SlideShare une entreprise Scribd logo
1  sur  77
Hôpital Rivière-des-Prairies 
Mercredi le 18 septembre 2013 
8h30 à 16h30
2 
Objectifs généraux du colloque : 
1. Permettre aux participants de procéder au dépistage précoce du TDA/H, de 
pouvoir en reconnaître les symptômes et de recommander les interventions 
multimodales appropriées pour améliorer la qualité de vie des personnes de 
0-12 ans atteintes de ce trouble. 
2. Soutenir les médecins omnipraticiens à poser le diagnostic de TDA/H à l’aide 
d’un outil reconnu. 
3. Reconnaître et différencier les conditions s’apparentant au TDA/H et les 
comorbidités courantes de ce dernier. 
4. Optimiser la médication et fournir des outils efficaces de suivi.
3
Le TDA/H à travers les âges 
Hôpital Rivière-des-Prairies 
Mercredi le 18 septembre 2013 
Autres conditions pouvant 
se manifester en inattention 
TOUT CE QUI BOUGE 
N’EST PAS DU TDA/H! 
Vincenzo Di Nicola md
5 
Vincenzo Di Nicola 
MPhil, MD, PhD, FRCPC, FAPA 
• Chef du Service de pédopsychiatrie et Responsable pour les 
« Soins partagés » en pédopsychiatrie – HMR 
• Président de l’APA, Filiale du Québec et de l’Est du Canada 
• Professeur titulaire de psychiatrie – Université de Montréal
6 
Vincenzo Di Nicola 
MPhil, MD, PhD, FRCPC, FAPA 
• Aucun conflit d’intérêt 
• Aucune relation avec les compagnies pharmaceutiques 
à déclarer
7 
Objectifs pédagogiques de la présentation : 
1. Le participant identifiera les autres conditions entraînant une 
altération du potentiel attentionnel chez l’enfant. 
2. Le participant identifiera pour chaque symptôme clé du TDA/H – 
l’inattention, l’impulsivité, l’hyperactivité – 
les faux frères du TDA/H. 
3. Le participant recevra l’information soutenant l’investigation clinique 
pour différencier le TDA/H des autres conditions.
8
9 
La mission de HMR en psychiatrie et pédopsychiatrie 
La mission du Département de psychiatrie HMR dans le Réseau 
universitaire intégré de santé (RUIS) de l’Université de Montréal 
• Service de Consultation-liaison 
• Soins partagés 
HMR est affilié à l’U de M et dans l’est de Montréal avec HRDP et 
IUSMM (ancien HLHL et St-Jean-de-Dieu)
10 
Partenaires en « Soins partagés » 
• Département de pédiatrie 
HMR 
• Unité de médecine familiale 
HMR 
• CSSS Lucille-Teasdale & CSSS de Saint-Léonard et Saint-Michel 
• GMF 
Sélectionnés – dans l’est de Montréal
11 
Problèmes/besoins identifiés par les pédiatres HMR 
• Accès rapide à une consultation en pédopsychiatrie pour 
diagnostiquer, investiguer et recommander un traitement 
• Clarifier les rôles de la première ligne et les soins spécialisés 
• Expertise en psychopharmacologie 
• Meilleure compréhension et gestion de « cas complexes » 
= comorbidité, chronicité, sévérité 
• Identifier cas difficiles et réfractaires aux traitements
12 
Motifs de consultation des pédiatres
13 
Recommandations 
• Amorcer une réflexion spécifique sur le TDA/H 
• Clarifier les rôles respectifs des équipes de professionnels en pédiatrie 
et en pédopsychiatrie dans le contexte des soins partagés 
• Développer un formulaire de référence aux « Soins partagés » en 
pédopsychiatrie 
• Évaluer cet outil après son utilisation sur une période donnée par les 
deux programmes 
• Envisager l’élargissement des principes des soins partagés à l’Hôpital 
de jour
14
15 
Épidémiologie 
• Autour du monde, environ 1 sur 5 enfants ont un trouble identifiable en 
santé mentale 
• Au Québec c’est 15% - en Hochelaga-Maisonneuve c’est 60% 
• Aux États-Unis, 80% d’enfants souffrants d’un trouble mental ne sont 
pas identifiés ou traités 
• Suicide - la troisième cause de mortalité chez les jeunes - 10-24 ans
16
17 
Épidémiologie : TDA/H 
Prévalence du TDA/H dans la majorité de cultures 
• Environ 5% chez les enfants 
• Environ 2.5% chez les adultes 
Référence : APA. DSM-5. (2013)
18 
Santé mentale chez les jeunes : « une crise publique » 
États-Unis 2001 : 
« Surgeon General’s Report on Children’s Mental Health » 
a indiqué que la santé mentale des jeunes (enfants et adolescents) 
était une crise de santé publique
19
20 
Diagnostic du TDA/H selon le DSM-5 
Catégorie : Trouble neurodéveloppemental 
Caractéristiques en commun : 
• Début lors de la période développementale 
• Le trajet développemental est impacté de façon négative 
Référence : APA. DSM-5. (2013)
21 
« Sous-types » selon le DSM-IV-TR (2000) 
• Déficit de l’attention/hyperactivité, type mixte 
• Déficit de l’attention/hyperactivité, type inattention prédominante 
• Déficit de l’attention/hyperactivité, type hyperactivité-impulsivité 
prédominante 
Référence : APA. DSM-IV-TR. (2000)
22 
« Présentations actuelles » selon le DSM-5 (2013) 
• Déficit de l’attention/hyperactivité, présentation combinée 
• Déficit de l’attention/hyperactivité, présentation inattention 
prédominante 
• Déficit de l’attention/hyperactivité, présentation hyperactivité-impulsivité 
prédominante 
Référence : APA. DSM-5. (2013)
23 
« Comorbidité » versus « Diagnostic différentiel » 
Selon le DSM, le patient peut être atteint de plus qu’une condition à la fois 
(« comorbidité ») – ceci est considéré après le diagnostic du TDA/H 
Avant d’arriver au diagnostic du TDA/H, il faut considérer d’autres 
possibilités – ce qu’on appele en médecine le « diagnostic 
différentiel »
24 
« Comorbidité » : Un survol 
Bien établi : 
• Trouble oppositionnel avec provocation 
• Trouble anxieux 
• Trouble des conduites 
• Dépression 
Controversé : 
• Trouble bipolaire 
Référence : Lawrence J Greenhill et Lily I Hechtman (2009)
25 
« Comorbidité » : Un survol 
Selon le DSM-5 (APA, 2013) : 
• Trouble oppositionnel avec provocation 
• Trouble des conduites 
• Trouble disruptif de la dysrégulation de l’humeur 
• Troubles spécifiques des apprentissages 
• Trouble anxieux et Dépression majeure 
• Troubles liés à une substance 
• Troubles de personnalité antisocial et autres 
• TOC, Tics, Tb du spectre de l’autisme (TSA) 
Référence : APA. DSM-5. (2013)
26
27 
Normalité versus TDA/H 
« Un enfant, c’est vrai que ça bouge! » - Dr Jacques Leroux, HRDP 
Il est normal pour un enfant d’être : 
– actif, distrait et spontané 
mais le diagnostique d’un TDAH est posé lorsque : 
– l’hyperactivité, l’inattention et l’impulsivité 
entrainent des déficits fonctionnels selon l’âge de l’enfant 
dans plusieurs milieux 
Adapté de : Verreault, Martine (2009) par Dr Jacques Leroux, HRDP
28 
Dissiper les mythes, démystifier les diagnostics 
• Tout ce qui bouge n’est pas de l’hyperactivité 
• Tout ce qui est distrait n’est pas de l’inattention 
• Tout ce qui est spontané n’est pas de l’impulsivité
29 
« Diagnostic différentiel » : Facteurs à considérer 
• Âge/développement 
• Capacités intellectuelles/Tr spécifiques des apprentissages 
• Environnement familial, scolaire ou social/Attachement 
• Tempérament/Personnalité 
• Autres troubles neurodéveloppementaux 
• Autres troubles psychiatriques 
• Consommation de substances 
• Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
30 
Concept de « raisonnement clinique » 
Le raisonnement clinique est au coeur du processus diagnostic 
• Connaissances – termes, definitions, outils 
• Habiletés cliniques – créer un lien, questionner, collaborer, guider 
• Jugement – par un processus de différentiation 
ou « diagnostic différentiel » , 
on arrive à un hypothèse de travail ou « le diagnostic »
31 
Concept de « faux frères » 
Chaque symptôme clé du TDA/H – 
l’inattention, l’impulsivité, l’hyperactivité – 
a des « faux frères »
32 
L’Inattention 
• C’est la première caractéristique du TDA/H, 
et probablement la plus importante. 
• La difficulté qu’éprouve un enfant à contrôler son attention 
au moment où il a une tâche à accomplir, et donc 
de rester attentif lorsque la situation le demande. 
• Il semble surtout qu’il soit incapable de se concentrer 
suffisamment longtemps pour accomplir une tâche un peu 
longue 
et particulièrement monotone. 
Référence : Sandra Garcia. Le TDAH. (2001)
33 
L’Inattention 
• Chez l’enfant de quatre à sept ans – 
on remarquera le problème dès qu’il effectuera des tâches, 
telles que faire un casse-tête ou même regarder une émission de 
télévision. 
• Chez l’enfant plus âgé – 
c’est surtout à l’école que la difficulté à contrôler son attention sera 
apparente. Les activités ou les tâches qui l’obligent à rester assis 
seront celles qu’il aura le plus de difficulté à accomplir. Pour un 
hyperactif la difficulté est de maintenir l’attention alors qu’un déficit 
d’attention le problème se situera sur le plan de la focalisation, de la 
mobilisation de l’attention.
34 
L’Inattention 
• Longtemps les experts ont cru que ces enfants hyperactifs étaient 
non pas inattentifs, mais plutôt facilement distraits par tous les 
stimulis qui les entouraient. 
• Leur problème relevait, selon ces experts, d’une difficulté de 
concentration. Il était alors recommandé, tant au enseignants 
qu’aux parents, d’éliminer au maximum les stimuli qui avaient pour 
effet de détourner ces enfants de leur tâche. 
• Les résultats ont été très décevants, car souvent le fait de rendre 
l’environnement plus monotone ne faisait qu’aggraver la situation.
35 
« Faux frères » de l’inattention 
• Troubles sensoriels (audition, vision) 
• Troubles spécifiques des apprentissages 
• Déficience intellectuelle 
• Troubles du spectre de l’autisme 
• Troubles anxieux 
• Troubles dépressifs 
• Trouble bipolaire 
• Troubles liés à une substance 
• Troubles psychotiques 
• Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
36 
L’Impulsivité 
• La difficulté à contrôler leur impulsivité constitue le deuxième 
problème majeur des enfants hyperactifs, problème qui peut se 
traduire de différentes façons. 
• La première est marquée par une incapacité de penser avant d’agir, 
ce qui les amène à adresser des paroles blessantes aux autres ; 
paroles qu’ils oublient vite, mais qui sont mal accueillies, surtout par 
les adultes en position d’autorité, comme leurs parents ou professeurs 
et leurs directeurs d’école. 
Référence : Sandra Garcia. Le TDAH. (2001)
37 
L’Impulsivité 
• Ces enfants éprouvent aussi très souvent une grande difficulté à 
attendre leur tour lors d’une activité de groupe, difficulté qui se 
traduira par de l’agitation ou par un refus de participer, ou encore 
par des tentatives grossières de prendre la place de ceux dont c’est 
le tour.
38 
L’Impulsivité 
• On les verra aussi fréquemment s’immiscer dans les conversations 
des adultes et donner leur point de vue sans qu’on le leur demande. 
• Non pas dans le but d’attirer l’attention ou parce qu’ils attachent une 
grande importance à ce qu'ils ont à dire, mais simplement parce 
qu’ils ne peuvent s’en empêcher. 
• Il est souvent difficile de faire la distinction entre un enfant qui agit 
par impulsivité et celui que veut attirer l’attention.
39 
L’Impulsivité 
• En outre, cette impulsivité portera les enfants à prendre des risques 
qui les feront souvent champions toutes catégories des accidents. 
• Et ils n’ont pas ces accidents parce qu’ils veulent attirer l’attention 
ou par goût du risque, mais simplement parce qu’ils éprouvent 
énormément de difficulté à réfléchir avant d’agir. La plupart d’entre 
eux ne parviennent pas à penser de manière séquentielle (c’est à 
dire par petites étapes) ni à distinguer l’essentiel de l’accessoires. 
• D’après certains chercheurs, l’impulsivité est la conséquence d’un 
tout petit défaut dans la partie du cerveau dont le rôle est de freiner, 
d’amortir (« inhiber ») les activités.
40 
« Faux frères » de l’impulsivité 
• Trouble oppositional avec provocation 
• Trouble explosif intermittent 
• Syndrome de Gilles de la Tourette 
• Déficience intellectuelle 
• Troubles du spectre de l’autisme 
• Trouble réactionnel de l’attachement 
• Trouble bipolaire 
• Troubles liés à une substance 
• Troubles de la personnalité 
• Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
41
42 
L’Hyperactivité/agitation 
• Pendant deux semaines, des enfants hyperactifs ont été observé 
jour et nuit pour tenter de comprendre pourquoi ils sont si agités. 
• Il a été remarqué que même si cette agitation varie énormément 
d’un hyperactif à l’autre, ils sont plus actifs que les autres enfants 
dans toutes leurs activités, et même, dans la plupart des cas durant 
leur sommeil. 
• Leur agitation est presque toujours gratuite. 
Ils bougent, changent de position, jouent avec leur crayon, etc. 
Référence : Sandra Garcia. Le TDAH. (2001)
43 
L’Hyperactivité/agitation 
• Il s’agit de mouvements sans rapport avec le travail en cours. 
Mais cette dépense d’énergie n’est pas dirigée vers 
l’accomplissement d’une tâche. 
• Imaginez un jeune enfant de deux/trois ans qui ouvre l’armoire de la 
cuisine, en sort tout ce qu’elle contient et qui se met à défaire tout 
ce qui est devant lui en l’espace de quelques minutes seulement. 
• On pourrait penser qu’il est hyperactif, mais son énergie, il la 
dépense pour réussir dans sa tâche, qui consiste à découvrir le 
monde et à savoir comment les choses sont faites. 
C’est l’agitation motrice normale d’un jeune enfant 
qui n’a rien à voir avec celle des enfants hyperactifs, 
qui est plutôt gratuite et due à un manque de contrôle.
44 
« Faux frères » de l’hyperactivité/agitation 
• Tics 
• Trouble de mouvements stéreotypés 
• Syndrome de Gilles de la Tourette 
• Déficience intellectuelle 
• Trouble réactionnel de l’attachement 
• Trouble bipolaire 
• Troubles liés à une substance 
• Troubles de la personnalité 
• Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
45 
Outils 
• HMA 
• Histoire de la maladie actuelle 
• Antécédents 
• Personnels (développement de l’enfant) 
• Familiaux 
• Observations en plusieurs contextes 
• En famille – parent-enfant, fratrie 
• En classe 
• Dans la communauté, surtout en groupe 
(Cf. US-UK Study)
46 
Outils 
• Évaluations 
• Scolaires, médicales, psychologiques et autres 
• Questionnaires 
• SNAP-IV 
• Conners Versional Parentale 
• Évolution 
• Amélioration versus detérioration 
• Optimiser le traitement 
• Cibler le fonctionnement global de la personne
47 
Dissiper les mythes 
De nombreux patients viennent pour une évaluation de TDA/H avec de 
fausses informations ou des croyances. Par exemple : 
• Ils ne sont que paresseux, se cherchant une excuse 
• Je ne veux pas prendre un médicament qui pourrait changer ma personnalité 
• Ce n’est pas moi qui ai un problème, c’est plutôt mon 
conjoint/employeur/parent/enseignant/école qui a le problème 
• J’en souffrais quand j’étais petit, mais c’est disparu 
• Je n’ai pas tous les symptômes cliniques 
• Le TDAH est juste ce qui est à la mode présentement 
Référence : CADDRA. Lignes Directrices Canadiennes sur le TDAH. 3e édition (2011)
48 
Dissiper les mythes 
Conseil pratique : 
• Il s'agit d'un diagnostic qui suscite beaucoup d'émotion. Il est très 
important de s'assurer que les préoccupations du patients et de sa 
famille soient entendues et non pas rejetées. Il s'agit d'un processus 
de collaboration. 
• C'est encore plus vrai quand il y a des divergences entre le patient et 
la personne qui a initié la référence. Quand il y a des conflits, il est 
utile de se concentrer sur les points forts de la personne et éviter de 
la blâmer. Souvent, l'émotion négative émane de la peur et de la 
perte de contrôle. Se responsabiliser aide au rétablissement.
49
50 
Les « Soins collaboratifs » 
« Les soins collaboratifs en santé mentale se réfère à un médecin de 
famille ou autre clinicien de première ligne travaillant ensemble avec 
un psychiatre ou autre clinicien en santé mentale dans un partenariat 
mutuellement soutenant. Les responsabilités de soins sont partagées 
et apportionnées selon les habiletés respectives des cliniciens et les 
besoins de soins (changeants) du patient. » 
- Nick Kates (2009)
51 
Les « Soins collaboratifs » 
• Le médecin de famille ou autre clinicien de première ligne joue un rôle 
clé pour les soins en santé mentale 
• 25% des individus vus par la première ligne ont un trouble 
psychiatrique identifiable (mais pas toujours identifié)—souvent la 
dépression et l’anxiété 
• La majorité des cas sont traités par la première ligne et pas référés aux 
services de santé mentale 
Nick Kates (2009) 
•
52 
Les « Soins collaboratifs » 
• Malgré la prévalence élevée des problèmes mentaux et le fardeau 
assumé par la première ligne, l’interface entre la première ligne and les 
services de santé mentale est caractérisée par la mauvaise 
communication, un manque de compréhension mutuelle et une 
collaboration limitée. 
Nick Kates (2009)
53 
Les « Partenariats collaboratifs » 
• Avec la pénurie de ressources en santé mentale, c’est très important 
d’établir des partenariats collaboratifs entre la santé mentale et les 
services de première ligne 
• Dont les psychiatres fonctionnent comme consultants, aidant les 
médecins de famille à élargir la gamme de problèmes qu’ils peuvent 
gérer 
• Aidé par accès rapide aux services de santé mentale au besoin 
Nick Kates (2009)
54
55 
Pediatrician-Psychiatrist Partnerships Expand Access to Mental Health 
Care 
BM Kuehn, JAMA, Oct 12, 2011, 306 (14) : 1531-1533 
Partenariats pédiatre-psychiatre augmentent l’accès aux soins en santé 
mentale 
• avec une combinaison de consultations indirecte, directe et prise en 
charge pour les cas plus sévères 
• l’ « effet multiplicateur » (Leverette, Froese & Di Nicola, 1996)
56 
Plan d’action en santé mentale - PASM 
Dre Odette Bernazzani – Conférence Scientifique HMR – 12 nov 2009 
Omnipracticiens et PASM 
• Défi majeur 
• Acteurs essentiels pour la réussite du PASM 
La deuxième ligne en santé mentale comporte deux volets: 
• Le soutien à la première ligne 
• Le traitement spécialisé dans les situations complexes
57 
Rôles de la deuxième ligne en santé mentale - PASM 
Le soutien à la première ligne 
• Soins partagés 
• Médecin spécialiste répondant en psychiatrie – MSRP
58 
Sherlock Photo : V Di Nicola
59 
Vers un continuum de « Soins collaboratifs » 
Interfaces de collaboration 
• Consultation-liaison – HMR Pédiatrie 
• Soins partagés – HMR/communauté 
• Médecin spécialiste répondant en pédopsychiatrie – CSSS 
• Cliniques externes – HMR/HRDP 
• Urgences en pédopsychiatrie – HMR-HRDP
60 
Pratiques collaboratives 
« Patient partenaire » 
Le patient 
– et ajoutons sa famille – 
devient une partie intégrante de l’équipe. 
—Dr Jacque Bernier, ex-directeur de l’enseignement, 
HMR
61 
Sherlock & Nina Photo : V Di Nicola
62 
Spectre de soins 
Première ligne 
• Soins primaires 
• Principalement soins 
primaires 
Deuxième ligne 
• Soins spécialisés 
• Principalement soins 
psychiatriques
63 
Continuum de « Soins collaboratifs » 
Première ligne Deuxième ligne 
• Pédiatrie Consultation-Liaison Pédopsychiatrie 
• Pédiatrie, UMF, GMF Soins partagés 
• CSSS 
• Enfance-Famille 
•SMJ Médecin spécialiste 
répondant en 
pédopsychiatrie
64
65 
CanMEDS : 
l'excellence des normes, 
des médecins et des 
soins
66 
Conclusions : Identifier des « faux frères » des 
symptômes du TDA/H 
• Comment identifier les caractéristiques de chaque symptôme clé du 
TDA/H – l’inattention, l’hyperactivité/agitation, l’impulsivité 
• Comment identifier les faux frères de chaque symptôme
67 
Conclusions : Différencier le TDA/H des autres 
conditions 
• Compréhension des caractéristiques du TDA/H et des autres 
conditions 
• Différencier l’un des autres est un processus de 
« raisonnement clinique »
68 
Conclusions: Dissiper les mythes, 
démystifier les diagnostics 
• Tout ce qui bouge n’est pas de l’hyperactivité 
• Tout ce qui est distrait n’est pas de l’inattention 
• Tout ce qui est spontané n’est pas de l’impulsivité
69 
Conclusions : Valeur ajoutée des soins collaboratifs 
• Enseignement 
• « Patient/famille partenaire » 
• Satisfaction de la clientèle ciblée: patients, familles, médecins référents 
• « L’effet multiplicateur » 
• Continuum de « soins collaboratifs » 
• Recherche qualitative 
• Identifier problèmes ensemble 
• Mieux planifier les services 
• Possibilité de prévention
70
71 
Remerciements 
Conférenciers 
• Philippe Lageix, MD 
• Jacques Leroux, MD 
• Line Massé, PhD 
• Dominique Panet-Raymond, MD 
PANDA 
• Mme Francine Demers 
• Mme Eliane Goffoy 
Hôpital Maisonneuve-Rosemont 
• Mme Sylvie Giard 
Hôpital Rivière-des-Prairies
72 
Remerciements 
Ce colloque sur le TDA/H a été rendue possible grâce à 
des subventions à l’éducation octroyées sans condition 
par : 
• Jannsen 
• Purdue 
• Shire
73 
Après la Coupe mondiale - 2006 Photo : V Di Nicola
74 
Bibliographie 
• Craven M, Bland R. Better practices in collaborative mental health 
care: an analysis of the evidence base. Can J Psychiatry. 2006; 51(6) : 
S7-S72. 
• Greenhill, LJ, Hechtman, LI. Attention-Deficit Hyperactivity Disorder. 
Comprehensive Textbook of Psychiatry, 9th ed. 2009, pp. 3560-3572. 
• Kates N. Shared/collaborative mental health care. In JS Leverette, GS 
Hnatko & E Persad, eds., Approaches to Postgraduate Education in 
Psychiatry in Canada: What Educators and Residents Need to Know. 
Ottawa: Canadian Psychiatric Association, 2009, pp. 183-197.
75 
Bibliographie 
• Kates N, Craven M, Bishop J, et al. Shared mental health care in 
Canada: the way ahead. Can J Psychiatry. 1997; 42(8) : 809-812. 
• Kates N, McPherson-Doe C, George L. Integrating mental health care 
services within primary care settings: The Hamilton Family Health 
Team. J Ambulatory Care Manage. 34(2) : 174-182. 
• Kuehn BM. Pediatrician-psychiatrist partnerships expand access to 
mental health care. JAMA. 2011, 306(14) : 1531-1533. 
• Leverette J, Froese A, Di Nicola V. Building curriculum for training in 
community child psychiatry. Can J Psychiatry. 1996, 41(6) : 400‑405.
76 
Ressources sur l’internet 
• Canadian Attention-Deficit Hyperactivity Disorder Research Alliance 
(CADDRA) 
www.caddra.ca 
• National Center for Complementary and Alternative Medicine 
(NCCAM) 
http://nccam.nih.gov/ 
• Regroupement des associations de parents PANDA du Québec 
http://www.associationpanda.qc.ca/liens.htm
77

Contenu connexe

Tendances

Cours 1 Approche à la santé mentale
Cours 1 Approche à la santé mentaleCours 1 Approche à la santé mentale
Cours 1 Approche à la santé mentale
Michel Perrier
 
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSEResponsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
cours fsjes
 

Tendances (20)

Le trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité (TDAH)
Le trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité (TDAH)Le trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité (TDAH)
Le trouble déficitaire de l’attention et hyperactivité (TDAH)
 
Cours de Gestion du temps
Cours de Gestion du tempsCours de Gestion du temps
Cours de Gestion du temps
 
Stress au travail: comprendre et prévenir
Stress au travail: comprendre et prévenirStress au travail: comprendre et prévenir
Stress au travail: comprendre et prévenir
 
Les enfants intellectuellement précoces
Les enfants intellectuellement précocesLes enfants intellectuellement précoces
Les enfants intellectuellement précoces
 
Dépression
DépressionDépression
Dépression
 
Difficulté ou trouble d'apprentissage?
Difficulté ou trouble d'apprentissage?Difficulté ou trouble d'apprentissage?
Difficulté ou trouble d'apprentissage?
 
Comprendre Le Stress
Comprendre Le StressComprendre Le Stress
Comprendre Le Stress
 
Presentation power point formation
Presentation power point formationPresentation power point formation
Presentation power point formation
 
Trouble bipolaire.
Trouble bipolaire.Trouble bipolaire.
Trouble bipolaire.
 
Palo Alto
Palo AltoPalo Alto
Palo Alto
 
Management interculturel
Management interculturelManagement interculturel
Management interculturel
 
Les Types De Personnalité
Les Types De PersonnalitéLes Types De Personnalité
Les Types De Personnalité
 
Le diabète
Le diabèteLe diabète
Le diabète
 
Connaissance de soi et des autres
Connaissance de soi et des autresConnaissance de soi et des autres
Connaissance de soi et des autres
 
Présentation dyslexie
Présentation dyslexiePrésentation dyslexie
Présentation dyslexie
 
Se Comprendre et Comprendre les autres avec les Neurosciences
Se Comprendre et Comprendre les autres avec les NeurosciencesSe Comprendre et Comprendre les autres avec les Neurosciences
Se Comprendre et Comprendre les autres avec les Neurosciences
 
Cours 1 Approche à la santé mentale
Cours 1 Approche à la santé mentaleCours 1 Approche à la santé mentale
Cours 1 Approche à la santé mentale
 
25 principes à suivre pour vous aider à gérer votre stress
25 principes à suivre pour vous aider à gérer votre stress25 principes à suivre pour vous aider à gérer votre stress
25 principes à suivre pour vous aider à gérer votre stress
 
Hyperthyroïdie validée
Hyperthyroïdie validéeHyperthyroïdie validée
Hyperthyroïdie validée
 
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSEResponsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
Responsabilité sociale des entreprises - Cours RSE
 

En vedette

Flex advertisement Profile
Flex advertisement Profile Flex advertisement Profile
Flex advertisement Profile
Khader Nassrawy
 
Blas Infante: Presentaciones
Blas Infante: PresentacionesBlas Infante: Presentaciones
Blas Infante: Presentaciones
javilescha
 
Rencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèse
Rencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèseRencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèse
Rencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèse
Mission Val de Loire
 
Conferencia juan pina 30 nov 2010 interiores
Conferencia juan pina 30 nov 2010 interioresConferencia juan pina 30 nov 2010 interiores
Conferencia juan pina 30 nov 2010 interiores
Partido Libertario
 

En vedette (20)

Flex advertisement Profile
Flex advertisement Profile Flex advertisement Profile
Flex advertisement Profile
 
Blas Infante: Presentaciones
Blas Infante: PresentacionesBlas Infante: Presentaciones
Blas Infante: Presentaciones
 
La Universidad 2.0: U 2.0 en Madrid
La Universidad 2.0: U 2.0 en MadridLa Universidad 2.0: U 2.0 en Madrid
La Universidad 2.0: U 2.0 en Madrid
 
El hipertexto
El hipertextoEl hipertexto
El hipertexto
 
Ciudad 292
Ciudad 292Ciudad 292
Ciudad 292
 
LA WEB 2.0
LA WEB 2.0LA WEB 2.0
LA WEB 2.0
 
La radio de darwin
La radio de darwinLa radio de darwin
La radio de darwin
 
DrupalCamp2013 - "libérez drupal"
DrupalCamp2013 - "libérez drupal"DrupalCamp2013 - "libérez drupal"
DrupalCamp2013 - "libérez drupal"
 
La biblioteca de la espol
La biblioteca de la espolLa biblioteca de la espol
La biblioteca de la espol
 
Desarrollo del Pensamiento
Desarrollo del PensamientoDesarrollo del Pensamiento
Desarrollo del Pensamiento
 
C1.2.construction des images
C1.2.construction des imagesC1.2.construction des images
C1.2.construction des images
 
Marketigelectronico.com
Marketigelectronico.comMarketigelectronico.com
Marketigelectronico.com
 
Rencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèse
Rencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèseRencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèse
Rencontres des médiateurs 2013 - Restitution de synthèse
 
Printemps
PrintempsPrintemps
Printemps
 
De nouvelles règles, donc une nouvelle stratégie: expériences internationales...
De nouvelles règles, donc une nouvelle stratégie: expériences internationales...De nouvelles règles, donc une nouvelle stratégie: expériences internationales...
De nouvelles règles, donc une nouvelle stratégie: expériences internationales...
 
Le Rhin / Comparaisons européennes : témoignages de trois fleuves
Le Rhin / Comparaisons européennes : témoignages de trois fleuvesLe Rhin / Comparaisons européennes : témoignages de trois fleuves
Le Rhin / Comparaisons européennes : témoignages de trois fleuves
 
Rt de syd
Rt de sydRt de syd
Rt de syd
 
Gallo y gallina
Gallo y gallinaGallo y gallina
Gallo y gallina
 
Conferencia juan pina 30 nov 2010 interiores
Conferencia juan pina 30 nov 2010 interioresConferencia juan pina 30 nov 2010 interiores
Conferencia juan pina 30 nov 2010 interiores
 
Stakeholder meeting youth strategy concept note french
Stakeholder meeting youth strategy concept note frenchStakeholder meeting youth strategy concept note french
Stakeholder meeting youth strategy concept note french
 

Similaire à Tout ce qui bouge n'est pas du TDA/H: Autres conditions pouvant se manifester en inattention - Le TDA/H à travers les âges Hôpital Rivière-des-Prairies - 18 septembre 2013

Annexe pédo guide de l'externe
Annexe pédo guide de l'externeAnnexe pédo guide de l'externe
Annexe pédo guide de l'externe
tfovet
 
Précarite et santé mentale
Précarite et santé mentalePrécarite et santé mentale
Précarite et santé mentale
AmineBenjelloun
 
Kccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantile
Kccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantileKccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantile
Kccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantile
Patou Conrath
 
TCC enfants et ado
TCC enfants et adoTCC enfants et ado
TCC enfants et ado
elanoita
 
Cours évaluation de santé mentale
Cours évaluation de santé mentaleCours évaluation de santé mentale
Cours évaluation de santé mentale
Michel Perrier
 
L’éducation thérapeutique, en pratique.
L’éducation thérapeutique, en pratique.L’éducation thérapeutique, en pratique.
L’éducation thérapeutique, en pratique.
Réseau Pro Santé
 
Conférence 1995 B. Boileau participant - Luxembourg
Conférence 1995 B. Boileau participant - LuxembourgConférence 1995 B. Boileau participant - Luxembourg
Conférence 1995 B. Boileau participant - Luxembourg
Sylvie Spattz
 

Similaire à Tout ce qui bouge n'est pas du TDA/H: Autres conditions pouvant se manifester en inattention - Le TDA/H à travers les âges Hôpital Rivière-des-Prairies - 18 septembre 2013 (20)

Annexe pédo guide de l'externe
Annexe pédo guide de l'externeAnnexe pédo guide de l'externe
Annexe pédo guide de l'externe
 
Cours de Pédopsychiatrie - Université Notre Dame d'Haïti - mai 2015
Cours de Pédopsychiatrie - Université Notre Dame d'Haïti - mai 2015Cours de Pédopsychiatrie - Université Notre Dame d'Haïti - mai 2015
Cours de Pédopsychiatrie - Université Notre Dame d'Haïti - mai 2015
 
Formation aux enseignants revised
Formation aux enseignants revisedFormation aux enseignants revised
Formation aux enseignants revised
 
Dugravier milliex
Dugravier milliexDugravier milliex
Dugravier milliex
 
Dugravier milliex
Dugravier milliexDugravier milliex
Dugravier milliex
 
Atelier clinique l'approche comportementale dialectique dans la prévention d...
Atelier clinique  l'approche comportementale dialectique dans la prévention d...Atelier clinique  l'approche comportementale dialectique dans la prévention d...
Atelier clinique l'approche comportementale dialectique dans la prévention d...
 
Précarite et santé mentale
Précarite et santé mentalePrécarite et santé mentale
Précarite et santé mentale
 
La santé mentale des jeunes
La santé mentale des jeunesLa santé mentale des jeunes
La santé mentale des jeunes
 
Thada
ThadaThada
Thada
 
Kccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantile
Kccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantileKccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantile
Kccanada faire face_a_la_leucemie_et_au_lymphome_infantile
 
TCC enfants et ado
TCC enfants et adoTCC enfants et ado
TCC enfants et ado
 
Troubles attention
Troubles attentionTroubles attention
Troubles attention
 
Cours évaluation de santé mentale
Cours évaluation de santé mentaleCours évaluation de santé mentale
Cours évaluation de santé mentale
 
Schizophrénie
SchizophrénieSchizophrénie
Schizophrénie
 
Question d'équilibre
Question d'équilibreQuestion d'équilibre
Question d'équilibre
 
DIAGNOSTIQUE DU TROUBLE DU SPECTRE DE L’AUTISME (TSA)
DIAGNOSTIQUE DU TROUBLE DU SPECTRE DE L’AUTISME  (TSA) DIAGNOSTIQUE DU TROUBLE DU SPECTRE DE L’AUTISME  (TSA)
DIAGNOSTIQUE DU TROUBLE DU SPECTRE DE L’AUTISME (TSA)
 
Dpn
DpnDpn
Dpn
 
Education thérapeutique du patient
Education thérapeutique du patientEducation thérapeutique du patient
Education thérapeutique du patient
 
L’éducation thérapeutique, en pratique.
L’éducation thérapeutique, en pratique.L’éducation thérapeutique, en pratique.
L’éducation thérapeutique, en pratique.
 
Conférence 1995 B. Boileau participant - Luxembourg
Conférence 1995 B. Boileau participant - LuxembourgConférence 1995 B. Boileau participant - Luxembourg
Conférence 1995 B. Boileau participant - Luxembourg
 

Plus de Université de Montréal

Migration - Maps of Meaning, Maps of Belonging
Migration - Maps of Meaning, Maps of BelongingMigration - Maps of Meaning, Maps of Belonging
Migration - Maps of Meaning, Maps of Belonging
Université de Montréal
 
The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency
The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency
The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency
Université de Montréal
 
Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...
Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...
Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...
Université de Montréal
 

Plus de Université de Montréal (20)

Migration - Maps of Meaning, Maps of Belonging
Migration - Maps of Meaning, Maps of BelongingMigration - Maps of Meaning, Maps of Belonging
Migration - Maps of Meaning, Maps of Belonging
 
Second Thouths Column: Slow Thought in a Fast City
Second Thouths Column: Slow Thought in a Fast CitySecond Thouths Column: Slow Thought in a Fast City
Second Thouths Column: Slow Thought in a Fast City
 
“The Trouble with Normal”: Reading 2 Canadian Bestsellers - Gabor Maté’s "The...
“The Trouble with Normal”: Reading 2 Canadian Bestsellers - Gabor Maté’s "The...“The Trouble with Normal”: Reading 2 Canadian Bestsellers - Gabor Maté’s "The...
“The Trouble with Normal”: Reading 2 Canadian Bestsellers - Gabor Maté’s "The...
 
From Quebec’s “Two Solitudes” to the Global South
From Quebec’s “Two Solitudes” to the Global SouthFrom Quebec’s “Two Solitudes” to the Global South
From Quebec’s “Two Solitudes” to the Global South
 
What Is Called Therapy? Towards a Unifying Theory of Therapy Based on the Event
What Is Called Therapy?  Towards a Unifying Theory of Therapy Based on the EventWhat Is Called Therapy?  Towards a Unifying Theory of Therapy Based on the Event
What Is Called Therapy? Towards a Unifying Theory of Therapy Based on the Event
 
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
Émile Nelligan - poète québécois, pris entre deux solitudes : la poèsie et la...
 
“Bound Upon a Wheel of Fire”: Reflections on Trauma
“Bound Upon a Wheel of Fire”: Reflections on Trauma“Bound Upon a Wheel of Fire”: Reflections on Trauma
“Bound Upon a Wheel of Fire”: Reflections on Trauma
 
Sin Magia ni Maestros: Para las prácticas sistémicas y sociales mexicanas
Sin Magia ni Maestros: Para las prácticas sistémicas y sociales mexicanasSin Magia ni Maestros: Para las prácticas sistémicas y sociales mexicanas
Sin Magia ni Maestros: Para las prácticas sistémicas y sociales mexicanas
 
“This Is Your Brain on War” – Poetry for Peace in a Time of War
“This Is Your Brain on War” – Poetry for Peace in a Time of War“This Is Your Brain on War” – Poetry for Peace in a Time of War
“This Is Your Brain on War” – Poetry for Peace in a Time of War
 
Polarization: On the Threshold between Political Ideology and Social Reality
Polarization: On the Threshold between Political Ideology and Social RealityPolarization: On the Threshold between Political Ideology and Social Reality
Polarization: On the Threshold between Political Ideology and Social Reality
 
“The Web of Meaning” – Family Therapy is Social Psychiatry’s Therapeutic Branch
“The Web of Meaning” – Family Therapy is Social Psychiatry’s Therapeutic Branch“The Web of Meaning” – Family Therapy is Social Psychiatry’s Therapeutic Branch
“The Web of Meaning” – Family Therapy is Social Psychiatry’s Therapeutic Branch
 
Against “The Myth of Independence” – For a More Convivial and Interdependent...
Against “The Myth of Independence” –  For a More Convivial and Interdependent...Against “The Myth of Independence” –  For a More Convivial and Interdependent...
Against “The Myth of Independence” – For a More Convivial and Interdependent...
 
Social Psychiatry Comes of Age - Inaugural Column in Psychiatric Times
Social Psychiatry Comes of Age - Inaugural Column in Psychiatric TimesSocial Psychiatry Comes of Age - Inaugural Column in Psychiatric Times
Social Psychiatry Comes of Age - Inaugural Column in Psychiatric Times
 
Take Your Time: Seven Lessons for Young Therapists
Take Your Time: Seven Lessons for Young TherapistsTake Your Time: Seven Lessons for Young Therapists
Take Your Time: Seven Lessons for Young Therapists
 
“Atado a una rueda de fuego”: Reflexiones sobre una vida en los estudios de t...
“Atado a una rueda de fuego”: Reflexiones sobre una vida en los estudios de t...“Atado a una rueda de fuego”: Reflexiones sobre una vida en los estudios de t...
“Atado a una rueda de fuego”: Reflexiones sobre una vida en los estudios de t...
 
El Evento Como Desencadenante del Cambio Ontólogico
El Evento Como Desencadenante del Cambio OntólogicoEl Evento Como Desencadenante del Cambio Ontólogico
El Evento Como Desencadenante del Cambio Ontólogico
 
From Populations to Patients: Social Determinants of Health & Mental Health i...
From Populations to Patients: Social Determinants of Health & Mental Health i...From Populations to Patients: Social Determinants of Health & Mental Health i...
From Populations to Patients: Social Determinants of Health & Mental Health i...
 
Borders, Belonging, and Betrayals: A Poetic Conversation Among a Palestinian ...
Borders, Belonging, and Betrayals: A Poetic Conversation Among a Palestinian ...Borders, Belonging, and Betrayals: A Poetic Conversation Among a Palestinian ...
Borders, Belonging, and Betrayals: A Poetic Conversation Among a Palestinian ...
 
The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency
The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency
The Gaza-Israel War - A Major Poetic Emergency
 
Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...
Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...
Lessons for Young Therapists: Getting Started and Staying on Track in Your Ps...
 

Tout ce qui bouge n'est pas du TDA/H: Autres conditions pouvant se manifester en inattention - Le TDA/H à travers les âges Hôpital Rivière-des-Prairies - 18 septembre 2013

  • 1. Hôpital Rivière-des-Prairies Mercredi le 18 septembre 2013 8h30 à 16h30
  • 2. 2 Objectifs généraux du colloque : 1. Permettre aux participants de procéder au dépistage précoce du TDA/H, de pouvoir en reconnaître les symptômes et de recommander les interventions multimodales appropriées pour améliorer la qualité de vie des personnes de 0-12 ans atteintes de ce trouble. 2. Soutenir les médecins omnipraticiens à poser le diagnostic de TDA/H à l’aide d’un outil reconnu. 3. Reconnaître et différencier les conditions s’apparentant au TDA/H et les comorbidités courantes de ce dernier. 4. Optimiser la médication et fournir des outils efficaces de suivi.
  • 3. 3
  • 4. Le TDA/H à travers les âges Hôpital Rivière-des-Prairies Mercredi le 18 septembre 2013 Autres conditions pouvant se manifester en inattention TOUT CE QUI BOUGE N’EST PAS DU TDA/H! Vincenzo Di Nicola md
  • 5. 5 Vincenzo Di Nicola MPhil, MD, PhD, FRCPC, FAPA • Chef du Service de pédopsychiatrie et Responsable pour les « Soins partagés » en pédopsychiatrie – HMR • Président de l’APA, Filiale du Québec et de l’Est du Canada • Professeur titulaire de psychiatrie – Université de Montréal
  • 6. 6 Vincenzo Di Nicola MPhil, MD, PhD, FRCPC, FAPA • Aucun conflit d’intérêt • Aucune relation avec les compagnies pharmaceutiques à déclarer
  • 7. 7 Objectifs pédagogiques de la présentation : 1. Le participant identifiera les autres conditions entraînant une altération du potentiel attentionnel chez l’enfant. 2. Le participant identifiera pour chaque symptôme clé du TDA/H – l’inattention, l’impulsivité, l’hyperactivité – les faux frères du TDA/H. 3. Le participant recevra l’information soutenant l’investigation clinique pour différencier le TDA/H des autres conditions.
  • 8. 8
  • 9. 9 La mission de HMR en psychiatrie et pédopsychiatrie La mission du Département de psychiatrie HMR dans le Réseau universitaire intégré de santé (RUIS) de l’Université de Montréal • Service de Consultation-liaison • Soins partagés HMR est affilié à l’U de M et dans l’est de Montréal avec HRDP et IUSMM (ancien HLHL et St-Jean-de-Dieu)
  • 10. 10 Partenaires en « Soins partagés » • Département de pédiatrie HMR • Unité de médecine familiale HMR • CSSS Lucille-Teasdale & CSSS de Saint-Léonard et Saint-Michel • GMF Sélectionnés – dans l’est de Montréal
  • 11. 11 Problèmes/besoins identifiés par les pédiatres HMR • Accès rapide à une consultation en pédopsychiatrie pour diagnostiquer, investiguer et recommander un traitement • Clarifier les rôles de la première ligne et les soins spécialisés • Expertise en psychopharmacologie • Meilleure compréhension et gestion de « cas complexes » = comorbidité, chronicité, sévérité • Identifier cas difficiles et réfractaires aux traitements
  • 12. 12 Motifs de consultation des pédiatres
  • 13. 13 Recommandations • Amorcer une réflexion spécifique sur le TDA/H • Clarifier les rôles respectifs des équipes de professionnels en pédiatrie et en pédopsychiatrie dans le contexte des soins partagés • Développer un formulaire de référence aux « Soins partagés » en pédopsychiatrie • Évaluer cet outil après son utilisation sur une période donnée par les deux programmes • Envisager l’élargissement des principes des soins partagés à l’Hôpital de jour
  • 14. 14
  • 15. 15 Épidémiologie • Autour du monde, environ 1 sur 5 enfants ont un trouble identifiable en santé mentale • Au Québec c’est 15% - en Hochelaga-Maisonneuve c’est 60% • Aux États-Unis, 80% d’enfants souffrants d’un trouble mental ne sont pas identifiés ou traités • Suicide - la troisième cause de mortalité chez les jeunes - 10-24 ans
  • 16. 16
  • 17. 17 Épidémiologie : TDA/H Prévalence du TDA/H dans la majorité de cultures • Environ 5% chez les enfants • Environ 2.5% chez les adultes Référence : APA. DSM-5. (2013)
  • 18. 18 Santé mentale chez les jeunes : « une crise publique » États-Unis 2001 : « Surgeon General’s Report on Children’s Mental Health » a indiqué que la santé mentale des jeunes (enfants et adolescents) était une crise de santé publique
  • 19. 19
  • 20. 20 Diagnostic du TDA/H selon le DSM-5 Catégorie : Trouble neurodéveloppemental Caractéristiques en commun : • Début lors de la période développementale • Le trajet développemental est impacté de façon négative Référence : APA. DSM-5. (2013)
  • 21. 21 « Sous-types » selon le DSM-IV-TR (2000) • Déficit de l’attention/hyperactivité, type mixte • Déficit de l’attention/hyperactivité, type inattention prédominante • Déficit de l’attention/hyperactivité, type hyperactivité-impulsivité prédominante Référence : APA. DSM-IV-TR. (2000)
  • 22. 22 « Présentations actuelles » selon le DSM-5 (2013) • Déficit de l’attention/hyperactivité, présentation combinée • Déficit de l’attention/hyperactivité, présentation inattention prédominante • Déficit de l’attention/hyperactivité, présentation hyperactivité-impulsivité prédominante Référence : APA. DSM-5. (2013)
  • 23. 23 « Comorbidité » versus « Diagnostic différentiel » Selon le DSM, le patient peut être atteint de plus qu’une condition à la fois (« comorbidité ») – ceci est considéré après le diagnostic du TDA/H Avant d’arriver au diagnostic du TDA/H, il faut considérer d’autres possibilités – ce qu’on appele en médecine le « diagnostic différentiel »
  • 24. 24 « Comorbidité » : Un survol Bien établi : • Trouble oppositionnel avec provocation • Trouble anxieux • Trouble des conduites • Dépression Controversé : • Trouble bipolaire Référence : Lawrence J Greenhill et Lily I Hechtman (2009)
  • 25. 25 « Comorbidité » : Un survol Selon le DSM-5 (APA, 2013) : • Trouble oppositionnel avec provocation • Trouble des conduites • Trouble disruptif de la dysrégulation de l’humeur • Troubles spécifiques des apprentissages • Trouble anxieux et Dépression majeure • Troubles liés à une substance • Troubles de personnalité antisocial et autres • TOC, Tics, Tb du spectre de l’autisme (TSA) Référence : APA. DSM-5. (2013)
  • 26. 26
  • 27. 27 Normalité versus TDA/H « Un enfant, c’est vrai que ça bouge! » - Dr Jacques Leroux, HRDP Il est normal pour un enfant d’être : – actif, distrait et spontané mais le diagnostique d’un TDAH est posé lorsque : – l’hyperactivité, l’inattention et l’impulsivité entrainent des déficits fonctionnels selon l’âge de l’enfant dans plusieurs milieux Adapté de : Verreault, Martine (2009) par Dr Jacques Leroux, HRDP
  • 28. 28 Dissiper les mythes, démystifier les diagnostics • Tout ce qui bouge n’est pas de l’hyperactivité • Tout ce qui est distrait n’est pas de l’inattention • Tout ce qui est spontané n’est pas de l’impulsivité
  • 29. 29 « Diagnostic différentiel » : Facteurs à considérer • Âge/développement • Capacités intellectuelles/Tr spécifiques des apprentissages • Environnement familial, scolaire ou social/Attachement • Tempérament/Personnalité • Autres troubles neurodéveloppementaux • Autres troubles psychiatriques • Consommation de substances • Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
  • 30. 30 Concept de « raisonnement clinique » Le raisonnement clinique est au coeur du processus diagnostic • Connaissances – termes, definitions, outils • Habiletés cliniques – créer un lien, questionner, collaborer, guider • Jugement – par un processus de différentiation ou « diagnostic différentiel » , on arrive à un hypothèse de travail ou « le diagnostic »
  • 31. 31 Concept de « faux frères » Chaque symptôme clé du TDA/H – l’inattention, l’impulsivité, l’hyperactivité – a des « faux frères »
  • 32. 32 L’Inattention • C’est la première caractéristique du TDA/H, et probablement la plus importante. • La difficulté qu’éprouve un enfant à contrôler son attention au moment où il a une tâche à accomplir, et donc de rester attentif lorsque la situation le demande. • Il semble surtout qu’il soit incapable de se concentrer suffisamment longtemps pour accomplir une tâche un peu longue et particulièrement monotone. Référence : Sandra Garcia. Le TDAH. (2001)
  • 33. 33 L’Inattention • Chez l’enfant de quatre à sept ans – on remarquera le problème dès qu’il effectuera des tâches, telles que faire un casse-tête ou même regarder une émission de télévision. • Chez l’enfant plus âgé – c’est surtout à l’école que la difficulté à contrôler son attention sera apparente. Les activités ou les tâches qui l’obligent à rester assis seront celles qu’il aura le plus de difficulté à accomplir. Pour un hyperactif la difficulté est de maintenir l’attention alors qu’un déficit d’attention le problème se situera sur le plan de la focalisation, de la mobilisation de l’attention.
  • 34. 34 L’Inattention • Longtemps les experts ont cru que ces enfants hyperactifs étaient non pas inattentifs, mais plutôt facilement distraits par tous les stimulis qui les entouraient. • Leur problème relevait, selon ces experts, d’une difficulté de concentration. Il était alors recommandé, tant au enseignants qu’aux parents, d’éliminer au maximum les stimuli qui avaient pour effet de détourner ces enfants de leur tâche. • Les résultats ont été très décevants, car souvent le fait de rendre l’environnement plus monotone ne faisait qu’aggraver la situation.
  • 35. 35 « Faux frères » de l’inattention • Troubles sensoriels (audition, vision) • Troubles spécifiques des apprentissages • Déficience intellectuelle • Troubles du spectre de l’autisme • Troubles anxieux • Troubles dépressifs • Trouble bipolaire • Troubles liés à une substance • Troubles psychotiques • Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
  • 36. 36 L’Impulsivité • La difficulté à contrôler leur impulsivité constitue le deuxième problème majeur des enfants hyperactifs, problème qui peut se traduire de différentes façons. • La première est marquée par une incapacité de penser avant d’agir, ce qui les amène à adresser des paroles blessantes aux autres ; paroles qu’ils oublient vite, mais qui sont mal accueillies, surtout par les adultes en position d’autorité, comme leurs parents ou professeurs et leurs directeurs d’école. Référence : Sandra Garcia. Le TDAH. (2001)
  • 37. 37 L’Impulsivité • Ces enfants éprouvent aussi très souvent une grande difficulté à attendre leur tour lors d’une activité de groupe, difficulté qui se traduira par de l’agitation ou par un refus de participer, ou encore par des tentatives grossières de prendre la place de ceux dont c’est le tour.
  • 38. 38 L’Impulsivité • On les verra aussi fréquemment s’immiscer dans les conversations des adultes et donner leur point de vue sans qu’on le leur demande. • Non pas dans le but d’attirer l’attention ou parce qu’ils attachent une grande importance à ce qu'ils ont à dire, mais simplement parce qu’ils ne peuvent s’en empêcher. • Il est souvent difficile de faire la distinction entre un enfant qui agit par impulsivité et celui que veut attirer l’attention.
  • 39. 39 L’Impulsivité • En outre, cette impulsivité portera les enfants à prendre des risques qui les feront souvent champions toutes catégories des accidents. • Et ils n’ont pas ces accidents parce qu’ils veulent attirer l’attention ou par goût du risque, mais simplement parce qu’ils éprouvent énormément de difficulté à réfléchir avant d’agir. La plupart d’entre eux ne parviennent pas à penser de manière séquentielle (c’est à dire par petites étapes) ni à distinguer l’essentiel de l’accessoires. • D’après certains chercheurs, l’impulsivité est la conséquence d’un tout petit défaut dans la partie du cerveau dont le rôle est de freiner, d’amortir (« inhiber ») les activités.
  • 40. 40 « Faux frères » de l’impulsivité • Trouble oppositional avec provocation • Trouble explosif intermittent • Syndrome de Gilles de la Tourette • Déficience intellectuelle • Troubles du spectre de l’autisme • Trouble réactionnel de l’attachement • Trouble bipolaire • Troubles liés à une substance • Troubles de la personnalité • Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
  • 41. 41
  • 42. 42 L’Hyperactivité/agitation • Pendant deux semaines, des enfants hyperactifs ont été observé jour et nuit pour tenter de comprendre pourquoi ils sont si agités. • Il a été remarqué que même si cette agitation varie énormément d’un hyperactif à l’autre, ils sont plus actifs que les autres enfants dans toutes leurs activités, et même, dans la plupart des cas durant leur sommeil. • Leur agitation est presque toujours gratuite. Ils bougent, changent de position, jouent avec leur crayon, etc. Référence : Sandra Garcia. Le TDAH. (2001)
  • 43. 43 L’Hyperactivité/agitation • Il s’agit de mouvements sans rapport avec le travail en cours. Mais cette dépense d’énergie n’est pas dirigée vers l’accomplissement d’une tâche. • Imaginez un jeune enfant de deux/trois ans qui ouvre l’armoire de la cuisine, en sort tout ce qu’elle contient et qui se met à défaire tout ce qui est devant lui en l’espace de quelques minutes seulement. • On pourrait penser qu’il est hyperactif, mais son énergie, il la dépense pour réussir dans sa tâche, qui consiste à découvrir le monde et à savoir comment les choses sont faites. C’est l’agitation motrice normale d’un jeune enfant qui n’a rien à voir avec celle des enfants hyperactifs, qui est plutôt gratuite et due à un manque de contrôle.
  • 44. 44 « Faux frères » de l’hyperactivité/agitation • Tics • Trouble de mouvements stéreotypés • Syndrome de Gilles de la Tourette • Déficience intellectuelle • Trouble réactionnel de l’attachement • Trouble bipolaire • Troubles liés à une substance • Troubles de la personnalité • Effets de médicaments prescrits pour d’autres conditions
  • 45. 45 Outils • HMA • Histoire de la maladie actuelle • Antécédents • Personnels (développement de l’enfant) • Familiaux • Observations en plusieurs contextes • En famille – parent-enfant, fratrie • En classe • Dans la communauté, surtout en groupe (Cf. US-UK Study)
  • 46. 46 Outils • Évaluations • Scolaires, médicales, psychologiques et autres • Questionnaires • SNAP-IV • Conners Versional Parentale • Évolution • Amélioration versus detérioration • Optimiser le traitement • Cibler le fonctionnement global de la personne
  • 47. 47 Dissiper les mythes De nombreux patients viennent pour une évaluation de TDA/H avec de fausses informations ou des croyances. Par exemple : • Ils ne sont que paresseux, se cherchant une excuse • Je ne veux pas prendre un médicament qui pourrait changer ma personnalité • Ce n’est pas moi qui ai un problème, c’est plutôt mon conjoint/employeur/parent/enseignant/école qui a le problème • J’en souffrais quand j’étais petit, mais c’est disparu • Je n’ai pas tous les symptômes cliniques • Le TDAH est juste ce qui est à la mode présentement Référence : CADDRA. Lignes Directrices Canadiennes sur le TDAH. 3e édition (2011)
  • 48. 48 Dissiper les mythes Conseil pratique : • Il s'agit d'un diagnostic qui suscite beaucoup d'émotion. Il est très important de s'assurer que les préoccupations du patients et de sa famille soient entendues et non pas rejetées. Il s'agit d'un processus de collaboration. • C'est encore plus vrai quand il y a des divergences entre le patient et la personne qui a initié la référence. Quand il y a des conflits, il est utile de se concentrer sur les points forts de la personne et éviter de la blâmer. Souvent, l'émotion négative émane de la peur et de la perte de contrôle. Se responsabiliser aide au rétablissement.
  • 49. 49
  • 50. 50 Les « Soins collaboratifs » « Les soins collaboratifs en santé mentale se réfère à un médecin de famille ou autre clinicien de première ligne travaillant ensemble avec un psychiatre ou autre clinicien en santé mentale dans un partenariat mutuellement soutenant. Les responsabilités de soins sont partagées et apportionnées selon les habiletés respectives des cliniciens et les besoins de soins (changeants) du patient. » - Nick Kates (2009)
  • 51. 51 Les « Soins collaboratifs » • Le médecin de famille ou autre clinicien de première ligne joue un rôle clé pour les soins en santé mentale • 25% des individus vus par la première ligne ont un trouble psychiatrique identifiable (mais pas toujours identifié)—souvent la dépression et l’anxiété • La majorité des cas sont traités par la première ligne et pas référés aux services de santé mentale Nick Kates (2009) •
  • 52. 52 Les « Soins collaboratifs » • Malgré la prévalence élevée des problèmes mentaux et le fardeau assumé par la première ligne, l’interface entre la première ligne and les services de santé mentale est caractérisée par la mauvaise communication, un manque de compréhension mutuelle et une collaboration limitée. Nick Kates (2009)
  • 53. 53 Les « Partenariats collaboratifs » • Avec la pénurie de ressources en santé mentale, c’est très important d’établir des partenariats collaboratifs entre la santé mentale et les services de première ligne • Dont les psychiatres fonctionnent comme consultants, aidant les médecins de famille à élargir la gamme de problèmes qu’ils peuvent gérer • Aidé par accès rapide aux services de santé mentale au besoin Nick Kates (2009)
  • 54. 54
  • 55. 55 Pediatrician-Psychiatrist Partnerships Expand Access to Mental Health Care BM Kuehn, JAMA, Oct 12, 2011, 306 (14) : 1531-1533 Partenariats pédiatre-psychiatre augmentent l’accès aux soins en santé mentale • avec une combinaison de consultations indirecte, directe et prise en charge pour les cas plus sévères • l’ « effet multiplicateur » (Leverette, Froese & Di Nicola, 1996)
  • 56. 56 Plan d’action en santé mentale - PASM Dre Odette Bernazzani – Conférence Scientifique HMR – 12 nov 2009 Omnipracticiens et PASM • Défi majeur • Acteurs essentiels pour la réussite du PASM La deuxième ligne en santé mentale comporte deux volets: • Le soutien à la première ligne • Le traitement spécialisé dans les situations complexes
  • 57. 57 Rôles de la deuxième ligne en santé mentale - PASM Le soutien à la première ligne • Soins partagés • Médecin spécialiste répondant en psychiatrie – MSRP
  • 58. 58 Sherlock Photo : V Di Nicola
  • 59. 59 Vers un continuum de « Soins collaboratifs » Interfaces de collaboration • Consultation-liaison – HMR Pédiatrie • Soins partagés – HMR/communauté • Médecin spécialiste répondant en pédopsychiatrie – CSSS • Cliniques externes – HMR/HRDP • Urgences en pédopsychiatrie – HMR-HRDP
  • 60. 60 Pratiques collaboratives « Patient partenaire » Le patient – et ajoutons sa famille – devient une partie intégrante de l’équipe. —Dr Jacque Bernier, ex-directeur de l’enseignement, HMR
  • 61. 61 Sherlock & Nina Photo : V Di Nicola
  • 62. 62 Spectre de soins Première ligne • Soins primaires • Principalement soins primaires Deuxième ligne • Soins spécialisés • Principalement soins psychiatriques
  • 63. 63 Continuum de « Soins collaboratifs » Première ligne Deuxième ligne • Pédiatrie Consultation-Liaison Pédopsychiatrie • Pédiatrie, UMF, GMF Soins partagés • CSSS • Enfance-Famille •SMJ Médecin spécialiste répondant en pédopsychiatrie
  • 64. 64
  • 65. 65 CanMEDS : l'excellence des normes, des médecins et des soins
  • 66. 66 Conclusions : Identifier des « faux frères » des symptômes du TDA/H • Comment identifier les caractéristiques de chaque symptôme clé du TDA/H – l’inattention, l’hyperactivité/agitation, l’impulsivité • Comment identifier les faux frères de chaque symptôme
  • 67. 67 Conclusions : Différencier le TDA/H des autres conditions • Compréhension des caractéristiques du TDA/H et des autres conditions • Différencier l’un des autres est un processus de « raisonnement clinique »
  • 68. 68 Conclusions: Dissiper les mythes, démystifier les diagnostics • Tout ce qui bouge n’est pas de l’hyperactivité • Tout ce qui est distrait n’est pas de l’inattention • Tout ce qui est spontané n’est pas de l’impulsivité
  • 69. 69 Conclusions : Valeur ajoutée des soins collaboratifs • Enseignement • « Patient/famille partenaire » • Satisfaction de la clientèle ciblée: patients, familles, médecins référents • « L’effet multiplicateur » • Continuum de « soins collaboratifs » • Recherche qualitative • Identifier problèmes ensemble • Mieux planifier les services • Possibilité de prévention
  • 70. 70
  • 71. 71 Remerciements Conférenciers • Philippe Lageix, MD • Jacques Leroux, MD • Line Massé, PhD • Dominique Panet-Raymond, MD PANDA • Mme Francine Demers • Mme Eliane Goffoy Hôpital Maisonneuve-Rosemont • Mme Sylvie Giard Hôpital Rivière-des-Prairies
  • 72. 72 Remerciements Ce colloque sur le TDA/H a été rendue possible grâce à des subventions à l’éducation octroyées sans condition par : • Jannsen • Purdue • Shire
  • 73. 73 Après la Coupe mondiale - 2006 Photo : V Di Nicola
  • 74. 74 Bibliographie • Craven M, Bland R. Better practices in collaborative mental health care: an analysis of the evidence base. Can J Psychiatry. 2006; 51(6) : S7-S72. • Greenhill, LJ, Hechtman, LI. Attention-Deficit Hyperactivity Disorder. Comprehensive Textbook of Psychiatry, 9th ed. 2009, pp. 3560-3572. • Kates N. Shared/collaborative mental health care. In JS Leverette, GS Hnatko & E Persad, eds., Approaches to Postgraduate Education in Psychiatry in Canada: What Educators and Residents Need to Know. Ottawa: Canadian Psychiatric Association, 2009, pp. 183-197.
  • 75. 75 Bibliographie • Kates N, Craven M, Bishop J, et al. Shared mental health care in Canada: the way ahead. Can J Psychiatry. 1997; 42(8) : 809-812. • Kates N, McPherson-Doe C, George L. Integrating mental health care services within primary care settings: The Hamilton Family Health Team. J Ambulatory Care Manage. 34(2) : 174-182. • Kuehn BM. Pediatrician-psychiatrist partnerships expand access to mental health care. JAMA. 2011, 306(14) : 1531-1533. • Leverette J, Froese A, Di Nicola V. Building curriculum for training in community child psychiatry. Can J Psychiatry. 1996, 41(6) : 400‑405.
  • 76. 76 Ressources sur l’internet • Canadian Attention-Deficit Hyperactivity Disorder Research Alliance (CADDRA) www.caddra.ca • National Center for Complementary and Alternative Medicine (NCCAM) http://nccam.nih.gov/ • Regroupement des associations de parents PANDA du Québec http://www.associationpanda.qc.ca/liens.htm
  • 77. 77