L’Éthique à Nicomaque Aristote Troisième partie : un exemple de vertu morale, la magnanimité Quatrième partie : un exemple de vertu intellectuelle, la prudence
Plan Introduction : l’auteur et son œuvre Troisième partie : un exemple de vertu morale, la magnanimité Essai de définition de la magnanimité Esquisse d’un portrait du magnanime Quatrième partie : un exemple de vertu intellectuelle, la prudence Définition de la prudence Prudence et action politique Conclusion
Introduction L’Éthique à Nicomaque L’Éthique à Nicomaque  est un ouvrage d’ Aristote  dédié à son fils Nicomaque, mort en bas âge. Il comprend  dix livres  qui traitent de l’ éthique  et dans lesquels il expose  sa philosophie morale .
B.  Aristote Aristote  est un  philosophe grec  du  IIIème siècle avant JC .  Principalement connu pour avoir été le  précepteur d’Alexandre le Grand , Aristote est également le  fondateur du Lycée . Ses  œuvres principales  sont  Catégories ,  Physique, Métaphysique, Politiques, Poétique.  Ses  travaux  se sont surtout concentrés sur le syllogisme, de la puissance et de l’acte, de la matière et de la forme,  de la substance et de l’accident, de la catégorie, et enfin de la phronésis.  Portrait d’Aristote
Troisième partie : un exemple de vertu morale, la magnanimité Essai de définition de la magnanimité La magnanimité   « La  magnanimité  a rapport à de grandes choses, puisque c’est dans la  grandeur  que se situe la magnanimité.» Le magnanime « Est  magnanime  celui qui se juge lui-même  digne de grandes choses , et qui en est réellement digne.»
Le vaniteux « Celui qui s’estime lui-même  digne de grandes choses , tout en étant  réellement indigne d’elles , est un  vaniteux .» Le pusillanime « Celui qui  se juge moins qu’il ne vaut  est un  pusillanime , qu’il soit digne de grandes choses ou de choses moyennes, ou même, quoique n’étant digne que de petites choses, s’il s’estime encore au-dessous d’elles. »
Ce à quoi aspire le magnanime « Si l’homme magnanime est celui qui se juge digne, son  principal objet  ne saurait être  qu’une seule et unique chose . Le mérite se dit par relation avec les biens extérieurs : et le plus grand de tous ces biens, est celui que nous offrons en hommage aux dieux, que les personnes élevées en dignité convoitent avec le plus d’ardeur, et qui est une  récompense  accordée aux actions les plus nobles :  l’honneur . » La difficulté et l’ambiguïté à être magnanime « L’homme magnanime ne saurait être un  homme parfait . L’homme véritablement magnanime doit être un  homme de bien.  Il est difficile d’être véritablement un homme magnanime, car cela n’est  pas possible  sans une  vertu parfaite .»
LE JUSTE MILIEU Le magnanime (imparfait) DEFAUT Le pusillanime   EXCES Le vaniteux … recherche L’HONNEUR Qu’est-ce que la vertu de magnanimité ?
Caractéristiques de l’homme magnanime Ne pas être de  mauvaise langue Être sans  rancune Ne pas  s’adonner aux commérages Avoir le soucis  de la vérité Savoir s’il  faut être hautain  ou humble S’exprimer avec franchise Rendre service avec empressement Ne pas affronter  des dangers  insignifiants Ne rien  demander  à personne S’occuper de  ce qui touche  à l’honneur CE QUI RELEVE  D’UN HOMME  MAGNANIME
Caractéristiques de l’homme non magnanime Se soucier des éloges,  louanges, blâme Accorder de  l’importance  à autrui Se soucier de  l’opinion  publique Conserver du ressentiment Se mettre en  danger sans raison L’emporter sur  tous sans  Faire de  différence Chercher les  honneurs et places occupés par d’autres Se préoccuper de la richesse, du pouvoir, de la chance CE QUI EST  CONTRAIRE A UN HOMME  MAGNANIME
Quatrième partie : un exemple de vertu intellectuelle, la prudence Définition de la prudence à partir d’un exemple : les hommes prudents « Le  propre  d’un homme prudent c’est d’être capable de  délibérer correctement  sur ce qui est bon et avantageux pour lui-même d’une façon générale » sur ce qui peut conduire à « la vie heureuse » : la prudence est donc un  moyen d’accéder au bonheur . « Les hommes prudents […] possèdent la faculté d’apercevoir ce qui est  bon pour eux-mêmes  et ce qui est  bon pour l’homme en général , et tels dont aussi les personnes qui s’entendent à  l’administration d’une maison ou d’une Cité .» La  tempérance  (= conserve la prudence) est la nature du jugement de prudence.
Qu’est-ce que la vertu de prudence ? PRUDENCE Science  car l’objet de l’action peut être autrement qu’il ne l’est dans la démonstration qui accompagne toute science  Art  car « le genre de l’action est autre que celui de la production » «  Disposition , accompagnée de règle vraie, capable d’agir dans la sphère de ce qui est bon ou mauvais pour un être humain» « La prudence est, nécessairement une  disposition , accompagnée d’une  règle exacte , capable d’agir, dans la  sphère des biens humains  »
2. Prudence et action politique « La  prudence  a rapport aux  choses humaines  et aux choses qui admettent  délibération  : car le prudent a pour œuvre principale de bien délibérer; mais on délibère  jamais sur les choses qui ne peuvent être autrement qu’elles ne sont, ni sur celles qui ne comportent pas quelque  fin à atteindre , fin qui consiste en un  bien réalisable . » « Le  bon délibérateur , au sens absolu, est l’homme qui s’efforce d’atteindre  le meilleur des biens réalisables pour l’homme , et qui le fait par  raisonnement . »
Liens et différence entre prudence et politique et ce qui en résulte… a un rapport avec… LA PRUDENCE  a rapport à l’action.  Elle peut… être  UNIVERSELLE ,  être appliquée à la Cité législative prendre en compte les FAITS PARTICULIERS politique L’action et la délibération « tout décret doit être rendu dans  une forme strictement individuelle »
Conclusion La personnification de la vertu de  magnanimité  dans  l’Ethique à Nicomaque  d’Aristote n’est pas sans rappeler  Les Caractères  de la Bruyère. La vertu de  prudence  (phrônesis) développée dans  l’Ethique à Nicomaque  est une des notions majeures que l’on peut retrouver chez Aristote.

Milene W. Magnanimite et Prudence

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    L’Éthique à NicomaqueAristote Troisième partie : un exemple de vertu morale, la magnanimité Quatrième partie : un exemple de vertu intellectuelle, la prudence
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    Plan Introduction :l’auteur et son œuvre Troisième partie : un exemple de vertu morale, la magnanimité Essai de définition de la magnanimité Esquisse d’un portrait du magnanime Quatrième partie : un exemple de vertu intellectuelle, la prudence Définition de la prudence Prudence et action politique Conclusion
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    Introduction L’Éthique àNicomaque L’Éthique à Nicomaque est un ouvrage d’ Aristote dédié à son fils Nicomaque, mort en bas âge. Il comprend dix livres qui traitent de l’ éthique et dans lesquels il expose sa philosophie morale .
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    B. AristoteAristote est un philosophe grec du IIIème siècle avant JC . Principalement connu pour avoir été le précepteur d’Alexandre le Grand , Aristote est également le fondateur du Lycée . Ses œuvres principales sont Catégories , Physique, Métaphysique, Politiques, Poétique. Ses travaux se sont surtout concentrés sur le syllogisme, de la puissance et de l’acte, de la matière et de la forme, de la substance et de l’accident, de la catégorie, et enfin de la phronésis. Portrait d’Aristote
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    Troisième partie :un exemple de vertu morale, la magnanimité Essai de définition de la magnanimité La magnanimité « La magnanimité a rapport à de grandes choses, puisque c’est dans la grandeur que se situe la magnanimité.» Le magnanime « Est magnanime celui qui se juge lui-même digne de grandes choses , et qui en est réellement digne.»
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    Le vaniteux «Celui qui s’estime lui-même digne de grandes choses , tout en étant réellement indigne d’elles , est un vaniteux .» Le pusillanime « Celui qui se juge moins qu’il ne vaut est un pusillanime , qu’il soit digne de grandes choses ou de choses moyennes, ou même, quoique n’étant digne que de petites choses, s’il s’estime encore au-dessous d’elles. »
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    Ce à quoiaspire le magnanime « Si l’homme magnanime est celui qui se juge digne, son principal objet ne saurait être qu’une seule et unique chose . Le mérite se dit par relation avec les biens extérieurs : et le plus grand de tous ces biens, est celui que nous offrons en hommage aux dieux, que les personnes élevées en dignité convoitent avec le plus d’ardeur, et qui est une récompense accordée aux actions les plus nobles : l’honneur . » La difficulté et l’ambiguïté à être magnanime « L’homme magnanime ne saurait être un homme parfait . L’homme véritablement magnanime doit être un homme de bien. Il est difficile d’être véritablement un homme magnanime, car cela n’est pas possible sans une vertu parfaite .»
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    LE JUSTE MILIEULe magnanime (imparfait) DEFAUT Le pusillanime EXCES Le vaniteux … recherche L’HONNEUR Qu’est-ce que la vertu de magnanimité ?
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    Caractéristiques de l’hommemagnanime Ne pas être de mauvaise langue Être sans rancune Ne pas s’adonner aux commérages Avoir le soucis de la vérité Savoir s’il faut être hautain ou humble S’exprimer avec franchise Rendre service avec empressement Ne pas affronter des dangers insignifiants Ne rien demander à personne S’occuper de ce qui touche à l’honneur CE QUI RELEVE D’UN HOMME MAGNANIME
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    Caractéristiques de l’hommenon magnanime Se soucier des éloges, louanges, blâme Accorder de l’importance à autrui Se soucier de l’opinion publique Conserver du ressentiment Se mettre en danger sans raison L’emporter sur tous sans Faire de différence Chercher les honneurs et places occupés par d’autres Se préoccuper de la richesse, du pouvoir, de la chance CE QUI EST CONTRAIRE A UN HOMME MAGNANIME
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    Quatrième partie :un exemple de vertu intellectuelle, la prudence Définition de la prudence à partir d’un exemple : les hommes prudents « Le propre d’un homme prudent c’est d’être capable de délibérer correctement sur ce qui est bon et avantageux pour lui-même d’une façon générale » sur ce qui peut conduire à « la vie heureuse » : la prudence est donc un moyen d’accéder au bonheur . « Les hommes prudents […] possèdent la faculté d’apercevoir ce qui est bon pour eux-mêmes et ce qui est bon pour l’homme en général , et tels dont aussi les personnes qui s’entendent à l’administration d’une maison ou d’une Cité .» La tempérance (= conserve la prudence) est la nature du jugement de prudence.
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    Qu’est-ce que lavertu de prudence ? PRUDENCE Science car l’objet de l’action peut être autrement qu’il ne l’est dans la démonstration qui accompagne toute science Art car « le genre de l’action est autre que celui de la production » « Disposition , accompagnée de règle vraie, capable d’agir dans la sphère de ce qui est bon ou mauvais pour un être humain» « La prudence est, nécessairement une disposition , accompagnée d’une règle exacte , capable d’agir, dans la sphère des biens humains »
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    2. Prudence etaction politique « La prudence a rapport aux choses humaines et aux choses qui admettent délibération : car le prudent a pour œuvre principale de bien délibérer; mais on délibère jamais sur les choses qui ne peuvent être autrement qu’elles ne sont, ni sur celles qui ne comportent pas quelque fin à atteindre , fin qui consiste en un bien réalisable . » « Le bon délibérateur , au sens absolu, est l’homme qui s’efforce d’atteindre le meilleur des biens réalisables pour l’homme , et qui le fait par raisonnement . »
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    Liens et différenceentre prudence et politique et ce qui en résulte… a un rapport avec… LA PRUDENCE a rapport à l’action. Elle peut… être UNIVERSELLE , être appliquée à la Cité législative prendre en compte les FAITS PARTICULIERS politique L’action et la délibération « tout décret doit être rendu dans une forme strictement individuelle »
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    Conclusion La personnificationde la vertu de magnanimité dans l’Ethique à Nicomaque d’Aristote n’est pas sans rappeler Les Caractères de la Bruyère. La vertu de prudence (phrônesis) développée dans l’Ethique à Nicomaque est une des notions majeures que l’on peut retrouver chez Aristote.