Intervention de Pierre-Jean
BENGHOZI (Polytechnique)
INTERVENTION PIERRE-JEAN BENGHOZI

PIERRE-JEAN.BENGHOZI@POLYTECHNIQUE.EDU
RÉSONNANCE ENTRE ORIENTATIONS
DU MANAGEMENT ET TIC
Des objectifs anciens du management
 Organisations transversales
 Intensification des relations inter-entreprises
 Orientation client
 Importance de la conception

Des potentialités portés par les TIC et l’internet
 Transformation des structures de localisations
 Evolution des formes de coopération associées
 Centralité des systèmes d'information et de contrôle
 pervasivité

Une convergence créant un effet de résonnance
LES FACTEURS DE TRANSFORMATION DE
 L’ENTREPRISE DANS LE MONDE NUMÉRIQUE

  Technologie                   Information                 Communication

                                                              Un monde en réseau
Poids des technologies et      Capacité de traiter des           interconnecté
 infrastructures support        informations et de la
                                    connaissance
                                                             Engagent les acteurs à
                                                                tous les stade du
 Pervasives, réticulaires,                                   processus économique
    appropriables et          Dans la configuration de
      modulables              l’offre de biens / services
                                                            pour l’échange de biens et
                                                                     services
                             Favorisant l’amélioration
  Ouvrant des modes             des processus de
 diversifiés et flexibles                                       Enrichissant et
                             création et de production            transformant
    d’appropriation
                                                            localisation, matérialité
                                                                   et distance
DES CONSÉQUENCES

Des technologies pour tous
 des organisations et des personnels affectés dans tous secteurs et à
  tous niveaux, privé et public
 Tout le monde est « compétent » et « acteur »
 Toutes les entreprises et tous les territoires sont concernés

Des outils flexibles et à tout faire
 Modularité
 Appropriation diversifiée et flexible
 Des usages en contexte


Des évolutions indirectes portées par
 Des apprentissages individuels et collectifs
 L’évolution des modes de contrôle, régulation , gouvernance
 De nouvelles formes de sociabilité (communautés, réseaux …)
 La valeur de la créativité et de l’information
DES ENJEUX POUR TOUTES LES ORGANISATIONS

Les entreprises qui se situent, d’emblée, dans la
 filière numérique
  Qui doivent repenser le rôle de la technologie


Les entreprises qui mobilisent les TIC dans des
 activités traditionnelles
  Qui doivent redéfinir la production et structure de leur offre
  Qui doivent reconsidérer leur organisation
  Qui doivent réétudier leur manière de gérer les relations aux
   consommateurs


Les secteurs marchands et non marchands
DES MODÈLES:
    QUI [SE] NOURRISSENT [DE] L’INTERNET
           NOURRISSENT L’INTERNET


Création et conception distribuée et en
 coopération
 Gérer et tirer parti de la multitude et des réseaux de contributeurs

Un monde de l’hyperoffre
 Massification des échanges
 Du modèle communautaire et Open source au crowdsourcing
 Démultiplication permise par l’alternative produits / services /
  fonctionnalités
 La nouvelle domination des prescripteurs et des plateformes

Une concurrence par l’organisation et les modèles
 d’affaires
 Redéfinition des biens, marchés, filières, organisations et processus
LA PROLIFÉRATION DES MODÈLES D’AFFAIRES
LA MULTIPLICATION DES MODÈLES
D’AFFAIRES

 Une démultiplication des offres et
  formes de monétisation
  ▪ Gratuit/ payant , stock/flux, situé / pervasif

 Concurrence sur les mêmes marchés
  par les modèles d’affaires plus qu’une
  concurrence des produits
UNE QUESTION :
        POURQUOI ?

 Résultat de stratégies d’exploration

 Les modèles d’affaires support de
  l’innovation

 Une situation temporaire ou structurelle ?
    Le modèle de la Reine rouge
UN MODÈLE D’AFFAIRES =
(SAVOIR) ARTICULER UNE CONFIGURATION SPÉCIFIQUE

    • Stratégie                                             • Organisation de la
      d’innovation                                            production
    • Portefeuilles,                                        • Positionnement sur la
      gammes et lignées                                       chaîne de valeur

                              Produit et   Infrastructure
                             innovation     et logistique




                            Financement    Relation aux
                             et revenus      clients



• Modèle d’investissement                                   • Modèle de transaction
• Modèle de revenu                                          • Stratégie de
                                                              relation/contrôle des
• Modèle de profitabilité                                     consommateurs
Other perspectives on eBusiness Models
EN UN MOT :
      • Qui paie ?
        • Quelle est l’origine et la source de revenu

      • Pour quoi ?
        • Quelle contrepartie et quelle « proposition de valeur » ?


      • Comment ?
        • Quel modalité de tarification ?

      • A qui ?
        • Qui facture et où se positionne-t-il dans la chaîne de valeur
          ?
LA REDÉFINITION DES RESSOURCES-CLÉ (ET/OU
DES GOULOTS D’ÉTRANGLEMENT )

  Maîtrise de la technologie
  Maîtrise des informations
  Maîtrise des réseaux et de la localisation
  Appropriation et contrôle des usages
MAÎTRISE DES COMPÉTENCES TECHNIQUES
Un facteur souvent sous-évalué sinon oublié
 technique d’information-communication
 technique de production


Flexibilité et modularité
 Des outils à tout faire et des formes variées d’appropriation
 Développement de multicanalités


Support de pouvoir et d’influence entre partenaires
 valorisation des compétences « métier » des entreprises installées
 Support pour de nouveaux acteurs
 Base de redéfinition de l’organisation
 Base de nouveaux salariés et de nouveaux consommateurs
   Les Digital Natives
LA GESTION DE L’INFORMATION
Informations de production et sur les marchés

Les TIC facteur d'homogénéité, d'échange et de
  cohérence
 Mais un facteur de visibilisation des écarts
   Normes et natures des informations disponibles
   Degré d'équipement et des technologies
   Compétences, degré d'avancement des projets, performances

D’une approche statique à dynamique et stratégique
 Reporting et traitement de l'information
   continu vs. séquentiel
   bottom-up mais avec créations de courts-circuits horizontaux et top-down
   Nouveaux processus de validation à définir
 Structuration de la performance, des compétences et connaissances
   savoirs collectifs élaborés par accumulation et communication (réseaux d ’experts)
   Facteur d'approfondissement par révélation et structuration de questions et solutions
    nouvelles (par normalisation, travail en commun)

Une nouvelle gestion des SI … et de la place des DSI
LA MAÎTRISE DE LA LOCALISATION

Spécialisation des sites


Proximité et districts


Valorisation des ressource locales


Spécification des articulations localisation / modèle
  d’affaires
APPROPRIATIONS LOCALES ET USAGES

Source de création de valeur

Fortes attentes des consommateurs


Traduisant un transfert des tâches sur l’utilisateur ?


Nécessitant une discipline individuelle renforcée


Une exploitation et un contrôle grandissant des usages
 … et du partage de la valeur
21
QUELS MODÈLES D’AFFAIRES ?


1. Economie du luxe et du low cost
  Variété des qualités sur les mêmes marchés

  Différenciation des coûts et modèles de production

  Stratégies
    de commoditisation
    de différenciation par les prix

  Design to order et Customisation
   Le cas du café
QUELS MODÈLES D’AFFAIRES ?

2 Une économie du « branding »

  Poids grandissant de la marque

  Marchés à information imparfaite

  Contrôle du consommateur


  Distribution multicanal

                                      23
QUELS MODÈLES D’AFFAIRES ?

                          3. Une économie de
                          plateformes
   Agrégation d’une offre de contenus
   Agrégation de segments de marché
   Marchés bifaces et exclusivités
   Désintermédiation / réintermédiation
   Ecosystèmes et nouvelle gestion de
    l’innovation

 Internet of things
 Open Manufacturing
 Smart eveything
QUELS MODÈLES D’AFFAIRES ?


4. L’économie des gratuités
  Omniprésence du gratuit
  Des formes multiples de gratuité




  Une économie de la prescription et du référencement
     Rôle des marchés biface

   Big Data
MERCI DE VOTRE ATTENTION,
DES QUESTIONS ?

Intervention de Pierre-Jean Benghozi dans le cadre de TME 2025 à La Cantine

  • 1.
  • 2.
  • 3.
    RÉSONNANCE ENTRE ORIENTATIONS DUMANAGEMENT ET TIC Des objectifs anciens du management  Organisations transversales  Intensification des relations inter-entreprises  Orientation client  Importance de la conception Des potentialités portés par les TIC et l’internet  Transformation des structures de localisations  Evolution des formes de coopération associées  Centralité des systèmes d'information et de contrôle  pervasivité Une convergence créant un effet de résonnance
  • 4.
    LES FACTEURS DETRANSFORMATION DE L’ENTREPRISE DANS LE MONDE NUMÉRIQUE Technologie Information Communication Un monde en réseau Poids des technologies et Capacité de traiter des interconnecté infrastructures support informations et de la connaissance Engagent les acteurs à tous les stade du Pervasives, réticulaires, processus économique appropriables et Dans la configuration de modulables l’offre de biens / services pour l’échange de biens et services Favorisant l’amélioration Ouvrant des modes des processus de diversifiés et flexibles Enrichissant et création et de production transformant d’appropriation localisation, matérialité et distance
  • 6.
    DES CONSÉQUENCES Des technologiespour tous  des organisations et des personnels affectés dans tous secteurs et à tous niveaux, privé et public  Tout le monde est « compétent » et « acteur »  Toutes les entreprises et tous les territoires sont concernés Des outils flexibles et à tout faire  Modularité  Appropriation diversifiée et flexible  Des usages en contexte Des évolutions indirectes portées par  Des apprentissages individuels et collectifs  L’évolution des modes de contrôle, régulation , gouvernance  De nouvelles formes de sociabilité (communautés, réseaux …)  La valeur de la créativité et de l’information
  • 7.
    DES ENJEUX POURTOUTES LES ORGANISATIONS Les entreprises qui se situent, d’emblée, dans la filière numérique  Qui doivent repenser le rôle de la technologie Les entreprises qui mobilisent les TIC dans des activités traditionnelles  Qui doivent redéfinir la production et structure de leur offre  Qui doivent reconsidérer leur organisation  Qui doivent réétudier leur manière de gérer les relations aux consommateurs Les secteurs marchands et non marchands
  • 8.
    DES MODÈLES: QUI [SE] NOURRISSENT [DE] L’INTERNET NOURRISSENT L’INTERNET Création et conception distribuée et en coopération  Gérer et tirer parti de la multitude et des réseaux de contributeurs Un monde de l’hyperoffre  Massification des échanges  Du modèle communautaire et Open source au crowdsourcing  Démultiplication permise par l’alternative produits / services / fonctionnalités  La nouvelle domination des prescripteurs et des plateformes Une concurrence par l’organisation et les modèles d’affaires  Redéfinition des biens, marchés, filières, organisations et processus
  • 10.
    LA PROLIFÉRATION DESMODÈLES D’AFFAIRES
  • 11.
    LA MULTIPLICATION DESMODÈLES D’AFFAIRES  Une démultiplication des offres et formes de monétisation ▪ Gratuit/ payant , stock/flux, situé / pervasif  Concurrence sur les mêmes marchés par les modèles d’affaires plus qu’une concurrence des produits
  • 12.
    UNE QUESTION : POURQUOI ?  Résultat de stratégies d’exploration  Les modèles d’affaires support de l’innovation  Une situation temporaire ou structurelle ?  Le modèle de la Reine rouge
  • 13.
    UN MODÈLE D’AFFAIRES= (SAVOIR) ARTICULER UNE CONFIGURATION SPÉCIFIQUE • Stratégie • Organisation de la d’innovation production • Portefeuilles, • Positionnement sur la gammes et lignées chaîne de valeur Produit et Infrastructure innovation et logistique Financement Relation aux et revenus clients • Modèle d’investissement • Modèle de transaction • Modèle de revenu • Stratégie de relation/contrôle des • Modèle de profitabilité consommateurs
  • 14.
    Other perspectives oneBusiness Models EN UN MOT : • Qui paie ? • Quelle est l’origine et la source de revenu • Pour quoi ? • Quelle contrepartie et quelle « proposition de valeur » ? • Comment ? • Quel modalité de tarification ? • A qui ? • Qui facture et où se positionne-t-il dans la chaîne de valeur ?
  • 16.
    LA REDÉFINITION DESRESSOURCES-CLÉ (ET/OU DES GOULOTS D’ÉTRANGLEMENT ) Maîtrise de la technologie Maîtrise des informations Maîtrise des réseaux et de la localisation Appropriation et contrôle des usages
  • 17.
    MAÎTRISE DES COMPÉTENCESTECHNIQUES Un facteur souvent sous-évalué sinon oublié  technique d’information-communication  technique de production Flexibilité et modularité  Des outils à tout faire et des formes variées d’appropriation  Développement de multicanalités Support de pouvoir et d’influence entre partenaires  valorisation des compétences « métier » des entreprises installées  Support pour de nouveaux acteurs  Base de redéfinition de l’organisation  Base de nouveaux salariés et de nouveaux consommateurs  Les Digital Natives
  • 18.
    LA GESTION DEL’INFORMATION Informations de production et sur les marchés Les TIC facteur d'homogénéité, d'échange et de cohérence  Mais un facteur de visibilisation des écarts  Normes et natures des informations disponibles  Degré d'équipement et des technologies  Compétences, degré d'avancement des projets, performances D’une approche statique à dynamique et stratégique  Reporting et traitement de l'information  continu vs. séquentiel  bottom-up mais avec créations de courts-circuits horizontaux et top-down  Nouveaux processus de validation à définir  Structuration de la performance, des compétences et connaissances  savoirs collectifs élaborés par accumulation et communication (réseaux d ’experts)  Facteur d'approfondissement par révélation et structuration de questions et solutions nouvelles (par normalisation, travail en commun) Une nouvelle gestion des SI … et de la place des DSI
  • 19.
    LA MAÎTRISE DELA LOCALISATION Spécialisation des sites Proximité et districts Valorisation des ressource locales Spécification des articulations localisation / modèle d’affaires
  • 20.
    APPROPRIATIONS LOCALES ETUSAGES Source de création de valeur Fortes attentes des consommateurs Traduisant un transfert des tâches sur l’utilisateur ? Nécessitant une discipline individuelle renforcée Une exploitation et un contrôle grandissant des usages  … et du partage de la valeur
  • 21.
  • 22.
    QUELS MODÈLES D’AFFAIRES? 1. Economie du luxe et du low cost  Variété des qualités sur les mêmes marchés  Différenciation des coûts et modèles de production  Stratégies  de commoditisation  de différenciation par les prix  Design to order et Customisation Le cas du café
  • 23.
    QUELS MODÈLES D’AFFAIRES? 2 Une économie du « branding »  Poids grandissant de la marque  Marchés à information imparfaite  Contrôle du consommateur  Distribution multicanal 23
  • 24.
    QUELS MODÈLES D’AFFAIRES? 3. Une économie de plateformes  Agrégation d’une offre de contenus  Agrégation de segments de marché  Marchés bifaces et exclusivités  Désintermédiation / réintermédiation  Ecosystèmes et nouvelle gestion de l’innovation  Internet of things  Open Manufacturing  Smart eveything
  • 25.
    QUELS MODÈLES D’AFFAIRES? 4. L’économie des gratuités  Omniprésence du gratuit  Des formes multiples de gratuité  Une économie de la prescription et du référencement  Rôle des marchés biface  Big Data
  • 26.
    MERCI DE VOTREATTENTION, DES QUESTIONS ?