Ecriture Web et dimension juridique  Par Calimaq Conférence Livre au Centre Tours - 09/06/2011
Mon identité numérique Calimaq   Auteur du  blog S.I.lex , au croisement du Droit et des Sciences de l’information Lionel Maurel Conservateur des bibliothèques Membre de la Commission Droit de l’information de  l’ADBS
Ecriture ? Web ?  ·  ce qui change, c’est la mise en place des notes, du premier jet, le rôle de l’accumulation, de la liste – l’architecture depuis le fragment, le rôle du bref  ;  ·  ce qui change, c’est l’insertion directe dans l’écriture des images, de la voix, de la vidéo ;  ·  ce qui change, c’est la possibilité de travailler en direct à plusieurs sur un même texte construit ensemble ;  ·  ce qui change, c’est la publication immédiate – la possibilité de reprendre, commenter, interagir avec l’auteur ;  ·  ce qui change, c’est l’objet qui se détache de nous et fait sa route – comment l’aider à rejoindre ses lecteurs, comment propulser, comment organiser ses outils de veille pour accueillir ce qui compte  ? François Bon
Le grand changement… La dimension collaborative de la création L’intelligence collective à l’œuvre La participation à une œuvre globale
«  Un contenu web est hyperlié, multimédia, interactif et disséminable  » Lionel Dujol  –  L’écriture web au service de la médiation numérique De nombreuses conséquences juridiques…
Sed lex !  Dimension juridique ?
Jamais de vide juridique… …  mais un flou juridique de plus en plus important
Un fossé grandissant…  …  entre le droit et les pratiques.
Ecriture web et dimension juridique  Principes de base  I Propriété II Responsabilité Une écriture hyperliée I Droits des liens hypertexte II Au-delà du lien… Une écriture multimédia I Réutilisation / Remix II Images/Sons/Vidéos Une écriture interactive I Blogs  II Wikis III Ecriture collaborative Une écriture disséminable I Dissémination II Propulsion & Re-propulsion III Curation
Principes de base  Propriété & Responsabilité
Quelles différences avec le copyright anglo-saxon ?  Le droit d’auteur : rappel des notions de bases
«  Art. 112-1  Les Dispositions du [code de la propriété intellectuelle] protègent les droits des auteurs sur toutes les  œuvres de l’esprit , quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination.  » Paula Brandao. CC-BY-SA Un droit qui protège les «  œuvres de l’esprit   » A conditions qu’elles soient…
Droit d’auteur et environnement numérique Un des premiers cas de contrefaçon en ligne «  Affaire Queneau  » :  TGI Paris 5/05/1997 (…) la numérisation d’une  oeuvre , technique consistant à traduire le signal analogique qu’elle  constitue en un mode numérique ou, binaire qui représentera l’information dans un symbole à  deux valeurs 0 et 1 dont l’unité est le Bit, constitue une  reproduction de l’oeuvre  qui requiert  en tant que telle lorsqu’il s’agit d’une  oeuvre originale , l’autorisation préalable de l’ auteur  ou  de ses ayants droits   http://100000000000000poems.atspace.com/
La majorité des écrits en ligne sont des  œuvres de l’esprit   Blog Affordance Article sur Wikipédia  Commentaires Tweets ?
Le mode de fonctionnement du droit d’auteur Copyright =  Tous droits réservés Tout usage nécessite en principe une autorisation préalable Sauf si on se trouve dans le cadre d’une  exception législative …
Le mode de fonctionnement des licences libres « Tout ce qui n’est pas interdit est permis » Pas d’autorisation à demander tant qu’on reste dans le cadre de la licence Il faudra conclure un contrat pour lever une restriction posée par la licence Exemple des licences  Creative Commons 4 conditions et  6 contrats
Responsabilité en ligne :  une tension entre la liberté d’expression et d’autres principes Contrefaçon Usurpation d’identité , atteinte à l’anonymat…   Respect de la vie privée ,  droit à l’image Diffamation, injures , provocations
Définis par la loi sur la liberté de la presse  du 29 juillet 1881 Diffamation  ( Art. 29-1 ) «  Toute allégation ou imputation d’un fait qui  porte atteinte à l’honneur ou à la considération  de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation.  La publication directe ou par voie de reproduction  de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont  l’identification  est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés. »   Pour s’exonérer de la responsabilité : exception de vérité ou bonne foi (présumée) Délai pour porter plainte : 3 mois à compter de la publication Injures  ( Art. 29-2 )       «   Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure. » Provocation   ; propos racistes, xénophobes, antisémites Prudence, car il est difficile de se défendre d’une accusation de diffamation . Limite = dénonciation calomnieuse Les délits de presse
Les délits de presse    La loi du 29 juillet 1881 est applicable aux délits commis sur Internet, y compris  sur les blogs et autres services de communication en ligne,  mais les juges sont moins exigeants avec les blogueurs qu’avec les journalistes.  ( Affaire Monputeaux.com. TGI Paris 17/03/06 )    Les propos diffamatoires ou injurieux tenus sur Facebook peuvent conduire  à des condamnations . La diffusion, même à un groupe restreint, est considérée comme une publication (cf. Affaires des  licenciements Facebook )    Un tweet diffamatoire peut coûter cher (record =  430.000 dollars ), les  atteintes à la vie privée  également (avec parfois des  modes de réparation surprenants  !)
Responsabilité et identité numérique L’anonymat est autorisé pour l’instant par  la loi  LCEN  et permet à un éditeur de service de communication au public en ligne de  ne pas révéler son nom .  Révéler l’identité d’un internaute  souhaitant garder l’anonymat est condamnable ( Affaire Mixbeat/Maître Eolas ) Mais des hébergeurs peuvent être amenés à communiquer des données permettant de lever un anonymat ( Twitter récemment ) La loi Loppsi a créé un nouveau délit d’usurpation d’identité, défini  de manière large et lourdement puni .
Les mécanismes de la responsabilité en ligne Fournisseurs d’accès à Internet (FAI) Loi LCEN 2004.  Art. 6, I-1  «  Les personnes dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne informent leurs abonnés de l'existence de moyens techniques permettant de restreindre l'accès à certains services ou de les sélectionner et leur proposent au moins un de ces moyens.  » Loi LCEN  Art. L. 6.2   : «  L’hébergeur  est la personne physique ou morale qui met à la disposition des utilisateurs de l’internet un service leur permettant de publier des contenus sur le réseau.  »  ( Thoumyre ).  Loi LCEN  Art. 6, III-1    «  L’éditeur   d’un service de communication en ligne au public désigne la personne qui détermine les contenus devant être mis à la disposition du public sur le service qu’il crée ou dont il a la charge »
Entre hébergeurs et éditeurs Les hébergeurs bénéficient d’un régime de responsabilité allégée ( Art. L.6, I-2 ) « [Les hébergeurs] ne peuvent pas voir leur responsabilité civile engagée du fait des activités ou des informations stockées à la demande d'un destinataire de ces services si elles  n'avaient pas effectivement connaissance  de leur caractère illicite ou de faits et circonstances faisant apparaître ce caractère ou si, dès le moment où elles en ont eu cette connaissance, elles ont  agi promptement  pour retirer ces données ou en rendre l'accès impossible. » L’éditeur, qui est à l’origine du contenu, est soumis à une responsabilité de droit commun.  L’articulation entre les responsabilités
Un forum de discussion ? Wikipédia ?  YouTube ?  De quel statut relèvent ces sites ? La distinction éditeurs / hébergeurs Un forum de discussion ? Une jurisprudence  parfois erratique … Sur un même site, on peut être tantôt hébergeur, tantôt éditeur.
L’écriture web, une écriture hyperliée
Un billet… …  51 liens hypertexte
Le lien hypertexte, élément essentiel de l’écriture web. http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2484
CC-BY-NC-ND John « K » Le lien hypertexte n’est pas réglementé par la loi, mais plutôt par des principes posés par la jurisprudence ou par la Netiquette  ( recommandations du Forum des Droits sur Internet )  N’étant ni une reproduction, ni une représentation, le lien hypertexte n’offre pas directement prise au droit d’auteur ; Le principe est celui de la liberté de lier, sans avoir à demander d’autorisation préalable (malgré des pratiques parfois divergentes  1  & 2 ) ; A condition d’afficher la page liée dans une nouvelle fenêtre et que le passage au nouveau site soit évident (problème du  framing ) ; En principe,  les liens profonds  sont également autorisés, avec des précautions supplémentaires (liens vers documents, atteinte à intégrité d’une œuvre..) ; Multiplier les liens vers un même site peut poser problème (agissement parasitaire, concurrence déloyale, etc) ; Un lien vers un site illicite est lui-même illicite (contrefaçon, dénigrement, diffamation, sites pédophiles, racistes…) ; La liberté de lier est la règle, avec des conditions
Au-delà du lien hypertexte…  Embed  et lecture exportable.  Des objets juridiquement perturbants.   A lire :  André Gunthert.  La lecture  exportable ou la mort du Copyright
L’écriture web, une écriture multimédia
Réutiliser des contenus   : = Reproduire = Représenter = Adapter = Œuvres dérivées = Œuvres composites =… Contrefaçon Sauf : A demander l’autorisation de l’auteur D’utiliser une œuvre du domaine public De pouvoir bénéficier d’une exception législative Or : Il y a autant de chance en droit français d’utiliser correctement la  courte citation  que de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille…   A LIRE :  Du droit de citation  sur l’internet
Œuvres textuelles  :  courtes citations possibles, en fonction de la proportion de texte cité, mention de l’auteur et de la source, intégration dans une œuvre citante, finalité critique, polémique, pédagogique ou d’information.  Images  :  pas de reconnaissance à la citation graphique en droit français, même sous la forme de vignettes, même pour des parties d’image.  Œuvres musicales  :  la citation n’est pas permise dès lors que l’extrait permet de reconnaître le morceau original.  Œuvres audiovisuelles  :  la   reprise d’extraits est possible à condition qu’ils soient courts et que l’œuvre citante reste autonome.
Everything is a remix Le fair use ( usage équitable ) permet dans certaines conditions la création d’œuvres transformatives, à condition qu’elle ne menace pas l’exploitation commerciale de l’œuvre originale  En dehors de la parodie , la réutilisation d’œuvres sous forme de remix, mashup et autres formes de transformations n’est pas possible en droit français…
CC-BY-NC Freefotouk Mais si tu n’as pas le droit… prends le gauche !   Savoir utiliser les ressources  sous licences libres
Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Images http://www.deviantart.com/ http://www.fotopedia.com/ http://commons.wikimedia.org/wiki/Accueil
Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Sons http://www.dogmazic.net http://www.jamendo.com/fr/ http://soundcloud.com/
Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Textes http://fr.wikipedia.org http://fr.wikisource.org http://www.archive.org http://www.gutenberg.org http://www.inlibroveritas.net /
Trouver et réutiliser des contenus sous licences libres Vidéo http://www.youtube.com/editor http://vimeo.com/ http://blip.tv/
Utiliser la possibilité de faire des  embed «  Lorsque vous soumettez du Contenu sur YouTube, vous concédez [...] à chaque utilisateur du Service, le droit non exclusif, à titre gracieux, et pour le monde entier d’accéder à votre Contenu via le Service et d’utiliser, de reproduire, de distribuer, de réaliser des œuvres dérivées, de représenter, d’ exécuter le Contenu dans la mesure autorisée par les fonctionnalités du Service  et par les présentes Conditions.  »  CGU Youtube Mais limité en  général à un usage  «  personnel non-commercial  »
L’écriture web, une écriture interactive
ENSSIB. 19/05/10
Les blogs,  des objets « collectifs » par essence Le lecteur devient-il co-auteur  ? Œuvre de collaboration, œuvre collective, œuvre composite ? Les blogs : des œuvres particulières Les blogs sont en général des œuvres composites, qui ne bouleversent pas le schéma de la propriété intellectuelle.
Les wikis : OJNI ?  Une myriade d’auteurs de versions successives … Une œuvre en perpétuel changement Qui possède chaque partie ? Qui possède le tout ? Œuvre de collaboration, œuvre dérivée, œuvre collective  ou « œuvre communautaire » ??? Bien commun, voire…  Patrimoine mondial de l’Humanité  ?  A lire :  L’œuvre collaborative. De l’œuvre de collaboration à l’œuvre libre.
Les wikis : OJNI ?  http://www.slate.fr/story/26745/wikipedia-plagiat-michel-houellebecq-carte-territoire L’affaire Houellebecq / Wikipédia :  de nombreuses questions en suspens   La possibilité d’un plagiat ? Extension du domaine de l’effet viral  ?
Quelle infrastructure juridique pour l’écriture collaborative ?   Protagonize   Écriture collective de scénarios sur une plateforme sous CC
L’exemple du projet  Sesamath Association  développant des manuels et des ressources pédagogiques en mathématiques; Sous licence libre ( GFDL ) pour permettre le travail collaboratif et l’accès ouvert ; 400 auteurs-contributeurs  par le biais de wikis, de SPIP, de forums, de listes de diffusion N’exclut pas la mise en place d’un  modèle économique   : accès libre et gratuit à la version numérique/accès payant à la version papier. Manuels vendus à 80 000 exemplaires et utilisés par 5000 professeurs ! Pour en savoir plus,  Invitation au  Voyage en Sésamathie Quelle infrastructure juridique pour l’écriture collaborative ?
®DS. CC-BY-NC-SA L’écriture web, une écriture disséminable
Dissémination, propulsion, partage Photo : Nasa.  Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs.  Le web s’attachera-t-il longtemps à ce passé poussiéreux ? Je ne crois pas.  L’idée d’un lieu de lecture privilégié et monétisable, le site web, est révolue. Nous avons des sources d’informations, les blogs par exemple, qui propulsent l’information pure dans le cyberspace. Puis elle circule, s’interface, se représente, se remodèle.  Les sites deviennent des bases de lancement. Nous n’avons plus besoin de les visiter. Ils ont leur importance, tout comme celui qui parle a de l’importance, mais nous n’avons aucune raison de nous trouver en face de lui pour l’entendre. Nous pouvons le lire ailleurs, l’écouter ailleurs, le voir en vidéo ailleurs… Nous allons pousser des données dans le flux global. Certains d’entre nous se contenteront de régler la tuyauterie, d’autres d’envoyer avec leur blog des satellites en orbite géostationnaire, d’autres de courts messages microblogués, juste des liens, des sourires, des impressions pendant que d’autres expédieront des vaisseaux spatiaux pour explorer l’infini, des textes longs et peut-être profonds. Le temps des propulseurs est venu. Vers un web sans site web. Par Thierry Crouzet. Le Peuple des connecteurs. 17/09/09
Propulser, qu’est-ce à dire (juridiquement) ? Titre Extrait Image Lien   A lire :  Droit d’auteur et partage
Le poids des CGU et  la question des User Generated Content  Importance des CGU  (Conditions Générales d’Utilisation) ou ToS (Terms of Use) Notamment sur les plateformes de partage et les réseaux sociaux  Cession d’une licence d’exploitation très large au bénéfice des plateformes  Dérive possible :  Affaire Twitpic…  Qu’arrive-t-il à nos contenus propulsés  ?
Qu’arrive-t-il à nos contenus propulsés ?   Twitter :  ce qui est à vous  est à vous, mais… aussi à nous ! ( ToS ) Japan Quakebook  Tweets from Tahrir Deux ouvrages écrits en compilant des tweets et exploités commercialement… de quel droit  ?
Ecrire en ligne pour beaucoup d’auteurs implique la crainte  de voir leurs écrits leur échapper, être copiés, repris, modifiés, dispersés… Comment faire pour maîtriser la dissémination des contenus, l’encadrer juridiquement et éventuellement en tirer partie ?
Conditions d’utilisation  du blog Axe-net Approche « Tous droits réservés » Les contenus sont fixés en un point sur le web.  Mais plutôt que d’avoir peur du vol des écrits, ne peut-on avoir intérêt à favoriser  leur envol  ?
De l’intérêt à laisser  les écrits s’envoler…  Sur mon blog, les billets sont sous licence CC-BY, la moins restrictive de toutes. Ils sont parfois repris sur le site OWNI, sans autorisation préalable, où ils bénéficient d’une meilleure visibilité.  Ils peuvent y être modifiés, éditorialisés (ajouts d’intertitres, nouvelles illustrations, etc), voire même traduits.
De l’intérêt à laisser  les écrits s’envoler…  Pro Publica , site d’information citoyen américain Prix Pullizer 2010 Mot d’ordre : Volez nos histoires ! Sous licence CC-BY-NC-ND
De l’intérêt à laisser  les écrits s’envoler…  Global Voices   Un réseau mondial de blogueurs, reprenant des contenus et les traduisant pour leur donner une meilleure visibilité. Notamment des billets écrits par des blogueurs issus de pays émergents. Utilise la possibilité d’adaptation ouverte par les licences libres pour traduire et republier
De quelques difficultés juridiques posées par la notion de curation A lire :  L’ère des curateurs aurait-elle sonné ?
Scoop.it Reprises d’articles et de billets, avec lien, affichage d’une image et d’un extrait. La reprise des images est problématique, en l’absence d’un droit de citation graphique… La curation c’est prendre du contenu à un endroit et le mettre à un autre. Rien d’autre. Or rappelons le, prendre du contenu sans en avoir l’autorisation constitue une atteinte au droit d’auteur. Seul le droit de citation peut s’appliquer mais ce dernier est soumis à un certain formalisme qui n’est jamais respecté sur les plateformes de curation. Certes les plateformes de curation permettent également de rédiger du contenu, de faire une synthèse d’un article MAIS personne ne le fait car c’est si simple de copier, de rediffuser et de ne pas créer. Frédéric Martinet. Actulligence.
Pearltrees   La manière dont les contenus sont visualisés sur la plateforme n’est-elle pas assimilable à  une forme de  framing   ?
The Twitted Times Création automatique d’une revue web à partir des liens les plus retweetés par son réseau sur Twitter. Problème :  L’exception de revue de presse  n’est ouverte qu’aux organes de presse professionnels. Les panoramas de presse électroniques  nécessitent un contrat conclu avec le CFC et ne peuvent être diffusés qu’en intranet
Crédits Images Diapo 1 :  Writing in the darkness. Par aless&ro. CC-BY Diapo 3 :  Matrix Core. Par Pixelsior. CC-BY-NC-SA Diapo 4 :  Last Meal. Par Lottery Monkey. CC-BY-NC-ND Diapo 5 :  Diadème. Par Christophandre. CC-BY-NC-ND Diapo 6 :  Duralex. Par Ben McLeod. CC-BY-NC-SA Diapo 7 :  Autoportait brouillé. Par jfornet. CC-BY-SA Diapo 8 :  KIF_5943. Par duncid. CC-BY-NC-SA Diapo 9 :  Scrabble. Par La Vie de Rose. CC-BY-NC Diapo 10 :  Propriété privée. Par y.caradec. CC-BY-NC-SA  ;  Libra. Par Elikozoe. CC-BY-NC-ND Diapo 12 :  El Alma del Ebro. Par Paulo Brandao. CC-BY-SA Diapo 13 :  Queneau Sonnets. Par Thomas Guest. CC-BY Diapo 15 :  Rust. Par Nomads : will create. CC-BY Diapo 16 :  Ca faisait longtemps que j’avais pas fait de macro. Par LZdR. CC-BY-NC   ;  Pen3. Par Merlinprincesse. CC-BY-NC-ND Diapo 17 :  CC on Orange. Par Yohei Yamashita. CC-BY Diapo 18 :  Pirate Flag. Par Olivier Bruchez. CC-BY-SA  ;  Freedom of speech! Par dreamwhile. CC-BY-NC-ND  ;  Anonymous. Par Gaelx. CC-BY-SA  ;  Œil dans une serrure. Par Uolir. CC-BY-NC-SA Diapo 21 :  Venitian Mask. Par Julien Héry. CC-BY-NC-ND Diapo 30 :  Needle and Thread. Par Arghya Mukherjee. CC-B Y-SA.  Diapo 31 : S ans titre. Par Yle is dreaming. CC-BY  ;  Une fois de plus. Par Ajtme. CC-BY-NC-ND  ;  Photo Wall-Memory. Par sflower. CC-BY-NC-ND  ;  Red One. Par Wheelson. CC-BY-NC-ND Diapo  51 :  Flying Books. Par Gexydaf. CC-BY-NC-ND Diapo 56 :  Curation. Par Raphaëlle Ridarch. CC-BY-NC-SA

Ecriture web et dimension juridique

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    Ecriture Web etdimension juridique Par Calimaq Conférence Livre au Centre Tours - 09/06/2011
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    Mon identité numériqueCalimaq Auteur du blog S.I.lex , au croisement du Droit et des Sciences de l’information Lionel Maurel Conservateur des bibliothèques Membre de la Commission Droit de l’information de l’ADBS
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    Ecriture ? Web? · ce qui change, c’est la mise en place des notes, du premier jet, le rôle de l’accumulation, de la liste – l’architecture depuis le fragment, le rôle du bref  ; · ce qui change, c’est l’insertion directe dans l’écriture des images, de la voix, de la vidéo ; · ce qui change, c’est la possibilité de travailler en direct à plusieurs sur un même texte construit ensemble ; · ce qui change, c’est la publication immédiate – la possibilité de reprendre, commenter, interagir avec l’auteur ; · ce qui change, c’est l’objet qui se détache de nous et fait sa route – comment l’aider à rejoindre ses lecteurs, comment propulser, comment organiser ses outils de veille pour accueillir ce qui compte  ? François Bon
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    Le grand changement…La dimension collaborative de la création L’intelligence collective à l’œuvre La participation à une œuvre globale
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    «  Un contenuweb est hyperlié, multimédia, interactif et disséminable  » Lionel Dujol – L’écriture web au service de la médiation numérique De nombreuses conséquences juridiques…
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    Sed lex ! Dimension juridique ?
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    Jamais de videjuridique… … mais un flou juridique de plus en plus important
  • 8.
    Un fossé grandissant… … entre le droit et les pratiques.
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    Ecriture web etdimension juridique Principes de base I Propriété II Responsabilité Une écriture hyperliée I Droits des liens hypertexte II Au-delà du lien… Une écriture multimédia I Réutilisation / Remix II Images/Sons/Vidéos Une écriture interactive I Blogs II Wikis III Ecriture collaborative Une écriture disséminable I Dissémination II Propulsion & Re-propulsion III Curation
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    Principes de base Propriété & Responsabilité
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    Quelles différences avecle copyright anglo-saxon ? Le droit d’auteur : rappel des notions de bases
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    «  Art. 112-1 Les Dispositions du [code de la propriété intellectuelle] protègent les droits des auteurs sur toutes les œuvres de l’esprit , quels qu’en soient le genre, la forme d’expression, le mérite ou la destination.  » Paula Brandao. CC-BY-SA Un droit qui protège les «  œuvres de l’esprit   » A conditions qu’elles soient…
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    Droit d’auteur etenvironnement numérique Un des premiers cas de contrefaçon en ligne «  Affaire Queneau  » : TGI Paris 5/05/1997 (…) la numérisation d’une oeuvre , technique consistant à traduire le signal analogique qu’elle constitue en un mode numérique ou, binaire qui représentera l’information dans un symbole à deux valeurs 0 et 1 dont l’unité est le Bit, constitue une reproduction de l’oeuvre qui requiert en tant que telle lorsqu’il s’agit d’une oeuvre originale , l’autorisation préalable de l’ auteur ou de ses ayants droits http://100000000000000poems.atspace.com/
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    La majorité desécrits en ligne sont des œuvres de l’esprit Blog Affordance Article sur Wikipédia Commentaires Tweets ?
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    Le mode defonctionnement du droit d’auteur Copyright = Tous droits réservés Tout usage nécessite en principe une autorisation préalable Sauf si on se trouve dans le cadre d’une exception législative …
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    Le mode defonctionnement des licences libres « Tout ce qui n’est pas interdit est permis » Pas d’autorisation à demander tant qu’on reste dans le cadre de la licence Il faudra conclure un contrat pour lever une restriction posée par la licence Exemple des licences Creative Commons 4 conditions et 6 contrats
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    Responsabilité en ligne: une tension entre la liberté d’expression et d’autres principes Contrefaçon Usurpation d’identité , atteinte à l’anonymat… Respect de la vie privée , droit à l’image Diffamation, injures , provocations
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    Définis par laloi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 Diffamation ( Art. 29-1 ) «  Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation. La publication directe ou par voie de reproduction de cette allégation ou de cette imputation est punissable, même si elle est faite sous forme dubitative ou si elle vise une personne ou un corps non expressément nommés, mais dont l’identification est rendue possible par les termes des discours, cris, menaces, écrits ou imprimés, placards ou affiches incriminés. »   Pour s’exonérer de la responsabilité : exception de vérité ou bonne foi (présumée) Délai pour porter plainte : 3 mois à compter de la publication Injures ( Art. 29-2 )     «  Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure. » Provocation ; propos racistes, xénophobes, antisémites Prudence, car il est difficile de se défendre d’une accusation de diffamation . Limite = dénonciation calomnieuse Les délits de presse
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    Les délits depresse  La loi du 29 juillet 1881 est applicable aux délits commis sur Internet, y compris sur les blogs et autres services de communication en ligne, mais les juges sont moins exigeants avec les blogueurs qu’avec les journalistes. ( Affaire Monputeaux.com. TGI Paris 17/03/06 )  Les propos diffamatoires ou injurieux tenus sur Facebook peuvent conduire à des condamnations . La diffusion, même à un groupe restreint, est considérée comme une publication (cf. Affaires des licenciements Facebook )  Un tweet diffamatoire peut coûter cher (record = 430.000 dollars ), les atteintes à la vie privée également (avec parfois des modes de réparation surprenants !)
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    Responsabilité et identiténumérique L’anonymat est autorisé pour l’instant par la loi LCEN et permet à un éditeur de service de communication au public en ligne de ne pas révéler son nom . Révéler l’identité d’un internaute souhaitant garder l’anonymat est condamnable ( Affaire Mixbeat/Maître Eolas ) Mais des hébergeurs peuvent être amenés à communiquer des données permettant de lever un anonymat ( Twitter récemment ) La loi Loppsi a créé un nouveau délit d’usurpation d’identité, défini de manière large et lourdement puni .
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    Les mécanismes dela responsabilité en ligne Fournisseurs d’accès à Internet (FAI) Loi LCEN 2004. Art. 6, I-1 «  Les personnes dont l'activité est d'offrir un accès à des services de communication au public en ligne informent leurs abonnés de l'existence de moyens techniques permettant de restreindre l'accès à certains services ou de les sélectionner et leur proposent au moins un de ces moyens.  » Loi LCEN Art. L. 6.2 : « L’hébergeur est la personne physique ou morale qui met à la disposition des utilisateurs de l’internet un service leur permettant de publier des contenus sur le réseau. » ( Thoumyre ). Loi LCEN Art. 6, III-1 « L’éditeur d’un service de communication en ligne au public désigne la personne qui détermine les contenus devant être mis à la disposition du public sur le service qu’il crée ou dont il a la charge »
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    Entre hébergeurs etéditeurs Les hébergeurs bénéficient d’un régime de responsabilité allégée ( Art. L.6, I-2 ) « [Les hébergeurs] ne peuvent pas voir leur responsabilité civile engagée du fait des activités ou des informations stockées à la demande d'un destinataire de ces services si elles n'avaient pas effectivement connaissance de leur caractère illicite ou de faits et circonstances faisant apparaître ce caractère ou si, dès le moment où elles en ont eu cette connaissance, elles ont agi promptement pour retirer ces données ou en rendre l'accès impossible. » L’éditeur, qui est à l’origine du contenu, est soumis à une responsabilité de droit commun. L’articulation entre les responsabilités
  • 23.
    Un forum dediscussion ? Wikipédia ? YouTube ? De quel statut relèvent ces sites ? La distinction éditeurs / hébergeurs Un forum de discussion ? Une jurisprudence parfois erratique … Sur un même site, on peut être tantôt hébergeur, tantôt éditeur.
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    L’écriture web, uneécriture hyperliée
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    Un billet… … 51 liens hypertexte
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    Le lien hypertexte,élément essentiel de l’écriture web. http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article2484
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    CC-BY-NC-ND John « K »Le lien hypertexte n’est pas réglementé par la loi, mais plutôt par des principes posés par la jurisprudence ou par la Netiquette ( recommandations du Forum des Droits sur Internet ) N’étant ni une reproduction, ni une représentation, le lien hypertexte n’offre pas directement prise au droit d’auteur ; Le principe est celui de la liberté de lier, sans avoir à demander d’autorisation préalable (malgré des pratiques parfois divergentes 1 & 2 ) ; A condition d’afficher la page liée dans une nouvelle fenêtre et que le passage au nouveau site soit évident (problème du framing ) ; En principe, les liens profonds sont également autorisés, avec des précautions supplémentaires (liens vers documents, atteinte à intégrité d’une œuvre..) ; Multiplier les liens vers un même site peut poser problème (agissement parasitaire, concurrence déloyale, etc) ; Un lien vers un site illicite est lui-même illicite (contrefaçon, dénigrement, diffamation, sites pédophiles, racistes…) ; La liberté de lier est la règle, avec des conditions
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    Au-delà du lienhypertexte… Embed et lecture exportable. Des objets juridiquement perturbants. A lire : André Gunthert. La lecture exportable ou la mort du Copyright
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    L’écriture web, uneécriture multimédia
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    Réutiliser des contenus : = Reproduire = Représenter = Adapter = Œuvres dérivées = Œuvres composites =… Contrefaçon Sauf : A demander l’autorisation de l’auteur D’utiliser une œuvre du domaine public De pouvoir bénéficier d’une exception législative Or : Il y a autant de chance en droit français d’utiliser correctement la courte citation que de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille… A LIRE : Du droit de citation sur l’internet
  • 31.
    Œuvres textuelles : courtes citations possibles, en fonction de la proportion de texte cité, mention de l’auteur et de la source, intégration dans une œuvre citante, finalité critique, polémique, pédagogique ou d’information. Images : pas de reconnaissance à la citation graphique en droit français, même sous la forme de vignettes, même pour des parties d’image. Œuvres musicales : la citation n’est pas permise dès lors que l’extrait permet de reconnaître le morceau original. Œuvres audiovisuelles : la reprise d’extraits est possible à condition qu’ils soient courts et que l’œuvre citante reste autonome.
  • 32.
    Everything is aremix Le fair use ( usage équitable ) permet dans certaines conditions la création d’œuvres transformatives, à condition qu’elle ne menace pas l’exploitation commerciale de l’œuvre originale En dehors de la parodie , la réutilisation d’œuvres sous forme de remix, mashup et autres formes de transformations n’est pas possible en droit français…
  • 33.
    CC-BY-NC Freefotouk Maissi tu n’as pas le droit… prends le gauche ! Savoir utiliser les ressources sous licences libres
  • 34.
    Trouver et réutiliserdes contenus sous licences libres Images http://www.deviantart.com/ http://www.fotopedia.com/ http://commons.wikimedia.org/wiki/Accueil
  • 35.
    Trouver et réutiliserdes contenus sous licences libres Sons http://www.dogmazic.net http://www.jamendo.com/fr/ http://soundcloud.com/
  • 36.
    Trouver et réutiliserdes contenus sous licences libres Textes http://fr.wikipedia.org http://fr.wikisource.org http://www.archive.org http://www.gutenberg.org http://www.inlibroveritas.net /
  • 37.
    Trouver et réutiliserdes contenus sous licences libres Vidéo http://www.youtube.com/editor http://vimeo.com/ http://blip.tv/
  • 38.
    Utiliser la possibilitéde faire des embed « Lorsque vous soumettez du Contenu sur YouTube, vous concédez [...] à chaque utilisateur du Service, le droit non exclusif, à titre gracieux, et pour le monde entier d’accéder à votre Contenu via le Service et d’utiliser, de reproduire, de distribuer, de réaliser des œuvres dérivées, de représenter, d’ exécuter le Contenu dans la mesure autorisée par les fonctionnalités du Service et par les présentes Conditions. » CGU Youtube Mais limité en général à un usage « personnel non-commercial »
  • 39.
    L’écriture web, uneécriture interactive
  • 40.
  • 41.
    Les blogs, des objets « collectifs » par essence Le lecteur devient-il co-auteur ? Œuvre de collaboration, œuvre collective, œuvre composite ? Les blogs : des œuvres particulières Les blogs sont en général des œuvres composites, qui ne bouleversent pas le schéma de la propriété intellectuelle.
  • 42.
    Les wikis :OJNI ? Une myriade d’auteurs de versions successives … Une œuvre en perpétuel changement Qui possède chaque partie ? Qui possède le tout ? Œuvre de collaboration, œuvre dérivée, œuvre collective ou « œuvre communautaire » ??? Bien commun, voire… Patrimoine mondial de l’Humanité ? A lire : L’œuvre collaborative. De l’œuvre de collaboration à l’œuvre libre.
  • 43.
    Les wikis :OJNI ? http://www.slate.fr/story/26745/wikipedia-plagiat-michel-houellebecq-carte-territoire L’affaire Houellebecq / Wikipédia : de nombreuses questions en suspens La possibilité d’un plagiat ? Extension du domaine de l’effet viral ?
  • 44.
    Quelle infrastructure juridiquepour l’écriture collaborative ? Protagonize Écriture collective de scénarios sur une plateforme sous CC
  • 45.
    L’exemple du projet Sesamath Association développant des manuels et des ressources pédagogiques en mathématiques; Sous licence libre ( GFDL ) pour permettre le travail collaboratif et l’accès ouvert ; 400 auteurs-contributeurs par le biais de wikis, de SPIP, de forums, de listes de diffusion N’exclut pas la mise en place d’un modèle économique : accès libre et gratuit à la version numérique/accès payant à la version papier. Manuels vendus à 80 000 exemplaires et utilisés par 5000 professeurs ! Pour en savoir plus, Invitation au Voyage en Sésamathie Quelle infrastructure juridique pour l’écriture collaborative ?
  • 46.
    ®DS. CC-BY-NC-SA L’écritureweb, une écriture disséminable
  • 47.
    Dissémination, propulsion, partagePhoto : Nasa. Les sites web ont été imaginés pour stocker des informations et les afficher à travers des navigateurs. Le web s’attachera-t-il longtemps à ce passé poussiéreux ? Je ne crois pas. L’idée d’un lieu de lecture privilégié et monétisable, le site web, est révolue. Nous avons des sources d’informations, les blogs par exemple, qui propulsent l’information pure dans le cyberspace. Puis elle circule, s’interface, se représente, se remodèle. Les sites deviennent des bases de lancement. Nous n’avons plus besoin de les visiter. Ils ont leur importance, tout comme celui qui parle a de l’importance, mais nous n’avons aucune raison de nous trouver en face de lui pour l’entendre. Nous pouvons le lire ailleurs, l’écouter ailleurs, le voir en vidéo ailleurs… Nous allons pousser des données dans le flux global. Certains d’entre nous se contenteront de régler la tuyauterie, d’autres d’envoyer avec leur blog des satellites en orbite géostationnaire, d’autres de courts messages microblogués, juste des liens, des sourires, des impressions pendant que d’autres expédieront des vaisseaux spatiaux pour explorer l’infini, des textes longs et peut-être profonds. Le temps des propulseurs est venu. Vers un web sans site web. Par Thierry Crouzet. Le Peuple des connecteurs. 17/09/09
  • 48.
    Propulser, qu’est-ce àdire (juridiquement) ? Titre Extrait Image Lien A lire : Droit d’auteur et partage
  • 49.
    Le poids desCGU et la question des User Generated Content Importance des CGU (Conditions Générales d’Utilisation) ou ToS (Terms of Use) Notamment sur les plateformes de partage et les réseaux sociaux Cession d’une licence d’exploitation très large au bénéfice des plateformes Dérive possible : Affaire Twitpic… Qu’arrive-t-il à nos contenus propulsés ?
  • 50.
    Qu’arrive-t-il à noscontenus propulsés ? Twitter : ce qui est à vous est à vous, mais… aussi à nous ! ( ToS ) Japan Quakebook Tweets from Tahrir Deux ouvrages écrits en compilant des tweets et exploités commercialement… de quel droit ?
  • 51.
    Ecrire en lignepour beaucoup d’auteurs implique la crainte de voir leurs écrits leur échapper, être copiés, repris, modifiés, dispersés… Comment faire pour maîtriser la dissémination des contenus, l’encadrer juridiquement et éventuellement en tirer partie ?
  • 52.
    Conditions d’utilisation du blog Axe-net Approche « Tous droits réservés » Les contenus sont fixés en un point sur le web. Mais plutôt que d’avoir peur du vol des écrits, ne peut-on avoir intérêt à favoriser leur envol ?
  • 53.
    De l’intérêt àlaisser les écrits s’envoler… Sur mon blog, les billets sont sous licence CC-BY, la moins restrictive de toutes. Ils sont parfois repris sur le site OWNI, sans autorisation préalable, où ils bénéficient d’une meilleure visibilité. Ils peuvent y être modifiés, éditorialisés (ajouts d’intertitres, nouvelles illustrations, etc), voire même traduits.
  • 54.
    De l’intérêt àlaisser les écrits s’envoler… Pro Publica , site d’information citoyen américain Prix Pullizer 2010 Mot d’ordre : Volez nos histoires ! Sous licence CC-BY-NC-ND
  • 55.
    De l’intérêt àlaisser les écrits s’envoler… Global Voices Un réseau mondial de blogueurs, reprenant des contenus et les traduisant pour leur donner une meilleure visibilité. Notamment des billets écrits par des blogueurs issus de pays émergents. Utilise la possibilité d’adaptation ouverte par les licences libres pour traduire et republier
  • 56.
    De quelques difficultésjuridiques posées par la notion de curation A lire : L’ère des curateurs aurait-elle sonné ?
  • 57.
    Scoop.it Reprises d’articleset de billets, avec lien, affichage d’une image et d’un extrait. La reprise des images est problématique, en l’absence d’un droit de citation graphique… La curation c’est prendre du contenu à un endroit et le mettre à un autre. Rien d’autre. Or rappelons le, prendre du contenu sans en avoir l’autorisation constitue une atteinte au droit d’auteur. Seul le droit de citation peut s’appliquer mais ce dernier est soumis à un certain formalisme qui n’est jamais respecté sur les plateformes de curation. Certes les plateformes de curation permettent également de rédiger du contenu, de faire une synthèse d’un article MAIS personne ne le fait car c’est si simple de copier, de rediffuser et de ne pas créer. Frédéric Martinet. Actulligence.
  • 58.
    Pearltrees La manière dont les contenus sont visualisés sur la plateforme n’est-elle pas assimilable à une forme de framing ?
  • 59.
    The Twitted TimesCréation automatique d’une revue web à partir des liens les plus retweetés par son réseau sur Twitter. Problème : L’exception de revue de presse n’est ouverte qu’aux organes de presse professionnels. Les panoramas de presse électroniques nécessitent un contrat conclu avec le CFC et ne peuvent être diffusés qu’en intranet
  • 60.
    Crédits Images Diapo1 : Writing in the darkness. Par aless&ro. CC-BY Diapo 3 : Matrix Core. Par Pixelsior. CC-BY-NC-SA Diapo 4 : Last Meal. Par Lottery Monkey. CC-BY-NC-ND Diapo 5 : Diadème. Par Christophandre. CC-BY-NC-ND Diapo 6 : Duralex. Par Ben McLeod. CC-BY-NC-SA Diapo 7 : Autoportait brouillé. Par jfornet. CC-BY-SA Diapo 8 : KIF_5943. Par duncid. CC-BY-NC-SA Diapo 9 : Scrabble. Par La Vie de Rose. CC-BY-NC Diapo 10 : Propriété privée. Par y.caradec. CC-BY-NC-SA ; Libra. Par Elikozoe. CC-BY-NC-ND Diapo 12 : El Alma del Ebro. Par Paulo Brandao. CC-BY-SA Diapo 13 : Queneau Sonnets. Par Thomas Guest. CC-BY Diapo 15 : Rust. Par Nomads : will create. CC-BY Diapo 16 : Ca faisait longtemps que j’avais pas fait de macro. Par LZdR. CC-BY-NC ; Pen3. Par Merlinprincesse. CC-BY-NC-ND Diapo 17 : CC on Orange. Par Yohei Yamashita. CC-BY Diapo 18 : Pirate Flag. Par Olivier Bruchez. CC-BY-SA ; Freedom of speech! Par dreamwhile. CC-BY-NC-ND ; Anonymous. Par Gaelx. CC-BY-SA ; Œil dans une serrure. Par Uolir. CC-BY-NC-SA Diapo 21 : Venitian Mask. Par Julien Héry. CC-BY-NC-ND Diapo 30 : Needle and Thread. Par Arghya Mukherjee. CC-B Y-SA. Diapo 31 : S ans titre. Par Yle is dreaming. CC-BY ; Une fois de plus. Par Ajtme. CC-BY-NC-ND ; Photo Wall-Memory. Par sflower. CC-BY-NC-ND ; Red One. Par Wheelson. CC-BY-NC-ND Diapo 51 : Flying Books. Par Gexydaf. CC-BY-NC-ND Diapo 56 : Curation. Par Raphaëlle Ridarch. CC-BY-NC-SA