OA   Open Access - Accès libre  Libre accès à l'information scientifique   Lardy Jean-Pierre Université Lyon 1 URFIST de LYON 02/2010
Libre accès à l’information scientifique Modèle traditionnel de diffusion de l’information scientifique     4 Crises de la publication scientifique   9 Evolutions technologiques 17 Réactions du monde universitaire 20 Les deux voies de l’Accès Libre 24 Les documents concernés 29 Le mouvement Open Access 34 Bénéfices et enjeux 44 Aspects juridiques 48 Exemples d’éditeurs OA 55 Exemples d’Archives Ouvertes 59 Etat des lieux 67 Exploration des archives 71 Réactions des éditeurs 74 Annexes 78
Libre accès à l’information scientifique Le monde de la communication scientifique - professionnels de la documentation, chercheurs et enseignants - est en train de vivre une profonde mutation. Le mouvement pour le Libre Accès est né au début des années 90 et connaît depuis le début des années 2000 un fort développement. C’est une remise en cause du modèle traditionnel d’accès aux publications scientifiques et aux résultats de la recherche. Cependant ce dernier ne disparaît pas et sait même s’adapter.
Modèle traditionnel de diffusion de l’information scientifique
Modèle traditionnel de diffusion de l’information scientifique Le modèle traditionnel de publication repose sur des journaux spécialisés édités par : Des éditeurs commerciaux Des sociétés savantes Des institutions de recherche Les auteurs soumettent un article pour publication à un journal. L’article est alors soumis au  jugement par les pairs.  C’est le peer review.
Modèle traditionnel de diffusion de l’information scientifique Pour cela le rédacteur en chef distribue une copie de l’article pour validation en général à 2 chercheurs du domaine en aveugle ou non. Trois réponses sont possibles : Article refusé Article à corriger Article accepté Cette évaluation est assez longue et s’étend sur plusieurs mois : Received 31 March 2009.  Available online 11 August 2009.  Received July 6, 2008; Revised June 15, 2009; Accepted June 19, 2009 Une fois accepté, l’article est publié et alors accessible sur abonnement.
Modèle traditionnel de diffusion de l’information scientifique L’activité d’évaluation par les pairs est souvent critiquée pour son manque de transparence, la possibilité d'abus par les examinateurs, son parti pris possible. La tendance actuelle souhaite remettre en cause le  peer review  confidentiel pour l'ouvrir aux lecteurs. C’est le  open peer review .   Cependant les expériences menées manquent d’adhésion de la part des chercheurs.
Modèle traditionnel de diffusion de l’information scientifique Certains journaux essaient d’innover comme  Atmospheric Chemistry and Physics  (ACP) qui propose 2 étapes : Étape 1 - les articles passent un rapide examen et sont immédiatement publiés sur le site ACPD. Ils sont alors soumis à un débat public interactif (8 semaines), au cours duquel les observations de lecteurs (anonymes ou non), les commentaires d'autres membres de la communauté scientifique et les réponses des auteurs sont publiés dans ACPD.  Étape 2 - le processus d'examen par les pairs est terminé, et si  accepté, l’article final révisé est publié sur ACP.  http://www.atmospheric-chemistry-and-physics.net/
Crises de la publication scientifique
Crises de la publication scientifique Depuis les années 90 et le passage du papier à l’électronique, ce modèle a subi une crise importante. Les 3 crises de la publication scientifique : crise du modèle économique  crise du modèle scientifique de communication crise du modèle de partage de la connaissance   On parle de «  serials crisis ».
Crises de la publication scientifique On a assisté à : une  concentration excessive  des éditeurs commerciaux en particulier en STM. En 2009, l'édition scientifique se concentre entre quelques très grands groupes mondiaux (Reed Elsevier, Thomson Publishinfg, Klüwer, Springer, Klüwer, Blackwell…), quelques dizaines d'éditeurs de taille moyenne pour la plupart anglo-saxons et quelques très grandes « sociétés savantes » (American Chemical Society, IEEE, IOP …), pratiquement toutes américaines. Voir SINBAD   http://sinbad.univ-lyon1.fr   Il existe quelques acteurs locaux de taille moyenne qui assurent une prestation d'édition de proximité. On peut citer en France EDP Sciences, Anthropos, Lavoisier,... Mais cette édition locale est elle-même impliquée dans le mouvement de concentration : les éditions Masson, N°1 français de l'édition médicale ont ainsi été rachetées par les Editions Scientifiques et Médicales Elsevier, filiale française d'Elsevier.
Crises de la publication scientifique une  augmentation régulière  du nombre de titres : il y a environ 24 000 journaux peer-reviewed publiés en 2009 ce qui représente environ 2,5 million d’articles par an. Cela pose de réels problème aux bibliothèques, aux chercheurs.
Crises de la publication scientifique une  augmentation excessive  des coûts d'abonnement aux revues scientifiques ces 20 dernières années. Exemple : entre 1991 et 2001 l'augmentation des tarifs Elsevier tourne autour de 140% Voir
Crises de la publication scientifique
Crises de la publication scientifique Dans les années 90 les chercheurs se sont fait « piégés » par les éditeurs de journaux : le Facteur d’Impact qui limite le nombre de titres de périodiques « intéressants » la dictature du nombre de publications : «  Publish or perish  »
Crises de la publication scientifique On peut aussi citer : la perte du droit d’auteur abandonné à l’éditeur de la revue, pas très grave à l’époque du papier mais très dommageable à l’époque de l’électronique le temps entre soumission de l’article et sa publication, pénalisant dans la compétition internationale
Evolutions technologiques
Evolutions technologiques La période connaît aussi d’importantes évolutions technologiques qui bouleversent les échanges d’information. Internet  en est la base : Développement mondial d’internet Expérience dès les années 80 des premiers journaux électroniques diffusés par messagerie Baisse des coûts de connexion Evolutions du web (blog, wiki) comme service de publication
Evolutions technologiques Développement du «  logiciel libre  » (open source) : Les sources sont disponibles et modifiables Les exécutables peuvent être gratuits Ex : plateforme LAMP : Linux, Apache, PHP, MySQL  Mozilla, FireFox Koha, Open Office, CASTORE … L’idée de partage plutôt que d’appropriation privée fait son chemin.
Réaction du monde universitaire
Réaction du monde universitaire Le mouvement pour  l'Open Access  correspond fondamentalement à une réappropriation partielle par les communautés de chercheurs, grâce aux technologies internet, de leurs outils de communication scientifique jusqu'ici souvent délégués à des intermédiaires spécialisés et commerciaux. Ces derniers ont réussi à récupérer une part importante des crédits publics alloués à la recherche.
  Réaction du monde universitaire Editeur Périodique Université Bibliothèque Recherche Auteur Article fourni gratuitement Peer review Abonnement Journal Bibliographie Argent public Argent privé
Réaction du monde universitaire Cette réappropriation tend à : maximiser l'audience des résultats de la recherche en abaissant les différentes barrières liées à la diffusion ; tirer pleinement parti des potentialités d’internet dans la communication scientifique (navigation par liens entre articles ; complémentarité entre revue scientifique et archives d'articles ; complémentarité entre communication scientifique formalisée (revues) et informelle (blogs) ; abaisser les coûts globaux à la fois grâce aux outils d'édition sur Internet (dont certains sont en " Open Source ").
Les deux voies de l’Accès Libre
Les 2 voies de l’Accès Libre Le concept « open » représente ces aspects :  L’ accessibilité  au maximum de documents par le plus grand nombre possible La  pérennité  et donc l’archivage Un troisième principe sous-entendu est la  gratuité  de l’accès, souhaitée par la communauté scientifique.
Les 2 voies de l’Accès Libre Les objectifs de l'Open Access peuvent être atteints par  deux voies  différentes et complémentaires :  l’Open Access  à travers la publication d'articles dans des journaux  avec comité de lecture,  immédiatement et librement accessibles  l’Open Archive  avec l'auto-archivage sans contrôle sur des serveurs institutionnels de copies publiques de  preprints  et/ou  postprints  d’articles publiés dans des journaux ou des communications de congrès
Les 2 voies de l’Accès Libre Pour l’archivage, on distingue : la  pré-publication  ou preprint désigne les versions d’un texte produit par un (des) auteur(s)  avant acceptation  par un comité de rédaction et par un comité de lecture (évaluation par les pairs).  la  post-publication  ou postprint est la version publiée dans une revue d’un texte produit par un (des) auteur(s)  après acceptation  par un comité de lecture (évaluation par les pairs : peer review).  On parle aussi du « postprint éditeur », version d'une publication avec la mise en page de l'éditeur.
Les 2 voies de l’Accès Libre Les deux approches sont complémentaires : Les  revues en libre accès  proposent une validation par les pairs et le modèle de l’auteur payant. C’est  la   Gold Road .   Les  archives ouvertes  ont l’avantage d’une diffusion instantanée de nouveaux résultats et d’une validation de la date de publication (questions d’antériorité) sans validation par les pairs et sans frais. C’est la   Green Road .
Les documents concernés
Les documents concernés Les articles scientifiques Il peut s’agir de preprint, postprint. La définition stricte précise qu’il s’agit d’eprints auto-archivés, déposés par l’auteur ou un tiers à qui il a délégué le dépôt. Si les archives se sont principalement constituées autour des preprints, aujourd’hui elles contiennent de plus en plus de postprints (accord avec éditeurs, pas de cession de droit signée). Documents numérisés Gallica, Numdam ou Persée, numérisation de documents, visent à rendre public sous forme électronique des documents papier, difficilement consultables (accès et fragilité), difficilement « recherchables ». La notice OAI (schématiquement une indexation avec les descripteurs Dublin Core) associée au document numérisé, permet une plus grande visibilité de ces entrepôts de documents numérisés.
Les documents concernés Cours Malgré quelques expériences d’Archive Ouvertes de cours, ce type de document semble ne pas se diffuser sous cette forme. La diffusion semble plus confidentielle, sous forme de synopsis (PPT) ou sur une plateforme pédagogique institutionnelle.  Données à la recherche A l’instar de banque de données génomiques, les archives pourraient être justement être des lieux où des compléments d’informations peuvent être ajoutés au document maître. Un schéma, une grille d’entretien, une photo de réaction, une illustration animée, des enquêtes, un carnet de labo, des listings statistiques …, bref toutes sortes de résultats qu’il est difficile de publier sur papier, trop volumineux ou trop coûteux à reproduire.
Les documents concernés   Notices bibliographiques La notice en tant que telle n’est pas considérée comme document Open Access. Cependant des Archives Ouvertes proposent uniquement une notice parce que le document n’est pas encore disponible (pas numérisé, temps de latence demandé par un éditeur pour l’auto-archivage, accord d’ayants droit) ou ne le sera jamais. Mais cela permet de constituer une base bibliographique autour d’un laboratoire, une thématique, une communauté, une institution, une production nationale… Les objectifs de l’OAI sont détournés, néanmoins des documents peu ou pas référencés dans des banques bibliographiques pourront ainsi être signalés.
Les documents concernés Ouvrages Ce type de document n’est normalement pas concerné par les AO, néanmoins, le projet de numérisation comme Gallica propose des ouvrages ou d’autres monographies. Les nouveaux projets de numérisation de documents reformuleront certainement l’orientation vis à de ce type de document. Documents de tout format (vidéo, audio, …) D’autres types de documents peuvent être archivés. Des AO qui ont trait aux langues proposent des séquences sonores, d’autres AO proposent des séquences vidéo...
Le mouvement Open Access
Le mouvement Open Access Initiative de la Public Library of Science  en 2001 : http://openaccess.inist.fr/spip.php?article6   Pétition internationale exigeant des éditeurs l’autorisation de la mise à disposition en  libre accès , dans des bibliothèques publiques en ligne, des documents issus de la recherche publiés dans leurs revues.  Résultats : 38 771 signatures de 258 pays La réponse des éditeurs est évidement négative.
Le mouvement Open Access La formalisation du mouvement commence par l’Initiative de Budapest pour l’Accès Ouvert. BOAI  -  Budapest Open Access Initiativ e   le  14 Février   2002 : Libre accès au savoir : accès, lecture, impression, déchargement gratuit des articles Élimination des barrières : financières technologiques culturelles des droits d’auteur
Le mouvement Open Access Bethesda 20 juin 2003 http://www.earlham.edu/%7Epeters/fos/bethesda.htm Le/les auteur(s) ainsi que les titulaires du droit d’auteur accordent à tous les utilisateurs un droit d’accès gratuit, irrévocable, mondial et perpétuel et leur concèdent une licence leur permettant de copier, utiliser, distribuer, transmettre et visualiser publiquement l’œuvre et d’utiliser cette œuvre pour la réalisation et la distribution d’œuvres dérivées, quelque soit le format électronique, dans un but raisonnable et en indiquant l’auteur; ils accordent aussi aux utilisateurs le droit de faire un petit nombre de copies papier pour leur usage personnel.  La version complète de l’œuvre, ainsi que tout document connexe, dont une copie de l’autorisation ci-dessus, réalisée dans un format électronique standard approprié, est déposée dès sa publication initiale dans au moins un réservoir en ligne subventionné par un établissement d’enseignement supérieur, une société savante, une agence gouvernementale ou tout autre organisme reconnu œuvrant pour le libre accès, l’interopérabilité, la diffusion sans restriction et l’archivage à long terme (PubMed Central ou HAL par ex).
Le mouvement Open Access Berlin - 22 octobre 2003 http://www.zim.mpg.de/openaccess-berlin/berlindeclaration.html La déclaration est l’œuvre de sociétés savantes et organismes de recherche dont le  CNRS et l’INSERM  pour la France. Les bibliothèques proposent de : développer et maintenir les mécanismes nécessaires à ce passage à l’édition en libre accès et de mettre des exemples de ces mécanismes à la disposition de la communauté. donner une place prioritaire à la sensibilisation des utilisateurs quant aux avantages de l’édition et des revues en libre accès dans les programmes de formation et les activités extérieures. signaler et souligner les revues en libre accès dans les catalogues et autres bases de données pertinentes.
Le mouvement Open Access En octobre 2006 : signature d’un protocole d’accord pour une approche coordonnée au niveau national de l’archivage ouvert de la production scientifique par : CEMAGREF, CIRAD, CNRS, INRA, INRIA, INSERM, Institut PASTEUR, IRD, Conférence des Grandes Ecoles et Conférence des Présidents d'Université. http://hal.archives-ouvertes.fr/more/Communique_de_presse_11_10.pdf Le protocole préconise HAL comme plateforme nationale de dépôt.
Le mouvement Open Access Paris 2009 -  Berlin 7 http://www.berlin7.org   Présentation de réalisations : TGE Adonis  http://www.tge-adonis.fr  - Très Grand Equipement pour l’Accès Unifié aux données et documents numériques des Sciences Humaines et Sociales CLEO-Revues.org  http://www.revues.org  - 238 revues dont 179 en ligne et 84 carnets de recherche (fév. 2010) en libre accès et barrière mobile  CAIRN  http://www.cairn.info  - revues SHS de langue française, accès libre et accès conditionnel  Numdam  http://www.numdam.org  - revues académiques mathématiques françaises de 1810 Persée  http://www.persee.fr  - revues françaises en sciences humaines et sociales  Sciences Po Paris  http://spire.sciences-po.fr  - Spire
Le mouvement Open Access Certaines universités lancent leur propre serveur : Sept 2005 : Obligation de dépôt de l’université portugaise de Minho, la première en Europe  https://repositorium.sdum.uminho.pt/index.jsp Juin 2008 : démarrage d’ORBi de l’université de Liège avec obligation de dépôt http://orbi.ulg.ac.be   Mai 2009 : Sciences Po lance SPIRE  http://spire.sciences-po.fr  dépôt institutionnel de la production scientifique moissonnée par le portail  Economists  Online  dans le cadre du projet  NEEO .
Le mouvement Open Access Certains pays légifèrent sur le Libre Accès : GB, USA, Brésil, Europe… Politiques des organismes de financement : Juillet 2007 : La Chambre des représentants américains adopte un texte législatif rendant obligatoire le dépôt dans une archive ouverte des articles de recherche financée par le NIH  Nov 2007 : En France l’ANR incite les chercheurs à intégrer leurs publications dans HAL Août 2008 : La DG Recherche de la Commission européenne annonce le lancement d’un projet pilote de mise à disposition en " open access " dans des archives ouvertes des articles publiés issus de recherches financées dans le cadre du 7e programme-cadre de recherche de l'UE (couvrant les années 2007-2013 et dont les financements totaux s’élèvent à 50 milliards d’euros).
Le mouvement Open Access avril 2006  :  DRIVER   http://www.driver-community.eu Digital Repository Infrastructure Vision for European  Research, projet présenté par un consortium européen a été  retenu par la Commission Européenne. Le projet, fruit de la collaboration de dix partenaires européens, a pour objectif de créer une base de connaissances de la recherche européenne.  Son but est de créer une infrastructure européenne fédérant les initiatives d’archives nationales existantes. La plate-forme nationale HAL sera ainsi intégrée à ce réseau européen en assurant une visibilité grandissante aux travaux français.
Bénéfices et enjeux
Bénéfices et enjeux De nombreuses études ont été initiées dont les résultats illustrent l’avantage pour les citations des articles publiés en  libre accès .   Voir la dernière en date  http://eprints.ecs.soton.ac.uk/18516/2/Citation_advantage_paper.pdf Elles montrent une plus grande citation des articles OA qui sont donc plus lus car plus visibles. Au passage les revues avec Facteur d’Impact en profitent (voir revues de BMC).
Bénéfices et enjeux Pour le chercheur et l‘institution valorisation et diffusion accrues des résultats de la recherche  meilleure visibilité des publications scientifiques communication plus rapide entre pairs  les auteurs gardent leur droit sur leur travail permet de prendre date rapidement facteur d'impact accru pour les publications disponibles en libre accès sur Internet  accès à de nouveaux indices bibliométriques des publications
Bénéfices et enjeux Pour l'utilisateur un accès libre, gratuit et rapide à des publications scientifiques de qualité un moyen de suivre aisément l'actualité scientifique de l‘institution : suivi par fils RSS, balayage par discipline, statistiques de téléchargement...  l'accès à une interface de recherche simple ou avancée, avec la possibilité d'effectuer une recherche sur le texte intégral des publications
Aspects juridiques
Aspects juridiques La surprotection des  règles  de  la  propriété  littéraire  et artistique, souvent vues comme une  hégémonie  d’intérêts financiers, a tendance à entraver la liberté de création et de diffusion. Cela se fait par des  législations  extrêmement  protectrices, l’imposition  de  verrous  techniques, des durées de protection trop longues.
Aspects juridiques Le chercheur est titulaire de l’ensemble des droits afférents à l’œuvre  s’il est l’auteur d’une œuvre originale si la divulgation de l’œuvre n’est soumise à aucun contrôle préalable de l’autorité hiérarchique (cas des brevets) Le chercheur peut donc déposer son article dans une archive ouverte.  Toutefois le chercheur ayant conclu un contrat avec un éditeur doit : vérifier la possibilité de déposer dans des archives institutionnelles  ou à défaut, négocier les termes du contrat    Voir sur Orbi  http://orbi.ulg.ac.be/project?id=105
Aspects juridiques Le droit d’auteur est très restrictif au niveau des usages. En réaction sont apparues de nouvelles licences favorisant le partage. Le projet Creative Commons a vu le jour en 2001, au sein du  Stanford  Law  School  Center for Internet and Society  (U. de Stanford), sous l’impulsion de diverses personnalités dont  Lawrence  Lessig , grand spécialiste du droit sur internet et défenseur de la liberté du web contre les multinationales qui souhaitent s’en emparer. Creative Commons France  http://fr.creativecommons.org   On passe d’une situation où tout est interdit, sauf ce qui est permis à une autre où (presque) tout est permis, sauf ce qui ne l’est pas.
Aspects juridiques
Aspects juridiques Les licences Creative Commons sont d’usage courant pour les : articles de journaux scientifiques ex PLoS  http://www.plos.org/oa/index.html   thèses :  ex La moitié des thèses déposées dans l'archive de  l'Université de Lünd  en 2008  sont en Open Access http://jinfo.lub.lu.se/jinfo?func=fullRecord&jId=12867&issn=18122108   ou  UMI Open Access publishing  propose aussi la publication OA des thèses http://www.proquest.com/en-US/products/dissertations/epoa.shtml   livres électroniques : ex  Wikilivres   http://fr.wikibooks.org/wiki/Wikilivres:Wikilivres
Aspects juridiques Science Commons , lancé en 2005,a comme objectif de faciliter le partage des résultats de la recherche scientifique tout en préservant les droits des auteurs. Science Commons aidera les auteurs à publier leurs travaux en utilisant des licences basées sur celles de Creative Commons.  http://sciencecommons.org Recherche de documents en CC http://search.creativecommons.org http://search.yahoo.com/cc http://www.google.fr/advanced_search?hl=fr     Droits d'utilisation
Exemples d’éditeurs OA
Exemples d’éditeurs OA De nouveaux éditeurs sont apparus depuis quelques années respectant le principe du libre accès : Accès libre sans entrave Les droits d’auteurs des articles restent aux auteurs Accès gratuit Mise en ligne immédiate après acceptation de l’article Modèle Auteur payant
Exemples d’éditeurs OA Revues.org  portail de revues en SHS en libre accès  http://www.revues.org   Public Library of Science - PLoS http://www.plos.org Biomed Central  (lancé en 2000, +207 journaux) http://www.biomedcentral.com Voir  Genetics Selection Evolution   http://www.gsejournal.org   Hindawi  (+200 journaux) http://www.hindawi.com
Exemples d’éditeurs OA Les modèles économiques sont variés : à but lucratif – for profit Ex Biomed Central Sans but lucratif – non profit ExPLoS, SciELO, Bioline Le modèle auteur payant s’impose petit à petit. http://www.hindawi.com/journals/ahci/apc.html
Exemples d’Archives Ouvertes
Exemples d’Archives Ouvertes Quel type de dépôt choisir ? institutionnels disciplinaires centralisés
Exemples d’Archives Ouvertes Exemples (il y en a plus de 1 000 dans le monde) Institutionnelles   ECS 1 ère  institution à adopter l’auto-archivage (2001) (11 488) http://eprints.ecs.soton.ac.uk eScholarship – U of California (31 371) http://repositories.cdlib.org/escholarship   CERN (1 025   000 notices dont 360 000 fulltext)  http://cdsweb.cern.ch   DSpace@Cambridge U. de Cambrige  http://www.dspace.cam.ac.uk Max Planck Society  eDoc http://edoc.mpg.de   ORBi – U de Liège (31 765 réf dont 21 155 fulltext)  http://orbi.ulg.ac.be   PASTEL (2 250 thèses Ecoles Paris) http://pastel.paristech.org   Disciplinaires arXiv en physique 1 ère  archive (1991) (592 200) http://arxiv.org   CogPrints (3 445 docs) http://cogprints.org   PubMed Central – PMC http://www.pubmedcentral.org RePEc (740 000 réf)  RePEc moissonne HAL   http://repec.org   Centralisées HAL multidisciplinaire (138 000 docs) http://hal.archives-ouvertes.fr   La non-standardisation entre archives va disparaître avec le projet SWORD visant à standardiser l’échange d’informations et de documents entre archives  Ex : HAL vers ArXiv et PMC http://www.swordapp.org
Exemples d’Archives Ouvertes Le mouvement Open Access souhaite élargir l’archivage en accès livre aux données sur lesquelles travaillent les chercheurs. C’est déjà le cas dans certaines disciplines comme la génomique. Il s’agit d’identifier et de pouvoir réutiliser en libre accès des collections de données brutes issues de la recherche.  PANGEA  est en exemple en géosciences.  http://www.pangaea.de Les données sont rendues disponibles sous la licence Creative Commons. Elsevier et PANGEA ont conclu un accord : un lien réciproque existera entre les données contenues dans l’ archive ouverte  et les articles correspondants dans ScienceDirect.  Polar Information Commons  (PIC)  http://www.polarcommons.org
Exemples d’Archives Ouvertes Le consortium  DataCite , lancé en juin 2009, vise à attribuer des identifiants DOI (Digital Object Identifier) aux collections de données brutes "datasets" issues de la recherche et mises en libre accès. 12 grandes bibliothèques ou organismes dont l’INIST sont impliqués dans ce projet. http://www.datacite.org   CODATA  participe à ce mouvement. http://www.codata.org Il y a aussi ce que l’on appelle les « dark data » qui correspondent à des travaux ayant débouchés négativement. Les premières mises en place arrivent :  BMC  Research  Notes  will  free  dark  data
Exemples d’Archives Ouvertes HAL est géré par le CCSd unité propre du CNRS créée fin 2000. http://www.ccsd.cnrs.fr   HAL est n°3 des archives ouvertes et n°1 des archives institutionnelles. En mars 2010 HAL contient plus de 138 000 dépôts estimés à 10-20% de la production scientifique française. Trois types de dépôts peuvent être effectués dans Hal : simple référence bibliographique  document en texte intégral dont le(s) fichier(s) sont sur Hal  documents dont le texte intégral est accessible par un lien vers  ArXiv
Exemples d’Archives Ouvertes HAL - dépôt, recherche et services http://hal.archives-ouvertes.fr   s’inscrire déposer son environnement (espace de dépôt, statistique, …) chercher et s’abonner exporter des références créer sa page web perso tamponner
Exemples d’Archives Ouvertes HAL c’est aussi : TEL 16 426 thèses françaises en texte intégral  (1 400 dans STAR) http://tel.archives-ouvertes.fr   MédiHAL  est une archive ouverte qui permet de déposer des documents iconographiques scientifiques de type images http://medihal.archives-ouvertes.fr
Etat des lieux
Etat des lieux Il existe plusieurs sites renseignant quantitativement sur le mouvement Open Access : DOAJ -  Directory of Open Access Journals  http://www.doaj.org   ROAR  - Registry of Open Access Repositories  http://roar.eprints.org ‏ OpenDOAR   Directory of academic open access repositories  http://www.opendoar.org   OAIster   http://oaister.worldcat.org
Etat des lieux mars 2010 Plus de 4 820 : Nombre de journaux avec peer-reviewed listés dans DOAJ  Directory of Open Access  Journals   Plus de 1 500 : Nombre de dépôts OA listés dans  openDOAR   (Directory of Open Access Repositories)  Plus de 1 645 : Nombre de dépôts OA listés dans  ROAR  (Registry of Open Access Repositories) 1 139 : Nombre de dépôts OA indexés par  OAIster 23 000 000 : Nombre de références dans  OAIster Plus de 591 771   : Nombre d’articles déposés dans  arXiv 5 616 906 : Nombre d’articles déposés dans  PubMed  Central Plus de 138 000 : Nombre d’articles déposés dans HAL
Etat des lieux On voit qu’il y a un développement continu du Mouvement Open Access qui a gagné plusieurs bataille contre le système ancien. Cependant tout ceci demande un  investissement important de la part chercheur-auteur  : il devient auteur, linguiste, éditeur et payeur. Tout le monde n’est pas prêt à ce travail. Ce n’est pas parce que l’infrastructure existe qu’il y a appropriation par tous.
Exploration des archives
Exploration des archives Le protocole OAI-PMH Le protocole OAI-PMH est né en 1999. Ce protocole définit des normes d'échange de métadonnées (données décrivant la structure des documents et les mots clés qui définissent leurs contenus) pour que les archives soient « interopérables », c'est-à-dire pour qu'un ensemble d'archives ouvertes puisse être interrogé en une seule requête comme si les archives n'en faisaient qu'une.  Les acteurs : le fournisseur de données : archive, entrepôt. le fournisseur de services : le moissonneur qui lance des requêtes aux entrepôts via le protocole http pour extraire les enregistrements des nouveaux articles déposés et l'agrégateur qui rassemble des données collectées par un moissonneur.
Exploration des archives Plusieurs moteurs de recherche moissonnent les serveurs d’archives ouvertes. http://open-access.net/de_en/research/oasearch_engines/ Avano http://www.ifremer.fr/avano/index.jsp?la=fr BASE http://www.base-search.net   Google  Scholar   http://scholar.google.fr   OAIster http://oaister.worldcat.org   ScienceGate   http://sciencegate.ch   Scientific  Commons   http://www.scientificcommons.org   Scirus http://www.scirus.com   En Recherche Avancée, on peut restreindre la recherche aux AO
Réactions des éditeurs
Réactions des éditeurs Les éditeurs ont su récupérer dès 2005 le mouvement de publication Open Access : en proposant le modèle de « publication hybride » en basculant vers le « tout open access » pour certains Le modèle sur abonnement pourrait même devenir minoritaire et disparaître à terme.
Réactions des éditeurs Cependant concernant le droit d’auteur, les choses ont beaucoup évolué. La majorité des éditeurs commerciaux acceptent le dépôt de suite ou après quelques mois des articles publiés. Le site  Sherpa/Romeo  classe les revues de plus de 700 éditeurs suivant leur politique éditoriale :  Green   can archive pre-print  and  post-print or publisher's version/PDF Blue   can archive post-print (ie final draft post-refereeing) or publisher's version/PDF Yellow   can archive pre-print (ie pre-refereeing) White   archiving not formally supported
Réactions des éditeurs Pour  convaincre les chercheurs  que les éditeurs commer-ciaux autorisent l’auto-archivage, consultez le site :  SHERPA/ROMEO http://www.sherpa.ac.uk 63% autorisent une forme d’auto-archivage.
Annexes
Annexes Online Guide to Open Access Journals Publishing http://www.doaj.org/bpguide/   The Open Access citation advantage: Studies and results to date  http://eprints.ecs.soton.ac.uk/18516/   Open Data http://en.wikipedia.org/wiki/Open_Data   Hélène Bosc “Le droit des chercheurs à mettre leurs résultats de recherche en libre accès : appropriation des archives ouvertes par différentes communautés dans le monde”  ArchiveSIC , 2008  http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/34/07/84/PDF/HBOSCterminalOA.pdf   Rentier, “Bernard Rentier, Recteur,” Blog  http://recteur.blogs.ulg.ac.be   “ Libre accès à l'information scientifique et technique”  http://openaccess.inist.fr   “ Open Archives Initiative”  http://www.openarchives.org
Annexes Méta-données Dublin core :  http://dublincore.org/ Logiciels d’archivage Eprints  http://www.eprints.org/   Dspace  http://www.dspace.org/ CDSware (CERN)  http://cdsware.cern.ch/ HAL  http://hal.archives-ouvertes.fr   BioMed Central propose Open Repository sous Dspace (payant) http://www.openrepository.com

OA - Accès Libre à l'Information scientifique

  • 1.
    OA Open Access - Accès libre Libre accès à l'information scientifique Lardy Jean-Pierre Université Lyon 1 URFIST de LYON 02/2010
  • 2.
    Libre accès àl’information scientifique Modèle traditionnel de diffusion de l’information scientifique 4 Crises de la publication scientifique 9 Evolutions technologiques 17 Réactions du monde universitaire 20 Les deux voies de l’Accès Libre 24 Les documents concernés 29 Le mouvement Open Access 34 Bénéfices et enjeux 44 Aspects juridiques 48 Exemples d’éditeurs OA 55 Exemples d’Archives Ouvertes 59 Etat des lieux 67 Exploration des archives 71 Réactions des éditeurs 74 Annexes 78
  • 3.
    Libre accès àl’information scientifique Le monde de la communication scientifique - professionnels de la documentation, chercheurs et enseignants - est en train de vivre une profonde mutation. Le mouvement pour le Libre Accès est né au début des années 90 et connaît depuis le début des années 2000 un fort développement. C’est une remise en cause du modèle traditionnel d’accès aux publications scientifiques et aux résultats de la recherche. Cependant ce dernier ne disparaît pas et sait même s’adapter.
  • 4.
    Modèle traditionnel dediffusion de l’information scientifique
  • 5.
    Modèle traditionnel dediffusion de l’information scientifique Le modèle traditionnel de publication repose sur des journaux spécialisés édités par : Des éditeurs commerciaux Des sociétés savantes Des institutions de recherche Les auteurs soumettent un article pour publication à un journal. L’article est alors soumis au jugement par les pairs. C’est le peer review.
  • 6.
    Modèle traditionnel dediffusion de l’information scientifique Pour cela le rédacteur en chef distribue une copie de l’article pour validation en général à 2 chercheurs du domaine en aveugle ou non. Trois réponses sont possibles : Article refusé Article à corriger Article accepté Cette évaluation est assez longue et s’étend sur plusieurs mois : Received 31 March 2009.  Available online 11 August 2009. Received July 6, 2008; Revised June 15, 2009; Accepted June 19, 2009 Une fois accepté, l’article est publié et alors accessible sur abonnement.
  • 7.
    Modèle traditionnel dediffusion de l’information scientifique L’activité d’évaluation par les pairs est souvent critiquée pour son manque de transparence, la possibilité d'abus par les examinateurs, son parti pris possible. La tendance actuelle souhaite remettre en cause le peer review confidentiel pour l'ouvrir aux lecteurs. C’est le open peer review . Cependant les expériences menées manquent d’adhésion de la part des chercheurs.
  • 8.
    Modèle traditionnel dediffusion de l’information scientifique Certains journaux essaient d’innover comme Atmospheric Chemistry and Physics (ACP) qui propose 2 étapes : Étape 1 - les articles passent un rapide examen et sont immédiatement publiés sur le site ACPD. Ils sont alors soumis à un débat public interactif (8 semaines), au cours duquel les observations de lecteurs (anonymes ou non), les commentaires d'autres membres de la communauté scientifique et les réponses des auteurs sont publiés dans ACPD. Étape 2 - le processus d'examen par les pairs est terminé, et si accepté, l’article final révisé est publié sur ACP. http://www.atmospheric-chemistry-and-physics.net/
  • 9.
    Crises de lapublication scientifique
  • 10.
    Crises de lapublication scientifique Depuis les années 90 et le passage du papier à l’électronique, ce modèle a subi une crise importante. Les 3 crises de la publication scientifique : crise du modèle économique crise du modèle scientifique de communication crise du modèle de partage de la connaissance On parle de «  serials crisis ».
  • 11.
    Crises de lapublication scientifique On a assisté à : une concentration excessive des éditeurs commerciaux en particulier en STM. En 2009, l'édition scientifique se concentre entre quelques très grands groupes mondiaux (Reed Elsevier, Thomson Publishinfg, Klüwer, Springer, Klüwer, Blackwell…), quelques dizaines d'éditeurs de taille moyenne pour la plupart anglo-saxons et quelques très grandes « sociétés savantes » (American Chemical Society, IEEE, IOP …), pratiquement toutes américaines. Voir SINBAD http://sinbad.univ-lyon1.fr Il existe quelques acteurs locaux de taille moyenne qui assurent une prestation d'édition de proximité. On peut citer en France EDP Sciences, Anthropos, Lavoisier,... Mais cette édition locale est elle-même impliquée dans le mouvement de concentration : les éditions Masson, N°1 français de l'édition médicale ont ainsi été rachetées par les Editions Scientifiques et Médicales Elsevier, filiale française d'Elsevier.
  • 12.
    Crises de lapublication scientifique une augmentation régulière du nombre de titres : il y a environ 24 000 journaux peer-reviewed publiés en 2009 ce qui représente environ 2,5 million d’articles par an. Cela pose de réels problème aux bibliothèques, aux chercheurs.
  • 13.
    Crises de lapublication scientifique une augmentation excessive des coûts d'abonnement aux revues scientifiques ces 20 dernières années. Exemple : entre 1991 et 2001 l'augmentation des tarifs Elsevier tourne autour de 140% Voir
  • 14.
    Crises de lapublication scientifique
  • 15.
    Crises de lapublication scientifique Dans les années 90 les chercheurs se sont fait « piégés » par les éditeurs de journaux : le Facteur d’Impact qui limite le nombre de titres de périodiques « intéressants » la dictature du nombre de publications : «  Publish or perish  »
  • 16.
    Crises de lapublication scientifique On peut aussi citer : la perte du droit d’auteur abandonné à l’éditeur de la revue, pas très grave à l’époque du papier mais très dommageable à l’époque de l’électronique le temps entre soumission de l’article et sa publication, pénalisant dans la compétition internationale
  • 17.
  • 18.
    Evolutions technologiques Lapériode connaît aussi d’importantes évolutions technologiques qui bouleversent les échanges d’information. Internet en est la base : Développement mondial d’internet Expérience dès les années 80 des premiers journaux électroniques diffusés par messagerie Baisse des coûts de connexion Evolutions du web (blog, wiki) comme service de publication
  • 19.
    Evolutions technologiques Développementdu «  logiciel libre  » (open source) : Les sources sont disponibles et modifiables Les exécutables peuvent être gratuits Ex : plateforme LAMP : Linux, Apache, PHP, MySQL Mozilla, FireFox Koha, Open Office, CASTORE … L’idée de partage plutôt que d’appropriation privée fait son chemin.
  • 20.
    Réaction du mondeuniversitaire
  • 21.
    Réaction du mondeuniversitaire Le mouvement pour l'Open Access correspond fondamentalement à une réappropriation partielle par les communautés de chercheurs, grâce aux technologies internet, de leurs outils de communication scientifique jusqu'ici souvent délégués à des intermédiaires spécialisés et commerciaux. Ces derniers ont réussi à récupérer une part importante des crédits publics alloués à la recherche.
  • 22.
    Réactiondu monde universitaire Editeur Périodique Université Bibliothèque Recherche Auteur Article fourni gratuitement Peer review Abonnement Journal Bibliographie Argent public Argent privé
  • 23.
    Réaction du mondeuniversitaire Cette réappropriation tend à : maximiser l'audience des résultats de la recherche en abaissant les différentes barrières liées à la diffusion ; tirer pleinement parti des potentialités d’internet dans la communication scientifique (navigation par liens entre articles ; complémentarité entre revue scientifique et archives d'articles ; complémentarité entre communication scientifique formalisée (revues) et informelle (blogs) ; abaisser les coûts globaux à la fois grâce aux outils d'édition sur Internet (dont certains sont en " Open Source ").
  • 24.
    Les deux voiesde l’Accès Libre
  • 25.
    Les 2 voiesde l’Accès Libre Le concept « open » représente ces aspects : L’ accessibilité au maximum de documents par le plus grand nombre possible La pérennité et donc l’archivage Un troisième principe sous-entendu est la gratuité de l’accès, souhaitée par la communauté scientifique.
  • 26.
    Les 2 voiesde l’Accès Libre Les objectifs de l'Open Access peuvent être atteints par deux voies différentes et complémentaires : l’Open Access à travers la publication d'articles dans des journaux avec comité de lecture, immédiatement et librement accessibles l’Open Archive avec l'auto-archivage sans contrôle sur des serveurs institutionnels de copies publiques de preprints et/ou postprints d’articles publiés dans des journaux ou des communications de congrès
  • 27.
    Les 2 voiesde l’Accès Libre Pour l’archivage, on distingue : la pré-publication ou preprint désigne les versions d’un texte produit par un (des) auteur(s) avant acceptation par un comité de rédaction et par un comité de lecture (évaluation par les pairs). la post-publication ou postprint est la version publiée dans une revue d’un texte produit par un (des) auteur(s) après acceptation par un comité de lecture (évaluation par les pairs : peer review). On parle aussi du « postprint éditeur », version d'une publication avec la mise en page de l'éditeur.
  • 28.
    Les 2 voiesde l’Accès Libre Les deux approches sont complémentaires : Les revues en libre accès proposent une validation par les pairs et le modèle de l’auteur payant. C’est la Gold Road . Les archives ouvertes ont l’avantage d’une diffusion instantanée de nouveaux résultats et d’une validation de la date de publication (questions d’antériorité) sans validation par les pairs et sans frais. C’est la Green Road .
  • 29.
  • 30.
    Les documents concernésLes articles scientifiques Il peut s’agir de preprint, postprint. La définition stricte précise qu’il s’agit d’eprints auto-archivés, déposés par l’auteur ou un tiers à qui il a délégué le dépôt. Si les archives se sont principalement constituées autour des preprints, aujourd’hui elles contiennent de plus en plus de postprints (accord avec éditeurs, pas de cession de droit signée). Documents numérisés Gallica, Numdam ou Persée, numérisation de documents, visent à rendre public sous forme électronique des documents papier, difficilement consultables (accès et fragilité), difficilement « recherchables ». La notice OAI (schématiquement une indexation avec les descripteurs Dublin Core) associée au document numérisé, permet une plus grande visibilité de ces entrepôts de documents numérisés.
  • 31.
    Les documents concernésCours Malgré quelques expériences d’Archive Ouvertes de cours, ce type de document semble ne pas se diffuser sous cette forme. La diffusion semble plus confidentielle, sous forme de synopsis (PPT) ou sur une plateforme pédagogique institutionnelle. Données à la recherche A l’instar de banque de données génomiques, les archives pourraient être justement être des lieux où des compléments d’informations peuvent être ajoutés au document maître. Un schéma, une grille d’entretien, une photo de réaction, une illustration animée, des enquêtes, un carnet de labo, des listings statistiques …, bref toutes sortes de résultats qu’il est difficile de publier sur papier, trop volumineux ou trop coûteux à reproduire.
  • 32.
    Les documents concernés Notices bibliographiques La notice en tant que telle n’est pas considérée comme document Open Access. Cependant des Archives Ouvertes proposent uniquement une notice parce que le document n’est pas encore disponible (pas numérisé, temps de latence demandé par un éditeur pour l’auto-archivage, accord d’ayants droit) ou ne le sera jamais. Mais cela permet de constituer une base bibliographique autour d’un laboratoire, une thématique, une communauté, une institution, une production nationale… Les objectifs de l’OAI sont détournés, néanmoins des documents peu ou pas référencés dans des banques bibliographiques pourront ainsi être signalés.
  • 33.
    Les documents concernésOuvrages Ce type de document n’est normalement pas concerné par les AO, néanmoins, le projet de numérisation comme Gallica propose des ouvrages ou d’autres monographies. Les nouveaux projets de numérisation de documents reformuleront certainement l’orientation vis à de ce type de document. Documents de tout format (vidéo, audio, …) D’autres types de documents peuvent être archivés. Des AO qui ont trait aux langues proposent des séquences sonores, d’autres AO proposent des séquences vidéo...
  • 34.
  • 35.
    Le mouvement OpenAccess Initiative de la Public Library of Science en 2001 : http://openaccess.inist.fr/spip.php?article6 Pétition internationale exigeant des éditeurs l’autorisation de la mise à disposition en libre accès , dans des bibliothèques publiques en ligne, des documents issus de la recherche publiés dans leurs revues. Résultats : 38 771 signatures de 258 pays La réponse des éditeurs est évidement négative.
  • 36.
    Le mouvement OpenAccess La formalisation du mouvement commence par l’Initiative de Budapest pour l’Accès Ouvert. BOAI - Budapest Open Access Initiativ e le 14 Février 2002 : Libre accès au savoir : accès, lecture, impression, déchargement gratuit des articles Élimination des barrières : financières technologiques culturelles des droits d’auteur
  • 37.
    Le mouvement OpenAccess Bethesda 20 juin 2003 http://www.earlham.edu/%7Epeters/fos/bethesda.htm Le/les auteur(s) ainsi que les titulaires du droit d’auteur accordent à tous les utilisateurs un droit d’accès gratuit, irrévocable, mondial et perpétuel et leur concèdent une licence leur permettant de copier, utiliser, distribuer, transmettre et visualiser publiquement l’œuvre et d’utiliser cette œuvre pour la réalisation et la distribution d’œuvres dérivées, quelque soit le format électronique, dans un but raisonnable et en indiquant l’auteur; ils accordent aussi aux utilisateurs le droit de faire un petit nombre de copies papier pour leur usage personnel. La version complète de l’œuvre, ainsi que tout document connexe, dont une copie de l’autorisation ci-dessus, réalisée dans un format électronique standard approprié, est déposée dès sa publication initiale dans au moins un réservoir en ligne subventionné par un établissement d’enseignement supérieur, une société savante, une agence gouvernementale ou tout autre organisme reconnu œuvrant pour le libre accès, l’interopérabilité, la diffusion sans restriction et l’archivage à long terme (PubMed Central ou HAL par ex).
  • 38.
    Le mouvement OpenAccess Berlin - 22 octobre 2003 http://www.zim.mpg.de/openaccess-berlin/berlindeclaration.html La déclaration est l’œuvre de sociétés savantes et organismes de recherche dont le CNRS et l’INSERM pour la France. Les bibliothèques proposent de : développer et maintenir les mécanismes nécessaires à ce passage à l’édition en libre accès et de mettre des exemples de ces mécanismes à la disposition de la communauté. donner une place prioritaire à la sensibilisation des utilisateurs quant aux avantages de l’édition et des revues en libre accès dans les programmes de formation et les activités extérieures. signaler et souligner les revues en libre accès dans les catalogues et autres bases de données pertinentes.
  • 39.
    Le mouvement OpenAccess En octobre 2006 : signature d’un protocole d’accord pour une approche coordonnée au niveau national de l’archivage ouvert de la production scientifique par : CEMAGREF, CIRAD, CNRS, INRA, INRIA, INSERM, Institut PASTEUR, IRD, Conférence des Grandes Ecoles et Conférence des Présidents d'Université. http://hal.archives-ouvertes.fr/more/Communique_de_presse_11_10.pdf Le protocole préconise HAL comme plateforme nationale de dépôt.
  • 40.
    Le mouvement OpenAccess Paris 2009 - Berlin 7 http://www.berlin7.org Présentation de réalisations : TGE Adonis http://www.tge-adonis.fr - Très Grand Equipement pour l’Accès Unifié aux données et documents numériques des Sciences Humaines et Sociales CLEO-Revues.org http://www.revues.org - 238 revues dont 179 en ligne et 84 carnets de recherche (fév. 2010) en libre accès et barrière mobile CAIRN http://www.cairn.info - revues SHS de langue française, accès libre et accès conditionnel Numdam http://www.numdam.org - revues académiques mathématiques françaises de 1810 Persée http://www.persee.fr - revues françaises en sciences humaines et sociales Sciences Po Paris http://spire.sciences-po.fr - Spire
  • 41.
    Le mouvement OpenAccess Certaines universités lancent leur propre serveur : Sept 2005 : Obligation de dépôt de l’université portugaise de Minho, la première en Europe https://repositorium.sdum.uminho.pt/index.jsp Juin 2008 : démarrage d’ORBi de l’université de Liège avec obligation de dépôt http://orbi.ulg.ac.be Mai 2009 : Sciences Po lance SPIRE http://spire.sciences-po.fr dépôt institutionnel de la production scientifique moissonnée par le portail Economists Online dans le cadre du projet NEEO .
  • 42.
    Le mouvement OpenAccess Certains pays légifèrent sur le Libre Accès : GB, USA, Brésil, Europe… Politiques des organismes de financement : Juillet 2007 : La Chambre des représentants américains adopte un texte législatif rendant obligatoire le dépôt dans une archive ouverte des articles de recherche financée par le NIH Nov 2007 : En France l’ANR incite les chercheurs à intégrer leurs publications dans HAL Août 2008 : La DG Recherche de la Commission européenne annonce le lancement d’un projet pilote de mise à disposition en " open access " dans des archives ouvertes des articles publiés issus de recherches financées dans le cadre du 7e programme-cadre de recherche de l'UE (couvrant les années 2007-2013 et dont les financements totaux s’élèvent à 50 milliards d’euros).
  • 43.
    Le mouvement OpenAccess avril 2006 : DRIVER http://www.driver-community.eu Digital Repository Infrastructure Vision for European Research, projet présenté par un consortium européen a été retenu par la Commission Européenne. Le projet, fruit de la collaboration de dix partenaires européens, a pour objectif de créer une base de connaissances de la recherche européenne. Son but est de créer une infrastructure européenne fédérant les initiatives d’archives nationales existantes. La plate-forme nationale HAL sera ainsi intégrée à ce réseau européen en assurant une visibilité grandissante aux travaux français.
  • 44.
  • 45.
    Bénéfices et enjeuxDe nombreuses études ont été initiées dont les résultats illustrent l’avantage pour les citations des articles publiés en libre accès . Voir la dernière en date http://eprints.ecs.soton.ac.uk/18516/2/Citation_advantage_paper.pdf Elles montrent une plus grande citation des articles OA qui sont donc plus lus car plus visibles. Au passage les revues avec Facteur d’Impact en profitent (voir revues de BMC).
  • 46.
    Bénéfices et enjeuxPour le chercheur et l‘institution valorisation et diffusion accrues des résultats de la recherche meilleure visibilité des publications scientifiques communication plus rapide entre pairs les auteurs gardent leur droit sur leur travail permet de prendre date rapidement facteur d'impact accru pour les publications disponibles en libre accès sur Internet accès à de nouveaux indices bibliométriques des publications
  • 47.
    Bénéfices et enjeuxPour l'utilisateur un accès libre, gratuit et rapide à des publications scientifiques de qualité un moyen de suivre aisément l'actualité scientifique de l‘institution : suivi par fils RSS, balayage par discipline, statistiques de téléchargement...  l'accès à une interface de recherche simple ou avancée, avec la possibilité d'effectuer une recherche sur le texte intégral des publications
  • 48.
  • 49.
    Aspects juridiques Lasurprotection des règles de la propriété littéraire et artistique, souvent vues comme une hégémonie d’intérêts financiers, a tendance à entraver la liberté de création et de diffusion. Cela se fait par des législations extrêmement protectrices, l’imposition de verrous techniques, des durées de protection trop longues.
  • 50.
    Aspects juridiques Lechercheur est titulaire de l’ensemble des droits afférents à l’œuvre s’il est l’auteur d’une œuvre originale si la divulgation de l’œuvre n’est soumise à aucun contrôle préalable de l’autorité hiérarchique (cas des brevets) Le chercheur peut donc déposer son article dans une archive ouverte. Toutefois le chercheur ayant conclu un contrat avec un éditeur doit : vérifier la possibilité de déposer dans des archives institutionnelles ou à défaut, négocier les termes du contrat   Voir sur Orbi http://orbi.ulg.ac.be/project?id=105
  • 51.
    Aspects juridiques Ledroit d’auteur est très restrictif au niveau des usages. En réaction sont apparues de nouvelles licences favorisant le partage. Le projet Creative Commons a vu le jour en 2001, au sein du Stanford Law School Center for Internet and Society (U. de Stanford), sous l’impulsion de diverses personnalités dont Lawrence Lessig , grand spécialiste du droit sur internet et défenseur de la liberté du web contre les multinationales qui souhaitent s’en emparer. Creative Commons France http://fr.creativecommons.org On passe d’une situation où tout est interdit, sauf ce qui est permis à une autre où (presque) tout est permis, sauf ce qui ne l’est pas.
  • 52.
  • 53.
    Aspects juridiques Leslicences Creative Commons sont d’usage courant pour les : articles de journaux scientifiques ex PLoS http://www.plos.org/oa/index.html thèses : ex La moitié des thèses déposées dans l'archive de l'Université de Lünd en 2008 sont en Open Access http://jinfo.lub.lu.se/jinfo?func=fullRecord&jId=12867&issn=18122108 ou UMI Open Access publishing propose aussi la publication OA des thèses http://www.proquest.com/en-US/products/dissertations/epoa.shtml livres électroniques : ex Wikilivres http://fr.wikibooks.org/wiki/Wikilivres:Wikilivres
  • 54.
    Aspects juridiques ScienceCommons , lancé en 2005,a comme objectif de faciliter le partage des résultats de la recherche scientifique tout en préservant les droits des auteurs. Science Commons aidera les auteurs à publier leurs travaux en utilisant des licences basées sur celles de Creative Commons. http://sciencecommons.org Recherche de documents en CC http://search.creativecommons.org http://search.yahoo.com/cc http://www.google.fr/advanced_search?hl=fr  Droits d'utilisation
  • 55.
  • 56.
    Exemples d’éditeurs OADe nouveaux éditeurs sont apparus depuis quelques années respectant le principe du libre accès : Accès libre sans entrave Les droits d’auteurs des articles restent aux auteurs Accès gratuit Mise en ligne immédiate après acceptation de l’article Modèle Auteur payant
  • 57.
    Exemples d’éditeurs OARevues.org portail de revues en SHS en libre accès http://www.revues.org Public Library of Science - PLoS http://www.plos.org Biomed Central (lancé en 2000, +207 journaux) http://www.biomedcentral.com Voir Genetics Selection Evolution http://www.gsejournal.org Hindawi (+200 journaux) http://www.hindawi.com
  • 58.
    Exemples d’éditeurs OALes modèles économiques sont variés : à but lucratif – for profit Ex Biomed Central Sans but lucratif – non profit ExPLoS, SciELO, Bioline Le modèle auteur payant s’impose petit à petit. http://www.hindawi.com/journals/ahci/apc.html
  • 59.
  • 60.
    Exemples d’Archives OuvertesQuel type de dépôt choisir ? institutionnels disciplinaires centralisés
  • 61.
    Exemples d’Archives OuvertesExemples (il y en a plus de 1 000 dans le monde) Institutionnelles ECS 1 ère institution à adopter l’auto-archivage (2001) (11 488) http://eprints.ecs.soton.ac.uk eScholarship – U of California (31 371) http://repositories.cdlib.org/escholarship CERN (1 025 000 notices dont 360 000 fulltext) http://cdsweb.cern.ch DSpace@Cambridge U. de Cambrige http://www.dspace.cam.ac.uk Max Planck Society eDoc http://edoc.mpg.de ORBi – U de Liège (31 765 réf dont 21 155 fulltext) http://orbi.ulg.ac.be PASTEL (2 250 thèses Ecoles Paris) http://pastel.paristech.org Disciplinaires arXiv en physique 1 ère archive (1991) (592 200) http://arxiv.org CogPrints (3 445 docs) http://cogprints.org PubMed Central – PMC http://www.pubmedcentral.org RePEc (740 000 réf) RePEc moissonne HAL http://repec.org Centralisées HAL multidisciplinaire (138 000 docs) http://hal.archives-ouvertes.fr La non-standardisation entre archives va disparaître avec le projet SWORD visant à standardiser l’échange d’informations et de documents entre archives Ex : HAL vers ArXiv et PMC http://www.swordapp.org
  • 62.
    Exemples d’Archives OuvertesLe mouvement Open Access souhaite élargir l’archivage en accès livre aux données sur lesquelles travaillent les chercheurs. C’est déjà le cas dans certaines disciplines comme la génomique. Il s’agit d’identifier et de pouvoir réutiliser en libre accès des collections de données brutes issues de la recherche. PANGEA est en exemple en géosciences. http://www.pangaea.de Les données sont rendues disponibles sous la licence Creative Commons. Elsevier et PANGEA ont conclu un accord : un lien réciproque existera entre les données contenues dans l’ archive ouverte et les articles correspondants dans ScienceDirect. Polar Information Commons (PIC) http://www.polarcommons.org
  • 63.
    Exemples d’Archives OuvertesLe consortium DataCite , lancé en juin 2009, vise à attribuer des identifiants DOI (Digital Object Identifier) aux collections de données brutes "datasets" issues de la recherche et mises en libre accès. 12 grandes bibliothèques ou organismes dont l’INIST sont impliqués dans ce projet. http://www.datacite.org CODATA participe à ce mouvement. http://www.codata.org Il y a aussi ce que l’on appelle les « dark data » qui correspondent à des travaux ayant débouchés négativement. Les premières mises en place arrivent : BMC Research Notes will free dark data
  • 64.
    Exemples d’Archives OuvertesHAL est géré par le CCSd unité propre du CNRS créée fin 2000. http://www.ccsd.cnrs.fr HAL est n°3 des archives ouvertes et n°1 des archives institutionnelles. En mars 2010 HAL contient plus de 138 000 dépôts estimés à 10-20% de la production scientifique française. Trois types de dépôts peuvent être effectués dans Hal : simple référence bibliographique document en texte intégral dont le(s) fichier(s) sont sur Hal documents dont le texte intégral est accessible par un lien vers ArXiv
  • 65.
    Exemples d’Archives OuvertesHAL - dépôt, recherche et services http://hal.archives-ouvertes.fr s’inscrire déposer son environnement (espace de dépôt, statistique, …) chercher et s’abonner exporter des références créer sa page web perso tamponner
  • 66.
    Exemples d’Archives OuvertesHAL c’est aussi : TEL 16 426 thèses françaises en texte intégral (1 400 dans STAR) http://tel.archives-ouvertes.fr MédiHAL est une archive ouverte qui permet de déposer des documents iconographiques scientifiques de type images http://medihal.archives-ouvertes.fr
  • 67.
  • 68.
    Etat des lieuxIl existe plusieurs sites renseignant quantitativement sur le mouvement Open Access : DOAJ - Directory of Open Access Journals http://www.doaj.org ROAR - Registry of Open Access Repositories http://roar.eprints.org ‏ OpenDOAR Directory of academic open access repositories http://www.opendoar.org OAIster http://oaister.worldcat.org
  • 69.
    Etat des lieuxmars 2010 Plus de 4 820 : Nombre de journaux avec peer-reviewed listés dans DOAJ Directory of Open Access Journals Plus de 1 500 : Nombre de dépôts OA listés dans openDOAR (Directory of Open Access Repositories) Plus de 1 645 : Nombre de dépôts OA listés dans ROAR (Registry of Open Access Repositories) 1 139 : Nombre de dépôts OA indexés par OAIster 23 000 000 : Nombre de références dans OAIster Plus de 591 771 : Nombre d’articles déposés dans arXiv 5 616 906 : Nombre d’articles déposés dans PubMed Central Plus de 138 000 : Nombre d’articles déposés dans HAL
  • 70.
    Etat des lieuxOn voit qu’il y a un développement continu du Mouvement Open Access qui a gagné plusieurs bataille contre le système ancien. Cependant tout ceci demande un investissement important de la part chercheur-auteur : il devient auteur, linguiste, éditeur et payeur. Tout le monde n’est pas prêt à ce travail. Ce n’est pas parce que l’infrastructure existe qu’il y a appropriation par tous.
  • 71.
  • 72.
    Exploration des archivesLe protocole OAI-PMH Le protocole OAI-PMH est né en 1999. Ce protocole définit des normes d'échange de métadonnées (données décrivant la structure des documents et les mots clés qui définissent leurs contenus) pour que les archives soient « interopérables », c'est-à-dire pour qu'un ensemble d'archives ouvertes puisse être interrogé en une seule requête comme si les archives n'en faisaient qu'une. Les acteurs : le fournisseur de données : archive, entrepôt. le fournisseur de services : le moissonneur qui lance des requêtes aux entrepôts via le protocole http pour extraire les enregistrements des nouveaux articles déposés et l'agrégateur qui rassemble des données collectées par un moissonneur.
  • 73.
    Exploration des archivesPlusieurs moteurs de recherche moissonnent les serveurs d’archives ouvertes. http://open-access.net/de_en/research/oasearch_engines/ Avano http://www.ifremer.fr/avano/index.jsp?la=fr BASE http://www.base-search.net Google Scholar http://scholar.google.fr OAIster http://oaister.worldcat.org ScienceGate http://sciencegate.ch Scientific Commons http://www.scientificcommons.org Scirus http://www.scirus.com En Recherche Avancée, on peut restreindre la recherche aux AO
  • 74.
  • 75.
    Réactions des éditeursLes éditeurs ont su récupérer dès 2005 le mouvement de publication Open Access : en proposant le modèle de « publication hybride » en basculant vers le « tout open access » pour certains Le modèle sur abonnement pourrait même devenir minoritaire et disparaître à terme.
  • 76.
    Réactions des éditeursCependant concernant le droit d’auteur, les choses ont beaucoup évolué. La majorité des éditeurs commerciaux acceptent le dépôt de suite ou après quelques mois des articles publiés. Le site Sherpa/Romeo classe les revues de plus de 700 éditeurs suivant leur politique éditoriale : Green can archive pre-print and post-print or publisher's version/PDF Blue can archive post-print (ie final draft post-refereeing) or publisher's version/PDF Yellow can archive pre-print (ie pre-refereeing) White archiving not formally supported
  • 77.
    Réactions des éditeursPour convaincre les chercheurs que les éditeurs commer-ciaux autorisent l’auto-archivage, consultez le site : SHERPA/ROMEO http://www.sherpa.ac.uk 63% autorisent une forme d’auto-archivage.
  • 78.
  • 79.
    Annexes Online Guideto Open Access Journals Publishing http://www.doaj.org/bpguide/ The Open Access citation advantage: Studies and results to date http://eprints.ecs.soton.ac.uk/18516/ Open Data http://en.wikipedia.org/wiki/Open_Data Hélène Bosc “Le droit des chercheurs à mettre leurs résultats de recherche en libre accès : appropriation des archives ouvertes par différentes communautés dans le monde” ArchiveSIC , 2008 http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/34/07/84/PDF/HBOSCterminalOA.pdf Rentier, “Bernard Rentier, Recteur,” Blog http://recteur.blogs.ulg.ac.be “ Libre accès à l'information scientifique et technique” http://openaccess.inist.fr “ Open Archives Initiative” http://www.openarchives.org
  • 80.
    Annexes Méta-données Dublincore : http://dublincore.org/ Logiciels d’archivage Eprints http://www.eprints.org/ Dspace http://www.dspace.org/ CDSware (CERN) http://cdsware.cern.ch/ HAL http://hal.archives-ouvertes.fr BioMed Central propose Open Repository sous Dspace (payant) http://www.openrepository.com