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5.23. La Butte à Montguyon
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6. Bilan des menaces et des...
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Par ailleurs, un assèchemen...
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Suivi 2015 des mares créées et restaurées – Région Poitou-charentes

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L’ensemble des mares créées ou restaurées (mares de compensation, de substitution et d’attractivité) dans le cadre du projet ont fait l’objet d’un suivi. Les sujets flore, amphibiens, odonates et milieux naturels pour chacun des sites concernés ont été étudiés.

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Suivi 2015 des mares créées et restaurées – Région Poitou-charentes

  1. 1. 14 rue Jean Moulin 86240 Fontaine-le-Comte 05 49 88 99 23 pc.nature@laposte.net LGV SEA TOURS-BORDEAUX Suivi 2015 des mares créées et restaurées en Poitou-Charentes Mares de compensation, de substitution et d’attractivité
  2. 2. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 1 Suivi 2015 des mares créées et restaurées en Poitou-Charentes Mares de compensation, de substitution et d’attractivité Type de rapport : Compte-rendu 2015 Associations intervenantes Experts intervenants Vienne Nature Deux-Sèvres Nature Environnement Charente Nature Nature Environnement 17 Nicolas TRANCHANT, Miguel GAILLEDRAT, David OLLIVIER, Samuel DUCEPT, Guenièvre DICEV, Lucie TEXIER Florian DORE, Stéphane BARBIER Laurent PRECIGOUT, Tiphanie HERCE Olivier ROQUES, Nais AUBOUIN Coordinateurs PCN Version du document Ludivine DELAMARE Clémentine DENTZ V1 Destinataires Date d’envoi Delphine QUINTARD (LISEA) Thierry CHARLEMAGNE (LISEA) 25/01/2016
  3. 3. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 2 Poitou-Charentes Nature Sommaire Sommaire ................................................................................................................... 2 1. Introduction ....................................................................................................... 4 2. Méthodologie...................................................................................................... 5 2.1. Codification des mares .................................................................................................... 5 2.2. Repérage des mares........................................................................................................ 5 2.3. Description de l’environnement de la mare ........................................................................ 5 2.4. Description morphologique .............................................................................................. 5 2.4.1. Plan général de la mare ....................................................................................... 5 2.4.2. Profil en long de la mare...................................................................................... 6 2.5. Observatoire photographique ........................................................................................... 7 2.6. Suivi de la flore et des habitats naturels............................................................................ 7 2.7. Suivi des populations d’amphibiens................................................................................... 7 2.8. Suivi des populations d’odonates ...................................................................................... 8 2.9. Autres observations......................................................................................................... 8 2.10. Indicateurs de suivi...................................................................................................... 9 2.11. Analyse statistique ..................................................................................................... 10 3. Nombre de mares et secteurs suivis ................................................................. 11 4. Présentation et analyse des résultats à l’échelle de la région ........................... 12 4.1. Amphibiens .................................................................................................................. 12 4.1.1. Analyse qualitative ............................................................................................ 12 4.1.2. Analyse quantitative .......................................................................................... 13 4.2. Odonates ..................................................................................................................... 18 4.2.1. Analyse qualitative ............................................................................................ 18 4.2.2. Analyse quantitative .......................................................................................... 20 4.3. Flore et Herbiers ........................................................................................................... 25 5. Présentation et analyse des résultats secteur par secteur (Du Nord au Sud du tracé) ....................................................................................................................... 26 5.1. Le Vigneau à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers ................................................................. 26
  4. 4. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 3 5.2. La Grotte à Colombiers .................................................................................................. 28 5.3. La Gênetière à Colombiers ............................................................................................. 30 5.4. Le Clos Achard à Marigny-Brizay..................................................................................... 32 5.5. Queue de Renard à Vouneuil-Sous-Biard ......................................................................... 34 5.6. La Petite Foy à Fontaine-le-Comte .................................................................................. 36 5.7. Les Barberies à Fontaine-le-Comte ................................................................................. 38 5.8. La Tillole à Coulombiers / Fontaine-le-Comte................................................................... 40 5.9. Forêt de Saint-Sauvant à Celle-L’Evescault ...................................................................... 43 5.10. Forêt de Saint-Sauvant à Payré ................................................................................... 45 5.11. Forêt de Saint-Sauvant à Rom..................................................................................... 47 5.12. Bocage de Chaunay.................................................................................................... 50 5.13. Plaine et marais de Sainte-Soline................................................................................. 53 5.14. Bocage de Plibou ....................................................................................................... 55 5.15. Prairies de Luxé à Luxé............................................................................................... 57 5.16. Viaduc de Claix .......................................................................................................... 59 5.17. Le Maine Debaud à Blanzac-Porcheresse...................................................................... 61 5.18. Chez Rochefort à Cressac-Saint-Genis.......................................................................... 63 5.19. Longeville à Deviat..................................................................................................... 65 5.20. Le Point du jour à Poullignac....................................................................................... 67 5.21. Chez Boucherie à Passirac .......................................................................................... 69 5.22. Les Quatre puits à Neuvicq ......................................................................................... 71 5.23. La Butte à Montguyon ................................................................................................ 73 6. Bilan des menaces et des préconisations .......................................................... 75 7. Suivi 2016: objectifs et échantillonnage ........................................................... 77 Bibliographie ............................................................................................................ 78
  5. 5. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 4 Poitou-Charentes Nature Suivi 2015 des mares créées et restaurées en Poitou-Charentes Mares de compensation, de substitution et d’attractivité 1. Introduction Dans le cadre de la construction de la LGV SEA Tours-Bordeaux, et en application des arrêtés ministériels et inter-préfectoraux des 24 février et 21 décembre 2012, portant dérogation à l’interdiction de destruction d’espèces et d’habitats d’espèces animales protégées et de destruction d’espèces végétales protégées, le maître d’ouvrage est tenu d’assurer le suivi de mesures environnementales mises en œuvre, ainsi que le suivi des populations et des habitats d’espèces protégées impactées. Le suivi des mares de substitution, d’attractivité et de compensation s’inscrit dans ce contexte règlementaire. Il vise d’une part à évaluer l’efficacité des créations de mares pour les poppulations d’amphibiens et d’odonates et d’autre part, à évaluer leur fonctionnalité via un suivi de la colonisation de la faune et de la flore et à proposer des actions d'ajustement en cas de dysfonctionnement. Afin de répondre à ces objectifs, un protocole d’inventaire des populations d’amphibiens, d’odonates et des herbiers aquatiques est mis en œuvre. Ce protocole a été élaboré par un groupe de travail interrégional composé d’experts des 6 départements impactés par la ligne SEA. En 2015, 71 mares ont été suivies en Poitou-Charentes, dont 43 pour la deuxième année consécutive. Le présent document décrit dans un premier temps la méthodologie mise en oeuvre pour les inventaires de terrain et le traitement des données. Dans un second temps, une présentation des données à l’échelle de la région est réalisée, avec une description qualitative et quantitative des résultats1 . Les résultats sont ensuite présentés et commentés par secteur géographique de création de mares. La dernière partie du document propose une synthèse des dysfonctionnements et menaces constatés et des préconisations de restauration et de gestion. Pour chaque mare suivie, une fiche descriptive présente de manière synthétique, l’ensemble des données collectées. L’ensemble des fiches mares sont compilées dans un document joint au rapport:‘ Compilation fiches - Suivi des mares 2015’. 1 Les données collectées au cours des suivis 2014 et 2015 permettent la réalisation d’analyses statistiques préliminaires (modélisation de la richesse spécifique observée en amphibiens et libellules en lien avec les variables de surface des mares et de surfaces et recouvrements des herbiers aquatiques). Ces modélisations pourront être approfondies lors du bilan des 3 années successives de suivi des mares. Par ailleurs, les facteurs déterminants la présence des espèces communes d’amphibiens sont recherchés. Une analyse complète pour chaque espèce pourra être menée lors du bilan des 3 années successives de suivi des mares.
  6. 6. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 5 2. Méthodologie 2.1. Codification des mares Un code est affecté à chaque mare suivie : Exemple : 86/Marçay/M1 pour la mare n°1 située sur la commune de Marçay dans le département de la Vienne. 2.2. Repérage des mares Lors de la première année de suivi, un repérage des mares de jour est effectué au cours du mois de janvier. Ce passage permet de vérifier les accès et de vérifier la présence de la Grenouille rousse qui débute sa reproduction à cette période pour ce secteur géographique. 2.3. Description de l’environnement de la mare De manière à connaître et suivre l’évolution de l’environnement proche de la mare, une description des entités paysagères situées dans un rayon de 150 m autour de la mare est réalisée. Cette description a lieu lors de l’inventaire floristique en juin et est mise à jour chaque année. Ce descriptif est complété à partir des orthophotoplans et retranscrit sous SIG. 2.4. Description morphologique 2.4.1. Plan général de la mare Lors de la première année de suivi, un plan précis de la mare est réalisé, ce qui permet de : - connaitre précisément sa surface ; - définir son contour (forme) ; - pouvoir localiser les herbiers aquatiques (habitats naturels). La méthode utilisée permet de connaître précisément les dimensions de la mare et d’en dessiner le contour. Deux points fixes A et B sont sélectionnés et localisés par GPS à partir desquels une triangulation est effectuée sur des points localisés au bord de la mare (cf. figure 1 et 2). La distance entre les points A et B est également mesurée. département/commune/M N° de la mare
  7. 7. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 6 Poitou-Charentes Nature Figure 1: Mesure des dimensions de la mare. (D’après BORREMANS Y. et al, 1997) Figure 2: Dessin du contour de la mare. (D’après BORREMANS Y. et al, 1997) Plus la mare est sinueuse et plus les mesures sont nombreuses. Le plan de la mare est ensuite reporté sous SIG. Les contours de la mare peuvent également être dessinés à partir de relevés GPS si le matériel à disposition de l’expert intervenant est suffisamment précis. 2.4.2. Profil en long de la mare Un profil en long est également réalisé sur le transect le plus caractéristique (le plus long possible et coupant des profils différents de végétation). Le profil en long permet : - d’expliquer la répartition de la végétation ; - de vérifier et mesurer les zones profondes de la mare. La hauteur d’eau ‘plein bord’ et la hauteur d’eau le jour du relevé sont notées le long du transect ainsi que la distance depuis le bord. Ces mesures seront réalisées à l’aide d’une canne à pêche munie d’un mètre ruban plombé.
  8. 8. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 7 2.5. Observatoire photographique Chaque année une photographie de la mare est réalisée lors de l’inventaire floristique à partir d’un point fixe. Le point de vue est localisé sur le plan de la mare. Cela permet un suivi visuel de l’évolution de la mare. 2.6. Suivi de la flore et des habitats naturels Ce suivi floristique permet de : - Suivre l’évolution de la colonisation floristique (diversité spécifique) ; - Suivre l’évolution des habitats naturels (herbiers aquatiques et végétation des berges). Les espèces floristiques sont notées et les habitats et herbiers aquatiques sont localisés sur le plan de la mare. Les relevés sont effectués chaque année lors d’un passage au cours du mois de juin. La première année de suivi, l’inventaire floristique et la description morphologique de la mare sont réalisées le même jour. 2.7. Suivi des populations d’amphibiens L’objectif est de suivre l’évolution de la diversité spécifique dans les mares créées ou restaurées. Les visites sont réalisées sans pluie, avec un vent faible et à une température supérieure à 10°C. Les prospections commencent 20 min après le coucher du soleil. La méthode est basée sur une recherche nocturne des amphibiens et l’écoute des chants pour les anoures lors de 3 passages (en février, mars et avril/mai). Lors de chaque passage : - Point d’écoute de 5 minutes au bord de la mare (noter heure début) en arrivant sur le site (lampe éteinte) ; - Comptage visuel exhaustif à l’aide d’une lampe des individus en parcourant la totalité de la berge (20 minutes). Un deuxième tour de la mare pourra être effectué rapidement. Dans ce cas seuls seront notés les observations et nombres d’espèces non observés lors du premier passage. Une pêche (facultative) à l’épuisette peut être recommandée pour la capture des larves et têtards repérés à vue, permettant leur détermination spécifique. Il s’agit de captures opportunistes qui amèneront une information sur l’identification d’espèces (ex : Triton de Blasius). Les individus capturés sont relâchés sur place après détermination. Les captures nécessitent d’avoir une autorisation préfectorale (tous les amphibiens sont protégés). Pour le matériel utilisé pour la capture on appliquera le protocole d’hygiène pour limiter la dissémination de la Chytridiomycose lors d’interventions sur le terrain préconisé par la Société Herpétologique de France (Dejean et al., 2010).
  9. 9. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 8 Poitou-Charentes Nature Lors de chaque passage, sont notés : - Le nombre de mâles chanteurs (anoures) ; - Le nombre d’individus de chaque espèce (avec distinction des mâles et des femelles pour les urodèles) ; - Le nombre de pontes pour les grenouilles brunes ; - La présence de ponte pour chaque espèce autre que les grenouilles brunes ; - Le nombre de larves pour la salamandre tachetée ; - La présence de larves pour chaque espèce. Hormis pour la Salamandre tachetée, les larves ne sont pas comptabilisées. Seule leur présence/absence est notée. En fonction de la phénologie de certaines espèces, le calendrier peut être légèrement modifié. Par exemple, en Poitou-Charentes, la Grenouille rousse se reproduit en janvier. Sur les secteurs ayant une problématique Grenouille rousse, le premier passage initialement prévu en février sera avancé à janvier (sauf en année 1 où l’on profite du passage de repérage pour vérifier la présence de l’espèce). 2.8. Suivi des populations d’odonates L’objectif est de suivre l’évolution de la diversité spécifique dans les mares créées. La méthode utilisée est celle de la recherche et identification des imagos et récolte et identification des exuvies lors de 3 passages : un en juin, un en juillet et le dernier en août. Les visites sont réalisées lors de conditions climatiques favorables à l’observation des odonates (journées ensoleillées). Pendant 30min, les individus imagos sont recherchés le long de la berge. Pour chaque espèce identifiée, la classe d’effectif est renseignée ainsi que les comportements observés (ponte, accouplement, maturation, etc.). En parallèle, les exuvies sont recherchées et récoltées sur la moitié du linéaire de la berge de la mare. Elles sont ensuite déterminées en salle. 2.9. Autres observations Lors des différents passages pour les inventaires faune, l’observateur relève d’autres paramètres permettant d’apporter des informations sur la fonctionnalité de la mare, notamment : − l’assèchement de la mare (date à laquelle il est constaté) ; − la présence de Ragondin ; − la présence de Rat musqué ; − la présence d’Ecrevisses ; − la présence de poissons ; − le développement de végétation exotique envahissante ; − la turbidité.
  10. 10. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 9 2.10. Indicateurs de suivi Les différentes variables étudiées dans le cadre de ce suivi permettent la production d’indicateurs (cf. Tableau 1) qui seront étudiés chaque année, pour chaque mare et dont les évolutions pourront être analysées et interprétées. Tableau 1: Liste des indicateurs par variable étudiée Variable étudiée Indicateur Définition Symbole Fermeture du milieu % d’ombre projetée % d’ombre (‘vue du dessus’) de la végétation sur la mare % ombre Développement de la végétation aquatique % de recouvrement des herbiers Surfaces des herbiers par rapport à la surface totale de la mare % Rec Amphibiens Richesse spécifique Nombre d’espèces identifié par mare S Amph Odonates Richesse spécifique et nombre d’espèces reproductrices Nombre d’espèces identifié par mare (x) et nombre d’espèces se reproduisant dans la mare (y) S Odo Valeurs : x (y)
  11. 11. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 10 Poitou-Charentes Nature 2.11. Analyse statistique Des analyses statistiques (modélisations) sont réalisées afin : - d’étudier l’influence de la surface des mares et des recouvrements en herbiers sur les richesses spécifiques (nombre d’espèces) en amphibiens et odonates ; - de rechercher les facteurs déterminants la colonisation (présence) des espèces les plus communes des mares suivies. Ces analyses sont réalisées à l’aide du programme R 3.1.2. (© The R Foundation for Statistical Computing, 2014). Etude des variables influencant les richesses spécifiques : Les modélisations des richesses spécifiques en amphibiens et en odonates sont réalisées à l’aide de régressions linéaires multiples. Une régression multiple consiste à expliquer et/ou prédire une variable qualitative Y (richesse spécifique observée en amphibiens ou odonates dans notre cas) par différentes variables explicatives X (dans notre cas, surface des mares et surfaces et recouvrement des herbiers aquatiques). La fonction « lm » (linear model) est utilisée. Etude des variables déterminant la présence des espèces communes : La modélisation de la présence d’espèce est réalisée à l’aide de régressions logistiques. La régression logistique a pour objectif d’expliquer et de prédire les valeurs d’une variable qualitative Y (présence ou absence d’observations de Triton marbré par exemple) à partir de variables explicatives X = (X1,…, Xp) qualitatives ou quantitatives. Différents modèles peuvent être sélectionnés à l’aide des variables explicatives, via la fonction ‘step’. Il s’agit d’une procédure pas à pas, basée sur la minimisation du critère AIC (Akaike Information Criterion). Cette procédure de sélection est une procédure descendante: à chaque étape, la variable dont le retrait du modèle conduit à la plus grande diminution du critère AIC est enlevée. Le processus s’arrête lorsque toutes les variables sont retirées ou lorsque le retrait d’aucune variable ne permet de diminuer le critère. Des modèles ont donc été réalisés avec la fonction prenant chacune des variables explicatives significatives sélectionnées via la fonction ‘step’.
  12. 12. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 11 3. Nombre de mares et secteurs suivis 43 mares ont été suivies en Poitou-Charentes en 2014 et 71 en 2015 réparties comme suit : 39 en Vienne, 21 en Deux-Sèvres, 9 en Charente et 2 en Charente-Maritime. Le tableau ci-dessous détaille le nombre de mares suivies par département et par secteur géographique en 2014 et 2015. Tableau 2: Liste des sites suivis en 2014 et en 2015, classés par secteur, du nord au sud du tracé Dép Commune Lieu-dit Nombre de mares suivies en 2014 Nombre de mares nouvelles suivies en 2015 Total suivi en 2015 86 Saint-Gervais-Les-Trois- Clochers Le Vigneau 3 / 3 86 Colombiers La Genetière 1 1 2 86 Colombiers La Grotte / 1 1 86 Marigny-Brizay Le Clos Achard 3 2 5 86 Vouneuil-sous-Biard Queue de Renard / 4 4 86 Fontaine Le Comte La Petite Foy / 4 4 86 Fontaine Le Comte Les Barberies 2 3 5 86 Coulombiers - Fontaine Le Comte La Tillole / 4 4 86 Celle l’Evescault Forêt de Saint-Sauvant 2 / 2 86 Payré Forêt de Saint-Sauvant 2 / 2 79 Rom Forêt de Saint-Sauvant 12 / 12 86 Chaunay Bocage de Chaunay 7 / 7 79 Sainte-Soline Plaine et marais de Sainte-Soline 4 / 4 79 Plibou Bocage de Pliboux 2 3 5 16 Luxé Prairies de Luxé 1 / 1 16 Claix Vallée du Claix 1 1 2 16 Blanzac-Porcheresse Maine Debaud 1 / 1 16 Cressac-Saint-Genis Chez Rochefort / 1 1 16 Deviat Longeville / 1 1 16 Poullignac Le Point du jour / 1 1 16 Sainte-Souline/Passirac Les Régans - Chez Boucherie / 2 2 17 Neuvicq Les Quatre Puits 1 / 1 17 Montguyon La Butte / 1 1 TOTAL 43 28 71
  13. 13. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 12 Poitou-Charentes Nature 4. Présentation et analyse des résultats à l’échelle de la région 4.1. Amphibiens 4.1.1. Analyse qualitative En 2015, 16 espèces d’amphibiens ont été contactées au cours des 3 passages et sur l’ensemble des mares soit un taxon de plus qu’un 2014. Le Crapaud calamite s’ajoute à la liste. Cette espèce, dite pionnière et capable de coloniser des milieux aquatiques très jeunes et temporaires, a été identifiée au niveau des mares de Colombiers dans la Vienne. Le tableau ci-dessous liste les espèces identifiées et leur statut de protection. Tableau 3: Liste des taxons identifiés au cours des inventaires 2014 et 2015 Nom français Nom scientifique Protection nationale Directive Habitat Liste Rouge Nationale Liste Rouge Régionale Urodèles Salamandridae Salamandre tachetée Salamandra salamandra N LC Triton crêté Triturus cristatus N A2, A4 NT R Triton marbré Triturus marmoratus N A4 NT R Triton palmé Lissotriton helveticus N LC Triton de Blasius Triturus hyb. Blasius N R Anoures Discoglossidae Alyte accoucheur Alytes obstetricans N A4 LC Pélodytidae Pélodyte ponctué Pelodytes punctatus N LC Bufonidae Crapaud commun Bufo bufo N LC Crapaud calamite Epidalea calamita N A4 LC R Hylidae Rainette verte Hyla arborea N A4 NT R Rainette méridionale Hyla meridionalis N A4 LC R Ranidae Grenouille agile Rana dalmatina N A4 LC Grenouille rieuse Pelophylax ridibundus N A5 LC Grenouille rousse Rana temporaria N A5 LC R Grenouilles vertes Pelophylax sp. N A5 LC Protection nationale : N Directive Européenne "Habitats-Faune-Flore" : A2 annexe II, A4 annexe IV, A5 annexe V Liste Rouge Nationale (2015) : CR danger critique d'extinction, EN en danger, VU Vulnérable, NT quasi menacée, LC préoccupation mineure Liste Rouge Régionale : R
  14. 14. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 13 4.1.2. Analyse quantitative → La richesse spécifique En 2015, la richesse spécifique moyenne est de 3,6. Plus de la moitié des mares présente une richesse spécifique comprise entre 2 et 5 (cf. Figure 3). Figure 3: Nombre de mares par richesse spécifique observée Les richesses spécifiques des mares suivies en 2015 sont présentées Figure 4. Toutes les mares fonctionnelles ont été colonisées par au moins une espèce d’amphibiens. Les 6 mares présentant une richesse spécifique nulle (cf.Figure 3 et Figure 4) sont des mares qui ne tiennent pas l’eau. Comme en 2014, la richesse spécifique la plus élevée est observée au niveau de la mare M1 de Plibou (9 taxons identifés). Trois autres mares présentent un nombre d’espèces important : les mares M3 et M5 de Chaunay ainsi que la mare M1 de Payré (8 taxons identifés). La Figure 5 présente l’évolution des richesses spécifiques observées pour les mares suivies en 2014 et en 2015 (43 mares). Pour 13 d’entre elles, la richesse spécifique relevée est stable. 17 mares montrent une augmentation du nombre d’espèces soit 40% des mares (exemple des mares de Rom). Enfin, le nombre d’espèces observées baisse pour 13 mares soit 30%. A noter parmi ces dernières, les mares de Sainte-Soline colonisées par l’Ecrevisse de Lousiane et la mare M7 de Chaunay qui s’est asséchée très tôt en 2015. Pour beaucoup de mares, les évolutions constatées sont de faibles amplitudes et concernent 1 à 2 espèces. Cela ne traduit pas systématiquement un dysfonctionnement de la mare. Les variations interrannuelles ou un fonctionnement en réseau de mares pouraient expliquer ces fluctuations. La poursuite du suivi sur plusieurs années permettra de vérifier ces hypothèses.
  15. 15. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 14 Poitou-Charentes Nature Figure 4: Richesse spécifique en amphibiens par mare en 2015 Figure 5: Evolution de la richesse spécifique pour les mares suivies en 2014 et 2015
  16. 16. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 15 → Fréquence relative La Figure 6 présente les fréquences relatives calculées par espèce soit le nombre de mares occupées par l’espèce divisé par le nombre total de mares suivies. Figure 6: Fréquence relative par taxon - Amphibiens Comme cela avait été observé en 2014, les espèces les plus fréquentes en 2015 sont la Grenouille agile et le Triton palmé (respectivement 75 et 73% des mares) puis la Salamandre tachetée et le complexe des Grenouilles vertes (respectivement 54 et 52% des mares). Ces résulats ne sont pas surprenants car ces espèces sont les plus communes en Poitou-Charentes et les plus largement réparties sur le territoire. De plus, certaines espèces comme la Grenouille agile sont dites pionnières et colonisent rapidement les milieux aquatiques récents. → Etude des variables influencant la richesse spécifique Tel qu’illustré sur les deux figures ci-dessous, la modélisation de la richesse spécifique observée en amphibiens met en evidence un effet positif de la surface des mares (p<0,01) et de la surface des herbiers aquatiques (p<0,01). Si le premier effet est à prendre avec recul, du fait que de façon générale ce n’est pas forcément la surface de la mare qui determine prioritairement la richesse taxinomique en amphibiens, le second est très intéressant ici. En effet, c’est probablement un facteur qui va être déterminant pour la colonisation des mares par les amphibiens. Ainsi les mares dont la surface des herbiers aquatiques est inférieure à 10 m² possèdent une richesse taxinomique moyenne observée en amphibiens de 3,1. Cette moyenne est même de 2,7 pour les mares dont les herbiers aquatiques n’excèdent pas 5 m². Au contraire la richesse taxinomique moyenne observée en amphibiens est de 4,6 pour les mares dont les herbiers représentent une surface supérieure à 10
  17. 17. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 16 Poitou-Charentes Nature m². Rappelons que la moyenne générale de la richesse taxinomique en amphibiens sur toutes les mares suivies en 2015 est de 3,6. Figure 7: Richesse taxinomique en amphibiens en fonction de la surface des mares Figure 8: Richesse taxinomique en amphibiens en fonction de la surface des herbiers aquatiques → Etude des facteurs déterminant la présence des espèces Pour la majorité des espèces, la procédure de sélection ‘pas à pas’ réalisée cette année, ne permet pas de faire ressortir de variables déterminant leur présence. Cela ne correspond pas aux résultats attendus. La bibliographie disponible sur le sujet explique en effet, que les herbiers sont déterminants pour la colonisation des mares par les espèces. Il sera nécessaire de poursuivre les analyses les années suivantes, avec un jeu de données plus conséquent et peut-être d’autres types de modélisations. En revanche, pour le complexe des grenouilles vertes, la surface des mares ainsi que celle des herbiers aquatiques semble déterminer significativement la présence (cf.Tableau 4). Ainsi les Grenouilles vertes sont généralement présentes dans les plus grandes mares avec présence d’herbiers aquatiques (cf. Figure 9) : mares d’une surface de 224 m² en moyenne (contre 151 m² en moyenne pour les mares sans Grenouilles vertes) et présentant des herbiers aquatiques d’une surface moyenne de 35 m² (contre 10 m² d’herbiers aquatiques en moyenne pour les mares sans Grenouilles vertes).
  18. 18. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 17 Tableau 4: Résultats des régressions logistiques de modélisation de la présence de quelques espèces d’amphibiens Triton marbré Meilleur modèle Y ~ 1 (Modèle constant sans covariance) Surface mare p = 0,225 Surface herbiers aquatiques p = 0,964 Recouvrement herbiers aquatiques p = 0,599 Salamandre tachetée Meilleur modèle Y ~ Recouvrement herbiers aquatiques Surface mare p = 0,397 Surface herbiers aquatiques p = 0,157 Recouvrement herbiers aquatiques p = 0,146 Grenouilles vertes Meilleur modèle Y ~ Surface herbiers aquatiques + Recouvrement herbies aquatiques Surface mare p = 0,0403 * Surface herbiers aquatiques p = 0,0122 * Recouvrement herbiers aquatiques p = 0,160 Grenouille agile Meilleur modèle Y ~ Recouvrement herbiers aquatiques Surface mare p = 0,397 Surface herbiers aquatiques p = 0,157 Recouvrement herbiers aquatiques p = 0,146 Pélodyte ponctué Meilleur modèle Y ~ Surface herbiers aquatiques Surface mare p = 0,172 Surface herbiers aquatiques p = 0,214 Recouvrement herbiers aquatiques p = 0,841 Triton palmé Meilleur modèle Y ~ Surface mare Surface mare p = 0,138 Surface herbiers aquatiques p = 0,2179 Recouvrement herbiers aquatiques p = 0,3995 Rainette verte Meilleur modèle Y ~ Recouvrement herbiers aquatiques Surface mare p = 0,7067 Surface herbiers aquatiques p = 0,7250 Recouvrement herbiers aquatiques p = 0,552 * Modèle significatif Figure 9: Surfaces des mares et des herbiers aquatiques pour les mares avec et sans grenouilles vertes
  19. 19. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 18 Poitou-Charentes Nature 4.2. Odonates 4.2.1. Analyse qualitative 33 espèces ont été identifiées au cours des inventaires 2015 (31 espèces en 2014). Le Tableau 5 liste ces espèces ainsi que leur statut de protection. Deux taxons ont été identifiés en 2014 et n’ont pas été recontactés en 2015: − Aeshna mixta − Sympetrum fonscolombii A l’inverse, 4 espèces supplémentaires ont été contactées en 2015 : − Cordulia aena − Gomphus pulchellus − Lestes dryas − Lestes sponsa Parmi les espèces identifiées, aucune n’est protégée. A noter toutefois la présence de plusieurs espèces patrimoniales (liste rouge régionale, LRR): − Aeshna mixta (vulnérable); − Somatochlora metallica (vulnérable); − Ischnura pumilio (quasi menacé); − Lestes virens (vulnérable).
  20. 20. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 19 Tableau 5: Liste des taxons identifiés au cours des inventaires 2014 et 2015 Nom français Nom scientifique 2014 2015 Protection nationale Directive Habitat Liste Rouge Nationale 2009 Liste Rouge Régionale Zygoptères Lestidae Leste brun Sympecma fusca X X LC Leste sauvage Lestes barbarus X X NT Leste des bois Lestes dryas X NT EN Leste fiancé Lestes sponsa X LC EN Leste verdoyant Lestes virens X X NT VU Leste vert Chalcolestes viridis X X LC Coenagrionidaex Naïade aux corps vert Erythromma viridulum X X LC Petite nymphe au corps de feu Pyrrhosoma nymphula X X LC Agrion délicat Ceriagrion tenellum X X LC Agrion élégant Ischnura elegans X X LC Agrion nain Ischnura pumilio X X NT NT Agrion porte-coupe Enallagma cyathigerum X X LC Agrion joli Coenagrion pulchellum X X NT EN Agrion jouvencelle Coenagrion puella X X LC Agrion mignon Coenagrion scitulum X X NT NT Anisoptères Aeshnidae Anax empereur Anax imperator X X LC Aeschne bleue Aeshna cyanea X X LC Aeschne affine Aeshna affinis X X LC Aeschne mixte Aeshna mixta X LC VU Gomphidae Gomphe joli Gomphus pulchellus X LC Cordulidae Cordulie bronzée Cordulia aenea X LC NT Cordulie métallique Somatochlora metallica X X NT VU Libellulidae Crocothemis écarlate Crocothemis erythraea X X LC Libellule quadrimaculée Libellula quadrimaculata X X LC Libellule déprimée Libellula depressa X X LC Orthétrum bleuissant Orthetrum coerulescens X X LC Orthétrum brun Orthetrum brunneum X X LC Orthétrum réticulé Orthetrum cancellatum X X LC Orthétrum à stylets blancs Orthetrum albistylum X X LC Sympétrum méridional Sympetrum meridionale X X LC Sympétrum de Fonscolombe Sympetrum fonscolombii X LC VU Sympétrum fascié Sympetrum striolatum X X LC Sympétrum sanguin Sympetrum sanguineum X X LC Protection nationale : N Liste Rouge Régionale : CR danger critique d'extinction, EN en danger, VU Vulnérable, NT quasi menacée
  21. 21. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 20 Poitou-Charentes Nature 4.2.2. Analyse quantitative → Richesse spécifique En 2015, la richesse spécifique moyenne observée en libellules est de 4,7 et le nombre moyen d’espèces se reproduisant par mare est de 2 (cf. Figure 11). Beaucoup de mares ont un cortège d’espèces peu développé. 13 mares ont une richesse taxinomique de 1 et 50% des mares ont une richesse inférieure ou égale à 5 (cf. Figure 10). Le maximum observé est de 23 pour la mare M2 de Colombiers qui a la particularité de s’insérer dans un réseau de mares et de dépressions plus âgées. Figure 10: Nombre de mares par richesse spécifique observée en odonates La Figure 12 illustre l’évolution du nombre d’espèce par mare entre 2014 et 2015. On constate que pour 44% des mares, la richesse diminue alors qu’elle augmente pour 35% d’entre elles seulement. De même, le nombre d’espèces reproductrices a augmenté pour 6 mares seulement soit 14%. Il est stable pour 22 mares (51%) et diminue pour 15 mares (35%) comme l’illustre la Figure 13. Pour comprendre ces résultats, une lecture secteur par secteur doit être réalisée. Néanmoins, le facteur métérologique a pu influencer globalement les dynamiques d’espèces. En effet, 2015 était une année particulièrement sèche au cours de la période d’activité des libellules et plusieurs mares se sont asséchées précocément.
  22. 22. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 21 Figure 11: Richesse spécifique et nombre d’espèces se reproduisant par mare en 2015 Figure 12: Evolution de la richesse spécifique par mare entre 2014 et 2015
  23. 23. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 22 Poitou-Charentes Nature Figure 13: Evolution du taux d’espèces reproductrices par mare entre 2014 et 2015
  24. 24. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 23 → Fréquence relative Figure 14: Fréquence relative par espèce de libellule observée en 2015 La figure ci-dessus montre que l’espèce la plus couramment rencontrée est une espèce pionnière : Libellula depressa (la Libellule déprimée). Arrivent ensuite Anax imperator (l’Anax empereur), puis Ischnura elegans (l’Agrion élégant).
  25. 25. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 24 Poitou-Charentes Nature → Etude des variables déterminant la presence des espèces La modélisation de la richesse spécifique observée en odonates met en evidence un effet positif de la surface des herbiers aquatiques (p<0,01) ainsi que de leur recouvrement (p<0,01). Tout comme les amphibiens, la surface des herbiers aquatiques est probablement un facteur qui va être determinant pour la colonisation des mares par les odonates. Ainsi les mares dont la surface des herbiers aquatiques est inférieure à 10 m² possèdent une richesse taxinomique moyenne observée en odonates de 2,4. Cette moyenne est même de 2 pour les mares dont les herbiers aquatiques n’excèdent pas 5 m². Au contraire la richesse taxinomique moyenne observée en odonates est de 6,1 pour les mares dont les herbiers représentent une surface supérieure à 10 m². Rappelons que la moyenne générale de la richesse taxinomique en amphibiens sur toutes les mares suivies en 2015 est de 3,6. Le recouvrement des herbiers aquatiques est lié à leur surface. La richesse taxinomique moyenne observée en odonates est de 2,4 pour les mares dont les herbiers représentent moins de 10% de la surface de la mare, 6,7 espèces pour un recouvrement supérieur à ce taux. Figure 15: Richesse taxinomique en odonates en fonction de la surface des herbiers aquatiques Figure 16: Richesse taxinomique en odonates en fonction du recouvrement des herbiers aquatiques
  26. 26. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 25 4.3. Flore et Herbiers En 2015, 45% des mares suivies présentent un développement d’herbiers aquatiques (32 mares sur les 71 suivies). Quatre mares présentent un développement d’herbiers proche ou supérieur à 100% de la surface de la mare : − 79/SAINTE-SOLINE/M1 − 86/COLOMBIERS/M2 − 86/MARIGNY-BRIZAY/M3 − 86/SAINTE-GERVAIS/M3 Un recouvrement supérieur à 100% s’explique par la superposition des herbiers immergés et émergés. Pour les 43 mares suivies deux années consécutives, une augmentation de 40% du nombre de mare avec développement d’herbier est constatée. En effet, 14 mares présentaient un développement d’herbier en 2014 contre 30 en 2015. A noter que la mare M1 de Fontaine-le-Comte présente un développement de Potamogeton trichoides, une plante aquatique patrimoniale (déterminante pour la désignation des ZNIEFF en région Poitou-Charentes et inscrite à la Liste Rouge Régionale). Cet herbier est passé de 1% à 7% de recouvrement entre 2014 et 2015. La poursuite du suivi permettra de surveiller le développement des herbiers aquatiques, qui conditionne en partie l’installation et la colonisation des mares par les amphibiens et les odonates.
  27. 27. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 26 Poitou-Charentes Nature 5. Présentation et analyse des résultats secteur par secteur (Du Nord au Sud du tracé) 5.1. Le Vigneau à Saint-Gervais-les-Trois-Clochers Carte 1: Localisation des mares de Saint-Gervais-Les-Trois-Clochers Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 M3 2014 2 % 21 % 19 % 2015 10 % 88 % 97 % Evolution % Ombre M1 M2 M3 2014 0 % 0 % 0 % 2015 0 % 0 % 10 % Evolution S Amph M1 M2 M3 2014 4 4 3 2015 3 3 3 Evolution S Odo M1 M2 M3 2014 2 (2) 5 (2) 6 (3) 2015 2 (1) 11 (7) 11 (6) Evolution
  28. 28. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 27 Commentaires Créées en 2013, les trois mares de Saint-Gervais-les-Trois-Clochers sont situées en milieu boisé. Relativement homogènes sur le plan batrachologique, elles se caractérisent par un cortège d’espèces forestières avec la Salamandre tachetée, le Triton palmé et la Grenouille agile. Les inventaires de 2015 n’ont pas apportées de nouvelles espèces par rapport à l’année passée mais le développement des herbiers aquatiques devrait permettre la venue de nouvelles espèces dans le futur, au moins sur les mares M2 et M3, comme le Crapaud commun ou la Rainette arboricole. Le cortège odonatologique de ces mares correspond toujours à celui de jeunes mares forestières, comme en témoigne la présence d’espèces pionnières dont l’Agrion élégant, l’Aeschne bleue, l’Anax empereur, la Libellule déprimée et le Sympétrum strié. Les herbiers ont permis l’enrichissement spécifique du cortège avec l’arrivée du Leste brun, de la Petite nymphe au corps de feu, de l’Agrion délicat, de l’Agrion nain, et de l’Agrion mignon. Ces deux dernières espèces sont inscrites dans la Liste Rouge Régionale du Poitou-Charentes (LRR). Le taux de reproduction des espèces et leur abondance relative ont nettement augmenté. La mare M1 reste toutefois bien moins riche, souffrant toujours de son manque de luminosité. Les herbiers aquatiques ne se développent pas et les diversités batrachologique et odonatologique en pâtissent. La coupe sylvicole de 2015 destinée à remettre en lumière la mare a eu peu d’efficacité. Menaces Concernant l’aspect fonctionnel des mares, seule la mare M1 reste peu accueillante du fait : - D’un manque de luminosité accroissant les risques de comblement (apport de matière organique) et limitant le développement d’herbiers aquatiques. Préconisations particulières - Conserver la fonctionnalité de ce réseau de mares ;
  29. 29. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 28 Poitou-Charentes Nature 5.2. La Grotte à Colombiers Carte 2: Localisation de la mare de La Grotte à Colombiers Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M3 2015 3 % % Ombre M3 2015 0 % S Amph M3 2015 3 S Odo M3 2015 10 (2) Commentaires Créée en 2014, la mare M3 de Colombiers est localisée à 1 km au nord des mares M1 et M2. Il s’agit d’une mare de prairie située en fond de vallée humide (bras de l’Envigne) dans un contexte paysager relativement boisé. Sur le plan batrachologique, il s’agit de la mise en place du cortège typique des mares prairiales, marqué par la présence de la Grenouille agile et du Triton palmé. Les effectifs sont faibles mais devraient augmenter naturellement dans les prochaines années. Le cortège odonatologique de cette nouvelle mare comprend naturellement des espèces pionnières dont l’Agrion élégant et l’Agrion nain, la Libellule déprimée et le Sympétrum strié. Il est étonnant de ne pas avoir noté l’Aeschne bleue, bien souvent accompagnatrice de ce cortège. L’Agrion nain est une espèce inscrite dans la Liste Rouge Régionale du Poitou-Charentes.
  30. 30. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 29 Son apparente richesse spécifique doit cependant être nuancée. Le ruisseau situé à quelques mètres de là apporte son propre lot d’espèces dont les Orthétrums, ou encore le Cordulégastre annelé. Les Orthétrums sont issus de cortèges plus avancés et stables, sans lien direct avec la mare. Menaces Concernant l’aspect fonctionnel, la mare M1 reste peu accueillante du fait : - D’un assèchement précoce ; - D’un entretien trop sévère (aussi bien sur la hauteur de coupe que la distance aux mares) et trop précoce des prairies et friches fleuries qui bordent les mares. Préconisations particulières - Adapter les périodes et méthode de fauche afin de réduire l’impact sur la flore des berges et, par conséquent, sur la faune; - S’assurer de la mise en étanchéité de la mare.
  31. 31. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 30 Poitou-Charentes Nature 5.3. La Gênetière à Colombiers Carte 3: Localisation des mares de la Gênetière à Colombiers Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 2014 14 % 2015 18 % 118 % Evolution % Ombre M1 M2 2014 0 % 2015 0 % 0 % Evolution S Amph M1 M2 2014 3 2015 4 4 Evolution S Odo M1 M2 2014 14 (6) 2015 15 (7) 22 (7) Evolution
  32. 32. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 31 Commentaires Créée en 2013, la mare M1 se situe au cœur d’une petite roselière à Phragmite à proximité direct d’une zone boisée. Au cours de l’été 2014, elle a bénéficié de travaux d’ouverture afin de limiter l’expansion de la roselière. Créée en 2014, la mare M2 est plus récente, intégrée dans un réseau de vasques plus ou moins profondes qui accentuent grandement son attrait. Sur le plan batrachologique, ces deux mares sont assez homogènes, marquées par la présence d’espèces pionnières dont le Triton palmé et la Grenouille agile. La mare M1 s’enrichit cette année du Crapaud commun et les effectifs globaux sont en nette hausse (adultes et pontes). La mare M2 présente quant à elle un faciès intéressant pour le Crapaud calamite retrouvé en quantité (11 adultes et près de 500 têtards en 2015) où il y trouve son optimum en termes d’habitat : végétation rase alternant des zones nues, sol meuble et bon ensoleillement. Le cortège odonatologique de M1 semble évoluer progressivement vers un cortège plus stable avec la disparition d’espèces pionnières comme l’Agrion nain et l’apparition de nouvelles dont le Leste brun, l’Aeschne bleue et un renforcement des populations d’Agrion jouvencelle et d’Agrion élégant. Le cortège de M2 est plus complexe à définir puisque la mare est incorporée à un réseau de vasques présentant des faciès d’assèchement rapide et de pleine eau. On retrouve le cortège classique d’une mare de prairie représentée principalement par le Leste brun, l’Agrion élégant, l’Agrion jouvencelle, l’Agrion mignon (LRR), l’Aeschne bleue, la libellule à quatre tâches ainsi que des espèces pionnières dont l’Agrion nain, l’Agrion porte-coupe, l’Anax empereur, la Libellule déprimée, la Libellule écarlate et le Sympétrum strié. Sur les vasques s’asséchant en été, le relais est assuré par des espèces adaptées au milieux temporaires comme le Leste fiancé, le Leste verdoyant (LRR), la Naïade au corps vert (LRR), l’Agrion nain ou encore le Sympétrum sanguin. Menaces L’intégration de M1 et M2 au sein d’un réseau fonctionnel de mares temporaires bénéficient aux odonates ainsi qu’aux amphibiens. Les principales menaces identifiées sont : - Comblement naturel des mares ; - Fermeture de la mare M2 par les Phragmites ; - Passage des populations d’amphibiens sur la ligne LGV, et notamment du Crapaud calamite. Préconisations particulières - Maintien du réseau de mares existantes (ne pas chercher à combler ou sur-creuser les mares) ; - Maintien d’une végétation rase avec ses zones d’affleurement (pas de végétalisation artificielle) ; - Installer une mise en défens le long de la LGV pour limiter le passage des amphibiens sur l’emprise.
  33. 33. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 32 Poitou-Charentes Nature 5.4. Le Clos Achard à Marigny-Brizay Carte 4: Localisation des mares de Marigny-Brizay Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 M3 M4 M5 2014 43 % 4 % 1 % 2015 69 % 32 % 96 % 0 % 0 % Evolution % Ombre M1 M2 M3 M4 M5 2014 0 % 0 % 0 % 2015 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % Evolution
  34. 34. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 33 S Amph M1 M2 M3 M4 M5 2014 2 3 3 2015 2 3 4 1 1 Evolution S Odo M1 M2 M3 M4 M5 2014 5 (1) 9 (2) 9 (5) 2015 9 (5) 9 (5) 8 (4) 3 (1) 5 (1) Evolution Commentaires Créées en 2013, les trois mares M1, M2 et M3 de Marigny-Brizay sont localisées en contexte alluvial. Deux d’entre elles (M1 et M3) ont d’ailleurs été créées au sein de zones humides présentes dans le lit majeur du ruisseau de la Lière. Ces mares sont bordées par un massif boisé. Les mares M4 et M5 sont plus récentes (2015), localisées dans des zones prairiales bordées par des boisements. La création de ces deux dernières mares est encore trop récente pour que des populations stables d’amphibiens soient observées. La reproduction du Crapaud calamite dans M4 est toutefois un élément notable qui conviendra de surveiller lors des prochains inventaires. Concernant les mares de 2013, seuls le Triton palmé, la Grenouille agile et le complexe des Grenouilles vertes ont été recensés. La Grenouille agile reste toujours bien présente cette année dans des effectifs sensiblement identiques que l’année passée. Concernant les odonates inféodés aux mares M1, M2 et M3, nous retrouvons un cortège mixte intégrant à la fois des espèces pionnières avec la Libellule déprimée, l’Agrion nain (LRR) et l’Agrion jouvencelle et des espèces de boisements comme le Leste brun ou le Leste vert. Le cortège semble se stabiliser cette année avec l’apparition de l’Aeschne bleue et de l’Anax empereur, et du remplacement progressif des populations de Sympétrum strié par le Sympétrum sanguin. Sur les mares M4 et M5, seules quelques espèces pionnières ont déjà fait leur apparition comme l’Agrion nain ou la Libellule déprimée, ainsi que des espèces à grande capacité de déplacement comme l’Aeschne bleue. Hormis la végétation humide des berges, les patchs de Carex et de Joncs, aucun herbier aquatique (hydrophytes) n’est encore développé. Menaces - Comblement et assèchement des mares M1 et M3. Préconisations particulières - Envisager une réouverture des mares M1 et M3.
  35. 35. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 34 Poitou-Charentes Nature 5.5. Queue de Renard à Vouneuil-Sous-Biard Carte 5: Localisation des mares de Vouneuil-Sous-Biard Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 M3 M4 2015 0 % 0 % 0 % 0 % % Ombre M1 M2 M3 M4 2015 0 % 0 % 0 % 0 % S Amph M1 M2 M3 M4 2015 0 2 2 3 S Odo M1 M2 M3 M4 2015 0 (0) 2 (0) 1 (1) 4 (2)
  36. 36. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 35 Commentaires Les mares de Vouneuil-sous-Biard ont toutes été créées en 2014. M1, M2 et M3 sont situées en lisière forestière avec une orientation nord-ouest. Beaucoup mieux exposée, M4 est située dans une friche herbacée, ceinturée au sud par la LGV et au nord par une route communale. La mare M1 n’est pas fonctionnelle actuellement (assèchement) et devra faire l’objet de travaux complémentaires pour qu’elle soit attractive pour les espèces visées par la mesure compensatoire. Sur le plan batrachologique ces mares sont homogènes. Elles sont marquées par des espèces pionnières dont le Triton palmé et la Grenouille agile. Ubiquiste et capable de longs déplacements terrestres, la Grenouille agile utilise ces mares comme site de reproduction (pontes). Les effectifs sont pauvres mais devraient s’enrichir naturellement au cours des prochaines années. Aucun cortège odonatologique n’est réellement en place. Seules quelques espèces pionnières ont déjà fait leur apparition comme l’Agrion nain (LRR) ou la Libellule déprimée, ainsi que l’Aeschne bleue, une libellule connue pour son grand pouvoir de colonisation. De par son exposition, la mare M4 demeure néanmoins la plus favorable à l’établissement d’une population de libellules. Menaces - Non maintien de l’eau des mares M1, M2 et M3. Les mares M2 et M3 était asséchées en milieu de saison puis se sont remplies. Un remplissage artificiel a-t-il été réalisé ? Préconisations particulières - S’assurer de la mise en étanchéité des mares M1 - Surveiller la tenue en eau des mares M2 et M3.
  37. 37. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 36 Poitou-Charentes Nature 5.6. La Petite Foy à Fontaine-le-Comte Carte 6: Localisation des mares de la Petite Foy à Fontaine-le-Comte Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M7 M8 M9 M10 2015 0 % 0 % 0 % 0 % % Ombre M7 M8 M9 M10 2015 0 % 0 % 0 % 0 % S Amph M7 M8 M9 M10 2015 3 4 3 2 S Odo M7 M8 M9 M10 2015 6 (2) 5 (3) 2 (0) 6 (1)
  38. 38. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 37 Commentaires Créées en 2014, les mares de la Petite Foy de Fontaine le Comte sont situées dans un contexte que l’on pourrait qualifier de bocager avec son réseau de haies et de mares déjà existant. Le cortège batrachologique est donc proche de celui du bocage avec la présence de la Salamandre tachetée, des tritons, de la Rainette arboricole et de la Grenouille agile. Les dimensions, la situation et l’âge de la mare M8 pourraient la rendre plus favorable que les autres. Les prochains suivis permettront de le vérifier. Le cortège odonatologique de ces mares correspond au premier stade de la colonisation d’un milieu par les libellules. On y retrouve les espèces pionnières dont l’Agrion élégant, l’Agrion jouvencelle, l’Agrion nain (LRR), la Libellule déprimée ainsi que l’Anax empereur, mais dans des proportions légèrement différentes. La mare M9, par exemple, souffre d’un assèchement précoce en début d’été ce qui limite la venue et la reproduction des libellules. Menaces - Assèchement précoce de la mare M9. Préconisations particulières - Surveiller la tenue en eau de la mare M9 lors du prochain suivi
  39. 39. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 38 Poitou-Charentes Nature 5.7. Les Barberies à Fontaine-le-Comte Carte 7: Localisation des mares des Barberies à Fontaine-le-Comte Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M2 M3 M4 M5 M6 2014 0 % 0 % 2015 20 % 20 % 0 % 0 % 0 % Evolution % Ombre M2 M3 M4 M5 M6 2014 0 % 0 % 2015 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % Evolution
  40. 40. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 39 S Amph M2 M3 M4 M5 M6 2014 3 5 2015 3 5 2 3 3 Evolution S Odo M2 M3 M4 M5 M6 2014 12 (5) 11 (5) 2015 8 (3) 9 (5) 3 (0) 5 (0) 6 (1) Evolution Commentaires Créées en 2012, les mares M2 et M3 des Barberies de Fontaine-le-Comte sont situées en milieu ouvert à l’instar des mares M4, M5 et M6 nouvellement créées en 2014. Le cortège batrachologique attendu pour ces mares est celui des mares bocagères, marqué par la présence de la Salamandre tachetée, des tritons, de la Rainette verte, de la Grenouille agile et accompagné de Grenouilles vertes et du Crapaud commun. Le Triton palmé et la Grenouille agile sont les deux amphibiens observés les plus fréquemment sur ces mares même si ils n’ont pas été revus cette année sur M2. La Rainette verte n’a été recensée qu’au niveau de la mare M3, malgrés une forte présence aux alentours du site. Sans grande surprise, le cortège odonatologique des mares M4, M5 et M6 correspond à un stade pionnier avec l’arrivée d’espèces typiques comme l’Agrion élégant, la Libellule déprimée, le Sympetrum strié ainsi que l’Anax empereur. Les cortèges de M2 et M3 se stabilisent. Les espèces pionnières sont toujours présentes ; celles précédemment citées mais également l’Agrion nain (LRR) et la Libellule écarlate dans des effectifs moindres. Menaces La principale « menace » concerne le cloisonnement des mares se traduisant par une faible diversité batrachologique. - Cloisonnement des mares M2, M4, M5 et M6 ; - Passage d’amphibiens sur l’emprise LGV. Préconisations particulières - Installer une barrière à amphibiens le long de la LGV pour limiter le passage des amphibiens sur l’emprise ;
  41. 41. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 40 Poitou-Charentes Nature 5.8. La Tillole à Coulombiers / Fontaine-le-Comte Carte 8: Localisation des mares de la Tillole à Fontaine-le-Comte Synthèse des indicateurs de suivi % Rec Fontaine Coulombiers M1 M1 M2 M3 2014 1 % 2015 7 % 0 % 0 % 0 % Evolution % Ombre Fontaine Coulombiers M1 M1 M2 M3 2014 20 % 2015 100 % 0 % 0 % 0 % Evolution
  42. 42. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 41 S Amph Fontaine Coulombiers M1 M1 M2 M3 2014 1 2015 3 3 6 0 Evolution S Odo Fontaine Coulombiers M1 M1 M2 M3 2014 8 (6) 2015 4 (3) 0 (0) 9 (2) 2 (1) Evolution Commentaires Créée en 2012 en bordure forestière, la mare M1 de Fontaine-le-Comte souffre toujours d’un manque de lumière. Cette mauvaise exposition ne permet pas aux libellules, espèces héliophiles, de s’implanter et de se maintenir sur cette mare. Les espèces pionnières tels l’Agrion nain, l’Agrion jouvencelle ou l’Orthétrum réticulé, ont totalement disparu. Sur le plan batrachologique, peu d’évolution : l’enrichissement apparent de la mare est principalement lié à sa maturité ainsi qu’à sa proximité avec des vasques gorgées d’eau. Le cortège amphibien semble toutefois glisser progressivement vers celui d’une mare bocagère avec l’apparition du Triton palmé, de la Grenouille agile et de la Rainette verte. Cette mare présente l’originalité de posséder quelques pieds de Potamogeton trichoides, une plante aquatique patrimoniale (déterminante et Liste Rouge Régionale). Le développement de cet herbier devra être surveillé dotant qu’il conditionnera la colonisation future des amphibiens (support de pontes). Créées en 2014, les trois mares de Coulombiers sont plus récentes. Elles se situent dans un contexte bocager, associées au fond de vallée humide de la Rune, et avec présence de prairies et de boisements. Si M2 a rapidement profité de sa proximité avec une zone humide existante et fonctionnelle, les assecs de M1 et M3 survenus très tôt en saison ont eu des répercussions directes sur leur richesse faunistique. La M3 pâtit également des eaux de pluie qui ruissellent le long du remblai LGV et charrient boues et pollutions dans la mare. Menaces La principale « menace » de la mare M1 de Fontaine-le-Comte concerne le manque de luminosité qui accroit les risques de comblement (apport de matière organique) et limite le développement d’herbiers aquatiques, notamment de Potamogeton trichoides ; - Manque de luminosité de la mare M1 de Fontaine-le-Comte; - Développement lent des herbiers aquatiques.
  43. 43. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 42 Poitou-Charentes Nature Concernant les mares M1, M2 et M3 de Coulombiers : - Assec précoce des mares M1 et M3 ; - Pollution de M3 liée au lessivage des sols par les eaux de ruissellement. Préconisations particulières - Creusement des mares M1 et M3 de Coulombiers pour les rendre plus étanche - Déconnecter M3 du réseau des eaux pluviales - Ouverture des abords de la mare M1 de Fontaine-le-Comte
  44. 44. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 43 5.9. Forêt de Saint-Sauvant à Celle-L’Evescault Carte 9: Localisation des mares de Celle L’Evescault Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 2014 0 % 0 % 2015 0 % 0 % Evolution % Ombre M1 M2 2014 0 % 70 % 2015 0 % 100 % Evolution S Amph M1 M2 2014 2 2 2015 1 5 Evolution S Odo M1 M2 2014 1 (0) 0 (0) 2015 0 (0) 0 (0) Evolution
  45. 45. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 44 Poitou-Charentes Nature Commentaires Créées en 2013, les mares M1 et M2 sont des mares forestières sur sol sablo-argileux qui ne permettent pas la tenue d’eau. Leur assèchement précoce a évidemment un impact sur la flore aquatique et la faune qu’elles accueillent. De fait, aucun odonate n’a été observé sur les mares cette année. Sur le plan batrachologique, seule M2 permet l’installation d’un cortège pérenne typique de mare forestière. Cette année, la Salamandre tachetée et le Triton palmé sont rejoints par le Crapaud commun, la Rainette arboricole ainsi que le Triton marbré (1 adulte). Menaces - Assèchement précoce, voire non-tenue en eau des mares, notamment M1 ; - Manque de luminosité de la mare M2 ; - Isolement potentiel des mares par rapport aux populations d’amphibiens à proximité. Préconisations particulières - S’assurer de la mise en étanchéité des 2 mares ; - Permettre une mise en lumière de la mare M2.
  46. 46. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 45 5.10. Forêt de Saint-Sauvant à Payré Carte 10: Localisation des mares de Payré Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 2014 34 % 0 % 2015 56 % 0 % Evolution % Ombre M1 M2 2014 20 % 0 % 2015 10 % 0 % Evolution S Amph M1 M2 2014 7 0 2015 8 0 Evolution ‘S Odo M1 M2 2014 9 (8) 0 (0) 2015 6 (4) 0 (0) Evolution
  47. 47. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 46 Poitou-Charentes Nature Commentaires La mare M1 de Payré est une mare de création plus ancienne que M2. Il s’agit d’une mare restaurée située en lisière de la forêt de Saint-Sauvant. Aucun réel changement n’a été constaté par rapport à 2014. Le cortège batrachologique est toujours caractérisé par des espèces de milieux évolués anthropiques avec le Crapaud commun, la Grenouille agile et l’Alyte accoucheur. Le cortège odonatologique se compose d’espèces ubiquistes, relativement banales, mais assez caractéristiques d’une mare peu profonde et riche en végétation, notamment sur ces parties exondées. Créée en 2013, la mare M2 ne tient pas l’eau et, par voie de conséquence, n’accueille ni amphibien ni odonate. Cela a également un impact direct sur la présence d’herbiers aquatiques et la flore associée aux berges. Menaces - Non tenue en eau de la mare M2; Préconisations particulières - Etanchéifier M2.
  48. 48. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 47 5.11. Forêt de Saint-Sauvant à Rom Carte 11: Localisation des mares de Rom
  49. 49. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 48 Poitou-Charentes Nature Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9 M10 M11 M12 2014 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0,2 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 2015 0 % 0 % 3 % 0 % 2 % 9 % 0 % 35 % 2 % 3 % 4 % 2 % Evolution % Ombre M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9 M10 M11 M12 2014 100 % 10 % 5 % 0 % 5 % 10 % 5 % 10 % 20 % 15 % 80 % 0 % 2015 90 % 10 % 5 % 0 % 5 % 15 % 5 % 5 % 20 % 5 % 80 % 0 % Evolution SAmph M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9 M10 M11 M12 2014 1 1 1 3 0 1 0 4 1 2 6 4 2015 2 3 5 2 0 5 0 6 5 3 6 6 Evolution SOdo M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 M8 M9 M10 M11 M12 2014 0 2 3 4 0 1 0 1 0 3 1 3 2015 0 1 5 3 0 2 0 3 2 2 1 6 Evolution Commentaires La colonisation des mares par les amphibiens sur ce secteur se poursuit avec une richesse taxinomique moyenne observée passant de 2 en 2014 à 3,6 en 2015. Si la Salamandre tachetée était déjà bien présente en 2014, d’autres espèces ont colonisées les mares en 2015. C’est le cas notamment du Triton palmé présent désormais dans la majorité des mares potentielles. D’autres espèces ont été contactées en 2015 contrairement à 2014 : le Triton crêté sur 1 mare, l’Alyte accoucheur sur 3 mares entre autres. Ce secteur accueille désormais une richesse taxinomique de 8 pour les amphibiens avec un maximum de 6 pour 3 mares en 2015 (minimum de 0 pour les 2 mares en assec permanent). Cette colonisation semble plus lente pour les odonates avec une richesse spécifique observée passant de 1,5 en 2014 à 2,1 en 2015. Ces constats méritent d’être pris avec recul et dans la durée. Les effectifs observés pour ces 2 groupes (amphibiens et odonates) demeurent encore faibles. Le développement des herbiers aquatiques a probablement en partie favorisé ces colonisations. Toutefois ils restent restreints pour la majorité des mares même si les évolutions sont positives. Menaces - Assèchement précoce particulier en 2015, voire la non-tenue en eau des mares M5 et M7; - Isolement potentiel des mares par rapport aux métapopulations d’amphibiens à proximité ; - Le développement des herbiers aquatiques risque de prendre quelques années selon les mares.
  50. 50. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 49 Préconisations particulières - Apport d’argile pour une mise en étanchéité de 2 mares : M5 et M7 ; - Surveiller la non fermeture des abords des mares par les strates arbustive et arborée ; - Création d’ouverture et mise en lumière partielle des mares M1 et M11, fortement soumises à l’ombrage (risque de comblement rapide par les apports de feuilles et de faible développement d’herbiers aquatiques).
  51. 51. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 50 Poitou-Charentes Nature 5.12. Bocage de Chaunay Carte 12: Localisation des mares de Chaunay Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 2014 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % 2015 3 % 14 % 0 % 0 % 4 % 10 % 0 % Evolution % Ombre M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 2014 0 % 0 % 10 % 0 % 0 % 0 % 0 % 2015 0 % 0 % 10 % 0 % 0 % 0 % 0 % Evolution
  52. 52. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 51 S Amph M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 2014 7 7 7 7 2 7 5 2015 4 6 8 5 8 7 1 Evolution S Odo M1 M2 M3 M4 M5 M6 M7 2014 3 (1) 4 (3) 5 (0) 8 (3) 9 (6) 5 (2) 7 (0) 2015 2 (0) 4 (1) 0 (0) 1 (0) 8 (5) 9 (5) 0 (0) Evolution Commentaires Créées en 2012, les sept mares de Chaunay se situent en contexte bocager ou alternent prairies humides et boisements. Elles sont directement connectées au réseau déjà existant et fonctionnel de mares bocagères. La majorité de ces mares s’assèchent au cours de l’année, ce qui devient problématique lorsque l’assec survient trop tôt en saison. C’était déjà le cas de la mare M7 en 2014 ; le cortège batrachologique s’est considérablement appauvri et les libellules pionnières n’ont pas pu assurer une reproduction pérenne. Dans une moindre mesure, ce phénomène se reproduit cette année sur les mares M1, M2 et M4. Les effectifs chutent et entraine consécutivement une diminution de la richesse spécifique (Triton crêté non ré-observé sur M1 et M4). Seules mares M3, M5 et M6 restent fonctionnelles en 2015. Le cortège batrachologique de ces mares s’apparente clairement à celui du bocage comprenant Salamandre tachetée, tritons (palmés et crêtés), Rainette arboricole, Grenouille agile, et parfois accompagné de Crapaud commun. Cette année, comme escompté en 2014, le Triton marbré a été observé sur M3 et M6 (où le Triton crêté était déjà présent). Un Triton de Blasius, hybride de ces deux espèces, a même été observé sur M3. Le Pélodyte ponctué, espèce pionnière, est quant à lui apparu sur M5. Les cortèges odonatologiques suivent cette tendance. De fortes chutes d’effectifs et de diversité ont été constatées. Les libellules pionnières ne réussissent pas à se maintenir sur les mares du fait de leur assèchement précoce. Les plus grandes diversités sont naturellement observées sur M5 et M6, la mare M3 s’asséchant tout de même en début de saison. Notons que la bonne conservation générale du bocage a encore permis l’observation de la Cordulie métallique sur M6. Menaces - Présence d’Ecrevisse de Louisiane et de ragondins (qui limitent le développement des herbiers aquatiques) ; - Assèchement précoce, voire non-tenue en eau des mares ; - Ombrage trop important qui limite le développement des herbiers aquatiques et la venue des espèces héliophiles (libellules). - Piétinement des berges par le bétail sur les mares de prairies M2, M3, M4.
  53. 53. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 52 Poitou-Charentes Nature Préconisations particulières - Surveiller et contrôler la colonisation des Ecrevisses de Louisiane (piégeage et évaluation des impacts à partir des suivis faune) – en cours de réalisation par le CREN ; - Mise en étanchéité des mares M1, M2, M4 et M7 ; - Création d’ouverture et mise en lumière partielle des mares M1, M3 et M7 ; - Mise en exclos partiel des mares M2, M3 et M4 (sur les 2/3 de la surface des mares en respectant une bande tampon de 5 mètres) - réalisé cette année pour M6.
  54. 54. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 53 5.13. Plaine et marais de Sainte-Soline Carte 13: Localisation des mares de Sainte-Soline Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 M3 M4 2014 69 % 0 % 0 % 0 % 2015 123 % 6 % 0 % 23 % Evolution % Ombre M1 M2 M3 M4 2014 0 % 0 % 0 % 0 % 2015 0 % 0 % 0 % 2 % Evolution
  55. 55. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 54 Poitou-Charentes Nature S Amph M1 M2 M3 M4 2014 4 5 7 5 2015 6 2 4 3 Evolution S Odo M1 M2 M3 M4 2014 10 (3) 2 (0) 6 (0) 7 (4) 2015 8 (3) 1 (0) 2 (0) ? Evolution Commentaires Les mares de Sainte-Soline demeurent pauvres en amphibiens avec une évolution négative pour ce groupe. Les richesses taxinomiques moyennes passent ainsi de 5,25 en 2014 à 3,75 en 2015. Si une mare a gagné 2 taxons d’amphibiens, les 3 mares autres en ont perdu 2 à 3. L’avenir de la première mare est de plus préoccupant avec la colonisation de l’Écrevisse de Lousiane (l’espèce est désormais présente sur les 4 mares du secteur). Entre 2014 et 2015, sur cette mare, le nombre de ponte de Grenouille agile a diminué de moitié passant de 30 à 15 pontes. Notons toutefois l’observation d’une larve de Salamandre tachetée en 2015 contrairement à 2014. Cette espèce a toutefois pu passer inaperçue en 2014 du fait des faibles effectifs apparant. Notons également le contact de plusieurs individus de Triton palmé. La situation des autres mares (M2, M3 et M4) est plus préoccupante avec une extinction locale apparente d’amphibiens. Si certaines espèces se maintiennent, leurs effectifs sont faibles. Pour exemple concernant la Grenouille agile, les pontes dénombrées sont respectivement passées de 20 à 5 pour la mare M2, 71 à 30 pour la mare M2 et demeurent inchangées pour la mare M4 (10 pontes) entre 2014 et 2015. Le total des pontes dénombrées de Grenouille agile sur les 4 mares passe ainsi de 131 à 60 pontes entre 2014 et 2015. La Grenouille rousse se reproduit toujours au niveau de la mare M1. Cette mare demeure la seule accueillant la reproduction de la Grenouille rousse parmi les mares compensatoires de la LGV. Si le développement des herbiers aquatiques, excepté sur la mare M3, est un facteur positif pour les amphibiens et les odonates, la présence importante d’Écrevisse de Lousiane est très préjudiciable. Le constat réalisé sur les amphibiens vaut également pour les odonates en 2015. De 6,25 espèces observées en moyenne par mare en 2014, seules 3 le sont en moyenne en 2015. L’une des mares (M4) a même fait l’objet d’aucune observation d’odonates en 2015, celle-ci présentaient pourtant des espèces menacées à l’échelle nationale comme Leste barbarus et Lestes virens. Menaces - La présence d’Ecrevisse de Louisiane sur les mares M2, M3 et M4 ; - Le développement des herbiers aquatiques limité par la présence d’écrevisses. Préconisations particulières - Surveiller la non fermeture de la mare M1 et M2, totalement mise en exclos pour le bétail ; - Surveiller l’enrichissement et les intrants accumulés par la mare M1 en provenance des cultures ; - Évaluer et surveiller l’impact des écrevisses sur les communautés d’amphibiens et d’odonates.
  56. 56. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 55 5.14. Bocage de Plibou Carte 14: Localisation des mares de Plibou Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 M3 M4 M5 2014 0 % 0 % 2015 32 % 19 % 0 % 0 % 0,3 % Evolution % Ombre M1 M2 M3 M4 M5 2014 0 % 0 % 2015 0 % 0 % 0 % 0 % 0 % Evolution
  57. 57. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 56 Poitou-Charentes Nature S Amph M1 M2 M3 M4 M5 2014 11 7 2015 9 5 3 0 4 Evolution S Odo M1 M2 M3 M4 M5 2014 12 (8) 3 (3) 2015 10 (3) 3 (1) 2 (0) 0 (0) 5 (0) Evolution Commentaires Les mares de Plibou présentent de fortes richesses taxinomiques en amphibiens bien que la richesse observée en 2015 soit légèrement inférieure à celle de 2014. Il convient donc d’être prudent sur ces résultats et il est ainsi important d’observer les évolutions dans les années à venir. Les taxons non recontactés en 2015 sur les mares (1 Crapaud commun et 1 Triton de Blasius observé en 2014 sur la mare M1 et non revu en 2015 par exemple) présentaient des effectifs observés très faibles en 2014. Pour les urodèles et la plupart des anoures, les effectifs semblent faibles pour ces deux premières années de suivi. Ceux de Grenouille agile semblent, quant à eux, en situation positive sur ces mares. Le nombre de pontes comptabilisées passe ainsi de 20 à 50 pontes pour la mare M1 mais demeure le même pour la mare M2 (10 pontes) en 2014 et 2015. Les nouvelles mares créées et suivies ont été colonisées par plusieurs taxons d’amphibiens, exceptée la mare M4 en assec dès le début du suivi : le Triton palmé (M5), le Triton crêté (M3) le Crapaud commun (M3), le Pélodyte ponctué (M5), la Rainette verte (M5) et les grenouilles vertes. Concernant les odonates, excepté la mare M1, les richesses spécifiques sont faibles et le demeurent en 2015 sur la mare M2. Quelques espèces ont colonisées les nouvelles mares dont Ischnura pumilio. Le développement des herbiers aquatiques sur ces nouvelles mares conditionnera pour partie la poursuite de la colonisation par les amphibiens et les odonates. Menaces - Assèchement précoce, voire la non tenue en eau de la mare M4 ; - L’isolement potentiel des mares par rapport aux métapopulations d’amphibiens à proximité, phénomène accentué par la présence de la LGV ; - Le développement des herbiers aquatiques risquant de prendre quelques années selon les mares. Préconisations particulières - Surveiller la non fermeture des abords des mares par les strates arbustive et arborée ; - Conserver des haies et boisements en périphérie des mares ; - Surveiller et anticiper la colonisation potentielle d’écrevisses exotiques.
  58. 58. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 57 5.15. Prairies de Luxé à Luxé Carte 15: Localisation de la mare de Luxé Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 2014 0 % 2015 0 % Evolution % Ombre M1 2014 15 % 2015 15 % Evolution S Amph M1 2014 2 2015 4 Evolution S Odo M1 2014 4 (3) 2015 7 (2) Evolution Commentaires La mare de Luxé semble présenter une faible vitesse de colonisation de la végétation. Elle a été créée en octobre 2011 et commence seulement à présenter un développement floristique intéressant à partir de 2015, 4 ans plus tard. La laîche des rives et la Baldingère faux-roseaux, très présentes sur la zone alentour, ont un recouvrement plus important sur la mare depuis 2015. Cela a certainement favorisé le cortège faunistique, qui se traduit par l’augmentation de la diversité en amphibiens et en odonates.
  59. 59. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 58 Poitou-Charentes Nature Le Crapaud commun, qui n’était pas encore connu sur ce site, a été observé en période de reproduction. Cette espèce recherche les zones en eau bien végétalisées. La mare présente une évolution positive pour les amphibiens. Ce constat est également valable pour les odonates, dont le cortège est plus important même s’il n’a pas été constaté autant de preuves de reproduction. La période estivale ayant été très chaude, la quantité d’eau a été très réduite, ce qui a pu avoir un impact sur ces espèces. Menaces Il a été constaté la présence de Ragondins et de poissons. Ces derniers ne favorisent pas le développement de la biodiversité et peuvent notamment impacter le cycle de reproduction et la présence des amphibiens. Préconisations particulières - Réaliser une intervention par pêche au filet afin d’enlever les poissons présents dans la mare.
  60. 60. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 59 5.16. Viaduc de Claix Carte 16: Localisation des mares de Claix Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 2014 33 % 2015 33 % 31 % Evolution % Ombre M1 M2 2014 55 % 2015 55 % Evolution S Amph M1 M2 2014 9 2015 7 7 Evolution S Odo M1 M2 2014 5 (3) 2015 6 (2) 13 (13) Evolution Commentaires Suite au réaménagement du site, à l’issue des travaux sur le viaduc, plusieurs dépressions humides ont été
  61. 61. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 60 Poitou-Charentes Nature créées sur la zone. Une nouvelle mare (M2) a été créée à cette occasion, à proximité de la première mare (M1 suivie dès 2014). La mare M1 est toujours accompagnée de ses deux dépressions, bien qu’elles se végétalisent fortement et qu’elles aient été très peu en eau au cours de l’année 2015. La présence de plusieurs nouvelles zones en eau sur le site avec différents faciès permet de répondre aux besoins en site de reproduction et d’alimentation pour les cortèges faunistiques présents. Cela a forcément un impact sur la répartition des espèces sur l’ensemble du site. La mare M1 présente un profil moins favorable que les autres zones du site. La végétation y est peu développée et la rétention de l’eau est relativement faible, principalement due à sa profondeur peu importante. De ce fait, son utilisation par les espèces est moindre. Cela explique probablement la baisse de la diversité en amphibiens et la baisse des effectifs en amphibiens et odonates. L’augmentation du cortège odonatologique est peu significative et s’explique par la proximité de la mare 2 avec laquelle il a été constaté de nombreux échanges. La mare M2 présente une superficie et une profondeur plus importantes. Elle est également localisée au niveau d’une ancienne roselière et d’une source, permettant une alimentation en eau. La reprise de la végétation a été très rapide et s’est faite par le roseau essentiellement. Quelques herbiers aquatiques ont également commencé à se développer. Cette végétation a favorisé la présence du même cortège d’amphibiens que sur la mare M1 mais en plus grande quantité. Le Crapaud commun et la Grenouille rousse sont encore présents sur le site mais ce sont les nouvelles dépressions humides qui ont été privilégiées par ces deux espèces. La diversité en odonates est beaucoup plus importante que sur la mare M1 avec des preuves de reproduction pour l’ensemble des espèces observées. Parmi elles, l’Aeschne bleue ou encore le Sympétrum strié, non connus sur le site l’année précédente, ont été identifiés. D’autres espèces ont été contactées sur le site mais elles ne sont pas liées aux milieux stagnants. La diversité observée sur le site de Claix est fortement liée à la présence d’un réseau de milieux de reproduction favorables. Menaces La mare 1 présente un niveau d’eau trop bas, entrainant la fermeture de certaines dépressions par colonisation de la végétation. Préconisations particulières - Retravailler le profil de la mare M1, qui présente une profondeur trop faible. - Conserver des haies et boisements en périphérie de la mare. - Lors des pêches de sauvetage effectuées sur la zone lors du comblement des étangs, une densité importante d’écrevisses exotiques avait été observée. Pour le moment, leur présence n’a pas été constatée mais il est toutefois nécessaire de surveiller et d’anticiper la colonisation potentielle d’écrevisses exotiques.
  62. 62. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 61 5.17. Le Maine Debaud à Blanzac-Porcheresse Carte 17: Localisation de la mare de Blanzac-Porcheresse Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 2014 0 % 2015 0 % Evolution % Ombre M1 2014 0 % 2015 0 % Evolution S Amph M1 2014 3 2015 3 Evolution S Odo M1 2014 0 (0) 2015 0 (0) Evolution Commentaires La mare de Blanzac-Porcheresse présente les mêmes tendances en 2014 et en 2015 et les mêmes problèmes de fonctionnalité. Aucune évolution n’a été constatée entre les 2 années de suivi. De ce fait, la diversité en espèces sur ce site est très limitée. Seules 3 espèces d’amphibiens ont été recensées et aucun odonate n’y a été observé. La seule évolution constatée par rapport à l’année précédente concerne les amphibiens, dont les espèces observées ne sont pas les mêmes entre les deux années. Au total, 5 espèces d’amphibiens ont été observés sur la zone en 2 ans. La Grenouille rousse et le Triton marbré n’ont pas été observés en 2015. Seul le Triton palmé a été constaté lors des deux suivis. Une écrevisse exotique a également été observée pour la première fois sur la mare.
  63. 63. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 62 Poitou-Charentes Nature La période très courte durant laquelle la mare est en eau limite grandement sa fonctionnalité. Divers odonates et amphibiens ont été vus et/ou entendus sur les zones en eau à proximité, démontrant un potentiel d’accueil qui devrait être plus important pour ces taxons sur cette mare. Menaces - La mare de Blanzac-Porcheresse ne peut être considérée comme fonctionnelle à l’issue du suivi 2015. Etant à sec très tôt dans l’année, elle ne permet pas aux espèces liées à ce type de milieux, de l’utiliser sur l’ensemble de leur cycle de reproduction. - L’Ecrevisse de Louisiane est présente. Préconisations particulières - Une imperméabilisation par un apport d’argile semble avoir été réalisée à la fin du suivi 2015. Il sera toutefois nécessaire d’évaluer le succès de cette mesure via le suivi 2016. En effet, si une imperméabilisation a eu lieu, il y a probablement eu un recouvrement de la végétation anciennement présente, ce qui fait que le stade d’évolution de la mare est à nouveau au point de démarrage. - Surveillance de la colonisation des Ecrevisses de Louisiane (évaluation des impacts à partir des suivis faune).
  64. 64. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 63 5.18. Chez Rochefort à Cressac-Saint-Genis Carte 18: Localisation de la mare de Cressac-Saint-Genis Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 2015 23 % % Ombre M1 2015 15 % S Amph M1 2015 5 S Odo M1 2015 10 (9) Commentaires Cette mare récemment créée (décembre 2014) présente déjà une colonisation notable de la végétation avec des ceintures de masettes, d’Agrostis stolonifera en forme immergée et quelques herbiers aquatiques. La diversité faunistique a donc été en partie conditionnée par le développement de cette strate herbacée mais aussi par le contexte paysager avec la présence d’étangs, de ruisseaux et de boisements à proximité, permettant probablement une colonisation plus rapide. Les amphibiens recensés correspondent à la fois à des espèces forestières (Rainette méridionale par exemple) et ubiquistes (Grenouille verte sp. ou Triton palmé). Le cortège odonatologique est conséquent pour une première année de suivi, avec 10 espèces identifiées sur la mare, ce qui révèle un bon début de fonctionnalité pour cette mare.
  65. 65. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 64 Poitou-Charentes Nature Menaces - Présence d’un fossé d’évacuation des eaux de la LGV SEA qui se déverse dans la mare (qui comprend également une sortie depuis la mare vers les zones enherbées pour le surplus d’eau). En période de forte pluviométrie, les écoulements arrivent avec une forte vitesse. - Présence de Ragondins. Préconisations particulières - Déconnexion de l’écoulement et de la mare. - Évaluer et surveiller l’impact des ragondins sur la végétation et la mare dans son ensemble. - Retrait des déchets (gobelets, sacs plastiques …) présents dans la mare.
  66. 66. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 65 5.19. Longeville à Deviat Carte 19: Localisation de la mare de Deviat Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 2015 0 % % Ombre M1 2015 0 % S Amph M1 2015 6 S Odo M1 2015 6 (5) Commentaires Créée en fin d’année 2014, cette mare semble présenter au premier abord un bon potentiel, avec 1/3 des espèces d’amphibiens connues en Charente. Toutefois l’asséchement précoce de la mare n’a pas permis de disposer d’une période en eau suffisante pour permettre le cycle complet de développement d’une partie des espèces du site. Cela impact également : - La présence des odonates, observés uniquement lors du premier passage ; - La présence de la flore aquatique et associée aux berges, qui est peu développée. La découverte de la Jussie représente une menace importante, pour laquelle il est essentiel de prendre les mesures nécessaires afin de limiter son développement voire si possible l’éradiquer du site.
  67. 67. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 66 Poitou-Charentes Nature Menaces - Présence d’un pied de Jussie, espèce exotique envahissante. - Asséchement précoce de la mare. - Présence de Ragondins. Préconisations particulières - Déracinement précautionneux du pied de Jussie avec export pour destruction. Surveillance et contrôle de sa possible colonisation. - Pallier à l’assèchement précoce de la mare par une étanchéification par apport d’argile par exemple. - Surveiller la présence du Ragondin afin d’évaluer l’impact sur la végétation et la mare dans son ensemble.
  68. 68. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 67 5.20. Le Point du jour à Poullignac Carte 20: Localisation des mares de Poullignac Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 2015 0 % % Ombre M1 2015 0 % S Amph M1 2015 4 S Odo M1 2015 11 (7) Commentaires Cette petite mare présente une eau ferrugineuse pouvant provenir soit d’une eau souterraine très minéralisée et riche en fer soit d’unlessivage des roches riches en fer. Ce phénomène donne une teinte rouille à l’eau. Cela ne semble pas avoir d’impact significatif sur la présence de la petite faune puisqu’il a été identifié un premier cortège d’espèces d’amphibiens assez commun. De plus de nombreuses espèces d’odonates ont été recensées lors du suivi 2015, démontrant un certain attrait de ce site pour ce taxon. La végétation est encore peu développée, ce qui peut en partie expliquer l’absence, à l’heure actuelle, de certaines espèces pourtant connues sur le secteur.
  69. 69. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 68 Poitou-Charentes Nature Menaces - Une concentration trop importante de fer pourrait éventuellement influer sur la biodiversité à plus ou moins long terme Préconisations particulières /
  70. 70. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 69 5.21. Chez Boucherie à Passirac Carte 21: Localisation des mares de Passirac Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 M2 2015 57 % 0 % % Ombre M1 M2 2015 0 % 0 % S Amph M1 M2 2015 4 4 S Odo M1 M2 2015 6 (5) 0 (0) Commentaires Les profils de ces deux mares sont relativement différents. La mare M1 présente un recouvrement de végétation important dont de petits herbiers aquatiques. L’Agrostis stolonifera, graminée pouvant se retrouver sous une forme immergée/flottante, est assez dominante sur cette mare. Même si ce n’est pas un herbier aquatique à proprement parler, elle constitue des zones de refuge et d’alimentation pour de nombreuses espèces. La présence d’herbiers de Groenlandia densa et de Characées est à noter. Cette diversité floristique peut présenter un attrait certain pour plusieurs espèces, notamment la Rainette méridionale bien présente sur
  71. 71. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 70 Poitou-Charentes Nature ce site malgré la taille relativement faible de la mare. La mare M2 n’a été en eau qu’une courte période de l’année. La diversité en espèce y est de ce fait très limitée puisque ce site de reproduction n’est pas fonctionnel. La végétation présente au niveau des berges et au sein de la mare est essentiellement composée d’espèces pionnières, peu liées aux milieux humides. Le cortège d’amphibiens est le même sur les deux mares. Toutefois l’assèchement précoce et le faible développement de la végétation sur la mare M2 n’ont pas permis de faire de ce site une zone de reproduction favorable pour les deux taxons suivis. Il s’agit principalement des espèces plutôt pionnières et communes sur la région telles que la Salamandre tachétée et la Grenouille verte sp. Pour les odonates, seule M1 a pu être utilisée par ce taxon comme site de reproduction. Les espèces présentes et pour la plupart reproductrices correspondent essentiellement à celles de jeunes mares, comme en témoigne la présence d’espèces pionnières dont l’Agrion élégant, le Sympétrum strié ou encore l’Anax empereur. Menaces - Asséchement très précoce de la mare M2. Préconisations particulières - Etanchéifier la mare M2 par un apport d’argile par exemple.
  72. 72. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 71 5.22. Les Quatre puits à Neuvicq Carte 22: Localisation de la mare de Neuvicq Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 2014 20 % 2015 48 % Evolution % Ombre M1 2014 0 % 2015 0 % Evolution S Amph M1 2014 4 2015 4 Evolution S Odo M1 2014 4 (1) 2015 11 (4) Evolution Commentaires On note une importante progression de la végétation aquatique, dont la surface de recouvrement a plus que doublé sur la mare. Ce facteur explique peut-être en partie les sensibles modifications observées au niveau du cortège battrachologique : alors qu’aucune Grenouille verte n’a été observée en 2015, la Rainette méridionale est apparue cette même année. D’une manière générale, cette dernière délaisse davantage les milieux pionniers que les Grenouilles vertes et son apparition traduit sans doute un certain degré d’évolution du milieu aquatique. L’évolution des effectifs semble stable chez les autres espèces, à l’exception du Triton palmé, dont
  73. 73. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 72 Poitou-Charentes Nature un seul individu a été observé en 2015. Cette évolution de la végétation explique également l’accroissement de l’attractivité de la mare pour les odonates. L’apparition de 7 nouvelles espèces en 2015 est prometteuse et la forte proportion d’espèces pionnières (Agrion nain, Orthétrum brun, Libellule déprimée) laisse présager une évolution du cortège les années suivantes. Menaces - Deux Ecrevisses de Louisianne ont été observées en 2015. Le développement de cette espèce présente une menace importante pour la faune et la flore de la mare, puisque’elle est capable de faucarder la végétation, aussi bien que de dévorer directement les larves et adultes d’amphibiens et d’odonates. Préconisations particulières - Surveiller la prolifération des écrevisses. Si les effectifs deviennent trop importants, des pêches de destruction pourraient être envisagées.
  74. 74. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 73 5.23. La Butte à Montguyon Carte 23: Localisation de la mare de Montguyon Synthèse des indicateurs de suivi % Rec M1 2015 2 % % Ombre M1 2015 5 % S Amph M1 2015 4 S Odo M1 2015 2 (0) Commentaires Cette mare est encore jeune et très peu végétalisée. Elle conserve un niveau d’eau satisfaisant sur l’intégralité de la période critique pour le développement de la faune aquatique et semi-aquatique. Si peu d’’odonates ont été notés pour l’instant, la proximité d’autres mares fonctionnelles pour les amphibiens explique sans doute la présence de 4 espèces dès la première année. Notons que ces espèces (Salamandre tachetée, Triton palmé, Grenouilles vertes indéterminées et Grenouille agile) sont les mêmes que celles observées lors de la première année de suivi sur la mare de Neuvicq.
  75. 75. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 74 Poitou-Charentes Nature Menaces - La mare la plus à l’est n’est aujourd’hui pas totalement mise en défens. Elle est donc en partie accessible par les vaches qui piétinent la berge et ralentissent l’implantation de la végétation. Préconisations particulières - Mise en défens de l’intégralité des berges de la mare par la pose de clôtures.
  76. 76. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 Poitou-Charentes Nature 75 6. Bilan des menaces et des préconisations A l’échelle de la région, plusieurs menaces ont été notées, pouvant nuire à la fonctionnalité de la mare pour les amphibiens et les odonates. Voici les principales préconisations qui permettraient de les limiter ou les annuler : - Maintenir un bon ensoleillement des mares en contrôlant le développement des ligneux et en ré- ouvrant les mares trop ombragées ; - Limiter les piétinements par le bétail dans le cas de mares en prairie pâturée, par la pose de clôture sur les 2/3 de la surface de la mare ; - Surveiller l’apparition et la colonisation des mares par l’Ecrevisse de Louisiane. Si la colonisation progresse de manière globale, un protocole de piégeage pourrait être mis en oeuvre; - Surveiller l’apparition et la colonisation des mares par le Ragondin. Pour les mares déconnectées des réseaux hydraugraphiques, des campagnes de piégeage pourraient être mise en œuvre par une structure ou des personnes compétentes (FREDON ou piégeurs des communes); - Surveiller la colonisation des mares par les poissons. Dans le cas de mares temporaires, les assèchements permettront de réguler naturellement le développement des poissons. Dans le cas de mares permanentes, des pêches au filet pourraient être réalisées afin de les capturer et déplacer (par une structure compétente telle que la fédération de pêche) ; - De manière générale, il est également indispensable de veiller au respect des modalités et périodes d’intervention, détaillées dans le cahier des charges ZH 10.2 – Gestion des mares. Tableau 6: Liste des mares concernées par la presence de Ragondins, Ecrevisses et/ou Poissons Mares Présence Ragondin Présence Ecrevisses Présence Poissons 16/BLANZAC-PORCHERESSE/M1 16/CLAIX/M1 16/CLAIX/M2 16/CRESSAC/M1 16/DEVIAT/M1 16/LUXE/M1 17/NEUVICQ/M1 79/SAINTE-SOLINE/M1 79/SAINTE-SOLINE/M2 79/SAINTE-SOLINE/M3 79/SAINTE-SOLINE/M4 86/CHAUNAY/M2 86/CHAUNAY/M3 86/CHAUNAY/M5 86/COLOMBIERS/M1 86/COLOMBIERS/M2 86/FONTAINE-LE-COMTE/M4 86/FONTAINE-LE-COMTE/M5 86/FONTAINE-LE-COMTE/M6 86/MARIGNY-BRIZAY/M1 86/SAINT-GERVAIS/M2 TOTAL 12 6 4
  77. 77. CR Suivi 2015 – Suivi des mares créées et restaurées – Janvier 2016 76 Poitou-Charentes Nature Par ailleurs, un assèchement est constaté au niveau de 26 mares suivies (cf. tableau suivant). Pour certaines, cet assèchement est suffisemment tardif pour permettre tout de même la réalisation complète de la phase aquatique des amphibiens. Pour d’autres, l’assèchement est trop précoce et ne permet pas l’accueil ou le développement des populations floristiques et faunistiques. Tableau 7: Liste des mares présentant un assèchement Mare Assèchement 2014 Assèchement 2015 16/BLANZAC-PORCHERESSE/M1 07/04/2014 10/04/2015 16/DEVIAT/M1 Non suivie 07/07/2015 16/PASSIRAC/M1 Non suivie 27/07/2015 16/PASSIRAC/M2 Non suivie 11/04/2015 17/NEUVICQ/M1 / 09/08/2015 79/PLIBOU/M2 / 03/08/2015 79/PLIBOU/M3 / 03/08/2015 79/PLIBOU/M4 Non suivie 20/04/2015 79/PLIBOU/M5 Non suivie 09/07/2015 79/ROM/M1 19/08/2014 16/07/2015 79/ROM/M2 20/08/2014 12/08/2015 79/ROM/M4 / 26/06/2015 79/ROM/M5 Assec permanent Assec permanent 79/ROM/M7 Assec permanent Assec permanent 79/SAINTE-SOLINE/M2 / 06/08/2015 79/SAINTE-SOLINE/M3 / 06/08/2015 86/CELLE-L'EVESCAULT/M1 31/07/2014 14/04/2015 86/CHAUNAY/M1 22/07/2015 09/07/2015 86/CHAUNAY/M3 24/07/2015 09/07/2015 86/CHAUNAY/M4 24/07/2015 09/07/2015 86/CHAUNAY/M7 24/07/2015 21/04/2015 86/COULOMBIERS/M1 Non suivie 20/04/2015 86/COULOMBIERS/M3 Non suivie 20/03/2015 86/PAYRE/M2 Assec permanent 14/04/2015 86/VOUNEUIL-SOUS-BIARD/M1 Non suivie Assec permanent Pour l’ensemble des mares surlignées2 dans le tableau ci-dessus, il est préconisé de réaliser des travaux d’imperméabilisation par apport d’argiles avant la prochaine saison de reproduction. Sans mesures correctives, ces mares ne seront pas fonctionnelles pour la faune. Pour les mares non surlignées, il s’agit d’être particulièrement vigilent sur leur tenue en eau lors des prochaines années de suivi afin de vérifier leur caractère fonctionnel ou non. 2 Les mares sélectionnées sont les suivantes : mare avec assec permanent ou mares s’assèchant avant juillet pour les deux années de suivi. Le contexte est également pris en compte (mare en réseau ou isolée).

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