Accompagner les pratiques mediatiques et numériques des jeunes - 2012
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Accompagner les pratiques mediatiques et numériques des jeunes - 2012

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Le guide "Accompagner les pratiques médiatiques et numériques des jeunes" est un ouvrage collectif du CRIJ Rhône-Alpes et des associations M@ison de Grigny et Fréquence Ecoles

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Accompagner les pratiques mediatiques et numériques des jeunes - 2012 Accompagner les pratiques mediatiques et numériques des jeunes - 2012 Document Transcript

  • ACCO MPAGNERLES PR ATIQUES MÉD IATIQUES ET NUM ÉRIQUES DES JEUNES URS LE GUI DE DES ACTE ÉDUCATIFS ntic Grigny, A lpes, M@iso 2012. CRIJ Rhône- coles. Octobre Fréquence é 1
  • 2
  • ACCO MPAGNERLES PR ATIQUES MÉD IATIQUES ET NUM ÉRIQUES DES JEUNES s pratiques c ompagner le s des jeunes »Le guide « Ac et numérique ne-Alpes,médiatiqu ge collectif du CRIJ Rhô nce écoles. es est un ouvra ntic Grigny et de Fréque de la M@iso
  • AVANT-PROPOS QU’ON S’EMBALLE POUR LES NOUVELLES TECHNOLOGIES OU QU’ON Y SOIT RÉFRACTAIRES, QU’ON AIT DES PROJETS ORIENTÉS NUMÉRIQUES OU PAS, LES MÉDIAS NE SONT PLUS UNE OPTION. ILS PARTICIPENT AUJOURD’HUI PLUS QUE JAMAIS À LA CONSTRUCTION DE CHACUN.4
  • UN GUIDE POUR LES ACTEURSÉDUCATIFSLe CRIJ Rhône-Alpes, la M@isontic Grignyet Fréquence écoles ont conçu ce guide pour aiderles acteurs éducatifs à accompagner les pratiquesnumériques et la consommation médiatiquedes jeunes.Pour ce faire, nous vous proposons ici demettre en relation vos pratiques éducatives,les enjeux de léducation populaire et les objectifsde léducation aux médias numériques pour favoriserle développement de lesprit critique des jeunesainsi que le développement de leurs compétencesnumériques.Dorie BRUYAS, co-directrice de Fréquence écoles,a rédigé ce guide en partageant son expériencede léducation aux médias, acquise durant dix ansdans le cadre des projets et missions de lassociation.Aujourdhui, cette publication contribue à leffortde production de ressources adaptées aux animateursde jeunesse afin de favoriser linsertion de tous aucœur de la société de linformation.NOUS RETROUVER,NOUS CONTACTER• CRIJ Rhône-alpes : www.crijrhonealpes.fr• M@isontic Grigny  : www.maison-tic.org• Fréquence écoles : www.frequence-ecoles.org
  • X  ER LES ENJEUS DANS LEPOUR PARTAG R LES JEUNEACCOMPAGNE LES RAISONS DE LURG MÉDIATIQUE : VERGENCES ENTRE « R QUELLES CONN POPULAIRE ? _ p.11 ET ÉDUCATIO ANIMATEUR DANS LA LE RÔLE DE L NUMÉRIQUES _ p.15 DES USAGES A DUC ATEUR DOIT S I C E QUE TOUT ÉSSOURCES DISPON E ... SUR LES R TITÉ NUMÉRIQUE _ ... SUR LIDEN UR INTERNET _ p.2 S ... DU DROIT R N, ACCOMPAGNETIQUES AU QUOTIDIE MATIONS MÉDIALES CONSOM BONNE INFORMATION TROUVER LA USTE PLACE AU TÉLÉP DONNER LA J VIOLENCE ET LHYPER RÉAGIR À LA UNES SUR FACEBOOK AIDER LES JE NIQUER ET APPRENDR BIEN COMMU RÉFÉRENC
  • EUR CO NSOMMATIONGENCE _ p.9 NUMÉRIQUE »RÉVOLUTION1 NTACC OMPAGNEMEAVOIR ... IBLES _ p.19_ p.21 23  7 SUR INT ERNET _ p.2 33 _ p.PHON E PORTABLE ES MÉDIAS _ p.37 NDRS EXUALISATIO _ p.42 IQUER _ p.48 N RE À COMMUCES _ p.53
  • POUR PARTAGERLES ENJEUX TOUS LES ADULTES SONT EN CAPACITÉ D’ACCOMPAGNER LES ENFANTS ET LES ADOLESCENTS, QUELLES QUESOIENT LEURS COMPÉTENCES ET LEURS USAGES EN MATIÈRE DE NUMÉRIQUE.8
  • ACCOMPAGNER LES JEUNESDANS LEUR CONSOMMATIONMÉDIATIQUE : LES RAISONSDE LURGENCELes médias numériques offrent un terrain idéalà lexpérience de la jeunessePour les plus jeunes, curieux, joueurs, et déjà avidesdimages en mouvement, Internet représente unesource de distractions et de connaissances. Devenusadolescents, ces jeunes se cherchent à travers leursamis, sidentifient et trouvent dans le web lopportu-nité de ne jamais rompre le lien. À linverse, certainsy trouvent un refuge, un espace de liberté et seforgent de nouvelles amitiés « en ligne » bien réelles.Dépasser les risquesLa question des risques – la mauvaise rencontre,laddiction, les atteintes à la réputation – a souventmonopolisé lattention des éducateurs en évacuantles bienfaits des pratiques numériques. Pour lesacteurs de léducation aux médias, larrivée dInternetne fait que réactualiser les enjeux éducatifs que sontle développement de lautonomie, de lesprit critique,de la responsabilité individuelle et collective.Faire face à une panne technique, choisir son identiténumérique, être conscient de la place du marketingdans nos choix de consommation, avoir accès àlinformation la plus diversifiée possible :léducation aux TIC – Technologies de lInformationet de la Communication  – doit permettre à tous lesjeunes daccéder au même niveau dautonomie. 9
  • Permettre à tous de se saisir des opportunitésSi les usages sont relativement les mêmes dun jeuneà lautre aujourdhui (prendre des photos avec sontéléphone, les publier sur Facebook, tchater avec sesamis en écoutant un clip sur YouTube, chercher desinformations sur Google) leurs compétences sontdifférentes selon la place que les adultes prennentauprès deux.Certains enfants côtoient des adultes aguerris auxnouvelles technologies, et découvrent grâce à eux denouveaux outils ou de nouvelles manières de lesutiliser leur permettant de devenir plus compétents.Pour dautres, les opportunités samenuisent parmanque dencadrement. Cette différence de « capitalinformatique » recoupe souvent les écarts culturelset sociaux des familles.Ne pas avoir peur daccompagner les« digital natives »Comme dans tous les domaines, les jeunes ontbesoin de limites, dexplications et dexpériencespour progresser. Pour mieux les accompagner,il y a nécessité pour les adultes à se former et àsautoformer, à simprégner de cette culturenumérique complexe, car léducation aux TIC estcertes technique, mais aussi économique, politiqueet juridique.Développer lautonomieL’éducation aux médias permet d’accompagnerles usages des jeunes afin de leur donner des clésde compréhension du monde et de favoriser leurconstruction, en toute liberté.10
  • QUELLES CONVERGENCES ENTRE« RÉVOLUTION NUMÉRIQUE » ETÉDUCATION POPULAIRE ?Tous les mouvements d’éducation populaire,aussi différents soient-ils, ont pour objectifd’outiller tous les citoyens afin de leur permettred’agir de manière libre, autonome et responsabledans la société.Les médias sont devenus un espace de socialisationet influencent les comportements des enfants et desadolescents, au même titre que les environnementsscolaires et familiaux.Le développement de la société de l’information amodifié nos pratiques sociales comme notre rapportà l’information, aux médias et aux savoirs.Au delà, Internet nous donne une occasionincontournable de développer le partage et laconstruction collective des savoirs et de la culture.Fondements de l’éducation populaire, le dévelop-pement de l’autonomie et lémancipation de l’individuest un des enjeux prioritaires dans l’accompagnementdes publics par les animateurs. 11
  • 5 points de convergence entre éducationpopulaire et médias numériquesPar Nathalie BOUCHER-PETROVIC1. Comprendre pour agir et s’émanciperLa prise en main des médias numériques renvoieà la mission historique de léducation populaire entermes d’appropriation et de maîtrise des outilsafin dagir et de sémanciper.2. Construction collective des savoirsLes médias numériques offrent de nouvellespossibilités d’accès au savoir et à la culture et denouveaux outils de construction collective etcollaborative du savoir ; construction, partage,mutualisation qui répondent aux démarchesdéducation populaire.3. Vers lexpression et la participationLes médias numériques offrent de nouveaux moyenspour s’informer, s’exprimer, agir, qui renvoient auprojet de participation citoyenne cher à léducationpopulaire.4. Lien social et universalismeLes médias numériques sont des vecteurs denouveaux liens sociaux qui favorisent lexistencedun espace public mondial et soutiennent lescommunautés.5. Pratiques et démarchesLes médias numériques favorisent lapprentissagenon formel, les pratiques collaboratives et placentlinternaute en situation daction dans sa pratiquemédiatique.Ces 5 points montrent bien en quoi les médiasnumériques font écho aux valeurs défendues parléducation populaire et que ces deux universpartagent des enjeux communs.ompétenc12
  • « LÉDUCATION POPULAIREEST INTERPELLÉE PARLES NOUVELLES POSSIBILITÉSÉDUCATIVES LIÉES AUXOUTILS ET MÉDIAS NUMÉRIQUESPUISQUE CES DERNIERS FONTÉCHO AUX COMBATSHISTORIQUES DELÉDUCATION POPULAIRE. »Nathalie BOUCHER-PETROVIC, Maître de conférencesen sciences de l’information et de la communication. 13
  • EN REFUSANT DACCORDER DE LATTENTION À LENVIRONNEMENT MÉDIATIQUE DANS LEQUEL UN ADOLESCENT ÉVOLUE, ON LABANDONNE À SON SEUL DISCERNEMENT : « ON LE LAISSE APPRENDRE SEUL LES CLÉS DE LECTURE QUI POURRAIENT LUI ÊTRE UTILES POUR COMPOSER AVEC LES PIÈGES QUE CONTIENT LA TOILEET POUR DISCERNER LE VRAI DU FAUX, LUTILE DU POTIN ET LE SAVOIR DE LOPINION. » Mario ASSELIN, ancien directeur décole québécois, consultant reconnu des deux cotés de lAtlantique, et rédacteur du blog http://carnets.opossum.ca/.Entrevue accordée au site www.cafepedagogique.net.14
  • LE RÔLE DE LANIMATEURDANS LACCOMPAGNEMENTDES USAGES NUMÉRIQUESCe quil convient de rappeler en termesdaccompagnement des usages …Comme dans dautres domaines de laction éducative,lanimateur ne peut intervenir sur ce quil se passe àla maison, haut lieu de la consommation médiatique.Pourtant, les animateurs de jeunesse peuvent :1. Parler avec les enfants et les adolescents sur cequils font, ce quils consomment en termes de média.Le simple fait déchanger constitue une premièreforme de mise à distance.2. Permettre aux jeunes de comprendre linfluencedes médias sur leurs choix de consommation et decomportement. 15
  • 3. Intervenir auprès des parents en sappuyant sur lespoints suivants :• La consommation médiatique doit aussi sobserverdans le contexte particulier de ladolescence.À cette période de la vie, les copains sont importants,la volonté de rompre avec ses parents est là, il estnécessaire davoir des modèles – bons ou mauvais –pour se construire.• Les parents imaginent souvent que les adolescents,ces fameux « digital natives », sont très compétentsdans leurs pratiques numériques, ce qui nedoit pas les empêcher de se placer dans un rôledaccompagnateur voire de prescripteur.• Les enfants et les adolescents ont besoin de limitesdans leur consommation médiatique.Il faut limiter le temps passé et faire le choix desprogrammes. Vous pouvez aussi encourager lesparents à questionner leur propre consommationmédiatique, à construire pour leur famille un cadrecommun, en fonction de leurs propres valeurs.• Une consommation médiatique « excessive » peutêtre le signe dun malaise plus important.Il sagit alors dessayer de lidentifier, et peut-être deconseiller aux parents den parler à dautres parents,ou à un professionnel (psychologue …).16
  • 4. Aller plus loin...• Il sagit de sapproprier les enjeux, la culture et lesoutils numériques pour avoir une longueur davance.Lobjectif ? Accompagner en étant plus à laise etpourquoi pas construire de nouveaux projets etintégrer le numérique dans sa pratiqueprofessionnelle.• Utiliser les ressources daccompagnement aunumérique du territoire : animateurs multimédia,EPN – Espace Public Numérique – équipementsmatériels et logiciels ... 17
  • CE QU E TOUTÉD UCATEUR DOIT SAVOIR ...18
  • ... SUR LES RESSOURCESDISPONIBLESLes Espaces Publics NumériquesOuvert à tous, les EPN regroupent lensemble deslieux, proposant une découverte accompagnée destechnologies numériques et de leurs usages sociaux.Ils offrent un accès à Internet, des animations, desévénements et des ressources pour les projets etacteurs de leur territoire.Les animateurs multimédias – ou médiateursnumériques – ont pour fonction laccompagnementde tous à la découverte du numérique et de sonpotentiel.À ce titre, ils constituent des alliés privilégiés deséducateurs et peuvent vous soutenir, matériellementou humainement, pour la mise en œuvre de vosprojets déducation aux médias numériques.En Rhône-Alpes, les EPN sont représentésau sein dune Coordination Régionale de lInternetAccompagné, CoRAIA.Ce collectif de médiateurs numériques travaille à lareconnaissance des espaces numériques sur lesterritoires et concours à lanimation du réseau et à laformation des animateurs multimédias.Si vous cherchez à savoir quel est lEPN le plus prochede chez vous, nhésitez pas à consulter ce site :www.coraia.org. 19
  • Les espaces web pour se documenterSinformer :www.netpublic.frUn espace de ressources de la Délégation aux Usagesde lInternet (DUI), de partage et déchange pour lesacteurs de laccompagnement au numérique.www.internetactu.netPortail de la FING (Fondation Internet NouvelleGénération) qui traitent les grands sujets société etnumérique vous permettant pour aller plus loin dansvotre approche du web.www.internetsanscrainte.frPortail dinformation et de ressources du programmenational de sensibilisation aux bons usages du net.www.cemea.asso.fr/multimedia/enfants-medias« Enfants Ecrans Jeunes et Médias », Espace de veilleanimé par les Céméa.Soutiller :www.creatif-public.net/-Droit-et-EPN-le-JEU-.htmlLe kit pour lautoformation des médiateurs dunumérique sous forme de bande-dessinée interactive.www.exprime-toile.frCet espace (à linitiative des Francas) est destiné àprésenter et valoriser les projet dexpression desenfants et des jeunes au travers de différentssupports médiatiques.www.2025exmachina.netLe Serious Game déducation critique à Internet pourles adolescents (12-16 ans).http://tinyurl.com/Guide-Francas2011Guide synthéthisant les travaux du Groupe médiasnational des Francas « Les réseaux sociaux : unequestion déducation ? »20
  • ... SUR LIDENTITÉ NUMÉRIQUELa combinaison dun certain nombre dinformationspubliées grâce à nous, ou malgré nous sur Internet,contribue à définir notre identité numérique.Cette identité – choisie ou subie – est changeanteet se nourri de lactualisation de nos profils commede nos contributions sur les sites, réseaux sociaux,forums ...ll parait alors nécessaire de se préoccuper de cetteidentité afin quelle reste maîtrisée.Cest encore plus vrai pour les adolescents qui sont àlâge des premières briques dans la construction deleur identité. 21
  • Ce quil faut faire avec les jeunesTout acte de publication sur le web participe à laconstruction de lidentité numérique et de laréputation dune personne : création dun profil surun site, écriture de messages sur les réseaux sociaux,de commentaires sur une page web, partages dimagespersonnelles ou non, de musiques, de vidéos ...Ainsi, publier avec les jeunes sur le web est souventloccasion dévoquer avec eux la notion didentiténumérique et au delà la notion de-reputation.Lenjeu ? Développer chez les jeunes la capacité àcomprendre le rôle de cette identité « virtuelle » maispour autant bien « réelle », en vue dune intégrationsociale ou professionnelle.Comment se construit mon identité numérique ?22
  • ... DU DROIT SUR INTERNETQuand il est question de créer mais surtout dediffuser des images, une vidéo, un texte dans le cadrede vos projet éducatifs, la notion de droit sur internetest forcément interpellée.En outre, les jeunes utilisent bien souvent les médiassans se poser de questions sur le cadre juridique quiencadre leur consommation comme leurs publications.Pour tous, il est alors nécessaire de clarifier le sensde ces lois et de mesurer le risque pris à la lumière deson utilisation des nouvelles technologies.Dans le cadre de sa pratique, lanimateur doit pouvoirclarifier le sens de la loi avec les jeunes.LES DROITS DAUTEURIls concernent les revenus de la propriétéintellectuelle ou le respect de cette dernière.On parle ainsi du droit patrimonial (lœuvre faitpartie de notre patrimoine et peut être cédée à untiers contre de largent par exemple...) ou de droitmoral (ce droit permet de faire valoir sa paternitéet dexiger quon respecte son nom mais aussi sonœuvre. Ce droit ne peut être cédé.). 23
  • Ce quil faut retenir...Vérifier les mentions et les licences qui précisentlutilisation des images. Si la licence dune œuvrenest pas signalée, elle est à priori sous le régime dela propriété intellectuelle classique.Ainsi, vous ne pourrez pas utiliser une photo,un texte, un dessin ou toute autre reproductiondune œuvre sans lautorisation préalable de sonpropriétaire. Pour autant, rien ne vous empêche defaire une demande auprès de lauteur dans la mesureoù votre publication nest pas commerciale ; il estpossible quil vous donne le droit dutiliser son œuvresans argent en contrepartie.En France, les contenus dits libres sont cédés parleurs auteurs sans rémunération associée mêmesi ceux-ci conservent la paternité de leur œuvre.Plusieurs licences différentes cohabitent en termesde possibilités dutilisation, de modification ou deredistribution. Ce guide est par exemple produit sousla licence Creatives Commons désignée en avant-dernière page.LE DROIT À LA VIE PRIVÉEET LE DROIT À LIMAGEChacun a droit au respect de sa vie privée et la loifrançaise y veille particulièrement. Ce quon appellecommunément le droit à limage y participe.La loi interdit clairement de révéler un certainnombre dinformations relatives à lintimitécorporelle (nudité, santé, maternité, sexualité …),touchant à la vie personnelle (vie familiale, viesentimentale et amoureuse, religieuse, financière,vacances et loisirs), ou permettant lidentificationdes personnes (domicile et image).24
  • Ce quil faut retenir...Sagissant du droit à limage, le responsable dunsite internet ou dun blog –  qui porte légalement laresponsabilité de la publication  – ne pourra utiliserla photographie ou la vidéo représentant unepersonne sans laccord de cette dernière. À défaut,la personne pourra agir en justice pour atteinte à lavie privée. Il lui faudra néanmoins pouvoir attesterdes préjudices subis.LHONNEURET LA CONSIDÉRATIONDE LA PERSONNEDroit pénal de la presseIl sagit de toute allégation ou imputation dun faitqui porte atteinte à lhonneur ou à la considération dela personne. Trois conditions sont requises :1. Lallégation ou limputation dun fait précis.2. Latteinte à lhonneur ou à la considération.3. Le délit doit viser une personne identifiable. Ce quil faut retenir...Dans le cadre de la diffamation, cest la volontéconsciente de blesser et de mettre à mal qui estpunie.Cest évidemment bien pire quand il sagit dinjurepublique, sachant que linjure devient publique encas de diffusion sur tout site internet, réseau social,forum de discussion, blog ou courrier électroniqueenvoyé à un nombre très important de destinataires. 25
  • AU QU OTIDIEN,ACCO MPAGNER LES CONSOM- MATIONS MÉDI ATIQUES26
  • TROUVER LA BONNEINFORMATION SUR INTERNETDes jeunes cernés par « la fausse information »Dans leur immense majorité, les jeunes seméfient des informations qui circulent sur Internetestimant quelles ne sont pas vraies. Certainementinfluencés par les représentations dominantes et lesremarques de leurs éducateurs, les jeunes se méfientdes informations récoltées sur le net même si dansla pratique, ils sont capables de copier largement cescontenus pour leurs devoirs scolaires.Pour les animateurs de léducation populaire,la recherche dinformation est déjà une pratiquerégulière pour soutenir un projet de sortie, uneactivité culturelle ou même pour effectuer unesimple vérification dinformations.Autant doccasions daccompagner les jeunes pouraméliorer leur capacité à chercher mais aussi à traiterles informations obtenues. 27
  • À l’heure de l’arrivée massive des nouvellestechnologies, la responsabilisation des jeunes devientle meilleur moyen de remplir une mission éducative« durable ».En matière de recherche dinformation, lessentielnest pas de savoir où chercher mais comment et avecquels outils. Mode demploi, 1e étape : Formuler une requête pertinenteLa recherche dinformation est une activitéimportante pour les jeunes sur Internet et Googleremporte tous les suffrages en tant que moteur derecherche.Google est tellement utilisé quil est transparent.Bien souvent confondu avec le navigateur, etsystématiquement utilisé même si lon connaîtladresse du site sur lequel on veut se rendre.Le choix des mots lors dune requête est la premièreétape importante. Ici, même si cette étape semblealler de soi, elle pose bien évidemment de nombreuxproblèmes car, avant toute chose, il faut comprendrela manière dont les moteurs de recherchefonctionnent.28
  • Pour bien chercher :Il faut faire une hypothèse de réponse et chercher àla valider ou à linvalider. Ainsi, plutôt que de poserla question et de la transcrire dans Google, il sagiradimaginer quelle pourrait être la réponse.Par exemple :Si lon souhaite savoir ce quil nous faut manger encas de gastro, il vaut mieux tenter en formulantune hypothèse « riz gastro » plutôt que de proposer« gastro manger ». En effet, on trouvera forcément lemot riz dans les articles qui répondent à la question« que manger en cas de gastro ? », sans avoir pourautant la question en tant que telle.Il faut savoir ce que lon cherche et être en capacitéde le formuler, donc veiller à :• Éviter les termes trop généraux qui génèrent tropde « bruit » dans les réponses.• Choisir de préférence des termes spécifiques etélargir par la suite la requête.• Essayer de ne pas dépasser 3 mots, bien choisis.Et encourager limagination de la réponse :Par exemple, de nombreuses questions relatives àlorientation professionelle ne sont jamais posées.Tout simplement parce que les jeunes pensent que laréponse à leur question nexiste pas.Difficile alors de les voir sengager dans uneactivité de recherche dinformations sils ne sont pasen capacité dimaginer que la réponse existe. 29
  • Mode demploi, 2e étape : Traiter linformation obtenueDe nombreuses études sur la recherche dinformation(cf. p. 56 ci-après) montrent que ce qui faitcruellement défaut aux jeunes, cest la capacitédévaluer les résultats de leur recherche.Internet mérite une analyse fine car on y trouvede nombreux documents complexes, utilisant desimages, des textes, des sons.Face à cette complexité, Il faut que les jeunespuissent identifier « qui parle » ; car toutes les étudessemblent montrer que lévaluation des sources est lepoint faible des jeunes sur Internet.Lors dune procédure de recherche classique,les enfants et les adolescents :• évaluent moins et moins bien les sources;• ne considèrent que les contenus contenant desimages en illustration ;• recherchent des résultats facilement exploitables,que l’on peut « copier-coller » par exemple ;• sont trop sensibles aux effets de gras, ditaliqueou de surligné qui mettent en avant une informationplutôt quune autre.30
  • « LA RECHERCHEDINFORMATIONS A ÉTÉBOULEVERSÉE PAR INTERNETDANS LE SENS OÙ LARECHERCHE DINFORMATIONSEST POSSIBLE PAR TOUS ET NONPLUS SEULEMENT PAR LESPERSONNES COMPÉTENTES.CEPENDANT, LA RECHERCHEDINFORMATIONS REQUIERTDES COMPÉTENCES »André TRICOT, Professeur duniversité en psychologieà lIUFM Midi-Pyrénées. Extrait issu dune conférenceintitulée « L’utilisation d’Internet permet-elle denouveaux apprentissages documentaires ? ». 31
  • « ARME DE POUVOIR, TENIR LE MONDE A PORTÉE DE MAIN, LE TÉLÉPHONE MOBILE PERMET DE JOUER AVEC L’ABSENCE ET LA PRÉSENCE. LE RAPPORT DES ADOLESCENTS AUX PARENTS ILLUSTRE PARTICULIÈREMENT CE JEU. CET OUTIL DONNE UNE FORME D’AUTONOMIE, ET EN MÊME TEMPS, LES PARENTSPEUVENT APPELER À N’IMPORTE QUEL MOMENT POUR ME RAPPELER QUE JE SUIS QUAND MÊME LEUR ENFANT. » Michael STORA, psychanalyste et psychologue clinicien pour enfantset adolescents, membre de lObservatoire des mondes numériques sciences humaines (OMNSH).32
  • DONNER LA JUSTE PLACE AUTÉLÉPHONE PORTABLELe téléphone portable est un « marqueur » social,un accessoire de mode très important pour lesadolescents.SMS, musique, photo, vidéo et jeux sont lesfonctionnalités qui les motivent en premier lieu.Difficile dans ce cas de les contourner dans lescentres de vacances ou les lieux daccueil de jeunes …Il faut bien comprendre que pour les adolescents,ce premier portable est hautement symbolique.Il représente la confirmation dune certaineindépendance, tout en rassurant les parents qui yvoient un moyen de rester en contact avec un enfantdont lemploi du temps leur échappe de plus en plus.Enfin, le portable, à lâge ou la relation avec sesamis est la plus importante permet de passer im-médiatement dune « tribu » à lautre, en optimisantson temps et en rationalisant ses déplacements.Cest loutil qui permet dêtre à la fois ici et ailleurs. 33
  • Et si on en parlait avec eux ?Si le téléphone mobile fait partie intégrante de la viedes adolescents, les adultes méconnaissent souventles usages qu’ils en font.La situation sexplique par l’absence de dialogue ausein de la famille et des structures éducatives autourdes « usages numériques ».Pour échanger avec les parentsLe mobile doit devenir un sujet de dialogue etd’échanges au sein de la famille. Pour commencer,lachat du premier mobile doit permettre latransmission de principes et donner loccasion dediscuter des règles et des limites ; et pourquoi pasaussi daborder les notions de communicationnumérique, de mobilité, de budget…Quelques chiffres :• 82% des Français de 12 ans et plus ont untéléphone mobile personnel ou professionnel.• 97% des jeunes de 15 à 17 ans contre 84%des Français considèrent le téléphone mobilecomme une bonne chose pour la société.• 100% des filles et 95% des garçons de 15 à 17 ansont un téléphone mobile personnel.Sondage TNS Sofres-AFOM, août 2010, mené auprèsdun échantillon national de 1217 personnes âgées de12 ans et +.34
  • Et pour agir au quotidien...Le téléphone ne détermine pas le comportementdes jeunes : il permet certains usages. Les rapportssociaux influencent bien plus les adolescents que lesimple potentiel de la machine.Dans le cadre des centres de vacances, letéléphone est souvent contourné par une interdictiondusage pour prévenir les conflits. Les organisateursconseillent bien souvent de ne pas emporter detéléphone mobile pendant le séjour. Cette interdictionsemble vouloir contourner le problème.Il est tout à fait envisageable dassocier les jeunes àla création dune charte dutilisation des téléphonespendant la vie en centre. Le fait dassocier les jeunesà la définition de ces règles permettra de faciliterleur application et dentamer un travail de régulationde lusage du téléphone portable.Lidée est dinterpeller les jeunes en parallèle, sur lesbénéfices et sur les nuisances du téléphone.Pourront ainsi être évoqués :• la nuisance sonore du téléphone,• lattention que lon porte à linstant présent,• le fait de rester connecté au groupe,• la responsabilité éditoriale avec la publication surles  réseaux sociaux,• les problématiques de vol… 35
  • PARMI LES 100 PROGRAMMES LES PLUS REGARDÉS PAR LES 4-10 ANS EN 2009, 43 SONT DES JOURNAUX TÉLÉVISÉS. EN FRANCE, LES JEUNES CONSACRENT EN MOYENNE QUATRE HEURES PAR JOUR À LEURS ACTIVITÉS AUDIOVISUELLES ET MULTI- MÉDIATIQUES.36
  • RÉAGIR À LA VIOLENCEET LHYPERSEXUALISATIONDES MÉDIASLes écrans sont des pourvoyeurs de contenusviolents : films, séries, jeux vidéos, émissions detéléréalité ...Une des principales préoccupations des éducateursporte sur la diffusion dimages violentes oupornographiques.Souvent, on associe la violence des contenus audéveloppement de comportements violents.La démonstration est souvent la même en matièrede pornographie, accordant aux contenus médiatiquesla responsabilité dune éducation sexuelle déviante.Pourtant le lien entre la consommation de contenusviolents et les modifications de comportements nestpas aussi évident quon le pense. 37
  • Pornographie, sexualité et jeunesseLes constats dun groupe de sociologues réunisautour de la revue Agora Débats/jeunesses,dans un numéro spécial Jeunesse et sexualité(2012/1 -N° 60) remettent en cause la thèsesouvent annoncée dun rajeunissement descomportements sexuels.En fait lâge dentrée des jeunes dans la sexualité napratiquement pas changé depuis les années 60.La contraception semblent être la principale cause demodification comportementale permettant une plusgrande égalité entre les hommes et les femmes.La présence de programmes mettant en scènela sexualité et les fantasmes comme la publicité,les films quils soient pornographiques ou non, imposeen réalité de modifier notre attitude éducativevis-à-vis de nos enfants.Alors quauparavant léducation à la sexualité passaitpar une démarche dinformation, il sagit aujourdhuide sappuyer sur lexpérience audiovisuelle de cesjeunes pour expliquer la différence entre le désir,le fantasme et la réalité, la diversité des rapportspossibles entre la liberté individuelle et le cadre dela loi, permettant une immense liberté entre adultesconsentants.Violence et jeux vidéoLa violence au sein des jeux vidéos et son lien avec lescomportements violents des enfants est tout aussidifficile à établir. Deux hypothèses saffrontent et lesétudes se contredisent.38
  • • Pour certains, la violence des images et des jeuxseraient un défouloir permettant de décharger notreviolence naturelle : si le joueur est violent dans le jeu,il n’y aura pas de passage à l’acte dans la réalité ...• Pour dautres, les écrans possèderaient un pouvoirtraumatique : ce qui est vu à l’écran donne des idéesde violence aux joueurs. C’est la thèse relayée par lesmédias, quand ils analysent par exemple les causes dela « tragédie de Colombine ».Pour Elisabeth ROSSÉ, psychologue à linstitutMarmottan, la réalité se situe entre les deux et il y abanalisation de la violence. On devient insensible à lasouffrance de l’autre.Quand il y a fragilité chez un individu, il peut y avoirpassage à l’acte. D’autant plus face à l’immersion duflot continu d’images : on n’a plus de maîtrise surces images disponibles sur les téléphones portables,Internet ...Pour Thomas GAON, membre de lOMNSH, la violenceest omniprésente dans nos vies donc dans les médias.La violence fait partie de l’Homme et il se plait à lamettre en scène.... pour conclureAccuser le jeu vidéo est donc une manière de fairel’économie d’autres questionnements plusfondamentaux.La consommation dimages brutales ne rend pasforcément agressif, même si les jeunes dits violentsconsomment de la violence médiatique. 39
  • Agir auprès des enfants et des ados Daprès les travaux de Serge TISSERON1. Des images qui font violenceIl est impossible de prévoir limpact des imagessur nos adolescents, car les mêmes visuels ne sontpas perçus de la même façon par chacun.Les images qui malmènent les jeunes ne sont pasforcément celles qui sont violentes.Un enfant est déjà agressé lorsque lui sont imposéesdes sensations et des émotions quil ne comprend pas.Ce que nous pouvons faire :• En ce qui concerne seulement les enfants :ne pas les laisser seuls devant un écran : en cas dedifficulté, la présence dun adulte constituera unrepère rassurant.• En ce qui concerne les enfants et les adolescents :la seule manière de connaître ce qui les bouleverse,cest de le leur demander, dialoguer avec eux sur cequil consomment.• Ne pas hésiter à manifester auprès deux le faitdêtre heurté par certaines images :ils comprennent alors que devenir grand ce nest pasdevenir insensibles à la violence des images.• Enfin, les images ne sabsorbent pas passivement,il faut parler devant, avec et autour.40
  • Agir au quotidienParce que les images peuvent et doivent êtreregardées en groupe, nhésitez pas à organiserdes séances collectives de visionnage à partir deprogrammes TV ou de YouTube. Prenez le tempsde le suivre avec eux pour permettre de créer lesconditions favorables au dialogue.2. Les limites des filtres sur internetNous vivons aujourdhui dans une société numériqueoù il y aura toujours une consommation dimages noncontrôlée. Lusage des nouvelles technologies par lesenfants peut angoisser les adultes.Pour autant, la réponse qui consiste à développer lasécurisation, le contrôle et la surveillance ne peutsuffir. Elle ne permet pas aux enfants de devenir plusautonomes.Ce que nous pouvons faire :Il faut apprendre aux jeunes lautonomie et les aider àdévelopper leur recul et leur sens critique.La bonne idée déjà évoquée plus haut : rester ouvertaux dialogues, laisser de la place pour évoquer lesexpériences fâcheuses sur le net. Cela leur évitera deressentir de la culpabilité.Il faut bien se rappeler que le contrôle parental nerègle pas les problèmes de confiance et que tropsurveiller son enfant ou son adolescent ne le rend pasautonome. 41
  • AIDERLES JEUNESSUR FACEBOOKLes réseaux sociaux prennent une place importantedans les usages numériques des jeunes et cettesociabilité en ligne interpelle les acteurs éducatifs. Publier sur Facebook en pleine conscienceFacebook a beaucoup facilité léchange de contenuset de propos mais cet outil fait débat. Car ce réseausocial interroge la notion de vie privée et dintimité :une exposition volontaire des adolescents qui génèrechez les éducateurs parfois de la stupeur et souventde lincompréhension.Pour certains spécialistes des technologiesnumériques, il faut peut-être repenser les notionsde public et de privé et se demander comment cetteexposition pourrait devenir intéressante :• Comment la transparence des données qui nousconcernent pourraient avoir du sens ?• Comment garder le contrôle sur ces données ?• Sommes-nous prêts à ce bouleversement ?Face à toutes ces questions, il convient daffirmer quela construction dune identité numérique doit êtreapprise pour être maitrisée. Pour tous. Par tous.42
  • Que faut-il savoir et transmettre pour une utilisation avertie de Facebook ?1. Il paraît nécessaire de bien saisir le modèleéconomique de Facebook.Lusage du réseau social est gratuit. Cette gratuitéimplique forcément des ressources complémentairespour lentreprise. Ainsi, tout adolescent qui utilise leréseau social doit savoir que les usagers ne sont pasles clients mais le produit.Facebook nest ni plus ni moins quun vendeurdespace publicitaire et son nombre dutilisateurscomme sa capacité à toucher une cible fait sa valeuréconomique.2. Facebook, parce quil diffuse de linformationoriginale, place les jeunes face à leur responsabilitééditoriale.• Ai-je le droit de publier cette image ?• Ce propos ne va-t-il pas me desservir ?• Est-ce-que je peux affirmer un fait sans lavoirvérifié ?Il est important de toujours rappeler aux adolescentsquune parole sur les réseaux sociaux est publiquesans pour autant sinquiéter exagérément des traceslaissées. La vitesse de publication sur les réseauxsociaux et leur capacité à se réinventer rend aussi denombreux contenus rapidement obsolètes. 43
  • … ET UTILISER FACEBOOKPOUR FAIRE DE LA MÉDIATIONEn utilisant le réseau social dans un contexteprofessionnel, validation institutionelle et stratégieà lappui, lacteur éducatif peut travailler le transfertde savoir et de savoir-faire auprès des jeunes.Pour cela il peut impliquer régulièrement, demanière parfois informelle, les jeunes autour desgrands thèmes suivant : 1. La création de sa pageAvant de commencer cette étape, il vous faudra– en équipe – clarifier lidentité numérique de votrestructure et formaliser les informations à renseignerdans le profil de cette dernière.Attention à bien faire le point sur les questionsdidentité personnelle et professionnelle et le type deprofil choisi.• Faut-il créer un profil traditionnel ou une page ?• Qui anime et sous quel nom ?• Quel mail de contact est saisi ?Noubliez pas dassocier les ados sur les choix réalisésen termes de paramétrage du compte.44
  • Un exemple, pour ne pas se tromper …1. David est animateur au sein dun Espace Jeunes.David S. a un profil personnel David S. surFacebook (un profil correspond à une personne). Pourles besoins de sa structure, il crée un nouveau profil,professionnel celui-ci : David de LEspace Jeunes de laville de …2. David pensera à toujours distinguer ses 2identités en choisissant « ses amis ».Avec son profil professionnel il pourra soliciterdautres structures du territoire, les jeunes quilencadre, voire les parents de ces derniers …Les informations quil publiera sadresseront doncà ce public précis. Et il veillera à ne pas choisir pouramis les jeunes, leurs parents ou les partenaires delEspace jeunes, avec son profil personnel.3. Enfin, David validera comme contributeurs certainsde ses collègues volontaires pour coanimer cette pageet ne pas sépuiser à porter seul ce nouvel outil. Inscription avec e-mail Inscription avec e-mail professionnel personnel Facebook : Facebook : « Identité pro » « Identité perso » MES AMIS MES AMIS Parents des jeunes Famille Jeunes CollèguesPartenaires Amis 45
  • « QUAND, PAR DÉFAUT, NOTRE VIE EST PRIVÉE, ON DOIT FAIRE ATTENTION À CE QUE L’ON REND PUBLIC. MAIS QUAND, PAR DÉFAUT, CE QUE L’ON FAIT EST PUBLIC, ON DEVIENT TRÈS CONSCIENT DES ENJEUX LIÉS À SA VIE PRIVÉE. ET JE PENSE QUE LES GENS N’ONT JAMAIS ÉTÉ AUSSI SOUCIEUX DE LEUR VIE PRIVÉE. PARCE QUE L’ON NE VEUT PAS PARTAGER TOUT CE QUE L’ON FAIT, TOUT LE TEMPS, AVEC TOUT LE MONDE ET N’IMPORTE QUI. » Danah BOYD, Sociologue, Centre de recherche Microsoft, Boston.46
  • 2. Le choix de ses amis avec son profil professionnelParce quil est question de communiquer avecdautres et de sinscrire dans un réseau, veillez àchoisir pour amis des personnes ou des structures quiont besoin de communiquer avec vous.Mieux vaut un public cible bien défini que beaucoupde contacts qui ne vous lisent pas ou qui sagacent devos publications. 3. Les activités de publication sur lactualité de la structureIci, il faudra sen remettre aux bases de lacommunication définies dans ce guide mais aussiformaliser clairement la cible de la page et sa ligneéditoriale. Nous souhaitons ainsi que les jeunescomprennent que tout message dépend de celui quilécoute et que la production ou la redirection decontenus se fait avec cette contrainte.Les ados imaginent toujours quils sont leur proprepublic, quils écrivent pour eux … Apprenez leur à semettre à distance.Soyez raisonnable du point de vue de limplication.Il nest pas forcément question de mobiliser les adosautour de grands projets mais de les questionnerrégulièrement sur la manière dont ils traiteraientlinfo. 47
  • BIEN COMMUNIQUER ETAPPRENDRE À COMMUNIQUERPubliée sur le web ou imprimée, la communicationdun projet est souvent pensée au moment de safinalisation. Alors quelle devrait être envisagée bienplus tôt.En effet, la communication est un des outilsessentiels de laction. Plus encore, les solutions misesen place sappuient souvent sur des intuitions.Peut-être sont elles bonnes, mais il ne faut pas fairelimpasse sur les méthodes et les grands principes dela communication afin de sen assurer.5 questions à se poser au moment dela conception de mon projet :1. Dans quel cadre jagis ? (au nom de qui ?)2. Quels sont mes objectifs ? Dans quelle mesure lacom me permet de les atteindre ?3. Qui est mon destinataire ?4. Quel est mon message essentiel ? (Lunique ?)5. Quelle est la meilleur manière de faire passer monmessage à mon public cible ?48
  • Quelques trucs pour réussir à bien communiquer sur un projet• Définir son destinataireIl faut définir très précisément son « cœur de cible » :1. Qui est notre public ?2. Qui est-il au regard de mon projet ?3. À quoi ressemble-t-il ? Quel âge a-t-il ?Lanimateur doit comprendre quil faut concep-tualiser ce public en prenant le temps de le décrireavec précision. La « cible » est toujours plus préciseque lon ne limagine !• Ne pas brouiller les pistesAttention, à ce que votre message soit bien« essentiel », cest à dire unique. Plusieurs messagesne seront jamais entendus simultanément et vous nepourrez pas être sûr davoir été compris.• Utiliser lémotion …Pour toucher son destinataire il faut réussir àinstaurer de la proximité en créant de la relation.Vous pouvez vous adresser directement à lui, enlinterpellant par exemple. Jouer sur les émotions,utiliser ce qui le touche, ce qui lémeut …Nous sommes tous sensibles à ce qui nous estproche : votre public doit se sentir concerné par votremessage. 49
  • • Favoriser la compréhension du messagePour être compris, il est essentiel que votre publicpuisse visualiser ce que vous lui racontez.Exit les formules alambiquées, oui aux illustrations,aux histoires qui mettent en scène des personnages,des lieux, et qui permettent de se représenter lemessage pour y adhérer.• Choisir son supportAttention, le choix de loutil de diffusion du message– flyer, affiche, réseau social, vidéo – doit se faireune fois les premières étapes réalisées.Loutil nest quun outil et doit être adapté à vosenjeux. Ne commencez jamais par cette étape qui doitêtre la finalisation dune action de communication.• Accorder de limportance à la forme« La forme, cest le fond qui remonte à la surface »Les choix opérés en termes de qualité de réalisation– choix du graphisme, utilisation des illustrations,composition, ergonomie – doivent être au service dumessage.Nhésitez pas à faire appel à des professionnels pourla réalisation, en restant les garants de la conception.50
  • Impliquer les jeunes dans son projet de communicationImpliquer un groupe de jeunes au cœur dun projetde communication est une action déducation auxmédias.À ce titre, il faut déterminer les objectifs éducatifsen parallèle des autres objectifs de laction et de sacommunication.Il peut sagir :• dapprendre à adapter son propos à un contexte et àun public ;• dapprendre à sorganiser dans le cadre dun projetmené en équipe ;• ou de devenir plus critique en tant que destinatairedopération de communication.En fonction de vos enjeux, il sagit dimpliquer lesjeunes à des niveaux différents dans la réalisation delopération de communication.Dans telle action, les jeunes seront en charge de laconception, dans une autre, ils travailleront sur laréalisation de la vidéo de communication.Dans tous les cas, ils doivent comprendre le lien entrela logique de laction de communication et lobjectifdu projet sans opérer de choix en fonction de leurspropres goûts ou idées. 51
  • « INTERNET CRISTALLISE TOUS LES MAUX DE NOTRE SOCIÉTÉ, PARCE QU’IL LES RÉVÈLE, LES FAIT SAILLIR, RESSURGIR… PARTOUT, IL EST LE BOUC ÉMISSAIRE, CAR IL SEMBLE LE SYMPTÔME D’UNE TRANSFORMATION QU’ON NE COMPREND PAS. ET QU’IL EST PLUS FACILE D’ACCUSER L’INTERNET QUE DE COMPRENDRE CE QUE L’INTERNET RENFORCE, SOULIGNE, SURLIGNE, DÉFORME DANS L’ÉVOLUTION ACTUELLE DE NOS SOCIÉTÉS. » Hubert GUILLAUD, rédacteur en chef dInternetActu.net, responsable de la veille à la Fondation Internet Nouvelle Génération.52
  • RÉF ÉRENCESMario ASSELINAncien directeur décole québécois, il est un consul-tant écouté des deux cotés de lAtlantique en ce quiconcerne léducation au numérique.Il est rédacteur du blog : http://carnets.opossum.ca.Danah BOYDSociologue américaine mondialement réputée, elletravaille sur la sociabilisation des jeunes américainsà travers les réseaux sociaux au sein du centre derecherche Microsoft à Boston.Nathalie BOUCHER-PETROVICDocteure en sciences de linformation et de lacommunication, elle sintéresse aux enjeux des outilset médias numériques pour léducation populaire etaux mutations culturelles, sociales et éducativesquils engendrent.Elle enseigne à lUniversité Paris 13 et est intervenueà loccasion des rencontres Jeunes et Internetorganisées en 2012 en Rhône-Alpes :www.jeunes-internet.fr. 53
  • Thomas GAONPsychologue membre de lOMNSH – Observatoiredes Mondes Numériques en Sciences Humaines –il travaille en addictologie ; ses recherches portentprincipalement sur les impacts psycho-sociaux desjeux vidéos en ligne.Hubert GUILLAUDÉditeur de formation, rédacteur en chefdInternetActu.net, consacré aux enjeux de linternetet à ses usages innovants, il est responsable de laveille à la Fondation Internet Nouvelle Génération.Yann LEROUXDocteur en psychologie sociale, spécialisé dans lesmondes numériques, il propose une lecture trèsinhabituelle des pratiques numériques des jeunesen sintéressant aux potentiels des outils et ensimmergeant pleinement dans cette culture. Autremembre de lOMSNH, il est à lorigine de nombreuxarticles et contributions sur les pratiques numériquesdes jeunes, publiées sur son blog : psyetgeek.com.Michael STORAMembre de lOMNSH, psychologue et psychanalystepour enfants et adolescents au centre médico-psychologique de Pantin. Il réfléchit depuis plusieursannées à l’impact des jeux vidéo sur les enfantssouffrant de troubles psychiques mais aussi sur lelien interactif de l’homme à l’ordinateur et de sesconséquences sur les processus mentaux.54
  • Serge TISSERONPsychiatre et psychanalyste, il est lauteur denombreux ouvrages qui traitent de psychologieadolescente à lheure du développement croissantde la société de linformation.Il est notamment lauteur de :Enfants sous influence, Les écrans rendent-ils lesjeunes violents ? Armand Colin, 2000.Qui a peur des jeux vidéo ? Albin Michel, 2008.Virtuel, mon amour. Penser, aimer, souffrir à l’èredes nouvelles technologies, Albin Michel, 2008.Les dangers de la télé pour les bébés, Érès, 2009.Faut-il interdire les écrans aux enfants ?avec Bernard STIEGLER, Mordicus, 2009.Elisabeth ROSSÉDocteure en psychologie sociale, psychologueau centre médical Marmottan pour les personnesprésentant des addictions aux jeux d’argentet de hasard et à celles qui souffrent de « cyber-dépendances », elle est aussi chargée de travauxdirigés à l’Université Paris 5 en psychologie pour unmodule de recherche intitulé « Jeu et addiction ».André TRICOTProfesseur à l’IUFM de Midi-Pyrénées et chercheurau laboratoire « Travail et cognition » du CNRS àToulouse. Il travaille sur les apprentissages et larecherche d’information via les documentshypermédias. 55
  • EU Kids OnlineUne étude européenne conduite dans les pays delUnion autour des risques comme des opportunitésdes médias numériques. En France, cette étude estportée par Dominique PASQUIER et Elodie KREDENS.Pour plus dinfos : www2.lse.ac.uk/media@lse/re-search/EUKidsOnline/WebsitesInNationalLanguage/france.aspx/.Jeunes et Internet,… de quoi avons nous peur ?Une étude réalisée en 2010 pour lassociationFréquence écoles par Barbara FONTAR et ÉlodieKREDENS, Docteures en sciences de linformation etde la communication et Maîtres de conférences.Mémo à lattention des adultes… qui veulent se lancer dans laccompagnement despratiques numériques des jeunesLa synthèse de « Jeunes et Internet », rencontresorganisées en Rhône-Alpes, publiée en 2011 parlassociation Fréquence écoles.56
  • Le guide « Accompagner les pratiquesmédiatiques et numériques des jeunes »est un ouvrage collectif du CRIJ Rhône-Alpes,de la M@isontic Grigny et de Fréquence écoles.Le CRIJ Rhône-AlpesIl a pour objet, sur le territoire de la régionRhône-Alpes, de mettre à disposition des jeunes lesinformations dont ils souhaitent disposer dans tousles domaines, de favoriser linitiative, lengagementsocial et la mobilité des jeunes comme la mise enplace de structures locales et départementalesdanimation de linformation jeunesse.La M@isontic Grigny (69)Association déducation populaire, elle anime unprojet déducation citoyenne et daccompagnementau numérique. Elle sappuie sur un Espace PublicNumérique (EPN) et les réseaux de lInternetAccompagné. Elle milite pour un internet libre etcitoyen.Fréquence écolesAssociation implantée à Lyon, elle a pour volontéla diffusion des enjeux de léducation aux médias pourtoucher les acteurs de référence de lenfance et deladolescence (universitaires, élus, parents,enseignants, référents associatifs...).
  • Conception : Pierre GUYOMAR, Guy PASTRE,Christian COMBIER, Pauline REBOUL et Dorie BRUYASRédaction : Dorie BRUYASConception graphique : Marie VALORGE, memesi.netCorrection : Pierre BERTRAND, Christophe DORÉ,Patrick PELLERINLes caractères utilisés sont  MISO REGULAR et MISOBOLD, types libres dont les usages sont définis parleur designer Mårten NETTELBLADT ; les illustrations sont des interprétations dimagesconnues aux auteurs anonymes.Suivant une licence proposée par Creative Commonsnous mettons la conception et la rédaction de cettepublication et sa mise en page à disposition du public.Vous êtes donc libres de copier, de modifier et dedistribuer ce travail, selon les conditions suivantes :• Attribution : Vous devez citer les auteurs de saconception (CRIJ Rhône-Alpes, M@isontic Grigny,Fréquence écoles), de sa rédaction (Dorie BRUYAS) etde sa mise en page (Marie VALORGE), sans pour autantsuggérer quils approuvent votre utilisation.• Partage à l’identique : Si vous reproduisez, diffusez,modifiez cette publication, vous le ferez sous lesmêmes conditions ou alors vous demanderezlautorisation préalable des auteurs.
  • Focus sur les regards croisés et complémentairesde ses concepteurs, le guide « Accompagner lespratiques médiatiques et numériques des jeunes »se veut une première étape vers lappropriationdu numérique par les professionnels de lactionéducative afin de les conforter dans leur capacité àconstruire du sens et à agir auprès des jeunes.Pour aller plus loin, Fréquence écoles, la M@isonticGrigny et le CRIJ Rhône-Alpes peuvent vous souteniret vous accompagner dans vos projets en mettant àvotre disposition des ressources, des intervenants etdes dispositifs de formation ou de sensibilisation.60