Twitter comme élément
constitutif d’un “journalisme
           ambiant”

           Nikos Smyrnaios
         Université de Toulouse

      Seminaire Web & Sciences sociales, 27 juin 2012
Problématique
                       Deux présupposés:

1. Des mutations à l’œuvre dans le journalisme (pratiques
professionnelles, champ journalistique, environnement
économique et technique)

2. Une utilisation croissante des réseaux socio-numériques
(Twitter, Facebook, LinkedIn) par les journalistes, par les
sources (institutions, ONG, militants, politiques, blogueurs etc.)
et par le public

Comment Twitter s’intègre dans les processus de production et
   de diffusion de l’actualité ? Quels en sont les enjeux
          socioéconomiques pour le journalisme ?
Pourquoi Twitter ?
- Des échanges en grande partie publiques et archivables

- Des données accessibles via des APIs

- Un outil de communication au croisement de la sphère
publique et de la sphère privée

- Une utilisation professionnelle complexe

- Un outil stratégique pour les médias

- Un service à usage massif : + de 200M d’utilisateurs
dont 1% en France

-Une surreprésentation des professions
intellectuelles/ingénieurs du social
Cadre théorique
1. Twitter comme « écosystème conversationnel » pas
simplement canal de diffusion (boyd & al., 2010)

2. Contexte de communication instable (context collapse),
visées communicationnelles & audiences potentielles
s’entremêlent (Marwick & boyd, 2010)

3. «Awareness system » : real-time, networked digital
technologies that offer diverse means to collect, communicate,
share and display news in the periphery of a user’s awareness
(Hermida, 2010a)

4. “Media life”: people living in their own personal pervasive &
ubiquitous media space (Deuze, 2011)
Cadre théorique
5. “Networked production of news”: news emerges from
networked actors who span different professional and
organizational identities and contexts (Lotan et al., 2011)

6. Twitter as platform for collaborative verification, that
privileges distributed over centralized expertise (Hermida,
2011)

7. “Ambient journalism”: networked, digital systems where
news is ubiquitous in the form of unstructured and fragmented
data, ingrained in the everyday media experiences of users &
journalists (Hermida, 2010)
Méthode
Socio-économie des médias

- Situer les interactions en ligne dans le cadre des processus
socioéconomiques à l’œuvre
- Entretiens semi-directifs, observations ethnographiques,
enquêtes par questionnaire (synthèse)

«Digital Methods» (Rogers, 2009)

- Exploiter des volumes de données conséquents par le biais
d’analyses algorithmiques
- Considérer les traces «virtuelles» comme résultant des
pratiques sociales «réelles»
- Nouveaux médias, nouvelles méthodes (aussi)
Les usages de Twitter
Synthèse d’études par questionnaire + entretiens semi-
directifs:

1. Perception and use of social media among journalists in
   the UK, 2011, n=667

2. Les journalistes et les médias sociaux dans l’UE, 2012,
   Commission européenne, n=135

3. Enquête sur les usages des réseaux sociaux par les
   journalistes français, 2012, Obsweb, n=600

4. Entretiens dans le cadre du projet IPRI (Internet,
   pluralisme et redondance de l’information)

5. Twitter et l’actualité (Pew, AT Internet, Médiamétrie, CSA)
L’actualité sur Twitter
Apport de trafic faible pour les sites d’info:

En 2012 1% en moyenne aux USA (Nielsen), 0,5% en
France (AT Internet), mais…

-En France de 0,2 à 0,5% entre 02/2011 et 03/2012

-Trafic mesuré uniquement depuis Twitter.com et t.co

-Apport proportionnellement variable selon le média:
Lemonde.fr 0,5%, Owni.fr 2,3%, @si 4,2% en mars 2011
(Médiamétrie)

-Twitter génère des visites longues (en moyenne plus de 20
minutes pour toutes les visites de plus d’une page
comparable à l’accès direct)
L’actualité sur Twitter
Consultation de l’actualité via Twitter globalement faible
mais…

- c’est une « tâche de fond » (active, en continu et collective)
qui touche les professions du symbolique, Comby, 2011

- s’intensifie aux moments d’actualité forte (15% des Français
lors de la présidentielle, 1,4VU le 6 mai ) et touche des
internautes très actifs politiquement, CSA

- dépend davantage des médias et des journalistes par
rapport à Facebook (famille & amis préponderants) et génère
un sentiment « d’exclusivité » (Pew)

- s’entremêle avec l’usage simultanée d’autres médias
Twitter et les journalistes
Clivage générationnel: surreprésentation des jeunes
journalistes parmi les utilisateurs intensifs => davantage de
crédit à l’information qu’ils y trouvent

Clivage médiatique: surreprésentation des journalistes web et
ceux des grandes organisations parmi les utilisateurs

Clivage symbolique: forte présence des indépendants,
précaires et acteurs à la marge/frontière du journalisme
(entrepreneurs)

Clivage vie privée/professionnelle: Facebook davantage
utilisé lors des relations privées, Twitter professionnelles

Tension entre expression personnelle et stratégie média
Principales utilisations
Recherche d’information: institutions, RP, autres médias,
autres journalistes, international

Recherche de sources: experts, témoins, « authenticité »,
accéder à des mondes sociaux sans ancrage

Entretenir un réseau de collègues, faire fonctionner une
«supra rédaction» (A. Antheaume), se socialiser

Elargir son audience, se distinguer de son média d’origine
(pe. dans la PQR Jeanne-Perrier, 2012)

Cultiver sa notoriété (personal branding), faire la promotion de
son travail, gagner des « contrats »
Twitter vu comme un graphe
- Echantillon intégral (Cha et al. 2010): nécessite une logistique
massive + des permissions spéciales

- Echantillon aléatoire pour obtenir la représentativité:
impossibilité de faire une analyse fine (pe. un sujet)

-Echantillon “thématique” par mots-clés: très utilisé mais limité
à un sujet/conversation, risque d’échantillon partiel

-Echantillon basé sur des « marqueurs » (géolocalisation,
langue, logiciel utilisé): faible fiabilité

-Echantillon « réticulaire » à partir des interaction pe.
friend/follower, retweets (théories de graphes)

-Echantillon manuel: approche qualitative
Le projet IPRI
Dans le cadre du projet IPRI (Internet, Pluralisme et
Redondance de l’Information) quatre objectifs:

1. Echantillon basé sur des comptes utilisateur plutôt que des
thématiques, pouvoir examiner une variété de sujets

2. Echantillon essentiellement français/francophone

3. Intéressé par l’actualité générale et politique

4. Echantillon suffisamment grand pour permettre d’avoir un
aperçu des utilisations de Twitter en France.

Données récupérées par la plateforme Tweetism(B. Rieder & R.
Velt. Les visualisations ont été réalisées avec gephi
Méthodologie
- Point de départ: 496 comptes séléctionnés manuellement
(politiciens, journalistes, militants, blogueurs, chercheurs)

-Totalité de leurs friends et followers =>326.532 comptes

-Gardé seulement les comptes reliés à au moins 10 utilisateurs
dans notre noyau de départ

- Echantillon final de 24 351 comptes Twitter, collecte de tweets
pendant deux mois : du 15/02 au 15/04 2011

-Requête mot clé «journaliste» dans la description + nettoyage
et ajout manuel

- Echantillon final : 1 816 comptes de journalistes auto-déclarés,
dont 1 683 publics, 441 219 tweets sur 2 mois
Résultats
                            Sur l’échantillon global
                            l’usage de Twitter suit les
                            rythmes sociaux: travail,
                            vie scolaire et familiale,
                            actualité




L’usage des hashtags suit
 des logiques sociales de
     proximité thématique
Résultats
                                L’écosystème
                                informationnel de
                                Twitter est composé
                                de plateformes UGC
                                et de médias
Les sources les plus citées
       sont des sites PQN

  Sous-représentation des
 portails, gratuits, TV/radio
    Surreprésentation des
  pure-players, technos et
             sites étrangers
Résultats
                              L’agenda des
                              médias dominants
                              fait la Une de
                              Twitter mais….


…la Longue traîne
 existe et elle est
       politique et
    technologique
Les journalistes sur Twitter vus
       comme un graphe
comptes = nœuds, retweets et mentions = liens (arêtes)

- Sur les 1 816 comptes de l'échantillon, 1 358 (74,8%)
  constituent un seul, grand composant connecté

- Sur les 938 comptes d’utilisateurs intensifs (>50 tweets),
  98% (920) connectés dans un composant très dense

- Diamètre: 7, average path length: 2,7 (c'est le fameux "6
degrees of separation")

 Il s’agit d’une véritable communauté dont les connexions sont
                             très denses
Résultats
             Comparaison:    journalistes / non journalistes
    Moyenne de tweets            262,16          264,26
  % de tweets avec URL          40,67 %         48,44 %
        URL spread               0,475           0,389
   Moyenne citations de
                                20,85 %          5,13 %
    journalistes émises
   Moyenne citations de
                                26,80 %          5,51 %
    journalistes reçues
  Moyenne retweets reçus         0,165            0,07

Journalistes aussi bavards, moins prompts à envoyer des
    liens, mais davantage cités notamment entre eux
Carte 1: Vue d’ensemble de la Twittosphère journalistique française. La taille et la couleur des nœuds est fonction
   de leur taux de citation. Les liens gris correspondant à au moins cinq interactions (retweets, mention, etc.)
               réciproques entre deux utilisateurs pendant la période d’observation de deux mois.
Carte 2: Réseaux d’affinités à l’intérieur de la Twittosphère journalistique
Carte 3: variable: nombre de tweets. Les plus actifs/productifs ne sont pas forcement les plus cités.
Carte 4: Variable: nombre de followers. Les plus suivis ne sont pas forcement les plus cités.
Carte 5: Variable nombre de retweets émis. En présence de différentes « stratégies »
Carte 6: Variable betweeness centrality. Des positionnements réussis en termes de notoriété
Carte 7: Variable Url spread. Des usages promotionnels limités
Carte 8: Variable retweets vers journalistes. Tendance forte à l’endo-citation mais inégalement distribuée
Limites et perspectives
- Intérêt principal de cette démarche: avoir une vue d’ensemble,
  découvrir des problématiques invisibles à « l’oeil nu »
- Pas un Top 50 des « influenceurs »

Limites:
-une photographie à un instant t d’un champ mouvant

-une logistique lourde, beaucoup des problèmes techniques

-nécessité de compléter par des approches qualitatives: entretiens
avec des journalistes et analyse fine du conten

                          Pistes de recherche:
réseaux socionumériques lieux de socialisation des jeunes journalistes
           ? De redéfinition des normes professionnelles ?
     Intégration de l’«influence» sur ces réseaux dans le capital
                             journalistique ?
http://nikos.smyrnaios.free.fr/cantine.p
                  ptx

Twitter comme élément constitutif d’un journalisme ambiant

  • 1.
    Twitter comme élément constitutifd’un “journalisme ambiant” Nikos Smyrnaios Université de Toulouse Seminaire Web & Sciences sociales, 27 juin 2012
  • 2.
    Problématique Deux présupposés: 1. Des mutations à l’œuvre dans le journalisme (pratiques professionnelles, champ journalistique, environnement économique et technique) 2. Une utilisation croissante des réseaux socio-numériques (Twitter, Facebook, LinkedIn) par les journalistes, par les sources (institutions, ONG, militants, politiques, blogueurs etc.) et par le public Comment Twitter s’intègre dans les processus de production et de diffusion de l’actualité ? Quels en sont les enjeux socioéconomiques pour le journalisme ?
  • 3.
    Pourquoi Twitter ? -Des échanges en grande partie publiques et archivables - Des données accessibles via des APIs - Un outil de communication au croisement de la sphère publique et de la sphère privée - Une utilisation professionnelle complexe - Un outil stratégique pour les médias - Un service à usage massif : + de 200M d’utilisateurs dont 1% en France -Une surreprésentation des professions intellectuelles/ingénieurs du social
  • 4.
    Cadre théorique 1. Twittercomme « écosystème conversationnel » pas simplement canal de diffusion (boyd & al., 2010) 2. Contexte de communication instable (context collapse), visées communicationnelles & audiences potentielles s’entremêlent (Marwick & boyd, 2010) 3. «Awareness system » : real-time, networked digital technologies that offer diverse means to collect, communicate, share and display news in the periphery of a user’s awareness (Hermida, 2010a) 4. “Media life”: people living in their own personal pervasive & ubiquitous media space (Deuze, 2011)
  • 5.
    Cadre théorique 5. “Networkedproduction of news”: news emerges from networked actors who span different professional and organizational identities and contexts (Lotan et al., 2011) 6. Twitter as platform for collaborative verification, that privileges distributed over centralized expertise (Hermida, 2011) 7. “Ambient journalism”: networked, digital systems where news is ubiquitous in the form of unstructured and fragmented data, ingrained in the everyday media experiences of users & journalists (Hermida, 2010)
  • 6.
    Méthode Socio-économie des médias -Situer les interactions en ligne dans le cadre des processus socioéconomiques à l’œuvre - Entretiens semi-directifs, observations ethnographiques, enquêtes par questionnaire (synthèse) «Digital Methods» (Rogers, 2009) - Exploiter des volumes de données conséquents par le biais d’analyses algorithmiques - Considérer les traces «virtuelles» comme résultant des pratiques sociales «réelles» - Nouveaux médias, nouvelles méthodes (aussi)
  • 7.
    Les usages deTwitter Synthèse d’études par questionnaire + entretiens semi- directifs: 1. Perception and use of social media among journalists in the UK, 2011, n=667 2. Les journalistes et les médias sociaux dans l’UE, 2012, Commission européenne, n=135 3. Enquête sur les usages des réseaux sociaux par les journalistes français, 2012, Obsweb, n=600 4. Entretiens dans le cadre du projet IPRI (Internet, pluralisme et redondance de l’information) 5. Twitter et l’actualité (Pew, AT Internet, Médiamétrie, CSA)
  • 8.
    L’actualité sur Twitter Apportde trafic faible pour les sites d’info: En 2012 1% en moyenne aux USA (Nielsen), 0,5% en France (AT Internet), mais… -En France de 0,2 à 0,5% entre 02/2011 et 03/2012 -Trafic mesuré uniquement depuis Twitter.com et t.co -Apport proportionnellement variable selon le média: Lemonde.fr 0,5%, Owni.fr 2,3%, @si 4,2% en mars 2011 (Médiamétrie) -Twitter génère des visites longues (en moyenne plus de 20 minutes pour toutes les visites de plus d’une page comparable à l’accès direct)
  • 9.
    L’actualité sur Twitter Consultationde l’actualité via Twitter globalement faible mais… - c’est une « tâche de fond » (active, en continu et collective) qui touche les professions du symbolique, Comby, 2011 - s’intensifie aux moments d’actualité forte (15% des Français lors de la présidentielle, 1,4VU le 6 mai ) et touche des internautes très actifs politiquement, CSA - dépend davantage des médias et des journalistes par rapport à Facebook (famille & amis préponderants) et génère un sentiment « d’exclusivité » (Pew) - s’entremêle avec l’usage simultanée d’autres médias
  • 10.
    Twitter et lesjournalistes Clivage générationnel: surreprésentation des jeunes journalistes parmi les utilisateurs intensifs => davantage de crédit à l’information qu’ils y trouvent Clivage médiatique: surreprésentation des journalistes web et ceux des grandes organisations parmi les utilisateurs Clivage symbolique: forte présence des indépendants, précaires et acteurs à la marge/frontière du journalisme (entrepreneurs) Clivage vie privée/professionnelle: Facebook davantage utilisé lors des relations privées, Twitter professionnelles Tension entre expression personnelle et stratégie média
  • 11.
    Principales utilisations Recherche d’information:institutions, RP, autres médias, autres journalistes, international Recherche de sources: experts, témoins, « authenticité », accéder à des mondes sociaux sans ancrage Entretenir un réseau de collègues, faire fonctionner une «supra rédaction» (A. Antheaume), se socialiser Elargir son audience, se distinguer de son média d’origine (pe. dans la PQR Jeanne-Perrier, 2012) Cultiver sa notoriété (personal branding), faire la promotion de son travail, gagner des « contrats »
  • 12.
    Twitter vu commeun graphe - Echantillon intégral (Cha et al. 2010): nécessite une logistique massive + des permissions spéciales - Echantillon aléatoire pour obtenir la représentativité: impossibilité de faire une analyse fine (pe. un sujet) -Echantillon “thématique” par mots-clés: très utilisé mais limité à un sujet/conversation, risque d’échantillon partiel -Echantillon basé sur des « marqueurs » (géolocalisation, langue, logiciel utilisé): faible fiabilité -Echantillon « réticulaire » à partir des interaction pe. friend/follower, retweets (théories de graphes) -Echantillon manuel: approche qualitative
  • 13.
    Le projet IPRI Dansle cadre du projet IPRI (Internet, Pluralisme et Redondance de l’Information) quatre objectifs: 1. Echantillon basé sur des comptes utilisateur plutôt que des thématiques, pouvoir examiner une variété de sujets 2. Echantillon essentiellement français/francophone 3. Intéressé par l’actualité générale et politique 4. Echantillon suffisamment grand pour permettre d’avoir un aperçu des utilisations de Twitter en France. Données récupérées par la plateforme Tweetism(B. Rieder & R. Velt. Les visualisations ont été réalisées avec gephi
  • 14.
    Méthodologie - Point dedépart: 496 comptes séléctionnés manuellement (politiciens, journalistes, militants, blogueurs, chercheurs) -Totalité de leurs friends et followers =>326.532 comptes -Gardé seulement les comptes reliés à au moins 10 utilisateurs dans notre noyau de départ - Echantillon final de 24 351 comptes Twitter, collecte de tweets pendant deux mois : du 15/02 au 15/04 2011 -Requête mot clé «journaliste» dans la description + nettoyage et ajout manuel - Echantillon final : 1 816 comptes de journalistes auto-déclarés, dont 1 683 publics, 441 219 tweets sur 2 mois
  • 15.
    Résultats Sur l’échantillon global l’usage de Twitter suit les rythmes sociaux: travail, vie scolaire et familiale, actualité L’usage des hashtags suit des logiques sociales de proximité thématique
  • 16.
    Résultats L’écosystème informationnel de Twitter est composé de plateformes UGC et de médias Les sources les plus citées sont des sites PQN Sous-représentation des portails, gratuits, TV/radio Surreprésentation des pure-players, technos et sites étrangers
  • 17.
    Résultats L’agenda des médias dominants fait la Une de Twitter mais…. …la Longue traîne existe et elle est politique et technologique
  • 18.
    Les journalistes surTwitter vus comme un graphe comptes = nœuds, retweets et mentions = liens (arêtes) - Sur les 1 816 comptes de l'échantillon, 1 358 (74,8%) constituent un seul, grand composant connecté - Sur les 938 comptes d’utilisateurs intensifs (>50 tweets), 98% (920) connectés dans un composant très dense - Diamètre: 7, average path length: 2,7 (c'est le fameux "6 degrees of separation") Il s’agit d’une véritable communauté dont les connexions sont très denses
  • 19.
    Résultats Comparaison: journalistes / non journalistes Moyenne de tweets 262,16 264,26 % de tweets avec URL 40,67 % 48,44 % URL spread 0,475 0,389 Moyenne citations de 20,85 % 5,13 % journalistes émises Moyenne citations de 26,80 % 5,51 % journalistes reçues Moyenne retweets reçus 0,165 0,07 Journalistes aussi bavards, moins prompts à envoyer des liens, mais davantage cités notamment entre eux
  • 20.
    Carte 1: Vued’ensemble de la Twittosphère journalistique française. La taille et la couleur des nœuds est fonction de leur taux de citation. Les liens gris correspondant à au moins cinq interactions (retweets, mention, etc.) réciproques entre deux utilisateurs pendant la période d’observation de deux mois.
  • 21.
    Carte 2: Réseauxd’affinités à l’intérieur de la Twittosphère journalistique
  • 22.
    Carte 3: variable:nombre de tweets. Les plus actifs/productifs ne sont pas forcement les plus cités.
  • 23.
    Carte 4: Variable:nombre de followers. Les plus suivis ne sont pas forcement les plus cités.
  • 24.
    Carte 5: Variablenombre de retweets émis. En présence de différentes « stratégies »
  • 25.
    Carte 6: Variablebetweeness centrality. Des positionnements réussis en termes de notoriété
  • 26.
    Carte 7: VariableUrl spread. Des usages promotionnels limités
  • 27.
    Carte 8: Variableretweets vers journalistes. Tendance forte à l’endo-citation mais inégalement distribuée
  • 28.
    Limites et perspectives -Intérêt principal de cette démarche: avoir une vue d’ensemble, découvrir des problématiques invisibles à « l’oeil nu » - Pas un Top 50 des « influenceurs » Limites: -une photographie à un instant t d’un champ mouvant -une logistique lourde, beaucoup des problèmes techniques -nécessité de compléter par des approches qualitatives: entretiens avec des journalistes et analyse fine du conten Pistes de recherche: réseaux socionumériques lieux de socialisation des jeunes journalistes ? De redéfinition des normes professionnelles ? Intégration de l’«influence» sur ces réseaux dans le capital journalistique ?
  • 29.