Guide de formation « La santé mentale et l’école secondaire »   Comprendre la santé mentale et la maladie mentale Version d’aout 2009  Kutcher, Chehil, LeBlanc, Kelly et Wei© Chaire Financière Sun Life sur la santé mentale des adolescents et l'Association canadienne pour la santé mentale
Tableau : Monde : AVCI en 2000 attribuables à certaines causes, classées selon l’âge Adapté de : Organisation mondiale de la santé (2003).  Caring for children and adolescents with mental disorders.  Setting WHO directions.  Page 3, Figure 1. World: DALYs in 2000 attributable to selected causes, by age and sex.  Santé des enfants et des adolescents – Comparaison de la prévalence des maladies 0 à 9 ans 10 à 19 ans États neuro-psychiatriques (notamment les blessures auto-infligées)  12 29 Tumeurs malignes  3 5 Maladies cardiovasculaires 2 4
Troubles mentaux chez les enfants et les adolescents  Rapport sur la santé, OMS, 2001 Trouble Prévalence de 6 mois (%), 9 à 17 ans Trouble d’anxiété 13,0 Trouble de l’humeur 6,2 Troubles du comportement 10,3 Troubles de consommation d’alcool et de drogues 2,0 N’importe quel trouble 20,9
D’anxiété
Commencement des troubles psychiatriques :  comparaison à l’échelle nationale Âge au commencement des troubles anxieux* Âge au commencement des troubles du comportement* Âge au commencement des troubles d’abus de substances psychoactives* *Les données de l’Allemagne ont été omises en raison  de la plage d’âges limitée de l’échantillon
Prévalence des troubles mentaux  chez les jeunes Prévalence parmi la population Dépression (6 %) Psychose (1 %) Troubles anxieux (10 %) TDAH (4 %) Anorexie mentale (0,2 %) Total (15 – 20 %) Signification pour le groupe moyen Dépression (2) Psychose (rare) Troubles anxieux (3) TDAH (1) Anorexie mentale (rare) Total (4 – 5)
Qu’est-ce qu’un stigmate? Dans le contexte de la santé mentale, un stigmate est l’utilisation d’étiquettes négatives pour désigner une personne souffrant d’une maladie mentale. Il s’agit d’un manque de respect, et cela fait en sorte que la maladie mentale demeure cachée. Les stigmates constituent un obstacle qui empêche les victimes et leur famille d’aller chercher l’aide dont elles ont besoin. Ils ferment les esprits et alimentent la discrimination. Selon de nombreuses personnes, il est plus difficile de vivre avec des stigmates que de vivre avec la maladie comme telle. (ACSM) Source : http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354&lang=1
Les stigmates sont une cause importante de discrimination et d’exclusion - OMS Ils font obstacle à la prévention des troubles mentaux, à la promotion du bien-être mental et à la prestation de traitements et de soins efficaces. Ils contribuent également à la violation des droits de la personne. Source : http://www.euro.who.int/mentalhealth/topics/20061129_3
Dix mesures à prendre pour combattre les stigmates et la discrimination   Renseignez-vous sur les maladies mentales, afin d’être mieux informé.    Écoutez les témoignages de personnes qui ont souffert d’une maladie mentale : comment elles ont été stigmatisées et comment cela a affecté leur vie.    Faites attention à ce que vous dites : évitez les termes et les expressions qui peuvent perpétuer les stéréotypes, tels que « fou », « cinglé » ou  « schizophrénique ».    Surveillez les médias et signalez les communications stigmatisantes. Source : Adapté de Telling is Risky Business: Mental Health Consumers Confront Stigma, de Otto Wahl, Rutgers University Press, 1999 http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354-2402&lang=1
Dix mesures à prendre pour combattre les stigmates et la discrimination   Réagissez aux communications stigmatisantes dans les médias. Protestez auprès des journalistes, rédacteurs, annonceurs, producteurs de film responsables et fournissez une information appropriée.    Parlez des stigmates. Lorsqu’une personne fait une mauvaise utilisation d’un terme psychiatrique (comme « schizophrénique »), raconte une blague qui ridiculise la maladie mentale, ou fait des commentaires irrespectueux, dites-lui que vous trouvez cela blessant et inacceptable.    Parlez ouvertement de la santé mentale. Plus la maladie mentale demeurera cachée, plus les gens continueront à penser qu’elle est honteuse. Source : Adapté de Telling is Risky Business: Mental Health Consumers Confront Stigma, de Otto Wahl, Rutgers University Press, 1999 http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354-2402&lang=1
Dix mesures à prendre pour combattre les stigmates et la discrimination   Exigez des changements auprès de vos représentants élus. Parlez de questions telles que la parité des assurances, les fonds limités qui sont alloués à la recherche et les budgets inadéquats pour les services de santé mentale.    Appuyez les organismes qui luttent contre le stigmate et la discrimination. Joignez-vous à elles, versez-leur des dons d’argent et offrez-leur vos services bénévoles.    Contribuez à la recherche sur la santé mentale et les stigmates. Source : Adapté de Telling is Risky Business: Mental Health Consumers Confront Stigma, de Otto Wahl, Rutgers University Press, 1999 http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354-2402&lang=1
La plupart des jeunes souffrant d’un trouble mental réussissent bien à l’école et ont une vie productive et positive lorsqu’ils reçoivent les traitements appropriés pour leur maladie mentale. Certains jeunes souffrent d’un trouble mental grave et persistant qui répond mal aux traitements actuels (comme dans le cas de toutes les autres maladies) et qui peuvent avoir besoin d’un plus grand soutien. La maladie mentale ne respecte aucune race, classe sociale ou région. Les jeunes souffrant d’une maladie mentale sont plus susceptibles d’être des victimes que des agresseurs. Les jeunes souffrant d’une maladie mentale ont de la difficulté à accéder aux meilleurs soins possible et ils sont très stigmatisés. Le diagnostic précoce et l’administration des meilleurs traitements possible peuvent produire des effets considérablement améliorés. Que savons-nous des  jeunes  qui souffrent de maladie mentale?
Pensons aux causes et aux effets Comment savons-nous « qu’est-ce qui cause quoi? » Y a-t-il quelque chose à propos des maladies mentales qui fait qu’il est difficile de penser aux causes? Comment savons-nous ce qui fonctionne bien dans le traitement des troubles mentaux? Y a-t-il quelque chose à propos des troubles mentaux qui fait qu’il est difficile de penser au traitement?
Corrélation ou causalité ? Corrélation Causalité Les facteurs de risque sont des corrélations, et non des causes Qu’est-ce qu’un facteur de risque?
Types de facteurs de risque Causal – ces facteurs causent habituellement ou toujours la maladie (ex. : exposition au VIH) Associé – ces facteurs peuvent contribuer à la cause de la maladie, mais ils ne causent pas la maladie  (ex. : la pneumonie chez une personne alitée) Corrélé – ces facteurs peuvent ou non contribuer à la cause de la maladie (ex. : intimidation et dépression)
Savoir ce qui fonctionne: La preuve scientifique est créée en expérience, et non par la recherce.  Toute preuve scientifique n’est pas égale : elle est évaluée selon un ordre hiérarchique en utilisant de critères internationaux. Le succès de tout traitement ou programme peut être évalué de façon scientifique. Plusieurs traitements/programmes ne sont pas évalué alors c’est souvent impossible de déterminer son niveau de succès.
Comment savons-nous ce qui fonctionne bien? Comment sont obtenues les preuves scientifiques? Les preuves scientifiques sont-elles toutes égales? Comment évaluons-nous les preuves scientifiques? Comment appliquons-nous les preuves scientifiques à l’évaluation du traitement? Comment appliquons-nous les preuves scientifiques lors du choix et de l’évaluation des programmes? Quelle est la différence entre « preuve d’absence » et  « absence de preuve »?
Qu’est-ce qu’un  trouble mental ? Il s’agit d’un terme qui est fréquemment utilisé de façon interchangeable avec le terme  maladie mentale Signifie que le cerveau ne fonctionne pas correctement dans un ou plusieurs de ses six domaines – cela produit des signes et des symptômes (et que sont les signes et les symptômes?) Entraîne un important handicap fonctionnel dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (intimité; relations sociales; école; travail; etc.) Conforme aux meilleures classifications internationales validées des maladies – Comité interministériel sur l'invalidité ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux Les causes sont complexes – en raison de la complexité des interactions entre les gènes, l’environnement et le développement neurologique
Génétique Antécédents familiaux de  dépression,  anxiété,  alcoolisme Stress environnemental   Traumatisme de la naissance Privation de nourriture Infections Toxines Dépression clinique Expression des symptômes Développement anormal du cerveau =  Vulnérabilité et prédisposition Naissance Fonctionnement anormal du cerveau Facteurs culturels Agressions de l’environnement +/- Facteurs stressants violents et prolongés Petite enfance Enfance Adolescence Âge adulte Quelques signes et symptômes, mais pas de maladie Aucune maladie
Les dérèglements du cerveau sont-ils tous des  troubles mentaux ? Les dérèglements du fonctionnement du cerveau ne sont pas tous des troubles mentaux Certains dérèglements peuvent constituer une réponse normale ou attendue aux stimuli environnementaux – par exemple : le chagrin lors d'un décès ou une inquiétude vive, la difficulté à dormir et la tension émotive lorsque l'on fait face à un désastre naturel, comme un ouragan
« Vie » normale ou trouble mental -  Quelle est la différence entre   Souffrance Trouble Moins courant Est souvent déclenché sans problèmes environnementaux Souvent de longue durée (peut être chronique et épisodique) – handicap fonctionnel important Doit répondre aux critères de diagnostic reconnus Nécessite souvent une intervention professionnelle Répond habituellement bien aux traitements fondés sur l’expérience clinique L’assistance appropriée et un mode de vie positif sont habituellement utiles Courant  Réaction aux difficultés environnementales Peut être adaptatif Habituellement de courte durée et sans gravité – ne cause pas d’important handicap fonctionnel N’a pas à être « diagnostiquée » Ne nécessite habituellement pas d’intervention professionnelle Répond habituellement bien à l’assistance  « habituelle » et à un mode de vie positif la souffrance mentale et le trouble mental?
Identification des jeunes qui pourraient souffrir d’un trouble mental –  une science ou un art? Les outils de dépistage qui ont été validés dans une population précise de jeunes peuvent être utilisés (les « pour » et les  « contre ») Augmentation du niveau de compréhension et de connaissance des « indices » potentiels pour les adultes responsables qui connaissent des jeunes (enseignants, entraîneurs, chefs religieux, etc.)
L’identification peut être difficile en milieu scolaire Il peut être plus difficile de faire une distinction entre « souffrance » et « trouble » chez les jeunes que chez les adultes La manifestation de la maladie peut être différente à différents moments Si un élève consomme des drogues ou de l’alcool, les effets de ces substances peuvent prêter à confusion Parfois, l’élève ne parle pas des symptômes (comme un moral bas ou des hallucinations) Parfois, l’enseignant ne connaît pas l’élève
Les clés de l’identification L’élève a-t-il des antécédents de problèmes mentaux importants ou d’un trouble mental grave? (membre de sa famille) A-t-on noté récemment un changement important de son humeur, de ses facultés cognitives, de son comportement? Les problèmes de la personne lui causent-ils de la souffrance, en causent-ils à d’autres personnes, ou y a-t-il un manque de conventions sociales? Y a-t-il une diminution notable de son fonctionnement : social, scolaire ou autre? A-t-on noté des changements majeurs inexpliqués dans sa participation dans des groupes de pairs – particulièrement en ce qui concerne l’intégration au groupe de pairs? Ses parents ou d’autres personnes sont-ils inquiets? Un de ses ami proche souffre-t-il d’un trouble mental ou d’un important problème de santé mentale?
LES TROUBLES MENTAUX SONT DES       TROUBLES DU CERVEAU
FONCTIONS DU CERVEAU Perception ou sens Émotions ou sentiments Comportement Physique ou somatique Transmission de signaux (être réceptif et réagir à l'environnement) Pensée ou cognition
Quels sont les symptômes des troubles mentaux? Pensée Les troubles mentaux sont associés à des dérèglements dans 6 domaines principaux du fonctionnement du cerveau : Perception Émotions Transmission de signaux Comportement Physique
QU'EST-CE QUE LA PENSÉE ou LA COGNITION? Communication Concentration Attention Lecture Compréhension Arithmétique Mémoire Planification Réflexion Assimilation Jugement Intuition
DÉRÈGLEMENT DU CONTENU DE LA PENSÉE RÉEL IRRÉEL APPROPRIÉ EXCESSIF DÉLIRES
Que sont les croyances délirantes? Fausses Persistantes Non partagées par les autres personnes qui font partie du même groupe socio-culturel La personne les considère comme étant vraies et elle en est convaincue, même si on lui fournit de nombreuses preuves du contraire Ces croyances doivent être évaluées dans le contexte socio-culturel
QU'EST-CE QUE LA PERCEPTION? Notre capacité à utiliser nos cinq sens pour voir, entendre, goûter, sentir et toucher. Vision Ouïe Odorat Goût Toucher
Dérèglement de la perception Normal Hallucination Illusion
Troubles mentaux de la PERCEPTION et de la COGNITION : psychose
Qu'est-ce que la psychose? La « psychose » est un dérèglement de la pensée et de la perception qui est caractérisé par une perte de contact avec la réalité et qui est causé par un fonctionnement anormal du cerveau.
Qu'est-ce que la schizophrénie? La schizophrénie constitue le plus courant des troubles psychotiques.   Il s'agit d'un trouble chronique, grave et invalidant du cerveau, qui est caractérisé par la présence de délires, d'hallucinations, de pensées désorganisées, de comportements déviants, de dérèglements de l'affect, de dérèglements de la motivation (avolition) et d'un handicap fonctionnel. Ce trouble affecte 1 % à 1,5 % des gens. Ce trouble affecte une proportion égale d'hommes et de femmes et il commence habituellement vers 14 à 25 ans.
PSYCHOSE : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? Le comportement de la personne est-il différent ou inhabituel? La personne reconnaît-elle avoir des hallucinations ou a-t-on remarqué des signes à cet effet? La personne manifeste-t-elle un trouble de la pensée? Son discours est-il sensé? La personne s’isole-t-elle des autres? La personne épouse-t-elle des idées bizarres et inhabituelles?
PSYCHOSE : QUE FAIRE? Discutez de vos préoccupations avec d’autres enseignants et avec le personnel de soutien aux élèves. Renseignez-vous au sujet de sa situation familiale et discutez de vos préoccupations avec les membres appropriés de sa famille. Suggérez que l’élève subisse une évaluation de sa santé mentale. Communiquez aux évaluateurs de la santé mentale l’information appropriée, après le consentement approprié. Participez à des discussions avec le jeune, ses fournisseurs de soins de santé et les membres de sa famille, à propos de questions relatives à l’école.
PSYCHOSE : QUELS SONT LES SIGNES QU'IL FAUT RECONNAÎTRE? Des voix commandent à la personne de se faire du mal ou de faire du mal aux autres. Les délires peuvent entraîner un comportement imprévisible (par exemple : méfiance des autres qui mène à la violence) ATTENTION
Émotions et humeurs – qu’est-ce que je ressens à l’intérieur?
Transition vers le pôle (-) résultant d'un événement de la vie (-) Transition vers le pôle (+) résultant d'un événement de la vie (+) Intensité normale de l'humeur Ligne de normalité Graphique de l’humeur  « normale » +3 -3
Troubles mentaux des émotions et des sentiments : dépression et trouble bipolaire
Quels sont les troubles de l'humeur? Troubles unipolaires  de l’humeur Troubles bipolaires  de l’humeur Exemple : trouble dépressif majeur Exemple : trouble bipolaire
Que se passe-t-il lorsque la ligne passe au pôle négatif?  - la dépression 0 +3 -3 Intensité normale de l'humeur
Intensité normale de l'humeur Ligne de normalité Que se passe-t-il lorsque la ligne passe au pôle positif?  - la manie 0 +3 -3
En quoi un « épisode dépressif » est-il différent d'un sentiment de tristesse? Cela peut survenir sans cause apparente Moral bas ou humeur dépressive la plupart du temps depuis longtemps Nombreux problèmes au travail, à la maison ou dans les relations avec les autres en raison d'un moral bas De nombreux malaises physiques peuvent accompagner le moral bas Souvent, le moral bas n'est pas affecté par les changements dans l'environnement
DÉPRESSION : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? Malaises physiques fréquents et persistants qui sont difficiles à expliquer (maux de tête; maux d'estomac; fatigue; etc.) Perte d'intérêt pour les activités habituelles Perte de plaisir à pratiquer les activités qui étaient habituellement agréables – désespoir Diminution du fonctionnement à la maison, au travail ou à l'école, avec la famille, les collègues ou les amis Pensées de mort ou de suicide ou préparation à mourir
DÉPRESSION : QUESTIONS À POSER Comment te sens-tu à l’intérieur? – Depuis combien de temps te sens-tu ainsi?  Te sens-tu désespéré? Qu’est-ce que tes sentiments actuels t’empêchent de faire? – Quelles sont les activités que tu pratiquerais si tu ne te sentais pas comme tu te sens maintenant? Est-ce que tu penses ou as l’impression que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue ou que tu serais mieux mort?  Que penses-tu faire? N’acceptez pas de garder confidentielles les idées de blessures volontaires ou de suicide.
Dépression : Que faire? La dépression est facile à traiter au moyen des médicaments appropriés et des thérapies appropriées; le jeune souffrant de dépression doit être aiguillé vers le fournisseur de soins de santé le plus approprié. Les attentes relatives aux études pourraient devoir être modifiées, en raison des effets de la dépression sur la motivation et les facultés cognitives. Soyez conscient du risque de suicide : discutez avec les fournisseurs de soins de santé de ce que devrait être le rôle des éducateurs dans chacun des cas. Établissez une collaboration de soutien du jeune, relativement à son éducation et à sa santé, après avoir obtenu les consentements appropriés.
DÉPRESSION : QUELS SONT LES SIGNES QU’IL FAUT RECONNAÎTRE? Demandez toujours au jeune s’il a des pensées suicidaires ou s’il planifie un suicide Si vous avez le moindre doute, demandez à un expert d’effectuer une évaluation immédiate ATTENTION
En quoi la « manie » est-elle différente d'un sentiment de joie extrême? L'humeur est surtout élevée ou irritable   Problèmes importants dans la vie quotidienne causés par l'humeur Cela n'est pas causé par un problème ou un événement de la vie Nombreux problèmes physiques, du comportement et de la pensée Souvent, il est possible que l'humeur ne reflète pas la réalité de l'environnement
TROUBLE BIPOLAIRE : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? Antécédent d'au moins un épisode de dépression et au moins un épisode de manie. Changements rapides d'humeur, y compris irritabilité et accès de colère. Comportements autodestructeurs – y compris : achats impulsifs; violence envers les autres; indiscrétions sexuelles; etc. Utilisation excessive, mauvaise utilisation ou abus de drogues ou d'alcool. Symptômes psychotiques, notamment : hallucinations et délires
Suicide chez les jeunes Le suicide chez les jeunes est rare, mais il s'agit d'un événement tragique pour une collectivité. La plupart des suicides chez les jeunes sont associés à la présence d'un trouble mental (souvent la dépression) qui n'a pas été diagnostiqué ou qui n'est pas traité de manière appropriée. Le suicide chez les jeunes n'est pas le résultat des stress habituels de l'adolescence. On doit faire la distinction entre les tentatives de suicide et les cas de blessures volontaires : elles requièrent des approches différentes de traitement. L'utilisation d'outils d'évaluation du risque de suicide chez les adolescents peut aider les professionnels à évaluer le jeune.
Suicide chez les jeunes : Facteurs de risque bien établis Présence d'un trouble mental  Tentative de suicide antérieure (particulièrement chez les garçons) Antécédent familial de suicide Antécédent familial de trouble mental Abus de substances psychoactives Démêlés avec le tribunal de la jeunesse
Général Spécifique Empathie Interrogation en douceur Je peux comprendre à quel point cela a été difficile pour toi, ces derniers temps...   Tu sembles passer de mauvais moments…   Pourrais-tu m'aider à comprendre comment tu vis cette situation? Comment ça va ces derniers temps?   As-tu déjà eu l'impression que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue?  As-tu déjà tenté de commettre un acte qui t'aurait grièvement blessé ou tué? Interrogation directe Le suicide - évaluation
Qu'est-ce que la transmission de signaux? Préparé à lutter ou à fuir pour se protéger Signaux internes DANGER! Le cerveau signale DANGER! Début de la  cascade physiologique    Rythme cardiaque    Tension    Vigilance    Perception Perception sensorielle Goût Toucher Nez Oreilles Yeux
Qu'est-ce que l'anxiété? ANXIÉTÉ Signaux internes Pensées Physique Émotions Pas de danger Le cerveau signale DANGER! Début de la  cascade physiologique    Rythme cardiaque    Tension    Vigilance    Perception Perception sensorielle Goût Toucher Nez Oreilles Yeux !? ! ! !
Qu'est-ce que l'anxiété normale? Situation ou élément déclencheur : Premier rendez-vous  Préparation en vue d'un examen  Donner une prestation lors d'un concert  Faire un discours  Quitter le foyer familial  Monter dans une haute échelle Anxiété : Crainte  Nervosité  Tension  Énervement  Nausée  Transpiration  Tremblement   Temporaire  N'a pas d'incidence importante sur le bien-être d'une personne  N'empêche pas une personne de réaliser ses objectifs
Qu'est-ce que l'anxiété pathologique? Situation ou élément déclencheur : Premier rendez-vous  Préparation en vue d'un examen  Donner une prestation lors d'un concert  Faire un discours  Quitter le foyer familial  Monter dans une haute échelle ANXIÉTÉ Domaines des symptômes : Transmission de signaux Cognition Pensée  Comportement  Physique Persistant  Excessif et inapproprié  Intensité  Invalidant  Entraîne une adaptation dysfonctionnelle :  -Évitement  -Retrait
TROUBLES MENTAUX DE LA TRANSMISSION DE SIGNAUX : LES TROUBLES ANXIEUX
TROUBLE ANXIEUX  GÉNÉRALISÉ (TAG) : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne éprouve-t-elle de nombreux symptômes physiques persistants qui causent de la détresse, mais pour lesquels il n'existe aucune bonne explication médicale – comme : maux de tête; maux d'estomac; douleurs; etc. La personne s'inquiète-t-elle de nombreuses choses, beaucoup plus que les autres personnes semblent s'inquiéter? La personne a-t-elle de la difficulté à cesser de s'inquiéter? La personne semble-t-elle habituellement tendue ou énervée? L'inquiétude est-elle si intense qu'elle empêche la personne de profiter de la vie ou de s'adonner à des activités qu'elle aimerait?
TROUBLE ANXIEUX GÉNÉRALISÉ : QUESTIONS À POSER Est-ce que tu te considères ou est-ce que les autres te considèrent comme une personne qui s'inquiète beaucoup? As-tu tendance à t'inquiéter à propos de beaucoup de choses? Quelles sont tes inquiétudes les plus courantes? Est-ce que ces inquiétudes ont des effets physiques (maux de tête, maux d'estomac, douleurs, etc.)? Comment ces inquiétudes t'empêchent-elles de pratiquer les activités que tu aimes ou de profiter de la vie? Te sens-tu parfois accablé par tes inquiétudes?
TROUBLE ANXIEUX GÉNÉRALISÉ : QUE FAIRE? Le trouble anxieux généralisé est très facile à traiter au moyen d'interventions psychologiques (comme la thérapie cognitivo-comportementale); il est donc recommandé d'aiguiller le jeune vers une personne qui est experte dans ce type de thérapie. Habituellement, la rassurance n'est pas utile : au mieux, elle ne procure qu'un petit soulagement temporaire des symptômes, et la rassurance régulière peut encourager les comportements  « collants ». Il est utile de faire des suggestions simples et pratiques à propos d'un sujet d'inquiétude en particulier (comme : puisque tu t'inquiètes pour ton examen, pourquoi ne pas t'assurer de pouvoir étudier pendant au moins une heure ce soir?).
TROUBLE ANXIEUX GÉNÉRALISÉ : QUELS SONT LES SIGNES QU'IL FAUT RECONNAÎTRE? Symptômes de dépression ou dépression clinique Pensées suicidaires ou planification d'un suicide Utilisation excessive, mauvaise utilisation ou abus ou d'alcool ATTENTION
Trouble d'anxiété sociale (TAS) Peur irréaliste et irrationnelle des situations sociales, où la personne a l'impression d'être jugée par les autres Sentiment de gêne qui peut être accompagné de crises de panique occasionnelles seulement dans la situation redoutée Évitement des situations sociales Grande souffrance / Désir de contacts sociaux Six mois ou plus Handicap fonctionnel
TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne devient-elle très anxieuse dans une ou plusieurs situations sociales où il y a des étrangers ou des groupes? (ex., salle de classe, cafétéria) Le jeune évite-t-il de parler en classe ou évite-t-il certaines situations en particulier? (le vestiaire du gymnase, par exemple) La personne est-elle facilement gênée dans une situation sociale ou pense-t-elle que les gens la jugent ou lui accordent une attention particulière? La personne subit-elle parfois une crise de panique dans des situations sociales ou dans les endroits où beaucoup de personnes sont réunies?
TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE : QUESTIONS À POSER Dans quels genres de situation te sens-tu anxieux, gêné ou en état de panique? Que fais-tu lorsque tu te sens ainsi? Comment ces sentiments ou ces pensées affectent-ils ta vie? Quelles activités ces sentiments ou ses pensées t'empêchent-ils de pratiquer?
TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE : QUE FAIRE? Informez le jeune au sujet du problème que vous soupçonnez et dites-lui qu'il existe peut-être de l'aide pour calmer ses inquiétudes. Le trouble d'anxiété social est très facile à traiter au moyen d'une thérapie cognitivo-comportementale; il est donc recommandé d'aiguiller le jeune vers une personne qui est experte dans ce type de thérapie. Le traitement par l'exposition est également utile; parfois, un enseignant et un travailleur du service d'assistance aux élèves (psychologue, travailleur social) peuvent créer un plan d'exposition en classe. Les organisations de conférences (« président dans un banquet ») sont utiles.
TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE : QUELS SONT LES SIGNES QU'IL FAUT RECONNAÎTRE? Symptômes de dépression ou dépression clinique Utilisation excessive, mauvaise utilisation ou abus ou d'alcool ATTENTION
Qu'est-ce qu'une crise de panique? 0 10 Crise de panique : Forts battements de cœur  Transpiration  Tremblements  Manque d'air  Sensation d'étouffer  Douleur thoracique  Mal d'estomac  Nausée  Étourdissement  Engourdissement des pieds et des mains  Avoir chaud  Avoir froid 10 minutes TEMPS Est-ce que je deviens fou?! Est-ce que je vais MOURIR?! Est-ce que j'ai une crise cardiaque?!
TROUBLE PANIQUE : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne subit-elle des crises de panique – début rapide des sentiments de panique et de symptômes physiques tels que le battement rapide ou irrégulier du cœur; la difficulté à respirer; les engourdissements; les étourdissements; etc.? La personne s'inquiète-t-elle de subir une crise de panique? La personne évite-t-elle de fréquenter les endroits où elle a déjà subi une crise de panique ou a peur d'en subir une? Les crises de panique affectent-elles négativement la vie de la personne ou l'empêchent-elles de s'adonner aux activités qu'elle aimerait?
Trouble obsessivo-compulsif Obsessions - pensées ou images ou envies récurrentes, envahissantes et indésirables qui causent une importante détresse et un important handicap fonctionnel Compulsions – comportements récurrents et répétitifs qui prennent beaucoup de temps et qui causent une importante détresse et un important handicap fonctionnel La personne se rend compte que ces obsessions et ces compulsions sont excessives et irréalistes, mais elle ne peut pas les maîtriser
TROUBLE OBSESSIVO-COMPULSIF : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne manifeste-t-elle des comportements répétitifs ou s'adonne-t-elle à des rituels répétitifs, comme vérifier; mettre en ordre; compter; etc. qu'elle ne peut pas cesser facilement? La personne a-t-elle des pensées répétitives qui la contrarient, mais qu'elle n'arrive pas à bannir facilement? Ces pensées ou ces comportements lui causent-ils des difficultés dans sa vie quotidienne?
Trouble de stress post-traumatique (TSPT) Réaction émotive intense et persistante à une situation dans laquelle la sécurité ou l'intégrité du corps de la personne sont menacées (viol, guerre, tremblement de terre, déraillement de train) Les symptômes persistent pendant 6 semaines ou plus après le traumatisme et comprennent notamment : revivre l'événement; hyperexcitation autonome; évitement Handicap fonctionnel
1. Réaction aiguë de stress Dérèglements affectifs, cognitifs, physiques et du comportement et handicap fonctionnel Intensité des symptômes invalidants JOURS SEMAINES MOIS Traumatisme    Affecte 100 % de la population    Que faire? Reprendre les activités habituelles  Essayer de trouver du soutien affectif    Rétablissement sans traitement médical    Derniers jours - dernières semaines    Peut affecter le fonctionnement    Affecte tous les domaines de fonctionnement du cerveau
3. Trouble de stress post-traumatique Intensité des symptômes invalidants JOURS SEMAINES MOIS CAUTION Traumatisme    Revivre l'événement    Évitement/Léthargie    Hyperexcitation    Handicap fonctionnel Échec de la réaction de stress à résoudre le problème ATTENTION
TROUBLE DE STRESS POST-TRAUMATIQUE : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? Y a-t-il un événement traumatisant – et si oui, quel est cet événement? Quels symptômes la personne éprouve-t-elle actuellement?   La personne éprouve-t-elle des symptômes dans les trois catégories : revivre l'événement; évitement/léthargie; hyperexcitation? Quels symptômes la personne a-t-elle éprouvés immédiatement (1 à 3 jours) après l'événement? Quels symptômes la personne a-t-elle éprouvés plus tard (4 semaines après l'événement)? Les symptômes que la personne éprouve causent-ils des problèmes importants dans sa vie quotidienne?
Le trouble de stress post-traumatique  et le milieu scolaire  Les symptômes de stress qui suivent immédiatement un événement traumatisant sont NORMAUX et ne nécessitent pas d'interventions.  L'information à ce sujet doit être communiquée aux élèves, aux parents et aux membres du personnel. Certaines interventions (comme l'aide après un stress dû à un incident grave) ne sont pas nécessairement utiles et peuvent même être nuisibles. À la suite d'un événement traumatisant, les écoles peuvent offrir des espaces tranquilles où des membres du personnel sont disponibles après la classe et « identifier » les jeunes symptomatiques, pendant 4 à 6 semaines après l'événement. On peut offrir aux élèves symptomatiques une thérapie comportementale combinée ou d'autres traitements psychologiques fondés sur l'expérience clinique. Évitez la pression de « faire quelque chose » et efforcez-vous de « faire ce qu'il faut ».  Dans le cas d'un suicide, pensez à identifier les jeunes à risque (amis du défunt).
QUE SONT LES FONCTIONS DU COMPORTEMENT?
Que sont les  dérèglements  du COMPORTEMENT ? Évitement Il s'agit souvent de l'expression la plus visible des troubles mentaux Perte de motivation (avolition)  Retrait social   Perte de savoir-faire  Comportements bizarres Violence Suicide
TROUBLES MENTAUX DU COMPORTEMENT :  Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) Trouble des conduites  Abus d'alcool ou de drogues
TROUBLE DÉFICITAIRE DE L'ATTENTION AVEC HYPERACTIVITÉ (TDAH) Début avant l'âge de sept ans Trois domaines principaux : Attention Hyperactivité Impulsivité Handicap fonctionnel
TDAH : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? Comparativement à d'autres personnes de son âge, le jeune est-il  continuellement et beaucoup plus  : Hyperactif (n'arrête jamais; ne peut pas rester tranquille; etc.) Impulsif (agit sans réfléchir; s'occasionne souvent des problèmes parce qu'il n'a pas pensé aux conséquences possibles de ses actes, etc.) Éprouve des difficultés d'attention et de concentration (il arrive souvent qu‘il ne termine pas ses tâches; oublie facilement; etc.) Les filles peuvent éprouver d'importants problèmes d'attention et ne pas manifester de symptômes d'hyperactivité et d'impulsivité Bon nombre de ces symptômes peuvent diminuer en intensité avec l'âge, mais ils ne disparaissent pas complètement. Évaluez toujours les troubles d'apprentissage et soyez conscient de l'abus d'alcool ou de drogues. Estime de soi et décadence morale (il ne s'agit pas d'un problème d'incompatibilité avec le moi)!
TDAH : QUE FAIRE? Discutez avec le jeune de la façon dont il perçoit ses problèmes, le diagnostic et le traitement. Utilisez des stratégies d'intervention dont le succès a été démontré chez les jeunes; ne perdez pas votre temps à effectuer des interventions qui n'ont pas fonctionné ou qui ont peu de chances de fonctionner. Favorisez un cadre fondé sur les forces du jeune : découvrez les activités pour lesquelles il est doué ou suggérez des activités qui n'exigent pas une attention soutenue. Comprenez les pour et les contre de la pharmacothérapie.
TROUBLE DES CONDUITES (DÉLINQUANCE) Début avant l'adolescence Transgression persistante des règles, des normes et des valeurs sociales Difficultés avec la loi Peut comprendre des confrontations violentes avec les autres Peut comprendre de la cruauté envers les animaux et les gens Handicap fonctionnel
Composer avec le trouble des conduites L'identification des troubles mentaux qui peuvent contribuer au trouble des conduites est importante. Notamment : TDAH; troubles d'apprentissage; dépression; toxicomanie. Soutien et conseils aux jeunes pour qu'ils trouvent d'autres moyens de s'exprimer (comme le sport, les arts, etc.); Développement de relations plus responsables dans les groupes d'amis Collaboration avec les aidants en milieu scolaire pour participer aux interventions dans la salle de classe et dans la cour d'école
Aide – pour se rétablir, demeurer en santé et être bien dans sa peau Toutes les interventions d'aide agissent sur le cerveau et ont des effets dans une ou plusieurs fonctions du cerveau Psychologique (counseling; psychothérapies spécifiques) – effets courants Somatique (médicaments; autres) Social (groupes; communautés; etc.) Physique (sommeil, exercice)
Quel est le but des traitements? Réduisent les symptômes que la personne éprouve Améliorent la capacité de la personne à fonctionner à la maison, au travail, avec les amis, etc. Empêchent le trouble de survenir de nouveau
Comment envisager les traitements (rappelez-vous les cas probants) Traitements spécifiques – Les traitements dont les effets positifs importants ont été démontrés pour un trouble précis (par exemple : l'inhibiteur spécifique du recaptage de la sérotonine pour la dépression chez les adolescents; la thérapie cognitivo-comportementale pour le trouble d'anxiété sociale, etc.) « Traitements » généraux ou non spécifiques – Les interventions qui ont déjà contribué à réduire certains symptômes dans le cas de divers troubles (par exemple : la bibliothérapie; la psychoéducation; le soutien social, etc.) Interventions de soutien – Les interventions qui ont de bonnes chances de produire des résultats positifs, dans l'ensemble : « c'est bon pour toi » (par exemple : dormir suffisamment, faire de l'exercice, bien manger, etc.)
Conseils pour lutter contre les troubles mentaux Dépression Aller à l’extérieur Faire de l’exercice Faire des rencontres sociales Arrêter de trop penser Parler à des personnes en qui vous avez confiance Vous détendre Éviter l’alcool et les drogues Rire Résoudre des problèmes (utiliser votre tête!) Planifier votre journée La dépression est facile à traiter à l’aide d’une combinaison de médicaments, de psychothérapie et de consultation. Voici des mesures à prendre qui vous aideront :
Traitement  Troubles bipolaires Le trouble bipolaire est un état pathologique qui nécessite l’usage de médicaments Psychorégulateurs Antidépresseurs La consultation est également utile, ainsi que le soutien des amis et des membres de la famille Les mêmes choses que vous faites pour soulager la dépression vous aideront aussi dans le cas d’un trouble bipolaire, MAIS il est ESSENTIEL de maintenir un rythme biologique constant. C’est-à-dire, aller au lit vers la même heure tous les soirs et dormir environ huit heures toutes les nuits. Les drogues et l’alcool peuvent déclencher un épisode maniaque ou dépressif – alors, évitez ou limitez leur consommation.
Traitement Psychose L’intervention précoce est importante. Le fait d’obtenir de l’aide tôt minimise le risque de perturbation de la vie quotidienne et est essentiel au rétablissement Le traitement de la psychose comprend les médicaments antipsychotiques, la consultation individuelle ou familiale et le soutien, dans le but d’aider la personne atteinte à retrouver ses habitudes quotidiennes normales. Le traitement comprend également la sensibilisation de la personne au sujet de ce trouble et la promotion de saines habitudes de vie De plus, d’autres programmes éducatifs ou professionnels sont souvent nécessaires.
Traitement Psychose (suite) Les efforts seront également axés sur la réduction des facteurs de risque afin de prévenir la rechute et de favoriser le rétablissement. Le choix du traitement dépend de la gravité des symptômes, des causes possibles et depuis combien de temps les symptômes se manifestent.
Conseils pour lutter contre les troubles mentaux Troubles anxieux Faire de l’exercice chaque jour Se détendre – exercices de respiration profonde, yoga, tai-chi, méditation Bien dormir – huit heures, chaque nuit Apprendre à rire Limiter la consommation d’alcool et de drogues Suivre un régime alimentaire équilibré Ajouter de la variété à votre vie Créer un réseau de soutien Apprendre à gérer votre vie Contester votre perfectionnisme Mettre en doute les pensées qui provoquent de l’anxiété : sont-elles vraies? Le traitement professionnel est utile. Il comprend une psychothérapie, la consultation ou l’utilisation de médicaments
Traitement Troubles de l’alimentation Les troubles de l’alimentation constituent des maladies mentales Les troubles de l’alimentation manifestent des problèmes émotionnels et physiques complexes, et ils requièrent divers traitements professionnels en vue d’un rétablissement. Traitement médical des problèmes de santé liés au poids Consultation en matière de nutrition Psychothérapie Des médicaments peuvent être utiles pour traiter la boulimie
Pour obtenir de l’aide Liens utiles   Chaire Financière Sun Life sur la santé mentale des adolescents  :  http:// www.teenmentalhealth.org /  (en anglais) Réseau canadien de la santé :  http://www.canadian-health-network.ca/1mental_health.html  (anglais) http://www.phac-aspc.gc.ca/chn-rcs/index-fra.php  (français) Association canadienne pour la santé mentale, bureau national :  http:// www.acsm.ca / Association canadienne pour la santé mentale, division de l’Ontario :  http:// www.ontario.cmha.ca /  (en anglais) Centre de toxicomanie et de santé mentale :  http:// www.camh.net  (anglais) http:// www.camh.net/fr/index.html  (français) Santé Canada, site Web sur la santé mentale :  http://www.hc-sc.gc.ca/hppb/mentalhealth/index.html  (anglais) http://www.phac-aspc.gc.ca/index-fra.php  (français) National Alliance for the Mentally Ill :  http:// www.nami.org /  (en anglais) Centre national d’information sur la santé mentale de SAMHSA : http://nmhicstore.samhsa.gov/publications/Publications_browse.asp?ID =176&Topic=Mental+Illnesses%2FDisorders  (en anglais) MindMatters: une ressource pour la promotion de la santé mentale dans les écoles secondaires :  http:// www.mindmatters.edu.au/default.asp  (en anglais) Renseignements sur la santé mentale de Continuing Medical Education (CME) :  http:// www.cmellc.com /topics/
Autres ressources utiles Transitions : Guide de l’étudiant en post-secondaire (livre) Mental Health Training for Teachers (guide de ressources) Understanding Depression and Suicide in Adolescents (programme de formation) Evidence-Based Medicine for Patients (livre) Quand ça ne va pas  :  Aide aux enseignants aux prises avec des élèves en difficulté  (livre) Tous ces programmes et ces livres sont offerts sur le site Web de la Chaire Financière Sun Life sur la santé mentale des adolescents
FIN Pour accéder à de l’information et des ressources : www.teenmentalhealth.org

Formation aux enseignants revised

  • 1.
    Guide de formation« La santé mentale et l’école secondaire » Comprendre la santé mentale et la maladie mentale Version d’aout 2009 Kutcher, Chehil, LeBlanc, Kelly et Wei© Chaire Financière Sun Life sur la santé mentale des adolescents et l'Association canadienne pour la santé mentale
  • 2.
    Tableau : Monde: AVCI en 2000 attribuables à certaines causes, classées selon l’âge Adapté de : Organisation mondiale de la santé (2003). Caring for children and adolescents with mental disorders. Setting WHO directions. Page 3, Figure 1. World: DALYs in 2000 attributable to selected causes, by age and sex. Santé des enfants et des adolescents – Comparaison de la prévalence des maladies 0 à 9 ans 10 à 19 ans États neuro-psychiatriques (notamment les blessures auto-infligées) 12 29 Tumeurs malignes 3 5 Maladies cardiovasculaires 2 4
  • 3.
    Troubles mentaux chezles enfants et les adolescents Rapport sur la santé, OMS, 2001 Trouble Prévalence de 6 mois (%), 9 à 17 ans Trouble d’anxiété 13,0 Trouble de l’humeur 6,2 Troubles du comportement 10,3 Troubles de consommation d’alcool et de drogues 2,0 N’importe quel trouble 20,9
  • 4.
  • 5.
    Commencement des troublespsychiatriques : comparaison à l’échelle nationale Âge au commencement des troubles anxieux* Âge au commencement des troubles du comportement* Âge au commencement des troubles d’abus de substances psychoactives* *Les données de l’Allemagne ont été omises en raison de la plage d’âges limitée de l’échantillon
  • 6.
    Prévalence des troublesmentaux chez les jeunes Prévalence parmi la population Dépression (6 %) Psychose (1 %) Troubles anxieux (10 %) TDAH (4 %) Anorexie mentale (0,2 %) Total (15 – 20 %) Signification pour le groupe moyen Dépression (2) Psychose (rare) Troubles anxieux (3) TDAH (1) Anorexie mentale (rare) Total (4 – 5)
  • 7.
    Qu’est-ce qu’un stigmate?Dans le contexte de la santé mentale, un stigmate est l’utilisation d’étiquettes négatives pour désigner une personne souffrant d’une maladie mentale. Il s’agit d’un manque de respect, et cela fait en sorte que la maladie mentale demeure cachée. Les stigmates constituent un obstacle qui empêche les victimes et leur famille d’aller chercher l’aide dont elles ont besoin. Ils ferment les esprits et alimentent la discrimination. Selon de nombreuses personnes, il est plus difficile de vivre avec des stigmates que de vivre avec la maladie comme telle. (ACSM) Source : http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354&lang=1
  • 8.
    Les stigmates sontune cause importante de discrimination et d’exclusion - OMS Ils font obstacle à la prévention des troubles mentaux, à la promotion du bien-être mental et à la prestation de traitements et de soins efficaces. Ils contribuent également à la violation des droits de la personne. Source : http://www.euro.who.int/mentalhealth/topics/20061129_3
  • 9.
    Dix mesures àprendre pour combattre les stigmates et la discrimination Renseignez-vous sur les maladies mentales, afin d’être mieux informé.   Écoutez les témoignages de personnes qui ont souffert d’une maladie mentale : comment elles ont été stigmatisées et comment cela a affecté leur vie.   Faites attention à ce que vous dites : évitez les termes et les expressions qui peuvent perpétuer les stéréotypes, tels que « fou », « cinglé » ou « schizophrénique ».   Surveillez les médias et signalez les communications stigmatisantes. Source : Adapté de Telling is Risky Business: Mental Health Consumers Confront Stigma, de Otto Wahl, Rutgers University Press, 1999 http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354-2402&lang=1
  • 10.
    Dix mesures àprendre pour combattre les stigmates et la discrimination Réagissez aux communications stigmatisantes dans les médias. Protestez auprès des journalistes, rédacteurs, annonceurs, producteurs de film responsables et fournissez une information appropriée.   Parlez des stigmates. Lorsqu’une personne fait une mauvaise utilisation d’un terme psychiatrique (comme « schizophrénique »), raconte une blague qui ridiculise la maladie mentale, ou fait des commentaires irrespectueux, dites-lui que vous trouvez cela blessant et inacceptable.   Parlez ouvertement de la santé mentale. Plus la maladie mentale demeurera cachée, plus les gens continueront à penser qu’elle est honteuse. Source : Adapté de Telling is Risky Business: Mental Health Consumers Confront Stigma, de Otto Wahl, Rutgers University Press, 1999 http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354-2402&lang=1
  • 11.
    Dix mesures àprendre pour combattre les stigmates et la discrimination Exigez des changements auprès de vos représentants élus. Parlez de questions telles que la parité des assurances, les fonds limités qui sont alloués à la recherche et les budgets inadéquats pour les services de santé mentale.   Appuyez les organismes qui luttent contre le stigmate et la discrimination. Joignez-vous à elles, versez-leur des dons d’argent et offrez-leur vos services bénévoles.   Contribuez à la recherche sur la santé mentale et les stigmates. Source : Adapté de Telling is Risky Business: Mental Health Consumers Confront Stigma, de Otto Wahl, Rutgers University Press, 1999 http://www.cmha.ca/bins/content_page.asp?cid=284-683-1549-2352-2354-2402&lang=1
  • 12.
    La plupart desjeunes souffrant d’un trouble mental réussissent bien à l’école et ont une vie productive et positive lorsqu’ils reçoivent les traitements appropriés pour leur maladie mentale. Certains jeunes souffrent d’un trouble mental grave et persistant qui répond mal aux traitements actuels (comme dans le cas de toutes les autres maladies) et qui peuvent avoir besoin d’un plus grand soutien. La maladie mentale ne respecte aucune race, classe sociale ou région. Les jeunes souffrant d’une maladie mentale sont plus susceptibles d’être des victimes que des agresseurs. Les jeunes souffrant d’une maladie mentale ont de la difficulté à accéder aux meilleurs soins possible et ils sont très stigmatisés. Le diagnostic précoce et l’administration des meilleurs traitements possible peuvent produire des effets considérablement améliorés. Que savons-nous des jeunes qui souffrent de maladie mentale?
  • 13.
    Pensons aux causeset aux effets Comment savons-nous « qu’est-ce qui cause quoi? » Y a-t-il quelque chose à propos des maladies mentales qui fait qu’il est difficile de penser aux causes? Comment savons-nous ce qui fonctionne bien dans le traitement des troubles mentaux? Y a-t-il quelque chose à propos des troubles mentaux qui fait qu’il est difficile de penser au traitement?
  • 14.
    Corrélation ou causalité? Corrélation Causalité Les facteurs de risque sont des corrélations, et non des causes Qu’est-ce qu’un facteur de risque?
  • 15.
    Types de facteursde risque Causal – ces facteurs causent habituellement ou toujours la maladie (ex. : exposition au VIH) Associé – ces facteurs peuvent contribuer à la cause de la maladie, mais ils ne causent pas la maladie (ex. : la pneumonie chez une personne alitée) Corrélé – ces facteurs peuvent ou non contribuer à la cause de la maladie (ex. : intimidation et dépression)
  • 16.
    Savoir ce quifonctionne: La preuve scientifique est créée en expérience, et non par la recherce. Toute preuve scientifique n’est pas égale : elle est évaluée selon un ordre hiérarchique en utilisant de critères internationaux. Le succès de tout traitement ou programme peut être évalué de façon scientifique. Plusieurs traitements/programmes ne sont pas évalué alors c’est souvent impossible de déterminer son niveau de succès.
  • 17.
    Comment savons-nous cequi fonctionne bien? Comment sont obtenues les preuves scientifiques? Les preuves scientifiques sont-elles toutes égales? Comment évaluons-nous les preuves scientifiques? Comment appliquons-nous les preuves scientifiques à l’évaluation du traitement? Comment appliquons-nous les preuves scientifiques lors du choix et de l’évaluation des programmes? Quelle est la différence entre « preuve d’absence » et « absence de preuve »?
  • 18.
    Qu’est-ce qu’un trouble mental ? Il s’agit d’un terme qui est fréquemment utilisé de façon interchangeable avec le terme maladie mentale Signifie que le cerveau ne fonctionne pas correctement dans un ou plusieurs de ses six domaines – cela produit des signes et des symptômes (et que sont les signes et les symptômes?) Entraîne un important handicap fonctionnel dans un ou plusieurs domaines de la vie quotidienne (intimité; relations sociales; école; travail; etc.) Conforme aux meilleures classifications internationales validées des maladies – Comité interministériel sur l'invalidité ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux Les causes sont complexes – en raison de la complexité des interactions entre les gènes, l’environnement et le développement neurologique
  • 19.
    Génétique Antécédents familiauxde dépression, anxiété, alcoolisme Stress environnemental Traumatisme de la naissance Privation de nourriture Infections Toxines Dépression clinique Expression des symptômes Développement anormal du cerveau = Vulnérabilité et prédisposition Naissance Fonctionnement anormal du cerveau Facteurs culturels Agressions de l’environnement +/- Facteurs stressants violents et prolongés Petite enfance Enfance Adolescence Âge adulte Quelques signes et symptômes, mais pas de maladie Aucune maladie
  • 20.
    Les dérèglements ducerveau sont-ils tous des troubles mentaux ? Les dérèglements du fonctionnement du cerveau ne sont pas tous des troubles mentaux Certains dérèglements peuvent constituer une réponse normale ou attendue aux stimuli environnementaux – par exemple : le chagrin lors d'un décès ou une inquiétude vive, la difficulté à dormir et la tension émotive lorsque l'on fait face à un désastre naturel, comme un ouragan
  • 21.
    « Vie »normale ou trouble mental - Quelle est la différence entre Souffrance Trouble Moins courant Est souvent déclenché sans problèmes environnementaux Souvent de longue durée (peut être chronique et épisodique) – handicap fonctionnel important Doit répondre aux critères de diagnostic reconnus Nécessite souvent une intervention professionnelle Répond habituellement bien aux traitements fondés sur l’expérience clinique L’assistance appropriée et un mode de vie positif sont habituellement utiles Courant Réaction aux difficultés environnementales Peut être adaptatif Habituellement de courte durée et sans gravité – ne cause pas d’important handicap fonctionnel N’a pas à être « diagnostiquée » Ne nécessite habituellement pas d’intervention professionnelle Répond habituellement bien à l’assistance « habituelle » et à un mode de vie positif la souffrance mentale et le trouble mental?
  • 22.
    Identification des jeunesqui pourraient souffrir d’un trouble mental – une science ou un art? Les outils de dépistage qui ont été validés dans une population précise de jeunes peuvent être utilisés (les « pour » et les « contre ») Augmentation du niveau de compréhension et de connaissance des « indices » potentiels pour les adultes responsables qui connaissent des jeunes (enseignants, entraîneurs, chefs religieux, etc.)
  • 23.
    L’identification peut êtredifficile en milieu scolaire Il peut être plus difficile de faire une distinction entre « souffrance » et « trouble » chez les jeunes que chez les adultes La manifestation de la maladie peut être différente à différents moments Si un élève consomme des drogues ou de l’alcool, les effets de ces substances peuvent prêter à confusion Parfois, l’élève ne parle pas des symptômes (comme un moral bas ou des hallucinations) Parfois, l’enseignant ne connaît pas l’élève
  • 24.
    Les clés del’identification L’élève a-t-il des antécédents de problèmes mentaux importants ou d’un trouble mental grave? (membre de sa famille) A-t-on noté récemment un changement important de son humeur, de ses facultés cognitives, de son comportement? Les problèmes de la personne lui causent-ils de la souffrance, en causent-ils à d’autres personnes, ou y a-t-il un manque de conventions sociales? Y a-t-il une diminution notable de son fonctionnement : social, scolaire ou autre? A-t-on noté des changements majeurs inexpliqués dans sa participation dans des groupes de pairs – particulièrement en ce qui concerne l’intégration au groupe de pairs? Ses parents ou d’autres personnes sont-ils inquiets? Un de ses ami proche souffre-t-il d’un trouble mental ou d’un important problème de santé mentale?
  • 25.
    LES TROUBLES MENTAUXSONT DES TROUBLES DU CERVEAU
  • 26.
    FONCTIONS DU CERVEAUPerception ou sens Émotions ou sentiments Comportement Physique ou somatique Transmission de signaux (être réceptif et réagir à l'environnement) Pensée ou cognition
  • 27.
    Quels sont lessymptômes des troubles mentaux? Pensée Les troubles mentaux sont associés à des dérèglements dans 6 domaines principaux du fonctionnement du cerveau : Perception Émotions Transmission de signaux Comportement Physique
  • 28.
    QU'EST-CE QUE LAPENSÉE ou LA COGNITION? Communication Concentration Attention Lecture Compréhension Arithmétique Mémoire Planification Réflexion Assimilation Jugement Intuition
  • 29.
    DÉRÈGLEMENT DU CONTENUDE LA PENSÉE RÉEL IRRÉEL APPROPRIÉ EXCESSIF DÉLIRES
  • 30.
    Que sont lescroyances délirantes? Fausses Persistantes Non partagées par les autres personnes qui font partie du même groupe socio-culturel La personne les considère comme étant vraies et elle en est convaincue, même si on lui fournit de nombreuses preuves du contraire Ces croyances doivent être évaluées dans le contexte socio-culturel
  • 31.
    QU'EST-CE QUE LAPERCEPTION? Notre capacité à utiliser nos cinq sens pour voir, entendre, goûter, sentir et toucher. Vision Ouïe Odorat Goût Toucher
  • 32.
    Dérèglement de laperception Normal Hallucination Illusion
  • 33.
    Troubles mentaux dela PERCEPTION et de la COGNITION : psychose
  • 34.
    Qu'est-ce que lapsychose? La « psychose » est un dérèglement de la pensée et de la perception qui est caractérisé par une perte de contact avec la réalité et qui est causé par un fonctionnement anormal du cerveau.
  • 35.
    Qu'est-ce que laschizophrénie? La schizophrénie constitue le plus courant des troubles psychotiques. Il s'agit d'un trouble chronique, grave et invalidant du cerveau, qui est caractérisé par la présence de délires, d'hallucinations, de pensées désorganisées, de comportements déviants, de dérèglements de l'affect, de dérèglements de la motivation (avolition) et d'un handicap fonctionnel. Ce trouble affecte 1 % à 1,5 % des gens. Ce trouble affecte une proportion égale d'hommes et de femmes et il commence habituellement vers 14 à 25 ans.
  • 36.
    PSYCHOSE : QUELSSONT LES SIGNES À SURVEILLER? Le comportement de la personne est-il différent ou inhabituel? La personne reconnaît-elle avoir des hallucinations ou a-t-on remarqué des signes à cet effet? La personne manifeste-t-elle un trouble de la pensée? Son discours est-il sensé? La personne s’isole-t-elle des autres? La personne épouse-t-elle des idées bizarres et inhabituelles?
  • 37.
    PSYCHOSE : QUEFAIRE? Discutez de vos préoccupations avec d’autres enseignants et avec le personnel de soutien aux élèves. Renseignez-vous au sujet de sa situation familiale et discutez de vos préoccupations avec les membres appropriés de sa famille. Suggérez que l’élève subisse une évaluation de sa santé mentale. Communiquez aux évaluateurs de la santé mentale l’information appropriée, après le consentement approprié. Participez à des discussions avec le jeune, ses fournisseurs de soins de santé et les membres de sa famille, à propos de questions relatives à l’école.
  • 38.
    PSYCHOSE : QUELS SONTLES SIGNES QU'IL FAUT RECONNAÎTRE? Des voix commandent à la personne de se faire du mal ou de faire du mal aux autres. Les délires peuvent entraîner un comportement imprévisible (par exemple : méfiance des autres qui mène à la violence) ATTENTION
  • 39.
    Émotions et humeurs– qu’est-ce que je ressens à l’intérieur?
  • 40.
    Transition vers lepôle (-) résultant d'un événement de la vie (-) Transition vers le pôle (+) résultant d'un événement de la vie (+) Intensité normale de l'humeur Ligne de normalité Graphique de l’humeur « normale » +3 -3
  • 41.
    Troubles mentaux desémotions et des sentiments : dépression et trouble bipolaire
  • 42.
    Quels sont lestroubles de l'humeur? Troubles unipolaires de l’humeur Troubles bipolaires de l’humeur Exemple : trouble dépressif majeur Exemple : trouble bipolaire
  • 43.
    Que se passe-t-illorsque la ligne passe au pôle négatif? - la dépression 0 +3 -3 Intensité normale de l'humeur
  • 44.
    Intensité normale del'humeur Ligne de normalité Que se passe-t-il lorsque la ligne passe au pôle positif? - la manie 0 +3 -3
  • 45.
    En quoi un« épisode dépressif » est-il différent d'un sentiment de tristesse? Cela peut survenir sans cause apparente Moral bas ou humeur dépressive la plupart du temps depuis longtemps Nombreux problèmes au travail, à la maison ou dans les relations avec les autres en raison d'un moral bas De nombreux malaises physiques peuvent accompagner le moral bas Souvent, le moral bas n'est pas affecté par les changements dans l'environnement
  • 46.
    DÉPRESSION : QUELS SONTLES SIGNES À SURVEILLER? Malaises physiques fréquents et persistants qui sont difficiles à expliquer (maux de tête; maux d'estomac; fatigue; etc.) Perte d'intérêt pour les activités habituelles Perte de plaisir à pratiquer les activités qui étaient habituellement agréables – désespoir Diminution du fonctionnement à la maison, au travail ou à l'école, avec la famille, les collègues ou les amis Pensées de mort ou de suicide ou préparation à mourir
  • 47.
    DÉPRESSION : QUESTIONSÀ POSER Comment te sens-tu à l’intérieur? – Depuis combien de temps te sens-tu ainsi? Te sens-tu désespéré? Qu’est-ce que tes sentiments actuels t’empêchent de faire? – Quelles sont les activités que tu pratiquerais si tu ne te sentais pas comme tu te sens maintenant? Est-ce que tu penses ou as l’impression que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue ou que tu serais mieux mort? Que penses-tu faire? N’acceptez pas de garder confidentielles les idées de blessures volontaires ou de suicide.
  • 48.
    Dépression : Quefaire? La dépression est facile à traiter au moyen des médicaments appropriés et des thérapies appropriées; le jeune souffrant de dépression doit être aiguillé vers le fournisseur de soins de santé le plus approprié. Les attentes relatives aux études pourraient devoir être modifiées, en raison des effets de la dépression sur la motivation et les facultés cognitives. Soyez conscient du risque de suicide : discutez avec les fournisseurs de soins de santé de ce que devrait être le rôle des éducateurs dans chacun des cas. Établissez une collaboration de soutien du jeune, relativement à son éducation et à sa santé, après avoir obtenu les consentements appropriés.
  • 49.
    DÉPRESSION : QUELSSONT LES SIGNES QU’IL FAUT RECONNAÎTRE? Demandez toujours au jeune s’il a des pensées suicidaires ou s’il planifie un suicide Si vous avez le moindre doute, demandez à un expert d’effectuer une évaluation immédiate ATTENTION
  • 50.
    En quoi la« manie » est-elle différente d'un sentiment de joie extrême? L'humeur est surtout élevée ou irritable Problèmes importants dans la vie quotidienne causés par l'humeur Cela n'est pas causé par un problème ou un événement de la vie Nombreux problèmes physiques, du comportement et de la pensée Souvent, il est possible que l'humeur ne reflète pas la réalité de l'environnement
  • 51.
    TROUBLE BIPOLAIRE : QUELSSONT LES SIGNES À SURVEILLER? Antécédent d'au moins un épisode de dépression et au moins un épisode de manie. Changements rapides d'humeur, y compris irritabilité et accès de colère. Comportements autodestructeurs – y compris : achats impulsifs; violence envers les autres; indiscrétions sexuelles; etc. Utilisation excessive, mauvaise utilisation ou abus de drogues ou d'alcool. Symptômes psychotiques, notamment : hallucinations et délires
  • 52.
    Suicide chez lesjeunes Le suicide chez les jeunes est rare, mais il s'agit d'un événement tragique pour une collectivité. La plupart des suicides chez les jeunes sont associés à la présence d'un trouble mental (souvent la dépression) qui n'a pas été diagnostiqué ou qui n'est pas traité de manière appropriée. Le suicide chez les jeunes n'est pas le résultat des stress habituels de l'adolescence. On doit faire la distinction entre les tentatives de suicide et les cas de blessures volontaires : elles requièrent des approches différentes de traitement. L'utilisation d'outils d'évaluation du risque de suicide chez les adolescents peut aider les professionnels à évaluer le jeune.
  • 53.
    Suicide chez lesjeunes : Facteurs de risque bien établis Présence d'un trouble mental Tentative de suicide antérieure (particulièrement chez les garçons) Antécédent familial de suicide Antécédent familial de trouble mental Abus de substances psychoactives Démêlés avec le tribunal de la jeunesse
  • 54.
    Général Spécifique EmpathieInterrogation en douceur Je peux comprendre à quel point cela a été difficile pour toi, ces derniers temps...   Tu sembles passer de mauvais moments… Pourrais-tu m'aider à comprendre comment tu vis cette situation? Comment ça va ces derniers temps? As-tu déjà eu l'impression que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue? As-tu déjà tenté de commettre un acte qui t'aurait grièvement blessé ou tué? Interrogation directe Le suicide - évaluation
  • 55.
    Qu'est-ce que latransmission de signaux? Préparé à lutter ou à fuir pour se protéger Signaux internes DANGER! Le cerveau signale DANGER! Début de la cascade physiologique  Rythme cardiaque  Tension  Vigilance  Perception Perception sensorielle Goût Toucher Nez Oreilles Yeux
  • 56.
    Qu'est-ce que l'anxiété?ANXIÉTÉ Signaux internes Pensées Physique Émotions Pas de danger Le cerveau signale DANGER! Début de la cascade physiologique  Rythme cardiaque  Tension  Vigilance  Perception Perception sensorielle Goût Toucher Nez Oreilles Yeux !? ! ! !
  • 57.
    Qu'est-ce que l'anxiéténormale? Situation ou élément déclencheur : Premier rendez-vous Préparation en vue d'un examen Donner une prestation lors d'un concert Faire un discours Quitter le foyer familial Monter dans une haute échelle Anxiété : Crainte Nervosité Tension Énervement Nausée Transpiration Tremblement Temporaire N'a pas d'incidence importante sur le bien-être d'une personne N'empêche pas une personne de réaliser ses objectifs
  • 58.
    Qu'est-ce que l'anxiétépathologique? Situation ou élément déclencheur : Premier rendez-vous Préparation en vue d'un examen Donner une prestation lors d'un concert Faire un discours Quitter le foyer familial Monter dans une haute échelle ANXIÉTÉ Domaines des symptômes : Transmission de signaux Cognition Pensée Comportement Physique Persistant Excessif et inapproprié Intensité Invalidant Entraîne une adaptation dysfonctionnelle : -Évitement -Retrait
  • 59.
    TROUBLES MENTAUX DELA TRANSMISSION DE SIGNAUX : LES TROUBLES ANXIEUX
  • 60.
    TROUBLE ANXIEUX GÉNÉRALISÉ (TAG) : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne éprouve-t-elle de nombreux symptômes physiques persistants qui causent de la détresse, mais pour lesquels il n'existe aucune bonne explication médicale – comme : maux de tête; maux d'estomac; douleurs; etc. La personne s'inquiète-t-elle de nombreuses choses, beaucoup plus que les autres personnes semblent s'inquiéter? La personne a-t-elle de la difficulté à cesser de s'inquiéter? La personne semble-t-elle habituellement tendue ou énervée? L'inquiétude est-elle si intense qu'elle empêche la personne de profiter de la vie ou de s'adonner à des activités qu'elle aimerait?
  • 61.
    TROUBLE ANXIEUX GÉNÉRALISÉ :QUESTIONS À POSER Est-ce que tu te considères ou est-ce que les autres te considèrent comme une personne qui s'inquiète beaucoup? As-tu tendance à t'inquiéter à propos de beaucoup de choses? Quelles sont tes inquiétudes les plus courantes? Est-ce que ces inquiétudes ont des effets physiques (maux de tête, maux d'estomac, douleurs, etc.)? Comment ces inquiétudes t'empêchent-elles de pratiquer les activités que tu aimes ou de profiter de la vie? Te sens-tu parfois accablé par tes inquiétudes?
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    TROUBLE ANXIEUX GÉNÉRALISÉ :QUE FAIRE? Le trouble anxieux généralisé est très facile à traiter au moyen d'interventions psychologiques (comme la thérapie cognitivo-comportementale); il est donc recommandé d'aiguiller le jeune vers une personne qui est experte dans ce type de thérapie. Habituellement, la rassurance n'est pas utile : au mieux, elle ne procure qu'un petit soulagement temporaire des symptômes, et la rassurance régulière peut encourager les comportements « collants ». Il est utile de faire des suggestions simples et pratiques à propos d'un sujet d'inquiétude en particulier (comme : puisque tu t'inquiètes pour ton examen, pourquoi ne pas t'assurer de pouvoir étudier pendant au moins une heure ce soir?).
  • 63.
    TROUBLE ANXIEUX GÉNÉRALISÉ :QUELS SONT LES SIGNES QU'IL FAUT RECONNAÎTRE? Symptômes de dépression ou dépression clinique Pensées suicidaires ou planification d'un suicide Utilisation excessive, mauvaise utilisation ou abus ou d'alcool ATTENTION
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    Trouble d'anxiété sociale(TAS) Peur irréaliste et irrationnelle des situations sociales, où la personne a l'impression d'être jugée par les autres Sentiment de gêne qui peut être accompagné de crises de panique occasionnelles seulement dans la situation redoutée Évitement des situations sociales Grande souffrance / Désir de contacts sociaux Six mois ou plus Handicap fonctionnel
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    TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE :QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne devient-elle très anxieuse dans une ou plusieurs situations sociales où il y a des étrangers ou des groupes? (ex., salle de classe, cafétéria) Le jeune évite-t-il de parler en classe ou évite-t-il certaines situations en particulier? (le vestiaire du gymnase, par exemple) La personne est-elle facilement gênée dans une situation sociale ou pense-t-elle que les gens la jugent ou lui accordent une attention particulière? La personne subit-elle parfois une crise de panique dans des situations sociales ou dans les endroits où beaucoup de personnes sont réunies?
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    TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE :QUESTIONS À POSER Dans quels genres de situation te sens-tu anxieux, gêné ou en état de panique? Que fais-tu lorsque tu te sens ainsi? Comment ces sentiments ou ces pensées affectent-ils ta vie? Quelles activités ces sentiments ou ses pensées t'empêchent-ils de pratiquer?
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    TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE :QUE FAIRE? Informez le jeune au sujet du problème que vous soupçonnez et dites-lui qu'il existe peut-être de l'aide pour calmer ses inquiétudes. Le trouble d'anxiété social est très facile à traiter au moyen d'une thérapie cognitivo-comportementale; il est donc recommandé d'aiguiller le jeune vers une personne qui est experte dans ce type de thérapie. Le traitement par l'exposition est également utile; parfois, un enseignant et un travailleur du service d'assistance aux élèves (psychologue, travailleur social) peuvent créer un plan d'exposition en classe. Les organisations de conférences (« président dans un banquet ») sont utiles.
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    TROUBLE D'ANXIÉTÉ SOCIALE :QUELS SONT LES SIGNES QU'IL FAUT RECONNAÎTRE? Symptômes de dépression ou dépression clinique Utilisation excessive, mauvaise utilisation ou abus ou d'alcool ATTENTION
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    Qu'est-ce qu'une crisede panique? 0 10 Crise de panique : Forts battements de cœur Transpiration Tremblements Manque d'air Sensation d'étouffer Douleur thoracique Mal d'estomac Nausée Étourdissement Engourdissement des pieds et des mains Avoir chaud Avoir froid 10 minutes TEMPS Est-ce que je deviens fou?! Est-ce que je vais MOURIR?! Est-ce que j'ai une crise cardiaque?!
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    TROUBLE PANIQUE : QUELSSONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne subit-elle des crises de panique – début rapide des sentiments de panique et de symptômes physiques tels que le battement rapide ou irrégulier du cœur; la difficulté à respirer; les engourdissements; les étourdissements; etc.? La personne s'inquiète-t-elle de subir une crise de panique? La personne évite-t-elle de fréquenter les endroits où elle a déjà subi une crise de panique ou a peur d'en subir une? Les crises de panique affectent-elles négativement la vie de la personne ou l'empêchent-elles de s'adonner aux activités qu'elle aimerait?
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    Trouble obsessivo-compulsif Obsessions- pensées ou images ou envies récurrentes, envahissantes et indésirables qui causent une importante détresse et un important handicap fonctionnel Compulsions – comportements récurrents et répétitifs qui prennent beaucoup de temps et qui causent une importante détresse et un important handicap fonctionnel La personne se rend compte que ces obsessions et ces compulsions sont excessives et irréalistes, mais elle ne peut pas les maîtriser
  • 72.
    TROUBLE OBSESSIVO-COMPULSIF : QUELSSONT LES SIGNES À SURVEILLER? La personne manifeste-t-elle des comportements répétitifs ou s'adonne-t-elle à des rituels répétitifs, comme vérifier; mettre en ordre; compter; etc. qu'elle ne peut pas cesser facilement? La personne a-t-elle des pensées répétitives qui la contrarient, mais qu'elle n'arrive pas à bannir facilement? Ces pensées ou ces comportements lui causent-ils des difficultés dans sa vie quotidienne?
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    Trouble de stresspost-traumatique (TSPT) Réaction émotive intense et persistante à une situation dans laquelle la sécurité ou l'intégrité du corps de la personne sont menacées (viol, guerre, tremblement de terre, déraillement de train) Les symptômes persistent pendant 6 semaines ou plus après le traumatisme et comprennent notamment : revivre l'événement; hyperexcitation autonome; évitement Handicap fonctionnel
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    1. Réaction aiguëde stress Dérèglements affectifs, cognitifs, physiques et du comportement et handicap fonctionnel Intensité des symptômes invalidants JOURS SEMAINES MOIS Traumatisme  Affecte 100 % de la population  Que faire? Reprendre les activités habituelles Essayer de trouver du soutien affectif  Rétablissement sans traitement médical  Derniers jours - dernières semaines  Peut affecter le fonctionnement  Affecte tous les domaines de fonctionnement du cerveau
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    3. Trouble destress post-traumatique Intensité des symptômes invalidants JOURS SEMAINES MOIS CAUTION Traumatisme  Revivre l'événement  Évitement/Léthargie  Hyperexcitation  Handicap fonctionnel Échec de la réaction de stress à résoudre le problème ATTENTION
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    TROUBLE DE STRESSPOST-TRAUMATIQUE : QUELS SONT LES SIGNES À SURVEILLER? Y a-t-il un événement traumatisant – et si oui, quel est cet événement? Quels symptômes la personne éprouve-t-elle actuellement? La personne éprouve-t-elle des symptômes dans les trois catégories : revivre l'événement; évitement/léthargie; hyperexcitation? Quels symptômes la personne a-t-elle éprouvés immédiatement (1 à 3 jours) après l'événement? Quels symptômes la personne a-t-elle éprouvés plus tard (4 semaines après l'événement)? Les symptômes que la personne éprouve causent-ils des problèmes importants dans sa vie quotidienne?
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    Le trouble destress post-traumatique et le milieu scolaire Les symptômes de stress qui suivent immédiatement un événement traumatisant sont NORMAUX et ne nécessitent pas d'interventions. L'information à ce sujet doit être communiquée aux élèves, aux parents et aux membres du personnel. Certaines interventions (comme l'aide après un stress dû à un incident grave) ne sont pas nécessairement utiles et peuvent même être nuisibles. À la suite d'un événement traumatisant, les écoles peuvent offrir des espaces tranquilles où des membres du personnel sont disponibles après la classe et « identifier » les jeunes symptomatiques, pendant 4 à 6 semaines après l'événement. On peut offrir aux élèves symptomatiques une thérapie comportementale combinée ou d'autres traitements psychologiques fondés sur l'expérience clinique. Évitez la pression de « faire quelque chose » et efforcez-vous de « faire ce qu'il faut ». Dans le cas d'un suicide, pensez à identifier les jeunes à risque (amis du défunt).
  • 78.
    QUE SONT LESFONCTIONS DU COMPORTEMENT?
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    Que sont les dérèglements du COMPORTEMENT ? Évitement Il s'agit souvent de l'expression la plus visible des troubles mentaux Perte de motivation (avolition) Retrait social Perte de savoir-faire Comportements bizarres Violence Suicide
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    TROUBLES MENTAUX DUCOMPORTEMENT : Trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) Trouble des conduites Abus d'alcool ou de drogues
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    TROUBLE DÉFICITAIRE DEL'ATTENTION AVEC HYPERACTIVITÉ (TDAH) Début avant l'âge de sept ans Trois domaines principaux : Attention Hyperactivité Impulsivité Handicap fonctionnel
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    TDAH : QUELS SONTLES SIGNES À SURVEILLER? Comparativement à d'autres personnes de son âge, le jeune est-il continuellement et beaucoup plus  : Hyperactif (n'arrête jamais; ne peut pas rester tranquille; etc.) Impulsif (agit sans réfléchir; s'occasionne souvent des problèmes parce qu'il n'a pas pensé aux conséquences possibles de ses actes, etc.) Éprouve des difficultés d'attention et de concentration (il arrive souvent qu‘il ne termine pas ses tâches; oublie facilement; etc.) Les filles peuvent éprouver d'importants problèmes d'attention et ne pas manifester de symptômes d'hyperactivité et d'impulsivité Bon nombre de ces symptômes peuvent diminuer en intensité avec l'âge, mais ils ne disparaissent pas complètement. Évaluez toujours les troubles d'apprentissage et soyez conscient de l'abus d'alcool ou de drogues. Estime de soi et décadence morale (il ne s'agit pas d'un problème d'incompatibilité avec le moi)!
  • 83.
    TDAH : QUE FAIRE?Discutez avec le jeune de la façon dont il perçoit ses problèmes, le diagnostic et le traitement. Utilisez des stratégies d'intervention dont le succès a été démontré chez les jeunes; ne perdez pas votre temps à effectuer des interventions qui n'ont pas fonctionné ou qui ont peu de chances de fonctionner. Favorisez un cadre fondé sur les forces du jeune : découvrez les activités pour lesquelles il est doué ou suggérez des activités qui n'exigent pas une attention soutenue. Comprenez les pour et les contre de la pharmacothérapie.
  • 84.
    TROUBLE DES CONDUITES(DÉLINQUANCE) Début avant l'adolescence Transgression persistante des règles, des normes et des valeurs sociales Difficultés avec la loi Peut comprendre des confrontations violentes avec les autres Peut comprendre de la cruauté envers les animaux et les gens Handicap fonctionnel
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    Composer avec letrouble des conduites L'identification des troubles mentaux qui peuvent contribuer au trouble des conduites est importante. Notamment : TDAH; troubles d'apprentissage; dépression; toxicomanie. Soutien et conseils aux jeunes pour qu'ils trouvent d'autres moyens de s'exprimer (comme le sport, les arts, etc.); Développement de relations plus responsables dans les groupes d'amis Collaboration avec les aidants en milieu scolaire pour participer aux interventions dans la salle de classe et dans la cour d'école
  • 86.
    Aide – pourse rétablir, demeurer en santé et être bien dans sa peau Toutes les interventions d'aide agissent sur le cerveau et ont des effets dans une ou plusieurs fonctions du cerveau Psychologique (counseling; psychothérapies spécifiques) – effets courants Somatique (médicaments; autres) Social (groupes; communautés; etc.) Physique (sommeil, exercice)
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    Quel est lebut des traitements? Réduisent les symptômes que la personne éprouve Améliorent la capacité de la personne à fonctionner à la maison, au travail, avec les amis, etc. Empêchent le trouble de survenir de nouveau
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    Comment envisager lestraitements (rappelez-vous les cas probants) Traitements spécifiques – Les traitements dont les effets positifs importants ont été démontrés pour un trouble précis (par exemple : l'inhibiteur spécifique du recaptage de la sérotonine pour la dépression chez les adolescents; la thérapie cognitivo-comportementale pour le trouble d'anxiété sociale, etc.) « Traitements » généraux ou non spécifiques – Les interventions qui ont déjà contribué à réduire certains symptômes dans le cas de divers troubles (par exemple : la bibliothérapie; la psychoéducation; le soutien social, etc.) Interventions de soutien – Les interventions qui ont de bonnes chances de produire des résultats positifs, dans l'ensemble : « c'est bon pour toi » (par exemple : dormir suffisamment, faire de l'exercice, bien manger, etc.)
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    Conseils pour luttercontre les troubles mentaux Dépression Aller à l’extérieur Faire de l’exercice Faire des rencontres sociales Arrêter de trop penser Parler à des personnes en qui vous avez confiance Vous détendre Éviter l’alcool et les drogues Rire Résoudre des problèmes (utiliser votre tête!) Planifier votre journée La dépression est facile à traiter à l’aide d’une combinaison de médicaments, de psychothérapie et de consultation. Voici des mesures à prendre qui vous aideront :
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    Traitement Troublesbipolaires Le trouble bipolaire est un état pathologique qui nécessite l’usage de médicaments Psychorégulateurs Antidépresseurs La consultation est également utile, ainsi que le soutien des amis et des membres de la famille Les mêmes choses que vous faites pour soulager la dépression vous aideront aussi dans le cas d’un trouble bipolaire, MAIS il est ESSENTIEL de maintenir un rythme biologique constant. C’est-à-dire, aller au lit vers la même heure tous les soirs et dormir environ huit heures toutes les nuits. Les drogues et l’alcool peuvent déclencher un épisode maniaque ou dépressif – alors, évitez ou limitez leur consommation.
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    Traitement Psychose L’interventionprécoce est importante. Le fait d’obtenir de l’aide tôt minimise le risque de perturbation de la vie quotidienne et est essentiel au rétablissement Le traitement de la psychose comprend les médicaments antipsychotiques, la consultation individuelle ou familiale et le soutien, dans le but d’aider la personne atteinte à retrouver ses habitudes quotidiennes normales. Le traitement comprend également la sensibilisation de la personne au sujet de ce trouble et la promotion de saines habitudes de vie De plus, d’autres programmes éducatifs ou professionnels sont souvent nécessaires.
  • 92.
    Traitement Psychose (suite)Les efforts seront également axés sur la réduction des facteurs de risque afin de prévenir la rechute et de favoriser le rétablissement. Le choix du traitement dépend de la gravité des symptômes, des causes possibles et depuis combien de temps les symptômes se manifestent.
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    Conseils pour luttercontre les troubles mentaux Troubles anxieux Faire de l’exercice chaque jour Se détendre – exercices de respiration profonde, yoga, tai-chi, méditation Bien dormir – huit heures, chaque nuit Apprendre à rire Limiter la consommation d’alcool et de drogues Suivre un régime alimentaire équilibré Ajouter de la variété à votre vie Créer un réseau de soutien Apprendre à gérer votre vie Contester votre perfectionnisme Mettre en doute les pensées qui provoquent de l’anxiété : sont-elles vraies? Le traitement professionnel est utile. Il comprend une psychothérapie, la consultation ou l’utilisation de médicaments
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    Traitement Troubles del’alimentation Les troubles de l’alimentation constituent des maladies mentales Les troubles de l’alimentation manifestent des problèmes émotionnels et physiques complexes, et ils requièrent divers traitements professionnels en vue d’un rétablissement. Traitement médical des problèmes de santé liés au poids Consultation en matière de nutrition Psychothérapie Des médicaments peuvent être utiles pour traiter la boulimie
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    Pour obtenir del’aide Liens utiles Chaire Financière Sun Life sur la santé mentale des adolescents : http:// www.teenmentalhealth.org / (en anglais) Réseau canadien de la santé : http://www.canadian-health-network.ca/1mental_health.html (anglais) http://www.phac-aspc.gc.ca/chn-rcs/index-fra.php (français) Association canadienne pour la santé mentale, bureau national : http:// www.acsm.ca / Association canadienne pour la santé mentale, division de l’Ontario : http:// www.ontario.cmha.ca / (en anglais) Centre de toxicomanie et de santé mentale : http:// www.camh.net (anglais) http:// www.camh.net/fr/index.html (français) Santé Canada, site Web sur la santé mentale : http://www.hc-sc.gc.ca/hppb/mentalhealth/index.html (anglais) http://www.phac-aspc.gc.ca/index-fra.php (français) National Alliance for the Mentally Ill : http:// www.nami.org / (en anglais) Centre national d’information sur la santé mentale de SAMHSA : http://nmhicstore.samhsa.gov/publications/Publications_browse.asp?ID =176&Topic=Mental+Illnesses%2FDisorders (en anglais) MindMatters: une ressource pour la promotion de la santé mentale dans les écoles secondaires : http:// www.mindmatters.edu.au/default.asp (en anglais) Renseignements sur la santé mentale de Continuing Medical Education (CME) : http:// www.cmellc.com /topics/
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    Autres ressources utilesTransitions : Guide de l’étudiant en post-secondaire (livre) Mental Health Training for Teachers (guide de ressources) Understanding Depression and Suicide in Adolescents (programme de formation) Evidence-Based Medicine for Patients (livre) Quand ça ne va pas : Aide aux enseignants aux prises avec des élèves en difficulté (livre) Tous ces programmes et ces livres sont offerts sur le site Web de la Chaire Financière Sun Life sur la santé mentale des adolescents
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    FIN Pour accéderà de l’information et des ressources : www.teenmentalhealth.org