Introduction à
l’investissement boursier
Comprendre et savoir comment investir en
bourse pour tous.
Auteur : Hermann D. AVAHOUIN
hedjav@gmail.com
Introduction à
l’investissement boursier
Comprendre et savoir comment investir en bourse pour tous.
Objectifs
1.Comprendre les mécanismes de la bourse
2.Connaitre les modalités d'intervention
3.Savoir investir et épargner en bourse
Programme
1. INTRODUCTION
1. Comment fonctionne la bourse ?
2. Quelques notions à retenir : Bourse, action, obligation, intérêt, dividende, plus-value,
rendement..
2. LE MARCHE FINANCIER REGIONAL
1. Bref historique
2. Les principaux acteurs
3. L’organisations
4. Présentation du marché
5. Les entreprises cotées
3. L'INVESTIMENT PRATIQUE
1. Témoignages et conseils
2. Comment investir et gagner en bourse de A à Z
4. LES RISQUES
1. Les risques de l’investissement boursier
Définitions
Actions
Obligations
Indices boursiers
Capitalisation boursière
Rendement d’un titre
Dividende
Intérêt
• Action : titre de propriété représentant une fraction du capital d'une entreprise
et donnant à son porteur droit de vote aux assemblées, droit aux bénéfices et
droit à l'information.
• Obligation Le possesseur d'une obligation est simplement assuré, sauf défaillance
de l'émetteur, de percevoir régulièrement un intérêt et de voir sa créance
remboursée à l'échéance.
• Dividende : Montant des bénéfices distribués à chaque détenteur d'actions. En
cas de déficit chronique de l'entreprise, il n'est pas rare que l'actionnaire ne
reçoive aucun dividende.
• Capitalisation Boursière : Nombre de titres d'une entreprise multiplié par le
dernier cours connu
• Rendement : A ne pas confondre avec rentabilité. Il s'agit du montant du
dividende divisé par le cours de l'action. La moyenne des rendements des actions
cotées en bourse est proche des 3 %.
• Rentabilité : C'est le montant de la plus value que vous retirez de la cession
d'actions au quelle on ajoute le rendement que vous avez reçu.
Les indices boursiers
• Les indices boursiers sont devenus des instruments essentiels dans la
gestion de portefeuille. En effet, ils sont représentatifs :
• - soit d'un marché : l'indice CAC 40 reflète la tendance des plus
grandes capitalisations françaises,
• - soit d'un secteur d'activité particulier : l'indice sectoriel de
l'automobile intègre uniquement les constructeurs automobiles et les
équipementiers. Au fil des ans, Euronext a développé une grande
gamme d'indices permettant de suivre l'évolution des marchés.
LE MARCHE EST ORGANISE
Organisation
1. du Conseil régional de l'Epargne Publique et des Marché Financiers
(CREPMF) ;
2. de la Bourse Régionale des valeurs mobilières SA (BRVM.sa) ;
3. du Dépositaire Central /Banque de Règlement (DC/BR).
Organisation
Conseil régional de l'Epargne Publique et des Marchés Financiers
(CREPMF)
Le Conseil Régional de l’Epargne Publique des Marchés Financiers
(CREPMF) est un organe de surveillance du marché financier régional.
le marché est placé sous son autorité. Il est chargé de réglementer et
d’organiser l’appel public à l’épargne, d’assurer l’habilitation et le
contrôle des intervenants mais aussi de veiller à la régularité des
opérations de bourse.
Organisation
Dépositaire Central /Banque de Règlement (DC/BR)
• Le Dépositaire Central / Banque de Règlement (DC / BR) est une entité privée dont le
capital s'élève à 1.520.390.000 francs CFA.
• Il est chargé de la conservation et de la Circulation des valeurs mobilières pour le compte
des émetteurs et des intermédiaires financiers agréés par le Conseil Régional de
l’Épargne Publique et des Marchés Financiers.
• Il fait office de banque de règlement et peut détenir des encaisses des négociateurs
(comptes espèces). Il assure les missions suivantes :
• la centralisation de la conservation des comptes courants des valeurs mobilières pour le compte
de ses adhérents ;
• le règlement et la livraison des opérations de bourse, en organisant pour chaque Société de
Gestion et d’Intermédiation (SGI), la compensation, valeur par valeur entre les titres achetés et
vendus ;
• le règlement des soldes résultant des compensations relatives aux opérations de marché et le
paiement des produits (intérêts, dividendes, etc.) attachés à la détention des valeurs mobilières ;
• la mise en action du Fonds de Garantie en cas de défaillance d’un adhérent.
La BRVM
• La bourse régionale des valeurs mobilières (ou BRVM) est une
institution financière spécialisée créée le 18 décembre 1996
conformément à une décision du conseil de ministres de l'UEMOA
prise en décembre 1993. C'est une société anonyme dotée d'une
mission de service public communautaire et disposant d'un capital de
2 904 300 000 francs CFA. Cette bourse est commune à 8 pays de
l'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte
d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
Les intermédiaires commerciaux
• les sociétés de gestion et d'intermédiation (SGI) : intermédiaires
financiers qui ont le monopole de la négociation des valeurs
mobilières sur le marché. Les négociations peuvent se faire pour leur
propre compte ou pour le compte de leurs clients.
• Les sociétés de Gestion de Patrimoine (SGP);
• Les Conservateurs;
• Les Apporteurs d'affaire;
• Les Démarcheurs.
Les sociétés de gestion et d’intermédiation
(Sgi)
Appelées également intermédiaires financiers, sociétés de bourse,
courtiers ou brokers, ont pour rôle d’exprimer nos ordres de vente ou
d’achat.
Ainsi lorsque nous voulons acheter une action Sonatel, Solibra ou
autre, nous allons voir notre Sgi et nous exprimons notre volonté
d’acheter l’action désirée.
Nous n’allons pas à la Brvm, mais chez notre Sgi. La Sgi se chargera au
moment de la cotation de placer notre ordre sur le marché, de
négocier le bon prix à notre avantage.
Les Frais de bourse
• Les frais de courtage
• Les frais de garde
• Une commission de gestion sous mandat
• Une commission de transfert de titres
Analyse du marché de la BRVM
Dans quelle entreprise investir?
Company Sector Symbol Price (XOF) Change(%) Date
Unilever CI Consumer Goods UNLC 24,000 0.00% 08-Apr
Total CI Oil & Gas TTLC 18,510 0.05% 08-Apr
Tractafric Motors CI Consumer Services PRSC 640,000 -7.25% 08-Apr
SONATEL Telecommunications SNTS 25,020 1.30% 08-Apr
SMB Industrials SMBC 34,200 6.88% 08-Apr
SICOR Consumer Goods SICC 6,845 0.00% 08-Apr
SITAB Consumer Goods STBC 170,000 1.13% 08-Apr
SICABLE Industrials CABC 85,000 -3.41% 08-Apr
SOGB Consumer Goods SOGC 29,995 1.68% 08-Apr
SGBCI Financials SGBC 155,000 0.00% 08-Apr
SOLIBRA Consumer Goods SLBC 205,005 -2.38% 08-Apr
SODECI Utilities SDCC 100,000 2.04% 08-Apr
SETAO Industrials STAC 46,005 0.00% 08-Apr
SAPH Consumer Goods SPHC 12,345 1.19% 08-Apr
Alios Finance CI - SAFCA Financials SAFC 27,005 0.00% 08-Apr
Servair Abidjan Industrials ABJC 83,000 0.00% 08-Apr
ONATEL Telecommunications ONTBF 14,400 -0.62% 08-Apr
PALMCI Consumer Goods PALC 9,500 -1.04% 08-Apr
NEI-CEDA Consumer Services NEIC 3,800 0.00% 08-Apr
Nestle CI Consumer Goods NTLC 52,000 0.00% 08-Apr
Company Sector Symbol Price (XOF) Change(%) Date
Movis CI Industrials SVOC 5,000 0.00% 08-Apr
FILTISAC Industrials FTSC 29,700 -1.00% 08-Apr
Ecobank Financials ETIT 38 0.00% 08-Apr
Crown Siem Industrials SEMC 40,500 0.00% 08-Apr
CIE Utilities CIEC 88,000 1.15% 08-Apr
CFAO Motors CI Consumer Services CFAC 142,500 -1.72% 08-Apr
Bernabe CI Industrials BNBC 200,000 0.00% 08-Apr
Bollore Africa Logistics Industrials SDSC 290,000 -1.69% 08-Apr
BICICI Financials BICC 102,000 -0.97% 08-Apr
Bank of Africa - Senegal Financials BOAS 79,000 -1.25% 08-Apr
Bank of Africa - Niger Financials BOAN 110,000 0.00% 08-Apr
Bank of Africa - CI Financials BOAC 200,000 5.26% 08-Apr
Bank of Africa - Burkina Faso Financials BOABF 154,900 -0.06% 08-Apr
Bank of Africa - Benin Financials BOAB 168,005 0.00% 08-Apr
Air Liquide CI - SIVOA Basic Materials SIVC 21,000 -0.02% 08-Apr
Uniwax Consumer Goods UNXC 29,850 3.29% 08-Apr
Vivo Energy CI Oil & Gas SHEC 94,980 -7.49% 08-Apr
Total Senegal Consumer Services TTLS 32,500 0.78% 08-Apr
Investir en bourse est simple
1. Les modalités pratiques
2. Témoignages et conseils
Investir en Bourse revient à acheter ou vendre des titres sur
les marchés financiers. Cet investissement permet entre autre
de :
- recevoir des revenus : un particulier peut recevoir des
dividendes qui représentent une partie des bénéfices de la
société s'il achète des actions. Il peut également recevoir des
coupons d'obligations qui représentent un versement
d'intérêts, les obligations étant des prêts consentis par les
investisseurs aux émetteurs.
- profiter de plus values : un investisseur tire des profits s'il
vend plus cher un titre qu'il ne l'a acheté du fait de l'évolution
du prix du titre sur le marché.
L'INVESTISSEMENT PRATIQUE
Les modalités pratiques
Cheminement d’une opération d’achat ou de vente
1. Ouvrir un compte dans une SGI
2. Communication de l’ordre d’achat ou de vente à votre SGI
1. Enregistrement et saisie, par la SGI de l’ordre dans le système de négociation à
l’antenne nationale de bourse.
2. Centralisation au Site Central de tous les ordres d’achat et de vente de toutes les
antenne nationale de bourse
3. Après confirmation des ordre d’achat et de vente, détermination des prix, la
transaction est enregistrée, puis confirmée successivement par la bourse à
la SGI, puis par la SGI au Client
QUELQUES CONSEILS EN INVESTISSEMENT
6
précautions à prendre avant
d’investir en bourse
Précaution #1 : Investir l'épargne dont on n'a
pas besoin
Précaution #1 : Investir l'épargne dont on n'a pas besoin
Compte tenu du risque encouru, le particulier ne doit investir en
Bourse que la portion de son épargne dont il peut se passer et qui, en
cas de perte, ne fera pas baisser son niveau de vie. Il est important que
l'investisseur n'utilise pas l'épargne dont il peut avoir besoin pour ses
projets de vie courante.
Précaution #2 : S'informer avant d'investir
Précaution #2 : S'informer avant d'investir
Il est important de bien s'informer sur les produits financiers avant d'investir. Il s'agit de s'informer d'une part
sur le type de produit (actions, obligations, produits dérivés), ses mécanismes et les risques qu'il comporte, et
d'autre part sur l'émetteur, dont la santé financière et les perspectives auront une influence sur le prix et le
risque des valeurs mobilières qu'il a émis.
Le particulier peut faire appel à un professionnel agréé qui lui fournira des conseils en adéquation avec sa
situation et ses objectifs.
L'investisseur qui décide de choisir sans assistance les valeurs sur lesquelles il investit peut aussi trouver des
informations générales sur les produits financiers auprès des intermédiaires financiers et directement auprès
de l'émetteur des valeurs mobilières.
Les émetteurs ont l'obligation de communiquer au public régulièrement leurs informations financières :
chiffres trimestriels, semestriels, annuels, annonces en cas d'opération de fusion, etc. Les informations seront
plus complètes, fréquentes et accessibles sur les valeurs qui sont cotées sur un marché réglementé. A l'inverse,
les marchés non-réglementés tels que les systèmes multilatéraux de négociation, sont moins protecteurs à
l'égard des investisseurs.
Il est également conseillé de suivre régulièrement l'information économique et boursière via la presse
financière ou les sites internet boursiers.
Précaution #3 : Définir une stratégie d'investissement
Précaution #3 : Définir une stratégie d'investissement
Il est conseillé de définir une stratégie d'investissement avant d'investir.
La plus simple est de se fixer un objectif de gain et un plancher de perte
maximum, et ce en fonction de votre profil d'investisseur.
Il faut également définir une durée d'investissement qui correspond à
un horizon de placement.
Précaution #4 : Diversifier son portefeuille
Précaution #4 : Diversifier son portefeuille
La diversification du portefeuille permet de répartir de manière équilibrée le
capital investi. Ainsi, la baisse d'une seule valeur aura moins de conséquence
sur l'ensemble de votre portefeuille.
La première diversification peut se faire par produits financiers ou par
secteurs économiques.
Il est important de déterminer la répartition des différents investissements
entre actions, obligations, produits dérivés, etc. L'investisseur peut
également répartir son portefeuille sur des valeurs de différents secteurs
économiques.
Cette diversification du portefeuille se fera en fonction du profil de risque de
l'investisseur.
Précaution #5 : Surveiller son portefeuille régulièrement
Précaution #5 : Surveiller son portefeuille régulièrement
Les marchés peuvent connaître de fortes variations boursières, c'est
pourquoi il est important de surveiller régulièrement son portefeuille,
surtout si l'investisseur est positionné sur des produits à effet de levier
qui nécessitent une vigilance particulière.
Précaution #6 : Savoir prendre ses bénéfices et
couper ses positions perdantes
Précaution #6 : Savoir prendre ses bénéfices et
couper ses positions perdantes
L'investisseur doit définir quels sont ses objectifs de gains et de pertes avant
d'investir en Bourse. Il faut donc être rigoureux si les objectifs de gains sont
atteints et penser à prendre ses bénéfices.
De la même façon, si le seuil de pertes acceptables pour l'investisseur fixé à
l'avance est atteint, il faut savoir prendre ces pertes. Il faut garder à l'esprit
que certains investissements peuvent entrainer une perte totale des capitaux
investis d'où l'importance de respecter le seuil fixé.
Même si cela reste difficile, couper ses positions perdantes reste un moyen
efficace pour éviter des moins values encore plus importantes et conserver
le contrôle de ses investissements.
Investir, c’est aussi prendre des risques
LES RISQUES
• Intervenir sur les marchés financiers représente des risques pouvant entrainer
des pertes financières. A cet égard les opérations sur titres et les transactions sur
les marchés d’instruments financiers exposent à des risques particuliers attachés
à leurs caractéristiques spécifiques.
• Généralement, plus le potentiel de rendement d’un investissement est élevé plus
il est risqué. Par ailleurs les performances passées d’un investissement ne
présument en rien de ses performances futures.
• Ces risques auxquels s’expose un investisseur varient selon l’actif :
• le risque de marché (instabilité des cours liée à la variation générale de l’économie et des
marchés) ; de liquidité (difficulté de trouver une contrepartie pour vendre un instrument
financier à un prix raisonnable à un instant donné) ;
• de crédit (défaillance de l’emprunteur).
• Ils peuvent générer des pertes qui, dans certains cas, pourront atteindre la
totalité des capitaux initialement investis.
LES RISQUES
Annexes
Quelques références du monde de la bourse
Peter Lynch, l’un des meilleurs investisseurs du
monde
• Peter Lynch a une histoire intéressante: son intérêt pour la bourse est né alors qu’il travaillait à
l’age de 11 ans comme caddie sur un cours de golf. A l’époque, nous étions dans les années 50 et
les actions étaient dans un marché haussier. Peter Lynch n’avait pas d’argent à investir à l’époque
mais il avait déja remarqué l’opportunité de détenir des actions.
Après des études de finance, il rejoint le gestionnaire de fonds Fidelity. Il y avait 3 places pour 75
demandeurs mais Peter Lynch avait été le caddie du président de Fidelity pendant 8 ans.. Il
commence par être analyste, puis directeur de la recherche et c’est en en 1977, à l’âge de 33 ans,
qu’il prend les commandes du fonds Magellan, qui deviendra très célèbre par la suite.
A l’époque, c’est un petit fonds de 20 millions de dollars. Cinq années plus tard, ce fond gérait 1
milliard de dollars et avait la meilleure performance des fonds américains de sa catégorie. En
1990, le fonds Magellan avait 14 milliards de dollars d’encours.
• Peter Lynch décida ensuite de prendre sa retraite, il reste toujours un conseiller pour Fidelity mais
ne gère plus que les investissements de sa famille. Que peut nous apprendre Peter Lynch ?
• En plus d’être l’un des meilleurs investisseurs du monde, Peter Lynch est aussi convaincu que le
grand public peut aussi investir avec succès. Il cherche donc à rendre l’investissement accessible
et n’est pas avare de conseils. Il a écrit plusieurs best-sellers comme « Et si vous en saviez assez
pour gagner en bourse »
10 conseils de Peter Lynch, l’un des meilleurs
investisseurs du monde
• 1. N’investissez en bourse que de l’argent que vous pouvez vous permettre de perdre.
• Avant de vous demandez quelle action acheter, Peter Lynch recommande d’abord d’évaluer si on a
réellement de l’argent à investir. Comme il y a un risque en capital, posez vous d’abord la question de savoir
quel montant vous pouvez investir. Si vous débutez, commencez par investir petit puis augmenter si cela
fonctionne bien.
• 2. Pour investir, il faut de l’estomac et de la discipline, plus que de l’intelligence.
En bourse, la volatilité est omniprésente. Cela veut dire qu’une des caractéristiques d’une action est de voir
son prix évoluer avec à la hausse et à la baisse. Il faut y être prêt. Lynch raconte ainsi comment son fonds
s’est retrouvé amputé de 25% lors du krack de 1987. Il faut savoir gérer ces situations et ne pas paniquer.
• 3. L’investisseur particulier a les moyens de faire mieux que le professionnel de la finance.
Probablement l’un des points les plus intéressants: Peter Lynch explque toutes les contraintes des
gestionnaires professionnels qui ne ne sont pas toujours libres d’investir comme ils l’entendent. Mais aussi
de la myopie résultant d’individus lisant les mêmes journaux, écoutant les mêmes émissions, bref se
comportant comme un troupeau. A l’inverse, selon lui, l’investisseur particulier peut mettre à profit son
avantage comparatif propre. Par exemple, investir dans son domaine d’activité, qu’il connaîtra mieux qu’un
financier de Wall Street. Ou alors reconnaitre des entreprises avec de bons produits lorsqu’il est le
consommateur. Tester des produits, c’est finalement faire un travail d’analyse !
10 conseils de Peter Lynch, l’un des meilleurs
investisseurs du monde
• 4. Acheter une action, c’est devenir propriétaire d’un bout d’une entreprise, c’est donc
l’entreprise qu’il faut regarder, pas le prix de l’action.
Cela paraît évident et pourtant, la plupart achète une action en fonction de sa
performance passée mais sans étudier les fondamentaux de l’entreprise. Peter Lynch a
une règle simple « Si l’entreprise va bien, alors l’action ira bien. Si l’entreprise ne va pas
bien, alors l’action n’ira pas bien ». C’est tout à fait fondamental à 2 titres. D’abord pour
sélectionner une bonne action et éviter d’acheter un nanard. Mais aussi pour gérer sa
position si on a investi. Ainsi, lorsque le prix d’une action baisse, tout investisseur se
demande quoi faire. Avec cette approche, c’est simple: si les fondamentaux de
l’entreprise n’ont pas bougé, alors vous n’avez pas de raison de vendre, au contraire, il
s’agit même d’une opportunité pour renforcer sa position
• 5. Ne suivez pas les conseils des professionnels, faite votre propre recherche.
Si vous surfez depuis quelques temps sur les sites web de finance, vous avez peut-être
déja reçu des messages vous vantant les mérites d’une action qui devrait « exploser »
dans un proche avenir. Ne les écoutez pas, ou alors faites votre propre recherche. Si vous
investissez sur les recommandations des autres, vous ne saurez pas pourquoi vous avez
acheté une action et donc vous ne saurez pas comment réagir en cas de baisse de celle-ci
10 conseils de Peter Lynch, l’un des meilleurs
investisseurs du monde
• 6. Achetez une action sans analyser l’entreprise, c’est comme de jouer au poker sans regarder les cartes.
Qui a dit qu’on pouvait investir sans un minimum de travail. Ce que dit Peter Lynch, c’est qu’un particulier peut tout à fait faire
mieux que le marché. Mais, il faut faire un minimum de travail et passer quelques heures à étudier la société. Peter Lynch ne dit
pas qu’il faut analyser en détail le hors bilan ou lire toutes les notes du rapport annuel. Mais il faut savoir si les produits de
l’entreprise sont bons, si le P/E n’est pas trop élevé et si la situation financière est saine. Cela permet déja d’éviter les grosses
erreurs. Si vous n’êtes pas prêt à faire cela, alors Peter Lynch vous conseille d’investir dans un fonds d’investissements ou un
tracker.
• 7. Pour trouvez des actions intéressantes, regardez autour de vous les produits que les gens aiment acheter.
Peter Lynch raconte une anectode intéressante. Sa femme avait acheté des collants « Leggs » qui étaient en phase de test à Boston
et lui avait dit qu’ils étaient de meilleure qualité que les produits concurrents. En regardant, la société propriétaire, Hanes, il
décida d’investir et récupéra 30 fois sa mise lorsque la société fut racheté par Conolidated Foods (à présent Sara Lee).
J’ai développé le réflexe à présent de m’intéresser aux produits que les gens aiment et achètent, c’est un critère pour qu’une
entreprise marche bien. Bien sur, ce n’est pas l’unique critère pour acheter une action, car il faut aussi regarder le prix à payer,
c’est à dire la valeur de l’action.
• 8. Regarder le P/E d’une action avant d’investir: si le P/E est trop élevé, même si l’entreprise va bien, l’action n’ira pas bien.
Premier critère, le P/E ou price earning ratio. C’est à dire le ration entre le prix de l’entreprise (P) et ses bénéfices (E). Si ce ratio est
trop élevé par rapport à la croissance de l’entreprise ou à son ratio historique, alors ce n’est pas le bon moment pour acheter. Car
l’action peut ensuite stagner voire baisser alors que l’entreprise continue à bien se porter.
Dans son livre, Peter Lynch donne un exemple très visuel. Il dessine une ligne de profit sur le même graphique que le cours de
bourse et regarde l’écart. Cela donne ceci par exemple:
Si le cours de l’action (en vert) est sous la ligne des profits (en bleu), alors on peut investir. Si c’est le contraire, il vaut mieux
s’abstenir. (Ce graphique est extrait de mon analyse de la société Weight Watchers publié sur le blog des Daubasses)
10 conseils de Peter Lynch, l’un des meilleurs
investisseurs du monde
• 9. Si des insiders achètent ou que la société rachète ses actions, c’est bon
signe.
Les dirigeants d’une entreprise doivent déclarer s’ils ont acheté ou vendu
des actions de leur entreprises. S’ils achètent c’est effectivement un très
bon signe car ces personnes sont celles qui connaissent le mieux leur
entreprise et ses perspectives de gains futurs.
• 10. La solidité financière de l’entreprise, quel est son niveau de cash et
son niveau de dettes.
Encore une fois c’est évident, mais une société sans dettes ne peut pas faire
faillite ! Il est très facile de savoir quel est le niveau de dettes et de cash
d’une entreprise. Une entreprise avec beaucoup de cash sera mieux à
même de traverser un ralentissement de son activité qu’une société
endettée.
Warren Buffet
6 conseils extrapolés des interviews de Warren
Buffet pour gérer son argent
• 1. Ne jamais perdre de l'argent
« La règle numéro 1 est de ne jamais perdre d’argent. La règle numéro 2 est de ne jamais oublier la règle numéro 1. »
Au-delà, de l’évidence, cette citation distille un message très sage, d’ordre pratique : celui d’éviter le risque dès qu’on le peut. Il faut être heureux de
réussir, ne jamais risquer quelque chose dont les chances ne sont pas assurées au maximum. En adoptant cette règle, Buffett s’est privé de réaliser
beaucoup d’investissements risqués au fil des années. Des paris qui auraient pu lui rapporter des gains importants, notamment dans les nouvelles
technologies. En revanche, c’est sur le long terme que son aversion au risque paye.
2. Obtenir une valeur à fort potentiel au prix le plus bas possible
« Le prix est ce que vous payez, la valeur est ce que vous obtenez », Buffett a martelé cette sentence de nombreuses fois aux actionnaires de
Berkshire Hathaway. Ainsi, vous pouvez perdre de l’argent, si vous achetez quelque chose à un prix élevé (plus qu’il ne vaut réellement). Dans la vie
courante, cela peut être par exemple, le cas lorsque l’on sollicite des crédits trop conséquents… ou encore lorsque l’on investit dans un marché où
tout le monde achète comme l’immobilier (prix trop haut).
L’approche de Buffet s’inscrit à l’opposé de ces concepts. Elle vise à acquérir un actif dont la value est faible, mais qui représente une grande valeur et
un important potentiel de croissance au fil du temps. « Dans l’investissement, tout n’est qu’affaire de choix : choisir les bonnes actions au bon
moment et les garder aussi longtemps que les entreprises restent de bonne qualité ».
3. Suivre des habitudes financières saines
Buffett revient maintes fois sur l’importance de savoir épargner. Selon lui, c’est une des bases clefs si l’on souhaite s’enrichir. Il le répète en boucle à
tous ses étudiants. Une astuce est de créer des prélèvements automatiques afin de mettre de l’argent de côté chaque fin de mois.
6 conseils extrapolés des interviews de Warren
Buffet pour gérer son argent
4. Avoir une réserve de cash disponible
Buffett affirme que Berkshire Hathaway a toujours au moins 20 milliards $ de disponible. Ces fonds sont nécessaires en cas de
difficultés ou besoins. Une règle d’or, ne pas sacrifier tout ses gains, en réinvestir qu'une partie pour fructifier le capital. Buffet
conseille aussi de posséder des actifs financiers liquides diversifiés, bons du Trésor, espèces (réparties en plusieurs devises)… Si l’on
gagne des revenus irréguliers, ceci est particulièrement efficace.
5. Investir en soi-même
Buffett a souvent prôné l’investissement dans sa propre personne. Prendre soin de soi, faire des choses que l’on aime,
apprendre… « Tout ce que vous faites pour améliorer vos propres talents et vous rendre plus productif sera rentabilisé en terme de
pouvoir d’achat et d’efficience sur le long terme », a-t-il confié lors d’une interview récente.
6. Fixer des objectifs à long terme
D’après Buffet, l'erreur de la plupart des investisseurs, est qu'ils rentrent dans les vagues de hausse des prix, espérant des
rendements rapides à court terme. Ce genre de schémas mettent quasiment tout le temps les investisseurs sur la touche.
Il conseille, «d’investir avec un horizon de plusieurs décennies." Au lieu d'essayer de faire un profit rapide, il faut être concentré sur
l'augmentation de son pouvoir d'achat sur la totalité de sa vie. Il ajoute aussi, « Si, au moment de faire un investissement, vous ne
vous voyez pas le garder au moins 10 ans, alors ne perdez pas plus de 10 minutes sur la question ».
John Templeton
• Sir John Templeton, 1912-2008
• Le fondateur des Fonds Templeton a fait fortune en achetant des actions de
toutes les entreprises qui valaient moins de 1 $ à la Bourse de New York au
début de la Deuxième Guerre. Il s'est ensuite diversifié à l'international. Un
investissement de 100 00 $ dans son fonds vedette en 1954 valait 2
millions quand Templeton s'est retiré en 1992.
• Sagesse : Acheter quand le pessimisme prévaut ; vendre quand l'optimisme
règne.
• Citation : « Si vous achetez les mêmes titres que tout le monde, vous aurez
les mêmes résultats que tout le monde. »
• Recommandation : le fonds Templeton Growth emploie toujours les
stratégies de Sir John avec un rendement moyen annuel de 18,3 % depuis
2010.
Des idées des investisseurs les plus prospères
du monde
1. George Soros: «Si vous vous divertissez en investissant, si vous vous amusez, vous ne
gagnerez probablement pas d’argent. Les meilleurs investissements sont ennuyeux ».
2. Jack Bogle: « Si l’idée de perdre 20% de votre mise sur le marché boursier vous
inquiète, les actions ne sont pas pour vous. »
3. Bob Farrell: « Les gens ordinaires achètent le plus quand le prix est élevé et le moins
quand il est le plus faible ».
4. Jeremy Grantham: « Il vaut mieux attendre patiemment le bon moment sans faire
attention à ce que les autres font, ce qui est presque impossible pour un investisseur
professionnel ».
5. John Templeton: « Investissez au paroxysme du pessimisme. »
6. Biggs Barton: “Les solutions basées sur les modèles quantitatifs et les équations de
répartition des actifs échouent parce qu’ils sont conçus pour décrypter ce qui aurait
marché dans le cycle précédent alors que le suivant reste une devinette incluse dans
une énigme ».
Des idées des investisseurs les plus prospères
du monde
1. Benjamin Graham: «Il est absurde de croire que l’homme de la rue pourrait gagner de l’argent grâce à
des prévisions de marché. »
2. Philip Fisher: « Le marché boursier est plein de ces gens qui connaissent le prix de tout, mais la valeur de
rien du tout »
3. Warren Buffett: «Soyez craintif quand les autres sont cupides et cupides seulement lorsque les autres
sont craintifs. »
4. Ken Fisher: « Vous ne pouvez pas développer une stratégie de portefeuille autour de possibilités infinies.
Vous pouvez utiliser l’histoire comme outil pour concevoir des probabilités raisonnables. Puis vous
examinez les facteurs économiques, l’ambiance et les déterminants politiques pour prédire quel scénario
est le plus probable, tout en sachant que vous pouvez vous tromper de beaucoup».
5. Charles Ellis: «L’investissement de long terme moyen n’est jamais surprenant, alors que l’investissement
de court terme l’est toujours. Nous savons désormais que nous ne devons plus nous concentrer sur le
taux de rendement, mais plutôt sur la manière dont la gestion du risque a été intégrée ».
6. Bill Miller: «Le marché reflète l’information disponible, comme tous les professeurs nous l’enseignent.
Mais de même que les miroirs déformants ne reflètent pas précisément ce que vous pesez, les marchés
ne reflètent pas toujours cette information. En principe, ils sont trop pessimistes quand elle est négative,
et trop optimiste quand elle est positive ».
Des idées des investisseurs les plus prospères
du monde
1. Bill Miller: «Le marché reflète l’information disponible, comme tous les professeurs nous l’enseignent. Mais de même que les
miroirs déformants ne reflètent pas précisément ce que vous pesez, les marchés ne reflètent pas toujours cette information.
En principe, ils sont trop pessimistes quand elle est négative, et trop optimiste quand elle est positive ».
2. Thomas Rowe Price Jr.: «Derrière chaque entreprise, il y a des hommes. C’est une combinaison d’individus et toute société
reflète les personnalités et la philosophie en affaires de ses fondateurs et de ses dirigeants. Si vous voulez avoir une réelle
compréhension d’une entreprise, il est important de savoir quel est le parcours de ces gens qui l’ont créée et ont dirigé son
passé, et les espoirs et ambitions de ceux qui planifient son futur. »
3. Carl Icahn: « Le monde des affaires américain se caractérise par les bureaucraties. La racine du problème, c’est l’absence d’une
véritable démocratie d’entreprise. »
4. Peter Lynch: «Investir sans faire de recherches, c’est comme jouer au poker sans regarder vos cartes ».
5. John Neff: « Ce n’est pas toujours facile de faire ce qui n’est pas populaire, mais c’est comme ça que vous gagnerez de l’argent.
Achetez des actions qui semblent mauvaises pour d’autres investisseurs moins attentifs, et conservez-les jusqu’à ce qu’elles
retrouvent leur véritable valeur ».
6. Henry Kravis: «Sans intégrité, vous n’avez rien. Vous ne pouvez pas l’acheter. Vous pouvez avoir tout l’argent du monde, mais si
vous n’êtes pas une personne avec de la morale et de l’éthique, en réalité, vous n’avez rien. »
7. Ray Dalio: «Une économie est simplement la somme de toutes les transactions qui la composent. Une transaction est une
chose toute simple. Mais comme il y en a beaucoup, l’économie semble plus complexe qu’elle ne l’est en réalité. Si, au lieu
d’examiner l’économie de haut en bas, nous la regardons à partir des transactions individuelles, nous pouvons la comprendre
beaucoup plus facilement. »
Calcule de la rentabilité
Les outils d’analyse : le PER
• PER : Cours de Bourse / Bénéfice par action
C’est le nombre de fois que le bénéfice par action est capitalisé dans le
cours de l’action.
Il sert surtout à comparer la valeur d’une société par rapport à ses
pairs, à son secteur d’activité, ou encore à la situer par rapport à sa
valeur haute et valeur basse historique.
Les outils d’analyse : le PER
Exemple :
Soit une entreprise dont le capital est composé d’un million d’actions et
qui dégage un bénéfice net de 1000 millions ; elle aura un bénéfice net
par action (BNPA) de 1000 Francs.
Si le cours de l’action est de 10,000 F, le PER sera de 10 fois
(10000/1000) ; si le cours est de 15,000 le PER sera de 15 fois.
PER = Cours de bourse / bénéfice action 10000 /1000 = 10
PER = Cours de bourse / bénéfice action 15000 /1000 = 15
Les outils d’analyse : le PER
Plus le PER est élevé, plus la société est jugée « chère » en termes
relatifs. Ainsi, un titre cotant quelques euros peut être estimé plus cher
qu'un autre qui cote plusieurs dizaines d’euros, mais dont le PER est
moins élevé.
Les outils d’analyse : le PER
• Ses limites :
• - Le PER ne peut s'appliquer qu'aux sociétés bénéficiaires.
• - Un PER élevé traduit des espoirs de forte rentabilité future. Plus une
société connait une forte croissance et plus son action se traitera avec un
PER elevé. Cela peut aboutir à des niveaux de PER exagérés, fondés sur des
hypothèses de croissance aberrantes comme cela fut notamment le cas
lors de l’éclatement de la bulle internet en 2000 où des valeurs
technologiques dépassaient un PER de 80 voire 100, avant leur
effondrement.
• - Les sociétés ayant une bonne visibilité sur leurs profits se traitent
souvent avec des PER plus élevés. Cela concerne surtout de grandes
sociétés ayant une position concurrentielle très forte.
Les outils d’analyse : le PER
• PER relatif sectoriel : PER de l’action / PER sectoriel
• Le PER relatif sectoriel permet d'observer si une valeur est
performante sur son secteur d'activité, afin de savoir si elle est plus
ou moins chère que ses concurrentes. Un titre dont le PER relatif est
inférieur à 1 est jugé moins cher que ses concurrents.
Les outils d’analyse : le PER
Interprétations du PER (à analyser en niveau relatif)
N/A
Par convention, le ratio n'est pas défini pour une société sans bénéfice (division par 0
impossible) ou pour une société ayant subi des pertes (même s'il est mathématiquement
possible de calculer un ratio négatif avec un « bénéfice négatif »).
0 à 10 L'action est sous-évaluée ou les bénéfices de la société sont supposés être bientôt en déclin.
10 à 17
Pour la majorité des sociétés, un ratio se situant dans cette tranche est considéré comme
bon.
17 à 25 L'action est surévaluée ou il y a croissance des profits depuis les dernières annonces.
Plus de 25
Il est probable que de forts profits soient attendus dans le futur, ou l'action fait l'objet d'une
bulle spéculative.
le tableau ci n'est donc qu'indicatif et ne doit pas être utilisé comme seul guide
Remerciement
Vous avez été nombreux à assister au séminaire du 01 mai 2016 sur l’investissement boursier.
Votre contribution a été d’une importance déterminante et nous comptons rééditer l’évènement
sous une condition donnée:
- Que le séminaire vous ait permis de passer à l’acte par l’ouverture s’un compte titre auprès d’une
SGI;
- Que vous soyez en mesure d’assurer la présence des personnes que vous inviterez.
En attendant de voir ses conditions se réunirent, nous vous souhaitons bonne chance dans vos
prochains investissement.
https://drive.google.com/open?id=0B0EYLsgBGITsTWRwSXhhY0JxLVk
Auteur : Hermann D. AVAHOUIN
hedjav@gmail.com

introduction à l’investissement boursier

  • 1.
    Introduction à l’investissement boursier Comprendreet savoir comment investir en bourse pour tous. Auteur : Hermann D. AVAHOUIN hedjav@gmail.com
  • 2.
    Introduction à l’investissement boursier Comprendreet savoir comment investir en bourse pour tous.
  • 3.
    Objectifs 1.Comprendre les mécanismesde la bourse 2.Connaitre les modalités d'intervention 3.Savoir investir et épargner en bourse
  • 4.
    Programme 1. INTRODUCTION 1. Commentfonctionne la bourse ? 2. Quelques notions à retenir : Bourse, action, obligation, intérêt, dividende, plus-value, rendement.. 2. LE MARCHE FINANCIER REGIONAL 1. Bref historique 2. Les principaux acteurs 3. L’organisations 4. Présentation du marché 5. Les entreprises cotées 3. L'INVESTIMENT PRATIQUE 1. Témoignages et conseils 2. Comment investir et gagner en bourse de A à Z 4. LES RISQUES 1. Les risques de l’investissement boursier
  • 5.
  • 6.
  • 7.
    • Action :titre de propriété représentant une fraction du capital d'une entreprise et donnant à son porteur droit de vote aux assemblées, droit aux bénéfices et droit à l'information. • Obligation Le possesseur d'une obligation est simplement assuré, sauf défaillance de l'émetteur, de percevoir régulièrement un intérêt et de voir sa créance remboursée à l'échéance. • Dividende : Montant des bénéfices distribués à chaque détenteur d'actions. En cas de déficit chronique de l'entreprise, il n'est pas rare que l'actionnaire ne reçoive aucun dividende. • Capitalisation Boursière : Nombre de titres d'une entreprise multiplié par le dernier cours connu • Rendement : A ne pas confondre avec rentabilité. Il s'agit du montant du dividende divisé par le cours de l'action. La moyenne des rendements des actions cotées en bourse est proche des 3 %. • Rentabilité : C'est le montant de la plus value que vous retirez de la cession d'actions au quelle on ajoute le rendement que vous avez reçu.
  • 8.
    Les indices boursiers •Les indices boursiers sont devenus des instruments essentiels dans la gestion de portefeuille. En effet, ils sont représentatifs : • - soit d'un marché : l'indice CAC 40 reflète la tendance des plus grandes capitalisations françaises, • - soit d'un secteur d'activité particulier : l'indice sectoriel de l'automobile intègre uniquement les constructeurs automobiles et les équipementiers. Au fil des ans, Euronext a développé une grande gamme d'indices permettant de suivre l'évolution des marchés.
  • 9.
    LE MARCHE ESTORGANISE
  • 10.
    Organisation 1. du Conseilrégional de l'Epargne Publique et des Marché Financiers (CREPMF) ; 2. de la Bourse Régionale des valeurs mobilières SA (BRVM.sa) ; 3. du Dépositaire Central /Banque de Règlement (DC/BR).
  • 11.
    Organisation Conseil régional del'Epargne Publique et des Marchés Financiers (CREPMF) Le Conseil Régional de l’Epargne Publique des Marchés Financiers (CREPMF) est un organe de surveillance du marché financier régional. le marché est placé sous son autorité. Il est chargé de réglementer et d’organiser l’appel public à l’épargne, d’assurer l’habilitation et le contrôle des intervenants mais aussi de veiller à la régularité des opérations de bourse.
  • 12.
    Organisation Dépositaire Central /Banquede Règlement (DC/BR) • Le Dépositaire Central / Banque de Règlement (DC / BR) est une entité privée dont le capital s'élève à 1.520.390.000 francs CFA. • Il est chargé de la conservation et de la Circulation des valeurs mobilières pour le compte des émetteurs et des intermédiaires financiers agréés par le Conseil Régional de l’Épargne Publique et des Marchés Financiers. • Il fait office de banque de règlement et peut détenir des encaisses des négociateurs (comptes espèces). Il assure les missions suivantes : • la centralisation de la conservation des comptes courants des valeurs mobilières pour le compte de ses adhérents ; • le règlement et la livraison des opérations de bourse, en organisant pour chaque Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI), la compensation, valeur par valeur entre les titres achetés et vendus ; • le règlement des soldes résultant des compensations relatives aux opérations de marché et le paiement des produits (intérêts, dividendes, etc.) attachés à la détention des valeurs mobilières ; • la mise en action du Fonds de Garantie en cas de défaillance d’un adhérent.
  • 14.
    La BRVM • Labourse régionale des valeurs mobilières (ou BRVM) est une institution financière spécialisée créée le 18 décembre 1996 conformément à une décision du conseil de ministres de l'UEMOA prise en décembre 1993. C'est une société anonyme dotée d'une mission de service public communautaire et disposant d'un capital de 2 904 300 000 francs CFA. Cette bourse est commune à 8 pays de l'Afrique de l'Ouest : Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d'Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo.
  • 15.
    Les intermédiaires commerciaux •les sociétés de gestion et d'intermédiation (SGI) : intermédiaires financiers qui ont le monopole de la négociation des valeurs mobilières sur le marché. Les négociations peuvent se faire pour leur propre compte ou pour le compte de leurs clients. • Les sociétés de Gestion de Patrimoine (SGP); • Les Conservateurs; • Les Apporteurs d'affaire; • Les Démarcheurs.
  • 17.
    Les sociétés degestion et d’intermédiation (Sgi) Appelées également intermédiaires financiers, sociétés de bourse, courtiers ou brokers, ont pour rôle d’exprimer nos ordres de vente ou d’achat. Ainsi lorsque nous voulons acheter une action Sonatel, Solibra ou autre, nous allons voir notre Sgi et nous exprimons notre volonté d’acheter l’action désirée. Nous n’allons pas à la Brvm, mais chez notre Sgi. La Sgi se chargera au moment de la cotation de placer notre ordre sur le marché, de négocier le bon prix à notre avantage.
  • 18.
    Les Frais debourse • Les frais de courtage • Les frais de garde • Une commission de gestion sous mandat • Une commission de transfert de titres
  • 19.
  • 20.
  • 21.
    Company Sector SymbolPrice (XOF) Change(%) Date Unilever CI Consumer Goods UNLC 24,000 0.00% 08-Apr Total CI Oil & Gas TTLC 18,510 0.05% 08-Apr Tractafric Motors CI Consumer Services PRSC 640,000 -7.25% 08-Apr SONATEL Telecommunications SNTS 25,020 1.30% 08-Apr SMB Industrials SMBC 34,200 6.88% 08-Apr SICOR Consumer Goods SICC 6,845 0.00% 08-Apr SITAB Consumer Goods STBC 170,000 1.13% 08-Apr SICABLE Industrials CABC 85,000 -3.41% 08-Apr SOGB Consumer Goods SOGC 29,995 1.68% 08-Apr SGBCI Financials SGBC 155,000 0.00% 08-Apr SOLIBRA Consumer Goods SLBC 205,005 -2.38% 08-Apr SODECI Utilities SDCC 100,000 2.04% 08-Apr SETAO Industrials STAC 46,005 0.00% 08-Apr SAPH Consumer Goods SPHC 12,345 1.19% 08-Apr Alios Finance CI - SAFCA Financials SAFC 27,005 0.00% 08-Apr Servair Abidjan Industrials ABJC 83,000 0.00% 08-Apr ONATEL Telecommunications ONTBF 14,400 -0.62% 08-Apr PALMCI Consumer Goods PALC 9,500 -1.04% 08-Apr NEI-CEDA Consumer Services NEIC 3,800 0.00% 08-Apr Nestle CI Consumer Goods NTLC 52,000 0.00% 08-Apr
  • 22.
    Company Sector SymbolPrice (XOF) Change(%) Date Movis CI Industrials SVOC 5,000 0.00% 08-Apr FILTISAC Industrials FTSC 29,700 -1.00% 08-Apr Ecobank Financials ETIT 38 0.00% 08-Apr Crown Siem Industrials SEMC 40,500 0.00% 08-Apr CIE Utilities CIEC 88,000 1.15% 08-Apr CFAO Motors CI Consumer Services CFAC 142,500 -1.72% 08-Apr Bernabe CI Industrials BNBC 200,000 0.00% 08-Apr Bollore Africa Logistics Industrials SDSC 290,000 -1.69% 08-Apr BICICI Financials BICC 102,000 -0.97% 08-Apr Bank of Africa - Senegal Financials BOAS 79,000 -1.25% 08-Apr Bank of Africa - Niger Financials BOAN 110,000 0.00% 08-Apr Bank of Africa - CI Financials BOAC 200,000 5.26% 08-Apr Bank of Africa - Burkina Faso Financials BOABF 154,900 -0.06% 08-Apr Bank of Africa - Benin Financials BOAB 168,005 0.00% 08-Apr Air Liquide CI - SIVOA Basic Materials SIVC 21,000 -0.02% 08-Apr Uniwax Consumer Goods UNXC 29,850 3.29% 08-Apr Vivo Energy CI Oil & Gas SHEC 94,980 -7.49% 08-Apr Total Senegal Consumer Services TTLS 32,500 0.78% 08-Apr
  • 23.
    Investir en bourseest simple 1. Les modalités pratiques 2. Témoignages et conseils
  • 24.
    Investir en Bourserevient à acheter ou vendre des titres sur les marchés financiers. Cet investissement permet entre autre de : - recevoir des revenus : un particulier peut recevoir des dividendes qui représentent une partie des bénéfices de la société s'il achète des actions. Il peut également recevoir des coupons d'obligations qui représentent un versement d'intérêts, les obligations étant des prêts consentis par les investisseurs aux émetteurs. - profiter de plus values : un investisseur tire des profits s'il vend plus cher un titre qu'il ne l'a acheté du fait de l'évolution du prix du titre sur le marché.
  • 25.
    L'INVESTISSEMENT PRATIQUE Les modalitéspratiques Cheminement d’une opération d’achat ou de vente 1. Ouvrir un compte dans une SGI 2. Communication de l’ordre d’achat ou de vente à votre SGI 1. Enregistrement et saisie, par la SGI de l’ordre dans le système de négociation à l’antenne nationale de bourse. 2. Centralisation au Site Central de tous les ordres d’achat et de vente de toutes les antenne nationale de bourse 3. Après confirmation des ordre d’achat et de vente, détermination des prix, la transaction est enregistrée, puis confirmée successivement par la bourse à la SGI, puis par la SGI au Client
  • 26.
    QUELQUES CONSEILS ENINVESTISSEMENT
  • 27.
    6 précautions à prendreavant d’investir en bourse
  • 28.
    Précaution #1 :Investir l'épargne dont on n'a pas besoin
  • 29.
    Précaution #1 :Investir l'épargne dont on n'a pas besoin Compte tenu du risque encouru, le particulier ne doit investir en Bourse que la portion de son épargne dont il peut se passer et qui, en cas de perte, ne fera pas baisser son niveau de vie. Il est important que l'investisseur n'utilise pas l'épargne dont il peut avoir besoin pour ses projets de vie courante.
  • 30.
    Précaution #2 :S'informer avant d'investir
  • 31.
    Précaution #2 :S'informer avant d'investir Il est important de bien s'informer sur les produits financiers avant d'investir. Il s'agit de s'informer d'une part sur le type de produit (actions, obligations, produits dérivés), ses mécanismes et les risques qu'il comporte, et d'autre part sur l'émetteur, dont la santé financière et les perspectives auront une influence sur le prix et le risque des valeurs mobilières qu'il a émis. Le particulier peut faire appel à un professionnel agréé qui lui fournira des conseils en adéquation avec sa situation et ses objectifs. L'investisseur qui décide de choisir sans assistance les valeurs sur lesquelles il investit peut aussi trouver des informations générales sur les produits financiers auprès des intermédiaires financiers et directement auprès de l'émetteur des valeurs mobilières. Les émetteurs ont l'obligation de communiquer au public régulièrement leurs informations financières : chiffres trimestriels, semestriels, annuels, annonces en cas d'opération de fusion, etc. Les informations seront plus complètes, fréquentes et accessibles sur les valeurs qui sont cotées sur un marché réglementé. A l'inverse, les marchés non-réglementés tels que les systèmes multilatéraux de négociation, sont moins protecteurs à l'égard des investisseurs. Il est également conseillé de suivre régulièrement l'information économique et boursière via la presse financière ou les sites internet boursiers.
  • 32.
    Précaution #3 :Définir une stratégie d'investissement
  • 33.
    Précaution #3 :Définir une stratégie d'investissement Il est conseillé de définir une stratégie d'investissement avant d'investir. La plus simple est de se fixer un objectif de gain et un plancher de perte maximum, et ce en fonction de votre profil d'investisseur. Il faut également définir une durée d'investissement qui correspond à un horizon de placement.
  • 34.
    Précaution #4 :Diversifier son portefeuille
  • 35.
    Précaution #4 :Diversifier son portefeuille La diversification du portefeuille permet de répartir de manière équilibrée le capital investi. Ainsi, la baisse d'une seule valeur aura moins de conséquence sur l'ensemble de votre portefeuille. La première diversification peut se faire par produits financiers ou par secteurs économiques. Il est important de déterminer la répartition des différents investissements entre actions, obligations, produits dérivés, etc. L'investisseur peut également répartir son portefeuille sur des valeurs de différents secteurs économiques. Cette diversification du portefeuille se fera en fonction du profil de risque de l'investisseur.
  • 36.
    Précaution #5 :Surveiller son portefeuille régulièrement
  • 37.
    Précaution #5 :Surveiller son portefeuille régulièrement Les marchés peuvent connaître de fortes variations boursières, c'est pourquoi il est important de surveiller régulièrement son portefeuille, surtout si l'investisseur est positionné sur des produits à effet de levier qui nécessitent une vigilance particulière.
  • 38.
    Précaution #6 :Savoir prendre ses bénéfices et couper ses positions perdantes
  • 39.
    Précaution #6 :Savoir prendre ses bénéfices et couper ses positions perdantes L'investisseur doit définir quels sont ses objectifs de gains et de pertes avant d'investir en Bourse. Il faut donc être rigoureux si les objectifs de gains sont atteints et penser à prendre ses bénéfices. De la même façon, si le seuil de pertes acceptables pour l'investisseur fixé à l'avance est atteint, il faut savoir prendre ces pertes. Il faut garder à l'esprit que certains investissements peuvent entrainer une perte totale des capitaux investis d'où l'importance de respecter le seuil fixé. Même si cela reste difficile, couper ses positions perdantes reste un moyen efficace pour éviter des moins values encore plus importantes et conserver le contrôle de ses investissements.
  • 40.
    Investir, c’est aussiprendre des risques
  • 41.
    LES RISQUES • Intervenirsur les marchés financiers représente des risques pouvant entrainer des pertes financières. A cet égard les opérations sur titres et les transactions sur les marchés d’instruments financiers exposent à des risques particuliers attachés à leurs caractéristiques spécifiques. • Généralement, plus le potentiel de rendement d’un investissement est élevé plus il est risqué. Par ailleurs les performances passées d’un investissement ne présument en rien de ses performances futures. • Ces risques auxquels s’expose un investisseur varient selon l’actif : • le risque de marché (instabilité des cours liée à la variation générale de l’économie et des marchés) ; de liquidité (difficulté de trouver une contrepartie pour vendre un instrument financier à un prix raisonnable à un instant donné) ; • de crédit (défaillance de l’emprunteur). • Ils peuvent générer des pertes qui, dans certains cas, pourront atteindre la totalité des capitaux initialement investis.
  • 42.
  • 43.
  • 44.
    Quelques références dumonde de la bourse
  • 46.
    Peter Lynch, l’undes meilleurs investisseurs du monde • Peter Lynch a une histoire intéressante: son intérêt pour la bourse est né alors qu’il travaillait à l’age de 11 ans comme caddie sur un cours de golf. A l’époque, nous étions dans les années 50 et les actions étaient dans un marché haussier. Peter Lynch n’avait pas d’argent à investir à l’époque mais il avait déja remarqué l’opportunité de détenir des actions. Après des études de finance, il rejoint le gestionnaire de fonds Fidelity. Il y avait 3 places pour 75 demandeurs mais Peter Lynch avait été le caddie du président de Fidelity pendant 8 ans.. Il commence par être analyste, puis directeur de la recherche et c’est en en 1977, à l’âge de 33 ans, qu’il prend les commandes du fonds Magellan, qui deviendra très célèbre par la suite. A l’époque, c’est un petit fonds de 20 millions de dollars. Cinq années plus tard, ce fond gérait 1 milliard de dollars et avait la meilleure performance des fonds américains de sa catégorie. En 1990, le fonds Magellan avait 14 milliards de dollars d’encours. • Peter Lynch décida ensuite de prendre sa retraite, il reste toujours un conseiller pour Fidelity mais ne gère plus que les investissements de sa famille. Que peut nous apprendre Peter Lynch ? • En plus d’être l’un des meilleurs investisseurs du monde, Peter Lynch est aussi convaincu que le grand public peut aussi investir avec succès. Il cherche donc à rendre l’investissement accessible et n’est pas avare de conseils. Il a écrit plusieurs best-sellers comme « Et si vous en saviez assez pour gagner en bourse »
  • 47.
    10 conseils dePeter Lynch, l’un des meilleurs investisseurs du monde • 1. N’investissez en bourse que de l’argent que vous pouvez vous permettre de perdre. • Avant de vous demandez quelle action acheter, Peter Lynch recommande d’abord d’évaluer si on a réellement de l’argent à investir. Comme il y a un risque en capital, posez vous d’abord la question de savoir quel montant vous pouvez investir. Si vous débutez, commencez par investir petit puis augmenter si cela fonctionne bien. • 2. Pour investir, il faut de l’estomac et de la discipline, plus que de l’intelligence. En bourse, la volatilité est omniprésente. Cela veut dire qu’une des caractéristiques d’une action est de voir son prix évoluer avec à la hausse et à la baisse. Il faut y être prêt. Lynch raconte ainsi comment son fonds s’est retrouvé amputé de 25% lors du krack de 1987. Il faut savoir gérer ces situations et ne pas paniquer. • 3. L’investisseur particulier a les moyens de faire mieux que le professionnel de la finance. Probablement l’un des points les plus intéressants: Peter Lynch explque toutes les contraintes des gestionnaires professionnels qui ne ne sont pas toujours libres d’investir comme ils l’entendent. Mais aussi de la myopie résultant d’individus lisant les mêmes journaux, écoutant les mêmes émissions, bref se comportant comme un troupeau. A l’inverse, selon lui, l’investisseur particulier peut mettre à profit son avantage comparatif propre. Par exemple, investir dans son domaine d’activité, qu’il connaîtra mieux qu’un financier de Wall Street. Ou alors reconnaitre des entreprises avec de bons produits lorsqu’il est le consommateur. Tester des produits, c’est finalement faire un travail d’analyse !
  • 48.
    10 conseils dePeter Lynch, l’un des meilleurs investisseurs du monde • 4. Acheter une action, c’est devenir propriétaire d’un bout d’une entreprise, c’est donc l’entreprise qu’il faut regarder, pas le prix de l’action. Cela paraît évident et pourtant, la plupart achète une action en fonction de sa performance passée mais sans étudier les fondamentaux de l’entreprise. Peter Lynch a une règle simple « Si l’entreprise va bien, alors l’action ira bien. Si l’entreprise ne va pas bien, alors l’action n’ira pas bien ». C’est tout à fait fondamental à 2 titres. D’abord pour sélectionner une bonne action et éviter d’acheter un nanard. Mais aussi pour gérer sa position si on a investi. Ainsi, lorsque le prix d’une action baisse, tout investisseur se demande quoi faire. Avec cette approche, c’est simple: si les fondamentaux de l’entreprise n’ont pas bougé, alors vous n’avez pas de raison de vendre, au contraire, il s’agit même d’une opportunité pour renforcer sa position • 5. Ne suivez pas les conseils des professionnels, faite votre propre recherche. Si vous surfez depuis quelques temps sur les sites web de finance, vous avez peut-être déja reçu des messages vous vantant les mérites d’une action qui devrait « exploser » dans un proche avenir. Ne les écoutez pas, ou alors faites votre propre recherche. Si vous investissez sur les recommandations des autres, vous ne saurez pas pourquoi vous avez acheté une action et donc vous ne saurez pas comment réagir en cas de baisse de celle-ci
  • 49.
    10 conseils dePeter Lynch, l’un des meilleurs investisseurs du monde • 6. Achetez une action sans analyser l’entreprise, c’est comme de jouer au poker sans regarder les cartes. Qui a dit qu’on pouvait investir sans un minimum de travail. Ce que dit Peter Lynch, c’est qu’un particulier peut tout à fait faire mieux que le marché. Mais, il faut faire un minimum de travail et passer quelques heures à étudier la société. Peter Lynch ne dit pas qu’il faut analyser en détail le hors bilan ou lire toutes les notes du rapport annuel. Mais il faut savoir si les produits de l’entreprise sont bons, si le P/E n’est pas trop élevé et si la situation financière est saine. Cela permet déja d’éviter les grosses erreurs. Si vous n’êtes pas prêt à faire cela, alors Peter Lynch vous conseille d’investir dans un fonds d’investissements ou un tracker. • 7. Pour trouvez des actions intéressantes, regardez autour de vous les produits que les gens aiment acheter. Peter Lynch raconte une anectode intéressante. Sa femme avait acheté des collants « Leggs » qui étaient en phase de test à Boston et lui avait dit qu’ils étaient de meilleure qualité que les produits concurrents. En regardant, la société propriétaire, Hanes, il décida d’investir et récupéra 30 fois sa mise lorsque la société fut racheté par Conolidated Foods (à présent Sara Lee). J’ai développé le réflexe à présent de m’intéresser aux produits que les gens aiment et achètent, c’est un critère pour qu’une entreprise marche bien. Bien sur, ce n’est pas l’unique critère pour acheter une action, car il faut aussi regarder le prix à payer, c’est à dire la valeur de l’action. • 8. Regarder le P/E d’une action avant d’investir: si le P/E est trop élevé, même si l’entreprise va bien, l’action n’ira pas bien. Premier critère, le P/E ou price earning ratio. C’est à dire le ration entre le prix de l’entreprise (P) et ses bénéfices (E). Si ce ratio est trop élevé par rapport à la croissance de l’entreprise ou à son ratio historique, alors ce n’est pas le bon moment pour acheter. Car l’action peut ensuite stagner voire baisser alors que l’entreprise continue à bien se porter. Dans son livre, Peter Lynch donne un exemple très visuel. Il dessine une ligne de profit sur le même graphique que le cours de bourse et regarde l’écart. Cela donne ceci par exemple: Si le cours de l’action (en vert) est sous la ligne des profits (en bleu), alors on peut investir. Si c’est le contraire, il vaut mieux s’abstenir. (Ce graphique est extrait de mon analyse de la société Weight Watchers publié sur le blog des Daubasses)
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    10 conseils dePeter Lynch, l’un des meilleurs investisseurs du monde • 9. Si des insiders achètent ou que la société rachète ses actions, c’est bon signe. Les dirigeants d’une entreprise doivent déclarer s’ils ont acheté ou vendu des actions de leur entreprises. S’ils achètent c’est effectivement un très bon signe car ces personnes sont celles qui connaissent le mieux leur entreprise et ses perspectives de gains futurs. • 10. La solidité financière de l’entreprise, quel est son niveau de cash et son niveau de dettes. Encore une fois c’est évident, mais une société sans dettes ne peut pas faire faillite ! Il est très facile de savoir quel est le niveau de dettes et de cash d’une entreprise. Une entreprise avec beaucoup de cash sera mieux à même de traverser un ralentissement de son activité qu’une société endettée.
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    6 conseils extrapolésdes interviews de Warren Buffet pour gérer son argent • 1. Ne jamais perdre de l'argent « La règle numéro 1 est de ne jamais perdre d’argent. La règle numéro 2 est de ne jamais oublier la règle numéro 1. » Au-delà, de l’évidence, cette citation distille un message très sage, d’ordre pratique : celui d’éviter le risque dès qu’on le peut. Il faut être heureux de réussir, ne jamais risquer quelque chose dont les chances ne sont pas assurées au maximum. En adoptant cette règle, Buffett s’est privé de réaliser beaucoup d’investissements risqués au fil des années. Des paris qui auraient pu lui rapporter des gains importants, notamment dans les nouvelles technologies. En revanche, c’est sur le long terme que son aversion au risque paye. 2. Obtenir une valeur à fort potentiel au prix le plus bas possible « Le prix est ce que vous payez, la valeur est ce que vous obtenez », Buffett a martelé cette sentence de nombreuses fois aux actionnaires de Berkshire Hathaway. Ainsi, vous pouvez perdre de l’argent, si vous achetez quelque chose à un prix élevé (plus qu’il ne vaut réellement). Dans la vie courante, cela peut être par exemple, le cas lorsque l’on sollicite des crédits trop conséquents… ou encore lorsque l’on investit dans un marché où tout le monde achète comme l’immobilier (prix trop haut). L’approche de Buffet s’inscrit à l’opposé de ces concepts. Elle vise à acquérir un actif dont la value est faible, mais qui représente une grande valeur et un important potentiel de croissance au fil du temps. « Dans l’investissement, tout n’est qu’affaire de choix : choisir les bonnes actions au bon moment et les garder aussi longtemps que les entreprises restent de bonne qualité ». 3. Suivre des habitudes financières saines Buffett revient maintes fois sur l’importance de savoir épargner. Selon lui, c’est une des bases clefs si l’on souhaite s’enrichir. Il le répète en boucle à tous ses étudiants. Une astuce est de créer des prélèvements automatiques afin de mettre de l’argent de côté chaque fin de mois.
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    6 conseils extrapolésdes interviews de Warren Buffet pour gérer son argent 4. Avoir une réserve de cash disponible Buffett affirme que Berkshire Hathaway a toujours au moins 20 milliards $ de disponible. Ces fonds sont nécessaires en cas de difficultés ou besoins. Une règle d’or, ne pas sacrifier tout ses gains, en réinvestir qu'une partie pour fructifier le capital. Buffet conseille aussi de posséder des actifs financiers liquides diversifiés, bons du Trésor, espèces (réparties en plusieurs devises)… Si l’on gagne des revenus irréguliers, ceci est particulièrement efficace. 5. Investir en soi-même Buffett a souvent prôné l’investissement dans sa propre personne. Prendre soin de soi, faire des choses que l’on aime, apprendre… « Tout ce que vous faites pour améliorer vos propres talents et vous rendre plus productif sera rentabilisé en terme de pouvoir d’achat et d’efficience sur le long terme », a-t-il confié lors d’une interview récente. 6. Fixer des objectifs à long terme D’après Buffet, l'erreur de la plupart des investisseurs, est qu'ils rentrent dans les vagues de hausse des prix, espérant des rendements rapides à court terme. Ce genre de schémas mettent quasiment tout le temps les investisseurs sur la touche. Il conseille, «d’investir avec un horizon de plusieurs décennies." Au lieu d'essayer de faire un profit rapide, il faut être concentré sur l'augmentation de son pouvoir d'achat sur la totalité de sa vie. Il ajoute aussi, « Si, au moment de faire un investissement, vous ne vous voyez pas le garder au moins 10 ans, alors ne perdez pas plus de 10 minutes sur la question ».
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    • Sir JohnTempleton, 1912-2008 • Le fondateur des Fonds Templeton a fait fortune en achetant des actions de toutes les entreprises qui valaient moins de 1 $ à la Bourse de New York au début de la Deuxième Guerre. Il s'est ensuite diversifié à l'international. Un investissement de 100 00 $ dans son fonds vedette en 1954 valait 2 millions quand Templeton s'est retiré en 1992. • Sagesse : Acheter quand le pessimisme prévaut ; vendre quand l'optimisme règne. • Citation : « Si vous achetez les mêmes titres que tout le monde, vous aurez les mêmes résultats que tout le monde. » • Recommandation : le fonds Templeton Growth emploie toujours les stratégies de Sir John avec un rendement moyen annuel de 18,3 % depuis 2010.
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    Des idées desinvestisseurs les plus prospères du monde 1. George Soros: «Si vous vous divertissez en investissant, si vous vous amusez, vous ne gagnerez probablement pas d’argent. Les meilleurs investissements sont ennuyeux ». 2. Jack Bogle: « Si l’idée de perdre 20% de votre mise sur le marché boursier vous inquiète, les actions ne sont pas pour vous. » 3. Bob Farrell: « Les gens ordinaires achètent le plus quand le prix est élevé et le moins quand il est le plus faible ». 4. Jeremy Grantham: « Il vaut mieux attendre patiemment le bon moment sans faire attention à ce que les autres font, ce qui est presque impossible pour un investisseur professionnel ». 5. John Templeton: « Investissez au paroxysme du pessimisme. » 6. Biggs Barton: “Les solutions basées sur les modèles quantitatifs et les équations de répartition des actifs échouent parce qu’ils sont conçus pour décrypter ce qui aurait marché dans le cycle précédent alors que le suivant reste une devinette incluse dans une énigme ».
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    Des idées desinvestisseurs les plus prospères du monde 1. Benjamin Graham: «Il est absurde de croire que l’homme de la rue pourrait gagner de l’argent grâce à des prévisions de marché. » 2. Philip Fisher: « Le marché boursier est plein de ces gens qui connaissent le prix de tout, mais la valeur de rien du tout » 3. Warren Buffett: «Soyez craintif quand les autres sont cupides et cupides seulement lorsque les autres sont craintifs. » 4. Ken Fisher: « Vous ne pouvez pas développer une stratégie de portefeuille autour de possibilités infinies. Vous pouvez utiliser l’histoire comme outil pour concevoir des probabilités raisonnables. Puis vous examinez les facteurs économiques, l’ambiance et les déterminants politiques pour prédire quel scénario est le plus probable, tout en sachant que vous pouvez vous tromper de beaucoup». 5. Charles Ellis: «L’investissement de long terme moyen n’est jamais surprenant, alors que l’investissement de court terme l’est toujours. Nous savons désormais que nous ne devons plus nous concentrer sur le taux de rendement, mais plutôt sur la manière dont la gestion du risque a été intégrée ». 6. Bill Miller: «Le marché reflète l’information disponible, comme tous les professeurs nous l’enseignent. Mais de même que les miroirs déformants ne reflètent pas précisément ce que vous pesez, les marchés ne reflètent pas toujours cette information. En principe, ils sont trop pessimistes quand elle est négative, et trop optimiste quand elle est positive ».
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    Des idées desinvestisseurs les plus prospères du monde 1. Bill Miller: «Le marché reflète l’information disponible, comme tous les professeurs nous l’enseignent. Mais de même que les miroirs déformants ne reflètent pas précisément ce que vous pesez, les marchés ne reflètent pas toujours cette information. En principe, ils sont trop pessimistes quand elle est négative, et trop optimiste quand elle est positive ». 2. Thomas Rowe Price Jr.: «Derrière chaque entreprise, il y a des hommes. C’est une combinaison d’individus et toute société reflète les personnalités et la philosophie en affaires de ses fondateurs et de ses dirigeants. Si vous voulez avoir une réelle compréhension d’une entreprise, il est important de savoir quel est le parcours de ces gens qui l’ont créée et ont dirigé son passé, et les espoirs et ambitions de ceux qui planifient son futur. » 3. Carl Icahn: « Le monde des affaires américain se caractérise par les bureaucraties. La racine du problème, c’est l’absence d’une véritable démocratie d’entreprise. » 4. Peter Lynch: «Investir sans faire de recherches, c’est comme jouer au poker sans regarder vos cartes ». 5. John Neff: « Ce n’est pas toujours facile de faire ce qui n’est pas populaire, mais c’est comme ça que vous gagnerez de l’argent. Achetez des actions qui semblent mauvaises pour d’autres investisseurs moins attentifs, et conservez-les jusqu’à ce qu’elles retrouvent leur véritable valeur ». 6. Henry Kravis: «Sans intégrité, vous n’avez rien. Vous ne pouvez pas l’acheter. Vous pouvez avoir tout l’argent du monde, mais si vous n’êtes pas une personne avec de la morale et de l’éthique, en réalité, vous n’avez rien. » 7. Ray Dalio: «Une économie est simplement la somme de toutes les transactions qui la composent. Une transaction est une chose toute simple. Mais comme il y en a beaucoup, l’économie semble plus complexe qu’elle ne l’est en réalité. Si, au lieu d’examiner l’économie de haut en bas, nous la regardons à partir des transactions individuelles, nous pouvons la comprendre beaucoup plus facilement. »
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    Calcule de larentabilité
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    Les outils d’analyse: le PER • PER : Cours de Bourse / Bénéfice par action C’est le nombre de fois que le bénéfice par action est capitalisé dans le cours de l’action. Il sert surtout à comparer la valeur d’une société par rapport à ses pairs, à son secteur d’activité, ou encore à la situer par rapport à sa valeur haute et valeur basse historique.
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    Les outils d’analyse: le PER Exemple : Soit une entreprise dont le capital est composé d’un million d’actions et qui dégage un bénéfice net de 1000 millions ; elle aura un bénéfice net par action (BNPA) de 1000 Francs. Si le cours de l’action est de 10,000 F, le PER sera de 10 fois (10000/1000) ; si le cours est de 15,000 le PER sera de 15 fois. PER = Cours de bourse / bénéfice action 10000 /1000 = 10 PER = Cours de bourse / bénéfice action 15000 /1000 = 15
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    Les outils d’analyse: le PER Plus le PER est élevé, plus la société est jugée « chère » en termes relatifs. Ainsi, un titre cotant quelques euros peut être estimé plus cher qu'un autre qui cote plusieurs dizaines d’euros, mais dont le PER est moins élevé.
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    Les outils d’analyse: le PER • Ses limites : • - Le PER ne peut s'appliquer qu'aux sociétés bénéficiaires. • - Un PER élevé traduit des espoirs de forte rentabilité future. Plus une société connait une forte croissance et plus son action se traitera avec un PER elevé. Cela peut aboutir à des niveaux de PER exagérés, fondés sur des hypothèses de croissance aberrantes comme cela fut notamment le cas lors de l’éclatement de la bulle internet en 2000 où des valeurs technologiques dépassaient un PER de 80 voire 100, avant leur effondrement. • - Les sociétés ayant une bonne visibilité sur leurs profits se traitent souvent avec des PER plus élevés. Cela concerne surtout de grandes sociétés ayant une position concurrentielle très forte.
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    Les outils d’analyse: le PER • PER relatif sectoriel : PER de l’action / PER sectoriel • Le PER relatif sectoriel permet d'observer si une valeur est performante sur son secteur d'activité, afin de savoir si elle est plus ou moins chère que ses concurrentes. Un titre dont le PER relatif est inférieur à 1 est jugé moins cher que ses concurrents.
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    Les outils d’analyse: le PER Interprétations du PER (à analyser en niveau relatif) N/A Par convention, le ratio n'est pas défini pour une société sans bénéfice (division par 0 impossible) ou pour une société ayant subi des pertes (même s'il est mathématiquement possible de calculer un ratio négatif avec un « bénéfice négatif »). 0 à 10 L'action est sous-évaluée ou les bénéfices de la société sont supposés être bientôt en déclin. 10 à 17 Pour la majorité des sociétés, un ratio se situant dans cette tranche est considéré comme bon. 17 à 25 L'action est surévaluée ou il y a croissance des profits depuis les dernières annonces. Plus de 25 Il est probable que de forts profits soient attendus dans le futur, ou l'action fait l'objet d'une bulle spéculative. le tableau ci n'est donc qu'indicatif et ne doit pas être utilisé comme seul guide
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    Remerciement Vous avez éténombreux à assister au séminaire du 01 mai 2016 sur l’investissement boursier. Votre contribution a été d’une importance déterminante et nous comptons rééditer l’évènement sous une condition donnée: - Que le séminaire vous ait permis de passer à l’acte par l’ouverture s’un compte titre auprès d’une SGI; - Que vous soyez en mesure d’assurer la présence des personnes que vous inviterez. En attendant de voir ses conditions se réunirent, nous vous souhaitons bonne chance dans vos prochains investissement. https://drive.google.com/open?id=0B0EYLsgBGITsTWRwSXhhY0JxLVk Auteur : Hermann D. AVAHOUIN hedjav@gmail.com