Adresse : 6, Imp Pétion, rue Tobie, Tabarre 49. (Haïti)
Tel : (+509) 3820-1133 / 4005-8205
Email : alibertho1@yahoo.fr
MON PORTFOLIO PROFESSIONNEL
La foret est un bel ensemble, maischaquearbrea ses racines ; Uneclasse est un bel
ensemblemaischaqueapprenanta sa personnalite.
AdèleLEFLON
Jean Berthony CLAIMON
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Remerciements.
Je tiens en premier lieu à remercier le grand architecte de l’univers qui m’a donné la possibilité de passer ces deux
années saint et sauf. J’adresse mes sincères remerciements au PDG d’Anseye Pou Haïti, Madame Nedgine PAUL
DEROLY,au Directeur de développement professionnel Monsieur Fenel PIERRE,au assistant directeur Isaac ISRAEL,
à tous les autres membres du Staff, Messieurs et Dames les coach pédagogiques, Jean Douimy SAINT-VILLIER,
Nadège BLANCHARD,EmmanuelALEXANDRE,Prusta PHIRMELUS, Géneviève CHERY et Fabiola ROSIER,au
responsable de recrutement Madame Michèle MONTOUT, au Directeur des Ambassadeurs Monsieur Vernet
ETIENNE,à l’assistant directeur des ambassadeurs Rolf Phanel SOULOUQUE à tous les intervenants (es) et à toutes
les personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidés mes réflexions.
Sincères remerciements aussi à mes collègues de la promotion 2018 et plus particulièrement Daniel Junior JEAN
PHILIPE et à deux gradués de la promotion 2017, il s’agit de Mesilien SINEUS et Bendjimy PIERRE sans leur
assistance,ce travail n’aurait certainement pas pu voir le jour. Je les remercie pour les échanges quotidiens, leur soutien
perpétuel et leurs judicieux conseils. Je les remercie également pour tous leurs projets partagés pendant ces deux
dernières, je crois qu’ils n’existeront à m’apporter leur support pour les années à venir.
Je remercie également :
Sur le plan plus personnel, je remercie ma marraine Mélanie ALEXIS etma cousine Josiane BOURDEAU pourm’avoir
accompagné pendant toutes ces années et d’amener,au sens propre comme au sens figuré, autant de piment à ma vie. Je
remercie aussi ma fiancée Eliane PETIT-FRÈRE qui m’a toujours soutenu dans les moments difficiles pour ensoleiller
mes journées et me donner la force d’avancer avec la tête haute
Je remercie chacund’eux pour avoir contribué à mes formations, carc’estenune partie les conseils, le support et soutien
de chacun d’eux qui a construit aussi l’enseignant que je suis aujourd’hui.
Introduction.
D'où vient l'idée de portfolio ?
L'idée de portfolio est venue des artistes. Pour eux, le curriculum vitae (CV) n'était pas une forme adapté pour présenter
leurs travaux artistiques, tels que : photographies, peintures, sculptures, etc. À la vérité, il faut dire que le concept a pris
naissance en Italie en 1719. Il est devenu populaire dans les pays anglo-saxons et au Canada la fin du XVIIIeme
siècle.
Le concept a été repris ensuite sur Ìnternet par les développeurs et les graphistes pour se faire connaître à travers le
monde.
Un portfolio est un dossier personnel dans lequel les acquis de formation et les acquis de l'expérience d'une personne
sont définis et démontrés en vue d'une reconnaissance par un établissement d'enseignement ou un employeur donné.
Le portfolio peut être considéré comme un outil pédagogique au service de différents objectifs :
Sur l’apprentissage
*Favoriser l’engagement de l’apprenant dans sa démarche d’apprentissage.
*Aider l’apprenant à formaliser ce qu’il a appris et déterminer comment il les a appris.
*Éclairer l’apprenant sur ses qualités, ses stratégies et sa progression.
*Renforcer l’idée d’un apprentissage continu et progressif dont il est acteur.
Sur la motivation
*Conserver une trace de ses productions et rendre visible ses progrès ou évolutions.
*Valoriser ses meilleurs travaux.
Sur la communication
*Faciliter la communication et le lien entre l’apprenant et l’enseignant ou l’élève et le maître.
*Permettre une rétroaction efficiente sur la démarche d’apprentissage.
*Servir de support pour partager des choses avec ses pairs.
Sur l’évaluation
*Participer à une évaluation plus juste et plus efficace.
*Apporter une aide à la rétroaction.
*Prendre en compte les différences individuelles et contribuer à la différenciation.
Quatre grands types de portfolio.
1) Le portfolio de présentation.
Ce portfolio rassemble les meilleures productions de l’apprenant pour mettre en valeur ses compétences. Il se construit
progressivement avec une sélection de travaux. Il est orienté sur le produit et le résultat.
2) Le portfolio d’apprentissage.
Ce portfolio est axé sur la démarche de l’apprenant dans une période définie. La sélection signifiante et l’articulation
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des données rassemblées permettent de rendre compte d’un processus d’acquisition d’apprentissage.
L’auto-évaluation et la réflexivité représentent deux éléments importants à rendre compte tout au long de la
construction de ce portfolio.
3) Le portfolio d’évaluation.
Ce type de portfolio sert de support à une évaluation sommative. Il permet à un formateur de porter un jugement sur
les compétences de l’apprenant. Chaque production intégrée doit démontrer la maîtrise de certaines compétences
attendues selon des critères préalablement identifiées.
4) Le portfolio de développement professionnel ou personnel.
Le portfolio de développement professionnel ou personnel consiste à mettre en évidence le processus de développement
de compétences tout au long de la vie. Il décrit le cheminement professionnel d’une personne, il est évolutif et s’appuie
sur les expériences vécues. Il rend compte des choix professionnels effectués selon ses aspirations, les défis et les
opportunités rencontrés ou construits. Le portfolio professionnel peut inclure une autobiographie, un curriculum vitae,
les formations suivies, les productions réalisées, les mentions reçues … etc.
En ce qui me concerne,c’est le dernier type à savoir le portfolio de développement professionnel. Dans mon portfolio,
vous trouverez mon portrait, mon profil d’enseignement (ma philosophie, ma vision, mes apprenants leaders et leurs
visions, etc.), mon parcours professionnel (études, réalisations et expériences de travail, le curriculum d'Anseye Pou
Ayiti, mon Plan de Développement Professionnel d’Enseignant-Leader, etc.) ma réflexion sur les objectifs de
développement durable ...
Les sciences de l’éducation nous ont permis d’explorer un grand nombre de courants en lien avec l’apprentissage. Parmi
ces courants, je me reconnais particulièrement dans le courant socioconstructivisme (Vygotsky, 1978) car il est centré
sur l’apprenant, sur sesrelations et sesinteractions sociales avec son environnement. Échangerautour desconnaissances
avec d’autres personnes, leur présenter son point de vue, le défendre, questionner ses incertitudes sont autant de
comportements qui sont rendus possibles par les activités collaboratives préconisées par ce courant.
Présentation personnelle.
Pour les employeurs, le savoir-faire d’un employé ne suffit plus de nos jours. Outre ses connaissances,il doit disposer
de certainesattitudes etaptitudes bien particulières. Dans les lignes qui vont suivent, je vais faire une brève présentation
de ma personne. Je suis Jean Berthony CLAIMON, né le 13 octobre dans le département du Sud, plus précisément dans
la commune de Saint-Jean-du-Sud de la dame née Livia ALEXIS et du sieur Wilson CLAIMON tous deux de
nationalité haïtienne. J’ai fait mes études primaires à l’école nationale de Saint-Jean-du-Sud et mes études secondaires
au Lycée de cette même commune. Je suis détenteur d’un diplôme en Science de l’éducation et j’ai acquis un certain
niveau de compétence dans la langue anglaise. Je suis de nationalité haïtienne, mon numéro d’identité fiscal est : 007-
260-211-2.
Pour ainsi dire, je suis un Leader, je possède une très bonne capacité de communication. Cette capacité fait partie
intégrante de meshabiletés à travailler en équipe avec mes collègues. À la vérité, tout passe parla communication parlée
et écrite .Donc, j’ai maîtrisé un peu les différents outils de communication moderne, tels que : Nouvelles Technologies
de l’Information et de la Communication (NTIC).
Je suis en mesure de m’adapter très facilement dans n’importe quel environnement de manière rapide. À l’image du
monde de la technologie et du marché de l’emploi, le milieu de travail esten constante évolution. Je seraiprêtà m’ajuster
en fonction des circonstances ou des changements continuels. Je suis un homme très courageux, patient et dynamique.
Dans le cadre de mon travail, je n’ai pas l’habitude de reculer lorsque je rencontre des obstacles, mais je cherche de
préférence les moyens nécessaires pour les contourner afin d’atteindre le but fixé.
Je suis une personne active, dynamique et très organisé; je suis en mesure de gérer mes charges de travail au quotidien.
Peu importe ce qui m’arrive, bon ou mauvais, je conserve toujours une attitude positive. Je suis capable de penser et
d’agir clairement dans l’exercice de mes fonctions et je suis prêt aussi à réagir et gérer tout type de situation stressante
en m’adaptant à de différents environnements. Durant mes deux années d’expériences à Anseye Pou Ayiti, j’ai appris
beaucoup de choses qui m’aideront dans ma carrière professionnelle. J’ai acquis des habiletés d’adaptation rapide à
travailler sous pression. Il en est même pour l’esprit d’équipe, l’esprit d’initiative, la créativité, le leadership, le sens de
responsabilité, la collaboration et l’innovation.
Cette formation m’a appris aussi les bases de la pédagogie active pour aborder le métier d’enseignant dans toutes ses
dimensions appliquées à l’enseignement primaire. Le soin à apporter à la préparation d’une bonne leçon sur la base de
la détermination d’objectifs SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel), la manière
variée d’animer une classe,l’introduction de projets ou encore l’évaluation est autant de choses que j’ai apprises grâce
à cette formation. Elle m’a permis de réaliser le parcoursqui estactuellement le mien et ma manière d’enseigner demeure
fortement influencée par ma formation d’enseignant. Elle m’a permis aussi de prendre du recul sur ma pratique et de
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remettre un peu à jour les modèles qui sous-tendent mon quotidien professionnel. Elle m’a aussi permis de réaliser une
réflexion approfondie sur les formations en pédagogie active et en leadership transformationnel.
Ma philosophie d’enseignement.
Je voudrais commencer cette partie en appropriant l’une des déclarations de Nelson Mandela qui souligne
que « l’éducation est l’arme la plus puissante qui puisse changer le monde ». Le contenu de cette déclaration me paraît
tout à fait approprié dans le cadre de la présentation de ma vision sur l’enseignement et l’apprentissage. D’un point de
vue personnel, je pense que nous construisons notre identité professionnelle au gré des rencontres, des opportunités et
des défis proposés parles différents environnements professionnels etpersonnels dans lesquels nous sommes immergés.
À quoi est égal Gain Annuel ? C’est sur ce thème que ma carrière d’enseignant avait commencé en novembre 2013 à
l’institution Mixte de la Fontaine située à Delmas 40 B. Alors, jeune enseignant, je devais me lancer dans ce qui allait
être ma première séance de leçon donnée à 10 apprenants en 6ème
année fondamentale à l’institution Mixte de la
Fontaine.
Cette première expérience fut un succès tant pour moi ainsi que pour les apprenants qui ont réussiaux examens officiels
de fins d'Études Primaires (CEP) dès le mois de juin. Cette réussite restera gravée dans ma mémoire, car elle m’a
immédiatement permis de donner un sens réelà mon orientation professionnelle. C’est à partir de cette année-là que j’ai
compris que le savoir était accessible à tout le monde. J’ai compris aussi que le rôle d’un enseignant était plus de mettre
ses connaissances à la disposition des autres. Ilconsiste aussià guider ses apprenants dans leur quête du savoir à travers
des activités stimulantes et dynamiques. En somme, le paradigme apprentissage a pris sens et s’est imposé comme
élément central de ma réflexion dans mon développement professionnel. Tout comme bon nombre d’enseignants, je
garde un souvenir plein de gratitude envers l’un de mes enseignants pédagogue qui a pu faire naître en moi les bonnes
questions et surtout un réel plaisir de faire apprendre aux autres.
Mon arrivée à Anseye Pou Ayiti (APA) en Juillet 2018 a donné une autre direction à ma carrière professionnelle. Ce
nouvel environnement a transformé drastiquement mespratiques d’enseignement dans ma carrière d’enseignant. Il m’a
fait entrer dans celle d’APA qui fut un catalyseur et un accélérateur remarquable qui m’obligent à adopter une posture
différente dans le monde de l’enseignement. Au gré des séances hebdomadaires de formation des enseignants et des
visites de classes composées d’analyses ou de Co-enseignant de leçons dans les écoles d’été ou de projets
d’apprentissage, je suis devenu un enseignant APA(à part) que je me reconnais aujourd’hui. J’aieu la chance de croiser
plusieurs enseignants qui ont contribué à améliorer ma façon d’enseigner. Je crois fermement à la philosophe de
Silberman qui disait ceci :
“Ce que j’entends, je l’oublie, ce que j’entends et j’observe, je m’en souviens un peu.
Ce que j’entends, j’observe et discute, je commence à le comprendre.
Ce que j’entends, j’observe, discute et fait me donne des connaissances et des compétences.
Ce que j’enseigne à un autre je le maîtrise.”
Comme vous l’aurez peut-être remarqué, je n’ai pas employé le terme d’identité jusqu’ici car je place cette question
dans un cadre bien plus large qu’une "identité professionnelle". Comme le disait Lévi-Strauss : "À l’évidence, la notion
d’identité est transversale à toutes les sciences humaines et son usage reste problématique à l’intérieur de chacune des
disciplines concernées" (Lévi-Strauss, 1977).
Pour conclure et résumer, je pense donc que l’on se construit, tant dans la vie intime que dans la vie professionnelle
autour des opportunités, des rencontres et des échanges qui en découlent dans des environnements multiples. On se
construit aussi par son aptitude à réfléchir sur ce que l’on est et sur ce que l’on fait.
Pourquoi j’enseigne ?
Pour reprendre une déclaration de Malala Yosafzai qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2014, elle disait ceci: ”Un
enfant,un professeur,uncrayon,un livre peuventchangerle monde”.Partantde cette déclaration,je pense qu’enseigner
est plus qu’un métier, mais c’est un sacerdoce et une mission.
J’enseigne parce que je crois l’enseignement c’est plus qu’une profession, mais une passion. Je le fais aussi parce que
je pense qu’en formant des citoyens honnêtes, des gens responsables et patriotes qui peuvent changer les choses pour
les générations de demain. C’est ma participation dans le processus de développement de notre chère Haïti que nous
rêvons tous. Je crois en une éducation de qualité qui contribuera au développement du capital humain et du Pays dans
son ensemble.
J’enseigne aussi pour faire la différence dans la vie de mes apprenants. J’emprunte les propos d’Alain Tremblay qui
disait : “J’ai l’impression d’être utile à la société en formant les jeunesà agir pour un avenir meilleur.” C’est dans cet
ordre d’idée que je m’inscris à titre d’Enseignant-Leader.
Je travaille depuis plusieurs années dans le système éducatif haïtien et pendant ces années je ne faisais que transmettre
les connaissances sans vraiment mettre l’accent sur l’apprenant. Aujourd’hui, en ma qualité d’enseignant leader, j’ai
pris l’engagement d’appliquer les nouvelles méthodes et techniques que j’ai apprises pendant les séances de formations
appropriées. Cela me permettra de travailler pour le développement de mon pays en formant des citoyens honnêtes,
crédibles et responsables qui peuvent prendre en charge la responsabilité de travailler pour un pays stable et voir un
lendemain meilleur.
Ma vision de l'enseignement.
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Galilée disait, et je cite « On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l'aider à le découvrir lui-même » De ce
fait, L'enseignant est à la fois un guide et un facilitateur. Il doit servir de modèle aux élèves en leur fournissant des
outils nécessaires pour affronter avec brio les défis de la vie.
Tout d’abord, l’éducation est un droit fondamental garanti par la constitution haïtienne. Malgré de grands progrès au
cours des dernières années, des millions d’enfants se voient encore privés de leur droit à l’éducation. L’accès limité à
l’éducation est un des facteurs de transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre. L’éducation est un droit
fondamental vital qui est aussi inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention des
Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Chaque fille et garçon ont droit à une éducation de qualité, vectrice de
meilleures chances dans la vie notamment en termes d’opportunités, de santé et de participation au processus politique.
Selon le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, l’école doit permettre à chaque
apprenant d’acquérir la meilleure formation pour atteindre le plus haut degré de réalisation possible. Cela suppose un
encadrement rigoureux des apprenants, une progression des situations d’apprentissage bien calibrées et des exigences
élevés, mais réalistes pour chaque cycle fondamental.
L’école en tant qu’institution a trois missions.
1. Instruire
2. Socialiser
3. Qualifier
La mission de l’école, lorsqu’elle instruit sesapprenants,c’estd’abord etavant tout d’élever le niveau cognitif de chacun
en construisant le savoir. L’école doit s’assurerde créerun environnement propice à l’apprentissage. Pour se faire,selon
Lawrence W. Larry Lezotte, afin qu’une école puisse offrir un environnement propice aux apprentissages, elle doit
respecter les sept corrélats des écoles efficaces.
1. Leadership pédagogique
2. Mission claire et précis
3. Environnement sûr et ordonné
4. Climat d’attente élevée pour la réussite
5. Évaluation fréquente du progrès des élèves
6. Relations constructives entre la maison et l’école
7. Occasion d’apprentissage et répartition du temps accordé à chaque sujet.
Parla suite, la construction du savoir se fait de différentes méthodes. Que l’enseignant passe parle socioconstructivisme,
par l’enseignant stratégique, par la pédagogie des projets ou autres, il doit s’assurer de rejoindre tous les apprenants
afin que ceux-ci puissent évoluer adéquatement dans notre système d’éducation. L’école est un milieu de vie important
qui participe à la construction du savoir. L’apprenant doit resteractifdans sesapprentissages.L’enseignant doit le guider
dans ses apprentissages. Auparavant, le système construisait le savoir de façon linéaire afin qu’au bout de ses années
d’études, l’apprenant puisse posséder plusieurs connaissances. L’école du XXIème
siècle devrait être différente avec un
focus axé sur notre culture, nos croyances et notre communauté.
C’est pour cela que le programme du Ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP)
vise surtout à développer des compétences chez les apprenants. Ainsi celui-ci peut faire des liens avec ce qu’il vit et
avec son milieu de vie. L’apprentissage de ses compétences se développe dans différentes sphères de vie. Lorsque tous
les savoirs peuvent tenir en une main (appareil électronique) il faut développer l’apprenant à devenir compétent avec
son savoir. Les faire interagir les uns avec les autres.
L’école dans son rôle de socialiser, c’est un milieu de vie où l’on apprend la notion de vivre ensemble. Elle a pour but
aussi de développer les apprentissages de vie en société, elle a aussi comme mission d’enseigner notre patrimoine.
L’école doit préparer l’élève à vivre en communauté en ayant des connaissances sur la société en y développant un
sentiment d’appartenance et promouvoir les valeurs de base.
L’école doit se doter d’un projet éducatif qui aidera à donner ses couleurs. Ainsi, selon ses goûts et ses intérêts, un
apprenant peut développer ses connaissances tout en se qualifiant selon les normes du Ministère de l’Éducation
nationale. L’école a comme mission de suivre et de soutenir l’apprenant tout au long de son parcours scolaire afin que
celui-ci puisse jouir d’une qualification dans son domaine et dans ses champs d’intérêts. D’où la mission de qualifier.
Enseigner est un processus complexe qui requiert de la part de l’enseignant des compétences multiples » (Koelher &
Mishra, 2006,p.1017-1018,Eberly Center, 2012) En effet,je pense que l’éducation offre aux enfants une chance de
sortir de la pauvreté et leur ouvre la voie vers un avenir prometteur.
Je crois à l'intégrité et à l’unicité de chaque enfant. En d'autres mots, je crois que tous les apprenants sont bien
intentionnés et qu’ils ont le désir et la capacité de réussir. En tant qu'enseignant, il faut savoir stimuler l'intérêt de ses
élèves en incitant la participation active et en incorporant des activités amusantes et captivantes. Il est également
important pour les enseignants de promouvoir un esprit de croissance dans leur salle de classe en créant un
environnement d'apprentissage positif qui favorise la diversité, le respect, l'individualité et la liberté d'expression. Je
crois sincèrement que les enfants ont beaucoup à offrir et que les enseignants peuvent apprendre des apprenants en
travaillant auprès d'eux. C’est pourquoi, il faut se mettre au même niveau, être flexible et permettre
aux élèves de s'épanouir en utilisant leur créativité.
Enfin, il faut noter que le rôle de l'enseignant (e) n'est pas limité à l'instruction. Un (e) enseignant(e) dévoué (e)
participe dans la vie et la culture de l'école en s'impliquant dans diverses activités parascolaires. Ces activités sont
indispensables car les élèves développent un sens de communauté et d’appartenance.
Ma déclaration professionnelle.
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Sans le boulanger aurons-nous du pain, sans le menuisier aurons-nous de belles chaises de même que sans les
enseignants aurons-nous des gens bien formé? En tant que professionnel de l’éducation, je m’engage dans le domaine
de l’éducation afin de faire avancer mon pays sur la voie du développement durable en inculquant à mes apprenants de
bons principes. Un enseignant c’est quelqu’un qui possède des connaissances, des compétences et des mentalités
professionnelles acquises par la préparation formelle et l’expérience. Autrefois, je travaillais en faisant des exposés
magistral mais de nos jour grâce aux séminaires et à toutes les séances de développement professionnel que j’ai suivis
ayant rapport à l’éducation, je me suis améliorer complètement. Sur ce, je m’engage afin que tous les apprenants du
pays aient une education de qualité.
Liste de mes Apprenants Leaders et leur vision pendant mes deux années.
Pendant mes deux (2) ans de travail en tant qu’enseignant leader, j’enseigne une éducation de qualité qui permet aux
apprenants de mieux appréhender son existence afin d’améliorer leur condition de vie et celui de leur parent tout en
contribuant au développement de leur pays. J’ai participé à un travail noble que j’estime très important pour le futur de
mes apprenants. Ce travail consiste à élaborer leur vision contextualisée. Plusieurs de nos jeunes échouent parce qu’ils
ne savent pas comment et pour quelles raisons ils choisissent un métier. Après leurs études classiques, ils font des choix
irréfléchis sans pour autant être conscients de la réalité d’un ensemble d’éléments. Fort souvent c’est une minorité qui
réussit très difficilement, mais la grande majorité échoue à cause des mauvais choix qu’ils ont fait. Cependant s’ils
avaient l’opportunité de travailler avec un enseignant leader (meneur) dès leur plus jeune âge sur l’élaboration de leur
vision, ils auront sans doute la possibilité de réussir mieux leur vie. Avec ce travail, les apprenants sont plus motivés et
prennent plus au sérieux leur apprentissage. Pour ainsi dire qu’à la fin de leurs études classiques, ils pourront assumer
la responsabilité de leur famille avec beaucoup plus d’assurance. Ils auront la possibilité de travailler pour contribuer au
développement socio-économique et la stabilité politique de son pays dans l’intérêt des générations futures.
Année académique 2018 / 2019, Collège du Sacré Cœur de Mirebalais, 5eme
A.F
# Nom Prénom Vision Sexe
1 AUGUSTE Dabentz Médecin M
2 BENJAMIN Chnaider Médecin M
3 BENJAMIN Jonas Médecin M
4 BRUTAL Christiane Journaliste F
5 CAZIMIR Lidjamesky Médecin M
6 CHARLOTIN Rood Médecin M
7 CHERY Iscald Banquier M
8 CHEVRY Medjina Médecin F
9 DECILUS Love Policière F
10 DESOUVRE Gawenlove Médecin F
11 DUVELSAIT Rose Berline Policière F
12 ELOI Wilberntz Policier M
13 ESTIME Thena Infirmière F
14 ESTIMPHIL Clif Mécanicien M
15 ETHEART Leandroh Médecin M
16 EXAVIER Rivaldo Médecin M
17 FILS-AIME Erickson Médecin M
18 JEAN Jovanah Daphnide Avocat M
19 JEAN NOEL Djamensley Médecin M
20 JEAN-CHARLES Dieunica Infirmière F
21 JOSEPH Dieumatha Infirmière F
22 JOSEPH Alan Junoir Ebénistre M
23 JOSEPH Sonec Médicin M
24 JOSEPH Loudiana Fleuriste F
25 JOUTHE Sowendji Ingénieur M
26 LUBIN Jacques Médicin M
27 LUBIN Louventz Pasteur M
28 OCESSITE Jorentz Médecin M
29 PIERRE Wadeline Esthéticienne F
30 PIERRE Valery Médecin M
31 ROSEME Bedson Président M
32 SAINT-FLEUR Yvencia Infirmière F
33 SAIT-FLEUR Maventia Infirmière F
34 SYLVAIN Anderson Médecin M
35 ZETRENNE Kendy Médecin M
Année académique 2019 / 2020, Collège du Sacre Cœur de Mirebalais, 5eme
A.F
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# Nom Prénom Vision Sexe
1 ANTHONY Guyllaume Médecin M
2 AUGUSTIN Smiralda Chanteuse /Aviatrice F
3 BAPTISTE Rolf Médecin M
4 BELLEVUE Hendy Informaticien M
5 BERTRHOMIER Djoury Juriste M
6 CADET Michaël Enseignant M
7 CHALOTIN Wood Avocat M
8 CHARLESTON Kéila Tamar Policière F
9 CONCTANT Chanica Avocate / presidente F
10 DALESKY Dodo Médecin M
11 ETHEARD Christiana Infirmière F
12 ETHEARD Erline Infirmière F
13 GERMAIN Rébéca Infirmière F
14 JOSEPH John Fritz Gerald Médecin M
15 JOSEPH Claudia Infirmière F
16 JOSEPH Gawensky Médecin M
17 LOUIS Yvrance Woodjina Médecin / Chanteuse F
18 LOUIS Jean Jeff Ingenieur M
19 LOUIS Charles Lomencia Infirmière F
20 LOUIS Davencia Infirmière F
21 NOEL John Rodrigues Prêtre M
22 PAUL Abigaël Médecin M
23 PIERRE Ernest Ingenieur M
24 PIERRE LOUIS Wilensky Médecin M
25 POTEAU Naphtalie Policière F
26 SAIT JEAN Dieunica Infirmière F
27 TELIPHAR Claude Jr Foot-baller M
28 THELOR Richenor Médecin M
29 ZETRENNE Wendy Foot-baller M
30 PIERRE Jefferson Ingenieur M
Résumé des visions de mes apprenants.
Pendant mes deux (2) années d’enseignement comme Enseignant-Leader, j’arrive à influencer 65 apprenants dans le
département du Centre plus précisément au Collège du Sacré-Cœur de Mirebalais qui était mon école de placement.
Avec des visions différentes telle que: Styliste, couturier, Ingénieur civil, Informaticien, Mécanicien, Infirmier (è),
Agronome, Pasteur et Médecin entre autres. Je suis convaincu qu’à partir des années 2030 ces jeunes leaders seront
représentatifs dans le département du Centre voire le pays en général. Les formations reçues permettront aux apprenants
de répondre à leurs besoins personnels et familiaux ainsi que les membres de leurs communautés. Je les ai enseignés à
maintes reprises qu’ils ont besoin de travailler sans relâche pour être utiles à leurs communautés qui sont dépourvues
de citoyens-leaders remplis de connaissances et de solides compétences.
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Plan de Développement Professionnel
de l'Enseignant-Leader.
Jean Berthony CLAIMON Jean Dioumy SAINT-VILLIER
Enseignant-leader Coach
5eme
A.F Collège Sacre Cœur de Mirebalais
Classe Enseignée Ecole Partenaire
Octobre /2019 20 novembre 2019
Date de Remise de l'Auto-évaluation Date de Réunion
But
Afin d'atteindre nos objectifs ambitieux, APA s'engage à investir dans nos ressources les plus importantes - nos gens
talentueux. Un plan de développement professionnel (PDPEL) est une étape dans l´approvisionnement d'un feedback
cohérent, continu et aligné et d'une formation pendant la durée du programme de deux ans et tout au long de la vie.
Instructions pour les enseignants-leaders
 Ecrivez votre nom à la première page et dans la marge.
 Pour votre auto-évaluation, s'il vous plaît, évaluez votre performance pour cette année scolaire. Insérez votre
note et les commentaires dans les sections en JAUNE. Marquez chaque note avec une lettre majuscule «X». Cet
exercice sera effectué quatre fois pendant les deux ans.
 Une fois complété, envoyez par email votre Plan de Développement Professionnel d'Enseignant Leader
(PDPEL) à votre Coach. Il ajoutera son évaluation en dessous de la vôtre, dans la section BLANCHE,créant
ainsi un dialogue écrit.
 Pour chaque indicateur, choisissez et marquez la note qui décrit avec précision votre performance pour la
période. Vous pouvez choisir 1, 2, 3, 4, ou seulement N/A (Non applicable). Vous ne pouvez pas donner une
fraction (ex. 3.2, 1.5 etc.)
 Fournissez despreuves spécifiques pour supporter votre note. Chaque fois que c’estpossible, attachezla preuve
aux données de rendement des apprenants-leaders. S'il vous plaît, notez que vous ne devez pas inclure des
exemples ou des commentaires pour chaque note. Les commentaires sont requis à la fin de chaque section et
devraient se concentrer sur les zones de plus grande force et de développement.
 Prière de compléter la section “Résumé de Performance et Fixation d'Objectifs” à la dernière page. Votre coach
etdirecteur d’école le discuteront avec vous pendant l’entretien. Le résumé peut être édité aprèscette discussion.
S'il vous plait, notez que cette rencontre se fera entre votre directeur d'école, votre coach et vous.
 L’entretien est une opportunité pour discuter à la fois vos propres notes de votre performance et celles de votre
coach. Cette rencontre aura lieu dans 2 semaines à partir de la date de la soumission de votre auto-évaluation à
votre coach.
 Aprèsl’entretien et la révision du PDPEL,le directeur d'école créera un fichier pour tous les enseignants-leaders
de l'école et le coach enverra la version électronique des PDPEL complets à
Notes
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Développé
4
L’enseignant-leader constamment dépasse les attentes et est un modèle.
Note: L’enseignant-leader qui reçoit un 4 dans son PDPEL est un excellent dans ce domaine.
Ce sont les plus motivés qui arrivent à ce niveau.
Emergé:
3
L’enseignant-leader répond toujours aux attentes (solide).
Note: Un enseignant-leader très expérimenté aura principalement des 3 dans son PDPEL.
Emergeant
2
L’enseignant-leader répond aux attentes quelque fois ou presque tout le
temps; mais il n’est pas encore toujours solide.
Dormant
1
Constamment, l’enseignant-leader ne répond pas aux attentes.
C’est un domaine pour le développement de l’enseignant-leader. Il devrait travailler avec son
coach et ses collègues afin de s’améliorer dans ce domaine.
N/A L’enseignant-leader n’est pas responsable pour l’accomplissement de cette tâche. Si ce
n’est pas applicable, l’enseignant-leader et le coach laisseront cette évaluation en blanc.
Section I. Résultats
A. Connaissances de l’enseignant-leader:
Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible les données des apprenants-leaders pour supporter
vos notes.
Secteur d’intérêt Indicateurs D
(4)
E (3) E
(2)
D
(1)
N/A
Politique
d’éducation
Solide compréhension de l’influence de la politique sur
l'éducation du jardin d’enfants à la philosophie en Haïti.
X
X
X
Les Grandes
Lignes des Droits
Humains
Une connaissance approfondie de la Déclaration
Universelle des Droits de l'Homme, et comment elle
s'applique dans le contexte Haïtien.
X
Cheminements
de Carrière
Compréhension de cheminements de son propre carrière
et place les différentes options dans un vaste mouvement
d’égalité. Capacité d’utiliser ses propres forces et
intérêts pour apporter du changement.
X
X
Commentaires de
l'enseignant-
leader sur des
domaines de
performance
exceptionnelle et
domaines de
développement
Dans un pays comme Haïti, l’éducation est totalement liée à la politique et si nous nous référons aux
trois deniers lois de finance du pays (16, 17,18) nous constatons que l’éducation ne fait pas partir des
priorités de l’Etat Haïtien. Moins de 15% du budget national sont alloués à l’éducation (ref. le
Moniteur, mardi 19 sept 2017, NO 27, Loi de finance, exercice 17-18) et plus de 80% de nos écoles
sont privées, donc c’est le secteur privé qui a le contrôle de l’éducation. L’éducation fait partie des
droits humains et jusqu’à présent nombreux sont les enfants du pays qui n’ont pas accès à ce droit et
pour remédier à cette situation il faut faire un revirement pour que l’Etat ait beaucoup plus d’école
et surtout des écoles qui puissent donner une éducation de qualité, appropriée à notre société. En tant
que membre d’un mouvement qui intervient dans l’éducation, je vais utiliser tous mes acquis
académiques et tous mes savoir-faire afin de donner le meilleur de moi pour que tous les enfants
puissent avoir une éducation de qualité et pour qu’ils puissent avoir la même chance de réussite.
Après mes deux ans de carrières à Anseye Pou Ayiti (APA) j’aimerais devenir un juriste.
Commentaires du
Coach
Mercipourcesinformations rempliesde statistiquessoutenuespardes références,félicitations,
on dirait un travail de recherche. Il ne faut jamais oublier que votre engagement à Anseye Pou
Ayiti est noble et vous aide à être un des acteurs de ce revirement dont vous avez fait mention
ci-dessus.
18
B. Compétences de l'enseignant-leader
Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible les données des apprenants-leaders pour
supporter vos notes.
Secteur d’intérêt Indicateurs D
(4)
E (3) E
(2)
D
(1)
N/A
Analyse des
Données
L’enseignant-leader identifie les lacunes obstruant le
progrès des apprenants-leaders et cherche des stratégies
pour les combler.
X
X
Evaluation de
l'Impact
L’enseignant-leader administre des évaluations avec
efficacité et précision afin de mesurer et augmenter les
résultats des apprenants-leaders. (Liée aux habilités à long
terme du programme, possibilité de prendre un projet de «
A à Z. »)
X
X
Communication Capacité à comprendre le point de vue des autres, de
changer son style de communication si nécessaire et de
pouvoir communiquer efficacementdans diverses situations
(verbale et non verbale).
X
X
Construire un
système
d'apprentissage
en classe
L’enseignant-leader concentre ses efforts à aider les
apprenants-leaders à devenir etassumerla responsabilité de
leur propre apprentissage, d’une part et à construire un
système de responsabilité partagée, de prise de décision
partagée et résolution de problèmes, d’autre part.
X
X
Mobilisation
Communautaire
Il est le leader en motivant les membres de la communauté
à prendre des décisions affectant leur vie telles que la santé,
la pollution, les préjugés afin d'améliorer le niveau de vie
dans la communauté.
X
X
Commentaires de
l'enseignant-
leader sur des
domaines de
performance
exceptionnelle et
domaines de
développement
En tant qu’enseignant leader, j’ai la possibilité d’aider les apprenants à élaborer leur vision et
identifier ceuxqui pourraient les empêcherà les atteindre. Pour cela j’ai demandé à tous les apprenants
de faire un dessin approprié à sa vision (Métier) je mets tous ces dessins dans la classe et je fais de
ces images des stimuli à toutes les séances d’activités. Suite à tout ça, ils se voient déjà comme des
décideurs dans sa communauté.
J’ai participé souvent à la propreté de la rue où j’habite avec les personnes de la zone.
Commentaires du
Coach
Si l’on se réfère à la fameuse théorie de la « feuille blanche » on pourrait justifier l’effet positif
qu’un dessin ou l’imagination peut avoir dans la vie d’une personne, sachez que j’apprécie
beaucoup cette stratégie. Eviter d’utiliser le mot : « toujours » car il n’aide pas à progresser et
c’est dangereux pour un professionnel avisé.
20
C. Les mentalités/croyances de l'enseignant-leader
Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible, les données des apprenants-leaders pour
supporter vos notes.
Secteur
d’intérêt
Indicateurs D
(4)
E
(3)
E
(2)
D
(1)
N/A
Un éternel
apprenant
L’enseignant-leader prend en charge son propre
apprentissage. Il possède une passion à vie pour la
résolution de problèmes et la compréhension des
idées etdes concepts. Continuellement, il développe
et affine des stratégies d'apprentissage et de
résolution de problèmes. Il comprend que
l'apprentissage est social. Il a la capacité d'identifier
ses forces et celles des autres.
X
X
Responsabilité
communautaire
L’enseignant-leader connait ses droits et devoirs. Il
communique avec respect avec les apprenants,
camarades et autres membres de la communauté de
l'école. Il contribue à la propreté de la classe, de
l'école et de l'environnement. Il participe activement
aux activités extra-scolaires organisées par la classe
ou l'école. Il essaie de ne pas faire de mal aux autres
dans la quête de son propre intérêt. Il encourage les
uns les autres en classe pour les travaux bien faits.
X
X
Défenseur de la
Culture
Haïtienne
L’enseignant-leader démontre une compréhension
solide de la culture, musique, cuisine, étiquette
sociale, art, et littérature d'Haïti; et les intègrent dans
son enseignement quotidien. Il utilise les proverbes,
X
les devinettes, les blagues et les contes dès que
possible. “Kreyòl pale, kreyòl komprann, etc.
X
Amélioration
Continuelle
L’enseignant-leader vise l'excellence et cherche des
opportunités d'amélioration constante
personnellement et professionnellement.
X
X
Agent de
Changement
L’enseignant-leader fait partie d'un mouvement
national et/ou mondial pour le changement.
X
X
Commentaires
de l'enseignant-
leader sur des
domaines de
Il y a un vieux adage disant ceci« Kilti yon pèp se nan m pèp sa a » donc la culture Haïtienne devrait
avoir une importance capitale dans l’enseignement Haïtien. La culture, c’estla manière de penser,d’agir,
de vivre, de se vêtir etc. Moi en tant que fan du compas direct j’ai toujours attiré L’attentions de mes
apprenants sur quel type de musique qu’ils doivent écouter, sur la façon dont ils doivent s’habiller et je
22
performance
exceptionnelle et
domaines de
développement
leurs parle de certains plats qui sont typiquement Haïtiens. J’utilise souvent des proverbes comme
sources de motivation pour mess apprenants (pi bonè se granm maten, jodi pa demen, yon sèl dwèt pa
manje kalalou, men anpil chay pa lou …). Les apprenants sont déjà conscients de leur vision et de leur
apprentissage. Tous les matins ceux qui viennent de très tôt à l’école travaillent eux-mêmes en de petit
groupes soit ils font la récitation entre eux ou ils sont entrain de résoudre des exercicesenmathématiques
et ils le font même pendant la recréation sur la cour de l’école.
Commentaires
du coach
Félicitations pour cesactions et ces initiativesprises dans le but de promouvoir la culture de notre
chère Haïti.
Section II. Accomplissement de l'Apprenant & Développement de Caractère
Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible, les données des apprenants-leaders pour supporter
vos notes.
Secteur d’Intérêt Indicateurs D
(4)
E
(3)
E
(2)
D
(1)
N/A
Réalisation de
l'apprenant
Maitrise du contenu académique du niveau primaire (tel que défini
par le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation
Professionnelle).
X
X
Force et
caractère de
l'apprenant
L'enseignant-leader guide les apprenants-leaders vers un avenir
positif plein de confiance, motivation, créativité, travail d'équipe,
leadership et principe de vie de valeur. Comme les apprenants-
X
leaders grandissent en caractère,ils grandissent dans leur capacité
et engagement de faire leur meilleur travail, faire la bonne chose.
X
Commentaires
de l'enseignant-
leader sur des
domaines de
performance
exceptionnelle et
domaines de
développement
Le Ministère de l’Education National et de la Formation Professionnelle (MENFP), en tant que
régulateur du système définit à la base un programme pour chaque niveau, mais en ce qui me concerne
qu’est la section primaire (5em A.F), le contenu de ce document (programme détaillé) est sujet à de vive
discussion. Ce document est en inadéquation avec certains ouvrages en ce qui a trait avec le contenu et
les objectifs de certaines leçons. L’enseignant leader étant un guide pour les apprenants, il est là pour
favoriser le développement de certaines capacités chez les apprenants comme par exemples l’esprit
d’équipe, la créativité, le leadership, et surtout l’excellence pour qu’ils puissent prendre de bonnes
décisions dans leurs vies.
Commentaires
du coach
J’apprécie vos critiques vis-à-vis du programme détaillé, puisqu’on vous encourage à développer
l’esprit critique comme compétence digne d’un intellectuel, par contre un ou deux exemples
concrets en appui à votre déclaration aurait été encore intéressant.
Section III. Aspirations à long terme pour l’enseignant-leader après 2 ans
Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible, les données des apprenants-leaders pour supporter
vos notes.
24
Secteur d’intérêt Indicateurs D
(4)
E
(3)
E
(2)
D
(1)
N/A
Plusieurs
Esprits, Une
Mission
Se voit comme un collaborateur dans un effort national pour
améliorer les communautés dans lesquelles nous vivons et
travaillons.
X
X
Commentaires
de l'enseignant-
leader sur des
domaines de
performance
exceptionnelle et
domaines de
développement
Je m’engage afin d’améliorer la communauté danslaquelle je me trouve lorsque j’accepte de me donner
corps et âme pour que les enfants puissent avoir une éducation de qualité et appropriée. Et je me vois
déjà comme un partenaire national car je suis membre d’un mouvement national qu’est APA. (Aseye
Pou Ayiti)
Commentaires
du coach
Très bien ! Il ne me reste qu’à vous féliciter etencourager à tenir fermement cet engagement car
le pays a besoin de vous.
Résumé de Performance et Fixation des objectifs
Forces à construire Prochaines étapes pour construire cette force et en tirer profit pour l’école
Ponctualité
Détermination
Tous les autres enseignants arrivent toujours avec un retard de 10 à 15 minutes après la rentrée, tandis
que les ELS Leader arrivent eux même 10 à 15 minutes avant. La direction peut servir de cela pour
motiver les autres enseignants.
Communication
claire et précise
La façon dont vous communiquer peut être déterminant dans la réussite de quelqu‘un, je peux motiver
le apprenant en ce sens pour les faire savoir qu’ils devraient y avoir une bonne communication.
Se basant sur les domaines de développement identifiés
dans votre PDPEL, quels sont les OBJECTIFS
spécifiques que vous comptez réaliser pour les six
prochains mois?
QUAND et COMMENT
évaluerons-nous ce progrès?
De quel SUPPORT avez-vous
besoin ?
Visite des parents A la fin de l’année Les ALS, LES PARENTS
Visite de l’un des sites touristiques de la commune de
Mirebalais (fort anglais)
20 Avril La direction, les parents, les Als
Visiter au moins 10 parents Par mois environ Les parents, les Als
(Optionnel) Quelles sont vos PRIORITES
PERSONNELLES?
COMMENT maintiendrez-vous
vos priorités?
De quel SUPPORT avez-vous
besoin?
Objectif de Développement Durable
C’est quoi le développement durable ?
Une définition exacte du Développement durable existe, et c’est Mme Gro Harlem BRUNDTLAND
premier ministre Norvégien, qui est à l’origine en 1987 et je cite « Un développement durable doit répondre
à nos besoins présents sans que cela empêche les générations du futurs de répondre aux leurs » En d’autres
termes,le développement durable estla notion qui définit la transition et les changements dont notre planète
a besoin pour que seshabitants puissent vivre dansun monde plus équitable, en bonne santé et en respectant
l’environnement.
C’est pour cela, le 25 septembre 2015 en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, 193
dirigeants de la planète s’engagent à atteindre 17 objectifs d’ici 2030. Ces objectifs se basent sur une
multitude de domaines allant de la protection de la planète à l’édification d’un monde plus pacifique, en
passant par la garantie donnée à tous le pouvoir de vivre en sécurité et dans la dignité. Ces objectifs font
partie d’un programme de développement visant à aider en priorité les plus vulnérables, en particulier les
enfants et les femmes. Ces objectifs mondiaux appelés « Objectifs de Développement Durable » font
partie du nouveau programme de développement post-2015 intitulé « Transformer notre monde ».
Qu’est-ce que le programme de développement durable à l’horizon 2030 ?
Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est un engagement inter-gouvernemental et un
« plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité ». Il se compose de 17 Objectifs de
Développement Durable (ODD) « intégrés et indissociables qui concilient les trois dimensions du
développement durable : économique, sociale et environnementale », démontrant par ailleurs l’ampleur et
l’ambition de ce nouveau Programme universel.
Quels sont les objectifs fixés par ce programme ?
Le Programme à l’horizon 2030 est encadré par cinq grands objectifs :
1. L’humanité, éliminer la pauvreté et la faim.
2. La planète, lutter contre la dégradation de la planète.
3. La prospérité, faire en sorte que tous les êtres humains aient une vie prospère et épanouissante
4. La paix, favoriser l’avènement de sociétés pacifiques, justes et inclusives.
5. Les partenariats, mobiliser les moyens nécessaires à la mise en œuvre de ce Programme grâce à un
Partenariat mondial revitalisé pour le développement durable.
Objectif4, Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité
et promouvoir les opportunités d’apprentissage tout au long de la vie.
Le 25 septembre 2015, un nouvel ensemble d'objectifs mondiaux pour éradiquer la pauvreté, protéger la
planète et garantir la prospérité pour tous, a été adopté dans le cadre d'un nouveau programme de
développement durable. Chaque objectif a des cibles à atteindre d’ici les 11 prochaines années.
Parmi les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), je jette mon dévolu sur le
quatrième qu’est «Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions
d’équité et promouvoir les opportunités d’apprentissage tout au long de la vie » qui selon moi est la
plaque tournante de ces objectif parce que l’éducation est la base du développement de toute société. C’est
aussi un droit fondamental qui joue un rôle crucial dans le développement humain, social et économique
d’un pays. Nous devons veiller à ce que tous les enfants puissent bénéficier d’une éducation de qualité d’ici
2030. Elle est par conséquent l’affaire de toutes les nations. Aujourd’hui, l’éducation connaît plusieurs
difficultés liées au manque d’infrastructure physique, à l’insuffisance d’enseignant compétent et qualifié
notamment au poste primaire et secondaire, sans oublier l’accès limité à un enseignement de qualité, etc.
C’est dans ce contexte que le gouvernement de plusieurs pays a entamé la mise en œuvre de l’éducation de
base qui consacre l’obligation et la gratuité de l’enseignement de base. Il a en outre pour objectif,
l’amélioration de la transition de primaire vers le post-primaire, la mise en cohérence de l’éducation de
base, la résolution de problème de décrochage scolaire, l’ajustement et l’harmonisation des programmes
d’enseignement.
Les objectifs assignés à la réforme en vue de la mise en œuvre de la politique éducative, sont conformes
aux engagements nationaux et internationaux dont les principaux enjeux constituent entre autres, la
réalisation à l’horizon de 2030 de la scolarisation universelle. L’élargissement de l’offre au niveau
secondaire et supérieur en professionnalisant les différents niveaux de l’éducation et de la formation. Et
cette réforme offre beaucoup d’avantage : La gratuité de l’éducation, la suppression des frais d’inscription,
la distribution gratuite des manuels scolaires et l’accessibilité. Pour mener à bien cette réforme,les autorités
en charge de l’éducation ont convenu d’adopter un niveau de découpage du système éducatif; l’éducation
de base, l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieure. L’éducation de base formelle qui
comprend désormais l’éducation préscolaire (3 à 5 ans), l’enseignement primaire (6 à 11 ans) et
l’enseignement post primaire ou secondaire (12 à 18 ans).Cette réforme est caractérisée par l’extension de
l’enseignement de base qui comprend le premier, le deuxième etle troisième cycle etl’actuel enseignement
secondaire.
Depuis 2000, des progrès considérables ont été accomplis en vue d’atteindre la cible d’éducation primaire
universelle. Selon le programme des Nations Unis pour le développement, le taux de scolarisation globale
dans les régions en développement a atteint 91 % en 2015. Le nombre d’enfants non scolarisés au niveau
mondial a chuté de presque de moitié. On constate également une augmentation spectaculaire du taux
d’alphabétisation et de scolarisation des filles n’a jamais été aussi élevée depuis cette même période.
Mais ces succès se heurtent à de grands défis dans des pays sous-développés qu’on qualifie maladroitement
pays en développement, en raison du niveau élevé de la pauvreté, des conflits armés et d’autres urgences
non énumérées. Alors que l’Afrique Sub-saharienne a réalisé les progrès les plus importants parmi toutes
les régions en développement sur le plan du taux de scolarisation dans l’enseignement primaire, en dépit de
nombreux conflits existants dans certaines régions.
Selon le PNUD, Programme de Nations Unis pour le Développement, la scolarisation passe de 52 % en
1990 à 78 % en 2012, mais de grandes disparités subsistent encore. Les enfants des familles
défavorisées sont quatre fois moins scolarisés que ceux vivant dans des foyers les plus riches. De même,
les disparités entre les zones rurales et urbaines demeurent.
Une éducation de qualité pour tous est l’un des piliers les plus solides et éprouvés du développement
durables. Cet objectif fait en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent un cycle complet
d’enseignement primaire et secondaire gratuit d’ici 2030, Il vise également à donner accès, dans des
conditions d’égalité, a un enseignement professionnel, ainsi qu’à éliminer les inégalités entre les sexes et
les revenus dans le but de permettre à tous d’accéder à des études supérieures.
Depuis 25 ans la scolarisation des enfants a connu une hausse considérable avec plus de 30 % de jeunes
enfants scolarisés dans le monde mais il stagne actuellement. Trop d’enfants dans le monde sont encore
exclus du système éducatif, au Congo seulement ils sont plus que 40 000 Selon l’UNICEF, et plus de 320
000 qui ne sont pas scolarisées en Haïti. (6-14 ans, le Nouvelliste 21 Juin 2017)
 9% des enfants en âge d’aller à l’école primaire, soit 58 millions d’enfants non scolarisés
 17 % des adolescents en âge d’aller au secondaire, soit 63 millions d’adolescents non scolarisés.
Environ un milliard d’enfants sont en âge d’être scolarisés en primaire ou au secondaire. Il est de notre
responsabilité à tous que chaque enfant ait droit d’aller à l’école sans le moindre obstacle. D’autant plus
qu’il existe des freins supplémentaires pour les filles comme des normes sociales, inégalitaires et
discriminantes; des pratiques néfastes à leur épanouissement. Elles connaissent toutes formes de violences
sexuelles, ainsi que le manque d’infrastructure physique et d’assainissement adaptés. Les crises et les
conflits exacerbent ces difficultés.
Trop d’enfant dans le monde ne peuvent pas se rendre à l’école à cause de la pauvreté, de l’exclusion
sociale, des conflits, de la discrimination sexuelle ou ethnique, du handicap, du travail forcé ou encore de
l’enrôlement dans des groupes armés. Chacun de ces enfants à des rêves qu’il ne pourra pas réaliser, ses
chances de réussite seront compromises si nous baissons les bras. Il est indispensable que l’éducation soit
gratuite et obligatoire pour tous pendant au moins 12 années.
L’éducation est un élément essentiel du développement économique des pays et elle engendre des effets
positifs sur d’autres secteurs tels que : la santé ou la protection. Une jeune fille éduquée court moins de
risque de mourir lors d’un accouchement. Un enfant qui fréquente une école est moins susceptible d’être
soumis au travail forcé avant d’atteindre sa majorité. En s’assurant que chaque enfant a accès à une
éducation de qualité, nous posons les bases des progrès sociaux et de la lutte contre la pauvreté, de
l’inégalité des chances et de l’innovation.
Selon Haïti futur, une association franco-haïtienne qui a pour but de développer une éducation de qualité
et de promouvoir l’entreprenariat en Haïti tout en faisant connaître la culture haïtienne. Selon cette
association, en Haïti, le secteur éducatif représente une grande opportunité de développement en même
temps qu’un réel défi. Le manque de réglementation et de qualité d’enseignement conduisent à de forts taux
de redoublement et d’abandon scolaire. Cette situation alarmante est en grande partie due au manque de
qualification des professeurs dont les deux tiers (2/3) n’ont pas reçu de formation adéquate à cause des
mauvaises conditions d’apprentissage (classes surchargées, fourniture scolaire trop chères) et à la non
application des normes pour un enseignement de qualité. Le milieu rural est le plus fortement touché par ce
manque de qualité éducative : 91 % des écoles fonctionnent sans électricité, 65% sans eau potable toujours
selon cette même association.
Réflexion globale sur le système éducatif.
La population haïtienne, suivant les projections faites à partir des résultats définitifs du 4e
recensement
effectué par l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) en 2003, était de 7 205 000 habitants
en 2005 et d’un peu plus de 10 millions en 2010 dont 40 % – soit un peu plus de 3,5 millions – ne savent
ni lire ni écrire. De manière générale et à quelque niveau auquel on se situe, la demande en éducation est
très élevée et le système n’arrive pas à satisfaire une offre historiquement et globalement faible dont les
établissements du secteur non public représentent moins de 90 %. Près d’un demi-million (1/2) d’enfants
en âge d’être scolarisés (6-12 ans) ne fréquentent pas l’école publique faute de disponibilités de places. Et
cette insuffisance de l’offre des services en matière d’éducation et de formation se vérifient aussi au
troisième cycle de l’enseignement fondamental. Au niveau de l’enseignement secondaire et de
l’enseignement supérieur, autant dans le secteur de la formation générale classique que dans le secteur de
la formation technique et professionnelle l’offre ne correspond pas à la demande. Ainsi plusieurs milliers
de jeunes sont inscrits dans des universités étrangères, dont plus de 20 000 en République dominicaine
Cette offre insuffisante est en outre inégalement répartie entre les milieux urbains et ruraux, au détriment
de ces derniers, et entre les différents départements géographiques au bénéfice du département de l’ouest
et au détriment à l’autre extrême des départements du Centre et du Nord-ouest. En outre la qualité de la
formation dispensée se laisser à désirer. Les ressources humaines (enseignants et cadres scolaires) étant en
grande partie faibles au double sur le plan quantitatif et qualitatif, les infrastructures et les équipements ne
sont pas toujours adéquats et les ressources didactiques et pédagogiques sont insuffisantes. Avec comme
conséquence des taux élevés de redoublement, d’abandon et d’échec scolaire. Il faut y ajouter la non-
adaptation des programmes et curricula aux spécificités de l’environnement et aux besoins de la société du
pays et enfin la faiblesse de l’État et de la gouvernance non seulement dans le secteur de l’éducation mais
dans l’ensemble des secteurs de la vie nationale.
Des efforts ont pourtant été consentis au cours de ces deux dernières décennies, sinon la situation serait
sûrement plus grave.Certes,l’élitisme qui a traditionnellement caractérisé le système éducatif national s’est
atténué de manière significative pour faire place à une certaine démocratisation de l’enseignement. Il n’en
reste pas moins qu’il y a encore beaucoup à réaliser si l’on tient véritablement à faire de l’éducation, un
outil voire un facteur déterminant du développement du pays
Comme on peut le deviner, la situation s’est lourdement aggravée à la suite du tremblement de terre qui
s’est abattu au pays le 12 janvier 2010. Destruction massive d’infrastructures scolaires, du préscolaire à
l’enseignement supérieur universitaire en passant par les classes fondamentales et secondaires. Même
constat en ce qui concerne le système de la formation technique et professionnelle, sans compter les
nombreuses pertes en vies humaines. Des élèves et étudiants, des enseignants et professeurs,des cadres de
gestion scolaire en exercice et en cours de formation ont été touchés par ce désastre naturel. Ce quientraîne
une recrudescence des besoins pourtant déjà criants en matière de ressources humaines qualifiées dans le
secteur de l’éducation.
Quel est la finalité et le bienfait de l’éducation de qualité dans le monde ?
La finalité essentielle de l’éducation est de rendre l’homme plus humain et plus responsables. En termes
plus concrets, c’est de lui permettre de développer toutes ses dimensions et ses potentialités
socioéconomiques. Il s’agit d’assurer d’une génération à l’autre la transmission du savoir, du savoir-faire
et du savoir-être accumulés au fil du temps. Voilà pourquoi l’éducation constitue le principal facteur de
l’épanouissement des individus, mais c’estaussile fil conducteur d’une société peut maintenir une certaine
cohésion sociale pour assurer son développement intégral. Pour renchérir, on reprend les termes de Jacques
Delors (1996, 51) sur l’éducation … un «trésor y est caché », véritable « véhicule des cultures et des
valeurs, construction d’espace de socialisation et creuset de projet commun ».
Au sens générique, le concept de l’éducation interpelle en fait tout le monde au sein d’une société. Les
individus, les familles, les institutions et bien entendu l’État donnent lieu à des activités de toute nature se
déroulant tout au long de la vie. Bien que l’importance fondamentale de l’éducation soit abordée sous cet
angle, c’est cependant à l’éducation formelle que l’on compte prêter ici attention, c’est-à-dire l’éducation
telle que l’on entend dans les expressions courantes de « système d’éducation », « système d’enseignement
», « système de formation ». On est alors en face d’un ensemble articulé de ressources ou de moyens mis
en œuvre en vue d’assurer la formation et le développement d’êtres humains.
Cette éducation se présente sous de multiples facettes. Elle est tout d’abord générale quand elle apporte à
ses bénéficiaires les connaissances de base requise (savoir lire, savoir écrire, savoir parler, savoir compter,
etc.).Elle est spécifique ou professionnelle quand elle transmet des qualifications et compétences
particulières dans un domaine ou un secteur donné de savoir ou d’activité. Elle peut aussi être examinée
sous l’angle du moment auquel se déroule cette formation initiale ou continue; ou du niveau de l’éducation
préscolaire, de l’enseignement primaire, de l’enseignement fondamental, de l’enseignement secondaire,de
l’enseignement supérieur (postsecondaire), de l’enseignement universitaire. Quel que soit l’angle sous
laquelle on l’examine, l’éducation constitue un facteur clé de la vie et de l’évolution des individus et des
sociétés. En ce sens, « elle n’est plus aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, l’affaire des seuls éducateurs »
(Moisset, 1983 : 203). Cela est encore plus vraidans le contexte des pays sous-développés en généralet en
particulier d'Haïti.
Selon le Partenariat Mondial pour l'Éducation (GPE,Global Partnership for Education) une instance qui est
présente dans 65 pays en développements. Elle a la mission de garantir à chaque enfant une éducation de
base de qualité stipulant : Si l’on parvenait à avoir une éducation de qualité :
420 millions de personnes sortiraient de la pauvreté si elles avaient fait des études du niveau secondaire,
réduisant ainsi de plus la moitié, le nombre de pauvres dans le monde.
Une année de scolarité supplémentaire peut augmenter les revenues d’un individu de 10%.
Les enfants de mères éduquées sont plus susceptibles d’être vaccinés et moins susceptibles de souffrir de
troubles de croissance liés à la malnutrition.
Chaque année de scolarisation supplémentaire fait progresser le Produit Intérieur Brut annuel (PIB) de
0,37%.
Un enfant dont la mère sait lire à 50% de chance de plus vivre au-delà de 5 ans.
Si le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire est de 10 points de pourcentage de plus que la
moyenne, le risque de guerre réduit d’environ 3 points de pourcentage.
Une année supplémentaire de scolarité réduit la probabilité de devenir mère de 7,3% pour les femmes qui
ont achevé au moins l’éducation primaire.
Rendre universel l’accès au second cycle du secondaire d’ici 2030, empêcherait 200 000 décès liés aux
catastrophes dans les 20 années qui suivront.
Chaque année d’étude secondaire réduit la probabilité de se marier précocement de 5 points de pourcentage
ou plus.
Si toutes les femmes achevaient le cycle primaire, la mortalité maternelle pourrait être réduite de deux tiers
(2/3), ainsi sauvant 189 000 vies.
Une année scolaire supplémentaire peut accroître les revenus d’une femme de 10 à 20 %.
Les femmes qui ont bénéficié une éducation post primaire sont 5 fois plus susceptibles d'être informées sur
le VIH et le SIDA que les femmes analphabètes.
En effet, Les filles et les garçons qui apprennent à lire, écrire et compter transmettront un avenir meilleur à
leurs familles et à leurs pays. Quand l'éducation est améliorée, de nombreux autres domaines sont
positivement affectés. En bref, l'éducation a le pouvoir de rendre le monde meilleur.
Importance de l’éducation de qualité.
Pourquoi l’éducation de qualité est-elle si importante et quel rôle pourrait-elle jouer dans le cas spécifique
d’Haïti ?
À cette double question tout à fait légitime, une réponse lapidaire a été apportée par le père de la théorie
moderne du capital humain, Theodore Schultz (1983):” Iln’y a de richesse que d’hommes. Deux siècles
auparavant,un autre père,celui-là de la science économique classique, Adam Smith (1776)disait voir dans
l’homme instruit plus que dans les coûteuses machines, le facteur de la richesse des nations. La liste est
longue des économistes qui se sont penchés depuis sur l’éducation comme capital humain. Cette question
du « pourquoi » mérite donc que l’on s’y arrête.
Ce n’est pas une simple coïncidence de montrer l’importance de l’éducation, les théoriciens ont choisi de
la désigner sous la dénomination de « capital humain ». On sait que, dans son sens générique, un capital
est un bien qui a été produit et qui est utilisé dans le cycle de production d’autres biens et services. Une
main-d’œuvre instruite et bien formée est généralement plus productive. À cette productivité accrue est
associé le niveau de rémunération plus élevé suivant le slogan « qui s’instruit s’enrichit ».
Mais au-delà des performances professionnelles améliorées et des différentiels de gains monétaires,
l’éducation apporte à ses bénéficiaires de meilleures perspectives d’emploi, diminuant à l’inverse dans les
conjonctures économiques difficiles les risques de chômage. Il faut cependant reconnaître que cette plus
grande employabilité des gens bien formés,accompagnée d’une mobilité plus grande peut devenir un risque
pour les pays faibles à travers le phénomène qualifié «d’exode des cerveaux ». Le phénomène loin de se
résorber risque d’aller en s’amplifiant avec la mondialisation des échanges. Haïti en a été elle-même
suffisamment affectée particulièrement au cours des quatre dernières décennies pour que l’on s’y prête bien
attention. À ces effets bénéfiques de l’éducation pour les individus, on associe souvent certains
comportements à chevalsur divers plans comme par exemple des habitudes de consommation plus avisées,
des modes de vie plus favorables à la santé, des préoccupations et une capacité supérieure pour
l’encadrement et la formation des enfants, un sens et une aptitude plus élevés d’engagement dans la
communauté du point de vue socioéconomique, politique et culturel. Les porteurs de ce capital humain
l’ont acquis non seulement personnellement pour la vie, mais ils en font aussi bénéficier leur famille,
d’autres personnes et instances autour d’eux, telle est la mission de Anseye Pou Ayiti quand les apprenants
auront 25 ans.
C’est ainsi le cas des entreprises et des organisations où ils travaillent. Il n’y a pas de doute en effet que
celles-ci tirent des gains découlant du fait d’avoir des employés compétents et performants. De nombreuses
enquêtes démontrent qu’il y a une corrélation entre la productivité du personnel d’une entreprise et sa
rentabilité. Non seulement les entreprises ont intérêt à embaucher du personnel bien formé, mais elles ont
aussiavantage à investir dans la formation continue de leurs employés. Parailleurs, dans le contexte haïtien,
des avantages encore plus importants tant sur le plan quantitatif que qualitatif pourraient être obtenus d’un
véritable partenariat à instaurer ou à consolider entre le secteur des entreprises et de la formation
professionnelle. On parle alors de qualité améliorée de la formation, d’une meilleure adéquation de la
formation à l’emploi et de tous ces autres bénéfices découlant de l’harmonisation des plans et des stratégies
entre les deux secteurs. Cette observation mène aux avantages de caractère macrosocial du capital humain.
En commençant par ceux qui vont à l’État comme les impôts additionnels payés aux gouvernements par les
contribuables dont les revenus sont plus élevés, compte tenu de leur meilleure formation. Cela implique
évidemment que le pays dispose d’un régime fiscal équitable, donc de caractère progressif et surtout
respecté. Outre ces gains monétaires, une meilleure éducation de la population active présente aussi pour
l’État l’avantage de réduire les sommes consacréesauxcouchesdéfavoriséeset aux marginaux de la société
à travers les multiples programmes sociaux. Des études réalisées dans les pays avancés démontrent, même
les dépensesen matière de santé,qu’en moyenne les gens instruits coûtent moins cherà l’État que les autres.
Il faut ajouter à cela les avantages directs que les gouvernements obtiennent de politiques et programmes
publics destinés à l’accroissement et à l’amélioration du capital humain de la nation. Sur la base de ce qui
précède,on admet du coup que l’éducation de qualité constitue une pierre angulaire dans la formation d’un
individu parce qu’elle sera bénéfique pour l’ensemble de la société. L’argumentaire développé jusqu’ici
concernant l’importance de l’éducation pourrait être qualifié à juste titre de théorique. À la vérité, il peut
être conforté par de nombreuses observations empiriques tirées de l’histoire et de la géographie du
développement des pays. Il est certes frappant de constater que le développement socio-économique des
pays sans être un phénomène linéaire a été marqué partout où cela s’est produit par un accroissement
continu des pourcentages de leurs populations disposant d’un niveau élevé de revenus et parallèlement
ayant accès à l’éducation.
Les multiples nomenclatures existant de par le monde et notamment celles des Nations unies, classant les
pays comme suite :
a. Développés
b. Sous-Développés
c. Émergents
d. Pays en voie de développement
e. du tiers-monde
f. du quart-monde
Ceci prouve qu’il y a une étroite corrélation entre le niveau de formation des populations et le niveau de
développement de leurs pays. Développement qui signifie certes une croissance économique globale mais
aussi une répartition de plus en plus équitable des fruits de cette croissance et une consolidation des valeurs
et des mœurs démocratiques. Aujourd’hui et tout au long de l’histoire de l’humanité, la géographie du
développement s’est révélée solidaire de la géographie de l’éducation et à l’inverse, la géographie du sous-
développement et de tous les maux qui y sont associés recoupe celle de l’analphabétisme et de la sous-
éducation. Cette dernière équation s’applique bien au cas d’Haïti. Elle est reconnue comme l’un des pays
les moins avancés du monde. Avec une majorité de sa population adulte ne sachant ni lire ni écrire et
environ un tiers de ses enfants de 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés. Sur la base des autres indices associés
au bien-être des individus et des peuples, à l’alimentation, à la nutrition et à la santé.
Accorder la priorité à l’éducation de qualité en Haïti signifie concrètement d’abord pour l’ensemble des
acteurs impliqués dans ce secteur,et en particulier les responsables aux différentes stades où ils opèrent de
procéder à un inventaire systématique des problèmes et des besoins en vue d’y apporter les réponses
adéquates. À cet égard, un pas important a été franchi dans cette direction, voilà déjà longtemps, dans le
prolongement de la réforme Bernard qui était alors ministre de l’Éducation nationale. Il a initié la réforme
de l’enseignement dans les années 1980.
,
Il existe en effet depuis 1997 un Plan National d’Education et de Formation (PNEF) qui, malgré ses
faiblesses, offre une vision, un programme et une stratégie faisant suite à un diagnostic éclairé et sans
complaisance découlant d’un processus systématique de réflexion, de recherche et de débats initiés en 1993
et culminant avec les États généraux de l’éducation en 1996. Cela a été le résultat d’un travail colossal
impliquant notamment les acteurs œuvrant dans le système de l’éducation et l’ensemble des représentants
de la société civile haïtienne en général. Les responsables de ce programme étaient accompagnés de
chercheurs nationaux et de l’assistance technique internationale sous l’égide successive de quatre ministres
de l’Éducation. Fait important à souligner, depuis sa finalisation en 1997 et sa publication (MENJS,1998),
le document du PNEF reste la référence, la boussole guidant et encadrant les diverses actions et
interventions dans ce secteur. Au-delà d’une actualisation et de certains réajustements nécessaires après un
bilan de ce qui a pu être réalisé, et particulièrement depuis les conséquences désastreuses du séisme du 12
janvier 2010, les axes prioritaires et stratégiques d’intervention identifiés par le PNEF restent toujours
valables. Ils sont au nombre de quatre et ont dû reprendre par les pactes, plans et programmes les plus
récents élaborés en vue des actions concrètes à entreprendre ou, mieux, à poursuivre et à consolider.
En vue de contrer les phénomènes d’échec et de décrochage scolaires, toute une série d’actions articulées
est envisagée ou déjà en cours visant à l’amélioration de la qualité de l’éducation. On retient parmi les plus
importantes :
La demande sociale d’éducation en Haïti est particulièrement élevée, compte tenu de la structure et de la
croissance démographique du pays, dont la population est jeune et en expansion rapide. Des efforts très
importants sont déjà consentis par l’État et surtout par les particuliers (familles et instances du secteur non
public) à l’éducation. Mais l’écart reste béant entre la demande et l’offre scolaires. L’on comprend ainsi le
bien-fondé d’accorder une haute priorité à toute action contribuant à accroître la capacité d’accueil des
établissements scolaires, tant du secteur public que privé. Au nombre de ces actions, mentionnons :
Il estopportun d’insister ici sur le rôle fort important que joue le secteurprivé dans le réseauscolaire haïtien
où il représente,on l’a dit, plus de 85 % des établissements sont privés. C’estune donnée qui doit se refléter
à travers toutes les actions envisagées pour le développement et la modernisation du système éducatif
national. À cet égard,le partenariat public/non public déjà envisagé, appuyé sur une loi adoptée et publiée,
doit être rapidement mis en œuvre. Dans ce cadre, un système de bourses ou de subventions en vue
d’accroître l’offre scolaire et l’amélioration de la qualité de l’enseignement au niveau des trois cycles de
l’éducation fondamentale doit être progressivement généralisé.
S’il est très important d’accroître le taux de scolarisation et de réussite scolaire, indicateurs majeurs de
l’efficacité interne du système d’enseignement; il est également de la plus haute priorité, surtout dans les
pays en développement. Haïti doit s’assurer que la formation dispensée à tous les niveaux soit bénéficiaire
et apte à apporter la contribution la plus utile possible à la société sur le plan socioéconomique, politique et
culturel. C’est cette dimension qui est considérée dans ce troisième axe prioritaire d’actions, sous la
dénomination d’« accroissementde l’efficacité externe de l’éducation ». À cetégard,« la révision et la mise
à jour des programmes et curricula », mentionnée plus haut, peuvent être reprises ici. Concrètement, il
s’agira dans le cadre de cette opération de trouver une méthodologie pour une meilleure adaptation des
curricula aux réalités locales et aux processus de production à l’échelle régionale et nationale.
De manière encore plus directe, il faudra développer et améliorer les initiatives et actions portant sur le
système de formation professionnelle. Elles convergent en effet vers un réaménagement et une
consolidation des infrastructures des établissements de formation technique et professionnelle existants.
Tout cela en vue du renforcement de la capacité du système en termes de réponses aux besoins de
développement économique et social du pays.
Ici encore, sur le plan stratégique, un partenariat entre le secteur public et les entreprises du secteur privé
se révèle souhaitable voire indispensable pour la réussite de ces actions. Les actions à entreprendre ou à
poursuivre visent ici à accroître la capacité du ministère de l’Éducation nationale et de la formation
professionnelle en termes de planification, de gestion administrative, de gestion pédagogique et
d’application des cadres normatifs. Dans une large mesure, les interventions pour le renforcement
institutionnel constituent des conditions nécessaires sinon suffisantes du succès de tout plan de
modernisation du système d’éducation et de formation.
Il n’empêche qu’accorder la priorité à l’éducation pour le développement d’Haïti – ce sur quoi il semble y
avoir un très large consensus dans le pays et dans la diaspora devrait se traduire concrètement par un
relèvement significatif du pourcentage du budget national qui y est consacré. À se fier aux données les plus
récentes disponibles, il faut reconnaître que l’État haïtien a franchi, depuis quelques années, des pas
significatifs dans cette direction. Ainsi, le budget 2004-2005 de la République ( Le Moniteur , 2004) a
attribué un crédit de plus de 3 milliards de gourdes au secteur de l’éducation, à comparer au un peu plus de
1,7 milliard en 2003-2004, soit une hausse d’environ 80 %. Notons que ce crédit représente 10,7 % environ
du crédit total alloué à l’ensemble des secteurs (environ 18,4 milliards en 2004-2005).
Malgré ces efforts, il faut encore souhaiter que l’État puisse faire passer graduellement ses apports à la
hauteur des sommes importantes consenties par les familles haïtiennes pour la formation de leurs enfants
et souvent sans obtenir des services éducatifs adéquats. Cela indique aussi sans aucun doute qu’il faudra
compter sur l’apport de la coopération internationale et celui de la diaspora haïtienne et une amélioration
significative de la gouvernance de ce système en vue d’une exploitation efficiente des ressources
mobilisées.
La deuxième chose à souhaiter dans ce monde loin d’être idéal, c’estque parmi toutes les actions présentées
ici, la priorité soit accordée à l’éducation de base, voire aux trois cycles de l’enseignement fondamental et
à la formation professionnelle et technique, tout en essayant d’établir une égalité des chances entre les
enfantsissus d’un environnement favorisé et ceux d‘un milieu défavorisé. Ce qui ne veut pas dire l’abandon
à sa situation de détresse actuelle du système d’enseignement supérieur qui, somme toute, reste le principal
responsable de la formation de l’ensemble des gestionnaires et agents éducatifs des autres niveaux du
secteur de l’éducation et des ressources humaines qualifiées dont tous les autres secteurs de la vie nationale
ont cruellement besoin.
Mais le développement durable d’Haïti nécessitera plus que les bénéfices de l’instruction formelle, c’est-à-
dire des compétences en termes de savoir (connaissances) et de savoir-faire (habiletés). Bien au-delà, la
modernisation du système formel d’éducation devra intégrer les préoccupations relatives à de nouveaux
savoir-être (attitudes et comportements) à créer ou à développer et donc certains aspects d’une mentalité
(manières de penser et d’agir) à changer. Certes le savoir-être et la mentalité, éléments majeurs inhérents à
la culture, ne sont pas sans liens avec les conditions d’existence matérielle des individus et le niveau de vie
et de bien-être de la population. On sait en même temps que ce sont les éléments les plus difficiles à faire
bouger, tout changement significatif dans ce domaine exige beaucoup de temps. À cet égard, le romancier
poète Dany Laferrière à raison de dire que « quand tout tombe, il reste la culture » (2010), socle dont
l’éducation au sens générique du terme est un élément central et sur lequel devra s’appuyer le
développement durable d’Haïti. Il n’est qu’à observer ce qui se passe au pays depuis le tremblement de
terre du 12 janvier 2010 « Goudougoudou » pour s’en rendre compte. Raisons pour lesquelles il importe
d’en être conscient et de s’y atteler sans tarder.
Dans cette optique, l’éducation de qualité jouera d’autant plus son rôle de facteur clé du développement
durable d’Haïti si les préoccupations qui suivent, sans souci d’exhaustivité ou d’ordre de priorité sont
intégrées dans les programmes et curricula de l’enseignement fondamental et secondaire et deviennent des
objets de campagnes systématiques de sensibilisation de la population.
Dans la perspective de la reconstruction du pays, de multiples programmes et projets visent à accroître et à
diversifier la production nationale, base du développement durable, à travers la création de nouveaux
emplois et l’accroissement progressif des revenus. Même les meilleurs résultats de ces actions ne seront
pas en mesure d’améliorer significativement les conditions d’existence de la population, si la croissance
démographique continue d’augmenter à une échelle supérieure cela entraîne des effets positifs sur la
croissance économique. Une condition nécessaire sinon suffisante du succès de ces programmes et projets
est la sensibilisation de la population, les hommes autant que les femmes, à l’importance et aux bienfaits
de comportements nouveaux à adopter en matière de sexualité et plus largement d’une nouvelle conception
à développer quant à la famille et aux relations entre ses membres. Ce sera le résultat en plus de ces
campagnes de sensibilisation, d’une formation intégrant les préoccupations liées à un nécessaire contrôle
des naissances et plus largement à l’éducation familiale et au sens des responsabilités parentales.
La problématique de la dégradation de l’environnement en Haïti est grave et complexe à travers ses
multiples dimensions. Mais ces problèmes sont bien connus parce que quasi séculaires et résultant de
comportements insouciants s’étendant sur plusieurs décennies. La déforestation combinée avec l’érosion
des terres arables, les deux visages les plus notoires de cette dégradation de l’environnement, ont des
conséquences néfastes sur la production agricole dans le milieu rural.
Comment amener les paysans à ne plus exploiter de n’importe quelle manière les arbres des forêts? Les
clients de ces paysans, notamment les blanchisseries et les boulangeries doivent trouver des produits
substituts au charbon de bois ? Les compagnies de construction et les particuliers doivent accepter de ne
plus exploiter les carrières de sable et de pierres n’importe comment. Il est important de sensibiliser les
citoyens pour qu’ils cessent de construire les immeubles et les maisons d’habitation dans les zones à risque
en respectant les règlements et normes de l’urbanisme. Les réponses à ces questions ne sont pas simples.
Mais il n’y a pas de doute que l’éducation pourra contribuer à sensibiliser les citoyens à cet important enjeu
et amener les divers acteurs à adopter des comportements plus responsables et respectueux de
l’environnement. Démarche accompagnée d’une application sérieuse des règlements en vigueur, assortie
au besoin de sanctions ou amendes appropriées, quant aux infractions à ces règlements, après les
avertissements d’usage des agents responsables.
Le capital humain suppose une population bien formée et en très bonne santé qui constitue la principale
source d’un pays. S’il est vrai que « prévenir vaut mieux que guérir », l’éducation a un rôle important à
jouer au relèvement des conditions de santé à travers la sensibilisation dès le plus jeune âge. Les gens
doivent être conscientisés sur les problèmes d’hygiène corporelle individuelle et d’hygiène publique; à
l’importance d’attitudes et de comportements appropriés à développer à cet égard. D’abord à l’école pour
ceux qui y ont et y auront de plus en plus accèsdevenantà leur tour des agentsmultiplicateurs des bénéfices
reçus auprès de leur entourage. Il en est de même également pour les campagnes de sensibilisation dans les
mass media (radio, internet, journal, télévision) en vue d’atteindre tous ceux et celles qui n’ont pas été ou
ne sont pas scolarisés.L’impact de cesactions risque évidemment d’être fort limité, sil’État, via notamment
le réseau des collectivités territoriales à l’échelle nationale dont ces collectivités relèvent ne jouent pas
correctement leur partition dans ce domaine.
La dernière préoccupation est la citoyenneté qui se définit comme la manière dont les personnes appartenant
à une société se comportent dans l’exercice de leurs droits mais aussi dans l’accomplissement de leurs
devoirs, ce sur quoi l’éducation peut influer de manière significative. Il convient de souligner que, si le
fonctionnement et le développement d’un pays relèvent d’abord et principalement de l’État, des institutions
qui l’incarnent et de leurs dirigeants, ses citoyens et citoyennes y ont aussi leur large part de responsabilité.
Encore faut-il que les uns et les autres soient bien imbus autant de leurs droits que de leurs devoirs et
conscients de l’impact que leurs attitudes et leurs comportements sont susceptibles d’avoir sur le bien-être
collectif. À ce double égard, et davantage en ce qui concerne les devoirs, la formation à la citoyenneté
s’avère très importante. Le dispositif à mettre en place dans cette perspective devra être diversifié et aller
au-delà de ce qu’a pu apporter aux jeunes du pays le « petit manuel d’instruction civique ».
Cette formation à la citoyenneté contribuera en outre à l’émergence d’un leadership national collectif,
incarné au sommet, aux échelons intermédiaires et au niveau local. Dans des entités institutionnelles
nouvelles ou rénovées des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, un leadership basé sur une vision
partagée et l’harmonisation des rapports entre les grandes composantes sociales d’une nation haïtienne
réconciliée avec elle-même, faisant une large place à sa diaspora, mobilisée pour être à la hauteur des défis
à relever. Un leadership donc qui ne pourra pas faire l’économie d’une opération « vérité » et d’un réel
dialogue social destinés à la réalisation d’une véritable refondation » de l’État et au rétablissement des liens
de confiance entre la société haïtienne en reconstruction etsesdirigeants entre les administrations publiques
et les administrés. Cette gouvernance renouvelée sera articulée autour de pouvoirs partagés entre les
instances du niveau centralet celles des collectivités territoriales., Une place importante étant dévolue aux
acteurs institutionnels majeurs de la société civile. Elle sera encadrée par le principe effectif du respect
réciproque des responsabilités des uns et des autres, des règles de la démocratie et de l’éthique, sa boussole
étant la recherche du bien commun.
Quel que soit notre degré de conviction concernantle caractèrede l’éducation comme bien public etcomme
facteur majeur du bien-être des individus et du développement des peuples, quelle que soit la qualité des
programmes d’action élaborés pour le secteur l’on risque fort de passer à côté des cibles visées si ces
programmes ne sont pas solidement arrimés à un projet global de société. Ce projet doit être traduit dans
un plan d’ensemble et mis en œuvre à partir d’une stratégie axée sur le respect par un État à renforcer les
droits fondamentaux de la personne, la participation de l’ensemble des citoyennes et citoyens conscients de
leurs devoirs (l’éducation est l’affaire de toutes et de tous) et la mise en place de conditions pour une
indispensable stabilité politique et une paix sociale même relative. Projet de société qui devra assurer que
les bénéficiaires du plan de modernisation du système d’éducation et de formation, particulièrement au
niveau supérieur ne quittent pas le pays pour se rendre à l’étranger dans la recherche d’une amélioration de
leur condition de vie..
Idéal voire utopique, diront certains, mais c’est le chemin long, ardu et malaisé par lequel il faudra passer
pour qu’en Haïti et le reste du monde n’auront pas des lendemains qui tremblent mais des lendemains qui
chantent.
Les Défis et Obstacles.
Beaucoup de progrès ont été réalisés, mais il reste encore de nombreux défis à relever afin que tous les
enfants puissent aller à l'école et y apprendre. Regardez ci-dessous, quelques-uns de ces défis.
Imaginez un manuel écrit dans une langue indéchiffrable, ou un tableau sans craie. Imaginez une classe qui
aurait lieu dans une salle de concert bruyante, ou un enfant essayant de faire ses devoirs au milieu d'un
ouragan. Clairement, quand les conditions essentielles et le contexte d'apprentissage ne sont pas réunis,
l'enseignement lui-même est condamné à l'échec.
En effet, une éducation de mauvaise qualité équivaut à une absence d'éducation. Quel avantage y-a-t-il à
inscrire un enfant à l’école si la qualité de l’éducation est si mauvaise qu’il n’y vient pas régulièrement, s'il
n’apprend ni à lire, ni à écrire, ni à compter, et n’assimile pas les compétences pratiques dont il aura besoin
plus tard?
L'éducation de qualité est essentielle au véritable apprentissage et au développement humain. Elle subit
l'influence de facteurs internes et externes à la classe,allant de la disponibilité des fournitures appropriées
à la nature de l'environnement domestique de l'enfant. De plus, pour permettre le transfertdesconnaissances
et des compétences nécessaires à la réussite future d'une vie professionnelle qui rompe avec le cycle de la
pauvreté, la qualité joue un rôle essentiel pour éliminer le retard discriminatoire des filles par rapport aux
garçonsdans les apprentissages fondamentaux. Le plus grand obstacle à la réussite d'une politique éducative
est la discrimination entre les sexes vient et ensuite le faible revenu des familles. Les filles constituent le
groupe le plus large dont le droit à l’éducation est bafoué. Sur 93 millions d'enfants qui ne vont pas à l'école
dans le monde, près de 52 % sont des filles.(sources).
Les parents dont les ressources sont limitées affirment que la qualité de l’éducation joue un rôle important
dans leurs décisions d’inscrire ou non leurs filles à l’école. Si les filles n’apprennent rien, si ce qu’elles
étudient n’est pas utile ou si le milieu scolaire ne présente pas toutes les garanties de sécurité, les parents
n’investissent pas dans l’éducation de leurs filles.
L’amélioration de la qualité de l’éducation doit figurer en bonne place dans nos priorités si nous voulons
que les filles soient scolarisées et poursuivent leurs études. L’UNICEF adapte ses programmes d’éducation
au style d’apprentissage des filles et au milieu qui favorise l’acquisition de connaissances. Le modèle des
écoles « amies des enfants » est désormais le principal moyen que l'UNICEF préconise pour la qualité et la
promotion de l'éducation. Au moins cinq éléments clés ont un impact sur la qualité de l’éducation : le
bagage des élèves, le milieu scolaire, le contenu, les mécanismes et les résultats. Ces éléments permettent
d’avoir une base de surveillance de la qualité de l’éducation.
1) Le bagage personnel que l'élève apporte à l'école et quelles expériences a-t-il vécues ? A-t-il souffert
d’une situation d’urgence, de sévices, du VIH/SIDA ou a-t-il été obligé de faire un travail quotidien ?
L’enfant a-t-il eu une expérience positive, sans discrimination liée au sexe dans sa famille, dans sa
communauté et dans l’établissement préscolaire qu’il a fréquenté ? L’enfant a-t-il été suffisamment préparé
à s’adapter au rythme scolaire ?
2) Le milieu scolaire. Le milieu est-il sain, sûr, protecteur et non sexiste ?
3) Le contenu éducatif. Le programme et les matériels pédagogiques sont-ils adaptés? Les enfants
acquièrent-ils des connaissances de base, notamment en lecture, écriture et calcul, ainsi que des
compétences pratiques et des notions dans des domaines aussi divers que l’égalité entre les sexes,la santé,
la nutrition, la prévention du VIH/SIDA,la paix, ou dans d’autres domaines prioritaires au niveau national
et local et même international ? Le programme scolaire et les matériels d’apprentissages ont-ils tendance à
inclure ou au contraire à exclure les filles ?
4) Les mécanismes. Est-on en présence d’enseignants compétents utilisant des méthodes d’enseignement
centrées sur l’enfant dans des salles de classe et des écoles bien administrées? Les enseignants procèdent-
ils à des évaluations bien conçues visant à faciliter l’apprentissage et à réduire les disparités ? Quelles sont
les méthodes d’enseignement et d’apprentissage, ou de soutien à l’apprentissage – au niveau des
communautés, parents, superviseurs et enseignants – qui aident ou au contraire empêchent les filles
d’obtenir de bons résultats scolaires ?
Lesrésultats englobent-ils les connaissances,compétences,mentalités etattitudes? Concordent-ils avec les
objectifs nationaux poursuivis en matière d’éducation et avec une participation positive à la société ? Quels
sont les résultats de l’éducation de base verslesquels nous tendons pour les filles ? Comment pouvons-nous
savoir si la scolarité des filles est couronnée de succès et qu’elles constituent une filière qui leur permettra
de poursuivre leurs études et de réaliser leur potentiel.
Justification de certains défis.
Quelques chiffres de l’organisation ‘Le Partenariat Mondial pour l’éducation’ nous permettent de justifier
certains défis identifiés.
262 millions d’enfants et de jeunes n’étaient pas scolarisés pendant l’année scolaire 2017.
Seul 2.7% de l’aide humanitaire ont été affecté à l’éducation en 2016.
75 millions d’enfants âgés de 3 à 18 ans vivent dans des pays confrontés à la guerre et à la violence et ont
des besoins d’un soutien éducatif
39 milliards $ USD de déficit annuel de financement pour assurer une éducation préscolaire, primaire et
secondaire de qualité à tous les enfants des pays à revenu faible et intermédiaire.
131 millions de jeunes filles ne vont pas à l’école dans le monde (2015).
Les enfants réfugiés ont 5 fois moins de chances d’aller à l’école que les autres enfants.
69 millions d’enseignants devront être recrutéspour assurerune éducation primaire etsecondaire de qualité
à chaque enfant d’ici 2030.
4 enfants sur 10 non scolarisés n’entreront jamais dans une salle de classe.
274 millions d’enfants en âge primaire n’acquièrent pas les compétences de base nécessaires pour mener
une vie productive et saine.
Dans les pays à faible revenu et revenu moyen inférieur, près de 40% des enfants handicapés ne vont pas à
l’école primaire et 55% ne vont pas au premier cycle du secondaire.
1 jeune sur 4 est analphabète dans les pays à revenu faible et moyen inférieur.
54% des enfants non scolarisés d’âge primaire en Afrique subsaharienne.
Sur ce, une éducation de qualité est essentielle pour garantir la sécurité humaine, le développement
communautaire et le progrès national. Le défi à relever est immense, mais il s’accompagne de plusieurs
possibilités (problèm yo anpil men solisyon yo posib, pour paraphraser notre PDG Nedgine).
Perspectives et solutions proposées.
Dans les Pensées divers (1717 – 1755) Montesquieu disait « L’éducation consiste à nous donner des idées
et la bonne éducation à les mettre en proportion » et pour que cette proportion soit mise en application
certaines mesures devraient être mise en place à titre d’exemples :
1) Amélioration de la qualité de l’éducation
Des programmes de formation continue des enseignants et des directeurs d’établissement scolaire en vue
de l’amélioration de leurs qualifications académiques et professionnelles; la revalorisation du statut
d’enseignant par l’amélioration des conditions de travail et des salaires notamment; la révision des
programmes et curricula au niveau préscolaire, fondamental et secondaire etdes programmes spéciaux pour
les élèves les plus âgés. Sans oublier, la production de ressources d’enseignement et d’apprentissage et la
distribution de manuels et fournitures scolaires aux élèves; des cantines scolaires pour les élèves,
notamment dans les milieux défavorisés.
2) Expansion de l’offre scolaire
La construction de nouveaux établissements scolaires pour les deux premiers cycles du fondamental,
correspondant au primaire traditionnel; la construction d’établissements scolaires comportant les trois
cycles de l’enseignement fondamental; la réhabilitation des établissements mal en point du réseau éducatif
et l’ajout de nouvelles classes du troisième cycle à celles des écoles primaires traditionnelles; la dotation
en mobilier scolaire des établissements en quantité et qualité respectables.
3) Accroissement de l’efficacité externe de l’éducation.
La réforme du système de formation professionnelle incluant la restructuration de l’Institut National de
Formation Professionnelle (INFP) et la réhabilitation ou la consolidation des établissements du réseau
éducatif; la création de centres régionaux d’enseignement supérieur technique, connus maintenant sous la
dénomination d’« universités publiques régionales » la réalisation d’un inventaire des besoins prioritaires
de formation professionnelle et l’élaboration de mécanismes adéquats pour leur mise à jour périodique; la
mise en place d’un programme alternatif non formel d’habilitation des adultes; le renforcement du niveau
d’enseignement supérieur, universitaire et technologique.
4) Renforcement institutionnel et de la gouvernance.
Le réaménagementetl’actualisation du cadre légal, réglementaire etnormatif du système éducatif auniveau
central, décentralisé et déconcentré doit être envisagé. Il faut qu’il y ait l’adoption formelle et la diffusion
dans ses grandes lignes d’une loi d’orientation de l’éducation et la mise en place d’un système approprié
d’information et de gestion pour le ministère et ses composantes départementales. Sans oublier,
l’amélioration des infrastructures et les équipements des unités centrales du MENJS et de ses composantes
départementales y compris la formation et le perfectionnement du personnel de gestion.
5- Nécessité pour les gouvernements d’accorder la priorité à l’éducation.
Tant sur le plan politique que pratique, il est important de faire campagne auprès de nos gouvernements
pour qu’ils s’engagent fermement à garantir une éducation primaire gratuite pour tous, y compris pour les
groupes vulnérables ou marginalisés. Cela doit se faire dans le but d’encourager le secteur privé à investir
des ressources dans le développement d’outils et d’infrastructures pédagogiques. De plus, il est utile
d’inciter les ONGà s’associeraux jeunes et à d’autresgroupes pour promouvoir l’importance de l’éducation
au sein des communautés locales.
Perspectives à court terme.
Les enseignants sont indispensables à la réalisation de l’ODD 4, mais pour cela ils doivent être :
1. Bien formés et compétent.
2. Mieux payé les enseignants pour être plus motivés.
3. Recrutés en nombre suffisant pour augmenter les ratios élèves / enseignants.
D’autres part il faut aussi :
1. Améliorer la gouvernance du système d’éducation et de formation.
2. Restructurer les programmes et des curricula en prévoyant une place de choix pour l’éducation à
la citoyenneté.
3. Former les diverses catégories de personnel (cadres, enseignants, personnel de soutien)
4. Faciliter la gratuité scolaire (petite enfance,préscolaire, élèves des trois cycles de l’enseignement
fondamental).
5. Mettre en place l’enseignement secondaire de quatre ans avec un seul baccalauréat.
6. Restructurer et consolider la formation technique et professionnelle.
7. Réformer l’Université d’État d’Haïti et renforcement de l’enseignement supérieur.
8. Réhabiliter et renforcer de l’éducation spéciale.
Et finalement Abhjit Banerjee, Esther Duflot et Michael Kremer qui sont les trois prix Nobel
d’économie de l’année 2019 proposent trois perspectives sur l’éducation de qualité dans le monde.
1. Réduire le coût de la scolarité augmente les taux de scolarisation
2. Mettre en valeur les avantages de l’éducation est un moyen économique d’augmenter les taux de
scolarisation.
3. Réduire les coûts et augmenter les bénéfices perçus de l’éducation augmentent l’assiduité des
garçons et des filles.
Perspectives à long terme.
1) Sensibilisation aux problèmes démographiques et familiaux.
2) Sensibilisation aux problèmes de l’environnement.
3) Sensibilisation aux problèmes sanitaires et d’hygiène publique.
4) Éducation à la citoyenneté.
Ce que je fais déjà.
Jacques Rousseau dans « Emile ou de l’éducation » (1762) parle de deux types d’éducation.
1-J’appelle éducation positive celle qui tend à former l’esprit avant l’âge et à donner à l’enfant la
connaissance des devoirs de l’homme.
2-J’appelle éducation négative celle qui tend à perfectionner les organes,instruments de nos connaissances,
avant de nous donner ces connaissances et qui prépare à la raison par l’exercice des sens.
L’éducation est la base du développement de toute société, donc elle est l’affaire de tous. S’il en est ainsi
pourquoi tous les gouvernements du monde entier ne fait pas d’elle sa priorité ?
En faisant partie de Anseye Pou Ayiti (APA) une branche de la grande famille de Teach For All qui prône
une éducation de qualité à travers le monde, ce grand mouvement éducatif constitue une plaque tournante
pour l’atteinte de la 4eme
Objectifs de développement durable (ODD). Nous envisageons un système
éducatif haïtien qui garantit à tous les citoyens leur droit à une éducation de qualité en promouvant
l’excellence des enseignants et la réussite des apprenants, une vision assez audacieuse avec la mission
d’augmenter les résultats scolaire dans les zones défavorisées d’Haïti par le recrutement et la formation
continue des enseignants exceptionnels pour les écoles existantes. L’enseignant, après avoir acquis des
connaissances en leadership transformationnel et la pédagogie active équiperont tous les apprenants avec
les connaissances,compétencesetmentalités pour atteindre leur objectif grâce à l’égalité des chances(filles
& garçons), mener une vie de prospérité et contribuer à un monde plus éclairé du XXIe
siècle. J’ai choisi
d’intégrer le mouvement d’Anseye Pou Ayiti (APA) parce que :
1) Je crois que tous les enfants ont droit à une éducation de qualité qui leur donnerait l’égalité de chance à
chacun d’eux.
2) Je crois qu’avec la solidarité et le leadership collectif, on peut améliorer le système éducatif en Haïti.
3) Je crois qu’ respectant les 3 Cs – la culture, les coutumes et la communauté constituent la base pour un
leadership collectif en Haïti.
4) Je crois que tous les enfants en Haïti et du monde entier doivent bénéficier tous les avantages de la
convention internationale des droits de l’enfant ou convention relative aux droits de l’enfant.
Ce que je compte faire face à l’ODD 4.
En tant qu’Enseignant-Leader et Ambassadeur de ce mouvement social haïtien APA (Anseye Pou Ayiti),
je vais continuer à être un agent de changement, continuer à faire mon plaidoyer pour une éducation de
qualité en Haïti, à promouvoir l’excellence des enseignants et la réussite des apprenant, mais comment ?
Dans un futur proche, je compte organiser des programmes de formation pour les enseignants à travers le
pays plus précisément dans ma commune natale (Saint Jean du Sud), pour les aider à améliorer
professionnellement dans l’enseignement et fournir une éducation de qualité aux apprenants.
Au lendemain de la 1ere
guerre mondiale, avec la déclaration de Genève, en 1924. Le processus de
reconnaissance des droits de l’enfant à continuer sous l’impulsion de l’ONU, avec l‘adoption de la
Déclaration Universelle des droits de l’enfant en 1959. Par la suite, le 20 Novembre 1989, la Convention
Internationale des droits de l’enfant fut adoptée et elle reconnaît que tous les enfants ont droit à une
éducation de qualité
L’Etathaïtien a ratifié cette Convention le 23 décembre 1994 elle a été votée à l’unanimité par le Parlement.
Cette convention relative aux droits de l’enfant engage l’Etat, les décideurs, la communauté haïtienne à
assurer le bien-être de l’enfant haïtien dont les droits ne sont pas toujours respectés. Les dispositions de
cette convention sont en vigueur depuis 8 juillet 1995 sur tout le territoire de la République d’Haïti.
En effet, je vais m’investir à long terme dans ce travail exceptionnel pour contribuer à la réussite des
enfants haïtiens en faisant en sorte que leurs droits soient respectés. Je vais œuvrer comme Enseignant-
Leader pour leur permettre d’avoir accès à une éducation de qualité afin qu’ils deviennent des futurs
dirigeants responsables et conscients de la réalité des conditions socioéconomiques difficiles des citoyens
sur l’ensemble du territoire haïtien.
Kofi ANNAN,l’ancien secrétaire des Nations Unies eut à déclarer : « Si nous ne faisons pas attention, si
nous n’investissons pas en eux (jeunes), si nous ne les éduquons pas et nous ne les préparerons pas pour
l’avenir nous en paierons tous le prix.
Nonobstant la qualité de l’enseignement, d’autres facteurs contribuent à une éducation de qualité comme
les outils et l’environnement appropriés pour l’enseignement-apprentissage. Des ressources et du matériel
pédagogiques inclusifs (des programmes d’études pertinents et authentique, adaptés à la culture et aux
vécus des apprenants) et intéressants sont essentiels à l’engagement des apprenants. Il peut être efficient
d’incorporer les technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans les méthodes
pédagogiques tant que les objectifs de cette incorporation sont éducatifs, que les apprenants ont un accès
équitable aux technologies et que le système bénéficie d’un bon soutien.
Les environnements pédagogiques doivent être favorables à l’enseignement-apprentissage c’est à dire :
confortables, sûrs, sécuritaire et équipés de matériels adéquats permettant aux enseignants (es) d’exercer
efficacement leur profession pour stimuler l’apprentissage des apprenants. La taille des classes demeure un
facteur important dans l’apprentissage et aussi le nombre d’apprenant que contient chaque classe qui n’est
tout à fait pas convenable. La qualité d’un environnement pédagogique hypothèque également la
responsabilité de toute la communauté éducative : parents, personnel enseignant, autorités éducatives et
personnel de soutien à l’éducation. D’autre en plus qu’une éducation de qualité dépend d’une franche
collaboration des acteurs concernés qui mettent en commun leurs efforts pour atteindre le but visé. On ne
peut pas parler d’éducation de qualité sans faire mention d’outils et de milieux d’apprentissage de qualité
avec un personnel enseignant compétent.
En effet, une éducation de qualité ne se construit pas du jour au lendemain. Elle n’est pas le résultat de
décisions à court terme ni de décisions improvisées. Elle est plutôt le résultat d’un vaste engagement et un
devoir envers nos progénitures d’une politique éducative ambitieuse. C’estun contrat qui doit être intervenu
entre la société, les gouvernements, les organisations de la communauté, les familles, les parents, les
apprenants et le personnel enseignant. Nous avons vraiment tous et toutes un rôle à jouer dans l’éducation
des enfantsde notre pays. On doit agir rapidement carl’éducation de qualité constitue la base d’une société
équitable, elle évoque l’un des services publics les plus fondamentaux, elle permet aux citoyens de devenir
autonomes et de contribuer également dans une large mesure possible au développement socioéconomique
et durable.
L’éducation est aussi la clé qui permettra d’atteindre de nombreux autres Objectifs de Développement
Durable. Lorsque les personnes ont accès à un enseignement de qualité, elles peuvent rompre le cycle de la
pauvreté. L’éducation aide par conséquent à réduire les inégalités et à atteindre l’égalité des sexes. Elle
offre également le moyen de vivre de façon plus saine et durable. L’éducation est également essentielle
pour favoriser la tolérance entre les peuples et contribue à l’instauration des sociétés plus pacifiques pour
que les habitants du monde entier puissent vivre aisément et obtenir la même égalité de chance de réussite
dans leur vie.
CLAIMON Jean Berthony
ETAT CIVIL
 37 ans
 Nationalité Haïtienne
 Célibataire
COORDONNEES
Tel : 3820 1133 /4005 8205
Email: alibertho1@yahoo.fr
Adresse : Imp. Benito, Rue
Geffrard, Mirebalais
LANGUES
 Français : Bien
 Créole: Très bien
 Anglais : Passable
INFORMATIQUE
 Word
 Power point
 Internet
CENTRES D’INTERETS
Loisirs : Sport, Music, Lecture
2006-2010
Option
Université Américaine des Sciences Modernes d’Haïti
(UNASMOH)
Sciences de l’Education
2004-2005 Lycée Claudy Museau des Cayes
Philo
1994-2004
1986- 1994
2018-2019
Lycée National de Saint Jean Du Sud
De la 7ère
A.F à la Rhéto
Ecole Nationale de Saint Jean du Sud
De la Maternelle au C.E.P
World English Institute
Diplôme en Anglais
EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
2011-2015
2013-2015
2015-2016
2017-2018
2018-2020
Professeur des Sciences Naturelles à l’institution Mixte de la
Fontaine. (7eme A.F à la 9eme A.F)
Professeurde Biologie cellulaire à l’Université de la Recherche et du
Développement de la Caraïbes (URDC)
Professeurde Biologie au Collège Classique et Culturelle de Delmas
(7eme à la Seconde)
Enseignant de la 5eme A.F au collège Saint Pierre de Mirebalais.
Enseignant Leader au Collège du Sacré-Cœur de Mirebalais dans le
cadre d’un stage de formation sur le Leadership transformationnel
pour une éducation de qualité piloté par «Anseye Pou Ayiti »
FORMATIONS ACADEMIQUES
Références Ré père, Jean Luc BOURDEAU, OMI
Tel : (+509) 3666 9621
Email : bjluc9@yahoo.fr
Nedgine PAUL DEROLY
Co-fondateur & PDG d’Anseye Pou Ayiti
Email : nedgine.paul@anseyepouayiti.org
(+509) 3463 4469
Gervin DUPONT
(+509)3744-6298
Email: dgervins24@hotmail.com
Bibliographie et Webographie.
 DELORS Jacques, 1996, L’éducation, un trésor est caché dedans, rapport à l’Unesco de la
Commission internationale sur l’éducation pour le XXIe
siècle, Paris, Odile Jacob.
 Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP,
Port-au-Prince,Ministère de la Planification et de la Coopération externe,consultable en ligne
 LAFERRIÈRE Dany, 2010, Tout bouge autour de moi, Montréal, Mémoire d’encrier.
 MENFP, 2010, Plan d’opération des grandes recommandations du Groupe de travail sur
l’éducation et la formation (GTEF), Port-au-Prince,ministère de l’Éducation nationale et de la
Formation professionnelle.
 MENJS, 1998, Le Plan National d’Education et de Formation (PNEF), Port-au-Prince,
ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Imprimeur II.
 MOISSET, Jean, 1983, « L’école comme agent économique », in R. Cloutier, J. Moisset et R.
Ouellet, Analyse sociale de l’éducation, Montréal, Boréal Express.
 MOISSET, Jean-Joseph,2006, « Éducation et développement en Haïti : quelques réflexions et
pistes d’action », in Actes du Colloque sur l’économie de l’éducation, Port-au-Prince,
Association Haïtienne des Economistes (AHE) et Ministère de l’Éducation Nationale et de la
Formation Professionnelle (MENFP)
 Partenariat Mondial pour l'Éducation (GPE)
 www.globalpartnership.org
WEBOGRAPHIE
 www.mpce.gouv.ht
 www.openedition.org
 www.unicef.org
 www.unesco.org
 www.undp.org
 www.un.org
 www.globalpartnership.org
Table des matières.
 Remerciements
 Introduction
 Les différents types de portfolio
 Présentation personnelle
 Ma philosophie d’enseignement
 Pourquoi j’enseigne
 Ma declaration professionnelle
 Ma vision de l’enseignement
 Liste de mes Apprenants Leaders et leurs visions pendant mes deux années
 Résumé sur la vision de mes apprenants
 Mon Plan de Developpement Professionnel (PDPEL
 Objectif de Développement Durable (ODD)
 Qu’est-ce que le programme de développement durable à l’horizon 2030
 Quels sont les objectifs fixés par ce programme
 Réflexion globale sur le système éducatif
 Quel est la finalité et le bienfait de l’éducation de qualité dans le monde
 Importance de l’éducation de qualité
 Les Défis et Obstacles
 Justification de certains défis
 Perspectives et solutions proposées
 Perspectives à court terme
 Perspectives à long terme
 Ce que je fais déjà
 Ce que je compte faire face à l’ODD 4
 Mon curriculum vitae (CV)
 Mes diplômes
 Bibliographie & Webographie.

Portfolio final

  • 1.
    Adresse : 6,Imp Pétion, rue Tobie, Tabarre 49. (Haïti) Tel : (+509) 3820-1133 / 4005-8205 Email : alibertho1@yahoo.fr MON PORTFOLIO PROFESSIONNEL La foret est un bel ensemble, maischaquearbrea ses racines ; Uneclasse est un bel ensemblemaischaqueapprenanta sa personnalite. AdèleLEFLON Jean Berthony CLAIMON
  • 2.
    2 Remerciements. Je tiens enpremier lieu à remercier le grand architecte de l’univers qui m’a donné la possibilité de passer ces deux années saint et sauf. J’adresse mes sincères remerciements au PDG d’Anseye Pou Haïti, Madame Nedgine PAUL DEROLY,au Directeur de développement professionnel Monsieur Fenel PIERRE,au assistant directeur Isaac ISRAEL, à tous les autres membres du Staff, Messieurs et Dames les coach pédagogiques, Jean Douimy SAINT-VILLIER, Nadège BLANCHARD,EmmanuelALEXANDRE,Prusta PHIRMELUS, Géneviève CHERY et Fabiola ROSIER,au responsable de recrutement Madame Michèle MONTOUT, au Directeur des Ambassadeurs Monsieur Vernet ETIENNE,à l’assistant directeur des ambassadeurs Rolf Phanel SOULOUQUE à tous les intervenants (es) et à toutes les personnes qui par leurs paroles, leurs écrits, leurs conseils et leurs critiques ont guidés mes réflexions. Sincères remerciements aussi à mes collègues de la promotion 2018 et plus particulièrement Daniel Junior JEAN PHILIPE et à deux gradués de la promotion 2017, il s’agit de Mesilien SINEUS et Bendjimy PIERRE sans leur assistance,ce travail n’aurait certainement pas pu voir le jour. Je les remercie pour les échanges quotidiens, leur soutien perpétuel et leurs judicieux conseils. Je les remercie également pour tous leurs projets partagés pendant ces deux dernières, je crois qu’ils n’existeront à m’apporter leur support pour les années à venir. Je remercie également : Sur le plan plus personnel, je remercie ma marraine Mélanie ALEXIS etma cousine Josiane BOURDEAU pourm’avoir accompagné pendant toutes ces années et d’amener,au sens propre comme au sens figuré, autant de piment à ma vie. Je remercie aussi ma fiancée Eliane PETIT-FRÈRE qui m’a toujours soutenu dans les moments difficiles pour ensoleiller mes journées et me donner la force d’avancer avec la tête haute Je remercie chacund’eux pour avoir contribué à mes formations, carc’estenune partie les conseils, le support et soutien de chacun d’eux qui a construit aussi l’enseignant que je suis aujourd’hui.
  • 3.
    Introduction. D'où vient l'idéede portfolio ? L'idée de portfolio est venue des artistes. Pour eux, le curriculum vitae (CV) n'était pas une forme adapté pour présenter leurs travaux artistiques, tels que : photographies, peintures, sculptures, etc. À la vérité, il faut dire que le concept a pris naissance en Italie en 1719. Il est devenu populaire dans les pays anglo-saxons et au Canada la fin du XVIIIeme siècle. Le concept a été repris ensuite sur Ìnternet par les développeurs et les graphistes pour se faire connaître à travers le monde. Un portfolio est un dossier personnel dans lequel les acquis de formation et les acquis de l'expérience d'une personne sont définis et démontrés en vue d'une reconnaissance par un établissement d'enseignement ou un employeur donné. Le portfolio peut être considéré comme un outil pédagogique au service de différents objectifs : Sur l’apprentissage *Favoriser l’engagement de l’apprenant dans sa démarche d’apprentissage. *Aider l’apprenant à formaliser ce qu’il a appris et déterminer comment il les a appris. *Éclairer l’apprenant sur ses qualités, ses stratégies et sa progression. *Renforcer l’idée d’un apprentissage continu et progressif dont il est acteur. Sur la motivation *Conserver une trace de ses productions et rendre visible ses progrès ou évolutions. *Valoriser ses meilleurs travaux. Sur la communication *Faciliter la communication et le lien entre l’apprenant et l’enseignant ou l’élève et le maître. *Permettre une rétroaction efficiente sur la démarche d’apprentissage. *Servir de support pour partager des choses avec ses pairs. Sur l’évaluation *Participer à une évaluation plus juste et plus efficace. *Apporter une aide à la rétroaction. *Prendre en compte les différences individuelles et contribuer à la différenciation. Quatre grands types de portfolio. 1) Le portfolio de présentation. Ce portfolio rassemble les meilleures productions de l’apprenant pour mettre en valeur ses compétences. Il se construit progressivement avec une sélection de travaux. Il est orienté sur le produit et le résultat. 2) Le portfolio d’apprentissage. Ce portfolio est axé sur la démarche de l’apprenant dans une période définie. La sélection signifiante et l’articulation
  • 4.
    4 des données rassembléespermettent de rendre compte d’un processus d’acquisition d’apprentissage. L’auto-évaluation et la réflexivité représentent deux éléments importants à rendre compte tout au long de la construction de ce portfolio. 3) Le portfolio d’évaluation. Ce type de portfolio sert de support à une évaluation sommative. Il permet à un formateur de porter un jugement sur les compétences de l’apprenant. Chaque production intégrée doit démontrer la maîtrise de certaines compétences attendues selon des critères préalablement identifiées. 4) Le portfolio de développement professionnel ou personnel. Le portfolio de développement professionnel ou personnel consiste à mettre en évidence le processus de développement de compétences tout au long de la vie. Il décrit le cheminement professionnel d’une personne, il est évolutif et s’appuie sur les expériences vécues. Il rend compte des choix professionnels effectués selon ses aspirations, les défis et les opportunités rencontrés ou construits. Le portfolio professionnel peut inclure une autobiographie, un curriculum vitae, les formations suivies, les productions réalisées, les mentions reçues … etc. En ce qui me concerne,c’est le dernier type à savoir le portfolio de développement professionnel. Dans mon portfolio, vous trouverez mon portrait, mon profil d’enseignement (ma philosophie, ma vision, mes apprenants leaders et leurs visions, etc.), mon parcours professionnel (études, réalisations et expériences de travail, le curriculum d'Anseye Pou Ayiti, mon Plan de Développement Professionnel d’Enseignant-Leader, etc.) ma réflexion sur les objectifs de développement durable ... Les sciences de l’éducation nous ont permis d’explorer un grand nombre de courants en lien avec l’apprentissage. Parmi ces courants, je me reconnais particulièrement dans le courant socioconstructivisme (Vygotsky, 1978) car il est centré sur l’apprenant, sur sesrelations et sesinteractions sociales avec son environnement. Échangerautour desconnaissances avec d’autres personnes, leur présenter son point de vue, le défendre, questionner ses incertitudes sont autant de comportements qui sont rendus possibles par les activités collaboratives préconisées par ce courant.
  • 5.
    Présentation personnelle. Pour lesemployeurs, le savoir-faire d’un employé ne suffit plus de nos jours. Outre ses connaissances,il doit disposer de certainesattitudes etaptitudes bien particulières. Dans les lignes qui vont suivent, je vais faire une brève présentation de ma personne. Je suis Jean Berthony CLAIMON, né le 13 octobre dans le département du Sud, plus précisément dans la commune de Saint-Jean-du-Sud de la dame née Livia ALEXIS et du sieur Wilson CLAIMON tous deux de nationalité haïtienne. J’ai fait mes études primaires à l’école nationale de Saint-Jean-du-Sud et mes études secondaires au Lycée de cette même commune. Je suis détenteur d’un diplôme en Science de l’éducation et j’ai acquis un certain niveau de compétence dans la langue anglaise. Je suis de nationalité haïtienne, mon numéro d’identité fiscal est : 007- 260-211-2. Pour ainsi dire, je suis un Leader, je possède une très bonne capacité de communication. Cette capacité fait partie intégrante de meshabiletés à travailler en équipe avec mes collègues. À la vérité, tout passe parla communication parlée et écrite .Donc, j’ai maîtrisé un peu les différents outils de communication moderne, tels que : Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Je suis en mesure de m’adapter très facilement dans n’importe quel environnement de manière rapide. À l’image du monde de la technologie et du marché de l’emploi, le milieu de travail esten constante évolution. Je seraiprêtà m’ajuster en fonction des circonstances ou des changements continuels. Je suis un homme très courageux, patient et dynamique. Dans le cadre de mon travail, je n’ai pas l’habitude de reculer lorsque je rencontre des obstacles, mais je cherche de préférence les moyens nécessaires pour les contourner afin d’atteindre le but fixé. Je suis une personne active, dynamique et très organisé; je suis en mesure de gérer mes charges de travail au quotidien. Peu importe ce qui m’arrive, bon ou mauvais, je conserve toujours une attitude positive. Je suis capable de penser et d’agir clairement dans l’exercice de mes fonctions et je suis prêt aussi à réagir et gérer tout type de situation stressante en m’adaptant à de différents environnements. Durant mes deux années d’expériences à Anseye Pou Ayiti, j’ai appris beaucoup de choses qui m’aideront dans ma carrière professionnelle. J’ai acquis des habiletés d’adaptation rapide à travailler sous pression. Il en est même pour l’esprit d’équipe, l’esprit d’initiative, la créativité, le leadership, le sens de responsabilité, la collaboration et l’innovation. Cette formation m’a appris aussi les bases de la pédagogie active pour aborder le métier d’enseignant dans toutes ses dimensions appliquées à l’enseignement primaire. Le soin à apporter à la préparation d’une bonne leçon sur la base de la détermination d’objectifs SMART (Spécifique, Mesurable, Atteignable, Réaliste et Temporel), la manière variée d’animer une classe,l’introduction de projets ou encore l’évaluation est autant de choses que j’ai apprises grâce à cette formation. Elle m’a permis de réaliser le parcoursqui estactuellement le mien et ma manière d’enseigner demeure fortement influencée par ma formation d’enseignant. Elle m’a permis aussi de prendre du recul sur ma pratique et de
  • 6.
    6 remettre un peuà jour les modèles qui sous-tendent mon quotidien professionnel. Elle m’a aussi permis de réaliser une réflexion approfondie sur les formations en pédagogie active et en leadership transformationnel. Ma philosophie d’enseignement. Je voudrais commencer cette partie en appropriant l’une des déclarations de Nelson Mandela qui souligne que « l’éducation est l’arme la plus puissante qui puisse changer le monde ». Le contenu de cette déclaration me paraît tout à fait approprié dans le cadre de la présentation de ma vision sur l’enseignement et l’apprentissage. D’un point de vue personnel, je pense que nous construisons notre identité professionnelle au gré des rencontres, des opportunités et des défis proposés parles différents environnements professionnels etpersonnels dans lesquels nous sommes immergés. À quoi est égal Gain Annuel ? C’est sur ce thème que ma carrière d’enseignant avait commencé en novembre 2013 à l’institution Mixte de la Fontaine située à Delmas 40 B. Alors, jeune enseignant, je devais me lancer dans ce qui allait être ma première séance de leçon donnée à 10 apprenants en 6ème année fondamentale à l’institution Mixte de la Fontaine. Cette première expérience fut un succès tant pour moi ainsi que pour les apprenants qui ont réussiaux examens officiels de fins d'Études Primaires (CEP) dès le mois de juin. Cette réussite restera gravée dans ma mémoire, car elle m’a immédiatement permis de donner un sens réelà mon orientation professionnelle. C’est à partir de cette année-là que j’ai compris que le savoir était accessible à tout le monde. J’ai compris aussi que le rôle d’un enseignant était plus de mettre ses connaissances à la disposition des autres. Ilconsiste aussià guider ses apprenants dans leur quête du savoir à travers des activités stimulantes et dynamiques. En somme, le paradigme apprentissage a pris sens et s’est imposé comme élément central de ma réflexion dans mon développement professionnel. Tout comme bon nombre d’enseignants, je garde un souvenir plein de gratitude envers l’un de mes enseignants pédagogue qui a pu faire naître en moi les bonnes questions et surtout un réel plaisir de faire apprendre aux autres. Mon arrivée à Anseye Pou Ayiti (APA) en Juillet 2018 a donné une autre direction à ma carrière professionnelle. Ce nouvel environnement a transformé drastiquement mespratiques d’enseignement dans ma carrière d’enseignant. Il m’a fait entrer dans celle d’APA qui fut un catalyseur et un accélérateur remarquable qui m’obligent à adopter une posture différente dans le monde de l’enseignement. Au gré des séances hebdomadaires de formation des enseignants et des visites de classes composées d’analyses ou de Co-enseignant de leçons dans les écoles d’été ou de projets d’apprentissage, je suis devenu un enseignant APA(à part) que je me reconnais aujourd’hui. J’aieu la chance de croiser plusieurs enseignants qui ont contribué à améliorer ma façon d’enseigner. Je crois fermement à la philosophe de Silberman qui disait ceci : “Ce que j’entends, je l’oublie, ce que j’entends et j’observe, je m’en souviens un peu.
  • 7.
    Ce que j’entends,j’observe et discute, je commence à le comprendre. Ce que j’entends, j’observe, discute et fait me donne des connaissances et des compétences. Ce que j’enseigne à un autre je le maîtrise.” Comme vous l’aurez peut-être remarqué, je n’ai pas employé le terme d’identité jusqu’ici car je place cette question dans un cadre bien plus large qu’une "identité professionnelle". Comme le disait Lévi-Strauss : "À l’évidence, la notion d’identité est transversale à toutes les sciences humaines et son usage reste problématique à l’intérieur de chacune des disciplines concernées" (Lévi-Strauss, 1977). Pour conclure et résumer, je pense donc que l’on se construit, tant dans la vie intime que dans la vie professionnelle autour des opportunités, des rencontres et des échanges qui en découlent dans des environnements multiples. On se construit aussi par son aptitude à réfléchir sur ce que l’on est et sur ce que l’on fait. Pourquoi j’enseigne ? Pour reprendre une déclaration de Malala Yosafzai qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2014, elle disait ceci: ”Un enfant,un professeur,uncrayon,un livre peuventchangerle monde”.Partantde cette déclaration,je pense qu’enseigner est plus qu’un métier, mais c’est un sacerdoce et une mission. J’enseigne parce que je crois l’enseignement c’est plus qu’une profession, mais une passion. Je le fais aussi parce que je pense qu’en formant des citoyens honnêtes, des gens responsables et patriotes qui peuvent changer les choses pour les générations de demain. C’est ma participation dans le processus de développement de notre chère Haïti que nous rêvons tous. Je crois en une éducation de qualité qui contribuera au développement du capital humain et du Pays dans son ensemble. J’enseigne aussi pour faire la différence dans la vie de mes apprenants. J’emprunte les propos d’Alain Tremblay qui disait : “J’ai l’impression d’être utile à la société en formant les jeunesà agir pour un avenir meilleur.” C’est dans cet ordre d’idée que je m’inscris à titre d’Enseignant-Leader. Je travaille depuis plusieurs années dans le système éducatif haïtien et pendant ces années je ne faisais que transmettre les connaissances sans vraiment mettre l’accent sur l’apprenant. Aujourd’hui, en ma qualité d’enseignant leader, j’ai pris l’engagement d’appliquer les nouvelles méthodes et techniques que j’ai apprises pendant les séances de formations appropriées. Cela me permettra de travailler pour le développement de mon pays en formant des citoyens honnêtes, crédibles et responsables qui peuvent prendre en charge la responsabilité de travailler pour un pays stable et voir un lendemain meilleur. Ma vision de l'enseignement.
  • 8.
    8 Galilée disait, etje cite « On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l'aider à le découvrir lui-même » De ce fait, L'enseignant est à la fois un guide et un facilitateur. Il doit servir de modèle aux élèves en leur fournissant des outils nécessaires pour affronter avec brio les défis de la vie. Tout d’abord, l’éducation est un droit fondamental garanti par la constitution haïtienne. Malgré de grands progrès au cours des dernières années, des millions d’enfants se voient encore privés de leur droit à l’éducation. L’accès limité à l’éducation est un des facteurs de transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre. L’éducation est un droit fondamental vital qui est aussi inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant. Chaque fille et garçon ont droit à une éducation de qualité, vectrice de meilleures chances dans la vie notamment en termes d’opportunités, de santé et de participation au processus politique. Selon le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, l’école doit permettre à chaque apprenant d’acquérir la meilleure formation pour atteindre le plus haut degré de réalisation possible. Cela suppose un encadrement rigoureux des apprenants, une progression des situations d’apprentissage bien calibrées et des exigences élevés, mais réalistes pour chaque cycle fondamental. L’école en tant qu’institution a trois missions. 1. Instruire 2. Socialiser 3. Qualifier La mission de l’école, lorsqu’elle instruit sesapprenants,c’estd’abord etavant tout d’élever le niveau cognitif de chacun en construisant le savoir. L’école doit s’assurerde créerun environnement propice à l’apprentissage. Pour se faire,selon Lawrence W. Larry Lezotte, afin qu’une école puisse offrir un environnement propice aux apprentissages, elle doit respecter les sept corrélats des écoles efficaces. 1. Leadership pédagogique 2. Mission claire et précis 3. Environnement sûr et ordonné 4. Climat d’attente élevée pour la réussite 5. Évaluation fréquente du progrès des élèves 6. Relations constructives entre la maison et l’école 7. Occasion d’apprentissage et répartition du temps accordé à chaque sujet. Parla suite, la construction du savoir se fait de différentes méthodes. Que l’enseignant passe parle socioconstructivisme, par l’enseignant stratégique, par la pédagogie des projets ou autres, il doit s’assurer de rejoindre tous les apprenants afin que ceux-ci puissent évoluer adéquatement dans notre système d’éducation. L’école est un milieu de vie important qui participe à la construction du savoir. L’apprenant doit resteractifdans sesapprentissages.L’enseignant doit le guider dans ses apprentissages. Auparavant, le système construisait le savoir de façon linéaire afin qu’au bout de ses années d’études, l’apprenant puisse posséder plusieurs connaissances. L’école du XXIème siècle devrait être différente avec un focus axé sur notre culture, nos croyances et notre communauté.
  • 9.
    C’est pour celaque le programme du Ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle (MENFP) vise surtout à développer des compétences chez les apprenants. Ainsi celui-ci peut faire des liens avec ce qu’il vit et avec son milieu de vie. L’apprentissage de ses compétences se développe dans différentes sphères de vie. Lorsque tous les savoirs peuvent tenir en une main (appareil électronique) il faut développer l’apprenant à devenir compétent avec son savoir. Les faire interagir les uns avec les autres. L’école dans son rôle de socialiser, c’est un milieu de vie où l’on apprend la notion de vivre ensemble. Elle a pour but aussi de développer les apprentissages de vie en société, elle a aussi comme mission d’enseigner notre patrimoine. L’école doit préparer l’élève à vivre en communauté en ayant des connaissances sur la société en y développant un sentiment d’appartenance et promouvoir les valeurs de base. L’école doit se doter d’un projet éducatif qui aidera à donner ses couleurs. Ainsi, selon ses goûts et ses intérêts, un apprenant peut développer ses connaissances tout en se qualifiant selon les normes du Ministère de l’Éducation nationale. L’école a comme mission de suivre et de soutenir l’apprenant tout au long de son parcours scolaire afin que celui-ci puisse jouir d’une qualification dans son domaine et dans ses champs d’intérêts. D’où la mission de qualifier. Enseigner est un processus complexe qui requiert de la part de l’enseignant des compétences multiples » (Koelher & Mishra, 2006,p.1017-1018,Eberly Center, 2012) En effet,je pense que l’éducation offre aux enfants une chance de sortir de la pauvreté et leur ouvre la voie vers un avenir prometteur. Je crois à l'intégrité et à l’unicité de chaque enfant. En d'autres mots, je crois que tous les apprenants sont bien intentionnés et qu’ils ont le désir et la capacité de réussir. En tant qu'enseignant, il faut savoir stimuler l'intérêt de ses élèves en incitant la participation active et en incorporant des activités amusantes et captivantes. Il est également important pour les enseignants de promouvoir un esprit de croissance dans leur salle de classe en créant un environnement d'apprentissage positif qui favorise la diversité, le respect, l'individualité et la liberté d'expression. Je crois sincèrement que les enfants ont beaucoup à offrir et que les enseignants peuvent apprendre des apprenants en travaillant auprès d'eux. C’est pourquoi, il faut se mettre au même niveau, être flexible et permettre aux élèves de s'épanouir en utilisant leur créativité. Enfin, il faut noter que le rôle de l'enseignant (e) n'est pas limité à l'instruction. Un (e) enseignant(e) dévoué (e) participe dans la vie et la culture de l'école en s'impliquant dans diverses activités parascolaires. Ces activités sont indispensables car les élèves développent un sens de communauté et d’appartenance. Ma déclaration professionnelle.
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    10 Sans le boulangeraurons-nous du pain, sans le menuisier aurons-nous de belles chaises de même que sans les enseignants aurons-nous des gens bien formé? En tant que professionnel de l’éducation, je m’engage dans le domaine de l’éducation afin de faire avancer mon pays sur la voie du développement durable en inculquant à mes apprenants de bons principes. Un enseignant c’est quelqu’un qui possède des connaissances, des compétences et des mentalités professionnelles acquises par la préparation formelle et l’expérience. Autrefois, je travaillais en faisant des exposés magistral mais de nos jour grâce aux séminaires et à toutes les séances de développement professionnel que j’ai suivis ayant rapport à l’éducation, je me suis améliorer complètement. Sur ce, je m’engage afin que tous les apprenants du pays aient une education de qualité. Liste de mes Apprenants Leaders et leur vision pendant mes deux années. Pendant mes deux (2) ans de travail en tant qu’enseignant leader, j’enseigne une éducation de qualité qui permet aux apprenants de mieux appréhender son existence afin d’améliorer leur condition de vie et celui de leur parent tout en contribuant au développement de leur pays. J’ai participé à un travail noble que j’estime très important pour le futur de mes apprenants. Ce travail consiste à élaborer leur vision contextualisée. Plusieurs de nos jeunes échouent parce qu’ils ne savent pas comment et pour quelles raisons ils choisissent un métier. Après leurs études classiques, ils font des choix irréfléchis sans pour autant être conscients de la réalité d’un ensemble d’éléments. Fort souvent c’est une minorité qui réussit très difficilement, mais la grande majorité échoue à cause des mauvais choix qu’ils ont fait. Cependant s’ils avaient l’opportunité de travailler avec un enseignant leader (meneur) dès leur plus jeune âge sur l’élaboration de leur vision, ils auront sans doute la possibilité de réussir mieux leur vie. Avec ce travail, les apprenants sont plus motivés et prennent plus au sérieux leur apprentissage. Pour ainsi dire qu’à la fin de leurs études classiques, ils pourront assumer la responsabilité de leur famille avec beaucoup plus d’assurance. Ils auront la possibilité de travailler pour contribuer au développement socio-économique et la stabilité politique de son pays dans l’intérêt des générations futures. Année académique 2018 / 2019, Collège du Sacré Cœur de Mirebalais, 5eme A.F # Nom Prénom Vision Sexe 1 AUGUSTE Dabentz Médecin M 2 BENJAMIN Chnaider Médecin M 3 BENJAMIN Jonas Médecin M 4 BRUTAL Christiane Journaliste F 5 CAZIMIR Lidjamesky Médecin M 6 CHARLOTIN Rood Médecin M 7 CHERY Iscald Banquier M 8 CHEVRY Medjina Médecin F 9 DECILUS Love Policière F 10 DESOUVRE Gawenlove Médecin F
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    11 DUVELSAIT RoseBerline Policière F 12 ELOI Wilberntz Policier M 13 ESTIME Thena Infirmière F 14 ESTIMPHIL Clif Mécanicien M 15 ETHEART Leandroh Médecin M 16 EXAVIER Rivaldo Médecin M 17 FILS-AIME Erickson Médecin M 18 JEAN Jovanah Daphnide Avocat M 19 JEAN NOEL Djamensley Médecin M 20 JEAN-CHARLES Dieunica Infirmière F 21 JOSEPH Dieumatha Infirmière F 22 JOSEPH Alan Junoir Ebénistre M 23 JOSEPH Sonec Médicin M 24 JOSEPH Loudiana Fleuriste F 25 JOUTHE Sowendji Ingénieur M 26 LUBIN Jacques Médicin M 27 LUBIN Louventz Pasteur M 28 OCESSITE Jorentz Médecin M 29 PIERRE Wadeline Esthéticienne F 30 PIERRE Valery Médecin M 31 ROSEME Bedson Président M 32 SAINT-FLEUR Yvencia Infirmière F 33 SAIT-FLEUR Maventia Infirmière F 34 SYLVAIN Anderson Médecin M 35 ZETRENNE Kendy Médecin M Année académique 2019 / 2020, Collège du Sacre Cœur de Mirebalais, 5eme A.F
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    12 # Nom PrénomVision Sexe 1 ANTHONY Guyllaume Médecin M 2 AUGUSTIN Smiralda Chanteuse /Aviatrice F 3 BAPTISTE Rolf Médecin M 4 BELLEVUE Hendy Informaticien M 5 BERTRHOMIER Djoury Juriste M 6 CADET Michaël Enseignant M 7 CHALOTIN Wood Avocat M 8 CHARLESTON Kéila Tamar Policière F 9 CONCTANT Chanica Avocate / presidente F 10 DALESKY Dodo Médecin M 11 ETHEARD Christiana Infirmière F 12 ETHEARD Erline Infirmière F 13 GERMAIN Rébéca Infirmière F 14 JOSEPH John Fritz Gerald Médecin M 15 JOSEPH Claudia Infirmière F 16 JOSEPH Gawensky Médecin M 17 LOUIS Yvrance Woodjina Médecin / Chanteuse F 18 LOUIS Jean Jeff Ingenieur M 19 LOUIS Charles Lomencia Infirmière F 20 LOUIS Davencia Infirmière F 21 NOEL John Rodrigues Prêtre M 22 PAUL Abigaël Médecin M 23 PIERRE Ernest Ingenieur M 24 PIERRE LOUIS Wilensky Médecin M 25 POTEAU Naphtalie Policière F 26 SAIT JEAN Dieunica Infirmière F 27 TELIPHAR Claude Jr Foot-baller M 28 THELOR Richenor Médecin M 29 ZETRENNE Wendy Foot-baller M 30 PIERRE Jefferson Ingenieur M Résumé des visions de mes apprenants.
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    Pendant mes deux(2) années d’enseignement comme Enseignant-Leader, j’arrive à influencer 65 apprenants dans le département du Centre plus précisément au Collège du Sacré-Cœur de Mirebalais qui était mon école de placement. Avec des visions différentes telle que: Styliste, couturier, Ingénieur civil, Informaticien, Mécanicien, Infirmier (è), Agronome, Pasteur et Médecin entre autres. Je suis convaincu qu’à partir des années 2030 ces jeunes leaders seront représentatifs dans le département du Centre voire le pays en général. Les formations reçues permettront aux apprenants de répondre à leurs besoins personnels et familiaux ainsi que les membres de leurs communautés. Je les ai enseignés à maintes reprises qu’ils ont besoin de travailler sans relâche pour être utiles à leurs communautés qui sont dépourvues de citoyens-leaders remplis de connaissances et de solides compétences.
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    14 Plan de DéveloppementProfessionnel de l'Enseignant-Leader. Jean Berthony CLAIMON Jean Dioumy SAINT-VILLIER Enseignant-leader Coach 5eme A.F Collège Sacre Cœur de Mirebalais Classe Enseignée Ecole Partenaire Octobre /2019 20 novembre 2019 Date de Remise de l'Auto-évaluation Date de Réunion But Afin d'atteindre nos objectifs ambitieux, APA s'engage à investir dans nos ressources les plus importantes - nos gens talentueux. Un plan de développement professionnel (PDPEL) est une étape dans l´approvisionnement d'un feedback cohérent, continu et aligné et d'une formation pendant la durée du programme de deux ans et tout au long de la vie.
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    Instructions pour lesenseignants-leaders  Ecrivez votre nom à la première page et dans la marge.  Pour votre auto-évaluation, s'il vous plaît, évaluez votre performance pour cette année scolaire. Insérez votre note et les commentaires dans les sections en JAUNE. Marquez chaque note avec une lettre majuscule «X». Cet exercice sera effectué quatre fois pendant les deux ans.  Une fois complété, envoyez par email votre Plan de Développement Professionnel d'Enseignant Leader (PDPEL) à votre Coach. Il ajoutera son évaluation en dessous de la vôtre, dans la section BLANCHE,créant ainsi un dialogue écrit.  Pour chaque indicateur, choisissez et marquez la note qui décrit avec précision votre performance pour la période. Vous pouvez choisir 1, 2, 3, 4, ou seulement N/A (Non applicable). Vous ne pouvez pas donner une fraction (ex. 3.2, 1.5 etc.)  Fournissez despreuves spécifiques pour supporter votre note. Chaque fois que c’estpossible, attachezla preuve aux données de rendement des apprenants-leaders. S'il vous plaît, notez que vous ne devez pas inclure des exemples ou des commentaires pour chaque note. Les commentaires sont requis à la fin de chaque section et devraient se concentrer sur les zones de plus grande force et de développement.  Prière de compléter la section “Résumé de Performance et Fixation d'Objectifs” à la dernière page. Votre coach etdirecteur d’école le discuteront avec vous pendant l’entretien. Le résumé peut être édité aprèscette discussion. S'il vous plait, notez que cette rencontre se fera entre votre directeur d'école, votre coach et vous.  L’entretien est une opportunité pour discuter à la fois vos propres notes de votre performance et celles de votre coach. Cette rencontre aura lieu dans 2 semaines à partir de la date de la soumission de votre auto-évaluation à votre coach.  Aprèsl’entretien et la révision du PDPEL,le directeur d'école créera un fichier pour tous les enseignants-leaders de l'école et le coach enverra la version électronique des PDPEL complets à Notes
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    16 Développé 4 L’enseignant-leader constamment dépasseles attentes et est un modèle. Note: L’enseignant-leader qui reçoit un 4 dans son PDPEL est un excellent dans ce domaine. Ce sont les plus motivés qui arrivent à ce niveau. Emergé: 3 L’enseignant-leader répond toujours aux attentes (solide). Note: Un enseignant-leader très expérimenté aura principalement des 3 dans son PDPEL. Emergeant 2 L’enseignant-leader répond aux attentes quelque fois ou presque tout le temps; mais il n’est pas encore toujours solide. Dormant 1 Constamment, l’enseignant-leader ne répond pas aux attentes. C’est un domaine pour le développement de l’enseignant-leader. Il devrait travailler avec son coach et ses collègues afin de s’améliorer dans ce domaine. N/A L’enseignant-leader n’est pas responsable pour l’accomplissement de cette tâche. Si ce n’est pas applicable, l’enseignant-leader et le coach laisseront cette évaluation en blanc. Section I. Résultats A. Connaissances de l’enseignant-leader: Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible les données des apprenants-leaders pour supporter vos notes. Secteur d’intérêt Indicateurs D (4) E (3) E (2) D (1) N/A Politique d’éducation Solide compréhension de l’influence de la politique sur l'éducation du jardin d’enfants à la philosophie en Haïti. X X X
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    Les Grandes Lignes desDroits Humains Une connaissance approfondie de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, et comment elle s'applique dans le contexte Haïtien. X Cheminements de Carrière Compréhension de cheminements de son propre carrière et place les différentes options dans un vaste mouvement d’égalité. Capacité d’utiliser ses propres forces et intérêts pour apporter du changement. X X Commentaires de l'enseignant- leader sur des domaines de performance exceptionnelle et domaines de développement Dans un pays comme Haïti, l’éducation est totalement liée à la politique et si nous nous référons aux trois deniers lois de finance du pays (16, 17,18) nous constatons que l’éducation ne fait pas partir des priorités de l’Etat Haïtien. Moins de 15% du budget national sont alloués à l’éducation (ref. le Moniteur, mardi 19 sept 2017, NO 27, Loi de finance, exercice 17-18) et plus de 80% de nos écoles sont privées, donc c’est le secteur privé qui a le contrôle de l’éducation. L’éducation fait partie des droits humains et jusqu’à présent nombreux sont les enfants du pays qui n’ont pas accès à ce droit et pour remédier à cette situation il faut faire un revirement pour que l’Etat ait beaucoup plus d’école et surtout des écoles qui puissent donner une éducation de qualité, appropriée à notre société. En tant que membre d’un mouvement qui intervient dans l’éducation, je vais utiliser tous mes acquis académiques et tous mes savoir-faire afin de donner le meilleur de moi pour que tous les enfants puissent avoir une éducation de qualité et pour qu’ils puissent avoir la même chance de réussite. Après mes deux ans de carrières à Anseye Pou Ayiti (APA) j’aimerais devenir un juriste. Commentaires du Coach Mercipourcesinformations rempliesde statistiquessoutenuespardes références,félicitations, on dirait un travail de recherche. Il ne faut jamais oublier que votre engagement à Anseye Pou Ayiti est noble et vous aide à être un des acteurs de ce revirement dont vous avez fait mention ci-dessus.
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    18 B. Compétences del'enseignant-leader Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible les données des apprenants-leaders pour supporter vos notes. Secteur d’intérêt Indicateurs D (4) E (3) E (2) D (1) N/A Analyse des Données L’enseignant-leader identifie les lacunes obstruant le progrès des apprenants-leaders et cherche des stratégies pour les combler. X X Evaluation de l'Impact L’enseignant-leader administre des évaluations avec efficacité et précision afin de mesurer et augmenter les résultats des apprenants-leaders. (Liée aux habilités à long terme du programme, possibilité de prendre un projet de « A à Z. ») X X Communication Capacité à comprendre le point de vue des autres, de changer son style de communication si nécessaire et de pouvoir communiquer efficacementdans diverses situations (verbale et non verbale). X X Construire un système d'apprentissage en classe L’enseignant-leader concentre ses efforts à aider les apprenants-leaders à devenir etassumerla responsabilité de leur propre apprentissage, d’une part et à construire un système de responsabilité partagée, de prise de décision partagée et résolution de problèmes, d’autre part. X
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    X Mobilisation Communautaire Il est leleader en motivant les membres de la communauté à prendre des décisions affectant leur vie telles que la santé, la pollution, les préjugés afin d'améliorer le niveau de vie dans la communauté. X X Commentaires de l'enseignant- leader sur des domaines de performance exceptionnelle et domaines de développement En tant qu’enseignant leader, j’ai la possibilité d’aider les apprenants à élaborer leur vision et identifier ceuxqui pourraient les empêcherà les atteindre. Pour cela j’ai demandé à tous les apprenants de faire un dessin approprié à sa vision (Métier) je mets tous ces dessins dans la classe et je fais de ces images des stimuli à toutes les séances d’activités. Suite à tout ça, ils se voient déjà comme des décideurs dans sa communauté. J’ai participé souvent à la propreté de la rue où j’habite avec les personnes de la zone. Commentaires du Coach Si l’on se réfère à la fameuse théorie de la « feuille blanche » on pourrait justifier l’effet positif qu’un dessin ou l’imagination peut avoir dans la vie d’une personne, sachez que j’apprécie beaucoup cette stratégie. Eviter d’utiliser le mot : « toujours » car il n’aide pas à progresser et c’est dangereux pour un professionnel avisé.
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    20 C. Les mentalités/croyancesde l'enseignant-leader Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible, les données des apprenants-leaders pour supporter vos notes. Secteur d’intérêt Indicateurs D (4) E (3) E (2) D (1) N/A Un éternel apprenant L’enseignant-leader prend en charge son propre apprentissage. Il possède une passion à vie pour la résolution de problèmes et la compréhension des idées etdes concepts. Continuellement, il développe et affine des stratégies d'apprentissage et de résolution de problèmes. Il comprend que l'apprentissage est social. Il a la capacité d'identifier ses forces et celles des autres. X X Responsabilité communautaire L’enseignant-leader connait ses droits et devoirs. Il communique avec respect avec les apprenants, camarades et autres membres de la communauté de l'école. Il contribue à la propreté de la classe, de l'école et de l'environnement. Il participe activement aux activités extra-scolaires organisées par la classe ou l'école. Il essaie de ne pas faire de mal aux autres dans la quête de son propre intérêt. Il encourage les uns les autres en classe pour les travaux bien faits. X X Défenseur de la Culture Haïtienne L’enseignant-leader démontre une compréhension solide de la culture, musique, cuisine, étiquette sociale, art, et littérature d'Haïti; et les intègrent dans son enseignement quotidien. Il utilise les proverbes, X
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    les devinettes, lesblagues et les contes dès que possible. “Kreyòl pale, kreyòl komprann, etc. X Amélioration Continuelle L’enseignant-leader vise l'excellence et cherche des opportunités d'amélioration constante personnellement et professionnellement. X X Agent de Changement L’enseignant-leader fait partie d'un mouvement national et/ou mondial pour le changement. X X Commentaires de l'enseignant- leader sur des domaines de Il y a un vieux adage disant ceci« Kilti yon pèp se nan m pèp sa a » donc la culture Haïtienne devrait avoir une importance capitale dans l’enseignement Haïtien. La culture, c’estla manière de penser,d’agir, de vivre, de se vêtir etc. Moi en tant que fan du compas direct j’ai toujours attiré L’attentions de mes apprenants sur quel type de musique qu’ils doivent écouter, sur la façon dont ils doivent s’habiller et je
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    22 performance exceptionnelle et domaines de développement leursparle de certains plats qui sont typiquement Haïtiens. J’utilise souvent des proverbes comme sources de motivation pour mess apprenants (pi bonè se granm maten, jodi pa demen, yon sèl dwèt pa manje kalalou, men anpil chay pa lou …). Les apprenants sont déjà conscients de leur vision et de leur apprentissage. Tous les matins ceux qui viennent de très tôt à l’école travaillent eux-mêmes en de petit groupes soit ils font la récitation entre eux ou ils sont entrain de résoudre des exercicesenmathématiques et ils le font même pendant la recréation sur la cour de l’école. Commentaires du coach Félicitations pour cesactions et ces initiativesprises dans le but de promouvoir la culture de notre chère Haïti. Section II. Accomplissement de l'Apprenant & Développement de Caractère Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible, les données des apprenants-leaders pour supporter vos notes. Secteur d’Intérêt Indicateurs D (4) E (3) E (2) D (1) N/A Réalisation de l'apprenant Maitrise du contenu académique du niveau primaire (tel que défini par le Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle). X X Force et caractère de l'apprenant L'enseignant-leader guide les apprenants-leaders vers un avenir positif plein de confiance, motivation, créativité, travail d'équipe, leadership et principe de vie de valeur. Comme les apprenants- X
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    leaders grandissent encaractère,ils grandissent dans leur capacité et engagement de faire leur meilleur travail, faire la bonne chose. X Commentaires de l'enseignant- leader sur des domaines de performance exceptionnelle et domaines de développement Le Ministère de l’Education National et de la Formation Professionnelle (MENFP), en tant que régulateur du système définit à la base un programme pour chaque niveau, mais en ce qui me concerne qu’est la section primaire (5em A.F), le contenu de ce document (programme détaillé) est sujet à de vive discussion. Ce document est en inadéquation avec certains ouvrages en ce qui a trait avec le contenu et les objectifs de certaines leçons. L’enseignant leader étant un guide pour les apprenants, il est là pour favoriser le développement de certaines capacités chez les apprenants comme par exemples l’esprit d’équipe, la créativité, le leadership, et surtout l’excellence pour qu’ils puissent prendre de bonnes décisions dans leurs vies. Commentaires du coach J’apprécie vos critiques vis-à-vis du programme détaillé, puisqu’on vous encourage à développer l’esprit critique comme compétence digne d’un intellectuel, par contre un ou deux exemples concrets en appui à votre déclaration aurait été encore intéressant. Section III. Aspirations à long terme pour l’enseignant-leader après 2 ans Evaluez votre progrès par rapport aux objectifs, en utilisant si possible, les données des apprenants-leaders pour supporter vos notes.
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    24 Secteur d’intérêt IndicateursD (4) E (3) E (2) D (1) N/A Plusieurs Esprits, Une Mission Se voit comme un collaborateur dans un effort national pour améliorer les communautés dans lesquelles nous vivons et travaillons. X X Commentaires de l'enseignant- leader sur des domaines de performance exceptionnelle et domaines de développement Je m’engage afin d’améliorer la communauté danslaquelle je me trouve lorsque j’accepte de me donner corps et âme pour que les enfants puissent avoir une éducation de qualité et appropriée. Et je me vois déjà comme un partenaire national car je suis membre d’un mouvement national qu’est APA. (Aseye Pou Ayiti) Commentaires du coach Très bien ! Il ne me reste qu’à vous féliciter etencourager à tenir fermement cet engagement car le pays a besoin de vous.
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    Résumé de Performanceet Fixation des objectifs Forces à construire Prochaines étapes pour construire cette force et en tirer profit pour l’école Ponctualité Détermination Tous les autres enseignants arrivent toujours avec un retard de 10 à 15 minutes après la rentrée, tandis que les ELS Leader arrivent eux même 10 à 15 minutes avant. La direction peut servir de cela pour motiver les autres enseignants. Communication claire et précise La façon dont vous communiquer peut être déterminant dans la réussite de quelqu‘un, je peux motiver le apprenant en ce sens pour les faire savoir qu’ils devraient y avoir une bonne communication. Se basant sur les domaines de développement identifiés dans votre PDPEL, quels sont les OBJECTIFS spécifiques que vous comptez réaliser pour les six prochains mois? QUAND et COMMENT évaluerons-nous ce progrès? De quel SUPPORT avez-vous besoin ? Visite des parents A la fin de l’année Les ALS, LES PARENTS Visite de l’un des sites touristiques de la commune de Mirebalais (fort anglais) 20 Avril La direction, les parents, les Als Visiter au moins 10 parents Par mois environ Les parents, les Als
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    (Optionnel) Quelles sontvos PRIORITES PERSONNELLES? COMMENT maintiendrez-vous vos priorités? De quel SUPPORT avez-vous besoin? Objectif de Développement Durable C’est quoi le développement durable ? Une définition exacte du Développement durable existe, et c’est Mme Gro Harlem BRUNDTLAND premier ministre Norvégien, qui est à l’origine en 1987 et je cite « Un développement durable doit répondre à nos besoins présents sans que cela empêche les générations du futurs de répondre aux leurs » En d’autres termes,le développement durable estla notion qui définit la transition et les changements dont notre planète a besoin pour que seshabitants puissent vivre dansun monde plus équitable, en bonne santé et en respectant l’environnement.
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    C’est pour cela,le 25 septembre 2015 en marge de l’Assemblée Générale des Nations Unies, 193 dirigeants de la planète s’engagent à atteindre 17 objectifs d’ici 2030. Ces objectifs se basent sur une multitude de domaines allant de la protection de la planète à l’édification d’un monde plus pacifique, en passant par la garantie donnée à tous le pouvoir de vivre en sécurité et dans la dignité. Ces objectifs font partie d’un programme de développement visant à aider en priorité les plus vulnérables, en particulier les enfants et les femmes. Ces objectifs mondiaux appelés « Objectifs de Développement Durable » font partie du nouveau programme de développement post-2015 intitulé « Transformer notre monde ». Qu’est-ce que le programme de développement durable à l’horizon 2030 ? Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est un engagement inter-gouvernemental et un « plan d’action pour l’humanité, la planète et la prospérité ». Il se compose de 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) « intégrés et indissociables qui concilient les trois dimensions du développement durable : économique, sociale et environnementale », démontrant par ailleurs l’ampleur et l’ambition de ce nouveau Programme universel. Quels sont les objectifs fixés par ce programme ? Le Programme à l’horizon 2030 est encadré par cinq grands objectifs : 1. L’humanité, éliminer la pauvreté et la faim. 2. La planète, lutter contre la dégradation de la planète. 3. La prospérité, faire en sorte que tous les êtres humains aient une vie prospère et épanouissante 4. La paix, favoriser l’avènement de sociétés pacifiques, justes et inclusives. 5. Les partenariats, mobiliser les moyens nécessaires à la mise en œuvre de ce Programme grâce à un Partenariat mondial revitalisé pour le développement durable. Objectif4, Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité et promouvoir les opportunités d’apprentissage tout au long de la vie.
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    Le 25 septembre2015, un nouvel ensemble d'objectifs mondiaux pour éradiquer la pauvreté, protéger la planète et garantir la prospérité pour tous, a été adopté dans le cadre d'un nouveau programme de développement durable. Chaque objectif a des cibles à atteindre d’ici les 11 prochaines années. Parmi les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD), je jette mon dévolu sur le quatrième qu’est «Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité et promouvoir les opportunités d’apprentissage tout au long de la vie » qui selon moi est la plaque tournante de ces objectif parce que l’éducation est la base du développement de toute société. C’est aussi un droit fondamental qui joue un rôle crucial dans le développement humain, social et économique d’un pays. Nous devons veiller à ce que tous les enfants puissent bénéficier d’une éducation de qualité d’ici 2030. Elle est par conséquent l’affaire de toutes les nations. Aujourd’hui, l’éducation connaît plusieurs difficultés liées au manque d’infrastructure physique, à l’insuffisance d’enseignant compétent et qualifié notamment au poste primaire et secondaire, sans oublier l’accès limité à un enseignement de qualité, etc. C’est dans ce contexte que le gouvernement de plusieurs pays a entamé la mise en œuvre de l’éducation de base qui consacre l’obligation et la gratuité de l’enseignement de base. Il a en outre pour objectif, l’amélioration de la transition de primaire vers le post-primaire, la mise en cohérence de l’éducation de base, la résolution de problème de décrochage scolaire, l’ajustement et l’harmonisation des programmes d’enseignement. Les objectifs assignés à la réforme en vue de la mise en œuvre de la politique éducative, sont conformes aux engagements nationaux et internationaux dont les principaux enjeux constituent entre autres, la réalisation à l’horizon de 2030 de la scolarisation universelle. L’élargissement de l’offre au niveau secondaire et supérieur en professionnalisant les différents niveaux de l’éducation et de la formation. Et cette réforme offre beaucoup d’avantage : La gratuité de l’éducation, la suppression des frais d’inscription, la distribution gratuite des manuels scolaires et l’accessibilité. Pour mener à bien cette réforme,les autorités
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    en charge del’éducation ont convenu d’adopter un niveau de découpage du système éducatif; l’éducation de base, l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieure. L’éducation de base formelle qui comprend désormais l’éducation préscolaire (3 à 5 ans), l’enseignement primaire (6 à 11 ans) et l’enseignement post primaire ou secondaire (12 à 18 ans).Cette réforme est caractérisée par l’extension de l’enseignement de base qui comprend le premier, le deuxième etle troisième cycle etl’actuel enseignement secondaire. Depuis 2000, des progrès considérables ont été accomplis en vue d’atteindre la cible d’éducation primaire universelle. Selon le programme des Nations Unis pour le développement, le taux de scolarisation globale dans les régions en développement a atteint 91 % en 2015. Le nombre d’enfants non scolarisés au niveau mondial a chuté de presque de moitié. On constate également une augmentation spectaculaire du taux d’alphabétisation et de scolarisation des filles n’a jamais été aussi élevée depuis cette même période. Mais ces succès se heurtent à de grands défis dans des pays sous-développés qu’on qualifie maladroitement pays en développement, en raison du niveau élevé de la pauvreté, des conflits armés et d’autres urgences non énumérées. Alors que l’Afrique Sub-saharienne a réalisé les progrès les plus importants parmi toutes les régions en développement sur le plan du taux de scolarisation dans l’enseignement primaire, en dépit de nombreux conflits existants dans certaines régions. Selon le PNUD, Programme de Nations Unis pour le Développement, la scolarisation passe de 52 % en 1990 à 78 % en 2012, mais de grandes disparités subsistent encore. Les enfants des familles défavorisées sont quatre fois moins scolarisés que ceux vivant dans des foyers les plus riches. De même, les disparités entre les zones rurales et urbaines demeurent. Une éducation de qualité pour tous est l’un des piliers les plus solides et éprouvés du développement durables. Cet objectif fait en sorte que toutes les filles et tous les garçons suivent un cycle complet d’enseignement primaire et secondaire gratuit d’ici 2030, Il vise également à donner accès, dans des conditions d’égalité, a un enseignement professionnel, ainsi qu’à éliminer les inégalités entre les sexes et les revenus dans le but de permettre à tous d’accéder à des études supérieures. Depuis 25 ans la scolarisation des enfants a connu une hausse considérable avec plus de 30 % de jeunes enfants scolarisés dans le monde mais il stagne actuellement. Trop d’enfants dans le monde sont encore exclus du système éducatif, au Congo seulement ils sont plus que 40 000 Selon l’UNICEF, et plus de 320 000 qui ne sont pas scolarisées en Haïti. (6-14 ans, le Nouvelliste 21 Juin 2017)  9% des enfants en âge d’aller à l’école primaire, soit 58 millions d’enfants non scolarisés
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     17 %des adolescents en âge d’aller au secondaire, soit 63 millions d’adolescents non scolarisés. Environ un milliard d’enfants sont en âge d’être scolarisés en primaire ou au secondaire. Il est de notre responsabilité à tous que chaque enfant ait droit d’aller à l’école sans le moindre obstacle. D’autant plus qu’il existe des freins supplémentaires pour les filles comme des normes sociales, inégalitaires et discriminantes; des pratiques néfastes à leur épanouissement. Elles connaissent toutes formes de violences sexuelles, ainsi que le manque d’infrastructure physique et d’assainissement adaptés. Les crises et les conflits exacerbent ces difficultés. Trop d’enfant dans le monde ne peuvent pas se rendre à l’école à cause de la pauvreté, de l’exclusion sociale, des conflits, de la discrimination sexuelle ou ethnique, du handicap, du travail forcé ou encore de l’enrôlement dans des groupes armés. Chacun de ces enfants à des rêves qu’il ne pourra pas réaliser, ses chances de réussite seront compromises si nous baissons les bras. Il est indispensable que l’éducation soit gratuite et obligatoire pour tous pendant au moins 12 années. L’éducation est un élément essentiel du développement économique des pays et elle engendre des effets positifs sur d’autres secteurs tels que : la santé ou la protection. Une jeune fille éduquée court moins de risque de mourir lors d’un accouchement. Un enfant qui fréquente une école est moins susceptible d’être soumis au travail forcé avant d’atteindre sa majorité. En s’assurant que chaque enfant a accès à une éducation de qualité, nous posons les bases des progrès sociaux et de la lutte contre la pauvreté, de l’inégalité des chances et de l’innovation. Selon Haïti futur, une association franco-haïtienne qui a pour but de développer une éducation de qualité et de promouvoir l’entreprenariat en Haïti tout en faisant connaître la culture haïtienne. Selon cette association, en Haïti, le secteur éducatif représente une grande opportunité de développement en même temps qu’un réel défi. Le manque de réglementation et de qualité d’enseignement conduisent à de forts taux de redoublement et d’abandon scolaire. Cette situation alarmante est en grande partie due au manque de qualification des professeurs dont les deux tiers (2/3) n’ont pas reçu de formation adéquate à cause des mauvaises conditions d’apprentissage (classes surchargées, fourniture scolaire trop chères) et à la non application des normes pour un enseignement de qualité. Le milieu rural est le plus fortement touché par ce manque de qualité éducative : 91 % des écoles fonctionnent sans électricité, 65% sans eau potable toujours selon cette même association. Réflexion globale sur le système éducatif.
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    La population haïtienne,suivant les projections faites à partir des résultats définitifs du 4e recensement effectué par l’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI) en 2003, était de 7 205 000 habitants en 2005 et d’un peu plus de 10 millions en 2010 dont 40 % – soit un peu plus de 3,5 millions – ne savent ni lire ni écrire. De manière générale et à quelque niveau auquel on se situe, la demande en éducation est très élevée et le système n’arrive pas à satisfaire une offre historiquement et globalement faible dont les établissements du secteur non public représentent moins de 90 %. Près d’un demi-million (1/2) d’enfants en âge d’être scolarisés (6-12 ans) ne fréquentent pas l’école publique faute de disponibilités de places. Et cette insuffisance de l’offre des services en matière d’éducation et de formation se vérifient aussi au troisième cycle de l’enseignement fondamental. Au niveau de l’enseignement secondaire et de l’enseignement supérieur, autant dans le secteur de la formation générale classique que dans le secteur de la formation technique et professionnelle l’offre ne correspond pas à la demande. Ainsi plusieurs milliers de jeunes sont inscrits dans des universités étrangères, dont plus de 20 000 en République dominicaine Cette offre insuffisante est en outre inégalement répartie entre les milieux urbains et ruraux, au détriment de ces derniers, et entre les différents départements géographiques au bénéfice du département de l’ouest et au détriment à l’autre extrême des départements du Centre et du Nord-ouest. En outre la qualité de la formation dispensée se laisser à désirer. Les ressources humaines (enseignants et cadres scolaires) étant en grande partie faibles au double sur le plan quantitatif et qualitatif, les infrastructures et les équipements ne sont pas toujours adéquats et les ressources didactiques et pédagogiques sont insuffisantes. Avec comme conséquence des taux élevés de redoublement, d’abandon et d’échec scolaire. Il faut y ajouter la non- adaptation des programmes et curricula aux spécificités de l’environnement et aux besoins de la société du pays et enfin la faiblesse de l’État et de la gouvernance non seulement dans le secteur de l’éducation mais dans l’ensemble des secteurs de la vie nationale. Des efforts ont pourtant été consentis au cours de ces deux dernières décennies, sinon la situation serait sûrement plus grave.Certes,l’élitisme qui a traditionnellement caractérisé le système éducatif national s’est atténué de manière significative pour faire place à une certaine démocratisation de l’enseignement. Il n’en reste pas moins qu’il y a encore beaucoup à réaliser si l’on tient véritablement à faire de l’éducation, un outil voire un facteur déterminant du développement du pays Comme on peut le deviner, la situation s’est lourdement aggravée à la suite du tremblement de terre qui s’est abattu au pays le 12 janvier 2010. Destruction massive d’infrastructures scolaires, du préscolaire à l’enseignement supérieur universitaire en passant par les classes fondamentales et secondaires. Même constat en ce qui concerne le système de la formation technique et professionnelle, sans compter les nombreuses pertes en vies humaines. Des élèves et étudiants, des enseignants et professeurs,des cadres de gestion scolaire en exercice et en cours de formation ont été touchés par ce désastre naturel. Ce quientraîne
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    une recrudescence desbesoins pourtant déjà criants en matière de ressources humaines qualifiées dans le secteur de l’éducation. Quel est la finalité et le bienfait de l’éducation de qualité dans le monde ? La finalité essentielle de l’éducation est de rendre l’homme plus humain et plus responsables. En termes plus concrets, c’est de lui permettre de développer toutes ses dimensions et ses potentialités socioéconomiques. Il s’agit d’assurer d’une génération à l’autre la transmission du savoir, du savoir-faire et du savoir-être accumulés au fil du temps. Voilà pourquoi l’éducation constitue le principal facteur de l’épanouissement des individus, mais c’estaussile fil conducteur d’une société peut maintenir une certaine cohésion sociale pour assurer son développement intégral. Pour renchérir, on reprend les termes de Jacques Delors (1996, 51) sur l’éducation … un «trésor y est caché », véritable « véhicule des cultures et des valeurs, construction d’espace de socialisation et creuset de projet commun ». Au sens générique, le concept de l’éducation interpelle en fait tout le monde au sein d’une société. Les individus, les familles, les institutions et bien entendu l’État donnent lieu à des activités de toute nature se déroulant tout au long de la vie. Bien que l’importance fondamentale de l’éducation soit abordée sous cet angle, c’est cependant à l’éducation formelle que l’on compte prêter ici attention, c’est-à-dire l’éducation telle que l’on entend dans les expressions courantes de « système d’éducation », « système d’enseignement », « système de formation ». On est alors en face d’un ensemble articulé de ressources ou de moyens mis en œuvre en vue d’assurer la formation et le développement d’êtres humains. Cette éducation se présente sous de multiples facettes. Elle est tout d’abord générale quand elle apporte à ses bénéficiaires les connaissances de base requise (savoir lire, savoir écrire, savoir parler, savoir compter, etc.).Elle est spécifique ou professionnelle quand elle transmet des qualifications et compétences particulières dans un domaine ou un secteur donné de savoir ou d’activité. Elle peut aussi être examinée sous l’angle du moment auquel se déroule cette formation initiale ou continue; ou du niveau de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, de l’enseignement fondamental, de l’enseignement secondaire,de l’enseignement supérieur (postsecondaire), de l’enseignement universitaire. Quel que soit l’angle sous laquelle on l’examine, l’éducation constitue un facteur clé de la vie et de l’évolution des individus et des sociétés. En ce sens, « elle n’est plus aujourd’hui, qu’on le veuille ou non, l’affaire des seuls éducateurs » (Moisset, 1983 : 203). Cela est encore plus vraidans le contexte des pays sous-développés en généralet en particulier d'Haïti. Selon le Partenariat Mondial pour l'Éducation (GPE,Global Partnership for Education) une instance qui est présente dans 65 pays en développements. Elle a la mission de garantir à chaque enfant une éducation de base de qualité stipulant : Si l’on parvenait à avoir une éducation de qualité :
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    420 millions depersonnes sortiraient de la pauvreté si elles avaient fait des études du niveau secondaire, réduisant ainsi de plus la moitié, le nombre de pauvres dans le monde. Une année de scolarité supplémentaire peut augmenter les revenues d’un individu de 10%. Les enfants de mères éduquées sont plus susceptibles d’être vaccinés et moins susceptibles de souffrir de troubles de croissance liés à la malnutrition. Chaque année de scolarisation supplémentaire fait progresser le Produit Intérieur Brut annuel (PIB) de 0,37%. Un enfant dont la mère sait lire à 50% de chance de plus vivre au-delà de 5 ans. Si le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire est de 10 points de pourcentage de plus que la moyenne, le risque de guerre réduit d’environ 3 points de pourcentage. Une année supplémentaire de scolarité réduit la probabilité de devenir mère de 7,3% pour les femmes qui ont achevé au moins l’éducation primaire. Rendre universel l’accès au second cycle du secondaire d’ici 2030, empêcherait 200 000 décès liés aux catastrophes dans les 20 années qui suivront. Chaque année d’étude secondaire réduit la probabilité de se marier précocement de 5 points de pourcentage ou plus. Si toutes les femmes achevaient le cycle primaire, la mortalité maternelle pourrait être réduite de deux tiers (2/3), ainsi sauvant 189 000 vies. Une année scolaire supplémentaire peut accroître les revenus d’une femme de 10 à 20 %. Les femmes qui ont bénéficié une éducation post primaire sont 5 fois plus susceptibles d'être informées sur le VIH et le SIDA que les femmes analphabètes. En effet, Les filles et les garçons qui apprennent à lire, écrire et compter transmettront un avenir meilleur à leurs familles et à leurs pays. Quand l'éducation est améliorée, de nombreux autres domaines sont positivement affectés. En bref, l'éducation a le pouvoir de rendre le monde meilleur. Importance de l’éducation de qualité.
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    Pourquoi l’éducation dequalité est-elle si importante et quel rôle pourrait-elle jouer dans le cas spécifique d’Haïti ? À cette double question tout à fait légitime, une réponse lapidaire a été apportée par le père de la théorie moderne du capital humain, Theodore Schultz (1983):” Iln’y a de richesse que d’hommes. Deux siècles auparavant,un autre père,celui-là de la science économique classique, Adam Smith (1776)disait voir dans l’homme instruit plus que dans les coûteuses machines, le facteur de la richesse des nations. La liste est longue des économistes qui se sont penchés depuis sur l’éducation comme capital humain. Cette question du « pourquoi » mérite donc que l’on s’y arrête. Ce n’est pas une simple coïncidence de montrer l’importance de l’éducation, les théoriciens ont choisi de la désigner sous la dénomination de « capital humain ». On sait que, dans son sens générique, un capital est un bien qui a été produit et qui est utilisé dans le cycle de production d’autres biens et services. Une main-d’œuvre instruite et bien formée est généralement plus productive. À cette productivité accrue est associé le niveau de rémunération plus élevé suivant le slogan « qui s’instruit s’enrichit ». Mais au-delà des performances professionnelles améliorées et des différentiels de gains monétaires, l’éducation apporte à ses bénéficiaires de meilleures perspectives d’emploi, diminuant à l’inverse dans les conjonctures économiques difficiles les risques de chômage. Il faut cependant reconnaître que cette plus grande employabilité des gens bien formés,accompagnée d’une mobilité plus grande peut devenir un risque pour les pays faibles à travers le phénomène qualifié «d’exode des cerveaux ». Le phénomène loin de se résorber risque d’aller en s’amplifiant avec la mondialisation des échanges. Haïti en a été elle-même suffisamment affectée particulièrement au cours des quatre dernières décennies pour que l’on s’y prête bien attention. À ces effets bénéfiques de l’éducation pour les individus, on associe souvent certains comportements à chevalsur divers plans comme par exemple des habitudes de consommation plus avisées, des modes de vie plus favorables à la santé, des préoccupations et une capacité supérieure pour l’encadrement et la formation des enfants, un sens et une aptitude plus élevés d’engagement dans la communauté du point de vue socioéconomique, politique et culturel. Les porteurs de ce capital humain l’ont acquis non seulement personnellement pour la vie, mais ils en font aussi bénéficier leur famille, d’autres personnes et instances autour d’eux, telle est la mission de Anseye Pou Ayiti quand les apprenants auront 25 ans. C’est ainsi le cas des entreprises et des organisations où ils travaillent. Il n’y a pas de doute en effet que celles-ci tirent des gains découlant du fait d’avoir des employés compétents et performants. De nombreuses enquêtes démontrent qu’il y a une corrélation entre la productivité du personnel d’une entreprise et sa rentabilité. Non seulement les entreprises ont intérêt à embaucher du personnel bien formé, mais elles ont
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    aussiavantage à investirdans la formation continue de leurs employés. Parailleurs, dans le contexte haïtien, des avantages encore plus importants tant sur le plan quantitatif que qualitatif pourraient être obtenus d’un véritable partenariat à instaurer ou à consolider entre le secteur des entreprises et de la formation professionnelle. On parle alors de qualité améliorée de la formation, d’une meilleure adéquation de la formation à l’emploi et de tous ces autres bénéfices découlant de l’harmonisation des plans et des stratégies entre les deux secteurs. Cette observation mène aux avantages de caractère macrosocial du capital humain. En commençant par ceux qui vont à l’État comme les impôts additionnels payés aux gouvernements par les contribuables dont les revenus sont plus élevés, compte tenu de leur meilleure formation. Cela implique évidemment que le pays dispose d’un régime fiscal équitable, donc de caractère progressif et surtout respecté. Outre ces gains monétaires, une meilleure éducation de la population active présente aussi pour l’État l’avantage de réduire les sommes consacréesauxcouchesdéfavoriséeset aux marginaux de la société à travers les multiples programmes sociaux. Des études réalisées dans les pays avancés démontrent, même les dépensesen matière de santé,qu’en moyenne les gens instruits coûtent moins cherà l’État que les autres. Il faut ajouter à cela les avantages directs que les gouvernements obtiennent de politiques et programmes publics destinés à l’accroissement et à l’amélioration du capital humain de la nation. Sur la base de ce qui précède,on admet du coup que l’éducation de qualité constitue une pierre angulaire dans la formation d’un individu parce qu’elle sera bénéfique pour l’ensemble de la société. L’argumentaire développé jusqu’ici concernant l’importance de l’éducation pourrait être qualifié à juste titre de théorique. À la vérité, il peut être conforté par de nombreuses observations empiriques tirées de l’histoire et de la géographie du développement des pays. Il est certes frappant de constater que le développement socio-économique des pays sans être un phénomène linéaire a été marqué partout où cela s’est produit par un accroissement continu des pourcentages de leurs populations disposant d’un niveau élevé de revenus et parallèlement ayant accès à l’éducation. Les multiples nomenclatures existant de par le monde et notamment celles des Nations unies, classant les pays comme suite : a. Développés b. Sous-Développés c. Émergents d. Pays en voie de développement e. du tiers-monde f. du quart-monde
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    Ceci prouve qu’ily a une étroite corrélation entre le niveau de formation des populations et le niveau de développement de leurs pays. Développement qui signifie certes une croissance économique globale mais aussi une répartition de plus en plus équitable des fruits de cette croissance et une consolidation des valeurs et des mœurs démocratiques. Aujourd’hui et tout au long de l’histoire de l’humanité, la géographie du développement s’est révélée solidaire de la géographie de l’éducation et à l’inverse, la géographie du sous- développement et de tous les maux qui y sont associés recoupe celle de l’analphabétisme et de la sous- éducation. Cette dernière équation s’applique bien au cas d’Haïti. Elle est reconnue comme l’un des pays les moins avancés du monde. Avec une majorité de sa population adulte ne sachant ni lire ni écrire et environ un tiers de ses enfants de 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés. Sur la base des autres indices associés au bien-être des individus et des peuples, à l’alimentation, à la nutrition et à la santé. Accorder la priorité à l’éducation de qualité en Haïti signifie concrètement d’abord pour l’ensemble des acteurs impliqués dans ce secteur,et en particulier les responsables aux différentes stades où ils opèrent de procéder à un inventaire systématique des problèmes et des besoins en vue d’y apporter les réponses adéquates. À cet égard, un pas important a été franchi dans cette direction, voilà déjà longtemps, dans le prolongement de la réforme Bernard qui était alors ministre de l’Éducation nationale. Il a initié la réforme de l’enseignement dans les années 1980. , Il existe en effet depuis 1997 un Plan National d’Education et de Formation (PNEF) qui, malgré ses faiblesses, offre une vision, un programme et une stratégie faisant suite à un diagnostic éclairé et sans complaisance découlant d’un processus systématique de réflexion, de recherche et de débats initiés en 1993 et culminant avec les États généraux de l’éducation en 1996. Cela a été le résultat d’un travail colossal impliquant notamment les acteurs œuvrant dans le système de l’éducation et l’ensemble des représentants de la société civile haïtienne en général. Les responsables de ce programme étaient accompagnés de chercheurs nationaux et de l’assistance technique internationale sous l’égide successive de quatre ministres de l’Éducation. Fait important à souligner, depuis sa finalisation en 1997 et sa publication (MENJS,1998), le document du PNEF reste la référence, la boussole guidant et encadrant les diverses actions et interventions dans ce secteur. Au-delà d’une actualisation et de certains réajustements nécessaires après un bilan de ce qui a pu être réalisé, et particulièrement depuis les conséquences désastreuses du séisme du 12 janvier 2010, les axes prioritaires et stratégiques d’intervention identifiés par le PNEF restent toujours valables. Ils sont au nombre de quatre et ont dû reprendre par les pactes, plans et programmes les plus récents élaborés en vue des actions concrètes à entreprendre ou, mieux, à poursuivre et à consolider.
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    En vue decontrer les phénomènes d’échec et de décrochage scolaires, toute une série d’actions articulées est envisagée ou déjà en cours visant à l’amélioration de la qualité de l’éducation. On retient parmi les plus importantes : La demande sociale d’éducation en Haïti est particulièrement élevée, compte tenu de la structure et de la croissance démographique du pays, dont la population est jeune et en expansion rapide. Des efforts très importants sont déjà consentis par l’État et surtout par les particuliers (familles et instances du secteur non public) à l’éducation. Mais l’écart reste béant entre la demande et l’offre scolaires. L’on comprend ainsi le bien-fondé d’accorder une haute priorité à toute action contribuant à accroître la capacité d’accueil des établissements scolaires, tant du secteur public que privé. Au nombre de ces actions, mentionnons : Il estopportun d’insister ici sur le rôle fort important que joue le secteurprivé dans le réseauscolaire haïtien où il représente,on l’a dit, plus de 85 % des établissements sont privés. C’estune donnée qui doit se refléter à travers toutes les actions envisagées pour le développement et la modernisation du système éducatif national. À cet égard,le partenariat public/non public déjà envisagé, appuyé sur une loi adoptée et publiée, doit être rapidement mis en œuvre. Dans ce cadre, un système de bourses ou de subventions en vue d’accroître l’offre scolaire et l’amélioration de la qualité de l’enseignement au niveau des trois cycles de l’éducation fondamentale doit être progressivement généralisé. S’il est très important d’accroître le taux de scolarisation et de réussite scolaire, indicateurs majeurs de l’efficacité interne du système d’enseignement; il est également de la plus haute priorité, surtout dans les pays en développement. Haïti doit s’assurer que la formation dispensée à tous les niveaux soit bénéficiaire et apte à apporter la contribution la plus utile possible à la société sur le plan socioéconomique, politique et culturel. C’est cette dimension qui est considérée dans ce troisième axe prioritaire d’actions, sous la dénomination d’« accroissementde l’efficacité externe de l’éducation ». À cetégard,« la révision et la mise à jour des programmes et curricula », mentionnée plus haut, peuvent être reprises ici. Concrètement, il s’agira dans le cadre de cette opération de trouver une méthodologie pour une meilleure adaptation des curricula aux réalités locales et aux processus de production à l’échelle régionale et nationale. De manière encore plus directe, il faudra développer et améliorer les initiatives et actions portant sur le système de formation professionnelle. Elles convergent en effet vers un réaménagement et une consolidation des infrastructures des établissements de formation technique et professionnelle existants. Tout cela en vue du renforcement de la capacité du système en termes de réponses aux besoins de développement économique et social du pays.
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    Ici encore, surle plan stratégique, un partenariat entre le secteur public et les entreprises du secteur privé se révèle souhaitable voire indispensable pour la réussite de ces actions. Les actions à entreprendre ou à poursuivre visent ici à accroître la capacité du ministère de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle en termes de planification, de gestion administrative, de gestion pédagogique et d’application des cadres normatifs. Dans une large mesure, les interventions pour le renforcement institutionnel constituent des conditions nécessaires sinon suffisantes du succès de tout plan de modernisation du système d’éducation et de formation. Il n’empêche qu’accorder la priorité à l’éducation pour le développement d’Haïti – ce sur quoi il semble y avoir un très large consensus dans le pays et dans la diaspora devrait se traduire concrètement par un relèvement significatif du pourcentage du budget national qui y est consacré. À se fier aux données les plus récentes disponibles, il faut reconnaître que l’État haïtien a franchi, depuis quelques années, des pas significatifs dans cette direction. Ainsi, le budget 2004-2005 de la République ( Le Moniteur , 2004) a attribué un crédit de plus de 3 milliards de gourdes au secteur de l’éducation, à comparer au un peu plus de 1,7 milliard en 2003-2004, soit une hausse d’environ 80 %. Notons que ce crédit représente 10,7 % environ du crédit total alloué à l’ensemble des secteurs (environ 18,4 milliards en 2004-2005). Malgré ces efforts, il faut encore souhaiter que l’État puisse faire passer graduellement ses apports à la hauteur des sommes importantes consenties par les familles haïtiennes pour la formation de leurs enfants et souvent sans obtenir des services éducatifs adéquats. Cela indique aussi sans aucun doute qu’il faudra compter sur l’apport de la coopération internationale et celui de la diaspora haïtienne et une amélioration significative de la gouvernance de ce système en vue d’une exploitation efficiente des ressources mobilisées. La deuxième chose à souhaiter dans ce monde loin d’être idéal, c’estque parmi toutes les actions présentées ici, la priorité soit accordée à l’éducation de base, voire aux trois cycles de l’enseignement fondamental et à la formation professionnelle et technique, tout en essayant d’établir une égalité des chances entre les enfantsissus d’un environnement favorisé et ceux d‘un milieu défavorisé. Ce qui ne veut pas dire l’abandon à sa situation de détresse actuelle du système d’enseignement supérieur qui, somme toute, reste le principal responsable de la formation de l’ensemble des gestionnaires et agents éducatifs des autres niveaux du secteur de l’éducation et des ressources humaines qualifiées dont tous les autres secteurs de la vie nationale ont cruellement besoin. Mais le développement durable d’Haïti nécessitera plus que les bénéfices de l’instruction formelle, c’est-à- dire des compétences en termes de savoir (connaissances) et de savoir-faire (habiletés). Bien au-delà, la
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    modernisation du systèmeformel d’éducation devra intégrer les préoccupations relatives à de nouveaux savoir-être (attitudes et comportements) à créer ou à développer et donc certains aspects d’une mentalité (manières de penser et d’agir) à changer. Certes le savoir-être et la mentalité, éléments majeurs inhérents à la culture, ne sont pas sans liens avec les conditions d’existence matérielle des individus et le niveau de vie et de bien-être de la population. On sait en même temps que ce sont les éléments les plus difficiles à faire bouger, tout changement significatif dans ce domaine exige beaucoup de temps. À cet égard, le romancier poète Dany Laferrière à raison de dire que « quand tout tombe, il reste la culture » (2010), socle dont l’éducation au sens générique du terme est un élément central et sur lequel devra s’appuyer le développement durable d’Haïti. Il n’est qu’à observer ce qui se passe au pays depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010 « Goudougoudou » pour s’en rendre compte. Raisons pour lesquelles il importe d’en être conscient et de s’y atteler sans tarder. Dans cette optique, l’éducation de qualité jouera d’autant plus son rôle de facteur clé du développement durable d’Haïti si les préoccupations qui suivent, sans souci d’exhaustivité ou d’ordre de priorité sont intégrées dans les programmes et curricula de l’enseignement fondamental et secondaire et deviennent des objets de campagnes systématiques de sensibilisation de la population. Dans la perspective de la reconstruction du pays, de multiples programmes et projets visent à accroître et à diversifier la production nationale, base du développement durable, à travers la création de nouveaux emplois et l’accroissement progressif des revenus. Même les meilleurs résultats de ces actions ne seront pas en mesure d’améliorer significativement les conditions d’existence de la population, si la croissance démographique continue d’augmenter à une échelle supérieure cela entraîne des effets positifs sur la croissance économique. Une condition nécessaire sinon suffisante du succès de ces programmes et projets est la sensibilisation de la population, les hommes autant que les femmes, à l’importance et aux bienfaits de comportements nouveaux à adopter en matière de sexualité et plus largement d’une nouvelle conception à développer quant à la famille et aux relations entre ses membres. Ce sera le résultat en plus de ces campagnes de sensibilisation, d’une formation intégrant les préoccupations liées à un nécessaire contrôle des naissances et plus largement à l’éducation familiale et au sens des responsabilités parentales. La problématique de la dégradation de l’environnement en Haïti est grave et complexe à travers ses multiples dimensions. Mais ces problèmes sont bien connus parce que quasi séculaires et résultant de comportements insouciants s’étendant sur plusieurs décennies. La déforestation combinée avec l’érosion des terres arables, les deux visages les plus notoires de cette dégradation de l’environnement, ont des conséquences néfastes sur la production agricole dans le milieu rural. Comment amener les paysans à ne plus exploiter de n’importe quelle manière les arbres des forêts? Les clients de ces paysans, notamment les blanchisseries et les boulangeries doivent trouver des produits
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    substituts au charbonde bois ? Les compagnies de construction et les particuliers doivent accepter de ne plus exploiter les carrières de sable et de pierres n’importe comment. Il est important de sensibiliser les citoyens pour qu’ils cessent de construire les immeubles et les maisons d’habitation dans les zones à risque en respectant les règlements et normes de l’urbanisme. Les réponses à ces questions ne sont pas simples. Mais il n’y a pas de doute que l’éducation pourra contribuer à sensibiliser les citoyens à cet important enjeu et amener les divers acteurs à adopter des comportements plus responsables et respectueux de l’environnement. Démarche accompagnée d’une application sérieuse des règlements en vigueur, assortie au besoin de sanctions ou amendes appropriées, quant aux infractions à ces règlements, après les avertissements d’usage des agents responsables. Le capital humain suppose une population bien formée et en très bonne santé qui constitue la principale source d’un pays. S’il est vrai que « prévenir vaut mieux que guérir », l’éducation a un rôle important à jouer au relèvement des conditions de santé à travers la sensibilisation dès le plus jeune âge. Les gens doivent être conscientisés sur les problèmes d’hygiène corporelle individuelle et d’hygiène publique; à l’importance d’attitudes et de comportements appropriés à développer à cet égard. D’abord à l’école pour ceux qui y ont et y auront de plus en plus accèsdevenantà leur tour des agentsmultiplicateurs des bénéfices reçus auprès de leur entourage. Il en est de même également pour les campagnes de sensibilisation dans les mass media (radio, internet, journal, télévision) en vue d’atteindre tous ceux et celles qui n’ont pas été ou ne sont pas scolarisés.L’impact de cesactions risque évidemment d’être fort limité, sil’État, via notamment le réseau des collectivités territoriales à l’échelle nationale dont ces collectivités relèvent ne jouent pas correctement leur partition dans ce domaine. La dernière préoccupation est la citoyenneté qui se définit comme la manière dont les personnes appartenant à une société se comportent dans l’exercice de leurs droits mais aussi dans l’accomplissement de leurs devoirs, ce sur quoi l’éducation peut influer de manière significative. Il convient de souligner que, si le fonctionnement et le développement d’un pays relèvent d’abord et principalement de l’État, des institutions qui l’incarnent et de leurs dirigeants, ses citoyens et citoyennes y ont aussi leur large part de responsabilité. Encore faut-il que les uns et les autres soient bien imbus autant de leurs droits que de leurs devoirs et conscients de l’impact que leurs attitudes et leurs comportements sont susceptibles d’avoir sur le bien-être collectif. À ce double égard, et davantage en ce qui concerne les devoirs, la formation à la citoyenneté s’avère très importante. Le dispositif à mettre en place dans cette perspective devra être diversifié et aller au-delà de ce qu’a pu apporter aux jeunes du pays le « petit manuel d’instruction civique ». Cette formation à la citoyenneté contribuera en outre à l’émergence d’un leadership national collectif, incarné au sommet, aux échelons intermédiaires et au niveau local. Dans des entités institutionnelles nouvelles ou rénovées des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, un leadership basé sur une vision
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    partagée et l’harmonisationdes rapports entre les grandes composantes sociales d’une nation haïtienne réconciliée avec elle-même, faisant une large place à sa diaspora, mobilisée pour être à la hauteur des défis à relever. Un leadership donc qui ne pourra pas faire l’économie d’une opération « vérité » et d’un réel dialogue social destinés à la réalisation d’une véritable refondation » de l’État et au rétablissement des liens de confiance entre la société haïtienne en reconstruction etsesdirigeants entre les administrations publiques et les administrés. Cette gouvernance renouvelée sera articulée autour de pouvoirs partagés entre les instances du niveau centralet celles des collectivités territoriales., Une place importante étant dévolue aux acteurs institutionnels majeurs de la société civile. Elle sera encadrée par le principe effectif du respect réciproque des responsabilités des uns et des autres, des règles de la démocratie et de l’éthique, sa boussole étant la recherche du bien commun. Quel que soit notre degré de conviction concernantle caractèrede l’éducation comme bien public etcomme facteur majeur du bien-être des individus et du développement des peuples, quelle que soit la qualité des programmes d’action élaborés pour le secteur l’on risque fort de passer à côté des cibles visées si ces programmes ne sont pas solidement arrimés à un projet global de société. Ce projet doit être traduit dans un plan d’ensemble et mis en œuvre à partir d’une stratégie axée sur le respect par un État à renforcer les droits fondamentaux de la personne, la participation de l’ensemble des citoyennes et citoyens conscients de leurs devoirs (l’éducation est l’affaire de toutes et de tous) et la mise en place de conditions pour une indispensable stabilité politique et une paix sociale même relative. Projet de société qui devra assurer que les bénéficiaires du plan de modernisation du système d’éducation et de formation, particulièrement au niveau supérieur ne quittent pas le pays pour se rendre à l’étranger dans la recherche d’une amélioration de leur condition de vie.. Idéal voire utopique, diront certains, mais c’est le chemin long, ardu et malaisé par lequel il faudra passer pour qu’en Haïti et le reste du monde n’auront pas des lendemains qui tremblent mais des lendemains qui chantent. Les Défis et Obstacles. Beaucoup de progrès ont été réalisés, mais il reste encore de nombreux défis à relever afin que tous les enfants puissent aller à l'école et y apprendre. Regardez ci-dessous, quelques-uns de ces défis. Imaginez un manuel écrit dans une langue indéchiffrable, ou un tableau sans craie. Imaginez une classe qui aurait lieu dans une salle de concert bruyante, ou un enfant essayant de faire ses devoirs au milieu d'un ouragan. Clairement, quand les conditions essentielles et le contexte d'apprentissage ne sont pas réunis, l'enseignement lui-même est condamné à l'échec.
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    En effet, uneéducation de mauvaise qualité équivaut à une absence d'éducation. Quel avantage y-a-t-il à inscrire un enfant à l’école si la qualité de l’éducation est si mauvaise qu’il n’y vient pas régulièrement, s'il n’apprend ni à lire, ni à écrire, ni à compter, et n’assimile pas les compétences pratiques dont il aura besoin plus tard? L'éducation de qualité est essentielle au véritable apprentissage et au développement humain. Elle subit l'influence de facteurs internes et externes à la classe,allant de la disponibilité des fournitures appropriées à la nature de l'environnement domestique de l'enfant. De plus, pour permettre le transfertdesconnaissances et des compétences nécessaires à la réussite future d'une vie professionnelle qui rompe avec le cycle de la pauvreté, la qualité joue un rôle essentiel pour éliminer le retard discriminatoire des filles par rapport aux garçonsdans les apprentissages fondamentaux. Le plus grand obstacle à la réussite d'une politique éducative est la discrimination entre les sexes vient et ensuite le faible revenu des familles. Les filles constituent le groupe le plus large dont le droit à l’éducation est bafoué. Sur 93 millions d'enfants qui ne vont pas à l'école dans le monde, près de 52 % sont des filles.(sources). Les parents dont les ressources sont limitées affirment que la qualité de l’éducation joue un rôle important dans leurs décisions d’inscrire ou non leurs filles à l’école. Si les filles n’apprennent rien, si ce qu’elles étudient n’est pas utile ou si le milieu scolaire ne présente pas toutes les garanties de sécurité, les parents n’investissent pas dans l’éducation de leurs filles. L’amélioration de la qualité de l’éducation doit figurer en bonne place dans nos priorités si nous voulons que les filles soient scolarisées et poursuivent leurs études. L’UNICEF adapte ses programmes d’éducation au style d’apprentissage des filles et au milieu qui favorise l’acquisition de connaissances. Le modèle des écoles « amies des enfants » est désormais le principal moyen que l'UNICEF préconise pour la qualité et la promotion de l'éducation. Au moins cinq éléments clés ont un impact sur la qualité de l’éducation : le bagage des élèves, le milieu scolaire, le contenu, les mécanismes et les résultats. Ces éléments permettent d’avoir une base de surveillance de la qualité de l’éducation. 1) Le bagage personnel que l'élève apporte à l'école et quelles expériences a-t-il vécues ? A-t-il souffert d’une situation d’urgence, de sévices, du VIH/SIDA ou a-t-il été obligé de faire un travail quotidien ? L’enfant a-t-il eu une expérience positive, sans discrimination liée au sexe dans sa famille, dans sa communauté et dans l’établissement préscolaire qu’il a fréquenté ? L’enfant a-t-il été suffisamment préparé à s’adapter au rythme scolaire ? 2) Le milieu scolaire. Le milieu est-il sain, sûr, protecteur et non sexiste ?
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    3) Le contenuéducatif. Le programme et les matériels pédagogiques sont-ils adaptés? Les enfants acquièrent-ils des connaissances de base, notamment en lecture, écriture et calcul, ainsi que des compétences pratiques et des notions dans des domaines aussi divers que l’égalité entre les sexes,la santé, la nutrition, la prévention du VIH/SIDA,la paix, ou dans d’autres domaines prioritaires au niveau national et local et même international ? Le programme scolaire et les matériels d’apprentissages ont-ils tendance à inclure ou au contraire à exclure les filles ? 4) Les mécanismes. Est-on en présence d’enseignants compétents utilisant des méthodes d’enseignement centrées sur l’enfant dans des salles de classe et des écoles bien administrées? Les enseignants procèdent- ils à des évaluations bien conçues visant à faciliter l’apprentissage et à réduire les disparités ? Quelles sont les méthodes d’enseignement et d’apprentissage, ou de soutien à l’apprentissage – au niveau des communautés, parents, superviseurs et enseignants – qui aident ou au contraire empêchent les filles d’obtenir de bons résultats scolaires ? Lesrésultats englobent-ils les connaissances,compétences,mentalités etattitudes? Concordent-ils avec les objectifs nationaux poursuivis en matière d’éducation et avec une participation positive à la société ? Quels sont les résultats de l’éducation de base verslesquels nous tendons pour les filles ? Comment pouvons-nous savoir si la scolarité des filles est couronnée de succès et qu’elles constituent une filière qui leur permettra de poursuivre leurs études et de réaliser leur potentiel. Justification de certains défis. Quelques chiffres de l’organisation ‘Le Partenariat Mondial pour l’éducation’ nous permettent de justifier certains défis identifiés. 262 millions d’enfants et de jeunes n’étaient pas scolarisés pendant l’année scolaire 2017. Seul 2.7% de l’aide humanitaire ont été affecté à l’éducation en 2016. 75 millions d’enfants âgés de 3 à 18 ans vivent dans des pays confrontés à la guerre et à la violence et ont des besoins d’un soutien éducatif 39 milliards $ USD de déficit annuel de financement pour assurer une éducation préscolaire, primaire et secondaire de qualité à tous les enfants des pays à revenu faible et intermédiaire. 131 millions de jeunes filles ne vont pas à l’école dans le monde (2015).
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    Les enfants réfugiésont 5 fois moins de chances d’aller à l’école que les autres enfants. 69 millions d’enseignants devront être recrutéspour assurerune éducation primaire etsecondaire de qualité à chaque enfant d’ici 2030. 4 enfants sur 10 non scolarisés n’entreront jamais dans une salle de classe. 274 millions d’enfants en âge primaire n’acquièrent pas les compétences de base nécessaires pour mener une vie productive et saine. Dans les pays à faible revenu et revenu moyen inférieur, près de 40% des enfants handicapés ne vont pas à l’école primaire et 55% ne vont pas au premier cycle du secondaire. 1 jeune sur 4 est analphabète dans les pays à revenu faible et moyen inférieur. 54% des enfants non scolarisés d’âge primaire en Afrique subsaharienne. Sur ce, une éducation de qualité est essentielle pour garantir la sécurité humaine, le développement communautaire et le progrès national. Le défi à relever est immense, mais il s’accompagne de plusieurs possibilités (problèm yo anpil men solisyon yo posib, pour paraphraser notre PDG Nedgine). Perspectives et solutions proposées. Dans les Pensées divers (1717 – 1755) Montesquieu disait « L’éducation consiste à nous donner des idées et la bonne éducation à les mettre en proportion » et pour que cette proportion soit mise en application certaines mesures devraient être mise en place à titre d’exemples : 1) Amélioration de la qualité de l’éducation Des programmes de formation continue des enseignants et des directeurs d’établissement scolaire en vue de l’amélioration de leurs qualifications académiques et professionnelles; la revalorisation du statut d’enseignant par l’amélioration des conditions de travail et des salaires notamment; la révision des programmes et curricula au niveau préscolaire, fondamental et secondaire etdes programmes spéciaux pour les élèves les plus âgés. Sans oublier, la production de ressources d’enseignement et d’apprentissage et la distribution de manuels et fournitures scolaires aux élèves; des cantines scolaires pour les élèves, notamment dans les milieux défavorisés. 2) Expansion de l’offre scolaire
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    La construction denouveaux établissements scolaires pour les deux premiers cycles du fondamental, correspondant au primaire traditionnel; la construction d’établissements scolaires comportant les trois cycles de l’enseignement fondamental; la réhabilitation des établissements mal en point du réseau éducatif et l’ajout de nouvelles classes du troisième cycle à celles des écoles primaires traditionnelles; la dotation en mobilier scolaire des établissements en quantité et qualité respectables. 3) Accroissement de l’efficacité externe de l’éducation. La réforme du système de formation professionnelle incluant la restructuration de l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) et la réhabilitation ou la consolidation des établissements du réseau éducatif; la création de centres régionaux d’enseignement supérieur technique, connus maintenant sous la dénomination d’« universités publiques régionales » la réalisation d’un inventaire des besoins prioritaires de formation professionnelle et l’élaboration de mécanismes adéquats pour leur mise à jour périodique; la mise en place d’un programme alternatif non formel d’habilitation des adultes; le renforcement du niveau d’enseignement supérieur, universitaire et technologique. 4) Renforcement institutionnel et de la gouvernance. Le réaménagementetl’actualisation du cadre légal, réglementaire etnormatif du système éducatif auniveau central, décentralisé et déconcentré doit être envisagé. Il faut qu’il y ait l’adoption formelle et la diffusion dans ses grandes lignes d’une loi d’orientation de l’éducation et la mise en place d’un système approprié d’information et de gestion pour le ministère et ses composantes départementales. Sans oublier, l’amélioration des infrastructures et les équipements des unités centrales du MENJS et de ses composantes départementales y compris la formation et le perfectionnement du personnel de gestion. 5- Nécessité pour les gouvernements d’accorder la priorité à l’éducation. Tant sur le plan politique que pratique, il est important de faire campagne auprès de nos gouvernements pour qu’ils s’engagent fermement à garantir une éducation primaire gratuite pour tous, y compris pour les groupes vulnérables ou marginalisés. Cela doit se faire dans le but d’encourager le secteur privé à investir des ressources dans le développement d’outils et d’infrastructures pédagogiques. De plus, il est utile d’inciter les ONGà s’associeraux jeunes et à d’autresgroupes pour promouvoir l’importance de l’éducation au sein des communautés locales. Perspectives à court terme.
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    Les enseignants sontindispensables à la réalisation de l’ODD 4, mais pour cela ils doivent être : 1. Bien formés et compétent. 2. Mieux payé les enseignants pour être plus motivés. 3. Recrutés en nombre suffisant pour augmenter les ratios élèves / enseignants. D’autres part il faut aussi : 1. Améliorer la gouvernance du système d’éducation et de formation. 2. Restructurer les programmes et des curricula en prévoyant une place de choix pour l’éducation à la citoyenneté. 3. Former les diverses catégories de personnel (cadres, enseignants, personnel de soutien) 4. Faciliter la gratuité scolaire (petite enfance,préscolaire, élèves des trois cycles de l’enseignement fondamental). 5. Mettre en place l’enseignement secondaire de quatre ans avec un seul baccalauréat. 6. Restructurer et consolider la formation technique et professionnelle. 7. Réformer l’Université d’État d’Haïti et renforcement de l’enseignement supérieur. 8. Réhabiliter et renforcer de l’éducation spéciale. Et finalement Abhjit Banerjee, Esther Duflot et Michael Kremer qui sont les trois prix Nobel d’économie de l’année 2019 proposent trois perspectives sur l’éducation de qualité dans le monde. 1. Réduire le coût de la scolarité augmente les taux de scolarisation 2. Mettre en valeur les avantages de l’éducation est un moyen économique d’augmenter les taux de scolarisation. 3. Réduire les coûts et augmenter les bénéfices perçus de l’éducation augmentent l’assiduité des garçons et des filles. Perspectives à long terme. 1) Sensibilisation aux problèmes démographiques et familiaux. 2) Sensibilisation aux problèmes de l’environnement. 3) Sensibilisation aux problèmes sanitaires et d’hygiène publique. 4) Éducation à la citoyenneté. Ce que je fais déjà. Jacques Rousseau dans « Emile ou de l’éducation » (1762) parle de deux types d’éducation.
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    1-J’appelle éducation positivecelle qui tend à former l’esprit avant l’âge et à donner à l’enfant la connaissance des devoirs de l’homme. 2-J’appelle éducation négative celle qui tend à perfectionner les organes,instruments de nos connaissances, avant de nous donner ces connaissances et qui prépare à la raison par l’exercice des sens. L’éducation est la base du développement de toute société, donc elle est l’affaire de tous. S’il en est ainsi pourquoi tous les gouvernements du monde entier ne fait pas d’elle sa priorité ? En faisant partie de Anseye Pou Ayiti (APA) une branche de la grande famille de Teach For All qui prône une éducation de qualité à travers le monde, ce grand mouvement éducatif constitue une plaque tournante pour l’atteinte de la 4eme Objectifs de développement durable (ODD). Nous envisageons un système éducatif haïtien qui garantit à tous les citoyens leur droit à une éducation de qualité en promouvant l’excellence des enseignants et la réussite des apprenants, une vision assez audacieuse avec la mission d’augmenter les résultats scolaire dans les zones défavorisées d’Haïti par le recrutement et la formation continue des enseignants exceptionnels pour les écoles existantes. L’enseignant, après avoir acquis des connaissances en leadership transformationnel et la pédagogie active équiperont tous les apprenants avec les connaissances,compétencesetmentalités pour atteindre leur objectif grâce à l’égalité des chances(filles & garçons), mener une vie de prospérité et contribuer à un monde plus éclairé du XXIe siècle. J’ai choisi d’intégrer le mouvement d’Anseye Pou Ayiti (APA) parce que : 1) Je crois que tous les enfants ont droit à une éducation de qualité qui leur donnerait l’égalité de chance à chacun d’eux. 2) Je crois qu’avec la solidarité et le leadership collectif, on peut améliorer le système éducatif en Haïti. 3) Je crois qu’ respectant les 3 Cs – la culture, les coutumes et la communauté constituent la base pour un leadership collectif en Haïti. 4) Je crois que tous les enfants en Haïti et du monde entier doivent bénéficier tous les avantages de la convention internationale des droits de l’enfant ou convention relative aux droits de l’enfant. Ce que je compte faire face à l’ODD 4. En tant qu’Enseignant-Leader et Ambassadeur de ce mouvement social haïtien APA (Anseye Pou Ayiti), je vais continuer à être un agent de changement, continuer à faire mon plaidoyer pour une éducation de qualité en Haïti, à promouvoir l’excellence des enseignants et la réussite des apprenant, mais comment ?
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    Dans un futurproche, je compte organiser des programmes de formation pour les enseignants à travers le pays plus précisément dans ma commune natale (Saint Jean du Sud), pour les aider à améliorer professionnellement dans l’enseignement et fournir une éducation de qualité aux apprenants. Au lendemain de la 1ere guerre mondiale, avec la déclaration de Genève, en 1924. Le processus de reconnaissance des droits de l’enfant à continuer sous l’impulsion de l’ONU, avec l‘adoption de la Déclaration Universelle des droits de l’enfant en 1959. Par la suite, le 20 Novembre 1989, la Convention Internationale des droits de l’enfant fut adoptée et elle reconnaît que tous les enfants ont droit à une éducation de qualité L’Etathaïtien a ratifié cette Convention le 23 décembre 1994 elle a été votée à l’unanimité par le Parlement. Cette convention relative aux droits de l’enfant engage l’Etat, les décideurs, la communauté haïtienne à assurer le bien-être de l’enfant haïtien dont les droits ne sont pas toujours respectés. Les dispositions de cette convention sont en vigueur depuis 8 juillet 1995 sur tout le territoire de la République d’Haïti. En effet, je vais m’investir à long terme dans ce travail exceptionnel pour contribuer à la réussite des enfants haïtiens en faisant en sorte que leurs droits soient respectés. Je vais œuvrer comme Enseignant- Leader pour leur permettre d’avoir accès à une éducation de qualité afin qu’ils deviennent des futurs dirigeants responsables et conscients de la réalité des conditions socioéconomiques difficiles des citoyens sur l’ensemble du territoire haïtien. Kofi ANNAN,l’ancien secrétaire des Nations Unies eut à déclarer : « Si nous ne faisons pas attention, si nous n’investissons pas en eux (jeunes), si nous ne les éduquons pas et nous ne les préparerons pas pour l’avenir nous en paierons tous le prix. Nonobstant la qualité de l’enseignement, d’autres facteurs contribuent à une éducation de qualité comme les outils et l’environnement appropriés pour l’enseignement-apprentissage. Des ressources et du matériel pédagogiques inclusifs (des programmes d’études pertinents et authentique, adaptés à la culture et aux vécus des apprenants) et intéressants sont essentiels à l’engagement des apprenants. Il peut être efficient d’incorporer les technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans les méthodes pédagogiques tant que les objectifs de cette incorporation sont éducatifs, que les apprenants ont un accès équitable aux technologies et que le système bénéficie d’un bon soutien. Les environnements pédagogiques doivent être favorables à l’enseignement-apprentissage c’est à dire : confortables, sûrs, sécuritaire et équipés de matériels adéquats permettant aux enseignants (es) d’exercer
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    efficacement leur professionpour stimuler l’apprentissage des apprenants. La taille des classes demeure un facteur important dans l’apprentissage et aussi le nombre d’apprenant que contient chaque classe qui n’est tout à fait pas convenable. La qualité d’un environnement pédagogique hypothèque également la responsabilité de toute la communauté éducative : parents, personnel enseignant, autorités éducatives et personnel de soutien à l’éducation. D’autre en plus qu’une éducation de qualité dépend d’une franche collaboration des acteurs concernés qui mettent en commun leurs efforts pour atteindre le but visé. On ne peut pas parler d’éducation de qualité sans faire mention d’outils et de milieux d’apprentissage de qualité avec un personnel enseignant compétent. En effet, une éducation de qualité ne se construit pas du jour au lendemain. Elle n’est pas le résultat de décisions à court terme ni de décisions improvisées. Elle est plutôt le résultat d’un vaste engagement et un devoir envers nos progénitures d’une politique éducative ambitieuse. C’estun contrat qui doit être intervenu entre la société, les gouvernements, les organisations de la communauté, les familles, les parents, les apprenants et le personnel enseignant. Nous avons vraiment tous et toutes un rôle à jouer dans l’éducation des enfantsde notre pays. On doit agir rapidement carl’éducation de qualité constitue la base d’une société équitable, elle évoque l’un des services publics les plus fondamentaux, elle permet aux citoyens de devenir autonomes et de contribuer également dans une large mesure possible au développement socioéconomique et durable. L’éducation est aussi la clé qui permettra d’atteindre de nombreux autres Objectifs de Développement Durable. Lorsque les personnes ont accès à un enseignement de qualité, elles peuvent rompre le cycle de la pauvreté. L’éducation aide par conséquent à réduire les inégalités et à atteindre l’égalité des sexes. Elle offre également le moyen de vivre de façon plus saine et durable. L’éducation est également essentielle pour favoriser la tolérance entre les peuples et contribue à l’instauration des sociétés plus pacifiques pour que les habitants du monde entier puissent vivre aisément et obtenir la même égalité de chance de réussite dans leur vie.
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    CLAIMON Jean Berthony ETATCIVIL  37 ans  Nationalité Haïtienne  Célibataire COORDONNEES Tel : 3820 1133 /4005 8205 Email: alibertho1@yahoo.fr Adresse : Imp. Benito, Rue Geffrard, Mirebalais LANGUES  Français : Bien  Créole: Très bien  Anglais : Passable INFORMATIQUE  Word  Power point  Internet CENTRES D’INTERETS Loisirs : Sport, Music, Lecture 2006-2010 Option Université Américaine des Sciences Modernes d’Haïti (UNASMOH) Sciences de l’Education 2004-2005 Lycée Claudy Museau des Cayes Philo 1994-2004 1986- 1994 2018-2019 Lycée National de Saint Jean Du Sud De la 7ère A.F à la Rhéto Ecole Nationale de Saint Jean du Sud De la Maternelle au C.E.P World English Institute Diplôme en Anglais EXPERIENCES PROFESSIONNELLES 2011-2015 2013-2015 2015-2016 2017-2018 2018-2020 Professeur des Sciences Naturelles à l’institution Mixte de la Fontaine. (7eme A.F à la 9eme A.F) Professeurde Biologie cellulaire à l’Université de la Recherche et du Développement de la Caraïbes (URDC) Professeurde Biologie au Collège Classique et Culturelle de Delmas (7eme à la Seconde) Enseignant de la 5eme A.F au collège Saint Pierre de Mirebalais. Enseignant Leader au Collège du Sacré-Cœur de Mirebalais dans le cadre d’un stage de formation sur le Leadership transformationnel pour une éducation de qualité piloté par «Anseye Pou Ayiti » FORMATIONS ACADEMIQUES
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    Références Ré père,Jean Luc BOURDEAU, OMI Tel : (+509) 3666 9621 Email : bjluc9@yahoo.fr Nedgine PAUL DEROLY Co-fondateur & PDG d’Anseye Pou Ayiti Email : nedgine.paul@anseyepouayiti.org (+509) 3463 4469 Gervin DUPONT (+509)3744-6298 Email: dgervins24@hotmail.com
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    Bibliographie et Webographie. DELORS Jacques, 1996, L’éducation, un trésor est caché dedans, rapport à l’Unesco de la Commission internationale sur l’éducation pour le XXIe siècle, Paris, Odile Jacob.  Document de Stratégie Nationale pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (DSNCRP, Port-au-Prince,Ministère de la Planification et de la Coopération externe,consultable en ligne  LAFERRIÈRE Dany, 2010, Tout bouge autour de moi, Montréal, Mémoire d’encrier.  MENFP, 2010, Plan d’opération des grandes recommandations du Groupe de travail sur l’éducation et la formation (GTEF), Port-au-Prince,ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle.  MENJS, 1998, Le Plan National d’Education et de Formation (PNEF), Port-au-Prince, ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, Imprimeur II.  MOISSET, Jean, 1983, « L’école comme agent économique », in R. Cloutier, J. Moisset et R. Ouellet, Analyse sociale de l’éducation, Montréal, Boréal Express.  MOISSET, Jean-Joseph,2006, « Éducation et développement en Haïti : quelques réflexions et pistes d’action », in Actes du Colloque sur l’économie de l’éducation, Port-au-Prince, Association Haïtienne des Economistes (AHE) et Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP)  Partenariat Mondial pour l'Éducation (GPE)  www.globalpartnership.org WEBOGRAPHIE  www.mpce.gouv.ht  www.openedition.org  www.unicef.org  www.unesco.org  www.undp.org  www.un.org  www.globalpartnership.org
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    Table des matières. Remerciements  Introduction  Les différents types de portfolio  Présentation personnelle  Ma philosophie d’enseignement  Pourquoi j’enseigne  Ma declaration professionnelle  Ma vision de l’enseignement  Liste de mes Apprenants Leaders et leurs visions pendant mes deux années  Résumé sur la vision de mes apprenants  Mon Plan de Developpement Professionnel (PDPEL  Objectif de Développement Durable (ODD)  Qu’est-ce que le programme de développement durable à l’horizon 2030  Quels sont les objectifs fixés par ce programme  Réflexion globale sur le système éducatif  Quel est la finalité et le bienfait de l’éducation de qualité dans le monde  Importance de l’éducation de qualité  Les Défis et Obstacles  Justification de certains défis  Perspectives et solutions proposées  Perspectives à court terme  Perspectives à long terme  Ce que je fais déjà  Ce que je compte faire face à l’ODD 4  Mon curriculum vitae (CV)  Mes diplômes  Bibliographie & Webographie.