Séminaire de psychopharmacologie
Les thymorégulateurs
Résidente Ajmi M.
Résidente Bouchoucha H.
Plan
I-Introduction
II- Les classes Médicamenteuses
III- Les mécanismes d’action
IV- Les données cliniques
Les indications
La posologie
Les contre indications
Les effets indésirables
Le suivi
V- Les recommandations en Pédopsychiatrie
I- Introduction
Comment définir un thymorégulateur ?
Un thymorégulateur se définit comme un agent
psychotrope capable d’avoir une efficacité sur quatre
dimensions cliniques différentes comprenant le
traitement des symptômes maniaques aigus, celui
des symptômes dépressifs, la prévention des
symptômes maniaques et celle des symptômes
dépressifs.
II- les classes médicamenteuses
1- Les sels de lithium
2-les anticonvulsivants
3-les antipsychotiques atypiques
II-Les classes Médicamenteuses
1-Les sels de lithium
*est le chef de file des médicaments régulateurs de l’humeur
*appartient au groupe I des métaux lourds
*Les formes commercialisés :
- Carbonate de lithium
TERALITHE 250 MG Comprimé
TERALITHE LP 400mg (non dispnible en tunisie)
-Gluconate de calcium
Lithium oligosol :suspension buvable ( non commercialisé en Tunisie )
• AMM : - En France : à partir de 16 ans
- Aux USA : à partir de 13 ans
II-Les classes Médicamenteuses
2- les anticonvusivants :
• Utilisés hors AMM : ont une AMM chez l’enfant uniquement pour
leur indication antiépileptique.
* Carbamazépine
La CBZ est une molécule tricyclique apparentée aux AD imipraminiques.
Commercialisé sous :
TEGRETOL 100 MG Suspension Buvable FL/150 ML
TEGRETOL LP 200 MG Comprimé Sécable L.P B/50
TEGRETOL LP 400 MG Comprimé à Libération Prolongée B/30
TAVER 200 MG Comprimé B/50
CARBATOL 200 MG Comprimé B/30
AMM: à partir de 3 ans à visée antiépileptique
II-Les classes Médicamenteuses
2- Les anticonvulsivants :
* les acide valproiques et apparentés
- Le valpromide
Il est rapidement transformé dans l’organisme en acide valproïque
commercialisé sous le nom :
Dépamide® sous forme de comprimés à 300 mg.
- L’acide valproique
DEPAKINE 500 MG Comprimé Enrobé FL/20
DEPAKINE 200 MG Comprimé Enrobé FL/20
DEPAKINE 200 MG/3.5 ML Sirop FL/150 ML
DEPAKINE 200 MG/ML Solution Buvable FL/40 ML
DEPAKINE CHRONO 500 MG Comprimé à Libération Prolongée
AMM: utilisé comme épileptique chez les nourrissons
II-Les classes Médicamenteuses
2- Les anticonvulsivants :
* La lamotrigine :
est un anticonvulsivant de nouvelle génération
commercialisé sous le nom
Lamictal comprimés de 5,25,100 et 200 MG.
* Topiramate
(Epitomax®)=non disponible en Tunisie
II-Les classes Médicamenteuses
3- Les antipsychotique atypique
Cinq antipsychotiques sont utilisés comme thymorégulateurs :
Rispéridone, Olanzapine, Aripiprazole, Quétiapine, et
Ziprasidone.
III- Les Mécanismes d’action :
Rappel des anomalies neurobiologiques dans le trouble
bipolaire :
* Altération des neurotransmetteurs
- Au cours de l’épisode dépressif :
Un déficit en neuromédiateurs cérébraux (telles la dopamine, la
sérotonine et la noradrénaline)
- Au cours des accès maniaques :
Une augmentation de la noradrénaline
Une augmentation de la dopamine, impliqué dans l’activation
motrice et psychologique.
Perturbation du système inhibiteur du GABA
III-Les mécanismes d’action :
Rappel des anomalies neurobiologiques dans le trouble
bipolaire :
* Altérations structurelles :
Altération du lobe frontal (cortex préfrontal, cortex cingulaire
antérieur et cortex orbito-frontal)
Au niveau temporal, une diminution de la taille des régions
limbiques ventrales (l’amygdale et de l’hippocampe) impliquées
dans la régulation des émotions et le gyrus temporal supérieur
* Altérations moléculaires :
Altération du fonctionnement des canaux calciques
Altérations des voies de transduction
Rappel des anomalies neurobiologiques dans le trouble
bipolaire :
*Théorie de « kindling »
• postule qu’il existe, au départ, des stimuli pouvant provoquer des
épisodes thymiques, puis, par phénomène de sensibilisation, la
survenue d’un stress moindre pourra déclencher un épisode.
Cela explique l’augmentation de la fréquence des cycles
(embrasement) et leur déclenchement de plus en plus
indépendant des facteurs environnementaux, à mesure que la
maladie évolue.
III-Les mécanismes d’action :
Il faut noter que la plupart des mécanismes d’action reste
mal élucidés
1-Action directe sur les neuromédiateurs
centraux :
*Le lithium augmente la libération de sérotonine et agit sur les
récepteurs hippocampiques (5HT1 et 5HT2) disponibles
( Effet prosérétoninergique = action antidépressive)
*la plupart des thymorégulateurs facilitent l’activité inhibitrice de
l’acide γ-aminobutyrique ou GABA en agissant sur le flux des
ions chlore .
* l’acide valproïque agit par effet GABA indirect,
c’est-à-dire par inhibition de la GABA α-cétoglutarate
transaminase.
III-Les mécanismes d’action :
2- Effet stabilisateur de la membrane
la modification des canaux sodiques voltage dépendants et
de l’activation de la pompe Na+/K+-ATPase. Cette action est
associée au blocage des canaux calciques et potassiques
avec modification de leurs taux périmembranaires
III-Les mécanismes d’action :
2- Effet stabilisateur de la membrane
III-Les mécanismes d’action :
3- Modulation des systèmes de transduction
III-Les mécanismes d’action :
3- Modulation des systèmes de transduction
III-Les mécanismes d’action :
Mode d’action des anticonvulsivants par :
l’effet antikindling dans les noyaux amygdaliens qui serait à la base
de la régulation émotionnelle, par évitement de l’embrasement
du système limbique
4- Effet anti « kindling »:
IV- Les données cliniques :
1-Lithium :
chef de file des traitements thymoregulateurs
Après une prise orale :
- l’absorption per os est rapide et quasi-totale la
concentration plasmatique se situe 2 à 4 h après la prise de la forme
non retard
-Élimination principalement rénale:filtration rénale à 95 % avec
réabsorption tubulaire à 80 % (couplé au sodium) toute IR la
retarde
- la diffusion est trés large
- l’état d’équilibre est atteint en 4 à cinq jours (1/2 vie de 22h). : .
Sa concentration dans le plasma reconnue comme efficace en
thérapeutique va de 0,5 à 0,8 mmol/L
*Pharmacocinetique:
1- Lithium
IV- Les données cliniques :
*Pharmacocinetique:
L’absorption
La résorption digestive est rapide et proche de 100%.
*Avec Téralithe 250 mg, la concentration plasmatique maximale est
atteinte en 2 à 4 heures après l’administration orale.
*Avec Téralithe LP 400 mg, Une concentration plasmatique d’environ
0,35 mmol/l est atteinte entre 2,5 et 6 heures après administration orale.
-En prise unique, la biodisponibilité de la forme à libération immédiate est
plus élevée de 20 à 30 % par rapport à celle de la forme à libération
prolongée.
-En prises réitérées à l’état d’équilibre, la biodisponibilité des 2 formes
est équivalente.
IV- Les données cliniques :
• Bien que le lithium ne soit pas fixé aux protéines plasmatiques,
son passage dans le cerveau et le liquide céphalo-rachidien est
lent
• A l’équilibre, le LCR contient environ 40% de la concentration
plasmatique
• - le lithium passe dans la placenta et le lait maternel
1-Lithium
*Pharmacocinetique :
La distribution:
• - L’IR
• - Age avancé
• - diarrhée / vomissements
• - régime désodé
• - exercice physique
• - les interactions
medicamenteuses : diurétiques
thiazidiques , AINS, IEC
• - grossesse
• - froid
• - repos
• - obésité
l’ élimination
du lithium
l’ élimination
du lithium
1- Lithium
*Pharmacocinétique
Les principaux facteurs modifiant la pharmacocinetique
du lithium
risque d intoxications !
IV- Les données cliniques :
1- Lithium
*Pharmacocinétique
IV- Les données cliniques :
Métabolisme et élimination
Il n’y a pas de métabolisme.
• La voie prédominante d’excrétion est le rein (95 %) avec une
réabsorption tubulaire proximale de 75% qui suit celle du
Na+. Par contre dans la partie distale du tubule, le lithium
semble exercer un effet inhibiteur de la réabsorption du Na+.
• Demi vie d’élimination : variable selon les individus : de 12 à
45h
• Clairance : 10 à 30 ml /min chez les individus ayant une
fonction rénale normale
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
■ 1- Traitement curatif de l’accès maniaque
■ 2- Traitement curatif de la dépression bipolaire
■ 3- Traitement prophylactique des récurrences bipolaires (maniaques et
dépressives)
■ 4- Troubles dépressifs récurrents
■ 5- Troubles schizo-affectifs
■ 6- Autres indications : *Dépression résistante
*Effet anti-suicide
*certaines formes impulsives agressives de
schizophrénie
*effet prophylactique sur les conduites alcooliques
*utile dans la schizophrénie résistante
■ 7- Non psychiatriques :
*Algies motrices de la face
* Chimiothérapie des neutropénies
*LES INDICATIONS :
1-Lithium
* Les indications
Traitement prophylactique des récurrences bipolaires: indication
majeure ++
• - récidive maniaque ++
• -L’instauration d’un traitement prophylactique par un
thymorégulateur, en l’occurrence le lithium, dès le premier
épisode maniaque, s’avère le plus souvent justifiée.
En fait, cette décision dépend d’un certain nombre de facteurs liés
à :
• la maladie: (ATCD familiaux de TB et de suicide, intensité et
durée des épisodes, périodicité)
• la situation socioprofessionnelle du malade.
IV- Les données cliniques :
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
*Les indications
Traitement prophylactique des récurrences
bipolaires:
Le risque suicidaire chez les bipolaires non traités (10 à 15 %) et
l’évolutivité des épisodes maniaques dans 90 % des cas vers un
trouble bipolaire récurrent sont deux arguments en faveur de
l’institution précoce du traitement prophylactique.
-L’efficacité thymorégulatrice du lithium s’évalue sur une période de 1
à 2 ans.
-La lithothérapie permet :
■ une augmentation de la durée des intervalles libres
■ une réduction de l’intensité des symptômes.
Traitement curatif de l’accès maniaque :
- les états maniaques typiques +++
- Dans les états mixtes : une association avec un
antiépileptique est indiqué ++
-dans les formes avec agitation ou manifestations délirantes:
l’adjonction de neuroleptiques est justifiée (car son délai d’action
=2 semaines).
-l’efficacité curative du lithium sur la manie s’évalue sur une
période minimale de 5 semaines.
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
*Les indications
Traitement curatif de la dépression bipolaire
-Une dépression bipolaire sans signes de gravité peut être
traitée par lithium seul.
-Une dépression modérée à sévère : l’adjonction d’un
antidépresseur au lithium.
- l’efficacité du lithium est moindre que dans la manie !!
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
*Les indications
IV- Les données cliniques :
• - les épisodes mixtes avec caractéristiques psychotiques
• - les formes à cycles rapides
• -la présence d’une comorbidité addictive.
Les facteurs de resistance du litium:
1-Lithium
*Les indications
IV- Les données cliniques :
Troubles dépressifs récurrents
• -Le traitement prophylactique des troubles dépressifs
récurrents repose sur la prescription des
antidépresseurs au long cours.
• Cependant, en cas d’antécédents familiaux de trouble
bipolaire, la lithiothérapie doit se discuter devant risque
d’une bipolarisation sous l’effet de l’antidépresseur!!
1-Lithium
*Les indications
IV- Les données cliniques :
Troubles schizo-affectifs
• L’effet préventif du lithium est d’autant plus marqué
que les troubles thymiques sont prépondérants et
de type maniaque plutôt que dépressif.
1-Lithium
*Les indications
1-Lithium
IV- Les données cliniques :
*Autres indications :
- Dépression résistante :
Le lithium potentialise l’efficacité des antidépresseurs en
cas de dépression résistante (effet starter).
- Effet anti-suicide :Un effet anti-suicide, indépendant de
l’action thymorégulatrice, est évoqué. Il pourrait être lié à
l’action sérotoninergique des sels de lithium et à leur effet
anti-agressif.
-utile dans certaines formes impulsives agressives de
schizophrénie
-effet prophylactique sur les conduites alcooliques
-la schizophrénie résistante
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
*Les contres indications
• Les contre-indications absolues sont rares :
Insuffisance rénale grave, insuffisance cardiaque, un état de
déshydratation grave, le régime sans sel (risque de toxicité
cardiaque).
• Les contre-indications relatives:
-hypothyroïdie, épilepsie
affections cardiaques ou rénales modérées
-IDM ou AVC récents
-tumeur
HTA.
IV- Les données cliniques :
Instauration du traitement : préférable
dans le cadre d’ une hospitalisation
• Bilan prétherapeutique :
• 3 objectifs :
1-élimine une contre-indication
2-évaluer la capacité fonctionnelle du rein
3-apprécier la qualité des appareils sur lesquels le lithium peut avoir
une incidence : cœur, thyroïde, métabolisme du sodium.
1-Lithium
* Posologie
• Il faut débuter la lithiothérapie avec une faible posologie
(1 cp de Théralithe)
• puis augmenter progressivement la dose, en contrôlant la
lithiémie, jusqu’à obtention d’une lithiémie comprise :
- entre 0,5 et 0,8 mmol/L pour le Téralithe 250® et le
Neurolithium® Prélèvement 12h avant la 1ère prise du
matin
- entre 0,80 et 1,2 mmol/L pour le Téralithe LP 400®.
Prélévement 12h après la prise
- La demi-vie moyenne du lithium dans l’organisme étant de
24 heures, l’état d’équilibre est obtenu en théorie après 5
jours en moyenne.
-Le régime alimentaire doit être normosodé (pas de RSS).
IV- Les données cliniques :
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
* Posologie
Surdosage et intoxications au lithium
Les situations exposant aux risques d’intoxication :
- les affections avec fièvre, les vomissements et les
diarrhées sévères, la déshydratation
- la prise des médicaments interagissant avec la cinétique
de sel de lithium.
En présence de ces risques:
- il faut arrêter transitoirement la lithiothérapie ou réduire la
posologie vérifiant la lithémie une à plusieurs fois par
semaine
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
* Posologie
-le surdosage est la seule complication grave à redouter et à
savoir éviter. Il survient à partir de 1,2 à 1,5 mm/L, mais parfois
avec des taux moindres.
-les symptômes pré-toxiques : surviennent pour des lithémies
entre 1,5 et 2 mmol/l, à type de somnolence, irritabilité,
vertiges et bourdonnement d’oreilles, vision floue, troubles
digestifs, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales;
tremblement ample, irrégulier pouvant toucher l’ensemble du
corps et s’accompagner de dysarthrie et de faiblesse
musculaire.
A ce stade, l’EEG montre une activité thêta ample
IV- Les données cliniques :
1-Lithium
* Posologie
L’intoxication confirmée correspond à des lithiémies de 2 à
3mmol/l.
Elle peut être due à
- une ingestion massive volontaire dans un but suicidaire
-une déshydratation, un régime désodé, une affection fébrile
intercurrente, une intéraction médicamenteuse.
-Troubles de la vigilance allant jusqu’au syndrome confusionnel
avec illusion ou hallucinations psychosensorielles, symptômes
cérébelleux, mouvements choréo-athétosiques, ROT vifs
symétriques ou non, hypertonie musculaire puis hypotonie,
crise épileptique.
La survenue d’un état comateux peut aboutir à la mort ou à
des séquelles neurologiques irréversibles (à type de syndrome
cérébelleux).
IV- Les données cliniques :
2 : les anticonvulsivants :
• Les antiépileptiques avec
une efficacité prouvée
dans le ttt du TB
• DERIVES DE L’ACIDE
VALPROIQUE
• Carbamazépine
• LAMOTRIGINE
• Les antiépileptiques
avec une efficacité
incertaine dans le ttt du
TB
• Oxcarbazepine
• licarbazepine
• Riluzole
• Topiramate
• Zonisamide
• Gabapentin
• Pregabalin
• Levetiracetam
IV- Les données cliniques :
2 : les anticonvulsivants :
• Derivés de l’acide valproique: Le valpromide,
valproate et divalproate de sodium
• valproate et divalproate de sodium :
-Le divalproate (Dépakote) est le thymorégulateur le plus
prescrit aux USA.
-Selon les études récentes, il serait le meilleur antimonique.
-Son équivalent en Tunisie est le valproate (Dépakine®).
-La demi-vie du valproate est de 6 à 17h.
-Son métabolisme est hépatique
IV- Les données cliniques :
2 : les anticonvulsivants :
• En 1 ere intension
• les formes atypiques(cycles
rapides, états mixtes, manies
dysphoriques)
• associées à des troubles
neurologiques,
• En 2 eme intention
• Les cas qui n’ont pas été
améliorés par les sels de lithium
ou la carbamazépine
qui n’ont pas toléré ces
traitements
• En fait, le valproate a des
propriétés curatives dans la
manie et prophylactiques dans le
TB pour les rechutes maniaques
>dépressives.
• Il n’a pas d’action AD propre
• effet anti-impulsif et anti-agressif:
troubles du conduite
• Derivés de l’acide valproique: Le valpromide,
valproate et divalproate de sodium
*Posologie
Doses de 500 à 1 000 mg/j
jusqu’à 1 500 mg en 2 à 4 prises , dose antiépileptique pour
enfant :20à30 mg /kg /j
◼ Dosages plasmatiques
◼ Tous les 2 à 4 jours
◼ Entre 50 et 120 mg/L (notice)
◼ Après stabilisation :
une prise vespérale afin d’améliorer la
tolérance et l’observance
IV- Les données cliniques :
2 : les anticonvulsivants :
• Derivés de l’acide valproique: Le valpromide,
valproate et divalproate de sodium
IV- Les données cliniques :
2 : les anticonvulsivants :
* Contre indications
• ATCD d’hypersensibilité au valproate
• atteinte hépatique,
• premier trimestre de grossesse et allaitement
• Hypoplasie médullaire Hépatite
• Porphyrie aiguë intermittente
Précautions d’emploi
Insuffisance hépatocellulaire, rénale, cardiaque,
glaucome, personne âgée, grossesse, alcool,
conduite de machines
Jeune femme en âge de procréation (SOPK )
• Derivés de l’acide valproique: Le valpromide,
valproate et divalproate de sodium
IV- Les données cliniques :
2 : les anticonvulsivants :
*Carbamazépine :
• La CBZ est une molécule tricyclique apparentée aux AD
imipraminiques.
• Phénomène d’auto induction : absence de relations entre
posologie et concentrations plasmatiques
• Résorption orale : 72 à 96%.
* Métabolisme essentiellement hépatique (97-98 %) avec
élimination urinaire des métabolites (un métabolite actif).
• La carbamazépine passe dans le lait
IV- Les données cliniques :
Carbamazépine
*Indications :
Classiquement:
- les troubles bipolaires à cycles rapides
- les formes avec symptômes psychotiques
-les états mixtes
-en cas de contre indications, d’intolérance au lithium
- la prévention des récurrences bipolaires résistantes au
lithium.
2 -les anticonvulsivants :
IV- Les données cliniques :
2 -les anticonvulsivants :
Carmapazépine :
-Son association avec le lithium est possible pour
renforcer l’action thymorégulatrice de chaque
molécule.
-Elle peut être efficace dans les troubles schizo-
affectifs.
-Elle est utilisée pour ses propriétés anti-impulsives et
anti-agressives
-Efficacité dans la névralgie du trijumeau.
Ce traitement est de moins en moins utilisé, du fait de
sa toxicité générale et du manque d’efficacité comme
thymorégulateur.
IV- Les données cliniques :
2 -les anticonvulsivants :
Carmapazépine :
-Surdosage
Au-delà d’un taux plasmatique de 12 mg/L, des signes
de toxicité apparaissent : troubles de la conscience,
pertes de l’équilibre, vertiges, troubles respiratoires,
manifestations neurologiques : (diplopies,
tremblements, convulsions, sd cérébelleux),
cardiovasculaires (tr du rythme et hypotension)….
Il existe un risque létal après une ingestion de 6 g!!.
L’oxcarbazépine (Trileptal®) dérivé de la
carbamazépine, est mieux toléré et plus maniable que
la carbamazépine.
IV- Les données cliniques :
La lamotrigine :
La lamotrigine (Lamictal®) est un anticonvulsivant de
nouvelle génération.
Efficace principalement :
-dans le trouble bipolaire à cycle rapide résistant en
monothérapie ou en association,
-dans l’accès maniaque aigu
-dans le TTT des dépressions bipolaires (TBI ou TBII)
-dans la prévention des dépressions dans le TBI à
prédominance dépressive
Son action antidépressive est meilleure que celle des
antidépresseurs seuls dans la dépression bipolaire ; car
elle n’induit ni virage maniaque de l’humeur ni cycles
rapides.
2 - les anticonvulsivants :
IV- Les données cliniques :
3- Les antipsychotiques atypiques :
*Les indications dans le trouble bipolaire :
• Cinq antipsychotiques sont approuvés en monothérapie
dans le traitement en aigu des accès maniaques :
Rispéridone, Olanzapine, Aripiprazole, Quétiapine, et
Ziprasidone.
• En France, Olanzapine (5 à 20mg) et aripiprazole ont
obtenu l’AMM dans la « prévention des récidives chez
les patients présentant un TB, ayant déjà répondu au ttt
par cette molécule lors d’un épisode maniaque ».
IV- Les données cliniques :
IV- Les données cliniques :
3- Les antipsychotiques
atypiques :
*Les indications dans le trouble bipolaire :
Pour le traitement des troubles dépressifs chez les
bipolaires, seuls l’Olanzapine et la Quétiapine sont
approuvés.
La Quétiapine est en effet efficace dans :
-le TTT de l’épisode maniaque et celui de la dépression
dans le TB (DB)
-la prophylaxie du TB et celui du TDM.
-il garde une réserve ne validant pas son traitement en
aigu dans les états mixtes.
Traitement des cycles rapides : les antipsychotiques
sont maintenant considérés comme alternative de
IV- Les données cliniques :
IV- Les données cliniques :
3- Les antipsychotiques atypiques :
*Les indications dans le trouble bipolaire :
IV- Les données cliniques :
1-Episode aigüe maniaques /mixtes
• Un grand ECR dans le traitement de l’épisode maniaque ou
mixte chez l’enfant ou et les adolescents BD-I rapporte un taux
de réponse de 35,6% pour le lithium; pas différent du taux de
réponse de 24% pour le divalproate de sodium et il a montré
un taux de reponse significativement plus élevée avec la
risperidone (68,5%) (Geller et al, 2012)
• Des études (11 essais ouverts et 9 études en double-aveugle
avec plus de 1500 jeunes inclus) ont suggéré que les SGA
peuvent être plus efficace que les stabilisateurs de l’humeur
traditionnels (lithium et anticonvulsivants) avec des taux de
réponse pour les symptômes maniaques/mixtes allant de 33% à
75% et semblent donner une réponse plus rapide (Liu et al,
2011)
V- Les recommandations en
Pédopsychiatrie :
2-Episode hypomaniaque aigüe
Il n’existe pas d’études spécifiques pour le traitement de
l’hypomanie chez les enfants et les adolescents. Par conséquent, le
traitement recommandé est le même que celui décrit dans la manie.
V- Les recommandations en
Pédopsychiatrie :
V- Les recommandations en
Pédopsychiatrie :
3-Dépression bipolaire aiguë :
Deux études ouvertes chez les jeunes BD déprimés ont rapporté
des taux de réponse de 48% au lithium seul dans BD-I (Patel et al,
2006) et 84% avec la lamotrigine (en monothérapie ou en
adjuvant) dans le BD-I, BD-II (Chang et al, 2006).
Peu d’étude ouverte du traitement de la manie parviennent aussi
à monter une amélioration sur la dépression et les taux de
réponse pour les symptômes dépressifs varient de 35% à 60%
pour SGA (aripiprazole, olanzapine, rispéridone et ziprasidone),
43% pour la carbamazépine, (Liu et al, 2011).
Le seul traitement reconnu actuellement par la FDA américaine à
partir de l’âge de 10 ans est l’association olanzapine-fluoxétine,
qui a fait l’objet d’un essai randomisé contrôlé contre placebo .
(Detke HC et al ,2015)
Devant l’abscence de données suffisants ; on peut rappeller
les recommandations de prescription chez l’adulte :
la quétiapine en monothérapie
l’association olanzapine-fluoxétine en la phase aigue et la
lamotrigine en phase de maintenance (Nivoli et al, 2011)
Les autres options proposées pour le traitement aigu de la
dépression bipolaire chez l’adultes comporte une monothérapie par
lamotrigine, valproate, ou la combinaison d’un anticonvulsivant ou
d’un SGA avec un antidépresseur (notamment un inhibiteur de la
recapture de sérotonine (ISRS)).
Merci pour votre attention

Les thymorégulateurs ......................

  • 1.
    Séminaire de psychopharmacologie Lesthymorégulateurs Résidente Ajmi M. Résidente Bouchoucha H.
  • 2.
    Plan I-Introduction II- Les classesMédicamenteuses III- Les mécanismes d’action IV- Les données cliniques Les indications La posologie Les contre indications Les effets indésirables Le suivi V- Les recommandations en Pédopsychiatrie
  • 3.
    I- Introduction Comment définirun thymorégulateur ? Un thymorégulateur se définit comme un agent psychotrope capable d’avoir une efficacité sur quatre dimensions cliniques différentes comprenant le traitement des symptômes maniaques aigus, celui des symptômes dépressifs, la prévention des symptômes maniaques et celle des symptômes dépressifs.
  • 4.
    II- les classesmédicamenteuses 1- Les sels de lithium 2-les anticonvulsivants 3-les antipsychotiques atypiques
  • 5.
    II-Les classes Médicamenteuses 1-Lessels de lithium *est le chef de file des médicaments régulateurs de l’humeur *appartient au groupe I des métaux lourds *Les formes commercialisés : - Carbonate de lithium TERALITHE 250 MG Comprimé TERALITHE LP 400mg (non dispnible en tunisie) -Gluconate de calcium Lithium oligosol :suspension buvable ( non commercialisé en Tunisie ) • AMM : - En France : à partir de 16 ans - Aux USA : à partir de 13 ans
  • 6.
    II-Les classes Médicamenteuses 2-les anticonvusivants : • Utilisés hors AMM : ont une AMM chez l’enfant uniquement pour leur indication antiépileptique. * Carbamazépine La CBZ est une molécule tricyclique apparentée aux AD imipraminiques. Commercialisé sous : TEGRETOL 100 MG Suspension Buvable FL/150 ML TEGRETOL LP 200 MG Comprimé Sécable L.P B/50 TEGRETOL LP 400 MG Comprimé à Libération Prolongée B/30 TAVER 200 MG Comprimé B/50 CARBATOL 200 MG Comprimé B/30 AMM: à partir de 3 ans à visée antiépileptique
  • 7.
    II-Les classes Médicamenteuses 2-Les anticonvulsivants : * les acide valproiques et apparentés - Le valpromide Il est rapidement transformé dans l’organisme en acide valproïque commercialisé sous le nom : Dépamide® sous forme de comprimés à 300 mg. - L’acide valproique DEPAKINE 500 MG Comprimé Enrobé FL/20 DEPAKINE 200 MG Comprimé Enrobé FL/20 DEPAKINE 200 MG/3.5 ML Sirop FL/150 ML DEPAKINE 200 MG/ML Solution Buvable FL/40 ML DEPAKINE CHRONO 500 MG Comprimé à Libération Prolongée AMM: utilisé comme épileptique chez les nourrissons
  • 8.
    II-Les classes Médicamenteuses 2-Les anticonvulsivants : * La lamotrigine : est un anticonvulsivant de nouvelle génération commercialisé sous le nom Lamictal comprimés de 5,25,100 et 200 MG. * Topiramate (Epitomax®)=non disponible en Tunisie
  • 9.
    II-Les classes Médicamenteuses 3-Les antipsychotique atypique Cinq antipsychotiques sont utilisés comme thymorégulateurs : Rispéridone, Olanzapine, Aripiprazole, Quétiapine, et Ziprasidone.
  • 11.
    III- Les Mécanismesd’action : Rappel des anomalies neurobiologiques dans le trouble bipolaire : * Altération des neurotransmetteurs - Au cours de l’épisode dépressif : Un déficit en neuromédiateurs cérébraux (telles la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline) - Au cours des accès maniaques : Une augmentation de la noradrénaline Une augmentation de la dopamine, impliqué dans l’activation motrice et psychologique. Perturbation du système inhibiteur du GABA
  • 12.
    III-Les mécanismes d’action: Rappel des anomalies neurobiologiques dans le trouble bipolaire : * Altérations structurelles : Altération du lobe frontal (cortex préfrontal, cortex cingulaire antérieur et cortex orbito-frontal) Au niveau temporal, une diminution de la taille des régions limbiques ventrales (l’amygdale et de l’hippocampe) impliquées dans la régulation des émotions et le gyrus temporal supérieur * Altérations moléculaires : Altération du fonctionnement des canaux calciques Altérations des voies de transduction
  • 13.
    Rappel des anomaliesneurobiologiques dans le trouble bipolaire : *Théorie de « kindling » • postule qu’il existe, au départ, des stimuli pouvant provoquer des épisodes thymiques, puis, par phénomène de sensibilisation, la survenue d’un stress moindre pourra déclencher un épisode. Cela explique l’augmentation de la fréquence des cycles (embrasement) et leur déclenchement de plus en plus indépendant des facteurs environnementaux, à mesure que la maladie évolue.
  • 14.
    III-Les mécanismes d’action: Il faut noter que la plupart des mécanismes d’action reste mal élucidés 1-Action directe sur les neuromédiateurs centraux : *Le lithium augmente la libération de sérotonine et agit sur les récepteurs hippocampiques (5HT1 et 5HT2) disponibles ( Effet prosérétoninergique = action antidépressive) *la plupart des thymorégulateurs facilitent l’activité inhibitrice de l’acide γ-aminobutyrique ou GABA en agissant sur le flux des ions chlore . * l’acide valproïque agit par effet GABA indirect, c’est-à-dire par inhibition de la GABA α-cétoglutarate transaminase.
  • 15.
    III-Les mécanismes d’action: 2- Effet stabilisateur de la membrane la modification des canaux sodiques voltage dépendants et de l’activation de la pompe Na+/K+-ATPase. Cette action est associée au blocage des canaux calciques et potassiques avec modification de leurs taux périmembranaires
  • 16.
    III-Les mécanismes d’action: 2- Effet stabilisateur de la membrane
  • 17.
    III-Les mécanismes d’action: 3- Modulation des systèmes de transduction
  • 18.
    III-Les mécanismes d’action: 3- Modulation des systèmes de transduction
  • 19.
    III-Les mécanismes d’action: Mode d’action des anticonvulsivants par : l’effet antikindling dans les noyaux amygdaliens qui serait à la base de la régulation émotionnelle, par évitement de l’embrasement du système limbique 4- Effet anti « kindling »:
  • 20.
    IV- Les donnéescliniques : 1-Lithium : chef de file des traitements thymoregulateurs Après une prise orale : - l’absorption per os est rapide et quasi-totale la concentration plasmatique se situe 2 à 4 h après la prise de la forme non retard -Élimination principalement rénale:filtration rénale à 95 % avec réabsorption tubulaire à 80 % (couplé au sodium) toute IR la retarde - la diffusion est trés large - l’état d’équilibre est atteint en 4 à cinq jours (1/2 vie de 22h). : . Sa concentration dans le plasma reconnue comme efficace en thérapeutique va de 0,5 à 0,8 mmol/L *Pharmacocinetique:
  • 21.
    1- Lithium IV- Lesdonnées cliniques : *Pharmacocinetique: L’absorption La résorption digestive est rapide et proche de 100%. *Avec Téralithe 250 mg, la concentration plasmatique maximale est atteinte en 2 à 4 heures après l’administration orale. *Avec Téralithe LP 400 mg, Une concentration plasmatique d’environ 0,35 mmol/l est atteinte entre 2,5 et 6 heures après administration orale. -En prise unique, la biodisponibilité de la forme à libération immédiate est plus élevée de 20 à 30 % par rapport à celle de la forme à libération prolongée. -En prises réitérées à l’état d’équilibre, la biodisponibilité des 2 formes est équivalente.
  • 22.
    IV- Les donnéescliniques : • Bien que le lithium ne soit pas fixé aux protéines plasmatiques, son passage dans le cerveau et le liquide céphalo-rachidien est lent • A l’équilibre, le LCR contient environ 40% de la concentration plasmatique • - le lithium passe dans la placenta et le lait maternel 1-Lithium *Pharmacocinetique : La distribution:
  • 23.
    • - L’IR •- Age avancé • - diarrhée / vomissements • - régime désodé • - exercice physique • - les interactions medicamenteuses : diurétiques thiazidiques , AINS, IEC • - grossesse • - froid • - repos • - obésité l’ élimination du lithium l’ élimination du lithium 1- Lithium *Pharmacocinétique Les principaux facteurs modifiant la pharmacocinetique du lithium risque d intoxications ! IV- Les données cliniques :
  • 24.
    1- Lithium *Pharmacocinétique IV- Lesdonnées cliniques : Métabolisme et élimination Il n’y a pas de métabolisme. • La voie prédominante d’excrétion est le rein (95 %) avec une réabsorption tubulaire proximale de 75% qui suit celle du Na+. Par contre dans la partie distale du tubule, le lithium semble exercer un effet inhibiteur de la réabsorption du Na+. • Demi vie d’élimination : variable selon les individus : de 12 à 45h • Clairance : 10 à 30 ml /min chez les individus ayant une fonction rénale normale
  • 25.
    IV- Les donnéescliniques : 1-Lithium ■ 1- Traitement curatif de l’accès maniaque ■ 2- Traitement curatif de la dépression bipolaire ■ 3- Traitement prophylactique des récurrences bipolaires (maniaques et dépressives) ■ 4- Troubles dépressifs récurrents ■ 5- Troubles schizo-affectifs ■ 6- Autres indications : *Dépression résistante *Effet anti-suicide *certaines formes impulsives agressives de schizophrénie *effet prophylactique sur les conduites alcooliques *utile dans la schizophrénie résistante ■ 7- Non psychiatriques : *Algies motrices de la face * Chimiothérapie des neutropénies *LES INDICATIONS :
  • 26.
    1-Lithium * Les indications Traitementprophylactique des récurrences bipolaires: indication majeure ++ • - récidive maniaque ++ • -L’instauration d’un traitement prophylactique par un thymorégulateur, en l’occurrence le lithium, dès le premier épisode maniaque, s’avère le plus souvent justifiée. En fait, cette décision dépend d’un certain nombre de facteurs liés à : • la maladie: (ATCD familiaux de TB et de suicide, intensité et durée des épisodes, périodicité) • la situation socioprofessionnelle du malade. IV- Les données cliniques :
  • 27.
    IV- Les donnéescliniques : 1-Lithium *Les indications Traitement prophylactique des récurrences bipolaires: Le risque suicidaire chez les bipolaires non traités (10 à 15 %) et l’évolutivité des épisodes maniaques dans 90 % des cas vers un trouble bipolaire récurrent sont deux arguments en faveur de l’institution précoce du traitement prophylactique. -L’efficacité thymorégulatrice du lithium s’évalue sur une période de 1 à 2 ans. -La lithothérapie permet : ■ une augmentation de la durée des intervalles libres ■ une réduction de l’intensité des symptômes.
  • 28.
    Traitement curatif del’accès maniaque : - les états maniaques typiques +++ - Dans les états mixtes : une association avec un antiépileptique est indiqué ++ -dans les formes avec agitation ou manifestations délirantes: l’adjonction de neuroleptiques est justifiée (car son délai d’action =2 semaines). -l’efficacité curative du lithium sur la manie s’évalue sur une période minimale de 5 semaines. IV- Les données cliniques : 1-Lithium *Les indications
  • 29.
    Traitement curatif dela dépression bipolaire -Une dépression bipolaire sans signes de gravité peut être traitée par lithium seul. -Une dépression modérée à sévère : l’adjonction d’un antidépresseur au lithium. - l’efficacité du lithium est moindre que dans la manie !! IV- Les données cliniques : 1-Lithium *Les indications
  • 30.
    IV- Les donnéescliniques : • - les épisodes mixtes avec caractéristiques psychotiques • - les formes à cycles rapides • -la présence d’une comorbidité addictive. Les facteurs de resistance du litium: 1-Lithium *Les indications
  • 31.
    IV- Les donnéescliniques : Troubles dépressifs récurrents • -Le traitement prophylactique des troubles dépressifs récurrents repose sur la prescription des antidépresseurs au long cours. • Cependant, en cas d’antécédents familiaux de trouble bipolaire, la lithiothérapie doit se discuter devant risque d’une bipolarisation sous l’effet de l’antidépresseur!! 1-Lithium *Les indications
  • 32.
    IV- Les donnéescliniques : Troubles schizo-affectifs • L’effet préventif du lithium est d’autant plus marqué que les troubles thymiques sont prépondérants et de type maniaque plutôt que dépressif. 1-Lithium *Les indications
  • 33.
    1-Lithium IV- Les donnéescliniques : *Autres indications : - Dépression résistante : Le lithium potentialise l’efficacité des antidépresseurs en cas de dépression résistante (effet starter). - Effet anti-suicide :Un effet anti-suicide, indépendant de l’action thymorégulatrice, est évoqué. Il pourrait être lié à l’action sérotoninergique des sels de lithium et à leur effet anti-agressif. -utile dans certaines formes impulsives agressives de schizophrénie -effet prophylactique sur les conduites alcooliques -la schizophrénie résistante
  • 34.
    IV- Les donnéescliniques : 1-Lithium *Les contres indications • Les contre-indications absolues sont rares : Insuffisance rénale grave, insuffisance cardiaque, un état de déshydratation grave, le régime sans sel (risque de toxicité cardiaque). • Les contre-indications relatives: -hypothyroïdie, épilepsie affections cardiaques ou rénales modérées -IDM ou AVC récents -tumeur HTA.
  • 35.
    IV- Les donnéescliniques : Instauration du traitement : préférable dans le cadre d’ une hospitalisation • Bilan prétherapeutique : • 3 objectifs : 1-élimine une contre-indication 2-évaluer la capacité fonctionnelle du rein 3-apprécier la qualité des appareils sur lesquels le lithium peut avoir une incidence : cœur, thyroïde, métabolisme du sodium.
  • 36.
    1-Lithium * Posologie • Ilfaut débuter la lithiothérapie avec une faible posologie (1 cp de Théralithe) • puis augmenter progressivement la dose, en contrôlant la lithiémie, jusqu’à obtention d’une lithiémie comprise : - entre 0,5 et 0,8 mmol/L pour le Téralithe 250® et le Neurolithium® Prélèvement 12h avant la 1ère prise du matin - entre 0,80 et 1,2 mmol/L pour le Téralithe LP 400®. Prélévement 12h après la prise - La demi-vie moyenne du lithium dans l’organisme étant de 24 heures, l’état d’équilibre est obtenu en théorie après 5 jours en moyenne. -Le régime alimentaire doit être normosodé (pas de RSS). IV- Les données cliniques :
  • 37.
    IV- Les donnéescliniques : 1-Lithium * Posologie Surdosage et intoxications au lithium Les situations exposant aux risques d’intoxication : - les affections avec fièvre, les vomissements et les diarrhées sévères, la déshydratation - la prise des médicaments interagissant avec la cinétique de sel de lithium. En présence de ces risques: - il faut arrêter transitoirement la lithiothérapie ou réduire la posologie vérifiant la lithémie une à plusieurs fois par semaine
  • 38.
    IV- Les donnéescliniques : 1-Lithium * Posologie -le surdosage est la seule complication grave à redouter et à savoir éviter. Il survient à partir de 1,2 à 1,5 mm/L, mais parfois avec des taux moindres. -les symptômes pré-toxiques : surviennent pour des lithémies entre 1,5 et 2 mmol/l, à type de somnolence, irritabilité, vertiges et bourdonnement d’oreilles, vision floue, troubles digestifs, vomissements, diarrhées, douleurs abdominales; tremblement ample, irrégulier pouvant toucher l’ensemble du corps et s’accompagner de dysarthrie et de faiblesse musculaire. A ce stade, l’EEG montre une activité thêta ample
  • 39.
    IV- Les donnéescliniques : 1-Lithium * Posologie L’intoxication confirmée correspond à des lithiémies de 2 à 3mmol/l. Elle peut être due à - une ingestion massive volontaire dans un but suicidaire -une déshydratation, un régime désodé, une affection fébrile intercurrente, une intéraction médicamenteuse. -Troubles de la vigilance allant jusqu’au syndrome confusionnel avec illusion ou hallucinations psychosensorielles, symptômes cérébelleux, mouvements choréo-athétosiques, ROT vifs symétriques ou non, hypertonie musculaire puis hypotonie, crise épileptique. La survenue d’un état comateux peut aboutir à la mort ou à des séquelles neurologiques irréversibles (à type de syndrome cérébelleux).
  • 40.
    IV- Les donnéescliniques : 2 : les anticonvulsivants : • Les antiépileptiques avec une efficacité prouvée dans le ttt du TB • DERIVES DE L’ACIDE VALPROIQUE • Carbamazépine • LAMOTRIGINE • Les antiépileptiques avec une efficacité incertaine dans le ttt du TB • Oxcarbazepine • licarbazepine • Riluzole • Topiramate • Zonisamide • Gabapentin • Pregabalin • Levetiracetam
  • 41.
    IV- Les donnéescliniques : 2 : les anticonvulsivants : • Derivés de l’acide valproique: Le valpromide, valproate et divalproate de sodium • valproate et divalproate de sodium : -Le divalproate (Dépakote) est le thymorégulateur le plus prescrit aux USA. -Selon les études récentes, il serait le meilleur antimonique. -Son équivalent en Tunisie est le valproate (Dépakine®). -La demi-vie du valproate est de 6 à 17h. -Son métabolisme est hépatique
  • 42.
    IV- Les donnéescliniques : 2 : les anticonvulsivants : • En 1 ere intension • les formes atypiques(cycles rapides, états mixtes, manies dysphoriques) • associées à des troubles neurologiques, • En 2 eme intention • Les cas qui n’ont pas été améliorés par les sels de lithium ou la carbamazépine qui n’ont pas toléré ces traitements • En fait, le valproate a des propriétés curatives dans la manie et prophylactiques dans le TB pour les rechutes maniaques >dépressives. • Il n’a pas d’action AD propre • effet anti-impulsif et anti-agressif: troubles du conduite • Derivés de l’acide valproique: Le valpromide, valproate et divalproate de sodium
  • 43.
    *Posologie Doses de 500à 1 000 mg/j jusqu’à 1 500 mg en 2 à 4 prises , dose antiépileptique pour enfant :20à30 mg /kg /j ◼ Dosages plasmatiques ◼ Tous les 2 à 4 jours ◼ Entre 50 et 120 mg/L (notice) ◼ Après stabilisation : une prise vespérale afin d’améliorer la tolérance et l’observance IV- Les données cliniques : 2 : les anticonvulsivants : • Derivés de l’acide valproique: Le valpromide, valproate et divalproate de sodium
  • 44.
    IV- Les donnéescliniques : 2 : les anticonvulsivants : * Contre indications • ATCD d’hypersensibilité au valproate • atteinte hépatique, • premier trimestre de grossesse et allaitement • Hypoplasie médullaire Hépatite • Porphyrie aiguë intermittente Précautions d’emploi Insuffisance hépatocellulaire, rénale, cardiaque, glaucome, personne âgée, grossesse, alcool, conduite de machines Jeune femme en âge de procréation (SOPK ) • Derivés de l’acide valproique: Le valpromide, valproate et divalproate de sodium
  • 45.
    IV- Les donnéescliniques : 2 : les anticonvulsivants : *Carbamazépine : • La CBZ est une molécule tricyclique apparentée aux AD imipraminiques. • Phénomène d’auto induction : absence de relations entre posologie et concentrations plasmatiques • Résorption orale : 72 à 96%. * Métabolisme essentiellement hépatique (97-98 %) avec élimination urinaire des métabolites (un métabolite actif). • La carbamazépine passe dans le lait
  • 46.
    IV- Les donnéescliniques : Carbamazépine *Indications : Classiquement: - les troubles bipolaires à cycles rapides - les formes avec symptômes psychotiques -les états mixtes -en cas de contre indications, d’intolérance au lithium - la prévention des récurrences bipolaires résistantes au lithium. 2 -les anticonvulsivants :
  • 47.
    IV- Les donnéescliniques : 2 -les anticonvulsivants : Carmapazépine : -Son association avec le lithium est possible pour renforcer l’action thymorégulatrice de chaque molécule. -Elle peut être efficace dans les troubles schizo- affectifs. -Elle est utilisée pour ses propriétés anti-impulsives et anti-agressives -Efficacité dans la névralgie du trijumeau. Ce traitement est de moins en moins utilisé, du fait de sa toxicité générale et du manque d’efficacité comme thymorégulateur.
  • 48.
    IV- Les donnéescliniques : 2 -les anticonvulsivants : Carmapazépine : -Surdosage Au-delà d’un taux plasmatique de 12 mg/L, des signes de toxicité apparaissent : troubles de la conscience, pertes de l’équilibre, vertiges, troubles respiratoires, manifestations neurologiques : (diplopies, tremblements, convulsions, sd cérébelleux), cardiovasculaires (tr du rythme et hypotension)…. Il existe un risque létal après une ingestion de 6 g!!. L’oxcarbazépine (Trileptal®) dérivé de la carbamazépine, est mieux toléré et plus maniable que la carbamazépine.
  • 49.
    IV- Les donnéescliniques : La lamotrigine : La lamotrigine (Lamictal®) est un anticonvulsivant de nouvelle génération. Efficace principalement : -dans le trouble bipolaire à cycle rapide résistant en monothérapie ou en association, -dans l’accès maniaque aigu -dans le TTT des dépressions bipolaires (TBI ou TBII) -dans la prévention des dépressions dans le TBI à prédominance dépressive Son action antidépressive est meilleure que celle des antidépresseurs seuls dans la dépression bipolaire ; car elle n’induit ni virage maniaque de l’humeur ni cycles rapides. 2 - les anticonvulsivants :
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    IV- Les donnéescliniques :
  • 52.
    3- Les antipsychotiquesatypiques : *Les indications dans le trouble bipolaire : • Cinq antipsychotiques sont approuvés en monothérapie dans le traitement en aigu des accès maniaques : Rispéridone, Olanzapine, Aripiprazole, Quétiapine, et Ziprasidone. • En France, Olanzapine (5 à 20mg) et aripiprazole ont obtenu l’AMM dans la « prévention des récidives chez les patients présentant un TB, ayant déjà répondu au ttt par cette molécule lors d’un épisode maniaque ». IV- Les données cliniques :
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    IV- Les donnéescliniques : 3- Les antipsychotiques atypiques : *Les indications dans le trouble bipolaire : Pour le traitement des troubles dépressifs chez les bipolaires, seuls l’Olanzapine et la Quétiapine sont approuvés. La Quétiapine est en effet efficace dans : -le TTT de l’épisode maniaque et celui de la dépression dans le TB (DB) -la prophylaxie du TB et celui du TDM. -il garde une réserve ne validant pas son traitement en aigu dans les états mixtes. Traitement des cycles rapides : les antipsychotiques sont maintenant considérés comme alternative de
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    IV- Les donnéescliniques :
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    IV- Les donnéescliniques :
  • 57.
    3- Les antipsychotiquesatypiques : *Les indications dans le trouble bipolaire : IV- Les données cliniques :
  • 58.
    1-Episode aigüe maniaques/mixtes • Un grand ECR dans le traitement de l’épisode maniaque ou mixte chez l’enfant ou et les adolescents BD-I rapporte un taux de réponse de 35,6% pour le lithium; pas différent du taux de réponse de 24% pour le divalproate de sodium et il a montré un taux de reponse significativement plus élevée avec la risperidone (68,5%) (Geller et al, 2012) • Des études (11 essais ouverts et 9 études en double-aveugle avec plus de 1500 jeunes inclus) ont suggéré que les SGA peuvent être plus efficace que les stabilisateurs de l’humeur traditionnels (lithium et anticonvulsivants) avec des taux de réponse pour les symptômes maniaques/mixtes allant de 33% à 75% et semblent donner une réponse plus rapide (Liu et al, 2011) V- Les recommandations en Pédopsychiatrie :
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    2-Episode hypomaniaque aigüe Iln’existe pas d’études spécifiques pour le traitement de l’hypomanie chez les enfants et les adolescents. Par conséquent, le traitement recommandé est le même que celui décrit dans la manie. V- Les recommandations en Pédopsychiatrie :
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    V- Les recommandationsen Pédopsychiatrie : 3-Dépression bipolaire aiguë : Deux études ouvertes chez les jeunes BD déprimés ont rapporté des taux de réponse de 48% au lithium seul dans BD-I (Patel et al, 2006) et 84% avec la lamotrigine (en monothérapie ou en adjuvant) dans le BD-I, BD-II (Chang et al, 2006). Peu d’étude ouverte du traitement de la manie parviennent aussi à monter une amélioration sur la dépression et les taux de réponse pour les symptômes dépressifs varient de 35% à 60% pour SGA (aripiprazole, olanzapine, rispéridone et ziprasidone), 43% pour la carbamazépine, (Liu et al, 2011). Le seul traitement reconnu actuellement par la FDA américaine à partir de l’âge de 10 ans est l’association olanzapine-fluoxétine, qui a fait l’objet d’un essai randomisé contrôlé contre placebo . (Detke HC et al ,2015)
  • 61.
    Devant l’abscence dedonnées suffisants ; on peut rappeller les recommandations de prescription chez l’adulte : la quétiapine en monothérapie l’association olanzapine-fluoxétine en la phase aigue et la lamotrigine en phase de maintenance (Nivoli et al, 2011) Les autres options proposées pour le traitement aigu de la dépression bipolaire chez l’adultes comporte une monothérapie par lamotrigine, valproate, ou la combinaison d’un anticonvulsivant ou d’un SGA avec un antidépresseur (notamment un inhibiteur de la recapture de sérotonine (ISRS)).
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Notes de l'éditeur

  • #15 No specific molecular site of action for valproate has been clarified, but it is possible that valproate may change the sensitivity of sodium channels by altering their phosphorylation, either by binding directly to the VSSC or its regulatory units or by inhibiting phosphorylating enzymes (Figure 8-5). If less sodium is able to pass into neurons, this may lead to diminished release of glutamate and therefore less excitatory neurotransmission
  • #18 Les régulateurs de l’humeur ont également un effet sur les systèmes de second messager. D’une part, certains thymorégulateurs agiraient indirectement au niveau du système d’adénylate cyclase (qui est sous la dépendance de protéines G régulatrices et dont le second messager est l’AMPc) [31]. D’autre part, l’inhibition du système des polyphosphoïnositides (qui est calcium-dépendant et dont le second messager est l’inositol-triphosphate [IP3]) pourrait être un mécanisme d’action commun à l’ensemble des substances régulant l’humeur. Dans le cas du lithium, cet effet ne serait pas lié uniquement à son entrée en compétition avec le calcium au niveau des sites calciques, mais aussi à son activité inhibitrice directe des inositol (mono- et polyphosphate) phosphatases, provoquant ainsi une déplétion en IP3 [17]. Ces modifications de transduction semblent avoir un effet sur la croissance neuritique [4].