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Par Dr. DJEDDI Raouf sous l'encadrement du professeur TABBI-ANNANI
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Table des matières
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I – INTRODUCTION
II – Anatomie de l’édente partiel
1- Os et articulation
1-1 L’os maxillaire supérieur
1-2 L’os palatin
1-3 L’os maxillaire inférieur
1-4 L’os hyoïde
1-5 L’articulation temporo-maxillaire
2- Système musculaire :
2-1 les muscles de la mastication
2-2 les muscles de la déglutition
3- dentaire et organes périphérique :
3-1 Odonte
3-2 Parodonte
3-3 langue
3-4 Glandes salivaires
4– Système nerveux
4-1 Système nerveux central
4-2 système nerveux périphérique
4-3 les grandes voies d’innervation
III - physiologie de l’édenté partiel :
1- physiologie neuro-musculaire :
1-1 définition
i – contraction musculaire
ii – sensibilité musculaire
1-2 mécanismes sensitivo- sensoriel
i – les extérocepteurs
ii – les propriocepteurs
1-3 les réflexes :
i - réflexe d’étirement
ii- réflexe fléchisseur
2- Comportement des ATM
3- Cinématique mandibulaire
3-1 Position fondamentales de la mandibule :
i – la relation centrée
ii- l’intercuspidation maximale
iii- position de repos
3-2 Mouvement élémentaire
i- la rotation
ii- la translation
3-3 Mouvements composés :
3-4 Mouvement fondamentaux :
3-4-1 ouverture
3-4-2 protrusion et retrusion
3-4-3 latéralité ( droite et gauche )
3-4-4 enveloppe limite de mouvement«schéma
de posselt »
3-5 mécanismes de l’articulation temporo-
mandibulaire
4- les fonctions physiologiques buccales :
4-1 Mastication
i- cycle masticatoires
ii- activité musculaire
iii- control nerveux
4-2 Déglutition « temps buccal »
4-3 phonation
IV physiopathologie :
1- conséquence du déséquilibre occlusal
2- conséquence sur la langue et les muscles sus
et sous hyoïdiens
3- Modification des fonctions
V conclusion.
BIBLIOGRAPHIE
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1°/ GAVRILOV.L, : Anatomie ; Edition MTR, Moscou, 1988.
2°/ ROUVIER.H : Anatomie humaine : descriptive, topographique et fonctionnelle, tome premier : Tête
et cou, 2e
édition, Masson, paris, 1985
3°/ LE JOYEUX.J : restauration prothétique amovible de l’édentation partielle, 2e édition, Maloine,
Paris 1980
4°/ COULY. G : Anatomie du massif facial, encyc. Méd. Chir, Paris stomatologie (22.001-B-10 C 4.3.06)
5°/ COULY.G : le squelette facial mobile- encycl.méd.chir Paris, stomatologie (4.3.11 ) 22-001-B-10
6°/ LAUTROU.A : Abrégé d’anatomie dentaire, Masson, Paris 1980.
7°/ BUCH.D : prothèse partielle amovible au quotidien, collection « Guide clinique » édition CdP, Paris
1996
8°/ TADDEL.C : physiologie de l’édenté total – encycl.méd.chir (Elsevier, Paris) Stomatologie et
odontologie II , 23-325-A-20-1996,7p
9°/ ORTHLIEBJD : Cinématique mandibulaire . Encycl. Méd.chir (Elsevier, Paris) stomatologie
/Odontologie – stomatologie, 22-009-A-08,1997,10p
10°/ BRETON.I : Temps buccal de la déglutition salivaire. Physiologie et principe de rééducation
.Encycl. méd chir ( Edition Elsevier SAS, Paris), stomatologie/ odontologie, 22-008-A-20,2000,8p.
11°/ HARTMANN : physiologie et physiopathologie de la mastication , Encycl. Méd. Chir . stomatologie
II 22- 008-A –15 (1982). Paris.
12°/ DENIS ; Mastication- déglutition , encycl. Méd . chir Stomatologie 22-009- A- 15, Paris ,1988
13°/ GLICKMAN : parodontologie clinique : physiologie de la mastication ( page 885).
I Introduction :
Le traitement de l’édentation partielle ne consiste pas seulement à remplacer les dents absentes pour un
but fonctionnel et esthétique et même phonétique, mais consiste aussi à rééduquer que replacer les
organes musculaire paraprothétiques dans leur position physiologique la plus harmonieuse, et assurer le
rétablissement des positions et mouvements mandibulaires symétrique primitifs, ainsi que préserver et
améliorer les différentes mouvements des articulation temporo-mandibulaire, conserver l’intégrité
tissulaire et donc corriger toutes les perturbations provoquées par la perte des organes dentaires
Tous ces impératifs ne pouvant être simultanément respecte que si on est conscient de la valeur des
éléments anatomiques et physiologiques en relation directs ou indirects avec la future restauration
prothétique.
II Anatomie de L’édenté Partiel :
1- Os et Articulation :
1-1 L’os maxillaire supérieur :
Le maxillaire supérieur se forme par deux centres d’ossification principaux : le poste maxillaire et le pré
maxillaire ou intermaxillaire, l’os maxillaire se soude avec son homologue au niveau inter incisive par
une suture visible vers la douzième année. Pour l’architecture, l’os maxillaire supérieur est surtout formé
de tissu compact. Il n’existe généralement de tissu spongieux que dans l’épaisseur de bord alvéolaire, de
l’apophyse (palatine) malaire. Le sinus maxillaire envahit toute la pyramide du maxillaire.
Description :
Le maxillaire est situé au- dessus de la cavité buccale, au dessous de la cavité orbitaire, en dehors des
fosses nasales. Il prend part à la formation des parois de trois cavité. La configuration extérieure du
maxillaire supérieurest très irrégulière.
On peut cependant lui reconnaître une forme quadri latere et distinguer à cet Os deux faces, l’une externe,
l’autre interne, et quatre bords indiquant quatre apophyse : zygomatique, palatine et alvéolaire :
- l’apophyse frontale ou montante : c’est une lame osseuse, quadrilatère, aplatré transversalement.
- L’apophyse zygomatique ou pyramidale : saillie faite sur la face externe en forme triangulaire, tronquée,
présentant donc trois faces, trois bords, une base et un sommet.
- L’apophyse palatine : c’est une lame osseuse triangulaire, aplatie de haut en bas.
- Elle s’articule sur la ligne médiane avec celle du coté opposé et contribue à former la cloison qui sépare
les fosses nasales de la cavité buccales, Elle a :
Une face supérieure lisse, concave, appartient an plancher des fosses nasales.
Une face inférieure fait partie de la voûte palatine.
Trois bords : Externe, postérieure (s’articule avec la partie horizontale du palatin), et un bord interne qui
s’engrène avec celui de l’apophyse palatine du coté opposé
L’apophyse alvéolaire : Elle a huit fossettes (alvéole dentaire) pour les dents supérieur,•
qui sont séparées par des cloisons osseuses inter-alvéolaires.
Au niveau de la suture intermaxillaire, peuvent se développer des éminences osseuses qu’on appelle
«torus palatin »
1-2 – L’os palatin :
l’os palatin est un os paire d’une architecture presque uniquement formé de tissu compact, il ne présente
de tissu spongieux de dans l’apophyse pyramidales.
Le palatin est composé de deux palatins s’unissent entre elles pour former la partie postérieure de la
voûte palatine. La lame perpendiculaire est en avant de l’apophyse ptérygoïde, participe à la formation de
la paroi latérale de la cavité nasale.
1-3- L’os maxillaire inférieur ou l’os mandibulaire :
le maxillaire inférieur est formé d’une épaisse couche de tissu compact et de tissu spongieux.
Contrairement au maxillaire supérieur, la mandibule est os impair. Il a un corps et deux branches
montantes :
-Le Corps : Il présente à sa face externe les éléments suivant :
La symphyse mentonnière prolongée par l’éminence mentonnière ;
La ligne oblique externe ;
Le trou mentonnier ;
Pour la face interne du corps mandibulaire, elle présente d’avant en arrière :
Les apophyses et crêtes géni ;ϖ
La ligne oblique interne ( ou ligne mylo- hyoïdienne ), A son extrémités postérieure, elle détermine, avec
le bord antérieur de la branche montante, le triangle rétro- molaire.
-Les branches montantes :
elles sont triangulaires, allongées de haut en bas. Elles se caractérise par deux apophyses :
- l’apophyse coronoïde : elle es triangulaire, une face externe lisse, et une face interne imminente par la
crête temporal.
- Le condyle : c’est une saillie articulaire porté par le col et présente deux (2) versants :
-un versant antérieur avec le condyle temporal.
-un versant postérieur non articulaire
1-4 l’os hyoïde :
l’os hyoïde est un os médian, convexe, concave en arrière, incurvé en forme de fer à cheval ou d’upsilon
grec. Il est surtout formé de tissu compact. On ne trouve du tissu spongieux que dans les parties latérales
du corps et aux deux extrémités des grandes cornes.
On lui reconnaît une partie moyenne, le corps ; de chaque extrémité latérale du corps partent deux
prolongements : les grandes cornes et les petites cornes.
1-5 l’articulation tempo- mandibulaire :
c’est une articulation bicondylienne unissant la mandibule au massif crânien. Elle est constituée de :
deux surfaces articulaire ; une supérieur temporale et l’autre mandibulaire inférieur, un ménisque,
une capsule articulaire, des ligaments
-les surfaces articulaire :
la surface articulaire supérieure temporale est composée de deux parties :
la portion pré- glossiennes de la cavité glénoïde ; et le condyle temporal
-la surface articulaire inférieure mandibulaire : elle est présente par l condyle mandibulaire qui est
éminence de forme ellipsoïde. Il présente deux versants :
un versant antérieur convexe, arrondi ou aplati : il est articulaire
un versant postérieur aplati, triangulaire et baignant dans la synovie.
L’orientation des versants antéro- interne et antéro- externe et postérieur du condyle influence
les trajectoires des mouvements articulaires ou cours de touts les déplacements de la mandibule.
-le ménisque : Il est interposé entre le condyle temporal et le condyle mandibulaire. Il est destiné
à rétablir, d’une façon permanent, une concordance harmonieuse entre les deux surfaces articulaire. Il est
allongé transversalement, ovalaire, à grosse extrémité interne. Il est biconcave. Son épaisseur diminue de
la périphérie vers le centre, qui est parfois, mais très rarement, perforé.
- la capsule articulaire : elle est mince et assez lâche. Elle s’insérer en haut sur le pourtour de la
surface articulaire temporal. Et en bas pourtour de la surface articulaire du condyle mandibulaire. La face
interne de a capsule adhère au pourtour du ménisque
- les ligaments articulaires : la capsule articulaire se compose de deux sortes de fibres :
- des fibres longues, superficielles, qui s’étend directement du temporal au maxillaire ;
- et de fibres courtes, qui vont des temporal et du maxillaire à la périphérie du ménisque
quelque faisceaux du ptérygoïdien externe prennent insertion sur la face antérieur de la capsule et, par
son intermédiaire, sur le ménisque articulaire.
on peut également diviser ses fibres en trois catégories de ligaments :
ligament latéral externe : épais et triangulaire, il renforce la partie externe de la capsule et recouvre la face
externe de l’articulation.
Ligament latéral interne : il renforce la partie de la capsule : mais il est mince et moins résistant qu
l’externe.
Ligament accessoires : le sont les ligaments sphéno- maxillaire, stylo- maxille- l’aires et ptérygo-
maxillaire,cependant elle sont de simples bandelettes fibreuses qui ne jouent aucun rôle dans le
mécanisme de l’articulation.
REMARQUE :
Le ménisque uni par son bord périphérique à la capsule, divise l’articulation temporo- mandibulaire
en deux articulations secondaires. Il existe, pour chacune de ces articulation (la maxillo- méniscale et la
temporo- méniscale) une synoviale qui tapisse intérieurement la partie correspondante en rendant possible
tout glissement.
2- Système musculaire :
On décrit seuls qui jouent un rôle dans l’esthétique et les principales fonctions qu’une prothèse dentaire se
propose de restaurer
2.1.Les muscles de la mastication :
i. Le temporal :
Il est large, plat, radie et occupe la fosse temporale, d’ou ses faisceaux convergent vers l’apophyse
coronoïde du maxillaire inférieur et se prolonge jusqu’au trigone retromolaire.
Par les contractions de ces fibres verticales, il concourt à l’élévation de la mandibule .l’action de ses
fibres obliques en synergie avec le ptérygoïdien externe du coté opposé provoque un déplacement
latérale.
On lui rajoute également une action rétropulseur par la contraction des ces fibres horizontales postérieures
antagonistes du ptérygoïdien externe.
ii. Le masséter :
C’est un muscle court, épais, rectangle, allongé de haut en bas étendu de l’arcade zygomatique à la face
externe de la branche montante du maxillaire inférieure, on lui distingue trois faisceaux :
a) le faisceau superficiel mais par épaisse lame tendineuse, des trois quarts antérieure du bord inférieure
de l’arcade zygomatique.
Cette insertion empiète, en avant de l’angle inférieure de l’o malaire, il se dirigent obliquement en bas et
en arrière et se terminent sur le bord inférieur et la partie inférieur de la face externe de la branche
montante.
b) Le faisceau moyen, en grande partie recouvert par le précédent, le déborde en arrière. Il s’insère ses
fibres sur toute l’étendue du bord inférieur de l’arcade zygomatique. Les fibres musculaires descendent
verticalement, ce qui les distingue de celles du faisceau superficiel, et se terminent sur la face externe de
la branche montante du maxillaire, au- dessus de l’insertion du faisceau superficiel.
c) Le faisceau profond, plus mince que les précédents, maît par des fibres charmes de la face interne
de l’arcade zygomatique, elles se dirigent obliquement en bas et en dedans et se terminent sur la face
externe de l’apophyse coronoïde, au-dessus de l’insertion du faisceau moyen du masséter et
immédiatement au-dessous du tendon du temporal.
Le masséter est élévateur plus que propulseur de la mandibule.
iii. Le ptérygoïdien interne (ou ptérygoïdien médian) :
Quadrangulaire et homologue du masséter sur la face interne de la branche montante. Il s’étant de la fosse
ptérygoïde à l’angle de la face du maxillaire inférieur par des fibres charmes et par des lames tendineuses
analogue à celles du faisceau superficiel du muscle masséter.
Le ptérygoïdien interne est un muscle élévateur de la mâchoire.
iv. Le ptérygoïdien externe (ou ptérygoïdien latéral) :
Muscle court, épais, aplati transversalement, est situé dans la région ptérygo- maxillaire.
Il va de l’apophyse ptérygoïde au col du condyle. Il se compose de deux faisceaux : l’un supérieure ou
sphénoïdale , l’autre inférieure ou ptérygoïdien. Les deux faisceaux se portent en convergeant en arrière et
en dehors vers l’ATM.
Le faisceau sphénoïdal est à peu prés horizontal. Le faisceau ptérygoïdien est oblique en haut, en arrière
et en dehors.
Ils sont de fibres charnus qui se terminent, en se confondant, par de courtes fibres tendineuses sur le bord
antérieur du fibrocartilage interarticulaire et sur la fossette antérieure et interne du col du condyle.
Les insertions du ptérygoïdien externe débordent généralement les limites de cette dépression, surtout
vers le bas.
La contraction d’un seul provoque la diduction. Quant à la contraction bilatérale, il sont propulseurs de la
mandibule, quant ils agissent en synergie avec les muscles sous hyoïdiens : il sont abaisseurs.
v. -Le digastrique : le digastrique est un muscle allongé, formé de deux ventres charnus, antérieur et
postérieur, réunis par un tendon intermédiaire. Il s’étend de la région mastoïdienne jusqu’au voisinage de
la symphyse mentonnière.
La contraction de chacun de ces ventres a pour effet d’élever l’os hyoïde ou d’abaisser la mandibule.
Seul le ventre antérieur est considéré comme masticateur.
vi. -muscle sus-hyoidiens :
Comme le digastrique, on a :
le génio- hyoïdien
le mylo- hyoïdien
le stylo- hyoïdien
les muscles génio-hyoïdien et le mylo- hyoïdien sont abaisseur du maxillaire inférieur ou élévateur de l’os
hyoïde, suivant qu’ils prennent leur point fixe sur l’un ou l’autre de ces os. Le ventre postérieur du
digastrique et le stylo- hyoïdien sont élévateurs de l’os hyoïde.
iii. Les muscles sous- hyoïdiens : qui sont : - les stérno- cleido- mastoïdiens, stérno-thyroïdiens et l’omo-
hyoïdiens.
Tous ces muscles agissent sur l’os hyoïde concourent à l’abaissement de la mandibule en fixant
l’insertion inférieure des muscles sus- hyoïdiens.
Le ptérygoïdien externe ( latéral) : muscle court, épais, aplati transversalement, est situé dans la région
ptérygo- maxillaire.
Il va de l’apophyse ptérygoïde au col du condyle mandibulaire. Il se compose de deux faisceaux : l’un
supérieur ou sphénoïdal, l’antre inférieure ou ptérygoïdien. Les deux faisceaux se portent en convergeant
en arrière et en dehors vers l’articulaire temporo- maxillaire, le faisceau sphénoïdal est à peu prés
horizontal, le faisceau ptérygoïdien est oblique en haut, en arrière et en dehors. Ils sont de fibres charnus
qui se terminent, en se confondant, par de courtes fibres tendineuses sur le bord antérieur du fibro-
cartilage interarticulaire et sur la fossette antérieure du col du condyle. Les insertions du ptérygoïdien
externe débordent généralement les limites de cette dépression, surtout vers le bas.
2-2 les muscles de la déglutition :
i- les muscles de la langue :
la langue est constituée de huit muscles paires et un impaire, groupés autour d’un squelette fibreux formé
de deux membranes unies selon deux plans perpendiculaires ; c’est la membrane hyoglossienne et le
septum lingual.
De par et d’autre de ce squelette sont groupés les dix- sept muscles ; qui sont :
Le génio- glosse : ils a comme action d’appliquer la langue sur le plancher.
Muscle lingual inférieur : Il abaisse et rétracte la langue.
L’hyo- glosse : IL abaisse et rétracte la langue.
Le stylo- glosse : ils élargissent la langue et la portent en haut et en arrière.
Le palato- glosse ( ou glosso- staphylin) Il élève la langue , la porte en arrière
Le muscle amygdalo- glosse(Broca) : Ils élèvent la base de la langue.
Le pharyngo- glosse : il attire la langue en arrière et en haut.
Le muscle transverse : son action est d’allonger est rétrécir la langue
Le linguale supérieur : muscle impaire, médian, et sous-jacent à la muqueuse dorsale de la langue.
Il abaisse et rétrécit la langue.
ii- muscles de la sangle labio- jugale :
Ils comprennent particulièrement les buccinateurs et les orbiculaires des lèvres :
Muscles buccinateurs : Aplati, large, irrégulièrement quadrilatère, est placé à la partie profonde de la
joue, entre les deux maxillaires et la commissures des lèvres.
Ses attaches postérieures se font en trois(3) insertions :
- Au bord antérieur du ligament ptérygo- maxillaire avec une orientation verticale .
- Au bord alvéolaires supérieur, le long des trois derrières molaires et de la tubérosité avec une orientation
horizontale.
- La 3e insertions est horizontale basse longes les 3 molaires mandibulaires, l’insertion au bord alvéolaire
du maxillaire inférieure se prolonge sur la crête buccinateur et s’unit en arrière au faisceaux tendineux du
temporal, qui s’attache à la lèvre interne du bord antérieur de la branche montante.
De cette ligne d’insertion, les fibres se dirigent horizontalement et gagnent la commissure labiale ou elles
s’entrecroisent et se fixent à la face profonde de la peau de la commissure. Ce croisement constitue le
début du nœud musculaire rétro commissurale: « Modiolus ».
Les buccinateurs peuvent repousser le contenu du vestibule vers les arcades dentaires, aidant ainsi à la
mastication, ou vers le centre de la cavité buccale, et prennent ainsi part à la formation du bol alimentaire
et constitue un élément de déglutition.
Orbiculaires des lèvres :
Il occupe l’épaisseur des deux lèvres. Il est elliptique et formé de fibres disposées concentriquement
autour de l’orifice buccal.
Il détermine l’occlusion de la bouche et permet la préhension des aliments et le contrôle de l’ouverture
buccale au cours de l’émission des principales voyelles.
iii- Les muscles du voile du palais : Le voile est constitué par une lame fibreuse, des muscles et une
muqueuse.
Pour la musculature, elle comprend de chaque coté cinq muscles, qui sont :
- Le péri staphylin externe ou sphéno – salpingo- staphylin : c’est un tenseur de l’aponévrose palatine.
- Le péri staphylin interne ou pétro- salpingo- staphylin : Muscle élévateur du voile.
- Le pharyngo- staphylin : il réduit t rétrécit l’isthme pharyngo- nasale, abaisse le voile, et élever en même
temps le pharo-larynx. (Pharynx et larynx).
- Le palato- staphylin ou azygos de la luette : il est rétracteur de la luette.
- Le palato- glosse ou glosso- staphylin : il élève la langue et abaisse le voile.
2-3 Les muscles de la phonation :
l’émission correcte d’un phonème d’un organe principal ; le larynx, de toutes ses connexions musculaires
t ligamentaires,et des cavités aériennes : ainsi que les muscles des joues, des lèvres et de la langue.
2-4- Les muscles de l’expression
Ils sont groupés autour des yeux, du nez et de la bouche ; ces derniers seulement ont une incidence sur le
modelage des borde et l’extredot de la prothèse :
- Muscles orbiculaires des lèvres ;
- Muscles compresseurs des lèvres ;
- Muscles buccinateur ;
- Les risorius : Il s’étend de l’aponévrose parotidienne à la commissure. La contraction attire cette
dernière en arrière et en bas.
- Le grand zygomatique : s’insérer sur la position postéro- externe du malaire et dans la commissure,
qu’en contraction, l’attire en haut et en arrière : c’est le muscle du rire.
- Le petit zygomatique : Il est parallèle au précédent, mais sa position plus interne et son insertion basse
dans la lèvre supérieure, au moment de la contraction, se traduit par une courbe donnant au visage une
allure chagrine.
- Le releveur superficiel de l’aide du nez de la lèvre supérieure : s’étend de l’apophyse montante du
maxillaire supérieure à la partie médiane de la lèvre supérieur qu’il soulève.
- Le releveur profond de l’aile du nez et de la lèvre supérieure :
S’étend du bord orbitaire à la partie moyenne de la lèvre dont il n’élève que cette région, donnant à
l’expression un air mécontent et chagrin
- Le muscle canin : il s’insère dans la fosse canine et se termine dans la commissure et dans l lèvre
inférieure, son action est multiple, il peut soulever la lèvre inférieure et élever la lèvre supérieure donc
soit une expression de l’amertume ou un aspect agressif.
- Le triangulaire des lèvres : s’étend d la ligne oblique externe à la commissure labiale, sa contraction
abaisse cette derrière et exprime les mépris ou le dégoût.
- Le carre du menton : s’insère sur la ligne oblique externe dans sa position la plus antérieure t dans la
peau de la lèvre inférieure, manifeste un sentiment de dégoût.
- L’houppe du menton : S’étend des saillies abvéolaires des incisives et des canines inférieures à la peau
du menton qu’il élève.
- Les muscles peauciers du cou : il s’insère dans la peau du menton, des commissures des lèvre, de la
partie inférieure de la joue, sur le bord inférieure de la mandibule, attire la lèvre inférieure en arrière
donnant à la mimique l’allure d’un rictus.
3- Système dentaire et organes périphériques :
3-1 L’odonte :
les organes dentaire sont les éléments les plus spécialisés de l’appareil masticateur, ils serves à couper et à
broyer les aliments. Les dents avec la langue participent à l’articulation des sons (phonation). Leurs
racines sont insérées dans les maxillaires aux quelles sont attachées par des faisceaux de fibres
conjonctives. La croissance, la vie et la disparition de l’os alvéolaire dépendent uniquement de l’existence
des dents.
Les dents sont bâties de tissus dures par excellence : ivoire ou denture, émail et cément. La partie molle
ou pulpe dentaire n’est présente que dans la cavité de la couronne et canal de la racine. La majeure partie
de la dent est constituée de denture qui se développe à partir du mésenchyme.
La dentaire est comparée à l’os, mais elle est plus dure, l’émail est tissu le plus dur de l’organisme, à la
surface, il est recouvert d’une mince pellicule, c’est la cuticule ; le cément a un structure plus proche de
l’os que la dentine. La pulpe dentaire est constituée de tissu conjonctif lâche, riche en éléments
cellulaires, l’alimentation de la dent se fait ses faisceaux.
3-2- Parodonte :
Le parodonte est composé de quatre tissus conjonctifs et est recouvert d’un épithélium : deux de ces tissus
conjonctifs sont minéralisés (os et cément), deux sont fibreux( desmodonte et conjonctif gingival).
La gencive : Elle est composée de gencive libre et gencive attachée.
- La gencive libre st formée de gencive marginale, dont l’épithélium est kératinisée donc elle s’adapte aux
forces mécaniques importantes ; gencive papillaire située dans les espaces inter dentaire, sous les points
de contact, le col de la papille est la zone la plus vulnérable aux irritations.
- L’espace compris entre la gencive libre et la surface dentaire est appelé « sillon gingival- dentaire» ou
«sulcus » qui est limité apicalement par l’attache épithéliale, sa profondeur varie entre 0,5 et 2 mm .
Le desmodonte : c’est un tissu conjonctif fibreux entourant la racine et assurant la connexion avec l’os
alvéolaire.
La largeur de cet espace varie avec l’âge et les sollicitations fonctionnelles.
Le cément : tissu calcifié, dur, qui couvre la dentine radiculaire, son aspect est variable en fonction de
l’âge et du stimuli auquel la dent soumise au cours de ses fonctions.
L’os alvéolaire : Il est en rapport direct avec la dent, i apparaît et disparaît avec elle.
L’absence de stimulation provoque à son niveau des anomalies structurales
La présence de forces exagérées provoque son résorption.
3-3- la langue
- La langue est un organe de structure musculaire et muqueuse, elle occupe la plus grande partie de a
cavité buccal.
C’est un organe de déglutition, de gustation, comme elle joue un rôle très important dans la mastication,
ainsi que l’articulation phonétique de certains sons et dans la plupart des consonnes.
- Morphologiquement, elle se présente sous forme d’une masse ovoïde à gronde extrémité postérieure et
une pointe antérieure,elle comprend 2 parties :
- * Fixe : c’est la racine de la langue située à la partie postèro-inférieure de l’organe qui est profondément
enfance au niveau du plancher par l’intermédiaire du frein, attachée à l’os hyoïde en bas, à la mandibule
en avants , et au pilier du voile en arrière.
- Partie mobile ou libre : beaucoup plus étendue, c’est la seule visible à l’examen on peut la décrire en
deux faces : supérieure dorsale, et l’autre inférieure ou ventrale.
3-4- les glandes salivaires :
la muqueuse buccale contient un grand nombre de petites glandes salivaire ou glandes accessoires , on les
désigne suivant leur site : palatine, linguales, etc. en plus de petites glandes, il y a trois de grandes glandes
salivaires dont les canaux excréteurs s’abouchent dans la cavité buccale : parotide, sous- maxillaire et
sublingual. Suivant la sécrétion produite, les glandes salivaires peuvent être séreuses, muqueuses, ou
mixtes. La salive comprend des enzymes qui provoquent une première décompositions des glucides, ainsi
de d’autres substances.
La glande parotide :
Elle est la plus grosse glande salivaire, elle est disposée dans la fossette rétromaxilaire en bas et ,
partiellement, en avant de l’oreille externe, sur la face externe du muscle masséter. Elle est recouverte
d’un fascia épais.
Son canal extérieure chemine sur la face externe du muscle masséter, perfore le buccinateur et s’abouche
dans le vestibule buccal sur la muqueuse jugale au niveau de la deuxième molaire supérieure c sur la
papille parotidienne) c’est le canal de sténos.
La parotide a une structure lobulaire. Des vaisseaux et des nerfs ; recouverts de tissu conjonctifs lâche,
passent entre les lobules. Suivant la sécrétion produite, c’est une glande séreuse.
La glande sous- maxillaire : elle est située dans la fosse sous- maxillaire
Son canal excréteur contourne le bord postérieur du muscle mylo-hyoide, c’est le canal de WARTON, il
cheminesous la muqueuse du plancher buccal et s’ouvre à la caroncule sublinguale. La glande sous-
maxillaire est une glande à sécrétion mixte, séro-muqueuse.
La glande sublinguale : est disposée sous la langue et recouverte d’un repli muqueuse sur la face
supérieure du mylo-hyoïde. Elle a plusieurs canaux excréteurs, dont le plus important est le conduit
sublingual majeur ou canal de RIVINUS ou de Bartholin, naît de la partie moyenne de la face profonde de
la glande, longe le canal de Wharton et s’ouvre en dehors de lui, au sommet de la caroncule sub- linguale.
Les autres, que l’on doit appeler canaux de WALTHER, sont petit et courts.
Et se terminent en dehors du canal de Bartholin, le long de l’éminence sub- linguale soulevée par la
glande sublinguale .
C’est une glande muco-séreuse.
4- Système Nerveux :
L’incidence des complexes neuro-muqueuse, neuromusculaire, et neuro-articulaire sur la conception et la
réalisation des différentes séquences de la construction d’une prothèse est considérable. La stimulation et
l’inhibition des mouvements mandibulaires (Elévation – Abaissent ) sont coordonnés par le jeu complexe
combiné du système nerveux central, le système nerveux périphérique , la proprioception, l’extéroception
et par l’ensemble des réflexes médullaires ou crâniens.
4-1 – Le Système nerveux central :
l’encéphale est l’ensemble des situes dans la boite crânienne, il comprend : cerveau, cervelet, le
diencéphale et le tronc cérébral comprenant :pédoncules cérébraux, protubérance, et bulbe rachidien. Au
dessous du bulbe, le Système nerveux central se continu dans le canal rachidien par la moelle épinière.
Le système nerveux central contient des centres de réceptions, d’intégration et d’élaboration de message
nerveux.
4-2- Le système nerveux périphérique :
Il est constitué de :
nerfs rachidiens qui représentent 31 paires : 8 paires cervicales, 12 thoraciques, cinq lombaires, cinq
sacrées et une paire coccygienne.
Système neurovégétatifs (autonome) ; Il tient sous sa dépendance les viscères essentiellement : les
organes digestifs, respiratoire, excréteurs, reproducteurs, circulatoires, ainsi que les glandes à sécrétion
interne, c’est à dire le métabolisme ainsi que la croissance et la reproduction.
Système nerveux sympathique : un fois existés, ses noyaux exercent un effet régulateur sur les organes à
innervation sympathique (centre dilatateur de la pupille, centres régulateurs du rythme cardiaque, et
centres dilatateur des bronchioles et des bronches, ainsi que les centres sympathiques agissant sue les
vaisseaux et les glandes sudoripares ).
Système nerveux parasympathique : ses noyaux font partie des centres régulateurs des différentes
fonctions végétatives, il sont contenus dans les nerfs commun oculomoteur, facial, glosso- pharyngien et
pneumogastrique. On a comme fonction :
La salivation, la respiration, l’activité cardiaque, la défection, la miction, etc. plexus végétatifs
(autonomes, viscéraux) et centres végétatif supérieurs.
Les nerfs crâniens : ils sont nombre de 12 paires et repartis en trois catégories :
i- Nerfs sensoriels : - Nerfs olfactifs (I)- Optique (II) – et Auditif (VIII)
ii- Nerfs moteurs : - Nerfs occuleur commun (III) Pathétique (IV)-Occuleur externe (VI), spinal (XI) – et
grand hypoglosse (XII)
iii- Nerfs mixtes ou sensitive- moteurs :
Nerfs trijumeau (V)- Facial (VII) – glosso- pharyngien (IX) et pneumo- gastrique ( Xe paire).
4-3- Les grandes voies d’innervation :
Toute activité musculaire responsable d la mastication, déglutition, respiration ainsi que les positions et
mouvements linguo-mandibulaires est coordonnés par le jeu des voies extéroceptives et proprioceptives.
Elles peuvent être divisées en voies ascendantes et en voies descendantes.
A – Les voies ascendantes (afférentes) :
Les voies ascendantes ou sensitives condensent l’information depuis les récepteurs du corps au cortex
cérébral, au cortex cérébelleux et à d’autres centres.
i- Voies ascendantes de la sensibilité extéroceptive (sensibilité cutanée).
Toutes les sensations nociceptives de chaleur ou douleur sont transmises au thalamus selon les faisceaux
ascendants d’information composés d’un proto-neurone sensitif, d’un deuto-neurone spino-thalamique et
d’un neurone thalamo-cortical.
Les récepteurs cutanés de la face transmettent l’information au cerveau par le nerf trijumeau.
i – voies ascendantes de la sensibilité proprioceptive (sensibilité musclo- articulaire) :
Les sensations proprioceptives peuvent emprunter des voies différentes selon qu’elles soient conscientes
ou inconscientes:
lorsqu’elles sont conscientes, la voie est directement intra- médullaire sans relais jusqu’au bulbe au
niveau duquel les fibres aboutissent dans les noyaux, ils convergent par la suite vers le thalamus et
aboutissent en fin à l’écorce du pariétale, lorsqu’elles sont inconscientes les fibres peuvent soit une voie
directe aboutissant au pédoncule cérébelleux inférieur, soit une voie croisée se terminant au niveau du
pédoncule cérébelleux supérieur.
ii – voies ascendantes spinocéréblleuses : la transmission de l’information depuis les propriocepteurs
jusqu’au cervelet se fait par les voies spino-cérébelleuses antérieure et postérieure et constitue une
condition indispensable à la participation du cervelet à la coordination des mouvements et à la régulation
du tonus musculaire.
B- Les voies des descendantes (efférentes) :
Les voies descendantes ou motrices, servent à conduire les influx efférents du cortex cérébral ou des
noyaux sous- corticaux dans les nerfs moteurs.
i- Voies descendantes des mouvements volontaires : le cortex cérébral, qui contrôle les mouvements
volontaires, envoie les influx efférents par les voies pyramidales (ayant pour origine les grandes cellules
pyramidales du cortex).
ii- Voies descendantes extrapyramidales : les influx efférents envoyés par les noyaux
iii- Voies descendantes extrapyramidales : les influx efférents envoyés par les noyaux Candé et
lenticulaire, le cervelet et d’autres noyaux qui participent à la coordination reflex des mouvements et à la
régulation du tonus musculaire sont conduit par les voies extrapyramidales, dont les cellules pyramidales
du cortex cérébral sont absente. Il s’agit notamment, du faisceau rubrospinal qui naît dans les noyaux
rouges des pédoncules cérébraux (mésencéphale).
Les voies sont responsables de la motricité automatique ou semi- volontaire.
5- conclusion :
les intégrations des prothèses aux différentes structures de la cavité buccale, dépendent de la connaissance
et du respect des éléments anatomiques et physiologiques en relation avec elles. Ces éléments sont
nombreux et interdépendants.
La méconnaissance ou la sous- estimation de ces données qui nous avons des échecs retentissants. Ceux-
ci
nous obligent à une étude plus approfondie des éléments nécessaires à l’élaboration d’une prothèse devant
s’intégrer harmonieusement à toutes les autres structures.
III-ELEMENTS PHYSIOLOGIQUE DE L’EDENTE PARTIEL
1- physiologie neuromusculaire :
Selon Buller Eccles : c’est la nature de l’innervation qui détermine l’évolution du muscle, le système
neuro- musculaire est capable d’adaptation structurelle et, ou fonctionnelle, réponse à une perturbation de
la fonction.
La signification biologique du système neuro- musculaire est la fonction au sein de l’appareil mandicateur
la fonction est le mouvement et la reproduction de force.
1-1 Définition :
L’unité de base du système neuro- musculaire est l’unité motrice formée de fibres musculaire et d’un
neurone moteur.
RAMFJORD et ASH ont évalué le nombre de fibres musculaires par unité motrice à 960 pour le temporal
et 640 pour le muscle masséter.
i- La contraction musculaire : Elle est le résultat du racornissement ou l’allongement des fibres
musculaires.
ii- La sensibilité musculaire : Mise a part la douleur et la pression profonde, cette sensibilité est en rapport
avec la proprioception; le sens position et du mouvement.
Les récepteurs sont localisés au niveau des muscle, articulation et tendons, ceux sont les récepteurs
post- synaptiques périphériques (exemple: les organes tendineux de golgi, les terminaisons libres, les
corpuscules de PACINI ….)
1-2- Mécanisme sensitivo- sensoriel :
i- les extérocepteurs : situé dans les muqueuses et les fibromuqueuses, ils transmettent les sensations
superficielles au système nerveux central.
ii- Les propriocepteurs : ils contrôlent l’élongation et la contraction musculaires et renseignent sur le
déplacement condylien
Les propriocepteurs desmodontaux sont sensibles aux déformations du desmodonte et participent à la
régulation des forces masticateurs.
1-3- Les réflexes musculaires :
l’activité des réflexes caractérise la repose du muscle à une excitation lorsque l’influx nerveux part d’un
récepteur se propage à travers une fibre sensitive atteint le système nerveux central et en revient jusqu’au
muscle à travers une fibre motrice, les plus simples comprennent deux (02) neurones : réflexes mono
synaptique, et il y a les réflexes poly synaptiques.
Les réflexes non conditionnés sont ceux pour lesquels un stimulus provoque une réponse sans
entraînement préalable. L’ouverture et la fermeture des mâchoires est un des réflexes simples non
conditionnés.
i- Réflexes d’étirement : quand ou exerce une force de traction sur un muscle, il se contracte, cette
réponse est appelée réflexe d’étirement, le démarrage de ce réflexe résulte de la relation du fuseau
musculaire.
L’étirement implique une augmentation de longueur qui est transmise au fuseau musculaire et une
augmentation de la tension qui transmise à l’organe tendineux de golgi.
Le réflexe d’étirement a le rôle de s’opposer aux forces de gravités (position debout donc repos de la
mandibule), ainsi qu’un rôle actif pendant la contraction réflexe et volontaire de tous les muscles
fléchisseurs et extenseurs
ii. Réflexes fléchisseurs : les réflexes de flexion ou réflexes nociceptifs impliquent la réaction d’évitement
des stimuli nocifs (c’est un rôle protecteur).
Le retrait de la région excitée résulte de la contraction des muscles fléchisseurs et l’inhibition des muscles
extenseurs par le réflexe poly synaptique.
Par exemple, hors de la mastication, quand on rencontre un objet dur qui provoque un stimulus
douloureux, la mandibule s’abaisse de façon réflexe, et on peut voir que le réflexe d’étirements et de
flexion sont fondamentalement opposés, l’un est en relation avec l’extension et l’autre avec la fluxion,
donc l’un inhibe l’autre on parle de la notion « d’innervation réciproque »
Remarque : Les récepteurs sont classés, selon Sherrington en :
Extérocepteurs qui sont situés au niveau le plus superficiel, il perçoivent les sensation de douleur, tact,
température, pression, les sensations visuelles et auditives .
Intérocepteurs qui se trouvent au niveau des viscères, ils sont affectés par les sensations d’irritation ou de
douleurs viscérales de faim ou de soif.
Les propriocepteurs se localisent au niveau des muscles, tendons des articulations, du périoste; ils
perçoivent des stimuli de pression et de douleur.
2- Comportement des articulations temporo- maxillaires :
Au cours de la vie, les articulations temporo- mandibulaires des transformations dues au remodelage
provoqué par les forces mécanique au quelles elles sont soumises. Le remodelage est un mécanisme
biologique qui sert à maintenir l’équilibre entre la forme de l’articulation et la fonction, il s’agit d’un
phénomène de résorption et d’apposition osseuse, non pathologiques, en réponse à un stimulus
mécanique. L’osque les formes dépassent les possibilité de remodelage, l’adaptation d l’articulation,
l’équilibre entre forme et formation n’existe plus, une pathologie peut s’installer ( dysfonctionnement)
et évolue vers la dégénérescence .
En effet, tout facture qui provoque une altération de l’occlusion, de l’ossature ou de la musculature
entraîne au niveau articulaire des modification importantes dont la plus fréquente est le syndromes alogo-
dysfonctionnels de l’appareil mandicateur, terme qui englobe des troubles fonctionnels, des douleurs
localisées ou irradiantes, une limitation ou une déviation des mouvement, une perte de forces
masticatoires ou une sensation de fatigue, ainsi que des craquements, des subluxation, des blocages.
3- Cinématique mandibulaire
3-1- Positions fondamentales de la mandibule :
i- La relation centrée : On la définit comme la position de la mandibule la plus postérieure dans la cavité
glénoïde, position à partire de laquelle tout mouvement put être réalisé (latéralité). C’est une relation
volontaire la plus postérieure de la mandibule par rapport au maxillaire ou les deux condyles (droite et
gauche) ont une position symétrique.
La relation centrée est la seule référence précise et reproductible pour déterminer la relation des deux
arcades ( référence condylienne).
ii- La relation d’intercuspidation maximale : Comme son nom l’indique, c’est la position de la mandibule
qui assure le maximum de contacts entre les dents antagonistes. (Référence cuspidienne).
L’engrènement dentaire se fait sur différents points ou surfaces, les cuspides qui établissent ces contrats
sont appelées cuspides supports : qui sont les cuspides palatines et les cuspides vestibulaire inférieure
ainsi que bords incisifs des dents inférieures
Remarque : De point de vue prothétique, toutes les restaurations partielles sur une arcade opposée à des
restaurations totales sur l’autre arcade, obéissent à la seule position de références possibles : La relation
centrée.
Dans le cas de restauration partielles uniquement, il faut toujours choisir entre la référence condylienne et
la référence cuspidienne :
- s’il n’existe aucune pathologie comme douleurs, craquement, mobilité dentaire, bruxisme, usure
exagérée des dents, spasme musculaire, le choix est la référence cuspidienne, donc un montage en
intercuspidation maximale et il est parfaitement justifié.
- Dés qu’il existe la moindre suspicion de troubles, c’est la référence condylienne qui devra
être utilisée.
iii- La position de repos ou position de posture : c’est une position d’équilibre neuro- musculaire entre
les muscles d’ouverture et de fermeture, dans lequel il n’y a aucun contact interdentaire et les condyles
mandibulaire sont dans une position neutre, sans tension.
La distance entre la position de repos et la position d’intercuspidation maximales est appelée : distance
interocclusal ou espace libre d’innocclusion, on le définit comme l’espace séparant les surfaces occlusales
des dents antagonistes quand l’arcade inférieur est dans sa position physiologique de repos ou les muscles
sont totalement relâchés. Cette distance peut être déterminée en calculant la hauteur entre le gnathion et le
point sous- nasal en (relation) position de repos puit calculé en position d’intercuspidation maximale ; en
moyenne, selon Ramfjord, la différence est variable entre 0,5 mm et 2 mm.
Notons que tout ce qui entre en contact avec la muqueuse buccale, comme les maquette, lors d’un
enregistrement des rapports d’occlusion est susceptible de modifier la posture mandibulaire.
3-2- Mouvements élémentaire de la mandibule :
i- Rotation : Lors duquel l’objet se déplace autour d’un point ou d’un axe fixe, chaque point de cet
objet étant animé d’une même vitesse angulaire.
Pour la mandibule, au niveau des articulations temporo- mandibulaires, on reconnaît classiquement trois
axes de rotation:
un axe horizontale dit « bi condylien » passant selon Dawson, par les rôles médians des condyles, le
compartiment inférieur (disco- condylien) est le siège de cette rotation.
Un axe verticale.
Un axe sagittal lors de l’abaissement d’un seul condyle pendant les mouvements de latéralité.
ii- Translation : En translation, tous les points de l’objets se déplacent parallèlement à eux même . Elle
s’effectue essentiellement dans le compartiment supérieur (disco- temporal). Le mouvement de
translation, à direction para- sagittale, est la caractéristique majeure de cette articulation impliquant les
structures ligamentaires qui permettent, en quelque sorte, une luxation articulaire physiologique.
3-3 – Mouvements composés :
ils constituent la majorité des mouvements fonctionnels, se caractérisent par la combinaison de deux
mouvements élémentaire ; la rotation et la translation réalisant ainsi des mouvements composés.
3-4- Mouvements fondamentaux :
3-4-1- Ouverture & fermeture : Les mouvements d’abaissement et d’élévations de la mandibule sont les
mouvements symétriques situé entre deux positions limites : L’intercuspidation maximale et l’ouverture
maximale. Résultant de l’action des muscles abaisseurs et propulseurs, l’amplitude moyenne d’ouverture
est de 50,2 mm.
Le retour mandibulaire vers la position de l’occlusion en intercuspidation est, dans l cas physiologique
symétrique et inversé à l’ouverture, il est induit par la contraction des muscles élévateurs et les muscles
retropulseurs.
L’ouverture est un mouvement composé de rotation et translation, elle est dissociée en deux phases
principales :
a- Phase initiale de rotation : l’axe bi condylien est une droite virtuelle transversale passant les deux
condyles mandibulaires autour de laquelle la mandibule peut effectuer un mouvement d’ouverture et de
fermeture en rotation. Lorsque les condyles sont en relation centrée, cet axe est appelée axe charnière et le
mouvement est axial terminal.
b- Phase secondaire de roto- translation : Assure une ouverture de forte amplitude évitant à la fois la
compression des tissus laryngés, et distension du pédicule vasculo- nerveux
Activité musculaire pendant l’abaissement :
Lors du mouvement d’ouverture, les muscles ptérygoïdien externe exercent d’emblées une activité
soutenue, par contre, l’action du ventre antérieur du digastrique succède à celle des ptérygoïdien externe,
lorsque le mouvement d’ouverture toute à sa fin.
Toute fois, lors d’une contraction associée à un abaissement forcé, le digastrique entre en activité
pratiquement en même temps que le ptérygoïdien externe. Lors d’une protraction mandibulaire
accompagné d’un abaissement, on peut noter une activité au niveau des ptérygoïdien au niveau des
ptérygoïdien interne et externe, des masséters et par fois même des fibres antérieures des temporaux. La
participation des muscles passifs doit également être prise en considération, bien qu’ils ne soient par
responsables du mouvement actif d’abaissement. Nous prendrons comme exemple, les muscles
temporaux et masséters qui deviennent très actifs au cours de l’étape finale de l’abaissement complet de
la mandibule en arrêtant ce mouvement, comme a ce moment, les muscles passifs ne sont pas en repos, ils
jouent là un rôle important dans la synergie et le guidage du mouvement mandibulaire.
Le fonctionnement des muscles à action réciproque mis en jeu lors des mouvements les plus complexes
reste sous le contrôle du système nerveux central.
Activité musculaire pendant l’élévation mandibulaire (Mouvement de fermeture) :
Elle est assurée par le rôle actifs qui jouent les ptérygoïdien internes, temporaux, et masséters.
Ces activité coordonnées sont contrôle réflexe qui peut modifie les modes de fermeture afin d’éviter
d’éventuelle interférences occlusales.
Lors d’une propulsion et d’une élévation simultanées, ou assiste d’abord à l’augmentation d’activité des
ptérygoïdiens internes puis à celle des masséters, les ptérygoïdiens externe sont également actifs au cours
des mouvements combinés.
Dans le cas d’une fermeture forcée, de nombreux muscles du visage et du cou se contractent en même
temps que les muscles masticateurs.
3-4-2- Protrusion et retrusion :
a- Mouvement de protrusion : il représente le trajet qu’effectue la mandibule lorsque les incisives
inférieurs glissent sur les faces palatines des incisives supérieures, depuis la position d’intercuspidation
maximale jusqu’au bout à bout, la longueur et la pente du trajet fonctionnel on guide incisif dépendent de
deux paramètre :
Le recouvrement : déterminé par crayon en intercuspidation, la dimension de recouvrement dans le sens
vertical, le trajet mandibulaire en protrusion.
Le surplomb : dans le sens horizontal, c’est entre le bord libre des incisives supérieures et les faces
vestibulaires des incisives inférieures.
Dans le cas idéal en bout à bout, on aura le rapport deux sur quatre (2/4) du coté travaillant et une
désocculusion non travaillante (postérieure).
Activité musculaire pendant la protrusion :
Elle nécessite le glissement mandibulaire le long de l’éminence temporale, et il se produit une contraction
symétrique des faisceaux inférieurs des muscles ptérygoïdiens latéraux, et des faisceaux superficiels des
masséters.
Au niveau temporo- mandibulaire, le complexe condylo- discale glisse sous le plan temporal sans
atteindre la position extrême qu’il atteint au niveau de l’ouverture buccale maximale, ce mouvement est
rapidement limité par la tension des ligaments capsulaires, par la lame élastique rétro-discale supérieure et
par les muscles antagonistes.
b- Mouvement de retrusion : La retrusion est un mouvement de recul mandibulaire effectuer à partir de la
position d’intercuspidation maximale le contact des dents .
Ce mouvement est souvent perturbé par des obstacles occlusaux secondaire à des migration dentaires, à
des versions, à des reconstructions prothétique ; ses obstacles peuvent provoquer des spasmes musculaire
qui s’opposent à leur mise en évidence immédiate. Il est donc nécessaire d’obtenir la contraction
musculaire pour recherche la relation centrée qui nous permettre d’analyser le mouvement postérieur en
retrusion.
Activité musculaire : La rétropultion demande une contraction combinée et simultanéeϖ des fibres
horizontales postérieures du temporal, des muscles abaisseurs et du ventre postérieur du digastrique. Pour
Ackerman, le faisceau profond du masséters aurait également une action retropulsive, ce muscle verticale
étant, en propulsion, oblique par rapport au plan d’occlusion.
3-4-3- Latéralité gauche et latéralité droite :
Du coté travaillant, le condyle exécute une reptation accompagnée d’une légère translation latérale
externe d’un (01) mm environ, ce déplacement latéral s’appelle « mouvement de Benett », son amplitude
est déterminée par le contact qu’établit le condyle non travaillant avec la paroi interne de sa cavité
glénoïde. Il peut être antérieur ou postérieur selon un angle de 60°, par contre le condyle opposé se
déplace en avant vers le bas et vers la ligne médiane, l’angle déterminé par ce déplacement et son
enregistrement sur articulateur jouent un rôle de précision du modelage des prothèses.
Dans le mouvement de latéro- trusion, le guidage antérieur (dentaire) peut être :
- Par la canine et c’est la protection canine ;
- Par les incisives et on aura le guidage incisif ;
- Ou par un groupe de dents incluant la canine et là, c’est la fonction groupe .
Les autres éléments qui guide la mandibule, sont : les deux condyles en contact avec leur cavité glénoïdes
respectives, et on pourra avoir d’autres dents restées en contact et nuire à l’exécution des mouvement, ce
sont les interférences occlusales.
Activité musculaire : selon poirier, la diduction consiste en une rotation alternative de la mâchoire•
autour de chaque condyle.
- Ces mouvements plus complexe sont due à des contraction musculaires asymétriques : La mouvement
débute par latéralisation, exigeant un guidage canin, puis :
- Du coté opposé, une contraction du faisceau inférieur du muscle ptérygoïdien latéral (Accessoirement
du ptérygoïdien médical et un masséter superficiel).
- Du coté du déplacement, une contraction des fibres postérieurs horizontales du temporal, du ventre
du digastrique, des fibres profondes du masséter.
Les muscles temporaux postérieurs du coté travaillant, et ptérygoïdien latéral du coté opposé réalisent un
véritable couple de force centré autour du pôle médiale du condyle pivotant.
3-4-4- Enveloppe limite de mouvement « Schéma de Posselt »
Ses intérêts primordial sont de dessiner le cadre général des mouvements mandibulaires, et de définir
certaines positions reproductibles nécessitante un guidage manuel du praticien.
Pour tracer cette enveloppe limite, Posselt à utilisé une méthode graphique d’enregistrement du
déplacement du point interincisif inférieur, obtenant ainsi des schémas caractéristiques dans les trois plans
de l’espace :
- Dans le plan sagittal ;
- Dans le plan frontal ;
- Dans le plan horizontal ;
L’enregistrement dessine une figure en losange, dont les extrémités sont constituées respectivement
par :
- En arrière, la position de relation centrée ;
- En avant, la position de propulsion maximale ;
- Latéralement, par les positions de diduction maximale droite et gauche.
La combinaison tridimensionnelle donne un volume complexe :
Le rhomboïde de Posselt.
3-5- Mécanisme de l’articulation temporo- mandibulaire :
L’A . T. M permet d’exécuter trois ordres de mouvements principaux :
1- Mouvements d’abaissement et d’élévation de la mandibule : Ces mouvements résultent de la
combinaison de deux mouvements :
a)- Un mouvement de translation du condyle d’arrière en avant et d’en avant en arrière qui se passe
dans l’articulation temporo-méniscale.
b)- Un mouvement de rotation des condyles maxillaires qui se fait dans l’articulation maxillo- méniscale.
2- Mouvement de propulsion et de rétropultion : Ces mouvement se passent surtout dans l’articulation
ménisco-temporal.
3- Mouvement de latéralité ( diduction ) : Quand le condyle se porte d’un coté, le condyle maxillaire
du même coté pivote sur place, tandis que le condyle du coté opposé avance et de déplace sont le condyle
temporal.
4- Les fonctions physiologique :
4.1- La mastication : les mouvements masticateurs comment à se développer lors de l’éruption des
dents de lait. C’est une activité neuro- musculaire très complexe, rendue possible grâce à la coordination
des muscles masticateurs, de la langue, des lèvres, des joues et du cou.
L’efficacité masticatrice est déterminée par les dents établissant des contacts fonctionnels.
Elle est particulièrement liée au nombre et à la surface des contacts occlusaux en intercuspidation
maximale, elle ne dépend pas du nombre de dents présentes sur les arcades, celle –ci pouvant en effet se
trouvent en malposition ou sans contact avec leur antagonistes.
i- Cycles masticatoires : La préparation du bol alimentaire est assurés par des mouvements rythmiques
d’apposition et de séparation des arcades appelées cycles masticatoires, ils sont répétés jusqu’à ce que le
bol alimentaire soit prêt à être dégluti.
Lors d’un cycle masticatoire typique le point incisif s’abaisse en s’écartant légèrement de la ligne
médiane vers un côté ( droit ou gauche) ; puis, il rejoint la ligne médiane et continue à descendre en se
dirigeant vers le côté opposé.
La mandibule commence a remonté et les dents en contact avec le bol alimentaire au niveau de l’autre
côté.
Par exemple, si le point inter incisif à commence de dévier vers la droite, la mandibule remonte avec le
point dirigé vers la gauche et les dents droites qui entrent en contact avec le bol alimentaire. Puis les dents
gauche entrent en contact et le point inter incisif rejoint brusquement la ligne médiane ou il retrouve la
position correspondante à l’occlusion centrée et à partir de laquelle le cycle suivant commencera.
Murphy, en 1965, à divisé ce cycle en différents phases :
- La phase préparatoire correspondante à la remontée du point incisif avant le contact dentaire,
- La phase de broiement correspondante à la partie supérieure du cycle,
- Et enfin, la phase en occlusion centrée.
La mastication s’accomplit au cours de succession interrompue de ces cycles, mais le côté travaillant
alterne régulièrement des deux côtés ; on dit alors, qu’ils s’agit d’une mastication unilatérale alternée.
ii - Activité musculaire pendant la mastication :
a)- Phase d’élévation : lorsque la mandibule dépasse la position d’abaissement maximale dans le cycle
masticatoire, les muscles ptérygoïdien médiaux interne sont les premiers muscles élévation à se
contracter.
Avec les masséter, ils sont à l’origine de la majeur partie des forces d’écrasement du bol alimentaire, c’est
seulement à la fin du cycle que les faisceaux postérieurs du temporal du côté non travaillant vont ramener
la mandibule vers la ligne médiane permettant au arcades dentaire de rejoindre l’occlusion en
intercuspidation maximale.
Les muscles élévateurs atteignent leur contraction maximale simultanément à l’arrivée en occlusion
d’intercuspidation, puis leurs activité s’interrompent totalement pendant une courte période : période
silencieuse, pendant laquelle les muscles abaisseurs commence à se contracter.
b)- Phase d’abaissement : Pour les muscles abaisseurs de la mandibule, ils n’entrent pas n jeu
simultanément lors de la phase d’abaissement du cycle masticatoire, les premiers muscles qui se
contractent sont les mylo- hyoïdiens, suivis de digastrique par son ventre antérieur, puis les ptérygoïdiens
externes. Pour que la contraction des muscles sus- hyoïdiens soit efficace, il est nécessaire que l’os hyoïde
soit stable par rapport à la base du crâne, se qui sera réalisé grâce à la contraction simultanée des muscles
sous- hyoïdiens et des stylo- hyoïdiens.
C’est le faisceau inférieur du ptérygoïdien latéral situé du côté travaillant qui se contracte le premier ( et
durera jusqu’au début de la phase d’élévation), suivi peu après par la contraction de son symétrique (côté
non travaillant), les digastriques se contractent dés le début de l’abaissent jusqu’à l’abaissement maximal.
Les muscles élévateurs ainsi que chez supérieur des ptérygoïdiens latéraux sont inactifs pendant cette
phase.
Les buccinateurs et les orbiculaires des lèvres coopérants avec la musculature de la langue pour placer
le bol alimentaire en bonne position occlusale surtout lors de l’abaissement.
iii- Contrôle nerveux de la mastication : Il y a plusieurs théories qu’explique l’origine de l’aspect
rythmique des cycles masticatoires, il y a trois catégories :
Celle qui présente la mastication comme un acte volontaire conscient, non inné, c’est à dire qui doit être
appris comme l’écriture par exemple.
Celle qui considère la mastication comme une série de réflexes s’enchaînant successivement, lui donnant
ainsi une allure rythmique.
Celle qui localise l’origine ai niveau du bulbe rachidien, les rythmes bulbaires étant lacés sous le contrôle
simultané de structures corticales, sous- corticale et segmentaire réflexe.
4-2- La déglutition : « temps buccal ».
On oppose classiquement la succion- déglutition du fœtus et jeune enfant ( ou de type primaire) et à la
déglutition de type adulte ou mature ( de type secondaire).
Quoiqu’il en soit, cette dernière représente en fait, une adaptation comportementale à l’apparition des
dents et à la descente de l’os hyoïde.
Chez l’enfant au delà de 10 ans et chez l’adulte, on préférera les termes de déglutition fonctionnelle et de
déglutition dysfonctionnement.
La déglutition de type adulte est adaptée aux solides et aux petites quantités de liquides, telles que
la salive, pour les grands volumes de liquides, l’adulte reprend la succion déglutition, pour le transit vers
l’œsophage.
Le bol alimentaire mastiqué et insalvé, est rassemblé sur le dos de la langue, conformé en « gouttière » les
afférentes : langue, voile et desmodonte, s’assurent de la qualité du bol, avant la phase de déclenchement
de la déglutition.
Les lèvres sont au contact, sans contraction de l’orbiculaire. Pas l’action des élévateurs, les arcades sont
serrées, en occlusion d’intercupidation maximale ; la mandibule est ainsi stabilisée dans les trois plans de
l’espace. Le mylo-hyoïdien se contracte, la pointe de la langue s’élever et prend un appui palatin antérieur
et le corps se déprime en «gouttière », d’avant en arrière.
Puis, une onde péristaltique de pression se déclenche, refermant d’avant en arrière l’espace entre palais et
langue, le voile du palais était alors élève et rigidifie par les péri staphylin médiaux. Le bol atteint ainsi
l’isthme de gosier, stade à partir duquel le processus ne peut pas être arrête volontairement. L’os hyoïde
s’élève, l’épiglotte se ferme en « clapet » sur les voies respiratoires. On ne note aucun appris dentaire, ni
interposition de la langue.
Les postures de repos de la langue, des lèvres et de la mandibule servent de base de départ à la praxie de
déglutition. La langue au repos occupe le palais, pointe affairant la papille palatine, bords au contact des
collets des dents, sans y prendre appui, sans interposition entre les arcades.
Les lèvres doivent être en contact, au repos, sans contraction des muscles du menton, ce contact définit
le point stomion, situé au devant de l’incisive supérieure, 2 à 3 mm au dessus du bord occlusal, dans l
plan sagittal médian. Selon château, la posture de repos mandibulaire est immuable par rapports à la base
du crâne, dépendante de l’antagonisme fonctionnelle abaisseurs– élévateurs, créant un espace libre
molaire normale de 2 à 3 mm.
4-3- La phonation :
L’étude de la physiologie de la phonation, rêvent une importance accrue depuis l’introduction d’un
véritable « doctrine phonétique» dans tous les principes d’une restauration (phonétique) prothétique à
chacun des stades de la réalisation.
L’émission correct d’un phonème parlé ou chanté d’un organe principal le larynx, de toutes ses
connexions musculaires et ligamentaire, et des cavités aériennes situées au dessus et au dessous du larynx.
Dans cette recherche, seront décrit les seuls organes dont il convient de prévoir les déplacement qui
doivent être connus afin qu’aucune partie de la prothèse ne vienne les perturber, ou qu’aucune bréchet ne
se produise dans le joint périphérique des restaurations amovibles.
Parmi ces organes, les plus actifs sont les muscles qui modifié le volume du résonateur buccal, à savoir ;
les muscles du voile, du pharynx, des joue, des lèvres et de la langue.
Au cours des émissions des voyelles purement orales, le vole du palais se relève et vient en contact avec
la paroi pharyngée postérieure.
Au contraire, l’émission des phonèmes nasalisés, tels que le «au » ou « in »; «un », «me », « ne », «gne» ;
s’obtient par abaissement du voile, afin que la colonne d’aire part dans le rhino- pharynx.
Les lèvres contrôlent le timbres des voyelles plus que l’articulation, mais elles interviennent dans la
formation des consonnes bilabiales « P », « B », « M ». Au moment de la production des mots précédés
de ces bilabiales, les dents sont hors de contact les bords antérieurs des prothèses supérieures et
inférieures risquent d’être déplacés par le jeu des muscles en action.
Les joues ont un rôle non négligeable dans la formation correcte de la majorité des sous, et en particulier
de ceux précédés par la consonne « ch ».
En se déplaçant, la langue entraîne le voile auquel elle est reliée par les glosso- staphylins et modifié
également l’ouverture ou la position du larynx selon que le corps de la langue s’avance ou recule,
s’abaisse ou s’élève; il se crée, dans la cavité buccal, des chambres de résonance ; postérieure, antérieure
ou unique, avec la fermeture du rhino- pharynx ou, au contraire, en communication avec ce dernier.
Dans la phonation, normalement, il n’ y a pas de contacts occlusaux durant l’élocution, et il n’ y a presque
pas de déplacement latéral. Il faut noter cependant, que la position de la mandibule aide à la formation des
sons.
IV- Physio- pathologie :
Conséquences des déséquilibre occlusaux :
Les anomalies occlusales seront immédiatement détectées par le récepteurs sensitifs des dents et des
articulation, et on aura comme conséquences la rupture d’équilibre musculaire et équilibre occlusal inter
arcades autant plus grave que l’édentation est ancienne et l’édentement est étendu. Et au aura :
déplacements dentaires :
Les dents collatérales au secteur édenté s’inclinent vers celui-ci par version entraînant une rupture de
points de contact dans les diastèmes ainsi crées, la pénétration et la stagnation de débris alimentaires
favorisent l’apparition de caries et lésions parodontales.
Les dent antagonistes, sur lesquelles aucune force occlusale n’est plus exercée, se déplacent axiale ment
vers la crête édenté par une égression parfois associée à une rotation, créant aussi des diastèmes.
Perturbation de l’articulé : Ces migration dentaires gênent le libre glissement de la mandibule sur
l’arcade maxillaire, les interférences exercent sur les dents forces obliques nocives aux tissus
parodontaux, et peuvent induire des troubles neuro-musculaires et articulaire type SADAM et
traumatisme occlusale.
Hyper et hypo- fonction : Par la perte de dents partielle, les forces de mastication sont réparties sur un
moins grand nombre de dents, certaines sont surchargées, d’autres n’ont plus d’antagonistes et on aura
des mastications de type uni- latérale associée à des hyper tonicités musculaire.
Difficultés d’élocution : Les dents antérieures (Incisives) sont indispensables à la prononciation correcte
des phonèmes : De- Te- Ve- Fe- Sse- Che.
Préjudice esthétique : Comme il est évident en classe IV ou de modification antérieure, il existe aussi
lorsque l’édente ment intéresse les secteurs molaires et prémolaires : la dimension verticale d’occlusion
diminue, les rides se crenent et le menton avance.
V- Conclusion :
La prothèses partielle métallique ajointe a trois objectifs principaux , rétablir l’esthétique ; rétablir la
fonction ; préserver les différents composants de l’appareil mandicateur (articulation temporo –
maxillaire , muscles, parodonte, dents résiduelles) cependant, on ne peut en savoir, maîtriser, battre et
corriger les valeurs anormales et physiopathologiques acquises par la part partielle de dents qu’avec la
connaissance maîtrisant des valeurs normales anatomiques et physiologiques.
Cette connaissance nous facilite de conduire notre observation clinique, de poser le diagnostic précis et la
suite, elle nous permet d’aboutir a un plan de traitement clairement défini :
Ainsi, la prothèse réalisée permet de répondre aux attentes des patients et de remplir nos devoirs et nos
obligation envers eux. Pérennisant un lieu de confiance établit tout au long des séances de soins. Et on
fini par les mots du professeur Louis Portes :
«L’acte médicale n’est, ne peut être et ne doit être qu’une confiance qui rejoint librement une conscience
».

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Anatomie et physiologie de l edente partiel

  • 1. Par Dr. DJEDDI Raouf sous l'encadrement du professeur TABBI-ANNANI ____________________________________________ Table des matières -------------------- I – INTRODUCTION II – Anatomie de l’édente partiel 1- Os et articulation 1-1 L’os maxillaire supérieur 1-2 L’os palatin 1-3 L’os maxillaire inférieur 1-4 L’os hyoïde 1-5 L’articulation temporo-maxillaire 2- Système musculaire : 2-1 les muscles de la mastication 2-2 les muscles de la déglutition 3- dentaire et organes périphérique : 3-1 Odonte 3-2 Parodonte 3-3 langue 3-4 Glandes salivaires 4– Système nerveux 4-1 Système nerveux central 4-2 système nerveux périphérique 4-3 les grandes voies d’innervation III - physiologie de l’édenté partiel : 1- physiologie neuro-musculaire : 1-1 définition i – contraction musculaire ii – sensibilité musculaire 1-2 mécanismes sensitivo- sensoriel i – les extérocepteurs ii – les propriocepteurs 1-3 les réflexes : i - réflexe d’étirement ii- réflexe fléchisseur 2- Comportement des ATM 3- Cinématique mandibulaire 3-1 Position fondamentales de la mandibule : i – la relation centrée ii- l’intercuspidation maximale iii- position de repos 3-2 Mouvement élémentaire i- la rotation ii- la translation 3-3 Mouvements composés : 3-4 Mouvement fondamentaux : 3-4-1 ouverture 3-4-2 protrusion et retrusion 3-4-3 latéralité ( droite et gauche ) 3-4-4 enveloppe limite de mouvement«schéma de posselt » 3-5 mécanismes de l’articulation temporo- mandibulaire 4- les fonctions physiologiques buccales : 4-1 Mastication i- cycle masticatoires ii- activité musculaire iii- control nerveux 4-2 Déglutition « temps buccal » 4-3 phonation IV physiopathologie : 1- conséquence du déséquilibre occlusal 2- conséquence sur la langue et les muscles sus et sous hyoïdiens 3- Modification des fonctions V conclusion.
  • 2. BIBLIOGRAPHIE ---------------- 1°/ GAVRILOV.L, : Anatomie ; Edition MTR, Moscou, 1988. 2°/ ROUVIER.H : Anatomie humaine : descriptive, topographique et fonctionnelle, tome premier : Tête et cou, 2e édition, Masson, paris, 1985 3°/ LE JOYEUX.J : restauration prothétique amovible de l’édentation partielle, 2e édition, Maloine, Paris 1980 4°/ COULY. G : Anatomie du massif facial, encyc. Méd. Chir, Paris stomatologie (22.001-B-10 C 4.3.06) 5°/ COULY.G : le squelette facial mobile- encycl.méd.chir Paris, stomatologie (4.3.11 ) 22-001-B-10 6°/ LAUTROU.A : Abrégé d’anatomie dentaire, Masson, Paris 1980. 7°/ BUCH.D : prothèse partielle amovible au quotidien, collection « Guide clinique » édition CdP, Paris 1996 8°/ TADDEL.C : physiologie de l’édenté total – encycl.méd.chir (Elsevier, Paris) Stomatologie et odontologie II , 23-325-A-20-1996,7p 9°/ ORTHLIEBJD : Cinématique mandibulaire . Encycl. Méd.chir (Elsevier, Paris) stomatologie /Odontologie – stomatologie, 22-009-A-08,1997,10p 10°/ BRETON.I : Temps buccal de la déglutition salivaire. Physiologie et principe de rééducation .Encycl. méd chir ( Edition Elsevier SAS, Paris), stomatologie/ odontologie, 22-008-A-20,2000,8p. 11°/ HARTMANN : physiologie et physiopathologie de la mastication , Encycl. Méd. Chir . stomatologie II 22- 008-A –15 (1982). Paris. 12°/ DENIS ; Mastication- déglutition , encycl. Méd . chir Stomatologie 22-009- A- 15, Paris ,1988 13°/ GLICKMAN : parodontologie clinique : physiologie de la mastication ( page 885).
  • 3. I Introduction : Le traitement de l’édentation partielle ne consiste pas seulement à remplacer les dents absentes pour un but fonctionnel et esthétique et même phonétique, mais consiste aussi à rééduquer que replacer les organes musculaire paraprothétiques dans leur position physiologique la plus harmonieuse, et assurer le rétablissement des positions et mouvements mandibulaires symétrique primitifs, ainsi que préserver et améliorer les différentes mouvements des articulation temporo-mandibulaire, conserver l’intégrité tissulaire et donc corriger toutes les perturbations provoquées par la perte des organes dentaires Tous ces impératifs ne pouvant être simultanément respecte que si on est conscient de la valeur des éléments anatomiques et physiologiques en relation directs ou indirects avec la future restauration prothétique. II Anatomie de L’édenté Partiel : 1- Os et Articulation : 1-1 L’os maxillaire supérieur : Le maxillaire supérieur se forme par deux centres d’ossification principaux : le poste maxillaire et le pré maxillaire ou intermaxillaire, l’os maxillaire se soude avec son homologue au niveau inter incisive par une suture visible vers la douzième année. Pour l’architecture, l’os maxillaire supérieur est surtout formé de tissu compact. Il n’existe généralement de tissu spongieux que dans l’épaisseur de bord alvéolaire, de l’apophyse (palatine) malaire. Le sinus maxillaire envahit toute la pyramide du maxillaire. Description : Le maxillaire est situé au- dessus de la cavité buccale, au dessous de la cavité orbitaire, en dehors des fosses nasales. Il prend part à la formation des parois de trois cavité. La configuration extérieure du maxillaire supérieurest très irrégulière. On peut cependant lui reconnaître une forme quadri latere et distinguer à cet Os deux faces, l’une externe, l’autre interne, et quatre bords indiquant quatre apophyse : zygomatique, palatine et alvéolaire : - l’apophyse frontale ou montante : c’est une lame osseuse, quadrilatère, aplatré transversalement. - L’apophyse zygomatique ou pyramidale : saillie faite sur la face externe en forme triangulaire, tronquée, présentant donc trois faces, trois bords, une base et un sommet. - L’apophyse palatine : c’est une lame osseuse triangulaire, aplatie de haut en bas. - Elle s’articule sur la ligne médiane avec celle du coté opposé et contribue à former la cloison qui sépare les fosses nasales de la cavité buccales, Elle a : Une face supérieure lisse, concave, appartient an plancher des fosses nasales. Une face inférieure fait partie de la voûte palatine. Trois bords : Externe, postérieure (s’articule avec la partie horizontale du palatin), et un bord interne qui s’engrène avec celui de l’apophyse palatine du coté opposé L’apophyse alvéolaire : Elle a huit fossettes (alvéole dentaire) pour les dents supérieur,• qui sont séparées par des cloisons osseuses inter-alvéolaires. Au niveau de la suture intermaxillaire, peuvent se développer des éminences osseuses qu’on appelle «torus palatin » 1-2 – L’os palatin : l’os palatin est un os paire d’une architecture presque uniquement formé de tissu compact, il ne présente de tissu spongieux de dans l’apophyse pyramidales. Le palatin est composé de deux palatins s’unissent entre elles pour former la partie postérieure de la voûte palatine. La lame perpendiculaire est en avant de l’apophyse ptérygoïde, participe à la formation de la paroi latérale de la cavité nasale. 1-3- L’os maxillaire inférieur ou l’os mandibulaire :
  • 4. le maxillaire inférieur est formé d’une épaisse couche de tissu compact et de tissu spongieux. Contrairement au maxillaire supérieur, la mandibule est os impair. Il a un corps et deux branches montantes : -Le Corps : Il présente à sa face externe les éléments suivant : La symphyse mentonnière prolongée par l’éminence mentonnière ; La ligne oblique externe ; Le trou mentonnier ; Pour la face interne du corps mandibulaire, elle présente d’avant en arrière : Les apophyses et crêtes géni ;ϖ La ligne oblique interne ( ou ligne mylo- hyoïdienne ), A son extrémités postérieure, elle détermine, avec le bord antérieur de la branche montante, le triangle rétro- molaire. -Les branches montantes : elles sont triangulaires, allongées de haut en bas. Elles se caractérise par deux apophyses : - l’apophyse coronoïde : elle es triangulaire, une face externe lisse, et une face interne imminente par la crête temporal. - Le condyle : c’est une saillie articulaire porté par le col et présente deux (2) versants : -un versant antérieur avec le condyle temporal. -un versant postérieur non articulaire 1-4 l’os hyoïde : l’os hyoïde est un os médian, convexe, concave en arrière, incurvé en forme de fer à cheval ou d’upsilon grec. Il est surtout formé de tissu compact. On ne trouve du tissu spongieux que dans les parties latérales du corps et aux deux extrémités des grandes cornes. On lui reconnaît une partie moyenne, le corps ; de chaque extrémité latérale du corps partent deux prolongements : les grandes cornes et les petites cornes. 1-5 l’articulation tempo- mandibulaire : c’est une articulation bicondylienne unissant la mandibule au massif crânien. Elle est constituée de : deux surfaces articulaire ; une supérieur temporale et l’autre mandibulaire inférieur, un ménisque, une capsule articulaire, des ligaments -les surfaces articulaire : la surface articulaire supérieure temporale est composée de deux parties : la portion pré- glossiennes de la cavité glénoïde ; et le condyle temporal -la surface articulaire inférieure mandibulaire : elle est présente par l condyle mandibulaire qui est éminence de forme ellipsoïde. Il présente deux versants : un versant antérieur convexe, arrondi ou aplati : il est articulaire un versant postérieur aplati, triangulaire et baignant dans la synovie. L’orientation des versants antéro- interne et antéro- externe et postérieur du condyle influence les trajectoires des mouvements articulaires ou cours de touts les déplacements de la mandibule. -le ménisque : Il est interposé entre le condyle temporal et le condyle mandibulaire. Il est destiné à rétablir, d’une façon permanent, une concordance harmonieuse entre les deux surfaces articulaire. Il est allongé transversalement, ovalaire, à grosse extrémité interne. Il est biconcave. Son épaisseur diminue de la périphérie vers le centre, qui est parfois, mais très rarement, perforé. - la capsule articulaire : elle est mince et assez lâche. Elle s’insérer en haut sur le pourtour de la surface articulaire temporal. Et en bas pourtour de la surface articulaire du condyle mandibulaire. La face interne de a capsule adhère au pourtour du ménisque - les ligaments articulaires : la capsule articulaire se compose de deux sortes de fibres : - des fibres longues, superficielles, qui s’étend directement du temporal au maxillaire ; - et de fibres courtes, qui vont des temporal et du maxillaire à la périphérie du ménisque quelque faisceaux du ptérygoïdien externe prennent insertion sur la face antérieur de la capsule et, par son intermédiaire, sur le ménisque articulaire. on peut également diviser ses fibres en trois catégories de ligaments : ligament latéral externe : épais et triangulaire, il renforce la partie externe de la capsule et recouvre la face externe de l’articulation.
  • 5. Ligament latéral interne : il renforce la partie de la capsule : mais il est mince et moins résistant qu l’externe. Ligament accessoires : le sont les ligaments sphéno- maxillaire, stylo- maxille- l’aires et ptérygo- maxillaire,cependant elle sont de simples bandelettes fibreuses qui ne jouent aucun rôle dans le mécanisme de l’articulation. REMARQUE : Le ménisque uni par son bord périphérique à la capsule, divise l’articulation temporo- mandibulaire en deux articulations secondaires. Il existe, pour chacune de ces articulation (la maxillo- méniscale et la temporo- méniscale) une synoviale qui tapisse intérieurement la partie correspondante en rendant possible tout glissement. 2- Système musculaire : On décrit seuls qui jouent un rôle dans l’esthétique et les principales fonctions qu’une prothèse dentaire se propose de restaurer 2.1.Les muscles de la mastication : i. Le temporal : Il est large, plat, radie et occupe la fosse temporale, d’ou ses faisceaux convergent vers l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur et se prolonge jusqu’au trigone retromolaire. Par les contractions de ces fibres verticales, il concourt à l’élévation de la mandibule .l’action de ses fibres obliques en synergie avec le ptérygoïdien externe du coté opposé provoque un déplacement latérale. On lui rajoute également une action rétropulseur par la contraction des ces fibres horizontales postérieures antagonistes du ptérygoïdien externe. ii. Le masséter : C’est un muscle court, épais, rectangle, allongé de haut en bas étendu de l’arcade zygomatique à la face externe de la branche montante du maxillaire inférieure, on lui distingue trois faisceaux : a) le faisceau superficiel mais par épaisse lame tendineuse, des trois quarts antérieure du bord inférieure de l’arcade zygomatique. Cette insertion empiète, en avant de l’angle inférieure de l’o malaire, il se dirigent obliquement en bas et en arrière et se terminent sur le bord inférieur et la partie inférieur de la face externe de la branche montante. b) Le faisceau moyen, en grande partie recouvert par le précédent, le déborde en arrière. Il s’insère ses fibres sur toute l’étendue du bord inférieur de l’arcade zygomatique. Les fibres musculaires descendent verticalement, ce qui les distingue de celles du faisceau superficiel, et se terminent sur la face externe de la branche montante du maxillaire, au- dessus de l’insertion du faisceau superficiel. c) Le faisceau profond, plus mince que les précédents, maît par des fibres charmes de la face interne de l’arcade zygomatique, elles se dirigent obliquement en bas et en dedans et se terminent sur la face externe de l’apophyse coronoïde, au-dessus de l’insertion du faisceau moyen du masséter et immédiatement au-dessous du tendon du temporal. Le masséter est élévateur plus que propulseur de la mandibule. iii. Le ptérygoïdien interne (ou ptérygoïdien médian) : Quadrangulaire et homologue du masséter sur la face interne de la branche montante. Il s’étant de la fosse ptérygoïde à l’angle de la face du maxillaire inférieur par des fibres charmes et par des lames tendineuses analogue à celles du faisceau superficiel du muscle masséter. Le ptérygoïdien interne est un muscle élévateur de la mâchoire. iv. Le ptérygoïdien externe (ou ptérygoïdien latéral) : Muscle court, épais, aplati transversalement, est situé dans la région ptérygo- maxillaire. Il va de l’apophyse ptérygoïde au col du condyle. Il se compose de deux faisceaux : l’un supérieure ou sphénoïdale , l’autre inférieure ou ptérygoïdien. Les deux faisceaux se portent en convergeant en arrière et
  • 6. en dehors vers l’ATM. Le faisceau sphénoïdal est à peu prés horizontal. Le faisceau ptérygoïdien est oblique en haut, en arrière et en dehors. Ils sont de fibres charnus qui se terminent, en se confondant, par de courtes fibres tendineuses sur le bord antérieur du fibrocartilage interarticulaire et sur la fossette antérieure et interne du col du condyle. Les insertions du ptérygoïdien externe débordent généralement les limites de cette dépression, surtout vers le bas. La contraction d’un seul provoque la diduction. Quant à la contraction bilatérale, il sont propulseurs de la mandibule, quant ils agissent en synergie avec les muscles sous hyoïdiens : il sont abaisseurs. v. -Le digastrique : le digastrique est un muscle allongé, formé de deux ventres charnus, antérieur et postérieur, réunis par un tendon intermédiaire. Il s’étend de la région mastoïdienne jusqu’au voisinage de la symphyse mentonnière. La contraction de chacun de ces ventres a pour effet d’élever l’os hyoïde ou d’abaisser la mandibule. Seul le ventre antérieur est considéré comme masticateur. vi. -muscle sus-hyoidiens : Comme le digastrique, on a : le génio- hyoïdien le mylo- hyoïdien le stylo- hyoïdien les muscles génio-hyoïdien et le mylo- hyoïdien sont abaisseur du maxillaire inférieur ou élévateur de l’os hyoïde, suivant qu’ils prennent leur point fixe sur l’un ou l’autre de ces os. Le ventre postérieur du digastrique et le stylo- hyoïdien sont élévateurs de l’os hyoïde. iii. Les muscles sous- hyoïdiens : qui sont : - les stérno- cleido- mastoïdiens, stérno-thyroïdiens et l’omo- hyoïdiens. Tous ces muscles agissent sur l’os hyoïde concourent à l’abaissement de la mandibule en fixant l’insertion inférieure des muscles sus- hyoïdiens. Le ptérygoïdien externe ( latéral) : muscle court, épais, aplati transversalement, est situé dans la région ptérygo- maxillaire. Il va de l’apophyse ptérygoïde au col du condyle mandibulaire. Il se compose de deux faisceaux : l’un supérieur ou sphénoïdal, l’antre inférieure ou ptérygoïdien. Les deux faisceaux se portent en convergeant en arrière et en dehors vers l’articulaire temporo- maxillaire, le faisceau sphénoïdal est à peu prés horizontal, le faisceau ptérygoïdien est oblique en haut, en arrière et en dehors. Ils sont de fibres charnus qui se terminent, en se confondant, par de courtes fibres tendineuses sur le bord antérieur du fibro- cartilage interarticulaire et sur la fossette antérieure du col du condyle. Les insertions du ptérygoïdien externe débordent généralement les limites de cette dépression, surtout vers le bas. 2-2 les muscles de la déglutition : i- les muscles de la langue : la langue est constituée de huit muscles paires et un impaire, groupés autour d’un squelette fibreux formé de deux membranes unies selon deux plans perpendiculaires ; c’est la membrane hyoglossienne et le septum lingual. De par et d’autre de ce squelette sont groupés les dix- sept muscles ; qui sont : Le génio- glosse : ils a comme action d’appliquer la langue sur le plancher. Muscle lingual inférieur : Il abaisse et rétracte la langue. L’hyo- glosse : IL abaisse et rétracte la langue. Le stylo- glosse : ils élargissent la langue et la portent en haut et en arrière. Le palato- glosse ( ou glosso- staphylin) Il élève la langue , la porte en arrière Le muscle amygdalo- glosse(Broca) : Ils élèvent la base de la langue. Le pharyngo- glosse : il attire la langue en arrière et en haut. Le muscle transverse : son action est d’allonger est rétrécir la langue
  • 7. Le linguale supérieur : muscle impaire, médian, et sous-jacent à la muqueuse dorsale de la langue. Il abaisse et rétrécit la langue. ii- muscles de la sangle labio- jugale : Ils comprennent particulièrement les buccinateurs et les orbiculaires des lèvres : Muscles buccinateurs : Aplati, large, irrégulièrement quadrilatère, est placé à la partie profonde de la joue, entre les deux maxillaires et la commissures des lèvres. Ses attaches postérieures se font en trois(3) insertions : - Au bord antérieur du ligament ptérygo- maxillaire avec une orientation verticale . - Au bord alvéolaires supérieur, le long des trois derrières molaires et de la tubérosité avec une orientation horizontale. - La 3e insertions est horizontale basse longes les 3 molaires mandibulaires, l’insertion au bord alvéolaire du maxillaire inférieure se prolonge sur la crête buccinateur et s’unit en arrière au faisceaux tendineux du temporal, qui s’attache à la lèvre interne du bord antérieur de la branche montante. De cette ligne d’insertion, les fibres se dirigent horizontalement et gagnent la commissure labiale ou elles s’entrecroisent et se fixent à la face profonde de la peau de la commissure. Ce croisement constitue le début du nœud musculaire rétro commissurale: « Modiolus ». Les buccinateurs peuvent repousser le contenu du vestibule vers les arcades dentaires, aidant ainsi à la mastication, ou vers le centre de la cavité buccale, et prennent ainsi part à la formation du bol alimentaire et constitue un élément de déglutition. Orbiculaires des lèvres : Il occupe l’épaisseur des deux lèvres. Il est elliptique et formé de fibres disposées concentriquement autour de l’orifice buccal. Il détermine l’occlusion de la bouche et permet la préhension des aliments et le contrôle de l’ouverture buccale au cours de l’émission des principales voyelles. iii- Les muscles du voile du palais : Le voile est constitué par une lame fibreuse, des muscles et une muqueuse. Pour la musculature, elle comprend de chaque coté cinq muscles, qui sont : - Le péri staphylin externe ou sphéno – salpingo- staphylin : c’est un tenseur de l’aponévrose palatine. - Le péri staphylin interne ou pétro- salpingo- staphylin : Muscle élévateur du voile. - Le pharyngo- staphylin : il réduit t rétrécit l’isthme pharyngo- nasale, abaisse le voile, et élever en même temps le pharo-larynx. (Pharynx et larynx). - Le palato- staphylin ou azygos de la luette : il est rétracteur de la luette. - Le palato- glosse ou glosso- staphylin : il élève la langue et abaisse le voile. 2-3 Les muscles de la phonation : l’émission correcte d’un phonème d’un organe principal ; le larynx, de toutes ses connexions musculaires t ligamentaires,et des cavités aériennes : ainsi que les muscles des joues, des lèvres et de la langue. 2-4- Les muscles de l’expression Ils sont groupés autour des yeux, du nez et de la bouche ; ces derniers seulement ont une incidence sur le modelage des borde et l’extredot de la prothèse : - Muscles orbiculaires des lèvres ; - Muscles compresseurs des lèvres ; - Muscles buccinateur ; - Les risorius : Il s’étend de l’aponévrose parotidienne à la commissure. La contraction attire cette dernière en arrière et en bas. - Le grand zygomatique : s’insérer sur la position postéro- externe du malaire et dans la commissure, qu’en contraction, l’attire en haut et en arrière : c’est le muscle du rire. - Le petit zygomatique : Il est parallèle au précédent, mais sa position plus interne et son insertion basse dans la lèvre supérieure, au moment de la contraction, se traduit par une courbe donnant au visage une
  • 8. allure chagrine. - Le releveur superficiel de l’aide du nez de la lèvre supérieure : s’étend de l’apophyse montante du maxillaire supérieure à la partie médiane de la lèvre supérieur qu’il soulève. - Le releveur profond de l’aile du nez et de la lèvre supérieure : S’étend du bord orbitaire à la partie moyenne de la lèvre dont il n’élève que cette région, donnant à l’expression un air mécontent et chagrin - Le muscle canin : il s’insère dans la fosse canine et se termine dans la commissure et dans l lèvre inférieure, son action est multiple, il peut soulever la lèvre inférieure et élever la lèvre supérieure donc soit une expression de l’amertume ou un aspect agressif. - Le triangulaire des lèvres : s’étend d la ligne oblique externe à la commissure labiale, sa contraction abaisse cette derrière et exprime les mépris ou le dégoût. - Le carre du menton : s’insère sur la ligne oblique externe dans sa position la plus antérieure t dans la peau de la lèvre inférieure, manifeste un sentiment de dégoût. - L’houppe du menton : S’étend des saillies abvéolaires des incisives et des canines inférieures à la peau du menton qu’il élève. - Les muscles peauciers du cou : il s’insère dans la peau du menton, des commissures des lèvre, de la partie inférieure de la joue, sur le bord inférieure de la mandibule, attire la lèvre inférieure en arrière donnant à la mimique l’allure d’un rictus. 3- Système dentaire et organes périphériques : 3-1 L’odonte : les organes dentaire sont les éléments les plus spécialisés de l’appareil masticateur, ils serves à couper et à broyer les aliments. Les dents avec la langue participent à l’articulation des sons (phonation). Leurs racines sont insérées dans les maxillaires aux quelles sont attachées par des faisceaux de fibres conjonctives. La croissance, la vie et la disparition de l’os alvéolaire dépendent uniquement de l’existence des dents. Les dents sont bâties de tissus dures par excellence : ivoire ou denture, émail et cément. La partie molle ou pulpe dentaire n’est présente que dans la cavité de la couronne et canal de la racine. La majeure partie de la dent est constituée de denture qui se développe à partir du mésenchyme. La dentaire est comparée à l’os, mais elle est plus dure, l’émail est tissu le plus dur de l’organisme, à la surface, il est recouvert d’une mince pellicule, c’est la cuticule ; le cément a un structure plus proche de l’os que la dentine. La pulpe dentaire est constituée de tissu conjonctif lâche, riche en éléments cellulaires, l’alimentation de la dent se fait ses faisceaux. 3-2- Parodonte : Le parodonte est composé de quatre tissus conjonctifs et est recouvert d’un épithélium : deux de ces tissus conjonctifs sont minéralisés (os et cément), deux sont fibreux( desmodonte et conjonctif gingival). La gencive : Elle est composée de gencive libre et gencive attachée. - La gencive libre st formée de gencive marginale, dont l’épithélium est kératinisée donc elle s’adapte aux forces mécaniques importantes ; gencive papillaire située dans les espaces inter dentaire, sous les points de contact, le col de la papille est la zone la plus vulnérable aux irritations. - L’espace compris entre la gencive libre et la surface dentaire est appelé « sillon gingival- dentaire» ou «sulcus » qui est limité apicalement par l’attache épithéliale, sa profondeur varie entre 0,5 et 2 mm . Le desmodonte : c’est un tissu conjonctif fibreux entourant la racine et assurant la connexion avec l’os alvéolaire. La largeur de cet espace varie avec l’âge et les sollicitations fonctionnelles. Le cément : tissu calcifié, dur, qui couvre la dentine radiculaire, son aspect est variable en fonction de l’âge et du stimuli auquel la dent soumise au cours de ses fonctions. L’os alvéolaire : Il est en rapport direct avec la dent, i apparaît et disparaît avec elle. L’absence de stimulation provoque à son niveau des anomalies structurales La présence de forces exagérées provoque son résorption. 3-3- la langue - La langue est un organe de structure musculaire et muqueuse, elle occupe la plus grande partie de a
  • 9. cavité buccal. C’est un organe de déglutition, de gustation, comme elle joue un rôle très important dans la mastication, ainsi que l’articulation phonétique de certains sons et dans la plupart des consonnes. - Morphologiquement, elle se présente sous forme d’une masse ovoïde à gronde extrémité postérieure et une pointe antérieure,elle comprend 2 parties : - * Fixe : c’est la racine de la langue située à la partie postèro-inférieure de l’organe qui est profondément enfance au niveau du plancher par l’intermédiaire du frein, attachée à l’os hyoïde en bas, à la mandibule en avants , et au pilier du voile en arrière. - Partie mobile ou libre : beaucoup plus étendue, c’est la seule visible à l’examen on peut la décrire en deux faces : supérieure dorsale, et l’autre inférieure ou ventrale. 3-4- les glandes salivaires : la muqueuse buccale contient un grand nombre de petites glandes salivaire ou glandes accessoires , on les désigne suivant leur site : palatine, linguales, etc. en plus de petites glandes, il y a trois de grandes glandes salivaires dont les canaux excréteurs s’abouchent dans la cavité buccale : parotide, sous- maxillaire et sublingual. Suivant la sécrétion produite, les glandes salivaires peuvent être séreuses, muqueuses, ou mixtes. La salive comprend des enzymes qui provoquent une première décompositions des glucides, ainsi de d’autres substances. La glande parotide : Elle est la plus grosse glande salivaire, elle est disposée dans la fossette rétromaxilaire en bas et , partiellement, en avant de l’oreille externe, sur la face externe du muscle masséter. Elle est recouverte d’un fascia épais. Son canal extérieure chemine sur la face externe du muscle masséter, perfore le buccinateur et s’abouche dans le vestibule buccal sur la muqueuse jugale au niveau de la deuxième molaire supérieure c sur la papille parotidienne) c’est le canal de sténos. La parotide a une structure lobulaire. Des vaisseaux et des nerfs ; recouverts de tissu conjonctifs lâche, passent entre les lobules. Suivant la sécrétion produite, c’est une glande séreuse. La glande sous- maxillaire : elle est située dans la fosse sous- maxillaire Son canal excréteur contourne le bord postérieur du muscle mylo-hyoide, c’est le canal de WARTON, il cheminesous la muqueuse du plancher buccal et s’ouvre à la caroncule sublinguale. La glande sous- maxillaire est une glande à sécrétion mixte, séro-muqueuse. La glande sublinguale : est disposée sous la langue et recouverte d’un repli muqueuse sur la face supérieure du mylo-hyoïde. Elle a plusieurs canaux excréteurs, dont le plus important est le conduit sublingual majeur ou canal de RIVINUS ou de Bartholin, naît de la partie moyenne de la face profonde de la glande, longe le canal de Wharton et s’ouvre en dehors de lui, au sommet de la caroncule sub- linguale. Les autres, que l’on doit appeler canaux de WALTHER, sont petit et courts. Et se terminent en dehors du canal de Bartholin, le long de l’éminence sub- linguale soulevée par la glande sublinguale . C’est une glande muco-séreuse. 4- Système Nerveux : L’incidence des complexes neuro-muqueuse, neuromusculaire, et neuro-articulaire sur la conception et la réalisation des différentes séquences de la construction d’une prothèse est considérable. La stimulation et l’inhibition des mouvements mandibulaires (Elévation – Abaissent ) sont coordonnés par le jeu complexe combiné du système nerveux central, le système nerveux périphérique , la proprioception, l’extéroception et par l’ensemble des réflexes médullaires ou crâniens. 4-1 – Le Système nerveux central : l’encéphale est l’ensemble des situes dans la boite crânienne, il comprend : cerveau, cervelet, le diencéphale et le tronc cérébral comprenant :pédoncules cérébraux, protubérance, et bulbe rachidien. Au
  • 10. dessous du bulbe, le Système nerveux central se continu dans le canal rachidien par la moelle épinière. Le système nerveux central contient des centres de réceptions, d’intégration et d’élaboration de message nerveux. 4-2- Le système nerveux périphérique : Il est constitué de : nerfs rachidiens qui représentent 31 paires : 8 paires cervicales, 12 thoraciques, cinq lombaires, cinq sacrées et une paire coccygienne. Système neurovégétatifs (autonome) ; Il tient sous sa dépendance les viscères essentiellement : les organes digestifs, respiratoire, excréteurs, reproducteurs, circulatoires, ainsi que les glandes à sécrétion interne, c’est à dire le métabolisme ainsi que la croissance et la reproduction. Système nerveux sympathique : un fois existés, ses noyaux exercent un effet régulateur sur les organes à innervation sympathique (centre dilatateur de la pupille, centres régulateurs du rythme cardiaque, et centres dilatateur des bronchioles et des bronches, ainsi que les centres sympathiques agissant sue les vaisseaux et les glandes sudoripares ). Système nerveux parasympathique : ses noyaux font partie des centres régulateurs des différentes fonctions végétatives, il sont contenus dans les nerfs commun oculomoteur, facial, glosso- pharyngien et pneumogastrique. On a comme fonction : La salivation, la respiration, l’activité cardiaque, la défection, la miction, etc. plexus végétatifs (autonomes, viscéraux) et centres végétatif supérieurs. Les nerfs crâniens : ils sont nombre de 12 paires et repartis en trois catégories : i- Nerfs sensoriels : - Nerfs olfactifs (I)- Optique (II) – et Auditif (VIII) ii- Nerfs moteurs : - Nerfs occuleur commun (III) Pathétique (IV)-Occuleur externe (VI), spinal (XI) – et grand hypoglosse (XII) iii- Nerfs mixtes ou sensitive- moteurs : Nerfs trijumeau (V)- Facial (VII) – glosso- pharyngien (IX) et pneumo- gastrique ( Xe paire). 4-3- Les grandes voies d’innervation : Toute activité musculaire responsable d la mastication, déglutition, respiration ainsi que les positions et mouvements linguo-mandibulaires est coordonnés par le jeu des voies extéroceptives et proprioceptives. Elles peuvent être divisées en voies ascendantes et en voies descendantes. A – Les voies ascendantes (afférentes) : Les voies ascendantes ou sensitives condensent l’information depuis les récepteurs du corps au cortex cérébral, au cortex cérébelleux et à d’autres centres. i- Voies ascendantes de la sensibilité extéroceptive (sensibilité cutanée). Toutes les sensations nociceptives de chaleur ou douleur sont transmises au thalamus selon les faisceaux ascendants d’information composés d’un proto-neurone sensitif, d’un deuto-neurone spino-thalamique et d’un neurone thalamo-cortical. Les récepteurs cutanés de la face transmettent l’information au cerveau par le nerf trijumeau. i – voies ascendantes de la sensibilité proprioceptive (sensibilité musclo- articulaire) : Les sensations proprioceptives peuvent emprunter des voies différentes selon qu’elles soient conscientes ou inconscientes: lorsqu’elles sont conscientes, la voie est directement intra- médullaire sans relais jusqu’au bulbe au niveau duquel les fibres aboutissent dans les noyaux, ils convergent par la suite vers le thalamus et aboutissent en fin à l’écorce du pariétale, lorsqu’elles sont inconscientes les fibres peuvent soit une voie directe aboutissant au pédoncule cérébelleux inférieur, soit une voie croisée se terminant au niveau du pédoncule cérébelleux supérieur. ii – voies ascendantes spinocéréblleuses : la transmission de l’information depuis les propriocepteurs jusqu’au cervelet se fait par les voies spino-cérébelleuses antérieure et postérieure et constitue une condition indispensable à la participation du cervelet à la coordination des mouvements et à la régulation du tonus musculaire.
  • 11. B- Les voies des descendantes (efférentes) : Les voies descendantes ou motrices, servent à conduire les influx efférents du cortex cérébral ou des noyaux sous- corticaux dans les nerfs moteurs. i- Voies descendantes des mouvements volontaires : le cortex cérébral, qui contrôle les mouvements volontaires, envoie les influx efférents par les voies pyramidales (ayant pour origine les grandes cellules pyramidales du cortex). ii- Voies descendantes extrapyramidales : les influx efférents envoyés par les noyaux iii- Voies descendantes extrapyramidales : les influx efférents envoyés par les noyaux Candé et lenticulaire, le cervelet et d’autres noyaux qui participent à la coordination reflex des mouvements et à la régulation du tonus musculaire sont conduit par les voies extrapyramidales, dont les cellules pyramidales du cortex cérébral sont absente. Il s’agit notamment, du faisceau rubrospinal qui naît dans les noyaux rouges des pédoncules cérébraux (mésencéphale). Les voies sont responsables de la motricité automatique ou semi- volontaire. 5- conclusion : les intégrations des prothèses aux différentes structures de la cavité buccale, dépendent de la connaissance et du respect des éléments anatomiques et physiologiques en relation avec elles. Ces éléments sont nombreux et interdépendants. La méconnaissance ou la sous- estimation de ces données qui nous avons des échecs retentissants. Ceux- ci nous obligent à une étude plus approfondie des éléments nécessaires à l’élaboration d’une prothèse devant s’intégrer harmonieusement à toutes les autres structures. III-ELEMENTS PHYSIOLOGIQUE DE L’EDENTE PARTIEL 1- physiologie neuromusculaire : Selon Buller Eccles : c’est la nature de l’innervation qui détermine l’évolution du muscle, le système neuro- musculaire est capable d’adaptation structurelle et, ou fonctionnelle, réponse à une perturbation de la fonction. La signification biologique du système neuro- musculaire est la fonction au sein de l’appareil mandicateur la fonction est le mouvement et la reproduction de force. 1-1 Définition : L’unité de base du système neuro- musculaire est l’unité motrice formée de fibres musculaire et d’un neurone moteur. RAMFJORD et ASH ont évalué le nombre de fibres musculaires par unité motrice à 960 pour le temporal et 640 pour le muscle masséter. i- La contraction musculaire : Elle est le résultat du racornissement ou l’allongement des fibres musculaires. ii- La sensibilité musculaire : Mise a part la douleur et la pression profonde, cette sensibilité est en rapport avec la proprioception; le sens position et du mouvement. Les récepteurs sont localisés au niveau des muscle, articulation et tendons, ceux sont les récepteurs post- synaptiques périphériques (exemple: les organes tendineux de golgi, les terminaisons libres, les corpuscules de PACINI ….) 1-2- Mécanisme sensitivo- sensoriel : i- les extérocepteurs : situé dans les muqueuses et les fibromuqueuses, ils transmettent les sensations superficielles au système nerveux central. ii- Les propriocepteurs : ils contrôlent l’élongation et la contraction musculaires et renseignent sur le déplacement condylien Les propriocepteurs desmodontaux sont sensibles aux déformations du desmodonte et participent à la
  • 12. régulation des forces masticateurs. 1-3- Les réflexes musculaires : l’activité des réflexes caractérise la repose du muscle à une excitation lorsque l’influx nerveux part d’un récepteur se propage à travers une fibre sensitive atteint le système nerveux central et en revient jusqu’au muscle à travers une fibre motrice, les plus simples comprennent deux (02) neurones : réflexes mono synaptique, et il y a les réflexes poly synaptiques. Les réflexes non conditionnés sont ceux pour lesquels un stimulus provoque une réponse sans entraînement préalable. L’ouverture et la fermeture des mâchoires est un des réflexes simples non conditionnés. i- Réflexes d’étirement : quand ou exerce une force de traction sur un muscle, il se contracte, cette réponse est appelée réflexe d’étirement, le démarrage de ce réflexe résulte de la relation du fuseau musculaire. L’étirement implique une augmentation de longueur qui est transmise au fuseau musculaire et une augmentation de la tension qui transmise à l’organe tendineux de golgi. Le réflexe d’étirement a le rôle de s’opposer aux forces de gravités (position debout donc repos de la mandibule), ainsi qu’un rôle actif pendant la contraction réflexe et volontaire de tous les muscles fléchisseurs et extenseurs ii. Réflexes fléchisseurs : les réflexes de flexion ou réflexes nociceptifs impliquent la réaction d’évitement des stimuli nocifs (c’est un rôle protecteur). Le retrait de la région excitée résulte de la contraction des muscles fléchisseurs et l’inhibition des muscles extenseurs par le réflexe poly synaptique. Par exemple, hors de la mastication, quand on rencontre un objet dur qui provoque un stimulus douloureux, la mandibule s’abaisse de façon réflexe, et on peut voir que le réflexe d’étirements et de flexion sont fondamentalement opposés, l’un est en relation avec l’extension et l’autre avec la fluxion, donc l’un inhibe l’autre on parle de la notion « d’innervation réciproque » Remarque : Les récepteurs sont classés, selon Sherrington en : Extérocepteurs qui sont situés au niveau le plus superficiel, il perçoivent les sensation de douleur, tact, température, pression, les sensations visuelles et auditives . Intérocepteurs qui se trouvent au niveau des viscères, ils sont affectés par les sensations d’irritation ou de douleurs viscérales de faim ou de soif. Les propriocepteurs se localisent au niveau des muscles, tendons des articulations, du périoste; ils perçoivent des stimuli de pression et de douleur. 2- Comportement des articulations temporo- maxillaires : Au cours de la vie, les articulations temporo- mandibulaires des transformations dues au remodelage provoqué par les forces mécanique au quelles elles sont soumises. Le remodelage est un mécanisme biologique qui sert à maintenir l’équilibre entre la forme de l’articulation et la fonction, il s’agit d’un phénomène de résorption et d’apposition osseuse, non pathologiques, en réponse à un stimulus mécanique. L’osque les formes dépassent les possibilité de remodelage, l’adaptation d l’articulation, l’équilibre entre forme et formation n’existe plus, une pathologie peut s’installer ( dysfonctionnement) et évolue vers la dégénérescence . En effet, tout facture qui provoque une altération de l’occlusion, de l’ossature ou de la musculature entraîne au niveau articulaire des modification importantes dont la plus fréquente est le syndromes alogo- dysfonctionnels de l’appareil mandicateur, terme qui englobe des troubles fonctionnels, des douleurs localisées ou irradiantes, une limitation ou une déviation des mouvement, une perte de forces masticatoires ou une sensation de fatigue, ainsi que des craquements, des subluxation, des blocages. 3- Cinématique mandibulaire
  • 13. 3-1- Positions fondamentales de la mandibule : i- La relation centrée : On la définit comme la position de la mandibule la plus postérieure dans la cavité glénoïde, position à partire de laquelle tout mouvement put être réalisé (latéralité). C’est une relation volontaire la plus postérieure de la mandibule par rapport au maxillaire ou les deux condyles (droite et gauche) ont une position symétrique. La relation centrée est la seule référence précise et reproductible pour déterminer la relation des deux arcades ( référence condylienne). ii- La relation d’intercuspidation maximale : Comme son nom l’indique, c’est la position de la mandibule qui assure le maximum de contacts entre les dents antagonistes. (Référence cuspidienne). L’engrènement dentaire se fait sur différents points ou surfaces, les cuspides qui établissent ces contrats sont appelées cuspides supports : qui sont les cuspides palatines et les cuspides vestibulaire inférieure ainsi que bords incisifs des dents inférieures Remarque : De point de vue prothétique, toutes les restaurations partielles sur une arcade opposée à des restaurations totales sur l’autre arcade, obéissent à la seule position de références possibles : La relation centrée. Dans le cas de restauration partielles uniquement, il faut toujours choisir entre la référence condylienne et la référence cuspidienne : - s’il n’existe aucune pathologie comme douleurs, craquement, mobilité dentaire, bruxisme, usure exagérée des dents, spasme musculaire, le choix est la référence cuspidienne, donc un montage en intercuspidation maximale et il est parfaitement justifié. - Dés qu’il existe la moindre suspicion de troubles, c’est la référence condylienne qui devra être utilisée. iii- La position de repos ou position de posture : c’est une position d’équilibre neuro- musculaire entre les muscles d’ouverture et de fermeture, dans lequel il n’y a aucun contact interdentaire et les condyles mandibulaire sont dans une position neutre, sans tension. La distance entre la position de repos et la position d’intercuspidation maximales est appelée : distance interocclusal ou espace libre d’innocclusion, on le définit comme l’espace séparant les surfaces occlusales des dents antagonistes quand l’arcade inférieur est dans sa position physiologique de repos ou les muscles sont totalement relâchés. Cette distance peut être déterminée en calculant la hauteur entre le gnathion et le point sous- nasal en (relation) position de repos puit calculé en position d’intercuspidation maximale ; en moyenne, selon Ramfjord, la différence est variable entre 0,5 mm et 2 mm. Notons que tout ce qui entre en contact avec la muqueuse buccale, comme les maquette, lors d’un enregistrement des rapports d’occlusion est susceptible de modifier la posture mandibulaire. 3-2- Mouvements élémentaire de la mandibule : i- Rotation : Lors duquel l’objet se déplace autour d’un point ou d’un axe fixe, chaque point de cet objet étant animé d’une même vitesse angulaire. Pour la mandibule, au niveau des articulations temporo- mandibulaires, on reconnaît classiquement trois axes de rotation: un axe horizontale dit « bi condylien » passant selon Dawson, par les rôles médians des condyles, le compartiment inférieur (disco- condylien) est le siège de cette rotation. Un axe verticale. Un axe sagittal lors de l’abaissement d’un seul condyle pendant les mouvements de latéralité. ii- Translation : En translation, tous les points de l’objets se déplacent parallèlement à eux même . Elle s’effectue essentiellement dans le compartiment supérieur (disco- temporal). Le mouvement de translation, à direction para- sagittale, est la caractéristique majeure de cette articulation impliquant les structures ligamentaires qui permettent, en quelque sorte, une luxation articulaire physiologique.
  • 14. 3-3 – Mouvements composés : ils constituent la majorité des mouvements fonctionnels, se caractérisent par la combinaison de deux mouvements élémentaire ; la rotation et la translation réalisant ainsi des mouvements composés. 3-4- Mouvements fondamentaux : 3-4-1- Ouverture & fermeture : Les mouvements d’abaissement et d’élévations de la mandibule sont les mouvements symétriques situé entre deux positions limites : L’intercuspidation maximale et l’ouverture maximale. Résultant de l’action des muscles abaisseurs et propulseurs, l’amplitude moyenne d’ouverture est de 50,2 mm. Le retour mandibulaire vers la position de l’occlusion en intercuspidation est, dans l cas physiologique symétrique et inversé à l’ouverture, il est induit par la contraction des muscles élévateurs et les muscles retropulseurs. L’ouverture est un mouvement composé de rotation et translation, elle est dissociée en deux phases principales : a- Phase initiale de rotation : l’axe bi condylien est une droite virtuelle transversale passant les deux condyles mandibulaires autour de laquelle la mandibule peut effectuer un mouvement d’ouverture et de fermeture en rotation. Lorsque les condyles sont en relation centrée, cet axe est appelée axe charnière et le mouvement est axial terminal. b- Phase secondaire de roto- translation : Assure une ouverture de forte amplitude évitant à la fois la compression des tissus laryngés, et distension du pédicule vasculo- nerveux Activité musculaire pendant l’abaissement : Lors du mouvement d’ouverture, les muscles ptérygoïdien externe exercent d’emblées une activité soutenue, par contre, l’action du ventre antérieur du digastrique succède à celle des ptérygoïdien externe, lorsque le mouvement d’ouverture toute à sa fin. Toute fois, lors d’une contraction associée à un abaissement forcé, le digastrique entre en activité pratiquement en même temps que le ptérygoïdien externe. Lors d’une protraction mandibulaire accompagné d’un abaissement, on peut noter une activité au niveau des ptérygoïdien au niveau des ptérygoïdien interne et externe, des masséters et par fois même des fibres antérieures des temporaux. La participation des muscles passifs doit également être prise en considération, bien qu’ils ne soient par responsables du mouvement actif d’abaissement. Nous prendrons comme exemple, les muscles temporaux et masséters qui deviennent très actifs au cours de l’étape finale de l’abaissement complet de la mandibule en arrêtant ce mouvement, comme a ce moment, les muscles passifs ne sont pas en repos, ils jouent là un rôle important dans la synergie et le guidage du mouvement mandibulaire. Le fonctionnement des muscles à action réciproque mis en jeu lors des mouvements les plus complexes reste sous le contrôle du système nerveux central. Activité musculaire pendant l’élévation mandibulaire (Mouvement de fermeture) : Elle est assurée par le rôle actifs qui jouent les ptérygoïdien internes, temporaux, et masséters. Ces activité coordonnées sont contrôle réflexe qui peut modifie les modes de fermeture afin d’éviter d’éventuelle interférences occlusales. Lors d’une propulsion et d’une élévation simultanées, ou assiste d’abord à l’augmentation d’activité des ptérygoïdiens internes puis à celle des masséters, les ptérygoïdiens externe sont également actifs au cours des mouvements combinés. Dans le cas d’une fermeture forcée, de nombreux muscles du visage et du cou se contractent en même temps que les muscles masticateurs. 3-4-2- Protrusion et retrusion : a- Mouvement de protrusion : il représente le trajet qu’effectue la mandibule lorsque les incisives inférieurs glissent sur les faces palatines des incisives supérieures, depuis la position d’intercuspidation maximale jusqu’au bout à bout, la longueur et la pente du trajet fonctionnel on guide incisif dépendent de deux paramètre : Le recouvrement : déterminé par crayon en intercuspidation, la dimension de recouvrement dans le sens vertical, le trajet mandibulaire en protrusion.
  • 15. Le surplomb : dans le sens horizontal, c’est entre le bord libre des incisives supérieures et les faces vestibulaires des incisives inférieures. Dans le cas idéal en bout à bout, on aura le rapport deux sur quatre (2/4) du coté travaillant et une désocculusion non travaillante (postérieure). Activité musculaire pendant la protrusion : Elle nécessite le glissement mandibulaire le long de l’éminence temporale, et il se produit une contraction symétrique des faisceaux inférieurs des muscles ptérygoïdiens latéraux, et des faisceaux superficiels des masséters. Au niveau temporo- mandibulaire, le complexe condylo- discale glisse sous le plan temporal sans atteindre la position extrême qu’il atteint au niveau de l’ouverture buccale maximale, ce mouvement est rapidement limité par la tension des ligaments capsulaires, par la lame élastique rétro-discale supérieure et par les muscles antagonistes. b- Mouvement de retrusion : La retrusion est un mouvement de recul mandibulaire effectuer à partir de la position d’intercuspidation maximale le contact des dents . Ce mouvement est souvent perturbé par des obstacles occlusaux secondaire à des migration dentaires, à des versions, à des reconstructions prothétique ; ses obstacles peuvent provoquer des spasmes musculaire qui s’opposent à leur mise en évidence immédiate. Il est donc nécessaire d’obtenir la contraction musculaire pour recherche la relation centrée qui nous permettre d’analyser le mouvement postérieur en retrusion. Activité musculaire : La rétropultion demande une contraction combinée et simultanéeϖ des fibres horizontales postérieures du temporal, des muscles abaisseurs et du ventre postérieur du digastrique. Pour Ackerman, le faisceau profond du masséters aurait également une action retropulsive, ce muscle verticale étant, en propulsion, oblique par rapport au plan d’occlusion. 3-4-3- Latéralité gauche et latéralité droite : Du coté travaillant, le condyle exécute une reptation accompagnée d’une légère translation latérale externe d’un (01) mm environ, ce déplacement latéral s’appelle « mouvement de Benett », son amplitude est déterminée par le contact qu’établit le condyle non travaillant avec la paroi interne de sa cavité glénoïde. Il peut être antérieur ou postérieur selon un angle de 60°, par contre le condyle opposé se déplace en avant vers le bas et vers la ligne médiane, l’angle déterminé par ce déplacement et son enregistrement sur articulateur jouent un rôle de précision du modelage des prothèses. Dans le mouvement de latéro- trusion, le guidage antérieur (dentaire) peut être : - Par la canine et c’est la protection canine ; - Par les incisives et on aura le guidage incisif ; - Ou par un groupe de dents incluant la canine et là, c’est la fonction groupe . Les autres éléments qui guide la mandibule, sont : les deux condyles en contact avec leur cavité glénoïdes respectives, et on pourra avoir d’autres dents restées en contact et nuire à l’exécution des mouvement, ce sont les interférences occlusales. Activité musculaire : selon poirier, la diduction consiste en une rotation alternative de la mâchoire• autour de chaque condyle. - Ces mouvements plus complexe sont due à des contraction musculaires asymétriques : La mouvement débute par latéralisation, exigeant un guidage canin, puis : - Du coté opposé, une contraction du faisceau inférieur du muscle ptérygoïdien latéral (Accessoirement du ptérygoïdien médical et un masséter superficiel). - Du coté du déplacement, une contraction des fibres postérieurs horizontales du temporal, du ventre du digastrique, des fibres profondes du masséter. Les muscles temporaux postérieurs du coté travaillant, et ptérygoïdien latéral du coté opposé réalisent un véritable couple de force centré autour du pôle médiale du condyle pivotant.
  • 16. 3-4-4- Enveloppe limite de mouvement « Schéma de Posselt » Ses intérêts primordial sont de dessiner le cadre général des mouvements mandibulaires, et de définir certaines positions reproductibles nécessitante un guidage manuel du praticien. Pour tracer cette enveloppe limite, Posselt à utilisé une méthode graphique d’enregistrement du déplacement du point interincisif inférieur, obtenant ainsi des schémas caractéristiques dans les trois plans de l’espace : - Dans le plan sagittal ; - Dans le plan frontal ; - Dans le plan horizontal ; L’enregistrement dessine une figure en losange, dont les extrémités sont constituées respectivement par : - En arrière, la position de relation centrée ; - En avant, la position de propulsion maximale ; - Latéralement, par les positions de diduction maximale droite et gauche. La combinaison tridimensionnelle donne un volume complexe : Le rhomboïde de Posselt. 3-5- Mécanisme de l’articulation temporo- mandibulaire : L’A . T. M permet d’exécuter trois ordres de mouvements principaux : 1- Mouvements d’abaissement et d’élévation de la mandibule : Ces mouvements résultent de la combinaison de deux mouvements : a)- Un mouvement de translation du condyle d’arrière en avant et d’en avant en arrière qui se passe dans l’articulation temporo-méniscale. b)- Un mouvement de rotation des condyles maxillaires qui se fait dans l’articulation maxillo- méniscale. 2- Mouvement de propulsion et de rétropultion : Ces mouvement se passent surtout dans l’articulation ménisco-temporal. 3- Mouvement de latéralité ( diduction ) : Quand le condyle se porte d’un coté, le condyle maxillaire du même coté pivote sur place, tandis que le condyle du coté opposé avance et de déplace sont le condyle temporal. 4- Les fonctions physiologique : 4.1- La mastication : les mouvements masticateurs comment à se développer lors de l’éruption des dents de lait. C’est une activité neuro- musculaire très complexe, rendue possible grâce à la coordination des muscles masticateurs, de la langue, des lèvres, des joues et du cou. L’efficacité masticatrice est déterminée par les dents établissant des contacts fonctionnels. Elle est particulièrement liée au nombre et à la surface des contacts occlusaux en intercuspidation maximale, elle ne dépend pas du nombre de dents présentes sur les arcades, celle –ci pouvant en effet se trouvent en malposition ou sans contact avec leur antagonistes. i- Cycles masticatoires : La préparation du bol alimentaire est assurés par des mouvements rythmiques d’apposition et de séparation des arcades appelées cycles masticatoires, ils sont répétés jusqu’à ce que le bol alimentaire soit prêt à être dégluti. Lors d’un cycle masticatoire typique le point incisif s’abaisse en s’écartant légèrement de la ligne médiane vers un côté ( droit ou gauche) ; puis, il rejoint la ligne médiane et continue à descendre en se dirigeant vers le côté opposé. La mandibule commence a remonté et les dents en contact avec le bol alimentaire au niveau de l’autre côté. Par exemple, si le point inter incisif à commence de dévier vers la droite, la mandibule remonte avec le point dirigé vers la gauche et les dents droites qui entrent en contact avec le bol alimentaire. Puis les dents gauche entrent en contact et le point inter incisif rejoint brusquement la ligne médiane ou il retrouve la position correspondante à l’occlusion centrée et à partir de laquelle le cycle suivant commencera.
  • 17. Murphy, en 1965, à divisé ce cycle en différents phases : - La phase préparatoire correspondante à la remontée du point incisif avant le contact dentaire, - La phase de broiement correspondante à la partie supérieure du cycle, - Et enfin, la phase en occlusion centrée. La mastication s’accomplit au cours de succession interrompue de ces cycles, mais le côté travaillant alterne régulièrement des deux côtés ; on dit alors, qu’ils s’agit d’une mastication unilatérale alternée. ii - Activité musculaire pendant la mastication : a)- Phase d’élévation : lorsque la mandibule dépasse la position d’abaissement maximale dans le cycle masticatoire, les muscles ptérygoïdien médiaux interne sont les premiers muscles élévation à se contracter. Avec les masséter, ils sont à l’origine de la majeur partie des forces d’écrasement du bol alimentaire, c’est seulement à la fin du cycle que les faisceaux postérieurs du temporal du côté non travaillant vont ramener la mandibule vers la ligne médiane permettant au arcades dentaire de rejoindre l’occlusion en intercuspidation maximale. Les muscles élévateurs atteignent leur contraction maximale simultanément à l’arrivée en occlusion d’intercuspidation, puis leurs activité s’interrompent totalement pendant une courte période : période silencieuse, pendant laquelle les muscles abaisseurs commence à se contracter. b)- Phase d’abaissement : Pour les muscles abaisseurs de la mandibule, ils n’entrent pas n jeu simultanément lors de la phase d’abaissement du cycle masticatoire, les premiers muscles qui se contractent sont les mylo- hyoïdiens, suivis de digastrique par son ventre antérieur, puis les ptérygoïdiens externes. Pour que la contraction des muscles sus- hyoïdiens soit efficace, il est nécessaire que l’os hyoïde soit stable par rapport à la base du crâne, se qui sera réalisé grâce à la contraction simultanée des muscles sous- hyoïdiens et des stylo- hyoïdiens. C’est le faisceau inférieur du ptérygoïdien latéral situé du côté travaillant qui se contracte le premier ( et durera jusqu’au début de la phase d’élévation), suivi peu après par la contraction de son symétrique (côté non travaillant), les digastriques se contractent dés le début de l’abaissent jusqu’à l’abaissement maximal. Les muscles élévateurs ainsi que chez supérieur des ptérygoïdiens latéraux sont inactifs pendant cette phase. Les buccinateurs et les orbiculaires des lèvres coopérants avec la musculature de la langue pour placer le bol alimentaire en bonne position occlusale surtout lors de l’abaissement. iii- Contrôle nerveux de la mastication : Il y a plusieurs théories qu’explique l’origine de l’aspect rythmique des cycles masticatoires, il y a trois catégories : Celle qui présente la mastication comme un acte volontaire conscient, non inné, c’est à dire qui doit être appris comme l’écriture par exemple. Celle qui considère la mastication comme une série de réflexes s’enchaînant successivement, lui donnant ainsi une allure rythmique. Celle qui localise l’origine ai niveau du bulbe rachidien, les rythmes bulbaires étant lacés sous le contrôle simultané de structures corticales, sous- corticale et segmentaire réflexe. 4-2- La déglutition : « temps buccal ». On oppose classiquement la succion- déglutition du fœtus et jeune enfant ( ou de type primaire) et à la déglutition de type adulte ou mature ( de type secondaire). Quoiqu’il en soit, cette dernière représente en fait, une adaptation comportementale à l’apparition des dents et à la descente de l’os hyoïde. Chez l’enfant au delà de 10 ans et chez l’adulte, on préférera les termes de déglutition fonctionnelle et de déglutition dysfonctionnement. La déglutition de type adulte est adaptée aux solides et aux petites quantités de liquides, telles que la salive, pour les grands volumes de liquides, l’adulte reprend la succion déglutition, pour le transit vers l’œsophage. Le bol alimentaire mastiqué et insalvé, est rassemblé sur le dos de la langue, conformé en « gouttière » les
  • 18. afférentes : langue, voile et desmodonte, s’assurent de la qualité du bol, avant la phase de déclenchement de la déglutition. Les lèvres sont au contact, sans contraction de l’orbiculaire. Pas l’action des élévateurs, les arcades sont serrées, en occlusion d’intercupidation maximale ; la mandibule est ainsi stabilisée dans les trois plans de l’espace. Le mylo-hyoïdien se contracte, la pointe de la langue s’élever et prend un appui palatin antérieur et le corps se déprime en «gouttière », d’avant en arrière. Puis, une onde péristaltique de pression se déclenche, refermant d’avant en arrière l’espace entre palais et langue, le voile du palais était alors élève et rigidifie par les péri staphylin médiaux. Le bol atteint ainsi l’isthme de gosier, stade à partir duquel le processus ne peut pas être arrête volontairement. L’os hyoïde s’élève, l’épiglotte se ferme en « clapet » sur les voies respiratoires. On ne note aucun appris dentaire, ni interposition de la langue. Les postures de repos de la langue, des lèvres et de la mandibule servent de base de départ à la praxie de déglutition. La langue au repos occupe le palais, pointe affairant la papille palatine, bords au contact des collets des dents, sans y prendre appui, sans interposition entre les arcades. Les lèvres doivent être en contact, au repos, sans contraction des muscles du menton, ce contact définit le point stomion, situé au devant de l’incisive supérieure, 2 à 3 mm au dessus du bord occlusal, dans l plan sagittal médian. Selon château, la posture de repos mandibulaire est immuable par rapports à la base du crâne, dépendante de l’antagonisme fonctionnelle abaisseurs– élévateurs, créant un espace libre molaire normale de 2 à 3 mm. 4-3- La phonation : L’étude de la physiologie de la phonation, rêvent une importance accrue depuis l’introduction d’un véritable « doctrine phonétique» dans tous les principes d’une restauration (phonétique) prothétique à chacun des stades de la réalisation. L’émission correct d’un phonème parlé ou chanté d’un organe principal le larynx, de toutes ses connexions musculaires et ligamentaire, et des cavités aériennes situées au dessus et au dessous du larynx. Dans cette recherche, seront décrit les seuls organes dont il convient de prévoir les déplacement qui doivent être connus afin qu’aucune partie de la prothèse ne vienne les perturber, ou qu’aucune bréchet ne se produise dans le joint périphérique des restaurations amovibles. Parmi ces organes, les plus actifs sont les muscles qui modifié le volume du résonateur buccal, à savoir ; les muscles du voile, du pharynx, des joue, des lèvres et de la langue. Au cours des émissions des voyelles purement orales, le vole du palais se relève et vient en contact avec la paroi pharyngée postérieure. Au contraire, l’émission des phonèmes nasalisés, tels que le «au » ou « in »; «un », «me », « ne », «gne» ; s’obtient par abaissement du voile, afin que la colonne d’aire part dans le rhino- pharynx. Les lèvres contrôlent le timbres des voyelles plus que l’articulation, mais elles interviennent dans la formation des consonnes bilabiales « P », « B », « M ». Au moment de la production des mots précédés de ces bilabiales, les dents sont hors de contact les bords antérieurs des prothèses supérieures et inférieures risquent d’être déplacés par le jeu des muscles en action. Les joues ont un rôle non négligeable dans la formation correcte de la majorité des sous, et en particulier de ceux précédés par la consonne « ch ». En se déplaçant, la langue entraîne le voile auquel elle est reliée par les glosso- staphylins et modifié également l’ouverture ou la position du larynx selon que le corps de la langue s’avance ou recule, s’abaisse ou s’élève; il se crée, dans la cavité buccal, des chambres de résonance ; postérieure, antérieure ou unique, avec la fermeture du rhino- pharynx ou, au contraire, en communication avec ce dernier. Dans la phonation, normalement, il n’ y a pas de contacts occlusaux durant l’élocution, et il n’ y a presque pas de déplacement latéral. Il faut noter cependant, que la position de la mandibule aide à la formation des sons. IV- Physio- pathologie : Conséquences des déséquilibre occlusaux : Les anomalies occlusales seront immédiatement détectées par le récepteurs sensitifs des dents et des articulation, et on aura comme conséquences la rupture d’équilibre musculaire et équilibre occlusal inter
  • 19. arcades autant plus grave que l’édentation est ancienne et l’édentement est étendu. Et au aura : déplacements dentaires : Les dents collatérales au secteur édenté s’inclinent vers celui-ci par version entraînant une rupture de points de contact dans les diastèmes ainsi crées, la pénétration et la stagnation de débris alimentaires favorisent l’apparition de caries et lésions parodontales. Les dent antagonistes, sur lesquelles aucune force occlusale n’est plus exercée, se déplacent axiale ment vers la crête édenté par une égression parfois associée à une rotation, créant aussi des diastèmes. Perturbation de l’articulé : Ces migration dentaires gênent le libre glissement de la mandibule sur l’arcade maxillaire, les interférences exercent sur les dents forces obliques nocives aux tissus parodontaux, et peuvent induire des troubles neuro-musculaires et articulaire type SADAM et traumatisme occlusale. Hyper et hypo- fonction : Par la perte de dents partielle, les forces de mastication sont réparties sur un moins grand nombre de dents, certaines sont surchargées, d’autres n’ont plus d’antagonistes et on aura des mastications de type uni- latérale associée à des hyper tonicités musculaire. Difficultés d’élocution : Les dents antérieures (Incisives) sont indispensables à la prononciation correcte des phonèmes : De- Te- Ve- Fe- Sse- Che. Préjudice esthétique : Comme il est évident en classe IV ou de modification antérieure, il existe aussi lorsque l’édente ment intéresse les secteurs molaires et prémolaires : la dimension verticale d’occlusion diminue, les rides se crenent et le menton avance. V- Conclusion : La prothèses partielle métallique ajointe a trois objectifs principaux , rétablir l’esthétique ; rétablir la fonction ; préserver les différents composants de l’appareil mandicateur (articulation temporo – maxillaire , muscles, parodonte, dents résiduelles) cependant, on ne peut en savoir, maîtriser, battre et corriger les valeurs anormales et physiopathologiques acquises par la part partielle de dents qu’avec la connaissance maîtrisant des valeurs normales anatomiques et physiologiques. Cette connaissance nous facilite de conduire notre observation clinique, de poser le diagnostic précis et la suite, elle nous permet d’aboutir a un plan de traitement clairement défini : Ainsi, la prothèse réalisée permet de répondre aux attentes des patients et de remplir nos devoirs et nos obligation envers eux. Pérennisant un lieu de confiance établit tout au long des séances de soins. Et on fini par les mots du professeur Louis Portes : «L’acte médicale n’est, ne peut être et ne doit être qu’une confiance qui rejoint librement une conscience ».