Service de psychiatrie
DR ROCKSON obed
La phobie sociale
plan
 Introduction-définition
 Épidémiologie
 Mécanismes-physiopathologie
 Clinique(critères diagnostique selon DSM IV)
 Diagnostics différentiels
 Co- morbidités
 Formes cliniques
 PEC thérapeutique
 Conclusion
Introduction-définition
 La phobie sociale (PS) ou anxiété
sociale est le plus fréquent des troubles
anxieux.
 Il est caractérisé par une peur intense qui
survient dans une ou plusieurs situations
sociales
 entraîne une gêne et un handicap dans la
vie quotidienne
 Vulnérabilité à d'autres troubles mentaux
comme la dépression, les dépendances
 le traitement repose essentiellement sur la
TCC et les antidépresseurs.
HISTOIRE
 CASPER J.L (1846) idée fixe avec obsession de
la rougeur
 PITRES A. et REGIS E. (1897) éreutophobie
(L'éreutophobie est un trouble
anxieux caractérisé par une crainte obsédante
de rougir en public )
 HARTENBERG P. (1901) les timides et la timidité
 JANET P. (1909) les phobies des situations
sociales
Épidémiologie
 La phobie sociale est un trouble qui affecte de 2 à
4% de la population générale
 F>M
 Souvent, la PS apparaît précocement. La moitié
des patients l'ont développé avant l'âge de 11 ans
et 80 % avant l'âge de 20 ans.
Mécanismes-physiopathologie
 Le développement d’une phobie sociale résulte
de l’interaction complexe entre de nombreux
facteurs;
 Facteurs génétiques et familiaux ( chez jumeau
MZ =transmission 30-50%, parent 1er dégré
atteint augmente le risque x3)
 Les facteurs d’apprentissage(parents trop
protecteurs ou hypercritiques )
 Expériences sociales négatives(traumatisme
psychologique ou un évènement social
humiliant )
 …
Les signes de la phobie sociale
Phobie
sociale
EMOTIONS
Peur , honte
COGNITIVE
Anxiété
MANIFESTATIONS
PHYSIQUES
(rougir,transpirer,trembler,
palpitations, attaque de
panique…)
COMPORTEMENTS
Évitements
situationnels
Critères diagnostic selon DSM IV
A. Peur persistante et intense d’une ou plusieurs
situations sociales ou bien de situations de performance
durant lesquelles le sujet est en contact
avec des gens non familiers ou bien
peut être exposé à l’observation
attentive d’autrui. Le sujet craint d’agir
(de montrer des symptômes anxieux)
de façon embarrassante ou humiliante.
B. L’exposition à la situation sociale redoutée
provoque de façon quasi systématique une anxiété
qui peut prendre la forme d’une attaque de panique
liée à la situation ou bien facilitée par la situation.
C. Le sujet reconnaît le caractère excessif ou
irraisonné de la peur.
D. Les situations sociales ou de performance sont
évitées ou vécues avec une anxiété et une
détresse intenses.
E. L’évitement, l’anticipation anxieuse ou
la souffrance dans la (les) situation (s)
sociale (s) ou de performance
perturbent, de façon importante,
les habitudes de l’individu, ses activités
professionnelles (scolaires),
ou bien ses activités sociales
ou ses relations avec autrui,
ou bien le fait d’avoir cette phobie
s’accompagne d’un sentiment
de souffrance important.
F. Chez les individus de moins de 18 ans, la durée est
d’au moins 6 mois.
G. La peur ou le comportement d’évitement
n’est pas lié aux effets physiologiques directs
d’une substance (p. ex., une substance
donnant lieu un abus, un médicament) ni à
une affection médicale générale (p. ex.,
Trouble panique avec ou sans agoraphobie,
Trouble anxiété de séparation, peur d’une
dysmorphie corporelle, Trouble envahissant
du développement ou Personnalité schizoïde).
H. Si une affection générale ou un autre trouble mental
est présent, la peur décrite en A est indépendante des
ces troubles : par exemple, le sujet ne redoute pas de
bégayer, de trembler dans le cas d’une maladie de
Parkinson ou de révéler un comportement alimentaire
anormal dans l'anorexie mentale (Anorexia nervosa) ou
boulimie (Bulimia nervosa).
Les clés du diagnostic
FAAINT
 F - fear of one or more social or performance
situations in which person may feel scrutinized,
humiliated, or embarrassed
 A - Anxiety when exposed
 A - Avoidance of situation
 I - Insight into unreasonableness
 I - Interference with daily routine
 N - Not due to general medical condition,
substance, or medication. If GMC present, the
fear is unrelated to it.
 T - Timing - in individuals <18, longer than six
months
Diagnostic différentiel
 Les troubles psychotiques
 La paranoïa sensitive
 La personnalité schizoïde
 La dépression
 L’agoraphobie
 L’anxiété sociale secondaire à des problèmes
médicaux ( maladie de parkinson, bégaiement,
tremblement essentiel…)
 L’Anxiété sociale secondaire à des anomalies
physiques (obésité, cicatrice, hypertrophie
mammaire, boiterie…)
 La dysmorphophobie (Peur d’une dysmorphie
corporelle
Formes cliniques
 LA PHOBIE SOCIALE SIMPLE (non généralisée ou
encore spécifique) :
les conduites d’évitement ne concernent qu’un ou deux
situations précises ( peur de boire ou de manger et de
décrir face d’autrui ou peur de prendre la parole
devant un groupe).
Pour la phobie sociale simple, les retentissements en
terme de fonctionnement social peuvent être peu
importants ou du moins limités par certains scénarios
de vie. (une personne incapable de parler en public
choisira un métier où elle sera peu amenée à
rencontrer ce genre de situations et garder ainsi une
vie relativement « normale »).
 LA PHOBIE SOCIALE GÉNÉRALISÉE :
La peur se généralise quasiment à l’ensemble des
situations sociales, à la fois de performance
publique et d’interaction sociale (Le simple fait
de marcher dans la rue sous le regard de gens
ou engager une conversation peut faire l’objet de
peurs intenses pour ces patients).
Le retentissement est ainsi majeur pour le
fonctionnement du sujet.
 FORMES FRONTIERES
 La timidité:
-L’existence simultanée d’un
malaise intérieur et d’une maladresse
extérieure en présence d’autrui.
-En effet, si le timide redoute
les situations sociales et cherchent à les éviter, c’est
surtout les « premières fois » qui sont angoissantes,
son anxiété diminuant au fur et à mesure de la
répétition d’une situation ou d’une rencontre ,
contrairement au phobique sociale.
 FORMES FRONTIERES
 Le trac : sensation d’anxiété intense mais
passagère, limitée à une situation et à un moment
donnés.
-Ce trouble peut se rencontrer dans toutes les
situations et se manifeste par une sorte de
paralysie psychosomatique.
-Contrairement au phobique social dont l’anxiété se
manifeste pendant toute la durée de l’exposition au
regard de l’autre,est angoissé avant l’exposition
mais son angoisse diminue et même disparaît au
fur et à mesure de l’exposition jusqu’à être de
niveau équivalent à celui des sujets normaux .
 FORMES FRONTIERES
 la personnalité évitante :
-dans les classifications DSM : « la personnalité évitante
est essentiellement un problème de relation aux
personnes ; la phobie sociale essentiellement un
problème performance publique ».
-En pratique, il est très difficile de différencier personnalité
évitante et phobie sociale, tant les tableaux cliniques et
les comorbidités sont proches.
-Le trouble personnalité évitante représenterait le degré
de gravité le plus élevé de l’anxiété sociale. La phobie
sociale généralisée se situerait juste en dessous de la
personnalité évitante.
 FORMES FRONTIERES
 L’anxiété de performance: désigne
les états émotionnels précédant
la confrontation avec un public.
-Elle se manifeste avant
et pendant la performance attendue,
et peut même conduire à un évitement
de la situation de performance.
-Cette anxiété porte sur la crainte
de ne pas être à la hauteur.
-l’anxiété de performance est particulièrement
rencontrée chez les musiciens, comédiens, sportifs...
Comorbidité
 Dépression : fréquent
être causé par un manque de relations personnelles et
aux longues périodes d'isolement causées par
l'évitement des situations sociales.
 Troubles anxieux: le trouble anxieux généralisé
 Trouble bipolaire
 Dépendances:
- Un bon nombre de patients consomment
de l’alcool dans le but de réduire
les symptômes anxieux et l’évitement
pour ses propriétés anxiolytiques,
désinhibitrices,
facilitant l’exposition aux situations
phobogènes.
-Paradoxalement, une consommation
excessive d’alcool peut aussi augmenter
les signes d’anxiété, et un cercle vicieux s’installe.
PEC thérapeutique
A- Psychothérapie : TCC
 Exposition :
consiste en une exposition répétée,
progressive et contrôlée, à l'environnement
posant problème, dans l'objectif
de désensibiliser le patient.
 Affirmation de soi
 Restructuration cognitive
 Relaxation
 Psycho-éducation
B- Médicamenteux :
 En première intention:
On propose des inhibiteurs sélectifs de la recapture
de la sérotonine, des inhibiteurs de la recapture
de la sérotonine et de la noradrénaline.
 En seconde intention :
 Les bêta-bloquants peuvent être utiles en cas de
palpitations invalidantes.
 Les benzodiazépines ne sont pas recommandées à
long terme à cause d'un risque de dépendace
Conclusion
 La PS est le plus fréquent des troubles anxieux.
 Comorbidité avec la dépression, les autres tr
anxieux et l’alcoolisme
 Début svt précoce avec une évolution chronique
et handicap
 Le diagnostic précoce et pec thérapeutique
adéquat permet l’amélioration de la qualité de vie.
La phobie sociale

La phobie sociale

  • 1.
    Service de psychiatrie DRROCKSON obed La phobie sociale
  • 2.
    plan  Introduction-définition  Épidémiologie Mécanismes-physiopathologie  Clinique(critères diagnostique selon DSM IV)  Diagnostics différentiels  Co- morbidités  Formes cliniques  PEC thérapeutique  Conclusion
  • 3.
    Introduction-définition  La phobiesociale (PS) ou anxiété sociale est le plus fréquent des troubles anxieux.  Il est caractérisé par une peur intense qui survient dans une ou plusieurs situations sociales  entraîne une gêne et un handicap dans la vie quotidienne  Vulnérabilité à d'autres troubles mentaux comme la dépression, les dépendances  le traitement repose essentiellement sur la TCC et les antidépresseurs.
  • 4.
    HISTOIRE  CASPER J.L(1846) idée fixe avec obsession de la rougeur  PITRES A. et REGIS E. (1897) éreutophobie (L'éreutophobie est un trouble anxieux caractérisé par une crainte obsédante de rougir en public )  HARTENBERG P. (1901) les timides et la timidité  JANET P. (1909) les phobies des situations sociales
  • 5.
    Épidémiologie  La phobiesociale est un trouble qui affecte de 2 à 4% de la population générale  F>M  Souvent, la PS apparaît précocement. La moitié des patients l'ont développé avant l'âge de 11 ans et 80 % avant l'âge de 20 ans.
  • 6.
    Mécanismes-physiopathologie  Le développementd’une phobie sociale résulte de l’interaction complexe entre de nombreux facteurs;  Facteurs génétiques et familiaux ( chez jumeau MZ =transmission 30-50%, parent 1er dégré atteint augmente le risque x3)  Les facteurs d’apprentissage(parents trop protecteurs ou hypercritiques )  Expériences sociales négatives(traumatisme psychologique ou un évènement social humiliant )  …
  • 7.
    Les signes dela phobie sociale Phobie sociale EMOTIONS Peur , honte COGNITIVE Anxiété MANIFESTATIONS PHYSIQUES (rougir,transpirer,trembler, palpitations, attaque de panique…) COMPORTEMENTS Évitements situationnels
  • 9.
    Critères diagnostic selonDSM IV A. Peur persistante et intense d’une ou plusieurs situations sociales ou bien de situations de performance durant lesquelles le sujet est en contact avec des gens non familiers ou bien peut être exposé à l’observation attentive d’autrui. Le sujet craint d’agir (de montrer des symptômes anxieux) de façon embarrassante ou humiliante.
  • 10.
    B. L’exposition àla situation sociale redoutée provoque de façon quasi systématique une anxiété qui peut prendre la forme d’une attaque de panique liée à la situation ou bien facilitée par la situation. C. Le sujet reconnaît le caractère excessif ou irraisonné de la peur. D. Les situations sociales ou de performance sont évitées ou vécues avec une anxiété et une détresse intenses.
  • 11.
    E. L’évitement, l’anticipationanxieuse ou la souffrance dans la (les) situation (s) sociale (s) ou de performance perturbent, de façon importante, les habitudes de l’individu, ses activités professionnelles (scolaires), ou bien ses activités sociales ou ses relations avec autrui, ou bien le fait d’avoir cette phobie s’accompagne d’un sentiment de souffrance important.
  • 12.
    F. Chez lesindividus de moins de 18 ans, la durée est d’au moins 6 mois. G. La peur ou le comportement d’évitement n’est pas lié aux effets physiologiques directs d’une substance (p. ex., une substance donnant lieu un abus, un médicament) ni à une affection médicale générale (p. ex., Trouble panique avec ou sans agoraphobie, Trouble anxiété de séparation, peur d’une dysmorphie corporelle, Trouble envahissant du développement ou Personnalité schizoïde).
  • 13.
    H. Si uneaffection générale ou un autre trouble mental est présent, la peur décrite en A est indépendante des ces troubles : par exemple, le sujet ne redoute pas de bégayer, de trembler dans le cas d’une maladie de Parkinson ou de révéler un comportement alimentaire anormal dans l'anorexie mentale (Anorexia nervosa) ou boulimie (Bulimia nervosa).
  • 14.
    Les clés dudiagnostic FAAINT  F - fear of one or more social or performance situations in which person may feel scrutinized, humiliated, or embarrassed  A - Anxiety when exposed  A - Avoidance of situation  I - Insight into unreasonableness  I - Interference with daily routine  N - Not due to general medical condition, substance, or medication. If GMC present, the fear is unrelated to it.  T - Timing - in individuals <18, longer than six months
  • 15.
    Diagnostic différentiel  Lestroubles psychotiques  La paranoïa sensitive  La personnalité schizoïde  La dépression  L’agoraphobie  L’anxiété sociale secondaire à des problèmes médicaux ( maladie de parkinson, bégaiement, tremblement essentiel…)  L’Anxiété sociale secondaire à des anomalies physiques (obésité, cicatrice, hypertrophie mammaire, boiterie…)  La dysmorphophobie (Peur d’une dysmorphie corporelle
  • 17.
    Formes cliniques  LAPHOBIE SOCIALE SIMPLE (non généralisée ou encore spécifique) : les conduites d’évitement ne concernent qu’un ou deux situations précises ( peur de boire ou de manger et de décrir face d’autrui ou peur de prendre la parole devant un groupe). Pour la phobie sociale simple, les retentissements en terme de fonctionnement social peuvent être peu importants ou du moins limités par certains scénarios de vie. (une personne incapable de parler en public choisira un métier où elle sera peu amenée à rencontrer ce genre de situations et garder ainsi une vie relativement « normale »).
  • 18.
     LA PHOBIESOCIALE GÉNÉRALISÉE : La peur se généralise quasiment à l’ensemble des situations sociales, à la fois de performance publique et d’interaction sociale (Le simple fait de marcher dans la rue sous le regard de gens ou engager une conversation peut faire l’objet de peurs intenses pour ces patients). Le retentissement est ainsi majeur pour le fonctionnement du sujet.
  • 19.
     FORMES FRONTIERES La timidité: -L’existence simultanée d’un malaise intérieur et d’une maladresse extérieure en présence d’autrui. -En effet, si le timide redoute les situations sociales et cherchent à les éviter, c’est surtout les « premières fois » qui sont angoissantes, son anxiété diminuant au fur et à mesure de la répétition d’une situation ou d’une rencontre , contrairement au phobique sociale.
  • 21.
     FORMES FRONTIERES Le trac : sensation d’anxiété intense mais passagère, limitée à une situation et à un moment donnés. -Ce trouble peut se rencontrer dans toutes les situations et se manifeste par une sorte de paralysie psychosomatique. -Contrairement au phobique social dont l’anxiété se manifeste pendant toute la durée de l’exposition au regard de l’autre,est angoissé avant l’exposition mais son angoisse diminue et même disparaît au fur et à mesure de l’exposition jusqu’à être de niveau équivalent à celui des sujets normaux .
  • 23.
     FORMES FRONTIERES la personnalité évitante : -dans les classifications DSM : « la personnalité évitante est essentiellement un problème de relation aux personnes ; la phobie sociale essentiellement un problème performance publique ». -En pratique, il est très difficile de différencier personnalité évitante et phobie sociale, tant les tableaux cliniques et les comorbidités sont proches. -Le trouble personnalité évitante représenterait le degré de gravité le plus élevé de l’anxiété sociale. La phobie sociale généralisée se situerait juste en dessous de la personnalité évitante.
  • 25.
     FORMES FRONTIERES L’anxiété de performance: désigne les états émotionnels précédant la confrontation avec un public. -Elle se manifeste avant et pendant la performance attendue, et peut même conduire à un évitement de la situation de performance. -Cette anxiété porte sur la crainte de ne pas être à la hauteur. -l’anxiété de performance est particulièrement rencontrée chez les musiciens, comédiens, sportifs...
  • 26.
    Comorbidité  Dépression :fréquent être causé par un manque de relations personnelles et aux longues périodes d'isolement causées par l'évitement des situations sociales.  Troubles anxieux: le trouble anxieux généralisé  Trouble bipolaire
  • 27.
     Dépendances: - Unbon nombre de patients consomment de l’alcool dans le but de réduire les symptômes anxieux et l’évitement pour ses propriétés anxiolytiques, désinhibitrices, facilitant l’exposition aux situations phobogènes. -Paradoxalement, une consommation excessive d’alcool peut aussi augmenter les signes d’anxiété, et un cercle vicieux s’installe.
  • 28.
    PEC thérapeutique A- Psychothérapie: TCC  Exposition : consiste en une exposition répétée, progressive et contrôlée, à l'environnement posant problème, dans l'objectif de désensibiliser le patient.  Affirmation de soi
  • 29.
     Restructuration cognitive Relaxation  Psycho-éducation
  • 30.
    B- Médicamenteux : En première intention: On propose des inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline.  En seconde intention :  Les bêta-bloquants peuvent être utiles en cas de palpitations invalidantes.  Les benzodiazépines ne sont pas recommandées à long terme à cause d'un risque de dépendace
  • 31.
    Conclusion  La PSest le plus fréquent des troubles anxieux.  Comorbidité avec la dépression, les autres tr anxieux et l’alcoolisme  Début svt précoce avec une évolution chronique et handicap  Le diagnostic précoce et pec thérapeutique adéquat permet l’amélioration de la qualité de vie.

Notes de l'éditeur

  • #5 L'éreutophobie est un trouble anxieux caractérisé par une crainte obsédante de rougir en public
  • #7 . Des études de jumeaux monozygotes adoptés et élevés dans des familles différentes ont montré que si l'un des jumeaux a développé une PS, l'autre jumeau a un risque de 30 à 50 % supérieur de développer aussi ce trouble40. Avoir un parent de premier degré atteint augmente de 2 ou 3 fois les risques d'avoir une PS. Ceci peut être associé à des facteurs génétiques mais aussi à l'apprentissage des évitements grâce à l' apprentissage par observation et l'éducation parentale. Des études suggèrent que lorsque les parents sont atteints d'un trouble anxieux ou d'une dépression, alors leur enfant est plus susceptible de développer un trouble anxieux41. Les études suggèrent que les parents des patients atteints sont plus isolés socialement eux-même42,43. La timidité chez les parents adoptifs est significativement correllée à la timidité des enfants adoptés Grandir avec des parents trop protecteurs ou hypercritiques est aussi associé avec la PS4. Des adolescents qui ont eu un attachement non sécure (anxieux-ambivalent) avec leurs parents avaient 2 fois plus de risque de développer un trouble anxieux dans la fin de leur adolescence45 notamment la phobie sociale. On trouve des situations d'environnement familial renfermé, diminuant les expériences de sociabilisation. La phobie devient acquise lors de l'adolescence, parfois à la suite d'un événement traumatisant..
  • #20  alors que le phobique social aura tendance à mettre en place un renforcement négatif irrationnel lors de la répétition, à partir de la rumination d’un échec virtuel qu’il aura imaginé.
  • #22  Il faut cependant noter que les capacités à s’adapter aux situations d’interaction sociale sont plus développées que dans les formes pathologiques d’anxiété sociale.