Mise en place d’un Système d’Information pour la gestion des collectivités locales (OpenERP 7) 
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Il est de notoriété publique que le capital majeur des entreprises actuelles, tout
secteur compris, est l’information. Son importance n’est pas un fruit du hasard, dans la
mesure où la grande majorité des entreprises actuelles créent de la valeur en traitant de
l’information. Cette dernière- qui peut être traduite en une donnée, une fois un traitement
bien déterminé est effectué dessus- représente une composante indispensable de la
définition classique d’un système d’information. Ce dernier est souvent défini comme un
ensemble structuré d’éléments et ressources qui peuvent prendre plusieurs formes :
matériel, personnel, logiciels, progiciels, données. Cet ensemble permet généralement le
traitement, la diffusion, la collecte, la gestion et le transport de l’information. Faire le
parallèle avec une collectivité locale ne semble pas être très complexe, dans la mesure où
une commune urbaine n’est qu’une forme spéciale d’entreprise, qui dispose elle aussi d’un
budget, d’objectifs stratégiques, de salariés et bien évidemment de clients. Ces derniers
font la différence : tout citoyen est un client d’une commune urbaine, ce qui alourdit
davantage la responsabilité.

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Mise en place d’un Système d’Information pour la gestion des collectivités locales (OpenERP 7)

  1. 1. Mise en place d’un Système d’Information pour la gestion des collectivités locales (OpenERP 7) Réalisé par : M. Mohamed Amine AZAHAF M. Mohammed OMARI Membres de Jury : M. Abdellah ZAOUIA (INPT) M. Amine BAINA (INPT) M. Abdellatif MEZRIOUI (INPT) M. Zakaria El KARKARI (Archos Technology) M. Karim AMRI (Capital Consulting) Année Universitaire 2013/2014
  2. 2. 3 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Dédicace Je n’écris cette dédicace que parce qu’elle est de coutume. La gratitude que j’éprouve envers les personnes que je compte remercier, n’est nullement formulable avec des mots simples. Je dédie ce travail, À mes chers parents, M. Houssain AZAHAF et Mme. Fatma Boukdir. Ils représentent ma principale source d’inspiration et de motivation. Que Dieu les garde et que Dieu les protège. À mes frères : Zakaria et Soufiane et à mes soeurs : Asmae et Maryam. À mes amis : Ibrahim, Oussama, Dina, Islam, Ilyas, Amine, Ilias, Lamya, Farouk, Mohamed El Amine, Sarah. À tous les membres de ma deuxième famille à l’INPT, que je n’ai pas pu citer, faute d’espace et de feuilles. À toutes les personnes qui croient en moi. Mohamed Amine AZAHAF
  3. 3. 4 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Dédicace Toutes les lettres ne sauraient trouver les mots qu’il faut. Tous les mots ne sauraient exprimer la gratitude, l’amour, le respect, la reconnaissance. C’est tout simplement que je dédie ce projet de fin d’étude : A mes parents, qui m'ont comblé de leur soutien et m'ont voué un amour inconditionnel. Vous êtes pour moi un exemple de courage et de sacrifice continu. Je vous dois ce que je suis aujourd’hui et ce que je serai demain et je ferai toujours de mon mieux pour rester votre fierté. Que Dieu, le tout puissant, vous préserve, vous accorde santé, bonheur, quiétude de l’esprit et vous protège de tout mal. A mes adorables frères et soeurs, merci d’être toujours à mes côtés, par votre présence, par votre amour dévoué et votre tendresse, pour donner du goût et du sens à ma vie. A tous mes ami(e)s, pour leurs compréhensions, leurs soutiens, leurs tendresse. Je vous remercie d’avoir embelli ma vie par de précieux moments de bonheur. J’espère du fond de mon coeur que vous trouverez dans ce travail l’expression de mon amour et de mon estime les plus sincères. Mohammed OMARI
  4. 4. 5 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Remerciements Le présent rapport reflète le fruit des efforts conjugués de plusieurs personnes. Il nous est alors primordial de souligner notre gratitude et notre reconnaissance auprès de toute autre personne, dont l’intervention au cours de ce projet, a favorisé son aboutissement. Nous souhaitons remercier notre encadrant externe, M. Zakaria El KARKARI, pour nous avoir donné la chance de travailler sur un projet d’une grande envergure, et dont les directives aussi concises que soient elles nous ont aidé à atteindre ce résultat. Nous remercions également M. Karim AMRI et M. Ahmed LAHBABI, pour leurs maints conseils et leçons, pour leur contribution au développement de notre expertise personnelle et professionnelle. Nous remercions particulièrement M. Abdellah ZAOUIA, notre professeur de gestion et notre encadrant interne, pour ses conseils constructifs et son aide précieux. Nous tenons à remercier M. Amine BAINA et M. Abdellatif MEZRIOUI d’avoir accepté de faire partie du jury de notre soutenance. Nous remercions également M. Hassan El ARROUCHI, responsable à la commune Urbaine de Casablanca, pour nous avoir éclairé la piste de nos recherches dans le labyrinthe des collectivités locales marocaines. Nos remerciements s’adressent aussi à l’ensemble du corps professoral de l’INPT, aux personnels d’Archos Technology, de Capital-Consulting et d’UrbaSoft, ainsi qu’au Jury qui a accepté de juger notre travail. Que tous ceux et celles qui ont contribué de prés ou de loin trouvent l’expression de nos remerciements les plus chaleureux. Mohammed OMARI & Mohamed Amine AZAHAF.
  5. 5. 6 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Résumé Il est indubitable que les technologies de l’information ont connu un essor important ces dernières années. Elles ne font plus partie d’un domaine spécifique et restreint aux connaisseurs de l’informatique, mais elles commencent plutôt à se montrer comme une composante indispensable de plusieurs secteurs. La gestion est l’une des disciplines qui ont largement bénéficié de l’évolution quantitative ainsi que qualitative des technologies de l’information, dans la mesure où la voluminosité des données et des procédures ne représentent plus un obstacle. L’informatisation de la gestion a permis d’atteindre des niveaux inédits de rapidité et d’efficacité. C’est dans cette optique que s’inscrivent les services apportés par les Progiciels de Gestion Intégré PGI, communément connus sous le nom Enterprise Resource Planning ERP. Un progiciel de gestion intégré est « Un progiciel qui intègre les principales composantes fonctionnelles de l'entreprise : gestion de production, gestion commerciale, logistique, ressources humaines, comptabilité, contrôle de gestion. À l'aide de ce système unifié, les utilisateurs de différents métiers travaillent dans un environnement applicatif identique qui repose sur une base de données unique. Ce modèle permet d'assurer l’intégrité des données, la non-redondance de l'information, ainsi que la réduction des temps de traitement. ». Le point fort incontournable des ERP est l’unicité de la base de données. Cet avantage permet de grouper les multiples services de la même entité dans une même applicative sans avoir à dupliquer les règles de gestion ni les données. De ce fait, un PGI peut être facilement considéré comme le socle indispensable de toute forme de système d’information. Il est de notoriété publique que le capital majeur des entreprises actuelles, tout secteur compris, est l’information. Son importance n’est pas un fruit du hasard, dans la mesure où la grande majorité des entreprises actuelles créent de la valeur en traitant de l’information. Cette dernière- qui peut être traduite en une donnée, une fois un traitement bien déterminé est effectué dessus- représente une composante indispensable de la définition classique d’un système d’information. Ce dernier est souvent défini comme un ensemble structuré d’éléments et ressources qui peuvent prendre plusieurs formes : matériel, personnel, logiciels, progiciels, données. Cet ensemble permet généralement le traitement, la diffusion, la collecte, la gestion et le transport de l’information. Faire le parallèle avec une collectivité locale ne semble pas être très complexe, dans la mesure où une commune urbaine n’est qu’une forme spéciale d’entreprise, qui dispose elle aussi d’un budget, d’objectifs stratégiques, de salariés et bien évidemment de clients. Ces derniers font la différence : tout citoyen est un client d’une commune urbaine, ce qui alourdit davantage la responsabilité. Mots Clés : Technologie de l’information, Collectivité locales, Commune Urbaine, PGI, ERP.
  6. 6. 7 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Abstract There is no doubt that information technology has experienced significant growth in recent years. They are no longer part of a specific area and restricted to computer geeks, but they begin to show as an essential component of several sectors. Management is one of the disciplines that have benefited greatly from the quantitative and qualitative evolution of information technology, to the extent that the bulkiness of the data and procedures are no longer an obstacle. The computerization of the management helped achieve new rates of speed and efficiency. It is well known that the major capital companies today, all fields included, is information. Its importance is not a coincidence, given the fact that the vast majority of companies create value by processing information. The latter-which can be translated into a data, once a definite treatment is performed over -represents an essential component of the classic definition of an information system. An information system is often defined as a structured elements and resources that can take many forms together: equipment, personnel, software, software packages, data. This set usually allows the processing, distribution, collection, management and transport information. Drawing a parallel with a public administration does not seem to be very complex, since an urban municipality is a special form of enterprises, which also has a budget, strategic objectives, employees and customers. The latter makes the difference: every citizen is a potential customer of an urban municipality, which increases the responsibility.
  7. 7. 8 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales ملخص يشهد العالم اليوم واقعا جديدا يمتاز بالدينامكية و سرعة التغيير نتيجة الثورات التي مرت بها تكنولوجيا المعلومات الحديثة فهذه الأخيرة أصبحت قطعة مركزية في تطور جميع المجالات و تعتبر عاملا أساسيا في نجاح أو فشل أي منشاة من المنشآت. إن العملية الإدارية بدورها تعتمد في نجاحها و بشكل كبير على النظم المعلوماتية. فهاته الأخيرة أصبحت اكتر ملائمة للبيئة الحاضنة لها و أضحت تلعب دورا رئيسيا في بناء المعلومة المساعدة على اتخاذ قرارات ترنو إلى تحقيق الأهداف الاقتصادية و الاجتماعية المنشودة. و كما هو الحال بالنسبة للشركات الخاصة، تبقى المنشآت الإدارية و الإدارة العمومية في حاجة أكثر من غيرها لمواكبة العصر و بالتالي لتبني إستراتجية تمكنها من وضع أسس المجتمع و الاقتصاد المبني على المعرفة . في هذا الصدد يأتي هذا العمل لترسيخ مكان تكنولوجيا المعلومات في تعزيز القدرات التنظيمية للإدارة ألحديثة و التي لا و لن تسعى إلا للتحسين من مستوى خدمتها للمواطنين.
  8. 8. 9 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Avant-propos Binôme :  Mohammed OMARI  Mohamed Amine AZAHAF Intitulé du sujet : Mise en place d’un Système d’Information pour la gestion des Collectivités Locales. Etablissement d’Accueil :  Archos Technology Adresse : Technopark: route de Nouacer – 7ème étage B.P16428 - 20190 Casablanca – Maroc Tel : +212 (0)5 22 50 60 36 Fax : +212 (0)5 22 50 61 43 Encadrant dans l’organisme d’accueil :  M. Zakaria El Karkari, Directeur de Projets. Encadrant à l’INPT :  M. Abdelah Zaouia, Professeur à l’INPT. Date de début et de fin du stage :  17 Février au 17 Juin 2014.
  9. 9. 10 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Liste des AbréviationsAbréviation Désignation PGI Progiciel de Gestion Intégré ERP Enterprise Resource Planning SICL Système d’Information pour la gestion des Collectivités Locales DGCL Direction General des Collectivité Locales CU Commune Urbaine CR Commune Rurale CL Collectivité Locale SI Système d’Information UML Unified Modeling Language RUP Rational Unified Process XP eXtreme Programming XML eXtended Markup Language SGBDRO Système de Gestion de Base de Données Relationnelle et Objet SQL Structured Query Language TMA Tierce Maintenance Applicative TRA Tierce Recette Applicative MVC Modèle Vue Contrôleur ORM Object Relational Mapping SLA Service Level Management GTK The Gimp ToolKit
  10. 10. 11 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Liste des figures Figure 1: logo Archos-Technology ................................................................................... 18 Figure 2: logo Capital Consulting Group ......................................................................... 18 Figure 3: Les 6 Business-Units d’Archos Technology ...................................................... 19 Figure 4: Les trois leviers de la stratégie de croissance d’Archos-Technology ............... 20 Figure 5: références d’Archos-Technology ..................................................................... 21 Figure 6: découpage administratif du royaume .............................................................. 24 Figure 7: CU de Casablanca ............................................................................................. 26 Figure 8: CU de Kenitra.................................................................................................... 27 Figure 9: Organigramme de la CU de Kenitra ................................................................. 29 Figure10: Organigramme de la Division Urbanisme ....................................................... 30 Figure10bis: Organigramme de la Division Affaires Juridiques et Administratives ........ 30 Figure12: Découpage du projet en phases ..................................................................... 34 Figure 13: Prototypage .................................................................................................... 37 Figure 14: Avantages du prototypage ............................................................................. 38 Figure 15: Rôles et Responsabilités ................................................................................. 39 Figure 16: Structure du Projet ......................................................................................... 40 Figure 17: Cartographie SI ............................................................................................... 43 Figure 18: Publipostage ................................................................................................... 46 Figure 19: logo d’OpenMairie ......................................................................................... 48 Figure 20: Couverture Fonctionnelle du Projet Open Marie .......................................... 49 Figure 21: Etude Comparative des ERP Open Source ..................................................... 50 Figure 22: logo d’OpenERP .............................................................................................. 51 Figure 23: Architecture d'OpenERP ................................................................................. 53 Figure 24: Postgre SQL .................................................................................................... 59 Figure 25: ETL .................................................................................................................. 59 Figure 26: logo de Pentaho ............................................................................................. 60 Figure 27: Processus de génération de rapport .............................................................. 61 Figure 28: logo d’OpenOffice .......................................................................................... 62
  11. 11. 12 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Figure 29: logo d’Apache OpenOffice ............................................................................. 62 Figure 30: logo de Python .............................................................................................. 63 Figure 31: XML ................................................................................................................. 64 Figure 32: logo Urbasoft .................................................................................................. 65 Figure 33: Architecture du système unifié ...................................................................... 66 Figure 34: Architecture technique proposée .................................................................. 67 Figure 35: Ecran d’accueil................................................................................................ 69 Figure 36: Le module Massira-Urbanisme ...................................................................... 70 Figure 37: Liste des Enregistrements .............................................................................. 70 Figure 38: Filtre et option de recherche ......................................................................... 71 Figure 39: Renseignement sur la Personne Physique ..................................................... 71 Figure 40: Renseignement sur la Personne Morale ........................................................ 72 Figure 41: Formulaire pétitionnaire ................................................................................ 72 Figure 42: Formulaire de la demande d’autorisation ..................................................... 73 Figure 43: Check List Dynamique-PP ............................................................................... 73 Figure 44: Check List Dynamique-GP .............................................................................. 74 Figure 45: Récépissé de demande d’autorisation de Construction ................................ 75 Figure 46: Formulaire Taxation ....................................................................................... 76 Figure 47: Fiche de taxation ............................................................................................ 77 Figure 48: Permis d’habiter ............................................................................................. 78 Figure 49: Fiche Permis d’habiter ................................................................................... 78 Figure 50 Lien vers Google Maps .................................................................................... 79 Figure 51: Localisation de la Parcelle Terrestre .............................................................. 79 Figure 52: Tableau de Bord ............................................................................................. 80 Figure 53: Jeux de test ..................................................................................................... 81 Figure 54: Lancement de l installation ............................................................................ 96 Figure 55: Lancement de l’installation de PostgreSQL. .................................................. 97 Figure 56: Fin de l’installation ......................................................................................... 97 Figure 57: Utilitaire de contrôle des services .................................................................. 98
  12. 12. 13 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Figure 58: Serveur OpenERP ........................................................................................... 98 Figure 59: Plug-in OpenOffice Report Designer ............................................................ 100 Figure 60: La fenêtre de «extension Manager » après installation du Plug-in ............. 101 Figure 61: Connexion vers le serveur & puis vers la Base de données ......................... 101 Figure 62 : Sélection du modèle dans la base de données ........................................... 102 Figure 63 : Envoie du rapport au serveur OpenERP ...................................................... 102 Figure 64: Création de rapport à l’aide des fonctions .................................................. 103 Diagrammes : Diagramme 1 : Diagramme de GANTT ............................................................................ 38 Diagramme 2: Processus Métier de la division Urbanisme ............................................ 44 Diagramme 3: Processus Métier du service PA .............................................................. 45 Diagramme 4: Diagramme de cas d’utilisation ............................................................... 57 Diagramme 5: Diagramme de classes ............................................................................. 58 Tableaux : Tableau 1: Matrice SWOT OpenERP ................................................................................ 52 Tableau 2: Moteurs de rapport OpenERP ....................................................................... 61 Tableau 3: Documents à fournir ...................................................................................... 92
  13. 13. 14 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Sommaire Dédicace ........................................................................................................................................ 3 Dédicace ........................................................................................................................................ 4 Remerciements ............................................................................................................................. 5 Résumé .......................................................................................................................................... 6 Abstract ........................................................................................................................................ 7 ملخص ............................................................................................................................................. 8 Avant-propos ................................................................................................................................. 9 Liste des abréviations .................................................................................................................. 10 Liste des figures ........................................................................................................................... 11 Sommaire .................................................................................................................................... 14 Introduction générale .................................................................................................................. 15 Première partie ........................................................................................................................... 16 Chapitre 1 : Présentation de l’organisme d’accueil .......................................................... 17 Chapitre 2 : Présentation du cadre général du projet ...................................................... 22 Deuxième partie .......................................................................................................................... 42 Chapitre 3 : Analyse fonctionnelle .................................................................................... 43 Chapitre 4 : Analyse et réalisation technique ................................................................... 48 Chapitre 5 : Installation et simulation ............................................................................... 70 Conclusion générale .................................................................................................................... 84 Bibliographie ............................................................................................................................... 85 Table des matières ...................................................................................................................... 86 Annexes ....................................................................................................................................... 90 Annexe 1 ........................................................................................................................... 91 Annexe 2 ........................................................................................................................... 93 Annexe3 ............................................................................................................................ 95 Annexe4 .......................................................................................................................... 101
  14. 14. 15 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Introduction générale Le présent rapport est l’aboutissement d’un stage de fin d’études d’une durée de quatre mois et d’un dévouement complet au projet pilote lancé par Archos Technology filiale à 100% de Capital Consulting Group. Notre projet de fin d’études est le couronnement d’un cursus universitaire de trois années au sein de l’Institut National des Postes et Télécommunications, un cursus qui sera sanctionné par un diplôme d’Ingénieur d’Etat en systèmes d’information. L’évolution démographique galopante des villes, la politique de modernisation des services publics et le développement durable des villes marocaines, sont tous des facteurs qui font en sorte que ce projet soit une avancée inédite dans le domaine des systèmes d’information au Maroc. Contrairement aux communes urbaines françaises qui sont dotées de systèmes d’information communaux aidant à la gestion de la majorité écrasante des activités, les communes marocaines se montrent encore incapables d’atteindre ce niveau de maturité, dorénavant considéré dans les pays développés comme standard. C’est dans ce cadre que figure l’objectif principal du projet, qui est la mise en place d’un système d’information aidant à la gestion des collectivités locales marocaines. Etant donné que la commune urbaine de Kenitra est le client pilote, des ateliers de définition du besoin ont été organisés dans le dessein de mieux cadrer l’évolution du projet. Notre système d’information est à base du progiciel de gestion intégré de licence libre OpenERP 7. Ce dernier présente un environnement et un Framework propices pour développer des nouveaux modules répondant à des besoins spécifiques, des besoins qui n’ont pas été pris en compte par les modules OpenERP par défaut. A travers ce rapport nous allons essayer de mettre en exergue le chemin suivi pour la mise en place d’un système d’information pour la gestion des communes urbaines marocaines. La première partie comporte une présentation de l’organisme d’accueil, un descriptif détaillé du contexte du projet et de ses enjeux ainsi que l’environnement du travail. Elle décrit la nature et l’activité du client final, à savoir la commune urbaine marocaine, ainsi que les enjeux stratégiques impliqués dans ce projet pilote à multiples dimensions. Quant à la deuxième partie, elle est beaucoup plus axée sur la modélisation, la conception, la réalisation technique du système d’information basé sur le progiciel de gestion intégré de licence libre OpenERP 7, et l’interfaçage préliminaire avec l’application Massira Smart-City. Elle énumère les outils informatiques utilisés ainsi que les langages de programmation manipulés. Sans oublier bien évidemment l’étude benchmark réalisée pour pouvoir choisir le progiciel de gestion intégré adéquat. Cette partie développe en détail l’analyse fonctionnelle du besoin recueilli au niveau de la commune urbaine pilote de Kenitra, en détaillant les différents services et processus métier pouvant exister au sein des communes urbaines marocaines.
  15. 15. 16 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Chapitre 1 : - Présentation de l’organisme d’accueil  Chapitre 2 : - Présentation du cadre général du projet
  16. 16. 17 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Chapitre1 Présentation de l’organisme d’accueil Ce chapitre comprend une présentation et une description de l’organisme d’accueil Archos Technology. Il présente son historique, décrit son état et sa stratégie de croissance.
  17. 17. 18 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales I. Présentation de Archos Technology Archos Conseil est une SSII (Société de Services en Ingénierie Informatique), qui a été créée vers la fin de l'année 1994, pour faire du conseil opérationnel en Organisation, Management et Systèmes d’Information. Figure 1 : logo Archos-Technology Archos Conseil a investi, depuis 1996, dans le créneau de l'informatique décisionnelle et a pu développer une très forte expertise dans toute la chaîne de valeur. Cette expertise se traduit aujourd'hui par l'intervention sur près d'une centaine de projets réussis et par la reconnaissance méritée de son savoir-faire dans ce domaine. Archos s’est positionnée après sur les nouveaux métiers de l’informatique en élargissant ses offres vers l’intégration de nouvelles solutions en PGI (Progiciel de Gestion Intégré) et en GRC (Gestion de la Relation Client). En 2009 Archos Conseil devient Archos Technology, filiale à 100% de Capital Consulting Group. Figure 2: logo Capital Consulting Group Elle est actuellement l’un des pionniers du marché marocain. Elle présente une offre globale à l'image des grandes multinationales du conseil : Stratégie, Management, Organisation, Ressources Humaines, Systèmes d'information, Pilotage, Infogérance et Intégration. 1- Métiers d’Archos-Technology Archos Technology offre une panoplie complète de services à ses clients. Ces services sont regroupés dans les six Business Units illustré par cette figure :
  18. 18. 19 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Figure 3: Les 6 Business-Units d’Archos Technology  Archos Institut Il s’agit de la BU (Business Unit) regroupant les offres concernant la formation et l’accompagnement du Middle Management du système d’information :  Stratégie de formation personnalisée: e-Learning, collaborative  Certification: PMP (Project Management Professional), ITIL (Information Technology Infrastructure Library) ...  Software solutions Cette BU regroupe les activités de vente des licences et des contrats de support et de maintenance.  Financial Services Solutions Cette BU regroupe les offres d'intégration de solutions dédiées au secteur financier :  Global Banking / Monétique / Crédit  Gestion de la communication et de production commerciale  Infogérance C’est la BU dédiée aux offres d'externalisation des processus informatiques :  Infogérance des infrastructures SI  Prestations de service dans le cadre de la SLA (Service Level Agreement) / Helpdesk
  19. 19. 20 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Business intelligence Cette BU regroupe les compétences et le savoir-faire des projets décisionnels :  Une démarche globale de Management de la Performance  Une plateforme unique pour la prise de décision  Software factory C’est la BU consacrée aux offres en ingénierie logicielle:  Développement d'applications spécifiques: Net, PHP (Hypertext Preprocessor)...  TMA (Tierce Maintenance Applicative) / TRA (Tierce Recette Applicative)  Conception, création et gestion de portails collaboratifs et d'entreprises. 2- Stratégie de développement La stratégie de croissance d’Archos-Technology est basée sur trois leviers : Figure 4 : Les trois leviers de la stratégie de croissance d’Archos-Technology Ces trois leviers constituent la vision de l’entreprise autour duquel se structure et s’organise cette dernière, à commencer par la consolidation de l’offre traditionnelle, en passant par la Régionalisation de l’offre qui vise à consolider la place de l’entreprise dans le marché marocain et gagner davantage de l’importance à l’échelle internationale en l’occurrence dans le continent Africain . La figure ci-dessus détaille encore plus les différents piliers de développement adopté par Archos-Technology.  Capitaliser sur l’expertise acquise dans les métiers clés  Conforter le positionnement sur les domaines d’interventions phares : secteur financier, business intelligence, développement informatique offshore. Consolidation de l’offre traditionnelle Régionalisation de l’offre Diversification de l’offre  Reprendre les activités au niveau régional et gagner de nouveaux clients en Afrique  Exploiter pleinement les possibilités d’Archos Technology en développant les offres : e-learning, TMA, Solution pour le secteur financier.
  20. 20. 21 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 3- Références La diversité qui caractérise le secteur d’activités de Archos Technology, lui a permis d’avoir un large portefeuille de clients. En voilà, les plus notables : Figure5 : références d’Archos-Technology Visiblement, la culture inculquée à l’entreprise, basée sur la volonté d’innover en apportant des solutions simples et efficaces à des problématiques des plus complexes, se voit être traduite par le choix et la confiance dont témoigne Archos Technology vis-à-vis de ses clients. Conclusion Après avoir présenté l’organisme d’accueil ainsi que ses composantes hiérarchiques. Nous tenons à aborder le contexte général du projet.
  21. 21. 22 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Chapitre2 Présentation du cadre général du projet La présentation du cadre général du projet a pour but de présenter le client final, situer le projet dans son environnement organisationnel et contextuel, décrire la problématique à traiter et de présenter la démarche suivie pour la réalisation du projet.
  22. 22. 23 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales I- Présentation du client final Etant donné que le client final du projet n’est autre que l’ensemble des collectivités locales marocaines, nous avons jugé nécessaire de mettre en exergue cette notion territoriale dans le dessein de mettre dans un contexte la portée stratégique du projet. De prime à bord, nous allons exposer le découpage territorial de notre royaume à la lumière des dernières actualités administratives, tout en définissant exactement les différents types des collectivités locales. Par la suite, nous allons nous intéresser à un type particulier des collectivités locales, à savoir la commune urbaine. Dans le cadre de ce projet, la commune urbaine de Kenitra a été désignée comme commune urbaine pilote. En addition, des ateliers ont été tenus avec la commune urbaine de Casablanca, dans une phase préliminaire du projet. 1- Organisation territoriale du Maroc L’organisation territoriale de notre royaume revêt une complexité assez particulière, vu les différents niveaux de dédoublement fonctionnel qui caractérise les régions et les préfectures (ou provinces). Selon le dernier découpage administratif de 2009, le Maroc compte 16 régions associées à 17 wilayas (la région de Tanger-Tétouan en comprenant deux) rassemblent 75 préfectures ou provinces (13 préfectures et 62 provinces) regroupant 1 503communes (221 urbaines et 1 282 rurales). Or d’après le projet de régionalisation avancée de 2011, le nombre des régions a été réduit de 25%, soit 12 régions au lieu de 16. Les régions sont : Tanger-Tétouan, Oriental et Rif, Fès-Meknès, Rabat-Salé-Kénitra, Béni Mellal-Khénifra, Casablanca-Settat, Marrakech-Safi, Drâa-Tafilalet, Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Saguia al Hamra et Ed-Dakhla-Oued ed Dahab.
  23. 23. 24 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Figure 6 : découpage administratif du royaume Bien que le découpage administratif marocain semble assez complexe, il est en parfaite concertation avec les spécificités et les contraintes géographiques du royaume. Dans ce sens, l’organisation territoriale est toujours vouée au changement. L’exemple marocain n’est pas l’exception. 1.1- Collectivités locales « Les collectivités territoriales du Royaume sont les régions, les préfectures, les provinces et les communes. Elles constituent des personnes morales de droit public et gèrent démocratiquement leurs affaires. Les Conseils des régions et des communes sont élus au suffrage universel direct. Toute autre collectivité territoriale est créée par la loi, le cas échéant, en substitution d’une ou plusieurs collectivités mentionnées à l’alinéa premier. » [Constitution marocaine- Article 135] La décentralisation marocaine initiatique amorcée en 1960 a connue un tournant historique en 1976. Cette année est considérée par nombre d’analystes l’an numéro de la décentralisation. En effet, elle a mis fin à la gestion bicéphale et transféré aux édiles locaux d’importantes attributions antérieurement dévolus aux autorités locales. Les collectivités locales sont, selon la constitution du 7 octobre 1996, les régions, les préfectures et les provinces et les communes. Elles sont dotées de la personnalité morale et de l'autonomie financière et élisent des assemblées chargées de gérer démocratiquement leurs affaires. Commune Urbaine ou Rurale (1503) Prefectures ou Provinces (75) Wilaya (17) Régions (12)
  24. 24. 25 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Ainsi, le Dahir du 30 septembre 1976 consacre le principe de la compétence générale de la commune pour régler toutes les questions d'intérêt local. Il a, dans son article 30, explicitement investi la commune de responsabilités économiques. Elle définit le plan de développement économique et social de la commune, conformément aux orientations et aux objectifs retenus par le plan national. La commune décide de son programme d'équipement dans la limite de ses moyens et de ceux mis à sa disposition. Elle propose à l'administration les actions à entreprendre pour promouvoir le son développement lorsque celles-ci dépassent ses compétences ou excèdent ses moyens. La préfecture ou la province constitue le deuxième niveau de décentralisation territoriale. Son statut hybride à la fois déconcentré et décentralisé lui confère un rôle de mise en cohérence des actions des entités y rattachées. Elle constitue le niveau de l’action socioculturelle et d‘appui au développement rural et de mise en oeuvre du développement concerté. La région est le 3ème échelon de la décentralisation et la dernière collectivité créée. Instituée en 1971 comme une simple circonscription territoriale de planification économique et d'aménagement du territoire, la région a été élevée au rang de collectivité locale par la constitution révisée de 1992 et c'est le Dahir du 2 avril 1997 qui en fixe l'organisation. Le conseil régional règle par ses délibérations les affaires de la région, et, à cet effet, décide des mesures à prendre pour lui assurer son plein développement économique, social et culturel, et ce, dans le respect des attributions dévolues aux autres collectivités locales. [www.hcp.ma] 1.2- Commune urbaine « Les communes sont des collectivités territoriales de droit public, dotées de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Elles sont divisées en communes urbaines et en communes rurales. Les communes sont créées et peuvent être supprimées par décret. Le chef-lieu de la commune rurale est fixé par arrêté du ministre de l'intérieur. Le changement de nom d'une commune est décidé par décret, sur proposition du ministre de l'intérieur après consultation du conseil communal intéressé, ou sur proposition de ce dernier. » [Charte communale- article1]
  25. 25. 26 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Dans le cadre de la décentralisation du pays, c'est la commune urbaine est la plus petite subdivision administrative du territoire : les communes (niveau 3) sont regroupées au sein de préfectures ou provinces (niveau 2), respectivement à dominante urbaine ou rurale, elles-mêmes regroupées au sein de régions (niveau 1). Communes urbaines — ou municipalités — et rurales sont à distinguer, les communes rurales comportant parfois des centres urbains, dits « villes », qui sont des entités urbaines définies à des fins statistiques à chaque recensement décennal par le haut-commissariat au Plan, mais n'ayant pas le statut administratif de villes et n'apparaissant donc pas comme telles dans le Bulletin officiel du Royaume du Maroc, contrairement aux communes urbaines. Depuis le dernier découpage administratif de 2009, elles sont au nombre de 1 503 (221 urbaines et 1 282 rurales), réparties dans 75 préfectures ou provinces (13 préfectures et 62 provinces), elles-mêmes réparties dans 16 régions administratives- [Guide Juridique des Collectivités Locales – Ministère de l’Intérieur, 2012] 2- Ateliers de définition du besoin Le lien de collaboration mutuelle qui lit Capital Consulting Group et la commune urbaine de Kenitra ainsi que la disponibilité du chef de la division Urbanisme de la commune urbaine de Casablanca , ont pu renforcer les chances de l’aboutissement un résultat concret quant à la proposition d’un système d’information aidant à la gestion interne des processus métier des communes urbaines, fidèle au contexte marocain. 2.1- Commune urbaine de Casablanca Figure 7 : CU de Casablanca En attendant la tenue de la première réunion avec le secrétaire général de la commune urbaine de Kenitra, nous nous étions décidés de prendre l’initiative et aller à la quête de l’information. Nos premiers déplacements ont été effectués aux instances publiques suivantes :
  26. 26. 27 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Préfecture de Casa-Anfa (Division SI et Communication).  Préfecture des Arrondissements de Mers-Sultan (Division des Ressources Humaines).  Commune Urbaine de Casablanca.  Dar Al-Khadamat- Division de l’Urbanisme (rattachée à la CU de Casablanca). A travers nos multiples ateliers avec des responsables au sein des instances susmentionnées, nous avons pu se construire une image plus claire sur l’état actuel des procédures métier communales et leur aptitude à être informatisées et intégrées dans un système d’information communal. Nous tenons à présenter quelques propos et constats cueillis lors de nos réunions. Le Directeur de la division des SI et communication de la préfecture de Casablanca Anfa à avancé qu’avoir un ERP dans les collectivités locales relève du domaine de l’impossible vu les métiers extrêmement différents qu’elles ont à traiter. Il ajoute que le besoin se fait plus entendre en matière de communication entre les différents applicatifs métiers séparément instaurées. M. Arrouchi Hassan, le chargé du service des gestions des cadres, à son tour, s’est prononcé sur la possibilité de commencer par des applicatifs traitant la strate support, et sur le fait que les processus métier relèvent d’une complexité hors mesure, en absence de toute documentation consistante. Compte tenu de ces différentes remarques, nous avons demandé à avoir des ateliers avec la division Urbanisme de Dar Al-Khadamat. L’équipe s’occupant du traitement des différentes demandes d’autorisations, nous ont détaillé l’ensemble du processus. Et ce, en traitant une demande d’autorisation de construction de bout en bout pour nous illustrer les différentes étapes. Arrivée la première réunion de cadrage avec la commune urbaine pilote de Kenitra, nous avions d’ores et déjà un prototype qui couvre une grande partie du processus métier. 2.2- Commune urbaine pilote de Kenitra Figure 8 : CU de Kenitra
  27. 27. 28 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Lors de la première réunion avec les dirigeants de la commune urbaine, qui était en guise de présentation du produit proposé, nous nous sommes convenus sur la démarche à adopter pour aboutir aux résultats fixés. Un planning prévisionnel de plusieurs ateliers a été établi, en collaboration avec le responsable des systèmes d’information au sein de la commune urbaine. Deux divisions étaient concernées par les ateliers : La division d’Urbanisme et le service de la Police administrative relatif à la division des Affaires Juridiques et Administratives. En somme, trois réunions de définition du besoin ont été organisées, ainsi que 3 réunions de mise au point avec les agents fonctionnels pour tailler la solution sur les exigences pratiques de la division. Avant d’aborder l’analyse fonctionnelle du besoin, il nous a paru utile de dresser des organigrammes synthétisant l’organisation de la commune urbaine de Kenitra, la division Urbanisme et de la division des Affaires Juridiques et Administratives.
  28. 28. 29 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Organigramme de la commune urbaine de Kenitra Figure 9 : Organigramme de la CU de Kenitra Service de Contrôle de Gestion Service planification locale Président Cabinet Secrétaire General Bureau d’Ordre Supervision des Travaux communaux Audit Interne Ressources Humaines Budget & Comptabilité Finance Communale Protection Civile Aff. Juridiques & Admin Communication et Partenariat Environnement & dev. Durable Technique Urbanisme Affaires Culturelles, Économiques Patrimoine
  29. 29. 30 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Organigramme de la division Urbanisme Figure10- Organigramme de la Division Urbanisme  Organigramme de la division des Affaires Juridiques et Administratives Figure10bis- Organigramme de la Division Affaires Juridiques et Administratives Division des Affaires Juridiques & Administratives Service des Affaires Juridiques Service d’état Civil Service Légalisation Service Police Administrative Service Etude & développement urbain Division de l’Urbanisme Service des Autorisations Service Controle d’Urbanisme
  30. 30. 31 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales II- Problématique La conjoncture socio-économique actuelle qui connait une évolution démographique accélérante des villes, exige une réforme de la politique de modernisation des services publics. De ce fait, le besoin d’informatisation commence à se faire sentir de plus en plus au niveau des administrations publiques. Les communes urbaines n’échappent point à la problématique. La lenteur et la lourdeur des procédures des différents services procurés par les CU ne semblent pas enchanter les citoyens qui ne cessent d’exprimer leur mécontentement. La fluidité des opérations laisse véritablement à désirer, notamment en ce qui concerne le traitement des demandes des multiples types d’autorisation. L’état actuel des systèmes d’information communaux, s’il se trouve qu’il en existe, ne peut être qualifié que de chaotique et obsolète. C’est un constat appuyé par les nombreux responsables au sein des communes urbaines de Casablanca et Kenitra, que nous avions rencontré lors de nos ateliers. De ce fait, il s’est avéré que la mise en place d’un Système d’Information pour la gestion des Collectivités Locales n’est plus un luxe, mais une nécessité pressante. A priori, le grand challenge qui aurait pu entraver la réussite du projet est la pénurie critique des documents relatifs au fonctionnement des collectivités locales. La majorité écrasante des processus métier n’est pas formalisée, faute d’urbanisation du système d’information. En addition, la quête de l’information juste et précise s’avère laborieuse vu la politique de l’échappatoire pratiquée par les différents nivaux de la hiérarchie communale. Ce paysage contraignant est encore plus enrichi par la complexité marquante des procédures administratives qui peuvent être régies, selon le cas, par plusieurs textes de loi historiques ou tout simplement par aucun. III- Objectifs du projet Le projet pilote de mise en place d’un système d‘information pour la gestion des collectivités locales représente une avancée inédite dans le domaine des systèmes d’information communaux. L’objectif du projet en sa globalité est d’informatiser l’ensemble des services et des procédures de la commune urbaine pilote de Kenitra, en proposant un système d’information qui sera un véritable levier de performance pour la gestion de la ville et qui améliorera la qualité des différents services offerts aux citoyens tout en garantissant une meilleure gestion des ressources. La solution sera bien évidemment généralisée par la suite, à toutes les communes urbaines marocaines.
  31. 31. 32 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Notre solution est basée sur le progiciel de gestion intégré de licence libre OpenERP 7 qui est un ERP modulaire permettant de développer des modules spécifiques aux besoins non standards. Le système d’information doit se plier aux exigences fonctionnelles et métier de la commune urbaine, tout en respectant les textes de loi et les circulaires. Plus spécifiquement, l’objectif ultime du projet est de proposer des modules supportant des processus métier et ce dans le dessein de couvrir un périmètre fonctionnel aussi large que possible. Les modules proposés tiennent leurs forces du simple fait qu’ils répondent à des besoins métiers très particuliers et importants. Le choix des processus à développer est fixé après une analyse fonctionnelle que nous allons détailler par la suite. IV- Conduite générale du projet Un projet qui porte sur l’implémentation d’un ERP représente un investissement onéreux et relativement long à mettre en oeuvre. De facto, il est primordial de quantifier les enjeux et de définir précisément les résultats attendus. 1- Enjeux du Projet Dans une collectivité locale nous avons pris connaissance de trois types d’enjeux que nous tenons à gérer tout au long du présent projet.  Stratégiques : - Amélioration du service client, qui n’est autre que le citoyen. - Suivre les tendances du métier.  Economique : - Maitrise des couts de déploiement et de maintien. - Minimiser le cout de fonctionnent.  Sociaux : - Anticipation des Risques. - Fournir une vision partagée de l’avenir. - Impliquer le plus grand nombre d’agents fonctionnels. 2- Indicateurs de Performances Pour un pilotage rationnel et performant du projet, il nous est paru judicieux de définir des indicateurs précis pouvant nous donner une vue claire sur les résultats tangibles attendus.
  32. 32. 33 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Taux de service Citoyen Il s’agit ici de réduire les délais relatifs au traitement de chaque dossier. Certes, une étape primordiale dans notre processus relève d’un intervenant purement externe mais il nous est toutefois possible d’alléger la procédure de la taxation en introduisant un calcul automatisé des taxes et une impression automatiques des fiches, qui supposait auparavant la disponibilité en temps plein d’un agent spécialisé.  Productivité Administrative : C’est un indicateur lié dans une certaine mesure avec le taux de service. Il s’agit ici de la réduction des taches administratives, de facto, du personnel administratif dans un processus, et du coup, du temps relatif à chaque processus. L’opération de la taxation en fait l’exemple le plus concret, le service verra son personnel passer de 7 à 1 ou deux agents fonctionnels.  Visibilité des supérieurs. Auparavant, le fait d’avoir une visibilité sur le travail effectif réalisé par les agents relevait du domaine de l’impossible, compte tenu de la difficulté du recensement des informations relatives à chaque dossier. En implémentant un tableau de bord, les chefs de division peuvent dorénavant consulter des statistiques leurs donnant une idée claire, précise et très concise de l’activité de leurs services. 3- Suivi des Enjeux Dans le début du projet, nous avons tenu de mesurer les indicateurs de performance. Le but est d’user de ces valeurs en les comparants avec celles recueillies une fois le nouveau système mis en production. En termes de taux de service citoyen, la division traite 10 à 15 dossiers par jour, une durée qui sera nettement nivelée une fois le système est opérationnel. Pour ce qui est de la productivité Administrative, le service Urbanisme verra son effectif se réduire de 20%. Le dernier indicateur est celui qui révolutionne la gestion au niveau de ce service. Nous parlons des rapports sous forme de documents ou carrément des tableaux de bords. Auparavant c’a n’existait point, c’est donc une fonctionnalité qui se présente comme une plus-value incontournable - [ERP, méthode pratique de mise en oeuvre pour PME et PMI- 2010]
  33. 33. 34 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 4- Démarche d’implémentation d’un ERP Découpage en Phases : Un projet ERP peut se décomposer en 5 phases méthodologiques. Ce découpage permet une meilleure gestion du processus de convergence itératif entre les besoins fonctionnels définis en termes purement métier et les possibilités du progiciel. Fig12 : Découpage du projet en phases Phase I : Conception Générale Il s’agit de formaliser les règles de gestions au sein des collectivités locales marocaines, ainsi que documenter et modéliser les processus qui y sont inhérents, et en dernier lieu rédiger les spécifications fonctionnelles. Pour ce faire, nous avons jugé utile d’étudier de près le projet français OpenMairie. Nous avons essayé de profiter de l’expérience française dans le monde des progiciels libres pour la gestion des organismes publics et ce, en analysant les processus de base et les diagrammes UML. Cette phase s’avère une occasion pour la collectivité de remettre à plat et optimiser ses règles de gestion et ses processus métier, ainsi bien que de rechercher des sources d'économie. Conception Générale (Organisation & Processus majeurs) Conception Détaillée (Processus Cible, Prototypage) Déploiement Site Pilote (Mise en production, Formation des Utilisateurs) Déploiement Généralisé (Site 1… Site n) Suivi de Projet et Conduite de Changement. Réalisation (Developments & Tests)
  34. 34. 35 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Phase II : Conception Détaillée Chaque processus formalisé, schématisé, pour nous doit voir un module développé spécifiquement pour répondre à ses différentes spécificités. En cas d’existence d’un module prédéfini qui s’approche de l’aspect métier en cours de traitement, nous effectuons un paramétrage adéquat, ce faisant, nous réduisons l’écart fonctionnel entre le module type et le module souhaité. Nous essayons de produire des modules personnalisés et fidèles au contexte communal marocain à la limite du possible, tout en proposant des interfaces intuitives et faciles à manipuler par l’ensemble du personnel administratif, souvent, non connaisseur des rouages informatiques. Phase III : Réalisation Lors de cette phase, nous nous sommes plus concentrés sur la conception et la réalisation des interfaces. Dés lors, nous nous sommes plus confrontés au socle technique en vue d’adapter le progiciel aux exigences métier préalablement définies et assurer la couverture fonctionnelle la plus large qui soit. Pour chaque fonction réalisée, des cas de tests sont préparés. Pour chaque cas de test, des jeux de test encore dénommés jeux d’essai ou encore jeux de données sont conçus. Il s’agit ici de tester le fonctionnement correct de tous les processus et les modules de gestion dans la collectivité locale qui fait objet de l’étude. Généralement, cette phase se caractérise par la finalisation des travaux informatiques sur l’outil. Phase IV : Déploiement C'est la phase ultime de mise en production de l'ERP. Un site pilote est souvent désigné pour servir de "cobaye"(Dans notre cas, c’est la commune de Kenitra). Nous nous basculons en effet qu'au niveau d’une entité géographique, un service avec un nombre restreint d'utilisateurs (de "end users"), avant de généraliser la bascule à l'ensemble de la collectivité ou à l'ensemble du territoire, mais à long terme.
  35. 35. 36 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Phase V : Conduite de Changement Le projet d’implémentation du SICL ne pourra véritablement réussir que si les utilisateurs finaux adhérent à ce nouveau progiciel qui leur est proposé et qu’ils acceptent d’adapter leurs méthodologies de travail. Les rôles et responsabilités peuvent être à même d’évoluer avec ce nouvel outil. Les moyens de préparer les futurs utilisateurs sont légions. Dans un premier temps, il est préférable de commencer par sensibiliser les utilisateurs en leur présentant les bénéfices de l’ERP, du nouvel outil, dans leur travail quotidien, le temps qu’ils gagnent et les simplifications et optimisations apportées. Par la suite, une formation pédagogique, basée sur la pratique de l’outil en direct sur des ordinateurs prévus à cet effet dans les salles de formation, est à prévoir. Eventuellement, des supports de formation détaillés avec des captures d’écran, seront mis à la disposition des utilisateurs pour qu’ils ne se sentent pas perdus lors de la première utilisation. La formation des utilisateurs peut se faire soit directement soit à travers des « Super Utilisateurs ». Des formateurs (souvent des consultants ERP qui après avoir participé à plusieurs implémentations de SI, se reconvertissent dans la formation ERP) forment d’autres formateurs, nommés alors « SuperUsers », ou des « Utilisateurs Clés ». Ces derniers forment les « end-users », c'est à dire les utilisateurs finaux. Cette méthode est plus pratique, surtout quand l’outil s’adresse à un grand nombre d’utilisateurs. 5- Notion de Prototypage : De nombreuses méthodes ont fait leurs preuves dans le pilotage des projets informatiques, qui se portaient généralement à des développements spécifiques. La différence ici est qu’il est à long terme question de piloter un projet ERP et donc d’adopter une démarche radicalement différente de celle d’ordinaire. En effet, les démarches traditionnelles visaient à développer des solutions spécifiques en répondant à un besoin précis. La tendance actuelle est celle de s’adapter à un progiciel pour bénéficier des fonctionnalités transversales que présente ce dernier.
  36. 36. 37 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Démarche Traditionnelle : Cette démarche traditionnelle à pour limitations la provocation directe d’innombrable développements spécifiques. Les projets ERP sont de nature différente et donc font appel à de nouvelles notions de pilotage. La démarche convenable à ce type de projet serait axée sur la notion de Prototypage, qui consiste à recenser les besoins des agents fonctionnels et de les simuler dans un progiciel. Prototypage : Figure 13 : Prototypage Cette méthodologie présente l’avantage de la rapidité quant à l’ajustement des besoins métiers avec le progiciel. La notion de prototypage implique une collaboration directe et complète des agents opérationnels, propre au métier, que nous appelons Utilisateurs Clés ou Experts Métiers. La plupart des travaux se font en équipe mixte composé MOA/MOE générant ainsi un équilibre des charges entre les différents acteurs. Prototypage Paramétrage Conception
  37. 37. 38 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Figure 14 : Avantages du prototypage Compte tenu de la multitude des avantages que présente la notion de prototypage, elle semble être la démarche la plus adéquate à adopter pour la mise en place d’un projet ERP. La flexibilité et l’ajustement aux besoins sont très sollicités ai niveau des projets à longue haleine. 6- Planification du déroulement du projet Le diagramme de GANTT suivant traduit la planification temporelle des phases du projet : Diagramme 1 : Diagramme de GANTT Exploitation d'un capital pratique de Gestion Réduction des Coûts Gain en coût et délai Facilite de maintenance et garantie de l'éditeur
  38. 38. 39 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 7- Rôles et Responsabilités Les équipes projet en présence sont : La commune Urbaine de Kenitra : Maitrise d’ouvrage du Projet. (MOA) Capital Consulting Group : MOE, Avec ses diverses composantes.  Archos Technology : Travaux de Développements Informatiques.  UrbaSoft : Travaux de Géo-localisation.  Capital Consulting : Conseil en Organisation. Chaque intervenant est responsable de l’atteinte des objectifs qui lui sont confiés. De surcroît, l’obligation de coopérer avec l’ensemble de l’équipe du projet est indiscutable, en vue d’aboutir à un résultat satisfaisant et complet technologiquement. Archos Technology ERP : Responsabilité du support progiciel, de réalisation et développement et implémentation. UrbaSoft Responsabilité de l’implémentation et du support de l’application Massira Smart-City. Experts Métier Responsabilité de documenter les processus et de les reproduire dans le progiciel. Capital Consulting Responsabilité de l’accompagnement et conseil en organisation. Commune Urbaine de Kenitra (MOA) Capital Consulting GROUP (MOE) Liens Non Contractuels ou Juridiques Figure 15 : Rôles et responsabilités
  39. 39. 40 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Structure du Projet : La commune urbaine souhaite être assistée d’un intégrateur afin que ce dernier apporte son expertise sur les domaines suivants :  Apport Méthodologique pour définir une nouvelle structure organisationnelle.  Expertise fonctionnelle de l’ERP : Présentation de la solution, recette et formation des utilisateurs.  Pilotage de la mise en oeuvre des outils informatiques et des travaux de développement et de mise en production. Figure 16 : Structure du projet Cette structure définie un cadre permettant le développement rapide du projet. En consolidant des canaux de communications transversales, les différents intervenants instaurent un climat catalyseur de l’atteinte des objectifs souhaités. Conclusion Ce deuxième chapitre étant clos, nous avons tâché de décrire amplement le paysage complet du projet ainsi que ses enjeux stratégiques. Par la suite, une analyse fonctionnelle des besoins s’impose pour pouvoir mieux définir le périmètre fonctionnel et pour être mieux en mesure de capitaliser l’ensemble des processus métier. MOE MOA Secrétaire Général M. Abdelatif BOUCETTA Chef de la Division Urbanisme Chef de la Div des Aff. Juridique & la Police Administrative Directeur Associé de Capital Consulting Group : M. Abdelmonim FAOUZI. Archos Technology: M. Zakaria ElKarkari. UrbaSoft: M. Ahmed Lahbabi. ERP M. Mohammed OMARI M. Mohammed Amine AZAHAF Massira Smart-City M. Youssef Ait Laidi Organisation M. Karim Amri Comité de pilotage Comité de suivi Capital Consulting: M. Karim Amri.
  40. 40. 41 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Chapitre 3 : - Analyse fonctionnelle  Chapitre 4 : - Analyse et réalisation technique  Chapitre 5 : - Installation et simulation
  41. 41. 42 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Chapitre3 Analyse fonctionnelle Le but de cette étape est d’optimiser la conduite du projet. Nous allons tenir à bien définir le besoin client pour fin de concevoir une solution la plus conforme qui soit. Une bonne analyse fonctionnelle nous fera éviter quelques pièges classiques et nous fera gagner en efficacité et en qualité de notre travail.
  42. 42. 43 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales I. Cartographie SI des Collectivités Locales : Pour commencer, nous avons travaillé sur l’établissement d’une cartographie orientée métier, et ce pour tirer part du domaine qui fera objet de nos études et développements. Pour ce faire, nous nous sommes basés sur le modèle français ainsi que sur des rencontres et directives des cadres des différentes instances publiques. Cette cartographie, validée par des responsables inhérents aux collectivités locales, permet entre autre de délimiter l’espace d’action des préfectures et es communes. Figure 17 : Cartographie SI A l’issu de nos différentes rencontres et ateliers, nous nous sommes décidés à travailler sur le volet de l’urbanisme en premier lieu, et sur celui de la police administrative s’il nous reste assez de temps. Nous allons donc mettre à plat, de façon aussi claire que possible, l'analyse qualitative et quantitative du fonctionnement actuel de la division de l’urbanisme et du service PA, en détaillant leurs processus métiers respectifs.
  43. 43. 44 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales II. Processus Métiers A l’issu de nos multiples réunions et ateliers fonctionnels, nous avons cerné et modélisé les processus métiers relatif à chacune des divisions. 1- Division de l’Urbanisme Cette division à pour principal mission la délivrance des permis de construire et d’habiter. Ces documents représentent un outil administratif pour vérifier si un projet de construction respecte bien la réglementation en vigueur.  Processus : Diagramme 2 : Processus Métier de la division Urbanisme Le pétitionnaire dépose son dossier auprès du service dédié à cet effet et reçoit un récépissé ou un avis de complément de dossier au cas ou ce dernier est incomplet. Une fois déclaré reçu, le dossier passe à l’étape « Enregistrement », dans laquelle des fichiers sont automatiquement générés pour être envoyés par courrier aux différents acteurs de la commission technique (Dispatch). A l’issu de ladite commission, un arrêté de décision valide le projet du demandeur ou impose quelque mesures supplémentaires, il peut aussi refuser la demande du demandeur et un avis de refus est rédigé à cet effet, expliquant les raison derrière. La commission technique peut même décider du report de la prise d’une décision pour une date ultérieure. Au cas où la décision de la commission se porte favorable, le demandeur est tenu de régler les frais de la taxation du dossier, pour que ce dernier soit valide directement après par la signature du président de la commune. Le demandeur vient donc retirer son dossier tandis que la version numérique de ce dernier est archivée.
  44. 44. 45 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 2- Service de la Police Administrative Ce service est responsable de la délivrance des autorisations d’exploitations des lieux de commerce, ou du domaine public en déposant des panneaux publicitaire ou des kiosques.  Processus : Diagramme 3 : Processus Métier du service PA Le pétitionnaire commence par déposer sa demande d’autorisation, un courrier lui est envoyé s’il manque une pièce à son dossier. Une fois l’enregistrement effectué, le dossier est envoyé à une commission technique, cette dernière qui fait des investigations et qui se réunit pour décider du sort de la demande. Au cas où cette dernière est favorable, la commission fera une visite sur les lieux pour certifier de l’exactitude des informations relatives à la demande. Un accord de principe est donné pour commencer des travaux d’aménagement. Par la suite, la commission effectue une deuxième visite en vue de vérifier la conformité des travaux réalisés. Dans un dernier temps, le pétitionnaire payera des droits publics et peut juste après commencer l’exploitation de sa demande. Sinon, il a droit à un PV lui décrivant les raisons qui ont vouée sa demande au refus. III. Etat de l’art en termes de SI 1- Division ‘Urbanisme’ Cette dernière n’a jamais connu de système d’Information. Les agents y travaillent à l’ancienne ce qui cause un certain surnombre des étapes affectant le processus métier de la présente division. Par exemple, les enregistrements se font dans un registre à la main, la taxation se fait aussi avec les moyens traditionnels, et donc le dossier se voit trainer entre les différents intervenants qui sont souvent à disponibilité restreinte.
  45. 45. 46 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 2- Service ‘Police Administrative’ Contrairement à toute attente, ce dernier dispose d’un sens d’autonomie et de pro-activité sans pair. Les agents de ce service ont conçu un SI basé sur les ressources disponibles et ont bien pu couvrir un certain périmètre de leurs domaines d’intervention. Dans leurs locaux, nous trouvons des ordinateurs usant de la fonctionnalité « Publipostage ». En effet, c’est une technique relativement simple mais qui trouve toute son application dans le contexte actuel. Cette division est responsable de la délivrance de quelque type d’autorisation, c’a veut dire qu’elle a des modèles de document type, et des informations des pétitionnaires variables. Le principe du publipostage est d’associer un document type, à une source de données. Figure 18 : Publipostage De la manière, ils se permettent de générer des rapports, des autorisations, des avis, voire même des modèles de PV et ce à travers un simple click. Cette technique bien qu’elle a plusieurs avantages, l’un d’eux d’ailleurs est de consolider une base de données depuis 2009, trouve ses limitations au niveau de l’exploitation de la DB pour réaliser des tableaux de bords. La navigation dans les fichiers Excel quant à elle n’est pas très succincte et suppose une connaissance profonde de la structuration de la DB. Conclusion L’informatisation du volet urbanistique s’avère une étape primordiale pour la mise en place d’un SICL. Nous avons décidé de commencer avec ce dernier car de un, il subit un manque flagrant en terme d’outils technologiques, et de deux, il fait partie de la strate métier de la cartographie, cette dernière qui a un impact direct sur les citoyens est dont les mutations positives se sentiront rapidement au niveau de la CL ou de la population qui l’entoure. Viendra ensuite le service de la police administratif, qui fait parti aussi de la strate métier de la cartographie. Le but final reste de doter les collectivités locales d’un système de gestion de contenu qui garantit liberté, qualité, efficacité, simplicité, modularité et durabilité.
  46. 46. 47 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Chapitre4 Analyse et réalisation technique Ce présent chapitre nous permettra de détailler exhaustivement les phases et les étapes de l’analyse technique du projet de mise en place d’un système d’information pour la gestion des collectivités locales. De prime à bord, nous allons commencer par une étude benchmark des outils et des technologies utilisées pour mener à terme ce projet. Par la suite, nous allons présenter l’ensemble de l’étude technique que nous avons faite pour aboutir à une conception et modélisation adéquates. En dernier lieu, nous détaillons exhaustivement l’interfaçage avec l’application Massira Smart-City.
  47. 47. 48 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Avant de commencer tout type de projet informatique, des études benchmark des différentes solutions et outils à utiliser s’imposent. De ce fait, nous avons procédé à un benchmark des progiciels de gestion intégré, les outils de l’ETL ainsi que les générateurs des rapports. Et ce, dans le dessein d’être en mesure d’adopter les outils adéquats et pertinents en termes de fonctionnalités proposées. I. Choix du Progiciel de Gestion Intégré Avant de commencer tout développement, il nous a paru judicieux de s’attarder sur le choix de l’outil informatique. Nos recherches étaient axées sur des solutions qui pouvaient répondre en totalité ou en partie à nos besoins technico-fonctionnels. L’un des critères majeurs est l’usage de progiciel de License libre. En effet, La collectivité locale pouvant être perçue comme étant une entreprise, est dotée d’un budget bien défini. Il est donc dans son intérêt de faire appel à de l’expertise en terme de logiciel open source. D’autant plus, le fait d’avoir recours à cette technologie fait profiter la collectivité et de la gratuité de la License et de la disponibilité des compétences en matière de technicité à des prix raisonnables. Développer cette technologie donne aussi la possibilité à l’entreprise nous accueillant de diversifier ses produits et de cibler facilement d’autres clients en élaborant des offres intéressante et à portée financière adéquate. 1- Etude détaillée de OpenMairie Figure 19 : logo de OpenMairie Dans le cadre de ce projet, il nous a été conseillé d’analyser et étudier de près un projet français similaire. OpenMairie est un Projet qui englobe plusieurs applications implantées au niveau des collectivités locales dans le territoire français. Ce progiciel de licence libre couvre la quasi-totalité des métiers des communes françaises, il est taillé à la mesure de leurs différents processus. Techniquement, OpenMairie prend en charge l'interface utilisateur, la connexion à une base de données relationnelle et la génération de documents au format PDF. « OpenMairie » compte plus de 30 applications développées par des sociétés de services en logiciel libre et 10 partenaires publics français qui contribuent au développement du projet. » - [Site Officiel : www.OpenMairie.org]
  48. 48. 49 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Figure 20 : Couverture Fonctionnelle du Projet Open Marie Tenant compte de la véracité et de l’exactitude de ce progiciel, et des spécificités du contexte marocain, nous nous permettons de poser quelques questions :  Quelle est le degré de ressemblance entre les différents processus dans les CL marocaines et françaises ?  Serait-il judicieux de paramétrer Open Mairie pour l’adapter aux exigences métiers des CL marocaines ? D’après les différentes rencontres avec les responsables des CL au niveau de Kenitra et Casablanca, et ayant effectué des ateliers avec des agents fonctionnels inhérents à cet environnement, nous avons remarqué que les processus locaux sont succincts et très concis. Or, les applicatifs de démonstrations d’Open Marie nous ont humblement démontré que ce progiciel est étroitement taillé sur les propres mesures des processus français, ces derniers qui affichent une complication et un détail anodin vis-à-vis du contexte marocain. Visiblement, le choix d’implémenter Open Mairie sera pénalisant surtout en termes de qualité de l’outil, parce que le métier des CL marocaines ne parviendra pas à s'adapter aux processus du progiciel, et ce dernier demandera trop de développements spécifiques pour faire le chemin inverse et s’adapter aux exigences des métiers locaux. openElec Gestion des listes électorales openResultats Affichage des résultats électoraux openScrutin Gestion de la composition des bureaux de votes openElu Gestion de la composition du conseil municipal openRecouvrement Recouvrement de titres openStock Gestion des stocks et facturation openCourrier Gestion du courrier openCimetière Gestion des cimetières openCadastre Gestion du cadastre (fichier de la DGI (Direction générale des impots) openReglement Gestion des pièces d'identités et autres documents administratifs openPlanning Gestion des resources openMainCourante Pour la police municipale et les centres d'appel
  49. 49. 50 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 2- Benchmark des PGI existants En absence de tout progiciel pouvant répondre à notre besoin, le développement spécifique et le besoin de création de cet outil se met à l’affiche. Nous nous sommes basés sur une analyse faite par SMILE, un cabinet expert dans la branche de la veille technologique. Les consultants de ce dernier ont publié un rapport comparatif de plusieurs solutions open source, ERP à l’occasion. Sans donner de synthèse, ce rapport sur lequel nous nous sommes basés présente de manière quantitative les force et les faiblesses de trois ERP, à savoir Compiere, OpenBravo et enfin OpenERP. La figure suivante donne une vue d’ensemble sur les différents ERP open source. Figure 21 : Etude Comparative des ERP Open Source. (Smile, Guide OpenSource, p233, p234, p235) Nous remarquons qu’OpenBravo présente des faiblesses en comparaison avec les autres ERP en termes de périmètre fonctionnel. Sauf que ce facteur ne nous sera pas décisif, du moment que nous comptons créer nos propres applicatives et donc nous allons encore plus se baser sur le Framework, de facto sur les ressources disponibles, et sur la qualité du socle technique, et sur l’extensibilité. Tenant compte des trois facteurs, OpenERP se distingue par sa qualification largement au dessus de la moyenne. Le facteur de la notoriété vient se rajouter pour maintenir cet ERP dans sa position de Leader et ainsi rendant clair la question du choix du PGI libre et performant.
  50. 50. 51 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 2.1- OpenERP : Figure 22 : logo d’penERP Anciennement connu sous le nom TinyERP, signifiant la fourmi de l’Enterprise resource planning) est un progiciel intégré de gestion ouvert, libre de droits comprenant les ventes, la gestion de relation client (CRM), la gestion de projet, la gestion d'entrepôt, la production, la comptabilité et les ressources humaines. OpenERP a trois composants séparés : le serveur openerp-server qui stocke ses données dans une base postgresql, le client openerp-client qui s'installe sur le poste de l'utilisateur et le serveur web Openerp-web qui permet une utilisation depuis un navigateur. Ces trois composants communiquent par les protocoles XML-RPC et NET- RPC. Le logiciel est basé sur une forte architecture MVC, des flux de travail flexibles, une interface-utilisateur graphique dynamique, une interface XML-RPC, et un système personnalisable de comptes-rendus avec une intégration pratique d'OpenOffice.org. Dans la classification des logiciels, OpenERP, comme tout autre PGI sur le marché est un package destiné, a priori, à tous les secteurs, à toutes les fonctions, les adaptations nécessaires se faisant par paramétrage. Il dispose de forts arguments commerciaux pour séduire les dirigeants (il propose de mettre un terme au désordre du système d’information, et aussi de régler des problèmes d’organisation sans effort politique). Cette offre séduisante par sa qualité et sa cohérence se révèle à l’usage plus risquée que l’on avait pu l’imaginer : elle ne peut être efficace que si l’on accepte les contraintes qu’elle impose. Sa mise en oeuvre comporte des difficultés et des pièges. Implanter un PGI a ses avantages, parmi lesquels je cite :  Optimisation des processus de gestion.  Cohérence et homogénéité des informations.  Intégrité et unicité du Système d’information.  Mise à disposition d’un outil multilingue et multidevises (très adapté aux multinationales).  Communication interne et externe facilitée par le partage du même système d’information.  Meilleure coordination des services et donc meilleur suivi des processus (meilleur suivi de commande ou meilleure maîtrise des stocks par exemple).  Normalisation de la gestion des ressources humaines (pour les entreprises gérant de nombreuses entités parfois géographiquement dispersées).  Minimisation des coûts (formation et maintenance).  Maîtrise des coûts et des délais de mise en oeuvre et de déploiement.  Mise à disposition, des cadres supérieurs, d’indicateurs nettement plus fiables que lorsqu’ils étaient extraits de plusieurs systèmes différents.
  51. 51. 52 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales OpenERP comporte plusieurs modules fonctionnels, je cite les exemples suivants :  CRM ; gestion de la relation client.  Comptabilité analytique et financière (Conforme aux exigences françaises).  Gestion des stocks.  Gestion de production (GPAO).  Gestion de projets et des activités de services.  Norme qualité : ISO 9001 version 2000.  Gestion des ventes.  Gestion des achats.  Marketing.  Logistique.  Ressources humaines.  Gestion documentaire. Matrice SWOT (OpenERP): Nous proposons d’effectuer un diagnostic interne pour déterminer les forces et les faiblesses de cet ERP, ainsi qu’un diagnostic externe pour identifier les menaces et les opportunités que présente l’environnement pour le développement de cette solution, et ce en conduisant une analyse SWOT. Tableau1 : Matrice SWOT OpenERP Force : Bon Framework de développement. Disponibilité d’une interface Web complète, rapide et facile à utiliser qui fonctionne avec les différents navigateurs. Léger et assez facile a appréhender. Modularité : OpenERP est très modulaire, et il est possible de n’installer que les modules dont on a besoin. Une communauté dynamique, et qui code énormément. Faiblesse : La faiblesse fonctionnelle des modules officiels, OpenERP possède le minimum dans chaque domaine. Manque d’intégrateurs expérimentés. Opportunités : Devenir le leader des ERPs OpenSource. Développement de scripts de migration communautaires avec le projet OpenUpgrade. Menace : Mauvaise gestion des copyrights par l'éditeur sur les modules officiels qui pourrait amener des contributeurs de la communauté à contester la validité de la licence.
  52. 52. 53 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Ce que nous pouvons tirer de cette étude c’est que les limitations internes et externes peuvent être palier par une bonne exploitation notamment des ressources et des avantages que le diagnostic vient de nous révéler. - [www.people.via.ecp.fr/~alexis/openerp/#intro] Déploiement d’OpenERP : Coté architecture, OpenERP est basé sur une architecture 3 tiers: 1. Un serveur de base de données PostgreSQL (qui peut contenir plusieurs bases de données) 2. Un serveur d'applications (contenant les objets de gestion, le moteur de workflow, le générateur d'édition, etc.) 3. Un serveur de présentation (appelé OpenERP Web) qui permet à l'utilisateur de se connecter à OpenERP avec n'importe quel navigateur internet). Figure 23: Architecture d'OpenERP La partie serveur est écrite en langage Python. Les différentes briques sont organisées en «modules». Un module est un dossier avec une structure prédéfinie contenant du code Python et des fichiers XML. Un module définit la structure de données, formulaires, rapports, menus, procédures, flux de travail, etc. Le client est léger car il ne contient pas de logique d'entreprise (l'ensemble est embarqué dans le serveur d'application). Ainsi, l'ajout de nouveaux objets, comme les menus ou formulaires, le rend accessible à tout type de client graphique.
  53. 53. 54 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  Framework OpenERP Le Framework de OpenERP est considéré comme le point le plus fort de ce progiciel de gestion intégré, il est indubitablement un avantage incontournable. Nous citons ci-dessous quelques points de force :  ORM : Dès ses débuts, OpenERP s'est doté d'un ORM, alors que cette technologie était encore très peu répandue. L'ORM permet d'avoir une couche d'abstraction par rapport à la base de donnée ; il gère les droits d'accès, les traductions et évite d'avoir à écrire le code SQL dans lequel il faut refaire toutes les relations entre les tables avec des JOIN. OpenERP a fait évoluer son ORM au fur et à mesure des versions, mais continue d'utiliser son propre ORM et n'a pas basculé vers un ORM libre "standard" tel que SQLAlchemy par exemple. Cependant, il reste possible d'utiliser des requêtes SQL dans le code d'OpenERP, par exemple pour certaines parties du code où les performances sont très importantes. Mais attention, le fait d'utiliser une requête SQL dans le code d'OpenERP contourne la gestion des droits d'accès d'OpenERP. L'ORM d'OpenERP ne fonctionne qu'avec PostgreSQL, même si l'éditeur avait ajouté à une époque dans une branche de test le support de MySQL, dans le cadre d'un partenariat avec Sun Microsystem (après le rachat de MySQL par Sun et avant le rachat de Sun par Oracle), mais cette branche n'a jamais été mergée avec la branche officielle et on n'a plus jamais entendu parler de ce partenariat.  L'accès généralisé via les Webservices en XML-RPC et JSON-RPC. Tous les objets d'OpenERP (exemple d'objets : les commandes, les factures, les écritures comptables, ...) sont accessibles via les webservices en lecture, écriture, création et suppression. Mieux : toutes les fonctions d'OpenERP sont accessibles en webservices. Cela signifie par exemple que n'importe quel clic sur un bouton de l'interface d'OpenERP (comme par exemple le bouton Créer la facture ou le bouton Valider le mouvement de stock) peut être fait depuis un webservice.  Le moteur de Workflow : OpenERP a un moteur de workflow simple mais généralement suffisant pour les besoins ERP des PMEs. Ce moteur de workflow est spécifique à OpenERP.  Serveur OpenERP : Toute l'intelligence d'OpenERP est côté serveur ; il n'y a aucune intelligence côté client. Même à l'époque où le client Gtk était disponible (avant son abandon avec la sortie d'OpenERP 7.0), ce logiciel qu'on désignait sous le terme de "client lourd" (par opposition à l'interface Web qui est désignée sous le terme de "client léger") n'avait en réalité rien de lourd, car il se contentait de faire le rendu graphique d'un écran qui a été généré par le serveur OpenERP en XML.
  54. 54. 55 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales  L’interface Web : L’interface Web d'OpenERP a été lancée avec OpenERP v4.2. Elle a été améliorée dans OpenERP version 5.0 et 6.0, puis elle a été entièrement réécrite dans OpenERP v6.1 sous l'impulsion du nouveau directeur R&D d'OpenERP, Antony Lesuisse, et son design et son ergonomie ont encore été grandement améliorés dans OpenERP version 7.0. Avec la nouvelle interface Web introduite dans OpenERP 6.1, l'interface Web est même devenue aussi rapide que le client Gtk utilisé avec le protocole Net-RPC (Net-RPC était le plus rapide des protocoles disponibles avec le client Gtk). Elle fonctionne bien sous Firefox, Chrome et Safari, ce qui en fait une solution d'accès à OpenERP multi-plateforme (Windows, Mac, Linux... mais aussi iPad ou tablette Android). Une variante mobile de l'interface Web était disponible dans OpenERP 6.1 en version beta et permettait un accès en lecture seule à l'ERP adapté à la petite taille des écrans des téléphones mobiles. Cette variante mobile a été retirée d'OpenERP 7.0 ; le directeur technique d'OpenERP voudrait à terme qu'il y ait une seule interface responsive qui s'adapte à toutes les tailles d'écran, ce qui éviterait d'avoir une version mobile de l'interface Web avec du code dédié.
  55. 55. 56 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales II. Analyse et conception UML 1- UML L’UML (Unified Modeling Language) ou Langage de modélisation unifié, est un langage de modélisation graphique qui s’use des pictogrammes dans le but de bien décrire votre proposition de solution informatique. Au milieu des années 90, les auteurs de Booch, OOSE et OMT ont décidé de créer un langage de modélisation unifié avec pour objectifs :  Modéliser un système des concepts à l'exécutable, en utilisant les techniques orientée objet.  Réduire la complexité de la modélisation.  Utilisable par l'homme comme la machine : - Représentations graphiques mais disposant de qualités formelles suffisantes pour être traduites automatiquement en code source. - Ces représentations ne disposent cependant pas de qualités formelles suffisantes pour justifier d'aussi bonnes propriétés mathématiques que des langages de spécification formelle (Z, VDM...). – [Cours UML – Pierre Gérard] Son utilité se manifeste surtout lors des phases de modification et de construction des documents relatifs au développement informatique d’un logiciel orienté objet. Ce langage de modélisation compte plusieurs types de diagrammes, nous en citons les deux plus utilisés :  Diagramme des cas d'utilisation : ce diagramme permet de représenter l’interaction entre le système et des intervenants extérieurs, en se positionnant du côté utilisateur.  Diagramme des classes : ce diagramme, comme son nom l’indique, décrit exhaustivement la structure interne du système en exposant les différentes relations existantes entre les classes le constituant.
  56. 56. 57 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales 2- Diagramme des cas d'utilisation La gestion urbanistique se rapporte à l’organisation du développement urbain dans villes et agglomérations. Pour faciliter les processus de ce service ainsi que pour atteindre un résultat efficient, les utilisateurs sont tenus de capitaliser sur l’outil informatique. Diagramme 4 : Diagramme des cas d’utilisation Gérer les demandes : ce cas d’utilisation permet aux acteurs de créer et de gérer les différentes demandes d’autorisations, avec la possibilité de modifier même avant sa création, donnant ainsi la possibilité aux demandeurs de compléter leurs dossiers si ces derniers manquent de documents administratifs imposés par la réglementation en vigueur. A l’issu de ce cas d’utilisation, des fiches préétablies sont générées automatiquement pour être ensuite distribuées aux différents acteurs qui constituent la commission technique. Durant la réunion de cette dernière, des discussions sont entamées quant à la faisabilité du projet attesté par la demande d’autorisation. Générer les autorisations : des fiches pré-remplies sont générées automatiquement, suivant chaque type de demande. Taxation des dossiers : dans ce cas d’utilisation, l’agent fonctionnel procède à la taxation du dossier, ceci en supposant que ce dernier a été validé par la commission technique. La taxation se fait en respectant des règles de gestion bien précises qui diffèrent selon la nature de projet et son métrage. Générer les fiches de taxation : ce cas d’utilisation permet d’avoir des fiches de taxation qui renseignent sur les détails de l’opération, en détaillant les calculs adoptés ainsi que la somme à payer.
  57. 57. 58 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Consulter les tableaux de bord : des tableaux dynamiques recensant différentes statistiques sont à la disposition du chef de la division, lui permettant d’avoir une visibilité sur l’ensemble des opérations en cours. 3- Diagramme des classes Ce diagramme représente les classes nécessaires pour assurer un bon fonctionnement du système à mettre en oeuvre. Diagramme 5 : Diagramme des classes Les pétitionnaires peuvent avoir maintes demandes d’autorisation, et les agents à la division de l’urbanisme peuvent bénéficier des maintes fonctionnalités pour gérer le mieux possible le flux d’information qu’ils traitent. III. Technologies mises en oeuvre 1- PostgreSQL PostgreSQL est un système de gestion de base de données relationnelle et objet(SGBDRO). C'est un outil libre disponible selon les termes d'une licence de type BSD.
  58. 58. 59 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Ce système est concurrent d'autres systèmes de gestion de base de données, qu'ils soient libres (comme MySQL et Firebird), ou propriétaires (comme Oracle, Sybase, DB2, Informix et Microsoft SQL Server). Comme les projets libres Apache et Linux, PostgreSQL n'est pas contrôlé par une seule entreprise, mais est fondé sur une communauté mondiale de développeurs et d'entreprises. PostgreSQL peut stocker plus de types de données que les types traditionnels entiers, caractères, etc. L'utilisateur peut créer des types, des fonctions, utiliser l'héritage de type etc. PostgreSQL est pratiquement conforme (de plus en plus conforme) aux normes ANSISQL 89, SQL 92 (SQL 2), SQL 99 (SQL 3), SQL:2003 et SQL:2008. Il fonctionne sur diverses plates-formes matérielles et sous différents systèmes d'exploitation. Figure 24 : PostgreSQL PostgreSQL fonctionne sur Solaris, SunOS, Mac OS X, HP-UX, AIX, Linux, IRIX, Digital Unix, BSD, NetBSD, FreeBSD, OpenBSD, SCO unix, NeXTSTEP, UnixWare et toutes sortes d'Unix. Depuis la version 8.0, PostgreSQL fonctionne également nativement sur Windows. Avant la version 8, il fallait un émulateur de type cygwin pour faire fonctionner PostgreSQL sur ce système d'exploitation. PostgreSQL est largement reconnu pour son comportement stable, proche d’Oracle. Mais aussi pour ses possibilités de programmation étendues, directement dans le moteur de la base de données, via PL/pgSQL. Le traitement interne des données peut aussi être couplé à d'autres modules externes compilés dans d'autres langages. - [docs.postgresqlfr.org , Rapport PFE Hamli] 2- Choix de l’outil de l’ETL Source de données 1 Source de données n Entrepot Source de Donnée ETL Figure 25 : ETL
  59. 59. 60 | P a g e Mohammed OMARI - Mohamed Amine AZAHAF Mise en place d’un SI pour la gestion des collectivités locales Les processus ETL (Extraction, Transformation et Chargement) sont les composants les plus critiques - et les plus importants – pour l’alimentation d’un data warehouse ou d’un système décisionnel. Bien que cachés de l’utilisateur de la plate-forme décisionnelle, les processus ETL rassemblent les données à partir des systèmes opérationnels et les pré-traitent pour les outils d’analyse et de reporting. La précision et la vitesse de la plateforme décisionnelle toute entière dépendent des processus ETL, notamment :  L’extraction de données des applications et des bases de données de production (ERP, CRM, SGBDR, fichiers, etc.)  La transformation de ces données pour les réconcilier entre les différentes sources, pour effectuer des calculs ou du découpage de texte, pour les enrichir avec des données externes et aussi pour respecter le format requis par les système cibles (Troisième Forme Normale, Schéma en Etoile, Dimensions à Evolution Lente, etc.)  Le chargement des données résultantes dans les différentes applications décisionnelles : DataWarehouse ou Enterprise DataWarehouse, Data Marts, applications OLAP (Online Analytical Processing) ou “cubes”. – [Site officiel de Talend] 3- Pentaho Data Integration Figure 26 : logo de Pentaho PDI (Pentaho Data Integration), qui était auparavant connu sous le nom de Kettle, est un logiciel d’ETL (Extract, Transform, Load) Open Source qui permet la conception ainsi que l’exécution des opérations de manipulation et de transformation de données très complexes. Pentaho Data Integration prépare et croise les données afin de créer une vision complète de votre entreprise qui génère des informations exploitables. La plate-forme complète d'intégration des données fournit aux utilisateurs finaux des données précises «prête pour l'analytique » à partir de n'importe quelle source. Parmi ses fonctionnalités principales, on trouve :  Outil d’ETL (extraction, transformation et chargement) graphique pour charger et traiter les sources de Big Data avec des moyens familiers.  Vaste bibliothèque de composants préconfigurés permettant d'accéder aux données et de les transformer à partir d'une gamme de sources complète.  Interface visuelle permettant d'appeler du code personnalisé et d'analyser des images et des fichiers vidéo afin de créer des métadonnées utiles.

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