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FRÉDÉRIC BACK 
CENTRE CULTURE ET 
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• Mars 2003 à décembre 2004 
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Construction 
• Vers la fin de la pose des ballots de paille, en août 2005, un incendie criminel a ravagé tout le mur 
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Mesures durables 
Aménagement écologique du site 
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Fiche - Bâtiments exemplaires - Centre Frédéric-Back

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Fiche - Bâtiments exemplaires - Centre Frédéric-Back

  1. 1. ENVIRONNEMENT FRÉDÉRIC BACK CENTRE CULTURE ET Renseignements généraux Bâtiment commercial à bureaux avec des terrasses extérieures, des salles de formation, un théâtre, une école de musique et un marché d’alimentation local. Le propriétaire et les locataires du bâtiment sont tous, sans exception, des entre-prises d’économie sociale ou encore des organismes à but non lucratif. Emplacement Centre-ville de Québec, quartier Montcalm L’édifice actuel est constitué de deux bâtisses rénovées et d’un agrandissement datant de 2007. Plus précisément, les deux bâtiments existants ont été joints sur tous les étages par le biais d’un agrandisse-ment qui consolide maintenant les trois structures en une seule construction. Les deux bâtiments d’origine datent des années 1914 et 1937, respectivement. Le premier bâtiment était une école alors que le deuxième servait de résidence pour les soeurs, qui enseignaient à l’école. Capacité • Environ 30 organisations à but non lucratif logent dans le bâtiment; • environ 125 employés y travaillent. Superficie totale après les travaux de rénovation • 3 700 mètres carrés (39 900 pieds carrés) Nombre d’étages • 4 niveaux hors sol • 1 niveau sous le sol Structure • Poutre et colonne de béton armé pour la portion datant de 1937 : - Structure d’acier pour l’agrandissement; - bois à ossature légère et renforcement de bois; d’ingénierie pour la portion datant de 1914. Certifications obtenues • Aucune Certifications visées • Le propriétaire n’exclut pas la possibilité de briguer une certification pour bâtiment existant éventuelle-ment. Il vise le système BOMA BESt ou encore celui de LEED pour les bâtiments existants (BE). Stationnement • 20 cases extérieures, situées sur les trois (3) côtés du bâtiment dont : - 5 cases sont réservées à l’autopartage (Communauto); - 1 case est équipée d’une borne de recharge pour les véhicules électriques. Coût global • Projet de rénovation et agrandissement démarré en 2005 : 4 millions de dollars.
  2. 2. Calendrier de conception • Mars 2003 à décembre 2004 Calendrier des travaux • Janvier 2005 août 2007 Renseignements additionnels disponibles en ligne • Page descriptive du Centre culture et environnement Frédéric Back - www.centreenvironnement.org/ccefb.html • Fiche Écobâtiment sur Voirvert.ca : - www.voirvert.ca/projets/projets-ecobatiment/ centre-culture-et-environnement-frederic-back • Article sur le concentrateur solaire du Centre culture et environnement Frédéric Back sur Voirvert.ca : - www.voirvert.ca/projets/projet-demonstration/ le-concentrateur-solaire-du-centre-culture-et-environnement- frederick-b • Description du projet sur le site des architectes, Brière Gilbert et associés : - www.brieregilbert.com/Centre-Frederic-Back.html • Une visite virtuelle sur le site de Novae : - www.novae.ca/actualites/2009-09/ ecotrip-visite-le-centre-frederic-back Performances • Performance énergétique : 0,59 GJ/m2 en 2013 Faits saillants • Ce bâtiment est exploité par une entreprise d’économie sociale et pour des entreprises du même type, oeuvrant dans les domaines de la culture ou de l’environnement. Il a été développé de manière à offrir des espaces de travail de qualité, à coût raisonnable, avec des services partagés entre les organismes. • L’agrandissement du Centre culture et environnement Frédéric Back possède un grand mur courbe de quatre niveaux, isolé de ballots de paille. Ce dernier est le premier mur isolé de cette façon au Canada dans un bâtiment commercial. • En 2013, un capteur solaire de type concentrateur, d’un diamètre de 4,5 mètres et d’une puissance de 12 kilowatts, a été installé sur le toit du Centre culture et environnement Frédéric Back. La chaleur produite par ce dernier sert au chauffage de l’eau chaude domestique et du bâtiment. • Le partage des services entre les organismes permet une économie d’espace évaluée entre 20 000 et 25 000 pi2. Les espaces ainsi partagés sont les suivants : cuisines, salles de réunion, photocopieurs, électroménagers, salle de lavage, douches, toilettes, système téléphonique, réseau internet et d’un espace d’accueil pour les visiteurs. • Lors de la rénovation des portions existantes, un effort particulier a été porté à la réutilisation des matériaux. Ainsi, les portes, impostes et fenêtres ont été réutilisées pour agrémenter les divisions intérieures du bâtiment rénové. Défis et solutions Conception • La rénovation impliquait une remise aux normes du système de protection incendie et cela a nécessité beaucoup d’investissements au niveau du système de contrôle, des gicleurs et des sorties de secours. • Réaliser un projet de démonstration en construction durable, dans un cadre normé par la Commission de la construction du Québec (CCQ) posait certains défis. En guise d’exemple, afin de bénéficier de l’aide de certains bénévoles et d’experts en isolation de ballots de paille, le Centre de l’environnement a fait une demande de dérogation auprès de la CCQ afin de permettre à ces personnes d’avoir accès et de pouvoir travailler sur le chantier. Malheureusement, la CCQ n’a pas accepté cette demande. Ainsi, des travailleurs en règle de la CCQ, au statut de compagnon, ont été supervisés par ces experts, qui ne pouvaient pas participer à la réalisation des tâches. • D’autre part, pour obtenir l’approbation des plans architecturaux du projet, la Régie du bâtiment (RBQ) devait donner son autorisation pour l’usage de la paille comme matériau isolant dans une construction non combustible. Cette autorisation a pris plusieurs mois à obtenir, mais suite à la présentation d’un document contenant toutes les normes et tests ayant été effectués avec ce matériau, l’autorisation de commencer les travaux a été obtenue. Quelques rencontres explicatives ont aussi eu lieu au cours du processus. • Afin de mener à terme le projet de végétalisation des toitures des bâtiments existants, il a été nécessaire d’effectuer une analyse de la structure des deux bâtiments pour déterminer s’ils pouvaient accueillir une toiture végétale. Ces dernières ont démontré qu’une charge maximale de 16 livres par pied carré devait être installée sur les toitures existantes. Comme cette contrainte restreignait beaucoup l’opération, l’équipe du Centre de l’environnement a fait appel à Marianne Boivin, gestionnaire de projet chez Soprema. Cette dernière a spécifié un mélange ultraléger pour les toitures en place et la stratégie a été couronnée de succès. Les toitures du Centre culture et environnement Frédéric Back performent bien et présentent une allure fort appréciée de tous les usagers et visiteurs de l’édifice. • L’orchestration du financement représentait un défi de taille pour l’organisme à but non lucratif qu’était le Centre de l’environnement, devenu propriétaire du bâtiment à rénover. Plusieurs clauses de retrait dans les protocoles de subvention rendaient les institutions financières plus réticentes au projet. Pour pallier ces contraintes, l’expertise d’avocats a parfois été nécessaire pour permettre à toutes les parties impliquées de s’entendre et de bien se comprendre.
  3. 3. Construction • Vers la fin de la pose des ballots de paille, en août 2005, un incendie criminel a ravagé tout le mur de l’agrandissement en construction. Rapidement, les polythènes et les membranes d’étanchéité ont pris feu et elles ont causé des dommages à l’isolant de ballots de paille. Les flammes se sont propa-gées par le biais des matériaux pétrochimiques nécessaires à la construction, soit le polythène et la membrane d’étanchéité. Une fois ces éléments enflammés, la surface des ballots a commencé à brûler. Cependant, leur densité et leur épaisseur a permis de retarder la propagation du feu vers l’intérieur de l’agrandissement et c’est ainsi que les deux autres bâtiments du Centre culture et environnement Frédéric Back n’ont pas été endommagés. Cet évènement fortuit a donc permis de confirmer les propriétés de résistances au feu qui ont appuyé le devis de performance de ce mur. Fait à noter, la charpente de bois, située du côté intérieur du mur, n’a pratiquement pas été endommagée par les flammes. Pour cause, l’indice de propagation de la flamme sur un mur de ballots de paille, même sans revêtement de crépi, est deux fois et demie supérieur au barème minimal à respecter pour les matériaux isolants. • Comme l’hiver approchait, la conception du mur a été modifiée pour permettre une reconstruction accélérée, sur place, par opposition à la méthode de préfabrication en atelier qui avait été utilisée pour le premier mur. La structure légère de bois a alors fait place à une ossature d’acier, mais les ballots de paille sont demeurés comme matériau isolant. À l’extérieur, un parement de panneaux de métal a été choisi puisque la pose du crépi prévu n’était plus possible à cette période de l’année. • Un documentaire relatant les principaux évènements de ce chantier, notamment l’incendie, a été réalisé par Les Déclencheurs. Il est disponible auprès de l’organisme Écobâtiment (www.ecobatiment.org - 418 781-2463). Exploitation • L’espace alloué aux câblages informatique et téléphonique est restreint. Si le projet était à refaire, davantage d’espace serait alloué aux salles de serveur et de téléphonie. • Afin d’évacuer la chaleur de la petite salle des serveurs, un système de climatisation a été installé. En hiver, l’évacuation de la chaleur se fait dans le corridor, alors qu’en été celle-ci est redirigée vers l’extérieur. • Le bâtiment n’est pas refroidi mécaniquement. Il se pourrait qu’éventuellement, les salles de réunion du dernier étage le soient pour augmenter le niveau de confort lors des périodes de chaleur estivale. • Après quelques années d’exploitation du bâtiment, l’un des bâtiments existants a démontré des signes de fatigue au niveau de la structure. Ces problèmes étaient indépendants des travaux qui avaient été effectués quelques années auparavant. Toutefois, pour régler les problèmes d’affaissement, une opération de renforcement de la structure, avec des pieux, a été effectuée au coût de 290 000 dollars. • Les vernis écologiques à l’eau n’ont pas bien vieilli sur les comptoirs et les tables de cuisine, constam-ment soumis à la présence d’eau et d’humidité. Pour régler ce pépin, de la céramique a été ajoutée à ces surfaces pour les rendre plus résistantes. Matériaux, produits et/ou technologies fournis par des entreprises de la région de Québec • Le concentrateur solaire installé sur le toit du bâtiment a été fourni par la compagnie canadienne Solartron et installé par la compagnie québécoise ECHO Système énergie solaire. • L’ébéniste de Québec Geneviève Gaboury, de l’entreprise Ingigène – Meubles et objets, a fabriqué tout le mobilier de cuisine de même que les casiers de rangement installés dans les corridors. • Services d’entretien de la chaufferie fournis par la compagnie thermo-énergie, une entreprise de Québec. • Les architectes Brière, Gilbert et associés ont conçu et supervisé tous les travaux d’agrandissement et de rénovation des trois bâtiments. • L’entreprise d’architecture Tergos a conçu et supervisé les travaux de l’entrée principale. • L’entreprise d’économie sociale Corsaire Design a développé toute la signature graphique de la signalisation intérieure et extérieure du bâtiment. • L’entreprise originaire de Québec Communauto fournit des véhicules en autopartage disponibles sur le site du Centre culture et environnement Frédéric Back.
  4. 4. Mesures durables Aménagement écologique du site • Toitures végétalisées sur 100 % de la surface. • Écran végétal sur la façade sud du bâtiment. • 4 vélos disponibles en libre-service. • Aménagement de vestiaires et douches à tous les étages pour les usagers du transport actif. • Localisation très bien desservie par les transports en commun. • 5 cases de stationnement sont réservées à l’autopartage (Communauto). • 1 borne de recharge pour les véhicules électriques. • Collecte des eaux de pluie des toitures avec réutilisation pour l’arrosage et le nettoyage. • Servitude de passage pour l’aménagement d’une piste cyclable le long du bâtiment. • Bacs de culture maraîchère sur le site, de même qu’un potager sur la toiture de partie neuve. Gestion efficace de l’eau • Réutilisation de l’eau de pluie pour l’arrosage des plantes intérieures et le nettoyage • Depuis la phase de rénovation majeure, toutes les douches et toilettes installées sont à faible débit. Les appareils sont donc remplacés progressivement Énergie et atmosphère • Rénovation de la chaufferie et remplacement du caloporteur (vapeur) par de l’eau chaude • Ajout d’un système de contrôles centralisés pour mieux gérer les zones, le confort et la consommation énergétique du bâtiment • Système de ventilation avec roue thermique, qui permet de récupérer la chaleur sur la conduite d’évacuation de l’air vicié • Chauffage basse température dans l’agrandissement grâce à un plancher radiant à l’eau chaude • Apport de chaleur dans le réseau d’eau chaude domestique et le réseau de chauffage par le biais d’un capteur solaire de type concentrateur. Matériaux et ressources • Utilisation des ballots de paille comme matériaux isolants pour l’agrandissement. Les ballots de paille ont été achetés localement, possèdent une faible énergie intrinsèque, n’émettent pas de composés organiques volatils (COV) et sont composés de matières compostables et rapidement renouvelables. • Réutilisation des fenêtres et impostes de l’école dans les cloisons intérieures, pour favoriser la propagation de la lumière naturelle à travers les pièces. • Installation de peintures avec contenu recyclé. • Utilisation de vernis de finition pour le bois à base d’eau et sans émissions de COV. • Mur de soutènement érigé à partir de pneus recyclés. • Cloisons semi-permanentes incluant des panneaux de paille, une matière rapidement renouvelable. Les colles du panneau sont aussi à faible contenu en COV. • Certains murs intérieurs possèdent un crépi de finition à base d’argile, une matière considérée comme un rebut d’excavation. • Conception d’une corniche moderne et végétalisée à l’aide de planches de plastique avec contenu recyclé. Qualité des environnements intérieurs • Installation de peintures avec faibles émissions de COV. • Les propriétés hygrométriques des finitions à base d’argile utilisées pour l’agrandissement permettent de réguler le taux d’humidité à l’intérieur de la portion neuve du bâtiment. • Les cloisons intérieures ont été munies d’impostes pour favoriser l’accès à la lumière naturelle au plus grand nombre de personnes. • Création de plusieurs zones de chauffage pour permettre un meilleur contrôle des occupants sur leurs espaces de travail. Autres mesures durables • Exposition d’oeuvres d’art dans les corridors et salles de conférence du bâtiment. • Installation, à l’entrée du bâtiment, d’une oeuvre d’art signée Frédéric Back (1924-2013), un artiste ayant consacré toute son oeuvre artistique sur le sujet de la protection de l’environnement. Il est notamment reconnu mondialement pour le célèbre film d’animation L’Homme qui plantait des arbres. • Création d’une oeuvre d’art par Julie Picard, à partir de matières recyclées pour agrémenter l’esthétisme et améliorer l’acoustique d’une des salles de réunion.
  5. 5. Équipe de projet • Propriétaire : Centre de l’environnement • Gestion du chantier : Maurice Lachance • Architecture : Brière, Gilbert et associés • Génie électrique et mécanique : Therméca • Génie civil et structural : Projex (BPR depuis 2009) • Construction : Les entreprises ML (Maurice Lachance) • Aménagement de l’entrée extérieure du bâtiment : Tergos Fiche réalisée en partenariat avec Photos : Carl Perreault et Natasha Genest

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