau polyéther :
Ces matériauxd'empreinte, bien que d'aspecttrès proche des silicones, sont
en fait hydrophiles, c'est-à-dire sensibles aux phénomènesd'imbibition. La
décontamination prolongéepar immersion n'estdoncpas recommandée
parce qu'elleentraînerait, quelle que soit la solution utilisée, des variations
dimensionnelleset mêmeunealtération de la reproduction del'état de
surface.
3- Décontaminationdes modèles de travail :
Avantde couler les empreintes, le prothésiste doit s'assurer qu'ellesont été
décontaminées. Il doit être informépar le praticien de la méthode et des
produitsquiont été utilisés. Si aucune désinfection n'aété faite ou signalée,
le prothésiste doit la réaliser en suivantles procédésprécédemmentdécrits
afin d'éviter toute contamination croisée.
Le sachet plastique contenant l'empreintedoitimpérativementet
immédiatementêtre jeté et, surtout, ne jamais être réutilisé.
Mêmesi le traitement des empreintesa été fait correctement, les risques de
contamination croisée nesont pas totalement éliminés ; c'est la raison pour
laquelle les modèlesdetravail doiventaussi subir un traitement de
décontamination.
* Plusieurssolutionsont été proposées:
 Vaporiser unesolution d’hypochloritede sodium à o,5%;
 Immerger les modèles pendant10 mn danslamême solution ;
 Utiliser unesolution de sulfatede calcium saturée et d’hypochlorite
de sodium à5,25%;
 Mettre le modèleà 100 °C pendant15 mn dansun four.
De nouveauxplâtrespermettronttrèsprochainementd'augmenter encore
ces températuresjusqu'à200 °C, voireplus, sansaucuneinterférencesur
les propriétésdu plâtre ; ce type dematériau pourraitpermettreune
décontamination plussimple, plussûreet surtoutplusrapide. Quelque soit
le type desprothèses, elles doivent, avantd'êtrelivrées, subir un traitement
de décontamination et être mises dansdes sachets étanches.
4- La décontamination des pièces prothétique avant leur
acheminement au cabinet :
Quel que soit le type desprothèses (résine, céramique, métal, composite),
unedésinfection par immersion dansunesolution à 0,5% d’hypochloritede
sodium pendant30mnest réalisée, suivie d’un rinçageà l’eau courante et
d’un nettoyageaux ultrasonsdansde l’eau distillée.
Pour toutes les retouches faites sur des prothèses adjointesau laboratoire
ou en clinique, on doit, au préalable, rincer l'appareilsousl'eau puisle
tremper pendantquelquesminutesdansunesolution à 0,5 % ou 1 %
d'hypochloritedesodium et le rincer à nouveau, afin d'éliminer lesrisques
de contamination croisée par projection lors du fraisage ou du polissage.
5- Asepsie au laboratoire :
Tout ce qui entre dansle laboratoire en provenanced’unesalleopératoire
doit être : stérilisé, si stérilisable, ou désinfectéadéquatement.
- Tout ce qui entre dansle laboratoire en provenanced’un laboratoire
extérieur, mêmesi le laboratoire procèdeà une désinfection, doit être :
stérilisé, si stérilisable, ou désinfecté adéquatement.
- Tout ce quiquitte le laboratoire et qui est destinéà aller en bouche doit
être : stérilisé, si stérilisable, ou désinfecté adéquatement.
- Articulateurs : il fautle nettoyer et désinfecter.
- Fraises en acier carbone acier carbure detungstène : il faut les stériliser.
- Porte-empreintes -en aluminium, chrome(plaqué), résine acrylique: il
faut les stérilisés. Et en plastique, il faut les stérilisés à froid.
- Agents de polissage : Jeter.
- Pointes à polir, roues, disques et brosses : Stériliser.
- Pierres montées: diamantabrasive (polissage) : Stériliser.
- Spatules, bols, couteaux, cire d’occlusion : Nettoyer et désinfecter.
- GuidedecouleursNettoyer et désinfecter.
Conclusion
L’exercice de la chirurgie dentaireest l’un des actes où la rupturedela
chaîne de stérilisation est la plusfréquente.
Le cabinet dentaire constitue un lieu privilégié en matière decontamination
microbienne ; virale ; bactérienne ou mycosique.
Le risque zéro n’existe pas, par contre, nouspouvonsleréduiregrâce aux
moyensdeprévention et decontrôle ; c’est le but de la chaîne de
stérilisation au cabinet dentaire.
Bibliographie :
1-DROUHETG. Pré-désinfection : uneétape incontournabledansla chaîne
de stérilisation. Clinic, 2004; Horssérie: pp 5-14.
2-DROUHETG, MISSIKA P. Maîtrise dela chaîne de stérilisation. Journalde
Parodontologieet d'ImplantologieOrale ; 24(2): pp.91-105.
2-D. Thiveaud, A.-M. Grimoud, N. Marty, C. Roques, J.-P. Lodter, G. Chabanon:
Hygiène: structures, matériels, méthodes; 23-815-A-10;EMC2005.
3-FERREC G. Stérilisation du matériel de chirurgie au cabinet dentaire. AOS
2007 ; 237: pp.61-81
4-Jean barbeau.Danielgrenier: contrôledes infections Médecinedentaire;
Edition 2009.
5-MINISTERE DE LA SANTE ET DESSOLIDARITES. Guidedeprévention des
infections liées aux soinsen chirurgie dentaire et en stomatologie.
Deuxièmeédition, Juillet 2006.
6- MISSKA P, DROUHETG. Hygiène, Asepsie, Ergonomie-Un défit
permanent. Collection JPOI, Edition CDP, 2001.
7-SILVIN A-M, DROUHETG. Le nécessaire pour un nettoyageoptimal au
cabinet dentaire. Clinic 2004 ; Hors-série: pp.47-51.

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Asepsie au cabinet dentaire

  • 1. Plan de travail INTRODUCTION 1- Définitions. 1-1 Asepsie. 1-2 Antisepsie. 1-3 Désinfection 1-4 Stérilisation. 2- La contamination au cabinet dentaire 3- Protection del’équipe dentaire 4- La chaîne d’asepsie en cabinet dentaire 5-Moyensd’asepsieau cabinet dentaire. 6- Asepsieen prothèse dentaire: 6-1 Potentiel infectieux en prothèse 6-2Evolution du conceptd’asepsieen prothése 6-3 La chaine d’asepsieen prothése dentaire Elle comporteplusieurs maillons: 6- 3-1L’asepsieau cabinet. 6-3-2l’asepsieau laboratoire deprothèse. 6-3-3-La décontamination desempreintes. 6-3-4-La décontamination desmatériaux deréplique. 6-3-5-La décontamination despièces prothétique. CONCLUSION
  • 2. Introduction : Le cabinet dentaireest chaque jour contaminé par la dissémination anarchique demillions de germespathogènes véhiculés par chaque patient . De nombreusesmesuresd’hygiènededésinfection, de stérilisation et d’asepsie permettentactuellement dejuguler ce risque; en odontologie, praticien, laboratoire de prothèse et concepteurssont tous intéressés.
  • 3. Définitions : 1- L’asepsie : Ensemblesdes techniques destinées à empêcher l’introduction desgermes dansl’organisme. On obtient l’asepsie par l’antisepsie et la stérilisation. 2- L’antisepsie : Ensembledes procédésutilisés pour combattre les germes septiques, les détruireet empêcher leur prolifération. 3- La désinfection : La destruction de tous les micro-organismespathogènes à l’exception des spores. 4- La stérilisation : La destruction de tous les micro-organismespathogènes comprisles spores.
  • 4. Voies de transmission : Le risque de contamination existe dans trois sens : 1-Du patientau praticien ; 2-Du praticien au patient ; 3- Du patientau patient. Modedetransmission Circonstances Contamination infectieuse Voie sanguine - Contact avec des microlésions de la peau. - Piqure accidentelle par instrumentsouillés de sang -Infection VIH -Hépatite B et C Voie respiratoire - Inhalation d’aérosol infecté - Contact avec un patient infecté Tuberculose Grippe, méningite Diphtérie Voie oculaire Projection dedébris infectés sur l’œil exposé -Infection cornéenne, - Kérato-conjonctivites virales Voie manuportée Contact avec la salive infectée des patients Infection digestive et cutanée
  • 5. Protection de l’équipe dentaire : 1- Protection vestimentaire : But : - Eviter dansle cabinet la contamination par des germes venantde l’extérieur. - Eviter d’amener à domiciledes germes venantdu cabinet. Moyens : L’utilisation des barrières de protection est très fortementrecommandée dansle but de réduireautantque possible la contamination despraticiens et despatients. Ces barrières deprotection sont constituées par : - Port de masque. - Port de lunettes. - Port de blouses. - Port des gants. * Port de masque: Remplacésentre chaque patient, ils protègentles muqueusesnasaleset buccales. Ces masquessont dits « deprotection » ; le plussouvent, ils sont constitués de charbon actif. Il est surtoutrecommandéen cas de tuberculoseou d’autresaffections respiratoires tel le syndromerespiratoireaigu sévère(SRAS).
  • 6. * Port des lunettes : Les lunettes devrontprésenter uneprotection latérale, et doncbien couvrir les yeuxpour éviter toute aérosolisation ou projection dedébris et gouttelettes. Ces lunettes doiventrépondreàdescaractéristiques: - Résistance et protection, - Résistance à la rayure, - Absence dereflet (scialytique) et del’existence d’un effetantibuée. * Port de blouses : La tenue deprotection a pour objectif d’assurer uneprotection au soignant commeau soigné. Les vêtements detravail doiventêtre changés régulièrementet chaque fois qu’ils sont visiblementsouillés. Ils doivent remplacer ou recouvrir largement les vêtementscivils et avoir desmanches courtes ou semi-longuesqui facilitent le lavage des mains. * Port des gants : Le port degants doitêtre un geste « réflexe » dès qu’il y a contact avec la zonebuccale. Les gants se différencientd’unepartpar leur matériau et d’autrepart par leur destination. Ils doiventêtre à usageunique. - Matériau : Le produitderéférencereste le latex, polymèred’origine naturelleextrait d’Heveabrasiliensis. Il en existe aussi: polymèresdesynthèse, soit en néoprène, soit en acrylonitrile, soit en chlorurede polyvinyle.
  • 7. - Destination: - Gants d’examen: Ils seront présentésstériles ou non. Des gants stériles sont nécessaires lorsqueles soinsnécessitent un niveau detraitement aseptique. - Gants chirurgicaux. - Règles de base pour unebonneutilisation desgants : - Se laver les mainsavant le portdes gants ; - Ne mettre desgants que sur des mainssèches ; - Rejeter les gants présentantdes défautsou des altérations ; - Changer les gants de façon régulière ; - Enlever les gants sanstoucher la surfaceexterne : principesale – sale ; - Se laver les mainsaprès le portde gants ; - Conserver les gants dansleur emballage d’origine; - Conserver dansun endroitsec, à l’abri dela lumière et des risques électriques. 2- Hygiène des mains : But : - Elimination desgermes pathogènes de la peau formantuneflore transitoire. - Conservation del’intégrité de la peau, pasde blessures, pasde crevasses.
  • 8. NB : La flore microbiennede la peau recouvrantles mainscomprend des microorganismesrésidents(colonisateurs) et transitoires (contaminants). La flore résidenteest rarementresponsabled’infections(exceptions : déficit immunitaire, greffe, etc.). Par contre, la flore transitoire, acquise du milieu buccal, del’environnement, desinstruments, etc., est parfois à l’origine d’infections. Moyens : - Ongles ni longues, ni laqués. - Pas debagues, ni bracelets. - Avantet aprèschaque intervention, un lavage antiseptique desmains doit être fait. - Des gants neufssont utilisés pour chaque patient. - Des brosses à ongles stérilisables placées dansunesolution désinfectante. Lavage des mains : 1- Lavage simple : Objectif : prévenir la transmission manu-portéeetéliminer la flore transitoire. Aprèstout geste dela vie couranteet soin non invasif. Avec un savon liquidedouxet dureau minimum 30 secondeset essuyage avec uneserviette à usage unique.
  • 9. 2- Lavage antiseptique : Objectif : éliminer la floretransitoire et diminuer laflore commensale. Avanttout geste invasif ou soin. Avec un savon liquideantiseptique pendantuneminute(30 à60 secondes selon le produit). 1 Rincer les mains à l’eau courantetiède; 2 Appliquer du savon antiseptique ; 3 Faire mousser de3 à 5 ml de savon, laver en frictionnant, les poignets et le pourtour desongles, et insister sur les espaces interdigitaux ; 4 Rincer les mains à l’eau courantetiède; 5 Sécher les mainsà fond avec uneserviette de papier. 3- La vaccination : Maladies Recommandations Diphtérie, Tétanos Elle est recommandéepour laprotection personnelle (tétanos et diphtérie) et celle desusagers (diphtérie). Influenza Cette vaccination est recommandéepour laprotection personnelle pour celle des usagers. Hépatite B Les intervalles« réguliers» sont. Toute intervention est cessée dès qu’un tauxsupérieur ou égal à 10 UI/l est documenté. Tuberculose Si le résultat est négatif, le TCT ne doitêtre refaitqu’en cas d’exposition à la tuberculose.
  • 10. 4- La chaîne d’asepsie en cabinet dentaire : 1- Pré-désinfection : Objectif : C’est uneétape primordialequi répond auxobjectifs suivants : - Limiter le risquede contamination du personnelsoignantet de l’environnement - Diminuer la quantité desagents infectieux. - Faciliter les étapes suivantesde nettoyage et de stérilisation. Méthode : Le produitpré-désinfectant se présenteen poudreou en liquide, contenant un détergent fortementalcalin et un désinfectantde faible spectre antimicrobien. Objectif : - Eliminer les salissures afin d’obtenir un matériel propre. - Obtenir un matériel proprepuisqu’on nestérilise quece qui est propre. La stérilisation n’est valable que si elle est précédée d’un nettoyageefficace et rigoureux, car « on ne stérilise bien quece qui est propre. Immersion totale des instruments Les instruments sont versés dans le bain de pré désinfection.
  • 11. 2- Nettoyage : Méthodes: * Manuel : Il doit être réservéau matériel nesupportantpasun nettoyage aux ultrasons ou automatique car il présenteun risqueaugmenté de contamination du personnelet del’air. * Ultrasonique : C’est un lavage semi-automatique. - Les instrumentsen 1 ou 2 couches, sont totalement immergé - Les ultrasonssontmaintenuspendant4 à 15 minutes selon le nombreet typed’instruments, et la puissancede l’appareil. - Les instrumentssontensuiterincés durant5 minutespuisparfaitement séchés. Nettoyage avec une brosse et rinçage sous l’eau courante des instruments
  • 12. * Automatique : Les auto-laveurs présententl’avantage de réaliser toutes les étapes, de la pré-désinfection, rinçageau séchage de l’instrumentation. 3- Rinçage et séchage : - Les instrumentsdoiventêtrerincés à grande eau couranteafin d’éliminer tous résidusou taches de désinfectants. - Les instrumentsdoiventêtreplacés sur desserviettes detissu non pelucheux. - Au cours decette étape, les instrumentssontvérifiés quantà la qualité du nettoyage et serontentretenus. 4- Désinfection : Cette étape est effectuée sur des instruments propres. Elle est strictement réservée aux instruments thermosensibles ne pouvant être stérilisés », Les principales familles de désinfectants: -Dérivés chlorés, -oxydants, -dérivés phénoliques,
  • 13. -alcools, - aldéhydes. 5- Emballage ou conditionnement : Il garantit, la protection du matériel propreavantla stérilisation et le maintien de l’état stérile du dispositif médical dansle temps, il assurela maîtrise de la chaîne d’asepsie. 6- La stérilisation : La stérilisation selon le principeénoncé« on nestérilise que ce qui est propre » vise trois (03)objectifs : - Destruction complète des micro-organismes. - Conservation del’état de stérilité. - Respect du matériel dansson intégrité. But : - Les mesuresd’Asepsie, le contrôle del’infection et la STERILISATION font désormaispartie intégrante de notreexercice. Conditionnements rigides Emballages thermo-scellés
  • 14. - La plupartdesinstruments, appareilset matériels dentaires sont réutilisés. Ils doiventdoncêtre traités de façon à éliminer tout risque de transmission de germesinfectieux. Principe : On nestérilise que ce qui est propreet sec. - La stérilisation à la vapeur restela stérilisation de référence. - Toute stérilisation doit faire l’objet decontrôle. - Le conditionnementdu matérieldoit assurer l’état destérilité jusqu’àson utilisation. - Le matériel doit être exempt d’humiditéaprèsla stérilisation.
  • 15. Moyens de stérilisation : Il existe essentiellement quatre modesde stérilisation : - Chaleur humide. (Autoclave). - Vapeurschimiques. (Chemiclave). - Chaleur sèche. (Poupinel). - Stérilisation à froid. 1- Stérilisation à la chaleur sèche « Poupinel »: Pour tousles instrumentsen acier inoxydable: Utilise la chaleur sèche pour détruireles micro-organismes. A unetempératurede160°C. Letempsde contact est de 120 mn. A 170°C celui-ciest de60 mn et de30mn à180°C. Il faut ajouter à ces temps, le temps de préchauffageet de refroidissement. Avantage : Les avantages du four à air chaud sontla technique simple et peu coûteuse tant à l’achat, à l’usage qu’à l’entretien.
  • 16. Inconvénients : - Temps detraitement long - Températureélevée et longue duréedela stérilisation détériorentle matériel. - Homogénéité de la températureau sein de la charge difficile à réaliser - La portepeuts’ouvrir sans remiseà zéro de la minuterie. 2- Stérilisation à la vapeur d’eau « autoclave » : Le cycle de stérilisation est de 30 mn à 121° et de20mn à134°. 3- Stérilisation a la vapeur chimique : Le cycle de stérilisation est de 20mn a132°caunepression de 02 bars. Avantages : sontindéniables pour lastérilisation de matériel et instruments complexes ou ne résistant pas à la stérilisation par la chaleur sèche. Inconvénients : de cette méthode sont relatifs par rapportau coût d’achat et de fonctionnementélevésainsi qu’au dégagement devapeurstoxiques. 4- Stérilisation à froid : Cette méthode consiste en unestérilisation au moyen d’oxyded’éthylène pour les objets et instruments thermosensibles. On peut à défaut, utiliser unesolution de glutaraldéhyde à 02% pendant06 à 10 heures.
  • 17. L’asepsie en prothèse : 1- Potentiel infectieux en prothèse : Des prélèvementsréalisés sur descires d’occlusion, desempreintes, des maîtres modèleset des prothèses permettentd’identifier, dans67 % des cas : Staphylococcusaureus, streptocoques non groupables, Pseudomonas sp., Escherichia coli, Enterobacter sp., Corynebacterium sp., Neisseria sp., Bacillus sp., Klebsiella sp. ; La colonisation des prothèses adjointespar Candidasp est également fréquente. L’identification virale n’a pasété réalisée au coursde ces études. 2- Evolution du concept de la désinfection en prothèse : * Les moyens physiques : - La désinfection en prothèse a utilisé à la fin du dix-neuvième siècle, des moyensphysiques, tels que les ultrasons. Cette technique s’est vuecomplétéepar l’apportd’unesolution désinfectante pour de meilleursrésultats. - Dansun deuxièmetemps, des traitements thermiques des répliquesde plâtre, onteu recoursà la technique de technique dethermo-désinfection, en utilisant la chaleur commemoyen de désinfection. L’apportdes radiationsaux ultra-violets, a permisau vingtième siècle, d’avoir un débutde solution au problèmeposé. Cependant, tousces moyensphysiquesdedésinfection, ont prouvéleur inefficacité dansle traitement des empreinteset des matériaux deréplique.
  • 18. * La désinfection chimique - Elle utilise différentessolutionsdésinfectantes, comme les alcools, les aldéhydes, les hypochlorites, les phénols. Ces produitschimiques ont prouvésuneefficacité supérieure auxmoyensphysiques. 3- La chaine d’asepsie en prothèse : Elle comporteplusieursmaillons: 1- L’asepsie au cabinet. 2- l’asepsie au laboratoire de prothèse. 3- La décontamination des empreintes. 4- La décontamination desmatériaux deréplique. 5- La décontamination despièces prothétique avant leur acheminement au cabinet 1- L’asepsie au cabinet. 2- Décontaminationdes empreintes : * Conditions exigées pour les solutions désinfectantes : 1-L’efficacité et la conservation des qualités physico-chimique des matériaux d’empreintes; 2- La stabilité dimensionnelledu matériau d’empreinte; 3- L’efficacité del’inactivité bactérienne; 4- L’absence de toxicité des produitsdésinfectants; 5- La compatibilité du matériau du désinfectant, et du matériau de coulée.
  • 19. * Le rinçage des empreintes : - Reste le tempsessentiel, quel quesoit le matériau utilisé ; il doit être effectué dèsle retrait de la cavité buccale, sousl'eau courante jusqu'à disparition totale des traces de sang, de salive et autresmatières organiques. - L'élimination sera d'autantplussimpleet efficace que le matériau d'empreinteesthydrophobe. - L'utilisation d'eau tiède ou savonneuseestrecommandéepar certains auteurs; danscette dernièreéventualité, l'empreintedoitêtre rincée sous l'eau froideafin d'éliminer toutetrace desavon qui pourrait interférer sur la solution décontaminant. * Procédés de décontamination en fonction du matériau d'empreinte : - Empreintesaux hydro-colloïdes : A- Hydro-colloïdesirréversibles : Communémentappelésalginates à cause de leur importantehydrophilie. Certains préconisentla pulvérisation desolutionsà base deglutaraldéhyde à 2 % ou d'hypochloritedesodium à desconcentrations variantde 0,5 à plusde5 %. La plupartdesauteursdéconseillent l'immersion del'empreinteau-delàde 10 minutes, car cela provoquerait, malgré ce temps relativementcourt, des distorsions. B- Hydro-colloïdesréversibles : Commeles alginates, il s'agit d'un gel colloïdal chargé d'eau, doncsensible aux phénomènesdesynérèseet d'imbibition, ce qui compliqueleur décontamination.
  • 20. - Empreintesau silicone : Toutes les familles de silicones sont forméesde matériauxd'empreinte hydrophobes. Ils retiennentde ce fait moinsles micro-organismes. Leur décontamination est doncplussimple. La décontamination par immersion reste la méthode dechoix, la technique de pulvérisation ayantété abandonnéepar la plupartdesauteurs. L'immersion peutêtre faite avec des solutionsà base de glutaraldéhyde, d'hypochloritedesodium, dedérivésiodés, etc. Le tempsde trempage varie, selon selon les études, de quelquesminutesà plusieursheures. Trente minutessemblent être un temps acceptable dansdessolutions à base deglutaraldéhydeà 2 % ou d'hypo-chloritedesodium à 0,5 %. Pour les patients dits à haut risque, l'immersion doitêtre prolongéejusqu'à 2 heures. C'estla raison pour laquelle, lorsqu'ily a un risqueconnu, seules les empreintesen silicone doiventêtre recommandées. - Empreintesaux polysulfures : Ces matériaux, de moinsen moinsutilisés, sont, commeles silicones, hydrophobes. Ils peuventdoncsubir sansaucun danger la même méthode de traitement que les empreintesau silicone. - Empreintesau polyéther : Ces matériauxd'empreinte, bien que d'aspecttrès proche des silicones, sont en fait hydrophiles, c'est-à-dire sensibles aux phénomènesd'imbibition. La décontamination prolongéepar immersion n'estdoncpas recommandée parce qu'elleentraînerait, quelle que soit la solution utilisée, des variations dimensionnelleset mêmeunealtération de la reproduction del'état de surface.
  • 21. 3- Décontaminationdes modèles de travail : Avantde couler les empreintes, le prothésiste doit s'assurer qu'ellesont été décontaminées. Il doit être informépar le praticien de la méthode et des produitsquiont été utilisés. Si aucune désinfection n'aété faite ou signalée, le prothésiste doit la réaliser en suivantles procédésprécédemmentdécrits afin d'éviter toute contamination croisée. Le sachet plastique contenant l'empreintedoitimpérativementet immédiatementêtre jeté et, surtout, ne jamais être réutilisé. Mêmesi le traitement des empreintesa été fait correctement, les risques de contamination croisée nesont pas totalement éliminés ; c'est la raison pour laquelle les modèlesdetravail doiventaussi subir un traitement de décontamination. * Plusieurssolutionsont été proposées:  Vaporiser unesolution d’hypochloritede sodium à o,5%;  Immerger les modèles pendant10 mn danslamême solution ;  Utiliser unesolution de sulfatede calcium saturée et d’hypochlorite de sodium à5,25%;  Mettre le modèleà 100 °C pendant15 mn dansun four. De nouveauxplâtrespermettronttrèsprochainementd'augmenter encore ces températuresjusqu'à200 °C, voireplus, sansaucuneinterférencesur les propriétésdu plâtre ; ce type dematériau pourraitpermettreune décontamination plussimple, plussûreet surtoutplusrapide. Quelque soit le type desprothèses, elles doivent, avantd'êtrelivrées, subir un traitement de décontamination et être mises dansdes sachets étanches.
  • 22. 4- La décontamination des pièces prothétique avant leur acheminement au cabinet : Quel que soit le type desprothèses (résine, céramique, métal, composite), unedésinfection par immersion dansunesolution à 0,5% d’hypochloritede sodium pendant30mnest réalisée, suivie d’un rinçageà l’eau courante et d’un nettoyageaux ultrasonsdansde l’eau distillée. Pour toutes les retouches faites sur des prothèses adjointesau laboratoire ou en clinique, on doit, au préalable, rincer l'appareilsousl'eau puisle tremper pendantquelquesminutesdansunesolution à 0,5 % ou 1 % d'hypochloritedesodium et le rincer à nouveau, afin d'éliminer lesrisques de contamination croisée par projection lors du fraisage ou du polissage. 5- Asepsie au laboratoire : Tout ce qui entre dansle laboratoire en provenanced’unesalleopératoire doit être : stérilisé, si stérilisable, ou désinfectéadéquatement. - Tout ce qui entre dansle laboratoire en provenanced’un laboratoire extérieur, mêmesi le laboratoire procèdeà une désinfection, doit être : stérilisé, si stérilisable, ou désinfecté adéquatement. - Tout ce quiquitte le laboratoire et qui est destinéà aller en bouche doit être : stérilisé, si stérilisable, ou désinfecté adéquatement. - Articulateurs : il fautle nettoyer et désinfecter. - Fraises en acier carbone acier carbure detungstène : il faut les stériliser. - Porte-empreintes -en aluminium, chrome(plaqué), résine acrylique: il faut les stérilisés. Et en plastique, il faut les stérilisés à froid. - Agents de polissage : Jeter.
  • 23. - Pointes à polir, roues, disques et brosses : Stériliser. - Pierres montées: diamantabrasive (polissage) : Stériliser. - Spatules, bols, couteaux, cire d’occlusion : Nettoyer et désinfecter. - GuidedecouleursNettoyer et désinfecter.
  • 24. Conclusion L’exercice de la chirurgie dentaireest l’un des actes où la rupturedela chaîne de stérilisation est la plusfréquente. Le cabinet dentaire constitue un lieu privilégié en matière decontamination microbienne ; virale ; bactérienne ou mycosique. Le risque zéro n’existe pas, par contre, nouspouvonsleréduiregrâce aux moyensdeprévention et decontrôle ; c’est le but de la chaîne de stérilisation au cabinet dentaire. Bibliographie : 1-DROUHETG. Pré-désinfection : uneétape incontournabledansla chaîne de stérilisation. Clinic, 2004; Horssérie: pp 5-14. 2-DROUHETG, MISSIKA P. Maîtrise dela chaîne de stérilisation. Journalde Parodontologieet d'ImplantologieOrale ; 24(2): pp.91-105. 2-D. Thiveaud, A.-M. Grimoud, N. Marty, C. Roques, J.-P. Lodter, G. Chabanon: Hygiène: structures, matériels, méthodes; 23-815-A-10;EMC2005. 3-FERREC G. Stérilisation du matériel de chirurgie au cabinet dentaire. AOS 2007 ; 237: pp.61-81 4-Jean barbeau.Danielgrenier: contrôledes infections Médecinedentaire; Edition 2009. 5-MINISTERE DE LA SANTE ET DESSOLIDARITES. Guidedeprévention des infections liées aux soinsen chirurgie dentaire et en stomatologie. Deuxièmeédition, Juillet 2006. 6- MISSKA P, DROUHETG. Hygiène, Asepsie, Ergonomie-Un défit permanent. Collection JPOI, Edition CDP, 2001. 7-SILVIN A-M, DROUHETG. Le nécessaire pour un nettoyageoptimal au cabinet dentaire. Clinic 2004 ; Hors-série: pp.47-51.