ECGE 1230
Math´matiques en ´conomie et gestion
e
e
Paul Henrard et Etienne Loute

Seconde partie

Analyse
ou

Calcul Diff´rentiel
e
des fonctions de plusieurs variables

Ann´e acad´mique 2008/2009
e
e
R´daction : P.Henrard
e
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Chapitre 1

Notions de base

Fonctions de plusieurs variables
Repr´sentations g´om´triques
e
e
e
Limites et continuit´
e

1
2.
3.

Nous abordons le d´but de l’analyse des fonctions de plusieurs variables r´elles
e
e
a
` valeurs, soit dans R, soit dans Rp . La plupart des notions que nous verrons
ont d´j` ´t´ ´tudi´es dans le cours Math´matique et Analyse de premi`re ann´e
eaeee
e
e
e
e
dans le cas particulier des fonctions de 2 variables ` valeurs dans R qui reste
a
le support graphique et intuitif du cas g´n´ral. On pourra donc se reporter au
e e
syllabus de ce cours. Nous revoyons ici les outils qui permettent de repr´senter
e
3
une fonction de 2 variables dans l’espace habituel ( R ), ` savoir les sections
a
et, en particulier, les courbes de niveau, outils utilis´s intens´ment par la suite
e
e
pour introduire et illustrer de nombreuses notions th´oriques. Nous revenons
e
ensuite sur les concepts de limites, de continuit´, de d´riv´es partielles et de
e
e e
diff´rentiabilit´.
e
e
La vision des repr´sentations g´om´triques dans R3 n’est pas simple ` acqu´rir.
e
e e
a
e
Si cette maˆtrise n’est pas indispensable ` la compr´hension des mati`res de
ı
a
e
e
l’analyse infinit´simale, elle donne cependant un avantage d´cisif en terme
e
e
d’intuition et de vision globale. Tout effort pour y arriver est donc un investissement qui peut rapporter gros.

1
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Les fonctions de plusieurs variables

R´f´rences
ee
• Les fonctions de plusieurs variables
S & B : § 8.1, pp. 173-177
Syll. Math.et An. Chap.3, § 3.1-3.2 pp. 49 ` 51
a
• Repr´sentation des fonctions de deux variables
e
S & B : 8.1, 8.2
Syll. Math.et An. Chap.3, § 4 pp. 51 ` 59
a

• Limites et continuit´
e

S & B : 8.3
Syll. Math.et An. Chap.3, § 5 - 6 - 7 - 8 pp. 59 ` 70
a

Les fonctions de plusieurs variables

1.

Le Calcul matriciel nous a familiaris´ avec les fonctions de Rp dans Rq , mais
e
avec la restriction importante que les fonctions consid´r´es ´taient des applie e e
cations lin´aires. Cette restriction n’est ´videmment plus de mise dans cette
e
e
seconde partie. .
Fonctions et applications

1.1.

1.1.1. Expliquez la phrase suivante (adapt´e du Syllabus de premi`re ann´e)
e
e
e
Une fonction de Rp dans Rq est un m´canisme Input-Output qui associe ` cere
a
tains p-uples (x1 , x2 , . . . , xp ) un q-uple (y1 , y2 , . . . , yq ) qui d´pend enti`rement
e
e
et sans ambigu¨t´ des (x1 , x2 , . . . , xp ).
ıe
Que veulent dire les math´maticiens en disant que ce dispositif a un caract`re
e
e
fonctionnel ?
e
1.1.2. On parlait d’applications lin´aires, et maintenant de fonctions quelconques.
Quelle distinction faut-il faire entre les applications et les fonctions ?
1.1.3. D´finissez le domaine (not´ dom f ), d’une fonction f de Rp dans Rq .
e
e

← D´f.
e

Pourquoi ne se pr´occupait-on pas du domaine des applications (lin´aires) ?
e
e
Illustrations
1.1.a
2+2 = ?

Donnez un exemple concret d’une fonction de R3 dans R2 qui ne
soit pas une application lin´aire.
e

2
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Les fonctions de plusieurs variables

Composantes

1.2.

1.2.1. On donne la fonction de R2 dans R3 d´finie par
e
 2

x y − sin(x − y 3 )
.
x5 + 3x3 y 2
f (x, y) = 
2
2
log(x + y )
Que veut-on dire en disant que la donn´e de cette fonction correspond en fait
e
a
` la donn´e de trois fonctions de R2 dans R ? Quelles sont les trois fonctions
e
dont on parle ?
1.2.2. D´finissez ce que sont les composantes d’une fonction de Rp dans Rq .
e
Combien y en a-t-il ?
En passant aux composantes, on obtient une v´ritable diminution de la come
p
plexit´ de l’examen des fonctions de R dans Rq . Presque tous les probl`mes,
e
e
d´finitions, conditions, th´or`mes . . . sur les fonctions de Rp dans Rq peuvent
e
e e
se ramener ` q probl`mes, d´finitions, conditions, th´or`mes . . . correspondants
a
e
e
e e
pour les q composantes de la fonction.
1.2.3. D´montrez que le domaine d’une fonction de Rp dans Rq est l’intersection des
e
q.e.d.
domaines de ses q composantes.
Illustrations
1.2.a
2+2 = ?

On consid`re l’application lin´aire correspondant ` la matrice
e
e
a


1 2 3
 3 2 1 .
4 5 6

Quelles sont ses composantes ?
R´duction de la complexit´
e
e

1.3.

1.3.1. Expliquez l’affirmation suivante faite dans le cours de premi`re ann´e.
e
e
Une fonction de R2 dans R n’est jamais qu’une infinit´ de fonctions
e
de R dans R.
Voyez comment l’on peut retrouver dans une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) des
fonctions de une, deux , trois ou (p − 1) variables.
Ici aussi, on a une r´duction de complexit´ puisque l’on passe d’une fonction
e
e
p
de R dans R ` des (mais une infinit´ de !) fonctions de R dans R. On ne
a
e
s’´tonnera donc pas que cette r´duction soit bien moins efficace puisque l’on
e
e
ne peut pas se permettre de ramener un probl`me, une d´finition, une condition
e
e

3
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Repr´sentations g´om´triques
e
e
e

ou un th´or`me ` une infinit´ de probl`mes, d´finitions, conditions, th´or`mes
e e
a
e
e
e
e e
....
Nous essayerons cependant de tirer parti de ce type de r´duction chaque fois
e
que cela sera possible.

Repr´sentations g´om´triques
e
e
e
Sections et courbes de niveau
2.1.1. Reportez-vous au syllabus de Math´matique et Analyse et au livre de r´f´rence
e
ee
(S&B), pp. 177 ` 187. A partir de cette lecture, rappelez les d´finitions de
a
e
– sections iso-x et iso-y, . . . des fonctions de R2 dans R ;
– courbes de niveau des fonctions de R2 dans R.

2.
2.1.

← D´f.
e
← D´f.
e

2.1.2. Les graphes des sections iso-x, des sections iso-y et des courbes de niveau se
repr´sentent naturellement dans un des plans suivants : celui des x, y, celui des
e
x, z ou celui des y, z. Quel graphe dans quel plan ?
2.1.3. Remarquez que les graphes des sections iso-x et des sections iso-y sont des
graphes de fonctions. Pourquoi en est-il ainsi ?
Voyez qu’il n’en est pas n´cessairement de mˆme pour les graphes des courbes
e
e
de niveau. Donnez un exemple de fonction de R2 dans R dont les courbes de
niveau ne sont pas des fonctions.
Illustrations
2.1.a

Pour la fonction z = x + y 2 ,

2+2 = ?

– Dessiner quelques sections iso-x, p.ex. x = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ;
– Dessiner sections iso-y, p.ex. y = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ;
– Donner une description g´om´trique du graphe de la fonction dans l’espace
e e
et en faire un croquis
– Donner quelques courbes de niveau p.ex. z = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ;
– Dessiner ces courbes de niveau sur le graphe de la fonction et dans le plan
des x, y.
2.1.b

Mˆmes questions pour la fonction z = x2 + y 2 .
e

2+2 = ?

4
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Limites et continuit´
e

Limites et continuit´
e
D´finitions
e

3.
3.1.

3.1.1. Reportez-vous au cours de premi`re ann´e.
e
e
Pour une fonction f : Rn −→ R, d´finissez en termes intuitifs
e
– le domaine de f ;
– l’adh´rence de ce domaine ;
e
– la limite de f en un point qui adh`re au domaine de f ;
e
– la continuit´ de f en un point a de son domaine.
e
3.1.2. Expliquez pourquoi la notion de limite est d´finie pour les points qui adh`rent
e
e
au domaine de f .
Pourquoi pas uniquement pour les points du domaine de f ?
Pourquoi pas pour les points qui n’adh`rent pas au domaine de f .
e
3.1.3. Formalisez les notions pr´c´dentes. Donnez des d´finitions pr´cises des concepts
e e
e
e
ci-dessous en termes de distance, boules, ε et δ.
– le point a adh`re au domaine de f ;
e
– b est la limite de la fonction f (x) quand x tend vers a
– f est continue au point a de son domaine.
Donnez ces d´finitions
e
– pour une fonction f de R dans R ;
– pour une fonction f de R2 dans R ;
– pour une fonction f de Rp dans R.
Pr´cisez le contexte de chacune de ces d´finitions et les notations les plus
e
e
fr´quentes.
e

← D´f.
e
← D´f.
e
← D´f.
e

3.1.4. Que faudrait-il faire pour d´montrer que la fonction +, d´finie par +(x, y) =
e
e
x + y, est partout continue ?
Il s’agit bien d’un th´or`me et il en va de mˆme pour les fonctions “diff´rence”
e e
e
e
x
et “produit”. La fonction “quotient”,
, est, elle, continue sur son domaine
y
(y = 0).
Composantes

3.2.

3.2.1. G´n´ralisez les notions pr´c´dentes pour les fonctions de Rp dans Rq .
e e
e e
Donnez, par exemple, la d´finition pr´cise en ε et δ de
e
e
la limite de f (x),

quand x tend vers a , est b

← D´f.
e

pour f une fonction de Rp dans Rq , a ∈ Rp et b ∈ Rq .

5
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Limites et continuit´
e

3.2.2. On a d´j` annonc´ que des concepts ` propos des fonctions de Rp dans Rq
ea
e
a
pouvaient souvent se ramener ` des concepts correspondants ` propos de leurs
a
a
composantes. On peut ainsi d´montrer, par exemple, que
e
Une fonction f de Rp dans Rq est continue en un point a de son domaine si
et seulement si chacune de ses composantes f1 , f2 ,. . . , fq est continue en a.

← Th.

3.2.3. Par d´duction, ou simplement par imitation, du th´or`me pr´c´dent, ´noncez
e
e e
e e
e
un th´or`me liant la limite de f en un point a ` la limite de chacune de ses
e e
a
composantes f1 , f2 ,. . . , fq en ce mˆme point.
e

← Th.

Illustrations

3.2.a
2+2 = ?


On donne la fonction f de R dans R3 d´finie par f (x) = 
e

x3 −1
x2 +2
sin x
x
x



.

e

Calculez lim x→0 f (x).
Composition de fonctions
3.3.1. Dans le cas des fonctions de R dans R, on avait un th´or`me qui pouvait
e e
s’´noncer rapidement sous la forme suivante.
e
La compos´e de deux fonctions continues est une fonction continue
e
Ce th´or`me a ´t´ d´j` pr´cis´ et partiellement g´n´ralis´ en premi`re ann´e .
e e
ee ea e e
e e
e
e
e
Pr´cisez et g´n´ralisez ce th´or`me pour le cas de la compos´e g ◦ f de f une
e
e e
e e
e
p
q
q
k
fonction de R dans R et g une fonction de R dans R .

3.3.

← Th.

← Th.

Le cas int´ressant est celui de la compos´e g ◦ f quand f est une fonction de
e
e
Rp dans Rq et g est une fonction de Rq dans R. Pourquoi ?
3.3.2. Donnez un th´or`me correspondant pour les limites de compos´es de deux
e e
e
fonctions.

← Th.

Inspirez vous du th´or`me sur limites et composition ´tudi´ en premi`re ann´e.
e e
e
e
e
e
G´n´ralisez.
e e
3.3.3. Reformulez, en le g´n´ralisant, le th´or`me cit´ dans le syllabus du cours
e e
e e
e
”Math´matique et Analyse” :
e
Les fonctions des variables x1 , x2 , . . . , xp construites en composant des fonctions continues d’une ou plusieurs variables et des
op´rations arithm´tiques, sont des fonctions continues sur tout leur
e
e
domaine.
Illustrez au moyen de quelques exemples.

6
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Limites et continuit´
e

Illustrations
3.3.a
2+2 = ?

D´montrez que la fonction f (x, y) = sin(xy) est partout continue.
e
Donnez lim (x,y)→(1,π) f (x, y).

D´montrez que la fonction g(x, y, z) = exy cos(ln(1 + y 2 ) + z) est
e
partout continue.
Donnez lim (x,y,z)→(2,0,π) g(x, y, z).
3.3.b

2+2 = ?

Chemins particuliers

3.4.

3.4.1. Relisez d’abord ce qui a ´t´ ´crit ` ce propos dans le syllabus de premi`re
ee e
a
e
ann´e
e
Soit f une fonction de 2 variables et a = (a, b) ∈ R2 un point qui adh`re au
e
domaine de f .
(1) D´finissez la notion de “chemin particulier passant par le point (a, b)”.
e
(2) Quelle proposition relie la limite de f en (a, b) ` la limite de f au-dessus
a
d’un chemin particulier passant par (a, b) ? Exprimez ce lien en terme
de condition n´cessaire ou suffisante.
e
(3) Quelle est l’utilit´ pratique de cette proposition ? Permet-elle de mone
trer l’existence de certaines limites ?
(4) Permet-elle de montrer la non-existence de certaines limites ? Comment ?

Illustrations
3.4.a

On consid`re la fonction f (x, y) =
e

2+2 = ?

x2

xy
.
+ y2

(1) Quel est le domaine de d´finition de f ?
e
(2) Que peut-on en conclure ` propos de la continuit´ de f ? Pourquoi ?
a
e
(3) Calculez lim (x,y)→(1,0) f (x, y).
(4) Etudiez le comportement de f sur les chemins particuliers y = 0, y = x,
y = 2x,. . . .
Que peut-on en conclure ` propos de lim (x,y)→(0,0) f (x, y) ?
a
(5) La fonction f admet-elle un prolongement continu en (0, 0) ?

7
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Limites et continuit´
e

Th´or`me du coin¸age
e e
c

3.5.

3.5.1. Retrouvez d’abord ce th´or`me dans le paragraphe du syllabus de premi`re
e e
e
ann´e consacr´ aux limites par coin¸age des fonctions de deux variables.
e
e
c
Ecrivez le th´or`me du coin¸age pour des fonctions de R2 dans R.
e e
c
G´n´ralisez le th´or`me pour des fonctions de Rp dans R.
e e
e e

← Th.
← Th.

3.5.2. Expliquez pourquoi on ne peut ´crire un th´or`me de coin¸age que pour les
e
e e
c
fonctions de Rp dans R et pas pour les fonctions de Rp dans Rq .
Expliquez aussi pourquoi ce n’est pas gˆnant.
e
Illustrations
3.5.a

Dans le syllabus de premi`re ann´e, on d´montre par coin¸age que
e
e
e
c
xy
lim
= 0.
(x,y)→(0,0)
x2 + y2
Imitez cette d´monstration pour d´montrer que
e
e
xyz
lim
= 0.
2 + y2 + z2
(x,y,z)→(0,0,0) x
2+2 = ?

8
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

D´finitions
e

D´finitions du Chapitre 1
e
Domaine d’une fonction de Rp dans Rq
Le domaine d’une fonction f de Rp dans Rq – not´ dom(f ) –
e
e
semble des vecteurs x de Rp pour lesquels f (x) est d´fini.

est l’en-

Autrement dit
dom(f ) = {x ∈ Rp | f (x) est d´fini }
e
Sections iso-x et iso-y
Si z = f (x, y) est une fonction de R2 dans R, on obtient une fonction iso-x de
f en fixant une valeur de x ( p.ex. x = a) et en consid´rant la fonction
e
z = f (a, y)
qui est une fonction de la seule variable y.
La “section iso-x ” correspondante est le graphe de cette fonction dans le plan
des yz.

Courbe de niveau
Si z = f (x, y) est une fonction de R2 dans R, on obtient une courbe de niveau
de f en fixant une valeur de z ( p.ex. z = c ) et en consid´rant, dans le plan
e
des xy, l’ensemble
{(x, y) | f (x, y) = c} .
En g´n´ral, ces points d´crivent une courbe dans le plan des x, y. Mais cette
e e
e
courbe n’est pas (n´cessairement) le graphe d’une fonction, contrairement aux
e
sections iso-x ou iso-y.
Point adh´rant - Adh´rence
e
e
si A est une partie de Rp , on dit que le point a adh`re `
e a
points de A aussi proche que l’on veut de a.

A s’il existe des

Autrement dit
a adh`re ` A
e a
L’

adh´rence
e

ssi

∀ε > 0 ∃x ∈ A t.q. d(a, x) < ε.

de A est l’ensemble des points qui adh`rent ` A.
e
a

9
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

D´finitions
e

Limites
Si f est une fonction de Rp dans Rq , et a un point qui adh`re ` dom(f ), alors
e a
on dit que b est la limite de f (x) quand x tend vers a, et on note
b = lim f (x)
x→a

ssi
∀ε > 0 ∃ δ > 0 t.q. ∀x ∈ dom(f ) si d(x, a) < ε alors d(f (x), b) < δ .
Continuit´ d’une fonction en un point
e
Si f est une fonction de Rp dans R, et a un point de dom(f ), alors
on dit que f est continue au point a si f (a) est la limite de f (x) quand x tend
vers a.
Autrement dit
f est continue au point a
ssi
∀ε > 0 ∃ δ > 0 t.q. ∀x ∈ dom(f ) si d(x, a) < ε alors d(f (x), f (a)) < δ .

Continuit´ d’une fonction
e
Une fonction f est dite continue (ou partout continue) si elle est continue en
tous les points de son domaine.
Chemin particulier
Si f (x, y) est une fonction de R2 dans R, et a = (a, b) un point de dom(f ),
alors un chemin particulier passant par le point a est
une fonction y = φ(x) continue en a et telle que b = φ(a)
ou une fonction x = ψ(y) continue en b et telle que a = ψ(b) .

10
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Principaux th´or`mes
e e

Principaux th´or`mes du Chapitre 1
e e

Continuit´ des fonctions de Rp dans Rq : r´duction de complexit´
e
e
e
p
q
Une fonction f de R dans R est continue en un point a de son domaine si et
seulement si chacune de ses composantes f1 , f2 ,. . . , fq est continue en a.
Autrement dit



f1 (x)
 f2 (x) 
f (x) =  .  est continue en a
 . 
.
fq (x)


 f1 (x) est continue en a

 f2 (x) est continue en a
ssi
.
.

.


fq (x) est continue en a

Limite des fonctions de Rp dans Rq : r´duction de complexit´
e
e
Soit f une fonction de Rp dans Rq et a un point qui adh`re ` dom(f ).
e a
Alors, b est la limite de f (x) quand x tend vers a
ssi
cela est vrai
composante par composante.
Autrement dit

b = lim f (x)
x→a

ssi


lim
 b1 = x→a f1 (x)


 b = lim f (x)
 2
2
x→a
.
.


.


 bq = lim fq (x)
x→a

Compos´e de fonctions continues
e
La compos´e de deux fonctions continues est une fonction continue.
e
Autrement dit
Soit f une fonction de Rp dans Rq et g une fonction de Rq dans Rn .
Si f est continue en a et si g est continue en b = f (a), alors la compos´e g ◦ f
e
est continue en a.
Limite de compos´e
e
Soit f une fonction de Rp dans Rq et a un point qui adh`re ` dom(f ) tels que
e a
b = lim f (x) ;
x→a

et g une fonction de Rq dans Rn telle que b adh`re ` dom(g) et c = lim f (x).
e a
x→b

Alors c = lim (g ◦ f )(x).
x→a

Autrement dit

11
2008

Analyse

Ch. 1 Notions de base

Principaux th´or`mes
e e

Avec les hypoth`ses d’existence sous-entendues dans les ´critures,
e
e
lim g(y)

lim (g(f (x)) =

x→a

y → lim f (x)
x→a

Limite et chemins particuliers
Soit f une fonction de R2 dans R, et (a, b) un point qui adh`re ` dom(f ).
e a
Si c est la limite de f (x) quand x tend vers (a, b), alors c est la limite de f (x)
quand x tend vers (a, b) sur tous les chemins particuliers passant par (a, b).
Autrement dit
Dans le contexte d´crit,
e
si lim f (x) = c et si y = φ(x) est une fonction continue telle que φ(a) = b
x→(a,b)

(c.`-d. un chemin particulier passant par (a, b) ),
a
alors

lim f (x, φ(x)) = c .

x→a

Th´or`me du coin¸age
e e
c
Soit f , g et h trois fonctions de Rp dans R et a un point qui adh`re au domaine
e
des trois fonctions.
Si la fonction h est coinc´e entre les fonctions f et g,
e
et si les limites de f et g quand x tend vers a existent et prennent la mˆme
e
valeur c,
alors la limite de h quand x tend vers a existe elle aussi et vaut c.
Autrement dit
Avec les conditions d’adh´rence ci-dessus,
e
si
et si
alors

∀x f (x) ≤ h(x) ≤ g(x) ou g(x) ≤ h(x) ≤ f (x)
lim f (x) = lim g(x) = c

x→a

x→a

lim h(x) = c

x→a

12
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Chapitre 2

D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

´
D´riv´es partielles - Elasticit´s partielles
e e
e
Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e
R`gle de d´rivation en chaˆ (Chain rule)
e
e
ıne
D´riv´es d’ordre sup´rieur
e e
e

4.
5.
6.
7.

R´f´rences
ee
• D´riv´es partielles
e e

S & B : 9.1, 9.2, 9.3
Syll. Math.et An. Chap.3, § 9 pp. 71 ` 73
a

´
• Elasticit´s partielles
e

Tout bon cours d’´conomie
e
S & B pp.199-200

• Diff´rentielle
e
• Gradient

S & B : 9.4
Syll. Math.et An. Chap.3, § 10 pp. 74 ` 77
a
S & B : pp. 305 et 306
S & B : pp. 608 et 613
Syll. Math.et An. Chap.3, § 4.4, pp. 57 ` 59
a
Syll. Math.et An. Chap.3, § 10.6, pp. 78 et 79

• R`gle de d´rivation en chaˆ (Chain rule)
e
e
ıne
Rappels pour une variable
Fonctions de plusieurs variables

S & B : pp.75-80
S & B : pp.311-313
S & B : pp.211-214

13
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

• D´riv´es d’ordre sup´rieur
e e
e

D´riv´es et ´lasticit´s partielles
e e
e
e

S & B : pp.215-220
S & B : pp.304-305

D´riv´es et ´lasticit´s partielles
e e
e
e
Nombres d´riv´es partielles
e e

4.
4.1.

e
e
e
4.1.1. Relisez d’abord le paragraphe du syllabus de premi`re ann´e consacr´ aux
d´riv´es partielles des fonctions de deux variables.
e e
La mˆme mati`re est abord´e dans S & B , § 9.1 ` 9.3, pp. 195 ` 202, dans le
e
e
e
a
a
cas des fonctions de n variables.
e
e e
a
4.1.2. D´finissez le “nombre d´riv´e partielle” d’une fonction f (x, y) par rapport ` la
∂f
(a, b).
variable x au point (a, b). Notez ce nombre
∂x
Suggestion : Utilisez la fonction G(x) = f (x, b).
4.1.3. Donnez une interpr´tation g´om´trique de
e
e e
par (a, b).

← D´f.
e

∂f
(a, b) dans le plan iso-y passant
∂x

4.1.4. Faites de mˆme (d´finition et interpr´tation) pour le nombre d´riv´e partielle
e
e
e
e e
par rapport ` y.
a
Illustrations

4.1.a
2+2 = ?

On donne f (x, y) = 4x3 − xy 2 . Calculez

∂f
∂f
(1, 2) et
(1, 2) .
∂x
∂y

4.1.b

Est-ce qu’il y a toujours une d´riv´e partielle par rapport ` x, pour
e e
a
n’importe quelle fonction, et en n’importe quel point ?
Donnez un exemple simple d’une fonction qui n’admet pas de d´riv´e partielle
e e
par rapport ` x en un point.
a
2+2 = ?

4.1.c

Est-ce que les existences d’une d´riv´e partielle par rapport ` x et
e e
a
d’une d´riv´e partielle par rapport ` y sont li´es ?
e e
a
e
Donnez un exemple d’une fonction simple qui, en un point, admet une d´riv´e
e e
partielle par rapport ` une variable et pas par rapport ` l’autre.
a
a
2+2 = ?

14
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´riv´es et ´lasticit´s partielles
e e
e
e

Fonctions d´riv´es partielles
e e
4.2.1. Pour une fonction f (x, y) de R2 dans R, d´finissez les deux fonctions d´riv´es
e
e e
∂f
∂f
partielles
(x, y) et
(x, y).
∂x
∂x
4.2.2. Comment calcule-t-on en pratique les fonctions d´riv´es partielles ?
e e

4.2.
← D´f.
e

4.2.3. Comment calcule-t-on en pratique les nombres d´riv´es partielles ?
e e
4.2.4. G´n´ralisez les notions ci-dessus au cas des fonctions de trois variables ou plus.
e e
– D´finissez les nombres d´riv´es partielles d’une fonction f (x, y, z) de trois
e
e e
variables, ou d’une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) de p variables.

← D´f.
e

Ramenez-vous ` des nombres d´riv´es de fonctions d’une variable. Lesa
e e
quelles ?
Pr´cisez bien le contexte, les ´critures, les notations, . . .
e
e
– D´finissez les fonctions d´riv´es partielles d’une fonction f (x, y, z) de trois
e
e e
variables, ou d’une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) de p variables.

← D´f.
e

Combien y a-t-il de fonctions d´riv´es partielles ? Combien chacune a-te e
elle de variables ?
Illustrations
4.2.a
2+2 = ?

Pour la mˆme fonction f (x, y) = 4x3 −xy 2 qu’au paragraphe pr´c´dent,
e
e e
∂f
∂f
calculez
(a, b) et
(a, b) en un point quelconque (a, b) de R2 .
∂x
∂y
Les d´riv´es partielles comme limites
e e

4.3.1. D´finissez le nombre d´riv´e partielle comme une limite.
e
e e

4.3.
← D´f.
e

Rappelez-vous de la d´finition en terme de limite du nombre d´riv´e d’une
e
e e
fonction d’une variable.
De l`, passez aux fonctions de 2, 3 ou p variables.
a
Illustrations
4.3.a
2+2 = ?

On donne la fonction f de R3 dans R d´finie par
e
 4
3
2
 x +y +z
si (x, y, z) = (0, 0, 0)
x2 + y 2 + z 2
f (x, y, z) =

0
si (x, y, z) = (0, 0, 0)

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2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´riv´es et ´lasticit´s partielles
e e
e
e

Calculez, si elles existent, les trois d´riv´es partielles de f en (0, 0, 0).
e e

Divers

4.4.

4.4.1. Relevez diff´rentes notations pour les d´riv´es partielles.
e
e e
e e
4.4.2. Qu’est-ce qui est “partiel ” dans une d´riv´e partielle ?
4.4.3. Les ´conomistes parlent souvent d’´tudier le lien entre des variations de deux
e
e
variables ´conomiques “toutes autres choses restant ´gales” (en latin Ceteris
e
e
paribus sic stantibus ou en abr´g´ Ceteris paribus).
e e
Comment retrouve-t-on ce concept dans le contexte des d´riv´es partielles ?
e e
4.4.4. Quelle diff´rence faut-il faire entre les notations
e

df
∂f
et
?
dx
∂x

4.4.5. Comment reconnait-on sur le graphe des courbes de niveau d’une fonction de
deux variables les grandes ou les petites valeurs de ses d´riv´es partielles ?
e e
Illustrations
4.4.a

Le graphe ci-contre donne des
courbes de niveau d’une fonction f
de R2 dans R.

2+2 = ?

y

0

2

1

2

1. A partir de ce graphe, faites un
croquis du graphe de la fonction
G(x) = f (x, 1).

1
2
3
4

2. A partir ce nouveau graphe, donnez une ´valuation de la valeur de
e

1
3

4

∂f
(1, 1)
∂x

1

2

x

et de ∂f (2, 1). Donnez-en au
∂x
moins le signe et une estimation de
la valeur absolue.

3. Faites un croquis de la fonction G (x) =
4. Donnez aussi une ´valuation de
e

∂f
(1, 1)
∂y

∂f
(x, 1).
∂x

et de

∂f
(1, 2).
∂y

16
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

´
Elasticit´s partielles
e

4.5.

e
a
e
e
4.5.1. Consultez un livre d’´conomie ` propos de l’´lasticit´ (pour les fonctions d’une
variable).
Voyez par exemple ce que S & B en disent dans un contexte ´conomique
e
(pp.199-200).
4.5.2. Pour une fonction z = f (x1 , x2 , . . . , xp ) de p variables, interpr´tez le concept
e
de “ l’´lasticit´ de z par rapport ` une des variables” (p.ex. x2 ), toutes autres
e
e
a
choses restant ´gales.
e
e
e
e
a
4.5.3. D´finissez l’´lasticit´ (partielle) de z par rapport ` la variable xi .

← D´f.
e

Illustrations
4.5.a
2+2 = ?

Pour la fonction z = x2 x3 x4 , calculez les ´lasticit´s partielles de z
e
e
1 2 3
par rapport ` chacune des trois variables, au point (1, 2, −1).
a

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e
La diff´rentielle
e

5.
5.1.

5.1.1. Relisez d’abord le paragraphe du syllabus de premi`re ann´e consacr´ aux
e
e
e
diff´rentielles des fonctions de deux variables. Lisez le paragraphe 9.4 de S &
e
B (pp. 203-207) intitul´ “Diff´rentielle totale”.
e
e
5.1.2. On consid`re une fonction z = f (x) = f (x, y) et un point a = (a, b) de son
e
domaine.
On cherche ` comprendre comment la variable z s’accroit ou diminue par
a
rapport ` f (a, b), quand x et y varient par rapport ` a et b respectivement.
a
a
On notera h l’accroissement (ou la diminution) de x par rapport ` a. Quelle
a
est l’´quation qui lie x et h ?
e
(Est-ce x + a + h = 0,
x + a = h,
x = a + h ou
x + h = a ?)
On notera k l’accroissement (ou la diminution) de y par rapport ` b. Quelle
a
est l’´quation qui lie y et k ?
e
Exprimez maintenant l’accroissement de z par rapport ` f (a, b) correspondant
a
a
` un accroissement (h, k) de (x, y) par rapport ` (a, b).
a
5.1.3. A partir de ce que vous venez de faire, donnez un sens ` l’expression
a
f (a + h, b + k) − f (a, b)

ou

f (a + h) − f (a)

On pourrait la noter [∆(a,b) z](h, k) ou [∆(a,b) f ] (h, k). Pourquoi ?

17
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

5.1.4. D´finissez pr´cis´ment la notion de diff´rentielle d’une fonction f (x, y) au point
e
e e
e
(a, b).

← D´f.
e

5.1.5. Qu’appelle-t-on le quotient diff´rentiel ?
e
5.1.6. Faites un relev´ de quelques notations usuelles pour d´signer la diff´rentielle.
e
e
e
La notation la plus fr´quente, et que nous utiliserons, est d(a,b) f (h, k), ou
e
da f (h).
Mais, en utilisant la mˆme logique que celle qui nous a fait ´crire [∆(a,b) f ](h, k),
e
e
on pourrait plus prudemment ´crire [d(a,b) f ](h, k).
e
O` est est la nuance ? Elle est dans la d´finition et l’ordre des “op´rations”
u
e
e
que l’on effectue.
A partir de la fonction f et du point (a, b) on construit une autre fonction
[d(a,b) f ]. C’est cette nouvelle fonction que l’on applique ensuite ` la variable
a
d’accroissement (h, k).
La notation d(a,b) f (h, k) peut laisser croire que c’est la fonction f qui est appliqu´e ` la variable (h, k) pour donner f (h, k), et qu’ensuite une myst´rieuse
e a
e
op´ration d(a,b) est appliqu´e au r´sultat (un nombre r´el !) pour donner d(a,b) f (h, k) ;
e
e
e
e
ce qui, dans ce cas, serait mieux ´crit d(a,b) [f (h, k)] mais n’a pas de sens.
e
5.1.7. Interpr´tez la diff´rentielle comme approximation lin´aire de la fonction diff´rence.
e
e
e
e
5.1.8. Donnez un sens pr´cis ` l’´criture
e a e
f (a + h, b + k) ≈ f (a, b) + d(a,b) f (h, k).

← Th.

Illustrations
5.1.a

On pose f (x, y) = 3x(y − 2)2 et (a, b) = (2, 3).

2+2 = ?

–
–
–
–

Calculez concr`tement la fonction [∆(a,b) f ](h, k).
e
D´veloppez et ´crivez la sous la forme d’un polynˆme en h et k.
e
e
o
Ce polynˆme n’a pas de terme ind´pendant. Pourquoi ?
o
e
Il y a donc dans ce polynˆme un terme en h, un terme en k, et des termes
o
de degr´ sup´rieur : en hk, en hk 2 , . . . , etc. Pour des valeurs petites de h et
e
e
k, les termes de degr´ deux ou plus deviennent tr`s petits et n´gligeables
e
e
e
par rapport aux termes de degr´ 1.
e
A partir de l`, justifiez l’´criture
a
e
[∆(2,3) z](h, k) ≈ 3h + 12k

– Utilisez cette formule pour donner une valeur approch´e de f (2.03, 2.98).
e
Appliquez cette d´marche pour la fonction z = f (x, y) = 2x2 − y 3
e
pr`s du point (2, 2), afin de construire un polynˆme du premier
e
o
degr´ en h et k qui donne une bonne approximation de [∆(2,2) f ](h, k).
e
5.1.b

2+2 = ?

18
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

Ces polynˆmes du premier degr´ qui approchent la fonction “diff´rence” [∆(a,b) f ](h, k)
o
e
e
sont “ la diff´rentielle” de f au point (a, b).
e
La m´thode de calcul utilis´e ci-dessus (pour des fonctions polynomiales) n’est
e
e
pas g´n´ralisable. Mais la notion de ”diff´rentielle” l’est.
e e
e
5.1.c

Sachant que la diff´rentielle de la fonction f (x, y) au point (1, 2)
e
est 3h + 6k, et que f (1, 2) = 6, donnez une approximation de
f (0.9, 2.03).
2+2 = ?

Diff´rentielle et d´riv´es partielles
e
e e

5.2.

5.2.1. Donnez le lien entre les coefficients de la diff´rentielle et les d´riv´es partielles.
e
e e
5.2.2. Ecrivez ce lien sous la forme d’un th´or`me pr´cis, en donnant bien les hye e
e
poth`ses et la th`se.
e
e

← Th.

5.2.3. L’existence des d´riv´es partielles de f en a est-elle une condition n´cessaire,
e e
e
suffisante ou n´cessaire et suffisante de l’existence de la diff´rentielle de f en
e
e
a?
5.2.4. On parle de d´riv´es partielles et de diff´rentielle totale. Pourquoi ?
e e
e
Illustrations
5.2.a

Calculez la diff´rentielle de la fonction 3x3 e(y−2) en (2, 2).
e

2+2 = ?

Plan tangent
5.3.1. Ecrivez sous forme fonctionnelle ( z = t(x, y) ) l’´quation du plan tangent ` la
e
a
surface z = f (x, y) au point (a, b, f (a, b)) en fonction des d´riv´es partielles de
e e
f en (a, b).

5.3.
← Th.

5.3.2. Ecrivez la mˆme ´quation en y faisant apparaˆ la diff´rentielle d(a,b) f .
e
e
ıtre
e
5.3.3. Le plan tangent ` la surface z = f (x, y) au point (a, b, f (a, b)) est un espace
a
affine.
Quel est son plan directeur ?
Illustrations
5.3.a
2+2 = ?

Donnez l’´quation du plan tangent ` la surface z = x2 + y 3 au point
e
a
(2, −1, 3).

19
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

Tangente ` une courbe de niveau - Gradient
a

5.4.

5.4.1. On donne la fonction z = f (x, y) et le point a = (a, b) avec f (a) = c.
– Ecrivez l’´quation du plan tangent au graphe de cette fonction au point
e
(a, b, c) sous une forme fonctionnelle z = T (x, y).
– Ecrivez les ´quations des courbes de niveau ` hauteur c de la fonction
e
a
f (x, y) et de la fonction T (x, y).
– Que sont ces deux courbes l’une par rapport ` l’autre ?
a
– T (x, y) = c
est un sous-espace affine. Donnez une ´quation cart´sienne
e
e
de son sev directeur.
– Quelle est la direction orthogonale ` ce sev ?
a
– Comment appelle-t-on ce vecteur ?
5.4.2. Relisez ce qui est dit ` propos du gradient dans le syllabus de premi`re candia
e
dature et dans S & B .
5.4.3. D´finissez le gradient d’une fonction f (x, y) en un point (a, b).
e
5.4.4. Le vecteur gradient de la fonction f (x, y) au point (a, b) est not´
e
f (a, b).
Comment appelle-t-on le signe ? Quelle est l’origine de ce mot ?

← D´f.
e
(a,b) f

ou

5.4.5. Quel est le lien entre le gradient et ce que l’on appelle “la plus grande pente ” ?
O` sont le haut et le bas de cette pente ?
u
5.4.6. Indiquez comment le gradient permet de distinguer la partie du plan o` f (x, y) >
u
c et celle o` f (x, y) < c de part et d’autre de la courbe de niveau f (x, y) = c.
u
Illustrations
On donne la fonction z = f (x, y) = x2 + y 2 et le point a = (2, −1)
avec c = f (a) = 5.
Ecrivez l’´quation du plan tangent au graphe de cette fonction au point
e
(2, −1, 5) sous une forme fonctionnelle z = T (x, y).
Dessinez sur un mˆme graphe les courbes de niveau ` hauteur 5 de la
e
a
fonction f (x, y) et de la fonction T (x, y).
Qu’y a-t-il de remarquable ? Expliquez le ph´nom`ne.
e
e
T (x, y) = 5 est un sous-espace affine. Donnez une ´quation cart´sienne de
e
e
son sev directeur.
Quelle est la direction orthogonale ` ce sev ?
a

5.4.a
2+2 = ?

–
–
–
–
–

On consid`re la fonction f (x, y) = x3 y 2 + exy .
e
On ne voit pas bien comment dessiner le graphe de la courbe de
niveau ` hauteur 1. Pouvez-vous donner une id´e de son comportement pr`s
a
e
e
de (0, 0) ?
5.4.b

2+2 = ?

20
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

Les fonctions de p variables

5.5.

5.5.1. G´n´ralisez la notion de diff´rentielle au cas des fonctions de Rp dans R.
e e
e
– Reprenez les ´critures en utilisant la variable x = (x1 , x2 , . . . , xp ), le point
e
a = (a1 , a2 , . . . , ap ) et l’accroissement h = (h1 , h2 , . . . , hp )
– D´finissez la fonction diff´rence [∆(a) f ](h).
e
e
– D´finissez la fonction diff´rentielle d(a) f (h).
e
e
– D´finissez le quotient diff´rentiel qui mesure la ” proximit´” de [∆(a) f ](a)
e
e
e
et d(a) f (h).
– D´finissez l’expression “la fonction f est diff´rentiable au point a de son
e
e
domaine ”.

← D´f.
e

5.5.2. Donnez le lien entre les coefficients de la diff´rentielle d’une fonction de p vae
riables en un point et les d´riv´es partielles de la fonction en ce point.
e e
Exprimez s’il s’agit d’une condition n´cessaire, suffisante ou n´cessaire et sufe
e
fisante.

← Th.

5.5.3. Pour que la diff´rentielle soit une notion utile, il faut que l’on soit sˆr de son
e
u
existence pour une classe suffisamment large de fonctions et de points.
Donnez une condition suffisante sur les d´riv´es partielles assurant la diff´e e
e
rentiablilit´ d’une fonction en un point.
e

← Th.

5.5.4. Donnez les liens logiques entre les affirmations suivantes. Exprimez-les en terme
de conditions n´cessaires et de conditions suffisantes.
e
– La fonction f est continue en (a, b).
– La fonction f est diff´rentiable en (a, b)
e
– Les nombres d´riv´es partielles de f existent en (a, b)
e e
– Les fonctions d´riv´es partielles de f existent pr`s de (a, b) et sont contie e
e
nues en (a, b).

← Th.

5.5.5. G´n´ralisez la notion de gradient pour les fonctions de Rp dans R.
e e

← D´f.
e

5.5.6. Pour les fonctions de R3 dans R, que sont
– les surfaces de niveau ?
– le sous-espace affine tangent ` une de ces surfaces en un point ?
a
– la direction de plus grande pente ?
– les vecteurs gradients ?
Illustrations
5.5.a
2+2 = ?

2

Calculez la diff´rentielle en (1, 0, −2, 1) de f (x) = x2 cos(x1 x2 )ex3 +2x .
e
1
Tirez-en une valeur approch´e de la fontion en (1.02, −0.03, −2.01, 0.98).
e

21
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

Pour la fonction f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 , repr´sentez la surface de
e
2+2 = ?
niveau ` “hauteur” 14.
a
Donnez le plan tangent ` cette surface en (1, 2, 3). Donnez la direction de “plus
a
grande pente”.
5.5.b

Lignes ou colonnes ?

5.6.

Pour le Calcul Matriciel, nous avions convenu que les vecteurs de Rp , variables


 
x1
1
 x2  ou constants comme a =  2 , se repr´sentaient sous
comme x =
e
x3
3
la forme de vecteurs colonnes .
Par contre, nous venons d’´crire plusieurs fois f (x) pour f (x1 , x2 , . . . , x3 ). Et
e
dans ce cas, ce (x1 , x2 , . . . , x3 ) se pr´sente comme un vecteur ligne.
e
Certains auteurs plus pointilleux recommandent d`s lors d’´crire syst´matiquement
e
e
e
t
x pour (x1 , x2 , . . . , xp ), allant par exemple jusqu’` parler de la diff´rentielle de
a
e
f (xt ) au point at = (1, 2, 3), ou au point a = (1, 2, 3)t .
Mais nous ne les suivrons pas. Ce ne sera pas le seul exemple, tant en langue
naturelle qu’en langage math´matique, o` l’usage consacre des mots ou des
e
u
notations dont le sens varie avec le contexte.
Nous serons donc attentifs ` utiliser avec soin les notations matricielles para
tout o` ces notations se r´f`rent ` un contexte de calcul matriciel. Mais nous
u
ee
a
n’h´siterons pas ` utiliser avec quelque ambigu¨ e la notation usuelle f (x) pour
e
a
ıt´
les fonctions de plusieurs variables, o` encore l’´criture a = (a1 , a2 , . . . , ap )
u
e
pour d´signer un vecteur de Rp .
e
D’ailleurs nous n’avions pas h´sit´, d´j`, ` parler d’une forme quadratique
e e ea a
q(x1 , x2 , . . . , xp ) = q(x) = xt Ax, en utilisant d’un cˆt´ q(x) sans trop se deoe
mander si x y d´signait une ligne ou une colonne, mais de l’autre cˆt´, une
e
oe
notation strictement matricielle xt Ax, o` x devait ˆtre interpr´t´ absolument
u
e
ee
comme une colonne.
Fonctions de Rp dans Rq

5.7.

On cherche ` g´n´raliser la notion de diff´rentielle au cas des fonctions de Rp
a e e
e
dans Rq .

5.7.1. Assurez-vous des notations utilis´es dans ce cas.
e
Bien que nous continuerons ` utiliser l’abus d’´criture f (x), il faudra ˆtre
a
e
e
attentif, pour ´viter des confusions ult´rieures, ` noter en colonne les vecteurs
e
e
a
images.
On aura ainsi

22
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

R`gle de d´rivation en chaˆ
e
e
ıne




f1 (x)
 f (x) 

f (x) =  2
 ... 
fq (x)
5.7.2. Ecrivez la fonction diff´rence pour une fonction de Rp dans Rq .
e
e
5.7.3. Ecrivez le quotient diff´rentiel dans ce contexte Rp dans Rq .
Attention ! La fonction diff´rence et la diff´rentielle sont ici des fonctions vectoe
e
rielles ` valeur dans Rq . Il en va de mˆme pour leur diff´rence et le num´rateur
a
e
e
e
du quotient diff´rentiel est un donc vecteur. Pour exprimer que ce vecteur est
e
petit, on exprime que sa norme est petite. On est ainsi ramen´ ` un num´rateur
ea
e
qui est un nombre r´el.
e
5.7.4. D´finissez l’expression
e
“f (x) est diff´rentiable au point a
e
p
quand f est une fonction de R dans Rq .
5.7.5. La diff´rentielle est dans ce cas une application de Rp dans Rq . Elle est donc
e
elle aussi faite de q composantes.
Quel est le lien entre les composantes de la diff´rentielle de f et les diff´rentielles
e
e
de ses composantes ?
5.7.6. Qu’appelle-t-on “matrice Jacobienne” d’une fonction f en un point a ?

← D´f.
e

← Th.

← D´f.
e

5.7.7. Pouvez-vous interpr´ter la jacobienne (d’une fonction f en un point a) comme
e
matrice repr´sentant une application lin´aire ? Laquelle ?
e
e
Illustrations
5.7.a
2+2 = ?

5.7.b
2+2 = ?

Calculez la diff´rentielle en (1, 2, 1) de la fonction
e


x2 + y 2 z
f (x, y, z) =  sin(x2 y) + 2x 
4xy ln(x, z)
La diff´rentielle est une application lin´aire, donc matricielle.
e
e
Ecrivez la diff´rentielle calcul´e ` l’exercice pr´c´dent sous forme
e
e a
e e

matricielle.
5.7.c
2+2 = ?

Calculez la matrice Jacobienne de la fonction de l’exercice pr´c´dent
e e
en un point (x, y, z)

23
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

R`gle de d´rivation en chaˆ
e
e
ıne

R`gle de d´rivation en chaˆ
e
e
ıne
Rappel pour les fonctions d’une variable

6.
6.1.

6.1.1. Revoyez le contexte et les r`gles de la d´rivation de fonctions compos´es pour
e
e
e
les fonctions d’une variable.
Illustrations
6.1.a

Ecrivez la fonction f (x) = sin(ln x) comme compos´e de deux fonce
tions.
Calculez la d´riv´e de cette compos´e en x = 1.
e e
e
2+2 = ?

G´n´ralisation au cas de plusieurs variables
e e

6.2.

6.2.1. D´crivez le contexte de la composition de fonctions pour des fonctions de
e
plusieurs variables.
6.2.2. Donnez des exemples concrets de compos´es g ◦ f , pour diff´rents cas. Par
e
e
exemple quand
• f est une fonction de R2 dans R et g une fonction de R dans R.
• f est une fonction de R dans R3 et g une fonction de R3 dans R.
• f est une fonction de R2 dans R2 et g une fonction de R2 dans R.
• f est une fonction de R2 dans R3 et g une fonction de R3 dans R2 .
6.2.3. Reconnaissez-vous une composition de fonctions de ce genre dans l’´criture
e
f (x1 (u, v), x2 (u, v), x3 (u, v)) ?
Imaginez des ´critures similaires pour chacun des cas de l’exercice pr´c´dent.
e
e e
6.2.4. Pour chacun des cas pr´cit´s, d´crivez le probl`me de la d´rivation partielle
e e
e
e
e
et/ou de la diff´rentiation.
e
– Quelle diff´rentielle ou d´riv´es partielles recherche-t-on ?
e
e e
– En quel point ?
– A partir de quelles diff´rentielles ou d´riv´es partielles va-t-on les calculer ?
e
e e
– En quels points ?

24
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

R`gle de d´rivation en chaˆ
e
e
ıne

Commentaire
Pour la pratique, il sera surtout utile de pouvoir maˆ
ıtriser
les probl`mes de d´rivation en chaˆ dans quelques cas simples. Mais la voie
e
e
ıne
th´orique la plus directe pour y arriver consiste ` ´tudier le probl`me de la
e
a e
e
diff´rentielle dans son contexte le plus g´n´ral. C’est donc par l` que nous
e
e e
a
commen¸ons.
c
6.2.5. On consid`re des fonctions f de Rp dans Rq et g de Rq dans Rs ; et a un point
e
p
de R .
Faites apparaˆ dans un sch´ma les ´l´ments suivants et les relations entre
ıtre
e
ee
eux.
– f , a, f (a), da f ;
– g, f (a), g(f (a)), df (a) g ;
– g ◦ f , a, g ◦ f (a), da (g ◦ f ).
6.2.6. Dans le contexte de la question pr´c´dente, ´tudiez la signification du th´or`me
e e
e
e e
Si f est diff´rentiable en a et si g est diff´rentiable en f (a), alors g ◦ f est
e
e
diff´rentiable en a.
e
De plus, la diff´rentielle de la compos´e g◦f en a est la compos´e des diff´rentielles
e
e
e
e
de g en f (a) et de f en a.

← Th.

← Th.

Donnez une ´criture symbolique du th´or`me.
e
e e
Compl´tez-le par la description des points en lesquels les diff´rentes diff´rentielles
e
e
e
sont calcul´es.
e
6.2.7. Le th´or`me pr´c´dent implique un lien entre les jacobiennes de f , g et g ◦ f
e e
e e
(en des points bien choisis).
Exprimez ce lien.
Faites-le en d´tail pour une fonction f de R2 dans R3 et g de R3 dans R2 .
e
Commentaire
Pour le calcul concret des d´riv´es partielles des fonctions
e e
compos´es, il suffit de maˆtriser le cas particulier o` f est une fonction de R
e
ı
u
q
q
dans R et g une fonction de R dans R.
6.2.8. f est une fonction de R dans Rq et g une fonction de Rq dans R.
Explicitez les notations qui permettent d’´crire la compos´e sous la forme
e
e
g(x1 (t), x2 (t), . . . , xq (t)).
6.2.9. Ecrivez la Jacobienne de f en a et la Jacobienne de g en f (a).
q.e.d.

Effectuez le produit de ces Jacobiennes et d´duisez-en la formule permettant
e
de calculer la d´riv´e par rapport ` t de g(x1 (t), x2 (t), . . . , xq (t)).
e e
a

← Th.

6.2.10. Pour des fonctions f de Rp dans Rq et g de Rq dans Rs , la Jacobienne de g ◦ f
contient les d´riv´es partielles de chacune des s composantes gi ◦ f par rapport
e e
a
` chacune des p variables xj .
Voyez comment chacune de ces s × p d´riv´es partielles peut se calculer en
e e
utilisant la formule vue ci-dessus.

25
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´riv´es d’ordre sup´rieur
e e
e

Illustrations
On donne les fonctions G(x, y) = (2x2 − y, −y 3 )
et F (u, v) = (u − v, u2 ) .
Calculez les Jacobiennes de G(x, y) et F (u, v).
Evaluez ces Jacobiennes aux points ad´quats pour pouvoir calculer la
e
Jacobienne de F (G(x, y)) au point (x, y) = (1, 1).
Calculez cette Jacobienne.
∂F1 (G(x, y))
∂F2 (G(x, y))
Tirez-en les valeurs de
et
∂x
∂y
au point (x, y) = (1, 1).

6.2.a
2+2 = ?

(1)
(2)
(3)
(4)

On donne la fonction z = f (x, y) = (2x2 y−y) o` x et y d´pendent
u
e
2
d’une mˆme variable t par x(t) = 1 − t et y(t) = t − 2t2 .
e
d z(t)
.
(1) Utilisez la Chain Rule pour calculer
dt
(2) Effectuez la substitution de x(t) et y(t) dans f (x, y) pour obtenir une
expression explicite de z(t).

6.2.b

2+2 = ?

z(t)
(3) Calculez d dt ` partir de cette expression et comparez avec le r´sultat
a
e
obtenu en 1.

6.2.c

Reprenez l’exercice 6.2.a ci-dessus et calculez la Jacobienne demand´e en calculant toutes les d´riv´es partielles de la fa¸on d´crite
e
e e
c
e
en 6.2.9. et 6.2.10.
2+2 = ?

D´riv´es d’ordre sup´rieur
e e
e
D´finitions et notations
e

7.
7.1.

7.1.1. Reprenez les concepts de d´riv´es seconde, troisi`me, . . . , pour les fonctions
e e
e
d’une variable.
7.1.2. D´finissez les d´riv´es partielles secondes d’une fonction de Rp dans R.
e
e e

← D´f.
e

7.1.3. Passez en revue les diff´rentes notations pour les d´riv´es partielles secondes.
e
e e
Par exemple
∂( ∂f )
∂2f
2
∂x
=
= ∂yx f = fyx = fyx = Dyx f
∂y
∂y∂x
Soyez attentif ` l’ordre des d´rivations indiqu´ par la notation.
a
e
e
7.1.4. Qu’appelle-t-on “d´riv´es partielles secondes crois´es” d’une fonction de deux
e e
e
variables ? Et pour une fonction de p variables ?

← D´f.
e

26
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´riv´es d’ordre sup´rieur
e e
e

7.1.5. D´finissez l’expression “f est une fonction de classe C 2 au point a”.
e
Que sont les fonctions de classe C 1 ? Et celles de classe C 0 ?
7.1.6. D´finissez les d´riv´es d’ordre sup´rieur (` 2) d’une fonction f de p variables.
e
e e
e
a

← D´f.
e

7.1.7. Passez en revue les diff´rentes notations pour les d´riv´es partielles d’ordre
e
e e
3,4, . . . .
7.1.8. D´finissez les fonctions de classe C k .
e

← D´f.
e

Illustrations
7.1.a
2+2 = ?

7.1.b
2+2 = ?

Calculez les fonctions d´riv´es successives de ln(x).
e e
Calculez les nombres d´riv´es successives de ln(x) en x = 1.
e e
On donne la fonction f (x, y) = x2 y + y 3 + sin(x2 + y).
Calculez les deux fonctions d´riv´es partielles ∂f (x, y) et
e e
∂x

∂f
(x, y).
∂y

Il s’agit de nouvelles fonctions des deux variables x et y. Calculez les d´riv´es
e e
partielles de ces deux fonctions par rapport ` chacune de leur deux variables.
a
7.1.c
2+2 = ?

7.1.d
2+2 = ?

7.1.e
2+2 = ?

7.1.f
2+2 = ?

Combien de d´riv´es partielles secondes a une fonction de p vae e
riables.
Calculez les 9 fonctions d´riv´es partielles secondes de la fonction
e e
f (x, y, z) = xy 2 z 3 .
Pour la mˆme fonction f (x, y, z) = xy 2 z 3 que ci-dessus, calculez
e
∂3f
∂3f
(x, y, z) et
(2, 1, −1) .
∂z∂y∂z
∂z∂y∂z
Combien de d´riv´es partielles d’ordre 3 a une fonction de p vae e
riables ? Et ` l’ordre 4, 5, . . . n ?
a
Le th´or`me de Young
e e

7.2.1. Dans l’exemple trait´ au 7.1.d., les d´riv´es secondes crois´es sont ´gales.
e
e e
e
e
Expliquez pourquoi en ´non¸ant le th´or`me de Young.
e
c
e e

7.2.

← Th.

Expliquez la distinction : elles sont ´gales mais pas identiques.
e
7.2.2. D´finissez la “matrice Hessienne” d’une fonction f de p variables en un point
e
a.
Le th´or`me de Young se traduit par une propri´t´ de cette matrice. Laquelle ?
e e
ee

← D´f.
e

27
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´riv´es d’ordre sup´rieur
e e
e

7.2.3. G´n´ralisez le th´or`me de Young pour l’interversion de l’ordre des d´rivations
e e
e e
e
partielles jusqu’` l’ordre 3, 4, . . . .
a

← Th.

Illustrations
7.2.a
2+2 = ?

7.2.b
2+2 = ?

Calculez la matrice Hessienne de la fonction de l’exercice 7.1.d.
f (x, y, z) = xy 2 z 3 .
Donnez H(x,y,z) et H(3,2,1) .
L’exemple suivant montre qu’on ne peut pas se passer des hypoth`ses de continuit´ pour le th´or`me de Young.
e
e
e e

(1) On donne la fonction
x3 y
si (x, y) = (0, 0)
x2 + y 2
f (x, y) =

0
si (x, y) = (0, 0).



(2) V´rifiez par le calcul que
e
 4
2 3
 x + 3x y si (x, y) = (0, 0)
∂f
(x2 + y 2 )2
(x, y) =

∂x
0
si (x, y) = (0, 0)
(3) V´rifiez par le calcul que
e

 5
3 2
 x − x y si (x, y) = (0, 0)
∂f
(x2 + y 2 )2
et
(x, y) =

∂y
0
si (x, y) = (0, 0).

∂2f
(x, y) = 0
∂y∂x

et

∂2f
(x, y) = 1.
∂x∂y

(4) Commentez.

28
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´finitions
e

D´finitions du Chapitre 2
e
Nombre d´riv´e partielle
e e
Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R, et a = (a1 , a2 , . . . , ap ) un
point de dom(f ), alors
le nombre “d´riv´e partielle” de f par rapport ` sa premi`re variable en a,
e e
a
e
∂f
not´
e
(a),
∂x1
est, s’il existe, le nombre d´riv´e au point a1 de la fonction d’une variable
e e
F (x1 ) = f (x1 , a2 , . . . , ap ).
Autrement dit
∂f (x1 , x2 , . . . , xp )
d f (x1 , a2 , . . . , ap )
(a1 , a2 , . . . , ap ) =
(a1 )
∂x1
d x1
Autrement dit
∂f (x1 , x2 , . . . , xp )
f (a1 + h1 , a2 , . . . , ap ) − f (a1 , a2 , . . . , ap )
(a1 , a2 , . . . , ap ) = lim
h1 →0
∂x1
h1

On d´finirait de mˆme le nombre d´riv´e partielle de f (x1 , x2 , . . . , xp ) par
e
e
e e
rapport ` chacune de ses variables.
a
On dit que la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) est d´rivable en un point a si ses p
e
∂f
d´riv´es partielles ∂xi existent en ce point.
e e
Vecteur gradient
Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R dont les d´riv´es partielles
e e
existent toutes au point a = (a1 , a2 , . . . , ap ) de dom(f ), alors
le vecteur gradient de f en a, not´ a f est le vecteur des d´riv´es partielles de
e
e e
f en a.
 ∂f
  ∂f 
(a)
∂x1
∂x1
 ∂f
  ∂f 
 ∂x2 (a)   ∂x2 

=

af = 
.
  . 
.
.
.

  . 
∂f
∂f
(a)
∂xp
∂xp
(a)

Le symbole

se prononce nabla.

29
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´finitions
e

Fonction d´riv´e partielle
e e
Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R, alors
la fonction “d´riv´e partielle” de f par rapport ` sa premi`re variable en a,
e e
a
e
∂f
(x),
not´e
e
∂x1
est la fonction qui ` chaque point x de Rp fait correspondre, s’il existe, le
a
nombre d´riv´e de f par rapport ` sa premi`re variable en ce point.
e e
a
e
C’est donc aussi une fonction de Rp dans R. Elle n’est d´finie que pour les
e
points de dom(f ) en lesquels le nombre d´riv´e partielle est d´fini.
e e
e
Elasticit´ - Elasticit´ partielle
e
e
Si y = f (x) est une fonction de R dans R d´rivable en a, l’´lasticit´ de f par
e
e
e
rapport ` x au point a est le nombre
a
ε(f /x)(a) =

f (a)
·a
f (a)

Si y = f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R d´rivable en a,
e
l’´lasticit´ de f par rapport ` xi au point a est le nombre
e
e
a
∂f
(a)
∂xi

ε(f /xi )(a) =

f (a)

· ai

Matrice Jacobienne
On consid`re une fonction f de Rp dans Rq :
e

f1 (x)
 f2 (x) 
f (x) =  . 
 . 
.


fq (x)
et a un point int´rieur au domaine de f .
e
La matrice Jacobienne, ou plus simplement la Jacobienne, de f au point a est
la matrice q × p des d´riv´es partielles des fi au point a.
e e



J(a) = 



∂f1
(a)
∂x1
∂f2
(a)
∂x1

.
.
.
∂fq
(a)
∂x1

∂f1
(a)
∂x2
∂f2
(a)
∂x2

...
...
.
.
.

.
.
.
∂fq
(a) . . .
∂x2

∂f1
(a)
∂xp
∂f2
(a)
∂xp

.
.
.
∂fq
(a)
∂xp




=



∂fi
(a) .
∂xj

30
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

On note souvent, plus simplement,
 ∂f ∂f

∂f
1
1
. . . ∂x1
∂x1
∂x2
p
 ∂f2 ∂f2
∂f 
 ∂x1 ∂x2 . . . ∂x2 
p 
J(a) =  .
.
 .
. ... . 
. 
.
.
 .
∂fq
∂x1

∂fq
∂x2

...

∂fq
∂xp

∂1 f1 ∂2 f1
 ∂1 f2 ∂2 f2
ou  .
.
 .
.
.
.
∂1 fq ∂2 fq


D´finitions
e


. . . ∂p f1
. . . ∂p f2 
. 
. 
...
.
. . . ∂p fq

(a)

(a)

• La Jacobienne d’une fonction de Rp dans R est la matrice ligne des d´riv´es
e e
partielles de la fonction.
Diff´rentielle des fonctions de Rp dans R
e
Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R et a un point int´rieur au
e
domaine de f , alors
la diff´rentielle de f , si elle existe, est une application lin´aire en les variables
e
e
h1 , h2 , . . . , hp
G(h) = b1 h1 + b2 h2 + . . . + bp hp
qui approche la fonction diff´rence f (a1 +h1 , a2 +h2 , . . . , ap +hp )−f (a1 , a2 , . . . , ap )
e
en ce sens que
f (a + h) − f (a) − G(h)
= 0.
h→0
h
lim

La diff´rentielle de f en a, si elle existe, est not´e da f . Dans ce cas, on dit
e
e
aussi que f est diff´rentiable en a.
e
• Si la fonction f est diff´rentiable en a, les coefficients b1 , b2 , . . . , bp de sa diff´rentielle
e
e
sont les d´riv´es partielles de f en a. On peut donc dire que, si la diff´rentielle
e e
e
existe, ce ne peut ˆtre que
e
da f (h) =

∂f
∂f
∂f
(a) · h1 +
(a) · h2 + . . . +
(a) · hp
∂x1
∂x2
∂xp

Diff´rentielle des fonctions de Rp dans Rq
e
Si f est une fonction de Rp dans Rq et a un
f , on dit que
l’ application lin´aire G de Rp dans Rq ,
e

 
G1 (h)
b11 b12 . . .
 G (h)   b21 b22 . . .
 2
 
G(h) = 
= .
.
.
.
. ...
.


.
.
.
bq1 bq2 . . .
Gq (h)

point int´rieur au domaine de
e



b1p
h1
b2p   h2 
.   .  = Bh
.  . 
.
.
bqp
hp

31
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´finitions
e

est la diff´rentielle de f au point a ssi :
e
||f (a + h) − f (a) − G(h)||
= 0.
h→0
||h||
lim

e
La diff´rentielle de f en a, si elle existe, est not´e da f .
e
e
• Si f est diff´rentiable en a, alors B est la matrice Jacobienne de f .
da f (h) = J(a) · h
D´riv´es partielles d’ordre sup´rieur
e e
e
Les fonctions d´riv´es partielles de la fonction f (x), ´tant ` leur tour des fonce e
e
a
tions de Rp dans R, sont susceptibles d’ˆtre elles-mˆmes d´riv´es par rapport
e
e
e e
a
` chacune de leurs variables.
On peut ainsi d´finir le nombre d´riv´e partielle seconde, ou d’ordre deux, par
e
e e
rapport ` la variable xj puis xi en un point a
a
∂i2j f (a) = ∂i ∂j f (a) =

∂2f
∂
(a) =
∂xi ∂xj
∂xi

∂f
∂xj

comme la d´riv´e partielle par rapport ` xi de la fonction
e e
a
2
∂ f
On a donc
(a) =
∂xi ∂xj
lim

h→0

∂f
(a1 , . . . , ai−1 , ai
∂xj

+ h, ai+1 , . . . , ap ) −

(a)
∂f
.
∂xj

∂f
(a1 , . . . , ai−1 , ai , ai+1 , . . . , ap )
∂xj

h

.

• On peut aussi d´finir des fonctions d´riv´es partielles d’ordre deux, qui sont
e
e e
elles-mˆmes des fonctions de Rp dans R.
e
• On peut d´finir des nombres et des fonctions d´riv´es partielles d’ordre 3,
e
e e
d’ordre 4, et ainsi de suite. On a par exemple,
∂
∂
∂f
∂3f
3
=
∂213 f =
∂x2 ∂x1 ∂x3
∂x2 ∂x1 ∂x3
obtenu en d´rivant f d’abord par rapport ` x3 , puis par rapport ` x1 et enfin
e
a
a
par rapport ` x2 .
a
• Si une fonction f de Rp dans R est d´rivable jusqu’` l’ordre k, elle admet
e
a
2
p d´riv´es partielles premi`res, p d´riv´es partielles d’ordre 2, p3 d´riv´es
e e
e
e e
e e
partielles d’ordre 3, . . . et pk d´riv´es partielles d’ordre k.
e e
• Il faut bien distinguer les d´riv´es partielles obtenues en d´rivant par rapport
e e
e
∂2f
aux mˆmes variables mais dans un ordre diff´rent. Ainsi, ∂x2 ∂x3 est obtenu
e
e
par une op´ration diff´rente de celle permettant de calculer
e
e
d´riv´es partielles sont donc a priori distinctes.
e e

∂2f
.
∂x3 ∂x2

Ces deux

32
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

D´finitions
e

Classes de continuit´ : fonction de classe C k
e
Une fonction f de Rp dans R est dite ˆtre de classe C k en un point a
e
ssi
toutes les fonctions d´riv´es partielles de f jusqu’` l’ordre k sont d´finies dans
e e
a
e
un voisinage de a et sont continues en a.
Les fonctions de classe C 0 en a sont les fonctions continues en a.
Une fonction de classe C k est aussi de classe C k−1 , C k−2 , . . . , C 1 et C 0 .

33
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Principaux th´or`mes
e e

Principaux th´or`mes du Chapitre 2
e e

Diff´rentielle et d´riv´es partielles : condition n´cessaire
e
e e
e
Soit f une fonction de Rp dans R et a un point de dom(f ). Si f est diff´rentiable
e
en a, alors f est d´rivable en a et les coefficients de la diff´rentielle sont les
e
e
d´riv´es partielles de f en a
e e
Autrement dit
Si f est diff´rentiable en a, alors
e
∂f
∂f
∂f
da f (h) =
(a) · h1 +
(a) · h2 + . . . +
(a) · hp
∂x1
∂x2
∂xp
Diff´rentielle et continuit´ : condition n´cessaire
e
e
e
p
Soit f une fonction de R dans R et a un point de dom(f ).
Si f est diff´rentiable en a, alors f est continue en a .
e
Diff´rentielle et d´riv´es partielles : condition suffisante
e
e e
Soit f une fonction de Rp dans R et a un point de dom(f ).
Si

toutes les fonctions d´riv´es partielles de f sont d´finies dans un
e e
e
voisinage de a et sont continues en a,

alors

f est diff´rentiable en a.
e

Equation du plan tangent ` la surface z = f (x, y)
a
Soit f (x, y) une fonction de R2 dans R diff´rentiable au point a.
e
Le plan tangent ` la surface z = f (x, y) au point (a, b, f (a, b)) est donn´ par
a
e
l’´quation fonctionnelle
e
∂f
∂f
(a, b) · (x − a) +
(a, b) · (y − b)
z = t(x, y) = f (a, b) +
∂x
∂y
On peut y reconnaˆ l’´criture
ıtre e
z = t(x, y) = f (a, b) + d(a,b) f (h, k)
o` d(a,b) f (h, k) est la diff´rentielle de f en (a, b) et h et k sont les accroissements
u
e
h = (x − a) et k = (y − b).

34
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Principaux th´or`mes
e e

Diff´rentielle et approximation lin´aire
e
e
Le rˆle de la diff´rentielle est de fournir une bonne approximation lin´aire (et
o
e
e
mˆme la meilleure possible) des valeurs de f pr`s du point a .
e
e
On aura donc que
f (a + h) ≈ f (a) + da f (h)
Ou, plus pr´cis´ment,
e e
∂f
∂f
f (a1 + h1 , . . . , ap + hp ) ≈ f (a1 , . . . , ap ) +
(a) · h1 + . . . +
(a) · hp
∂x1
∂xp
Cette approximation est ´videmment d’autant meilleure que les hi sont petits.
e
Diff´rentielle d’une compos´e de fonctions
e
e
p
Soit f une fonction de R dans Rq et g une fonction de Rq dans Rs .
Si

e
f est diff´rentiable en a et g est diff´rentiable en f (a),
e

alors

la diff´rentielle de la compos´e g◦f en a est la compos´e des diff´rentielles
e
e
e
e
de g en f (a) et de f en a.
da (g ◦ f ) = (df (a) g) ◦ (da f ) .

c.-`-d.
a

Jacobienne d’une compos´e de fonctions
e
Le th´or`me pr´c´dent peut ´videmment se traduire en terme de matrices
e e
e e
e
jacobiennes.
Avec les mˆmes hypoth`ses que dans le t´or`me pr´c´dent, on a que
e
e
e e
e e
la matrice Jacobienne de la compos´e g ◦ f en a est le produit des matrices
e
Jacobiennes de g en f (a) et de f en a.
c.-`-d.
a


∂1 (g1 ◦ f ) ∂2 (g1 ◦ f ) . . . ∂p (g1 ◦ f )
 ∂1 (g2 ◦ f ) ∂2 (g2 ◦ f ) . . . ∂p (g2 ◦ f ) 


.
.
.
.


.
.
.
.
.
.
.
.
∂1 (gs ◦ f ) ∂2 (gs ◦ f ) . . . ∂p (gs ◦ f ) a





∂1 g1 ∂2 g1 . . . ∂q g1
∂1 f1 ∂2 f1 . . . ∂p f1
 ∂1 f2 ∂2 f2 . . . ∂p f2 
 ∂1 g2 ∂2 g2 . . . ∂q g2 
 .
= .
.
.
.
.
.  .
. 
 .
 .
.
.
. 
.
.
. 
.
.
.
.
.
.
.
.
∂1 fq ∂2 fq . . . ∂p fq a
∂1 gs ∂2 gs . . . ∂q gs f (a)


35
2008

Analyse

Ch. 2 D´riv´es et diff´rentielles
e e
e

Principaux th´or`mes
e e

Chain Rule : d´riv´es partielles dans les compos´es de fonctions
e e
e
Les th´or`mes pr´c´dents permettent aussi le calcul des d´riv´es partielles des
e e
e e
e e
fonctions compos´es.
e
Dans la pratique, le cas particulier suivant permet de retrouver les autres.
Soit f une fonction de R dans Rq , et g une fonction de Rq dans R, les deux
fonctions ´tant suppos´es diff´rentiables aux points consid´r´s.
e
e
e
ee


x1 (t)
 x2 (t) 
e
Si on note g(x1 , x2 , . . . , xq ), et f =  . , on peut ´crire
 . 
.
xq (t)
dg(x1 (t), x2 (t), . . . , xq (t))
=
dt
∂g
dx1 (t)
∂g
dx2 (t)
∂g
dxq (t)
(x(t)) ·
+
(x(t)) ·
+ ... +
(x(t)) ·
∂x1
dt
∂x2
dt
∂xq
dt
Th´or`me de Young : interversion de l’ordre de d´rivation
e e
e
Soit f (x, y) une fonction de R2 dans R et a un point de son domaine.
Si
alors

f est de classe C 2 en a,
on peut intervertir l’ordre des d´rivations partielles secondes de f ;
e
∂2f
∂2f
(a) =
(a).
∂y∂x
∂x∂y

c.-`-d.
a

Th´or`me de Young : g´n´ralisation
e e
e e
On peut facilement g´n´raliser le th´or`me pr´c´dent aux cas de fonctions de
e e
e e
e e
plus de deux variables et de d´riv´es d’ordre sup´rieur ` 2.
e e
e
a
On aura, par exemple.
Si
alors
c.-`-d.
a
et
etc.. . .

f (x, y, z) est de classe C 3 en a,
on peut intervertir l’ordre des d´rivations partielles troisi`mes de f ;
e
e
∂3f
∂3f
∂3f
(a) =
(a) =
(a) = . . .
∂x∂y∂z
∂x∂z∂y
∂y∂x∂z
∂3f
∂3f
∂3f
(a) =
(a) =
(a)
∂x2 ∂z
∂x∂z∂x
∂z∂x2

36
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

Chapitre 3

Fonctions implicites

R´f´rences
ee
• Fonctions implicites

S & B : Ch. 22

Le th´or`me des fonctions implicites
e e
Vocabulaire

8.
8.1.

8.1.1. V´rifiez que vous comprenez les termes suivants : variables exog`nes, ind´pendantes,
e
e
e
libres ; variables endog`nes, d´pendantes, li´es.
e
e
e
Pr´cisez bien le contexte dans lequel apparaˆ ce vocabulaire.
e
ıt
8.1.2. Utilisez ce vocabulaire dans les situations suivantes :
a.

y = f (x)

b.

z = g(u1 , u2 , u3 )

c.

t1 = t1 (v1 , v2 , v3 )
t2 = t2 (v1 , v2 , v3 )

8.1.3. Que veulent dire les expressions suivantes ?
– y est explicitement fonction de x
– z d´pend fonctionnellement de u1 , u2 , u3 .
e
Donnez des contextes, ou des exemples, o` ces expressions ont un sens.
u
Premier cas : Un lien entre deux variables

8.2.

On consid`re d’abord le cas o` deux variables, x et y par exemple, sont li´es
e
u
e
par une ´quation du type G(x, y) = 0.
e
On cherche ` savoir si cette relation ne d´finit pas “implicitement” une fonca
e
tion, en ce sens qu’elle pourrait s’identifier, au moins localement, ` une ´criture
a
e
qui lierait “explicitement” y et x par une fonction, sous la forme y = φ(x) ou
x = ψ(y).

37
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

8.2.1. Reconnaissez que l’ensemble des points (x, y) qui v´rifient la relation
e
G(x, y) = 0 est la courbe de niveau, ` hauteur 0, de la fonction G(x, y). C’est
a
une courbe de l’ensemble des x, y.
8.2.2. D´finissez math´matiquement l’expression
e
e
“L’application y = φ(x) est une explicitation de la relation G(x, y) = 0”.
8.2.3. D´finissez math´matiquement l’expression
e
e
“L’application y = φ(x) est une explicitation locale de la relation G(x, y) = 0
pr`s du point (a, b)”.
e

← D´f.
e

8.2.4. Ce sont les explicitations locales qui nous int´resseront.
e
Pourquoi ?
e
8.2.5. Commentez et pr´cisez la remarque suivante
Pour que la relation G(x, y) = 0 puisse s’expliciter localement sous la forme
y = φ(x) pr`s du point (a, b), il faut et il suffit que le graphe de la relation
e
puisse se confondre, dans un voisinage du point, avec celui d’une application.
8.2.6. Commentez et pr´cisez la remarque suivante.
e
Pour que la relation G(x, y) = 0 puisse s’expliciter localement sous la forme
y = φ(x) pr`s du point (a, b), il faut et il suffit que
e

← Th.

← Th.

(1) la variable x puisse varier “librement” pr`s de (a, b)
e
(2) la variable y soit li´e “fonctionnellement” ` la variable x pr`s de (a, b).
e
a
e
c.-`-d. que pour tout x proche de a, il existe un et un seul y pour lequel
a
G(x, y) = 0.

Illustrations
8.2.a

Ecrivez des ´quations du type
e
3
4xy − sin xy = 7 ou 5xy y − yez =
sous la forme G(x, y, . . .) = 0.
2+2 = ?

3x cos yz
x2 +y 2 +z 2

On consid`re la relation 3x + 7y − 27 = 0.
e
Montrez que, pour cette relation, x peut s’expliciter comme fonction
de y, et y comme fonction de x.
8.2.b

2+2 = ?

8.2.c
2+2 = ?

8.2.d
2+2 = ?

Montrez que, pour la relation x2 + y 2 = 1, on ne peut expliciter ni
y en fonction de x, ni x en fonction de y. Expliquez bien pourquoi.
On consid`re la relation x2 + y 2 = 1.
e
Donnez, si c’est possible, une sous la forme y = φ(x) pr`s des points
e

38
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

suivants :
a.
b.
c.
d.
e.

(0, 1)√
√
( 22 , 22 )
(1, 1)
(0, −1)
(1, 0)

Les r´ponses sont oui - oui - non - oui - non. Si c’est oui, donnez une
e
explicitation ; si c’est non, expliquez pourquoi.
On consid`re la relation x2 + y 2 = 0.
e
Quel est son graphe ?
Cette relation ne peut pas s’expliciter localement pr`s de (0, 0). Pourquoi ?
e
Si vous ne pouvez r´pondre maintenant, passez aux questions suivantes. La
e
mˆme question reviendra plus tard.
e
8.2.e

2+2 = ?

8.2.f

Expliquez pourquoi, quand les variables x et y sont li´es par la
e
2
relation x − y = 0 , la variable y ne peut pas varier librement
pr`s de (0, 0).
e
2+2 = ?

8.2.g

Expliquez pourquoi, quand les variables x et y sont li´es par la
e
2
2
relation x − y = 0 , la variable y n’est pas li´e fonctionnellement
e
a
` x pr`s de (0, 0).
e
2+2 = ?

8.2.h
2+2 = ?

La figure ci-contre repr´sente la
e
courbe d’´quation G(x, y) = 0
e
Pr`s de quels points de la courbe
e
ne peut-on pas expliciter y en
fonction de x ? Et x en fonction
de y ?
Justifiez chaque fois pourquoi il
n’y a pas explicitation.

y

x

Le th´or`me des fonctions implicites dans R2
e e
8.3.1. Enoncez tr`s pr´cis´ment le th´or`me des fonctions implicites dans le cas d’un
e
e e
e e
lien entre deux variables.
Ecrivez le th´or`me pour le cas de l’explicitation de y en fonction de x et pour
e e
le cas de l’explicitation de x en fonction de y.

8.3.
← Th.

8.3.2. Constatez que le th´or`me des fonctions implicites n’est pas un th´or`me
e e
e e
constructif. Il prouve l’existence d’une explicitation, sans la donner concr`tement.
e
Par contre, le th´or`me donne une information pr´cise sur la d´riv´e de l’exe e
e
e e
plicitation.

39
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

8.3.3. Constatez que le th´or`me des fonctions implicites donne seulement une condie e
tion suffisante pour l’existence d’une explicitation.
Il peut y avoir des cas o` le th´or`me n’est pas applicable, mais o` il y a quand
u
e e
u
mˆme explicitation. Donnez-en l’un ou l’autre exemple simple.
e
e
8.3.4. Soyez toujours attentif au fait que le probl`me des fonctions implicites et sa
solution n’ont de sens que pr`s d’un point (a, b) qui satisfait la relation ´tudi´e
e
e
e
(c.-`-d. tel que G(a, b) = 0).
a
8.3.5. D´finissez
e
– point singulier
– point r´gulier
e
– courbe r´guli`re.
e
e

← D´f.
e
← D´f.
e
← D´f.
e

8.3.6. Voyez qu’un point r´gulier est un point o` une au moins des explicitations est
e
u
garantie par le th´or`me des fonctions implicites ; et qu’un point singulier est un
e e
point o` le th´or`me des fonctions implicites ne garantit aucune explicitation
u
e e
(mais ne les interdit pas non plus).

← Th.

Illustrations
Examinez les relations y − x2 = 0 et y − x3 = 0 pr`s de (0, 0).
e
Y a-t-il explicitation de y en fonction de x ? de x en fonction de y ?
Que raconte le th´or`me des fonctions implicites ?
e e
8.3.a

2+2 = ?

8.3.b

On donne la relation

G(x, y) = 3xy + 2y − x2 − 5 = 0.

2+2 = ?

(1) V´rifiez que cette relation est satisfaite au point (−1, −6).
e
(2) Dans ce cas particulier, on peut donner de mani`re effective une exe
plicitation y = Y (x) de cette relation. Calculez cette explicitation, sa
fonction d´riv´e Y (x) et la valeur de cette d´riv´e en x = −1.
e e
e e
∂G
∂G
(3) D’autre part, calculez
(x, y) et
(x, y) et leurs valeurs en (−1, −6).
∂x
∂y
(4) Le th´or`me des fonctions implicites garantit-il que la relation G(x, y) =
e e
0 est explicitable sous la forme y = ψ(x) pr`s de (−1, −6) ?
e
dψ
(5) Utilisez le th´or`me des fonctions implicites pour calculer
e e
(−1).
dx
(6) Comparez avec Y (−1).
On consid`re la relation G(x, y) = x2 y 3 − 2x3 y + exy−1 = 0. On
e
ne peut pas dire grand chose, ` premi`re vue, du graphe de cette
a
e
relation qui passe au moins par le point (1, 1).
8.3.c

2+2 = ?

(1) Peut-on expliciter y = φ(x) pr`s de ce point ?
e
(2) Si oui, quelle est la d´riv´e de φ au point ad´quat ?
e e
e
(3) Peut-on expliciter x = ψ(y) pr`s de ce point ?
e

40
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

(4) Si oui, quelle est la d´riv´e de ψ au point ad´quat ?
e e
e
(5) Quelle est la tangente au graphe de la relation au point (1, 1) ?
(6) Comparez avec ce que le gradient pouvait vous apprendre sur cette
tangente.
(7) Donnez une valeur approch´e d’un y qui v´rifie la relation G(1.02, y) =
e
e
0.
Deuxi`me cas : Un lien entre plusieurs variables
e

8.4.

Ce cas, o` l’on a une relation du type G(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0, n’est pas fondau
mentalement diff´rent du premier cas. Il faudra ici faire le (bon) choix d’une
e
variable d´pendante (ou endog`ne), et la lier aux p − 1 autres variables supe
e
pos´es donc ind´pendantes ou exog`nes.
e
e
e
Le recours ` l’intuition g´om´trique devient ´videmment moins accessible quand
a
e e
e
il y a plus de deux variables en cause.
8.4.1. Enoncez tr`s pr´cis´ment le th´or`me des fonctions implicites dans le cas d’un
e
e e
e e
lien entre p variables.

← Th.

8.4.2. Reprenez le th´or`me pour le cas d’un lien entre 3 variables x, y et z.
e e
Ecrivez le th´or`me pour l’explicitation de x en fonction de y et z, pour l’exe e
plicitation de y en fonction de x et z et pour l’explicitation de z en fonction
de x et y.
Illustrations
On consid`re la relation x3 − x + 2x2 y − 3xyz + 3z = −1 qui est
e
satisfaite au point (1, 1, 2) .
Quelle(s) variable(s) peut-on expliciter en fonction des autres pr`s de ce point ?
e
Sous quelle forme ?
Donnez les d´riv´es (partielles ?) de chacune des explicitations possibles pr`s
e e
e
de ce point.
8.4.a

2+2 = ?

Plusieurs liens entre plusieurs variables

8.5.

C’est ce que S & B appellent syst`me de fonctions implicites.
e
Le premier probl`me consiste ` savoir, dans ce cas, combien de variables poure
a
raient devenir ind´pendantes ou exog`nes et combien de variables d´pendantes
e
e
e
ou endog`nes.
e
Ensuite, il faudra g´n´raliser le th´or`me des fonctions implicites (pour choie e
e e
sir les variables endog`nes) et les formules de d´rivation (liant la variation des
e
e
variables endog`nes ` celle des variables exog`nes.)
e
a
e

41
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

8.5.1. Un syst`me
e

 G1 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0

 G2 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0
.
 .
 .

Gq (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0
de q liens entre k variables comprend q ´quations.
e
Pour exprimer la d´pendance de p variables endog`nes par rapport aux k − p
e
e
autres variables, par exemple

 x1 = φ1 (xp+1 , xp+2 , . . . , xk )

 x2 = φ2 (xp+1 , xp+2 , . . . , xk )
.
 .
 .

xp = φp (xp+1 , xp+2 , . . . , xk )
il faut p ´quations.
e
S’il n’y a pas plus d’informations sur les k variables dans une ´criture que dans
e
l’autre, que peut-on en d´duire ` propos de q et p ?
e
a
8.5.2. Interpr´tez la fable suivante.
e
Au d´but du probl`me, il y avait k variables. Elles furent cr´´es libres et
e
e
ee
ind´pendantes, chacune pouvant varier ` son gr´ sans tenir compte des autres.
e
a
e
On disait que ce monde avait k degr´s de libert´.
e
e
Puis vinrent les lois, au nombre de q. Chacune liait les variables entre elles
par une ´quation de la forme Gi (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0. Chacune de ces lois supe
primait un degr´ de libert´.
e
e
Combien de degr´s de libert´ sont-ils rest´s apr`s la r´v´lation des lois ?
e
e
e
e
e e
Ensuite, le maˆtre du probl`me souhaita s´parer les variables en variables
ı
e
e
exog`nes et en variables endog`nes. Les variables exog`nes seraient enti`rement
e
e
e
e
libres de varier ` leur gr´ (au moins localement) sans tenir compte les unes des
a
e
autres. Elles disposeraient donc, chacune, d’un degr´ complet de libert´. Mais
e
e
les variables endog`nes n’auraient aucune libert´, ´tant soumises aux variables
e
e e
exog`nes auxquelles elles seraient li´es par des liens fonctionnels.
e
e
Quel est le nombre des variables exog`nes ? Quel est le nombre des variables
e
endog`nes ?
e
8.5.3. Retrouvez les notions de degr´ de libert´, de variables exog`nes et endog`nes,
e
e
e
e
dans le cas d’un syst`me lin´aire homog`ne de k ´quations ind´pendantes ` n
e
e
e
e
e
a
inconnues.
8.5.4. Enoncez tr`s pr´cis´ment le th´or`me des fonctions implicites dans le cas
e
e e
e e
g´n´ral de q liens entre k variables.
e e
Suggestion : pour exprimer plus facilement le th´or`me et faire apparaˆ les
e e
ıtre
variables exog`nes et endog`nes, on pose k = p + q et on appelle x1 , x2 , . . . , xp
e
e
les variables qui deviendront exog`nes et y1 , y2 , . . . , yq les variables qui deviene
dront endog`nes.
e

← Th.

42
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

8.5.5. Quand on parle d’un syst`me de q fonctions implicites ` k variables, on suppose
e
a
implicitement que p < k. Pourquoi ?
8.5.6. Qu’appelle-t-on point r´gulier d’un syst`me de q ´quations implicites ?
e
e
e
R´f´rez-vous ` l’existence, ou non, d’explicitation garantie par le th´or`me des
ee
a
e e
fonctions implicites.
Illustrations
8.5.a
2+2 = ?

On donne les relations
xz 3 + y 2 v 4 = 2
xz + yvz 2 = 2

entre les variables (x, y, z, v).
Calculez la matrice des d´riv´es partielles au point (1, 1, 1, 1). Pouvez-vous en
e e
extraire une sous matrice 2 × 2 inversible ?
Le th´or`me des fonctions implicites permet-il d’en d´duire l’existence d’exe e
e
plicitation de certaines variables en fonction des autres au voisinage du point
(1, 1, 1, 1) ? Lesquelles ?
Pour une des explicitations possibles, calculez les d´riv´es partielles au point
e e
ad´quat (` pr´ciser).
e
a e

43
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

D´finitions
e

D´finitions du Chapitre 3
e
Explicitation locale : une relation ` deux variables
a
Soient g une fonction de R2 dans R et a un point de R2 .
L’application y = φ(x) est une explicitation locale de la relation g(x, y) = 0 au
voisinage de a
ssi
g(a) = 0
et il existe un voisinage V de a tel que ∀(x, y) ∈ V

g(x, y) = 0 ssi y = φ(x) .

Explicitation locale : une relation ` p variables
a
Soient g une fonction de Rp dans R et a un point de Rp .
L’application xp = φ(x1 , x2 , . . . , xp−1 ) est une explicitation locale de la relation
g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 au voisinage de a
ssi
g(a) = 0
et il existe un voisinage V de a tel que
∀(x1 , x2 , . . . , xp ) ∈ V g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 ssi xp = φ(x1 , x2 , . . . , xp−1 ) .
Explicitation locale : q relations ` p + q variables
a
Soient g1 , g2 , . . . , gq




Les applications




des fonctions de Rp+q dans R et a un point de Rp+q .
y1 = φ1 (x1 , x2 , . . . , xp )
y2 = φ2 (x1 , x2 , . . . , xp )
.
.
.

yq = φq (x1 , x2 , . . . , xp )
sont une explicitation locale au voisinage de a de la relation

 g1 (x1 , x2 , . . . , xp , y1 , y2 , . . . , yq ) = 0

 g2 (x1 , x2 , . . . , xp , y1 , y2 , . . . , yq ) = 0
.
 .
 .

gq (x1 , x2 , . . . , xp , y1 , y2 , . . . , yq ) = 0
ssi
g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0
et il existe un voisinage V de a tel que ∀(x, y) ∈ V

g1 (x, y) = g2 (x, y) = . . . = gq (x, y) = 0 ssi y1 = φ1 (x) et y2 = φ2 (x) . . . et yq = φq (x) .

44
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

D´finitions
e

Point r´gulier d’une relation f (x, y) = 0
e
Un point (a, b) est un point r´gulier de la relation f (x, y) = 0 si c’est un point
e
de la relation en lequel les d´riv´es partielles de f existent et ne sont pas toutes
e e
les deux nulles.
Autrement dit

 f (a, b) = 0
est d´fini
e
(a, b) est un point r´gulier de f (x, y) = 0 ssi
e
(a,b) f

(a,b) f = 0
Point r´gulier d’une relation f (x1 , x2 . . . , xp ) = 0
e
Un point a = (a1 , a2 , . . . , ap ) est un point r´gulier de la relation f (x) = 0 si
e
c’est un point de la relation en lequel f les d´riv´es partielles de f existent et
e e
ne sont pas toutes nulles.
Autrement dit

 f (a) = 0
est d´fini
e
a est un point r´gulier de f (x) = 0 ssi
e
af

af = 0
Point r´gulier : q relations ` k variables
e
a
Soit g une fonction de Rk dans Rq et la relation g(x) = 0 qui peut aussi s’´crire
e

g1 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0


 g2 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0
.
 .
 .

gq (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0
Le point a est un point r´gulier de g(x) = 0 si c’est un point de la relation
e
en lequel la Jacobienne est d´finie et est de rang complet (= q) .
e
Autrement dit

 g(a) = 0
Ja g est d´finie .
e
a est un point r´gulier de g(x) = 0 ssi
e

r(Ja g) = q

45
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

Principaux th´or`mes
e e

Principaux th´or`mes du Chapitre 3
e e

Th´or`me des fonctions implicite : une relation ` deux variables
e e
a
Soit g(x, y) une fonction de R2 dans R de classe C 1 au voisinage de a = (a, b),
et telle que g(a) = 0.
Si

∂g
(a)
∂y

alors

il existe une explicitation locale y = φ(x) de la relation g(x, y) = 0

= 0,

au voisinage de a.
et de plus,

φ est d´rivable pr`s de a et
e
e
dφ
(x) = −
dx

∂g
(x, φ(x))
∂x
.
∂g
(x, φ(x))
∂y

Th´or`me des fonctions implicites : une relation ` p variables
e e
a
Soient g une fonction de Rp dans R de classe C 1 au voisinage de a, et telle que
g(a) = 0.
Si

∂g
(a)
∂xp

alors

il existe une explicitation locale xp = φ(x1 , x2 , . . . , xp−1 ) de la
relation g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 au voisinage de a.

et de plus,

les d´riv´es partielles de φ existent pr`s de a et
e e
e

∂φ
= −
∂x1

∂g
∂x1
∂g
∂xp

= 0,

∂φ
= −
∂x2

∂g
∂x2
∂g
∂xp

...

∂φ
= −
∂xp−1

∂g
∂xp−1
∂g
∂xp

.

On devrait ´crire plus compl`tement
e
e
∂φ
(x1 , x2 , . . . , xp−1 ) = −
∂x1

∂g
(x1 , x2 , . . . , xp )
∂x1
∂g
(x1 , x2 , . . . , xp )
∂xp

46
2008

Analyse

Ch. 3 Fonctions implicites

Principaux th´or`mes
e e

Th´or`me des fonctions implicites : q relations ` p + q variables
e e
a
Soient g1 , g2 , . . . , gq des fonctions r´elles des p + q variables x1 , x2 , . . . , xp ,
e
y 1 , y2 , . . . , y q .
On suppose que ces fonctions sont de classe C 1 au voisinage de a et telles que
g1 (a) = 0, g2 (a) = 0, . . . , gq (a) = 0.
 ∂g1

∂g
(a) . . . ∂y1 (a)
∂y1
q


.
.
.
∂g
.
.
.
Si
la matrice ( ∂y )(a) = 
 est inversible,
.
.
.
∂gq
(a)
∂y1

...

∂gq
(a)
∂yq

alors

il existe une explicitation locale y1 = φ1 (x) , y2 = φ2 (x) , . . . ,
yq = φq (x) de la relation g1 (x, y) = 0, . . . , gq (x, y) = 0 au
voisinage de a

et de plus,

les d´riv´es partielles des φi existent au voisinage de a et
e e



∂φ1
∂x1

 .
 .
.

∂φq
∂x1

...
.
.
.
...

∂φ1
∂xp





∂g1
∂y1

.  = −  .
. 
 .
.
.

∂φq
∂xp

x

∂gq
∂y1

...
.
.
.
...

∂g1
∂yq

−1 

. 
. 
.

∂gq
∂yq

∂g1
∂x1

 .
 .
.
(x,y)

∂gq
∂x1

...
.
.
.
...

∂g1
∂xp



. 
. 
.

∂gq
∂xp

.
(x,y)

47
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Chapitre 4

Polynˆmes de Taylor
o

Optimisation libre

Polynˆmes de Taylor
o
Optimisation libre

9.
10.

R´f´rences
ee
• Polynˆmes de Taylor
o
Rappels pour une variable

S & B : pp.856-861
Syllabus de Math´matique et Analyse, pp. 8-15
e

Fonctions de plusieurs variables

S & B : pp.861-865

• Optimisation libre
Rappels pour une variable
Fonctions de plusieurs variables

S & B : pp.53-61
S & B : Ch. 23-pp.639-648

Polynˆmes de Taylor
o
Rappels pour les fonctions d’une variable

9.
9.1.

9.1.1. Revoyez la th´orie et la pratique des polynˆmes de Taylor pour les fonctions
e
o
d’une variable.
9.1.2. Qu’appelle-t-on le “reste ” d’un polynˆme de Taylor ?
o
Donnez-en une expression.
Voyez que dans certains cas on peut d´terminer le signe de ce reste pour de
e
petites valeurs de l’accroisement h.
9.1.a
2+2 = ?

Calculez le polynˆme de Taylor d’ordre 3, 4, 5 et 6 de f (x) = cos(x)
o
pr`s de 0.
e

48
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Optimisation libre

Donnez chaque fois l’expression du reste correspondant.
Peut-on d´terminer le signe de ces restes ?
e
Qu’est-ce que cela signifie ?
e
o
e
9.1.3. Quelle est l’utilit´ des polynˆmes de Taylor ? Dans les applications concr`tes ?
Comme outil th´orique ?
e
Retrouvez leur utilisation dans la th´orie des extr´mums de fonctions d’une
e
e
variable.
Illustrations
9.1.b

V´rifiez sur quelques exemples que vous pouvez encore manipuler
e
les polynˆmes de Taylor des fonctions d’une variable.
o
Donnez par exemple les polynˆmes de Taylor d’ordre 5 pr`s de 0 de ex , cos x
o
e
√
et 1 + x.
√
Utilsez-les pour calculer une valeur approch´e de e0.1 et de 1, 21.
e
2+2 = ?

Fonctions de plusieurs variables
9.2.1. Ecrivez l’approximation de Taylor d’ordre 1 pour une fonction de trois variables
f (x1 , x2 , x3 ) pr`s d’un point a = (a1 , a2 , a3 ).
e
- explicitement ;
- en utilisant la diff´rentielle.
e

9.2.

← D´f.
e

Appliquez la formule ci-dessus pour calculer le polynˆme d’ordre 1 pr`s de
o
e
2 2y+z−1
(−1, 0, 1) de la fonction f (x, y, z) = x e
9.2.2. Donnez une expression du reste (d’ordre 2) de ce polynˆme d’ordre 1. Exprimezo
le comme une forme quadratique en utilisant la Hessienne.

← D´f.
e

Donnez concr`tement ce reste pour l’exemple pr´c´dent.
e
e e
9.2.3. Ecrivez l’approximation de Taylor d’ordre 2 pour une fonction de trois variables f (x1 , x2 , x3 ) pr`s d’un point a = (a1 , a2 , a3 ).
e
- explicitement ;
- en utilisant la diff´rentielle et la Hessienne.
e
Appliquez la formule ci-dessus pour calculer le polynˆme d’ordre 2 pour l’exemple
o
d´j` trait´ plus haut.
ea
e
Illustrations
9.2.a

Calculez le polynˆme d’ordre 2 pr`s de (1, 0) de la fonction xex−y−1 .
o
e

2+2 = ?

49
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Optimisation libre

Optimisation libre

10.

Le mot optimisation
est utilis´ par les ´conomistes pour parler de la
e
e
recherche d’extr´mums, maximums ou minimums, de fonctions. Pourquoi ?
e
Avez-vous un commentaire ?
Fonctions d’une variable

10.1.

10.1.1. Revoyez la th´orie des extr´mums des fonctions d’une variable.
e
e
e
e
• Donnez des d´finitions pr´cises des notions de minimum, maximum, global ou
local, strict ou non, pour les fonctions d’une variable.
N’oubliez pas de parler du domaine de la fonction, des voisinages du point . . .
• Retrouvez les th´or`mes principaux qui concernent ces notions.
e e
Distinguez bien
• les conditions n´cessaires et les conditions suffisantes ;
e
• les conditions de premier ordre et les conditions de second ordre (ou mˆme
e
sup´rieur) ;
e
• l’int´rieur et les bords du domaine ;
e
• les points o` la d´riv´e existe et les autres ;
u
e e
• les extr´mums locaux et les extr´mums globaux.
e
e
Fonctions de plusieurs variables - Conditions n´cessaires
e

10.2.

10.2.1. D´finissez math´matiquement l’expression
e
e
a d´termine un maximum global de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xn ).
e

← D´f.
e

10.2.2. Faites de mˆme pour maximum local, minimum global et minimum local.
e
Distinguez aussi le cas d’un extremum strict.

← D´f.
e

10.2.3. Pourquoi ne fait-on pas de th´orie des extr´mants pour des fonctions de Rp
e
e
dans Rq ?
10.2.4. Montrez que si a = (a1 , a2 , . . . , an ) d´termine un maximum local de la fonction
e
q.e.d.
f (x1 , x2 , . . . , xn ), alors a1 d´termine un maximum local de la fonction d’une
e
variable g1 (x) = f (x, a2 , . . . , an ).

← Th.

10.2.5. Voyez que l’on peut d´duire de la remarque pr´c´dente le th´or`me suivant.
e
e e
e e
q.e.d.

Si a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles
e
e e
existent,
et si a d´termine un maximum local de la fonction f ,
e
alors

g1 (a1 ) =

∂f
(a)
∂x1

= 0.

50
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Optimisation libre

10.2.6. Voyez que le mˆme raisonnement peut s’appliquer aux autres variables pour
e
arriver au th´or`me suivant.
e e
e
e e
Si a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles
existent,
et si a d´termine un maximum ou un minimum local de la fonction f ,
e
 ∂f
 ∂x1 (a) = 0


 ∂f

(a) = 0
∂x2
alors
.

.


 ∂f .

(a) = 0
∂xn

← Th.

10.2.7. Remarquez que le th´or`me pr´c´dent fournit des “conditions n´cessaires d’exise e
e e
e
tence d’extr´mums”, et qu’il s’agit de “conditions du premier ordre ”.
e
Qu’est-ce que cela veut dire ?
10.2.8. D´finissez les points stationnaires de la fonction f .
e

← D´f.
e

10.2.9. Le th´or`me ci-dessus donne-t-il des informations (lesquelles ?) sur l’existence
e e
d’extr´mums locaux de la fonction f pour les cat´gories de points suivantes ?
e
e
• les points stationnaires
• les points o` les d´riv´es partielles de f ne sont pas toutes d´finies
u
e e
e
• les points du bord du domaine de f
Peut-on trouver des extr´mums en d’autres points que ceux cit´s ci-dessus ?
e
e
10.2.10. Reprenez les informations ci-avant sous la forme d’un th´or`me qui commene e
cerait par
Les extr´mums de f , s’il y en a, doivent ˆtre recherch´s parmi
e
e
e
les points suivants . . .

← Th.

Illustrations
10.2.a
2+2 = ?

Quels sont les points du domaine de la fonction
z = 2x3 − 6xy + 3y 2

qui sont susceptibles de correspondre ` un extr´mants de la fonction ?
a
e
10.2.b

Quels sont les points du domaine de la fonction

2+2 = ?

z = 1−

x2 + y 2

qui sont susceptibles de correspondre ` un extr´mant de la fonction ?
a
e
Faites d’abord un croquis du graphe de la fonction. Pour cela, commencez par
faire un croquis du graphe de la fonction d’une variable
√
z = 1 − x2 = | 1 − | x | |

51
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Optimisation libre

A quoi correspondent les points qui sont des extr´mants manifestes de cette
e
fonction ?
Variations pour les rus´s - Paragraphe optionnel
e

10.3.

10.3.1. La fonction z = f (x, x2 , . . . , xp ) peut aussi se voir comme ´tablissant une relae
tion G(z, x1 , x2 , . . . , xp ) = f (x1 , x2 , . . . , xp ) − z = 0 entre les variables
z, x1 , x2 ,. . . , xp .
Il est ´vident que cette relation permet d’expliciter z en fonction des autres
e
variables. Comment ?
Cela est confirm´ par le th´or`me des fonctions implicites. Comment ?
e
e e
Peut-on aussi expliciter les (ou une des) variables xi en fonction de z et des
autres xj ? Qu’en dit le th´or`me des fonctions implicites ?
e e
Si le point (a1 , a2 , . . . , ap ) d´termine un maximum c = f (a1 , a2 , . . . , ap ), alors
e
la variable z ne peut pas varier librement pr`s de c, puisqu’elle ne peut pas
e
prendre de valeur sup´rieure au maximum c. Pr`s de ce point, z ne peut donc
e
e
pas ˆtre consid´r´ comme une variable ind´pendante. Il faut en conclure que,
e
ee
e
pr`s de ce point, on ne peut expliciter aucune des variables xi en fonction de
e
z et des autres xj .
Comment cela se traduit-il ` travers le th´or`me des fonctions implicites ?
a
e e
Comparez avec les conditions n´cessaires pour que (a1 , a2 , . . . , ap ) d´termine
e
e
un maximum de f .
Adaptez le raisonnement pour un minimum
Fonctions de plusieurs variables - Conditions suffisantes

10.4.

Dans ce qui va suivre, on utilisera la matrice Hessienne d’une fonction en la
traitant comme une forme quadratique, et donc comme une matrice sym´trique.
e
On supposera donc que les d´riv´es partielles secondes existent et qu’elles sont
e e
continues de mani`re ` pouvoir utiliser le th´or`me de Young.
e a
e e
N’oubliez donc pas, dans tous les th´or`mes que vous ´noncerez ci-dessous, de
e e
e
rajouter l’hypoth`se
e
f est une fonction de classe C2 dans un voisinage du point a consid´r´.
ee
10.4.1. Ecrivez la forme g´n´rale du polynˆme de Taylor d’ordre 1 d’une fonction
e e
o
q.e.d.
f (x, y, z) pr`s d’un point (a, b, c), avec le reste d’ordre 2 exprim´ comme une
e
e
forme quadratique au moyen de la matrice Hessienne.
Simplifiez cette ´criture en ajoutant l’hypoth`se que (a, b, c) est un point stae
e
tionnaire de f .
Exprimez f (a + h, b + k, c + l) − f (a, b, c) ` partir de cette ´criture.
a
e

52
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Optimisation libre

10.4.2. Quelles conditions faut-il sur f (a + h, b + k, c + l) − f (a, b, c) pour que (a, b, c)
d´termine un maximum global de f ? Et un minimum global ?
e
Quelles conditions faut-il sur f (a + h, b + k, c + l) − f (a, b, c) pour que (a, b, c)
d´termine un maximum local de f ? Et un minimum local ?
e
Que faut-il changer dans le cas d’un extremum strict ?
10.4.3. L’existence d’un extr´mum en (a, b, c) est donc li´e (comment ?), au genre de
e
e
la Hessienne de f en un point proche de (a, b, c).
Et le genre de la Hessienne de f en un point proche de (a, b, c) est li´, par
e
continuit´, au genre de la Hessienne au point (a, b, c).
e
10.4.4. Pr´cisez le lien cit´ ci-dessus entre le genre de la Hessienne de f en a et le
e
e
genre de f en des points a + h assez proches de a ?
Si Ha est DP alors Ha+h est aussi DP pour des a + h assez proches.
Pourquoi ?
10.4.5. On a un th´or`me analogue pour des Ha de genre DN ou des Ha de genre
e e
IND.
Enoncez le.
´
10.4.6. Enoncez compl`tement le th´or`me donnant des conditions suffisantes de pree
e e
mier et de second ordre pour qu’un point stationnaire d’une fonction f de p
variables d´termine un maximum local strict de f .
e
´
Enoncez le th´or`me analogue pour le minimum.
e e
Et si la Hessienne est ind´finie ?
e

← Th.

← Th.
← Th.

10.4.7. D´finissez les “points de selle ” ou “points de col ”.
e
Quelle est l’origine de ces expressions ?

← D´f.
e

Illustrations
10.4.a
2+2 = ?

Reprenez la fonction z = 2x3 − 6xy + 3y 2 dont on a d´termin´ plus
e
e
haut les points stationnaires (2.2.a).

D´terminez maintenant si ces points donnent lieu ` un maximum, un minimum
e
a
ou un point de selle de la fonction.
Le cas ind´termin´
e
e

10.5.

10.5.1. Par contre, on ne peut rien d´duire ` propos du genre de Ha+h dans le cas o`
e
a
u
Ha est de genre SDP ou SDN.
Pourquoi ?
Comparez avec ce que l’on avait dans le cas des fonctions d’une variable.
On parle alors d’ind´termination ? Pourquoi ?
e

53
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Optimisation libre

On entend par l` que le th´or`me ne permet pas de d´terminer la nature du
a
e e
e
point en question, et pas que sa nature est intrins`quement ind´termin´e.
e
e
e
10.5.2. On a dit ci-dessus que l’on ne pouvait rien d´duire sur le genre de Ha+h dans
e
le cas o` Ha est SDP (ou SDN). Ce n’est pas tout ` fait vrai. On a en effet
u
a
Si Ha est SDP, alors Ha+h ne peut ˆtre que IND, SDP ou DP.
e
´
Enoncez le th´or`me analogue pour le cas SDN.
e e
10.5.3. Enoncez compl`tement le th´or`me donnant des conditions n´cessaires (de
e
e e
e
premier et) de second ordre pour qu’un point d’une fonction f de p variables
d´termine un maximum local de f .
e
Et un minimum.

← Th.

10.5.4. On suppose que a est un point stationnaire d’une fonction f de classe C2 `
a
l’int´rieur de son domaine.
e
Reprenez sous forme de tableau ce que l’on peut d´duire, ` propos de la pose
a
sibilit´ d’avoir un extremum en a, ` partir du genre de la matrice sym´trique
e
a
e
Ha .
Illustrations
10.5.a
2+2 = ?

Recherchez les minima, maxima et points de selle de la fonction
x4 + x2 − 6xy + 3y 2

54
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

D´finitions
e

D´finitions du Chapitre 4
e
Matrice Hessienne
Soit f une fonction de Rp dans R d´rivable jusqu’` l’ordre 2 au point a.
e
a
La matrice Hessienne de f en a est la matrice de toutes les d´riv´es partielles
e e
secondes de f en a (dans l’ ordre convenable).
Autrement dit
La matrice Hessienne de f (x) en a est la matrice
 ∂2f
∂2f
(a) . . .
(a)
∂x1 ∂x2
∂x2
1

 ∂2f
∂2f
(a) . . .
 ∂x2 ∂x1 (a)
∂x2
2
Ha f = 
.
.
.

.
.
.

.
.
.

2f
2f
∂
∂
(a) ∂xp ∂x2 (a) . . .
∂xp ∂x1

∂2f
(a)
∂x1 ∂xp



∂2f
(a)
∂x2 ∂xp









.
.
.

∂2f
(a)
∂x2
p

C’est une matrice sym´trique (voir th´or`me de Young).
e
e e
Polynˆmes de Taylor : rappel ` une variable, ordre k
o
a
Pour une fonction f de R dans R de classe C (k+1) dans un voisinage du point
a,
le polynˆme de Taylor d’ordre k pr`s de a est le polynˆme en la variable
o
e
o
d’accroissement h
f (a) 2 f (a) 3
f (k) (a) k
Tk (h) = f (a) + f (a) h +
h +
h + ... +
h
2
3!
k!
Le reste ( d’ordre (k+1) ) de ce polynˆme en ce point est l’expression
o
Rk+1 (h) =

hk+1 (k+1)
f
(a + θh)
(k + 1)!

Polynˆmes de Taylor : plusieurs variables et ordre 1
o
Pour une fonction f de Rp dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a,
le polynˆme de Taylor d’ordre 1 pr`s de a est le polynˆme en la variable
o
e
o
d’accroissement h = (h1 , h2 , . . . , hp )
∂f
∂f
∂f
(a) h1 +
(a) h2 + . . .
(a) hp
T1 (h) = f (a) + da f (h) = f (a) +
∂x1
∂x2
∂xp
Le reste (d’ordre 2) de ce polynˆme en ce point est l’expression
o
1 t
R2 (h) =
h H(a+θh) f h
2
C’est une forme quadratique.

55
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

D´finitions
e

Polynˆmes de Taylor : plusieurs variables et ordre 2
o
Pour une fonction f de Rp dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a,
le polynˆme de Taylor d’ordre 2 pr`s de a est le polynˆme en la variable
o
e
o
d’accroissement h = (h1 , h2 , . . . , hp )
T2 (h) = f (a) + da f (h) +

1 t
h H(a)f h
2

Maximum global d’une fonction de Rp dans R
Si f est une fonction de Rp dans R et a un point de dom f , on dit que a
d´termine un maximum (global) de f ssi la valeur de f en a est sup´rieure
e
e
(ou ´gale) ` la valeur de f en n’importe quel autre point du domaine.
e
a
Autrement dit
a d´termine un maximum (global) de f
e
ssi
∀x ∈ dom f f (x) ≤ f (a)
On d´finira de mˆme la notion de minimum global .
e
e
Minimum local d’une fonction de Rp dans R
Si f est une fonction de Rp dans R et a un point de dom f , on dit que a
d´termine un minimum local de f ssi il existe un voisinage de a tel que
e
la valeur de f en a est inf´rieure (ou ´gale) ` la valeur de f en n’importe quel
e
e
a
autre point du voisinage.
Autrement dit
a d´termine un maximum local de f
e
ssi
∃ V voisinage de a t.q. ∀x ∈ (V ∩ dom f ) f (x) ≥ f (a)
On d´finira de mˆme la notion de maximum local .
e
e
Point stationnaire d’une fonction de Rp dans R
Si f est une fonction de Rp dans R d´rivable au point a de dom f , on dit que
e
a est un point stationnaire de f ssi toutes les d´riv´es partielles de f en a
e e
sont nulles.
Autrement dit

a est un point stationnaire de f
ssi
toutes les d´riv´es partielles de f en a existent et sont nulles
e e
ssi
f (a) = 0

56
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

D´finitions
e

Point de selle
Un point de selle d’une fonction de Rp dans R est un point stationnaire de f
qui ne d´termine pas un extr´mum de f .
e
e

57
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Principaux th´or`mes
e e

Principaux th´or`mes du Chapitre 4
e e

Th´or`me de Taylor : une variable, ordre k
e e
Si f est une fonction de R dans R de classe C (k+1) dans un voisinage de a,
alors, quelque soit l’accroissement h, (tel que a + h reste dans le voisinage
consid´r´), il existe un nombre θ, 0 < θ < 1, pour lequel
ee
f (a + h) = Tk (h) + Rk+1 (h)
= f (a) + f (a) h + f

(a)
2

h2 + f

(a)
3!

h3 + . . . + f

(k) (a)

k!

hk +

hk+1 (k+1)
f
(a + θh)
(k+1)!

Si h est petit, et k grand, et si on peut fixer des bornes ` f (k+1) (a + θh),
a
on pourra assurer que le reste (ou l’erreur) est petit et que le polynˆme de
o
Taylor fournit une bonne approximation de f (a + h).
Th´or`me de Taylor : p variables, ordre 1
e e
Si f est une fonction de Rp dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a,
alors, quelque soit le vecteur d’accroissement h (tel que a + h reste dans le
voisinage consid´r´), il existe un nombre θ, 0 < θ < 1, pour lequel
ee
t

f (a + h) = T1 (h) + R2 (h) = f (a) + da f (h) + h H(a+θh) f h

Extr´mum et extr´mum sur les sections
e
e
Soit f une fonction de Rp et R.
a = (a1 , a2 , . . . , ap ) d´termine un maximum (ou un minimum) local
e
Si
de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ),
alors a1 d´termine un maximum (ou un minimum) local de la fonction d’une
e
variable g1 (x) = f (x, a2 , . . . , ap ).
Extr´mum et d´riv´es partielles
e
e e
Du th´or`me pr´c´dent et avec les mˆmes notations, on peut d´duire que
e e
e e
e
e
Si
et si

a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles
e
e e
existent,
a d´termine un extr´mum local de la fonction f ,
e
e

∂f
alors
g1 (a1 ) = ∂x1 (a) = 0.
Le mˆme raisonnement peut ´videmment s’appliquer aux autres variables.
e
e
Ce qui permet d’arriver au th´or`me suivant.
e e

58
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Principaux th´or`mes
e e

Extr´mum libre : Conditions n´cessaires de premier ordre
e
e
Si
a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles
e
e e
existent,
et si
a d´termine un maximum ou un minimum local de la fonction f ,
e
 ∂f
 ∂x1 (a) = 0


 ∂f

(a) = 0
∂x2
alors
.

.


 ∂f .

(a) = 0
∂xp

Autrement dit

et si

a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles
e
e e
existent,
a d´termine un maximum ou un minimum local de la fonction f ,
e

alors

a est un point stationnaire de f .

Si

Extr´mums libres : o` les chercher ?
e
u
On d´duit du th´or`me pr´c´dent que
e
e e
e e
les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction
e
e
f de Rp dans R sont
•
les points qui ne sont pas ` l’int´rieur de dom f , c.-`-d. les points de la
a
e
a
fronti`re, ou sur le bord, du domaine ;
e
•
les points o` les d´riv´es partielles de f n’existent pas toutes ;
u
e e
•
les points stationnaires.
Extr´mums libres : Conditions suffisantes de second ordre
e
Soit f une fonction de Rp dans R.
– Si a est un point stationnaire de f
et que la matrice Hessienne de f en a est DP,
alors a d´termine un minimum local de f .
e
– Si a est un point stationnaire de f
et que la matrice Hessienne de f en a est DN,
alors a d´termine un maximum local de f .
e
– Si a est un point stationnaire de f
et que la matrice Hessienne de f en a est IND,
alors a d´termine un point de selle de f .
e

59
2008

Analyse

Ch. 4 Optimisation libre

Principaux th´or`mes
e e

Extr´mums libres : Conditions n´cessaires de second ordre
e
e
p
Soit f une fonction de R dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a.
Si a d´termine un maximum local de f ,
e
alors la Hessienne de f en a ne peut ˆtre que DN ou SDN .
e
On en d´duit que si le point a est un point stationnaire en lequel la Hessienne
e
est SDP, il ne peut d´terminer qu’un minimum ou un point de selle de f .
e
On peut ´videmment ´crire un th´or`me dual en changeant maximum en mie
e
e e
nimum, DN en DP, . . . etc.

60
2008

Analyse

Chapitre 5

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

Optimisation sous contraintes
d’´galit´
e
e

R´f´rences
ee
• Optimisation sous contraintes d’´quations
e
• Analyse de sensibilit´
e
Signification des multiplicateurs

S & B : Ch. 24 pp.655-668
S & B : Ch. 25 pp.693-698

Extr´m´s sous contrainte d’´quations
e e
e

11.

Comment ¸a s’´crit ? Ce n’est pas par n´gligence qu’il est ´crit d’une part
c
e
e
e
“Optimisation sous contraintes d’´galit´” et un peu plus bas “Extr´m´s sous
e
e
e e
contrainte d’´quations”.
e
Nous avons d´j` attir´ votre attention sur la nuance que l’on devrait sans doute
ea
e
faire (mais les textes ´conomiques ne la font jamais) entre “Optimisation” et
e
“Recherche d’extr´m´s”. Tout extremum n’est pas un optimum, cela est facilee e
ment admis. Mais il est peut-ˆtre plus insidieux de laisser croire que l’optimum,
e
lui, correspond toujours ` un extremum d’une donn´e quantifiable du probl`me !
a
e
e
Egalit´ ou ´quation ? La nuance est encore plus faible. On parlera plutˆt d’´quation
e
e
o e
quand l’´galit´ est une condition ` remplir, quelque chose qui est r´alis´ par
e
e
a
e e
certaines valeurs seulement des variables du probl`me, ce qui serait le cas ici.
e
Mais ces conditions, qui sont ici des “contraintes”, s’expriment ´videmment
e
sous la forme d’ ´galit´s.
e
e
Et o` marquer le pluriel s’il y a plusieurs conditions. On peut d´fendre qu’il
u
e
y a plusieurs contraintes et que chacune d’entre elles a la forme d’une ´quation.
e
Mais on peut tout aussi bien consid´rer que l’on impose une contrainte constitu´e
e
e
de plusieurs ´quations.
e
La multiplicit´ des points de vue est une richesse, pas une mis`re ! ! !
e
e

61
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte
e e e
Interpr´tation g´om´trique
e
e
e

11.1.

11.1.1. Analysez l’expression “Dominique est la plus grande femme que je connais ” ?
Peut-on en d´duire que Dominique est la plus grande personne que je connais ?
e
Que c’est une femme ? Que Dominique est la plus grande personne du monde ?
Qu’elle est une personne que je connais ?
Que sait-on de Dominique ? Elle est plus grande que qui, finalement ?
11.1.2. Qu’est-ce que cette histoire peut bien avoir ` faire avec l’optimisation sous
a
contrainte ?
11.1.3. f (x, y) et g(x, y) sont des fonctions de R2 dans R.
D´finissez l’expression
e
“a = (a, b) d´termine un maximum global de la fonction
e
f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0.”

← D´f.
e

Adaptez la d´finition pour les cas de maximum local, mimimum global et
e
minimum local.
11.1.4. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la
e
q.e.d.
contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C1 .
Donnez une d´monstration g´om´trique intuitive du th´or`me suivant.
e
e e
e e
Si le point (a, b) (tel que f (a, b) = c) d´termine un extremum de f (x, y) sous
e
la contrainte g(x, y) = 0,
et si le point (a, b) est un point r´gulier de la courbe f (x, y) = c et de la courbe
e
g(x, y) = 0,

← Th.

alors les courbes f (x, y) = c et g(x, y) = 0 sont tangentes l’une ` l’autre en
a
(a, b).
Suggestion : Examinez ce qui se passe si les deux courbes ne sont pas tangentes
l’une ` l’autre, et que la premi`re “croise” la seconde.
a
e
11.1.5. Pour tirer parti du th´or`me pr´c´dent, il faut pouvoir caract´riser la tangence
e e
e e
e
q.e.d.
entre deux courbes d´finies chacune par une ´quation implicite.
e
e
Donnez une d´monstration intuitive du th´or`me suivant.
e
e e
Des courbes f (x, y) = 0 et g(x, y) = 0 sont tangentes l’une ` l’autre en un de
a
leurs points communs a = (a, b) ssi leurs gradients en ce point sont parall`les
e
et donc proportionnels.
11.1.6. R´´crivez le th´or`me pr´c´dent en utilisant la notation
ee
e e
e e
q.e.d.
d´signer les gradients de f et g en a.
e

f (a) et

g(a) pour

← Th.

11.1.7. Exprimez ` partir de l` une condition n´cessaire sur les gradients de f et g en
a
a
e
a pour que a, point r´gulier de la courbe g(x) = 0, d´termine un extremum de
e
e
f sous la contrainte g(x) = 0.

← Th.

62
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

11.1.8. L’approche d´crite ci-dessus se restreint aux points r´guliers de la courbe.
e
e
Pourquoi ? Ne peut-on avoir d’extremums en des points singuliers ?
Illustrations
11.1.a

Dessinez une colline et un chemin qui serpente le long de ses flancs.
Choisissez un sens de parcours du chemin. Rep´rez les points o`
e
u
ce chemin monte, o` il descend, et ceux o` il passe par un maximum ou un
u
u
minimum local.
2+2 = ?

11.1.b
2+2 = ?

Dessinez le graphe dans R3 d’une fonction z = f (x, y) (p.ex. z =
x2 + y 2 ).

Sur le mˆme graphe, dessinez dans le plan Oxy une courbe de niveau du type
e
g(x, y) = 0 (p.ex. (x − 1)2 + y 2 − 1 = 0).
Projetez cette courbe de niveau sur la surface z = f (x, y) pour obtenir l’ensemble des points {(x, y, f (x, y))|g(x, y) = 0}.
Parmi ces points, rep´rez ceux qui correspondent ` un maximum ou ` un mie
a
a
nimum local de f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0.

11.1.c
2+2 = ?

Le graphe ci-contre repr´sente, en
e
trait fin, les courbes de niveau
d’une fonction f (x, y), et en trait
plus gras la courbe d’´quation
e
g(x, y) = 0.
Parcourez le chemin g(x, y) = 0
dans le sens des aiguilles d’une
montre et rep´rez
e

1
2
5

4

3

y

x

(1) les points o` ce chemin monte
u
(2) les points o` ce chemin descend
u
(3) les points o` il cesse de monter pour commencer ` redescendre
u
a
(4) les points o` il cesse de descendre pour commencer ` remonter
u
a
D´duisez de ce parcours les points qui d´terminent un maximum ou un minie
e
mum local de la fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0.
Remarquez-vous quelquechose de particulier en ces points ?
11.1.d

Illustrez ces th´or`mes dans le probl`me suivant.
e e
e

2+2 = ?

Extr´mer la fonction f (x, y) = xy sous la contrainte x + 4y = 16.
e
(1) Ecrivez la contrainte sous la forme g(x, y) = 0.

63

0
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

(2) V´rifiez que cette contrainte n’admet pas de point singulier.
e
(3) Ecrivez la forme g´n´rale,
e e

f (x), du gradient de f en un point x.

(4) Ecrivez la forme g´n´rale,
e e

g(x), du gradient de x en un point x.

(5) Ecrivez les conditions n´cessaires pour que x = (x, y) d´termine un
e
e
a
extremum de f sous la contrainte g(x) = 0, ` savoir
g(x) = 0
f (x) = λ f (x)

x satisfait ` la contrainte.
a
les deux courbes sont tangentes en x.

(6) R´solvez le syst`me de trois ´quations ` trois inconnues (x, y et λ),
e
e
e
a
d´termin´ par ces conditions n´cessaires.
e
e
e
Les solutions de ce syst`me (ici, il n’y en a qu’une) donnent les seuls points
e
r´guliers de la contrainte en lesquels peut se produire un extr´mum de f sous
e
e
la contrainte.
Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte
e e e
Explicitation de la contrainte

11.2.

Une autre approche th´orique du probl`me consiste ` expliciter le lien entre
e
e
a
x et y d´coulant de la contrainte. Le th´or`me des fonctions implicites fournit
e
e e
en effet les ´l´ments utiles pour ce type d’approche.
ee
11.2.1. Reprenez l’exemple d´j` trait´ plus haut :
ea
e
Extr´mer la fonction f (x, y) = xy sous la contrainte x + 4y = 16.
e
(1) Dans la contrainte, explicitez y en fonction de x sous la forme y = φ(x) ;
(2) Introduisez cette expression de y dans la fonction f (x, y) pour obtenir
une fonction F (x) = f (x, φ(x)) de la seule variable x ;
(3) Recherchez les extr´mums libres de cette fonction d’une variable.
e
(4) Comparez avec le r´sultat obtenu pr´c´demment.
e
e e
Les cas o` l’explicitation pourra se faire concr`tement seront ´videmment
u
e
e
rares. Mais le th´or`me des fonctions implicites permet d’utiliser le fait qu’une
e e
explicitation existe, mˆme sans la connaˆ
e
ıtre.
11.2.2. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la
e
q.e.d.
contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C 1 .
Si a = (a, b) est un point r´gulier de g(x, y) = 0, on peut expliciter une au moins
e
des deux variables en fonction de l’autre pr`s de a (pourquoi ?). Supposons que
e
l’on puisse expliciter y = φ(x).
(1) Voyez que (a, b) est un extr´mum de f sous la contrainte, ssi a est un
e
extremum de F (x) = f (x, φ(x)).

64
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

(2) D´montrez, en utilisant la d´riv´e de F (x) calcul´e par la Chain Rule
e
e e
e
que, pour que a soit un extr´mum de F , il faut que
e
∂f
(a, b)
∂x
∂g
(a, b)
∂x

=

∂f
(a, b)
∂y
∂g
(a, b)
∂y

(3) Notez λ la valeur commune des deux quotients ci-dessus, et voyez que
la condition revient ` 
a
∂g
 ∂f (a, b) = λ ∂x (a, b)
∂x


∂f
(a, b)
∂y

∂g
= λ ∂y (a, b)

(4) Comparez avec les conditions obtenues par l’approche g´om´trique.
e e
11.2.3. L’approche d´crite ci-dessus se restreint aux points r´guliers de la courbe.
e
e
Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte
e e e
Synth`se : le th´or`me du rang
e
e e

11.3.

11.3.1. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la
e
q.e.d.
contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C 1 .
Montrez que le th´or`me ci-dessous reprend les deux th´or`mes d´crits plus
e e
e e
e
haut.
e
e
Si a = (a, b) d´termine un extr´mum de la fonction f (x, y) sous la contrainte
g(x, y) = 0, alors
rang

∂f
∂x
∂g
∂x

∂f
∂y
∂g
∂y

← Th.

<2
(a,b)

et
g(a, b) = 0.
11.3.2. Comment peut-on exprimer la condition sur le rang sous la forme d’´quation(s)
e
en x et y ?
11.3.3. Pourquoi ce th´or`me ne traite-t-il plus ` part les points singuliers de la
e e
a
courbe ?
Illustrations
11.3.a

Illustrez cette m´thode en recherchant les candidats extr´mants du
e
e
probl`me suivant.
e
Extr´mer f (x1 , x2 ) = x1 x2 sous la contrainte x1 + x2 = 16.
e
2+2 = ?

65
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte
e e e
Synth`se : la m´thode de Lagrange
e
e

11.4.

11.4.1. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la
e
contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C 1 .
(1) D´finissez le Lagrangien ou Fonction de Lagrange du probl`me.
e
e

← D´f.
e

e
(2) Enoncez les conditions de Lagrange pour que le point a d´termine un
extr´mum de f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0.
e

← Th.

11.4.2. D´montrez qu’il ne s’agit que d’une traduction du th´or`me du rang.
e
e e
q.e.d.

11.4.3. Remarquez que les points singuliers doivent de nouveau ˆtre trait´s ` part.
e
e a
Faites le lien avec les conditions de qualification d´crites par S & B.
e
Illustrations
11.4.a

Illustrez cette m´thode en reprenant l’exercice que vous avez trait´
e
e
plus haut par la m´thode du rang.
e
C’est l’exemple 24.4, p. 661, de S & B .
2+2 = ?

Extr´m´s li´s : p variables et une contrainte
e e e

11.5.

11.5.1. G´n´ralisez le th´or`me du rang pour l’optimisation d’une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp )
e e
e e
sous la contrainte g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0.

← Th.

11.5.2. Comment traduire en ´quation la condition sur le rang ?
e
e e
e
11.5.3. G´n´ralisez la m´thode de Lagrange pour l’optimisation d’une fonction
f (x1 , x2 , . . . , xp ) sous la contrainte g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0.

← Th.

Illustrations
11.5.a

Recherchez, par la m´thode du rang, les candidats extr´mants du
e
e
probl`me suivant.
e
Extr´mer f (x1 , x2 , x3 ) = x2 + x2 + x2 sous la contrainte x + y + z = 9.
e
1
2
3
2+2 = ?

11.5.b

Reprenez l’exercice pr´c´dent par la m´thode de Lagrange.
e e
e

2+2 = ?

66
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

Extr´m´s li´s : p variables et q contraintes
e e e
11.6.1. G´n´ralisez le th´or`me du rang pour l’optimisation d’une fonction
e e
e e

11.6.
← Th.

f (x1 , x2 , . . . , xp )

sous les contraintes


 g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0

 g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0
.
.

.


gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0

11.6.2. G´n´ralisez la m´thode de Lagrange pour l’optimisation d’une fonction
e e
e

← Th.

f (x1 , x2 , . . . , xp )

sous les contraintes


 g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0

 g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0
.
.

.


gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0

11.6.3. Qu’appelle-t-on condition de qualification non d´g´n´r´e ?
e e e e
Faites le lien avec les points singuliers.
C’est le vocabulaire de S & B

← D´f.
e

Illustrations
11.6.a

Illustrez la m´thode du rang en recherchant les candidats extr´mants
e
e
du probl`me suivant.
e
Extr´mer
e
x2 + y 2 + z 2 + w 2
2+2 = ?

sous les contraintes
11.6.b

3x + y + z + w = 6
x+y+z+w =4

Illustrez la m´thode de Lagrange en reprenant l’exercice pr´c´dent.
e
e e

2+2 = ?

Analyse de la sensibilit´
e

11.7.

En ´conomie, une contrainte est souvent une quantit´ disponible, par exemple
e
e
un budget . On cherche alors ` trouver une solution optimale (dans un sens
a
pr´cis´ par le probl`me) sous cette contrainte de budget. La solution ´tant
e e
e
e
trouv´e, on peut se demander comment elle varierait si la contrainte de budget
e
´tait un peu relˆch´e ou au contraire resserr´e.
e
a e
e
On se place donc, par exemple, dans le contexte de la maximisation d’une
fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0. On suppose que la solution de
Lagrange se trouve en un point (a, b) qui donne ` la fonction la valeur (maxia
mum) f (a, b) = M .

67
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

L’analyse de la sensibilit´ consiste ` ´valuer comment se modifierait le maxie
ae
mum recherch´, ici M , si la contrainte g(x, y) = 0 ´tait modifi´e en g(x, y) = ε.
e
e
e
e e
e e
e
11.7.1. Enoncez pr´cis´ment le th´or`me qui exprime le lien entre la sensibilit´ de
l’optimum ` un relˆchement des contraintes et la valeur du multiplicateur de
a
a
Lagrange.
Indiquez soigneusement le contexte et la signification des notations.

← Th.

11.7.2. G´n´ralisez les m´thodes d’analyse de la sensibilit´ au cas g´n´ral de l’optimie e
e
e
e e
sation d’une fonction de p variables sous q contraintes.

← Th.

Illustrations
11.7.a

En cherchant ` r´soudre par la m´thode de Lagrange le probl`me de
a e
e
e
l’optimisation de la fonction f (x, y, z) sous la contrainte g(x, y, z) =
3, on a trouv´ une solution x = 1, y = −1, z = 2 et λ = 2 qui donne ` f une
e
a
valeur maximum ´gale ` 7.
e
a
Donnez une valeur approch´e du nouveau maximum que l’on atteindra si la
e
contrainte est transform´e en g(x, y, z) = 3.2.
e
2+2 = ?

11.7.b

Reprenez l’illustration 11.6.b ci-dessus.
On obtenait un minimum local en x = y = z = w = 1, m = 4,
λ1 = 0 et λ2 = 2.
Etudiez comment se modifie ce minimum si on relˆche la premi`re contrainte,
a
e
la seconde, ou les deux ` la fois.
a
2+2 = ?

68
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

D´finitions
e

D´finitions du Chapitre 5
e

Extr´mum sous contrainte d’´galit´ : deux variables, une contrainte
e
e
e
Soit f une fonction de R2 dans R qu’on appelera “ fonction objectif ”
et g une autre fonction de R2 dans R qui servira ` d´finir la relation g(x, y) = 0
a e
appel´e “contrainte ”.
e
On dit que le point a = (a, b) d´termine un maximum (local) de f sous la
e
contrainte g(x, y) = 0
ssi
a satisfait la contrainte g(x) = 0 et donne ` f une valeur plus grande que tous
a
les points voisins qui satisfont aussi cette contrainte
ssi
g(a) = 0
et
∃ V un voisinage de a tel que ∀x ∈ dom f ∩ V

si g(x) = 0 alors f (x) ≤ f (a)

Extr´mum sous contrainte d’´galit´s : p variables, q contraintes
e
e
e
Soit f une fonction de Rp dans R qu’on appelera “ fonction objectif ”


g1 (x)
 g2 (x) 
et G =  .  une fonction de Rp dans Rq qui servira ` d´finir la relation
a e
 . 
.
gq (x)

 g1 (x) = 0

 g2 (x) = 0
a
G(x) = 0 c.-`-d.
.
.

.


gq (x) = 0

appel´e “contrainte ” (ou “contraintes ”).
e

On dit que le point a d´termine un minimum (local) de f sous les contraintes
e
G(x) = 0
ssi
a satisfait les contraintes G(x) = 0 et donne ` f une valeur plus petite que
a
tous les points voisins qui satisfont aussi ces contraintes
ssi
G(a) = 0 et
∃ V un voisinage de a tel que ∀x ∈ dom f ∩ V

si G(x) = 0 alors f (x) ≥ f (a)

69
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

D´finitions
e

Extr´mum sous contrainte : Fonction de Lagrange
e
Soit le probl`me d’optimisation de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp )
e

 g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0

 g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0
sous les contraintes
.
.

.


gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0
On appelle “Fonction de Lagrange du probl`me ” la fonction de (p+q) variables
e
L(x1 , x2 , . . . , xp , λ1 , λ2 , . . . , λq ) =
f (x1 , x2 , . . . , xp )−λ1 g1 (x1 , x2 , . . . , xp )−λ2 g2 (x1 , x2 , . . . , xp )−. . .−λq gq (x1 , x2 , . . . , xp ).
Les nouvelles variables λi sont appel´es “ multiplicateurs de Lagrange ” du
e
probl`me.
e
Extr´mum sous contrainte : Point critique
e
Soit le probl`me d’optimisation de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp )
e

 g (x , x , . . . , xp ) = 0
 1 1 2
 g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0
sous les contraintes
.
.

.


gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0
Un “point critique du probl`me ” est un point a qui
e
– satisfait les contraintes ; c.-`-d. tel que g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0 ;
a
– admet un voisinage dans lequel f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 ;
– et tel que
 ∂f ∂f

∂f
. . . ∂xp
∂x1
∂x2
 ∂g1 ∂g1 . . . ∂g1 
 ∂x1 ∂x2
∂xp 
 ∂g2 ∂g2
∂g2 
<q+1
rang  ∂x1 ∂x2 . . . ∂xp 


.
. 
 .
. ... . 
 .
.
.
.
∂gq
∂gq
∂g
. . . ∂xq
∂x1
∂x2
p
(a)

70
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

Principaux th´or`mes
e e

Principaux th´or`mes du Chapitre 5
e e

Important
Dans tous les th´or`mes ci-dessous, on suppose que toutes
e e
les fonctions dont on parle sont de classe C1 dans un voisinage des points
consid´r´s.
e e
Condition n´cessaire pour les points r´guliers
e
e
Si a d´termine un extremum local de f sous la contrainte g(x) = 0,
e
et si a est un point r´gulier de la courbe g(x) = 0,
e
alors le gradient de f en a est proportionnel au gradient de g en a.
Autrement dit
Si a d´termine un extremum local de f sous la contrainte g(x) = 0,
e
et si g(a) = 0
alors ∃λ ∈ R t.q. f (a) = λ g(a).
Condition n´cessaire : le th´or`me du rang
e
e e
Soit un point a qui admet un voisinage dans lequel f, g1 , g2 , . . . , gq sont de
classe C 1 ; et qui satisfait les contraintes g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0.
Si
alors

a d´termine un maximum ou un minimum local de f sous les contraintes
e
g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0
a est un point critique du probl`me, c.-`-d.
e
a
 ∂f ∂f

∂f
. . . ∂xp
∂x1
∂x2
 ∂g1 ∂g1 . . . ∂g1 
 ∂x1 ∂x2
∂xp 
 ∂g2 ∂g2
∂g2 
rang  ∂x1 ∂x2 . . . ∂xp 
<q+1


.
. 
 .
. ... . 
 .
.
.
.
∂gq
∂gq
∂gq
. . . ∂xp
∂x1
∂x2
(a)

Extr´mums li´s : o` les chercher par le rang ?
e
e
u
On d´duit du th´or`me pr´c´dent que
e
e e
e e
les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction
e
e
f sous les contraintes g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0 sont
•
les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne
sont pas toutes de classe C 1 ;
•
les points critiques du probl`me, c.-`-d. les points qui satisfont les condie
a
tions

71
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

et

Principaux th´or`mes
e e

g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0
 ∂f ∂f

∂f
. . . ∂xp
∂x1
∂x2
 ∂g1 ∂g1 . . . ∂g1 
 ∂x1 ∂x2
∂xp 
 ∂g2 ∂g2
∂g2 
rang  ∂x1 ∂x2 . . . ∂xp 
<q+1


.
 .
.
. ... . 
. 
 .
.
.
∂gq
∂gq
∂gq
. . . ∂xp
∂x1
∂x2
(a)

Condition n´cessaire : le th´or`me de Lagrange
e
e e
Soit un point a qui admet un voisinage dans lequel f, g1 , g2 , . . . , gq sont de
classe C 1 .
Si

a est un point r´gulier des contraintes g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0
e
c.-`-d. si
a
g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0
 ∂g ∂g

∂g
1
1
. . . ∂x1
∂x1
∂x2
p
 ∂g2 ∂g2
∂g 
 ∂x1 ∂x2 . . . ∂x2 
p 
et rang  .
= q
.
 .
. ... . 
. 
.
.
 .
∂gq
∂x1

et si
alors

∂gq
∂x2

...

∂gq
∂xp

(a)

a d´termine un maximum ou un minimum local de f sous les contraintes
e
g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0
∃ λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) tel que
 ∂L
 ∂x1 (a, λ)


 ∂L


 ∂x2 (a, λ)






 ∂L


(a, λ)
∂xp


















= 0
= 0
.
.
.
= 0

∂L
(a, λ)
∂λ1

= g1 (a) = 0

∂L
(a, λ)
∂λ2

= g2 (a) = 0
.
.
.

∂L
(a, λ)
∂λq

= gq (a) = 0

Extr´mums li´s : o` les chercher par le Lagrangien ?
e
e
u
On d´duit du th´or`me pr´c´dent que
e
e e
e e
les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction
e
e
f sous les contraintes g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0 sont
•
les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne
sont pas toutes de classe C 1 ;

72
2008

Analyse

Ch. 5 Optimisation sous contraintes d’´galit´
e
e

Principaux th´or`mes
e e

•

les points (appel´s ‘points critiques r´guliers”) qui satisfont les condie
e
tions de Lagrange , c.-`-d. pour lesquels ∃ λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) tel que
a
∂L
∂L
∂L
(a, λ) =
(a, λ) = . . . =
(a, λ) = 0
∂x1
∂x2
∂xp
∂L
∂L
∂L
(a, λ) = g1 (a) =
(a, λ) = g2 (a) = . . .
(a, λ) = gq (a) = 0
∂λ1
∂λ2
∂λq

•

les points singuliers des contraintes, c.-`-d. les points pour lesquels
a
 ∂g ∂g

∂g
1
1
. . . ∂x1
∂x1
∂x2
p
 ∂g2 ∂g2
∂g 
 ∂x1 ∂x2 . . . ∂x2 
p 
 .
rang 
< q
.
.
. ... . 
. 
.
.
 .
∂gq
∂x1

∂gq
∂x2

...

∂gq
∂xp

(a)

Analyse de sensibilit´ – interpr´tation des multiplicateurs de Lagrange
e
e
On consid`re un couple (x, λ), solution r´guli`re du probl`me d’optimisation
e
e
e
e

g1 (x) = b1

.
.
de f (x) sous les contraintes :
.

gp (x) = bp
On consid`re les bi comme des param`tres exprimant le niveau des contraintes.
e
e
L’extremum (x, f (x)) d´pend de ces param`tres. On le note (x(b), f (x(b))). De
e
e
mˆme les multiplicateurs de Lagrange associ´s en d´pendent aussi et sont not´s
e
e
e
e
λi (b).
L’analyse de sensibilit´ ´tudie les variations de x(b) et de f (x(b)) en fonction
ee
des variations des bi et permet d’´noncer le th´or`me suivant
e
e e
Si
les fonctions x : Rq −→ Rp et λ : Rq −→ Rq sont d´finies dans un
e
voisinage de b et si les d´riv´es partielles de x existent dans ce voisinage,
e e
∂f (x(b))
= λj0 (b) (j0 = 1, 2, . . . , q).
∂bj0
Les λj0 (b) mesurent donc l’ intensit´ de la variation de la valeur f (x(b))
e
cons´cutive ` une variation de bj0 : si bj0 varie de ∆bj0 , alors f (x(b)) varie
e
a
d’environ λj0 (b)∆bj0 .
alors

73
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

Chapitre 6

Optimisation sous contrainte
d’in´galit´s
e
e

R´f´rences
ee
• Optimisation sous contraintes d’in´galit´s
e
e
• Analyse de sensibilit´
e
Signification des multiplicateurs

S & B : Ch. 24 pp.668-692

S & B : Ch. 25 pp. 696-698

Extr´m´s sous contraintes d’in´quations
e e
e
In´galit´s versus ´galit´s
e
e
e
e

12.
12.1.

12.1.1. Dans un probl`me d’extr´m´ sous contraintes d’´galit´s, le nombre de contraintes
e
e e
e
e
doit ˆtre inf´rieur au nombre de variables. Pourquoi ?
e
e
Analysez la situation du point de vue du th´or`me du rang. Regardez aussi les
e e
choses d’un point de vue g´om´trique.
e e
12.1.2. La restriction ci-dessus n’a plus de raison d’ˆtre pour les probl`mes d’extr´m´s
e
e
e e
sous contraintes d’in´galit´s. Pourquoi ? Illustrez cette diff´rence sur quelques
e
e
e
exemples g´om´triques.
e e

• Imaginez un sous-ensemble de la droite r´elle d´limit´ par 2 in´quations et qui
e
e
e
e
ne soit ni vide ni r´duit ` des points isol´s.
e
a
e
• Imaginez un sous-ensemble du plan R2 d´limit´ par 3, 4, 5 ou 10 in´quations
e
e
e
et qui ne soit ni vide ni r´duit ` des points isol´s.
e
a
e

74
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

12.1.3. Pour uniformiser notre approche, nous conviendrons d’´crire toutes les in´galit´s
e
e
e
sous la forme f (x) ≤ 0.
Ainsi x2 + y 3 ≤ 3 devra s’´crire x2 + y 3 − 3 ≤ 0, et x2 + y 3 ≥ 3 devra s’´crire
e
e
2
3
−x − y + 3 ≤ 0.
Illustrations
12.1.a

Voyez la diff´rence entre le probl`me d’extr´mum de f (x, y) sous les
e
e
e
containtes d’´galit´s ci-dessous ou sous les contraintes d’in´galit´s
e
e
e
e
correspondantes.
x2 + y 2 ≤ 1
x2 + y 2 = 1
ou
y ≤ x2
y = x2
2+2 = ?

12.1.b
2+2 = ?

R´´crivez les in´quation x3 − y 2 ≥ 5 et x3 + 5y − 2 ≤ x2 + ey
ee
e
sous la forme d’in´quations du type f (x) ≤ 0.
e
Variables d’´cart
e

12.2.1. Les in´quations de la forme f (x) ≤ 0 peuvent se ramener ` des ´quations
e
a
e
grˆce ` l’adjonction de “variables d’´cart ”. De quoi s’agit-il ?
a a
e

12.2.

← D´f.
e

12.2.2. Pourquoi la variable d’´cart apparaˆ
e
ıt-elle au carr´ ?
e
e
e
e
12.2.3. Il faut introduire une nouvelle variable d’´cart pour chacune des in´galit´s du
probl`me. Pourquoi ?
e
12.2.4. Quand dit-on qu’une contrainte g(x) ≤ 0 est “satur´e au point a ” ?
e

← D´f.
e

Comment cette propri´t´ se traduit-elle au niveau de la valeur de la variable
ee
d’´cart associ´e ` la contrainte g(x) ≤ 0 ?
e
e a
Quelle est la traduction g´om´trique de cette propri´t´ ?
e e
ee
12.2.5. Une contrainte satur´e est-elle encore satisfaite ?
e
12.2.6. Pourquoi dit-on qu’une contrainte non satur´e en un point est inop´rante en
e
e
ce point ?
12.2.7. Montrez que par l’introduction de variables d’´cart, on peut transformer
e
q.e.d.
un probl`me d’extr´mum ` p variables (x1 , . . . , xp )
e
e
a
sous q contraintes d’in´galit´s.
e
e
en
un probl`me d’extr´mum ` p + q variables (x1 ,. . . , xp , u1 ,. . . ,uq )
e
e
a
sous q contraintes d’´galit´s.
e
e

75
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

Illustrations
12.2.a

R´duisez les probl`mes d’extr´mums sous contrainte d’in´quations
e
e
e
e
des exercices suppl´mentaires 4.1 et 4.2 ` des probl`mes d’extr´mums
e
a
e
e
sous contrainte d’´quations.
e
2+2 = ?

12.2.b
2+2 = ?

12.2.c

1
1
La contrainte x2 +y 2 −1 ≤ 0 est-elle satur´e en (0, 0) ? en ( √2 , √2 ) ?
e
en (1, 0) ? en (3, 3) ?

Pour l’exercice suppl´mentaire 14.1,
e

2+2 = ?

Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = 4x + 3y sous
e
e
2
2
les contraintes x + y ≤ 25
et
(x − 5)2 − 5y ≥ 0
´crivez le probl`me transform´ en probl`me sous contraintes d’´galit´s par l’ade
e
e
e
e
e
jonction des variables d’´cart u1 et u2 .
e
Pour ce nouveau probl`me, ´crivez la condition n´cessaire d´coulant du th´or`me
e
e
e
e
e e
du rang.
Attention, cette condition portera donc sur une matrice ` 3 lignes et 4 coa
lonnes ! Consultez la fiche sur ce sujet.
12.2.d
2+2 = ?

Trouvez les points critiques du probl`me en discutant du rang de
e
la matrice calcul´e ci-dessus. On distinguera les cas suivants.
e

(1) u1 = 0 , u2 = 0
On voit que dans ce cas le rang est toujours 3.
Il n’y a pas de candidat.
(2) u1 = 0 , u2 = 0
Attention ! Dans cette hypoth`se (u1 = 0), la contrainte x2 + y 2 ≤ 25
e
2
2
2
e
ou x + y + u1 = 25 devient donc x2 + y 2 = 25 qui devra donc ˆtre
v´rifi´e par les points candidats en mˆme temps que les conditions de
e e
e
rang.
On trouve les points (4, 3) et (−4, −3).
(3) u1 = 0 , u2 = 0
Ici, c’est la seconde contrainte d’in´galit´ qui se transforme en une
e
e
´galit´ (x − 5)2 − 5y = 0.
e
e
5
On trouve le point ( 3 , 20 ).
9
(4) u1 = 0 , u2 = 0
Sous cette hypoth`se, le rang de la matrice est toujours inf´rieur `
e
e
a
2, puisque les deux derni`res colonnes sont nulles. Les deux conditions
e
d’´galit´s permettent de d´terminer les points v´rifiant cette hypoth`se.
e
e
e
e
e
On trouve les points (5, 0) et (0, 5).

76
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

Le th´or`me du rang
e e

12.3.

12.3.1. G´n´ralisez la d´marche ci-dessus.
e e
e
q.e.d.

(1) Ecrivez la forme g´n´rale d’un probl`me d’extr´m´ ` p variables sous
e e
e
e ea
q contraintes d’in´galit´s.
e
e
(2) R´´crivez le comme probl`me d’extr´m´ ` p+q variables sous q contraintes
ee
e
e ea
d’´galit´s par l’introduction de variables d’´cart.
e
e
e
(3) Ecrivez la matrice sur laquelle portera la condition de rang pour ce
probl`me et ´crivez cette condition.
e
e
Quelle est la dimension de cette matrice ? Quelle est la condition sur le
rang ?
(4) Formulez compl`tement le th´or`me du rang pour ce cas.
e
e e
Illustrations
12.3.a

R´solvez l’exercice suppl´mentaire 4.2 par cette m´thode.
e
e
e

2+2 = ?

Point singulier - Condition de qualification d´g´n´r´e
e e e e

12.4.

12.4.1. Reprenez le contexte et les notations du th´or`me du rang ci-dessus
e e
(1) Distinguez dans la matrice, la premi`re ligne qui parle de la fonction `
e
a
extr´mer ; et les q derni`res lignes qui parlent des contraintes.
e
e
(2) Voyez que le rang de la matrice peut-ˆtre incomplet
e
(< q + 1)
soit parce que la premi`re ligne est combinaison lin´aire des q autres,
e
e
soit parce que le rang de la matrice des q derni`res lignes est incomplet
e
(< q).
Dans ce dernier cas, on parle de condition de qualification d´g´n´r´e.
e e e e
Pourquoi ?

← Th.

← D´f.
e

On s’int´resse ici ` ces points pour lesquels ce sont les q derni`res lignes de la
e
a
e
matrice (les lignes correspondant aux contraintes) qui ne sont pas lin´airement
e
ind´pendantes.
e
12.4.2. Ecrivez les q derni`res lignes (les lignes correspondant aux contraintes) de la
e
q.e.d.
matrice du th´or`me du rang apr`s adjonction des variables d’´cart et notez
e e
e
e
B la matrice ainsi constitu´e.
e
(1) Voyez que si aucune des variables d’´cart n’est nulle, la matrice B est
e
de rang complet (= q).

77
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

(2) Voyez que si les s premi`res variable d’´cart, et seulement elles, sont
e
e
nulles, mais que les s lignes correspondantes de la matrice sont malgr´
e
tout lin´airement ind´pendantes, alors la matrice B est de rang complet
e
e
(= q).
(3) Voyez que si les s premi`res variable d’´cart, et seulement elles, sont
e
e
nulles, mais que la matrice Jacobienne des contraintes correspondantes
(sans les variables d’´cart) est de rang complet (= s), alors la matrice
e
B est de rang complet (= q).
Les constatations pr´c´dentes permettent de caract´riser les points pour lese e
e
quels la matrice des q derni`res lignes de la matrice du th´or`me du rang est
e
e e
de rang incomplet (< q). Ces points seront donc ` prendre en consid´ration
a
e
comme candidats extr´mants.
e
12.4.3. Dans le contexte de la recherche d’extr´mants sous contraintes d’in´galit´s,
e
e
e
on appelle points singuliers des contraintes un point pour lequel la matrice
jacobienne des contraintes satur´es en ce point est de rang incomplet.
e
Comparez avec la d´finition des fiches et la d´finition de condition de qualifie
e
cation d´g´n´r´e qui se d´duit de la condition de qualification non d´g´n´r´e
e e e e
e
e e e e
des contraintes (dans le th´or`me 24.4, p. 675 dans S & B ).
e e

← D´f.
e

← D´f.
e

Illustrations
12.4.a
2+2 = ?

1.

Quels sont les points singuliers des contraintes

2
 y ≥1−x
y ≤ 2 + 2x

y ≤ 2 − 2x

2. Faites un graphique des contraintes et de la r´gion o` les contraintes sont
e
u
satisfaites.
3. Utilisez ce graphique pour trouver le extr´mants de la fonction z = x + y
e
sous ces contraintes.
Le th´or`me de Kuhn et Tucker
e e

12.5.

Le th´or`me de Kuhn et Tucker applique le formalisme du th´or`me de Lae e
e e
grange au probl`me transform´ par l’introduction de variables d’´cart. Une
e
e
e
fois la technique mise en place, on peut cependant oublier ces variables d’´cart
e
et proposer des conditions qui ne portent que sur la fonction ` extr´mer et les
a
e
contraintes avec leurs variables initiales.
12.5.1. On se replace ` nouveau dans le cas de l’optimisation de la fonction f (x1 , . . . , xp )
a
q.e.d.

78
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

sous les contraintes :

 g1 (x1 , . . . , xp ) ≤ 0

 g2 (x1 , . . . , xp ) ≤ 0
.
.

.


gq (x1 , . . . , xp ) ≤ 0
et on transforme ce probl`me en un probl`me d’optimisation sous des contraintes
e
e
d’´galit´s en introduisant les variables d’´cart u1 , u2 , . . . , uq .
e
e
e
Ecrivez la fonction de Lagrange L∗ du probl`me.
e
Il s’agit d’une fonction en les p + q variables x1 , x2 , . . . , xp , u1 , u2 , . . . , uq .
Par contre, on appelera “fonction de Lagrange g´n´ralis´e” ou “Lagrangien
e e
e
g´n´ralis´” du probl`me la fonction
e e
e
e

← D´f.
e

f (x1 , . . . , xp ) − λ1 g1 (x1 , . . . , xp ) − λ2 g2 (x1 , . . . , xp ) − . . . − λq gq (x1 , . . . , xp )
qui ne fait plus apparaitre les variables d’´cart.
e
12.5.2. Dans la situation de la question pr´c´dente, ´crivez les conditions de premier
e e
e
q.e.d.
ordre qui apparaissent dans le th´or`me de Lagrange. Distinguez
e e
(1) Les d´riv´es partielles de L∗ par rapport aux variables xi .
e e
D´montrez que pour ces d´riv´es partielles on a
e
e e
∂L∗
∂L
=
∂xi
∂xi
(2) Les d´riv´es partielles de L∗ par rapport aux variables λj .
e e
D´montrez que les conditions sur ces d´riv´es sont de la forme
e
e e
gj (x1 , . . . , xp ) + u2 = 0
j
contraintes qui peuvent se r´´crire sous leur forme initiale
ee
gj (x1 , . . . , xp ) ≤ 0
(3) Les d´riv´es partielles de L∗ par rapport aux variables uj .
e e
D´montrez que les conditions sur ces d´riv´es partielles sont de la forme
e
e e
2λj uj = 0
Montrez que cette condition revient ` la condition
a
λj gj (x1 , . . . , xp ) = 0
puisque uj = 0 est ´quivalent ` gj (x1 , . . . , xp ) = 0.
e
a
12.5.3. Remettez ensemble tout ce qui a ´t´ fait ci-dessus pour d´montrer et ´noncer
ee
e
e
q.e.d.
le th´or`me de Kuhn-Tucker.
e e
Consultez l’´nonc´ du th´or`me pp. 83-84 et le th´or`me 24.4, p. 675 dans S
e
e
e e
e e
& B . Comparez.

← Th.

79
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

12.5.4. Compl´tez le th´or`me par les conditions n´cessaires sur le signe des λj concere
e e
e
nant le cas particulier des maxima et celles concernant les minima.
Soyez attentif au fait qu’il s’agit de conditions n´cessaires, pas suffisantes !
e

← Th.

12.5.5. Que sont les “ relations d’exclusion ” ?
Expliquez ce terme.

← D´f.
e

Illustrations
12.5.a

Travaillez l’exemple 24.9, p. 676 dans S & B .

2+2 = ?

Analyse de la sensibilit´
e
12.6.1. Enoncez pr´cis´ment le th´or`me qui exprime le lien entre la sensibilit´ de
e e
e e
e
l’optimum ` un relˆchement des contraintes et la valeur des multiplicateurs
a
a
obtenu dans le th´or`me de Kuhn et Tucker.
e e

12.6.
← Th.

Voyez l’´nonc´ du th´or`me p. 85 et le th´or`me 25.3, p.696 dans S & B .
e
e
e e
e e
12.6.a

Illustrez ce th´or`me dans l’exemple 25.2 p. 697 dans S & B .
e e

2+2 = ?

80
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

D´finitions
e

D´finitions du Chapitre 6
e
Extr´mum sous contrainte d’in´galit´s
e
e
e
Soit f une fonction de Rp dans R qu’on appelera “ fonction objectif ”


g1 (x)
 g2 (x) 
et G =  .  une fonction de Rp dans Rq .
 . 
.
gq (x)
On dit que le point a d´termine un maximum (local) de f
e

 g1 (x) ≤ 0

 g2 (x) ≤ 0
sous les contraintes
.
.

.


gq (x) ≤ 0
ssi
a satisfait les contraintes ( g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0,. . . , gq (a) ≤ 0 ) et donne
a
` f une valeur plus grande que tous les points voisins qui satisfont aussi ces
contraintes
ssi
g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0,. . . , gq (a) ≤ 0
et
∃ V un voisinage de a tel que ∀x ∈ dom f ∩ V si G(x) ≤ 0 alors f (x) ≤ f (a)

Adjonction de variables d’´carts
e
Une in´galit´ de la forme g(x) ≤ 0 peut se ramener ` une ´galit´ h(x) =
e
e
a
e
e
2
g(x) + u = 0 o` u est un r´el. On dit que u est une variable d’´cart.
u
e
e
Ainsi, le probl`me ` p variables et q contraintes d’in´galit´
e
a
e
e

 g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) ≤ 0

 g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) ≤ 0
Extr´mer f (x1 , x2 , . . . , xp ) sous les contraintes
e
.
.

.


gq (x1 , x2 , . . . , xp ) ≤ 0

81
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

D´finitions
e

se r´duit au probl`me ` (p + q) variables et q contraintes d’´galit´.
e
e
a
e
e
Extr´mer f (x1 , x2 , . . . , xn , u1 , u2 , . . . , um )
e

2
 h1 (x1 , x2 , . . . , xp , u1 , u2 , . . . , uq ) = g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) + u1 = 0

 h2 (x1 , x2 , . . . , xn , u1 , u2 , . . . , uq ) = g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) + u2 = 0
2
sous les contraintes
.
.

 .

hq (x1 , x2 , . . . , xn , u1 , u2 , . . . , uq ) = gq (x1 , x2 , . . . , xp ) + u2 = 0
q
Fonction de Lagrange g´n´ralis´e
e e
e
Comme pour les probl`mes sous contraintes d’´galit´s, on associe au probl`me
e
e
e
e
d’optimisation d´crit ci-dessus la fonction de Lagrange
e
L(x1 , . . . , xn , λ1 , λ2 , . . . , λq ) = f (x) − λ1 g1 (x) − λ2 g2 (x) − . . . − λq gq (x)
o` λ1 , λ2 , . . . , λq sont des variables r´elles.
u
e
Contrainte satur´e
e
Pour un probl`me d’optimisation sous contrainte d’in´galit´s comme d´crit
e
e
e
e
plus haut,
e
la contrainte g(x) ≤ 0 est dite satur´e en a

ssi

g(a) = 0.

Autrement dit
La contrainte g(x) ≤ 0 est satur´e au point a ssi u = 0 , o` u est la variable
e
u
d’´cart associ´e ` la contrainte g(x) ≤ 0.
e
e a
Point singulier des contraintes d’in´galit´s
e
e
Pour un probl`me d’optimisation sous contrainte d’in´galit´s comme d´crit
e
e
e
e
plus haut,
le point a est un point singulier des contraintes
ssi
il sature s contraintes et le rang de la matrice des d´riv´es partielles de ces s
e e
contraintes en a est strictement inf´rieur ` s.
e
a

82
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

Principaux th´or`mes
e e

Principaux th´or`mes du Chapitre 6
e e

Condition n´cessaire : le th´or`me du rang
e
e e
On consid`re a un point tel que f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 dans un
e
voisinage de a et g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0, . . . , gq (a) ≤ 0.
e
Si a est un extr´mant local de f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, . . . , gq (x) ≤ 0,
on a :
 ∂f

∂f
(a) . . . ∂xp (a) 0
0 ... 0
∂x1
 ∂g1

∂g
 ∂x (a) . . . ∂x1 (a) 2u1 0 . . . 0 
p
 1

 ∂g

∂g
rang  ∂x2 (a) . . . ∂x2 (a) 0 2u2 . . . 0  < q + 1.
p
 1

.
.
.
.
.
.
. 

.
.
.
.
.
.
. 

.
.
.
.
.
.
.
∂gq
∂gq
0 . . . 2uq
(a) . . . ∂xp (a) 0
∂x1
Extr´mums li´s par des in´galit´s : o` les chercher par le rang ?
e
e
e
e
u
On d´duit du th´or`me pr´c´dent que
e
e e
e e
les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction
e
e
f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, g2 (x) ≤ 0, . . . , gq (x) ≤ 0 sont
•
les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne
sont pas toutes de classe C 1 ;
•
les points critiques du probl`me, c.-`-d. les points qui satisfont les condie
a
tions
g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0, . . . , gq (a) ≤ 0

 ∂f
∂f
(a) . . . ∂xp (a) 0
0 ... 0
∂x1

 ∂g1
∂g
 ∂x (a) . . . ∂x1 (a) 2u1 0 . . . 0 
p

 1

 ∂g
∂g
et
rang  ∂x2 (a) . . . ∂x2 (a) 0 2u2 . . . 0  < q + 1.
p

 1
.
.
.
.
.
.
. 

.
.
.
.
.
.
. 

.
.
.
.
.
.
.
∂gq
∂gq
0 . . . 2uq
(a) . . . ∂xp (a) 0
∂x1
Condition n´cessaire : le th´or`me de Kuhn et Tucker
e
e e
On consid`re a un point tel que f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 dans un
e
voisinage de a et g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0, . . . , gq (a) ≤ 0.
Si

a est un extr´mant local de f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, , . . . , gq (x) ≤ 0
e

et si a est un point r´gulier (c.-`-d. non singulier) des contraintes
e
a

83
2008

Analyse

Principaux th´or`mes
e e

∃ λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) ∈ Rq tel que l’on ait ` la fois
a

alors

(i)

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e








∂L
(a, λ)
∂x1

= 0

∂L
(a, λ)
∂x2

= 0
.
 .
 .

 ∂L

(a, λ) = 0
∂xp


 g1 (a) ≤ 0

 g2 (a) ≤ 0
(ii) .
 .

 .
gq (a) ≤ 0


 λ1 g1 (a) = 0

 λ2 g2 (a) = 0
(iii)
.
.

.


λq gq (a) = 0

On a de plus que
si a est un maximant local, alors tous les λi ≥ 0.
si a est un minimant local, alors tous les λi ≤ 0.
Les ´galit´s reprises sous iii) sont appel´es “ Conditions d’exclusion”.
e
e
e
Extr´mums li´s par des in´galit´s : o` les chercher par Kuhn - Tucker ?
e
e
e
e
u
On d´duit du th´or`me pr´c´dent que
e
e e
e e
les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction
e
e
f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, g2 (x) ≤ 0, . . . , gq (x) ≤ 0 sont
•
les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne
sont pas toutes de classe C 1 ;
•

les points critiques r´guliers du probl`me, c.-`-d. les points pour lesquels
e
e
a
∃ λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) ∈ Rq tel que on ait ` la fois
a

(i)

•








∂L
(a, λ)
∂x1
∂L
(a, λ)
∂x2

= 0

= 0
 .
 .
 .
 ∂L

(a, λ) = 0
∂xp


 g1 (a) ≤ 0

 g2 (a) ≤ 0
(ii) .
 .
 .

gq (a) ≤ 0


 λ1 g1 (a) = 0

 λ2 g2 (a) = 0
(iii)
.
.

.


λq gq (a) = 0

les points singuliers des contraintes.

84
2008

Analyse

Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s
e
e

Principaux th´or`mes
e e

Analyse de sensibilit´ – interpr´tation des multiplicateurs
e
e
On consid`re un couple (x, λ), solution r´guli`re du probl`me : d’optimisation
e
e
e
e

 g1 (x) ≤ b1
.
.
de f (x) sous les contraintes
.
.

gq (x) ≤ bq
On consid`re les bi comme des param`tres exprimant le niveau des contraintes.
e
e
L’extremum (x, f (x)) d´pend de ces param`tres. On le note (x(b), f (x(b))). De
e
e
mˆme les multiplicateurs associ´s en d´pendent aussi et sont not´s λi (b).
e
e
e
e
L’analyse de sensibilit´ ´tudie les variations de x(b) et de f (x(b)) en fonction
ee
des variations des bi et permet d’´noncer le th´or`me suivant
e
e e
Si
les fonctions x : Rq −→ Rp et λ : Rq −→ Rq sont d´finies dans un
e
voisinage de b et si les d´riv´es partielles de x existent dans ce voisinage
e e
alors
∂f (x(b))
= λj0 (b) (j0 = 1, 2, . . . , q).
∂bj0
Les λj0 (b) mesurent donc l’ intensit´ de la variation de la valeur f (x(b))
e
cons´cutive ` une variation de bj0 : si bj0 varie de ∆bj0 , alors f (x(b)) varie
e
a
d’environ λj0 (b)∆bj0 .

85
2008

Analyse

Limites et continuit´
e

Exercices

EXERCICES

Repr´sentation des fonctions de deux variables
e

2.

Ex. 2.1. Pour chacune des fonctions ci-dessous, on demande de
– dessiner quelques sections iso-x, ;
– dessiner quelques sections iso-y, ;
– donner une description g´om´trique du graphe de la fonction dans l’espace
e e
et en faire un croquis
– donner quelques courbes de niveau p.ex. z = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ;
– dessiner ces courbes de niveau sur le graphe de la fonction et dans le plan
des x, y.
a) z = x − y
b) z = xy
c) z = y/x
d) z = ye−x

e) z =

x2 + y 2

f ) z = max(|x|, |y|)

Limites et continuit´
e

3.

Ex. 3.1. Soit la fonction
f : R2 {(x, y) : x2 = 1} −→ R : (x, y) −→ f (x, y) =

x2

y
−1

a) Tracer quelques courbes de niveau de f ;
b)
lim
f (x, y) existe-t-elle ?
(x,y)→(±1,0)

Justifier ` partir des courbes de niveau.
a
Ex. 3.2. On consid`re la fonction f (x, y) = x2 /y.
e
Dessinez sur un mˆme graphe quelques courbes de niveau z = . . .−2 , −1 , 0 , 1 , 2 , . . .
e
a) Comment voit-on ` partir de ce graphe que
a
lim
f (x, y) n’existe
(x,y)→(0,0)

pas ?

86
2008

Analyse

Limites et continuit´
e

Exercices

b) Montrez par ailleurs que sur n’importe quelle droite de dom f passant
par l’origine, la limite de f (x, y) quand (x, y) tend vers (0, 0) existe et vaut
0.
Ex. 3.3. Montrer que les limites suivantes n’existent pas.
x−y
1)
lim
(x,y)→(0,0) x + y
(xy)2
2)
lim
(x,y)→(0,0) (xy)2 + (x − y)2
x−y−2
3)
lim
(x,y)→(1,−1)
x+y
x2 − y 2
4)
lim
(x,y)→(0,0) x2 + y 2
x−1
5)
lim
(x,y)→(1,1) y 2 − 1
xy 3
sur quelques chemins particuliers.
(x,y)→(0,0) x2 + y 2
Que peut-on en d´duire sur l’existence ou la valeur ´ventuelle de cette limite ?
e
e
Prouver que la limite existe en “encadrant” la fonction. Utiliser pour cela les
in´galit´s suivantes, v´rifi´es pour n’importe quels r´els x et y :
e
e
e e
e

Ex. 3.4. Calculer

lim

y 2 ≤ x2 + y 2 ; |x| ≤
Ex. 3.5.

x2 + y 2 ; |y| ≤

x2 + y 2 .

2xy
.
+ y2
Quelle est l’expression de cette fonction au-dessus des droites y = ax ?
Que peut-on en conclure concernant lim
f (x, y) ?

a) On consid`re f (x, y) =
e

x2

(x,y)→(0,0)

´
b) Etudier la continuit´ de la fonction d´finie par :
e
e

 2xy
si (x, y) = (0, 0)
g(x, y) =
x2 + y 2
 0
sinon.
Ex. 3.6. Calculer, si elles existent, les limites suivantes.
1
√
1)
lim
(x,y)→(0,0)
x+y
x2 − y 2
2)
lim
(x,y)→(2,−2) x + y
3)
lim
x cos(1/y)
(x,y)→(0,0)

1
(a ∈ R)
(x,y)→(a,−a)
x+y
5)
lim
x cos(1/y) (a ∈ R)
4)

lim

√

(x,y)→(a,0)

87
2008

Analyse

6)

D´riv´es partielles
e e

lim
(x,y)→(0,0)

Exercices

1
x+y

Ex. 3.7. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par
e
f (x, y) =
a) Calculer

lim

x2 y sin(1/x) si x = 0
0
si x = 0.

f (x, y) sur quelques chemins particuliers. Que peut-

(x,y)→(0,0)

on en conclure ?
b) Prouver la continuit´ de f en (0, a) (a ∈ R) par encadrement.
e

D´riv´es partielles
e e

4.

Ex. 4.1. Calculez les fonctions d´riv´es partielles des fonctions suivantes.
e e
x2
x+y
y

a) xy 2 − 3x3 y 4 − 4y

b) xy

c)

d) e2x−3y

e) ln(xy)

f )x

Calculez aussi les ´lasticit´s (partielles) de ces fonctions au point (1, 2).
e
e
Ex. 4.2. Soit f (x, y) = ex + ey et g(x, y) = (x2 y, xy 2 ).
Calculez les d´riv´es partielles de f , g et f ◦ g.
e e
Ex. 4.3. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par
e
f (x, y) =

y si x ≥ 0
−y si x < 0.

a) Donnez le graphe de f ;
b) Donnez le domaine de continuit´ de f ;
e
c) Donnez les fonctions d´riv´es partielles de f et pr´ciser leur domaine de
e e
e
d´finition.
e
Ex. 4.4. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par
e
 3
 x + xy 2 + y 4
si (x, y) = (0, 0)
f (x, y) =
x2 + y 2

0
si (x, y) = (0, 0).
Calculez

∂f
∂f
(0, 0) et
(0, 0).
∂x
∂y

88
2008

Analyse

D´riv´es partielles
e e

Exercices

Ex. 4.5. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par
e
 3
 x − y4
si (x, y) = (0, 0)
f (x, y) =
x2 + y 2

0
si (x, y) = (0, 0).
a) Calculez l’expression analytique des fonctions d´riv´es partielles de f en
e e
tous les points (x, y) diff´rents de (0, 0) ;
e
b) Calculez, si elles existent, les valeurs des fonctions d´riv´es partielles de
e e
f en (0, 0) ;
´
c) Etudiez la continuit´ des fonctions d´riv´es partielles.
e
e e
2

4

6

8

Ex. 4.6. Pour le plan z = f (x, y) dont les courbes
de niveau sont sugg´r´es ci-contre, donnez
ee
∂f
∂f
f (0, 0),
(0, 0) et
(0, 0).
∂x
∂y
Pouvez-vous retrouver l’´quation du plan `
e
a
partir de ces donn´es ?
e

10

12

1
1

`
Ex. 4.7. A partir des courbes de niveau de la fonction f (x, y) = x2 + y 2 , d´terminer
e
∂f
les r´gions du plan o` la d´riv´e partielle
e
u
e e
est n´gative, celles o` elle est
e
u
∂x
nulle et celles o` elle est positive. V´rifier alg´briquement.
u
e
e
Ex. 4.8. Voici les courbes de niveau d’une fonction f : R2 → R :
y
1

0

3
2

3
1

2
0

1

x
0

-1

-1

-1

0

1

-2

2

Retrouvez parmi les graphes ci-dessous, ceux qui correspondent aux graphes
des fonctions d’une variable

89
2008

Analyse

∂f
(x, 0);
∂x

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

∂f
(x, 0);
∂y

∂f
(0, y);
∂x

Exercices

∂f
(0, y).
∂y

Donner une repr´sentation sommaire (en 3 dimensions) de la surface z =
e
f (x, y).

Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient
e

5.

Ex. 5.1. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par
e
 3
 x + xy 2 + y 4
si (x, y) = (0, 0)
f (x, y) =
x2 + y 2

0
si (x, y) = (0, 0).
∂f
∂f
(0, 0) et
(0, 0).
∂x
∂y
b) Que peut-on d´duire de l’existence et de la valeur de ces d´riv´es partielles
e
e e
concernant la diff´rentiabilit´ de f en (0, 0) ?
e
e
c) La fonction f est-elle diff´rentiable en (0, 0) ?
e

a) Calculer

Ex. 5.2.

´
a) Etudier la continuit´ et la diff´rentiabilit´ en (0, 0) de la fonction
e
e
e
f (x, y) =

x ln
0

x2 + y 2 si (x, y) = (0, 0)
si (x, y) = (0, 0).

b) Pourquoi sait-on, sans calculer la limite du quotient diff´rentiel, que cette
e
fonction est diff´rentiable en tous les points (a, b) autres que l’origine ?
e
Ex. 5.3. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par
e
 3
 x − y4
si (x, y) = (0, 0)
f (x, y) =
x2 + y 2

0
si (x, y) = (0, 0).
a) Calculer l’expression analytique des fonctions d´riv´es partielles de f en
e e
tous les points (x, y) diff´rents de (0, 0) ;
e
b) Calculer, si elles existent, les valeurs des fonctions d´riv´es partielles de
e e
f en (0, 0) ;
c) Montrer que f n’est pas diff´rentiable en (0, 0) en calculant la limite du
e
quotient diff´rentiel sur plusieurs chemins particuliers ;
e
d) La fonction f est-elle diff´rentiable en (1, −1) ? Si oui, calculer sa diff´rentielle ;
e
e

90
2008

Analyse

Chain rule

Exercices

∂f
∂f
(1, −1) et
(1, −1) pour donner une approximation
∂x
∂y
de f (1, 01 ; −1, 05) ;
f) Donner l’´quation du plan tangent au graphe de f au point
e
(1, −1, f (1, −1)). Quel est le lien avec e) ?

e) Utiliser f (1, −1),

Ex. 5.4. Exercice 9.6 p. 207 dans S & B .

Ex. 5.5. Exercice 9.7 p. 207 dans S & B .

Ex. 5.6. Exercice 9.8 p. 207 dans S & B .

Ex. 5.7. Exercice 9.9 p. 207 dans S & B .

Ex. 5.8. Exercice 9.10 p. 207 dans S & B .

Ex. 5.9. On consid`re les fonctions suivantes :
e
1) f (x, y) = y 2
2) g(x, y) = x − y
3) h(x, y) = √− (x2 + y 2 )
2
4) k(x, y) = x.
Pour chacune d’entre elles, donner, au point d’abscisse 1 et d’ordonn´e 1
e
a) la direction de la pente la plus forte ;
b) la direction de la pente la plus faible ;

Ex. 5.10. Exercice 12.42 p. 308 dans S & B .

Ex. 5.11. Exercice 12.43 p. 308 dans S & B .

Ex. 5.12. Exercice 22.12 p. 613 dans S & B .

Ex. 5.13. Exercice 22.13 p. 613 dans S & B .

91
2008

Analyse

Chain rule

Chain rule

Exercices

6.

Ex. 6.1. Soit deux fonctions f, g : R2 → R de classe C 1 . On pose w(x, y) = f (f (x, y), g(x, y)).
∂w
∂w
Calculer
et
en fonction des d´riv´es partielles de f et g.
e e
∂x
∂y
Ex. 6.2. Soit f : R2 → R et g : R → R deux fonctions de classe C 1 . On pose w(x) =
f (x, g(x)). Calculer les d´riv´es d’ordre 1 et d’ordre 2 de w.
e e
Ex. 6.3. Soit F : R3 → R, u : R2 → R et ϕ : R → R trois fonctions de classe C 1 . On
pose w(t) = F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t). Calculer la d´riv´e de w.
e e
Ex. 6.4. Soit f et g deux fonctions de classe C 1 qui v´rifient :
e
g(0, 0) = 1
f (0, 0) = 2
f (1, 0) = 3
f (0, 1) = 4
∂1 g(0, 0) = −1 ∂1 f (0, 0) = −1 ∂1 f (1, 0) = −2 ∂1 f (0, 1) = −3
∂2 g(0, 0) = 3
∂2 f (0, 0) = 7
∂2 f (1, 0) = 8
∂2 f (0, 1) = 9
On pose F (x, y) = f (g(x, y), y). Calculer ∂1 F (0, 0) et ∂2 F (0, 0).
Ex. 6.5. Soit F : R3 → R et f, g : R2 → R des fonctions de classe C 1 . On pose
w(x, y, z) = F (x, f (x, y), g(x, z)). Calculer les d´riv´es partielles de w.
e e
Ex. 6.6. Soit les deux fonctions de classe C 1 suivantes :
f : R2 → R3 : (u, v) −→ (u2 v, u2 + v 2 , uv 2 )
et
g : R3 → R2 : (x, y, z) −→ (x − y 2 + z, y + z 2 ).
Calculer d(1,1,1) (f ◦ g) et d(1,1) (g ◦ f ).
Ex. 6.7. Soit F : R∗ × R → R : (x, y) → xy et f, g : R → R deux fonctions de classe
+
C 1 . On pose ϕ(x) = F (f (x), g(x)). Calculer la d´riv´e de ϕ.
e e
Ex. 6.8. Dans un coin perdu des montagnes . . . (air connu)
Un relief g´ographique montagneux est repr´sent´ par la surface d’´quation
e
e
e
e
z = f (x, y), o` f d´signe une fonction r´elle de deux variables x et y. Celles-ci
u
e
e
repr´sentent les coordonn´es d’un point courant au niveau de la mer (suppos´
e
e
e
plan) tandis que z d´signe l’altitude du relief en ce point. L’axe des x est
e
orient´ vers l’est, l’axe des y vers le nord et l’axe des z vers le haut.
e
Un ´tudiant fatigu´ par une session de janvier ´prouvante se prom`ne dans
e
e
e
e
cette r´gion enneig´e. Il se trouve au temps t0 en un point (x0 , y0 , z0 ) de la
e
e

92
2008

Analyse

Chain rule

Exercices

montagne. A partir de ce moment, tous les d´placements qu’il effectue se font
e
suivant une trajectoire dont l’´quation param´trique est
e
e
(x, y, z) = (ˆ(t), y (t), z (t))
x
ˆ
ˆ
o` x, y , z sont trois fonctions r´elles d’une variable t qui repr´sente le temps.
u ˆ ˆ ˆ
e
e
Il dispose aussi d’une carte, et sa trajectoire sur la carte a, ´videmment, pour
e
´quation param´trique
e
e
(x, y) = (ˆ(t), y (t)).
x
ˆ
Pour fixer les id´es, on d´signera par le terme “direction dans l’espace” prise
e
e
par le promeneur ` l’instant t le vecteur de longueur unitaire tangent ` sa
a
a
trajectoire ` cet instant et orient´ dans le sens de sa marche. De mˆme, sa
a
e
e
“direction sur la carte” sera le vecteur de longueur unitaire tangent ` sa traa
jectoire sur la carte. La pente de la trajectoire en un point est d´finie par
e
rapport ` ces deux directions.
a
(1) En premier lieu, notre ´tudiant avance exactement vers le nord sur la
e
surface de la montagne et cela pendant un certain laps de temps. On
consid`re un instant interm´diaire et on d´signe la position du promee
e
e
neur sur la carte ` cet instant par (x1 , y1 ). On demande quelles sont,
a
a
` cet instant, la direction dans l’espace, la direction sur la carte et la
pente de la trajectoire.
(2) Quelques temps apr`s, le promeneur avance exactement vers l’est sur
e
la surface de la montagne pendant plusieurs minutes. Et plus tard encore, c’est vers le sud ouest qu’il parcourt une certaine distance. On
consid`re des instants interm´diaires ` ces deux intervalles, et les posie
e
a
tions correspondantes sur la carte (x2 , y2 ) et (x3 , y3 ). On pose chaque
fois les mˆmes questions qu’en 1.
e
(3) Notre ´tudiant arrive enfin ` un endroit o` la neige est de bonne qualit´,
e
a
u
e
ce qui le pousse ` chausser imm´diatement ses skis. Malheureusement,
a
e
inexp´riment´, il est vite entraˆ e dans la direction de plus grande pente
e
e
ın´
et poursuit ainsi sa trajectoire sur la montagne de fa¸on acc´l´r´e.
c
ee e
Mˆmes questions qu’en 1 pour une position interm´diaire (x4 , y4 ).
e
e
(4) Apr`s quelques p´rip´ties qui lui ont permis de s’arrˆter, l’´tudiant
e
e e
e
e
d´cide de poursuivre sa route de fa¸on plus calme, sans plus ni monter
e
c
ni descendre sur le flanc de la montagne. Est-ce possible ? Comment
d´terminer ce chemin sur la carte ? Y-a-t-il plusieurs solutions ? On
e
pose aussi les mˆmes questions qu’en 1 pour un point interm´diaire
e
e
(x5 , y5 ) de ce d´placement.
e
(5) Enfin, tr`s fatigu´, l’´tudiant se couche sur le dos en un point (x6 , y6 ).
e
e e
Ayant le soleil en plein dans les yeux, il en conclut que celui-ci se trouve
exactement dans la direction perpendiculaire au plan dans lequel il est
couch´. On demande quelle est cette direction, dans l’espace et sur la
e
carte. Comment trouver g´om´triquement cette direction sur la carte ?
e e

93
2008

Analyse

Fonctions implicites

Exercices

(6) On part maintenant de la donn´e de la trajectoire (ˆ(t), y (t)) du proe
x
ˆ
meneur sur la carte et de la donn´e du relief f (x, y). D´terminer l’exe
e
pression de la composante verticale de la vitesse de l’´tudiant sur base
e
de x, y et f . Pr´senter le r´sultat sous forme matricielle. Pour quels
ˆ ˆ
e
e
points cette vitesse sera-t-elle nulle ? Caract´risez les g´om´triquement.
e
e e
(7) On suppose que la pression atmosph´rique p dans cette r´gion est
e
e
donn´e par un fonction diff´rentiable p = p(z, t) qui ne d´pend que de
e
e
ˆ
e
l’altitude et du temps. Tr`s sensible de la trompe d’Eustache, l’´tudiant
e
e
peut ”sentir” ` tout moment t la variation, p (t) de la pression ata
˜
mosph´rique p(t) ` laquelle il est soumis. Donnez une expression de
e
˜ a
cette fonction p(t) et de sa d´riv´e p (t).
˜
e e ˜
(8) (optionnel) Appliquer la solution de ce probl`me au cas o` f est donn´
e
u
e
par l’expression
f (x, y) = e(

x−y 2
)
a

cos π(y + b)

o` a et b sont des constantes, tandis que p est donn´ par
u
ˆ
e
p(z, t) = ce−d zt
ˆ
o` c et d sont des constantes.
u

Fonctions implicites

8.

Ex. 8.1. Soit f (x, y) = 3x + 2y − 4 et C = {(x, y) : f (x, y) = 0}.
a) Repr´senter la courbe C.
e
b) Donner si possible une explicitation x = ϕ(y) et y = ψ(x) de C. Sur quels
ensembles ϕ et ψ sont-ils d´finis ?
e
c) Que dit le th´or`me des fonctions implicites quant ` ces explicitations ?
e e
a
Ex. 8.2. Mˆmes questions pour f (x, y) = 3x − 4.
e
Ex. 8.3. Soit f (x, y) = x2 + y 2 et C = {(x, y) : f (x, y) = 1}.
a) Repr´senter la courbe C.
e
b) Dire, ` partir du dessin, en quels points de C on peut trouver une explia
citation locale du type y = ϕ(x) et/ou x = ψ(y).
c) Que dit le th´or`me des fonctions implicites ` propos de la possibilit´ de
e e
a
e
telles explicitations ?
Ex. 8.4. Soit f (x, y) = x2 − y 2 . La relation f (x, y) = 1 admet-elle une explicitation
√
locale (de x en fonction de y ou l’inverse) aux points (1, 0), (1, 1) et (2, 3) ?
Ex. 8.5. Traitez l’exercice 22.6 de S & B (p.605).

94
2008

Analyse

Fonctions implicites

Exercices

Ex. 8.6. Traitez l’exercice 22.9 de S & B (p.605).
Ex. 8.7. Soit f : R5 → R2 une application de classe C 1 dont la matrice Jacobienne en
un point a ∈ R5 tel que F (a) = (0, 0) est
0 2 2 0 1
0 1 1 0 2

.

On consid`re la relation F (x1 , x2 , x3 , x4 , x5 ) = (0, 0).
e
a) Le th´or`me des fonctions implicites nous permet-il de conclure qu’on
e e
peut expliciter certaines variables en fonction des autres au voisinage du
point a ? Si oui, lesquelles ?
e
b) Donner les d´riv´es partielles en a d’une des ´ventuelles explicitations
e e
trouv´es en a).
e
Ex. 8.8. On consid`re les relations suivantes dans R3 :
e
x2 + y 2 + z 2 = 1
z = x2 + y 2 .
Calculer en quels points satisfaisant cette relation le th´or`me des fonctions
e e
implicites ne garantit pas l’explicitation de (x, z) en fonction de y.
Ex. 8.9. On consid`re F (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 et la relation F (x, y, z) = 1.
e
a) Repr´senter graphiquement cette relation.
e
b) Combien de variables peut-on esp´rer expliciter en fonction des autres ?
e
c) Dire, pour chacun des points satisfaisant la relation, quelles sont les possibilit´s d’explicitations qui sont donn´es par le th´or`me des fonctions
e
e
e e
implicites (pr`s de ce point).
e
d) Ces r´sultats sont-ils confirm´s par l’analyse du graphe de la relation ?
e
e
Ex. 8.10. Pour chacune des fonctions suivantes,
g1 (x, y) = x2 + y 2 , g2 (x, y) = x2 − y 2 , g3 (x, y) = xy, g4 (x, y) = x − y 3 ,
a) Repr´senter graphiquement la relation gi (x, y) = 0.
e
b) Donner, par l’examen du graphe, les points de celui-ci au voisinage desquels
b1) y n’est pas explicitable en fonction de x ;
b2) x n’est pas explicitable en fonction de y.
c) Donner, par calcul, les points du graphe pour lesquels le th´or`me des
e e
fonctions implicites n’assure pas l’existence d’une explicitation locale
c1) de y en fonction de x ;
c2) de x en fonction de y.
d) Comparer les r´sultats de b) et de c).
e

95
2008

Analyse

Polynˆmes de Taylor
o

Exercices

Ex. 8.11. Soit f (x, y) = x2 + y 2 et C = {(x, y) : f (x, y) = 1, x ≥ 0}.
a) Dire, ` partir d’un dessin, en quels points de C on peut trouver une
a
explicitation locale du type y = ϕ(x) et/ou x = ψ(y).
b) Que dit le th´or`me des fonctions implicites ` propos de la possibilit´ de
e e
a
e
telles explicitations ?
Ex. 8.12. En quels points le th´or`me des fonctions implicites assure-t-il l’existence d’une
e e
explicitation locale de la relation
x2 + y 2 + z 2 = 1
z = y2
sous la forme (x, y) = ϕ(z), (x, z) = ψ(y) et/ou (y, z) = χ(x) ?
Ex. 8.13. On consid`re la relation suivante en les variables (x, y, z, w) ∈ R4 :
e
x2 + y 2 + z 2 + w 2 = 1
1
xy + zw = 4 .
a) Le th´or`me des fonctions implicites permet-il d’expliciter (x, y) comme
e e
une fonction ϕ(z, w) pr`s de la solution particuli`re
e
e
√
1
(0, 2, 1, 1) ? Si oui, donner les d´riv´es partielles de ϕ par rapport ` z
e e
a
2
et w en ce point.
b) Mˆmes questions pour l’explicitation de (z, w) comme une fonction de
e
(x, y).
Ex. 8.14. Traitez l’exercice 22.20 de S & B (p.622)
Ex. 8.15. Traitez l’exercice 22.21 de S & B (p.622)
Ex. 8.16. Traitez l’exercice 22.22 de S & B (p.622)

Polynˆmes de Taylor
o

9.

Ex. 9.1. Soit f (x, y) = x2 + 2xy + y 2 .
a) Calculer les d´riv´es partielles d’ordre 1 et 2 de f .
e e
b) En d´duire le polynˆme de Taylor de f d’ordre 2 en (0, 0).
e
o
c) Donner la Hessienne de f .
Ex. 9.2. Mˆmes questions pour la fonction f (x, y) = (x + y)ex−y .
e

96
2008

Analyse

Optimisation libre

Exercices

Ex. 9.3. Soit f (x, y) = xey .
a) Calculer le polynˆme de Taylor de f d’ordre 2 pr`s de (0, 0).
o
e
b) Mˆme question en (0, 1) .
e
Ex. 9.4. Soit f : R3 → R une fonction de classe C 4 au
v´rifie :
e
3
f (1, 2, 3) = −
2
∂1 f (1, 2, 3) = −1 ∂2 f (1, 2, 3) = 1
1
1
2
2
∂2 f (1, 2, 3) =
∂1 f (1, 2, 3) =
2
3
∂1 ∂2 f (1, 2, 3) = 2 ∂1 ∂3 f (1, 2, 3) = −3

voisinage de (1, 2, 3) et qui

∂3 f (1, 2, 3) = −2
1
2
∂3 f (1, 2, 3) = −
4
∂2 ∂3 f (1, 2, 3) = 5

´
a) Ecrire le polynˆme de Taylor de f d’ordre 2 au voisinage de (1, 2, 3).
o
b) Utiliser ce polynˆme pour approximer f (1, 1; 2, 3; 3, 2).
o

Optimisation libre

10.

Dans tous les exercices suivants, il s’agit de trouver les extremums (pr´ciser
e
s’il s’agit d’un max ou d’un min, local ou global) et les points de selle de la
fonction f donn´e.
e
Ex. 10.1. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = x3 + 3xy 2 − 15x − 12y.
e
Ex. 10.2. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = 2x2 − x4 − xy 2 .
e
Ex. 10.3. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = x4 + y 4 − 2x2 + 4xy − 2y 2 .
e
Ex. 10.4. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = x3 + x2 + y 2 .
e
Ex. 10.5. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = 4 − y 2 − (x − 1)2 .
e
Ex. 10.6. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = x3 + y 3 + 4 z 3 − x2 − y 2 − 2xz 2 + 6.
e
3
Ex. 10.7. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = xy 2 − x2 − z 2 − 4x.
e
Ex. 10.8. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = xyz · e−
e

x2 +y 2 +z 2
2

.

Ex. 10.9. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 − xy + x − 2z.
e

97
2008

Analyse

Optimisation sous contrainte d’´quations
e

Exercices

Ex. 10.10. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = x2 − 4xz + y 4 + 4z 2 .
e
Ex. 10.11. Essayez-vous aux exercices (` caract`re ´conomique) 23.4 et 23.6 de S& B.
a
e e

Optimisation sous contrainte d’´quations
e

11.

Remarque
Dans les exercices qui suivent, on cherchera d’abord et surtout
a
` trouver les points susceptibles de fournir un extr´mum (points candidats).
e
On regardera ensuite, sans trop insister, s’il est possible de pr´ciser, enti`rement
e
e
ou partiellement, la vraie nature de ces points.
Les solutions fournissent ces renseignements, mais ceux-ci ne sont pas toujours
accessibles par les m´thodes que vous ˆtes suppos´ maˆ
e
e
e
ıtriser.
Ex. 11.1. Soit f (x, y) = x2 +y 2 . On cherche ` extr´mer f sous la contraine x+y = 1 .
a
e
a.) Tracer sur un mˆme graphe les courbes de niveau de f de hauteurs 0,
e
1, 2, 3 et 4 ainsi que l’ensemble des points satisfaisant la contrainte.
b.) Trouver les candidats-extr´mants par la m´thode du rang.
e
e
c.) Trouver les candidats-extr´mants par la m´thode de Lagrange.
e
e
d.) Pour chacun des candidats, dire s’il s’agit d’un extr´mant et si oui,
e
pr´ciser (max ou min, local ou global, point de selle).
e
Ex. 11.2. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = x2 + y sous la contrainte
e
e
g(x, y) = x3 + y = 0 .
Ex. 11.3. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = (x − 1)2 + y 2 sous la contrainte
e
e
g(x, y) = y 2 − 4x = 0 .
Ex. 11.4. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = (x − 1)2 + y 2 sous la contrainte
e
e
y2 = x .
Ex. 11.5. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = x2 + (y + 1)2 sous la contrainte
e
e
g(x, y) = y(y − x2 ) = 0 .
Ex. 11.6. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 sous la contrainte
e
e
x+y+z =1.
Ex. 11.7. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x + y + z sous les contraintes
e
e
2
2
x + y = 2 et x + z = 1 .

98
2008

Analyse

Optimisation sous contrainte d’in´quations
e

Exercices

Ex. 11.8. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = y 2 − 2y sous la contrainte
e
e
x2 − y 3 + z 2 = 0 .
Ex. 11.9. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x2 +y 2 +(z−1)2 sous la contrainte
e
e
z = x2 − y 2 .
Ex. 11.10. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 sous les contraintes
e
e
x + y + z = 2 et x + 3y + z = −2 .

Optimisation sous contrainte d’in´quations
e

12.

Remarque
Dans les exercices qui suivent, on cherchera d’abord et surtout
a
` trouver les points susceptibles de fournir un extr´mum (points candidats).
e
On regardera ensuite, sans trop insister, s’il est possible de pr´ciser, enti`rement
e
e
ou partiellement, la vraie nature de ces points.
Les solutions fournissent ces renseignements, mais ceux-ci ne sont pas toujours
accessibles par les m´thodes que vous ˆtes suppos´ maˆ
e
e
e
ıtriser.
Ex. 12.1. Extr´mer la fonction d´finie par
e
e
f (x, y) = 4x + 3y
2
2
2
x + y ≤ 25
et
(x − 5) − 5y ≥ 0.
Ex. 12.2. Extr´mer la fonction d´finie par
e
e
2
2
x +y ≥1
et
y ≤ 1.

f (x, y) = y − x2

sous les contraintes

sous les contraintes

Ex. 12.3. Extr´mer la fonction d´finie par
e
e
f (x, y) = x2 + y 2 − 2x + 1
contraintes
y 2 − x ≤ 0, y − x + 2 ≥ 0 et x ≤ 2.

sous les

Ex. 12.4. Extr´mer la fonction d´finie par
e
e
2
2
x ≥ 1 et (x − 1) + y ≤ 1.

f (x, y) = x2 + y 2

sous les contraintes

Ex. 12.5. Extr´mer la fonction d´finie par
e
e
2
y ≤ −x + 2 et x ≤ y.

f (x, y) = 2x + y

sous les contraintes

Ex. 12.6. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = x2 + (y − 1)2 sous les contraintes
e
e
2
2
2
2
x + y ≤ 4 et x + y ≥ 1.
Ex. 12.7. Extr´mer la fonction d´finie par
e
e
2
x − 2 ≤ y et y ≤ 2.

f (x, y) = x + y

sous les contraintes

99
2008

Analyse

Optimisation sous contrainte d’in´quations
e

Ex. 12.8. Extr´mer la fonction d´finie par
e
e
2
2
x + y ≤ 1 et x ≥ 0.

f (x, y) = x − y

Exercices

sous les contraintes

Ex. 12.9. On consid`re le probl`me :
e
e
Extr´mer f (x, y) = x2 + y 2 sous la contrainte x2 + 4y 2 ≤ 4.
e
a) Trouver les candidats-extr´mants ;
e
b) La courbe d’´quation x2 + 4y 2 = 4 est une ellipse centr´e ` l’origine dont
e
e a
le grand axe va de (−2, 0) ` (2, 0) et le petit axe de (0, −1) ` (0, 1).
a
a
– Dessiner le graphe des points satisfaisant la contrainte.
– Apr`s avoir dessin´ sur ce graphe quelques courbes de niveau de f ,
e
e
r´soudre graphiquement le probl`me.
e
e
Ex. 12.10. On consid`re le probl`me :
e
e
Extr´mer
e
f (x, y) = x2 + y 2 − xy + x + y
sous les contraintes
x ≤ 0, y ≤ 0 et x + y ≥ −3.
a) Trouver les candidats-extr´mants ;
e
b) Sachant que, sous les contraintes, f poss`de un maximum et un minimum,
e
les d´terminer.
e
Ex. 12.11. Exercice 24.10, p.678 dans S & B .
Ex. 12.12. Exercice 24.11, p.678 dans S & B .
Ex. 12.13. Exercice 24.12, p.678 dans S & B .
Ex. 12.14. Exercice 24.17, p.683 dans S & B .
Ex. 12.15. Exercice 25.4, p.698 dans S & B .
Ex. 12.16. Exercice 24.5, p.698 dans S & B .

100
2008

Analyse

Solutions de certains exercices

SOLUTIONS DE CERTAINS EXERCICES

Limites et continuit´
e
Ex. 3.1.

3.

a) y = c · (x2 − 1) ;
b)
lim
f (x, y) n’existe pas
(x,y)→(±1,0)

Ex. 3.3.
Ex. 3.4.
Ex. 3.5.
Ex. 3.6.

Ex. 3.7.

(prendre des courbes de niveau pour chemins particuliers).
Prendre des chemins particuliers.
xy 3
lim
= 0.
(x,y)→(0,0) x2 + y 2
2a
a)
lim
f (x, y) n’existe pas car f (x, ax) =
;
(x,y)→(0,0)
1 + a2
b) g est continue partout sauf en (0, 0).
1) +∞
2) 4
3) 0
4) +∞
5) 0 si a = 0 et n’existe pas si a = 0
6) n’existe pas
a) Si la limite existe, elle est nulle ;
b) 0 ≤ |x2 y sin(1/x)| ≤ |x2 y|.

D´riv´es partielles
e e
Ex. 4.1.

4.

a) ∂1 f (x, y) = y 2 − 9x2 y 4 ;
35
ε(z/x)(1, 2) = 13 ;
∂2 f (x, y) = 2xy − 12x3 y 3 ;
48
ε(z/y)(1, 2) = 13 ;
b) ∂1 f (x, y) = y ;
ε(z/x)(1, 2) = 1 ;

101
2008

Analyse

Solutions de certains exercices

∂2 f (x, y) = x ;
ε(z/y)(1, 2) = 1 ;
x(x + 2y)
c) ∂1 f (x, y) =
;
(x + y)2
5
ε(z/x)(1, 2) = 3 ;
−x2
;
(x + y)2
ε(z/y)(1, 2) = −2 ;
3
d) ∂1 f (x, y) = 2e2x−3y ;
ε(z/x)(1, 2) = 2 ;
∂2 f (x, y) =

∂2 f (x, y) = −3e2x−3y ;
ε(z/y)(1, 2) = −6 ;
1
e) ∂1 f (x, y) = x ;
1
ε(z/x)(1, 2) = ln 2 ;
∂2 f (x, y) =

1
y

;

1
ε(z/y)(1, 2) = ln 2 ;
f) ∂1 f (x, y) = y · xy−1 ;
ε(z/x)(1, 2) = 2 ;

Ex. 4.2.

Ex. 4.3.

Ex. 4.4.
Ex. 4.5.

∂2 f (x, y) = xy · ln(x) ;
ε(z/y)(1, 2) = 0 ;
∂1 f (x, y) = ex , ∂1 g(x, y) = (2xy, y 2 ),
2
2
∂1 (f ◦ g)(x, y) = 2xyex y + y 2 ey x ;
∂2 f (x, y) = ey , ∂2 g(x, y) = (x2 , 2xy),
2
2
∂2 (f ◦ g)(x, y) = x2 ex y + 2xyey x ;
b) R2 {(0, a)|a = 0}
∂f
c)
(x, y) = 0 sauf en (0, b) avec
∂x
b = 0, o` elle n’existe pas ;
u
∂f
1 si x ≥ 0
(x, y) =
−1 si x < 0.
∂y
∂1 f (0, 0) = 1 ; ∂2 f (0, 0) = 0.
x4 + 3x2 y 2 + 2xy 4
;
a) ∂1 f (x, y) =
(x2 + y 2 )2
−4x2 y 3 − 2y 5 − 2yx3
∂2 f (x, y) =
;
(x2 + y 2 )2

102
2008

Analyse

Solutions de certains exercices

b) ∂1 f (0, 0) = 1 ; ∂2 f (0, 0) = 0 ;
c) Elles sont continues partout sauf en (0, 0).
Ex. 4.6.

Ex. 4.7.

– f (0, 0) = 6 ; ∂1 f (0, 0) = 2 ; ∂2 f (0, 0) = 1 ;
´
– Equation cart´sienne du plan : z = 6 + 2x + y
e

 < 0 si x < 0
∂1 f (x, y) = 0 si x = 0
 > 0 si x > 0

Diff´rentielles - Espace tangent - Gradient
e
Ex. 5.1.

a) voir Ex. 4.4.
b) Si f est diff´rentiable en (0, 0), alors d(0,0) f (h, k) = h.
e
c) Oui.

Ex. 5.2.

a) Continue mais non diff´rentiable en (0, 0) ;
e
b) En (a, b) = (0, 0), f est produit, compos´e ... de fonctions
e
diff´rentiables.
e

Ex. 5.3.

5.

a) voir Ex. 4.5.
b) voir Ex. 4.5.

Ex. 5.9.

3
d) Oui ; d(1,−1) f (h, k) = h + 2k ;
2
e) f (1, 01 ; −1, 05) ∼ −0, 085 ;
=
3
f) – z = g(x, y) = (x − 1) + 2(y + 1) ;
2
– f (1, 01 ; −1, 05) ∼ g(1, 01 ; −1, 05).
=
1) a) (0, 2)
b) (1, 0)
2) a) (1, −1)
b) (1, 1)
3) a) (−2, −2)
b) (1, −1)
4) a) (1/2, 0)
b) (0, 1)

103
2008

Analyse

Solutions de certains exercices

Chain rule
Ex. 6.1.

6.

∂1 w(x, y) = ∂1 f (f (x, y), g(x, y))·∂1 f (x, y)+∂2 f (f (x, y), g(x, y))·∂1 g(x, y) ;
∂2 w(x, y) = ∂1 f (f (x, y), g(x, y))·∂2 f (x, y)+∂2 f (f (x, y), g(x, y))·∂2 g(x, y).

Ex. 6.2.

w (x) = ∂1 f (x, g(x)) · 1 + ∂2 f (x, g(x)) · g (x) ;
2
w (x) = ∂1 f (x, g(x)) · 1 + ∂2 ∂1 f (x, g(x)) · g (x)
2
+ ∂1 ∂2 f (x, g(x)) · 1 + ∂2 f (x, g(x)) · g (x) · g (x)

+∂2 f (x, g(x)) · g (x).
Ex. 6.3.

w (t) = ∂1 F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t) · ϕ (t)
+∂2 F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t) · ∂1 u(ϕ(t), t) · ϕ (t) + ∂2 u(ϕ(t), t)
+∂3 F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t) · 1.

Ex. 6.4.

∂1 F (0, 0) = 2 et ∂2 F (0, 0) = 2.

Ex. 6.5.

∂1 w(x, y, z) = ∂1 F (x, f (x, y), g(x, z)) · 1
+∂2 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂1 f (x, y)
+∂3 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂1 g(x, z);
∂2 w(x, y, z) = ∂2 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂2 f (x, y) ;

Ex. 6.6.

∂3 w(x, y, z) = ∂3 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂2 g(x, z).
  

4 −7 6
h
0 10  ·  k  ;
d(1,1,1) (f ◦ g)(h, k, l) =  2
4 −4 12
l
d(1,1) (g ◦ f )(h, k) =

Ex. 6.7.

−5 −5
4
6

·

h
k

.

ϕ (x) = g(x)f (x)g(x)−1 f (x) + f (x)g(x) ln(f (x))g (x).

Fonctions implicites
Ex. 8.1.

Ex. 8.2.

8.

a) C’est la droite passant par (0, 2) et ( 4 , 0).
3
4 − 2y
b) ϕ : R → R : y →
;
3
ψ : R → R : x → 2 − 3 x.
2
c) Le thm dit que y est explicitable partout en fonction de x et
que x est explicitable partout en fonction de y.
4
a) C’est la verticale x = .
3

104
2008

Analyse

Solutions de certains exercices

4
b) ψ n’existe pas ; ϕ : R → R : y → .
3
c) Le thm ne peut conclure pour ψ ; il dit que ϕ existe.
Ex. 8.3.

Ex. 8.4.

a) C’est le cercle de centre (0, 0) et de rayon 1.
b) ϕ existe en tout point de C sauf en (±1, 0) ;
ψ existe en tout point de C sauf en (0, ±1).
c) y est explicitable en fct de x au voisinage de tout point
(a, b) = (±1, 0) ; pour (±1, 0), le
thm ne dit rien.
x est explicitable en fct de y au voisinage de tout point
(a, b) = (0, ±1) ; pour (0, ±1), le thm ne permet pas de
conclure.
√
y est explicitable en fct de x au voisinage de (2, 3)
mais pas au voisinage de (1, 0), ni au
voisinage de (1, 1).
x est explicitable en fct de y au voisinage de (1, 0) et de (2,
au voisinage de (1, 1).

Ex. 8.7.

√

3), pas

a) Oui : (x2 , x5 ) en fct de x1 , x3 , x4 et (x3 , x5 ) en fct de x1 , x2 , x4 .
x2 = ϕ1 (x1 , x3 , x4 )
,
b) Si
x5 = ϕ2 (x1 , x3 , x4 )
alors

∂1 ϕ1 ∂2 ϕ1 ∂3 ϕ1
∂1 ϕ2 ∂2 ϕ2 ∂3 ϕ2

=

0 −1 0
0
0 0

;

=

0 −1 0
0
0 0

.

(a1 ,a3 ,a4 )

x3 = ψ1 (x1 , x2 , x4 )
,
x5 = ψ2 (x1 , x2 , x4 )

Si

∂1 ψ1 ∂2 ψ1 ∂3 ψ1
∂1 ψ2 ∂2 ψ2 ∂3 ψ2
√
√
−1 + 5 −1 + 5
,
.
2
2

alors

(a1 ,a2 ,a4 )

Ex. 8.8.

0, ±

Ex. 8.9.

a) Il s’agit de la sph`re de rayon 1 centr´e ` l’origine.
e
e a
b) Une.
c) – x est explicitable en fct de (y, z) au voisinage de n’importe
quel point (a, b, c) ne v´rifiant pas le syst`me
e
e
a=0
b2 + c 2 = 1 ;
pour les autres points, le thm ne permet pas de conclure.
– Au voisinage des points (a, b, c) de la sph`re o` b = 0, le thm
e
u
montre que y est explicitable en fct de (x, z). En tout point
(a, 0, c) de la sph`re, le thm ne permet pas de conclure.
e
– Au voisinage de tout point (a, b, c) de la sph`re, tel que
e
c = 0, le thm montre que z est explicitable en fct de (x, y) ;
ailleurs, le thm ne permet pas de conclure.

105
2008

Analyse

Ex. 8.10.

Ex. 8.11.

Ex. 8.12.

Ex. 8.13.

Solutions de certains exercices

d) Oui.
– a) g1 est le point (0, 0).
b1) (0, 0)
b2) (0, 0)
c1) (0, 0)
c2) (0, 0)
d) Le thm ne donne aucune conclusion.
– a) g2 est la r´union des bissectrices des axes.
e
b1) (0, 0)
b2) (0, 0)
c1) (0, 0)
c2) (0, 0)
– a) g3 est la r´union des deux axes.
e
b1) Les points du type (0, a)
b2) Les points du type (a, 0)
c1) Les points du type (0, a)
c2) Les points du type (a, 0)
– Pour la cubique g4 ,
b1) Aucun
b2) Aucun
c1) (0, 0)
c2) Aucun
d) Le thm affirme en mˆme temps l’existence et la d´rivabilit´ de
e
e
e
l’explicitation de y en fct de x. Il ne pouvait donc pas
affirmer l’existence de cette explicitation au voisinage de
(0, 0) puisqu’en ce point la tangente est verticale.
a) y est explicitable en fct de x partout sauf en (1, 0) et en
(0, ±1) ; x est explicitable en fct de y partout sauf en
(0, ±1).
b) Le thm ne s’applique pas en (0, ±1). Il ne peut conclure en
(1, 0) pour y en fct de x. Partout ailleurs, il affirme
l’existence d’une explicitation y = ϕ(x) (ou x = ψ(y)).
– ϕ : en tout point v´rifiant le syst`me et diff´rent de
e
e
e
√
√
−1 + 5 −1 + 5
(±1, 0, 0) et de 0, ±
,
;
2
2
√
√
−1 + 5 −1 + 5
– ψ : en tout point v´rifiant le syst`me et diff´rent de 0, ±
e
e
e
,
2
2
– χ : en tout point v´rifiant le syst`me et diff´rent de
e
e
e
(±1, 0, 0).
a) Oui.
√
√
x = ϕ1 (z, w)
∂1 ϕ1 ∂2 ϕ1
2/2 √2/2
Si
alors
=− √
.
y = ϕ2 (z, w),
∂1 ϕ2 ∂2 ϕ2 (1,1)
2/2
2/2

106

;
2008

Analyse

Solutions de certains exercices

b) Le thm ne permet pas de r´pondre.
e

Polynˆmes de Taylor
o
Ex. 9.1.

9.

a) ∂1 f (x, y) = 2x + 2y ; ∂2 f (x, y) = 2x + 2y ;
2
2
∂1 f (x, y) = 2 ; ∂2 f (x, y) = 2 ;

∂1 ∂2 f (x, y) = ∂2 ∂1 f (x, y) = 2.
b) T2,(0,0) (h, k) = h2 + 2hk + k 2 .
2 2
c)
.
2 2
Ex. 9.2.

a) ∂1 f (x, y) = (1 + x + y)ex−y ;
∂2 f (x, y) = (1 − x − y)ex−y ;
2
2
∂1 f (x, y) = (2 + x + y)ex−y ; ∂2 f (x, y) = (−2 + x + y)ex−y ;

∂1 ∂2 f (x, y) = ∂2 ∂1 f (x, y) = (−x − y)ex−y .
b) T2,(0,0) (h, k) = h + k + h2 − k 2 .
(2 + x + y)ex−y (−x − y)ex−y
c)
.
(−x − y)ex−y
(−2 + x + y)ex−y
Ex. 9.3.

a) T3,(0,0) (h, k) = h + hk
b) T3,(0,1) (h, k) = e(h + hk)

Ex. 9.4.

3
a) T2,(1,2,3) (h, k, l) = − 2 −h+k −2l + 1 h2 + 1 k 2 − 1 l2 +2hk −3hl +5kl
4
6
8
b) f (1, 1; 2, 3; 3, 2) ∼ −1, 3875
=

Optimisation libre
Ex. 10.1

(1, 2) et (−1, −2) sont des points de selle ; (2, 1) est un min local ;
(−2, −1) est un max local.

Ex. 10.2
Ex. 10.3

(0, 0) et (−1, 0) sont des points de selle ; (1, 0) est un max local.
√
√
√ √
(0, 0) est un point de selle ; ( 2, − 2) et (− 2, 2) sont des min
(globaux, mais ce n’est pas facile ` voir).
a

Ex. 10.4

2
(0, 0) est un min local ; (− 3 , 0) est un point de selle.

Ex. 10.5

(1, 0) est un max global.

Ex. 10.6

2
(0, 0, 0), (0, 2 , 0), ( 2 , 0, 0), ( 2 , 3 , 0) et (2, 0, 2) sont des points de selle ;
3
3
3
(2, 2 , 2) est un min local.
3

Ex. 10.7

(0, 2, 0) et (0, −2, 0) sont des points de selle ; (−2, 0, 0) est un max local.

Ex. 10.8

10.

(0, 0, α), (0, α, 0) et (α, 0, 0) (avec α ∈ R) sont des points de selle ;
(1, 1, 1), (−1, 1, −1) et (−1, −1, 1) sont des max (ce n’est pas facile de
voir s’ils sont globaux ou pas) ; (−1, 1, 1), (1, −1, −1), (−1, −1, −1),

107
2008

Analyse

Ex. 10.9
Ex. 10.10

Solutions de certains exercices

(1, 1, −1) et (1, −1, 1) sont des min (ce n’est pas facile de voir s’il sont
globaux ou pas).
2
(− 3 , − 1 , 1) est un min.
3
(2α, 0, α), avec α ∈ R, sont des min globaux.

Optimisation sous contrainte d’´quations
e
Ex. 11.1

1
( 1 , 2 ) est un min global.
2

Ex. 11.2
Ex. 11.3
Ex. 11.4

8
(0, 0) est un min local et ( 2 , − 27 ) est un max local.
3
(0, 0) est un min global.
1
1 1
(0, 0) est un max local ; ( 2 , √2 ) et ( 1 , − √2 ) sont des min globaux.
2

Ex. 11.5
Ex. 11.6

11.

(0, 0) est un min global.
1
( 1 , 3 , 1 ) est un min global.
3
√3
√
(0, 2, 1) est un max global et (0, − 2, 1) est un min global.
√
(0, 0, 0) est un max local et (α, 1, ± 1 − α2 ) (avec α ∈ [−1, 1]) sont
des min globaux (libres).

Ex. 11.7
Ex. 11.8

√

Ex. 11.9
Ex. 11.10

1
(± 22 , 0, 2 ) sont des min globaux.
(2, −2, 2) est un min global.

Extr´m´s sous contraintes d’in´quations
e e
e
Ex. 12.1

5
(−4, −3) est un min global ; ( 3 , 20 ) n’est ni min ni max ; (5, 0) est un
9
max global ; (0, 5) est un max local.

Ex. 12.2

12.

1
(0, 1) est un max global ; (0, −1) est un max local ; (± 23 , − 2 ) ne sont
ni min ni max.
√
(1, 0) est un min global ; (0, 0) et (1, −1) sont des max locaux ; (2, 2)
√
3
est un max global ; ( 2 , − 1 ), ( 1 , ± 22 ) et (2, 0) ne sont ni min ni max.
2
2
(2, 0) est un max global ; (1, 0) est un min global ; (1, ±1) ne sont ni
min ni max.
(1, 1) est un max global ; (−1, 1) est un min global ; (−2, 4) n’est ni min
ni max.
(0, −2) est un max global ; (0, 1) est un min global (libre) ; (0, 2) n’est
ni min ni max ; (0, −1) est un max local.
1
(2, 2) est un max global ; (− 2 , − 7 ) est un min global ; (−2, 2) n’est ni
4
min ni max.
√
√
( 22 , − 22 ) est un max global ; (0, 1) est un min global ; (0, −1) n’est ni
min ni max.

√

Ex. 12.3
Ex. 12.4
Ex. 12.5
Ex. 12.6
Ex. 12.7
Ex. 12.8

108
2008

Analyse

Solutions de certains exercices

Ex. 12.9

a) (0, 0), (±2, 0), (0, ±1).
b) (0, 0) est un min global ; (±2, 0) sont des max globaux ; (0, ±1)
ne sont ni min ni max.

Ex. 12.10

3
3
1
a) (−1, −1), (0, −3), (0, − 2 ), (− 2 , − 2 ), (0, 0).
b) Minimum : −1 ; maximum : 6.

109
2008

Analyse

Questionnaire test

QUESTIONNAIRE TEST

1.

On consid`re la surface d’´quation z = f (x, y) = x + y 2 .
e
e
1. Repr´sentez la courbe de niveau z = f (x, y) = 2 dans le plan Oxy.
e
2. Repr´sentez la section z = f (1, y) dans le plan Oyz.
e

2.

Donnez les d´riv´es partielles en (0, 1, 1) de f (x, y, z) = xy − x2 z + z.
e e

3.

Quelques courbes de niveau d’une
fonction z = f (x, y) sont donn´es
e
ci-contre. On donne de plus
f (0, 0) = 0.

y
z = 0 z = 1/4
1

z = 1/2

1

z=1

(1) f (1, 0) =
∂f
(1, 0) est
∂x
∂f
(3)
(1, 1) est
∂y
(2)

x

< 0 = 0 > 0 non d´finie
e
< 0 = 0 > 0 non d´finie
e

4.

Enoncez le th´or`me dit “du coin¸age” pour les fonctions de 2 variables.
e e
c

5.

D´finissez la notion de “nombre d´riv´e partielle d’une fonction f (x, y) par
e
e e
rapport ` la variable x au point (a, b).
a

6.

On donne
f (x, y) =

xy 2
x2 + y 4

(1) Calculez la limite de f (x, y) en (0, 0) sur les chemins particuliers suivants
a. y = x

b. y = x2

c. x = y 2

110
2008

Analyse

Questionnaire test

(2) La limite de f (x, y) en (0, 0) existe-t-elle ? Si oui, calculez-la. Sinon,
justifiez.
7.

Donnez la diff´rentielle en (1, 1, 0) de f (x, y, z) = xy − x2 z + z.
e
d(1,1,0)(h,k,l) =

8.

f est une fonction de R2 dans R3 d´finie par f (x, y) = (x + y 2 , x3 , x + y).
e
La jacobienne de f au point
(0, 1) est

9.

La diff´rentielle, d(0,1) f (h, k),
e
de f au point (0, 1) est

f est une fonction de Rn dans R et a un point de dom f .
On consid`re les trois propri´t´s suivantes :
e
ee
A. f est continue au point a
B. f est diff´rentiable au point a
e
C. Les nombres d´riv´es partielles de f existent au point a
e e
Compl´tez par ⇒, ⇐, ⇔ ou ×.
e
A

B

A

C

B

C

10.

On donne f et g des fonctions de R2 dans R et on d´finit F (x, y) = g(y, f (x, y)).
e
Ecrivez F comme compos´e de deux fonctions.
e

11.

Avec les mˆmes donn´es que dans l’´nonc´ pr´c´dent, on suppose de plus que
e
e
e
e e e
f et g sont diff´rentiables et que
e
f (0, 0) = 1
g(0, 0) = 3
g(0, 1) = 7
∂1 f (0, 0) = −2 ∂1 g(0, 0) = 4
∂1 g(0, 1) = 5
∂2 f (0, 0) = −6 ∂2 g(0, 0) = −7 ∂2 g(0, 1) = −3
Calculez

12.

∂F
(0, 0).
∂y

On donne deux fonctions f et g diff´rentiables et telles que la jacobienne de
e
1 2 −1
g en un point a de son domaine est
, et celle de f en g(a) est
0 1 2

111
2008

Analyse

Questionnaire test




−1 −1
 2
0 .
3
1
1. f ◦ g est une fonction de R
en a. 3. Donnez ∂2 (f2 ◦ g)(a).
4. Donnez da (f1 ◦ g).

dans R

. 2. Donnez la Jacobienne de f ◦ g

13.

D´finissez l’expression “f est une fonction de classe C 2 au point a”.
e
D´crivez bien le contexte dans lequel se situe cette d´finition.
e
e

14.

On consid`re la fonction y = f (x) et les nouvelles variables α = ln x et β = ln y.
e
(1) Exprimez x en fonction de α et transformez l’´galit´ y = f (x) en une
e
e
´galit´ reliant α et β.
e
e
(2) Calculez

dβ
(ln a)
dα

en utilisant la r`gle de d´rivation en chaˆ
e
e
ıne.

dβ
(ln a) est l’´lasticit´ de
e
e
dα
dβ
(ln 3) est −2 et que f (3)
dα

(3) D´duisez-en que
e
(4) Si la valeur de
de f (3.02).

15.

y par rapport ` x en a.
a
= 5, donnez une ´valuation
e

On d´sire calculer une valeur approch´e de
e
e
√
3
8.02 + 7(0, 97)2
(1) Donnez une fonction de plusieurs variables qui vous permettra d’appliquer les techniques du calcul diff´rentiel ` ce probl`me.
e
a
e
(2) Utilisez la diff´rentielle de cette fonction pour calculer cette approxie
mation.

16.

Le th´or`me de Young peut se traduire par une propri´t´ de la matrice Hese e
ee
sienne. Laquelle ?

y

17.

Voici le graphe d’une relation G(x, y) = 0.
D´terminez g´om´triquement s’il est possible
e
e e
d’expliciter cette relation sous la forme y = φ(x)
au voisinage des points suivants.

1
x
1

112
2008

Analyse

Questionnaire test

Explicitation possible
Oui

Non

Justifications

en (0, 0)
en (1, 0)
en (0, 1)
en (2, 0)
18.

On consid`re la relation G(x, y) = (x − 3)2 + y 2 − 4 = 0.
e
Le th´or`me des fonctions implicites permet-il de garantir l’existence d’une
e e
explicitation locale de G(x, y) = 0 sous la forme x = ψ(y) au voisinage des
points suivants ?
Oui Non
(1, 0)
Si oui, on peut aussi calculer ψ (0) =
Oui Non
(3, 2)
Si oui, on peut aussi calculer ψ (2) =

19.

On consid`re la relation G(x1 , x2 , x3 , x4 , x5 ) = x2 + x2 + x2 + x2 + x2 = 0.
e
5
4
3
2
1
Au point e4 = (0, 0, 0, 1, 0), le th´or`me des fonctions implicites garantit l’explie e
citation locale de la (ou des) variable(s)
en fonction de la (ou des) variable(s)
Les variables endog`nes sont alors les variables
e

20.

G1 , G2 , G3 sont des fonctions de 5 variables r´elles ` valeurs dans R.
e
a
On consid`re la relation d´finie par les ´quations G1 (x) = 0, G2 (x) = 0,G3 (x) =
e
e
e
0 et a un point qui satisfait cette relation.
Au voisinage de a on peut esp´rer expliciter
e
tion des

21.

G=

G1 (x, y, z)
G2 (x, y, z)

des variables en fonc-

autres.
est une fonction de classe C1 de R3 dans R2 ; a = (1, 2, 3)

113
2008

Analyse

Questionnaire test

est un point de R3 qui satisfait la relation G(x) = 0.
1 0 −1
La matrice Jacobienne de G en a est
0 2
0
Faites le choix d’une explicitation de certaines variables en fonction d’autres
qui soit garantie par le th´or`me des fonctions implicites dans ce cas particue e
lier. Pour ce choix, compl´tez les phrases ou formules suivantes.
e
(1) Le th´or`me des fonctions implicites garantit l’explicitation locale au
e e
en

voisinage du point a de la (ou des) variable(s)
fonction de la (ou des) variable(s)
. . . = φ... (. . . . . .)
. . . = φ... (. . . . . .)
. . . = φ... (. . . . . .)

sous la forme

Biffez les lignes inutiles

(2) La d´riv´e partielle de la premi`re variable endog`ne par rapport ` la
e e
e
e
a
∂φ...
(. . . . . .) = . . . . . .
premi`re variable exog`ne est
e
e
∂ ...
22.

D´finissez math´matiquement l’expression “L’application y = φ(x) est une
e
e
explicitation locale de la relation G(x, y) = 0 pr`s du point (a, b)”.
e

23.

Soit f une application de R3 dans R2 de classe C 2 au point a et telle que
∂1 f (a) = −3
2
∂11 f (a) = −1
2
∂22 f (a) = −5

f (a) = 5
∂2 f (a) = 2
2
∂12 f (a) = −6
2
∂23 f (a) = −1

∂3 f (a) = 0
2
∂13 f (a) = 3
2
∂33 f (a) = −7

(1) Donnez le polynˆme de Taylor, T (h, k, l), de degr´ 2 de f pr`s de a.
o
e
e
(2) Donnez la matrice Hessienne de f en a.
24.

F (x, y, z) est une fonction de classe C2 partout d´finie. Donnez des condie
tions suffisantes, de premier et de second ordre, pour que le point a = (a, b, c)
d´termine un maximum de la fonction F .
e
Conditions de premier ordre
Si

Conditions de second ordre
et si

114
2008

Analyse

Questionnaire test

e
alors a d´termine un maximum de F .
25.

D´montrez que si a = (a1 , a2 , . . . , an ) d´termine un maximum local de la fonce
e
tion f (x1 , x2 , . . . , xn ), alors a1 d´termine un maximum local de la fonction
e
d’une variable g1 (x) = f (x, a2 , . . . , an ).

26.

On donne la fonction de classe C2
f (x, y, z) = 8xyz − (x2 + y 2 + z 2 − 1)2 et
les points A = (1, 0, 0), B = (0, 0, 0) et C = (2, 0, 0).
(1) Calculez les fonctions d´riv´es partielles d’ordre 1 et d’ordre 2 de f .
e e
(2) Parmi les points A, B et C, quels sont ceux qui sont des points stationnaires de f ?
(3) Parmi ceux des points A, B et C qui sont des points stationnaires de f ,
quels sont ceux qui d´terminent un maximum local de f ? un minimum
e
local de f ? un point de selle de f ?

y

27.

On consid`re le probl`me d’optimie
e
sation d’une fonction f (x, y) sous la
contrainte g(x, y) = 0.
La figure ci-contre donne le graphe (en
forme de feuille) de la contrainte et
quelques courbes de niveau (les droites)
de la fonction f .

E
D
C

B
x
A
3
0
-3

∗

v´rifie les
e
d´termine
e
d´termine
e
conditions de rang un max. local un min. local
Le point A
Le point B
Le point C
Le point D
Le point E
∗

28.

Par “v´rifier les conditions de rang”, on entend : ”v´rifier les conditions n´cessaires donn´es
e
e
e
e
par le th´or`me du rang”.
e e

On cherche ` extr´mer la fonction f (x, y, z) = z − (x2 + y 2 ) sous la contrainte
a
e
x2 + y 2 + z 2 = 1.
La fonction de Lagrange du probl`me est
e

115
2008

Analyse

Questionnaire test

L(x, y, z, λ) =
Les conditions n´cessaires de Lagrange pour s´lectionner les candidats extr´mums
e
e
e
sont

29.

On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = x2 + y 2 z 3
e
e
z=0
sous les contraintes
z 2 − (y − 1)2 = 0
Les points singuliers des contraintes sont les points qui v´rifient les conditions
e

Les points singuliers sont donc les points

30.

On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = 3x + 4y
e
e
sous la contrainte (x − 5)2 − 5y − z 2 = 0.
Donnez sous forme d’´quations les conditions n´cessaires donn´es par le th´or`me
e
e
e
e e
du rang pour s´lectionner les points qui peuvent ˆtre des solutions.
e
e

31.

D´finissez math´matiquement l’expression “Le point (a, b) d´termine un minie
e
e
mum local de la fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0”.

32.

f (x, y) et g(x, y) sont des fonctions de classe C1 partout d´finies.
e
On consid`re les deux courbes de R2 d´finies par des ´quations f (x, y) = 0 et
e
e
e
g(x, y) = 0 et (a, b) un point commun de ces courbes.

116
2008

Analyse

Questionnaire test

Donnez des conditions sur les d´riv´es partielles de f et g en (a, b) pour que
e e
les deux courbes soient tangentes l’une ` l’autre en ce point.
a

33.

On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = x + y + z
e
e
x2 + y 2 = 20
sous les contraintes
x−z =1
(1) Donnez, s’il y en a, tous les points singuliers des contraintes.
(2) D´terminez par la m´thode de Lagrange tous les points susceptibles de
e
e
d´terminer des optimums du probl`me.
e
e
(3) Donnez le maximum global du probl`me sachant qu’il existe un tel
e
maximum global.
(4) Donnez une approximation du nouveau maximum global si la premi`re
e
2
2
contrainte est transform´e en x + y = 19.5.
e

34.

g3 = 0

On consid`re le probl`me
e
e
d’optimisation
d’une
fonction f (x, y) sous les
contraintes g1 (x, y) ≤ 0,
g2 (x, y) ≤ 0, g3 (x, y) ≤ 0.
La figure ci-contre donne
le graphe de l’ensemble
des points satisfaisant les
contraintes (en hachur´),
e
et quelques courbes de
niveau de la fonction f
(en traits plus fins)

E

F
C

g2 = 0

G

D

2

B
y

1

g1 = 0

A
x

3

2

1

0

est singulier est critique au sens
d´termine
e
d´termine
e
des contraintes de Kunh-Tucker un max. local un min. local
Le point A
Le point B
Le point C
Le point D
Le point E
Le point F
Le point G

117
2008

35.

Analyse

Questionnaire test

On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = x2 +(y−1)2
e
e

 x + 2y − 2 ≤ 0
3x2 + y 2 ≤ 4
sous les contraintes
 x−y ≥6
(1) Ecrivez ce probl`me comme un probl`me d’optimisation sous contraintes
e
e
d’´galit´s par l’adjonction de variables d’´cart.
e
e
e
(2) La troisi`me contrainte est-elle satur´e en (2, 4) ?
e
e

36.

On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y) = x − 2y sous
e
e
g1 (x, y) = x2 − y ≤ 0
les contraintes
g2 (x, y) = 2x − y − 1 ≤ 0
(1) Ecrivez les conditions de singularit´ des contraintes pour un point situ´
e
e
a
` l’intersection de g1 (x, y) = 0 et g2 (x, y) = 0.
(2) Donnez les points singuliers.

37.

On cherche ` extr´mer la fonction f (x, y) = 2x + y sous les contraintes
a
e
y ≤ −x + 2
x2 ≤ y
(1) Ecrivez la fonction de Lagrange (ou de Kuhn-Tucker) du probl`me .
e
(2) Erivez les conditions n´cessaires de Kuhn-tucker pour s´lectionner les
e
e
candidats extr´mums.
e
1
(3) Le point (1, 1) est un de ces candidats et correspond ` λ1 = 1 et λ2 = 2 .
a

Ce point peut-il d´terminer un minimum ? un maximum ? Ou est-on
e
sˆr qu’il ne d´termine ni l’un ni l’autre ?
u
e
38.

En cherchant ` r´soudre par la m´thode de Kuhn-Tucker le probl`me de l’opa e
e
e
2
timisation de la fonction f (x, y) = 2y − x sous les contraintes

 x2 + y 2 ≤ 1
x≥0

y≥0
on a trouv´ le maximant (0, 1).
e
(1) Quelle est la valeur de λ3 , le multiplicateur associ´ ` la troisi`me
e a
e
contrainte ?
(2) Les autres multiplicateurs en ce point sont λ1 = 2 et λ2 = 1.
Estimez la valeur maximale de f sous les contraintes

 x2 + y 2 ≤ 0.9
x≥0

y≥0

118

Maths II

  • 1.
    ECGE 1230 Math´matiques en´conomie et gestion e e Paul Henrard et Etienne Loute Seconde partie Analyse ou Calcul Diff´rentiel e des fonctions de plusieurs variables Ann´e acad´mique 2008/2009 e e R´daction : P.Henrard e
  • 2.
    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Chapitre 1 Notions de base Fonctions de plusieurs variables Repr´sentations g´om´triques e e e Limites et continuit´ e 1 2. 3. Nous abordons le d´but de l’analyse des fonctions de plusieurs variables r´elles e e a ` valeurs, soit dans R, soit dans Rp . La plupart des notions que nous verrons ont d´j` ´t´ ´tudi´es dans le cours Math´matique et Analyse de premi`re ann´e eaeee e e e e dans le cas particulier des fonctions de 2 variables ` valeurs dans R qui reste a le support graphique et intuitif du cas g´n´ral. On pourra donc se reporter au e e syllabus de ce cours. Nous revoyons ici les outils qui permettent de repr´senter e 3 une fonction de 2 variables dans l’espace habituel ( R ), ` savoir les sections a et, en particulier, les courbes de niveau, outils utilis´s intens´ment par la suite e e pour introduire et illustrer de nombreuses notions th´oriques. Nous revenons e ensuite sur les concepts de limites, de continuit´, de d´riv´es partielles et de e e e diff´rentiabilit´. e e La vision des repr´sentations g´om´triques dans R3 n’est pas simple ` acqu´rir. e e e a e Si cette maˆtrise n’est pas indispensable ` la compr´hension des mati`res de ı a e e l’analyse infinit´simale, elle donne cependant un avantage d´cisif en terme e e d’intuition et de vision globale. Tout effort pour y arriver est donc un investissement qui peut rapporter gros. 1
  • 3.
    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Les fonctions de plusieurs variables R´f´rences ee • Les fonctions de plusieurs variables S & B : § 8.1, pp. 173-177 Syll. Math.et An. Chap.3, § 3.1-3.2 pp. 49 ` 51 a • Repr´sentation des fonctions de deux variables e S & B : 8.1, 8.2 Syll. Math.et An. Chap.3, § 4 pp. 51 ` 59 a • Limites et continuit´ e S & B : 8.3 Syll. Math.et An. Chap.3, § 5 - 6 - 7 - 8 pp. 59 ` 70 a Les fonctions de plusieurs variables 1. Le Calcul matriciel nous a familiaris´ avec les fonctions de Rp dans Rq , mais e avec la restriction importante que les fonctions consid´r´es ´taient des applie e e cations lin´aires. Cette restriction n’est ´videmment plus de mise dans cette e e seconde partie. . Fonctions et applications 1.1. 1.1.1. Expliquez la phrase suivante (adapt´e du Syllabus de premi`re ann´e) e e e Une fonction de Rp dans Rq est un m´canisme Input-Output qui associe ` cere a tains p-uples (x1 , x2 , . . . , xp ) un q-uple (y1 , y2 , . . . , yq ) qui d´pend enti`rement e e et sans ambigu¨t´ des (x1 , x2 , . . . , xp ). ıe Que veulent dire les math´maticiens en disant que ce dispositif a un caract`re e e fonctionnel ? e 1.1.2. On parlait d’applications lin´aires, et maintenant de fonctions quelconques. Quelle distinction faut-il faire entre les applications et les fonctions ? 1.1.3. D´finissez le domaine (not´ dom f ), d’une fonction f de Rp dans Rq . e e ← D´f. e Pourquoi ne se pr´occupait-on pas du domaine des applications (lin´aires) ? e e Illustrations 1.1.a 2+2 = ? Donnez un exemple concret d’une fonction de R3 dans R2 qui ne soit pas une application lin´aire. e 2
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Les fonctions de plusieurs variables Composantes 1.2. 1.2.1. On donne la fonction de R2 dans R3 d´finie par e  2  x y − sin(x − y 3 ) . x5 + 3x3 y 2 f (x, y) =  2 2 log(x + y ) Que veut-on dire en disant que la donn´e de cette fonction correspond en fait e a ` la donn´e de trois fonctions de R2 dans R ? Quelles sont les trois fonctions e dont on parle ? 1.2.2. D´finissez ce que sont les composantes d’une fonction de Rp dans Rq . e Combien y en a-t-il ? En passant aux composantes, on obtient une v´ritable diminution de la come p plexit´ de l’examen des fonctions de R dans Rq . Presque tous les probl`mes, e e d´finitions, conditions, th´or`mes . . . sur les fonctions de Rp dans Rq peuvent e e e se ramener ` q probl`mes, d´finitions, conditions, th´or`mes . . . correspondants a e e e e pour les q composantes de la fonction. 1.2.3. D´montrez que le domaine d’une fonction de Rp dans Rq est l’intersection des e q.e.d. domaines de ses q composantes. Illustrations 1.2.a 2+2 = ? On consid`re l’application lin´aire correspondant ` la matrice e e a   1 2 3  3 2 1 . 4 5 6 Quelles sont ses composantes ? R´duction de la complexit´ e e 1.3. 1.3.1. Expliquez l’affirmation suivante faite dans le cours de premi`re ann´e. e e Une fonction de R2 dans R n’est jamais qu’une infinit´ de fonctions e de R dans R. Voyez comment l’on peut retrouver dans une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) des fonctions de une, deux , trois ou (p − 1) variables. Ici aussi, on a une r´duction de complexit´ puisque l’on passe d’une fonction e e p de R dans R ` des (mais une infinit´ de !) fonctions de R dans R. On ne a e s’´tonnera donc pas que cette r´duction soit bien moins efficace puisque l’on e e ne peut pas se permettre de ramener un probl`me, une d´finition, une condition e e 3
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Repr´sentations g´om´triques e e e ou un th´or`me ` une infinit´ de probl`mes, d´finitions, conditions, th´or`mes e e a e e e e e .... Nous essayerons cependant de tirer parti de ce type de r´duction chaque fois e que cela sera possible. Repr´sentations g´om´triques e e e Sections et courbes de niveau 2.1.1. Reportez-vous au syllabus de Math´matique et Analyse et au livre de r´f´rence e ee (S&B), pp. 177 ` 187. A partir de cette lecture, rappelez les d´finitions de a e – sections iso-x et iso-y, . . . des fonctions de R2 dans R ; – courbes de niveau des fonctions de R2 dans R. 2. 2.1. ← D´f. e ← D´f. e 2.1.2. Les graphes des sections iso-x, des sections iso-y et des courbes de niveau se repr´sentent naturellement dans un des plans suivants : celui des x, y, celui des e x, z ou celui des y, z. Quel graphe dans quel plan ? 2.1.3. Remarquez que les graphes des sections iso-x et des sections iso-y sont des graphes de fonctions. Pourquoi en est-il ainsi ? Voyez qu’il n’en est pas n´cessairement de mˆme pour les graphes des courbes e e de niveau. Donnez un exemple de fonction de R2 dans R dont les courbes de niveau ne sont pas des fonctions. Illustrations 2.1.a Pour la fonction z = x + y 2 , 2+2 = ? – Dessiner quelques sections iso-x, p.ex. x = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ; – Dessiner sections iso-y, p.ex. y = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ; – Donner une description g´om´trique du graphe de la fonction dans l’espace e e et en faire un croquis – Donner quelques courbes de niveau p.ex. z = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ; – Dessiner ces courbes de niveau sur le graphe de la fonction et dans le plan des x, y. 2.1.b Mˆmes questions pour la fonction z = x2 + y 2 . e 2+2 = ? 4
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Limites et continuit´ e Limites et continuit´ e D´finitions e 3. 3.1. 3.1.1. Reportez-vous au cours de premi`re ann´e. e e Pour une fonction f : Rn −→ R, d´finissez en termes intuitifs e – le domaine de f ; – l’adh´rence de ce domaine ; e – la limite de f en un point qui adh`re au domaine de f ; e – la continuit´ de f en un point a de son domaine. e 3.1.2. Expliquez pourquoi la notion de limite est d´finie pour les points qui adh`rent e e au domaine de f . Pourquoi pas uniquement pour les points du domaine de f ? Pourquoi pas pour les points qui n’adh`rent pas au domaine de f . e 3.1.3. Formalisez les notions pr´c´dentes. Donnez des d´finitions pr´cises des concepts e e e e ci-dessous en termes de distance, boules, ε et δ. – le point a adh`re au domaine de f ; e – b est la limite de la fonction f (x) quand x tend vers a – f est continue au point a de son domaine. Donnez ces d´finitions e – pour une fonction f de R dans R ; – pour une fonction f de R2 dans R ; – pour une fonction f de Rp dans R. Pr´cisez le contexte de chacune de ces d´finitions et les notations les plus e e fr´quentes. e ← D´f. e ← D´f. e ← D´f. e 3.1.4. Que faudrait-il faire pour d´montrer que la fonction +, d´finie par +(x, y) = e e x + y, est partout continue ? Il s’agit bien d’un th´or`me et il en va de mˆme pour les fonctions “diff´rence” e e e e x et “produit”. La fonction “quotient”, , est, elle, continue sur son domaine y (y = 0). Composantes 3.2. 3.2.1. G´n´ralisez les notions pr´c´dentes pour les fonctions de Rp dans Rq . e e e e Donnez, par exemple, la d´finition pr´cise en ε et δ de e e la limite de f (x), quand x tend vers a , est b ← D´f. e pour f une fonction de Rp dans Rq , a ∈ Rp et b ∈ Rq . 5
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Limites et continuit´ e 3.2.2. On a d´j` annonc´ que des concepts ` propos des fonctions de Rp dans Rq ea e a pouvaient souvent se ramener ` des concepts correspondants ` propos de leurs a a composantes. On peut ainsi d´montrer, par exemple, que e Une fonction f de Rp dans Rq est continue en un point a de son domaine si et seulement si chacune de ses composantes f1 , f2 ,. . . , fq est continue en a. ← Th. 3.2.3. Par d´duction, ou simplement par imitation, du th´or`me pr´c´dent, ´noncez e e e e e e un th´or`me liant la limite de f en un point a ` la limite de chacune de ses e e a composantes f1 , f2 ,. . . , fq en ce mˆme point. e ← Th. Illustrations  3.2.a 2+2 = ?  On donne la fonction f de R dans R3 d´finie par f (x) =  e x3 −1 x2 +2 sin x x x   . e Calculez lim x→0 f (x). Composition de fonctions 3.3.1. Dans le cas des fonctions de R dans R, on avait un th´or`me qui pouvait e e s’´noncer rapidement sous la forme suivante. e La compos´e de deux fonctions continues est une fonction continue e Ce th´or`me a ´t´ d´j` pr´cis´ et partiellement g´n´ralis´ en premi`re ann´e . e e ee ea e e e e e e e Pr´cisez et g´n´ralisez ce th´or`me pour le cas de la compos´e g ◦ f de f une e e e e e e p q q k fonction de R dans R et g une fonction de R dans R . 3.3. ← Th. ← Th. Le cas int´ressant est celui de la compos´e g ◦ f quand f est une fonction de e e Rp dans Rq et g est une fonction de Rq dans R. Pourquoi ? 3.3.2. Donnez un th´or`me correspondant pour les limites de compos´es de deux e e e fonctions. ← Th. Inspirez vous du th´or`me sur limites et composition ´tudi´ en premi`re ann´e. e e e e e e G´n´ralisez. e e 3.3.3. Reformulez, en le g´n´ralisant, le th´or`me cit´ dans le syllabus du cours e e e e e ”Math´matique et Analyse” : e Les fonctions des variables x1 , x2 , . . . , xp construites en composant des fonctions continues d’une ou plusieurs variables et des op´rations arithm´tiques, sont des fonctions continues sur tout leur e e domaine. Illustrez au moyen de quelques exemples. 6
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Limites et continuit´ e Illustrations 3.3.a 2+2 = ? D´montrez que la fonction f (x, y) = sin(xy) est partout continue. e Donnez lim (x,y)→(1,π) f (x, y). D´montrez que la fonction g(x, y, z) = exy cos(ln(1 + y 2 ) + z) est e partout continue. Donnez lim (x,y,z)→(2,0,π) g(x, y, z). 3.3.b 2+2 = ? Chemins particuliers 3.4. 3.4.1. Relisez d’abord ce qui a ´t´ ´crit ` ce propos dans le syllabus de premi`re ee e a e ann´e e Soit f une fonction de 2 variables et a = (a, b) ∈ R2 un point qui adh`re au e domaine de f . (1) D´finissez la notion de “chemin particulier passant par le point (a, b)”. e (2) Quelle proposition relie la limite de f en (a, b) ` la limite de f au-dessus a d’un chemin particulier passant par (a, b) ? Exprimez ce lien en terme de condition n´cessaire ou suffisante. e (3) Quelle est l’utilit´ pratique de cette proposition ? Permet-elle de mone trer l’existence de certaines limites ? (4) Permet-elle de montrer la non-existence de certaines limites ? Comment ? Illustrations 3.4.a On consid`re la fonction f (x, y) = e 2+2 = ? x2 xy . + y2 (1) Quel est le domaine de d´finition de f ? e (2) Que peut-on en conclure ` propos de la continuit´ de f ? Pourquoi ? a e (3) Calculez lim (x,y)→(1,0) f (x, y). (4) Etudiez le comportement de f sur les chemins particuliers y = 0, y = x, y = 2x,. . . . Que peut-on en conclure ` propos de lim (x,y)→(0,0) f (x, y) ? a (5) La fonction f admet-elle un prolongement continu en (0, 0) ? 7
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Limites et continuit´ e Th´or`me du coin¸age e e c 3.5. 3.5.1. Retrouvez d’abord ce th´or`me dans le paragraphe du syllabus de premi`re e e e ann´e consacr´ aux limites par coin¸age des fonctions de deux variables. e e c Ecrivez le th´or`me du coin¸age pour des fonctions de R2 dans R. e e c G´n´ralisez le th´or`me pour des fonctions de Rp dans R. e e e e ← Th. ← Th. 3.5.2. Expliquez pourquoi on ne peut ´crire un th´or`me de coin¸age que pour les e e e c fonctions de Rp dans R et pas pour les fonctions de Rp dans Rq . Expliquez aussi pourquoi ce n’est pas gˆnant. e Illustrations 3.5.a Dans le syllabus de premi`re ann´e, on d´montre par coin¸age que e e e c xy lim = 0. (x,y)→(0,0) x2 + y2 Imitez cette d´monstration pour d´montrer que e e xyz lim = 0. 2 + y2 + z2 (x,y,z)→(0,0,0) x 2+2 = ? 8
  • 10.
    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base D´finitions e D´finitions du Chapitre 1 e Domaine d’une fonction de Rp dans Rq Le domaine d’une fonction f de Rp dans Rq – not´ dom(f ) – e e semble des vecteurs x de Rp pour lesquels f (x) est d´fini. est l’en- Autrement dit dom(f ) = {x ∈ Rp | f (x) est d´fini } e Sections iso-x et iso-y Si z = f (x, y) est une fonction de R2 dans R, on obtient une fonction iso-x de f en fixant une valeur de x ( p.ex. x = a) et en consid´rant la fonction e z = f (a, y) qui est une fonction de la seule variable y. La “section iso-x ” correspondante est le graphe de cette fonction dans le plan des yz. Courbe de niveau Si z = f (x, y) est une fonction de R2 dans R, on obtient une courbe de niveau de f en fixant une valeur de z ( p.ex. z = c ) et en consid´rant, dans le plan e des xy, l’ensemble {(x, y) | f (x, y) = c} . En g´n´ral, ces points d´crivent une courbe dans le plan des x, y. Mais cette e e e courbe n’est pas (n´cessairement) le graphe d’une fonction, contrairement aux e sections iso-x ou iso-y. Point adh´rant - Adh´rence e e si A est une partie de Rp , on dit que le point a adh`re ` e a points de A aussi proche que l’on veut de a. A s’il existe des Autrement dit a adh`re ` A e a L’ adh´rence e ssi ∀ε > 0 ∃x ∈ A t.q. d(a, x) < ε. de A est l’ensemble des points qui adh`rent ` A. e a 9
  • 11.
    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base D´finitions e Limites Si f est une fonction de Rp dans Rq , et a un point qui adh`re ` dom(f ), alors e a on dit que b est la limite de f (x) quand x tend vers a, et on note b = lim f (x) x→a ssi ∀ε > 0 ∃ δ > 0 t.q. ∀x ∈ dom(f ) si d(x, a) < ε alors d(f (x), b) < δ . Continuit´ d’une fonction en un point e Si f est une fonction de Rp dans R, et a un point de dom(f ), alors on dit que f est continue au point a si f (a) est la limite de f (x) quand x tend vers a. Autrement dit f est continue au point a ssi ∀ε > 0 ∃ δ > 0 t.q. ∀x ∈ dom(f ) si d(x, a) < ε alors d(f (x), f (a)) < δ . Continuit´ d’une fonction e Une fonction f est dite continue (ou partout continue) si elle est continue en tous les points de son domaine. Chemin particulier Si f (x, y) est une fonction de R2 dans R, et a = (a, b) un point de dom(f ), alors un chemin particulier passant par le point a est une fonction y = φ(x) continue en a et telle que b = φ(a) ou une fonction x = ψ(y) continue en b et telle que a = ψ(b) . 10
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Principaux th´or`mes e e Principaux th´or`mes du Chapitre 1 e e Continuit´ des fonctions de Rp dans Rq : r´duction de complexit´ e e e p q Une fonction f de R dans R est continue en un point a de son domaine si et seulement si chacune de ses composantes f1 , f2 ,. . . , fq est continue en a. Autrement dit   f1 (x)  f2 (x)  f (x) =  .  est continue en a  .  . fq (x)   f1 (x) est continue en a   f2 (x) est continue en a ssi . .  .   fq (x) est continue en a Limite des fonctions de Rp dans Rq : r´duction de complexit´ e e Soit f une fonction de Rp dans Rq et a un point qui adh`re ` dom(f ). e a Alors, b est la limite de f (x) quand x tend vers a ssi cela est vrai composante par composante. Autrement dit b = lim f (x) x→a ssi  lim  b1 = x→a f1 (x)    b = lim f (x)  2 2 x→a . .   .    bq = lim fq (x) x→a Compos´e de fonctions continues e La compos´e de deux fonctions continues est une fonction continue. e Autrement dit Soit f une fonction de Rp dans Rq et g une fonction de Rq dans Rn . Si f est continue en a et si g est continue en b = f (a), alors la compos´e g ◦ f e est continue en a. Limite de compos´e e Soit f une fonction de Rp dans Rq et a un point qui adh`re ` dom(f ) tels que e a b = lim f (x) ; x→a et g une fonction de Rq dans Rn telle que b adh`re ` dom(g) et c = lim f (x). e a x→b Alors c = lim (g ◦ f )(x). x→a Autrement dit 11
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    2008 Analyse Ch. 1 Notionsde base Principaux th´or`mes e e Avec les hypoth`ses d’existence sous-entendues dans les ´critures, e e lim g(y) lim (g(f (x)) = x→a y → lim f (x) x→a Limite et chemins particuliers Soit f une fonction de R2 dans R, et (a, b) un point qui adh`re ` dom(f ). e a Si c est la limite de f (x) quand x tend vers (a, b), alors c est la limite de f (x) quand x tend vers (a, b) sur tous les chemins particuliers passant par (a, b). Autrement dit Dans le contexte d´crit, e si lim f (x) = c et si y = φ(x) est une fonction continue telle que φ(a) = b x→(a,b) (c.`-d. un chemin particulier passant par (a, b) ), a alors lim f (x, φ(x)) = c . x→a Th´or`me du coin¸age e e c Soit f , g et h trois fonctions de Rp dans R et a un point qui adh`re au domaine e des trois fonctions. Si la fonction h est coinc´e entre les fonctions f et g, e et si les limites de f et g quand x tend vers a existent et prennent la mˆme e valeur c, alors la limite de h quand x tend vers a existe elle aussi et vaut c. Autrement dit Avec les conditions d’adh´rence ci-dessus, e si et si alors ∀x f (x) ≤ h(x) ≤ g(x) ou g(x) ≤ h(x) ≤ f (x) lim f (x) = lim g(x) = c x→a x→a lim h(x) = c x→a 12
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Chapitre 2 D´riv´es et diff´rentielles e e e ´ D´riv´es partielles - Elasticit´s partielles e e e Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e R`gle de d´rivation en chaˆ (Chain rule) e e ıne D´riv´es d’ordre sup´rieur e e e 4. 5. 6. 7. R´f´rences ee • D´riv´es partielles e e S & B : 9.1, 9.2, 9.3 Syll. Math.et An. Chap.3, § 9 pp. 71 ` 73 a ´ • Elasticit´s partielles e Tout bon cours d’´conomie e S & B pp.199-200 • Diff´rentielle e • Gradient S & B : 9.4 Syll. Math.et An. Chap.3, § 10 pp. 74 ` 77 a S & B : pp. 305 et 306 S & B : pp. 608 et 613 Syll. Math.et An. Chap.3, § 4.4, pp. 57 ` 59 a Syll. Math.et An. Chap.3, § 10.6, pp. 78 et 79 • R`gle de d´rivation en chaˆ (Chain rule) e e ıne Rappels pour une variable Fonctions de plusieurs variables S & B : pp.75-80 S & B : pp.311-313 S & B : pp.211-214 13
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e • D´riv´es d’ordre sup´rieur e e e D´riv´es et ´lasticit´s partielles e e e e S & B : pp.215-220 S & B : pp.304-305 D´riv´es et ´lasticit´s partielles e e e e Nombres d´riv´es partielles e e 4. 4.1. e e e 4.1.1. Relisez d’abord le paragraphe du syllabus de premi`re ann´e consacr´ aux d´riv´es partielles des fonctions de deux variables. e e La mˆme mati`re est abord´e dans S & B , § 9.1 ` 9.3, pp. 195 ` 202, dans le e e e a a cas des fonctions de n variables. e e e a 4.1.2. D´finissez le “nombre d´riv´e partielle” d’une fonction f (x, y) par rapport ` la ∂f (a, b). variable x au point (a, b). Notez ce nombre ∂x Suggestion : Utilisez la fonction G(x) = f (x, b). 4.1.3. Donnez une interpr´tation g´om´trique de e e e par (a, b). ← D´f. e ∂f (a, b) dans le plan iso-y passant ∂x 4.1.4. Faites de mˆme (d´finition et interpr´tation) pour le nombre d´riv´e partielle e e e e e par rapport ` y. a Illustrations 4.1.a 2+2 = ? On donne f (x, y) = 4x3 − xy 2 . Calculez ∂f ∂f (1, 2) et (1, 2) . ∂x ∂y 4.1.b Est-ce qu’il y a toujours une d´riv´e partielle par rapport ` x, pour e e a n’importe quelle fonction, et en n’importe quel point ? Donnez un exemple simple d’une fonction qui n’admet pas de d´riv´e partielle e e par rapport ` x en un point. a 2+2 = ? 4.1.c Est-ce que les existences d’une d´riv´e partielle par rapport ` x et e e a d’une d´riv´e partielle par rapport ` y sont li´es ? e e a e Donnez un exemple d’une fonction simple qui, en un point, admet une d´riv´e e e partielle par rapport ` une variable et pas par rapport ` l’autre. a a 2+2 = ? 14
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´riv´es et ´lasticit´s partielles e e e e Fonctions d´riv´es partielles e e 4.2.1. Pour une fonction f (x, y) de R2 dans R, d´finissez les deux fonctions d´riv´es e e e ∂f ∂f partielles (x, y) et (x, y). ∂x ∂x 4.2.2. Comment calcule-t-on en pratique les fonctions d´riv´es partielles ? e e 4.2. ← D´f. e 4.2.3. Comment calcule-t-on en pratique les nombres d´riv´es partielles ? e e 4.2.4. G´n´ralisez les notions ci-dessus au cas des fonctions de trois variables ou plus. e e – D´finissez les nombres d´riv´es partielles d’une fonction f (x, y, z) de trois e e e variables, ou d’une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) de p variables. ← D´f. e Ramenez-vous ` des nombres d´riv´es de fonctions d’une variable. Lesa e e quelles ? Pr´cisez bien le contexte, les ´critures, les notations, . . . e e – D´finissez les fonctions d´riv´es partielles d’une fonction f (x, y, z) de trois e e e variables, ou d’une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) de p variables. ← D´f. e Combien y a-t-il de fonctions d´riv´es partielles ? Combien chacune a-te e elle de variables ? Illustrations 4.2.a 2+2 = ? Pour la mˆme fonction f (x, y) = 4x3 −xy 2 qu’au paragraphe pr´c´dent, e e e ∂f ∂f calculez (a, b) et (a, b) en un point quelconque (a, b) de R2 . ∂x ∂y Les d´riv´es partielles comme limites e e 4.3.1. D´finissez le nombre d´riv´e partielle comme une limite. e e e 4.3. ← D´f. e Rappelez-vous de la d´finition en terme de limite du nombre d´riv´e d’une e e e fonction d’une variable. De l`, passez aux fonctions de 2, 3 ou p variables. a Illustrations 4.3.a 2+2 = ? On donne la fonction f de R3 dans R d´finie par e  4 3 2  x +y +z si (x, y, z) = (0, 0, 0) x2 + y 2 + z 2 f (x, y, z) =  0 si (x, y, z) = (0, 0, 0) 15
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´riv´es et ´lasticit´s partielles e e e e Calculez, si elles existent, les trois d´riv´es partielles de f en (0, 0, 0). e e Divers 4.4. 4.4.1. Relevez diff´rentes notations pour les d´riv´es partielles. e e e e e 4.4.2. Qu’est-ce qui est “partiel ” dans une d´riv´e partielle ? 4.4.3. Les ´conomistes parlent souvent d’´tudier le lien entre des variations de deux e e variables ´conomiques “toutes autres choses restant ´gales” (en latin Ceteris e e paribus sic stantibus ou en abr´g´ Ceteris paribus). e e Comment retrouve-t-on ce concept dans le contexte des d´riv´es partielles ? e e 4.4.4. Quelle diff´rence faut-il faire entre les notations e df ∂f et ? dx ∂x 4.4.5. Comment reconnait-on sur le graphe des courbes de niveau d’une fonction de deux variables les grandes ou les petites valeurs de ses d´riv´es partielles ? e e Illustrations 4.4.a Le graphe ci-contre donne des courbes de niveau d’une fonction f de R2 dans R. 2+2 = ? y 0 2 1 2 1. A partir de ce graphe, faites un croquis du graphe de la fonction G(x) = f (x, 1). 1 2 3 4 2. A partir ce nouveau graphe, donnez une ´valuation de la valeur de e 1 3 4 ∂f (1, 1) ∂x 1 2 x et de ∂f (2, 1). Donnez-en au ∂x moins le signe et une estimation de la valeur absolue. 3. Faites un croquis de la fonction G (x) = 4. Donnez aussi une ´valuation de e ∂f (1, 1) ∂y ∂f (x, 1). ∂x et de ∂f (1, 2). ∂y 16
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e ´ Elasticit´s partielles e 4.5. e a e e 4.5.1. Consultez un livre d’´conomie ` propos de l’´lasticit´ (pour les fonctions d’une variable). Voyez par exemple ce que S & B en disent dans un contexte ´conomique e (pp.199-200). 4.5.2. Pour une fonction z = f (x1 , x2 , . . . , xp ) de p variables, interpr´tez le concept e de “ l’´lasticit´ de z par rapport ` une des variables” (p.ex. x2 ), toutes autres e e a choses restant ´gales. e e e e a 4.5.3. D´finissez l’´lasticit´ (partielle) de z par rapport ` la variable xi . ← D´f. e Illustrations 4.5.a 2+2 = ? Pour la fonction z = x2 x3 x4 , calculez les ´lasticit´s partielles de z e e 1 2 3 par rapport ` chacune des trois variables, au point (1, 2, −1). a Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e La diff´rentielle e 5. 5.1. 5.1.1. Relisez d’abord le paragraphe du syllabus de premi`re ann´e consacr´ aux e e e diff´rentielles des fonctions de deux variables. Lisez le paragraphe 9.4 de S & e B (pp. 203-207) intitul´ “Diff´rentielle totale”. e e 5.1.2. On consid`re une fonction z = f (x) = f (x, y) et un point a = (a, b) de son e domaine. On cherche ` comprendre comment la variable z s’accroit ou diminue par a rapport ` f (a, b), quand x et y varient par rapport ` a et b respectivement. a a On notera h l’accroissement (ou la diminution) de x par rapport ` a. Quelle a est l’´quation qui lie x et h ? e (Est-ce x + a + h = 0, x + a = h, x = a + h ou x + h = a ?) On notera k l’accroissement (ou la diminution) de y par rapport ` b. Quelle a est l’´quation qui lie y et k ? e Exprimez maintenant l’accroissement de z par rapport ` f (a, b) correspondant a a ` un accroissement (h, k) de (x, y) par rapport ` (a, b). a 5.1.3. A partir de ce que vous venez de faire, donnez un sens ` l’expression a f (a + h, b + k) − f (a, b) ou f (a + h) − f (a) On pourrait la noter [∆(a,b) z](h, k) ou [∆(a,b) f ] (h, k). Pourquoi ? 17
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e 5.1.4. D´finissez pr´cis´ment la notion de diff´rentielle d’une fonction f (x, y) au point e e e e (a, b). ← D´f. e 5.1.5. Qu’appelle-t-on le quotient diff´rentiel ? e 5.1.6. Faites un relev´ de quelques notations usuelles pour d´signer la diff´rentielle. e e e La notation la plus fr´quente, et que nous utiliserons, est d(a,b) f (h, k), ou e da f (h). Mais, en utilisant la mˆme logique que celle qui nous a fait ´crire [∆(a,b) f ](h, k), e e on pourrait plus prudemment ´crire [d(a,b) f ](h, k). e O` est est la nuance ? Elle est dans la d´finition et l’ordre des “op´rations” u e e que l’on effectue. A partir de la fonction f et du point (a, b) on construit une autre fonction [d(a,b) f ]. C’est cette nouvelle fonction que l’on applique ensuite ` la variable a d’accroissement (h, k). La notation d(a,b) f (h, k) peut laisser croire que c’est la fonction f qui est appliqu´e ` la variable (h, k) pour donner f (h, k), et qu’ensuite une myst´rieuse e a e op´ration d(a,b) est appliqu´e au r´sultat (un nombre r´el !) pour donner d(a,b) f (h, k) ; e e e e ce qui, dans ce cas, serait mieux ´crit d(a,b) [f (h, k)] mais n’a pas de sens. e 5.1.7. Interpr´tez la diff´rentielle comme approximation lin´aire de la fonction diff´rence. e e e e 5.1.8. Donnez un sens pr´cis ` l’´criture e a e f (a + h, b + k) ≈ f (a, b) + d(a,b) f (h, k). ← Th. Illustrations 5.1.a On pose f (x, y) = 3x(y − 2)2 et (a, b) = (2, 3). 2+2 = ? – – – – Calculez concr`tement la fonction [∆(a,b) f ](h, k). e D´veloppez et ´crivez la sous la forme d’un polynˆme en h et k. e e o Ce polynˆme n’a pas de terme ind´pendant. Pourquoi ? o e Il y a donc dans ce polynˆme un terme en h, un terme en k, et des termes o de degr´ sup´rieur : en hk, en hk 2 , . . . , etc. Pour des valeurs petites de h et e e k, les termes de degr´ deux ou plus deviennent tr`s petits et n´gligeables e e e par rapport aux termes de degr´ 1. e A partir de l`, justifiez l’´criture a e [∆(2,3) z](h, k) ≈ 3h + 12k – Utilisez cette formule pour donner une valeur approch´e de f (2.03, 2.98). e Appliquez cette d´marche pour la fonction z = f (x, y) = 2x2 − y 3 e pr`s du point (2, 2), afin de construire un polynˆme du premier e o degr´ en h et k qui donne une bonne approximation de [∆(2,2) f ](h, k). e 5.1.b 2+2 = ? 18
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e Ces polynˆmes du premier degr´ qui approchent la fonction “diff´rence” [∆(a,b) f ](h, k) o e e sont “ la diff´rentielle” de f au point (a, b). e La m´thode de calcul utilis´e ci-dessus (pour des fonctions polynomiales) n’est e e pas g´n´ralisable. Mais la notion de ”diff´rentielle” l’est. e e e 5.1.c Sachant que la diff´rentielle de la fonction f (x, y) au point (1, 2) e est 3h + 6k, et que f (1, 2) = 6, donnez une approximation de f (0.9, 2.03). 2+2 = ? Diff´rentielle et d´riv´es partielles e e e 5.2. 5.2.1. Donnez le lien entre les coefficients de la diff´rentielle et les d´riv´es partielles. e e e 5.2.2. Ecrivez ce lien sous la forme d’un th´or`me pr´cis, en donnant bien les hye e e poth`ses et la th`se. e e ← Th. 5.2.3. L’existence des d´riv´es partielles de f en a est-elle une condition n´cessaire, e e e suffisante ou n´cessaire et suffisante de l’existence de la diff´rentielle de f en e e a? 5.2.4. On parle de d´riv´es partielles et de diff´rentielle totale. Pourquoi ? e e e Illustrations 5.2.a Calculez la diff´rentielle de la fonction 3x3 e(y−2) en (2, 2). e 2+2 = ? Plan tangent 5.3.1. Ecrivez sous forme fonctionnelle ( z = t(x, y) ) l’´quation du plan tangent ` la e a surface z = f (x, y) au point (a, b, f (a, b)) en fonction des d´riv´es partielles de e e f en (a, b). 5.3. ← Th. 5.3.2. Ecrivez la mˆme ´quation en y faisant apparaˆ la diff´rentielle d(a,b) f . e e ıtre e 5.3.3. Le plan tangent ` la surface z = f (x, y) au point (a, b, f (a, b)) est un espace a affine. Quel est son plan directeur ? Illustrations 5.3.a 2+2 = ? Donnez l’´quation du plan tangent ` la surface z = x2 + y 3 au point e a (2, −1, 3). 19
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e Tangente ` une courbe de niveau - Gradient a 5.4. 5.4.1. On donne la fonction z = f (x, y) et le point a = (a, b) avec f (a) = c. – Ecrivez l’´quation du plan tangent au graphe de cette fonction au point e (a, b, c) sous une forme fonctionnelle z = T (x, y). – Ecrivez les ´quations des courbes de niveau ` hauteur c de la fonction e a f (x, y) et de la fonction T (x, y). – Que sont ces deux courbes l’une par rapport ` l’autre ? a – T (x, y) = c est un sous-espace affine. Donnez une ´quation cart´sienne e e de son sev directeur. – Quelle est la direction orthogonale ` ce sev ? a – Comment appelle-t-on ce vecteur ? 5.4.2. Relisez ce qui est dit ` propos du gradient dans le syllabus de premi`re candia e dature et dans S & B . 5.4.3. D´finissez le gradient d’une fonction f (x, y) en un point (a, b). e 5.4.4. Le vecteur gradient de la fonction f (x, y) au point (a, b) est not´ e f (a, b). Comment appelle-t-on le signe ? Quelle est l’origine de ce mot ? ← D´f. e (a,b) f ou 5.4.5. Quel est le lien entre le gradient et ce que l’on appelle “la plus grande pente ” ? O` sont le haut et le bas de cette pente ? u 5.4.6. Indiquez comment le gradient permet de distinguer la partie du plan o` f (x, y) > u c et celle o` f (x, y) < c de part et d’autre de la courbe de niveau f (x, y) = c. u Illustrations On donne la fonction z = f (x, y) = x2 + y 2 et le point a = (2, −1) avec c = f (a) = 5. Ecrivez l’´quation du plan tangent au graphe de cette fonction au point e (2, −1, 5) sous une forme fonctionnelle z = T (x, y). Dessinez sur un mˆme graphe les courbes de niveau ` hauteur 5 de la e a fonction f (x, y) et de la fonction T (x, y). Qu’y a-t-il de remarquable ? Expliquez le ph´nom`ne. e e T (x, y) = 5 est un sous-espace affine. Donnez une ´quation cart´sienne de e e son sev directeur. Quelle est la direction orthogonale ` ce sev ? a 5.4.a 2+2 = ? – – – – – On consid`re la fonction f (x, y) = x3 y 2 + exy . e On ne voit pas bien comment dessiner le graphe de la courbe de niveau ` hauteur 1. Pouvez-vous donner une id´e de son comportement pr`s a e e de (0, 0) ? 5.4.b 2+2 = ? 20
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e Les fonctions de p variables 5.5. 5.5.1. G´n´ralisez la notion de diff´rentielle au cas des fonctions de Rp dans R. e e e – Reprenez les ´critures en utilisant la variable x = (x1 , x2 , . . . , xp ), le point e a = (a1 , a2 , . . . , ap ) et l’accroissement h = (h1 , h2 , . . . , hp ) – D´finissez la fonction diff´rence [∆(a) f ](h). e e – D´finissez la fonction diff´rentielle d(a) f (h). e e – D´finissez le quotient diff´rentiel qui mesure la ” proximit´” de [∆(a) f ](a) e e e et d(a) f (h). – D´finissez l’expression “la fonction f est diff´rentiable au point a de son e e domaine ”. ← D´f. e 5.5.2. Donnez le lien entre les coefficients de la diff´rentielle d’une fonction de p vae riables en un point et les d´riv´es partielles de la fonction en ce point. e e Exprimez s’il s’agit d’une condition n´cessaire, suffisante ou n´cessaire et sufe e fisante. ← Th. 5.5.3. Pour que la diff´rentielle soit une notion utile, il faut que l’on soit sˆr de son e u existence pour une classe suffisamment large de fonctions et de points. Donnez une condition suffisante sur les d´riv´es partielles assurant la diff´e e e rentiablilit´ d’une fonction en un point. e ← Th. 5.5.4. Donnez les liens logiques entre les affirmations suivantes. Exprimez-les en terme de conditions n´cessaires et de conditions suffisantes. e – La fonction f est continue en (a, b). – La fonction f est diff´rentiable en (a, b) e – Les nombres d´riv´es partielles de f existent en (a, b) e e – Les fonctions d´riv´es partielles de f existent pr`s de (a, b) et sont contie e e nues en (a, b). ← Th. 5.5.5. G´n´ralisez la notion de gradient pour les fonctions de Rp dans R. e e ← D´f. e 5.5.6. Pour les fonctions de R3 dans R, que sont – les surfaces de niveau ? – le sous-espace affine tangent ` une de ces surfaces en un point ? a – la direction de plus grande pente ? – les vecteurs gradients ? Illustrations 5.5.a 2+2 = ? 2 Calculez la diff´rentielle en (1, 0, −2, 1) de f (x) = x2 cos(x1 x2 )ex3 +2x . e 1 Tirez-en une valeur approch´e de la fontion en (1.02, −0.03, −2.01, 0.98). e 21
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e Pour la fonction f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 , repr´sentez la surface de e 2+2 = ? niveau ` “hauteur” 14. a Donnez le plan tangent ` cette surface en (1, 2, 3). Donnez la direction de “plus a grande pente”. 5.5.b Lignes ou colonnes ? 5.6. Pour le Calcul Matriciel, nous avions convenu que les vecteurs de Rp , variables     x1 1  x2  ou constants comme a =  2 , se repr´sentaient sous comme x = e x3 3 la forme de vecteurs colonnes . Par contre, nous venons d’´crire plusieurs fois f (x) pour f (x1 , x2 , . . . , x3 ). Et e dans ce cas, ce (x1 , x2 , . . . , x3 ) se pr´sente comme un vecteur ligne. e Certains auteurs plus pointilleux recommandent d`s lors d’´crire syst´matiquement e e e t x pour (x1 , x2 , . . . , xp ), allant par exemple jusqu’` parler de la diff´rentielle de a e f (xt ) au point at = (1, 2, 3), ou au point a = (1, 2, 3)t . Mais nous ne les suivrons pas. Ce ne sera pas le seul exemple, tant en langue naturelle qu’en langage math´matique, o` l’usage consacre des mots ou des e u notations dont le sens varie avec le contexte. Nous serons donc attentifs ` utiliser avec soin les notations matricielles para tout o` ces notations se r´f`rent ` un contexte de calcul matriciel. Mais nous u ee a n’h´siterons pas ` utiliser avec quelque ambigu¨ e la notation usuelle f (x) pour e a ıt´ les fonctions de plusieurs variables, o` encore l’´criture a = (a1 , a2 , . . . , ap ) u e pour d´signer un vecteur de Rp . e D’ailleurs nous n’avions pas h´sit´, d´j`, ` parler d’une forme quadratique e e ea a q(x1 , x2 , . . . , xp ) = q(x) = xt Ax, en utilisant d’un cˆt´ q(x) sans trop se deoe mander si x y d´signait une ligne ou une colonne, mais de l’autre cˆt´, une e oe notation strictement matricielle xt Ax, o` x devait ˆtre interpr´t´ absolument u e ee comme une colonne. Fonctions de Rp dans Rq 5.7. On cherche ` g´n´raliser la notion de diff´rentielle au cas des fonctions de Rp a e e e dans Rq . 5.7.1. Assurez-vous des notations utilis´es dans ce cas. e Bien que nous continuerons ` utiliser l’abus d’´criture f (x), il faudra ˆtre a e e attentif, pour ´viter des confusions ult´rieures, ` noter en colonne les vecteurs e e a images. On aura ainsi 22
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e R`gle de d´rivation en chaˆ e e ıne   f1 (x)  f (x)   f (x) =  2  ...  fq (x) 5.7.2. Ecrivez la fonction diff´rence pour une fonction de Rp dans Rq . e e 5.7.3. Ecrivez le quotient diff´rentiel dans ce contexte Rp dans Rq . Attention ! La fonction diff´rence et la diff´rentielle sont ici des fonctions vectoe e rielles ` valeur dans Rq . Il en va de mˆme pour leur diff´rence et le num´rateur a e e e du quotient diff´rentiel est un donc vecteur. Pour exprimer que ce vecteur est e petit, on exprime que sa norme est petite. On est ainsi ramen´ ` un num´rateur ea e qui est un nombre r´el. e 5.7.4. D´finissez l’expression e “f (x) est diff´rentiable au point a e p quand f est une fonction de R dans Rq . 5.7.5. La diff´rentielle est dans ce cas une application de Rp dans Rq . Elle est donc e elle aussi faite de q composantes. Quel est le lien entre les composantes de la diff´rentielle de f et les diff´rentielles e e de ses composantes ? 5.7.6. Qu’appelle-t-on “matrice Jacobienne” d’une fonction f en un point a ? ← D´f. e ← Th. ← D´f. e 5.7.7. Pouvez-vous interpr´ter la jacobienne (d’une fonction f en un point a) comme e matrice repr´sentant une application lin´aire ? Laquelle ? e e Illustrations 5.7.a 2+2 = ? 5.7.b 2+2 = ? Calculez la diff´rentielle en (1, 2, 1) de la fonction e   x2 + y 2 z f (x, y, z) =  sin(x2 y) + 2x  4xy ln(x, z) La diff´rentielle est une application lin´aire, donc matricielle. e e Ecrivez la diff´rentielle calcul´e ` l’exercice pr´c´dent sous forme e e a e e matricielle. 5.7.c 2+2 = ? Calculez la matrice Jacobienne de la fonction de l’exercice pr´c´dent e e en un point (x, y, z) 23
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e R`gle de d´rivation en chaˆ e e ıne R`gle de d´rivation en chaˆ e e ıne Rappel pour les fonctions d’une variable 6. 6.1. 6.1.1. Revoyez le contexte et les r`gles de la d´rivation de fonctions compos´es pour e e e les fonctions d’une variable. Illustrations 6.1.a Ecrivez la fonction f (x) = sin(ln x) comme compos´e de deux fonce tions. Calculez la d´riv´e de cette compos´e en x = 1. e e e 2+2 = ? G´n´ralisation au cas de plusieurs variables e e 6.2. 6.2.1. D´crivez le contexte de la composition de fonctions pour des fonctions de e plusieurs variables. 6.2.2. Donnez des exemples concrets de compos´es g ◦ f , pour diff´rents cas. Par e e exemple quand • f est une fonction de R2 dans R et g une fonction de R dans R. • f est une fonction de R dans R3 et g une fonction de R3 dans R. • f est une fonction de R2 dans R2 et g une fonction de R2 dans R. • f est une fonction de R2 dans R3 et g une fonction de R3 dans R2 . 6.2.3. Reconnaissez-vous une composition de fonctions de ce genre dans l’´criture e f (x1 (u, v), x2 (u, v), x3 (u, v)) ? Imaginez des ´critures similaires pour chacun des cas de l’exercice pr´c´dent. e e e 6.2.4. Pour chacun des cas pr´cit´s, d´crivez le probl`me de la d´rivation partielle e e e e e et/ou de la diff´rentiation. e – Quelle diff´rentielle ou d´riv´es partielles recherche-t-on ? e e e – En quel point ? – A partir de quelles diff´rentielles ou d´riv´es partielles va-t-on les calculer ? e e e – En quels points ? 24
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e R`gle de d´rivation en chaˆ e e ıne Commentaire Pour la pratique, il sera surtout utile de pouvoir maˆ ıtriser les probl`mes de d´rivation en chaˆ dans quelques cas simples. Mais la voie e e ıne th´orique la plus directe pour y arriver consiste ` ´tudier le probl`me de la e a e e diff´rentielle dans son contexte le plus g´n´ral. C’est donc par l` que nous e e e a commen¸ons. c 6.2.5. On consid`re des fonctions f de Rp dans Rq et g de Rq dans Rs ; et a un point e p de R . Faites apparaˆ dans un sch´ma les ´l´ments suivants et les relations entre ıtre e ee eux. – f , a, f (a), da f ; – g, f (a), g(f (a)), df (a) g ; – g ◦ f , a, g ◦ f (a), da (g ◦ f ). 6.2.6. Dans le contexte de la question pr´c´dente, ´tudiez la signification du th´or`me e e e e e Si f est diff´rentiable en a et si g est diff´rentiable en f (a), alors g ◦ f est e e diff´rentiable en a. e De plus, la diff´rentielle de la compos´e g◦f en a est la compos´e des diff´rentielles e e e e de g en f (a) et de f en a. ← Th. ← Th. Donnez une ´criture symbolique du th´or`me. e e e Compl´tez-le par la description des points en lesquels les diff´rentes diff´rentielles e e e sont calcul´es. e 6.2.7. Le th´or`me pr´c´dent implique un lien entre les jacobiennes de f , g et g ◦ f e e e e (en des points bien choisis). Exprimez ce lien. Faites-le en d´tail pour une fonction f de R2 dans R3 et g de R3 dans R2 . e Commentaire Pour le calcul concret des d´riv´es partielles des fonctions e e compos´es, il suffit de maˆtriser le cas particulier o` f est une fonction de R e ı u q q dans R et g une fonction de R dans R. 6.2.8. f est une fonction de R dans Rq et g une fonction de Rq dans R. Explicitez les notations qui permettent d’´crire la compos´e sous la forme e e g(x1 (t), x2 (t), . . . , xq (t)). 6.2.9. Ecrivez la Jacobienne de f en a et la Jacobienne de g en f (a). q.e.d. Effectuez le produit de ces Jacobiennes et d´duisez-en la formule permettant e de calculer la d´riv´e par rapport ` t de g(x1 (t), x2 (t), . . . , xq (t)). e e a ← Th. 6.2.10. Pour des fonctions f de Rp dans Rq et g de Rq dans Rs , la Jacobienne de g ◦ f contient les d´riv´es partielles de chacune des s composantes gi ◦ f par rapport e e a ` chacune des p variables xj . Voyez comment chacune de ces s × p d´riv´es partielles peut se calculer en e e utilisant la formule vue ci-dessus. 25
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´riv´es d’ordre sup´rieur e e e Illustrations On donne les fonctions G(x, y) = (2x2 − y, −y 3 ) et F (u, v) = (u − v, u2 ) . Calculez les Jacobiennes de G(x, y) et F (u, v). Evaluez ces Jacobiennes aux points ad´quats pour pouvoir calculer la e Jacobienne de F (G(x, y)) au point (x, y) = (1, 1). Calculez cette Jacobienne. ∂F1 (G(x, y)) ∂F2 (G(x, y)) Tirez-en les valeurs de et ∂x ∂y au point (x, y) = (1, 1). 6.2.a 2+2 = ? (1) (2) (3) (4) On donne la fonction z = f (x, y) = (2x2 y−y) o` x et y d´pendent u e 2 d’une mˆme variable t par x(t) = 1 − t et y(t) = t − 2t2 . e d z(t) . (1) Utilisez la Chain Rule pour calculer dt (2) Effectuez la substitution de x(t) et y(t) dans f (x, y) pour obtenir une expression explicite de z(t). 6.2.b 2+2 = ? z(t) (3) Calculez d dt ` partir de cette expression et comparez avec le r´sultat a e obtenu en 1. 6.2.c Reprenez l’exercice 6.2.a ci-dessus et calculez la Jacobienne demand´e en calculant toutes les d´riv´es partielles de la fa¸on d´crite e e e c e en 6.2.9. et 6.2.10. 2+2 = ? D´riv´es d’ordre sup´rieur e e e D´finitions et notations e 7. 7.1. 7.1.1. Reprenez les concepts de d´riv´es seconde, troisi`me, . . . , pour les fonctions e e e d’une variable. 7.1.2. D´finissez les d´riv´es partielles secondes d’une fonction de Rp dans R. e e e ← D´f. e 7.1.3. Passez en revue les diff´rentes notations pour les d´riv´es partielles secondes. e e e Par exemple ∂( ∂f ) ∂2f 2 ∂x = = ∂yx f = fyx = fyx = Dyx f ∂y ∂y∂x Soyez attentif ` l’ordre des d´rivations indiqu´ par la notation. a e e 7.1.4. Qu’appelle-t-on “d´riv´es partielles secondes crois´es” d’une fonction de deux e e e variables ? Et pour une fonction de p variables ? ← D´f. e 26
  • 28.
    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´riv´es d’ordre sup´rieur e e e 7.1.5. D´finissez l’expression “f est une fonction de classe C 2 au point a”. e Que sont les fonctions de classe C 1 ? Et celles de classe C 0 ? 7.1.6. D´finissez les d´riv´es d’ordre sup´rieur (` 2) d’une fonction f de p variables. e e e e a ← D´f. e 7.1.7. Passez en revue les diff´rentes notations pour les d´riv´es partielles d’ordre e e e 3,4, . . . . 7.1.8. D´finissez les fonctions de classe C k . e ← D´f. e Illustrations 7.1.a 2+2 = ? 7.1.b 2+2 = ? Calculez les fonctions d´riv´es successives de ln(x). e e Calculez les nombres d´riv´es successives de ln(x) en x = 1. e e On donne la fonction f (x, y) = x2 y + y 3 + sin(x2 + y). Calculez les deux fonctions d´riv´es partielles ∂f (x, y) et e e ∂x ∂f (x, y). ∂y Il s’agit de nouvelles fonctions des deux variables x et y. Calculez les d´riv´es e e partielles de ces deux fonctions par rapport ` chacune de leur deux variables. a 7.1.c 2+2 = ? 7.1.d 2+2 = ? 7.1.e 2+2 = ? 7.1.f 2+2 = ? Combien de d´riv´es partielles secondes a une fonction de p vae e riables. Calculez les 9 fonctions d´riv´es partielles secondes de la fonction e e f (x, y, z) = xy 2 z 3 . Pour la mˆme fonction f (x, y, z) = xy 2 z 3 que ci-dessus, calculez e ∂3f ∂3f (x, y, z) et (2, 1, −1) . ∂z∂y∂z ∂z∂y∂z Combien de d´riv´es partielles d’ordre 3 a une fonction de p vae e riables ? Et ` l’ordre 4, 5, . . . n ? a Le th´or`me de Young e e 7.2.1. Dans l’exemple trait´ au 7.1.d., les d´riv´es secondes crois´es sont ´gales. e e e e e Expliquez pourquoi en ´non¸ant le th´or`me de Young. e c e e 7.2. ← Th. Expliquez la distinction : elles sont ´gales mais pas identiques. e 7.2.2. D´finissez la “matrice Hessienne” d’une fonction f de p variables en un point e a. Le th´or`me de Young se traduit par une propri´t´ de cette matrice. Laquelle ? e e ee ← D´f. e 27
  • 29.
    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´riv´es d’ordre sup´rieur e e e 7.2.3. G´n´ralisez le th´or`me de Young pour l’interversion de l’ordre des d´rivations e e e e e partielles jusqu’` l’ordre 3, 4, . . . . a ← Th. Illustrations 7.2.a 2+2 = ? 7.2.b 2+2 = ? Calculez la matrice Hessienne de la fonction de l’exercice 7.1.d. f (x, y, z) = xy 2 z 3 . Donnez H(x,y,z) et H(3,2,1) . L’exemple suivant montre qu’on ne peut pas se passer des hypoth`ses de continuit´ pour le th´or`me de Young. e e e e (1) On donne la fonction x3 y si (x, y) = (0, 0) x2 + y 2 f (x, y) =  0 si (x, y) = (0, 0).   (2) V´rifiez par le calcul que e  4 2 3  x + 3x y si (x, y) = (0, 0) ∂f (x2 + y 2 )2 (x, y) =  ∂x 0 si (x, y) = (0, 0) (3) V´rifiez par le calcul que e  5 3 2  x − x y si (x, y) = (0, 0) ∂f (x2 + y 2 )2 et (x, y) =  ∂y 0 si (x, y) = (0, 0). ∂2f (x, y) = 0 ∂y∂x et ∂2f (x, y) = 1. ∂x∂y (4) Commentez. 28
  • 30.
    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´finitions e D´finitions du Chapitre 2 e Nombre d´riv´e partielle e e Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R, et a = (a1 , a2 , . . . , ap ) un point de dom(f ), alors le nombre “d´riv´e partielle” de f par rapport ` sa premi`re variable en a, e e a e ∂f not´ e (a), ∂x1 est, s’il existe, le nombre d´riv´e au point a1 de la fonction d’une variable e e F (x1 ) = f (x1 , a2 , . . . , ap ). Autrement dit ∂f (x1 , x2 , . . . , xp ) d f (x1 , a2 , . . . , ap ) (a1 , a2 , . . . , ap ) = (a1 ) ∂x1 d x1 Autrement dit ∂f (x1 , x2 , . . . , xp ) f (a1 + h1 , a2 , . . . , ap ) − f (a1 , a2 , . . . , ap ) (a1 , a2 , . . . , ap ) = lim h1 →0 ∂x1 h1 On d´finirait de mˆme le nombre d´riv´e partielle de f (x1 , x2 , . . . , xp ) par e e e e rapport ` chacune de ses variables. a On dit que la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) est d´rivable en un point a si ses p e ∂f d´riv´es partielles ∂xi existent en ce point. e e Vecteur gradient Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R dont les d´riv´es partielles e e existent toutes au point a = (a1 , a2 , . . . , ap ) de dom(f ), alors le vecteur gradient de f en a, not´ a f est le vecteur des d´riv´es partielles de e e e f en a.  ∂f   ∂f  (a) ∂x1 ∂x1  ∂f   ∂f   ∂x2 (a)   ∂x2   =  af =  .   .  . . .    .  ∂f ∂f (a) ∂xp ∂xp (a) Le symbole se prononce nabla. 29
  • 31.
    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´finitions e Fonction d´riv´e partielle e e Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R, alors la fonction “d´riv´e partielle” de f par rapport ` sa premi`re variable en a, e e a e ∂f (x), not´e e ∂x1 est la fonction qui ` chaque point x de Rp fait correspondre, s’il existe, le a nombre d´riv´e de f par rapport ` sa premi`re variable en ce point. e e a e C’est donc aussi une fonction de Rp dans R. Elle n’est d´finie que pour les e points de dom(f ) en lesquels le nombre d´riv´e partielle est d´fini. e e e Elasticit´ - Elasticit´ partielle e e Si y = f (x) est une fonction de R dans R d´rivable en a, l’´lasticit´ de f par e e e rapport ` x au point a est le nombre a ε(f /x)(a) = f (a) ·a f (a) Si y = f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R d´rivable en a, e l’´lasticit´ de f par rapport ` xi au point a est le nombre e e a ∂f (a) ∂xi ε(f /xi )(a) = f (a) · ai Matrice Jacobienne On consid`re une fonction f de Rp dans Rq : e  f1 (x)  f2 (x)  f (x) =  .   .  .  fq (x) et a un point int´rieur au domaine de f . e La matrice Jacobienne, ou plus simplement la Jacobienne, de f au point a est la matrice q × p des d´riv´es partielles des fi au point a. e e    J(a) =    ∂f1 (a) ∂x1 ∂f2 (a) ∂x1 . . . ∂fq (a) ∂x1 ∂f1 (a) ∂x2 ∂f2 (a) ∂x2 ... ... . . . . . . ∂fq (a) . . . ∂x2 ∂f1 (a) ∂xp ∂f2 (a) ∂xp . . . ∂fq (a) ∂xp    =   ∂fi (a) . ∂xj 30
  • 32.
    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e On note souvent, plus simplement,  ∂f ∂f  ∂f 1 1 . . . ∂x1 ∂x1 ∂x2 p  ∂f2 ∂f2 ∂f   ∂x1 ∂x2 . . . ∂x2  p  J(a) =  . .  . . ... .  .  . .  . ∂fq ∂x1 ∂fq ∂x2 ... ∂fq ∂xp ∂1 f1 ∂2 f1  ∂1 f2 ∂2 f2 ou  . .  . . . . ∂1 fq ∂2 fq  D´finitions e  . . . ∂p f1 . . . ∂p f2  .  .  ... . . . . ∂p fq (a) (a) • La Jacobienne d’une fonction de Rp dans R est la matrice ligne des d´riv´es e e partielles de la fonction. Diff´rentielle des fonctions de Rp dans R e Si f (x1 , x2 , . . . , xp ) est une fonction de Rp dans R et a un point int´rieur au e domaine de f , alors la diff´rentielle de f , si elle existe, est une application lin´aire en les variables e e h1 , h2 , . . . , hp G(h) = b1 h1 + b2 h2 + . . . + bp hp qui approche la fonction diff´rence f (a1 +h1 , a2 +h2 , . . . , ap +hp )−f (a1 , a2 , . . . , ap ) e en ce sens que f (a + h) − f (a) − G(h) = 0. h→0 h lim La diff´rentielle de f en a, si elle existe, est not´e da f . Dans ce cas, on dit e e aussi que f est diff´rentiable en a. e • Si la fonction f est diff´rentiable en a, les coefficients b1 , b2 , . . . , bp de sa diff´rentielle e e sont les d´riv´es partielles de f en a. On peut donc dire que, si la diff´rentielle e e e existe, ce ne peut ˆtre que e da f (h) = ∂f ∂f ∂f (a) · h1 + (a) · h2 + . . . + (a) · hp ∂x1 ∂x2 ∂xp Diff´rentielle des fonctions de Rp dans Rq e Si f est une fonction de Rp dans Rq et a un f , on dit que l’ application lin´aire G de Rp dans Rq , e    G1 (h) b11 b12 . . .  G (h)   b21 b22 . . .  2   G(h) =  = . . . . . ... .   . . . bq1 bq2 . . . Gq (h) point int´rieur au domaine de e   b1p h1 b2p   h2  .   .  = Bh .  .  . . bqp hp 31
  • 33.
    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´finitions e est la diff´rentielle de f au point a ssi : e ||f (a + h) − f (a) − G(h)|| = 0. h→0 ||h|| lim e La diff´rentielle de f en a, si elle existe, est not´e da f . e e • Si f est diff´rentiable en a, alors B est la matrice Jacobienne de f . da f (h) = J(a) · h D´riv´es partielles d’ordre sup´rieur e e e Les fonctions d´riv´es partielles de la fonction f (x), ´tant ` leur tour des fonce e e a tions de Rp dans R, sont susceptibles d’ˆtre elles-mˆmes d´riv´es par rapport e e e e a ` chacune de leurs variables. On peut ainsi d´finir le nombre d´riv´e partielle seconde, ou d’ordre deux, par e e e rapport ` la variable xj puis xi en un point a a ∂i2j f (a) = ∂i ∂j f (a) = ∂2f ∂ (a) = ∂xi ∂xj ∂xi ∂f ∂xj comme la d´riv´e partielle par rapport ` xi de la fonction e e a 2 ∂ f On a donc (a) = ∂xi ∂xj lim h→0 ∂f (a1 , . . . , ai−1 , ai ∂xj + h, ai+1 , . . . , ap ) − (a) ∂f . ∂xj ∂f (a1 , . . . , ai−1 , ai , ai+1 , . . . , ap ) ∂xj h . • On peut aussi d´finir des fonctions d´riv´es partielles d’ordre deux, qui sont e e e elles-mˆmes des fonctions de Rp dans R. e • On peut d´finir des nombres et des fonctions d´riv´es partielles d’ordre 3, e e e d’ordre 4, et ainsi de suite. On a par exemple, ∂ ∂ ∂f ∂3f 3 = ∂213 f = ∂x2 ∂x1 ∂x3 ∂x2 ∂x1 ∂x3 obtenu en d´rivant f d’abord par rapport ` x3 , puis par rapport ` x1 et enfin e a a par rapport ` x2 . a • Si une fonction f de Rp dans R est d´rivable jusqu’` l’ordre k, elle admet e a 2 p d´riv´es partielles premi`res, p d´riv´es partielles d’ordre 2, p3 d´riv´es e e e e e e e partielles d’ordre 3, . . . et pk d´riv´es partielles d’ordre k. e e • Il faut bien distinguer les d´riv´es partielles obtenues en d´rivant par rapport e e e ∂2f aux mˆmes variables mais dans un ordre diff´rent. Ainsi, ∂x2 ∂x3 est obtenu e e par une op´ration diff´rente de celle permettant de calculer e e d´riv´es partielles sont donc a priori distinctes. e e ∂2f . ∂x3 ∂x2 Ces deux 32
  • 34.
    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e D´finitions e Classes de continuit´ : fonction de classe C k e Une fonction f de Rp dans R est dite ˆtre de classe C k en un point a e ssi toutes les fonctions d´riv´es partielles de f jusqu’` l’ordre k sont d´finies dans e e a e un voisinage de a et sont continues en a. Les fonctions de classe C 0 en a sont les fonctions continues en a. Une fonction de classe C k est aussi de classe C k−1 , C k−2 , . . . , C 1 et C 0 . 33
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Principaux th´or`mes e e Principaux th´or`mes du Chapitre 2 e e Diff´rentielle et d´riv´es partielles : condition n´cessaire e e e e Soit f une fonction de Rp dans R et a un point de dom(f ). Si f est diff´rentiable e en a, alors f est d´rivable en a et les coefficients de la diff´rentielle sont les e e d´riv´es partielles de f en a e e Autrement dit Si f est diff´rentiable en a, alors e ∂f ∂f ∂f da f (h) = (a) · h1 + (a) · h2 + . . . + (a) · hp ∂x1 ∂x2 ∂xp Diff´rentielle et continuit´ : condition n´cessaire e e e p Soit f une fonction de R dans R et a un point de dom(f ). Si f est diff´rentiable en a, alors f est continue en a . e Diff´rentielle et d´riv´es partielles : condition suffisante e e e Soit f une fonction de Rp dans R et a un point de dom(f ). Si toutes les fonctions d´riv´es partielles de f sont d´finies dans un e e e voisinage de a et sont continues en a, alors f est diff´rentiable en a. e Equation du plan tangent ` la surface z = f (x, y) a Soit f (x, y) une fonction de R2 dans R diff´rentiable au point a. e Le plan tangent ` la surface z = f (x, y) au point (a, b, f (a, b)) est donn´ par a e l’´quation fonctionnelle e ∂f ∂f (a, b) · (x − a) + (a, b) · (y − b) z = t(x, y) = f (a, b) + ∂x ∂y On peut y reconnaˆ l’´criture ıtre e z = t(x, y) = f (a, b) + d(a,b) f (h, k) o` d(a,b) f (h, k) est la diff´rentielle de f en (a, b) et h et k sont les accroissements u e h = (x − a) et k = (y − b). 34
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Principaux th´or`mes e e Diff´rentielle et approximation lin´aire e e Le rˆle de la diff´rentielle est de fournir une bonne approximation lin´aire (et o e e mˆme la meilleure possible) des valeurs de f pr`s du point a . e e On aura donc que f (a + h) ≈ f (a) + da f (h) Ou, plus pr´cis´ment, e e ∂f ∂f f (a1 + h1 , . . . , ap + hp ) ≈ f (a1 , . . . , ap ) + (a) · h1 + . . . + (a) · hp ∂x1 ∂xp Cette approximation est ´videmment d’autant meilleure que les hi sont petits. e Diff´rentielle d’une compos´e de fonctions e e p Soit f une fonction de R dans Rq et g une fonction de Rq dans Rs . Si e f est diff´rentiable en a et g est diff´rentiable en f (a), e alors la diff´rentielle de la compos´e g◦f en a est la compos´e des diff´rentielles e e e e de g en f (a) et de f en a. da (g ◦ f ) = (df (a) g) ◦ (da f ) . c.-`-d. a Jacobienne d’une compos´e de fonctions e Le th´or`me pr´c´dent peut ´videmment se traduire en terme de matrices e e e e e jacobiennes. Avec les mˆmes hypoth`ses que dans le t´or`me pr´c´dent, on a que e e e e e e la matrice Jacobienne de la compos´e g ◦ f en a est le produit des matrices e Jacobiennes de g en f (a) et de f en a. c.-`-d. a  ∂1 (g1 ◦ f ) ∂2 (g1 ◦ f ) . . . ∂p (g1 ◦ f )  ∂1 (g2 ◦ f ) ∂2 (g2 ◦ f ) . . . ∂p (g2 ◦ f )    . . . .   . . . . . . . . ∂1 (gs ◦ f ) ∂2 (gs ◦ f ) . . . ∂p (gs ◦ f ) a     ∂1 g1 ∂2 g1 . . . ∂q g1 ∂1 f1 ∂2 f1 . . . ∂p f1  ∂1 f2 ∂2 f2 . . . ∂p f2   ∂1 g2 ∂2 g2 . . . ∂q g2   . = . . . . . .  . .   .  . . . .  . . .  . . . . . . . . ∂1 fq ∂2 fq . . . ∂p fq a ∂1 gs ∂2 gs . . . ∂q gs f (a)  35
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    2008 Analyse Ch. 2 D´riv´eset diff´rentielles e e e Principaux th´or`mes e e Chain Rule : d´riv´es partielles dans les compos´es de fonctions e e e Les th´or`mes pr´c´dents permettent aussi le calcul des d´riv´es partielles des e e e e e e fonctions compos´es. e Dans la pratique, le cas particulier suivant permet de retrouver les autres. Soit f une fonction de R dans Rq , et g une fonction de Rq dans R, les deux fonctions ´tant suppos´es diff´rentiables aux points consid´r´s. e e e ee   x1 (t)  x2 (t)  e Si on note g(x1 , x2 , . . . , xq ), et f =  . , on peut ´crire  .  . xq (t) dg(x1 (t), x2 (t), . . . , xq (t)) = dt ∂g dx1 (t) ∂g dx2 (t) ∂g dxq (t) (x(t)) · + (x(t)) · + ... + (x(t)) · ∂x1 dt ∂x2 dt ∂xq dt Th´or`me de Young : interversion de l’ordre de d´rivation e e e Soit f (x, y) une fonction de R2 dans R et a un point de son domaine. Si alors f est de classe C 2 en a, on peut intervertir l’ordre des d´rivations partielles secondes de f ; e ∂2f ∂2f (a) = (a). ∂y∂x ∂x∂y c.-`-d. a Th´or`me de Young : g´n´ralisation e e e e On peut facilement g´n´raliser le th´or`me pr´c´dent aux cas de fonctions de e e e e e e plus de deux variables et de d´riv´es d’ordre sup´rieur ` 2. e e e a On aura, par exemple. Si alors c.-`-d. a et etc.. . . f (x, y, z) est de classe C 3 en a, on peut intervertir l’ordre des d´rivations partielles troisi`mes de f ; e e ∂3f ∂3f ∂3f (a) = (a) = (a) = . . . ∂x∂y∂z ∂x∂z∂y ∂y∂x∂z ∂3f ∂3f ∂3f (a) = (a) = (a) ∂x2 ∂z ∂x∂z∂x ∂z∂x2 36
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites Chapitre 3 Fonctions implicites R´f´rences ee • Fonctions implicites S & B : Ch. 22 Le th´or`me des fonctions implicites e e Vocabulaire 8. 8.1. 8.1.1. V´rifiez que vous comprenez les termes suivants : variables exog`nes, ind´pendantes, e e e libres ; variables endog`nes, d´pendantes, li´es. e e e Pr´cisez bien le contexte dans lequel apparaˆ ce vocabulaire. e ıt 8.1.2. Utilisez ce vocabulaire dans les situations suivantes : a. y = f (x) b. z = g(u1 , u2 , u3 ) c. t1 = t1 (v1 , v2 , v3 ) t2 = t2 (v1 , v2 , v3 ) 8.1.3. Que veulent dire les expressions suivantes ? – y est explicitement fonction de x – z d´pend fonctionnellement de u1 , u2 , u3 . e Donnez des contextes, ou des exemples, o` ces expressions ont un sens. u Premier cas : Un lien entre deux variables 8.2. On consid`re d’abord le cas o` deux variables, x et y par exemple, sont li´es e u e par une ´quation du type G(x, y) = 0. e On cherche ` savoir si cette relation ne d´finit pas “implicitement” une fonca e tion, en ce sens qu’elle pourrait s’identifier, au moins localement, ` une ´criture a e qui lierait “explicitement” y et x par une fonction, sous la forme y = φ(x) ou x = ψ(y). 37
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites 8.2.1. Reconnaissez que l’ensemble des points (x, y) qui v´rifient la relation e G(x, y) = 0 est la courbe de niveau, ` hauteur 0, de la fonction G(x, y). C’est a une courbe de l’ensemble des x, y. 8.2.2. D´finissez math´matiquement l’expression e e “L’application y = φ(x) est une explicitation de la relation G(x, y) = 0”. 8.2.3. D´finissez math´matiquement l’expression e e “L’application y = φ(x) est une explicitation locale de la relation G(x, y) = 0 pr`s du point (a, b)”. e ← D´f. e 8.2.4. Ce sont les explicitations locales qui nous int´resseront. e Pourquoi ? e 8.2.5. Commentez et pr´cisez la remarque suivante Pour que la relation G(x, y) = 0 puisse s’expliciter localement sous la forme y = φ(x) pr`s du point (a, b), il faut et il suffit que le graphe de la relation e puisse se confondre, dans un voisinage du point, avec celui d’une application. 8.2.6. Commentez et pr´cisez la remarque suivante. e Pour que la relation G(x, y) = 0 puisse s’expliciter localement sous la forme y = φ(x) pr`s du point (a, b), il faut et il suffit que e ← Th. ← Th. (1) la variable x puisse varier “librement” pr`s de (a, b) e (2) la variable y soit li´e “fonctionnellement” ` la variable x pr`s de (a, b). e a e c.-`-d. que pour tout x proche de a, il existe un et un seul y pour lequel a G(x, y) = 0. Illustrations 8.2.a Ecrivez des ´quations du type e 3 4xy − sin xy = 7 ou 5xy y − yez = sous la forme G(x, y, . . .) = 0. 2+2 = ? 3x cos yz x2 +y 2 +z 2 On consid`re la relation 3x + 7y − 27 = 0. e Montrez que, pour cette relation, x peut s’expliciter comme fonction de y, et y comme fonction de x. 8.2.b 2+2 = ? 8.2.c 2+2 = ? 8.2.d 2+2 = ? Montrez que, pour la relation x2 + y 2 = 1, on ne peut expliciter ni y en fonction de x, ni x en fonction de y. Expliquez bien pourquoi. On consid`re la relation x2 + y 2 = 1. e Donnez, si c’est possible, une sous la forme y = φ(x) pr`s des points e 38
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites suivants : a. b. c. d. e. (0, 1)√ √ ( 22 , 22 ) (1, 1) (0, −1) (1, 0) Les r´ponses sont oui - oui - non - oui - non. Si c’est oui, donnez une e explicitation ; si c’est non, expliquez pourquoi. On consid`re la relation x2 + y 2 = 0. e Quel est son graphe ? Cette relation ne peut pas s’expliciter localement pr`s de (0, 0). Pourquoi ? e Si vous ne pouvez r´pondre maintenant, passez aux questions suivantes. La e mˆme question reviendra plus tard. e 8.2.e 2+2 = ? 8.2.f Expliquez pourquoi, quand les variables x et y sont li´es par la e 2 relation x − y = 0 , la variable y ne peut pas varier librement pr`s de (0, 0). e 2+2 = ? 8.2.g Expliquez pourquoi, quand les variables x et y sont li´es par la e 2 2 relation x − y = 0 , la variable y n’est pas li´e fonctionnellement e a ` x pr`s de (0, 0). e 2+2 = ? 8.2.h 2+2 = ? La figure ci-contre repr´sente la e courbe d’´quation G(x, y) = 0 e Pr`s de quels points de la courbe e ne peut-on pas expliciter y en fonction de x ? Et x en fonction de y ? Justifiez chaque fois pourquoi il n’y a pas explicitation. y x Le th´or`me des fonctions implicites dans R2 e e 8.3.1. Enoncez tr`s pr´cis´ment le th´or`me des fonctions implicites dans le cas d’un e e e e e lien entre deux variables. Ecrivez le th´or`me pour le cas de l’explicitation de y en fonction de x et pour e e le cas de l’explicitation de x en fonction de y. 8.3. ← Th. 8.3.2. Constatez que le th´or`me des fonctions implicites n’est pas un th´or`me e e e e constructif. Il prouve l’existence d’une explicitation, sans la donner concr`tement. e Par contre, le th´or`me donne une information pr´cise sur la d´riv´e de l’exe e e e e plicitation. 39
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites 8.3.3. Constatez que le th´or`me des fonctions implicites donne seulement une condie e tion suffisante pour l’existence d’une explicitation. Il peut y avoir des cas o` le th´or`me n’est pas applicable, mais o` il y a quand u e e u mˆme explicitation. Donnez-en l’un ou l’autre exemple simple. e e 8.3.4. Soyez toujours attentif au fait que le probl`me des fonctions implicites et sa solution n’ont de sens que pr`s d’un point (a, b) qui satisfait la relation ´tudi´e e e e (c.-`-d. tel que G(a, b) = 0). a 8.3.5. D´finissez e – point singulier – point r´gulier e – courbe r´guli`re. e e ← D´f. e ← D´f. e ← D´f. e 8.3.6. Voyez qu’un point r´gulier est un point o` une au moins des explicitations est e u garantie par le th´or`me des fonctions implicites ; et qu’un point singulier est un e e point o` le th´or`me des fonctions implicites ne garantit aucune explicitation u e e (mais ne les interdit pas non plus). ← Th. Illustrations Examinez les relations y − x2 = 0 et y − x3 = 0 pr`s de (0, 0). e Y a-t-il explicitation de y en fonction de x ? de x en fonction de y ? Que raconte le th´or`me des fonctions implicites ? e e 8.3.a 2+2 = ? 8.3.b On donne la relation G(x, y) = 3xy + 2y − x2 − 5 = 0. 2+2 = ? (1) V´rifiez que cette relation est satisfaite au point (−1, −6). e (2) Dans ce cas particulier, on peut donner de mani`re effective une exe plicitation y = Y (x) de cette relation. Calculez cette explicitation, sa fonction d´riv´e Y (x) et la valeur de cette d´riv´e en x = −1. e e e e ∂G ∂G (3) D’autre part, calculez (x, y) et (x, y) et leurs valeurs en (−1, −6). ∂x ∂y (4) Le th´or`me des fonctions implicites garantit-il que la relation G(x, y) = e e 0 est explicitable sous la forme y = ψ(x) pr`s de (−1, −6) ? e dψ (5) Utilisez le th´or`me des fonctions implicites pour calculer e e (−1). dx (6) Comparez avec Y (−1). On consid`re la relation G(x, y) = x2 y 3 − 2x3 y + exy−1 = 0. On e ne peut pas dire grand chose, ` premi`re vue, du graphe de cette a e relation qui passe au moins par le point (1, 1). 8.3.c 2+2 = ? (1) Peut-on expliciter y = φ(x) pr`s de ce point ? e (2) Si oui, quelle est la d´riv´e de φ au point ad´quat ? e e e (3) Peut-on expliciter x = ψ(y) pr`s de ce point ? e 40
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites (4) Si oui, quelle est la d´riv´e de ψ au point ad´quat ? e e e (5) Quelle est la tangente au graphe de la relation au point (1, 1) ? (6) Comparez avec ce que le gradient pouvait vous apprendre sur cette tangente. (7) Donnez une valeur approch´e d’un y qui v´rifie la relation G(1.02, y) = e e 0. Deuxi`me cas : Un lien entre plusieurs variables e 8.4. Ce cas, o` l’on a une relation du type G(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0, n’est pas fondau mentalement diff´rent du premier cas. Il faudra ici faire le (bon) choix d’une e variable d´pendante (ou endog`ne), et la lier aux p − 1 autres variables supe e pos´es donc ind´pendantes ou exog`nes. e e e Le recours ` l’intuition g´om´trique devient ´videmment moins accessible quand a e e e il y a plus de deux variables en cause. 8.4.1. Enoncez tr`s pr´cis´ment le th´or`me des fonctions implicites dans le cas d’un e e e e e lien entre p variables. ← Th. 8.4.2. Reprenez le th´or`me pour le cas d’un lien entre 3 variables x, y et z. e e Ecrivez le th´or`me pour l’explicitation de x en fonction de y et z, pour l’exe e plicitation de y en fonction de x et z et pour l’explicitation de z en fonction de x et y. Illustrations On consid`re la relation x3 − x + 2x2 y − 3xyz + 3z = −1 qui est e satisfaite au point (1, 1, 2) . Quelle(s) variable(s) peut-on expliciter en fonction des autres pr`s de ce point ? e Sous quelle forme ? Donnez les d´riv´es (partielles ?) de chacune des explicitations possibles pr`s e e e de ce point. 8.4.a 2+2 = ? Plusieurs liens entre plusieurs variables 8.5. C’est ce que S & B appellent syst`me de fonctions implicites. e Le premier probl`me consiste ` savoir, dans ce cas, combien de variables poure a raient devenir ind´pendantes ou exog`nes et combien de variables d´pendantes e e e ou endog`nes. e Ensuite, il faudra g´n´raliser le th´or`me des fonctions implicites (pour choie e e e sir les variables endog`nes) et les formules de d´rivation (liant la variation des e e variables endog`nes ` celle des variables exog`nes.) e a e 41
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites 8.5.1. Un syst`me e   G1 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0   G2 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0 .  .  .  Gq (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0 de q liens entre k variables comprend q ´quations. e Pour exprimer la d´pendance de p variables endog`nes par rapport aux k − p e e autres variables, par exemple   x1 = φ1 (xp+1 , xp+2 , . . . , xk )   x2 = φ2 (xp+1 , xp+2 , . . . , xk ) .  .  .  xp = φp (xp+1 , xp+2 , . . . , xk ) il faut p ´quations. e S’il n’y a pas plus d’informations sur les k variables dans une ´criture que dans e l’autre, que peut-on en d´duire ` propos de q et p ? e a 8.5.2. Interpr´tez la fable suivante. e Au d´but du probl`me, il y avait k variables. Elles furent cr´´es libres et e e ee ind´pendantes, chacune pouvant varier ` son gr´ sans tenir compte des autres. e a e On disait que ce monde avait k degr´s de libert´. e e Puis vinrent les lois, au nombre de q. Chacune liait les variables entre elles par une ´quation de la forme Gi (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0. Chacune de ces lois supe primait un degr´ de libert´. e e Combien de degr´s de libert´ sont-ils rest´s apr`s la r´v´lation des lois ? e e e e e e Ensuite, le maˆtre du probl`me souhaita s´parer les variables en variables ı e e exog`nes et en variables endog`nes. Les variables exog`nes seraient enti`rement e e e e libres de varier ` leur gr´ (au moins localement) sans tenir compte les unes des a e autres. Elles disposeraient donc, chacune, d’un degr´ complet de libert´. Mais e e les variables endog`nes n’auraient aucune libert´, ´tant soumises aux variables e e e exog`nes auxquelles elles seraient li´es par des liens fonctionnels. e e Quel est le nombre des variables exog`nes ? Quel est le nombre des variables e endog`nes ? e 8.5.3. Retrouvez les notions de degr´ de libert´, de variables exog`nes et endog`nes, e e e e dans le cas d’un syst`me lin´aire homog`ne de k ´quations ind´pendantes ` n e e e e e a inconnues. 8.5.4. Enoncez tr`s pr´cis´ment le th´or`me des fonctions implicites dans le cas e e e e e g´n´ral de q liens entre k variables. e e Suggestion : pour exprimer plus facilement le th´or`me et faire apparaˆ les e e ıtre variables exog`nes et endog`nes, on pose k = p + q et on appelle x1 , x2 , . . . , xp e e les variables qui deviendront exog`nes et y1 , y2 , . . . , yq les variables qui deviene dront endog`nes. e ← Th. 42
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites 8.5.5. Quand on parle d’un syst`me de q fonctions implicites ` k variables, on suppose e a implicitement que p < k. Pourquoi ? 8.5.6. Qu’appelle-t-on point r´gulier d’un syst`me de q ´quations implicites ? e e e R´f´rez-vous ` l’existence, ou non, d’explicitation garantie par le th´or`me des ee a e e fonctions implicites. Illustrations 8.5.a 2+2 = ? On donne les relations xz 3 + y 2 v 4 = 2 xz + yvz 2 = 2 entre les variables (x, y, z, v). Calculez la matrice des d´riv´es partielles au point (1, 1, 1, 1). Pouvez-vous en e e extraire une sous matrice 2 × 2 inversible ? Le th´or`me des fonctions implicites permet-il d’en d´duire l’existence d’exe e e plicitation de certaines variables en fonction des autres au voisinage du point (1, 1, 1, 1) ? Lesquelles ? Pour une des explicitations possibles, calculez les d´riv´es partielles au point e e ad´quat (` pr´ciser). e a e 43
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites D´finitions e D´finitions du Chapitre 3 e Explicitation locale : une relation ` deux variables a Soient g une fonction de R2 dans R et a un point de R2 . L’application y = φ(x) est une explicitation locale de la relation g(x, y) = 0 au voisinage de a ssi g(a) = 0 et il existe un voisinage V de a tel que ∀(x, y) ∈ V g(x, y) = 0 ssi y = φ(x) . Explicitation locale : une relation ` p variables a Soient g une fonction de Rp dans R et a un point de Rp . L’application xp = φ(x1 , x2 , . . . , xp−1 ) est une explicitation locale de la relation g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 au voisinage de a ssi g(a) = 0 et il existe un voisinage V de a tel que ∀(x1 , x2 , . . . , xp ) ∈ V g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 ssi xp = φ(x1 , x2 , . . . , xp−1 ) . Explicitation locale : q relations ` p + q variables a Soient g1 , g2 , . . . , gq     Les applications    des fonctions de Rp+q dans R et a un point de Rp+q . y1 = φ1 (x1 , x2 , . . . , xp ) y2 = φ2 (x1 , x2 , . . . , xp ) . . . yq = φq (x1 , x2 , . . . , xp ) sont une explicitation locale au voisinage de a de la relation   g1 (x1 , x2 , . . . , xp , y1 , y2 , . . . , yq ) = 0   g2 (x1 , x2 , . . . , xp , y1 , y2 , . . . , yq ) = 0 .  .  .  gq (x1 , x2 , . . . , xp , y1 , y2 , . . . , yq ) = 0 ssi g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0 et il existe un voisinage V de a tel que ∀(x, y) ∈ V g1 (x, y) = g2 (x, y) = . . . = gq (x, y) = 0 ssi y1 = φ1 (x) et y2 = φ2 (x) . . . et yq = φq (x) . 44
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites D´finitions e Point r´gulier d’une relation f (x, y) = 0 e Un point (a, b) est un point r´gulier de la relation f (x, y) = 0 si c’est un point e de la relation en lequel les d´riv´es partielles de f existent et ne sont pas toutes e e les deux nulles. Autrement dit   f (a, b) = 0 est d´fini e (a, b) est un point r´gulier de f (x, y) = 0 ssi e (a,b) f  (a,b) f = 0 Point r´gulier d’une relation f (x1 , x2 . . . , xp ) = 0 e Un point a = (a1 , a2 , . . . , ap ) est un point r´gulier de la relation f (x) = 0 si e c’est un point de la relation en lequel f les d´riv´es partielles de f existent et e e ne sont pas toutes nulles. Autrement dit   f (a) = 0 est d´fini e a est un point r´gulier de f (x) = 0 ssi e af  af = 0 Point r´gulier : q relations ` k variables e a Soit g une fonction de Rk dans Rq et la relation g(x) = 0 qui peut aussi s’´crire e  g1 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0    g2 (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0 .  .  .  gq (x1 , x2 , . . . , xk ) = 0 Le point a est un point r´gulier de g(x) = 0 si c’est un point de la relation e en lequel la Jacobienne est d´finie et est de rang complet (= q) . e Autrement dit   g(a) = 0 Ja g est d´finie . e a est un point r´gulier de g(x) = 0 ssi e  r(Ja g) = q 45
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites Principaux th´or`mes e e Principaux th´or`mes du Chapitre 3 e e Th´or`me des fonctions implicite : une relation ` deux variables e e a Soit g(x, y) une fonction de R2 dans R de classe C 1 au voisinage de a = (a, b), et telle que g(a) = 0. Si ∂g (a) ∂y alors il existe une explicitation locale y = φ(x) de la relation g(x, y) = 0 = 0, au voisinage de a. et de plus, φ est d´rivable pr`s de a et e e dφ (x) = − dx ∂g (x, φ(x)) ∂x . ∂g (x, φ(x)) ∂y Th´or`me des fonctions implicites : une relation ` p variables e e a Soient g une fonction de Rp dans R de classe C 1 au voisinage de a, et telle que g(a) = 0. Si ∂g (a) ∂xp alors il existe une explicitation locale xp = φ(x1 , x2 , . . . , xp−1 ) de la relation g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 au voisinage de a. et de plus, les d´riv´es partielles de φ existent pr`s de a et e e e ∂φ = − ∂x1 ∂g ∂x1 ∂g ∂xp = 0, ∂φ = − ∂x2 ∂g ∂x2 ∂g ∂xp ... ∂φ = − ∂xp−1 ∂g ∂xp−1 ∂g ∂xp . On devrait ´crire plus compl`tement e e ∂φ (x1 , x2 , . . . , xp−1 ) = − ∂x1 ∂g (x1 , x2 , . . . , xp ) ∂x1 ∂g (x1 , x2 , . . . , xp ) ∂xp 46
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    2008 Analyse Ch. 3 Fonctionsimplicites Principaux th´or`mes e e Th´or`me des fonctions implicites : q relations ` p + q variables e e a Soient g1 , g2 , . . . , gq des fonctions r´elles des p + q variables x1 , x2 , . . . , xp , e y 1 , y2 , . . . , y q . On suppose que ces fonctions sont de classe C 1 au voisinage de a et telles que g1 (a) = 0, g2 (a) = 0, . . . , gq (a) = 0.  ∂g1  ∂g (a) . . . ∂y1 (a) ∂y1 q   . . . ∂g . . . Si la matrice ( ∂y )(a) =   est inversible, . . . ∂gq (a) ∂y1 ... ∂gq (a) ∂yq alors il existe une explicitation locale y1 = φ1 (x) , y2 = φ2 (x) , . . . , yq = φq (x) de la relation g1 (x, y) = 0, . . . , gq (x, y) = 0 au voisinage de a et de plus, les d´riv´es partielles des φi existent au voisinage de a et e e  ∂φ1 ∂x1  .  . . ∂φq ∂x1 ... . . . ... ∂φ1 ∂xp   ∂g1 ∂y1 .  = −  . .   . . . ∂φq ∂xp x ∂gq ∂y1 ... . . . ... ∂g1 ∂yq −1  .  .  . ∂gq ∂yq ∂g1 ∂x1  .  . . (x,y) ∂gq ∂x1 ... . . . ... ∂g1 ∂xp  .  .  . ∂gq ∂xp . (x,y) 47
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Chapitre 4 Polynˆmes de Taylor o Optimisation libre Polynˆmes de Taylor o Optimisation libre 9. 10. R´f´rences ee • Polynˆmes de Taylor o Rappels pour une variable S & B : pp.856-861 Syllabus de Math´matique et Analyse, pp. 8-15 e Fonctions de plusieurs variables S & B : pp.861-865 • Optimisation libre Rappels pour une variable Fonctions de plusieurs variables S & B : pp.53-61 S & B : Ch. 23-pp.639-648 Polynˆmes de Taylor o Rappels pour les fonctions d’une variable 9. 9.1. 9.1.1. Revoyez la th´orie et la pratique des polynˆmes de Taylor pour les fonctions e o d’une variable. 9.1.2. Qu’appelle-t-on le “reste ” d’un polynˆme de Taylor ? o Donnez-en une expression. Voyez que dans certains cas on peut d´terminer le signe de ce reste pour de e petites valeurs de l’accroisement h. 9.1.a 2+2 = ? Calculez le polynˆme de Taylor d’ordre 3, 4, 5 et 6 de f (x) = cos(x) o pr`s de 0. e 48
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Optimisation libre Donnez chaque fois l’expression du reste correspondant. Peut-on d´terminer le signe de ces restes ? e Qu’est-ce que cela signifie ? e o e 9.1.3. Quelle est l’utilit´ des polynˆmes de Taylor ? Dans les applications concr`tes ? Comme outil th´orique ? e Retrouvez leur utilisation dans la th´orie des extr´mums de fonctions d’une e e variable. Illustrations 9.1.b V´rifiez sur quelques exemples que vous pouvez encore manipuler e les polynˆmes de Taylor des fonctions d’une variable. o Donnez par exemple les polynˆmes de Taylor d’ordre 5 pr`s de 0 de ex , cos x o e √ et 1 + x. √ Utilsez-les pour calculer une valeur approch´e de e0.1 et de 1, 21. e 2+2 = ? Fonctions de plusieurs variables 9.2.1. Ecrivez l’approximation de Taylor d’ordre 1 pour une fonction de trois variables f (x1 , x2 , x3 ) pr`s d’un point a = (a1 , a2 , a3 ). e - explicitement ; - en utilisant la diff´rentielle. e 9.2. ← D´f. e Appliquez la formule ci-dessus pour calculer le polynˆme d’ordre 1 pr`s de o e 2 2y+z−1 (−1, 0, 1) de la fonction f (x, y, z) = x e 9.2.2. Donnez une expression du reste (d’ordre 2) de ce polynˆme d’ordre 1. Exprimezo le comme une forme quadratique en utilisant la Hessienne. ← D´f. e Donnez concr`tement ce reste pour l’exemple pr´c´dent. e e e 9.2.3. Ecrivez l’approximation de Taylor d’ordre 2 pour une fonction de trois variables f (x1 , x2 , x3 ) pr`s d’un point a = (a1 , a2 , a3 ). e - explicitement ; - en utilisant la diff´rentielle et la Hessienne. e Appliquez la formule ci-dessus pour calculer le polynˆme d’ordre 2 pour l’exemple o d´j` trait´ plus haut. ea e Illustrations 9.2.a Calculez le polynˆme d’ordre 2 pr`s de (1, 0) de la fonction xex−y−1 . o e 2+2 = ? 49
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Optimisation libre Optimisation libre 10. Le mot optimisation est utilis´ par les ´conomistes pour parler de la e e recherche d’extr´mums, maximums ou minimums, de fonctions. Pourquoi ? e Avez-vous un commentaire ? Fonctions d’une variable 10.1. 10.1.1. Revoyez la th´orie des extr´mums des fonctions d’une variable. e e e e • Donnez des d´finitions pr´cises des notions de minimum, maximum, global ou local, strict ou non, pour les fonctions d’une variable. N’oubliez pas de parler du domaine de la fonction, des voisinages du point . . . • Retrouvez les th´or`mes principaux qui concernent ces notions. e e Distinguez bien • les conditions n´cessaires et les conditions suffisantes ; e • les conditions de premier ordre et les conditions de second ordre (ou mˆme e sup´rieur) ; e • l’int´rieur et les bords du domaine ; e • les points o` la d´riv´e existe et les autres ; u e e • les extr´mums locaux et les extr´mums globaux. e e Fonctions de plusieurs variables - Conditions n´cessaires e 10.2. 10.2.1. D´finissez math´matiquement l’expression e e a d´termine un maximum global de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xn ). e ← D´f. e 10.2.2. Faites de mˆme pour maximum local, minimum global et minimum local. e Distinguez aussi le cas d’un extremum strict. ← D´f. e 10.2.3. Pourquoi ne fait-on pas de th´orie des extr´mants pour des fonctions de Rp e e dans Rq ? 10.2.4. Montrez que si a = (a1 , a2 , . . . , an ) d´termine un maximum local de la fonction e q.e.d. f (x1 , x2 , . . . , xn ), alors a1 d´termine un maximum local de la fonction d’une e variable g1 (x) = f (x, a2 , . . . , an ). ← Th. 10.2.5. Voyez que l’on peut d´duire de la remarque pr´c´dente le th´or`me suivant. e e e e e q.e.d. Si a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles e e e existent, et si a d´termine un maximum local de la fonction f , e alors g1 (a1 ) = ∂f (a) ∂x1 = 0. 50
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Optimisation libre 10.2.6. Voyez que le mˆme raisonnement peut s’appliquer aux autres variables pour e arriver au th´or`me suivant. e e e e e Si a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles existent, et si a d´termine un maximum ou un minimum local de la fonction f , e  ∂f  ∂x1 (a) = 0    ∂f  (a) = 0 ∂x2 alors .  .    ∂f .  (a) = 0 ∂xn ← Th. 10.2.7. Remarquez que le th´or`me pr´c´dent fournit des “conditions n´cessaires d’exise e e e e tence d’extr´mums”, et qu’il s’agit de “conditions du premier ordre ”. e Qu’est-ce que cela veut dire ? 10.2.8. D´finissez les points stationnaires de la fonction f . e ← D´f. e 10.2.9. Le th´or`me ci-dessus donne-t-il des informations (lesquelles ?) sur l’existence e e d’extr´mums locaux de la fonction f pour les cat´gories de points suivantes ? e e • les points stationnaires • les points o` les d´riv´es partielles de f ne sont pas toutes d´finies u e e e • les points du bord du domaine de f Peut-on trouver des extr´mums en d’autres points que ceux cit´s ci-dessus ? e e 10.2.10. Reprenez les informations ci-avant sous la forme d’un th´or`me qui commene e cerait par Les extr´mums de f , s’il y en a, doivent ˆtre recherch´s parmi e e e les points suivants . . . ← Th. Illustrations 10.2.a 2+2 = ? Quels sont les points du domaine de la fonction z = 2x3 − 6xy + 3y 2 qui sont susceptibles de correspondre ` un extr´mants de la fonction ? a e 10.2.b Quels sont les points du domaine de la fonction 2+2 = ? z = 1− x2 + y 2 qui sont susceptibles de correspondre ` un extr´mant de la fonction ? a e Faites d’abord un croquis du graphe de la fonction. Pour cela, commencez par faire un croquis du graphe de la fonction d’une variable √ z = 1 − x2 = | 1 − | x | | 51
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Optimisation libre A quoi correspondent les points qui sont des extr´mants manifestes de cette e fonction ? Variations pour les rus´s - Paragraphe optionnel e 10.3. 10.3.1. La fonction z = f (x, x2 , . . . , xp ) peut aussi se voir comme ´tablissant une relae tion G(z, x1 , x2 , . . . , xp ) = f (x1 , x2 , . . . , xp ) − z = 0 entre les variables z, x1 , x2 ,. . . , xp . Il est ´vident que cette relation permet d’expliciter z en fonction des autres e variables. Comment ? Cela est confirm´ par le th´or`me des fonctions implicites. Comment ? e e e Peut-on aussi expliciter les (ou une des) variables xi en fonction de z et des autres xj ? Qu’en dit le th´or`me des fonctions implicites ? e e Si le point (a1 , a2 , . . . , ap ) d´termine un maximum c = f (a1 , a2 , . . . , ap ), alors e la variable z ne peut pas varier librement pr`s de c, puisqu’elle ne peut pas e prendre de valeur sup´rieure au maximum c. Pr`s de ce point, z ne peut donc e e pas ˆtre consid´r´ comme une variable ind´pendante. Il faut en conclure que, e ee e pr`s de ce point, on ne peut expliciter aucune des variables xi en fonction de e z et des autres xj . Comment cela se traduit-il ` travers le th´or`me des fonctions implicites ? a e e Comparez avec les conditions n´cessaires pour que (a1 , a2 , . . . , ap ) d´termine e e un maximum de f . Adaptez le raisonnement pour un minimum Fonctions de plusieurs variables - Conditions suffisantes 10.4. Dans ce qui va suivre, on utilisera la matrice Hessienne d’une fonction en la traitant comme une forme quadratique, et donc comme une matrice sym´trique. e On supposera donc que les d´riv´es partielles secondes existent et qu’elles sont e e continues de mani`re ` pouvoir utiliser le th´or`me de Young. e a e e N’oubliez donc pas, dans tous les th´or`mes que vous ´noncerez ci-dessous, de e e e rajouter l’hypoth`se e f est une fonction de classe C2 dans un voisinage du point a consid´r´. ee 10.4.1. Ecrivez la forme g´n´rale du polynˆme de Taylor d’ordre 1 d’une fonction e e o q.e.d. f (x, y, z) pr`s d’un point (a, b, c), avec le reste d’ordre 2 exprim´ comme une e e forme quadratique au moyen de la matrice Hessienne. Simplifiez cette ´criture en ajoutant l’hypoth`se que (a, b, c) est un point stae e tionnaire de f . Exprimez f (a + h, b + k, c + l) − f (a, b, c) ` partir de cette ´criture. a e 52
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Optimisation libre 10.4.2. Quelles conditions faut-il sur f (a + h, b + k, c + l) − f (a, b, c) pour que (a, b, c) d´termine un maximum global de f ? Et un minimum global ? e Quelles conditions faut-il sur f (a + h, b + k, c + l) − f (a, b, c) pour que (a, b, c) d´termine un maximum local de f ? Et un minimum local ? e Que faut-il changer dans le cas d’un extremum strict ? 10.4.3. L’existence d’un extr´mum en (a, b, c) est donc li´e (comment ?), au genre de e e la Hessienne de f en un point proche de (a, b, c). Et le genre de la Hessienne de f en un point proche de (a, b, c) est li´, par e continuit´, au genre de la Hessienne au point (a, b, c). e 10.4.4. Pr´cisez le lien cit´ ci-dessus entre le genre de la Hessienne de f en a et le e e genre de f en des points a + h assez proches de a ? Si Ha est DP alors Ha+h est aussi DP pour des a + h assez proches. Pourquoi ? 10.4.5. On a un th´or`me analogue pour des Ha de genre DN ou des Ha de genre e e IND. Enoncez le. ´ 10.4.6. Enoncez compl`tement le th´or`me donnant des conditions suffisantes de pree e e mier et de second ordre pour qu’un point stationnaire d’une fonction f de p variables d´termine un maximum local strict de f . e ´ Enoncez le th´or`me analogue pour le minimum. e e Et si la Hessienne est ind´finie ? e ← Th. ← Th. ← Th. 10.4.7. D´finissez les “points de selle ” ou “points de col ”. e Quelle est l’origine de ces expressions ? ← D´f. e Illustrations 10.4.a 2+2 = ? Reprenez la fonction z = 2x3 − 6xy + 3y 2 dont on a d´termin´ plus e e haut les points stationnaires (2.2.a). D´terminez maintenant si ces points donnent lieu ` un maximum, un minimum e a ou un point de selle de la fonction. Le cas ind´termin´ e e 10.5. 10.5.1. Par contre, on ne peut rien d´duire ` propos du genre de Ha+h dans le cas o` e a u Ha est de genre SDP ou SDN. Pourquoi ? Comparez avec ce que l’on avait dans le cas des fonctions d’une variable. On parle alors d’ind´termination ? Pourquoi ? e 53
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Optimisation libre On entend par l` que le th´or`me ne permet pas de d´terminer la nature du a e e e point en question, et pas que sa nature est intrins`quement ind´termin´e. e e e 10.5.2. On a dit ci-dessus que l’on ne pouvait rien d´duire sur le genre de Ha+h dans e le cas o` Ha est SDP (ou SDN). Ce n’est pas tout ` fait vrai. On a en effet u a Si Ha est SDP, alors Ha+h ne peut ˆtre que IND, SDP ou DP. e ´ Enoncez le th´or`me analogue pour le cas SDN. e e 10.5.3. Enoncez compl`tement le th´or`me donnant des conditions n´cessaires (de e e e e premier et) de second ordre pour qu’un point d’une fonction f de p variables d´termine un maximum local de f . e Et un minimum. ← Th. 10.5.4. On suppose que a est un point stationnaire d’une fonction f de classe C2 ` a l’int´rieur de son domaine. e Reprenez sous forme de tableau ce que l’on peut d´duire, ` propos de la pose a sibilit´ d’avoir un extremum en a, ` partir du genre de la matrice sym´trique e a e Ha . Illustrations 10.5.a 2+2 = ? Recherchez les minima, maxima et points de selle de la fonction x4 + x2 − 6xy + 3y 2 54
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre D´finitions e D´finitions du Chapitre 4 e Matrice Hessienne Soit f une fonction de Rp dans R d´rivable jusqu’` l’ordre 2 au point a. e a La matrice Hessienne de f en a est la matrice de toutes les d´riv´es partielles e e secondes de f en a (dans l’ ordre convenable). Autrement dit La matrice Hessienne de f (x) en a est la matrice  ∂2f ∂2f (a) . . . (a) ∂x1 ∂x2 ∂x2 1   ∂2f ∂2f (a) . . .  ∂x2 ∂x1 (a) ∂x2 2 Ha f =  . . .  . . .  . . .  2f 2f ∂ ∂ (a) ∂xp ∂x2 (a) . . . ∂xp ∂x1 ∂2f (a) ∂x1 ∂xp  ∂2f (a) ∂x2 ∂xp        . . . ∂2f (a) ∂x2 p C’est une matrice sym´trique (voir th´or`me de Young). e e e Polynˆmes de Taylor : rappel ` une variable, ordre k o a Pour une fonction f de R dans R de classe C (k+1) dans un voisinage du point a, le polynˆme de Taylor d’ordre k pr`s de a est le polynˆme en la variable o e o d’accroissement h f (a) 2 f (a) 3 f (k) (a) k Tk (h) = f (a) + f (a) h + h + h + ... + h 2 3! k! Le reste ( d’ordre (k+1) ) de ce polynˆme en ce point est l’expression o Rk+1 (h) = hk+1 (k+1) f (a + θh) (k + 1)! Polynˆmes de Taylor : plusieurs variables et ordre 1 o Pour une fonction f de Rp dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a, le polynˆme de Taylor d’ordre 1 pr`s de a est le polynˆme en la variable o e o d’accroissement h = (h1 , h2 , . . . , hp ) ∂f ∂f ∂f (a) h1 + (a) h2 + . . . (a) hp T1 (h) = f (a) + da f (h) = f (a) + ∂x1 ∂x2 ∂xp Le reste (d’ordre 2) de ce polynˆme en ce point est l’expression o 1 t R2 (h) = h H(a+θh) f h 2 C’est une forme quadratique. 55
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre D´finitions e Polynˆmes de Taylor : plusieurs variables et ordre 2 o Pour une fonction f de Rp dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a, le polynˆme de Taylor d’ordre 2 pr`s de a est le polynˆme en la variable o e o d’accroissement h = (h1 , h2 , . . . , hp ) T2 (h) = f (a) + da f (h) + 1 t h H(a)f h 2 Maximum global d’une fonction de Rp dans R Si f est une fonction de Rp dans R et a un point de dom f , on dit que a d´termine un maximum (global) de f ssi la valeur de f en a est sup´rieure e e (ou ´gale) ` la valeur de f en n’importe quel autre point du domaine. e a Autrement dit a d´termine un maximum (global) de f e ssi ∀x ∈ dom f f (x) ≤ f (a) On d´finira de mˆme la notion de minimum global . e e Minimum local d’une fonction de Rp dans R Si f est une fonction de Rp dans R et a un point de dom f , on dit que a d´termine un minimum local de f ssi il existe un voisinage de a tel que e la valeur de f en a est inf´rieure (ou ´gale) ` la valeur de f en n’importe quel e e a autre point du voisinage. Autrement dit a d´termine un maximum local de f e ssi ∃ V voisinage de a t.q. ∀x ∈ (V ∩ dom f ) f (x) ≥ f (a) On d´finira de mˆme la notion de maximum local . e e Point stationnaire d’une fonction de Rp dans R Si f est une fonction de Rp dans R d´rivable au point a de dom f , on dit que e a est un point stationnaire de f ssi toutes les d´riv´es partielles de f en a e e sont nulles. Autrement dit a est un point stationnaire de f ssi toutes les d´riv´es partielles de f en a existent et sont nulles e e ssi f (a) = 0 56
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre D´finitions e Point de selle Un point de selle d’une fonction de Rp dans R est un point stationnaire de f qui ne d´termine pas un extr´mum de f . e e 57
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Principaux th´or`mes e e Principaux th´or`mes du Chapitre 4 e e Th´or`me de Taylor : une variable, ordre k e e Si f est une fonction de R dans R de classe C (k+1) dans un voisinage de a, alors, quelque soit l’accroissement h, (tel que a + h reste dans le voisinage consid´r´), il existe un nombre θ, 0 < θ < 1, pour lequel ee f (a + h) = Tk (h) + Rk+1 (h) = f (a) + f (a) h + f (a) 2 h2 + f (a) 3! h3 + . . . + f (k) (a) k! hk + hk+1 (k+1) f (a + θh) (k+1)! Si h est petit, et k grand, et si on peut fixer des bornes ` f (k+1) (a + θh), a on pourra assurer que le reste (ou l’erreur) est petit et que le polynˆme de o Taylor fournit une bonne approximation de f (a + h). Th´or`me de Taylor : p variables, ordre 1 e e Si f est une fonction de Rp dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a, alors, quelque soit le vecteur d’accroissement h (tel que a + h reste dans le voisinage consid´r´), il existe un nombre θ, 0 < θ < 1, pour lequel ee t f (a + h) = T1 (h) + R2 (h) = f (a) + da f (h) + h H(a+θh) f h Extr´mum et extr´mum sur les sections e e Soit f une fonction de Rp et R. a = (a1 , a2 , . . . , ap ) d´termine un maximum (ou un minimum) local e Si de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ), alors a1 d´termine un maximum (ou un minimum) local de la fonction d’une e variable g1 (x) = f (x, a2 , . . . , ap ). Extr´mum et d´riv´es partielles e e e Du th´or`me pr´c´dent et avec les mˆmes notations, on peut d´duire que e e e e e e Si et si a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles e e e existent, a d´termine un extr´mum local de la fonction f , e e ∂f alors g1 (a1 ) = ∂x1 (a) = 0. Le mˆme raisonnement peut ´videmment s’appliquer aux autres variables. e e Ce qui permet d’arriver au th´or`me suivant. e e 58
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Principaux th´or`mes e e Extr´mum libre : Conditions n´cessaires de premier ordre e e Si a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles e e e existent, et si a d´termine un maximum ou un minimum local de la fonction f , e  ∂f  ∂x1 (a) = 0    ∂f  (a) = 0 ∂x2 alors .  .    ∂f .  (a) = 0 ∂xp Autrement dit et si a est un point int´rieur au domaine de f en lequel les d´riv´es partielles e e e existent, a d´termine un maximum ou un minimum local de la fonction f , e alors a est un point stationnaire de f . Si Extr´mums libres : o` les chercher ? e u On d´duit du th´or`me pr´c´dent que e e e e e les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction e e f de Rp dans R sont • les points qui ne sont pas ` l’int´rieur de dom f , c.-`-d. les points de la a e a fronti`re, ou sur le bord, du domaine ; e • les points o` les d´riv´es partielles de f n’existent pas toutes ; u e e • les points stationnaires. Extr´mums libres : Conditions suffisantes de second ordre e Soit f une fonction de Rp dans R. – Si a est un point stationnaire de f et que la matrice Hessienne de f en a est DP, alors a d´termine un minimum local de f . e – Si a est un point stationnaire de f et que la matrice Hessienne de f en a est DN, alors a d´termine un maximum local de f . e – Si a est un point stationnaire de f et que la matrice Hessienne de f en a est IND, alors a d´termine un point de selle de f . e 59
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    2008 Analyse Ch. 4 Optimisationlibre Principaux th´or`mes e e Extr´mums libres : Conditions n´cessaires de second ordre e e p Soit f une fonction de R dans R de classe C 2 dans un voisinage du point a. Si a d´termine un maximum local de f , e alors la Hessienne de f en a ne peut ˆtre que DN ou SDN . e On en d´duit que si le point a est un point stationnaire en lequel la Hessienne e est SDP, il ne peut d´terminer qu’un minimum ou un point de selle de f . e On peut ´videmment ´crire un th´or`me dual en changeant maximum en mie e e e nimum, DN en DP, . . . etc. 60
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    2008 Analyse Chapitre 5 Ch. 5Optimisation sous contraintes d’´galit´ e e Optimisation sous contraintes d’´galit´ e e R´f´rences ee • Optimisation sous contraintes d’´quations e • Analyse de sensibilit´ e Signification des multiplicateurs S & B : Ch. 24 pp.655-668 S & B : Ch. 25 pp.693-698 Extr´m´s sous contrainte d’´quations e e e 11. Comment ¸a s’´crit ? Ce n’est pas par n´gligence qu’il est ´crit d’une part c e e e “Optimisation sous contraintes d’´galit´” et un peu plus bas “Extr´m´s sous e e e e contrainte d’´quations”. e Nous avons d´j` attir´ votre attention sur la nuance que l’on devrait sans doute ea e faire (mais les textes ´conomiques ne la font jamais) entre “Optimisation” et e “Recherche d’extr´m´s”. Tout extremum n’est pas un optimum, cela est facilee e ment admis. Mais il est peut-ˆtre plus insidieux de laisser croire que l’optimum, e lui, correspond toujours ` un extremum d’une donn´e quantifiable du probl`me ! a e e Egalit´ ou ´quation ? La nuance est encore plus faible. On parlera plutˆt d’´quation e e o e quand l’´galit´ est une condition ` remplir, quelque chose qui est r´alis´ par e e a e e certaines valeurs seulement des variables du probl`me, ce qui serait le cas ici. e Mais ces conditions, qui sont ici des “contraintes”, s’expriment ´videmment e sous la forme d’ ´galit´s. e e Et o` marquer le pluriel s’il y a plusieurs conditions. On peut d´fendre qu’il u e y a plusieurs contraintes et que chacune d’entre elles a la forme d’une ´quation. e Mais on peut tout aussi bien consid´rer que l’on impose une contrainte constitu´e e e de plusieurs ´quations. e La multiplicit´ des points de vue est une richesse, pas une mis`re ! ! ! e e 61
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte e e e Interpr´tation g´om´trique e e e 11.1. 11.1.1. Analysez l’expression “Dominique est la plus grande femme que je connais ” ? Peut-on en d´duire que Dominique est la plus grande personne que je connais ? e Que c’est une femme ? Que Dominique est la plus grande personne du monde ? Qu’elle est une personne que je connais ? Que sait-on de Dominique ? Elle est plus grande que qui, finalement ? 11.1.2. Qu’est-ce que cette histoire peut bien avoir ` faire avec l’optimisation sous a contrainte ? 11.1.3. f (x, y) et g(x, y) sont des fonctions de R2 dans R. D´finissez l’expression e “a = (a, b) d´termine un maximum global de la fonction e f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0.” ← D´f. e Adaptez la d´finition pour les cas de maximum local, mimimum global et e minimum local. 11.1.4. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la e q.e.d. contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C1 . Donnez une d´monstration g´om´trique intuitive du th´or`me suivant. e e e e e Si le point (a, b) (tel que f (a, b) = c) d´termine un extremum de f (x, y) sous e la contrainte g(x, y) = 0, et si le point (a, b) est un point r´gulier de la courbe f (x, y) = c et de la courbe e g(x, y) = 0, ← Th. alors les courbes f (x, y) = c et g(x, y) = 0 sont tangentes l’une ` l’autre en a (a, b). Suggestion : Examinez ce qui se passe si les deux courbes ne sont pas tangentes l’une ` l’autre, et que la premi`re “croise” la seconde. a e 11.1.5. Pour tirer parti du th´or`me pr´c´dent, il faut pouvoir caract´riser la tangence e e e e e q.e.d. entre deux courbes d´finies chacune par une ´quation implicite. e e Donnez une d´monstration intuitive du th´or`me suivant. e e e Des courbes f (x, y) = 0 et g(x, y) = 0 sont tangentes l’une ` l’autre en un de a leurs points communs a = (a, b) ssi leurs gradients en ce point sont parall`les e et donc proportionnels. 11.1.6. R´´crivez le th´or`me pr´c´dent en utilisant la notation ee e e e e q.e.d. d´signer les gradients de f et g en a. e f (a) et g(a) pour ← Th. 11.1.7. Exprimez ` partir de l` une condition n´cessaire sur les gradients de f et g en a a e a pour que a, point r´gulier de la courbe g(x) = 0, d´termine un extremum de e e f sous la contrainte g(x) = 0. ← Th. 62
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e 11.1.8. L’approche d´crite ci-dessus se restreint aux points r´guliers de la courbe. e e Pourquoi ? Ne peut-on avoir d’extremums en des points singuliers ? Illustrations 11.1.a Dessinez une colline et un chemin qui serpente le long de ses flancs. Choisissez un sens de parcours du chemin. Rep´rez les points o` e u ce chemin monte, o` il descend, et ceux o` il passe par un maximum ou un u u minimum local. 2+2 = ? 11.1.b 2+2 = ? Dessinez le graphe dans R3 d’une fonction z = f (x, y) (p.ex. z = x2 + y 2 ). Sur le mˆme graphe, dessinez dans le plan Oxy une courbe de niveau du type e g(x, y) = 0 (p.ex. (x − 1)2 + y 2 − 1 = 0). Projetez cette courbe de niveau sur la surface z = f (x, y) pour obtenir l’ensemble des points {(x, y, f (x, y))|g(x, y) = 0}. Parmi ces points, rep´rez ceux qui correspondent ` un maximum ou ` un mie a a nimum local de f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0. 11.1.c 2+2 = ? Le graphe ci-contre repr´sente, en e trait fin, les courbes de niveau d’une fonction f (x, y), et en trait plus gras la courbe d’´quation e g(x, y) = 0. Parcourez le chemin g(x, y) = 0 dans le sens des aiguilles d’une montre et rep´rez e 1 2 5 4 3 y x (1) les points o` ce chemin monte u (2) les points o` ce chemin descend u (3) les points o` il cesse de monter pour commencer ` redescendre u a (4) les points o` il cesse de descendre pour commencer ` remonter u a D´duisez de ce parcours les points qui d´terminent un maximum ou un minie e mum local de la fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0. Remarquez-vous quelquechose de particulier en ces points ? 11.1.d Illustrez ces th´or`mes dans le probl`me suivant. e e e 2+2 = ? Extr´mer la fonction f (x, y) = xy sous la contrainte x + 4y = 16. e (1) Ecrivez la contrainte sous la forme g(x, y) = 0. 63 0
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e (2) V´rifiez que cette contrainte n’admet pas de point singulier. e (3) Ecrivez la forme g´n´rale, e e f (x), du gradient de f en un point x. (4) Ecrivez la forme g´n´rale, e e g(x), du gradient de x en un point x. (5) Ecrivez les conditions n´cessaires pour que x = (x, y) d´termine un e e a extremum de f sous la contrainte g(x) = 0, ` savoir g(x) = 0 f (x) = λ f (x) x satisfait ` la contrainte. a les deux courbes sont tangentes en x. (6) R´solvez le syst`me de trois ´quations ` trois inconnues (x, y et λ), e e e a d´termin´ par ces conditions n´cessaires. e e e Les solutions de ce syst`me (ici, il n’y en a qu’une) donnent les seuls points e r´guliers de la contrainte en lesquels peut se produire un extr´mum de f sous e e la contrainte. Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte e e e Explicitation de la contrainte 11.2. Une autre approche th´orique du probl`me consiste ` expliciter le lien entre e e a x et y d´coulant de la contrainte. Le th´or`me des fonctions implicites fournit e e e en effet les ´l´ments utiles pour ce type d’approche. ee 11.2.1. Reprenez l’exemple d´j` trait´ plus haut : ea e Extr´mer la fonction f (x, y) = xy sous la contrainte x + 4y = 16. e (1) Dans la contrainte, explicitez y en fonction de x sous la forme y = φ(x) ; (2) Introduisez cette expression de y dans la fonction f (x, y) pour obtenir une fonction F (x) = f (x, φ(x)) de la seule variable x ; (3) Recherchez les extr´mums libres de cette fonction d’une variable. e (4) Comparez avec le r´sultat obtenu pr´c´demment. e e e Les cas o` l’explicitation pourra se faire concr`tement seront ´videmment u e e rares. Mais le th´or`me des fonctions implicites permet d’utiliser le fait qu’une e e explicitation existe, mˆme sans la connaˆ e ıtre. 11.2.2. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la e q.e.d. contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C 1 . Si a = (a, b) est un point r´gulier de g(x, y) = 0, on peut expliciter une au moins e des deux variables en fonction de l’autre pr`s de a (pourquoi ?). Supposons que e l’on puisse expliciter y = φ(x). (1) Voyez que (a, b) est un extr´mum de f sous la contrainte, ssi a est un e extremum de F (x) = f (x, φ(x)). 64
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e (2) D´montrez, en utilisant la d´riv´e de F (x) calcul´e par la Chain Rule e e e e que, pour que a soit un extr´mum de F , il faut que e ∂f (a, b) ∂x ∂g (a, b) ∂x = ∂f (a, b) ∂y ∂g (a, b) ∂y (3) Notez λ la valeur commune des deux quotients ci-dessus, et voyez que la condition revient `  a ∂g  ∂f (a, b) = λ ∂x (a, b) ∂x  ∂f (a, b) ∂y ∂g = λ ∂y (a, b) (4) Comparez avec les conditions obtenues par l’approche g´om´trique. e e 11.2.3. L’approche d´crite ci-dessus se restreint aux points r´guliers de la courbe. e e Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte e e e Synth`se : le th´or`me du rang e e e 11.3. 11.3.1. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la e q.e.d. contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C 1 . Montrez que le th´or`me ci-dessous reprend les deux th´or`mes d´crits plus e e e e e haut. e e Si a = (a, b) d´termine un extr´mum de la fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0, alors rang ∂f ∂x ∂g ∂x ∂f ∂y ∂g ∂y ← Th. <2 (a,b) et g(a, b) = 0. 11.3.2. Comment peut-on exprimer la condition sur le rang sous la forme d’´quation(s) e en x et y ? 11.3.3. Pourquoi ce th´or`me ne traite-t-il plus ` part les points singuliers de la e e a courbe ? Illustrations 11.3.a Illustrez cette m´thode en recherchant les candidats extr´mants du e e probl`me suivant. e Extr´mer f (x1 , x2 ) = x1 x2 sous la contrainte x1 + x2 = 16. e 2+2 = ? 65
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e Extr´m´s li´s : deux variables et une contrainte e e e Synth`se : la m´thode de Lagrange e e 11.4. 11.4.1. On se place dans le contexte du probl`me d’optimisation de f (x, y) sous la e contrainte g(x, y) = 0 et on suppose que f et g sont des fonctions de classe C 1 . (1) D´finissez le Lagrangien ou Fonction de Lagrange du probl`me. e e ← D´f. e e (2) Enoncez les conditions de Lagrange pour que le point a d´termine un extr´mum de f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0. e ← Th. 11.4.2. D´montrez qu’il ne s’agit que d’une traduction du th´or`me du rang. e e e q.e.d. 11.4.3. Remarquez que les points singuliers doivent de nouveau ˆtre trait´s ` part. e e a Faites le lien avec les conditions de qualification d´crites par S & B. e Illustrations 11.4.a Illustrez cette m´thode en reprenant l’exercice que vous avez trait´ e e plus haut par la m´thode du rang. e C’est l’exemple 24.4, p. 661, de S & B . 2+2 = ? Extr´m´s li´s : p variables et une contrainte e e e 11.5. 11.5.1. G´n´ralisez le th´or`me du rang pour l’optimisation d’une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) e e e e sous la contrainte g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0. ← Th. 11.5.2. Comment traduire en ´quation la condition sur le rang ? e e e e 11.5.3. G´n´ralisez la m´thode de Lagrange pour l’optimisation d’une fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) sous la contrainte g(x1 , x2 , . . . , xp ) = 0. ← Th. Illustrations 11.5.a Recherchez, par la m´thode du rang, les candidats extr´mants du e e probl`me suivant. e Extr´mer f (x1 , x2 , x3 ) = x2 + x2 + x2 sous la contrainte x + y + z = 9. e 1 2 3 2+2 = ? 11.5.b Reprenez l’exercice pr´c´dent par la m´thode de Lagrange. e e e 2+2 = ? 66
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e Extr´m´s li´s : p variables et q contraintes e e e 11.6.1. G´n´ralisez le th´or`me du rang pour l’optimisation d’une fonction e e e e 11.6. ← Th. f (x1 , x2 , . . . , xp ) sous les contraintes   g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0   g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 . .  .   gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 11.6.2. G´n´ralisez la m´thode de Lagrange pour l’optimisation d’une fonction e e e ← Th. f (x1 , x2 , . . . , xp ) sous les contraintes   g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0   g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 . .  .   gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 11.6.3. Qu’appelle-t-on condition de qualification non d´g´n´r´e ? e e e e Faites le lien avec les points singuliers. C’est le vocabulaire de S & B ← D´f. e Illustrations 11.6.a Illustrez la m´thode du rang en recherchant les candidats extr´mants e e du probl`me suivant. e Extr´mer e x2 + y 2 + z 2 + w 2 2+2 = ? sous les contraintes 11.6.b 3x + y + z + w = 6 x+y+z+w =4 Illustrez la m´thode de Lagrange en reprenant l’exercice pr´c´dent. e e e 2+2 = ? Analyse de la sensibilit´ e 11.7. En ´conomie, une contrainte est souvent une quantit´ disponible, par exemple e e un budget . On cherche alors ` trouver une solution optimale (dans un sens a pr´cis´ par le probl`me) sous cette contrainte de budget. La solution ´tant e e e e trouv´e, on peut se demander comment elle varierait si la contrainte de budget e ´tait un peu relˆch´e ou au contraire resserr´e. e a e e On se place donc, par exemple, dans le contexte de la maximisation d’une fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0. On suppose que la solution de Lagrange se trouve en un point (a, b) qui donne ` la fonction la valeur (maxia mum) f (a, b) = M . 67
  • 69.
    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e L’analyse de la sensibilit´ consiste ` ´valuer comment se modifierait le maxie ae mum recherch´, ici M , si la contrainte g(x, y) = 0 ´tait modifi´e en g(x, y) = ε. e e e e e e e e 11.7.1. Enoncez pr´cis´ment le th´or`me qui exprime le lien entre la sensibilit´ de l’optimum ` un relˆchement des contraintes et la valeur du multiplicateur de a a Lagrange. Indiquez soigneusement le contexte et la signification des notations. ← Th. 11.7.2. G´n´ralisez les m´thodes d’analyse de la sensibilit´ au cas g´n´ral de l’optimie e e e e e sation d’une fonction de p variables sous q contraintes. ← Th. Illustrations 11.7.a En cherchant ` r´soudre par la m´thode de Lagrange le probl`me de a e e e l’optimisation de la fonction f (x, y, z) sous la contrainte g(x, y, z) = 3, on a trouv´ une solution x = 1, y = −1, z = 2 et λ = 2 qui donne ` f une e a valeur maximum ´gale ` 7. e a Donnez une valeur approch´e du nouveau maximum que l’on atteindra si la e contrainte est transform´e en g(x, y, z) = 3.2. e 2+2 = ? 11.7.b Reprenez l’illustration 11.6.b ci-dessus. On obtenait un minimum local en x = y = z = w = 1, m = 4, λ1 = 0 et λ2 = 2. Etudiez comment se modifie ce minimum si on relˆche la premi`re contrainte, a e la seconde, ou les deux ` la fois. a 2+2 = ? 68
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e D´finitions e D´finitions du Chapitre 5 e Extr´mum sous contrainte d’´galit´ : deux variables, une contrainte e e e Soit f une fonction de R2 dans R qu’on appelera “ fonction objectif ” et g une autre fonction de R2 dans R qui servira ` d´finir la relation g(x, y) = 0 a e appel´e “contrainte ”. e On dit que le point a = (a, b) d´termine un maximum (local) de f sous la e contrainte g(x, y) = 0 ssi a satisfait la contrainte g(x) = 0 et donne ` f une valeur plus grande que tous a les points voisins qui satisfont aussi cette contrainte ssi g(a) = 0 et ∃ V un voisinage de a tel que ∀x ∈ dom f ∩ V si g(x) = 0 alors f (x) ≤ f (a) Extr´mum sous contrainte d’´galit´s : p variables, q contraintes e e e Soit f une fonction de Rp dans R qu’on appelera “ fonction objectif ”   g1 (x)  g2 (x)  et G =  .  une fonction de Rp dans Rq qui servira ` d´finir la relation a e  .  . gq (x)   g1 (x) = 0   g2 (x) = 0 a G(x) = 0 c.-`-d. . .  .   gq (x) = 0 appel´e “contrainte ” (ou “contraintes ”). e On dit que le point a d´termine un minimum (local) de f sous les contraintes e G(x) = 0 ssi a satisfait les contraintes G(x) = 0 et donne ` f une valeur plus petite que a tous les points voisins qui satisfont aussi ces contraintes ssi G(a) = 0 et ∃ V un voisinage de a tel que ∀x ∈ dom f ∩ V si G(x) = 0 alors f (x) ≥ f (a) 69
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e D´finitions e Extr´mum sous contrainte : Fonction de Lagrange e Soit le probl`me d’optimisation de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) e   g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0   g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 sous les contraintes . .  .   gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 On appelle “Fonction de Lagrange du probl`me ” la fonction de (p+q) variables e L(x1 , x2 , . . . , xp , λ1 , λ2 , . . . , λq ) = f (x1 , x2 , . . . , xp )−λ1 g1 (x1 , x2 , . . . , xp )−λ2 g2 (x1 , x2 , . . . , xp )−. . .−λq gq (x1 , x2 , . . . , xp ). Les nouvelles variables λi sont appel´es “ multiplicateurs de Lagrange ” du e probl`me. e Extr´mum sous contrainte : Point critique e Soit le probl`me d’optimisation de la fonction f (x1 , x2 , . . . , xp ) e   g (x , x , . . . , xp ) = 0  1 1 2  g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 sous les contraintes . .  .   gq (x1 , x2 , . . . , xp ) = 0 Un “point critique du probl`me ” est un point a qui e – satisfait les contraintes ; c.-`-d. tel que g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0 ; a – admet un voisinage dans lequel f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 ; – et tel que  ∂f ∂f  ∂f . . . ∂xp ∂x1 ∂x2  ∂g1 ∂g1 . . . ∂g1   ∂x1 ∂x2 ∂xp   ∂g2 ∂g2 ∂g2  <q+1 rang  ∂x1 ∂x2 . . . ∂xp    . .   . . ... .   . . . . ∂gq ∂gq ∂g . . . ∂xq ∂x1 ∂x2 p (a) 70
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e Principaux th´or`mes e e Principaux th´or`mes du Chapitre 5 e e Important Dans tous les th´or`mes ci-dessous, on suppose que toutes e e les fonctions dont on parle sont de classe C1 dans un voisinage des points consid´r´s. e e Condition n´cessaire pour les points r´guliers e e Si a d´termine un extremum local de f sous la contrainte g(x) = 0, e et si a est un point r´gulier de la courbe g(x) = 0, e alors le gradient de f en a est proportionnel au gradient de g en a. Autrement dit Si a d´termine un extremum local de f sous la contrainte g(x) = 0, e et si g(a) = 0 alors ∃λ ∈ R t.q. f (a) = λ g(a). Condition n´cessaire : le th´or`me du rang e e e Soit un point a qui admet un voisinage dans lequel f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 ; et qui satisfait les contraintes g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0. Si alors a d´termine un maximum ou un minimum local de f sous les contraintes e g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0 a est un point critique du probl`me, c.-`-d. e a  ∂f ∂f  ∂f . . . ∂xp ∂x1 ∂x2  ∂g1 ∂g1 . . . ∂g1   ∂x1 ∂x2 ∂xp   ∂g2 ∂g2 ∂g2  rang  ∂x1 ∂x2 . . . ∂xp  <q+1   . .   . . ... .   . . . . ∂gq ∂gq ∂gq . . . ∂xp ∂x1 ∂x2 (a) Extr´mums li´s : o` les chercher par le rang ? e e u On d´duit du th´or`me pr´c´dent que e e e e e les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction e e f sous les contraintes g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0 sont • les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne sont pas toutes de classe C 1 ; • les points critiques du probl`me, c.-`-d. les points qui satisfont les condie a tions 71
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e et Principaux th´or`mes e e g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0  ∂f ∂f  ∂f . . . ∂xp ∂x1 ∂x2  ∂g1 ∂g1 . . . ∂g1   ∂x1 ∂x2 ∂xp   ∂g2 ∂g2 ∂g2  rang  ∂x1 ∂x2 . . . ∂xp  <q+1   .  . . . ... .  .   . . . ∂gq ∂gq ∂gq . . . ∂xp ∂x1 ∂x2 (a) Condition n´cessaire : le th´or`me de Lagrange e e e Soit un point a qui admet un voisinage dans lequel f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 . Si a est un point r´gulier des contraintes g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0 e c.-`-d. si a g1 (a) = g2 (a) = . . . = gq (a) = 0  ∂g ∂g  ∂g 1 1 . . . ∂x1 ∂x1 ∂x2 p  ∂g2 ∂g2 ∂g   ∂x1 ∂x2 . . . ∂x2  p  et rang  . = q .  . . ... .  .  . .  . ∂gq ∂x1 et si alors ∂gq ∂x2 ... ∂gq ∂xp (a) a d´termine un maximum ou un minimum local de f sous les contraintes e g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0 ∃ λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) tel que  ∂L  ∂x1 (a, λ)    ∂L    ∂x2 (a, λ)        ∂L   (a, λ) ∂xp                 = 0 = 0 . . . = 0 ∂L (a, λ) ∂λ1 = g1 (a) = 0 ∂L (a, λ) ∂λ2 = g2 (a) = 0 . . . ∂L (a, λ) ∂λq = gq (a) = 0 Extr´mums li´s : o` les chercher par le Lagrangien ? e e u On d´duit du th´or`me pr´c´dent que e e e e e les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction e e f sous les contraintes g1 (x) = g2 (x) = . . . = gq (x) = 0 sont • les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne sont pas toutes de classe C 1 ; 72
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    2008 Analyse Ch. 5 Optimisationsous contraintes d’´galit´ e e Principaux th´or`mes e e • les points (appel´s ‘points critiques r´guliers”) qui satisfont les condie e tions de Lagrange , c.-`-d. pour lesquels ∃ λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) tel que a ∂L ∂L ∂L (a, λ) = (a, λ) = . . . = (a, λ) = 0 ∂x1 ∂x2 ∂xp ∂L ∂L ∂L (a, λ) = g1 (a) = (a, λ) = g2 (a) = . . . (a, λ) = gq (a) = 0 ∂λ1 ∂λ2 ∂λq • les points singuliers des contraintes, c.-`-d. les points pour lesquels a  ∂g ∂g  ∂g 1 1 . . . ∂x1 ∂x1 ∂x2 p  ∂g2 ∂g2 ∂g   ∂x1 ∂x2 . . . ∂x2  p   . rang  < q . . . ... .  .  . .  . ∂gq ∂x1 ∂gq ∂x2 ... ∂gq ∂xp (a) Analyse de sensibilit´ – interpr´tation des multiplicateurs de Lagrange e e On consid`re un couple (x, λ), solution r´guli`re du probl`me d’optimisation e e e e  g1 (x) = b1  . . de f (x) sous les contraintes : .  gp (x) = bp On consid`re les bi comme des param`tres exprimant le niveau des contraintes. e e L’extremum (x, f (x)) d´pend de ces param`tres. On le note (x(b), f (x(b))). De e e mˆme les multiplicateurs de Lagrange associ´s en d´pendent aussi et sont not´s e e e e λi (b). L’analyse de sensibilit´ ´tudie les variations de x(b) et de f (x(b)) en fonction ee des variations des bi et permet d’´noncer le th´or`me suivant e e e Si les fonctions x : Rq −→ Rp et λ : Rq −→ Rq sont d´finies dans un e voisinage de b et si les d´riv´es partielles de x existent dans ce voisinage, e e ∂f (x(b)) = λj0 (b) (j0 = 1, 2, . . . , q). ∂bj0 Les λj0 (b) mesurent donc l’ intensit´ de la variation de la valeur f (x(b)) e cons´cutive ` une variation de bj0 : si bj0 varie de ∆bj0 , alors f (x(b)) varie e a d’environ λj0 (b)∆bj0 . alors 73
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    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e Chapitre 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s e e R´f´rences ee • Optimisation sous contraintes d’in´galit´s e e • Analyse de sensibilit´ e Signification des multiplicateurs S & B : Ch. 24 pp.668-692 S & B : Ch. 25 pp. 696-698 Extr´m´s sous contraintes d’in´quations e e e In´galit´s versus ´galit´s e e e e 12. 12.1. 12.1.1. Dans un probl`me d’extr´m´ sous contraintes d’´galit´s, le nombre de contraintes e e e e e doit ˆtre inf´rieur au nombre de variables. Pourquoi ? e e Analysez la situation du point de vue du th´or`me du rang. Regardez aussi les e e choses d’un point de vue g´om´trique. e e 12.1.2. La restriction ci-dessus n’a plus de raison d’ˆtre pour les probl`mes d’extr´m´s e e e e sous contraintes d’in´galit´s. Pourquoi ? Illustrez cette diff´rence sur quelques e e e exemples g´om´triques. e e • Imaginez un sous-ensemble de la droite r´elle d´limit´ par 2 in´quations et qui e e e e ne soit ni vide ni r´duit ` des points isol´s. e a e • Imaginez un sous-ensemble du plan R2 d´limit´ par 3, 4, 5 ou 10 in´quations e e e et qui ne soit ni vide ni r´duit ` des points isol´s. e a e 74
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    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e 12.1.3. Pour uniformiser notre approche, nous conviendrons d’´crire toutes les in´galit´s e e e sous la forme f (x) ≤ 0. Ainsi x2 + y 3 ≤ 3 devra s’´crire x2 + y 3 − 3 ≤ 0, et x2 + y 3 ≥ 3 devra s’´crire e e 2 3 −x − y + 3 ≤ 0. Illustrations 12.1.a Voyez la diff´rence entre le probl`me d’extr´mum de f (x, y) sous les e e e containtes d’´galit´s ci-dessous ou sous les contraintes d’in´galit´s e e e e correspondantes. x2 + y 2 ≤ 1 x2 + y 2 = 1 ou y ≤ x2 y = x2 2+2 = ? 12.1.b 2+2 = ? R´´crivez les in´quation x3 − y 2 ≥ 5 et x3 + 5y − 2 ≤ x2 + ey ee e sous la forme d’in´quations du type f (x) ≤ 0. e Variables d’´cart e 12.2.1. Les in´quations de la forme f (x) ≤ 0 peuvent se ramener ` des ´quations e a e grˆce ` l’adjonction de “variables d’´cart ”. De quoi s’agit-il ? a a e 12.2. ← D´f. e 12.2.2. Pourquoi la variable d’´cart apparaˆ e ıt-elle au carr´ ? e e e e 12.2.3. Il faut introduire une nouvelle variable d’´cart pour chacune des in´galit´s du probl`me. Pourquoi ? e 12.2.4. Quand dit-on qu’une contrainte g(x) ≤ 0 est “satur´e au point a ” ? e ← D´f. e Comment cette propri´t´ se traduit-elle au niveau de la valeur de la variable ee d’´cart associ´e ` la contrainte g(x) ≤ 0 ? e e a Quelle est la traduction g´om´trique de cette propri´t´ ? e e ee 12.2.5. Une contrainte satur´e est-elle encore satisfaite ? e 12.2.6. Pourquoi dit-on qu’une contrainte non satur´e en un point est inop´rante en e e ce point ? 12.2.7. Montrez que par l’introduction de variables d’´cart, on peut transformer e q.e.d. un probl`me d’extr´mum ` p variables (x1 , . . . , xp ) e e a sous q contraintes d’in´galit´s. e e en un probl`me d’extr´mum ` p + q variables (x1 ,. . . , xp , u1 ,. . . ,uq ) e e a sous q contraintes d’´galit´s. e e 75
  • 77.
    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e Illustrations 12.2.a R´duisez les probl`mes d’extr´mums sous contrainte d’in´quations e e e e des exercices suppl´mentaires 4.1 et 4.2 ` des probl`mes d’extr´mums e a e e sous contrainte d’´quations. e 2+2 = ? 12.2.b 2+2 = ? 12.2.c 1 1 La contrainte x2 +y 2 −1 ≤ 0 est-elle satur´e en (0, 0) ? en ( √2 , √2 ) ? e en (1, 0) ? en (3, 3) ? Pour l’exercice suppl´mentaire 14.1, e 2+2 = ? Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = 4x + 3y sous e e 2 2 les contraintes x + y ≤ 25 et (x − 5)2 − 5y ≥ 0 ´crivez le probl`me transform´ en probl`me sous contraintes d’´galit´s par l’ade e e e e e jonction des variables d’´cart u1 et u2 . e Pour ce nouveau probl`me, ´crivez la condition n´cessaire d´coulant du th´or`me e e e e e e du rang. Attention, cette condition portera donc sur une matrice ` 3 lignes et 4 coa lonnes ! Consultez la fiche sur ce sujet. 12.2.d 2+2 = ? Trouvez les points critiques du probl`me en discutant du rang de e la matrice calcul´e ci-dessus. On distinguera les cas suivants. e (1) u1 = 0 , u2 = 0 On voit que dans ce cas le rang est toujours 3. Il n’y a pas de candidat. (2) u1 = 0 , u2 = 0 Attention ! Dans cette hypoth`se (u1 = 0), la contrainte x2 + y 2 ≤ 25 e 2 2 2 e ou x + y + u1 = 25 devient donc x2 + y 2 = 25 qui devra donc ˆtre v´rifi´e par les points candidats en mˆme temps que les conditions de e e e rang. On trouve les points (4, 3) et (−4, −3). (3) u1 = 0 , u2 = 0 Ici, c’est la seconde contrainte d’in´galit´ qui se transforme en une e e ´galit´ (x − 5)2 − 5y = 0. e e 5 On trouve le point ( 3 , 20 ). 9 (4) u1 = 0 , u2 = 0 Sous cette hypoth`se, le rang de la matrice est toujours inf´rieur ` e e a 2, puisque les deux derni`res colonnes sont nulles. Les deux conditions e d’´galit´s permettent de d´terminer les points v´rifiant cette hypoth`se. e e e e e On trouve les points (5, 0) et (0, 5). 76
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    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e Le th´or`me du rang e e 12.3. 12.3.1. G´n´ralisez la d´marche ci-dessus. e e e q.e.d. (1) Ecrivez la forme g´n´rale d’un probl`me d’extr´m´ ` p variables sous e e e e ea q contraintes d’in´galit´s. e e (2) R´´crivez le comme probl`me d’extr´m´ ` p+q variables sous q contraintes ee e e ea d’´galit´s par l’introduction de variables d’´cart. e e e (3) Ecrivez la matrice sur laquelle portera la condition de rang pour ce probl`me et ´crivez cette condition. e e Quelle est la dimension de cette matrice ? Quelle est la condition sur le rang ? (4) Formulez compl`tement le th´or`me du rang pour ce cas. e e e Illustrations 12.3.a R´solvez l’exercice suppl´mentaire 4.2 par cette m´thode. e e e 2+2 = ? Point singulier - Condition de qualification d´g´n´r´e e e e e 12.4. 12.4.1. Reprenez le contexte et les notations du th´or`me du rang ci-dessus e e (1) Distinguez dans la matrice, la premi`re ligne qui parle de la fonction ` e a extr´mer ; et les q derni`res lignes qui parlent des contraintes. e e (2) Voyez que le rang de la matrice peut-ˆtre incomplet e (< q + 1) soit parce que la premi`re ligne est combinaison lin´aire des q autres, e e soit parce que le rang de la matrice des q derni`res lignes est incomplet e (< q). Dans ce dernier cas, on parle de condition de qualification d´g´n´r´e. e e e e Pourquoi ? ← Th. ← D´f. e On s’int´resse ici ` ces points pour lesquels ce sont les q derni`res lignes de la e a e matrice (les lignes correspondant aux contraintes) qui ne sont pas lin´airement e ind´pendantes. e 12.4.2. Ecrivez les q derni`res lignes (les lignes correspondant aux contraintes) de la e q.e.d. matrice du th´or`me du rang apr`s adjonction des variables d’´cart et notez e e e e B la matrice ainsi constitu´e. e (1) Voyez que si aucune des variables d’´cart n’est nulle, la matrice B est e de rang complet (= q). 77
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    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e (2) Voyez que si les s premi`res variable d’´cart, et seulement elles, sont e e nulles, mais que les s lignes correspondantes de la matrice sont malgr´ e tout lin´airement ind´pendantes, alors la matrice B est de rang complet e e (= q). (3) Voyez que si les s premi`res variable d’´cart, et seulement elles, sont e e nulles, mais que la matrice Jacobienne des contraintes correspondantes (sans les variables d’´cart) est de rang complet (= s), alors la matrice e B est de rang complet (= q). Les constatations pr´c´dentes permettent de caract´riser les points pour lese e e quels la matrice des q derni`res lignes de la matrice du th´or`me du rang est e e e de rang incomplet (< q). Ces points seront donc ` prendre en consid´ration a e comme candidats extr´mants. e 12.4.3. Dans le contexte de la recherche d’extr´mants sous contraintes d’in´galit´s, e e e on appelle points singuliers des contraintes un point pour lequel la matrice jacobienne des contraintes satur´es en ce point est de rang incomplet. e Comparez avec la d´finition des fiches et la d´finition de condition de qualifie e cation d´g´n´r´e qui se d´duit de la condition de qualification non d´g´n´r´e e e e e e e e e e des contraintes (dans le th´or`me 24.4, p. 675 dans S & B ). e e ← D´f. e ← D´f. e Illustrations 12.4.a 2+2 = ? 1. Quels sont les points singuliers des contraintes  2  y ≥1−x y ≤ 2 + 2x  y ≤ 2 − 2x 2. Faites un graphique des contraintes et de la r´gion o` les contraintes sont e u satisfaites. 3. Utilisez ce graphique pour trouver le extr´mants de la fonction z = x + y e sous ces contraintes. Le th´or`me de Kuhn et Tucker e e 12.5. Le th´or`me de Kuhn et Tucker applique le formalisme du th´or`me de Lae e e e grange au probl`me transform´ par l’introduction de variables d’´cart. Une e e e fois la technique mise en place, on peut cependant oublier ces variables d’´cart e et proposer des conditions qui ne portent que sur la fonction ` extr´mer et les a e contraintes avec leurs variables initiales. 12.5.1. On se replace ` nouveau dans le cas de l’optimisation de la fonction f (x1 , . . . , xp ) a q.e.d. 78
  • 80.
    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e sous les contraintes :   g1 (x1 , . . . , xp ) ≤ 0   g2 (x1 , . . . , xp ) ≤ 0 . .  .   gq (x1 , . . . , xp ) ≤ 0 et on transforme ce probl`me en un probl`me d’optimisation sous des contraintes e e d’´galit´s en introduisant les variables d’´cart u1 , u2 , . . . , uq . e e e Ecrivez la fonction de Lagrange L∗ du probl`me. e Il s’agit d’une fonction en les p + q variables x1 , x2 , . . . , xp , u1 , u2 , . . . , uq . Par contre, on appelera “fonction de Lagrange g´n´ralis´e” ou “Lagrangien e e e g´n´ralis´” du probl`me la fonction e e e e ← D´f. e f (x1 , . . . , xp ) − λ1 g1 (x1 , . . . , xp ) − λ2 g2 (x1 , . . . , xp ) − . . . − λq gq (x1 , . . . , xp ) qui ne fait plus apparaitre les variables d’´cart. e 12.5.2. Dans la situation de la question pr´c´dente, ´crivez les conditions de premier e e e q.e.d. ordre qui apparaissent dans le th´or`me de Lagrange. Distinguez e e (1) Les d´riv´es partielles de L∗ par rapport aux variables xi . e e D´montrez que pour ces d´riv´es partielles on a e e e ∂L∗ ∂L = ∂xi ∂xi (2) Les d´riv´es partielles de L∗ par rapport aux variables λj . e e D´montrez que les conditions sur ces d´riv´es sont de la forme e e e gj (x1 , . . . , xp ) + u2 = 0 j contraintes qui peuvent se r´´crire sous leur forme initiale ee gj (x1 , . . . , xp ) ≤ 0 (3) Les d´riv´es partielles de L∗ par rapport aux variables uj . e e D´montrez que les conditions sur ces d´riv´es partielles sont de la forme e e e 2λj uj = 0 Montrez que cette condition revient ` la condition a λj gj (x1 , . . . , xp ) = 0 puisque uj = 0 est ´quivalent ` gj (x1 , . . . , xp ) = 0. e a 12.5.3. Remettez ensemble tout ce qui a ´t´ fait ci-dessus pour d´montrer et ´noncer ee e e q.e.d. le th´or`me de Kuhn-Tucker. e e Consultez l’´nonc´ du th´or`me pp. 83-84 et le th´or`me 24.4, p. 675 dans S e e e e e e & B . Comparez. ← Th. 79
  • 81.
    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e 12.5.4. Compl´tez le th´or`me par les conditions n´cessaires sur le signe des λj concere e e e nant le cas particulier des maxima et celles concernant les minima. Soyez attentif au fait qu’il s’agit de conditions n´cessaires, pas suffisantes ! e ← Th. 12.5.5. Que sont les “ relations d’exclusion ” ? Expliquez ce terme. ← D´f. e Illustrations 12.5.a Travaillez l’exemple 24.9, p. 676 dans S & B . 2+2 = ? Analyse de la sensibilit´ e 12.6.1. Enoncez pr´cis´ment le th´or`me qui exprime le lien entre la sensibilit´ de e e e e e l’optimum ` un relˆchement des contraintes et la valeur des multiplicateurs a a obtenu dans le th´or`me de Kuhn et Tucker. e e 12.6. ← Th. Voyez l’´nonc´ du th´or`me p. 85 et le th´or`me 25.3, p.696 dans S & B . e e e e e e 12.6.a Illustrez ce th´or`me dans l’exemple 25.2 p. 697 dans S & B . e e 2+2 = ? 80
  • 82.
    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e D´finitions e D´finitions du Chapitre 6 e Extr´mum sous contrainte d’in´galit´s e e e Soit f une fonction de Rp dans R qu’on appelera “ fonction objectif ”   g1 (x)  g2 (x)  et G =  .  une fonction de Rp dans Rq .  .  . gq (x) On dit que le point a d´termine un maximum (local) de f e   g1 (x) ≤ 0   g2 (x) ≤ 0 sous les contraintes . .  .   gq (x) ≤ 0 ssi a satisfait les contraintes ( g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0,. . . , gq (a) ≤ 0 ) et donne a ` f une valeur plus grande que tous les points voisins qui satisfont aussi ces contraintes ssi g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0,. . . , gq (a) ≤ 0 et ∃ V un voisinage de a tel que ∀x ∈ dom f ∩ V si G(x) ≤ 0 alors f (x) ≤ f (a) Adjonction de variables d’´carts e Une in´galit´ de la forme g(x) ≤ 0 peut se ramener ` une ´galit´ h(x) = e e a e e 2 g(x) + u = 0 o` u est un r´el. On dit que u est une variable d’´cart. u e e Ainsi, le probl`me ` p variables et q contraintes d’in´galit´ e a e e   g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) ≤ 0   g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) ≤ 0 Extr´mer f (x1 , x2 , . . . , xp ) sous les contraintes e . .  .   gq (x1 , x2 , . . . , xp ) ≤ 0 81
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    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e D´finitions e se r´duit au probl`me ` (p + q) variables et q contraintes d’´galit´. e e a e e Extr´mer f (x1 , x2 , . . . , xn , u1 , u2 , . . . , um ) e  2  h1 (x1 , x2 , . . . , xp , u1 , u2 , . . . , uq ) = g1 (x1 , x2 , . . . , xp ) + u1 = 0   h2 (x1 , x2 , . . . , xn , u1 , u2 , . . . , uq ) = g2 (x1 , x2 , . . . , xp ) + u2 = 0 2 sous les contraintes . .   .  hq (x1 , x2 , . . . , xn , u1 , u2 , . . . , uq ) = gq (x1 , x2 , . . . , xp ) + u2 = 0 q Fonction de Lagrange g´n´ralis´e e e e Comme pour les probl`mes sous contraintes d’´galit´s, on associe au probl`me e e e e d’optimisation d´crit ci-dessus la fonction de Lagrange e L(x1 , . . . , xn , λ1 , λ2 , . . . , λq ) = f (x) − λ1 g1 (x) − λ2 g2 (x) − . . . − λq gq (x) o` λ1 , λ2 , . . . , λq sont des variables r´elles. u e Contrainte satur´e e Pour un probl`me d’optimisation sous contrainte d’in´galit´s comme d´crit e e e e plus haut, e la contrainte g(x) ≤ 0 est dite satur´e en a ssi g(a) = 0. Autrement dit La contrainte g(x) ≤ 0 est satur´e au point a ssi u = 0 , o` u est la variable e u d’´cart associ´e ` la contrainte g(x) ≤ 0. e e a Point singulier des contraintes d’in´galit´s e e Pour un probl`me d’optimisation sous contrainte d’in´galit´s comme d´crit e e e e plus haut, le point a est un point singulier des contraintes ssi il sature s contraintes et le rang de la matrice des d´riv´es partielles de ces s e e contraintes en a est strictement inf´rieur ` s. e a 82
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    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e Principaux th´or`mes e e Principaux th´or`mes du Chapitre 6 e e Condition n´cessaire : le th´or`me du rang e e e On consid`re a un point tel que f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 dans un e voisinage de a et g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0, . . . , gq (a) ≤ 0. e Si a est un extr´mant local de f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, . . . , gq (x) ≤ 0, on a :  ∂f  ∂f (a) . . . ∂xp (a) 0 0 ... 0 ∂x1  ∂g1  ∂g  ∂x (a) . . . ∂x1 (a) 2u1 0 . . . 0  p  1   ∂g  ∂g rang  ∂x2 (a) . . . ∂x2 (a) 0 2u2 . . . 0  < q + 1. p  1  . . . . . . .   . . . . . . .   . . . . . . . ∂gq ∂gq 0 . . . 2uq (a) . . . ∂xp (a) 0 ∂x1 Extr´mums li´s par des in´galit´s : o` les chercher par le rang ? e e e e u On d´duit du th´or`me pr´c´dent que e e e e e les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction e e f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, g2 (x) ≤ 0, . . . , gq (x) ≤ 0 sont • les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne sont pas toutes de classe C 1 ; • les points critiques du probl`me, c.-`-d. les points qui satisfont les condie a tions g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0, . . . , gq (a) ≤ 0   ∂f ∂f (a) . . . ∂xp (a) 0 0 ... 0 ∂x1   ∂g1 ∂g  ∂x (a) . . . ∂x1 (a) 2u1 0 . . . 0  p   1   ∂g ∂g et rang  ∂x2 (a) . . . ∂x2 (a) 0 2u2 . . . 0  < q + 1. p   1 . . . . . . .   . . . . . . .   . . . . . . . ∂gq ∂gq 0 . . . 2uq (a) . . . ∂xp (a) 0 ∂x1 Condition n´cessaire : le th´or`me de Kuhn et Tucker e e e On consid`re a un point tel que f, g1 , g2 , . . . , gq sont de classe C 1 dans un e voisinage de a et g1 (a) ≤ 0, g2 (a) ≤ 0, . . . , gq (a) ≤ 0. Si a est un extr´mant local de f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, , . . . , gq (x) ≤ 0 e et si a est un point r´gulier (c.-`-d. non singulier) des contraintes e a 83
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    2008 Analyse Principaux th´or`mes e e ∃λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) ∈ Rq tel que l’on ait ` la fois a alors (i) Ch. 6 Optimisation sous contrainte d’in´galit´s e e       ∂L (a, λ) ∂x1 = 0 ∂L (a, λ) ∂x2 = 0 .  .  .   ∂L  (a, λ) = 0 ∂xp   g1 (a) ≤ 0   g2 (a) ≤ 0 (ii) .  .   . gq (a) ≤ 0   λ1 g1 (a) = 0   λ2 g2 (a) = 0 (iii) . .  .   λq gq (a) = 0 On a de plus que si a est un maximant local, alors tous les λi ≥ 0. si a est un minimant local, alors tous les λi ≤ 0. Les ´galit´s reprises sous iii) sont appel´es “ Conditions d’exclusion”. e e e Extr´mums li´s par des in´galit´s : o` les chercher par Kuhn - Tucker ? e e e e u On d´duit du th´or`me pr´c´dent que e e e e e les points qui sont susceptibles de d´terminer un extr´mum local de la fonction e e f sous les contraintes g1 (x) ≤ 0, g2 (x) ≤ 0, . . . , gq (x) ≤ 0 sont • les points dans le voisinage des quels les fonctions f, g1 , g2 , . . . , gq ne sont pas toutes de classe C 1 ; • les points critiques r´guliers du probl`me, c.-`-d. les points pour lesquels e e a ∃ λ = (λ1 , λ2 , . . . , λq ) ∈ Rq tel que on ait ` la fois a (i) •       ∂L (a, λ) ∂x1 ∂L (a, λ) ∂x2 = 0 = 0  .  .  .  ∂L  (a, λ) = 0 ∂xp   g1 (a) ≤ 0   g2 (a) ≤ 0 (ii) .  .  .  gq (a) ≤ 0   λ1 g1 (a) = 0   λ2 g2 (a) = 0 (iii) . .  .   λq gq (a) = 0 les points singuliers des contraintes. 84
  • 86.
    2008 Analyse Ch. 6 Optimisationsous contrainte d’in´galit´s e e Principaux th´or`mes e e Analyse de sensibilit´ – interpr´tation des multiplicateurs e e On consid`re un couple (x, λ), solution r´guli`re du probl`me : d’optimisation e e e e   g1 (x) ≤ b1 . . de f (x) sous les contraintes . .  gq (x) ≤ bq On consid`re les bi comme des param`tres exprimant le niveau des contraintes. e e L’extremum (x, f (x)) d´pend de ces param`tres. On le note (x(b), f (x(b))). De e e mˆme les multiplicateurs associ´s en d´pendent aussi et sont not´s λi (b). e e e e L’analyse de sensibilit´ ´tudie les variations de x(b) et de f (x(b)) en fonction ee des variations des bi et permet d’´noncer le th´or`me suivant e e e Si les fonctions x : Rq −→ Rp et λ : Rq −→ Rq sont d´finies dans un e voisinage de b et si les d´riv´es partielles de x existent dans ce voisinage e e alors ∂f (x(b)) = λj0 (b) (j0 = 1, 2, . . . , q). ∂bj0 Les λj0 (b) mesurent donc l’ intensit´ de la variation de la valeur f (x(b)) e cons´cutive ` une variation de bj0 : si bj0 varie de ∆bj0 , alors f (x(b)) varie e a d’environ λj0 (b)∆bj0 . 85
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    2008 Analyse Limites et continuit´ e Exercices EXERCICES Repr´sentationdes fonctions de deux variables e 2. Ex. 2.1. Pour chacune des fonctions ci-dessous, on demande de – dessiner quelques sections iso-x, ; – dessiner quelques sections iso-y, ; – donner une description g´om´trique du graphe de la fonction dans l’espace e e et en faire un croquis – donner quelques courbes de niveau p.ex. z = . . . − 2, −1, 0, 1, 2, . . . ; – dessiner ces courbes de niveau sur le graphe de la fonction et dans le plan des x, y. a) z = x − y b) z = xy c) z = y/x d) z = ye−x e) z = x2 + y 2 f ) z = max(|x|, |y|) Limites et continuit´ e 3. Ex. 3.1. Soit la fonction f : R2 {(x, y) : x2 = 1} −→ R : (x, y) −→ f (x, y) = x2 y −1 a) Tracer quelques courbes de niveau de f ; b) lim f (x, y) existe-t-elle ? (x,y)→(±1,0) Justifier ` partir des courbes de niveau. a Ex. 3.2. On consid`re la fonction f (x, y) = x2 /y. e Dessinez sur un mˆme graphe quelques courbes de niveau z = . . .−2 , −1 , 0 , 1 , 2 , . . . e a) Comment voit-on ` partir de ce graphe que a lim f (x, y) n’existe (x,y)→(0,0) pas ? 86
  • 88.
    2008 Analyse Limites et continuit´ e Exercices b)Montrez par ailleurs que sur n’importe quelle droite de dom f passant par l’origine, la limite de f (x, y) quand (x, y) tend vers (0, 0) existe et vaut 0. Ex. 3.3. Montrer que les limites suivantes n’existent pas. x−y 1) lim (x,y)→(0,0) x + y (xy)2 2) lim (x,y)→(0,0) (xy)2 + (x − y)2 x−y−2 3) lim (x,y)→(1,−1) x+y x2 − y 2 4) lim (x,y)→(0,0) x2 + y 2 x−1 5) lim (x,y)→(1,1) y 2 − 1 xy 3 sur quelques chemins particuliers. (x,y)→(0,0) x2 + y 2 Que peut-on en d´duire sur l’existence ou la valeur ´ventuelle de cette limite ? e e Prouver que la limite existe en “encadrant” la fonction. Utiliser pour cela les in´galit´s suivantes, v´rifi´es pour n’importe quels r´els x et y : e e e e e Ex. 3.4. Calculer lim y 2 ≤ x2 + y 2 ; |x| ≤ Ex. 3.5. x2 + y 2 ; |y| ≤ x2 + y 2 . 2xy . + y2 Quelle est l’expression de cette fonction au-dessus des droites y = ax ? Que peut-on en conclure concernant lim f (x, y) ? a) On consid`re f (x, y) = e x2 (x,y)→(0,0) ´ b) Etudier la continuit´ de la fonction d´finie par : e e   2xy si (x, y) = (0, 0) g(x, y) = x2 + y 2  0 sinon. Ex. 3.6. Calculer, si elles existent, les limites suivantes. 1 √ 1) lim (x,y)→(0,0) x+y x2 − y 2 2) lim (x,y)→(2,−2) x + y 3) lim x cos(1/y) (x,y)→(0,0) 1 (a ∈ R) (x,y)→(a,−a) x+y 5) lim x cos(1/y) (a ∈ R) 4) lim √ (x,y)→(a,0) 87
  • 89.
    2008 Analyse 6) D´riv´es partielles e e lim (x,y)→(0,0) Exercices 1 x+y Ex.3.7. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par e f (x, y) = a) Calculer lim x2 y sin(1/x) si x = 0 0 si x = 0. f (x, y) sur quelques chemins particuliers. Que peut- (x,y)→(0,0) on en conclure ? b) Prouver la continuit´ de f en (0, a) (a ∈ R) par encadrement. e D´riv´es partielles e e 4. Ex. 4.1. Calculez les fonctions d´riv´es partielles des fonctions suivantes. e e x2 x+y y a) xy 2 − 3x3 y 4 − 4y b) xy c) d) e2x−3y e) ln(xy) f )x Calculez aussi les ´lasticit´s (partielles) de ces fonctions au point (1, 2). e e Ex. 4.2. Soit f (x, y) = ex + ey et g(x, y) = (x2 y, xy 2 ). Calculez les d´riv´es partielles de f , g et f ◦ g. e e Ex. 4.3. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par e f (x, y) = y si x ≥ 0 −y si x < 0. a) Donnez le graphe de f ; b) Donnez le domaine de continuit´ de f ; e c) Donnez les fonctions d´riv´es partielles de f et pr´ciser leur domaine de e e e d´finition. e Ex. 4.4. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par e  3  x + xy 2 + y 4 si (x, y) = (0, 0) f (x, y) = x2 + y 2  0 si (x, y) = (0, 0). Calculez ∂f ∂f (0, 0) et (0, 0). ∂x ∂y 88
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    2008 Analyse D´riv´es partielles e e Exercices Ex.4.5. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par e  3  x − y4 si (x, y) = (0, 0) f (x, y) = x2 + y 2  0 si (x, y) = (0, 0). a) Calculez l’expression analytique des fonctions d´riv´es partielles de f en e e tous les points (x, y) diff´rents de (0, 0) ; e b) Calculez, si elles existent, les valeurs des fonctions d´riv´es partielles de e e f en (0, 0) ; ´ c) Etudiez la continuit´ des fonctions d´riv´es partielles. e e e 2 4 6 8 Ex. 4.6. Pour le plan z = f (x, y) dont les courbes de niveau sont sugg´r´es ci-contre, donnez ee ∂f ∂f f (0, 0), (0, 0) et (0, 0). ∂x ∂y Pouvez-vous retrouver l’´quation du plan ` e a partir de ces donn´es ? e 10 12 1 1 ` Ex. 4.7. A partir des courbes de niveau de la fonction f (x, y) = x2 + y 2 , d´terminer e ∂f les r´gions du plan o` la d´riv´e partielle e u e e est n´gative, celles o` elle est e u ∂x nulle et celles o` elle est positive. V´rifier alg´briquement. u e e Ex. 4.8. Voici les courbes de niveau d’une fonction f : R2 → R : y 1 0 3 2 3 1 2 0 1 x 0 -1 -1 -1 0 1 -2 2 Retrouvez parmi les graphes ci-dessous, ceux qui correspondent aux graphes des fonctions d’une variable 89
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    2008 Analyse ∂f (x, 0); ∂x Diff´rentielle -Espace tangent - Gradient e ∂f (x, 0); ∂y ∂f (0, y); ∂x Exercices ∂f (0, y). ∂y Donner une repr´sentation sommaire (en 3 dimensions) de la surface z = e f (x, y). Diff´rentielle - Espace tangent - Gradient e 5. Ex. 5.1. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par e  3  x + xy 2 + y 4 si (x, y) = (0, 0) f (x, y) = x2 + y 2  0 si (x, y) = (0, 0). ∂f ∂f (0, 0) et (0, 0). ∂x ∂y b) Que peut-on d´duire de l’existence et de la valeur de ces d´riv´es partielles e e e concernant la diff´rentiabilit´ de f en (0, 0) ? e e c) La fonction f est-elle diff´rentiable en (0, 0) ? e a) Calculer Ex. 5.2. ´ a) Etudier la continuit´ et la diff´rentiabilit´ en (0, 0) de la fonction e e e f (x, y) = x ln 0 x2 + y 2 si (x, y) = (0, 0) si (x, y) = (0, 0). b) Pourquoi sait-on, sans calculer la limite du quotient diff´rentiel, que cette e fonction est diff´rentiable en tous les points (a, b) autres que l’origine ? e Ex. 5.3. Soit la fonction f : R2 → R d´finie par e  3  x − y4 si (x, y) = (0, 0) f (x, y) = x2 + y 2  0 si (x, y) = (0, 0). a) Calculer l’expression analytique des fonctions d´riv´es partielles de f en e e tous les points (x, y) diff´rents de (0, 0) ; e b) Calculer, si elles existent, les valeurs des fonctions d´riv´es partielles de e e f en (0, 0) ; c) Montrer que f n’est pas diff´rentiable en (0, 0) en calculant la limite du e quotient diff´rentiel sur plusieurs chemins particuliers ; e d) La fonction f est-elle diff´rentiable en (1, −1) ? Si oui, calculer sa diff´rentielle ; e e 90
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    2008 Analyse Chain rule Exercices ∂f ∂f (1, −1)et (1, −1) pour donner une approximation ∂x ∂y de f (1, 01 ; −1, 05) ; f) Donner l’´quation du plan tangent au graphe de f au point e (1, −1, f (1, −1)). Quel est le lien avec e) ? e) Utiliser f (1, −1), Ex. 5.4. Exercice 9.6 p. 207 dans S & B . Ex. 5.5. Exercice 9.7 p. 207 dans S & B . Ex. 5.6. Exercice 9.8 p. 207 dans S & B . Ex. 5.7. Exercice 9.9 p. 207 dans S & B . Ex. 5.8. Exercice 9.10 p. 207 dans S & B . Ex. 5.9. On consid`re les fonctions suivantes : e 1) f (x, y) = y 2 2) g(x, y) = x − y 3) h(x, y) = √− (x2 + y 2 ) 2 4) k(x, y) = x. Pour chacune d’entre elles, donner, au point d’abscisse 1 et d’ordonn´e 1 e a) la direction de la pente la plus forte ; b) la direction de la pente la plus faible ; Ex. 5.10. Exercice 12.42 p. 308 dans S & B . Ex. 5.11. Exercice 12.43 p. 308 dans S & B . Ex. 5.12. Exercice 22.12 p. 613 dans S & B . Ex. 5.13. Exercice 22.13 p. 613 dans S & B . 91
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    2008 Analyse Chain rule Chain rule Exercices 6. Ex.6.1. Soit deux fonctions f, g : R2 → R de classe C 1 . On pose w(x, y) = f (f (x, y), g(x, y)). ∂w ∂w Calculer et en fonction des d´riv´es partielles de f et g. e e ∂x ∂y Ex. 6.2. Soit f : R2 → R et g : R → R deux fonctions de classe C 1 . On pose w(x) = f (x, g(x)). Calculer les d´riv´es d’ordre 1 et d’ordre 2 de w. e e Ex. 6.3. Soit F : R3 → R, u : R2 → R et ϕ : R → R trois fonctions de classe C 1 . On pose w(t) = F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t). Calculer la d´riv´e de w. e e Ex. 6.4. Soit f et g deux fonctions de classe C 1 qui v´rifient : e g(0, 0) = 1 f (0, 0) = 2 f (1, 0) = 3 f (0, 1) = 4 ∂1 g(0, 0) = −1 ∂1 f (0, 0) = −1 ∂1 f (1, 0) = −2 ∂1 f (0, 1) = −3 ∂2 g(0, 0) = 3 ∂2 f (0, 0) = 7 ∂2 f (1, 0) = 8 ∂2 f (0, 1) = 9 On pose F (x, y) = f (g(x, y), y). Calculer ∂1 F (0, 0) et ∂2 F (0, 0). Ex. 6.5. Soit F : R3 → R et f, g : R2 → R des fonctions de classe C 1 . On pose w(x, y, z) = F (x, f (x, y), g(x, z)). Calculer les d´riv´es partielles de w. e e Ex. 6.6. Soit les deux fonctions de classe C 1 suivantes : f : R2 → R3 : (u, v) −→ (u2 v, u2 + v 2 , uv 2 ) et g : R3 → R2 : (x, y, z) −→ (x − y 2 + z, y + z 2 ). Calculer d(1,1,1) (f ◦ g) et d(1,1) (g ◦ f ). Ex. 6.7. Soit F : R∗ × R → R : (x, y) → xy et f, g : R → R deux fonctions de classe + C 1 . On pose ϕ(x) = F (f (x), g(x)). Calculer la d´riv´e de ϕ. e e Ex. 6.8. Dans un coin perdu des montagnes . . . (air connu) Un relief g´ographique montagneux est repr´sent´ par la surface d’´quation e e e e z = f (x, y), o` f d´signe une fonction r´elle de deux variables x et y. Celles-ci u e e repr´sentent les coordonn´es d’un point courant au niveau de la mer (suppos´ e e e plan) tandis que z d´signe l’altitude du relief en ce point. L’axe des x est e orient´ vers l’est, l’axe des y vers le nord et l’axe des z vers le haut. e Un ´tudiant fatigu´ par une session de janvier ´prouvante se prom`ne dans e e e e cette r´gion enneig´e. Il se trouve au temps t0 en un point (x0 , y0 , z0 ) de la e e 92
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    2008 Analyse Chain rule Exercices montagne. Apartir de ce moment, tous les d´placements qu’il effectue se font e suivant une trajectoire dont l’´quation param´trique est e e (x, y, z) = (ˆ(t), y (t), z (t)) x ˆ ˆ o` x, y , z sont trois fonctions r´elles d’une variable t qui repr´sente le temps. u ˆ ˆ ˆ e e Il dispose aussi d’une carte, et sa trajectoire sur la carte a, ´videmment, pour e ´quation param´trique e e (x, y) = (ˆ(t), y (t)). x ˆ Pour fixer les id´es, on d´signera par le terme “direction dans l’espace” prise e e par le promeneur ` l’instant t le vecteur de longueur unitaire tangent ` sa a a trajectoire ` cet instant et orient´ dans le sens de sa marche. De mˆme, sa a e e “direction sur la carte” sera le vecteur de longueur unitaire tangent ` sa traa jectoire sur la carte. La pente de la trajectoire en un point est d´finie par e rapport ` ces deux directions. a (1) En premier lieu, notre ´tudiant avance exactement vers le nord sur la e surface de la montagne et cela pendant un certain laps de temps. On consid`re un instant interm´diaire et on d´signe la position du promee e e neur sur la carte ` cet instant par (x1 , y1 ). On demande quelles sont, a a ` cet instant, la direction dans l’espace, la direction sur la carte et la pente de la trajectoire. (2) Quelques temps apr`s, le promeneur avance exactement vers l’est sur e la surface de la montagne pendant plusieurs minutes. Et plus tard encore, c’est vers le sud ouest qu’il parcourt une certaine distance. On consid`re des instants interm´diaires ` ces deux intervalles, et les posie e a tions correspondantes sur la carte (x2 , y2 ) et (x3 , y3 ). On pose chaque fois les mˆmes questions qu’en 1. e (3) Notre ´tudiant arrive enfin ` un endroit o` la neige est de bonne qualit´, e a u e ce qui le pousse ` chausser imm´diatement ses skis. Malheureusement, a e inexp´riment´, il est vite entraˆ e dans la direction de plus grande pente e e ın´ et poursuit ainsi sa trajectoire sur la montagne de fa¸on acc´l´r´e. c ee e Mˆmes questions qu’en 1 pour une position interm´diaire (x4 , y4 ). e e (4) Apr`s quelques p´rip´ties qui lui ont permis de s’arrˆter, l’´tudiant e e e e e d´cide de poursuivre sa route de fa¸on plus calme, sans plus ni monter e c ni descendre sur le flanc de la montagne. Est-ce possible ? Comment d´terminer ce chemin sur la carte ? Y-a-t-il plusieurs solutions ? On e pose aussi les mˆmes questions qu’en 1 pour un point interm´diaire e e (x5 , y5 ) de ce d´placement. e (5) Enfin, tr`s fatigu´, l’´tudiant se couche sur le dos en un point (x6 , y6 ). e e e Ayant le soleil en plein dans les yeux, il en conclut que celui-ci se trouve exactement dans la direction perpendiculaire au plan dans lequel il est couch´. On demande quelle est cette direction, dans l’espace et sur la e carte. Comment trouver g´om´triquement cette direction sur la carte ? e e 93
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    2008 Analyse Fonctions implicites Exercices (6) Onpart maintenant de la donn´e de la trajectoire (ˆ(t), y (t)) du proe x ˆ meneur sur la carte et de la donn´e du relief f (x, y). D´terminer l’exe e pression de la composante verticale de la vitesse de l’´tudiant sur base e de x, y et f . Pr´senter le r´sultat sous forme matricielle. Pour quels ˆ ˆ e e points cette vitesse sera-t-elle nulle ? Caract´risez les g´om´triquement. e e e (7) On suppose que la pression atmosph´rique p dans cette r´gion est e e donn´e par un fonction diff´rentiable p = p(z, t) qui ne d´pend que de e e ˆ e l’altitude et du temps. Tr`s sensible de la trompe d’Eustache, l’´tudiant e e peut ”sentir” ` tout moment t la variation, p (t) de la pression ata ˜ mosph´rique p(t) ` laquelle il est soumis. Donnez une expression de e ˜ a cette fonction p(t) et de sa d´riv´e p (t). ˜ e e ˜ (8) (optionnel) Appliquer la solution de ce probl`me au cas o` f est donn´ e u e par l’expression f (x, y) = e( x−y 2 ) a cos π(y + b) o` a et b sont des constantes, tandis que p est donn´ par u ˆ e p(z, t) = ce−d zt ˆ o` c et d sont des constantes. u Fonctions implicites 8. Ex. 8.1. Soit f (x, y) = 3x + 2y − 4 et C = {(x, y) : f (x, y) = 0}. a) Repr´senter la courbe C. e b) Donner si possible une explicitation x = ϕ(y) et y = ψ(x) de C. Sur quels ensembles ϕ et ψ sont-ils d´finis ? e c) Que dit le th´or`me des fonctions implicites quant ` ces explicitations ? e e a Ex. 8.2. Mˆmes questions pour f (x, y) = 3x − 4. e Ex. 8.3. Soit f (x, y) = x2 + y 2 et C = {(x, y) : f (x, y) = 1}. a) Repr´senter la courbe C. e b) Dire, ` partir du dessin, en quels points de C on peut trouver une explia citation locale du type y = ϕ(x) et/ou x = ψ(y). c) Que dit le th´or`me des fonctions implicites ` propos de la possibilit´ de e e a e telles explicitations ? Ex. 8.4. Soit f (x, y) = x2 − y 2 . La relation f (x, y) = 1 admet-elle une explicitation √ locale (de x en fonction de y ou l’inverse) aux points (1, 0), (1, 1) et (2, 3) ? Ex. 8.5. Traitez l’exercice 22.6 de S & B (p.605). 94
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    2008 Analyse Fonctions implicites Exercices Ex. 8.6.Traitez l’exercice 22.9 de S & B (p.605). Ex. 8.7. Soit f : R5 → R2 une application de classe C 1 dont la matrice Jacobienne en un point a ∈ R5 tel que F (a) = (0, 0) est 0 2 2 0 1 0 1 1 0 2 . On consid`re la relation F (x1 , x2 , x3 , x4 , x5 ) = (0, 0). e a) Le th´or`me des fonctions implicites nous permet-il de conclure qu’on e e peut expliciter certaines variables en fonction des autres au voisinage du point a ? Si oui, lesquelles ? e b) Donner les d´riv´es partielles en a d’une des ´ventuelles explicitations e e trouv´es en a). e Ex. 8.8. On consid`re les relations suivantes dans R3 : e x2 + y 2 + z 2 = 1 z = x2 + y 2 . Calculer en quels points satisfaisant cette relation le th´or`me des fonctions e e implicites ne garantit pas l’explicitation de (x, z) en fonction de y. Ex. 8.9. On consid`re F (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 et la relation F (x, y, z) = 1. e a) Repr´senter graphiquement cette relation. e b) Combien de variables peut-on esp´rer expliciter en fonction des autres ? e c) Dire, pour chacun des points satisfaisant la relation, quelles sont les possibilit´s d’explicitations qui sont donn´es par le th´or`me des fonctions e e e e implicites (pr`s de ce point). e d) Ces r´sultats sont-ils confirm´s par l’analyse du graphe de la relation ? e e Ex. 8.10. Pour chacune des fonctions suivantes, g1 (x, y) = x2 + y 2 , g2 (x, y) = x2 − y 2 , g3 (x, y) = xy, g4 (x, y) = x − y 3 , a) Repr´senter graphiquement la relation gi (x, y) = 0. e b) Donner, par l’examen du graphe, les points de celui-ci au voisinage desquels b1) y n’est pas explicitable en fonction de x ; b2) x n’est pas explicitable en fonction de y. c) Donner, par calcul, les points du graphe pour lesquels le th´or`me des e e fonctions implicites n’assure pas l’existence d’une explicitation locale c1) de y en fonction de x ; c2) de x en fonction de y. d) Comparer les r´sultats de b) et de c). e 95
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    2008 Analyse Polynˆmes de Taylor o Exercices Ex.8.11. Soit f (x, y) = x2 + y 2 et C = {(x, y) : f (x, y) = 1, x ≥ 0}. a) Dire, ` partir d’un dessin, en quels points de C on peut trouver une a explicitation locale du type y = ϕ(x) et/ou x = ψ(y). b) Que dit le th´or`me des fonctions implicites ` propos de la possibilit´ de e e a e telles explicitations ? Ex. 8.12. En quels points le th´or`me des fonctions implicites assure-t-il l’existence d’une e e explicitation locale de la relation x2 + y 2 + z 2 = 1 z = y2 sous la forme (x, y) = ϕ(z), (x, z) = ψ(y) et/ou (y, z) = χ(x) ? Ex. 8.13. On consid`re la relation suivante en les variables (x, y, z, w) ∈ R4 : e x2 + y 2 + z 2 + w 2 = 1 1 xy + zw = 4 . a) Le th´or`me des fonctions implicites permet-il d’expliciter (x, y) comme e e une fonction ϕ(z, w) pr`s de la solution particuli`re e e √ 1 (0, 2, 1, 1) ? Si oui, donner les d´riv´es partielles de ϕ par rapport ` z e e a 2 et w en ce point. b) Mˆmes questions pour l’explicitation de (z, w) comme une fonction de e (x, y). Ex. 8.14. Traitez l’exercice 22.20 de S & B (p.622) Ex. 8.15. Traitez l’exercice 22.21 de S & B (p.622) Ex. 8.16. Traitez l’exercice 22.22 de S & B (p.622) Polynˆmes de Taylor o 9. Ex. 9.1. Soit f (x, y) = x2 + 2xy + y 2 . a) Calculer les d´riv´es partielles d’ordre 1 et 2 de f . e e b) En d´duire le polynˆme de Taylor de f d’ordre 2 en (0, 0). e o c) Donner la Hessienne de f . Ex. 9.2. Mˆmes questions pour la fonction f (x, y) = (x + y)ex−y . e 96
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    2008 Analyse Optimisation libre Exercices Ex. 9.3.Soit f (x, y) = xey . a) Calculer le polynˆme de Taylor de f d’ordre 2 pr`s de (0, 0). o e b) Mˆme question en (0, 1) . e Ex. 9.4. Soit f : R3 → R une fonction de classe C 4 au v´rifie : e 3 f (1, 2, 3) = − 2 ∂1 f (1, 2, 3) = −1 ∂2 f (1, 2, 3) = 1 1 1 2 2 ∂2 f (1, 2, 3) = ∂1 f (1, 2, 3) = 2 3 ∂1 ∂2 f (1, 2, 3) = 2 ∂1 ∂3 f (1, 2, 3) = −3 voisinage de (1, 2, 3) et qui ∂3 f (1, 2, 3) = −2 1 2 ∂3 f (1, 2, 3) = − 4 ∂2 ∂3 f (1, 2, 3) = 5 ´ a) Ecrire le polynˆme de Taylor de f d’ordre 2 au voisinage de (1, 2, 3). o b) Utiliser ce polynˆme pour approximer f (1, 1; 2, 3; 3, 2). o Optimisation libre 10. Dans tous les exercices suivants, il s’agit de trouver les extremums (pr´ciser e s’il s’agit d’un max ou d’un min, local ou global) et les points de selle de la fonction f donn´e. e Ex. 10.1. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = x3 + 3xy 2 − 15x − 12y. e Ex. 10.2. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = 2x2 − x4 − xy 2 . e Ex. 10.3. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = x4 + y 4 − 2x2 + 4xy − 2y 2 . e Ex. 10.4. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = x3 + x2 + y 2 . e Ex. 10.5. f : R2 → R est d´finie par f (x, y) = 4 − y 2 − (x − 1)2 . e Ex. 10.6. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = x3 + y 3 + 4 z 3 − x2 − y 2 − 2xz 2 + 6. e 3 Ex. 10.7. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = xy 2 − x2 − z 2 − 4x. e Ex. 10.8. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = xyz · e− e x2 +y 2 +z 2 2 . Ex. 10.9. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 − xy + x − 2z. e 97
  • 99.
    2008 Analyse Optimisation sous contrainted’´quations e Exercices Ex. 10.10. f : R3 → R est d´finie par f (x, y, z) = x2 − 4xz + y 4 + 4z 2 . e Ex. 10.11. Essayez-vous aux exercices (` caract`re ´conomique) 23.4 et 23.6 de S& B. a e e Optimisation sous contrainte d’´quations e 11. Remarque Dans les exercices qui suivent, on cherchera d’abord et surtout a ` trouver les points susceptibles de fournir un extr´mum (points candidats). e On regardera ensuite, sans trop insister, s’il est possible de pr´ciser, enti`rement e e ou partiellement, la vraie nature de ces points. Les solutions fournissent ces renseignements, mais ceux-ci ne sont pas toujours accessibles par les m´thodes que vous ˆtes suppos´ maˆ e e e ıtriser. Ex. 11.1. Soit f (x, y) = x2 +y 2 . On cherche ` extr´mer f sous la contraine x+y = 1 . a e a.) Tracer sur un mˆme graphe les courbes de niveau de f de hauteurs 0, e 1, 2, 3 et 4 ainsi que l’ensemble des points satisfaisant la contrainte. b.) Trouver les candidats-extr´mants par la m´thode du rang. e e c.) Trouver les candidats-extr´mants par la m´thode de Lagrange. e e d.) Pour chacun des candidats, dire s’il s’agit d’un extr´mant et si oui, e pr´ciser (max ou min, local ou global, point de selle). e Ex. 11.2. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = x2 + y sous la contrainte e e g(x, y) = x3 + y = 0 . Ex. 11.3. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = (x − 1)2 + y 2 sous la contrainte e e g(x, y) = y 2 − 4x = 0 . Ex. 11.4. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = (x − 1)2 + y 2 sous la contrainte e e y2 = x . Ex. 11.5. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = x2 + (y + 1)2 sous la contrainte e e g(x, y) = y(y − x2 ) = 0 . Ex. 11.6. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 sous la contrainte e e x+y+z =1. Ex. 11.7. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x + y + z sous les contraintes e e 2 2 x + y = 2 et x + z = 1 . 98
  • 100.
    2008 Analyse Optimisation sous contrainted’in´quations e Exercices Ex. 11.8. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = y 2 − 2y sous la contrainte e e x2 − y 3 + z 2 = 0 . Ex. 11.9. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x2 +y 2 +(z−1)2 sous la contrainte e e z = x2 − y 2 . Ex. 11.10. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y, z) = x2 + y 2 + z 2 sous les contraintes e e x + y + z = 2 et x + 3y + z = −2 . Optimisation sous contrainte d’in´quations e 12. Remarque Dans les exercices qui suivent, on cherchera d’abord et surtout a ` trouver les points susceptibles de fournir un extr´mum (points candidats). e On regardera ensuite, sans trop insister, s’il est possible de pr´ciser, enti`rement e e ou partiellement, la vraie nature de ces points. Les solutions fournissent ces renseignements, mais ceux-ci ne sont pas toujours accessibles par les m´thodes que vous ˆtes suppos´ maˆ e e e ıtriser. Ex. 12.1. Extr´mer la fonction d´finie par e e f (x, y) = 4x + 3y 2 2 2 x + y ≤ 25 et (x − 5) − 5y ≥ 0. Ex. 12.2. Extr´mer la fonction d´finie par e e 2 2 x +y ≥1 et y ≤ 1. f (x, y) = y − x2 sous les contraintes sous les contraintes Ex. 12.3. Extr´mer la fonction d´finie par e e f (x, y) = x2 + y 2 − 2x + 1 contraintes y 2 − x ≤ 0, y − x + 2 ≥ 0 et x ≤ 2. sous les Ex. 12.4. Extr´mer la fonction d´finie par e e 2 2 x ≥ 1 et (x − 1) + y ≤ 1. f (x, y) = x2 + y 2 sous les contraintes Ex. 12.5. Extr´mer la fonction d´finie par e e 2 y ≤ −x + 2 et x ≤ y. f (x, y) = 2x + y sous les contraintes Ex. 12.6. Extr´mer la fonction d´finie par f (x, y) = x2 + (y − 1)2 sous les contraintes e e 2 2 2 2 x + y ≤ 4 et x + y ≥ 1. Ex. 12.7. Extr´mer la fonction d´finie par e e 2 x − 2 ≤ y et y ≤ 2. f (x, y) = x + y sous les contraintes 99
  • 101.
    2008 Analyse Optimisation sous contrainted’in´quations e Ex. 12.8. Extr´mer la fonction d´finie par e e 2 2 x + y ≤ 1 et x ≥ 0. f (x, y) = x − y Exercices sous les contraintes Ex. 12.9. On consid`re le probl`me : e e Extr´mer f (x, y) = x2 + y 2 sous la contrainte x2 + 4y 2 ≤ 4. e a) Trouver les candidats-extr´mants ; e b) La courbe d’´quation x2 + 4y 2 = 4 est une ellipse centr´e ` l’origine dont e e a le grand axe va de (−2, 0) ` (2, 0) et le petit axe de (0, −1) ` (0, 1). a a – Dessiner le graphe des points satisfaisant la contrainte. – Apr`s avoir dessin´ sur ce graphe quelques courbes de niveau de f , e e r´soudre graphiquement le probl`me. e e Ex. 12.10. On consid`re le probl`me : e e Extr´mer e f (x, y) = x2 + y 2 − xy + x + y sous les contraintes x ≤ 0, y ≤ 0 et x + y ≥ −3. a) Trouver les candidats-extr´mants ; e b) Sachant que, sous les contraintes, f poss`de un maximum et un minimum, e les d´terminer. e Ex. 12.11. Exercice 24.10, p.678 dans S & B . Ex. 12.12. Exercice 24.11, p.678 dans S & B . Ex. 12.13. Exercice 24.12, p.678 dans S & B . Ex. 12.14. Exercice 24.17, p.683 dans S & B . Ex. 12.15. Exercice 25.4, p.698 dans S & B . Ex. 12.16. Exercice 24.5, p.698 dans S & B . 100
  • 102.
    2008 Analyse Solutions de certainsexercices SOLUTIONS DE CERTAINS EXERCICES Limites et continuit´ e Ex. 3.1. 3. a) y = c · (x2 − 1) ; b) lim f (x, y) n’existe pas (x,y)→(±1,0) Ex. 3.3. Ex. 3.4. Ex. 3.5. Ex. 3.6. Ex. 3.7. (prendre des courbes de niveau pour chemins particuliers). Prendre des chemins particuliers. xy 3 lim = 0. (x,y)→(0,0) x2 + y 2 2a a) lim f (x, y) n’existe pas car f (x, ax) = ; (x,y)→(0,0) 1 + a2 b) g est continue partout sauf en (0, 0). 1) +∞ 2) 4 3) 0 4) +∞ 5) 0 si a = 0 et n’existe pas si a = 0 6) n’existe pas a) Si la limite existe, elle est nulle ; b) 0 ≤ |x2 y sin(1/x)| ≤ |x2 y|. D´riv´es partielles e e Ex. 4.1. 4. a) ∂1 f (x, y) = y 2 − 9x2 y 4 ; 35 ε(z/x)(1, 2) = 13 ; ∂2 f (x, y) = 2xy − 12x3 y 3 ; 48 ε(z/y)(1, 2) = 13 ; b) ∂1 f (x, y) = y ; ε(z/x)(1, 2) = 1 ; 101
  • 103.
    2008 Analyse Solutions de certainsexercices ∂2 f (x, y) = x ; ε(z/y)(1, 2) = 1 ; x(x + 2y) c) ∂1 f (x, y) = ; (x + y)2 5 ε(z/x)(1, 2) = 3 ; −x2 ; (x + y)2 ε(z/y)(1, 2) = −2 ; 3 d) ∂1 f (x, y) = 2e2x−3y ; ε(z/x)(1, 2) = 2 ; ∂2 f (x, y) = ∂2 f (x, y) = −3e2x−3y ; ε(z/y)(1, 2) = −6 ; 1 e) ∂1 f (x, y) = x ; 1 ε(z/x)(1, 2) = ln 2 ; ∂2 f (x, y) = 1 y ; 1 ε(z/y)(1, 2) = ln 2 ; f) ∂1 f (x, y) = y · xy−1 ; ε(z/x)(1, 2) = 2 ; Ex. 4.2. Ex. 4.3. Ex. 4.4. Ex. 4.5. ∂2 f (x, y) = xy · ln(x) ; ε(z/y)(1, 2) = 0 ; ∂1 f (x, y) = ex , ∂1 g(x, y) = (2xy, y 2 ), 2 2 ∂1 (f ◦ g)(x, y) = 2xyex y + y 2 ey x ; ∂2 f (x, y) = ey , ∂2 g(x, y) = (x2 , 2xy), 2 2 ∂2 (f ◦ g)(x, y) = x2 ex y + 2xyey x ; b) R2 {(0, a)|a = 0} ∂f c) (x, y) = 0 sauf en (0, b) avec ∂x b = 0, o` elle n’existe pas ; u ∂f 1 si x ≥ 0 (x, y) = −1 si x < 0. ∂y ∂1 f (0, 0) = 1 ; ∂2 f (0, 0) = 0. x4 + 3x2 y 2 + 2xy 4 ; a) ∂1 f (x, y) = (x2 + y 2 )2 −4x2 y 3 − 2y 5 − 2yx3 ∂2 f (x, y) = ; (x2 + y 2 )2 102
  • 104.
    2008 Analyse Solutions de certainsexercices b) ∂1 f (0, 0) = 1 ; ∂2 f (0, 0) = 0 ; c) Elles sont continues partout sauf en (0, 0). Ex. 4.6. Ex. 4.7. – f (0, 0) = 6 ; ∂1 f (0, 0) = 2 ; ∂2 f (0, 0) = 1 ; ´ – Equation cart´sienne du plan : z = 6 + 2x + y e   < 0 si x < 0 ∂1 f (x, y) = 0 si x = 0  > 0 si x > 0 Diff´rentielles - Espace tangent - Gradient e Ex. 5.1. a) voir Ex. 4.4. b) Si f est diff´rentiable en (0, 0), alors d(0,0) f (h, k) = h. e c) Oui. Ex. 5.2. a) Continue mais non diff´rentiable en (0, 0) ; e b) En (a, b) = (0, 0), f est produit, compos´e ... de fonctions e diff´rentiables. e Ex. 5.3. 5. a) voir Ex. 4.5. b) voir Ex. 4.5. Ex. 5.9. 3 d) Oui ; d(1,−1) f (h, k) = h + 2k ; 2 e) f (1, 01 ; −1, 05) ∼ −0, 085 ; = 3 f) – z = g(x, y) = (x − 1) + 2(y + 1) ; 2 – f (1, 01 ; −1, 05) ∼ g(1, 01 ; −1, 05). = 1) a) (0, 2) b) (1, 0) 2) a) (1, −1) b) (1, 1) 3) a) (−2, −2) b) (1, −1) 4) a) (1/2, 0) b) (0, 1) 103
  • 105.
    2008 Analyse Solutions de certainsexercices Chain rule Ex. 6.1. 6. ∂1 w(x, y) = ∂1 f (f (x, y), g(x, y))·∂1 f (x, y)+∂2 f (f (x, y), g(x, y))·∂1 g(x, y) ; ∂2 w(x, y) = ∂1 f (f (x, y), g(x, y))·∂2 f (x, y)+∂2 f (f (x, y), g(x, y))·∂2 g(x, y). Ex. 6.2. w (x) = ∂1 f (x, g(x)) · 1 + ∂2 f (x, g(x)) · g (x) ; 2 w (x) = ∂1 f (x, g(x)) · 1 + ∂2 ∂1 f (x, g(x)) · g (x) 2 + ∂1 ∂2 f (x, g(x)) · 1 + ∂2 f (x, g(x)) · g (x) · g (x) +∂2 f (x, g(x)) · g (x). Ex. 6.3. w (t) = ∂1 F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t) · ϕ (t) +∂2 F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t) · ∂1 u(ϕ(t), t) · ϕ (t) + ∂2 u(ϕ(t), t) +∂3 F (ϕ(t), u(ϕ(t), t), t) · 1. Ex. 6.4. ∂1 F (0, 0) = 2 et ∂2 F (0, 0) = 2. Ex. 6.5. ∂1 w(x, y, z) = ∂1 F (x, f (x, y), g(x, z)) · 1 +∂2 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂1 f (x, y) +∂3 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂1 g(x, z); ∂2 w(x, y, z) = ∂2 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂2 f (x, y) ; Ex. 6.6. ∂3 w(x, y, z) = ∂3 F (x, f (x, y), g(x, z)) · ∂2 g(x, z).     4 −7 6 h 0 10  ·  k  ; d(1,1,1) (f ◦ g)(h, k, l) =  2 4 −4 12 l d(1,1) (g ◦ f )(h, k) = Ex. 6.7. −5 −5 4 6 · h k . ϕ (x) = g(x)f (x)g(x)−1 f (x) + f (x)g(x) ln(f (x))g (x). Fonctions implicites Ex. 8.1. Ex. 8.2. 8. a) C’est la droite passant par (0, 2) et ( 4 , 0). 3 4 − 2y b) ϕ : R → R : y → ; 3 ψ : R → R : x → 2 − 3 x. 2 c) Le thm dit que y est explicitable partout en fonction de x et que x est explicitable partout en fonction de y. 4 a) C’est la verticale x = . 3 104
  • 106.
    2008 Analyse Solutions de certainsexercices 4 b) ψ n’existe pas ; ϕ : R → R : y → . 3 c) Le thm ne peut conclure pour ψ ; il dit que ϕ existe. Ex. 8.3. Ex. 8.4. a) C’est le cercle de centre (0, 0) et de rayon 1. b) ϕ existe en tout point de C sauf en (±1, 0) ; ψ existe en tout point de C sauf en (0, ±1). c) y est explicitable en fct de x au voisinage de tout point (a, b) = (±1, 0) ; pour (±1, 0), le thm ne dit rien. x est explicitable en fct de y au voisinage de tout point (a, b) = (0, ±1) ; pour (0, ±1), le thm ne permet pas de conclure. √ y est explicitable en fct de x au voisinage de (2, 3) mais pas au voisinage de (1, 0), ni au voisinage de (1, 1). x est explicitable en fct de y au voisinage de (1, 0) et de (2, au voisinage de (1, 1). Ex. 8.7. √ 3), pas a) Oui : (x2 , x5 ) en fct de x1 , x3 , x4 et (x3 , x5 ) en fct de x1 , x2 , x4 . x2 = ϕ1 (x1 , x3 , x4 ) , b) Si x5 = ϕ2 (x1 , x3 , x4 ) alors ∂1 ϕ1 ∂2 ϕ1 ∂3 ϕ1 ∂1 ϕ2 ∂2 ϕ2 ∂3 ϕ2 = 0 −1 0 0 0 0 ; = 0 −1 0 0 0 0 . (a1 ,a3 ,a4 ) x3 = ψ1 (x1 , x2 , x4 ) , x5 = ψ2 (x1 , x2 , x4 ) Si ∂1 ψ1 ∂2 ψ1 ∂3 ψ1 ∂1 ψ2 ∂2 ψ2 ∂3 ψ2 √ √ −1 + 5 −1 + 5 , . 2 2 alors (a1 ,a2 ,a4 ) Ex. 8.8. 0, ± Ex. 8.9. a) Il s’agit de la sph`re de rayon 1 centr´e ` l’origine. e e a b) Une. c) – x est explicitable en fct de (y, z) au voisinage de n’importe quel point (a, b, c) ne v´rifiant pas le syst`me e e a=0 b2 + c 2 = 1 ; pour les autres points, le thm ne permet pas de conclure. – Au voisinage des points (a, b, c) de la sph`re o` b = 0, le thm e u montre que y est explicitable en fct de (x, z). En tout point (a, 0, c) de la sph`re, le thm ne permet pas de conclure. e – Au voisinage de tout point (a, b, c) de la sph`re, tel que e c = 0, le thm montre que z est explicitable en fct de (x, y) ; ailleurs, le thm ne permet pas de conclure. 105
  • 107.
    2008 Analyse Ex. 8.10. Ex. 8.11. Ex.8.12. Ex. 8.13. Solutions de certains exercices d) Oui. – a) g1 est le point (0, 0). b1) (0, 0) b2) (0, 0) c1) (0, 0) c2) (0, 0) d) Le thm ne donne aucune conclusion. – a) g2 est la r´union des bissectrices des axes. e b1) (0, 0) b2) (0, 0) c1) (0, 0) c2) (0, 0) – a) g3 est la r´union des deux axes. e b1) Les points du type (0, a) b2) Les points du type (a, 0) c1) Les points du type (0, a) c2) Les points du type (a, 0) – Pour la cubique g4 , b1) Aucun b2) Aucun c1) (0, 0) c2) Aucun d) Le thm affirme en mˆme temps l’existence et la d´rivabilit´ de e e e l’explicitation de y en fct de x. Il ne pouvait donc pas affirmer l’existence de cette explicitation au voisinage de (0, 0) puisqu’en ce point la tangente est verticale. a) y est explicitable en fct de x partout sauf en (1, 0) et en (0, ±1) ; x est explicitable en fct de y partout sauf en (0, ±1). b) Le thm ne s’applique pas en (0, ±1). Il ne peut conclure en (1, 0) pour y en fct de x. Partout ailleurs, il affirme l’existence d’une explicitation y = ϕ(x) (ou x = ψ(y)). – ϕ : en tout point v´rifiant le syst`me et diff´rent de e e e √ √ −1 + 5 −1 + 5 (±1, 0, 0) et de 0, ± , ; 2 2 √ √ −1 + 5 −1 + 5 – ψ : en tout point v´rifiant le syst`me et diff´rent de 0, ± e e e , 2 2 – χ : en tout point v´rifiant le syst`me et diff´rent de e e e (±1, 0, 0). a) Oui. √ √ x = ϕ1 (z, w) ∂1 ϕ1 ∂2 ϕ1 2/2 √2/2 Si alors =− √ . y = ϕ2 (z, w), ∂1 ϕ2 ∂2 ϕ2 (1,1) 2/2 2/2 106 ;
  • 108.
    2008 Analyse Solutions de certainsexercices b) Le thm ne permet pas de r´pondre. e Polynˆmes de Taylor o Ex. 9.1. 9. a) ∂1 f (x, y) = 2x + 2y ; ∂2 f (x, y) = 2x + 2y ; 2 2 ∂1 f (x, y) = 2 ; ∂2 f (x, y) = 2 ; ∂1 ∂2 f (x, y) = ∂2 ∂1 f (x, y) = 2. b) T2,(0,0) (h, k) = h2 + 2hk + k 2 . 2 2 c) . 2 2 Ex. 9.2. a) ∂1 f (x, y) = (1 + x + y)ex−y ; ∂2 f (x, y) = (1 − x − y)ex−y ; 2 2 ∂1 f (x, y) = (2 + x + y)ex−y ; ∂2 f (x, y) = (−2 + x + y)ex−y ; ∂1 ∂2 f (x, y) = ∂2 ∂1 f (x, y) = (−x − y)ex−y . b) T2,(0,0) (h, k) = h + k + h2 − k 2 . (2 + x + y)ex−y (−x − y)ex−y c) . (−x − y)ex−y (−2 + x + y)ex−y Ex. 9.3. a) T3,(0,0) (h, k) = h + hk b) T3,(0,1) (h, k) = e(h + hk) Ex. 9.4. 3 a) T2,(1,2,3) (h, k, l) = − 2 −h+k −2l + 1 h2 + 1 k 2 − 1 l2 +2hk −3hl +5kl 4 6 8 b) f (1, 1; 2, 3; 3, 2) ∼ −1, 3875 = Optimisation libre Ex. 10.1 (1, 2) et (−1, −2) sont des points de selle ; (2, 1) est un min local ; (−2, −1) est un max local. Ex. 10.2 Ex. 10.3 (0, 0) et (−1, 0) sont des points de selle ; (1, 0) est un max local. √ √ √ √ (0, 0) est un point de selle ; ( 2, − 2) et (− 2, 2) sont des min (globaux, mais ce n’est pas facile ` voir). a Ex. 10.4 2 (0, 0) est un min local ; (− 3 , 0) est un point de selle. Ex. 10.5 (1, 0) est un max global. Ex. 10.6 2 (0, 0, 0), (0, 2 , 0), ( 2 , 0, 0), ( 2 , 3 , 0) et (2, 0, 2) sont des points de selle ; 3 3 3 (2, 2 , 2) est un min local. 3 Ex. 10.7 (0, 2, 0) et (0, −2, 0) sont des points de selle ; (−2, 0, 0) est un max local. Ex. 10.8 10. (0, 0, α), (0, α, 0) et (α, 0, 0) (avec α ∈ R) sont des points de selle ; (1, 1, 1), (−1, 1, −1) et (−1, −1, 1) sont des max (ce n’est pas facile de voir s’ils sont globaux ou pas) ; (−1, 1, 1), (1, −1, −1), (−1, −1, −1), 107
  • 109.
    2008 Analyse Ex. 10.9 Ex. 10.10 Solutionsde certains exercices (1, 1, −1) et (1, −1, 1) sont des min (ce n’est pas facile de voir s’il sont globaux ou pas). 2 (− 3 , − 1 , 1) est un min. 3 (2α, 0, α), avec α ∈ R, sont des min globaux. Optimisation sous contrainte d’´quations e Ex. 11.1 1 ( 1 , 2 ) est un min global. 2 Ex. 11.2 Ex. 11.3 Ex. 11.4 8 (0, 0) est un min local et ( 2 , − 27 ) est un max local. 3 (0, 0) est un min global. 1 1 1 (0, 0) est un max local ; ( 2 , √2 ) et ( 1 , − √2 ) sont des min globaux. 2 Ex. 11.5 Ex. 11.6 11. (0, 0) est un min global. 1 ( 1 , 3 , 1 ) est un min global. 3 √3 √ (0, 2, 1) est un max global et (0, − 2, 1) est un min global. √ (0, 0, 0) est un max local et (α, 1, ± 1 − α2 ) (avec α ∈ [−1, 1]) sont des min globaux (libres). Ex. 11.7 Ex. 11.8 √ Ex. 11.9 Ex. 11.10 1 (± 22 , 0, 2 ) sont des min globaux. (2, −2, 2) est un min global. Extr´m´s sous contraintes d’in´quations e e e Ex. 12.1 5 (−4, −3) est un min global ; ( 3 , 20 ) n’est ni min ni max ; (5, 0) est un 9 max global ; (0, 5) est un max local. Ex. 12.2 12. 1 (0, 1) est un max global ; (0, −1) est un max local ; (± 23 , − 2 ) ne sont ni min ni max. √ (1, 0) est un min global ; (0, 0) et (1, −1) sont des max locaux ; (2, 2) √ 3 est un max global ; ( 2 , − 1 ), ( 1 , ± 22 ) et (2, 0) ne sont ni min ni max. 2 2 (2, 0) est un max global ; (1, 0) est un min global ; (1, ±1) ne sont ni min ni max. (1, 1) est un max global ; (−1, 1) est un min global ; (−2, 4) n’est ni min ni max. (0, −2) est un max global ; (0, 1) est un min global (libre) ; (0, 2) n’est ni min ni max ; (0, −1) est un max local. 1 (2, 2) est un max global ; (− 2 , − 7 ) est un min global ; (−2, 2) n’est ni 4 min ni max. √ √ ( 22 , − 22 ) est un max global ; (0, 1) est un min global ; (0, −1) n’est ni min ni max. √ Ex. 12.3 Ex. 12.4 Ex. 12.5 Ex. 12.6 Ex. 12.7 Ex. 12.8 108
  • 110.
    2008 Analyse Solutions de certainsexercices Ex. 12.9 a) (0, 0), (±2, 0), (0, ±1). b) (0, 0) est un min global ; (±2, 0) sont des max globaux ; (0, ±1) ne sont ni min ni max. Ex. 12.10 3 3 1 a) (−1, −1), (0, −3), (0, − 2 ), (− 2 , − 2 ), (0, 0). b) Minimum : −1 ; maximum : 6. 109
  • 111.
    2008 Analyse Questionnaire test QUESTIONNAIRE TEST 1. Onconsid`re la surface d’´quation z = f (x, y) = x + y 2 . e e 1. Repr´sentez la courbe de niveau z = f (x, y) = 2 dans le plan Oxy. e 2. Repr´sentez la section z = f (1, y) dans le plan Oyz. e 2. Donnez les d´riv´es partielles en (0, 1, 1) de f (x, y, z) = xy − x2 z + z. e e 3. Quelques courbes de niveau d’une fonction z = f (x, y) sont donn´es e ci-contre. On donne de plus f (0, 0) = 0. y z = 0 z = 1/4 1 z = 1/2 1 z=1 (1) f (1, 0) = ∂f (1, 0) est ∂x ∂f (3) (1, 1) est ∂y (2) x < 0 = 0 > 0 non d´finie e < 0 = 0 > 0 non d´finie e 4. Enoncez le th´or`me dit “du coin¸age” pour les fonctions de 2 variables. e e c 5. D´finissez la notion de “nombre d´riv´e partielle d’une fonction f (x, y) par e e e rapport ` la variable x au point (a, b). a 6. On donne f (x, y) = xy 2 x2 + y 4 (1) Calculez la limite de f (x, y) en (0, 0) sur les chemins particuliers suivants a. y = x b. y = x2 c. x = y 2 110
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    2008 Analyse Questionnaire test (2) Lalimite de f (x, y) en (0, 0) existe-t-elle ? Si oui, calculez-la. Sinon, justifiez. 7. Donnez la diff´rentielle en (1, 1, 0) de f (x, y, z) = xy − x2 z + z. e d(1,1,0)(h,k,l) = 8. f est une fonction de R2 dans R3 d´finie par f (x, y) = (x + y 2 , x3 , x + y). e La jacobienne de f au point (0, 1) est 9. La diff´rentielle, d(0,1) f (h, k), e de f au point (0, 1) est f est une fonction de Rn dans R et a un point de dom f . On consid`re les trois propri´t´s suivantes : e ee A. f est continue au point a B. f est diff´rentiable au point a e C. Les nombres d´riv´es partielles de f existent au point a e e Compl´tez par ⇒, ⇐, ⇔ ou ×. e A B A C B C 10. On donne f et g des fonctions de R2 dans R et on d´finit F (x, y) = g(y, f (x, y)). e Ecrivez F comme compos´e de deux fonctions. e 11. Avec les mˆmes donn´es que dans l’´nonc´ pr´c´dent, on suppose de plus que e e e e e e f et g sont diff´rentiables et que e f (0, 0) = 1 g(0, 0) = 3 g(0, 1) = 7 ∂1 f (0, 0) = −2 ∂1 g(0, 0) = 4 ∂1 g(0, 1) = 5 ∂2 f (0, 0) = −6 ∂2 g(0, 0) = −7 ∂2 g(0, 1) = −3 Calculez 12. ∂F (0, 0). ∂y On donne deux fonctions f et g diff´rentiables et telles que la jacobienne de e 1 2 −1 g en un point a de son domaine est , et celle de f en g(a) est 0 1 2 111
  • 113.
    2008 Analyse Questionnaire test   −1 −1 2 0 . 3 1 1. f ◦ g est une fonction de R en a. 3. Donnez ∂2 (f2 ◦ g)(a). 4. Donnez da (f1 ◦ g). dans R . 2. Donnez la Jacobienne de f ◦ g 13. D´finissez l’expression “f est une fonction de classe C 2 au point a”. e D´crivez bien le contexte dans lequel se situe cette d´finition. e e 14. On consid`re la fonction y = f (x) et les nouvelles variables α = ln x et β = ln y. e (1) Exprimez x en fonction de α et transformez l’´galit´ y = f (x) en une e e ´galit´ reliant α et β. e e (2) Calculez dβ (ln a) dα en utilisant la r`gle de d´rivation en chaˆ e e ıne. dβ (ln a) est l’´lasticit´ de e e dα dβ (ln 3) est −2 et que f (3) dα (3) D´duisez-en que e (4) Si la valeur de de f (3.02). 15. y par rapport ` x en a. a = 5, donnez une ´valuation e On d´sire calculer une valeur approch´e de e e √ 3 8.02 + 7(0, 97)2 (1) Donnez une fonction de plusieurs variables qui vous permettra d’appliquer les techniques du calcul diff´rentiel ` ce probl`me. e a e (2) Utilisez la diff´rentielle de cette fonction pour calculer cette approxie mation. 16. Le th´or`me de Young peut se traduire par une propri´t´ de la matrice Hese e ee sienne. Laquelle ? y 17. Voici le graphe d’une relation G(x, y) = 0. D´terminez g´om´triquement s’il est possible e e e d’expliciter cette relation sous la forme y = φ(x) au voisinage des points suivants. 1 x 1 112
  • 114.
    2008 Analyse Questionnaire test Explicitation possible Oui Non Justifications en(0, 0) en (1, 0) en (0, 1) en (2, 0) 18. On consid`re la relation G(x, y) = (x − 3)2 + y 2 − 4 = 0. e Le th´or`me des fonctions implicites permet-il de garantir l’existence d’une e e explicitation locale de G(x, y) = 0 sous la forme x = ψ(y) au voisinage des points suivants ? Oui Non (1, 0) Si oui, on peut aussi calculer ψ (0) = Oui Non (3, 2) Si oui, on peut aussi calculer ψ (2) = 19. On consid`re la relation G(x1 , x2 , x3 , x4 , x5 ) = x2 + x2 + x2 + x2 + x2 = 0. e 5 4 3 2 1 Au point e4 = (0, 0, 0, 1, 0), le th´or`me des fonctions implicites garantit l’explie e citation locale de la (ou des) variable(s) en fonction de la (ou des) variable(s) Les variables endog`nes sont alors les variables e 20. G1 , G2 , G3 sont des fonctions de 5 variables r´elles ` valeurs dans R. e a On consid`re la relation d´finie par les ´quations G1 (x) = 0, G2 (x) = 0,G3 (x) = e e e 0 et a un point qui satisfait cette relation. Au voisinage de a on peut esp´rer expliciter e tion des 21. G= G1 (x, y, z) G2 (x, y, z) des variables en fonc- autres. est une fonction de classe C1 de R3 dans R2 ; a = (1, 2, 3) 113
  • 115.
    2008 Analyse Questionnaire test est unpoint de R3 qui satisfait la relation G(x) = 0. 1 0 −1 La matrice Jacobienne de G en a est 0 2 0 Faites le choix d’une explicitation de certaines variables en fonction d’autres qui soit garantie par le th´or`me des fonctions implicites dans ce cas particue e lier. Pour ce choix, compl´tez les phrases ou formules suivantes. e (1) Le th´or`me des fonctions implicites garantit l’explicitation locale au e e en voisinage du point a de la (ou des) variable(s) fonction de la (ou des) variable(s) . . . = φ... (. . . . . .) . . . = φ... (. . . . . .) . . . = φ... (. . . . . .) sous la forme Biffez les lignes inutiles (2) La d´riv´e partielle de la premi`re variable endog`ne par rapport ` la e e e e a ∂φ... (. . . . . .) = . . . . . . premi`re variable exog`ne est e e ∂ ... 22. D´finissez math´matiquement l’expression “L’application y = φ(x) est une e e explicitation locale de la relation G(x, y) = 0 pr`s du point (a, b)”. e 23. Soit f une application de R3 dans R2 de classe C 2 au point a et telle que ∂1 f (a) = −3 2 ∂11 f (a) = −1 2 ∂22 f (a) = −5 f (a) = 5 ∂2 f (a) = 2 2 ∂12 f (a) = −6 2 ∂23 f (a) = −1 ∂3 f (a) = 0 2 ∂13 f (a) = 3 2 ∂33 f (a) = −7 (1) Donnez le polynˆme de Taylor, T (h, k, l), de degr´ 2 de f pr`s de a. o e e (2) Donnez la matrice Hessienne de f en a. 24. F (x, y, z) est une fonction de classe C2 partout d´finie. Donnez des condie tions suffisantes, de premier et de second ordre, pour que le point a = (a, b, c) d´termine un maximum de la fonction F . e Conditions de premier ordre Si Conditions de second ordre et si 114
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    2008 Analyse Questionnaire test e alors ad´termine un maximum de F . 25. D´montrez que si a = (a1 , a2 , . . . , an ) d´termine un maximum local de la fonce e tion f (x1 , x2 , . . . , xn ), alors a1 d´termine un maximum local de la fonction e d’une variable g1 (x) = f (x, a2 , . . . , an ). 26. On donne la fonction de classe C2 f (x, y, z) = 8xyz − (x2 + y 2 + z 2 − 1)2 et les points A = (1, 0, 0), B = (0, 0, 0) et C = (2, 0, 0). (1) Calculez les fonctions d´riv´es partielles d’ordre 1 et d’ordre 2 de f . e e (2) Parmi les points A, B et C, quels sont ceux qui sont des points stationnaires de f ? (3) Parmi ceux des points A, B et C qui sont des points stationnaires de f , quels sont ceux qui d´terminent un maximum local de f ? un minimum e local de f ? un point de selle de f ? y 27. On consid`re le probl`me d’optimie e sation d’une fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0. La figure ci-contre donne le graphe (en forme de feuille) de la contrainte et quelques courbes de niveau (les droites) de la fonction f . E D C B x A 3 0 -3 ∗ v´rifie les e d´termine e d´termine e conditions de rang un max. local un min. local Le point A Le point B Le point C Le point D Le point E ∗ 28. Par “v´rifier les conditions de rang”, on entend : ”v´rifier les conditions n´cessaires donn´es e e e e par le th´or`me du rang”. e e On cherche ` extr´mer la fonction f (x, y, z) = z − (x2 + y 2 ) sous la contrainte a e x2 + y 2 + z 2 = 1. La fonction de Lagrange du probl`me est e 115
  • 117.
    2008 Analyse Questionnaire test L(x, y,z, λ) = Les conditions n´cessaires de Lagrange pour s´lectionner les candidats extr´mums e e e sont 29. On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = x2 + y 2 z 3 e e z=0 sous les contraintes z 2 − (y − 1)2 = 0 Les points singuliers des contraintes sont les points qui v´rifient les conditions e Les points singuliers sont donc les points 30. On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = 3x + 4y e e sous la contrainte (x − 5)2 − 5y − z 2 = 0. Donnez sous forme d’´quations les conditions n´cessaires donn´es par le th´or`me e e e e e du rang pour s´lectionner les points qui peuvent ˆtre des solutions. e e 31. D´finissez math´matiquement l’expression “Le point (a, b) d´termine un minie e e mum local de la fonction f (x, y) sous la contrainte g(x, y) = 0”. 32. f (x, y) et g(x, y) sont des fonctions de classe C1 partout d´finies. e On consid`re les deux courbes de R2 d´finies par des ´quations f (x, y) = 0 et e e e g(x, y) = 0 et (a, b) un point commun de ces courbes. 116
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    2008 Analyse Questionnaire test Donnez desconditions sur les d´riv´es partielles de f et g en (a, b) pour que e e les deux courbes soient tangentes l’une ` l’autre en ce point. a 33. On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = x + y + z e e x2 + y 2 = 20 sous les contraintes x−z =1 (1) Donnez, s’il y en a, tous les points singuliers des contraintes. (2) D´terminez par la m´thode de Lagrange tous les points susceptibles de e e d´terminer des optimums du probl`me. e e (3) Donnez le maximum global du probl`me sachant qu’il existe un tel e maximum global. (4) Donnez une approximation du nouveau maximum global si la premi`re e 2 2 contrainte est transform´e en x + y = 19.5. e 34. g3 = 0 On consid`re le probl`me e e d’optimisation d’une fonction f (x, y) sous les contraintes g1 (x, y) ≤ 0, g2 (x, y) ≤ 0, g3 (x, y) ≤ 0. La figure ci-contre donne le graphe de l’ensemble des points satisfaisant les contraintes (en hachur´), e et quelques courbes de niveau de la fonction f (en traits plus fins) E F C g2 = 0 G D 2 B y 1 g1 = 0 A x 3 2 1 0 est singulier est critique au sens d´termine e d´termine e des contraintes de Kunh-Tucker un max. local un min. local Le point A Le point B Le point C Le point D Le point E Le point F Le point G 117
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    2008 35. Analyse Questionnaire test On consid`rele probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y, z) = x2 +(y−1)2 e e   x + 2y − 2 ≤ 0 3x2 + y 2 ≤ 4 sous les contraintes  x−y ≥6 (1) Ecrivez ce probl`me comme un probl`me d’optimisation sous contraintes e e d’´galit´s par l’adjonction de variables d’´cart. e e e (2) La troisi`me contrainte est-elle satur´e en (2, 4) ? e e 36. On consid`re le probl`me d’optimisation de la fonction f (x, y) = x − 2y sous e e g1 (x, y) = x2 − y ≤ 0 les contraintes g2 (x, y) = 2x − y − 1 ≤ 0 (1) Ecrivez les conditions de singularit´ des contraintes pour un point situ´ e e a ` l’intersection de g1 (x, y) = 0 et g2 (x, y) = 0. (2) Donnez les points singuliers. 37. On cherche ` extr´mer la fonction f (x, y) = 2x + y sous les contraintes a e y ≤ −x + 2 x2 ≤ y (1) Ecrivez la fonction de Lagrange (ou de Kuhn-Tucker) du probl`me . e (2) Erivez les conditions n´cessaires de Kuhn-tucker pour s´lectionner les e e candidats extr´mums. e 1 (3) Le point (1, 1) est un de ces candidats et correspond ` λ1 = 1 et λ2 = 2 . a Ce point peut-il d´terminer un minimum ? un maximum ? Ou est-on e sˆr qu’il ne d´termine ni l’un ni l’autre ? u e 38. En cherchant ` r´soudre par la m´thode de Kuhn-Tucker le probl`me de l’opa e e e 2 timisation de la fonction f (x, y) = 2y − x sous les contraintes   x2 + y 2 ≤ 1 x≥0  y≥0 on a trouv´ le maximant (0, 1). e (1) Quelle est la valeur de λ3 , le multiplicateur associ´ ` la troisi`me e a e contrainte ? (2) Les autres multiplicateurs en ce point sont λ1 = 2 et λ2 = 1. Estimez la valeur maximale de f sous les contraintes   x2 + y 2 ≤ 0.9 x≥0  y≥0 118