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Une action chrétienne dans un monde en détressewww.selfrance.org
Trimestriel2018/12N°139
Sortir de la pauvreté :
ils en sont
Informations
Décembre 2018
Quel Noël
pour
un enfant
non-parrainé?
10
Dossier :
Les paysans
ont faim :
ce n’est pas
une fatalité!
3
Chacun à
notre façon,
faisons la
différence !
14
22
ÉDITORIAL
Une action chrétienne dans un monde en détresse
Questions à Patrick Guiborat,
Directeur général du SEL
Pourquoi le renforcement des capacités
des agriculteurs vous semble-t-il si impor-
tant ?
Je suis conscient que ce n’est pas un sujet
dont on parle tous les jours. Et qu’il peut
sembler compliqué. Mais c’est un point
fondamental de notre mission, depuis la
création du SEL : nous ne venons pas faire
le travail à la place des communautés
locales en situation de pauvreté. Au
contraire, au travers de nos partenaires
locaux qui les connaissent, notre respon-
sabilité est de les aider à acquérir des
compétences, des savoir-faire, des moyens
pour qu’elles puissent elles-mêmes sortir
de la pauvreté. Durablement.
Le renforcement des capacités des agri-
culteurs africains est aussi une des clefs
pour lutter en profondeur contre la mal-
nutrition, qui est repartie à la hausse depuis
quelques années après une forte baisse.
N’est-ce pas moins effi-
cace et moins rapide
qu’une aide directe ?
Ce n’est pas le même objectif. En cas d’ur-
gence, l’aide directe peut parfois se justi-
fier, et encore faut-il voir de quelle
manière car il faut toujours prendre en
compte les structures locales déjà sur
place. Et, sur le long terme, il est impor-
tant et plus efficace de viser l’autonomie
des populations aidées, de les responsabi-
liser et d’éviter l’assistanat : qu’elles
n’aient plus besoin de nous est notre ob-
jectif. En travaillant uniquement avec des
partenaires locaux, nous avons fait ce
choix. C’est bien par le renforcement de
leurs capacités – et non des nôtres – que
ces populations développent des activités
génératrices de revenus, améliorent leur
méthode agricole, et s’en sortent sans dé-
pendre de soutiens extérieurs.
Imprimésurpapier100%recyclé
Partenaire du SEL
Michée France veut mobiliser le monde protestant contre l’extrême pauvreté en
invitant chacun à ajuster ses comportements et à interpeler les gouvernants sur
leur promesse d’aide au développement.
En Afrique subsaha-
rienne, les paysans font
face à plusieurs pro-
blèmes : la productivité
des champs, le transport
et la transformation des
vivres, les pénuries d’eau
et l’avancée du désert, les conditions
d’alimentation défaillantes, etc.
Comment peuvent-ils palier à tous ces
besoins vitaux ?
Pour nos partenaires chrétiens, la prio-
rité, est de renforcer les capacités de
travail des agriculteurs. Ils ont les capa-
cités mais manquent souvent de moyens.
Plus que jamais, il nous faut leur fournir
ces moyens dont ils ont tant besoin.
Un exemple  ? Le travail des femmes.
Elles ont besoin d’être soulagées dans
leurs tâches les plus harassantes : quête
de bois et d’eau à plusieurs kilomètres
des villages, travail des champs, pilon-
nage et préparation des repas, petit
commerce… sans oublier l’éducation de
leurs enfants ! Une femme ainsi soulagée
et dont les capacités sont renforcées
vivra mieux ses responsabilités d’actrice
du développement local.
Aujourd’hui, nos partenaires proposent
des solutions qui aident les agriculteurs
à se développer : mise en place de
structures collectives qui favorisent le
changement, accès aux crédits financiers,
formation d’artisans et d’agriculteurs
compétents, financement de nouveaux
outils, etc. Leursbesoinssontimmenses.
Nos partenaires font preuve d’une vo-
lonté impressionnante pour trouver
moyens et solutions afin de conduire
leurs communautés vers un mieux
vivre. Et nous constatons avec joie
qu’un paysan bien équipé en forma-
tions, outils et intrants devient un élé-
ment clé pour le développement de sa
famille et de sa communauté. Merci
pour votre contribution !
Marcel JEANSON
Administrateur du SEL
SOMMAIRE
P2 : Édito et Questions à Patrick Guiborat
P3 : Dossier : Les paysans ont faim :
ce n’est pas une fatalité !
P4 : Renforcer les capacités pour lutter contre la
pauvreté !
P6 : Un pari gagnant !
P7 : Le renfort de capacités : qu’en dit la Bible ?
P8 : Projets : Agriculteurs : ils en sont cap’ !
P10 : Parrainage : Quel Noël pour un enfant
non-parrainé ?
P11 : Porter un message au-delà de la scène
P12 : Michée France : « Pour une vie juste
et généreuse »
P13 : EAD/Sensibilisation : « Les villageois de
Baobila » : ils l’ont testé et approuvé !
P14 : Délégués : Chacun à notre façon, faisons
la différence !
P15 : De vous à nous : Une rencontre émouvante
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Pour nous suivre
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Le SEL est une association protestante de solidarité internationale qui fonde son action sur une vision responsable de l’engagement
chrétien en vue de réduire la pauvreté dans les pays en développement. Les actions qu’il entreprend visent à améliorer les conditions
de vie de personnes et de populations en situations de pauvreté, dans une perspective d’autonomie.
Créé par l'Alliance Evangélique Française en 1980, le SEL déploie des activités basées sur l'enseignement biblique qui associe la
Parole et les actes afin de transmettre l'amour de Dieu. C’est pourquoi le SEL travaille en partenariat avec des organisations chré-
tiennes locales, responsables des projets qu’elles élaborent et mettent elles-mêmes en œuvre.
Le SEL mène une action humanitaire : le financement qu’il octroie à ses partenaires s’inscrit donc dans ce cadre ; ceux-ci déploient
leur action au-delà des différences de religion, d’opinions politiques ou d’origines ethniques et en prenant en compte l’ensemble des
besoins physiques, économiques et spirituels des bénéficiaires finaux.
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157 rue des Blains
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Mise en page : J. Maré
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26160 La Begude de Mazenc
Tél. 04 75 90 20 70
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(30/11/2021)
N°ISSN 1145-2269
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Abonnement : 4 €
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IMPÔT À LA SOURCE ET DÉDUCTION FISCALE
Avec l’impôt à la source, vous pouvez toujours déduire 66% de vos dons (75 % pour les Ticket-Repas) dans
la limite de 20% du revenu imposable : vos droits sont identiques.
En janvier 2019, vous recevrez un acompte équivalent à 60% de la réduction d'impôt dont vous avez béné-
ficié en 2018, relatif à vos dons réalisés en 2017. En juillet 2019, vous recevrez le solde, calculé à partir de
votre déclaration de revenus faites au printemps. Pour en savoir plus : selfrance.org, rubrique déductions
fiscales. Vous pouvez aussi nommer le SEL bénéficiaire d’une assurance vie.
De plus, par la Fondation SEL vous pouvez attribuer un legs en indiquant au verso « Pour la Fondation du
Protestantisme, avec affectation à la Fondation SEL », ou pour la déduction IFI, en envoyant votre chèque
à l’ordre de « Fondation SEL », à l'adresse suivante : 157 rue des Blains, 92220 Bagneux.
33
Les paysans ont faim :
ce n’est pas une fatalité !
D
es agriculteurs qui ont
faim, ça peut nous sembler
paradoxal. Et pourtant,
c’est bien la réalité. Comment
est-ce possible ? Nous relevons
au moins 3 raisons :
Un sol dégradé
En Afrique, sécheresse,
pluies diluviennes et un mau-
vais usage des ressources
affaiblissent la terre, la vidant
petit à petit de sa matière
organique et des micro-orga-
nismes qui la font vivre.
Appauvri, le sol est plus dur
à travailler et rend l’agri-
culture peu productive. Mal-
gré un travail acharné, les
agriculteurs tirent avec dif-
ficulté du sol des produits
de qualité et en quantité.
Un manque de moyens
et de connaissances
Les paysans savent faire leur
travail… Mais ils n’ont pas
toujours les moyens de bien
le faire. Pour avancer, ils
ont besoin de formations à
de nouvelles techniques,
d’intrants (engrais ou
semences de qualité), d’ou-
tils pour travailler la terre,
de puits à proximité de leurs
champs, de moulins pour
faire de la farine etc.
Des difficultés à stocker
ou à écouler les produits
Produire des denrées ali-
mentaires, c’est bien, les
conserver et les vendre, c’est
mieux ! Or, les paysans ne
disposent pas toujours de
lieudestockage, de brouettes
pour transporter les produits
ou de techniques de conser-
vation. Une fois au marché,
il n’est même pas garanti
que leurs produits soient
achetés. Apprendre à valoriser
le fruit de leur labeur serait
un atout majeur.
La conséquence directe : les agri-
culteurs n’ont pas assez de reve-
nus pour pourvoir aux besoins
de leur famille.
Pour nos partenaires, com-
battre cette réalité c’est
vital. Leur stratégie ? Don-
ner aux paysans les moyens
de faire mieux ce qu’ils
savent déjà faire en renfor-
çant leurs capacités.
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
En Afrique subsaharienne, environ 1 personne sur 4 est encore sous-alimentée. Fait sur-
prenant : les paysans ne sont pas épargnés par ce fléau. Pourtant, avec une aide appropriée,
ils sont capables de subvenir à leurs besoins. Comment ? Grâce au renfort de leurs capa-
cités, le sujet de ce dossier.
Découvrez aussi dans
le dossier de ce numéro :
• Renforcer les capacités pour
lutter contre la pauvreté p.4
• Un pari gagnant ! p.6
• Le renfort de capacités :
qu'en dit la Bible ? p.7
• Agriculteurs :
ils en sont cap ! p.8
Selon les estimations de 2017, 236 millions de personnes souffrent
encore de la faim en Afrique subsaharienne. Parmi elles, les paysans.
Paradoxal, non ?
L
’expressionde« renforcement
des capacités » connaît ac-
tuellement une certaine po-
pularité. Pourtant, force est de
constaterqu’unecertaineconfusion
existe autour de ce que peut re-
couvrir la notion. Il est dès lors
essentiel de s’accorder sur une
définition commune.
De quoi parle-t-on ?
Le Programme des Nations-
Unies pour le Développement
(PNUD) est une instance inter-
nationalement reconnue qui a
synthétisé ses recherches sur le
sujet dans un rapport en 2009. Il
y désigne par renforcement des
capacités le «  processus par
lequel des personnes, des orga-
nisations et des sociétés obtien-
nent, renforcent et entretiennent
les capacités de définir et de réa-
liser leurs propres objectifs de
développement dans le temps ».
L’idée essentielle à la base du
concept réside dans le fait que
les individus et organismes dis-
posent déjà de capacités. Ceux
qui interviennent en support ne
partent pas de rien et ne cher-
chent pas à leur transmettre ces
compétences. Ils agissent bien
davantage pour leur permettre
de se libérer des contraintes
rencontrées et d’utiliser leur
plein potentiel.
Trois niveaux
de capacités
Assez classiquement, on part du
principe que le renforcement
des capacités exerce une in-
4
Si l’expression de « renforcement des capacités » n’est pas propre au domaine de
l’humanitaire et se retrouve également dans le monde des entreprises et des ressources
humaines, il faut néanmoins reconnaître qu’elle a un lien tout particulier avec les
questions de solidarité internationale. En effet, le renforcement des capacités est une
notion clef de la lutte contre la pauvreté !
Le renfort de capacités dans le domaine agricole est très impor-
tant car le développement commence par la tête, la réflexion, le
changement de mentalité. Ainsi, les bénéficiaires sont capables de se
prendre eux-mêmes en charge, de s’organiser et d’assurer le dévelop-
pement durable et holistique de leur milieu.
80% de personnes dans nos milieux ne vivent que de l’agriculture.
Cette activité s’avère donc nécessaire pour le changement et le déve-
loppement en milieu rural. Nous programmons des formations aux
techniques agricoles qui peuvent leur permettre d’améliorer les conditions
de vie. »
Pasteur David
Secrétaire Exécutif de l’ENAR, partenaire agriculture du SEL.
«
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
Renforcer les capacités
pour lutter contre la pauvreté
5
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
fluence sur trois niveaux de ca-
pacités. Ceux-ci se retrouvent
dans la définition du PNUD citée
précédemment et sont considé-
rés comme interdépendants :
• Les individus.
Il s’agit des connaissances et
des mécanismes qui accrois-
sent l’efficacité de chacun. Ils
peuvent être acquis par des
formations mais peuvent être
aussi le fruit de l’expérience.
• Les organisations.
La structure et la gouvernance
d’une organisation vont influer
sur son efficience.
• L’environnement général.
Plus largement, les individus
et les organisations sont tri-
butaires du contexte dans lequel
ils prennent place. Les lois, les
relations de pouvoir et les
normes sociales ont une inci-
dence sur le développement
d’un pays.
Dans un document de 2012, la
Coopération luxembourgeoise
relève que « les contraintes en
matière de capacités institution-
nelles, organisationnelles et
humaines constituent un obstacle
majeur à un développement
humain durable ». Au travers du
renforcement des capacités, on
cherche alors à renforcer l’effi-
cacité du développement et à
favoriser l’autonomisation
des populations.
L’enjeu
du renforcement
des capacités
Le PNUD insiste ainsi sur le fait
que le renforcement des capaci-
tés «  consiste à apporter des
transformations qui autonomi-
sent les individus, les dirigeants,
les organisations et les socié-
tés ». Il s’agit de tenir compte du
contexte dans lequel on inter-
vient. L’important est avant tout
de repartir des capacités déjà
existantes sur le terrain pour
leur donner plus d’envergure.
Sans cet apport, les efforts dé-
ployés risqueraient malheureu-
sement d’être insuffisants et de
ne pas porter les fruits attendus.
Une prise en
compte croissante
Le renforcement des capacités
s’est progressivement inscrit à
l’agenda du développement au
point qu’il y ait aujourd’hui un
consensus sur son caractère
incontournable dans la lutte
contre la pauvreté. De nombreux
textes officiels en font ainsi men-
tion : la Déclaration de Paris sur
l’efficacité de l’aide au dévelop-
pement (2005), le Programme
d’Action d’Accra (2008), le Par-
tenariat de Busan pour le déve-
loppement (2011).
À leur lecture, il est frappant de
voir la proximité que le concept
de renforcement des capacités
entretient avec celui de partenariat.
En effet, si les donneurs s’engagent
à soutenir les efforts de déve-
loppement de leurs partenaires
locaux, ce sont bien ces derniers
qui sont responsables de l’éla-
boration et du suivi des stratégies
de renforcement des capacités.
Sources :
PNUD, Développement des capacités : un
guide du PNUD, 2009.
LaCoopérationluxembourgeoise,Renforcement
des capacités : stratégies et orientations, 2012.
Au Centre International de Développement Agro-pastoral
(CIDAP), partenaire local du SEL au Nord du Togo, on
revalorise les pratiques agricoles en formant les jeunes
dans ce domaine.
Partant du principe que chacun aura à sa disposition des moyens
différents, le CIDAP développe des techniques adaptables à tous
les niveaux de ressources.
Un poulailler par exemple, pourra être conçu de différentes fa-
çons en fonction des matériaux de base qui le composent. Mais
dans tous les cas, les jeunes apprennent comment le construire
et comment conduire leur élevage de manière efficace, quels que
soient leurs moyens.
C’est un bel exemple de renfort de capacités !
6
D
ans l’espoir de mieux cerner
l’importance du renfort de ca-
pacités dans l’agriculture en
Afrique subsaharienne, nous avons
interrogé  différents acteurs liés au
SELauniveaudesprojetsAgriculture.
Agriculteur :
une situation précaire
Nous vous le disions en p.3, le mé-
tier d’agriculteur est difficile  : la
terre est pauvre, les paysans ont
peu de moyens et sont vite démunis
face aux divers aléas.
Voyant les communautés se déme-
ner pour survivre et les jeunes quit-
ter les villages pour chercher du
travail en ville, les partenaires chré-
tiens du SEL se mettent à l’œuvre.
Le renfort de capacités,
un pari gagnant !
Pour Kossi Agbo, directeur de Tear-
fund Mali, l’Afrique est capable de
produire et nourrir sa population. Il
lui parait donc important d’investir
davantage dans l’agriculture et
d’amener les jeunes à s’intéresser
à la terre.
Lastratégiedenospartenaireslocaux :
renforcer les capacités des
paysans. Mais, en quoi cela
consiste-t-il ?
Harmony Koechlin, char-
gée des projets agricul-
ture au SEL, répond : « Le
renfort de capacités c’est
apprendre aux agricul-
teurs à utiliser les res-
sources qu’ils ont à leur
disposition pour réaliser un com-
post de qualité, ou leur fournir du
matériel «simple» qui fera toute la
différence. Par exemple, on n’ima-
gine pas tout ce qu’une charrette
peut leur apporter ! »
Et concrètement ?
Le renfort de capacités peut prendre
de multiples formes. Il dépend prin-
cipalement des besoins exprimés
par les communautés : formation,
accès à des outils de travail, accès
à des semences adaptées et de qua-
lité ou à des aliments pour le bétail…
«  Dans le cadre de l’agriculture,
nous programmons des formations
sur les techniques agricoles néces-
saires qui leur permettront d’amé-
liorer leurs conditions de vie. »
explique Pasteur David Lunda
Matobo, Secrétaire Exécutif de
l’ENAR (Entente pour l’Animation
Rurale), un des partenaires du SEL
en RD Congo.
M. Nzuzi, bénéficiaire de LICEO/KHL
(Ligue Chrétienne pour l’Encadre-
ment des Orphelins/Kairos, Hope
and Love), un autre partenaire Agri-
culture en RD Congo, témoigne  :
« J’ai appris comment «héberger»
les porcs, comment faire un bon
élevage, ce qu’il faut leur donner ou
ne pas leur donner. J’ai construit
moi-même ma porcherie. »
En route vers
l’autonomie !
Harmony nous fait remarquer :
« Nos partenaires ne cherchent
pas à résoudre une situation
d’urgence en assistant les béné-
ficiaires pendant quelques
temps seulement. Mais ils don-
nent un coup de pouce aux agri-
culteurs pour relancer leurs activi-
tés. » Le but est de les emmener, à
terme, vers l’autonomie.
Comme le dit Kossi concernant un
projet financé par le SEL  : « Les
femmes, elles, ont compris ! Depuis
qu’elles ont commencé à faire du
maraichage,ellesvoienttrèsclairement
qu’il y a eu une amélioration dans
l’alimentation de leurs enfants. »
À M. Nzuzi le mot de la fin : « Main-
tenant je suis autonome. Je peux
désormais continuer à vivre, même
sans l’aide de LICEO/KHL. Ils m’ont
montré le chemin ! »
Un pari gagnant !
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
Le renfort de capacités, c’est la stratégie mise en place par nos partenaires Agriculture en
Afrique subsaharienne. Donner les moyens aux bénéficiaires de faire mieux ce qu’ils
savent déjà faire. Au travers d’une interview croisée, découvrez l’impact de cette stratégie
sur les bénéficiaires.
«Maintenant
je suis
autonome.»
M. Nzuzi
7
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
Le renfort de capacités :
qu’en dit la Bible ?
L
e renforcement des capacités
est une notion technique uti-
lisée aujourd’hui par les pro-
fessionnels du développement (voir
les articles p.4-6). L’enseignement
biblique se situe à un autre niveau
mais favorise, lui aussi, une approche
qui va dans le sens du renforcement
des capacités de notre prochain.
Une création avec
de forts potentiels
Dieu a créé un monde rempli d’une
riche diversité de créatures, mais
aussipleindepotentialitésàdévelopper.
Il a appelé l’homme et la femme à
multiplier, à remplir la terre et à la
soumettre, à cultiver le jardin et à
le garder. Il les a équipés pour qu’ils
soient capables de mener à bien
cette mission qui nécessitait la col-
laboration de l’ensemble de l’humanité
et la contribution de chacun.
Le péché et ses conséquences ont
gravement affecté cette situation
originelle, mais, en vue de la venue
de son Fils, Dieu a limité les effets
de la désobéissance humaine et fait
en sorte que la vie reste possible.
Quand nous apprenons à discerner
l’image de Dieu dans une personne
en situation de pauvreté, notre regard
change  : nous devons certes la
secourir, mais aussi reconnaître
qu’elle a été faite pour accomplir
quelque chose dans ce monde et
l’aider à y parvenir. L’aimer authen-
tiquement ne serait-ce donc pas
aussi « renforcer ses capacités » ?
Fortifier le faible
Dans son livre sur La responsabilité
du chrétien face à la pauvreté, Tim
Chester médite sur une expression
d’Ézéchiel 34, où Dieu reproche aux
mauvais bergers (c’est-à-dire aux
mauvais dirigeants) de ne pas avoir
fortifié les brebis qui étaient faibles.
Il commente :
«  Faire reprendre des forces
aux faibles  », cette formule
résume bien ce que représente
une bonne action sociale. L’en-
gagement social ne peut se
réduire à fournir des biens et
des services aux démunis. On
peut parler d’œuvre sociale
réussie quand les pauvres ont
les moyens de faire des choix
et d’induire des changements1
.
Bien sûr, le contexte d’Ézéchiel 34
est beaucoup plus large que celui
de l’action envers le pauvre. Il
annonce la venue de Jésus, le Bon
Berger et son œuvre pour ses brebis.
Mais l’amour de Jésus pour nous et
le modèle qu’il nous a laissé
devraient se refléter dans notre
implication sociale. Nous devrions
ouvrir des portes pour favoriser le
fait que celui qui est en situation de
pauvreté puisse, autant que possible,
participer plus pleinement à la vie
de la communauté humaine. Et c’est
lorsque cet apport et ce renfort de
capacités se conjuguent à une
dépendance toujours plus grande
envers le Dieu Créateur et Sauveur
qu’il peut y avoir un développement
plus « intégral ».
Aider son prochain à réaliser ses capacités, c’est une façon concrète de l’aimer. Nos
partenaires chrétiens en sont bien conscients et c’est le moteur de leurs actions. Mais
qu’en dit la Bible ?
1
Tim Chester, La responsabilité du chrétien face à
la pauvreté, Farel, 2006, p.179.
Être bien outillés
Un paysan bien équipé est un paysan qui gagne en efficacité
(temps, énergie).
Par l’achat ou le prêt de matériel, nos partenaires chrétiens leur
fournissent différents types d’équipements comme:
• Outils aratoires (bêches, houes, etc.)
• Matériel d’élevage (mangeoires, etc.)
• Charrettes
• Moulins pour faire de la farine
MAMRE fourni des charrettes à prix subventionnés à des agriculteurs
vulnérables au Burkina Faso. Ils peuvent ainsi apporter plus faci-
lement du fumier ou du compost sur leurs champs, transporter
leurs récoltes en un seul trajet ou encore louer la charrette à d’autres
agriculteurs afin d’augmenter leur revenu, tout en permettant à
d’autres d’y accéder.
Avoir accès à des intrants
Avec des formations et des outils c’est bien, mais sans intrants, les agriculteurs
ne vont pas loin.
Les agriculteurs bénéficiaires de nos projets ont ainsi accès à :
• Des semences adaptées et de qualité
• Des fertilisants naturels qu’ils apprennent à fabriquer
• Des animaux reproducteurs
• Des aliments d’élevage
VOLDEB2
aide au développement économique et communautaire de 2 villages au
travers de l’agriculture et l’élevage en leur fournissant, par exemple, des semences
d’arachide, de pois d’angole, de niebé, des boutures de manioc, ou encore des animaux
pour l’élevage, les aliments de démarrage des animaux et les produits vétérinaires.
Être formés
Afin de leur donner toutes les clés pour optimiser leur organisation, augmenter leur
production à court et long termes, et valoriser ainsi au mieux le fruit de leur travail, les
partenaires du SEL proposent aux paysans différents types de formations :
• Techniques d’élevage
• Techniques de culture
• Techniques de transformation
• Gestion d’entreprise
« Avec les formations, mes fromages sont devenus meilleurs ! J’en fais
maintenant 3 fois plus qu’avant et j’arrive à les vendre dans 3 marchés
des environs. Je ne dépends plus de mon mari pour mes besoins en
nourriture, en habillement et en soins de santé de ma famille. »
Angélique, bénéficiaire d’APRIDD1
.
Formations, outils, intrants de qualité, nouvelles façons de travaille
des paysans et de leur permettre de faire leur travail… et d
8
Agriculteurs : ils
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
Coopérer
La coopération entre producteurs présente plusieurs avantages.
« Le fait de travailler en communauté est bénéfique car on a plus d’ardeur et plus de
moyens pour constituer des réserves à la caisse d’épargne. Si l’une de nous
rencontre des difficultés, les membres du groupe l’aident pour le travail. »
Maman Simone, bénéficiaire de PNS3
.
Le DEDRAS4
s’est, quant à lui, rendu compte que la commercialisation
des ananas est peu structurée et les producteurs sont à la merci d’ache-
teurs qui fixent des prix souvent arbitraires. En s’organisant en coo-
pérative, les paysans deviennent moins vulnérables et bénéficient
d’un circuit plus sûr de commercialisation.
Savoir valoriser
les produits
Pour valoriser un produit, rien de tel que de le proposer sous
différentes formes.
Transformer du manioc en chikwangue ou en farine, du soja en
fromage, de l’arachide en pâte ou en huile, du karité en beurre
ou de la noix de coco en bonbons, voilà ce à quoi s’emploient les
femmes bénéficiaires des projets de nos partenaires.
APRIDD aide les femmes à transformer leurs produits agricoles
(arachides, manioc, soja etc.) afin de développer leur disponibilité
sur le marché. La transformation, facilite la conservation et le
stockage des produits et permet d’améliorer leur commercialisation
grâce à leur valeur ajoutée.
9
PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
er les produits, sont autant de manières de renforcer les capacités
de bien le faire ! Dans cet article, nous vous en disons plus.
s en sont
S’ils en sont cap’, c’est aussi un peu
beaucoup grâce à vous !
La condition précaire des agriculteurs, leur difficulté à rassembler
suffisamment de revenus pour nourrir leur famille, est un véritable
problème. Cette situation ne peut pas durer !
En soutenant les projets Agriculture, vous permettrez à de nombreuses
personnes de recevoir le coup de pouce nécessaire pour subvenir à
leurs besoins et à ceux de leur famille.
Faire un don aujourd’hui, c’est planter une graine qui portera un
fruit durable !
beaucoup
1
Agence des Projets de Renforcement des Initiatives
pour un Développement Durable, Bénin.
2
Volontaires du Développement à la Base, Bénin.
3
Promotion Nutritionnelle et Sanitaire, Rép. dém.
du Congo
4
Développement Durable, Renforcement, Autopro-
motion des Structures, Bénin.
CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE10
P
our beaucoup, Noël est un
véritable temps de réjouis-
sance, de bons moments pas-
sés en famille, un évènement riche
de sens et de tradition. Pour les
chrétiens, c’est également et surtout
un temps de louange et de recon-
naissance en souvenir de la nais-
sance de Jésus, le Sauveur. On a
alors du mal à imaginer que pour
d’autres personnes, la réalité peut
être tout autre.
Pour un enfant qui vit dans la pau-
vreté, Noël est une fête qui peut
renforcer le désespoir qu’il ressent
au quotidien. Cela peut être un dou-
loureux rappel pour des parents
démunis qui ne peuvent subvenir
aux besoins de leurs enfants.
Grâce à votre amour, des milliers
d’enfants en situation de pauvreté à
travers le monde découvrent le
message d’espérance que représente
la naissance de Jésus et attendent
avec impatience, comme n’importe
quel autre enfant, le jour de Noël.
C’est la fête au
centre d’accueil !
Noël, pour les enfants pris en charge
par les centres d’accueil, est une vraie
célébration. Chaque centre organise
une fête avec un spectacle, des chants
etunbonrepas.Lesenfantsparrainés
reçoivent des cadeaux achetés grâce
au fonds de Noël ; ils savent que cela
vient de leur parrain.
Et pour ceux qui n’ont pas encore
de parrains ? Grâce à notre fonds
de Noël, chaque enfant, parrainé ou
non, peut participer à la fête Noël
et recevoir un cadeau. On dit, à juste
titre, à ceux qui n’ont pas de parrain
que le cadeau vient de parrains qui
pensent aussi à eux.
Un cadeau, mais pas
de carte de Noël…
Alors, quelle différence reste-t-il à
Noël entre un enfant parrainé et
non-parrainé  ? Les enfants sans
parrain reçoivent un cadeau mais…
pas de carte de Noël, contrairement
à leurs camarades parrainés.
« Les enfants non-parrainés se sen-
tent laissés pour compte, se deman-
dent pourquoi ils ne reçoivent pas
de carte. Nous leur expliquons la
situation et leur disons que c’est
parce qu’ils n’ont pas encore de par-
rain. Mais on leur assure qu’ils rece-
vront aussi des attentions spéciales
dans l’avenir. Cette pensée les récon-
forte. » confie Maricruz, directrice
d’un centre d’accueil en Ecuador.
Nous savons que l’impact d’une carte
de Noël n’est pas négligeable. Ecrire
à son filleul fait toute la différence !
Dieu se sert de vos lettres et de vos
mots d’encouragement pour le sortir
du désespoir et l’aider à combattre
les difficultés qui l’assaillent. Ima-
ginez donc l’effet encore plus grand
que peuvent avoir vos paroles au
moment où nous fêtons la naissance
de Jésus, le Sauveur !
Merci aux parrains et marraines qui
ont écrit à leur filleul(e) et/ou ont
contribuéaufondsdeNoël !L’espérance
et la joie que vous apportez à Noël
à un enfant défavorisé est inestimable !
Quant aux enfants sans parrain qui
ne recevront pas de carte, comment
nous aider à leur apporter aussi de
l’espérance et de la joie cette année ?
N’hésitez pas à parler du
parrainage autour de vous
ou… parrainez vous-même
un enfant !
Quel Noël pour
un enfant non-parrainé ?
PARRAINAGE D'ENFANTS
Noël approche, pour la joie des petits… et des grands ! Les préparatifs sont enclenchés, et
bientôt, il sera temps de partager ces moments avec ses proches. Les enfants des centres de
parrainage aussi se préparent pour cette grande fête. Et pour ceux qui n’ont pas encore de
parrain, qu’en est-il ? Nous vous en disons plus.
11
« Depuis que je suis tout petit, mes
parents ont parrainé un enfant
d’Haïti. C’est une expérience qui m’a
touché dès l’enfance. On découvrait
l’évolution de l’enfant, on avait un
lien avec lui via les courriers.
J’ai réalisé la chance de pouvoir
vivre en France et d’avoir des moyens
financiers, une éducation, des struc-
tures, etc. Je me suis dit : « Le jour
où je me marierai et quand j’aurai
une situation professionnelle stable,
je voudrais parrainer un enfant à
mon tour. »
Avec mon épouse Audrey, nous par-
rainons maintenant Poei, une petite
thaïlandaise de trois ans. C’est juste
un bonheur d’avoir de ses nouvelles
et de la suivre. On est heureux de
pouvoir lui donner l’opportunité
d’avoir un enseignement biblique,
une éducation, d’apprendre l’hygiène
et de se former un jour pour un
métier. On a hâte de voir grandir
Poei ! Et qui sait ? Peut-être qu’une
fois adulte, elle parrainera aussi
quelqu’un à son tour !
C’est vraiment important pour nous
de pouvoir l’aider, non seulement
sur le plan matériel, mais aussi par
la prière !
L’un des thèmes du spectacle est
« Aimer les autres en les servant,
c’est la mission de tout croyant ».
Pour moi, aimez les autres et les
servir, c’est dépasser les frontières ;
ça passe donc aussi par le biais de
l’humanitaire. Je sais qu’il y a des
personnes qui ont besoin de nous,
qui sont dans le besoin, qu’on ne
voit pas et qui souffrent. Et le par-
rainage est un moyen concret d’ai-
mer les autres en les servant ! »
Benjamin Kaulanjan est l’un
des acteurs du spectacle
« Jésus, le Don d’une Vie ». Il y
joue André, l’un des 12 disciples
de Jésus. Mais il est également
le parrain de Poei. Benjamin
témoigne ici des raisons qui les
ont poussés, lui et son épouse,
à parrainer.
PARRAINAGE D'ENFANTS
Le 6 octobre, un séisme frappait le Nord-Ouest de
Haïti, faisant de nombreux dégâts matériels, plus
de 300 blessés et 17 victimes.
Dès le début, nos partenaires sont intervenus,
apportant une aide de première urgence, soignant
les blessés, évaluant les dégâts et les besoins.
Il faut maintenant réparer les maisons, les écoles,
les centres d’accueil de parrainage. Mais aussi et
surtout « réparer », restaurer les personnes affec-
tées. Soutien psychosocial, appui au redémarrage
d’activités génératrices de revenus pour ceux qui
ont tout perdu se mettent peu à peu en place. Vos
prières et vos dons nous sont précieux. Merci !
Plus d’informations sur selfrance.org
Urgence Haïti
Benjamin (à gauche) incarne André, l’un des 12 disciples de Jésus
dans la comédie musicale, « Jésus, le don d’une vie ».
Porter un message au-delà
de la scène
Pour connaître les dates de la tournée 2019 de "Jésus, le don d'une vie" :
ledondunevie.fr
Oui, je souhaite précommander le
livre "Pour une vie juste et généreuse"
de Tim Keller, pour un tarif de sous-
cription de 15€ au lieu de 19€.
Coupon à renvoyer accompagné de votre règlement
à l'aide de l'enveloppe préaffranchie.
Ou à adresser à:
Michée France / SEL,
157 rue des Blains 92220 BAGNEUX.
!
MICHÉE FRANCE
Un nouveau livre de Timothy Keller
bientôt disponible en français !
Nous vous l’avons annoncé, il arrive ! Un livre qui illustre
bien la « mission intégrale » en expliquant bibliquement,
théologiquement et par des exemples de mise en pratique
le lien entre la justification par la foi et la pratique de la
justice sociale.
A
uteur et orateur apprécié
pour la profondeur et la
pertinence de ses réflexions
pour l’Église d’aujourd’hui, Timo-
thy Keller est le pasteur de l’Église
presbytérienne Redeemer
(Rédempteur) de New York.
Le dernier de ses livres traduit
en français ne porte pas le nom
de notre campagne « Pour une
justice généreuse ! » par hasard.
Michée France a initié cette tra-
duction  : le contenu de cet
ouvrage s’accorde de façon admi-
rable au message de notre cam-
pagne. Timothy Keller y explique
le lien entre l’expérience qu’une
personne a de la grâce de Dieu
et sa pratique de la justice et de
la compassion.
La justice généreuse
à laquelle nous
sommes appelés !
Dieu nous a sauvé sans regarder
à nos mérites ; de même, nous
sommes invités à transmettre
cette grâce en aidant quiconque
en a besoin, sans inclure de pré-
requis ou d’intérêt personnel.
Voici la justice généreuse  à
laquelle nous sommes appelés
en tant que disciples du Christ, et
que Jésus a non seulement
exprimé mais manifesté, notam-
ment en aimant ses ennemis !
Timothy Keller va plus loin et
répond aux questions : qu’est-ce
que pratiquer la justice  ?  Que
disait Jésus sur la justice ? Pour-
quoi et comment devrions-nous
la pratiquer ?
Ce livre est idéal pour apprendre
à pratiquer la justice individuel-
lement et en communauté,
comme Dieu nous le commande
en Michée 6.8.
Cet ouvrage lance au monde
protestant français le défi de
s’engager davantage dans
notre société !
« Le ministère de Tim Keller dans la
ville de New York conduit une géné-
ration de chercheurs et de sceptiques
vers la foi en Dieu. Je remercie Dieu
pour cet homme. »
Billy Graham
12
Nom :
Prénom :
Nombre de jeux souhaités :
Adresse :
Code postal : Ville :
Courriel : @
Tél. :
SI1812E
« Pour une vie juste
et généreuse »
Nom :
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Adresse :
Code postal : Ville :
Courriel : @
Tél. :
SI1812D
!
Coupon à renvoyer accompagné de votre règlement
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SEL, 157 rue des Blains 92220 BAGNEUX
Oui,jesouhaitecommander
le jeu de société « Les vil-
lageois de Baobila » pour
le prix de 34,90 € (+ frais
de port offerts).
13
« Les villageois de Baobila » :
ils l’ont testé et approuvé !
Nous vous présentions dans le dernier SEL Information le jeu de société « Les villageois de
Baobila ». Il est sorti au mois de novembre et quelques personnes ont déjà eu l’occasion
d’y jouer. Voici ce qu’elles en disent…
EAD/SENSIBILISATION
Prénom : Nolwenn
Âge : 16 ans
J’ai aimé… : L’aspect
coopératif du jeu et la
prise de décisions
communautaires.
Le petit + : La mécanique
de jeu est sympa : à la fois
facile et difficile.
Le jeu est également disponible dans les librairies chrétiennes.
Prénom : Jeremy
Âge : 29 ans
J’ai aimé… : Le jeu est pre-
nant et bien conçu.
Le petit + : Une façon ludique
de découvrir la vie des per-
sonnes en milieu défavorisé.
Prénom : Jean-Marc
Âge : 58 ans
J’ai aimé… : Le côté
réaliste du jeu qui
nous confronte à l’in-
certitude des diffé-
rentes situations.
Le petit + : Le jeu est
excitant et varié en
termes de stratégies. Prénom : Arnaud
Âge : 47 ans
J’ai aimé… : L’équilibre dans la gestion des choix
personnels et l’aspect coopératif nécessaire au
développement du village.
Le petit + : La mécanique du jeu et les règles sont
rapidement assimilables et en font un jeu accessible
à tous, joueurs confirmés ou débutants.
Prénom : Toavina
Âge : 27 ans
J’ai aimé… : Le fait que
l’on se prenne rapidement
au jeu.
Le petit + : La règle du jeu
est facile à appréhender.
Prénom : Mireille
Âge : 35 ans
J’ai aimé… : Le principe du jeu qui
consiste à chercher à gagner tout
en aidant les autres joueurs.
Le petit + : Le jeu peut être joué
par les jeunes et les moins jeunes.
V
oilà une expression qu’on
entend régulièrement  :
« Faire la différence ». Et
elle peut parfois nous sembler
lointaine,peuaccessibleouréservée
à un petit nombre. À moins que…
Que puis-je faire ?
«  Que puis-je faire pour aider
ceux qui sont dans la pauvreté »,
« J’apprécie ce que vous faites,
comment pourrais-je aider ? »,
«  Je soutiens vos actions, j’ai-
merais tellement que les gens
autour de moi en entendent par-
ler…  ». Autant de questions et
de remarques que nous enten-
dons souvent au SEL.
Oui, il est possible d’aider et de
faire une vraie différence dans
la vie des populations les plus
pauvres. Et de façon bien plus
simple et concrète que ce l’on
pourrait imaginer. Mais comment ?
En en parlant autour de vous.
Il y a quelque temps nous vous
informions sur l’importance des
cantines scolaires, et, plus
récemment, sur les bienfaits du
parrainage. Un premier pas serait
d’en parler à votre entourage.
Vous avez certainement appris
ou découvert des choses. Pour-
quoi ne pas les partager avec
votre famille ou les chrétiens de
votre Église ?
Qui ? Moi ?
Oui, vous ! Vous connaissez vos
proches et les membres de votre
Église, vous saurez plus facile-
ment trouver les mots. Étant
interpellé, vous saurez transmet-
tre cette volonté de servir et de
tendre la main. Tout cela parce
que vous êtes qui vous êtes, dans
le milieu où vous êtes.
Ce n’est pas réservé aux autres.
« Si c’était vous ? », voilà l’appel
que nous vous lancions dans le
précédent numéro. Et si c’était
vous qui faisiez la différence ?
Commencez là
où vous êtes
Aujourd’hui est le bon jour pour
commencer, simplement là où
vous êtes, par ce qui vous est
accessible. Plus qu’un acte, c’est
comme le dit Huguette, déléguée
du SEL, un privilège : «  Nous
sommes privilégiés de pouvoir
participer à vos projets, en colla-
boration avec les partenaires chré-
tiens locaux, et être ainsi, ensem-
ble au service de notre Seigneur. »
Chacun à notre façon,
faisons la différence !
Chacun à notre façon,
faisons la différence !
DÉLÉGUÉS
Ce temps de fin d’année est souvent le temps du bilan. Et si 2019 devenait le point de
départ d’une nouvelle étape : et si, nous décidions de faire un peu plus la différence ? Oui,
chacun d’entre nous ! Le SEL vous guide dans cette réflexion.
Je veux faire la différence !
Oui, je souhaite en savoir plus sur le rôle de délégué(e).
Coupon à renvoyer dans l’enveloppe préaffranchie ou à adresser à:
SEL, 157 rue des Blains 92220 BAGNEUX.
Nom
Prénom
Téléphone
Email
!
14
Cela m’a encouragée à écrire plus et à prier. »
« Un témoignage émouvant, une
soirée très sympa et conviviale ! »
« C’est du travail extrêmement
concret. Ces enfants sont accueil-
lis de façon inconditionnelle et
l’Évangile est vraiment vécu ! »
Si vous souhaitez accueillir un
témoin vivant du parrainage dans
votre assemblée à la rentrée
2019, contactez-nous dès main-
tenant à :
dlevialvares@selfrance.org
S
amuel a partagé les difficultés
auxquelles les familles burki-
nabés font face : « La plupart
des choses qui manquent aux
parents des enfants est la formation
et l’information... Ce sont 2 points
auxquels ils ont accès au centre
d’accueil, grâce au parrainage de
leur enfant ! »
Jean-Yves, lui, a parlé de son histoire
et de l’impact qu’a eu son parrain
sur sa vie : « Je reçois des lettres
d’anniversaire, pour Noël et des let-
tres d’encouragement qui m’appor-
tent beaucoup ! Les messages de
mon parrain m’encouragent et me
réconfortent quand ça ne va pas. Il
prie pour moi et moi aussi je prie
pour lui. Quand j’ai loupé mon bac
en 2016, c’est parce que mon niveau
en maths et physique était bas. Mon
parrain m’a alors encouragé à tenir
ferme et à persévérer. Le centre
d’accueil a permis que j’ai un soutien
en maths et physique pour rehausser
le niveau. Et tout cela a fait que j’ai
le bac en 2017. »
Vous avez été des centaines à les
écouter et à leur poser toutes vos
questions. Merci de vos retours :
« Je suis super contente d’avoir par-
ticipé à cette soirée car je réalise
l’impact que peuvent avoir mes let-
tres et même ces 28€ qui ne sont
pas grand-chose, mais qui peuvent
faire la différence dans la vie de
l’enfant parrainé et de sa famille.
Nous avons accueilli récemment Jean-Yves Patrick,
22 ans, jeune parrainé burkinabé, ainsi que
Samuel Korgo, pasteur et ancien directeur de
centre d’accueil. Ils ont parcouru la France pour témoigner
des bénéfices du parrainage dans la vie des filleuls.
15
DE VOUS À NOUS
Tournée parrainage
Une rencontre
émouvante
S’engager avec sa plume
Mélody a 21 ans et c’est une artiste engagée avec le SEL pour les
enfants en attente de parrainage. Elle explique :
« Dans la vie, je suis écrivaine pour les jeunes et étudiante en théologie.
Depuis toujours, j’ai vraiment à cœur les jeunes, c’est pour cela
qu’avec mon fiancé, on a décidé de parrainer
un enfant. Mais je me suis dit : « On peut
aller tellement plus loin  !  » Du coup, j’ai
décidé, grâce à mes romans, de parrainer
deux autres enfants. C’est ma manière de
mettre ma foi en pratique, de gérer les
biens que Dieu m’a donnés.
Ce qui est motivant avec le parrainage, c’est
que je peux voir véritablement l’action qui
est faite, grâce aux lettres de mes filleuls
et aux photos que je reçois. Ça fait vraiment
plaisir de les voir grandir !
Je vous encourage à parrainer, ça peut
tout changer pour un enfant ! »
OUI, je veux soutenir les projets Agriculture du SEL
Nom :
Prénom :
Adresse :
Code postal : Ville :
Courriel : @
Tél. :
SI1812CDes agriculteurs qui ont faim, c’est paradoxal.
Mais cela peut changer. Avec nos partenaires
chrétiens, aidons ces familles à sortir de la pauvreté.
Maman Biyela, 82 ans
Agricultrice bénéficiaire
de LICEO/KHL (RDC)
www.selfrance.org
✂
Aujourd’hui, s’ils en sont cap’, c’est aussi grâce à vous!
Je fait un don ponctuel de :
❏ 30 € ❏ 50 € ❏ 100 € ❏ 150 €
❏ Autre : ……………… € DG0
Je règle :
❏ par chèque à l’ordre du SEL
❏ Par internet : www.selfrance.org
Merci de nous retourner ce coupon avec votre paiement
dans l’enveloppe T ci-jointe.
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  • 1. Une action chrétienne dans un monde en détressewww.selfrance.org Trimestriel2018/12N°139 Sortir de la pauvreté : ils en sont Informations Décembre 2018 Quel Noël pour un enfant non-parrainé? 10 Dossier : Les paysans ont faim : ce n’est pas une fatalité! 3 Chacun à notre façon, faisons la différence ! 14
  • 2. 22 ÉDITORIAL Une action chrétienne dans un monde en détresse Questions à Patrick Guiborat, Directeur général du SEL Pourquoi le renforcement des capacités des agriculteurs vous semble-t-il si impor- tant ? Je suis conscient que ce n’est pas un sujet dont on parle tous les jours. Et qu’il peut sembler compliqué. Mais c’est un point fondamental de notre mission, depuis la création du SEL : nous ne venons pas faire le travail à la place des communautés locales en situation de pauvreté. Au contraire, au travers de nos partenaires locaux qui les connaissent, notre respon- sabilité est de les aider à acquérir des compétences, des savoir-faire, des moyens pour qu’elles puissent elles-mêmes sortir de la pauvreté. Durablement. Le renforcement des capacités des agri- culteurs africains est aussi une des clefs pour lutter en profondeur contre la mal- nutrition, qui est repartie à la hausse depuis quelques années après une forte baisse. N’est-ce pas moins effi- cace et moins rapide qu’une aide directe ? Ce n’est pas le même objectif. En cas d’ur- gence, l’aide directe peut parfois se justi- fier, et encore faut-il voir de quelle manière car il faut toujours prendre en compte les structures locales déjà sur place. Et, sur le long terme, il est impor- tant et plus efficace de viser l’autonomie des populations aidées, de les responsabi- liser et d’éviter l’assistanat : qu’elles n’aient plus besoin de nous est notre ob- jectif. En travaillant uniquement avec des partenaires locaux, nous avons fait ce choix. C’est bien par le renforcement de leurs capacités – et non des nôtres – que ces populations développent des activités génératrices de revenus, améliorent leur méthode agricole, et s’en sortent sans dé- pendre de soutiens extérieurs. Imprimésurpapier100%recyclé Partenaire du SEL Michée France veut mobiliser le monde protestant contre l’extrême pauvreté en invitant chacun à ajuster ses comportements et à interpeler les gouvernants sur leur promesse d’aide au développement. En Afrique subsaha- rienne, les paysans font face à plusieurs pro- blèmes : la productivité des champs, le transport et la transformation des vivres, les pénuries d’eau et l’avancée du désert, les conditions d’alimentation défaillantes, etc. Comment peuvent-ils palier à tous ces besoins vitaux ? Pour nos partenaires chrétiens, la prio- rité, est de renforcer les capacités de travail des agriculteurs. Ils ont les capa- cités mais manquent souvent de moyens. Plus que jamais, il nous faut leur fournir ces moyens dont ils ont tant besoin. Un exemple  ? Le travail des femmes. Elles ont besoin d’être soulagées dans leurs tâches les plus harassantes : quête de bois et d’eau à plusieurs kilomètres des villages, travail des champs, pilon- nage et préparation des repas, petit commerce… sans oublier l’éducation de leurs enfants ! Une femme ainsi soulagée et dont les capacités sont renforcées vivra mieux ses responsabilités d’actrice du développement local. Aujourd’hui, nos partenaires proposent des solutions qui aident les agriculteurs à se développer : mise en place de structures collectives qui favorisent le changement, accès aux crédits financiers, formation d’artisans et d’agriculteurs compétents, financement de nouveaux outils, etc. Leursbesoinssontimmenses. Nos partenaires font preuve d’une vo- lonté impressionnante pour trouver moyens et solutions afin de conduire leurs communautés vers un mieux vivre. Et nous constatons avec joie qu’un paysan bien équipé en forma- tions, outils et intrants devient un élé- ment clé pour le développement de sa famille et de sa communauté. Merci pour votre contribution ! Marcel JEANSON Administrateur du SEL SOMMAIRE P2 : Édito et Questions à Patrick Guiborat P3 : Dossier : Les paysans ont faim : ce n’est pas une fatalité ! P4 : Renforcer les capacités pour lutter contre la pauvreté ! P6 : Un pari gagnant ! P7 : Le renfort de capacités : qu’en dit la Bible ? P8 : Projets : Agriculteurs : ils en sont cap’ ! P10 : Parrainage : Quel Noël pour un enfant non-parrainé ? P11 : Porter un message au-delà de la scène P12 : Michée France : « Pour une vie juste et généreuse » P13 : EAD/Sensibilisation : « Les villageois de Baobila » : ils l’ont testé et approuvé ! P14 : Délégués : Chacun à notre façon, faisons la différence ! P15 : De vous à nous : Une rencontre émouvante À NOS NOUVEAUX LECTEURS Vous recevez peut-être pour la première fois notre journal. Si vous souhaitez être tenus au courant de nos activités, vous pouvez vous abonner au prix indiqué ci-dessous. Si vous ne souhaitez pas recevoir notre journal, dites-le-nous en renvoyant votre étiquette. Nous ne voudrions pas vous importuner davantage. Conformément à l’article 27 de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de recti- fication aux données vous concernant dans nos fi- chiers. Dons uniquement : IBAN : FR57 2004 1000 0100 0195 5F02 034 BIC : PSSTFRPPPAR Parrainage et Ticket-Repas : IBAN - FR34 2004 1000 0113 7110 9S02 033 BIC - PSSTFRPPPAR Directeurs de la publication : Claude Grandjean et Patrick Guiborat Responsable de la rédaction : David Alonso Secrétaire de rédaction : Laura Boyadjian Comité de rédaction : Marcel Jeanson, Daniel Hillion, Nicolas Fouquet, Laura Boyadjian, Esther Ngu, Sophonie Jean-Louis, Claire Balverde, Doris Lévi Alvarès. SEL PROJETS BELGIQUE 243 route Provinciale - 1301 BIERGES – Tél. / Fax (010) 65.08.51 Compte Fortis : IBAN : BE85 0012 1339 3006 BIC : GEBABEBB avec la mention DON SEL SUISSE ROMANDE Compte bancaire : Banque COOP CH 413585.300070-9 Pour nous suivre © Photos : SEL (sauf mention). Le SEL est une association protestante de solidarité internationale qui fonde son action sur une vision responsable de l’engagement chrétien en vue de réduire la pauvreté dans les pays en développement. Les actions qu’il entreprend visent à améliorer les conditions de vie de personnes et de populations en situations de pauvreté, dans une perspective d’autonomie. Créé par l'Alliance Evangélique Française en 1980, le SEL déploie des activités basées sur l'enseignement biblique qui associe la Parole et les actes afin de transmettre l'amour de Dieu. C’est pourquoi le SEL travaille en partenariat avec des organisations chré- tiennes locales, responsables des projets qu’elles élaborent et mettent elles-mêmes en œuvre. Le SEL mène une action humanitaire : le financement qu’il octroie à ses partenaires s’inscrit donc dans ce cadre ; ceux-ci déploient leur action au-delà des différences de religion, d’opinions politiques ou d’origines ethniques et en prenant en compte l’ensemble des besoins physiques, économiques et spirituels des bénéficiaires finaux. Twitter : ong_SEL Facebook : SEL (Service d’Entraide et de Liaison) Youtube : SEL Blog : http://blog.selfrance.org Site : http://selfrance.org Association Service d’Entraide et de Liaison 157 rue des Blains 92220 BAGNEUX Tél. 01 45 36 41 51 contact@selfrance.org  Mise en page : J. Maré Impression : IMEAF - La colline 26160 La Begude de Mazenc Tél. 04 75 90 20 70 CPPAP N°1121 H 80951 (30/11/2021) N°ISSN 1145-2269 Prix du n° : 1 € Abonnement : 4 € Abonnement de soutien : 20 € Instagram : sel_ong IMPÔT À LA SOURCE ET DÉDUCTION FISCALE Avec l’impôt à la source, vous pouvez toujours déduire 66% de vos dons (75 % pour les Ticket-Repas) dans la limite de 20% du revenu imposable : vos droits sont identiques. En janvier 2019, vous recevrez un acompte équivalent à 60% de la réduction d'impôt dont vous avez béné- ficié en 2018, relatif à vos dons réalisés en 2017. En juillet 2019, vous recevrez le solde, calculé à partir de votre déclaration de revenus faites au printemps. Pour en savoir plus : selfrance.org, rubrique déductions fiscales. Vous pouvez aussi nommer le SEL bénéficiaire d’une assurance vie. De plus, par la Fondation SEL vous pouvez attribuer un legs en indiquant au verso « Pour la Fondation du Protestantisme, avec affectation à la Fondation SEL », ou pour la déduction IFI, en envoyant votre chèque à l’ordre de « Fondation SEL », à l'adresse suivante : 157 rue des Blains, 92220 Bagneux.
  • 3. 33 Les paysans ont faim : ce n’est pas une fatalité ! D es agriculteurs qui ont faim, ça peut nous sembler paradoxal. Et pourtant, c’est bien la réalité. Comment est-ce possible ? Nous relevons au moins 3 raisons : Un sol dégradé En Afrique, sécheresse, pluies diluviennes et un mau- vais usage des ressources affaiblissent la terre, la vidant petit à petit de sa matière organique et des micro-orga- nismes qui la font vivre. Appauvri, le sol est plus dur à travailler et rend l’agri- culture peu productive. Mal- gré un travail acharné, les agriculteurs tirent avec dif- ficulté du sol des produits de qualité et en quantité. Un manque de moyens et de connaissances Les paysans savent faire leur travail… Mais ils n’ont pas toujours les moyens de bien le faire. Pour avancer, ils ont besoin de formations à de nouvelles techniques, d’intrants (engrais ou semences de qualité), d’ou- tils pour travailler la terre, de puits à proximité de leurs champs, de moulins pour faire de la farine etc. Des difficultés à stocker ou à écouler les produits Produire des denrées ali- mentaires, c’est bien, les conserver et les vendre, c’est mieux ! Or, les paysans ne disposent pas toujours de lieudestockage, de brouettes pour transporter les produits ou de techniques de conser- vation. Une fois au marché, il n’est même pas garanti que leurs produits soient achetés. Apprendre à valoriser le fruit de leur labeur serait un atout majeur. La conséquence directe : les agri- culteurs n’ont pas assez de reve- nus pour pourvoir aux besoins de leur famille. Pour nos partenaires, com- battre cette réalité c’est vital. Leur stratégie ? Don- ner aux paysans les moyens de faire mieux ce qu’ils savent déjà faire en renfor- çant leurs capacités. PROJETS DE DÉVELOPPEMENT En Afrique subsaharienne, environ 1 personne sur 4 est encore sous-alimentée. Fait sur- prenant : les paysans ne sont pas épargnés par ce fléau. Pourtant, avec une aide appropriée, ils sont capables de subvenir à leurs besoins. Comment ? Grâce au renfort de leurs capa- cités, le sujet de ce dossier. Découvrez aussi dans le dossier de ce numéro : • Renforcer les capacités pour lutter contre la pauvreté p.4 • Un pari gagnant ! p.6 • Le renfort de capacités : qu'en dit la Bible ? p.7 • Agriculteurs : ils en sont cap ! p.8 Selon les estimations de 2017, 236 millions de personnes souffrent encore de la faim en Afrique subsaharienne. Parmi elles, les paysans. Paradoxal, non ?
  • 4. L ’expressionde« renforcement des capacités » connaît ac- tuellement une certaine po- pularité. Pourtant, force est de constaterqu’unecertaineconfusion existe autour de ce que peut re- couvrir la notion. Il est dès lors essentiel de s’accorder sur une définition commune. De quoi parle-t-on ? Le Programme des Nations- Unies pour le Développement (PNUD) est une instance inter- nationalement reconnue qui a synthétisé ses recherches sur le sujet dans un rapport en 2009. Il y désigne par renforcement des capacités le «  processus par lequel des personnes, des orga- nisations et des sociétés obtien- nent, renforcent et entretiennent les capacités de définir et de réa- liser leurs propres objectifs de développement dans le temps ». L’idée essentielle à la base du concept réside dans le fait que les individus et organismes dis- posent déjà de capacités. Ceux qui interviennent en support ne partent pas de rien et ne cher- chent pas à leur transmettre ces compétences. Ils agissent bien davantage pour leur permettre de se libérer des contraintes rencontrées et d’utiliser leur plein potentiel. Trois niveaux de capacités Assez classiquement, on part du principe que le renforcement des capacités exerce une in- 4 Si l’expression de « renforcement des capacités » n’est pas propre au domaine de l’humanitaire et se retrouve également dans le monde des entreprises et des ressources humaines, il faut néanmoins reconnaître qu’elle a un lien tout particulier avec les questions de solidarité internationale. En effet, le renforcement des capacités est une notion clef de la lutte contre la pauvreté ! Le renfort de capacités dans le domaine agricole est très impor- tant car le développement commence par la tête, la réflexion, le changement de mentalité. Ainsi, les bénéficiaires sont capables de se prendre eux-mêmes en charge, de s’organiser et d’assurer le dévelop- pement durable et holistique de leur milieu. 80% de personnes dans nos milieux ne vivent que de l’agriculture. Cette activité s’avère donc nécessaire pour le changement et le déve- loppement en milieu rural. Nous programmons des formations aux techniques agricoles qui peuvent leur permettre d’améliorer les conditions de vie. » Pasteur David Secrétaire Exécutif de l’ENAR, partenaire agriculture du SEL. « PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Renforcer les capacités pour lutter contre la pauvreté
  • 5. 5 PROJETS DE DÉVELOPPEMENT fluence sur trois niveaux de ca- pacités. Ceux-ci se retrouvent dans la définition du PNUD citée précédemment et sont considé- rés comme interdépendants : • Les individus. Il s’agit des connaissances et des mécanismes qui accrois- sent l’efficacité de chacun. Ils peuvent être acquis par des formations mais peuvent être aussi le fruit de l’expérience. • Les organisations. La structure et la gouvernance d’une organisation vont influer sur son efficience. • L’environnement général. Plus largement, les individus et les organisations sont tri- butaires du contexte dans lequel ils prennent place. Les lois, les relations de pouvoir et les normes sociales ont une inci- dence sur le développement d’un pays. Dans un document de 2012, la Coopération luxembourgeoise relève que « les contraintes en matière de capacités institution- nelles, organisationnelles et humaines constituent un obstacle majeur à un développement humain durable ». Au travers du renforcement des capacités, on cherche alors à renforcer l’effi- cacité du développement et à favoriser l’autonomisation des populations. L’enjeu du renforcement des capacités Le PNUD insiste ainsi sur le fait que le renforcement des capaci- tés «  consiste à apporter des transformations qui autonomi- sent les individus, les dirigeants, les organisations et les socié- tés ». Il s’agit de tenir compte du contexte dans lequel on inter- vient. L’important est avant tout de repartir des capacités déjà existantes sur le terrain pour leur donner plus d’envergure. Sans cet apport, les efforts dé- ployés risqueraient malheureu- sement d’être insuffisants et de ne pas porter les fruits attendus. Une prise en compte croissante Le renforcement des capacités s’est progressivement inscrit à l’agenda du développement au point qu’il y ait aujourd’hui un consensus sur son caractère incontournable dans la lutte contre la pauvreté. De nombreux textes officiels en font ainsi men- tion : la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au dévelop- pement (2005), le Programme d’Action d’Accra (2008), le Par- tenariat de Busan pour le déve- loppement (2011). À leur lecture, il est frappant de voir la proximité que le concept de renforcement des capacités entretient avec celui de partenariat. En effet, si les donneurs s’engagent à soutenir les efforts de déve- loppement de leurs partenaires locaux, ce sont bien ces derniers qui sont responsables de l’éla- boration et du suivi des stratégies de renforcement des capacités. Sources : PNUD, Développement des capacités : un guide du PNUD, 2009. LaCoopérationluxembourgeoise,Renforcement des capacités : stratégies et orientations, 2012. Au Centre International de Développement Agro-pastoral (CIDAP), partenaire local du SEL au Nord du Togo, on revalorise les pratiques agricoles en formant les jeunes dans ce domaine. Partant du principe que chacun aura à sa disposition des moyens différents, le CIDAP développe des techniques adaptables à tous les niveaux de ressources. Un poulailler par exemple, pourra être conçu de différentes fa- çons en fonction des matériaux de base qui le composent. Mais dans tous les cas, les jeunes apprennent comment le construire et comment conduire leur élevage de manière efficace, quels que soient leurs moyens. C’est un bel exemple de renfort de capacités !
  • 6. 6 D ans l’espoir de mieux cerner l’importance du renfort de ca- pacités dans l’agriculture en Afrique subsaharienne, nous avons interrogé  différents acteurs liés au SELauniveaudesprojetsAgriculture. Agriculteur : une situation précaire Nous vous le disions en p.3, le mé- tier d’agriculteur est difficile  : la terre est pauvre, les paysans ont peu de moyens et sont vite démunis face aux divers aléas. Voyant les communautés se déme- ner pour survivre et les jeunes quit- ter les villages pour chercher du travail en ville, les partenaires chré- tiens du SEL se mettent à l’œuvre. Le renfort de capacités, un pari gagnant ! Pour Kossi Agbo, directeur de Tear- fund Mali, l’Afrique est capable de produire et nourrir sa population. Il lui parait donc important d’investir davantage dans l’agriculture et d’amener les jeunes à s’intéresser à la terre. Lastratégiedenospartenaireslocaux : renforcer les capacités des paysans. Mais, en quoi cela consiste-t-il ? Harmony Koechlin, char- gée des projets agricul- ture au SEL, répond : « Le renfort de capacités c’est apprendre aux agricul- teurs à utiliser les res- sources qu’ils ont à leur disposition pour réaliser un com- post de qualité, ou leur fournir du matériel «simple» qui fera toute la différence. Par exemple, on n’ima- gine pas tout ce qu’une charrette peut leur apporter ! » Et concrètement ? Le renfort de capacités peut prendre de multiples formes. Il dépend prin- cipalement des besoins exprimés par les communautés : formation, accès à des outils de travail, accès à des semences adaptées et de qua- lité ou à des aliments pour le bétail… «  Dans le cadre de l’agriculture, nous programmons des formations sur les techniques agricoles néces- saires qui leur permettront d’amé- liorer leurs conditions de vie. » explique Pasteur David Lunda Matobo, Secrétaire Exécutif de l’ENAR (Entente pour l’Animation Rurale), un des partenaires du SEL en RD Congo. M. Nzuzi, bénéficiaire de LICEO/KHL (Ligue Chrétienne pour l’Encadre- ment des Orphelins/Kairos, Hope and Love), un autre partenaire Agri- culture en RD Congo, témoigne  : « J’ai appris comment «héberger» les porcs, comment faire un bon élevage, ce qu’il faut leur donner ou ne pas leur donner. J’ai construit moi-même ma porcherie. » En route vers l’autonomie ! Harmony nous fait remarquer : « Nos partenaires ne cherchent pas à résoudre une situation d’urgence en assistant les béné- ficiaires pendant quelques temps seulement. Mais ils don- nent un coup de pouce aux agri- culteurs pour relancer leurs activi- tés. » Le but est de les emmener, à terme, vers l’autonomie. Comme le dit Kossi concernant un projet financé par le SEL  : « Les femmes, elles, ont compris ! Depuis qu’elles ont commencé à faire du maraichage,ellesvoienttrèsclairement qu’il y a eu une amélioration dans l’alimentation de leurs enfants. » À M. Nzuzi le mot de la fin : « Main- tenant je suis autonome. Je peux désormais continuer à vivre, même sans l’aide de LICEO/KHL. Ils m’ont montré le chemin ! » Un pari gagnant ! PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Le renfort de capacités, c’est la stratégie mise en place par nos partenaires Agriculture en Afrique subsaharienne. Donner les moyens aux bénéficiaires de faire mieux ce qu’ils savent déjà faire. Au travers d’une interview croisée, découvrez l’impact de cette stratégie sur les bénéficiaires. «Maintenant je suis autonome.» M. Nzuzi
  • 7. 7 PROJETS DE DÉVELOPPEMENT Le renfort de capacités : qu’en dit la Bible ? L e renforcement des capacités est une notion technique uti- lisée aujourd’hui par les pro- fessionnels du développement (voir les articles p.4-6). L’enseignement biblique se situe à un autre niveau mais favorise, lui aussi, une approche qui va dans le sens du renforcement des capacités de notre prochain. Une création avec de forts potentiels Dieu a créé un monde rempli d’une riche diversité de créatures, mais aussipleindepotentialitésàdévelopper. Il a appelé l’homme et la femme à multiplier, à remplir la terre et à la soumettre, à cultiver le jardin et à le garder. Il les a équipés pour qu’ils soient capables de mener à bien cette mission qui nécessitait la col- laboration de l’ensemble de l’humanité et la contribution de chacun. Le péché et ses conséquences ont gravement affecté cette situation originelle, mais, en vue de la venue de son Fils, Dieu a limité les effets de la désobéissance humaine et fait en sorte que la vie reste possible. Quand nous apprenons à discerner l’image de Dieu dans une personne en situation de pauvreté, notre regard change  : nous devons certes la secourir, mais aussi reconnaître qu’elle a été faite pour accomplir quelque chose dans ce monde et l’aider à y parvenir. L’aimer authen- tiquement ne serait-ce donc pas aussi « renforcer ses capacités » ? Fortifier le faible Dans son livre sur La responsabilité du chrétien face à la pauvreté, Tim Chester médite sur une expression d’Ézéchiel 34, où Dieu reproche aux mauvais bergers (c’est-à-dire aux mauvais dirigeants) de ne pas avoir fortifié les brebis qui étaient faibles. Il commente : «  Faire reprendre des forces aux faibles  », cette formule résume bien ce que représente une bonne action sociale. L’en- gagement social ne peut se réduire à fournir des biens et des services aux démunis. On peut parler d’œuvre sociale réussie quand les pauvres ont les moyens de faire des choix et d’induire des changements1 . Bien sûr, le contexte d’Ézéchiel 34 est beaucoup plus large que celui de l’action envers le pauvre. Il annonce la venue de Jésus, le Bon Berger et son œuvre pour ses brebis. Mais l’amour de Jésus pour nous et le modèle qu’il nous a laissé devraient se refléter dans notre implication sociale. Nous devrions ouvrir des portes pour favoriser le fait que celui qui est en situation de pauvreté puisse, autant que possible, participer plus pleinement à la vie de la communauté humaine. Et c’est lorsque cet apport et ce renfort de capacités se conjuguent à une dépendance toujours plus grande envers le Dieu Créateur et Sauveur qu’il peut y avoir un développement plus « intégral ». Aider son prochain à réaliser ses capacités, c’est une façon concrète de l’aimer. Nos partenaires chrétiens en sont bien conscients et c’est le moteur de leurs actions. Mais qu’en dit la Bible ? 1 Tim Chester, La responsabilité du chrétien face à la pauvreté, Farel, 2006, p.179.
  • 8. Être bien outillés Un paysan bien équipé est un paysan qui gagne en efficacité (temps, énergie). Par l’achat ou le prêt de matériel, nos partenaires chrétiens leur fournissent différents types d’équipements comme: • Outils aratoires (bêches, houes, etc.) • Matériel d’élevage (mangeoires, etc.) • Charrettes • Moulins pour faire de la farine MAMRE fourni des charrettes à prix subventionnés à des agriculteurs vulnérables au Burkina Faso. Ils peuvent ainsi apporter plus faci- lement du fumier ou du compost sur leurs champs, transporter leurs récoltes en un seul trajet ou encore louer la charrette à d’autres agriculteurs afin d’augmenter leur revenu, tout en permettant à d’autres d’y accéder. Avoir accès à des intrants Avec des formations et des outils c’est bien, mais sans intrants, les agriculteurs ne vont pas loin. Les agriculteurs bénéficiaires de nos projets ont ainsi accès à : • Des semences adaptées et de qualité • Des fertilisants naturels qu’ils apprennent à fabriquer • Des animaux reproducteurs • Des aliments d’élevage VOLDEB2 aide au développement économique et communautaire de 2 villages au travers de l’agriculture et l’élevage en leur fournissant, par exemple, des semences d’arachide, de pois d’angole, de niebé, des boutures de manioc, ou encore des animaux pour l’élevage, les aliments de démarrage des animaux et les produits vétérinaires. Être formés Afin de leur donner toutes les clés pour optimiser leur organisation, augmenter leur production à court et long termes, et valoriser ainsi au mieux le fruit de leur travail, les partenaires du SEL proposent aux paysans différents types de formations : • Techniques d’élevage • Techniques de culture • Techniques de transformation • Gestion d’entreprise « Avec les formations, mes fromages sont devenus meilleurs ! J’en fais maintenant 3 fois plus qu’avant et j’arrive à les vendre dans 3 marchés des environs. Je ne dépends plus de mon mari pour mes besoins en nourriture, en habillement et en soins de santé de ma famille. » Angélique, bénéficiaire d’APRIDD1 . Formations, outils, intrants de qualité, nouvelles façons de travaille des paysans et de leur permettre de faire leur travail… et d 8 Agriculteurs : ils PROJETS DE DÉVELOPPEMENT
  • 9. Coopérer La coopération entre producteurs présente plusieurs avantages. « Le fait de travailler en communauté est bénéfique car on a plus d’ardeur et plus de moyens pour constituer des réserves à la caisse d’épargne. Si l’une de nous rencontre des difficultés, les membres du groupe l’aident pour le travail. » Maman Simone, bénéficiaire de PNS3 . Le DEDRAS4 s’est, quant à lui, rendu compte que la commercialisation des ananas est peu structurée et les producteurs sont à la merci d’ache- teurs qui fixent des prix souvent arbitraires. En s’organisant en coo- pérative, les paysans deviennent moins vulnérables et bénéficient d’un circuit plus sûr de commercialisation. Savoir valoriser les produits Pour valoriser un produit, rien de tel que de le proposer sous différentes formes. Transformer du manioc en chikwangue ou en farine, du soja en fromage, de l’arachide en pâte ou en huile, du karité en beurre ou de la noix de coco en bonbons, voilà ce à quoi s’emploient les femmes bénéficiaires des projets de nos partenaires. APRIDD aide les femmes à transformer leurs produits agricoles (arachides, manioc, soja etc.) afin de développer leur disponibilité sur le marché. La transformation, facilite la conservation et le stockage des produits et permet d’améliorer leur commercialisation grâce à leur valeur ajoutée. 9 PROJETS DE DÉVELOPPEMENT er les produits, sont autant de manières de renforcer les capacités de bien le faire ! Dans cet article, nous vous en disons plus. s en sont S’ils en sont cap’, c’est aussi un peu beaucoup grâce à vous ! La condition précaire des agriculteurs, leur difficulté à rassembler suffisamment de revenus pour nourrir leur famille, est un véritable problème. Cette situation ne peut pas durer ! En soutenant les projets Agriculture, vous permettrez à de nombreuses personnes de recevoir le coup de pouce nécessaire pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Faire un don aujourd’hui, c’est planter une graine qui portera un fruit durable ! beaucoup 1 Agence des Projets de Renforcement des Initiatives pour un Développement Durable, Bénin. 2 Volontaires du Développement à la Base, Bénin. 3 Promotion Nutritionnelle et Sanitaire, Rép. dém. du Congo 4 Développement Durable, Renforcement, Autopro- motion des Structures, Bénin.
  • 10. CENTRÉ SUR CHRIST – POUR L’ENFANT – EN COLLABORATION AVEC L’ÉGLISE10 P our beaucoup, Noël est un véritable temps de réjouis- sance, de bons moments pas- sés en famille, un évènement riche de sens et de tradition. Pour les chrétiens, c’est également et surtout un temps de louange et de recon- naissance en souvenir de la nais- sance de Jésus, le Sauveur. On a alors du mal à imaginer que pour d’autres personnes, la réalité peut être tout autre. Pour un enfant qui vit dans la pau- vreté, Noël est une fête qui peut renforcer le désespoir qu’il ressent au quotidien. Cela peut être un dou- loureux rappel pour des parents démunis qui ne peuvent subvenir aux besoins de leurs enfants. Grâce à votre amour, des milliers d’enfants en situation de pauvreté à travers le monde découvrent le message d’espérance que représente la naissance de Jésus et attendent avec impatience, comme n’importe quel autre enfant, le jour de Noël. C’est la fête au centre d’accueil ! Noël, pour les enfants pris en charge par les centres d’accueil, est une vraie célébration. Chaque centre organise une fête avec un spectacle, des chants etunbonrepas.Lesenfantsparrainés reçoivent des cadeaux achetés grâce au fonds de Noël ; ils savent que cela vient de leur parrain. Et pour ceux qui n’ont pas encore de parrains ? Grâce à notre fonds de Noël, chaque enfant, parrainé ou non, peut participer à la fête Noël et recevoir un cadeau. On dit, à juste titre, à ceux qui n’ont pas de parrain que le cadeau vient de parrains qui pensent aussi à eux. Un cadeau, mais pas de carte de Noël… Alors, quelle différence reste-t-il à Noël entre un enfant parrainé et non-parrainé  ? Les enfants sans parrain reçoivent un cadeau mais… pas de carte de Noël, contrairement à leurs camarades parrainés. « Les enfants non-parrainés se sen- tent laissés pour compte, se deman- dent pourquoi ils ne reçoivent pas de carte. Nous leur expliquons la situation et leur disons que c’est parce qu’ils n’ont pas encore de par- rain. Mais on leur assure qu’ils rece- vront aussi des attentions spéciales dans l’avenir. Cette pensée les récon- forte. » confie Maricruz, directrice d’un centre d’accueil en Ecuador. Nous savons que l’impact d’une carte de Noël n’est pas négligeable. Ecrire à son filleul fait toute la différence ! Dieu se sert de vos lettres et de vos mots d’encouragement pour le sortir du désespoir et l’aider à combattre les difficultés qui l’assaillent. Ima- ginez donc l’effet encore plus grand que peuvent avoir vos paroles au moment où nous fêtons la naissance de Jésus, le Sauveur ! Merci aux parrains et marraines qui ont écrit à leur filleul(e) et/ou ont contribuéaufondsdeNoël !L’espérance et la joie que vous apportez à Noël à un enfant défavorisé est inestimable ! Quant aux enfants sans parrain qui ne recevront pas de carte, comment nous aider à leur apporter aussi de l’espérance et de la joie cette année ? N’hésitez pas à parler du parrainage autour de vous ou… parrainez vous-même un enfant ! Quel Noël pour un enfant non-parrainé ? PARRAINAGE D'ENFANTS Noël approche, pour la joie des petits… et des grands ! Les préparatifs sont enclenchés, et bientôt, il sera temps de partager ces moments avec ses proches. Les enfants des centres de parrainage aussi se préparent pour cette grande fête. Et pour ceux qui n’ont pas encore de parrain, qu’en est-il ? Nous vous en disons plus.
  • 11. 11 « Depuis que je suis tout petit, mes parents ont parrainé un enfant d’Haïti. C’est une expérience qui m’a touché dès l’enfance. On découvrait l’évolution de l’enfant, on avait un lien avec lui via les courriers. J’ai réalisé la chance de pouvoir vivre en France et d’avoir des moyens financiers, une éducation, des struc- tures, etc. Je me suis dit : « Le jour où je me marierai et quand j’aurai une situation professionnelle stable, je voudrais parrainer un enfant à mon tour. » Avec mon épouse Audrey, nous par- rainons maintenant Poei, une petite thaïlandaise de trois ans. C’est juste un bonheur d’avoir de ses nouvelles et de la suivre. On est heureux de pouvoir lui donner l’opportunité d’avoir un enseignement biblique, une éducation, d’apprendre l’hygiène et de se former un jour pour un métier. On a hâte de voir grandir Poei ! Et qui sait ? Peut-être qu’une fois adulte, elle parrainera aussi quelqu’un à son tour ! C’est vraiment important pour nous de pouvoir l’aider, non seulement sur le plan matériel, mais aussi par la prière ! L’un des thèmes du spectacle est « Aimer les autres en les servant, c’est la mission de tout croyant ». Pour moi, aimez les autres et les servir, c’est dépasser les frontières ; ça passe donc aussi par le biais de l’humanitaire. Je sais qu’il y a des personnes qui ont besoin de nous, qui sont dans le besoin, qu’on ne voit pas et qui souffrent. Et le par- rainage est un moyen concret d’ai- mer les autres en les servant ! » Benjamin Kaulanjan est l’un des acteurs du spectacle « Jésus, le Don d’une Vie ». Il y joue André, l’un des 12 disciples de Jésus. Mais il est également le parrain de Poei. Benjamin témoigne ici des raisons qui les ont poussés, lui et son épouse, à parrainer. PARRAINAGE D'ENFANTS Le 6 octobre, un séisme frappait le Nord-Ouest de Haïti, faisant de nombreux dégâts matériels, plus de 300 blessés et 17 victimes. Dès le début, nos partenaires sont intervenus, apportant une aide de première urgence, soignant les blessés, évaluant les dégâts et les besoins. Il faut maintenant réparer les maisons, les écoles, les centres d’accueil de parrainage. Mais aussi et surtout « réparer », restaurer les personnes affec- tées. Soutien psychosocial, appui au redémarrage d’activités génératrices de revenus pour ceux qui ont tout perdu se mettent peu à peu en place. Vos prières et vos dons nous sont précieux. Merci ! Plus d’informations sur selfrance.org Urgence Haïti Benjamin (à gauche) incarne André, l’un des 12 disciples de Jésus dans la comédie musicale, « Jésus, le don d’une vie ». Porter un message au-delà de la scène Pour connaître les dates de la tournée 2019 de "Jésus, le don d'une vie" : ledondunevie.fr
  • 12. Oui, je souhaite précommander le livre "Pour une vie juste et généreuse" de Tim Keller, pour un tarif de sous- cription de 15€ au lieu de 19€. Coupon à renvoyer accompagné de votre règlement à l'aide de l'enveloppe préaffranchie. Ou à adresser à: Michée France / SEL, 157 rue des Blains 92220 BAGNEUX. ! MICHÉE FRANCE Un nouveau livre de Timothy Keller bientôt disponible en français ! Nous vous l’avons annoncé, il arrive ! Un livre qui illustre bien la « mission intégrale » en expliquant bibliquement, théologiquement et par des exemples de mise en pratique le lien entre la justification par la foi et la pratique de la justice sociale. A uteur et orateur apprécié pour la profondeur et la pertinence de ses réflexions pour l’Église d’aujourd’hui, Timo- thy Keller est le pasteur de l’Église presbytérienne Redeemer (Rédempteur) de New York. Le dernier de ses livres traduit en français ne porte pas le nom de notre campagne « Pour une justice généreuse ! » par hasard. Michée France a initié cette tra- duction  : le contenu de cet ouvrage s’accorde de façon admi- rable au message de notre cam- pagne. Timothy Keller y explique le lien entre l’expérience qu’une personne a de la grâce de Dieu et sa pratique de la justice et de la compassion. La justice généreuse à laquelle nous sommes appelés ! Dieu nous a sauvé sans regarder à nos mérites ; de même, nous sommes invités à transmettre cette grâce en aidant quiconque en a besoin, sans inclure de pré- requis ou d’intérêt personnel. Voici la justice généreuse  à laquelle nous sommes appelés en tant que disciples du Christ, et que Jésus a non seulement exprimé mais manifesté, notam- ment en aimant ses ennemis ! Timothy Keller va plus loin et répond aux questions : qu’est-ce que pratiquer la justice  ?  Que disait Jésus sur la justice ? Pour- quoi et comment devrions-nous la pratiquer ? Ce livre est idéal pour apprendre à pratiquer la justice individuel- lement et en communauté, comme Dieu nous le commande en Michée 6.8. Cet ouvrage lance au monde protestant français le défi de s’engager davantage dans notre société ! « Le ministère de Tim Keller dans la ville de New York conduit une géné- ration de chercheurs et de sceptiques vers la foi en Dieu. Je remercie Dieu pour cet homme. » Billy Graham 12 Nom : Prénom : Nombre de jeux souhaités : Adresse : Code postal : Ville : Courriel : @ Tél. : SI1812E « Pour une vie juste et généreuse »
  • 13. Nom : Prénom : Nombre de jeux souhaités : Adresse : Code postal : Ville : Courriel : @ Tél. : SI1812D ! Coupon à renvoyer accompagné de votre règlement dans l'enveloppe préaffranchie. Ou à adresser à : SEL, 157 rue des Blains 92220 BAGNEUX Oui,jesouhaitecommander le jeu de société « Les vil- lageois de Baobila » pour le prix de 34,90 € (+ frais de port offerts). 13 « Les villageois de Baobila » : ils l’ont testé et approuvé ! Nous vous présentions dans le dernier SEL Information le jeu de société « Les villageois de Baobila ». Il est sorti au mois de novembre et quelques personnes ont déjà eu l’occasion d’y jouer. Voici ce qu’elles en disent… EAD/SENSIBILISATION Prénom : Nolwenn Âge : 16 ans J’ai aimé… : L’aspect coopératif du jeu et la prise de décisions communautaires. Le petit + : La mécanique de jeu est sympa : à la fois facile et difficile. Le jeu est également disponible dans les librairies chrétiennes. Prénom : Jeremy Âge : 29 ans J’ai aimé… : Le jeu est pre- nant et bien conçu. Le petit + : Une façon ludique de découvrir la vie des per- sonnes en milieu défavorisé. Prénom : Jean-Marc Âge : 58 ans J’ai aimé… : Le côté réaliste du jeu qui nous confronte à l’in- certitude des diffé- rentes situations. Le petit + : Le jeu est excitant et varié en termes de stratégies. Prénom : Arnaud Âge : 47 ans J’ai aimé… : L’équilibre dans la gestion des choix personnels et l’aspect coopératif nécessaire au développement du village. Le petit + : La mécanique du jeu et les règles sont rapidement assimilables et en font un jeu accessible à tous, joueurs confirmés ou débutants. Prénom : Toavina Âge : 27 ans J’ai aimé… : Le fait que l’on se prenne rapidement au jeu. Le petit + : La règle du jeu est facile à appréhender. Prénom : Mireille Âge : 35 ans J’ai aimé… : Le principe du jeu qui consiste à chercher à gagner tout en aidant les autres joueurs. Le petit + : Le jeu peut être joué par les jeunes et les moins jeunes.
  • 14. V oilà une expression qu’on entend régulièrement  : « Faire la différence ». Et elle peut parfois nous sembler lointaine,peuaccessibleouréservée à un petit nombre. À moins que… Que puis-je faire ? «  Que puis-je faire pour aider ceux qui sont dans la pauvreté », « J’apprécie ce que vous faites, comment pourrais-je aider ? », «  Je soutiens vos actions, j’ai- merais tellement que les gens autour de moi en entendent par- ler…  ». Autant de questions et de remarques que nous enten- dons souvent au SEL. Oui, il est possible d’aider et de faire une vraie différence dans la vie des populations les plus pauvres. Et de façon bien plus simple et concrète que ce l’on pourrait imaginer. Mais comment ? En en parlant autour de vous. Il y a quelque temps nous vous informions sur l’importance des cantines scolaires, et, plus récemment, sur les bienfaits du parrainage. Un premier pas serait d’en parler à votre entourage. Vous avez certainement appris ou découvert des choses. Pour- quoi ne pas les partager avec votre famille ou les chrétiens de votre Église ? Qui ? Moi ? Oui, vous ! Vous connaissez vos proches et les membres de votre Église, vous saurez plus facile- ment trouver les mots. Étant interpellé, vous saurez transmet- tre cette volonté de servir et de tendre la main. Tout cela parce que vous êtes qui vous êtes, dans le milieu où vous êtes. Ce n’est pas réservé aux autres. « Si c’était vous ? », voilà l’appel que nous vous lancions dans le précédent numéro. Et si c’était vous qui faisiez la différence ? Commencez là où vous êtes Aujourd’hui est le bon jour pour commencer, simplement là où vous êtes, par ce qui vous est accessible. Plus qu’un acte, c’est comme le dit Huguette, déléguée du SEL, un privilège : «  Nous sommes privilégiés de pouvoir participer à vos projets, en colla- boration avec les partenaires chré- tiens locaux, et être ainsi, ensem- ble au service de notre Seigneur. » Chacun à notre façon, faisons la différence ! Chacun à notre façon, faisons la différence ! DÉLÉGUÉS Ce temps de fin d’année est souvent le temps du bilan. Et si 2019 devenait le point de départ d’une nouvelle étape : et si, nous décidions de faire un peu plus la différence ? Oui, chacun d’entre nous ! Le SEL vous guide dans cette réflexion. Je veux faire la différence ! Oui, je souhaite en savoir plus sur le rôle de délégué(e). Coupon à renvoyer dans l’enveloppe préaffranchie ou à adresser à: SEL, 157 rue des Blains 92220 BAGNEUX. Nom Prénom Téléphone Email ! 14
  • 15. Cela m’a encouragée à écrire plus et à prier. » « Un témoignage émouvant, une soirée très sympa et conviviale ! » « C’est du travail extrêmement concret. Ces enfants sont accueil- lis de façon inconditionnelle et l’Évangile est vraiment vécu ! » Si vous souhaitez accueillir un témoin vivant du parrainage dans votre assemblée à la rentrée 2019, contactez-nous dès main- tenant à : dlevialvares@selfrance.org S amuel a partagé les difficultés auxquelles les familles burki- nabés font face : « La plupart des choses qui manquent aux parents des enfants est la formation et l’information... Ce sont 2 points auxquels ils ont accès au centre d’accueil, grâce au parrainage de leur enfant ! » Jean-Yves, lui, a parlé de son histoire et de l’impact qu’a eu son parrain sur sa vie : « Je reçois des lettres d’anniversaire, pour Noël et des let- tres d’encouragement qui m’appor- tent beaucoup ! Les messages de mon parrain m’encouragent et me réconfortent quand ça ne va pas. Il prie pour moi et moi aussi je prie pour lui. Quand j’ai loupé mon bac en 2016, c’est parce que mon niveau en maths et physique était bas. Mon parrain m’a alors encouragé à tenir ferme et à persévérer. Le centre d’accueil a permis que j’ai un soutien en maths et physique pour rehausser le niveau. Et tout cela a fait que j’ai le bac en 2017. » Vous avez été des centaines à les écouter et à leur poser toutes vos questions. Merci de vos retours : « Je suis super contente d’avoir par- ticipé à cette soirée car je réalise l’impact que peuvent avoir mes let- tres et même ces 28€ qui ne sont pas grand-chose, mais qui peuvent faire la différence dans la vie de l’enfant parrainé et de sa famille. Nous avons accueilli récemment Jean-Yves Patrick, 22 ans, jeune parrainé burkinabé, ainsi que Samuel Korgo, pasteur et ancien directeur de centre d’accueil. Ils ont parcouru la France pour témoigner des bénéfices du parrainage dans la vie des filleuls. 15 DE VOUS À NOUS Tournée parrainage Une rencontre émouvante S’engager avec sa plume Mélody a 21 ans et c’est une artiste engagée avec le SEL pour les enfants en attente de parrainage. Elle explique : « Dans la vie, je suis écrivaine pour les jeunes et étudiante en théologie. Depuis toujours, j’ai vraiment à cœur les jeunes, c’est pour cela qu’avec mon fiancé, on a décidé de parrainer un enfant. Mais je me suis dit : « On peut aller tellement plus loin  !  » Du coup, j’ai décidé, grâce à mes romans, de parrainer deux autres enfants. C’est ma manière de mettre ma foi en pratique, de gérer les biens que Dieu m’a donnés. Ce qui est motivant avec le parrainage, c’est que je peux voir véritablement l’action qui est faite, grâce aux lettres de mes filleuls et aux photos que je reçois. Ça fait vraiment plaisir de les voir grandir ! Je vous encourage à parrainer, ça peut tout changer pour un enfant ! »
  • 16. OUI, je veux soutenir les projets Agriculture du SEL Nom : Prénom : Adresse : Code postal : Ville : Courriel : @ Tél. : SI1812CDes agriculteurs qui ont faim, c’est paradoxal. Mais cela peut changer. Avec nos partenaires chrétiens, aidons ces familles à sortir de la pauvreté. Maman Biyela, 82 ans Agricultrice bénéficiaire de LICEO/KHL (RDC) www.selfrance.org ✂ Aujourd’hui, s’ils en sont cap’, c’est aussi grâce à vous! Je fait un don ponctuel de : ❏ 30 € ❏ 50 € ❏ 100 € ❏ 150 € ❏ Autre : ……………… € DG0 Je règle : ❏ par chèque à l’ordre du SEL ❏ Par internet : www.selfrance.org Merci de nous retourner ce coupon avec votre paiement dans l’enveloppe T ci-jointe. Pour vaincre la pauvreté, renforçons ensemble leurs capacités ! Pour vaincre la pauvreté, renforçons ensemble leurs capacités !