Royaume du Maroc
                                  Université Cadi Ayyad
                          Ecole Nationale des Sciences Appliquées
                                  Projet de Fin d’Etudes
                                          de Safi
                              Département : Génie Industriel

                                                                          N° d’ordre : 2012/G.PMC/P5




                                      MÉMOIRE
                                            de

                           PROJET DE FIN D’ÉTUDES
                               Pour l’obtention du diplôme :

                                INGENIEUR D’ÉTAT
                      En Génie des Procédés et Matériaux Céramiques



Thème :

          Optimisation de la désulfatation-décantation de l’acide
           phosphorique des lignes Nissan à Maroc Phosphore I


                                      Présenté par :

                                      Jihad DARYF

                              Rachid SEMLALI EL IDRISSI

                                    Projet réalisé à :

               Groupe Office Chérifien des Phosphates – Maroc Phosphore Safi



                                Soutenu le : 03/07/2012

                              Devant le jury composé de :



      Nom et prénom                      Qualité                    Etablissement d’attache

 Fahd OUDRHIRI HASSANI              Enseignant-chercheur                  ENSA – Safi
 Younes ABOULIATIM
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 M.BOUKHATEM                        Enseignant-chercheur                  ENSA – Safi
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                             REMERCIEMENTS

         Au terme de ce projet de fin d’études, nous tenons tout d’abord à adresser
   nos sincères remerciements à M. MAHROU, chef de la division Maroc
   Phosphore I, qui nous a donné la possibilité de réaliser notre travail au sein du
   service stockage et expédition.



         Nous remercions également, notre responsable de stage à l'OCP,
   M. LECHGAR, chef du service stockage et expédition ainsi que notre
   encadrant à l'ENSA de Safi M. OUDRHIRI, qui sans eux, ce projet n’aurait
   pas vu le jour.



         Nous ne saurions remercier suffisamment M. LOUHZ, chef de service
   phosphorique, pour son aide, ses conseils et son encouragement tout au long de
   notre période de stage.



         Nos remerciements vont aussi à M. BOUSBOULA, M. ELKARARI et
   tout le personnel du service stockage et expédition pour leurs aides, leurs
   écoutes et leurs soutiens.



         Enfin, à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l'élaboration de
   ce mémoire, qu'ils trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude.




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                                   DÉDICACE




 A nos parents



           A nos frères et sœurs



                         A tous les membres de nos familles



                                 A tous ceux qui nous sont chers…




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                                    SUJET DE STAGE

         La désulfatation de la bouillie d'acide phosphorique est une opération nécessaire pour
   répondre aux exigences qualité de nos clients en termes de sulfates libres. Cette opération
   entrave la marche des unités filtration Nissan et par voie de conséquence la limitation des
   cadences de marche.
         Maroc phosphore I envisage la solution de la désulfatation d'acide 30% après
   filtration, il est demandé de:
              Faire un bilan matière au niveau du décanteur dédié à cette opération de
              traitement ;
              Déterminer la capacité maximale de désulfatation ;
              Optimiser la génération et le recyclage des boues décantées ;
              Déterminer la marche optimale avec génération d'un taux de solide conforme au
              niveau de l'over flow du décanteur ;
              Comparer la désulfatation d'acide 30% à l'atelier de traitement acide 54% de
              Maroc Chimie ;
              Envisager la production d'acide reconcentré (60% P2O5) destiné au client
              FOSBRASIL à base d'un acide produit 30% traité au niveau du décanteur.




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                         LISTE DES ABRÉVIATIONS


 APP: Acide Phosphorique Purifié
 CAP: Concentration d’Acide Phosphorique
 DAP: Di-Ammonium Phosphate
 DCP: Di Calcic Phosphate
 IDS: Industrial Direction of Safi
 MAP: Mono-Ammonium Phosphate
 MCP: Mono Calcic Phosphate
 MPI: Maroc Phosphore I
 NPK: engrais à base d’azote (N), phosphore(P) et de potassium(K)
 OCP: Office Chérifien des Phosphates
 PC, MC: Maroc chimie
 PP , MPI: Maroc Phosphore I
 PM, MPII: Maroc Phosphore II
 PI: Infrastructure Portuaire
 TSP: Triple Super Phosphate
 B.M: Bilan Matière




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                                        LISTE DES FIGURES

Figure 1.1 Schéma de Maroc Phosphore I ..........................................................................                    08
Figure 1.2 Schéma de l'unité broyage .................................................................................               10
Figure 1.3 Schéma de l'unité réaction .................................................................................              10
Figure 1.4 Schéma de l'unité filtration ................................................................................             12
Figure 1.5 Schéma d'un échelon de concentration ..............................................................                       15
Figure 1.6 Schéma du stockage de l'acide phosphorique ....................................................                           17
Figure 1.7 Schéma de l'expédition de l'acide phosphorique ................................................ 18
Figure 1.8 Schéma de l’unité de réaction du procédé Rhône-Poulenc ................................ 19
Figure 2.1 Courbe de sédimentation (h,t) ............................................................................ 29
Figure 2.2 Forces agissantes sur la particule .......................................................................                29
Figure 2.3 Schéma d’un décanteur circulaire classique ......................................................                         32
Figure 3.1 Unité désulfatation .............................................................................................         35
Figure 3.2 Désulfatation d’une seule ligne (circuit fermé) .................................................                         40
Figure 3.3 Désulfatation d’une seule ligne (circuit ouvert) ................................................. 41
Figure 3.4 Variation de volume (cm3) en fonction du temps (min) lors de la
sédimentation en éprouvette ................................................................................................. 43
Figure 3.5 Détermination du temps de séjour .....................................................................                    44
Figure 3.6 Détermination du temps de séjour lors du premier essai de décantation ........... 45
Figure 4.1 Comparaison des courbes de sédimentation avec et sans recyclage des boues..                                               49
Figure 4.2 Schéma du décanteur avec recirculation des boues ...........................................                              50
Figure 4.3 Système à étudier ..............................................................................................          54
Figure 4.4 Résultats selon JMP10 .......................................................................................             57
Figure 4.5 Effet de l'interaction de deux facteurs sur le taux de solide de l'acide clarifié ..                                      60
Figure 4.6.a Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de
solide dans l'acide ................................................................................................................. 61
Figure 4.6.b Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de
solide dans les boues ............................................................................................................   61
Figure 4.6.c Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs taux de solide dans
l'acide et taux de solide dans les boues ................................................................................            62



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Figure 5.1 Procédé de fabrication de l'acide phosphorique « FOSBRASIL » ....................                             66
Figure 5.2 Flowsheet de l'atelier TA (Réacteur de désulfatation) ....................................... 70
Figure 5.3 Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MP1 ........... 72
Figure 5.4 Débouchage manuel de conduite .......................................................................         75
Figure 5.5.a Transfert par débordement ..............................................................................    76
Figure 5.5.b Transfert via une pompe .................................................................................   76
Figure 5.6 Doseur de phosphate (Atelier TA) ..................................................................... 77




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                                     LISTE DES TABLEAUX

 Tableau 2.1 Composition représentative du phosphate brut G10 et de ses acides 30% et
 54% en P2O5 ....................................................................................................................... 22
 Tableau 2.2 Analyse des impuretés des différentes qualités du phosphate brut de
 Youssoufia .........................................................................................................................   23
 Tableau 2.3 Influence des principales impuretés contenues dans l’acide phosphorique... 26
 Tableau 3.1 Résumé du calcul des taux de sulfates et débits de phosphate .....................                                         39
 Tableau 3.2 Temps de séjour relatif à chaque essai de sédimentation .............................                                      45
 Tableau 4.1 Données du plan d’expériences ....................................................................                         55
 Tableau 4.2 Matrice d’expériences et leurs réponses .......................................................                            55
 Tableau 4.3 Matrice d’expériences et résultats avec les interactions entre les facteurs ...                                            56
 Tableau 5.1 Exigences du client « FOSBRASIL » au niveau de l'acide phosphorique ...                                                    65
 Tableau 5.2 Comparaison des paramètres de marche ....................................................... 73
 Tableau 5.3 Comparaison des équipements .....................................................................                          74




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                                                    SOMMAIRE

  Introduction générale ......................................................................................................        12


      Chapitre 1: Présentation du groupe OCP & Procédé de fabrication de l'acide
                                                       phosphorique


  I- Introduction .................................................................................................................. 15
  II- Aperçu général du groupe OCP ................................................................................ 15
     II.1- Quelques dates clés ................................................................................................       15
     II.2- Phosphates: Quelques repères ................................................................................              16
     II.3- Diversification des produits de l’OCP ...................................................................                  17
  III- Description du Pôle Industriel: Maroc Phosphore Safi ........................................                                  18
     III.1- Maroc Chimie (IDS/PC) .......................................................................................             18
     III.2- Maroc Phosphore I (IDS/PP) ................................................................................               18
     III.3-Maroc Phosphore II (IDS/PM) ............................................................................... 20
     III.4. Infrastructure portuaire de Safi (IDS/PI) ............................................................... 20
  IV- Procédés de fabrication de l'acide phosphorique ....................................................                            20
     IV.1- Procédé Nissan ….................................................................................................. 20
     IV.2- Procédé Rhône-Poulenc ........................................................................................ 29
  V- Conclusion ...................................................................................................................   31


                                       Chapitre 2: Etude bibliographique


  I- Introduction .................................................................................................................. 33
  II- Composition et impuretés du phosphate et de l'acide phosphorique ....................                                           33
     II.1- Composition du phosphate et de l'acide phosphorique ..........................................                             33
     II.2- Impuretés dans l'acide phosphorique ...................................................................... 34
  III- Sources et influences des impuretés dans l'acide phosphorique .........................                                        36
     III.1- Sources d’impuretés de l’acide phosphorique ......................................................                        36
     III.2- Influence des impuretés de l’acide......................................................................... 36
  IV- Purification de l'acide phosphorique .......................................................................                    38


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Projet de Fin d’Etudes

     IV.1- Raisons de la purification de l’acide phosphorique ..............................................                           38
     IV.2- Procédés de purification d’acide phosphorique à l’OCP ......................................                                38
     IV.3- Décantation ...........................................................................................................     39
         IV.3.1- Théorie de décantation ..................................................................................             39
         IV.3.2- Théorie de Kynch .......................................................................................... 39
         IV.3.3- Types de suspensions en décantation ............................................................ 41
         IV.3.4- Vitesse de sédimentation des particules dans un liquide ..............................                                42
         IV.3.5- Exemples des équipements de décantation ...................................................                           42
  V- Conclusion ...................................................................................................................    44


  Chapitre 3: Bilan matière autour de l’unité désulfatation & Capacité maximale de
                                                        désulfatation


  I- Introduction .................................................................................................................. 46
  II- Bilan matière ............................................................................................................... 46
     II.1- Calcul du taux de sulfates requis ............................................................................              47
     II.2- Calcul du débit de phosphate requis ....................................................................... 48
     II.3- Bilan matière ..........................................................................................................    51
  III- Détermination de la capacité maximale de désulfatation-décantation ................                                             53
     III.1- Essais expérimentaux de décantation .................................................................... 54
     III.2- Détermination du temps de séjour (résolution graphique) .................................... 55
     III.3- Détermination de la capacité maximale de décantation ........................................ 57
     III.4- Détermination de la capacité maximale de désulfatation ...................................... 57
  IV- Conclusion .................................................................................................................     58


             Chapitre 4: Optimisation de la décantation de l’acide phosphorique


  I- Introduction .................................................................................................................. 60
  II- Importance de la recirculation des boues ................................................................                        60
  III- Bilan en matière solide au niveau du décanteur ....................................................                             61
  IV- Plan d’expériences factoriel complet ....................................................................... 63
     IV.1- Terminologie ......................................................................................................... 63



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Projet de Fin d’Etudes

     IV.2- Objectifs du plan d’expériences ............................................................................ 63
     IV.3- Hypothèses ............................................................................................................ 64
     IV.4- Système à étudier ..................................................................................................           65
  V- Solutions et améliorations proposées ........................................................................                        74
  VI- Conclusion .................................................................................................................        74


     Chapitre 5: Etude de la possibilité de production de l’acide « FOSBRASIL » à
     partir de l’acide clarifié de MPI & Comparaison entre l’unité désulfatation de
                                      MPI et l’atelier TA de Maroc Chimie


  I- Introduction .................................................................................................................. 76
  II- Acide « FOSBRASIL » ..............................................................................................                  76
     II.1- Présentation du client « FOSBRASIL » ................................................................. 76
     II.2- Production de l'acide « FOSBRASIL » .................................................................. 77
  III- Comparaison entre l’unité désulfatation de MP1 et l’atelier TA de MC ............                                                  80
     III.1- Présentation de l’unité TA de Maroc Chimie .......................................................                            80
     III.2- Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MPI .............. 83
     III.3- Points à améliorer au niveau de la désulfatation de MP1 .....................................                                 86
       III.3.1- Installation d'un cyclone avant le réacteur de désulfatation ............................                                 86
       III.3.2- Installation d'une pompe de transfert entre le réacteur et le décanteur ............ 86
       III.3.3- Installation d'un doseur de phosphate ..............................................................                      88
  IV- Conclusion .................................................................................................................        88


  Conclusion générale ......................................................................................................... 89
  Références bibliographiques ........................................................................................... 91
  Annexe .............................................................................................................................    92




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Projet de Fin d’Etudes


                         INTRODUCTION GÉNÉRALE

         Ces dernières décennies, il s’est développé une prise de conscience de l’importance
   des équilibres écologiques menacés par la pollution industrielle. Un nouvel état d’esprit
   préside : les entreprises cherchent à satisfaire les exigences des clients vis-à-vis des
   impuretés présentes dans leurs produits.

         Parmi ces entreprises l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), leader mondial sur le
   marché du phosphate et ses produits dérivés, veille à réduire les impuretés contenues dans
   ses produits principalement l’acide phosphorique.

         Dans cette optique, Maroc Phosphore I (MPI) s’intéresse à la purification de l’acide
   phosphorique produit par voie humide. Ce milieu contient plusieurs impuretés en particulier
   les sulfates libres. Afin d’éliminer ces sulfates, l’atelier phosphorique Nissan de MPI adopte
   un procédé de désulfatation suivie d’une décantation.

         Dans ce contexte, s’inscrit notre projet intitulé «Optimisation de la désulfatation-
   décantation de l’acide phosphorique des lignes Nissan à Maroc Phosphore I ».

         Ce travail est divisé en cinq chapitres dont le premier est consacré à la présentation du
   groupe OCP et le procédé de fabrication d’acide phosphorique dans MPI.

         Ensuite, en deuxième chapitre, nous définirons dans une revue de littérature les
   différentes impuretés susceptibles de nuire à la qualité de l’acide phosphorique parmi
   lesquelles les sulfates libres. Puis, nous allons aborder l’opération de désulfatation-
   décantation permettant d’éliminer les sulfates libres et de débarrasser l’acide désulfaté du
   solide pour avoir un acide clarifié.

         La désulfatation consiste à ajouter du phosphate à l'acide phosphorique produit afin de
   diminuer le taux de sulfates. Un bilan matière autour de l'unité désulfatation est établi dans
   le troisième chapitre afin de connaître la quantité exacte de phosphate à ajouter. En outre,
   des essais expérimentaux seront réalisés visant à visualiser le comportement du mélange
   dans le décanteur.




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         En quatrième chapitre, nous allons montrer d’une part l’importance du recyclage des
   boues dans le décanteur et d’autre part nous allons utiliser comme outil les plans
   d’expériences pour modéliser et optimiser le taux de solide dans l’acide clarifié à la sortie du
   décanteur.

         Enfin, le dernier chapitre sera consacré à étudier la possibilité de produire un acide
   phosphorique destiné au client « FOSBRASIL » dans l'unité de désulfatation de MP1. Pour
   réussir cette étude, il serait nécessaire de réaliser une comparaison entre cette unité et
   l'atelier "Traitement d'Acide" de Maroc Chimie afin d’apporter quelques points
   d’amélioration au niveau de l'unité de MPI.




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                             CHAPITRE 1


                         Présentation du groupe OCP
                                         &
       Procédé de fabrication de l’acide phosphorique




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 I. Introduction

         L'acide phosphorique est un composé chimique qui présente une grande importance au
   niveau industriel car il intervient dans de nombreuses applications telles que la fabrication
   des engrais phosphatés, le traitement des surfaces métalliques, la synthèse organique, la
   fabrication des détergents, l'industrie alimentaire, etc.

         De par son importance dans cette étude, le processus de production de l'acide
   phosphorique est décrit plus en détail dans ce premier chapitre. Cependant, avant de
   présenter cette description il est utile de présenter le groupe OCP qui est la société
   responsable de la fabrication de l'acide phosphorique au Maroc.

II. Aperçu général du groupe OCP

         Leader mondial sur le marché du phosphate et ses produits dérivés, créé en 1920 en
   tant qu’office devenu société anonyme en 2008, l’OCP est spécialisé dans l’extraction, la
   valorisation et la commercialisation du phosphate et ses produits dérivés.

         L'OCP a pour mission de maximiser la contribution globale des ressources
   phosphatières au développement national dans le respect de ses responsabilités sociétales et
   environnementales.

         Ses 90 ans d’expérience dans la mine et 45 ans dans la chimie lui permettent d’offrir
   l’une des plus larges gammes de roche de phosphate pour divers usages.

         L'OCP joue un rôle économique et social important dans les six régions du Maroc où
   se trouvent ses quatre centres miniers et ses deux centres industriels : Benguerir, Khouribga,
   Laâyoune, Youssoufia, Jorf Lasfar et Safi. Il y crée richesses et emplois, y dispense des
   formations, s’y approvisionne ou sous-traite auprès d’un réseau dense d’entreprises locales
   qu’il contribue parfois à créer [1].

       II.1.Quelques dates clés

         1920 : Création, le 7 Août, de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP)

         1921 : Début de l’exploitation minière (Khouribga)

         1921 : Première exportation de phosphate (Casablanca)


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         1965 : Début des opérations chimiques (Safi)

         1975 : Création du Groupe OCP

         1998 : Début de la production d’acide phosphorique purifié (Jorf Lasfar)

         2008 : Le Groupe OCP devient OCP S.A.

       II.2.Phosphates : Quelques repères

         >>Le phosphore, dont le minerai de phosphate est riche, est essentiel à toute forme de
   vie : il ne peut y avoir d’ADN sans phosphore. Environ 1% du poids d’un être humain est
   composé de phosphore, entretenu par les aliments absorbés et se fixant, notamment, dans les
   cellules, où il sert de support à l’énergie, et dans les os et les dents.

         >>Environ 85% de l’utilisation des phosphates concernent la production d’engrais, le
   reste étant à usage industriel et d’additifs alimentaires.

         >>Les principales réserves de minerai de phosphate dans le monde proviennent de
   dépôts sédimentaires des bassins océaniques préhistoriques, où la vie marine prospérait.
   Elles sont estimées à plusieurs siècles d’exploitations pour le Maroc, détenteur des
   premières réserves mondiales.

         >>Au-delà de l’eau et du rayonnement solaire, les plantes ont un besoin vital de trois
   composants essentiels à leur développement harmonieux : l’azote (N), le phosphore (P) et le
   potassium (K). Les terres arables contiennent naturellement, dans des proportions très
   variables, ces trois éléments. Jusqu’aux premières décennies du XXe siècle, la croissance de
   la production agricole ne nécessitant pas d’apports importants de ces éléments (au-delà du
   séculaire fumier). Entre 1900 et 2000, la production agricole mondiale a augmenté de 600%.
   Désormais, entre 40 et 60% de la production agricole mondiale nécessitent l’utilisation des
   engrais ternaire NPK (à base d’azote, phosphore et de potassium).

         >>Le phosphate, dans l’état actuel des connaissances scientifiques est l’une des rares
   matières premières au monde insubstituable.

         >>Le phosphate, comme la potasse (surtout pour les sols bien dotés), ne nécessite pas
   d’application sur les champs cultivés aussi régulière que les engrais azotés pour assurer les



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   besoins des plantes, d’où une forte sensibilité de la demande en phosphates à la conjoncture
   économique et agricole.

         C'est pourquoi l'OCP diversifie ses produits afin de viser tous les domaines.

       II.3.Diversification des produits de l’OCP

         L’OCP offre une large gamme de produits adaptée à la diversité des sols et des
   variétés végétales [2].

         Les produits commercialisés

          Phosphate
          Acide phosphorique marchand (H3PO4)
          Acide phosphorique purifié (APP)
          Di-Ammonium Phosphate (DAP)
          Triple Super Phosphate (TSP)
          Mono-Ammonium Phosphate (MAP)

         Les produits en développement

          Engrais spéciaux
            Liquiphos 40 : Formulation ternaire riche en phosphate répondant à des besoins
   importants en phosphore des cultures maraichères et arboricoles. Utilisé en fertigation et
   permettant aussi le débouchage des goutteurs grâce à son action acidifiante.
            Liquiphos 30 : Formulation équilibrée et acidifiante, destinée à la fertigation des
   cultures maraichères et arboricoles à différents stades de croissance.
            Agrimap : Engrais acidifiant destiné aux stades de démarrage et de croissance,
   riche en phosphore et en azote ammoniacal.
            NPK : Trois formules régionales d’engrais NPK destinées à soutenir la
   productivité du blé dans les régions : Gharb/Saiss, Chaouia/Tadla et Doukkala.
          Compléments d’aliment pour bétail et volaille
            Phosphate monocalcique (MCP)
            Phosphate bicalcique (DCP)




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          Pour procéder à la fabrication de tous ces éléments, l'OCP doit être bien organisé, et
    ceci en étant divisé en plusieurs divisions qui sont-elles mêmes composées de différents
    services et ateliers, l’ensemble de ces parties constitue le pôle industriel du groupe dont fait
    partie l’usine Maroc Phosphore Safi.


III. Description du Pôle Industriel : Maroc Phosphore Safi

          Premier site chimique du Groupe OCP, le complexe de Safi a démarré en 1965 pour
    valoriser les phosphates de Gantour (région de Yousoufia). Il se compose de quatre
    divisions: Maroc Chimie, Maroc Phosphore I, Maroc Phosphore II et la division
    infrastructure portuaire qui assure l’importation des matières premières et l’exportation des
    produits finis.

        III.1. Maroc Chimie (IDS/PC)

          La division Maroc Chimie, créée en 1965, est destinée à la valorisation des phosphates
    et la production de l’acide phosphorique et les engrais TSP. Elle se compose de deux ateliers
    de fabrication d'acide sulfurique, deux ateliers de fabrication d'acide phosphorique et trois
    unités d’engrais.


        III.2. Maroc Phosphore I (IDS/PP)

          Pour faire face à la concurrence mondiale, la division Maroc Phosphore I s’engage à
    satisfaire les exigences de ses clients en termes de qualité, quantité et délais, elle produit
    deux qualités d’acide phosphorique : normal et désulfaté.

          MPI comporte quatre ateliers principaux :

           Atelier énergie et fluides
             Cet atelier traite l’eau douce (eau de barrage) avec une capacité de 1.000 m3/h ;
             Station de pompage d’eau de mer d’une capacité de 18.000 m3/h ;
             Trois groupes turboalternateurs de puissance 43.2 MW.
           Atelier sulfurique
          Il a été mis en place pour produire l’acide sulfurique nécessaire à l’attaque du
    phosphate. Il est constitué de :


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            Une unité de fusion et de filtration de soufre de capacité 536 t/h ;
            Quatre lignes de production d’acide sulfurique de capacité unitaire 1.500 t/j.
           Atelier phosphorique
          Il dispose de quatre lignes : A, B, D et F dont le rôle est la production de l’acide
   phosphorique, selon deux procédés différents:
            Nissan (lignes A, B, D) ;
            Rhône-Poulenc (ligne F).

          La division comporte aussi un parc de stockage d’acide phosphorique et une unité
   d’expédition du produit fini (trains).
          L’ensemble des ateliers de Maroc Phosphore I est schématisé dans la figure 1.1:



                                            Energie ONE




                                                                                    Fuel
                                                      Centrale
                         Traitement
   Eau                                               thermique
  douce                  des eaux




    Eau de
     mer

                                Atelier Production
                                 soufre liquide et
                                                                              Stockage acide
                                 acide sulfurique
 Soufre                                                                        phosphorique



                                                 Atelier production
                                                        acide

   Phosphate                                         phosphorique




                           Figure 1.1 : Schéma de Maroc Phosphore I




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       III. 3. Maroc Phosphore II (IDS/PM)
         Cette entité a pour rôle de valoriser le phosphate humide provenant de Benguerir. Pour
   cela, elle dispose d’une laverie de phosphate, de deux ateliers sulfurique et phosphorique
   ainsi que d’une centrale électrique.


      III.4. Infrastructure portuaire de Safi (IDS/PI)

         Cette division, située au niveau du port, a pour activité la réception des matières
   premières et le chargement du phosphate et ses dérivés destinés à l’exportation.

          Matières importées : soufre solide.
          Produits exportés : L’acide phosphorique, les engrais TSP et le phosphate brut.
         Comme indiqué précédemment, la production de l'acide phosphorique dans                la
   division MPI suit soit le procédé Nissan soit le procédé Rhône-Poulenc, la différence entre
   ces deux procédés repose sur le matériel utilisé ainsi que les étapes suivies.


   IV.Procédés de fabrication de l'acide phosphorique
       IV.1. Procédé Nissan

         Dans le procédé Nissan, nous faisons intervenir les étapes suivantes :

          Broyage ;
          Réaction-Filtration-Désulfatation ;
          Concentration d’Acide Phosphorique (CAP) ;
          Stockage d’acide phosphorique.

            Broyage
         Le phosphate provenant de Youssoufia est stocké dans le hall de stockage. Il est
   ensuite soutiré à travers trois tunnels pour être transporté par des bandes alimentant les
   lignes A, B et D. Ensuite, il alimente une trémie ayant une forme cylindrique à fond
   conique. Par le biais d’une bascule intégratrice, le phosphate est acheminé vers le broyeur.
   Le phosphate brut est repris du tube broyeur à l’aide de l’air de circulation produit par le
   ventilateur exhausteur et séparé en fonction de la granulométrie dans le séparateur
   dynamique. L’excès d’air du circuit de broyeur est dirigé vers les filtres à manches pour
   récupérer les fines particules ayant échappées au cyclonage (figure 1.2).

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                            Figure 1.2 : Schéma de l’unité broyage



            Réaction /Filtration/Désulfataion

                Réaction

         L’unité de réaction d’acide phosphorique (figure 1.3) est conçue pour l’attaque du
   phosphate par l’acide sulfurique par voie humide. Chaque ligne comporte les équipements
   suivants : deux pré-mélangeurs, deux digesteurs, quatre cristalliseurs et un laveur Korting.




                            Figure 1.3: Schéma de l’unité réaction



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         Pré-mélangeurs: C'est un réacteur bien agité de capacité de 10 m3 qui contient la
   bouillie composée du phosphate broyé, de l'acide sulfurique concentré à 98% et de l'acide de
   retour H3PO4 à 20% en P2O5. Son rôle est de transformer le phosphate tricalcique en
   phosphate monocalcique selon la réaction suivante :
                          Ca3(PO4)2 + 4H3PO4                3 Ca(H2PO4)2

         Durant cette réaction la température s'élève à 85°C.

         Digesteurs: Ce sont deux cuves agitées et identiques de capacité de 100 m3 dans
   lesquelles se déroulent les réactions suivantes :




         Les réactions principales :

                         Ca3(PO4) + 4H3PO4                      3Ca(H2PO4)2
            Ca(H2PO4)2 + H2SO4 + ½ H2O                      2H3PO4 + (CaSO4, ½ H2O)

         Les réactions secondaires:

            CaCO3 + H2SO4 + ½ H2O                        (CaSO4, ½ H2O) + CO2 + H2O
                                  H2SiF6               2HF + SiF4
                 (CaSO4, ½ H2O) + 3/2H2O                            (CaSO4, 2H2O)
                             SO3 + H2O                            H2SO4


         La température de la bouillie est de 90°C dans la première cuve et 95° dans la
   deuxième et le temps de séjour de la bouillie dans ces deux cuves est d’environ 50 min.
         Laveur Korting: Les gaz produits lors de la réaction sont éliminés du digesteur grâce
   à une dépression créée par l'eau de mer, cette dernière sert aussi au lavage de ces gaz et cela
   se fait dans le laveur Korting. Les gaz aspirés subissent une douche par l'eau de mer, ceux
   qui sont solubles dans l'eau sont rejetés dans la mer alors que ceux qui ne le sont pas sont
   saturés par l'eau et rejetés dans l'atmosphère.
         Cristalliseurs: La bouillie qui sort de la deuxième cuve de digestion est composée
   essentiellement d'acide phosphorique, d'acide sulfurique et de gypse sous forme semi-
   hydratée (CaSO4, ½ H2O). A ce stade, s'effectue la transformation de l’hémi-hydrate en
   dihydrate par refroidissement de la bouillie avec l'air apporté à l'aide d'un ventilateur. La


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   cristallisation se fait dans quatre cuves appelées cristalliseurs de capacité identique et égale à
   750 m3, les cuves sont agitées, disposées en série, reliées par des rigoles et destinées à
   refroidir la bouillie pour favoriser la formation du gypse dihydrate.

            La température dans les cristalliseurs est :
                   - Cristalliseur I : 65°C
                   - Cristalliseur II :   60°C
                   - Cristalliseur III : 57°C
                   - Cristalliseur IV : 55°C
            La bouillie passe environ 2h30min dans chacun des cristalliseurs.

                Filtration

         Le but de la filtration est la séparation de la phase liquide (acide) et de la phase solide
   (gypse ou gâteau).
         La bouillie sortante du quatrième cristalliseur est dirigée vers un distributeur à l'aide
   d'une pompe pour être acheminée par gravité vers le filtre UCEGO (figure 1.4).




                              Figure 1.4 : Schéma de l’unité filtration




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         Filtre UCEGO: C'est un filtre de forme ronde, il représente l'élément le plus
   important de l'installation, il nous permet de connaître le rendement en P2O5 du procédé. Le
   filtre est constitué d'un plateau mobile qui renferme plusieurs tuyaux collecteurs pour les
   filtrats provenant de la table filtrante et d'un plateau fixe qui comprend des compartiments
   dans lesquels nous recueillons les différents filtrats. La table du filtre est constituée de six
   secteurs :
                   Pré secteur ;
                   Secteur acide fort ;
                   Secteur acide moyen ;
                   Secteur acide faible ;
                   Lavage des toiles ;
                   Extraction du gypse.
     o Pré-secteur : La bouillie tombe directement sur les toiles filtrantes, la zone où il n’y a
         pas encore formation du gâteau, le filtrat plein du solide passe pour rejoindre l’acide
         de retour.
     o Secteur acide fort : A ce stade, le filtrat recueilli a une teneur de 30% en P2O5, nommé
         acide fort, est aspiré vers le séparateur d’acide puis repris par une pompe et envoyé
         vers le stockage.
     o Secteur acide moyen : Le gâteau formé après filtration de l’acide fort contient des
         quantités importantes de P2O5, c’est pour cela le lavage du gâteau est indispensable.
         Le lavage est réalisé à contre-courant par l’acide faible (6 à 8%).Le filtrat, après cette
         opération, enrichi jusqu’à une teneur de 18 à 20% en P2O5, est mélangé avec l’acide
         du pré-secteur puis repris par une pompe et renvoyé vers le pré-mélangeur.
     o Secteur acide faible : Le gâteau du gypse contient toujours de P2O5, un deuxième
         lavage est fait par l’eau gypseuse. Cette opération permet d’extraire le maximum
         d’acide produit. Le filtrat obtenu contient 6 à 8% en P2O5 est refoulé vers le premier
         lavage.
     o Extraction du gypse : L’évacuation du gypse est effectuée en continu par un dispositif
         d’extraction constitué d’une vis sans fin, faisant tomber le gâteau dans un entonnoir à
         gypse où il est entraîné par l’eau de mer, puis évacué vers l’égout.
     o Lavage toiles : La couche mince du gypse qui n’a pas été extrait par la vis, est lavée
         par l’eau filtrée.


Projet de fin d’études                                                                        Page | 24
Projet de Fin d’Etudes

     o Séchage toiles : Après l’opération de lavage, l’eau est renvoyée vers le bac d’eau
         gypseuse.

                 Désulfatation
         Une certaine teneur en acide sulfurique libre dans la bouillie du phosphate est
   nécessaire pour le processus de cristallisation du gypse et d’hydratation des cristaux.
   L’expérience montre qu’un excès en acide sulfurique libre de 3 à 4% dans le filtrat de la
   bouillie garantit une hydratation optimale, une croissance parfaite des cristaux et un degré
   d’attaque important. Du fait que la concentration du filtrat d’acide 30% en P2O5 à 54% en
   P2O5 augmente forcément la teneur en acide sulfurique d’environ 6 à 7%, une désulfatation
   est nécessaire. Cette dernière consiste en la réduction de l’acide sulfurique libre dans l’acide
   phosphorique et elle est effectuée actuellement, après la filtration, dans un réacteur à l’aide
   du phosphate broyé. L’acide désulfaté passe par la suite dans un décanteur pour être clarifié.


      N.B : Il est à noter qu’auparavant la désulfatation s’est effectuée avant la filtration.

            Unité concentration d’acide phosphorique

         La concentration consiste à augmenter la teneur de l’acide en P2O5 de 30% à 54% ou
   de 54% à 60% en faisant évaporer une quantité d’eau contenue dans l’acide 30% ou 54%.
   L’ébullition se fait dans un bouilleur sous vide à 80 mm Hg et à une température de 80°C.
   La dépression est créée par une unité à vide qui est constituée principalement d’éjecteurs et
   de laveurs.

         Description du circuit acide dans un échelon: Une pompe de circulation refoule
   l’acide à travers une pipe vers l’échangeur pour le chauffer, puis il pénètre tangentiellement
   dans le bouilleur pour favoriser la séparation gaz liquide. Sous une dépression de 80 mm Hg,
   la température d’ébullition d’eau devient seulement 80°C, la vapeur d’eau et les gaz sont
   aspirés par l’unité à vide.

         Dans les deux premiers échelons, l’acide produit a une teneur de 46% en P2O5, pour le
   concentrer jusqu’à 54% nous le faisons passer dans le troisième échelon.

         Les trois échelons constituent une ligne de concentration, ils sont identiques et
   fonctionnent sous le même principe. Chaque échelon (figure 1.5) est équipé d’un bouilleur,




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Projet de Fin d’Etudes

   d’une pipe, d’un échangeur et de trois pompes : pompe de circulation, pompe à condensat et
   pompe transporteuse.

                   Incondensable             Grand laveur
            Eau de mer                       (Condenseur)
          Vapeur                                                              Coude DN 900
          4,5 bars



                                                                                  Colonne DN 900




                                                                     GAZ
                                                   2 petits
                                                 laveurs

             Pot
                                                                                         Bouilleur
             Conduites                      Conduite
                                              500
               DN 100



                                                                                                      Coude 800

                                                                                                            Comp. 800


                                                                                                               Porte
                                                                                                                visite
                                                                                     Cône
                                                                                                              inclinée
                                                                                   supérieur
                                                                                                                   Entrée
                                                                                                                  Vapeur
               Garde hydraulique                                                                                  0,75 bar
                                                                              Échangeur de
                                                                              chaleur
                                           ACP produit 54 ou 58%           Colonne 800                            Sortie
                                                                                                                condensat
                                                                             Compensateur
                                             Appoint ACP 30 ou 52%                                                 Cône
                                                                           DN 600 DN 800                       inférieur

                                   Pompe de circulation


                                                                                                     Pipe


                         Figure 1.5 : Schéma d’un échelon de concentration




Projet de fin d’études                                                                                      Page | 26
Projet de Fin d’Etudes

               Description de l’unité à vide :

         Elle a pour but le lavage des gaz issus de la concentration et la création d’une
   dépression au niveau du bouilleur pour diminuer la température d’ébullition d’eau. Elle est
   constituée de:

         Un grand laveur : Dans lequel l’eau de mer entre tangentiellement pour la création
   d’une dépression qui va aspirer les gaz au niveau du bouilleur.

         Deux petits laveurs : Les gaz, qui ne sont pas lavés par le grand laveur, sont
   introduits par des éjecteurs. L’eau de mer qui entre du haut du petit laveur va absorber une
   partie des gaz, l’autre partie sera éjectée dans un pot pour le lavage final.

         Un pot: C’est une petite cuve dont le but est le lavage final et la diminution du bruit
   des gaz.

         Quatre éjecteurs : Leur but est d’augmenter la vitesse d’entraînement des gaz et de
   créer par conséquent une dépression très importante au niveau du bouilleur.

         Garde hydraulique: Elle rassemble l’eau de lavage issue des quatre appareils afin de
   la mélanger avec le gypse (résultat de la filtration) pour faciliter son écoulement vers la mer.

            Unité stockage/expédition

         Stockage d’acide phosphorique: La concentration entraîne un accroissement de la
   teneur en matière solide avant que l'acide ne soit introduit dans les réservoirs de stockage, la
   teneur en matière solide doit être abaissée en dessous de 0,5% par une clarification
   appropriée. Les matières solides qui se déposent sont transportées sous forme de boue qui
   est ramenée vers les digesteurs de la réaction. Le refroidissement de l'acide clarifié chaud est
   effectué dans deux échangeurs de chaleur installés en série et refroidis à l'eau de mer.
   L'acide refroidi est stocké dans deux réservoirs froids, un système de raclage et des pompes
   de circulation y empêchent un dépôt de matière solide.

         L’unité de stockage est schématisée dans la figure 1.6 :




Projet de fin d’études                                                                         Page | 27
Projet de Fin d’Etudes

   ACP 58% Clarifié vers Stockage final                                 ACP 54% Clarifié Froid vers Stockage final
                                                                                                                                            U33
                                                                                                                                                       Arrivée         Bac à boues
                                                                                                                                                       boues                                              Boues
           04DT03                                            04AT03                                                  04BT03                            des                                                vers RF
                                                                                                                                                       bacs
           5 000 m3                                          5 000 m3                                                5 000 m3
                                                                                                                                                                          Bâtiment Administratif




                                                         ACP 54% Froid Clarifié
    ACP 58% Froid
    Clarifié

         03BT05                            03AT05                     04AT02                               04BT02                             04DT02                       03DT03


         1 500 m3                          1 500 m3                   1 500 m3                             1 500 m3                           1 500 m3                     1 500 m3



                 ACP 58% Froid


                                                    Refroidisseurs



        ACP 58%
        Chaud


      03DT05                                04DT01                    04AT01
                                                                                                         Vue
                                                                                                       04BT01                               03AT03                         03BT03
                                                                                                    panoramique :
      1 500 m3                              1 500 m3                  1500 m3                          1500 m3                              1 500 m3                       1 500 m3
                                                                                                      OCP SAFI



Arrivée ACP 58%                           ACP 52%Vers échelon           Arrivée ACP 52%                                                                                             Arrivée ACP 30%
Produit par l'échelon de                                                                                               ACP 30%
                                          produisant ACP 58%            Produit par l'échelon de concentration
concentration                                                                                                          Vers les unités de
                                                                                                                       concentration
                                                                                                                                                                 Produit par les lignes Réaction Filtration



                                                 Figue1.6 : Schéma du stockage de l’acide phosphorique



                            Expédition d’acide phosphorique: Elle est composée de deux voies ferrées de
                 chargement. Chaque voie est munie de 3 lignes A, B, D. Chaque ligne est constituée d’une
                 jupe de raccordement avec les sous rames. Le chargement se fait par gravite et à partir de
                 Maroc Phosphore II et Maroc Chimie le chargement se fait par des pompes. Il y a 2-3 rames
                 / poste, la rame se compose de 17 à 19 wagons.

                    Le schéma de l’expédition est illustré dans la figure 1.7 :




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                                                                                                       04XT04 OU

                                                                                                        04XT05


    Rampe principale d'alimentation DN 400


         Vanne à papillon DN           Vanne à papillon DN
          Débitmètre
         200                           200 LD
      Vanne pneumatique                   Vanne DN 50 de                    Vanne DN 200
             Flexibl                      désaérage
                                         Vanne                                                Flexible
             e           Jupe      Trou DN 250               Vanne DN 50
                                                      Jupe                            Jupe LA raccordement
                         LD      d'homm                      de désaérage
                                                      LB                                      citernes
                                     e  d'alime
   Machine                                                   Citern
                                        ntation
                                                             e
                         Vanne de vidange DN 80



                       Figure 1.7 : Schéma de l’expédition de l’acide phosphorique

       IV.2. Procédé Rhône-Poulenc

         Le procédé Rhône-Poulenc est reconnu mondialement (utilisé dans 26 pays). Au
   Maroc, il est utilisé en dix unités dont deux à Safi et huit à Jorf Lasfar. Maroc Phosphore I
   dispose d’une ligne de production d’acide phosphorique selon ce procédé.
         Cette ligne dispose des unités suivantes : l'unité broyage, l'unité réaction, l'unité
    filtration et l'unité de concentration.

              Unité broyage
         Le broyage est une opération qui consiste à fragmenter le phosphate en petits grains de
   granulométrie de 400µm et d’augmenter sa surface d’attaque qui a une influence importante
   sur le rendement de la réaction.

              Unité réaction
         Le phosphate broyé est mis en réaction avec H2SO4 et l’acide de retour (acide
   phosphorique moyen de18 à 22% en P2O5) en milieux aqueux à une température de 78 à
   80°C. La réaction d’attaque s’effectue dans une cuve d’attaque munie d’un agitateur central
   (figure 1.8).
         Cette réaction est exothermique, un refroidissement s'impose pour éviter toute
   formation de semi-hydrate au-delà de 80°C. Opération assurée par un balayage de l'air à la
   surface libre de la cuve. L'échange thermique est réalisé par contact direct entre l'air frais et


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Projet de Fin d’Etudes

   la bouillie projetée en gouttelettes par des agitateurs à double vis hélicoïdale. La chute des
   gouttelettes casse mécaniquement les mousses qui se forment à la surface. Les gaz résultant
   de la réaction sont aspirés par un ventilateur d'assainissement à travers un venturi et une tour
   cyclonique. La bouillie obtenue dans le réacteur est transférée par débordement dans la cuve
   de passage.




               Figure 1.8: Schéma de l’unité de réaction du procédé Rhône-Poulenc

            Unité filtration
         Le but de la filtration est de séparer l'acide phosphorique produit lors de l'attaque du
   gypse, ceci se fait sur un filtre BIRD-PRAYON. Ce dernier est composé de plusieurs
   secteurs:
         Le pré secteur : il est prévu pour éviter la dilution de l'acide produit par l'eau
   d'imprégnation des toiles. L'acide venant du pré-secteur est mélangé avec l'acide moyen.

         Le secteur d'acide fort : alimenté par la bouillie venant de la cuve de passage par
   l'intermédiaire des nacelles qui répartissent le liquide sur toute la surface.

         Le secteur d'acide moyen: le solide sortant du secteur fort contient une quantité
   importante de P2O5 ce qui représente une perte considérable en P2O5 si nous pouvions




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   effectuer un lavage efficace du gâteau par l'acide faible, l'acide moyen résultant est envoyé
   vers la cuve d'attaque.

         Le secteur d'acide faible et d'essorage: Le gâteau subit un lavage à l'eau gypseuse
   pendant son parcours dans ce secteur. L'acide produit est alors un acide faible qui sert au
   premier lavage.

         Le secteur de lavage de toiles: Le gypse sortant de secteur faible est évacué dans la
   trémie à gypse. Celui-ci est mélangé avec de l'eau de mer et est acheminé vers la mer.

            Unité concentration
         La concentration Rhône-Poulenc consiste en un chauffage indirect de l'acide suivi
   d'une évaporation sous vide, c’est le même principe que celui des lignes Nissan. Ceci est
   réalisé dans deux échelons de concentration CAP X et Y.



V. Conclusion

         Cette description du groupe OCP et ses activités nous a permis d'une part d'avoir une
   idée générale sur le rôle des différentes unités de production de l'acide phosphorique au sein
   de la division MP1 et d’autre part de donner au lecteur une vision claire sur le procédé de
   fabrication afin qu’il puisse mieux suivre notre travail.

         Le prochain chapitre concernera une étude bibliographique qui portera sur tous les
   éléments nécessaires pour traiter l'ensemble du sujet.




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                          CHAPITRE 2


                         Etude bibliographique




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 I. Introduction

         L’objectif de notre sujet est la réduction des sulfates libres (%H2SO4) présents dans
   l'acide phosphorique et qui sont des impuretés comme beaucoup d'autres présentes dans cet
   acide, c'est pourquoi ce chapitre contiendra une présentation de différentes impuretés y
   compris les sulfates libres existants dans la roche de phosphate et l’acide phosphorique, ainsi
   que les différentes opérations nécessaires à la réduction ou voir même la suppression de ces
   impuretés.

II. Composition et impuretés du phosphate et de l'acide phosphorique
       II.1.Composition du phosphate et de l'acide phosphorique

         Les analyses des différents essais au laboratoire central de Maroc Chimie, pour la
   période de 01 Janvier 2012 au 15 Février 2012, nous ont permis d’estimer les teneurs en
   éléments essentiels dans l’acide produit et le phosphate brut G10 (Phosphate de Youssoufia)
   utilisé actuellement par Maroc Phosphore I. Les différents résultats sont donnés dans le
   tableau 2.1 :

                    Phosphate G10                               Acide 30%P2O5        Acide 54%P2O5
   Elément                               Acide 30%P2O5
                        (brut)                                      clarifié
   CaO (%)                48                      -                     -                    -
   H2O(%)                  4                      -                     -                    -
   CO2 (%)               5,80                     -                     -                    -
   SiO2 (%)              7,57                     -                     -                    -
  H2SO4 (%)                -                    2,48                  2,20                 3,09
  MgO (%)                0,62                   0,74                    -                  1,51
  Cd (ppm)               8,40                     -                     -                    -
  M.org (%)              2,06                     -                     -                    -

         - : Non communiqué

         Tableau 2.1: Composition représentative du phosphate brut G10 et de ses acides
                                        30% et 54% P2O5




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       II.2.Impuretés dans l'acide phosphorique

         L’acide phosphorique produit contient une grande variété d’impuretés qui nécessite
   des traitements physico-chimiques pour éliminer les plus nuisibles. Afin de connaître ces
   impuretés, nous présentons tout d’abord la composition de différentes qualités de phosphate
   brut traitées au niveau de Maroc Phosphore I (tableau 2.2).

    Elément         Y1 design     Y1 exploitation         Y2       Y23         Y21         Y1C
    CaO (%)           51,77            51,02            53,89     52,63       51,97       50,40
    SO3 (%)            1,47             1,58             2,38      2,55        1,82        1,59
    CO2 (%)            5,88             5,89             3,69      3,89        4,74        5,11
     F - (%)           4,15             3,92             4,02      3,92        4,17        3,46
    SiO2 (%)           2,94             3,81             1,14      3,64        3,82        5,34
    MgO (%)              0,3             0,56            0,49      0.74        0,65        0,63
    Al2O3 (%)            0,49            0,45            0,29      0,32         0,4        0,48
    Na2O (%)             0,77             --              --        --         0,94        1,04
    K2O (%)              0,08             --              --        --         0,07        0,06
    Cl - (ppm)           250             240             235       240         300          --
     %M.org              0,01            2,08            0,25      0,36         --         0,15
   %Humidité             1,1             2,47            1,14      0,24        0,43        1,5
    Cd (ppm)              --               --                --     --          --        12,58
    As (ppm)              --               --                --     --          --         6,37


     Tableau 2.2: Analyse des impuretés des différentes qualités du phosphate brut de
                                                Youssoufia




         Depuis le démarrage de l’atelier Nissan, les principales qualités de phosphates utilisées
   sont : Y1, Y2, Y23, Y21 et Y1C [3].

        Le phosphate Y1 de design :

         L’atelier Nissan est destiné à la production de l’acide phosphorique concentré 30%
   P2O5 à partir du phosphate clair de Youssoufia Y1.




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Projet de Fin d’Etudes

        Le phosphate Y1 d’exploitation :

         Le phosphate Y1 d’exploitation, utilisé de 1976 à 1989, a un comportement différent
   de celui du design suite à des écarts enregistrés au niveau de certains éléments constitutifs,
   notamment : P2O5 et CaO.

         L’exploitation de cette qualité a connu des difficultés de fonctionnement du procédé
   de la désulfatation comme le bouchage des cônes des décanteurs et les problèmes des
   pompes à vis utilisées pour le soutirage des boues.

        Le phosphate Y2:


         Ce phosphate est utilisé suite à l’épuisement du phosphate Y1. Cette qualité est
   calcinée et    difficilement broyable, en plus, ce phosphate a une faible réactivité en
   comparaison avec le phosphate Y1 utilisé auparavant.

        Le phosphate Y23:


         Pour corriger le phosphate Y2 notamment en % SiO2, en % Al2O3 et en % Fe2O3, des
   investigations ont été envisagées en vue de remplacer Y2 par un autre phosphate permettant
   d’améliorer les performances de la réaction filtration. Les investigations ont abouti à
   l’utilisation d’une nouvelle qualité dite Y23 (qualité obtenue en mélangeant 90% du
   phosphate Y2 et 10% de la couche C3 de Benguerir).

        Le phosphate Y21:

         Compte tenu des difficultés présentées par le phosphate Y23 et particulièrement
   l’encrassement des équipements et circuits, le pôle chimie de Safi, les responsables de
   Maroc Phosphore I et le pôle mine de Youssoufia ont mis au point un nouveau phosphate
   permettant d’améliorer la productivité des lignes et d’éviter les problèmes cités. Ce
   phosphate est obtenu en faisant un mélange des phosphates Y2 et Y1 (60% Y2 et 40% Y1).
   Cette qualité est utilisée depuis 2001.


        Le phosphate Y1C:

         Depuis la fin de l’exercice 2005, le phosphate Y1C est utilisé au niveau des unités de
   réaction de MPI, ce phosphate est composé du phosphate clair et du phosphate clair calciné.

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          Les impuretés citées précédemment au niveau de l'acide peuvent provenir de diverses
    sources et ont des influences différentes comme le montre le paragraphe ci-après.


III. Sources et influences des impuretés dans l'acide phosphorique
        III.1.Sources d’impuretés de l’acide phosphorique


           Sources primaires

          Les études effectuées sur les impuretés de l’acide phosphorique montrent que la roche
    de phosphate naturel est leur principale source. En effet, cette roche est constituée en
    proportions variables par un mélange complexe formé d’une cinquantaine d’éléments
    chimiques tels que la fluoropatite, quartz SiO2, carbone sous forme de CaCO3 et de matières
    organiques, métaux et d’autres substances comme : CaO, SO3, SiO2, Al2O3, K2O, Na2O,
    CO2, etc.

           Sources secondaires

          Ces impuretés ont pour origine soit les additifs chimiques tels que : les dispersants, les
    antimoussants, les agents de floculation et de conditionnement, soit l’acide sulfurique et
    l’eau de procédé qui introduisent de faibles quantités d'impuretés tel que : Fe, Al, Si, etc.

          Nous citons aussi la corrosion, l’abrasion et l’érosion des équipements qui introduisent
    essentiellement le fer comme impureté.

        III.2. Influence des impuretés de l’acide

          La présence des impuretés dissoutes dans l’acide phosphorique a des effets néfastes
    sur sa qualité. Toutefois ces impuretés peuvent avoir des effets bénéfiques sur le procédé de
    fabrication d’acide phosphorique. Le tableau 2.3 résume l’effet des principales impuretés
    contenues dans l’acide phosphorique :




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Projet de Fin d’Etudes

         Afin d'éliminer les impuretés nuisibles dans l'acide phosphorique, nous procédons par
   la purification de l'acide qui consiste en des opérations physico-chimiques qui réduisent ou
   suppriment ces impuretés.

IV. Purification de l'acide phosphorique
       IV.1.Raisons de la purification de l’acide phosphorique

         L’utilisation de l’acide phosphorique dans les différents domaines exige des qualités
   d’acide qui respectent les normes en vigueur dans chaque domaine. C’est ainsi que :

            Pour les engrais solides, sauf exception, nous ne purifions pas l’acide.
            Pour les engrais liquides (ou en suspension), nous devons éviter les précipités
              dans la fabrication (en particulier des solutions de polyphosphate d’ammonium). Il
              faut donc enlever la grande partie des impuretés fluorées et métalliques.
            Pour les détergents, nous devons éliminer la mauvaise couleur. Dans ce cas il est
              recommandé de purifier le phosphate et l’acide.
            Pour les usages techniques, telle que la métallurgie, nous devons utiliser un acide
              bien purifié en métaux, dont notamment le plomb.
            Pour l’agro-alimentaire et pour les usages pharmaceutiques, nous devons avoir un
              acide très pur.


       IV.2.Procédés de purification d’acide phosphorique à l’OCP

         L’élimination des impuretés se fait par différentes opérations physico-chimiques de
   traitement d’acide phosphorique :

          La décadmiation : elle consiste à réduire la teneur en Cd par ajout d’acide
            sulfurique à 98% H2SO4 ;
          La défluoration : l’objectif de cette opération est la réduction de la teneur en fluor
            par ajout de la silice ;
          La désarséniation : elle consiste en la précipitation de l’arsenic sous forme de
            sulfure. L’agent de précipitation utilisé est une solution d’hydrosulfite de sodium
            (Na, HS) ayant un titre en NaHS de 30% poids. Cette solution est préparée par
            dissolution de NaHS solide dans l’eau.



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Projet de Fin d’Etudes

     La désulfatation : elle est réalisée dans un réacteur agité qui est chauffé à 90°C, elle
       consiste à réduire la teneur en acide libre (%H2SO4) par l’ajout de phosphate broyé.
       Cette désulfatation est suivie d’une opération de décantation qui consiste à séparer
       l’acide désulfaté des boues formées après l’ajout de phosphate.


       IV.3.Décantation

         La décantation est une opération unitaire, parmi les techniques de séparation liquide-
   solide, basée sur le phénomène de sédimentation, qui consiste à séparer d’un liquide les
   particules en suspension en utilisant les forces gravitaires. Les procédés mis en œuvre
   diffèrent selon que nous recherchons seulement à augmenter la concentration des solides
   (épaississage) ou que nous visons à obtenir un liquide clair à partir d’une suspension diluée
   (clarification).

         La sédimentation est réalisée sur différents types de matières solides en suspension,
   parmi lesquelles nous pouvons distinguer deux comportements opposés : celui des particules
   grenues, qui décantent indépendamment les unes des autres, et celui des particules plus ou
   moins floculées, qui ont des vitesses de chute variables, en fonction de la taille des flocs et
   de leur abondance [5].

         La théorie de la décantation et la procédure de dimensionnement des appareils tiennent
   compte de ces considérations.

         IV.3.1.Théorie de décantation

         Il existe plusieurs théories de décantation dont la plus connue est la théorie de Kynch.

         IV.3.2.Théorie de Kynch

         En 1952, Kynch proposa la théorie suivante : la vitesse de chute de particules rigides
   en sédimentation libre ne dépend que de la concentration locale en solide de la suspension.
   Elle est une fonction décroissante de la concentration en solide. Les particules de même
   dimension, de même forme et de même masse volumique sont équitombantes et leur
   concentration est uniforme pour chaque niveau de la colonne de sédimentation.




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Projet de Fin d’Etudes

         Ainsi, à partir des essais en éprouvette, Kynch traça le diagramme (h, t) (figure 2.1)
   en mesurant la concentration des matières en suspension dans l’éprouvette dans les
   différents temps.




                          Figure 2.1: Courbe de sédimentation (h,t)

         A t0 l’éprouvette, de hauteur h0, est remplie de la suspension initiale de concentration
   en matières solide C0. Dès que les particules commencent à sédimenter, à un certain temps
   t1, nous visualisons l’apparition d’une interface de hauteur h1 entre la phase liquide et la
   phase solide. Cette interface descend au fur et à mesure jusqu’à atteindre une hauteur limite
   h3. Avec cette courbe, Kynch a défini quatre phases de décantation.

         Phase AB : phase de décantation GRENUE

         La décantation des particules discrètes est caractérisée par conservation de leurs
   propriétés physiques initiales (forme, dimension, densité) au cours de leur chute. La vitesse
   de chute est indépendante de la concentration en solide c'est pour cette raison que nous
   pouvons appliquer la loi de stocks pour déterminer cette vitesse. Pour qu'une particule chute
   il faut que sa vitesse augmente jusqu'à ce que les forces de décantation (poids) équilibrent
   les forces de frottement. Considérons les forces agissantes sur une particule isolée dans un
   liquide :




                         Figure 2.2 : Forces agissantes sur la particule


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         D’après la figure 2.2, la particule en suspension est soumise à trois forces: G, la
   pesanteur : F, la réaction I: l'inertie.

         Phase BC : phase de sédimentation diffuse ou de coalescence (flocon)

         Ce type de décantation est caractérisé par l’agglomération des particules, c'est la phase
   de sédimentation diffuse ou de coalescence, c'est une partie rectiligne qui traduit une vitesse
   de chute constante. Les propriétés physiques de ces particules (formes, dimensions, densité)
   sont donc modifiées et la concentration initiale de matières en suspension C0 a un rapport
   avec la vitesse de chute. Nous trouvons ce type de décantation dans les décanteurs de
   traitement des eaux et dans les décanteurs secondaires des usines d'épuration.

         Phase CD: phase de décantation freinée

         Elle est relative à une décantation globale d'un ensemble de particules qui ont une
   concentration très élevée, ce qui entraîne la formation d'une couche de particules suspendue
   en matières en suspension, c'est la sédimentation en piston, à ce stade nous assistons à un
   ralentissement de la vitesse de chute des particules. Ce type de décantation existe dans la
   partie profonde du décanteur.

         Phase DE : phase de décantation en compression des boues

         Au point D de la courbe, les particules sont très proches les unes par rapport aux
   autres, elles entrent en contact et exercent une compression et reposent sur les couches
   inférieures, dans cette zone, le phénomène de consolidation est relativement lent, ce qui
   entraîne une vitesse de chute presque nulle.

         Remarque : Il faut noter que la transition entre les différentes phases se fait de
   manière continue et le classement qui vient d’être proposé constitue une simplification pour
   mieux les caractériser.

         Après avoir parlé de la théorie de décantation, nous allons présenter dans le
   paragraphe suivant les types de suspensions rencontrés dans la décantation.

         IV.3.3.Types de suspensions en décantation

         Selon la concentration en volume des solides, nous distinguons deux types de
   suspension :

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Projet de Fin d’Etudes

              Suspensions diluées

         Lorsque la concentration en volume des solides en suspension est inférieure à 0,5 %,
   nous considérons que les particules sont suffisamment éloignées les unes des autres et que,
   de ce fait, chacune d’entre elles sédimente comme si elle était isolée dans le liquide

              Suspensions concentrées

         Dès que la concentration volumique en solides devient élevée (> 0,5 %), les
   interactions entre particules ne sont plus négligeables. Les particules adhèrent entre elles et
   la masse décante en piston avec une interface nette entre les boues et le liquide surnageant.

         Théoriquement, pour calculer la vitesse de sédimentation, il faut faire intervenir la
   masse volumique et la viscosité équivalente de la suspension.

         IV.3.4.Vitesse de sédimentation des particules dans un liquide

         La théorie de la sédimentation de solides fins dans un liquide, qui obéit à la loi de
   Stokes, montre que la vitesse de chute d’une particule est proportionnelle à la différence des
   masses volumiques entre la particule et le liquide et au carré de la dimension de la particule.

         La loi de Stocks, en régime laminaire, s’écrit Ulim = 0,545. (sf).f1.d2

         Avec Ulim : vitesse limite de chute

         f,s : les masses volumiques du fluide et solide respectivement

         f : viscosité dynamique du fluide

                d : diamètre d’une particule sphérique

         En conséquence, tout phénomène susceptible d’augmenter le diamètre des particules
   favorise la sédimentation de façon très significative, de sorte que la floculation est devenue
   une partie intrinsèque de la sédimentation. La plupart des matériaux en suspension dans un
   liquide sont naturellement floculés et, de ce fait, peuvent être concentrés par sédimentation.

         IV.3.5.Exemples des équipements de décantation

         Il existe plusieurs types des équipements de décantation dont le choix tient compte de
   plusieurs considérations, notamment de la concentration de la suspension (suspension


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   diluée, suspension concentrée), de la dimension et de la nature des particules (particules
   grenues, floculées...), de la fonction recherchée (clarification, épaississage), des débits à
   traiter, etc. Dans ce paragraphe nous allons présenter deux types de décanteurs : Les
   décanteurs circulaires classiques pour mieux comprendre le mécanisme de décantation à
   l’échelle industrielle et les décanteurs à contact de boues comme ceux utilisés dans MPI.

            Décanteurs circulaires classiques

         Les décanteurs circulaires classiques (figure 2.3) comportent plusieurs éléments:




                         Figure 2.3: Schéma d’un décanteur circulaire classique

         - Une cuve avec une goulotte périphérique pour recueillir la surverse, qui est évacuée
   par débordement, et un orifice central ménagé à sa base pour évacuer les sédiments ;

         - Une chambre d'alimentation consistant en un cylindre recevant la pulpe à traiter. Elle
   peut être pourvue de dispositifs servant à la floculation ;

         - Un mécanisme de raclage, dont le rôle est d'entraîner les solides décantés vers
   l'orifice d'évacuation par un mouvement de rotation lent des râteaux. Le mécanisme de
   raclage est entraîné par une tête de commande située sur la colonne centrale ou sur une

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Projet de Fin d’Etudes

   poutre reposant sur la cuve, ou encore par un chariot roulant sur le bord de la cuve, qui
   entraîne une poutre dans un mouvement circulaire communiquant elle-même le mouvement
   de rotation à la colonne centrale.

            Décanteurs à contact de boues

         L'obstacle majeur à une bonne décantation est la mauvaise floculation des particules
   (trop faible, ou trop forte d'où une viscosité élevée).

         Le principe de ces appareils vise à favoriser la formation de particules plus grosses,
   qui décantent plus rapidement, en mélangeant des boues déjà décantées à la suspension à
   décanter, nous distinguons quatre types de décanteurs à contact de boues :

              Le décanteur à lit de boues, qui fait circuler le liquide de bas en haut à travers
                 la masse de boue formée par floculation. Nous récoltons en surface le liquide
                 clarifié par son passage à travers le lit de boues.
              Le décanteur lamellaire, fonctionne selon le même principe que le précédent
                 mais la présence des compartiments lamellaires augmente la surface de
                 décantation considérablement et permet des installations plus compactes.
              Le décanteur à recirculation de boues, où les boues sont recyclées. Après
                 prélèvement du liquide clarifié, elles sont mélangées avec la nouvelle
                 suspension à traiter avant d'être à nouveau laissées en décantation. Ce
                 décanteur est le même utilisé au niveau de l’atelier phosphorique de MP1
              Le décanteur-épaississeur, qui est composé d'un décanteur à recirculation de
                 boues externes et d'un système de décantation lamellaire. Les boues extraites
                 sont déshydratées sans épaississeur intermédiaire [6].


V. Conclusion

         Cette revue de      littérature nous a permis de mettre l’accent sur les différentes
   impuretés susceptibles de nuire à la qualité de l’acide phosphorique parmi lesquelles les
   sulfates libres. Par la suite, nous avons abordé l’opération de désulfatation-décantation qui
   permet d’éliminer les sulfates libres et les boues pour avoir un acide désulfaté et clarifié, et
   qui servira de base pour le chapitre suivant.



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Projet de Fin d’Etudes




                         CHAPITRE 3


         Bilan matière autour de l’unité désulfatation

                                      &

                  Capacité maximale de désulfatation




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Projet de Fin d’Etudes

 I.Introduction

         Afin de satisfaire les exigences des clients au niveau de la qualité de l'acide
   phosphorique produit, l'OCP utilise différentes opérations physico-chimiques pour traiter les
   éléments nuisibles à la conformité de l'acide. L'un des éléments les plus importants est le
   taux de sulfates (%H2SO4) présent dans l'acide phosphorique et qui ne doit pas dépasser une
   teneur de 2.5% pour un acide concentré à 30% en P2O5, c'est pourquoi nous procédons à
   une opération de désulfatation qui consiste à ajouter du phosphate à l'acide phosphorique
   produit afin de diminuer ce taux de sulfates pour atteindre une valeur inférieure à 2.5%.

         Au niveau de l'unité de désulfatation de MP1, nous ajoutons des quantités du
   phosphate d’une manière non précise jusqu'à obtenir un taux de sulfates acceptable, sauf
   que nous générons des pertes au niveau de la quantité de phosphate utilisée car nous ne
   pouvons pas être sûrs que la totalité du phosphate a réagi. C'est la raison pour laquelle nous
   allons établir un bilan matière autour de l'unité désulfatation afin de connaître la quantité
   exacte de phosphate à ajouter pour répondre aux exigences demandées en taux de sulfates.

II.Bilan matière (B.M)

         La désulfatation s’effectue par l’ajout du phosphate dans un réacteur équipé d’un
   agitateur et alimenté tangentiellement par l’acide phosphorique arrivé du filtre, ce qui
   produit un mélange d’acide phosphorique et de phosphate finement broyé qui sera acheminé
   vers un décanteur afin de séparer les boues de l’acide désulfaté, cet acide sera transféré vers
   un bac tampon afin d’être envoyé vers le stockage (figure 3.1).
                                                      Phosphate broyé


                   H3PO4

                            Réacteur

                                          Décanteur
                                                                          H3PO4 clarifié vers
                                                                              stockage

                    Boues


                                  Figure 3.1: Unité désulfatation


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Projet de Fin d’Etudes

         L’atelier de fabrication d’acide phosphorique dispose de quatre lignes : A, B, D et F,
   selon deux procédés : Nissan (Lignes A, B, D) et Rhône-Poulenc (ligne F).

         Les lignes pouvant être désulfatées sont les lignes B et D en raison de leur proximité
   de l’unité de désulfatation, par contre les deux autres lignes sont en marche normale. Le
   mélange des quatre lignes doit avoir un taux de sulfates aux environs de 2,2 % pour être
   conforme aux exigences des clients qui demandent un taux de sulfates (≤ 2,5%) pour un
   acide phosphorique de concentration 30% en P2O5, donc les possibilités que nous pouvons
   étudier sont la désulfatation d’une seule ligne (B ou D) ou bien la désulfatation des deux
   lignes en même temps (B et D). Pour cela il faut calculer dans les deux cas le taux de
   sulfates requis et le débit de phosphate nécessaire pour réaliser cette opération et aboutir au
   bilan matière recherché.

       II.1.Calcul du taux de sulfate requis

          Désulfatation d’une seule ligne :
         En marche normale, l’acide phosphorique produit contient un pourcentage de 2.8% en
   H2SO4, donc il faut calculer le taux de sulfates nécessaire pour désulfater une seule ligne et
   avoir un mélange avec un taux de sulfates de 2.2%.


         Soit :

            - QM : le débit massique du mélange des 4 lignes de production.

            - QA, QB, QD, QF : les débits massiques respectivement des lignes A, B, D et F.

            - x, y, z, t : les taux de sulfates respectivement dans les lignes A, B, D et F.

            - Supposons que la ligne désulfatée est la ligne D.

            - Le débit massique journalier des quatre lignes est identique et égale à 1786
            tonnes de H3PO4.

                     (        )   (      )     (      )   (       )    (          )


                              (         )      (     )    (       )   (       )




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                     (             )       (                    )   (             )       (           )



      A.N :                                                    z = 0.4%



          Désulfatation de deux lignes :
         Dans ce cas, nous introduisons le mélange des deux lignes (B et D) dans le réacteur.

         Soit:

              - QC : Débit du mélange des deux lignes B et D.

              - QA, QF : les débits massiques respectivement des lignes A, F.

              - x, z, t : les taux de sulfates respectivement dans les lignes A, (B + D) et F.



                            (          )       (           )    (         )   (               )



                                       (                   )    (         )   (       )




                             (                     )   (                  )   (                   )



      A.N:                                                     z = 1.6%



       II.2.Calcul du débit de phosphate requis

          Désulfatation d’une seule ligne :

         Les réactions mises en jeu au niveau du réacteur sont les suivantes :

                  CaO(Phosphate) + H2SO4 + H2O                                    CaSO4, 2 H2O

                                           H2SO4                          SO42- + 2H+

         Donc:                                 n(CaO) = n(H2SO4)

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                                              (           )       (            )
                                              (           )       (            )


                                                  (               )       (    )
                                  (     )                                               (1)
                                                              (            )

         Pour calculer le débit d’H2SO4, nous utiliserons la conversion des sulfates en se
   basant sur le débit d’H3PO4 : m(H3PO4) = 80.12 t/h

          Conversion = masse réagie du réactif / masse du réactif dans l’alimentation                                   (2)

                                                      (           )                (          )
                         Conversion =
                                                                      (        )


         A.N:            Conversion = 86%

            (2)         m(H2SO4) Réagie = Conversion * m(H2SO4) Alimentation

 Or, l’acide phosphorique contient 2.8% d’H2SO4 (m(H2SO4) Alimentation = 2.8% *m(H3PO4))

         Donc: m(H2SO4) Réagie = 86% * 2.8% *m(H3PO4)                                             m(H2SO4) = 1.92 t/h


            (1)            m(CaO) =                                      m(CaO) = 1.09 t/h


         D’après les analyses du phosphate sec du mois de janvier et février (Cf. chapitre 2), le
   phosphate utilisé a une teneur moyenne en CaO de 48%.

         Donc :           m(CaO) = 0.48 * m(phosphate sec)

                          m(phosphate sec) = m(CaO)/0.48                               m(phosphate sec) = 2.27 t/h

         Cependant, le phosphate utilisé est humide avec un taux d’humidité de 4%.

         Donc le débit nécessaire est de: m(phosphate humide) = m(phosphate sec) / (1-0.04)

         A.N :                m(phosphate humide) = 2.36 t/h




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       Donc, pour diminuer le taux de sulfates d’une ligne de production d’acide phosphorique
 avec un débit de 80.12 t/h, d’une teneur en sulfates de 2,8% à 0,4%, nous devons introduire
 une quantité de phosphate égale à 2.36 t/h.

          Désulfatation de deux lignes :

         Les réactions mises en jeu conduisent à l’équation :

                                                 (         )     (    )
                                 (      )                                   (1)
                                                       (          )


         De la même manière que précédemment, nous utiliserons la conversion pour
   determiner le debit d’H2SO4 (m(H3PO4) = 160.24 t/h).

              Conversion = 43%

    Donc: m(H2SO4) Réagie = 43% * 2.8% *m(H3PO4)                            m(H2SO4) = 1.92 t/h

         Tout calcul fait :
                                m(phosphate humide) = 2.36 t/h


         Donc, pour désulfater deux lignes de production d’acide phosphorique avec un débit
   de 160.24 t/h d’une teneur en sulfates de 2,8% jusqu’à 1,6%, Nous devons introduire une
   quantité de phosphate égale à 2.36 t/h.

         Le tableau 3.1 récapitule les résultats obtenus :

   Nombre de lignes           m (H3PO4)              % H2SO4 à        %H2SO4 à la         Débit de
       désulfatées              (t/h)                 l’entrée            sortie       phosphate (t/h)
         1 ligne                80.12                   2.8                0.4              2.36
         2 lignes              160.24                   2.8                1.6              2.36


          Tableau 3.1: Résumé du calcul des taux de sulfates et débits de phosphate

         En se basant sur ces résultats, nous pourrons établir un bilan matière autour de l'unité
   désulfatation.




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       II.3.Bilan Matière

         Afin de réduire le taux de sulfate de l'acide phosphorique nous ajoutons du phosphate,
   toutefois nous nous confrontons au problème de la génération des boues au niveau du
   décanteur, car plus nous ajouterons du phosphate plus nous créerons des boues.

         Le décanteur utilisé dans cette unité dispose d'un racleur qui rassemble les boues vers
   un cône de décharge permettant leur extraction. Si la viscosité de ces boues est faible elles
   seront recyclées vers ce même décanteur et nous parlons de circuit fermé (figure 3.2), mais
   si la viscosité des boues est plus élevée alors elles seront transférées vers les digesteurs de la
   réaction et nous parlons alors de circuit ouvert (figure 3.3).

         Pour établir le bilan matière autour du décanteur nous avons eu recours à faire des
   analyses au niveau de l’unité désulfatation. Cependant durant la période de stage, le cas
   choisi par l’atelier phosphorique est celui d’une seule ligne désulfatée, c’est la raison pour
   laquelle nous nous somme limités à l’étude d’une seule désulfatée.

            Circuit fermé (viscosité faible des boues) :
            Soit :

                 - QA le débit d’acide phosphorique produit par la ligne B ou D.

                 - Qϕϕ le débit de phosphate broyé.

                 - QB le débit des boues recyclées.

                 - QAC le débit de l’acide clarifié.
                                   Qϕϕ
               QA                                                                  QAC




            QB




                     Figure 3.2 : Désulfatation d’une seule ligne (circuit fermé)

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   B.M.Global:                          QA+ Qϕϕ = QB + QAC

                 Or : QB=0 car nous procédons en circuit fermé.

         Donc :       QAC = QA+ Qϕϕ

         A.N :                       QAC = 80.12 + 2.36
                                       QAC = 82.48 t/h

            Circuit Ouvert (viscosité élevée des boues) :
            Soit :

                 - QA le débit d’acide phosphorique produit par la ligne B ou D.

                 - Qϕϕ le débit de phosphate broyé.

                 - QB le débit des boues recyclées.

                 - QAC le débit de l’acide clarifié.

                                             Qϕϕ
                           QA                                                      QAC




             Q(B)


                     Figure 3.3: Désulfatation d’une seule ligne (circuit ouvert)


         Pour calculer le débit des boues dans le cas du circuit ouvert, nous sommes amenés à
   faire quelques analyses pour le taux de solide (annexe 1) ainsi que le taux de sulfates
   (%H2SO4) (annexe 2). Les résultats obtenus sont présentés sous forme de tableau dans
   l’annexe 3.

         Les résultats d’analyses des boues nous donne un taux de sulfate moyen de :

                                            %H2SO4 ≈ 10%


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    B.M.Global :          QA+ Qϕϕ = QB + QAC

                  Or : QB ≠ 0 car nous procédons en circuit ouvert.

    B.M.Partiel/H2SO4:          2.8%*QA + 2.14%*Qϕϕ = 0.4%*QAC + 10%*QB

                  Or: QA= QAC.

                            (                         ) (             )
          A.N :      QB =


                                      QB = 19.73t/h



          Tout au long de notre stage, nous n'avons fait que des analyses par rapport à une seule
    ligne désulfatée, c'est ce qui nous a poussé à calculer la capacité maximale de désulfatation
    pour savoir si le fait d'utiliser qu'une seule ligne désulfatée est un choix de       l’atelier
    phosphorique ou bien une contrainte liée à la capacité de production du matériel utilisé pour
    cette désulfatation.

III.Détermination de la capacité maximale de la désulfatation-décantation

          L’atelier phosphorique Nissan a pour mission de produire l’acide phosphorique 30%
    en P2O5 en utilisant 3 lignes identiques A, B, D. Les deux lignes B et D peuvent être
    désulfatées alors que la ligne A est en marche normale. Ceci dit, l’unité réduit souvent le
    taux de sulfate de la ligne B ou D et rarement plus d’une ligne (par exemple la ligne B et une
    petite partie de la ligne D). C'est pourquoi nous pouvons poser la question suivante : quelle
    est la quantité maximale que nous pouvons désulfater pour atteindre nos objectifs sans
    entraver la marche normale du décanteur ?

          Afin de répondre à cette question nous devons déterminer la capacité maximale du
    mélange (acide phosphorique, phosphate) pouvant être décantée puisque ce mélange passe
    toujours par le décanteur afin de séparer l’acide désulfaté des boues engendrées lors de la
    réaction de désulfatation.

          La détermination de la capacité maximale passe par des essais expérimentaux visant à
    visualiser le comportement du mélange dans le décanteur. Ces essais se basent sur le traçage
    d'une courbe de sédimentation à travers laquelle nous déterminerons graphiquement le temps
    de séjour nécessaire pour la décantation des particules solides du mélange.

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                    III.1.Essais expérimentaux de décantation
                      Décantation en cylindre

                     La décantation en cylindre est une méthode simple traditionnellement utilisée pour
          estimer les caractéristiques de floculation et de sédimentation du solide. Le cylindre de
          sédimentation consiste en une éprouvette graduée de 500 ml remplie d'une suspension
          homogène de boue et de liquide. Les agglomérats de boue sédimentent et se déposent au
          fond du cylindre sous l'action de la gravité.

                      Courbe de sédimentation

                     Après avoir prélevé un échantillon du mélange à l’entrée du décanteur, nous le versons
          dans une éprouvette cylindrique de section S (annexe 4). Nous étudions ensuite le
          comportement de la suspension (mélange) en sédimentation en traçant soit la variation de la
          hauteur h de l’interface séparant le liquide clair de la suspension, soit la variation du volume
          V en fonction du temps écoulé depuis le début de la décantation. La vitesse de sédimentation
          est représentée à tout moment par la tangente à la courbe obtenue:      V= - dh /dt

                     La figure 3.4 présente les résultats de la position de l'interface de sédimentation en
          fonction du temps lors de la sédimentation en éprouvette d’un échantillon.

              600


              500


              400
Volume(cm3)




              300


              200


              100


               0
                    0           200         400           600         800         1000          1200          1400
                                                            Temps (min)


                        Figure 3.4: Variation de volume (cm3) en fonction du temps (min) lors de la
                                                  sédimentation en éprouvette

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         D’après cette courbe de sédimentation nous constatons que :

          Au départ les gros grains sédimentent rapidement et se déposent sur le fond de
   l’éprouvette ce qui explique l'augmentation rapide de la hauteur de cette zone. Cette étape
   est suivie de l’apparition d’une interface entre un liquide clair et une phase boueuse (annexe
   4) qui peut elle-même être divisé en deux parties : une partie supérieure conservant l’aspect
   de la suspension de départ et une zone inférieur d’aspect intermédiaire.
          La vitesse de sédimentation de la suspension faible est plus importante que celle de
   la suspension forte.
          D'après cette courbe, nous pourrons déterminer le temps de séjour de la suspension.
       III.2.Détermination du temps de séjour (résolution graphique)

         Pour déterminer le temps de séjour, nous avons utilisé une méthode graphique qui
   propose de choisir un point intermédiaire de la courbe CD (figure 3.5). La tangente en (m)
   coupe l'horizontal d'ordonnée (hr) en un point K d'abscisse (t). Cette valeur est le temps de
   séjour.




                          Figure 3.5: Détermination du temps de séjour

         Dans notre étude, l'utilisation de cette méthode nous a permis de tracer la courbe de la
   figure 3.6:




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                     600


                     500


                     400
       Volume(cm3)




                     300


                     200
                                                       m
                     100
                                                                            K
                       0
                           0       200           400       600       800            1000   1200       1400
                                                            Temps (min)

        Figure 3.6: Détermination du temps de séjour lors du premier essai de décantation

                     D’après la courbe, nous obtenons un temps de séjour de 800 min, c.à.d. 13,3 h.

                     Afin de calculer un temps de séjour moyen, plusieurs essais ont été effectuées dont les
   courbes sont présentées dans l’annexe 5.

                     Le tableau 3.2 regroupe les temps de séjour calculés pour chaque essai.

                                         Essai             1     2     3        4      5   6
                               Temps de séjour (min) 800 870 840 865 830 810


                        Tableau 3.2: Temps de séjour relatif à chaque essai de sédimentation


                     Ces différences entre les temps de séjour ne peuvent être expliquées que par le taux de
   solide présent dans chaque échantillon de la suspension initiale qui varie suite à l’instabilité
   de la marche de processus de décantation.

                     Ainsi, d’après ces essais expérimentaux de sédimentation par éprouvette cylindrique,
   nous estimons un temps de séjour moyen de 836 min c.à.d. d’environ 14h. Ce temps de
   séjour sera utilisé pour déterminer la capacité maximale des suspensions que nous pouvons
   décanter.




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       III.3.Détermination de la capacité maximale de décantation

         Le débit maximal de la suspension à décanter (                  ) peut être calculé par la

   relation suivante:
                                                    =



         Avec :                = débit de suspension à décanter (m3/h)

                  V = capacité du décanteur (volume) (m3)

                  ts = temps de séjour (h)

         La capacité de décantation V est donnée dans une fiche de caractéristique du décanteur
   dans l’annexe 6, cette capacité est égale à 1250 m3.


         A.N :                =                                    = 89,28 m3/h


         Or, H3PO4 a une densité de 1.3 donc :                  = 116,064 t/h

         Ce débit permettra de calculer la capacité maximale de suspension pouvant être
   désulfatée.

       III.4.Détermination de la capacité maximale de désulfatation

         La capacité maximale de désulfatation désigne le débit d’acide phosphorique à
   introduire à l’entrée du réacteur de désulfatation. Pour calculer ce débit, nous suivons le
   raisonnement suivant :

         D'après le bilan matière effectué pour calculer le débit de phosphate nécessaire pour
   désulfater une seule ligne de production (paragraphe II.2), nous pouvons déterminer le
   rapport entre le débit massique de phosphate et celui de l’acide phosphorique à désulfater :


         Nous calculons le rapport:                     =           0.03



         Donc le débit massique total (phosphate + acide phosphorique) :

         mT =                + 0,03.                             mT = 1,03.                 (1)


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         A partir de la relation (1), nous trouvons : mt= 119.54 t/h

         C’est la capacité maximale que nous pouvons désulfater et qui correspond presque à
   une ligne (80.12 t/h) et demi (39.8 t/h), donc le choix d’une seule ligne désulfatée ou bien
   une ligne et demi est un critère imposé par le matériel utilisé dans l’unité de désulfatation.
   Ainsi, la désulfatation de deux lignes de production est irréalisable avec le matériel utilisé.

IV. Conclusion

         Cette étude nous a permis d'une part de calculer le débit exact de phosphate à
   introduire dans le réacteur de désulfatation pour atteindre les exigences des clients de l'OCP
   ainsi que d’éviter les pertes de phosphate dans ce réacteur; et d'autre part de déterminer la
   capacité maximale de l’acide phosphorique à désulfater afin de connaître la limite de
   production des équipements utilisés dans cette unité de désulfatation.

         Cependant, la désulfatation de l’acide phosphorique entraine la génération des boues
   au niveau du décanteur, ces boues sont le résultat de l’accumulation du solide dans l’acide
   désulfaté. Ce problème nous a poussés à faire une étude sur le taux de solide dans cet acide
   afin d’optimiser la clarification de l’acide phosphorique pour satisfaire les exigences des
   clients vis-à-vis de ce taux de solide.




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                         CHAPITRE 4


             Optimisation de la décantation de l’acide
                          phosphorique




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 I. Introduction

                   La décantation à recirculation des boues est le procédé adopté pour clarifier l’acide
   phosphorique dans MPI. Elle consiste à recycler les boues décantées vers l’entrée du
   décanteur. Ce recyclage des boues a pour objet d’augmenter la vitesse de sédimentation des
   particules solides dans le décanteur et par conséquent favoriser la séparation de l’acide
   clarifié des boues décantées. Toutefois nous devons recycler un débit des boues avec une
   concentration bien déterminée en matière solide pour ne pas avoir un taux de solide élevé
   dans l’acide clarifié (l’over-flow du décanteur). Ainsi, nous allons étudier l’influence de
   différents paramètres sur le taux de solide dans l’acide clarifié.

                   Pour ce faire, nous allons montrer d’abord l’importance du recyclage des boues, en
   faisant une petite comparaison entre la décantation d’acide désulfaté avec et sans recyclage
   des boues. Ensuite, en établissant un bilan en matière solide au niveau du décanteur afin
   d’estimer le débit des boues à recycler. Enfin nous allons utiliser comme outil les plans
   d’expériences pour modéliser et optimiser le taux de solide dans l’over-flow du décanteur.

II. Importance de la recirculation des boues

                   Pour montrer le rôle primordial du recyclage des boues décantées, nous avons effectué
 deux essais de décantation en éprouvette avec et sans recyclage des boues, la figure 4.1
 montre les courbes de sédimentation en éprouvette des deux essais.

                  600

                  500

                  400
    Volume(cm3)




                  300

                  200                                                                          essai 2

                                                                                        essai 1
                  100

                   0
                        0          20           40            60           80            100             120
                                                          Temps (min)

 Figure 4.1 : Comparaison des courbes de sédimentation avec et sans recyclage des boues

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          La courbe de sédimentation de l’essai 1 représente bel et bien celle de la théorie de
  Kynch que nous avons vue précédemment où la décantation commence dès le départ après
  avoir versé le mélange dans l’éprouvette. Par contre, la décantation sans recyclage des boues
  est très lente au départ car elle nécessite, selon la courbe de sédimentation de l’essai 2, à peu
  près 80 min pour s’accélérer. Donc nous pouvons dire que la vitesse de sédimentation avec
  recyclage des boues est plus élevée que celle sans recyclage des boues ce qui favorise la
  décantation de l’acide phosphorique.

          Par la suite, nous établirons un bilan en matière solide dans le cas de circuit fermé
  (avec recyclage des boues) afin d’estimer le débit des boues que nous pouvons recycler.

III. Bilan en matière solide au niveau du décanteur

          La figure 4.2 illustre le schéma du décanteur avec recirculation des boues :

                MAD
                              MBR
                              MBR


                                                                               MAC



                                               Décanteur




                                               MBD

                 Figure 4.2 : Schéma du décanteur avec recirculation des boues

    Avec :

    MAD : débit massique d’acide désulfaté ;

    MAC : débit massique d’acide clarifié ;

    MBD : débit massique des boues décantées ;

    MBR : débit massique des boues recyclées ;


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   TS1 : taux de solide d’acide désulfaté ;

   TS2 : taux de solide des boues décantées ;

   TS : taux de solide d’acide clarifié.

   Bilan globale :                                    MAD + MBR = MBD + MAC

   Bilan partiel par rapport au solide :         (MAD + MBR).TS1 = MBD.TS2 + MAC. TS         (1)

         Or, en régime continu, nous considérons qu’il n’y a pas d’accumulation de solide dans
   l’appareil et nous pouvons écrire : MBR = MBD


   De (1), nous obtenons :    MBD =


         Pour une seule ligne de production, nous avons : MAD = 80,12 t/h

         Et en régime permanant le débit d’acide clarifié est pratiquement égal au débit d’entrée
   d’acide désulfaté : MAD = MAC = 80,12 t/h.

         Pour les taux de solide de l’acide désulfaté et les boues décantées, nous prenons les
   valeurs moyennes calculées lors des analyses effectuées au laboratoire (annexe 3):

                                       TS1 = 20% et TS2 = 40%

   Quant au taux de solide de l’acide clarifié, Maroc Phosphore I admet un pourcentage de 1%.

   En remplaçant donc tous les paramètres par leurs valeurs numériques, nous obtenons :

                     MBD = 76,114 t/h = 50,74 m3/h                  (ρ=1500 kg/m3)

    Ce débit calculé est réalisable puisqu’il peut être généré par la pompe de recirculation des
   boues dont le débit maximal est 59,4 m3/h.

         Généralement, pour une alimentation donnée, le débit d’extraction des boues de la
   sousverse doit être maximal afin d’assurer un niveau minimal de pulpe épaissie dans le
   décanteur. En effet, si le soutirage de la sousverse est insuffisant, les boues vont alors
   occuper de plus en plus de place et peuvent se retrouver dans la surverse, compromettant
   ainsi l'efficacité de l'opération de clarification. Le choix de la concentration et du débit des
   boues peut influencer donc la décantation et en particulier le taux de solide d’acide clarifié.


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         Dans ce contexte, nous allons étudier l’influence des boues et les éventuels paramètres
   agissants sur le taux de solide d’acide clarifié en se basant sur l’utilisation d’un plan
   d’expériences factoriel complet pour optimiser le taux de solide au niveau de l’over-flow.

IV. Plan d’expériences factoriel complet

         Le plan d’expériences est une méthode puissante d’expérimentation qui présente sous
   forme d’équation mathématique un système complexe, le principe est de trouver une relation
   entre les paramètres d’entrée et les résultats mesurables de sortie.

         Il permet d'organiser au mieux les essais qui accompagnent une recherche scientifique
   ou des études industrielles. Ils sont applicables à de nombreuses disciplines et à toutes les
   industries à partir du moment où l’on recherche le lien qui existe entre une grandeur
   d’intérêt ou de sortie, y, et des k variables d’entrées ou facteurs, xk. Il faut penser aux plans
   d'expériences si l’on s’intéresse à une fonction du type : Y= f(x1, x2, x3, … xk)

         L’étude d’un phénomène se ramène à déterminer la fonction f( ) qui lie la réponse Y
   aux différents facteurs x1, x2, …, xk. Pour approfondir cette approche il faut introduire
   quelques notions particulières et une terminologie spécifique aux plans d’expériences [7].

        IV.1.Terminologie

     Paramètres: les variables du système ou ses facteurs.
     Modalité/niveau: c’est la valeur d’un paramètre à un stade particulier de l’expérience,
       nous représentons les valeurs réelles par des unités codées (-1 et 1) pour ne pas
       complexer le plan.
     Interaction : influence d’un facteur sur un autre.

       IV.2.Objectifs du plan d’expériences

     Connaître le comportement du système étudié ;
     Optimiser, maitriser et modéliser le système considéré ;
     Évaluer la part de chacun des paramètres étudiés sur la décantation d’acide ;
     Déterminer le facteur le plus influent ;
     Déterminer les conditions dans lesquelles les performances les plus optimales sont
       réalisées en termes de taux de solide dans l’acide clarifié.



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         Avant d’entamer le plan d’expériences pour notre système étudié, nous allons faire
   quelques hypothèses afin de déterminer les facteurs agissants sur la décantation.

       IV.3.Hypothèses

         Les principaux facteurs régissant la séparation liquide clarifié-boues lors de la
   décantation d’acide phosphorique sont:

                            La densité d’acide phosphorique                   (1)
                            Le taux de solide d’acide phosphorique            (2)
                            Le taux de solide des boues                       (3)
                            La viscosité d’acide phosphorique                 (4)
                            La température de milieu réactionnel              (5)
                            Le système de décantation                         (6)
                            Qualité du phosphate : chimique et physique       (7)

         Pour obtenir un plan d’expériences pertinent, il est nécessaire d’étudier tous les
   paramètres qui ont une influence sur le système considéré qui est dans notre cas la
   décantation de l’acide phosphorique, mais vu les contraintes et les obligations, nous ne
   pouvons varier que certains facteurs, d’où les hypothèses suivantes :

     1. Vu qu’il s’agit toujours d’une même réaction entre un phosphate broyé et l’acide
         phosphorique, nous supposons que la température du milieu réactionnel est constante
         ainsi que la viscosité de l’acide phosphorique qui dépend de la température. Nous
         considérons donc que les facteurs (4) et (5) sont gardés constants.
     2. Le bac de décantation existe déjà avec des dimensions bien déterminées pour séparer
         le liquide du solide, nous considérons donc que le système de décantation, le facteur
         (6), est invariable.
     3. Durant le suivi, la ligne D réalise la production en utilisant le phosphate G10 (voir le
         tableau 2.1 chapitre 2), alors nous admettons ainsi que le facteur (7) est constant et
         que la granulométrie de ce même phosphate est constante.
     4. Les facteurs auxquels nous pouvons accéder sont la densité d’acide phosphorique, le
         taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues car nous avons un
         suivi permanent de ces facteurs dans le laboratoire. Par conséquent, nous allons
         étudier notre système à travers les facteurs (1), (2) et (3).


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             IV.4.Système à étudier



Facteur 1 : Densité d’acide
                                d                                             Réponse
phosphorique

Facteur 2 : Taux de solide                          Système                             Taux de solide d’acide
                               Ts1                                                  Y   clarifié en %
d’acide phosphorique
                                                 Décanteur
Facteur 3 : Taux de            Ts2
solide des boues

                                       Figure 4.3 : Système à étudier

              Suite aux données du suivi de la production de la ligne D, nous avons adopté un plan
        d’expériences factoriel complet à 3 facteurs et à 2 niveaux, avec :

               Les facteurs (d, Ts1 et Ts2) représentent respectivement la densité          d’acide
          phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues ;
               La réponse Y représente le taux de solide d’acide clarifié en %.

              Et pour le traitement des données et l’interprétation du plan d’expériences, nous avons
        utilisé le logiciel JMP10 qui est un logiciel de statistiques dans lequel une partie est
        consacrée aux plans d'expériences.

              Nous allons exposer notre travail et les résultats étape par étape.

              Pour le calcul moyennant l’utilisation de logiciel JMP10, les différentes étapes sont
        données en annexe 7.

           Modélisation du système

                 Puisque nous avons trois facteurs à deux niveaux, le plan d’expériences
        correspondant est donc : 23 = 8 expériences.

              Nous     cherchons à trouver une fonction de transfert entre les facteurs d’entrées
        (densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide
        des boues) et la réponse qui est le taux de solide d’acide clarifié en %, les données du
        plan sont présentées dans le tableau 4.1:




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                                        Densité en         Taux de solide dans    Taux de solide dans les
       Niveau / facteur
                                         Kg/m3                l’acide en %             boues en %
         Niveau bas -1                    1280                      0,5                     40
         Niveau haut 1                    1300                      1,3                     50


                                Tableau 4.1 : Données du plan d’expériences

       Ce tableau est important car les conclusions de l’expérimentation ne seront valables qu’à
l’intérieur du domaine d’étude de chaque facteur. Si nous opérons par exemple avec une densité
de 1400 Kg/m3 et un taux de solide des boues de 60 %, nous ne pourrons pas utiliser les
conclusions de cette étude.

       Nous pouvons représenter le plan par des matrices d’expériences en unités codées pour
faciliter les calculs (tableau 4.2).


                    Expérience            d          Ts1      Ts2           Y(Ts)
                            1             -1          -1       -1         Y1= 1,83 %
                            2              1         -1        -1         Y2= 0,91 %
                            3             -1          1        -1         Y3= 1,58 %
                            4              1          1        -1         Y4= 0,71 %
                            5             -1         -1         1         Y5= 1,72 %
                            6              1         -1         1         Y6= 0,96 %
                            7             -1          1         1         Y7= 2,26 %
                            8              1          1         1         Y8= 1,69 %


                          Tableau 4.2 : Matrice d’expériences et leurs réponses


           Le modèle correspondant à notre système, s’écrit :

           Y (Ts) = a0+ a1.d + a2.Ts1 + a3.Ts2 + a12.d.Ts1 + a13.d.Ts2 + a23.Ts1.Ts2


         Avec :

          a0: la moyenne des réponses ;
          d, Ts1 et Ts2 : sont respectivement densité d’acide phosphorique, le taux de solide
         d’acide phosphorique et le taux de solide des boues ;

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        a1, a2 et a3 : coefficients relatifs aux facteurs d, Ts1 et Ts2 ;
        d.Ts1, d.Ts2 et Ts1.Ts2: interactions entre les facteurs ;

        a12, a13 et a23: coefficients relatifs aux interactions d.Ts1 , d.Ts2 et Ts1.Ts2.


      Calculs

           Pour trouver le coefficient constant a0, il suffit de diviser la somme des réponses sur le
   nombre d’expériences :


                             a0 =                                         = 1.4575 %


           Calcul des coefficients relatifs aux trois facteurs étudiés et leurs interactions :

              Pour effectuer les calculs nous utiliserons le tableau 4.3 où tous les niveaux bas et
   haut des facteurs ainsi que leurs interactions sont présentés en unités codées. Ainsi par
   exemple, d*Ts1 est le produit des niveaux des facteurs (1) et (2) ; en unités codées, ce
   produit est égal à – 1 (d*Ts1= –1*+1 = +1*–1 = – 1) ou à +1 (d*Ts1= –1*–1 = +1*+1 = +1).


 Expérience           d          Ts1        Ts2        d. Ts1     d. Ts2      Ts1. Ts2         Y(Ts)
       1              -1         -1         -1           1          1            1           Y1= 1,83 %
       2              1             -1       -1          -1         -1           1           Y2= 0,91 %
       3              -1            1        -1          -1          1          -1           Y3= 1,58 %
       4              1             1        -1          1          -1          -1           Y4= 0,71 %
       5              -1            -1       1           1          -1          -1           Y5= 1,72 %
       6              1             -1       1           -1          1          -1           Y6= 0,96 %
       7              -1            1        1           -1         -1           1           Y7= 2,26 %
       8              1             1        1           1           1           1           Y8= 1,69 %
                      a1            a2       a3         a12         a13         a23


   Tableau 4.3 : Matrice d’expériences et résultats avec les interactions entre les facteurs


           Nous calculons un coefficient en faisant la somme des réponses divisée par le nombre
 d’expériences (8) où chaque réponse est multipliée par l’unité codée (1 ou -1) selon la colonne
 correspondante à chaque coefficient. Nous calculons le coefficient a1 pour bien expliquer la
 démarche :

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             (   )     ( )   (   )     ( )    (   )    ( )      (   )   ( )
      a1 =                                                                     = - 0,39

        Nous procéderons de la même façon pour calculer les autres coefficients du modèle,
   nous obtenons donc :

         a2 = 0,1025
         a3= 0,2
         a12 = 0,03
         a13 = 0,0575
         a23 = 0,215
         Nous pouvons aussi déterminer ces coefficients en utilisant JMP10 (annexe 7).
         Le résultat obtenu est affiché comme dans la figure 4.4 :




                                 Figure 4.4: Résultats selon JMP10

         Nous vérifions que les coefficients estimés sont égaux aux ceux que nous avons
   calculé littéralement. De plus, ce logiciel permet aussi de calculer plusieurs paramètres
   statistiques relatifs au modèle développé permettant de juger la validation de ce modèle.

         Finalement le modèle représentant notre système s’écrit :

   Ts en % = 1,4575 - 0,39.d + 0,1025.Ts1 + 0,2.Ts2 + 0,03.d.Ts1 + 0,0575.d.Ts2 + 0,215.Ts1.Ts2


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     Vérification du modèle

 Exemple 1 :

         Soit la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux
   de solide des boues respectivement au niveau 1, -1 et 1 :

         Donc : Ts en % = 1,4575 - 0,39 - 0,1025 + 0,2 - 0,03 + 0,0575 - 0,215 = 0,9775%

         Et suivant l’expérience 6, le taux de solide d’acide clarifié correspondant à ce cas est
   égal à 0,96%.

 Exemple 2 :

         Soit la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux
   de solide des boues respectivement au niveau 1, 1 et 1.

         Donc : Ts en % = 1,4575 - 0,39 + 0,1025 + 0,2 + 0,03 + 0,0575 + 0,215 = 1,6725%

         Et suivant l’expérience 6, le taux de solide d’acide clarifié correspondant à ce cas est
   égal à 1,69%.

         Nous admettons que ce modèle est valide et l’erreur est négligeable, elle pourrait être
   dû soit aux valeurs de départ, soit à la négligence de l’interaction d.Ts1.Ts2 d’ordre 3. La
   validité du modèle s’avère également à travers le logiciel JMP10 qui a donné un coefficient
   de régression R2 = 0,998791 (plus R2 proche de 1 plus le modèle est valide).

     Interprétation des résultats du plan d’expériences

      Nous connaissons maintenant les valeurs :
         – du coefficient du facteur 1 (d) : a1= - 0,39 ;
         – du coefficient du facteur 2 (Ts1) : a2= 0,1025 ;
         – du coefficient du facteur 3 (Ts2) : a3= 0,2 .
       Or, d’une manière générale, quand le modèle choisi est un polynôme, les coefficients
 des termes du premier degré correspondent aux effets des facteurs.

       D’où :

          Effet de la densité d’acide phosphorique: E1 = |a1|= 0,39 ;
          Effet taux de solide d’acide phosphorique : E2 = |a2|= 0,1025 ;
          Effet taux de solide des boues : E3 = |a3|= 0,2

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         D’après ces résultats : (E1 > E3 > E2). Donc le facteur le plus influent est la densité,
   suivi de taux de solide des boues et en dernière position le taux de solide d’acide
   phosphorique.

         Calculons maintenant la part de chaque facteur sur le système étudié.

     Calcul de la part de chaque facteur sur le système étudié

         En ne prenant en considération que les trois facteurs cités précédemment, la part de
   chaque facteur sur le système étudié peut être calculée de la manière suivante :


                                   %E1=              .100 = 0,56%


                                  %E2 =              .100 = 0,15%


                                  %E3 =              .100 = 0,29%


  Les interactions

 Nous suivons le même raisonnement et nous classons les interactions par ordre d’importance,

 Ts1.Ts2 > d.Ts1 > d.Ts2

  Interprétation des résultats du plan d’expériences selon le logiciel JMP10

         Nous construisons un diagramme qui indique les effets principaux des facteurs (voir
 annexe 8), c’est-à-dire les coefficients des termes du premier degré du modèle mathématique.

         Ce diagramme peut être construit avec les unités codées ou avec les unités normales.
 L’impression visuelle est la même. Pour la présentation des résultats, il est plus commode
 d’employer les unités normales qui donnent immédiatement les valeurs de comparaison.

         Un diagramme des d’interactions indique les effets d’un facteur au niveau bas et au
 niveau haut d’un autre facteur. Nous savons que si les droites des effets ne sont pas parallèles,
 alors il y a une interaction significative entre ces deux effets.




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 Figure 4.5 : Effet de l'interaction de deux facteurs sur le taux de solide de l'acide clarifié



         Nous constatons que les droites d’interaction des facteurs densité et taux de solide de
 l'acide sont presque parallèles ce qui signifie que leur effet est peu significatif. De même pour
 les droites d’interactions des facteurs densité et taux de solide des boues. Par contre, les
 droites d'interaction des facteurs taux de solide de l'acide et taux de solide des boues ne sont
 pas parallèles, nous pouvons dire donc que l’interaction de ces deux facteurs représente un
 effet important sur le taux de solide.

         Pour déterminer les conditions optimales en termes de taux de solide dans l’acide
 clarifié, nous traçons les graphiques d’isoréponses (figure 4.6.a ; figure 4.6.b; figure 4.6.c) :




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  Figure 4.6.a : Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de
                                    solide dans l'acide




  Figure 4.6.b : Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de
                                   solide dans les boues




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 Figure 4.6.c : Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs taux de solide dans
                          l'acide et taux de solide dans les boues



         Le plan d’expériences montre l’influence de la densité d’acide phosphorique, le taux
   de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues sur le taux de solide d’acide
   clarifié. Les informations pouvant être extraites de cette étude sont :

          Au fur et à mesure que la densité d’acide augmente, le taux de solide d’acide
     clarifié diminue.
          Le taux de solide d’acide clarifié s’améliore lorsque le taux de solide des boues ou
     de l’acide augmente.
          Le taux de solide d’acide clarifié est satisfaisant pour une densité d’acide proche de
     1300 Kg/m3.

         D’après le plan d’expériences et son interprétation, c’est évident que le facteur le plus
   influençant est la densité d’acide, suivi du taux de solide des boues, et en dernière position le
   taux de solide d’acide, nous constatons aussi que les conditions optimales, selon les
   graphiques d’isoréponses, des paramètres sont présentes dans les intervalles :

          d = [1290 – 1300]
          TS1 = [1,3 – 1,4%]
          TS2 = [40 - 43%]

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V. Solutions et améliorations proposées
         A partir de cette étude, nous avons proposé quelques solutions et recommandations à
   adopter pour optimiser l’unité de désulfatation-décantation de Maroc Phosphore I, à savoir :

          Faire un suivi permanant des différents paramètres de désulafation-décantation ;
          Agir sur la densité d’acide phosphorique, le facteur le plus influent, en ajoutant
   l’eau de dilution en cas des densités élevées (>1300) et les boues en cas des densités faibles
   d’une manière à rester dans l’optimum [1290 – 1300] ;
          Faire un suivi du taux de solide des boues qui est le deuxième facteur le plus
   influent représentant un effet de 20% et une forte interaction avec le taux de solide d’acide
   selon le modèle établi précédemment ;
          Installer un dispositif de mesure en continu du couple exercé par le mécanisme
   d'entraînement. Les systèmes de protection consistent en une alarme de surcharge de type
   hydraulique, mécanique ou électrique, qui déclenche une alarme sonore et un arrêt de
   moteur suivant le niveau de la surcharge de décanteur avec les boues ;
          asservir la vanne de débit des boues recyclées à la mesure du couple de torsion. Si
   nous atteignons une valeur critique du couple due à la surcharge du décanteur avec les
   boues, la vanne change directement le débit des boues vers le circuit ouvert pour soulager le
   racleur.


VI. Conclusion

         La modélisation a permis de déterminer le taux de solide optimum dans l'acide clarifié
   dont le nombre varie entre 0,95 et 1%. Elle a permis aussi, à base du logiciel JMP10,
   d'étudier l'effet de certains paramètres sur le taux de solide d’acide clarifié, tels que le taux
   de solide d’acide phosphorique, le taux de solide des boues et la densité d’acide
   phosphorique qui est le facteur le plus influent sur le taux de solide de l’acide clarifié.

         Ainsi, par le contrôle et la régulation de cette densité, nous allons satisfaire au mieux
   les exigences des clients.

          Pour accomplir cette étude, nous allons envisager dans le prochain chapitre, la
   production d’un acide phosphorique destiné à un client de l’OCP (FOSBRASIL) à partir de
   l’acide clarifié de MPI et ceci en se basant sur les résultats des précédents chapitres.



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Projet de Fin d’Etudes




                             CHAPITRE 5


       Etude de la possibilité de production de l’acide
   « FOSBRASIL » à partir de l’acide clarifié de MPI

                                          &

    Comparaison entre l’unité désulfatation de MPI et
                         l’atelier TA de Maroc Chimie




Projet de fin d’études                                    Page | 75
Projet de Fin d’Etudes

 I. Introduction
         L'un des clients les plus importants de l'OCP est le client « FOSBRASIL » car c'est un
   client qui exige un acide phosphorique avec une valeur en taux de sulfates très basse.
         Cet acide est produit au niveau d'un atelier de traitement d'acide (TA) à Maroc Chimie,
   cet atelier est une unité récente (2003) qui traite l'acide phosphorique produit au niveau de
   Maroc Chimie, son unique rôle est de réduire les teneurs des différentes impuretés présentes
   dans l'acide.
         Le but de ce chapitre est d'étudier la possibilité de produire l'acide du client
   "FOSBRASIL" au niveau de l'unité désulfatation de MP1 ainsi que de faire une comparaison
   entre cette unité et l'atelier TA de Maroc Chimie afin d’apporter quelques améliorations à la
   désulfatation de MP1.


II. Acide « FOSBRASIL »
       II.1.Présentation du client « FOSBRASIL »

         "FOSBRASIL" est un client brésilien régulier de l'OCP, chaque mois il demande une
   quantité de 10.000 tonnes de solution d'acide phosphorique avec des exigences bien
   déterminées, comme le montre le tableau 5.1:


                            % P2O5                           58 - 60

                           % H2SO4                           1.2 max


    Tableau 5.1: Exigences du client « FOSBRASIL » au niveau de l'acide phosphorique


         Afin de pouvoir produire cet acide phosphorique nommé « FOSBRASIL » au niveau
   de l'unité de désulfatation de MP1, nous utiliserons l’acide phosphorique issu du décanteur
   lors de la désulfatation d’une seule ligne de production (Cf. chapitre 3).


       II.2.Production de l'acide "FOSBRASIL"

       Comme indiqué précédemment, l'acide « FOSBRASIL » de concentration (58-60%)
   doit avoir un taux de sulfates maximum de 1.2%, c'est pourquoi nous utiliserons l'acide
   clarifié obtenu au niveau du décanteur de l'unité désulfatation de MPI lors de la désulfatation


Projet de fin d’études                                                                       Page | 76
Projet de Fin d’Etudes

           d'une seule ligne de production (Cf. chapitre 3) pour produire cet acide. La figure 5.1
           illustre le procédé de fabrication de l’acide « FOSBRASIL »:


                    Phosphate                     1er échelon de concentration         2ème échelon de concentration
H3PO4




              Décanteur




            QD

        H3PO4 30%

        %H2SO4 = 0.4
                                          QE1

                                      H3PO4 46%                          QE2
                                   %H2SO4 = 0.5 - 0.6                 H3PO4 54%

                                                                  %H2SO4 = 0.7 – 0.8



                       Vanne     Débitmètre                     QE3

                                                            H3PO4 60%

                                                          %H2SO4 = 0.9 - 1




                                                                                             3ème échelon de concentration


  Stockage acide « FOSBRASIL »



                 Figure 5.1: Procédé de fabrication de l'acide phosphorique « FOSBRASIL »



        Projet de fin d’études                                                                              Page | 77
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         L'acide phosphorique (30% en P2O5) obtenu à la sortie du décanteur avec une teneur
   en sulfates de 0.4%, est conduit vers un premier échelon de concentration afin d'augmenter
   sa concentration en P2O5 en évaporant l'eau présente dans l'acide (Cf. chapitre 1). A la sortie
   du premier échelon, l'acide a une concentration de 46% en P2O5 et un taux de sulfates de
   0.5% à 0.6 %. Ensuite l’acide est introduit vers un deuxième échelon pour augmenter sa
   concentration à 54% en P2O5 et son taux de sulfates atteint une valeur de 0.6% à 0.7%.
   Enfin, à la sortie du troisième échelon, la concentration de l’acide est de 58-60% et son taux
   de sulfates est de 0.9 à 1%.

      Soit :
     -   QD le débit d’acide (30% en P2O5) à la sortie du décanteur.
     -   QE1 le débit d’acide (46% en P2O5) à la sortie du 1er échelon de concentration.
     -   QE2 le débit d’acide (54% en P2O5) à la sortie du 2ème échelon de concentration.
     -   QE3 le débit d’acide (60% en P2O5) à la sortie du 3ème échelon de concentration.


         Nous savons que pour une ligne désulfatée :

                                              QD = 80.12 t/h

         Cependant, dans le premier échelon, une quantité d’eau de l’acide phosphorique est
   évaporée, donc le débit d’acide à la sortie du premier échelon sera égal à :

         1er échelon :                QE1 = QD – (46% - 30%)*QD

         Avec : (46% - 30%)*QD : la quantité d’eau évaporée dans le 1er échelon.

         A.N :                             QE1 = 67.3 t/h

         Nous suivrons le même raisonnement pour calculer le débit d’acide phosphorique à la
   sortie du deuxième et du troisième échelon :

         2ème échelon :               QE2 = QE1 – (54%-46%)*QE1

         Avec : (54% - 46%)*QE1 : la quantité d’eau évaporée dans le 2ème échelon.

         A.N :                             QE2 = 61.9 t/h




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            3ème échelon :             QE3 = QE2 – (60% - 54%)*QE2

            Avec : (60% - 54%)*QE2 : la quantité d’eau évaporée dans le 3ème échelon.

            A.N :                           QE2 = 58.2 t/h

            Donc, le débit d’acide phosphorique « FOSBRASIL » que nous pouvons produire
   dans l’unité désulfatation de MPI est de 58.2 t/h soit 1397 t/jour.

            Or, la quantité demandée par le client est de 10000 tonnes de solution d’acide
   phosphorique par mois, donc pour satisfaire cette demande, nous devons produire cet acide
   « FOSBRASIL » pour une durée de :

                                        10000 / 1397 = 7.15 ≈ 8 jours

            Ainsi, pour une période de 8 jours/mois, nous ne devons produire que l’acide destiné
   au client « FOSBRASIL » au niveau de MPI. Cependant, l’OCP doit satisfaire                 les
   demandes en acide phosphorique des autres clients.

            Pour remédier à ce problème, nous choisirons de produire l’acide « FOSBRASIL »
   par poste de travail, sachant qu’une journée de travail (24h) est divisée en trois postes
   (3*8h). Alors, la quantité d’acide phosphorique à produire pour le client « FOSBRASIL »
   est :

                                        QE3 = 1397 / 3 = 466 t/poste

            D’où une période de 22 jours (10000/466) est nécessaire pour satisfaire la demande du
   client « FOSBRASIL » ainsi que la demande des autres clients, et ceci en produisant l’acide
   phosphorique désulfaté durant 2 postes/jour et l’acide « FOSBRASIL » durant le 3ème
   poste.

            L'avantage de cette production d'acide phosphorique « FOSBRASIL » au niveau de la
   désulfatation de MP1 est la réduction du coût de production de cet acide, car jusqu'à
   aujourd'hui l'acide phosphorique « FOSBRASIL » est produit à Maroc Chimie et vendu à
   MP1 avec un prix de 6424 dh / tonne d’acide. Or, si nous produisons cet acide au niveau de
   l'unité de désulfatation de MP1, son prix de revient sera le même que celui de l'acide
   désulfaté et qui est de 5263 dh / tonne d’acide, donc nous réaliserons un gain de 1161 dh/
   tonne.

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          Afin d'améliorer la production de l'acide phosphorique désulfaté en général et celle de
    l'acide phosphorique « FOSBRASIL » en particulier, nous avons choisi de faire une
    comparaison entre l'unité de désulfatation de MP1 et l'atelier traitement d'acide de Maroc
    Chimie pour montrer les points à améliorer au niveau de la désulfatation de MP1.

III. Comparaison entre l'unité désulfatation de MP1 et l'atelier TA de MC
        III.1.Présentation de l'atelier TA de Maroc Chimie

          Afin de répondre à la demande accrue en matière de qualités techniques d’acide
    phosphorique, l’unité de traitement d’acide de Maroc Chimie utilise plusieurs moyens
    d’épuration à savoir :

          La décadmiation ;

          La désulfatation ;

          La défluoration ;

          La désursaturation ;

          La désarseniation.

          Ces opérations de purification permettent de réduire la teneur de quelques impuretés
    présentes dans l’acide à des seuils bien déterminés qui sont définis suivant les critères des
    clients et nous parlons ainsi de performances attendues.

           Performances attendues

          Capacité : Capacité journalière projetée : 700T P2O5

          Décadmiation: Réduction de la teneur en Cd de 40 ppm à moins de 10 ppm.

          Désulfatation: Réduction de la teneur en SO3 de 6,5% à moins de 1% (acide 54%).

          Défluoration: - Réduction de la teneur en fluor de 0,23% à moins de 0,12%.

                          - Teneur en fluor dans les rejets (après lavage) ≤ 5 mg/Nm3.

          Désarseniation: - Réduction de la teneur en arsenic de 7 ppm à moins de 1 ppm.

                             - Teneur en H2S dans les rejets (après lavage) ≤ 10 ppm.



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         Cependant, ces procédés de purification ne sont pas toujours simples. Le paragraphe
      suivant donne une description complète des différentes opérations de purification de
      l’atelier TA de Maroc Chimie.
          Description des différentes opérations de traitement
            Décadmiation
         La bouillie 30% provenant de l’atelier de fabrication de l’acide phosphorique est
   constituée d’un solide riche en gypse dihydrate, c’est ce gypse qui permettra l’opération de
   décadmiation en substituant les ions Cd2+ présents dans l’acide phosphorique par les ions
   Ca2+ contenus dans la bouillie.


            Désulfatation

         La désulfatation est réalisée dans un réacteur (figure 5.2) qui est chauffé à 90°C, elle
   consiste à réduire la teneur en acide libre H2SO4 à 1%, par l’ajout du phosphate broyé.

         La réaction mise en jeu est la suivante :

         CaO(Phosphate) + H2SO4 + H2O                     CaSO4, 2H2O         ;   à 90°C




               Figure 5.2: Flowsheet de l'atelier TA (Réacteur de désulfatation)

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            Défluoration

         L’objectif de la défluoration est de réduire la teneur en fluor par ajout de la silice.
   Cette opération est réalisée dans le même réacteur que celui de la désulfatation; les réactions
   mises en jeu sont:

                         6HF+ SiO2             SiF6 + H2 +2H2O          à 90°C

                                 H2SiF6              SiF4 + 2HF

         La quantité de silice à ajouter dépend de la teneur en fluor contenu dans l’acide à
   traiter, elle est mesurée par un dosomètre et mélangée avec l’acide dans un mélangeur avant
   son introduction dans le réacteur.

            Désursaturation

         L’acide phosphorique sortant du réacteur de désulfatation, défluoration, est chargé en
   matières solides. Le désursaturateur permet grâce au temps de séjour et un refroidissement
   naturel d’obtenir un acide désurasaturé.

            Décantation

         La clarification se fait dans un décanteur pour permettre la séparation de l’acide clair
   traité des boues.

            Désarseniation

         La désarseniation consiste en la précipitation de l’arsenic sous forme de sulfure.
   L’agent de précipitation utilisé est une solution d’hydrosulfite de sodium ayant un titre en
   NaHS de 30 % en poids. Cette solution est préparée par dissolution de NaHS solide dans
   l’eau dans une cuve agitée.

         Le principe de la désarseniation par les sulfures (NaHS) repose sur les réactions
   suivantes :

         En phase aqueuse, le pH est compris entre 7 et 12

                                        NaHS          Na+ + HS-           (Réaction prédominante)

         Dans l’acide phosphorique : HS-       +    H+           H2 S



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                 8H2S + 2As3+ + 2As5+                         As2S3 + As2S5 + 16H+

         A la sortie du réacteur de désarseniation, l’acide phosphorique contient du H2S
   gazeux.
         Le dégazage de l’acide est effectué dans un dégazeur. Ces gaz sont aspirés vers une
   tour de lavage où ils sont lavés avec une solution de soude diluée. Cette soude réagit avec
   H2S pour former NaSH qui est récupéré pour la désarseniation de l’acide.

         Les réactions de neutralisation sont :

                         NaOH + H2S                       NaSH    +   H2O
                         2NaOH + H2S                      Na2S    +   H2O

         L’acide phosphorique désulfaté et désarsenié s’écoule du dégazeur vers le répartiteur.
   Cet acide contient des précipités arsénieux difficiles à décanter ainsi que les solides formés
   par la désulfatation; nous lui ajoutons dans le répartiteur un floculant qui favorise la
   décantation des solides dans le décanteur.

       III.2.Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MP1



                                                                                      Phosphate broyé




                                                      H3PO4




                                                                          Décanteur
                                                                                                        H3PO4 clarifié




                                                  Boues




     Figure 5.3: Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MPI




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         La comparaison entre les deux unités portera sur les paramètres de marche (tableau
   5.2), les équipements (tableau 5.3) et le recyclage des boues.

          Paramètres de marche

       Paramètres de marche            Désulfatation (TA/MC)            Désulfatation (MP1)
                                        Acide phosphorique à            Acide phosphorique à
            Acide traité
                                      concentration de 54% P2O5       concentration de 30% P2O5
    Taux de sulfates de l’acide à
                                      2.5% à 3% (acide à 54%)         2.6% à 2.8% (acide à 30%)
         l’entrée de l’unité
    Taux de sulfates de l’acide à
                                         ≤ 1% (acide à 54%)              ≤ 1% (acide à 30%)
         la sortie de l’unité
   Temps de séjour au niveau du
                                             24 h à 30 h                        14 h
             décanteur
      Débit d'H3PO4 à l’entrée                20 m3/h                    60 m3/h à 120 m3/h


                           Tableau 5.2: Comparaison des paramètres de marche




         Ce tableau montre que le débit d’acide phosphorique de l’unité TA à Maroc chimie est
   inférieur à celui de MP1, cette différence est due à la viscosité plus élevée de l’acide
   phosphorique utilisé à Maroc Chimie (acide phosphorique concentré à 54% en P 2O5). Ainsi,
   la vitesse de sédimentation sera plus longue, ce qui traduit aussi le temps de séjour plus long
   dans l’atelier TA (24 à 30h) au lieu de 14h dans MP1.

         Le taux de sulfates à la sortie de l’unité restera le même dans l’atelier TA car l’acide
   commercialisé est celui de 54% en P2O5, alors que le taux de sulfates de l’acide à la sortie de
   l’unité désulfatation de MP1 connaîtra une augmentation car il sera reconcentré pour être
   commercialisé.




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          Equipements et dimensionnement

          Equipements et
                                        Désulfatation (TA/MC)          Désulfatation (MP1)
         dimensionnement
        Doseur de phosphate                    Présence                      Absence
     Cyclone avant le Réacteur                 Présence                      Absence
    Pompe de transfert entre le
                                               Présence                      Absence
      réacteur et le décanteur
         Hauteur Réacteur                        9m                            5m
   Diamètre extérieur Réacteur                   7m                           4.8 m
         Surface Réacteur                        38 m²                        18 m²
       Volume utile Réacteur                    342 m3                        90 m3
         Hauteur décanteur                      8.95 m                         8m
        Diamètre décanteur                       24 m                          15 m
         Surface décanteur                      452 m²                        156 m²
                                                         3
      Volume utile décanteur                   4045 m                        1250 m3


                           Tableau 5.3: Comparaison des équipements

         La présence d’un doseur de phosphate permet de contrôler la quantité de phosphate à
   introduire dans le réacteur.

         La présence d’un cyclone avant le réacteur de désulfatation permet d'éviter la réaction
   entre le phosphate et les gaz présents dans l'acide phosphorique.

          Recyclage des boues

         Au niveau de l'atelier TA de Maroc Chimie, les boues du décanteur sont toujours
   recyclés vers un bac de stockage appelé "bac à boues" avec un débit de 6 m3/h, sauf en cas
   d'arrêt de l'unité TA pour lavage ou tout autre problème nous procédons en circuit fermé
   (boues recyclées vers le décanteur). Alors que dans l'unité de désulfatation de MP1 nous
   vérifions l'état du racleur du décanteur manuellement et nous procédons soit en circuit fermé
   soit en circuit ouvert (Cf. chapitre 3).

         Cette comparaison nous a permis de déceler quelques améliorations matérielles
   pouvant être apportées au niveau de l’unité désulfatation de MP1.


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       III.3. Points à améliorer au niveau de la désulfatation de MP1
         III.3.1.Installation d'un cyclone avant le réacteur de désulfatation

         Dans l'atelier TA de Maroc Chimie, nous notons la présence d'un cyclone en dessus du
   réacteur de désulfatation, dont le rôle est d’éviter toute réaction entre le phosphate et les gaz
   dégagés par l'acide phosphorique dans le réacteur, et ainsi le colmatage du phosphate sur la
   surface du réacteur de désulfatation. Contrairement à l'atelier de désulfatation de MP1 où
   nous avons toujours ce problème de colmatage et nous devons déboucher manuellement la
   conduite du phosphate, comme illustre la figure 5.4 :




                            Figure 5.4: Débouchage manuel de conduite




         III.3.2.Installation d'une pompe de transfert entre le réacteur et le décanteur

         Comme cité précédemment au niveau de l'unité de désulfatation de MP1, le produit du
   mélange de la réaction entre le phosphate et l'acide phosphorique au niveau du réacteur est
   transféré dans le décanteur par débordement (figure 5.5.a) contrairement à l'atelier TA de
   Maroc Chimie où le transfert se fait via une pompe (figure 5.5.b).




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                           Réacteur


                                             Décanteur




                           Figure 5.5.a: Transfert par débordement




                         Réacteur                               Décanteur

                             Figure 5.5.b: Transfert via une pompe



         L'avantage de la pompe de transfert est son emplacement, car elle se situe en bas du
   réacteur ce qui laisse au mélange (phosphate + acide phosphorique) tout le temps de séjour
   nécessaire pour favoriser au maximum la réaction. Par contre, lors du transfert par
   débordement le phosphate est introduit au haut du réacteur et le transfert se fait au même
   niveau, ce qui peut controverser la réaction et agir sur le mélange transféré vers le décanteur.




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       III.3.3.Installation d'un doseur de phosphate

         Le doseur de phosphate permet de régler la quantité de phosphate exacte à introduire
   dans le réacteur, son absence au niveau de l'unité désulfatation de MP1 est la cause des
   pertes de grandes quantités de phosphates au niveau du réacteur (Cf. chapitre 3).
         Donc, l'une des solutions possibles est d'installer un doseur, comme celui présent dans
   l'atelier TA de Maroc Chimie (figure 5.6).




                         Figure 5.6: Doseur de phosphate (Atelier TA)




  IV. Conclusion


         Ce chapitre nous a permis de mettre en place un procédé simple de fabrication de
   l'acide phosphorique "FOSBRASIL" au niveau de la division de MP1 à partir de l'acide
   désulfaté produit dans l'unité de désulfatation de MP1, ainsi que de montrer quelques points
   à améliorer au niveau de cette unité en se basant sur une comparaison entre l'atelier de
   traitement d'acide de Maroc Chimie et la désulfatation de MP1.




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                          CONCLUSION GÉNÉRALE

         La description du groupe OCP et ses activités nous a permis d'une part d'avoir une idée
   générale sur le rôle des différentes unités de production de l'acide phosphorique au sein de la
   division MPI et d’autre part de donner au lecteur une vision claire sur le procédé de
   fabrication afin qu'il puisse mieux suivre notre travail.

         La recherche bibliographique effectuée lors de ce travail a mis en évidence
   l'importance de la purification de l'acide phosphorique obtenu par l’opération de
   désulfatation-décantation permettant d’éliminer les sulfates libres et de débarrasser l’acide
   désulfaté du solide pour avoir un acide clarifié.

         Cette désulfatation d’acide phosphorique s’effectue par ajout du phosphate broyé dont
   la quantité à ajouter dépend de la teneur de sulfates libres présents dans l'acide. C’est ainsi
   que le bilan matière a permis de calculer le débit exact de phosphate à introduire dans le
   réacteur de désulfatation.

         L’étude expérimentale de la décantation en éprouvette cylindrique nous a permis de
   déterminer la capacité maximale de la bouillie pouvant être désulfatée afin de remonter à la
   limite de production des équipements utilisés dans l’unité de désulfatation.

         Dans l’objectif d’optimiser le taux de solide dans l’acide clarifié nous avons utilisé les
   plans d’expériences. Cette démarche a permis de déterminer le taux de solide optimum dans
   la solution d'acide clarifié dont le nombre varie entre 0,95 et 1%. Elle a permis également, à
   base du logiciel JMP10, d'étudier l'effet de certains paramètres sur le taux de solide d’acide
   clarifié, tels que l'effet de la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide
   phosphorique et le taux de solide des boues. La comparaison entre les résultats calculés et
   ceux obtenus expérimentalement permet de considérer le modèle élaboré comme étant
   validé.

         Les résultats obtenus ont ouvert la voie d’étudier la possibilité de mettre en place un
   procédé de fabrication d’un acide phosphorique destiné au client "FOSBRASIL" à partir de
   l’acide désulfaté issu de l'unité de désulfatation de MPI. La réalisation de ce procédé
   permettra de réduire le coût de revient de 6424 dh à 5263 dh par tonne d’acide.

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Projet de Fin d’Etudes

         Par ailleurs, suite à une comparaison entre l'unité désulfatation de Maroc Phosphore I
   et l'atelier de traitement d'acide de Maroc Chimie, nous avons proposé quelques
   améliorations à apporter aux équipements de désulfatation-décantation, tels que l’installation
   d’un doseur de phosphate et le changement de la méthode de transfert du mélange
   phosphate-acide phosphorique.




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Projet de Fin d’Etudes


                 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES


 [1] www.ocpgroupe.ma ;

 [2] Rapport annuel 2009 de l’OCP ;

 [3] Lechgar M., Rapport de stage de titularisation (2006), Division Maroc Phosphore I ;

 [4] Données d’étude des équipements, fournies par le bureau d’étude de Maroc Phosphore I ;

 [5] Blazy P., Jdid E., Décantation, Aspects théoriques, Traité Génie des procédés, Techniques
 de l’ingénieur J 3 450 ;

 [6] Blazy P., Jdid E., Décantation, équipements et procédés, Traité Génie des procédés,
 Techniques de l’ingénieur J 3 451 ;

 [7] Goupy J., Creighton L., Introduction aux plans d'expériences, Dunod, Paris, 3ème édition,
 2006.




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Projet de Fin d’Etudes




                         ANNEXES




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Projet de Fin d’Etudes


     Annexe 1 : Mode opératoire pour le calcul du taux de solide


            Pour déterminer le taux de solide massique dans l'acide phosphorique à l'entrée et à la
      sortie du décanteur ainsi que dans les boues nous utilisons le cône de sédimentation gradué
      d’IMHOFF (figure 1). Ce cône permet, pour tout échantillon d'acide ou de boues, la
      sédimentation du solide dans la base du cône alors que le liquide (l'acide) se dépose en haut
      du cône comme le montre la figure 2.

            A l'aide des graduations, nous déterminons le taux de solide volumique et ensuite nous
      utilisons la relation d’IMHOFF suivante afin de déterminer le taux de solide massique:

                      Taux de solide massique = 0.68 * taux de solide volumique




Figure 1: Cône de sédimentation d’IMHOFF               Figure 2: Séparation du solide et de l’acide




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Projet de Fin d’Etudes


       Annexe 2 : Mode opératoire pour le calcul du taux de
                       sulfates (%H2SO4)


         Le contrôle de la teneur en sulfates libres (SO42-) dans l'acide ou dans les boues se fait
   au laboratoire local selon le mode opératoire suivant:

         1) Nous calculons la densité de l'échantillon par un densimètre (Figure 1).
         2) Nous titrons 2cm3 de l'échantillon par le chlorure de baryum (BaCl2 - 0.2N).
   L'indicateur coloré utilisé est le sulfonazo III et nous utilisons l'acétone comme catalyseur.
   Une fois le virage est atteint, nous procédons à la lecture de la tombée de burette (Figure 2).

         La réaction du titrage s’écrit :

                           BaCl2    + H2SO4         BaSO4       +   2HCl




                                       Figure 1: Densimètre

         En calculant la densité de l'échantillon et le volume nécessaire pour le virage de
   l'indicateur (tombée de burette), nous déterminons le taux de sulfates par la relation
   suivante :


                                   %H2SO4 =




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Projet de Fin d’Etudes

         Avec :

                  -   T.B : Tombé de burette en ml




                          Figure 2: Dosage de l’échantillon par BaCl2




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Projet de Fin d’Etudes


       Annexe 3 : Analyses entrée décanteur, sortie décanteur,
               boues pour une seule ligne désulfatée


   N°           Echantillon                Densité      Taux de sulfates   Taux de solide
          03BT03 (Entrée décanteur)         1280             1.3%              19%
   1      04BT02 (Sortie décanteur)         1275             0.9%              1.3%
              04DT03 (Boues)                1295            9.92%              38%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1295               1.4%           21%
   2      04BT02 (Sortie décanteur)          1281                1%            1.5%
              04DT03 (Boues)                 1298              10.35%          43%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1276               1.45%           20%
   3      04BT02 (Sortie décanteur)          1283               1.15%          1.45%
              04DT03 (Boues)                 1286              10.46%           45%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1296              1.32%           18.5%
   4      04BT02 (Sortie décanteur)          1285              1.05%            1.5%
              04DT03 (Boues)                 1300              9.87%            38%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1294               1.25%          17%
   5      04BT02 (Sortie décanteur)          1286                1.1%          1.4%
              04DT03 (Boues)                 1285              10.32%          39%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1288              1.23%           23%
   6      04BT02 (Sortie décanteur)          1279              0.89%           1.4%
              04DT03 (Boues)                 1290              9.95%           42%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1287                1.1%          22.3%
   7      04BT02 (Sortie décanteur)          1290               0.85%           1.3%
              04DT03 (Boues)                 1296              10.14%           45%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1278               1.3%           21.4%
   8      04BT02 (Sortie décanteur)          1284              1.03%           1.52%
              04DT03 (Boues)                 1284              9.83%            42%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1290               1.1%           19.8%
   9      04BT02 (Sortie décanteur)          1278               0.6%            1.5%
              04DT03 (Boues)                 1291              10.26%           40%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1278              1.36%            20%
   10     04BT02 (Sortie décanteur)          1280              1.02%           1.37%
              04DT03 (Boues)                 1290              9.99%            39%


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Projet de Fin d’Etudes

          03BT03 (Entrée décanteur)          1275              1.25%    21.6%
   11     04BT02 (Sortie décanteur)          1281              0.95%    1.43%
              04DT03 (Boues)                 1294              10.1%     40%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1282               1.3%     21%
   12     04BT02 (Sortie décanteur)          1279              1.02%    1.35%
              04DT03 (Boues)                 1292              9.79%     48%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1278               1.25%   22.8%
   13     04BT02 (Sortie décanteur)          1283               0.92%    1.5%
              04DT03 (Boues)                 1287              10.44%    39%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1280               1.02%   18.6%
   14     04BT02 (Sortie décanteur)          1281               0.59%   1.52%
              04DT03 (Boues)                 1300              10.32%    42%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1276              1.22%    17.8%
   15     04BT02 (Sortie décanteur)          1271              0.96%    1.46%
              04DT03 (Boues)                 1282              9.92%     43%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1291              1.05%    19.6%
   16     04BT02 (Sortie décanteur)          1294              0.76%    1.54%
              04DT03 (Boues)                 1295              9.88%     47%

          03BT03 (Entrée décanteur)          1286                1.6%   20.1%
   17     04BT02 (Sortie décanteur)          1295               1.02%   1.39%
              04DT03 (Boues)                 1289              10.18%    40%




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Projet de Fin d’Etudes


                         Annexe 4 : Essai de décantation




      Figure 1: Eprouvette Vide                  Figure 2: Eprouvette contenant l'échantillon




    Figure 3: Apparition de 4 phases                       Figure 4: Décantation de l'acide



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Projet de Fin d’Etudes


                          Annexe 5 : Courbes des essais de sédimentation


              600                                                                     600
              500                    Essai 1                                          500                     Essai 2
Volume(cm3)




                                                                        Volume(cm3)
              400                                                                     400
              300                                                                     300
              200                                                                     200
              100                                                                     100
               0                                                                       0
                    0          500             1000            1500                         0   200   400       600       800   1000    1200
                                   Temps (min)                                                              Temps (min)




              600                                                                     600
              500                      Essai 3                                        500                   Essai 4
Volume(cm3)




                                                                        Volume(cm3)




              400                                                                     400
              300                                                                     300
              200                                                                     200
              100                                                                     100
               0                                                                       0
                    0   200    400      600    800      1000   1200                         0         500             1000              1500
                                   Temps (min)                                                              Temps (min)




              600                                                                     600
              500                      Essai 5                                        500                   Essai 6
Volume(cm3)




                                                                        Volume(cm3)




              400                                                                     400
              300                                                                     300
              200                                                                     200
              100                                                                     100
               0                                                                       0
                    0           500              1000           1500                        0         500             1000              1500
                                     Temps (min)                                                            Temps (min)




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Projet de Fin d’Etudes


            Annexe 6 : Données d'étude pour le réacteur de
                    désulfatation et le décanteur


                  Récipient n°                               03DT02
                     Client                                OCP Maroc
                      Lieu                                      Safi
             Diamètre extérieur(m)                               15
                  Hauteur(m)                                      8
                                3
               Volume utile (m )                               1250
            Fluide procédé (liquide)                   Acide phosphorique
                Densité (kg/m3)                                 1,73
          Température de service (°C)                            50
                 Concentration                              32% P2O5
     Température d’utilisation admissible (°C)                   70
                 Fluide d’essai                                 Eau
          Protection surface intérieure        Caoutchoutage et revêtement en briques


                   Tableau 1: Données d’étude pour réservoir de décantation



                 Récipient n°                                 03DD20
                    Client                               Maroc phosphore
                     Lieu                                       Safi
            Diamètre extérieur(m)                                4,8
                 Hauteur(m)                                       5
              Volume utile (m3)                                 89,5
        Fluide procédé (solide/liquide)          Phosphate brut, acide phosphorique
                              3
               Densité (kg/m )                                  1400
         Température de service (°C)                             50
                Concentration                                30% P2O5
    Température d’utilisation admissible (°C)                    70
                Fluide d’essai                                   Eau
         Protection surface intérieure        Caoutchouc-butyl, dureté shore ASS°+- 5°


                  Tableau 2: Données d’étude pour réacteur de désulfatation




Projet de fin d’études                                                             Page | 100
Projet de Fin d’Etudes


                   Annexe 7 : Utilisation du logiciel JMP10
    Accès au plan d’expériences factoriel complet :




 Définition des niveaux et la réponse :




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Projet de Fin d’Etudes

 Définition des facteurs :




 Construction du plan et attribution des réponses :




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Projet de Fin d’Etudes

 Calcul des coefficients du modèle

         Nous continuerons avec JMP10 pour modéliser la fonction y(TS) = f(d,Ts,Ts2). Nous
 exécutons alors le script en cliquant de la droite de la souris sur Modèle :




 Exécution du modèle

 La fenêtre suivante s’affichera, en sélectionnant la réponse et en choisissant les effets du
 modèle et nous cliquons sur exécuter :




Projet de fin d’études                                                                          Page | 103
Projet de Fin d’Etudes


          Annexe 8 : Effets des facteurs sur le taux de solide


 Effet du facteur densité de l'acide phosphorique :




 Effet du facteur taux de solide de l'acide phosphorique :




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Projet de Fin d’Etudes

 Effet du facteur taux de solide des boues :




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‫‪Projet de Fin d’Etudes‬‬


                                         ‫ملخـص‬

 ‫تتمثل عملية إنتاج الحامض الفوسفوري، بالوحدة الصناعية فسفور المغرب ‪ ، I‬في تفاعل‬
 ‫الفوسفاط الخام مع حمض الكبريتيك. وهذا يؤدي إلى مزيج من الحامض الفوسفوري والشوائب‬
 ‫المختلفة التي نذكر من بينها أيونات الكبريتات الحرة. تتم عملية تنقية الحامض الفوسفوري من خالل‬
                                                        ‫عملية كيميائية تسمى "إزالة الكبريتات".‬

 ‫أوال، تتم "إزالة الكبريتات" في مفاعل بإضافة الفوسفاط على الحامض الفوسفوري المراد‬
 ‫تنقيته. ثم تليها عملية التصفية من أجل فصل السائل المصفى(الحامض الفوسفوري) و الترسبات‬
                                                                  ‫الناتجة عن إضافة الفوسفاط٠‬

 ‫في هذه الدراسة اخترنا كموضوع "تحسين عمليتي إزالة الكبريتات وتصفية الحامض‬
                                                                                 ‫الفوسفوري".‬

 ‫وتنقسم هذه الدراسة إلى عدة مراحل ، أولها هو تحقيق توازن المادة في نظام التخلص من مادة‬
 ‫الكبريتات، وذلك لحساب كمية الفوسفاط التي يمكن ان تضاف٠ ثم يتم إجراء دراسة تجريبية للتصفية‬
 ‫حيث استخدمت النتائج على النحو الوارد في تحديد الكمية القصوى للحامض الفوسفوري الممكن‬
 ‫لمعدل الترسبات الموجود في الحامض الفوسفوري‬         ‫معالجتها. ثم قمنا بصياغة نموذج رياضي‬
 ‫باستخدام أداة تصميم التجارب. في المرحلة النهائية، درسنا من جهة، إمكانية إنتاج الحامض‬
 ‫الفوسفوري الموجه لزبون في البرازيل ومن جهة أخرى إجراء مقارنة عمليتي "إزالة الكبريتات"‬
 ‫والتصفية بين الوحدة الصناعية فسفور المغرب ‪ I‬ومحطة معالجة الحامض الفوسفوري بكيمياء‬
                                                                                      ‫المغرب.‬




‫‪Projet de fin d’études‬‬                                                                   ‫601 | ‪Page‬‬
Projet de Fin d’Etudes


                                       ABSTRACT

         The production of phosphoric acid by the wet process, in the unit phosphoric of Maroc
 Phosphore I, involves the dissolution of phosphate ore in sulfuric acid. This leads to a mixture
 of phosphoric acid and various impurities, mainly free sulfates.
         The purification of phosphoric acid is done by an operation of sulphates removal and
 settling. In the first place the removal of sulphates takes place in a reactor by addition of
 phosphate with phosphoric acid to be purified. Then, the settling is carried out in a decanter
 with a sludge recirculation in order to separate the liquid clarified and the settled sludge.
         The aim of this study is to treat the optimization problem of sulphates removal and
 settling of phosphoric acid. The work is divided into several steps. The beginning has been to
 establish a material balance for the system of sulphates removal and settling in order to
 calculate the amount of phosphate to be added. The next step is how an experimental study
 about settling is performed. The results have been used in determining the maximum capacity
 of phosphoric acid to be purified. Thirdly we have applied a model of the rate of solids
 content in the acid clarified using as a tool design of experiments. In the final step, we have
 considered the possibility of producing phosphoric acid for a client "FOSBRASIL" by starting
 from the clarified acid and we have made a comparison between the two operations of sulfates
 removal-settling in Maroc Phosphore I and Maroc Chimie in order to improve the production
 of clarified acid in Maroc phosphore I.


 Keywords: phosphoric acid, phosphate, sulphates free, sulphates removal, settling, decanter
 with sludge recirculation, design of experiments.




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Projet de Fin d’Etudes




Projet de fin d’études                            Page | 108

Pfe daryf & semlali

  • 1.
    Royaume du Maroc Université Cadi Ayyad Ecole Nationale des Sciences Appliquées Projet de Fin d’Etudes de Safi Département : Génie Industriel N° d’ordre : 2012/G.PMC/P5 MÉMOIRE de PROJET DE FIN D’ÉTUDES Pour l’obtention du diplôme : INGENIEUR D’ÉTAT En Génie des Procédés et Matériaux Céramiques Thème : Optimisation de la désulfatation-décantation de l’acide phosphorique des lignes Nissan à Maroc Phosphore I Présenté par : Jihad DARYF Rachid SEMLALI EL IDRISSI Projet réalisé à : Groupe Office Chérifien des Phosphates – Maroc Phosphore Safi Soutenu le : 03/07/2012 Devant le jury composé de : Nom et prénom Qualité Etablissement d’attache Fahd OUDRHIRI HASSANI Enseignant-chercheur ENSA – Safi Younes ABOULIATIM Projet de fin d’études Enseignant-chercheur ENSA – Safi Page | 1 M.BOUKHATEM Enseignant-chercheur ENSA – Safi
  • 2.
    Projet de Find’Etudes REMERCIEMENTS Au terme de ce projet de fin d’études, nous tenons tout d’abord à adresser nos sincères remerciements à M. MAHROU, chef de la division Maroc Phosphore I, qui nous a donné la possibilité de réaliser notre travail au sein du service stockage et expédition. Nous remercions également, notre responsable de stage à l'OCP, M. LECHGAR, chef du service stockage et expédition ainsi que notre encadrant à l'ENSA de Safi M. OUDRHIRI, qui sans eux, ce projet n’aurait pas vu le jour. Nous ne saurions remercier suffisamment M. LOUHZ, chef de service phosphorique, pour son aide, ses conseils et son encouragement tout au long de notre période de stage. Nos remerciements vont aussi à M. BOUSBOULA, M. ELKARARI et tout le personnel du service stockage et expédition pour leurs aides, leurs écoutes et leurs soutiens. Enfin, à tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à l'élaboration de ce mémoire, qu'ils trouvent ici l'expression de notre profonde gratitude. Projet de fin d’études Page | 2
  • 3.
    Projet de Find’Etudes DÉDICACE A nos parents A nos frères et sœurs A tous les membres de nos familles A tous ceux qui nous sont chers… Projet de fin d’études Page | 3
  • 4.
    Projet de Find’Etudes SUJET DE STAGE La désulfatation de la bouillie d'acide phosphorique est une opération nécessaire pour répondre aux exigences qualité de nos clients en termes de sulfates libres. Cette opération entrave la marche des unités filtration Nissan et par voie de conséquence la limitation des cadences de marche. Maroc phosphore I envisage la solution de la désulfatation d'acide 30% après filtration, il est demandé de: Faire un bilan matière au niveau du décanteur dédié à cette opération de traitement ; Déterminer la capacité maximale de désulfatation ; Optimiser la génération et le recyclage des boues décantées ; Déterminer la marche optimale avec génération d'un taux de solide conforme au niveau de l'over flow du décanteur ; Comparer la désulfatation d'acide 30% à l'atelier de traitement acide 54% de Maroc Chimie ; Envisager la production d'acide reconcentré (60% P2O5) destiné au client FOSBRASIL à base d'un acide produit 30% traité au niveau du décanteur. Projet de fin d’études Page | 4
  • 5.
    Projet de Find’Etudes LISTE DES ABRÉVIATIONS APP: Acide Phosphorique Purifié CAP: Concentration d’Acide Phosphorique DAP: Di-Ammonium Phosphate DCP: Di Calcic Phosphate IDS: Industrial Direction of Safi MAP: Mono-Ammonium Phosphate MCP: Mono Calcic Phosphate MPI: Maroc Phosphore I NPK: engrais à base d’azote (N), phosphore(P) et de potassium(K) OCP: Office Chérifien des Phosphates PC, MC: Maroc chimie PP , MPI: Maroc Phosphore I PM, MPII: Maroc Phosphore II PI: Infrastructure Portuaire TSP: Triple Super Phosphate B.M: Bilan Matière Projet de fin d’études Page | 5
  • 6.
    Projet de Find’Etudes LISTE DES FIGURES Figure 1.1 Schéma de Maroc Phosphore I .......................................................................... 08 Figure 1.2 Schéma de l'unité broyage ................................................................................. 10 Figure 1.3 Schéma de l'unité réaction ................................................................................. 10 Figure 1.4 Schéma de l'unité filtration ................................................................................ 12 Figure 1.5 Schéma d'un échelon de concentration .............................................................. 15 Figure 1.6 Schéma du stockage de l'acide phosphorique .................................................... 17 Figure 1.7 Schéma de l'expédition de l'acide phosphorique ................................................ 18 Figure 1.8 Schéma de l’unité de réaction du procédé Rhône-Poulenc ................................ 19 Figure 2.1 Courbe de sédimentation (h,t) ............................................................................ 29 Figure 2.2 Forces agissantes sur la particule ....................................................................... 29 Figure 2.3 Schéma d’un décanteur circulaire classique ...................................................... 32 Figure 3.1 Unité désulfatation ............................................................................................. 35 Figure 3.2 Désulfatation d’une seule ligne (circuit fermé) ................................................. 40 Figure 3.3 Désulfatation d’une seule ligne (circuit ouvert) ................................................. 41 Figure 3.4 Variation de volume (cm3) en fonction du temps (min) lors de la sédimentation en éprouvette ................................................................................................. 43 Figure 3.5 Détermination du temps de séjour ..................................................................... 44 Figure 3.6 Détermination du temps de séjour lors du premier essai de décantation ........... 45 Figure 4.1 Comparaison des courbes de sédimentation avec et sans recyclage des boues.. 49 Figure 4.2 Schéma du décanteur avec recirculation des boues ........................................... 50 Figure 4.3 Système à étudier .............................................................................................. 54 Figure 4.4 Résultats selon JMP10 ....................................................................................... 57 Figure 4.5 Effet de l'interaction de deux facteurs sur le taux de solide de l'acide clarifié .. 60 Figure 4.6.a Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de solide dans l'acide ................................................................................................................. 61 Figure 4.6.b Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de solide dans les boues ............................................................................................................ 61 Figure 4.6.c Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs taux de solide dans l'acide et taux de solide dans les boues ................................................................................ 62 Projet de fin d’études Page | 6
  • 7.
    Projet de Find’Etudes Figure 5.1 Procédé de fabrication de l'acide phosphorique « FOSBRASIL » .................... 66 Figure 5.2 Flowsheet de l'atelier TA (Réacteur de désulfatation) ....................................... 70 Figure 5.3 Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MP1 ........... 72 Figure 5.4 Débouchage manuel de conduite ....................................................................... 75 Figure 5.5.a Transfert par débordement .............................................................................. 76 Figure 5.5.b Transfert via une pompe ................................................................................. 76 Figure 5.6 Doseur de phosphate (Atelier TA) ..................................................................... 77 Projet de fin d’études Page | 7
  • 8.
    Projet de Find’Etudes LISTE DES TABLEAUX Tableau 2.1 Composition représentative du phosphate brut G10 et de ses acides 30% et 54% en P2O5 ....................................................................................................................... 22 Tableau 2.2 Analyse des impuretés des différentes qualités du phosphate brut de Youssoufia ......................................................................................................................... 23 Tableau 2.3 Influence des principales impuretés contenues dans l’acide phosphorique... 26 Tableau 3.1 Résumé du calcul des taux de sulfates et débits de phosphate ..................... 39 Tableau 3.2 Temps de séjour relatif à chaque essai de sédimentation ............................. 45 Tableau 4.1 Données du plan d’expériences .................................................................... 55 Tableau 4.2 Matrice d’expériences et leurs réponses ....................................................... 55 Tableau 4.3 Matrice d’expériences et résultats avec les interactions entre les facteurs ... 56 Tableau 5.1 Exigences du client « FOSBRASIL » au niveau de l'acide phosphorique ... 65 Tableau 5.2 Comparaison des paramètres de marche ....................................................... 73 Tableau 5.3 Comparaison des équipements ..................................................................... 74 Projet de fin d’études Page | 8
  • 9.
    Projet de Find’Etudes SOMMAIRE Introduction générale ...................................................................................................... 12 Chapitre 1: Présentation du groupe OCP & Procédé de fabrication de l'acide phosphorique I- Introduction .................................................................................................................. 15 II- Aperçu général du groupe OCP ................................................................................ 15 II.1- Quelques dates clés ................................................................................................ 15 II.2- Phosphates: Quelques repères ................................................................................ 16 II.3- Diversification des produits de l’OCP ................................................................... 17 III- Description du Pôle Industriel: Maroc Phosphore Safi ........................................ 18 III.1- Maroc Chimie (IDS/PC) ....................................................................................... 18 III.2- Maroc Phosphore I (IDS/PP) ................................................................................ 18 III.3-Maroc Phosphore II (IDS/PM) ............................................................................... 20 III.4. Infrastructure portuaire de Safi (IDS/PI) ............................................................... 20 IV- Procédés de fabrication de l'acide phosphorique .................................................... 20 IV.1- Procédé Nissan ….................................................................................................. 20 IV.2- Procédé Rhône-Poulenc ........................................................................................ 29 V- Conclusion ................................................................................................................... 31 Chapitre 2: Etude bibliographique I- Introduction .................................................................................................................. 33 II- Composition et impuretés du phosphate et de l'acide phosphorique .................... 33 II.1- Composition du phosphate et de l'acide phosphorique .......................................... 33 II.2- Impuretés dans l'acide phosphorique ...................................................................... 34 III- Sources et influences des impuretés dans l'acide phosphorique ......................... 36 III.1- Sources d’impuretés de l’acide phosphorique ...................................................... 36 III.2- Influence des impuretés de l’acide......................................................................... 36 IV- Purification de l'acide phosphorique ....................................................................... 38 Projet de fin d’études Page | 9
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    Projet de Find’Etudes IV.1- Raisons de la purification de l’acide phosphorique .............................................. 38 IV.2- Procédés de purification d’acide phosphorique à l’OCP ...................................... 38 IV.3- Décantation ........................................................................................................... 39 IV.3.1- Théorie de décantation .................................................................................. 39 IV.3.2- Théorie de Kynch .......................................................................................... 39 IV.3.3- Types de suspensions en décantation ............................................................ 41 IV.3.4- Vitesse de sédimentation des particules dans un liquide .............................. 42 IV.3.5- Exemples des équipements de décantation ................................................... 42 V- Conclusion ................................................................................................................... 44 Chapitre 3: Bilan matière autour de l’unité désulfatation & Capacité maximale de désulfatation I- Introduction .................................................................................................................. 46 II- Bilan matière ............................................................................................................... 46 II.1- Calcul du taux de sulfates requis ............................................................................ 47 II.2- Calcul du débit de phosphate requis ....................................................................... 48 II.3- Bilan matière .......................................................................................................... 51 III- Détermination de la capacité maximale de désulfatation-décantation ................ 53 III.1- Essais expérimentaux de décantation .................................................................... 54 III.2- Détermination du temps de séjour (résolution graphique) .................................... 55 III.3- Détermination de la capacité maximale de décantation ........................................ 57 III.4- Détermination de la capacité maximale de désulfatation ...................................... 57 IV- Conclusion ................................................................................................................. 58 Chapitre 4: Optimisation de la décantation de l’acide phosphorique I- Introduction .................................................................................................................. 60 II- Importance de la recirculation des boues ................................................................ 60 III- Bilan en matière solide au niveau du décanteur .................................................... 61 IV- Plan d’expériences factoriel complet ....................................................................... 63 IV.1- Terminologie ......................................................................................................... 63 Projet de fin d’études Page | 10
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    Projet de Find’Etudes IV.2- Objectifs du plan d’expériences ............................................................................ 63 IV.3- Hypothèses ............................................................................................................ 64 IV.4- Système à étudier .................................................................................................. 65 V- Solutions et améliorations proposées ........................................................................ 74 VI- Conclusion ................................................................................................................. 74 Chapitre 5: Etude de la possibilité de production de l’acide « FOSBRASIL » à partir de l’acide clarifié de MPI & Comparaison entre l’unité désulfatation de MPI et l’atelier TA de Maroc Chimie I- Introduction .................................................................................................................. 76 II- Acide « FOSBRASIL » .............................................................................................. 76 II.1- Présentation du client « FOSBRASIL » ................................................................. 76 II.2- Production de l'acide « FOSBRASIL » .................................................................. 77 III- Comparaison entre l’unité désulfatation de MP1 et l’atelier TA de MC ............ 80 III.1- Présentation de l’unité TA de Maroc Chimie ....................................................... 80 III.2- Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MPI .............. 83 III.3- Points à améliorer au niveau de la désulfatation de MP1 ..................................... 86 III.3.1- Installation d'un cyclone avant le réacteur de désulfatation ............................ 86 III.3.2- Installation d'une pompe de transfert entre le réacteur et le décanteur ............ 86 III.3.3- Installation d'un doseur de phosphate .............................................................. 88 IV- Conclusion ................................................................................................................. 88 Conclusion générale ......................................................................................................... 89 Références bibliographiques ........................................................................................... 91 Annexe ............................................................................................................................. 92 Projet de fin d’études Page | 11
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    Projet de Find’Etudes INTRODUCTION GÉNÉRALE Ces dernières décennies, il s’est développé une prise de conscience de l’importance des équilibres écologiques menacés par la pollution industrielle. Un nouvel état d’esprit préside : les entreprises cherchent à satisfaire les exigences des clients vis-à-vis des impuretés présentes dans leurs produits. Parmi ces entreprises l’Office Chérifien des Phosphates (OCP), leader mondial sur le marché du phosphate et ses produits dérivés, veille à réduire les impuretés contenues dans ses produits principalement l’acide phosphorique. Dans cette optique, Maroc Phosphore I (MPI) s’intéresse à la purification de l’acide phosphorique produit par voie humide. Ce milieu contient plusieurs impuretés en particulier les sulfates libres. Afin d’éliminer ces sulfates, l’atelier phosphorique Nissan de MPI adopte un procédé de désulfatation suivie d’une décantation. Dans ce contexte, s’inscrit notre projet intitulé «Optimisation de la désulfatation- décantation de l’acide phosphorique des lignes Nissan à Maroc Phosphore I ». Ce travail est divisé en cinq chapitres dont le premier est consacré à la présentation du groupe OCP et le procédé de fabrication d’acide phosphorique dans MPI. Ensuite, en deuxième chapitre, nous définirons dans une revue de littérature les différentes impuretés susceptibles de nuire à la qualité de l’acide phosphorique parmi lesquelles les sulfates libres. Puis, nous allons aborder l’opération de désulfatation- décantation permettant d’éliminer les sulfates libres et de débarrasser l’acide désulfaté du solide pour avoir un acide clarifié. La désulfatation consiste à ajouter du phosphate à l'acide phosphorique produit afin de diminuer le taux de sulfates. Un bilan matière autour de l'unité désulfatation est établi dans le troisième chapitre afin de connaître la quantité exacte de phosphate à ajouter. En outre, des essais expérimentaux seront réalisés visant à visualiser le comportement du mélange dans le décanteur. Projet de fin d’études Page | 12
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    Projet de Find’Etudes En quatrième chapitre, nous allons montrer d’une part l’importance du recyclage des boues dans le décanteur et d’autre part nous allons utiliser comme outil les plans d’expériences pour modéliser et optimiser le taux de solide dans l’acide clarifié à la sortie du décanteur. Enfin, le dernier chapitre sera consacré à étudier la possibilité de produire un acide phosphorique destiné au client « FOSBRASIL » dans l'unité de désulfatation de MP1. Pour réussir cette étude, il serait nécessaire de réaliser une comparaison entre cette unité et l'atelier "Traitement d'Acide" de Maroc Chimie afin d’apporter quelques points d’amélioration au niveau de l'unité de MPI. Projet de fin d’études Page | 13
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    Projet de Find’Etudes CHAPITRE 1 Présentation du groupe OCP & Procédé de fabrication de l’acide phosphorique Projet de fin d’études Page | 14
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    Projet de Find’Etudes I. Introduction L'acide phosphorique est un composé chimique qui présente une grande importance au niveau industriel car il intervient dans de nombreuses applications telles que la fabrication des engrais phosphatés, le traitement des surfaces métalliques, la synthèse organique, la fabrication des détergents, l'industrie alimentaire, etc. De par son importance dans cette étude, le processus de production de l'acide phosphorique est décrit plus en détail dans ce premier chapitre. Cependant, avant de présenter cette description il est utile de présenter le groupe OCP qui est la société responsable de la fabrication de l'acide phosphorique au Maroc. II. Aperçu général du groupe OCP Leader mondial sur le marché du phosphate et ses produits dérivés, créé en 1920 en tant qu’office devenu société anonyme en 2008, l’OCP est spécialisé dans l’extraction, la valorisation et la commercialisation du phosphate et ses produits dérivés. L'OCP a pour mission de maximiser la contribution globale des ressources phosphatières au développement national dans le respect de ses responsabilités sociétales et environnementales. Ses 90 ans d’expérience dans la mine et 45 ans dans la chimie lui permettent d’offrir l’une des plus larges gammes de roche de phosphate pour divers usages. L'OCP joue un rôle économique et social important dans les six régions du Maroc où se trouvent ses quatre centres miniers et ses deux centres industriels : Benguerir, Khouribga, Laâyoune, Youssoufia, Jorf Lasfar et Safi. Il y crée richesses et emplois, y dispense des formations, s’y approvisionne ou sous-traite auprès d’un réseau dense d’entreprises locales qu’il contribue parfois à créer [1]. II.1.Quelques dates clés 1920 : Création, le 7 Août, de l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) 1921 : Début de l’exploitation minière (Khouribga) 1921 : Première exportation de phosphate (Casablanca) Projet de fin d’études Page | 15
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    Projet de Find’Etudes 1965 : Début des opérations chimiques (Safi) 1975 : Création du Groupe OCP 1998 : Début de la production d’acide phosphorique purifié (Jorf Lasfar) 2008 : Le Groupe OCP devient OCP S.A. II.2.Phosphates : Quelques repères >>Le phosphore, dont le minerai de phosphate est riche, est essentiel à toute forme de vie : il ne peut y avoir d’ADN sans phosphore. Environ 1% du poids d’un être humain est composé de phosphore, entretenu par les aliments absorbés et se fixant, notamment, dans les cellules, où il sert de support à l’énergie, et dans les os et les dents. >>Environ 85% de l’utilisation des phosphates concernent la production d’engrais, le reste étant à usage industriel et d’additifs alimentaires. >>Les principales réserves de minerai de phosphate dans le monde proviennent de dépôts sédimentaires des bassins océaniques préhistoriques, où la vie marine prospérait. Elles sont estimées à plusieurs siècles d’exploitations pour le Maroc, détenteur des premières réserves mondiales. >>Au-delà de l’eau et du rayonnement solaire, les plantes ont un besoin vital de trois composants essentiels à leur développement harmonieux : l’azote (N), le phosphore (P) et le potassium (K). Les terres arables contiennent naturellement, dans des proportions très variables, ces trois éléments. Jusqu’aux premières décennies du XXe siècle, la croissance de la production agricole ne nécessitant pas d’apports importants de ces éléments (au-delà du séculaire fumier). Entre 1900 et 2000, la production agricole mondiale a augmenté de 600%. Désormais, entre 40 et 60% de la production agricole mondiale nécessitent l’utilisation des engrais ternaire NPK (à base d’azote, phosphore et de potassium). >>Le phosphate, dans l’état actuel des connaissances scientifiques est l’une des rares matières premières au monde insubstituable. >>Le phosphate, comme la potasse (surtout pour les sols bien dotés), ne nécessite pas d’application sur les champs cultivés aussi régulière que les engrais azotés pour assurer les Projet de fin d’études Page | 16
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    Projet de Find’Etudes besoins des plantes, d’où une forte sensibilité de la demande en phosphates à la conjoncture économique et agricole. C'est pourquoi l'OCP diversifie ses produits afin de viser tous les domaines. II.3.Diversification des produits de l’OCP L’OCP offre une large gamme de produits adaptée à la diversité des sols et des variétés végétales [2]. Les produits commercialisés  Phosphate  Acide phosphorique marchand (H3PO4)  Acide phosphorique purifié (APP)  Di-Ammonium Phosphate (DAP)  Triple Super Phosphate (TSP)  Mono-Ammonium Phosphate (MAP) Les produits en développement  Engrais spéciaux  Liquiphos 40 : Formulation ternaire riche en phosphate répondant à des besoins importants en phosphore des cultures maraichères et arboricoles. Utilisé en fertigation et permettant aussi le débouchage des goutteurs grâce à son action acidifiante.  Liquiphos 30 : Formulation équilibrée et acidifiante, destinée à la fertigation des cultures maraichères et arboricoles à différents stades de croissance.  Agrimap : Engrais acidifiant destiné aux stades de démarrage et de croissance, riche en phosphore et en azote ammoniacal.  NPK : Trois formules régionales d’engrais NPK destinées à soutenir la productivité du blé dans les régions : Gharb/Saiss, Chaouia/Tadla et Doukkala.  Compléments d’aliment pour bétail et volaille  Phosphate monocalcique (MCP)  Phosphate bicalcique (DCP) Projet de fin d’études Page | 17
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    Projet de Find’Etudes Pour procéder à la fabrication de tous ces éléments, l'OCP doit être bien organisé, et ceci en étant divisé en plusieurs divisions qui sont-elles mêmes composées de différents services et ateliers, l’ensemble de ces parties constitue le pôle industriel du groupe dont fait partie l’usine Maroc Phosphore Safi. III. Description du Pôle Industriel : Maroc Phosphore Safi Premier site chimique du Groupe OCP, le complexe de Safi a démarré en 1965 pour valoriser les phosphates de Gantour (région de Yousoufia). Il se compose de quatre divisions: Maroc Chimie, Maroc Phosphore I, Maroc Phosphore II et la division infrastructure portuaire qui assure l’importation des matières premières et l’exportation des produits finis. III.1. Maroc Chimie (IDS/PC) La division Maroc Chimie, créée en 1965, est destinée à la valorisation des phosphates et la production de l’acide phosphorique et les engrais TSP. Elle se compose de deux ateliers de fabrication d'acide sulfurique, deux ateliers de fabrication d'acide phosphorique et trois unités d’engrais. III.2. Maroc Phosphore I (IDS/PP) Pour faire face à la concurrence mondiale, la division Maroc Phosphore I s’engage à satisfaire les exigences de ses clients en termes de qualité, quantité et délais, elle produit deux qualités d’acide phosphorique : normal et désulfaté. MPI comporte quatre ateliers principaux :  Atelier énergie et fluides  Cet atelier traite l’eau douce (eau de barrage) avec une capacité de 1.000 m3/h ;  Station de pompage d’eau de mer d’une capacité de 18.000 m3/h ;  Trois groupes turboalternateurs de puissance 43.2 MW.  Atelier sulfurique Il a été mis en place pour produire l’acide sulfurique nécessaire à l’attaque du phosphate. Il est constitué de : Projet de fin d’études Page | 18
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    Projet de Find’Etudes  Une unité de fusion et de filtration de soufre de capacité 536 t/h ;  Quatre lignes de production d’acide sulfurique de capacité unitaire 1.500 t/j.  Atelier phosphorique Il dispose de quatre lignes : A, B, D et F dont le rôle est la production de l’acide phosphorique, selon deux procédés différents:  Nissan (lignes A, B, D) ;  Rhône-Poulenc (ligne F). La division comporte aussi un parc de stockage d’acide phosphorique et une unité d’expédition du produit fini (trains). L’ensemble des ateliers de Maroc Phosphore I est schématisé dans la figure 1.1: Energie ONE Fuel Centrale Traitement Eau thermique douce des eaux Eau de mer Atelier Production soufre liquide et Stockage acide acide sulfurique Soufre phosphorique Atelier production acide Phosphate phosphorique Figure 1.1 : Schéma de Maroc Phosphore I Projet de fin d’études Page | 19
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    Projet de Find’Etudes III. 3. Maroc Phosphore II (IDS/PM) Cette entité a pour rôle de valoriser le phosphate humide provenant de Benguerir. Pour cela, elle dispose d’une laverie de phosphate, de deux ateliers sulfurique et phosphorique ainsi que d’une centrale électrique. III.4. Infrastructure portuaire de Safi (IDS/PI) Cette division, située au niveau du port, a pour activité la réception des matières premières et le chargement du phosphate et ses dérivés destinés à l’exportation.  Matières importées : soufre solide.  Produits exportés : L’acide phosphorique, les engrais TSP et le phosphate brut. Comme indiqué précédemment, la production de l'acide phosphorique dans la division MPI suit soit le procédé Nissan soit le procédé Rhône-Poulenc, la différence entre ces deux procédés repose sur le matériel utilisé ainsi que les étapes suivies. IV.Procédés de fabrication de l'acide phosphorique IV.1. Procédé Nissan Dans le procédé Nissan, nous faisons intervenir les étapes suivantes :  Broyage ;  Réaction-Filtration-Désulfatation ;  Concentration d’Acide Phosphorique (CAP) ;  Stockage d’acide phosphorique.  Broyage Le phosphate provenant de Youssoufia est stocké dans le hall de stockage. Il est ensuite soutiré à travers trois tunnels pour être transporté par des bandes alimentant les lignes A, B et D. Ensuite, il alimente une trémie ayant une forme cylindrique à fond conique. Par le biais d’une bascule intégratrice, le phosphate est acheminé vers le broyeur. Le phosphate brut est repris du tube broyeur à l’aide de l’air de circulation produit par le ventilateur exhausteur et séparé en fonction de la granulométrie dans le séparateur dynamique. L’excès d’air du circuit de broyeur est dirigé vers les filtres à manches pour récupérer les fines particules ayant échappées au cyclonage (figure 1.2). Projet de fin d’études Page | 20
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    Projet de Find’Etudes Figure 1.2 : Schéma de l’unité broyage  Réaction /Filtration/Désulfataion Réaction L’unité de réaction d’acide phosphorique (figure 1.3) est conçue pour l’attaque du phosphate par l’acide sulfurique par voie humide. Chaque ligne comporte les équipements suivants : deux pré-mélangeurs, deux digesteurs, quatre cristalliseurs et un laveur Korting. Figure 1.3: Schéma de l’unité réaction Projet de fin d’études Page | 21
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    Projet de Find’Etudes Pré-mélangeurs: C'est un réacteur bien agité de capacité de 10 m3 qui contient la bouillie composée du phosphate broyé, de l'acide sulfurique concentré à 98% et de l'acide de retour H3PO4 à 20% en P2O5. Son rôle est de transformer le phosphate tricalcique en phosphate monocalcique selon la réaction suivante : Ca3(PO4)2 + 4H3PO4 3 Ca(H2PO4)2 Durant cette réaction la température s'élève à 85°C. Digesteurs: Ce sont deux cuves agitées et identiques de capacité de 100 m3 dans lesquelles se déroulent les réactions suivantes : Les réactions principales : Ca3(PO4) + 4H3PO4 3Ca(H2PO4)2 Ca(H2PO4)2 + H2SO4 + ½ H2O 2H3PO4 + (CaSO4, ½ H2O) Les réactions secondaires: CaCO3 + H2SO4 + ½ H2O (CaSO4, ½ H2O) + CO2 + H2O H2SiF6 2HF + SiF4 (CaSO4, ½ H2O) + 3/2H2O (CaSO4, 2H2O) SO3 + H2O H2SO4 La température de la bouillie est de 90°C dans la première cuve et 95° dans la deuxième et le temps de séjour de la bouillie dans ces deux cuves est d’environ 50 min. Laveur Korting: Les gaz produits lors de la réaction sont éliminés du digesteur grâce à une dépression créée par l'eau de mer, cette dernière sert aussi au lavage de ces gaz et cela se fait dans le laveur Korting. Les gaz aspirés subissent une douche par l'eau de mer, ceux qui sont solubles dans l'eau sont rejetés dans la mer alors que ceux qui ne le sont pas sont saturés par l'eau et rejetés dans l'atmosphère. Cristalliseurs: La bouillie qui sort de la deuxième cuve de digestion est composée essentiellement d'acide phosphorique, d'acide sulfurique et de gypse sous forme semi- hydratée (CaSO4, ½ H2O). A ce stade, s'effectue la transformation de l’hémi-hydrate en dihydrate par refroidissement de la bouillie avec l'air apporté à l'aide d'un ventilateur. La Projet de fin d’études Page | 22
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    Projet de Find’Etudes cristallisation se fait dans quatre cuves appelées cristalliseurs de capacité identique et égale à 750 m3, les cuves sont agitées, disposées en série, reliées par des rigoles et destinées à refroidir la bouillie pour favoriser la formation du gypse dihydrate. La température dans les cristalliseurs est : - Cristalliseur I : 65°C - Cristalliseur II : 60°C - Cristalliseur III : 57°C - Cristalliseur IV : 55°C La bouillie passe environ 2h30min dans chacun des cristalliseurs. Filtration Le but de la filtration est la séparation de la phase liquide (acide) et de la phase solide (gypse ou gâteau). La bouillie sortante du quatrième cristalliseur est dirigée vers un distributeur à l'aide d'une pompe pour être acheminée par gravité vers le filtre UCEGO (figure 1.4). Figure 1.4 : Schéma de l’unité filtration Projet de fin d’études Page | 23
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    Projet de Find’Etudes Filtre UCEGO: C'est un filtre de forme ronde, il représente l'élément le plus important de l'installation, il nous permet de connaître le rendement en P2O5 du procédé. Le filtre est constitué d'un plateau mobile qui renferme plusieurs tuyaux collecteurs pour les filtrats provenant de la table filtrante et d'un plateau fixe qui comprend des compartiments dans lesquels nous recueillons les différents filtrats. La table du filtre est constituée de six secteurs :  Pré secteur ;  Secteur acide fort ;  Secteur acide moyen ;  Secteur acide faible ;  Lavage des toiles ;  Extraction du gypse. o Pré-secteur : La bouillie tombe directement sur les toiles filtrantes, la zone où il n’y a pas encore formation du gâteau, le filtrat plein du solide passe pour rejoindre l’acide de retour. o Secteur acide fort : A ce stade, le filtrat recueilli a une teneur de 30% en P2O5, nommé acide fort, est aspiré vers le séparateur d’acide puis repris par une pompe et envoyé vers le stockage. o Secteur acide moyen : Le gâteau formé après filtration de l’acide fort contient des quantités importantes de P2O5, c’est pour cela le lavage du gâteau est indispensable. Le lavage est réalisé à contre-courant par l’acide faible (6 à 8%).Le filtrat, après cette opération, enrichi jusqu’à une teneur de 18 à 20% en P2O5, est mélangé avec l’acide du pré-secteur puis repris par une pompe et renvoyé vers le pré-mélangeur. o Secteur acide faible : Le gâteau du gypse contient toujours de P2O5, un deuxième lavage est fait par l’eau gypseuse. Cette opération permet d’extraire le maximum d’acide produit. Le filtrat obtenu contient 6 à 8% en P2O5 est refoulé vers le premier lavage. o Extraction du gypse : L’évacuation du gypse est effectuée en continu par un dispositif d’extraction constitué d’une vis sans fin, faisant tomber le gâteau dans un entonnoir à gypse où il est entraîné par l’eau de mer, puis évacué vers l’égout. o Lavage toiles : La couche mince du gypse qui n’a pas été extrait par la vis, est lavée par l’eau filtrée. Projet de fin d’études Page | 24
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    Projet de Find’Etudes o Séchage toiles : Après l’opération de lavage, l’eau est renvoyée vers le bac d’eau gypseuse. Désulfatation Une certaine teneur en acide sulfurique libre dans la bouillie du phosphate est nécessaire pour le processus de cristallisation du gypse et d’hydratation des cristaux. L’expérience montre qu’un excès en acide sulfurique libre de 3 à 4% dans le filtrat de la bouillie garantit une hydratation optimale, une croissance parfaite des cristaux et un degré d’attaque important. Du fait que la concentration du filtrat d’acide 30% en P2O5 à 54% en P2O5 augmente forcément la teneur en acide sulfurique d’environ 6 à 7%, une désulfatation est nécessaire. Cette dernière consiste en la réduction de l’acide sulfurique libre dans l’acide phosphorique et elle est effectuée actuellement, après la filtration, dans un réacteur à l’aide du phosphate broyé. L’acide désulfaté passe par la suite dans un décanteur pour être clarifié. N.B : Il est à noter qu’auparavant la désulfatation s’est effectuée avant la filtration.  Unité concentration d’acide phosphorique La concentration consiste à augmenter la teneur de l’acide en P2O5 de 30% à 54% ou de 54% à 60% en faisant évaporer une quantité d’eau contenue dans l’acide 30% ou 54%. L’ébullition se fait dans un bouilleur sous vide à 80 mm Hg et à une température de 80°C. La dépression est créée par une unité à vide qui est constituée principalement d’éjecteurs et de laveurs. Description du circuit acide dans un échelon: Une pompe de circulation refoule l’acide à travers une pipe vers l’échangeur pour le chauffer, puis il pénètre tangentiellement dans le bouilleur pour favoriser la séparation gaz liquide. Sous une dépression de 80 mm Hg, la température d’ébullition d’eau devient seulement 80°C, la vapeur d’eau et les gaz sont aspirés par l’unité à vide. Dans les deux premiers échelons, l’acide produit a une teneur de 46% en P2O5, pour le concentrer jusqu’à 54% nous le faisons passer dans le troisième échelon. Les trois échelons constituent une ligne de concentration, ils sont identiques et fonctionnent sous le même principe. Chaque échelon (figure 1.5) est équipé d’un bouilleur, Projet de fin d’études Page | 25
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    Projet de Find’Etudes d’une pipe, d’un échangeur et de trois pompes : pompe de circulation, pompe à condensat et pompe transporteuse. Incondensable Grand laveur Eau de mer (Condenseur) Vapeur Coude DN 900 4,5 bars Colonne DN 900 GAZ 2 petits laveurs Pot Bouilleur Conduites Conduite 500 DN 100 Coude 800 Comp. 800 Porte visite Cône inclinée supérieur Entrée Vapeur Garde hydraulique 0,75 bar Échangeur de chaleur ACP produit 54 ou 58% Colonne 800 Sortie condensat Compensateur Appoint ACP 30 ou 52% Cône DN 600 DN 800 inférieur Pompe de circulation Pipe Figure 1.5 : Schéma d’un échelon de concentration Projet de fin d’études Page | 26
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    Projet de Find’Etudes  Description de l’unité à vide : Elle a pour but le lavage des gaz issus de la concentration et la création d’une dépression au niveau du bouilleur pour diminuer la température d’ébullition d’eau. Elle est constituée de: Un grand laveur : Dans lequel l’eau de mer entre tangentiellement pour la création d’une dépression qui va aspirer les gaz au niveau du bouilleur. Deux petits laveurs : Les gaz, qui ne sont pas lavés par le grand laveur, sont introduits par des éjecteurs. L’eau de mer qui entre du haut du petit laveur va absorber une partie des gaz, l’autre partie sera éjectée dans un pot pour le lavage final. Un pot: C’est une petite cuve dont le but est le lavage final et la diminution du bruit des gaz. Quatre éjecteurs : Leur but est d’augmenter la vitesse d’entraînement des gaz et de créer par conséquent une dépression très importante au niveau du bouilleur. Garde hydraulique: Elle rassemble l’eau de lavage issue des quatre appareils afin de la mélanger avec le gypse (résultat de la filtration) pour faciliter son écoulement vers la mer.  Unité stockage/expédition Stockage d’acide phosphorique: La concentration entraîne un accroissement de la teneur en matière solide avant que l'acide ne soit introduit dans les réservoirs de stockage, la teneur en matière solide doit être abaissée en dessous de 0,5% par une clarification appropriée. Les matières solides qui se déposent sont transportées sous forme de boue qui est ramenée vers les digesteurs de la réaction. Le refroidissement de l'acide clarifié chaud est effectué dans deux échangeurs de chaleur installés en série et refroidis à l'eau de mer. L'acide refroidi est stocké dans deux réservoirs froids, un système de raclage et des pompes de circulation y empêchent un dépôt de matière solide. L’unité de stockage est schématisée dans la figure 1.6 : Projet de fin d’études Page | 27
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    Projet de Find’Etudes ACP 58% Clarifié vers Stockage final ACP 54% Clarifié Froid vers Stockage final U33 Arrivée Bac à boues boues Boues 04DT03 04AT03 04BT03 des vers RF bacs 5 000 m3 5 000 m3 5 000 m3 Bâtiment Administratif ACP 54% Froid Clarifié ACP 58% Froid Clarifié 03BT05 03AT05 04AT02 04BT02 04DT02 03DT03 1 500 m3 1 500 m3 1 500 m3 1 500 m3 1 500 m3 1 500 m3 ACP 58% Froid Refroidisseurs ACP 58% Chaud 03DT05 04DT01 04AT01 Vue 04BT01 03AT03 03BT03 panoramique : 1 500 m3 1 500 m3 1500 m3 1500 m3 1 500 m3 1 500 m3 OCP SAFI Arrivée ACP 58% ACP 52%Vers échelon Arrivée ACP 52% Arrivée ACP 30% Produit par l'échelon de ACP 30% produisant ACP 58% Produit par l'échelon de concentration concentration Vers les unités de concentration Produit par les lignes Réaction Filtration Figue1.6 : Schéma du stockage de l’acide phosphorique Expédition d’acide phosphorique: Elle est composée de deux voies ferrées de chargement. Chaque voie est munie de 3 lignes A, B, D. Chaque ligne est constituée d’une jupe de raccordement avec les sous rames. Le chargement se fait par gravite et à partir de Maroc Phosphore II et Maroc Chimie le chargement se fait par des pompes. Il y a 2-3 rames / poste, la rame se compose de 17 à 19 wagons. Le schéma de l’expédition est illustré dans la figure 1.7 : Projet de fin d’études Page | 28
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    Projet de Find’Etudes U33 04XT04 OU 04XT05 Rampe principale d'alimentation DN 400 Vanne à papillon DN Vanne à papillon DN Débitmètre 200 200 LD Vanne pneumatique Vanne DN 50 de Vanne DN 200 Flexibl désaérage Vanne Flexible e Jupe Trou DN 250 Vanne DN 50 Jupe Jupe LA raccordement LD d'homm de désaérage LB citernes e d'alime Machine Citern ntation e Vanne de vidange DN 80 Figure 1.7 : Schéma de l’expédition de l’acide phosphorique IV.2. Procédé Rhône-Poulenc Le procédé Rhône-Poulenc est reconnu mondialement (utilisé dans 26 pays). Au Maroc, il est utilisé en dix unités dont deux à Safi et huit à Jorf Lasfar. Maroc Phosphore I dispose d’une ligne de production d’acide phosphorique selon ce procédé. Cette ligne dispose des unités suivantes : l'unité broyage, l'unité réaction, l'unité filtration et l'unité de concentration.  Unité broyage Le broyage est une opération qui consiste à fragmenter le phosphate en petits grains de granulométrie de 400µm et d’augmenter sa surface d’attaque qui a une influence importante sur le rendement de la réaction.  Unité réaction Le phosphate broyé est mis en réaction avec H2SO4 et l’acide de retour (acide phosphorique moyen de18 à 22% en P2O5) en milieux aqueux à une température de 78 à 80°C. La réaction d’attaque s’effectue dans une cuve d’attaque munie d’un agitateur central (figure 1.8). Cette réaction est exothermique, un refroidissement s'impose pour éviter toute formation de semi-hydrate au-delà de 80°C. Opération assurée par un balayage de l'air à la surface libre de la cuve. L'échange thermique est réalisé par contact direct entre l'air frais et Projet de fin d’études Page | 29
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    Projet de Find’Etudes la bouillie projetée en gouttelettes par des agitateurs à double vis hélicoïdale. La chute des gouttelettes casse mécaniquement les mousses qui se forment à la surface. Les gaz résultant de la réaction sont aspirés par un ventilateur d'assainissement à travers un venturi et une tour cyclonique. La bouillie obtenue dans le réacteur est transférée par débordement dans la cuve de passage. Figure 1.8: Schéma de l’unité de réaction du procédé Rhône-Poulenc  Unité filtration Le but de la filtration est de séparer l'acide phosphorique produit lors de l'attaque du gypse, ceci se fait sur un filtre BIRD-PRAYON. Ce dernier est composé de plusieurs secteurs: Le pré secteur : il est prévu pour éviter la dilution de l'acide produit par l'eau d'imprégnation des toiles. L'acide venant du pré-secteur est mélangé avec l'acide moyen. Le secteur d'acide fort : alimenté par la bouillie venant de la cuve de passage par l'intermédiaire des nacelles qui répartissent le liquide sur toute la surface. Le secteur d'acide moyen: le solide sortant du secteur fort contient une quantité importante de P2O5 ce qui représente une perte considérable en P2O5 si nous pouvions Projet de fin d’études Page | 30
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    Projet de Find’Etudes effectuer un lavage efficace du gâteau par l'acide faible, l'acide moyen résultant est envoyé vers la cuve d'attaque. Le secteur d'acide faible et d'essorage: Le gâteau subit un lavage à l'eau gypseuse pendant son parcours dans ce secteur. L'acide produit est alors un acide faible qui sert au premier lavage. Le secteur de lavage de toiles: Le gypse sortant de secteur faible est évacué dans la trémie à gypse. Celui-ci est mélangé avec de l'eau de mer et est acheminé vers la mer.  Unité concentration La concentration Rhône-Poulenc consiste en un chauffage indirect de l'acide suivi d'une évaporation sous vide, c’est le même principe que celui des lignes Nissan. Ceci est réalisé dans deux échelons de concentration CAP X et Y. V. Conclusion Cette description du groupe OCP et ses activités nous a permis d'une part d'avoir une idée générale sur le rôle des différentes unités de production de l'acide phosphorique au sein de la division MP1 et d’autre part de donner au lecteur une vision claire sur le procédé de fabrication afin qu’il puisse mieux suivre notre travail. Le prochain chapitre concernera une étude bibliographique qui portera sur tous les éléments nécessaires pour traiter l'ensemble du sujet. Projet de fin d’études Page | 31
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    Projet de Find’Etudes CHAPITRE 2 Etude bibliographique Projet de fin d’études Page | 32
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    Projet de Find’Etudes I. Introduction L’objectif de notre sujet est la réduction des sulfates libres (%H2SO4) présents dans l'acide phosphorique et qui sont des impuretés comme beaucoup d'autres présentes dans cet acide, c'est pourquoi ce chapitre contiendra une présentation de différentes impuretés y compris les sulfates libres existants dans la roche de phosphate et l’acide phosphorique, ainsi que les différentes opérations nécessaires à la réduction ou voir même la suppression de ces impuretés. II. Composition et impuretés du phosphate et de l'acide phosphorique II.1.Composition du phosphate et de l'acide phosphorique Les analyses des différents essais au laboratoire central de Maroc Chimie, pour la période de 01 Janvier 2012 au 15 Février 2012, nous ont permis d’estimer les teneurs en éléments essentiels dans l’acide produit et le phosphate brut G10 (Phosphate de Youssoufia) utilisé actuellement par Maroc Phosphore I. Les différents résultats sont donnés dans le tableau 2.1 : Phosphate G10 Acide 30%P2O5 Acide 54%P2O5 Elément Acide 30%P2O5 (brut) clarifié CaO (%) 48 - - - H2O(%) 4 - - - CO2 (%) 5,80 - - - SiO2 (%) 7,57 - - - H2SO4 (%) - 2,48 2,20 3,09 MgO (%) 0,62 0,74 - 1,51 Cd (ppm) 8,40 - - - M.org (%) 2,06 - - - - : Non communiqué Tableau 2.1: Composition représentative du phosphate brut G10 et de ses acides 30% et 54% P2O5 Projet de fin d’études Page | 33
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    Projet de Find’Etudes II.2.Impuretés dans l'acide phosphorique L’acide phosphorique produit contient une grande variété d’impuretés qui nécessite des traitements physico-chimiques pour éliminer les plus nuisibles. Afin de connaître ces impuretés, nous présentons tout d’abord la composition de différentes qualités de phosphate brut traitées au niveau de Maroc Phosphore I (tableau 2.2). Elément Y1 design Y1 exploitation Y2 Y23 Y21 Y1C CaO (%) 51,77 51,02 53,89 52,63 51,97 50,40 SO3 (%) 1,47 1,58 2,38 2,55 1,82 1,59 CO2 (%) 5,88 5,89 3,69 3,89 4,74 5,11 F - (%) 4,15 3,92 4,02 3,92 4,17 3,46 SiO2 (%) 2,94 3,81 1,14 3,64 3,82 5,34 MgO (%) 0,3 0,56 0,49 0.74 0,65 0,63 Al2O3 (%) 0,49 0,45 0,29 0,32 0,4 0,48 Na2O (%) 0,77 -- -- -- 0,94 1,04 K2O (%) 0,08 -- -- -- 0,07 0,06 Cl - (ppm) 250 240 235 240 300 -- %M.org 0,01 2,08 0,25 0,36 -- 0,15 %Humidité 1,1 2,47 1,14 0,24 0,43 1,5 Cd (ppm) -- -- -- -- -- 12,58 As (ppm) -- -- -- -- -- 6,37 Tableau 2.2: Analyse des impuretés des différentes qualités du phosphate brut de Youssoufia Depuis le démarrage de l’atelier Nissan, les principales qualités de phosphates utilisées sont : Y1, Y2, Y23, Y21 et Y1C [3].  Le phosphate Y1 de design : L’atelier Nissan est destiné à la production de l’acide phosphorique concentré 30% P2O5 à partir du phosphate clair de Youssoufia Y1. Projet de fin d’études Page | 34
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    Projet de Find’Etudes  Le phosphate Y1 d’exploitation : Le phosphate Y1 d’exploitation, utilisé de 1976 à 1989, a un comportement différent de celui du design suite à des écarts enregistrés au niveau de certains éléments constitutifs, notamment : P2O5 et CaO. L’exploitation de cette qualité a connu des difficultés de fonctionnement du procédé de la désulfatation comme le bouchage des cônes des décanteurs et les problèmes des pompes à vis utilisées pour le soutirage des boues.  Le phosphate Y2: Ce phosphate est utilisé suite à l’épuisement du phosphate Y1. Cette qualité est calcinée et difficilement broyable, en plus, ce phosphate a une faible réactivité en comparaison avec le phosphate Y1 utilisé auparavant.  Le phosphate Y23: Pour corriger le phosphate Y2 notamment en % SiO2, en % Al2O3 et en % Fe2O3, des investigations ont été envisagées en vue de remplacer Y2 par un autre phosphate permettant d’améliorer les performances de la réaction filtration. Les investigations ont abouti à l’utilisation d’une nouvelle qualité dite Y23 (qualité obtenue en mélangeant 90% du phosphate Y2 et 10% de la couche C3 de Benguerir).  Le phosphate Y21: Compte tenu des difficultés présentées par le phosphate Y23 et particulièrement l’encrassement des équipements et circuits, le pôle chimie de Safi, les responsables de Maroc Phosphore I et le pôle mine de Youssoufia ont mis au point un nouveau phosphate permettant d’améliorer la productivité des lignes et d’éviter les problèmes cités. Ce phosphate est obtenu en faisant un mélange des phosphates Y2 et Y1 (60% Y2 et 40% Y1). Cette qualité est utilisée depuis 2001.  Le phosphate Y1C: Depuis la fin de l’exercice 2005, le phosphate Y1C est utilisé au niveau des unités de réaction de MPI, ce phosphate est composé du phosphate clair et du phosphate clair calciné. Projet de fin d’études Page | 35
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    Projet de Find’Etudes Les impuretés citées précédemment au niveau de l'acide peuvent provenir de diverses sources et ont des influences différentes comme le montre le paragraphe ci-après. III. Sources et influences des impuretés dans l'acide phosphorique III.1.Sources d’impuretés de l’acide phosphorique  Sources primaires Les études effectuées sur les impuretés de l’acide phosphorique montrent que la roche de phosphate naturel est leur principale source. En effet, cette roche est constituée en proportions variables par un mélange complexe formé d’une cinquantaine d’éléments chimiques tels que la fluoropatite, quartz SiO2, carbone sous forme de CaCO3 et de matières organiques, métaux et d’autres substances comme : CaO, SO3, SiO2, Al2O3, K2O, Na2O, CO2, etc.  Sources secondaires Ces impuretés ont pour origine soit les additifs chimiques tels que : les dispersants, les antimoussants, les agents de floculation et de conditionnement, soit l’acide sulfurique et l’eau de procédé qui introduisent de faibles quantités d'impuretés tel que : Fe, Al, Si, etc. Nous citons aussi la corrosion, l’abrasion et l’érosion des équipements qui introduisent essentiellement le fer comme impureté. III.2. Influence des impuretés de l’acide La présence des impuretés dissoutes dans l’acide phosphorique a des effets néfastes sur sa qualité. Toutefois ces impuretés peuvent avoir des effets bénéfiques sur le procédé de fabrication d’acide phosphorique. Le tableau 2.3 résume l’effet des principales impuretés contenues dans l’acide phosphorique : Projet de fin d’études Page | 36
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    Projet de Find’Etudes Projet de fin d’études Page | 37
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    Projet de Find’Etudes Afin d'éliminer les impuretés nuisibles dans l'acide phosphorique, nous procédons par la purification de l'acide qui consiste en des opérations physico-chimiques qui réduisent ou suppriment ces impuretés. IV. Purification de l'acide phosphorique IV.1.Raisons de la purification de l’acide phosphorique L’utilisation de l’acide phosphorique dans les différents domaines exige des qualités d’acide qui respectent les normes en vigueur dans chaque domaine. C’est ainsi que :  Pour les engrais solides, sauf exception, nous ne purifions pas l’acide.  Pour les engrais liquides (ou en suspension), nous devons éviter les précipités dans la fabrication (en particulier des solutions de polyphosphate d’ammonium). Il faut donc enlever la grande partie des impuretés fluorées et métalliques.  Pour les détergents, nous devons éliminer la mauvaise couleur. Dans ce cas il est recommandé de purifier le phosphate et l’acide.  Pour les usages techniques, telle que la métallurgie, nous devons utiliser un acide bien purifié en métaux, dont notamment le plomb.  Pour l’agro-alimentaire et pour les usages pharmaceutiques, nous devons avoir un acide très pur. IV.2.Procédés de purification d’acide phosphorique à l’OCP L’élimination des impuretés se fait par différentes opérations physico-chimiques de traitement d’acide phosphorique :  La décadmiation : elle consiste à réduire la teneur en Cd par ajout d’acide sulfurique à 98% H2SO4 ;  La défluoration : l’objectif de cette opération est la réduction de la teneur en fluor par ajout de la silice ;  La désarséniation : elle consiste en la précipitation de l’arsenic sous forme de sulfure. L’agent de précipitation utilisé est une solution d’hydrosulfite de sodium (Na, HS) ayant un titre en NaHS de 30% poids. Cette solution est préparée par dissolution de NaHS solide dans l’eau. Projet de fin d’études Page | 38
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    Projet de Find’Etudes  La désulfatation : elle est réalisée dans un réacteur agité qui est chauffé à 90°C, elle consiste à réduire la teneur en acide libre (%H2SO4) par l’ajout de phosphate broyé. Cette désulfatation est suivie d’une opération de décantation qui consiste à séparer l’acide désulfaté des boues formées après l’ajout de phosphate. IV.3.Décantation La décantation est une opération unitaire, parmi les techniques de séparation liquide- solide, basée sur le phénomène de sédimentation, qui consiste à séparer d’un liquide les particules en suspension en utilisant les forces gravitaires. Les procédés mis en œuvre diffèrent selon que nous recherchons seulement à augmenter la concentration des solides (épaississage) ou que nous visons à obtenir un liquide clair à partir d’une suspension diluée (clarification). La sédimentation est réalisée sur différents types de matières solides en suspension, parmi lesquelles nous pouvons distinguer deux comportements opposés : celui des particules grenues, qui décantent indépendamment les unes des autres, et celui des particules plus ou moins floculées, qui ont des vitesses de chute variables, en fonction de la taille des flocs et de leur abondance [5]. La théorie de la décantation et la procédure de dimensionnement des appareils tiennent compte de ces considérations. IV.3.1.Théorie de décantation Il existe plusieurs théories de décantation dont la plus connue est la théorie de Kynch. IV.3.2.Théorie de Kynch En 1952, Kynch proposa la théorie suivante : la vitesse de chute de particules rigides en sédimentation libre ne dépend que de la concentration locale en solide de la suspension. Elle est une fonction décroissante de la concentration en solide. Les particules de même dimension, de même forme et de même masse volumique sont équitombantes et leur concentration est uniforme pour chaque niveau de la colonne de sédimentation. Projet de fin d’études Page | 39
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    Projet de Find’Etudes Ainsi, à partir des essais en éprouvette, Kynch traça le diagramme (h, t) (figure 2.1) en mesurant la concentration des matières en suspension dans l’éprouvette dans les différents temps. Figure 2.1: Courbe de sédimentation (h,t) A t0 l’éprouvette, de hauteur h0, est remplie de la suspension initiale de concentration en matières solide C0. Dès que les particules commencent à sédimenter, à un certain temps t1, nous visualisons l’apparition d’une interface de hauteur h1 entre la phase liquide et la phase solide. Cette interface descend au fur et à mesure jusqu’à atteindre une hauteur limite h3. Avec cette courbe, Kynch a défini quatre phases de décantation. Phase AB : phase de décantation GRENUE La décantation des particules discrètes est caractérisée par conservation de leurs propriétés physiques initiales (forme, dimension, densité) au cours de leur chute. La vitesse de chute est indépendante de la concentration en solide c'est pour cette raison que nous pouvons appliquer la loi de stocks pour déterminer cette vitesse. Pour qu'une particule chute il faut que sa vitesse augmente jusqu'à ce que les forces de décantation (poids) équilibrent les forces de frottement. Considérons les forces agissantes sur une particule isolée dans un liquide : Figure 2.2 : Forces agissantes sur la particule Projet de fin d’études Page | 40
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    Projet de Find’Etudes D’après la figure 2.2, la particule en suspension est soumise à trois forces: G, la pesanteur : F, la réaction I: l'inertie. Phase BC : phase de sédimentation diffuse ou de coalescence (flocon) Ce type de décantation est caractérisé par l’agglomération des particules, c'est la phase de sédimentation diffuse ou de coalescence, c'est une partie rectiligne qui traduit une vitesse de chute constante. Les propriétés physiques de ces particules (formes, dimensions, densité) sont donc modifiées et la concentration initiale de matières en suspension C0 a un rapport avec la vitesse de chute. Nous trouvons ce type de décantation dans les décanteurs de traitement des eaux et dans les décanteurs secondaires des usines d'épuration. Phase CD: phase de décantation freinée Elle est relative à une décantation globale d'un ensemble de particules qui ont une concentration très élevée, ce qui entraîne la formation d'une couche de particules suspendue en matières en suspension, c'est la sédimentation en piston, à ce stade nous assistons à un ralentissement de la vitesse de chute des particules. Ce type de décantation existe dans la partie profonde du décanteur. Phase DE : phase de décantation en compression des boues Au point D de la courbe, les particules sont très proches les unes par rapport aux autres, elles entrent en contact et exercent une compression et reposent sur les couches inférieures, dans cette zone, le phénomène de consolidation est relativement lent, ce qui entraîne une vitesse de chute presque nulle. Remarque : Il faut noter que la transition entre les différentes phases se fait de manière continue et le classement qui vient d’être proposé constitue une simplification pour mieux les caractériser. Après avoir parlé de la théorie de décantation, nous allons présenter dans le paragraphe suivant les types de suspensions rencontrés dans la décantation. IV.3.3.Types de suspensions en décantation Selon la concentration en volume des solides, nous distinguons deux types de suspension : Projet de fin d’études Page | 41
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    Projet de Find’Etudes  Suspensions diluées Lorsque la concentration en volume des solides en suspension est inférieure à 0,5 %, nous considérons que les particules sont suffisamment éloignées les unes des autres et que, de ce fait, chacune d’entre elles sédimente comme si elle était isolée dans le liquide  Suspensions concentrées Dès que la concentration volumique en solides devient élevée (> 0,5 %), les interactions entre particules ne sont plus négligeables. Les particules adhèrent entre elles et la masse décante en piston avec une interface nette entre les boues et le liquide surnageant. Théoriquement, pour calculer la vitesse de sédimentation, il faut faire intervenir la masse volumique et la viscosité équivalente de la suspension. IV.3.4.Vitesse de sédimentation des particules dans un liquide La théorie de la sédimentation de solides fins dans un liquide, qui obéit à la loi de Stokes, montre que la vitesse de chute d’une particule est proportionnelle à la différence des masses volumiques entre la particule et le liquide et au carré de la dimension de la particule. La loi de Stocks, en régime laminaire, s’écrit Ulim = 0,545. (sf).f1.d2 Avec Ulim : vitesse limite de chute f,s : les masses volumiques du fluide et solide respectivement f : viscosité dynamique du fluide d : diamètre d’une particule sphérique En conséquence, tout phénomène susceptible d’augmenter le diamètre des particules favorise la sédimentation de façon très significative, de sorte que la floculation est devenue une partie intrinsèque de la sédimentation. La plupart des matériaux en suspension dans un liquide sont naturellement floculés et, de ce fait, peuvent être concentrés par sédimentation. IV.3.5.Exemples des équipements de décantation Il existe plusieurs types des équipements de décantation dont le choix tient compte de plusieurs considérations, notamment de la concentration de la suspension (suspension Projet de fin d’études Page | 42
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    Projet de Find’Etudes diluée, suspension concentrée), de la dimension et de la nature des particules (particules grenues, floculées...), de la fonction recherchée (clarification, épaississage), des débits à traiter, etc. Dans ce paragraphe nous allons présenter deux types de décanteurs : Les décanteurs circulaires classiques pour mieux comprendre le mécanisme de décantation à l’échelle industrielle et les décanteurs à contact de boues comme ceux utilisés dans MPI.  Décanteurs circulaires classiques Les décanteurs circulaires classiques (figure 2.3) comportent plusieurs éléments: Figure 2.3: Schéma d’un décanteur circulaire classique - Une cuve avec une goulotte périphérique pour recueillir la surverse, qui est évacuée par débordement, et un orifice central ménagé à sa base pour évacuer les sédiments ; - Une chambre d'alimentation consistant en un cylindre recevant la pulpe à traiter. Elle peut être pourvue de dispositifs servant à la floculation ; - Un mécanisme de raclage, dont le rôle est d'entraîner les solides décantés vers l'orifice d'évacuation par un mouvement de rotation lent des râteaux. Le mécanisme de raclage est entraîné par une tête de commande située sur la colonne centrale ou sur une Projet de fin d’études Page | 43
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    Projet de Find’Etudes poutre reposant sur la cuve, ou encore par un chariot roulant sur le bord de la cuve, qui entraîne une poutre dans un mouvement circulaire communiquant elle-même le mouvement de rotation à la colonne centrale.  Décanteurs à contact de boues L'obstacle majeur à une bonne décantation est la mauvaise floculation des particules (trop faible, ou trop forte d'où une viscosité élevée). Le principe de ces appareils vise à favoriser la formation de particules plus grosses, qui décantent plus rapidement, en mélangeant des boues déjà décantées à la suspension à décanter, nous distinguons quatre types de décanteurs à contact de boues :  Le décanteur à lit de boues, qui fait circuler le liquide de bas en haut à travers la masse de boue formée par floculation. Nous récoltons en surface le liquide clarifié par son passage à travers le lit de boues.  Le décanteur lamellaire, fonctionne selon le même principe que le précédent mais la présence des compartiments lamellaires augmente la surface de décantation considérablement et permet des installations plus compactes.  Le décanteur à recirculation de boues, où les boues sont recyclées. Après prélèvement du liquide clarifié, elles sont mélangées avec la nouvelle suspension à traiter avant d'être à nouveau laissées en décantation. Ce décanteur est le même utilisé au niveau de l’atelier phosphorique de MP1  Le décanteur-épaississeur, qui est composé d'un décanteur à recirculation de boues externes et d'un système de décantation lamellaire. Les boues extraites sont déshydratées sans épaississeur intermédiaire [6]. V. Conclusion Cette revue de littérature nous a permis de mettre l’accent sur les différentes impuretés susceptibles de nuire à la qualité de l’acide phosphorique parmi lesquelles les sulfates libres. Par la suite, nous avons abordé l’opération de désulfatation-décantation qui permet d’éliminer les sulfates libres et les boues pour avoir un acide désulfaté et clarifié, et qui servira de base pour le chapitre suivant. Projet de fin d’études Page | 44
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    Projet de Find’Etudes CHAPITRE 3 Bilan matière autour de l’unité désulfatation & Capacité maximale de désulfatation Projet de fin d’études Page | 45
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    Projet de Find’Etudes I.Introduction Afin de satisfaire les exigences des clients au niveau de la qualité de l'acide phosphorique produit, l'OCP utilise différentes opérations physico-chimiques pour traiter les éléments nuisibles à la conformité de l'acide. L'un des éléments les plus importants est le taux de sulfates (%H2SO4) présent dans l'acide phosphorique et qui ne doit pas dépasser une teneur de 2.5% pour un acide concentré à 30% en P2O5, c'est pourquoi nous procédons à une opération de désulfatation qui consiste à ajouter du phosphate à l'acide phosphorique produit afin de diminuer ce taux de sulfates pour atteindre une valeur inférieure à 2.5%. Au niveau de l'unité de désulfatation de MP1, nous ajoutons des quantités du phosphate d’une manière non précise jusqu'à obtenir un taux de sulfates acceptable, sauf que nous générons des pertes au niveau de la quantité de phosphate utilisée car nous ne pouvons pas être sûrs que la totalité du phosphate a réagi. C'est la raison pour laquelle nous allons établir un bilan matière autour de l'unité désulfatation afin de connaître la quantité exacte de phosphate à ajouter pour répondre aux exigences demandées en taux de sulfates. II.Bilan matière (B.M) La désulfatation s’effectue par l’ajout du phosphate dans un réacteur équipé d’un agitateur et alimenté tangentiellement par l’acide phosphorique arrivé du filtre, ce qui produit un mélange d’acide phosphorique et de phosphate finement broyé qui sera acheminé vers un décanteur afin de séparer les boues de l’acide désulfaté, cet acide sera transféré vers un bac tampon afin d’être envoyé vers le stockage (figure 3.1). Phosphate broyé H3PO4 Réacteur Décanteur H3PO4 clarifié vers stockage Boues Figure 3.1: Unité désulfatation Projet de fin d’études Page | 46
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    Projet de Find’Etudes L’atelier de fabrication d’acide phosphorique dispose de quatre lignes : A, B, D et F, selon deux procédés : Nissan (Lignes A, B, D) et Rhône-Poulenc (ligne F). Les lignes pouvant être désulfatées sont les lignes B et D en raison de leur proximité de l’unité de désulfatation, par contre les deux autres lignes sont en marche normale. Le mélange des quatre lignes doit avoir un taux de sulfates aux environs de 2,2 % pour être conforme aux exigences des clients qui demandent un taux de sulfates (≤ 2,5%) pour un acide phosphorique de concentration 30% en P2O5, donc les possibilités que nous pouvons étudier sont la désulfatation d’une seule ligne (B ou D) ou bien la désulfatation des deux lignes en même temps (B et D). Pour cela il faut calculer dans les deux cas le taux de sulfates requis et le débit de phosphate nécessaire pour réaliser cette opération et aboutir au bilan matière recherché. II.1.Calcul du taux de sulfate requis  Désulfatation d’une seule ligne : En marche normale, l’acide phosphorique produit contient un pourcentage de 2.8% en H2SO4, donc il faut calculer le taux de sulfates nécessaire pour désulfater une seule ligne et avoir un mélange avec un taux de sulfates de 2.2%. Soit : - QM : le débit massique du mélange des 4 lignes de production. - QA, QB, QD, QF : les débits massiques respectivement des lignes A, B, D et F. - x, y, z, t : les taux de sulfates respectivement dans les lignes A, B, D et F. - Supposons que la ligne désulfatée est la ligne D. - Le débit massique journalier des quatre lignes est identique et égale à 1786 tonnes de H3PO4. ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) Projet de fin d’études Page | 47
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    Projet de Find’Etudes ( ) ( ) ( ) ( ) A.N : z = 0.4%  Désulfatation de deux lignes : Dans ce cas, nous introduisons le mélange des deux lignes (B et D) dans le réacteur. Soit: - QC : Débit du mélange des deux lignes B et D. - QA, QF : les débits massiques respectivement des lignes A, F. - x, z, t : les taux de sulfates respectivement dans les lignes A, (B + D) et F. ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) A.N: z = 1.6% II.2.Calcul du débit de phosphate requis  Désulfatation d’une seule ligne : Les réactions mises en jeu au niveau du réacteur sont les suivantes : CaO(Phosphate) + H2SO4 + H2O CaSO4, 2 H2O H2SO4 SO42- + 2H+ Donc: n(CaO) = n(H2SO4) Projet de fin d’études Page | 48
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    Projet de Find’Etudes ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) (1) ( ) Pour calculer le débit d’H2SO4, nous utiliserons la conversion des sulfates en se basant sur le débit d’H3PO4 : m(H3PO4) = 80.12 t/h Conversion = masse réagie du réactif / masse du réactif dans l’alimentation (2) ( ) ( ) Conversion = ( ) A.N: Conversion = 86% (2)  m(H2SO4) Réagie = Conversion * m(H2SO4) Alimentation Or, l’acide phosphorique contient 2.8% d’H2SO4 (m(H2SO4) Alimentation = 2.8% *m(H3PO4)) Donc: m(H2SO4) Réagie = 86% * 2.8% *m(H3PO4) m(H2SO4) = 1.92 t/h (1)  m(CaO) = m(CaO) = 1.09 t/h D’après les analyses du phosphate sec du mois de janvier et février (Cf. chapitre 2), le phosphate utilisé a une teneur moyenne en CaO de 48%. Donc : m(CaO) = 0.48 * m(phosphate sec) m(phosphate sec) = m(CaO)/0.48 m(phosphate sec) = 2.27 t/h Cependant, le phosphate utilisé est humide avec un taux d’humidité de 4%. Donc le débit nécessaire est de: m(phosphate humide) = m(phosphate sec) / (1-0.04) A.N : m(phosphate humide) = 2.36 t/h Projet de fin d’études Page | 49
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    Projet de Find’Etudes Donc, pour diminuer le taux de sulfates d’une ligne de production d’acide phosphorique avec un débit de 80.12 t/h, d’une teneur en sulfates de 2,8% à 0,4%, nous devons introduire une quantité de phosphate égale à 2.36 t/h.  Désulfatation de deux lignes : Les réactions mises en jeu conduisent à l’équation : ( ) ( ) ( ) (1) ( ) De la même manière que précédemment, nous utiliserons la conversion pour determiner le debit d’H2SO4 (m(H3PO4) = 160.24 t/h).  Conversion = 43% Donc: m(H2SO4) Réagie = 43% * 2.8% *m(H3PO4) m(H2SO4) = 1.92 t/h Tout calcul fait : m(phosphate humide) = 2.36 t/h Donc, pour désulfater deux lignes de production d’acide phosphorique avec un débit de 160.24 t/h d’une teneur en sulfates de 2,8% jusqu’à 1,6%, Nous devons introduire une quantité de phosphate égale à 2.36 t/h. Le tableau 3.1 récapitule les résultats obtenus : Nombre de lignes m (H3PO4) % H2SO4 à %H2SO4 à la Débit de désulfatées (t/h) l’entrée sortie phosphate (t/h) 1 ligne 80.12 2.8 0.4 2.36 2 lignes 160.24 2.8 1.6 2.36 Tableau 3.1: Résumé du calcul des taux de sulfates et débits de phosphate En se basant sur ces résultats, nous pourrons établir un bilan matière autour de l'unité désulfatation. Projet de fin d’études Page | 50
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    Projet de Find’Etudes II.3.Bilan Matière Afin de réduire le taux de sulfate de l'acide phosphorique nous ajoutons du phosphate, toutefois nous nous confrontons au problème de la génération des boues au niveau du décanteur, car plus nous ajouterons du phosphate plus nous créerons des boues. Le décanteur utilisé dans cette unité dispose d'un racleur qui rassemble les boues vers un cône de décharge permettant leur extraction. Si la viscosité de ces boues est faible elles seront recyclées vers ce même décanteur et nous parlons de circuit fermé (figure 3.2), mais si la viscosité des boues est plus élevée alors elles seront transférées vers les digesteurs de la réaction et nous parlons alors de circuit ouvert (figure 3.3). Pour établir le bilan matière autour du décanteur nous avons eu recours à faire des analyses au niveau de l’unité désulfatation. Cependant durant la période de stage, le cas choisi par l’atelier phosphorique est celui d’une seule ligne désulfatée, c’est la raison pour laquelle nous nous somme limités à l’étude d’une seule désulfatée.  Circuit fermé (viscosité faible des boues) : Soit : - QA le débit d’acide phosphorique produit par la ligne B ou D. - Qϕϕ le débit de phosphate broyé. - QB le débit des boues recyclées. - QAC le débit de l’acide clarifié. Qϕϕ QA QAC QB Figure 3.2 : Désulfatation d’une seule ligne (circuit fermé) Projet de fin d’études Page | 51
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    Projet de Find’Etudes B.M.Global: QA+ Qϕϕ = QB + QAC Or : QB=0 car nous procédons en circuit fermé. Donc : QAC = QA+ Qϕϕ A.N : QAC = 80.12 + 2.36 QAC = 82.48 t/h  Circuit Ouvert (viscosité élevée des boues) : Soit : - QA le débit d’acide phosphorique produit par la ligne B ou D. - Qϕϕ le débit de phosphate broyé. - QB le débit des boues recyclées. - QAC le débit de l’acide clarifié. Qϕϕ QA QAC Q(B) Figure 3.3: Désulfatation d’une seule ligne (circuit ouvert) Pour calculer le débit des boues dans le cas du circuit ouvert, nous sommes amenés à faire quelques analyses pour le taux de solide (annexe 1) ainsi que le taux de sulfates (%H2SO4) (annexe 2). Les résultats obtenus sont présentés sous forme de tableau dans l’annexe 3. Les résultats d’analyses des boues nous donne un taux de sulfate moyen de : %H2SO4 ≈ 10% Projet de fin d’études Page | 52
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    Projet de Find’Etudes B.M.Global : QA+ Qϕϕ = QB + QAC Or : QB ≠ 0 car nous procédons en circuit ouvert. B.M.Partiel/H2SO4: 2.8%*QA + 2.14%*Qϕϕ = 0.4%*QAC + 10%*QB Or: QA= QAC. ( ) ( ) A.N : QB = QB = 19.73t/h Tout au long de notre stage, nous n'avons fait que des analyses par rapport à une seule ligne désulfatée, c'est ce qui nous a poussé à calculer la capacité maximale de désulfatation pour savoir si le fait d'utiliser qu'une seule ligne désulfatée est un choix de l’atelier phosphorique ou bien une contrainte liée à la capacité de production du matériel utilisé pour cette désulfatation. III.Détermination de la capacité maximale de la désulfatation-décantation L’atelier phosphorique Nissan a pour mission de produire l’acide phosphorique 30% en P2O5 en utilisant 3 lignes identiques A, B, D. Les deux lignes B et D peuvent être désulfatées alors que la ligne A est en marche normale. Ceci dit, l’unité réduit souvent le taux de sulfate de la ligne B ou D et rarement plus d’une ligne (par exemple la ligne B et une petite partie de la ligne D). C'est pourquoi nous pouvons poser la question suivante : quelle est la quantité maximale que nous pouvons désulfater pour atteindre nos objectifs sans entraver la marche normale du décanteur ? Afin de répondre à cette question nous devons déterminer la capacité maximale du mélange (acide phosphorique, phosphate) pouvant être décantée puisque ce mélange passe toujours par le décanteur afin de séparer l’acide désulfaté des boues engendrées lors de la réaction de désulfatation. La détermination de la capacité maximale passe par des essais expérimentaux visant à visualiser le comportement du mélange dans le décanteur. Ces essais se basent sur le traçage d'une courbe de sédimentation à travers laquelle nous déterminerons graphiquement le temps de séjour nécessaire pour la décantation des particules solides du mélange. Projet de fin d’études Page | 53
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    Projet de Find’Etudes III.1.Essais expérimentaux de décantation  Décantation en cylindre La décantation en cylindre est une méthode simple traditionnellement utilisée pour estimer les caractéristiques de floculation et de sédimentation du solide. Le cylindre de sédimentation consiste en une éprouvette graduée de 500 ml remplie d'une suspension homogène de boue et de liquide. Les agglomérats de boue sédimentent et se déposent au fond du cylindre sous l'action de la gravité.  Courbe de sédimentation Après avoir prélevé un échantillon du mélange à l’entrée du décanteur, nous le versons dans une éprouvette cylindrique de section S (annexe 4). Nous étudions ensuite le comportement de la suspension (mélange) en sédimentation en traçant soit la variation de la hauteur h de l’interface séparant le liquide clair de la suspension, soit la variation du volume V en fonction du temps écoulé depuis le début de la décantation. La vitesse de sédimentation est représentée à tout moment par la tangente à la courbe obtenue: V= - dh /dt La figure 3.4 présente les résultats de la position de l'interface de sédimentation en fonction du temps lors de la sédimentation en éprouvette d’un échantillon. 600 500 400 Volume(cm3) 300 200 100 0 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 Temps (min) Figure 3.4: Variation de volume (cm3) en fonction du temps (min) lors de la sédimentation en éprouvette Projet de fin d’études Page | 54
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    Projet de Find’Etudes D’après cette courbe de sédimentation nous constatons que :  Au départ les gros grains sédimentent rapidement et se déposent sur le fond de l’éprouvette ce qui explique l'augmentation rapide de la hauteur de cette zone. Cette étape est suivie de l’apparition d’une interface entre un liquide clair et une phase boueuse (annexe 4) qui peut elle-même être divisé en deux parties : une partie supérieure conservant l’aspect de la suspension de départ et une zone inférieur d’aspect intermédiaire.  La vitesse de sédimentation de la suspension faible est plus importante que celle de la suspension forte.  D'après cette courbe, nous pourrons déterminer le temps de séjour de la suspension. III.2.Détermination du temps de séjour (résolution graphique) Pour déterminer le temps de séjour, nous avons utilisé une méthode graphique qui propose de choisir un point intermédiaire de la courbe CD (figure 3.5). La tangente en (m) coupe l'horizontal d'ordonnée (hr) en un point K d'abscisse (t). Cette valeur est le temps de séjour. Figure 3.5: Détermination du temps de séjour Dans notre étude, l'utilisation de cette méthode nous a permis de tracer la courbe de la figure 3.6: Projet de fin d’études Page | 55
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    Projet de Find’Etudes 600 500 400 Volume(cm3) 300 200 m 100 K 0 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 Temps (min) Figure 3.6: Détermination du temps de séjour lors du premier essai de décantation D’après la courbe, nous obtenons un temps de séjour de 800 min, c.à.d. 13,3 h. Afin de calculer un temps de séjour moyen, plusieurs essais ont été effectuées dont les courbes sont présentées dans l’annexe 5. Le tableau 3.2 regroupe les temps de séjour calculés pour chaque essai. Essai 1 2 3 4 5 6 Temps de séjour (min) 800 870 840 865 830 810 Tableau 3.2: Temps de séjour relatif à chaque essai de sédimentation Ces différences entre les temps de séjour ne peuvent être expliquées que par le taux de solide présent dans chaque échantillon de la suspension initiale qui varie suite à l’instabilité de la marche de processus de décantation. Ainsi, d’après ces essais expérimentaux de sédimentation par éprouvette cylindrique, nous estimons un temps de séjour moyen de 836 min c.à.d. d’environ 14h. Ce temps de séjour sera utilisé pour déterminer la capacité maximale des suspensions que nous pouvons décanter. Projet de fin d’études Page | 56
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    Projet de Find’Etudes III.3.Détermination de la capacité maximale de décantation Le débit maximal de la suspension à décanter ( ) peut être calculé par la relation suivante: = Avec : = débit de suspension à décanter (m3/h) V = capacité du décanteur (volume) (m3) ts = temps de séjour (h) La capacité de décantation V est donnée dans une fiche de caractéristique du décanteur dans l’annexe 6, cette capacité est égale à 1250 m3. A.N : = = 89,28 m3/h Or, H3PO4 a une densité de 1.3 donc : = 116,064 t/h Ce débit permettra de calculer la capacité maximale de suspension pouvant être désulfatée. III.4.Détermination de la capacité maximale de désulfatation La capacité maximale de désulfatation désigne le débit d’acide phosphorique à introduire à l’entrée du réacteur de désulfatation. Pour calculer ce débit, nous suivons le raisonnement suivant : D'après le bilan matière effectué pour calculer le débit de phosphate nécessaire pour désulfater une seule ligne de production (paragraphe II.2), nous pouvons déterminer le rapport entre le débit massique de phosphate et celui de l’acide phosphorique à désulfater : Nous calculons le rapport: = 0.03 Donc le débit massique total (phosphate + acide phosphorique) : mT = + 0,03. mT = 1,03. (1) Projet de fin d’études Page | 57
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    Projet de Find’Etudes A partir de la relation (1), nous trouvons : mt= 119.54 t/h C’est la capacité maximale que nous pouvons désulfater et qui correspond presque à une ligne (80.12 t/h) et demi (39.8 t/h), donc le choix d’une seule ligne désulfatée ou bien une ligne et demi est un critère imposé par le matériel utilisé dans l’unité de désulfatation. Ainsi, la désulfatation de deux lignes de production est irréalisable avec le matériel utilisé. IV. Conclusion Cette étude nous a permis d'une part de calculer le débit exact de phosphate à introduire dans le réacteur de désulfatation pour atteindre les exigences des clients de l'OCP ainsi que d’éviter les pertes de phosphate dans ce réacteur; et d'autre part de déterminer la capacité maximale de l’acide phosphorique à désulfater afin de connaître la limite de production des équipements utilisés dans cette unité de désulfatation. Cependant, la désulfatation de l’acide phosphorique entraine la génération des boues au niveau du décanteur, ces boues sont le résultat de l’accumulation du solide dans l’acide désulfaté. Ce problème nous a poussés à faire une étude sur le taux de solide dans cet acide afin d’optimiser la clarification de l’acide phosphorique pour satisfaire les exigences des clients vis-à-vis de ce taux de solide. Projet de fin d’études Page | 58
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    Projet de Find’Etudes CHAPITRE 4 Optimisation de la décantation de l’acide phosphorique Projet de fin d’études Page | 59
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    Projet de Find’Etudes I. Introduction La décantation à recirculation des boues est le procédé adopté pour clarifier l’acide phosphorique dans MPI. Elle consiste à recycler les boues décantées vers l’entrée du décanteur. Ce recyclage des boues a pour objet d’augmenter la vitesse de sédimentation des particules solides dans le décanteur et par conséquent favoriser la séparation de l’acide clarifié des boues décantées. Toutefois nous devons recycler un débit des boues avec une concentration bien déterminée en matière solide pour ne pas avoir un taux de solide élevé dans l’acide clarifié (l’over-flow du décanteur). Ainsi, nous allons étudier l’influence de différents paramètres sur le taux de solide dans l’acide clarifié. Pour ce faire, nous allons montrer d’abord l’importance du recyclage des boues, en faisant une petite comparaison entre la décantation d’acide désulfaté avec et sans recyclage des boues. Ensuite, en établissant un bilan en matière solide au niveau du décanteur afin d’estimer le débit des boues à recycler. Enfin nous allons utiliser comme outil les plans d’expériences pour modéliser et optimiser le taux de solide dans l’over-flow du décanteur. II. Importance de la recirculation des boues Pour montrer le rôle primordial du recyclage des boues décantées, nous avons effectué deux essais de décantation en éprouvette avec et sans recyclage des boues, la figure 4.1 montre les courbes de sédimentation en éprouvette des deux essais. 600 500 400 Volume(cm3) 300 200 essai 2 essai 1 100 0 0 20 40 60 80 100 120 Temps (min) Figure 4.1 : Comparaison des courbes de sédimentation avec et sans recyclage des boues Projet de fin d’études Page | 60
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    Projet de Find’Etudes La courbe de sédimentation de l’essai 1 représente bel et bien celle de la théorie de Kynch que nous avons vue précédemment où la décantation commence dès le départ après avoir versé le mélange dans l’éprouvette. Par contre, la décantation sans recyclage des boues est très lente au départ car elle nécessite, selon la courbe de sédimentation de l’essai 2, à peu près 80 min pour s’accélérer. Donc nous pouvons dire que la vitesse de sédimentation avec recyclage des boues est plus élevée que celle sans recyclage des boues ce qui favorise la décantation de l’acide phosphorique. Par la suite, nous établirons un bilan en matière solide dans le cas de circuit fermé (avec recyclage des boues) afin d’estimer le débit des boues que nous pouvons recycler. III. Bilan en matière solide au niveau du décanteur La figure 4.2 illustre le schéma du décanteur avec recirculation des boues : MAD MBR MBR MAC Décanteur MBD Figure 4.2 : Schéma du décanteur avec recirculation des boues Avec : MAD : débit massique d’acide désulfaté ; MAC : débit massique d’acide clarifié ; MBD : débit massique des boues décantées ; MBR : débit massique des boues recyclées ; Projet de fin d’études Page | 61
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    Projet de Find’Etudes TS1 : taux de solide d’acide désulfaté ; TS2 : taux de solide des boues décantées ; TS : taux de solide d’acide clarifié. Bilan globale : MAD + MBR = MBD + MAC Bilan partiel par rapport au solide : (MAD + MBR).TS1 = MBD.TS2 + MAC. TS (1) Or, en régime continu, nous considérons qu’il n’y a pas d’accumulation de solide dans l’appareil et nous pouvons écrire : MBR = MBD De (1), nous obtenons : MBD = Pour une seule ligne de production, nous avons : MAD = 80,12 t/h Et en régime permanant le débit d’acide clarifié est pratiquement égal au débit d’entrée d’acide désulfaté : MAD = MAC = 80,12 t/h. Pour les taux de solide de l’acide désulfaté et les boues décantées, nous prenons les valeurs moyennes calculées lors des analyses effectuées au laboratoire (annexe 3): TS1 = 20% et TS2 = 40% Quant au taux de solide de l’acide clarifié, Maroc Phosphore I admet un pourcentage de 1%. En remplaçant donc tous les paramètres par leurs valeurs numériques, nous obtenons : MBD = 76,114 t/h = 50,74 m3/h (ρ=1500 kg/m3) Ce débit calculé est réalisable puisqu’il peut être généré par la pompe de recirculation des boues dont le débit maximal est 59,4 m3/h. Généralement, pour une alimentation donnée, le débit d’extraction des boues de la sousverse doit être maximal afin d’assurer un niveau minimal de pulpe épaissie dans le décanteur. En effet, si le soutirage de la sousverse est insuffisant, les boues vont alors occuper de plus en plus de place et peuvent se retrouver dans la surverse, compromettant ainsi l'efficacité de l'opération de clarification. Le choix de la concentration et du débit des boues peut influencer donc la décantation et en particulier le taux de solide d’acide clarifié. Projet de fin d’études Page | 62
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    Projet de Find’Etudes Dans ce contexte, nous allons étudier l’influence des boues et les éventuels paramètres agissants sur le taux de solide d’acide clarifié en se basant sur l’utilisation d’un plan d’expériences factoriel complet pour optimiser le taux de solide au niveau de l’over-flow. IV. Plan d’expériences factoriel complet Le plan d’expériences est une méthode puissante d’expérimentation qui présente sous forme d’équation mathématique un système complexe, le principe est de trouver une relation entre les paramètres d’entrée et les résultats mesurables de sortie. Il permet d'organiser au mieux les essais qui accompagnent une recherche scientifique ou des études industrielles. Ils sont applicables à de nombreuses disciplines et à toutes les industries à partir du moment où l’on recherche le lien qui existe entre une grandeur d’intérêt ou de sortie, y, et des k variables d’entrées ou facteurs, xk. Il faut penser aux plans d'expériences si l’on s’intéresse à une fonction du type : Y= f(x1, x2, x3, … xk) L’étude d’un phénomène se ramène à déterminer la fonction f( ) qui lie la réponse Y aux différents facteurs x1, x2, …, xk. Pour approfondir cette approche il faut introduire quelques notions particulières et une terminologie spécifique aux plans d’expériences [7]. IV.1.Terminologie  Paramètres: les variables du système ou ses facteurs.  Modalité/niveau: c’est la valeur d’un paramètre à un stade particulier de l’expérience, nous représentons les valeurs réelles par des unités codées (-1 et 1) pour ne pas complexer le plan.  Interaction : influence d’un facteur sur un autre. IV.2.Objectifs du plan d’expériences  Connaître le comportement du système étudié ;  Optimiser, maitriser et modéliser le système considéré ;  Évaluer la part de chacun des paramètres étudiés sur la décantation d’acide ;  Déterminer le facteur le plus influent ;  Déterminer les conditions dans lesquelles les performances les plus optimales sont réalisées en termes de taux de solide dans l’acide clarifié. Projet de fin d’études Page | 63
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    Projet de Find’Etudes Avant d’entamer le plan d’expériences pour notre système étudié, nous allons faire quelques hypothèses afin de déterminer les facteurs agissants sur la décantation. IV.3.Hypothèses Les principaux facteurs régissant la séparation liquide clarifié-boues lors de la décantation d’acide phosphorique sont:  La densité d’acide phosphorique (1)  Le taux de solide d’acide phosphorique (2)  Le taux de solide des boues (3)  La viscosité d’acide phosphorique (4)  La température de milieu réactionnel (5)  Le système de décantation (6)  Qualité du phosphate : chimique et physique (7) Pour obtenir un plan d’expériences pertinent, il est nécessaire d’étudier tous les paramètres qui ont une influence sur le système considéré qui est dans notre cas la décantation de l’acide phosphorique, mais vu les contraintes et les obligations, nous ne pouvons varier que certains facteurs, d’où les hypothèses suivantes : 1. Vu qu’il s’agit toujours d’une même réaction entre un phosphate broyé et l’acide phosphorique, nous supposons que la température du milieu réactionnel est constante ainsi que la viscosité de l’acide phosphorique qui dépend de la température. Nous considérons donc que les facteurs (4) et (5) sont gardés constants. 2. Le bac de décantation existe déjà avec des dimensions bien déterminées pour séparer le liquide du solide, nous considérons donc que le système de décantation, le facteur (6), est invariable. 3. Durant le suivi, la ligne D réalise la production en utilisant le phosphate G10 (voir le tableau 2.1 chapitre 2), alors nous admettons ainsi que le facteur (7) est constant et que la granulométrie de ce même phosphate est constante. 4. Les facteurs auxquels nous pouvons accéder sont la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues car nous avons un suivi permanent de ces facteurs dans le laboratoire. Par conséquent, nous allons étudier notre système à travers les facteurs (1), (2) et (3). Projet de fin d’études Page | 64
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    Projet de Find’Etudes IV.4.Système à étudier Facteur 1 : Densité d’acide d Réponse phosphorique Facteur 2 : Taux de solide Système Taux de solide d’acide Ts1 Y clarifié en % d’acide phosphorique Décanteur Facteur 3 : Taux de Ts2 solide des boues Figure 4.3 : Système à étudier Suite aux données du suivi de la production de la ligne D, nous avons adopté un plan d’expériences factoriel complet à 3 facteurs et à 2 niveaux, avec :  Les facteurs (d, Ts1 et Ts2) représentent respectivement la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues ;  La réponse Y représente le taux de solide d’acide clarifié en %. Et pour le traitement des données et l’interprétation du plan d’expériences, nous avons utilisé le logiciel JMP10 qui est un logiciel de statistiques dans lequel une partie est consacrée aux plans d'expériences. Nous allons exposer notre travail et les résultats étape par étape. Pour le calcul moyennant l’utilisation de logiciel JMP10, les différentes étapes sont données en annexe 7.  Modélisation du système Puisque nous avons trois facteurs à deux niveaux, le plan d’expériences correspondant est donc : 23 = 8 expériences. Nous cherchons à trouver une fonction de transfert entre les facteurs d’entrées (densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues) et la réponse qui est le taux de solide d’acide clarifié en %, les données du plan sont présentées dans le tableau 4.1: Projet de fin d’études Page | 65
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    Projet de Find’Etudes Densité en Taux de solide dans Taux de solide dans les Niveau / facteur Kg/m3 l’acide en % boues en % Niveau bas -1 1280 0,5 40 Niveau haut 1 1300 1,3 50 Tableau 4.1 : Données du plan d’expériences Ce tableau est important car les conclusions de l’expérimentation ne seront valables qu’à l’intérieur du domaine d’étude de chaque facteur. Si nous opérons par exemple avec une densité de 1400 Kg/m3 et un taux de solide des boues de 60 %, nous ne pourrons pas utiliser les conclusions de cette étude. Nous pouvons représenter le plan par des matrices d’expériences en unités codées pour faciliter les calculs (tableau 4.2). Expérience d Ts1 Ts2 Y(Ts) 1 -1 -1 -1 Y1= 1,83 % 2 1 -1 -1 Y2= 0,91 % 3 -1 1 -1 Y3= 1,58 % 4 1 1 -1 Y4= 0,71 % 5 -1 -1 1 Y5= 1,72 % 6 1 -1 1 Y6= 0,96 % 7 -1 1 1 Y7= 2,26 % 8 1 1 1 Y8= 1,69 % Tableau 4.2 : Matrice d’expériences et leurs réponses Le modèle correspondant à notre système, s’écrit : Y (Ts) = a0+ a1.d + a2.Ts1 + a3.Ts2 + a12.d.Ts1 + a13.d.Ts2 + a23.Ts1.Ts2 Avec :  a0: la moyenne des réponses ;  d, Ts1 et Ts2 : sont respectivement densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues ; Projet de fin d’études Page | 66
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    Projet de Find’Etudes  a1, a2 et a3 : coefficients relatifs aux facteurs d, Ts1 et Ts2 ;  d.Ts1, d.Ts2 et Ts1.Ts2: interactions entre les facteurs ;  a12, a13 et a23: coefficients relatifs aux interactions d.Ts1 , d.Ts2 et Ts1.Ts2.  Calculs Pour trouver le coefficient constant a0, il suffit de diviser la somme des réponses sur le nombre d’expériences : a0 = = 1.4575 % Calcul des coefficients relatifs aux trois facteurs étudiés et leurs interactions : Pour effectuer les calculs nous utiliserons le tableau 4.3 où tous les niveaux bas et haut des facteurs ainsi que leurs interactions sont présentés en unités codées. Ainsi par exemple, d*Ts1 est le produit des niveaux des facteurs (1) et (2) ; en unités codées, ce produit est égal à – 1 (d*Ts1= –1*+1 = +1*–1 = – 1) ou à +1 (d*Ts1= –1*–1 = +1*+1 = +1). Expérience d Ts1 Ts2 d. Ts1 d. Ts2 Ts1. Ts2 Y(Ts) 1 -1 -1 -1 1 1 1 Y1= 1,83 % 2 1 -1 -1 -1 -1 1 Y2= 0,91 % 3 -1 1 -1 -1 1 -1 Y3= 1,58 % 4 1 1 -1 1 -1 -1 Y4= 0,71 % 5 -1 -1 1 1 -1 -1 Y5= 1,72 % 6 1 -1 1 -1 1 -1 Y6= 0,96 % 7 -1 1 1 -1 -1 1 Y7= 2,26 % 8 1 1 1 1 1 1 Y8= 1,69 % a1 a2 a3 a12 a13 a23 Tableau 4.3 : Matrice d’expériences et résultats avec les interactions entre les facteurs Nous calculons un coefficient en faisant la somme des réponses divisée par le nombre d’expériences (8) où chaque réponse est multipliée par l’unité codée (1 ou -1) selon la colonne correspondante à chaque coefficient. Nous calculons le coefficient a1 pour bien expliquer la démarche : Projet de fin d’études Page | 67
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    Projet de Find’Etudes ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) a1 = = - 0,39 Nous procéderons de la même façon pour calculer les autres coefficients du modèle, nous obtenons donc : a2 = 0,1025 a3= 0,2 a12 = 0,03 a13 = 0,0575 a23 = 0,215 Nous pouvons aussi déterminer ces coefficients en utilisant JMP10 (annexe 7). Le résultat obtenu est affiché comme dans la figure 4.4 : Figure 4.4: Résultats selon JMP10 Nous vérifions que les coefficients estimés sont égaux aux ceux que nous avons calculé littéralement. De plus, ce logiciel permet aussi de calculer plusieurs paramètres statistiques relatifs au modèle développé permettant de juger la validation de ce modèle. Finalement le modèle représentant notre système s’écrit : Ts en % = 1,4575 - 0,39.d + 0,1025.Ts1 + 0,2.Ts2 + 0,03.d.Ts1 + 0,0575.d.Ts2 + 0,215.Ts1.Ts2 Projet de fin d’études Page | 68
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    Projet de Find’Etudes  Vérification du modèle Exemple 1 : Soit la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues respectivement au niveau 1, -1 et 1 : Donc : Ts en % = 1,4575 - 0,39 - 0,1025 + 0,2 - 0,03 + 0,0575 - 0,215 = 0,9775% Et suivant l’expérience 6, le taux de solide d’acide clarifié correspondant à ce cas est égal à 0,96%. Exemple 2 : Soit la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues respectivement au niveau 1, 1 et 1. Donc : Ts en % = 1,4575 - 0,39 + 0,1025 + 0,2 + 0,03 + 0,0575 + 0,215 = 1,6725% Et suivant l’expérience 6, le taux de solide d’acide clarifié correspondant à ce cas est égal à 1,69%. Nous admettons que ce modèle est valide et l’erreur est négligeable, elle pourrait être dû soit aux valeurs de départ, soit à la négligence de l’interaction d.Ts1.Ts2 d’ordre 3. La validité du modèle s’avère également à travers le logiciel JMP10 qui a donné un coefficient de régression R2 = 0,998791 (plus R2 proche de 1 plus le modèle est valide).  Interprétation des résultats du plan d’expériences Nous connaissons maintenant les valeurs : – du coefficient du facteur 1 (d) : a1= - 0,39 ; – du coefficient du facteur 2 (Ts1) : a2= 0,1025 ; – du coefficient du facteur 3 (Ts2) : a3= 0,2 . Or, d’une manière générale, quand le modèle choisi est un polynôme, les coefficients des termes du premier degré correspondent aux effets des facteurs. D’où :  Effet de la densité d’acide phosphorique: E1 = |a1|= 0,39 ;  Effet taux de solide d’acide phosphorique : E2 = |a2|= 0,1025 ;  Effet taux de solide des boues : E3 = |a3|= 0,2 Projet de fin d’études Page | 69
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    Projet de Find’Etudes D’après ces résultats : (E1 > E3 > E2). Donc le facteur le plus influent est la densité, suivi de taux de solide des boues et en dernière position le taux de solide d’acide phosphorique. Calculons maintenant la part de chaque facteur sur le système étudié.  Calcul de la part de chaque facteur sur le système étudié En ne prenant en considération que les trois facteurs cités précédemment, la part de chaque facteur sur le système étudié peut être calculée de la manière suivante : %E1= .100 = 0,56% %E2 = .100 = 0,15% %E3 = .100 = 0,29%  Les interactions Nous suivons le même raisonnement et nous classons les interactions par ordre d’importance, Ts1.Ts2 > d.Ts1 > d.Ts2  Interprétation des résultats du plan d’expériences selon le logiciel JMP10 Nous construisons un diagramme qui indique les effets principaux des facteurs (voir annexe 8), c’est-à-dire les coefficients des termes du premier degré du modèle mathématique. Ce diagramme peut être construit avec les unités codées ou avec les unités normales. L’impression visuelle est la même. Pour la présentation des résultats, il est plus commode d’employer les unités normales qui donnent immédiatement les valeurs de comparaison. Un diagramme des d’interactions indique les effets d’un facteur au niveau bas et au niveau haut d’un autre facteur. Nous savons que si les droites des effets ne sont pas parallèles, alors il y a une interaction significative entre ces deux effets. Projet de fin d’études Page | 70
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    Projet de Find’Etudes Figure 4.5 : Effet de l'interaction de deux facteurs sur le taux de solide de l'acide clarifié Nous constatons que les droites d’interaction des facteurs densité et taux de solide de l'acide sont presque parallèles ce qui signifie que leur effet est peu significatif. De même pour les droites d’interactions des facteurs densité et taux de solide des boues. Par contre, les droites d'interaction des facteurs taux de solide de l'acide et taux de solide des boues ne sont pas parallèles, nous pouvons dire donc que l’interaction de ces deux facteurs représente un effet important sur le taux de solide. Pour déterminer les conditions optimales en termes de taux de solide dans l’acide clarifié, nous traçons les graphiques d’isoréponses (figure 4.6.a ; figure 4.6.b; figure 4.6.c) : Projet de fin d’études Page | 71
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    Projet de Find’Etudes Figure 4.6.a : Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de solide dans l'acide Figure 4.6.b : Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs densité et taux de solide dans les boues Projet de fin d’études Page | 72
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    Projet de Find’Etudes Figure 4.6.c : Cartographie du taux de solide en fonction des facteurs taux de solide dans l'acide et taux de solide dans les boues Le plan d’expériences montre l’influence de la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues sur le taux de solide d’acide clarifié. Les informations pouvant être extraites de cette étude sont :  Au fur et à mesure que la densité d’acide augmente, le taux de solide d’acide clarifié diminue.  Le taux de solide d’acide clarifié s’améliore lorsque le taux de solide des boues ou de l’acide augmente.  Le taux de solide d’acide clarifié est satisfaisant pour une densité d’acide proche de 1300 Kg/m3. D’après le plan d’expériences et son interprétation, c’est évident que le facteur le plus influençant est la densité d’acide, suivi du taux de solide des boues, et en dernière position le taux de solide d’acide, nous constatons aussi que les conditions optimales, selon les graphiques d’isoréponses, des paramètres sont présentes dans les intervalles :  d = [1290 – 1300]  TS1 = [1,3 – 1,4%]  TS2 = [40 - 43%] Projet de fin d’études Page | 73
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    Projet de Find’Etudes V. Solutions et améliorations proposées A partir de cette étude, nous avons proposé quelques solutions et recommandations à adopter pour optimiser l’unité de désulfatation-décantation de Maroc Phosphore I, à savoir :  Faire un suivi permanant des différents paramètres de désulafation-décantation ;  Agir sur la densité d’acide phosphorique, le facteur le plus influent, en ajoutant l’eau de dilution en cas des densités élevées (>1300) et les boues en cas des densités faibles d’une manière à rester dans l’optimum [1290 – 1300] ;  Faire un suivi du taux de solide des boues qui est le deuxième facteur le plus influent représentant un effet de 20% et une forte interaction avec le taux de solide d’acide selon le modèle établi précédemment ;  Installer un dispositif de mesure en continu du couple exercé par le mécanisme d'entraînement. Les systèmes de protection consistent en une alarme de surcharge de type hydraulique, mécanique ou électrique, qui déclenche une alarme sonore et un arrêt de moteur suivant le niveau de la surcharge de décanteur avec les boues ;  asservir la vanne de débit des boues recyclées à la mesure du couple de torsion. Si nous atteignons une valeur critique du couple due à la surcharge du décanteur avec les boues, la vanne change directement le débit des boues vers le circuit ouvert pour soulager le racleur. VI. Conclusion La modélisation a permis de déterminer le taux de solide optimum dans l'acide clarifié dont le nombre varie entre 0,95 et 1%. Elle a permis aussi, à base du logiciel JMP10, d'étudier l'effet de certains paramètres sur le taux de solide d’acide clarifié, tels que le taux de solide d’acide phosphorique, le taux de solide des boues et la densité d’acide phosphorique qui est le facteur le plus influent sur le taux de solide de l’acide clarifié. Ainsi, par le contrôle et la régulation de cette densité, nous allons satisfaire au mieux les exigences des clients. Pour accomplir cette étude, nous allons envisager dans le prochain chapitre, la production d’un acide phosphorique destiné à un client de l’OCP (FOSBRASIL) à partir de l’acide clarifié de MPI et ceci en se basant sur les résultats des précédents chapitres. Projet de fin d’études Page | 74
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    Projet de Find’Etudes CHAPITRE 5 Etude de la possibilité de production de l’acide « FOSBRASIL » à partir de l’acide clarifié de MPI & Comparaison entre l’unité désulfatation de MPI et l’atelier TA de Maroc Chimie Projet de fin d’études Page | 75
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    Projet de Find’Etudes I. Introduction L'un des clients les plus importants de l'OCP est le client « FOSBRASIL » car c'est un client qui exige un acide phosphorique avec une valeur en taux de sulfates très basse. Cet acide est produit au niveau d'un atelier de traitement d'acide (TA) à Maroc Chimie, cet atelier est une unité récente (2003) qui traite l'acide phosphorique produit au niveau de Maroc Chimie, son unique rôle est de réduire les teneurs des différentes impuretés présentes dans l'acide. Le but de ce chapitre est d'étudier la possibilité de produire l'acide du client "FOSBRASIL" au niveau de l'unité désulfatation de MP1 ainsi que de faire une comparaison entre cette unité et l'atelier TA de Maroc Chimie afin d’apporter quelques améliorations à la désulfatation de MP1. II. Acide « FOSBRASIL » II.1.Présentation du client « FOSBRASIL » "FOSBRASIL" est un client brésilien régulier de l'OCP, chaque mois il demande une quantité de 10.000 tonnes de solution d'acide phosphorique avec des exigences bien déterminées, comme le montre le tableau 5.1: % P2O5 58 - 60 % H2SO4 1.2 max Tableau 5.1: Exigences du client « FOSBRASIL » au niveau de l'acide phosphorique Afin de pouvoir produire cet acide phosphorique nommé « FOSBRASIL » au niveau de l'unité de désulfatation de MP1, nous utiliserons l’acide phosphorique issu du décanteur lors de la désulfatation d’une seule ligne de production (Cf. chapitre 3). II.2.Production de l'acide "FOSBRASIL" Comme indiqué précédemment, l'acide « FOSBRASIL » de concentration (58-60%) doit avoir un taux de sulfates maximum de 1.2%, c'est pourquoi nous utiliserons l'acide clarifié obtenu au niveau du décanteur de l'unité désulfatation de MPI lors de la désulfatation Projet de fin d’études Page | 76
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    Projet de Find’Etudes d'une seule ligne de production (Cf. chapitre 3) pour produire cet acide. La figure 5.1 illustre le procédé de fabrication de l’acide « FOSBRASIL »: Phosphate 1er échelon de concentration 2ème échelon de concentration H3PO4 Décanteur QD H3PO4 30% %H2SO4 = 0.4 QE1 H3PO4 46% QE2 %H2SO4 = 0.5 - 0.6 H3PO4 54% %H2SO4 = 0.7 – 0.8 Vanne Débitmètre QE3 H3PO4 60% %H2SO4 = 0.9 - 1 3ème échelon de concentration Stockage acide « FOSBRASIL » Figure 5.1: Procédé de fabrication de l'acide phosphorique « FOSBRASIL » Projet de fin d’études Page | 77
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    Projet de Find’Etudes L'acide phosphorique (30% en P2O5) obtenu à la sortie du décanteur avec une teneur en sulfates de 0.4%, est conduit vers un premier échelon de concentration afin d'augmenter sa concentration en P2O5 en évaporant l'eau présente dans l'acide (Cf. chapitre 1). A la sortie du premier échelon, l'acide a une concentration de 46% en P2O5 et un taux de sulfates de 0.5% à 0.6 %. Ensuite l’acide est introduit vers un deuxième échelon pour augmenter sa concentration à 54% en P2O5 et son taux de sulfates atteint une valeur de 0.6% à 0.7%. Enfin, à la sortie du troisième échelon, la concentration de l’acide est de 58-60% et son taux de sulfates est de 0.9 à 1%. Soit : - QD le débit d’acide (30% en P2O5) à la sortie du décanteur. - QE1 le débit d’acide (46% en P2O5) à la sortie du 1er échelon de concentration. - QE2 le débit d’acide (54% en P2O5) à la sortie du 2ème échelon de concentration. - QE3 le débit d’acide (60% en P2O5) à la sortie du 3ème échelon de concentration. Nous savons que pour une ligne désulfatée : QD = 80.12 t/h Cependant, dans le premier échelon, une quantité d’eau de l’acide phosphorique est évaporée, donc le débit d’acide à la sortie du premier échelon sera égal à : 1er échelon : QE1 = QD – (46% - 30%)*QD Avec : (46% - 30%)*QD : la quantité d’eau évaporée dans le 1er échelon. A.N : QE1 = 67.3 t/h Nous suivrons le même raisonnement pour calculer le débit d’acide phosphorique à la sortie du deuxième et du troisième échelon : 2ème échelon : QE2 = QE1 – (54%-46%)*QE1 Avec : (54% - 46%)*QE1 : la quantité d’eau évaporée dans le 2ème échelon. A.N : QE2 = 61.9 t/h Projet de fin d’études Page | 78
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    Projet de Find’Etudes 3ème échelon : QE3 = QE2 – (60% - 54%)*QE2 Avec : (60% - 54%)*QE2 : la quantité d’eau évaporée dans le 3ème échelon. A.N : QE2 = 58.2 t/h Donc, le débit d’acide phosphorique « FOSBRASIL » que nous pouvons produire dans l’unité désulfatation de MPI est de 58.2 t/h soit 1397 t/jour. Or, la quantité demandée par le client est de 10000 tonnes de solution d’acide phosphorique par mois, donc pour satisfaire cette demande, nous devons produire cet acide « FOSBRASIL » pour une durée de : 10000 / 1397 = 7.15 ≈ 8 jours Ainsi, pour une période de 8 jours/mois, nous ne devons produire que l’acide destiné au client « FOSBRASIL » au niveau de MPI. Cependant, l’OCP doit satisfaire les demandes en acide phosphorique des autres clients. Pour remédier à ce problème, nous choisirons de produire l’acide « FOSBRASIL » par poste de travail, sachant qu’une journée de travail (24h) est divisée en trois postes (3*8h). Alors, la quantité d’acide phosphorique à produire pour le client « FOSBRASIL » est : QE3 = 1397 / 3 = 466 t/poste D’où une période de 22 jours (10000/466) est nécessaire pour satisfaire la demande du client « FOSBRASIL » ainsi que la demande des autres clients, et ceci en produisant l’acide phosphorique désulfaté durant 2 postes/jour et l’acide « FOSBRASIL » durant le 3ème poste. L'avantage de cette production d'acide phosphorique « FOSBRASIL » au niveau de la désulfatation de MP1 est la réduction du coût de production de cet acide, car jusqu'à aujourd'hui l'acide phosphorique « FOSBRASIL » est produit à Maroc Chimie et vendu à MP1 avec un prix de 6424 dh / tonne d’acide. Or, si nous produisons cet acide au niveau de l'unité de désulfatation de MP1, son prix de revient sera le même que celui de l'acide désulfaté et qui est de 5263 dh / tonne d’acide, donc nous réaliserons un gain de 1161 dh/ tonne. Projet de fin d’études Page | 79
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    Projet de Find’Etudes Afin d'améliorer la production de l'acide phosphorique désulfaté en général et celle de l'acide phosphorique « FOSBRASIL » en particulier, nous avons choisi de faire une comparaison entre l'unité de désulfatation de MP1 et l'atelier traitement d'acide de Maroc Chimie pour montrer les points à améliorer au niveau de la désulfatation de MP1. III. Comparaison entre l'unité désulfatation de MP1 et l'atelier TA de MC III.1.Présentation de l'atelier TA de Maroc Chimie Afin de répondre à la demande accrue en matière de qualités techniques d’acide phosphorique, l’unité de traitement d’acide de Maroc Chimie utilise plusieurs moyens d’épuration à savoir : La décadmiation ; La désulfatation ; La défluoration ; La désursaturation ; La désarseniation. Ces opérations de purification permettent de réduire la teneur de quelques impuretés présentes dans l’acide à des seuils bien déterminés qui sont définis suivant les critères des clients et nous parlons ainsi de performances attendues.  Performances attendues Capacité : Capacité journalière projetée : 700T P2O5 Décadmiation: Réduction de la teneur en Cd de 40 ppm à moins de 10 ppm. Désulfatation: Réduction de la teneur en SO3 de 6,5% à moins de 1% (acide 54%). Défluoration: - Réduction de la teneur en fluor de 0,23% à moins de 0,12%. - Teneur en fluor dans les rejets (après lavage) ≤ 5 mg/Nm3. Désarseniation: - Réduction de la teneur en arsenic de 7 ppm à moins de 1 ppm. - Teneur en H2S dans les rejets (après lavage) ≤ 10 ppm. Projet de fin d’études Page | 80
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    Projet de Find’Etudes Cependant, ces procédés de purification ne sont pas toujours simples. Le paragraphe suivant donne une description complète des différentes opérations de purification de l’atelier TA de Maroc Chimie.  Description des différentes opérations de traitement  Décadmiation La bouillie 30% provenant de l’atelier de fabrication de l’acide phosphorique est constituée d’un solide riche en gypse dihydrate, c’est ce gypse qui permettra l’opération de décadmiation en substituant les ions Cd2+ présents dans l’acide phosphorique par les ions Ca2+ contenus dans la bouillie.  Désulfatation La désulfatation est réalisée dans un réacteur (figure 5.2) qui est chauffé à 90°C, elle consiste à réduire la teneur en acide libre H2SO4 à 1%, par l’ajout du phosphate broyé. La réaction mise en jeu est la suivante : CaO(Phosphate) + H2SO4 + H2O CaSO4, 2H2O ; à 90°C Figure 5.2: Flowsheet de l'atelier TA (Réacteur de désulfatation) Projet de fin d’études Page | 81
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    Projet de Find’Etudes  Défluoration L’objectif de la défluoration est de réduire la teneur en fluor par ajout de la silice. Cette opération est réalisée dans le même réacteur que celui de la désulfatation; les réactions mises en jeu sont: 6HF+ SiO2 SiF6 + H2 +2H2O à 90°C H2SiF6 SiF4 + 2HF La quantité de silice à ajouter dépend de la teneur en fluor contenu dans l’acide à traiter, elle est mesurée par un dosomètre et mélangée avec l’acide dans un mélangeur avant son introduction dans le réacteur.  Désursaturation L’acide phosphorique sortant du réacteur de désulfatation, défluoration, est chargé en matières solides. Le désursaturateur permet grâce au temps de séjour et un refroidissement naturel d’obtenir un acide désurasaturé.  Décantation La clarification se fait dans un décanteur pour permettre la séparation de l’acide clair traité des boues.  Désarseniation La désarseniation consiste en la précipitation de l’arsenic sous forme de sulfure. L’agent de précipitation utilisé est une solution d’hydrosulfite de sodium ayant un titre en NaHS de 30 % en poids. Cette solution est préparée par dissolution de NaHS solide dans l’eau dans une cuve agitée. Le principe de la désarseniation par les sulfures (NaHS) repose sur les réactions suivantes : En phase aqueuse, le pH est compris entre 7 et 12 NaHS Na+ + HS- (Réaction prédominante) Dans l’acide phosphorique : HS- + H+ H2 S Projet de fin d’études Page | 82
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    Projet de Find’Etudes 8H2S + 2As3+ + 2As5+ As2S3 + As2S5 + 16H+ A la sortie du réacteur de désarseniation, l’acide phosphorique contient du H2S gazeux. Le dégazage de l’acide est effectué dans un dégazeur. Ces gaz sont aspirés vers une tour de lavage où ils sont lavés avec une solution de soude diluée. Cette soude réagit avec H2S pour former NaSH qui est récupéré pour la désarseniation de l’acide. Les réactions de neutralisation sont : NaOH + H2S NaSH + H2O 2NaOH + H2S Na2S + H2O L’acide phosphorique désulfaté et désarsenié s’écoule du dégazeur vers le répartiteur. Cet acide contient des précipités arsénieux difficiles à décanter ainsi que les solides formés par la désulfatation; nous lui ajoutons dans le répartiteur un floculant qui favorise la décantation des solides dans le décanteur. III.2.Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MP1 Phosphate broyé H3PO4 Décanteur H3PO4 clarifié Boues Figure 5.3: Comparaison entre l’atelier TA de MC et l’unité désulfatation de MPI Projet de fin d’études Page | 83
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    Projet de Find’Etudes La comparaison entre les deux unités portera sur les paramètres de marche (tableau 5.2), les équipements (tableau 5.3) et le recyclage des boues.  Paramètres de marche Paramètres de marche Désulfatation (TA/MC) Désulfatation (MP1) Acide phosphorique à Acide phosphorique à Acide traité concentration de 54% P2O5 concentration de 30% P2O5 Taux de sulfates de l’acide à 2.5% à 3% (acide à 54%) 2.6% à 2.8% (acide à 30%) l’entrée de l’unité Taux de sulfates de l’acide à ≤ 1% (acide à 54%) ≤ 1% (acide à 30%) la sortie de l’unité Temps de séjour au niveau du 24 h à 30 h 14 h décanteur Débit d'H3PO4 à l’entrée 20 m3/h 60 m3/h à 120 m3/h Tableau 5.2: Comparaison des paramètres de marche Ce tableau montre que le débit d’acide phosphorique de l’unité TA à Maroc chimie est inférieur à celui de MP1, cette différence est due à la viscosité plus élevée de l’acide phosphorique utilisé à Maroc Chimie (acide phosphorique concentré à 54% en P 2O5). Ainsi, la vitesse de sédimentation sera plus longue, ce qui traduit aussi le temps de séjour plus long dans l’atelier TA (24 à 30h) au lieu de 14h dans MP1. Le taux de sulfates à la sortie de l’unité restera le même dans l’atelier TA car l’acide commercialisé est celui de 54% en P2O5, alors que le taux de sulfates de l’acide à la sortie de l’unité désulfatation de MP1 connaîtra une augmentation car il sera reconcentré pour être commercialisé. Projet de fin d’études Page | 84
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    Projet de Find’Etudes  Equipements et dimensionnement Equipements et Désulfatation (TA/MC) Désulfatation (MP1) dimensionnement Doseur de phosphate Présence Absence Cyclone avant le Réacteur Présence Absence Pompe de transfert entre le Présence Absence réacteur et le décanteur Hauteur Réacteur 9m 5m Diamètre extérieur Réacteur 7m 4.8 m Surface Réacteur 38 m² 18 m² Volume utile Réacteur 342 m3 90 m3 Hauteur décanteur 8.95 m 8m Diamètre décanteur 24 m 15 m Surface décanteur 452 m² 156 m² 3 Volume utile décanteur 4045 m 1250 m3 Tableau 5.3: Comparaison des équipements La présence d’un doseur de phosphate permet de contrôler la quantité de phosphate à introduire dans le réacteur. La présence d’un cyclone avant le réacteur de désulfatation permet d'éviter la réaction entre le phosphate et les gaz présents dans l'acide phosphorique.  Recyclage des boues Au niveau de l'atelier TA de Maroc Chimie, les boues du décanteur sont toujours recyclés vers un bac de stockage appelé "bac à boues" avec un débit de 6 m3/h, sauf en cas d'arrêt de l'unité TA pour lavage ou tout autre problème nous procédons en circuit fermé (boues recyclées vers le décanteur). Alors que dans l'unité de désulfatation de MP1 nous vérifions l'état du racleur du décanteur manuellement et nous procédons soit en circuit fermé soit en circuit ouvert (Cf. chapitre 3). Cette comparaison nous a permis de déceler quelques améliorations matérielles pouvant être apportées au niveau de l’unité désulfatation de MP1. Projet de fin d’études Page | 85
  • 86.
    Projet de Find’Etudes III.3. Points à améliorer au niveau de la désulfatation de MP1 III.3.1.Installation d'un cyclone avant le réacteur de désulfatation Dans l'atelier TA de Maroc Chimie, nous notons la présence d'un cyclone en dessus du réacteur de désulfatation, dont le rôle est d’éviter toute réaction entre le phosphate et les gaz dégagés par l'acide phosphorique dans le réacteur, et ainsi le colmatage du phosphate sur la surface du réacteur de désulfatation. Contrairement à l'atelier de désulfatation de MP1 où nous avons toujours ce problème de colmatage et nous devons déboucher manuellement la conduite du phosphate, comme illustre la figure 5.4 : Figure 5.4: Débouchage manuel de conduite III.3.2.Installation d'une pompe de transfert entre le réacteur et le décanteur Comme cité précédemment au niveau de l'unité de désulfatation de MP1, le produit du mélange de la réaction entre le phosphate et l'acide phosphorique au niveau du réacteur est transféré dans le décanteur par débordement (figure 5.5.a) contrairement à l'atelier TA de Maroc Chimie où le transfert se fait via une pompe (figure 5.5.b). Projet de fin d’études Page | 86
  • 87.
    Projet de Find’Etudes Réacteur Décanteur Figure 5.5.a: Transfert par débordement Réacteur Décanteur Figure 5.5.b: Transfert via une pompe L'avantage de la pompe de transfert est son emplacement, car elle se situe en bas du réacteur ce qui laisse au mélange (phosphate + acide phosphorique) tout le temps de séjour nécessaire pour favoriser au maximum la réaction. Par contre, lors du transfert par débordement le phosphate est introduit au haut du réacteur et le transfert se fait au même niveau, ce qui peut controverser la réaction et agir sur le mélange transféré vers le décanteur. Projet de fin d’études Page | 87
  • 88.
    Projet de Find’Etudes III.3.3.Installation d'un doseur de phosphate Le doseur de phosphate permet de régler la quantité de phosphate exacte à introduire dans le réacteur, son absence au niveau de l'unité désulfatation de MP1 est la cause des pertes de grandes quantités de phosphates au niveau du réacteur (Cf. chapitre 3). Donc, l'une des solutions possibles est d'installer un doseur, comme celui présent dans l'atelier TA de Maroc Chimie (figure 5.6). Figure 5.6: Doseur de phosphate (Atelier TA) IV. Conclusion Ce chapitre nous a permis de mettre en place un procédé simple de fabrication de l'acide phosphorique "FOSBRASIL" au niveau de la division de MP1 à partir de l'acide désulfaté produit dans l'unité de désulfatation de MP1, ainsi que de montrer quelques points à améliorer au niveau de cette unité en se basant sur une comparaison entre l'atelier de traitement d'acide de Maroc Chimie et la désulfatation de MP1. Projet de fin d’études Page | 88
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    Projet de Find’Etudes CONCLUSION GÉNÉRALE La description du groupe OCP et ses activités nous a permis d'une part d'avoir une idée générale sur le rôle des différentes unités de production de l'acide phosphorique au sein de la division MPI et d’autre part de donner au lecteur une vision claire sur le procédé de fabrication afin qu'il puisse mieux suivre notre travail. La recherche bibliographique effectuée lors de ce travail a mis en évidence l'importance de la purification de l'acide phosphorique obtenu par l’opération de désulfatation-décantation permettant d’éliminer les sulfates libres et de débarrasser l’acide désulfaté du solide pour avoir un acide clarifié. Cette désulfatation d’acide phosphorique s’effectue par ajout du phosphate broyé dont la quantité à ajouter dépend de la teneur de sulfates libres présents dans l'acide. C’est ainsi que le bilan matière a permis de calculer le débit exact de phosphate à introduire dans le réacteur de désulfatation. L’étude expérimentale de la décantation en éprouvette cylindrique nous a permis de déterminer la capacité maximale de la bouillie pouvant être désulfatée afin de remonter à la limite de production des équipements utilisés dans l’unité de désulfatation. Dans l’objectif d’optimiser le taux de solide dans l’acide clarifié nous avons utilisé les plans d’expériences. Cette démarche a permis de déterminer le taux de solide optimum dans la solution d'acide clarifié dont le nombre varie entre 0,95 et 1%. Elle a permis également, à base du logiciel JMP10, d'étudier l'effet de certains paramètres sur le taux de solide d’acide clarifié, tels que l'effet de la densité d’acide phosphorique, le taux de solide d’acide phosphorique et le taux de solide des boues. La comparaison entre les résultats calculés et ceux obtenus expérimentalement permet de considérer le modèle élaboré comme étant validé. Les résultats obtenus ont ouvert la voie d’étudier la possibilité de mettre en place un procédé de fabrication d’un acide phosphorique destiné au client "FOSBRASIL" à partir de l’acide désulfaté issu de l'unité de désulfatation de MPI. La réalisation de ce procédé permettra de réduire le coût de revient de 6424 dh à 5263 dh par tonne d’acide. Projet de fin d’études Page | 89
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    Projet de Find’Etudes Par ailleurs, suite à une comparaison entre l'unité désulfatation de Maroc Phosphore I et l'atelier de traitement d'acide de Maroc Chimie, nous avons proposé quelques améliorations à apporter aux équipements de désulfatation-décantation, tels que l’installation d’un doseur de phosphate et le changement de la méthode de transfert du mélange phosphate-acide phosphorique. Projet de fin d’études Page | 90
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    Projet de Find’Etudes RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES [1] www.ocpgroupe.ma ; [2] Rapport annuel 2009 de l’OCP ; [3] Lechgar M., Rapport de stage de titularisation (2006), Division Maroc Phosphore I ; [4] Données d’étude des équipements, fournies par le bureau d’étude de Maroc Phosphore I ; [5] Blazy P., Jdid E., Décantation, Aspects théoriques, Traité Génie des procédés, Techniques de l’ingénieur J 3 450 ; [6] Blazy P., Jdid E., Décantation, équipements et procédés, Traité Génie des procédés, Techniques de l’ingénieur J 3 451 ; [7] Goupy J., Creighton L., Introduction aux plans d'expériences, Dunod, Paris, 3ème édition, 2006. Projet de fin d’études Page | 91
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    Projet de Find’Etudes ANNEXES Projet de fin d’études Page | 92
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    Projet de Find’Etudes Annexe 1 : Mode opératoire pour le calcul du taux de solide Pour déterminer le taux de solide massique dans l'acide phosphorique à l'entrée et à la sortie du décanteur ainsi que dans les boues nous utilisons le cône de sédimentation gradué d’IMHOFF (figure 1). Ce cône permet, pour tout échantillon d'acide ou de boues, la sédimentation du solide dans la base du cône alors que le liquide (l'acide) se dépose en haut du cône comme le montre la figure 2. A l'aide des graduations, nous déterminons le taux de solide volumique et ensuite nous utilisons la relation d’IMHOFF suivante afin de déterminer le taux de solide massique: Taux de solide massique = 0.68 * taux de solide volumique Figure 1: Cône de sédimentation d’IMHOFF Figure 2: Séparation du solide et de l’acide Projet de fin d’études Page | 93
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    Projet de Find’Etudes Annexe 2 : Mode opératoire pour le calcul du taux de sulfates (%H2SO4) Le contrôle de la teneur en sulfates libres (SO42-) dans l'acide ou dans les boues se fait au laboratoire local selon le mode opératoire suivant: 1) Nous calculons la densité de l'échantillon par un densimètre (Figure 1). 2) Nous titrons 2cm3 de l'échantillon par le chlorure de baryum (BaCl2 - 0.2N). L'indicateur coloré utilisé est le sulfonazo III et nous utilisons l'acétone comme catalyseur. Une fois le virage est atteint, nous procédons à la lecture de la tombée de burette (Figure 2). La réaction du titrage s’écrit : BaCl2 + H2SO4  BaSO4 + 2HCl Figure 1: Densimètre En calculant la densité de l'échantillon et le volume nécessaire pour le virage de l'indicateur (tombée de burette), nous déterminons le taux de sulfates par la relation suivante : %H2SO4 = Projet de fin d’études Page | 94
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    Projet de Find’Etudes Avec : - T.B : Tombé de burette en ml Figure 2: Dosage de l’échantillon par BaCl2 Projet de fin d’études Page | 95
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    Projet de Find’Etudes Annexe 3 : Analyses entrée décanteur, sortie décanteur, boues pour une seule ligne désulfatée N° Echantillon Densité Taux de sulfates Taux de solide 03BT03 (Entrée décanteur) 1280 1.3% 19% 1 04BT02 (Sortie décanteur) 1275 0.9% 1.3% 04DT03 (Boues) 1295 9.92% 38% 03BT03 (Entrée décanteur) 1295 1.4% 21% 2 04BT02 (Sortie décanteur) 1281 1% 1.5% 04DT03 (Boues) 1298 10.35% 43% 03BT03 (Entrée décanteur) 1276 1.45% 20% 3 04BT02 (Sortie décanteur) 1283 1.15% 1.45% 04DT03 (Boues) 1286 10.46% 45% 03BT03 (Entrée décanteur) 1296 1.32% 18.5% 4 04BT02 (Sortie décanteur) 1285 1.05% 1.5% 04DT03 (Boues) 1300 9.87% 38% 03BT03 (Entrée décanteur) 1294 1.25% 17% 5 04BT02 (Sortie décanteur) 1286 1.1% 1.4% 04DT03 (Boues) 1285 10.32% 39% 03BT03 (Entrée décanteur) 1288 1.23% 23% 6 04BT02 (Sortie décanteur) 1279 0.89% 1.4% 04DT03 (Boues) 1290 9.95% 42% 03BT03 (Entrée décanteur) 1287 1.1% 22.3% 7 04BT02 (Sortie décanteur) 1290 0.85% 1.3% 04DT03 (Boues) 1296 10.14% 45% 03BT03 (Entrée décanteur) 1278 1.3% 21.4% 8 04BT02 (Sortie décanteur) 1284 1.03% 1.52% 04DT03 (Boues) 1284 9.83% 42% 03BT03 (Entrée décanteur) 1290 1.1% 19.8% 9 04BT02 (Sortie décanteur) 1278 0.6% 1.5% 04DT03 (Boues) 1291 10.26% 40% 03BT03 (Entrée décanteur) 1278 1.36% 20% 10 04BT02 (Sortie décanteur) 1280 1.02% 1.37% 04DT03 (Boues) 1290 9.99% 39% Projet de fin d’études Page | 96
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    Projet de Find’Etudes 03BT03 (Entrée décanteur) 1275 1.25% 21.6% 11 04BT02 (Sortie décanteur) 1281 0.95% 1.43% 04DT03 (Boues) 1294 10.1% 40% 03BT03 (Entrée décanteur) 1282 1.3% 21% 12 04BT02 (Sortie décanteur) 1279 1.02% 1.35% 04DT03 (Boues) 1292 9.79% 48% 03BT03 (Entrée décanteur) 1278 1.25% 22.8% 13 04BT02 (Sortie décanteur) 1283 0.92% 1.5% 04DT03 (Boues) 1287 10.44% 39% 03BT03 (Entrée décanteur) 1280 1.02% 18.6% 14 04BT02 (Sortie décanteur) 1281 0.59% 1.52% 04DT03 (Boues) 1300 10.32% 42% 03BT03 (Entrée décanteur) 1276 1.22% 17.8% 15 04BT02 (Sortie décanteur) 1271 0.96% 1.46% 04DT03 (Boues) 1282 9.92% 43% 03BT03 (Entrée décanteur) 1291 1.05% 19.6% 16 04BT02 (Sortie décanteur) 1294 0.76% 1.54% 04DT03 (Boues) 1295 9.88% 47% 03BT03 (Entrée décanteur) 1286 1.6% 20.1% 17 04BT02 (Sortie décanteur) 1295 1.02% 1.39% 04DT03 (Boues) 1289 10.18% 40% Projet de fin d’études Page | 97
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    Projet de Find’Etudes Annexe 4 : Essai de décantation Figure 1: Eprouvette Vide Figure 2: Eprouvette contenant l'échantillon Figure 3: Apparition de 4 phases Figure 4: Décantation de l'acide Projet de fin d’études Page | 98
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    Projet de Find’Etudes Annexe 5 : Courbes des essais de sédimentation 600 600 500 Essai 1 500 Essai 2 Volume(cm3) Volume(cm3) 400 400 300 300 200 200 100 100 0 0 0 500 1000 1500 0 200 400 600 800 1000 1200 Temps (min) Temps (min) 600 600 500 Essai 3 500 Essai 4 Volume(cm3) Volume(cm3) 400 400 300 300 200 200 100 100 0 0 0 200 400 600 800 1000 1200 0 500 1000 1500 Temps (min) Temps (min) 600 600 500 Essai 5 500 Essai 6 Volume(cm3) Volume(cm3) 400 400 300 300 200 200 100 100 0 0 0 500 1000 1500 0 500 1000 1500 Temps (min) Temps (min) Projet de fin d’études Page | 99
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    Projet de Find’Etudes Annexe 6 : Données d'étude pour le réacteur de désulfatation et le décanteur Récipient n° 03DT02 Client OCP Maroc Lieu Safi Diamètre extérieur(m) 15 Hauteur(m) 8 3 Volume utile (m ) 1250 Fluide procédé (liquide) Acide phosphorique Densité (kg/m3) 1,73 Température de service (°C) 50 Concentration 32% P2O5 Température d’utilisation admissible (°C) 70 Fluide d’essai Eau Protection surface intérieure Caoutchoutage et revêtement en briques Tableau 1: Données d’étude pour réservoir de décantation Récipient n° 03DD20 Client Maroc phosphore Lieu Safi Diamètre extérieur(m) 4,8 Hauteur(m) 5 Volume utile (m3) 89,5 Fluide procédé (solide/liquide) Phosphate brut, acide phosphorique 3 Densité (kg/m ) 1400 Température de service (°C) 50 Concentration 30% P2O5 Température d’utilisation admissible (°C) 70 Fluide d’essai Eau Protection surface intérieure Caoutchouc-butyl, dureté shore ASS°+- 5° Tableau 2: Données d’étude pour réacteur de désulfatation Projet de fin d’études Page | 100
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    Projet de Find’Etudes Annexe 7 : Utilisation du logiciel JMP10 Accès au plan d’expériences factoriel complet : Définition des niveaux et la réponse : Projet de fin d’études Page | 101
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    Projet de Find’Etudes Définition des facteurs : Construction du plan et attribution des réponses : Projet de fin d’études Page | 102
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    Projet de Find’Etudes Calcul des coefficients du modèle Nous continuerons avec JMP10 pour modéliser la fonction y(TS) = f(d,Ts,Ts2). Nous exécutons alors le script en cliquant de la droite de la souris sur Modèle : Exécution du modèle La fenêtre suivante s’affichera, en sélectionnant la réponse et en choisissant les effets du modèle et nous cliquons sur exécuter : Projet de fin d’études Page | 103
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    Projet de Find’Etudes Annexe 8 : Effets des facteurs sur le taux de solide Effet du facteur densité de l'acide phosphorique : Effet du facteur taux de solide de l'acide phosphorique : Projet de fin d’études Page | 104
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    Projet de Find’Etudes Effet du facteur taux de solide des boues : Projet de fin d’études Page | 105
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    ‫‪Projet de Find’Etudes‬‬ ‫ملخـص‬ ‫تتمثل عملية إنتاج الحامض الفوسفوري، بالوحدة الصناعية فسفور المغرب ‪ ، I‬في تفاعل‬ ‫الفوسفاط الخام مع حمض الكبريتيك. وهذا يؤدي إلى مزيج من الحامض الفوسفوري والشوائب‬ ‫المختلفة التي نذكر من بينها أيونات الكبريتات الحرة. تتم عملية تنقية الحامض الفوسفوري من خالل‬ ‫عملية كيميائية تسمى "إزالة الكبريتات".‬ ‫أوال، تتم "إزالة الكبريتات" في مفاعل بإضافة الفوسفاط على الحامض الفوسفوري المراد‬ ‫تنقيته. ثم تليها عملية التصفية من أجل فصل السائل المصفى(الحامض الفوسفوري) و الترسبات‬ ‫الناتجة عن إضافة الفوسفاط٠‬ ‫في هذه الدراسة اخترنا كموضوع "تحسين عمليتي إزالة الكبريتات وتصفية الحامض‬ ‫الفوسفوري".‬ ‫وتنقسم هذه الدراسة إلى عدة مراحل ، أولها هو تحقيق توازن المادة في نظام التخلص من مادة‬ ‫الكبريتات، وذلك لحساب كمية الفوسفاط التي يمكن ان تضاف٠ ثم يتم إجراء دراسة تجريبية للتصفية‬ ‫حيث استخدمت النتائج على النحو الوارد في تحديد الكمية القصوى للحامض الفوسفوري الممكن‬ ‫لمعدل الترسبات الموجود في الحامض الفوسفوري‬ ‫معالجتها. ثم قمنا بصياغة نموذج رياضي‬ ‫باستخدام أداة تصميم التجارب. في المرحلة النهائية، درسنا من جهة، إمكانية إنتاج الحامض‬ ‫الفوسفوري الموجه لزبون في البرازيل ومن جهة أخرى إجراء مقارنة عمليتي "إزالة الكبريتات"‬ ‫والتصفية بين الوحدة الصناعية فسفور المغرب ‪ I‬ومحطة معالجة الحامض الفوسفوري بكيمياء‬ ‫المغرب.‬ ‫‪Projet de fin d’études‬‬ ‫601 | ‪Page‬‬
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    Projet de Find’Etudes ABSTRACT The production of phosphoric acid by the wet process, in the unit phosphoric of Maroc Phosphore I, involves the dissolution of phosphate ore in sulfuric acid. This leads to a mixture of phosphoric acid and various impurities, mainly free sulfates. The purification of phosphoric acid is done by an operation of sulphates removal and settling. In the first place the removal of sulphates takes place in a reactor by addition of phosphate with phosphoric acid to be purified. Then, the settling is carried out in a decanter with a sludge recirculation in order to separate the liquid clarified and the settled sludge. The aim of this study is to treat the optimization problem of sulphates removal and settling of phosphoric acid. The work is divided into several steps. The beginning has been to establish a material balance for the system of sulphates removal and settling in order to calculate the amount of phosphate to be added. The next step is how an experimental study about settling is performed. The results have been used in determining the maximum capacity of phosphoric acid to be purified. Thirdly we have applied a model of the rate of solids content in the acid clarified using as a tool design of experiments. In the final step, we have considered the possibility of producing phosphoric acid for a client "FOSBRASIL" by starting from the clarified acid and we have made a comparison between the two operations of sulfates removal-settling in Maroc Phosphore I and Maroc Chimie in order to improve the production of clarified acid in Maroc phosphore I. Keywords: phosphoric acid, phosphate, sulphates free, sulphates removal, settling, decanter with sludge recirculation, design of experiments. Projet de fin d’études Page | 107
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