Fièvre de l’enfant : quoi de 9 ?Fièvre de l’enfant : quoi de 9 ?
Dr R.TERKI HASSAINE
EHS Canastel
Le traitement antipyrétique est il toujours justifiée ?
Généralités - IntroductionGénéralités - Introduction
La fièvre = élévation de la température
centrale au-dessus de 38°C,
•en l’absence d’activité physique intense,
•chez un enfant normalement couvert ,
•dans une température ambiante tempérée.
Fièvre « isolée »Fièvre « isolée »
< 5 jours et bien supportée : seul
traitement antithermique … et réévaluer
> 5 jours et/ou mal supportée : examen
complémentaires ++
oFNS – VS – CRP – ECBU – Hémocultures
oRP
oPL ? systématique avant 3 mois ++ à discuter
toujours avant 2 ans ++
Fréquence des IBS chez l’enfantFréquence des IBS chez l’enfant
fébrile selon l’fébrile selon l’âgeâge
Selon l’âge :
◦ < 1 mois 8,7%
◦ 1-3 mois 6-9%
◦ 3-24 mois 2-3% bactériémies occultes
Fréquence des IBS chez le nourrisson (3-Fréquence des IBS chez le nourrisson (3-
36 mois) fébrile selon le degré de fièvre36 mois) fébrile selon le degré de fièvre
0,0%
1,0%
2,0%
3,0%
4,0%
5,0%
6,0%
7,0%
8,0%
9,0%
10,0%
<39,4 39,5 - 39,9 40 - 40,4 40,5 - 40,9 >41
Examens biologiques recommandésExamens biologiques recommandés
Nourrisson < 1 moisNourrisson < 1 mois
Systématique
◦ NFS, CRP, ECBU, hémoculture, PL, RP
Définition du bas risque infectieux:
 5000 < GB < 15 000
 CRP < 20 (pour une fièvre > 12h)
 ECBU négatif au direct
 PL normale
 RxP normale
Fièvre aiguë entre 1 et 3 moisFièvre aiguë entre 1 et 3 mois
Examens recommandés :
◦ NFS, CRP, ECBU,
◦ +/- RP, +/- PL
Définition des enfants à bas risques:
◦ 5000 < GB< 15000
◦ CRP< 20 mg/l (début de la fièvre)
◦ ECBU stérile
Après 3 moisAprès 3 mois
En fonction de l’examen clinique et
des signes de gravité.
Utilisation de scores cliniques
possibles.
NFS, CRP
ECBU
RP et +/- PL
SCORE DE GRAVITE CLINIQUESCORE DE GRAVITE CLINIQUE
Echelle d'observation deYale simplifiée (Mc Carthy 1980)Echelle d'observation deYale simplifiée (Mc Carthy 1980)
Fièvre du nourrissonFièvre du nourrisson, valable surtout après 3 mois, valable surtout après 3 mois
Observation Normal
(1 point)
Anormal
(3 points)
Très anormal
(5 points)
Cri 0 ou fort pleurniche faible ou geignard
Tonus normal hypotonie Hypotonie ++
Comportement éveillé
éveil facile
éveil difficile sommeil
ne s’éveille pas
Coloration rose extrémités
pâles ou
cyanosées
pâle-gris-marbré
Réponse à
l’entourage
Alerte -sourit Sourire bref Pas de sourire-
anxieux
Score < 10 :
infection bénigne 97 % des cas
Score > 16 :
infection sévère 92 % des cas
Score < 10 :
infection bénigne 97 % des cas
Score > 16 :
infection sévère 92 % des cas
Facteurs de gravité chez un enfant fébrileFacteurs de gravité chez un enfant fébrile
La fièvre est elle la cause desLa fièvre est elle la cause des
convulsions ?convulsions ?
 Un même enfant peut convulser à 39,5 °C et ne rien
présenter à 40,5 °C.
 Les antipyrétiques n’empêchent pas les convulsions.
 Des enfants qui ont convulsé pour la première fois ont reçu
autant d’antipyrétiques à des doses et dans des délais
efficaces que des enfants fébriles témoins. (Berg 1995)
 Des enfants ayant convulsé, donc présentant un risque
important de récidives (environ 30 %), traités à chaque
fièvre, soit par antipyrétique, soit par placebo, en double
aveugle, récidivent autant. (van Struijenberg 1998) (Uhari 1995)
(van Esch 1995) (strengell 2009) (Schnaiderman 1993)
 Des enfants hospitalisés pour convulsion récidivent autant
dans les premières 24 heures, qu’ils soient traités
systématiquement par de fortes doses continues de
paracétamol ou par des doses ponctuelles avec des niveaux
similaires de température
Lorsqu’une convulsion survient en
contexte fébrile, la fièvre pourrait avoir
un rôle limité, au maximum favorisant,
mais pas celui d’en être la cause
Les convulsions fébriles c’est graveLes convulsions fébriles c’est grave
docteur ?docteur ?
 1980 à 1998 Trois études longitudinales :
Ross (1980) 15496 enfants nés en GB pdt 1 sem, évalués à 11 ans
Verity (1998) 14676 enfants nés en GB pdt 1 sem, évalués à 10 ans
Knudsen (1996) 268 enfants CF évalués à 12 ans
o Nb global d’enfants +CF : 1000
o Décès : 0
o Séquelles : 0
o Même développement que les autres enfants moteurs,
intellectuels, scolaire, cognitif, comportemental, anxiété (120
questions)
 Pour 87 enfants (âge CF >1 an) Mémoire augmentée Chang 2001
Fièvre et comportement du maladeFièvre et comportement du malade
Moindre activité,
Diminution du temps passé à jouer
Des troubles de l’humeur
Recherche accrue de câlins et de réconfort
Des pleurs et des plaintes plus fréquents
Susceptibilité majorée avec colères plus
fréquentes
Un moindre intérêt dans les relations
sociales
Un appétit diminué
Une expression dégradée du visage.
Cette altération de l’état général peut être
d’importance variable, soit légère à type
de fatigue sans inconfort et pouvant être
respectée, soit importante avec un inconfort
justifiant alors une thérapeutique.
A quoi sont dues les convulsions fébriles ?A quoi sont dues les convulsions fébriles ?
A quoi est du cet inconfort fébrile ?A quoi est du cet inconfort fébrile ?
Réponse : IMMUNITERéponse : IMMUNITE
Chez l’enfant malade : L’IL-1 dans les leucocytes
est en beaucoup plus grande quantité lorsque
l’enfant a convulsé que lorsqu’il n’a pas convulsé.
Helminen 1990 Matsuo 2006 Choe 2011, Nur 2012
L’IL-1, IL-6 et le TNF sont associés au
comportement malade chez la souris et
l’Homme. Ils peuvent diminuer les capacités de
mémorisation, d’apprentissage, augmenter des
signes d’humeur dépressive, moduler l’appétit et
provoquer un mal-être chez le sujet malade.
Bluthe 2000, Akio 2001, Bluthe 2001
Plus la fièvre augmente, plus il y a risque
d’une infection sévère.
Cependant, une forte fièvre est rarement
le témoin d’une affection grave au sein de
la population générale.
Il n’y a pas de corrélation entre la baisse
de la fièvre sous antipyrétiques et le
moindre risque d’IBS.
L’absence de fièvre ne peut exclure une
IBS.
La fièvre est associée à une augmentation
de la consommation d’oxygène.
Dans des conditions limites d’hypoxie,
aiguës ou chroniques, hémodynamiques
(choc septique) et pulmonaires
(bronchiolite sévère fébrile…) chez des
enfants traités en réanimation, il paraît
raisonnable, de traiter la fièvre
« Bienfaits" de la fièvre« Bienfaits" de la fièvre
E.Coli (dim mobilité, fragilité >40°C)
Listeria (immobilité >38°C)
Salmonella typhi (dim croissance > 40°C)
Tréponème (Jauregg 1927)
Enterovirus (inhib réplication > 37°C)
Champignons (dim pathogénicité)
augment. CMI ABT >39°C
(Mackoviak 1981-1982)
Chez l’Homme, dans des pathologies
gravissimes (méningococcémies, sepsis)
traitées en service de réanimation, la
diminution de la fièvre, qu’elle soit
naturelle ou secondaire à la
thérapeutique, est associée à une
mortalité plus élevée.
Le traitement par médicamentLe traitement par médicament
antipyrétiqueantipyrétique
Le traitement par médicamentLe traitement par médicament
antipyrétiqueantipyrétique
augmente le portage du virus de la grippe
au bout de 5 jours
semble ralentir la guérison de la varicelle
d’1 jour
augmente la durée du portage des
salmonelles, du Falciparum
Les médicaments qui font baisser laLes médicaments qui font baisser la
fièvre diminuent la synthèsefièvre diminuent la synthèse
d’anticorpsd’anticorps
• Après un vaccin
Le Paracétamol donné juste après un vaccin
diminue un peu son efficacité
• En laboratoire
Une dose habituelle d’ibuprofène donnée
pendant les 1ers jours d’une maladie
diminue la synthèse d’anticorps
o 1 dose/jour pendant 2 jours : diminution de 40% des AC
o 1 dose/jour pendant 3 jours: diminution de 50% des AC
Traiter la fièvreTraiter la fièvre
Paracetamol mais attention insuffisance
hépatique
AINS (ibuprofene) mais attention aux
contre-indications et aux effets
secondaires
L’usage alterné paracétamol et AINS est à
proscrire: 
Efficacité réduite 
Taux infra thérapeutiques des deux
médicaments 
Toxicité augmentée: l'Ibuprofène réduit la
disponibilité du glutathion 
Exposition à deux médicaments; Risque de
confusion par les parents & exposition aux
effets secondaires des deux médicaments
Ibuprofène chez l’adulteIbuprofène chez l’adulte
 « l'Agence européenne du médicament [EMA] souligne les dangers
cardio-vasculaires de cet anti-inflammatoire non stéroïdien pris à très
haute dose. Mais la molécule n'est jamais anodine, même en
automédication »
 L'ibuprofène, « «augmente légèrement le risque de problèmes cardio-
vasculaires, comme l'infarctus ou l'accident vasculaire cérébral, chez les
patients prenant de fortes doses»
 « Quant à l'ibuprofène, il serait, selon une méta-analyse publiée en
2011 dans le British Medical Journal, associé au plus fort risque d'AVC »
 Le Pr Blacher cardiologue et épidémiologiste à l'Hôtel-Dieu (Paris),
indique ainsi que « l'analyse des décès toutes causes montrait qu'un
patient sous ibuprofène avait 77% de risques de plus de mourir qu'un
patient prenant un placebo ».
 Le Pr Patrice Queneau, doyen honoraire de la faculté de médecine
de Saint-Étienne, déclare que « chaque année, plusieurs centaines de
personnes meurent après avoir pris des AINS, et pas toujours à forte
dose ».
Avril 2015
Merci pour votre attention

Fièvre de l’enfant

  • 1.
    Fièvre de l’enfant: quoi de 9 ?Fièvre de l’enfant : quoi de 9 ? Dr R.TERKI HASSAINE EHS Canastel Le traitement antipyrétique est il toujours justifiée ?
  • 2.
    Généralités - IntroductionGénéralités- Introduction La fièvre = élévation de la température centrale au-dessus de 38°C, •en l’absence d’activité physique intense, •chez un enfant normalement couvert , •dans une température ambiante tempérée.
  • 3.
    Fièvre « isolée»Fièvre « isolée » < 5 jours et bien supportée : seul traitement antithermique … et réévaluer > 5 jours et/ou mal supportée : examen complémentaires ++ oFNS – VS – CRP – ECBU – Hémocultures oRP oPL ? systématique avant 3 mois ++ à discuter toujours avant 2 ans ++
  • 4.
    Fréquence des IBSchez l’enfantFréquence des IBS chez l’enfant fébrile selon l’fébrile selon l’âgeâge Selon l’âge : ◦ < 1 mois 8,7% ◦ 1-3 mois 6-9% ◦ 3-24 mois 2-3% bactériémies occultes
  • 5.
    Fréquence des IBSchez le nourrisson (3-Fréquence des IBS chez le nourrisson (3- 36 mois) fébrile selon le degré de fièvre36 mois) fébrile selon le degré de fièvre 0,0% 1,0% 2,0% 3,0% 4,0% 5,0% 6,0% 7,0% 8,0% 9,0% 10,0% <39,4 39,5 - 39,9 40 - 40,4 40,5 - 40,9 >41
  • 6.
    Examens biologiques recommandésExamensbiologiques recommandés Nourrisson < 1 moisNourrisson < 1 mois Systématique ◦ NFS, CRP, ECBU, hémoculture, PL, RP Définition du bas risque infectieux:  5000 < GB < 15 000  CRP < 20 (pour une fièvre > 12h)  ECBU négatif au direct  PL normale  RxP normale
  • 7.
    Fièvre aiguë entre1 et 3 moisFièvre aiguë entre 1 et 3 mois Examens recommandés : ◦ NFS, CRP, ECBU, ◦ +/- RP, +/- PL Définition des enfants à bas risques: ◦ 5000 < GB< 15000 ◦ CRP< 20 mg/l (début de la fièvre) ◦ ECBU stérile
  • 8.
    Après 3 moisAprès3 mois En fonction de l’examen clinique et des signes de gravité. Utilisation de scores cliniques possibles. NFS, CRP ECBU RP et +/- PL
  • 9.
    SCORE DE GRAVITECLINIQUESCORE DE GRAVITE CLINIQUE Echelle d'observation deYale simplifiée (Mc Carthy 1980)Echelle d'observation deYale simplifiée (Mc Carthy 1980) Fièvre du nourrissonFièvre du nourrisson, valable surtout après 3 mois, valable surtout après 3 mois Observation Normal (1 point) Anormal (3 points) Très anormal (5 points) Cri 0 ou fort pleurniche faible ou geignard Tonus normal hypotonie Hypotonie ++ Comportement éveillé éveil facile éveil difficile sommeil ne s’éveille pas Coloration rose extrémités pâles ou cyanosées pâle-gris-marbré Réponse à l’entourage Alerte -sourit Sourire bref Pas de sourire- anxieux Score < 10 : infection bénigne 97 % des cas Score > 16 : infection sévère 92 % des cas Score < 10 : infection bénigne 97 % des cas Score > 16 : infection sévère 92 % des cas
  • 11.
    Facteurs de gravitéchez un enfant fébrileFacteurs de gravité chez un enfant fébrile
  • 12.
    La fièvre estelle la cause desLa fièvre est elle la cause des convulsions ?convulsions ?  Un même enfant peut convulser à 39,5 °C et ne rien présenter à 40,5 °C.  Les antipyrétiques n’empêchent pas les convulsions.  Des enfants qui ont convulsé pour la première fois ont reçu autant d’antipyrétiques à des doses et dans des délais efficaces que des enfants fébriles témoins. (Berg 1995)  Des enfants ayant convulsé, donc présentant un risque important de récidives (environ 30 %), traités à chaque fièvre, soit par antipyrétique, soit par placebo, en double aveugle, récidivent autant. (van Struijenberg 1998) (Uhari 1995) (van Esch 1995) (strengell 2009) (Schnaiderman 1993)  Des enfants hospitalisés pour convulsion récidivent autant dans les premières 24 heures, qu’ils soient traités systématiquement par de fortes doses continues de paracétamol ou par des doses ponctuelles avec des niveaux similaires de température
  • 13.
    Lorsqu’une convulsion survienten contexte fébrile, la fièvre pourrait avoir un rôle limité, au maximum favorisant, mais pas celui d’en être la cause
  • 14.
    Les convulsions fébrilesc’est graveLes convulsions fébriles c’est grave docteur ?docteur ?  1980 à 1998 Trois études longitudinales : Ross (1980) 15496 enfants nés en GB pdt 1 sem, évalués à 11 ans Verity (1998) 14676 enfants nés en GB pdt 1 sem, évalués à 10 ans Knudsen (1996) 268 enfants CF évalués à 12 ans o Nb global d’enfants +CF : 1000 o Décès : 0 o Séquelles : 0 o Même développement que les autres enfants moteurs, intellectuels, scolaire, cognitif, comportemental, anxiété (120 questions)  Pour 87 enfants (âge CF >1 an) Mémoire augmentée Chang 2001
  • 16.
    Fièvre et comportementdu maladeFièvre et comportement du malade Moindre activité, Diminution du temps passé à jouer Des troubles de l’humeur Recherche accrue de câlins et de réconfort Des pleurs et des plaintes plus fréquents Susceptibilité majorée avec colères plus fréquentes Un moindre intérêt dans les relations sociales Un appétit diminué Une expression dégradée du visage.
  • 18.
    Cette altération del’état général peut être d’importance variable, soit légère à type de fatigue sans inconfort et pouvant être respectée, soit importante avec un inconfort justifiant alors une thérapeutique.
  • 19.
    A quoi sontdues les convulsions fébriles ?A quoi sont dues les convulsions fébriles ? A quoi est du cet inconfort fébrile ?A quoi est du cet inconfort fébrile ?
  • 20.
    Réponse : IMMUNITERéponse: IMMUNITE Chez l’enfant malade : L’IL-1 dans les leucocytes est en beaucoup plus grande quantité lorsque l’enfant a convulsé que lorsqu’il n’a pas convulsé. Helminen 1990 Matsuo 2006 Choe 2011, Nur 2012 L’IL-1, IL-6 et le TNF sont associés au comportement malade chez la souris et l’Homme. Ils peuvent diminuer les capacités de mémorisation, d’apprentissage, augmenter des signes d’humeur dépressive, moduler l’appétit et provoquer un mal-être chez le sujet malade. Bluthe 2000, Akio 2001, Bluthe 2001
  • 22.
    Plus la fièvreaugmente, plus il y a risque d’une infection sévère. Cependant, une forte fièvre est rarement le témoin d’une affection grave au sein de la population générale. Il n’y a pas de corrélation entre la baisse de la fièvre sous antipyrétiques et le moindre risque d’IBS. L’absence de fièvre ne peut exclure une IBS.
  • 23.
    La fièvre estassociée à une augmentation de la consommation d’oxygène. Dans des conditions limites d’hypoxie, aiguës ou chroniques, hémodynamiques (choc septique) et pulmonaires (bronchiolite sévère fébrile…) chez des enfants traités en réanimation, il paraît raisonnable, de traiter la fièvre
  • 24.
    « Bienfaits" dela fièvre« Bienfaits" de la fièvre E.Coli (dim mobilité, fragilité >40°C) Listeria (immobilité >38°C) Salmonella typhi (dim croissance > 40°C) Tréponème (Jauregg 1927) Enterovirus (inhib réplication > 37°C) Champignons (dim pathogénicité) augment. CMI ABT >39°C (Mackoviak 1981-1982)
  • 25.
    Chez l’Homme, dansdes pathologies gravissimes (méningococcémies, sepsis) traitées en service de réanimation, la diminution de la fièvre, qu’elle soit naturelle ou secondaire à la thérapeutique, est associée à une mortalité plus élevée.
  • 26.
    Le traitement parmédicamentLe traitement par médicament antipyrétiqueantipyrétique Le traitement par médicamentLe traitement par médicament antipyrétiqueantipyrétique augmente le portage du virus de la grippe au bout de 5 jours semble ralentir la guérison de la varicelle d’1 jour augmente la durée du portage des salmonelles, du Falciparum
  • 27.
    Les médicaments quifont baisser laLes médicaments qui font baisser la fièvre diminuent la synthèsefièvre diminuent la synthèse d’anticorpsd’anticorps • Après un vaccin Le Paracétamol donné juste après un vaccin diminue un peu son efficacité • En laboratoire Une dose habituelle d’ibuprofène donnée pendant les 1ers jours d’une maladie diminue la synthèse d’anticorps o 1 dose/jour pendant 2 jours : diminution de 40% des AC o 1 dose/jour pendant 3 jours: diminution de 50% des AC
  • 28.
    Traiter la fièvreTraiterla fièvre Paracetamol mais attention insuffisance hépatique AINS (ibuprofene) mais attention aux contre-indications et aux effets secondaires
  • 29.
    L’usage alterné paracétamolet AINS est à proscrire:  Efficacité réduite  Taux infra thérapeutiques des deux médicaments  Toxicité augmentée: l'Ibuprofène réduit la disponibilité du glutathion  Exposition à deux médicaments; Risque de confusion par les parents & exposition aux effets secondaires des deux médicaments
  • 35.
    Ibuprofène chez l’adulteIbuprofènechez l’adulte  « l'Agence européenne du médicament [EMA] souligne les dangers cardio-vasculaires de cet anti-inflammatoire non stéroïdien pris à très haute dose. Mais la molécule n'est jamais anodine, même en automédication »  L'ibuprofène, « «augmente légèrement le risque de problèmes cardio- vasculaires, comme l'infarctus ou l'accident vasculaire cérébral, chez les patients prenant de fortes doses»  « Quant à l'ibuprofène, il serait, selon une méta-analyse publiée en 2011 dans le British Medical Journal, associé au plus fort risque d'AVC »  Le Pr Blacher cardiologue et épidémiologiste à l'Hôtel-Dieu (Paris), indique ainsi que « l'analyse des décès toutes causes montrait qu'un patient sous ibuprofène avait 77% de risques de plus de mourir qu'un patient prenant un placebo ».  Le Pr Patrice Queneau, doyen honoraire de la faculté de médecine de Saint-Étienne, déclare que « chaque année, plusieurs centaines de personnes meurent après avoir pris des AINS, et pas toujours à forte dose ». Avril 2015
  • 36.