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3Open,Free&FairpublishingÀ rebours du reste de l’Europe et des pays anglos-saxons, l’édition numérique en France seréduit ...
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5Open,Free&FairpublishingL’innovation réside dans la capacité à imaginer un nouveau mode de rémunération tout enrépondant ...
6Open,Free&FairpublishingJe travaille actuellement sur l’histoire d’une grande entreprise française dans le secteur pé-tro...
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Il s'agit d'une réponse personnelle rédigée dans le cadre d'un appel à projets lancé par Alter'incub (incubateur d'entreprises de l'économie sociale de la région Rhône-Alpes). Avec ce dossier, je concours depuis le 30 avril 2013 dans le but de trouver des soutiens et des crédits adaptés et j'aimerais aujourd'hui l'enrichir de vos avis, critiques, ajustements et remarques.

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  1. 1. Open, Free & FairpublishingJean-NoëlMoreira2,chemindesGuillettesLeConcise74200Thonon-les-BainsRCS43533212700024APE5811ZTél.33603275473jean-noel.moreira@laposte.netopenfreeandfair.org
  2. 2. 2Open,Free&FairpublishingJ’ai relevé cette citation car elle illustre parfaitement les débats sur l’édition à l’heure du numé-rique. Entre le «Digital Humanities Lab» de Frédéric Kaplan à l’EPFL, ses démonstrations surle futur de la lecture (Slideshare) et les appels d’une interprofession désorientée ou persuadéeque la technologie et la mondialisation ne peuvent que produire des tomates transgéniques etinsipides (Appel des 451), c’est peu dire que ces deux mondes ne parlent pas le même langage.L’incompréhension traduit autant la crainte d’une transformation radicale que l’absence d’unealternative possible. Pourtant, la situation en France apparaît très exotique au regard du restedes pays développés. Pour l’heure, l’édition numérique représente tout juste 2,1 % du CA deséditeurs (SNE), alors que le livre correspondait encore à 52 % des achats de biens culturels(Le Motif, GFK) en 2011. Les craintes, les résistances et les préventions prévalent dans l’inter-profession. L’inertie des comportements confortent le modèle en place et favorisent les intérêtsacquis. L’industrie du livre apparaît attentive mais peu pressée de goûter aux avancées techno-logiques et de revoir le partage actuel des rémunérations. Pour autant, la dématérialisation desinformations, l’accessibilité des publications, le renouvellement des formes et la généralisationde nouveaux modes de lecture ont apporté à chacun une liberté considérable dans l’accès àl’information et à la culture au point de pouvoir dénir aujourd’hui de nouveaux modes decréation, de diffusion, d’appropriation.Mon ambition consiste donc à proposer un ensemble complet de services d’édition, destinés dansun premier temps aux auteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche et de structurercette activité en fonction de trois principes : «Open, Free and Fair». Mon expérience réunit denombreuses références dans le domaine de l’édition académique, plusieurs années de conseilsen communication pour des institutions d’enseignement supérieur et de recherche et une for-mation intiale en économie sociale. Je vous soumets ce projet car je pense qu’aujourd’hui, il ades chances d’aboutir en raison d’une conjonction d’éléments et de circonstances favorables.La première est bien la demande insistante et claire des chercheurs et de leurs tutelles pourl’accessibilité des connaissances. La deuxième tient à l’implication de plus en plus active desauteurs dans l’achèvement de leur publication mais également dans l’ensemble du processuséditorial. La troisième repose sur un ensemble d’outils libres ou non mais ables pour traiter despublications structurées (Lodel). La quatrième tient à un réseau public susceptible d’assurer laconservation et la diffusion ouverte de ces publications (Archives ouvertes, Openedition…). Ladernière tient à l’intérêt évident du chercheur à pouvoir consulter, conserver, traiter, croiser,citer, échanger des contenus non verrouillés et non marchands. Ces conditions peuvent favoriserla recherche d’un nouveau modèle économique autour du livre académique au format numéri-que, nancé par des crédits publics, avec l’avantage de s’alléger des coûts liés à la fabrication,à la diffusion, à la commercialisation soit environ jusqu’à 75% du prix de vente d’un livre, sil’on ajoute encore les droits d’auteurs. Or, aujourd’hui les subventions directes et indirectes,les aides, les souscriptions, les achats en volume ou les pré-achats couvrent très largement lerisque de l’éditeur dans ce secteur et nancent déjà la réalisation du livre. De plus, le travailpréparatoire est largement assumé par les auteurs ou leurs pairs. Le «manuscrit» est déjà nu-mérique, relu, formaté, validé et corrigé. Les gains induits peuvent même servir à enrichir lescontenus, à valoriser non plus un catalogue mais une problématique et un centre de rechercheau-delà de son réseau spécialisé.“Les limites de mon langage signient les limites de mon propre monde.”Ludwig WittgensteinSYNTHÈSE
  3. 3. 3Open,Free&FairpublishingÀ rebours du reste de l’Europe et des pays anglos-saxons, l’édition numérique en France seréduit aujourd’hui à quelques initiatives éparses et militantes. Son poids dans l’économie dulivre aussi bien en volume qu’en valeur est marginal (2,1 % du CA des éditeurs en 2011, SNE).Les créations de livres numériques originaux sont réservées à quelques institutions presti-gieuses qui peuvent s’abstraire de considérations de rentabilité (cf. L’application Monet pourIPAD : résultats nanciers et campagne de promotion, in Digital thèse, mars 2011) et investirces nouveaux médias. Si les éditeurs ont très rapidement mis en ligne les versions pdf de leurséditions traditionnelles, les prix afchés autant que la facilité du procédé n’ont pas incitéles lecteurs à modier leurs achats (84% des usagers jugent les prix trop élevés, Le Motif +Sciences Po Médialab, Pratiques de lecture et d’achat de livres numériques, février 2013). Pourautant, les lecteurs se sont convertis progressivement à d’autres modes de lecture et plébisci-tent l’accessibilité et la dématérialisation des contenus (ibid.). Dans le monde de l’édition, lessentiments par rapport à cette révolution digitale sont rapidement excessifs, peu documentéset expriment le plus souvent une crainte viscérale pour un avenir incertain qui renforceraitinéluctablement la domination et l’emprise des industriels et des plates-formes d’échangesmondialisées (Appstore, Googlebook, Amazon). En France, l’étatisation du marché du livre etla multiplicité des politiques publiques de soutien à l’édition renforcent encore les réticencesau changement, conforté en cela par le Syndicat national de l’édition qui a largement réussi àimposer sa manière de voir (Relire, Accord auteurs/éditeurs). Les éditeurs n’ont pour l’heureaucun intérêt à voir leurs positions compromises et le partage des prots changé tant il est lerésultat d’un effort important depuis 30 ans pour absorber de nombreuses évolutions, tech-nologiques y compris, et conserver leurs prérogatives. Pour autant, l’industrie du livre aura àfaire face à la modernité et les aides publiques à accroître sa compétitivité au lieu de renforcerson isolement et de cloisonner davantage ses pratiques en surestimant ses incapacités. Leprojet de loi d’orientation pour l’enseignement supérieur et la recherche (Dossier de presse,avril 2013) donne quelques orientations cohérentes avec ce projet – cf. mesures 7 et 14 : faireentrer l’Université dans l’ère du numérique […] ; inscrire dans la loi le transfert comme une desmissions de service public de l’enseignement supérieur et de la recherche […].CONTEXTEDESCRIPTIFDans un contexte attentiste, face à des stratégies orientées selon les variations des politiquespubliques, je propose un modèle économique radicalement différent, qui repose entièrementsur les attentes du marché visé (open-access, gratuité, liberté, neutralité du web, pérennité), quireprend les souhaits des auteurs (subordination des droits limités ou droits entiers, transparenceet rémunération équitable), et qui donne un rôle élargi aux bibliothèques et au consortium pu-blic (achats, diffusion, conservation) dans le but de favoriser une diffusion large, cohérente etmaîtrisée des contenus. Concrètement, il s’agit de proposer un ensemble de services d’édition,qui associent à la fois toutes les étapes d’une publication classique (lecture critique, corrections,validation éditoriale…), et tous les avantages de l’édition numérique (dématérialisation, désin-termédiation, implication du lecteur) tout en conservant différentes possibilités de diffusion,de conservation et d’impression. J’adopte les recommandations de la Bibliothèque scientiquenumérique (Charte des bonnes pratiques de l’édition scientique numérique, avril 2013), commeles principes de l’open-access (openaccess.inist.fr) qui m’a inspiré pour orienter l’ensemble decette activité. La rupture consiste dans l’absence d’appropriation ou d’embargo sur les droitsd’auteur. Ces orientations préalables peuvent contribuer à convaincre une clientèle consti-tuée d’éditeurs publics, de centres de recherche et d’auteurs issus du monde universitaire etscientique. Elles peuvent également attirer des auteurs à la recherche d’une rémunérationnon accessoire.
  4. 4. 4Open,Free&FairpublishingDe plus, en xant une grille de tarifs précise, en détaillant rigoureusement un ensemble deprestations, en les évaluant et en rendant compte de leur réalisation, je pourrai apporter desgaranties complémentaires à mes commanditaires. Mon souhait est d’imaginer un nouveaumode de collaboration, où la transparence, la preuve et la rigueur permettent un travail efcacesur la base de principes communs. Au-delà, je suis convaincu de la nécessité d’imposer uneéthique à travers un nouveau contrat d’édition, pour rompre avec le modèle en place et orienterdurablement les publications à venir. Il s’agit d’organiser une structure éditoriale, autonome,capable de prendre en charge efcacement l’ensemble du processus éditorial, jusqu’à la pro-motion des contenus et de réunir toutes les compétences nécessaires à ces différentes étapes.Les changements qui s’opérent grâce à la digitalisation des contenus nécessitent de maîtriser àla fois les règles et les usages de l’édition classique mais également les possibilités et les limitesinhérentes à l’édition numérique. Les préventions sur la qualité, la légitimité ou la valeur ajoutéedes processus comme des structures peuvent constituer des blocages importants.La Déclaration de Berlin sur le libre accès à la connaissance en sciences exactes, en sciencesde la vie, en sciences humaines et sociales (publiée le 12 juillet 2004) constitue une référenceinitiale susceptible de guider ce travail. Le modèle traditionnel de diffusion des connaissanceset d’appropriation est aujourd’hui largement critiqué et remis en question (À qui appartientle savoir? Le Monde, Science et techno, samedi 2 mars 2013) et le contrat d’édition classiqueapparaît comme une appropriation indue des résultats de la recherche. Les solutions esquis-sées par les éditeurs (embargo à durée limitée, vente à la coupe) sont très loin de satisfaireles attentes de la communauté scientique et a fortiori de suivre la recommandation de laCommission européenne (du 17 juillet 2012) d’aboutir à 100% d’accessibilité aux résultats dela recherche nancée sur des fonds publics, dans les meilleurs délais et dans la perspective duprogramme Horizon 2020. De plus, les possibilités induites et conjointes du numérique et del’open-access ouvrent des perspectives très larges pour les chercheurs, tout en apportant desgains de productivité évidents. Sur ce dernier point, les éditeurs sont muets ou très discretstant l’avenir est incertain.PERSPECTIVESÀ la faveur d’éléments convergents, d’outils libres et ouverts et de nouveaux modes de lectureliés à la culture du web, la nalité de ce projet est bien d’inventer un nouveau process éditorial.Le but étant d’aboutir par une réelle transparence de la valeur ajoutée à un transfert de légiti-mité, à un enrichissement fonctionnel des contenus et à des services appropriés à de nouveauxusages. Si l’édition numérique tarde à émerger en France, le recours à internet en matière dediffusion des connaissances s’est déjà largement imposé comme une évidence, tant l’accessibilitécorrespond à la culture des usagers, tant les auteurs ne sont pas motivés par une rémunérationsous forme de droits d’auteur et tant la nalité de leur production ne peut s’accommoder deconditions restrictives ou limitatives.Les avantages de l’édition numérique et les modications de l’économie du livre peuvent aboutirà un bouleversement considérable du paysage français et permettre l’émergence d’une nou-velle vision du droit d’auteur, d’un nouveau mode de diffusion des connaissances et diminuerconsidérablement l’inertie, les charges et les délais des fabrications traditionnelles.Dans cette optique et pour peu que le domaine public (universitaires, bibiothèques, lecteurs…)réussise à faire valoir davantage ses intérêts et la défense de l’intérêt général, on peut parierque de nouvelles formes de partage des connaissances puissent voir le jour et permettre dedéplacer les frontières.Convaincu que la révolution numérique de l’édition permettra de modier durablement notrerapport à la connaissance, je choisis de m’engager dans la réalisation de nouveaux modes departage des œuvres, de participer à l’émergence d’un domaine public garant de nos libertés etde nos intérêts collectifs.
  5. 5. 5Open,Free&FairpublishingL’innovation réside dans la capacité à imaginer un nouveau mode de rémunération tout enrépondant sans réserve à la demande des institutions publiques. Cela implique une visioncritique de l’économie du livre, une transparence réelle sur les étapes du processus éditorialcomme sur les contributions nancières et d’intégrer les gains et les coûts inhérents à cettetransformation. L’innovation réside également dans le contrat d’édition, en utilisant en partieles licences «creatives commons» et les recommandations du domaine public. Les réalisationscommercialisées donneront lieu à un partage équitable (50/50), transparent et détaillé entrel’auteur et l’éditeur, en veillant à limiter dans la durée les obligations des contractants et à nepas restreindre la liberté des lecteurs par des moyens de contrôle. Dans ce sens, il s’agit biend’une innovation sociale où les bénéces d’un changement technologique protent aux dif-férents acteurs en fonction de la valeur «réelle» de l’échange et non de la capacité inégale àmobiliser des capitaux. Ce projet est donc un pari, qui repose sur le renversement progressifdu modèle en place, qui implique un engagement et une résistance active des auteurs commedes institutions publiques, qui suppose encore de promouvoir des idées (domaine public etcoopération) et des représentations qui peuvent avoir un impact considérable sur l’accessibilitéet le partage des connaissances dans la francophonie et également dans les pays du tiers-monde.La recherche publique a les moyens de tirer les conclusions du fonctionnement actuel du sys-tème, d’imposer sa volonté et d’instaurer un nouveau mode d’intermédiation à son avantage.Au-delà de l’économie, l’accessibilité ouvre de nouveaux horizons aux chercheurs, facilite letravail d’équipe, accroît la visibilité et permet de gagner un temps estimable. De plus, l’éditionnumérique permet un lien direct entre l’auteur et le lecteur, introduit des possibilités inéditesd’enrichissement des contenus et ouvre un nouvel horizon pour tous les acteurs. Le milieu uni-versitaire est sans conteste ouvert à l’expérimentation, capable d’une approche critique de sespratiques et très impliqué dans l’édition qui est pour lui, un élément déterminant d’évaluationet de progression. Une offre privée avec un fonctionnement coopérativiste ou associatif clair ettransparent peut apporter une alternative pertinente par rapport à l’intégration de ce domaineau sein des structures de recherche ou encore produire des transferts de compétences et devaleurs inhabituels entre des structures privées et publiques non concurrentes.INNOVATIONPARTENARIATSÀ ce stade, j’ai référencé quelques personnalités impliquées dans la prospective et l’économiedu livre, l’open-access, les questions de droit liées au domaine public ou aux droits d’auteur, desstructures éditoriales purement numériques (Cleo, Frontiers, Bookapp), des acteurs publicsde référence (Consortium Couperin, Bibliothèque scientique numérique). Ce projet reposeégalement sur un réseau d’auteurs de l’enseignement supérieur et sur la connaissance desdifférents intervenants dans la chaîne éditoriale. Enn, j’ai conservé le soutien de nombreuxprofessionnels indépendants, d’auteurs, de directeurs de recherche et d’une manufacture privée,certains intéressés par une expérience originale, une prise de risque importante et l’avantaged’un positionnement distinctif sur le marché.http://www.linkedin.com/pub/jean-noël-moreira/52/a45/5a3ANNEXE
  6. 6. 6Open,Free&FairpublishingJe travaille actuellement sur l’histoire d’une grande entreprise française dans le secteur pé-trolier qui aboutira à une édition originale et luxueuse, sous la forme d’un coffret réunissantun album photo et une monographie largement illustrée. Passionné par l’histoire, j’ai eu lachance de réaliser plusieurs beaux livres pour des institutions privées ou publiques, de m’in-vestir conjointement dans la valorisation du patrimoine et dans l’édition universitaire. Après12 ans d’expérience à l’Université Stendhal, j’ai débuté un travail indépendant qui s’est partagéentre l’édition de documents scientiques complexes (ouvrages, actes, thèses) et d’outils decommunication publique. Cette activité libérale m’a amené à travailler pour des clients variés(enseignants, chercheurs, conservateurs, banquiers, dirigeants du secteur public, éditeurs,élus…) et m’a permis d’apporter un regard critique et engagé sur leurs différentes demandes.Par ailleurs, j’ai eu l’occasion de rassembler dans une association typographique (A3) différentsprofessionnels autour de projets artistiques (60x80), destinés à réaliser des représentationsgraphiques originales diffusées gratuitement. Je débute une initiative similaire ce mois-ci, avecla réédition d’une œuvre du domaine public : Dictionnaire de l’argot des typographes d’EugèneBoutmy (1883) avec le concours de plusieurs intervenants et dans le but de produire un objettrès différent de ce qu’il pourrait être dans les conditions habituelles du marché.En raison de ce parcours singulier qui m’a permis de faire – en même temps – de l’éditionuniversitaire, de la valorisation de la recherche, de la communication publique pour descommanditaires distincts, je cherche aujourd’hui à utiliser ces différentes expériences pourconstruire un projet d’entreprise innovant et viable, qui implique des compétences multipleset un regard plus large pour intégrer ce nouveau monde. Très opportunément, la recherchepublique a besoin de publier et de diffuser ses résultatscomme de juger de ses propres recom-mandations. Elle peut favoriser des entreprises soucieuses de l’intérêt généralet influencercette transition technologique.Aujourd’hui, j’ai envie de m’investir dans l’édition numérique parce que la technologie offredes possibilités inexploitées par le marché, que l’économie sociale peut porter ce projet sansrestreindre son ambition, qu’il est urgent d’œuvrer au renforcement du domaine public faceaux prétentions des intérêts privés.Enn, je crois que les changements en cours exigent bien plus qu’un simple ajustement techniqueet que c’est une opportunité exceptionnelle pour repenser l’édition dans sa globalité et tenterd’innover. J’ai eu la chance de découvrir des sujets et des auteurs captivants, j’ai pu mener àbien des projets ambitieux et réunir des personnalités très différentes grâce à un enthousiasmecertain et à la volonté de faire les choses autrement. C’est cette idée qui m’avait incité en 1988 àchoisir la toute nouvelle section «économie et politique sociale» dirigée par Danièle Demoustierà l’IEP de Grenoble et qui me conduit aujourd’hui à vous soumettre mon projet.PRÉSENTATION

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