Ethique à Nicomaque d’Aristote Deux vertus :  Magnanimité et Prudence
Plan Le philosophe Introduction l’Ethique à Nicomaque Qu’est-ce que la vertu Un exemple de vertu morale : la magnanimité Essai de définition La magnanimité : une vertu La récompense Un « ornement des vertus » Portrait d’un homme magnanime Un exemple de vertu intellectuelle : la prudence Définition Prudence et tempérance Prudence et raisonnement Prudence et connaissance Prudence et politique Conclusion
Le philosophe Né en -384 Fils d’un médecin macédonien réputé Fait ses études à Athènes Disciple de Platon et précepteur d’Alexandre le Grand Fonde le « Lycée » en -340 Son enseignement repose sur la logique et l’étude de la nature Meurt en -322
Introduction L’Ethique à Nicomaque Dédiée à son fils Nicomaque. Cette éthique expose la philosophie morale d’Aristote. Elle a pour objectif de guider l’homme vers le Souverain Bien – le bonheur – et le citoyen vers le bien commun de la cité.
Qu’est-ce que la vertu ? La vertu est une condition de l’acte moral Il existe deux sortes de vertus  : Les vertus morales acquises par habitude Les vertus intellectuelles reçues de l’enseignement La vertu est la  « disposition à agir de manière délibérée »
Un exemple de vertu morale : La Magnanimité
Essai de définition Etymologie Concept Usage Magnus : grand (latin) Animus : l’âme, le courage (latin) « C’est dans la grandeur que  se situe la magnanimité » « Est magnanime celui qui se juge lui-même digne de grandes choses et qui en est réellement digne »
La magnanimité : une vertu La magnanimité se situe entre un défaut et un excès, comme un milieu juste : une vertu Défaut Celui qui ne s’estime pas digne de grandes choses alors qu’il l’est est PUSILLANIME   Celui qui ne s’estime justement pas digne  de grandes choses est MODESTE  (la magnanimité est liée à la grandeur) Excès Celui qui s’estime digne de plus grandes choses que celles dont  il est réellement digne est VANITEUX
La récompense L’homme magnanime est digne de grandes choses    Donc l’homme le plus magnanime est digne des plus grandes choses Or les plus grandes choses sont celles accordées aux dieux et aux plus nobles :  Le magnanime sait donc s’estimer digne de la considération qu’il reçoit L’honneur
La magnanimité : « un ornement des vertus » « La magnanimité est un ornement des vertus, car elle les fait croître et ne se rencontre pas sans elles. » Homme magnanime Ne peut pas être lâche Doit être un « homme de bien » Ne peut pas être injuste
Portrait d’un homme magnanime (I) Modéré dans la prospérité Ne demande jamais rien mais rend service avec empressement Sait quand affronter le danger Dévoué Pas  téméraire mais courageux Modéré dans  la prospérité Homme  magnanime
Portrait d’un homme magnanime (II) Il se montre à découvert dans ses haines et ses amitiés  Non rancunier Il est indifférent à l’opinion de la masse et ne considère que la vérité Il ne s’engage que dans un petit nombre d’entreprises  d’importance Non rancunier Attaché à  la vérité Parcimonieux et exigent franc homme  magnanime
Un exemple de vertu intellectuelle :  La prudence
Définition (I) Etymologie Usage Phronêsis (grec) Est prudent celui qui : « est capable de délibérer correctement sur ce qui est bon et avantageux d’une façon générale » calcule avec justesse dans  un domaine déterminé est capable de délibération
Définition (II) La prudence ne relève ni de la science ni de la production (la  poiêsis ). La prudence relève de l’action ( praxis ), activité immanente qui n’a d’autre fin qu’elle-même.    La prudence « agit dans la sphère de ce qui est bon ou mauvais pour un être humain ».
Prudence et tempérance ( phronêsis  et  sôphrosunê ) Le tempérance « conserve la prudence »    Cela a pour conséquence un cercle vertueux : Homme qui agit bien Homme tempérant Homme qui  juge bien Homme prudent
Prudence et raisonnement La prudence a rapport aux choses humaines et aux choses qui admettent délibération    donc l’homme prudent doit être un bon délibérateur     alors « il s’efforce d’atteindre le meilleur des biens réalisables pour l’homme » par la délibération et le raisonnement.
Prudence et connaissance L’homme prudent possède deux sortes de connaissance : le savoir théorique et le savoir factuel (l’expérience) Homme prudent Savoir  théorique Savoir  factuel  (de l’ordre de l’action)
Prudence et politique (I) Le prudent possède « la faculté d’apercevoir ce qui est bon pour l’homme en général »,    donc les personnes qui « s’entendent à l’administration d’une maison ou d’une cité » doivent être prudentes, c’est pourquoi on peut qualifier Périclès et tous les grands dirigeants politiques de prudents.
Prudence et politique (II) La politique relève de la prudence et c’est en politique que la prudence s’accomplit comme vertu de l’action . Politique « nécessité de  connaître les principes  généraux et de comprendre la singularité  de la situation » Prudence
Conclusion L’objectif de chacun est d’atteindre le Souverain Bien : le bonheur Ce bonheur est une activité de l’âme en accord avec une vertu parfaite Il existe deux types de vertus : les vertus morales, comme la magnanimité, et les vertus intellectuelles, comme la prudence.

Pierre de R. Ethique à Nicomaque

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    Ethique à Nicomaqued’Aristote Deux vertus : Magnanimité et Prudence
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    Plan Le philosopheIntroduction l’Ethique à Nicomaque Qu’est-ce que la vertu Un exemple de vertu morale : la magnanimité Essai de définition La magnanimité : une vertu La récompense Un « ornement des vertus » Portrait d’un homme magnanime Un exemple de vertu intellectuelle : la prudence Définition Prudence et tempérance Prudence et raisonnement Prudence et connaissance Prudence et politique Conclusion
  • 3.
    Le philosophe Néen -384 Fils d’un médecin macédonien réputé Fait ses études à Athènes Disciple de Platon et précepteur d’Alexandre le Grand Fonde le « Lycée » en -340 Son enseignement repose sur la logique et l’étude de la nature Meurt en -322
  • 4.
    Introduction L’Ethique àNicomaque Dédiée à son fils Nicomaque. Cette éthique expose la philosophie morale d’Aristote. Elle a pour objectif de guider l’homme vers le Souverain Bien – le bonheur – et le citoyen vers le bien commun de la cité.
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    Qu’est-ce que lavertu ? La vertu est une condition de l’acte moral Il existe deux sortes de vertus : Les vertus morales acquises par habitude Les vertus intellectuelles reçues de l’enseignement La vertu est la « disposition à agir de manière délibérée »
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    Un exemple devertu morale : La Magnanimité
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    Essai de définitionEtymologie Concept Usage Magnus : grand (latin) Animus : l’âme, le courage (latin) « C’est dans la grandeur que se situe la magnanimité » « Est magnanime celui qui se juge lui-même digne de grandes choses et qui en est réellement digne »
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    La magnanimité :une vertu La magnanimité se situe entre un défaut et un excès, comme un milieu juste : une vertu Défaut Celui qui ne s’estime pas digne de grandes choses alors qu’il l’est est PUSILLANIME Celui qui ne s’estime justement pas digne de grandes choses est MODESTE (la magnanimité est liée à la grandeur) Excès Celui qui s’estime digne de plus grandes choses que celles dont il est réellement digne est VANITEUX
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    La récompense L’hommemagnanime est digne de grandes choses  Donc l’homme le plus magnanime est digne des plus grandes choses Or les plus grandes choses sont celles accordées aux dieux et aux plus nobles :  Le magnanime sait donc s’estimer digne de la considération qu’il reçoit L’honneur
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    La magnanimité :« un ornement des vertus » « La magnanimité est un ornement des vertus, car elle les fait croître et ne se rencontre pas sans elles. » Homme magnanime Ne peut pas être lâche Doit être un « homme de bien » Ne peut pas être injuste
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    Portrait d’un hommemagnanime (I) Modéré dans la prospérité Ne demande jamais rien mais rend service avec empressement Sait quand affronter le danger Dévoué Pas téméraire mais courageux Modéré dans la prospérité Homme magnanime
  • 12.
    Portrait d’un hommemagnanime (II) Il se montre à découvert dans ses haines et ses amitiés Non rancunier Il est indifférent à l’opinion de la masse et ne considère que la vérité Il ne s’engage que dans un petit nombre d’entreprises d’importance Non rancunier Attaché à la vérité Parcimonieux et exigent franc homme magnanime
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    Un exemple devertu intellectuelle : La prudence
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    Définition (I) EtymologieUsage Phronêsis (grec) Est prudent celui qui : « est capable de délibérer correctement sur ce qui est bon et avantageux d’une façon générale » calcule avec justesse dans un domaine déterminé est capable de délibération
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    Définition (II) Laprudence ne relève ni de la science ni de la production (la poiêsis ). La prudence relève de l’action ( praxis ), activité immanente qui n’a d’autre fin qu’elle-même.  La prudence « agit dans la sphère de ce qui est bon ou mauvais pour un être humain ».
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    Prudence et tempérance( phronêsis et sôphrosunê ) Le tempérance « conserve la prudence »  Cela a pour conséquence un cercle vertueux : Homme qui agit bien Homme tempérant Homme qui juge bien Homme prudent
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    Prudence et raisonnementLa prudence a rapport aux choses humaines et aux choses qui admettent délibération  donc l’homme prudent doit être un bon délibérateur  alors « il s’efforce d’atteindre le meilleur des biens réalisables pour l’homme » par la délibération et le raisonnement.
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    Prudence et connaissanceL’homme prudent possède deux sortes de connaissance : le savoir théorique et le savoir factuel (l’expérience) Homme prudent Savoir théorique Savoir factuel (de l’ordre de l’action)
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    Prudence et politique(I) Le prudent possède « la faculté d’apercevoir ce qui est bon pour l’homme en général »,  donc les personnes qui « s’entendent à l’administration d’une maison ou d’une cité » doivent être prudentes, c’est pourquoi on peut qualifier Périclès et tous les grands dirigeants politiques de prudents.
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    Prudence et politique(II) La politique relève de la prudence et c’est en politique que la prudence s’accomplit comme vertu de l’action . Politique « nécessité de connaître les principes généraux et de comprendre la singularité de la situation » Prudence
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    Conclusion L’objectif dechacun est d’atteindre le Souverain Bien : le bonheur Ce bonheur est une activité de l’âme en accord avec une vertu parfaite Il existe deux types de vertus : les vertus morales, comme la magnanimité, et les vertus intellectuelles, comme la prudence.