Michel LANTERI-MINET Département d’Evaluation et Traitement de la Douleur – Médecine Palliative Pôle Neurosciences Cliniques INSERM U 929 Clermont-Ferrand 1947 _  2010
Maladie orpheline (prévalence < 1/2000) ? Observatoire des Migraines et Céphalées SFEMC / base de données depuis 2004 Environ 80000 consultants colligés 6-7 % du recrutement en centre tertiaire Prévalence estimée : 1/500 +++ Russel Lancet Neurology 2004; 3: 279-283 EPIDEMIOLOGIE
Début habituel entre 20 et 30 ans dans les 2/3 des cas  (possible aux âges extrêmes) Prédominance masculine +++ Facteur de risque : tabagisme ÂGE ÉPIDÉMIOLOGIE
SEX RATIO Manzoni GC. Gender ratio of Cluster headche over the years : a possible role of changes in life style. Cephalagia 1998. ÉPIDÉMIOLOGIE 0 1 2 3 4 5 6 7 <1960 1960 1970 1980 1990 année de début H/F ratio
 
Gonflement et pulsation de l’artère temporale Céphalée sévère, douleur rétro-orbitaire Ptosis unilatéral, rougeur et gonflement de la paupière Myosis, injection conjonctivale Larmoiement Rougeur diffuse unilatérale, sudation Congestion nasale, rhinorrhée CLUSTER HEADACHE
CRITÈRES IHS DE L’AVF DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL A.   Au moins 5 crises  répondant aux critères  de B à D B.   Douleur sévère unilatérale orbitaire, supra-orbitaire, et/ou temporale  durant  15 à 180 mn  non traitée
CRITÈRES IHS DE L’AVF C.   La douleur est associée à au moins un  des signes suivants : 1. Injection conjonctivale ou larmoiement 2. Congestion nasale ou rhinorhhée 3. Oedème de la paupière   4. Sudation du front et de la face 5. Myosis ou ptosis 6. Agitation motrice DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL
CRITÈRES IHS DE L’AVF D.  Fréquence :  de 1 crise 1 jour sur 2 à  8 crises par jour ( périodicité circadienne ) E. Toute autre affection éliminée DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL
ÉPISODIQUE  80 à 90% périodes 7-365 jours (moyenne : 2 semaines à 3 mois)  intervalles libres > 1 mois ( périodicité circannuelle ) 10 à 20%   crises > 1 an  intervalles libres < 1 mois voire même aucune rémission CHRONIQUE  Goadsby PJ  et al.   IHS classification of trigeminal autonomic cephalalgias (TACs). Cluster headache and related conditions. Edited by J.Olesen and  PJ goadsby. Oxford university press, 1999. DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL
 
AVF / EFFECTEUR PHYSIOPATHOLOGIE V P  
AVF /  GENERATEUR HYPOTHALAMIQUE  PHYSIOPATHOLOGIE
 
Intensité de la crise ( suicidal headache ) +++ Qualité de vie altérée  Problèmes médico-administratifs pour les patients les plus sévères  obtention ALD reconnaissance COTOREP IMPACT
 
Sumatriptan injectable SC  6 mg (Imiject®) Seul traitement médicamenteux avec AMM Etudes cliniques :  88 % d’efficacité (60 % sans douleur) 10 à 15 minutes Pratique : quasiment 100 % d’efficacité 5 minutes TRAITEMENT DE CRISE STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
Sumatriptan injectable SC  6 mg (Imiject®) Principales Contre-indications  : Hypersensibilité connue aux sulfamides Antécédents d’infarctus du myocarde ou pathologie cardiaque ischémique, vasospasme coronarien (angor de Prinzmetal), pathologie vasculaire périphérique ou symptômes de pathologie cardiaque ischémique ou signes compatibles avec une pathologie cardiaque ischémique. Antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC) ou d'accident ischémique transitoire (AIT). Insuffisance hépatique sévère Hypertension modérée ou sévère et hypertension légère non contrôlée. STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
Sumatriptan injectable SC  6 mg (Imiject®) Principaux effets indésirables   Fréquents : fourmillements, vertiges, somnolence augmentations transitoires de la pression artérielle survenant juste après le traitement, flush nausées, vomissements sensation de faiblesse, fatigue sensation de lourdeur (habituellement transitoire, mais pouvant être intense et intéresser n’importe quelle partie du corps, y compris la gorge et la poitrine) douleur, sensation de chaleur, de pression ou d’oppression (ces effets habituellement transitoires, mais pouvant être intenses et intéresser n’importe quelle partie du corps, y compris la gorge et la poitrine).  Très rares  :  Dans le cas d’une douleur thoracique évocatrice d’une ischémie cardiaque, interrompre le traitement et effectuer un bilan cardiaque. Des événements cardiaques graves sont survenus chez des patients sans maladie cardiovasculaire sous-jacente. STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
Modalités de prescription selon la procédure des médicaments d’exception (1) Cet imprimé est à demander aux Caisses Primaires d ’Assurance Maladie La prescription d’Imiject ®  doit être faite  sur une ordonnance composée de 4 volets. Cet imprimé est à demander, par écrit ou  par téléphone, aux caisses primaires d’assurance maladie. (service des praticiens conseils, bordereau n°60-3976) IMIJECT ®  (sumatriptan 6 mg / 0,5 ml) Solution injectable STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE  1 auto-injecteur avec 2 seringues pré-remplies. Prix : 59,88 €  Recharge de 2 seringues pré-remplies. Prix : 57,17 €
IMIJECT ®  (sumatriptan 6 mg / 0,5 ml) Solution injectable STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE  Description de l’injecteur automatique
Alternative au sumatriptan?  si plus de 2 crises / jour Oxygène administré à un débit de 7 -12 litres/mn pendant 15 mn AMM TRAITEMENT DE CRISE Forgan, Arch neurol 1985 / Cohen et al JAMA 209 STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
Médicaments avec « AMM » peu efficaces methysergide (Désernil / « AVF ») propranolol (Avlocardyl / « algies de la face») Médicaments utilisés +++ vérapamil (forte posologie) Lithium corticoïdes (assaut) TRAITEMENT DE FOND STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
AVF chronique indication systématique AVF épisodique indication fonction de la durée de la période réduction de la durée et de la sévérité de la période aucun effet préventif réel STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE  TRAITEMENT DE FOND
Stimulation hypothamique postéro-inférieure ~ 50 patients traités en conditions non contrôlées 60 % de répondeurs (< 50 % fq. crises) 1 étude contrôlée négative (PHRC 2004) 1 étude contrôlée en projet (PHRC 2010) Stimulation du nerf grand occipital ~ 25 patients traités en conditions non contrôlées 60 % de répondeurs  (< 50 % fq. crises) Pas d’étude contrôlée (faisabilité ?) Moins invensive ( primum non nocere ) FORMES REFRACTAIRES STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Algies vasc face jifa 2010

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    Michel LANTERI-MINET Départementd’Evaluation et Traitement de la Douleur – Médecine Palliative Pôle Neurosciences Cliniques INSERM U 929 Clermont-Ferrand 1947 _ 2010
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    Maladie orpheline (prévalence< 1/2000) ? Observatoire des Migraines et Céphalées SFEMC / base de données depuis 2004 Environ 80000 consultants colligés 6-7 % du recrutement en centre tertiaire Prévalence estimée : 1/500 +++ Russel Lancet Neurology 2004; 3: 279-283 EPIDEMIOLOGIE
  • 3.
    Début habituel entre20 et 30 ans dans les 2/3 des cas (possible aux âges extrêmes) Prédominance masculine +++ Facteur de risque : tabagisme ÂGE ÉPIDÉMIOLOGIE
  • 4.
    SEX RATIO ManzoniGC. Gender ratio of Cluster headche over the years : a possible role of changes in life style. Cephalagia 1998. ÉPIDÉMIOLOGIE 0 1 2 3 4 5 6 7 <1960 1960 1970 1980 1990 année de début H/F ratio
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  • 6.
    Gonflement et pulsationde l’artère temporale Céphalée sévère, douleur rétro-orbitaire Ptosis unilatéral, rougeur et gonflement de la paupière Myosis, injection conjonctivale Larmoiement Rougeur diffuse unilatérale, sudation Congestion nasale, rhinorrhée CLUSTER HEADACHE
  • 7.
    CRITÈRES IHS DEL’AVF DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL A. Au moins 5 crises répondant aux critères de B à D B. Douleur sévère unilatérale orbitaire, supra-orbitaire, et/ou temporale durant 15 à 180 mn non traitée
  • 8.
    CRITÈRES IHS DEL’AVF C. La douleur est associée à au moins un des signes suivants : 1. Injection conjonctivale ou larmoiement 2. Congestion nasale ou rhinorhhée 3. Oedème de la paupière 4. Sudation du front et de la face 5. Myosis ou ptosis 6. Agitation motrice DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL
  • 9.
    CRITÈRES IHS DEL’AVF D. Fréquence : de 1 crise 1 jour sur 2 à 8 crises par jour ( périodicité circadienne ) E. Toute autre affection éliminée DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL
  • 10.
    ÉPISODIQUE 80à 90% périodes 7-365 jours (moyenne : 2 semaines à 3 mois) intervalles libres > 1 mois ( périodicité circannuelle ) 10 à 20% crises > 1 an intervalles libres < 1 mois voire même aucune rémission CHRONIQUE Goadsby PJ et al. IHS classification of trigeminal autonomic cephalalgias (TACs). Cluster headache and related conditions. Edited by J.Olesen and PJ goadsby. Oxford university press, 1999. DIAGNOSTICS POSITIF ET DIFFÉRENTIEL
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    AVF / EFFECTEURPHYSIOPATHOLOGIE V P  
  • 13.
    AVF / GENERATEUR HYPOTHALAMIQUE PHYSIOPATHOLOGIE
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  • 15.
    Intensité de lacrise ( suicidal headache ) +++ Qualité de vie altérée Problèmes médico-administratifs pour les patients les plus sévères obtention ALD reconnaissance COTOREP IMPACT
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  • 17.
    Sumatriptan injectable SC 6 mg (Imiject®) Seul traitement médicamenteux avec AMM Etudes cliniques : 88 % d’efficacité (60 % sans douleur) 10 à 15 minutes Pratique : quasiment 100 % d’efficacité 5 minutes TRAITEMENT DE CRISE STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
  • 18.
    Sumatriptan injectable SC 6 mg (Imiject®) Principales Contre-indications  : Hypersensibilité connue aux sulfamides Antécédents d’infarctus du myocarde ou pathologie cardiaque ischémique, vasospasme coronarien (angor de Prinzmetal), pathologie vasculaire périphérique ou symptômes de pathologie cardiaque ischémique ou signes compatibles avec une pathologie cardiaque ischémique. Antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC) ou d'accident ischémique transitoire (AIT). Insuffisance hépatique sévère Hypertension modérée ou sévère et hypertension légère non contrôlée. STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
  • 19.
    Sumatriptan injectable SC 6 mg (Imiject®) Principaux effets indésirables Fréquents : fourmillements, vertiges, somnolence augmentations transitoires de la pression artérielle survenant juste après le traitement, flush nausées, vomissements sensation de faiblesse, fatigue sensation de lourdeur (habituellement transitoire, mais pouvant être intense et intéresser n’importe quelle partie du corps, y compris la gorge et la poitrine) douleur, sensation de chaleur, de pression ou d’oppression (ces effets habituellement transitoires, mais pouvant être intenses et intéresser n’importe quelle partie du corps, y compris la gorge et la poitrine). Très rares  : Dans le cas d’une douleur thoracique évocatrice d’une ischémie cardiaque, interrompre le traitement et effectuer un bilan cardiaque. Des événements cardiaques graves sont survenus chez des patients sans maladie cardiovasculaire sous-jacente. STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
  • 20.
    Modalités de prescriptionselon la procédure des médicaments d’exception (1) Cet imprimé est à demander aux Caisses Primaires d ’Assurance Maladie La prescription d’Imiject ® doit être faite sur une ordonnance composée de 4 volets. Cet imprimé est à demander, par écrit ou par téléphone, aux caisses primaires d’assurance maladie. (service des praticiens conseils, bordereau n°60-3976) IMIJECT ® (sumatriptan 6 mg / 0,5 ml) Solution injectable STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE 1 auto-injecteur avec 2 seringues pré-remplies. Prix : 59,88 € Recharge de 2 seringues pré-remplies. Prix : 57,17 €
  • 21.
    IMIJECT ® (sumatriptan 6 mg / 0,5 ml) Solution injectable STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE Description de l’injecteur automatique
  • 22.
    Alternative au sumatriptan? si plus de 2 crises / jour Oxygène administré à un débit de 7 -12 litres/mn pendant 15 mn AMM TRAITEMENT DE CRISE Forgan, Arch neurol 1985 / Cohen et al JAMA 209 STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
  • 23.
    Médicaments avec «AMM » peu efficaces methysergide (Désernil / « AVF ») propranolol (Avlocardyl / « algies de la face») Médicaments utilisés +++ vérapamil (forte posologie) Lithium corticoïdes (assaut) TRAITEMENT DE FOND STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE
  • 24.
    AVF chronique indicationsystématique AVF épisodique indication fonction de la durée de la période réduction de la durée et de la sévérité de la période aucun effet préventif réel STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE TRAITEMENT DE FOND
  • 25.
    Stimulation hypothamique postéro-inférieure~ 50 patients traités en conditions non contrôlées 60 % de répondeurs (< 50 % fq. crises) 1 étude contrôlée négative (PHRC 2004) 1 étude contrôlée en projet (PHRC 2010) Stimulation du nerf grand occipital ~ 25 patients traités en conditions non contrôlées 60 % de répondeurs (< 50 % fq. crises) Pas d’étude contrôlée (faisabilité ?) Moins invensive ( primum non nocere ) FORMES REFRACTAIRES STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Notes de l'éditeur

  • #3 L’Algie vasculaire de la face est beaucoup moins fréquente que la migraine. Cependant il est difficile de définir précisément un ratio tant les chiffres publiés varient d’une étude à l’autre. De 1 : 6 à 1 : 50…
  • #4 Age de début : La maladie débute en général entre la deuxième et la quatrième décennie.
  • #5 Evolution du Sex-ratio : L’AVF est considérée comme une maladie masculine. Des 425 patients rapportés par Kudrow (1980), le sex ratio était à 5 : 1. Kunkel en 1981 dans une série de 400 patients retenait un SR à 9 :1. La plupart des séries retiennent 85% d’homme. Les données plus récentes montrent une diminution de ce SR. ( Manzoni ) Les modifications des comportements sociologiques de la femme et notamment du tabagisme pourrait en être une des causes.
  • #8 Le nombre de crise quotidienne varie en moyenne entre 1 et 3.   D’après Lance, 52 des 60 patients définissaient précisément l’heure de survenue des attaques. 32 mentionnaient « pendant la nuit », 9 précisaient entre 22h et 2h du matin et 13 entre 2 et 6 heures du matin.   Manzoni (1983) a décrit des pics à 1h du matin, 14h et 21h.   Chaque attaque débute brutalement et dure entre 15 minutes et 3 heures. La fin peut être brutale ou les symptômes peuvent s’estomper progressivement. Parfois les attaques peuvent durer jusqu’à 8 heures ou plus
  • #9 Signes dysautonomiques les plus fréquents : larmoiement (82%) injection conjonctivale nez bouché ou rhinorrhée (68 à 76%) syndrome de Claude Bernard Horner (57 à 69%) peut persister entre les crises
  • #10 Certaines formes cliniques se caractérisent par une fréquence élevée des crises, supérieure à la limite de 8 crises par jour établie par l’IHS.
  • #14 Générateur central = hypothalamus Zones activées non spécifiques : cingula bilatérale, thalamus controlatéral, insula bilatérale Données de neuro-imagerie fonctionnelle en Tomographie par Emission de Positrons (TEP) au cours de crises déclenchées par des dérivés nitrés Les crises induites par les nitrés s’accompagnent d’une activation bilatérale du cortex cingulaire antérieur et de l’insula et d’une activation controlatérale du thalamus postérieur.
  • #23 Oxygène nasal haut débit : Améliore la céphalée dans 85 % des crises spontanées et dans 86 % de celles provoquées par 1 mg trinitrine
  • #24 Méthysergide Le méthysergide a une affinité pour les récepteurs 5-HT1, 5 HT-2 Prescrit de manière chronique, il pourrait également bloquer les processus d’inflammation neurogène. EI : vertiges, œdème des membres inférieurs, douleurs des membres, dépression, hallucinations, fibroses (péritonéale, pleurale, pulmonaire et valvulaire cardiaque). Arrêt 1 mois tous les 6 mois
  • #26 Méthysergide Le méthysergide a une affinité pour les récepteurs 5-HT1, 5 HT-2 Prescrit de manière chronique, il pourrait également bloquer les processus d’inflammation neurogène. EI : vertiges, œdème des membres inférieurs, douleurs des membres, dépression, hallucinations, fibroses (péritonéale, pleurale, pulmonaire et valvulaire cardiaque). Arrêt 1 mois tous les 6 mois