Du développement durable (DD)  à la responsabilité sociétale (RSE) Jacques Folon Chargé de cours ICHEC Professeur invité Université de Metz
La RSE s’inscrit dans le contexte du DD mais ce sont deux notions différentes
Le Développement Durable:  Concept macro-économique et macro-social à l’échelle planétaire, et qui ne s’applique donc pas tel quel aux entreprises. Néanmoins ce concept la concerne dans ses finalités, dans la conception de son organisation, de ses décisions managériales en lui donnant un cadre de référence plus global qui peut influencer ses valeurs, sa mission, sa stratégie. La RSE est la manière dont l’entreprise met en perspective en son sein des principes liés à son rôle au sein de la société
Développement Durable
Définition du développement durable « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.  Deux concepts sont inhérents à cette notion :  - le concept de "besoin", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et - l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale imposent sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »  Rapport Brundtland : Notre Avenir à Tous, rapport de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement, Les Editions du Fleuve, 1987, p 51
Les grandes dates du développement durable d’après AFNOR © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  1992 Sommet de la Terre, Rio développement durable gouvernements, nations 1987 Commission Brundtland 1972 Conférence des Nations Unies sur l’environnement, Stockholm scientifiques et ONG halte à la croissance et protection de l’environnement écodéveloppement évolution des concepts 1970 1980 1990 2000 évolution des  acteurs RSE performance économique, sociale et environnementale entreprises Responsabilité Sociétale des Entreprises Rio +5 CDD6 2002, Sommet mondial du développement durable, Johannesburg consommateurs
La contradiction entre  l' environnement  et le  développement  énoncée par le Club de Rome au début des années 70 pourrait être résolue par la recherche d’un nouveau mode de développement pour lequel la croissance économique serait découplée de la pression sur l’environnement. La commission Brundtland propose en 1987 : le développement durable. d’après Aurélien Boutaud, ENSM-SE, RAE Le développement durable, une coopération entre environnement & développement Environnement dégradé Economie développée Jeu à somme nulle Environnement dégradé Economie sous-développée Jeu à somme négative Environnement préservé Economie sous-développée Jeu à somme nulle Approches compétitives Environnement préservé Economie développée Jeu à somme positive Approche coopérative Développement durable
Quels indicateurs ? L’empreinte écologique   La surface biologiquement productive sur terre qui est la base commune des écosystèmes et de l'humanité est limitée.  L’empreinte écologique mesure la surface nécessaire pour produire les ressources consommées par la population, et pour absorber les déchets qu’elle produit. La surface productive de la Terre disponible pour le développement est de 11,4 milliards d’hectares, soit en moyenne  1,9 ha/habitant  or elle était en 1999 de 2,3 ha soit 20% au dessus. L’empreinte écologique permet d’estimer la durabilité environnementale L’indicateur de développement humain   L’IDH est une mesure indicative et non exhaustive du développement humain, créé par le PNUD en 1990. Il intègre le niveau de vie (PNB/tête), l’espérance de vie et le niveau d’instruction et d’accès au savoir (alphabétisation des adultes et  scolarisation des enfants). Un  objectif d’IDH de 0,8  a été fixé par les Nations Unies L’indicateur de développement humain permet d’estimer la durabilité sociale et économique © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org
Le développement durable, une coopération environnement & développement : proposition de méthode d'évaluation développement durable © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  IDH, niveau moyen Environnement dégradé Economie développée Environnement dégradé Economie sous-développée Environnement protégé Economie sous-développée 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Empreinte écologique (ha/hab) Besoins des générations futures 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 11 Indicateur de développement humain –IDH) Besoins des générations actuelles Niveau de durabilité écologique
Performance des nations en matière de développement durable : combien de planètes d’après Aurélien Boutaud, ENSMSE, RAE © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  USA, Australie, Canada Europe du Nord et de l'Ouest   Europe du Sud + "NPI" Pays "émergents" d'Asie et d'Amérique du Sud (+ Turquie) Pays "émergents" d'Afrique du Nord, Moyen Orient, Asie  Pays en voie de développement d'Asie et d'Afrique 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Empreinte écologique (ha/hab) Besoins des générations futures 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 11 Indicateur de développement humain –IDH) Besoins des générations actuelles
Du chemin du développement "classique" aux chemins du développement durable d’après Aurélien Boutaud, ENSMSE, RAE 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Empreinte écologique (ha/hab) Besoins des générations futures 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 11 Indicateur de développement humain –IDH) Besoins des générations actuelles :  chemin du développement "classique" développement durable :  chemins du développement durable  les « chemins » souhaitables diffèrent mais tentent de susciter une convergence à long terme écologiquement viable et politiquement acceptable. /5 /3
Analyse rétrospective : « backcasting »  :  partir des objectifs de long terme pour bâtir des stratégies Diminuer d’un facteur  5 les besoins en énergie matières premières fermeture de boucles de recyclage  pas de substances dangereuses dans l’environnement 2000 2050 Dates et chiffres actualisés d’après J. Goldenberg et coll., An end use oriented global energy strategy, annual Review of Energy, 1985, pp. 613-688,  cité dans Agenda 21 - Implementation Issues in the European Union, European Environmental Addvisory Councils, H. Wiggering & A. Sandhövel, Kluwer Law Int.1995 Le Programme d’action de Johannesburg propose un programme décennal visant à changer les modes de production et de consommation, fondé sur la maîtrise du cycle de vie en partant des besoins (habitat…).  La gestion du changement (technologie et organisation sociale) produit service service © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  construction transport industrie agriculture ................. ................. habitat mobilité vêtements alimentation ................. .................
 
ISO 26000 Vision globale http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/PanoramaISO26000.jpg
éthique partagée systèmes de management réglementation marketing communication  anticipation des opportunités anticipation des risques Les entreprises ont en général une de ces six clés d'entrée pour s'engager dans le développement durable. Pour avoir une véritable stratégie de développement durable elles doivent aller au-delà de cette première approche et maîtriser l'ensemble et surtout passer des approches de risques vers des approches plus positives d'exploitation des opportunités. © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  Motivations des entreprises pour s’engager pour le développement durable contrainte marché
Mettre en œuvre le développement durable Adopter des principes d’action  : amélioration continue, transparence ( accountability ), prévention, précaution… © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  domaine traditionnel de l'économie politique Nature Économie ressources pollutions Société Intégrer les trois piliers local CT simple compétition global LT complexe coopération Aborder les problèmes autrement
régulation et développement durable  des entreprises © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  institutions internationales normes internationales principes directeurs multinationales contrats : Global Compact, engagements volontaires parties intéressées systèmes de management indicateurs entreprises cotées (loi NRE) rapports de développement durable  GRI évaluation rating sensibilisation entités locales PME Agenda 21 locaux consolidation
Enjeux classés en 5 capitaux Le capital naturel   L’eau : consommation et pollution  L’énergie : Consommation, substitution renouvelable au fossile L'air : Pollution et gaz à effet de serre  (GES)  Les déchets  La biodiversité  Bruit et odeurs : pollutions internes et externes Le capital social   Gestion des retombées (externalités) économiques, environnementales et sociales  sur le territoire Communication interne  Système de management  Organisation et responsabilités  Participation, implication et motivation du personnel  Intégration territoriale de l'entreprise  Ouverture globale sur l’extérieur Promouvoir une culture sans corruption Le capital humain Travail : Conditions générales et ambiance  Equité  Emploi, compétences, formation  Gestion et prévention des risques  Le capital manufacturé Veille réglementaire Relations avec sous traitants,  fournisseurs Politique d’achat Produits / éco-socio-conception Transport des salariés  Transports et logistique  Gestion et conditions de stockage Fonctionnement et procédés Infrastructures (batiment) Le capital financier Gestion de la réputation Internalisation les coûts environnementaux et sociaux Management des problématiques de durabilité Répartition équitable de la valeur (actionnaires, clients personnel) Obligation redditionnelle et gouvernance Engagement de la direction, visions, valeurs, éthique Stratégie, politique et objectifs  Identification des parties intéressées et lien entre leurs attentes et la politique de l'entreprise Acceptation de nouveaux principes  Mesure de la performance  Communication externe, reporting enjeux de l’expérimentation, avec ajouts de SIGMA
Le management intégré de 5 types de capitaux Capital manufacturé Capital humain Capital social Naturel Capital financier SIGMA Practitioner’s Guide Consultation Draft – May 2003, p10 La perspective de long terme du développement durable peut être approchée par cinq types de capitaux qu'il faut préserver ou sur lesquels il faut investir.  © C. Brodhag, http://www.brodhag.org
Combiner les référentiels de management d’après Alain JOUNOT,  Groupe de Travail « Entreprise et développement durable »  AFNOR, document n°20, Cartographie des référentiels de management  Système de  Management de l’Entreprise Référentiels de démonstration etc…  Modèles de  système de management environ- nement ISO 14001 ISO 14004 qualité ISO  9001 ISO  9004 hygiène sécurité travail OHSAS 18001 BS  8800 SA 8000 AA 1000 social/ sociétal EMAS excellence EFQM SD 21000  Guide pour la prise en compte du développement durable dans la stratégie et le management de l’entreprise  Stratégie et Politique de l’Entreprise Economie Environnement Société vivable viable équitable durable
management du développement durable SD 21000 © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org  Retour d’information aux parties intéressées, Amélioration continue Mise à jour de l’identification des enjeux  Mise en œuvre Système de management Plan d’action Formation Communication Tableau de bord Evaluation et Communication des performances Reporting Stratégie de responsabilité sociétale Choix et priorités :  Enjeux significatifs  Vision et  valeurs de l’entreprise  Réglementation et standards Bonnes pratiques sectorielles Attentes parties des intéressées Principes de développement durable Identification des enjeux  Programme Action Objectifs Indicateurs Politique
impact direct et indirect apprentissage amélioration continue organisation  apprenante gain coût déchets solvants… bruit coûts de la maîtrise eau énergie gains dépenses motivation du personnel santé conditions de travail investissement social collectif prévention éco-conception
Comment mesurer la performance environnementale ? d’après Marion Personne Indicateur de suivi Indicateur de progrès Objectifs d'amélioration Direction de l'entreprise attentes des  parties intéressées Critères économiques Critères stratégiques autres entreprises bench marking impacts  environnementaux réels / mesurés / perçus... Valeur de référence  réglementaire valeurs mesurées Indicateur de conformité Pouvoirs publics reporting
© C. Brodhag EMSE, http://www.brodhag.org  Les Stakeholders entreprise direction les partenaires financiers banques assurances actionnaires investisseurs les partenaires économiques donneurs d’ordre sous-traitants distributeurs clients transporteurs traiteurs de déchets les groupes de pression associations médias pouvoirs publics  police envir t les institutionnels collectivités locales personnel
Les grands principes  du   D.D. Principes… de précaution de prévention d’économie et de bonne gestion de responsabilité de participation de solidarité dans le temps  et dans l’espace de transversalité et de globalité
La RSE Source de l’image:  http://earthfirst.com/why-youre-a-global-warming-denier/
La Responsabilité Sociale ou Sociétale de l’Entreprise (RSE)  est l’application aux entreprises du concept de développement durable.  Elle se fonde en effet sur les trois piliers –économique, social et environnemental- du développement durable.  Aux critères issus de ces piliers, s’ajoute celui de bonne gouvernance.  Il s’agit, concrètement, d’intégrer à la stratégie et à la gestion de l’entreprise des préoccupations sociales et environnementales, en se fondant sur l’idée que l’entreprise et la société ont, à long terme, les mêmes intérêts.   Source  (Easybourse.com)
Selon le  « livre vert » de la Commission Européenne paru en 2001, l’intégration des  préoccupations sociales et environnementales dans les activités et les relations avec les parties prenantes se fait sur une base volontaire.  Néanmoins, les pressions réglementaires sont de plus en plus nombreuses et l’engagement de l’entreprise pour une plus grande responsabilité sociétale n’est pas nécessairement un acte spontané  Plusieurs motifs économiques poussent également les entreprises à adopter des démarches responsables, en particulier, le risque d’image et la demande de bonne gouvernance de la part des investisseurs.
L’objectif premier de la gestion socialement responsable est d’améliorer l’image de la marque-entreprise dans un contexte de crise de confiance vis-à-vis des grands acteurs de l’économie internationale. L’attractivité de la marque dépend de plus en plus de la capacité de l’entreprise à être en phase avec les attentes de la société.  La RSE est donc un moyen de gérer une partie des risques qui menacent aussi bien l’entreprise que la société.
Comment l’idée de RSE a-t-elle émergée ? L’idée que les hommes d’affaires ont des responsabilités sociales émerge aux E.-U. à la fin du XIX° siècle    ancrage fort dans une tradition de philanthropie (ex. Andrew Carnegie,  cf.  Heald, 1970) et dans des fondements religieux (éthique protestante) Le développement de la doctrine de la RSE aux E.-U. suit ensuite un processus de  stop and go  qui épouse les contours de la dynamique de légitimation du système capitaliste américain (phases de crises et de croissance) pendant tout le XX° siècle  (voir Heald, 1961; 1970) Carroll (1979, 1999) attribue à  Howard Bowen  la paternité du concept « moderne » de RSE en management en faisant référence à son ouvrage de 1953 intitulé ‘ Social Responsibilities of the Businessman ’    Mais que contient cet ouvrage ? Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham
Dans son ouvrage Bowen analyse les facteurs expliquant l’émergence de la RSE… « Pourquoi est-ce que les hommes d’affaires d’aujourd’hui se sentent concernés par leurs responsabilités sociales ? […] Il est possible de diviser la réponse à cette question en trois parties : (1) parce qu’ils ont été  forcés  de se sentir plus concernés ;  (2) parce qu’ils ont été  persuadés  de la nécessité de se sentir plus concernés et  (3) parce que la séparation entre propriété et contrôle a créé des  conditions  qui ont été  favorables  à la prise en compte de ces responsabilités » (p. 103) Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham
Comment le concept de RSE a-t-il été défini et théorisé ? Quelques exemples de définitions… La PSE peut se définir comme la capacité à gérer et à satisfaire les différentes parties prenantes   de l’entreprise (définition construite) Clarkson (1995) La performance sociétale comme capacité à satisfaire les  stakeholders La PSE est « l’interaction sous-jacente entre les principes de responsabilité sociale, le processus de sensibilité sociale et les politiques mises en œuvre pour faire face aux problèmes sociaux » Wartick & Cochran  (1985) La performance sociétale comme intégration des approches de la RSE « La signification de la responsabilité sociétale ne peut être appréhendée qu’à travers l’interaction de trois principes : la légitimité, la responsabilité publique et la discrétion managériale, ces principes résultant de trois niveaux d’analyse, institutionnel, organisationnel et individuel » Wood (1991) Respecter des principes de déclinant au niveau institutionnel, organisationnel et managérial La responsabilité sociétale est « ce que la société attend des organisations en matière économique, légale, éthique et volontaire, à un moment donné » Carroll (1979) Répondre aux attentes de la société de manière volontaire « Rien n'est plus dangereux pour les fondements de notre société que l'idée d'une responsabilité sociale des entreprises autre que de générer un profit maximum pour leurs actionnaires » Friedman  (1962) Maximiser le profit pour les actionnaires La responsabilité sociétale est « [l'idée] selon laquelle les entreprises, au delà des prescriptions légales ou contractuelles, ont une obligation envers les acteurs sociétaux » Jones (1980) Agir au delà d'une responsabilité économique, contractuelle ou légale. Définition Source Type d'approche
approche  éthique approche  stratégique mesures empiriques développements théoriques fondements  utilitaristes fondements  volontaristes approche  positive approche  normative Comment le concept de RSE a-t-il été défini et théorisé ? Des contradictions persistantes : la RSE comme champ de tensions ? Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham Responsabilité Sociétale de l’Entreprise Ambiguïtés sémantiques, théoriques, idéologiques
Nombreux concepts proches Business Ethics GLOBAL CITIZENSHIP Principle of Public Responsibility Corporate Social Performance Stakeholder Management Sustainable Development Global Responsibility Corporate Citizenship CSR
Comment rendre compte de la diversité des approches de la RSE ? Une tentative de cartographie (Garriga & Melé, 2004) THEORIES INSTRUMENTALES LA RSE est un outil stratégique de construction de la performance E.g.  Maximizing Shareholder value strategies ,  Strategies for achieving competitive advantage ,  Cause-related marketing THEORIES POLITIQUES La RSE exprime des relations de pouvoir E.g.  Corporate citizenship ,  Integrative Social Contract Theories THEORIES ETHIQUES La RSE reflète les dimensions éthiques et les valeurs de la société E.g.  Universal rights ,  Sustainable development ,  Common Good approach THEORIES INTEGRATIVES  La RSE traduit l’idée que l’existence du monde des affaires dépends de la société E.g.  Stakeholder management ,  Social Issue Management ,  Corporate Social Performance Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham
Modèles rattachés Ex. Swanson (1995), Swanson (1999), Matten & Moon (2004) Modèles rattachés Ex. Rowley & Berman (2000), Mitnick (2000) Modèles rattachés Ex. Clarkson (1995), Wood & Jones (1995), Jones (1996) Modèles rattachés Ex. Carroll (1979), Wartick & Cochran (1985), Wood (1991) Comment rendre compte de la diversité des approches de la RSE ? Un cadre d’analyse de la PSE et de la RSE Source : Gond (2006) Orientation vers le  changement Orientation vers la  régulation  La PSE comme relation de pouvoir Vision sociopolitique de l’interface entreprise / société La PSE comme fonction sociale Vision fonctionnaliste de l’interface entreprise / société La PSE comme construction sociocognitive Vision constructiviste de l’interface entreprise / société Orientation vers l’ objectivité Orientation vers la subjectivité Vision culturaliste de l’interface entreprise / société La PSE comme produit culturel
La RSE a également des conséquences en termes de reporting, de gestion des données et de communication corporate. Dans le cadre de leur politique de RSE, les entreprises mettent en place des tableaux de bord, contenant des indicateurs de gestion environnementaux, sociaux et économiques.  Source image:  http://www.managementresponsable.com/responsabilite-sociale
Le constat à l’échelle de la planète: Les gaz à effet de serre engendrent un réchauffement planétaire La pollution de l’environnement  se propage Les réserves en eau fraiche se réduise Les forêt disparaissent  Les réserves de pétrole diminuent  Les prix des matières premières flambent De nouvelles puissances économiques émergent Les fossés entre pauvres et riches s’agrandissent L’injustice sociale est flagrante L’humanité  croît à grande vitesse : Moins d'1 milliard en 1800, 6,5 milliards aujourd'hui et environ 9 milliard s d’habitants en 2050 …. Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation  LE CONTEXTE MONDIAL
Dans un tel contexte, la mise en place d’une politique de développement durable dans l’entreprise est-elle un effet de mode ou est-elle un enjeu  majeur ? Face à une  mondialisation accélérée  les entreprises sont exposées à des risques croissants; L'entreprise doit maintenir un contrôle sur  les ressources externes  dont elle à besoin pour assurer  son développement; Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
Bénéfices de la responsabilité sociétale pour une entreprise le fait de favoriser une prise de décision plus éclairée, fondée sur  une meilleure appréhension des attentes de la société , des opportunités liées à la responsabilité sociétale (y compris une meilleure gestion des risques juridiques); l’amélioration des  pratiques de l’organisation dans le domaine du management des risques  ; l’amélioration de la  réputation de l’organisation  et le fait que l’opinion publique lui accorde encore plus sa confiance  l’amélioration de la compétitivité de l’organisation par rapport à ses concurrents , y compris l’accès à un financement et au statut de « partenaire privilégié » ; l’amélioration des relations avec ses parties prenantes  et de sa capacité d’innovation, par l’exposition à de nouvelles perspectives et à un éventail diversifié de parties prenantes  Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
l’amélioration du moral et de la motivation des employés , de la sécurité et de la santé des travailleurs, et le fait d’influer positivement sur la capacité de l’organisation à recruter, motiver et retenir ses employés ; le fait de réaliser des économies liées à l’ amélioration de la productivité et à la plus grande efficacité de l’utilisation des ressources , (énergie, eau …), à une réduction des déchets, au recyclage des chutes de production et à l’amélioration de la disponibilité des matières premières ; l’amélioration de la  fiabilité et de l'équité des transactions  par un engagement politique responsable, la libre concurrence et l’absence de corruption ; la prévention ou la réduction des  conflits potentiels avec les consommateurs  la contribution à la  pérennité de l’organisation  par la promotion de l’utilisation durable des ressources naturelles et des services en lien avec l’environnement ; Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation  Bénéfices de la responsabilité sociétale pour une entreprise
EXEMPLE : LE SERVICE ACHATS Rôle de la fonction achats : Mettre en œuvre la stratégie DD de la direction générale, le cas échéant Faire des propositions à la direction générale pour la mise en œuvre d’une stratégie DD  des achats (Analyse coûts/bénéfices à l’appui) Sur le plan pratique  : Connaitre les parties prenantes impliquées dans la réussite du projet Identifier le rapport des fournisseurs au DD Analyser la capacité des fournisseur d’adhérer à un programme DD Réaliser une cartographie des risques relatifs à une politique DD des achats Etudier l’impact à long terme d’une politique DD sur l’opérationnel et l’évolution de l’entreprise (vue globale) Mettre en place la documentation interne et externe nécessaires (charte DD, règles d’éthique, contrats fournisseurs…) Définir les indicateurs de performance à appliquer Communiquer aux parties prenantes  Mettre en œuvre et auditer Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
Questions centrales de RSE Pour définir le périmètre de sa responsabilité sociétale,  identifier des domaines d’action pertinents et fixer ses  priorités, il convient que l’organisation aborde les  questions  centrales  suivantes : la gouvernance de l’organisation ; les droits de l’Homme ; les relations et conditions de travail ;  l’environnement ;  les bonnes pratiques des affaires ;  les questions relatives aux consommateurs ; et l’engagement sociétal. Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
Les atouts pour l’entreprise: Transformer les contraintes en opportunités dans le contexte de marché nouveau, Faire évoluer leurs modèles:de production et de consommation Intégrer dans sa stratégie et sa gestion opérationnelle,ces nouvelles attentes ou exigences Une acculturation nécessaire:communication nouvelle,concertation et collaboration avec les diverses parties intéressées. L’entreprise contribuera à faire évoluer la prise de conscience et les comportements des consommateurs S’adapter et mesurer pour progresser La responsabilité Sociale des Entreprises:vision élargie de la responsabilité de l’entreprise Une création de valeur élargie  Une implication de toute l’entreprise Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
Les difficultés initiales: Pour fixer des objectifs : jeunesse du concept, un rythme à trouver,un esprit d’écoute et d’ouverture, Pour gérer la démarche dans le temps: long terme plus que court terme, Pour gérer l’innovation et le changement  requis:anticiper dans un contexte évolutif,être réactif aux risques,développer l’aptitude à l’adaptation,convaincre par les faits tant en interne qu’en externe, Les évolutions dans les pratiques managériales et la culture d’entreprise : La gouvernance: fondé sur la transparence,la concertation et le contrat,le développement durable induit  entre autres de nouveaux principes et de pratiques de gouvernance, L’amélioration continue: appliqué selon le cycle PDCA et un des principes du management par la qualité, La prise en compte de la totalité des parties intéressées (prenantes) Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
L’approche stratégique: L’actualisation des principes et pratiques de gouvernance de l’entreprise: Engagement de la direction, Définir ou redéfinir ses valeurs au regard des principes du DD, Adaptations plus ou moins profondes de la politique,de ces stratégies,des objectifs généraux de l’entreprise, L’ouverture vers les parties intéressées: Identifier les attentes des parties intéressées:actionnaires,clients,salariés,société civile et environnement, Prendre en compte leurs attentes pour  des relations équilibrées, S’assurer du degré de satisfaction de ces parties intéressées, L’état des lieux et analyse du marché, Prendre en compte d’autres facteurs: Les principes universels (droits de l’homme,conventions OIT…) Les lois et règlements internationaux applicables dans les pays d’intervention Des considérations liées au commerce équitable et à la juste rétribution du travail et des ressources, Des engagements de la profession ou de l’entreprise elle-même. Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
L’approche stratégique: L’évaluation des risques: Évaluer les conséquences,positives ou négatives associés aux aspects économiques,environnementaux et sociaux des facteurs identifiés ( attentes des parties intéressées,réglementation et normes,bonnes pratiques sectorielles,initiatives de la concurrence…), Les risques et/ou opportunités peuvent avoir des répercussions directes (charge,provisions,gain,ou perte de marché…) ou indirectes (démissions,licenciements,impact médiatique,évolution de la cotation boursière…) L’identification des enjeux significatifs: Les enjeux de l’activité directe de l’entreprise ainsi que ceux des étapes amont et aval, Les enjeux liés aux produits et services de l’entreprise dans une approche cycle de vie Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
Mise en œuvre de la démarche: Responsabilité de la direction:  L’évolution du système de gouvernance: Engagement et implication de la direction: L’élaboration de la politique: La mise en œuvre et le suivi du plan d’actions: Le suivi et la mesure des impacts significatifs, Les indicateurs dits « de développement durable » La revue de direction, L’amélioration continue, Gestion de l’information et de la communication: Gérer les relations avec les parties intéressées, Gérer la communication interne Gérer la communication externe (Rapport Développement Durable) Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
Une entreprise incapable de générer une image socialement acceptable met inévitablement en danger sa rentabilité future. Si le risque de réputation paraît le plus évident, le champ des risques couverts par une démarche socialement responsable est bien plus large et dépend largement du secteur d’activité de l’entreprise.  Il est donc indispensable pour chaque organisation d’évaluer la criticité de son exposition aux risques et aux enjeux sociaux et environnementaux, et la nature de ces risques.
CONCLUSION Il paraît  légitime de se demander si ces choix responsables ne créent pas également de nouveaux revenus pour les entreprises Le développement durable constitue également une opportunité de progrès pour l’entreprise C’est l’occasion pour elle d’améliorer sa position concurrentielle en développant la différentiation de son offre et de son image grâce à l’innovation, mais aussi de dynamiser sa culture d’entreprise et de générer une véritable adhésion de ses salariés et de ses partenaires au projet de l’organisation, enfin il permet de mettre en place une véritable politique d’efficience, particulièrement dans les entreprises industrielles, afin d’économiser les ressources tout en maximisant la création de valeur
 
QUESTIONS ?
Pour en savoir plus
SOURCES http://www.easybourse.com/Website/article/3041-responsabilite-societale-de-l-entreprise-et-capital-immateriel.php Enjeux croisés des Stratégies nationales de développement durable et de la responsabilitésociétale des entreprises. Expériences et négociations en cours Christian Brodhag, Délégué interministériel au développement durable, France http://brodhag.org   Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil  Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation

Du développement durable à la Responsabilité sociétale

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    Du développement durable(DD) à la responsabilité sociétale (RSE) Jacques Folon Chargé de cours ICHEC Professeur invité Université de Metz
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    La RSE s’inscritdans le contexte du DD mais ce sont deux notions différentes
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    Le Développement Durable: Concept macro-économique et macro-social à l’échelle planétaire, et qui ne s’applique donc pas tel quel aux entreprises. Néanmoins ce concept la concerne dans ses finalités, dans la conception de son organisation, de ses décisions managériales en lui donnant un cadre de référence plus global qui peut influencer ses valeurs, sa mission, sa stratégie. La RSE est la manière dont l’entreprise met en perspective en son sein des principes liés à son rôle au sein de la société
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    Définition du développementdurable « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.  Deux concepts sont inhérents à cette notion : - le concept de "besoin", et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et - l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale imposent sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. » Rapport Brundtland : Notre Avenir à Tous, rapport de la Commission Mondiale sur l'Environnement et le Développement, Les Editions du Fleuve, 1987, p 51
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    Les grandes datesdu développement durable d’après AFNOR © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org 1992 Sommet de la Terre, Rio développement durable gouvernements, nations 1987 Commission Brundtland 1972 Conférence des Nations Unies sur l’environnement, Stockholm scientifiques et ONG halte à la croissance et protection de l’environnement écodéveloppement évolution des concepts 1970 1980 1990 2000 évolution des acteurs RSE performance économique, sociale et environnementale entreprises Responsabilité Sociétale des Entreprises Rio +5 CDD6 2002, Sommet mondial du développement durable, Johannesburg consommateurs
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    La contradiction entre l' environnement et le développement énoncée par le Club de Rome au début des années 70 pourrait être résolue par la recherche d’un nouveau mode de développement pour lequel la croissance économique serait découplée de la pression sur l’environnement. La commission Brundtland propose en 1987 : le développement durable. d’après Aurélien Boutaud, ENSM-SE, RAE Le développement durable, une coopération entre environnement & développement Environnement dégradé Economie développée Jeu à somme nulle Environnement dégradé Economie sous-développée Jeu à somme négative Environnement préservé Economie sous-développée Jeu à somme nulle Approches compétitives Environnement préservé Economie développée Jeu à somme positive Approche coopérative Développement durable
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    Quels indicateurs ?L’empreinte écologique La surface biologiquement productive sur terre qui est la base commune des écosystèmes et de l'humanité est limitée. L’empreinte écologique mesure la surface nécessaire pour produire les ressources consommées par la population, et pour absorber les déchets qu’elle produit. La surface productive de la Terre disponible pour le développement est de 11,4 milliards d’hectares, soit en moyenne 1,9 ha/habitant or elle était en 1999 de 2,3 ha soit 20% au dessus. L’empreinte écologique permet d’estimer la durabilité environnementale L’indicateur de développement humain L’IDH est une mesure indicative et non exhaustive du développement humain, créé par le PNUD en 1990. Il intègre le niveau de vie (PNB/tête), l’espérance de vie et le niveau d’instruction et d’accès au savoir (alphabétisation des adultes et scolarisation des enfants). Un objectif d’IDH de 0,8 a été fixé par les Nations Unies L’indicateur de développement humain permet d’estimer la durabilité sociale et économique © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org
  • 9.
    Le développement durable,une coopération environnement & développement : proposition de méthode d'évaluation développement durable © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org IDH, niveau moyen Environnement dégradé Economie développée Environnement dégradé Economie sous-développée Environnement protégé Economie sous-développée 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Empreinte écologique (ha/hab) Besoins des générations futures 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 11 Indicateur de développement humain –IDH) Besoins des générations actuelles Niveau de durabilité écologique
  • 10.
    Performance des nationsen matière de développement durable : combien de planètes d’après Aurélien Boutaud, ENSMSE, RAE © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org USA, Australie, Canada Europe du Nord et de l'Ouest Europe du Sud + "NPI" Pays "émergents" d'Asie et d'Amérique du Sud (+ Turquie) Pays "émergents" d'Afrique du Nord, Moyen Orient, Asie Pays en voie de développement d'Asie et d'Afrique 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Empreinte écologique (ha/hab) Besoins des générations futures 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 11 Indicateur de développement humain –IDH) Besoins des générations actuelles
  • 11.
    Du chemin dudéveloppement "classique" aux chemins du développement durable d’après Aurélien Boutaud, ENSMSE, RAE 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Empreinte écologique (ha/hab) Besoins des générations futures 0 0,1 0,2 0,3 0,4 0,5 0,6 0,7 0,8 0,9 1 11 Indicateur de développement humain –IDH) Besoins des générations actuelles : chemin du développement "classique" développement durable : chemins du développement durable les « chemins » souhaitables diffèrent mais tentent de susciter une convergence à long terme écologiquement viable et politiquement acceptable. /5 /3
  • 12.
    Analyse rétrospective :« backcasting » : partir des objectifs de long terme pour bâtir des stratégies Diminuer d’un facteur 5 les besoins en énergie matières premières fermeture de boucles de recyclage pas de substances dangereuses dans l’environnement 2000 2050 Dates et chiffres actualisés d’après J. Goldenberg et coll., An end use oriented global energy strategy, annual Review of Energy, 1985, pp. 613-688, cité dans Agenda 21 - Implementation Issues in the European Union, European Environmental Addvisory Councils, H. Wiggering & A. Sandhövel, Kluwer Law Int.1995 Le Programme d’action de Johannesburg propose un programme décennal visant à changer les modes de production et de consommation, fondé sur la maîtrise du cycle de vie en partant des besoins (habitat…). La gestion du changement (technologie et organisation sociale) produit service service © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org construction transport industrie agriculture ................. ................. habitat mobilité vêtements alimentation ................. .................
  • 13.
  • 14.
    ISO 26000 Visionglobale http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/9d/PanoramaISO26000.jpg
  • 15.
    éthique partagée systèmesde management réglementation marketing communication anticipation des opportunités anticipation des risques Les entreprises ont en général une de ces six clés d'entrée pour s'engager dans le développement durable. Pour avoir une véritable stratégie de développement durable elles doivent aller au-delà de cette première approche et maîtriser l'ensemble et surtout passer des approches de risques vers des approches plus positives d'exploitation des opportunités. © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org Motivations des entreprises pour s’engager pour le développement durable contrainte marché
  • 16.
    Mettre en œuvrele développement durable Adopter des principes d’action : amélioration continue, transparence ( accountability ), prévention, précaution… © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org domaine traditionnel de l'économie politique Nature Économie ressources pollutions Société Intégrer les trois piliers local CT simple compétition global LT complexe coopération Aborder les problèmes autrement
  • 17.
    régulation et développementdurable des entreprises © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org institutions internationales normes internationales principes directeurs multinationales contrats : Global Compact, engagements volontaires parties intéressées systèmes de management indicateurs entreprises cotées (loi NRE) rapports de développement durable GRI évaluation rating sensibilisation entités locales PME Agenda 21 locaux consolidation
  • 18.
    Enjeux classés en5 capitaux Le capital naturel L’eau : consommation et pollution L’énergie : Consommation, substitution renouvelable au fossile L'air : Pollution et gaz à effet de serre (GES) Les déchets La biodiversité Bruit et odeurs : pollutions internes et externes Le capital social Gestion des retombées (externalités) économiques, environnementales et sociales sur le territoire Communication interne Système de management Organisation et responsabilités Participation, implication et motivation du personnel Intégration territoriale de l'entreprise Ouverture globale sur l’extérieur Promouvoir une culture sans corruption Le capital humain Travail : Conditions générales et ambiance Equité Emploi, compétences, formation Gestion et prévention des risques Le capital manufacturé Veille réglementaire Relations avec sous traitants, fournisseurs Politique d’achat Produits / éco-socio-conception Transport des salariés Transports et logistique Gestion et conditions de stockage Fonctionnement et procédés Infrastructures (batiment) Le capital financier Gestion de la réputation Internalisation les coûts environnementaux et sociaux Management des problématiques de durabilité Répartition équitable de la valeur (actionnaires, clients personnel) Obligation redditionnelle et gouvernance Engagement de la direction, visions, valeurs, éthique Stratégie, politique et objectifs Identification des parties intéressées et lien entre leurs attentes et la politique de l'entreprise Acceptation de nouveaux principes Mesure de la performance Communication externe, reporting enjeux de l’expérimentation, avec ajouts de SIGMA
  • 19.
    Le management intégréde 5 types de capitaux Capital manufacturé Capital humain Capital social Naturel Capital financier SIGMA Practitioner’s Guide Consultation Draft – May 2003, p10 La perspective de long terme du développement durable peut être approchée par cinq types de capitaux qu'il faut préserver ou sur lesquels il faut investir. © C. Brodhag, http://www.brodhag.org
  • 20.
    Combiner les référentielsde management d’après Alain JOUNOT, Groupe de Travail « Entreprise et développement durable » AFNOR, document n°20, Cartographie des référentiels de management Système de Management de l’Entreprise Référentiels de démonstration etc… Modèles de système de management environ- nement ISO 14001 ISO 14004 qualité ISO 9001 ISO 9004 hygiène sécurité travail OHSAS 18001 BS 8800 SA 8000 AA 1000 social/ sociétal EMAS excellence EFQM SD 21000 Guide pour la prise en compte du développement durable dans la stratégie et le management de l’entreprise Stratégie et Politique de l’Entreprise Economie Environnement Société vivable viable équitable durable
  • 21.
    management du développementdurable SD 21000 © C. Brodhag, ENSM SE, http://www.brodhag.org Retour d’information aux parties intéressées, Amélioration continue Mise à jour de l’identification des enjeux Mise en œuvre Système de management Plan d’action Formation Communication Tableau de bord Evaluation et Communication des performances Reporting Stratégie de responsabilité sociétale Choix et priorités : Enjeux significatifs Vision et valeurs de l’entreprise Réglementation et standards Bonnes pratiques sectorielles Attentes parties des intéressées Principes de développement durable Identification des enjeux Programme Action Objectifs Indicateurs Politique
  • 22.
    impact direct etindirect apprentissage amélioration continue organisation apprenante gain coût déchets solvants… bruit coûts de la maîtrise eau énergie gains dépenses motivation du personnel santé conditions de travail investissement social collectif prévention éco-conception
  • 23.
    Comment mesurer laperformance environnementale ? d’après Marion Personne Indicateur de suivi Indicateur de progrès Objectifs d'amélioration Direction de l'entreprise attentes des parties intéressées Critères économiques Critères stratégiques autres entreprises bench marking impacts environnementaux réels / mesurés / perçus... Valeur de référence réglementaire valeurs mesurées Indicateur de conformité Pouvoirs publics reporting
  • 24.
    © C. BrodhagEMSE, http://www.brodhag.org Les Stakeholders entreprise direction les partenaires financiers banques assurances actionnaires investisseurs les partenaires économiques donneurs d’ordre sous-traitants distributeurs clients transporteurs traiteurs de déchets les groupes de pression associations médias pouvoirs publics police envir t les institutionnels collectivités locales personnel
  • 25.
    Les grands principes du D.D. Principes… de précaution de prévention d’économie et de bonne gestion de responsabilité de participation de solidarité dans le temps et dans l’espace de transversalité et de globalité
  • 26.
    La RSE Sourcede l’image: http://earthfirst.com/why-youre-a-global-warming-denier/
  • 27.
    La Responsabilité Socialeou Sociétale de l’Entreprise (RSE) est l’application aux entreprises du concept de développement durable. Elle se fonde en effet sur les trois piliers –économique, social et environnemental- du développement durable. Aux critères issus de ces piliers, s’ajoute celui de bonne gouvernance. Il s’agit, concrètement, d’intégrer à la stratégie et à la gestion de l’entreprise des préoccupations sociales et environnementales, en se fondant sur l’idée que l’entreprise et la société ont, à long terme, les mêmes intérêts. Source (Easybourse.com)
  • 28.
    Selon le  «livre vert » de la Commission Européenne paru en 2001, l’intégration des  préoccupations sociales et environnementales dans les activités et les relations avec les parties prenantes se fait sur une base volontaire. Néanmoins, les pressions réglementaires sont de plus en plus nombreuses et l’engagement de l’entreprise pour une plus grande responsabilité sociétale n’est pas nécessairement un acte spontané Plusieurs motifs économiques poussent également les entreprises à adopter des démarches responsables, en particulier, le risque d’image et la demande de bonne gouvernance de la part des investisseurs.
  • 29.
    L’objectif premier dela gestion socialement responsable est d’améliorer l’image de la marque-entreprise dans un contexte de crise de confiance vis-à-vis des grands acteurs de l’économie internationale. L’attractivité de la marque dépend de plus en plus de la capacité de l’entreprise à être en phase avec les attentes de la société. La RSE est donc un moyen de gérer une partie des risques qui menacent aussi bien l’entreprise que la société.
  • 30.
    Comment l’idée deRSE a-t-elle émergée ? L’idée que les hommes d’affaires ont des responsabilités sociales émerge aux E.-U. à la fin du XIX° siècle  ancrage fort dans une tradition de philanthropie (ex. Andrew Carnegie, cf. Heald, 1970) et dans des fondements religieux (éthique protestante) Le développement de la doctrine de la RSE aux E.-U. suit ensuite un processus de stop and go qui épouse les contours de la dynamique de légitimation du système capitaliste américain (phases de crises et de croissance) pendant tout le XX° siècle (voir Heald, 1961; 1970) Carroll (1979, 1999) attribue à Howard Bowen la paternité du concept « moderne » de RSE en management en faisant référence à son ouvrage de 1953 intitulé ‘ Social Responsibilities of the Businessman ’  Mais que contient cet ouvrage ? Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham
  • 31.
    Dans son ouvrageBowen analyse les facteurs expliquant l’émergence de la RSE… « Pourquoi est-ce que les hommes d’affaires d’aujourd’hui se sentent concernés par leurs responsabilités sociales ? […] Il est possible de diviser la réponse à cette question en trois parties : (1) parce qu’ils ont été forcés de se sentir plus concernés ; (2) parce qu’ils ont été persuadés de la nécessité de se sentir plus concernés et (3) parce que la séparation entre propriété et contrôle a créé des conditions qui ont été favorables à la prise en compte de ces responsabilités » (p. 103) Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham
  • 32.
    Comment le conceptde RSE a-t-il été défini et théorisé ? Quelques exemples de définitions… La PSE peut se définir comme la capacité à gérer et à satisfaire les différentes parties prenantes de l’entreprise (définition construite) Clarkson (1995) La performance sociétale comme capacité à satisfaire les stakeholders La PSE est « l’interaction sous-jacente entre les principes de responsabilité sociale, le processus de sensibilité sociale et les politiques mises en œuvre pour faire face aux problèmes sociaux » Wartick & Cochran (1985) La performance sociétale comme intégration des approches de la RSE « La signification de la responsabilité sociétale ne peut être appréhendée qu’à travers l’interaction de trois principes : la légitimité, la responsabilité publique et la discrétion managériale, ces principes résultant de trois niveaux d’analyse, institutionnel, organisationnel et individuel » Wood (1991) Respecter des principes de déclinant au niveau institutionnel, organisationnel et managérial La responsabilité sociétale est « ce que la société attend des organisations en matière économique, légale, éthique et volontaire, à un moment donné » Carroll (1979) Répondre aux attentes de la société de manière volontaire « Rien n'est plus dangereux pour les fondements de notre société que l'idée d'une responsabilité sociale des entreprises autre que de générer un profit maximum pour leurs actionnaires » Friedman (1962) Maximiser le profit pour les actionnaires La responsabilité sociétale est « [l'idée] selon laquelle les entreprises, au delà des prescriptions légales ou contractuelles, ont une obligation envers les acteurs sociétaux » Jones (1980) Agir au delà d'une responsabilité économique, contractuelle ou légale. Définition Source Type d'approche
  • 33.
    approche éthiqueapproche stratégique mesures empiriques développements théoriques fondements utilitaristes fondements volontaristes approche positive approche normative Comment le concept de RSE a-t-il été défini et théorisé ? Des contradictions persistantes : la RSE comme champ de tensions ? Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham Responsabilité Sociétale de l’Entreprise Ambiguïtés sémantiques, théoriques, idéologiques
  • 34.
    Nombreux concepts prochesBusiness Ethics GLOBAL CITIZENSHIP Principle of Public Responsibility Corporate Social Performance Stakeholder Management Sustainable Development Global Responsibility Corporate Citizenship CSR
  • 35.
    Comment rendre comptede la diversité des approches de la RSE ? Une tentative de cartographie (Garriga & Melé, 2004) THEORIES INSTRUMENTALES LA RSE est un outil stratégique de construction de la performance E.g. Maximizing Shareholder value strategies , Strategies for achieving competitive advantage , Cause-related marketing THEORIES POLITIQUES La RSE exprime des relations de pouvoir E.g. Corporate citizenship , Integrative Social Contract Theories THEORIES ETHIQUES La RSE reflète les dimensions éthiques et les valeurs de la société E.g. Universal rights , Sustainable development , Common Good approach THEORIES INTEGRATIVES La RSE traduit l’idée que l’existence du monde des affaires dépends de la société E.g. Stakeholder management , Social Issue Management , Corporate Social Performance Source: Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham
  • 36.
    Modèles rattachés Ex.Swanson (1995), Swanson (1999), Matten & Moon (2004) Modèles rattachés Ex. Rowley & Berman (2000), Mitnick (2000) Modèles rattachés Ex. Clarkson (1995), Wood & Jones (1995), Jones (1996) Modèles rattachés Ex. Carroll (1979), Wartick & Cochran (1985), Wood (1991) Comment rendre compte de la diversité des approches de la RSE ? Un cadre d’analyse de la PSE et de la RSE Source : Gond (2006) Orientation vers le changement Orientation vers la régulation La PSE comme relation de pouvoir Vision sociopolitique de l’interface entreprise / société La PSE comme fonction sociale Vision fonctionnaliste de l’interface entreprise / société La PSE comme construction sociocognitive Vision constructiviste de l’interface entreprise / société Orientation vers l’ objectivité Orientation vers la subjectivité Vision culturaliste de l’interface entreprise / société La PSE comme produit culturel
  • 37.
    La RSE aégalement des conséquences en termes de reporting, de gestion des données et de communication corporate. Dans le cadre de leur politique de RSE, les entreprises mettent en place des tableaux de bord, contenant des indicateurs de gestion environnementaux, sociaux et économiques. Source image: http://www.managementresponsable.com/responsabilite-sociale
  • 38.
    Le constat àl’échelle de la planète: Les gaz à effet de serre engendrent un réchauffement planétaire La pollution de l’environnement se propage Les réserves en eau fraiche se réduise Les forêt disparaissent Les réserves de pétrole diminuent Les prix des matières premières flambent De nouvelles puissances économiques émergent Les fossés entre pauvres et riches s’agrandissent L’injustice sociale est flagrante L’humanité croît à grande vitesse : Moins d'1 milliard en 1800, 6,5 milliards aujourd'hui et environ 9 milliard s d’habitants en 2050 …. Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation LE CONTEXTE MONDIAL
  • 39.
    Dans un telcontexte, la mise en place d’une politique de développement durable dans l’entreprise est-elle un effet de mode ou est-elle un enjeu majeur ? Face à une mondialisation accélérée les entreprises sont exposées à des risques croissants; L'entreprise doit maintenir un contrôle sur les ressources externes dont elle à besoin pour assurer son développement; Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
  • 40.
    Bénéfices de laresponsabilité sociétale pour une entreprise le fait de favoriser une prise de décision plus éclairée, fondée sur une meilleure appréhension des attentes de la société , des opportunités liées à la responsabilité sociétale (y compris une meilleure gestion des risques juridiques); l’amélioration des pratiques de l’organisation dans le domaine du management des risques ; l’amélioration de la réputation de l’organisation et le fait que l’opinion publique lui accorde encore plus sa confiance l’amélioration de la compétitivité de l’organisation par rapport à ses concurrents , y compris l’accès à un financement et au statut de « partenaire privilégié » ; l’amélioration des relations avec ses parties prenantes et de sa capacité d’innovation, par l’exposition à de nouvelles perspectives et à un éventail diversifié de parties prenantes Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
  • 41.
    l’amélioration du moralet de la motivation des employés , de la sécurité et de la santé des travailleurs, et le fait d’influer positivement sur la capacité de l’organisation à recruter, motiver et retenir ses employés ; le fait de réaliser des économies liées à l’ amélioration de la productivité et à la plus grande efficacité de l’utilisation des ressources , (énergie, eau …), à une réduction des déchets, au recyclage des chutes de production et à l’amélioration de la disponibilité des matières premières ; l’amélioration de la fiabilité et de l'équité des transactions par un engagement politique responsable, la libre concurrence et l’absence de corruption ; la prévention ou la réduction des conflits potentiels avec les consommateurs la contribution à la pérennité de l’organisation par la promotion de l’utilisation durable des ressources naturelles et des services en lien avec l’environnement ; Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation Bénéfices de la responsabilité sociétale pour une entreprise
  • 42.
    EXEMPLE : LESERVICE ACHATS Rôle de la fonction achats : Mettre en œuvre la stratégie DD de la direction générale, le cas échéant Faire des propositions à la direction générale pour la mise en œuvre d’une stratégie DD des achats (Analyse coûts/bénéfices à l’appui) Sur le plan pratique : Connaitre les parties prenantes impliquées dans la réussite du projet Identifier le rapport des fournisseurs au DD Analyser la capacité des fournisseur d’adhérer à un programme DD Réaliser une cartographie des risques relatifs à une politique DD des achats Etudier l’impact à long terme d’une politique DD sur l’opérationnel et l’évolution de l’entreprise (vue globale) Mettre en place la documentation interne et externe nécessaires (charte DD, règles d’éthique, contrats fournisseurs…) Définir les indicateurs de performance à appliquer Communiquer aux parties prenantes Mettre en œuvre et auditer Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
  • 43.
    Source: Comment concilierefficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
  • 44.
    Questions centrales deRSE Pour définir le périmètre de sa responsabilité sociétale, identifier des domaines d’action pertinents et fixer ses priorités, il convient que l’organisation aborde les questions centrales suivantes : la gouvernance de l’organisation ; les droits de l’Homme ; les relations et conditions de travail ; l’environnement ; les bonnes pratiques des affaires ; les questions relatives aux consommateurs ; et l’engagement sociétal. Source: Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation
  • 45.
    Les atouts pourl’entreprise: Transformer les contraintes en opportunités dans le contexte de marché nouveau, Faire évoluer leurs modèles:de production et de consommation Intégrer dans sa stratégie et sa gestion opérationnelle,ces nouvelles attentes ou exigences Une acculturation nécessaire:communication nouvelle,concertation et collaboration avec les diverses parties intéressées. L’entreprise contribuera à faire évoluer la prise de conscience et les comportements des consommateurs S’adapter et mesurer pour progresser La responsabilité Sociale des Entreprises:vision élargie de la responsabilité de l’entreprise Une création de valeur élargie Une implication de toute l’entreprise Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
  • 46.
    Les difficultés initiales:Pour fixer des objectifs : jeunesse du concept, un rythme à trouver,un esprit d’écoute et d’ouverture, Pour gérer la démarche dans le temps: long terme plus que court terme, Pour gérer l’innovation et le changement requis:anticiper dans un contexte évolutif,être réactif aux risques,développer l’aptitude à l’adaptation,convaincre par les faits tant en interne qu’en externe, Les évolutions dans les pratiques managériales et la culture d’entreprise : La gouvernance: fondé sur la transparence,la concertation et le contrat,le développement durable induit entre autres de nouveaux principes et de pratiques de gouvernance, L’amélioration continue: appliqué selon le cycle PDCA et un des principes du management par la qualité, La prise en compte de la totalité des parties intéressées (prenantes) Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
  • 47.
    L’approche stratégique: L’actualisationdes principes et pratiques de gouvernance de l’entreprise: Engagement de la direction, Définir ou redéfinir ses valeurs au regard des principes du DD, Adaptations plus ou moins profondes de la politique,de ces stratégies,des objectifs généraux de l’entreprise, L’ouverture vers les parties intéressées: Identifier les attentes des parties intéressées:actionnaires,clients,salariés,société civile et environnement, Prendre en compte leurs attentes pour des relations équilibrées, S’assurer du degré de satisfaction de ces parties intéressées, L’état des lieux et analyse du marché, Prendre en compte d’autres facteurs: Les principes universels (droits de l’homme,conventions OIT…) Les lois et règlements internationaux applicables dans les pays d’intervention Des considérations liées au commerce équitable et à la juste rétribution du travail et des ressources, Des engagements de la profession ou de l’entreprise elle-même. Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
  • 48.
    L’approche stratégique: L’évaluationdes risques: Évaluer les conséquences,positives ou négatives associés aux aspects économiques,environnementaux et sociaux des facteurs identifiés ( attentes des parties intéressées,réglementation et normes,bonnes pratiques sectorielles,initiatives de la concurrence…), Les risques et/ou opportunités peuvent avoir des répercussions directes (charge,provisions,gain,ou perte de marché…) ou indirectes (démissions,licenciements,impact médiatique,évolution de la cotation boursière…) L’identification des enjeux significatifs: Les enjeux de l’activité directe de l’entreprise ainsi que ceux des étapes amont et aval, Les enjeux liés aux produits et services de l’entreprise dans une approche cycle de vie Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
  • 49.
    Mise en œuvrede la démarche: Responsabilité de la direction: L’évolution du système de gouvernance: Engagement et implication de la direction: L’élaboration de la politique: La mise en œuvre et le suivi du plan d’actions: Le suivi et la mesure des impacts significatifs, Les indicateurs dits « de développement durable » La revue de direction, L’amélioration continue, Gestion de l’information et de la communication: Gérer les relations avec les parties intéressées, Gérer la communication interne Gérer la communication externe (Rapport Développement Durable) Source: Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil
  • 50.
    Une entreprise incapablede générer une image socialement acceptable met inévitablement en danger sa rentabilité future. Si le risque de réputation paraît le plus évident, le champ des risques couverts par une démarche socialement responsable est bien plus large et dépend largement du secteur d’activité de l’entreprise. Il est donc indispensable pour chaque organisation d’évaluer la criticité de son exposition aux risques et aux enjeux sociaux et environnementaux, et la nature de ces risques.
  • 51.
    CONCLUSION Il paraît légitime de se demander si ces choix responsables ne créent pas également de nouveaux revenus pour les entreprises Le développement durable constitue également une opportunité de progrès pour l’entreprise C’est l’occasion pour elle d’améliorer sa position concurrentielle en développant la différentiation de son offre et de son image grâce à l’innovation, mais aussi de dynamiser sa culture d’entreprise et de générer une véritable adhésion de ses salariés et de ses partenaires au projet de l’organisation, enfin il permet de mettre en place une véritable politique d’efficience, particulièrement dans les entreprises industrielles, afin d’économiser les ressources tout en maximisant la création de valeur
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    SOURCES http://www.easybourse.com/Website/article/3041-responsabilite-societale-de-l-entreprise-et-capital-immateriel.php Enjeuxcroisés des Stratégies nationales de développement durable et de la responsabilitésociétale des entreprises. Expériences et négociations en cours Christian Brodhag, Délégué interministériel au développement durable, France http://brodhag.org Les fondements théoriques de la RSE, JP Gond,ICCSR, University of Nottingham Responsabilité sociétales des entreprises, CCI de l’Oise, Aedia conseil Comment concilier efficacité économique et développement durable, JC Pannekouke & D. Rhases, HBF Training &Groupe Formation

Notes de l'éditeur